Amian KOUA
MICROBIOLOGISTE –HYGIENISTE
DES ALIMENTS ET DES PERSONNES
kouaamian@yahoo.fr
07858396/06080087
ü ANCIEN ELEVE DE L’INSTITUT PASTEUR DE COTE D’IVOIRE
ü ANCIEN ELEVE DE L’INSTITUT PASTEUR DE LILLE (France)
ü UFR-SMA (LABORATOIRE DE MICROBIOLOGIE )
ü UFR-BIOSCIENCE (UV5 ET UV6 )
 UFR-SPB (COURS ET T.P. DE MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE )
 UFR-STA ( UNIVERSITE D’ABOBO ADJAME )
 INFAS (ECOLE DE BASE ET INGENIEURS )
 LYCEE TECHNIQUE DE YOPOUGON (BTS-AGROALIMENTAIRE )
 IVESTP (BTS-AGROALIMENTAIRE )
 LABORATOIRE PRINCIPAL D’ABIDJAN PLATEAU
 BIO-CONNEX ANALYTIQUE ABIDJAN-MARCORY
 FORMATEUR EN HYGIENE D’ENTREPRISE
 CESAM (responsable du laboratoire Microbiologie Alimentaire)
1
KOUAAmian
UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY
UFR-SCIENCES PHARMACEUTIQUES ET
BIOLOGIQUES(UFR-SPB)
DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE,
D’HYDROLOGIE ET TOXICOLOGIE
LICENCE S2
UE: MICROBIOLOGIE ET
IMMUNOLOGIE ALIMENTAIRE
ECUE: .SYSTEMATIQUE BACTERIENNE;
ANNEE ACCADEMIQUE : 2017-2018
CHARGE DE COURS : M. KOUA Amian
KOUAAmian
A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES
1. COCCI GRAM POSITIF
KOUA Amian 3
I. AEROBIES OU AERO-ANAEROBIES FACULTATIFS
Famille I : Micrococcaceae
Famille II : Streptococcaceae
Genre I : Streptococcus
Genre II : Leuconostoc
Genre III : Pediococcus
Genre IV : Aerococcus
Genre V : Gemella
II. ANAEROBIES STRICTS
Famille III : Peptococcaceae
Famille IV : Peptostreptococcus
KOUA Amian 4
1. Staphylococcus aureus
INTRODUCTION
Le germe Staphylocoque retient l’attention en microbiologie
alimentaire parce que certaines espèces seront responsables
d’altération des denrées alimentaires et d’autres potentiellement
pathogènes. En effet il existe :
 Des espèces utiles (enzymes améliorant les qualités organoleptiques
des aliments).
Ces enzymes interviennent dans la maturation des fromages et des
produits de charcuterie, jouent un rôle de levain dans les processus de
fermentation.
 Des espèces indésirables
 Des espèces qui sécrètent des entérotoxines dans l’aliment.
Staphylocoque aureus est la principale espèce entérotoxinogène
responsable de T.I.A (Toxi-infection alimentaire) plus précisément
d’intoxination. KOUA Amian 5
1. Staphylococcus aureus
NB : Il faut distinguer 3 types de T.I.A :
- Intoxination (toxine libérée en dehors du tube digestif, c’est
le cas de Staphylococcus aureus).
- Intoxication (toxine libérée dans le tube digestif, c’est le cas
de Clostridium perfringens).
- Invasion (multiplication de la bactérie qui envahie les
organes, c’est le cas de Salmonella)
1. HISTORIQUE
Il a été découvert par PASTEUR en 1880 à partir d’un pus.
1883 Ogton donne le nom de Staphylococcus.
1884 Rosenbach (mise en culture)
KOUA Amian 6
1. Staphylococcus aureus
2. HABITAT
C’est une bactérie ubiquiste : air, sol, eau.
Une bactérie commensale de la peau et des muqueuses
(homme – animal).
Localisation (zone humide, selles, fosses nasales).
3. RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE
On la trouve partout.
4. POUVOIR PATHOGÈNE
 Transmission directe
Interhumaine par contact manu porté / aéroporté
 Transmission indirecte
Interhumaine - aliment (intoxination
KOUA Amian 7
1. Staphylococcus aureus
 Pathologie
* Suppurations cutanées
* Localisations viscérales (organes)
* Bactériémies passagères / septicémies
Atteintes digestives  T.I.A ou intoxication
Ingestion d’entérotoxine préformée dans l’aliment
résistant à la chaleur
 Symptômes : nausées, vomissements, diarrhées, douleurs
abdominales, déshydratation, absence de fièvre.
KOUA Amian 8
1. Staphylococcus aureus
5. TAXONOMIE
Famille : Micrococaceae
Genre : Staphylococcus
Autres (Micrococcus, Stomatococcus, Planococcus)
Espèce : aureus
Autres (épidermidis, intermedius, delphini…)
6. CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Cocci Gram +, immobile, acapsulé , asporulé,
isolé, diplocoque, amas ou grappe de raisin.
KOUA Amian 9
1. Staphylococcus aureus
7. CARACTÈRES CULTURAUX
Poussent à 37°C, pH = 7,5, aéro anaérobies facultatif (AAF)
Culture sur milieux ordinaires (Gélose ordinaire et Bouillon
ordinaire).Les Staphylocoques anaérobies s’appellent
Peptococcus. Ils appartiennent à la flore de VEILLON ou flore
normale du tube digestif.
Milieux sélectifs (Chapman – Baird Parker – Vogel Johnson)
En bouillon (aspect trouble sur toute la hauteur du tube).
Sur gélose (colonies : jaune, lisse, ronde, collante, adhésive, pigment
jaune non diffusible)
Chapman : jaune (fermentation du mannitol)
Baird Parker : colonie noire + halo clair dû à la protéase
Gélosé du sang : hémolyse de type béta.
KOUA Amian 10
2-
1. Staphylococcus aureus
8. CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
AAF, cytochrome oxydase négatif, cat+
Man +, staphylocoagulase+, Th+, DNAse+
V. Proskauer+ (acétoine), phosphatse+
9. CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
Ag de structure : Ag k
Ag soluble : Toxine hémolysine, leucocidine ,
entérotoxine
Enzyme Coagulase, thermonucléase
Certaines souches capsulées ont des polysaccharides de
surface.
protéine A : Ag de surface.
NB : Ag = Antigène
KOUA Amian 12
1. Staphylococcus aureus
10. SUBSTANCES ÉLABORÉES
 Toxines :
* Hémolysines (alpha, béta, gamma, delta)
* Leucocidines
• Enterotoxines 6 sérotypes A, B, C1, C2, D et E
A, B et D sont fréquentes et entrainent des
T.I.A par intoxination
* Exfoliatine (staphylococcie cutanée bulleuse)
* Toxine du choc toxique
NB :Les toxines secrétées sont thermostables
KOUA Amian 13
1. Staphylococcus aureus
Enzymes :
• Coagulase libre (coagulation du plasma)
• Coagulase liée
• Fibrinolyse / staphylokinase
• Hyaluronidase
• Thermonucléase / Dnase
• Lipases, estérases, protéases
• Phosphatases (acide-alcaline)
KOUA Amian 14
1. Staphylococcus aureus
11.SIGNIFICATION DE LA PRÉSENCE DE
STAPHYLOCOCCUS COAGULASE+ DANS LES
ALIMENTS
 Staphylococcus : parasites saprophytes de l’homme et de
l’animal
 Certaines espèces sont pathogènes opportunistes (infections
locales ou générales)
 Espèce coagulase+ et thermo nucléase positive : virulentes
 Seules certaines souches appartiennent aux espèces aureus et
intermedius sont capables de produire des entérotoxines.
 Staphylococcus aureus : fosses nasales et la peau : réservoirs
principaux du germe.
 Staphylococcus aureus de l’environnement peut contaminer
les aliments cuits KOUA Amian 15
1. Staphylococcus aureus
11.SIGNIFICATION DE LA PRÉSENCE DE
STAPHYLOCOCCUS COAGULASE+ DANS LES
ALIMENTS
 Contamination humaine : très fréquente
 La conservation des aliments est le lieu de multiplication du
germe déclenchant ainsi une enterotoxicose
 Staphylococcus intermedius (incidence réelle dans les aliments
n’est pas connue)
 Staphylococcus delphini ( isolé chez le dauphin)
 Staphylococcus hyicus (partage certains caractères avec
 Staphylococcus aureus) isolé chez les porcs, bovins, volailles et
chevaux pose un problème d’identification.
KOUA Amian 16
1. Staphylococcus aureus
12. DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE
1. Echantillonnage
2. Prélèvement
3. Stockage
4. Transport (se fait en glacière + accumulateur de glace)
5. Prise d’essai (solution mère)
6. Ensemencement
7. Incubation au labo
8. Identification
9. confirmation
KOUA Amian 17
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
I. GÉNÉRALITÉS
Les enterococcus sont des bactéries ubiquistes qui résident dans les
intestins de l’hommes et de l’animal (y résident de façon
permanente)
C/S = 18/2 = 9 › 1 contenu d’origine humaine
C/S = 9/18 = 0,5 ‹ 1 contenu d’origine animale
On les trouve aussi dans les eaux usées, eaux douces, eaux de mer,
sol, végétaux.
Effet favorable (croissance des animaux par compétition avec les
germes pathogènes)
Résistance naturelle à certains antibiotiques.
KOUA Amian 18
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
1. HISTORIQUE
Strepto : flexible / coccus  Grain
1855 : Rokitanski décrit les germes
1860 : Pasteur  cocci en chainette
1899 : Thiercelin  enterococcus
1933 : Rebecca Lancefield  classification
1984 : création du genre Enterococcus.
2.EPIDEMIOLOGIE
2.1 Habitat
Bactéries ubiquistes, saprophytes de l’eau, l’air, le sol
Bactéries commensales des voies digestives
KOUA Amian 19
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
Remarque :
Présence d’Enterococcus  contamination ancienne
Présence de coliforme  contamination récente
2.2 Répartition géographique
Bactéries cosmopolites (existent partout)
2.3 Mode de transmission
- Directe : par les gouttelettes de Pflüge (sujets saints et malades)
- Indirecte : produits souillés
3. POUVOIR PATHOGÈNE
Infections graves : septicémies, endocardites,
Infections cutanées
KOUA Amian 20
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
II. TAXONOMIE
Famille : Streptococcaceae
Genre : Enterococcus
Espèces : plusieurs
III. CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
─ Cocci, Gram + ( coque ovales )
─ Immobile
─ Groupées en de courtes chainettes et rigides
(pas plus de 5)
─ Acapsulées / asporulées KOUA Amian 21
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
IV. CARACTÈRES CULTURAUX
− AAF (Aéro – Anaérobie Facultatif)
− Culture sur milieu ordinaire
− Température : 37°C
− pH = 7,4
− En milieu gélosé : petites colonies de diamètres =
0,5 à 1 mm
• Gélose ordinaires : Columbia, BEA, Slanetz et Bartley,
(sang frais)
• En bouillon : trouble hétérogène avec dépôt B. Rothe,
Litsky ordinaire Streptosel, Todd Hewitt
KOUA Amian 22
2-
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
V. CARACTERES BIOCHIMIQUES
- OX -, catalase -, hydrolyse de l’arginine et Hippurate .
- Production d’acide à partir de : arabinose, mélibiose, sorbitol,
sorbose, glycérol, mélézibiose, taganose
- Hydrolyse de l’esculine
- Test à la L. pyrrolidonyl, B. naphtylamide( pyr)
- Test au tellurite de potassium (colonies noires)
- Test bacitracine enterococcus
résistants
KOUA Amian 24
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
VI. CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
Ag de groupes  Lancefield, qui sont :
-Soit d’origine polysaccharidique,
polyoside C des groupes A, B, C, E, F, G, H, J, K, L,
M, O….
-Soit à base d’acides techoïques : groupe D, N
NB : l’acide techoïque est l’antigène des Streptococcus du
groupe D.
KOUA Amian 25
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
VII. SUBSTANCES ÉLABORÉES
- Hémolysine : propriété hémolytique et toxiques
- Enzymes :
• Streptokinase ou fibrinolysine
• Désoxyribonucléase ou streptodornase ou nucléase
• Hyaluronidase ou protéinase ou nicotinamide adénine
dinucléotidase = NAD
- Toxique érythrogène : éruption cutanée (strepto du groupe A)
KOUA Amian 26
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
VIII. DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
1.Recherche dans l’eau d’alimentation
– Technique de filtration (Milieux Slanetz et Bartley)
Consiste à filtrer 100ml d’eau à analyser. Enlever le filtre et
déposer sur S ou B incuber (24h à 37°C) et compter le nombre de
colonies obtenues et confirmer les colonies typiques.
- Dénombrement en milieu liquide
Se fait sur le bouillon Rothe (présomption)
Ensemencer sur gélose B.E.A (confirmation ; par coloration de
GRAM)
KOUA Amian 27
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
2eme
voie : ensemencer sur bouillon Litsky (présomption)
Ensemencer sur gélose Barnes (confirmation ; par coloration GRAM)
-Si les colonies obtenues sont à centre rouge et auréole blanche
Streptococcus fecalis.
-Si les colonies sont blanches ou rosés Streptococcus faecium
-Si les colonies sont blanches Streptococcus durans
-Si les colonies sont très petites rosées ou blanches S. bovis
-Si les colonies sont rouges très foncée sans liserée S. lactis
KOUA Amian 28
2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUES FECAUX
STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS
2. Dénombrement dans les aliments (pas d’importance)
10 g dans 90 ml d’eau peptonée tamponnée,
isoler sur BEA à 37°C pendant 5h (pré- incubation) puis à
42°C pendant 24 h.
3. Isolement en microbiologie médicale
- Gélose au sang
- BEA (gélose bile, esculine, azide)
- Identification
KOUA Amian 29
3. LEUCONOSTOC
GÉNÉRALITÉS
Famille : Streptococcaceae
Genre : Leuconostoc responsable de la
fermentation des vins
Présence : produits laitiers / végétaux / sirop de
sucre
Intérêt : pathologie infectieuse et industrie
Agro – Alimentaire (I.A.A)
KOUA Amian 30
3. LEUCONOSTOC
1. Taxonomie / étude Bactériologique
 Morphologie
M. O cocoides à lenticulaire
M. O et/ou coco bacille / bacille
GRAM +, asporulée et capsulée
Immobile, catalase + ou -, anaérobie facultatif
Non hémolytique, hydrolyse de l’esculine +/ -
Fermentation du glucose (+ gaz)
Acétyle méthyle carbinol + ou VP + ou acétoïne +
Température de croissance (20° - 30°C)
KOUA Amian 31
3. LEUCONOSTOC
Contenu en guanine + cytosine de l’ADN (37 –
45%)
Relation étroite avec Lactobacille
4 espèces principales
• L.mésentéroïdes(H):mesentéroïdes,
dextranicome , cremoris
• L. lactis (lait)
• L. paramesenteroïdes (viande réfrigérée)
• L. oenos (mout de vin)
KOUA Amian 32
3. LEUCONOSTOC
2. Habitat et pouvoir pathogène
Leuconostoc se retrouve dans les herbes, les végétaux
(canne à sucre, chou, concombre). Produits laitiers, le vin,
tout liquide à base de sucre.
Cette bactérie est responsable de l’obstruction des
tuyauteries (à cause du dextrane) pathogène opportuniste.
3. Diagnostic bactériologique
Idem leçon 1
Eviter le contact avec l’oxygène pendant le transport,
ne pas dépasser 4 h
KOUA Amian 33
4. PEDIOCOCCUS
Généralités
Le genre Pediococcus est un cocci, Gram+, aérobie / aéro
anaérobie facultatif dépourvu de catalase. Seules les
bactéries lactiques se divisant selon deux plans
perpendiculaires formant ainsi des tétrades.
I. Taxonomie
Passé taxonomique mouvementé
Plusieurs classifications :
NAGAKAWA et KITAHARA
• Alkali sensitive groupe (dégrade la bière)
• Acid sensitive groupe (proche d’Aerococcus)
• Groupe intermédiare : P. Pentosacens et P. acidilactici
KOUA Amian 34
4. PEDIOCOCCUS
WITTENBURY
Cinq espèces dont P. pentasacens et P. acidilactici
BERGEY’S MANUEL
•P. damnosus P. pentosacens
•P. parvulus P. acidilactici
•P. inopinatus P. halophilus
•P. dextrinicus P. urinaeequi
KOUA Amian 35
4. PEDIOCOCCUS
II. HABITAT
• Rencontré dans IAA (Industrie Agro – Alimentaire)
• Spécialement dans certains fromages (fromage de
cheddar)
• Lait et ses dérivés
• Saucisses
o Responsable de fermentation lactique recherchée
o Spécificité de gout
• Bière
• Vin ou cidre (trouble)
• Végétaux et fourrage
KOUA Amian 36
4. PEDIOCOCCUS
III. POUVOIR PATHOGÈNE
Pathogène opportuniste
IV. DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
• Echantillonnage / prélèvement
• Transport
• Examen microscopique
• Culture / isolement
• Identification
• Sensibilité aux antibiotiques (ATB)
– Sensible = S : Rifampicine
– Résistant = R : streptomycine, Kanamycine et
Vancomycine
KOUA Amian 37
5. LACTOCOCCUS
GÉNÉRALITÉS
Famille des Streptococcaceae
Genre : Lactococcus
I. TAXONOMIE
Lactococcus classé dans le groupe de groupe N (selon
Lancefield) et plutard appelé Streptocoque lactique.
Il existe deux espèces :
L. lactis et L. cremoris (lait et produits laitiers)
Trois nouvelles espèces selon l’étude Schleifer en 1985
L. garviae, L. plantarium, L. rapinolactis
KOUA Amian 38
5. LACTOCOCCUS
II. Habitat et pouvoir pathogène
• Commensale des muqueuses de mamelles
• Saprophytes du lait et ses dérivés
• Utilisé pour la fabrication du yaourt
• Pathogène opportuniste (ne sont jamais
pathogène)
•Non pathogène pour l’homme d’une bonne
immunité mais pathogène pour les grands brulés
et les immuno déprimés.
KOUA Amian 39
5. LACTOCOCCUS
III. DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
• Echantillonnage / prélèvement
• Transport
• Examen microscopique
• Culture / isolement
• Identification
KOUA Amian 40
6. AEROCOCCUS
GÉNÉRALITÉS
Famille des Streptococcaceae
Genre : Aerococcus
 Cocci arrondi
Arrangement : paires – tétrades et amas
GRAM +
Catalase –
Aéro - anaérobie
Micro - aérophile préférentiel
KOUA Amian 41
6. AEROCOCCUS
I. TAXONOMIE
S’appelait autrefois Gaffkya homari ensuite Pediococcus
homari et aujourd’hui Aerococcus avec des espèces :
A. viridans,
A. chritensenii (souche vaginale),
A. urinae (infection urinaire des sujets âgés masculins)
II. MORPHOLOGIE
Coque GRAM +
Immobile, groupés en tétrades, amas, paires
KOUA Amian 42
6. AEROCOCCUS
III. CULTURE
Aéro-anaérobie mais micro-aérophile (préférentiel)
IV. HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE
A.viridans
Contaminant l’air
Retrouvé dans : eau douce, eau de mer, sol,
sédiments marins, végétaux, produit d’origine
animale
Pathogène opportuniste (hommes – animaux)
Isolé de mammite chez les bovins
Agent de la maladie du homard (Gaffkyose)
KOUA Amian 43
6. AEROCOCCUS
V- DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
Echantillonnage / prélèvement
Transport
Examen microscopique
Culture / isolement
Identification
KOUA Amian 44
TESTS UTILES POUR LA DIFFERENCIATION DES GENRES DE COQUES ET
COCCOBACILLES A GRAM POSITIF.
TEST ENTEROCOCCUS STREPTOCOCCUS LACTOCOCCUS AEROCOCCUS PEDIOCOCCUS LEUCONOSTOC LACTOBACILLUS
MORPHOLO
GIE
COQUE
ALLONGE
COQUE ALLONGE COQUE
ALLONGE
COQUE
ARRONDI
COQUE
ARRONDI
COQUE
ALLONGE
COCCOBACILLE
BACILLE
ARRANGE
MENT
PAIRE
CHAINETTE
PAIRE CHAINETTE PAIRE
CHAINETTE
PAIRE
TETRADES,
AMAS
PAIRE
TETRADES,
AMAS
PAIRE
CHAINETTE
PAIRE
CHAINETTE
GAZ EN
BOULLON
MRS
- - - - - + VARIABLE
VANCOMYCI
NE
SENSIBLE SENSIBLE SENSIBLE SENSIBLE RESISTANT RESISTANT
SENSIBLE
RESISTANT
GROUPE
STREPTO
COCCIQUE
D DIVERS N ? D ? ? D ?D
BILE
ESCULINE + VARIABLE VARIABLE VARIABLE + + VARIABLE
PYRROLIDO
NYL + VARIABLE VARIABLE + - - -
LEUCINE
AMINOPEPTI
DASE
+ + + - + - VARIABLE
6,5% NACL
+ - VARIABLE + VARIABLE VARIABLE VARIABLE
KOUA Amian 45
A.SYSTEMATIQUES BACTERIENNES
2. BACILLES GRAM NEGATIF
NON ENTEROBACTERIACEAE
KOUA Amian 46
A. PSEUDOMONADACEAE
Deux genres principaux:
-Pseudomonas
-Xanthomonas
(Alteromonas putrefaciens)= P. putrefaciens
Bacille GRAM -
Métabolisme des glucides (fermentatif, oxydatif)
Oxydase +/-
Ciliature polaire (mobile)
Aérobies stricts
KOUA Amian 47
1. PSEUDOMONAS
GÉNÉRALITÉS
Bactérie ubiquiste (qu’on trouve partout), tellurique
Commensale, pathogène opportuniste
I. TAXONOMIE
• Ordre des Bactériales
• Famille des Pseudomonadaceae
• Tribu des Pseudomonadeae
• Genre Pseudomonas
• Espèces :
o P. aeuriginosa / P. fluorescens / P. putida
o P. maltophilia / P. cepacia / stutzeri / P. putrefaciens
KOUA Amian 48
1. PSEUDOMONAS
II. CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
• Bacille GRAM négatif
• Acapsulé
• Asporulé
• Mobilité polaire
• Ciliature (monotriche, lophotriche)
III. HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE
• Hommes – animaux
• Environnement (eau, sol, air)
• Eau de boisson
• Végétaux (fruits – légumes)
• Pathogène opportuniste
KOUA Amian 49
1. PSEUDOMONAS
IV. CARACTÈRES CULTURAUX
Aérobies stricts
Culture à 37°C (5 - 42°C) pousse sur milieux ordinaires et sélectifs
Colonies de types S, R, M
Colonies pigmentées
Couleur Bleu vert Jaune vert à
fluorescens
Rouge sombre
noir
Nom pyocyanine pyoverdine Erythrogène,
melanogène
Milieux de
développement
King A King B
diffusibilité Diffusible Diffusible Diffusible
Nature phénazine ? Dérive de
pyocyanine
Solubilité Eau chloroforme Eau
KOUA Amian 50
1. PSEUDOMONAS
• Odeur
• Oxydase +
• pH : 8,5 – 7,5
V. CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
• Ag O – somatique (16 types)
• Ag H – flagellaire
VI. DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
 Dénombrement (cetrimide – pseudossel)
– Par incorporation
– Par étalement
KOUA Amian 51
1. PSEUDOMONAS
 Identification (caractères biochimiques)
– Bacille GRAM –
– Aérobie strict
– Pigment
– Odeur
– Oxydase
– Mobilité polaire
– ADH – LDC – ODC
 Sensibilité aux antibiotiques
– Béta- lactamines (cefsulodine , cetazidine)
– Aminosides (genta)
– Polymyxine (colistine)
– Quinolones (norflo- peflo- cipro)
KOUA Amian 52
1. PSEUDOMONAS
 Orientation du diagnostic
– Morphologie du bacille (type ciliature)
– Morphologie des colonies
– Pigmentation
– Réaction d’oxydase
 Portoir minimum
– Portoir réduit de Le Minor
– Gélatine
– Gélose ordinaire à 41°C
– King A et B
– Esculine
– Décarboxylase (LDC, ODC, ADH)
KOUA Amian 53
1. PSEUDOMONAS
 Portoir complémentaire
– Lactate, maltose, tréhalose, inositol, malonate, TTR
(tétrationate réductase)
 Recherche spéciale
– Coloration de flagelle
– Nitrate – nitrites
– Lécithinase
– DNase
– Amylase
KOUA Amian 54
2. ACINETOBACTER
Généralités
• Bactérie diplococci, diplobacille
• Immobile
• Parfois capsulée
• GRAM mixte (+/-) / GRAM + ; GRAM-
I. Taxonomie
• Famille des Neisseriaceae
• Genre : Acinétobacter ( ex : Moraxella II)
• Autres genres : Neisseria ; Branhamella
• Espèces :
– A. Calcoaceticus (glucidolytica)
– A. Lwoffi / haemolyticus /johsonii
– A. baumanii
KOUA Amian 55
2. ACINETOBACTER
II. HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE
• Bactérie ubiquiste (eau, sol, air, flore normale de
l’homme et de l’animal)
• Peau, voies respiratoires, muqueuses génitales
• Pathogène opportuniste
• Germe iatrogène (qui passe de la surface de la
peau à la voie sanguine)
• Résistant aux antibiotiques
KOUA Amian 56
2. ACINETOBACTER
III. CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
• Coco bacille
• Capsulé (+/-)
• Asporulé
• Immobile
• GRAM (+/-)
• Diplobacille
• Groupement (de courtes chaînettes)
• Variation de forme :
– Gélose ordinaire on a des coques
– Bouillon ordinaire on a des bacilles
KOUA Amian 57
2. ACINETOBACTER
IV. CARACTÈRES CULTURAUX
• Aérobie strict
• Culture sur milieux ordinaires
• Colonies volumineuses
• Colonies de types S / R / M
• Pas de pigment
• Culture à 41°C
V. CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
• Catalase +
• Hémolyse + / -
• Gélatine +
• Résistant aux antibiotiques (pénicilline)
KOUA Amian 58
2. ACINETOBACTER
V. CARACTÈRES BIOCHIMIQUES (SUITE)
• Oxydase –
• Nitrates réductase –
• Indole –
• LDC - * Urée – * H2S –
VI. DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
• Examen direct : diagnostic de présomption (GRAM)
• Culture sur milieux ordinaires
• Etudes des caractères biochimiques
• Sensibilité à la pénicilline
• Examen de portage
KOUA Amian 59
2. ACINETOBACTER
MORAXELLA ACINETO
(MORAXELLA II)
Oxydase
N n
Pénicilline
Culturaux
Milieux synthétiques
Glucose
+
+
S
Milieux enrichis
-
-
-
-
R
Milieux ordinaires
+
±
KOUA Amian 60
3. FLAVOBACTERIUM
Généralités
- Bacille GRAM négatif
- Aérobie strict
- Oxydase positive
I- Taxonomie
- Ordre des Bactériales
- Famille des Pseudomonadaceae
- Tribu des Chromobactereae (2 genres)
- Genre Flavobacterium dont Chromobacterium
- Espèces : F. meningosepticum
F. odoratum
F. indologène
KOUA Amian 61
3. FLAVOBACTERIUM
II- HABITAT-POUVOIR PATHOGÈNE
- Hommes-animaux
- Environnement
- Végétaux
- Coloration des mollusques, des volailles, du
beurre, du lait et des œufs
- pathogène opportuniste
III- CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
- Bacille GRAM négatif
- Asporulé
- Immobile
KOUA Amian 62
3. FLAVOBACTERIUM
IV. CARACTÈRES CULTURAUX
- Aérobie strict
- Culture à 37°C sur milieux ordinaires
- Colonies de type S / R / M
- Pigment jaunes pâle ou rosé
- Psychrophiles(des espèces) légumes congelés
V. CARACTERS BIOCHIMIQUES
oxydase positive/catalase positive/indole positif/
gélatine positive/croissance en milieu glucosé négative
pigment rouge après addition de KOH à 20%
sensibilité aux ATB: aminoside / carbénicilline /pristina:®
VI-DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
KOUA Amian 63
4-XANTHOMONAS
Généralités
• Bactérie ubiquiste / tellurique
• Commensale de l’intestin
• Pathogène opportuniste
I-Taxonomie
• Famille des Pseudomonadaceae
• Genre Xanthomonas
• Espèces : peu connues à ce jour
II-Habitat et pouvoir pathogène
• Hommes – animaux
• Environnement (eau, sol, air)
• Eaux de boisson
• Végétaux (fruits – légumes)
• Pathogène opportuniste
KOUA Amian 64
4-XANTHOMONAS
III-Caractères morphologiques
• Bacille GRAM négatif
• Asporulé
• Mobilité polaire
• Ciliature (monotriche, lophotriche)
IV-Caractères culturaux(1)
• Aérobie strict
• Culture à 37°C (mieux à 30°C)
• Pousse sur milieux ordinaires et sélectifs
KOUA Amian 65
4- XANTHOMONAS
IV-Caractères culturaux(2)
• Colonies de type S / R / M
• Xanthomonas donne des colonies jaunes orangées /
jaunes citron
• Oxydase négative
• pH = 7,2
• Intérêt de la recherche :
change la couleur des denrées par la pigmentation
jaune orangée:
 détruit la qualité marchande.
V-Diagnostic bactériologique
KOUA Amian 66
B.VIBRIONACEAE
C’est une famille qui comprend trois genres
principaux :
- Vibrio;
- Plesiomonas;
- Aeromonas.
Du point de vue génétique, ils sont plus proches des
entérobactéries
On retrouve ces bactéries dans :
- Eau douce – eau marine
- Tube digestif d’animaux à vie aquatique et de
l’homme; quelques espèces sont pathogènes pour
l’homme et les animaux à sang froid (poissons –
crustacés – mollusques – grenouilles)
KOUA Amian 67
B.VIBRIONACEAE
Ce sont :
• Bacilles GRAM –
• Mobiles / immobiles
• Aérobies
• Oxydase positif
• Réduisent les nitrates en nitrites
• Glucose positif avec ou sans gaz
• Se cultivent sur milieux ordinaires
• Asporulés
• Indologène
• Protéolytiques
KOUA Amian 68
1. VIBRIO
I – Généralités
1 - Historique
C’est une maladie du DELTA du Gange. La 1ère
découverte a eu lieu :
1817 : la 1ère
pandémie
1883 : Koch confirme qu’il s’agit de Bacillus komma aussi présente
en Egypte (Alexandrie)
1905 : Vibrio cholereae bio. De type EL TOR (Lazeret d’EL TOR
Sinaï)
1961: 7ème
pandémie Vibrio cholereae EL TOR) – Indonesie-
1970: Afrique : Guinée, Août 70 - CI, sept 70 - Afrique du Sud, 1979
1990 : Amérique Latine
1993 : Un autre Séro groupe appelé 0:139 : pas trop différent de
Vibrio cholereae -El Tor-
KOUA Amian 69
1. VIBRIO
2 - Habitat – Pouvoir Pathogène – Epidémiologie
A-HABITAT
Homme est le principal réservoir de cette bactérie
Mais également Aliments : eaux-poissons –
crustacés
Contamination :
• directe : interhumaine – manu portage
aéroportage – portage digestif
• indirecte : foyer : excréments des malades
Agent vecteur : mouches
Contamination : eau – lait-
autres aliments
KOUA Amian 70
1. VIBRIO
B- ÉPIDÉMIOLOGIE
Zone sèche : Transmission humaine de courte durée
3 à 4 semaines
Zone humide : Transmission hydrique traînante
6 à 8 semaines.
C -FACTEURS FAVORISANTS :
Bas niveau socio-économique ;Problème d’eau
Non respect des règles élémentaires d’hygiène.
3 – Clinique
Il existe :
• Forme grave : cholera
• Forme bénigne : simple diarrhée
• Forme atypique : Cholera sec
KOUA Amian 71
1. VIBRIO
Manifestations possibles des trois cas:
• Diarrhée;
• Douleurs abdominales;
• Vomissements;
• Déshydratation;
• Crampe musculaire douloureuse;
• Baisse de tension artérielle;
• Pas de fièvre ;
• Pouls et respiration accélérée .
4 – Physiopathologie
Présence de toxine cholérique (CT) une exotoxine
qui entraîne une fuite de liquide et d’électrolytes.
KOUA Amian 72
1. VIBRIO
II – Etude bactériologique
1 - Taxonomie
Famille : Vibrionaceae
Genre : Vibrio
Espèces : Vibrio Cholerae (0:1) : biotype cholerae
, biotype El Tor
Vibrio cholerae non 0:1 (de O:2 à 0:139)
Pathogènes humains (11 espèces n = 11)
1. V. alginolyticus
2. V. cholerae 0:1 et non 0:1
3. V. cincinnatiensis
KOUA Amian 73
1. VIBRIO
4. V. damsella (listorella)
5. V. fluvialis
6. V. furnisii (pouvoir pathogène incertain)
7. V. Holiisae
8. V.metchnikovii
9. V. mimicus
10. V. parahemolylicus
11. V. vulnificus
Vibrio cholerae :
Biotype EL TOR  polymyxine R/VP (+)
Biotype cholera  polymyxine S/VP (-)
KOUA Amian 74
1. VIBRIO
2. Caractère morphologique
Bacille GRAM –
• Incurvé en virgule
• Mobilité polaire monotriche
• Acapsulé
• Asporulé
3 – Caractères culturaux
• Aérobie préférentiel
• Température = + 37°C
• pH = 8
KOUA Amian 75
1. VIBRIO
3 – CARACTÈRES CULTURAUX (SUITE)
• halotolérant (Nacl 5 à 8%)
• Résiste à la bile et aux sels biliaires
• Culture sur milieux usuels = Milieux ordinaires
• Milieu de transport et d’enrichissement = EPA
• Milieu sélectif : TCBC (Thiosulfate citrate bile
saccharose)
• Aspect sur les milieux :
Bouillon : Trouble (Toute la hauteur du tube)
Chiquenose  ondes moirées
Voile en surface
Culture rapide (multiplication rapide)
KOUA Amian 76
1. VIBRIO
3 – CARACTÈRES CULTURAUX (SUITE)
Milieu Gélosé : colonie de type S et quelques fois de
type « R «
TCBS : Colonie jaune (sac +)
Colonie verte (sac -)
4- Caractères biochimiques
- Lactose -
Catalase + ONPG +
ADH - VP + (EL TOR)
LDC + Protéolyse +
ODC+
N  n
RM -
indole +
Oxydase +
Métabolisme fermentatif sans
production de gaz
KOUA Amian 77
1. VIBRIO
5 - CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
 Ag somatique : AgO (Glucido- lipido - polypeptidique)
• Spécifique de V. cholerae dont trois facteurs principaux (A, B, C)
• Distinguer trois variétés de V. cholerae : Variété Ogawa (A et B)
Variété Inaba (A et C)
Variété Hikojiwa (A, B, C)
En pratique sérum anticholérique O
Ag de paroi (endotoxine)
 Ag flagellaire = Ag H (de type protéique) ; commun à tous les
Vibrio.
KOUA Amian 78
1. VIBRIO
III – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
1 – Produits
Origine humaine (portage digestif – vomique)
Milieux extérieur : eaux d’égouts – eaux
d’alimentation
aliments – poissons – crustacés
autres produits halieutiques.
2 - Examen microscopique
KOUA Amian 79
1. VIBRIO
3 - CULTURE
Enrichissement sur EPA pour les produits
paucibacillaires = produits qui contiennent très peu
de bacilles.
Milieux non sélectifs pour produits
monomicrobiens
Milieux sélectifs pour produits polymicrobiens
4 - IDENTIFICATION
Genre
Espèces après l’étude des caractères biochimiques.
5 – SÉROTYPE
agglutination avec sérum O pour confirmer
KOUA Amian 80
2. AEROMONAS
Généralités
Genre Aeromonas:
• Comprend plusieurs espèces
• Trois principales mobiles
• Une espèce immobile
• Hôtes normaux des eaux douces
I – Taxonomie
Famille : Vibrionaceae
Genre : Aeromonas
Espèces : A. hydrophila ; A. caviae ; A. sobria ;
A. salmonicida ; A. punctata.
KOUA Amian 81
2. AEROMONAS
II – Habitat et pouvoir pathogène
• Eau douces
• Rarement chez l’homme
• Pathogène opportuniste pour l’homme qui sera responsable
de syndrome diarrhéique en région tropicale après baignade
ou après consommation de coquillage.
• Facteur de virulence = cytotoxine : entorotoxine
hémolysine.
• Lésions cutanées ou viscérales ou syndromes hémorragique
chez les poissons et les animaux à sang froid :
reptiles, grenouilles (red leg desease)
– Fortes hémorragies des pattes causées par A. Hydrophila
– Furonculose des salmonidés (poissons) due à A.
Salmonicida KOUA Amian 82
2. AEROMONAS
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
• Bacille GRAM –
• Mobile monotriche
IV - CARACTÈRES CULTURAUX
Culture sur milieux usuels (ordinaires)
TCBS = absence de croissance
Croissance sur SS
Culture dans EPS (eau peptonée simple)
Température = 37°C
KOUA Amian 83
2. AEROMONAS
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Oxydase + Indole +/ -
N n Gaz en glucose +
LDC - ODC -
ADH + Inositol -
VP +/- Gélatine +
O:129 R Mannitol +
Saccharose +
KOUA Amian 84
2. AEROMONAS
VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
Mal connus
VII - DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
• Examen microscopique
• Culture (choix des milieux)
• Identification de genre et d’espèce à partir des
caractéristiques biochimiques.
N.B. : Cas denrées alimentaires : Présence ou
Absence  donc pas de dénombrement
KOUA Amian 85
3. PLESIOMONAS
GÉNÉRALITÉS
Comporte une seule espèce : P. shigelloïdes et
s’apparente à Shigella sonnei.
I – Taxonomie
• Famille : Vibrionaceae
• Genre : Plesiomonas
• Espèce : shigelloïdes
KOUA Amian 86
3. PLESIOMONAS
II –HABITAT ET POUVOIR
PATHOGÈNE
Environnement
Eau douce
Poissons
Mammifères contaminés
Rarement responsable de gastro entérites
Nécrose avec ulcération chez le poisson
N.B. : n’appartient pas à la flore intestinale de l’homme.
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
• Bacille GRAM –
• Mobile (monotriche ou lophotriche)
KOUA Amian 87
3. PLESIOMONAS
IV – CARACTERES CULTURAUX
Culture sur milieux usuels
• Se développe sur SS
• Croissance dans EPA
• TCBS = absence de culture
• Milieu sélectif : IBB (inositol, vert brillant,
sels biliaires)
KOUA Amian 88
3. PLESIOMONAS
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Oxydase + Indole +
N n Gaz en glucose -
LDC + ODC +
ADH + Inositol +
VP - Gélatine -
Mannitol - Saccharose -
ONPG +/- Sensibilité 0:129 = S
Résistant: Ampicilline,
Carbenicilline,
Aminosides.
Sensible : Autres antibiotiques si ce
n’est pas une résistance acquise
KOUA Amian 89
3. PLESIOMONAS
VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
• Mal connu
VII – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGUE
• Examen microscopique
• Culture
• Identification de genre et espèce à partir
des caractères biochimiques.
KOUA Amian 90
4. CAMPYLOBACTER
GÉNÉRALITÉS
Bactéries pathogènes (entérique humaine)
Dose infectieuse faible : 500 cellules
Infection humaine sporadique
I – TAXONOMIE
Famille : Spirillaceae
Genre : Campylobacter
Autres genres : Sulfurospirillum dont la culture est
impossible actuellement/ Arcobacter.
Espèces : C.jejuni – C. coli – C. laridis – C. fetus –
Hélicobacter pylori (responsable de l’ulcère et dans les
pires des cas du cancer) – 1983 -
KOUA Amian 91
4. CAMPYLOBACTER
II – HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
Hommes (septicémie – méningite – abcès)
Animaux (habitat naturel dans les intestins)
Sources d’infection :
• Lait – volaille – viande rouge (crue – mal cuite)
• Eau non traitée ou mal chlorée
• Contamination par contact direct interhumain
• Contamination par voie orale (Marshall)
• Avortement de bovidés
KOUA Amian 92
4. CAMPYLOBACTER
Facteur de pathogénicité
Aspect clinique :
Gastrite asymptomatologique
Sensation de faim douloureuse le matin
Mauvaise haleine
Diarrhée sanguinolente
Fièvre +
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Bacille GRAM -, incurvé en virgule, en forme de
C, U, S et en de courtes chainettes.
Coccoïde (au cours du repiquage)
Mobile et hélicoïdale KOUA Amian 93
4. CAMPYLOBACTER
IV – CARACTÈRES CULTURAUX
Aérobie / Microaérophile (préférentiel)
Culture 25°C et 42°C
Milieux sélectifs :
SKIROW : colonies grisâtre – pâle
BUTZLER (modifié) : colonies transparentes
KARMALI : colonies blanchâtres (le meilleur milieu)
PRESTON (bouillon) : il existe aussi sous forme de
gélose
V – CARACTÉRISTIQUES BIOCHIMIQUES
Oxydase + / Catalase +
Urée – sauf pylori / N  n + sauf pylori
Hippurate sauf jejuni
Sensibilité aux antibiotiques
KOUA Amian 94
4. CAMPYLOBACTER
VI – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE (FASCICULE)
N.B. : Etude de la pathogénicité
Hélicobacter pylori produit une uréase qui libère à partir de
l’urée des ions ammonium. Cette activité enzymatique très
intense permet à la bactérie de s’implanter et de se multiplier
dans l’estomac, site réputé stérile du fait de son acidité
extrême.
Des facteurs d’adhésion permettent la colonisation de la
muqueuse gastrique et une cytotoxine agit sur les cellules à
mucus qui libèrent alors un mucus incomplètement élaboré, si
bien que le mucus ne peut plus remplir correctement ses
fonctions protectrices de la muqueuse et l’acidité du suc
gastrique peut alors amplifier les lésions.
Traitement antibiotique : ß – Lactamine
KOUA Amian 95
5. BRUCELLA
GÉNÉRALITÉS
1887 : Découverte par Bruce (rate)
1893 : Elle est identifiée comme étant
Micrococcus melitensis
1897 : Hugues et Wright Bactérium abortus
Bang et Striboltt
1906 : Zommit et Horrock
1911 : Schroeder et Cotton
1912 : Smith et Fabyan
1914 : Traum (USA) : isole chez les porcins
1924 : Alice Evans et Kieffer
KOUA Amian 96
5. BRUCELLA
1929 : Huddleson précise  B. abortus ; B. suis
1933 : (Epreuve d’agglutination)
1978 : Le comité taxonomique confirme que c’est une
nouvelle espèce.
Brucella : maladie animale transmissible à l’homme,
responsable de brucellose.
Zoonose : importante (problème de Santé publique,
Economique)
I – Taxonomie
Famille : Parvobacteriaceae
Tribu : Brucelleae
Genre : Brucella
Espèce : B. melitensis ; B. abortus ; B. suis ; B. neotomae ;
B. ovis ; B. canis. KOUA Amian 97
5. BRUCELLA
II – HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE
Homme (en transit) tandis que le siège est chez les
animaux (ovins, caprins, bovins, porcins)
Provoque avortement épizootique chez l’animal, chez
l’homme est responsable de fièvre de malte, fièvre
Sudoro algique, splénomégalie chronique)
Agent de la brucellose.
Transmission par contact - inhalation – inoculation –
ingestion d’aliments souillés.
N.B. Fièvre abondante, avec transpiration
La rafle après inspiration + transpiration fait qu’on pense à
Brucella.
KOUA Amian 98
5. BRUCELLA
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Bacilles : isolés – paires – courtes chainettes
Coccobacille GRAM négatif : C.G -
Mouvements browniens (impression que la
bactérie bouge) immobile.
Acapsulé – Asporulé – pas de flagelles
IV – CARACTÈRES CULTURAUX
Aérobie strict
Nitrate réductase + en anaérobiose
T° = 37°C pH = 6,6 – 7,4
KOUA Amian 99
5. BRUCELLA
IV – CARACTÈRES CULTURAUX (SUITE)
Culture sur milieux synthétiques
milieux liquides : développement lent, trouble
homogène –voile.
milieux solides : très fines colonies en 48h
(milieu Farrel), colonies S / R / M. Survie assez
longue (lait – urines – fèces – sol – eau…)
Sensibilité aux colorants bactériostatiques :
thionine – fuchsine basique
Exigence en CO2 (espèces).
KOUA Amian 100
5. BRUCELLA
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Catalase + Uréase +
Thionine – fuchsine (S.ETR)
Indole – H2S+
VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
-Deux complexes Ag (chez chaque espèce)
Facteur M Ag melitensis
Facteur A Ag abortus
B. abortus et B. suis sont agglutinés par le sérum anti-
abortus
B. melitensis est agglutinés par sérum anti- melitensis
AC incomplet (bloquant) : perturbation des réactions
sérologiques
KOUA Amian 101
5. BRUCELLA
B. melitensis
B. abortus
B. suis
Selon Wilson et Miles (répartition des Facteurs antigéniques )
M
A
A
A
M
M
OU
OU
OU
A
A
M
A
M
KOUA Amian
102
5. BRUCELLA
VII – DIAGNOSTIQUE BACTÉRIOLOGIQUE
A – Recherche de Brucella dans les produits
alimentaires :lait et produits laitiers (fromage)
Tissus animaux (foie – rate – ganglions – mamelles –
musclés)
Produits liquides : 20 ml prélevés aseptiquement, plus
0,1% d’acide borique, centrifuger à 300tr/minute
pendant 10 minutes ; décanter (culot et surnageant
récupérés) – Ensemencer sur milieu Farrel (de la
marque oxoïd) ou inoculer au cobaye.
Produits solides : peser – broyer au stomatcher
ensemencer sur milieu Farrel (oxoïd) ou inoculer au
cobaye.
KOUA Amian 103
5. BRUCELLA
B – Identification d’espèces
C – Recherche indirecte
Par ponction Sanguine chez l’homme.
Sérodiagnostic de Wrigth par la recherche d’agglutinine
(voir photocopie).
B. melitensis B. abortus B. Suis
Production H2S Traces 2 jours 4 - 5 jours
Exigences en CO2 0 + 0
Thionine R S R
Fuchsine R R S
Uréase Temps variable Temps > 2h Temps < 1h
KOUA Amian 104
A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES
3. BACILLES GRAM NEGATIF
ENTEROBACTERIACEAE
KOUA Amian 105
ENTEROBACTERIACEAE
GÉNÉRALITÉS
Toute bactérie bacillaire GRAM –
Oxydase - : Enterobactérie
Oxydase + : Pseudomonadaceae
Oxydase variable : Parvobactériaceae
non classés (Alcaligênes)
Définition
Famille hôte du tube digestif de l’homme et
de l’animal
• Bacille GRAM –
• Oxydase –
KOUA Amian 106
ENTEROBACTERIACEAE
DÉFINITION (SUITE)
Glucose + avec ou sans gaz
• Asporulé
• AAF
• N n
• Immobile ou mobile péritriche
• Culture sur milieux ordinaires
KOUA Amian 107
ENTEROBACTERIACEAE
I – TAXONOMIE
Embranchement 1 : Eubactéries
Classe : Asporulés
Ordre : Bactériales
Famille : Enterobacteriaceae
Tribu : N = 8 (+ 2 nouvelles espèces)
II – HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE
- Commensaux (la plupart)
- E. coli : plus fréquent (intestin)
- Retrouvés dans la cavité buccale – les voies aériennes
supérieures et organes génitaux – - - eaux – sols –
aliments
- Acquisition d’un pouvoir pathogène important tels que
les syndromes digestifs (Salmonella – Shigella – E. coli)
KOUA Amian
108
ENTEROBACTERIACEAE
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Bacille GRAM –
Asporulé
Immobile (Klebsiella, Shigella)
Mobile péritriche
Acapsulé
Capsulé (Klebsiella – E.coli K1)
Coccoïde à coloration bipolaire
KOUA Amian 109
ENTEROBACTERIACEAE
IV – CARACTÈRES CULTURAUX
AAF (aérobie anaérobie facultatif)
• Culture sur milieux ordinaires
• T° = 37° C pH = 7,2
Sur milieux gélosés
• Colonie S (suspension homogène en eau physiologique)
• Colonie R (auto-agglutinable)
• Colonie M
• Colonie naine
• Colonie envahissante par ordre concentrique
KOUA Amian 110
ENTEROBACTERIACEAE
En bouillon
• Colonie S (trouble homogène)
• Colonie R (culture grumeleuse fond)
• Colonie M (Trouble intense – collorette muqueuse en
surface-)
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Caractères communs
Oxydase -
N  n
Glucose + par voie fermentaire
KOUA Amian 111
ENTEROBACTERIACEAE
Caractères différentiels
1 – Hydrates de carbones (lactose, inositol, mannitol, adonitol)
2 – Métabolites terminaux (indole, H2S, gaz)
3 - Métabolites particuliers (AMC à partir du glucose)
– Inhibition de culture par le KCN
5 – Citrate de sodium (source de carbone)
6 - Fermentation des sels organiques :
* malonate de sodium
* mucate de sodium
• 7 – Production d’enzymes : Uréase – catalase – gélatinase –
ß–Galactosidase – LDC – ODC – LDA – TTR – ß–
Glucuronidase – ß- Xyloxidase - PDA (phényldésaminase).
KOUA Amian 112
ENTEROBACTERIACEAE
CLASSIFICATION BIOCHIMIQUE:
Groupe H2S +
Groupe TDA +
Groupe VP +
Groupe indole +
VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
Ce sont les Antigènes (Ag) de structure
Ag somatique : Ag O
Ag flagellaire : Ag H
Ag Capsulaire : Ag K
Ag de virulence : Ag Vi
KOUA Amian 113
ENTEROBACTERIACEAE
VII – DIAGNOSTIC
BACTÉRIOLOGIQUE
* Examen direct
* Culture
* Identification (genre – espèce)
* Dénombrement sur VRBG
(denrées alimentaires)
KOUA Amian 114
2-
1. SALMONELLA
GÉNÉRALITÉS
Le genre Salmonella est le plus important des entérobactéries
du fait de son pouvoir pathogène élevé mais également du
fait du nombre élevé de serovars différents (~ 2500).
Salmonella est responsable de salmonellose, transmissible
par les aliments.
La dose infectieuse : Très forte, 100 cellules à 1 million de
cellules.
I - HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
•Espèces animales :
•Homme (Convalescents – chronique – porteurs sains)
Porteurs sains = cas des drépanocytaires qui peuvent
héberger Salmonnella sans faire la maladie
KOUA Amian 116
1. SALMONELLA
I - HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
•Eau – aliments (œufs : contamination
trans ovarienne, coque)
•Fruits – légumes
Pathogène pour l’homme et l’animal.
Responsable de :
• fièvres typhoïdes ou paratyphoïdes (septicémie,
hyperthermie, diarrhée, nausée-vomissement)
• gastro-entérites (symptomatologie) : quelques
cas sévères avec diarrhée nausée- vomissement
• ostéites (drépanocytaire)
KOUA Amian 117
1. SALMONELLA
RAPPEL :
Salmonella est une entérobactériaceae
Genre : Salmonella
Nommé ainsi en l’honneur du médecin Américain
Daniel Elmer SALMON
II-TAXONOMIE
Technique par Hybridation ADN
Règne : Bacteria
Embranchement : Proteobacteria
Classe : Gamma Proteobacteria
Ordre : Enterobacteriales
Famille : Enterobacteriaceae
KOUA Amian 118
1. SALMONELLA
II-TAXONOMIE (suite)
Genre : Salmonella
Espèces (trois) : Salmonella enterica *
Salmonella bongori
Salmonella subterranae (découvert en 2009)
*Salmonella enterica a six sous-espèces qui sont :
Salmonella enterica arizonae; Salmonella enterica houtenae;
Salmonella enterica diarizonae; Salmonella enterica indica;
Salmonella enterica enterica; Salmonella enterica salamae.
KOUA Amian 119
1. SALMONELLA
N.B : Institut PASTEUR Paris reconnaît
aujourd’hui plus de 2500 serovars.
A coté des serovars, existent des biotypes ,
lysotypes , des phagovars et des mesotypes.
intérêt épidémiologique par bactériophages
spécifiques.
III- Caractères Morphologiques
• Bacille GRAM négatif
• Asporulé
• Acapsulé
• Mobile péritriche
• Coccoide à coloration bipolaire.
KOUA Amian 120
1. SALMONELLA
IV- CARACTÈRES CULTURAUX
• Bactéries AAF
• Culture sur milieux ordinaires
• Température (T°) = 37°C
• pH = 7,2
• Sur gélose on a des colonies de type S / R / M
• En bouillon, on observe un trouble intense –
grumeleux
• Milieux d’enrichissement : Rapapport Vassiliadis
(RV 10) – Sélénite
• Milieux d’isolement : Hektoen (+) – S.S – XLD
– Rambach. KOUA Amian 121
2-
1. SALMONELLA
V-CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Salmonella fait partie du groupe H2S positif.
- oxydase négatif
- N  n
- Uréase négative
- Indole négative
- TDA négative
- Glucose positif
- H2S positif (S.
thyphi)
- Gaz +/-
- Lactose -
- ONPG négatif
- Citrate positif
- Mannitol positif
- Mobilité positive
- Gélatine négative
sauf arizona
- Catalase positive
- LDC positive
- ODC +/-
- ADH négatif
- AMC négatif
KOUA Amian 123
1. SALMONELLA
VI- CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
• Ag somatique : Ag0 (il en existe 65 chez Salmonella)
• Ag d’enveloppe : Ag K
. Ag de virulence : Vi (observé chez typhi , paratyphi,
dublin)
Remarque : toute Salmonella portant Vi est très
pathogène
• Ag flagellaire : Ag H gène de structure : phase 1 et 2
Phase 1 en lettre (r, a, d)
Phase 2 en chiffre (1,2)
VII- DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
Pour Salmonella, on ne fait pas de dénombrement mais
toujours une recherche.
KOUA Amian 124
1. SALMONELLA
 Méthodes conventionnelles / classiques
References: Norme AFNOR V 08.013
ISO 6579
Fil 93A – 1985
Echantillonnage
Prélèvement
Transport
Pré enrichissement
Enrichissement
Isolement KOUA Amian 125
1. SALMONELLA
KOUA Amian 126
1. SALMONELLA
KOUA Amian 127
1. SALMONELLA
KOUA Amian 128
1. SALMONELLA
Méthodes non conventionnelles
* Techniques immunologiques
* Méthodes immuno enzymatique : E I A
(enzyme – immuno – assay)
* Techniques d’hybridation utilisant une sonde
ADN / ADN
* Impédancemetrie (mesure de conductance)
• Radiométrie (mesure du carbone 14 à partir
de substrat marqué).
KOUA Amian 129
2. SHIGELLA
GÉNÉRALITÉS
Shigella est une Entérobactérie strictement adaptée
l’homme. C’est l’agent étiologique de la dysenterie
bacillaire. L’homme va contaminer les aliments et l’eau. La
dose infectante est faible (100 cellules). Shigella demande
donc une surveillance particulière personnelle des IAA –
cuisiniers – serveurs – tout manipulateur d’aliment.
I – HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
• Le réservoir est l’homme
• La transmission est fécale (contact direct ou indirect)
• Crudités
• Mains sales
• Mouches
KOUA Amian 130
2. SHIGELLA
• Dysenterie bacillaire typique provoquée par Bacille de
Shiga avec des symptômes tels que : plus de 50 selles par
jour, hyperthermie, diarrhée, nausées – Vomissements,
état de choc, déshydratation.
• Endotoxine (glucido – lipido – polypeptidique)
• Toxine protéique (Shigella disenteriae 1 ou Shiga)
II - ETUDE BACTÉRIOLOGIQUE
1 – TAXONOMIE
Shigella a été découvert en 1898 par SHIGA de la famille
des Enterobacteriaceae.
Genre : Shigella
Espèces : quatre (04) à savoir : SH. Dysenteriae, SH.
flexnerie, SH. boydii, SH. sonnei
KOUA Amian 131
2. SHIGELLA
2 – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Bacille GRAM -
• Asporulé
• acapsulé
• Immobile (pendulaire sur place)
• Coccoide à coloration bipolaire
3 – CARACTÈRES CULTURAUX
• AAF
• Culture sur milieux ordinaires
• Température : 37° C
• pH : 7,2
KOUA Amian 132
2. SHIGELLA
• Gélose colonie S (virulente) ou colonie R (avirulente)
• Bouillon Trouble
• Enrichissement aucun (pas de milieu d’enrichissement
pour Shigella).
• Isolement : Hektoen (meilleur) – SS – Mac Conkey – Drigalski
Oxydase négatif
N  n
Uréase négative
Indole - /+
TDA négatif
Glucose positif
H2S négatif
Gaz +/-
Lactose négatif
ONPG Négatif
Citrate positif
Mannitol positif
sauf dysenteriae
Catalase positive
sauf dysenteriae
LDC négatif
ODC négatif sauf sonnei
ADH négatif
AMC négatif
RM positif
KOUA Amian 133
2. SHIGELLA
5– CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
Ag somatique : Ag0 spécifique les divisant en
quatre sous-groupes
• Sous-groupe A : SH. dysenteriae (10 serotypes)
– Mannitol négatif
–Indole positif 2 – 7 - 8 serovars
–Indole négatif 1 – 3 – 4 – 5 – 6 - 10
serovars
Sous-groupe B : SH flexneri (6 serotypes)
–Mannitol positif
–Indole positif
–Glucose (Gaz) KOUA Amian 134
2. SHIGELLA
• Sous-groupe C : SH. boydii (15 serotypes)
– Mannitol positif
– Indole positif 5 – 7 – 9 – 11 – 13 - 15
– Indole négatif 1 – 2 – 3 – 4 – 6 – 8 – 10 – 12 - 14
– Lactose négatif
– ONPG -/+
• Sous groupe D : SH. sonnei (1 serotype)
– Mannitol positif
– Colonie S phase 1 (virulente)
– Colonie R phase 2 (avirulente)
KOUA Amian 135
2. SHIGELLA
6- DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
Il s’agit d’une recherche
• Echantillonnage
• Transport
• Prise d’essai
• Isolement
• Identification
• Confirmation sérologie (serotype)
• Identification différentielle :
Alcaligenes féacalis  Oxydase +, glucose –
Salmonella – immobile  Citrate christensen +
Proteus providencia immobile  TDA +
Hafniae mobile à 25°C  LDC+
Alcalescens dispar  LDC+ ; citrate christensen +.
KOUA Amian 136
3. CITROBACTER
I - HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
• Commensale de l’intestin de l’homme et l’animal
• Pathogène opportuniste
• Peut intervenir dans les gastro-enterites humaines infantiles
• Environnement
II - TAXONOMIE
Famille : Enterobacteriaceae
Genre : Citrobacter
Espèces : C. freundii
C. koseri (s’appelait C. diversus et aujourd’hui
encore appelé C. malonatica)
C. amalonatica (anciennement levinea amalonatica),
C. yougae, C. bakii, C. werkranii, C. sellakii
KOUA Amian 137
3. CITROBACTER
III - CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
• Bacille GRAM négatif
• Mobilité péritriche
• Non capsulé
• Non sporulé
IV - CARACTÈRES CULTURAUX
• AAF
• T° : 37°C
• pH : 7
Aspect sur milieux de culture
• Odeur particulièrement nauséabonde
• Gélose ordinaire on a des colonies de type S / R
• Production d’hydrogène sulfuré (sur milieux SS / Hektoen)
KOUA Amian 138
3. CITROBACTER
V- CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
VI- DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE
(BACTÉRIOLOGIQUE).VOIR CELUI DES
ENTÉROBACTÉRIES
Appartient au Groupe H2S
Urée –
ONPG +
Indole –
LDC -
ADH -
ODC -
Gélatine -
H2S +/- (car tous les
Levinea sont aujourd’hui
des Citrobacter)
KCN -
KOUA Amian 139
4. EDWARDSIELLA
I – HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
Réservoir :
- Reptiles (serpents, poissons)
-Homme (selles normales ou diarrhéiques),
pas commensale du tube digestif de l’homme.
- Oiseaux - eaux - chat
II – TAXONOMIE
Famille : Enterobacteriaceae
Genre : Edwardsiella
Espèces : E. tarda (homme, serpents, poissons)
E hoshinae (oiseaux – eaux - reptiles)
E. ictaluri (chat – poissons)
KOUA Amian 140
4. EDWARDSIELLA
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
• Bacille GRAM -
• Mobilité péritriche
• Non capsulé
• Non sporulé
IV – CARACTÈRES CULTURAUX
• AAF
• T°C : 37°C
• pH : 7
KOUA Amian 141
4. EDWARDSIELLA
V - CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
VI – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
Relatif à la recherche des entérobactéries.
Edwardsiella fait partie à la fois du groupe H2S + et du
groupe indole +.
Urée -
Indole +
Glucose +
Gaz +
Lactose -
ONPG -
H2S +
Citrate -
ADH -
LDC +
ODC +
Mannitol –
sauf E. tarda
Saccharose - sauf
E. tarda
VP -
RM +
Gélatine -
KOUA Amian 142
5. KLEBSIELLA
GÉNÉRALITÉS
- Groupe KES (Klebsiella, Enterobacterie, Serratia)
- Voges Proskauer (VP) +
- Pathogène opportuniste
- Production de ß lactamine  souche multi résistante.
I- HISTORIQUE
1880 : Edwin Klebs  description
1882 : Frisch et Paccini bacille du Rhinosclerome
1883 : Talomon et Fraenkel  bacille de Free Landen
différent de pneumocoque
1885 : Trevision  genre Klebsiella
1885 : Paltauf et Felselberg  bacille de l’ozène
KOUA Amian 143
5. KLEBSIELLA
II- HABITAT
- Homme (flore fécale - peau – muqueuses - voies
respiratoires supérieures)
- eaux (surface-usées) – sol – végétaux – aliments.
Donc bactérie cosmopolite.
III- PATHOGENICITÉ
- Pathogène opportuniste
- Transmission directe manuportée
- Transmission indirecte (aérosol-matériel-aliments)
- Infections broncho-pulmonaires
- Septicémie
KOUA Amian 144
5. KLEBSIELLA
IV- TAXONOMIE
Famille : Enterobacteriaceae
Tribu : Klebsielleae
Genre : Klebsiella
Espèces : K. pneumoniae, K. oxytoca, K. ozenae,
K. rhinoscleromatis, K. planticola, K. terrigena,
K. ornithinolytica.
V- CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
- Bacille GRAM négatif - immobile
- Coloration bipolaire - capsulé
- Aspect en navette - Asporulé
KOUA Amian 145
5. KLEBSIELLA
VI- CARACTÈRES CULTURAUX
- Température : 37°C
- pH optimal : 7.4
-Aéro-anaérobie facultatif
-Cultivée sur milieux ordinaires (gélose ordinaire et bouillon
ordinaire) et sur
- milieux sélectifs : EMB – SS – Hektoen – BEP
- Aspects sur milieux gélosés : aspect glaireux, confluent, œil
de poisson sur EMB, bombée et filante à l’anse de platine.
- Aspect en bouillon : trouble (hauteur du tube), ondes noires
(après chiquenose)
Colorette visqueuse puis dépôt muqueux au fond du tube (48h)
-Colonies de type R et M sur gélose
KOUA Amian 146
5. KLEBSIELLA
VII. CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
- Portoir réduit de Le Minor (urée / indole –hajna – MMN -
Citrate de Simon)Caractères communs aux entérobactéries
- Aéro-Anaérobie Facultatif (AAF)
- Réduit les nitrates en nitrite (N n)
- Oxydase –
- Glucose +
- DNase –
- Uréase
- Souche pigmentée
- ONPG
- ADH – ODC – LDC Caractères différentiels des espèces à
partir des caractères biochimiques.
KOUA Amian 147
5. KLEBSIELLA
VIII - CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
- Antigène somatique (paroi) : Ag O  n = 19
- Antigène flagellaire : Ag H  n = 77
Marqueurs épidémiologiques
- lysotypie
- biotypage
- zymotypage
KOUA Amian 148
5. KLEBSIELLA
IX- DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE
- Echantillonnage / Prélèvement
- Transport
- Prise d’essai
- Ensemencement sur VRBG pour déterminer que c’est une
entérobactérie.
- GRAM (Bacille GRAM -)
- Purification
- Portoir de Le Minor (identification)
- Discussion bactériologique
- Identification du genre
- Identification de l’espèce.
KOUA Amian 149
6. ENTEROBACTER
Généralités
- Groupe KES (Klebsiella, Enterobacterie, Serratia) donc VP +
- pathogène opportuniste
- souche multirésistante
- intérêt du diagnostic
I- Historique
- Aérobacter Enterobacter
- 1890 : étude de Lehmann et Newmann puis Kaufmann / Castellani
- 1919 : Castellani et Chalmers (E. Cloacae)
- 1960 : Enterobacter confirmé (Edwards)
autres espèces…
KOUA Amian 150
6. ENTEROBACTER
II- Habitat
- Homme - animaux - Eaux - Sol - Végétaux – Peau - Muqueuses
Donc bactérie ubiquiste
III- Pouvoir pathogène
- Pathogène opportuniste / multirésistante
- Transmission directe (interhumaine)
- Transmission indirecte (matériel-aliments)
- Infection (urinaires, pulmonaire, méningite…)
- Septicémie
KOUA Amian 151
6. ENTEROBACTER
IV- Taxonomie
Famille : Enterobactériaceae
Tribu : Klebsielleae
Genre : Enterobacter
Espèces : E. cloacae
E. aerogenes plus fréquentes et très pathogènes
E. gergoviae
E. sakazaki (environnement-homme)
E. asburiae (eau-aliment-environnement)
E. dissolvens (pas chez l’homme)
E. nimipressuralis (pas chez l’homme)
E. taylorae (environnement)
E. amnigenus (eau-sol)
KOUA Amian 152
6. ENTEROBACTER
E. intermedius (eau-sol)
E. cancerogenus (arbre appelé peuplier)
E. hormaechei (expectorations)
V- CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
- Bacille GRAM négatif
- Mobilité péritriche
- Acapsulé
- Asporulé
- court et/ou coccobacillaire (polymorphe)
KOUA Amian 153
6. ENTEROBACTER
VI- CARACTÈRES CULTURAUX
Temps optimal : 37° C
pH optimal : 7,4
- AAF
- Cultive sur milieux ordinaires (Go-Bo)
- Milieu sélectif (SS – Hektoen - BCP)
- Aspect sur milieux gélosés
colonies de type S
colonies de type R
- Aspect sur Bouillon
troubles sur toute la hauteur du tube
ondes moirées après la chiquenose
KOUA Amian 154
6. ENTEROBACTER
VII- CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
- Portoir réduit de le Minor
- Galerie API 20 E
 Caractères communs aux entérobactéries.
- AAF
- N  n
- oxydase - - glucose + - catalase+
 Caractères du genre Enterobacter
- VP+ - pigment
- DNase – - ONPG
- uréase - ADH – ODC – LDC
 Caractère différentiels d’espèces
KOUA Amian 155
6. ENTEROBACTER
VIII- CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
- Antigène somatique : Ag O (paroi)
- Antigène flagellaire : Ag H
- Antigène d’enveloppe : Ag K (E. aerogenes)
Marqueurs épidémiologiques
- Lysotypie
- Biotypage
- Zymotypage
KOUA Amian 156
6. ENTEROBACTER
IX- DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE OU
MICROBIOLOGIQUE
- Echantillonnage
- Transport
- Prise d’essai
- Ensemencement sur VRBG
- GRAM (Bacille Gram -) avec des colonies caractéristiques
- Isolement
- Portoir de Le Minor (identification)
- Caractères biochimiques
- Discussion bactériologique
- Diagnostic du genre
- Diagnostic de l’espèce.
KOUA Amian 157
7. HAFNIA
Espèce : Hafnia alvei
- Hôte normal du tube digestif de l’homme et des
animaux
- Aliments : lait, fromage, viande, œuf, charcuterie,
eaux de surface usées, sol, légume
- Colonie lactose -, H2S -
- Pousse lentement à 37°C sur citrate de Simmons :
il faut trois (03) jours
- Mobilité et VP : (-) à 37°C ; mais (+) à 22°C
KOUA Amian 158
7. HAFNIA
- Test ONPG
 (+) si Hafnia incubé à 22°C
 (-) si Hafnia incubé à 37°C
- La plupart des souches possèdent une nitrate
réductase B
- La plupart des souches sont classées par erreur :
Salmonella H2S- il faut faire les tests
suivants : . Ferment glycérol si le test est fait en
eau peptonée + 1% glycérol
. Sorbitol (-)
. Citrate de Simmons (-)
KOUA Amian 159
8. SERRATIA
- Groupe KES donc VP +
- Pathogène opportuniste
- Multirésistant (fréquent)
- Pigment rouge (espèce) Prodigiosine
I- Historique
- Aliments contaminés en rouge
- MO de l’antiquité
- Pigment confondu avec le sang
Origine de tueries au moyen âge
10 000 juifs exécutés entre 1247 et 1510
KOUA Amian 160
8. SERRATIA
Hosties sanglantes
1819 : Bizio 1er
isolat
1886 : Pflugge Bacillus Prodigius
1904 : Fortineau Erythro bacillus
1923 : Nommé Serratia Marcescens
1999 : pathogène opportuniste
II- Taxonomie
Famille : Enterobacteriaceae
Tribu : Klebsiellae
Genre : Serratia
KOUA Amian 161
8. SERRATIA
II- TAXONOMIE (SUITE)
Espèces : S. Marcescens S. liquefaciens
S. marinorubra (Rubidae - 1940) S. proteamaculans
S. plymuthica (1896) S. grimesii
S. adorifera (1978 S. entomophila
S. ficaria (1979) S. fonticola (1979)
III- Caractères morphologiques
- Bacille GRAM (-)
- acapsulé
- asporulé
- mobile  péritriche
KOUA Amian 162
8. SERRATIA
IV- CARACTÈRES CULTURAUX
- Type respiratoire : AAF
- Température : 37°C
- pH : 7,2
- Culture sur milieux ordinaires
- Aspect sur milieu d’isolement
* colonies de type S
* colonies de type R
* colonies de type envahissant
- Gélose sélective (SS – Hektoen)
KOUA Amian 163
8. SERRATIA
V- CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
*Caractères communs aux entérobactéries
*Caractères différentiels
- - Mannitol
- TDA - Adonitol
- Inositol
- Uréase - Tréhalose
- H2S - Xylose
- Indole - Maltose
- ODC - Saccharose
- Citrate de Simmons - Gélatine
- - Mannose
KOUA Amian 164
8. SERRATIA
VI- Caractères antigéniques
- Nombreux Ag O et Ag H
- recherche présente peu d’intérêt
- existence de parenté antigénique avec certains
Ricketsies (agent typhus)
Diagnostic microbiologique (voir autres Entero.)
KOUA Amian 165
9. ESCHERICHIA
- Escherichia (coli) = cellules les plus représentatives du
monde bactérien
- Précision dans son rôle comme agent "diarrhéogène"
I- Historique
1885 : Escherichia coli est isolé pour la première fois
par Escherich
1973 : Burges et Coll identifient E. blattae du tube
digestif de la blatte.
1982 : E. hermanii (Brenner et Coll.)
1982 : E. vulneris (Brenner et Coll.)
1985 : E. fergusonii (Farmer et Coll.)
KOUA Amian 166
9. ESCHERICHIA
II- HABITAT
- Homme-animaux (commensalisme)
- Eaux (par les selles)
- Bactéries ubiquistes
III- POUVOIR PATHOGÈNE
- pathogène opportuniste
- E. coli entérotoxinogène (ECET)
- diarrhée du voyageur (Turista)
- crampes abdominales
- nausées
- fièvre
KOUA Amian 167
9. ESCHERICHIA
- E. coli enteropathogène (ECEP)
- diarrhées infantiles (âge < à 2 ans)
- E. coli dysentériforme  leucocytes dans les selles
- E. coli enterohémorragiques (ECEH)
- diarrhées sanglantes
- coliques hémorragiques
- syndromes hémolytiques urémique (SHU)
- absence de fièvre
- absence de leucocytes dans les selles
NB : "maladie de Hamburger"  sérogroupe : O:157:H7
KOUA Amian 168
9. ESCHERICHIA
- E. coli entéroagrégat (EAGGEC)
- diarrhée
NB : Dysmicrobisme : plus d’équilibre de la flore des
selles
- E. coli avec pouvoir d’adhésion cellulaire de type diffus
(DAEC)
Infections urinaires
. cystites
. pyélonéphrites
Méningites néo-natales
. au cours de l’accouchement
. contamination du liquide amniotique
Septicémies KOUA Amian 169
9. ESCHERICHIA
Suppurations:
. péritonites
. salpingite (infection des trompes)
. suppurations post-opératoires
. infections ostéo-articulaires
TABLEAU DES INFECTIONS CAUSEES PAR E.coli (selon
P.J.SANSONETTI)
Infections intestinales :
- ECET- E. coli entérotoxinogènes : diarrhée des voyageurs
- ECEP- E. coli entéropathogènes : gastroentérites infantiles
- ECEI- E. coli entéroinvasifs : syndromes dysentériques
- ECEH- E. coli entérohémorragiques : colites hémorragiques
KOUA Amian 170
9. ESCHERICHIA
INFECTIONS EXTRA-INTESTINALES :
- Infections de l’arbre urinaire : cystites,
pyélonéphrites
- Infections "parasite intestinale" :
appendicites
cholécystites
péritonites
- Septicémies, méningites, infections
ostéo / articulaires
KOUA Amian 171
9. ESCHERICHIA
IV- TAXONOMIE
Famille : Enterobacteriaceae
Tribu : Escherichieae
Genre : Escherichia
Espèces : E. coli (1-2)
E. blattae (1987) E. fergusonii (1985)
E. hermanii (1952) E. vulneris
V- Caractères morphologiques
- Bacille GRAM négatif
- Mobilité péritriche
- Acapsulé (certaines souches sont capsulées
telle que Ag K1 )
- Asporulé
KOUA Amian 172
9. ESCHERICHIA
VI- CARACTÈRES CULTURAUX
- Température optimale : 37°C
- pH optimal : 7,4
- AAF
- Culture sur milieux ordinaires
- Milieux sélectifs (SS – EMB – TBX - Rapid’E. coli 2)
- Aspect sur milieu gelosé :
. colonies S
. colonies R (parfois)
- Aspect sur bouillon
. Trouble sur toute la hauteur du tube
. Ondes moirées après chiquenose
KOUA Amian 173
9. ESCHERICHIA
VII- CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
- Portoir réduit de Le Minor
- Galerie : API 20 E
Caractères communs aux entérobactéries
- AAF - N  n
- Cytochrome oxydase - - Glucose + - Catalase +
Caractères du genre Escherichia
- Indole +
- Urée -
- Citrate de Simmons-
Caractères différentiels des espèces (Voir caractères biochimiques)
KOUA Amian 174
9. ESCHERICHIA
VIII- CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
- antigène somatique : Ag O (Paroi) - 160
- antigène flagellaire : Ag H 52 types
- antigène capsulaire : Ag K 70
Marqueurs épidémiologiques :
- Lysotypie
- Biotypage
IX- DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE
- Echantillonnage
- Transport
- Prise d’essai
KOUA Amian 175
9. ESCHERICHIA
IX- DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE (SUITE)
- Ensemencement (VRBG)
- GRAM (BG-)
- Colonies caractéristiques
- Isolement (purifier la souche)
- Portoir de Le Minor (identification)
- Caractères biochimiques
- Discussion bactériologique
- Diagnostic du genre
- Diagnostic d’espèce
- Sérotypage
KOUA Amian 176
KOUA Amian 177
10. GENRE PROTAE TDA (+)
Proteus – Providencia – Morganella
I- HABITAT- POUVOIR PATHOGÈNE
- Homme - animal
- Environnement
- Pathogènes opportunistes
- Agents de putréfaction des déchets d’origine animale.
II- TAXONOMIE
- Famille : Enterobactériaceae
- 1- Genre : Proteus
Espèces :
Proteus mirabilis Proteus vulgaris
Proteus penneri
KOUA Amian 178
10. GENRE PROTAE TDA (+)
Proteus – Providencia – Morganella
2- Genre Providencia
Espèces
P. stuartii
P .alcalifacienne
P. rettgeri
P. rustigianii
P. heimbachae selles pingouins
3- Genre Morganella
Espèce : M. Morganii
Sont des bactéries de surinfections
KOUA Amian 179
10. GENRE PROTAE TDA (+)
Proteus – Providencia – Morganella
III-DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE
-Echantillonnage
- Transport
- Prise d’essai
Ensemencement (VRBG)
- GRAM (BG-)
- Colonies caractéristiques
- Isolement (purifier la souche)
- Portoir de Le Minor (identification)
KOUA Amian 180
10. GENRE PROTAE TDA (+)
Proteus – Providencia – Morganella
III-DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE
-- Caractères biochimiques
- Discussion bactériologique
- Diagnostic du genre
- Diagnostic d’espèce
- Stéréotypage
KOUA Amian 181
11. LES COLIFORMES
Introduction
Le terme coliforme est utilisé depuis 1913, pour
faire référence aux bactéries de l’espèce E. coli.
De 1975 – 1980 il y a eu des évolutions dans la
taxonomie qui donne une rénovation de cette
classification.
Leur meilleure évaluation et signification se
perçoivent dans le domaine alimentaire.
I - Définition
Selon ISO, cette appellation « d’organismes
coliformes » fait référence :
- Bacilles à GRAM négatif
KOUA Amian 182
11. LES COLIFORMES
I – DÉFINITION (SUITE)
- Non sporulés
- Oxydase négative
- Aérobies ou anaérobies facultatifs
- Multiplication en présence de sels biliaires
- Fermentation du lactose avec production d’acide, de gaz
- et d’ aldéhide en 48H à 37°C.
Tous les coliformes ayant les mêmes propriétés à 44°C sont des
coliformes thermotolérants qui produisent de l’indole à partir du
tryptophane à 44°C
Ces coliformes thermotolérants sont des Escherichia coli présumés
(présumés à être pathogènes)
KOUA Amian 183
11. LES COLIFORMES
II – CLASSIFICATION
Le test IMVIC caractérisait autrefois les coliformes. C’est
la classification ancienne et traditionnelle.
Taxonomie moderne des Enterobacteriaceae :
« Entérobactéries coliformes »
Mesure difficile de l’importance relative de chacune de ces
espèces par rapport au concept de « coliformes »
Plan clinique (isolat)
Environnement aquatique ou tellurique (présence)
Deux catégories de coliformes : selon l’origine et l’habitat
KOUA Amian 184
11. LES COLIFORMES
a – Coliformes d’origine fécale : 1ère
catégorie
Cette catégorie comprend les espèces des genres
Escherichia;
Citrobacter;
Klebsiella;
Enterobacter.
Ils sont rencontrés dans les matières fécales
humaines ou animales, les eaux usées et les eaux de
surface polluées, mais jamais isolés dans les eaux
d’alimentation (non polluées et contrôlées) ou des
sols dépourvus de fumures.
KOUA Amian 185
11. LES COLIFORMES
b – Catégorie de coliformes selon l’habitat : 2ème
catégorie
correspond à des espèces nouvelles :
Serratia fonticola
Buttiauxella agrestis
Enterobacter intermédium
Enterobacter amnigenus
Klebsiella terrigena
Klebsiella trevisanii
Contrairement au 1er
groupe, ceux-ci proviennent des eaux
d’alimentation (eau potable) et de sols incultes. Ces espèces
sont fréquentes dans les eaux de distribution et le plus souvent
confondues avec les espèces indicatrices d’une pollution fécale.
KOUA Amian 186
11. LES COLIFORMES
b – Catégorie de coliformes selon l’habitat : 2ème
catégorie (suite)
Destruction écologique confirmée du point de vue
physiologique par rapport à la température de croissance,
on peut envisager des coliformes dont la température
optimale des croissance est de 37°C et qui sont capables de
se multiplier à des températures élevées (44°C).
III – Ecologie – Epidémiologie
L’habitat de ces différentes espèces est à l’évidence
complémentaire de la reconnaissance taxonomique.
C’est dans la mesure ou l’identification précise sera
développée que l’on pourra mieux comprendre et
interpréter leur présence dans l’eau ou les produits
alimentaires.
KOUA Amian 187
11. LES COLIFORMES
III – ECOLOGIE – EPIDÉMIOLOGIE (SUITE)
a – Coliformes et pouvoir pathogène
En général, ce sont des germes « coloniseurs » (en clinique)
Donc des bactéries pathogènes opportunistes
Présence de coliformes dans un aliment : indicateur de
pollution
b – Coliformes et habitat fécal
Réaliser des analyses quantitatives pour évaluer la distribution
des coliformes du tube digestif.
Tenir compte des nouvelles espèces reparties entre produits
pathologiques (clinique) et habitat aquatique ou tellurique
(environnement).
Considérer le pouvoir migratoire et le caractère aléatoire de leur
implantation.
KOUA Amian 188
11. LES COLIFORMES
c – Coliformes et habitat aquatique
Analyse des écosystèmes aquatiques (eaux usées,
fleuves, rivières, lacs ou étangs) récepteurs des
rejets organiques est aussi instructive.
Ainsi, on observe une évolution des populations de
coliformes par rapport à celles rencontrées dans les
écosystèmes intestinaux.
d – Coliformes et eaux d’alimentation
Diversité d’espèces et large distribution des
souches non fécales
KOUA Amian 189
11. LES COLIFORMES
IV - DÉTECTION ET IDENTIFICATION
La plupart des méthodes sont satisfaisantes
Le phénomène de l’identification mérite quelques développements
-Systèmes d’identification numérique  IMVIC (méthode
traditionnelle).
-Mieux, identification par comparaison entre le profil des espèces
répertoriées et classées (API).
Observation de deux catégories de coliformes :
Coliformes thermotrophes ou termotorérants
• Culture à températuree élévée (37 – 44°C)
• Coliformes fécaux sont de cette catégorie
• Incapable de se développer à + 4°C
KOUA Amian 190
11. LES COLIFORMES
Coliformes psychrotrophes
- Culture : 30 et 34°C - Culture à 4°C
Incapable de se développer à + 44°C
N.B. : Ils ne font pas partie de la flore fécale des animaux à sang
chaud.
V – Coliformes et indicateurs
• Les coliformes sont d’excellents indicateurs par rapport à
– L’écologie - La bactériologie -La taxonomie
– Aux techniques de détection et d’identification
• Au plan épidémiologique, on observe quelques limites par
rapport à :
– La nature
• La probabilité d’apparition d’infection dans une population.
N.B. : A travers le pathogène ou non.
KOUA Amian 191
KOUA Amian 192
12. YERSINIA
Généralités
-Yersinia est une bactérie rattachée antérieurement aux
Pasteurella (Parvobactéries).
-Yersin fut le premier à isoler l’agent en 1984 d’où le nom
Yersinia.
I – Taxonomie
C’est une bactérie de l’ordre des bactériales, de la famille des
Enterobactéries et du genre Yersinia, avec les espèces :
Y. pestis / Y. pseudotuberculosis / Y. enterocolitica
Y. intermedius / Y. frederiksenii / Y. kristensenii /
Y. aldovac
Y. rodhei / Y. mollaretii / Y. bercovieri / Y. ruckeri
N.B.: Les trois 1ers
concernent le domaine alimentaire
KOUA Amian 193
12. YERSINIA
II – HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
Microbe ordinaire retrouvé chez l’homme, les animaux, le
sol, les eaux l’environnement.
La contamination par voie orale à partir des aliments tels
que les crudités, les viandes crues, laits crus et l’eau.
Responsable de :
-gastro-entérites syndrome de la fosse iliaque droite
(appendicite)
-Troubles abdominaux – diarrhées et arthrites.
C’est une entérotoxine thermostable (st)
Pouvoir pathogène invasif (c'est-à-dire utilisant les voies
sanguines) codé par un plasmide (qui lutte contre les
antibiotiques)
KOUA Amian 194
12. YERSINIA
Facteur de virulence (à détecter) : tests à réaliser :
. Dépendance du calcium à 37°C
. Auto agglutination des cultures en bouillon à 37°C
. Résistance au pouvoir bactéricide du sérum à 37°C
. Fixation par les colonies virulentes à 37°C du rouge congo.
. Hydrophobicité de la paroi entraînant l’agglutination des
particules de latex à 37°C.
-Etude de la présence de pyrazinamide et de
l’esculine (test important à connaître):
Si pyrazinamide et/ou esculine : négatives = souches
potentiellement pathogènes
Si pyrazinamide et/ou esculine : positives = Souches non
pathogènes
KOUA Amian 195
12. YERSINIA
-Etude de la présence de pyrazinamide et de
l’esculine (test important à connaître):
Si pyrazinamide et/ou esculine : négatives =
 souches potentiellement pathogènes
Si pyrazinamide et/ou esculine : positives =
Souches non pathogènes
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Cocobacille à GRAM négatif bipolaire
Capsulé (parfois : certaines souches)
Asporulé
Immobile
KOUA Amian 196
12. YERSINIA
III - CARACTÈRES CULTURAUX
• AAF
• Culture sur milieux usuels (lent pousse en 48h)
• Bouillon (EPT) : flocon dans le fond
• Gélose : petites colonies de 1 mm de diamètre
• Températures : 4 à 42°C (avec 30°C température optimale)
• pH : 6 à 7
• – Caractères biochimiques
Oxydase -
Glucose +
Gélatine -
Gaz -
Catalase +
Urée +
Indole -
Saccharose -
N  n
Esculine +
H2S -
Rhamnose -
KOUA Amian 197
12. YERSINIA
VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
Ag0 – Somatiques 16 types
Ag d’enveloppe (souches capsulées)
Y. pseudotuberculosis 6 groupes d’Ag (type I à VI)
Y entérocolitica 70 facteurs 0 dont les pathogènes :
Biogroupes serogroupes
1B 0:8
2…………………………………………………….. 0:9 0:5 ; 25
3……………………………………………………… 0:3
4……………………………………………………… 0:3
KOUA Amian 198
12. YERSINIA
VII - DÉTECTION ET IDENTIFICATION
Voir fascicule
Enrichissement
Ensemencement - isolement
KOUA Amian 199
A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES
NOUVELLES ENTEROBACTERIACEAE
KOUA Amian 200
1. LEVINEA
GÉNÉRALITÉS
Famille des entérobactéries
Autrefois classé dans le groupe des Indole +
I – HABITAT – POUVOIR – PATHOGÈNE
Rencontré chez l’homme et l’animal
Retrouvé dans l’environnement
Pathogène opportuniste
II – Taxonomie
• Famille : Enterobactérie
* Genre : Levinea (citrobacter)
* Espèces : L. malonatica Citro ; koseri) L. diversus
L. amalonatica (Citrobacter amalonatica)
KOUA Amian 201
1. LEVINEA
Le genre Levinea est devenu aujourd’hui Citrobacter
Les espèces de Levinea sont devenues aujourd’hui
des espèces Citrobacter (koseri et amalonatica).
III – Caractères morphologiques
Bacille GRAM négatif ; Asporulé ; Acapsulé
IV – Caractères culturaux
AAF
Température : 37°C
pH : 7,2
Culture sur milieux ordinaires
KOUA Amian 202
1. LEVINEA
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Caractères communs aux entérobactéries
Caractères différentiels :
Indole + Laclose -/+ Xylosidase -
Glucuronidase -
LDC - Citrate de simmons + Sorbitol +
V – DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE
Voir entérobactéries en général
KOUA Amian 203
2. KLUYVERA
Famille des entérobactéries
I – HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
Environnement : sol – eau - eaux usées – locaux aliments
Pathogène opportuniste
Rarement isolé chez l’homme et les animaux.
II – TAXONOMIE
Nouvelle entérobactérie
Genre : Kluyvera
Espèces : K. cryocrescens K. ascorbata
KOUA Amian 204
2. KLUYVERA
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Bacilles GRAM négatif
Asporulé Acapsulé
IV – CARACTÈRES CULTURAUX
AAF
Température = 37°C
pH = 7
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Caractères communs aux entérobactéries
KOUA Amian 205
2. KLUYVERA
Caractères différentiels :
I = Intermédiaire D = Différentiel
S = Smouth R = Rugueuse
k. cryocrescens k. ascorbata
Irgasan
Cefalotine
Carbenicilline
Croissance à 41°C
Fermentation
glucose
Dulcitol
Indole
S
S / I
I
-
+ (1 à 3 jours)
-
+
R
R
R
+
-
d
+
KOUA Amian 206
3. BUTTIAUXELLA
I - TAXONOMIE
Genre : Buttiauxella
Espèces : B. agrestis
II - HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
Idem aux kluyvera
III - CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Proche de kluyvera
Indole –
LDC -
Saccharose -
KOUA Amian 207
4. MOELLERELLA
Nouvelle Entérobactérie
I – Habitat et pouvoir pathogène
Principalement isolée des selles chez l’homme
Non enteropathogène
Peut-être confondu à E. coli
II – Taxonomie
Famille : Enterobactéries
Genre : Moellerella
Espèce : M. Wisconsensis
KOUA Amian 208
4. MOELLERELLA
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Bacille GRAM négatif
Asporulé Acapsulé
IV - CARACTÈRES CULTURAUX
AAF
Température : 37°C
pas de culture à 44°C
pH : 7,2
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Caractères communs aux enterobactéries
KOUA Amian 209
4. MOELLERELLA
Caractères différentiels :
Indole +/- citrate deSimmons : d
LDC - ODC -
Culture à 44°C H2S -
VP - Lactose +
ADH - Urée -
Colistine R Gaz en glucose -
Sorbitol -
VI – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
KOUA Amian 210
A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES
-DE L’ORDRE DES ACTINOMYCETALES
KOUA Amian 211
1. MYCOBACTERIUM
Rappel
Ce sont des bactéries à GRAM + (faiblement) qui se
présentent sous forme de filaments ramifiés avec seulement
quelques espèces strictement pathogènes.
I – TAXONOMIE
Ordre : Actinomycetales
Famille : Mycobactériaceae
Genre : Mycobactérium
Espèce : 17 espèces reparties en 6 groupes
M. tuberculosis (hommes)  Pathogène strict
M. bovis (bovins – lait)
KOUA Amian 212
1. MYCOBACTERIUM
I – TAXONOMIE (SUITE)
M. africanum
M. marinum (eau – poissons)
M. Kansasii (eau-lait-porc-bovidés)
M. ulcerans (eau – homme)
II – HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE
- Rencontrés chez l’homme et l’animal (bovidés).
- L’élimination du germe se fait par les crachats, le lait, les virus.
- Forte résistance dans ces produits même après dessiccation.
Contamination essentiellement directe par voie :
Aérienne
Digestive
KOUA Amian 213
1. MYCOBACTERIUM
- Plusieurs localisations :
• Tuberculose respiratoire (pulmonaire)
• Tuberculose des sereuses (péritoine – synoviale)
• Tuberculose osté articulaire :
(vertèbres mal de POTT )
• Tuberculose viscérale (foie-rein-intestin-rate)
• Tuberculose ganglionnaire
• Tuberculose cutanée (abcès)
• Formes généralisées (n’importe quel endroit-
forme atypique)
• Pouvoir pathogène expérimental – cobaye très
sensible-. KOUA Amian 214
1. MYCOBACTERIUM
III – MORPHOLOGIE
Ce sont de fins bacilles rectilignes, parfois incurvés.
Immobile, non sporulés, avec des extrémités arrondies. Se
présentent soit isolés ou en amas. Ce sont de bactéries
GRAM +.
- Formes granuleuses (produits pathologiques) à la suite des
antibiotiques.
- Bacille Acido-Alcoolo-résistant (BAAR)
Mis en évidence à partir de la coloration de Ziehl Neelsen.
IV – CARACTÈRES CULTURAUX
- bactéries aérobies strictes
- culture très lente (1 semaine – mois)
KOUA Amian 215
1. MYCOBACTERIUM
IV – CARACTÈRES CULTURAUX (SUITE)
Nécessite des milieux spéciaux et complexes :
• Milieux de Lowenstein Jensen
•Milieux de Coletsos
- Colonies caractéristiques
•M.tuberculosis colonie R eugonique (R = rugueuse)
(beige à surface choux-fleur, cerebriforme)
•M. africanum  colonie R dysgonique (Beige crème)
•M. bovis  colonie S. dysgonique (S = lisse) (blanche
ou crème)
KOUA Amian 216
1. MYCOBACTERIUM
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Classification d’espèces par la recherche de
‾ Catalase
‾ Péroxydase
‾ Niacin-test (recherche de la production d’acide
nicotinique)
‾ Nitrate réductase
‾ Sensibilité au pyrazinamide
‾ Sensibilité au TCH (hydrazide de l’acide
thiophène carboxylique)
KOUA Amian 217
1. MYCOBACTERIUM
VI – CONSTITUTION CHIMIQUE
Ces bactéries sont composées de :
Lipide (20% du poids sec)
Polysaccharides (toujours liés aux lipides ou à des protéines)
Protéines (tuberculines) selon le stade de purification.
.Tuberculine brute
.Tuberculine synthétique à partir des milieux synthétiques
.Tuberculine PPD (protéine purifiée + lipides + polysaccharides)
.Tuberculine IP 48 (contient des polysaccharides) : cette
tuberculine, convenablement diluée et titrée est utilisée pour les
intradermo-réactions (IDR).
Cette tuberculine est à l’origine des vaccins.
KOUA Amian 218
1. MYCOBACTERIUM
VII – CONSTITUTION ANTIGÉNIQUE
- Ag lipidique
- Ag polysaccharidique (haptènes)
- Ag protéine (tuberculine)
VIII – POUVOIR ALLERGÈNE
L’organisme infecté par bacille tuberculeux, acquiert un état
d’hypersensibilité retardé vis-à-vis des bacilles.
Cela se recherche par injection intradermique de tuberculine et on
constate après 48 heure :
. Une réaction locale papulo érythémateuse indurée
. Une réaction focale au niveau des foyers préexistants
. Une réaction générale (hyperthermie donc mort du sujet)
KOUA Amian 219
1. MYCOBACTERIUM
N.B. : L’IDR à la tuberculine est effectuée à dose faible et n’entraîne
qu’une réaction locale.
IX – MYCOBACTÉRIUM ATYPIQUES
Ils sont répandus dans le sol-eaux usées et dans certains aliments.
Commensaux pour l’homme et l’animal
Pathogènes opportunistes (pouvoir pathogènes faibles ou irréguliers)
Forme broncho pulmonaire (adulte)
Forme ganglionnaires (enfant)
Forme cutanées (ulcération ou abcès)
Formes méningées, osseuses, génitales, oculaires (rares)
KOUA Amian 220
1. MYCOBACTERIUM
Incrimination : ne se fait que si on les isole à l’état
pur de façon repétée chez le même patient et si rien
d’autre ne peut expliquer les lésions observées.
Culture : à 22°C pour la plupart et sur milieu
Löwenstein.
Selon Runyon, deux critères ont permis de les
classer : . Délai de croissance;
. Pigmentation ou non des colonies
apparaissant ou non après exposition à la lumière.
KOUA Amian 221
1. MYCOBACTERIUM
Groupe I
Croissance lente ou intermédiaire
Colonies photo chromogènes
Pathogène pour l’homme
Exemples : M. kansasii (pulmonaire)
M . marinum (cutanée)
(Pigmente à la lumière mais pas à l’obscurité)
Groupe II
Croissance lente ou intermédiaire
Colonies scotochromogènes
(Pigmentées après croissance à l’obscurité et à la lumière)
Ex : M. Scrufulaceum
KOUA Amian 222
1. MYCOBACTERIUM
Groupe III :
Croissance lente ou intermédiaire
Colonies Achromogènes (non pigmentées)
Ex : M. avium
Groupe IV
Croissance rapide (-7 jours)
Colonies pigmentées occasionnellement
Ex : M. fortuitum
Groupe V : (non classé)
Croissance lente (4-10 mois)
Colonies lisses incolores devenant jaune en vieillissant responsable
des infections cutanées ulcère de Burli
Ex : M. ulcérans.
X – Autres mycobactéries
Ils sont pathogènes exclusifs KOUA Amian 223
1. MYCOBACTERIUM
X – Autres mycobactéries
Ils sont pathogènes exclusifs:
1- Mycobactérium leprae (bacille de Hansen) agent de la
lèpre, maladie strictement humaine.
2- Mycobactérium paratuberculosis : agent de l’entérite
hypertrophiante des bovidés ou entérite para tuberculeuse.
3-Mycobactérium microti : (bacille de wells) agent de la
maladie spontanée du mulot ou lésions caséineuses sous-
cutanées et ganglionnaires.
KOUA Amian 224
1. MYCOBACTERIUM
XI – DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE
1. Repose sur l’IDR à la tuberculine
-En dépistant tout sujet tuberculisé (primo-infection)
2. Diagnostic de la tuberculose maladie reposant
sur :
- Recherche du bacille tuberculeux dans des produits tels
que les crachats – les urines …
-Faire des prélèvements
-Faire une recherche directe des BAAR (Bacille
Acido-Alcoolo-Résistant) par la
Coloration du Ziehl Neelsen / auramine.
KOUA Amian 225
1. MYCOBACTERIUM
Résultats + moins de 1 bacille par champ microscopique
++ de 1 à 10 bacille par champ microscopique
+++ plus de 10 bacilles par cham microscopique
Absence de bacilles dans 300 champs.
3. Culture :
- Lowenstein Jensen
- Coletsos
- Incubation à 37°C ; une à plusieurs semaines.
M. typique (1 – 3 mois)
M. atypique (10 mois)
- Observer les tubes tous les 2 ou 3 jours
KOUA Amian 226
1. MYCOBACTERIUM
- Identifier :
a) délai d’apparition des colonies
b) aspect macroscopique
c) examen microscopique (BAAR +/-)
d) caractères biochimiques.
KOUA Amian 227
2. STREPTOMYCES
RAPPEL
Ordre : Actinomycetales
Famille :Streptomycetaceae
Genre : Streptomyce
I – HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE
- Saprophytes du sol
- Utilisés dans les industries pour fabriquer les antibiotiques
(ATB)
- Pathogènes (parfois pour l’homme)  Mycétome
- Pouvoir pathogène généralement nul.
KOUA Amian 228
2. STREPTOMYCES
II – Taxonomie
Ordre : Actinomycetales
Famille : Streptomycetaceae
Genre : Streptomyce
Espèces : S. madurae (blanc)
S. pelletieri (rouge) pathogène
S. Samaliensis (jaune)
S. griseus production d’ATB
S .auréofaciens
KOUA Amian 229
2. STREPTOMYCES
III – MORPHOLOGIE
Filaments ramifiés
Conidies (longues chaines)
GRAM positif
Morphologie des différents
Streptomyces Coloration Gram
IV – CARACTÈRES CULTURAUX
Culture lente (jusqu’à 15 jours sur gélose ordinaire, sur
Sabouraud et Lowenstein Jensen)
Colonies pigmentées qui évoquent les colonies de
champignons
Métabolisme réduit KOUA Amian 230
2. STREPTOMYCES
Action faible sur les sucres
Protéolyse + (pour quelques souches)
V - DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
Etude des caractères des grains issus des fistules
d’actinomycose.
Aspect macroscopique des grains possède une
grande valeur d’orientation:
. Noir
. Blanc
. Jaune
. Rouge
KOUA Amian 231
A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES
5. BACILLES GRAM POSITIF
KOUA Amian 232
1. LISTERIA
GÉNÉRALITÉS
- Listéria est une bactérie qui est à l’origine de plusieurs
épidémies
- La listériose est une maladie infectieuse (source virulente)
provoquée par Listeria.
Les aliments sont identifiés comme source d’infection.
I – TAXONOMIE
Ancienne classification : Corynebacteriaceae
Nouvelle classification : proche de Lactobacille et
Streptocoque
Genre : Listéria
Espèces : L. monocytogenes / L. ivanovii / L. inocua /
L. welshimeri
L. seeligeri / L. grayi / L. murrayi
KOUA Amian 233
1. LISTERIA
II – HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
- Rencontré chez l’homme les animaux les sols les eaux –
viandes – poissons – fruits de mer laits – volailles –
légumes – environnement.
- Listéria survit dans les aliments congelés ou séchés.
- L. monocytogenes seule pathogène pour l’homme
(provoque septicémie – méningite – avortement).
- L. ivanovii (rares cas d’avortement chez les ovins, bovins
et caprins).
III – Caractères morphologiques
Petit bacille mobile à 22°C (pirouette), GRAM +
Non capsulée – non sporulé
KOUA Amian 234
1. LISTERIA
IV – CARACTÈRES CULTURAUX
Culture sur bouillon (TCS + ATB)
Culture sur géloses . Mc Bride modifiée : colonies gris
bleutées,
. Palcam : colonies verdâtres auréolées
de noir
. Triptica caséine soja, Oxford et
Alpamy
Température : +4 à +37°C (avec 30°C température optimale
de croissance)
pH : 6 à 7
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
N  n , Mannitol D xylose
KOUA Amian 235
1. LISTERIA
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES (SUITE)
Hémolyse et camp-test (Rocourt J. 1984) à rechercher:
Catalase +
Oxydase -
Uréase -
Indole –
H2S –
VP +
Esculine +
Glucose +
RM +
KOUA Amian 236
1. LISTERIA
VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
Ag0 : Somatique avec 15 serotypes
Ag H : flagellaire avec 5 serotypes
VII – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
Echantillonnage
Prélèvement
Transport
Prise d’essais
KOUA Amian 237
2. BACILLUS
INTRODUCTION
En agroalimentaire, seule l’espèce cereus nous intéresse.
Elle est responsable de T.I.A ,c’est un bacille à Gram positif,
sporulé.
C’est une bactérie aérobie stricte ou aérobie facultative
sporulée.
I – HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE
-Bactérie ubiquiste
-Hôte normal du sol et des végétaux
-Résiste longtemps dans le sol grâce à sa spore
-Bactérie commensale de l’homme et de l’animal
-Bactérie utile dans l’obtention de certains ATB
(polymyxine et bacitracine)
KOUA Amian 238
2. BACILLUS
-Bactérie nuisible : . souillure des cultures bactériennes
. stérilisation des conserves
Par la thermorésistance des spores:
B. cereus : responsable de TIA chez l’homme.
B. anthracis : responsable du charbon :
. forme cutanée;
. forme pulmonaire;
. forme gastro-intestinale.
Présence dans : riz cuit – viande – sauce – épice
légumes – salade – purée de pomme de terre.
Bacillus résiste à +110° C pendant 90 mn
KOUA Amian 239
2. BACILLUS
Pouvoir pathogène (très important pour B. cereus)
Production de deux types de toxine :
Enterotoxine diarrhéique
- Produite au cours de la phase exponentielle de croissance à
un pH compris entre 7,2 – 7,6 et à 32°C
-Toxine préformée dans l’aliment provoque donc les
mécanismes d’intoxination.
-Toxine détruite à +56°C et peut provoquer une diarrhée
quelques heures après ingestion de l’aliment.
Toxine émétique ou émédisante
- Responsable de nausée et de vomissement
-Toxine produite à la fin de la phase exponentielle de
croissance
KOUA Amian 240
2. BACILLUS
-Toxine préformée dans l’aliment et résiste à 120°C
pendant 90mn sous pression.
- Les manifestations débutent 2h – 6h après
ingestion de la dose infectieuse c’est-à-dire
105
- 107
cellules.
II – TAXONOMIE
Famille : Bacillaceae
Genre : Bacillus
Espèces : 3 groupes
KOUA Amian 241
2. BACILLUS
Groupe I
B. anthracis
B. cereus
B. licheriformis
B. coagulans
B. subtilis
B. pumilus
B. megaterium
B .firmus
B. lentus
Groupe II
B. polymyoca
B. macerans
B. abei
B. laterosporus
B. circulans
B. brevis
Groupe III
B. sphaericus
B. pasteurii
KOUA Amian 242
2. BACILLUS
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Bacilles de 3 à 9 µm de long, extrémités carré
Gram positif
Diplobacille / streptobacille
Sporulé
Acapsulé
Mobilité +/-
Groupe I : Spore ovale ou arrondie non déformante
(spore centrale ou subterminale)
Groupe II : spore ovale déformante
(centrale – subterminale)
Groupe III : spore ronde déformante
(subterminale ou terminale)
KOUA Amian 243
2. BACILLUS
IV – CARACTÈRES CULTURAUX
Culture sur milieux ordinaires
Aérobie stricte / AAF
Température 30° - 37°C d’autres espèces : 55°C
Aspect sur milieux de culture :
• Sur gélose : colonies R (5 mn de diamètre), envahissante,
opaque et mâle
colonie S (1mn de diamètre), régulière,
homogène, opaque et transparente
• En bouillon : culture rapide floconneux avec voile plus ou
moins épais , plissée et sédiment ultérieur.
KOUA Amian 244
2. BACILLUS
N.B. : Gélose Mössel : meilleur milieu pour culture de Bacillus.
V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Catalase +
Oxydase +
Réduit les Nitrates en nitrites (N  n)
Indole +
Acetoine +
Lécithine +
VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
Peu connus
KOUA Amian 245
2. BACILLUS
VII - DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
Echantillonnage
Prélèvement
Voir fascicule
Intérêt de Bacillus en bactériologie alimentaire
Ils posent des problèmes dans l’industrie des conserves
alimentaires du fait de la Thermorésistance de leur spore.
Leur présence est souvent difficile à remarquer car ils ne
produisent pas de gaz mais ils peuvent modifier le goût
des produits.
Ils altèrent également le goût et l’aspect d’autres denrées
alimentaires telles que le lait, les fromages et les tomates.
KOUA Amian 246
1er
ordre : les bacillales qui présentent une spore
centrale non déformante.
2e
ordre : les plectridiales qui présentent une
spore terminale et déformante.
3e
ordre : les clostridiales qui présentent une
spore centrale et déformante.
4e
ordre : les sporovibrionales qui présentent une
spore déformante et inversée
2-
3- GENERALITES SUR LES LACTOBACILLUS EN
MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE
Introduction
Le genre Lactobacillus fait partie d’un groupe aux contours très mal
définis, les bactéries lactiques (Orla-Jensen 1919). Les raisons sont les
caractéristiques physiologiques et écologiques communes. Ce sont des
bactéries lactiques dites « stricto-sensu ».
Il existe trois principaux genres :
- Lactobacillus (bacille homo ou hétéro fermentaires)
- Streptococci (cocci homo fermentaires sans CO2)
- Leuconostocs (cocci hétéro fermentaires avec CO2)
I – HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE
- Chez l’homme et l’animal (bouche-tractus vaginal- tube digestif)
- Rôle dans la carie dentaire
- Responsable de quelques cas d’endocardites.
KOUA Amian 249
3- GENERALITES SUR LES LACTOBACILLUS EN
MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE
II – TAXONOMIE
Famille : Lactobacillaceae
Genre : Lactobactillus
Sous genre (1) : Homo fermentaire sans CO2
Thermobactérium (45°C)
Streptobactérium (15°C)
Sous genre (2) : Hétérofermentaire avec CO2
Bétabactérium.
KOUA Amian 250
3- GENERALITES SUR LES LACTOBACILLUS EN
MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE
CO2
-
Homofermentaire Hétérofermentaire CO2
+
Thermobactérium
L. delbrueckii
L. helveticus
L. jensenii
L. acidophilus
L. gasserii
L. salivarius
L. pisicola
L. vitulinus
L. ruminis
L. agilis
L. agilis
L. sharpae
L. bulgaricus (spp)
L. lactis (spp)
Streptobactérium
L. casei
L. plantarum
(dans l ’attiéké )
L. murinus
L. coryniformis
L. curvatus
L. homohiochii
L. sake
L. bavaricus
L. farciminis
L. alimentarius
(dans l ’attiéké )
L. biformentans
Bétabactérium
L. fermentum
L. cellobiosus
L. brevis
L. buchneri
L. kefir
L. viridescens
L. halotolerans
L. minor
L. confusus
L. kandleri
L. hilgardii
L. divergens
L. fructivorans
L. san francisco
KOUA Amian 251
3- GENERALITES SUR LES LACTOBACILLUS EN
MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE
III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
‾ Bacilles se présentent sous forme de bâtonnets rectilignes
‾ Gram positif
‾ Groupement en diplobacilles – longues chaînes ou amas
‾ Immobiles
‾ Possèdent des corpuscules métachromatiques (parfois)
‾ Asporulés – non ramifiés
IV – CARACTÈRES CULTURAUX
Ne se cultivent pas sur m.o (bactéries exigentes)
Exigent des facteurs de croissance : vitamines – acides
aminés - peptides – acides gras.
KOUA Amian 252
3- GENERALITES SUR LES LACTOBACILLUS EN
MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE
IV – Caractères culturaux (suite)
‾ N’utilisent pas O2 pour leur métabolisme
(anoxybiontiques)
‾ Préfèrent une atmosphère enrichie en CO2 donc micro
aérophiles
‾ Anaérobies (certaines espèces)
‾ pH très bas (< 5)
‾ Température de croissance : 15 à 45°C
‾ Milieux de culture de choix : MRS (Man – Rogosa –
Sharpe) ou milieu de Rosnow
Milieu liquide :Trouble après 24h à 30°C
Milieu solide : colonies opaques, lisses, blanchâtres
de 0,5 à 1mm de diamètre en 24h ou 48h.
KOUA Amian 253
3- GENERALITES SUR LES LACTOBACILLUS EN
MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE
V – Caractères biochimiques
‾ Production de l’acide lactique par fermentation (d’où leur nom
‾ Catalase – Oxydase -
‾ Ne réduisent pas les Nitrates en nitrites
‾ Pouvoir protéolytique : négatif
‾ Métabolisme des glucides toujours de type fermentatif donc critère
taxonomique
‾ résultant des caractères biochimiques.
‾ Production du gaz en milieu liquide glucosé
Sous genre : homo fermentaires sans CO2
Thermobactérium (45°C)
Streptobactérium (15°C)
Sous forme : Hétéro fermentaires avec CO2
Betabacterium
KOUA Amian 254
3- GENERALITES SUR LES LACTOBACILLUS EN
MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE
VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
7 groupes antigéniques désignés par les lettres majuscules
A B C D E F G
VII – LACTOBACILLUS ET PRODUITS
ALIMENTAIRES
–Utilisation dans l’industrie laitière (ferment acidifiant
et producteur d’arôme)
– Coagulation du lait par fermentation lactique (yaourt)
–Rôle dans la maturation des fromages
–Protection des produits végétaux et carnés (Métabolisme
fermentaire donc baisse du pH et protection contre
l’envahissement par d’autres m.o (anaérobies).
KOUA Amian 255
3- GENERALITES SUR LES LACTOBACILLUS EN
MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE
(SUITE)
– Présence dans les salaisons – saucissons secs – maïs
fourragé - pâte à pain (levain) : contribution à
l’acidification et au goût.
– Lactobacillus sont des bactéries utiles
– Possibilité de présenter un aspect nuisible (production du
mannitol dans le vin ou de gaz carbonique dans les
fromages en maturation)
VIII – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
Echantillonnage
Prélèvement
Transport
Prise d’essais KOUA Amian 256
3- GENERALITES SUR LES LACTOBACILLUS EN
MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE
VIII – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE (SUITE)
Dénombrement sur gélose MRS
Recherche sur bouillon MRS
Recherche sur Gélose MRS
Identification :
- ensemencer sur :
. Rosenow 15°C et Rosenow 45°C
. Argine Moeller . Témoin Moeller . Esculine
. Gibson Abdel Malek + Gélosé blanche (étude du
gaz)
. Catalase (Sur gélose MRS)
. API 50 CHl (à partir de la gélose MRS)
- Incuber à 30°C entre 48h et 72h
- Lecture.
KOUA Amian 257
A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES
6. BACTERIES ANAEROBIES
KOUA Amian 258
1. BACTERIES ANAEROBIES
GÉNÉRALITÉS
•Bactéries anaérobies : ne peuvent ni utiliser l’oxygène de l’air, ni
se développer en présence d’oxygène. Ils ont un métabolisme
anoxybiontique.
•Elles ne possèdent pas d’enzymes (joue un rôle dans le transport
d’oxygène)
•Dépourvues de cytochrome, catalase et de péroxydase
•Elles puisent leur énergie dans le processus de fermentation
(lactique, alcoolique, propionique…)
•Se développent sur des milieux privés d’oxygène ou des milieux
ayant un potentiel d’ oxydo réduction (rh) bas
•Constituées de flore tellurique (vie dans le sol)
•Flore non tellurique ou flore de Veillon (principalement dans la
sphère buccale).
KOUA Amian 259
1. BACTERIES ANAEROBIES
I – CLASSIFICATION
1 – Anaérobies telluriques et sporulés
• Ce sont des Bacilles GRAM +
Vivant généralement dans le sol, très résistants car sporulés pouvant
élaborer une toxine protéique.
• Comprenant 4 sous groupes
– Anaérobies saprophytes
– Anaérobies des maladies toxiques telles que :
. botulisme (intoxination) . tétanos (toxi-infection)
- Anaérobies des gangrènes gazeuses (toxi-infections) tel que
. Clostridium (perfringens, septicum, histolyticum)
- Anaérobies intermédiaires (toxi-infection, septicémie toxique)
tel que . welchia perfringens (synonyme de perfringens)
KOUA Amian 260
1. BACTERIES ANAEROBIES
II – HABITAT
Dans le sol
Multiplication se fait de façon autonome
selon le cycle de carbone et de l’azote existant dans le sol
(anaérobies tellurique)
Dans les cavités naturelles de l’homme et de l’animal
Cavités digestives et génitales pour les anaérobies telluriques
Cavités bucco-pharyngées, voies respiratoires pour la flore de veillon.
III – Pouvoir pathogène
Vitalité
Très grande : pour les bacilles telluriques à cause de leur spore.
Relative : pour Clostridium perfringens (sporulation mauvaise)
Faible : pour la flore de veillons (pas de spore)
Pleurésies occasionnant des abcès du cerveau
Septicémies
KOUA Amian 261
1. BACTERIES ANAEROBIES
III – POUVOIR PATHOGÈNE
• Toxinogenèse
Bacille tellurique a une toxinogénèse très élevée
(toxines protéiques)
Clostridium a une toxinogenèse élevée
Bactéries anaérobies non sporulées ont une toxinogenèse nulle
Pouvoir pathogène expérimental est utile pour le diagnostic.
KOUA Amian 262
1. BACTERIES ANAEROBIES
IV – MORPHOLOGIE
• Morphologie homogène pour les anaérobies sporulés.
-Bacille volumineux à extrémités carrées ou arrondies
-Mobilité péritriche
-GRAM positif
-Spore (ovale – arrondie) déformante
Spore peut-être centrale, subterminale et terminale
• Anaerobies asporulées morphologie variable.
Coques et bacilles GRAM positif et négatif
Dépourvues de spore
Mobilité +/-
KOUA Amian 263
1. BACTERIES ANAEROBIES
V – CARACTÈRES CULTURAUX
• Culture facile sur milieux anaérobies en 24 h.
• température variable (thermophile, mésophile ou psychrotrophe)
• pH variable
VI – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Utiles pour leur classification (sporulé, saprophytes ou
commensaux)
Pathogènes : identification par toxinotypie (injection de différentes
toxines à des souris au niveau du péritoine pour déterminer leur
toxicité).
VII – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
Ag 0
Ag H pour les anaérobies mobiles
peu important dans leur étude
KOUA Amian 264
1. BACTERIES ANAEROBIES
Détermination Ag des toxines protéiques est utile pour les anaérobies
telluriques.
VIII – DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE
• Technique complexe possible dans un laboratoire spécialisé
• Diagnostic basé sur les études de produits de fermentation
• Identification des métabolites terminaux (alcools, aldéhydes,
phénols, acétone et H2S)
• Etudes expérimentales chez l’animal pour anaérobie élaborant
toxines et enzymes (toxinotypie réalisée sur les souris)
 Contraction par hyper extension (tétanos)
 Paralysie flasque (botulisme)
 Oedèmes (nécroses, odeur putride )
(gangrènes gazeuses perfringens)
KOUA Amian 265
1er
ordre : les bacillales qui présentent une spore
centrale non déformante.
2e
ordre : les plectridiales qui présentent une
spore terminale et déformante.
3e
ordre : les clostridiales qui présentent une
spore centrale et déformante.
4e
ordre : les sporovibrionales qui présentent une
spore déformante et inversée
2-
2.CLOSTRIDIUM
I - DÉFINITION
Bacilles GRAM positif, anaérobies strictes, mobiles et
sporulés.
II - CLASSIFICATION
Groupe I :
– Saprophytes pour la plupart
– Dépourvus de toxine
– Ont une spore centrale ou terminale
– Glucidolytique
– Non protéolytique (donc pas dangereux)
– Gélatine négative
KOUA Amian 268
2.CLOSTRIDIUM
Groupe II
• Saprophytes
• Pathogène occasionnel (C. perfringens)
• Responsable de toxi-infections gangréneuses (C. botulinum)
• Spore centrale ou subterminale
• Glucidolytique
• Faiblement protéolytique
• Gélatine + ou –
Groupe III
• Pouvoir pathogène hétérogène
• Une espèce pathogène (C. histolyticum) T.I.G (Toxi-infection
gangrèneuse)
• autres espèces peu pathogènes (peu ou pas de toxine)
KOUA Amian 269
2.CLOSTRIDIUM
Groupe III (suite)
• autres espèces peu pathogènes (peu ou pas de toxine)
• Identification par toxinotypie
• Fortement protéolytiques
• Peu glucidolytiques
• Gélatine positive
• Groupe IV
• Spore terminale déformante
III - Diagnostic microbiologique
– Isolement (anaérobie) milieux spéciaux mésophile
– thermophile - micro aérophile.
KOUA Amian 270
3.CLOSTRIDIUM PERFRINGENS
RAPPEL
C. perfringens est un bacille anaérobie d’origine
tellurique
- isolé pour la première fois en 1881 et en 1923 par
Welch  responsable des gangrènes gazeuses
I – HABITAT
Ubiquiste
Nature
Tube digestif des hommes et des animaux
KOUA Amian 271
3.CLOSTRIDIUM PERFRINGENS
II – POUVOIR PATHOGÈNE
• Gangrènes gazeuses (germes)
• Myonécrose (germes)
• Toxi – infection alimentaire (entérotoxine)
• Entérite nécrosante (entérotoxine)
• Trouble neurologique (toxine dans le système nerveux central -)
III – TAXONOMIE
Famille : bacille Gram positif – anaérobie strict – groupe II
Genre : Clostridium
Espèces : perfringens
KOUA Amian 272
3.CLOSTRIDIUM PERFRINGENS
IV – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
• Bacille GRAM
• Sporulé (non déformante subterminal)
• Immobile, extrémités carrées
• Capsulé
V – CARACTÈRES CULTURAUX
- Anaérobie strict
-Température : 6,5°C (37°C) 18 – 72h
- pH : 7,4
- Gélose profonde  colonies lenticulaires + gaz
- Gélose au sang  colonies bêta hémolytiques de
types S
KOUA Amian 273
3.CLOSTRIDIUM PERFRINGENS
VI – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
-Gélatine positive
-Lait – coagulé – rétracté, alvéolaire
-Lecithinase positif - Gaz positif
-H2S positif – réduit les sulfites - ASR ( aérobie sulfito –
reducteur)
VII – TOXINOGÉNÈSE
- Toxine létale et nécrosante (α , ß)
- Entérotoxine
- Enzyme (hémolysine – hyaluronidase)
VIII – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES
- Vingtaine
- Facteurs toxiques 6 groupes (A – B – C – D – E – F)
KOUA Amian 274
3.CLOSTRIDIUM PERFRINGENS
IX – DIAGNOSTIC
Conditions requises pour confirmer une intoxication à Clostridium
perfringens.
N.B. : Il faut que l’une des conditions suivantes soit requise :
@ aliment doit contenir après un stockage correct
> 105
Clostridium perfringens/g
@ matières fécales contiennent plus de 106
spores/g
@ souches isolées des fèces et des aliments même serotype.
@ C. perfringens des fèces de la plupart des malades = même
serotype
@ Spores thermorésistantes
NB :Présence d’entérotoxine dans les matières fécales (++important)
KOUA Amian 275
4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM
RAPPEL
Ce sont des bactéries anaérobies strictes, sporulées
Agent du botulisme
GRAM positif
Responsable d’affections telle que l’intoxination alimentaire
découverte pour la première fois par Van Ermenghen en 1896
I – HABITAT
Saprophyte du sol
Végétaux (fruits, légumes, fourrage)
Matières fécales des animaux (sous forme de spore)
II – POUVOIR PATHOGÈNE
Responsable du botulisme (retrouvé chez l’homme et l’animal)
Responsable des intoxinations (à partir de conserves – poissons
charcuteries, contaminés)
KOUA Amian 276
4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM
II – POUVOIR PATHOGÈNE
Il existe 6 types différents de botulisme (toxines différentes) :
Type A : retrouvé dans les légumes – haricots (botulisme humain)
Type B : viande de porc (botulisme aviaire)
Type C : oiseaux (botulisme aviaire)
Type D : Bovidés
Type E et F : poissons (botulisme humain)
Incubation : 12 – 36h maladie sévère
Symptômes : vomissements, constipation, paralysie, atteinte
respiratoire et arrêt cardiaque, mort.
Pouvoir pathogène expérimental
. Animaux de laboratoire sont réceptifs, mais le cobaye est l’animal
de choix (pour toxinotypie).
KOUA Amian 277
4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM
III – TAXONOMIE
Ordre des Clostridiales
Famille : Bacille GRAM positif, anaérobie stricte,
groupe II (Clostridies)
Genre : Clostridium
Espèce : botulinum
KOUA Amian 278
4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM
IV – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Bacille GRAM positif – extrémités arrondies
Mobile (péritriche)
Diplo ou streptobacille
Sporulé (déformante – subterminale)
V – CARACTÈRES CULTURAUX
• Anaérobie stricte
• Température optimale : 26 °C
• pH : 8
• Sur bouillon sous huile trouble abondant – dépôt odeur de beurre
rance.
• Sur gélose – colonies sphériques avec gaz.
KOUA Amian 279
4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM
VI - CARACTÈRES BIOCHIMIQUES
Rarement recherchés et variable selon les souches
Gaz positif, gélatine positive, H2S + ou -, saccharose positif
Indole négatif, glucose positif, salicine positif, amidon
positif.
VII - CARACTÈRES BIOLOGIQUES
1 – Vitalité
- Forme végétative  Thermolabiles
- Spores Thermostables (115°C pendant 8 minutes)
- 95% des spores sont détruites à la même température
5% des spores restantes résistent pendant 5h à 100°C,
et 10 minutes à 120°C
KOUA Amian 280
4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM
2 – Toxinogenèse
Elabore une toxine protéique (donc dangereuse)
dans le milieu extérieur (exotoxine la plus toxique
connue à ce jour)
Responsable d’intoxination
VIII – DIAGNOSTIC AU LABORATOIRE
@ Recherche idéale toxinotypie. Cependant on peut
rechercher la toxine dans les aliments, dans le sérum du
malade, dans les matières fécales et la bactérie sur les
milieux de culture.
@ Inoculation à la souris (séro-neutralisation ou épreuve
des animaux protégés)
KOUA Amian 281
4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM
- Par hémagglutination passive
- Par électro - immunodiffusion
- Par diffusion en tube capillaire
- Par recherche microscopique des anticorps fluorescents
- Par contre électrophorèse
- Par radio – immuno assay
- Par Elisa
Détermination de la dose minimale mortelle (DMM) (inoculer doses
faibles, doses fortes)
Typage
L’aliment suspect ou incriminé est chauffé 10 minutes à 100°C puis
ensemencé dans les milieux anaérobies. L’identification de la culture
sera basée sur la recherche du pouvoir pathogène expérimental.
KOUA Amian 282
4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM
Prophylaxie
Elle peut s’exercer à différents niveaux :
&- Dans les méthodes de conservation et stérilisation
des aliments
& -Dans la préparation des aliments à conserver : lavage
soigneux des fruits et légumes.
& -Dans la consommation des aliments : ne pas goutter ni
consommer les aliments suspects.
N.B. : La vaccination ne s’impose que pour les
travailleurs des laboratoires exposés et chez certains
animaux (bovins).
KOUA Amian 283
5. ANAEROBIES NON SPORULES NON TELLURIQUES
« FLORE DE VEILLON »
GÉNÉRALITÉS
- Les anaérobies de la flore de Veillon, ont une morphologie variable.
- Ce sont des commensaux des muqueuses humaines et animales
- fragiles et non sporulés.
- Culture difficile
- N’élaborent généralement pas de toxine (peu pathogène)
- Diagnostic est direct (microscopique)
Principaux anaérobies de la flore de Veillon
A – Coques Gram positif
1- Genre Peptococcus
Espèces : 5
Morphologie : cocci arrondi en grappe de raisin
KOUA Amian 284
5. ANAEROBIES NON SPORULES NON TELLURIQUES
« FLORE DE VEILLON »
2- Genre Peptostreptococcus
Espèces : 5
Morphologie : cocci ovalaire en chainette
3-Genre Sarcina
Espèce : 1
Morphologie : gros cocci sphérique en tétrade
B – Coques Gram négatif
1- Genre veillonella
Espèce : 2
Morphologie : petits cocci groupés en diplocoques ou
en amas
KOUA Amian 285
5. ANAEROBIES NON SPORULES NON TELLURIQUES
« FLORE DE VEILLON »
C – Bacilles GRAM positif
1 – Genre Eubacterium
Espèces : 5
Morphologie : Bacilles souvent incurvés, isolés, groupés
en courtes chaînettes
2-Genre Lactobacillus
Espèces : 3
Morphologie : Bacilles parfois filamenteux, groupés
en très longues chainettes, immobiles
KOUA Amian 286
5. ANAEROBIES NON SPORULES NON TELLURIQUES
« FLORE DE VEILLON »
C – Bacilles GRAM positif (suite)
3- Genre Bifidobactérium
Espèces : 11
Morphologie : Bâtonnets avec renflements en massue et de extrémités
ramifiées en Y ou V.
4- Genre Propionibactérium (Ex : Corynebacterie)
3 sous groupes
Morphologie : bacilles à extrémités renflées en haltère avec
granulation métachromatique.
5- Genre Actinomyces (Ex : Actinobactérium)
Espèces : 3
Morphologie : Amas de formes en massues.
KOUA Amian 287
5. ANAEROBIES NON SPORULES NON TELLURIQUES
« FLORE DE VEILLON »
D-Bacilles GRAM négatif
« Les mieux connus » , les plus nombreux, les plus fréquents
rencontrés en pathologie.
Différents Genres : Bactéroïdes – Fusobactérium
1-Genre Bactéroïdes
Espèces : 6 (B. fragilis, B. mélaninogenicus , B.oralis,
B. intermédium…)
Morphologie : bacille rectiligne trapus, parfois en saucisse et
sphéroïde
2-Genre Fusobactérium
Espèces : 4 (F. nécrophorum, F. fusiforme, F. nucleatum, F. varium)
Morphologie : bacille assez fin, fusiforme, sphéroïdes – filament.
KOUA Amian 288
5. ANAEROBIES NON SPORULES NON TELLURIQUES
« FLORE DE VEILLON »
D – Bacilles GRAM négatif (suite)
N.B : présence de bacille fusiforme et treponème suppose « Angine de
Vincent vincentis »
3-Genre Campylobacter (ex : Vibrio)
Espèce : 1
Morphologie : bacille incurvé en virgule
4- Genre Leptotrichia
Espèces : 1
Morphologie : filament enchevêtré avec des renflements ovoïdes
ou gresiformes.
5. Genre : Treponema
Espèce : 9
Morphologie : Forme hélicoïdale aux spires régulières ou irrégulières.
KOUA Amian 289
KOUA Amian 290
. LES CHAMPIGNONS
KOUA Amian 291
LES LEVURES ET MOISISSURES
Comment les dénombrer dans un aliment et quelle est la signification
à leur donner selon l’aliment ?
RAPPEL
• Levures = champignons microscopiques unicellulaires, ovoïdes
et mesurent 25 à 30µm.
• Moisissures = champignons microscopiques multicellulaires
filamenteux et sous forme de Thalle.
• Du point de vue écologique, ces champignons sont retrouvés dans
la nature – air – sol – eaux – fleurs – fruits – légumes – plantes
(intérêt en industrie alimentaire)
• Culture : Substrat dont l’activité de l’eau (aw) est très basse (0.62 -
0.94)
KOUA Amian 292
LES LEVURES ET MOISISSURES
Levures : Aérobies – Anaérobies – A.A.F.
Poussent à pH acide (4 - 4,5)
Reproduction asexuée par bourgeonnement (mitose) ou par
scissiparité.
Moisissures : Aérobies strictes
pH très acide – acide alcalin
Mésophile – psychrotrophe (- 5°C )
Reproduction asexuée et sexuée (ascospores
Rôle des levures dans les industries agricoles et alimentaires
– Fabrication des boissons alcoolisées (bière – vin – cidre)
– Production d’alcool industriel (jus ou mélasse de canne à sucre)
– Panification (source de protéines) comme levain
– Affinage en fromagerie
KOUA Amian 293
LES LEVURES ET MOISISSURES
Rôle des levures dans les industries agricoles et
alimentaires (suite)
– Fabrication de produits nobles (enzymes – vitamines)
– N.B. : Pas pathogènes dans les produits alimentaires
mais leur développement produit une altération de la
qualité marchande (troubles – odeurs – goût).
Rôle des moisissures dans les industries agricoles et
alimentaires.
– Utilisées en fromagerie (affinage)
– Grand pouvoir de dégradation
– N.B. : Certaines espèces sont toxinogènes : aflatoxines
B1 des Aspergillus – fusarium (manioc –tourteaux
d’arachides). KOUA Amian 294
LES LEVURES ET MOISISSURES
Dénombrement des levures et moisissures dans un
aliment
– A 30°C ; formation de colonies sur milieu sélectif
– Méthodes spécifiques : NF V04 022
– FIL 94 A
– ISO 7954
– NI 03.01022 (22/7/93)
Principe
– Ensemencement en profondeur
– Ensemencement par étalement
– Quantité définie de l’échantillon pour essais
KOUA Amian 295
LES LEVURES ET MOISISSURES
Ensemencement par incorporation :Différentes techniques
utilisées :
– Dénombrement en boîte de Pétri (incorporation –
étalement)
– Dénombrement par filtration sur membrane (< 1Levure/ml)
– Dénombrement approximatif (NPP) liquide + CD
– Dénombrement au compte cellules (levain) (fragilité et
qualité du levain en boulangerie)
Milieux pour dénombrement des levures moisissures
– Tout milieu glucosé convient
– Milieu Sabouraud (CHLO – GENTA) : ensemencement par
étalement – incorporation
– Milieu de pomme de terre glucosé gélosé (PDA) :
KOUA Amian 296
LES LEVURES ET MOISISSURES
Milieux pour dénombrement des levures moisissures (suite)
Milieu oxytétracycline glucosé gélosé (OGA) : ensemencement
par étalement
– Milieu glucosé à l’extrait de levure (ou YGC) : ensemencement
par incorporation.
– Milieu au mout de bière gélosé en brasserie et œnologie.
– Milieu au mout de raisin gélosé en brasserie et œnologie
Techniques de dénombrement
– Technique par étalement sur milieu OGA et séché
– Distribuer 0.1ml de produit pur, solution mère et dilutions
décimales sur les boites jusqu’à 10-n
– Etaler (étaleur stérile)
– - Incuber : * 20 – 35°C pendant 5 jours
* 30°C pendant 24h et 48h * 0.1ml …………0.1ml 10-n
KOUA Amian 297
LES LEVURES ET MOISISSURES
Techniques de dénombrement (suite)
– Lecture
– compter en 15 et 150 colonies
– Tenir compte de la dilution pour le dénombrement final
– Confirmer par examen microscopique (levure – Moisissure –
bactérie) et macroscopique
Identification (galerie classique)
– Souche en culture pure - Caractères culturaux
– Caractères morphologiques
– Caractères sexuels (ascospores) - Caractères
physiologiques
– Fermentation des composés sucrés
– Assimilation des composés carbonés (Glu- gala)
– Assimilation des composés azotés (nitrates)
KOUA Amian 298
LES LEVURES ET MOISISSURES
Identification rapide
API - 20C
API - 20 auxanogramme
Test technologique
Identité des levures et moisissures n’intéresse pas l’industriel
Seulement, il veut savoir si les levures et moisissures peuvent se
développer dans son produit ou sont dans son produit.
Levures et moisissures signification de leur présence selon
l’aliment.
- Du point de vue hygiénique, il n’est pas nécessaire de
rechercher les levures et moisissures dans les produits
alimentaires (non pathogène).
KOUA Amian 299
LES LEVURES ET MOISISSURES
Levures et moisissures signification de leur présence
selon l’aliment. (suite)
- Du point de vue technologique : il peut avoir une
altération importante dans la fabrication, alors les produits
ne seront pas commercialisables. C’est pour cela qu’il est
bon de les rechercher quantitativement et qualitativement au
cours de la fabrication.
* Il faut aussi maîtriser les consignes de traitement
c’est-à-dire maîtriser les barèmes de pasteurisation
et de stérilisation
* Savoir apprécier le nombre initial de levure et
moisissure par rapport aux dangers.
KOUA Amian 300
KOUA Amian 301
KOUA Amian 302
CONCLUSION
Les dangers que peuvent représenter les
mycotoxines acquises au cours de notre
alimentation quotidienne, désorganisant
notre santé n’ont sans doute jamais été si
bien perçus ou même pas. Ainsi donc, la
seule façon de mieux vivre, c’est de varier
son poison c’est-à-dire ne pas manger
toujours la même chose.
KOUA Amian 303
. LES ALGUES
KOUA Amian 304
LES ALGUES
INTRODUCTION
Les algues sont des êtres vivants capables de photosynthèse
dont le cycle de vie se déroule généralement en milieu
aquatique.
Elles constituent une part très importante de la biodiversité,
une des bases des réseaux trophiques des milieux aquatiques
d’eaux douces, saumâtres et marines. Elles sont aussi
utilisées dans l’alimentation humaine, par l’agriculture et par
l’industrie.
Rappelons que l’étude des Algues s’appelle la phycologie ;
le terme Algologie est parfois utilisé mais désigne également
la branche de la médecine qui traite de la douleur.
KOUA Amian 305
LES ALGUES
I – DESCRIPTION GÉNÉRALE (typologie)
Les algues ont souvent été définies par défaut, par simple
opposition aux végétaux terrestres pluricellulaires.
Dans l’acception la plus large du terme, les algues rassemblent
donc entre autres à :
* Des organismes procaryotes : algues bleues ou cyanobactérie
* Des eucaryotes
-Divers groupes à espèces unicellulaires (Euglonophytes)
-D’autres groupes à espèces unicellulaires ou pluricellulaires
algues rouges ou ahodophyto et straménophiles (Diatomées –
algues brunes)
-Végétaux assez proches des plantes terrestres algues vertes
(ulvophycées)
KOUA Amian 306
LES ALGUES
II – CLASSIFICATION DES ALGUES
- Règne
- Embranchement
- Sous embranchement
- Classe - Genre - Espèces
1 – Algues procaryotes
- Algues bleue – vert ou cyanobactéries
- Rôle dans la production de l’oxygène de l’atmosphère
- Leurs cellules ont une structure procaryote typique des
bactéries.
- La photosynthèse se produit directement dans le
cytoplasme
- Forment un lichen lorsqu’elles sont en symbiose avec un
champignon. KOUA Amian 307
LES ALGUES
2 – Algues eucaryotes
- Photosynthèse se produit dans des structures
particulières, entourées d’une membrane, qu’on
appelle chloroplaste.
Ces structures contiennent de l’ADN
- Végétaux (trois groupes) :
. Chlorobiantes
.Algues rouge ou rhodophytes
.Glaucophytes
KOUA Amian 308
LES ALGUES
3 - Appartenance des algues, selon diverse classification
- Les algues sont dans le règne végétal dans le système à
trois règnes, et parmi les thallophytes, avec les
champignons et les lichens.
- Les algues sont reparties entre les plantae et les protistes
dans le système à 5 règnes.
- Les algues sont un groupe polyphylétique en classification
phylogénétique, et sont repartis en 11 groupes.
4 - Espèces d’algues
Plusieurs espèces
KOUA Amian 309
LES ALGUES
III – MORPHOLOGIE DES ALGUES
Très diversifiée, il existe des algues qui sont unicellulaires,
éventuellement mobiles, d’autres forment des filaments cellulaires ou
des lames simples ; d’autres encore développent des architectures
complexes et différenciées, par opposition cellulaire ou par
enchevêtrement de filaments tubulaires. Les algues ne possèdent
cependant pas de tissus nettement individualisés.
Les algues possèdent des couleurs variées : verte, jaune, rouge,
brune
IV - ECOLOGIE DES ALGUES
Les algues constituent une part importante de l’écologie aquatique et
adoptent des modes de vie très divers. Bien qu’elles soient toutes
pourvues de chlorophylles, elles peuvent être autonomes (autotrophes
ou saprophytes), parasites ou vivre en symbiose.
KOUA Amian 310
LES ALGUES
 Algues autotrophes
- Algues flottantes : Algues unicellulaires filamenteuses
- Algues flottantes de grande taille environ 70 m
–Algues thermophiles - Algues aériennes
–Algues fixées
Sur les rochers épilithes (environs 50 m de long)
Sur des animaux (épizoïques)
Les paresseux portent sur leurs poils une algue brune pendant la saison
sèche et verte pendant la saison des pluies qui les aide à se confondre
avec leur environnement.
Sur des végétaux (épiphytes)
Sur du bois (épixyles)
KOUA Amian 311
LES ALGUES
Algues saprophytes;
Algues parasites;
Algues symbiotiques;
.Zooxanthelles ou Zoo chlorelles (vivant en
association avec des organismes animaux)
. Algues vivant avec des champignons :
Lichens.
KOUA Amian 312
LES ALGUES
V – UTILISATION
Algues utiles
- Alimentation humaine
Des espèces d’algues sont utilisées pour l’alimentation
humaine, soit directement, soit sous forme des
compléments alimentaires, soit sous forme d’additifs.
- Comme aliment direct
Les algues sont une sorte de légumes, comme la laitue de
mer contenant de protéines, sels minéraux et de vitamines.
- Comme compléments alimentaires
Exemple de la spiruline  micro algue bleue,
commercialisée sous forme de complément particulièrement
riche en protéines et en vitamines.
KOUA Amian 313
LES ALGUES
- Comme additifs
Utilisée en industrie agro alimentaire. Exemple de l’algine
ou acide alginique utilisé comme liant dans les charcuteries.
Les algues sont également une source très utile d’oligo-
éléments, notamment le magnésium et l’iode qui font
généralement défaut à l’alimentation dans les pays
industrialisés. Ceux qui consommes peu de poisson
notamment, et qui consomment du sel raffiné dépouillé de
son iode naturel.
-Alimentation animale
Utilisation dans la fabrication de farines et tourteaux
incorporés dans les aliments composés, pour volailles.
KOUA Amian 314
LES ALGUES
 Engrais et amendements
Le goémon est récolté sur les côtes en Bretagne depuis
très longtemps pour en faire de l’engrais. Autrefois, il
servait aussi à produire de la soude et de la potasse
Usages industriels
Certaines substances tirées des algues, notamment
l’algine sont utilisées comme gélifiants, épaississant,
émulsifiants dans les industries pharmaceutiques,
cosmétiques, matières plastiques et peintures. L’agar
agar sert de base pour la fabrication des milieux de
culture bactériologique.
KOUA Amian 315
LES ALGUES
Production de biocarburants
A partir des algues  production de biodiesel et de bioéthanol
sans déforestation massive
Algues toxiques et nuisibles
Des algues unicellulaires microscopiques (dinoflagellés) peuvent
rendre toxiques pour l’homme les mollusques (moules, huîtres) et
les rendre impropre à la consommation sous peine de troubles
gastro-entériques graves et d’atteintes neuromusculaires.
KOUA Amian 316
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
LE MILIEU DE HUGH ET LEIFSON
Peptone pancréatique de caséine 2 g
Extrait de levure 1 g
Chlorure de sodium 5 g
Phosphate monopotassique 0,3 g
Glucose 10 g
Bleu de Bromothymol 0,03 g
Agar (gélose) 3 g
ED qsp 1 L
Composition
Source de C et N
Source de C à rajouter
solidification du milieu gélose
semi solide
Indicateur de pH
Vert pH basique ou neutre, jaune
pH acide
Milieu aqueux
pH = 7,2
Source de C, N, minéraux et
vitamines
Source de P
Équilibre ionique
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
TECHNIQUE D’ ENSEMENCEMENT
1- Régénérer le tube 20 minutes au bain marie bouillant
2- Ajouter le volume de solution de glucose stérile dans le milieu en
surfusion: à 45°C
3- A jouter trois gouttes de suspension bactérienne et refroidir
immédiatement le tube sous l’eau froide.
4- Ne pas visser le tube à fond
5- Incuber 24 heures à 37°C
lecture
Virage de l’indicateur de
pH au jaune dans tout le
tube. Le milieu est
devenu acide.
Il y a eu production
d’acides lors de
l’utilisation du glucose par
les bactéries en présence
et en absence d’O2.
Les bactéries sont
fermentatives vis-à-vis du
glucose.
Virage de
l’indicateur de pH
au jaune dans la
partie supérieure
du tube. Le milieu
est devenu acide.
Il y a utilisation du
glucose par les
bactéries en
présence d’ O2.
Les bactéries sont
oxydatives vis-à-vis
du glucose.
Le milieu reste tel qu’
était avant
ensemencement.
Il n’y a pas de culture
Les bactéries sont
inertes vis-à-vis du
glucose
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
LE MILIEU CITRATE DE SIMMONS
Sulfate de magnésium 0,2 g
Phosphate monopotassique 1 g
Phosphate bipotassique 1 g
Citrate de sodium 2 g
NaCl 5 g
Bleu de Bromothymol 0,08 g
Agar (gélose) 15 g
ED qsp 1 L
Composition
Equilibre osmotique
Indicateur de pH
Vert pH basique ou neutre, jaune
pH acide
pH = 6,8
Sources minérales
Seule source de C
6 7,6
Ensemencement
Faire une strie centrale avec une suspension
en eau physiologique ou directement à partir
d’une colonie
Ne pas visser le bouchon à fond
Incuber 24 h à 37°C
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
MILIEU DE CLARK ET LUBS
Peptone trypsique ou polypeptone 5 à 7 g
Glucose 5 g
Phosphate bipotassique 5 g
ED qsp 1 L
COMPOSITION
Source de C
pH = 7
Sources minérales
Source minérale
Ensemencement
Ensemencer avec 5 à 10 gouttes de
suspension bactérienne.
Ne pas visser le bouchon à fond
Incuber 24 h à 37°C
Test RM
Après incubation, prélever 2 mL du milieu
et les déposer dans un tube à hémolyse.
Ajouter 1 à 2 gouttes de rouge de méthyle.
Observer.
4,5 6,8
Test VP
Après incubation, prélever 1 mL du milieu et
les déposer dans un tube à hémolyse.
Ajouter 0,5 mL d’-naphtol et 0,5 mL de soude.
Mélanger et incliner le tube.
Faire la lecture après 10 à 15 min de
contact.
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
MILIEU DE KLIGLER HAJNA
Extrait de viande de boeuf 3 g
Extrait de levure 3 g
Peptone 20 g
Chlorure de sodium 5 g
Citrate ferrique 0,3 g
Thiosulfate de sodium 0,3 g
Lactose 10 g
Glucose 1 g
Rouge de phénol 0,05 g
Agar (gélose) 12 g
ED qsp 1 L
Source de C et N
COMPOSITION
Equilibre osmotique
Mise en évidence de la formation H1 S
Source de soufre, témoin d’oxydo-
rédcution
Source glucidique majoritaire
Source glucidique minoritaire
Indicateur de pH
6,5 8,2
pH = 7,4
Ensemencement
2) Piqûre centrale
dans le culot
Fil droit ou pipette
boutonnée
1) Stries serrées sur
la pente
Öse ou pipette
boutonnée
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
MILIEU MANNITOL MOBILITÉ NITRATÉ
peptone 20 g
Nitrate de potassium 2 g
Mannitol 2 g
Rouge de phénol à 1 % 4 mL
gélose 4 g
ED qsp 1 L
Composition
Source de C
pH = 8
Sources de C et N
Indicateur de pH
Ensemencement
Apport de nitrates
Piqûre centrale
avec le fil droit
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
LECTURE DES MILIEUX
CITRATE DE SIMMONS
1ère lecture
possible
Le milieu ne présente aucune
culture.
Les bactéries n’utilisent pas le
citrate comme source de
carbone : CITRATE -
2nde lecture possible
Le milieu présente une
culture, l’indicateur de pH a
viré au bleu  le milieu est
devenu basique.
Les bactéries ont utilisé le
citrate comme source de
carbone en produisant des
composés alcalinisant le
milieu: CITRATE +
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
CLARK ET LUBS
1ère lecture possible
Le milieu est devenu
rouge  le pH est acide .
Il y a eu formation de
composés acides par les
bactéries au cours de la
fermentation du glucose.
Les bactéries utilisent la
voie des acides mixtes :
RM +.
2nde lecture possible
1- Test RM
Le milieu est devenu
jaune  le pH est
basique .
Les bactéries n’utilisent
pas la voie des acides
mixtes lors de la
fermentation du
glucose : RM -.
2- Test VP
1ère lecture possible 2nde lecture possible
Formation d’une
coloration rouge en
surface . Il y a
formation d’acétoïne
et de butanediol dans
le milieu lors de la
fermentation du
glucose. Les bactéries
utilisent la voie du
butanediol : VP +.
Pas de
modification du
milieu .
Les bactéries
n’utilisent pas la
voie du butanediol
lors de la
fermentation du
glucose : VP -.
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
MANNITOL MOBILITÉ
1ère lecture
possible
Le milieu est resté rouge
 le pH est neutre ou
basique
Les bactéries ne
fermentent pas le
mannitol : MANNITOL -.
2nde lecture possible
1- Utilisation du mannitol
Le milieu est devenu
jaune  le pH est acide
.
Les bactéries
fermentent le mannitol
et produisent des
acides qui acidifient le
milieu : MANNITOL +.
2- Mobilité
1ère lecture
possible
Observation d’une
culture dans tout le
tube.
Les bactéries ont
diffusé dans tout le
milieu : elles sont
MOBILES.
Culture uniquement au
niveau de la piqûre
centrale.
Les bactéries sont
IMMOBILES.
2nde lecture possible
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
KLIGLER HAJNA
1- lecture de la production d’H2 S
Précipité noir de
sulfure ferrique:
Production d’H2S
par les bactéries !
H2S+
Pas de précipité
noir: bactéries ! H2S-
2- lecture de la production de gaz
Présence de bulles dans la
gélose:
Les bactéries
produisent du gaz (H2
ou CO2) au cours de
leur fermentation :
GAZ +
Pas de bulle dans la
gélose: bactéries ! GAZ -
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
3- LECTURE DE L’UTILISATION DU LACTOSE
Alcalinisation de la pente,
les bactéries ne
fermentent pas le
lactose: LACTOSE -
Acidification du culot lors de la
fermentation du glucose :
GLUCOSE +
Acidification de tout le milieu
lors de la fermentation des
glucides : GLUCOSE + et
LACTOSE +
Le milieu reste
orangé. Les bactéries
n’utilisent pas le
glucose et le lactose.
GLC - et LAC -
Pente jaune
Culot rouge
Acidification du milieu en
aérobiose lors de
l’utilisation des glucides :
LAC + et GLC + oxydatif
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
RECHERCHE DE LA -GALACTOSIDASE
Elle s’effectue sur un
tube de Kligler LAC -
1) Faire une
suspension épaisse à
partir de colonies
prélevées sur la
pente
2) Ajouter stérilement
un disque ONPG
3) Incuber à 37°C
pendant 30 minutes
1) Le tube reste
incolore.  absence de
la -galactosidase :
ONPG -
2) La suspension est
colorée en jaune 
présence de la -
galactosidase : ONPG
+, mais absence de la
perméase.
LICENCE 3 KOUA Amian/SILUE
KLIGLER HAJNA
1- LECTURE DE LA PRODUCTION D’H2 S
PRÉCIPITÉ NOIR DE SULFURE FERRIQUE
Production d’H2S
par les bactéries !
H2S+
PAS DE PRÉCIPITÉ NOIR
bactéries ! H2S-
2- LECTURE DE LA PRODUCTION DE GAZ
PRÉSENCE DE BULLES
DANS LA GÉLOSE
Les bactéries
produisent du gaz (H2
ou CO2 a)u cours de
leur fermentation :
GAZ +
PAS DE BULLE DANS LA
GÉLOSE
bactéries ! GAZ -
3- LECTURE DE L’UTILISATION DU LACTOSE
PENTE ROUGE
CULOT JAUNE
Alcalinisation de la pente,
les bactéries ne
fermentent pas le
lactose: LACTOSE -
Acidification du culot lors de la
fermentation du glucose :
GLUCOSE +
TUBE
JAUNE
Acidification de tout le milieu
lors de la fermentation des
glucides : GLUCOSE + et
LACTOSE +
TUBE
ORANGE
GLC - et LAC
-
PENTE JAUNE
Acidification du milieu en
aérobiose lors de
l’utilisation des glucides :
LAC + et GLC + oxydatif
CULOT JAUNE

LICENCE PRO S2 SYSTEMATIQUE BACTERIENNE (2).pptx

  • 1.
    Amian KOUA MICROBIOLOGISTE –HYGIENISTE DESALIMENTS ET DES PERSONNES kouaamian@yahoo.fr 07858396/06080087 ü ANCIEN ELEVE DE L’INSTITUT PASTEUR DE COTE D’IVOIRE ü ANCIEN ELEVE DE L’INSTITUT PASTEUR DE LILLE (France) ü UFR-SMA (LABORATOIRE DE MICROBIOLOGIE ) ü UFR-BIOSCIENCE (UV5 ET UV6 )  UFR-SPB (COURS ET T.P. DE MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE )  UFR-STA ( UNIVERSITE D’ABOBO ADJAME )  INFAS (ECOLE DE BASE ET INGENIEURS )  LYCEE TECHNIQUE DE YOPOUGON (BTS-AGROALIMENTAIRE )  IVESTP (BTS-AGROALIMENTAIRE )  LABORATOIRE PRINCIPAL D’ABIDJAN PLATEAU  BIO-CONNEX ANALYTIQUE ABIDJAN-MARCORY  FORMATEUR EN HYGIENE D’ENTREPRISE  CESAM (responsable du laboratoire Microbiologie Alimentaire) 1 KOUAAmian
  • 2.
    UNIVERSITE FELIX HOUPHOUETBOIGNY UFR-SCIENCES PHARMACEUTIQUES ET BIOLOGIQUES(UFR-SPB) DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE, D’HYDROLOGIE ET TOXICOLOGIE LICENCE S2 UE: MICROBIOLOGIE ET IMMUNOLOGIE ALIMENTAIRE ECUE: .SYSTEMATIQUE BACTERIENNE; ANNEE ACCADEMIQUE : 2017-2018 CHARGE DE COURS : M. KOUA Amian KOUAAmian
  • 3.
    A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES 1.COCCI GRAM POSITIF KOUA Amian 3
  • 4.
    I. AEROBIES OUAERO-ANAEROBIES FACULTATIFS Famille I : Micrococcaceae Famille II : Streptococcaceae Genre I : Streptococcus Genre II : Leuconostoc Genre III : Pediococcus Genre IV : Aerococcus Genre V : Gemella II. ANAEROBIES STRICTS Famille III : Peptococcaceae Famille IV : Peptostreptococcus KOUA Amian 4
  • 5.
    1. Staphylococcus aureus INTRODUCTION Legerme Staphylocoque retient l’attention en microbiologie alimentaire parce que certaines espèces seront responsables d’altération des denrées alimentaires et d’autres potentiellement pathogènes. En effet il existe :  Des espèces utiles (enzymes améliorant les qualités organoleptiques des aliments). Ces enzymes interviennent dans la maturation des fromages et des produits de charcuterie, jouent un rôle de levain dans les processus de fermentation.  Des espèces indésirables  Des espèces qui sécrètent des entérotoxines dans l’aliment. Staphylocoque aureus est la principale espèce entérotoxinogène responsable de T.I.A (Toxi-infection alimentaire) plus précisément d’intoxination. KOUA Amian 5
  • 6.
    1. Staphylococcus aureus NB: Il faut distinguer 3 types de T.I.A : - Intoxination (toxine libérée en dehors du tube digestif, c’est le cas de Staphylococcus aureus). - Intoxication (toxine libérée dans le tube digestif, c’est le cas de Clostridium perfringens). - Invasion (multiplication de la bactérie qui envahie les organes, c’est le cas de Salmonella) 1. HISTORIQUE Il a été découvert par PASTEUR en 1880 à partir d’un pus. 1883 Ogton donne le nom de Staphylococcus. 1884 Rosenbach (mise en culture) KOUA Amian 6
  • 7.
    1. Staphylococcus aureus 2.HABITAT C’est une bactérie ubiquiste : air, sol, eau. Une bactérie commensale de la peau et des muqueuses (homme – animal). Localisation (zone humide, selles, fosses nasales). 3. RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE On la trouve partout. 4. POUVOIR PATHOGÈNE  Transmission directe Interhumaine par contact manu porté / aéroporté  Transmission indirecte Interhumaine - aliment (intoxination KOUA Amian 7
  • 8.
    1. Staphylococcus aureus Pathologie * Suppurations cutanées * Localisations viscérales (organes) * Bactériémies passagères / septicémies Atteintes digestives  T.I.A ou intoxication Ingestion d’entérotoxine préformée dans l’aliment résistant à la chaleur  Symptômes : nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, déshydratation, absence de fièvre. KOUA Amian 8
  • 9.
    1. Staphylococcus aureus 5.TAXONOMIE Famille : Micrococaceae Genre : Staphylococcus Autres (Micrococcus, Stomatococcus, Planococcus) Espèce : aureus Autres (épidermidis, intermedius, delphini…) 6. CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES Cocci Gram +, immobile, acapsulé , asporulé, isolé, diplocoque, amas ou grappe de raisin. KOUA Amian 9
  • 10.
    1. Staphylococcus aureus 7.CARACTÈRES CULTURAUX Poussent à 37°C, pH = 7,5, aéro anaérobies facultatif (AAF) Culture sur milieux ordinaires (Gélose ordinaire et Bouillon ordinaire).Les Staphylocoques anaérobies s’appellent Peptococcus. Ils appartiennent à la flore de VEILLON ou flore normale du tube digestif. Milieux sélectifs (Chapman – Baird Parker – Vogel Johnson) En bouillon (aspect trouble sur toute la hauteur du tube). Sur gélose (colonies : jaune, lisse, ronde, collante, adhésive, pigment jaune non diffusible) Chapman : jaune (fermentation du mannitol) Baird Parker : colonie noire + halo clair dû à la protéase Gélosé du sang : hémolyse de type béta. KOUA Amian 10
  • 11.
  • 12.
    1. Staphylococcus aureus 8.CARACTÈRES BIOCHIMIQUES AAF, cytochrome oxydase négatif, cat+ Man +, staphylocoagulase+, Th+, DNAse+ V. Proskauer+ (acétoine), phosphatse+ 9. CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES Ag de structure : Ag k Ag soluble : Toxine hémolysine, leucocidine , entérotoxine Enzyme Coagulase, thermonucléase Certaines souches capsulées ont des polysaccharides de surface. protéine A : Ag de surface. NB : Ag = Antigène KOUA Amian 12
  • 13.
    1. Staphylococcus aureus 10.SUBSTANCES ÉLABORÉES  Toxines : * Hémolysines (alpha, béta, gamma, delta) * Leucocidines • Enterotoxines 6 sérotypes A, B, C1, C2, D et E A, B et D sont fréquentes et entrainent des T.I.A par intoxination * Exfoliatine (staphylococcie cutanée bulleuse) * Toxine du choc toxique NB :Les toxines secrétées sont thermostables KOUA Amian 13
  • 14.
    1. Staphylococcus aureus Enzymes: • Coagulase libre (coagulation du plasma) • Coagulase liée • Fibrinolyse / staphylokinase • Hyaluronidase • Thermonucléase / Dnase • Lipases, estérases, protéases • Phosphatases (acide-alcaline) KOUA Amian 14
  • 15.
    1. Staphylococcus aureus 11.SIGNIFICATIONDE LA PRÉSENCE DE STAPHYLOCOCCUS COAGULASE+ DANS LES ALIMENTS  Staphylococcus : parasites saprophytes de l’homme et de l’animal  Certaines espèces sont pathogènes opportunistes (infections locales ou générales)  Espèce coagulase+ et thermo nucléase positive : virulentes  Seules certaines souches appartiennent aux espèces aureus et intermedius sont capables de produire des entérotoxines.  Staphylococcus aureus : fosses nasales et la peau : réservoirs principaux du germe.  Staphylococcus aureus de l’environnement peut contaminer les aliments cuits KOUA Amian 15
  • 16.
    1. Staphylococcus aureus 11.SIGNIFICATIONDE LA PRÉSENCE DE STAPHYLOCOCCUS COAGULASE+ DANS LES ALIMENTS  Contamination humaine : très fréquente  La conservation des aliments est le lieu de multiplication du germe déclenchant ainsi une enterotoxicose  Staphylococcus intermedius (incidence réelle dans les aliments n’est pas connue)  Staphylococcus delphini ( isolé chez le dauphin)  Staphylococcus hyicus (partage certains caractères avec  Staphylococcus aureus) isolé chez les porcs, bovins, volailles et chevaux pose un problème d’identification. KOUA Amian 16
  • 17.
    1. Staphylococcus aureus 12.DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE 1. Echantillonnage 2. Prélèvement 3. Stockage 4. Transport (se fait en glacière + accumulateur de glace) 5. Prise d’essai (solution mère) 6. Ensemencement 7. Incubation au labo 8. Identification 9. confirmation KOUA Amian 17
  • 18.
    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS I. GÉNÉRALITÉS Les enterococcus sont des bactéries ubiquistes qui résident dans les intestins de l’hommes et de l’animal (y résident de façon permanente) C/S = 18/2 = 9 › 1 contenu d’origine humaine C/S = 9/18 = 0,5 ‹ 1 contenu d’origine animale On les trouve aussi dans les eaux usées, eaux douces, eaux de mer, sol, végétaux. Effet favorable (croissance des animaux par compétition avec les germes pathogènes) Résistance naturelle à certains antibiotiques. KOUA Amian 18
  • 19.
    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS 1. HISTORIQUE Strepto : flexible / coccus  Grain 1855 : Rokitanski décrit les germes 1860 : Pasteur  cocci en chainette 1899 : Thiercelin  enterococcus 1933 : Rebecca Lancefield  classification 1984 : création du genre Enterococcus. 2.EPIDEMIOLOGIE 2.1 Habitat Bactéries ubiquistes, saprophytes de l’eau, l’air, le sol Bactéries commensales des voies digestives KOUA Amian 19
  • 20.
    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS Remarque : Présence d’Enterococcus  contamination ancienne Présence de coliforme  contamination récente 2.2 Répartition géographique Bactéries cosmopolites (existent partout) 2.3 Mode de transmission - Directe : par les gouttelettes de Pflüge (sujets saints et malades) - Indirecte : produits souillés 3. POUVOIR PATHOGÈNE Infections graves : septicémies, endocardites, Infections cutanées KOUA Amian 20
  • 21.
    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS II. TAXONOMIE Famille : Streptococcaceae Genre : Enterococcus Espèces : plusieurs III. CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES ─ Cocci, Gram + ( coque ovales ) ─ Immobile ─ Groupées en de courtes chainettes et rigides (pas plus de 5) ─ Acapsulées / asporulées KOUA Amian 21
  • 22.
    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS IV. CARACTÈRES CULTURAUX − AAF (Aéro – Anaérobie Facultatif) − Culture sur milieu ordinaire − Température : 37°C − pH = 7,4 − En milieu gélosé : petites colonies de diamètres = 0,5 à 1 mm • Gélose ordinaires : Columbia, BEA, Slanetz et Bartley, (sang frais) • En bouillon : trouble hétérogène avec dépôt B. Rothe, Litsky ordinaire Streptosel, Todd Hewitt KOUA Amian 22
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  • 24.
    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS V. CARACTERES BIOCHIMIQUES - OX -, catalase -, hydrolyse de l’arginine et Hippurate . - Production d’acide à partir de : arabinose, mélibiose, sorbitol, sorbose, glycérol, mélézibiose, taganose - Hydrolyse de l’esculine - Test à la L. pyrrolidonyl, B. naphtylamide( pyr) - Test au tellurite de potassium (colonies noires) - Test bacitracine enterococcus résistants KOUA Amian 24
  • 25.
    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS VI. CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES Ag de groupes  Lancefield, qui sont : -Soit d’origine polysaccharidique, polyoside C des groupes A, B, C, E, F, G, H, J, K, L, M, O…. -Soit à base d’acides techoïques : groupe D, N NB : l’acide techoïque est l’antigène des Streptococcus du groupe D. KOUA Amian 25
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    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS VII. SUBSTANCES ÉLABORÉES - Hémolysine : propriété hémolytique et toxiques - Enzymes : • Streptokinase ou fibrinolysine • Désoxyribonucléase ou streptodornase ou nucléase • Hyaluronidase ou protéinase ou nicotinamide adénine dinucléotidase = NAD - Toxique érythrogène : éruption cutanée (strepto du groupe A) KOUA Amian 26
  • 27.
    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS VIII. DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE 1.Recherche dans l’eau d’alimentation – Technique de filtration (Milieux Slanetz et Bartley) Consiste à filtrer 100ml d’eau à analyser. Enlever le filtre et déposer sur S ou B incuber (24h à 37°C) et compter le nombre de colonies obtenues et confirmer les colonies typiques. - Dénombrement en milieu liquide Se fait sur le bouillon Rothe (présomption) Ensemencer sur gélose B.E.A (confirmation ; par coloration de GRAM) KOUA Amian 27
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    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS 2eme voie : ensemencer sur bouillon Litsky (présomption) Ensemencer sur gélose Barnes (confirmation ; par coloration GRAM) -Si les colonies obtenues sont à centre rouge et auréole blanche Streptococcus fecalis. -Si les colonies sont blanches ou rosés Streptococcus faecium -Si les colonies sont blanches Streptococcus durans -Si les colonies sont très petites rosées ou blanches S. bovis -Si les colonies sont rouges très foncée sans liserée S. lactis KOUA Amian 28
  • 29.
    2.STREPTOCOQUES / STREPTOCOQUESFECAUX STREPTOCOQUES D / ENTEROCOCCUS 2. Dénombrement dans les aliments (pas d’importance) 10 g dans 90 ml d’eau peptonée tamponnée, isoler sur BEA à 37°C pendant 5h (pré- incubation) puis à 42°C pendant 24 h. 3. Isolement en microbiologie médicale - Gélose au sang - BEA (gélose bile, esculine, azide) - Identification KOUA Amian 29
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    3. LEUCONOSTOC GÉNÉRALITÉS Famille :Streptococcaceae Genre : Leuconostoc responsable de la fermentation des vins Présence : produits laitiers / végétaux / sirop de sucre Intérêt : pathologie infectieuse et industrie Agro – Alimentaire (I.A.A) KOUA Amian 30
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    3. LEUCONOSTOC 1. Taxonomie/ étude Bactériologique  Morphologie M. O cocoides à lenticulaire M. O et/ou coco bacille / bacille GRAM +, asporulée et capsulée Immobile, catalase + ou -, anaérobie facultatif Non hémolytique, hydrolyse de l’esculine +/ - Fermentation du glucose (+ gaz) Acétyle méthyle carbinol + ou VP + ou acétoïne + Température de croissance (20° - 30°C) KOUA Amian 31
  • 32.
    3. LEUCONOSTOC Contenu enguanine + cytosine de l’ADN (37 – 45%) Relation étroite avec Lactobacille 4 espèces principales • L.mésentéroïdes(H):mesentéroïdes, dextranicome , cremoris • L. lactis (lait) • L. paramesenteroïdes (viande réfrigérée) • L. oenos (mout de vin) KOUA Amian 32
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    3. LEUCONOSTOC 2. Habitatet pouvoir pathogène Leuconostoc se retrouve dans les herbes, les végétaux (canne à sucre, chou, concombre). Produits laitiers, le vin, tout liquide à base de sucre. Cette bactérie est responsable de l’obstruction des tuyauteries (à cause du dextrane) pathogène opportuniste. 3. Diagnostic bactériologique Idem leçon 1 Eviter le contact avec l’oxygène pendant le transport, ne pas dépasser 4 h KOUA Amian 33
  • 34.
    4. PEDIOCOCCUS Généralités Le genrePediococcus est un cocci, Gram+, aérobie / aéro anaérobie facultatif dépourvu de catalase. Seules les bactéries lactiques se divisant selon deux plans perpendiculaires formant ainsi des tétrades. I. Taxonomie Passé taxonomique mouvementé Plusieurs classifications : NAGAKAWA et KITAHARA • Alkali sensitive groupe (dégrade la bière) • Acid sensitive groupe (proche d’Aerococcus) • Groupe intermédiare : P. Pentosacens et P. acidilactici KOUA Amian 34
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    4. PEDIOCOCCUS WITTENBURY Cinq espècesdont P. pentasacens et P. acidilactici BERGEY’S MANUEL •P. damnosus P. pentosacens •P. parvulus P. acidilactici •P. inopinatus P. halophilus •P. dextrinicus P. urinaeequi KOUA Amian 35
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    4. PEDIOCOCCUS II. HABITAT •Rencontré dans IAA (Industrie Agro – Alimentaire) • Spécialement dans certains fromages (fromage de cheddar) • Lait et ses dérivés • Saucisses o Responsable de fermentation lactique recherchée o Spécificité de gout • Bière • Vin ou cidre (trouble) • Végétaux et fourrage KOUA Amian 36
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    4. PEDIOCOCCUS III. POUVOIRPATHOGÈNE Pathogène opportuniste IV. DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE • Echantillonnage / prélèvement • Transport • Examen microscopique • Culture / isolement • Identification • Sensibilité aux antibiotiques (ATB) – Sensible = S : Rifampicine – Résistant = R : streptomycine, Kanamycine et Vancomycine KOUA Amian 37
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    5. LACTOCOCCUS GÉNÉRALITÉS Famille desStreptococcaceae Genre : Lactococcus I. TAXONOMIE Lactococcus classé dans le groupe de groupe N (selon Lancefield) et plutard appelé Streptocoque lactique. Il existe deux espèces : L. lactis et L. cremoris (lait et produits laitiers) Trois nouvelles espèces selon l’étude Schleifer en 1985 L. garviae, L. plantarium, L. rapinolactis KOUA Amian 38
  • 39.
    5. LACTOCOCCUS II. Habitatet pouvoir pathogène • Commensale des muqueuses de mamelles • Saprophytes du lait et ses dérivés • Utilisé pour la fabrication du yaourt • Pathogène opportuniste (ne sont jamais pathogène) •Non pathogène pour l’homme d’une bonne immunité mais pathogène pour les grands brulés et les immuno déprimés. KOUA Amian 39
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    5. LACTOCOCCUS III. DIAGNOSTICBACTÉRIOLOGIQUE • Echantillonnage / prélèvement • Transport • Examen microscopique • Culture / isolement • Identification KOUA Amian 40
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    6. AEROCOCCUS GÉNÉRALITÉS Famille desStreptococcaceae Genre : Aerococcus  Cocci arrondi Arrangement : paires – tétrades et amas GRAM + Catalase – Aéro - anaérobie Micro - aérophile préférentiel KOUA Amian 41
  • 42.
    6. AEROCOCCUS I. TAXONOMIE S’appelaitautrefois Gaffkya homari ensuite Pediococcus homari et aujourd’hui Aerococcus avec des espèces : A. viridans, A. chritensenii (souche vaginale), A. urinae (infection urinaire des sujets âgés masculins) II. MORPHOLOGIE Coque GRAM + Immobile, groupés en tétrades, amas, paires KOUA Amian 42
  • 43.
    6. AEROCOCCUS III. CULTURE Aéro-anaérobiemais micro-aérophile (préférentiel) IV. HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE A.viridans Contaminant l’air Retrouvé dans : eau douce, eau de mer, sol, sédiments marins, végétaux, produit d’origine animale Pathogène opportuniste (hommes – animaux) Isolé de mammite chez les bovins Agent de la maladie du homard (Gaffkyose) KOUA Amian 43
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    6. AEROCOCCUS V- DIAGNOSTICBACTÉRIOLOGIQUE Echantillonnage / prélèvement Transport Examen microscopique Culture / isolement Identification KOUA Amian 44
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    TESTS UTILES POURLA DIFFERENCIATION DES GENRES DE COQUES ET COCCOBACILLES A GRAM POSITIF. TEST ENTEROCOCCUS STREPTOCOCCUS LACTOCOCCUS AEROCOCCUS PEDIOCOCCUS LEUCONOSTOC LACTOBACILLUS MORPHOLO GIE COQUE ALLONGE COQUE ALLONGE COQUE ALLONGE COQUE ARRONDI COQUE ARRONDI COQUE ALLONGE COCCOBACILLE BACILLE ARRANGE MENT PAIRE CHAINETTE PAIRE CHAINETTE PAIRE CHAINETTE PAIRE TETRADES, AMAS PAIRE TETRADES, AMAS PAIRE CHAINETTE PAIRE CHAINETTE GAZ EN BOULLON MRS - - - - - + VARIABLE VANCOMYCI NE SENSIBLE SENSIBLE SENSIBLE SENSIBLE RESISTANT RESISTANT SENSIBLE RESISTANT GROUPE STREPTO COCCIQUE D DIVERS N ? D ? ? D ?D BILE ESCULINE + VARIABLE VARIABLE VARIABLE + + VARIABLE PYRROLIDO NYL + VARIABLE VARIABLE + - - - LEUCINE AMINOPEPTI DASE + + + - + - VARIABLE 6,5% NACL + - VARIABLE + VARIABLE VARIABLE VARIABLE KOUA Amian 45
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    A.SYSTEMATIQUES BACTERIENNES 2. BACILLESGRAM NEGATIF NON ENTEROBACTERIACEAE KOUA Amian 46
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    A. PSEUDOMONADACEAE Deux genresprincipaux: -Pseudomonas -Xanthomonas (Alteromonas putrefaciens)= P. putrefaciens Bacille GRAM - Métabolisme des glucides (fermentatif, oxydatif) Oxydase +/- Ciliature polaire (mobile) Aérobies stricts KOUA Amian 47
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    1. PSEUDOMONAS GÉNÉRALITÉS Bactérie ubiquiste(qu’on trouve partout), tellurique Commensale, pathogène opportuniste I. TAXONOMIE • Ordre des Bactériales • Famille des Pseudomonadaceae • Tribu des Pseudomonadeae • Genre Pseudomonas • Espèces : o P. aeuriginosa / P. fluorescens / P. putida o P. maltophilia / P. cepacia / stutzeri / P. putrefaciens KOUA Amian 48
  • 49.
    1. PSEUDOMONAS II. CARACTÈRESMORPHOLOGIQUES • Bacille GRAM négatif • Acapsulé • Asporulé • Mobilité polaire • Ciliature (monotriche, lophotriche) III. HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE • Hommes – animaux • Environnement (eau, sol, air) • Eau de boisson • Végétaux (fruits – légumes) • Pathogène opportuniste KOUA Amian 49
  • 50.
    1. PSEUDOMONAS IV. CARACTÈRESCULTURAUX Aérobies stricts Culture à 37°C (5 - 42°C) pousse sur milieux ordinaires et sélectifs Colonies de types S, R, M Colonies pigmentées Couleur Bleu vert Jaune vert à fluorescens Rouge sombre noir Nom pyocyanine pyoverdine Erythrogène, melanogène Milieux de développement King A King B diffusibilité Diffusible Diffusible Diffusible Nature phénazine ? Dérive de pyocyanine Solubilité Eau chloroforme Eau KOUA Amian 50
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    1. PSEUDOMONAS • Odeur •Oxydase + • pH : 8,5 – 7,5 V. CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES • Ag O – somatique (16 types) • Ag H – flagellaire VI. DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE  Dénombrement (cetrimide – pseudossel) – Par incorporation – Par étalement KOUA Amian 51
  • 52.
    1. PSEUDOMONAS  Identification(caractères biochimiques) – Bacille GRAM – – Aérobie strict – Pigment – Odeur – Oxydase – Mobilité polaire – ADH – LDC – ODC  Sensibilité aux antibiotiques – Béta- lactamines (cefsulodine , cetazidine) – Aminosides (genta) – Polymyxine (colistine) – Quinolones (norflo- peflo- cipro) KOUA Amian 52
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    1. PSEUDOMONAS  Orientationdu diagnostic – Morphologie du bacille (type ciliature) – Morphologie des colonies – Pigmentation – Réaction d’oxydase  Portoir minimum – Portoir réduit de Le Minor – Gélatine – Gélose ordinaire à 41°C – King A et B – Esculine – Décarboxylase (LDC, ODC, ADH) KOUA Amian 53
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    1. PSEUDOMONAS  Portoircomplémentaire – Lactate, maltose, tréhalose, inositol, malonate, TTR (tétrationate réductase)  Recherche spéciale – Coloration de flagelle – Nitrate – nitrites – Lécithinase – DNase – Amylase KOUA Amian 54
  • 55.
    2. ACINETOBACTER Généralités • Bactériediplococci, diplobacille • Immobile • Parfois capsulée • GRAM mixte (+/-) / GRAM + ; GRAM- I. Taxonomie • Famille des Neisseriaceae • Genre : Acinétobacter ( ex : Moraxella II) • Autres genres : Neisseria ; Branhamella • Espèces : – A. Calcoaceticus (glucidolytica) – A. Lwoffi / haemolyticus /johsonii – A. baumanii KOUA Amian 55
  • 56.
    2. ACINETOBACTER II. HABITATET POUVOIR PATHOGÈNE • Bactérie ubiquiste (eau, sol, air, flore normale de l’homme et de l’animal) • Peau, voies respiratoires, muqueuses génitales • Pathogène opportuniste • Germe iatrogène (qui passe de la surface de la peau à la voie sanguine) • Résistant aux antibiotiques KOUA Amian 56
  • 57.
    2. ACINETOBACTER III. CARACTÈRESMORPHOLOGIQUES • Coco bacille • Capsulé (+/-) • Asporulé • Immobile • GRAM (+/-) • Diplobacille • Groupement (de courtes chaînettes) • Variation de forme : – Gélose ordinaire on a des coques – Bouillon ordinaire on a des bacilles KOUA Amian 57
  • 58.
    2. ACINETOBACTER IV. CARACTÈRESCULTURAUX • Aérobie strict • Culture sur milieux ordinaires • Colonies volumineuses • Colonies de types S / R / M • Pas de pigment • Culture à 41°C V. CARACTÈRES BIOCHIMIQUES • Catalase + • Hémolyse + / - • Gélatine + • Résistant aux antibiotiques (pénicilline) KOUA Amian 58
  • 59.
    2. ACINETOBACTER V. CARACTÈRESBIOCHIMIQUES (SUITE) • Oxydase – • Nitrates réductase – • Indole – • LDC - * Urée – * H2S – VI. DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE • Examen direct : diagnostic de présomption (GRAM) • Culture sur milieux ordinaires • Etudes des caractères biochimiques • Sensibilité à la pénicilline • Examen de portage KOUA Amian 59
  • 60.
    2. ACINETOBACTER MORAXELLA ACINETO (MORAXELLAII) Oxydase N n Pénicilline Culturaux Milieux synthétiques Glucose + + S Milieux enrichis - - - - R Milieux ordinaires + ± KOUA Amian 60
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    3. FLAVOBACTERIUM Généralités - BacilleGRAM négatif - Aérobie strict - Oxydase positive I- Taxonomie - Ordre des Bactériales - Famille des Pseudomonadaceae - Tribu des Chromobactereae (2 genres) - Genre Flavobacterium dont Chromobacterium - Espèces : F. meningosepticum F. odoratum F. indologène KOUA Amian 61
  • 62.
    3. FLAVOBACTERIUM II- HABITAT-POUVOIRPATHOGÈNE - Hommes-animaux - Environnement - Végétaux - Coloration des mollusques, des volailles, du beurre, du lait et des œufs - pathogène opportuniste III- CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES - Bacille GRAM négatif - Asporulé - Immobile KOUA Amian 62
  • 63.
    3. FLAVOBACTERIUM IV. CARACTÈRESCULTURAUX - Aérobie strict - Culture à 37°C sur milieux ordinaires - Colonies de type S / R / M - Pigment jaunes pâle ou rosé - Psychrophiles(des espèces) légumes congelés V. CARACTERS BIOCHIMIQUES oxydase positive/catalase positive/indole positif/ gélatine positive/croissance en milieu glucosé négative pigment rouge après addition de KOH à 20% sensibilité aux ATB: aminoside / carbénicilline /pristina:® VI-DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE KOUA Amian 63
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    4-XANTHOMONAS Généralités • Bactérie ubiquiste/ tellurique • Commensale de l’intestin • Pathogène opportuniste I-Taxonomie • Famille des Pseudomonadaceae • Genre Xanthomonas • Espèces : peu connues à ce jour II-Habitat et pouvoir pathogène • Hommes – animaux • Environnement (eau, sol, air) • Eaux de boisson • Végétaux (fruits – légumes) • Pathogène opportuniste KOUA Amian 64
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    4-XANTHOMONAS III-Caractères morphologiques • BacilleGRAM négatif • Asporulé • Mobilité polaire • Ciliature (monotriche, lophotriche) IV-Caractères culturaux(1) • Aérobie strict • Culture à 37°C (mieux à 30°C) • Pousse sur milieux ordinaires et sélectifs KOUA Amian 65
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    4- XANTHOMONAS IV-Caractères culturaux(2) •Colonies de type S / R / M • Xanthomonas donne des colonies jaunes orangées / jaunes citron • Oxydase négative • pH = 7,2 • Intérêt de la recherche : change la couleur des denrées par la pigmentation jaune orangée:  détruit la qualité marchande. V-Diagnostic bactériologique KOUA Amian 66
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    B.VIBRIONACEAE C’est une famillequi comprend trois genres principaux : - Vibrio; - Plesiomonas; - Aeromonas. Du point de vue génétique, ils sont plus proches des entérobactéries On retrouve ces bactéries dans : - Eau douce – eau marine - Tube digestif d’animaux à vie aquatique et de l’homme; quelques espèces sont pathogènes pour l’homme et les animaux à sang froid (poissons – crustacés – mollusques – grenouilles) KOUA Amian 67
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    B.VIBRIONACEAE Ce sont : •Bacilles GRAM – • Mobiles / immobiles • Aérobies • Oxydase positif • Réduisent les nitrates en nitrites • Glucose positif avec ou sans gaz • Se cultivent sur milieux ordinaires • Asporulés • Indologène • Protéolytiques KOUA Amian 68
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    1. VIBRIO I –Généralités 1 - Historique C’est une maladie du DELTA du Gange. La 1ère découverte a eu lieu : 1817 : la 1ère pandémie 1883 : Koch confirme qu’il s’agit de Bacillus komma aussi présente en Egypte (Alexandrie) 1905 : Vibrio cholereae bio. De type EL TOR (Lazeret d’EL TOR Sinaï) 1961: 7ème pandémie Vibrio cholereae EL TOR) – Indonesie- 1970: Afrique : Guinée, Août 70 - CI, sept 70 - Afrique du Sud, 1979 1990 : Amérique Latine 1993 : Un autre Séro groupe appelé 0:139 : pas trop différent de Vibrio cholereae -El Tor- KOUA Amian 69
  • 70.
    1. VIBRIO 2 -Habitat – Pouvoir Pathogène – Epidémiologie A-HABITAT Homme est le principal réservoir de cette bactérie Mais également Aliments : eaux-poissons – crustacés Contamination : • directe : interhumaine – manu portage aéroportage – portage digestif • indirecte : foyer : excréments des malades Agent vecteur : mouches Contamination : eau – lait- autres aliments KOUA Amian 70
  • 71.
    1. VIBRIO B- ÉPIDÉMIOLOGIE Zonesèche : Transmission humaine de courte durée 3 à 4 semaines Zone humide : Transmission hydrique traînante 6 à 8 semaines. C -FACTEURS FAVORISANTS : Bas niveau socio-économique ;Problème d’eau Non respect des règles élémentaires d’hygiène. 3 – Clinique Il existe : • Forme grave : cholera • Forme bénigne : simple diarrhée • Forme atypique : Cholera sec KOUA Amian 71
  • 72.
    1. VIBRIO Manifestations possiblesdes trois cas: • Diarrhée; • Douleurs abdominales; • Vomissements; • Déshydratation; • Crampe musculaire douloureuse; • Baisse de tension artérielle; • Pas de fièvre ; • Pouls et respiration accélérée . 4 – Physiopathologie Présence de toxine cholérique (CT) une exotoxine qui entraîne une fuite de liquide et d’électrolytes. KOUA Amian 72
  • 73.
    1. VIBRIO II –Etude bactériologique 1 - Taxonomie Famille : Vibrionaceae Genre : Vibrio Espèces : Vibrio Cholerae (0:1) : biotype cholerae , biotype El Tor Vibrio cholerae non 0:1 (de O:2 à 0:139) Pathogènes humains (11 espèces n = 11) 1. V. alginolyticus 2. V. cholerae 0:1 et non 0:1 3. V. cincinnatiensis KOUA Amian 73
  • 74.
    1. VIBRIO 4. V.damsella (listorella) 5. V. fluvialis 6. V. furnisii (pouvoir pathogène incertain) 7. V. Holiisae 8. V.metchnikovii 9. V. mimicus 10. V. parahemolylicus 11. V. vulnificus Vibrio cholerae : Biotype EL TOR  polymyxine R/VP (+) Biotype cholera  polymyxine S/VP (-) KOUA Amian 74
  • 75.
    1. VIBRIO 2. Caractèremorphologique Bacille GRAM – • Incurvé en virgule • Mobilité polaire monotriche • Acapsulé • Asporulé 3 – Caractères culturaux • Aérobie préférentiel • Température = + 37°C • pH = 8 KOUA Amian 75
  • 76.
    1. VIBRIO 3 –CARACTÈRES CULTURAUX (SUITE) • halotolérant (Nacl 5 à 8%) • Résiste à la bile et aux sels biliaires • Culture sur milieux usuels = Milieux ordinaires • Milieu de transport et d’enrichissement = EPA • Milieu sélectif : TCBC (Thiosulfate citrate bile saccharose) • Aspect sur les milieux : Bouillon : Trouble (Toute la hauteur du tube) Chiquenose  ondes moirées Voile en surface Culture rapide (multiplication rapide) KOUA Amian 76
  • 77.
    1. VIBRIO 3 –CARACTÈRES CULTURAUX (SUITE) Milieu Gélosé : colonie de type S et quelques fois de type « R « TCBS : Colonie jaune (sac +) Colonie verte (sac -) 4- Caractères biochimiques - Lactose - Catalase + ONPG + ADH - VP + (EL TOR) LDC + Protéolyse + ODC+ N  n RM - indole + Oxydase + Métabolisme fermentatif sans production de gaz KOUA Amian 77
  • 78.
    1. VIBRIO 5 -CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES  Ag somatique : AgO (Glucido- lipido - polypeptidique) • Spécifique de V. cholerae dont trois facteurs principaux (A, B, C) • Distinguer trois variétés de V. cholerae : Variété Ogawa (A et B) Variété Inaba (A et C) Variété Hikojiwa (A, B, C) En pratique sérum anticholérique O Ag de paroi (endotoxine)  Ag flagellaire = Ag H (de type protéique) ; commun à tous les Vibrio. KOUA Amian 78
  • 79.
    1. VIBRIO III –DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE 1 – Produits Origine humaine (portage digestif – vomique) Milieux extérieur : eaux d’égouts – eaux d’alimentation aliments – poissons – crustacés autres produits halieutiques. 2 - Examen microscopique KOUA Amian 79
  • 80.
    1. VIBRIO 3 -CULTURE Enrichissement sur EPA pour les produits paucibacillaires = produits qui contiennent très peu de bacilles. Milieux non sélectifs pour produits monomicrobiens Milieux sélectifs pour produits polymicrobiens 4 - IDENTIFICATION Genre Espèces après l’étude des caractères biochimiques. 5 – SÉROTYPE agglutination avec sérum O pour confirmer KOUA Amian 80
  • 81.
    2. AEROMONAS Généralités Genre Aeromonas: •Comprend plusieurs espèces • Trois principales mobiles • Une espèce immobile • Hôtes normaux des eaux douces I – Taxonomie Famille : Vibrionaceae Genre : Aeromonas Espèces : A. hydrophila ; A. caviae ; A. sobria ; A. salmonicida ; A. punctata. KOUA Amian 81
  • 82.
    2. AEROMONAS II –Habitat et pouvoir pathogène • Eau douces • Rarement chez l’homme • Pathogène opportuniste pour l’homme qui sera responsable de syndrome diarrhéique en région tropicale après baignade ou après consommation de coquillage. • Facteur de virulence = cytotoxine : entorotoxine hémolysine. • Lésions cutanées ou viscérales ou syndromes hémorragique chez les poissons et les animaux à sang froid : reptiles, grenouilles (red leg desease) – Fortes hémorragies des pattes causées par A. Hydrophila – Furonculose des salmonidés (poissons) due à A. Salmonicida KOUA Amian 82
  • 83.
    2. AEROMONAS III –CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES • Bacille GRAM – • Mobile monotriche IV - CARACTÈRES CULTURAUX Culture sur milieux usuels (ordinaires) TCBS = absence de croissance Croissance sur SS Culture dans EPS (eau peptonée simple) Température = 37°C KOUA Amian 83
  • 84.
    2. AEROMONAS V –CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Oxydase + Indole +/ - N n Gaz en glucose + LDC - ODC - ADH + Inositol - VP +/- Gélatine + O:129 R Mannitol + Saccharose + KOUA Amian 84
  • 85.
    2. AEROMONAS VI –CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES Mal connus VII - DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE • Examen microscopique • Culture (choix des milieux) • Identification de genre et d’espèce à partir des caractéristiques biochimiques. N.B. : Cas denrées alimentaires : Présence ou Absence  donc pas de dénombrement KOUA Amian 85
  • 86.
    3. PLESIOMONAS GÉNÉRALITÉS Comporte uneseule espèce : P. shigelloïdes et s’apparente à Shigella sonnei. I – Taxonomie • Famille : Vibrionaceae • Genre : Plesiomonas • Espèce : shigelloïdes KOUA Amian 86
  • 87.
    3. PLESIOMONAS II –HABITATET POUVOIR PATHOGÈNE Environnement Eau douce Poissons Mammifères contaminés Rarement responsable de gastro entérites Nécrose avec ulcération chez le poisson N.B. : n’appartient pas à la flore intestinale de l’homme. III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES • Bacille GRAM – • Mobile (monotriche ou lophotriche) KOUA Amian 87
  • 88.
    3. PLESIOMONAS IV –CARACTERES CULTURAUX Culture sur milieux usuels • Se développe sur SS • Croissance dans EPA • TCBS = absence de culture • Milieu sélectif : IBB (inositol, vert brillant, sels biliaires) KOUA Amian 88
  • 89.
    3. PLESIOMONAS V –CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Oxydase + Indole + N n Gaz en glucose - LDC + ODC + ADH + Inositol + VP - Gélatine - Mannitol - Saccharose - ONPG +/- Sensibilité 0:129 = S Résistant: Ampicilline, Carbenicilline, Aminosides. Sensible : Autres antibiotiques si ce n’est pas une résistance acquise KOUA Amian 89
  • 90.
    3. PLESIOMONAS VI –CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES • Mal connu VII – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGUE • Examen microscopique • Culture • Identification de genre et espèce à partir des caractères biochimiques. KOUA Amian 90
  • 91.
    4. CAMPYLOBACTER GÉNÉRALITÉS Bactéries pathogènes(entérique humaine) Dose infectieuse faible : 500 cellules Infection humaine sporadique I – TAXONOMIE Famille : Spirillaceae Genre : Campylobacter Autres genres : Sulfurospirillum dont la culture est impossible actuellement/ Arcobacter. Espèces : C.jejuni – C. coli – C. laridis – C. fetus – Hélicobacter pylori (responsable de l’ulcère et dans les pires des cas du cancer) – 1983 - KOUA Amian 91
  • 92.
    4. CAMPYLOBACTER II –HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE Hommes (septicémie – méningite – abcès) Animaux (habitat naturel dans les intestins) Sources d’infection : • Lait – volaille – viande rouge (crue – mal cuite) • Eau non traitée ou mal chlorée • Contamination par contact direct interhumain • Contamination par voie orale (Marshall) • Avortement de bovidés KOUA Amian 92
  • 93.
    4. CAMPYLOBACTER Facteur depathogénicité Aspect clinique : Gastrite asymptomatologique Sensation de faim douloureuse le matin Mauvaise haleine Diarrhée sanguinolente Fièvre + III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES Bacille GRAM -, incurvé en virgule, en forme de C, U, S et en de courtes chainettes. Coccoïde (au cours du repiquage) Mobile et hélicoïdale KOUA Amian 93
  • 94.
    4. CAMPYLOBACTER IV –CARACTÈRES CULTURAUX Aérobie / Microaérophile (préférentiel) Culture 25°C et 42°C Milieux sélectifs : SKIROW : colonies grisâtre – pâle BUTZLER (modifié) : colonies transparentes KARMALI : colonies blanchâtres (le meilleur milieu) PRESTON (bouillon) : il existe aussi sous forme de gélose V – CARACTÉRISTIQUES BIOCHIMIQUES Oxydase + / Catalase + Urée – sauf pylori / N  n + sauf pylori Hippurate sauf jejuni Sensibilité aux antibiotiques KOUA Amian 94
  • 95.
    4. CAMPYLOBACTER VI –DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE (FASCICULE) N.B. : Etude de la pathogénicité Hélicobacter pylori produit une uréase qui libère à partir de l’urée des ions ammonium. Cette activité enzymatique très intense permet à la bactérie de s’implanter et de se multiplier dans l’estomac, site réputé stérile du fait de son acidité extrême. Des facteurs d’adhésion permettent la colonisation de la muqueuse gastrique et une cytotoxine agit sur les cellules à mucus qui libèrent alors un mucus incomplètement élaboré, si bien que le mucus ne peut plus remplir correctement ses fonctions protectrices de la muqueuse et l’acidité du suc gastrique peut alors amplifier les lésions. Traitement antibiotique : ß – Lactamine KOUA Amian 95
  • 96.
    5. BRUCELLA GÉNÉRALITÉS 1887 :Découverte par Bruce (rate) 1893 : Elle est identifiée comme étant Micrococcus melitensis 1897 : Hugues et Wright Bactérium abortus Bang et Striboltt 1906 : Zommit et Horrock 1911 : Schroeder et Cotton 1912 : Smith et Fabyan 1914 : Traum (USA) : isole chez les porcins 1924 : Alice Evans et Kieffer KOUA Amian 96
  • 97.
    5. BRUCELLA 1929 :Huddleson précise  B. abortus ; B. suis 1933 : (Epreuve d’agglutination) 1978 : Le comité taxonomique confirme que c’est une nouvelle espèce. Brucella : maladie animale transmissible à l’homme, responsable de brucellose. Zoonose : importante (problème de Santé publique, Economique) I – Taxonomie Famille : Parvobacteriaceae Tribu : Brucelleae Genre : Brucella Espèce : B. melitensis ; B. abortus ; B. suis ; B. neotomae ; B. ovis ; B. canis. KOUA Amian 97
  • 98.
    5. BRUCELLA II –HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE Homme (en transit) tandis que le siège est chez les animaux (ovins, caprins, bovins, porcins) Provoque avortement épizootique chez l’animal, chez l’homme est responsable de fièvre de malte, fièvre Sudoro algique, splénomégalie chronique) Agent de la brucellose. Transmission par contact - inhalation – inoculation – ingestion d’aliments souillés. N.B. Fièvre abondante, avec transpiration La rafle après inspiration + transpiration fait qu’on pense à Brucella. KOUA Amian 98
  • 99.
    5. BRUCELLA III –CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES Bacilles : isolés – paires – courtes chainettes Coccobacille GRAM négatif : C.G - Mouvements browniens (impression que la bactérie bouge) immobile. Acapsulé – Asporulé – pas de flagelles IV – CARACTÈRES CULTURAUX Aérobie strict Nitrate réductase + en anaérobiose T° = 37°C pH = 6,6 – 7,4 KOUA Amian 99
  • 100.
    5. BRUCELLA IV –CARACTÈRES CULTURAUX (SUITE) Culture sur milieux synthétiques milieux liquides : développement lent, trouble homogène –voile. milieux solides : très fines colonies en 48h (milieu Farrel), colonies S / R / M. Survie assez longue (lait – urines – fèces – sol – eau…) Sensibilité aux colorants bactériostatiques : thionine – fuchsine basique Exigence en CO2 (espèces). KOUA Amian 100
  • 101.
    5. BRUCELLA V –CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Catalase + Uréase + Thionine – fuchsine (S.ETR) Indole – H2S+ VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES -Deux complexes Ag (chez chaque espèce) Facteur M Ag melitensis Facteur A Ag abortus B. abortus et B. suis sont agglutinés par le sérum anti- abortus B. melitensis est agglutinés par sérum anti- melitensis AC incomplet (bloquant) : perturbation des réactions sérologiques KOUA Amian 101
  • 102.
    5. BRUCELLA B. melitensis B.abortus B. suis Selon Wilson et Miles (répartition des Facteurs antigéniques ) M A A A M M OU OU OU A A M A M KOUA Amian 102
  • 103.
    5. BRUCELLA VII –DIAGNOSTIQUE BACTÉRIOLOGIQUE A – Recherche de Brucella dans les produits alimentaires :lait et produits laitiers (fromage) Tissus animaux (foie – rate – ganglions – mamelles – musclés) Produits liquides : 20 ml prélevés aseptiquement, plus 0,1% d’acide borique, centrifuger à 300tr/minute pendant 10 minutes ; décanter (culot et surnageant récupérés) – Ensemencer sur milieu Farrel (de la marque oxoïd) ou inoculer au cobaye. Produits solides : peser – broyer au stomatcher ensemencer sur milieu Farrel (oxoïd) ou inoculer au cobaye. KOUA Amian 103
  • 104.
    5. BRUCELLA B –Identification d’espèces C – Recherche indirecte Par ponction Sanguine chez l’homme. Sérodiagnostic de Wrigth par la recherche d’agglutinine (voir photocopie). B. melitensis B. abortus B. Suis Production H2S Traces 2 jours 4 - 5 jours Exigences en CO2 0 + 0 Thionine R S R Fuchsine R R S Uréase Temps variable Temps > 2h Temps < 1h KOUA Amian 104
  • 105.
    A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES 3.BACILLES GRAM NEGATIF ENTEROBACTERIACEAE KOUA Amian 105
  • 106.
    ENTEROBACTERIACEAE GÉNÉRALITÉS Toute bactérie bacillaireGRAM – Oxydase - : Enterobactérie Oxydase + : Pseudomonadaceae Oxydase variable : Parvobactériaceae non classés (Alcaligênes) Définition Famille hôte du tube digestif de l’homme et de l’animal • Bacille GRAM – • Oxydase – KOUA Amian 106
  • 107.
    ENTEROBACTERIACEAE DÉFINITION (SUITE) Glucose +avec ou sans gaz • Asporulé • AAF • N n • Immobile ou mobile péritriche • Culture sur milieux ordinaires KOUA Amian 107
  • 108.
    ENTEROBACTERIACEAE I – TAXONOMIE Embranchement1 : Eubactéries Classe : Asporulés Ordre : Bactériales Famille : Enterobacteriaceae Tribu : N = 8 (+ 2 nouvelles espèces) II – HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE - Commensaux (la plupart) - E. coli : plus fréquent (intestin) - Retrouvés dans la cavité buccale – les voies aériennes supérieures et organes génitaux – - - eaux – sols – aliments - Acquisition d’un pouvoir pathogène important tels que les syndromes digestifs (Salmonella – Shigella – E. coli) KOUA Amian 108
  • 109.
    ENTEROBACTERIACEAE III – CARACTÈRESMORPHOLOGIQUES Bacille GRAM – Asporulé Immobile (Klebsiella, Shigella) Mobile péritriche Acapsulé Capsulé (Klebsiella – E.coli K1) Coccoïde à coloration bipolaire KOUA Amian 109
  • 110.
    ENTEROBACTERIACEAE IV – CARACTÈRESCULTURAUX AAF (aérobie anaérobie facultatif) • Culture sur milieux ordinaires • T° = 37° C pH = 7,2 Sur milieux gélosés • Colonie S (suspension homogène en eau physiologique) • Colonie R (auto-agglutinable) • Colonie M • Colonie naine • Colonie envahissante par ordre concentrique KOUA Amian 110
  • 111.
    ENTEROBACTERIACEAE En bouillon • ColonieS (trouble homogène) • Colonie R (culture grumeleuse fond) • Colonie M (Trouble intense – collorette muqueuse en surface-) V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Caractères communs Oxydase - N  n Glucose + par voie fermentaire KOUA Amian 111
  • 112.
    ENTEROBACTERIACEAE Caractères différentiels 1 –Hydrates de carbones (lactose, inositol, mannitol, adonitol) 2 – Métabolites terminaux (indole, H2S, gaz) 3 - Métabolites particuliers (AMC à partir du glucose) – Inhibition de culture par le KCN 5 – Citrate de sodium (source de carbone) 6 - Fermentation des sels organiques : * malonate de sodium * mucate de sodium • 7 – Production d’enzymes : Uréase – catalase – gélatinase – ß–Galactosidase – LDC – ODC – LDA – TTR – ß– Glucuronidase – ß- Xyloxidase - PDA (phényldésaminase). KOUA Amian 112
  • 113.
    ENTEROBACTERIACEAE CLASSIFICATION BIOCHIMIQUE: Groupe H2S+ Groupe TDA + Groupe VP + Groupe indole + VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES Ce sont les Antigènes (Ag) de structure Ag somatique : Ag O Ag flagellaire : Ag H Ag Capsulaire : Ag K Ag de virulence : Ag Vi KOUA Amian 113
  • 114.
    ENTEROBACTERIACEAE VII – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE *Examen direct * Culture * Identification (genre – espèce) * Dénombrement sur VRBG (denrées alimentaires) KOUA Amian 114
  • 115.
  • 116.
    1. SALMONELLA GÉNÉRALITÉS Le genreSalmonella est le plus important des entérobactéries du fait de son pouvoir pathogène élevé mais également du fait du nombre élevé de serovars différents (~ 2500). Salmonella est responsable de salmonellose, transmissible par les aliments. La dose infectieuse : Très forte, 100 cellules à 1 million de cellules. I - HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE •Espèces animales : •Homme (Convalescents – chronique – porteurs sains) Porteurs sains = cas des drépanocytaires qui peuvent héberger Salmonnella sans faire la maladie KOUA Amian 116
  • 117.
    1. SALMONELLA I -HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE •Eau – aliments (œufs : contamination trans ovarienne, coque) •Fruits – légumes Pathogène pour l’homme et l’animal. Responsable de : • fièvres typhoïdes ou paratyphoïdes (septicémie, hyperthermie, diarrhée, nausée-vomissement) • gastro-entérites (symptomatologie) : quelques cas sévères avec diarrhée nausée- vomissement • ostéites (drépanocytaire) KOUA Amian 117
  • 118.
    1. SALMONELLA RAPPEL : Salmonellaest une entérobactériaceae Genre : Salmonella Nommé ainsi en l’honneur du médecin Américain Daniel Elmer SALMON II-TAXONOMIE Technique par Hybridation ADN Règne : Bacteria Embranchement : Proteobacteria Classe : Gamma Proteobacteria Ordre : Enterobacteriales Famille : Enterobacteriaceae KOUA Amian 118
  • 119.
    1. SALMONELLA II-TAXONOMIE (suite) Genre: Salmonella Espèces (trois) : Salmonella enterica * Salmonella bongori Salmonella subterranae (découvert en 2009) *Salmonella enterica a six sous-espèces qui sont : Salmonella enterica arizonae; Salmonella enterica houtenae; Salmonella enterica diarizonae; Salmonella enterica indica; Salmonella enterica enterica; Salmonella enterica salamae. KOUA Amian 119
  • 120.
    1. SALMONELLA N.B :Institut PASTEUR Paris reconnaît aujourd’hui plus de 2500 serovars. A coté des serovars, existent des biotypes , lysotypes , des phagovars et des mesotypes. intérêt épidémiologique par bactériophages spécifiques. III- Caractères Morphologiques • Bacille GRAM négatif • Asporulé • Acapsulé • Mobile péritriche • Coccoide à coloration bipolaire. KOUA Amian 120
  • 121.
    1. SALMONELLA IV- CARACTÈRESCULTURAUX • Bactéries AAF • Culture sur milieux ordinaires • Température (T°) = 37°C • pH = 7,2 • Sur gélose on a des colonies de type S / R / M • En bouillon, on observe un trouble intense – grumeleux • Milieux d’enrichissement : Rapapport Vassiliadis (RV 10) – Sélénite • Milieux d’isolement : Hektoen (+) – S.S – XLD – Rambach. KOUA Amian 121
  • 122.
  • 123.
    1. SALMONELLA V-CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Salmonellafait partie du groupe H2S positif. - oxydase négatif - N  n - Uréase négative - Indole négative - TDA négative - Glucose positif - H2S positif (S. thyphi) - Gaz +/- - Lactose - - ONPG négatif - Citrate positif - Mannitol positif - Mobilité positive - Gélatine négative sauf arizona - Catalase positive - LDC positive - ODC +/- - ADH négatif - AMC négatif KOUA Amian 123
  • 124.
    1. SALMONELLA VI- CARACTÈRESANTIGÉNIQUES • Ag somatique : Ag0 (il en existe 65 chez Salmonella) • Ag d’enveloppe : Ag K . Ag de virulence : Vi (observé chez typhi , paratyphi, dublin) Remarque : toute Salmonella portant Vi est très pathogène • Ag flagellaire : Ag H gène de structure : phase 1 et 2 Phase 1 en lettre (r, a, d) Phase 2 en chiffre (1,2) VII- DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE Pour Salmonella, on ne fait pas de dénombrement mais toujours une recherche. KOUA Amian 124
  • 125.
    1. SALMONELLA  Méthodesconventionnelles / classiques References: Norme AFNOR V 08.013 ISO 6579 Fil 93A – 1985 Echantillonnage Prélèvement Transport Pré enrichissement Enrichissement Isolement KOUA Amian 125
  • 126.
  • 127.
  • 128.
  • 129.
    1. SALMONELLA Méthodes nonconventionnelles * Techniques immunologiques * Méthodes immuno enzymatique : E I A (enzyme – immuno – assay) * Techniques d’hybridation utilisant une sonde ADN / ADN * Impédancemetrie (mesure de conductance) • Radiométrie (mesure du carbone 14 à partir de substrat marqué). KOUA Amian 129
  • 130.
    2. SHIGELLA GÉNÉRALITÉS Shigella estune Entérobactérie strictement adaptée l’homme. C’est l’agent étiologique de la dysenterie bacillaire. L’homme va contaminer les aliments et l’eau. La dose infectante est faible (100 cellules). Shigella demande donc une surveillance particulière personnelle des IAA – cuisiniers – serveurs – tout manipulateur d’aliment. I – HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE • Le réservoir est l’homme • La transmission est fécale (contact direct ou indirect) • Crudités • Mains sales • Mouches KOUA Amian 130
  • 131.
    2. SHIGELLA • Dysenteriebacillaire typique provoquée par Bacille de Shiga avec des symptômes tels que : plus de 50 selles par jour, hyperthermie, diarrhée, nausées – Vomissements, état de choc, déshydratation. • Endotoxine (glucido – lipido – polypeptidique) • Toxine protéique (Shigella disenteriae 1 ou Shiga) II - ETUDE BACTÉRIOLOGIQUE 1 – TAXONOMIE Shigella a été découvert en 1898 par SHIGA de la famille des Enterobacteriaceae. Genre : Shigella Espèces : quatre (04) à savoir : SH. Dysenteriae, SH. flexnerie, SH. boydii, SH. sonnei KOUA Amian 131
  • 132.
    2. SHIGELLA 2 –CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES Bacille GRAM - • Asporulé • acapsulé • Immobile (pendulaire sur place) • Coccoide à coloration bipolaire 3 – CARACTÈRES CULTURAUX • AAF • Culture sur milieux ordinaires • Température : 37° C • pH : 7,2 KOUA Amian 132
  • 133.
    2. SHIGELLA • Gélosecolonie S (virulente) ou colonie R (avirulente) • Bouillon Trouble • Enrichissement aucun (pas de milieu d’enrichissement pour Shigella). • Isolement : Hektoen (meilleur) – SS – Mac Conkey – Drigalski Oxydase négatif N  n Uréase négative Indole - /+ TDA négatif Glucose positif H2S négatif Gaz +/- Lactose négatif ONPG Négatif Citrate positif Mannitol positif sauf dysenteriae Catalase positive sauf dysenteriae LDC négatif ODC négatif sauf sonnei ADH négatif AMC négatif RM positif KOUA Amian 133
  • 134.
    2. SHIGELLA 5– CARACTÈRESANTIGÉNIQUES Ag somatique : Ag0 spécifique les divisant en quatre sous-groupes • Sous-groupe A : SH. dysenteriae (10 serotypes) – Mannitol négatif –Indole positif 2 – 7 - 8 serovars –Indole négatif 1 – 3 – 4 – 5 – 6 - 10 serovars Sous-groupe B : SH flexneri (6 serotypes) –Mannitol positif –Indole positif –Glucose (Gaz) KOUA Amian 134
  • 135.
    2. SHIGELLA • Sous-groupeC : SH. boydii (15 serotypes) – Mannitol positif – Indole positif 5 – 7 – 9 – 11 – 13 - 15 – Indole négatif 1 – 2 – 3 – 4 – 6 – 8 – 10 – 12 - 14 – Lactose négatif – ONPG -/+ • Sous groupe D : SH. sonnei (1 serotype) – Mannitol positif – Colonie S phase 1 (virulente) – Colonie R phase 2 (avirulente) KOUA Amian 135
  • 136.
    2. SHIGELLA 6- DIAGNOSTICBACTÉRIOLOGIQUE Il s’agit d’une recherche • Echantillonnage • Transport • Prise d’essai • Isolement • Identification • Confirmation sérologie (serotype) • Identification différentielle : Alcaligenes féacalis  Oxydase +, glucose – Salmonella – immobile  Citrate christensen + Proteus providencia immobile  TDA + Hafniae mobile à 25°C  LDC+ Alcalescens dispar  LDC+ ; citrate christensen +. KOUA Amian 136
  • 137.
    3. CITROBACTER I -HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE • Commensale de l’intestin de l’homme et l’animal • Pathogène opportuniste • Peut intervenir dans les gastro-enterites humaines infantiles • Environnement II - TAXONOMIE Famille : Enterobacteriaceae Genre : Citrobacter Espèces : C. freundii C. koseri (s’appelait C. diversus et aujourd’hui encore appelé C. malonatica) C. amalonatica (anciennement levinea amalonatica), C. yougae, C. bakii, C. werkranii, C. sellakii KOUA Amian 137
  • 138.
    3. CITROBACTER III -CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES • Bacille GRAM négatif • Mobilité péritriche • Non capsulé • Non sporulé IV - CARACTÈRES CULTURAUX • AAF • T° : 37°C • pH : 7 Aspect sur milieux de culture • Odeur particulièrement nauséabonde • Gélose ordinaire on a des colonies de type S / R • Production d’hydrogène sulfuré (sur milieux SS / Hektoen) KOUA Amian 138
  • 139.
    3. CITROBACTER V- CARACTÈRESBIOCHIMIQUES VI- DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE (BACTÉRIOLOGIQUE).VOIR CELUI DES ENTÉROBACTÉRIES Appartient au Groupe H2S Urée – ONPG + Indole – LDC - ADH - ODC - Gélatine - H2S +/- (car tous les Levinea sont aujourd’hui des Citrobacter) KCN - KOUA Amian 139
  • 140.
    4. EDWARDSIELLA I –HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE Réservoir : - Reptiles (serpents, poissons) -Homme (selles normales ou diarrhéiques), pas commensale du tube digestif de l’homme. - Oiseaux - eaux - chat II – TAXONOMIE Famille : Enterobacteriaceae Genre : Edwardsiella Espèces : E. tarda (homme, serpents, poissons) E hoshinae (oiseaux – eaux - reptiles) E. ictaluri (chat – poissons) KOUA Amian 140
  • 141.
    4. EDWARDSIELLA III –CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES • Bacille GRAM - • Mobilité péritriche • Non capsulé • Non sporulé IV – CARACTÈRES CULTURAUX • AAF • T°C : 37°C • pH : 7 KOUA Amian 141
  • 142.
    4. EDWARDSIELLA V -CARACTÈRES BIOCHIMIQUES VI – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE Relatif à la recherche des entérobactéries. Edwardsiella fait partie à la fois du groupe H2S + et du groupe indole +. Urée - Indole + Glucose + Gaz + Lactose - ONPG - H2S + Citrate - ADH - LDC + ODC + Mannitol – sauf E. tarda Saccharose - sauf E. tarda VP - RM + Gélatine - KOUA Amian 142
  • 143.
    5. KLEBSIELLA GÉNÉRALITÉS - GroupeKES (Klebsiella, Enterobacterie, Serratia) - Voges Proskauer (VP) + - Pathogène opportuniste - Production de ß lactamine  souche multi résistante. I- HISTORIQUE 1880 : Edwin Klebs  description 1882 : Frisch et Paccini bacille du Rhinosclerome 1883 : Talomon et Fraenkel  bacille de Free Landen différent de pneumocoque 1885 : Trevision  genre Klebsiella 1885 : Paltauf et Felselberg  bacille de l’ozène KOUA Amian 143
  • 144.
    5. KLEBSIELLA II- HABITAT -Homme (flore fécale - peau – muqueuses - voies respiratoires supérieures) - eaux (surface-usées) – sol – végétaux – aliments. Donc bactérie cosmopolite. III- PATHOGENICITÉ - Pathogène opportuniste - Transmission directe manuportée - Transmission indirecte (aérosol-matériel-aliments) - Infections broncho-pulmonaires - Septicémie KOUA Amian 144
  • 145.
    5. KLEBSIELLA IV- TAXONOMIE Famille: Enterobacteriaceae Tribu : Klebsielleae Genre : Klebsiella Espèces : K. pneumoniae, K. oxytoca, K. ozenae, K. rhinoscleromatis, K. planticola, K. terrigena, K. ornithinolytica. V- CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES - Bacille GRAM négatif - immobile - Coloration bipolaire - capsulé - Aspect en navette - Asporulé KOUA Amian 145
  • 146.
    5. KLEBSIELLA VI- CARACTÈRESCULTURAUX - Température : 37°C - pH optimal : 7.4 -Aéro-anaérobie facultatif -Cultivée sur milieux ordinaires (gélose ordinaire et bouillon ordinaire) et sur - milieux sélectifs : EMB – SS – Hektoen – BEP - Aspects sur milieux gélosés : aspect glaireux, confluent, œil de poisson sur EMB, bombée et filante à l’anse de platine. - Aspect en bouillon : trouble (hauteur du tube), ondes noires (après chiquenose) Colorette visqueuse puis dépôt muqueux au fond du tube (48h) -Colonies de type R et M sur gélose KOUA Amian 146
  • 147.
    5. KLEBSIELLA VII. CARACTÈRESBIOCHIMIQUES - Portoir réduit de Le Minor (urée / indole –hajna – MMN - Citrate de Simon)Caractères communs aux entérobactéries - Aéro-Anaérobie Facultatif (AAF) - Réduit les nitrates en nitrite (N n) - Oxydase – - Glucose + - DNase – - Uréase - Souche pigmentée - ONPG - ADH – ODC – LDC Caractères différentiels des espèces à partir des caractères biochimiques. KOUA Amian 147
  • 148.
    5. KLEBSIELLA VIII -CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES - Antigène somatique (paroi) : Ag O  n = 19 - Antigène flagellaire : Ag H  n = 77 Marqueurs épidémiologiques - lysotypie - biotypage - zymotypage KOUA Amian 148
  • 149.
    5. KLEBSIELLA IX- DIAGNOSTICMICROBIOLOGIQUE - Echantillonnage / Prélèvement - Transport - Prise d’essai - Ensemencement sur VRBG pour déterminer que c’est une entérobactérie. - GRAM (Bacille GRAM -) - Purification - Portoir de Le Minor (identification) - Discussion bactériologique - Identification du genre - Identification de l’espèce. KOUA Amian 149
  • 150.
    6. ENTEROBACTER Généralités - GroupeKES (Klebsiella, Enterobacterie, Serratia) donc VP + - pathogène opportuniste - souche multirésistante - intérêt du diagnostic I- Historique - Aérobacter Enterobacter - 1890 : étude de Lehmann et Newmann puis Kaufmann / Castellani - 1919 : Castellani et Chalmers (E. Cloacae) - 1960 : Enterobacter confirmé (Edwards) autres espèces… KOUA Amian 150
  • 151.
    6. ENTEROBACTER II- Habitat -Homme - animaux - Eaux - Sol - Végétaux – Peau - Muqueuses Donc bactérie ubiquiste III- Pouvoir pathogène - Pathogène opportuniste / multirésistante - Transmission directe (interhumaine) - Transmission indirecte (matériel-aliments) - Infection (urinaires, pulmonaire, méningite…) - Septicémie KOUA Amian 151
  • 152.
    6. ENTEROBACTER IV- Taxonomie Famille: Enterobactériaceae Tribu : Klebsielleae Genre : Enterobacter Espèces : E. cloacae E. aerogenes plus fréquentes et très pathogènes E. gergoviae E. sakazaki (environnement-homme) E. asburiae (eau-aliment-environnement) E. dissolvens (pas chez l’homme) E. nimipressuralis (pas chez l’homme) E. taylorae (environnement) E. amnigenus (eau-sol) KOUA Amian 152
  • 153.
    6. ENTEROBACTER E. intermedius(eau-sol) E. cancerogenus (arbre appelé peuplier) E. hormaechei (expectorations) V- CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES - Bacille GRAM négatif - Mobilité péritriche - Acapsulé - Asporulé - court et/ou coccobacillaire (polymorphe) KOUA Amian 153
  • 154.
    6. ENTEROBACTER VI- CARACTÈRESCULTURAUX Temps optimal : 37° C pH optimal : 7,4 - AAF - Cultive sur milieux ordinaires (Go-Bo) - Milieu sélectif (SS – Hektoen - BCP) - Aspect sur milieux gélosés colonies de type S colonies de type R - Aspect sur Bouillon troubles sur toute la hauteur du tube ondes moirées après la chiquenose KOUA Amian 154
  • 155.
    6. ENTEROBACTER VII- CARACTÈRESBIOCHIMIQUES - Portoir réduit de le Minor - Galerie API 20 E  Caractères communs aux entérobactéries. - AAF - N  n - oxydase - - glucose + - catalase+  Caractères du genre Enterobacter - VP+ - pigment - DNase – - ONPG - uréase - ADH – ODC – LDC  Caractère différentiels d’espèces KOUA Amian 155
  • 156.
    6. ENTEROBACTER VIII- CARACTÈRESANTIGÉNIQUES - Antigène somatique : Ag O (paroi) - Antigène flagellaire : Ag H - Antigène d’enveloppe : Ag K (E. aerogenes) Marqueurs épidémiologiques - Lysotypie - Biotypage - Zymotypage KOUA Amian 156
  • 157.
    6. ENTEROBACTER IX- DIAGNOSTICBACTÉRIOLOGIQUE OU MICROBIOLOGIQUE - Echantillonnage - Transport - Prise d’essai - Ensemencement sur VRBG - GRAM (Bacille Gram -) avec des colonies caractéristiques - Isolement - Portoir de Le Minor (identification) - Caractères biochimiques - Discussion bactériologique - Diagnostic du genre - Diagnostic de l’espèce. KOUA Amian 157
  • 158.
    7. HAFNIA Espèce :Hafnia alvei - Hôte normal du tube digestif de l’homme et des animaux - Aliments : lait, fromage, viande, œuf, charcuterie, eaux de surface usées, sol, légume - Colonie lactose -, H2S - - Pousse lentement à 37°C sur citrate de Simmons : il faut trois (03) jours - Mobilité et VP : (-) à 37°C ; mais (+) à 22°C KOUA Amian 158
  • 159.
    7. HAFNIA - TestONPG  (+) si Hafnia incubé à 22°C  (-) si Hafnia incubé à 37°C - La plupart des souches possèdent une nitrate réductase B - La plupart des souches sont classées par erreur : Salmonella H2S- il faut faire les tests suivants : . Ferment glycérol si le test est fait en eau peptonée + 1% glycérol . Sorbitol (-) . Citrate de Simmons (-) KOUA Amian 159
  • 160.
    8. SERRATIA - GroupeKES donc VP + - Pathogène opportuniste - Multirésistant (fréquent) - Pigment rouge (espèce) Prodigiosine I- Historique - Aliments contaminés en rouge - MO de l’antiquité - Pigment confondu avec le sang Origine de tueries au moyen âge 10 000 juifs exécutés entre 1247 et 1510 KOUA Amian 160
  • 161.
    8. SERRATIA Hosties sanglantes 1819: Bizio 1er isolat 1886 : Pflugge Bacillus Prodigius 1904 : Fortineau Erythro bacillus 1923 : Nommé Serratia Marcescens 1999 : pathogène opportuniste II- Taxonomie Famille : Enterobacteriaceae Tribu : Klebsiellae Genre : Serratia KOUA Amian 161
  • 162.
    8. SERRATIA II- TAXONOMIE(SUITE) Espèces : S. Marcescens S. liquefaciens S. marinorubra (Rubidae - 1940) S. proteamaculans S. plymuthica (1896) S. grimesii S. adorifera (1978 S. entomophila S. ficaria (1979) S. fonticola (1979) III- Caractères morphologiques - Bacille GRAM (-) - acapsulé - asporulé - mobile  péritriche KOUA Amian 162
  • 163.
    8. SERRATIA IV- CARACTÈRESCULTURAUX - Type respiratoire : AAF - Température : 37°C - pH : 7,2 - Culture sur milieux ordinaires - Aspect sur milieu d’isolement * colonies de type S * colonies de type R * colonies de type envahissant - Gélose sélective (SS – Hektoen) KOUA Amian 163
  • 164.
    8. SERRATIA V- CARACTÈRESBIOCHIMIQUES *Caractères communs aux entérobactéries *Caractères différentiels - - Mannitol - TDA - Adonitol - Inositol - Uréase - Tréhalose - H2S - Xylose - Indole - Maltose - ODC - Saccharose - Citrate de Simmons - Gélatine - - Mannose KOUA Amian 164
  • 165.
    8. SERRATIA VI- Caractèresantigéniques - Nombreux Ag O et Ag H - recherche présente peu d’intérêt - existence de parenté antigénique avec certains Ricketsies (agent typhus) Diagnostic microbiologique (voir autres Entero.) KOUA Amian 165
  • 166.
    9. ESCHERICHIA - Escherichia(coli) = cellules les plus représentatives du monde bactérien - Précision dans son rôle comme agent "diarrhéogène" I- Historique 1885 : Escherichia coli est isolé pour la première fois par Escherich 1973 : Burges et Coll identifient E. blattae du tube digestif de la blatte. 1982 : E. hermanii (Brenner et Coll.) 1982 : E. vulneris (Brenner et Coll.) 1985 : E. fergusonii (Farmer et Coll.) KOUA Amian 166
  • 167.
    9. ESCHERICHIA II- HABITAT -Homme-animaux (commensalisme) - Eaux (par les selles) - Bactéries ubiquistes III- POUVOIR PATHOGÈNE - pathogène opportuniste - E. coli entérotoxinogène (ECET) - diarrhée du voyageur (Turista) - crampes abdominales - nausées - fièvre KOUA Amian 167
  • 168.
    9. ESCHERICHIA - E.coli enteropathogène (ECEP) - diarrhées infantiles (âge < à 2 ans) - E. coli dysentériforme  leucocytes dans les selles - E. coli enterohémorragiques (ECEH) - diarrhées sanglantes - coliques hémorragiques - syndromes hémolytiques urémique (SHU) - absence de fièvre - absence de leucocytes dans les selles NB : "maladie de Hamburger"  sérogroupe : O:157:H7 KOUA Amian 168
  • 169.
    9. ESCHERICHIA - E.coli entéroagrégat (EAGGEC) - diarrhée NB : Dysmicrobisme : plus d’équilibre de la flore des selles - E. coli avec pouvoir d’adhésion cellulaire de type diffus (DAEC) Infections urinaires . cystites . pyélonéphrites Méningites néo-natales . au cours de l’accouchement . contamination du liquide amniotique Septicémies KOUA Amian 169
  • 170.
    9. ESCHERICHIA Suppurations: . péritonites .salpingite (infection des trompes) . suppurations post-opératoires . infections ostéo-articulaires TABLEAU DES INFECTIONS CAUSEES PAR E.coli (selon P.J.SANSONETTI) Infections intestinales : - ECET- E. coli entérotoxinogènes : diarrhée des voyageurs - ECEP- E. coli entéropathogènes : gastroentérites infantiles - ECEI- E. coli entéroinvasifs : syndromes dysentériques - ECEH- E. coli entérohémorragiques : colites hémorragiques KOUA Amian 170
  • 171.
    9. ESCHERICHIA INFECTIONS EXTRA-INTESTINALES: - Infections de l’arbre urinaire : cystites, pyélonéphrites - Infections "parasite intestinale" : appendicites cholécystites péritonites - Septicémies, méningites, infections ostéo / articulaires KOUA Amian 171
  • 172.
    9. ESCHERICHIA IV- TAXONOMIE Famille: Enterobacteriaceae Tribu : Escherichieae Genre : Escherichia Espèces : E. coli (1-2) E. blattae (1987) E. fergusonii (1985) E. hermanii (1952) E. vulneris V- Caractères morphologiques - Bacille GRAM négatif - Mobilité péritriche - Acapsulé (certaines souches sont capsulées telle que Ag K1 ) - Asporulé KOUA Amian 172
  • 173.
    9. ESCHERICHIA VI- CARACTÈRESCULTURAUX - Température optimale : 37°C - pH optimal : 7,4 - AAF - Culture sur milieux ordinaires - Milieux sélectifs (SS – EMB – TBX - Rapid’E. coli 2) - Aspect sur milieu gelosé : . colonies S . colonies R (parfois) - Aspect sur bouillon . Trouble sur toute la hauteur du tube . Ondes moirées après chiquenose KOUA Amian 173
  • 174.
    9. ESCHERICHIA VII- CARACTÈRESBIOCHIMIQUES - Portoir réduit de Le Minor - Galerie : API 20 E Caractères communs aux entérobactéries - AAF - N  n - Cytochrome oxydase - - Glucose + - Catalase + Caractères du genre Escherichia - Indole + - Urée - - Citrate de Simmons- Caractères différentiels des espèces (Voir caractères biochimiques) KOUA Amian 174
  • 175.
    9. ESCHERICHIA VIII- CARACTÈRESANTIGÉNIQUES - antigène somatique : Ag O (Paroi) - 160 - antigène flagellaire : Ag H 52 types - antigène capsulaire : Ag K 70 Marqueurs épidémiologiques : - Lysotypie - Biotypage IX- DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE - Echantillonnage - Transport - Prise d’essai KOUA Amian 175
  • 176.
    9. ESCHERICHIA IX- DIAGNOSTICMICROBIOLOGIQUE (SUITE) - Ensemencement (VRBG) - GRAM (BG-) - Colonies caractéristiques - Isolement (purifier la souche) - Portoir de Le Minor (identification) - Caractères biochimiques - Discussion bactériologique - Diagnostic du genre - Diagnostic d’espèce - Sérotypage KOUA Amian 176
  • 177.
  • 178.
    10. GENRE PROTAETDA (+) Proteus – Providencia – Morganella I- HABITAT- POUVOIR PATHOGÈNE - Homme - animal - Environnement - Pathogènes opportunistes - Agents de putréfaction des déchets d’origine animale. II- TAXONOMIE - Famille : Enterobactériaceae - 1- Genre : Proteus Espèces : Proteus mirabilis Proteus vulgaris Proteus penneri KOUA Amian 178
  • 179.
    10. GENRE PROTAETDA (+) Proteus – Providencia – Morganella 2- Genre Providencia Espèces P. stuartii P .alcalifacienne P. rettgeri P. rustigianii P. heimbachae selles pingouins 3- Genre Morganella Espèce : M. Morganii Sont des bactéries de surinfections KOUA Amian 179
  • 180.
    10. GENRE PROTAETDA (+) Proteus – Providencia – Morganella III-DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE -Echantillonnage - Transport - Prise d’essai Ensemencement (VRBG) - GRAM (BG-) - Colonies caractéristiques - Isolement (purifier la souche) - Portoir de Le Minor (identification) KOUA Amian 180
  • 181.
    10. GENRE PROTAETDA (+) Proteus – Providencia – Morganella III-DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE -- Caractères biochimiques - Discussion bactériologique - Diagnostic du genre - Diagnostic d’espèce - Stéréotypage KOUA Amian 181
  • 182.
    11. LES COLIFORMES Introduction Leterme coliforme est utilisé depuis 1913, pour faire référence aux bactéries de l’espèce E. coli. De 1975 – 1980 il y a eu des évolutions dans la taxonomie qui donne une rénovation de cette classification. Leur meilleure évaluation et signification se perçoivent dans le domaine alimentaire. I - Définition Selon ISO, cette appellation « d’organismes coliformes » fait référence : - Bacilles à GRAM négatif KOUA Amian 182
  • 183.
    11. LES COLIFORMES I– DÉFINITION (SUITE) - Non sporulés - Oxydase négative - Aérobies ou anaérobies facultatifs - Multiplication en présence de sels biliaires - Fermentation du lactose avec production d’acide, de gaz - et d’ aldéhide en 48H à 37°C. Tous les coliformes ayant les mêmes propriétés à 44°C sont des coliformes thermotolérants qui produisent de l’indole à partir du tryptophane à 44°C Ces coliformes thermotolérants sont des Escherichia coli présumés (présumés à être pathogènes) KOUA Amian 183
  • 184.
    11. LES COLIFORMES II– CLASSIFICATION Le test IMVIC caractérisait autrefois les coliformes. C’est la classification ancienne et traditionnelle. Taxonomie moderne des Enterobacteriaceae : « Entérobactéries coliformes » Mesure difficile de l’importance relative de chacune de ces espèces par rapport au concept de « coliformes » Plan clinique (isolat) Environnement aquatique ou tellurique (présence) Deux catégories de coliformes : selon l’origine et l’habitat KOUA Amian 184
  • 185.
    11. LES COLIFORMES a– Coliformes d’origine fécale : 1ère catégorie Cette catégorie comprend les espèces des genres Escherichia; Citrobacter; Klebsiella; Enterobacter. Ils sont rencontrés dans les matières fécales humaines ou animales, les eaux usées et les eaux de surface polluées, mais jamais isolés dans les eaux d’alimentation (non polluées et contrôlées) ou des sols dépourvus de fumures. KOUA Amian 185
  • 186.
    11. LES COLIFORMES b– Catégorie de coliformes selon l’habitat : 2ème catégorie correspond à des espèces nouvelles : Serratia fonticola Buttiauxella agrestis Enterobacter intermédium Enterobacter amnigenus Klebsiella terrigena Klebsiella trevisanii Contrairement au 1er groupe, ceux-ci proviennent des eaux d’alimentation (eau potable) et de sols incultes. Ces espèces sont fréquentes dans les eaux de distribution et le plus souvent confondues avec les espèces indicatrices d’une pollution fécale. KOUA Amian 186
  • 187.
    11. LES COLIFORMES b– Catégorie de coliformes selon l’habitat : 2ème catégorie (suite) Destruction écologique confirmée du point de vue physiologique par rapport à la température de croissance, on peut envisager des coliformes dont la température optimale des croissance est de 37°C et qui sont capables de se multiplier à des températures élevées (44°C). III – Ecologie – Epidémiologie L’habitat de ces différentes espèces est à l’évidence complémentaire de la reconnaissance taxonomique. C’est dans la mesure ou l’identification précise sera développée que l’on pourra mieux comprendre et interpréter leur présence dans l’eau ou les produits alimentaires. KOUA Amian 187
  • 188.
    11. LES COLIFORMES III– ECOLOGIE – EPIDÉMIOLOGIE (SUITE) a – Coliformes et pouvoir pathogène En général, ce sont des germes « coloniseurs » (en clinique) Donc des bactéries pathogènes opportunistes Présence de coliformes dans un aliment : indicateur de pollution b – Coliformes et habitat fécal Réaliser des analyses quantitatives pour évaluer la distribution des coliformes du tube digestif. Tenir compte des nouvelles espèces reparties entre produits pathologiques (clinique) et habitat aquatique ou tellurique (environnement). Considérer le pouvoir migratoire et le caractère aléatoire de leur implantation. KOUA Amian 188
  • 189.
    11. LES COLIFORMES c– Coliformes et habitat aquatique Analyse des écosystèmes aquatiques (eaux usées, fleuves, rivières, lacs ou étangs) récepteurs des rejets organiques est aussi instructive. Ainsi, on observe une évolution des populations de coliformes par rapport à celles rencontrées dans les écosystèmes intestinaux. d – Coliformes et eaux d’alimentation Diversité d’espèces et large distribution des souches non fécales KOUA Amian 189
  • 190.
    11. LES COLIFORMES IV- DÉTECTION ET IDENTIFICATION La plupart des méthodes sont satisfaisantes Le phénomène de l’identification mérite quelques développements -Systèmes d’identification numérique  IMVIC (méthode traditionnelle). -Mieux, identification par comparaison entre le profil des espèces répertoriées et classées (API). Observation de deux catégories de coliformes : Coliformes thermotrophes ou termotorérants • Culture à températuree élévée (37 – 44°C) • Coliformes fécaux sont de cette catégorie • Incapable de se développer à + 4°C KOUA Amian 190
  • 191.
    11. LES COLIFORMES Coliformespsychrotrophes - Culture : 30 et 34°C - Culture à 4°C Incapable de se développer à + 44°C N.B. : Ils ne font pas partie de la flore fécale des animaux à sang chaud. V – Coliformes et indicateurs • Les coliformes sont d’excellents indicateurs par rapport à – L’écologie - La bactériologie -La taxonomie – Aux techniques de détection et d’identification • Au plan épidémiologique, on observe quelques limites par rapport à : – La nature • La probabilité d’apparition d’infection dans une population. N.B. : A travers le pathogène ou non. KOUA Amian 191
  • 192.
  • 193.
    12. YERSINIA Généralités -Yersinia estune bactérie rattachée antérieurement aux Pasteurella (Parvobactéries). -Yersin fut le premier à isoler l’agent en 1984 d’où le nom Yersinia. I – Taxonomie C’est une bactérie de l’ordre des bactériales, de la famille des Enterobactéries et du genre Yersinia, avec les espèces : Y. pestis / Y. pseudotuberculosis / Y. enterocolitica Y. intermedius / Y. frederiksenii / Y. kristensenii / Y. aldovac Y. rodhei / Y. mollaretii / Y. bercovieri / Y. ruckeri N.B.: Les trois 1ers concernent le domaine alimentaire KOUA Amian 193
  • 194.
    12. YERSINIA II –HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE Microbe ordinaire retrouvé chez l’homme, les animaux, le sol, les eaux l’environnement. La contamination par voie orale à partir des aliments tels que les crudités, les viandes crues, laits crus et l’eau. Responsable de : -gastro-entérites syndrome de la fosse iliaque droite (appendicite) -Troubles abdominaux – diarrhées et arthrites. C’est une entérotoxine thermostable (st) Pouvoir pathogène invasif (c'est-à-dire utilisant les voies sanguines) codé par un plasmide (qui lutte contre les antibiotiques) KOUA Amian 194
  • 195.
    12. YERSINIA Facteur devirulence (à détecter) : tests à réaliser : . Dépendance du calcium à 37°C . Auto agglutination des cultures en bouillon à 37°C . Résistance au pouvoir bactéricide du sérum à 37°C . Fixation par les colonies virulentes à 37°C du rouge congo. . Hydrophobicité de la paroi entraînant l’agglutination des particules de latex à 37°C. -Etude de la présence de pyrazinamide et de l’esculine (test important à connaître): Si pyrazinamide et/ou esculine : négatives = souches potentiellement pathogènes Si pyrazinamide et/ou esculine : positives = Souches non pathogènes KOUA Amian 195
  • 196.
    12. YERSINIA -Etude dela présence de pyrazinamide et de l’esculine (test important à connaître): Si pyrazinamide et/ou esculine : négatives =  souches potentiellement pathogènes Si pyrazinamide et/ou esculine : positives = Souches non pathogènes III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES Cocobacille à GRAM négatif bipolaire Capsulé (parfois : certaines souches) Asporulé Immobile KOUA Amian 196
  • 197.
    12. YERSINIA III -CARACTÈRES CULTURAUX • AAF • Culture sur milieux usuels (lent pousse en 48h) • Bouillon (EPT) : flocon dans le fond • Gélose : petites colonies de 1 mm de diamètre • Températures : 4 à 42°C (avec 30°C température optimale) • pH : 6 à 7 • – Caractères biochimiques Oxydase - Glucose + Gélatine - Gaz - Catalase + Urée + Indole - Saccharose - N  n Esculine + H2S - Rhamnose - KOUA Amian 197
  • 198.
    12. YERSINIA VI –CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES Ag0 – Somatiques 16 types Ag d’enveloppe (souches capsulées) Y. pseudotuberculosis 6 groupes d’Ag (type I à VI) Y entérocolitica 70 facteurs 0 dont les pathogènes : Biogroupes serogroupes 1B 0:8 2…………………………………………………….. 0:9 0:5 ; 25 3……………………………………………………… 0:3 4……………………………………………………… 0:3 KOUA Amian 198
  • 199.
    12. YERSINIA VII -DÉTECTION ET IDENTIFICATION Voir fascicule Enrichissement Ensemencement - isolement KOUA Amian 199
  • 200.
    A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES NOUVELLESENTEROBACTERIACEAE KOUA Amian 200
  • 201.
    1. LEVINEA GÉNÉRALITÉS Famille desentérobactéries Autrefois classé dans le groupe des Indole + I – HABITAT – POUVOIR – PATHOGÈNE Rencontré chez l’homme et l’animal Retrouvé dans l’environnement Pathogène opportuniste II – Taxonomie • Famille : Enterobactérie * Genre : Levinea (citrobacter) * Espèces : L. malonatica Citro ; koseri) L. diversus L. amalonatica (Citrobacter amalonatica) KOUA Amian 201
  • 202.
    1. LEVINEA Le genreLevinea est devenu aujourd’hui Citrobacter Les espèces de Levinea sont devenues aujourd’hui des espèces Citrobacter (koseri et amalonatica). III – Caractères morphologiques Bacille GRAM négatif ; Asporulé ; Acapsulé IV – Caractères culturaux AAF Température : 37°C pH : 7,2 Culture sur milieux ordinaires KOUA Amian 202
  • 203.
    1. LEVINEA V –CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Caractères communs aux entérobactéries Caractères différentiels : Indole + Laclose -/+ Xylosidase - Glucuronidase - LDC - Citrate de simmons + Sorbitol + V – DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE Voir entérobactéries en général KOUA Amian 203
  • 204.
    2. KLUYVERA Famille desentérobactéries I – HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE Environnement : sol – eau - eaux usées – locaux aliments Pathogène opportuniste Rarement isolé chez l’homme et les animaux. II – TAXONOMIE Nouvelle entérobactérie Genre : Kluyvera Espèces : K. cryocrescens K. ascorbata KOUA Amian 204
  • 205.
    2. KLUYVERA III –CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES Bacilles GRAM négatif Asporulé Acapsulé IV – CARACTÈRES CULTURAUX AAF Température = 37°C pH = 7 V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Caractères communs aux entérobactéries KOUA Amian 205
  • 206.
    2. KLUYVERA Caractères différentiels: I = Intermédiaire D = Différentiel S = Smouth R = Rugueuse k. cryocrescens k. ascorbata Irgasan Cefalotine Carbenicilline Croissance à 41°C Fermentation glucose Dulcitol Indole S S / I I - + (1 à 3 jours) - + R R R + - d + KOUA Amian 206
  • 207.
    3. BUTTIAUXELLA I -TAXONOMIE Genre : Buttiauxella Espèces : B. agrestis II - HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE Idem aux kluyvera III - CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Proche de kluyvera Indole – LDC - Saccharose - KOUA Amian 207
  • 208.
    4. MOELLERELLA Nouvelle Entérobactérie I– Habitat et pouvoir pathogène Principalement isolée des selles chez l’homme Non enteropathogène Peut-être confondu à E. coli II – Taxonomie Famille : Enterobactéries Genre : Moellerella Espèce : M. Wisconsensis KOUA Amian 208
  • 209.
    4. MOELLERELLA III –CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES Bacille GRAM négatif Asporulé Acapsulé IV - CARACTÈRES CULTURAUX AAF Température : 37°C pas de culture à 44°C pH : 7,2 V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Caractères communs aux enterobactéries KOUA Amian 209
  • 210.
    4. MOELLERELLA Caractères différentiels: Indole +/- citrate deSimmons : d LDC - ODC - Culture à 44°C H2S - VP - Lactose + ADH - Urée - Colistine R Gaz en glucose - Sorbitol - VI – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE KOUA Amian 210
  • 211.
    A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES -DEL’ORDRE DES ACTINOMYCETALES KOUA Amian 211
  • 212.
    1. MYCOBACTERIUM Rappel Ce sontdes bactéries à GRAM + (faiblement) qui se présentent sous forme de filaments ramifiés avec seulement quelques espèces strictement pathogènes. I – TAXONOMIE Ordre : Actinomycetales Famille : Mycobactériaceae Genre : Mycobactérium Espèce : 17 espèces reparties en 6 groupes M. tuberculosis (hommes)  Pathogène strict M. bovis (bovins – lait) KOUA Amian 212
  • 213.
    1. MYCOBACTERIUM I –TAXONOMIE (SUITE) M. africanum M. marinum (eau – poissons) M. Kansasii (eau-lait-porc-bovidés) M. ulcerans (eau – homme) II – HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE - Rencontrés chez l’homme et l’animal (bovidés). - L’élimination du germe se fait par les crachats, le lait, les virus. - Forte résistance dans ces produits même après dessiccation. Contamination essentiellement directe par voie : Aérienne Digestive KOUA Amian 213
  • 214.
    1. MYCOBACTERIUM - Plusieurslocalisations : • Tuberculose respiratoire (pulmonaire) • Tuberculose des sereuses (péritoine – synoviale) • Tuberculose osté articulaire : (vertèbres mal de POTT ) • Tuberculose viscérale (foie-rein-intestin-rate) • Tuberculose ganglionnaire • Tuberculose cutanée (abcès) • Formes généralisées (n’importe quel endroit- forme atypique) • Pouvoir pathogène expérimental – cobaye très sensible-. KOUA Amian 214
  • 215.
    1. MYCOBACTERIUM III –MORPHOLOGIE Ce sont de fins bacilles rectilignes, parfois incurvés. Immobile, non sporulés, avec des extrémités arrondies. Se présentent soit isolés ou en amas. Ce sont de bactéries GRAM +. - Formes granuleuses (produits pathologiques) à la suite des antibiotiques. - Bacille Acido-Alcoolo-résistant (BAAR) Mis en évidence à partir de la coloration de Ziehl Neelsen. IV – CARACTÈRES CULTURAUX - bactéries aérobies strictes - culture très lente (1 semaine – mois) KOUA Amian 215
  • 216.
    1. MYCOBACTERIUM IV –CARACTÈRES CULTURAUX (SUITE) Nécessite des milieux spéciaux et complexes : • Milieux de Lowenstein Jensen •Milieux de Coletsos - Colonies caractéristiques •M.tuberculosis colonie R eugonique (R = rugueuse) (beige à surface choux-fleur, cerebriforme) •M. africanum  colonie R dysgonique (Beige crème) •M. bovis  colonie S. dysgonique (S = lisse) (blanche ou crème) KOUA Amian 216
  • 217.
    1. MYCOBACTERIUM V –CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Classification d’espèces par la recherche de ‾ Catalase ‾ Péroxydase ‾ Niacin-test (recherche de la production d’acide nicotinique) ‾ Nitrate réductase ‾ Sensibilité au pyrazinamide ‾ Sensibilité au TCH (hydrazide de l’acide thiophène carboxylique) KOUA Amian 217
  • 218.
    1. MYCOBACTERIUM VI –CONSTITUTION CHIMIQUE Ces bactéries sont composées de : Lipide (20% du poids sec) Polysaccharides (toujours liés aux lipides ou à des protéines) Protéines (tuberculines) selon le stade de purification. .Tuberculine brute .Tuberculine synthétique à partir des milieux synthétiques .Tuberculine PPD (protéine purifiée + lipides + polysaccharides) .Tuberculine IP 48 (contient des polysaccharides) : cette tuberculine, convenablement diluée et titrée est utilisée pour les intradermo-réactions (IDR). Cette tuberculine est à l’origine des vaccins. KOUA Amian 218
  • 219.
    1. MYCOBACTERIUM VII –CONSTITUTION ANTIGÉNIQUE - Ag lipidique - Ag polysaccharidique (haptènes) - Ag protéine (tuberculine) VIII – POUVOIR ALLERGÈNE L’organisme infecté par bacille tuberculeux, acquiert un état d’hypersensibilité retardé vis-à-vis des bacilles. Cela se recherche par injection intradermique de tuberculine et on constate après 48 heure : . Une réaction locale papulo érythémateuse indurée . Une réaction focale au niveau des foyers préexistants . Une réaction générale (hyperthermie donc mort du sujet) KOUA Amian 219
  • 220.
    1. MYCOBACTERIUM N.B. :L’IDR à la tuberculine est effectuée à dose faible et n’entraîne qu’une réaction locale. IX – MYCOBACTÉRIUM ATYPIQUES Ils sont répandus dans le sol-eaux usées et dans certains aliments. Commensaux pour l’homme et l’animal Pathogènes opportunistes (pouvoir pathogènes faibles ou irréguliers) Forme broncho pulmonaire (adulte) Forme ganglionnaires (enfant) Forme cutanées (ulcération ou abcès) Formes méningées, osseuses, génitales, oculaires (rares) KOUA Amian 220
  • 221.
    1. MYCOBACTERIUM Incrimination :ne se fait que si on les isole à l’état pur de façon repétée chez le même patient et si rien d’autre ne peut expliquer les lésions observées. Culture : à 22°C pour la plupart et sur milieu Löwenstein. Selon Runyon, deux critères ont permis de les classer : . Délai de croissance; . Pigmentation ou non des colonies apparaissant ou non après exposition à la lumière. KOUA Amian 221
  • 222.
    1. MYCOBACTERIUM Groupe I Croissancelente ou intermédiaire Colonies photo chromogènes Pathogène pour l’homme Exemples : M. kansasii (pulmonaire) M . marinum (cutanée) (Pigmente à la lumière mais pas à l’obscurité) Groupe II Croissance lente ou intermédiaire Colonies scotochromogènes (Pigmentées après croissance à l’obscurité et à la lumière) Ex : M. Scrufulaceum KOUA Amian 222
  • 223.
    1. MYCOBACTERIUM Groupe III: Croissance lente ou intermédiaire Colonies Achromogènes (non pigmentées) Ex : M. avium Groupe IV Croissance rapide (-7 jours) Colonies pigmentées occasionnellement Ex : M. fortuitum Groupe V : (non classé) Croissance lente (4-10 mois) Colonies lisses incolores devenant jaune en vieillissant responsable des infections cutanées ulcère de Burli Ex : M. ulcérans. X – Autres mycobactéries Ils sont pathogènes exclusifs KOUA Amian 223
  • 224.
    1. MYCOBACTERIUM X –Autres mycobactéries Ils sont pathogènes exclusifs: 1- Mycobactérium leprae (bacille de Hansen) agent de la lèpre, maladie strictement humaine. 2- Mycobactérium paratuberculosis : agent de l’entérite hypertrophiante des bovidés ou entérite para tuberculeuse. 3-Mycobactérium microti : (bacille de wells) agent de la maladie spontanée du mulot ou lésions caséineuses sous- cutanées et ganglionnaires. KOUA Amian 224
  • 225.
    1. MYCOBACTERIUM XI –DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE 1. Repose sur l’IDR à la tuberculine -En dépistant tout sujet tuberculisé (primo-infection) 2. Diagnostic de la tuberculose maladie reposant sur : - Recherche du bacille tuberculeux dans des produits tels que les crachats – les urines … -Faire des prélèvements -Faire une recherche directe des BAAR (Bacille Acido-Alcoolo-Résistant) par la Coloration du Ziehl Neelsen / auramine. KOUA Amian 225
  • 226.
    1. MYCOBACTERIUM Résultats +moins de 1 bacille par champ microscopique ++ de 1 à 10 bacille par champ microscopique +++ plus de 10 bacilles par cham microscopique Absence de bacilles dans 300 champs. 3. Culture : - Lowenstein Jensen - Coletsos - Incubation à 37°C ; une à plusieurs semaines. M. typique (1 – 3 mois) M. atypique (10 mois) - Observer les tubes tous les 2 ou 3 jours KOUA Amian 226
  • 227.
    1. MYCOBACTERIUM - Identifier: a) délai d’apparition des colonies b) aspect macroscopique c) examen microscopique (BAAR +/-) d) caractères biochimiques. KOUA Amian 227
  • 228.
    2. STREPTOMYCES RAPPEL Ordre :Actinomycetales Famille :Streptomycetaceae Genre : Streptomyce I – HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE - Saprophytes du sol - Utilisés dans les industries pour fabriquer les antibiotiques (ATB) - Pathogènes (parfois pour l’homme)  Mycétome - Pouvoir pathogène généralement nul. KOUA Amian 228
  • 229.
    2. STREPTOMYCES II –Taxonomie Ordre : Actinomycetales Famille : Streptomycetaceae Genre : Streptomyce Espèces : S. madurae (blanc) S. pelletieri (rouge) pathogène S. Samaliensis (jaune) S. griseus production d’ATB S .auréofaciens KOUA Amian 229
  • 230.
    2. STREPTOMYCES III –MORPHOLOGIE Filaments ramifiés Conidies (longues chaines) GRAM positif Morphologie des différents Streptomyces Coloration Gram IV – CARACTÈRES CULTURAUX Culture lente (jusqu’à 15 jours sur gélose ordinaire, sur Sabouraud et Lowenstein Jensen) Colonies pigmentées qui évoquent les colonies de champignons Métabolisme réduit KOUA Amian 230
  • 231.
    2. STREPTOMYCES Action faiblesur les sucres Protéolyse + (pour quelques souches) V - DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE Etude des caractères des grains issus des fistules d’actinomycose. Aspect macroscopique des grains possède une grande valeur d’orientation: . Noir . Blanc . Jaune . Rouge KOUA Amian 231
  • 232.
    A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES 5.BACILLES GRAM POSITIF KOUA Amian 232
  • 233.
    1. LISTERIA GÉNÉRALITÉS - Listériaest une bactérie qui est à l’origine de plusieurs épidémies - La listériose est une maladie infectieuse (source virulente) provoquée par Listeria. Les aliments sont identifiés comme source d’infection. I – TAXONOMIE Ancienne classification : Corynebacteriaceae Nouvelle classification : proche de Lactobacille et Streptocoque Genre : Listéria Espèces : L. monocytogenes / L. ivanovii / L. inocua / L. welshimeri L. seeligeri / L. grayi / L. murrayi KOUA Amian 233
  • 234.
    1. LISTERIA II –HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE - Rencontré chez l’homme les animaux les sols les eaux – viandes – poissons – fruits de mer laits – volailles – légumes – environnement. - Listéria survit dans les aliments congelés ou séchés. - L. monocytogenes seule pathogène pour l’homme (provoque septicémie – méningite – avortement). - L. ivanovii (rares cas d’avortement chez les ovins, bovins et caprins). III – Caractères morphologiques Petit bacille mobile à 22°C (pirouette), GRAM + Non capsulée – non sporulé KOUA Amian 234
  • 235.
    1. LISTERIA IV –CARACTÈRES CULTURAUX Culture sur bouillon (TCS + ATB) Culture sur géloses . Mc Bride modifiée : colonies gris bleutées, . Palcam : colonies verdâtres auréolées de noir . Triptica caséine soja, Oxford et Alpamy Température : +4 à +37°C (avec 30°C température optimale de croissance) pH : 6 à 7 V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES N  n , Mannitol D xylose KOUA Amian 235
  • 236.
    1. LISTERIA V –CARACTÈRES BIOCHIMIQUES (SUITE) Hémolyse et camp-test (Rocourt J. 1984) à rechercher: Catalase + Oxydase - Uréase - Indole – H2S – VP + Esculine + Glucose + RM + KOUA Amian 236
  • 237.
    1. LISTERIA VI –CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES Ag0 : Somatique avec 15 serotypes Ag H : flagellaire avec 5 serotypes VII – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE Echantillonnage Prélèvement Transport Prise d’essais KOUA Amian 237
  • 238.
    2. BACILLUS INTRODUCTION En agroalimentaire,seule l’espèce cereus nous intéresse. Elle est responsable de T.I.A ,c’est un bacille à Gram positif, sporulé. C’est une bactérie aérobie stricte ou aérobie facultative sporulée. I – HABITAT – POUVOIR PATHOGÈNE -Bactérie ubiquiste -Hôte normal du sol et des végétaux -Résiste longtemps dans le sol grâce à sa spore -Bactérie commensale de l’homme et de l’animal -Bactérie utile dans l’obtention de certains ATB (polymyxine et bacitracine) KOUA Amian 238
  • 239.
    2. BACILLUS -Bactérie nuisible: . souillure des cultures bactériennes . stérilisation des conserves Par la thermorésistance des spores: B. cereus : responsable de TIA chez l’homme. B. anthracis : responsable du charbon : . forme cutanée; . forme pulmonaire; . forme gastro-intestinale. Présence dans : riz cuit – viande – sauce – épice légumes – salade – purée de pomme de terre. Bacillus résiste à +110° C pendant 90 mn KOUA Amian 239
  • 240.
    2. BACILLUS Pouvoir pathogène(très important pour B. cereus) Production de deux types de toxine : Enterotoxine diarrhéique - Produite au cours de la phase exponentielle de croissance à un pH compris entre 7,2 – 7,6 et à 32°C -Toxine préformée dans l’aliment provoque donc les mécanismes d’intoxination. -Toxine détruite à +56°C et peut provoquer une diarrhée quelques heures après ingestion de l’aliment. Toxine émétique ou émédisante - Responsable de nausée et de vomissement -Toxine produite à la fin de la phase exponentielle de croissance KOUA Amian 240
  • 241.
    2. BACILLUS -Toxine préforméedans l’aliment et résiste à 120°C pendant 90mn sous pression. - Les manifestations débutent 2h – 6h après ingestion de la dose infectieuse c’est-à-dire 105 - 107 cellules. II – TAXONOMIE Famille : Bacillaceae Genre : Bacillus Espèces : 3 groupes KOUA Amian 241
  • 242.
    2. BACILLUS Groupe I B.anthracis B. cereus B. licheriformis B. coagulans B. subtilis B. pumilus B. megaterium B .firmus B. lentus Groupe II B. polymyoca B. macerans B. abei B. laterosporus B. circulans B. brevis Groupe III B. sphaericus B. pasteurii KOUA Amian 242
  • 243.
    2. BACILLUS III –CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES Bacilles de 3 à 9 µm de long, extrémités carré Gram positif Diplobacille / streptobacille Sporulé Acapsulé Mobilité +/- Groupe I : Spore ovale ou arrondie non déformante (spore centrale ou subterminale) Groupe II : spore ovale déformante (centrale – subterminale) Groupe III : spore ronde déformante (subterminale ou terminale) KOUA Amian 243
  • 244.
    2. BACILLUS IV –CARACTÈRES CULTURAUX Culture sur milieux ordinaires Aérobie stricte / AAF Température 30° - 37°C d’autres espèces : 55°C Aspect sur milieux de culture : • Sur gélose : colonies R (5 mn de diamètre), envahissante, opaque et mâle colonie S (1mn de diamètre), régulière, homogène, opaque et transparente • En bouillon : culture rapide floconneux avec voile plus ou moins épais , plissée et sédiment ultérieur. KOUA Amian 244
  • 245.
    2. BACILLUS N.B. :Gélose Mössel : meilleur milieu pour culture de Bacillus. V – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Catalase + Oxydase + Réduit les Nitrates en nitrites (N  n) Indole + Acetoine + Lécithine + VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES Peu connus KOUA Amian 245
  • 246.
    2. BACILLUS VII -DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE Echantillonnage Prélèvement Voir fascicule Intérêt de Bacillus en bactériologie alimentaire Ils posent des problèmes dans l’industrie des conserves alimentaires du fait de la Thermorésistance de leur spore. Leur présence est souvent difficile à remarquer car ils ne produisent pas de gaz mais ils peuvent modifier le goût des produits. Ils altèrent également le goût et l’aspect d’autres denrées alimentaires telles que le lait, les fromages et les tomates. KOUA Amian 246
  • 247.
    1er ordre : lesbacillales qui présentent une spore centrale non déformante. 2e ordre : les plectridiales qui présentent une spore terminale et déformante. 3e ordre : les clostridiales qui présentent une spore centrale et déformante. 4e ordre : les sporovibrionales qui présentent une spore déformante et inversée
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  • 249.
    3- GENERALITES SURLES LACTOBACILLUS EN MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE Introduction Le genre Lactobacillus fait partie d’un groupe aux contours très mal définis, les bactéries lactiques (Orla-Jensen 1919). Les raisons sont les caractéristiques physiologiques et écologiques communes. Ce sont des bactéries lactiques dites « stricto-sensu ». Il existe trois principaux genres : - Lactobacillus (bacille homo ou hétéro fermentaires) - Streptococci (cocci homo fermentaires sans CO2) - Leuconostocs (cocci hétéro fermentaires avec CO2) I – HABITAT ET POUVOIR PATHOGÈNE - Chez l’homme et l’animal (bouche-tractus vaginal- tube digestif) - Rôle dans la carie dentaire - Responsable de quelques cas d’endocardites. KOUA Amian 249
  • 250.
    3- GENERALITES SURLES LACTOBACILLUS EN MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE II – TAXONOMIE Famille : Lactobacillaceae Genre : Lactobactillus Sous genre (1) : Homo fermentaire sans CO2 Thermobactérium (45°C) Streptobactérium (15°C) Sous genre (2) : Hétérofermentaire avec CO2 Bétabactérium. KOUA Amian 250
  • 251.
    3- GENERALITES SURLES LACTOBACILLUS EN MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE CO2 - Homofermentaire Hétérofermentaire CO2 + Thermobactérium L. delbrueckii L. helveticus L. jensenii L. acidophilus L. gasserii L. salivarius L. pisicola L. vitulinus L. ruminis L. agilis L. agilis L. sharpae L. bulgaricus (spp) L. lactis (spp) Streptobactérium L. casei L. plantarum (dans l ’attiéké ) L. murinus L. coryniformis L. curvatus L. homohiochii L. sake L. bavaricus L. farciminis L. alimentarius (dans l ’attiéké ) L. biformentans Bétabactérium L. fermentum L. cellobiosus L. brevis L. buchneri L. kefir L. viridescens L. halotolerans L. minor L. confusus L. kandleri L. hilgardii L. divergens L. fructivorans L. san francisco KOUA Amian 251
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    3- GENERALITES SURLES LACTOBACILLUS EN MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE III – CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES ‾ Bacilles se présentent sous forme de bâtonnets rectilignes ‾ Gram positif ‾ Groupement en diplobacilles – longues chaînes ou amas ‾ Immobiles ‾ Possèdent des corpuscules métachromatiques (parfois) ‾ Asporulés – non ramifiés IV – CARACTÈRES CULTURAUX Ne se cultivent pas sur m.o (bactéries exigentes) Exigent des facteurs de croissance : vitamines – acides aminés - peptides – acides gras. KOUA Amian 252
  • 253.
    3- GENERALITES SURLES LACTOBACILLUS EN MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE IV – Caractères culturaux (suite) ‾ N’utilisent pas O2 pour leur métabolisme (anoxybiontiques) ‾ Préfèrent une atmosphère enrichie en CO2 donc micro aérophiles ‾ Anaérobies (certaines espèces) ‾ pH très bas (< 5) ‾ Température de croissance : 15 à 45°C ‾ Milieux de culture de choix : MRS (Man – Rogosa – Sharpe) ou milieu de Rosnow Milieu liquide :Trouble après 24h à 30°C Milieu solide : colonies opaques, lisses, blanchâtres de 0,5 à 1mm de diamètre en 24h ou 48h. KOUA Amian 253
  • 254.
    3- GENERALITES SURLES LACTOBACILLUS EN MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE V – Caractères biochimiques ‾ Production de l’acide lactique par fermentation (d’où leur nom ‾ Catalase – Oxydase - ‾ Ne réduisent pas les Nitrates en nitrites ‾ Pouvoir protéolytique : négatif ‾ Métabolisme des glucides toujours de type fermentatif donc critère taxonomique ‾ résultant des caractères biochimiques. ‾ Production du gaz en milieu liquide glucosé Sous genre : homo fermentaires sans CO2 Thermobactérium (45°C) Streptobactérium (15°C) Sous forme : Hétéro fermentaires avec CO2 Betabacterium KOUA Amian 254
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    3- GENERALITES SURLES LACTOBACILLUS EN MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE VI – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES 7 groupes antigéniques désignés par les lettres majuscules A B C D E F G VII – LACTOBACILLUS ET PRODUITS ALIMENTAIRES –Utilisation dans l’industrie laitière (ferment acidifiant et producteur d’arôme) – Coagulation du lait par fermentation lactique (yaourt) –Rôle dans la maturation des fromages –Protection des produits végétaux et carnés (Métabolisme fermentaire donc baisse du pH et protection contre l’envahissement par d’autres m.o (anaérobies). KOUA Amian 255
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    3- GENERALITES SURLES LACTOBACILLUS EN MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE (SUITE) – Présence dans les salaisons – saucissons secs – maïs fourragé - pâte à pain (levain) : contribution à l’acidification et au goût. – Lactobacillus sont des bactéries utiles – Possibilité de présenter un aspect nuisible (production du mannitol dans le vin ou de gaz carbonique dans les fromages en maturation) VIII – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE Echantillonnage Prélèvement Transport Prise d’essais KOUA Amian 256
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    3- GENERALITES SURLES LACTOBACILLUS EN MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE VIII – DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE (SUITE) Dénombrement sur gélose MRS Recherche sur bouillon MRS Recherche sur Gélose MRS Identification : - ensemencer sur : . Rosenow 15°C et Rosenow 45°C . Argine Moeller . Témoin Moeller . Esculine . Gibson Abdel Malek + Gélosé blanche (étude du gaz) . Catalase (Sur gélose MRS) . API 50 CHl (à partir de la gélose MRS) - Incuber à 30°C entre 48h et 72h - Lecture. KOUA Amian 257
  • 258.
    A. SYSTEMATIQUES BACTERIENNES 6.BACTERIES ANAEROBIES KOUA Amian 258
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    1. BACTERIES ANAEROBIES GÉNÉRALITÉS •Bactériesanaérobies : ne peuvent ni utiliser l’oxygène de l’air, ni se développer en présence d’oxygène. Ils ont un métabolisme anoxybiontique. •Elles ne possèdent pas d’enzymes (joue un rôle dans le transport d’oxygène) •Dépourvues de cytochrome, catalase et de péroxydase •Elles puisent leur énergie dans le processus de fermentation (lactique, alcoolique, propionique…) •Se développent sur des milieux privés d’oxygène ou des milieux ayant un potentiel d’ oxydo réduction (rh) bas •Constituées de flore tellurique (vie dans le sol) •Flore non tellurique ou flore de Veillon (principalement dans la sphère buccale). KOUA Amian 259
  • 260.
    1. BACTERIES ANAEROBIES I– CLASSIFICATION 1 – Anaérobies telluriques et sporulés • Ce sont des Bacilles GRAM + Vivant généralement dans le sol, très résistants car sporulés pouvant élaborer une toxine protéique. • Comprenant 4 sous groupes – Anaérobies saprophytes – Anaérobies des maladies toxiques telles que : . botulisme (intoxination) . tétanos (toxi-infection) - Anaérobies des gangrènes gazeuses (toxi-infections) tel que . Clostridium (perfringens, septicum, histolyticum) - Anaérobies intermédiaires (toxi-infection, septicémie toxique) tel que . welchia perfringens (synonyme de perfringens) KOUA Amian 260
  • 261.
    1. BACTERIES ANAEROBIES II– HABITAT Dans le sol Multiplication se fait de façon autonome selon le cycle de carbone et de l’azote existant dans le sol (anaérobies tellurique) Dans les cavités naturelles de l’homme et de l’animal Cavités digestives et génitales pour les anaérobies telluriques Cavités bucco-pharyngées, voies respiratoires pour la flore de veillon. III – Pouvoir pathogène Vitalité Très grande : pour les bacilles telluriques à cause de leur spore. Relative : pour Clostridium perfringens (sporulation mauvaise) Faible : pour la flore de veillons (pas de spore) Pleurésies occasionnant des abcès du cerveau Septicémies KOUA Amian 261
  • 262.
    1. BACTERIES ANAEROBIES III– POUVOIR PATHOGÈNE • Toxinogenèse Bacille tellurique a une toxinogénèse très élevée (toxines protéiques) Clostridium a une toxinogenèse élevée Bactéries anaérobies non sporulées ont une toxinogenèse nulle Pouvoir pathogène expérimental est utile pour le diagnostic. KOUA Amian 262
  • 263.
    1. BACTERIES ANAEROBIES IV– MORPHOLOGIE • Morphologie homogène pour les anaérobies sporulés. -Bacille volumineux à extrémités carrées ou arrondies -Mobilité péritriche -GRAM positif -Spore (ovale – arrondie) déformante Spore peut-être centrale, subterminale et terminale • Anaerobies asporulées morphologie variable. Coques et bacilles GRAM positif et négatif Dépourvues de spore Mobilité +/- KOUA Amian 263
  • 264.
    1. BACTERIES ANAEROBIES V– CARACTÈRES CULTURAUX • Culture facile sur milieux anaérobies en 24 h. • température variable (thermophile, mésophile ou psychrotrophe) • pH variable VI – CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Utiles pour leur classification (sporulé, saprophytes ou commensaux) Pathogènes : identification par toxinotypie (injection de différentes toxines à des souris au niveau du péritoine pour déterminer leur toxicité). VII – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES Ag 0 Ag H pour les anaérobies mobiles peu important dans leur étude KOUA Amian 264
  • 265.
    1. BACTERIES ANAEROBIES DéterminationAg des toxines protéiques est utile pour les anaérobies telluriques. VIII – DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE • Technique complexe possible dans un laboratoire spécialisé • Diagnostic basé sur les études de produits de fermentation • Identification des métabolites terminaux (alcools, aldéhydes, phénols, acétone et H2S) • Etudes expérimentales chez l’animal pour anaérobie élaborant toxines et enzymes (toxinotypie réalisée sur les souris)  Contraction par hyper extension (tétanos)  Paralysie flasque (botulisme)  Oedèmes (nécroses, odeur putride ) (gangrènes gazeuses perfringens) KOUA Amian 265
  • 266.
    1er ordre : lesbacillales qui présentent une spore centrale non déformante. 2e ordre : les plectridiales qui présentent une spore terminale et déformante. 3e ordre : les clostridiales qui présentent une spore centrale et déformante. 4e ordre : les sporovibrionales qui présentent une spore déformante et inversée
  • 267.
  • 268.
    2.CLOSTRIDIUM I - DÉFINITION BacillesGRAM positif, anaérobies strictes, mobiles et sporulés. II - CLASSIFICATION Groupe I : – Saprophytes pour la plupart – Dépourvus de toxine – Ont une spore centrale ou terminale – Glucidolytique – Non protéolytique (donc pas dangereux) – Gélatine négative KOUA Amian 268
  • 269.
    2.CLOSTRIDIUM Groupe II • Saprophytes •Pathogène occasionnel (C. perfringens) • Responsable de toxi-infections gangréneuses (C. botulinum) • Spore centrale ou subterminale • Glucidolytique • Faiblement protéolytique • Gélatine + ou – Groupe III • Pouvoir pathogène hétérogène • Une espèce pathogène (C. histolyticum) T.I.G (Toxi-infection gangrèneuse) • autres espèces peu pathogènes (peu ou pas de toxine) KOUA Amian 269
  • 270.
    2.CLOSTRIDIUM Groupe III (suite) •autres espèces peu pathogènes (peu ou pas de toxine) • Identification par toxinotypie • Fortement protéolytiques • Peu glucidolytiques • Gélatine positive • Groupe IV • Spore terminale déformante III - Diagnostic microbiologique – Isolement (anaérobie) milieux spéciaux mésophile – thermophile - micro aérophile. KOUA Amian 270
  • 271.
    3.CLOSTRIDIUM PERFRINGENS RAPPEL C. perfringensest un bacille anaérobie d’origine tellurique - isolé pour la première fois en 1881 et en 1923 par Welch  responsable des gangrènes gazeuses I – HABITAT Ubiquiste Nature Tube digestif des hommes et des animaux KOUA Amian 271
  • 272.
    3.CLOSTRIDIUM PERFRINGENS II –POUVOIR PATHOGÈNE • Gangrènes gazeuses (germes) • Myonécrose (germes) • Toxi – infection alimentaire (entérotoxine) • Entérite nécrosante (entérotoxine) • Trouble neurologique (toxine dans le système nerveux central -) III – TAXONOMIE Famille : bacille Gram positif – anaérobie strict – groupe II Genre : Clostridium Espèces : perfringens KOUA Amian 272
  • 273.
    3.CLOSTRIDIUM PERFRINGENS IV –CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES • Bacille GRAM • Sporulé (non déformante subterminal) • Immobile, extrémités carrées • Capsulé V – CARACTÈRES CULTURAUX - Anaérobie strict -Température : 6,5°C (37°C) 18 – 72h - pH : 7,4 - Gélose profonde  colonies lenticulaires + gaz - Gélose au sang  colonies bêta hémolytiques de types S KOUA Amian 273
  • 274.
    3.CLOSTRIDIUM PERFRINGENS VI –CARACTÈRES BIOCHIMIQUES -Gélatine positive -Lait – coagulé – rétracté, alvéolaire -Lecithinase positif - Gaz positif -H2S positif – réduit les sulfites - ASR ( aérobie sulfito – reducteur) VII – TOXINOGÉNÈSE - Toxine létale et nécrosante (α , ß) - Entérotoxine - Enzyme (hémolysine – hyaluronidase) VIII – CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES - Vingtaine - Facteurs toxiques 6 groupes (A – B – C – D – E – F) KOUA Amian 274
  • 275.
    3.CLOSTRIDIUM PERFRINGENS IX –DIAGNOSTIC Conditions requises pour confirmer une intoxication à Clostridium perfringens. N.B. : Il faut que l’une des conditions suivantes soit requise : @ aliment doit contenir après un stockage correct > 105 Clostridium perfringens/g @ matières fécales contiennent plus de 106 spores/g @ souches isolées des fèces et des aliments même serotype. @ C. perfringens des fèces de la plupart des malades = même serotype @ Spores thermorésistantes NB :Présence d’entérotoxine dans les matières fécales (++important) KOUA Amian 275
  • 276.
    4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM RAPPEL Ce sontdes bactéries anaérobies strictes, sporulées Agent du botulisme GRAM positif Responsable d’affections telle que l’intoxination alimentaire découverte pour la première fois par Van Ermenghen en 1896 I – HABITAT Saprophyte du sol Végétaux (fruits, légumes, fourrage) Matières fécales des animaux (sous forme de spore) II – POUVOIR PATHOGÈNE Responsable du botulisme (retrouvé chez l’homme et l’animal) Responsable des intoxinations (à partir de conserves – poissons charcuteries, contaminés) KOUA Amian 276
  • 277.
    4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM II –POUVOIR PATHOGÈNE Il existe 6 types différents de botulisme (toxines différentes) : Type A : retrouvé dans les légumes – haricots (botulisme humain) Type B : viande de porc (botulisme aviaire) Type C : oiseaux (botulisme aviaire) Type D : Bovidés Type E et F : poissons (botulisme humain) Incubation : 12 – 36h maladie sévère Symptômes : vomissements, constipation, paralysie, atteinte respiratoire et arrêt cardiaque, mort. Pouvoir pathogène expérimental . Animaux de laboratoire sont réceptifs, mais le cobaye est l’animal de choix (pour toxinotypie). KOUA Amian 277
  • 278.
    4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM III –TAXONOMIE Ordre des Clostridiales Famille : Bacille GRAM positif, anaérobie stricte, groupe II (Clostridies) Genre : Clostridium Espèce : botulinum KOUA Amian 278
  • 279.
    4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM IV –CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES Bacille GRAM positif – extrémités arrondies Mobile (péritriche) Diplo ou streptobacille Sporulé (déformante – subterminale) V – CARACTÈRES CULTURAUX • Anaérobie stricte • Température optimale : 26 °C • pH : 8 • Sur bouillon sous huile trouble abondant – dépôt odeur de beurre rance. • Sur gélose – colonies sphériques avec gaz. KOUA Amian 279
  • 280.
    4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM VI -CARACTÈRES BIOCHIMIQUES Rarement recherchés et variable selon les souches Gaz positif, gélatine positive, H2S + ou -, saccharose positif Indole négatif, glucose positif, salicine positif, amidon positif. VII - CARACTÈRES BIOLOGIQUES 1 – Vitalité - Forme végétative  Thermolabiles - Spores Thermostables (115°C pendant 8 minutes) - 95% des spores sont détruites à la même température 5% des spores restantes résistent pendant 5h à 100°C, et 10 minutes à 120°C KOUA Amian 280
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    4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM 2 –Toxinogenèse Elabore une toxine protéique (donc dangereuse) dans le milieu extérieur (exotoxine la plus toxique connue à ce jour) Responsable d’intoxination VIII – DIAGNOSTIC AU LABORATOIRE @ Recherche idéale toxinotypie. Cependant on peut rechercher la toxine dans les aliments, dans le sérum du malade, dans les matières fécales et la bactérie sur les milieux de culture. @ Inoculation à la souris (séro-neutralisation ou épreuve des animaux protégés) KOUA Amian 281
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    4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM - Parhémagglutination passive - Par électro - immunodiffusion - Par diffusion en tube capillaire - Par recherche microscopique des anticorps fluorescents - Par contre électrophorèse - Par radio – immuno assay - Par Elisa Détermination de la dose minimale mortelle (DMM) (inoculer doses faibles, doses fortes) Typage L’aliment suspect ou incriminé est chauffé 10 minutes à 100°C puis ensemencé dans les milieux anaérobies. L’identification de la culture sera basée sur la recherche du pouvoir pathogène expérimental. KOUA Amian 282
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    4.CLOSTRIDIUM BOTULINUM Prophylaxie Elle peuts’exercer à différents niveaux : &- Dans les méthodes de conservation et stérilisation des aliments & -Dans la préparation des aliments à conserver : lavage soigneux des fruits et légumes. & -Dans la consommation des aliments : ne pas goutter ni consommer les aliments suspects. N.B. : La vaccination ne s’impose que pour les travailleurs des laboratoires exposés et chez certains animaux (bovins). KOUA Amian 283
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    5. ANAEROBIES NONSPORULES NON TELLURIQUES « FLORE DE VEILLON » GÉNÉRALITÉS - Les anaérobies de la flore de Veillon, ont une morphologie variable. - Ce sont des commensaux des muqueuses humaines et animales - fragiles et non sporulés. - Culture difficile - N’élaborent généralement pas de toxine (peu pathogène) - Diagnostic est direct (microscopique) Principaux anaérobies de la flore de Veillon A – Coques Gram positif 1- Genre Peptococcus Espèces : 5 Morphologie : cocci arrondi en grappe de raisin KOUA Amian 284
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    5. ANAEROBIES NONSPORULES NON TELLURIQUES « FLORE DE VEILLON » 2- Genre Peptostreptococcus Espèces : 5 Morphologie : cocci ovalaire en chainette 3-Genre Sarcina Espèce : 1 Morphologie : gros cocci sphérique en tétrade B – Coques Gram négatif 1- Genre veillonella Espèce : 2 Morphologie : petits cocci groupés en diplocoques ou en amas KOUA Amian 285
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    5. ANAEROBIES NONSPORULES NON TELLURIQUES « FLORE DE VEILLON » C – Bacilles GRAM positif 1 – Genre Eubacterium Espèces : 5 Morphologie : Bacilles souvent incurvés, isolés, groupés en courtes chaînettes 2-Genre Lactobacillus Espèces : 3 Morphologie : Bacilles parfois filamenteux, groupés en très longues chainettes, immobiles KOUA Amian 286
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    5. ANAEROBIES NONSPORULES NON TELLURIQUES « FLORE DE VEILLON » C – Bacilles GRAM positif (suite) 3- Genre Bifidobactérium Espèces : 11 Morphologie : Bâtonnets avec renflements en massue et de extrémités ramifiées en Y ou V. 4- Genre Propionibactérium (Ex : Corynebacterie) 3 sous groupes Morphologie : bacilles à extrémités renflées en haltère avec granulation métachromatique. 5- Genre Actinomyces (Ex : Actinobactérium) Espèces : 3 Morphologie : Amas de formes en massues. KOUA Amian 287
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    5. ANAEROBIES NONSPORULES NON TELLURIQUES « FLORE DE VEILLON » D-Bacilles GRAM négatif « Les mieux connus » , les plus nombreux, les plus fréquents rencontrés en pathologie. Différents Genres : Bactéroïdes – Fusobactérium 1-Genre Bactéroïdes Espèces : 6 (B. fragilis, B. mélaninogenicus , B.oralis, B. intermédium…) Morphologie : bacille rectiligne trapus, parfois en saucisse et sphéroïde 2-Genre Fusobactérium Espèces : 4 (F. nécrophorum, F. fusiforme, F. nucleatum, F. varium) Morphologie : bacille assez fin, fusiforme, sphéroïdes – filament. KOUA Amian 288
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    5. ANAEROBIES NONSPORULES NON TELLURIQUES « FLORE DE VEILLON » D – Bacilles GRAM négatif (suite) N.B : présence de bacille fusiforme et treponème suppose « Angine de Vincent vincentis » 3-Genre Campylobacter (ex : Vibrio) Espèce : 1 Morphologie : bacille incurvé en virgule 4- Genre Leptotrichia Espèces : 1 Morphologie : filament enchevêtré avec des renflements ovoïdes ou gresiformes. 5. Genre : Treponema Espèce : 9 Morphologie : Forme hélicoïdale aux spires régulières ou irrégulières. KOUA Amian 289
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    LES LEVURES ETMOISISSURES Comment les dénombrer dans un aliment et quelle est la signification à leur donner selon l’aliment ? RAPPEL • Levures = champignons microscopiques unicellulaires, ovoïdes et mesurent 25 à 30µm. • Moisissures = champignons microscopiques multicellulaires filamenteux et sous forme de Thalle. • Du point de vue écologique, ces champignons sont retrouvés dans la nature – air – sol – eaux – fleurs – fruits – légumes – plantes (intérêt en industrie alimentaire) • Culture : Substrat dont l’activité de l’eau (aw) est très basse (0.62 - 0.94) KOUA Amian 292
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    LES LEVURES ETMOISISSURES Levures : Aérobies – Anaérobies – A.A.F. Poussent à pH acide (4 - 4,5) Reproduction asexuée par bourgeonnement (mitose) ou par scissiparité. Moisissures : Aérobies strictes pH très acide – acide alcalin Mésophile – psychrotrophe (- 5°C ) Reproduction asexuée et sexuée (ascospores Rôle des levures dans les industries agricoles et alimentaires – Fabrication des boissons alcoolisées (bière – vin – cidre) – Production d’alcool industriel (jus ou mélasse de canne à sucre) – Panification (source de protéines) comme levain – Affinage en fromagerie KOUA Amian 293
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    LES LEVURES ETMOISISSURES Rôle des levures dans les industries agricoles et alimentaires (suite) – Fabrication de produits nobles (enzymes – vitamines) – N.B. : Pas pathogènes dans les produits alimentaires mais leur développement produit une altération de la qualité marchande (troubles – odeurs – goût). Rôle des moisissures dans les industries agricoles et alimentaires. – Utilisées en fromagerie (affinage) – Grand pouvoir de dégradation – N.B. : Certaines espèces sont toxinogènes : aflatoxines B1 des Aspergillus – fusarium (manioc –tourteaux d’arachides). KOUA Amian 294
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    LES LEVURES ETMOISISSURES Dénombrement des levures et moisissures dans un aliment – A 30°C ; formation de colonies sur milieu sélectif – Méthodes spécifiques : NF V04 022 – FIL 94 A – ISO 7954 – NI 03.01022 (22/7/93) Principe – Ensemencement en profondeur – Ensemencement par étalement – Quantité définie de l’échantillon pour essais KOUA Amian 295
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    LES LEVURES ETMOISISSURES Ensemencement par incorporation :Différentes techniques utilisées : – Dénombrement en boîte de Pétri (incorporation – étalement) – Dénombrement par filtration sur membrane (< 1Levure/ml) – Dénombrement approximatif (NPP) liquide + CD – Dénombrement au compte cellules (levain) (fragilité et qualité du levain en boulangerie) Milieux pour dénombrement des levures moisissures – Tout milieu glucosé convient – Milieu Sabouraud (CHLO – GENTA) : ensemencement par étalement – incorporation – Milieu de pomme de terre glucosé gélosé (PDA) : KOUA Amian 296
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    LES LEVURES ETMOISISSURES Milieux pour dénombrement des levures moisissures (suite) Milieu oxytétracycline glucosé gélosé (OGA) : ensemencement par étalement – Milieu glucosé à l’extrait de levure (ou YGC) : ensemencement par incorporation. – Milieu au mout de bière gélosé en brasserie et œnologie. – Milieu au mout de raisin gélosé en brasserie et œnologie Techniques de dénombrement – Technique par étalement sur milieu OGA et séché – Distribuer 0.1ml de produit pur, solution mère et dilutions décimales sur les boites jusqu’à 10-n – Etaler (étaleur stérile) – - Incuber : * 20 – 35°C pendant 5 jours * 30°C pendant 24h et 48h * 0.1ml …………0.1ml 10-n KOUA Amian 297
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    LES LEVURES ETMOISISSURES Techniques de dénombrement (suite) – Lecture – compter en 15 et 150 colonies – Tenir compte de la dilution pour le dénombrement final – Confirmer par examen microscopique (levure – Moisissure – bactérie) et macroscopique Identification (galerie classique) – Souche en culture pure - Caractères culturaux – Caractères morphologiques – Caractères sexuels (ascospores) - Caractères physiologiques – Fermentation des composés sucrés – Assimilation des composés carbonés (Glu- gala) – Assimilation des composés azotés (nitrates) KOUA Amian 298
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    LES LEVURES ETMOISISSURES Identification rapide API - 20C API - 20 auxanogramme Test technologique Identité des levures et moisissures n’intéresse pas l’industriel Seulement, il veut savoir si les levures et moisissures peuvent se développer dans son produit ou sont dans son produit. Levures et moisissures signification de leur présence selon l’aliment. - Du point de vue hygiénique, il n’est pas nécessaire de rechercher les levures et moisissures dans les produits alimentaires (non pathogène). KOUA Amian 299
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    LES LEVURES ETMOISISSURES Levures et moisissures signification de leur présence selon l’aliment. (suite) - Du point de vue technologique : il peut avoir une altération importante dans la fabrication, alors les produits ne seront pas commercialisables. C’est pour cela qu’il est bon de les rechercher quantitativement et qualitativement au cours de la fabrication. * Il faut aussi maîtriser les consignes de traitement c’est-à-dire maîtriser les barèmes de pasteurisation et de stérilisation * Savoir apprécier le nombre initial de levure et moisissure par rapport aux dangers. KOUA Amian 300
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    CONCLUSION Les dangers quepeuvent représenter les mycotoxines acquises au cours de notre alimentation quotidienne, désorganisant notre santé n’ont sans doute jamais été si bien perçus ou même pas. Ainsi donc, la seule façon de mieux vivre, c’est de varier son poison c’est-à-dire ne pas manger toujours la même chose. KOUA Amian 303
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    LES ALGUES INTRODUCTION Les alguessont des êtres vivants capables de photosynthèse dont le cycle de vie se déroule généralement en milieu aquatique. Elles constituent une part très importante de la biodiversité, une des bases des réseaux trophiques des milieux aquatiques d’eaux douces, saumâtres et marines. Elles sont aussi utilisées dans l’alimentation humaine, par l’agriculture et par l’industrie. Rappelons que l’étude des Algues s’appelle la phycologie ; le terme Algologie est parfois utilisé mais désigne également la branche de la médecine qui traite de la douleur. KOUA Amian 305
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    LES ALGUES I –DESCRIPTION GÉNÉRALE (typologie) Les algues ont souvent été définies par défaut, par simple opposition aux végétaux terrestres pluricellulaires. Dans l’acception la plus large du terme, les algues rassemblent donc entre autres à : * Des organismes procaryotes : algues bleues ou cyanobactérie * Des eucaryotes -Divers groupes à espèces unicellulaires (Euglonophytes) -D’autres groupes à espèces unicellulaires ou pluricellulaires algues rouges ou ahodophyto et straménophiles (Diatomées – algues brunes) -Végétaux assez proches des plantes terrestres algues vertes (ulvophycées) KOUA Amian 306
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    LES ALGUES II –CLASSIFICATION DES ALGUES - Règne - Embranchement - Sous embranchement - Classe - Genre - Espèces 1 – Algues procaryotes - Algues bleue – vert ou cyanobactéries - Rôle dans la production de l’oxygène de l’atmosphère - Leurs cellules ont une structure procaryote typique des bactéries. - La photosynthèse se produit directement dans le cytoplasme - Forment un lichen lorsqu’elles sont en symbiose avec un champignon. KOUA Amian 307
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    LES ALGUES 2 –Algues eucaryotes - Photosynthèse se produit dans des structures particulières, entourées d’une membrane, qu’on appelle chloroplaste. Ces structures contiennent de l’ADN - Végétaux (trois groupes) : . Chlorobiantes .Algues rouge ou rhodophytes .Glaucophytes KOUA Amian 308
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    LES ALGUES 3 -Appartenance des algues, selon diverse classification - Les algues sont dans le règne végétal dans le système à trois règnes, et parmi les thallophytes, avec les champignons et les lichens. - Les algues sont reparties entre les plantae et les protistes dans le système à 5 règnes. - Les algues sont un groupe polyphylétique en classification phylogénétique, et sont repartis en 11 groupes. 4 - Espèces d’algues Plusieurs espèces KOUA Amian 309
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    LES ALGUES III –MORPHOLOGIE DES ALGUES Très diversifiée, il existe des algues qui sont unicellulaires, éventuellement mobiles, d’autres forment des filaments cellulaires ou des lames simples ; d’autres encore développent des architectures complexes et différenciées, par opposition cellulaire ou par enchevêtrement de filaments tubulaires. Les algues ne possèdent cependant pas de tissus nettement individualisés. Les algues possèdent des couleurs variées : verte, jaune, rouge, brune IV - ECOLOGIE DES ALGUES Les algues constituent une part importante de l’écologie aquatique et adoptent des modes de vie très divers. Bien qu’elles soient toutes pourvues de chlorophylles, elles peuvent être autonomes (autotrophes ou saprophytes), parasites ou vivre en symbiose. KOUA Amian 310
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    LES ALGUES  Alguesautotrophes - Algues flottantes : Algues unicellulaires filamenteuses - Algues flottantes de grande taille environ 70 m –Algues thermophiles - Algues aériennes –Algues fixées Sur les rochers épilithes (environs 50 m de long) Sur des animaux (épizoïques) Les paresseux portent sur leurs poils une algue brune pendant la saison sèche et verte pendant la saison des pluies qui les aide à se confondre avec leur environnement. Sur des végétaux (épiphytes) Sur du bois (épixyles) KOUA Amian 311
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    LES ALGUES Algues saprophytes; Alguesparasites; Algues symbiotiques; .Zooxanthelles ou Zoo chlorelles (vivant en association avec des organismes animaux) . Algues vivant avec des champignons : Lichens. KOUA Amian 312
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    LES ALGUES V –UTILISATION Algues utiles - Alimentation humaine Des espèces d’algues sont utilisées pour l’alimentation humaine, soit directement, soit sous forme des compléments alimentaires, soit sous forme d’additifs. - Comme aliment direct Les algues sont une sorte de légumes, comme la laitue de mer contenant de protéines, sels minéraux et de vitamines. - Comme compléments alimentaires Exemple de la spiruline  micro algue bleue, commercialisée sous forme de complément particulièrement riche en protéines et en vitamines. KOUA Amian 313
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    LES ALGUES - Commeadditifs Utilisée en industrie agro alimentaire. Exemple de l’algine ou acide alginique utilisé comme liant dans les charcuteries. Les algues sont également une source très utile d’oligo- éléments, notamment le magnésium et l’iode qui font généralement défaut à l’alimentation dans les pays industrialisés. Ceux qui consommes peu de poisson notamment, et qui consomment du sel raffiné dépouillé de son iode naturel. -Alimentation animale Utilisation dans la fabrication de farines et tourteaux incorporés dans les aliments composés, pour volailles. KOUA Amian 314
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    LES ALGUES  Engraiset amendements Le goémon est récolté sur les côtes en Bretagne depuis très longtemps pour en faire de l’engrais. Autrefois, il servait aussi à produire de la soude et de la potasse Usages industriels Certaines substances tirées des algues, notamment l’algine sont utilisées comme gélifiants, épaississant, émulsifiants dans les industries pharmaceutiques, cosmétiques, matières plastiques et peintures. L’agar agar sert de base pour la fabrication des milieux de culture bactériologique. KOUA Amian 315
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    LES ALGUES Production debiocarburants A partir des algues  production de biodiesel et de bioéthanol sans déforestation massive Algues toxiques et nuisibles Des algues unicellulaires microscopiques (dinoflagellés) peuvent rendre toxiques pour l’homme les mollusques (moules, huîtres) et les rendre impropre à la consommation sous peine de troubles gastro-entériques graves et d’atteintes neuromusculaires. KOUA Amian 316
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    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE LE MILIEU DE HUGH ET LEIFSON Peptone pancréatique de caséine 2 g Extrait de levure 1 g Chlorure de sodium 5 g Phosphate monopotassique 0,3 g Glucose 10 g Bleu de Bromothymol 0,03 g Agar (gélose) 3 g ED qsp 1 L Composition Source de C et N Source de C à rajouter solidification du milieu gélose semi solide Indicateur de pH Vert pH basique ou neutre, jaune pH acide Milieu aqueux pH = 7,2 Source de C, N, minéraux et vitamines Source de P Équilibre ionique
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    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE TECHNIQUE D’ ENSEMENCEMENT 1- Régénérer le tube 20 minutes au bain marie bouillant 2- Ajouter le volume de solution de glucose stérile dans le milieu en surfusion: à 45°C 3- A jouter trois gouttes de suspension bactérienne et refroidir immédiatement le tube sous l’eau froide. 4- Ne pas visser le tube à fond 5- Incuber 24 heures à 37°C lecture Virage de l’indicateur de pH au jaune dans tout le tube. Le milieu est devenu acide. Il y a eu production d’acides lors de l’utilisation du glucose par les bactéries en présence et en absence d’O2. Les bactéries sont fermentatives vis-à-vis du glucose. Virage de l’indicateur de pH au jaune dans la partie supérieure du tube. Le milieu est devenu acide. Il y a utilisation du glucose par les bactéries en présence d’ O2. Les bactéries sont oxydatives vis-à-vis du glucose. Le milieu reste tel qu’ était avant ensemencement. Il n’y a pas de culture Les bactéries sont inertes vis-à-vis du glucose
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    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE LE MILIEU CITRATE DE SIMMONS Sulfate de magnésium 0,2 g Phosphate monopotassique 1 g Phosphate bipotassique 1 g Citrate de sodium 2 g NaCl 5 g Bleu de Bromothymol 0,08 g Agar (gélose) 15 g ED qsp 1 L Composition Equilibre osmotique Indicateur de pH Vert pH basique ou neutre, jaune pH acide pH = 6,8 Sources minérales Seule source de C 6 7,6 Ensemencement Faire une strie centrale avec une suspension en eau physiologique ou directement à partir d’une colonie Ne pas visser le bouchon à fond Incuber 24 h à 37°C
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    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE MILIEU DE CLARK ET LUBS Peptone trypsique ou polypeptone 5 à 7 g Glucose 5 g Phosphate bipotassique 5 g ED qsp 1 L COMPOSITION Source de C pH = 7 Sources minérales Source minérale Ensemencement Ensemencer avec 5 à 10 gouttes de suspension bactérienne. Ne pas visser le bouchon à fond Incuber 24 h à 37°C Test RM Après incubation, prélever 2 mL du milieu et les déposer dans un tube à hémolyse. Ajouter 1 à 2 gouttes de rouge de méthyle. Observer. 4,5 6,8 Test VP Après incubation, prélever 1 mL du milieu et les déposer dans un tube à hémolyse. Ajouter 0,5 mL d’-naphtol et 0,5 mL de soude. Mélanger et incliner le tube. Faire la lecture après 10 à 15 min de contact.
  • 321.
    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE MILIEU DE KLIGLER HAJNA Extrait de viande de boeuf 3 g Extrait de levure 3 g Peptone 20 g Chlorure de sodium 5 g Citrate ferrique 0,3 g Thiosulfate de sodium 0,3 g Lactose 10 g Glucose 1 g Rouge de phénol 0,05 g Agar (gélose) 12 g ED qsp 1 L Source de C et N COMPOSITION Equilibre osmotique Mise en évidence de la formation H1 S Source de soufre, témoin d’oxydo- rédcution Source glucidique majoritaire Source glucidique minoritaire Indicateur de pH 6,5 8,2 pH = 7,4 Ensemencement 2) Piqûre centrale dans le culot Fil droit ou pipette boutonnée 1) Stries serrées sur la pente Öse ou pipette boutonnée
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    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE MILIEU MANNITOL MOBILITÉ NITRATÉ peptone 20 g Nitrate de potassium 2 g Mannitol 2 g Rouge de phénol à 1 % 4 mL gélose 4 g ED qsp 1 L Composition Source de C pH = 8 Sources de C et N Indicateur de pH Ensemencement Apport de nitrates Piqûre centrale avec le fil droit
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    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE LECTURE DES MILIEUX CITRATE DE SIMMONS 1ère lecture possible Le milieu ne présente aucune culture. Les bactéries n’utilisent pas le citrate comme source de carbone : CITRATE - 2nde lecture possible Le milieu présente une culture, l’indicateur de pH a viré au bleu  le milieu est devenu basique. Les bactéries ont utilisé le citrate comme source de carbone en produisant des composés alcalinisant le milieu: CITRATE +
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    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE CLARK ET LUBS 1ère lecture possible Le milieu est devenu rouge  le pH est acide . Il y a eu formation de composés acides par les bactéries au cours de la fermentation du glucose. Les bactéries utilisent la voie des acides mixtes : RM +. 2nde lecture possible 1- Test RM Le milieu est devenu jaune  le pH est basique . Les bactéries n’utilisent pas la voie des acides mixtes lors de la fermentation du glucose : RM -. 2- Test VP 1ère lecture possible 2nde lecture possible Formation d’une coloration rouge en surface . Il y a formation d’acétoïne et de butanediol dans le milieu lors de la fermentation du glucose. Les bactéries utilisent la voie du butanediol : VP +. Pas de modification du milieu . Les bactéries n’utilisent pas la voie du butanediol lors de la fermentation du glucose : VP -.
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    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE MANNITOL MOBILITÉ 1ère lecture possible Le milieu est resté rouge  le pH est neutre ou basique Les bactéries ne fermentent pas le mannitol : MANNITOL -. 2nde lecture possible 1- Utilisation du mannitol Le milieu est devenu jaune  le pH est acide . Les bactéries fermentent le mannitol et produisent des acides qui acidifient le milieu : MANNITOL +. 2- Mobilité 1ère lecture possible Observation d’une culture dans tout le tube. Les bactéries ont diffusé dans tout le milieu : elles sont MOBILES. Culture uniquement au niveau de la piqûre centrale. Les bactéries sont IMMOBILES. 2nde lecture possible
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    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE KLIGLER HAJNA 1- lecture de la production d’H2 S Précipité noir de sulfure ferrique: Production d’H2S par les bactéries ! H2S+ Pas de précipité noir: bactéries ! H2S- 2- lecture de la production de gaz Présence de bulles dans la gélose: Les bactéries produisent du gaz (H2 ou CO2) au cours de leur fermentation : GAZ + Pas de bulle dans la gélose: bactéries ! GAZ -
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    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE 3- LECTURE DE L’UTILISATION DU LACTOSE Alcalinisation de la pente, les bactéries ne fermentent pas le lactose: LACTOSE - Acidification du culot lors de la fermentation du glucose : GLUCOSE + Acidification de tout le milieu lors de la fermentation des glucides : GLUCOSE + et LACTOSE + Le milieu reste orangé. Les bactéries n’utilisent pas le glucose et le lactose. GLC - et LAC - Pente jaune Culot rouge Acidification du milieu en aérobiose lors de l’utilisation des glucides : LAC + et GLC + oxydatif
  • 328.
    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE RECHERCHE DE LA -GALACTOSIDASE Elle s’effectue sur un tube de Kligler LAC - 1) Faire une suspension épaisse à partir de colonies prélevées sur la pente 2) Ajouter stérilement un disque ONPG 3) Incuber à 37°C pendant 30 minutes 1) Le tube reste incolore.  absence de la -galactosidase : ONPG - 2) La suspension est colorée en jaune  présence de la - galactosidase : ONPG +, mais absence de la perméase.
  • 329.
    LICENCE 3 KOUAAmian/SILUE KLIGLER HAJNA 1- LECTURE DE LA PRODUCTION D’H2 S PRÉCIPITÉ NOIR DE SULFURE FERRIQUE Production d’H2S par les bactéries ! H2S+ PAS DE PRÉCIPITÉ NOIR bactéries ! H2S- 2- LECTURE DE LA PRODUCTION DE GAZ PRÉSENCE DE BULLES DANS LA GÉLOSE Les bactéries produisent du gaz (H2 ou CO2 a)u cours de leur fermentation : GAZ + PAS DE BULLE DANS LA GÉLOSE bactéries ! GAZ - 3- LECTURE DE L’UTILISATION DU LACTOSE PENTE ROUGE CULOT JAUNE Alcalinisation de la pente, les bactéries ne fermentent pas le lactose: LACTOSE - Acidification du culot lors de la fermentation du glucose : GLUCOSE + TUBE JAUNE Acidification de tout le milieu lors de la fermentation des glucides : GLUCOSE + et LACTOSE + TUBE ORANGE GLC - et LAC - PENTE JAUNE Acidification du milieu en aérobiose lors de l’utilisation des glucides : LAC + et GLC + oxydatif CULOT JAUNE