Généralement, les végétaux sont caractérisés par leur autotrophie, c'est-à-dire la capacité de synthétiser les molécules
organiques à partir d'éléments simples (CO2, H2O, lumière). Ces synthèses se font grâce à la photosynthèse qui a lieu
dans les organes chlorophylliens.
Cependant, au cours de leur évolution, certaines plantes Phanérogames (environ 4000 espèces) ont perdu leur
autotrophie et sont devenues des parasites d'autres plantes supérieures désormais appelées plantes hôtes. Elles y puisent
les nutriments dont elles ont besoin.
Le parasitisme a entraîné le développement d'un organe particulier, le suçoir ou haustorium qui représente un pont
structural et physiologique permettant le transit des substances nutritives de l'hôte vers le parasite. Le suçoir assure
également la fixation du parasite sur l'hôte.
Cérémonial de la cueillette du gui sur un chêne par les druides. Le gui ne devait pas tomber à terre sous peine de perdre
ses vertus.
© Roger Viollet
Selon leur niveau d'hétérotrophie, on distingue les plantes hémiparasites chlorophylliennes, partiellement parasites car
capables de réaliser la photosynthèse et les plantes holoparasites totalement dépourvues de pigments photosynthétiques
et donc tributaires de leur hôte pour les substances carbonées, l'eau et les sels minéraux.
Selon leur niveau de fixation sur l'hôte, on distingue les plantes parasites épiphytes implantées sur les parties aériennes
de leurs hôtes et les plantes parasites épirhizes, fixées sur le système racinaire des plantes hôtes.
Dans cette présentation nous considérerons 4 plantes illustrant les 4 possibilités de parasitisme : le gui, les cuscutes, les
striga et les orobanches.
Cas d'une plante parasite épirhize. La flèche épaisse indique le détournement de la sève brute vers le parasite. Noter
l'existence de connexions directes entre le xylème de l'hôte et celui du parasite. Absence de connexion phloémiennes.
© Georges Sallé
Pour les Gaulois, le chêne symbolisait le soleil pour sa robustesse, sa majesté et sa longévité, tandis que le gui était
associé à la lune pour la rondeur de ses touffes et de ses baies et pour sa croissance en plein ciel sans contact avec le
sol.
C'est pourquoi les druides considéraient le gui du chêne comme une plante sacrée et la surnommaient "la plante qui
guérit tous les maux".
•Quand les plantes parasites deviennent un véritable fléau agro-
économique.
Les plantes parasites participent à la biodiversité botanique. Tant qu'elles attaquent
les plantes sauvages, elles passent inaperçues. Leur présence devient un problème
agronomique lorsque, comme les orobanches et les striga, elles parasitent les plantes
cultivées. Lorsque leur pression est très forte, les rendements des cultures deviennent
nuls. Si les cultures hôtes constituent la base alimentaire des populations locales (cas du
sorgho et du mil en Afrique sahélienne) les plantes parasites deviennent alors un véritable
fléau socio-économique, remettant en cause l'autosuffisance alimentaire, si difficilement
obtenue. C'est ainsi qu'actuellement, les striga constituent un fléau majeur, encore plus
destructeur que les célèbres criquets pélerins.
C'est pour ces raisons que, depuis une vingtaine d'années, de nombreux programmes de
recherche internationaux ont été développés afin de mettre au point des méthodes de lutte
contre ces parasites.
Plante sucoir

Plante sucoir

  • 1.
    Généralement, les végétauxsont caractérisés par leur autotrophie, c'est-à-dire la capacité de synthétiser les molécules organiques à partir d'éléments simples (CO2, H2O, lumière). Ces synthèses se font grâce à la photosynthèse qui a lieu dans les organes chlorophylliens. Cependant, au cours de leur évolution, certaines plantes Phanérogames (environ 4000 espèces) ont perdu leur autotrophie et sont devenues des parasites d'autres plantes supérieures désormais appelées plantes hôtes. Elles y puisent les nutriments dont elles ont besoin. Le parasitisme a entraîné le développement d'un organe particulier, le suçoir ou haustorium qui représente un pont structural et physiologique permettant le transit des substances nutritives de l'hôte vers le parasite. Le suçoir assure également la fixation du parasite sur l'hôte. Cérémonial de la cueillette du gui sur un chêne par les druides. Le gui ne devait pas tomber à terre sous peine de perdre ses vertus. © Roger Viollet Selon leur niveau d'hétérotrophie, on distingue les plantes hémiparasites chlorophylliennes, partiellement parasites car capables de réaliser la photosynthèse et les plantes holoparasites totalement dépourvues de pigments photosynthétiques et donc tributaires de leur hôte pour les substances carbonées, l'eau et les sels minéraux. Selon leur niveau de fixation sur l'hôte, on distingue les plantes parasites épiphytes implantées sur les parties aériennes de leurs hôtes et les plantes parasites épirhizes, fixées sur le système racinaire des plantes hôtes. Dans cette présentation nous considérerons 4 plantes illustrant les 4 possibilités de parasitisme : le gui, les cuscutes, les striga et les orobanches. Cas d'une plante parasite épirhize. La flèche épaisse indique le détournement de la sève brute vers le parasite. Noter l'existence de connexions directes entre le xylème de l'hôte et celui du parasite. Absence de connexion phloémiennes. © Georges Sallé Pour les Gaulois, le chêne symbolisait le soleil pour sa robustesse, sa majesté et sa longévité, tandis que le gui était associé à la lune pour la rondeur de ses touffes et de ses baies et pour sa croissance en plein ciel sans contact avec le sol. C'est pourquoi les druides considéraient le gui du chêne comme une plante sacrée et la surnommaient "la plante qui guérit tous les maux". •Quand les plantes parasites deviennent un véritable fléau agro- économique. Les plantes parasites participent à la biodiversité botanique. Tant qu'elles attaquent les plantes sauvages, elles passent inaperçues. Leur présence devient un problème agronomique lorsque, comme les orobanches et les striga, elles parasitent les plantes cultivées. Lorsque leur pression est très forte, les rendements des cultures deviennent nuls. Si les cultures hôtes constituent la base alimentaire des populations locales (cas du sorgho et du mil en Afrique sahélienne) les plantes parasites deviennent alors un véritable fléau socio-économique, remettant en cause l'autosuffisance alimentaire, si difficilement obtenue. C'est ainsi qu'actuellement, les striga constituent un fléau majeur, encore plus destructeur que les célèbres criquets pélerins. C'est pour ces raisons que, depuis une vingtaine d'années, de nombreux programmes de recherche internationaux ont été développés afin de mettre au point des méthodes de lutte contre ces parasites.