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Techniques D’analyse Au Laboratoire
De Biologie Médicale
Dr Samiha JADDAOUI
2023-2024
Ministère de la santé et de la protection sociale
Institut Supérieure des Professions Infirmiers et
Techniques de Santé de Casablanca
Laboratoire D’Hématologie
Les examens hématologiques: regroupent l'analyse des
cellules du sang, mais aussi d'éléments dissous dans le
plasma comme les facteurs de la coagulation ou les
anticorps.
Le sang est un tissu organisé qui se compose d’un
liquide (plasma), dans lequel baignent des cellules
(globules rouges, blancs et plaquettes) et un grand
nombre de substances.
Le sang est le plus important liquide biologique
de notre corps. Il est composé à 55% de plasma
et à 45% de cellules.
Il circule dans les vaisseaux sanguins et est le irrigue
tous les organes; il leur apporte l’O2 et éléments
nutritifs et les débarrasse de leurs déchets.
Laboratoire D’Hématologie
Examens réalisés:
o Hémogramme
o Myélogramme
o La vitesse de sédimentation
o Groupage/Rhesus
o Tests de Coombs direct (TDC)
o Recherche des agglutinines irrégulières (RAI)
o L’hémostase
o Test de la résistance globulaire
o Cryoglobulinémie
o Immunophénotypage
o Cytologie des liquides biologiques
o Electrophorèse d’hémoglobine
Hémogramme ou Numération
Formule Sanguine (NFS)
Hémogramme
Examen le plus demandé en pratique
quotidienne.
Comprend la numération des éléments figurés
du sang, le dosage de l’hémoglobine, la mesure
de l’hématocrite, le calcul du nombre et du
pourcentage des différentes catégories de
globules blancs (formule sanguine).
Rappel
Rappel
Hémogramme / NFS
⚫ Le volume des globules rouges (VGM) = Hématocrite/Nombre de
globules rouges, exprimé en femtolitres (1 fl. = 10-15 litre)
⚫ La concentration en hémoglobine des globules rouges (CCMH) =
Hémoglobine / Hématocrite, exprimée en g/dL (ou en %).
⚫ La teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH) La quantité
d’hémoglobine contenue dans un globule rouge,
⚫ la TCMH = Hémoglobine / Nombre de globules rouges, exprimée en
pg/cellule (1 pg = 10-12 g).
⚫ Valeurs normales des VGM, CCMH, TCMH
VGM (fl) CCMH
(g/dL)
TCMH (pg)
Adulte 85 à 95
32 à 36
27 à 32
Enfant 70 à 85 24 à 31
Nouveau-né 100 à 110 29 à 37
Hémogramme / NFS
⚫Variations pathologiques
Chez l’adulte,
◾Un VGM inférieur à la normale définit la microcytose, un VGM
supérieur à la normale
définit la macrocytose.
◾Une CCMH inférieure à la normale traduit une hypochromie, une
CCMH normale traduit une normochromie (il n’y a pas
d’hyperchromie).
◾Moins utilisée que la CCMH, la TCMH est plus sensible pour
juger d’une hypochromie.
Hémogramme / NFS
Globules blancs (leucocytes)
⚫ Formule leucocytaire: La numération des éléments figurés du
sang est complétée par une formule sanguine qui donne le
nombre de chacune des catégories de leucocytes par unité de
volume.
⚫ L’interprétation d’une formule sanguine doit se faire à partir
des nombres absolus (les pourcentages sont source de
confusion)
⚫ Le nombre normal des leucocytes varie entre 4000-10000
E/mm3.
• En dessous de 4000/mm3 on parle de leucopénie.
• Au dessus de 10000/mm3 d'hyperleucocytose.
Hémogramme / NFS
Formule leucocytaire:
On retrouve à l'état normal 5 types de leucocytes dans le sang.
⚫ Les polynucléaires neutrophiles (PNN) ont un rôle dans l'élimination par
phagocytose des particules étrangères en particulier les bactéries. Chiffres
normaux : 2000 à 7500 E/mm3
⚫ Les polynucléaires éosinophiles ont un rôle dans l'allergie et la
lutte antiparasitaire. Chiffres normaux: 100 à 500 E/mm3
⚫ Les polynucléaires basophiles ont un rôle dans l'hypersensibilité
immédiate. Chiffres normaux : 0 à 150/mm3
⚫ Les lymphocytes ont un rôle dans l'immunité cellulaire et humorale
(synthèse d'anticorps). Chiffres normaux : 1500 à 4000/mm3
⚫ Les monocytes ont un rôle dans la phagocytose et l'immunité. Chiffres
normaux : 200 à 1000/mm3
Hémogramme / NFS
Plaquettes
⚫Les plaquettes sont des petites cellules anucléées
circulant dans le sang. Elles ont un rôle essentiel dans
la coagulation à travers l'hémostase primaire (clou
plaquettaire).
⚫Leur taux habituel varie de 150 000 à 450 000 /mm3.
◾Si la valeur est inférieure à 150000 E/mm3 on parle d’une
thrombopénie.
◾Devant une valeur supérieure à 450000 E/mm3 on parle
d’une thrombocytose (ou d’hyperplaquettose).
Hémogramme / NFS
Réticulocytes
⚫ Les réticulocytes sont les précurseurs immédiats des
globules rouges encore capables de synthétiser de
l’hémoglobine. En circulation depuis moins de 48 heures, ils
sont reconnaissables au réticulum (réticulo- cytes).
⚫ Le taux normal des réticulocytes est de 25000 - 75000 / mm3
soit : 1 à 3% des GR (il est toujours exprimé en nombre
absolu).
◾Lorsque le chiffre des Réticulocytes est supérieur à 120.000/ mm3, on dit que
l’anémie est régénérative (hémorragie, hémolyse…);
◾Lorsque ses chiffre sont inférieur à la normale on parle d’une anémie non
régénérative ( carence en fer, en vitamine B12, …).
Hémogramme ou (NFS)
Précautions de prélèvement
Prélèvement de sang veineux (3 cc) sur EDTA (un anticoagulant sec,
ce qui permet d’éviter les erreurs de comptage dues à la dilution du
sang par un excès d’anticoagulant liquide comme l’héparine) chez
l’adulte
sang capillaire dans des microtubes calibrés (pulpe du doigt, talon)
chez le nourrisson.
Il est inutile que le patient soit à jeun, mais il doit être au repos car
l’effort physique intense peut provoquer des hyperleucocytoses.
Hémogramme ou NFS
 La réalisation d'un hémogramme automatisé permet d'obtenir rapidement un ensemble de données
quantitatives (paramètres érythrocytaires, nombre des globules blancs et des plaquettes), incluant la
formule leucocytaire pour certains appareils.
 Selon l'instrument, plusieurs méthodes de mesure sont utilisées, isolément ou en association : analyse par
impédance, diffraction laser, courant à haute fréquence, cytochimie, lyse chimique ou réactifs
fluorescents.
Hémogramme ou NFS
Hémogramme ou NFS
Analyse par impédance: Numération de
GR/PLQ
 Le sang est dilué avec une solution isotonique à
l’intérieur de l’appareil et aspiré au travers d’un orifice
capillaire.
 À l’aide de focalisation hydrodynamique et d’un effet
d’aspiration en aval de l’orifice capillaire, les cellules
contenues dans la solution de dilution passent
individuellement a travers l’orifice capillaire.
 Le passage de cellules en suspension dans un liquide
conducteur à travers un orifice modifie la résistance
électrique entre deux électrodes (augmentation de la
résistance électrique): principe Coulter.
 Cette variation d’impédance est enregistrée sous forme
d’impulsions
 Cela permet la différenciation et la numération des
cellules de grande taille par rapport aux cellules de
petite taille, soit des érythrocytes et des thrombocytes.
Hémogramme ou NFS
 Une cellule coupe le champ électrique :
• diminution de la conductivité
• augmentation de la résistance électrique
 Le nombre d’impulsions enregistré correspond au
passage des cellules
 La hauteur des impulsions est proportionnelle au
volume de la cellule détectée d’où identification.
 Le passage de chaque cellule déclenche une impulsion
(petite cellule – faible impulsion, grande cellule – forte
impulsion).
 Les cellules sont classées en fonction de leur volume
dans différents canaux, ce qui permet la construction
des histogrammes érythrocytaire et plaquettaire.
Hémogramme ou NFS
 Cet histogramme fournit des indications sur la quantité et la taille
des cellules sanguines mesurées et leur répartition autour de la
moyenne.
 Les discriminateurs permettent à l’appareil de différencier les
thrombocytes et les érythrocytes en fonction de leur taille.
Hémogramme ou NFS
20
Les GR ont une taille de
80-100 fl et sont donc
mesurés entre 50 et 250
fl.
PLT
PL PU
100 %
20 %
10 fl 20 fl 30 fl 40 fl
12 fl
200 250 fl
100 %
20 %
RBC
100
RL RU
Les courbes de distribution de taille sont séparés par des discriminateurs mobiles.
Les plaquettes ont une
taille de 8-12 fl et sont
comptées entre 2 et 30 fl
Un discriminateur fixe est
localisé à 12 fl.
Remarque: La courbe de distribution volumétrique doit commencer et finir à la ligne
de base entre les discriminateurs.
Hémogramme
NORMOCYTOSE: La courbe se situe
entre le discriminateur inférieur et
supérieur
Hémogramme
• L'IDR OU IDC est une valeur statistique
correspondant au CV % calculé sur la
distribution des rouges = coefficient
d'anisocytose.
Hémogramme
Hémogramme
24
Fragments?
De même, pour les fragments des GR la valeur est
revue dans l’écran service des RET
Hémogramme
25
Agrégats plaquettaires (S) ?
 Observé par :
• PLT# > 60 x103/µl et
• IDP > 20 fl (9-14fl)
• P-RGC >45% (12-35 %) et VPM >13fl (8-12fl)
Remarque :
Lorsque “PLT-Clumps ?“ est indiqué
“PLT-C (S) ?“ n’est pas indiqué
 Histogramme des PLA anormal , éventuels agrégats de plaquettes
Hémogramme
L’hématocrite:
• Correspond à la proportion de globules rouges dans le sang par
rapport à la quantité de sang totale, exprimée en pourcentage.
• Les appareils sont capables de déterminer le taux d'hématocrite
à partir du nombre de globules rouges et de leur volume
cellulaire.
Hémogramme
27
Indices érythrocytaires
Volume Globulaire Moyen (VGM)
HCT (%)
RBC (x 106/µl)
MCV(fl)=
Teneur Corp. Moy.en Hémoglobine (TCMH)
HGB (g/dl)
RBC (x 106/µl)
MCH (pg) =
Concentration Corp. Moy. en Hémoglobine (CCMH)
HGB (g/dl)
HCT (%)
MCHC (g/dl) =
Valeurs Normales:
85 – 95 fl
28 – 32 pg
1,68 – 2,05 fmol
32 – 35 g/dl
19,9 – 22,4 mmol
Hémogramme
Méthode photométrique: Dosage de l’hémoglobine
• Le Sodium Lauryl Sulfate (SLS), un réactif sans cyanure lyse les
globules rouges et les globules blancs de l'échantillon.
• Les groupes hydrophiles SLS peuvent désormais se lier à l’hème
(contenant un atome de fer) et former un complexe coloré
stable (SLS-HGB)
• Une LED émet une lumière monochromatique, qui est absorbée
par les complexes SLS-HGB du mélange.
• L'absorbance est mesurée par un capteur photosensible et est
inversement proportionnelle à la concentration en hémoglobine
de l'échantillon.
• Les méthodes photométriques d'absorption sont généralement
influencées par la turbidité de l'échantillon (lipémie ou
leucocytose). La méthode SLS-HGB permet de minimiser ces
interférences grâce à une dilution au 1/747e.
Hémogramme
Numération leucocytaire
– suspension où les érythrocytes ont été lysés
– dilution au 1/250
– seuil de mesure 30 fL ( population décomptée à
partir de 35fL)
Hémogramme
Numération de WBC:
 cytolyse différentielle des cellules nucléées autres que les
polynucléaires basophiles.
 Comptage des PNB par diffraction optique
Hémogramme
Numération leucocytaire : Lyse différentielle ou
Cytolyse des leucocytes
La membrane devient semi-
perméable
Le cytoplasme est libéré
La membrane se rétracte autour
du noyau et des granulations
Le volume final dépend de la
taille du noyau, de sa lobularité et
des granulations.
Hémogramme
• La mesure de l’impédance sur cytolyse permet
d’obtenir une formule «3 populations»
Hémogramme
Analyse cytométrique tridimensionnelle: Détermination de la
formule complète
Principe de la mesure optique
Les cellules sont analysées les unes à la suite des autres grâce à
un «gainage fluidique» (cytométrie de flux)
La cellule de mesure du cytomètre de flux comprend un banc
optique devant lequel passent les cellules.
 La lumière diffractée est analysée pour donner des
informations sur la taille et la densité intracellulaire
Hémogramme
• La mesure optique
Hémogramme
• Diffraction lumineuse
Hémogramme
Combinaison cytochimique
Recherche de l’activité
myéloperoxydasique in situ (MPO)
•les lymphocytes sans peroxydase
ne sont pas colorés (-)
•les monocytes sont faiblement
colorés (+)
•les granulocytes neutrophiles
sont fortement colorés (+++)
Hémogramme
Diffraction lumineuse + Fluorescences
-ADN: noyau à l'iodure de propidium
-ARN : réticulocytes /plaquettes réticulées
Hémogramme
Formule leucocytaire:
 Lyse des globules rouges et des
plaquettes.
 les membranes des globules
blancs sont rendues perméables
au fluorochrome. Fixation du
fluorochrome sur l’ARN et l’ADN
cellulaires.
 Comptage par diffraction à petit
angle, grand angle et intensité de
fluorescence (3D).
Hémogramme
Vitesse de sédimentation (VS)
Vitesse de sédimentation (VS)
• Ce test mesure la sédimentation des hématies dans un
échantillon de sang rendu incoagulable et laissé dans un
tube vertical en verre (tube de Westergren). Son résultat et
exprimé en millimètres après 1 h.
• La VS est influencée par la concentration plasmatique
des protéines impliquées dans l’inflammation et les
immunoglobulines sériques.
• C’est un test non spécifique de l’inflammation.
Remarque: Même si cet examen reste très demandé,
il tend à être remplacé par des examens plus fiables comme
le dosage de la CRP qui a l’avantage de ne pas varier
avec l’âge.
Vitesse de sédimentation (VS)
Indications:
⚫ Recherche d’une inflammation.
⚫ Devant une céphalée unilatérale : recherche d’urgence d’une
maladie de Horton.
⚫ Examen prescrit quasi systématiquement par certains
médecins en même temps que la NFS (pratique à éviter).
Prélèvement:
Prélèvement de 1,6 cc de sang dans un tube contenant 0,4 cc
d’une solution de citrate à 3,8 % dans un tube de couleur noir,
de préférence au laboratoire et de préférence à jeun. La mesure
se fait en automate.
vitesse de sédimentation
Méthode de référence:
La vitesse de sédimentation (VS) s'exprime en hauteur de cellules sédimentées :
la mesure s'effectue au bout d'une heure et de deux heures. Elle s'effectue en
millimètres de dépôt.
vitesse de sédimentation
Principe de fonctionnement
• les pipettes Sediplast® préparées sont placées
dans l’appareil, après un temps de lecture
déterminé, l’appareil lit, affiche et mémorise
les résultats
• principe de fonctionnement fondé sur la
propriété des globules rouges à bloquer les
rayons infrarouges. Chaque canal de l’appareil
est équipé d’une diode émettrice de rayons
d’infrarouges et d’un capteur.
• Dans l’appareil, la pipette est placée entre
l’émetteur et le capteur : la section contenant
des globules rouges bloque les rayons
infrarouges, le plasma les laisse passer. En fin
de test, l’appareil recherche le niveau auquel
les rayons infrarouges ne sont plus détectés, il
indique la vitesse de sédimentation.
vitesse de sédimentation
la photométrie capillaire quantitative
• Permet en seulement 20 secondes d'analyse, d'obtenir le résultat exprimé
en mm/heure, selon les directives et la méthode de référence.
• La photométrie capillaire quantitative étudie le comportement dynamique
des globules rouges (RBC)
• Le sang sample s'écoule dans un capillaire transparent à l'intérieur de
l'instrument et la réactivité des globules rouges est analysée lorsque ce flux
est brusquement interrompu
• la présence ou l'absence des protéines de la phase aiguë déclenche ou non
le processus d'agrégation par empilement des globules rouges. Selon un
schéma typiquement sigmoïdal, la distance parcourue par la colonne de
sang dans le bâton est lu, et référencé en mm/heure
• Ici, la première étape de la courbe sigmoïde décrite, est fortement
corrélée avec les résultats finaux de la méthode classique de
Westergreen.
Bilan d’Hémostase
Hémostase (Définition)
l'ensemble des mécanismes permettant de
stopper un saignement lorsqu'un vaisseau
sanguin est lésé.
Processus hémostatique
Hémostase primaire :(agrégation plaquettaire)
 réflexe de vasoconstriction brève
 Activation PQ
 Adhésion PQ sur l’endothélium par le collagène
 Agrégation PQ par le fibrinogène
 Formation d’un caillot sanguin
Hémostase secondaire ( coagulation)
 Transformation, à l’aide de la thrombine, du fibrinogène
(soluble) en fibrine (insoluble)
Hémostase tertiaire (Fibrinolyse)
 Sécrétion, par les cellules endothéliales, des substances qui
vont dégrader le caillot de fibrine (PDF/ D-Dimères)
Facteurs d’hémostase
Prélèvement sanguin pour test d’hémostase
Il est indispensable de respecter les précautions suivantes :
• Patient de préférence à jeun;
• Pas de prélèvement sur cathéter.
• Recueillir le sang sur citrate à la concentration d’ un
volume de citrate pour neuf volumes de sang (tout
autre anticoagulant est proscrit).
• Respecter strictement le volume de sang à prélever
tel qu’il est indiqué sur le tube fourni par le
laboratoire;
• Ne pas laisser le garrot en place plus de 1 min.
• Homogénéiser le sang et l’anticoagulant par
retournements successifs;
• Envoyer au laboratoire immédiatement.
Taux de prothrombine (TP)
Le taux de prothrombine ou le temps de Quick explore la voie
extrinsèque (exogène) de la coagulation : il dépend des facteurs
II, V, VII, et X.
Indications
◾Suivi et réglage des traitements par anticoagulants oraux.
◾Bilan systématique d’admission ou préopératoire.
◾Diagnostic d’un syndrome hémorragique.
◾Recherche d’une insuffisance hépatocellulaire.
◾Recherche d’une coagulation intravasculaire disséminée (CIVD)
Le taux de prothrombine (TP) est normalement
supérieur à 70%
9
1
Taux de prothrombine (TP)
INR
• Pour la surveillance d’un traitement anticoagulant par les
antivitamine K les résultats du TP sont exprimés en INR
(International Normalized Ratio), qui pallie les inconvénients de
l’absence de standardisation des réactifs et limite les différences
observées entre deux laboratoires. L’INR est un rapport entre deux
temps de coagulation (celui du plasma à tester et celui d’un
plasma témoin) élevé à la puissance ISI (indice de sensibilité
international, spécifique de la thromboplastine utilisée).
• L’INR normal est compris entre 1 et 1,30
Temps decéphaline avec activateur (TCA) ou temps
decéphaline-kaolin (TCK)
5
5
Ce test explore les facteurs plasmatiques de la voie intrinsèque (endogène) de la
coagulation.
Indications:
• Diagnostic d’un syndrome hémorragique.
• Bilan systématique à l’admission ou préopératoire.
• Recherche d’une insuffisance hépatocellulaire, d’une coagulation
intravasculaire disséminée (CIVD).
• Suivi des traitements par héparine non fractionnée.
• Recherche d’un anticoagulant circulant de type lupique.
Le résultat est exprimé en seconds il est souvent exprimé par
comparaison du temps du malade à celui d’un plasma témoin
normal. Rapport temps du malade/temps du témoin : 0,8 à 1,2
Fibrinogène
⚫Protéine qui intervient dans la coagulation
⚫Indications:
◾Affections bactériennes
◾Syndromes néphrotiques
◾Rhumatisme inflammatoire
◾CIVD
◾Au cours de chimiothérapie en onco-hématologie
◾Valeur normale: 2 à 4 g/L
D-dimères
⚫Les D-dimères sont issus de la dégradation de la fibrine
(protéine finale de la coagulation sanguine) lors du
processus de fibrinolyse.
⚫Le dosage sanguin des D-dimères aide au diagnostic de:
◾ Une thrombose veineuse profonde (phlébite)
◾Une embolie pulmonaire
◾Accident vasculaire cérébral
⚫Le taux des D-dimères normal est inférieur à 500 μg/l.
⚫Ce taux peut être augmenté, chez les personnes âgées, la
femme enceinte, devant une maladie inflammatoire, une
hémorragie, une maladie du foie…
Hémostase
• les laboratoires d'hémostase utilisent des appareils de
coagulation ou « coagulomètres » semi-automatiques ou
automatiques.
• Ces appareils utilisent des méthodes de détection électroniques
(électromagnétique et/ou photo-optiques) du caillot généré.
Hémostase
• Les mesures chronométriques ou tests coagulométriques
sont basés sur la mesure du temps nécessaire à la coagulation
d'un échantillon plasmatique en présence d'un activateur de
coagulation.
• Ces méthodes sont très largement utilisées en hémostase de
routine. Elles sont à la base de tous les tests de coagulation
destinés à l'exploration de l'une des deux voies de la coagulation
(temps de Quick, temps de céphaline plus activateur) ou d'un
facteur donné (détermination de l'activité coagulométrique d'un
facteur de coagulation).
Hémostase
Groupage sanguin
• Le groupage sanguin est la détermination d’un groupe sanguin
consiste à mettre en évidence, à la surface des globules rouges, la
présence ou l’absence des antigènes A et B et la présence ou
l’absence de l’antigène Rhésus standard (D).
• Les hématies comportent plusieurs antigènes de membrane,
génétiquement déterminés, et définissant les groupes sanguins.
• On connaît plusieurs systèmes antigéniques caractérisant autant
de groupes, présents simultanément chez le mêmeindividu. Les plus
importants pour la transfusion sont les systèmes ABO et Rhésus.
• Le système A, B, O est défini par la présence à la surface
des érythrocytes soit d’un antigène A (groupe A), soit
d’un antigène B (groupe B), soit des deux (groupe AB),
soit d’aucun d’entre eux (groupe O), ce qui permet de
classer tout sang humain dans un des quatre groupes A,
B, AB, O.
• Le sérum d’un sujet contient l’anticorps (anti-A ou anti-
B) correspondant à l’antigène absent de ses érythrocytes,
lorsque l’hématie porte les deux antigènes, le sérum ne
contient aucun iso-anticorps. Il contient les deux anticorps
anti-A et anti B si l’hématie ne contient aucun des deux
antigènes.
Groupagesanguin (Système ABO)
Groupage sanguin
⚫Les anticorps du système ABO sont
des anticorps naturels (apparaissant
dès les premiers mois de la vie)
réguliers (présents chez tous les sujets)
de classe IgM.
⚫Pour déterminer le groupe sanguin par
le système ABO, il est obligatoire que
les deux épreuves soient réalisées sur
deux prélèvements différents par deux
techniciens différents.
Groupage sanguin
Système Rh
Le système Rhésus est un système complexe à plusieurs
antigènes. Sur les hématies des sujets dits Rhésus+ se
trouve un antigène D ou Rh qui est absent chez les sujets
Rh-. Par convention, on note « d » l’absence d’antigène D.
Sur les hématies se trouvent également :
 un antigène grand C ou Rh2, ou un antigène petit c ou Rh4 ;
 un antigène grand E ou Rh3 ou un antigène petit e ou Rh5.
Pour les besoins de la clinique il suffit généralement de distinguer les
sujets Rh+ et
Rh–. Il est toutefois préférable de déterminer le phénotype Rhésus
complet.
Groupage sanguin
Groupage
ABO
Rhésus
Phénotype Rhésus
complet
Autres systèmes
D’autres systèmes peuvent être recherchés,
d’intérêt variable :
⚫Système Lewis, système Kell, système
Duffy, etc.
Prélèvement
Sang veineux ou artériel (3 cc) sur tube
avec citrate ou EDTA en se gardant de
toute hémolyse qui gênerait
l’interprétation.
Groupage sanguin
Importance:
L'importance de connaitre son groupe sanguin vient du fait qu'en cas de
nécessité de transfusion, le sang reçu doit être compatible avec le sien. Il ne
faut pas que soient mis en contact des anticorps et antigènes du même type au
risque d'engendrer une coagulation du sang qui peut être mortel.
⚫ Les personnes du groupe O- sont des "donneurs universels", car tous les
autres groupes peuvent recevoir leur sang puisqu'il ne contient aucun
antigène mais ne reçoivent du sang que des personnes du même groupe.
⚫ Les personnes du groupe AB+ sont "receveurs universels" et ne peuvent
donner du sang qu'au groupe AB+.
Groupage sanguin
Cross match
Le cross match est une étude de compatibilité réalisée
systématiquement pour prévenir le phénomène de rejet.
En pratique, il s'agit de prélever le sérum du
receveur et de le mélangé avec le sang du donneur à
fin de vérifier la compatibilité in-vitro. À défaut on
utilisé le sang total du malade en receveur avec le sang
du donneur pour la même finalité.
Prélèvement
Sang veineux (3 cc) sur tube avec anticoagulant de
préférence citrate ou EDTA en se gardant de toute
hémolyse qui gênerait l’interprétation.
Test de Coombs
⚫Test de Coombs ou test à antiglobuline: est
un examen de laboratoire qui permet de
détecter des anticorps dirigés contre les
globules rouges du patient.
⚫ On distingue le test de Coombs direct et le
test de Coombs indirect.
6
4
Le test de Coombs direct (TDC): recherche la présence
des anticorps à la surface des hématies.
Ce test de Coombs direct est indique surtout dans:
 Anémie hémolytique auto-immune.
 Anémie hémolytique chez les nouveau-né (l’action des
anticorps de la mère sur les hématie du nouveau-né)
 Accidents transfusionnels
NB: La prise de certains médicaments est aussi susceptible
d'induire la formation d'auto-anticorps et donc un test de
Coombs positif.
Test de Coombs
Le test de Coombs indirect (TCI) permet de mettre en
évidence ces mêmes anticorps, non plus fixés sur les
globules rouges, mais présents dans le sérum.
Ce test de Coombs indirect est indique surtout dans:
La recherche des anticorps anti-D chez une femme de rhésus
négatif.
Prélèvement
Sang veineux (3 cc) sur tube avec citrate ou EDTA en se
gardant de toute hémolyse qui gênerait l’interprétation.
6
6
Test de Coombs
Recherche d’anticorps irréguliers
(RAI)
Cet examen est d’ordinaire appelé « Recherche
d’agglutinines irrégulières » mais il est plus correct de
l’appeler « recherche d’anticorps irréguliers » car les
anticorps recherchés sont des hémolysines de classe IgG
et non pas des agglutinines de classe IgM.
 Ce sont des anticorps dirigés contre des antigènes de
groupe sanguin autre que ceux du système ABO.
 Ils sont dits irréguliers car, in vitro, ils n’agglutinent
pas directement les globules rouges porteurs de l’antigène.
Pour les mettre en évidence, il faut traiter les hématies par
des enzymes (papaïne, trypsine) ou les placer en milieu
albumineux.
⚫La RAI est systématiquement réalisée :
chez toute personne susceptible d'être transfusée.
après toute transfusion (dans le cadre du suivi
d'hémovigilance)
chez toutes les femmes enceintes
Cet examen vise à prévenir les accidents
transfusionnels ou fœto- maternels.
Prélèvement
Sang veineux (3 cc) sur tube avec citrate ou EDTA en se
gardant de toute hémolyse qui gênerait l’interprétation.
Recherche d’anticorps irréguliers
(RAI)
Principe: groupage sur carte gel
Pour faire simultanément un groupage globulaire et un
groupage sérique en se servant d’une seule carte de gel.
La procédure en gel se fonde sur le principe de
l’hémagglutination dans lequel les antigènes des globules
rouges réagissent aux anticorps correspondants qui ont été
intégrés au gel. Chaque tube est prérempli de gel et de son
anticorps correspondant. Quand les globules rouges
passent à travers le gel, une réaction antigène-anticorps se
produit et provoque une agglutination.
L’agglutination indique la présence d’une réaction
antigène/anticorps alors que l’absence d’agglutination
indique l’absence de réaction antigène/anticorps.Pour
assurer la validité des résultats, le microtube témoin doit
être négatif.
BETH VINCENT + SIMONIN
DiaClon ABO / D + Reverse Grouping
DiaClon ABO / Rh pour les patients
Phénotype Rhésus
DiaClon Rh-Sous-groupes + K
RAI
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  • 1. Techniques D’analyse Au Laboratoire De Biologie Médicale Dr Samiha JADDAOUI 2023-2024 Ministère de la santé et de la protection sociale Institut Supérieure des Professions Infirmiers et Techniques de Santé de Casablanca
  • 2. Laboratoire D’Hématologie Les examens hématologiques: regroupent l'analyse des cellules du sang, mais aussi d'éléments dissous dans le plasma comme les facteurs de la coagulation ou les anticorps. Le sang est un tissu organisé qui se compose d’un liquide (plasma), dans lequel baignent des cellules (globules rouges, blancs et plaquettes) et un grand nombre de substances. Le sang est le plus important liquide biologique de notre corps. Il est composé à 55% de plasma et à 45% de cellules. Il circule dans les vaisseaux sanguins et est le irrigue tous les organes; il leur apporte l’O2 et éléments nutritifs et les débarrasse de leurs déchets.
  • 3. Laboratoire D’Hématologie Examens réalisés: o Hémogramme o Myélogramme o La vitesse de sédimentation o Groupage/Rhesus o Tests de Coombs direct (TDC) o Recherche des agglutinines irrégulières (RAI) o L’hémostase o Test de la résistance globulaire o Cryoglobulinémie o Immunophénotypage o Cytologie des liquides biologiques o Electrophorèse d’hémoglobine
  • 5. Hémogramme Examen le plus demandé en pratique quotidienne. Comprend la numération des éléments figurés du sang, le dosage de l’hémoglobine, la mesure de l’hématocrite, le calcul du nombre et du pourcentage des différentes catégories de globules blancs (formule sanguine).
  • 8. Hémogramme / NFS ⚫ Le volume des globules rouges (VGM) = Hématocrite/Nombre de globules rouges, exprimé en femtolitres (1 fl. = 10-15 litre) ⚫ La concentration en hémoglobine des globules rouges (CCMH) = Hémoglobine / Hématocrite, exprimée en g/dL (ou en %). ⚫ La teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH) La quantité d’hémoglobine contenue dans un globule rouge, ⚫ la TCMH = Hémoglobine / Nombre de globules rouges, exprimée en pg/cellule (1 pg = 10-12 g). ⚫ Valeurs normales des VGM, CCMH, TCMH VGM (fl) CCMH (g/dL) TCMH (pg) Adulte 85 à 95 32 à 36 27 à 32 Enfant 70 à 85 24 à 31 Nouveau-né 100 à 110 29 à 37
  • 9. Hémogramme / NFS ⚫Variations pathologiques Chez l’adulte, ◾Un VGM inférieur à la normale définit la microcytose, un VGM supérieur à la normale définit la macrocytose. ◾Une CCMH inférieure à la normale traduit une hypochromie, une CCMH normale traduit une normochromie (il n’y a pas d’hyperchromie). ◾Moins utilisée que la CCMH, la TCMH est plus sensible pour juger d’une hypochromie.
  • 10. Hémogramme / NFS Globules blancs (leucocytes) ⚫ Formule leucocytaire: La numération des éléments figurés du sang est complétée par une formule sanguine qui donne le nombre de chacune des catégories de leucocytes par unité de volume. ⚫ L’interprétation d’une formule sanguine doit se faire à partir des nombres absolus (les pourcentages sont source de confusion) ⚫ Le nombre normal des leucocytes varie entre 4000-10000 E/mm3. • En dessous de 4000/mm3 on parle de leucopénie. • Au dessus de 10000/mm3 d'hyperleucocytose.
  • 11. Hémogramme / NFS Formule leucocytaire: On retrouve à l'état normal 5 types de leucocytes dans le sang. ⚫ Les polynucléaires neutrophiles (PNN) ont un rôle dans l'élimination par phagocytose des particules étrangères en particulier les bactéries. Chiffres normaux : 2000 à 7500 E/mm3 ⚫ Les polynucléaires éosinophiles ont un rôle dans l'allergie et la lutte antiparasitaire. Chiffres normaux: 100 à 500 E/mm3 ⚫ Les polynucléaires basophiles ont un rôle dans l'hypersensibilité immédiate. Chiffres normaux : 0 à 150/mm3 ⚫ Les lymphocytes ont un rôle dans l'immunité cellulaire et humorale (synthèse d'anticorps). Chiffres normaux : 1500 à 4000/mm3 ⚫ Les monocytes ont un rôle dans la phagocytose et l'immunité. Chiffres normaux : 200 à 1000/mm3
  • 12. Hémogramme / NFS Plaquettes ⚫Les plaquettes sont des petites cellules anucléées circulant dans le sang. Elles ont un rôle essentiel dans la coagulation à travers l'hémostase primaire (clou plaquettaire). ⚫Leur taux habituel varie de 150 000 à 450 000 /mm3. ◾Si la valeur est inférieure à 150000 E/mm3 on parle d’une thrombopénie. ◾Devant une valeur supérieure à 450000 E/mm3 on parle d’une thrombocytose (ou d’hyperplaquettose).
  • 13. Hémogramme / NFS Réticulocytes ⚫ Les réticulocytes sont les précurseurs immédiats des globules rouges encore capables de synthétiser de l’hémoglobine. En circulation depuis moins de 48 heures, ils sont reconnaissables au réticulum (réticulo- cytes). ⚫ Le taux normal des réticulocytes est de 25000 - 75000 / mm3 soit : 1 à 3% des GR (il est toujours exprimé en nombre absolu). ◾Lorsque le chiffre des Réticulocytes est supérieur à 120.000/ mm3, on dit que l’anémie est régénérative (hémorragie, hémolyse…); ◾Lorsque ses chiffre sont inférieur à la normale on parle d’une anémie non régénérative ( carence en fer, en vitamine B12, …).
  • 14. Hémogramme ou (NFS) Précautions de prélèvement Prélèvement de sang veineux (3 cc) sur EDTA (un anticoagulant sec, ce qui permet d’éviter les erreurs de comptage dues à la dilution du sang par un excès d’anticoagulant liquide comme l’héparine) chez l’adulte sang capillaire dans des microtubes calibrés (pulpe du doigt, talon) chez le nourrisson. Il est inutile que le patient soit à jeun, mais il doit être au repos car l’effort physique intense peut provoquer des hyperleucocytoses.
  • 15. Hémogramme ou NFS  La réalisation d'un hémogramme automatisé permet d'obtenir rapidement un ensemble de données quantitatives (paramètres érythrocytaires, nombre des globules blancs et des plaquettes), incluant la formule leucocytaire pour certains appareils.  Selon l'instrument, plusieurs méthodes de mesure sont utilisées, isolément ou en association : analyse par impédance, diffraction laser, courant à haute fréquence, cytochimie, lyse chimique ou réactifs fluorescents.
  • 17. Hémogramme ou NFS Analyse par impédance: Numération de GR/PLQ  Le sang est dilué avec une solution isotonique à l’intérieur de l’appareil et aspiré au travers d’un orifice capillaire.  À l’aide de focalisation hydrodynamique et d’un effet d’aspiration en aval de l’orifice capillaire, les cellules contenues dans la solution de dilution passent individuellement a travers l’orifice capillaire.  Le passage de cellules en suspension dans un liquide conducteur à travers un orifice modifie la résistance électrique entre deux électrodes (augmentation de la résistance électrique): principe Coulter.  Cette variation d’impédance est enregistrée sous forme d’impulsions  Cela permet la différenciation et la numération des cellules de grande taille par rapport aux cellules de petite taille, soit des érythrocytes et des thrombocytes.
  • 18. Hémogramme ou NFS  Une cellule coupe le champ électrique : • diminution de la conductivité • augmentation de la résistance électrique  Le nombre d’impulsions enregistré correspond au passage des cellules  La hauteur des impulsions est proportionnelle au volume de la cellule détectée d’où identification.  Le passage de chaque cellule déclenche une impulsion (petite cellule – faible impulsion, grande cellule – forte impulsion).  Les cellules sont classées en fonction de leur volume dans différents canaux, ce qui permet la construction des histogrammes érythrocytaire et plaquettaire.
  • 19. Hémogramme ou NFS  Cet histogramme fournit des indications sur la quantité et la taille des cellules sanguines mesurées et leur répartition autour de la moyenne.  Les discriminateurs permettent à l’appareil de différencier les thrombocytes et les érythrocytes en fonction de leur taille.
  • 20. Hémogramme ou NFS 20 Les GR ont une taille de 80-100 fl et sont donc mesurés entre 50 et 250 fl. PLT PL PU 100 % 20 % 10 fl 20 fl 30 fl 40 fl 12 fl 200 250 fl 100 % 20 % RBC 100 RL RU Les courbes de distribution de taille sont séparés par des discriminateurs mobiles. Les plaquettes ont une taille de 8-12 fl et sont comptées entre 2 et 30 fl Un discriminateur fixe est localisé à 12 fl. Remarque: La courbe de distribution volumétrique doit commencer et finir à la ligne de base entre les discriminateurs.
  • 21. Hémogramme NORMOCYTOSE: La courbe se situe entre le discriminateur inférieur et supérieur
  • 22. Hémogramme • L'IDR OU IDC est une valeur statistique correspondant au CV % calculé sur la distribution des rouges = coefficient d'anisocytose.
  • 24. Hémogramme 24 Fragments? De même, pour les fragments des GR la valeur est revue dans l’écran service des RET
  • 25. Hémogramme 25 Agrégats plaquettaires (S) ?  Observé par : • PLT# > 60 x103/µl et • IDP > 20 fl (9-14fl) • P-RGC >45% (12-35 %) et VPM >13fl (8-12fl) Remarque : Lorsque “PLT-Clumps ?“ est indiqué “PLT-C (S) ?“ n’est pas indiqué  Histogramme des PLA anormal , éventuels agrégats de plaquettes
  • 26. Hémogramme L’hématocrite: • Correspond à la proportion de globules rouges dans le sang par rapport à la quantité de sang totale, exprimée en pourcentage. • Les appareils sont capables de déterminer le taux d'hématocrite à partir du nombre de globules rouges et de leur volume cellulaire.
  • 27. Hémogramme 27 Indices érythrocytaires Volume Globulaire Moyen (VGM) HCT (%) RBC (x 106/µl) MCV(fl)= Teneur Corp. Moy.en Hémoglobine (TCMH) HGB (g/dl) RBC (x 106/µl) MCH (pg) = Concentration Corp. Moy. en Hémoglobine (CCMH) HGB (g/dl) HCT (%) MCHC (g/dl) = Valeurs Normales: 85 – 95 fl 28 – 32 pg 1,68 – 2,05 fmol 32 – 35 g/dl 19,9 – 22,4 mmol
  • 28. Hémogramme Méthode photométrique: Dosage de l’hémoglobine • Le Sodium Lauryl Sulfate (SLS), un réactif sans cyanure lyse les globules rouges et les globules blancs de l'échantillon. • Les groupes hydrophiles SLS peuvent désormais se lier à l’hème (contenant un atome de fer) et former un complexe coloré stable (SLS-HGB) • Une LED émet une lumière monochromatique, qui est absorbée par les complexes SLS-HGB du mélange. • L'absorbance est mesurée par un capteur photosensible et est inversement proportionnelle à la concentration en hémoglobine de l'échantillon. • Les méthodes photométriques d'absorption sont généralement influencées par la turbidité de l'échantillon (lipémie ou leucocytose). La méthode SLS-HGB permet de minimiser ces interférences grâce à une dilution au 1/747e.
  • 29. Hémogramme Numération leucocytaire – suspension où les érythrocytes ont été lysés – dilution au 1/250 – seuil de mesure 30 fL ( population décomptée à partir de 35fL)
  • 30. Hémogramme Numération de WBC:  cytolyse différentielle des cellules nucléées autres que les polynucléaires basophiles.  Comptage des PNB par diffraction optique
  • 31. Hémogramme Numération leucocytaire : Lyse différentielle ou Cytolyse des leucocytes La membrane devient semi- perméable Le cytoplasme est libéré La membrane se rétracte autour du noyau et des granulations Le volume final dépend de la taille du noyau, de sa lobularité et des granulations.
  • 32. Hémogramme • La mesure de l’impédance sur cytolyse permet d’obtenir une formule «3 populations»
  • 33. Hémogramme Analyse cytométrique tridimensionnelle: Détermination de la formule complète Principe de la mesure optique Les cellules sont analysées les unes à la suite des autres grâce à un «gainage fluidique» (cytométrie de flux) La cellule de mesure du cytomètre de flux comprend un banc optique devant lequel passent les cellules.  La lumière diffractée est analysée pour donner des informations sur la taille et la densité intracellulaire
  • 36. Hémogramme Combinaison cytochimique Recherche de l’activité myéloperoxydasique in situ (MPO) •les lymphocytes sans peroxydase ne sont pas colorés (-) •les monocytes sont faiblement colorés (+) •les granulocytes neutrophiles sont fortement colorés (+++)
  • 37. Hémogramme Diffraction lumineuse + Fluorescences -ADN: noyau à l'iodure de propidium -ARN : réticulocytes /plaquettes réticulées
  • 38. Hémogramme Formule leucocytaire:  Lyse des globules rouges et des plaquettes.  les membranes des globules blancs sont rendues perméables au fluorochrome. Fixation du fluorochrome sur l’ARN et l’ADN cellulaires.  Comptage par diffraction à petit angle, grand angle et intensité de fluorescence (3D).
  • 41. Vitesse de sédimentation (VS) • Ce test mesure la sédimentation des hématies dans un échantillon de sang rendu incoagulable et laissé dans un tube vertical en verre (tube de Westergren). Son résultat et exprimé en millimètres après 1 h. • La VS est influencée par la concentration plasmatique des protéines impliquées dans l’inflammation et les immunoglobulines sériques. • C’est un test non spécifique de l’inflammation. Remarque: Même si cet examen reste très demandé, il tend à être remplacé par des examens plus fiables comme le dosage de la CRP qui a l’avantage de ne pas varier avec l’âge.
  • 42. Vitesse de sédimentation (VS) Indications: ⚫ Recherche d’une inflammation. ⚫ Devant une céphalée unilatérale : recherche d’urgence d’une maladie de Horton. ⚫ Examen prescrit quasi systématiquement par certains médecins en même temps que la NFS (pratique à éviter). Prélèvement: Prélèvement de 1,6 cc de sang dans un tube contenant 0,4 cc d’une solution de citrate à 3,8 % dans un tube de couleur noir, de préférence au laboratoire et de préférence à jeun. La mesure se fait en automate.
  • 43. vitesse de sédimentation Méthode de référence: La vitesse de sédimentation (VS) s'exprime en hauteur de cellules sédimentées : la mesure s'effectue au bout d'une heure et de deux heures. Elle s'effectue en millimètres de dépôt.
  • 44. vitesse de sédimentation Principe de fonctionnement • les pipettes Sediplast® préparées sont placées dans l’appareil, après un temps de lecture déterminé, l’appareil lit, affiche et mémorise les résultats • principe de fonctionnement fondé sur la propriété des globules rouges à bloquer les rayons infrarouges. Chaque canal de l’appareil est équipé d’une diode émettrice de rayons d’infrarouges et d’un capteur. • Dans l’appareil, la pipette est placée entre l’émetteur et le capteur : la section contenant des globules rouges bloque les rayons infrarouges, le plasma les laisse passer. En fin de test, l’appareil recherche le niveau auquel les rayons infrarouges ne sont plus détectés, il indique la vitesse de sédimentation.
  • 45. vitesse de sédimentation la photométrie capillaire quantitative • Permet en seulement 20 secondes d'analyse, d'obtenir le résultat exprimé en mm/heure, selon les directives et la méthode de référence. • La photométrie capillaire quantitative étudie le comportement dynamique des globules rouges (RBC) • Le sang sample s'écoule dans un capillaire transparent à l'intérieur de l'instrument et la réactivité des globules rouges est analysée lorsque ce flux est brusquement interrompu • la présence ou l'absence des protéines de la phase aiguë déclenche ou non le processus d'agrégation par empilement des globules rouges. Selon un schéma typiquement sigmoïdal, la distance parcourue par la colonne de sang dans le bâton est lu, et référencé en mm/heure • Ici, la première étape de la courbe sigmoïde décrite, est fortement corrélée avec les résultats finaux de la méthode classique de Westergreen.
  • 47. Hémostase (Définition) l'ensemble des mécanismes permettant de stopper un saignement lorsqu'un vaisseau sanguin est lésé.
  • 48. Processus hémostatique Hémostase primaire :(agrégation plaquettaire)  réflexe de vasoconstriction brève  Activation PQ  Adhésion PQ sur l’endothélium par le collagène  Agrégation PQ par le fibrinogène  Formation d’un caillot sanguin Hémostase secondaire ( coagulation)  Transformation, à l’aide de la thrombine, du fibrinogène (soluble) en fibrine (insoluble) Hémostase tertiaire (Fibrinolyse)  Sécrétion, par les cellules endothéliales, des substances qui vont dégrader le caillot de fibrine (PDF/ D-Dimères)
  • 50.
  • 51. Prélèvement sanguin pour test d’hémostase Il est indispensable de respecter les précautions suivantes : • Patient de préférence à jeun; • Pas de prélèvement sur cathéter. • Recueillir le sang sur citrate à la concentration d’ un volume de citrate pour neuf volumes de sang (tout autre anticoagulant est proscrit). • Respecter strictement le volume de sang à prélever tel qu’il est indiqué sur le tube fourni par le laboratoire; • Ne pas laisser le garrot en place plus de 1 min. • Homogénéiser le sang et l’anticoagulant par retournements successifs; • Envoyer au laboratoire immédiatement.
  • 52. Taux de prothrombine (TP) Le taux de prothrombine ou le temps de Quick explore la voie extrinsèque (exogène) de la coagulation : il dépend des facteurs II, V, VII, et X. Indications ◾Suivi et réglage des traitements par anticoagulants oraux. ◾Bilan systématique d’admission ou préopératoire. ◾Diagnostic d’un syndrome hémorragique. ◾Recherche d’une insuffisance hépatocellulaire. ◾Recherche d’une coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) Le taux de prothrombine (TP) est normalement supérieur à 70% 9 1
  • 54. INR • Pour la surveillance d’un traitement anticoagulant par les antivitamine K les résultats du TP sont exprimés en INR (International Normalized Ratio), qui pallie les inconvénients de l’absence de standardisation des réactifs et limite les différences observées entre deux laboratoires. L’INR est un rapport entre deux temps de coagulation (celui du plasma à tester et celui d’un plasma témoin) élevé à la puissance ISI (indice de sensibilité international, spécifique de la thromboplastine utilisée). • L’INR normal est compris entre 1 et 1,30
  • 55. Temps decéphaline avec activateur (TCA) ou temps decéphaline-kaolin (TCK) 5 5 Ce test explore les facteurs plasmatiques de la voie intrinsèque (endogène) de la coagulation. Indications: • Diagnostic d’un syndrome hémorragique. • Bilan systématique à l’admission ou préopératoire. • Recherche d’une insuffisance hépatocellulaire, d’une coagulation intravasculaire disséminée (CIVD). • Suivi des traitements par héparine non fractionnée. • Recherche d’un anticoagulant circulant de type lupique. Le résultat est exprimé en seconds il est souvent exprimé par comparaison du temps du malade à celui d’un plasma témoin normal. Rapport temps du malade/temps du témoin : 0,8 à 1,2
  • 56. Fibrinogène ⚫Protéine qui intervient dans la coagulation ⚫Indications: ◾Affections bactériennes ◾Syndromes néphrotiques ◾Rhumatisme inflammatoire ◾CIVD ◾Au cours de chimiothérapie en onco-hématologie ◾Valeur normale: 2 à 4 g/L
  • 57. D-dimères ⚫Les D-dimères sont issus de la dégradation de la fibrine (protéine finale de la coagulation sanguine) lors du processus de fibrinolyse. ⚫Le dosage sanguin des D-dimères aide au diagnostic de: ◾ Une thrombose veineuse profonde (phlébite) ◾Une embolie pulmonaire ◾Accident vasculaire cérébral ⚫Le taux des D-dimères normal est inférieur à 500 μg/l. ⚫Ce taux peut être augmenté, chez les personnes âgées, la femme enceinte, devant une maladie inflammatoire, une hémorragie, une maladie du foie…
  • 58. Hémostase • les laboratoires d'hémostase utilisent des appareils de coagulation ou « coagulomètres » semi-automatiques ou automatiques. • Ces appareils utilisent des méthodes de détection électroniques (électromagnétique et/ou photo-optiques) du caillot généré.
  • 59. Hémostase • Les mesures chronométriques ou tests coagulométriques sont basés sur la mesure du temps nécessaire à la coagulation d'un échantillon plasmatique en présence d'un activateur de coagulation. • Ces méthodes sont très largement utilisées en hémostase de routine. Elles sont à la base de tous les tests de coagulation destinés à l'exploration de l'une des deux voies de la coagulation (temps de Quick, temps de céphaline plus activateur) ou d'un facteur donné (détermination de l'activité coagulométrique d'un facteur de coagulation).
  • 61. Groupage sanguin • Le groupage sanguin est la détermination d’un groupe sanguin consiste à mettre en évidence, à la surface des globules rouges, la présence ou l’absence des antigènes A et B et la présence ou l’absence de l’antigène Rhésus standard (D). • Les hématies comportent plusieurs antigènes de membrane, génétiquement déterminés, et définissant les groupes sanguins. • On connaît plusieurs systèmes antigéniques caractérisant autant de groupes, présents simultanément chez le mêmeindividu. Les plus importants pour la transfusion sont les systèmes ABO et Rhésus.
  • 62. • Le système A, B, O est défini par la présence à la surface des érythrocytes soit d’un antigène A (groupe A), soit d’un antigène B (groupe B), soit des deux (groupe AB), soit d’aucun d’entre eux (groupe O), ce qui permet de classer tout sang humain dans un des quatre groupes A, B, AB, O. • Le sérum d’un sujet contient l’anticorps (anti-A ou anti- B) correspondant à l’antigène absent de ses érythrocytes, lorsque l’hématie porte les deux antigènes, le sérum ne contient aucun iso-anticorps. Il contient les deux anticorps anti-A et anti B si l’hématie ne contient aucun des deux antigènes. Groupagesanguin (Système ABO)
  • 64. ⚫Les anticorps du système ABO sont des anticorps naturels (apparaissant dès les premiers mois de la vie) réguliers (présents chez tous les sujets) de classe IgM. ⚫Pour déterminer le groupe sanguin par le système ABO, il est obligatoire que les deux épreuves soient réalisées sur deux prélèvements différents par deux techniciens différents. Groupage sanguin
  • 65. Système Rh Le système Rhésus est un système complexe à plusieurs antigènes. Sur les hématies des sujets dits Rhésus+ se trouve un antigène D ou Rh qui est absent chez les sujets Rh-. Par convention, on note « d » l’absence d’antigène D. Sur les hématies se trouvent également :  un antigène grand C ou Rh2, ou un antigène petit c ou Rh4 ;  un antigène grand E ou Rh3 ou un antigène petit e ou Rh5. Pour les besoins de la clinique il suffit généralement de distinguer les sujets Rh+ et Rh–. Il est toutefois préférable de déterminer le phénotype Rhésus complet. Groupage sanguin
  • 67. Autres systèmes D’autres systèmes peuvent être recherchés, d’intérêt variable : ⚫Système Lewis, système Kell, système Duffy, etc. Prélèvement Sang veineux ou artériel (3 cc) sur tube avec citrate ou EDTA en se gardant de toute hémolyse qui gênerait l’interprétation. Groupage sanguin
  • 68. Importance: L'importance de connaitre son groupe sanguin vient du fait qu'en cas de nécessité de transfusion, le sang reçu doit être compatible avec le sien. Il ne faut pas que soient mis en contact des anticorps et antigènes du même type au risque d'engendrer une coagulation du sang qui peut être mortel. ⚫ Les personnes du groupe O- sont des "donneurs universels", car tous les autres groupes peuvent recevoir leur sang puisqu'il ne contient aucun antigène mais ne reçoivent du sang que des personnes du même groupe. ⚫ Les personnes du groupe AB+ sont "receveurs universels" et ne peuvent donner du sang qu'au groupe AB+. Groupage sanguin
  • 69. Cross match Le cross match est une étude de compatibilité réalisée systématiquement pour prévenir le phénomène de rejet. En pratique, il s'agit de prélever le sérum du receveur et de le mélangé avec le sang du donneur à fin de vérifier la compatibilité in-vitro. À défaut on utilisé le sang total du malade en receveur avec le sang du donneur pour la même finalité. Prélèvement Sang veineux (3 cc) sur tube avec anticoagulant de préférence citrate ou EDTA en se gardant de toute hémolyse qui gênerait l’interprétation.
  • 70. Test de Coombs ⚫Test de Coombs ou test à antiglobuline: est un examen de laboratoire qui permet de détecter des anticorps dirigés contre les globules rouges du patient. ⚫ On distingue le test de Coombs direct et le test de Coombs indirect. 6 4
  • 71. Le test de Coombs direct (TDC): recherche la présence des anticorps à la surface des hématies. Ce test de Coombs direct est indique surtout dans:  Anémie hémolytique auto-immune.  Anémie hémolytique chez les nouveau-né (l’action des anticorps de la mère sur les hématie du nouveau-né)  Accidents transfusionnels NB: La prise de certains médicaments est aussi susceptible d'induire la formation d'auto-anticorps et donc un test de Coombs positif. Test de Coombs
  • 72. Le test de Coombs indirect (TCI) permet de mettre en évidence ces mêmes anticorps, non plus fixés sur les globules rouges, mais présents dans le sérum. Ce test de Coombs indirect est indique surtout dans: La recherche des anticorps anti-D chez une femme de rhésus négatif. Prélèvement Sang veineux (3 cc) sur tube avec citrate ou EDTA en se gardant de toute hémolyse qui gênerait l’interprétation. 6 6 Test de Coombs
  • 73.
  • 74. Recherche d’anticorps irréguliers (RAI) Cet examen est d’ordinaire appelé « Recherche d’agglutinines irrégulières » mais il est plus correct de l’appeler « recherche d’anticorps irréguliers » car les anticorps recherchés sont des hémolysines de classe IgG et non pas des agglutinines de classe IgM.  Ce sont des anticorps dirigés contre des antigènes de groupe sanguin autre que ceux du système ABO.  Ils sont dits irréguliers car, in vitro, ils n’agglutinent pas directement les globules rouges porteurs de l’antigène. Pour les mettre en évidence, il faut traiter les hématies par des enzymes (papaïne, trypsine) ou les placer en milieu albumineux.
  • 75. ⚫La RAI est systématiquement réalisée : chez toute personne susceptible d'être transfusée. après toute transfusion (dans le cadre du suivi d'hémovigilance) chez toutes les femmes enceintes Cet examen vise à prévenir les accidents transfusionnels ou fœto- maternels. Prélèvement Sang veineux (3 cc) sur tube avec citrate ou EDTA en se gardant de toute hémolyse qui gênerait l’interprétation. Recherche d’anticorps irréguliers (RAI)
  • 76. Principe: groupage sur carte gel Pour faire simultanément un groupage globulaire et un groupage sérique en se servant d’une seule carte de gel. La procédure en gel se fonde sur le principe de l’hémagglutination dans lequel les antigènes des globules rouges réagissent aux anticorps correspondants qui ont été intégrés au gel. Chaque tube est prérempli de gel et de son anticorps correspondant. Quand les globules rouges passent à travers le gel, une réaction antigène-anticorps se produit et provoque une agglutination. L’agglutination indique la présence d’une réaction antigène/anticorps alors que l’absence d’agglutination indique l’absence de réaction antigène/anticorps.Pour assurer la validité des résultats, le microtube témoin doit être négatif.
  • 77.
  • 78. BETH VINCENT + SIMONIN
  • 79. DiaClon ABO / D + Reverse Grouping
  • 80.
  • 81. DiaClon ABO / Rh pour les patients
  • 84. RAI

Notes de l'éditeur

  1. Le passage de chaque cellule déclenche une impulsion (petite cellule – faible impulsion, grande cellule – forte impulsion).
  2. Des interférences indésirables surviennent en présence de résultats très pathologiques tels que des érythrocytes extrêmement petits ou des thrombocytes extrêmement volumineux respectivement des agrégations plaquettaires. En règle générale, les appareils identifient de telles interférences et affichent les résultats de mesure accompagnés d’un message d’alerte correspondant.