Journée ABF PACA – Martigues, 19 octobre 2009 Numériser pour quels services au public ? Quels enjeux pour les services de demain en bibliothèque ? Numériser pour qui ? pourquoi ? Dominique Lahary À titre personnel www.lahary.fr  |  lahary.wordpress.com [email_address]
Journée ABF PACA – Martigues, 19 octobre 2009 Numériser pour quels services au public ? Quels enjeux pour les services de demain en bibliothèque ? Le numérique pour qui ? pourquoi ? Dominique Lahary À titre personnel www.lahary.fr  |  lahary.wordpress.com [email_address] Tout spécialement le livre numérique
Numérique, numérique ? Qu’est-ce que c’est que c’est que cette histoire de tout vouloir numériser ?
Shadock je num Devise Shadock : [dessin d’un shadock en train de pomper] JE  POMPE  DONC  JE  SUIS   NUM É RISE
Numériser,  je veux bien mais numériser est un acte de transformation… d’édition ? Depuis quand les bibliothèques sont-elles éditeurs ?
Shadock il vaut mieux Devise Shadock : [dessin de quatre shadock sen train de  NUM É RISANT  pomper] Il VAUT MIEUX  POMPER MÊME S’IL NE SE PASSE  RIEN QUE RISQUER QU’IL SE PASSE QUELQUE CHOSE DE PIRE EN NE POMPANT PAS   NUM É RISANT
Quelle mouche nous a donc piqués   ?
Plan     1.     La bibliothèque a disparu 2.     Trouver, est-ce avoir ?   3.     Qui fabrique le numérique  ? 4.     Celui dont on ne peut taire le nom
1. Au secours, la bibliothèque a disparu
Numéricothèque
Numéricothèque
Le monde Une
Le monde
La vision  spontanée de l’internaute  Le numérique c’est le libre accès à tout tout le temps gratuitement Rappellez-vous… « Nous voulons tout Tout de suite »
Gébé
Albanel
Albanelcommentaire Commentaire d’un internaute :
Si tout… est disponible tout le temps de partout alors il n’y a plus besoin, entre autres de bibliothèques pour accéder On ne va pas à la fontaine quand on a l’eau courante à domicile
Le web est  bien… La bibliothèque globale Même si elle est aussi beaucoup d’autres choses
Ce que les moteurs ont changé    Six révolutions 1.  On  cherche partout à la fois La métacollection contre la collection
Ce que les moteurs ont changé    Six révolutions 2.  On  cherche avec ses propres mots Le « langage naturel » contre les langages documentaires
Ce que les moteurs ont changé 2.  On  cherche avec ses propres mots Les classifications postcoordonnés contre les classifications précoordonnés Clusterisation Social bookmarking
Ce que les moteurs ont changé    Six révolutions 3.  On  se fiche du bruit L’ordre des résultats contre Le résultat exact
Ce que les moteurs ont changé    Six révolutions 3.  On  veut de l’information primaire La bibliothèque contre les catalogues
Ce que les moteurs ont changé    Six révolutions 5.  On  fait tout avec le même outil Le flou contre la frontière
Ce que les moteurs ont changé    Six révolutions 6.  On  veut accéder de chez soi, de partout L’atopisme contre le lieu dédié
Démonstration
Démo1-Europeana suffocation
Démo2-Google
Oui mais… Rien ne sert de trouver… …   si on ne peut pas avoir Et on ne pourra rien avoir… …   qui n’ait été préalablement … nu mé ri sé
Shadock-jevends (là j’anticipe sur la suite) Devise Shadock : [dessin d’un shadock en train de pomper] JE  POMPE  DONC  JE  SUIS   NUM É RISE  VENDS
2. Trouver, est-ce avoir ?
Google-MmeHusson
Google-Quiche
Google-QuicheDétail
Google-Explication
Qu’est-ce qu’un livre à l’heure du numérique ?   http://lafeuille.homo-numericus.net   Les livres seront là, au milieu des contenus web, enfin accessibles. Accessibles ? Mais accessibles comment ? A quoi aurons-nous droit ? La question d’accès se brouille à l’ère du numérique parce qu’elle se complexifie. Comment rendre les contenus (les contenus des livres) indexables par les moteurs tout en continuant à les vendre et donc en limitant leur accès ? Comment les vendre ou les prêter : uniquement dans l’enceinte ou sur le site du libraire ou de la bibliothèque ? uniquement sur un terminal qu’on prête ou vend également, limitant par la même les accès personnels et multiples
Comment avoir ce qu’on a trouvé ? L’idée selon laquelle trouver c’est avoir repose sur le postulat selon lequel tout ce qui est indexé est téléchargeable gratuitement C’est vrai ! Internet coopératif Internet du don Internet public Internet marchand selon le modèle économique de la gratuité Piratage abondance
Comment avoir ce qu’on a trouvé ? L’idée selon laquelle trouver c’est avoir repose sur le postulat selon lequel tout ce qui est indexé est téléchargeable gratuitement C’est faux ! Intranet, extranet Modèles économiques payants Modèles bibliothèque Téléchargement de fichiers chronodégradables Streaming / affichage sans téléchargement rareté
Les modèles économiques achat abonnement forfait prix à l’unité rareté abondance
Comment transformer l’abondance en rareté ? Par l’économie Les modèles économiques de la gratuité et du tarif Par la technique DRM Fourniture à l’écran Téléchargement protégé par la chronodégrabilité ou l’incompatibilité des formats Pour lire sur ordinateur, smartphone ou liseuse
Toutes les bibliothèques ne sont pas logées à la même enseigne Bibliothèques d’étude et de recherche Chercheurs, enseignants, étudiants ont besoin des ressources électroniques qu’ils ne peuvent se payer Lecture publique Le grand public à le sentiment que tout est disponible sur Internet Il ne voit pas les ressources payantes C’est à propos des livres que cette impression est la plus fausse
Bib locales et bib globale Les bibliothèques locales La bibliothèque globale
Que devient le rôle des bibliothèques ? Ce qu’il a toujours été ! Payer pour donner accès à leurs usagers Quel est le problème ? Celui de tout support supposant l’équipement technique des usagers  Il faut accepter de travailler pour un marché de niche Mais encore ?
Que devient le rôle des bibliothèques ? Ce qu’il a toujours été ! Payer pour donner accès à leurs usagers Quel est le problème ? La difficulté à traiter avec de nouveaux fournisseurs pas toujours au fait des besoins des bibliothèques  Il faut accepter de travailler pour un marché de niche Vers une licence nationale ?
Niche1
Niche, certes mais prenons garde « Nous voulons tout ! »
Sempé1 [ici, personnage de Sempé tenant un bouquet à ma main Demande d’autorisation en cours]
Sempé2 [ici, le même personnage tenant son bouquet est au fond, il vie,t d’entrer dans une serre pleine de fleurs où une femme est en train de travailler – C’est la couverture de  Sentiments distingués  de Sempé aux éditions Denoël. Demande d’autorisation en cours]
Albanel
A propos d’un passage de L’homme sans qualité  de Robert Musil Cette rencontre avec l’infinité des lectures possibles n’est pas sans rapport avec l’encouragement à ne pas lire Pierre Bayard Comment parler des livres dont on n’a pas lu
3. Qui fabrique le numérique ?
3. A  qui  revient-il de  fabrique r le numérique ?
A qui revient-il de fabriquer le numérique ? Le numérique courant Les éditeurs ! Arrêter de briser la chaîne numérique Tout texte aujourd’hui naît numérique Le numérique rétrospectif Les éditeurs Les bibliothèques ? Quelles bibliothèques ?
Des  bibliothèques doivent être sur Internet Elles participent à la bibliothèque globale ne laissons pas le monopole à Google ! Les bibliothèques sont… des collectivités organisées qui participent à l’ensemble inorganisé qu’est le Web
Des  bibliothèques doivent être sur Internet Sur Internet, il y a des bibliothèques numériques identifiables (Gallica, Europeana, la Bibliothèque électronique de Lisieux…) Mais les gens sont rentrés par la fenêtre Il ont cherché sur Internet, pas dans cette bibliothèque Ils ont trouvé la ressource qu’ils cherchaient, ils se fichent de savoir qui l’a mis en ligne
Des  bibliothèques doivent être sur Internet Les bibliothèques en nuage La bibliothèque globale
Oui mais…  La plupart des bibliothèques n’ont rien à numériser n’ont aucune ressource originale à oublier sur Internet et pourtant  Elles ont une place dans le système global
Les trois cercles Les bibliothèques locales Les bibliothèques en nuage La bibliothèque globale
Les bibliothèques locales  Sont des réservoirs de premier recours …  pour ce que l’internaute n’a pas trouvé par lui-même la bibliothèque des objets la bibliothèque du numérique payant   (voir infra)  …  pour donner accès à la bibliothèque globale …  pour aider à naviguer sur la bibliothèque globale
Oui mais…  La bibliothèque locale ne sort pas indemne
Searchengine
La bibliothèque locale…  est relativisée elle devient une partie d’un grand tout ce qu’elle était déjà Ses usagers ont changé Le web a reconfiguré, en les disséminant, les pratiques documentaires
Caraco Les ressources numériques externes ne sont pas une partie de nos collections. Ce sont nos collections qui sont une partie des ressources que nous mettons à la disposition des étudiants. Alain Caraco directeur du SCD de Chambéry
4. Celui dont on ne peut taire le nom
Ombre de Google
L’affaire Google Le contentieux américain Editeurs vs. Google Le projet de « règlement » L’internationnalisation Cela concerne des œuvres non américaine Il risque d’y avoir un effet de généralisation Cette affaire ne porte que sur les œuvres protégées et non celles du domaine public
Robert Darnton Quelle que soit la manière d’interpréter cet accord, ses dispositions s’imbriquent de manière si inextricable qu’elles s’imposent en bloc. Aujourd’hui, ni Google, ni les auteurs, ni les éditeurs, ni la cour de district de New York ne sont en mesure d’y apporter des changements notables. C’est un tournant majeur dans le développement de ce que nous appelons la société de l’information. Si nous ne rééquilibrons pas la balance, les intérêts privés pourraient bientôt l’emporter pour de bon sur l’intérêt public. Le rêve des Lumières serait alors plus inaccessible que jamais.   La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google   Le Monde diplomatique , mars 2009
La position de 12 associations membres de l’IABD Une tentation dangereuse à long terme Déséquilibre dans l’accès au savoir Vie privée Censure Accès au savoir Exclusivité de fait dans l’accès Exclusivité commerciale Marché inélastique
L’enjeu ? Un droit exclusif L’enjeu véritable :  O rganiser le transfert des droits des œuvres épuisées et orphelines au profit de Google Une solution proposée Utiliser le grand emprunt pour numériser et racheter les droits des œuvres épuisées et orphelines pour leur libre diffusion
Conclure ?
Non ! Ou alors vous Mais j’aimerais aborder la question de la  lecture
La lecture est victime d’un effet d’entonnoir Implicitement, on entend, par  lecture la  lecture d’imprimé de livre de texte narratif de texte narratif de fiction de roman de roman de littérature légitime
PCF www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr D’intéressantes analyses du résultat de l’enquête Mais les données sur la  lecture  sont limitées à celle de l’ imprimé . L’analyse des usages d’internet ne distinguent pas l’acte de lire, mais seulement le téléchargement de textes.
Qu’est-ce qu’un livre à l’heure du numérique ?   http://lafeuille.homo-numericus.net   On ne sait plus ce que c’est que lire… Les sociologues sont un peu perdu pour mesurer notre rapport à la lecture. Notre consommation annuelle de livre et presse baisse. Et nous passons de plus en plus de temps sur le Net. Le problème, c’est qu’on ne fait pas qu’y lire (on écoute de la musique, regardons des vidéos, écrivons…) et on y lit aussi beaucoup. Le temps de lecture disparait, pour un temps consacré entre autre à la lecture. Read/Write Web
Vivent les trois cercles Les bibliothèques locales Les bibliothèques en nuage La bibliothèque globale
 
 
 
 
 
Vous venez de voir quelques dessins d’Albert Robida (1848-1932) Chapeau le visionnaire !
Shadock on ne sait pas Devise Shadock : [dessin d’un shadock marin aux commandes de  son bateau] QUAND ON NE SAIT PAS OU ON VA, IL FAUT Y ALLER !!…  ET LE PLUS VITE POSSIBLE

Le numérique pour qui ? pourquoi ?

  • 1.
    Journée ABF PACA– Martigues, 19 octobre 2009 Numériser pour quels services au public ? Quels enjeux pour les services de demain en bibliothèque ? Numériser pour qui ? pourquoi ? Dominique Lahary À titre personnel www.lahary.fr | lahary.wordpress.com [email_address]
  • 2.
    Journée ABF PACA– Martigues, 19 octobre 2009 Numériser pour quels services au public ? Quels enjeux pour les services de demain en bibliothèque ? Le numérique pour qui ? pourquoi ? Dominique Lahary À titre personnel www.lahary.fr | lahary.wordpress.com [email_address] Tout spécialement le livre numérique
  • 3.
    Numérique, numérique ?Qu’est-ce que c’est que c’est que cette histoire de tout vouloir numériser ?
  • 4.
    Shadock je numDevise Shadock : [dessin d’un shadock en train de pomper] JE POMPE DONC JE SUIS NUM É RISE
  • 5.
    Numériser, jeveux bien mais numériser est un acte de transformation… d’édition ? Depuis quand les bibliothèques sont-elles éditeurs ?
  • 6.
    Shadock il vautmieux Devise Shadock : [dessin de quatre shadock sen train de NUM É RISANT pomper] Il VAUT MIEUX POMPER MÊME S’IL NE SE PASSE RIEN QUE RISQUER QU’IL SE PASSE QUELQUE CHOSE DE PIRE EN NE POMPANT PAS NUM É RISANT
  • 7.
    Quelle mouche nousa donc piqués ?
  • 8.
    Plan   1.    La bibliothèque a disparu 2.    Trouver, est-ce avoir ? 3.    Qui fabrique le numérique ? 4.    Celui dont on ne peut taire le nom
  • 9.
    1. Au secours,la bibliothèque a disparu
  • 10.
  • 11.
  • 12.
  • 13.
  • 14.
    La vision spontanée de l’internaute Le numérique c’est le libre accès à tout tout le temps gratuitement Rappellez-vous… « Nous voulons tout Tout de suite »
  • 15.
  • 16.
  • 17.
  • 18.
    Si tout… estdisponible tout le temps de partout alors il n’y a plus besoin, entre autres de bibliothèques pour accéder On ne va pas à la fontaine quand on a l’eau courante à domicile
  • 19.
    Le web est bien… La bibliothèque globale Même si elle est aussi beaucoup d’autres choses
  • 20.
    Ce que lesmoteurs ont changé  Six révolutions 1. On cherche partout à la fois La métacollection contre la collection
  • 21.
    Ce que lesmoteurs ont changé  Six révolutions 2. On cherche avec ses propres mots Le « langage naturel » contre les langages documentaires
  • 22.
    Ce que lesmoteurs ont changé 2. On cherche avec ses propres mots Les classifications postcoordonnés contre les classifications précoordonnés Clusterisation Social bookmarking
  • 23.
    Ce que lesmoteurs ont changé  Six révolutions 3. On se fiche du bruit L’ordre des résultats contre Le résultat exact
  • 24.
    Ce que lesmoteurs ont changé  Six révolutions 3. On veut de l’information primaire La bibliothèque contre les catalogues
  • 25.
    Ce que lesmoteurs ont changé  Six révolutions 5. On fait tout avec le même outil Le flou contre la frontière
  • 26.
    Ce que lesmoteurs ont changé  Six révolutions 6. On veut accéder de chez soi, de partout L’atopisme contre le lieu dédié
  • 27.
  • 28.
  • 29.
  • 30.
    Oui mais… Rienne sert de trouver… … si on ne peut pas avoir Et on ne pourra rien avoir… … qui n’ait été préalablement … nu mé ri sé
  • 31.
    Shadock-jevends (là j’anticipesur la suite) Devise Shadock : [dessin d’un shadock en train de pomper] JE POMPE DONC JE SUIS NUM É RISE VENDS
  • 32.
  • 33.
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  • 35.
  • 36.
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    Qu’est-ce qu’un livreà l’heure du numérique ? http://lafeuille.homo-numericus.net Les livres seront là, au milieu des contenus web, enfin accessibles. Accessibles ? Mais accessibles comment ? A quoi aurons-nous droit ? La question d’accès se brouille à l’ère du numérique parce qu’elle se complexifie. Comment rendre les contenus (les contenus des livres) indexables par les moteurs tout en continuant à les vendre et donc en limitant leur accès ? Comment les vendre ou les prêter : uniquement dans l’enceinte ou sur le site du libraire ou de la bibliothèque ? uniquement sur un terminal qu’on prête ou vend également, limitant par la même les accès personnels et multiples
  • 38.
    Comment avoir cequ’on a trouvé ? L’idée selon laquelle trouver c’est avoir repose sur le postulat selon lequel tout ce qui est indexé est téléchargeable gratuitement C’est vrai ! Internet coopératif Internet du don Internet public Internet marchand selon le modèle économique de la gratuité Piratage abondance
  • 39.
    Comment avoir cequ’on a trouvé ? L’idée selon laquelle trouver c’est avoir repose sur le postulat selon lequel tout ce qui est indexé est téléchargeable gratuitement C’est faux ! Intranet, extranet Modèles économiques payants Modèles bibliothèque Téléchargement de fichiers chronodégradables Streaming / affichage sans téléchargement rareté
  • 40.
    Les modèles économiquesachat abonnement forfait prix à l’unité rareté abondance
  • 41.
    Comment transformer l’abondanceen rareté ? Par l’économie Les modèles économiques de la gratuité et du tarif Par la technique DRM Fourniture à l’écran Téléchargement protégé par la chronodégrabilité ou l’incompatibilité des formats Pour lire sur ordinateur, smartphone ou liseuse
  • 42.
    Toutes les bibliothèquesne sont pas logées à la même enseigne Bibliothèques d’étude et de recherche Chercheurs, enseignants, étudiants ont besoin des ressources électroniques qu’ils ne peuvent se payer Lecture publique Le grand public à le sentiment que tout est disponible sur Internet Il ne voit pas les ressources payantes C’est à propos des livres que cette impression est la plus fausse
  • 43.
    Bib locales etbib globale Les bibliothèques locales La bibliothèque globale
  • 44.
    Que devient lerôle des bibliothèques ? Ce qu’il a toujours été ! Payer pour donner accès à leurs usagers Quel est le problème ? Celui de tout support supposant l’équipement technique des usagers Il faut accepter de travailler pour un marché de niche Mais encore ?
  • 45.
    Que devient lerôle des bibliothèques ? Ce qu’il a toujours été ! Payer pour donner accès à leurs usagers Quel est le problème ? La difficulté à traiter avec de nouveaux fournisseurs pas toujours au fait des besoins des bibliothèques Il faut accepter de travailler pour un marché de niche Vers une licence nationale ?
  • 46.
  • 47.
    Niche, certes maisprenons garde « Nous voulons tout ! »
  • 48.
    Sempé1 [ici, personnagede Sempé tenant un bouquet à ma main Demande d’autorisation en cours]
  • 49.
    Sempé2 [ici, lemême personnage tenant son bouquet est au fond, il vie,t d’entrer dans une serre pleine de fleurs où une femme est en train de travailler – C’est la couverture de Sentiments distingués de Sempé aux éditions Denoël. Demande d’autorisation en cours]
  • 50.
  • 51.
    A propos d’unpassage de L’homme sans qualité de Robert Musil Cette rencontre avec l’infinité des lectures possibles n’est pas sans rapport avec l’encouragement à ne pas lire Pierre Bayard Comment parler des livres dont on n’a pas lu
  • 52.
    3. Qui fabriquele numérique ?
  • 53.
    3. A qui revient-il de fabrique r le numérique ?
  • 54.
    A qui revient-ilde fabriquer le numérique ? Le numérique courant Les éditeurs ! Arrêter de briser la chaîne numérique Tout texte aujourd’hui naît numérique Le numérique rétrospectif Les éditeurs Les bibliothèques ? Quelles bibliothèques ?
  • 55.
    Des bibliothèquesdoivent être sur Internet Elles participent à la bibliothèque globale ne laissons pas le monopole à Google ! Les bibliothèques sont… des collectivités organisées qui participent à l’ensemble inorganisé qu’est le Web
  • 56.
    Des bibliothèquesdoivent être sur Internet Sur Internet, il y a des bibliothèques numériques identifiables (Gallica, Europeana, la Bibliothèque électronique de Lisieux…) Mais les gens sont rentrés par la fenêtre Il ont cherché sur Internet, pas dans cette bibliothèque Ils ont trouvé la ressource qu’ils cherchaient, ils se fichent de savoir qui l’a mis en ligne
  • 57.
    Des bibliothèquesdoivent être sur Internet Les bibliothèques en nuage La bibliothèque globale
  • 58.
    Oui mais… La plupart des bibliothèques n’ont rien à numériser n’ont aucune ressource originale à oublier sur Internet et pourtant Elles ont une place dans le système global
  • 59.
    Les trois cerclesLes bibliothèques locales Les bibliothèques en nuage La bibliothèque globale
  • 60.
    Les bibliothèques locales Sont des réservoirs de premier recours … pour ce que l’internaute n’a pas trouvé par lui-même la bibliothèque des objets la bibliothèque du numérique payant (voir infra) … pour donner accès à la bibliothèque globale … pour aider à naviguer sur la bibliothèque globale
  • 61.
    Oui mais… La bibliothèque locale ne sort pas indemne
  • 62.
  • 63.
    La bibliothèque locale… est relativisée elle devient une partie d’un grand tout ce qu’elle était déjà Ses usagers ont changé Le web a reconfiguré, en les disséminant, les pratiques documentaires
  • 64.
    Caraco Les ressourcesnumériques externes ne sont pas une partie de nos collections. Ce sont nos collections qui sont une partie des ressources que nous mettons à la disposition des étudiants. Alain Caraco directeur du SCD de Chambéry
  • 65.
    4. Celui donton ne peut taire le nom
  • 66.
  • 67.
    L’affaire Google Lecontentieux américain Editeurs vs. Google Le projet de « règlement » L’internationnalisation Cela concerne des œuvres non américaine Il risque d’y avoir un effet de généralisation Cette affaire ne porte que sur les œuvres protégées et non celles du domaine public
  • 68.
    Robert Darnton Quelleque soit la manière d’interpréter cet accord, ses dispositions s’imbriquent de manière si inextricable qu’elles s’imposent en bloc. Aujourd’hui, ni Google, ni les auteurs, ni les éditeurs, ni la cour de district de New York ne sont en mesure d’y apporter des changements notables. C’est un tournant majeur dans le développement de ce que nous appelons la société de l’information. Si nous ne rééquilibrons pas la balance, les intérêts privés pourraient bientôt l’emporter pour de bon sur l’intérêt public. Le rêve des Lumières serait alors plus inaccessible que jamais. La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google Le Monde diplomatique , mars 2009
  • 69.
    La position de12 associations membres de l’IABD Une tentation dangereuse à long terme Déséquilibre dans l’accès au savoir Vie privée Censure Accès au savoir Exclusivité de fait dans l’accès Exclusivité commerciale Marché inélastique
  • 70.
    L’enjeu ? Undroit exclusif L’enjeu véritable : O rganiser le transfert des droits des œuvres épuisées et orphelines au profit de Google Une solution proposée Utiliser le grand emprunt pour numériser et racheter les droits des œuvres épuisées et orphelines pour leur libre diffusion
  • 71.
  • 72.
    Non ! Oualors vous Mais j’aimerais aborder la question de la lecture
  • 73.
    La lecture estvictime d’un effet d’entonnoir Implicitement, on entend, par lecture la lecture d’imprimé de livre de texte narratif de texte narratif de fiction de roman de roman de littérature légitime
  • 74.
    PCF www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr D’intéressantesanalyses du résultat de l’enquête Mais les données sur la lecture sont limitées à celle de l’ imprimé . L’analyse des usages d’internet ne distinguent pas l’acte de lire, mais seulement le téléchargement de textes.
  • 75.
    Qu’est-ce qu’un livreà l’heure du numérique ? http://lafeuille.homo-numericus.net On ne sait plus ce que c’est que lire… Les sociologues sont un peu perdu pour mesurer notre rapport à la lecture. Notre consommation annuelle de livre et presse baisse. Et nous passons de plus en plus de temps sur le Net. Le problème, c’est qu’on ne fait pas qu’y lire (on écoute de la musique, regardons des vidéos, écrivons…) et on y lit aussi beaucoup. Le temps de lecture disparait, pour un temps consacré entre autre à la lecture. Read/Write Web
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    Vivent les troiscercles Les bibliothèques locales Les bibliothèques en nuage La bibliothèque globale
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    Vous venez devoir quelques dessins d’Albert Robida (1848-1932) Chapeau le visionnaire !
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    Shadock on nesait pas Devise Shadock : [dessin d’un shadock marin aux commandes de son bateau] QUAND ON NE SAIT PAS OU ON VA, IL FAUT Y ALLER !!… ET LE PLUS VITE POSSIBLE