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Réflexions 4: Une question de posture

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Réflexions 4: Une question de posture

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Une réflexion pour ce temps de confinement autour de notre posture en tant que chrétiens, de manière individuelle et collective.

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Réflexions 4: Une question de posture

  1. 1.       Merci à tous ceux qui m'ont fait des retours sur ces réflexions. Merci à tous ceux qui les ont partagées. Mon objectif est véritablement de permettre une réflexion. Il ne s'agit en aucun cas pour moi d'accuser ou de montrer du doigt. Certes, je peux bousculer certaines de nos certitudes et habitudes, concepts et idées mais personnellement, j'ai compris que c'est ainsi que l'on évolue et avance dans notre progression spirituelle.        J'ai partagé avec vous deux choses auxquelles j'ai été confronté lorsque je suis devenu adventiste. Deux notions profondément bibliques mais dont l'usage produit la peur et souvent une incertitude quant à notre salut.       J'aimerai continuer avec une autre habitude peut-être inconsciente chez beaucoup d'entre nous. Il m'arrive aussi d'e me laisser envahir par ce que j'appelle une posture malsaine.          Je crois que notre Eglise en tant qu'organisation a un rôle primordial à jouer dans les temps de la fin. Les prophéties du livre de l'Apocalypse le révèlent. Je crois que nous avons des vérités particulières à faire connaître pour le temps présent: le sanctuaire, le jugement investigatif, la création en sept jours littéraux et le sabbat ou encore le message sur la santé. Nous avons donc une responsabilité particulière pour le temps présent. Je dis bien une RESPONSABILITÉ.      Si les pionniers de note église avait à cœur cette responsabilité, avec le temps, et vu que Jésus ne revenait pas, cette responsabilité a dégénéré en une posture d'orgueil: nous sommes les seules à avoir la vérité. Nous sommes les seuls à avoir une compréhension de la prophétie biblique. Nous sommes les seuls à être sur la brèche.            Cette posture est encore plus visible aujourd'hui dans ce temps de confinement. Nous nous érigeons en donneur de leçons qui avons tout compris, tout prédit. Nous savions déjà que tout cela devait arriver. Pourtant, certains ont peur...   Numéro 4, Mars, 2020Numéro 4, Mars, 2020 Réflexions pour un temps comme celui-ciRéflexions pour un temps comme celui-ci Une question de postureUne question de posture        Comprenez bien que je ne remets nullement en question la validité de notre message prophétique. Je ne remets pas non plus en question la responsabilité singulière que nous avons en tant que peuple chargé par Dieu d'une mission particulière.       Cela n'est pas nouveau dans l'histoire chrétienne. Le peuple d'Israël a connu cette problématique. Israël n'a pas été choisi parce qu'il était le meilleur peuple. Il n'a pas été choisi pour dire au monde que Dieu préférait un peuple et des personnes particulières par rapport à d'autres. Dieu n'a pas choisi Israël pour en faire une nation puissante au-dessus et au détriment des autres. Dieu avait choisi Israël pour faire connaître le vrai Dieu. Pour qu'il propage les principes divins. Pour qu'il fasse connaître le plan de Dieu visant à résoudre le problème du péché. Il s'agissait avant tout d'une responsabilité.          Mais, avec le temps, Israël s'est enfermé sur lui-même. Il a développé une posture orgueilleuse. Il s'est accaparé Dieu. Et pour le peuple, toute personne qui n'était pas de nationalité juive était d'emblée suspecte voire inéligible au salut. Lorsqu'il était sur terre, Jésus a affronté cette posture. Quand ils le surprenne à parler avec la femme samaritaine, les disciples le lui reprochent pour deux raisons: c'est une femme et c'est une samaritaine. C'est une étrangère. Si aujourd'hui, la parabole du bon samaritain ne nous semble pas révolutionnaire, lorsque Jésus l'a prononcé, c'était une vraie bombe. Jésus montrait que faire le bien n'était pas une exclusivité réservé à une nation particulière. Connaître Dieu non plus. Un autre exemple: la femme cyro-phénicienne. Jésus va déclarer qu'aucune femme en Israël n'a autant de foi qu'elle, l'étrangère. C'est encore une vraie bombe pour les disciples. Ce que fait Jésus bouscule toutes leurs certitudes remet en question leur posture et les amène à revenir à la véritable mission donnée à Israël: faire connaître Dieu  et son plan de salut. L’orgueil avait remplacé la mission. Israël a développé une posture qui allait à l'encontre par Guy Emyl SAXEMARD
  2. 2. de ce que Dieu attendait d'eux. Jésus remet les choses en place.       Les premiers chrétiens dans le livre des Actes ont été confrontés à cette même posture. Comment faire comprendre que la venue de Jésus avait aboli les distances nationales et que désormais le message du salut était destiné au monde entier ? Dieu va utiliser la vision de la nappe qu'il va envoyer à Pierre pour l'inciter à aller vers Corneille.   Nous aussi, nous avons développé cette posture malsaine. Inconsciemment souvent. Nous avons tendance à penser que toute vraie expérience spirituelle doit passer par nous, par notre église. Que l'expérience spirituelle de personnes qui ne font pas partie de notre communauté est nulle et non avenue. Que tous ceux qu ne sont pas adventistes ne vivent pas en communion avec Jésus. Vous trouvez que j'exagère ? Peut-être, mais lisez...       Quelques exemples: dernièrement, j'analysais quelques invitations à des campagnes d'évangélisation. J'ai lu ce type de phrases: "Venez découvrir la Bible!" "Venez apprendre à connaître Jésus!" Alors ces phrases nous semblent simples, banales. Mais il révèle une réalité: nous sommes inconsciemment en train de dire à ceux que nous voulons inviter qu'ils ne connaissent pas la Bible et qu'ils ne connaissent pas Jésus. Nous adoptons la posture  de ceux qui savent et veulent apprendre à ceux qui ne savent pas. C'est inconscient certes! Mais c'est le message que nous envoyons malheureusement!          Je me souviendrai toujours de cette histoire que j'ai lu dans un livre. Un jeune chrétien fait des visites missionnaires. Il tombe sur un jeune de son âge. Il lui demande s'il connait Jésus. Celui-ci lui répond par l'affirmative. Notre jeune missionnaire lui demande alors de quelle religion il est. Il répond alors qu'il est témoin de Jéhovah. A ce mot, notre jeune missionnaire bondit en arrière et parle de cette religion comme d'une secte, un groupe qui n'est pas dans la vérité. Il continue alors à dénigrer cette assemblée. Le jeune homme ne comprend pas et l'arrête. Il lui pose une question: "Connaissez-vous mon histoire?" Notre jeune missionnaire le regarde dans l'attente de la suite. Et là, le jeune homme lui raconte comment à son adolescence il a commencé une descente aux enfers. Comment il était tombé dans la dogue, vivant dans la rue, vivant de tous les larcins possibles, jusqu'à ce qu'il rencontre deux témoins de Jéhovah qui lui ont parlé de la Bible, de Dieu, de Jésus. Chaque jour, ils sont venus s'asseoir avec lui dans la rue pour lui donner des études bibliques, lui apportant vêtements, nourritures et tout ce dont il avait besoin. En quelques mois, il avait accepté Jésus et, avec l'aide de cette assemblée, il était sorti de la rue. Aujourd'hui, il était marié et père de deux enfants. Il continua en lui disant que depuis, il remerciait chaque jour Dieu de lui avoir permis de rencontrer ces deux hommes. Notre jeune missionnaire resta bouche bée. Que dire ? Que lui dire ?         L'expérience de ce jeune homme était-elle nulle, fausse, fictive simplement parce  qu'il n'était pas dans  la "bonne église"? Nous avons une responsabilité singulière enNous avons une responsabilité singulière en tant que peuple chargé par Dieu d'unetant que peuple chargé par Dieu d'une mission particulière.mission particulière. Dieu n'état-il pas intervenu dans la vie de ce jeune homme ? Et puis, qui sommes-nous pour remettre en question la réalité de sa transformation? Sa conversion est-elle fausse simplement parce qu'il ne connait pas encore le sabbat et le sanctuaire ?       Dans le prochain numéro, nous continuerons cette réflexion. Mais réfléchissez-y sérieusement. Ne faites pas de conclusion rapide et hâtive en pensant que j'ai abandonné la foi. Non, Réfléchissons dans le calme et dans la prière. Nous avons trop souvent tendance à penser queNous avons trop souvent tendance à penser que toute vraie expérience spirituelle doit se passertoute vraie expérience spirituelle doit se passer dans notre église. Inconsciemment, nous avonsdans notre église. Inconsciemment, nous avons monopolisé Dieu.monopolisé Dieu. Faites part de vos réflexions à l'adresse suivante: guy.saxemard@live.fr

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