LA BIBLIOTHÈQUE SUR LE NET :  INTERFACE  OU  CONTENUS ? (OU POURQUOI N’Y A-T-IL PAS DE BIBLIOTHÈQUES SUR LA LUNE ?) Ertzscheid Olivier / McF Infocom Université de Nantes . IUT La Roche sur Yon [email_address]   http://www.Affordance.info   SESSION 5 LA BIBLIOTHÈQUE SUR LE NET « commande ABF » :  L’évolution des bibliothèques immatérielles et des pratiques qui y sont associées. …  en 20 minutes …
LE NET . Le Net est-il « un » espace ? Il l’est originellement  world wide web Espace/lieu : de parole, d’expression, d’inscription, d’écriture.  Architecture : client/serveur au départ … clientèle/marchands à l’arrivée …  Il est aujourd’hui surtout une temporalité  (world  Live  Web)
LA BIBLIOTHÈQUE . Est un espace : De mises en espace (des collections) De mise en mémoire (des traces) De mise en perspective (des savoirs)
La bibliothèque numérique idéale ? Interface = « mise en espace » Contenus = « mise en mémoire »
Usages, espaces,  architectures. Le jeu des 3 erreurs ERREUR n°1  Considérer que l’usage c’est l’interface. L’usage c’est la mémoire .  La mémoire, ce sont les contenus.  PAS l’interface. ERREUR n°2 Considérer que l’espace est celui des contenus. L’espace c’est l’interface . PAS l’accès. PAS les contenus. ERREUR n°3 Considérer que l’architecture c’est l’interface. L’architecture ce sont les accès (de masse) ET les métadonnées.  PAS l’interface. PAS l’organisation des contenus. PAS les contenus eux-mêmes
Bibliothèque physique Des USAGES (de prêt) Des ESPACES (de services) Des ARCHITECTURES
Bibliothèque numérique Des USAGES (de prêt) Des ESPACES (de services) Des ARCHITECTURES
Bibliothèque numérique Des USAGES mémoriels Des ESPACES interfacés Des ARCHITECTURES d’accès et de métadonnées … donc de services
Abolir / Proscrire le rebond Désorientation
Un public captif ou un écosystème captivant ??
  IT TAKES A HEAP OF LIVING TO MAKE A HOUSE A HOME. HOW MUCH TIME IS NEEDED TO MAKE A SPACE A PLACE !  ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----  « (...)  L’ESPACE C’EST CE QUI EMPÊCHE QUE TOUT SOIT À LA MÊME PLACE.  » [VIRILIO 90 P.127]  L’interface de la bibliothèque numérique idéale doit abolir l’espace … pour permettre à l’usager de constater que tout est toujours rangé à la même place.
«  [L’ÉCRAN A]  LE PIXEL POUR ALPHABET, LE SIGNE POUR VOCABULAIRE, L’ALGORITHMIQUE POUR GRAMMAIRE ET L’INTERACTIVITÉ POUR MODE DE LECTURE ».  [DALL’ARMELLINA 00] UNE NOUVELLE GRAMMATOLOGIE ALGORITHMIQUE
Grammatologie algorithmique ??? L’algorithmique comme grammaire Google. Léviathan calculatoire.  Google book Search Réapprendre à faire des phrases simples SUJET VERBE COMPLEMENT
LA QUESTION DU LIEU TECHNOLOGIQUE Le texte comme lieu technologique Numérisation en mode image :  erreur historique ? erreur de jeunesse ?  péché originel ?
OUBLIER LE LIEU. PLAIDOYER POUR UNE APPROCHE TOPOLOGIQUE DE LA BIBLIOTHÈQUE [Gleick 91 p.69] «  La topologie est la géométrie des surfaces élastiques. Elle s’intéresse davantage au qualitatif qu’au quantitatif, et demande : « Si vous ignorez les mesures, que pouvez-vous dire sur la structure globale ? » Enjeu de demain : que peut-on dire de la structure globale de la bibliothèque, abstraction faîte de son périmètre de ressources numériques propres ou distantes ? la topologie est bien une science étrange pour laquelle « (…)  une tasse à café est identique à une chambre à air, car toutes deux sont des surfaces avec un trou.  »  Enjeu de demain : déterminer ce qui, dans la bibliothèque numérique, dans ses ressources et dans son offre de service, relève de la surface (du « plein ») et du trou (du « vide ») =
Parabole … « La bibliothèque dans les nuages. »  Il était une fois … un conférencier de passage dans une université … « nous savons que la notoriété du conférencier (…) va entraîner un pic de téléchargements au moment de l'annonce de la mise en ligne. L(…) Il est probable que notre serveur, robuste mais modeste, ne tiendra pas le choc (et que) la direction informatique de l'Université nous fera quelques observations à ce sujet. Que faire ?? Déposer / Dé-porter sur YouTube ? Héberger chez soi ? Héberger ailleurs en gardant chez soi la « notice » ?? Garder la maîtrise de ses contenus :  Un enjeu pour la bibliothèque sans lieu ? « Toute la question est de savoir où se trouve le cœur de notre métier qu'il ne faut pas déléguer au risque de ne plus assumer correctement notre mission. » http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/01/540-herve-les-nuages-et-l-udem
Contenus dé-portés ou contenus « à portée » ?
«  (...) LA CULTURE EST TOUJOURS TERRITORIALE : ELLE EST TOUJOURS LIÉE À UNE DÉMARCATION, À UNE CIRCONSCRIPTION, À UNE APPARTENANCE. IL N’Y A DE CULTURE QUE LOCALE, IL N’Y A DE GÉNIE QUE DES LIEUX, IL N’Y A DE LITTÉRATURE QU’EN LANGUE NATURELLE ET, PAR DÉFINITION, AUCUNE LANGUE NATURELLE N’EST COSMIQUE NI MONDIALE (…): ELLE DOIT GARDER QUELQUE CHOSE QUI N’EST LIVRÉ QU’À UNE INTERPRÉTATION, ET NON À UNE ÉQUIVALENCE.  » R. DEBRAY. SINON … DE LA BIBLIOTHÈQUE SANS TOPOLOGIE À L’INCULTURE SANS TERRITOIRE … IL N’EST QU’UN PAS …
GOOGLE A MIS DE LA BIBLIOTHÈQUE DANS SON INTERFACE. RENDONS-LUI LA PAREILLE BIBLIOTHÈQUE CONTOURNANTE : GOOGLIOTHÈQUE ?
http://detoutsurrien.wordpress.com/2009/06/08/google-ne-vient-pas-a-toi-va-a-google/
DE LA BIBLIOTHÈQUE COMME UN SERVICE PUBLIC NUMÉRIQUE DE LA CAPACITÉ DE LA BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE À OFFRIR DES SERVICES NUMERIQUES AUX PUBLICS QUESTIONS
Une « webliothèque » de service public A qualité égale de contenus offerts, offrir une alternative de service VS modèle du gratuit financé par la publicité Contenus mis en avant au regard d’une vraie politique documentaire VS nombre de visites Ne pas rechercher la communauté pour la communauté, le participatif pour le participatif La vocation d’une bibliothèque  n’est pas  d’être communautaire ou participative.  Posons-nous la question des services  après  la question de l’offre.
Pourquoi n’y a-t-il pas de bibliothèques sur la lune ?? Bibliothèque Mer de la tranquilité
« CE NE SONT PAS LES CONDUCTEURS DE DILIGENCE QUI ONT INVENTÉ LES LOCOMOTIVES » QUI INVENTERA LA BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE ? PARCE QU’IL FAUT BIEN CONCLURE
Demain .. Sortir de « l’effet diligence »  «  Les premiers wagons ressemblaient à des diligences et les premières automobiles, à des voitures à cheval.  » Jacques Perriault http://archives.limsi.fr/WkG/PCD2000/textes/perriault.html
Encore une petite recommandation … Se mettre en quête d’espaces de voisinages numériques  et  permettre aux professionnels de se les approprier Blogs, wikis, folksonomies, catalogues ouverts … Pourquoi ? Pour se préparer, se familiariser à ces nouvelles porosités.  Parce que  le texte a précédé la bibliothèque Parce que l’art de la prescription est antérieur aux beaux-arts bibliothéconomiques.
Les plus belles bibliothèques du monde. Usages, espaces, architectures
Ceci n’est pas une  bibliothèque numérique Ceci sera peut-être une bibliothèque. Ceci l’est peut-être déjà …
REMERCIEMENTS ICONOGRAPHIQUES http://thenonist.com/index.php/thenonist/permalink/hot_library_smut/ http://images.google.fr
BONUS TRACKS … Et maintenant, méditons sur les phrases suivantes …
«  L’ESPACE VIRTUEL DÉSTABILISE NOTRE DÉFINITION DU RÉEL ET NOS RAPPORTS PERCEPTIFS, COGNITIFS ET SYMBOLIQUES AVEC L’ENVIRONNEMENT.  » [LEFEBVRE & PAILLIART 92 P.8] La bibliothèque doit-elle cherche à assumer, à reproduire, à faire perdurer de manière féconde cette déstabilisation ? Ou doit-elle cherche l’équilibre, le stable, le pérenne ? [BONUS TRACK #1]
«  (...) LA MODIFICATION DES NOTIONS HABITUELLES D’ESPACE ET DE TEMPS A ÉTENDU LE PRINCIPE DE LA RELATIVITÉ À L’ANCIENNE NOTION DE SUPERFICIE, DE SURFACE, ABOUTISSANT AU REMPLACEMENT DE CELLE-CI PAR LA NOTION D’INTERFACE, NOTION TROP MÉSESTIMÉE QUI ÉTABLIT POURTANT LA SUPERFICIE DANS SA RELATION MÉDIATIQUE, ET QUI FAIT DE CETTE DERNIÈRE UN ‘FACE À FACE’, UN ‘VIS À VIS’.  » [VIRILIO 90 P.71] DE LA SURFACE ÉCRAN À LA BIBLIOTHÈQUE INTERFACE [BONUS TRACK #2]
«  LA TECHNOLOGIE ÉLECTRONIQUE ÔTE OU SOUSTRAIT DU TEXTE L’ÉCRIVAIN ET LE LECTEUR. (...) IL Y A TELLEMENT DE NIVEAUX AUXQUELS ILS SONT DÉFÉRÉS QUE LE LECTEUR OU L’ÉCRIVAIN ÉPROUVENT DE LA DIFFICULTÉ À IDENTIFIER LE LIEU DU TEXTE : EST-IL SUR L’ÉCRAN, DANS LA MÉMOIRE DE L’ORDINATEUR OU SUR LE DISQUE DUR ?  »  BOLTER D.J.  CITÉ PAR [LANDOW 92] [BONUS TRACK #3]
TOPOÏ NUMÉRIQUES FORTUITÉ. La bibliothèque interface Europeana, WDL GRATUITÉ. La bibliothèque réceptacle Gallica 1 ALIÉNÉE. La bibliothèque hybride Gallica 2 COMMUNAUTÉ. La bibliothèque réseau Librarything MARKETÉE. L’aliénante bibliothèque marchande Amazon PREGNANTE. L’obsédante bibliothèque accédante Google Books / Google Scholar ATOPIQUE. La bibliothèque du 2 ème  monde Second life  [BONUS TRACK #4]
GARE AU PÊCHÉ D’ORGUEIL ! Découvrir, accéder, flâner, étudier, rencontrer, partager, comparer, acheter, accéder, puiser  La bibliothèque peut-elle permettre (être) tout cela  à la fois  ? La bibliothèque peut-elle être tous ces lieux d’usage  en un seul endroit  ? Gare à la bibliothèque fantasmée Gare à la bibliothèque universelle «  Quand on proclama que la Bibliothèque comprenait tous les livres, la première réaction fut un bonheur extravagant. Tous les hommes se sentirent maîtres d’un trésor intact et secret. Il n’y avait pas de problème personnel ou mondial dont l’éloquente solution n’existât quelque part, dans quelque hexagone. L’univers se trouvait justifié (...) mais les chercheurs ne s’avisaient pas que la probabilité pour un homme de trouver sa justification, ou même quelque perfide variante de la sienne, approche de zéro.  » [Borges 65 p.76] » [BONUS TRACK #4bis]
«  GRÂCE À CE DISPOSITIF TOPOGRAPHIQUE DE LA BIBLIOTHÈQUE D’OÙ PERSONNE N’EST EXCLU ET OÙ RIEN N’EST INTERDIT AU REGARD ANALYTIQUE, SE PEUVENT PRODUIRE CES « EXPÉRIENCES MENTALES » QUI SERONT L’AXE MAJEUR DE LA RÉVOLUTION SCIENTIFIQUE. LA BIBLIOTHÈQUE PAR SON RASSEMBLEMENT ORDONNÉ MULTIPLIERA LA POSSIBILITÉ DE SYNTHÈSES PARTIELLES, EN DIFFUSERA LES COMPTE-RENDUS POUR ÉLABORER UNE ADHÉSION TOUJOURS RÉMISSIBLE ET REHAUSSÉE DE SA PROPRE CRITIQUE.  » [DAMIEN 95 P.111] BIBLIOTHÈQUE  PANOPTIQUE [BONUS TRACK #5]
Bibliothèque est d’abord le lieu d’un ratio idéal entre bruit et silence Bibliothèque traditionnelle Bruit des oisillons dans la cour et le silence de l’étude Bibliothèque informatique Bruit des requêtes et le silence du catalogue Bibliothèque numérique Bruit des usages et le silence des ressources [BONUS TRACK #6]
LA BIBLIOTHÈQUE  RHIZOME Qui subsume toutes les précédentes.  Qui est celle de l’usage Qui doit devenir celle de tous les usagers Pour : Découvrir, accéder dans la bibliothèque interface Flâner, étudier dans la bibliothèque réceptacle Rencontrer, partager, comparer dans la bibliothèque réseau Acheter dans la bibliothèque marchande Accéder, puiser dans l’obsédante bibliothèque accédante [BONUS TRACK #7]

Bibliothèque sur le net : interface ou contenus ?

  • 1.
    LA BIBLIOTHÈQUE SURLE NET : INTERFACE OU CONTENUS ? (OU POURQUOI N’Y A-T-IL PAS DE BIBLIOTHÈQUES SUR LA LUNE ?) Ertzscheid Olivier / McF Infocom Université de Nantes . IUT La Roche sur Yon [email_address] http://www.Affordance.info SESSION 5 LA BIBLIOTHÈQUE SUR LE NET « commande ABF » : L’évolution des bibliothèques immatérielles et des pratiques qui y sont associées. … en 20 minutes …
  • 2.
    LE NET .Le Net est-il « un » espace ? Il l’est originellement world wide web Espace/lieu : de parole, d’expression, d’inscription, d’écriture. Architecture : client/serveur au départ … clientèle/marchands à l’arrivée … Il est aujourd’hui surtout une temporalité (world Live Web)
  • 3.
    LA BIBLIOTHÈQUE .Est un espace : De mises en espace (des collections) De mise en mémoire (des traces) De mise en perspective (des savoirs)
  • 4.
    La bibliothèque numériqueidéale ? Interface = « mise en espace » Contenus = « mise en mémoire »
  • 5.
    Usages, espaces, architectures. Le jeu des 3 erreurs ERREUR n°1 Considérer que l’usage c’est l’interface. L’usage c’est la mémoire . La mémoire, ce sont les contenus. PAS l’interface. ERREUR n°2 Considérer que l’espace est celui des contenus. L’espace c’est l’interface . PAS l’accès. PAS les contenus. ERREUR n°3 Considérer que l’architecture c’est l’interface. L’architecture ce sont les accès (de masse) ET les métadonnées. PAS l’interface. PAS l’organisation des contenus. PAS les contenus eux-mêmes
  • 6.
    Bibliothèque physique DesUSAGES (de prêt) Des ESPACES (de services) Des ARCHITECTURES
  • 7.
    Bibliothèque numérique DesUSAGES (de prêt) Des ESPACES (de services) Des ARCHITECTURES
  • 8.
    Bibliothèque numérique DesUSAGES mémoriels Des ESPACES interfacés Des ARCHITECTURES d’accès et de métadonnées … donc de services
  • 9.
    Abolir / Proscrirele rebond Désorientation
  • 10.
    Un public captifou un écosystème captivant ??
  • 11.
      IT TAKESA HEAP OF LIVING TO MAKE A HOUSE A HOME. HOW MUCH TIME IS NEEDED TO MAKE A SPACE A PLACE !  ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- « (...) L’ESPACE C’EST CE QUI EMPÊCHE QUE TOUT SOIT À LA MÊME PLACE.  » [VIRILIO 90 P.127] L’interface de la bibliothèque numérique idéale doit abolir l’espace … pour permettre à l’usager de constater que tout est toujours rangé à la même place.
  • 12.
    « [L’ÉCRANA] LE PIXEL POUR ALPHABET, LE SIGNE POUR VOCABULAIRE, L’ALGORITHMIQUE POUR GRAMMAIRE ET L’INTERACTIVITÉ POUR MODE DE LECTURE ». [DALL’ARMELLINA 00] UNE NOUVELLE GRAMMATOLOGIE ALGORITHMIQUE
  • 13.
    Grammatologie algorithmique ???L’algorithmique comme grammaire Google. Léviathan calculatoire. Google book Search Réapprendre à faire des phrases simples SUJET VERBE COMPLEMENT
  • 14.
    LA QUESTION DULIEU TECHNOLOGIQUE Le texte comme lieu technologique Numérisation en mode image : erreur historique ? erreur de jeunesse ? péché originel ?
  • 15.
    OUBLIER LE LIEU.PLAIDOYER POUR UNE APPROCHE TOPOLOGIQUE DE LA BIBLIOTHÈQUE [Gleick 91 p.69] «  La topologie est la géométrie des surfaces élastiques. Elle s’intéresse davantage au qualitatif qu’au quantitatif, et demande : « Si vous ignorez les mesures, que pouvez-vous dire sur la structure globale ? » Enjeu de demain : que peut-on dire de la structure globale de la bibliothèque, abstraction faîte de son périmètre de ressources numériques propres ou distantes ? la topologie est bien une science étrange pour laquelle « (…) une tasse à café est identique à une chambre à air, car toutes deux sont des surfaces avec un trou.  » Enjeu de demain : déterminer ce qui, dans la bibliothèque numérique, dans ses ressources et dans son offre de service, relève de la surface (du « plein ») et du trou (du « vide ») =
  • 16.
    Parabole … « Labibliothèque dans les nuages. » Il était une fois … un conférencier de passage dans une université … « nous savons que la notoriété du conférencier (…) va entraîner un pic de téléchargements au moment de l'annonce de la mise en ligne. L(…) Il est probable que notre serveur, robuste mais modeste, ne tiendra pas le choc (et que) la direction informatique de l'Université nous fera quelques observations à ce sujet. Que faire ?? Déposer / Dé-porter sur YouTube ? Héberger chez soi ? Héberger ailleurs en gardant chez soi la « notice » ?? Garder la maîtrise de ses contenus : Un enjeu pour la bibliothèque sans lieu ? « Toute la question est de savoir où se trouve le cœur de notre métier qu'il ne faut pas déléguer au risque de ne plus assumer correctement notre mission. » http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/01/540-herve-les-nuages-et-l-udem
  • 17.
    Contenus dé-portés oucontenus « à portée » ?
  • 18.
    «  (...) LACULTURE EST TOUJOURS TERRITORIALE : ELLE EST TOUJOURS LIÉE À UNE DÉMARCATION, À UNE CIRCONSCRIPTION, À UNE APPARTENANCE. IL N’Y A DE CULTURE QUE LOCALE, IL N’Y A DE GÉNIE QUE DES LIEUX, IL N’Y A DE LITTÉRATURE QU’EN LANGUE NATURELLE ET, PAR DÉFINITION, AUCUNE LANGUE NATURELLE N’EST COSMIQUE NI MONDIALE (…): ELLE DOIT GARDER QUELQUE CHOSE QUI N’EST LIVRÉ QU’À UNE INTERPRÉTATION, ET NON À UNE ÉQUIVALENCE.  » R. DEBRAY. SINON … DE LA BIBLIOTHÈQUE SANS TOPOLOGIE À L’INCULTURE SANS TERRITOIRE … IL N’EST QU’UN PAS …
  • 19.
    GOOGLE A MISDE LA BIBLIOTHÈQUE DANS SON INTERFACE. RENDONS-LUI LA PAREILLE BIBLIOTHÈQUE CONTOURNANTE : GOOGLIOTHÈQUE ?
  • 20.
  • 21.
    DE LA BIBLIOTHÈQUECOMME UN SERVICE PUBLIC NUMÉRIQUE DE LA CAPACITÉ DE LA BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE À OFFRIR DES SERVICES NUMERIQUES AUX PUBLICS QUESTIONS
  • 22.
    Une « webliothèque » deservice public A qualité égale de contenus offerts, offrir une alternative de service VS modèle du gratuit financé par la publicité Contenus mis en avant au regard d’une vraie politique documentaire VS nombre de visites Ne pas rechercher la communauté pour la communauté, le participatif pour le participatif La vocation d’une bibliothèque n’est pas d’être communautaire ou participative. Posons-nous la question des services après la question de l’offre.
  • 23.
    Pourquoi n’y a-t-ilpas de bibliothèques sur la lune ?? Bibliothèque Mer de la tranquilité
  • 24.
    « CE NE SONTPAS LES CONDUCTEURS DE DILIGENCE QUI ONT INVENTÉ LES LOCOMOTIVES » QUI INVENTERA LA BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE ? PARCE QU’IL FAUT BIEN CONCLURE
  • 25.
    Demain .. Sortirde « l’effet diligence » «  Les premiers wagons ressemblaient à des diligences et les premières automobiles, à des voitures à cheval.  » Jacques Perriault http://archives.limsi.fr/WkG/PCD2000/textes/perriault.html
  • 26.
    Encore une petiterecommandation … Se mettre en quête d’espaces de voisinages numériques et permettre aux professionnels de se les approprier Blogs, wikis, folksonomies, catalogues ouverts … Pourquoi ? Pour se préparer, se familiariser à ces nouvelles porosités. Parce que le texte a précédé la bibliothèque Parce que l’art de la prescription est antérieur aux beaux-arts bibliothéconomiques.
  • 27.
    Les plus bellesbibliothèques du monde. Usages, espaces, architectures
  • 28.
    Ceci n’est pasune bibliothèque numérique Ceci sera peut-être une bibliothèque. Ceci l’est peut-être déjà …
  • 29.
  • 30.
    BONUS TRACKS …Et maintenant, méditons sur les phrases suivantes …
  • 31.
    «  L’ESPACE VIRTUELDÉSTABILISE NOTRE DÉFINITION DU RÉEL ET NOS RAPPORTS PERCEPTIFS, COGNITIFS ET SYMBOLIQUES AVEC L’ENVIRONNEMENT.  » [LEFEBVRE & PAILLIART 92 P.8] La bibliothèque doit-elle cherche à assumer, à reproduire, à faire perdurer de manière féconde cette déstabilisation ? Ou doit-elle cherche l’équilibre, le stable, le pérenne ? [BONUS TRACK #1]
  • 32.
    «  (...) LAMODIFICATION DES NOTIONS HABITUELLES D’ESPACE ET DE TEMPS A ÉTENDU LE PRINCIPE DE LA RELATIVITÉ À L’ANCIENNE NOTION DE SUPERFICIE, DE SURFACE, ABOUTISSANT AU REMPLACEMENT DE CELLE-CI PAR LA NOTION D’INTERFACE, NOTION TROP MÉSESTIMÉE QUI ÉTABLIT POURTANT LA SUPERFICIE DANS SA RELATION MÉDIATIQUE, ET QUI FAIT DE CETTE DERNIÈRE UN ‘FACE À FACE’, UN ‘VIS À VIS’.  » [VIRILIO 90 P.71] DE LA SURFACE ÉCRAN À LA BIBLIOTHÈQUE INTERFACE [BONUS TRACK #2]
  • 33.
    «  LA TECHNOLOGIEÉLECTRONIQUE ÔTE OU SOUSTRAIT DU TEXTE L’ÉCRIVAIN ET LE LECTEUR. (...) IL Y A TELLEMENT DE NIVEAUX AUXQUELS ILS SONT DÉFÉRÉS QUE LE LECTEUR OU L’ÉCRIVAIN ÉPROUVENT DE LA DIFFICULTÉ À IDENTIFIER LE LIEU DU TEXTE : EST-IL SUR L’ÉCRAN, DANS LA MÉMOIRE DE L’ORDINATEUR OU SUR LE DISQUE DUR ?  » BOLTER D.J. CITÉ PAR [LANDOW 92] [BONUS TRACK #3]
  • 34.
    TOPOÏ NUMÉRIQUES FORTUITÉ.La bibliothèque interface Europeana, WDL GRATUITÉ. La bibliothèque réceptacle Gallica 1 ALIÉNÉE. La bibliothèque hybride Gallica 2 COMMUNAUTÉ. La bibliothèque réseau Librarything MARKETÉE. L’aliénante bibliothèque marchande Amazon PREGNANTE. L’obsédante bibliothèque accédante Google Books / Google Scholar ATOPIQUE. La bibliothèque du 2 ème monde Second life [BONUS TRACK #4]
  • 35.
    GARE AU PÊCHÉD’ORGUEIL ! Découvrir, accéder, flâner, étudier, rencontrer, partager, comparer, acheter, accéder, puiser La bibliothèque peut-elle permettre (être) tout cela à la fois ? La bibliothèque peut-elle être tous ces lieux d’usage en un seul endroit ? Gare à la bibliothèque fantasmée Gare à la bibliothèque universelle «  Quand on proclama que la Bibliothèque comprenait tous les livres, la première réaction fut un bonheur extravagant. Tous les hommes se sentirent maîtres d’un trésor intact et secret. Il n’y avait pas de problème personnel ou mondial dont l’éloquente solution n’existât quelque part, dans quelque hexagone. L’univers se trouvait justifié (...) mais les chercheurs ne s’avisaient pas que la probabilité pour un homme de trouver sa justification, ou même quelque perfide variante de la sienne, approche de zéro.  » [Borges 65 p.76] » [BONUS TRACK #4bis]
  • 36.
    «  GRÂCE ÀCE DISPOSITIF TOPOGRAPHIQUE DE LA BIBLIOTHÈQUE D’OÙ PERSONNE N’EST EXCLU ET OÙ RIEN N’EST INTERDIT AU REGARD ANALYTIQUE, SE PEUVENT PRODUIRE CES « EXPÉRIENCES MENTALES » QUI SERONT L’AXE MAJEUR DE LA RÉVOLUTION SCIENTIFIQUE. LA BIBLIOTHÈQUE PAR SON RASSEMBLEMENT ORDONNÉ MULTIPLIERA LA POSSIBILITÉ DE SYNTHÈSES PARTIELLES, EN DIFFUSERA LES COMPTE-RENDUS POUR ÉLABORER UNE ADHÉSION TOUJOURS RÉMISSIBLE ET REHAUSSÉE DE SA PROPRE CRITIQUE.  » [DAMIEN 95 P.111] BIBLIOTHÈQUE PANOPTIQUE [BONUS TRACK #5]
  • 37.
    Bibliothèque est d’abordle lieu d’un ratio idéal entre bruit et silence Bibliothèque traditionnelle Bruit des oisillons dans la cour et le silence de l’étude Bibliothèque informatique Bruit des requêtes et le silence du catalogue Bibliothèque numérique Bruit des usages et le silence des ressources [BONUS TRACK #6]
  • 38.
    LA BIBLIOTHÈQUE RHIZOME Qui subsume toutes les précédentes. Qui est celle de l’usage Qui doit devenir celle de tous les usagers Pour : Découvrir, accéder dans la bibliothèque interface Flâner, étudier dans la bibliothèque réceptacle Rencontrer, partager, comparer dans la bibliothèque réseau Acheter dans la bibliothèque marchande Accéder, puiser dans l’obsédante bibliothèque accédante [BONUS TRACK #7]

Notes de l'éditeur

  • #2 Bien. Comme vous le voyez tout en haut de la diapo, l’ABF m’a demandé de parler de l’évolution …. En 20 minutes. Et le problème, c’est que j’ai accepté. Naturellement c’est impossible. Alors je vous propose une petite pérégrination autour de la notion de bibliothèque et d’espace numérique sur net, une bibliothèque qui doit trouver sa place, qui doit trouver son « Lieu », entre Simple Interface ou Profusion de contenus.