Ecole polytechniques d’architecture et
d’urbanisme
Le Mzab
Etude sociologique de l’architecture
mozabite
• Exposé réalisé par:
• Medelci Sofiane.
• Belkaid ilyes.
• Gr:03 année universitaire:2006/2007
• Exposé réalisé par:
• Medelci Sofiane.
• Belkaid ilyes.
• Gr:03 année universitaire:2006/2007
Plan de travail
• Introduction: l’architecture traditionnelle.
• Situation géographique: milieu et données.
• Historique.
• Peuplement et population.
• Les structures: sociales, politiques et religieuses.
• Les villes de la vallée.
• L’habitation Mzab.
• Conclusion: persistance et changement.
• Introduction: l’architecture traditionnelle.
• Situation géographique: milieu et données.
• Historique.
• Peuplement et population.
• Les structures: sociales, politiques et religieuses.
• Les villes de la vallée.
• L’habitation Mzab.
• Conclusion: persistance et changement.
introduction• Nous distinguons 03 « niveaux » dans les
constructions :architecture primitive,architecture
indigène ou populaire,architecture
contemporaine,l’objet de notre étude se situerait au
2ème
niveau .
• Nous entendons par « architecture traditionnelle » les
constructions produites par un groupe culturel, pour
lui même, et qui servent de cadre à sa vie
quotidienne :s’y inscrivent les besoins et les désirs du
groupe(individus).
• Qualifiée parfois de populaire ou de spontanée, elle
est rarement l’œuvre d’un spécialiste.
• Elle s’oppose aux monuments,aux bâtiments de style
Caractéristique de l’architecture
traditionnelle :
-Elle est réalisée par les utilisateurs eux-mêmes,
conformément à leurs désirs ainsi qu’aux
valeurs culturelles du groupe.
-Elle émane à la fois de la communauté et de
l’individu.
-Architecture sans architecte,elle est la
concrétisation d’un style de vie.
-Pas ou peu de préoccupation esthétique.
Le Mzab
• Situation géographique :
• La vallée de l’oued Mzab se situe en république
algérienne démocratique et populaire,dans le
Sahara septentrional,au sud de la région des
dayas,sur un plateau rocheux ou n’apparaît que
la roche grise et noire parfois traversée en
profondeur par un oued sec que marque son lit
de sable.
• Le plateau crétacé est sillonné d’un réseau
complexe d’oueds dont les quatre principaux
forment des vallées encaissées,l’oued M’zab
le traverse du Nord-Ouest au Sud-Est. Cette
configuration en résille a valu à la région le
nom arabe :CHEBKA.
Histoire et population :
• Les habitants de la vallée ;les mozabites sont
des musulmans schismatiques ou
kharidjites(sortant).
• Le schisme auquel ils se rattachent date du 7ème
siècle et a pour origine la succession du
prophète…Mohamed ne s’était pas désigné de
successeur.
• Ali, son cousin et gendre,fut proclamé khalife
après avoir été écarté des trois première
élections, mou3awia ;gouverneur de Syrie
entra en guerre contre Ali
• Au cours de la bataille de ciffin en 657,Ali,en
vue d’éviter une effusion de sang, accepta la
proposition de mou3awia de s’en remettre
aux arbitres. Certains partisans d’Ali
refusèrent cet arbitrage au nom de
l’orthodoxie de la loi coranique : « le
jugement appartient a dieu seul ».c’est ce
groupe qui fit scission.
• Ali tenta à plusieurs reprises d’exterminer les
schismatiques qui conspiraient sans relâche
contre lui et les siens.
• Ce kharidjisme donna naissance a différentes
écoles :les soffrites dont les doctrines furent
cruelles et intransigeantes,et les ibadhites qui
professaient une doctrine plus douce et plus
modéréep.
• A baçra,les cheikhs formaient des
missionnaire, les chourats qui propageaient la
doctrine et poussaient a la révolte.cinq
tolba ,dont Abderrahmane ibn Rostem
,d’origine persane portèrent la doctrine en
ifriquiya,plus particulièrement dans le djebel
nefoussa,puis au maghreb.
• Au milieu du8ème siècle,ils étendirent leur
influence au sud de l’algérie actuelle,ralliant
les tribus berberes.
• Abderrahmane ibn Rostem fonda la ville de
Tahert en 761,a 9km de l’actuelle Tiaret.son
pouvoir s’étendra dans tout le maghreb
suivant des limites imprécises.on trouvaient a
cette époque des ibadhites dans l’oued
righ,dans les monts du Zab,dans les zibans,le
souf,la région d’ouargla et de laghouat.
• Cet état maghrébin s’effondra après
l’agression des fatimides chiites en 909.de
petit groupes errèrent dans la pays devenu
hostile certains s’installèrent a
Sedrata(isedraten).cette nouvelle cité brilera
très vite grace a sa fonction économique mais
elle fut détruite vers 1075.
• Mais bien avant la destruction de sedrata,des
ibadhites étaient partis a la recherche de
nouveaux sites d’implantation.
• des divisions intérieures et les harcèlements des
nomades environnants poussèrent certains d’entre
eux a se retirer dans un lieu plus défendable,plus en
retrait des mouvements caravaniers.
• Il ya eu des ibadhites au mzab dès le 10eme siècle
.lorsqu’ils arrivèrent dans la CHEBKA ;ils y
trouvèrent des tribus Zénètes,les
ouacilites(nomades ou semi nomades),qu’ils
convertirent.le premier etablissement ibadhite
semble avoir été Ar’ram tal azdit fondé vers 904.on
peut voir les ruines sur un piton qui domine la
palmeraie d’el ateuf.
• D’autres ruines de ksourse trouvent encore dans
la vallée :le ksar aouelaouel, ar’ram baba saad…
etc.
• Pour les villes actuelles nous donnons les dates
d’implantation suivantes :
• El ateuf :1011 ou 1012.
• Bou noura :1046 ou 1048.
• Ghardaya :1053.
• Melika :1124.
• Beni isguen :1347.
• Guerrara :1630 ou 1631.
• Berriane :1679.
Éléments de la doctrine religieuse :
• La doctrine ibadhite puise sa substance dans le coran
considéré comme texte d’origine divine :c’est la loi
fondamentale. Les règles qu’il prescrit doivent etre
respectées dans leur intégrité.
• A l’inverse des autres musulmants, les kharedjites
considèrentla Sunna,fondée sur « les hadith » et l’
« ijtihad » comme des textes confectionnés par les
hommes,donc déscutables.
• Les ibadites se basent sur les principe de l’unicité &
de la justice divine.
• L’égalité entre les croyants est fondamentale ;elle
détermine la vie politique.
population• Divers populations non Ibadites vivent au Mzab,
certaines depuis fort longtemps.
• 1-les Ibadites :
• Ils représentent à peu prés 60% de la population
de la vallée. Ils sont en majorité d’origine
berbère, mais des étrangers de même religion ou
convertis on été de tous temps intégrés a la
communauté individuellement ou par famille, et
plus particulièrement des individus d’origine
arabe.
• Il faut leur associer une population noire et
métisse, les Hormis, descendants d’esclaves
affranchis, convertis a l’Ibadhisme.
• Ils vivent dans les villes et font partie des fractions
mais n’ont accès aux plus hautes charges. Bien
qu’ils aient adopté beaucoup de coutumes des
Ibadhites, ils ont gardé de leurs origines des fêtes et
des cérémonies particulières.
• 2-les Malékites :
• Ils représentent 40 % de la population, ils sont
sédentaires, bien que d’origine nomade, et appelés
« arabe ». Ils se subdivisent en plusieurs groupes
éthiques :
• les Beni-merzoug qui vivent à l’intérieur des
remparts de Ghardaïa et sont intègres au sein de
fraction ibadhites.
• b-Les M’dabih qui habitent Ghardaïa et la daïra
ben Dahoua n’ont jamais été intègres aux
fractions, de peur de desiquilbre les çoffs. Ils
furent liés par convention à la ville avec des
conditions économiques draconiennes et un
rôle militaire de subalternes. Il n’avaient pas de
représentation dans la vie politique et étaient
seulement consultés pour les affaires les
concernant directement.
• Les Chaamba
• Ils étaient liés au Ibadhites d’une toute autre façon.
Ces nomades sahariens ont leur cité religieuse à
Metlili, à 40 km de Ghardaïa. Malgré les accords
politiques et les contrats des bergers et de
commerce établis depuis longtemps entre eux, ils
harcelaient continuellement les habitants de la
vallée. Pour augmenter ses capacités stratégiques
dace aux autres villes, Melika conclut un pacte
d’alliance mellitaires avec les Chaamba de metlili.
Selon lequel elle versait une redevance mais gardait
la suprématie politique.
• 3- les juifs
• Des juifs originaires semble t’il le l’île de
Djerba, vivaient en marge de Ghardaïa. Ils
remplissaient des fonctions d’artisans. Ce
groupe a entièrement émigre depuis
l’indépendance de 1962.
• Au recensement de 1968, la population de la
Pentapole était de 46556 habitants :
• -25121 Ibadhites
• -21435 Malékites.
Les langues
• Les Ibadhites parlent d’abord une langue berbère
qui leur est propre : le tamazir’t beaucoup de
femme surtout âgées n’en connaisent pas d’autre.
Chaque ville possède en outre un idiome particulier.
• Tous les hommes connaisent l’arabe, ils le lisent et
l’écrivent grâce aux écoles religieuses « médersa ».
Depuis quelque années les filles ont également
droit a être formées dans ces écoles. Les
populations malékites agrégées sont le plus souvent
lettres en arabe et parlent le berbère.
• Une grande partie des hommes ibadhites et
malékites agrégés maîtrisent la langue
française contrairement aux populations
Chaamba récemment implantées dans la
vallée qui ne parlent que l’arabe.
•1012
1971
Les villes de la vallée
Beni izghen
•
• (150×150).
•
ghardaya
• Fondée en 1048 sur la rive droite de l'Oued M'ZAB et en amont des
quatre autres centres de la Pentapole par deux frères SLIMANE et
MOHAMMED ben Yahia, cette ville devint rapidement la capitale
commerciale du M'ZAB. Elle compte aujourd'hui 14.046 habitants
dont 8.024 ibadites et 6.022 malékites. Ces derniers, qui ne forment
pas une population homogène, se répartissent en arabes dits " Agrégés
", tous sédentaires, et Medabih originaires du Djebel Amour qui sont
sédentaires ou semi-nomades.
La Mosquée et son minaret en forme de tronc de pyramide
très allongé, domine toute la cité. Celle-ci, située sur les flancs d'une
éminence conique au milieu de l'oued M'Zab, développe l'étagement de
ses maisons en un panorama qui ne manque ni d'originalité, ni de
grandeur.
• La palmeraie de GHARDAIA, située à deux
kilomètres en amont de la ville, est de beaucoup la
plus florissante de la Pentapole, avec quelque
60.000 palmiers.
• C'est, de plus, une véritable ville d'été par le
nombre de maisons de campagne qui s'y
trouvent. Ces villas de plaisance sont occupées
durant toute la saison chaude par les familles
entières venues chercher l'isolement et quelque
fraîcheur. -
- Mais la vie y continue comme en ville, dans les
chapelles qui tiennent lieu de mosquée, dans les
écoles coraniques, chez les artisans et
commerçants qui font la saison.
El atteuf
Les structures sociales ;politique et religieuses :
• La famille :elle est de type patriarcal et regroupe des
individus liés par une dépendance économique.
• Elle est dirigée par son doyen qui veille sur les actes et
la moralité de chacun.
• La famille est monogame,la répudiation est très rare.
• La mère assure l’éducation de tout jeunes enfants.trés
tot ;garçons et filles ont des activité et des jeux
séparés,les garçons vont a la fois a l’école laïque et a la
medersa,il passent alors tout leurs temps a l’école.les
filles ne vont qu’a la medersa,elle participent plutôt
aux taches de la maisonnée pour se préparer a leurs
futur role d’épouse.
• .
Les structures sociales et politiques :
• Les çoffs :
• Dans la ville, les fractions se partagent en deux
çoffs(littéralement :ligues) : leçoff chergui(de l’est)
et le çoff gherbi (de l’ouest).
• Les çoffs n’ont pas d’existence institutionnelle, et
peuvent etre comparés à des partis politiques.
Chaque fraction choisit de se placer dans l’un ou
l’autre en fonction de ses option.Chaque çoff lutte
pour la suprématie, qui se traduira, par exemple,
par l’accession d’un de ses membres à la charge de
chef de l’exécutif.
L’assemblée exécutive des laïcs-(Djemaa) :
• Cette institution est en quelque sorte un conseil
municipal composé d’autant de membres qu’il
existe de fraction. Chaque
mokkadem(représentant de la fraction) y siège
avec voix délibérative. Il est assisté d’un
suppléant éventuel qui ne siège qu’en cas
d’absence, le naib.
• La djemaa s’occupait des affaires intéressant
l’ensemble de la cité, elle exerçait le pouvoir
temporel et si les autorités religieuses le
permettaient, elle élaborait des ittifaqat
(réglements)
• Elle disposait d’une police, et d’une garde qui
veillait aux portes de la ville et aux tours de
défense .
• Les structures religieuses :
• Les clercs ou « tolba » représentent l’élite
spirituelle de la cité,ils se divisent en clercs
majeurs ,les « cheikhs »,et en clercs mineurs qui
enseigne le coran aux jeunes élèves,ces clercs
mineurs peuvent accéder au rang de cheikh.
• .
• L’assemblée des timsiridines :
• C’est une assemblée religieuse des femmes
,placée sous la tutelle de la halgat et qui la
seconde .
• Les femmes qui la composent remplissent
divers offices, en particulier le lavage des
mortes.
• Elles visitent régulièrement les
maisons,exerçant un contrôle draconien sur
les mœurs et sur la morale ;refusant les
innovations.
• Le medjelis sidi said :
• C’est une assemblée de cheikhs de la vallée
qui se réunit a la mosquée.elle élabore des
ittifaquat qui ont force de loi pour l’ensemble
de la population.
La maison
• La maison mozabite est une construction de
base, carrée ou légèrement rectangulaire
comportant généralement un étage.
• Les murs extérieurs, aveugles la plupart du
temps pour préserver le secret de la vie
familiale, portent parfois d'étroites fenêtres
masquées par des balcons de bois ou de stuc
découpé. La porte massive, ouverte par une
grosse clef de fer ou un peigne de bois piqué
de clous, est surmontée d'un arc de décharge.
• . Un couloir d'accès au dessin contrarié,
toujours afin d'éviter les indiscrétions des
passants, conduit à un patio carré, entouré de
petites chambres longues et étroites, servant
aux travaux féminins (artisanat), à la cuisine,
au stockage des vivres et du matériel, à la
sieste de l'été, car lorsqu'il n'existe pas de
cave, c'est ici le lieu le plus frais de la maison .
Quatre piliers plus larges à la base qu'au
sommet supportent le toit du patio qui est
couvert sur sa plus grande partie.
• Au centre, une ouverture carrée de 2 mètres
de côté environ et souvent couverte d'une
grille, permet à l'air et au jour de pénétrer, à la
fumée des kanouns de s'échapper.
• Au premier étage, les chambres aveugles sont
toujours situées sur le pourtour, mais elles
reçoivent de l'intérieur, par les arcs d'une
galerie, une lumière plus généreuse que l'étage
inférieur. Cette galerie, à arcades mauresques,
en anse de panier, ou tout simplement en plein
cintre, n'occupe que deux côtés à angle droit
de la maison.
• l'exposition est calculée de telle sorte que les
chambres qu'elle dessert présentent, hiver
comme été, les meilleures conditions
d'habitation. Les deux autres côtés du premier
étage forment une terrasse souvent entourée
de murs où les femmes, l'hiver, viennent
prendre le soleil, où l'on dort volontiers durant
les nuits torrides de l'été saharien.
Du premier étage, on accède souvent à
une deuxième terrasse par un escalier
intérieur. Cette terrasse est également
entourée de murs assez hauts pour empêcher
les voisins de voir.
• Les lieux d'aisance, situés dans un recoin du premier
étage, possèdent une fosse d'évacuation au rez-de-
chaussée. Ainsi, les odeurs désagréables sont supprimées
ou tout au moins diminuées.
• La disposition de la maison mozabite décrite ci-dessus se
trouve répétée à des milliers d'exemplaires dans tout le
M'ZAB. Juifs et arabes, influencés par leurs voisins, ont
également adapté un type d'habitat qui se recommande
par un confort non négligeable et une parfaite
adaptation au climat brûlant de l'été et froid de l'hiver.
Bien entendu, la situation de fortune du
propriétaire influe très largement sur la dimension des
pièces et le confort de la maison.
•Certaines maisons possèdent, en outre, une
pièce réservée, aux hôtes, ou bien l'ouverture
du patio est remplacée par une coupole.
L'habitat des villes se retrouve inchangé
dans les oasis dans ses dispositions générales.
Cependant, l'absence de voisinage gênant, de
plus vastes étendues de terrain, permettent
aux architectes autochtones plus de fantaisie,
aux habitants un contact direct avec la
nature.
• Le jardin se divise en deux parties :
L'une, de beaucoup la plus vaste, est
une palmeraie d'exploitation qui peut, sans
danger, être offerte aux vues de l'extérieur ;
l'autre, très restreinte, délimitée par un mur
élevé, est le jardin d'agrément. Sous quelques
palmiers rangés le long des murs, croissent des
orangers, des bigaradiers ornementaux, des
légumes rares. Le tout est parfumé par le
jasmin qui court sur le mur au-dessus de la
porte.
• Au fond de ce minuscule paradis végétal, au sol
soigneusement balayé, une galerie à arcades en
légère surélévation et de cinq à six mètres de
long, est le séjour favori du, maître de maison et
des enfants
• Arc :
• L’arc élément majeur de la structure de
maçonnerie, assume une bonne part du style
des architectures qui ‘ont employé Les
civilisations se sont personnifiées en grande
partie, au cours de leur évolution par le
traitement qu’elles ont applique a l’arc. Les
constructeurs y ont exalté, epuisé les
multiples ressources en courbures, en
ornements en moulures tant il est commun
dans les esprits de croire que l’on ne peut se
satisfaire de dispositions élémentaires.
• Les ibadhites font coincider les besoins minimum de
passage avec la non nécessite d’une géométrie
stricte, le blocage cailloux plâtre suffisant alors a
assurer la statique de la structure. L’arc du Mzab
satisfait donc à la triple nécessite énoncée plus haut
d’être a l’extrême limite moyens, de la matière et
du temps :
• -cailloux : sans taille ni outils ni choix le ramassage
se faisait a proximité des chantiers
• -plâtre : gisement de gypse abondant dans le site
prise rapide maniement sans outils a main nue
• -nervures de palmes : matière sans valeur on
est oblige de tailler chaque année ces djerid
du palmier abondante.
• -cailloux : plus ou moins gros pierres est plus
pesant le monolithisme moins prompt a se
réaliser le secours d’un support n’est donc pas
négligeable quelque fugitif que soit le temps
de son effort de soutien.
• Le cintre est constitue d’un faisceau de
nervures de palmes encore fraîches qui se
courbent aisément.
Couronnement
• Au faite des maisons la sortie d’escalier protége
pour qu’il ne pleuve pas a l’intérieur a la hauteur
nécessaire. Les galeries ont les dimensions qui leur
conviennent ainsi que le mur d’acrotère qui
entoure toutes les terrasses protégées. Tous ces
éléments ont leur hauteur propre sans qui ne
transparaisse aucun souci de rapports esthétiques
ou symétrie. On ne peut leur appliquer les formules
qui absorberaient ces differents hauteurs dans un
gabarit commun arbitrairement fixé.
• Cela donne cependant ces couronnements
particuliers par nous ressentis comme
esthétiques.
• On peut distinguer deux formes de traitement
des acrotères au Mzab selon qu’ils terminent
au ras du toit les terrasses non accessibles les
moins nombreuses ou qu’ils couronnent les
murs de celles ou l’on peut accéder.
• Enduit
• « Lorsque on enduit il faut savoir s’arrêter
avant que le geste de l’homme ne produise le
même résultat que celui de la machine.
• Le raisonnement vaut pour nombre de
factures. La pensée contrôle et restreint la
main pour un nécessaire suffisant et raisonné,
comme la pensée a contrôle et restreint le
programme et la mise en œuvre des corps de
la construction du Mzab.
• On passe du rugueux au lisse dans la mesure
où le contact réclame le lisse. Dans d’autres
conditions que celles des Mozabites le besoin
de lisse conduit souvent a une uniformisation
du mode d’enduit qu’il y ait ou non contact. Il
me semble qu’au Mzab l’on ne s’est pas laissé
entraîner à des actions générales à l’occasion
s’un besoin restreint et local. J’y vois une
marque d’esprit.
Escalier
• Les escaliers utilisent souvent des angles.
L’escalier du Mzab est généralement d’un
seule palier presque les étages y sont moins
élevés. Il est pris entre deux murailles d’une
structure. La dernière volée celle qui mène à
la terrasse est protégée par une couverture
qui suit le rampant des marches.
• L’espace des escaliers du Mzab et de tous les
escaliers arabes est un lieu en lui-même
sépare des autres volumes que sont les
pièces.
• Chez les mozabites la tête de l’homme qui
monte est accompagnée par un plafond qui
suit sa stature.
• Dans d’autres sociétés ou les escaliers sont
généralement plus vastes on applique a tous
petits ou grands les mêmes procèdes
lorsqu’on ne les néglige pas les mêmes
prcedes lorsqu’on ne les néglige pas tout
simplement. Alors qu’au Mzab cet escalier se
soixante centimètres, c’est l’escalier !
• Il est lié à la condition générale des espaces
étroits parce que les étages ne sont pas
élevés. Nulle raison de s’y croiser : on peut
attendre que l’autre personne soit passée en
sens inverse. Il est compris dans la démarche
générale des dispositions.
•Il en est ainsi de chaque élément
de la maison, Par cette simplicité
absolue, l’élément n’est plus que
lui-même. C’est peut-être la
perfection.
Persistances et changements:
• L’apport d’un modernisme inspiré des
techniques et des formes de vie occidentales a
contribué au changement du tissu urbain et a
des variations dans la conception de l’habitat.
• Des modèles étrangers ont été implanté du
temps de la colonisation sous la forme de
batiments administratifs et de logements de
fonction.
• La tradition soumise a des sollicitations
extérieures s’affaiblit peu a peu:
• La famille devient plus réduite,chaque
nouveau foyer éssaye d’etre indépendant et
d’avoir un chez soi a part.
• L’homme dont la vie se déroulait a l’éxterieur
de la maison se cherche un refuge,il aménage
dans sa nouvelle maison un salon,un bureau,
une bibliothèque.
• Les constructions s’éloignent du centre
religieux,et s’élèvent hors des remparts.
• Il n’éxiste plus d’impératif de défense
militaire,les remparts et les tours n’ont plus
raisons d’etre.
• La nécéssité économique de faire des réserves
en provisions de temps difficiles n’est plus
ressentie: suppression du grenier a dattes,
chambres a provisions.
• Une émancipation par rapport au pouvoir
religieux entraine une baisse de la
fréquentation des mosquées,ainsi, la
possibilité de s’établir loin d’elle.
• D’autres changements sont dus a l’apport
de nouveaux materiaux,de nouvelles
techniques,d’autres modèles.
The end

Maison traditionelle à mzab 3

  • 1.
    Ecole polytechniques d’architectureet d’urbanisme Le Mzab
  • 2.
    Etude sociologique del’architecture mozabite • Exposé réalisé par: • Medelci Sofiane. • Belkaid ilyes. • Gr:03 année universitaire:2006/2007 • Exposé réalisé par: • Medelci Sofiane. • Belkaid ilyes. • Gr:03 année universitaire:2006/2007
  • 3.
    Plan de travail •Introduction: l’architecture traditionnelle. • Situation géographique: milieu et données. • Historique. • Peuplement et population. • Les structures: sociales, politiques et religieuses. • Les villes de la vallée. • L’habitation Mzab. • Conclusion: persistance et changement. • Introduction: l’architecture traditionnelle. • Situation géographique: milieu et données. • Historique. • Peuplement et population. • Les structures: sociales, politiques et religieuses. • Les villes de la vallée. • L’habitation Mzab. • Conclusion: persistance et changement.
  • 4.
    introduction• Nous distinguons03 « niveaux » dans les constructions :architecture primitive,architecture indigène ou populaire,architecture contemporaine,l’objet de notre étude se situerait au 2ème niveau . • Nous entendons par « architecture traditionnelle » les constructions produites par un groupe culturel, pour lui même, et qui servent de cadre à sa vie quotidienne :s’y inscrivent les besoins et les désirs du groupe(individus). • Qualifiée parfois de populaire ou de spontanée, elle est rarement l’œuvre d’un spécialiste. • Elle s’oppose aux monuments,aux bâtiments de style
  • 5.
    Caractéristique de l’architecture traditionnelle: -Elle est réalisée par les utilisateurs eux-mêmes, conformément à leurs désirs ainsi qu’aux valeurs culturelles du groupe. -Elle émane à la fois de la communauté et de l’individu. -Architecture sans architecte,elle est la concrétisation d’un style de vie. -Pas ou peu de préoccupation esthétique.
  • 6.
    Le Mzab • Situationgéographique : • La vallée de l’oued Mzab se situe en république algérienne démocratique et populaire,dans le Sahara septentrional,au sud de la région des dayas,sur un plateau rocheux ou n’apparaît que la roche grise et noire parfois traversée en profondeur par un oued sec que marque son lit de sable.
  • 8.
    • Le plateaucrétacé est sillonné d’un réseau complexe d’oueds dont les quatre principaux forment des vallées encaissées,l’oued M’zab le traverse du Nord-Ouest au Sud-Est. Cette configuration en résille a valu à la région le nom arabe :CHEBKA.
  • 9.
    Histoire et population: • Les habitants de la vallée ;les mozabites sont des musulmans schismatiques ou kharidjites(sortant). • Le schisme auquel ils se rattachent date du 7ème siècle et a pour origine la succession du prophète…Mohamed ne s’était pas désigné de successeur. • Ali, son cousin et gendre,fut proclamé khalife après avoir été écarté des trois première élections, mou3awia ;gouverneur de Syrie entra en guerre contre Ali
  • 10.
    • Au coursde la bataille de ciffin en 657,Ali,en vue d’éviter une effusion de sang, accepta la proposition de mou3awia de s’en remettre aux arbitres. Certains partisans d’Ali refusèrent cet arbitrage au nom de l’orthodoxie de la loi coranique : « le jugement appartient a dieu seul ».c’est ce groupe qui fit scission. • Ali tenta à plusieurs reprises d’exterminer les schismatiques qui conspiraient sans relâche contre lui et les siens.
  • 11.
    • Ce kharidjismedonna naissance a différentes écoles :les soffrites dont les doctrines furent cruelles et intransigeantes,et les ibadhites qui professaient une doctrine plus douce et plus modéréep. • A baçra,les cheikhs formaient des missionnaire, les chourats qui propageaient la doctrine et poussaient a la révolte.cinq tolba ,dont Abderrahmane ibn Rostem ,d’origine persane portèrent la doctrine en ifriquiya,plus particulièrement dans le djebel nefoussa,puis au maghreb.
  • 12.
    • Au milieudu8ème siècle,ils étendirent leur influence au sud de l’algérie actuelle,ralliant les tribus berberes. • Abderrahmane ibn Rostem fonda la ville de Tahert en 761,a 9km de l’actuelle Tiaret.son pouvoir s’étendra dans tout le maghreb suivant des limites imprécises.on trouvaient a cette époque des ibadhites dans l’oued righ,dans les monts du Zab,dans les zibans,le souf,la région d’ouargla et de laghouat.
  • 13.
    • Cet étatmaghrébin s’effondra après l’agression des fatimides chiites en 909.de petit groupes errèrent dans la pays devenu hostile certains s’installèrent a Sedrata(isedraten).cette nouvelle cité brilera très vite grace a sa fonction économique mais elle fut détruite vers 1075. • Mais bien avant la destruction de sedrata,des ibadhites étaient partis a la recherche de nouveaux sites d’implantation.
  • 14.
    • des divisionsintérieures et les harcèlements des nomades environnants poussèrent certains d’entre eux a se retirer dans un lieu plus défendable,plus en retrait des mouvements caravaniers. • Il ya eu des ibadhites au mzab dès le 10eme siècle .lorsqu’ils arrivèrent dans la CHEBKA ;ils y trouvèrent des tribus Zénètes,les ouacilites(nomades ou semi nomades),qu’ils convertirent.le premier etablissement ibadhite semble avoir été Ar’ram tal azdit fondé vers 904.on peut voir les ruines sur un piton qui domine la palmeraie d’el ateuf.
  • 16.
    • D’autres ruinesde ksourse trouvent encore dans la vallée :le ksar aouelaouel, ar’ram baba saad… etc. • Pour les villes actuelles nous donnons les dates d’implantation suivantes : • El ateuf :1011 ou 1012. • Bou noura :1046 ou 1048. • Ghardaya :1053. • Melika :1124. • Beni isguen :1347. • Guerrara :1630 ou 1631. • Berriane :1679.
  • 17.
    Éléments de ladoctrine religieuse : • La doctrine ibadhite puise sa substance dans le coran considéré comme texte d’origine divine :c’est la loi fondamentale. Les règles qu’il prescrit doivent etre respectées dans leur intégrité. • A l’inverse des autres musulmants, les kharedjites considèrentla Sunna,fondée sur « les hadith » et l’ « ijtihad » comme des textes confectionnés par les hommes,donc déscutables. • Les ibadites se basent sur les principe de l’unicité & de la justice divine. • L’égalité entre les croyants est fondamentale ;elle détermine la vie politique.
  • 19.
    population• Divers populationsnon Ibadites vivent au Mzab, certaines depuis fort longtemps. • 1-les Ibadites : • Ils représentent à peu prés 60% de la population de la vallée. Ils sont en majorité d’origine berbère, mais des étrangers de même religion ou convertis on été de tous temps intégrés a la communauté individuellement ou par famille, et plus particulièrement des individus d’origine arabe. • Il faut leur associer une population noire et métisse, les Hormis, descendants d’esclaves affranchis, convertis a l’Ibadhisme.
  • 20.
    • Ils viventdans les villes et font partie des fractions mais n’ont accès aux plus hautes charges. Bien qu’ils aient adopté beaucoup de coutumes des Ibadhites, ils ont gardé de leurs origines des fêtes et des cérémonies particulières. • 2-les Malékites : • Ils représentent 40 % de la population, ils sont sédentaires, bien que d’origine nomade, et appelés « arabe ». Ils se subdivisent en plusieurs groupes éthiques : • les Beni-merzoug qui vivent à l’intérieur des remparts de Ghardaïa et sont intègres au sein de fraction ibadhites.
  • 21.
    • b-Les M’dabihqui habitent Ghardaïa et la daïra ben Dahoua n’ont jamais été intègres aux fractions, de peur de desiquilbre les çoffs. Ils furent liés par convention à la ville avec des conditions économiques draconiennes et un rôle militaire de subalternes. Il n’avaient pas de représentation dans la vie politique et étaient seulement consultés pour les affaires les concernant directement.
  • 22.
    • Les Chaamba •Ils étaient liés au Ibadhites d’une toute autre façon. Ces nomades sahariens ont leur cité religieuse à Metlili, à 40 km de Ghardaïa. Malgré les accords politiques et les contrats des bergers et de commerce établis depuis longtemps entre eux, ils harcelaient continuellement les habitants de la vallée. Pour augmenter ses capacités stratégiques dace aux autres villes, Melika conclut un pacte d’alliance mellitaires avec les Chaamba de metlili. Selon lequel elle versait une redevance mais gardait la suprématie politique.
  • 23.
    • 3- lesjuifs • Des juifs originaires semble t’il le l’île de Djerba, vivaient en marge de Ghardaïa. Ils remplissaient des fonctions d’artisans. Ce groupe a entièrement émigre depuis l’indépendance de 1962. • Au recensement de 1968, la population de la Pentapole était de 46556 habitants : • -25121 Ibadhites • -21435 Malékites.
  • 24.
    Les langues • LesIbadhites parlent d’abord une langue berbère qui leur est propre : le tamazir’t beaucoup de femme surtout âgées n’en connaisent pas d’autre. Chaque ville possède en outre un idiome particulier. • Tous les hommes connaisent l’arabe, ils le lisent et l’écrivent grâce aux écoles religieuses « médersa ». Depuis quelque années les filles ont également droit a être formées dans ces écoles. Les populations malékites agrégées sont le plus souvent lettres en arabe et parlent le berbère.
  • 25.
    • Une grandepartie des hommes ibadhites et malékites agrégés maîtrisent la langue française contrairement aux populations Chaamba récemment implantées dans la vallée qui ne parlent que l’arabe.
  • 26.
  • 29.
  • 31.
  • 32.
    ghardaya • Fondée en1048 sur la rive droite de l'Oued M'ZAB et en amont des quatre autres centres de la Pentapole par deux frères SLIMANE et MOHAMMED ben Yahia, cette ville devint rapidement la capitale commerciale du M'ZAB. Elle compte aujourd'hui 14.046 habitants dont 8.024 ibadites et 6.022 malékites. Ces derniers, qui ne forment pas une population homogène, se répartissent en arabes dits " Agrégés ", tous sédentaires, et Medabih originaires du Djebel Amour qui sont sédentaires ou semi-nomades. La Mosquée et son minaret en forme de tronc de pyramide très allongé, domine toute la cité. Celle-ci, située sur les flancs d'une éminence conique au milieu de l'oued M'Zab, développe l'étagement de ses maisons en un panorama qui ne manque ni d'originalité, ni de grandeur.
  • 34.
    • La palmeraiede GHARDAIA, située à deux kilomètres en amont de la ville, est de beaucoup la plus florissante de la Pentapole, avec quelque 60.000 palmiers. • C'est, de plus, une véritable ville d'été par le nombre de maisons de campagne qui s'y trouvent. Ces villas de plaisance sont occupées durant toute la saison chaude par les familles entières venues chercher l'isolement et quelque fraîcheur. - - Mais la vie y continue comme en ville, dans les chapelles qui tiennent lieu de mosquée, dans les écoles coraniques, chez les artisans et commerçants qui font la saison.
  • 37.
  • 42.
    Les structures sociales;politique et religieuses : • La famille :elle est de type patriarcal et regroupe des individus liés par une dépendance économique. • Elle est dirigée par son doyen qui veille sur les actes et la moralité de chacun. • La famille est monogame,la répudiation est très rare. • La mère assure l’éducation de tout jeunes enfants.trés tot ;garçons et filles ont des activité et des jeux séparés,les garçons vont a la fois a l’école laïque et a la medersa,il passent alors tout leurs temps a l’école.les filles ne vont qu’a la medersa,elle participent plutôt aux taches de la maisonnée pour se préparer a leurs futur role d’épouse.
  • 43.
  • 44.
    Les structures socialeset politiques : • Les çoffs : • Dans la ville, les fractions se partagent en deux çoffs(littéralement :ligues) : leçoff chergui(de l’est) et le çoff gherbi (de l’ouest). • Les çoffs n’ont pas d’existence institutionnelle, et peuvent etre comparés à des partis politiques. Chaque fraction choisit de se placer dans l’un ou l’autre en fonction de ses option.Chaque çoff lutte pour la suprématie, qui se traduira, par exemple, par l’accession d’un de ses membres à la charge de chef de l’exécutif.
  • 45.
    L’assemblée exécutive deslaïcs-(Djemaa) : • Cette institution est en quelque sorte un conseil municipal composé d’autant de membres qu’il existe de fraction. Chaque mokkadem(représentant de la fraction) y siège avec voix délibérative. Il est assisté d’un suppléant éventuel qui ne siège qu’en cas d’absence, le naib. • La djemaa s’occupait des affaires intéressant l’ensemble de la cité, elle exerçait le pouvoir temporel et si les autorités religieuses le permettaient, elle élaborait des ittifaqat (réglements)
  • 46.
    • Elle disposaitd’une police, et d’une garde qui veillait aux portes de la ville et aux tours de défense . • Les structures religieuses : • Les clercs ou « tolba » représentent l’élite spirituelle de la cité,ils se divisent en clercs majeurs ,les « cheikhs »,et en clercs mineurs qui enseigne le coran aux jeunes élèves,ces clercs mineurs peuvent accéder au rang de cheikh.
  • 47.
  • 48.
    • L’assemblée destimsiridines : • C’est une assemblée religieuse des femmes ,placée sous la tutelle de la halgat et qui la seconde . • Les femmes qui la composent remplissent divers offices, en particulier le lavage des mortes. • Elles visitent régulièrement les maisons,exerçant un contrôle draconien sur les mœurs et sur la morale ;refusant les innovations.
  • 49.
    • Le medjelissidi said : • C’est une assemblée de cheikhs de la vallée qui se réunit a la mosquée.elle élabore des ittifaquat qui ont force de loi pour l’ensemble de la population.
  • 52.
    La maison • Lamaison mozabite est une construction de base, carrée ou légèrement rectangulaire comportant généralement un étage. • Les murs extérieurs, aveugles la plupart du temps pour préserver le secret de la vie familiale, portent parfois d'étroites fenêtres masquées par des balcons de bois ou de stuc découpé. La porte massive, ouverte par une grosse clef de fer ou un peigne de bois piqué de clous, est surmontée d'un arc de décharge.
  • 53.
    • . Uncouloir d'accès au dessin contrarié, toujours afin d'éviter les indiscrétions des passants, conduit à un patio carré, entouré de petites chambres longues et étroites, servant aux travaux féminins (artisanat), à la cuisine, au stockage des vivres et du matériel, à la sieste de l'été, car lorsqu'il n'existe pas de cave, c'est ici le lieu le plus frais de la maison . Quatre piliers plus larges à la base qu'au sommet supportent le toit du patio qui est couvert sur sa plus grande partie.
  • 55.
    • Au centre,une ouverture carrée de 2 mètres de côté environ et souvent couverte d'une grille, permet à l'air et au jour de pénétrer, à la fumée des kanouns de s'échapper. • Au premier étage, les chambres aveugles sont toujours situées sur le pourtour, mais elles reçoivent de l'intérieur, par les arcs d'une galerie, une lumière plus généreuse que l'étage inférieur. Cette galerie, à arcades mauresques, en anse de panier, ou tout simplement en plein cintre, n'occupe que deux côtés à angle droit de la maison.
  • 57.
    • l'exposition estcalculée de telle sorte que les chambres qu'elle dessert présentent, hiver comme été, les meilleures conditions d'habitation. Les deux autres côtés du premier étage forment une terrasse souvent entourée de murs où les femmes, l'hiver, viennent prendre le soleil, où l'on dort volontiers durant les nuits torrides de l'été saharien. Du premier étage, on accède souvent à une deuxième terrasse par un escalier intérieur. Cette terrasse est également entourée de murs assez hauts pour empêcher les voisins de voir.
  • 59.
    • Les lieuxd'aisance, situés dans un recoin du premier étage, possèdent une fosse d'évacuation au rez-de- chaussée. Ainsi, les odeurs désagréables sont supprimées ou tout au moins diminuées. • La disposition de la maison mozabite décrite ci-dessus se trouve répétée à des milliers d'exemplaires dans tout le M'ZAB. Juifs et arabes, influencés par leurs voisins, ont également adapté un type d'habitat qui se recommande par un confort non négligeable et une parfaite adaptation au climat brûlant de l'été et froid de l'hiver. Bien entendu, la situation de fortune du propriétaire influe très largement sur la dimension des pièces et le confort de la maison.
  • 62.
    •Certaines maisons possèdent,en outre, une pièce réservée, aux hôtes, ou bien l'ouverture du patio est remplacée par une coupole. L'habitat des villes se retrouve inchangé dans les oasis dans ses dispositions générales. Cependant, l'absence de voisinage gênant, de plus vastes étendues de terrain, permettent aux architectes autochtones plus de fantaisie, aux habitants un contact direct avec la nature.
  • 64.
    • Le jardinse divise en deux parties : L'une, de beaucoup la plus vaste, est une palmeraie d'exploitation qui peut, sans danger, être offerte aux vues de l'extérieur ; l'autre, très restreinte, délimitée par un mur élevé, est le jardin d'agrément. Sous quelques palmiers rangés le long des murs, croissent des orangers, des bigaradiers ornementaux, des légumes rares. Le tout est parfumé par le jasmin qui court sur le mur au-dessus de la porte.
  • 65.
    • Au fondde ce minuscule paradis végétal, au sol soigneusement balayé, une galerie à arcades en légère surélévation et de cinq à six mètres de long, est le séjour favori du, maître de maison et des enfants
  • 66.
    • Arc : •L’arc élément majeur de la structure de maçonnerie, assume une bonne part du style des architectures qui ‘ont employé Les civilisations se sont personnifiées en grande partie, au cours de leur évolution par le traitement qu’elles ont applique a l’arc. Les constructeurs y ont exalté, epuisé les multiples ressources en courbures, en ornements en moulures tant il est commun dans les esprits de croire que l’on ne peut se satisfaire de dispositions élémentaires.
  • 67.
    • Les ibadhitesfont coincider les besoins minimum de passage avec la non nécessite d’une géométrie stricte, le blocage cailloux plâtre suffisant alors a assurer la statique de la structure. L’arc du Mzab satisfait donc à la triple nécessite énoncée plus haut d’être a l’extrême limite moyens, de la matière et du temps : • -cailloux : sans taille ni outils ni choix le ramassage se faisait a proximité des chantiers • -plâtre : gisement de gypse abondant dans le site prise rapide maniement sans outils a main nue
  • 69.
    • -nervures depalmes : matière sans valeur on est oblige de tailler chaque année ces djerid du palmier abondante. • -cailloux : plus ou moins gros pierres est plus pesant le monolithisme moins prompt a se réaliser le secours d’un support n’est donc pas négligeable quelque fugitif que soit le temps de son effort de soutien. • Le cintre est constitue d’un faisceau de nervures de palmes encore fraîches qui se courbent aisément.
  • 70.
    Couronnement • Au faitedes maisons la sortie d’escalier protége pour qu’il ne pleuve pas a l’intérieur a la hauteur nécessaire. Les galeries ont les dimensions qui leur conviennent ainsi que le mur d’acrotère qui entoure toutes les terrasses protégées. Tous ces éléments ont leur hauteur propre sans qui ne transparaisse aucun souci de rapports esthétiques ou symétrie. On ne peut leur appliquer les formules qui absorberaient ces differents hauteurs dans un gabarit commun arbitrairement fixé.
  • 71.
    • Cela donnecependant ces couronnements particuliers par nous ressentis comme esthétiques. • On peut distinguer deux formes de traitement des acrotères au Mzab selon qu’ils terminent au ras du toit les terrasses non accessibles les moins nombreuses ou qu’ils couronnent les murs de celles ou l’on peut accéder.
  • 73.
    • Enduit • «Lorsque on enduit il faut savoir s’arrêter avant que le geste de l’homme ne produise le même résultat que celui de la machine. • Le raisonnement vaut pour nombre de factures. La pensée contrôle et restreint la main pour un nécessaire suffisant et raisonné, comme la pensée a contrôle et restreint le programme et la mise en œuvre des corps de la construction du Mzab.
  • 74.
    • On passedu rugueux au lisse dans la mesure où le contact réclame le lisse. Dans d’autres conditions que celles des Mozabites le besoin de lisse conduit souvent a une uniformisation du mode d’enduit qu’il y ait ou non contact. Il me semble qu’au Mzab l’on ne s’est pas laissé entraîner à des actions générales à l’occasion s’un besoin restreint et local. J’y vois une marque d’esprit.
  • 75.
    Escalier • Les escaliersutilisent souvent des angles. L’escalier du Mzab est généralement d’un seule palier presque les étages y sont moins élevés. Il est pris entre deux murailles d’une structure. La dernière volée celle qui mène à la terrasse est protégée par une couverture qui suit le rampant des marches. • L’espace des escaliers du Mzab et de tous les escaliers arabes est un lieu en lui-même sépare des autres volumes que sont les pièces.
  • 77.
    • Chez lesmozabites la tête de l’homme qui monte est accompagnée par un plafond qui suit sa stature. • Dans d’autres sociétés ou les escaliers sont généralement plus vastes on applique a tous petits ou grands les mêmes procèdes lorsqu’on ne les néglige pas les mêmes prcedes lorsqu’on ne les néglige pas tout simplement. Alors qu’au Mzab cet escalier se soixante centimètres, c’est l’escalier !
  • 78.
    • Il estlié à la condition générale des espaces étroits parce que les étages ne sont pas élevés. Nulle raison de s’y croiser : on peut attendre que l’autre personne soit passée en sens inverse. Il est compris dans la démarche générale des dispositions.
  • 79.
    •Il en estainsi de chaque élément de la maison, Par cette simplicité absolue, l’élément n’est plus que lui-même. C’est peut-être la perfection.
  • 81.
    Persistances et changements: •L’apport d’un modernisme inspiré des techniques et des formes de vie occidentales a contribué au changement du tissu urbain et a des variations dans la conception de l’habitat. • Des modèles étrangers ont été implanté du temps de la colonisation sous la forme de batiments administratifs et de logements de fonction.
  • 82.
    • La traditionsoumise a des sollicitations extérieures s’affaiblit peu a peu: • La famille devient plus réduite,chaque nouveau foyer éssaye d’etre indépendant et d’avoir un chez soi a part. • L’homme dont la vie se déroulait a l’éxterieur de la maison se cherche un refuge,il aménage dans sa nouvelle maison un salon,un bureau, une bibliothèque.
  • 83.
    • Les constructionss’éloignent du centre religieux,et s’élèvent hors des remparts. • Il n’éxiste plus d’impératif de défense militaire,les remparts et les tours n’ont plus raisons d’etre. • La nécéssité économique de faire des réserves en provisions de temps difficiles n’est plus ressentie: suppression du grenier a dattes, chambres a provisions.
  • 84.
    • Une émancipationpar rapport au pouvoir religieux entraine une baisse de la fréquentation des mosquées,ainsi, la possibilité de s’établir loin d’elle. • D’autres changements sont dus a l’apport de nouveaux materiaux,de nouvelles techniques,d’autres modèles.
  • 85.