Au dessus du nuage ou perdu dans la brume ?<br />Le Cloud est largement présenté dans la presse ces derniers  mois comme une innovation technologique qui transformera profondément  l’utilisation de l’informatique en entreprise.  Quel sera l’impact réel du Cloud Computing dans les entreprises françaises dans un avenir proche ? Comment discerner la réelle valeur de cette plate-forme pour votre organisation à travers le discours marketing des consultants, des intégrateurs et des éditeurs ? <br />Ces thèmes ont fourni le fil conducteur de la table ronde qui a réuni des managers seniors de Cegid, Capgemini Consulting, Google, Microsoft, et Oracle et quatre-vingt participants professionnels à l’EMLYON Business School  le 14 janvier dernier.  Ce livre blanc propose un compte rendu et une  analyse des principaux arguments présentés, ainsi qu’une discussion des points principaux à retenir pour ceux qui pensent concevoir, mettre en œuvre et évaluer ces applications dans les mois à venir.<br />Entre le discours des éditeurs et les besoins réels des managers opérationnels se trouvent un nombre d’intermédiaires : les cabinets de consultants, les intégrateurs, les distributeurs et les  DSI, qui sont chargés de l’étude des besoins, l’analyse de l’offre, le paramétrage des applications, la formation des utilisateurs, et l’évaluation des solutions.  Ensemble ces entreprises forment une chaine numérique de valeur qui va influencer l’impact réel du Cloud dans le contexte et l’expérience de chaque entreprise.   Dans ce contexte, chacun de ses «partenaires » a des objectifs et des préoccupations divergents par rapport au Cloud.  Comment réconcilier l’ensemble de ces intérêts afin de proposer une offre cohérente aux entreprises ?<br />SI le Cloud tient ses promesses,  cette plate-forme va mettre en question bon nombre de pratiques et d’usages présents dans les entreprises aujourd’hui.   Tout changement implique la prise en compte des risques : des risques technologiques liés au portage des applications « critiques », des risques organisationnels liés à l’authentification des usagers et à la sécurité des données sur l’Internet, des risques organisationnels liés à l’outsourcing de la gestion du matériel, des applications et des données aux partenaires de l’entreprise.  Même en acceptant ces risques,  pourquoi abandonner une stratégie informatique basée sur votre maîtrise de l’infrastructure et ses applications ? Quelle est la valeur ajoutée réelle de ses solutions de virtualisation hébergées dans le Cloud ? <br />Si le Cloud implique des risques pour les clients finaux,  cette innovation comporte également bien des défis pour l’ensemble des partenaires de la chaîne de valeur numérique.  Pour les éditeurs qui ont construit leurs modèles de gestion autour des licences, comment trouver un niveau de rentabilité suffisante atour d’un modèle de paiement à l’usage ? Pour les développeurs et les intégrateurs qui ont financé leur développement sur les marges sur la vente du matériel, de la formation et du paramétrage des applications, où trouver de nouvelles sources de financement ? Pour les DSI qui justifient leur budget par leur expertise et leur connaissance du matériel, des applications et des utilisateurs, comment se maintenir  quand l’essentiel de l’informatique est externalisée ?<br />Les pages qui suivent  analysent les réponses des éditeurs et des intégrateurs à l’ensemble de ces questions.  Pour commencer, nous allons rapidement fournir les définitions et le contexte du « Cloud Computing » aujourd’hui.  Nous allons ensuite étudier la problématique des utilisateurs qui peuvent justifier d’un recours au Cloud dans les prochains mois.  Ensuite nous explorerons la perspective des éditeurs, des intégrateurs, et des DSI en fonction de leurs propres intérêts et de leurs préoccupations.  Nous  éluciderons ces propos par de nombreuses références aux réalisations en cours.  Enfin nous  identifierons les points de convergence et les questions en suspens, afin de permettre à chacun de former son propre avis sur l’impact réel  du Cloud dans un  avenir proche.<br />Le contexte du Cloud Computing <br />Un nombre croissant d’entreprises sont attirés par les promesses de Cloud Computing.  Le cabinet Gartner estime que la vente de services sur le Cloud dépassera $56,3 milliards cette année, et  prévoit une chiffre d’affaires abordant les $150bn pour 2013.  De son côté, Michel PIGNATA d’Oracle souligne que 44% des grands comptes aujourd’hui envisagement aujourd’hui l’adoption de ces technologies, ainsi que 38% des PMI. <br />Selon le  rapport sur le « Cloud Dividend 2011 » publié par le Centre for Economics and Business Research (Cebr),  ces technologies devrait apporter 37,4 milliards d'euros à l’économie française d’ici 2015.  Les bénéfices ne sont pas que financières : le même cabinet calcule que le Cloud favorisera le développement d’activités économiques créant en Europe près  de 2 396 000 emplois directs et indirects entre 2010 et 2015.<br />Quelles est la nature et les contours du Cloud Computing? Pour certains, la définition du Cloud est extrêmement vaste, englobant toutes technologies d’information consommée en dehors de l’entreprise. Pour d’autres, la définition du Cloud se restreint à un forme d’Utility Computing, c'est-à-dire une offre de ressources informatiques en tant que consommables payables à l’usage.<br />L’ensemble des définitions incorporent trois idées fortes : la proposition d’externaliser les ressources numériques, de fournir ces ressources en tant que services adaptés aux besoins et aux objectifs réels des clients finaux, et l’accès aux ressources à la demande à l’intérieur de l’entreprise ou par l’intermédiaire de l’Internet.  <br />On peut faire le part entre quatre types de configuration « Cloud » en fonction de leur localisation à l’intérieur ou à l’extérieur de la coupe feu de l’entreprise :<br />La centralisation logique des données, souvent sous forme de data warehouse ou datamart,  qui permets la mise en commun de ressources à l’intérieur de l’entreprise ;
Le Cloud privé va au delà de la virtualisation des données en agrégeant les ressources informatiques pour l’ensemble de l’entreprise. Les charges de travail sont distribuées automatiquement entre les serveurs physiques afin d’assurer un niveau de performance et de disponibilité optimal ;
Le Cloud public qui propose les mêmes éléments architecturaux que le Cloud privé,   mais en dehors de la coupe feu de l’entreprise.  Ces plateformes sont les plus souvents proposés par les sociétés tierces qui propose des économies d’échelle sans comparaison  avec les serveurs d’entreprise ;
Enfin, le Cloud communautaire implique une répartition de ressources entre des serveurs à l’intérieur de l’entreprise et des serveurs situés en dehors.   L’infrastructure globale est partagée par plusieurs organisations qui ont des objectifs communs (commerciaux,  de sécurité, de conformité …). Comme nous verrons plus loin, le choix entre up type de Cloud et un autre dépend d’un calcul des bénéfices et des coûts particuliers à chaque entreprise ou collectivité.<br />On peut également distinguer plusieurs types de « Cloud » en fonction des services proposés à partir de cette plate-forme :<br />Services web : Un service web est une application intégrée au Web permettant la communication et l'échange de données entre les utilisateurs  dans les systèmes hétérogènes et dans des environnements distribués.
SaaS (« Software as a Service ») : Dans ce scénario,  l’utilisateur accède aux  applications du fournisseur de services via le réseau. Ces applications sont accessibles via différentes interfaces (le PC, le PDA, le smartphone …)
Utility Computing : l’entreprise loue des capacités de traitement, de calcul et de stockage à une entreprise tierce. L’utilisateur ne contrôle pas l’infrastructure Cloud sous-jacente, mais gère  les systèmes d’exploitation, le stockage, les applications déployées ;
PaaS (Platform as a Service) : l’entreprise peut déployer sur l’infrastructure Cloud ses propres applications, dans la mesure où le fournisseur supporte le langage de programmation. L’utilisateur gère et ne contrôle pas l’infrastructure Cloud, mais contrôle les applications déployées
Service HUB : Un ensemble de services, d’applications et d’autres ressources proposés à distance par un intégrateur informatique aux particuliers, aux entreprises et/ou a d’autres prestataires informatiques.Plus qu’un mode éphémère, le Cloud semble représenter une tendance de fond qui va impacter profondément non seulement les utilisateurs finaux, mais l’ensemble des acteurs de l’industrie informatiques. Par rapport aux applications traditionnelles installées en local dans l’entreprise, les solutions du Cloud proposent des avantages incontestables : <br />Un accès en libre-service aux données et aux applications sans les contraintes des capacités de calcul.
Un accès universel au réseau : les services du Cloud sont disponibles partout sur le réseau et accessibles par des mécanismes standards sans les contraintes d’interface ou de configuration spécifique du matériel.
Une mise en commun des ressources : les ressources de calcul sont mises à disposition des utilisateurs sur un modèle unique (datamart, data warehouse ou data center) avec une attribution dynamique des  ressources physiques et virtuelles en fonction de la demande.
Une « Elasticité» en temps réel : les capacités proposées sont  rapidement augmenter ou diminuer automatiquement en fonction des besoins.

Ebauche livre-blanc

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    Au dessus dunuage ou perdu dans la brume ?<br />Le Cloud est largement présenté dans la presse ces derniers mois comme une innovation technologique qui transformera profondément l’utilisation de l’informatique en entreprise. Quel sera l’impact réel du Cloud Computing dans les entreprises françaises dans un avenir proche ? Comment discerner la réelle valeur de cette plate-forme pour votre organisation à travers le discours marketing des consultants, des intégrateurs et des éditeurs ? <br />Ces thèmes ont fourni le fil conducteur de la table ronde qui a réuni des managers seniors de Cegid, Capgemini Consulting, Google, Microsoft, et Oracle et quatre-vingt participants professionnels à l’EMLYON Business School le 14 janvier dernier. Ce livre blanc propose un compte rendu et une analyse des principaux arguments présentés, ainsi qu’une discussion des points principaux à retenir pour ceux qui pensent concevoir, mettre en œuvre et évaluer ces applications dans les mois à venir.<br />Entre le discours des éditeurs et les besoins réels des managers opérationnels se trouvent un nombre d’intermédiaires : les cabinets de consultants, les intégrateurs, les distributeurs et les DSI, qui sont chargés de l’étude des besoins, l’analyse de l’offre, le paramétrage des applications, la formation des utilisateurs, et l’évaluation des solutions. Ensemble ces entreprises forment une chaine numérique de valeur qui va influencer l’impact réel du Cloud dans le contexte et l’expérience de chaque entreprise. Dans ce contexte, chacun de ses «partenaires » a des objectifs et des préoccupations divergents par rapport au Cloud. Comment réconcilier l’ensemble de ces intérêts afin de proposer une offre cohérente aux entreprises ?<br />SI le Cloud tient ses promesses, cette plate-forme va mettre en question bon nombre de pratiques et d’usages présents dans les entreprises aujourd’hui. Tout changement implique la prise en compte des risques : des risques technologiques liés au portage des applications « critiques », des risques organisationnels liés à l’authentification des usagers et à la sécurité des données sur l’Internet, des risques organisationnels liés à l’outsourcing de la gestion du matériel, des applications et des données aux partenaires de l’entreprise. Même en acceptant ces risques, pourquoi abandonner une stratégie informatique basée sur votre maîtrise de l’infrastructure et ses applications ? Quelle est la valeur ajoutée réelle de ses solutions de virtualisation hébergées dans le Cloud ? <br />Si le Cloud implique des risques pour les clients finaux, cette innovation comporte également bien des défis pour l’ensemble des partenaires de la chaîne de valeur numérique. Pour les éditeurs qui ont construit leurs modèles de gestion autour des licences, comment trouver un niveau de rentabilité suffisante atour d’un modèle de paiement à l’usage ? Pour les développeurs et les intégrateurs qui ont financé leur développement sur les marges sur la vente du matériel, de la formation et du paramétrage des applications, où trouver de nouvelles sources de financement ? Pour les DSI qui justifient leur budget par leur expertise et leur connaissance du matériel, des applications et des utilisateurs, comment se maintenir quand l’essentiel de l’informatique est externalisée ?<br />Les pages qui suivent analysent les réponses des éditeurs et des intégrateurs à l’ensemble de ces questions. Pour commencer, nous allons rapidement fournir les définitions et le contexte du « Cloud Computing » aujourd’hui. Nous allons ensuite étudier la problématique des utilisateurs qui peuvent justifier d’un recours au Cloud dans les prochains mois. Ensuite nous explorerons la perspective des éditeurs, des intégrateurs, et des DSI en fonction de leurs propres intérêts et de leurs préoccupations. Nous éluciderons ces propos par de nombreuses références aux réalisations en cours. Enfin nous identifierons les points de convergence et les questions en suspens, afin de permettre à chacun de former son propre avis sur l’impact réel du Cloud dans un avenir proche.<br />Le contexte du Cloud Computing <br />Un nombre croissant d’entreprises sont attirés par les promesses de Cloud Computing. Le cabinet Gartner estime que la vente de services sur le Cloud dépassera $56,3 milliards cette année, et prévoit une chiffre d’affaires abordant les $150bn pour 2013. De son côté, Michel PIGNATA d’Oracle souligne que 44% des grands comptes aujourd’hui envisagement aujourd’hui l’adoption de ces technologies, ainsi que 38% des PMI. <br />Selon le rapport sur le « Cloud Dividend 2011 » publié par le Centre for Economics and Business Research (Cebr), ces technologies devrait apporter 37,4 milliards d'euros à l’économie française d’ici 2015. Les bénéfices ne sont pas que financières : le même cabinet calcule que le Cloud favorisera le développement d’activités économiques créant en Europe près de 2 396 000 emplois directs et indirects entre 2010 et 2015.<br />Quelles est la nature et les contours du Cloud Computing? Pour certains, la définition du Cloud est extrêmement vaste, englobant toutes technologies d’information consommée en dehors de l’entreprise. Pour d’autres, la définition du Cloud se restreint à un forme d’Utility Computing, c'est-à-dire une offre de ressources informatiques en tant que consommables payables à l’usage.<br />L’ensemble des définitions incorporent trois idées fortes : la proposition d’externaliser les ressources numériques, de fournir ces ressources en tant que services adaptés aux besoins et aux objectifs réels des clients finaux, et l’accès aux ressources à la demande à l’intérieur de l’entreprise ou par l’intermédiaire de l’Internet. <br />On peut faire le part entre quatre types de configuration « Cloud » en fonction de leur localisation à l’intérieur ou à l’extérieur de la coupe feu de l’entreprise :<br />La centralisation logique des données, souvent sous forme de data warehouse ou datamart, qui permets la mise en commun de ressources à l’intérieur de l’entreprise ;
  • 2.
    Le Cloud privéva au delà de la virtualisation des données en agrégeant les ressources informatiques pour l’ensemble de l’entreprise. Les charges de travail sont distribuées automatiquement entre les serveurs physiques afin d’assurer un niveau de performance et de disponibilité optimal ;
  • 3.
    Le Cloud publicqui propose les mêmes éléments architecturaux que le Cloud privé, mais en dehors de la coupe feu de l’entreprise. Ces plateformes sont les plus souvents proposés par les sociétés tierces qui propose des économies d’échelle sans comparaison avec les serveurs d’entreprise ;
  • 4.
    Enfin, le Cloudcommunautaire implique une répartition de ressources entre des serveurs à l’intérieur de l’entreprise et des serveurs situés en dehors.  L’infrastructure globale est partagée par plusieurs organisations qui ont des objectifs communs (commerciaux, de sécurité, de conformité …). Comme nous verrons plus loin, le choix entre up type de Cloud et un autre dépend d’un calcul des bénéfices et des coûts particuliers à chaque entreprise ou collectivité.<br />On peut également distinguer plusieurs types de « Cloud » en fonction des services proposés à partir de cette plate-forme :<br />Services web : Un service web est une application intégrée au Web permettant la communication et l'échange de données entre les utilisateurs dans les systèmes hétérogènes et dans des environnements distribués.
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    SaaS (« Software asa Service ») : Dans ce scénario,  l’utilisateur accède aux applications du fournisseur de services via le réseau. Ces applications sont accessibles via différentes interfaces (le PC, le PDA, le smartphone …)
  • 6.
    Utility Computing : l’entrepriseloue des capacités de traitement, de calcul et de stockage à une entreprise tierce. L’utilisateur ne contrôle pas l’infrastructure Cloud sous-jacente, mais gère les systèmes d’exploitation, le stockage, les applications déployées ;
  • 7.
    PaaS (Platform asa Service) : l’entreprise peut déployer sur l’infrastructure Cloud ses propres applications, dans la mesure où le fournisseur supporte le langage de programmation. L’utilisateur gère et ne contrôle pas l’infrastructure Cloud, mais contrôle les applications déployées
  • 8.
    Service HUB :Un ensemble de services, d’applications et d’autres ressources proposés à distance par un intégrateur informatique aux particuliers, aux entreprises et/ou a d’autres prestataires informatiques.Plus qu’un mode éphémère, le Cloud semble représenter une tendance de fond qui va impacter profondément non seulement les utilisateurs finaux, mais l’ensemble des acteurs de l’industrie informatiques. Par rapport aux applications traditionnelles installées en local dans l’entreprise, les solutions du Cloud proposent des avantages incontestables : <br />Un accès en libre-service aux données et aux applications sans les contraintes des capacités de calcul.
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    Un accès universelau réseau : les services du Cloud sont disponibles partout sur le réseau et accessibles par des mécanismes standards sans les contraintes d’interface ou de configuration spécifique du matériel.
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    Une mise encommun des ressources : les ressources de calcul sont mises à disposition des utilisateurs sur un modèle unique (datamart, data warehouse ou data center) avec une attribution dynamique des  ressources physiques et virtuelles en fonction de la demande.
  • 11.
    Une « Elasticité» en tempsréel : les capacités proposées sont rapidement augmenter ou diminuer automatiquement en fonction des besoins.