• Le sangest un liquide visqueux qui circule à travers les veines et les
artères grâce à la pompe cardiaque. Il transporte l'oxygène, le gaz
carbonique, les substances nutritives et les déchets de l'organisme.
• Le sang est une suspension de cellules contenues dans un
liquide : le plasma. Celui-ci est constitué d’eau, de sels
minéraux et de molécules organiques. Après coagulation, le
plasma dépourvu de fibrinogène constitue le sérum.
4.
I. Introduction
I.1. Définitionde l’hémogramme
I.2. Intérêt de l’hémogramme
II. Indications de l'hémogramme
III. Réalisation de l’hémogramme
IV. Calcul des constantes érythrocytaires
V. Valeurs normales de l’hémogramme
VI. Interprétation de l’hémogramme
Plan:
5.
L’hémogramme est unexamen biologique qui permet d’évaluer la quantité et la qualité des trois lignées
sanguines : les hématies (globules rouges = érythrocytes), les leucocytes (globules blancs), et les plaquettes.
I. Introduction:
L’hémogramme est l’examen le plus demandé en pratique quotidienne (parfois d’ailleurs avec une fréquence
excessive) apportant des renseignements dans des domaines dépassant largement celui de l’hématologie.
- Une étude quantitative des cellules : numération des globules rouges, des globules blancs et des
plaquettes, mesure ou calcul de l'hématocrite, dosage de l'hémoglobine, étude des constantes ou indices
érythrocytaires et plaquettaires, établir la formule leucocytaire.
- Une étude qualitative des cellules : étude de la morphologie des cellules sanguines.
I.1. Définition de l’hémogramme:
L’hémogramme permet dedéterminer les paramètres liés à:
La lignée érythrocytaire :
• Numération des globules rouges (GR).
• Taux d’hémoglobine sanguin (Hb).
• Hématocrite (Hte).
• Volume globulaire moyen (VGM).
• Concentration corpusculaire moyenne en
Hémoglobine (CCMH).
• Teneur corpusculaire moyenne en Hb (TCMH).
• Morphologie érythrocytaire.
La lignée plaquettaire
• Numération des plaquettes.
• Volume plaquettaire moyen (VPM).
• Morphologie plaquettaire.
La lignée leucocytaire
• Numération des leucocytes, Formule leucocytaire:
Correspond à la détermination de la proportion des
différents types de leucocytes (PNN, PNE, PNB,
lymphocytes, monocytes), et la Morphologie de GB.
• L’hémogramme peut également signaler la présence d’autres cellules anormalement rencontrées dans le
sang (exemple: blastes).
I.2. Intérêt de l’hémogramme:
8.
II. Les indicationsde l'hémogramme:
Elles sont très nombreuses et difficiles à standardiser.
• Signes évoquant une diminution d’une ou plusieurs lignées sanguines:
-Syndrome anémique: Pâleur et /ou signe d’anoxie (palpitation, dyspnée…).
-Syndrome hémorragique aigue, purpura, ecchymoses ou hématomes.
-Syndrome infectieux inexpliqué, persistant, récidivant ou grave.
• Une atteinte de l’état générale : Asthénie, anorexie, amaigrissement, fièvre au long cours, douleurs osseuses.
• Signes évoquant une augmentation d’une ou plusieurs lignées sanguines:
-Erythrose cutanée ou prurit à l’eau.
-Thromboses artérielles ou veineuses.
-Syndrome tumoral: Adénopathie, splénomégalie.
• Certaines situations systématiques (bilans de routine):
-Grossesse, Médecine de travail, Médecine de dépistage, Bilans préopératoires, Bilans pré-thérapeutiques, Suivis
thérapeutiques.
• Dans tous les cas :
L'hémogramme doit être pratiqué avant toute thérapeutique pouvant en modifier les données et
l'interprétation (fer, vitamine B12, acide folique, transfusion…).
9.
III. Réalisation del’hémogramme :
Prélèvement:
• Il est réalisé à partir d'un échantillon de sang prélevé par ponction veineuse franche
et recueilli dans un tube de 5 ml contenant un anticoagulant sec de type EDTA
(l'acide éthylène-diamine tétra-acétique) permettant une meilleure conservation
des composants cellulaires et de la morphologie des cellules sanguines.
• On peut pratiquer un prélèvement par microméthode au talon chez le nouveau-né,
au bout du doigt chez les patients dont il convient de protéger le capital veineux
(chimiothérapie, insuffisance rénale…). les tubes sont de 1mL.
• l’examen doit être réalisé rapidement (<2h) après le prélèvement.
• Il est inutile que le patient soit à jeun.
• La technique d’examen conditionne la qualité des résultats de l’hémogramme
10.
III. Réalisation del’hémogramme :
• Auparavant, la numération s'effectuait par une technique au microscope en utilisant des cellules
quadrillées et graduées : cellules de Malassez ou cellules de Thoma.
• Elle consiste à décompter les cellules contenus dans un volume déterminé de sang à une dilution connue.
Les solutions de dilution:
Globules blancs : Bleu acétique (liquide de lazarus).
Globules rouges : Liquide de Mercano ou sérum physiologique à 9 ‰.
• Fastidieuse, lente et peu reproductible.
Numération formule sanguine :
Méthode manuelle:
11.
III. Réalisation del’hémogramme :
Actuellement, la numération est effectuée à l'aide d'automates d ’hématologie cellulaire (AHC) qui utilisent
des principes de fonctionnement divers:
• Analyse par variation d’impédance (Principe COULTER).
• Analyse optique par diffraction d’un rayon laser (principe de cytométrie de flux).
• Analyse par un courant à haute fréquence (conductivité).
• Analyse par cytochimie ou cytolyse.
• Analyse par fluorescence.
Méthode automatisée:
12.
• Permet lanumération des cellules sanguines (Hématies, leucocytes et plaquettes).
• Elle utilise le « principe Coulter ».
• Le nombre d'impulsions correspond au nombre de cellules ayant franchit l'orifice cylindrique.
• L'amplitude de l'impulsion est proportionnelle au volume de la cellule.
• Les impulsions sont ensuite classées dans différents canaux selon leur amplitude, ce qui permet la
construction d'histogrammes de distribution volumétrique.
1. Analyse par variation d’impédance:
13.
• Associe lesprincipes de base de la cytométrie en flux à savoir:
La focalisation
hydrodynamique
(hydrofocalisation)
La diffraction lumineuse
recueillie à différents angles ou
incidence
2. Analyse optique par diffraction d’un rayon laser :
14.
• Les cellulesen suspension sont acheminées dans une gaine liquide et hydrofocalisées afin de les aligner.
• Chaque cellule passe ainsi individuellement devant un faisceau laser dont elle diffracte la lumière.
• L’intensité de la lumière diffractée par la cellule en relation proportionnelle avec la taille cellulaire, la
forme cellulaire, l'hétérogénéité du contenu cellulaire :
Présence ou absence des granulations cytoplasmiques.
Taille des granulations cytoplasmiques.
Forme et taille du noyau.
Rapport nucléo cytoplasmique (N/C).
Densité chromatinienne du noyau.
15.
• Un courantélectromagnétique de haute fréquence est appliqué simultanément au courant continu sur
deux électrodes.
• Le passage d'une cellule crée une différence de potentiel qui est fonction du degré de conductivité
cellulaire donnant ainsi des indications sur le contenu du cytoplasme et la structure du noyau.
• Analyse par cytochimie:
Coloration d’un élément de la cellule, par simple affinité (Coloration des granulations éosinophiles) ou par
activité enzymatique chromogène sélective (Peroxydase des granulations). seront analysées par absorption
lumineuse.
3. Analyse par un courant à haute fréquence (conductivité):
4. Analyse par cytochimie ou cytolyse:
16.
• Analyse parcytolyse:
• La lyse chimique et sélective des populations cellulaires permettant ainsi la numération de la sous
population étudiée. Exemple:
• Des procédés de lyse sont appliqués à la numération des polynucléaires basophiles. Cette lyse détruit la
membrane des leucocytes et les réduit à leur noyau à l'exception des basophiles qui conservent leur
membrane et leur cytoplasme et sont ainsi identifiés.
Après réaction avec un fluorochrome, les cellules positives pour un marqueur donné peuvent être détectées
par l'analyse de la fluorescence émise.
- Beaucoup plus rapides, fiables et précis
- permettant la numération simultanée des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes voire,
pour certains automates, l'analyse de la formule leucocytaire et la numération des réticulocytes.
- Améliorent le confort des techniciens et l’interprétation des résultats par les cliniciens.
5.Analyse par fluorescence:
17.
III. Réalisation del’hémogramme :
Frottis sanguin périphérique (FSP) :
• Un frottis sanguin sera réalisé pour l'identification précise des cellules et de leurs anomalies éventuelles.
• Le FSP est réalisé par étalement de sang frais (moins de 3 h) prélevé sur EDTA ou plus rarement directement
par prélèvement capillaire.
• Les lames doivent être en verre, dégraissées, à bords rodés à 45 °.
• Une fois coloré au May-Grünwald-Giemsa (MGG), le frottis sanguin est alors analysé au microscope optique.
18.
IV. Calcul desconstantes hématimétriques :
• VGM (Volume Globulaire Moyen):
- Volume moyen des GR, Il est exprimé en femtolitre (fL). 1 fL = 1 μm3.
- Calculé par: 10 * Hématocrite (l/l) /nombre de GR (T/l)
• TCMH (Teneur Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine):
- Masse moyenne d’hémoglobine par GR, exprimé en pg/cellule (1 pg = 10-12 g)
- Calculée par: 10 * Hémoglobine (g/dl) / Nombre de GR (T/l)
• CCMH (Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine):
- Concentration moyenne en hémoglobine de chaque GR, exprimé, en g/dL (ou en %),
- Calculée par: 100 * Hémoglobine (g/dl) / Hématocrite (l/l)
À partir du nombre des GR, du taux de l’Hb et de l’Ht sont calculés des indices globulaires ou constantes
érythrocytaires. Ces indices sont fournis par les compteurs électroniques mais peuvent aussi être calculés.
19.
V. VALEURS NORMALESDE L'HÉMOGRAMME:
Elles varient en fonction de l'âge (nouveau-né, enfant, adulte) , du sexe et de l'origine ethnique. Chez
l’adulte, en l’absence de pathologie, il n’y a pas de modification physiologique de l’hémogramme avec le
vieillissement
20.
VI. Interprétation del’hémogramme:
• L’interprétation de l’hémogramme comporte :
L’analyse de toutes les données quantitatives (paramètres exprimés en valeurs chiffrées) et des
données qualitatives.
La détermination du degré des anomalies quantitatives (ex : anémie modérée ou profonde) ainsi que
le caractère isolé ou associé à d’autres anomalies (ex : anémie isolée ou associée à une thrombopénie
et une neutropénie).
21.
VI.1. LES GLOBULESROUGES:
A. Le nombre de globules rouges, exprimé en téras (T) par litre (1T/L = 1012/L).
B. L'hématocrite (Ht) est le pourcentage du volume sanguin occupé par les globules rouges. Les résultats en
sont exprimés en pourcentage ou en fraction de litre (L/L).
C. Le taux d'hémoglobine (Hb) exprime la quantité d'hémoglobine contenue dans 100 ml de sang.
• Il est mesuré par spectrophotométrie après hémolyse et transformation de l’hémoglobine en
cyanméthémoglobine. Les résultats sont le plus souvent exprimés en g/dL
La limite supérieure normale de l'hémoglobine est la suivante :
• Nouveau-né : 23 g/dL
• Homme adulte : 17 g/dL
• Femme adulte : 16 g/dL
Une hémoconcentration peut augmenter l'hémoglobine (déshydratation, diurétiques).
22.
Une anémie estdéfinie par la diminution de la valeur de l'hémoglobine au-dessous de la normale en
fonction de l'âge et du sexe:
• Nouveau-né : 14 g/dL
• Homme adulte : 13 g/dL
• Femme adulte : 11,5 g/dL
• Femme enceinte (à partir du second trimestre de grossesse) : 10,5 g/dL
Cette mesure d'hémoglobine s'exprimant en concentration, il faut se méfier des « fausses anémies » par
hémodilution.
Anémie
23.
D. Volume globulairemoyen (VGM):
- La valeur normale est de 80 à 100 fl.
- En pratique on retient généralement les définitions suivantes :
VGM
< 80 fl
Microcytose
> 100 fl
Macrocytose
80-100
Normocytose
- Les anémies sont classées en fonction du VGM (Volume Globulaire Moyen).
24.
E. Concentration CorpusculaireMoyenne en Hémoglobine (CCMH) :
• Les valeurs normales sont comprises entre 32 et 36 g/dL et permettent de définir :
F. Teneur Globulaire Moyenne en Hémoglobine (TGMH):
- Les valeurs normales sont de 27 à 32 pg par cellule.
- La TCMH est plus sensible que la CCMH pour juger d’une hypochromie.
CCMH
< 32g/dL
Hypochromie
32-36g/dL
Normochromie
• Une CCMH > 36 évoque en premier lieu un artifice d'hémogramme lié le plus souvent à la présence
d'une agglutinine froide.
25.
Taux de réticulocytes:
• Repose sur la mise en évidence et le dénombrement des réticulocytes par microscope optique, après
coloration vitale au bleu de crésyl brillant, qui met en évidence le reste de ribosomes et d’ARN sous forme de
substances filamenteuses.
• Les anémies seront séparées en fonction de la numération des réticulocytes :
L’anémie est régénérative (≥ 120 G/L) → l’origine est périphérique.
L’anémie est arégénérative (< 120 G/L) → l ’origine est centrale.
26.
Polyglobulie est caractériséepar une élévation de l’Hte et de l’Hb due à une augmentation du volume
érythrocytaire total (VET). Il faut d’emblée éliminer les fausses polyglobulies dans lesquelles l’augmentation
de l’Hte, de l’Hb et des GR ne s’accompagnent pas d’une augmentation du VET.
Polyglobulie:
27.
VI.2. LES GLOBULESBLANCS:
la numération des leucocytes sanguins varie en fonction de l'âge :
• Naissance : 10 à 26 G/L
• 3 mois : 6 à 12 G/L
• 1 an : 6 à 15 G/L
• 3 à 6 ans : 10 à 15 G/L
• 10 à 12 ans : 4,5 à 13,5 G/L
• Adulte : 4 à 10 G/L
• On trouve à l’état normal 5 types de leucocytes dans le sang
• Leur taux est exprimée en %, et en nombres absolus. Elle doit toujours être interprétées en nombres absolus.
La formule leucocytaire:
28.
Taux de blancscorrigé
Nombre de leucocytes corrigé =
Nombre de leucocytes (FNS)
100 + Erythroblastes (Frottis sanguin)
x 100
Nombre de leucocytes corrigé
avec 15 Erythroblastes/100 leucocytes
=
47.7 x 109
/L
100 + 15
x 100 = 41.5 x 109
/L
Il s’agit de l’augmentation du nombre de GB au dessus des valeurs normales pour l’âge, et l’état
physiologique.
Hyperleucocytose
29.
• Neutrophilie (augmentationdu taux de PNN) :
infections bactériennes, certaines parasitoses, maladies inflammatoires, hémorragies et hémolyses,
intoxications (benzène, radiations, certains médicaments), tabac, cancers….Etc
• Eosinophilie (augmentation du taux de PNE):
Les principales causes sont: maladies allergiques comme les dermatoses, parasitoses (surtout
helminthiases), lymphomes et certaines maladies auto-immunes.
• Basophilie (augmentation du taux de PNB):
Retrouvée principalement dans les syndromes myéloprolifératifs.
• Hyper lymphocytose (augmentation pathologique du taux de lymphocytes):
Infections aiguës virales ou bactériennes, tuberculose, brucellose, réaction allergique médicamenteuse,
maladies auto-immunes et hémopathie lymphoïde.
• Monocytose (augmentation du taux de monocytes): syndromes inflammatoires.
30.
Il existe desvariations physiologiques des leucocytes :
Chez les sujets d'origine africaine, le nombre de polynucléaires neutrophiles est souvent
physiologiquement plus bas que chez les caucasiens (neutropénie ethnique).
Chez l’enfant, il existe une hyperlymphocytose physiologique.
Chez le nouveau né, il existe à l’état normal, au cours de la première semaine de vie, une
hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles.
L'effort physique, le stress entraînent une augmentation transitoire de PNN.
Chez la femme enceinte: hyperleucocytose modérée avec une neutrophilie.
31.
•Neutropénie (Diminution dutaux de PNN):
• Les principales étiologies: Certaines infections virales, carence en acide folique ou en vitamine B12 ...etc
•Lymphopénie (Diminution du taux de lymphocytes)
Irradiation étendue, corticothérapie et traitements immunosuppresseurs, déficits immunitaires congénitaux…
etc
• Il s’agit d’une diminution du nombre de GB en dessous des valeurs normales. La leucopénie est
essentiellement le fait d’une neutropénie, parfois d’une lymphopénie associée ou non à d’autres
cytopénies. Les leucopénies peuvent avoir de multiples étiologies.
Leucopénie
32.
L'hémogramme comporte essentiellementune numération des plaquettes. Le chiffre normal de plaquettes est
de 150 à 400 G/l quel que soit l'âge et le sexe.
Thrombopénie : < 150 G/L
• Toute thrombopénie sans signe hémorragique doit faire rechercher une fausse thrombopénie à l'EDTA par
agglutination des plaquettes.
• Pas de risque hémorragique spontané tant que les plaquettes sont > 50 G/L
• La thrombopénie peut être centrale (Aplasie médullaire) ou périphérique.
Hyperplaquettose (Thrombocytose) : > 400 G/L
• Secondaire : syndromes inflammatoires, cancers ….etc
• Primitive c'est-à-dire correspondre à un excès de production médullaire de plaquettes. C'est le cas des
syndromes myéloprolifératifs (notamment la thrombocytémie essentielle).
VI.3. Plaquettes:
33.
• Une pancytopénieest définie par la diminution des 3 lignées sanguines
(anémie + neutropénie + thrombopénie).
Elle peut être d’origine centrale par défaut de production. Il peut s’agir :
D’une insuffisance médullaire quantitative : aplasie médullaire, envahissement médullaire…etc
D’une insuffisance médullaire qualitative : anémies mégaloblastiques, syndromes
myélodysplasiques.
Elle peut être d’origine périphérique :
Hypersplénisme.
Mécanisme auto-immun.
VIH.
VI.4. Pancytopénie :
#12 Cellules mises en suspension dans un liquide conducteur
- Guidées à travers un petit orifice cylindrique
- Déclenchent lors de leur passage entre deux électrodes immergées dans ce liquide une augmentation de la résistance électrique (Variation d'impédance) qui génère une impulsion électrique.