Avant d’arriver en Lorraine, je m’étais bien informée sur la gastronomie lorraine et

sur les produits alimentaires cultivés dans cette région intermédiaire. Je sais que

l’agriculture de cette région se compose de viande, de produits laitiers, de céréales et de

pommes de terre. La base de l’agriculture en Lorraine est destinée aux consommateurs

régionaux sauf les céréales, où 90 % de la production est exportée.i Ce fait illustre le

maintien d’une production agroalimentaire qui n’est pas aussi éclatée qu’aux Etats Unis.

D’ailleurs on peut observer les liens avec l’agriculture régionale et les plats typiques qui

sont préparés fidèlement par un traiteur aussi bien que par une femme au foyer. En fait,

c’est grâce à Monsieur Gérard Bechler, un pâtissier lorrain qui réside en Californie

maintenant, que je connais des plats qui sont typiques de la Lorraine. J’ai travaillé à la

Pâtisserie Bechler où non seulement on confectionnait des petits fours, mais où l’on

cuisinait aussi des quiches lorraines et de la pâte feuilletée farcis de porc et de veau

marinés dans du vin blanc. Indéniablement, ce Français—Monsieur Bechler—se comporte

avec un esprit différent de celui des autres chefs pour qui j’ai travaillé. J’apprécie sa

ténacité et l’art qu’il semble mettre dans chaque présentation ; qu’il s’agisse d’un gâteau de

mariage, ou d’un plat du jour pour le déjeuner dans la véranda du café.

       Je mentionne M. Bechler parce que mon

expérience chez lui a motivé mon goût pour la

France avant mon voyage à Nancy. J’avais

d’ailleurs tellement idéalisé mon voyage à

l’étranger pendant mes études que j’ai conservé

en moi un tableau de la campagne lorraine et de             passer dans ce paysage.

tous ce qui pouvait se



                                                                                               1
Malheureusement je idéalise la pureté de la France, même ici, en Lorraine, mais

malgré l’importance de l’industrie agroalimentaire j’ai trouvé des agriculteurs et des

fermiers qui reconnaissent maintenir un style de vie qui ne repose pas sur le facteur décisif

du profit. Ce travail se propose de démontrer la présence de l’agriculture biologique en

Lorraine et celle des organismes régionaux qui soutiennent ces exploitations. De plus il

s’agit d’examiner la distribution des zones de cultures et des élevages biologiques parmi les

quatre départements de Lorraine et de voir comment fonctionne le réseau de la

communauté biologique dans une telle région productrice.


       Dans l’actualité, lorsqu’une information pour montrer comment fonctionne

l’industrie alimentaire est suivie par un tableau bien construit qui montre des flèches

reliant directement des vaches Prim’ Holstein aux bouteilles de lait, il faut réévaluer la

manière dont nous obtenons notre nourriture, en l’occurrence, ici le lait. En Occident, nous

vivons à l’écart de la production des produits agroalimentaires, en fait, cette manière même

de décrire l’origine de la denrée implique un éloignement entre nous et notre nourriture.

Suivant le pays, on peut identifier quelques tendances différentes créées dans le but de

relier l’acte de manger avec la source d’une denrée. Par exemple, aux Etats-Unis il y a un

mouvement social qui s’appelle « Mangeons local » où les consommateurs votent avec

leurs dollars pour soutenir la production et la consommation alimentaires durables et

locales qui favorisent par voie de conséquence l’économie locale. En revanche, il existe des

groupes qui promeuvent l’abstention de tous produits d’origine animale parce que

l’éloignement entre nous et la majorité des produits animaux entraîne un échange

inéquitable entre les éleveurs et ses animaux. C’est pour cela que les membres de tels

groupes préfèrent protester (avec leurs fourchettes) contre cet aspect précis qui fait partie


                                                                                               2
de l’énorme industrie agroalimentaire. Comme le monde scientifique affirme que, les

animaux sont des êtres sensibles, qui ressentent ce qui leur arrive, le développement de

l’élevage industriel des animaux soulève aussi de nombreuses questions éthiques, pour les

éleveurs et les consommateurs.


       Sans tenir compte du mouvement qu’on poursuit il faut qu’on fasse attention à la

puissance de l’agroalimentaire avant que la culture de la nourriture ne se réduise à une

pure transaction. Cette analyse semble pertinente pour une citoyenne américaine et même

pour une française car les productions alimentaires des deux pays puissants sont

comparables. D’ailleurs par leur position dominante dans l’industrie agroalimentaire, les

Etats-Unis et la France nourrissent leur peuple au moyen de l’élevage des poulets dans des

hangars. La France est le premier producteur en Europe « avec 830 millions de poulets par

an (suivant aux Etats-Unis avec un taux élevé de 9 milliards par an). »ii Ainsi la France a une

influence sur les méthodes et les moyens par lesquels cultive et distribue ses récoltes, ses

viandes, ses œufs, et ses laitages. C’est pourquoi une analyse du rôle de l’agriculture

biologique dans une région relativement productrice comme la Lorraine donne un aperçu

utile pour évaluer les attitudes vers la nourriture et la culture vis-à-vis de l’agriculture

lorraine.


       En 2006, l’industrie en Lorraine comprenait au total 798 entreprises, l’industrie

agroalimentaire dans ce contexte industriel représentait 270 de ces entreprises. iii Mais il

faut encore y ajouter depuis 2006, 230 exploitations biologiques. iv Après une analyse de ces

chiffres la Lorraine dépendrait une région dans laquelle l’agriculture biologique est aussi

présente que l’industrie agroalimentaire, mais il faut d’abord définir ce qu’est une



                                                                                               3
entreprise agroalimentaire et une exploitation pour mieux évaluer leurs impacts. Une

entreprise est une unité économique de production de biens ou de services à but

commercial. On peut dire une société ou une entreprise car les deux opèrent pour

surpasser leurs quotas à chaque cycle de vente. En revanche, une exploitation est plutôt

une ferme d’une taille plus petite que les élevages et les cultures industriels. Pour comparer

les industries agroalimentaires aux exploitations biologiques en Lorraine il faut se reporter

au tableau suivant :




       Malheureusement il n’y a pas de chiffres spécifiques pour les industries

agroalimentaires car la chambre d’agriculture lorraine préfère communiquer les chiffres

plus précis pour les activités les plus lucratives de la région. « L’industrie laitière

représente le lait qui est essentiellement transformé en fromage, notamment en pâte molle

et en pâte pressée non cuite. La quasi totalité du Munster français est produite en Lorraine,

ainsi que près des 3/4 des bries français. L’industrie de la viande est orientée vers la

production de viande de boucherie avec essentiellement 4 abattoirs de taille moyenne. Les



                                                                                            4
fabrications de charcuterie et de conserve de viande (qui représentent moins de 2 % de la

production nationale) sont tournées vers la viande salée. »v En Lorraine, il y a 90 industries

agroalimentaires en dehors de la viande et du laitage ; elles fabriquent des produits comme

les eaux de table, du pain et de la pâtisserie, et quelques autres denrées comestibles.
                                    En revanche, il y a une distribution plus équilibrée

                                    des exploitations biologiques partout en Lorraine.

                                    Le département le plus producteur est celui des

                                    Vosges qui soutient 83 agrobiologistes sur son

                                    terrain montagneux avec une qualité de l’eau

                                    supérieure. Les producteurs biologiques de Moselle

                                    se composent de 44 agrobiologistes avec la plupart

                                    des exploitations




qui sont situées autour de Sarreguemines et de Sarrebourg. En outre, la Meurthe et Moselle

ressemble à sa voisine de l’est car on compte 42 agrobiologistes sur ce terrain-là. Et,

finalement la Meuse où il existe beaucoup moins d’agrobiologistes que dans les autres

départements lorrains : 32 agrobiologistes. Sur ce point, on peut considérer la destruction

territoriale causée par les tranchées pendant la guerre comme un facteur qui réduit la

possibilité de cultiver le sol…


       Produire selon l’agriculture biologique implique le respect d’un ensemble des

règlements européens et français. Devenir certifié avec le logo AB nécessite l’engagement

de satisfaire aux démarches administratives qui peuvent évoluer lentement car la terre

traitée avec les produits chimiques n’est pas capable de réagir efficacement après avoir été


                                                                                              5
tellement exploitée. En général, l’étape de la conversion a une durée minimale de 2 années

pendants lesquelles les activités de l’exploitation doivent respecter les règlements du corps

de la certification « sans pouvoir bénéficier du logo AB. » C’est déjà une épreuve. Selon le

site internet, le Bio en Lorraine, administré par les producteurs qui y travaillent, la marque

AB a pour objet d'identifier un produit agricole destiné à l'alimentation humaine*,

conforme au mode de production biologique selon la réglementation nationale et

communautaire en vigueur, et certifié par un organisme agréé par les Pouvoirs Publics

français. La marque AB regroupe tous les éléments qui font l’agriculture biologique à la

française : cahier des charges, contrôle, traçabilité. Elle est la propriété exclusive du

Ministère en charge de l'Agriculture.

Son usage est accordé sous réserve du respect de ses règles d'usage. *Mais, dans le cas des

éleveurs bio il faut considérer que le fourrage des animaux doit être « bio » aussi. C’est

précisé par l’agriculteur Jean-Marie Marchal à Arraye-et-Han, où il a 45 vaches laitières qui

produisent du lait destiné à être vendu à la filière Sarl BioGam.

                                   « L’alimentation du bétail est différente [des éleveurs

                                   traditionnels] car pour produire du lait bio il faut que

                                   les vaches mangent bio. [Plus précisément, il n’y a] pas

                                   d’engrais chimiques, ni pesticides, ni désherbants, ou

                                   produits phytosanitaires quelconques [utilisés dans les

                                   pâtures ni contenus dans le foin]. »vi




vi
     La sarl BioGam est une société à responsabilité limitée unique en Lorraine qui s’appuie


                                                                                               6
sur des agriculteurs laitiers pour produire du lait biologique et le distribuer aux divers

transformateurs lorrains aussi (fabrication des fromages et des desserts lactées).


       Pour être exhaustif, il s’agit de montrer les organismes en Lorraine qui soutiennent

l’agriculture bio ainsi que ceux qui se convertissent à la méthode biologique. A présent, il

existe 4 groupements locaux qui prédominent dans le cadre de ce genre d’agriculture ; CGA

de Lorraine, PROBIOLOR, Sarl BioGam, et Paysan Bio Lorraine. Mais il y a également une

association qui promeut l’élevage biologique et dont on trouve les locaux à Metz ; elle

s’appelle Protection Mondiale des Animaux de ferme (PMAF). Donc, au total il y a 5

organismes lorrains qui s’occupent des affaires biologiques. Le Centre des Groupements

des Agrobiologistes de Lorraine (CGA) est un syndicat professionnel créé pour promouvoir

l’agriculture bio dans la région et ainsi il est comme le patriarche de la communauté

biologique. On ajoute que « le CGA a été réfléchi depuis 1973 et s’est créé en 1975. C'est un

syndicat agricole qui fait suite au CGA des VAL (Vosges Alsace Lorraine) et qui a été mis en

place après la décision de l'Alsace de créer sa propre structure. »vii


       Le CGA se compose de 19 membres qui sont tous des agriculteurs biologiques dans

la région. Etant donné les exploitations typiques—la viande et le lait—en Lorraine, le CGA

se concentre sur ces mêmes productions mais uniquement sur celles qui suivent une

méthode agricole différente. Leur travail consiste à établir des certifications pour les

exploitations qui se évoluent vers l’agriculture ou l’élevage biologique, c’est-à-dire qu’ils

assurent l’appui technique pour la conversion et pré-conversion des exploitations. C’est

une étape essentielle pour les agriculteurs qui décident de s’orienter vers une agriculture

plus durable pour la terre et les animaux. D’ailleurs une fois l’appui technique fourni, le



                                                                                                7
CGA s’applique à régler la qualité des produits dans le cadre bio et à animer des dossiers

éducatifs, professionnels, et communicatifs (pour les médias).


       Après PROBIOLOR, Sarl BioGam, et Paysan Bio Lorrain qui sont partenaires du CGA,

qui se réfèrent au CGA comme à un système de coordonnées. La coopérative agricole

PROBIOLOR regroupe 70 agriculteurs de céréales (des lentilles vertes aussi !) en Lorraine

et dans les départements limitrophes. Outre des céréales, PROBIOLOR vend une gamme de

farines de Lorraine grâce à son association avec le moulin d’Heucheloup sur Bégnecourt

dans les Vosges. Au sujet de Sarl BioGam, on ajoute qu’elle « coordonne et gère avec l’aide

de ses partenaires toute la filière dans le but d’apporter la meilleure valorisation possible

du lait bio aux producteurs. »viii La création de BioGam a été engagée en 1975 avec la SICA

Bioval dont l’objectif consistait à fournir les laitages biologiques en Lorraine. Enfin, en 1990

la Sarl BioGam a remplacé sa cousine Bioval dans le but de gérer la filière bio avec ses

producteurs de lait et ses laiteries dans les 4 départements. De la même manière que le

logo AB, Paysan Bio Lorrain est une association des paysans qui emploient l’agriculture bio

dans leurs propres exploitations. Effectivement, c’est une marque qu’on peut trouver sur

les produits de la région, en grande distribution dans la région nancéienne. L’objectif de cet

organisme permet aux consommateurs d’être « consommacteurs » du développement local

et de l’économie régionale. Alors, cette analyse relève de nombreux organismes régionaux

qui renforcent la présence de l’agriculture bio en Lorraine.


   Ce travail a ouvert la voie à une association qui est impliquée dans l’agriculture bio mais

bien plus s’efforce d’améliorer la situation du chômage dans le département de Meurthe et

Moselle. L’association Lortie est située à Malzéville juste en face du établissement Lycée



                                                                                                8
Agricole de Pixerécourt et au bord de la Meurthe. Lortie est une association loi 1901 à but

non lucratif, soutenue par des partenaires institutionnels comme la Commune de Malzéville

et le Plan d’Insertion par l’Economie de l’Agglomération Nancéienne. En fait, j’ai passé une

journée avec la directrice de Lortie, Mme. Valérie François et un de ses ouvriers, Nicolas,

qui m’ont donné plein d’informations sur cet enjeu à Malzéville. Ainsi, depuis sa création en

1997, Lortie, à travers son activité de maraîchage biologique, a soutenu plus de 150

personnes sans boulot qui touchent les minimums sociaux et sont souvent en situation

précaire dans leur volonté de réinsertion dans le monde du travail. Les objectifs de

l’association comprennent 4 actions :


   i.   Poursuivre son action d’insertion en faisant travailler des personnes sans emploi.


  ii.   Développer son activité maraîchère bio et faire découvrir sa production à d’autres

        personnes.


 iii.   Accroître son activité environnement en réhabilitant de nombreux vergers en friche

        de l’agglomération nancéienne.


 iv.    Continuer le long travail de valorisation d’un site de verdure, celui des Coteaux de

        Malzéville.


L’association Lortie cultive plus de 60 variétés des légumes et petits fruits sur 4 hectares où

il y a une dizaine de serres qui ne sont réchauffées que par le soleil. Les 7 ouvriers manuels

ont accès aux 3 petits tracteurs et l’irrigation souterraine est fournie par un étang sur la

propriété elle-même. Le fonctionnement de Lortie dépend de 240 adhérents qui s’abonnent

aux livraisons de paniers remplis de légumes et de quelques fruits chaque mois. Je vous



                                                                                               9
conseille de vous inscrire, mais il y a beaucoup de monde. A peu près 240 adhérents c’est la

capacité maximum car le maraîchage est produit le plus possible sans l’utilisation d’apports

chimiques. Cela implique une liste d’attente qui accumule des personnes depuis les 7

années d’existence pour satisfaire les 300 personnes qui l’attendent. C’est donc une

réussite, mais c’est un échec aussi parce qu’il n’y a pas assez de cultures de ce genre en

Meurthe et Moselle même quand les paniers comme ceux d’une AMAP 1 sont à la demande.


       Tout cela nous renvoie à la présence d’une agriculture biologique en Lorraine qui

n’est pas qu’une tendance, mais également un mouvement se développant depuis des

décennies sous la main des agriculteurs passionnés par la conversion à une agriculture plus

simple comme celle d’antan. Je trouve les Lorrains très fiers de leur terroir pour les raisons

politiques et même gastronomiques donc il me semble capital de considérer l’agriculture

biologique comme positive pour eux-mêmes et aussi pour la terre qui les soutient. A la

lumière de cette analyse, j’espère qu’on pourra tenter d’explorer ces produits valables et en

même temps éviter les grandes surfaces qui pourrissent les rapports entre producteur et

consommateur, donc l’économie locale. Profitons de la Lorraine !




1
  AMAP: Association pour le maintien d’une agriculture paysanne. “Ce mouvement
associatif né en 2001 en France n’a cessé d’augmenter. A raison d’une cinquantaine de
paniers livrés dans les Amap, on peut chiffrer a minima à 35 000 paniers de fruits et
légumes de saison, bio ou issus de l’agriculture raisonnée, distribuís par des bénévoles
dans quelque 700 lieux à travers le territoire.” -- Guirec Gombert pour Le Figaro dans « Les
paniers de fruits et légumes emballent les consommateurs » 03/04/2009.


                                                                                               10
i
 Site Internet du Panorama des Industries Agroalimentaires. “Perception par les entreprises
agroalimentaires du territoire.” http://panoramaiaa.agriculture.gouv.fr/article.php3?
id_article=87

 PMAF. Dans l’exposition: “Nourrir l’humanité avec humanité; quelle agriculture pour demain?”
ii

réalisée par la Protection Mondiale des Animaux de Ferme (PMAF) à la Médiathèque Jean Macé à
Borny.

 Site Internet de La Chambre Régionale d’Agriculture de Lorraine. “Les chiffres agroalimentaires
iii

pour les entreprises et les activités.” http://www.cra-lorraine.fr/index.php?
page=053&article=215
iv
  Site Internet de l’Agronomie et Développement durable. “CGA Etat des lieux.” http://www.cra-
lorraine.fr/fichiers/conf-bio-etat-lieux-CGA.pdf
v
 Site Internet de La Chambre Régionale d’Agriculture de Lorraine. “Diagnostic Territorial.”
http://panoramaiaa.agriculture.gouv.fr/article.php3?id_article=86
vi
      L’Est Républicain. Agriculteur “bio.” Article de Philippe Mercier le 21 avril 2009.

  Site Internet de CGA de Lorraine. “Statut Historique.”
vii

http://www.bioenlorraine.fr/cgalorraine/pages/fr/8.htm
viii
       Guide de consommateurs. “Manger Bio, 2005-2006.” Page 5, le déscriptif de la Sarl BioGam.
i
 Site Internet du Panorama des Industries Agroalimentaires. “Perception par les entreprises
agroalimentaires du territoire.” http://panoramaiaa.agriculture.gouv.fr/article.php3?
id_article=87

 PMAF. Dans l’exposition: “Nourrir l’humanité avec humanité; quelle agriculture pour demain?”
ii

réalisée par la Protection Mondiale des Animaux de Ferme (PMAF) à la Médiathèque Jean Macé à
Borny.

 Site Internet de La Chambre Régionale d’Agriculture de Lorraine. “Les chiffres agroalimentaires
iii

pour les entreprises et les activités.” http://www.cra-lorraine.fr/index.php?
page=053&article=215
iv
  Site Internet de l’Agronomie et Développement durable. “CGA Etat des lieux.” http://www.cra-
lorraine.fr/fichiers/conf-bio-etat-lieux-CGA.pdf
v
 Site Internet de La Chambre Régionale d’Agriculture de Lorraine. “Diagnostic Territorial.”
http://panoramaiaa.agriculture.gouv.fr/article.php3?id_article=86
vi
      L’Est Républicain. Agriculteur “bio.” Article de Philippe Mercier le 21 avril 2009.

  Site Internet de CGA de Lorraine. “Statut Historique.”
vii

http://www.bioenlorraine.fr/cgalorraine/pages/fr/8.htm
viii
       Guide de consommateurs. “Manger Bio, 2005-2006.” Page 5, le déscriptif de la Sarl BioGam.

Le bio en Lorraine, Organic Agriculture in the Lorraine Region of France

  • 1.
    Avant d’arriver enLorraine, je m’étais bien informée sur la gastronomie lorraine et sur les produits alimentaires cultivés dans cette région intermédiaire. Je sais que l’agriculture de cette région se compose de viande, de produits laitiers, de céréales et de pommes de terre. La base de l’agriculture en Lorraine est destinée aux consommateurs régionaux sauf les céréales, où 90 % de la production est exportée.i Ce fait illustre le maintien d’une production agroalimentaire qui n’est pas aussi éclatée qu’aux Etats Unis. D’ailleurs on peut observer les liens avec l’agriculture régionale et les plats typiques qui sont préparés fidèlement par un traiteur aussi bien que par une femme au foyer. En fait, c’est grâce à Monsieur Gérard Bechler, un pâtissier lorrain qui réside en Californie maintenant, que je connais des plats qui sont typiques de la Lorraine. J’ai travaillé à la Pâtisserie Bechler où non seulement on confectionnait des petits fours, mais où l’on cuisinait aussi des quiches lorraines et de la pâte feuilletée farcis de porc et de veau marinés dans du vin blanc. Indéniablement, ce Français—Monsieur Bechler—se comporte avec un esprit différent de celui des autres chefs pour qui j’ai travaillé. J’apprécie sa ténacité et l’art qu’il semble mettre dans chaque présentation ; qu’il s’agisse d’un gâteau de mariage, ou d’un plat du jour pour le déjeuner dans la véranda du café. Je mentionne M. Bechler parce que mon expérience chez lui a motivé mon goût pour la France avant mon voyage à Nancy. J’avais d’ailleurs tellement idéalisé mon voyage à l’étranger pendant mes études que j’ai conservé en moi un tableau de la campagne lorraine et de passer dans ce paysage. tous ce qui pouvait se 1
  • 2.
    Malheureusement je idéalisela pureté de la France, même ici, en Lorraine, mais malgré l’importance de l’industrie agroalimentaire j’ai trouvé des agriculteurs et des fermiers qui reconnaissent maintenir un style de vie qui ne repose pas sur le facteur décisif du profit. Ce travail se propose de démontrer la présence de l’agriculture biologique en Lorraine et celle des organismes régionaux qui soutiennent ces exploitations. De plus il s’agit d’examiner la distribution des zones de cultures et des élevages biologiques parmi les quatre départements de Lorraine et de voir comment fonctionne le réseau de la communauté biologique dans une telle région productrice. Dans l’actualité, lorsqu’une information pour montrer comment fonctionne l’industrie alimentaire est suivie par un tableau bien construit qui montre des flèches reliant directement des vaches Prim’ Holstein aux bouteilles de lait, il faut réévaluer la manière dont nous obtenons notre nourriture, en l’occurrence, ici le lait. En Occident, nous vivons à l’écart de la production des produits agroalimentaires, en fait, cette manière même de décrire l’origine de la denrée implique un éloignement entre nous et notre nourriture. Suivant le pays, on peut identifier quelques tendances différentes créées dans le but de relier l’acte de manger avec la source d’une denrée. Par exemple, aux Etats-Unis il y a un mouvement social qui s’appelle « Mangeons local » où les consommateurs votent avec leurs dollars pour soutenir la production et la consommation alimentaires durables et locales qui favorisent par voie de conséquence l’économie locale. En revanche, il existe des groupes qui promeuvent l’abstention de tous produits d’origine animale parce que l’éloignement entre nous et la majorité des produits animaux entraîne un échange inéquitable entre les éleveurs et ses animaux. C’est pour cela que les membres de tels groupes préfèrent protester (avec leurs fourchettes) contre cet aspect précis qui fait partie 2
  • 3.
    de l’énorme industrieagroalimentaire. Comme le monde scientifique affirme que, les animaux sont des êtres sensibles, qui ressentent ce qui leur arrive, le développement de l’élevage industriel des animaux soulève aussi de nombreuses questions éthiques, pour les éleveurs et les consommateurs. Sans tenir compte du mouvement qu’on poursuit il faut qu’on fasse attention à la puissance de l’agroalimentaire avant que la culture de la nourriture ne se réduise à une pure transaction. Cette analyse semble pertinente pour une citoyenne américaine et même pour une française car les productions alimentaires des deux pays puissants sont comparables. D’ailleurs par leur position dominante dans l’industrie agroalimentaire, les Etats-Unis et la France nourrissent leur peuple au moyen de l’élevage des poulets dans des hangars. La France est le premier producteur en Europe « avec 830 millions de poulets par an (suivant aux Etats-Unis avec un taux élevé de 9 milliards par an). »ii Ainsi la France a une influence sur les méthodes et les moyens par lesquels cultive et distribue ses récoltes, ses viandes, ses œufs, et ses laitages. C’est pourquoi une analyse du rôle de l’agriculture biologique dans une région relativement productrice comme la Lorraine donne un aperçu utile pour évaluer les attitudes vers la nourriture et la culture vis-à-vis de l’agriculture lorraine. En 2006, l’industrie en Lorraine comprenait au total 798 entreprises, l’industrie agroalimentaire dans ce contexte industriel représentait 270 de ces entreprises. iii Mais il faut encore y ajouter depuis 2006, 230 exploitations biologiques. iv Après une analyse de ces chiffres la Lorraine dépendrait une région dans laquelle l’agriculture biologique est aussi présente que l’industrie agroalimentaire, mais il faut d’abord définir ce qu’est une 3
  • 4.
    entreprise agroalimentaire etune exploitation pour mieux évaluer leurs impacts. Une entreprise est une unité économique de production de biens ou de services à but commercial. On peut dire une société ou une entreprise car les deux opèrent pour surpasser leurs quotas à chaque cycle de vente. En revanche, une exploitation est plutôt une ferme d’une taille plus petite que les élevages et les cultures industriels. Pour comparer les industries agroalimentaires aux exploitations biologiques en Lorraine il faut se reporter au tableau suivant : Malheureusement il n’y a pas de chiffres spécifiques pour les industries agroalimentaires car la chambre d’agriculture lorraine préfère communiquer les chiffres plus précis pour les activités les plus lucratives de la région. « L’industrie laitière représente le lait qui est essentiellement transformé en fromage, notamment en pâte molle et en pâte pressée non cuite. La quasi totalité du Munster français est produite en Lorraine, ainsi que près des 3/4 des bries français. L’industrie de la viande est orientée vers la production de viande de boucherie avec essentiellement 4 abattoirs de taille moyenne. Les 4
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    fabrications de charcuterieet de conserve de viande (qui représentent moins de 2 % de la production nationale) sont tournées vers la viande salée. »v En Lorraine, il y a 90 industries agroalimentaires en dehors de la viande et du laitage ; elles fabriquent des produits comme les eaux de table, du pain et de la pâtisserie, et quelques autres denrées comestibles. En revanche, il y a une distribution plus équilibrée des exploitations biologiques partout en Lorraine. Le département le plus producteur est celui des Vosges qui soutient 83 agrobiologistes sur son terrain montagneux avec une qualité de l’eau supérieure. Les producteurs biologiques de Moselle se composent de 44 agrobiologistes avec la plupart des exploitations qui sont situées autour de Sarreguemines et de Sarrebourg. En outre, la Meurthe et Moselle ressemble à sa voisine de l’est car on compte 42 agrobiologistes sur ce terrain-là. Et, finalement la Meuse où il existe beaucoup moins d’agrobiologistes que dans les autres départements lorrains : 32 agrobiologistes. Sur ce point, on peut considérer la destruction territoriale causée par les tranchées pendant la guerre comme un facteur qui réduit la possibilité de cultiver le sol… Produire selon l’agriculture biologique implique le respect d’un ensemble des règlements européens et français. Devenir certifié avec le logo AB nécessite l’engagement de satisfaire aux démarches administratives qui peuvent évoluer lentement car la terre traitée avec les produits chimiques n’est pas capable de réagir efficacement après avoir été 5
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    tellement exploitée. Engénéral, l’étape de la conversion a une durée minimale de 2 années pendants lesquelles les activités de l’exploitation doivent respecter les règlements du corps de la certification « sans pouvoir bénéficier du logo AB. » C’est déjà une épreuve. Selon le site internet, le Bio en Lorraine, administré par les producteurs qui y travaillent, la marque AB a pour objet d'identifier un produit agricole destiné à l'alimentation humaine*, conforme au mode de production biologique selon la réglementation nationale et communautaire en vigueur, et certifié par un organisme agréé par les Pouvoirs Publics français. La marque AB regroupe tous les éléments qui font l’agriculture biologique à la française : cahier des charges, contrôle, traçabilité. Elle est la propriété exclusive du Ministère en charge de l'Agriculture. Son usage est accordé sous réserve du respect de ses règles d'usage. *Mais, dans le cas des éleveurs bio il faut considérer que le fourrage des animaux doit être « bio » aussi. C’est précisé par l’agriculteur Jean-Marie Marchal à Arraye-et-Han, où il a 45 vaches laitières qui produisent du lait destiné à être vendu à la filière Sarl BioGam. « L’alimentation du bétail est différente [des éleveurs traditionnels] car pour produire du lait bio il faut que les vaches mangent bio. [Plus précisément, il n’y a] pas d’engrais chimiques, ni pesticides, ni désherbants, ou produits phytosanitaires quelconques [utilisés dans les pâtures ni contenus dans le foin]. »vi vi La sarl BioGam est une société à responsabilité limitée unique en Lorraine qui s’appuie 6
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    sur des agriculteurslaitiers pour produire du lait biologique et le distribuer aux divers transformateurs lorrains aussi (fabrication des fromages et des desserts lactées). Pour être exhaustif, il s’agit de montrer les organismes en Lorraine qui soutiennent l’agriculture bio ainsi que ceux qui se convertissent à la méthode biologique. A présent, il existe 4 groupements locaux qui prédominent dans le cadre de ce genre d’agriculture ; CGA de Lorraine, PROBIOLOR, Sarl BioGam, et Paysan Bio Lorraine. Mais il y a également une association qui promeut l’élevage biologique et dont on trouve les locaux à Metz ; elle s’appelle Protection Mondiale des Animaux de ferme (PMAF). Donc, au total il y a 5 organismes lorrains qui s’occupent des affaires biologiques. Le Centre des Groupements des Agrobiologistes de Lorraine (CGA) est un syndicat professionnel créé pour promouvoir l’agriculture bio dans la région et ainsi il est comme le patriarche de la communauté biologique. On ajoute que « le CGA a été réfléchi depuis 1973 et s’est créé en 1975. C'est un syndicat agricole qui fait suite au CGA des VAL (Vosges Alsace Lorraine) et qui a été mis en place après la décision de l'Alsace de créer sa propre structure. »vii Le CGA se compose de 19 membres qui sont tous des agriculteurs biologiques dans la région. Etant donné les exploitations typiques—la viande et le lait—en Lorraine, le CGA se concentre sur ces mêmes productions mais uniquement sur celles qui suivent une méthode agricole différente. Leur travail consiste à établir des certifications pour les exploitations qui se évoluent vers l’agriculture ou l’élevage biologique, c’est-à-dire qu’ils assurent l’appui technique pour la conversion et pré-conversion des exploitations. C’est une étape essentielle pour les agriculteurs qui décident de s’orienter vers une agriculture plus durable pour la terre et les animaux. D’ailleurs une fois l’appui technique fourni, le 7
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    CGA s’applique àrégler la qualité des produits dans le cadre bio et à animer des dossiers éducatifs, professionnels, et communicatifs (pour les médias). Après PROBIOLOR, Sarl BioGam, et Paysan Bio Lorrain qui sont partenaires du CGA, qui se réfèrent au CGA comme à un système de coordonnées. La coopérative agricole PROBIOLOR regroupe 70 agriculteurs de céréales (des lentilles vertes aussi !) en Lorraine et dans les départements limitrophes. Outre des céréales, PROBIOLOR vend une gamme de farines de Lorraine grâce à son association avec le moulin d’Heucheloup sur Bégnecourt dans les Vosges. Au sujet de Sarl BioGam, on ajoute qu’elle « coordonne et gère avec l’aide de ses partenaires toute la filière dans le but d’apporter la meilleure valorisation possible du lait bio aux producteurs. »viii La création de BioGam a été engagée en 1975 avec la SICA Bioval dont l’objectif consistait à fournir les laitages biologiques en Lorraine. Enfin, en 1990 la Sarl BioGam a remplacé sa cousine Bioval dans le but de gérer la filière bio avec ses producteurs de lait et ses laiteries dans les 4 départements. De la même manière que le logo AB, Paysan Bio Lorrain est une association des paysans qui emploient l’agriculture bio dans leurs propres exploitations. Effectivement, c’est une marque qu’on peut trouver sur les produits de la région, en grande distribution dans la région nancéienne. L’objectif de cet organisme permet aux consommateurs d’être « consommacteurs » du développement local et de l’économie régionale. Alors, cette analyse relève de nombreux organismes régionaux qui renforcent la présence de l’agriculture bio en Lorraine. Ce travail a ouvert la voie à une association qui est impliquée dans l’agriculture bio mais bien plus s’efforce d’améliorer la situation du chômage dans le département de Meurthe et Moselle. L’association Lortie est située à Malzéville juste en face du établissement Lycée 8
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    Agricole de Pixerécourtet au bord de la Meurthe. Lortie est une association loi 1901 à but non lucratif, soutenue par des partenaires institutionnels comme la Commune de Malzéville et le Plan d’Insertion par l’Economie de l’Agglomération Nancéienne. En fait, j’ai passé une journée avec la directrice de Lortie, Mme. Valérie François et un de ses ouvriers, Nicolas, qui m’ont donné plein d’informations sur cet enjeu à Malzéville. Ainsi, depuis sa création en 1997, Lortie, à travers son activité de maraîchage biologique, a soutenu plus de 150 personnes sans boulot qui touchent les minimums sociaux et sont souvent en situation précaire dans leur volonté de réinsertion dans le monde du travail. Les objectifs de l’association comprennent 4 actions : i. Poursuivre son action d’insertion en faisant travailler des personnes sans emploi. ii. Développer son activité maraîchère bio et faire découvrir sa production à d’autres personnes. iii. Accroître son activité environnement en réhabilitant de nombreux vergers en friche de l’agglomération nancéienne. iv. Continuer le long travail de valorisation d’un site de verdure, celui des Coteaux de Malzéville. L’association Lortie cultive plus de 60 variétés des légumes et petits fruits sur 4 hectares où il y a une dizaine de serres qui ne sont réchauffées que par le soleil. Les 7 ouvriers manuels ont accès aux 3 petits tracteurs et l’irrigation souterraine est fournie par un étang sur la propriété elle-même. Le fonctionnement de Lortie dépend de 240 adhérents qui s’abonnent aux livraisons de paniers remplis de légumes et de quelques fruits chaque mois. Je vous 9
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    conseille de vousinscrire, mais il y a beaucoup de monde. A peu près 240 adhérents c’est la capacité maximum car le maraîchage est produit le plus possible sans l’utilisation d’apports chimiques. Cela implique une liste d’attente qui accumule des personnes depuis les 7 années d’existence pour satisfaire les 300 personnes qui l’attendent. C’est donc une réussite, mais c’est un échec aussi parce qu’il n’y a pas assez de cultures de ce genre en Meurthe et Moselle même quand les paniers comme ceux d’une AMAP 1 sont à la demande. Tout cela nous renvoie à la présence d’une agriculture biologique en Lorraine qui n’est pas qu’une tendance, mais également un mouvement se développant depuis des décennies sous la main des agriculteurs passionnés par la conversion à une agriculture plus simple comme celle d’antan. Je trouve les Lorrains très fiers de leur terroir pour les raisons politiques et même gastronomiques donc il me semble capital de considérer l’agriculture biologique comme positive pour eux-mêmes et aussi pour la terre qui les soutient. A la lumière de cette analyse, j’espère qu’on pourra tenter d’explorer ces produits valables et en même temps éviter les grandes surfaces qui pourrissent les rapports entre producteur et consommateur, donc l’économie locale. Profitons de la Lorraine ! 1 AMAP: Association pour le maintien d’une agriculture paysanne. “Ce mouvement associatif né en 2001 en France n’a cessé d’augmenter. A raison d’une cinquantaine de paniers livrés dans les Amap, on peut chiffrer a minima à 35 000 paniers de fruits et légumes de saison, bio ou issus de l’agriculture raisonnée, distribuís par des bénévoles dans quelque 700 lieux à travers le territoire.” -- Guirec Gombert pour Le Figaro dans « Les paniers de fruits et légumes emballent les consommateurs » 03/04/2009. 10
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    i Site Internetdu Panorama des Industries Agroalimentaires. “Perception par les entreprises agroalimentaires du territoire.” http://panoramaiaa.agriculture.gouv.fr/article.php3? id_article=87 PMAF. Dans l’exposition: “Nourrir l’humanité avec humanité; quelle agriculture pour demain?” ii réalisée par la Protection Mondiale des Animaux de Ferme (PMAF) à la Médiathèque Jean Macé à Borny. Site Internet de La Chambre Régionale d’Agriculture de Lorraine. “Les chiffres agroalimentaires iii pour les entreprises et les activités.” http://www.cra-lorraine.fr/index.php? page=053&article=215 iv Site Internet de l’Agronomie et Développement durable. “CGA Etat des lieux.” http://www.cra- lorraine.fr/fichiers/conf-bio-etat-lieux-CGA.pdf v Site Internet de La Chambre Régionale d’Agriculture de Lorraine. “Diagnostic Territorial.” http://panoramaiaa.agriculture.gouv.fr/article.php3?id_article=86 vi L’Est Républicain. Agriculteur “bio.” Article de Philippe Mercier le 21 avril 2009. Site Internet de CGA de Lorraine. “Statut Historique.” vii http://www.bioenlorraine.fr/cgalorraine/pages/fr/8.htm viii Guide de consommateurs. “Manger Bio, 2005-2006.” Page 5, le déscriptif de la Sarl BioGam.
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    i Site Internetdu Panorama des Industries Agroalimentaires. “Perception par les entreprises agroalimentaires du territoire.” http://panoramaiaa.agriculture.gouv.fr/article.php3? id_article=87 PMAF. Dans l’exposition: “Nourrir l’humanité avec humanité; quelle agriculture pour demain?” ii réalisée par la Protection Mondiale des Animaux de Ferme (PMAF) à la Médiathèque Jean Macé à Borny. Site Internet de La Chambre Régionale d’Agriculture de Lorraine. “Les chiffres agroalimentaires iii pour les entreprises et les activités.” http://www.cra-lorraine.fr/index.php? page=053&article=215 iv Site Internet de l’Agronomie et Développement durable. “CGA Etat des lieux.” http://www.cra- lorraine.fr/fichiers/conf-bio-etat-lieux-CGA.pdf v Site Internet de La Chambre Régionale d’Agriculture de Lorraine. “Diagnostic Territorial.” http://panoramaiaa.agriculture.gouv.fr/article.php3?id_article=86 vi L’Est Républicain. Agriculteur “bio.” Article de Philippe Mercier le 21 avril 2009. Site Internet de CGA de Lorraine. “Statut Historique.” vii http://www.bioenlorraine.fr/cgalorraine/pages/fr/8.htm viii Guide de consommateurs. “Manger Bio, 2005-2006.” Page 5, le déscriptif de la Sarl BioGam.