La gestion de l’eau en milieu agricole 
Un défi de taille 
Préserver nos cours d’eau en milieu agricole constitue l’un des défis les plus importants à 
relever en matière d’agroenvironnement. Il s’agit d’un enjeu de taille et de longue haleine 
qui interpelle de nombreux acteurs sur le terrain: agriculteurs, municipalités, 
gouvernements, organisations agricoles et environnementales, etc. et qui fait appel à 
nombreuses expertises techniques (agronomie, biologie, hydrologie, ingénierie, etc.). 
Pour s’attaquer à ce chantier d’envergure, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de 
l’Alimentation (MAPAQ), le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de 
la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) et Agriculture et Agroalimentaire 
Canada (AAC), en collaboration avec l’Union des producteurs agricoles (UPA), ont décidé 
d’unir leurs forces et de proposer une approche d’intervention novatrice, appropriée au 
contexte agricole québécois. 
Ainsi, depuis 2005, le secteur agricole a mis en place de nombreux projets de gestion 
intégrée de l’eau en milieu agricole. Pas moins de 63 projets ont vu le jour dans la plupart 
des régions du Québec, impliquant la participation de près de …de producteurs agricoles et 
de nombreux intervenants sur le terrain. 
Une coordination provinciale 
Pour appuyer la mise en place et le suivi des projets toujours actifs à l’échelle du Québec, 
l’Union des producteurs agricoles assume depuis 2010, la coordination provinciale de ceux - 
ci. Son mandat lui a été confié par le MAPAQ, en concertation avec les autres partenaires 
provinciaux (AAC – MDDELCC). Son financement est assuré par le biais du programme 
Prime-vert 201-2018 du MAPAQ. 
Un rôle d’accompagnement 
Son rôle est de voir à l’avancement des projets en assurant un accompagnement des 
projetset en fournissant de la formation, de l’encadrement et du soutien aux responsables 
des projets et de voir à leur. La Coordination veille aussi à favoriser la mobilisation et 
l’adhésion du monde agricole autour des projets, tout en soutenant le réseautage entre tous 
les acteurs intéressés par la gestion de l’eau en milieu agricole. 
Pour réaliser ce mandat, l’Union peut compter sur les services de : 
 Marco Allard, coordonnateur provincial (mallard@upa.qc.ca) 
 Denise Audet, conseillère aux communications (à temps partiel) 
(deniseaudet@upa.qc.ca) 
Coordonnées postales et téléphoniques 
555, boul. Roland-Therrien, bureau 100 
Longueuil (Québec) J4H 3Y9
Tél……… 
Courriel : eausemblepourleau@upa.qc.ca 
L’approche par bassin versant 
Pour préserver et améliorer la qualité de l’eau en milieu agricole, l’approche par bassin 
versant en milieu agricole a été privilégiée. Il s’agit d’une démarche à l’échelle d’un 
territoire, celui d’un bassin ou d’un sous bassin versant, qui interpelle l’ensemble des 
usagers d’un même cours d’eau et de ses ramifications. Cette prise en compte globale 
permet la coordination des efforts déployés par l’ensemble des usagers de ce même bassin 
versant, ce qui contribue à la mise en oeuvre de solutions plus efficaces. 
La concertation des différents acteurs 
Avec l’approche par bassin versant en milieu agricole, les producteurs agricoles sont au 
coeur de l’action et travaillent de pair avec les ressources du milieu. Ils sont étroitement 
associés dans l’identification des problèmes et dans la recherche de solutions. Chaque projet 
est mené par un organisme du milieu, soit un regroupement de producteurs agricoles ou un 
organisme de bassin versant, qui agit à titre de promoteur de projet. Son rôle est de 
mobiliser l’ensemble des intervenants en vue d’atteindre un objectif commun : améliorer la 
qualité de l’eau. 
Qu’est-ce qu’un bassin versant ? 
Il s’agit d’un territoire délimité par des frontières naturelles (les lignes de partage des eaux) 
sur lequel toutes les eaux s’écoulent vers un même point appelé exutoire. Plus simplement, 
imaginez un territoire sur lequel toutes les gouttes de pluie qui tombent s’écoulent, puis se 
rejoignent en un même endroit pour former une rivière qui débouche sur un fleuve ou dans 
la mer. (intégrer figure du MDDELCC) 
Pourquoi travailler par bassin versant? 
Dans un projet de gestion par bassin versant, les producteurs ne sont pas seuls à poser des 
gestes pour préserver la qualité de l’eau. Leurs actions s’intègrent dans une démarche 
globale qui prend en compte l’ensemble des activités (ou usages) ayant un impact sur la 
ressource eau. Ce mode de gestion permet la coordination des efforts déployés par 
l’ensemble des usagers de ce même cours d’eau. 
Les partenaires
À l’échelle de chaque projet, de nombreux autres partenaire régionaux (municipalités, MRC, 
groupes environnementaux, organismes de bassin versant, institutions financières, etc.), 
sans compter les bureaux régionaux des ministères plus directement touchés (MAPAQ, 
MDDELCC), mettent l’épaule à la roue en s’y associant et en contribuant à son avancement. 
Selon le cas, leur contribution peut prendre différentes formes (contribution financière, prêt 
de service, expertise, etc.). 
Les productrices et producteurs sont de plus en plus nombreux à participer 
aux projets de gestion par bassin versant, notamment parce qu’ils sont associés 
dans l’identification des problèmes et dans la recherche de solutions. 
Ils ont également accès à de multiples conseillers (biologistes, agronomes, 
ingénieurs, hydrologues, etc.) pour les accompagner dans leur démarche. 
Les aménagements proposés sont réalistes, efficaces et tiennent compte 
des réalités et des priorités d’intervention de chaque ferme participante. Il 
n’y a pas de solutions appliquées uniformément et unilatéralement à tous les 
cours d’eau et à toutes les entreprises agricoles. 
Les interventions sur le terrain sont réalisées en collaboration avec des professionnels 
d’expertises variées (biologistes, agronomes, ingénieurs, hydrologues, etc.). Le grand 
avantage d’une telle approche est la coordination des efforts déployés par l’ensemble des 
intervenants d’un territoire. 
Les intervenants 
Les types de travaux 
Avec comme objectif d’améliorer Chaque projet a pour but de mosiest mené par un 
organisation du milieu, généralement un regroupement de producteurs, qui agit à titre de 
promoteur. 
assuréPour assurer un accompagnement 
La gestion de la qualité de l’eau demeure l’un des défis les plus importants à relever.
1. Une approche par bassin versant où les producteurs sont au coeur de l’action. Pour préserver 
et améliorer la qualité de l’eau en milieu agricole, l’approche par bassin versant en milieu agricole 
a été privilégiée. Il s’agit d’une démarche à l’échelle d’un territoire, celui d’un bassin ou d’un sous 
bassin versant, qui interpelle l’ensemble des usagers d’un même cours d’eau et de ses 
ramifications. Les producteurs agricoles sont ainsi au coeur de l’action, associés étroitement dans 
l’identification des problèmes et dans la recherche de solutions. Les interventions sur le terrain 
sont réalisées en collaboration avec des professionnels d’expertises variées (biologiste s, 
agronomes, ingénieurs, hydrologues, etc.). Le grand avantage d’une telle approche est la 
coordination des efforts déployés par l’ensemble des intervenants d’un territoire. 
Enjeux 
2. Une responsabilité partagée. Tous doivent faire leur part pour préserver la qualité des plans 
d’eau du Québec : propriétaires riverains (installations septiques, bandes riveraines), municipalités 
(amélioration du traitement des eaux usées) et milieu agricole (contrôle du ruissellement et de 
l’érosion). 
3. Poursuivre les efforts agroenvironnementaux en matière de pollution diffuse. Malgré le 
travail accompli jusqu’à présent, il reste encore beaucoup à faire. L’amélioration de la qualité de 
l’eau demeurera pour les agriculteurs une priorité au plan environnemental. C’est pourquoi ils se 
sont engagés à poursuivre leurs actions en ciblant la réduction de la pollution diffuse. Pour y 
arriver, la stratégie agroenvironnementale de l’UPA mise sur une gestion rigoureuse des matières 
fertilisantes ainsi que sur l’adoption de pratiques de conservation des sols qui ont pour but de 
réduire les risques d’érosion (aménagement de bandes riveraines, pratiques de conservation des 
sols, aménagements hydroagricoles). L’UPA préconise également une utilisation rationnelle des 
pesticides. Selon les experts qui se sont penchés sur cette question, c’est la c ombinaison d’un 
ensemble de dispositions qui permettra la réduction de la pollution diffuse d’origine agricole. 
4. Entretien des cours d’eau. On ne peut parler de qualité de l’eau sans aborder la question relative 
aux travaux d’entretien des cours d’eau qui est sous la responsabilité des municipalités régionales 
de comté (MRC). Comme dans le passé, la grande majorité de nos cours d’eau agricoles a fait 
l’objet d’importants travaux d’aménagement. Il est important de les entretenir adéquatement et de 
s’assurer d’une bonne circulation des eaux. Le niveau de précipitation annuelle, couplée avec 
l’impact des changements climatiques (pluies plus intenses), nous oblige à demeurer vigilants et à 
bien gérer notre réseau hydrographique. Il est donc essentiel que le milieu agricole puisse pouvoir 
compter sur une expertise de pointe, de façon à appuyer les MRC dans l’entretien et la gestion des 
cours d’eau. 
Position de l’UPA 
5. Des interventions appropriées à la réalité de la ferme. La gestion intégrée de l’eau par bassin 
versant propose des solutions adaptées à la réalité du milieu. Non seulement les producteurs
mettent l’épaule à la roue, mais ils sont au coeur même de l’action en réalisant des travaux sur 
leurs terres qui ont un impact positif sur les cours d’eau, tout en créant de nouvelles synergies 
avec les intervenants du milieu. Les interventions mises de l’avant tiennent compte des 
particularités propres au territoire et des priorités d’intervention de chaque ferme participante. Il 
n’y a pas de solutions appliquées uniformément et unilatéralement à tous les cours d’eau et à 
toutes les entreprises agricoles. L’UPA croit que cette façon de travailler est plus efficace pour 
susciter l’engagement du monde agricole que de miser sur une approche coercitive. 
6. Une vision d’avenir à long terme. Même si l’approche par bassin versant est intéressante, elle est 
loin d’être parfaite dans son application actuelle. Pour obtenir des résultats plus concluants, il 
faudrait être en mesure de créer un réel partenariat État/producteurs agricole, de reconnaître 
l’importance de la concertation entre les différents partenaires et la nécessité d’avoir une vision 
commune des enjeux. L’approche doit aussi s’appuyer sur une volonté partagée de travailler 
ensemble, d’assurer une cohésion dans les priorités d’actions et de prévoir un accompagnement 
financier technique de l’État à la hauteur des défis. Ainsi, à cet égard, il faudrait notamment 
étendre les projets sur une période d’au moins 10 ans et pouvoir compter sur des moyens 
financiers plus substantiels qui nous permettraient de développer et de conserver une réelle 
expertise de pointe.
La qualité de l’eau est un enjeu pour toute la société québécoise, que l’on habite en ville ou à la 
campagne. En agriculture, l’eau est une ressource essentielle pour abreuver le bétail, irriguer les 
terres et produire des aliments sains et de qualité. 
Pour relever le défi entourant la préservation de la qualité des cours d’eau en milieu agricole, il 
n’existe pas de solution unique. C’est plutôt la combinaison de moyens qui permet d’agir 
efficacement contre l’érosion des berges et la contamination des c ours d’eau. Ce sont autant de 
« barrières naturelles » qui interagissent entre elles :l’adoption de pratiques de conservation des 
sols, une utilisation adéquate des engrais et des pesticides, aménagement de bandes riveraines. 
Si certaines actions sont posées uniquement sur la ferme, d’autres travaux sont planifiés et 
réalisés à l’échelle du bassin versant, impliquant plusieurs productrices et producteurs agricoles 
avec la collaboration des 
intervenants du milieu 
Les projets de gestion intégrée de l’eau 
par bassin versant en milieu agricole 
démarrant à compter de 2014 
s’inscrivent dans une nouvelle démarche 
de réalisation. Ainsi, dorénavant, les 
projets sélectionnés se déroulent en 
deux grandes phases. La première 
phase, d’une durée maximale d’un an, 
porte sur les étapes préparatoires du 
projet (caractérisation du bassin versant, 
diagnostic et préparation d’un plan 
d’actions), alors que la seconde phase, 
d’une durée de trois ans, est dédiée à la 
réalisation d’actions sur le terrain. 
Phase 1 – Caractérisation et préparation du projet 
Dans la mise en oeuvre d’un projet de gestion intégrée de l’eau par bassin versant, l’importance de la 
caractérisation n’est plus à faire. Une bonne caractérisation permet de dresser un diagnostic qui cible les 
véritables problématiques et qui, par la suite, propose les pistes de solutions appropriées. Cette démarche 
permet donc de confirmer (ou d’infirmer) la ou les problématique(s) initialement envisagée(s) lors du dépôt de 
votre projet. 
En vertu des biens livrables liés à votre entente, un rapport de caractérisation devra être préparé, suivi d’un 
rapport de diagnostic et d’un plan de travail triennal. 
Rapport de 
caractérisation 
Préparation d’un portrait 
complet du bassin versant 
Rapport de diagnostic 
Analyse de la caractérisation, 
validation des problématiques 
et des pistes de solutions 
initialement envisagées lors du 
dépôt du projet 
Plan de travail triennal 
Identification des actions à 
réaliser en précisant les 
objectifs, les échéanciers et les 
partenaires associés
Phase 2 – Réalisation des actions sur le terrain 
Une fois que les biens livrables de la phase 1 ont été analysés et que la poursuite du projet est autorisée par le 
MAPAQ, le projet de bassin versant entre dans sa véritable phase de réalisation. Pendant les trois prochaines 
années, en s’appuyant sur le plan de travail triennal, les divers intervenants sur le terrain travaillent en 
concertation et les activités de mobilisation s’organisent pour se traduire en actions sur le terrain. À la fin de 
chacune des années, le plan de travail triennal doit être mis à jour et déposé à la direction régionale du MAPAQ 
pour témoigner de l’avancement du projet. Les cibles envisagées et les moyens mis de l’avant pour les atteindre 
doivent alors être ajustés en conséquence. Au terme du projet, le promoteur doit préparer et déposer un bilan 
final et complet des actions réalisées.

Projet de texte

  • 1.
    La gestion del’eau en milieu agricole Un défi de taille Préserver nos cours d’eau en milieu agricole constitue l’un des défis les plus importants à relever en matière d’agroenvironnement. Il s’agit d’un enjeu de taille et de longue haleine qui interpelle de nombreux acteurs sur le terrain: agriculteurs, municipalités, gouvernements, organisations agricoles et environnementales, etc. et qui fait appel à nombreuses expertises techniques (agronomie, biologie, hydrologie, ingénierie, etc.). Pour s’attaquer à ce chantier d’envergure, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), en collaboration avec l’Union des producteurs agricoles (UPA), ont décidé d’unir leurs forces et de proposer une approche d’intervention novatrice, appropriée au contexte agricole québécois. Ainsi, depuis 2005, le secteur agricole a mis en place de nombreux projets de gestion intégrée de l’eau en milieu agricole. Pas moins de 63 projets ont vu le jour dans la plupart des régions du Québec, impliquant la participation de près de …de producteurs agricoles et de nombreux intervenants sur le terrain. Une coordination provinciale Pour appuyer la mise en place et le suivi des projets toujours actifs à l’échelle du Québec, l’Union des producteurs agricoles assume depuis 2010, la coordination provinciale de ceux - ci. Son mandat lui a été confié par le MAPAQ, en concertation avec les autres partenaires provinciaux (AAC – MDDELCC). Son financement est assuré par le biais du programme Prime-vert 201-2018 du MAPAQ. Un rôle d’accompagnement Son rôle est de voir à l’avancement des projets en assurant un accompagnement des projetset en fournissant de la formation, de l’encadrement et du soutien aux responsables des projets et de voir à leur. La Coordination veille aussi à favoriser la mobilisation et l’adhésion du monde agricole autour des projets, tout en soutenant le réseautage entre tous les acteurs intéressés par la gestion de l’eau en milieu agricole. Pour réaliser ce mandat, l’Union peut compter sur les services de :  Marco Allard, coordonnateur provincial (mallard@upa.qc.ca)  Denise Audet, conseillère aux communications (à temps partiel) (deniseaudet@upa.qc.ca) Coordonnées postales et téléphoniques 555, boul. Roland-Therrien, bureau 100 Longueuil (Québec) J4H 3Y9
  • 2.
    Tél……… Courriel :eausemblepourleau@upa.qc.ca L’approche par bassin versant Pour préserver et améliorer la qualité de l’eau en milieu agricole, l’approche par bassin versant en milieu agricole a été privilégiée. Il s’agit d’une démarche à l’échelle d’un territoire, celui d’un bassin ou d’un sous bassin versant, qui interpelle l’ensemble des usagers d’un même cours d’eau et de ses ramifications. Cette prise en compte globale permet la coordination des efforts déployés par l’ensemble des usagers de ce même bassin versant, ce qui contribue à la mise en oeuvre de solutions plus efficaces. La concertation des différents acteurs Avec l’approche par bassin versant en milieu agricole, les producteurs agricoles sont au coeur de l’action et travaillent de pair avec les ressources du milieu. Ils sont étroitement associés dans l’identification des problèmes et dans la recherche de solutions. Chaque projet est mené par un organisme du milieu, soit un regroupement de producteurs agricoles ou un organisme de bassin versant, qui agit à titre de promoteur de projet. Son rôle est de mobiliser l’ensemble des intervenants en vue d’atteindre un objectif commun : améliorer la qualité de l’eau. Qu’est-ce qu’un bassin versant ? Il s’agit d’un territoire délimité par des frontières naturelles (les lignes de partage des eaux) sur lequel toutes les eaux s’écoulent vers un même point appelé exutoire. Plus simplement, imaginez un territoire sur lequel toutes les gouttes de pluie qui tombent s’écoulent, puis se rejoignent en un même endroit pour former une rivière qui débouche sur un fleuve ou dans la mer. (intégrer figure du MDDELCC) Pourquoi travailler par bassin versant? Dans un projet de gestion par bassin versant, les producteurs ne sont pas seuls à poser des gestes pour préserver la qualité de l’eau. Leurs actions s’intègrent dans une démarche globale qui prend en compte l’ensemble des activités (ou usages) ayant un impact sur la ressource eau. Ce mode de gestion permet la coordination des efforts déployés par l’ensemble des usagers de ce même cours d’eau. Les partenaires
  • 3.
    À l’échelle dechaque projet, de nombreux autres partenaire régionaux (municipalités, MRC, groupes environnementaux, organismes de bassin versant, institutions financières, etc.), sans compter les bureaux régionaux des ministères plus directement touchés (MAPAQ, MDDELCC), mettent l’épaule à la roue en s’y associant et en contribuant à son avancement. Selon le cas, leur contribution peut prendre différentes formes (contribution financière, prêt de service, expertise, etc.). Les productrices et producteurs sont de plus en plus nombreux à participer aux projets de gestion par bassin versant, notamment parce qu’ils sont associés dans l’identification des problèmes et dans la recherche de solutions. Ils ont également accès à de multiples conseillers (biologistes, agronomes, ingénieurs, hydrologues, etc.) pour les accompagner dans leur démarche. Les aménagements proposés sont réalistes, efficaces et tiennent compte des réalités et des priorités d’intervention de chaque ferme participante. Il n’y a pas de solutions appliquées uniformément et unilatéralement à tous les cours d’eau et à toutes les entreprises agricoles. Les interventions sur le terrain sont réalisées en collaboration avec des professionnels d’expertises variées (biologistes, agronomes, ingénieurs, hydrologues, etc.). Le grand avantage d’une telle approche est la coordination des efforts déployés par l’ensemble des intervenants d’un territoire. Les intervenants Les types de travaux Avec comme objectif d’améliorer Chaque projet a pour but de mosiest mené par un organisation du milieu, généralement un regroupement de producteurs, qui agit à titre de promoteur. assuréPour assurer un accompagnement La gestion de la qualité de l’eau demeure l’un des défis les plus importants à relever.
  • 4.
    1. Une approchepar bassin versant où les producteurs sont au coeur de l’action. Pour préserver et améliorer la qualité de l’eau en milieu agricole, l’approche par bassin versant en milieu agricole a été privilégiée. Il s’agit d’une démarche à l’échelle d’un territoire, celui d’un bassin ou d’un sous bassin versant, qui interpelle l’ensemble des usagers d’un même cours d’eau et de ses ramifications. Les producteurs agricoles sont ainsi au coeur de l’action, associés étroitement dans l’identification des problèmes et dans la recherche de solutions. Les interventions sur le terrain sont réalisées en collaboration avec des professionnels d’expertises variées (biologiste s, agronomes, ingénieurs, hydrologues, etc.). Le grand avantage d’une telle approche est la coordination des efforts déployés par l’ensemble des intervenants d’un territoire. Enjeux 2. Une responsabilité partagée. Tous doivent faire leur part pour préserver la qualité des plans d’eau du Québec : propriétaires riverains (installations septiques, bandes riveraines), municipalités (amélioration du traitement des eaux usées) et milieu agricole (contrôle du ruissellement et de l’érosion). 3. Poursuivre les efforts agroenvironnementaux en matière de pollution diffuse. Malgré le travail accompli jusqu’à présent, il reste encore beaucoup à faire. L’amélioration de la qualité de l’eau demeurera pour les agriculteurs une priorité au plan environnemental. C’est pourquoi ils se sont engagés à poursuivre leurs actions en ciblant la réduction de la pollution diffuse. Pour y arriver, la stratégie agroenvironnementale de l’UPA mise sur une gestion rigoureuse des matières fertilisantes ainsi que sur l’adoption de pratiques de conservation des sols qui ont pour but de réduire les risques d’érosion (aménagement de bandes riveraines, pratiques de conservation des sols, aménagements hydroagricoles). L’UPA préconise également une utilisation rationnelle des pesticides. Selon les experts qui se sont penchés sur cette question, c’est la c ombinaison d’un ensemble de dispositions qui permettra la réduction de la pollution diffuse d’origine agricole. 4. Entretien des cours d’eau. On ne peut parler de qualité de l’eau sans aborder la question relative aux travaux d’entretien des cours d’eau qui est sous la responsabilité des municipalités régionales de comté (MRC). Comme dans le passé, la grande majorité de nos cours d’eau agricoles a fait l’objet d’importants travaux d’aménagement. Il est important de les entretenir adéquatement et de s’assurer d’une bonne circulation des eaux. Le niveau de précipitation annuelle, couplée avec l’impact des changements climatiques (pluies plus intenses), nous oblige à demeurer vigilants et à bien gérer notre réseau hydrographique. Il est donc essentiel que le milieu agricole puisse pouvoir compter sur une expertise de pointe, de façon à appuyer les MRC dans l’entretien et la gestion des cours d’eau. Position de l’UPA 5. Des interventions appropriées à la réalité de la ferme. La gestion intégrée de l’eau par bassin versant propose des solutions adaptées à la réalité du milieu. Non seulement les producteurs
  • 5.
    mettent l’épaule àla roue, mais ils sont au coeur même de l’action en réalisant des travaux sur leurs terres qui ont un impact positif sur les cours d’eau, tout en créant de nouvelles synergies avec les intervenants du milieu. Les interventions mises de l’avant tiennent compte des particularités propres au territoire et des priorités d’intervention de chaque ferme participante. Il n’y a pas de solutions appliquées uniformément et unilatéralement à tous les cours d’eau et à toutes les entreprises agricoles. L’UPA croit que cette façon de travailler est plus efficace pour susciter l’engagement du monde agricole que de miser sur une approche coercitive. 6. Une vision d’avenir à long terme. Même si l’approche par bassin versant est intéressante, elle est loin d’être parfaite dans son application actuelle. Pour obtenir des résultats plus concluants, il faudrait être en mesure de créer un réel partenariat État/producteurs agricole, de reconnaître l’importance de la concertation entre les différents partenaires et la nécessité d’avoir une vision commune des enjeux. L’approche doit aussi s’appuyer sur une volonté partagée de travailler ensemble, d’assurer une cohésion dans les priorités d’actions et de prévoir un accompagnement financier technique de l’État à la hauteur des défis. Ainsi, à cet égard, il faudrait notamment étendre les projets sur une période d’au moins 10 ans et pouvoir compter sur des moyens financiers plus substantiels qui nous permettraient de développer et de conserver une réelle expertise de pointe.
  • 6.
    La qualité del’eau est un enjeu pour toute la société québécoise, que l’on habite en ville ou à la campagne. En agriculture, l’eau est une ressource essentielle pour abreuver le bétail, irriguer les terres et produire des aliments sains et de qualité. Pour relever le défi entourant la préservation de la qualité des cours d’eau en milieu agricole, il n’existe pas de solution unique. C’est plutôt la combinaison de moyens qui permet d’agir efficacement contre l’érosion des berges et la contamination des c ours d’eau. Ce sont autant de « barrières naturelles » qui interagissent entre elles :l’adoption de pratiques de conservation des sols, une utilisation adéquate des engrais et des pesticides, aménagement de bandes riveraines. Si certaines actions sont posées uniquement sur la ferme, d’autres travaux sont planifiés et réalisés à l’échelle du bassin versant, impliquant plusieurs productrices et producteurs agricoles avec la collaboration des intervenants du milieu Les projets de gestion intégrée de l’eau par bassin versant en milieu agricole démarrant à compter de 2014 s’inscrivent dans une nouvelle démarche de réalisation. Ainsi, dorénavant, les projets sélectionnés se déroulent en deux grandes phases. La première phase, d’une durée maximale d’un an, porte sur les étapes préparatoires du projet (caractérisation du bassin versant, diagnostic et préparation d’un plan d’actions), alors que la seconde phase, d’une durée de trois ans, est dédiée à la réalisation d’actions sur le terrain. Phase 1 – Caractérisation et préparation du projet Dans la mise en oeuvre d’un projet de gestion intégrée de l’eau par bassin versant, l’importance de la caractérisation n’est plus à faire. Une bonne caractérisation permet de dresser un diagnostic qui cible les véritables problématiques et qui, par la suite, propose les pistes de solutions appropriées. Cette démarche permet donc de confirmer (ou d’infirmer) la ou les problématique(s) initialement envisagée(s) lors du dépôt de votre projet. En vertu des biens livrables liés à votre entente, un rapport de caractérisation devra être préparé, suivi d’un rapport de diagnostic et d’un plan de travail triennal. Rapport de caractérisation Préparation d’un portrait complet du bassin versant Rapport de diagnostic Analyse de la caractérisation, validation des problématiques et des pistes de solutions initialement envisagées lors du dépôt du projet Plan de travail triennal Identification des actions à réaliser en précisant les objectifs, les échéanciers et les partenaires associés
  • 7.
    Phase 2 –Réalisation des actions sur le terrain Une fois que les biens livrables de la phase 1 ont été analysés et que la poursuite du projet est autorisée par le MAPAQ, le projet de bassin versant entre dans sa véritable phase de réalisation. Pendant les trois prochaines années, en s’appuyant sur le plan de travail triennal, les divers intervenants sur le terrain travaillent en concertation et les activités de mobilisation s’organisent pour se traduire en actions sur le terrain. À la fin de chacune des années, le plan de travail triennal doit être mis à jour et déposé à la direction régionale du MAPAQ pour témoigner de l’avancement du projet. Les cibles envisagées et les moyens mis de l’avant pour les atteindre doivent alors être ajustés en conséquence. Au terme du projet, le promoteur doit préparer et déposer un bilan final et complet des actions réalisées.