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Métamorphose par le sentiment (Anaïs Chausson)
Une jeune fille prénommée Anna, âgée de 15 ans, doit se séparer de sa famille pour aller dans
une famille qu’elle ne connaît pas du tout. Cette jeune fille est très timide et réservée. Très
angoissée lorsque des nouveautés se présentent à elle. Comme une rentrée scolaire, le passage
d’un examen, rencontrer de nouvelles personnes.
Mais le jour tant redouté finit par arriver pour cette jeune fille. Cette rentrée des classes, ce
n’était pas une rentrée des classes comme les autres. Il y avait toujours l’angoisse, la timidité,
mais ce jour-là, les choses étaient différentes. Anna était dans sa classe, tout le monde se
présentait chacun à son tour ? Lorsque vient le tour d’Anna, le stress monte et elle s’aperçoit
que sa main devient invisible, puis son bras. Prise de panique, elle quitte la classe pour aller
aux WC. Là, elle s’aperçoit que tout son corps devient invisible…
Les prochains jours, remplis d’angoisse, vont être compliqués à gérer…
Métamorphose par le sentiment (Loïc Maho)
En ce moment, à chaque fois qu’un évènement familial ou professionnel me tombe dessus,
j’ai le visage qui rougit. Non pas parce que j’aurais consommé de l’acool, mais c’est uine
défense, un feu rouge, un Hulk rouge.
Le problème, c’est que cette métamorphose s’apparente à de l’alcoolisme et les gens qui me
côtoient ne se posent jamais les bonnes questions.
Seuls les gens qui me connaissent réellement savent que cette métamorphose indique du
stress, de l’anxiété ou une colère rentrée depuis ma venue sur terre.
Autre métamorphose : j’ai pour habitude, en cas de conflit avec une personne, collègue ou
famille, de garder en moi la rancune et de ne pas pouvoir, sur le moment, défendre mes
convictions. Donc je deviens silencieux et ressasse ces conflits en permanence, ce qui serre
mon cœur actuellement par rapport au foyer, le devenir de mes parents, ma place à l’ESAT,
ma place dans la société.
Métamorphose par le sentiment (Olivier Vasnier)
Thomas est en train de regarder la télé. Quelqu’un se met devant et ne bouge plus. Thomas ne
voit plus rien et ça l’énerve. Ses cheveux rebiquent, tellement ça l’énerve, et des champignons
de toutes les couleurs poussent sur sa tête.
Pour ne pas que les autres voient les champignons, il va dans la cuisine, il les coupe et fait une
salade avec.
METAMORPHOSE JOUR - NUIT (Solange Hervé)
Le jour.
Ce matin il fait beau, viens avec moi dans le jardin, viens avec moi, aide-moi à travailler, nous
bêcherons ensemble, nous planterons des légumes et nous nous reposerons ensemble à
l’ombre du noisetier.
La nuit.
Qui es-tu, toi ? Qu’est-ce que tu fais dans mon jardin ? Viens là, salaud ! Que je t’attrape !
Que je prenne ta sale tête d’idiot ! Que je la secoue bien et que je l’écrase et l’enfonce sous
terre. Jusqu’à ce que je ne te vois plus. Plus jamais !
Le matin.
Mais qui ai-je voulu tuer cette nuit ? C’est bizarre. J’avais une telle force dans les mains. Et
tant de colère.
Pourquoi ?
METAMORPHOSE JOUR - NUIT (Sabra Binous)
Je passe ma journée à corriger, contrôler, ranger des documents empilés sur le bureau par ma
chef. Mon travail est apprécié et, aussi ennuyeux soit-il, cela me suffit. Ma chef est satisfaite,
tout est en ordre.
La nuit, je me dirige vers la chambre à coucher, ouvre le placard et revêts une combinaison.
Ah ! Ma paire de ciseaux, ne pas l’oublier !!! Je deviens méconnaissable, je ne m’appartiens
plus. Je sors dans la rue très vite, coupant tout ce qui dépasse : une branche, hop, coupée, tant
pis, fallait pas qu’elle dépasse !!! Ah, chouette, un passant avec son chien. Je vais me le faire.
Il me croise, effrayé, les yeux rivés sur mes ciseaux. Trop tard, pas le temps de faire demi-
tour ! Je coupe tout ce qui dépasse… Je coupe la laisse, je coupe en deux le chien. Et hop,
j’attrape sa main. CRAC ! Et il s’en faut de peu pour que je coupe le bras, mais il s’enfuit,
puis s’écroule en hurlant. Ses cris sont-ils pour le chien ou la main perdue ?
J’ouvre le placard dans ma chambre à coucher. Il est bizarre, mon pyjama… C’est une
combinaison. Il a dû faire froid cette nuit.
J’ai souvenir d’un accident qui a eu lieu cette nuit, mais je n’arrive pas à m’en rappeler la
nature. J’ »écoute la radio : « on a retrouvé une moitié de chien abandonnée sur le trottoir et
une main ensanglantée. Une main d’homme. »
Je me dis : « on vit dans un monde de plus en plus fou.
METAMORPHOSE JOUR - NUIT (Loïc Maho)
Un scientifique, Bruce Banner, qui faisait des recherches et expériences sur le rayon Gamma,
fut accidentellement la victime de son rêve.
Il se réveille fans son labo dévasté et prends à peine la mesure de son état apparent que
débarque l’armée commandée par le général Ross.
A force que les soldats le bousculent, il se remémore sa folle soirée et l’excitation, mêlée aux
brutalités, commence à le métamorphoser en monstre vert.
Pour se calmer et gérer son monstre intérieur, Bruce Banner doit se relaxer et éviter des
paniques brutales subites.
Il doit aussi chercher des lieux inoccupés et ne pas accorder sa confiance à l’aveuglette, ce qui
l’isole humainement et socialement.
Jusqu’au jour où une agence gouvernementale, le SHIELD, lui propose de financer ses
recherches. En contrepartie, le scientifique devra intégrer une équipe de super-héros et contrer
des menaces monstrueuses et alienesques.
En conclusion, on a tous du Docteur Jekyll et Lister Hyde en nous, mais on peut toujours
arriver à équilibrer le bien et le mal.
La vie dans la rue (Francis Langlais)
J’ai vécu pendant un an dans la gare de Mantes-la-Jolie. J’ai rencontré des gens. Aucune
personne ne m’a aidé, sauf le personnel de la SNCF. Ils m’ont offert à manger, des cafés,
m’ont permis de me laver dans les toilettes. Je renseignais les clients. Ma propre famille ne
m’a pas aidé. Je me suis aidé tout seul. Ma fierté a été de me démerder tout seul.
Je travaillais au black. Par contre, on est des humains, on n’est pas à l’abri des ennuis. On
n’est pas Superman. La vie ne m’a pas fait de cadeaux. J’ai travaillé pendant plus de trente
ans. J’ai touché à tous les corps de métier, sauf à la peinture. Alors la fin de l’histoire : respect
en soi-même. Je me suis démerdé tout seul. J’ai fait toutes les démarches pour les papiers.
Maintenant, je suis à Saint-Yves.
METAMORPHOSE JOUR - NUIT (Coralie Lavergne)
Je travaille comme caissière à Monoprix.
Mes clients, je les appelle comme ça même si ce n’est pas le cas, m’adorent.
Je souris toujours, je connais tous les produits par cœur, je m’informe des nouveautés...
Mes patrons louent mes services et mes qualités : rapidité, discrétion, bonne humeur. J’aide
mes collègues, je ne m’énerve jamais. J’ai souvent des pourboires que je partage et j’adore
mon métier, je suis fière, par un sourire, de sonner du baume au cœur des gens. Je peux
économiser pour payer les études de ma fille.
Elle veut être vétérinaire. Quoiqu’elle fasse, je souhaite qu’elle se trouve bien dans ses
baskets. Normal, c’est ma fille. Je m’occupe d’elle, je lui prépare de bons petits plats et je lui
raconte toujours une histoire avant qu’elle s’endorme.
Ensuite, je me prépare pour la disco. Je m’habille très sexy, j’enfile une perruque blonde
platine et me maquille soigneusement. J’ai envie d’être garce, de draguer, d’illusionner les
hommes sur mes sentiments… C’est tellement facile, ces pauvres hères, de les berner. Je me
donne un rôle : tantôt, je suis une veuve éplorée ; un autre jour, je viens de me faire licencier
ou mon mec m’a foutue à la porte.
Ça marche toujours. En chaque homme, ou presque, sommeille un sauveur, un chevalier
prompt à défendre la pauvre petite chose que je suis. Ils gobent tout mon baratin. Je suis si
charmante, si vulnérable, si innocente… Comment peut-on me maltraiter ?
Je jouis intérieurement de ce qui les attend. Je tisse une invisible toile d’araignée pour les
piéger et ces pauvres poires ne devinent absolument rien. Ils n’ont pas d’instinct. Aveugles, ils
sont.
Invariablement, je verse un somnifère mortel dans leur cocktail. Ce poison les endort. Ils
s’affalent sur une banquette du dancing. Ils paraissent dormir. Dix minutes plus tard, ils sont
morts. Le cœur s’est arrêté de battre, ni vu ni connu. Et moi, bien sûr, je me suis éclipsée
discrètement. Non sans avoir vidé leur portefeuille. Je suis vénale. Je séduis des hommes
riches, je les tue et je vole leur argent. Les hommes doivent payer, c’est normal. Telle est ma
philosophie de vie.
Je rentre tranquillement chez moi. Ma fille dort paisiblement, tout va bien.
Je retrouve, l’après-midi, une liasse de billets dans une pochette de mon sac… Bizarre, je
ne me souviens pas que les clients m’aient laissé autant de pourboires. Il y a eu beaucoup de
monde aujourd’hui, j’étais très occupée et je n’ai pas dû faire attention.
Je suis contente.
Une belle journée.
Métamorphose par le sentiment (Coralie Lavergne)
1 - J’ai toujours peur, en fait.
Peur de tout, des chats de la voisine, d’un bruit de feuillage, de la tondeuse au loin, d’une
goutte d’eau, d’un regard pas sympa croisé dans la rue.
Bref, j’ai peur et je fais toujours comme si tout allait bien, comme si j’assurais ; j’ai trop
confiance en moi, en fait, c’est le visage que je montre à l’extérieur.
Le souci, c’est que cela ne fonctionne pas vraiment. Pas du tout, même. Ma peur
s’accompagne d’une transformation physique : mon ventre gonfle et je me retroyuve enceinte
d’un seul coup, prête à accoucher.
C’est quand même ennuyeux.
L’autre jour, mon chef m’a fait peur quand il m’a dit que mon contrat ne serait pas renouvelé
si je continuais à arriver en retard. Résultat : je me suis précipitée dans mon bureau tout en
gonflant comme une baudruche. Heureusement, comme je suis habituée maintenant, je
m’habille en XXXXX…XXL. Mes collègues croient que je grossis. Ils doivent penser que je
suis dépressive. Boulimique, même. Un coup, ils me voient mince et la fois d’après, énorme.
Croyez-moi, c’est l’enfer. Je n’arrive pas à dompter ma peur. Impossible de me raisonner. J’ai
mis en échec tous les psys. Certains se sont réellement mis en colère après moi… J’ai été
terrorisée et je me suis sauvée.
Donc, pour ne pas montrer aux autres que j’ai peur, soit je joue la femme enceinte auprès des
personnes qui ne me connaissent pas, soit à la fille qui a des problèmes de poids auprès de
ceux et celles qui me côtoient.
2 – Je suis super jalouse.
J’envie tout le monde. Ma copine qui a des yeux bleu, celle qui est mannequin, celui qui passe
à la TV… Je suis malade de jalousie et ma tête devient énorme jusqu’à ne plus pouvoir passer
la porte.
Hier, à Carrefour, j’étais raide de jalousie en voyant les baskets fluorescentes d’un petit
garçon. Je voulais les mêmes mais comme elles coûtaient trop chère je ne pouvais pas me les
offrir et j’étais folle de jalousie. Vous imaginez… Ma tête a brusquement pris une ampleur
démesurée, elle a gonflé comme une montgolfière, mes yeux lançaient des éclairs… Tout le
monde a hurlé en voyant ma tête, j’étais gênée. Carrefour s’est transformé en fourmilière
géante, des centaines et des centaines de clients se sont échappées par les portes et les issues
de secours.
Je me suis retrouvée toute seule, comme en plein désert.
Ma tête a désenflé, j’ai retrouvé mon aspect normal… J’ai eu une idée formidable : au loin, je
voyais clignoter une belle paire de baskets rouge. Je me suis dirigée vers elle.
Maintenant, je pouvais me les offrir.
Métamorphose par le sentiment (Olivier Vasnier)
Thomas est en train de regarder la télé. Quelqu’un se met devant et ne bouge plus. Thomas ne
voit plus rien et ça l’énerve. Ses cheveux rebiquent, tellement ça l’énerve, et des champignons
de toutes les couleurs poussent sur sa tête.
Pour ne pas que les autres voient les champignons, il va dans la cuisine, il les coupe et fait une
salade avec.
Le Techn’homme (Jacqueline)
Comme le temps passe ! Jamais je n’aurais pu imaginer, il y a cinquante ans, pouvoir me
passer de mon ordinateur ! Et oui, c’est beau le progrès ! Maintenant, je n’ai plus à
m’encombrer de cet engin volumineux qui prenait toute la place sur mon bureau ! Je n’ai plus
qu’à connecter les fusibles intégrés à mon cerveau, disque dur d’une capacité de 12000 gigas
dans lequel je conserve l’histoire de ma vie ! Il y en a des fichiers ! Famille, boulot, loisirs,
j’en passe et des meilleures ! D’un clignement d’œil, je peux faire des copies, des collés,
supprimer telle ou telle chose dans la corbeille histoire de m’alléger l’esprit (et le poids de ma
tête, qui a tendance à s’affaisser sous celui des gigas !)
En revanche, j’ai dû devenir plus vigilante qu’auparavant aux virus. C’est dangereux, les
virus ! Imaginez ce qui se passerait si j’en attrapais un ! Petit à petit, il risquerait d’effacer
tous mes souvenirs, les mauvais, mais surtout les bons, plus rien ne resterait de mon histoire,
de ma vie professionnelle, je n’aurais plus qu’à me rendre chez l’informaticien du coin pour
une remise à jour du système !
Quand j’y pense, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose : un nettoyage du disque dur et ça
repart !
Techn’homme/ femme en 2050 (Coralie)
Grâce à mon nouvel utérus interchangeable, je peux concevoir ce dont j’ai besoin, aussi bien
en êtres humains qu’en animaux, et rapidement.
Dans ma ferme, malheureusement, il arrive souvent que des bêtes meurent.
Je peux donc programmer mon utérus en utérus de vache, poule, truie, jument... et mettre au
monde un agneau, des poussins, des petits veaux et cochons.
En deux jours, c’est possible. Je remplace chaque animal.
Comme nous sommes trop nombreux sur terre, je ne peux malheureusement plus les enterrer
depuis dix ans dans des cimetières.
Je dois les envoyer dans un cercueil de verre à travers l’espace.
Chaque cercueil prend la forme de chaque animal perdu, chaque cercueil personnalise celui
qui vient de mourir, devient mini- cercueil, rétrécit et demeure en permanence connecté à mon
cerveau.
C’est beau le progrès quand même.
Toutes mes bêtes restent vivantes en moi, je ne peux pas les oublier.
Même si la loi m’oblige à les enterrer dans l’espace.
Une ferme, c’est du travail!
Surveiller en permanence la santé des fruits et des légumes, croyez- moi, ce n’est pas une
mince affaire!
J’ai dû investir, bien sûr. Mon œil droit a été greffé. Il contient une caméra qui voit jusqu’à
200km. Je peux ainsi agir dès qu’une invasion de sauterelles se profile.
J’envoie des mini- hélicoptères qui les capturent immédiatement pour les emmener du côté de
mars, je crois, en résidence.
J’aime les animaux mais il ne faut pas exagérer et abuser : les sauterelles restent nuisibles, je
les préfère assignées à résidence.
La terre est précieuse, nous ne pouvons plus nous permettre d’accueillir chaque être vivant.
Des associations œuvrent pour les sauterelles, les moustiques.
Quotidiennement, elles reçoivent des visites sur mars.
Régulièrement, j’ai des rappels à l’ordre de personnes engagées pour la protection des
insectes, en tout cas ceux- là, par des projections géantes, au-dessus de mes champs, dès que
je fais une demande pour les exiler sur mars.
Je trouve cela relativement injuste. J’agis pour les coccinelles, j’ai créé une résidence pour les
accueillir, engagé le meilleur vétérinaire du pays qui les soigne au laser dès qu’une maladie
apparaît...mais personne n’en parle.
Le journal mondial lunaire n’évoque jamais mon engagement pour les coccinelles.
Comme d’habitude, les présentateurs préfèrent s’étendre sur les mauvaises nouvelles : le
licenciement des cyber-bras, une jupitérienne qui a brisé son avion parce qu’elle a décollé trop
vite ; une aile est venue s’encastrer dans l’immeuble de diamant du président d’Afrique du
Sud.
Bref, heureusement que ma pompe intégratrice de sérotonine (hormone de la bonne humeur)
s’active automatiquement dans mon cerveau à chaque fois que je suis contrariée, sinon la vie,
qui est déjà difficile, serait vraiment terrible!».
LA CINQUIEME SAISON (Mustapha)
Un matin, je me lève au mois de juillet, il fait cinq degré, le vent souffle, les feuilles tombent
ainsi que la neige. Je ne sais plus quelle est cette saison. Normalement, c’est l’été. Mais ça
ressemble à un mélange d’hiver et d’automne. Voyant toute cette neige, j’en profite pour faire
un bonhomme de neige mais une heure après, surprise, le ciel est bleu, avec un soleil énorme
et des températures à 35°, plus de neige, elle a fondu, et mon bonhomme de neige a disparu.
Du coup, j’ai pris mes affaires et je suis parti à la plage pour me baigner, mais au bout d’1h
dans l’eau le temps change : du vent, des orages, une tempête se prépare, des vagues énormes
qui font trois fois ma taille. Je vois mes affaires disparaître. Je n’en peux plus de cette journée,
je suis en slip, je rentre me coucher.
LA CINQUIEME SAISON (Anaïs Chausson)
Après la saison d’hiver, une chose très étrange se passa. Après une nuit passée chez ma
Mamie, je me réveillai, pensant passer une journée pluvieuse avec des températures si basses
que je ne sentirais plus mes mains. Mais à ma grande surprise, les températures étaient bien
plus élevées que les jours précédents, avec un grand soleil, même pas besoin de gilet pour
sortir dehors. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, j’avais l’impression d’avoir dormi
pendant des mois. Mais lorsque je suis passée devant le jardin de Mamie, j’ai constaté que les
légumes avaient poussé. Ils étaient prêts à être cueillis alors que la veille il ne restait plus rien
dans le jardin. Quelques heures après, le ciel se couvrait pour laisser place aux nuages, à la
pluie, à la neige, auvent, je ne comprenais plus ce qui se passait ; le jardin était redevenu vide,
sans légumes. Je m’aperçus qu’une cinquième saison était née. Je la prénommais alors le
Phéau.

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  • 1. Métamorphose par le sentiment (Anaïs Chausson) Une jeune fille prénommée Anna, âgée de 15 ans, doit se séparer de sa famille pour aller dans une famille qu’elle ne connaît pas du tout. Cette jeune fille est très timide et réservée. Très angoissée lorsque des nouveautés se présentent à elle. Comme une rentrée scolaire, le passage d’un examen, rencontrer de nouvelles personnes. Mais le jour tant redouté finit par arriver pour cette jeune fille. Cette rentrée des classes, ce n’était pas une rentrée des classes comme les autres. Il y avait toujours l’angoisse, la timidité, mais ce jour-là, les choses étaient différentes. Anna était dans sa classe, tout le monde se présentait chacun à son tour ? Lorsque vient le tour d’Anna, le stress monte et elle s’aperçoit que sa main devient invisible, puis son bras. Prise de panique, elle quitte la classe pour aller aux WC. Là, elle s’aperçoit que tout son corps devient invisible… Les prochains jours, remplis d’angoisse, vont être compliqués à gérer…
  • 2. Métamorphose par le sentiment (Loïc Maho) En ce moment, à chaque fois qu’un évènement familial ou professionnel me tombe dessus, j’ai le visage qui rougit. Non pas parce que j’aurais consommé de l’acool, mais c’est uine défense, un feu rouge, un Hulk rouge. Le problème, c’est que cette métamorphose s’apparente à de l’alcoolisme et les gens qui me côtoient ne se posent jamais les bonnes questions. Seuls les gens qui me connaissent réellement savent que cette métamorphose indique du stress, de l’anxiété ou une colère rentrée depuis ma venue sur terre. Autre métamorphose : j’ai pour habitude, en cas de conflit avec une personne, collègue ou famille, de garder en moi la rancune et de ne pas pouvoir, sur le moment, défendre mes convictions. Donc je deviens silencieux et ressasse ces conflits en permanence, ce qui serre mon cœur actuellement par rapport au foyer, le devenir de mes parents, ma place à l’ESAT, ma place dans la société.
  • 3. Métamorphose par le sentiment (Olivier Vasnier) Thomas est en train de regarder la télé. Quelqu’un se met devant et ne bouge plus. Thomas ne voit plus rien et ça l’énerve. Ses cheveux rebiquent, tellement ça l’énerve, et des champignons de toutes les couleurs poussent sur sa tête. Pour ne pas que les autres voient les champignons, il va dans la cuisine, il les coupe et fait une salade avec.
  • 4. METAMORPHOSE JOUR - NUIT (Solange Hervé) Le jour. Ce matin il fait beau, viens avec moi dans le jardin, viens avec moi, aide-moi à travailler, nous bêcherons ensemble, nous planterons des légumes et nous nous reposerons ensemble à l’ombre du noisetier. La nuit. Qui es-tu, toi ? Qu’est-ce que tu fais dans mon jardin ? Viens là, salaud ! Que je t’attrape ! Que je prenne ta sale tête d’idiot ! Que je la secoue bien et que je l’écrase et l’enfonce sous terre. Jusqu’à ce que je ne te vois plus. Plus jamais ! Le matin. Mais qui ai-je voulu tuer cette nuit ? C’est bizarre. J’avais une telle force dans les mains. Et tant de colère. Pourquoi ?
  • 5. METAMORPHOSE JOUR - NUIT (Sabra Binous) Je passe ma journée à corriger, contrôler, ranger des documents empilés sur le bureau par ma chef. Mon travail est apprécié et, aussi ennuyeux soit-il, cela me suffit. Ma chef est satisfaite, tout est en ordre. La nuit, je me dirige vers la chambre à coucher, ouvre le placard et revêts une combinaison. Ah ! Ma paire de ciseaux, ne pas l’oublier !!! Je deviens méconnaissable, je ne m’appartiens plus. Je sors dans la rue très vite, coupant tout ce qui dépasse : une branche, hop, coupée, tant pis, fallait pas qu’elle dépasse !!! Ah, chouette, un passant avec son chien. Je vais me le faire. Il me croise, effrayé, les yeux rivés sur mes ciseaux. Trop tard, pas le temps de faire demi- tour ! Je coupe tout ce qui dépasse… Je coupe la laisse, je coupe en deux le chien. Et hop, j’attrape sa main. CRAC ! Et il s’en faut de peu pour que je coupe le bras, mais il s’enfuit, puis s’écroule en hurlant. Ses cris sont-ils pour le chien ou la main perdue ? J’ouvre le placard dans ma chambre à coucher. Il est bizarre, mon pyjama… C’est une combinaison. Il a dû faire froid cette nuit. J’ai souvenir d’un accident qui a eu lieu cette nuit, mais je n’arrive pas à m’en rappeler la nature. J’ »écoute la radio : « on a retrouvé une moitié de chien abandonnée sur le trottoir et une main ensanglantée. Une main d’homme. » Je me dis : « on vit dans un monde de plus en plus fou.
  • 6. METAMORPHOSE JOUR - NUIT (Loïc Maho) Un scientifique, Bruce Banner, qui faisait des recherches et expériences sur le rayon Gamma, fut accidentellement la victime de son rêve. Il se réveille fans son labo dévasté et prends à peine la mesure de son état apparent que débarque l’armée commandée par le général Ross. A force que les soldats le bousculent, il se remémore sa folle soirée et l’excitation, mêlée aux brutalités, commence à le métamorphoser en monstre vert. Pour se calmer et gérer son monstre intérieur, Bruce Banner doit se relaxer et éviter des paniques brutales subites. Il doit aussi chercher des lieux inoccupés et ne pas accorder sa confiance à l’aveuglette, ce qui l’isole humainement et socialement. Jusqu’au jour où une agence gouvernementale, le SHIELD, lui propose de financer ses recherches. En contrepartie, le scientifique devra intégrer une équipe de super-héros et contrer des menaces monstrueuses et alienesques. En conclusion, on a tous du Docteur Jekyll et Lister Hyde en nous, mais on peut toujours arriver à équilibrer le bien et le mal.
  • 7. La vie dans la rue (Francis Langlais) J’ai vécu pendant un an dans la gare de Mantes-la-Jolie. J’ai rencontré des gens. Aucune personne ne m’a aidé, sauf le personnel de la SNCF. Ils m’ont offert à manger, des cafés, m’ont permis de me laver dans les toilettes. Je renseignais les clients. Ma propre famille ne m’a pas aidé. Je me suis aidé tout seul. Ma fierté a été de me démerder tout seul. Je travaillais au black. Par contre, on est des humains, on n’est pas à l’abri des ennuis. On n’est pas Superman. La vie ne m’a pas fait de cadeaux. J’ai travaillé pendant plus de trente ans. J’ai touché à tous les corps de métier, sauf à la peinture. Alors la fin de l’histoire : respect en soi-même. Je me suis démerdé tout seul. J’ai fait toutes les démarches pour les papiers. Maintenant, je suis à Saint-Yves.
  • 8. METAMORPHOSE JOUR - NUIT (Coralie Lavergne) Je travaille comme caissière à Monoprix. Mes clients, je les appelle comme ça même si ce n’est pas le cas, m’adorent. Je souris toujours, je connais tous les produits par cœur, je m’informe des nouveautés... Mes patrons louent mes services et mes qualités : rapidité, discrétion, bonne humeur. J’aide mes collègues, je ne m’énerve jamais. J’ai souvent des pourboires que je partage et j’adore mon métier, je suis fière, par un sourire, de sonner du baume au cœur des gens. Je peux économiser pour payer les études de ma fille. Elle veut être vétérinaire. Quoiqu’elle fasse, je souhaite qu’elle se trouve bien dans ses baskets. Normal, c’est ma fille. Je m’occupe d’elle, je lui prépare de bons petits plats et je lui raconte toujours une histoire avant qu’elle s’endorme. Ensuite, je me prépare pour la disco. Je m’habille très sexy, j’enfile une perruque blonde platine et me maquille soigneusement. J’ai envie d’être garce, de draguer, d’illusionner les hommes sur mes sentiments… C’est tellement facile, ces pauvres hères, de les berner. Je me donne un rôle : tantôt, je suis une veuve éplorée ; un autre jour, je viens de me faire licencier ou mon mec m’a foutue à la porte. Ça marche toujours. En chaque homme, ou presque, sommeille un sauveur, un chevalier prompt à défendre la pauvre petite chose que je suis. Ils gobent tout mon baratin. Je suis si charmante, si vulnérable, si innocente… Comment peut-on me maltraiter ? Je jouis intérieurement de ce qui les attend. Je tisse une invisible toile d’araignée pour les piéger et ces pauvres poires ne devinent absolument rien. Ils n’ont pas d’instinct. Aveugles, ils sont. Invariablement, je verse un somnifère mortel dans leur cocktail. Ce poison les endort. Ils s’affalent sur une banquette du dancing. Ils paraissent dormir. Dix minutes plus tard, ils sont morts. Le cœur s’est arrêté de battre, ni vu ni connu. Et moi, bien sûr, je me suis éclipsée discrètement. Non sans avoir vidé leur portefeuille. Je suis vénale. Je séduis des hommes riches, je les tue et je vole leur argent. Les hommes doivent payer, c’est normal. Telle est ma philosophie de vie. Je rentre tranquillement chez moi. Ma fille dort paisiblement, tout va bien. Je retrouve, l’après-midi, une liasse de billets dans une pochette de mon sac… Bizarre, je ne me souviens pas que les clients m’aient laissé autant de pourboires. Il y a eu beaucoup de monde aujourd’hui, j’étais très occupée et je n’ai pas dû faire attention. Je suis contente. Une belle journée.
  • 9. Métamorphose par le sentiment (Coralie Lavergne) 1 - J’ai toujours peur, en fait. Peur de tout, des chats de la voisine, d’un bruit de feuillage, de la tondeuse au loin, d’une goutte d’eau, d’un regard pas sympa croisé dans la rue. Bref, j’ai peur et je fais toujours comme si tout allait bien, comme si j’assurais ; j’ai trop confiance en moi, en fait, c’est le visage que je montre à l’extérieur. Le souci, c’est que cela ne fonctionne pas vraiment. Pas du tout, même. Ma peur s’accompagne d’une transformation physique : mon ventre gonfle et je me retroyuve enceinte d’un seul coup, prête à accoucher. C’est quand même ennuyeux. L’autre jour, mon chef m’a fait peur quand il m’a dit que mon contrat ne serait pas renouvelé si je continuais à arriver en retard. Résultat : je me suis précipitée dans mon bureau tout en gonflant comme une baudruche. Heureusement, comme je suis habituée maintenant, je m’habille en XXXXX…XXL. Mes collègues croient que je grossis. Ils doivent penser que je suis dépressive. Boulimique, même. Un coup, ils me voient mince et la fois d’après, énorme. Croyez-moi, c’est l’enfer. Je n’arrive pas à dompter ma peur. Impossible de me raisonner. J’ai mis en échec tous les psys. Certains se sont réellement mis en colère après moi… J’ai été terrorisée et je me suis sauvée. Donc, pour ne pas montrer aux autres que j’ai peur, soit je joue la femme enceinte auprès des personnes qui ne me connaissent pas, soit à la fille qui a des problèmes de poids auprès de ceux et celles qui me côtoient. 2 – Je suis super jalouse. J’envie tout le monde. Ma copine qui a des yeux bleu, celle qui est mannequin, celui qui passe à la TV… Je suis malade de jalousie et ma tête devient énorme jusqu’à ne plus pouvoir passer la porte. Hier, à Carrefour, j’étais raide de jalousie en voyant les baskets fluorescentes d’un petit garçon. Je voulais les mêmes mais comme elles coûtaient trop chère je ne pouvais pas me les offrir et j’étais folle de jalousie. Vous imaginez… Ma tête a brusquement pris une ampleur démesurée, elle a gonflé comme une montgolfière, mes yeux lançaient des éclairs… Tout le monde a hurlé en voyant ma tête, j’étais gênée. Carrefour s’est transformé en fourmilière géante, des centaines et des centaines de clients se sont échappées par les portes et les issues de secours. Je me suis retrouvée toute seule, comme en plein désert. Ma tête a désenflé, j’ai retrouvé mon aspect normal… J’ai eu une idée formidable : au loin, je voyais clignoter une belle paire de baskets rouge. Je me suis dirigée vers elle. Maintenant, je pouvais me les offrir.
  • 10. Métamorphose par le sentiment (Olivier Vasnier) Thomas est en train de regarder la télé. Quelqu’un se met devant et ne bouge plus. Thomas ne voit plus rien et ça l’énerve. Ses cheveux rebiquent, tellement ça l’énerve, et des champignons de toutes les couleurs poussent sur sa tête. Pour ne pas que les autres voient les champignons, il va dans la cuisine, il les coupe et fait une salade avec.
  • 11. Le Techn’homme (Jacqueline) Comme le temps passe ! Jamais je n’aurais pu imaginer, il y a cinquante ans, pouvoir me passer de mon ordinateur ! Et oui, c’est beau le progrès ! Maintenant, je n’ai plus à m’encombrer de cet engin volumineux qui prenait toute la place sur mon bureau ! Je n’ai plus qu’à connecter les fusibles intégrés à mon cerveau, disque dur d’une capacité de 12000 gigas dans lequel je conserve l’histoire de ma vie ! Il y en a des fichiers ! Famille, boulot, loisirs, j’en passe et des meilleures ! D’un clignement d’œil, je peux faire des copies, des collés, supprimer telle ou telle chose dans la corbeille histoire de m’alléger l’esprit (et le poids de ma tête, qui a tendance à s’affaisser sous celui des gigas !) En revanche, j’ai dû devenir plus vigilante qu’auparavant aux virus. C’est dangereux, les virus ! Imaginez ce qui se passerait si j’en attrapais un ! Petit à petit, il risquerait d’effacer tous mes souvenirs, les mauvais, mais surtout les bons, plus rien ne resterait de mon histoire, de ma vie professionnelle, je n’aurais plus qu’à me rendre chez l’informaticien du coin pour une remise à jour du système ! Quand j’y pense, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose : un nettoyage du disque dur et ça repart !
  • 12. Techn’homme/ femme en 2050 (Coralie) Grâce à mon nouvel utérus interchangeable, je peux concevoir ce dont j’ai besoin, aussi bien en êtres humains qu’en animaux, et rapidement. Dans ma ferme, malheureusement, il arrive souvent que des bêtes meurent. Je peux donc programmer mon utérus en utérus de vache, poule, truie, jument... et mettre au monde un agneau, des poussins, des petits veaux et cochons. En deux jours, c’est possible. Je remplace chaque animal. Comme nous sommes trop nombreux sur terre, je ne peux malheureusement plus les enterrer depuis dix ans dans des cimetières. Je dois les envoyer dans un cercueil de verre à travers l’espace. Chaque cercueil prend la forme de chaque animal perdu, chaque cercueil personnalise celui qui vient de mourir, devient mini- cercueil, rétrécit et demeure en permanence connecté à mon cerveau. C’est beau le progrès quand même. Toutes mes bêtes restent vivantes en moi, je ne peux pas les oublier. Même si la loi m’oblige à les enterrer dans l’espace. Une ferme, c’est du travail! Surveiller en permanence la santé des fruits et des légumes, croyez- moi, ce n’est pas une mince affaire! J’ai dû investir, bien sûr. Mon œil droit a été greffé. Il contient une caméra qui voit jusqu’à 200km. Je peux ainsi agir dès qu’une invasion de sauterelles se profile. J’envoie des mini- hélicoptères qui les capturent immédiatement pour les emmener du côté de mars, je crois, en résidence. J’aime les animaux mais il ne faut pas exagérer et abuser : les sauterelles restent nuisibles, je les préfère assignées à résidence. La terre est précieuse, nous ne pouvons plus nous permettre d’accueillir chaque être vivant. Des associations œuvrent pour les sauterelles, les moustiques. Quotidiennement, elles reçoivent des visites sur mars. Régulièrement, j’ai des rappels à l’ordre de personnes engagées pour la protection des insectes, en tout cas ceux- là, par des projections géantes, au-dessus de mes champs, dès que je fais une demande pour les exiler sur mars. Je trouve cela relativement injuste. J’agis pour les coccinelles, j’ai créé une résidence pour les accueillir, engagé le meilleur vétérinaire du pays qui les soigne au laser dès qu’une maladie apparaît...mais personne n’en parle. Le journal mondial lunaire n’évoque jamais mon engagement pour les coccinelles. Comme d’habitude, les présentateurs préfèrent s’étendre sur les mauvaises nouvelles : le licenciement des cyber-bras, une jupitérienne qui a brisé son avion parce qu’elle a décollé trop vite ; une aile est venue s’encastrer dans l’immeuble de diamant du président d’Afrique du Sud. Bref, heureusement que ma pompe intégratrice de sérotonine (hormone de la bonne humeur) s’active automatiquement dans mon cerveau à chaque fois que je suis contrariée, sinon la vie, qui est déjà difficile, serait vraiment terrible!».
  • 13. LA CINQUIEME SAISON (Mustapha) Un matin, je me lève au mois de juillet, il fait cinq degré, le vent souffle, les feuilles tombent ainsi que la neige. Je ne sais plus quelle est cette saison. Normalement, c’est l’été. Mais ça ressemble à un mélange d’hiver et d’automne. Voyant toute cette neige, j’en profite pour faire un bonhomme de neige mais une heure après, surprise, le ciel est bleu, avec un soleil énorme et des températures à 35°, plus de neige, elle a fondu, et mon bonhomme de neige a disparu. Du coup, j’ai pris mes affaires et je suis parti à la plage pour me baigner, mais au bout d’1h dans l’eau le temps change : du vent, des orages, une tempête se prépare, des vagues énormes qui font trois fois ma taille. Je vois mes affaires disparaître. Je n’en peux plus de cette journée, je suis en slip, je rentre me coucher.
  • 14. LA CINQUIEME SAISON (Anaïs Chausson) Après la saison d’hiver, une chose très étrange se passa. Après une nuit passée chez ma Mamie, je me réveillai, pensant passer une journée pluvieuse avec des températures si basses que je ne sentirais plus mes mains. Mais à ma grande surprise, les températures étaient bien plus élevées que les jours précédents, avec un grand soleil, même pas besoin de gilet pour sortir dehors. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, j’avais l’impression d’avoir dormi pendant des mois. Mais lorsque je suis passée devant le jardin de Mamie, j’ai constaté que les légumes avaient poussé. Ils étaient prêts à être cueillis alors que la veille il ne restait plus rien dans le jardin. Quelques heures après, le ciel se couvrait pour laisser place aux nuages, à la pluie, à la neige, auvent, je ne comprenais plus ce qui se passait ; le jardin était redevenu vide, sans légumes. Je m’aperçus qu’une cinquième saison était née. Je la prénommais alors le Phéau.