5ème partie : la fonction
comptable et financière
I. Le système d’information
comptable
II. L’analyse de la situation financière
et de l’activité
III. Les calculs de coûts
2
La comptabilité, une
dimension légale
 Obligation de procéder à un inventaire
une fois par an
 Obligation de présenter des comptes
annuels
 Déclarations fiscales et sociales
 Instrument de preuve en matière
commerciale
3
La comptabilité, collecte et traitement d’une
information aidant à la prise de décision
 De manière externe :
informer les
partenaires de
l’entreprise de la
situation financière et
des résultats
 Comptabilité
financière
 De manière interne :
le calcul et l’analyse
des coûts permet la
gestion et le
pilotage des
activités
 Comptabilité de
gestion
4
La comptabilité financière
 Pour être compréhensible par les
utilisateurs
 Et utilisable à titre de comparaisons
 Elle doit être harmonisée.
La comptabilité est donc un domaine
réglementé (code de commerce, plan
comptable général, directives
européennes…)
Depuis le 1er janvier 2005, les sociétés
européennes cotées en Bourse sont
soumises aux normes internationales (IFRS)
5
I. Le système d’information
comptable
1. Le modèle flux-stocks
La comptabilité enregistre chacun des
échanges effectués pour son activité :
 Flux de biens et services
 Flux d’argent
 Flux de créances et dettes
6
Le modèle flux-stocks
 Chaque flux est enregistré :
 Pour son montant en valeur monétaire
 En entrée (débit) ou en sortie (crédit)
 Dans un compte dont l’intitulé et la
codification correspondent à la nature du
flux.
7
Exemple
 Achat de marchandises à un
fournisseur X pour 1000 €, paiement à
30 jours :
Achats de marchandises Fournisseur X
DEBIT DEBIT
CREDIT CREDIT
1 000
Entrée
1 000
Sortie
8
Exemple
 30 jours plus tard, l’entreprise règle sa
dette au fournisseur X par chèque :
Banque
Fournisseur X
DEBIT DEBIT
CREDIT CREDIT
1 000
(montant
initial) 1 000
1 000
Compte soldé
9
Enregistrement au « Journal »
 Le code de commerce impose
d’enregistrer ces opérations de
manière chronologique :
 Enregistrement de l’opération au journal
 Report dans les comptes de manière
logique grâce à la codification
10
Exemple :
DEBIT CREDIT
Jour J
Jour J+30
607
401 X
401 X
512
Achats de marchandises
Fournisseur X
Fournisseur X
Banque
1 000
1 000
1 000
1 000
11
2. Les comptes annuels
 Les entreprises sont tenues de
procéder, au moins une fois tous les
douze mois,
 à l’inventaire de leur patrimoine
 et à l’établissement de leurs comptes
annuels :
 Bilan
 Compte de résultat
 Annexe
12
Le bilan
 Document comptable qui fait état
 Du patrimoine de l’entreprise
 À la date de clôture des comptes
Du fait de l’équilibre comptable entre les
emplois et les ressources :
 Le total de l’actif est toujours égal au total
du passif
(principe dit de la partie double)
13
Le bilan
ACTIF (en milliers
d’euros)
PASSIF (en milliers
d’euros)
Actif immobilisé :
-Incorporel
-Corporel
-Financier
Actif circulant :
-stocks
-créances
-disponibilités
Capitaux propres:
-Capital
-Réserves
-Résultat
Dettes :
-Financières
-D’exploitation
Total actif Total passif
Bilan de la société X au JJ/MM/AA
14
Le compte de résultat
 Document comptable
 qui récapitule l’activité de l’entreprise
 au cours de l’année écoulée
 En termes de :
 Produits (ex : ventes)
 Charges (« consommations », ex : achats,
salaires…)
15
Le compte de résultat
 Le résultat de l’exercice :
 Résultat = Produits – Charges
 Est un bénéfice si le résultat est positif
 Est une perte si le résultat est négatif
16
Le compte de résultat
Produits d’exploitation
Ventes
Autres produits
- Charges d’exploitation
Achats
Variations de stock
Charges externes
Impôts et taxes
Charges de personnel
Dotations aux amortissements
= Résultat d’exploitation (1)
Produits financiers
- Charges financières
= Résultat financier (2)
(1)+(2) = Résultat courant
avant impôt
Produits exceptionnels
- Charges exceptionnelles
= Résultat exceptionnel (3)
(1) + (2) + (3)
- Impôts sur les bénéfices
- Participation des salariés
= Résultat net comptable
17
La notion de résultat
Ne pas confondre résultat et trésorerie !
- Décalage dans le temps entre les flux de
biens ou services et les paiements
correspondants,
- Certains éléments du compte de résultat
sans contrepartie monétaire (ex : dotations
aux amortissements)
Compte de
résultat
Trésorerie
18
II. L’analyse de la situation
financière et de l’activité
 La capacité d’autofinancement (CAF)
 Potentiel de trésorerie dégagé par
l’activité courante
 Calcul « théorique » :
 Produits encaissables – charges décaissables
 Calcul « simplifiée :
 Résultat net + Dotations aux amortissements
19
Le plan de financement
 Synthèse des mouvements financiers
 Vision à moyen ou long terme des
équilibres financiers de l’entreprise
 Utilisé de façon prévisionnelle, il
facilite l’anticipation des besoins
financiers
20
Le plan de financement
 Les ressources :
• CAF
• Cessions
d’immobilisations
• Augmentations de
capital
• Subventions
d’investissement
• Emprunts
Total ressources
 Les emplois :
• Dividendes
• Acquisitions
d’immobilisations
• Augmentation du BFR
• Remboursement
d’emprunt
Total emplois
Solde annuel = Ressources - Emplois
21
La notion de Besoin en Fonds de
Roulement (BFR)
 Avance de fonds en capital circulant,
 Sert à financer les éléments courants de
l’activité : stocks, créances d’exploitation,
partiellement compensés par les dettes
d’exploitation
 Ces éléments étant de nature à se renouveler au
rythme du cycle d’exploitation, le BFR a une
composante stable, à laquelle vient s’ajouter des
besoins cycliques, selon la nature de l’activité.
22
L’équilibre financier
 Le financement des besoins ayant un
caractère permanent doit être assuré
par des ressources stables :
 Les ressources stables doivent couvrir
les immobilisations et la composante
stable du BFR.
23
L’analyse de l’activité
 Les soldes intermédiaires de gestion :
 Calculés à partir du compte de résultat
 Succession de marges constituant des
paliers dans la formation du résultat
24
Les principaux soldes
intermédiaires de gestion
Marge commerciale
+ Production de l’exercice
= valeur ajoutée
= Excédent brut
d’exploitation (EBE) = Résultat d’exploitation
Ventes de marchandises – coût d’achat
des marchandises vendues
Production vendue
+ production stockée
- Consommations en
provenance de tiers
-Impôts et taxes
-Charges de personnel
EBE
- Dotations aux amortissements
25
III. La comptabilité de gestion
et les calculs de coûts
 La notion de coût
 Consommation de ressources
 Somme de charges
 Analyse des charges « par destination »
 Les caractéristiques d’un coût
 Le champ d’application (produit, activité,
service…)
 Le contenu (coût partiel, coût complet…)
 Le moment du calcul( coûts réels, coûts
standard…)
 La pertinence des coûts (liée aux besoins des
utilisateurs)
26
1. La notion de coût
 Pourquoi calculer des coûts ?
 Prendre des décisions économiques
 Calculer les marges réalisées sur les
produits, fixer les coûts cibles
 Évaluer ou contrôler des performances
 Valoriser les stocks figurant au bilan
 Prendre des décisions stratégiques
27
1. La notion de coût
 Pour le calcul des coûts complets, on
distinguera :
 Les charges directes
 Les charges indirectes
 Pour le calcul du seuil de rentabilité,
on distinguera :
 Les charges variables
 Les charges fixes
28
2. Le seuil de rentabilité
 Le niveau d’activité pour lequel
l’entreprise dégage un résultat nul
 Peut être exprimé en :
 Chiffre d’affaires
 Volume de ventes
 Nombre de jours d’activité
29
Calcul du seuil de rentabilité
Chiffre d’affaires
- Coûts variables
= marge sur coût variable (MSCV)
- Coûts fixes
= Résultat
Avec taux de MSCV = MSCV / Chiffre d’affaires
30
Exemple
L’entreprise X fabrique un produit P pour lequel les données de
l’année écoulée sont les suivantes :
 Chiffre d’affaires (3500 P à 215 €) 752 500
 Charges variables (3500x118) 413 000
118 : coût variable unitaire
 Marge sur coût variable 339 500
 Coût fixe 280 000
 Résultat 59 500
 Taux de marge sur coût variable : 339 500 / 752 500 x 100 =
45 %
 Marge sur coût variable unitaire : 339 500 / 3 500 = 97 €
31
Exemple (suite)
 Seuil de rentabilité en chiffre d’affaires : 280 000 / 45 %
= 622 222
 Seuil de rentabilité en quantités : 280 000 / 97 =2 887
 Seuil de rentabilité en date d’obtention :
622 222 / 752 500 x 360 = 298 jours (hypothèse : activité
régulière sur l’année)
Quel est le chiffre d’affaires à réaliser pour obtenir un taux
de rentabilité de 10 % ?
32
Exemple (suite)
 Chiffre d’affaires à atteindre pour
obtenir un taux de rentabilité de 10 % :
Soit R / CA = 10 %
Or R = MSCV – CF = 45 % CA – 280 000
D’où 45% CA – 280 000 = 0,1CA
On obtient CA = 800 000
(à structure inchangée
33
3. Les coûts complets
Charges
Directes
(matières, main d’œuvre…)
Indirectes
(ex : direction générale…)
Produit 1 Produit 2 Produit 3
Analyse
Répartition
34
L’enchaînement des calculs de coûts
Cycle d’exploitation
Achats
Production
Vente
Enchaînement des coûts
Coût d’achat des matières = prix
d’achat + frais d’approvisionnement
Coût de production des produits
fabriqués = coût d’achat des matières
consommées + main d’œuvre directe +
charges indirectes de production
Coût de revient des produits
vendus = coût de production des
produits vendus + frais de distribution
Comptes de stocks matières
Comptes de stocks produits
35
Exemple
Un produit P est fabriqué à partir d’une matière M.
Début mars, 500 kg de matières sont achetés à 10 € le kg + frais
de port : 150 € ; il y avait en stock au 1er mars 50 kg au coût
de 9,50 € ; au cours du mois de mars, 430 kg ont été utilisés.
 Coût d’achat des matières entrées début mars :
500 x 10 + 150 = 5 150
36
Exemple
 Compte de stocks :
Stock initial : 50 x 9,50 = 475
Entrées : 500 5 150
Total : 550 x CUMP = 5 625
 CUMP = 5 625 / 550 = 10,23
Sorties : 430 x 10,23 = 4 397,73
Coût des
matières
consommées
37
Exemple (suite)
Outre les matières, il a fallu, pour fabriquer 275 produits P en
mars :
300 heures de main d’œuvre à 15 € l’heure
400 unités d’œuvre (définie par l’heure de main d’œuvre) à 8,50 €
l’unité pour les charges indirectes de production
D’autre part, il y avait en stock début mars 35 produits P au coût
de production de 38,50 €
Coût de production des produits fabriqués en mars ?
Coût de production des 248 produits P vendus en mars ?
38
Exemple (suite)
 Coût de production (mois de mars) :
Coût des matières 4 397,73
Coût de la main d’œuvre
300 x 15 4 500,00
Charges indirectes de production
400 x 8,50 3 400,00
Coût de production 12 297,73
Soit à l’unité : 44,72 €
39
Exemple (suite)
248 produits P vendus en mars, au prix de 72 €.
Charges liées à la distribution : 3,12 € pour 100 € de
chiffre d’affaires
Quel est le coût de revient des produits vendus ?
Quelle est la marge réalisée sur la vente de ces
produits ?
40
Exemple (suite)
Compte de stock du produit P :
 Stock initial 35 x 38,50 1 347,50
 Entrées 275 x 44,72 12 297,73
 Total 310 x 44,02 13 645,23
 Sorties 248 x 44,02 10 916,18
CUMP
Coût de production des
produits vendus
41
Exemple (suite)
 Calcul du coût de revient
Coût de production des
Produits vendus 10 916,18
Charges indirectes de distribution
248 x 72 / 100 x 3,12 557,11
Coût de revient 11 473,29
Soit à l’unité : 46,26 €
Chiffre d’affaires (248 x 72) 17 856,00
Résultat 6 382,71
Soit à l’unité : 72 – 46,26 = 25,74
42
Conclusion
 La comptabilité n’est pas qu’une obligation
mais aussi un outil de gestion
 Mais la manière dont est traitée l’information
financière n’est pas neutre
 Elle soulève aussi des questions d’ordre
éthique sur la confiance qu’on peut lui
accorder
 Les législations se sont renforcées dans ce
sens pour protéger les destinataires de
l’information financière …

5%E8me%20partie.ppt

  • 1.
    5ème partie :la fonction comptable et financière I. Le système d’information comptable II. L’analyse de la situation financière et de l’activité III. Les calculs de coûts
  • 2.
    2 La comptabilité, une dimensionlégale  Obligation de procéder à un inventaire une fois par an  Obligation de présenter des comptes annuels  Déclarations fiscales et sociales  Instrument de preuve en matière commerciale
  • 3.
    3 La comptabilité, collecteet traitement d’une information aidant à la prise de décision  De manière externe : informer les partenaires de l’entreprise de la situation financière et des résultats  Comptabilité financière  De manière interne : le calcul et l’analyse des coûts permet la gestion et le pilotage des activités  Comptabilité de gestion
  • 4.
    4 La comptabilité financière Pour être compréhensible par les utilisateurs  Et utilisable à titre de comparaisons  Elle doit être harmonisée. La comptabilité est donc un domaine réglementé (code de commerce, plan comptable général, directives européennes…) Depuis le 1er janvier 2005, les sociétés européennes cotées en Bourse sont soumises aux normes internationales (IFRS)
  • 5.
    5 I. Le systèmed’information comptable 1. Le modèle flux-stocks La comptabilité enregistre chacun des échanges effectués pour son activité :  Flux de biens et services  Flux d’argent  Flux de créances et dettes
  • 6.
    6 Le modèle flux-stocks Chaque flux est enregistré :  Pour son montant en valeur monétaire  En entrée (débit) ou en sortie (crédit)  Dans un compte dont l’intitulé et la codification correspondent à la nature du flux.
  • 7.
    7 Exemple  Achat demarchandises à un fournisseur X pour 1000 €, paiement à 30 jours : Achats de marchandises Fournisseur X DEBIT DEBIT CREDIT CREDIT 1 000 Entrée 1 000 Sortie
  • 8.
    8 Exemple  30 joursplus tard, l’entreprise règle sa dette au fournisseur X par chèque : Banque Fournisseur X DEBIT DEBIT CREDIT CREDIT 1 000 (montant initial) 1 000 1 000 Compte soldé
  • 9.
    9 Enregistrement au «Journal »  Le code de commerce impose d’enregistrer ces opérations de manière chronologique :  Enregistrement de l’opération au journal  Report dans les comptes de manière logique grâce à la codification
  • 10.
    10 Exemple : DEBIT CREDIT JourJ Jour J+30 607 401 X 401 X 512 Achats de marchandises Fournisseur X Fournisseur X Banque 1 000 1 000 1 000 1 000
  • 11.
    11 2. Les comptesannuels  Les entreprises sont tenues de procéder, au moins une fois tous les douze mois,  à l’inventaire de leur patrimoine  et à l’établissement de leurs comptes annuels :  Bilan  Compte de résultat  Annexe
  • 12.
    12 Le bilan  Documentcomptable qui fait état  Du patrimoine de l’entreprise  À la date de clôture des comptes Du fait de l’équilibre comptable entre les emplois et les ressources :  Le total de l’actif est toujours égal au total du passif (principe dit de la partie double)
  • 13.
    13 Le bilan ACTIF (enmilliers d’euros) PASSIF (en milliers d’euros) Actif immobilisé : -Incorporel -Corporel -Financier Actif circulant : -stocks -créances -disponibilités Capitaux propres: -Capital -Réserves -Résultat Dettes : -Financières -D’exploitation Total actif Total passif Bilan de la société X au JJ/MM/AA
  • 14.
    14 Le compte derésultat  Document comptable  qui récapitule l’activité de l’entreprise  au cours de l’année écoulée  En termes de :  Produits (ex : ventes)  Charges (« consommations », ex : achats, salaires…)
  • 15.
    15 Le compte derésultat  Le résultat de l’exercice :  Résultat = Produits – Charges  Est un bénéfice si le résultat est positif  Est une perte si le résultat est négatif
  • 16.
    16 Le compte derésultat Produits d’exploitation Ventes Autres produits - Charges d’exploitation Achats Variations de stock Charges externes Impôts et taxes Charges de personnel Dotations aux amortissements = Résultat d’exploitation (1) Produits financiers - Charges financières = Résultat financier (2) (1)+(2) = Résultat courant avant impôt Produits exceptionnels - Charges exceptionnelles = Résultat exceptionnel (3) (1) + (2) + (3) - Impôts sur les bénéfices - Participation des salariés = Résultat net comptable
  • 17.
    17 La notion derésultat Ne pas confondre résultat et trésorerie ! - Décalage dans le temps entre les flux de biens ou services et les paiements correspondants, - Certains éléments du compte de résultat sans contrepartie monétaire (ex : dotations aux amortissements) Compte de résultat Trésorerie
  • 18.
    18 II. L’analyse dela situation financière et de l’activité  La capacité d’autofinancement (CAF)  Potentiel de trésorerie dégagé par l’activité courante  Calcul « théorique » :  Produits encaissables – charges décaissables  Calcul « simplifiée :  Résultat net + Dotations aux amortissements
  • 19.
    19 Le plan definancement  Synthèse des mouvements financiers  Vision à moyen ou long terme des équilibres financiers de l’entreprise  Utilisé de façon prévisionnelle, il facilite l’anticipation des besoins financiers
  • 20.
    20 Le plan definancement  Les ressources : • CAF • Cessions d’immobilisations • Augmentations de capital • Subventions d’investissement • Emprunts Total ressources  Les emplois : • Dividendes • Acquisitions d’immobilisations • Augmentation du BFR • Remboursement d’emprunt Total emplois Solde annuel = Ressources - Emplois
  • 21.
    21 La notion deBesoin en Fonds de Roulement (BFR)  Avance de fonds en capital circulant,  Sert à financer les éléments courants de l’activité : stocks, créances d’exploitation, partiellement compensés par les dettes d’exploitation  Ces éléments étant de nature à se renouveler au rythme du cycle d’exploitation, le BFR a une composante stable, à laquelle vient s’ajouter des besoins cycliques, selon la nature de l’activité.
  • 22.
    22 L’équilibre financier  Lefinancement des besoins ayant un caractère permanent doit être assuré par des ressources stables :  Les ressources stables doivent couvrir les immobilisations et la composante stable du BFR.
  • 23.
    23 L’analyse de l’activité Les soldes intermédiaires de gestion :  Calculés à partir du compte de résultat  Succession de marges constituant des paliers dans la formation du résultat
  • 24.
    24 Les principaux soldes intermédiairesde gestion Marge commerciale + Production de l’exercice = valeur ajoutée = Excédent brut d’exploitation (EBE) = Résultat d’exploitation Ventes de marchandises – coût d’achat des marchandises vendues Production vendue + production stockée - Consommations en provenance de tiers -Impôts et taxes -Charges de personnel EBE - Dotations aux amortissements
  • 25.
    25 III. La comptabilitéde gestion et les calculs de coûts  La notion de coût  Consommation de ressources  Somme de charges  Analyse des charges « par destination »  Les caractéristiques d’un coût  Le champ d’application (produit, activité, service…)  Le contenu (coût partiel, coût complet…)  Le moment du calcul( coûts réels, coûts standard…)  La pertinence des coûts (liée aux besoins des utilisateurs)
  • 26.
    26 1. La notionde coût  Pourquoi calculer des coûts ?  Prendre des décisions économiques  Calculer les marges réalisées sur les produits, fixer les coûts cibles  Évaluer ou contrôler des performances  Valoriser les stocks figurant au bilan  Prendre des décisions stratégiques
  • 27.
    27 1. La notionde coût  Pour le calcul des coûts complets, on distinguera :  Les charges directes  Les charges indirectes  Pour le calcul du seuil de rentabilité, on distinguera :  Les charges variables  Les charges fixes
  • 28.
    28 2. Le seuilde rentabilité  Le niveau d’activité pour lequel l’entreprise dégage un résultat nul  Peut être exprimé en :  Chiffre d’affaires  Volume de ventes  Nombre de jours d’activité
  • 29.
    29 Calcul du seuilde rentabilité Chiffre d’affaires - Coûts variables = marge sur coût variable (MSCV) - Coûts fixes = Résultat Avec taux de MSCV = MSCV / Chiffre d’affaires
  • 30.
    30 Exemple L’entreprise X fabriqueun produit P pour lequel les données de l’année écoulée sont les suivantes :  Chiffre d’affaires (3500 P à 215 €) 752 500  Charges variables (3500x118) 413 000 118 : coût variable unitaire  Marge sur coût variable 339 500  Coût fixe 280 000  Résultat 59 500  Taux de marge sur coût variable : 339 500 / 752 500 x 100 = 45 %  Marge sur coût variable unitaire : 339 500 / 3 500 = 97 €
  • 31.
    31 Exemple (suite)  Seuilde rentabilité en chiffre d’affaires : 280 000 / 45 % = 622 222  Seuil de rentabilité en quantités : 280 000 / 97 =2 887  Seuil de rentabilité en date d’obtention : 622 222 / 752 500 x 360 = 298 jours (hypothèse : activité régulière sur l’année) Quel est le chiffre d’affaires à réaliser pour obtenir un taux de rentabilité de 10 % ?
  • 32.
    32 Exemple (suite)  Chiffred’affaires à atteindre pour obtenir un taux de rentabilité de 10 % : Soit R / CA = 10 % Or R = MSCV – CF = 45 % CA – 280 000 D’où 45% CA – 280 000 = 0,1CA On obtient CA = 800 000 (à structure inchangée
  • 33.
    33 3. Les coûtscomplets Charges Directes (matières, main d’œuvre…) Indirectes (ex : direction générale…) Produit 1 Produit 2 Produit 3 Analyse Répartition
  • 34.
    34 L’enchaînement des calculsde coûts Cycle d’exploitation Achats Production Vente Enchaînement des coûts Coût d’achat des matières = prix d’achat + frais d’approvisionnement Coût de production des produits fabriqués = coût d’achat des matières consommées + main d’œuvre directe + charges indirectes de production Coût de revient des produits vendus = coût de production des produits vendus + frais de distribution Comptes de stocks matières Comptes de stocks produits
  • 35.
    35 Exemple Un produit Pest fabriqué à partir d’une matière M. Début mars, 500 kg de matières sont achetés à 10 € le kg + frais de port : 150 € ; il y avait en stock au 1er mars 50 kg au coût de 9,50 € ; au cours du mois de mars, 430 kg ont été utilisés.  Coût d’achat des matières entrées début mars : 500 x 10 + 150 = 5 150
  • 36.
    36 Exemple  Compte destocks : Stock initial : 50 x 9,50 = 475 Entrées : 500 5 150 Total : 550 x CUMP = 5 625  CUMP = 5 625 / 550 = 10,23 Sorties : 430 x 10,23 = 4 397,73 Coût des matières consommées
  • 37.
    37 Exemple (suite) Outre lesmatières, il a fallu, pour fabriquer 275 produits P en mars : 300 heures de main d’œuvre à 15 € l’heure 400 unités d’œuvre (définie par l’heure de main d’œuvre) à 8,50 € l’unité pour les charges indirectes de production D’autre part, il y avait en stock début mars 35 produits P au coût de production de 38,50 € Coût de production des produits fabriqués en mars ? Coût de production des 248 produits P vendus en mars ?
  • 38.
    38 Exemple (suite)  Coûtde production (mois de mars) : Coût des matières 4 397,73 Coût de la main d’œuvre 300 x 15 4 500,00 Charges indirectes de production 400 x 8,50 3 400,00 Coût de production 12 297,73 Soit à l’unité : 44,72 €
  • 39.
    39 Exemple (suite) 248 produitsP vendus en mars, au prix de 72 €. Charges liées à la distribution : 3,12 € pour 100 € de chiffre d’affaires Quel est le coût de revient des produits vendus ? Quelle est la marge réalisée sur la vente de ces produits ?
  • 40.
    40 Exemple (suite) Compte destock du produit P :  Stock initial 35 x 38,50 1 347,50  Entrées 275 x 44,72 12 297,73  Total 310 x 44,02 13 645,23  Sorties 248 x 44,02 10 916,18 CUMP Coût de production des produits vendus
  • 41.
    41 Exemple (suite)  Calculdu coût de revient Coût de production des Produits vendus 10 916,18 Charges indirectes de distribution 248 x 72 / 100 x 3,12 557,11 Coût de revient 11 473,29 Soit à l’unité : 46,26 € Chiffre d’affaires (248 x 72) 17 856,00 Résultat 6 382,71 Soit à l’unité : 72 – 46,26 = 25,74
  • 42.
    42 Conclusion  La comptabilitén’est pas qu’une obligation mais aussi un outil de gestion  Mais la manière dont est traitée l’information financière n’est pas neutre  Elle soulève aussi des questions d’ordre éthique sur la confiance qu’on peut lui accorder  Les législations se sont renforcées dans ce sens pour protéger les destinataires de l’information financière …