L’Évangile de
JÉSUS-CHRIST
par la Physique
Terminales – Séries scientifiques
Édité par Y. Aba’a
Première édition
Juillet 2023
ISBN 978-9956-16-794-4 (fourni par CAMEROON BARCODES)
PRÉFACE iii
Préface
Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui
qui croit en moi n’aura jamais soif.
Jean 6 : 35
En observant la première de couverture du présent document, plusieurs ont certainement été
très surpris par le titre. Aussi extraordinaires que peuvent être les découvertes et les inventions
de l’Homme, il ne sera cependant jamais supérieur à son Créateur, le Dieu Tout-Puissant qui
l’a créé à partir de la poussière de la terre. Dieu, afin de réconcilier l’Homme avec Lui-même,
a envoyé mourir sur la Terre son unique Fils Jésus-Christ, et désormais, quiconque croit au
Christ Jésus et le confesse comme son Seigneur et son Sauveur personnel ne périra plus, mais
est déjà passé de la mort à la vie.
Dans l’optique de Se faire connaître aux élèves d’une manière originale, le Seigneur Jésus-
Christ a choisi d’utiliser cette discipline scolaire qu’est la Physique, et Il a ainsi désigné l’un de
Ses plus misérables serviteurs (si ce n’est le plus misérable) pour éditer ce présent ouvrage qui
Le fera connaître auprès des élèves des classes de Terminales scientifiques, et qui leur permettra
également d’assimiler les différentes notions de leur programme annuel de Physique et de mieux
préparer ainsi l’examen de Baccalauréat en fin d’année scolaire. Au début de chaque chapitre
de ce livre figure un verset tiré de la version Louis Segond, 1910 du Nouveau Testament
de la Sainte Bible.
« L’Évangile de JÉSUS-CHRIST par la Physique » est destiné premièrement à
ramener les âmes à Jésus-Christ, Lui qui est le chemin, la vérité et la vie, Lui qui était, qui
est et qui vient très bientôt, Lui qui est le commencement et la fin, l’alpha et l’oméga.
Rien de ce que contient ce livre ne vient de l’éditeur lui-même, mais en vérité, en vérité, cet
ouvrage est l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ, et ce n’est qu’à Lui et Lui seul que doivent
revenir l’honneur et la gloire.
Toutefois, ce document ne s’adresse pas uniquement aux élèves, mais aussi aux enseignants,
aux étudiants de l’enseignement supérieur, et à tous les passionnés de Physique. Par ailleurs,
les élèves ne devraient en aucun cas voir ce livre comme un remplaçant des cours dispensés par
leurs enseignants, mais devraient plutôt l’utiliser comme un manuel complémentaire.
L’éditeur et lui seul, est responsable de toutes les éventuelles erreurs qui seraient décelées
dans ce document, et d’avance, il s’en excuse très sincèrement auprès des lecteurs. Toutes ces
erreurs seraient dues au manque de vigilance et de concentration de sa part, et les lecteurs ne
devraient en aucun cas remettre en question l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ. Tous ceux
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
PRÉFACE iv
qui rencontreront des problèmes ou qui détecteront des erreurs dans ce document sont priés de
bien vouloir les signaler à l’adresse e-mail evjesuschristphy@yahoo.com afin qu’ils soient
corrigés pour les prochaines éditions. Que toutes les personnes qui de près comme de loin ont
contribué à l’élaboration de ce document reçoivent leur salaire de la part du Dieu Très-Haut.
Pour finir, chers lecteurs, soyez abondamment bénis, que la paix et la grâce du Seigneur
et Sauveur Jésus-Christ vous accompagnent en tout temps et en tous lieux, et qu’Il vous
remplisse tous de Son Saint-Esprit !
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
TABLE DES MATIÈRES v
Table des matières
Préface iii
1 Grandeurs physiques 1
1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Mesure d’une grandeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2.1 Concepts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2.2 Erreurs de mesure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2.3 Incertitudes de mesure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.3.1 Incertitude-type . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.3.2 Incertitude absolue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.3.3 Incertitude relative . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.3.4 Propagation des incertitudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.4 Qualités d’un instrument de mesure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Dimension d’une grandeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.1 Dimensions fondamentales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.2 Multiples et sous-multiples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.3 Equations aux dimensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.4 Analyse dimensionnelle d’une grandeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
2 Forces et champs 40
2.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2.1.1 Forces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2.1.2 Champs de forces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2.2 Gravitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2.2.1 Forces gravitationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
2.2.2 Champs gravitationnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.2.3 Gravitation dans l’espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
2.3 Electricité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
TABLE DES MATIÈRES vi
2.3.1 Forces électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
2.3.2 Champs électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
2.3.3 Champ électrique à l’intérieur d’un condensateur . . . . . . . . . . . . . 48
2.4 Magnétisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
2.4.1 Champs magnétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
2.4.2 Force de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.4.3 Force de Lorentz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
3 Généralités sur les mouvements 118
3.1 Caractéristiques des mouvements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
3.2 Mouvement d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
3.2.1 Repérage d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
3.2.2 Vitesse d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
3.2.3 Accélération d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
3.2.4 Variation du mouvement d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . 121
3.2.5 Mouvement rectiligne d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
3.2.6 Mouvement curvligne d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
3.3 Mouvement d’un solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
3.3.1 Points particuliers d’un solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
3.3.2 Moment d’inertie d’un solide par rapport à un axe . . . . . . . . . . . . . 126
3.3.3 Mouvement de translation d’un solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
3.3.4 Mouvement de rotation d’un solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
3.4 Lois de Newton sur le mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
3.4.1 Première loi de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
3.4.2 Deuxième loi de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
3.4.3 Troisième loi de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
3.5 Relations fondamentales de la dynamique d’un solide . . . . . . . . . . . . . . . 131
3.5.1 Relation fondamentale de la dynamique d’un solide en translation . . . . 131
3.5.2 Relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation . . . . . . 132
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177
4 Mouvements à accélération constante 180
4.1 Caractéristiques des mouvements à accélération constante . . . . . . . . . . . . . 180
4.1.1 Mouvement de translation à accélération constante d’un solide . . . . . . 180
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
TABLE DES MATIÈRES vii
4.1.2 Mouvement de rotation à accélération constante d’un solide . . . . . . . 182
4.2 Applications des lois de Newton à quelques mouvements à accélération constante 183
4.2.1 Translation rectiligne d’un solide lié à une poulie . . . . . . . . . . . . . 184
4.2.2 Mouvement d’un projectile dans un champ de pesanteur uniforme . . . . 187
4.2.3 Mouvement d’une particule chargée dans un champ électrique uniforme . 190
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 194
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 269
5 Mouvements circulaires uniformes 274
5.1 Caractéristiques d’un mouvement circulaire uniforme . . . . . . . . . . . . . . . 274
5.1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274
5.1.2 Paramètres d’un mouvement circulaire uniforme . . . . . . . . . . . . . . 275
5.2 Application des lois de Newton à quelques mouvements circulaires uniformes . . 276
5.2.1 Pendule conique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 276
5.2.2 Mouvement d’un satellite en orbite autour de la Terre . . . . . . . . . . . 277
5.2.3 Mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétique . . . . . 279
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 281
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 288
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 290
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 313
6 Généralités sur les systèmes oscillants 316
6.1 Définitions et concepts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 316
6.2 Grandeur physique associée à un phénomène oscillatoire . . . . . . . . . . . . . 317
6.3 Comparaison de deux phénomènes oscillatoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 319
6.4 Supperposition de deux phénomènes oscillatoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . 320
6.5 Observation stroboscopique des phénomènes périodiques . . . . . . . . . . . . . 323
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 325
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 329
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 331
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 353
7 Oscillateurs mécaniques 356
7.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 356
7.2 Oscillations mécaniques harmoniques libres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 358
7.2.1 Pendule élastique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 358
7.2.2 Pendule pesant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 360
7.2.3 Pendule simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 362
7.2.4 Pendule de torsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 363
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
TABLE DES MATIÈRES viii
7.3 Oscillations mécaniques amorties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 364
7.4 Oscillations mécaniques forcées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 365
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 368
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 382
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 383
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 431
8 Condensateurs 434
8.1 Description des condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 434
8.2 Alimentation des condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 435
8.3 Groupements de condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 438
8.3.1 Groupement en série . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 438
8.3.2 Groupement en parallèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 439
8.3.3 Groupement mixte de condensateurs identiques . . . . . . . . . . . . . . 440
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 442
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 447
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 449
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 463
9 Oscillateurs électriques 468
9.1 Généralités sur les oscillateurs électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 468
9.2 Dipôles électriques de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 468
9.2.1 Générateurs électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 469
9.2.2 Récepteurs électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 469
9.2.2.1 Résistors . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 469
9.2.2.2 Bobines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 470
9.2.2.3 Condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 470
9.3 Régimes transitoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 471
9.3.1 Equations différentielles du premier ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . 471
9.3.1.1 Cas particulier où ξ0 = 0 et β > 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . 473
9.3.1.2 Cas particulier où ξ0 > 0 et β = 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . 473
9.3.2 Circuit RC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 474
9.4 Oscillations électriques libres : Circuit RLC série . . . . . . . . . . . . . . . . . . 476
9.4.1 Oscillations électriques harmoniques libres . . . . . . . . . . . . . . . . . 477
9.4.2 Oscillations électriques amorties libres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 478
9.5 Oscillations électriques forcées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 480
9.5.1 Equations différentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 480
9.5.2 Diagramme de Fresnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 481
9.5.3 Résonance d’intensité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 484
9.5.4 Bande passante à 3 décibels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 485
9.6 Analogies électromécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 487
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
TABLE DES MATIÈRES ix
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 488
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 493
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 497
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 522
10 Ondes mécaniques 529
10.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 529
10.2 Propagation des ondes mécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 530
10.2.1 Cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 530
10.2.2 Ondes mécaniques transversales le long d’une corde . . . . . . . . . . . . 531
10.2.3 Ondes mécaniques à la surface d’un liquide . . . . . . . . . . . . . . . . . 533
10.2.4 Ondes mécaniques dans une chaîne de particules . . . . . . . . . . . . . . 535
10.2.5 Ondes sonores . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 535
10.3 Superposition des ondes mécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 536
10.3.1 Cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 536
10.3.2 Ondes mécaniques stationnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 539
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 541
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 547
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 549
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 576
11 Optique ondulatoire et corpusculaire 578
11.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 578
11.2 Optique ondulatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 578
11.2.1 Ondes électromagnétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 578
11.2.2 Phénomène de diffraction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 579
11.2.3 Interférences lumineuses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 579
11.2.4 Effet Doppler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 585
11.3 Optique corpusculaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 588
11.3.1 Niveaux d’énergie de l’atome d’Hydrogène . . . . . . . . . . . . . . . . . 588
11.3.2 Effet photoélectrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 590
11.3.3 Effet Compton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 593
11.4 Dualité onde-corpuscule de la lumière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 594
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 595
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 601
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 602
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 626
12 Radioactivité 628
12.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 628
12.2 Noyau atomique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 628
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
TABLE DES MATIÈRES x
12.2.1 Constituants du noyau atomique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 628
12.2.2 Aspect énergétique du noyau atomique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 629
12.3 Réactions nucléaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 630
12.3.1 Réactions nucléaires spontannées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 630
12.3.2 Réactions nucléaires provoquées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 631
12.4 Décroissance radioactive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 632
12.5 Interaction rayonnement-matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 634
12.6 Effets de la Radioactivité et Radioprotection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 635
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 636
Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 641
Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 642
Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 663
Annexes − Dispositifs électroniques 666
A.1 Dipôles commandés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 666
A.1.1 Rhéostat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 666
A.1.2 Dipôles commandés électriquement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 667
A.1.2.1 Relais électromagnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 667
A.1.2.2 VDR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 667
A.1.2.3 Diodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 668
A.1.2.4 Transistors . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 668
A.1.2.5 Electrodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 669
A.2 Capteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 669
A.2.1 Capteurs de température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670
A.2.1.1 Thermistances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670
A.2.1.2 KTY . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670
A.2.2 Capteurs de lumière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670
A.2.2.1 Photorésistances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670
A.2.2.2 Photodiodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 671
A.2.3 Capteurs d’ondes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 671
A.2.3.1 Antennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 671
A.2.3.2 Microphones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 671
A.2.4 Capteurs de force ou de pression . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 672
A.3 Chaînes électroniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 672
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 1
Chapitre 1
Grandeurs physiques
Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet,
la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.
Romains 8 : 1-2
1.1 Généralités
On appelle grandeur physique, ou tout simplement grandeur une propriété de la science
pouvant être mesurée ou calculée. En sciences expérimentales, on cherche très souvent à
déterminer la valeur d’une grandeur. Cette valeur est exprimée à l’aide d’un nombre, et est
dans la majorité des cas accompagnée par une unité. L’unité d’une grandeur correspond à
une référence permettant de la mesurer. La majorité des grandeurs s’expriment avec les unités
du Sytème International (Unités SI). Il s’agit d’un système adopté par la science pour
faciliter les calculs et les échanges.
1.2 Mesure d’une grandeur
1.2.1 Concepts
Mesurer une grandeur c’est la comparer à la grandeur de référérence de même nature,
considérée comme unité. Pour ce faire, on a recours à différents appareils ou instruments
de mesure. La grandeur à mesurer est appelée mesurande. Le mesurage est l’opération
permettant de déterminer expérimentalement l’intervalle de valeurs attribuées à la grandeur
mesurée. La valeur attribuée à une mesurande suite à un mesurage est appelée valeur mesurée.
Si le mesurage est parfait, la valeur obtenue est dite vraie ou exacte.
1.2.2 Erreurs de mesure
Aucune mesure n’est parfaite. En effet, les instruments de mesure utilisés pour déterminer
la valeur d’une grandeur sont toujours entachés d’erreurs. Ainsi, il n’est pas possible de déter-
miner la valeur exacte ou valeur vraie d’une grandeur. L’erreur de mesure correspond à
la différence entre la valeur mesurée et la valeur exacte d’une grandeur. Les erreurs de mesure
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 2
peuvent provenir de la qualité des instruments, de l’expérimentateur ou encore de la
variabilité de la grandeur mesurée. On distingue deux types d’erreurs de mesure :
— Les erreurs de mesure sytématiques : Elles sont généralement dues au mauvais état
de l’appareil de mesure ou à l’utilisation d’une mauvaise méthode de mesure. Pour les
éviter ou les corriger, on peut effectuer avant la mesure un contrôle des appareils, ou
employer successivement des méthodes différentes ;
— Les erreurs de mesure accidentelles ou aléatoires : Elles sont le plus souvent dues
à l’expérimentateur lui-même (mauvaise lecture de l’instrument, mauvais positionnement
de l’œil lors de la lecture...). Celui-ci peut les réduire en se plaçant correctement afin de
bien disposer ses sens pour une bonnne lecture des mesures.
1.2.3 Incertitudes de mesure
Bien que déterminer la valeur exacte d’une grandeur est impossible dans la pratique, on
peut toutefois déterminer un intervalle dans lequel on est sûr de trouver la valeur exacte de la
grandeur à mesurer. L’incertitude de mesure d’une grandeur est un paramètre positif per-
mettant de définir l’ensemble des valeurs raisonables pouvant être attribuées à cette grandeur.
On appelle intervalle de confiance l’intervalle dans lequel une mesure peut être effectuée
avec un probabilité de garantir une bonne mesure.
1.2.3.1 Incertitude-type
L’incertitude-type d’une grandeur G, notée u (G) est une incertitude de mesure exprimée
sous la forme d’un écart-type.
Lorsqu’on mesure plusieurs fois et dans les mêmes conditions une grandeur G, on est en
présence d’une évaluation de type A à laquelle est associée une incertitude de type A
ou incertitude de répétabilité. Soit n ∈ N∗
le nombre de mesures indépendantes effectuées.
Notons Gi la valeur obtenue lors de la i-ème mesure. La valeur vraie de la grandeur G peut être
estimée par la moyenne G des mesures exprimée selon la relation ci-dessous :
G =
Pn
i=1 Gi
n
=
G1 + G2 + · · · + Gn
n
(1.1)
On définit l’écart-type σ selon la relation :
σ =
ÊPn
i=1 Gi − G
2
n − 1
(1.2)
L’incertitude-type u(G) dans ce cas est donnée par :
u(G) =
σ
√
n
=
s
Pn
i=1 Gi − G
2
n (n − 1)
(1.3)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 3
Lorsque pour une grandeur G on réalise une seule mesure, on est en présence d’une évalua-
tion de type B à laquelle est associée une incertitude de type B. Dans ce cas, l’incertitude
dépend des données liées à la construction de l’instrument de mesure et de l’hypothèse sur la
qualité de la mesure réalisée. Notons G la valeur affichée par l’instrument de mesure.
Soit un appareil gradué sans aucunes caractéristiques (une règle graduée par exemple). No-
tons d sa plus petite graduation. Si on effectue une lecture simple, l’incertitude-type u(G) de
la mesure s’exprimera par :
u(G) =
d
2
√
3
(1.4)
Si on effectue une lecture double, l’incertitude-type u(G) de la mesure s’exprimera dans ce
cas par :
u(G) =
d
√
2
2
√
3
(1.5)
Si l’instrument de mesure est un appareil analogique de classe et de calibre connus, l’incertitude-
type u(G) de la mesure s’exprimera par :
u(G) =
classe × calibre
100
√
3
(1.6)
Si sur la notice de l’instrument de mesure ne figure que la résolution a, l’incertitude-type
u(G) de la mesure s’exprimera par :
u(G) =
a
√
12
(1.7)
Si l’instrument de mesure possède une tolérance t % (où t est un nombre réel), l’incertitude-
type u(G) sera :
u(G) =
tG
100
√
3
(1.8)
Pour les appareils numériques à affichage digitale dont la précision est donnée sous la forme
« n % + m digit » où n et m sont des nombres positifs, l’incertitude-type u(G) sera :
u(G) =
nG + m
100
√
3
(1.9)
Dans le cas où une série de mesure est effectuée, et que chacune d’entre elles est affectée
d’une incertitude de type B, on obtient une incertitude-type composée u exprimée selon la
relation ci-dessous :
u =
p
uA
2 + uB
2 (1.10)
uA correspond à l’incertitude-type déterminée statistiquement sur la série des observations,
tandis que uB correspond à l’incertitude-type déterminée sur la justesse de l’instrument de
mesure et de l’expérimentateur.
D’une manière générale, si l’incertitude sur une grandeur G est due à n facteurs, et que à
chaque facteur i est associée une incertitude-type ui(G), alors, l’incertitude totale u(G) sur G
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 4
s’exprime selon la relation ci-dessous :
u (G) =
Ê n
X
i=1
ui (G)2
=
È
u1 (G)2
+ u2 (G)2
+ · · · + un (G)2
(1.11)
La relation ci-dessus traduit une sommation quadratique. Elle est beaucoup plus précise
qu’une sommation linéaire.
1.2.3.2 Incertitude absolue
L’incertitude absolue ou élargie d’une grandeur G, notée ∆G est l’erreur maximale
susceptible d’être commise dans la mesure de cette grandeur. Elle correspond à l’écart entre la
plus grande valeur qu’on peut trouver et la valeur exacte, ou entre la plus petite valeur qu’on
peut trouver et la valeur exacte. L’incertitude absolue dépend de la façon de mesurer. Elle a
la même unité que la grandeur mesurée. L’incertitude absolue ∆G s’exprime en fonction de
l’incertitude-type u(G) selon la relation ci-dessous :
∆G = ku (G) (1.12)
k est un réel positif appelé facteur d’élargissement. Il dépend du niveau de confiance.
Pour un niveau de confiance de 68 %, k = 1, pour un niveau de confiance de 95 %, k = 2 et
pour un niveau de confiance de 99 %, k = 3. Si G est la valeur obtenue lors de la mesure d’une
grandeur G, le résultat de la mesure s’écrira (sans oublier l’unité si elle existe) :
G = G ± ∆G (1.13)
Dans l’écriture ci-dessus, l’incertitude absolue doit être donnée avec au plus deux chiffres signifi-
catifs. Par prudence, elle sera arrondie par excès. La valeur de la mesure et l’incertitude absolue
doivent avoir le même nombre de chiffres après la virgule. La valeur exacte de G appartient à
l’intervalle de confiance

G − ∆G ; G + ∆G

.
1.2.3.3 Incertitude relative
L’incertitude relative ou la précision d’une grandeur G, notée ∆G
G
est le rapport entre
l’incertitude absolue ∆G et le résultat G de la mesure. Elle n’a pas d’unité et se donne la
plupart du temps en pourcentage (%) :
∆G
G
=
∆G
G
(1.14)
Plus la précision est faible, plus la mesure est précise.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 5
1.2.3.4 Propagation des incertitudes
Lorsqu’une grandeur dépend d’autres grandeurs ayant été mesurées, cette grandeur est dite
composée. Les incertitudes sur ces grandeurs mesurées vont se combiner entre elles pour pro-
duire l’incertitude totale sur la grandeur composée : C’est la propagation des incertitudes.
Soient deux grandeurs A et B, et soit a un nombre réel. Posons :
S = A + B ; D = A − B ; P = AB ; Q =
A
B
; M = aA et G = Aa
On a :
u (S) = u (D) =
È
u (A)2
+ u (B)2
(1.15)
u (P)
P
=
u (Q)
Q
=
Ê
u (A)2
A
2 +
u (B)2
B
2 (1.16)
On a donc :
u (P) = P
Ê
u (A)2
A
2 +
u (B)2
B
2
= A B
Ê
u (A)2
A
2 +
u (B)2
B
2
=
s
A
2
B
2
–
u (A)2
A
2 +
u (B)2
B
2
™
D’où :
u (P) =
È
B
2
u (A)2
+ A
2
u (B)2
(1.17)
On a de même :
u (Q) = Q
Ê
u (A)2
A
2 +
u (B)2
B
2
=
A
B
Ê
u (A)2
A
2 +
u (B)2
B
2
=
s
A
2
B
2
–
u (A)2
A
2 +
u (B)2
B
2
™
D’où :
u (Q) =
s
1
B
2 u (A)2
+
A
2
B
4 u (B)2
(1.18)
On a également :
u (M) = |a| u (A) (1.19)
u (G)
G
=
|a| u (A)
A
(1.20)
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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 6
Soit donc :
u (G) =
|a| Gu (A)
A
=
|a| A
a
u (A)
A
D’où :
u (G) = |a| A
a−1
u (A) (1.21)
La relation ci-dessus s’applique également aux expressions faisant intervenir les racines (carrées,
cubiques, etc.), en remarquant qu’une racine correspond encore à une élevation dont l’exposant
est un nombre rationnel.
1.2.4 Qualités d’un instrument de mesure
Qu’il soit analogique ou numérique, un instrument de mesure doit avoir les trois princi-
pales qualités ci-dessous :
— La justesse : C’est l’aptitude de l’instrument de mesure à donner des indications sans
commettre des erreurs systématiques. Un instrument de mesure est dit juste si la diffé-
rence entre la valeur qu’il donne et la valeur exacte ne dépasse pas l’incertitude prévue ;
— La sensibilité ou la résolution : Il s’agit de la plus petite variation de mesure que peut
déceler un instrument de mesure. Un instrument de mesure est sensible s’il est capable
de mesurer la valeur d’une grandeur, aussi faible soit-elle.
— La fidélité : C’est l’aptitude d’un instrument de mesure à donner des indications très
voisines lorsqu’on opère plusieurs fois le mesurage du même mesurande dans les mêmes
conditions. Si l’instrument mesure une même grandeur plusieurs fois et dans les mêmes
conditions, et que les valeurs obtenues sont sensiblement identiques à chaque fois, l’ins-
trument de mesure est dit fidèle. Un instrument de mesure à la fois juste et fidèle est dit
exact ou précis.
1.3 Dimension d’une grandeur
1.3.1 Dimensions fondamentales
Il existe une très grande varieté de grandeurs toutes caractérisées par leur dimension.
Cependant, sept de ces grandeurs sont considérées comme des grandeurs fondamentales
dont sont associées sept dimensions fondamentales. Ces grandeurs sont dites fondamentales
parce que toutes les autres grandeurs peuvent êtres exprimées à partir d’elles. Une grandeur non
fondamentale s’exprimant à partir d’au moins une grandeur fondamentale est une grandeur
dérivée. Les sept grandeurs fondamentales ont été regroupées avec leurs dimensions et leurs
unités SI dans le Tableau 1.1.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 7
Tableau 1.1 – Grandeurs fondamentales.
Grandeur fondamentale Dimension Unité SI Symbole de l’unité
Longueur L mètre m
Masse M kilogramme kg
Temps T seconde s
Intensité du courant électrique I Ampère A
Température Θ Kelvin K
Quantité de matière N mole mol
Intensité luminieuse J Candela Cd
Les unités SI des sept grandeurs fondamentales forment le système MKSA (mètre, kilo-
gramme, seconde, Ampère).
1.3.2 Multiples et sous-multiples
Les unités des grandeurs sont souvent précédées de certains préfixes qui désignent leurs
multiples ou leurs sous-multiples. Les préfixes les plus usuels désignant les multiples et les sous-
multiples des unités des grandeurs ont été respectivement regroupés dans le Tableau 1.2 et le
Tableau 1.3.
Tableau 1.2 – Multiples des unités.
Préfixe Symbole Facteur de multiplication
Exa E 1018
Péta P 1015
Téra T 1012
Giga G 109
Méga M 106
kilo k 103
hecto h 102
déca da 10
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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 8
Tableau 1.3 – Sous-multiples des unités.
Préfixe Symbole Facteur de multiplication
déci d 10−1
centi c 10−2
milli m 10−3
micro µ 10−6
nano n 10−9
pico p 10−12
femto f 10−15
atto a 10−18
On a par exemple :
1 cm = 10−2
m ; 2 ms = 2 × 10−3
s ; 5 TK = 5 × 1012
K
1.3.3 Equations aux dimensions
On appelle équation aux dimensions l’équation qui lie la dimension d’une grandeur dé-
rivée G aux sept dimensions fondamentales. La dimension d’une grandeur G est notée [G] ou
dim G. La forme générale d’une équation aux dimensions est la suivante :
[G] = La
.Mb
.Tc
.Id
.Θe
.Nf
.Jg
(1.22)
Il ne faudrait en aucun cas confondre la dimension d’une grandeur et son unité. L’unité dans le
système MKSA d’une grandeur s’exprime en remplaçant dans l’expression de sa dimension les
symboles des grandeurs fondamentales par leurs unités SI. L’unité de la grandeur G précédente
dans le système MKSA est donc ma
.kgb
.sc
.Ad
.Ke
.molf
.Cdg
. Les paramètres a, b, c, d, e, f et g
sont des nombres réels appelés exposants dimensionnels. Ils peuvent être positifs, négatifs
ou nuls. Une grandeur dont tous les exposants dimensionnels sont nuls est sans dimension.
Sa dimension est égale à 1. Tout nombre réel est sans dimension. La plupart des grandeurs sans
dimension n’ont pas d’unité. Cependant, les angles qui sont sans dimension ont une unité qui
est le radian (rad). L’équation aux dimensions d’une grandeur dérivée se détermine à partir
de la relation qui la lie à d’autres grandeurs dont les dimensions sont connues. Il faut noter que
dans une relation, deux grandeurs ne peuvent être additionnées ou soustraites que si elles ont
la même dimension. Soient deux grandeurs A et B, et soit a un nombre réel sans dimension.
Les dimensions respectives [A] et [B] de ces grandeurs vérifient les propriétés ci-après :
[A] = [B] ⇐⇒ [A + B] = [A − B] = [A] = [B] (1.23)
[AB] = [A] [B] (1.24)
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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 9
•
A
B
˜
=
[A]
[B]
(1.25)
[aA] = [A] (1.26)
[Aa
] = [A]a
(1.27)
Il est important de préciser que l’argument des fonctions trigonométriques, logarithmiques et
exponentielles doit être sans dimension.
1.3.4 Analyse dimensionnelle d’une grandeur
L’analyse dimensionnelle permet de vérifier l’homogénéité d’une expression, c’est-à-dire
de vérifier que les deux membres de cette expression ont la même dimension. Une expression
dont les deux membres ont la même dimension est donc homogène. Toute expression non
homogène est nécessairement fausse. L’analyse dimensionnelle peut permettre dans certains
cas de déterminer la forme d’une équation en adoptant des hypothèses quant aux grandeurs
qui y entrent en jeu. Considérons une grandeur G dont on pense qu’elle dépend de n grandeurs
G1, G2, · · · et Gn selon l’expression ci-dessous, où α1, α2, · · · et αn sont des réels, et C une
constante sans dimension :
G = CG1
α1
G2
α2
· · · Gn
αn
Si l’on connait les dimensions de toutes ces grandeurs, il est possible de déterminer les valeurs
des réels α1, α2, · · · et αn :
[G] = [G1]α1
[G2]α2
· · · [Gn]αn
Par contre, il n’est pas possible de conaître la valeur de la constate C, car l’analyse dimension-
nelle ne prend pas en compte les nombres sans dimension.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 10
Exercices
Exercice 1.1 :
Pour chacune des mesures ci-dessous, déterminer l’incertitude-type, l’incertitude absolue et
l’incertitude relative sur la grandeur mesurée, puis écrire le résultat de cette mesure. On se
placera dans un niveau de confiance de 99 %.
1- On mesure cinq fois de suite à l’aide d’un chronomètre la durée t que met un pendule simple
pour effectuer vingt oscillations. On obtient successivement les valeurs 280
23 s, 280
24 s, 280
22 s,
280
25 s et 280
27 s. Pour ce cas, déterminer d’abord la moyenne t des mesures de cette durée et
l’écart-type σ associé. Pour la conversion, on se servira de l’exemple ci-après :
100
15 s = 10 +
15
60
= 10 + 0, 25 = 10, 25 s
2- On mesure la longueur `b d’une branche de bois à l’aide d’une règle graduée par une lecture
simple. La valeur lue est de 25, 8 cm. La plus petite graduation de cette règle est de 1 mm.
3- On mesure la longueur `f d’un fil à l’aide de la règle graduée de la question précédente, mais
par une lecture double cette fois-ci. La valeur lue est de 19, 6 cm.
4- On mesure l’intensité B du champ magnétique
−
→
B créé entre les branches d’un aimant en U
à l’aide d’un teslamètre de tolérance 0, 5%, de classe 2 et de calibre 200 mT. La valeur lue est
de 340 mT.
5- On mesure à l’aide d’un multimètre de précision 3 % + 2 digit la tension U aux bornes d’un
dipôle. On lit la valeur 1, 58 V.
Exercice 1.2 :
Pour chacun des cas ci-après, on a exprimé une grandeur en fonction d’autres grandeurs dont
les valeurs et les incertitudes élargies sont connues. Pour chacun de ces cas, calculer la valeur
numérique de cette grandeur, son incertitude-type, son incertitude élargie pour un niveau de
confiance de 95 % et son incerturde relative. Ecrire enfin convenablement le résultat de cette
grandeur.
1- Un fil de cuivre de longueur ` = 98, 7 ± 0, 3 mm et de surface transversale S = 3, 1 ± 0, 2 mm2
est parcouru par un courant d’intensité I = 50 ± 4 mA. La tension aux bornes de l’élément vaut
U = 15, 4 ± 0, 5 V. La résistivité ρ de ce fil est donnée par la relation :
ρ =
US
I`
2- Un pendule élastique est constitué par un solide de dimensions négligeables de masse
m = 800 ± 5 g et par un ressort à spires non-jointives de raideur K = 20, 8 ± 1, 4 N.m−1
. La
période propre T de ce pendule est donnée par la relation :
T = 2π
É
m
K
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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 11
3- Le volume V d’une sphère de rayon R = 6, 75 ± 0, 05 cm est donné par la relation :
V =
4
3
πR3
4- Une boule supposée ponctuelle placée à une altitude h = 1, 25 ± 0, 01 m du sol est lancée
vers le haut avec une vitesse verticale de module V = 5, 6 ± 0, 2 m.s−1
. L’intensité du champ de
pesanteur dans la région vaut g = 9, 7 ± 0, 3 m.s−2
. La résitance de l’air étant négligée, l’altitude
maximale H dont s’élève la boule par rapport au sol est donnée par la relation :
H =
V2
2g
+ h
5- Au point A d’un plan horizontal de longueur L = AB = 80 ± 1 cm, on communique une vi-
tesse horizontale VA = 3, 5 ± 0, 1 m.s−1
à une boule supposée ponctuelle de masse m = 600 ± 4 g.
Les forces s’opposant au mouvement de la boule sont équivalentes à une unique force de mo-
dule f = 1, 20 ± 0, 01 N. La vitesse VB avec laquelle la boule arrive au point B est donnée par
la relation :
VB =
É
VA
2
−
2fL
m
Exercice 1.3 :
1- La charge électrique q est liée au courant électrique i selon la relation :
i =
dq
dt
L’Unité SI de la charge électrique est le Coulomb (C). Déterminer la dimension [q] de la charge
électrique, ainsi que l’équivalent du Coulomb dans le système MKSA.
2- L’unité SI de l’énergie est le Joule (J). En se servant de la définition de l’énergie cinétique,
déterminer la dimension [E] de l’énergie, ainsi que l’équivalent du Joule dans le système MKSA.
3- L’unité SI de la force est le Newton (N). Le travail d’une force est une forme d’énergie. En
se servant de la définition du travail d’une force, déterminer la dimension [F] de la force, ainsi
que l’équivalent du Newton dans le système MKSA.
4- L’unité SI de l’intensité du champ magnétique est le Tesla (T). L’intensité F de la force
magnétique appliquée à une particule de charge électrique q animée d’une vitesse de module V
et plongée dans un champ magnétique d’intensité B est donnée par :
F = qVB
Déterminer la dimension [B] de l’intensité du champ magnétique, ainsi que l’équivalent du Tesla
dans le système MKSA.
5- L’unité SI de la tension électrique est le Volt (V). On considère une bobine constituée de
N (N ∈ N∗
) spires de surface S. Un champ magnétique perpendiculaire aux plans des spires et
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 12
de module variable B (t) est appliqué au centre de la bobine. Il se crée une f.é.m. (qui est une
tension) d’auto-induction e(t) dont l’expression est donnée par :
e(t) = −NS
dB
dt
Déterminer la dimension [U] de la tension électrique, ainsi que l’équivalent du Volt dans le
système MKSA.
Exercice 1.4 :
Les relations courant-tension d’une bobine d’inductance L et d’un condensateur de capacité C
sont respectivement données par les expressions ci-dessous :
uL = L
diL
dt
et iC = C
duC
dt
Pour chacun des cas suivants, déterminer les dimensions de toutes les grandeurs intervenant
dans la relation mathématique mentionnée puis vérifier l’homogénéité de cette relation.
1- La constante de temps (homogène à un temps) τRL d’un circuit RL constitué par un résistor
de résistance R et une bobine d’inductance L est donnée par la relation :
τRL =
L
R
2- La constante de temps (homogène à un temps) τRC d’un circuit RC constitué par un résistor
de résistance R et un condensateur de capacité C est donnée par la relation :
τRC = RC
3- Le facteur de qualité Q (grandeur sans dimension) d’un circuit RLC série constitué par un
résistor de résistance R, une bobine d’inductance L et un condensateur de capacité C est donné
par la relation :
Q =
1
R
É
L
C
4- La fréquence (inverse d’un temps) Nr à la résonance d’intensité dans un circuit RLC série
constitué par un résistor de résistance R, une bobine d’inductance L et un condensateur de
capacité C est donnée par la relation :
Nr =
1
2π
√
LC
5- L’énergie électromagnétique E emmagasinée dans un circuit comportant une bobine d’in-
ductance L et un condensateur de capacité C est donnée par la relation :
E =
1
2
LiL
2
+ CuC
2

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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 13
Exercice 1.5 :
Pour chacun des cas ci-après, déterminer les valeurs des réels a, b, c et d puis réécrire l’expression
donnée. C est une constante sans dimension et g l’intensité de la pesanteur.
1- Une bille considérée comme ponctuelle de masse m est lâchée sans vitesse initiale à une
altitude h par rapport au sol. On exprime la vitesse V avec laquelle la bille arrive au sol selon
la relation ci-dessous :
V = Cma
gb
hc
2- Une boule de dimensions négligeables de masse m est accrochée à l’extrémité d’un fil inex-
tensible de longueur ` dont l’autre extrémité est accrochée à un support fixe. Le système est
écarté de la position d’équilibre d’un angle droit et lâché vers le bas avec une vitesse V. On
exprime le module T de la tension du fil lorsqu’il passe par sa position verticale selon la relation
ci-dessous :
T = Cma
Vb
`c
3- Un pendule simple est constitué par une boule ponctuelle de masse m accrochée à l’extrémité
d’un fil inextensible de longueur ` dont l’autre extrémité est accrochée à un support fixe. On
exprime la durée T mis par ce pendule pour effectuer une oscillation selon la relation ci-dessous :
T = Cma
gb
`c
4- Sur un plan horizontal, un solide ponctuel de masse m bute un ressort de raideur k avec une
vitesse V. On exprime le raccourcissement maximal ∆` du ressort selon la relation ci-dessous :
∆` = Cma
Vb
kc
5- Une particule de masse m et de charge électrique q est située à l’intérieur d’un condensateur
formé de deux armatures parallèles séparées par une distance D et entre lesquelles règne une
différence de potentiel U. On exprime la force électrostatique F s’exerçant sur la particule selon
la relation ci-dessous :
F = Cma
qb
Uc
Dd
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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 14
Evaluations des compétences
Evaluation 1.1 :
La période propre d’un pendule simple comprenant un fil inextensible de longueur ` est donnée
par la relation :
T = 2π
Ê
`
g
g étant l’accélération de la pesanteur. Deux élèves Daniel et Jérémie décident de mesurer la
valeur de g dans leur laboratoire de physique en réalisant une expérience du pendule simple.
Daniel utilise un fil de longueur `1 = 60, 15 ± 0, 01 cm. La période des oscillations mesurée avec
son chronomètre indique T1 = 1, 55 ± 0, 02 s. Jérémie quant à lui utilise un fil de longueur
`2 = 115, 25 ± 0, 02 cm et la période des oscillations mesurée avec son chronomètre indique
T2 = 2, 15 ± 0, 01 s. Lequel des deux résultats sera le plus précis ?
Evaluation 1.2 :
Dans un document, des élèves ont trouvé un exercice dans lequel une grandeur G est exprimée
en fonction d’autres grandeurs α, β, γ, µ et λ selon la relation ci-dessous :
G =
αβ + γ2
√
µ2 − λ2
avec µ  λ
Les valeurs numériques sont :
α = 2, 00 ± 0, 01 USI ; β = 3, 00 ± 0, 01 USI ; γ = 6, 00 ± 0, 01 USI
µ = 10, 00 ± 0, 01 USI ; λ = 8, 00 ± 0, 01 USI
A la suite de l’exercice, il est demandé de choisir l’écriture correcte du résultat de G parmi les
trois propositions ci-dessous, pour un même niveau de confiance :
a. G = 7, 00 ± 0, 03 USI ; b. G = 7, 00 ± 0, 04 USI ; c. G = 6, 00 ± 0, 04 USI
Paul est convaincu que c’est la propositon b qui est correcte, Pierre lui opte pour la propositon
c, et Jean pense que c’est la propositon a qui est valable. Lequel de ces trois élèves a raison ?
Evaluation 1.3 :
En lisant un livre de Physique, un élève a lu que l’intensité F de la force du vent soufflant
avec une vitesse V supposée constante sur une poutre cylindrique de masse volumique ρ et de
diamètre D s’exprime selon la relation :
F =
1
2
ρADV2
L’élève a également lu que A représente une constante aérodynamique dont l’unité SI est le m2
.
Une erreur a été commise dans ce livre concernant l’unité de cette constante. Laquelle ?
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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 15
Corrections des exercices
Exercice 1.1 :
Le niveau de confiance étant de 99 %, le facteur d’élargissement vaut k = 3.
1- La moyenne t des mesures de la durée est donnée par :
t =
P5
i=1 ti
5
Application numérique :
t =
280
23 + 280
24 + 280
22 + 280
25 + 280
27
5
=
28 + 23
60
+ 28 + 24
60
+ 28 + 22
60
+ 28 + 25
60
+ 28 + 27
60
5
Soit :
t = 28, 4 s = 280
24 s
L’écart-type σ est donné par :
σ =
ÊP5
i=1 (ti − t)
2
4
Application numérique :
σ =
s
28 + 23
60
− 28, 4
2
+ 28 + 24
60
− 28, 4
2
+ · · · + 28 + 27
60
− 28, 4
2
4
Soit :
σ = 0, 032 s
L’incertitude-type u(t) est donnée par :
u(t) =
σ
√
5
Application numérique :
u(t) =
0, 032
√
5
Soit :
u(t) = 0, 014 s
L’incertitude absolue ∆t est donnée par :
∆t = ku(t)
Application numérique :
∆t = 3 × 0, 014
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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 16
D’où :
∆t = 0, 042 s
L’incertitude relative quant à elle est donnée par :
∆t
t
=
∆t
t
Application numérique :
∆t
t
=
0, 042
28, 4
Soit :
∆t
t
= 1, 47 × 10−3
≡ 0, 147 %
Le résultat de la mesure de t s’écrit donc :
t = (28, 40 ± 0, 05) s
2- Soit d = 1 mm = 0, 1 cm la plus petite graduation de la règle graduée. La lecture étant
simple, l’incertitude-type u(`b) est donnée par :
u(`b) =
d
2
√
3
Application numérique :
u(`b) =
0, 1
2 ×
√
3
Soit :
u(`b) = 0, 0288 cm
L’incertitue absolue ∆`b est donnée par :
∆`b = ku(`b)
Application numérique :
∆`b = 3 × 0, 0288
Soit :
∆`b = 0, 0866 cm
L’incertitude relative est quant à elle donnée par :
∆`b
`b
=
∆`b
`b
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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 17
Application numérique :
∆`b
`b
=
0, 0866
25, 8
Soit :
∆`b
`b
= 3, 35 × 10−3
≡ 0, 335 %
Le résultat de la mesure de `b s’écrit donc :
`b = 25, 80 ± 0, 09 cm
3- Soit d = 1 mm = 0, 1 cm la plus petite graduation de la même règle graduée qu’à la question
précédente. La lecture étant double, l’incertitude-type u(`f) est donnée par :
u(`f ) =
d
√
2
2
√
3
Application numérique :
u(`f ) =
0, 1 ×
√
2
2 ×
√
3
Soit :
u(`f ) = 0, 04 cm
L’incertitue absolue ∆`f est donnée par :
∆`f = ku(`f )
Application numérique :
∆`f = 3 × 0, 04
Soit :
∆`f = 0, 122 cm
L’incertitude relative est quant à elle donnée par :
∆`f
`f
=
∆`f
`f
Application numérique :
∆`f
`f
=
0, 122
19, 6
Soit :
∆`f
`f
= 6, 248 × 10−3
≡ 0, 624%
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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 18
Le résultat de la mesure de `f s’écrit donc :
`f = 19, 6 ± 0, 2 cm
4- L’incertitude-type u(B) est donnée par :
u(B) =
Ì
‚
tB
100
√
3
Œ2
+

classe × calibre
100
√
3
‹2
D’où :
u(B) =
È
tB
2
+ (classe × calibre)2
100
√
3
Application numérique :
u(B) =
È
(0, 5 × 340)2
+ (2 × 200)2
100
√
3
Soit :
u(B) = 2, 509 mT
L’incertitue absolue ∆B est donnée par :
∆B = ku(B)
Application numérique :
∆B = 3 × 2, 509
Soit :
∆B = 7, 527 mT
L’incertitude relative est quant à elle donnée par :
∆B
B
=
∆B
B
Application numérique :
∆B
B
=
7, 527
340
Soit :
∆B
B
= 0, 0221 ≡ 2, 21 %
Le résultat de la mesure de B s’écrit donc :
B = 340, 0 ± 7, 6 mT
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 19
5- Soient n = 3 et m = 2. L’incertitude-type u(U) sur la tension U est donnée par :
u(U) =
nU + m
100
√
3
Application numérique :
u(U) =
3 × 1, 58 + 2
100 ×
√
3
Soit :
u(U) = 0, 0389 V
L’incertitue absolue ∆U est donnée par :
∆U = ku(U)
Application numérique :
∆U = 3 × 0, 0389
Soit :
∆U = 0, 116 V
L’incertitude relative est quant à elle donnée par :
∆U
U
=
∆U
U
Application numérique :
∆U
U
=
0, 116
1, 58
Soit :
∆U
U
= 0, 0738 ≡ 7, 38 %
Le résultat de la mesure de U s’écrit donc :
U = 1, 5 ± 0, 2 V
Exercice 1.2 :
Le niveau de confiance étant de 95 %, le facteur d’élargissement vaut k = 2.
1- La valeur numérique ρ de ρ est donnée par :
ρ =
U S
I `
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CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 20
Application numérique :
ρ =
15, 4 × 3, 1 × 10−6
50 × 10−3 × 98, 7 × 10−3
Soit :
ρ = 9, 67 × 10−3
Ω.m = 9, 67 mΩ.m
L’incertitude-type u (ρ) sur ρ est donnée par :
u (ρ) =
s
1
I
2
`
2 u (US)2
+
U
2
S
2
I
4
`
4 u (I`)2
=
s
1
I
2
`
2
”
S
2
u (U)2
+ U
2
u (S)2
—
+
U
2
S
2
I
4
`
4
”
`
2
u (I)2
+ I
2
u (`)2
—
=
s
1
I
2
`
2
–
S
2 (∆U)2
k2
+ U
2 (∆S)2
k2
™
+
U
2
S
2
I
4
`
4
–
`
2 (∆I)2
k2
+ I
2 (∆`)2
k2
™
D’où :
u (ρ) =
1
k
s
1
I
2
`
2
”
S
2
(∆U)2
+ U
2
(∆S)2
—
+
U
2
S
2
I
4
`
4
”
`
2
(∆I)2
+ I
2
(∆`)2
—
Application numérique :
u (ρ) =
1
2
Ð
1
(50×10−3×98,7×10−3)
2
”
(3, 1 × 10−6
× 0, 5)
2
+ (15, 4 × 0, 2 × 10−6
)
2
—
+
(15,4×3,1×10−6
)
2
(50×10−3×98,7×10−3)
4
”
(98, 7 × 10−3
× 4 × 10−3
)
2
+ (50 × 10−3
× 0, 3 × 10−3
)
2
—
Soit :
u (ρ) = 5, 21 × 10−4
Ω.m = 0, 521 mΩ.m
L’incertitude élargie ∆ρ sur ρ est donnée par :
∆ρ = ku (ρ)
Application numérique :
∆ρ = 2 × 5, 21 × 10−4
Soit :
∆ρ = 1, 043 × 10−3
Ω.m = 1, 043 mΩ.m
L’incertitude relative ∆ρ
ρ
est donnée par :
∆ρ
ρ
=
∆ρ
ρ
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 21
Application numérique :
∆ρ
ρ
=
1, 043
9, 67
Soit :
∆ρ
ρ
= 0, 1078 ≡ 10, 78 %
Finalement, le résultat de ρ s’écrit :
ρ = 9, 67 ± 1, 05 mΩ.m
2- La valeur numérique T de T est donnée par :
T = 2π
Ê
m
K
Application numérique :
T = 2 × π ×
Ê
0, 8
20, 8
Soit :
T = 1, 23 s
L’incertitude-type u (T) sur T est donnée par :
u (T) = 2πu
É
m
K
‹
= 2πu
• m
K
 1
2
˜
= 2π
–
1
2

m
K
‹− 1
2
u
 m
K
™
=
πu m
K

È
m
K
=
π
q
1
K
2 u (m)2
+ m2
K
4 u (K)2
È
m
K
=
π
q
1
K
2
(∆m)2
k2 + m2
K
4
(∆K)2
k2
È
m
K
D’où :
u (T) =
π
q
1
K
2 (∆m)2
+ m2
K
4 (∆K)2
k
È
m
K
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 22
Application numérique :
u (T) =
π ×
q€
5×10−3
20,8
Š2
+ (0,8×1,4)2
20,84
2
È 0,8
20,8
Soit :
u (T) = 0, 0208 s
L’incertitude élargie ∆T sur T est donnée par :
∆T = ku (T)
Application numérique :
∆T = 2 × 0, 0208
Soit :
∆T = 0, 0416 s
L’incertitude relative ∆T
T
est donnée par :
∆T
T
=
∆T
T
Application numérique :
∆T
T
=
0, 0416
1, 23
Soit :
∆T
T
= 0, 0338 ≡ 3, 38 %
Finalement, le résultat de T s’écrit :
T = 1, 23 ± 0, 05 s
3- La valeur numérique V de V est donnée par :
V =
4
3
πR
3
Application numérique :
V =
4
3
× π × 6, 753
Soit :
V = 1288, 25 cm3
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 23
L’incertitude-type u (V) sur V est donnée par :
u (V) =
4
3
πu R3

=
4
3
π
”
3R
2
u (R)
—
D’où :
u (V) =
4π
k
R
2
∆R
Application numérique :
u (V) =
4 × π
2
× 6, 752
× 0, 05
Soit :
u (V) = 14, 313 cm3
L’incertitude élargie ∆V sur V est donnée par :
∆V = ku (V)
Application numérique :
∆V = 2 × 14, 313
Soit :
∆V = 28, 627 cm3
L’incertitude relative ∆V
V
est donnée par :
∆V
V
=
∆V
V
Application numérique :
∆V
V
=
28, 627
1288, 25
Soit :
∆V
V
= 0, 0222 ≡ 2, 22 %
Finalement, le résultat de V s’écrit :
V = 1288, 2 ± 28, 7 cm3
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 24
4- La valeur numérique H de H est donnée par :
H =
V
2
2g
+ h
Application numérique :
H =
5, 62
2 × 9, 7
+ 1, 25
Soit :
H = 2, 86 m
L’incertitude-type u (H) sur H est donnée par :
u (H) =
Ê
u

V2
2g
‹2
+ u (h)2
=
s
1
4g2
u (V2)2
+
V
4
16g4
u (2g)2
+ u (h)2
=
s
1
4g2

2Vu (V)
2
+
V
4
16g4
[2u (g)]2
+ u (h)2
=
s
V
2
g2
u (V)2
+
V
4
4g4
u (g)2
+ u (h)2
=
s
V
2
g2
(∆V)2
k2
+
V
4
4g4
(∆g)2
k2
+
(∆h)2
k2
D’où :
u (H) =
1
k
s
V
2
g2
(∆V)2
+
V
4
4g4
(∆g)2
+ (∆h)2
Application numérique :
u (H) =
1
2
×
ʁ
5, 6 × 0, 2
9, 7
‹2
+
1
4
×

5, 6
9, 7
‹4
× 0, 32 + 0, 012
Soit :
u (H) = 0, 063 m
L’incertitude élargie ∆H sur H est donnée par :
∆H = ku (H)
Application numérique :
∆H = 2 × 0, 063
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 25
Soit :
∆H = 0, 126 m
L’incertitude relative ∆H
H
est donnée par :
∆H
H
=
∆H
H
Application numérique :
∆H
H
=
0, 126
2, 86
Soit :
∆H
H
= 0, 044 ≡ 4, 4 %
Finalement, le résultat de H s’écrit :
H = 2, 8 ± 0, 2 m
5- La valeur numérique VB de VB est donnée par :
VB =
Ê
VA
2
−
2f L
m
Application numérique :
VB =
Ê
3, 52 −
2 × 1, 2 × 0, 8
0, 6
Soit :
VB = 3 m.s−1
L’incertitude-type u (VB) sur VB est donnée par :
u (VB) = u
–
VA
2
−
2fL
m
‹ 1
2
™
=
1
2
‚
VA
2
−
2f L
m
Œ− 1
2
u

VA
2
−
2fL
m
‹
=
u VA
2
− 2fL
m

2
È
VA
2
− 2f L
m
=
È
u VA
2
2
+ u 2fL
m
2
2
È
VA
2
− 2f L
m
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 26
=
q
2VAu (VA)
2
+ 1
m2 u (2fL)2
+ 4f
2
L
2
m4 u (m)2
2
È
VA
2
− 2f L
m
=
q
4VA
2
u (VA)2
+ 4
m2 u (fL)2
+ 4f
2
L
2
m4 u (m)2
2
È
VA
2
− 2f L
m
=
q
4VA
2
u (VA)2
+ 4
m2
”
L
2
u (f)2
+ f
2
u (L)2
—
+ 4f
2
L
2
m4 u (m)2
2
È
VA
2
− 2f L
m
=
q
4VA
2 (∆VA)2
k2 + 4
m2
”
L
2 (∆f)2
k2 + f
2 (∆L)2
k2
—
+ 4f
2
L
2
m4
(∆m)2
k2
2
È
VA
2
− 2f L
m
D’où :
u (VB) =
q
VA
2
(∆VA)2
+ 1
m2
”
L
2
(∆f)2
+ f
2
(∆L)2
—
+ f
2
L
2
m4 (∆m)2
k
È
VA
2
− 2f L
m
Application numérique :
u (VB) =
q
(3, 5 × 0, 1)2
+ 1
0,62 ×
”
(0, 8 × 0, 01)2
+ (1, 2 × 0, 01)2
—
+ (1,2×0,8×4×10−3)
2
0,64
2 ×
È
3, 52 − 2×1,2×0,8
0,6
Soit :
u (VB) = 0, 0583 m.s−1
L’incertitude élargie ∆VB sur VB est donnée par :
∆VB = ku (VB)
Application numérique :
∆VB = 2 × 0, 0583
Soit :
∆VB = 0, 116 m.s−1
L’incertitude relative ∆VB
VB
est donnée par :
∆VB
VB
=
∆VB
VB
Application numérique :
∆VB
VB
=
0, 116
3
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 27
Soit :
∆VB
VB
= 0, 0387 ≡ 3, 87 %
Finalement, le résultat de VB s’écrit :
VB = 3, 0 ± 0, 2 m.s−1
Exercice 1.3 :
1- On a :
[i] =
[dq]
[dt]
=⇒ [q] = [dq] = [i] [dt]
= [i] [t]
D’où :
[q] = T.I
L’équivalent du Coulomb dans le système MKSA est donc l’Ampère-Seconde (A.s).
2- L’énergie cinétique Ec d’un solide de masse m animé d’une vitesse V s’exprime par :
Ec =
1
2
mV2
On a donc :
[E] = [Ec]
= [m] [V]2
Or, on sait que la vitesse est le quotient d’une distance (homogène à une longueur) et d’un
temps. Soit :
[V] = L.T−1
D’où :
[E] = L2
.M.T−2
L’équivalent du Joule dans le système MKSA est donc le m2
.kg.s−2
.
3- Le travail W d’une force
−
→
F est le produit scalaire de cette force par le vecteur déplacement
−
→
d . Soient F et d les normes respectives de
−
→
F et
−
→
d . Soit θ l’angle entre
−
→
F et
−
→
d . On a :
W =
−
→
F ·
−
→
d
= Fd cos θ
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 28
On a ainsi :
[W] = [E] = [F] [d] [cos θ]
= [F] [d]
=⇒ [F] =
E
[d]
Or, le déplacement d a la dimension d’une longueur. On a ainsi :
=⇒ [F] =
L2
.M.T−2
L
D’où :
[F] = L.M.T−2
L’équivalent du Newton dans le système MKSA est donc le m.kg.s−2
.
4- On a :
B =
F
qV
=⇒ [B] =
[F]
[qV]
=
[F]
[q] [V]
=
L.M.T−2
I.T.L.T−1
D’où :
[B] = M.T−2
.I−1
L’équivalent du Tesla dans le système MKSA est donc le kg.s−2
.A−1
.
5- On a :
[U] = [e] =
[S] [dB]
[dt]
=
[S] [B]
[t]
=
L2
.M.T−2
.I−1
T
D’où :
[U] = L2
.M.T−3
.I−1
L’équivalent du Volt dans le système MKSA est donc le m2
.kg.s−3
.A−1
.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 29
Exercice 1.4 :
1- La constante de temps τRL étant homogène à un temps, sa dimension vaut :
[τRL] = T
Pour que la relation courant-tension de la bobine soit homogène, on doit avoir :
[uL] =
[L] [diL]
[dt]
=⇒ [L] =
[uL] [dt]
[diL]
On a :
[diL] = [iL] = I ; [dt] = [t] = T
A l’exercice précédent, nous avons obtenu la dimension de la tension électrique. On a ainsi :
[uL] = L2
.M.T−3
.I−1
On a donc :
[L] =
L2
.M.T−3
.I−1
.T
I
D’où :
[L] = L2
.M.T−2
.I−2
On sait que la loi d’Ohm aux bornes d’un résistor de résistance R s’écrit :
uR = RiR
=⇒ R =
uR
iR
=⇒ [R] =
[uR]
[iR]
=
L2
.M.T−3
.I−1
I
D’où :
[R] = L2
.M.T−3
.I−2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 30
On a ainsi :
•
L
R
˜
=
[L]
[R]
=
L2
.M.T−2
.I−2
L2.M.T−3.I−2
= T
On a donc :
[τRL] =
•
L
R
˜
La relation est donc homogène.
2- La constante de temps τRC étant homogène à un temps, sa dimension vaut :
[τRC] = T
Comme précédemment, on a :
[R] = L2
.M.T−3
.I−2
Pour que la relation courant-tension du condensateur soit homogène, on doit avoir :
[iC] =
[C] [duC]
[dt]
=⇒ [C] =
[iC] [dt]
[duC]
=
I.T
L2.M.T−3.I−1
D’où :
[C] = L−2
.M−1
.T4
.I2
On a ainsi :
[RC] = [R] [C]
= L2
.M.T−3
.I−2
.L−2
.M−1
.T4
.I2
= T
On a donc :
[τRC] = [RC]
La relation est donc homogène.
3- Le facteur de qualité Q étant une grandeur sans dimension, sa dimension est égale à 1 :
[Q] = 1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 31
Comme précédemment, on a :
[R] = L2
.M.T−3
.I−2
[L] = L2
.M.T−2
.I−2
[C] = L−2
.M−1
.T4
.I2
On a ainsi :
–
1
R
É
L
C
™
=


È
L
C
R


=

L
C
 1
2
R
#
=
[L]
1
2
[R] [C]
1
2
=
L.M
1
2 .T−1
.I−1
L2.M.T−3.I−2.L−1.M− 1
2 .T2.I
=
L.M
1
2 .T−1
.I−1
L.M
1
2 .T−1.I−1
= 1
On a donc :
[Q] =
–
1
R
É
L
C
™
La relation est donc homogène.
4- La fréquence Nr étant homogène à l’inverse d’un temps, sa dimension vaut :
[Nr] = T−1
Comme précédemment, on a :
[L] = L2
.M.T−2
.I−2
[C] = L−2
.M−1
.T4
.I2
On a ainsi :
•
1
2π
√
LC
˜
=
1
”√
LC
—
= [L]− 1
2 [C]− 1
2
= L−1
.M− 1
2 .T.I.L.M
1
2 .T−2
.I−1
= T−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 32
On a donc :
[Nr] =
•
1
2π
√
LC
˜
La relation est donc homogène.
5- On a déterminé à l’exercice précédent la dimension de l’énergie. La dimension de l’énergie
électromagnétique E vaut donc :
[E] = L2
.M.T−2
On a de même :
[iL] = I
[uC] = L2
.M.T−3
.I−1
[L] = L2
.M.T−2
.I−2
[C] = L−2
.M−1
.T4
.I2
On a ainsi :
•
1
2
LiL
2
˜
= [L] [iL]2
= L2
.M.T−2
.I−2
.I2
= L2
.M.T−2
•
1
2
CuC
2
˜
= [C] [uC]2
= L−2
.M−1
.T4
.I2
.L4
.M2
.T−6
.I−2
= L2
.M.T−2
On a donc :
[E] =
•
1
2
LiL
2
˜
=
•
1
2
CuC
2
˜
Soit donc :
[E] =
•
1
2
LiL
2
+
1
2
CuC
2
˜
La relation est donc homogène.
Exercice 1.5 :
1- Pour que la relation soit homogène, on doit avoir :
[V] = [m]a
[g]b
[h]c
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 33
On sait que :
[V] = L.T−1
; [m] = M ; [h] = L
Le module du poids d’un corps qui est une force est le produit de la masse m de ce corps et de
l’accélération de la pesanteur g. On a donc :
[F] = [m] [g]
=⇒ [g] =
[F]
[m]
=
L.M.T−2
M
= L.T−2
On a ainsi :
L.T−1
= Ma
.Lb
.T−2b
.Lc
= Lb+c
.Ma
.T−2b
Par identification, on a donc : 




b + c = 1
a = 0
−2b = −1
=⇒





a = 0
b = 1
2
c = 1
2
On a donc :
V = Cg
1
2 h
1
2
D’où :
V = C
p
gh
2- Pour que la relation soit homogène, on doit avoir :
[T] = [m]a
[V]b
[`]c
On sait que :
[m] = M ; [V] = L.T−1
; [`] = L
La tension du fil ayant la dimension d’une force, on a :
[T] = L.M.T−2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 34
On a ainsi :
L.M.T−2
= Ma
.Lb
.T−b
.Lc
= Lb+c
.Ma
.T−b
Par identification, on a donc : 




b + c = 1
a = 1
−b = −2
=⇒





a = 1
b = 2
c = −1
On a donc :
T = CmV2
`−1
D’où :
T =
CmV2
`
3- Pour que la relation soit homogène, on doit avoir :
[T] = [m]a
[g]b
[`]c
On sait que :
[T] = T ; [m] = M ; [g] = L.T−2
; [`] = L
On a ainsi :
T = Ma
.Lb
.T−2b
.Lc
= Lb+c
.Ma
.T−2b
Par identification, on a donc : 




b + c = 0
a = 0
−2b = 1
=⇒





a = 0
b = − 1
2
c = 1
2
On a donc :
T = Cg− 1
2 `
1
2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 35
D’où :
T = C
Ê
`
g
4- Pour que la relation soit homogène, on doit avoir :
[∆`] = [m]a
[V]b
[k]c
On sait que :
[∆`] = L ; [m] = M ; [V] = L.T−1
On sait que la force de rappel F d’un ressort est le produit de sa raideur k et de la variation
de longueur ∆` :
F = k∆`
On a donc :
[F] = [k] [∆`]
=⇒ [k] =
[F]
[∆`]
=
L.M.T−2
L
= M.T−2
On a ainsi :
L = Ma
.Lb
.T−b
.Mc
.T−2c
= Lb
.Ma+c
.T−b−2c
Par identification, on a donc : 




b = 1
a + c = 0
−b − 2c = 0
=⇒





a = 1
2
b = 1
c = − 1
2
On a donc :
∆` = Cm
1
2 Vk− 1
2
D’où :
∆` = CV
É
m
k
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 36
5- Pour que la relation soit homogène, on doit avoir :
[F] = [m]a
[q]b
[U]c
[D]d
On sait que :
[F] = L.M.T−2
; [m] = M ; [D] = L
Des exercices précédents, on a trouvé :
[q] = T.I ; [U] = L2
.M.T−3
.I−1
On a ainsi :
L.M.T−2
= Ma
.Tb
.Ib
.L2c
.Mc
.T−3c
.I−c
.Ld
= L2c+d
.Ma+c
.Tb−3c
.Ib−c
Par identification, on a donc : 










2c + d = 1
a + c = 1
b − 3c = −2
b − c = 0
=⇒











c = b
2b + d = 1
a + b = 1
b − 3b = −2
=⇒











a = 0
b = 1
c = 1
d = −1
On a donc :
F = CqUD−1
D’où :
F =
CqU
D
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 37
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 1.1 :
On a :
T2
= 4π2 `
g
Soit :
g =
4π2
`
T2
Soient u (g) l’incertitude-type sur G et ∆g l’incertitude absolue. On a :
u (g)
g
=
Ê•
u (4π2`)
4π2`
˜2
+
•
u (T2)
T
2
˜2
=
Ì
•
u (`)
`
˜2
+
–
2Tu (T)
T
2
™2
=
Ê•
u (`)
`
˜2
+
•
2u (T)
T
˜2
=
ʁ
∆`
k`
‹2
+

2∆T
kT
‹2
=
1
k
ʁ
∆`
`
‹2
+

2∆T
T
‹2
La précision sur g vaut donc :
∆g
g
=
∆g
g
=
ku (g)
g
D’où :
∆g
g
=
ʁ
∆`
`
‹2
+

2∆T
T
‹2
On a donc :
∆g1
g1
=
s

∆`1
`1
‹2
+

2∆T1
T1
‹2
∆g2
g2
=
s

∆`2
`2
‹2
+

2∆T2
T2
‹2
Applications numériques :
∆g1
g1
=
ʁ
0, 01
60, 15
‹2
+

2 × 0, 02
1, 55
‹2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 38
∆g2
g2
=
ʁ
0, 02
115, 25
‹2
+

2 × 0, 01
2, 15
‹2
Soit :
∆g1
g1
= 0, 0258 ≡ 2, 58 %
∆g2
g2
= 9, 3 × 10−3
≡ 0, 93 %
On se rend compte que :
∆g2
g2

∆g1
g1
C’est donc le résultat de Jérémie qui sera le plus précis.
Evaluation 1.2 :
La valeur numérique G de G est donnée par :
G =
α β + γ2
È
µ2
− λ
2
Application numérique :
G =
2 × 3 + 62
√
102 − 82
Soit :
G = 7 USI
On a :
∆G = ku (G)
= k
Ì
1
µ2 − λ
2 u (αβ + γ2)2
+
α β + γ2
2
€
µ2 − λ
2
Š2 u
€p
µ2 − λ2
Š2
= k
Ì
1
µ2 − λ
2
”
u (αβ)2
+ u (γ2)2
—
+
α β + γ2
2
€
µ2 − λ
2
Š2 u
”
(µ2 − λ2)
1
2
—2
= k
Ì
1
µ2 − λ
2
”
β
2
u (α)2
+ α2u (β)2
+ 4γ2u (γ)2
—
+
α β + γ2
2
€
µ2 − λ
2
Š2
1
4
(µ2 − λ2)−1
u (µ2 − λ2)2
= k
Ì
1
µ2 − λ
2
”
β
2
u (α)2
+ α2u (β)2
+ 4γ2u (γ)2
—
+
α β + γ2
2
4
€
µ2 − λ
2
Š3
”
u (µ2)2
+ u (λ2)2
—
= k
Ì
1
µ2 − λ
2
”
β
2
u (α)2
+ α2u (β)2
+ 4γ2u (γ)2
—
+
α β + γ2
2
4
€
µ2 − λ
2
Š3
”
4µ2u (µ)2
+ 4λ
2
u (λ)2
—
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 1. GRANDEURS PHYSIQUES 39
D’où :
∆G =
Î
1
µ2
−λ
2
”
β
2
(∆α)2
+ α2
(∆β)2
+ 4γ2
(∆γ)2
—
+
(α β+γ2
)
2

µ2
−λ
2
3
”
µ2
(∆µ)2
+ λ
2
(∆λ)2
—
Application numérique :
∆G =
Í
1
102−82 ×
”
(3 × 0, 01)2
+ (2 × 0, 01)2
+ (2 × 6 × 0, 01)2
—
+
(2×3+62
)
(102−82)
3 ×
”
(10 × 0, 01)2
+ (8 × 0, 01)2
—
Soit :
∆G = 0, 0325 USI
Le résultat de G s’écrit donc :
G = 7, 00 ± 0, 04 USI
C’est donc la proposition b qui est correcte. Par conséquent, c’est l’élève Paul qui a raison.
Evaluation 1.3 :
De l’expression de la force F du vent, on tire l’expression de la constante aérodynamique A :
A =
2F
ρDV2
On a ainsi :
[A] =
[2F]
[ρDV2]
=
[F]
[ρ] [D] [V]2
On sait que :
[F] = L.M.T−2
; [D] = L ; [V] = L.T−1
La masse volumique ρ étant égale au quotient d’une masse sur un volume (le cube d’une
longueur), on a :
[ρ] = L−3
.M
On a donc :
[A] =
L.M.T−2
L−3.M.L.L2.T−2
=
L.M.T−2
M.T−2
= L
La constante aérodynamique A a donc la dimension d’un longueur, et son unité SI est donc le
mètre (m). L’erreur qui a été commise dans le livre est donc d’avoir écrit m2
au lieu
de m.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 40
Chapitre 2
Forces et champs
Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire.
Colossiens 3 : 4
2.1 Généralités
2.1.1 Forces
Les systèmes physiques qui constituent l’univers tout entier peuvent être relativement au
repos ou animés de mouvements diverses. L’état de repos ou de mouvement relatif d’un système
dépend des forces auxquelles il est soumis. Une force est une grandeur physique permettant
de mettre un corps en mouvement, ou de modifier le mouvement de ce corps. Une force peut
avoir deux effets ; l’effet statique si elle permet de maintenir un corps au repos, ou l’effet
dynamique si elle permet de mettre un corps en mouvement. Lorsqu’un corps est soumis à
une force donnée, il existe toujours un autre corps responsable de cette force. On peut donc
encore définir une force comme étant une action physique qu’un corps exerce sur un autre corps.
Lorsqu’il existe un contact physique entre le corps qui exerce la force et le corps qui la subit, il
s’agit d’une force de contact. Dans le cas contraire où il ne nécessite aucun contact physique
entre le corps qui exerce et le corps qui subit la force, il s’agit d’une force à distance. Une
force est une grandeur vectorielle qu’on note généralement
−
→
F . Tout comme un vecteur, une
force est caractérisée par quatre paramètres :
— Son point d’application : Il s’agit du point où la force agit ;
— Sa direction : C’est la droite d’action passant par le vecteur force ;
— Son sens : C’est l’orientation du vecteur force sur sa droite d’action ;
— Son module (ou intensité, ou encore norme) : Il représente la longueur du vecteur
force. C’est encore la valeur de la force. Cette valeur s’accompagne toujours d’une unité.
L’unité de la force dans le Système International est le Newton (N). Le module d’une
force
−
→
F est généralement noté
−
→
F , ou plus simplement F. On peut définir un vecteur
unitaire −
→
u dirigé suivant la droite d’action de
−
→
F , orienté dans le même sens, et dont la
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 41
norme est égale à 1. On a la relation :
−
→
F =
−
→
F −
→
u (2.1)
Soit donc :
−
→
u =
1
−
→
F
−
→
F (2.2)
La Figure 2.1 ci-dessous illustre les caractéristiques d’une force quelconque
−
→
F .
Figure 2.1 – Caractéristiques d’une force.
Lorsqu’un corps exerce une force sur un autre corps, réciproquement, ce dernier exerce sur le
corps précédent une force de même direction, de même module, mais de sens contraire : C’est le
principe des actions réciproques. Dans le cas des forces à distances, les deux corps peuvent
s’attirer mutuellement (on parle de forces attractives) ou se repousser mutuellement (on
parle de forces répulsives). Pour un système quelconque, on appelle forces intérieures les
forces exercées par une partie de ce système sur une autre partie du même système. Les forces
extérieures quant à elles sont des forces exercées par une partie de l’environnement extérieur
au système sur une partie de ce système.
2.1.2 Champs de forces
Un champ de forces désigne une région donnée de l’espace dans laquelle un corps est
susceptible de subir des forces si ses propriétés physiques et les conditions dans lesquelles il se
trouve sont adéquates. On caractérise un champ de forces par un vecteur champ défini en
chaque point de la région. Le vecteur champ que nous notons
−
→
C est caractérisé tout comme un
vecteur par son point d’application, sa direction, son sens, et son module. Dans la majorité des
cas, les modules respectifs du vecteur champ
−
→
C en un point donné et de la force
−
→
F relative au
champ, subie par un corps en ce point sont liés par une relation faisant intervenir des paramètres
relatifs aux propriétés du corps, et aux conditions dans lesquelles il se trouve.
2.2 Gravitation
La gravitation est le phénomène d’attraction mutuelle entre des corps massifs. Du milieu
du XVIIème
siècle jusqu’à la fin du XIXème
siècle, la gravitation était perçue comme un phé-
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 42
nomène décrit par des forces à distance s’exerçant entre des corps massifs, appelées forces
gravitationnelles ou forces de gravitation. Cependant, au début du XXème
siècle est née
une nouvelle branche de la physique faisant intervenir des outils mathématiques complexes,
appelée relativité générale dans laquelle la gravitation est perçue plutôt comme une cour-
bure de l’espace-temps. Cette nouvelle modélisation est beaucoup plus réaliste, mais nous
ne l’aborderons pas dans ce cours. Toutefois, la description de la gravitation par des forces
gravitationnelles reste acceptable dans la majorité des cas.
2.2.1 Forces gravitationnelles
Le physicien anglais Isaac Newton est l’un des premiers scientifiques à décrire la gravi-
tation par des forces. En 1687, il énonce la loi de gravitation universelle de la manière
suivante :
≺≺ Deux corps ponctuels A et B de masses respectives mA et mB exercent l’un
sur l’autre des forces d’attraction directement opposées, dirigées suivant la droite
(AB), et d’intensités proportionnelles à leurs masses, et inversement proportion-
nelles au carré de la distance AB qui les sépare. 
On écrit :
−
−
−
→
FA/B = −
−
−
−
→
FB/A = −
GmAmB
AB2
−
−
→
uAB (2.3)
Figure 2.2 – Attraction gravitationnelle entre deux corps ponctuels.
Si les corps ne sont pas ponctuels (Figure 2.3), la loi de gravitation universelle reste valable,
et les intensités des forces de gravitation s’exerçant entre ces corps seront inversement propor-
tionnelles au carré de la distance qui sépare leurs centres de gravités.
Figure 2.3 – Attraction gravitationnelle entre deux corps non ponctuels.
−
−
−
→
FA/B est la force d’attraction que le corps A exerce sur le corps B. Elle est appliquée au
point B, dirigée suivant la droite (AB) et orientée de B vers A.
−
−
−
→
FB/A quant à elle est la force
d’attraction que le corps B exerce sur le corps A. Elle est appliquée au point A, dirigée suivant
la droite (AB) et orientée de A vers B. Ces deux forces ont le même module. On a :
FA/B = FB/A =
GmAmB
AB2
(2.4)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 43
Le paramètre G est une constante appelée constante de gravitation universelle dont la
valeur est G= 6, 67 × 10−11
N.m2
.kg−2
. −
−
→
uAB est un vecteur unitaire de même direction que la
droite (AB) et orienté de A vers B.
2.2.2 Champs gravitationnels
On appelle champ gravitationnel ou champ de gravitation toute région de l’espace
créé par un corps de masse donnée, et dans laquelle tout autre corps massif est soumis à une
force gravitationnelle. Une ligne de champ gravitationnel est une courbe orientée tangente
en chacun de ses points au vecteur champ gravitationnel. Le spectre gravitationnel est
l’ensemble formé par les lignes de champ gravitationnel. Les lignes de champ gravitationnel
créé par un corps de masse m donné sont des droites passant par ce corps et orientées vers lui
(Figure 2.4). On dit que le champ gravitationnel est centripète.
Figure 2.4 – Spectre gravitationnel.
Un corps ponctuel A de masse mA crée dans son voisinage un champ gravitationnel défini
en un point quelconque M par le vecteur champ gravitationnel −
−
−
→
gA/M dirigé suivant la
droite (AM) et orienté de M vers A (Figure 2.5). L’unité SI de l’intensité du vecteur champ
gravitationnel est le N.kg−1
. On peut aussi l’exprimer en m.s−2
. Soit −
−
−
→
uAM un vecteur unitaire
de même direction que la droite (AM) et orienté de A vers M. On a :
−
−
−
→
gA/M = −
GmA
AM2
−
−
−
→
uAM (2.5)
Le module de −
−
−
→
gA/M s’exprime donc par :
gA/M =
GmA
AM2
(2.6)
Si on place en M un corps de masse mM, il sera soumis à une force d’attraction gravitationnelle
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 44
−
−
−
→
FA/M de la part du corps A, telle que :
−
−
−
→
FA/M = −
GmAmM
AM2
−
−
−
→
uAM = −mM
GmA
AM2
−
−
−
→
uAM = mM
−
−
−
→
gA/M (2.7)
Figure 2.5 – Champ gravitationnel et force gravitationnelle en un point M.
La masse étant une grandeur scalaire toujours positive, le vecteur champ gravitationnel en un
point et la force gravitationnelle subie par un corps massif en ce point ont donc la même droite
d’action et sont orientés dans le même sens.
2.2.3 Gravitation dans l’espace
Dans l’espace, la plupart des planètes (comme la Terre sur laquelle nous habitons) et des
astres (le Soleil et la Lune par exemple) sont des ellipsoïdes applaties au niveau de leurs pôles.
Toutefois, on peut les assimiler à des sphères pleines dont toute la masse est concentrée en
leurs centres. Un corps à répartition sphérique de masse est un corps dont la matière est
répartie uniformément autour de lui ou en couches sphériques homogènes autour de son centre.
Les planètes du système solaire et les astres de l’univers sont considérés comme des corps à
répartition sphérique de masse. Considérons à la Figure 2.6 ci-dessous une planète ou un astre
en forme de sphère de centre I, de masse M et de rayon moyen R.
Figure 2.6 – Champs de gravitation créés par une sphère.
La sphère crée en un point P de sa surface un champ de gravitation −
→
g0 dirigé suivant la droite
(IP), orienté de P vers I, et dont l’intensité est donnée par :
g0 =
GM
R2
(2.8)
En un point H situé à une altitude h par rapport à la surface de la sphère, celle-ci crée un
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 45
champ gravitationnel −
→
gh dirigé suivant la droite (IH), orienté de H vers I, et dont l’intensité
est donnée par :
gh =
GM
(R + h)2 (2.9)
L’intensité du champ gravitationnel créé par une planète ou un astre est maximale à sa surface.
Elle diminue avec l’altitude, et devient quasiment nulle pour des altitudes très élevées. A la sur-
face des planètes ou des astres, il règne un champ appelé champ de pesanteur, correspondant
à une approximation locale du champ de gravitation créé à la surface de cette planète ou de
cet astre. A la surface de la Terre par exemple, on parle de champ de pesanteur terrestre,
et tout corps massif y est soumis à une force gravitationnelle verticale descendante que l’on
appelle le poids. L’intensité de la pesanteur encore appelée accélération de la pesanteur
correspond au module du champ de pesanteur à la surface de la Terre.
2.3 Electricité
Les phénomènes électriques observés dans la nature sont dûs à une propriété des corps ap-
pelée charge électrique, relative aux particules élémentaires chargées (l’électron et le proton)
que renferme ce corps. La charge électrique d’un corps, notée q est une grandeur algébrique,
ce qui signifie qu’elle peut avoir une valeur positive ou négative. L’unité SI de la charge élec-
trique est le Coulomb (C). L’électricité est l’ensemble des phénomènes physiques associés
aux charges électriques. Dans le cas particulier où ces charges électriques sont statiques, on
parle de l’électrostatique. L’électron a une charge électrique négative, tandis que le proton
a une charge électrique positive. Leur charge est égale en valeur absolue et correspond à la
charge élémentaire e de valeur e = 1, 6 × 10−19
C. Ainsi, toute charge électrique est un mul-
tiple entier de la charge élémentaire. L’électrisation d’un corps consiste à lui communiquer
une charge électrique. Elle se fait le plus souvent par frottement.
2.3.1 Forces électriques
Les forces électriques (et électrostatiques) ont été découvertes suite à des observations faites
quant aux interactions entres les particules chargées électriquement. En 1785, le physicien fran-
çais Charles-Augustin Coulomb énonce la loi de Coulomb comme suit :
≺≺ La force d’attraction ou de répulsion qui s’exerçe entre deux corps ponctuels
A et B de charges respectives qA et qB est dirigée suivant la droite (AB), pro-
portionnelle aux charges qA et qB et inversement proportionnelle au carré de la
distance AB qui les sépare. 
On écrit :
−
−
−
→
FA/B = −
−
−
−
→
FB/A =
KqAqB
AB2
−
−
→
uAB (2.10)
La force électrique
−
−
−
→
FA/B que le corps A exerce sur le corps B et la force électrique
−
−
−
→
FB/A que
le corps B exerce sur le corps A sont dirigées suivant la droite (AB) et ont le même module.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 46
On a :
FB/A = FA/B =
K |qA| |qB|
AB2
(2.11)
K est une constante appelée constante de Coulomb de valeur K = 9 × 109
N.m2
.C−2
. Les
orientations des forces
−
−
−
→
FA/B et
−
−
−
→
FB/A dépendent des signes des charges qA et qB. Deux charges
de même signe se repoussent (c’est la répulsion électrique), tandis que deux charges de signes
opposés s’attirent (c’est l’attraction électrique).
Figure 2.7 – Répulsion électrique entre deux charges de même signe.
Figure 2.8 – Attraction électrique entre deux charges de signes opposés.
En réalité, les orientations de
−
−
−
→
FA/B et
−
−
−
→
FB/A ne dépendent que du signe du produit des charges
qA et qB.
2.3.2 Champs électriques
On appelle champ électrique (ou champ électrostatique) toute région de l’espace créée
par une particule de charge électrique donnée, et dans laquelle toute autre particule chargée
est soumise à une force électrique (ou électrostatique). Une ligne de champ électrique est
une courbe orientée tangente en chacun de ses points au vecteur champ électrique. Le spectre
électrique est l’ensemble formé par les lignes de champ électrique. Les lignes de champ élec-
trique créé par un corps de charge électrique q positive sont des droites passant par ce corps,
orientées de telle sorte qu’elles fuient le corps, tandis que les lignes de champ électrique créé
par un corps de charge électrique q négative sont des droites passant par ce corps et orientées
vers le corps (Figure 2.9). On dit que le champ électrique créé par une charge positive est
centrifuge, alors que le champ électrique créé par une charge négative est centripète.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 47
Figure 2.9 – Spectres électriques d’une charge positive et d’une charge négative.
Un corps ponctuel A de charge électrique qA crée dans son voisinage un champ électrique
défini en un point quelconque M par le vecteur champ électrique (ou vecteur champ
électrostatique)
−
−
−
−
→
EA/M dirigé suivant la droite (AM). L’unité SI de l’intensité du vecteur
champ électrique est le N.C−1
. On peut aussi l’exprimer en V.m−1
. Soit −
−
−
→
uAM un vecteur
unitaire de même direction que la droite (AM) et orienté de A vers M. On a :
−
−
−
−
→
EA/M =
KqA
AM2
−
−
−
→
uAM (2.12)
Le module de
−
−
−
−
→
EA/M s’exprime donc par :
EA/M =
K |qA|
AM2
(2.13)
Le champ électrique
−
−
−
−
→
EA/M est orienté de A vers M si qA est positive, et de M vers A si qA
est négative. Si en M est placé un corps de charge électrique qM, il sera soumis à une force
électrique
−
−
−
→
FA/M donnée par l’expression vectorielle ci-dessous :
−
−
−
→
FA/M = qM
−
−
−
−
→
EA/M (2.14)
Figure 2.10 – Champ et force électrique en un point M.
Ainsi,
−
−
−
→
FA/M et
−
−
−
−
→
EA/M ont la même droite d’action et la même orientation si la charge qM est
positive, mais si la charge qM est négative,
−
−
−
→
FA/M et
−
−
−
−
→
EA/M ont la même droite d’action, mais
des orientations contraires.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 48
2.3.3 Champ électrique à l’intérieur d’un condensateur
Considérons un condensateur constitué de deux armatures (M) et (N) séparées par une
distance d. S’il règne entre elles une tension électrique (différence de potentiel) U = VM − VN,
alors il se crée à l’intérieur du condensateur un champ électrique uniforme
−
→
E perpendiculaire
aux armatures, et orienté de celle ayant le potentiel le plus élevé vers celle ayant le potentiel le
plus bas (Figure 2.11). Le champ électrique y est dit uniforme, car sa direction, son sens et
son module sont les mêmes en tout point situé à l’intérieur du condensateur.
Figure 2.11 – Champ électrique entre les armatures d’un condensateur.
Le module du champ électrique créé entre les armatures du condensateur est donné par :
E =
|U|
d
=
|VM − VN|
d
(2.15)
Si U = VM − VN  0, l’armature (M) est chargée positivement, et a le potentiel le plus élevé.
Par conséquent, le champ électrique
−
→
E est orienté de (M) vers (N). Si U = VM − VN  0,
l’armature (M) est chargée négativement et a le potentiel le plus bas. Par conséquent, le champ
électrique
−
→
E est orienté de (N) vers (M).
2.4 Magnétisme
Le magnétisme est l’ensemble des phénomènes qui étudient l’attraction ou la répulsion entre
des matériaux. La magnétite est l’élément de base responsable du magnétisme. Sa transfor-
mation aboutit à la fabrication des aimaints permanents, objets ayant la propriété d’attirer
certains métaux tels que le fer. Tout aimant est constitué par un pôle Nord (N) et un pôle
Sud (S). Il n’est pas possible d’obtenir un aimant avec un seul pôle. Chaque fois qu’on divise
un aimant en deux, on obtient deux aimants ayant chacun un pôle Nord et un pôle Sud. Deux
pôles de même nature se repoussent, tandis que deux pôles de natures différentes s’attirent. Un
matériau est dit ferromagnétique s’il est capable de s’aimanter, c’est-à-dire de se comporter
comme un aimant.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 49
2.4.1 Champs magnétiques
Un champ magnétique désigne toute région de l’espace dans laquelle un matériau ferro-
magnétique est soumis à une force magnétique. Il est caractérisé en tout point par un vecteur
champ magnétique généralement noté
−
→
B . L’unité SI de l’intensité du champ magnétique est
le Tesla (T). Les principales sources de champ magnétique sont les aimants permanants, les
conducteurs parcourus par un courant électrique appelés électro-aimants et la Terre qui crée
son propre champ magnétique appelé champ magnétique terrestre. L’intensité du champ
magnétique créé par un aimant (aimant permanent ou électro-aimant) dépend de ses caracté-
ristiques. Une ligne de champ magnétique est une courbe orientée tangente en chacun de
ses points au vecteur champ magnétique. Le spectre magnétique est l’ensemble formé par
les lignes de champ magnétique.
Figure 2.12 – Spectre magnétique d’un aimant droit.
Figure 2.13 – Spectre magnétique d’un aimant en U.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 50
Les lignes de champ magnétique créé par un aimant sortent toujours par le pôle Nord et
convergent vers le pôle Sud (Figure 2.12 et Figure 2.13). Entre les branches d’un aimant
en U, le champ magnétique est uniforme, et les lignes de champ sont perpendiculaires aux
branches.
2.4.2 Force de Laplace
La force de Laplace est la force magnétique subie par un conducteur traversé par un
courant électrique en présence d’un champ magnétique. Elle a été découverte par le physicien
français Pierre-Simon Laplace qui a énoncé la loi de Laplace de la manière suivante :
≺≺ Toute portion rectiligne de conducteur de longueur ` parcourue par un courant
électrique I et plongée dans un champ magnétique
−
→
B est soumise à une force
magnétique dite de Laplace, appliquée au milieu de la portion, et dont l’expression
est donnée par :
−
→
F = I
−
→
` ∧
−
→
B  (2.16)
Le symbole ∧ désigne le produit vectoriel ou produit extérieur. Le vecteur I
−
→
` a la direction
de la portion rectiligne du conducteur et va dans le sens du courant I.
−
→
F est perpendiculaire
au plan formé par I
−
→
` et
−
→
B . Son sens est donné par la règle des trois doigts de la main
droite :
— L’index donne la direction et le sens de I
−
→
` ;
— Le majeur donne la direction et le le sens de
−
→
B ;
— Le pouce donne la direction et le le sens de
−
→
F .
Figure 2.14 – Règle des trois doigts de la main droite (Force de Laplace).
Si I
−
→
` et
−
→
B font entre eux un angle α, l’intensité de la force de Laplace
−
→
F est donnée par :
F = I`B sin α (2.17)
Si les directions du courant et du champ magnétique sont perpendiculaires, α = 90° et on a :
F = I`B (2.18)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 51
Figure 2.15 – Force de Laplace appliquée à un conducteur.
En représentation plane, tout vecteur qui entre dans le plan de la feuille est dit entrant, et est
représenté par une croix entourée d’un cercle. Tout vecteur qui sort du plan de la feuille est dit
sortant, et est représenté par un point entouré d’un cercle.
2.4.3 Force de Lorentz
Un corps de charge électrique q se déplaçant à une vitesse
−
→
V dans un champ magnétique
−
→
B est soumise à une force magnétique
−
→
F appelée force de Lorentz donnée par :
−
→
F = q
−
→
V ∧
−
→
B (2.19)
−
→
F est perpendiculaire au plan formé par
−
→
V et
−
→
B . Son sens est donné par la règle des trois
doigts de la main droite :
— L’index donne la direction et le sens de q
−
→
V ;
— Le majeur donne la direction et le sens de
−
→
B ;
— Le pouce donne la direction et le sens de
−
→
F .
Figure 2.16 – Règle des trois doigts de la main droite (Force de Lorentz).
Si
−
→
V et
−
→
B font entre eux un angle α, l’intensité de la force de Lorentz
−
→
F est donnée par :
F = |q| VB sin α (2.20)
Si
−
→
V et
−
→
B sont orthogonaux, α = 90° et on a :
F = |q| VB (2.21)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 52
Figure 2.17 – Force de Lorentz appliquée à une particule.
Pour trouver la direction et le sens de la force de Lorentz avec plus de facilité, lorsque la charge
est positive, il convient d’utiliser la main droite, dont l’index donne la direction et le sens de
−
→
V , et lorsque la charge est négative, il convient plutôt d’utiliser la main gauche, dont l’index
donne la direction et le sens de
−
→
V .
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 53
Exercices
On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2
.
Exercice 2.1 :
A la Figure 2.18 ci-dessous, une bille de masse mA = 200 g est placée au point A sur le sol
horizontal. Une autre bille de masse mB = 450 g est posée sur le sommet B d’une pyramide de
hauteur h = OB = 1, 2 m et dont les faces BC et BD font l’angle α = 45° avec l’horizontale.
Les deux billes seront considérées comme étant pontuelles. On donne d = AC = 40 cm.
Figure 2.18 – Exercice 2.1.
1- Déterminer la distance D = AB qui sépare les deux billes.
2- Représenter les forces gravitationnelles qui s’exerçent entre les deux billes et donner leurs
caractéristiques.
3- Représenter les vecteurs champs gravitationnels −
−
−
→
gA/B créé en B par la bille située en A et
−
−
−
→
gB/A créé en A par la bille située en B puis donner leurs caractéristiques.
4- Représenter les vecteurs champs gravitationnels −
−
−
→
gA/I et −
−
→
gB/I créés au milieu I du segment
[AB] par les deux billes et donner leurs caractéristiques. En déduire les caractéristiques du
champ −
→
gI résultant en I.
5- Soit M le point du segment [AB] où les champs gravitationnels créés par les deux billes se
compensent. Déterminer les distances dA = AM et dB = BM.
Exercice 2.2 :
A la Figure 2.19, une boule sphérique de masse m1 = 2, 7 kg et de rayon r1 = 8 cm repose en
équilibre sur un poteau en forme de pavé, de hauteur h1 = A1B1 = C1D1 = 1, 3 m et de largeur
A1D1 = B1C1 = 2r1. Une autre boule de masse m2 = 1, 2 kg et de rayon r2 = 4 cm est placée
sur un poteau de hauteur h2 = A2B2 = C2D2 = 74 cm et de largeur A2D2 = B2C2 = 2r2. On
donne d = B1C2 = 92 cm.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 54
Figure 2.19 – Exercice 2.2.
1- Déterminer la distance D = O1O2 qui sépare les centres de gravité des deux boules.
2- Représenter les forces de gravitation s’exerçant entre les deux boules et donner leurs carac-
téristiques.
3- Représenter les champs de gravitation créés respectivement par chaque boule, sur le centre
de l’autre boule puis donner leurs caractéristiques.
4- Déterminer les distances d1 et d2 respectivement par rapport à O1 et O2 du point M du
segment [O1O2] où les champs gravitationnels créés par les deux boules se compensent.
Exercice 2.3 :
Lors d’une éclipse, les centres de gravité respectifs S, L et T du Soleil, de la Lune et de la
Terre sont alignés comme à la Figure 2.20 ci-dessous. On donne les masses de ces astres :
MS = 1, 989 × 1030
kg, ML = 7, 342 × 1022
kg et MT = 5, 972 × 1024
kg. Les distances Soleil-
Terre et Lune-Terre valent respectivement ST = 149 598 023 km et LT = 383 398 km.
Figure 2.20 – Exercice 2.3.
1- Représenter les forces gravitationnelles que le soleil et la Terre exercent sur la Lune et donner
leurs caractéristiques.
2- En déduire les caractéristiques de la force résultante subie par la Lune.
3- Représenter les champs gravitationnels que le soleil et la Terre créent au centre de gravité
de la Lune et donner leurs caractéristiques.
4- En déduire les caractéristiques du champ résultant créé au centre de gravité de la Lune.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 55
5- La distance Soleil-Terre restant inchangée, à quelles distances SL0
du soleil et TL0
de la Terre,
devrait se situer la Lune pour qu’elle soit en équilibre sous l’action des forces exercées par les
deux autres astres ?
Exercice 2.4 :
Un satellite se trouve à une altitude h de la surface de la Terre, considérée comme une planète
sphérique de rayon RT = 6378 km et de masse MT = 5, 972 × 1024
kg. La situation est illustrée
à la Figure 2.21 ci-dessous.
Figure 2.21 – Exercice 2.4.
1- Donner l’expression puis la valeur numérique du module g0 du champ gravitationnel −
→
g0 créé
à la surface de la terre.
2- Donner l’expression du module gh du champ gravitationnel −
→
gh créé à l’endroit où se trouve
le satellite.
3- Montrer qu’on a la relation :
gh =
‚
1
1 + h
RT
Œ2
g0
4- On suppose que h est négligeable devant RT (h  RT). Montrer qu’on peut avoir la relation :
gh =

1 −
2h
RT
‹
g0
On précise que si a et n sont deux réels avec a  1, alors :
(1 + a)n
' 1 + na
5- La masse du satellite vaut m = 60 t, et on donne h = 5 Km. Représenter le champ gravi-
tationnel −
→
gh et la force gravitationnelle
−
→
Fh subie par le satellite de la part de la Terre, puis
donner leurs caractéristiques. (On utilisera la relation obtenue à la question 4).
6- Comparer les valeurs numériques obtenues en utilisant la relation de la question 4 à celles
qu’on obtient en utilisant la relation de la question 3.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 56
Exercice 2.5 :
Un satellite orbite autour de la planète Jupiter en étant au départ à une altitude H = 1000 Km.
Après chaque tour, son altitude diminue de 5%. On note hn l’altitude du satellite après avoir
effectué n tours, et on considère la suite numérique (hn)n∈N. La masse et le rayon de Jupiter
valent respectivement MJ = 1, 898 × 1027
kg et RJ = 69 911 km.
1- Déterminer le module g0 du champ gravitationnel régnant à la surface de la planète Jupiter
et le module gH du champ gravitationnel à l’altitude où se trouve le satellite au départ.
2- Démontrer que (hn)n∈N est une suite géométrique dont on donnera le premier terme et la
raison.
3- En déduire l’expression de hn en fonction de n.
4- A quelle altitude H0
se trouve le satellite après avoir effectué 25 tours ?
5- En déduire le module gH0 du champ gravitationnel régnant à l’altitude H0
.
6- Déterminer la variation relative du champ gravitationnel entre l’altitude H et l’altitude H0
.
Exercice 2.6 :
A la Figure 2.22 ci-dessous, un cube d’arête a1 = 10 cm est suspendu à une tige de hauteur
h1 = 48 cm. A proximité, un autre cube d’arête a2 = 6 cm est suspendu à une tige de hau-
teur h2 = 20 cm. Les points de fixation O1 et O2 des deux tiges sur un support horizontal
sont distantes de d = O1O2 = 40 cm. Les charges électriques aux centres des deux cubes sont
q1 = 20 µC et q2 = −5 µC.
Figure 2.22 – Exercice 2.6.
1- Déterminer la distance D qui sépare les centres C1 et C2 des deux cubes.
2- Représenter les forces électrostatiques qui s’exercent entre les deux cubes et donner leurs
caractéristiques.
3- Représenter les champs électrostatiques créés par chaque cube au centre de l’autre cube et
donner leurs caractéristiques.
4- On note M le point de la droite (C1C2) où les champs électrostatiques créés par les deux
cubes se compensent. On note d1 = C1M et d2 = C2M.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 57
4.1- Expliquer pourquoi M ne peut pas se trouver sur le segment [C1C2].
4.2- On suppose que M se trouve sur la droite (C1C2), à gauche de C1. Montrer, en tentant de
calculer d1 que cette position de M n’est pas possible.
4.3- Le point M ne peut donc se situer qu’à droite de C2. Calculer alors les distances d1 et d2.
Exercice 2.7 :
Dans un repère orthonormé
€
O ; −
→
ı ; −
→
 ;
−
→
k
Š
illustré à la Figure 2.23 ci-dessous, deux parti-
cules ponctuelles de charges respectives qA = −1, 5 µC et qB = −6 µC sont placées aux points
A et B de coordonnées respectives (xA = 1 ; yA = 2 ; zA = 3) et (xB = 3 ; yB = 4 ; zB = 4). On
note −
−
→
uAB le vecteur unitaire de même direction que la droite (AB) et orienté de A vers B.
L’unité est le mètre (m).
Figure 2.23 – Exercice 2.7.
1- Déterminer l’expression du vecteur
−
−
→
AB en fonction des vecteurs de base. En déduire la
distance D qui sépare les deux particules, puis l’expression du vecteur −
−
→
uAB .
2- Exprimer les forces électrostatiques s’exerçant entre les deux particules.
3- Exprimer les champs électrostatiques créés par chaque particule sur l’autre.
4- Soit M un point de coordonnées (x ; y ; z) situé sur la droite (AB).
4.1- Déterminer une équation paramétrique de la droite (AB).
4.2- Déterminer les distances AM et BM si les champs électrostatiques créés en M se com-
pensent. En déduire les coordonnées (x ; y ; z) de M.
Exercice 2.8 :
La Figure 2.24 illustre une situation dans laquelle trois charges pontuelles qA = q, qB = −2q
et qC = 3q (avec q = 2 nC) sont placées respectivement aux sommets A, B et C d’un triangle
équilatéral de centre de gravité G et de côté a = 2
√
3 m.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 58
Figure 2.24 – Exercice 2.8.
1- Déterminer la valeur de la distance c = AG = BG = CG.
2- Représenter les champs électrostatiques
−
−
→
EA ,
−
−
→
EB et
−
−
→
EC créés en G respectivement par les
trois charges, et calculer leurs modules. En déduire leurs composantes dans le système d’axes
(G ; x ; y).
3- Déterminer les composantes et le module du champ résultant
−
→
E en G.
4- Déterminer les composantes et le module de la force électrostatique
−
→
F subie par une charge
ponctuelle qG = −4q placée en G.
5- Représenter
−
→
E et
−
→
F puis calculer l’angle α que fait leur direction avec l’horizontale.
Exercice 2.9 :
A la Figure 2.25, deux corps solides (S1) et (S2) que l’on supposera ponctuels, de masses respec-
tives m1 = 200 g et m2 = 300 g et de charges respectives q1 = −10 µC et q2 = 20 µC reposent
en équilibre sur un plan de longueur L = 1, 7 m incliné à l’horizontale d’un angle α = 30°. (S1)
est lié à un ressort de longueur à vide `1 = 40 cm tandis que (S2) est lié à un ressort de longueur
à vide `2 = 50 cm. A l’équilibre, les deux ressorts sont allongés respectivement de x1 = 10 cm
et x2 = 20 cm. On négligera les forces de frottements, ainsi que les forces gravitationnelles
s’exerçant entre les deux corps.
1- Déterminer la distance d qui sépare les deux corps à l’équilibre.
2- Faire le bilan de toutes les forces appliquées aux deux corps à l’équilibre et les représenter.
3- Déterminer les modules des forces électrostatiques agissant entre les deux corps.
4- Déterminer les modules des tensions des deux ressorts à l’équilibre. En déduire leurs constantes
de raideur respectives k1 et k2.
5- Déterminer les modules des réactions que le plan incliné exerce sur les deux corps.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 59
Figure 2.25 – Exercice 2.9.
Exercice 2.10 :
A la Figure 2.26 ci-dessous, une particule ponctuelle de masse m = 100 g et de charge élec-
trique q = −40 µC est suspendue à un fil inextensible de masse négligeable. L’ensemble est placé
entre deux armatures d’un condensateur inclinées d’un angle α = 60° par rapport à la verticale,
et distantes de d = 20 cm. Il règne à l’intérieur du condensateur une d.d.p. U = VM − VN = 10 kV.
A l’équilibre, le fil est écarté d’un angle β par rapport à la verticale.
Figure 2.26 – Exercice 2.10.
1- Représenter le champ électrique
−
→
E à l’intérieur du condensateur et calculer son module.
2- Faire le bilan des forces appliquées à la particule et les représenter.
3- Calculer le module de la force électrique subie par la particule.
4- Déterminer la valeur de β et en déduire l’intensité de la tension du fil à l’équilibre.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 60
Exercice 2.11 :
Une tige métallique homogène OA de masse M = 500 g et de longueur L = 60 cm est accrochée à
un support en O. Elle est parcourue par un courant électrique d’intensité I = 5 A et ses portions
BC et DE sont plongées dans les champs magnétiques respectifs
−
→
B1 et
−
→
B2 de modules respectifs
B1 = 2 T et B2 = 600 mT. Lorsque la tige se maintient en équilibre, elle est écartée d’un angle α
par rapport à la verticale, et la réaction
−
→
R qu’elle subit de la part du crochet fait l’angle β avec
la verticale comme illustré à la Figure 2.27 ci-dessous. On donne OB = BC = DE = EA = 1
5
L.
Figure 2.27 – Exercice 2.11.
1- Faire le bilan des forces s’exerçant sur la tige et les représenter.
2- Déterminer les modules des forces magnétiques agissant sur la tige.
3- Soient P1 et P2 les points d’application des deux forces magnétiques. Déterminer les dis-
tances d1 = OP1 et d2 = OP2.
4- En prenant pour sens positif celui des aiguilles d’une montre, déterminer les moments res-
pectifs M1 et M2 des forces magnétiques par rapport à l’axe horizontal (∆) passant par O.
5- Déterminer la valeur de l’angle α.
6- Déterminer la valeur de l’angle β et en déduire le module de
−
→
R .
Exercice 2.12 :
A la Figure 2.28, une tige en acier de longueur L = 1, 5 m posée sur des rails horizontaux
est entièrement plongée dans un champ magnétique vertical
−
→
B et traversée par un courant
électrique d’intensité I = 2 A débité par une pile. Pour la maintenir en équilibre, on fixe en son
centre l’extrémité d’une corde inextensible et de masse négligeable passant par la gorge d’une
poulie. Un bloc solide supposé ponctuel de masse m = 500 g est fixé à l’autre extrémité de la
corde. Le bloc est également fixé à l’extrémité d’un ressort de longueur à vide `0 = 300 mm
et de raideur k = 200 N.m−1
dont l’autre extrémité est attachée à un support horizontal fixe.
Lorsque tout le système est maintenu en équilibre, le ressort est allongé et mesure une longueur
` = 350, 5 mm. Les frottements des rails seront négligés.
1- Représenter le champ magnétique
−
→
B et faire le bilan des forces extérieures qui s’exercent
sur la tige, la poulie et le bloc, puis les représenter.
2- Déterminer l’intensité de la tension du ressort à l’équilibre.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 61
3- En déduire l’intensité de la tension que le fil exerce sur la tige ainsi que l’intensité de la force
magnétique subie par la tige.
4- En déduire le module du champ magnétique
−
→
B .
Figure 2.28 – Exercice 2.12.
Exercice 2.13 :
Un conducteur rectiligne de masse M = 2 kg et de longueur L = 50 cm posé sur des rails inclinés
à l’horizontale d’un angle α = 45° est parcouru par un courant électrique d’intensité I = 4 A.
L’ensemble est maintenu en équilibre entre les branches d’un aimant incliné d’un angle β = 60°.
La Figure 2.29 ci-dessous représente la vue de face de la situation. Les frottements sur les
rails seront négligés.
Figure 2.29 – Exercice 2.13.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 62
1- Représenter le champ magnétique
−
→
B régnant entre les branches de l’aimant, puis faire le
bilan des forces extérieures agissant sur le conducteur et les représenter.
2- Déterminer les intensités de toutes les forces appliquées au conducteur.
3- Déterminer le module du champ magnétique
−
→
B .
Exercice 2.14 :
A la Figure 2.30 ci-dessous, une barre métallique et homogène de masse M = 3 kg et de
longueur L = 1 m est connectée à une pile qui débite un courant d’intensité I = 4 A. Ses deux
moitiés sont plongées dans des champs magnétiques respectifs
−
→
B1 et
−
→
B2 de modules respectifs
B1 = 11, 27 T et B2 = 11, 76 T. On fixe aux deux extrémités de la barre des fils inextensibles
de masses négligeables, auxquels sont suspendus deux corps solides de masses respectives m1
et m2. La barre est maintenue en équilibre en position horizontale.
Figure 2.30 – Exercice 2.14.
1- Faire le bilan des forces agissant sur la barre et les deux corps, puis les représenter.
2- Déterminer les modules des forces magnétiques subies par la barre.
3- Montrer que les modules des tensions que les fils exercent sur la barre ont pour expressions :
T1 =
1
4
(3F1 + F2 − 2Mg) et T2 =
1
4
(F1 + 3F2 − 2Mg)
En déduire leurs valeurs numériques.
4- En déduire les valeurs des masses m1 et m2.
Exercice 2.15 :
On applique une tension électrique U = VM − VN = 5000 V entre les armatures (M) et (N) du
condensateur de la Figure 2.31. Ces armatures sont séparées par une distance d = 10 cm et
l’espace entre elles est entièrement baigné dans un champ magnétique uniforme
−
→
B perpendi-
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 63
culaire au plan de la feuille et de module B = 2 T. Une particule ponctuelle de masse m = 80 g
et de charge électrique q = −20 µC pénètre à l’intérieur du condensateur avec une vitesse ho-
rizontale orientée vers la droite. On souhaite que son mouvement soit horizontal uniforme, et
pour cela, elle doit être pseudo-isolé.
Figure 2.31 – Exercice 2.15.
On considère le cas où le champ magnétique est entrant.
1- Faire le bilan des forces extérieures qui s’exercent sur la particule puis les représenter.
2- En déduire la vitesse V de la particule pour que son mouvement soit uniforme.
On considère maintenant le cas où le champ magnétique est sortant. De plus, on change le signe
de la tension U.
3- Faire le bilan des forces extérieures qui s’exercent sur la particule dans ce cas, puis les
représenter.
4- En déduire la nouvelle vitesse V0
de la particule pour que son mouvement soit uniforme.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 64
Evaluations des compétences
On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2
.
Evaluation 2.1 :
Une fusée quitte la Lune de masse ML = 7, 342 × 1022
kg et de rayon RL = 1738 km et se dirige
vers la Terre de masse MT = 5, 972 × 1024
kg et de rayon RT = 6378 km. A quelle altitude h de
la surface de la Terre l’intensité de la force gravitationnelle ressentie par la fusée sera égale à
celle de la force gravitationnelle qu’elle ressentait à la surface de la Lune, en admettant qu’à
cette altitude, l’influence de la Lune est négligée.
Evaluation 2.2 :
Deux petites billes de masses respectives m1 = 546, 83 g et m2 = 480, 16 g chargées négati-
vement sont supendues à des fils inextensibles de longueurs respectives `1 = 155, 29 mm et
`2 = 70, 71 mm. Chacun de ces fils a une de son extrémité attachée à un même support fixe hori-
zontal, et la distance entre ces deux extrémités est d = 50 mm. L’ensemble est placé à l’intérieur
d’un condensateur dont les armatures (M) et (N) sont séparées par une distance D = 400 mm.
Entre ces armatures est établie une différence de potentiel U = VM − VN = 1000 V. A l’équi-
libre, les deux fils sont écartés des angles respectifs θ1 = 75◦
et θ2 = 45◦
, et les deux billes sont
situées sur une même droite horizontale comme indiqué sur la Figure 2.32 ci-dessous.
Figure 2.32 – Evaluation 2.2.
En négligeant les forces gravitationnelles s’exerçant entre les deux billes, déterminer leurs
charges électriques respectives q1 et q2.
Evaluation 2.3 :
Une tige conductrice rectiligne de masse M = 3 kg et de longueur L = 2 m est parcourue par
un courant électrique d’intensité I = 5 A et est entièrement plongée dans un champ magnétique
uniforme
−
→
B . Comme indiqué à la Figure 2.33, la tige est disposée horizontalement, et est
supportée à ses deux extrémités par deux ressorts identiques de longueur à vide `0 = 200 mm.
Lorsque le champ magnétique est entrant, les ressorts s’allongent, et à l’équilibre ils mesurent la
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 65
longueur `1 = 338, 8 mm. Lorsque le champ magnétique est sortant, les ressorts se compriment,
et à l’équilibre ils mesurent la longueur `2 = 178, 8 mm. Déterminer la raideur k des ressorts
ainsi que l’intensité B du champ magnétique.
Figure 2.33 – Evaluation 2.3.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 66
Corrections des exercices
Exercice 2.1 :
1- En utilisant le théorème d’Al-Kashi dans le triangle ABC, on peut écrire :
AB2
= D2
= AC2
+ BC2
− 2AC × BC × cos ([
ACB)
Or, on a :
[
ACB + α = 180°
=⇒ [
ACB = 180° − α
On a donc :
D2
= AC2
+ BC2
− 2AC × BC × cos (180° − α)
= AC2
+ BC2
+ 2AC × BC × cos α
= d2
+ BC2
+ 2d × BC × cos α
Dans le triangle BOC, on a la relation :
sin α =
OB
BC
=
h
BC
=⇒ BC =
h
sin α
Soit :
D2
= d2
+
h2
sin2
α
+ 2d ×
h
sin α
× cos α
= d2
+
h2
sin2
α
+
2dh
tan α
On a donc :
D =
Ê
d2 +
h2
sin2
α
+
2dh
tan α
Application numérique :
D =
Ê
0, 42 +
1, 22
sin2
45◦
+
2 × 0, 4 × 1, 2
tan 45◦
Soit :
D = 2 m
2- La force gravitationnelle
−
−
−
→
FB/A subie par la bille en A de la part de la bille en B et la force
gravitationnelle
−
−
−
→
FA/B que la bille en A exerce sur la bille en B ont été représentées à la Figure
2.34.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 67
Figure 2.34 – Correction de l’exercice 2.1.
−
−
−
→
FB/A et
−
−
−
→
FA/B ont le même module. On a :
−
−
−
→
FB/A =
−
−
−
→
FA/B =
GmAmB
D2
=
6, 67 × 10−11
× 0, 2 × 0, 45
22
= 1, 5 × 10−12
N
La force gravitationnelle
−
−
−
→
FB/A est donc appliquée au point A, dirigée suivant la
droite (AB), orientée de A vers B, et son module vaut
−
−
−
→
FB/A = 1, 5 × 10−12
N.
La force gravitationnelle
−
−
−
→
FA/B quant à elle est appliquée au point B, dirigée suivant
la droite (AB), orientée de B vers A, et son module vaut
−
−
−
→
FA/B = 1, 5 × 10−12
N.
3- Les champs gravitationnels −
−
−
→
gA/B et −
−
−
→
gB/A ont été représentés à la Figure 2.34. Ils ont pour
modules respectifs :
−
−
−
→
gA/B =
−
−
−
→
FA/B
mB
=
1, 5 × 10−12
0, 45
= 3, 33 × 10−12
N.kg−1
−
−
−
→
gB/A =
−
−
−
→
FB/A
mA
=
1, 5 × 10−12
0, 2
= 7, 5 × 10−12
N.kg−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 68
Le champ gravitationnel −
−
−
→
gA/B est donc appliqué au point B, dirigé suivant la droite
(AB), orienté de B vers A, et son module vaut −
−
−
→
gA/B = 3, 33 × 10−12
N.kg−1
.
Le champ gravitationnel −
−
−
→
gB/A quant à lui est appliqué au point A, dirigé suivant la
droite (AB), orienté de A vers B, et son module vaut −
−
−
→
gB/A = 7, 5×10−12
N.kg−1
.
4- Le milieu I du segment [AB] est situé à la même distance D
2
des billes en A et B. Soit −
→
u
un vecteur unitaire de même direction que la droite (AB) et orienté de A vers B. Les champs
−
−
−
→
gA/I et −
−
→
gB/I ont été représentés à la Figure 2.34. Ils ont pour expressions respectives :
−
−
→
gA/I = −
GmA
D
2
2
−
→
u
= −
6, 67 × 10−11
× 0, 2
2
2
2
−
→
u
= −1, 334 × 10−11 −
→
u N.kg−1
−
−
→
gB/I =
GmB
D
2
2
−
→
u
=
6, 67 × 10−11
× 0, 45
2
2
2
−
→
u
= 3 × 10−11 −
→
u N.kg−1
Le champ gravitationnel −
−
→
gA/I est donc appliqué au point I, dirigé suivant la droite
(AB), orienté de I vers A, et son module vaut −
−
→
gA/I = 1, 334 × 10−11
N.kg−1
.
Le champ gravitationnel −
−
→
gB/I quant à lui est appliqué au point I, dirigé suivant la
droite (AB), orienté de I vers B, et son module vaut −
−
→
gB/I = 3 × 10−11
N.kg−1
.
Le champ résultant −
→
gI est donné par :
−
→
gI = −
−
→
gA/I + −
−
→
gB/I
= −1, 334 × 10−11 −
→
u + 3 × 10−11 −
→
u
= 1, 66 × 10−11 −
→
u N.Kg−1
Le champ gravitationnel résultant −
→
gI est donc appliqué au point I, dirigé suivant
la droite (AB), orienté de I vers B, et son module vaut −
→
gI = 1, 66×10−11
N.kg−1
.
5- Soient −
−
−
→
gA/M et −
−
−
→
gB/M les champs créés en M respectivement par la bille en A et la bille en
B. Ces champs ont pour expressions :
−
−
−
→
gA/M = −
GmA
dA
2
−
→
u
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 69
−
−
−
→
gB/M =
GmB
dB
2
−
→
u
=
GmB
(D − dA)2
−
→
u
Si les champs créés en M se compensent, alors la résultante en ce point est nulle. Soit :
−
−
−
→
gA/M + −
−
−
→
gB/M =
−
→
0
=⇒ −
GmA
dA
2
−
→
u +
GmB
(D − dA)2
−
→
u =
−
→
0
=⇒
mA
dA
2 =
mB
(D − dA)2
=⇒

D − dA
dA
‹2
=
mB
mA
=⇒
D − dA
dA
=
É
mB
mA
=⇒
D
dA
− 1 =
É
mB
mA
On a donc :
dA =
D
1 +
È mB
mA
Application numérique :
dA =
2
1 +
È 0,45
0,2
Soit :
dA = 80 cm
On a aussi :
dB = D − dA
Application numérique :
dB = 2 − 0, 8
Soit :
dB = 1, 2 m
Exercice 2.2 :
1- A la Figure 2.35, on a marqué le point G, projeté orthogonal de O2 sur le segment [O1F1].
Le triangle O1GO2 est rectangle en G, et on peut donc utiliser le théorème de Pythagore et
écrire :
O1O2
2
= D2
= O1G2
+ O2G2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 70
Figure 2.35 – Correction de l’exercice 2.2.
Soit H le projeté orthogonal de E2 sur le segment [O1F1]. On voit que :
O1F1 = O1E1 + E1F1 = O1G + GH + HF1
Or, on a :
O1E1 = r1 ; E1F1 = h1 ; GH = O2E2 = r2 et HF1 = E2F2 = h2
Soit :
r1 + h1 = O1G + r2 + h2
=⇒ O1G = h1 − h2 + r1 − r2
On a aussi :
d = B1C2 = B1F1 + F1F2 + F2C2
Or, on a :
B1F1 = r1 ; F1F2 = O2G et F2C2 = r2
Soit :
d = r1 + O2G + r2
=⇒ O2G = d − r1 − r2
On a donc :
D2
= (h1 − h2 + r1 − r2)2
+ (d − r1 − r2)2
D’où :
D =
È
(h1 − h2 + r1 − r2)2
+ (d − r1 − r2)2
Application numérique :
D =
È
(1, 3 − 0, 74 + 0, 08 − 0, 04)2
+ (0, 92 − 0, 08 − 0, 04)2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 71
Soit :
D = 1 m
2- La force de gravitation
−
−
−
→
F2/1 subie par la boule de centre O1 de la part de la boule de centre
O2 et la force de gravitation
−
−
−
→
F1/2 que la boule de centre O1 exerce sur la boule de centre O2
ont été représentées à la Figure 2.35. Elles ont le même module, et on a :
−
−
−
→
F2/1 =
−
−
−
→
F1/2 =
Gm1m2
D2
=
6, 67 × 10−11
× 2, 7 × 1, 2
12
= 2, 16 × 10−10
N
La force gravitationnelle
−
−
−
→
F2/1 est donc appliquée au point O1, dirigée suivant la
droite (O1O2), orientée de O1 vers O2, et son module vaut
−
−
−
→
F2/1 = 2, 16 × 10−10
N.
La force gravitationnelle
−
−
−
→
F1/2 quant à elle est appliquée au point O2, dirigée sui-
vant la droite (O1O2), orientée de O2 vers O1, et son module vaut
−
−
−
→
F1/2 =
2, 16 × 10−10
N.
3- Le champ de gravitation −
−
→
g1/2 que la boule de centre O1 crée en O2 a pour module :
−
−
→
g1/2 =
−
−
−
→
F1/2
m2
=
2, 16 × 10−10
N
1, 2
= 1, 8 × 10−10
N.kg−1
Le champ de gravitation −
−
→
g2/1 que la boule de centre O2 crée en O1 a pour module :
−
−
→
g2/1 =
−
−
−
→
F2/1
m1
=
2, 16 × 10−10
N
2, 7
= 8 × 10−11
N.kg−1
Le champ gravitationnel −
−
→
g1/2 est donc appliquée au point O2, dirigé suivant la
droite (O1O2), orienté de O2 vers O1, et son module vaut −
−
→
g1/2 = 1, 8 × 10−10
N.kg−1
.
Le champ gravitationnel −
−
→
g2/1 quant à lui est appliqué au point O1, dirigé sui-
vant la droite (O1O2), orienté de O1 vers O2, et son module vaut −
−
→
g2/1 =
8 × 10−11
N.kg−1
.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 72
4- Soit −
→
u un vecteur unitaire dirigé suivant la droite (O1O2), de O1 vers O2. Le vecteur champ
de gravitation −
−
→
gM1 que la boule de centre O1 crée en M a pour expression :
−
−
→
gM1 = −
Gm1
d1
2
−
→
u
Le vecteur champ de gravitation −
−
→
gM2 que la boule de centre O2 crée en M a pour expression :
−
−
→
gM2 =
Gm2
d2
2
−
→
u
=
Gm2
(D − d1)2
−
→
u
Puisque les champs créés en M par les deux boules se compensent, alors la résultante en ce
point est nulle. Soit :
−
−
→
gM1 + −
−
→
gM2 =
−
→
0
=⇒ −
Gm1
d1
2
−
→
u +
Gm2
(D − d1)2
−
→
u =
−
→
0
=⇒
m1
d1
2 =
m2
(D − d1)2
=⇒

D − d1
d1
‹2
=
m2
m1
=⇒
D − d1
d1
=
É
m2
m1
=⇒
D
d1
− 1 =
É
m2
m1
On a donc :
d1 =
D
1 +
È m2
m1
Application numérique :
d1 =
1
1 +
È 1,2
2,7
Soit :
d1 = 60 cm
On a aussi :
d2 = D − d1
Application numérique :
d2 = 1 − 0, 6
Soit :
d2 = 40 cm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 73
Exercice 2.3 :
1- Les forces gravitationnelles
−
→
FS et
−
−
→
FT subies par la Lune respectivement de la part du Soleil
et de la Terre ont été représentées à la Figure 2.36 ci-dessous.
Figure 2.36 – Correction de l’exercice 2.3.
Soit −
→
u un vecteur unitaire de même direction que la droite (ST) et orienté de S vers T. La
force gravitationnelle
−
→
FS que le Soleil exerce sur la Lune a pour expression :
−
→
FS = −
GMSML
SL2
−
→
u
= −
GMSML
(ST − LT)2
−
→
u
= −
6, 67 × 10−11
× 1, 989 × 1030
× 7, 342 × 1022
[103 × (149 598 023 − 383 398)]2
−
→
u
= −4, 37 × 1020 −
→
u N
La force gravitationnelle
−
−
→
FT que la Terre exerce sur la Lune a pour expression :
−
−
→
FT =
GMTML
LT2
−
→
u
=
6, 67 × 10−11
× 5, 972 × 1024
× 7, 342 × 1022
(103 × 383 398)2
−
→
u
= 1, 98 × 1020 −
→
u N
La force
−
→
FS que le Soleil exerce sur la Lune est donc appliquée au centre de gravité
L de la Lune, dirigée suivant la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil
et de la Terre, orientée de L vers S, et son module vaut
−
→
FS = 4, 37 × 1020
N.
La force
−
−
→
FT que la Terre exerce sur la Lune quant à elle est appliquée au centre
de gravité L de la Lune, dirigée suivant la droite (ST) joignant les centres de
gravité du Soleil et de la Terre, orientée de L vers T, et son module vaut
−
−
→
FT =
1, 98 × 1020
N.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 74
2- La force gravitationnelle résultante
−
→
F subie par la Lune a pour expression :
−
→
F =
−
→
FS +
−
−
→
FT
= −4, 37 × 1020 −
→
u + 1, 98 × 1020 −
→
u
= −2, 39 × 1020 −
→
u N
La force résultante
−
→
F subie par la Lune est donc appliquée au centre de gravité L
de la Lune, dirigée suivant la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil
et de la Terre, orientée de L vers S, et son module vaut
−
→
F = 2, 39 × 1020
N.
3- Le champ gravitationnel −
→
gS que le Soleil crée en L a pour expression :
−
→
gS =
1
ML
−
→
FS
= −
−
→
FS
ML
−
→
u
= −
4, 37 × 1020
7, 342 × 1022
−
→
u
= −5, 95 × 10−3
N.kg−1
Le champ gravitationnel −
→
gT que la Terre crée en L a pour expression :
−
→
gT =
1
ML
−
−
→
FT
=
−
−
→
FT
ML
−
→
u
=
1, 98 × 1020
7, 342 × 1022
−
→
u
= 2, 69 × 10−3
N.kg−1
Le champ −
→
gS est donc appliqué au centre de gravité L de la Lune, dirigé suivant
la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil et de la Terre, orienté de L
vers S, et son module vaut −
→
gS = 5, 94 × 10−3
N.kg−1
.
Le champ −
→
gT quant à lui est appliqué au centre de gravité L de la Lune, dirigé
suivant la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil et de la Terre, orienté
de L vers T, et son module vaut −
→
gT = 2, 69 × 10−3
N.kg−1
.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 75
4- Le champ résultant −
→
g en L a pour expression :
−
→
g = −
→
gS + −
→
gT
= −5, 95 × 10−3 −
→
u + 2, 69 × 10−3 −
→
u
= −3, 26 × 10−3 −
→
u N.kg−1
Le champ résultant −
→
g est donc appliqué au centre de gravité L de la Lune, dirigé
suivant la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil et de la Terre, orienté
de L vers S, et son module vaut −
→
g = 3, 26 × 10−3
N.kg−1
.
5- Pour que la Lune soit en équilibre, il faudrait que la résultante des forces subies de la part
du Soleil et de la Terre soit nulle. Soit :
−
→
F0
S +
−
−
→
F0
T =
−
→
0
=⇒

−
GMSML
SL02
+
GMTML
TL02
‹
−
→
u =
−
→
0
=⇒
–
−
GMSML
SL02
+
GMTML
(ST − SL0)2
™
−
→
u =
−
→
0
=⇒
MS
SL02
=
MT
(ST − SL0)2
=⇒

ST − SL0
SL0
‹2
=
MT
MS
=⇒
ST − SL0
SL0
=
Ê
MT
MS
=⇒
ST
SL0
− 1 =
Ê
MT
MS
On a donc :
SL0
=
ST
1 +
È
MT
MS
Application numérique :
SL0
=
103
× 149 598 023
1 +
È
5,972×1024
1,989×1030
Soit :
SL0
= 149 339 251, 5 km
On a aussi :
TL0
= ST − SL0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 76
Application numérique :
TL0
= 149 598 023 − 149 339 251, 5
Soit :
TL0
= 258 771, 5 km
Exercice 2.4 :
1- La surface de la Terre se trouve à la distance RT de son centre T. On a donc :
g0 =
GMT
RT
2
Application numérique :
g0 =
6, 67 × 10−11
× 5, 972 × 1024
(6378 × 103)2
Soit :
g0 = 9, 79 N.kg−1
2- Le satellite se trouve à une altitude h de la surface de la Terre, et par conséquent à une
distance RT + h de son centre T. Le champ gh a donc pour expression :
gh =
GMT
(RT + h)2
3- En faisant le rapport des expressions de gh et g0 obtenues plus haut, on a :
gh
g0
=
GMT
(RT + h)2 ×
RT
2
GMT
=
RT
2
(RT + h)2
=

RT
RT + h
‹2
=
‚
1
1 + h
RT
Œ2
D’où :
gh =
‚
1
1 + h
RT
Œ2
g0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 77
4- Nous avons : ‚
1
1 + h
RT
Œ2
=

1 +
h
RT
‹−2
Puisque h  RT, alors :
h
RT
 1
=⇒

1 +
h
RT
‹−2
' 1 − 2
h
RT
On peut donc réécrire la relation obtenue à la question précédente, et on obtient la nouvelle
relation ci-dessous :
gh =

1 −
2h
RT
‹
g0
5- Le champ gravitationnel et la force gravitationnelle subie par le satellite ont été représentés
à la Figure 2.37 ci-dessous.
Figure 2.37 – Correction de l’exercice 2.4.
En utilisant la formule obtenue à la question 4, la valeur numérique du champ gh vaut :
gh =
‚
1 −
2 × 5 × 103
6378 × 103
Œ
× 9, 79
= 9, 77 N.kg−1
La force Fh subie par le satellite vaut :
Fh = mgh
= 60 × 103
× 9, 77
= 5, 86 × 105
N
Le champ gravitationnel −
→
gh est donc appliqué au point où se trouve le satellite,
dirigé suivant la droite joignant le satellite et le centre T de la Terre, orienté du
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 78
point où se trouve le satellite vers le centre T de la Terre, et son module vaut
gh = 9, 77 N.kg−1
.
La force gravitationnelle
−
→
Fh est appliquée au point où se trouve le satellite, di-
rigée suivant la droite joignant le satellite et le centre T de la Terre, orientée du
point où se trouve le satellite vers le centre T de la Terre, et son module vaut
Fh = 5, 86 × 105
N.
6- En utilisant la formule obtenue à la question 3, on a :
gh =
‚
1
1 + 5
6378
Œ2
× 9, 79
= 9, 77 N.kg−1
La force gravitationnelle vaut :
Fh = mgh
= 60 × 103
× 9, 77
= 5, 86 × 105
N
On constate donc que les valeurs numériques restent quasiment identiques, que l’on utilise la
formule de la question 3 ou celle de la question 4.
Exercice 2.5 :
1- Le module du champ gravitationnel régnant à la surface de Jupiter a pour expression :
g0 =
GMJ
RJ
2
Application numérique :
g0 =
6, 67 × 10−11
× 1, 898 × 1027
(69 911 × 103)2
Soit :
g0 = 25, 9 N.kg−1
Le module du champ gravitationnel à l’altitude où se trouve le satellite au départ, c’est-à-dire
à l’altitude H a pour expression :
gH =
GMJ
(RJ + H)2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 79
Application numérique :
gH =
6, 67 × 10−11
× 1, 898 × 1027
[(69 911 + 1000) × 103]2
Soit :
gH = 25, 17 N.kg−1
2- Puisque l’altitude du satellite diminue de 5% après chaque tour, alors, la diminution relative
de sa hauteur entre le n-ième tour et le n + 1-ième tour vaut 5%. Soit :
hn − hn+1
hn
= 5% =
5
100
=
1
20
=⇒ hn+1 − hn = −
1
20
hn
=⇒ hn+1 = hn −
1
20
hn
=
19
20
hn
(hn)n∈N est donc une suite géométrique de premier terme h0 = H = 1000 Km et de
raison q = 19
20
.
3- (hn)n∈N étant une suite géométrique, alors pour tout entier naturel n, on a :
hn = qn
h0
= qn
H
Soit :
hn = 1000

19
20
‹n
4- Après 25 tours, le satellite se trouve à l’altitude H0
donnée par :
H0
= h25 = 1000

19
20
‹25
Soit :
H0
= 277, 38 km
5- Le module du champ gravitationnel à l’altitude H0
a pour expression :
gH0 =
GMJ
(RJ + H0)2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 80
Application numérique :
gH0 =
6, 67 × 10−11
× 1, 898 × 1027
[(69 911 + 277, 38) × 103]2
Soit :
gH0 = 25, 69 N.kg−1
6- La variation relative du champ gravitationnel vaut :
gH0 − gH
gH
=
25, 69 − 25, 17
25, 17
= 0, 02
L’augmentation relative du champ gravitationnel entre la position de départ du
satellite et la position qu’il occupe après avoir effectué 25 tours est donc de 2%.
Exercice 2.6 :
1- A la Figure 2.38, on a marqué le projeté orthogonal A de C2 sur le segment [O1C1].
Figure 2.38 – Correction de l’exercice 2.6.
Le triangle C1AC2 est rectangle en A, et on peut écrire :
D2
= C1C2
2
= C1A2
+ C2A2
On peut remarquer que :
O1C1 = h1 +
1
2
a1 = O1A + C1A
Or :
O1A = O2C2 = h2 +
1
2
a2
Soit :
h1 +
1
2
a1 = h2 +
1
2
a2 + C1A
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 81
=⇒ C1A = h1 − h2 +
1
2
(a1 − a2)
De plus, C2A = O1O2 = d. On a donc :
D2
=
•
h1 − h2 +
1
2
(a1 − a2)
˜2
+ d2
D’où :
D =
Ê•
h1 − h2 +
1
2
(a1 − a2)
˜2
+ d2
Application numérique :
D =
Ê•
48 − 20 +
1
2
(10 − 6)
˜2
+ 402
Soit :
D = 50 cm
2- La force électrostatique
−
−
−
→
F2/1 que le cube de centre C2 exerce sur le cube de centre C1 et
la force électrostatique
−
−
−
→
F1/2 que le cube de centre C1 exerce sur le cube de centre C2 ont été
représentées sur la Figure 2.38. Ces deux forces ont le même module :
−
−
−
→
F2/1 =
−
−
−
→
F1/2 =
K |q1| |q2|
D2
=
9 × 109
× 20 × 10−6
× 5 × 10−6
0, 52
= 3, 6 N
La force
−
−
−
→
F2/1 est donc appliquée au point C1, dirigée suivant la droite (C1C2),
orientée de C1 vers C2, et son module vaut
−
−
−
→
F2/1 = 3, 6 N.
La force
−
−
−
→
F1/2 quant à elle est appliquée au point C2, dirigée suivant la droite
(C1C2), orientée de C2 vers C1, et son module vaut
−
−
−
→
F1/2 = 3, 6 N.
3- Puisque le cube de centre C1 a une charge q1 positive, le champ
−
−
−
→
E1/2 qu’il crée en C2 est
centrifuge, et sa norme vaut :
−
−
−
→
E1/2 =
−
−
−
→
F1/2
|q2|
=
3, 6
5 × 10−6
= 7, 2 × 105
N.C−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 82
Puisque le cube de centre C2 a une charge q2 négative, le champ
−
−
−
→
E2/1 qu’il crée en C1 est
centripète, et sa norme vaut :
−
−
−
→
E2/1 =
−
−
−
→
F2/1
|q1|
=
3, 6
20 × 10−6
= 1, 8 × 105
N.C−1
Le champ
−
−
−
→
E1/2 est donc appliqué au point C2, dirigé suivant la droite (C1C2),
orienté de C1 vers C2, et son module vaut
−
−
−
→
E1/2 = 7, 2 × 105
N.C−1
.
Le champ
−
−
−
→
E2/1 quant à lui est appliqué au point C1, dirigé suivant la droite (C1C2),
orienté de C1 vers C2, et son module vaut
−
−
−
→
E2/1 = 1, 8 × 105
N.C−1
.
4- 4.1- Supposons que le point M se trouve sur le segment [C1C2]. Le champ
−
−
−
→
EM1 que le cube
de centre C1 crée en M est centrifuge tandis que le champ
−
−
−
→
EM2 que le cube de centre C2 crée
en M est centripète. Les deux champs ont donc le même sens comme indiqué sur la Figure
2.39 ci-dessous. Par conséquent, ils ne peuvent pas se compenser.
Figure 2.39 – Correction de l’exercice 2.6 (Point M sur le segment [C1C2]).
On en déduit donc que le point M ne peut pas se trouver sur le segment [C1C2].
4.2- Supposons que le point M se trouve sur la droite (C1C2), à gauche de C1 comme sur la
Figure 2.40. Les champs
−
−
−
→
EM1 et
−
−
−
→
EM2 sont de sens contraires, et s’ils se compensent, alors
on devrait avoir :
K |q1|
d1
2 =
K |q2|
d2
2
=⇒
|q1|
d1
2 =
|q2|
(D + d1)2
=⇒

D + d1
d1
‹2
=
|q2|
|q1|
=⇒
D + d1
d1
=
Ê
|q2|
|q1|
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 83
=⇒
D
d1
+ 1 =
Ê
|q2|
|q1|
Soit :
d1 =
D
−1 +
q
|q2|
|q1|
=
0, 5
−1 +
È
5×10−6
20×10−6
= −1 m
Lorsqu’on tente de calculer d1, on obtient une valeur négative, ce qui n’est pas possible.
Figure 2.40 – Correction de l’exercice 2.6 (Le point M se trouve à gauche de C1).
On en déduit donc que le point M ne peut pas se trouver à gauche de C1.
4.3- Le point M se trouve donc à droite de C2 comme sur la Figure 2.41 ci-dessous.
Figure 2.41 – Correction de l’Exercice 2.6 (Le point M se trouve à droite de C2).
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 84
Les champs
−
−
−
→
EM1 et
−
−
−
→
EM2 sont de sens contraires, et s’ils se compensent, alors on devrait avoir :
K |q1|
d1
2 =
K |q2|
d2
2
=⇒
|q1|
d1
2 =
|q2|
(d1 − D)2
=⇒

d1 − D
d1
‹2
=
|q2|
|q1|
=⇒
d1 − D
d1
=
Ê
|q2|
|q1|
=⇒ 1 −
D
d1
=
Ê
|q2|
|q1|
Soit :
d1 =
D
1 −
q
|q2|
|q1|
Application numérique :
d1 =
0, 5
1 −
È
5×10−6
20×10−6
Soit :
d1 = 1 m
On a de même :
d2 = d1 − D
Application numérique :
d2 = 1 − 0, 5
Soit :
d2 = 50 cm
Exercice 2.7 :
1- On sait que le vecteur
−
−
→
AB s’exprime dans la base
€
−
→
ı ; −
→
 ;
−
→
k
Š
par :
−
−
→
AB = (xB − xA) −
→
ı + (yB − yA) −
→
 + (zB − zA)
−
→
k
Soit :
−
−
→
AB = 2−
→
ı + 2−
→
 +
−
→
k
La distance D = AB qui sépare les deux particule est donnée par :
D = AB =
√
22 + 22 + 12
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 85
Soit :
D = 3 m
Le vecteur −
−
→
uAB est donné par :
−
−
→
uAB =
1
AB
−
−
→
AB
Soit :
−
−
→
uAB =
2
3
−
→
ı +
2
3
−
→
 +
1
3
−
→
k
2- Les deux particules étant de charges de même signe, elles se repoussent entre elles. La force
électrostatique
−
−
−
→
FB/A que la charge qB exerce sur qA et la force électrostatique
−
−
−
→
FA/B que la
charge qA exerce sur qB sont de sens contraires et ont le même module F. On a :
F =
K |qA| |qB|
D2
=
9 × 109
× 1, 5 × 10−6
× 6 × 10−6
32
= 9 × 10−3
N = 9 mN
−
−
−
→
FB/A = −
−
−
−
→
FA/B = −F−
−
→
uAB
On a donc :
−
−
−
→
FB/A = −6−
→
ı − 6−
→
 − 3
−
→
k mN
−
−
−
→
FA/B = 6−
→
ı + 6−
→
 + 3
−
→
k mN
3- Soient
−
−
−
→
EA/B le champ électrostatique créé par qA en B et
−
−
−
→
EB/A le champ électrostatique
créé par qB en A. On a :
−
−
−
→
EA/B =
F
qB
=
9 × 10−3
6 × 10−6
= 1500 N.C−1
−
−
−
→
EB/A =
F
qA
=
9 × 10−3
1, 5 × 10−6
= 6000 N.C−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 86
−
−
−
→
EA/B = −
−
−
−
→
EA/B
−
−
→
uAB et
−
−
−
→
EB/A =
−
−
−
→
EB/A
−
−
→
uAB
D’où :
−
−
−
→
EA/B = −1000−
→
ı − 1000−
→
 − 500
−
→
k N.C−1
−
−
−
→
EB/A = 4000−
→
ı + 4000−
→
 + 2000
−
→
k N.C−1
4- 4.1- Si le point M de coordonnées (x ; y ; z) appartient à la droite (AB), alors il existe un
réel t tel que :
−
−
→
AM = t−
−
→
uAB
=⇒ (x − 1) −
→
ı + (y − 2) −
→
 + (z − 3)
−
→
k =
2t
3
−
→
ı +
2t
3
−
→
 +
t
3
−
→
k
Une équation paramétrique de la droite (AB) est donc :
(AB) :





x = 2
3
t + 1
y = 2
3
t + 2
z = 1
3
t + 3
t ∈ R
4-2. Pour que les champs électrostatiques créés en M se compensent, on doit avoir :
−
K |qA|
AM2
−
−
→
uAB +
K |qB|
BM2
−
−
→
uAB =
−
→
0
=⇒
|qA|
AM2
=
|qB|
(D − AM)2
=⇒

D − AM
AM
‹2
=
|qB|
|qA|
=⇒
D − AM
AM
=
Ê
|qB|
|qA|
=⇒
D
AM
− 1 =
Ê
|qB|
|qA|
D’où :
AM =
D
1 +
q
|qB|
|qA|
Application numérique :
AM =
3
1 +
q
6×10−6
1,5×10−6
Soit :
AM = 1 m
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 87
On a aussi :
BM = D − AM
Application numérique :
BM = 3 − 1
Soit :
BM = 2 m
Puisque
−
−
→
AM = t−
−
→
uAB , alors :
−
−
→
AM = AM = t k−
−
→
uAB k
Or, k−
−
→
uAB k = 1 puisque −
−
→
uAB est un vecteur unitaire. On a donc :
t = AM = 1 m
En remplaçant t par sa valeur dans l’équation paramètrique de la droite (AB),
on trouve que les coordonnées du point M où les champs électrostatiques se com-
pensent sont x = 5
3
; y = 8
3
; z = 10
3

.
Exercice 2.8 :
1- En utilisant le théorème des sinus dans le triangle ABC, on peut écrire :
AB
sin [
AGB
=
AG
sin [
ABG
Or, on a :
[
ABG =
1
2
[
ABC =
60°
2
= 30°
[
AGB = 180° − [
ABG − [
BAG = 180° − 2 [
ABG = 180° − 60° = 120°
Soit :
AB
sin 120°
=
AG
sin 30°
=⇒
a
√
3
2
=
c
1
2
=⇒ c =
2a
√
3
·
1
2
D’où :
c =
√
3
3
a
Application numérique :
c =
√
3
3
× 2
√
3
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 88
Soit :
c = 2 m
2- Les champs électrostatiques
−
−
→
EA ,
−
−
→
EB et
−
−
→
EC ont été représentés à la Figure 2.42 ci-dessous.
Figure 2.42 – Correction de l’exercie 2.8.
Les modules de
−
−
→
EA ,
−
−
→
EB et
−
−
→
EC sont donnés par :
−
−
→
EA =
K |q|
c2
−
−
→
EB =
K |−2q|
c2
−
−
→
EC =
K |3q|
c2
Applications numériques :
−
−
→
EA = 4, 5 N.C−1
−
−
→
EB = 9 N.C−1
−
−
→
EC = 13, 5 N.C−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 89
D’après la Figure 2.42, les composantes des champs électrostatiques sont :
−
−
→
EA







EAx = 0
EAy = −
−
−
→
EA
−
−
→
EB







EBx = −
−
−
→
EB cos 30°
EBy = −
−
−
→
EB sin 30°
−
−
→
EC







ECx = −
−
−
→
EC cos 30°
ECy =
−
−
→
EC sin 30°
Soit :
−
−
→
EA





EAx = 0 N.C−1
EAy = −4, 5 N.C−1
−
−
→
EB





EBx = −7, 79 N.C−1
EBy = −4, 5 N.C−1
−
−
→
EC





ECx = −11, 69 N.C−1
ECy = 6, 75 N.C−1
3- Le champ électrostatique
−
→
E résultant en G est donné par :
−
→
E =
−
−
→
EA +
−
−
→
EB +
−
−
→
EC
=⇒
−
→
E





Ex = EAx + EBx + ECx
Ey = EAy + EBy + ECy
Les composantes du champ résultant sont donc :
−
→
E





Ex = −19, 48 N.C−1
Ey = −2, 25 N.C−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 90
Le module de
−
→
E est donné par :
−
→
E =
È
Ex
2
+ Ey
2
D’où :
−
→
E = 19, 61 N.C−1
4- La force électrostatique
−
→
F subie par la charge qG = −4q placée en G est donnée par l’ex-
pression :
−
→
F = −4q
−
→
E
=⇒
−
→
F





Fx = −4qEx
Fy = −4qEy
Les composantes de cette force sont donc :
−
→
F





Fx = 1, 55 × 10−7
N
Fy = 1, 8 × 10−8
N
Le module de
−
→
F est donné par :
−
→
F =
È
Fx
2
+ Fy
2
D’où :
−
→
F = 1, 56 × 10−7
N
5-
−
→
E et
−
→
F ont été représentés à la Figure 2.42. Soit α l’angle que fait leur direction avec
l’horizontale.
−
→
E est tel que :
−
→
E





Ex = −E cos α
Ey = −E sin α
En faisant le rapport, on obtient :
Ex
Ey
=
cos α
sin α
=
1
tan α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 91
=⇒ tan α =
Ey
Ex
=
−2, 25
−19, 48
= 0, 115
L’angle que fait la direction du champ résultant
−
→
E et de la force
−
→
F avec l’hori-
zontale vaut donc α = 6, 58◦
.
Exercice 2.9 :
1- Notons `0
1 et `0
2 les longueurs respectives des deux ressorts à l’équilibre. On peut facilement
voir que :
`0
1 + d + `0
2 = L
Or :
`0
1 = `1 + x1 et `0
2 = `2 + x2
On a donc :
`1 + x1 + d + `2 + x2 = L
D’où :
d = L − `1 − `2 − x1 − x2
Application numérique :
d = 1, 7 − 0, 4 − 0, 5 − 0, 1 − 0, 2
Soit :
d = 50 cm
2- Les forces appliquées à (S1) sont :
— Son poids
−
→
P1 = m1
−
→
g ;
— La force électrique
−
−
−
→
F2/1 subie de la part de (S2) ;
— La tension
−
→
T1 du ressort auquel il est lié ;
— La réaction normale
−
−
→
R1 du plan incliné.
Les forces appliquées à (S2) sont :
— Son poids
−
→
P2 = m2
−
→
g ;
— La force électrique
−
−
−
→
F1/2 subie de la part de (S1) ;
— La tension
−
→
T2 du ressort auquel il est lié ;
— La réaction normale
−
−
→
R2 du plan incliné.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 92
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.43 ci-dessous.
Figure 2.43 – Correction de l’exercice 2.9.
3- Les forces électriques
−
−
−
→
F2/1 et
−
−
−
→
F1/2 agissant entre les deux corps ont le même module donné
par :
F2/1 = F1/2 =
K |q1| |q2|
d2
Application numérique :
F2/1 = F1/2 =
9 × 109
× 10 × 10−6
× 20 × 10−6
0, 52
Soit :
F2/1 = F1/2 = 7, 2 N
4- Puisque les deux corps sont en équilibre, la somme vectorielle des forces qui leur sont appli-
quées est égale au vecteur nul. Pour (S1), on a :
−
→
P1 +
−
−
−
→
F2/1 +
−
→
T1 +
−
−
→
R1 =
−
→
0
=⇒ m1
−
→
g





m1g sin α
−m1g cos α
+
−
−
−
→
F2/1





F2/1
0
+
−
→
T1





−T1
0
+
−
−
→
R1





0
R1
=
−
→
0





0
0
Suivant l’axe parallèle au plan incliné, on a la relation :
m1g sin α + F2/1 − T1 = 0
D’où :
T1 = m1g sin α + F2/1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 93
Application numérique :
T1 = 0, 2 × 9, 8 × sin 30◦
+ 7, 2
Soit :
T1 = 8, 18 N
La relation qui lie la tension du ressort, sa constante de raideur et son allongement est :
T1 = k1x1
La raideur du ressort auquel est lié (S1) est donc :
k1 =
T1
x1
Application numérique :
k1 =
8, 18
0, 1
Soit :
k1 = 81, 8 N.m−1
Pour (S2), on a :
−
→
P2 +
−
−
−
→
F1/2 +
−
→
T2 +
−
−
→
R2 =
−
→
0
=⇒ m2
−
→
g





m2g sin α
−m2g cos α
+
−
−
−
→
F1/2





−F1/2
0
+
−
→
T2





T2
0
+
−
−
→
R2





0
R2
=
−
→
0





0
0
Suivant l’axe parallèle au plan incliné, on a la relation :
m2g sin α − F1/2 + T2 = 0
D’où :
T2 = F1/2 − m2g sin α
Application numérique :
T2 = 7, 2 − 0, 3 × 9, 8 × sin 30◦
Soit :
T2 = 5, 73 N
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 94
La raideur du ressort auquel est lié (S2) est :
k2 =
T2
x2
Application numérique :
k2 =
5, 73
0, 2
Soit :
k2 = 28, 65 N.m−1
5- Suivant les axes perpendiculaires au plan incliné, on a les relations :
−m1g cos α + R1 = 0 et − m2g cos α + R2 = 0
Soit :
R1 = m1g cos α
R2 = m2g cos α
Applications numériques :
R1 = 0, 2 × 9, 8 × cos 30◦
R2 = 0, 3 × 9, 8 × cos 30◦
Soit :
R1 = 1, 69 N
R2 = 2, 54 N
Exercices 2.10 :
1- Le champ électrique
−
→
E à l’intérieur du condensateur est uniforme. Il a été représenté à la
Figure 2.44. Le module de
−
→
E est donné par :
E =
|U|
d
Application numérique :
E =
|10 000|
0, 2
Soit :
E = 50 000 V.m−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 95
2- Les forces appliquées à la particule sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La force électrique
−
→
F qu’elle subit à l’intérieur du condensateur ;
— La tension
−
→
T du fil.
Ces forces ont été représentées à la Figure 2.44 ci-dessous.
Figure 2.44 – Correction de l’exercice 2.10.
3- Le module de la force électrique
−
→
F subie par la particule est donné par :
F = |q|E
Application numérique :
F = 40 × 10−6
× 50 000
Soit :
F = 2 N
4- La particule étant en équilibre, la somme vectorielle des forces qui lui sont appliquées est
égale au vecteur nul. Soit :
−
→
P +
−
→
F +
−
→
T =
−
→
0
=⇒ m−
→
g





0
−mg
+
−
→
F





F cos α
−F sin α
+
−
→
T





−T sin β
T cos β
=
−
→
0





0
0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 96
=⇒





T sin β = F cos α
T cos β = mg + F sin α
En faisant le rapport, on obtient :
T sin β
T cos β
= tan β =
F cos α
mg + F sin α
D’où :
β = tan−1
•
F cos α
mg + F sin α
˜
Application numérique :
β = tan−1
•
2 × cos 60◦
0, 1 × 9, 8 + 2 × sin 20, 24◦
˜
Soit :
β = 20, 24◦
On a obtenu plus haut la relation :
T sin β = F cos α
Soit :
T =
F cos α
sin β
Application numérique :
T =
2 × cos 60◦
sin 20, 24◦
Soit :
T = 2, 89 N
Exercice 2.11 :
1- Les forces s’exerçant sur la tige sont :
— Son poids
−
→
P = M−
→
g ;
— La force de Laplace
−
→
F1 due au champ magnétique
−
→
B1 ;
— La force de Laplace
−
→
F2 due au champ magnétique
−
→
B2 ;
— La réaction
−
→
R du crochet en O.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 97
Ces forces ont été représentées à la Figure 2.45 ci-dessous.
Figure 2.45 – Correction de l’exercice 2.11.
2- Les modules F1 et F2 des forces magnétiques agissant sur la tige sont donnés par :
F1 = B1 · I · BC et F2 = B2 · I · DE
D’où :
F1 =
1
5
B1IL
F2 =
1
5
B2IL
Applications numériques :
F1 =
2 × 5 × 0, 6
5
F2 =
0, 6 × 5 × 0, 6
5
Soit :
F1 = 1, 2 N
F2 = 0, 36 N
3- Les forces magnétiques sont appliquées aux milieux des portions plongées dans les champs
magnétiques. On a donc :
BP1 =
1
2
BC et DP2 = EP2 =
1
2
DE
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 98
On peut écrire :
d1 = OP1 = OB + BP1
= OB +
1
2
BC
=
1
5
L +
1
10
L
D’où :
d1 =
3
10
L
Application numérique :
d1 =
3 × 0, 6
10
Soit :
d1 = 18 cm
On a également :
d2 = OP2 = OA − AP2
= OA − AE − EP2
= OA − AE −
1
2
DE
= L −
1
5
L −
1
10
L
D’où :
d2 =
7
10
L
Application numérique :
d2 =
7 × 0, 6
10
Soit :
d2 = 42 cm
4- Les moments des forces magnétiques par rapport à l’axe horizontal (∆) passant par O sont
égaux en valeur absolue aux produits de leur intensité et des bras de levier. Or, d’après la Loi
de Laplace, ces forces magnétiques sont perpendiculaires à la tige, et par conséquent, les bras
de levier correspondent respectivement aux distances d1 = OP1 et d2 = OP2. On observe que
la force
−
→
F1 aura tendance à faire tourner la tige dans le sens contraire au sens positif choisi,
tandis que la force
−
→
F2 aura tendance à faire tourner la tige dans le sens positif. Le moment M1
de
−
→
F1 sera donc compté négativement, et le moment M2 de
−
→
F2 sera compté positivement.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 99
On a donc :
M1 = −F1d1
M2 = F2d2
Applications numériques :
M1 = −1, 2 × 0, 18
M2 = 0, 36 × 0, 42
Soit :
M1 = −0, 216 N.m
M2 = 0, 1512 N.m
5- La tige étant en équilibre, la somme algébrique des moments par rapport à l’axe (∆) des
forces extérieures qui lui sont appliquées est nulle. Soit :
M(∆)
€−
→
P
Š
+ M1 + M2 + M(∆)
€−
→
R
Š
= 0
Puisque la réaction
−
→
R rencontre l’axe (∆), son moment M(∆)
€−
→
R
Š
est nul. Le moment
M(∆)
€−
→
P
Š
du poids
−
→
P quant à lui est proportionnel au bras de levier d représenté à la Figure
2.45. On peut voir que :
sin α =
d
OG
=
d
L
2
=⇒ d =
1
2
L sin α
Puisque le poids de la tige aura tendance à la faire tourner dans le sens positif, son moment
sera compté positivement. Soit donc :
M(∆)
€−
→
P
Š
=
1
2
MgL sin α
On a alors :
1
2
MgL sin α + M1 + M2 = 0
=⇒ sin α = −
2 (M1 + M2)
MgL
D’où :
α = sin−1
•
−
2 (M1 + M2)
MgL
˜
Application numérique :
α = sin−1
•
−
2 (−0, 216 + 0, 1512)
0, 5 × 9, 8 × 0, 6
˜
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 100
Soit :
α = 2, 52◦
6- La tige étant en équilibre, la somme vectorielle des forces qu’elle subit est égale au vecteur
nul. Soit :
−
→
P +
−
→
F1 +
−
→
F2 +
−
→
R =
−
→
0
En projettant les forces sur les axes horizontal et vertical, on peut écrire :
−
→
P





0
−Mg
+
−
→
F1





F1 cos α
F1 sin α
+
−
→
F2





−F2 cos α
−F2 sin α
+
−
→
R





−R sin β
R cos β
=
−
→
0





0
0
=⇒





R sin β = F1 cos α − F2 cos α = (F1 − F2) cos α
R cos β = Mg − F1 sin α + F2 sin α = Mg + (F2 − F1) sin α
En faisant le rapport, on obtient :
R sin β
R cos β
= tan β =
(F1 − F2) cos α
Mg + (F2 − F1) sin α
D’où :
β = tan−1
•
(F1 − F2) cos α
Mg + (F2 − F1) sin α
˜
Application numérique :
β = tan−1
•
(1, 2 − 0, 36) × cos 2, 52◦
0, 5 × 9, 8 + (0, 36 − 1, 2) × sin 2, 52◦
˜
Soit :
β = 9, 79◦
On a obtenu la relation :
R sin β = (F1 − F2) cos α
D’où :
R =
(F1 − F2) cos α
sin β
Application numérique :
R =
(1, 2 − 0, 36) × cos 2, 52◦
sin 9, 79◦
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 101
Soit :
R = 4, 93 N
Exercice 2.12 :
1- Le champ magnétique
−
→
B étant vertical, la force magnétique de Laplace subie par la tige
sera horizontale. La tension que la corde exerce sur la tige sera elle aussi horizontale et orientée
de la droite vers la gauche. Pour que la tige soit maintenue en équilibre, la force magnétique
qu’elle subit doit donc être orientée de la gauche vers la droite. Le champ magnétique
−
→
B doit
donc pour cela être orienté du haut vers le bas. Il a été représenté à la Figure 2.46 ci-dessous.
Figure 2.46 – Correction de l’exercice 2.12.
Les forces extérieures appliquées à la tige sont :
— Son poids
−
→
Pt ;
— La tension
−
→
T de la corde ;
— La réaction
−
−
→
R1 du premier rail ;
— La réaction
−
−
→
R2 du deuxième rail ;
— La force de Laplace
−
→
F due au champ magnétique
−
→
B .
Les forces extérieures appliquées à la poulie sont :
— Son poids
−
→
Pp ;
— La réaction
−
−
→
Rp supportant la poulie ;
— La tension
−
→
T0
du brin horizontal de la corde ;
— La tension
−
→
T1 du brin vertical de la corde.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 102
Les forces extérieures appliquées au bloc solide sont :
— Son poids
−
→
Pb = m−
→
g ;
— La tension
−
→
T2 du brin vertical de la corde ;
— La tension
−
→
Tr du ressort.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.46.
2- L’intensité Tr de la tension du ressort est donnée par :
Tr = k (` − `0)
Application numérique :
Tr = 200 × 10−3
× (350, 5 − 300)
Soit :
Tr = 10, 1 N
3- Le bloc étant en équilibre, la somme vectorielle des forces extérieures qui lui sont appliquées
est égale au vecteur nul. Soit :
−
→
Pb +
−
→
T2 +
−
→
Tr =
−
→
0
=⇒ −mg + T2 − Tr = 0
La poulie étant en équilibre, la somme vectorielle des forces qui lui sont appliquées est nulle. De
même, la somme algébrique des moments par rapport à l’axe horizontal passant par son axe de
symétrie des forces extérieures qu’elle subit est nulle. Puisque son poids
−
→
Pp et la réaction
−
−
→
Rp
qui la supporte passent par l’axe de symétrie, leurs moments sont nuls. Les bras de levier des
tensions
−
→
T0
et
−
→
T1 sont égaux et correspondent au rayon de la poulie. Leurs moments respectifs
sont de signes contraires. On aura donc :
T0
= T1
Or, on a :
T0
= T et T1 = T2
Donc, on a finalement :
T0
= T1 = T2 = T
Soit :
−mg + T − Tr = 0
D’où :
T = mg + Tr
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 103
Application numérique :
T = 0, 5 × 9, 8 + 10, 1
Soit :
T = 15 N
La tige étant en équilibre, et les frottements des rails étant négligés, la tension de la corde et
la force magnétique de Laplace se compensent. On a donc :
F = T
Soit :
F = 15 N
4- La tige étant entièrement plongée dans le champ magnétique, la force de Laplace qu’elle
subit est donnée par l’expression :
F = BIL
Le module du champ magnétique s’exprime donc par :
B =
F
IL
Application numérique :
B =
15
2 × 1, 5
Soit :
B = 5 T
Exercice 2.13 :
1- Le champ magnétique
−
→
B entre les branches de l’aimant est uniforme, sa direction étant
perpendiculaire aux branches, et son sens étant du pôle Nord vers le pôle Sud. Ce champ
−
→
B a
été représenté à la Figure 2.47. Les forces extérieures s’exerçant sur le conducteur sont :
— Son poids
−
→
P = M−
→
g ;
— La réaction normale
−
→
R des rails ;
— La force de Laplace
−
→
F due au champ magnétique
−
→
B régnant entre les pôles
de l’aimant.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.47.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 104
Figure 2.47 – Correction de l’exercice 2.13.
2- L’intensité du poids du conducteur est donnée par l’expression :
P = Mg
Application numérique :
P = 2 × 9, 8
Soit :
P = 19, 6 N
Le conducteur étant en équilibre, on peut écrire :
−
→
P +
−
→
F +
−
→
R =
−
→
0
=⇒
−
→
P





0
−P
+
−
→
F





F sin β
F cos β
+
−
→
R





−R sin α
R cos α
=
−
→
0





0
0
=⇒





R sin α = F sin β
R cos α + F cos β = P
De la première relation, on peut poser :
R =
F sin β
sin α
=⇒
F sin β cos α
sin α
+ F cos β = P
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 105
=⇒
F sin β
tan α
+ F cos β = P
=⇒
sin β + tan α cos β
tan α
F = P
D’où :
F =
P tan α
sin β + tan α cos β
Application numérique :
F =
19, 6 × tan 45◦
sin 60◦ + tan 45◦ × cos 60◦
Soit :
F = 14, 34 N
On a également :
R =
F sin β
sin α
Application numérique :
R =
14, 34 × sin 60◦
sin 45◦
Soit :
R = 17, 57 N
3- Le module du champ magnétique
−
→
B est donné par :
B =
F
IL
Application numérique :
B =
14, 34
4 × 0, 5
Soit :
B = 7, 17 T
Exercice 2.14 :
1- Les forces agissant sur la barre sont :
— Son poids
−
→
P = M−
→
g ;
— La force de Laplace
−
→
F1 due au champ magnétique
−
→
B1 ;
— La force de Laplace
−
→
F2 due au champ magnétique
−
→
B2 ;
— La tension
−
→
T1 du fil auquel est suspendu le corps de masse m1 ;
— La tension
−
→
T2 du fil auquel est suspendu le corps de masse m2.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 106
Les forces agissant sur le corps de masse m1 sont :
— Son poids
−
→
P1 = m1
−
→
g ;
— La tension
−
→
T0
1 subie de la part du fil auquel il est suspendu.
Les forces agissant sur le corps de masse m2 sont :
— Son poids
−
→
P2 = m2
−
→
g ;
— La tension
−
→
T0
2 subie de la part du fil auquel il est suspendu.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.48 ci-dessous.
Figure 2.48 – Correction de l’exercice 2.14.
2- Les forces magnétiques subies par la barre ont pour expressions :
F1 =
1
2
B1IL
F2 =
1
2
B2IL
Applications numériques :
F1 =
11, 27 × 4 × 1
2
F2 =
11, 76 × 4 × 1
2
Soit :
F1 = 22, 54 N
F2 = 23, 52 N
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 107
3- La barre étant en équilibre, la somme vectorielle des forces extérieures qu’elle subit est égale
au vecteur nul. Soit :
−
→
P +
−
→
F1 +
−
→
F2 +
−
→
T1 +
−
→
T2 =
−
→
0
=⇒ −Mg + F1 + F2 − T1 − T2 = 0
=⇒ T1 + T2 = F1 + F2 − Mg
Soit (∆) l’axe horizontal passant par le milieu de la barre. Cette dernière étant en équilibre, la
somme algébrique des moments par rapport à (∆) des forces extérieures qui lui sont appliquées
est nulle. On peut donc écrire :
M(∆)
€−
→
P
Š
+ M(∆)
€−
→
F1
Š
+ M(∆)
€−
→
F2
Š
+ M(∆)
€−
→
T1
Š
+ M(∆)
€−
→
T2
Š
= 0
Puisque le poids
−
→
P rencontre l’axe (∆), son moment est nul. En choisissant le sens horaire
comme positif, on a :
M(∆)
€−
→
P
Š
= 0 ; M(∆)
€−
→
F1
Š
=
1
4
F1L ; M(∆)
€−
→
F2
Š
= −
1
4
F2L
M(∆)
€−
→
T1
Š
= −
1
2
T1L ; ; M(∆)
€−
→
T2
Š
=
1
2
T2L ;
On a donc :
1
4
F1L −
1
4
F2L −
1
2
T1L +
1
2
T2L = 0
=⇒
1
2
F1 −
1
2
F2 − T1 + T2 = 0
=⇒ T1 − T2 =
1
2
(F1 − F2)
On peut donc écrire le système d’équations en T1 et T2 ci-dessous :





T1 + T2 = F1 + F2 − Mg
T1 − T2 = 1
2
(F1 − F2)
En effectuant la somme et la différence entre les deux équations du système ci-dessus, on
obtient : 




2T1 = F1 + F2 − Mg + 1
2
F1 − 1
2
F2
2T2 = F1 + F2 − Mg − 1
2
F1 + 1
2
F2
=⇒





2T1 = 3
2
F1 + 1
2
F2 − Mg
2T2 = 1
2
F1 + 3
2
F2 − Mg
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 108
=⇒





2T1 = 1
2
(3F1 + F2 − 2Mg)
2T2 = 1
2
(F1 + 3F2 − 2Mg)
D’où :
T1 =
1
4
(3F1 + F2 − 2Mg)
T2 =
1
4
(F1 + 3F2 − 2Mg)
Applications numériques :
T1 =
1
4
(3 × 22, 54 + 23, 52 − 2 × 3 × 9, 8)
T2 =
1
4
(22, 54 + 3 × 23, 52 − 2 × 3 × 9, 8)
Soit :
T1 = 8, 085 N
T2 = 8, 575 N
4- Puisque tout le système est en équilibre, y compris les deux corps, alors on peut écrire :
T0
1 = T1 ; T0
2 = T2 ; P1 = m1g = T0
1 et P2 = m2g = T0
2
On a donc :
m1g = T1 et m2g = T2
D’où :
m1 =
T1
g
m2 =
T2
g
Applications numériques :
m1 =
8, 085
9, 8
m2 =
8, 575
9, 8
Soit :
m1 = 825 g
m2 = 875 g
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 109
Exercice 2.15 :
1- Lorsque le champ magnétique est entrant, les forces extérieures qui s’exercent sur la particule
sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La force électrique verticale ascendante
−
→
Fe ;
— La force de Lorentz verticale descendante
−
−
→
Fm .
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.49 ci-dessous.
Figure 2.49 – Correction de l’exercice 2.15 (Champ magnétique entrant).
2- Pour que le mouvement de la particule soit uniforme, elle doit être pseudo-isolée. La somme
vectorielle des forces extérieures qu’elle subit doit donc être nulle. On a donc :
−
→
P +
−
→
Fe +
−
−
→
Fm =
−
→
0
−mg + Fe − Fm = 0
Or, on a :
Fe = |q| E
=
|qU|
d
Fm = |q| VB
On a donc :
−mg +
|qU|
d
− |q| VB = 0
D’où :
V =
|qU|
d
− mg
|q| B
Application numérique :
V =
|−20×10−6×5000|
0,1
− 0, 08 × 9, 8
|−20 × 10−6| × 2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 110
Soit :
V = 5400 m.s−1
3- Lorsque le champ magnétique est sortant et que le signe de la tension est changé, les forces
extérieures qui s’exercent sur la particule sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La force électrique verticale descendante
−
→
Fe ;
— La force de Lorentz verticale ascendante
−
−
→
Fm .
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.50.
Figure 2.50 – Correction de l’exercice 2.15 (Champ magnétique sortant).
4- Le mouvement de la particule étant uniforme, elle est pseudo-isolée, et la somme vectorielle
des forces extérieures qu’elle subit est nulle. On a donc encore :
−
→
P +
−
→
Fe +
−
−
→
Fm =
−
→
0
−mg − Fe + Fm = 0
=⇒ −mg −
|qU|
d
+ |q| V0
B = 0
D’où :
V0
=
|qU|
d
+ mg
|q| B
Application numérique :
V0
=
|−20×10−6×5000|
0,1
+ 0, 08 × 9, 8
|−20 × 10−6| × 2
Soit :
V0
= 44 600 m.s−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 111
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 2.1 :
Notons m la masse de la fusée. Lorsque celle-ci se trouvait à la surface de la Lune, elle était
soumise à une force gravitationnelle
−
−
→
FL dont l’intensité FL s’exprime selon la relation :
FL =
GmML
RL
2
Lorsque la fusée se trouve à l’altitude h de la surface de la Terre, celle-ci exerce sur la fusée une
force gravitationnelle
−
−
→
FT dont l’intensité FT s’exprime selon la relation :
FT =
GmMT
(RT + h)2
Puisque à cette alitude, l’intensité de la force gravitationnelle exercée par la Terre sur la fusée
est égale à l’intensité de la force gravitationnelle que la Lune exerçait sur la fusée lorsqu’elle se
trouvait à sa surface, on a la relation :
FT = FL
=⇒
GmMT
(RT + h)2 =
GmML
RL
2
=⇒

RT + h
RL
‹2
=
MT
ML
=⇒
RT + h
RL
=
Ê
MT
ML
=⇒ RT + h = RL
Ê
MT
ML
D’où :
h = RL
Ê
MT
ML
− RT
Application numérique :
h = 1738 ×
Ê
5, 972 × 1024
7, 342 × 1022
− 6378
Donc, l’intensité de la force gravitationnelle ressentie par la fusée sera égale à celle de
la force gravitationnelle qu’il ressentait à la surface de la Lune lorsqu’il se trouvera
à l’altitude h = 9296, 81 km de la surface de la Terre.
Evaluation 2.2 :
La tension U = VM − VN étant positive, le champ électrique
−
→
E régant entre les armatures est
orienté de (M) vers (N).
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 112
Les forces extérieures s’exerçant sur la bille de gauche sont :
— Son poids
−
→
P1 = m1
−
→
g ;
— La tension
−
→
T1 du fil ;
— La force électrique
−
→
F1 due aux armatures ;
— La force électrostatique
−
−
−
→
F2/1 soumise de la part de la bille de droite.
Les forces extérieures s’exerçant sur la bille de droite sont :
— Son poids
−
→
P2 = m2
−
→
g ;
— La tension
−
→
T2 du fil ;
— La force électrique
−
→
F2 due aux armatures ;
— La force électrostatique
−
−
−
→
F1/2 soumise de la part de la bille de gauche.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.51 ci-dessous.
Figure 2.51 – Correction de l’évaluation 2.2.
L’équilibre de la bille de gauche se traduit par :
−
→
P1





0
−m1g
+
−
→
T1





T1 sin θ1
T1 cos θ1
+
−
→
F1





−F1
0
+
−
−
−
→
F2/1





−F2/1
0
=
−
→
0





0
0
On a donc : 




T1 sin θ1 = F1 + F2/1
T1 cos θ1 = m1g
=⇒ tan θ1 =
F1 + F2/1
m1g
=⇒ F1 + F2/1 = m1g tan θ1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 113
L’équilibre de la bille de droite se traduit par :
−
→
P2





0
−m2g
+
−
→
T2





−T2 sin θ2
T2 cos θ2
+
−
→
F2





−F2
0
+
−
−
−
→
F1/2





F1/2
0
=
−
→
0





0
0
On a donc : 




T2 sin θ2 = F1/2 − F2
T2 cos θ2 = m2g
=⇒ tan θ2 =
F1/2 − F2
m2g
=⇒ F1/2 − F2 = m2g tan θ2
Les forces
−
−
−
→
F2/1 et
−
−
−
→
F1/2 ont le même module F inversement proportionnel au carré de la distance
d12 qui sépare les deux billes à l’équilibre. Cette distance s’exprime par :
d12 = `1 sin θ1 + `2 sin θ2 + d
Les deux billes étant chargées négativement, on a :
F1 = −
q1U
D
F2 = −
q2U
D
F2/1 = F1/2 = F =
Kq1q2
(`1 sin θ1 + `2 sin θ2 + d)2
On a donc :
−
q1U
D
+
Kq1q2
(`1 sin θ1 + `2 sin θ2 + d)2 = m1g tan θ1
Kq1q2
(`1 sin θ1 + `2 sin θ2 + d)2 +
q2U
D
= m2g tan θ2
Posons :
α =
U
D
; β =
K
(`1 sin θ1 + `2 sin θ2 + d)2 ; γ = m1g tan θ1 ; λ = m2g tan θ2
On obtient donc le système : 




−αq1 + βq1q2 = γ
αq2 + βq1q2 = λ
De la première équation de ce système, on tire l’expression de q2 :
q2 =
α
β
+
γ
βq1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 114
En remplaçant cette expression de q2 dans la deuxième équation du précédent système, on
obtient :
α2
β
+
αγ
βq1
+ αq1 + γ = λ
=⇒
α2
β
q1 +
αγ
β
+ αq1
2
+ γq1 = λq1
On obtient donc l’équation :
αq1
2
+

α2
β
+ γ − λ
‹
q1 +
αγ
β
= 0
Le discriminant ∆ de cette équation vaut :
∆ =

α2
β
+ γ − λ
‹2
−
4γα2
β
Soit :
q1 =
− α2
β
− γ + λ ±
q€
α2
β
+ γ − λ
Š2
− 4γα2
β
2α
Pour éviter des caculs fastidieux, déterminons les valeurs numériques de α, β, γ et λ. On a :
α =
1000
0, 4
= 2500
β =
9 × 109
(0, 15529 × sin 75° + 0, 07071 × sin 45° + 0, 05)2
= 3, 6 × 1010
γ = 0, 54683 × 9, 8 × tan 75°
= 20
λ = 0, 40816 × 9, 8 × tan 45°
= 4
On a donc :
q1 =
− 25002
3,6×1010 − 20 + 4 ±
q€
25002
3,6×1010 + 20 − 4
Š2
− 4×20×25002
3,6×1010
2 × 2500
Soit :
q1 = −8, 68 × 10−8
C ou q1 = −6, 4 × 10−3
C
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 115
On a donc de même :
q2 =
2500
3, 6 × 1010
+
20
3, 6 × 1010 × −8, 68 × 10−8 ou − 6, 4 × 10−3
Soit :
q2 = −6, 4 × 10−3
C ou q2 = −1, 736 × 10−8
C
Deux possibilités se présentent donc : Soit q1 = −86, 8 nC et q2 = −6, 4 mC, soit
q1 = −6, 4 mC et q2 = −17, 36 nC.
Evaluation 2.3 :
Lorsque le champ magnétique est entrant, les forces extérieures s’exerçant sur la tige sont :
— Son poids
−
→
P = M−
→
g ;
— La force de Laplace
−
→
F1 appliquée en son centre ;
— La tension
−
−
→
Tg1 du ressort gauche ;
— La tension
−
−
→
Td1 du ressort droit.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.52 ci-dessous.
Figure 2.52 – Correction de l’évaluation 2.3 (Champ magnétique entrant).
L’égalité vectorielle traduisant l’équilibre de la tige s’écrit :
−
→
P +
−
→
F1 +
−
−
→
Tg1 +
−
−
→
Td1 =
−
→
0
Soit :
−Mg − F1 + Tg1 + Td1 = 0
Or :
F1 = BIL
Tg1 = Td1 = k (`1 − `0)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 116
On a donc :
−Mg − BIL + 2k (`1 − `0) = 0
Lorsque le champ magnétique est sortant, les forces extérieures s’exerçant sur la tige sont :
— Son poids
−
→
P = M−
→
g ;
— La force de Laplace
−
→
F2 appliquée en son centre ;
— La tension
−
−
→
Tg2 du ressort gauche ;
— La tension
−
−
→
Td2 du ressort droit.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.53 ci-dessous.
Figure 2.53 – Correction de l’évaluation 2.3 (Champ magnétique sortant).
L’égalité vectorielle traduisant l’équilibre de la tige s’écrit :
−
→
P +
−
→
F2 +
−
−
→
Tg2 +
−
−
→
Td2 =
−
→
0
Soit :
−Mg + F2 − Tg2 − Td2 = 0
Or :
F2 = F1 = BIL
Tg2 = Td2 = k (`0 − `2)
On a donc :
−Mg + BIL − 2k (`0 − `2) = 0
On obtient donc le système :





2k (`1 − `0) − BIL = Mg
2k (`0 − `2) − BIL = −Mg
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 2. FORCES ET CHAMPS 117
En soustrayant les deux équations du système, on obtient :
2k (`1 + `2 − 2`0) = 2Mg
D’où :
k =
Mg
`1 + `2 − 2`0
On a donc :
BIL = 2k (`1 − `0) − Mg
=⇒ B =
1
IL
[2k (`1 − `0) − Mg]
=
1
IL
•
2Mg (`1 − `0)
`1 + `2 − 2`0
− Mg
˜
=
1
IL
•
Mg (2`1 − 2`0)
`1 + `2 − 2`0
−
Mg (`1 + `2 − 2`0)
`1 + `2 − 2`0
˜
D’où :
B =
Mg (`1 − `2)
IL (`1 + `2 − 2`0)
Applications numériques :
k =
3 × 9, 8
10−3 × (338, 8 + 178, 8 − 2 × 200)
B =
3 × 9, 8 × 10−3
× (338, 8 − 178, 8)
5 × 2 × 10−3 × (338, 8 + 178, 8 − 2 × 200)
Donc, la raideur des deux ressorts vaut k = 250 N.m−1
, et l’intensité du champ
magnétique vaut B = 4 T.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 118
Chapitre 3
Généralités sur les mouvements
Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs,
Christ est mort pour nous.
Romains 5 : 8
3.1 Caractéristiques des mouvements
Les mouvements des systèmes physiques sont au cœur de tous les phénomènes qui se
déroulent dans l’Univers. Un mouvement traduit le déplacement d’un objet dans une région
donnée de l’espace. On entend par déplacement d’un objet le changement de sa position lorsque
le temps évolue. Cependant, la position d’un objet dépend de la référence choisie pour évaluer
cette position. On introduit alors les repères d’espace, références permettant de localiser un
objet dans une région de l’espace. Ainsi, la position d’un objet n’est pas absolue, mais relative,
car elle dépend du repère d’espace utilisé pour localiser cet objet. Tout objet en mouvement
est appelé mobile. Lorsqu’on associe à un repère d’espace un repère de temps (une horloge)
pour évaluer les dates et les durées, on constitue un référentiel. Un référentiel désigne un
objet par rapport auquel on repère une position ou un mouvement. En physique, on fait usage
la plupart du temps de certains référentiels particuliers appelés référentiels galiléens. Un
reférentiel est dit galiléen si dans ce référentiel, le principe de l’inertie est respecté (nous
en parlerons plus loin). Les référentiels galiléens les plus connus sont :
— Le référentiel héliocentrique ou référentiel de Copernic : Son origine est le centre
du Soleil, et ses trois axes pointent vers trois étoiles fixes et lointaines du système solaire.
— Le référentiel géocentrique : Son origine est le centre de la Terre, et chacun de ses
trois axes est parallèle à un axe du référentiel de Copernic.
— Le référentiel terrestre ou référentiel de laboratoire : C’est le référentiel utilisé à
la surface de la Terre, lors des expériences et des mesures.
Des trois référentiels cités ci-dessus, le référentiel de Copernic est celui qui se rapproche le mieux
d’un véritable référentiel galiléen. Les deux autres le sont juste par approximation, lorsqu’on
néglige certains phénomènes, comme par exemple la rotation de la Terre. Dans ce cours, seuls
les référentiels galiléens seront pris en compte. La trajectoire d’un mobile désigne l’ensemble
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 119
des positions successives qu’il occupe lorsqu’il se déplace dans un référentiel. La trajectoire d’un
mobile est rectiligne si ce mobile décrit des lignes droites lors de son mouvement. Dans le cas
où le mobile décrit des courbes quelconques, la trajectoire est dite curviligne. La vitesse d’un
mobile est un paramètre qui traduit l’évolution avec le temps de sa position. L’accélération
quant à elle rend compte de la variation avec le temps de la vitesse du mobile. La branche de la
physique qui étudie les mouvements des systèmes physiques en général est appelée mécanique.
Un système physique pouvant exister sous la forme liquide, solide ou gazeuse, la mécanique se
scinde en d’autres sous-branches, notamment la mécanique des fluides (liquides et gaz) et la
mécanique des solides. Dans ce cours, nous n’étudierons que les mouvements des systèmes
solides. Toutefois, en physique, on étudie très souvent le mouvement des solides particuliers
auxquels on donne le nom de solide ponctuel ou point matériel. Un point matériel désigne
un objet solide mais dont les dimensions sont si négligeables pour l’observateur qu’il peut être
assimilé à un simple point dans l’espace. Dès lors que les dimensions d’un solide deviennent
considérables, on ne peut plus le traiter comme un point matériel. Ainsi, la mécanique des
systèmes solides comprend la mécanique du point matériel et la mécanique des solides
à proprement parler.
3.2 Mouvement d’un point matériel
3.2.1 Repérage d’un point matériel
L’un des repères les plus utilisés pour localiser un point matériel dans l’espace est le re-
père cartésien. Dans ce repère d’origine fixe O, auquel est associée la base cartésienne
€
−
→
ı ; −
→
 ;
−
→
k
Š
, la position d’un point matériel M peut être déterminée à l’aide de ses coordon-
nées cartésiennes x, y et z (Figure 3.1).
Figure 3.1 – Coordonnées cartésiennes d’un point matériel M.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 120
On définit le vecteur position
−
−
→
OM du point matériel par :
−
−
→
OM = x−
→
ı + y−
→
 + z
−
→
k (3.1)
Les vecteurs −
→
ı , −
→
 et
−
→
k sont unitaires et deux à deux orthogonaux. Le trièdre
€
−
→
ı ; −
→
 ;
−
→
k
Š
constitue de ce fait une base orthonormée, et
€
O ; −
→
ı ; −
→
 ;
−
→
k
Š
un repère orthonormé.
3.2.2 Vitesse d’un point matériel
Considérons un point matériel qui se déplace le long d’une trajectoire quelconque dans un
référentiel galiléen d’origine O. Si ce point matériel passe du point M0 au point M pendant un
interavalle de temps ∆t, on définit dans ce référentiel son vecteur-vitesse moyenne
−
−
−
→
Vmoy
pendant cet intervalle de temps par :
−
−
−
→
Vmoy =
−
−
→
OM −
−
−
−
→
OM0
∆t
(3.2)
Figure 3.2 – Trajectoire d’un point matériel.
On définit le vecteur-vitesse instantannée
−
−
→
VM du point matériel comme étant la dérivée
par rapport au temps de son vecteur position
−
−
→
OM . On écrit :
−
−
→
VM =
d
−
−
→
OM
dt
=
d
dt
€
x−
→
ı + y−
→
 + z
−
→
k
Š
=
dx
dt
−
→
ı +
dy
dt
−
→
 +
dz
dt
−
→
k (3.3)
Posons :
dx
dt
= ẋ ;
dy
dt
= ẏ et
dz
dt
= ż
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 121
On peut donc encore écrire :
−
−
→
VM = ẋ−
→
ı + ẏ−
→
 + ż
−
→
k (3.4)
Le vecteur-vitesse instantannée
−
−
→
VM d’un point matériel M est tangent en ce point à la trajec-
toire, et est orienté dans le sens du mouvement. L’unité SI de la vitesse d’un point matériel est
le m.s−1
. Elle peut également se donner en km.h−1
, et on a 1 m.s−1
= 3, 6 km.h−1
.
3.2.3 Accélération d’un point matériel
Pour un point matériel qui passe sur sa trajectoire d’un point M0 avec un vecteur-vitesse
instantannée
−
−
−
→
VM0 à un point M avec un vecteur-vitesse instantannée
−
−
→
VM pendant un intervalle
de temps ∆t, on définit son vecteur-accélération moyenne −
−
−
→
amoy par :
−
−
−
→
amoy =
−
−
→
VM −
−
−
−
→
VM0
∆t
(3.5)
Le vecteur-accéleration instantannée −
−
→
aM du point matériel M est quant à lui égal à la
dérivée par rapport au temps du vecteur-vitesse instantannée
−
−
→
VM en M, qui correspond encore
à la dérivée seconde par rapport au temps de son vecteur position
−
−
→
OM . On écrit :
−
−
→
aM =
d
−
−
→
VM
dt
=
d2
−
−
→
OM
dt2
=
dẋ
dt
−
→
ı +
dẏ
dt
−
→
 +
dż
dt
−
→
k =
d2
x
dt2
−
→
ı +
d2
y
dt2
−
→
 +
d2
z
dt2
−
→
k (3.6)
Posons :
dẋ
dt
=
d2
x
dt2
= ẍ ;
dẏ
dt
=
d2
y
dt2
= ÿ et
dż
dt
=
d2
z
dt2
= z̈
On peut donc encore écrire :
−
−
→
aM = ẍ−
→
ı + ÿ−
→
 + z̈
−
→
k (3.7)
L’unité SI de l’accélération d’un point matériel est le m.s−2
.
3.2.4 Variation du mouvement d’un point matériel
Notons −
→
a le vecteur-accélération instantannée d’un point matériel et
−
→
V son vecteur-vitesse
instantannée. Pendant un intervalle de temps donné :
— Si −
→
a ·
−
→
V  0 (−
→
a et
−
→
V font un angle aigu inférieur à 90°), le module de la vitesse
croît avec le temps. On dit que le mouvement du point matériel est accéléré. Il sera dit
uniformément accéléré si de plus l’accélération est constante.
— Si −
→
a ·
−
→
V  0 (−
→
a et
−
→
V font un angle obtus supérieur à 90°), le module de la vitesse
diminue avec le temps. On dit que le mouvement du point matériel est retardé. Il sera
dit uniformément retardé si de plus l’accélération est constante.
— Si −
→
a ·
−
→
V = 0 (−
→
a et
−
→
V font un angle droit égal à 90°), soit le point matériel est immobile,
soit le module
−
→
V de sa vitesse reste constant, et le mouvement est dit uniforme.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 122
Figure 3.3 – Natures des mouvements d’un point matériel.
Un mouvement est dit varié s’il n’est pas uniforme, c’est-à-dire s’il est soit accéléré, soit retardé.
Si de plus, l’accélération est constante, on parle de mouvement uniformément varié.
3.2.5 Mouvement rectiligne d’un point matériel
Si la trajectoire d’un point matériel est une ligne droite (la particule se déplace par exemple
sur un plan ou verticalement dans l’air), son mouvement est dit rectiligne, et son vecteur-
accélération instantannée −
→
a , de même que son vecteur-vitesse instantannée
−
→
V en tout point ont
la direction de cette droite. Généralement, les vecteurs accélération et vitesse sont représentés
suivant le sens du mouvement (Figure 3.4).
Figure 3.4 – Mouvements rectilignes d’un point matériel.
Lorsque le mouvement est uniforme, le module a du vecteur-accélération instantannée est nul,
et le module V du vecteur-vitesse instantannée est constant. Dans ce cas, si le mobile parcourt
une distance ` pendant un intervalle de temps ∆, on a :
V =
`
∆t
= constante (3.8)
Lorsque l’accélération instantannée a est constante et non nulle, alors, si ∆V est la variation
du module de la vitesse pendant un intervalle de temps ∆, on a :
a =
∆V
∆t
= constante (3.9)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 123
Si a  0, le mouvement rectiligne est uniformément accéléré, et si a  0, le mouvement rectiligne
est uniformément retardé.
3.2.6 Mouvement curvligne d’un point matériel
Si la trajectoire d’un point matériel n’est pas une ligne droite, son mouvement est dit curvi-
ligne (Figure 3.5). Considérons le cas où le mouvement est plan, c’est-à-dire que la trajectoire
du point matériel reste dans un plan fixe. En un point M de la courbe décrite par cette trajec-
toire, on définit le vecteur tangent unitaire
−
→
t ou −
→
τ tangent à la trajectoire et orienté dans
le sens du mouvement, et le vecteur normal unitaire −
→
n orienté vers le centre de courbure
C de la trajectoire.
€
M ;
−
→
t ; −
→
n
Š
est le repère local de Frenet au point M, et
€−
→
t ; −
→
n
Š
est la base locale de Frenet en M. En choisissant sur la trajectoire un point origine M0, on
définit l’abscisse curviligne s du point matériel en M comme étant la longueur du chemin
qu’il parcourt entre M0 et M. On a donc :
s = ù
M0M (3.10)
Figure 3.5 – Mouvement curviligne d’un point matériel.
Le vecteur-accélération −
−
→
aM en M possède une composante normale −
−
→
anM et une compo-
sante tangentielle −
−
→
atM ou −
−
→
aτ M , telles que :
−
−
→
aM = −
−
→
anM + −
−
→
atM = anM
−
→
n + atM
−
→
t (3.11)
La vitesse
−
−
→
VM du point M est colinéaire au vecteur tangent unitaire
−
→
t . On a :
−
−
→
VM = VM
−
→
t (3.12)
L’accélération normale anM s’exprime en fonction du module VM de la vitesse au point M et
du rayon de courbure de la trajectroire r = CM par :
anM =
VM
2
r
=
VM
2
CM
(3.13)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 124
Dans le cas où la trajectoire est un cercle ou simplement un arc de cercle de centre O et de
rayon R, le mobile tourne autour du point O en décrivant un angle θ (Figure 3.6).
Figure 3.6 – Mouvement circulaire d’un point matériel.
L’abscisse curviligne s s’exprime en fonction de θ par la relation :
s = ù
M0M = Rθ (3.14)
La vitesse VM en M quant à elle est donnée par :
VM =
ds
dt
= Rθ̇ (3.15)
L’accélération normale anM est donnée par :
anM =
VM
2
R
=
R2
θ̇2
R
= Rθ̇2
(3.16)
L’accélération tangentielle atM est dans ce cas donnée par :
atM =
dVM
dt
=
d2
s
dt2
= Rθ̈ (3.17)
Lorsque l’accélération tangentielle d’un point matériel est nulle, la module de sa vitesse est
constante, et son mouvement est de ce fait uniforme.
3.3 Mouvement d’un solide
Un solide est un ensemble de points matériels. Si les dimensions et la forme d’un solide ne
changent pas, il est dit rigide ou indéformable. La distance entre deux points quelconques
d’un solide rigide reste donc constante. Dans la pratique, il n’existe pas de solides indéformables,
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 125
car tout solide se déforme toujours si on le soumet à un effort considérable. Toutefois, dans ce
cours, nous supposerons que les solides étudiés sont indéformables. Dans un référentiel galiléen,
lorsqu’un solide se déplace sans changer d’orientation (sans s’incliner), on dit qu’il effectue
un mouvement de translation. Tous les points qui le constituent se déplacent suivant des
trajectoires similaires. Dans le cas où l’orientation du solide change, il tourne par rapport à
des axes de rotation. On dit qu’il effectue un mouvement de rotation. La rotation d’un
solide est caractérisée par trois angles de rotation appelés angles d’Euler. Dans ce cours, nous
ne considérerons que les mouvements de rotation décrits par un seul angle de rotation. Si un
solide tourne autour de certains axes, et qu’au moins un de ces axes effectue un mouvement
de translation, alors le solide est à la fois en mouvement de translation et en mouvement de
rotation.
3.3.1 Points particuliers d’un solide
Un solide est un ensemble de plusieurs points, mais certains de ces points sont particuliers.
Les trois points les plus remarquables d’un solide sont son centre de masse, son centre de
gravité et son centre d’inertie (Figure 3.7).
Figure 3.7 – Centre de masse, centre de gravité et centre d’inertie d’un solide.
Le centre de masse d’un solide est le point de ce solide par rapport auquel sa masse est uni-
formément répartie. Ainsi, toute la masse du solide y est concentrée. Pour un solide homogène
ayant une forme géométrique précise, son centre de masse se trouve en son milieu. Si un solide
est composé de n points G1, G2, G3, · · · et Gn en lesquels sont concentrées des masses respec-
tives m1, m2, m3, · · · et mn, son centre de masse G est le barycentre de ces n points affectés
des coefficients égaux respectivement aux masses qui y sont concentrées, et est donc donné par
l’identité vectorielle ci-dessous :
n
X
i=1
mi
−
−
−
→
GGi = m1
−
−
−
→
GG1 + m2
−
−
−
→
GG2 + m3
−
−
−
→
GG3 + · · · + mn
−
−
−
→
GGn =
−
→
0 (3.18)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 126
Le centre de gravité d’un solide est le point d’application de la résultante des forces gravi-
tationnelles qui agissent sur ce solide. Lorsque le solide se trouve à la surface de la Terre, on
dit que son centre de gravité est le point d’application de son poids. Le centre d’inertie d’un
solide quant à lui est le point du solide où sont appliqués les effets d’inertie, ou encore le point
d’application du vecteur-accélération du solide. Dans la majorité des cas, et c’est ce qui sera
considéré dans ce cours, le centre de masse, le centre de gravité et le centre d’inertie d’un solide
sont confondus.
3.3.2 Moment d’inertie d’un solide par rapport à un axe
Le moment d’inertie J(∆) d’un solide par rapport à un axe (∆) est un paramètre qui
rend compte de la difficulté à mettre ce solide en rotation autour de cet axe (∆). Il dépend
essentiellement de la masse du solide, de ses dimensions et de la position relative du solide et
de l’axe (∆). L’unité SI du moment d’inertie est le kg.m2
. Le moment d’inertie d’un système
de solides par rapport à un axe est égal à la somme des moments de chacun de ces solides par
rapport à cet axe. Le moment d’inertie d’un point matériel n’est rien d’autre que le produit de
sa masse par le carré de la distance qui le sépare de cet axe. On donne ci-dessous l’expression
du moment d’inertie de quelques solides homogènes, par rapport à un axe (∆G) passant par
leur centre de gravité G :
— Circonférence pesante (cerceau ou anneau) de masse M et de rayon R :
J(∆G) = MR2
(3.19)
— Disque plein ou cylindre plein de masse M et de rayon R :
J(∆G) =
1
2
MR2
(3.20)
— Sphère pleine de masse M et de rayon R :
J(∆G) =
2
5
MR2
(3.21)
— Tige ou barre de masse M et de longueur ` :
J(∆G) =
1
12
M`2
(3.22)
— Plaque de masse M, de longueur L et de largeur ` :
J(∆G) =
1
12
M L2
+ `2

(3.23)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 127
Figure 3.8 – Moments d’inertie de quelques solides.
Considérons à la Figure 3.9 ci-dessous un solide de centre de gravité G. Soit (∆G) un axe
passant par G et (∆) un axe parallèle à (∆G).
Figure 3.9 – Théorème de Huyguens.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 128
Pour déterminer le moment d’inertie du solide par rapport à (∆), on se sert du théorème de
Huyguens :
≺≺ Le moment d’inertie J(∆) d’un solide par rapport à un axe (∆) parallèle à
un axe (∆G) passant par son centre de gravité G est égal à la somme du moment
d’inertie J(∆G) du solide par rapport à (∆G) et du produit de la masse M de ce
solide par le carré de la distance d qui sépare les axes (∆) et (∆G). 
On écrit :
J(∆) = J(∆G) + Md2
(3.24)
Le moment d’inertie du solide par rapport à (∆) est donc supérieur à son moment d’inertie
par rapport (∆G). En d’autres termes, il est plus difficile de mettre le solide en mouvement de
rotation autour de (∆) que de le mettre en rotation autour de (∆G).
3.3.3 Mouvement de translation d’un solide
Les trajectoires de tous les points d’un solide effectuant un mouvement de translation étant
similaires, l’étude d’un tel solide peut se limiter à l’étude de n’importe lequel des points matériels
qui le constituent.
Figure 3.10 – Translation d’un solide.
Ainsi, un solide en mouvement de translation peut être assimilé à un point matériel. Très
souvent, on réduit un tel solide à son centre d’inertie. Lorsque les trajectoires des points consti-
tuant un solide en translation sont rectilignes, on parle de translation rectiligne. Dans le cas
contraire, on parle de translation curviligne.
3.3.4 Mouvement de rotation d’un solide
Considérons un solide qui tourne autour d’un axe de rotation (∆). Pendant son mouvement,
il passe d’une orientation initiale à une autre, et balaie un angle θ appelé souvent abscisse
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 129
angulaire. Soit n le nombre de tours effectué par le solide pendant le balayage. On a la
relation :
θ = 2πn (3.25)
Figure 3.11 – Rotation d’un solide.
La vitesse de rotation instantannée N du solide est donnée par :
N =
dn
dt
(3.26)
La vitesse angulaire instantannée ω quant à elle s’exprime par :
ω = θ̇ =
dθ
dt
= 2πN (3.27)
L’accélération angulaire instantannée θ̈ du solide est donnée par :
θ̈ =
dω
dt
=
d2
θ
dt2
(3.28)
Pendant un intervalle de temps donné :
— Si θ̈  0, le mouvement de rotation du solide est accéléré, et la vitesse angulaire aug-
mente. Si de plus, θ̈ est constante, le mouvement sera uniformément accéléré.
— Si θ̈  0, le mouvement de rotation du solide est retardé, et la vitesse angulaire diminue.
Si de plus, θ̈ est constante, le mouvement sera uniformément retardé.
— Si θ̈ = 0, soit le solide ne tourne pas, soit le mouvement de rotation est uniforme, et la
vitesse angulaire est constante.
Un mouvement de rotation qui n’est pas uniforme (accéléré ou retardé) est dit varié. Si de
plus, θ̈ est constante le mouvement sera dit uniformément varié. Lorsque le mouvement de
rotation d’un solide est uniforme, la vitesse angulaire ω est constante, et si le solide balaie un
angle θ pendant un intervalle de temps ∆t, on a :
ω =
θ
∆t
= constante (3.29)
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 130
Lorsque l’accélération angulaire θ̈ est constante, et si pendant un intervalle de temps ∆t, la
variation de la vitesse angulaire est ∆ω, alors, on a :
θ̈ =
∆ω
∆t
= constante (3.30)
θ se donne en radians (rad), n en tours (tr), ω en rad.s−1
, N en tr.s−1
et θ̈ en rad.s−2
.
3.4 Lois de Newton sur le mouvement
Le physicien anglais Isaac Newton a énoncé trois lois relatives aux mouvements des solides,
et qui portent son nom. Ces trois lois sont à la base de la résolution de nombreux problèmes
de mécanique des solides.
3.4.1 Première loi de Newton
La première loi de Newton encore connue sous le nomde de principe de l’inertie
s’énonce comme suit :
≺≺ Le centre d’inertie d’un système isolé ou pseudo-isolé est soit au repos si
le système était initialement au repos, soit animé d’un mouvement rectiligne
uniforme si le système était initialement en mouvement. 
Cette loi signifique tout simplement que si un solide n’est soumis à aucune force extérieure
(solide isolé), ou si la résultante des forces extérieures qu’il subit est nulle (solide pseudo-
isolé), alors, soit le solide est en équilibre (il est immobile), soit il se déplace en ligne droite et
à vitesse constante.
3.4.2 Deuxième loi de Newton
La deuxième loi de Newton, beaucoup plus connue sous le nom de théorème du centre
d’inertie s’énonce de la manière suivante :
≺≺ Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures qui
agissent sur un solide est égale au produit de la masse m de ce solide par le
vecteur accélération −
−
→
aG de son centre d’inertie G. 
On écrit :
X −
→
F ext = m−
−
→
aG (3.31)
Le théorème du centre d’inertie est très utilisé en dynamique des solides, partie de la méca-
nique qui étudie l’influence des actions extérieures sur le mouvement d’un solide.
3.4.3 Troisième loi de Newton
Encore appelée principe des actions réciproques ou princicpe de l’action et de la
réaction, la troisième loi de Newton s’énonce comme suit :
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 131
≺≺ Lorsqu’un corps A exerce sur un corps B une force
−
−
−
→
FA/B , réciproquement,
le corps B exerce sur le corps A une force
−
−
−
→
FB/A de même direction, de même
intensité, mais de sens contraire. 
On écrit :
−
−
−
→
FB/A = −
−
−
−
→
FA/B (3.32)
La troisième loi de Newton est par exemple mise en œuvre dans les interactions gravitationnelles
et électrostatiques étudiées au chapitre précédent.
3.5 Relations fondamentales de la dynamique d’un solide
3.5.1 Relation fondamentale de la dynamique d’un solide en translation
La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de transla-
tion est une autre version de la deuxième loi de Newton. Elle s’énonce de la manière suivante :
≺≺ Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures qui
agissent sur un solide est égale à la dérivée par rapport au temps de son vecteur-
quantité de mouvement −
→
p . 
On écrit :
X −
→
F ext =
d−
→
p
dt
(3.33)
Le vecteur-quantité de mouvement −
→
p d’un solide est égal au produit de sa masse m par le
vecteur-vitesse instantannée
−
−
→
VG de son centre d’inertie. Soit :
−
→
p = m
−
−
→
VG (3.34)
La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de translation peut donc
encore s’écrire :
X −
→
F ext =
d
dt
€
m
−
−
→
VG
Š
=
dm
dt
−
−
→
VG + m
d
−
−
→
VG
dt
Si la masse m du solide reste constante, sa dérivée par rapport au temps est nulle :
dm
dt
= 0
On a donc :
X −
→
F ext = m
d
−
−
→
VG
dt
Or :
−
−
→
aG =
d
−
−
→
VG
dt
La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de translation s’écrit
finalement :
X −
→
F ext = m−
−
→
aG
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 132
En conclusion, la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement
de translation est identique au théorème du centre d’inertie lorsque la masse du
solide reste constante au cours du mouvement.
3.5.2 Relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation
La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de rotation
est analogue à celle de la dynamique d’un solide en mouvement de translation. Elle s’énonce
comme suit :
≺≺ La somme algébrique des moments par rapport à un axe (∆) des forces
extérieures agissant sur un solide en mouvement de rotation autour de l’axe (∆)
est égale au produit du moment d’inertie J(∆) du solide par rapport à (∆) par
l’accélération angulaire θ̈ de ce solide. 
On écrit :
X
M(∆)
€−
−
→
Fext
Š
= J(∆)θ̈ (3.35)
Lorsqu’un solide effectue à la fois un mouvement de translation et un mouvement de rotation,
on peut donc étudier sa dynamique en combinant la relation fondamentale de la dynamique
d’un solide en translation et celle d’un solide en rotation.
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 133
Exercices
On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2
.
Exercice 3.1 :
Après avoir été animé d’une vitesse initiale V = 2 m.s−1
, un corps solide de masse m = 500 g se
met en mouvement sur le plan horizontal de la Figure 3.12 ci-dessous, et s’arrête au bout de
5 secondes. Il est soumis tout au long de son mouvement à des frottements équivalents à une
force unique
−
→
f .
Figure 3.12 – Exercice 3.1.
1- Faire le bilan de toutes les forces extérieures agissant sur le corps puis les représenter.
2- Déterminer l’accélération a du corps sur le plan horizontal, et en déduire l’intensité de la
force
−
→
f .
3- Déterminer l’intensité de la réaction normale au plan.
4- En utilisant le théorème de l’énergie cinétique, déterminer le travail de la force
−
→
f tout
au long du mouvement du corps, et en déduire la distance parcourue par le corps avant de
s’immobiliser.
Exercice 3.2 :
A la Figure 3.13 ci-dessous, une boule ponctuelle en acier, de masse m = 800 g entame sans
vitesse initiale sa montée sur un plan incliné d’un angle α = 30° par rapport à l’horizontale. Elle
est soumise, de la part d’un aimant droit placé à proximité, à une force d’attraction magnétique
−
→
F parallèle au plan incliné, et dont le module, que l’on supposera constant, vaut F = 4, 32 N.
Les frottements seront négligés durant tout le trajet.
Figure 3.13 – Exercice 3.2.
1- Faire le bilan des forces agissant sur la boule puis les représenter.
2- Déterminer l’accélération a de la boule et le module de la réaction du plan.
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 134
Après 10 secondes, on enlève rapidement l’aimant.
3- Déterminer la vitesse acquise par la boule au bout de ces 10 secondes.
4- Faire le bilan des forces qui s’exerçent sur la boule une fois l’aimant enlevé puis les représenter.
5- Déterminer la nouvelle accélération a0
de la boule et montrer que le module de la réaction
du plan ne change pas.
6- Calculer la durée totale du mouvement de la boule jusqu’à son immobilisation.
Exercice 3.3 :
A la Figure 3.14 ci-dessous, un enfant de masse M = 30 kg descend à une vitesse constante
V = 2 m.s−1
une colline (depuis son sommet) inclinée d’un angle α = 45° en tenant un câble
incliné à l’horizontale d’un angle β = 30° (qui reste constant), qui exerce sur lui une tension
−
→
T d’intensité T = 100 N. Les frottements que la colline exerce sur les pieds de l’enfant sont
équivalents à une force
−
→
f .
Figure 3.14 – Exercice 3.3.
1- Faire le bilan des forces subies par l’enfant et les représenter.
2- Démontrer que les modules de la force de frottement et de la réaction normale de la colline
sont donnés par :
f = Mg sin α + T cos (α + β) et RN = Mg cos α − T sin (α + β)
En déduire leurs valeurs numériques.
Après avoir parcouru 60 mètres, l’enfant lâche accidentellement le câble. Il continu de descendre
la colline en étant soumis à la même force de frottement.
3- Déterminer le temps écoulé depuis le départ de l’enfant jusqu’à ce qu’il lâche le câble.
4- Déterminer l’accélération a de l’enfant au cours de son mouvement, après qu’il ait lâché le
câble, et montrer que ce mouvement est uniformément retardé.
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 135
5- Déterminer la vitesse de l’enfant en bas de la colline, sachant qu’il y arrive 32 secondes après
son départ du sommet.
Exercice 3.4 :
A la Figure 3.15 ci-dessous, deux blocs de masses respectives M1 = 2 kg et M2 = 3 kg des-
cendent une pente inclinée d’un angle α = 30° par rapport à l’horizontale en étant liés par une
corde tendue, inextensible et de masse négligeable. Lors de la descente, le bloc de masse M1 est
soumis à une force
−
→
F inclinée par rapport à la pente d’un angle β = 60°. Les deux blocs sont
soumis à la même force de frottement
−
→
f de module f = 3 N.
Figure 3.15 – Exercice 3.4.
1- Expliquer pourquoi les deux blocs ont la même accélération.
2- Faire le bilan des forces s’exerçant sur les blocs puis les représenter.
3- Démontrer que l’intensité T de la tension dans la corde est donnée par :
T =
FM2 cos β + f (M1 − M2)
M1 + M2
En déduire la valeur minimale Fmin que doit dépasser l’intensité de la force
−
→
F pour que la corde
soit tendue.
4- On suppose que la force
−
→
F a pour intensité F = 10 N. Déterminer alors la valeur numérique
de T.
5- En déduire la valeur de l’accélération a des deux blocs.
6- Déterminer les intensités des réactions normales de la pente sur les deux blocs.
Exercice 3.5 :
A la Figure 3.16, une voiture gravit une route inclinée d’un angle α = 45° par rapport à
l’horizontale avec une accélération aV = 3 m.s−2
. A l’intérieur de la voiture se trouve une bille
de masse m = 200 g fixée à l’extrémité d’un fil inextensible de masse négligeable dont l’autre
extrémité est fixée au ciel de toit de la voiture. Au cours de ce mouvement de montée, le fil est
écarté de la verticale d’un angle β.
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 136
Figure 3.16 – Exercice 3.5.
1- Faire le bilan des forces agissant sur la bille et les représenter.
2- Déterminer l’accélération aB de la bille.
3- Déterminer la valeur de l’angle β.
4- En déduire l’intensité de la tension du fil.
Exercice 3.6 :
En un point donné, on lance verticalement vers le haut un corps ponctuel de masse m = 500 g
avec une vitesse initiale V = 60 m.s−1
. Il arrête sa course au bout de 5 secondes, et repasse par
là où il a été lancé avec une vitesse V0
= 54 m.s−1
. Le temps écoulé entre l’instant où le corps
a été lancé et l’instant où il est repassé par son point de lancement est de 10, 55 secondes. On
suppose que lors de la montée, le corps est soumis à une force résistive verticale de la part de
l’air, de module f, et lors de la descente, à une force résistive verticale de module f0
.
1- Déterminer l’accélération a du corps lors de la montée.
2- En déduire la valeur de f.
3- Déterminer l’accélération a0
du corps lors de la descente.
4- En déduire la valeur de f0
.
Exercice 3.7 :
A la Figure 3.17, un disque homogène de masse M = 2 kg et de rayon R = 10 cm est mis en
mouvement de rotation sans vitesse initiale, autour d’un axe vertical (∆) passant par son centre,
par l’intermédiaire d’un couple de forces tangentes à sa circonférence, de modules F = 20 N.
1- Déterminer le moment d’inertie J(∆) du disque par rapport à l’axe (∆).
2- Déterminer le moment M du couple de forces par rapport à l’axe (∆).
3- En déduire l’accélération angulaire θ̈ du disque.
4- Déterminer la vitesse angulaire ω acquise par le disque au bout de 30 secondes.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 137
Figure 3.17 – Exercice 3.7.
Exercice 3.8 :
On considère une sphère pleine de masse M = 3 kg et de rayon R = 20 cm. Comme illustré à
la Figure 3.18 ci-dessous, on lui applique en un point de sa surface une force tangente
−
→
F ,
contenue dans un plan horizontal, de module F = 15 N. La sphère se met en mouvement de
rotation sans vitesse initiale, autour d’un axe vertical (∆) contenu dans un plan vertical tangent
à la sphère.
Figure 3.18 – Exercice 3.8.
1- Déterminer le moment d’inertie J(∆G) de la sphère par rapport à l’axe vertical (∆G) passant
par son centre de gravité G.
2- En déduire son moment d’inertie J(∆) par rapport à l’axe vertical (∆).
3- Déterminer le moment M de la force
−
→
F par rapport à (∆).
4- En déduire l’accélération angulaire θ̈ de la sphère.
5- Déterminer le temps au bout duquel la sphère acquiert un vitesse de 1000 rad.s−1
.
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 138
Exercice 3.9 :
A la Figure 3.19 ci-dessous, une plaque rectangulaire mince, de masse M = 6 kg, de longueur
L = 80 cm et de largeur ` = 60 cm est mise en rotation avec une vitesse ω = 500 rad.s−1
autour
de l’axe vertical (∆) passant par son centre. On admet que les efforts résistifs s’opposant à
la rotation de la plaque sont équivalents à un moment M par rapport à (∆). A cause de ces
efforts, la plaque s’arrête de tourner au bout de 40 secondes.
Figure 3.19 – Exercice 3.9.
1- Déterminer le moment d’inertie J(∆) de la plaque par rapport à (∆).
2- Déterminer son accélération angulaire θ̈.
3- En déduire la valeur du moment M.
4- A quelle vitesse angulaire ω0
aurait-on dû mettre la plaque en rotation pour qu’elle se fût
arrêtée après une minute ?
Exercice 3.10 :
A une tige homogène AB de centre O, de masse M = 1, 2 kg et de longueur L = 80 cm, on associe
deux masselottes de masses respectives m1 = 300 g et m2 = 500 g placées respectivement en P1,
milieu de [AO], et P2, milieu de [OB], comme illustré à la Figure 3.20. On note G le centre
de masse de tout le système.
1- Démontrer qu’on a :
−
−
→
OG =
m2 − m1
4 (M + m1 + m2)
−
−
→
AB
Dire donc si G se trouve sur le segment [OP1] ou sur [OP2], puis calculer la distance OG.
2- Déterminer le moment d’inertie Jtige(∆O) de la tige seule, par rapport à l’axe horizontal (∆O)
passant par O.
3- En déduire le moment d’inertie Jtige(∆G) de la tige seule, par rapport à l’axe horizontal (∆G)
passant par G.
4- Déterminer les distances P1G et P2G.
5- En déduire le moment d’inertie J(∆G) de tout le système par rapport à (∆G).
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 139
On fait tourner le système par rapport à l’axe horizontal (∆G). Le système n’est soumis à aucun
effort s’opposant à sa rotation, ce qui lui permet d’évoluer à une vitesse constante. On constate
qu’il a effectué 100 tours en deux minutes.
6- Déterminer l’angle balayé θ par le système durant ces deux minutes, puis sa vitesse de
rotation N.
7- Déterminer la vitesse angulaire ω du système.
8- En déduire les vitesses linéaires v1 et v2 des deux masselottes.
Figure 3.20 – Exercice 3.10.
Exercice 3.11 :
On considère un cerceau homogène de centre O, de masse m = 800 g et de rayon R = 17, 32 cm.
Comme illustré à la Figure 3.21 ci-dessous, on fixe en ses points A et B tels que AB = R deux
masselottes de même masse que le cerceau. On note G le centre de masse du système.
Figure 3.21 – Exercice 3.11.
1- Démontrer que G coïncide avec le centre de gravité du triangle OAB.
2- Déterminer les distances OG, AG et BG.
3- Déterminer le moment d’inertie Jcerceau(∆O) du cerceau seul par rapport à l’axe horizontal
(∆O) passant par O.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 140
4- Déterminer le moment d’inertie Jcerceau(∆G) du cerceau seul par rapport à l’axe horizontal
(∆G) passant par G.
5- En déduire le moment d’inertie J(∆G) du système par rapport à (∆G).
On soumet le système à un moment M = 18 N.m, et il se met en rotation sans vitesse initiale
autour de (∆G).
6- Déterminer l’accélération angulaire θ̈ du système.
7- En déduire la vitesse angulaire ω acquise au bout de 30 secondes.
Exercice 3.12 :
A la Figure 3.22 ci-dessous, une boule de masse m = 500 g et de dimensions négligeables
est mise en mouvement au point O d’un plan horizontal de longueur OA = L = 80 cm avec
une vitesse initiale VO = 1, 2 m.s−1
. Arrivée en A, la boule aborde une gouttière circulaire de
centre C et de rayon r = 60 cm. On considère sur la gouttière un point M repéré par l’angle
θ = [
ACM. La boule est soumise, uniquement sur le plan horizontal à des frottements d’intensité
f = 0, 25 N.
Figure 3.22 – Exercice 3.12.
1- En utilisant le théorème de l’énergie cinétique, déterminer la vitesse VA acquise par la boule
au point A.
2- Faire le bilan des forces qui s’exerçent sur la boule au point M et les représenter.
3- Exprimer en fonction de θ la vitesse VM de la boule en M.
4- Exprimer en fonction de θ les accélérations normale an et tangentielle at de la boule en M.
5- Exprimer en fonction de θ la réaction de la gouttière sur la boule en M.
6- En déduire la valeur θ0 de l’angle θ pour laquelle la boule perd le contact avec la gouttière.
Exercice 3.13 :
On abandonne sans vitesse initiale une petite bille ponctuelle de masse m = 400 g au point A
d’un plan de longueur AB = L = 1, 2 m incliné à l’horizontale d’un angle α ∈ ] 0° ; 90° [. La
bille aborde en B une gouttière circulaire de centre O et de rayon r = 40 cm. Comme illustré à
la Figure 3.23, C et D sont respectivement le point le plus bas et le point le plus haut de la
gouttière. Les frottements seront négligés durant tout le trajet de la bille.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 141
Figure 3.23 – Exercice 3.13.
1- Déterminer en fonction de α les expressions des vitesses VB, VC et VD de la bille, respecti-
vement en B, C et D.
2- Faire le bilan des forces qui agissent sur la bille en D et les représenter.
3- Exprimer en fonction de α les accélérations normale anD et tangentielle atD de la bille, ainsi
que le module de la réaction de la gouttière en D.
4- Déterminer les angles λ ∈ ] 0° ; 90° [ et µ ∈ ] 0° ; 90° [ tels que :
cos λ =
L
√
L2 + r2
et sin µ =
3r
2
√
L2 + r2
5- En déduire la valeur minimale αmin que doit dépasser α pour que la bille atteigne le point
D sans perdre le contact avec la gouttière.
Exercice 3.14 :
A la Figure 3.24, une boule ponctuelle de masse m = 375 g et de charge électrique q = 2 µC
est suspendue à un fil inextensible, de masse négligeable et de longueur ` = 60 cm. L’autre
extrémité du fil est fixée sur un corps ponctuel immobile de charge électrique −q. On place le
fil en position horizontale, et on abandonne la boule dans cette position avec une vitesse initiale
V0. La résistance de l’air sera négligée.
1- Faire le bilan des forces extérieures qui s’exerçent sur la boule, et les représenter à l’instant
où le fil est écarté de l’horizontale d’un angle quelconque θ.
2- Déterminer l’intensité de la force électrostatique subie par la boule.
3- Déterminer l’expression en fonction de θ de la vitesse V de la boule lorsque le fil est écarté
de l’angle θ.
4- Exprimer les accélérations normale an et tangentielle at, ainsi que la tension du fil en fonction
de θ.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 142
5- Déterminer la valeur V0m que doit dépasser la vitesse initiale V0 pour que le fil soit tendu à
l’instant initial.
6- Si V0 = 1 m.s−1
, déterminer la valeur θm de l’angle θ pour laquelle le fil cesse d’être tendu.
Figure 3.24 – Exercice 3.14.
Exercice 3.15 :
A la Figure 3.25 ci-dessous, on communique à une petite bille ponctuelle de masse m = 200 g
une vitesse VA = 4 m.s−1
en un point A d’une gouttière circulaire de centre O et de rayon
r = 50 cm, tel que [
AOB= 75°. La bille passe par le point B, le plus haut de la gouttière, et perd
le contact en C tel que [
BOC = β. La bille est soumise durant tout le trajet à des frottements
s’opposant à la vitesse, dont l’intensité vaut f = 1, 182 N.
Figure 3.25 – Exercice 3.15.
1- Déterminer la vitesse VB de la bille en B.
2- Exprimer en fonction de β la vitesse VC de la bille en C.
3- Faire le bilan des forces qui agissent sur la bille en C, et les représenter.
4- Exprimer en fonction de β les accélérations normale anC et tangentielle atC de la bille, ainsi
que l’intensité de la réaction normale de la gouttière en C.
5- Démontrer que β vérifie l’équation :
3g cos β +
2f
m
β =
VB
2
r
+ 2g
6- Vérifier que β0 = 80° est une valeur approchée de β.
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 143
Evaluations des compétences
On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2
.
Evaluation 3.1 :
Un véhicule de masse totale M = 4 t roule sur une route horizontale en développant une force
motrice parallèle à la route et d’intensité F = 540 N. Après un moment, le véhicule aborde une
pente montante de côte 5%. Les frottements étant négligés durant tout le trajet, qu’elle doit
être l’intensité F0
de la force motrice parallèle à la pente que doit développer le véhicule pour
garder la même accélération ?
Evaluation 3.2 :
A la Figure 3.26 ci-dessous, on considère une tige homogène de centre O, de masse 5m et
de longueur L = AB = 1, 2 m. On fixe en ses deux extrémités A et B deux masselottes de
masses respectives m et 2m. Aux points C et D, milieux respctifs de [OA] et [OB], on fixe deux
masselottes de masses respectives 3m et 4m. On veut placer le système sur une calle, de telle
manière qu’il soit maintenu en équilibre en position horizontale.
Figure 3.26 – Evaluation 3.2.
A quelle distance d de l’extrémité A doit-on placer cette calle ?
Evaluation 3.3 :
A la Figure 3.27 ci-dessous, une bille de dimensions négligeables est mise en mouvement avec
une vitesse initiale V au niveau le plus bas d’une piste circulaire de rayon r = 1 m.
Figure 3.27 – Evaluation 3.3.
Les frottements étant négligés, quelle est la valeur minimale Vmin que doit dépasser la vitesse
initiale V pour que la bille se déplace sur la piste circulaire sans jamais perdre le contact ?
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CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 144
Corrections des exercices
Exercice 3.1 :
1- Les forces appliquées au corps sont :
— Son poids
−
→
P ;
— La réaction normale
−
−
→
RN du plan horizontal ;
— La force de frottement
−
→
f .
Ces forces ont été représentées à la Figure 3.28 ci-dessous.
Figure 3.28 – Correction de l’exercice 3.1.
2- L’accélération a du corps sur le plan horizontal est donnée par :
a =
∆V
∆t
=
0 − V
5
=
−2
5
D’où :
a = −0, 4 m.s−2
En appliquant le théorème du centre d’inertie, on peut écrire :
−
→
P +
−
−
→
RN +
−
→
f = m−
→
a
Suivant l’axe horizontal, on a donc :
f = −ma
Application numérique :
f = −0, 5 × −0, 4
Soit :
f = 0, 2 N
3- La réaction normale
−
−
→
RN du plan compense le poids
−
→
P du corps. Ces deux forces sont donc
égales en module. On a donc :
RN = mg
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 145
Application numérique :
RN = 0, 5 × 9, 8
Soit :
RN = 4, 9 N
4- D’après le théorème de l’énergie cinétique, les travaux des forces extérieures agissant sur le
corps vérifient la relation :
W
€−
→
P
Š
+ W
€−
−
→
RN
Š
+ W
€−
→
f
Š
= ∆EC = −
1
2
mV2
−
→
P et
−
−
→
RN étant perpendiculaires au déplacement du corps, leurs travaux W
€−
→
P
Š
et W
€−
−
→
RN
Š
sont nuls. On a donc :
W
€−
→
f
Š
= −
1
2
mV2
Application numérique :
W
€−
→
f
Š
= −
0, 5 × 22
2
Soit :
W
€−
→
f
Š
= −1 J
Soit d la distance parcourue par le corps avant de s’immobiliser. La force de frottement
−
→
f
s’opposant au déplacement, son travail W
€−
→
f
Š
est résistant et on a :
W
€−
→
f
Š
= −fd
D’où :
d = −
W
€−
→
f
Š
f
Application numérique :
d = −
−1
0, 2
Soit :
d = 5 m
Exercice 3.2 :
1- Les forces appliquées à la boule sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La réaction normale
−
→
R du plan incliné ;
— La force magnétique
−
→
F exercée par l’aimant.
Ces forces ont été représentées à la Figure 3.29.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 146
Figure 3.29 – Correction de l’exercice 3.2.
2- En utilisant le théorème du centre d’inertie, on a :
−
→
P





−mg sin α
−mg cos α
+
−
→
R





0
R
+
−
→
F





F
0
= m−
→
a





ma
0
Suivant l’axe parallèle au plan incliné, on a :
−mg sin α + F = ma
D’où :
a =
F
m
− g sin α
Application numérique :
a =
4, 32
0, 8
− 9, 8 × sin 30◦
Soit :
a = 0, 5 m.s−2
Suivant l’axe perpndiculaire au plan incliné, on a :
−mg cos α + R = 0
D’où :
R = mg cos α
Application numérique :
R = 0, 8 × 9, 8 × cos 30◦
Soit :
R = 6, 79 N
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 147
3- Soit V la vitesse de la boule au bout de 10 secondes. L’accélération a est telle que :
a =
∆V
∆t
=
V − 0
10
D’où :
V = 10a
Application numérique :
V = 10 × 0, 5
Soit :
V = 5 m.s−1
4- Une fois l’aimant enlevé, les deux forces appliquées à la boule sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La réaction normale
−
→
R du plan incliné.
Ces forces ont été représentées à la Figure 3.30 ci-dessous.
Figure 3.30 – Correction de l’exercice 3.2 (L’aimant a été enlevé).
5- Puisque l’aimant a été enlevé, la force
−
→
F n’existe plus. La nouvelle accélération a0
de la
boule est donc donnée par :
a0
= −g sin α
Application numérique :
a0
= −9, 8 × sin 30◦
Soit :
a0
= −4, 9 m.s−2
Suivant l’axe perpendiculaire au plan incliné, on a toujours la même relation :
−mg cos α + R = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 148
Le module de la réaction du plan incliné n’a donc pas changé lorsque l’aimant a
été enlevé.
6- Après qu’on ait enlevé l’aimant, le temps t0
au bout duquel la boule s’immobilise est tel que :
a0
=
0 − V
t0
=⇒ t0
= −
V
a0
La durée totale T du trajet de la boule est donnée par :
T = 10 + t0
D’où :
T = 10 −
V
a0
Application numérique :
T = 10 −
5
−4, 9
Soit :
T ' 11 s
Exercice 3.3 :
1- Les forces subies par l’enfant sont :
— Son poids
−
→
P = M−
→
g ;
— La tension
−
→
T du câble ;
— La réaction normale
−
−
→
RN de la colline ;
— La force de frottement
−
→
f .
Ces forces ont été représentées à la Figure 3.31.
2- Puisque l’enfant se déplace à une vitesse constante, alors, d’après le principe de l’inertie
(première loi de Newton), la somme vectorielle des forces auxquelles il est soumis est égale au
vecteur nul. On peut donc écrire :
−
→
P





Mg sin α
−Mg cos α
+
−
→
T





T cos (α + β)
T sin (α + β)
+
−
−
→
RN





0
RN
+
−
→
f





−f
0
=
−
→
0





0
0
On a donc : 




Mg sin α + T cos (α + β) − f = 0
−Mg cos α + T sin (α + β) + RN = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 149
D’où :
f = Mg sin α + T cos (α + β)
RN = Mg cos α − T sin (α + β)
Applications numériques :
f = 30 × 9, 8 × sin 45◦
+ 100 × cos (45◦
+ 30◦
)
RN = 30 × 9, 8 × cos 45◦
− 100 × sin (45◦
+ 30◦
)
Soit :
f = 233, 77 N
RN = 111, 29 N
Figure 3.31 – Correction de l’exercice 3.3.
3- L’enfant lâche le câble après avoir parcouru 60 mètres. Soit t le temps qui s’écoule jusqu’à
ce qu’il lâche le câble. La vitesse étant constante avant qu’il ne lâche le câble, on a :
V =
60
t
D’où :
t =
60
V
Application numérique :
t =
60
2
Soit :
t = 30 s
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 150
4- Après que l’enfant ait lâché le câble, il n’est plus soumis à la tension
−
→
T . La direction de
l’accélération étant parallèle à la colline, on a donc :
Mg sin α − f = Ma
D’où :
a= g sin α −
f
M
Application numérique :
a= 9, 8 × sin 45◦
−
233, 77
30
Soit :
a= −0, 86 m.s−2
On constate que l’accélération de l’enfant est constante et négative. Son mouvement est
donc uniformément retardé.
5- L’enfant arrive en bas de la colline 32 secondes après son départ depuis le sommet. Soit V0
sa vitesse en bas de la colline et t0
le temps qui s’écoule entre l’instant où il lâche le câble et
son arrivée en bas de la colline. On a :
a =
V0
− V
t0
=⇒ V0
= at0
+ V
Or :
t0
= 32 − t
D’où :
V0
= a(32 − t) + V
Application numérique :
V0
= −0, 86 × (32 − 30) + 2
Soit :
V0
= 0, 28 m.s−1
Exercice 3.4 :
1- Lorsque la corde est tendue, il existe une liaison entre les deux blocs. L’ensemble se comporte
comme un solide effectuannt un mouvement de translation. Les deux blocs se déplacent de la
même façon et acquièrent simultanément la même vitesse à chaque instant. On en déduit donc
que les deux blocs se déplacent avec la même accélération.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 151
2- Les forces appliquées au bloc de masse M1 sont :
— Son poids
−
→
P1 = M1
−
→
g ;
— La réaction normale
−
−
−
→
RN1 de la pente ;
— La tension
−
→
T de la part de la corde ;
— La force
−
→
F ;
— La force de frottement
−
→
f .
Les forces appliquées au bloc de masse M2 sont :
— Son poids
−
→
P2 = M2
−
→
g ;
— La réaction normale
−
−
−
→
RN2 de la pente ;
— La tension
−
→
T0
de la part de la corde ;
— La force de frottement
−
→
f .
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 3.32 ci-dessous.
Figure 3.32 – Correction de l’exercice 3.4.
3- Nous avons montré précédemment que les deux blocs descendent la pente avec la même
accélération. Notons −
→
a cette accélération. D’après le théorème du centre d’inertie, on a :





−
→
P1 +
−
−
−
→
RN1 +
−
→
T +
−
→
F +
−
→
f = M1
−
→
a
−
→
P2 +
−
−
−
→
RN2 +
−
→
T0
+
−
→
f = M2
−
→
a
En projettant suivant l’axe parallèle au plan incliné, on a :





M1g sin α − T + F cos β − f = M1a
M2g sin α + T0
− f = M2a
Or, la tension dans la corde a la même intensité :
T0
= T
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 152
On a alors : 




M1g sin α − T + F cos β − f = M1a
M2g sin α + T − f = M2a
En multipliant la première équation du système ci-dessus par M2 et la deuxième par M1, on
obtient : 




M1M2g sin α − TM2 + FM2 cos β − fM2 = M1M2a
M1M2g sin α + TM1 − fM1 = M1M2a
En soustrayant les deux équations du système ci-dessus, on obtient :
−T (M1 + M2) + FM2 cos β + f (M1 − M2) = 0
D’où :
T =
FM2 cos β + f (M1 − M2)
M1 + M2
Pour que la corde soit tendue, l’intensité de la tension doit être strictement positive :
T  0
=⇒
FM2 cos β + f (M1 − M2)
M1 + M2
 0
=⇒ FM2 cos β + f (M1 − M2)  0
=⇒ FM2 cos β  f (M2 − M1)
La valeur minimale Fmin que doit dépasser l’intensité de la force
−
→
F pour que la corde soit
tendue est donc :
Fmin =
f (M2 − M1)
M2 cos β
Application numérique :
Fmin =
3 × (3 − 2)
3 × cos 60◦
Soit :
Fmin = 2 N
4- L’intensité de la force
−
→
F est F = 10 N qui est bien supérieure à la valeur minimale Fmin = 2 N
que nous avons trouvée précédement. En faisant l’application numérique de T, on obtient :
T =
10 × 3 × cos 60◦
+ 3 × (2 − 3)
2 + 3
Soit :
T = 2, 4 N
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 153
5- Pour déterminer l’accélération a des blocs, nous allons utiliser la plus simple des équations
obtenues précédemment. On a :
M2g sin α + T − f = M2a
D’où :
a =
M2g sin α + T − f
M2
Application numérique :
a =
3 × 9, 8 × sin 30◦
+ 2, 4 − 3
3
Soit :
a = 4, 7 m.s−2
6- En projettant suivant les axes perpendiculaires à la pente les équations vectorielles issues du
théorème du centre d’inertie, on obtient :





RN1 + F sin β − M1g cos α = 0
RN2 − M2g cos α = 0
D’où :
RN1 = M1g cos α − F sin β
RN2 = M2g cos α
Applications numériques :
RN1 = 2 × 9, 8 × cos 30◦
− 10 × sin 60◦
RN2 = 3 × 9, 8 cos 30◦
Soit :
RN1 = 8, 31 N
RN2 = 25, 46 N
Exercice 3.5 :
1- Les forces qui s’exerçent sur la bille sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La tension
−
→
T du fil.
Ces forces ont été représentées à la Figure 3.33.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 154
Figure 3.33 – Correction de l’exercice 3.5.
2- Lorsque le fil reste tendu, la bille est solidairement liée à la voiture et demeure immobile
par rapport à celle-ci. L’ensemble se comporte donc comme un solide effectuant un mouvement
de translation. La bille et la voiture atteignent donc la même vitesse à chaque instant. Par
conséquent, l’accélération de la bille est égale à celle de la voiture. D’où :
aB = aV
Soit :
aB = 3 m.s−2
3- En appliquant le théorème du centre d’inertie à la bille, on peut écrire :
−
→
P





−mg sin α
−mg cos α
+
−
→
T





T sin (α + β)
T cos (α + β)
= m−
→
aB





maB
0
=⇒





T sin (α + β) = mg sin α+maB
T cos (α + β) = mg cos α
=⇒
T sin (α + β)
T cos (α + β)
= tan (α + β) =
mg sin α + maB
mg cos α
D’où :
β = tan−1
•
g sin α + aB
g cos α
˜
− α
Application numérique :
β = tan−1
•
9, 8 × sin 45◦
+ 3
9, 8 × cos 45◦
˜
− 45◦
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 155
Soit :
β ' 10◦
4- On a obtenu plus haut la relation :
−mg cos α + T cos (α + β) = 0
D’où :
T =
mg cos α
cos (α + β)
Application numérique :
T =
0, 2 × 9, 8 × cos 45◦
cos (45◦ + 10◦)
Soit :
T = 2, 42 N
Exercice 3.6 :
1- La vitesse finale lors de la montée étant nulle, l’accélération a du corps est donnée par :
a = −
V
5
Application numérique :
a = −
60
5
Soit :
a = −12 m.s−2
2- Lors de la montée, le corps est soumis à son poids vertical descendant et à la force résistive
verticale descendante. Du théorème du centre d’inertie, on peut donc écrire :
−mg − f = ma
D’où :
f = −m (g + a)
Application numérique :
f = −0, 5 × (9, 8 − 12)
Soit :
f = 1, 1 N
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 156
3- La durée totale du mouvement du corps est de 10, 55 secondes. Or, la durée de la montée est
de 5 secondes, donc celle de la descente est de 5, 55 secondes. La vitesse au début de la descente
étant nulle, l’accélération a0
du corps est donc donnée par :
a0
=
V0
5, 55
Application numérique :
a0
=
54
5, 55
Soit :
a0
= 9, 72 m.s−2
4- Lors de la descente, le corps est soumis à son poids vertical descendant et à la force résistive
verticale ascendante. Du théorème du centre d’inertie, on peut donc écrire :
mg − f0
= ma0
D’où :
f0
= m (g − a0
)
Application numérique :
f0
= 0, 5 × (9, 8 − 9, 72)
Soit :
f0
= 0, 04 N = 40 mN
Exercice 3.7 :
1- Le moment d’inertie J(∆) du disque est donné par :
J(∆) =
1
2
MR2
Application numérique :
J(∆) =
2 × 0, 12
2
Soit :
J(∆) = 0, 01 kg.m2
2- Le moment M du couple de forces est égal au produit de l’intensité des forces par la distance
qui les sépare, cette distance correspondant au diamètre du disque. On a donc :
M = 2FR
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 157
Application numérique :
M = 2 × 20 × 0, 1
Soit :
M = 4 N.m
3- D’après la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation, on peut écrire :
M = J(∆)θ̈
D’où :
θ̈ =
M
J(∆)
Application numérique :
θ̈ =
4
0, 01
Soit :
θ̈ = 400 rad.s−2
4- La vitesse initiale étant nulle, la vitesse ω du disque après 30 secondes est telle que :
θ̈ =
ω − 0
30
D’où :
ω = 30θ̈
Application numérique :
ω = 30 × 400
Soit :
ω = 12000 rad.s−1
Exercice 3.8 :
1- Le moment d’inertie J(∆G) de la sphère par rapport à (∆G) est donné par :
J(∆G) =
2
5
MR2
Application numérique :
J(∆G) =
2 × 3 × 0, 22
5
Soit :
J(∆G) = 0, 048 kg.m2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 158
2- Les axes (∆G) et (∆) étant séparés par une distance correspondant au rayon R de la sphère,
alors, d’après le théorème de Huyguens, le moment d’inertie J(∆) de la sphère par rapport à
(∆) est donné par :
J(∆) = J(∆G) + MR2
Application numérique :
J(∆) = 0, 048 + 3 × 0, 22
Soit :
J(∆) = 0, 168 kg.m2
3- Le moment M de la force
−
→
F par rapport à (∆) est égal au produit de son intensité par la
distance la séparant de (∆), cette distance correspondant au diamètre de la sphère. On a donc :
M = 2FR
Application numérique :
M = 2 × 15 × 0, 2
Soit :
M = 6 N.m
4- D’après la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation, on peut exprimer
l’accélération angulaire θ̈ de la sphère par :
θ̈ =
M
J(∆)
Application numérique :
θ̈ =
6
0, 168
Soit :
θ̈ = 35, 71 rad.s−2
5- Soit t le temps au bout duquel la sphère acquiert la vitesse angulaire de 1000 rad.s−1
. La
vitesse angulaire initiale étant nulle, on peut écrire :
1000 = θ̈t
D’où :
t =
1000
θ̈
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 159
Application numérique :
t =
1000
35, 71
Soit :
t = 28 s
Exercice 3.9 :
1- Le moment d’inertie J(∆) de la plaque par rapport à (∆) est donné par la relation :
J(∆) =
1
12
M L2
+ `2

Application numérique :
J(∆) =
6 × (0, 82
+ 0, 62
)
12
Soit :
J(∆) = 0, 5 kg.m2
2- Puisque la plaque s’arrête après 40 secondes, son accélération angulaire est donnée par :
θ̈ = −
ω
40
Application numérique :
θ̈ = −
500
40
Soit :
θ̈ = −12, 5 rad.s−2
3- Du principe fondamental de la dynamique d’un solide en rotation, on a :
M = J(∆)θ̈
Application numérique :
M = 0, 5 × −12, 5
Soit :
M = −6, 25 N.m
4- Pour que la plaque se fût arrêtée au bout d’une minute (60 secondes), on aurait dû avoir :
θ̈ =
0 − ω0
60
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 160
D’où :
ω0
= −60θ̈
Application numérique :
ω0
= −60 × −12, 5
Soit :
ω0
= 750 rad.s−1
Exercice 3.10 :
1- Le centre de masse G du système est le barycentre des centres de masse de chaque corps
constituant le système, dont les coefficients sont égaux aux masses des corps. La tige étant
homogène, son centre de masse est en son milieu O. Les deux masselottes étant ponctuelles,
leurs centres de masses ne sont rien d’autre que les points P1 et P2 en lesquels ils se trouvent.
G est donc le barycentre des points O, P1 et P2 affectés respectivement des coefficients M, m1
et m2. On peut donc écrire :
M
−
−
→
GO + m1
−
−
−
→
GP1 + m2
−
−
−
→
GP2 =
−
→
0
=⇒ M
−
−
→
GO + m1
−
−
→
GO + m1
−
−
−
→
OP1 + m2
−
−
→
GO + m2
−
−
−
→
OP2 =
−
→
0
=⇒ (M + m1 + m2)
−
−
→
GO + m1
−
−
−
→
OP1 + m2
−
−
−
→
OP2 =
−
→
0
=⇒ (M + m1 + m2)
−
−
→
OG = m1
−
−
−
→
OP1 + m2
−
−
−
→
OP2
P1 et P2 étant les milieux respectifs de [AO] et [OB], on a :
−
−
−
→
OP1 =
1
2
−
−
→
OA = −
1
4
−
−
→
AB et
−
−
−
→
OP2 =
1
2
−
−
→
OB =
1
4
−
−
→
AB
On a alors :
(M + m1 + m2)
−
−
→
OG = −
m1
4
−
−
→
AB +
m2
4
−
−
→
AB
D’où :
−
−
→
OG =
m2 − m1
4 (M + m1 + m2)
−
−
→
AB
En remplaçant les masses par leurs valeurs, on obtient :
−
−
→
OG =
0, 5 − 0, 3
4 (1, 2 + 0, 3 + 0, 5)
−
−
→
AB
= 0, 025
−
−
→
AB
−
−
→
OG et
−
−
→
AB sont donc colinéaires de même sens.
Par conséquent, G se trouve sur le segment [OP2].
On a :
OG = 0, 025AB
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 161
Or, AB = L. D’où :
OG = 0, 025L
Application numérique :
OG = 0, 025 × 80
Soit :
OG = 2 cm
2- Le moment d’inertie Jtige(∆O) de la tige seule par rapport à l’axe horizontal (∆O) passant
par O est donné par :
Jtige(∆O) =
1
12
ML2
Application numérique :
Jtige(∆O) =
1, 2 × 0, 82
12
Soit :
Jtige(∆O) = 0, 064 kg.m2
3- En utilisant le théorème d’Huyguens, le moment d’inertie Jtige(∆G) de la tige seule par rapport
à l’axe horizontal (∆G) passant par G est donné par :
Jtige(∆G) = Jtige(∆O) + MOG2
Application numérique :
Jtige(∆G) = 0, 064 + 1, 2 × 0, 022
Soit :
Jtige(∆G) = 6, 448 × 10−2
kg.m2
4- Le point G se trouvant sur le segment [OP2], on a :
P1G = OP1 + OG et OP2 = OG + P2G
Or :
OP1 = OP2 =
1
4
L
D’où :
P1G =
L
4
+ OG
P2G =
L
4
− OG
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 162
Applications numériques :
P1G =
80
4
+ 2
P2G =
80
4
− 2
Soit :
P1G = 22 cm
P2G = 18 cm
5- Le moment d’inertie J(∆G) du système par rapport à l’axe (∆G) est égal à la somme des
moments d’inertie par rapport à (∆G) de chaque corps constituant le système. Les deux mas-
selottes étant ponctuelles, leurs moments d’inertie par rapport à (∆G) sont égaux aux produits
de leurs masses par le carré de la distance qui les sépare de l’axe (∆G). On a donc :
J(∆G) = Jtige(∆G) + m1P1G2
+ m2P2G2
Application numérique :
J(∆G) = 6, 448 × 10−2
+ 0, 3 × 0, 222
+ 0, 5 × 0, 182
Soit :
J(∆G) = 9, 52 × 10−2
kg.m2
6- L’angle balayé θ par le système pendant deux minutes est donné par :
θ = 2π × 100 tours
Soit :
θ = 200π rad
La vitesse de rotation du système est donnée par :
N =
100 tours
2 × 60
Soit :
N = 0, 833 tr.s−1
7- La vitesse angulaire ω du système est donnée par :
ω = 2πN
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 163
Application numérique :
ω = 2 × π × 0, 833
Soit :
ω = 5, 23 rad.s−1
8- Le système tournant autour de l’axe (∆G), les deux masselottes décrivent des cercles de
centre G et de rayons respectifs P1G et P2G. Leurs vitesses v1 et v2 sont donc données par :
v1 = ωP1G
v2 = ωP2G
Applications numériques :
v1 = 5, 23 × 0, 22
v2 = 5, 23 × 0, 18
Soit :
v1 = 1, 15 m.s−1
v2 = 0, 94 m.s−1
Exercice 3.11 :
1- Le cerceau et les deux masselottes ont la même masse m. Le centre de masse G de tout le
système est tel que :
m
−
−
→
GO + m
−
−
→
GA + m
−
−
→
GB =
−
→
0
=⇒
−
−
→
GO +
−
−
→
GA +
−
−
→
GB =
−
→
0
L’égalité vectorielle ci-dessus nous montre donc que le centre de masse G du système se
trouve au centre de gravité du triangle OAB.
2- Puisque AB = R, le triangle OAB est équilatéral. G est donc encore le point de concours
des bissectrices issues des sommets du triangle OAB. De même, on a OG = AG = BG = r. Du
théorème des sinus, on a :
OG
sin [
GAO
=
OA
sin [
OGA
=
R
sin [
OGA
Or, on a :
[
GAO =
1
2
[
OAB = 30° et [
OGA = 180° − 2 × 30° = 120°
On a donc :
OG
sin 30°
=
R
sin 120°
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 164
=⇒ OG =
sin 30°
sin 120°
R
=
1
2
√
3
2
R
=
1
√
3
R
D’où :
OG = AG = BG = r =
√
3
3
R
Application numérique :
OG = AG = BG = r =
√
3 × 17, 32
3
Soit :
OG = AG = BG = r = 10 cm
Figure 3.34 – Correction de l’exercice 3.11.
3- Le moment d’inertie Jcerceau(∆O) du cerceau seul par rapport à l’axe horizontal (∆O) passant
par O est donné par :
Jcerceau(∆O) = mR2
Application numérique :
Jcerceau(∆O) = 0, 8 × 0, 17322
Soit :
Jcerceau(∆O) = 0, 024 kg.m2
4- Du théorème de Huyguens, le moment d’inertie Jcerceau(∆G) du cerceau seul par rapport à
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 165
l’axe horizontal (∆G) passant par G est donné par :
Jcerceau(∆G) = Jcerceau(∆O) + mr2
Application numérique :
Jcerceau(∆G) = 0, 024 + 0, 8 × 0, 12
Soit :
Jcerceau(∆G) = 0, 032 kg.m2
5- Le moment d’inertie J(∆G) du système par rapport à (∆G) est donné par :
J(∆G) = Jcerceau(∆G) + mAG2
+ mBG2
D’où :
J(∆G) = Jcerceau(∆G) + 2mr2
Application numérique :
J(∆G) = 0, 032 + 2 × 0, 8 × 0, 12
Soit :
J(∆G) = 0, 048 kg.m2
6- De la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation, on peut écrire :
M= J(∆G)θ̈
D’où :
θ̈ =
M
J(∆G)
Application numérique :
θ̈ =
18
0, 048
Soit :
θ̈ = 375 rad.s−2
7- La vitesse initiale étant nulle, la vitesse ω du système après 30 secondes est telle que :
θ̈ =
ω
30
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 166
D’où :
ω = 30θ̈
Application numérique :
ω = 30 × 375
Soit :
ω = 11250 rad.s−1
Exercice 3.12 :
1- Les forces appliquées à la boule sur le plan horizontal sont son poids, la réaction normale
du plan et la force de frottement. Les deux premières étant orhtogonales au déplacement, leurs
travaux sont nuls. Du théorème de l’énergie cinétique, on peut donc écrire :
1
2
m VA
2
− VO
2

= −fL
D’où :
VA =
Ê
VO
2
−
2fL
m
Application numérique :
VA =
Ê
1, 22 −
2 × 0, 25 × 0, 8
0, 5
Soit :
VA = 0, 8 m.s−1
2- Les forces qui s’exerçent sur la boule au point M sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La réaction normale
−
→
R de la gouttière.
Ces forces ont été représentées à la Figure 3.35 ci-dessous.
Figure 3.35 – Correction de l’exercice 3.12.
3- Sur la gouttière, la réaction étant normale, son travail est nul. Soit N le projeté orthogonal
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 167
de M sur le segment [AC]. Du théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire :
1
2
m VM
2
− VA
2

= mgAN
=⇒ VM =
È
VA
2
+ 2gAN
On a :
AN = AC − CN = r − CN
Or, on a :
cos θ =
CN
CM
=
CN
r
=⇒ CN = r cos θ
Donc, on a :
AN = r − r cos θ = r (1 − cos θ)
D’où :
VM =
È
VA
2
+ 2gr (1 − cos θ)
4- On sait que l’accélération normale an de la boule en M est donnée par :
an =
VM
2
r
D’où :
an =
VA
2
+ 2gr (1 − cos θ)
r
En faisant la projection dans le repère de Frenet, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire
de la manière ci-dessous :
−
→
P





mg cos θ
mg sin θ
+
−
→
R





−R
0
= m−
→
a





man
mat
On a donc :
mg sin θ = mat
D’où :
at = g sin θ
5- De la projection faite à la question précédente, on a :
mg cos θ − R = man
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 168
=⇒ R = m (g cos θ−an)
= m
–
g cos θ−
VA
2
+ 2gr (1 − cos θ)
r
™
= m
–
g cos θ−
VA
2
r
+ 2g (−1 + cos θ)
™
D’où :
R = m
–
g (3 cos θ − 2) −
VA
2
r
™
6- La boule perd le contact avec la gouttière lorsque le module de la réaction s’annule. La valeur
θ0 de l’angle θ est donc telle que :
g (3 cos θ0 − 2) −
VA
2
r
= 0
=⇒ 3 cos θ0 − 2 =
VA
2
gr
D’où :
θ0 = cos−1
–
1
3
‚
VA
2
gr
+ 2
Ϊ
Application numérique :
θ0 = cos−1
–
1
3
‚
0, 82
9, 8 × 0, 6
+ 2
Ϊ
Soit :
θ0 = 45, 33◦
Exercice 3.13 :
1- Du théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire :
1
2
mVB
2
= mgL sin α
D’où :
VB =
p
2gL sin α
De même, on peut écrire :
1
2
m VC
2
− VB
2

= mgr (1 − cos α)
=⇒ VC
2
= VB
2
+ 2gr (1 − cos α)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 169
D’où :
VC =
È
2g [L sin α + r (1 − cos α)]
On a également :
1
2
m VD
2
− VC
2

= −2mgr
=⇒ VD
2
= VC
2
− 4gr
= 2g [L sin α + r (1 − cos α)] − 4gr
D’où :
VD =
È
2g [L sin α − r (cos α + 1)]
2- Les forces qui agissent sur la bille au point D sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La réaction normale
−
−
→
RD de la gouttière.
Ces forces ont été représentées à la Figure 3.36 ci-dessous.
Figure 3.36 – Correction de l’exercice 3.13.
3- L’accélération normale de la bille en D est donnée par :
anD =
VD
2
r
D’où :
anD =
2g [L sin α − r (cos α + 1)]
r
Dans le repère de Frenet, le théorème du centre d’inertie en D peut s’écrire :
−
→
P





mg
0
+
−
−
→
RD





RD
0
= m−
→
aD





manD
matD
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 170
On voit donc que :
atD = 0
De même, on a :
mg + RD = manD
=⇒ RD =m (anD − g)
D’où :
RD = mg
•
2 [L sin α − r (cos α + 1)]
r
− 1
˜
4- On a :
λ = cos−1
•
L
√
L2 + r2
˜
µ = sin−1
•
3r
2
√
L2 + r2
˜
En effectuant les applications numériques, on obtient :
λ = cos−1
•
1, 2
√
1, 22 + 0, 42
˜
µ = sin−1
•
3 × 0, 4
2
√
1, 22 + 0, 42
˜
Soit :
λ = 18, 43◦
µ = 28, 31◦
5- Pour que la bille atteigne le point D, la vitesse VD doit être strictement positive. Pour
qu’elle reste en contact avec la gouttière, l’intensité RD de la réaction en D doit être elle aussi
strictement positive. Si cette dernière condition est vérifiée, la première l’est aussi. Donc, la
bille atteint le point D sans perdre le contact avec la gouttière si :
RD  0
=⇒
2 [L sin α − r (cos α + 1)]
r
− 1  0
=⇒ 2 [L sin α − r (cos α + 1)]  r
=⇒ L sin α − r (cos α + 1) 
r
2
=⇒ L sin α − r cos α 
3r
2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 171
=⇒
L
√
L2 + r2
sin α −
r
√
L2 + r2
cos α 
3r
2
√
L2 + r2
=⇒ cos λ sin α − sin λ cos α  sin µ
=⇒ sin (α − λ)  sin µ
La fonction sinus étant croissante dans l’intervalle ] 0° ; 90° [, on a donc :
α − λ  µ
D’où :
αmin = λ + µ
Application numérique :
αmin = 18, 43◦
+ 28, 31◦
Soit :
αmin = 46, 74◦
Exercice 3.14 :
1- Les forces qui s’exerçent sur la boule sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La tension
−
→
T du fil ;
— La force électrostatique
−
→
F .
Ces forces ont été représetées à la Figure 3.37 ci-dessous.
Figure 3.37 – Correction de l’exercice 3.14.
2- L’intensité de la force électrostatique subie par la boule est donnée par :
F =
Kq2
`2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 172
Application numérique :
F =
9 × 109
× (2 × 10−6
)
2
0, 62
Soit :
F = 0, 1 N
3- Du théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire :
1
2
m V2
− V0
2

= mg` sin θ
D’où :
V =
È
V0
2
+ 2g` sin θ
4- L’accélération normale an de la boule lorsque le fil est écarté à l’horizontale de l’angle θ est
donnée par :
an =
V2
`
D’où :
an =
V0
2
+ 2g` sin θ
`
Dans le repère de Frenet, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
P





−mg sin θ
mg cos θ
+
−
→
T





T
0
+
−
→
F





F
0
= m−
→
a





man
mat
On a :
mg cos θ = mat
D’où :
at = g cos θ
On a de même :
−mg sin θ + T + F = man = m
V0
2
+ 2g` sin θ
`
=⇒ T =m
‚
V0
2
+ 2g` sin θ
`
+ g sin θ
Œ
− F
D’où :
T =m
‚
V0
2
`
+ 3g sin θ
Œ
− F
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 173
5- A l’instant initial, le fil est horizontal, et θ vaut 0°. L’intensité T (0) de la tension du fil à
cet instant vaut :
T (0) =
mV0
2
`
− F
Pour que le fil soit tendu à l’instant initial, on doit avoir :
T (0)  0
=⇒
mV0
2
`
− F  0
=⇒ V0
2

F`
m
D’où :
V0m =
Ê
F`
m
Application numérique :
V0m =
Ê
0, 1 × 0, 6
0, 375
Soit :
V0m = 0, 4 m.s−1
6- On a V0 = 1 m.s−1
 V0m. Le fil cesse d’être tendu lorsque l’intensité de la tension s’annule.
On a donc :
m
‚
V0
2
`
+ 3g sin θm
Œ
− F = 0
=⇒
V0
2
`
+ 3g sin θm =
F
m
=⇒ sin θm =
1
3g
‚
F
m
−
V0
2
`
Œ
D’où :
θm = sin−1
–
1
3g
‚
F
m
−
V0
2
`
Ϊ
Application numérique
θm = sin−1
–
1
3 × 9, 8
‚
0, 1
0, 375
−
12
0, 6
Ϊ
On trouve :
θm = −2, 73◦
≡ 182, 73◦
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 174
Exercice 3.15 :
1- Du théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire :
1
2
m VB
2
− VA
2

= −mgr (1 − cos α) − f ö
AB
=⇒ VB
2
− VA
2
= −2gr (1 − cos α) −
2f ö
AB
m
Or, on a :
α =
ö
AB
r
=⇒ ö
AB = αr
On a alors :
VB
2
− VA
2
= −2gr (1 − cos α) −
2fαr
m
D’où :
VB =
Ê
VA
2
− 2r
•
g (1 − cos α) +
fα
m
˜
Application numérique :
VB =
s
42 − 2r
–
9, 8 × (1 − cos 75◦) +
1, 182 × 5π
12
0, 2
™
Soit :
VB = 1 m.s−1
2- En utilisant encore le théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire :
1
2
m VC
2
− VB
2

= mgr (1 − cos β) − f ö
BC
=⇒ VC
2
− VB
2
= 2gr (1 − cos β) −
2fβr
m
D’où :
VC =
Ê
VB
2
+ 2r
•
g (1 − cos β) −
fβ
m
˜
3- Les forces qui s’exerçent sur la bille en C sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La force de frottement
−
→
f ;
— La réaction normale
−
−
→
RC de la gouttière.
Ces forces ont été représentées à la Figure 3.38.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 175
Figure 3.38 – Correction de l’exercice 3.15.
4- L’accélération normale de la bille en C est donnée par :
anC =
VC
2
r
D’où :
anC =
VB
2
+ 2r

g (1 − cos β) − fβ
m

r
Dans le repère de Frenet, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
P





mg cos β
mg sin β
+
−
→
f





0
−f
+
−
−
→
RC





−RC
0
= m−
→
aC





manC
matC
On a :
mg sin β − f = matC
D’où :
atC = g sin β −
f
m
On a de même :
mg cos β − RC = manC= m
VB
2
+ 2r

g (1 − cos β) − fβ
m

r
=⇒ RC= m
–
g cos β −
VB
2
r
− 2g (1 − cos β) +
2fβ
m
™
D’où :
RC= m
–
g (3 cos β − 2) +
2fβ
m
−
VB
2
r
™
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 176
5- Puisque la bille quitte la gouttière en C, la réaction en ce point est nulle :
RC = 0
=⇒ g (3 cos β − 2) +
2fβ
m
−
VB
2
r
= 0
=⇒ 3g cos β − 2g +
2f
m
β −
VB
2
r
= 0
β vérifie donc l’équation :
3g cos β +
2f
m
β =
VB
2
r
+ 2g
6- En remplaçant β par β0 = 80°, on obtient :
3g cos β0 +
2f
m
β0 −
VB
2
r
− 2g = 3 × 9, 8 × cos 80° +
2 × 1, 182
0, 2
×
4π
9
−
12
0, 5
− 2 × 9, 8
= 0, 009
0, 009 se rapprochant de 0, on conclut que β0 = 80◦
est une valeur approchée de β.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 177
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 3.1 :
Lorsque le véhicule roule sur la route horizontale, il est soumis à son poids, à la réaction de la
route qui compense ce poids, et à la force motrice parallèle à la route. Soit a l’accélération du
véhicule sur la route horizontale. Du théorème du centre d’inertie, on peut écrire :
F = Ma
=⇒ a =
F
M
Lorsque le véhicule roule maintenant sur la pente montante inclinée d’un angle que nous notons
α (sin α = 0, 05), il est soumis à une force motrice parallèle à la pente d’intensité F0
, à son poids
et à la réaction de la route qui compense la composante du poids suivant l’axe perpendiculaire
à la pente. Soit a0
l’accélération du véhicule sur la pente. Du théorème du centre d’inertie, on
peut écrire :
F0
− Mg sin α = Ma0
=⇒ F0
= M (a0
+ g sin α)
Puisque le véhicule garde la même accélération, on a :
a0
= a =
F
M
D’où :
F0
= F + Mg sin α
Application numérique :
F0
= 540 + 4000 × 9, 8 × 0, 05
Pour que l’accélération du véhicule sur la pente soit égale à son accélération sur
la route horizontale, il doit donc développer sur cette pente une force motrice
parallèle à la pente et d’intensité F0
= 2500 N.
Evaluation 3.2 :
Pour que le système soit maintenu en équilibre en position horizontale, la calle doit être placée
au niveau du centre de gravité G du système, qui vérifie l’égalité vectorielle ci-dessous :
m
−
−
→
GA + 2m
−
−
→
GB + 3m
−
−
→
GC + 4m
−
−
→
GD + 5m
−
−
→
GO =
−
→
0
=⇒ (m + 2m + 3m + 4m + 5m)
−
−
→
GA + 2m
−
−
→
AB + 3m
−
−
→
AC + 4m
−
−
→
AD + 5m
−
−
→
AO =
−
→
0
Or, on a :
−
−
→
AC =
1
4
−
−
→
AB ;
−
−
→
AD =
3
4
−
−
→
AB ;
−
−
→
AO =
1
2
−
−
→
AB
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 178
On a donc :
15m
−
−
→
GA + 2m
−
−
→
AB +
3m
4
−
−
→
AB + 3m
−
−
→
AB +
5m
2
−
−
→
AB =
−
→
0
=⇒ 60
−
−
→
GA + 8
−
−
→
AB + 3
−
−
→
AB + 12
−
−
→
AB + 10
−
−
→
AB =
−
→
0
=⇒ 60
−
−
→
GA + 33
−
−
→
AB =
−
→
0
=⇒
−
−
→
AG =
33
60
−
−
→
AB
D’où :
d = AG =
33L
60
Application numérique :
d = AG =
33 × 1, 2
60
Pour que le système soit maintenu en équilibre en position horizontale, on doit donc
la poser sur une calle dont la distance par rapport à l’extrémité A est d = 66 cm.
Evaluation 3.3 :
Soit M un point quelconque de la piste repéré par l’angle θ, comme illustré à la Figure 3.39
ci-dessous.
Figure 3.39 – Correction de l’évaluation 3.3.
Notons m la masse de la bille et VM sa vitesse au point M. En utilisant le théorème de l’énergie
cinétique, on peut écrire :
1
2
m VM
2
− V2

= −mgr (1 − cos θ)
=⇒ VM
2
= V2
− 2gr (1 − cos θ)
Les forces extérieures agissant sur la bille au point M sont son poids
−
→
P et la réaction normale
−
→
R de la piste. En appliquant le théorème du centre d’inertie dans le repère de Frenet suivant
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉS SUR LES MOUVEMENTS 179
l’axe normal à la piste en M, on peut écrire :
−mg cos θ + R =
mVM
2
r
On a donc :
R = m
‚
VM
2
r
+ g cos θ
Œ
= m
•
V2
r
− 2g (1 − cos θ) + g cos θ
˜
= m

V2
r
− 2g + 3g cos θ
‹
La fonction cosinus étant bornée, on a :
−1 ≤ cos θ ≤ 1
=⇒
V2
r
− 2g − 3g ≤
V2
r
− 2g + 3g cos θ ≤
V2
r
− 2g + 3g
Soit :
m

V2
r
− 5g
‹
≤ R ≤ m

V2
r
+ g
‹
Pour que la bille se déplace sur la piste circulaire sans jamais perdre le contact, la réaction R
doit être toujours strictement positive :
R  0
Cette condition sera vérifiée si :
m

V2
r
− 5g
‹
 0
=⇒
V2
r
− 5g  0
=⇒ V2
 5gr
=⇒ V 
√
5gr
D’où :
Vmin =
p
5gr
Application numérique :
Vmin =
p
5 × 9, 8 × 1
La valeur minimale que doit dépasser la vitesse initale de la bille au point le plus
bas de la piste circulaire pour qu’elle s’y déplace sans jamais perdre le contact est
donc Vmin = 7 m.s−1
.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 180
Chapitre 4
Mouvements à accélération constante
Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
Jean 14 : 6
4.1 Caractéristiques des mouvements à accélération constante
4.1.1 Mouvement de translation à accélération constante d’un solide
Considérons à la Figure 4.1 ci-dessous un solide effectuant un mouvement de translation
dans un référentiel galiléen, son centre d’inertie G se déplaçant le long d’une trajectoire quel-
conque dans un repère orthonormé
€
O ; −
→
ı ; −
→
 ;
−
→
k
Š
avec un vecteur-accélération constant −
→
a .
Figure 4.1 – Mouvement de translation à accélération constante d’un solide.
Notons ax, ay et az les composantes de −
→
a dans le système de coordonnées (O ; x ; y ; z) associé
au repère
€
O ; −
→
ı ; −
→
 ;
−
→
k
Š
, le point O étant l’origine des espaces. On peut donc écrire :
−
→
a = ax
−
→
ı + ay
−
→
 + az
−
→
k (4.1)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 181
Une écriture plus commode est :
−
→
a





ax
ay
az
(4.2)
Puisque le vecteur-accélération −
→
a est constant, sa direction, son sens et son module ne changent
pas tout au long du mouvement du solide. Les vecteurs de base −
→
ı , −
→
 et
−
→
k étant eux aussi
constants, alors, ax, ay et az sont des constantes. Supposons que le centre d’inertie G du solide
débute son mouvement en un point G0 de coordonnées x0, y0 et z0. Notons
−
−
→
V0 le vecteur-vitesse
du centre d’inertie du solide en G0, dont les composantes sont V0x, V0y et V0z. On a :
−
−
−
→
OG0 = x0
−
→
ı + y0
−
→
 + z0
−
→
k ou
−
−
−
→
OG0





x0
y0
z0
−
−
→
V0 = V0x
−
→
ı + V0y
−
→
 + V0z
−
→
k ou
−
−
→
V0





V0x
V0y
V0z
Prenons l’instant où le centre d’inertie du solide se trouve en G0 comme origine des dates.
Le vecteur-vitesse
−
→
V (t) à un instant t du centre d’inertie du solide est donné par la relation
vectorielle ci-dessous :
−
→
V (t) = t−
→
a +
−
−
→
V0 (4.3)
En notant Vx(t), Vy(t) et Vz(t) les composantes de
−
→
V (t), on peut donc écrire :
−
→
V (t)





Vx(t) = axt + V0x
Vy(t) = ayt + V0y
Vz(t) = azt + V0z
(4.4)
Le vecteur position
−
−
→
OG (t) du centre d’inertie du solide à l’instant t est quant à lui donné par :
−
−
→
OG (t) =
1
2
t2−
→
a + t
−
−
→
V0 +
−
−
−
→
OG0 (4.5)
Les coordonnées x(t), y(t) et z(t) du centre d’inertie du solide en G sont donc données par les
équations horaires ci-après :
−
−
→
OG (t)





x(t) = 1
2
axt2
+ V0xt + x0
y(t) = 1
2
ayt2
+ V0yt + y0
z(t) = 1
2
azt2
+ V0zt + z0
(4.6)
Si le solide débute son mouvement avec un retard, non pas à l’instant pris comme origine des
dates, mais à un instant ultérieur τ, son vecteur-vitesse
−
→
V (t) à un instant t ≥ τ devient :
−
→
V (t) = (t − τ)−
→
a +
−
−
→
V0 ; t ≥ τ (4.7)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 182
De même, le vecteur position
−
−
→
OG (t) du centre d’inertie du solide à l’instant t ≥ τ devient :
−
−
→
OG (t) =
1
2
(t − τ)2−
→
a + (t − τ)
−
−
→
V0 +
−
−
−
→
OG0 ; t ≥ τ (4.8)
Soit :
−
→
V (t)





Vx(t) = ax(t − τ) + V0x
Vy(t) = ay(t − τ) + V0y
Vz(t) = az(t − τ) + V0z
t ≥ τ (4.9)
−
−
→
OG (t)





x(t) = 1
2
ax(t − τ)2
+ V0x(t − τ) + x0
y(t) = 1
2
ay(t − τ)2
+ V0y(t − τ) + y0
z(t) = 1
2
az(t − τ)2
+ V0z(t − τ) + z0
t ≥ τ (4.10)
En éliminant t (ou t − τ) dans les équations horaires, on peut obtenir des équations liant les
coordonnées x, y et z sous la forme du système ci-dessous :





f (x, y, z) = 0
g (x, y, z) = 0
Ces équations caractérisent la trajectoire du centre d’inertie du solide.
4.1.2 Mouvement de rotation à accélération constante d’un solide
Considérons à la Figure 4.2 ci-dessous un solide tournant autour d’un axe (∆) avec une
accélération angulaire constante que l’on note θ̈. Choisissons un axe fixe qui permet de repérer
l’abscisse angulaire θ(t) du solide à un instant t quelconque. Notons θ0 l’abscisse angulaire du
solide à un instant pris comme origine des dates, et ω0 sa vitesse angulaire à cet instant.
Figure 4.2 – Mouvement de rotation d’un solide.
La vitesse angulaire θ̇(t) du solide à l’instant t est donnée par :
θ̇(t) = θ̈t + ω0 (4.11)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 183
L’abscisse angulaire θ(t) du solide est quant à elle donnée par l’équation horaire suivante :
θ(t) =
1
2
θ̈t2
+ ω0t + θ0 (4.12)
Si le solide débute son mouvement avec un retard τ, les relations précédentes deviennent :
θ̇(t) = θ̈(t − τ) + ω0 (4.13)
θ(t) =
1
2
θ̈(t − τ)2
+ ω0(t − τ) + θ0 (4.14)
Les analogies entre les paramètres d’un mouvement de translation à accélération constante, et
ceux d’un mouvement de rotation à accélération angulaire constante ont été regroupées dans
le Tableau 4.1 ci-dessous.
Tableau 4.1 – Analogies entre les mouvements de translation et de rotation à accélération
constante.
Paramètres du mouvement de translation Paramètres du mouvement de rotation
Vecteur-accélération (constant) −
→
a Accélération angulaire (constante) θ̈
Vecteur position initiale
−
−
−
→
OG0 Abscisse angulaire initiale θ0
Vecteur-vitesse initiale
−
−
→
V0 Vitesse angulaire initiale ω0 = θ̇0
Vecteur position
−
−
→
OG (t) à l’instant t Abscisse angulaire θ(t) à l’instant t
Vecteur-vitesse
−
→
V (t) à l’instant t Vitesse angulaire θ̇(t) à l’instant t
Alors que les paramètres du mouvement de translation sont des grandeurs vectorielles, ceux
d’un mouvement de rotation sont plutôt réduites à des grandeurs scalaires, car il n’existe qu’un
seul axe de rotation.
4.2 Applications des lois de Newton à quelques mouvements à ac-
célération constante
Pour résoudre un problème mettant en jeu des solides effectuant des mouvements à accélé-
rations constantes, la première étape consiste presque toujours à déterminer les accélérations
de ces solides. Pour ce faire, on aura recours soit à la relation fondamentale de la dynamique
d’un solide en translation (ou théorème du centre d’inertie), soit à la relation fondamentale de
la dynamique d’un solide en rotation. Après avoir trouvé l’accélération, il s’agira de trouver les
équations horaires du mouvement, et éventuellement les équations de la trajectoire. Nous allons
dans ce qui suit traiter quelques exemples classiques de problèmes de dynamique des solides à
accélérations constantes, en faisant appel aux lois de Newton.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 184
4.2.1 Translation rectiligne d’un solide lié à une poulie
Considérons à la Figure 4.3 ci-dessous un bloc solide de masse m et de centre d’inertie G
glissant sans vitesse initiale sur un plan incliné à l’horizontale d’un angle α. Le bloc est relié
par l’intermédiaire d’une corde inextensible et de masse négligeable à une poulie en forme de
cylindre homogène de masse M et de rayon R.
Figure 4.3 – Mouvement d’un bloc solide sur un plan incliné.
Au cours du mouvement, les forces extérieures agissant sur le bloc sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La réaction normale
−
−
→
RN du plan incliné ;
— La force de frottement
−
→
f subie de la part du plan incliné ;
— La tension
−
→
T de la corde.
Notons −
→
a le vecteur-accélération du centre d’inertie du bloc, dirigé suivant le plan incliné. La
deuxième loi de Newton peut s’écrire :
−
→
P





mg sin α
−mg cos α
+
−
−
→
RN





0
RN
+
−
→
f





−f
0
+
−
→
T





−T
0
= m−
→
a





ma
0
On a donc :
mg sin α − f − T = ma
Notons
−
→
T0
la tension que la corde exerce sur la circonférence de la poulie. C’est l’action de
cette force qui fait tourner la poulie dans le sens anti-horaire autour de l’axe horizontal (∆)
passant par son centre, tandis que le bloc descend sur le plan incliné. Les tensions
−
→
T0
et
−
→
T
sont égales en module. On a donc :
T0
= T
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 185
Le moment d’inertie J(∆) de la poulie cylindrique par rapport à (∆) est donné par :
J(∆) =
1
2
MR2
Notons θ̈ l’accélération angulaire de la poulie. Le poids de la poulie et la réaction qui la sup-
portent (non représentés à la Figure 4.3) sont appliquées au centre de la poulie et recontrent
ainsi l’axe (∆). Leurs moments par rapport à (∆) sont donc nuls. La relation fondamentale de
la dynamique d’un solide en rotation peut ainsi s’écrire :
M(∆)
−
→
T0

= J(∆)θ̈
Or, le moment M(∆)
−
→
T0

de la force
−
→
T0
par rapport à (∆) est donné par :
M(∆)
−
→
T0

= T0
R = TR
De même, l’accélération angulaire θ̈ est liée au module a du vecteur accélération du bloc par la
relation :
θ̈ =
a
R
On a donc :
TR =
1
2
MR2 a
R
=⇒ T =
1
2
Ma
En remplaçant l’expression de T ci-dessus dans l’équation issue du théorème du centre d’inertie,
on obtient :
mg sin α − f −
1
2
Ma= ma
=⇒

m +
1
2
M
‹
a = mg sin α − f
Le module de l’accélération du centre d’inertie du bloc est donc :
a =
mg sin α − f
m + 1
2
M
La vitesse initiale étant nulle, la vitesse V (t) du bloc à l’instant t est donnée par la loi horaire :
V (t) = at
La distance d (t) parcourue par le bloc à l’instant t est quant à elle donnée par :
d (t) =
1
2
at2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 186
La vitesse angulaire ω (t) de la poulie à l’instant t est donnée par :
ω (t) = θ̈t =
V (t)
R
L’angle θ (t) balayé par la poulie à l’instant t est donné par :
θ (t) =
d (t)
R
A un instant t1, la vitesse et la distance parcourue par le bloc sont respectivement :
V1 = V (t1) = at1 et d1 = d (t1) =
1
2
at1
2
A un autre instant t2, la vitesse et la distance parcourue par le bloc sont respectivement :
V2 = V (t2) = at2 et d2 = d (t2) =
1
2
at2
2
On a :
V1
2
= a2
t1
2
et V2
2
= a2
t2
2
=⇒ V2
2
− V1
2
= a2
t2
2
− a2
t1
2
= 2

1
2
a2
t2
2
−
1
2
a2
t1
2
‹
= 2a

1
2
at2
2
−
1
2
at1
2
‹
= 2a (d2 − d1)
En notant ∆V2
la variation du carré de la vitesse du bloc entre les instants t1 et t2, et ∆d la
distance parcourue par le bloc entre ces deux instants, on obtient :
∆V2
= 2a∆d (4.15)
La relation ci-dessus est valable pour tous les solides effectuant des mouvements rectilignes
uniformément variés, c’est-à-dire des solides qui se déplacent en ligne droite avec un vecteur-
accélération constant. De façon analogue, en notant ∆θ̇2
la variation du carré de la vitesse
angulaire de la poulie entre les instants t1 et t2, et ∆θ l’angle balayé par le bloc entre ces deux
instants, on obtient :
∆θ̇2
= 2θ̈∆θ (4.16)
La relation ci-dessus est valable pour tous les solides effectuant des mouvements de rotation
uniformément variés, c’est-à-dire des solides qui tournent autour d’un axe fixe avec une accélé-
ration angulaire constante.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 187
4.2.2 Mouvement d’un projectile dans un champ de pesanteur uniforme
Considérons à la Figure 4.4 ci-dessous un projectile ponctuel de masse m se trouvant
initialement à l’origine O d’un repère cartésien (O ; x ; y). Notons
−
−
→
V0 le vecteur-vitesse initiale
de ce projectile en O, qui fait avec l’horizontale un angle de tir α ∈ ] 0° ; 90° [. Tout au long
de son mouvement, le projectile n’est soumis qu’à son poids
−
→
P , et c’est pourquoi on dit qu’il
est en chute libre.
Figure 4.4 – Mouvement d’un projectile dans un champ de pesanteur uniforme.
Notons −
→
a le vecteur-accélération du projectile. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
P = m−
→
g = m−
→
a
On a donc :
−
→
a





ax = 0
ay = −g
Les composantes du vecteur-vitesse initiale
−
−
→
V0 sont :
−
−
→
V0





V0x = V0 cos α
V0y = V0 sin α
La vitesse
−
→
V (t) du projectile à l’instant t est donc :
−
→
V (t)





Vx(t) = V0 cos α
Vy(t) = −gt + V0 sin α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 188
Le vecteur position
−
−
→
OM (t) du projectile à l’instant t est donc :
−
−
→
OM (t)





x(t) = (V0 cos α) t
y(t) = − 1
2
gt2
+ (V0 sin α) t
A partir de l’équation horaire donnant x(t), on peut exprimer le temps t. On a :
t =
x
V0 cos α
En remplaçant l’expression de t ci-dessus dans l’équation horaire donnant y(t), on obtient :
y = −
1
2
g
x2
V0
2
cos2 α
+ (V0 sin α)
x
V0 cos α
La trajectoire du projectile dans le repère (O ; x ; y) est donc une parabole d’équation :
y = f (x) = −
g
2V0
2
cos2 α
x2
+ (tan α) x (4.17)
Notons F le point le plus haut de la trajectoire du projectile. L’ordonnée yF de ce point cor-
respond à l’altitude maximale H dont s’élève le projectile par rapport à l’axe horizontal (Ox) ;
c’est la flèche du mouvement. A l’instant tF où le projectile atteint le point F, il ne peut plus
monter davantage, ce qui signifie que la composante verticale (suivant l’axe (Oy)) de sa vitesse
s’annule à cet instant. On a donc :
Vy(t = tF) = −gtF + V0 sin α = 0
=⇒ tF =
V0 sin α
g
En remplaçant l’expression de tF ci-dessus dans l’équation horaire donnant y(t), on obtient :
yF = H = y(t = tm) = −
1
2
gtF
2
+ (V0 sin α) tF = −
1
2
g
V0
2
sin2
α
g2
+ (V0 sin α)
V0 sin α
g
La flèche du mouvement est donc donnée par :
H =
V0
2
sin2
α
2g
(4.18)
Notons P le point où le projectile retrouve l’axe (Ox). On définit la portée du mouvement
comme étant l’abscisse xP = D du point P dont l’ordonnée yP est nulle. On a ainsi :
yP = f (xP) = f (D) = −
g
2V0
2
cos2 α
xP
2
+ (tan α) xP = 0
=⇒ −
gD2
2V0
2
cos2 α
+ D tan α = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 189
=⇒ −
gD
2V0
2
cos2 α
+
sin α
cos α
= 0
=⇒ −
gD
2V0
2
cos α
+ sin α = 0
=⇒ D =
2V0
2
cos α sin α
g
La portée D s’exprime donc par :
D =
V0
2
sin 2α
g
(4.19)
Le module V0 du vecteur-vitesse initiale restant inchangé, on peut ajuster l’angle α de telle
sorte que le projectile retombe le plus loin possible de son point de lancement. La portée D sera
maximale si le terme sin 2α est maximal. Or, on sait que la fonction sinus est majorée :
sin 2α ≤ 1
=⇒ 2α ≤ 90°
=⇒ α ≤ 45°
Lorsque le vecteur-vitesse initiale est incliné d’un angle de α = 45° par rapport à l’horizontale,
la portée est donc maximale et vaut :
Dmax =
V0
2
g
(4.20)
Pour une portée D  Dmax, on a la relation :
−
g
2V0
2
cos2 α
D2
+ D tan α = 0
Or, on a la relation trigonométrique :
1
cos2 α
= tan2
α + 1
On a donc :
−
gD
2V0
2 tan2
α + 1

+ tan α = 0
On obtient donc l’équation :
gD
2V0
2 tan2
α − tan α +
gD
2V0
2 = 0
L’équation ci-dessus admet dans l’intervalle ] 0° ; 90° [ deux solutions α1  45° et α2  45° qui
correspondent aux deux valeurs de l’angle de tir α pour lesquelles on obtient une même portée
D  Dmax. Le tir est dit tendu pour α = α1, et en cloche pour α = α2. On démontre que :
α1 + α2 = 90° (4.21)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 190
Les mouvements des projectiles dans un champ de pesanteur uniforme trouvent leurs applica-
tions dans les sports de ballons (football, handball, basketball, rugby, etc.) où il est souvent
question de communiquer un mouvement au ballon afin de le diriger dans une direction don-
née, lors d’une passe, d’un tir, d’un lancer, etc. Dans l’armée, des calculs sont effectués afin de
connaître les paramètres initaux (Vitesse initiale et position initiale) que doit avoir un missile
(une bombe) pour qu’il attérisse à l’endroit souhaité.
4.2.3 Mouvement d’une particule chargée dans un champ électrique uniforme
Considérons à la Figure 4.5 ci-dessous un condensateur constitué de deux armatures ho-
rizontales (P) et (Q) de même longueur `, séparées par une distance d et entre lesquelles est
établie une tension U = VP − VQ. On munit l’espace d’un repère cartésien (O ; x ; y) tel que
l’axe horizontal (Ox) est situé au milieu des armatures, et l’axe vertical (Oy) coïncide avec
l’entrée du condensateur. Une particule de charge électrique q entre dans le condensateur en O
avec une vitesse initiale horizontale
−
−
→
V0 .
Figure 4.5 – Mouvement d’une particule chargée à l’intérieur d’un condensateur.
La particule est attirée par l’armature supérieure (P). Leurs deux charges sont donc de signes
contraires. Supposons que la masse m de la particule soit très faible, de telle sorte que son poids
puisse être négligé devant la force électrique
−
→
F verticale et orientée vers le haut qu’elle subit à
l’intérieur du condensateur. Le module F de cette force est donné par :
F =
|qU|
d
Soit −
→
a le vecteur-accélération de la particule. La deuxième loi de Newton peut s’écrire :
−
→
F = m−
→
a
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 191
On a donc :
−
→
a





ax = 0
ay = |qU|
md
Le vecteur-vitesse initiale
−
−
→
V0 étant horizontal, on a :
−
−
→
V0





V0x = V0
V0y = 0
La vitesse instantannée
−
→
V (t) de la particule à l’instant t est donc :
−
→
V (t)





Vx(t) = V0
Vy(t) = |qU|
md
t
Le vecteur position
−
−
→
OM (t) de la particule à l’instant t est donc :
−
−
→
OM (t)





x(t) = V0t
y(t) = |qU|
2md
t2
De l’expression de x(t), on a :
t =
x
V0
En remplaçant cette expression de t dans l’équation horaire de y(t), on obtient :
y =
|qU|
2md

x
V0
‹2
La trajectoire de la particule est donc une parabole d’équation :
y = f (x) =
|qU|
2mdV0
2 x2
(4.22)
Lorsque la particule sort du condensateur au point S, son abscisse xS est égale à la longueur `
des armatures, et son ordonnée yS est donnée selon l’équation de la trajectoire par :
yS =
|qU| `2
2mdV0
2 (4.23)
yS est la déviation spatiale. Soit tS l’instant où la particule arrive en S. On a :
xS = ` = V0tS
=⇒ tS =
`
V0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 192
La vitesse
−
−
→
VS de la particule en S est donc telle que :
−
−
→
VS





VSx = V0
VSy = |qU|
md
tS
On a donc :
−
−
→
VS





VSx = V0
VSy = |qU|`
mdV0
(4.24)
Le module VS de
−
−
→
VS est donné par :
VS =
È
VSx
2
+ VSy
2
=
Ê
V0
2
+

|qU| `
mdV0
‹2
(4.25)
L’angle α que fait
−
−
→
VS avec l’horizontale est donné par :
tan α =
VSy
VSx
=
|qU| `
mdV0
2 (4.26)
α est la déviation angulaire. Après sa sortie du condensateur, la particule n’est soumise
à aucune autre force en dehors de son poids qui est toujours négligé. De par le principe de
l’inertie, la particule continue donc son mouvement en ligne droite et à vitesse constante, cette
vitesse étant la vitesse
−
−
→
VS . La droite (T) que la particule décrit est la tangente au point S à sa
trajectoire parabolique à l’intérieur du condensateur. L’équation de cette droite dans le repère
(O ; x ; y) est donnée par :
y = f0
(x = xS) (x − xS) + f (x = xS)
Or, on a :
f0
(x) =
|qU|
mdV0
2 x
Soit :
(T) : y = g (x) =
|qU| `
mdV0
2 (x − `) +
|qU| `2
2mdV0
2 (4.27)
Soit I le point d’intersection entre (T) et l’axe (Ox). On a donc :
|qU| `
mdV0
2 (xI − `) +
|qU| `2
2mdV0
2 = 0
=⇒ xI − ` +
`
2
= 0
D’où :
OI = xI =
`
2
(4.28)
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 193
Supposons qu’un écran vertical soit placé à une distance D  ` de l’axe (Oy), et que la particule
atteint cet écran en un point P. Soit P0 le point d’intersection entre l’écran et l’axe (Ox). La
distance PP0 est la déflexion électrique (ou électrostatique). On a :
tan α =
|qU| `
mdV0
2 =
PP0
IP0
=⇒ PP0 =
|qU| `IP0
mdV0
2
Or, on a :
IP0 = OP0 − OI = D −
`
2
On a donc :
PP0 =
|qU| ` D − `
2

mdV0
2 (4.29)
La déflection électrique est mise en œuvre dans certains appareils électroniques tels que les
téléviseurs, les écrans d’ordinateurs, les oscillocopes, les cardiomètres, etc.
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 194
Exercices
On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2
.
Exercice 4.1 :
A la Figure 4.6 ci-dessous, au sommet d’un plan de longueur L = 2, 45 m incliné par rapport
à l’horizontale d’un angle α = 30°, on abandonne sans vitesse initiale une brique de masse
m = 1, 5 kg et de dimensions négligeables. Arrivée au point le plus bas du plan incliné, la brique
aborde immédiatement un plan horizontal. On néglige les frottements sur le plan incliné. En
revanche, sur le plan horizontal, la brique est soumise à des forces s’opposant à sa vitesse,
équivalentes à une unique force d’intensité f.
Figure 4.6 – Exercice 4.1.
1- Faire le bilan des forces subies par la brique sur le plan incliné et les représenter.
2- Calculer l’accélération a1 de la brique sur le plan incliné.
3- Exprimer la vitesse V1 (t) et la position x1 (t) de la brique en prenant pour origine des espaces
le sommet du plan incliné, et pour origine des dates l’instant où la brique a été abandonnée.
4- Déterminer la date tb à laquelle la brique atteint le point le plus bas du plan incliné.
5- En déduire sa vitesse Vb à cet instant.
On suppose que le passage de la brique du plan incliné vers le plan horizontal se fait sans
variation de vitesse. On considère à présent le point le plus bas du plan incliné comme origine
des espaces, et l’instant où la brique aborde le plan horizontal comme l’origine des dates.
6- Faire le bilan des forces qui agissent sur la brique sur le plan horizontal et les représenter.
7- Exprimer son accélération a2 sur le plan horizontal en fonction de f.
8- En déduire les expressions de sa vitesse V2 (t) et de sa position x2 (t).
9- Exprimer en fonction de f la date ta à laquelle la brique s’immobilise.
10- En déduire la valeur de f sachant que la brique parcourt 1, 225 m sur le plan horizontal
avant de s’arrêter.
11- En déduire la valeur de ta, ainsi que la durée totale T du mouvement de la brique, depuis
son départ du sommet du plan incliné.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 195
Exercice 4.2 :
A la Figure 4.7 ci-dessous, à une hauteur h0 = 1, 56 m du sol, on lance verticalement vers
le haut une boule dont on négligera les dimensions, avec une vitesse initiale V0. Au bout de
0, 3 secondes, la boule s’immobilise avant de redescendre. On considère dans un premier temps
l’instant de lancement comme l’origine des dates. La résistance de l’air sera négligée.
Figure 4.7 – Exercice 4.2.
1- Calculer l’accélération a de la boule lorsqu’elle monte et en déduire la nature du mouvement.
2- Donner les expressions de la vitesse V (t) et de la hauteur h (t) par rapport au sol de la boule.
3- Déterminer la valeur de V0.
4- En déduire la hauteur maximale hm dont s’élève la boule par rapport au sol.
A l’altitude hm, la boule s’arrête et commence à descendre. On prendra cette fois-ci l’instant
où la boule s’est arrêtée comme origine des dates.
5- Calculer l’accélération a0
de la boule lorsqu’elle descend et en déduire la nauture du mouve-
ment.
6- Donner les expressions de la vitesse V0
(t) et de la hauteur h0
(t) par rapport au sol de la
boule.
7- Déterminer l’instant tp au bout duquel la boule repasse par son point de lancement.
8- En déduire la vitesse V0
0 avec laquelle elle repasse par son point de lancement. Que constate-
t-on ?
9- Déterminer l’instant ts au bout duquel la boule atteint le sol.
10- En déduire la durée totale T du trajet jusqu’au sol, et la vitesse Vs de la boule au sol.
Exercice 4.3 :
A la Figure 4.8, une corde inextensible de masse négligeable passe par la gorge d’une poulie
en forme de cylindre homogène de masse M = 3 kg et de rayon R = 5 cm. Aux extrémités de la
corde sont fixés respectivement un bloc de masse m1 = 2 kg posé initialement sur le sol horizon-
tal, et un bloc de masse m2 = 1, 5 kg posé sur une table horizontale. On souhaite faire monter
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 196
le bloc de masse m1 d’une hauteur H = 2 m pendant un temps T = 1 s. Pour ce faire, on exerce
sur le bloc de masse m2 une force
−
→
F inclinée à l’horizontale d’un angle α = 60°. Au cours du
mouvement, le bloc de masse m2 glisse (sans vitesse initiale) sur la table, et sans frottements.
On néglige la résistance de l’air.
Figure 4.8 – Exercice 4.3.
1- Faire le bilan des forces qui agissent sur les deux blocs et les représenter.
2- Calculer le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à l’axe horizontal (∆) passant
par son centre.
3- Montrer que l’accélération a des deux blocs s’exprime par :
a =
F cos α − m1g
m1 + m2 +
J(∆)
R2
4- Calculer l’accélération a et l’accélération angulaire θ̈ de la poulie.
5- En déduire l’intensité de la force
−
→
F ainsi que les intensités des forces que la corde exerce
sur les deux blocs.
6- Déterminer la vitesse V acquise par les blocs au bout de l’opération.
7- Déterminer le nombre de tours effectués par la poulie, ainsi que sa vitese angulaire ω à la
fin de l’opération.
Exercice 4.4 :
On enroule deux cordes inextensibles et de masses négligables sur les gorges de deux cylindres
solidaires qui constituent une poulie. Les deux cylindres ont un même axe de symétrie (∆), leurs
masses respectives sont M1 = 6 kg et M2 = 4 kg, et leurs rayons respectifs sont R1 = 10 cm et
R2 = 5 cm. A l’autre extrémité de la corde enroulée sur le plus gros cylindre est fixé un cube
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 197
d’arête c1 = 7 cm et de masse m1 = 3 kg, et à l’autre extrémité de la corde enroulée sur le plus
petit cylindre est fixé un cube d’arête c2 = 5 cm et de masse m2 = 2 kg. A l’instant initial, le
cube d’arête c1 est posé sur un plan de longueur L1 = 47 cm incliné à l’horizontale d’un angle
α = 60°, de telle sorte que la face du cube où est fixée l’extrémité de la corde coïncide avec le
sommet du plan incliné. Au même instant initial, le cube d’arête c2 est posé sur un plan de
longueur L2 incliné à l’horizontale d’un angle β = 30°, de telle sorte que la face du cube qui
n’est pas fixée à la corde coïncide avec la base du plan. On abandonne le système sans vitesse
initiale, et le cube d’arête c1 descend, tandis que l’autre cube monte. Au bout de T = 0, 8 s, la
face du cube d’arête c1 qui n’est pas fixée à la corde coïncide avec la base du plan sur lequel il
se trouve. Au même moment, la face fixée à la corde de l’autre cube coïncide avec le sommet
du plan sur lequel il se trouve. La Figure 4.9 ci-dessous illustre la situation. Les deux cubes
sont soumis tout au long de leurs mouvements à des forces de frottements de même intensité f.
Figure 4.9 – Exercice 4.4.
1- Faire le bilan des forces qui agissent sur les deux cubes et les représenter.
2- Calculer le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à (∆).
3- Démontrer que l’accélération angulaire θ̈ de la poulie s’exprime par :
θ̈ =
g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − f (R1 + R2)
m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)
4- Déterminer les distances D1 et D2 parcourues respectivement par les deux cubes, ainsi que
le nombre de tours n effectués par la poulie au bout de T = 0, 8 s. En déduire la valeur de L2.
5- Calculer les accélérations respectives a1 et a2 des deux cubes. En déduire la valeur de θ̈.
6- En déduire la valeur de f ainsi que les modules des forces que chaque corde exerce sur les
cubes.
7- Calculer les vitesses respectives v1 et v2 des deux cubes, ainsi que la vitesse angulaire ω de
la poulie au bout de T = 0, 8 s.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 198
Exercice 4.5 :
Deux voitures de course (1) et (2) sont stationnées sur une piste horizontale. La voiture (2) se
trouve devant la voiture (1), de telle sorte que la différence entre leurs abscisses sur la piste est
x0 = 2 m. A un instant qu’on prendra pour origine des dates, la voiture (2) démarre (sans vitesse
initiale) avec une accélération constante a2. Après un temps τ = 3 s, la voiture (1) démarre elle
aussi avec une accélération constante a1. On prendra pour origine des abscisses la position de
la voiture (1) à l’instant initial. La ligne d’arrivée est située à une abscisse D = 100 m.
1- Exprimer en fonction du temps les vitesses et les abscisses des deux voitures.
2- Montrer que la valeur minimale a1m que doit dépasser l’accélération a1 de la voiture (1) pou
qu’elle atteigne la ligne d’arrivée avant la voiture (2) a pour expression :
a1m =
2D
È
2(D−x0)
a2
− τ
2
On suppose que a1 = 14 m.s−2
et a2 = 4 m.s−2
.
3- Déterminer l’instant t1 où la voiture (1) rattrape la voiture (2).
4- En déduire l’abscisse X des deux voitures, ainsi que leurs vitesses respectives V11 et V21 en
km.h−1
à cet instant.
5- Déterminer le temps t2 au bout duquel la voiture (1) atteint la ligne d’arrivée.
6- En déduire les vitesses respectives V12 et V22 des deux voitures en km.h−1
à cet instant,
ainsi que la distance d qui reste à parcourir à la voiture (2) pour atteindre la ligne d’arrivée.
7- Déterminer le temps t3 au bout duquel la voiture (2) atteint la ligne d’arrivée, et en déduire
sa vitesse V23 en km.h−1
à cet instant.
Exercice 4.6 :
A la Figure 4.10, au cours d’une épreuve de lancer du poids, un candidat lance une boule en
acier dont on négligera les dimensions avec une vitesse initiale
−
−
→
V0 qui fait avec l’horizontale
un angle α = 45°. La portée de ce lancer sur le sol est D = 21, 213 m. La boule est située par
rapport au sol à une altitude h0 = 1, 943 m à l’instant initial où elle quitte la main du candidat.
On considère le repère cartésien (O ; x ; y) tel que l’axe (Ox) coïncide avec le sol et l’axe vertical
(Oy) passe par la position initiale de la boule. La résistance de l’air sera négligée.
1- Déterminer les composantes de l’accélération −
→
a de la boule dans le repère (O ; x ; y).
2- En déduire les expressions des composantes de sa vitesse
−
→
V (t) et de son vecteur position
−
−
→
OM (t).
3- En déduire l’équation de la trajectoire de la boule dans le repère (O ; x ; y).
4- Déterminer le module V0 de
−
−
→
V0 .
5- Déterminer l’instant tm où la boule atteint le point le plus haut de sa trajectoire, et en
déduire son abscisse xm à cet instant.
6- En déduire la hauteur maximale hm dont s’élève la boule par rapport au sol.
7- Déterminer l’instant ts où la boule atteint le sol.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 199
8- En déduire les composantes de sa vitesse
−
→
Vs lorsqu’elle touche le sol, ainsi que le module
Vs de cette vitesse, et l’angle β (aigu) qu’elle fait avec le sol.
Figure 4.10 – Exercice 4.6.
Exercice 4.7 :
A la Figure 4.11 ci-dessous, une bille de masse m = 200 g et de dimensions négligeables est
mise en mouvement au point O0 d’une table horizontale de longueur L = O0O1 = 1, 25 m et de
hauteur H = 82, 37 cm avec une vitesse initiale horizontale de module V0 = 3 m.s−1
. Arrivée en
O1 après un temps t1 = 0, 5 s, la bille quitte la table et continue son mouvement dans l’air dont
la résistance sera négligée. Les frottements que la table exerce sur la bille sont équivalents à
une unique force d’intensité f.
Figure 4.11 – Exercice 4.7.
1- Exprimer l’accélération a0 de la bille, ainsi que sa vitesse v (t) et la distance d (t) qu’elle
parcourt sur la table, en prenant l’instant où elle quitte O0 comme origine des dates.
2- Déterminer la valeur de f.
3- En déduire la vitesse V1 de la bille en O1.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 200
On considère le repère cartésien (O1 ; x ; y) tel que l’axe (O1x) est horizontal et orienté vers la
droite, et l’axe (O1y) est vertical et orienté vers le bas. On prend désormais l’instant où la bille
quitte la table comme origine des dates.
4- Déterminer les composantes de l’accélération −
→
a1 de la bille dans l’air, puis exprimer les
composantes de sa vitesse
−
→
V (t) et de son vecteur position
−
−
−
→
O1M (t).
5- En déduire l’équation de la trajectoire de la bille dans l’air.
6- Déterminer l’abscisse X du point d’impact de la bille sur le sol et en déduire la durée totale
T de son mouvement depuis O0.
7- Déterminer les composantes de la vitesse
−
→
Vs de la bille au sol, ainsi que le module Vs de
cette vitesse.
Exercice 4.8 :
On considère à la Figure 4.12 ci-dessous une structure dont la section a une forme trapézoïdale
de grande base H1 = 2 m, de petite base H2 = 1, 263 m et de hauteur D = 1, 276 m. Au sommet
du plan incliné de la structure, on abandonne sans vitesse initiale une bille ponctuelle qui quitte
la structure au point O le plus bas du plan incliné. Le mouvement ultérieur de la bille se déroule
dans l’air dont on négligera la résistance. Sur le sol, à une distance d = 80 cm de la face de la
structure de hauteur H2 se trouve un récipient de forme parallélépipédique de largeur ` = 30 cm
et de hauteur h = 50 cm. On considère le repère cartésien (O ; x ; y). Les frottements sur le
plan incliné seront négligés.
Figure 4.12 – Exercice 4.8.
1- Déterminer l’angle d’inclinaison α du plan incliné par rapport à l’horizontale, ainsi que sa
longueur L, et en déduire l’accélération a de la bille sur ce plan.
2- Déterminer le temps t1 au bout duquel la bille arrive en O, et en déduire le module V0 de
sa vitesse
−
−
→
V0 en ce point.
3- Déterminer l’équation de la trajectoire de la bille dans l’air.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 201
4- Déterminer la hauteur h1 de la bille par rapport au sol au moment où elle se trouve au même
niveau que la première paroi du récipient. En déduire que la bille n’est pas interceptée par cette
paroi.
5- Déterminer la hauteur h2 de la bille par rapport au sol au moment où elle se trouve au même
niveau que l’autre paroi du récipient. En déduire que la bille rentre dans le récipient en butant
sur cette paroi.
6- Déterminer le temps T qui s’est écoulé entre l’instant où la bille a été abandonnée et l’instant
où elle a buté sur la paroi du récipient, et en déduire les composantes de sa vitesse
−
−
→
V1 lorsqu’elle
bute sur le récipient, ainsi que le module V1 de cette vitesse.
Exercice 4.9 :
On considère à la Figure 4.13 ci-dessous deux balles (1) et (2) dont on néglige les dimensions,
la balle (2) étant posée sur un poteau vertical de hauteur H2 = 1, 216 m. L’axe vertical (Oy)
d’un repère cartésien (O ; x ; y) passe par la balle (2), tandis que l’axe horizontal (Ox) coïncide
avec le sol. A la date t = 0, on lâche à une hauteur H1 = 2 m la balle (1) sans vitesse initiale,
son abscisse étant d = 78 cm. A la date t = τ, on projette la balle (2) avec une vitesse initiale
horizontale
−
−
→
V0 de module V0. Les deux balles entrent en collision à la date t = tr. La résistance
de l’air sera négligée.
Figure 4.13 – Exercice 4.9.
1- Déterminer les expressions des composantes des vitesses
−
−
→
V1 (t) et
−
−
→
V2 (t) et des composantes
des vecteurs positions
−
−
−
→
OM1 (t) et
−
−
−
→
OM2 (t) des deux balles.
2- En déduire les équations des trajectoires des deux balles.
3- Exprimer tr en fonction de H1, H2, g et τ, et en déduire la valeur maximale τm à laquelle τ
doit être inférieur pour qu’il y ait collision entre les deux balles.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 202
On suppose que τ = 0, 25 s.
4- Déterminer la valeur de tr.
5- En déduire la valeur de V0 pour que les deux balles entrent effectivement en collision à la
date t = tr.
6- Déterminer l’abscisse X et l’ordonnée Y du point où la collision a lieu.
7- Déterminer les modules v1 et v2 des vitesses de chaque balle au moment de la collision.
Exercice 4.10 :
Un joueur de football s’exerce à tirer les coup-francs. Le ballon sphérique de rayon r = 11 cm est
posé sur le terrain supposé parfaitement horizontal, comme illustré à la Figure 4.14 ci-dessous.
A une distance dM = 10 m du ballon se trouve un accessoire d’entraînement, qui fait office d’un
mur de hauteur hM = 1, 8 m. A une distance dB = 20 m du ballon se trouve la ligne des buts
de hauteur hB = 2, 42 m. Le joueur frappe le ballon avec une vitesse initiale
−
−
→
V0 de module
V0 = 79, 69 km.h−1
qui fait avec l’horizontale un angle α ∈ ] 0° ; 90° [. On considère le repère
cartésien (O ; x ; y) tel que l’axe horizontal (Ox) coïncide avec le terrain, et l’axe vertical (Oy)
passe par la position initiale du centre du ballon. La résistance de l’air sera négligée.
Figure 4.14 – Exercice 4.10.
1- Déterminer les expressions des composantes de la vitesse
−
→
V (t) et du vecteur position
−
−
→
OC (t)
du centre du ballon.
2- En déduire l’équation de la trajectoire du centre du ballon.
3- Exprimer les hauteurs h0
M et h0
B du centre du ballon par rapport au sol lorsqu’il se trouve
respectivement au niveau du mur et au niveau de la ligne des buts.
4- Démontrer que pour que le ballon passe au-dessus du mur, et qu’il soit cadré (il rentre dans
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 203
les buts), l’angle α doit vérfier le système d’inéquations ci-dessous :





tan2
α − 10 tan α + 2, 8  0
tan2
α − 5 tan α + 1, 55  0
5- En déduire les deux intervalles possibles dans lesquels α doit se situer pour que la ballon
passe au-dessus du mur et qu’il soit cadré.
Exercice 4.11 :
Un plan en forme de rectangle de longueur L = 2, 28 m et de largeur ` = 1, 955 m est incliné par
rapport à l’horizontale d’un angle α = 60°. Soit O l’un des sommets du rectangle. On considère
le repère cartésien (O ; x ; y ; z) tel que l’axe (Ox) est dirigé suivant la longueur du plan, l’axe
(Oy) est dirigé suivant la largeur du plan, et l’axe (Oz) est dirigé suivant la perpendiculaire
au plan. On communique en O une vitesse initiale
−
−
→
V0 (de module V0) faisant avec l’axe (Ox)
un angle β à une bille ponctuelle, et elle se met en mouvement en restant sur le plan incliné.
Elle s’élève jusqu’à la limite du plan, avant de retomber sur l’axe (Ox) en un autre sommet du
rectangle. La Figure 4.15 ci-dessous illustre la situation. Les frottements seront négligés.
Figure 4.15 – Exercice 4.11.
1- Donner les composantes de l’accélération −
→
a de la bille et de la vitesse initiale
−
−
→
V0 dans le
repère (O ; x ; y ; z).
2- En déduire les expressions des composantes de la vitesse
−
→
V (t) et du vecteur position
−
−
→
OM (t)
de la bille.
3- En déduire les équations qui régissent la trajectoire du mouvement de la bille.
4- Exprimer l’ordonnée maximale H de la bille et la portée D de son mouvement.
5- En déduire la valeur de β, puis la valeur de V0.
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 204
Exercice 4.12 :
Afin de déterminer la valeur de l’accélération de la pesanteur g dans une région où l’on négligera
la résistance de l’air, on procède à une expérience qui consiste à lancer verticalement vers le
bas, à une altitude h0 = 3 m du sol horizontal une balle de dimensions négligeables, avec une
vitesse initiale V0, comme illustré à la Figure 4.16 ci-dessous.
Figure 4.16 – Exercice 4.12.
Un dispositif permet d’enregistrer la vitesse V de la balle lorsqu’elle se trouve à une altitude h
par rapport au sol. Les données ont été consignées dans le Tableau 4.2 ci-dessous.
Tableau 4.2 – Exercice 4.12.
h (m) 2, 8 2, 5 2, 2 2 1, 8 1, 5 1, 2 1 0, 8 0, 5
V (m.s−1
) 2, 81 3, 71 4, 43 4, 85 5, 24 5, 77 6, 26 6, 57 6, 86 7, 28
h0 − h (m)
V2
(m2
.s−2
)
1- Compléter le Tableau 4.2 ci-dessus.
2- Exprimer V2
en fonction de g, h0, h et V0.
3- Tracer le graphe V2
= f (h0 − h). Echelle : 1 cm −→ 0, 25 m et 1 cm −→ 5 m2
.s−2
.
4- Déterminer une équation de la courbe obtenue.
5- En déduire les valeurs de l’accélération de la pesanteur et de V0.
Exercice 4.13 :
A la Figure 4.17, un électron de masse me = 9, 1 × 10−31
kg se déplace à l’intérieur d’un
condensateur constitué de deux armatures parallèles de même longeur ` = 50 cm et séparées
par une distance d = 20 cm. A l’instant initial, l’électron se trouve au même niveau que les
extrémités gauches des deux armatures, à une distance d0
= 5 cm de l’armature supérieure.
L’électron quitte cette position avec une vitesse initiale
−
−
→
V0 de module V0 = 2 × 106
m.s−1
qui
fait avec l’horizontale un angle α = 45°. Il règne entre les deux armatures une différence de
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 205
potentiel U = 10 V. L’électron sort du condensateur au point S, et atteint au point P un écran
vertical placé à une distance D = 30 cm de la droite passant par les extrémités droites des
plaques. On considère le repère cartésien (O ; x ; y) tel que l’axe horizontal (Ox) coïncide avec
la droite située à mi-distance des deux armatures et l’axe vertical (Oy) passe par la position
initiale de l’électron. On négligera le poids de l’électron devant les autres forces.
Figure 4.17 – Exercice 4.13.
1- Représenter la force électrique
−
→
F subie par l’électron, le champ électrique
−
→
E entre les
armatures, et les signes de ces armatures, puis calculer le module E de
−
→
E .
2- En déduire les composantes de l’accélération −
→
a de l’électron à l’intérieur du condensateur.
3- Déterminer les expressions des composantes de la vitesse
−
→
V (t) et du vecteur position
−
−
→
OM (t)
de l’électron entre les armatures.
4- En déduire l’équation y (x) de la trajectoire de l’électron entre les armatures, puis la dérivée
y0
(x) de y (x).
5- Déterminer l’instant tm où l’électron atteint le point le plus bas de sa trajectoire, et en
déduire les coordonnées xm et ym de ce point.
6- Déterminer l’instant tS où l’électron atteint le point S, et l’ordonnée yS de S.
7- Déterminer l’équation de la tangente (T) à la trajectoire au point S et en déduire l’abscisse
xI du point d’intersection I entre (T) et l’axe (Ox).
8- Déterminer les composantes de la vitesse
−
−
→
VS de l’électron au point S, le module VS de cette
vitesse, ainsi que l’angle aigu β qu’elle fait avec l’horizontale.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 206
Lorsque l’électron sort du condensateur, il continue son mouvement en ligne droite. Soit P0 le
point d’intersection entre l’écran et l’axe (Ox).
9- Déterminer la distance IP0 et en déduire la déflexion électrostatique PP0 sur l’écran.
Exercice 4.14 :
A la Figure 4.18 ci-dessous, un proton de masse mp = 1, 67 × 10−27
kg est accéléré entre
deux armatures verticales séparées d’une distance d1 et entre lesquelles règne une différence de
potentiel U. Le proton a un vitesse nulle au niveau de l’armature verticale gauche, et acquiert
une vitesse
−
−
→
V0 horizontale de module V0 au point O, au niveau de l’armature verticale droite.
Le proton continu ensuite son mouvement à l’intérieur d’un condensateur constitué de deux
armatures horizontales de longueur `, distantes de d2 = 35, 36 cm et entre lesquelles est établie
la même différence de potentiel U. On considère le repère cartésien (O ; x ; y) tel que l’axe
horizontal (Ox) se situe au mileu des deux armatures horizontales, et l’axe vertical (Oy) coïncide
avec l’armature verticale droite. On négligera le poids du proton devant les autres forces.
Figure 4.18 – Exercice 4.14.
1- Représenter les forces électriques
−
→
F1 et
−
→
F2 subies par le proton respectivement entre les
armatures verticales et entre les armatures horizontales. Représenter également les champs
électriques
−
→
E1 et
−
→
E2 régant entre les armartures, ainsi que les signes de toutes ces armatures.
2- En utilisant le théorème de l’énergie cinétique, donner l’expression de V0.
3- Déterminer les composantes de l’accélération −
→
a du proton entre les armatures horizontales,
et en déduire les équations horaires du mouvement en prenant pour origine des dates l’instant
où le proton se trouve au point O.
4- En déduire l’équation de la trajectoire du proton.
5- En déduire la valeur maximale `m à laquelle ` doit être inférieur, pour que le proton puisse
sortir du condensateur sans percuter l’armature supérieure.
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 207
Exercice 4.15 :
A la Figure 4.19 ci-dessous, une boule ponctuelle de masse m = 800 g et de charge électrique
q = −0, 2 mC se déplace à l’intérieur d’un condensateur constitué de deux armatures verticales
(M) et (N) de longueur ` = 90 cm et distantes de d = 40 cm, entre lesquelles est établie une
d.d.p. U = VM − VN = 10 kV. La boule se trouve initialement au point O, à l’entrée du conden-
sateur, et sa vitesse initiale
−
−
→
V0 est verticale. On considère le repère cartésien (O ; x ; y) tel
que l’axe vertical (Oy) passe par le milieu des deux armatures.
Figure 4.19 – Exercice 4.15.
1- Représenter le champ électrique
−
→
E régnant entre les armatures du condensateur, et calculer
son module.
2- Faire le bilan des forces qui s’exerçent sur la boule et les représenter.
3- Déterminer les composantes du vecteur accélération −
→
a de la boule.
4- Déterminer les expressions des composantes de la vitesse
−
→
V (t) et du vecteur position
−
−
→
OM (t) de la boule.
5- En déduire l’équation de la trajectoire de la boule.
6- En résolvant une équation du second degré, déterminer l’expression du temps t en fonction
de y, et en déduire l’expression de x en fonction de y.
7- Déterminer la valeur minimale V0m que doit dépasser la vitesse V0 pour que la boule sorte
du condensateur sans percuter l’une des armatures.
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 208
Evaluations des compétences
On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2
.
Evaluation 4.1 :
A la Figure 4.20 ci-dessous (vue de dessus), une fourgonnette de longueur L1 = 2 m et de
largeur ` = 1 m roule sur une voie horizontale de l’Ouest vers l’Est avec une vitesse constante
V1 = 72 km.h−1
. Une mobylette de longueur L2 = 1, 5 m et de largeur négligeable roule quant à
elle sur une autre voie horizontale, du Sud vers le Nord avec une vitesse constante V2. Les deux
voies se rencontrent en un carrefour de centre O, pris comme origine d’un repère orthogonal
(O ; x ; y) dont l’axe (Ox) coïncide avec la direction du déplacement du centre de la fougonnette
et l’axe (Oy) coïncide avec la direction du déplacement de la mobylette. A un instant pris comme
origine des dates, l’avant de la fourgonnette se trouve à une distance d1 = 16 m du plan vertical
contenant l’axe (Oy), tandis que l’avant de la mobylette se trouve à une distance d2 = 22 m du
plan vertical contenant l’axe (Ox).
Figure 4.20 – Evaluation 4.1.
Quelle est la valeur minimale V2min que doit dépasser la vitesse V2 de la mobylette pour qu’elle
passe devant la fougonnette sans être heurtée ? Quelle est la valeur maximale V2max à laquelle
la vitesse V2 doit être inférieure pour que la mobylette passe derrière la fourgonnette sans
l’heurter ?
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 209
Evaluation 4.2 :
A la Figure 4.21 ci-dessous, un chariot de longueur ` = 30 cm et de hauteur h = 50 cm est
placé sur le sol horizontal et lisse. Un poteau de hauteur H = 1 m est implanté dans le même sol,
et au-dessus de lui se trouve une bille de dimensions négligeables connectée à un dispositif qui
lorsqu’il est déclenché projette instantanément la bille avec une vitesse de module V0 = 1 m.s−1
faisant un angle α = 45° avec l’horizontale. A un instant pris comme origine des dates, le poteau
est séparé de l’avant du chariot d’une distance D = 2 m. A ce même instant, on communique au
chariot une vitesse intiale V = 0, 5 m.s−1
. Les frottements étant négligés, le chariot peut rouler
sur le sol à une vitesse constante. On considère le repère orthogonal (O ; x ; y) d’origine O dont
l’axe horizontal (Ox) coïncide avec le sol et l’axe vertical (Oy) passe par la postion de la bille
sur le poteau. La résistance de l’air est négligée.
Figure 4.21 – Evaluation 4.2.
Après quelle date τmin au minimum et avant quelle date τmax au maximum doit-on déclencher
le dispositif pour que la bille puisse entrer dans le chariot ?
Evaluation 4.3 :
A la Figure 4.22, on considère deux armatures parallèles et horizontales (M) et (N) de lon-
gueur L = 50 cm et séparées par une distance d = 20 cm. A un instant pris comme origine des
dates, à l’intersection entre la droite joignant les extrémités gauches des deux armatures, et la
droite horizontale placée à mi-distance entre elles, un proton de masse mp = 1, 67 × 10−27
kg
pénètre entre les armatures avec une vitesse initiale de module V = 1000 km.s−1
dirigée vers
le haut et faisant un angle α = 30° avec l’horizontale. A la même date, à l’intersection entre
la droite joignant les extrémités droites des deux armatures et la droite horizontale placée à
mi-distance entre elles, un électron de masse me = 9, 1 × 10−31
kg pénètre entre les armatures
avec une vitesse initiale de même module V dirigée vers le bas et faisant le même angle α avec
l’horizontale. On considère le repère orthogonal (O ; x ; y) d’origine O dont l’axe horizontal
(Ox) passe par les positions initiales du proton et de l’électron et l’axe vertical (Oy) passe par
la position initiale du proton. Le poids du proton et celui de l’électron sont négligés devant les
autres forces.
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 210
Figure 4.22 – Evaluation 4.3.
Quelle tension positive U = VM − VN doit-on établir entre les armatures pour que le proton et
l’électron puissent entrer en collision ?
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 211
Corrections des exercices
Exercice 4.1 :
1- Les forces extérieures subies par la brique sur le plan incliné sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La réaction normale
−
→
R du plan incliné.
Ces forces ont été représentées à la Figure 4.23 ci-dessous.
Figure 4.23 – Correction de l’exercice 4.1.
2- Soit −
→
a1 le vecteur-accélération du centre d’inertie de la brique sur le plan incliné. D’après
le théorème du centre d’inertie, on peut écrire :
−
→
P





mg sin α
−mg cos α
+
−
→
R





0
R
= m−
→
a1





ma1
0
D’où :
a1 = g sin α
Application numérique :
a1 = 9, 8 × sin 30◦
Soit :
a1 = 4, 9 m.s−2
3- La vitesse et la position de la brique s’expriment en fonction du temps par :
V1 (t) =a1t + V10 et x1(t) =
1
2
a1t2
+ V10t+x10
Or, la vitesse initiale de la brique est nulle, donc, V10 = 0. De même, puisque l’origine des
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 212
espaces est prise au sommet du plan incliné, on a x10 = 0. D’où :
V1 (t) =a1t
x1 (t) =
a1
2
t2
4- A l’instant t = tb, la brique atteint le point le plus bas du plan incliné, et sa position à cet
instant est telle que :
x(t = tb) = L =
a1
2
tb
2
D’où :
tb =
Ê
2L
a1
Application numérique :
tb =
Ê
2 × 2, 45
4, 9
Soit :
tb = 1 s
5- La vitesse Vb = V (t = tb) de la brique à l’instant t = tb est donnée par :
Vb =a1tb
Application numérique :
Vb =4, 9 × 1
Soit :
Vb = 4, 9 m.s−1
6- Les forces extérieures qui agissent sur la brique sur le plan horizontal sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La réaction normale
−
−
→
RN du plan horizontal ;
— La force de frottement
−
→
f .
Ces forces ont été représentées à la Figure 4.23.
7- Le vecteur accélération −
→
a2 du centre d’inertie de la brique étant horizontal, tout comme
la force de frottement
−
→
f , le poids
−
→
P et la réaction
−
−
→
RN se compensent. La deuxième loi de
Newton peut donc s’écrire :
−f = ma2
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 213
D’où :
a2 = −
f
m
8- L’accélération a2 de la brique est constante, sa vitesse et sa position en fonction du temps
s’expriment par :
V2 (t) =a2t + V20 et x2(t) =
1
2
a2t2
+ V20t+x20
Or, V20 correspond à la vitesse de la brique lorsqu’elle aborde le plan horizontal, donc, V20 = Vb.
De même, puisque l’origine des espaces est prise cette fois-ci au point le plus bas du plan incliné,
on a x20 = 0. D’où :
V2 (t) = −
f
m
t + Vb
x2 (t) = −
f
2m
t2
+ Vbt
9- Lorsque la brique s’immobilise à l’instant t = ta, sa vitesse s’annule. On a donc :
V2 (t = ta) = −
f
m
ta + Vb = 0
D’où :
ta =
mVb
f
10- Notons da = 1, 225 m la distance parcourue par la brique sur le plan horizontal avant de
s’immobiliser. On a :
x2 (t = ta) = da = −
f
2m
ta
2
+ Vbta
=⇒ −
f
2m
m2
Vb
2
f2
+
mVb
2
f
= da
=⇒
mVb
2
2f
= da
D’où :
f =
mVb
2
2da
Application numérique :
f =
1, 5 × 4, 92
2 × 1, 225
Soit :
f = 14, 7 N
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 214
11- On a obtenu précédemment la relation :
ta =
mVb
f
Application numérique :
ta =
1, 5 × 4, 9
14, 7
Soit :
ta = 0, 5 s
La durée totale T du mouvement de la brique vaut :
T = tb + ta
Application numérique :
T = 1 + 0, 5
Soit :
T = 1, 5 s
Exercice 4.2 :
1- Soit m la masse de la boule. Lorsqu’elle monte, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−mg = ma
D’où :
a = −g
Application numérique :
a = −9, 8 m.s−2
L’accélération étant constante et négative, le mouvement de la boule lorsqu’elle monte est donc
rectiligne uniformément retardé.
2- La vitesse V (t) et la hauteur h (t) par rapport au sol de la boule sont :
V (t) = at + V0
h (t) =
a
2
t2
+ V0t + h0
3- La boule s’immobilise après t = tm = 0, 3 s. A cet instant, sa vitesse s’annule, et on a :
V (t = tm) = atm + V0 = 0
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 215
D’où :
V0 = −atm
Application numérique :
V0 = − (−9, 8) × 0, 3
Soit :
V0 = 2, 94 m.s−1
4- La hauteur maximale dont s’élève la boule correspond à sa hauteur par rapport au sol à
l’instant t = tm où elle s’immobilise. On a donc :
hm =
a
2
tm
2
+ V0tm + h0
Application numérique :
hm =
−9, 8 × 0, 32
2
+ 2, 94 × 0, 3 + 1, 56
Soit :
hm = 2 m
5- Lorsque la boule descend, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
mg = ma0
D’où :
a0
= g
Application numérique :
a0
= 9, 8 m.s−2
L’accélération étant constante et positive, le mouvement de la boule lorsqu’elle descend est
donc rectiligne uniformément accéléré.
6- Puisque la vitesse de la boule à l’instant intial est nulle, sa vitesse instantannée V0
(t)
lorsqu’elle descend est donnée par :
V0
(t) = a0
t
La distance d (t) parcourue par la boule depuis l’instant initial est donnée par :
d (t) =
a0
2
t2
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CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 216
Or, la hauteur h0
(t) de la boule par rapport au sol s’exprime en fonction de d (t) par la relation :
d (t) + h0
(t) = hm
=⇒ h0
(t) = −d (t) + hm
D’où :
h0
(t) = −
a0
2
t2
+ hm
7- A l’instant t = tp, la boule repasse par son point de lancement, et sa hauteur est telle que :
h0
(t = tp) = h0 = −
a0
2
tp
2
+ hm
=⇒
a0
2
tp
2
= hm − h0
D’où :
tp =
Ê
2 (hm − h0)
a0
Application numérique :
tp =
Ê
2 (2 − 1, 56)
9, 8
Soit :
tp = 0, 3 s
8- La vitesse V0
0 avec laquelle la boule repasse par son point de lancement est donnée par :
V0
0 = a0
tp
Application numérique :
V0
0 = 9, 8 × 0, 3
Soit :
V0
0 = 2, 94 m.s−1
On constate que V0
0 = V0. De même, tp = tm = 0, 3 s. On en conclut donc que la durée du
mouvement de la boule lorsqu’elle monte de son point de lancement jusqu’au point
le plus haut est encore égale à la durée de son mouvement lorsqu’elle descend de
son point le plus haut jusqu’à son point de lancement. De même, la vitesse avec
laquelle elle repasse par son point de lancement en redescendant est encore égale
à la vitesse avec laquelle elle a été lancée en ce point.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 217
9- Lorsque la boule atteint le sol à l’instant t = ts, sa hauteur est nulle, et on a :
h0
(t = ts) = −
a0
2
ts
2
+ hm = 0
D’où :
ts =
Ê
2hm
a0
Application numérique :
ts =
Ê
2 × 2
9, 8
Soit :
ts = 0, 639 s
10- La durée totale T du mouvement de la boule jusqu’au sol est :
T = tm + ts
Application numérique :
T = 0, 3 + 0, 639
Soit :
T = 0, 939 s
La vitesse Vs de la boule au sol est donnée par :
Vs = a0
ts
Application numérique :
Vs = 9, 8 × 0, 639
Soit :
Vs = 6, 26 s
Exercice 4.3 :
1- Les forces qui agissent sur le bloc de masse m1 sont :
— Son poids
−
→
P1 = m1
−
→
g ;
— La tension
−
→
T1 de la corde.
Les forces qui agissent sur le bloc de masse m2 sont :
— Son poids
−
→
P2 = m2
−
→
g ;
— La réaction normale
−
→
R de la table ;
— La tension
−
→
T2 de la corde ;
— La force
−
→
F .
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 218
Ces forces ont été représentées à la Figure 4.24 ci-dessous.
Figure 4.24 – Correction de l’exercice 4.3.
2- Le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à l’axe horizontal (∆) passant par son
centre est donné par :
J(∆) =
1
2
MR2
Application numérique :
J(∆) =
3 × 0, 052
2
Soit :
J(∆) = 3, 75 × 10−3
kg.m2
3- Les deux blocs ont la même accélération a. L’accélération angulaire θ̈ de la poulie s’exprime
en fonction de a selon la relation :
θ̈ =
a
R
Le théorème du centre d’inertie appliqué aux deux blocs peut s’écrire :





−
→
P1 +
−
→
T1 = m1
−
→
a1
−
→
P2 +
−
→
R +
−
→
T2 +
−
→
F = m2
−
→
a2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 219
=⇒





−m1g + T1 = m1a
−T2 + F cos α = m2a
=⇒





T1 = m1 (a + g)
T2 = F cos α − m2a
Soient
−
→
T0
1 et
−
→
T0
2 les tensions que les brins vertical et horizontal de la corde exercent sur les
extrémités de la poulie. Les moments de ces deux forces par rapport à l’axe (∆) ont pour
expressions respectives :
M1 = −T0
1R = −T1R et M2 = T0
2R = T2R
Le poids de la poulie rencontre l’axe (∆), et son moment par rapport à cet axe est donc nul.
La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation appliquée à la poulie peut
s’écrire :
M1 + M2 = J(∆)θ̈ =
J(∆)
R
a
=⇒ −T1R + T2R =
J(∆)
R
a
=⇒ −T1 + T2 =
J(∆)
R2
a
En remplaçant dans l’égalité ci-dessus les expressions de T1 et T2 obtenues plus haut, on
obtient :
−m1 (a + g) + F cos α − m2a =
J(∆)
R2
a
=⇒ −m1g + F cos α = m1a + m2a +
J(∆)
R2
a
D’où :
a =
F cos α − m1g
m1 + m2 +
J(∆)
R2
4- Les deux blocs ont la même accélération a. Ils acquièrent simultanément la même vitesse
V (t) et parcourent la même distance pendant un même intervalle de temps. La hauteur h (t)
dont s’élève le bloc de masse m1 est encore égale à la distance d (t) parcourue par le bloc de
masse m2 sur la table. On a :
V (t) = at et h (t) = d (t) =
1
2
at2
La hauteur H est telle que :
h (t = T) = H =
1
2
aT2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 220
D’où :
a =
2H
T2
Application numérique :
a =
2 × 2
12
Soit :
a = 4 m.s−2
L’accélération angulaire θ̈ est donnée par :
θ̈ =
a
R
Application numérique :
θ̈ =
4
0, 05
Soit :
θ̈ = 80 rad.s−2
5- On a obtenu plus haut la relation :
a =
F cos α − m1g
m1 + m2 +
J(∆)
R2
On en déduit :
F =
a
€
m1 + m2 +
J(∆)
R2
Š
+ m1g
cos α
Application numérique :
F =
4
€
2 + 1, 5 + 3,75×10−3
0,052
Š
+ 2 × 9, 8
cos 60◦
Soit :
F = 79, 2 N
On a de même :
T1 = m1 (a + g)
T2 = F cos α − m2a
Applications numériques :
T1 = 2 × (4 + 9, 8)
T2 = 79, 2 × cos 60◦
− 1, 5 × 4
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 221
Soit :
T1 = 27, 6 N
T2 = 33, 6 N
6- La vitesse des blocs au bout de l’opération est donnée par :
V = aT
Application numérique :
V = 4 × 1
Soit :
V = 4 m.s−1
7- La pulsation ω (t) et l’angle balayé θ (t) par la poulie sont donnés par :
ω (t) = θ̈t et θ (t) = 2πn (t) =
θ̈
2
t2
Le nombre n de tours effectués par la poulie est donc :
n =
θ̈T2
4π
Application numérique :
n =
80 × 12
4π
Soit :
n = 6, 36 tours
La vitesse angulaire ω de la poulie au bout de l’opération est :
ω = θ̈T
Application numérique :
ω = 80 × 1
Soit :
ω = 80 rad.s−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 222
Exercice 4.4 :
1- Les forces extérieures qui agissent sur le cube d’arête c1 sont :
— Son poids
−
→
P1 = m1
−
→
g ;
— La tension
−
→
T1 de la corde ;
— La réaction normale
−
−
−
→
RN1 du plan ;
— La force de frottement
−
→
f1 de module f.
Les forces extérieures qui agissent sur le cube d’arête c2 sont :
— Son poids
−
→
P2 = m2
−
→
g ;
— La tension
−
→
T2 de la corde ;
— La réaction normale
−
−
−
→
RN2 du plan ;
— La force de frottement
−
→
f2 de module f.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 4.25 ci-dessous.
Figure 4.25 – Correction de l’exercice 4.4.
2- La poulie est contituée de deux cylindres de même axe (∆). Son moment d’inertie J(∆) par
rapport à (∆) est donc donné par :
J(∆) =
1
2
M1R1
2
+ M2R2
2

Application numérique :
J(∆) =
6 × 0, 12
+ 4 × 0, 052
2
Soit :
J(∆) = 0, 035 kg.m2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 223
3- En appliquant la deuxième loi de Newton aux deux cubes, on peut écrire :





−
→
P1 +
−
→
T1 +
−
−
−
→
RN1 +
−
→
f1 = m1
−
→
a1
−
→
P2 +
−
→
T2 +
−
−
−
→
RN2 +
−
→
f2 = m2
−
→
a2
=⇒





m1g sin α − T1 − f = m1a1
−m2g sin β + T2 − f = m2a2
=⇒





T1 = m1g sin α − f − m1a1
T2 = m2a2 + m2g sin β + f
Soient
−
→
T0
1 et
−
→
T0
2 les forces que les cordes exercent sur les cylindres. Leurs moments respectifs
par rapport à l’axe (∆) sont :
M1 = T0
1R1 = T1R1 et M2 = −T0
2R2 = −T2R2
En appliquant la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de rotation
à la poulie, on peut écrire :
M1 + M2 = T1R1 − T2R2 = J(∆)θ̈
En remplaçant T1 et T2 par leurs expressions obtenues plus haut, on peut écrire :
m1R1g sin α − fR1 − m1a1R1 − m2a2R2 − m2R2g sin β − fR2 = J(∆)θ̈
Or, on a :
a1 = R1θ̈ et a2 = R2θ̈
Ainsi, on a donc :
m1R1g sin α − fR1 − m1R1
2
θ̈ − m2R2
2
θ̈ − m2R2g sin β − fR2 = J(∆)θ̈
=⇒ m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)

θ̈ = m1R1g sin α − m2R2g sin β − f (R1 + R2)
D’où :
θ̈ =
g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − f (R1 + R2)
m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)
4- Au bout de T = 0, 8 s, le centre d’inertie du cube d’arête c1 parcourt la distance D1.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 224
Figure 4.26 – Correction de l’exercice 4.4 (Distances parcourues par les cubes).
On a :
L1 =
c1
2
+ D1 +
c1
2
= D1 + c1
D’où :
D1 = L1 − c1
Application numérique :
D1 = 47 − 7
Soit :
D1 = 40 cm
Les expressions des vitesses et des distances parcourues par les deux cubes sont :
V1 (t) = a1t et V2 (t) = a2t
d1 (t) =
a1
2
t2
et d2 (t) =
a2
2
t2
On a :
d2 (t)
d1 (t)
=
a2t2
2
2
a1t2
=
a2
a1
=
R2θ̈
R1θ̈
=
R2
R1
On a donc :
D2
D1
=
R2
R1
D’où :
D2 =
D1R2
R1
Application numérique :
D2 =
40 × 5
10
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 225
Soit :
D2 = 20 cm
Les équations horaires de la vitesse angulaire et de l’abscisse angulaire de la poulie sont :
θ̇ (t) = θ̈t et θ (t) =
θ̈
2
t2
On a :
θ (t)
d1 (t)
=
θ̈t2
2
2
a1t2
=
θ̈
a1
=
1
R1
Le nombre de tours n effectués par la poulie au bout de T = 0, 8 s est donc tel que :
2πn
D1
=
1
R1
D’où :
n =
D1
2πR1
Application numérique :
n =
40
2 × π × 0, 1
Soit :
n = 63, 66 tours
De façon analogue avec le cube d’arête c1, on a :
L2 = D2 + c2
Application numérique :
L2 = 20 + 5
Soit :
L2 = 25 cm
5- En se servant des équations horaires des cubes, on peut écrire :
d1 (t = T) = D1 =
a1
2
T2
et d2 (t = T) = D2 =
a2
2
T2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 226
D’où :
a1 =
2D1
T2
a2 =
2D2
T2
Applications numériques :
a1 =
2 × 0, 4
0, 82
a2 =
2 × 0, 2
0, 82
Soit :
a1 = 1, 25 m.s−2
a2 = 0, 625 m.s−2
On a de même :
θ̈ =
a1
R1
Application numérique :
θ̈ =
1, 25
0, 1
Soit :
θ̈ = 12, 5 rad.s−2
6- Nous avons précédemment montré que :
θ̈ =
g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − f (R1 + R2)
m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)
=⇒ g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − f (R1 + R2) = θ̈ m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)

=⇒ f (R1 + R2) = g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − θ̈ m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)

D’où :
f =
g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − θ̈ m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)

R1 + R2
Application numérique :
f =
9, 8 × (3 × 0, 1 × sin 60◦
− 2 × 0, 05 × sin 30◦
)
0, 1 + 0, 05
−
12, 5 × 3 × 0, 12
+ 2 × 0, 052
+ 0, 035

0, 1 + 0, 05
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 227
Soit :
f = 7, 874 N
On a de même :
T1 = m1 (g sin α − a1) − f
T2 = m2 (g sin β + a2) + f
Applications numériques :
T1 = 3 (9, 8 × sin 60◦
− 1, 25) − 7, 874
T2 = 2 (9, 8 × sin 30◦
+ 0, 625) + 7, 874
Soit :
T1 = 13, 837 N
T2 = 18, 924 N
7- Les vitesses des deux cubes au bout de T = 0, 8 s sont données par les lois horaires. On a :
v1 = a1T
v2 = a2T
Applications numériques :
v1 = 1, 25 × 0, 8
v2 = 0, 625 × 0, 8
Soit :
v1 = 1 m.s−1
v2 = 0, 5 m.s−1
De même, la vitesse angulaire de la poulie au bout de T = 0, 8 s est donnée par :
ω = θ̈T
Application numérique :
ω = 12, 5 × 0, 8
Soit :
ω = 10 rad.s−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 228
Exercice 4.5 :
1- Les vitesses respectives V1 (t) et V2 (t) des deux voitures sont données par :
V1 (t) = a1 (t − τ) , t ≥ τ
V2 (t) = a2t
Les équations horaires x1 (t) et x2 (t) des deux voitures sont quant à elles données par :
x1 (t) =
a1
2
(t − τ)2
, t ≥ τ
x2 (t) =
a2
2
t2
+ x0
2- La voiture (1) atteint la ligne d’arrivée avant la voiture (2) si à cet instant, l’abscisse de la
voiture (2) est inférieure à l’abscisse de la voiture (1) (qui correspond à la distance D). Soit T
l’instant où la voiture (1) atteint la ligne d’arrivée. On a :
x1 (t = T) = D =
a1
2
(T − τ)2
=⇒ (T − τ)2
=
2D
a1
=⇒ T =
Ê
2D
a1
+ τ
L’abscisse de la voiture (2) à l’instant T est donnée par :
x2 (t = T) =
a2
2
T2
+ x0
=
a2
2
Ê
2D
a1
+ τ
!2
+ x0
On doit avoir la condition :
x2 (t = T)  x1 (t = T)
=⇒
a2
2
Ê
2D
a1
+ τ
!2
+ x0  D
=⇒
Ê
2D
a1
+ τ
!2

2 (D − x0)
a2
=⇒
Ê
2D
a1

Ê
2 (D − x0)
a2
− τ
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 229
=⇒
2D
a1

Ê
2 (D − x0)
a2
− τ
!2
=⇒
1
a1

È
2(D−x0)
a2
− τ
2
2D
=⇒ a1 
2D
È
2(D−x0)
a2
− τ
2
D’où :
a1m =
2D
€È 2(D−x0)
a2
− τ
Š2
3- A l’instant t1 où la voiture (1) rattrape la voiture (2), on a :
x1 (t = t1) = x2 (t = t2) avec t ≥ τ
=⇒
a1
2
(t1 − τ)2
=
a2
2
t1
2
+ x0
=⇒ a1 t1
2
− 2τt1 + τ2

= a2t1
2
+ 2x0
=⇒ (a1 − a2) t1
2
− 2a1τt1 + a1τ2
− 2x0 = 0
Le discriminant de l’équation du second degré ci-dessus vaut :
∆ = 4a1
2
τ2
− 4 (a1 − a2) a1τ2
− 2x0

= 4

a1
2
τ2
− (a1 − a2) a1τ2
− 2x0

=⇒
√
∆ =
p
4 [a1
2τ2 − (a1 − a2) (a1τ2 − 2x0)]
= 2
p
a1
2τ2 − (a1 − a2) (a1τ2 − 2x0)
On a donc :
t1 =
2a1τ ± 2
p
a1
2τ2 − (a1 − a2) (a1τ2 − 2x0)
2 (a1 − a2)
D’où :
t1 =
a1τ ±
p
a1
2τ2 − (a1 − a2) (a1τ2 − 2x0)
(a1 − a2)
Application numérique :
t1 =
14 × 3 ±
p
142
× 32 − (14 − 4) (14 × 32 − 2 × 2)
(14 − 4)
Soit :
t1 = 1, 867 s ou t1 = 6, 532 s
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 230
Or, 1, 867  τ ≡ 3 s. La solution t1 = 1, 867 s n’est donc pas possible. Donc, on a finalement :
t1 = 6, 532 s
4- L’abscisse X des deux voitures à l’instant ou la voiture (1) atteint la ligne d’arrivée est
donnée par :
X =
a1 (t1 − τ)2
2
Application numérique :
X =
14 × (6, 532 − 3)2
2
Soit :
X = 87, 344 m
Les vitesses respectives des deux voitures au même instant sont données par :
V11 = a1 (t1 − τ)
V21 = a2t1
Applications numériques :
V11 = 3, 6 × 14 × (6, 532 − 3)
V21 = 3, 6 × 4 × 6, 532
Soit :
V11 = 178, 032 km.h−1
V21 = 94, 066 km.h−1
5- Nous avons exprimé à la question 2 le temps au bout duquel la voiture (1) atteint la ligne
d’arrivée. On a :
t2 =
Ê
2D
a1
+ τ
Application numérique :
t2 =
Ê
2 × 100
14
+ 3
Soit :
t2 = 6, 78 s
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 231
6- Les vitesses respectives des deux voitures à l’instant t2 sont données par :
V12 = a1 (t2 − τ)
V22 = a2t2
Applications numériques :
V12 = 3, 6 × 14 × (6, 78 − 3)
V22 = 3, 6 × 4 × 6, 78
Soit :
V12 = 190, 494 km.h−1
V22 = 97, 626 km.h−1
L’abscisse de la voiture (2) à l’instant t2 est donnée par :
x2 (t = t2) =
a2t2
2
2
+ x0
La distance d qu’elle doit encore parcourir avant d’atteindre la ligné d’arrivée est donnée par :
d = D − x2 (t = t2)
D’où :
d = D −
a2t2
2
2
− x0
Application numérique :
d = 100 −
4 × 6, 782
2
− 2
Soit :
d = 6, 072 m
7- Lorsque la voiture (2) atteint la ligne d’arrivée à l’instant t3, son abscisse est donnée par :
x2 (t = t3) = D =
a2t3
2
2
+ x0
=⇒
a2t3
2
2
= D − x0
D’où :
t3 =
Ê
2 (D − x0)
a2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 232
Application numérique :
t3 =
Ê
2 × (100 − 2)
4
Soit :
t3 = 7 s
La vitesse de la voiture (2) à l’instant t3 est donnée par :
V23 = a2t3
Application numérique :
V23 = 3, 6 × 4 × 7
Soit :
V23 = 100, 8 km.h−1
Exercice 4.6 :
1- Tout au long de son mouvement, la boule n’est soumise qu’à son poids
−
→
P . Notons m la
masse de la boule. La deuxième loi de Newton s’écrit :
−
→
P





0
−mg
= m−
→
a





max
may
D’où :
−
→
a





ax = 0
ay = −g
2- Le vecteur-vitesse instantannée
−
→
V (t) de la boule est tel que :
−
→
V (t)





Vx (t) = axt + V0x
Vy (t) = ayt + V0y
Or, le vecteur-vitesse initiale
−
−
→
V0 de la boule est tel que :
−
−
→
V0





V0x = V0 cos α
V0y = V0 sin α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 233
D’où :
−
→
V (t)





Vx (t) = V0 cos α
Vy (t) = −gt + V0 sin α
Le vecteur position
−
−
→
OM (t) de la boule est quant à lui donné par :
−
−
→
OM (t)





x (t) = 1
2
axt2
+ V0xt + x0
y (t) = 1
2
ayt2
+ V0yt + y0
Or, x0 = 0 et y0 = h0. D’où :
−
−
→
OM (t)





x (t) = (V0 cos α) t
y (t) = − 1
2
gt2
+ (V0 sin α) t + h0
3- A partir de l’équation donnant l’abscisse x (t) de la boule, on peut exprimer le temps t par :
t =
x
V0 cos α
En remplaçant t par l’expression ci-dessus dans l’équation donnant y (t), on obtient :
y = −
1
2
g

x
V0 cos α
‹2
+ (V0 sin α)

x
V0 cos α
‹
+ h0
= −
1
2
g
x2
V0
2
cos2 α
+ (tan α) x + h0
L’équation horaire de la trajectoire de la boule dans le repère (O ; x ; y) est donc :
y = f(x) = −
g
2V0
2
cos2 α
x2
+ (tan α) x + h0
4- La portée du lancer de la boule est D. Le point de coordonnées (x = D ; y = 0) appartient
à la trajectoire de la boule. On a donc :
0 = −
g
2V0
2
cos2 α
D2
+ (tan α) D + h0
=⇒
gD2
2V0
2
cos2 α
= D tan α + h0
=⇒ 2V0
2
cos2
α =
gD2
D tan α + h0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 234
=⇒ V0
2
=
D2
cos2 α
g
2 (D tan α + h0)
D’où :
V0 =
D
cos α
Ê
g
2 (D tan α + h0)
Application numérique :
V0 =
21, 213
cos 45◦
Ê
9, 8
2 × (21, 213 × tan 45◦ + 1, 943)
Soit :
V0 = 13, 8 m.s−1
5- Lorsque la boule atteint le point le plus haut de sa trajectoire à l’instant tm, la composante
verticale de sa vitesse s’annule. On a donc :
Vy (t = tm) = −gtm + V0 sin α = 0
D’où :
tm =
V0 sin α
g
Application numérique :
tm =
13, 8 × sin 45◦
9, 8
Soit :
tm = 0, 995 s
L’abscisse xm de la boule à cet instant est donnée par :
xm = V0tm cos α
Application numérique :
xm = 13, 8 × 0, 995 × cos 45◦
Soit :
xm = 9, 716 m
6- La hauteur maximale hm dont s’élève la boule par rapport au sol correspond à son ordonnée
y (t = tm) à l’instant t = tm. A l’aide de l’équation de la trajectoire, on a :
hm = −
gxm
2
2V0
2
cos2 α
+ xm tan α + h0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 235
Application numérique :
hm = −
9, 8 × 9, 7162
2 × 13, 82 × cos2 45◦
+ 9, 716 × tan 45◦
+ 1, 943
Soit :
hm = 6, 8 m
7- Lorsque la boule atteint le sol à l’instant ts, son abscisse est telle que :
x (t = ts) = D = V0ts cos α
D’où :
ts =
D
V0 cos α
Application numérique :
ts =
21, 213
13, 8 × cos 45◦
Soit :
ts = 2, 173 s
8- La vitesse de la boule à l’instant ts où elle atteint le sol est telle que :
−
→
Vs





Vsx = V0 cos α
Vsy = −gts + V0 sin α
Applications numériques :
−
→
Vs





Vsx = 13, 8 × cos 45◦
Vsy = −9, 8 × 2, 173 + 13, 8 × sin 45◦
Soit :
−
→
Vs





Vsx = 9, 758 m.s−1
Vsy = −11, 546 m.s−1
Le module Vs de la vitesse de la boule au sol est donné par :
Vs =
È
Vsx
2
+ Vsy
2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 236
Application numérique :
Vs =
È
9, 7582
+ (−11, 546)2
Soit :
Vs = 15, 117 m.s−1
L’angle aigu β que fait
−
→
Vs avec l’horizontale est tel que :





|Vsx| = Vs cos β
Vsy = Vs sin β
=⇒ tan β =
Vsy
Vsx
D’où :
β = tan−1
Vsy
Vsx
Application numérique :
β = tan−1
−11, 546
9, 758
Soit :
β = 49, 8◦
Exercice 4.7 :
1- Sur la table, la bille est soumise à son poids, à la réaction normale de la table qui compense
ce poids, et à la force de frottement dont le module f peut s’exprimer selon le théorème du
centre d’inertie par :
f = −ma0
D’où :
a0 = −
f
m
La vitesse et la distance parcourue par la bille sur la table s’expriment quant à elles par :
v (t) = −
f
m
t + V0
d (t) = −
f
2m
t2
+ V0t
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 237
2- A t = t1, la bille se trouve en O1, et a donc parcouru la distance L. On a donc :
d (t = t1) = L = −
f
2m
t1
2
+ V0t1
=⇒
f
2m
=
V0t1 − L
t1
2
D’où :
f =
2m (V0t1 − L)
t1
2
Application numérique :
f =
2 × 0, 2 × (3 × 0, 5 − 1, 25)
0, 52
Soit :
f = 0, 4 N
3- La vitesse V1 de la bille en O1 correspond à sa vitesse à l’instant t = t1. On a donc :
V1 = −
ft1
m
+ V0
Application numérique :
V1 = −
0, 4 × 0, 5
0, 2
+ 3
Soit :
V1 = 2 m.s−1
4- Dans l’air, la bille n’est soumise qu’à son poids
−
→
P . son accélération −
→
a1 est telle que :
−
→
P = m−
→
g = m−
→
a1
On a donc :
−
→
a1





a1x = 0
a1y = g
Le vecteur-vitesse
−
−
→
V1 de la bille en O1 est tel que :
−
−
→
V1





V1x = V1
V1y = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 238
On a donc :
−
→
V (t)





Vx (t) = V1
Vy (t) = gt
−
−
−
→
O1M (t)





x (t) = V1t
y (t) = 1
2
gt2
5- Le temps t peut s’exprimer en fonction de l’abscisse x selon la relation :
t =
x
V1
=⇒ y =
1
2
g
x2
V1
2
L’équation de la trajectoire de la bille est donc :
y = f (x) =
g
2V1
2
x2
6- Lorsque la bille est au sol, son ordonnée vaut H, et son abscisse X est donc telle que :
H =
g
2V1
2 X2
=⇒ X2
=
2HV1
2
g
D’où :
X = V1
Ê
2H
g
Application numérique :
X = 2 ×
Ê
2 × 0, 8237
9, 8
Soit :
X = 82 cm
Soit t2 l’instant où la bille atteint le sol. On a :
X = V1t2
=⇒ t2 =
X
V1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 239
La durée totale T du mouvement de la bille est :
T = t1 + t2
D’où :
T = t1 +
X
V1
Application numérique :
T = 0, 5 +
0, 82
2
Soit :
T = 0, 91 s
7- La vitesse
−
→
Vs de la bille au sol est telle que :
−
→
Vs





Vsx = V1
Vsy = gt2
D’ou :
−
→
Vs





Vsx = V1
Vsy = g (T − t1)
Application numérique :
−
→
Vs





Vsx = 2
Vsy = 9, 8 × (0, 91 − 0, 5)
Soit :
−
→
Vs





Vsx = 2 m.s−1
Vsy = 4, 018 m.s−1
Le module Vs de
−
→
Vs est donné par :
Vs =
È
Vsx
2
+ Vsy
2
Application numérique :
Vs =
È
22 + 4, 0182
Soit :
Vs = 4, 488 m.s−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 240
Exercice 4.8 :
1- On voit que l’angle d’inclinaison α du plan incliné est tel que :
tan α =
H1 − H2
D
D’où :
α = tan−1

H1 − H2
D
‹
Application numérique :
α = tan−1

2 − 1, 263
1, 276
‹
Soit :
α = 30◦
La longueur L du plan incliné est telle que :
sin α =
H1 − H2
L
D’où :
L =
H1 − H2
sin α
Application numérique :
L =
2 − 1, 263
sin 30◦
Soit :
L = 1, 474 m
Sur le plan incliné, la bille n’est soumise qu’à son poids
−
→
P et à la réaction normale
−
→
R du plan.
Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
P





mg sin α
−mg cos α
+
−
→
R





0
R
= m−
→
a





ma
0
D’où :
a = g sin α
Application numérique :
a = 9, 8 × sin 30◦
Soit :
a = 4, 9 m.s−2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 241
2- La vitesse et la distance parcourue par la bille sur le plan incliné s’expriment par :
v (t) = at et d (t) =
a
2
t2
L’instant t1 où la bille arrive en O est tel que :
d (t = t1) = L =
a
2
t1
2
D’où :
t1 =
Ê
2L
a
Application numérique :
t1 =
Ê
2 × 1, 474
4, 9
Soit :
t1 = 0, 775 s
Le module V0 de la vitesse
−
−
→
V0 de la bille en O est quant à lui donné par :
V0 = at1
Application numérique :
V0 = 4, 9 × 0, 775
Soit :
V0 = 3, 8 m.s−1
3- Prenons l’instant où la bille quitte la structure comme origine des dates. Dans l’air, la bille
n’est soumise qu’à son poids. Son accélération
−
→
a0
est donc telle que :
−
→
a0





a0
x = 0
a0
y = g
La direction du vecteur vitesse
−
−
→
V0 de la bille en O est parallèle au plan incliné. Les composantes
de cette vitesse dans le repère (O ; x ; y) sont donc :
−
−
→
V0





V0x = V0 cos α
V0y = V0 sin α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 242
La vitesse
−
→
V (t) et le vecteur position
−
−
→
OM (t) de la bille dans l’air sont donc tels que :
−
→
V (t)





Vx (t) = V0 cos α
Vy (t) = gt + V0 sin α
−
−
→
OM (t)





x (t) = (V0 cos α) t
y (t) = 1
2
gt2
+ (V0 sin α) t
De l’équation horaire donnant x (t), on peut exprimer le temps t selon la relation :
t =
x
V0 cos α
=⇒ y =
g
2
x2
V0
2
cos2 α
+ (V0 sin α)
x
V0 cos α
L’équation de la trajectoire de la bille dans l’air est donc :
y = f (x) =
g
2V0
2
cos2 α
x2
+ (tan α) x
4- Lorsque la bille se trouve au même niveau que la première paroi du récipient, son abscisse
est égale à d. Son ordonnée y = f (x = d) à ce moment est donnée par :
y = f (x = d) =
gd2
2V0
2
cos2 α
+ d tan α
Or, la hauteur h1 de la bille par rapport au sol à cet instant est telle que :
f (x = d) + h1 = H2
=⇒ h1 = H2 − f (x = d)
D’où :
h1 = H2 −
gd2
2V0
2
cos2 α
− d tan α
Application numérique :
h1 = 1, 263 −
9, 8 × 0, 82
2 × 3, 82
× cos2 30◦
− 0, 8 × tan 30◦
Soit :
h1 = 51, 15 cm
On voit que h1  h. On en déduit donc que la bille passe au-dessus de la première paroi
du récipient, et donc, elle n’est pas interceptée par cette paroi.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 243
5- Au moment où la bille se trouve au même niveau que l’autre paroi du récipient, son abscisse
est égale à d + `. Son ordonnée y = f (x = d + `) à ce moment est donnée par :
y = f (x = d + `) =
g (d + `)2
2V0
2
cos2 α
+ tan α (d + `)
Or, la hauteur h2 de la bille par rapport au sol à cet instant est telle que :
f (x = d + `) + h2 = H2
=⇒ h2 = H2 − f (x = d + `)
D’où :
h2 = H2 −
g (d + `)2
2V0
2
cos2 α
− tan α (d + `)
Application numérique :
h2 = 1, 263 −
9, 8 × (0, 8 + 0, 3)2
2 × 3, 82
× cos2 30°
− tan 30◦
× (0, 8 + 0, 3)
Soit :
h2 = 8, 04 cm
On voit que h2  h. On en déduit donc que la bille est interceptée par l’autre paroi du
récipient, et donc, elle rentre dans le récipient en butant sur cette paroi.
6- Soit t2 l’instant où la bille est interceptée par la paroi du récipient. On a :
x (t = t2) = d + ` = V0t2 cos α
=⇒ t2 =
d + `
V0 cos α
Or, le temps T qui s’écoule entre l’instant où la bille est abandonnée au sommet du plan incliné
de la structure, et l’instant où la bille bute sur la paroi du récipient est donné par :
T = t1 + t2
D’où :
T = t1 +
d + `
V0 cos α
Application numérique :
T = 0, 775 +
0, 8 + 0, 3
3, 8 × cos 30◦
Soit :
T = 1, 11 s
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 244
La vitesse
−
−
→
V1 de la bille lorsqu’elle bute sur la paroi du récipient est telle que :
−
−
→
V1





V1x = V0 cos α
V1y = gt2 + V0 sin α
D’ou :
−
−
→
V1





V1x = V0 cos α
V1y = g (T − t1) + V0 sin α
Application numérique :
−
−
→
V1





V1x = 3, 8 × cos 30◦
V1y = 9, 8 × (1, 11 − 0, 775) + 3, 8 × sin 30◦
Soit :
−
−
→
V1





V1x = 3, 29 m.s−1
V1y = 5, 175 m.s−1
Le module V1 de
−
−
→
V1 est donné par :
V1 =
È
V1x
2
+ V1y
2
Application numérique :
V1 =
È
3, 292
+ 5, 1752
Soit :
V1 = 6, 133 m.s−1
Exercice 4.9 :
1- Les accélérations respectives −
→
a1 et −
→
a2 des deux balles sont :
−
→
a1





a1x = 0
a1y = −g
et −
→
a2





a2x = 0
a2y = −g
On a ainsi :
−
−
→
V1 (t)





V1x (t) = 0
V1y (t) = −gt
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 245
−
−
→
V2 (t)





V2x (t) = V0
V2y (t) = −g (t − τ)
avec t  τ
Les vecteurs positions des deux balles sont quant à eux donnés par :
−
−
−
→
OM1 (t)





x1 (t) = d
y1 (t) = − 1
2
gt2
+ H1
−
−
−
→
OM2 (t)





x2 (t) = V0 (t − τ)
y2 (t) = − 1
2
g (t − τ)2
+ H2
avec t  τ
2- La balle (1) se déplace verticalement à l’abscisse x1 = d. A partir de l’expression de x2 (t),
on peut exprimer t − τ selon la relation :
t − τ =
x2
V0
On a ainsi :
y2 = −
1
2
g
x2
2
V0
2 + H2
Les équations des trajectoires des deux balles sont donc :
x1 = d
y2 = −
g
2V0
2
x2
2
+ H2
3- Si les deux balles entrent en collision à la date t = tr, alors, à cet instant, elles ont la même
abscisse et la même ordonnée. On a donc :





x1 (t = tr) = x2 (t = tr)
y1 (t = tr) = y2 (t = tr)
=⇒





d = V0 (tr − τ)
− 1
2
gtr
2
+ H1 = − 1
2
g (tr − τ)2
+ H2
On a donc :
−
1
2
gtr
2
+ H1 = −
1
2
gtr
2
−
1
2
gτ2
+ gτtr + H2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 246
=⇒ −
1
2
gτ2
+ gτtr = H1 − H2
=⇒ gτtr = H1 − H2 +
1
2
gτ2
D’où :
tr =
H1 − H2
gτ
+
1
2
τ
Pour que la collision entre les deux balles ait lieu, on doit avoir tr  τ. On a donc :
H1 − H2
gτ
+
1
2
τ  τ
=⇒
H1 − H2
gτ

1
2
τ
=⇒
H1 − H2
g

1
2
τ2
=⇒ τ2

2 (H1 − H2)
g
D’où :
τm =
Ê
2 (H1 − H2)
g
Application numérique :
τm =
Ê
2 × (2 − 1, 216)
9, 8
Soit :
τm = 0, 4 s
4- On a τ = 0, 25 s  τm. Nous avons précédemment exprimé tr en fonction de τ. On a :
tr =
H1 − H2
gτ
+
1
2
τ
Application numérique :
tr =
2 − 1, 216
9, 8 × 0, 25
+
0, 25
2
Soit :
tr = 0, 445 s
5- On a obtenu plus haut la relation :
d = V0 (tr − τ)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 247
D’où :
V0 =
d
tr − τ
Application numérique :
V0 =
0, 78
0, 445 − 0, 25
Soit :
V0 = 4 m.s−1
6- La collision entre les deux balles a lieu à l’abscisse X = d et à l’ordonnée Y donnée par :
Y = y2 (x2 = d)
D’où : 




X = d
Y = − gd2
2V0
2 + H2
Applications numériques :





X = 0, 78
Y = −9,8×0,782
2×42 + 1, 216
Soit : 




X = 78 cm
Y = 1, 03 m
7- Les vitesses respectives des deux balles au moment de la collision sont telles que :
−
−
→
V1 (t = tr)





V1x (t = tr) = 0
V1y (t = tr) = −gtr
−
−
→
V2 (t = tr)





V2x (t = tr) = V0
V2y (t = tr) = −g (tr − τ)
Les modules de ces vitesses sont donc donnés par :
v1 = gtr
v2 =
È
V0
2
+ g2 (tr − τ)2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 248
Applications numériques :
v1 = 9, 8 × 0, 445
v2 =
È
42 + 9, 82 (0, 445 − 0, 25)2
Soit :
v1 = 4, 361 m.s−1
v2 = 4, 433 m.s−1
Exercice 4.10 :
1- Le ballon n’est soumis qu’à son poids au cours de son mouvement. Le vecteur-accélération
−
→
a de son centre d’inertie est donc tel que :
−
→
a





ax = 0
ay = −g
Le vecteur-vitesse initiale
−
−
→
V0 du centre du ballon est tel que :
−
−
→
V0





V0x = V0 cos α
V0y = V0 sin α
A l’instant initial, le centre du ballon se trouve à la hauteur r du terrain. On a donc :
−
→
V (t)





Vx (t) = V0 cos α
Vy (t) = −gt + V0 sin α
−
−
→
OC (t)





x (t) = (V0 cos α) t
y (t) = − 1
2
gt2
+ (V0 sin α) t + r
2- A partir de l’équation horaire donnant x (t), on a :
t =
x
V0 cos α
Ainsi, on a :
y = −
1
2
g
x2
V0
2
cos2 α
+ (V0 sin α)
x
V0 cos α
+ r
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 249
L’équation de la trajectoire du centre du ballon est donc :
y = −
g
2V0
2
cos2 α
x2
+ (tan α) x + r
3- La hauteur h0
M du centre du ballon lorsqu’il se trouve au niveau du mur correspond à son
ordonnée pour x = dM. De même, sa hauteur h0
B lorsqu’il se trouve au niveau de la ligne des
buts correspond à son ordonnée pour x = dB. On a donc :
h0
M = −
gdM
2
2V0
2
cos2 α
+ dM tan α + r
h0
B = −
gdB
2
2V0
2
cos2 α
+ dB tan α + r
4- Pour que le ballon passe au-dessus du mur, on doit avoir la condition :
h0
M  hM + r
=⇒ −
gdM
2
2V0
2
cos2 α
+ dM tan α + r  hM + r
=⇒ −
gdM
2
2V0
2
cos2 α
+ dM tan α  hM
=⇒ −
gdM
2
2V0
2 1 + tan2
α

+ dM tan α  hM
=⇒ −
gdM
2
2V0
2 tan2
α + dM tan α −
gdM
2
2V0
2 − hM  0
=⇒
gdM
2
2V0
2 tan2
α − dM tan α +
gdM
2
2V0
2 + hM  0
L’application numérique donne :
9, 8 × 102
2 ×
€
79,69
3,6
Š2 tan2
α − 10 tan α +
9, 8 × 102
2 ×
€
79,69
3,6
Š2 + 1, 8  0
On a donc :
tan2
α − 10 tan α + 2, 8  0
Pour que le ballon rentre dans les buts, il ne doit pas être intercepté par la barre transversale.
On doit donc avoir la condition :
h0
B + r  hB
=⇒ h0
B  hB − r
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 250
=⇒ −
gdB
2
2V0
2
cos2 α
+ dB tan α + r  hB − r
=⇒ −
gdB
2
2V0
2
cos2 α
+ dB tan α − hB + 2r  0
=⇒ −
gdB
2
2V0
2 1 + tan2
α

+ dB tan α − hB + 2r  0
=⇒ −
gdB
2
2V0
2 tan2
α + dB tan α −
gdB
2
2V0
2 − hB + 2r  0
=⇒
gdB
2
2V0
2 tan2
α − dB tan α +
gdB
2
2V0
2 + hB − 2r  0
L’application numérique donne :
9, 8 × 202
2 ×
€
79,69
3,6
Š2 tan2
α − 20 tan α +
9, 8 × 202
2 ×
€
79,69
3,6
Š2 + 2, 42 − 2 × 0, 11  0
On a donc :
4 tan2
α − 20 tan α + 6, 2  0
=⇒ tan2
α − 5 tan α + 1, 55  0
Pour que le ballon passe au-dessus du mur, et qu’il soit cadré, l’angle α doit donc vérfier le
système d’inéquations ci-dessous :





tan2
α − 10 tan α + 2, 8  0
tan2
α − 5 tan α + 1, 55  0
5- Considérons l’équation du second degré ci-dessous :
tan2
α − 10 tan α + 2, 8 = 0
Les solutions de cette équation sont :
tan α =
10 ±
p
102 − (4 × 1 × 2, 8)
2
=⇒ tan α = 0, 288 ou tan α = 9, 711
=⇒ α = 16, 09◦
ou α = 84, 12◦
La solution de l’inéquation tan2
α − 10 tan α + 2, 8  0 dans l’intervalle ] 0° ; 90° [ est donc
l’intervalle ] 16, 09◦
; 84, 12◦
[.
Considérons l’équation du second degré ci-dessous :
tan2
α − 5 tan α + 1, 55 = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 251
Les solutions de cette équation sont :
tan α =
5 ±
p
52 − (4 × 1 × 1, 55)
2
=⇒ tan α = 0, 332 ou tan α = 4, 667
=⇒ α = 18.36° ou α = 77.91°
La solution de l’inéquation tan2
α − 5 tan α + 1, 55  0 dans l’intervalle ] 0° ; 90° [ est donc
] 0° ; 18, 36◦
[ ∪ ] 77, 91◦
; 90° [.
L’angle α est donc tel que :
α ∈ ] 16, 09◦
; 84, 12◦
[ ∩ {] 0° ; 18, 36◦
[ ∪ ] 77, 91◦
; 90° [}
Les deux intervalles possibles dans lesquels α doit se situer pour que le ballon
passe au-dessus du mur et qu’il rentre dans les buts sont donc ] 16, 09◦
; 18, 36◦
[
et ] 77, 91◦
; 84, 12◦
[.
Exercice 4.11 :
1- La bille est soumise à son poids
−
→
P et à la réaction normale
−
→
R de ce plan. Le théorème du
centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
P





Px = 0
Py = −mg sin α
Pz = −mg cos α
+
−
→
R





Rx = 0
Ry = 0
Rz = R
= m−
→
a





max
may
maz = 0
D’où :
−
→
a





ax = 0
ay = −g sin α
az = 0
De même, le vecteur-vitesse initiale
−
−
→
V0 est tel que :
−
−
→
V0





V0x = V0 cos β
V0y = V0 sin β
V0z = 0
2- Au départ, la bille se trouve à l’origine du repère. On a donc :
−
→
V (t)





Vx (t) = V0 cos β
Vy (t) = − (g sin α) t + V0 sin β
Vz (t) = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 252
−
−
→
OM (t)





x (t) = (V0 cos β) t
y (t) = − 1
2
(g sin α) t2
+ (V0 sin β) t
z (t) = 0
3- Le temps t s’exprime en fonction de x selon la relation :
t =
x
V0 cos β
On a donc :
y = −
1
2
(g sin α)
x2
V0
2
cos2 β
+ (V0 sin β)
x
V0 cos β
Les équations qui régissent la trajectoire du mouvement de la bille sur le plan incliné sont donc :





y = − g sin α
2V0
2
cos2 β
x2
+ (tan β) x
z = 0
4- La bille atteint le point d’ordonnée maximale à l’instant tm où la composante de sa vitesse
suivant l’axe (Oy) s’annule. On a donc :
− (g sin α) tm + V0 sin β = 0
=⇒ tm =
V0 sin β
g sin α
On a donc :
H = y (t = tm) = −
1
2
(g sin α)
V0
2
sin2
β
g2 sin2
α
+ (V0 sin β)
V0 sin β
g sin α
= −
V0
2
sin2
β
2g sin α
+
V0
2
sin2
β
g sin α
D’où :
H =
V0
2
sin2
β
2g sin α
La portée D correspond à l’abscisse de la bille lorsqu’elle retombe sur l’axe (Ox), c’est-à-dire
lorsque son ordonnée s’annule. On a donc :
−
gD2
sin α
2V0
2
cos2 β
+ D tan β = 0
=⇒ −
gD sin α
2V0
2
cos2 β
+ tan β = 0
=⇒
gD sin α
2V0
2
cos2 β
= tan β =
sin β
cos β
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 253
=⇒
gD sin α
2V0
2
cos β
= sin β
=⇒ D =
2V0
2
cos β sin β
g sin α
D’où :
D =
V0
2
sin 2β
g sin α
5- La bille s’élève jusqu’à la limite du plan incliné, avant de retomber sur l’un des sommets du
rectangle. On a donc : 




H = V0
2
sin2 β
2g sin α
= `
D = V0
2
sin 2β
g sin α
= 2V0
2
cos β sin β
g sin α
= L
En faisant le rapport, on obtient :
V0
2
sin2
β
2g sin α
g sin α
2V0
2
cos β sin β
=
`
L
=⇒
sin β
4 cos β
=
`
L
=⇒
sin β
cos β
=
4`
L
=⇒ tan β =
4`
L
D’où :
β = tan−1

4`
L
‹
Application numérique :
β = tan−1

4 × 1, 955
2, 28
‹
Soit :
β = 73, 74◦
On a :
H =
V0
2
sin2
β
2g sin α
= `
=⇒ V0
2
=
2g` sin α
sin2
β
D’où :
V0 =
√
2g` sin α
sin β
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 254
Application numérique :
V0 =
√
2 × 9, 8 × 1, 955 × sin 60◦
sin 73, 74◦
Soit :
V0 = 6 m.s−1
Exercice 4.12 :
1- Le Tableau 4.2 a été completé dans le Tableau 4.3 ci-dessous :
Tableau 4.3 – Correction de l’exercice 4.12.
h (m) 2, 8 2, 5 2, 2 2 1, 8 1, 5 1, 2 1 0, 8 0, 5
V (m.s−1
) 2, 81 3, 71 4, 43 4, 85 5, 24 5, 77 6, 26 6, 57 6, 86 7, 28
h0 − h (m) 0, 2 0, 5 0, 8 1 1, 2 1, 5 1, 8 2 2, 2 2, 5
V2
(m2
.s−2
) 7, 9 13, 764 19, 625 23, 522 27, 457 33, 293 39, 187 43, 165 47, 06 53
2- La balle n’étant soumise qu’à son poids, son accélération vaut :
a = g
On sait que :
∆V2
= 2a∆x
Or, ∆x désigne la distance parourue par la balle. Dans notre cas, on a :
∆x = h0 − h
On a donc :
∆V2
= V2
− V0
2
= 2g (h0 − h)
D’où :
V2
= 2g (h0 − h) + V0
2
3- Le graphe V2
= f (h0 − h) a été représenté à la Figure 4.27.
4- D’après le tracé de la Figure 4.27, on constate que le graphe V2
= f (h0 − h) est une droite.
Son équation est donc :
V2
= α (h0 − h) + β
α et β sont des réels. Pour les déterminer, considérons le premier et le dernier point de co-
ordonnées respectives (0, 2 ; 7, 9) et (2, 5 ; 53) appartenant au graphe V2
= f (h0 − h). On a
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 255
donc : 




7, 9 = 0, 2α + β
53 = 2, 5α + β
En soustrayant membres à membres les deux égalités de ce système, on obtient :
−45, 1 = −2, 3α
=⇒ α =
−45, 1
−2, 3
= 19, 608
On a de même :
β = 7, 9 − 0, 2α
= 7, 9 − (0, 2 × 19, 6087)
= 3, 978
Une équation de la courbe obtenue est donc :
V2
= 19, 608 (h0 − h) + 3, 978 m2
.s−2
Figure 4.27 – Correction de l’exercice 4.12.
5- On a obtenu à la question 2 l’expression :
V2
= 2g (h0 − h) + V0
2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 256
Par identification des coefficients avec l’équation de la courbe, on a :





2g = 19, 608
V0
2
= 3, 978
La valeur de l’accélération de la pesanteur dans la région est donc :
g = 9, 804 m.s−2
La vitesse initiale de la balle quant à elle est :
V0 ' 2 m.s−1
Exercice 4.13 :
1- D’après la Figure 4.17, on voit que l’électron est attiré par la plaque supérieure, puisqu’il
finit par s’en rapprocher, malgré le fait qu’il a été initialement lancé vers la plaque inférieure.
La force électrique
−
→
F que l’électron subit est donc verticale et orientée vers le haut. Puisque
l’électron est chargé négativement, le champ électrique
−
→
E et la force électrique
−
→
F sont de sens
contraires.
−
→
E est donc vertical et orienté vers le bas. Par conséquent, c’est l’armature supériure
qui est chargée positivement, tandis que l’armature inférieure est chargée négativement.
−
→
F et
−
→
E ont été représentés à la Figure 4.28 ci-dessous.
Figure 4.28 – Correction de l’exercice 4.13.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 257
Le module E de
−
→
E est donné par :
E =
|U|
d
Application numérique :
E =
10
0, 2
Soit :
E = 50 V.m−1
2- Le poids de l’électron étant négligé devant la force électrique
−
→
F , le théorème du centre
d’inertie peut s’écrire :
−
→
F





Fx = 0
Fy = −F = − |qe| E = −eE
= me
−
→
a





meax
meay
D’où :
−
→
a





ax = 0
ay = − eE
me
3- Le vecteur-vitesse initiale
−
−
→
V0 de l’électron est tel que :
−
−
→
V0





V0x = V0 cos α
V0y = V0 sin α
Soit d00
la distance entre la position initiale de l’électron et l’origine O. On a :
d0
+ d00
=
1
2
d
=⇒ d00
=
1
2
d − d0
A l’instant initial, l’ordonnée de l’électron est négative et vaut −d00
.
Le vecteur-vitesse instantannée
−
→
V (t) de l’électron est donc tel que :
−
→
V (t)





Vx(t) = V0 cos α
Vy(t) = − eE
me
t + V0 sin α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 258
Le vecteur position
−
−
→
OM (t) quant à lui est tel que :
−
−
→
OM (t)





x(t) = (V0 cos α) t
y(t) = − eE
2me
t2
+ (V0 sin α) t + d0
− 1
2
d
4- De l’expression de x (t), on a :
t =
x
V0 cos α
En remplaçant dans l’expression de y (t), on obtient :
y = −
eE
2me
x2
V0
2
cos2 α
+ (V0 sin α)
x
V0 cos α
+ d0
−
1
2
d
L’équation de la trajectoire de l’électron entre les armatures est donc :
y (x) = −
eE
2meV0
2
cos2 α
x2
+ (tan α)x + d0
−
1
2
d
La dérivée y0
(x) de y (x) est quant à elle donnée par :
y0
(x) = −
eE
meV0
2
cos2 α
x + tan α
5- Lorsque l’électron atteint le point le plus bas de sa trajectoire à l’instant tm, la composante
verticale de sa vitesse s’annule. On a donc :
−
eE
me
tm + V0 sin α = 0
D’où :
tm =
meV0 sin α
eE
Application numérique :
tm =
9, 1 × 10−31
× 2 × 106
× sin 45◦
1, 6 × 10−19 × 50
Soit :
tm = 160, 866 ns
L’abscisse xm du point le plus bas de la trajectoire est donnée par :
xm = V0tm cos α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 259
Application numérique :
xm = 2 × 106
× 160, 866 × 10−9
× cos 45◦
Soit :
xm = 22, 75 cm
L’ordonnée ym du point le plus bas de la trajectoire est quant à elle donnée par :
ym = −
eExm
2
2meV0
2
cos2 α
+ xmtan α + d0
−
1
2
d
Application numérique :
ym = −
1, 6 × 10−19
× 50 × 0, 22752
2 × 9, 1 × 10−31 × (2 × 106)2
× cos2 45◦
+ 0, 2275 × tan 45◦
+0, 05 −
0, 2
2
Soit :
ym = 6, 375 cm
6- Lorsque l’électron atteint le point S à l’instant tS, son abscisse est égale à `. On a donc :
x (t = tS) = ` = V0tS cos α
D’où :
tS =
`
V0 cos α
Application numérique :
tS =
0, 5
2 × 106 × cos 45◦
Soit :
tS = 353, 553 ns
L’ordonnée yS du point du point S est donnée par :
yS = −
eE`2
2meV0
2
cos2 α
+ `tan α + d0
−
1
2
d
Application numérique :
yS = −
1, 6 × 10−19
× 50 × 0, 52
2 × 9, 1 × 10−31 × (2 × 106)2
× cos2 45◦
+ 0, 5 × tan 45◦
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 260
+0, 05 −
0, 2
2
Soit :
yS = −9, 945 cm
7- L’équation de la tangente (T) à la trajectoire au point S est donnée par :
y = y0
(x = `) (x − `) + y (x = `)
D’où :
(T) : y =

−
eE`
meV0
2
cos2 α
+ tan α
‹
(x − `) + yS
L’abscisse xI du point d’intersection I entre (T) et l’axe (Ox) est tel que :

−
eE`
meV0
2
cos2 α
+ tan α
‹
(xI − `) + yS = 0
=⇒ xI − ` = −
yS
− eE`
meV0
2
cos2 α
+ tan α
D’où :
xI = ` −
yS
− eE`
meV0
2
cos2 α
+ tan α
Application numérique :
xI = 0, 5 −
−0, 09945
− 1,6×10−19×50×0,5
9,1×10−31×(2×106)
2
×cos2 45◦
+ tan 45◦
xI = 41, 697 cm
8- La vitesse
−
−
→
VS de l’électron en S est telle que :
−
−
→
VS





VSx = V0 cos α
VSy = − eEtS
me
+ V0 sin α
Application numérique :
−
−
→
VS





VSx = 2 × 106
× cos 45◦
VSy = − 1,6×106×50×353,553×10−9
me
+ 2 × 106
× sin 45◦
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 261
Soit :
−
−
→
VS





VSx = 1, 414 × 106
m.s−1
VSy = −1, 694 × 106
m.s−1
Le module VS de
−
−
→
VS est donné par :
VS =
È
VSx
2
+ VSy
2
Application numérique :
VS =
È
(1, 414 × 106)2
+ (−1, 694 × 106)2
VS = 2, 206 × 106
m.s−1
L’angle β que fait la vitesse
−
−
→
VS avec l’horizontale est donné par :
tan β =
VSy
VSx
D’où :
β = tan−1

VSy
VSx
‹
Application numérique :
β = tan−1

−1, 694
1, 414
‹
Soit :
β = 50, 14◦
9- Soit O0
le point d’abscisse ` situé sur l’axe des abscisses. On a :
IP0 = IO0
+ O0
P0 = IO0
+ D
Or, on a :
OO0
= ` = OI + IO0
= xI + IO0
=⇒ IO0
= ` − xI
On a donc :
IP0 = D + ` − xI
Application numérique :
IP0 = 0, 3 + 0, 5 − 0, 41697
Soit :
IP0 = 38, 303 cm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 262
On a de même :
tan β =
PP0
IP0
D’où :
PP0 = IP0 tan β
Application numérique :
PP0 = 0, 38303 × tan 50, 14◦
Soit :
PP0 = 45, 88 cm
Exercice 4.14 :
1- Le proton a une charge qp = e positive. On constate qu’il est attiré par l’armature verticale
droite. la force
−
→
F1 est donc horizontale et orientée vers la droite. Il en est donc de même pour le
champ électrique
−
→
E1 . L’armature de gauche est donc chargée positivement, tandis que celle de
droite est chargée négativement. On constate également que le proton est attiré par l’armature
horizontale supérieure. Par conséquent, la force électrique
−
→
F2 et le champ électrique
−
→
E2 sont
verticaux et orientés vers le haut. L’amature inférieure est donc chargée positivement, alors que
l’armature supérieure est chargée négativement.
−
→
F1 ,
−
→
F2 ,
−
→
E1 et
−
→
E2 ont été représentés à la
Figure 4.29 ci-dessous.
Figure 4.29 – Correction de l’exercice 4.14.
2- Le poids du proton étant négligé, du théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire :
1
2
mpV0
2
= F1d1
= eE1d1
= eU
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 263
=⇒ V0
2
=
2eU
mp
D’où :
V0 =
Ê
2eU
mp
3- Le théorème du centre d’inertie entre les armatures horizontales peut s’écrire :
−
→
F2





F2x = 0
F2y = eU
d2
= mp
−
→
a





mpax
mpay
D’où :
−
→
a





ax = 0
ay = eU
mpd2
Le vecteur vitesse intiale
−
−
→
V0 du proton étant horizontal, la vitesse instantannée
−
→
V (t) du
proton entre les armatures horizontales est telle que :
−
→
V (t)





Vx (t) = V0
Vy (t) = eU
mpd2
t
D’où :
−
→
V (t)







Vx (t) =
È 2eU
mp
Vy (t) = eU
mpd2
t
Le vecteur position
−
−
→
OM (t) est quant à lui tel que :
−
−
→
OM (t)







x (t) =
€È 2eU
mp
Š
t
y (t) = eU
2mpd2
t2
4- De l’expression de x(t), on a :
t =
x
È
2eU
mp
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 264
On a donc :
y =
eU
2mpd2
x2
2eU
mp
=
eU
2mpd2
mpx2
2eU
L’équation de la trajectoire du proton est donc :
y =
1
4d2
x2
5- Lorsque le proton se trouve à la sortie du condensateur, son abscisse est égale à `, et son
ordonnée est telle que :
y (x = `) =
`2
4d2
Pour que le proton puisse sortir du condensateur sans percuter l’armature supérieure, on doit
avoir la condition :
y (x = `) 
d2
2
=⇒
`2
4d2

d2
2
=⇒ `2
 2d2
2
=⇒ `  d2
√
2
D’où :
`m = d2
√
2
Application numérique :
`m = 0, 3536 ×
√
2
Soit :
`m = 50 cm
Exercice 4.15 :
1- La d.d.p. VM − VN étant positive, l’armature (M) est chargée positivement, tandis que l’ar-
mature (N) est chargée négativement. Le champ électrique
−
→
E régnant entre les deux armatures
est donc horizontal et orienté vers la droite. Ce champ à été représenté à la Figure 4.30.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 265
Figure 4.30 – Correction de l’exercice 4.15.
Le module E de
−
→
E est donné par :
E =
|U|
d
Application numérique :
E =
|10 × 103
|
0, 4
Soit :
E = 25 kV.m−1
2- Les forces extérieures qui agissent sur la boule sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La force électrique
−
→
F .
Ces forces ont été représentées à la Figure 4.30.
3- Du théorème du centre d’inertie, on peut écrire :
−
→
P





0
mg
+
−
→
F





− |q| E
0
= m−
→
a





max
may
D’où :
−
→
a





ax = − |q|E
m
ay = g
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 266
4- La vitesse initiale
−
−
→
V0 étant verticale, on a :
−
→
V (t)





Vx(t) = − |q|E
m
t
Vy(t) = gt + V0
On a de même :
−
−
→
OM (t)





x(t) = − |q|E
2m
t2
y(t) = 1
2
gt2
+ V0t
5- De l’expression de x(t), on a :
t2
= −
2mx
|q| E
=⇒ t =
Ê
−
2mx
|q| E
En remplaçant dans l’expression de y(t), on a donc :
y = −
1
2
g
2mx
|q| E
+ V0
Ê
−
2mx
|q| E
L’équation de la trajectoire de la boule est donc :
y = −
mg
|q| E
x + V0
Ê
−
2m
|q| E
x
6- On a obtenu précédemment l’équation horaire :
y (t) =
1
2
gt2
+ V0t
Le temps t vérifie donc l’équation du second degré :
g
2
t2
+ V0t − y = 0
Le discriminant ∆ de cette équation est :
∆ = V0
2
− 4

−
g
2
× y

= V0
2
+ 2gy
On a donc :
t =
−V0 ±
p
V0
2
+ 2gy
g
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 267
Or, le temps est positif. On a donc finallement :
t =
p
V0
2
+ 2gy − V0
g
On a de même :
x(t) = −
|q| E
2m
t2
D’où :
x (y) = −
|q| E
2mg2
È
V0
2
+ 2gy − V0
2
7- A la sortie du condensateur, l’ordonnée de la boule est égale à `. Pour qu’elle puisse sortir
du condensateur sans percuter l’une des armatures (cette armature est en réalité l’armature
(M), puisque la boule est attirée par elle), on doit avoir la condition :
−x (y = `) 
d
2
=⇒ x (y = `)  −
d
2
=⇒ −
|q| E
2mg2
È
V0
2
+ 2g` − V0
2
 −
d
2
=⇒
|q| E
mg2
È
V0
2
+ 2g` − V0
2
 d
=⇒
È
V0
2
+ 2g` − V0
2

mdg2
|q| E
=⇒
È
V0
2
+ 2g` − V0  g
Ê
md
|q| E
=⇒
È
V0
2
+ 2g`  g
Ê
md
|q| E
+ V0
=⇒ V0
2
+ 2g` 
mdg2
|q| E
+ V0
2
+ 2V0g
Ê
md
|q| E
=⇒ 2g` 
mdg2
|q| E
+ 2V0g
Ê
md
|q| E
=⇒ 2V0g
Ê
md
|q| E
 2g` −
mdg2
|q| E
=⇒ V0 
2g` − mdg2
|q|E
2g
È
md
|q|E
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 268
D’où :
V0m =
2g` − mdg2
|q|E
2g
È md
|q|E
Application numérique :
V0m =
2 × 9, 8 × 0, 9 − 0,8×0,4×9,82
|−2×10−3|×25×103
2 × 9, 8 ×
È 0,8×0,4
|−0,2×10−3|×25×103
Soit :
V0m = 2, 318 m.s−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 269
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 4.1 :
Dans le repère (O ; x ; y), notons x1 (t) l’abscisse de l’avant de la fourgonnette à une date t et
y2 (t) l’ordonnée de l’avant de la mobylette à cette date. A la date t = 0, on a :
x1 (t = 0) = d1 et y2 (t = 0) = d2
La fourgonnette roule avec une vitesse constante mais contraire au sens de l’axe (Ox), et la mo-
bylette roule avec une vitesse constante mais contraire au sens de l’axe (Oy). Les accélérations
sont donc nulles, et les équations horaires s’écrivent :
x1 (t) = −V1t + d1
y2 (t) = −V2t + d2
Pour que la mobylette passe devant la fourgonnette sans être heurtée, il faut que la mobylette
soit déja passée lorsque l’avant de la fourgonnette arrive, au niveau du point O, de telle manière
que l’arrière de la mobylette ne puisse pas être en contact avec la fourgonnette. Notons t1 la
date à laquelle l’avant de la fourgonnette atteint le point O. On a ainsi :
x1 (t1) = −V1t1 + d1 = 0
=⇒ t1 =
d1
V1
=⇒ y2 (t1) = −V2t1 + d2
= −
d1V2
V1
+ d2
Pour que la mobylette passe devant la fourgonnette sans être heurtée, on doit avoir :
y2 (t1)  −

L2 +
`
2
‹
=⇒ −
d1V2
V1
+ d2  −L2 −
`
2
=⇒
d1V2
V1
− d2  L2 +
`
2
=⇒ V2 
V1 L2 + `
2
+ d2

d1
Pour que la mobylette passe derrière la fourgonnette sans l’heurter, il faut que la mobylette ne
soit pas encore passée lorsque l’arrière de la fourgonnette se trouve au niveau du point O, de
telle manière que l’avant de la mobylette ne puisse pas être en contact avec la fourgonnette.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 270
Notons t2 la date à laquelle l’arrière de la fourgonnette atteint le point O. On a ainsi :
x1 (t2) = −V1t2 + d1 = −L1
=⇒ t2 =
d1 + L1
V1
=⇒ y2 (t2) = −V2t2 + d2
= −
V2 (d1 + L1)
V1
+ d2
Pour que la mobylette passe derrière la fourgonnette sans l’heurter, on doit avoir :
y2 (t2) 
`
2
=⇒ −
V2 (d1 + L1)
V1
+ d2 
`
2
=⇒
V2 (d1 + L1)
V1
− d2  −
`
2
=⇒ V2 
V1 d2 − `
2

d1 + L1
On a donc :
V2min =
V1 L2 + `
2
+ d2

d1
V2max =
V1 d2 − `
2

d1 + L1
Applications numériques :
V2min =
72 × 1, 5 + 1
2
+ 22

16
V2max =
72 × 22 − 1
2

16 + 2
Pour que la mobylette passe devant la fougonnette sans être heurtée, la vitesse V2
de la mobylette doit donc au moins dépasser la valeur V2min = 108 km.h−1
. Et pour
que la mobylette passe derrière la fourgonnette sans l’heurter, la vitesse V2 de la
mobylette doit au plus être inférieure à la valeur V2max = 86 km.h−1
.
Evaluation 4.2 :
Notons respectivement par x1 (t) et x2 (t) les abscisses à une date t de l’avant et de l’arrière du
chariot. Puisque la vitesse du chariot est constante, et qu’elle est orientée dans le sens contraire
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 271
de l’axe (Ox), les équations horaires s’écrivent :
x1 (t) = −Vt + D
x2 (t) = −Vt + D + `
Lorsque la bille est projetée, elle se déplace dans l’air en étant soumise à son poids. Notons
x (t) et y (t) les coordonnées de la bille à un instant t. On a :





x (t) = V0 cos α (t − τ)
y (t) = − g
2
(t − τ)2
+ V0 sin α (t − τ) + H
Notons th la date à laquelle la bille se trouve à l’altitude h du sol. Pour qu’elle puisse entrer
dans le chariot, son abscisse à cet instant doit être comprise entre les abscisses de l’avant et de
l’arrière du chariot. On doit donc avoir la condition :
x1 (th)  x (th)  x2 (th)
th vérifie l’équation :
y (th) = −
g
2
(th − τ)2
+ V0 sin α (th − τ) + H = h
Posons :
Th = th − τ
On a donc :
−
g
2
Th
2
+ V0 sin αTh + H = h
=⇒ gTh
2
− 2V0 sin αTh − 2 (H − h) = 0
Le discriminant ∆ de cette équation vaut :
∆ = 4V0
2
sin2
α + 4g (H − h)
On a donc :
Th =
V0 sin α ±
È
V0
2
sin2
α + g (H − h)
g
Or, H  h, et Th doit être positif. On a donc :
Th =
V0 sin α +
È
V0
2
sin2
α + g (H − h)
g
Ainsi, on a :
−Vth + D  V0 cos α (th − τ)  −Vth + D + `
=⇒ −VTh − Vτ + D  V0 cos αTh  −VTh − Vτ + D + `
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 272
=⇒ −Vτ  V0 cos αTh + VTh − D  −Vτ + `
On a donc :
τ 
D − Th (V + V0 cos α)
V
τ 
D + ` − Th (V + V0 cos α)
V
D’où :
τmin =
D −
(V+V0 cos α)
h
V0 sin α+
√
V0
2
sin2
α+g(H−h)
i
g
V
τmax =
D + ` −
(V+V0 cos α)
h
V0 sin α+
√
V0
2
sin2
α+g(H−h)
i
g
V
Applications numériques :
τmin =
2 −
(0,5+1×cos 45◦)×
h
1×sin 45◦+
√
12×sin2
45◦+9,8×(1−0,5)
i
9,8
0, 5
τmax =
2 + 0, 3 −
(0,5+1×cos 45◦)×
h
1×sin 45◦+
√
12×sin2
45◦+9,8×(1−0,5)
i
9,8
0, 5
Pour que la bille puisse entrer dans le chariot, le dispositif doit donc être déclenché
au minimum après la date τmin = 3, 26 s et au maximum avant la date τmax = 3, 86 s.
Evaluation 4.3 :
Les charges du proton et de l’électron sont égales en valeur absolue et correspondent à la charge
élémentaire e. Si on applique entre les armatures une tension positive U = VM − VN, le proton
et l’électron sont soumis à des forces électriques verticales de même module F donné par :
F =
eU
d
Notons xp (t) et yp (t) les coordonnées du proton à un instant t, et Notons xe (t) et ye (t) les
coordonnées de l’électron au même instant. On a :





xp (t) = (V cos α) t
yp (t) = − eU
2mpd
t2
+ (V sin α) t





xe (t) = − (V cos α) t + L
ye (t) = eU
2med
t2
− (V sin α) t
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 4. MOUVEMENTS À ACCÉLÉRATION CONSTANTE 273
Pour que l’électron et le proton puissent entrer en collision, il doit exister une date tc telle que :





xp (tc) = xe (tc)
yp (tc) = ye (tc)
=⇒





(V cos α) tc = − (V cos α) tc + L
− eU
2mpd
tc
2
+ (V sin α) tc = eU
2med
tc
2
− (V sin α) tc
=⇒





2 (V cos α) tc = L
eU
2d
€
1
mp
+ 1
me
Š
tc
2
= 2 (V sin α) tc
=⇒





tc = L
2V cos α
eU
2d
€
1
mp
+ 1
me
Š
tc = 2V sin α
=⇒







tc = L
2V cos α
tc = 4dV sin α
eU

1
mp
+ 1
me

On doit donc avoir :
4dV sin α
eU
€
1
mp
+ 1
me
Š =
L
2V cos α
=⇒ U

1
mp
+
1
me
‹
=
4dV2
sin (2α)
L
D’où :
U =
4dV2
sin (2α)
eL
€
1
mp
+ 1
me
Š
Application numérique :
U =
4 × 0, 2 × (106
)
2
× sin (2 × 30◦
)
1, 6 × 10−19 × 0, 5 ×
€
1
1,67×10−27 + 1
9,1×10−31
Š
Pour que le proton et l’électron puissent entrer en collision, on doit donc établir
entre les armatures une tension positive U = VM − VN = 7, 87 V.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 274
Chapitre 5
Mouvements circulaires uniformes
C’est pourquoi, ceignez les reins de votre entendement, soyez sobres, et ayez une entière
espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra.
1 Pierre 1 : 13
5.1 Caractéristiques d’un mouvement circulaire uniforme
5.1.1 Généralités
On dit qu’un mobile effectue un mouvement circulaire uniforme dans un référentiel
galiléen lorsque ce mobile se déplace le long d’une trajectoire en forme d’un cercle ou d’un arc
de cercle avec une vitesse dont le module reste constant. Il est très important de souligner que
c’est le module de la vitesse qui reste constant, mais pas le vecteur-vitesse lui-même. En effet,
au cours d’un mouvement circulaire uniforme, le vecteur-vitesse est à chaque fois tangent à la
trajectoire circulaire, ce qui implique donc que sa direction et son sens changent constamment.
Considérons à la Figure 5.1 ci-dessous un solide en mouvement de translation circulaire,
son centre d’inertie G effectuant un mouvement circulaire uniforme.
Figure 5.1 – Mouvement circulaire uniforme d’un solide de centre d’inertie G.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 275
Notons
−
→
V (t) le vecteur-vitesse du point G à un instant t. On a :
−
→
V (t) = V = constante ∀ t  0 (5.1)
Soit −
→
a (t) le vecteur-accélération du centre d’inertie G du solide à l’instant t. Le mouvement
étant uniforme, le produit scalaire entre −
→
a (t) et
−
→
V (t) est nul à tout instant t. On a donc :
−
→
a (t) ·
−
→
V (t) = 0 ∀ t  0 (5.2)
−
→
a (t) et
−
→
V (t) sont donc orthogonaux, c’est-à-dire que leurs directions sont perpendiculaires.
Or, le vecteur-vitesse
−
→
V est tangent à la trajectoire circulaire. Par conséquent, le vecteur-
accélération −
→
a est quant à lui dirigé suivant le rayon du cercle au point considéré. Il est de plus
orienté vers le centre C du cercle, appelé centre de courbure. On dit donc que l’accélération
est centripète. Soit m la masse du solide considéré, et
−
→
F la résultante des forces extérieures
qu’il subit au cours de son mouvement. La deuxième loi de Newton peut s’écrire :
−
→
F = m−
→
a
−
→
F et −
→
a sont donc colinéaires et de même sens. Par conséquent,
−
→
F est également centripète.
5.1.2 Paramètres d’un mouvement circulaire uniforme
Le repère le plus convenable pour étudier un mouvemnt circulaire uniforme est le repère de
Frenet. L’accélération −
→
a étant centripète, elle n’a qu’une composante normale. Sa composante
tangentielle est donc nulle. Dans la base de Frenet (−
→
τ ; −
→
n ), on peut donc écrire :
−
→
a = −
→
an = an
−
→
n (5.3)
−
→
aτ = aτ
−
→
τ =
−
→
0 (5.4)
Soit r le rayon de courbure de la trajectoire circulaire, c’est-à-dire le rayon du cercle décrit
par G au cours du mouvement. Le module a de l’accélération −
→
a est donné par :
a = an =
V2
r
(5.5)
Puisque G décrit un cercle (ou un arc de cercle), on peut introduire la vitesse angulaire ω avec
laquelle il tourne autour du centre de courbure (le centre du cercle). On a :
V = ωr (5.6)
Le module a de l’accélération peut donc encore s’écrire :
a = ω2
r (5.7)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 276
On définit la période de révolution T comme étant la durée pendant laquelle le point G
effectue un tour complet. Le mouvement étant uniforme, la vitesse est égale au quotient de la
distance parcourue par le temps. Or, lorsque G a effectué un tour complet, il a parcouru une
distance égale à la circonférence de sa trajectoire circulaire, soit 2πr. On a donc :
V = ωr =
2πr
T
D’où :
T =
2πr
V
=
2π
ω
(5.8)
La période T a la dimension d’un temps et son unité SI est donc la seconde (s).
5.2 Application des lois de Newton à quelques mouvements circu-
laires uniformes
Dans ce qui suit, en utilisant les lois de Newton, nous allons résoudre certains problèmes
faisant intervenir des solides effectuant des mouvements circulaires uniformes.
5.2.1 Pendule conique
Considérons à la Figure 5.2 ci-dessous une boule ponctuelle de masse m fixée à l’extrémité
d’un fil inextensible de longueur ` dont l’autre extrémité est fixée à une tige verticale connectée
à un moteur. Lorsqu’on fait tourner le moteur avec une vitesse angulaire constante ω autour de
l’axe vertical (∆) qui coïncide avec la tige, la boule se met à tourner à vitesse constante autour
de cet axe (∆) en décrivant un cercle de rayon r dont le centre C appartient à (∆). Pendant
le mouvement, le fil est écarté d’un angle α  90° par rapport à la verticale. Le système formé
par la boule et le fil est appelé pendule conique, car il décrit un cône de révolution.
Figure 5.2 – Pendule conique.
Le mouvement de la boule est circulaire uniforme, et son rayon de courbure r s’exprime par :
r = ` sin α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 277
Le module V de la vitesse de la boule est donné par :
V = ωr = ω` sin α
Le module a de l’accélération centripète −
→
a est quant à lui donné par :
a = ω2
` sin α
Les deux forces qui s’exrçent sur la boule pendant son mouvement sont son poids
−
→
P et la
tension
−
→
T du fil. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
P





0
−mg
+
−
→
T





T sin α
T cos α
= m−
→
a





mω2
` sin α
0
L’intensité T de la tension du fil est donc donnée par :
T = mω2
` (5.9)
L’angle α est tel que :
−mg + T cos α = 0
=⇒ mω2
` cos α = mg
D’où :
cos α =
g
ω2`
(5.10)
Ainsi, l’angle α dont s’écarte le système ne dépend pas de la masse de la boule.
5.2.2 Mouvement d’un satellite en orbite autour de la Terre
Considérons à la Figure 5.3 un satellite de masse m dont le centre d’inertie G effectue un
mouvement circulaire uniforme autour de la Terre de masse MT et de rayon RT. Soit h l’altitude
à laquelle tourne le satellite. Le rayon de courbure r de la trajectoire de G est donné par :
r = RT + h
Tout au long du mouvement, le satellite n’est soumis qu’à la force de gravitation centripète
−
→
Fh . Notons −
→
gh le champ de gravitation créé par la Terre à l’altitude où se trouve le satellite.
Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
Fh = m−
→
gh = m−
→
a
Le module a de l’accélération de G est donc :
a = gh =
GMT
(RT + h)2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 278
Figure 5.3 – Satellite en orbite autour de la Terre.
Le module V de la vitesse est donné par :
V =
p
a(RT + h) =
Ê
GMT
RT + h
La vitesse angulaire ω est donnée par :
ω =
V
RT + h
=
Ê
GMT
(RT + h)3
La période de révolution T est quant à elle donnée par :
T =
2π
ω
= 2π
Ê
(RT + h)3
GMT
En élevant la relation ci-dessus au carré, on obtient :
T2
= 4π2 (RT + h)3
GMT
On obtient donc la relation ci-dessous traduisant la troisième loi de Kepler ou loi des
périodes, relative aux mouvements des planètes et des corps célestes :
T2
(RT + h)3 =
4π2
GMT
= constante (5.11)
Il arrive parfois que l’on souhaite qu’un satellite tourne autour de la Terre en restant toujours
au-dessus d’une même région. Pour cela, la période de révolution T du satellite doit être égale à
la période de rotation T0 de la Terre autour de l’axe qui relie son pôle Nord et son pôle Sud. Le
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 279
satellite doit pour cela se trouver dans le plan équatorial de la Terre. La période de rotation
T0 de la Terre correspond à la durée moyenne du jour (jour sidéral) et vaut :
T0 = 1 jour sidéral = 23 h 56 min 4 s = 86 164 s (5.12)
Un satellite en orbite autour de la Terre, dans son plan équatorial, et tournant avec la même
vitesse angulaire que la Terre est qualifié de satellite géostationnaire. On peut déterminer
l’altitude hg par rapport à la surface de la Terre à laquelle devrait se situer un satellite pour
qu’il soit géostationnaire en se servant de la troisième loi de Kepler :
T0
2
(RT + hg)3 =
4π2
GMT
=⇒ (RT + hg)3
=
GMTT0
2
4π2
D’où :
hg =
3
Ê
GMTT0
2
4π2
− RT (5.13)
Les satellites géostationnaires sont beaucoup utilisés dans le domaine des Télécommunications,
mais aussi en Astronomie pour observer les planètes et les corps qui peuplent l’espace.
5.2.3 Mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétique
Considérons à la Figure 5.4 ci-dessous une particule ponctuelle de masse m et de charge
électrique q qui pénètre avec une vitesse horizontale dans une région où règne un champ ma-
gnétique uniforme
−
→
B perpendiculaire au plan de la feuille et de module B.
Figure 5.4 – Particule chargée dans un champ magnétique uniforme.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 280
Supposons que la masse de la particule soit très faible, de telle sorte que son poids puisse être
négligé devant la force magnétique de Lorentz
−
→
F qu’elle subit. Notons
−
→
V le vecteur-vitesse de la
particule en un point de la région où règne le champ magnétique, et −
→
a son vecteur-accélération.
Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
F = m−
→
a = q
−
→
V ∧
−
→
B
La relation ci-dessus montre que la force que subit la particule et son vecteur-accélération −
→
a
sont contenus dans le plan perpendiculaire au plan formé par les vecteurs
−
→
V et
−
→
B . Ainsi, −
→
a
et
−
→
V sont toujours orthogonaux. Le mouvement de la particule est donc plan et uniforme.
Le module V de sa vitesse est donc constant. Soit r le rayon de courbure de la trajectoire. Le
module a de l’accélération de la particule est tel que :
a =
V2
r
=
|q| VB
m
D’où :
r =
mV
|q| B
(5.14)
On se rend compte que le rayon de courbure est constant. La trajectoire est donc un cercle. Par
conséquent, le mouvement de la particule est circulaire uniforme. Soit ` la largeur de la région
où règne le champ magnétique
−
→
B . Généralement, ` et r sont très faibles, et on peut confondre
la longueur de l’arc de cercle décrit par la particule avec la largeur `. On peut donc exprimer
la déviation angulaire α par :
α '
`
r
=
|q| `B
mV
(5.15)
α aussi est très faible, et dans la relation ci-dessus, il se donne en radian (rad). A la sortie de la
région où règne le champ magnétique, la particule continu son mouvement en ligne droite avec
une vitesse inclinée de l’angle α. Soit I le point d’intersection entre les directions des vitesses
de la particule à l’entrée et à la sortie de la région où règne le champ magnétique. Si un écran
vertical est placé à la distance D = IP0 de I, on peut déterminer la déflexion magnétique
PP0 sur cet écran. On a :
tan α ' α =
|q| `B
mV
=
PP0
D
D’où :
PP0 =
|q| `DB
mV
(5.16)
Les applications de la déflexion magnétique sont nombreuses. Elle est exploitée dans certains
appareils tels que le spectrographe de masse, le cyclotron, le synchrotron, ou même
dans certains téléviseurs. Elle est aussi largement utilisée en physique nucléaire pour dévier les
particules de hautes énergies.
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CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 281
Exercices
On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2
.
Exercice 5.1 :
A la Figure 5.5 ci-dessous, un disque homogène de rayon r = 2 m tourne autour d’un axe
vertical (∆) passant par son centre avec une vitesse angulaire constante ω. Un garçon de
masse M = 50 kg est placé au milieu d’un rayon du disque, en tenant l’extrémité d’un câble
inextensible, perpendiculaire à une barre solide qui coïncide avec l’axe (∆), et dont l’autre
extrémité est fixée à cette barre. Le garçon est immobile sur le disque.
Figure 5.5 – Exercice 5.1.
1- Faire le bilan des forces extérieures qui s’exercent sur le garçon, et les représenter.
2- Déterminer l’expression du module a de l’accélération du garçon et en déduire l’expression
de la tension T du câble.
3- Sachant que la tension maximale que peut supporter le câble est Tm = 1, 25 kN, déterminer
la vitesse maximale ωm avec laquelle peut tourner le disque sans que le câble ne rompe.
Exercice 5.2 :
A la Figure 5.6, une boule ponctuelle de masse m est accrochée aux extrémités de deux
fils inextensibles et de masses négligeables, de longueurs respectives `1 = 60 cm et `2 = 80 cm.
Les autres extrémités des fils sont fixées aux deux extrémités d’une tige verticale de longueur
L = OA = 1 m. A l’aide d’un moteur connecté à la tige, on fait tourner cette dernière autour
d’elle même avec une vitesse angulaire constante ω. Au cours du mouvement, les deux fils sont
écartés par rapport à la verticale des angles respectifs α et β.
1- Faire le bilan des forces extérieures subies par la boule et les représenter.
2- Déterminer les valeurs de α et β et en déduire le rayon de courbure r de la trajectoire.
3- Exprimer les modules T1 et T2 des tensions respectives du fil supérieur et du fil inférieur.
4- En déduire la valeur minimale ωm que doit dépasser ω pour que le fil inférieur soit tendu.
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CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 282
Figure 5.6 – Exercice 5.2.
Exercice 5.3 :
A la Figure 5.7 ci-dessous, un solide de masse m = 2 kg est fixé à l’extrémité d’un ressort de
masse négigeable, de raideur k = 100 N.m−1
et de longueur à vide `0 = 39, 2 cm. On fait passer
une tige de masse négligeable le long de l’axe du ressort, de telle sorte que la tige supporte le
solide. On fixe ensuite l’autre extrémité du ressort à une autre tige connectée à un moteur. Le
moteur fait tourner la tige autour de son axe vertical avec une vitesse angulaire constante ω,
et le ressort s’allonge et s’écarte de la verticale d’un angle α = 60°. Les frottements de la tige
sur le solide seront négligés.
Figure 5.7 – Exercice 5.3.
1- Faire le bilan des forces extérieures qui agissent sur le solide et les représenter.
2- Exprimer l’accélération a du solide en fonction de ω, α et la longueur ` du ressort.
3- Exprimer les modules respectifs T et R de la tension du ressort et de la réaction de la tige
en fonction de m, g, ` et α.
4- Exprimer la longueur ` du ressort en fonction de m, g, k, `0, ω et α.
5- Calculer la valeur maximale ωm à laquelle la vitesse angulaire ω devrait être inférieure pour
que le module de la réaction de la tige reste strictement positif. En déduire la valeur maximale
`m à laquelle la longueur du ressort doit être inférieure.
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CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 283
Exercice 5.4 :
A la Figure 5.8 ci-dessous, une voiture de masse totale M = 4 t se déplace avec une vitesse
constante V = 30 km.h−1
sur un virage circulaire incliné à l’horizontale d’un petit angle α = 10°.
Les frottements sont négligés.
Figure 5.8 – Exercice 5.4.
1- Faire le bilan des foces extérieures qui s’exerçent sur la voiture et les représenter.
2- Calculer l’accélération a de la voiture, et en déduire le rayon de courbure r de la trajectoire.
3- Déterminer l’intensité de la réaction du virage sur la voiture.
Exercice 5.5 :
A la Figure 5.9 ci-dessous, une moto roule sur un virage circulaire horizontal avec une vitesse
constante V = 36 km.h−1
tel que le rayon de courbure de la trajectoire de son centre d’inertie
G soit r = 50 m. Pour ne pas déraper, le conducteur incline la moto d’un angle α par rapport
à la verticale. Dans cette configuration, tout se passe comme si le système de masse totale
M = 250 kg était en équilibre (on parle d’équilibre relatif) sous l’action de son poids
−
→
P , de
la réaction normale
−
−
→
RN du virage, de la force de frottement
−
→
f exercée sur les roues dirigée
suivant le rayon de courbure, et d’une force
−
→
F appelée force d’inertie qui s’exprime en fonction
de l’accélération centripète −
→
a par
−
→
F = −M−
→
a . On désigne par (∆) l’axe horizontal passant
par les deux points de contact des roues avec le virage.
Figure 5.9 – Exercice 5.5.
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CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 284
1- Représenter toutes les forces qui agissent sur le système à l’équilibre relatif.
2- Déterminer le module a de −
→
a et en déduire l’intensité de la force d’inertie
−
→
F .
3- Déterminer les intensités de
−
−
→
RN et de
−
→
f .
4- Déterminer la valeur de l’angle α.
Exercice 5.6 :
A la Figure 5.10 ci-dessous, un satellite (1) de masse m1 orbite à l’altitude h1 autour de la
planète Mars de masse MM = 6, 39 × 1023
kg et de rayon RM = 3389, 5 km. Au même moment,
un autre satellite (2) de masse m2 orbite à une altitude h2 autour de la Terre (dans son plan
équatorial) de masse MT = 5, 972 × 1024
kg et de rayon moyen RT = 6371 km.
Figure 5.10 – Exercice 5.6.
1- Représenter les forces gravitationnelles
−
→
F1 et
−
→
F2 qui s’exerçent sur les deux satellites et
exprimer leurs modules.
2- Exprimer les modules a1 et a2 des accélérations respectives des deux satellites.
3- En déduire les expressions de leurs vitesses V1 et V2, leurs vitesses angulaires ω1 et ω2, ainsi
que leurs périodes T1 et T2.
4- Exprimer h2 en fonction de h1 pour que les deux satellites soient synchrones, c’est-à-dire
pour qu’ils aient la même période.
5- Les satellites étant synchrones, calculer h2 si h1 = 16 623, 22 km, et en déduire les périodes
des deux satellites. Sachant qu’un jour sidéral vaut 23 heures 56 minutes et 4 secondes, vérifier
que le satellite (2) est géostationnaire.
Exercice 5.7 :
Un satellite orbite autour de la planète Uranus de masse MU et dont le rayon moyen vaut
RU = 25 362 km. En fonction de l’altitude h du satellite par rapport à la surface de la planète,
on mesure sa période de révolution T. Les données ont été regroupées dans le Tableau 5.1.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 285
Tableau 5.1 – Exercice 5.7.
h (km) 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000
T (s) 17 363, 5 25 246 34 013, 3 43 633, 5 54 020, 7 65 122, 2
(RU + h)3
(1022
m3
)
T2
(108
s2
)
1- Compléter le Tableau 5.1 ci-dessus.
2- Exprimer T2
en fonction de (RU + h)3
.
3- Tracer le graphe T2
= f
”
(RU + h)3
—
. Echelle : 1 cm −→ 6 × 1022
m3
et 1 cm −→ 4 × 108
s2
.
4- Déterminer une équation de la courbe obtenue.
5- En déduire la valeur expérimentale de la masse MU de la planète Uranus.
Exercice 5.8 :
On considère à la Figure 5.11 ci-dessous un spectrographe qui produit dans sa chambre d’ioni-
sation un ion sulfure 32
S2−
de masse m0 = 32 u (1 u = 1, 66 × 10−27
kg) et deux de ses isotopes
x1
S2−
et x2
S2−
de masses respectives m1 = x1u et m2 = x2u, avec x2  x1  32. A la sortie de
la chambre d’ionisation, les trois ions pénètrent avec une vitesse quasi-nulle dans la chambre
d’accélération de largeur ` dans laquelle règne un champ électrique
−
→
E horizontal et où est
établie une différence de potentiel U = 2000 V. A la sortie de cette chambre, les ions pénètrent
dans la chambre de déviation où règne un champ magnétique
−
→
B de module B = 198, 26 mT.
Les ions finissent leurs mouvements sur un collecteur, tel que la distance sur le collecteur entre
le point d’impact de l’ion 32
S2−
et celui de l’ion x1
S2−
est d1 = 4 mm, tandis que la distance
entre le point d’impact de l’ion x1
S2−
et celui de l’ion x2
S2−
est d2 = 7, 7 mm. Les poids des ions
seront négligés devant les autres forces.
Figure 5.11 – Exercice 5.8.
1- Représenter le sens du champ électrique
−
→
E et celui du champ magnétique
−
→
B .
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 286
2- Montrer que les ions sortent de la chambre d’accélération avec la même énergie cinétique Ec
que l’on exprimera.
3- Exprimer les vitesses respectives V0, V1 et V2 des trois ions à la sortie de la chambre
d’accélération.
4- Montrer que chaque ion effectue un mouvement circulaire uniforme dans la chambre de
déviation, et calculer les rayons de courbure respectifs r0, r1 et r2 des ions.
5- En déduire les nombres de masse x1 et x2 des deux isotopes.
Exercice 5.9 :
Un proton de masse mp = 1, 67 × 10−27
kg est accéléré sans vitesse initiale dans une chambre
où est établie une différence de potentiel U = 1056, 8 V. A la sortie de cette chambre, le proton
subit une déviation circulaire dans une chambre de largeur ` = 1, 23 mm où règne un champ
magnétique
−
→
B de module B = 200 mT. A la sortie de la chambre de déviation, le proton n’est
plus soumis à aucune force et continu son mouvement en ligne droite et à vitesse constante. Il
est receuilli sur un écran vertical placé à la distance d = 5 mm de la sortie de la chambre de
déviation comme illustré à la Figure 5.12 ci-dessous.
Figure 5.12 – Exercice 5.9.
1- Représenter le champ électrique
−
→
E qui règne dans la chambre d’accélération ainsi que le
champ magnétique
−
→
B dans la chambre de déviation.
2- Calculer la vitesse V avec laquelle le proton pénètre dans la chambre de déviation.
3- En déduire le rayon de courbure r de la trajectoire du proton dans la chambre de déviation.
4- En déduire la valeur de l’angle θ, puis la valeur de l’angle α.
5- En déduire la distance h sur l’écran.
Exercice 5.10 :
A la Figure 5.13, une petite particule ponctuelle de faible masse m = 0, 5 µg et de charge
électrique q = 1, 317 pC orbite à la vitesse constante V = 0, 8 m.s−1
autour d’une autre particule
ponctuelle de charge q0
et de masse négligeable, les deux particules étant séparées d’une distance
r = 59, 26 nm. Les poids des deux particules seront négligés.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 287
Figure 5.13 – Exercice 5.10.
1- Représenter la force électrique
−
→
F subie par la particule de charge q. Quel est le signe de la
charge q0
?
2- Déterminer le module a de l’accélération −
→
a de la particule de charge q et en déduire l’intensité
de la force
−
→
F .
3- En déduire la valeur de la charge q0
de l’autre particule.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 288
Evaluations des compétences
On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2
.
Evaluation 5.1 :
Une tige verticale est connectée à un moteur tournant à une vitese angulaire ω = 10 rad.s−1
. On
fixe l’extrémité d’un fil inextensible de longueur ` = 20 cm et de masse négligeable en un point
de la tige verticale. A l’autre extrémité du fil est fixée une bille de dimensions négligeables, de
masse m = 800 g et de charge électrique q = −2 mC. L’ensemble est placé entre deux armatures
électriques (M) et (N) séparées par une distance d = 40 cm et entre lesquelles est établie une
différence de potentiel U = VM − VN = 2000 V. La bille tourne autour de la tige verticale avec
la même vitesse angulaire ω, le fil étant écarté par rapport à l’horizontale d’un angle α, comme
illustré à la Figure 5.14 ci-dessous.
Figure 5.14 – Evaluation 5.1.
Déterminer la valeur de l’angle α.
Evaluation 5.2 :
A la Figure 5.15, deux ions 56
Fe2+
et 58
Fe2+
de masses respectives m1 = 56 u et m2 = 58 u
(1 u = 1, 66 × 10−27
kg) pénètrent avec des vitesses nulles dans une chambre d’accélération
constituée de deux armatures verticales entre lesquelles est établie une tension U = 1000 V.
A la sortie de cette chambre, ils pénètrent dans une champre de déviation, dans laquelle règne
un champ magnétique de module B. Les ions sont déviés vers un collecteur, leurs points d’im-
pact étant séparés par une distance δ = 5 mm. Les poids des ions seront négligés devant les
autres forces. Déterminer la valeur de B.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 289
Figure 5.15 – Evaluation 5.2.
Evaluation 5.3 :
La planète Vénus, de masse MV = 4, 867 × 1024
kg et de rayon RV = 6051, 8 km a une période
de rotation de T = 243 jours terrestres. A quelle altitude h par rapport à la surface de Vénus
doit se trouver un satellite quelconque pour qu’il puisse orbiter en restant au-dessus d’une même
région de la planète ?
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 290
Corrections des exercices
Exercice 5.1 :
1- Les forces extérieures qui agissent sur le garçon au cours du mouvement sont :
— Son poids
−
→
P = M−
→
g ;
— La réaction normale
−
→
R du disque ;
— La tension
−
→
T du câble.
Ces forces ont été représentées à la Figure 5.16 ci-dessous.
Figure 5.16 – Correction de l’exercice 5.1.
2- Le disque tourne autour de l’axe (∆) avec une vitesse angulaire ω. Le garçon est situé sur
le disque à la distance r
2
de (∆). L’accélération −
→
a du garçon est centripète, et son module a
est donné par :
a =
ω2
r
2
Le poids
−
→
P et la réaction
−
→
R sont verticales, de sens contraires et se compensent. Du théorème
du centre d’inertie, on peut donc écrire :
−
→
T = M−
→
a
D’où :
T =
Mω2
r
2
3- Le câble ne peut supporter qu’une tension maximale Tm = 1, 25 kN = 1250 N. Pour que le
câble ne rompe pas, on doit donc avoir la condition :
T ≤ Tm
=⇒
Mω2
r
2
≤ Tm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 291
=⇒ ω2
≤
2Tm
Mr
=⇒ ω ≤
É
2Tm
Mr
La vitesse angulaire maximale ωm avec laquelle peut tourner le disque est donc :
ωm =
Ê
2Tm
Mr
Application numérique :
ωm =
Ê
2 × 1250
50 × 2
Soit :
ωm = 5 rad.s−1
Exercice 5.2 :
1- Les forces extérieures qui agissent sur la boule au cours de son mouvement sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La tension
−
→
T1 du fil supérieur ;
— La tension
−
→
T2 du fil inférieur.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 5.17 ci-dessous.
Figure 5.17 – Correction de l’exercice 5.2.
2- La boule est entraînée par la rotation de la tige, et donc, tourne avec la vitesse angulaire ω
autour de la tige verticale. Notons M la position de la boule. Considérons le triangle OAM. Du
théorème d’Al-Kashi, on peut écrire :
OM2
= OA2
+ AM2
− 2OA · AM cos α
=⇒ `2
2
= L2
+ `1
2
− 2`1L cos α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 292
On peut également écrire :
AM2
= OA2
+ OM2
− 2OA · OM cos β
=⇒ `1
2
= L2
+ `2
2
− 2`2L cos β
On a donc :
cos α =
L2
+ `1
2
− `2
2
2`1L
et cos β =
L2
+ `2
2
− `1
2
2`2L
D’où :
α = cos−1
–
L2
+ `1
2
− `2
2
2`1L
™
β = cos−1
–
L2
+ `2
2
− `1
2
2`2L
™
Applications numériques :
α = cos−1
–
12
+ 0, 62
− 0, 82
2 × 0, 6 × 1
™
β = cos−1
–
12
+ 0, 82
− 0, 62
2 × 0, 8 × 1
™
Soit :
α = 53, 1◦
β = 36, 87◦
Soit H le projeté orthogonale de M sur la tige. Le rayon de courbure r de la trajectoire de la
boule est le rayon du cercle qu’elle décrit au cours de son mouvement. On a donc r = HM. Le
triangle AHM étant rectangle en H, on peut écrire :
sin α =
HM
AM
=
r
`1
D’où :
r = `1 sin α
Application numérique :
r = 0, 6 × sin 53, 13◦
Soit :
r = 48 cm
3- L’accélération −
→
a de la boule est centripète, et son module a pour expression :
a = ω2
r
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 293
Le théorème du centre d’inertie appliqué à la boule peut s’écrire :
−
→
P





0
−mg
+
−
→
T1





T1 sin α
T1 cos α
+
−
→
T2





T2 sin β
−T2 cos β
= m−
→
a





mω2
r
0
On obtient le système ci-dessous :





sin αT1 + sin βT2 = mω2
r
cos αT1 − cos βT2 = mg
En multipliant la première équation du système ci-dessus par cos β et la deuxième par sin β,
on obtient : 




sin α cos βT1 + sin β cos βT2 = mω2
r cos β
cos α sin βT1 − sin β cos βT2 = mg sin β
En additionnant membre à membre les deux équations du système ci-dessus, on obtient :
(sin α cos β + cos α sin β) T1 = m ω2
r cos β + g sin β

=⇒ sin (α + β)T1 = m ω2
r cos β + g sin β

D’où :
T1 =
m (ω2
r cos β + g sin β)
sin (α + β)
De la deuxième équation du premier système que nous avons obtenu, on a :
cos βT2 = cos αT1 − mg
=
m (ω2
r cos α cos β + g cos α sin β)
sin (α + β)
− mg
= m

ω2
r cos α cos β + g cos α sin β − g sin α cos β − g cos α sin β
sin α cos β + cos α sin β
‹
= m

ω2
r cos α cos β − g sin α cos β
sin α cos β + cos α sin β
‹
D’où :
T2 =
m (ω2
r cos α − g sin α)
sin (α + β)
4- Le fil inférieur est tendu si le module T2 de sa tension est strictement positif. On doit donc
avoir la condition :
T2  0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 294
=⇒
m (ω2
r cos α − g sin α)
sin (α + β)
 0
Or :
α + β = 53, 13◦
+ 36, 87◦
= 90°
=⇒ sin (α + β) = sin 90° = 1  0
On a donc :
ω2
r cos α − g sin α  0
=⇒ ω2

g tan α
r
=⇒ ω 
É
g tan α
r
La valeur ωm que doit dépasser la vitesse angulaire ω pour que le fil inférieur soit tendu est
donc donnée par :
ωm =
Ê
g tan α
r
Application numérique :
ωm =
Ê
9, 8 × tan 53, 13◦
0, 48
Soit :
ωm = 5, 271 rad.s−1
Exercice 5.3 :
1- Les forces extérieures qui agissent sur le solide sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La tension
−
→
T du ressort ;
— La réaction
−
→
R de la tige.
Ces forces ont été représentées à la Figure 5.18.
2- Soit r le rayon du cercle que décrit le centre d’inertie du solide pendant son mouvement. Le
module a de son accélération centripète −
→
a est donné par :
a = ω2
r
Or :
r = ` sin α
D’où :
a = ω2
` sin α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 295
Figure 5.18 – Correction de l’exercice 5.3.
3- Du théorème du centre d’inertie, on peut écrire :
−
→
P





−mg cos α
−mg sin α
+
−
→
T





T
0
+
−
→
R





0
R
= m−
→
a





ma sin α
−ma cos α
D’où :
T = m ω2
` sin2
α + g cos α

R = m sin α g − ω2
` cos α

4- On sait que le module T de la tension du ressort s’exprime par :
T = k (` − `0)
En remplaçant l’expression ci-dessus dans l’expression de T trouvée précédemment, on obtient :
k (` − `0) = m ω2
` sin2
α + g cos α

=⇒ ` k − mω2
sin2
α

− k`0 = mg cos α
D’où :
` =
k`0 + mg cos α
k − mω2 sin2
α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 296
5- Pour que le module R de la réaction de la tige reste strictement positif, on doit avoir la
condition :
R  0
=⇒ m sin α g − ω2
` cos α

 0
=⇒ g − ω2
` cos α  0
=⇒ ω2
` cos α  g
=⇒
ω2
cos α (k`0 + mg cos α)
k − mω2 sin2
α
 g
=⇒ ω2
cos α (k`0 + mg cos α)  g k − mω2
sin2
α

=⇒ ω2
k`0 cos α + mg cos2
α + mg sin2
α

 gk
=⇒ ω2
(k`0 cos α + mg)  gk
=⇒ ω2

gk
k`0 cos α + mg
=⇒ ω 
Ê
gk
k`0 cos α + mg
D’où :
ωm =
Ê
gk
k`0 cos α + mg
Application numérique :
ωm =
Ê
9, 8 × 100
100 × 0, 392 × cos 60◦ + 2 × 9, 8
Soit :
ωm = 5 rad.s−1
La valeur maximale `m à laquelle la longueur du ressort doit être inférieure est quant à elle
donnée par :
`m =
k`0 + mg cos α
k − mωm
2 sin2
α
Application numérique :
`m =
100 × 0, 392 + 2 × 9, 8 × cos 60◦
100 − 2 × 52 × sin2
60◦
Soit :
`m = 78, 4 cm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 297
Exercice 5.4 :
1- Les forces extérieures qui s’exerçent sur la voiture sur le virage sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La réaction normale
−
→
R du virage.
Ces forces ont été représentées à la Figure 5.19 ci-dessous.
Figure 5.19 – Correction de l’exercice 5.4.
2- En appliquant la deuxième loi de Newton au centre d’inertie de la voiture, −
→
a étant son
vecteur accélération, on peut écrire :
−
→
P





0
−Mg
+
−
→
R





R sin α
R cos α
= M−
→
a





Ma
0
On a donc : 




R sin α = Ma
R cos α = Mg
=⇒ tan α =
a
g
D’où :
a = g tan α
Application numérique :
a = 9, 8 × tan 10◦
Soit :
a = 1, 728 m.s−2
On a la relation :
a =
V2
r
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 298
D’où :
r =
V2
a
Application numérique :
r =
€
30
3,6
Š2
1, 728
Soit :
r = 40, 18 m
3- Nous avons obtenu plus haut la relation :
R cos α = Mg
D’où :
R =
Mg
cos α
Application numérique :
R =
4000 × 9, 8
cos 10◦
Soit :
R = 39, 804 kN
Exercice 5.5 :
1- Les quatre forces qui agissent sur le système ont été représentées à la Figure 5.20.
2- Le module a de l’accélération centripète est donné par :
a =
V2
r
Application numérique :
a =
€
36
3,6
Š2
50
Soit :
a = 2 m.s−2
L’intensité F de la force d’inertie
−
→
F est donc donnée par :
F = Ma
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 299
Application numérique :
F = 250 × 2
Soit :
F = 500 N
3- La réaction normale
−
−
→
RN et le poids
−
→
P sont directement opposés, et il en est de même pour
la force
−
→
F et la force de frottement
−
→
f . Le système étant en équilibre relatif, on a donc :
RN = Mg
f = F
Applications numériques :
RN = 250 × 9, 8
f = 500
Soit :
RN = 2450 N
f = 500 N
Figure 5.20 – Correction de l’exercice 5.5.
4- Le système étant en équilibre relatif, la somme algébrique des moments par rapport à l’axe
(∆) des forces extérieures qu’il subit est nulle. Puisque la réaction
−
−
→
RN et la force de frottement
−
→
f rencontrent l’axe (∆), leurs moments sont nuls. Soit O le point d’intersection entre (∆) et
l’axe de la moto. Soient d et d0
les bras de leviers respectifs de
−
→
P et
−
→
F . Prenons le sens des
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 300
aiguilles d’une montre comme sens positif. Les moments M(∆)
€−
→
P
Š
et M(∆)
€−
→
F
Š
de
−
→
P et
−
→
F
sont donnés respectivement par :
M(∆)
€−
→
P
Š
= −Mgd et M(∆)
€−
→
F
Š
= Fd0
Or, on a :
d = OG sin α et d0
= OG cos α
On a donc :
M(∆)
€−
→
P
Š
= −Mg · OG sin α et M(∆)
€−
→
F
Š
= F · OG cos α
Ainsi, de par la condition d’équilibre, on peut écrire :
−Mg · OG sin α + F · OG cos α = 0
=⇒ Mg · OG sin α = F · OG cos α
=⇒
sin α
cos α
= tan α =
F
Mg
D’où :
α = tan−1

F
Mg
‹
Application numérique :
α = tan−1

500
250 × 9, 8
‹
Soit :
α = 11, 53◦
Exercice 5.6 :
1- Les forces gravitationnelles subies par les deux satellites ont été représentées à la Figure
5.21. Les modules de ces forces sont donnés par :
F1 =
GMMm1
(RM + h1)2
F2 =
GMTm2
(RT + h2)2
2- Tout au long de leurs mouvements, chaque satellite n’est soumis qu’à la force de gravitation
centripète. Soient −
→
a1 et −
→
a2 les vecteurs accélérations des satellites. Pour le satellite (1), le
théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
F1 = m1
−
→
a1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 301
=⇒ F1 = m1a1
=⇒
GMMm1
(RM + h1)2 = m1a1
Pour le satellite (2), on a :
GMTm2
(RT + h2)2 = m2a2
D’où :
a1 =
GMM
(RM + h1)2
a2 =
GMT
(RT + h2)2
Figure 5.21 – Correction de l’exercice 5.6.
3- On sait que :
a1 =
V1
2
RM + h1
et a2 =
V2
2
RT + h2
On a donc :
V1
2
= a1 (RM + h1)
=
GMM
(RM + h1)2 (RM + h1)
D’où :
V1 =
Ê
GMM
RM + h1
V2 =
Ê
GMT
RT + h2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 302
On a :
ω1 =
V1
RM + h1
=
È
GMM
RM+h1
RM + h1
D’où :
ω1 =
Ê
GMM
(RM + h1)3
ω2 =
Ê
GMT
(RT + h2)3
On a :
T1 =
2π
ω1
=
2π
q
GMM
(RM+h1)3
D’où :
T1 = 2π
s
(RM + h1)3
GMM
T2 = 2π
s
(RT + h2)3
GMT
4- Pour que les deux satellites soient synchrones, on doit avoir :
T1 = T2
=⇒ 2π
Ê
(RM + h1)3
GMM
= 2π
Ê
(RT + h2)3
GMT
=⇒
(RM + h1)3
GMM
=
(RT + h2)3
GMT
=⇒

RT + h2
RM + h1
‹3
=
MT
MM
=⇒
RT + h2
RM + h1
= 3
Ê
MT
MM
=⇒ RT + h2 = (RM + h1) 3
Ê
MT
MM
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 303
D’où :
h2 = (RM + h1) 3
Ê
MT
MM
− RT
5- On a h1 = 16 623, 22 km. En faisant l’application numérique de l’expression de h2 obtenue
précédemment, on obtient :
h2 = (3389, 5 + 16 623, 22) × 3
Ê
5, 972 × 1024
6, 39 × 1023
− 6371
Soit :
h2 = 35 783, 677 km
Les deux satellites étant synchrones, ils ont la même période T1 = T2. On a :
T1 = T2 = 2π
s
(RM + h1)3
GMM
Application numérique :
T1 = T2 = 2 × π ×
s
[103 (3389, 5 + 16 623, 22)]3
6, 67 × 10−11 × 6, 39 × 1023
Soit :
T1 = T2 = 86163, 97 s ' 86164 s
Le jour sidéral correspond à la période de rotation de la Terre autour d’elle même. La durée du
jour sidéral vaut 23 heures 56 minutes et 4 secondes. Or, une minute correspond à 60 secondes,
et une heure correspond à 60 minutes, soit 60 × 60 = 3600 secondes. Le jour sidéral est donc
encore égal à 23 × 3600 + 56 × 60 + 4 = 86164 s. On constate donc que la période des deux
satellites est égale à la période de rotation de la Terre. Or, c’est le satellite (2) qui orbite autour
de la Terre dans son plan équatorial : Le satellite (2) est donc géostationnaire.
Exercice 5.7 :
1- Le Tableau 5.1 a été complété dans le Tableau 5.2 ci-dessous.
Tableau 5.2 – Correction de l’exercice 5.7.
h (km) 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000
T (s) 17 363, 5 25 246 34 013, 3 43 633, 5 54 020, 7 65 122, 2
(RU + h)3
(1022
m3
) 4, 42 9, 33 16, 97 27, 92 42, 8 62, 2
T2
(108
s2
) 3 6, 37 11, 57 19 29, 18 42, 4
2- Au cours de son mouvement, le satellite n’est soumis qu’à la force gravitationnelle
−
→
F cen-
tripète exercée par la planète. Son accélération −
→
a est elle aussi centripète, et si m est la masse
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 304
du satellite, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
F = ma
=⇒
GMUm
(RU + h)2 = ma
=⇒ a =
GMU
(RU + h)2
Soit V la vitesse du satellite. On a :
a =
V2
RU + h
=⇒ V =
p
a (RU + h)
=
Ê
GMU
RU + h
La vitesse angulaire ω est donnée par :
ω =
V
RU + h
=
Ê
GMU
(RU + h)3
La période T est quant à elle donnée par :
T =
2π
ω
= 2π
Ê
(RU + h)3
GMU
On a donc :
T2
=
4π2
GMU
(RU + h)3
3- Le graphe T2
= f
”
(RU + h)3
—
a été représenté à la Figure 5.22.
4- L’ordonnée à l’origine de la courbe obtenue est nulle. Son équation est donc de la forme :
T2
= f
”
(RU + h)3
—
= a (RU + h)3
Avec :
a =
∆T2
∆ (RU + h)3
=
108
(42, 4 − 3)
1022 (62, 2 − 4, 42)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 305
Une équation de la courbe est donc :
T2
= f
”
(RU + h)3
—
= 6, 819 × 10−15
(RU + h)3
s2
Figure 5.22 – Correction de l’exercice 5.7.
5- On a obtenu plus haut la relation :
T2
=
4π2
GMU
(RU + h)3
Par identification, on a :
4π2
GMU
= 6, 819 × 10−15
=⇒ MU =
4π2
6, 819 × 10−15G
=
4 × π2
6, 819 × 10−15 × 6, 67 × 10−11
Soit :
MU = 8, 68 × 1025
kg
Exercice 5.8 :
1- L’ion sulfure 32
S2−
et ses isotopes ont une charge négative q = −2e. Dans la chambre d’ac-
célération, ils se déplacent vers la droite, ce qui signifie qu’ils sont soumis à une force électrique
−
→
F horizontale et orientée vers la droite. Par conséquent, le champ électrique
−
→
E est lui orienté
vers la gauche. Dans la chambre de déviation, les ions sont soumis à une force magnétique (de
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 306
Lorentz) qui les entraîne vers le bas et vers la droite. En utilisant la règle des trois doigts, en te-
nant compte du fait que les ions sont chargés négativement, on trouve que le champ magnétique
−
→
B entre dans le plan de la figure.
−
→
E et
−
→
B ont été représentés à la Figure 5.23 ci-dessous.
Figure 5.23 – Correction de l’exercice 5.8.
2- Pour un ion quelconque de masse m, le théorème de l’énergie cinétique dans la chambre
d’accélération peut s’écrire :
Ec = W
€−
→
F
Š
= F`
= 2eE`
= 2e
U
`
`
On constate donc que l’énergie cinétique de chaque ion à la sortie de la chambre d’accélération
ne dépend que de sa charge et de la tension U. Puisque les trois ions ont la même charge, on
conclut que les trois ions sortent de la chambre d’accélération avec la même énergie
cinétique Ec donnée par :
Ec = 2eU
3- Les vitesses respectives des trois ions à la sortie de la chambre d’accélération sont telles que :
Ec = 2eU =
1
2
m0V0
2
=
1
2
m1V1
2
=
1
2
m2V2
2
On a donc :
V0 =
Ê
eU
8u
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 307
V1 = 2
Ê
eU
x1u
V2 = 2
Ê
eU
x2u
4- Dans la chambre de déviation, chaque ion est soumis à une force de Lorentz
−
→
F0
donnée par :
−
→
F0
= m−
→
a = −2e
−
→
V ∧
−
→
B
=⇒ −
→
a = −
2e
m
−
→
V ∧
−
→
B
L’expression ci-dessus montre que l’accélération et la vitesse de chaque ion dans la chambre de
déviation sont orthogonales. Leur produit scalaire est donc nul, et par conséquent, le mouvement
de chaque ion est uniforme. La vitesse est donc constante, et l’accélération tangentielle est nulle.
On a ainsi :
a =
V2
r
=
2eVB
m
=⇒ r =
mV
2eB
La vitesse étant constante, le rayon de courbure r est donc constant, ce qui prouve que trajectoire
est circulaire. On concult donc que dans la chambre de déviation, chaque ion effectue
un mouvement circulaire uniforme.
Pour chaque ion, on a donc :
r0 =
32u
2eB
É
eU
8u
r1 =
2x1u
2eB
Ê
eU
x1u
r2 =
2x2u
2eB
Ê
eU
x2u
D’où :
r0 =
4
B
Ê
2uU
e
r1 =
1
B
Ê
x1uU
e
r2 =
1
B
Ê
x2uU
e
5- La distance entre le point par lequel chaque ion entre dans la chambre de deviation et le
point d’impact de l’ion sur le collecteur correspond au diamètre du cercle que décrit l’ion, soit
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 308
le double de son rayon de courbure. On voit que :
2r1 = 2r0 + d1 et 2r2 = 2r0 + d1 + d2
On a :
2
B
É
x1uU
e
=
8
B
É
2uU
e
+ d1
=⇒
É
x1uU
e
= 4
É
2uU
e
+
d1B
2
=⇒
x1uU
e
=
‚
4
É
2uU
e
+
d1B
2
Œ2
D’où :
x1 =
e
uU
4
Ê
2uU
e
+
d1B
2
!2
x2 =
e
uU
4
Ê
2uU
e
+
B (d1 + d2)
2
!2
Applications numériques :
x1 =
1, 6 × 10−19
1, 66 × 10−27 × 2000
×
‚
4 ×
Ê
2 × 1, 66 × 10−27 × 2000
1, 6 × 10−19
+
8 × 10−3 × 0, 19826
2
Œ2
x2 =
1, 6 × 10−19
1, 66 × 10−27 × 2000
×
‚
4 ×
Ê
2 × 1, 66 × 10−27 × 2000
1, 6 × 10−19
+
0, 19826 × 10−3
× (8 + 7, 7)
2
Œ2
Soit :
x1 = 34
x2 = 36
Exercice 5.9 :
1- Le proton a une charge positive qp = e. Dans la chambre d’accélération, il est attiré vers le
haut et la droite. Le champ électrique
−
→
E a donc la direction et le sens du mouvement. Dans la
chambre de déviation quant à elle, le proton est dévié vers le bas. En utilisant la règle des trois
doigts, on trouve que le champ magnétique
−
→
B sort de la figure.
−
→
E et
−
→
B ont été représentés à
la Figure 5.24.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 309
Figure 5.24 – Correction de l’exercice 5.9.
2- Soit `0
la longueur de la chambre d’accélération. En appliquant le théorème de l’énergie
cinétique, on peut écrire :
1
2
mpV2
=
eU
`0
`0
= eU
D’où :
V =
Ê
2eU
mp
Application numérique :
V =
Ê
2 × 1, 6 × 10−19 × 1056, 8
1, 67 × 10−27
Soit :
V = 4, 5 × 105
m.s−1
3- Dans la chambre de déviation, le proton est soumis à une force de Lorentz centripète, et son
mouvement est circulaire uniforme. On a :
−
−
→
FLo = mp
−
→
a = e
−
→
V ∧
−
→
B
=⇒
V2
r
=
eVB
mp
D’où :
r =
mpV
eB
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 310
Application numérique :
r =
1, 67 × 10−27
× 4, 5 × 105
1, 6 × 10−19 × 0, 2
Soit :
r = 23, 48 mm
4- La largeur ` de la chambre de déviation étant faible (de même que le rayon de courbure r),
on peut confondre l’arc de cercle décrit par le proton avec ` et dans ce cas écrire :
θ =
`
r
Application numérique :
θ =
1, 23
23, 48
Soit :
θ = 0, 052 rad = 3◦
Dans le triangle OA1A2, on peut écrire :
θ + α + α = 180°
D’où :
α =
180◦
− θ
2
Application numérique :
α =
180◦
− 3◦
2
Soit :
α = 88, 5◦
5- On a :
tan α =
d
h
D’où :
h =
d
tan α
Application numérique :
h =
5
tan 88, 5◦
Soit :
h = 130, 93 mm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 311
Exercice 5.10 :
1- Puisque la particule de charge q orbite autour de l’autre particule de charge q0
de masse
négligeable, la force électrique
−
→
F est centripète (orientée vers la charge q0
). Les deux particules
s’attirent et ont donc des charges de signes contraires. La charge q0
est donc négative. La
force électrique
−
→
F a été représentée à la Figure 5.25 ci-dessous.
Figure 5.25 – Correction de l’exercice 10.
2- L’accélération −
→
a de la charge q est centripète, et son module a est donné par :
a =
V2
r
Application numérique :
a =
0, 82
59, 26 × 10−9
Soit :
a = 1, 08 × 107
m.s−2
L’intensité de la force électrique
−
→
F est quant à elle donnée par :
F = ma
Application numérique :
F = 0, 5 × 10−6
× 1, 08 × 107
Soit :
F = 5, 4 N
3- On a :
F =
K |q| |q0
|
r2
La charge q0
étant négative, on a donc :
q0
= −
Fr2
K |q|
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 312
Application numérique :
q0
= −
5, 4 × (59, 26 × 10−9
)
2
9 × 109 × |1, 317 × 10−12|
Soit :
q0
= −1, 6 pC
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 313
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 5.1 :
Pendant le mouvement circulaire uniforme de la bille, les forces extérieures qu’elle subit sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La tension
−
→
T du fil ;
— La force électrique
−
→
F due aux armatures.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 5.26 ci-dessous.
Figure 5.26 – Correction de l’évaluation 5.1.
Notons r le rayon du cercle décrit par la bille. On a :
cos α =
r
`
=⇒ r = ` cos α
Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
P





0
−mg
+
−
→
T





T cos α
−T sin α
+
−
→
F





0
|qU|
d
= m−
→
a





mω2
` cos α
0
On a donc : 




T = mω2
`
−mg − T sin α + |qU|
d
= 0
=⇒ mg + mω2
` sin α −
|qU|
d
= 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 314
=⇒ sin α =
|qU|
d
− mg
m`ω2
D’où :
α = sin−1
‚ |qU|
d
− mg
m`ω2
Œ
Application numérique :
α = sin−1
„
|−2×10−3×2000|
0,4
− 0, 8 × 9, 8
0, 8 × 0, 2 × 102
Ž
Pendant le mouvement circulaire uniforme de la bille, le fil est donc écarté de
l’horizontale d’un angle α = 7, 75◦
.
Evaluation 5.2 :
Les deux ions ont la même charge q = 2e et sont chacun soumis dans la chambre de déviation à
une force électrique horizontale orientée vers la droite. Notons m la masse d’un ion quelconque,
V sa vitesse à la sortie de la chambre d’accélération et d la distance qui sépare les armatures
verticales. En appliquant le théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire :
1
2
mV2
=
|qU|
d
d = 2eU
Soit :
V1 = 2
Ê
eU
m1
V2 = 2
Ê
eU
m2
Dans la chambre de déviation, les ions sont chacun soumis à la force de Lorentz et effectuent
un mouvemnt circulaire uniforme. Notons R le rayon de courbure d’un ion quelconque. Le
théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
2eVB =
mV2
R
=⇒ R =
mV
2eB
=
m
eB
É
eU
m
Soit :
R1 =
1
B
É
m1U
e
R2 =
1
B
É
m2U
e
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 5. MOUVEMENTS CIRCULAIRES UNIFORMES 315
La distance δ séparant les points d’impact des deux ions sur le collecteur est donnée par :
δ = 2 (R2 − R1)
=
2
B
É
U
e
(
√
m2 −
√
m1)
D’où :
B =
2
δ
Ê
U
e
√
m2 −
√
m1

Application numérique :
B =
2
5 × 10−3
×
Ê
1000
1, 6 × 10−19
€p
58 × 1, 66 × 10−27 −
p
56 × 1, 66 × 10−27
Š
Le module du champ magnétique régnant dans la chambre de déviation vaut donc
B = 170, 66 mT
Evaluation 5.3 :
Le satellite orbitant autour de Vénus effectue un mouvement ciculaire uniforme avec une période
de rotation Tr telle que :
4π2
(RV + h)3
= GMVTr
2
=⇒ RV + h =
3
Ê
GMVTr
2
4π2
Pour que le satellite orbite autour de Vénus en restant au-dessus d’une même région, sa période
de rotation doit être la même que celle de Vénus. On doit donc avoir :
Tr = T
On a donc :
h =
3
Ê
GMVT2
4π2
− RV
Application numérique :
h =
3
s
6, 67 × 10−11 × 4, 867 × 1024 × (243 × 24 × 3600)2
4 × π2
− 6051, 8 × 103

Pour que le satellite puisse orbiter autour de Vénus en restant au-dessus d’une
même région, il doit donc se trouver à une altitude h = 1 530 058, 821 km par rap-
port à la surface de la planète.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 316
Chapitre 6
Généralités sur les systèmes oscillants
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu
as envoyé, Jésus-Christ.
Jean 17 : 3
6.1 Définitions et concepts
Dans notre environnement, certains phénomènes semblent se reproduire après un cycle. On
dit d’un phénomène qu’il est périodique lorsqu’il se répète identique à lui-même à des inter-
valles de temps successifs et égaux. Un phénomène est dit oscillatoire lorsqu’il s’effectue de
façon alternée et le plus souvent périodique. Un système intervenant dans un phénomène os-
cillatoire est qualifié de système oscillant ou oscillateur. Dépendant du type de phénomène
oscillatoire, on peut distinguer entre autres les oscillateurs mécaniques, électriques, biologiques,
chimiques, etc. La plus courte durée pendant laquelle un phénomène oscillatoire ou périodique
se repète identique à lui-même est appelée période. Elle se note généralement T, et s’exprime
en secondes (s). L’inverse de la période, notée f porte le nom de fréquence ou Vitesse de ro-
tation, et correspond au nombre de fois que le phénomène périodique se reproduit par seconde.
L’unité SI de la fréquence est le Hertz (Hz). On a :
f =
1
T
(6.1)
1 Hz = 1 tr.s−1
On définit la pulsation ou vitesse angulaire ω (qui s’exprime en rad.s−1
) par :
ω = 2πf =
2π
T
(6.2)
Une oscillation est le phénomène de va-et-vient (aller et retour) d’un système oscillant pendant
une période. Un mouvement oscillatoire rapide est appelé vibration. Une alternance quant
à elle se définit comme étant une demi-oscillation, c’est-à-dire un phénomène oscillatoire se
déroulant pendant une demi-période.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 317
6.2 Grandeur physique associée à un phénomène oscillatoire
A tout phénomène oscillatoire est associée une grandeur physique x(t) qu’on qualifie généra-
lement de signal, et qui traduit l’évolution du phénomène au cours du temps. Si le phénomène
est périodique, la fonction x(t) est elle aussi périodique. Elle se présente généralement sous la
forme d’une fonction sinusoïdale, et sa courbe représentative en fonction du temps est une
sinusoïde. Lorsque la grandeur physique associée à un phénomène oscillatoire est une fonction
sinusoïdale, l’oscillateur en question est dit haromonique. On a :
x(t) = asin (ωt + ϕ) ou x(t) = acos (ωt + ϕ) (6.3)
Dans ces deux expressions, a désigne l’amplitude de x(t). C’est la valeur maximale que peut
prendre le signal x(t). ω est la pulsation, le terme ωt + ϕ désigne la phase à l’instant t,
et ϕ représente la phase à l’origine, c’est-à-dire la phase à l’instant t = 0. ϕ s’exprime en
radians (rad). Il est plus commode de s’assurer que ϕ appartienne à l’intervalle [−π ; π]. Si
ϕ n’appartient pas à cet intervalle, il est judicieux de le remplacer par sa mesure principale.
La Figure 6.1 ci-dessous représente la courbe d’évolution d’une fonction sinusoïdale x(t) en
fonction du temps.
Figure 6.1 – Représentation graphique d’une fonction sinusoïdale.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 318
L’amplitude est déterminée par le sommet de chaque crête de la sinusoïde. Les valeurs positives
de x(t) (région au-dessus de l’axe des temps) correspond aux alternances positives, tandis
que les valeurs négatives (région en-dessous de l’axe des temps) correspond aux alternances
négatives. La période est l’intervalle de temps séparant deux crêtes consécutives situées du
même côté par rapport à l’axe des temps. A l’instant t = 0, la valeur x0 de x(t) vaut :
x0 = x(t = 0) = asin ϕ ou x0 = x(t = 0) = acos ϕ (6.4)
Une date t0 à laquelle la fonction x(t) s’annule vérifie :
sin (ωt0 + ϕ) = 0 ou cos (ωt0 + ϕ) = 0 (6.5)
Une date tmax à laquelle la fonction x(t) atteint son maximum vérifie :
sin (ωtmax + ϕ) = 1 ou cos (ωtmax + ϕ) = 1 (6.6)
Une date tmin à laquelle la fonction x(t) atteint son minimum vérifie :
sin (ωtmin + ϕ) = −1 ou cos (ωtmin + ϕ) = −1 (6.7)
Certaines relations trigonométriques importantes ont été regroupées dans le Tableau 6.1 ci-
dessous.
Tableau 6.1 – Quelques relations trigonométriques
cos (−α) = cos α sin (−α) = − sin α
cos (π − α) = − cos α sin (π − α) = sin α
cos (π + α) = − cos α sin (π + α) = − sin α
cos π
2
− α

= sin α sin π
2
− α

= cos α
cos π
2
+ α

= − sin α sin π
2
+ α

= cos α
cos (α + β) = cos α cos β − sin α sin β sin (α + β) = sin α cos β + cos α sin β
cos (α − β) = cos α cos β + sin α sin β sin (α − β) = sin α cos β − cos α sin β
cos α + cos β = 2 cos α−β
2

cos α+β
2

sin α + sin β = 2 cos α−β
2

sin α+β
2

Une fonction sinusoïdale exprimée par une fonction sinus peut donc aisément être transformée
en une fonction cosinus, et vice versa.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 319
6.3 Comparaison de deux phénomènes oscillatoires
Considérons deux oscillateurs harmoniques caractérisés par leurs fonctions sinusoïdales x1(t)
et x2(t) telles que :





x1(t) = a1sin (ω1t + ϕ1)
x2(t) = a2sin (ω2t + ϕ2)
ou





x1(t) = a1cos (ω1t + ϕ1)
x2(t) = a2cos (ω2t + ϕ2)
(6.8)
a1 et a2 sont les amplitudes respectives de x1(t) et x2(t), ω1 et ω2 leurs pulsations respectives,
ϕ1 et ϕ2 leurs phases à l’origine respectives. Si les deux signaux x1(t) et x2(t) ont la même
amplitude (a1 = a2) ils sont dits isochrones. S’ils ont la même pulsation (ω1 = ω2), et par
conséquent la même période et la même fréquence, ils sont dits synchrones. Deux signaux à
la fois isochrones et synchrones sont dits isosynchrones. Considérons le cas où x1(t) et x2(t)
sont synchrones, et désignons respectivement par ω, T et f leur pulsation, leur période et leur
fréquence. La Figure 6.2 ci-dessous représente leurs évolutions en fonction du temps.
Figure 6.2 – Représentations graphiques de deux signaux sinusoïdaux synchrones.
Le déphasage ∆ϕ entre x1(t) et x2(t) correspond à la différence de leurs phases. on a :
∆ϕ = ωt + ϕ1 − ωt − ϕ2 = ϕ1 − ϕ2 (6.9)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 320
Si ∆ϕ  0, x1(t) est en avance de phase par rapport à x2(t), et donc x2(t) est en retard
de phase par rapport à x1(t). Si ∆ϕ  0, x2(t) est en avance de phase par rapport à x1(t),
et donc x1(t) est en retard de phase par rapport à x2(t). Si ∆ϕ = 2kπ (k ∈ Z), x1(t) et x2(t)
sont en phase : Ils s’annulent au même moment, et atteingnent leurs extrémums en même
temps. Aucun signal n’est en avance sur l’autre. Si ∆ϕ = π + 2kπ (k ∈ Z), x1(t) et x2(t) sont
en opposition de phase : Ils s’annulent au même moment, mais à l’intant où l’un des signaux
atteint son maximum, l’autre atteint son minimum, et vice versa. Il n’est pas possible de dire
lequel des deux signaux est en avance sur l’autre. Si ∆ϕ = π
2
+ kπ (k ∈ Z), x1(t) et x2(t) sont
en quadrature de phase : Lorsque l’un des signaux s’annule, l’autre atteint son minimum
ou son maximum, et vice versa. On définit le décalage horaire θ entre x1(t) et x2(t) comme
étant le temps d’avance que possède l’un des signaux par rapport à l’autre. On a la relation :
∆ϕ = θω (6.10)
L’unité SI du décalage horaire est la seconde (s).
6.4 Supperposition de deux phénomènes oscillatoires
Considérons deux signaux synchrones x1(t) et x2(t) de même pulsation ω donnés par :





x1(t) = a1sin (ωt + ϕ1)
x2(t) = a2sin (ωt + ϕ2)
ou





x1(t) = a1cos (ωt + ϕ1)
x2(t) = a2cos (ωt + ϕ2)
Exprimons le signal x(t) résultant de la superposition de x1(t) et x2(t) sous la forme :
x(t) = x1(t) + x2(t) = Asin (ωt + φ) ou x(t) = x1(t) + x2(t) = Acos (ωt + φ) (6.11)
Pour déterminer l’amplitude A et la phase à l’origine φ du signal résultant x(t), le physicien
français Augustin Jean Fresnel a proposé une brillante technique basée sur un diagramme
appelé diagramme de Fresnel. Considérons trois points A, B et C du plan. On effectue les
correspondances ci-dessous :





x1(t) −→
−
−
→
AB
x2(t) −→
−
−
→
BC
x(t) = x1(t) + x2(t) −→
−
−
→
AB +
−
−
→
BC =
−
−
→
AC
Chaque vecteur est incliné par rapport à l’horizontale d’un angle correspondant à la phase à
l’origine du signal associé. De même, la longueur de chaque vecteur correspond à l’amplitude
du signal associé. On a : 




AB = a1
BC = a2
AC = A
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 321
La Figure 6.3 ci-dessous illustre la construction de Fresnel relative à x1(t), x2(t) et x(t).
Figure 6.3 – Diagramme de Fresnel.
Soient B0
et C0
les projetés orthogonaux respectifs de B et C sur la droite horizontale (D).
Notons (D0
) la droite horizontale passant par le point B. Soit C00
le projeté orthogonal de C sur
la droite (D0
). Le triangle ACC0
étant rectangle en C0
, on peut écrire :
AC2
= A2
= AC02
+ C0C
2
Or, on a :
AC0 = AB0 + B0C0 et C0C = C0C00 + C00C
Le triangle ABB0
étant rectangle en B0
, on peut écrire :
cos ϕ1 =
AB0
AB
=
AB0
a1
=⇒ AB0 = a1 cos ϕ1
Le triangle BCC00
étant rectangle en C00
, on peut écrire :
cos ϕ2 =
BC00
BC
=
B0C0
a2
=⇒ B0C0 = a2 cos ϕ2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 322
Dans le triangle ABB0
, on peut encore écrire :
sin ϕ1 =
B0B
AB
=
C0C00
a1
=⇒ C0C00 = a1 sin ϕ1
Toujours dans le triangle BCC00
, on peut écrire :
sin ϕ2 =
C00C
BC
=
C00C
a2
=⇒ C00C = a2 sin ϕ2
On a donc :
AC0 = a1 cos ϕ1 + a2 cos ϕ2 et C0C = a1 sin ϕ1 + a2 sin ϕ2
On peut donc écrire finalement :
A2
= (a1 cos ϕ1 + a2 cos ϕ2)2
+ (a1 sin ϕ1 + a2 sin ϕ2)2
= a1
2
cos2
ϕ1 + a2
2
cos2
ϕ2 + 2a1a2 cos ϕ1 cos ϕ2
+ a1
2
sin2
ϕ1 + a2
2
sin2
ϕ2 + 2a1a2 sin ϕ1 sin ϕ2
= a1
2
cos2
ϕ1 + sin2
ϕ1

+ a2
2
cos2
ϕ2 + sin2
ϕ2

+ 2a1a2 (cos ϕ1 cos ϕ2 + sin ϕ1 sin ϕ2)
= a1
2
+ a2
2
+ 2a1a2 cos (ϕ1 − ϕ2)
L’amplitude A du signal résultant x(t) a donc pour expression :
A =
p
a1
2 + a2
2 + 2a1a2 cos (ϕ1 − ϕ2) (6.12)
Dans le triangle ACC0
, on peut écrire :
tan φ =
C0C
AC0
=
a1 sin ϕ1 + a2 sin ϕ2
a1 cos ϕ1 + a2 cos ϕ2
La phase à l’origine φ du signal résultant x(t) est donc telle que :
φ = tan−1

a1 sin ϕ1 + a2 sin ϕ2
a1 cos ϕ1 + a2 cos ϕ2
‹
+kπ avec k ∈ Z (6.13)
Dans l’intervalle [−π ; π] :
— Si C0C ≥ 0 et AC0 ≥ 0, φ ∈

0 ; π
2

.
— Si C0C ≥ 0 et AC0 ≤ 0, φ ∈
 π
2
; π

.
— Si C0C ≤ 0 et AC0 ≤ 0, φ ∈

−π ; − π
2

.
— Si C0C ≤ 0 et AC0 ≥ 0, φ ∈

− π
2
; 0

.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 323
6.5 Observation stroboscopique des phénomènes périodiques
La stroboscopie est une technique utilisée en Physique pour observer les phénomènes pé-
riodiques rapides à l’aide d’un appareil appelé stroboscope. Le stroboscope est une source
de lumière qui émet des éclairs avec une certaine fréquence. En fonction des valeurs de la
fréquence de ces éclairs, le phénomène périodique peut sembler pour un observateur, soit im-
mobile, soit évoluer au ralenti. On parle d’immobilité apparente ou de ralenti apparent.
Le stroboscope ne modifie pas le déroulement du phénomène, mais les éclairs qu’il émet pro-
voquent des illusions d’optique chez l’œil de l’observateur ; il perçoit des choses qui ne sont
pas réelles. L’un des phénomènes les plus courants qui sollicitent une observation stroboscopique
est la rotation d’un disque marqué d’un ou de plusieurs rayons. Considérons par exemple un
disque blanc peint de p (p ∈ N∗
) rayons noirs régulièrement espacés. Faisons tourner le disque
autour de son axe de symétrie avec une fréquence constante f. Eclairons-le ensuite à l’aide d’un
stroboscope émettant des éclairs dont la fréquence fe varie entre fe1 et fe2 . Les fréquences feimm
des éclairs pour lesquelles le disque paraît immobile sont telles que :
feimm =
pf
k
avec k ∈ N∗
(6.14)
Puisque la fréquence des éclairs émis par le stroboscope varie entre fe1 et fe1 , on a l’encadrement :
fe1 ≤ feimm ≤ fe2
=⇒ fe1 ≤
pf
k
≤ fe2
Les fréquences des éclairs pour lesquelles le disque paraît immobile sont donc telles que :
feimm (k) =
pf
k
avec k ∈ Z∗
et k ∈
•
pf
fe2
;
pf
fe1
˜
(6.15)
Supposons que le stroboscope éclaire le disque avec une fréquence fe telle que :
fe ' feimm (k) ≡
pf
k
avec k ∈ N∗
et k ∈
•
pf
fe2
;
pf
fe1
˜
Le nombre n de tours effectués par le disque entre deux éclairs consécutifs est donné par :
n =
f
fe
(6.16)
Le nombre nr de rayons passés entre temps est donné par :
nr = pn =
pf
fe
' k avec k ∈ N∗
(6.17)
Pour l’observateur, le nombre na de tours apparents effectués par le disque est donné par :
na =
|k − nr|
p
(6.18)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 324
Pour l’observteur, la fréquence apparente fa du mouvement apparent est donnée par :
fa = nafe (6.19)
Si k  nr, l’observateur voit le disque évoluer au ralenti dans le sens contraire au mouvement
réel. On parle de ralenti apparent dans le sens rétrograde. Si k  nr, l’observateur voit
le disque évoluer au ralenti dans le sens réel du mouvement. On parle de ralenti apparent
dans le sens direct. Dans le cas particulier où le disque n’est peint que d’un seul rayon,
il existe des fréquences pour lesquelles le disque paraît immobile, mais avec plusieurs rayons
régulièrement espacés. On parle d’immobilité apparente avec multiplicité. Ces fréquences
sont telles que :
feimm = kf avec k ∈ N∗
− {1} (6.20)
On a toujours :
fe1 ≤ feimm ≤ fe2
=⇒ fe1 ≤ kf ≤ fe2
Les fréquences des éclairs pour lesquelles le disque paraît immobile avec plusieurs rayons sont
donc telles que :
feimm (k) = kf avec k ∈ N∗
− {1} et k ∈
•
fe1
f
;
fe2
f
˜
(6.21)
k est encore le nombre de rayons qu’on observe sur le disque. Lorsque le disque paraît immobile
avec un seul rayon, on parle d’immobilité apparente avec unicité.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 325
Exercices
Exercice 6.1 :
Mettre chacun des signaux ci-dessous sous la forme A sin (ωt + ϕ), déterminer son amplitude, sa
pulsation, sa période, sa fréquence, sa phase à l’origine et sa valeur à l’origine, puis représenter
sa courbe d’évolution en fonction du temps.
1- x(t) = 10 cos 6πt + π
6

cm.
2- y(t) = 4 sin 5πt + π
3

cos 5πt + π
3

mm.
3- θ(t) = 16π cos2
20πt − π
8

− 8π rad.
4- i(t) = 30 cos (10t + π) cos 5t + π
8

+ 30 sin (10t + π) sin 5t + π
8

A.
5- u(t) = 20 cos3
8t + π
6

− 15 cos 8t + π
6

V.
Exercice 6.2 :
Les deux signaux représentés sur chacune des Figures ci-après sont synchrones. Déterminer
leurs amplitudes, leur période, leur fréquence et leur pulsation. Déterminer le décalage horaire
θ et le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux, et dire lequel des deux signaux est en avance sur
l’autre. Mettre enfin les deux signaux sous la forme A cos (ωt + ϕ).
1-
Figure 6.4 – Question 1 de l’exercice 6.2.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 326
2-
Figure 6.5 – Question 2 de l’exercice 6.2.
3-
Figure 6.6 – Question 3 de l’exercice 6.2.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 327
4-
Figure 6.7 – Question 4 de l’exercice 6.2.
5-
Figure 6.8 – Question 5 de l’exercice 6.2.
Exercice 6.3 :
Dans chacun des cas ci-après, faire la construction de Fresnel relative aux deux signaux, et
mettre leur somme sous la forme Asin (ωt + φ).
1- x1(t) = 10 sin 2πt + π
3

cm et x2(t) = 8 sin 2πt + π
6

cm.
2- y1(t) = 15 sin 4πt + π
4

mm et y2(t) = 9 sin 4πt + π
2

mm.
3- z1(t) = 4 sin 10πt + 2π
3

m et z2(t) = sin 10πt − 5π
6

m.
4- i1(t) = 50 sin 6πt − π
3

mA et i2(t) = 80 sin (6πt + π) mA.
5- u1(t) = 25 sin 8πt − π
6

V et u2(t) = 25 sin 8πt − 2π
3

V. Pour ce dernier cas, retrouver le
résultat en utilisant les propriétés d’addition des fonctions trigonométriques.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 328
Exercice 6.4 :
Un disque noir marqué d’un rayon blanc tourne autour de son axe avec une vitesse de rotation
constante de 3000 tours par minute. Le disque est éclairé par un stroboscope qui émet des
éclairs dont la fréquence varie de façon continue entre 5 Hz et 200 Hz.
1- Déterminer la fréquence de rotation f du disque en Hz.
2- Pour quelles fréquences des éclairs le disque paraît-il immobile avec un seul rayon blanc ?
3- Montrer que le nombre maximal de rayon blanc qu’on peut observer sur le disque est de 4.
4- Pour quelle fréquence des éclairs le disque paraît-il immobile avec : 4 rayons blancs ? 3 rayons
blancs ? 2 rayons blancs ?
5- Qu’observe-t-on lorsque la fréquence des éclairs vaut : 100, 11 Hz ? 149, 96 Hz ? 199, 85 Hz ?
Calculer la fréquence apparante fa dans chaque cas.
Exercice 6.5 :
Une roue de Barlow à 20 rayons régulièrement espacés tourne autour de son axe avec une vitesse
angulaire constante ω = 75, 4 rad.s−1
. Elle est éclairée par un stroboscope dont la fréquence des
éclairs varie entre 30 Hz et 300 Hz.
1- Déterminer la fréquence f à laquelle tourne la roue.
2- Pour quelles fréquences des éclairs la roue semble-t-elle immobile ?
3- Qu’observe-t-on lorsque la fréquence des éclairs vaut : 50 Hz ? 31, 5 Hz ? 77, 8 Hz ?
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 329
Evaluations des compétences
Evaluation 6.1 :
Un générateur délivrant une tension alternative u (t) est monté en série avec un conducteur
ohmique et une bobine résistive. On désigne par u1 (t) la tension aux bornes du conducteur
ohmique et par u2 (t) la tension aux bornes de la bobine résistive, telle que :
u (t) = u1 (t) + u2 (t)
A la Figure 6.9 ci-dessous ont été représentées les courbes d’évolution de u (t) et u1 (t). une
division horizontale correspond à 2, 5 ms, tandis qu’une divison verticale correspond à 3, 2 V.
Figure 6.9 – Evaluation 6.1.
Déterminer l’expression de u2 (t) sous la forme u2mcos (ωt + ϕ2).
Evaluation 6.2 :
Dans une classe de Terminale, un enseignant écrit au tableau les expressions de quatre signaux
χ1 (t), χ2 (t), χ3 (t) et χ4 (t) :
χ1 (t) = cos (2πt) ; χ2 (t) = 2 sin

2πt −
π
6

χ3 (t) = 4 cos

2πt −
5π
6
‹
; χ4 (t) = 8 sin

2πt +
π
3

L’enseignant demande ensuite de donner l’expression du signal χ (t) donné par :
χ (t) = χ1 (t) + χ2 (t) + χ3 (t) + χ4 (t)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 330
L’élève Zacharie trouve :
χ (t) = 8, 472 cos (2πt + 0, 134π)
L’élève Malachie quant à lui trouve :
χ (t) = 8, 472 sin (2πt − 0, 366π)
Lequel de ces deux élèves a raison ?
Evaluation 6.3 :
Un disque noir peint d’un rayon blanc tourne autour de son axe avec une fréquence constante
f = 5 Hz dans le sens anti-horaire. On l’éclaire avec un stroboscope émettant des éclairs avec
une fréquence fe = 2, 508 Hz. Vérifier que lorsque le disque noir est éclairé par ce stroboscope,
on l’observe tourner dans le sens horaire, de telle manière que son rayon blanc soit synchrone
avec l’aiguille des secondes d’une horloge.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 331
Corrections des exercices
Exercice 6.1 :
1- On a :
x(t) = 10 cos

6πt +
π
6

= 10 sin

6πt +
π
6
+
π
2

D’où :
x(t) = 10 sin

6πt +
2π
3
‹
cm
On a donc :
— Amplitude de x(t) : A = 10 cm ;
— Pulsation de x(t) : ω = 6π rad.s−1
;
— Période de x(t) : T = 2π
ω
= 0, 333 s ;
— Fréquence de x(t) : f = 1
T
= 3 Hz ;
— Phase à l’origine de x(t) : ϕ = 2π
3
rad ;
— Valeur à l’origine de x(t) : x0 = A sin ϕ = 8, 66 cm.
La courbe d’évolution de x(t) en fonction du temps a été représentée à la Figure 6.10 ci-
dessous.
Figure 6.10 – Correction de la question 1 de l’exercice 6.1.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 332
2- On a :
y(t) = 4 sin

5πt +
π
3

cos

5πt +
π
3

= 2 × 2 sin

5πt +
π
3

cos

5πt +
π
3

= 2 sin
h
2

5πt +
π
3
i
D’où :
y(t) = 2 sin

10πt +
2π
3
‹
mm
On a donc :
— Amplitude de y(t) : A = 2 mm ;
— Pulsation de y(t) : ω = 10π rad.s−1
;
— Période de y(t) : T = 2π
ω
= 0, 2 s ;
— Fréquence de y(t) : f = 1
T
= 5 Hz ;
— Phase à l’origine de y(t) : ϕ = 2π
3
rad :
— Valeur à l’origine de y(t) : y0 = A sin ϕ = 1, 732 mm.
La courbe d’évolution de y(t) a été représentée à la Figure 6.11 ci-dessous.
Figure 6.11 – Correction de la question 2 de l’exercice 6.1.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 333
3- On a :
θ(t) = 16π cos2

20πt −
π
8

− 8π
= 8π

2 cos2

20πt −
π
8

− 1

= 8π cos
h
2

20πt −
π
8
i
= 8π cos

40πt −
π
4

= 8π sin

40πt −
π
4
+
π
2

Soit :
θ(t) = 8π sin

40πt +
π
4

rad
On a donc :
— Amplitude de θ(t) : A = 8π rad ;
— Pulsation de θ(t) : ω = 40π rad.s−1
;
— Période de θ(t) : T = 2π
ω
= 0, 05 s ;
— Fréquence de θ(t) : f = 1
T
= 20 Hz ;
— Phase à l’origine de θ(t) : ϕ = π
4
rad ;
— Valeur à l’origine de θ(t) : θ0 = A sin ϕ = 4π
√
2 rad.
La courbe d’évolution de θ(t) a été représentée à la Figure 6.12 ci-dessous.
Figure 6.12 – Correction de la question 3 de l’exercice 6.1.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 334
4- On a :
i(t) = 30 cos (10t + π) cos

5t +
π
8

+ 30 sin (10t + π) sin

5t +
π
8

= 30
h
cos (10t + π) cos

5t +
π
8

+ sin (10t + π) sin

5t +
π
8
i
= 30 cos

10t + π − 5t −
π
8

= 30 cos

5t +
7π
8
‹
= 30 sin

5t +
7π
8
+
π
2
‹
= 30 sin

5t +
11π
8
‹
= 30 sin

5t +
11π
8
− 2π
‹
D’où :
i(t) = 30 sin

5t −
5π
8
‹
A
On a donc :
— Amplitude de i(t) : A = 30 A ;
— Pulsation de i(t) : ω = 5 rad.s−1
;
— Période de i(t) : T = 2π
ω
= 1, 256 s ;
— Fréquence de i(t) : f = 1
T
= 0, 795 Hz ;
— Phase à l’origine de i(t) : ϕ = − 5π
8
rad ;
— Valeur à l’origine de i(t) : i0 = A sin ϕ = −27, 71 A.
La courbe d’évolution de i(t) a été représentée à la Figure 6.13 ci-dessous.
Figure 6.13 – Correction de la question 4 de l’exercice 6.1.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 335
5- On a :
u(t) = 20 cos3

8t +
π
6

− 15 cos

8t +
π
6

= 5
h
4 cos3

8t +
π
6

− 3 cos

8t +
π
6
i
= 5 cos
h
3

8t +
π
6
i
= 5 cos

24t +
π
2

= 5 sin

24t +
π
2
+
π
2

D’où :
u(t) = 5 sin (24t + π) V
On a donc :
— Amplitude de u(t) : A = 5 V ;
— Pulsation de u(t) : ω = 24 rad.s−1
;
— Période de u(t) : T = 2π
ω
= 0, 261 s ;
— Fréquence de u(t) : f = 1
T
= 3, 819 Hz ;
— Phase à l’origine de u(t) : ϕ = π rad ;
— Valeur à l’origine de u(t) : u0 = A sin ϕ = 0 V.
La courbe d’évolution de u(t) a été représentée à la Figure 6.14 ci-dessous.
Figure 6.14 – Correction de la question 5 de l’exercice 6.1.
Exercice 6.2 :
1- L’amplitude de x1(t) correspond à 8 divisons, et celle de x2(t) à 6 divisions. Les deux signaux
ont la même période qui correspond à 12 divisons. Leurs caractéristiques ont été regroupées
dans le Tableau 6.2.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 336
Tableau 6.2 – Correction de la question 1 de l’exercice 6.2
x1(t) x2(t)
Amplitude A1 = 24 cm A2 = 18 cm
Période T1 = T2 = T = 1, 2 s
Fréquence f1 = f2 = f = 0, 833 Hz
Pulsation ω1 = ω2 = ω = 5π
3
rad.s−1
Le décalage horaire θ entre les deux signaux correspond à une division. Soit donc :
θ = 100 ms = 0, 1 s
Le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux est tel que :
∆ϕ = θω
Soit :
∆ϕ =
π
6
On constate que le signal x2(t) atteint son maximum avant le signal x1(t).
Par conséquent, c’est le signal x2(t) qui est en avance sur le signal x1(t).
Posons : 




x1(t) = A1 cos (ωt + ϕ1) = 24 cos 5π
3
t + ϕ1

cm
x2(t) = A2 cos (ωt + ϕ2) = 18 cos 5π
3
t + ϕ2

cm
A t1 = 2 div = 0, 2 s, x1(t = t1) = 8 div = 24 cm
=⇒ 24 cos

5π
3
× 0, 2 + ϕ1
‹
= 24
=⇒ cos
 π
3
+ ϕ1

= 1
=⇒
π
3
+ ϕ1 = 0
=⇒ ϕ1 = −
π
3
A t2 = 1 div = 0, 1 s, x2(t = t2) = 6 div = 18 cm
=⇒ 18 cos

5π
3
× 0, 1 + ϕ2
‹
= 18
=⇒ cos
 π
6
+ ϕ2

= 1
=⇒
π
6
+ ϕ2 = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 337
=⇒ ϕ2 = −
π
6
D’où : 




x1(t) = 24 cos 5π
3
t − π
3

cm
x2(t) = 18 cos 5π
3
t − π
6

cm
2- L’amplitude de q1 (t) correspond à 9 divisons, et celle de q2 (t) à 7 divisions. Les deux signaux
ont la même période qui correspond à 16 divisons. Leurs caractéristiques ont été regroupées
dans le Tableau 6.3 ci-dessous.
Tableau 6.3 – Correction de la question 2 de l’exercice 6.2
q1 (t) q2 (t)
Amplitude A1 = 36 µC A2 = 28 µC
Période T1 = T2 = T = 0, 32 s
Fréquence f1 = f2 = f = 3, 125 Hz
Pulsation ω1 = ω2 = ω = 25π
4
rad.s−1
Le décalage horaire θ entre les deux signaux correspond à 2 divisions. Soit donc :
θ = 40 ms = 0, 04 s
Le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux est tel que :
∆ϕ = θω
Soit :
∆ϕ =
π
4
On constate que le signal q1 (t) s’annule avant le signal q2 (t).
Par conséquent, c’est le signal q1 (t) qui est en avance sur le signal q2 (t).
Posons : 




q1 (t) = A1 cos (ωt + ϕ1) = 36 cos 25π
4
t + ϕ1

µC
q2 (t) = A2 cos (ωt + ϕ2) = 28 cos 25π
4
t + ϕ2

µC
A t1 = 12 div = 0, 24 s, q1 (t = t1) = 9 div = 36 µC
=⇒ 36 cos

25π
4
× 0, 24 + ϕ1
‹
= 36
=⇒ cos

3π
2
+ ϕ1
‹
= 1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 338
=⇒
3π
2
+ ϕ1 = 0 ou encore
3π
2
+ ϕ1 = 2π
=⇒ ϕ1 = 2π −
3π
2
=
π
2
A t2 = 14 div = 0, 28 s, q2 (t = t2) = 7 div = 28 µC
=⇒ 28 cos

25π
4
× 0, 28 + ϕ2
‹
= 28
=⇒ cos

7π
4
+ ϕ2
‹
= 1
=⇒
7π
4
+ ϕ2 = 0 ou encore
7π
4
+ ϕ2 = 2π
=⇒ ϕ2 = 2π −
7π
4
=
π
4
D’où : 




q1 (t) = 36 cos 25π
4
t + π
2

µC
q2 (t) = 28 cos 25π
4
t + π
4

µC
3- L’amplitude de i1(t) correspond à 7 divisons, et celle de i2(t) à 8 divisions. Les deux signaux
ont la même période qui correspond à 2 × 9 = 18 divisons. Leurs caractéristiques ont été
regroupées dans le Tableau 6.4 ci-dessous :
Tableau 6.4 – Correction de la question 3 de l’exercice 6.2
q1 (t) q2 (t)
Amplitude A1 = 36 µC A2 = 28 µC
Période T1 = T2 = T = 0, 32 s
Fréquence f1 = f2 = f = 3, 125 Hz
Pulsation ω1 = ω2 = ω = 25π
4
rad.s−1
Le décalage horaire θ entre les deux signaux correspond à 3 divisions. Soit donc :
θ = 90 ms = 0, 09 s
Le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux est tel que :
∆ϕ = θω
Soit :
∆ϕ =
π
3
On constate que le signal i2(t) atteint son maximum avant le signal i1(t).
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 339
Par conséquent, c’est le signal i2(t) qui est en avance sur le signal i1(t).
Posons : 




i1(t) = A1 cos (ωt + ϕ1) = 490 cos 100π
27
t + ϕ1

mA
i2(t) = A2 cos (ωt + ϕ2) = 560 cos 100π
27
t + ϕ2

mA
A t1 = 15 div = 0, 45 s, i1(t = t1) = 7 div = 490 mA
=⇒ 490 cos

100π
27
× 0, 45 + ϕ1
‹
= 490
=⇒ cos

5π
3
+ ϕ1
‹
= 1
=⇒
5π
3
+ ϕ1 = 0 ou encore
5π
3
+ ϕ1 = 2π
=⇒ ϕ1 = 2π −
5π
3
=
π
3
A t2 = 12 div = 0, 36 s, i2(t = t2) = 8 div = 560 mA
=⇒ 560 cos

100π
27
× 0, 36 + ϕ2
‹
= 560
=⇒ cos

4π
3
+ ϕ2
‹
= 1
=⇒
4π
3
+ ϕ2 = 0 ou encore
4π
3
+ ϕ2 = 2π
=⇒ ϕ2 = 2π −
4π
3
=
2π
3
D’où : 




i1(t) = 490 cos 100π
27
t + π
3

mA
i2(t) = 560 cos 100π
27
t + 2π
3

mA
4- L’amplitude de u1(t) correspond à 4 divisons, et celle de u2(t) à 8 divisions. Les deux signaux
ont la même période qui correspond à 16 divisons. Leurs caractéristiques ont été regroupées
dans le Tableau 6.5 ci-dessous.
Tableau 6.5 – Correction de la question 4 de l’exercice 6.2
u1(t) u2(t)
Amplitude A1 = 40 V A2 = 80 V
Période T1 = T2 = T = 0, 8 s
Fréquence f1 = f2 = f = 1, 25 Hz
Pulsation ω1 = ω2 = ω = 5π
2
rad.s−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 340
Le décalage horaire θ entre les deux signaux correspond à 4 divisions. Soit donc :
θ = 200 ms = 0, 2 s
Le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux est tel que :
∆ϕ = θω
Soit :
∆ϕ =
π
2
On constate que le signal u1(t) atteint son maximum avant le signal u2(t).
Par conséquent, c’est le signal u1(t) qui est en avance (quadrature avance) sur le
signal u2(t).
Posons : 




u1(t) = A1 cos (ωt + ϕ1) = 40 cos 5π
2
t + ϕ1

V
u2(t) = A2 cos (ωt + ϕ2) = 80 cos 5π
2
t + ϕ2

V
A t1 = 10 div = 0, 5 s, u1(t = t1) = 4 div = 40 V
=⇒ 40 cos

5π
2
× 0, 5 + ϕ1
‹
= 40
=⇒ cos

5π
4
+ ϕ1
‹
= 1
=⇒
5π
4
+ ϕ1 = 0 ou encore
5π
4
+ ϕ1 = 2π
=⇒ ϕ1 = 2π −
5π
4
=
3π
4
A t2 = 14 div = 0, 7 s, u2(t = t2) = 8 div = 80 V
=⇒ 80 cos

5π
2
× 0, 7 + ϕ2
‹
= 80
=⇒ cos

7π
4
+ ϕ2
‹
= 1
=⇒
7π
4
+ ϕ2 = 0 ou encore
7π
4
+ ϕ2 = 2π
=⇒ ϕ2 = 2π −
7π
4
=
π
4
D’où : 




u1(t) = 40 cos 5π
2
t + 3π
4

V
u2(t) = 80 cos 5π
2
t + π
4

V
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 341
5- L’amplitude de p1(t) correspond à 8 divisons, et celle de p2(t) à 5 divisions. Les deux signaux
ont la même période qui correspond à 8 divisons. Leurs caractéristiques ont été regroupées dans
le Tableau 6.6 ci-dessous :
Tableau 6.6 – Correction de la question 5 de l’exercice 6.2
p1(t) p2(t)
Amplitude A1 = 40 W A2 = 25 W
Période T1 = T2 = T = 0, 08 s
Fréquence f1 = f2 = f = 12, 5 Hz
Pulsation ω1 = ω2 = ω = 25π rad.s−1
Le décalage horaire θ entre les deux signaux correspond à 4 divisions. Soit donc :
θ = 40 ms = 0, 04 s
Le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux est tel que :
∆ϕ = θω
Soit :
∆ϕ = π
Les signaux p1(t) et p2(t) sont en opposition de phase. Aucun signal n’est en avance
sur l’autre.
Posons : 




p1(t) = A1 cos (ωt + ϕ1) = 40 cos (25πt + ϕ1) W
p2(t) = A2 cos (ωt + ϕ2) = 25 cos (25πt + ϕ2) W
A t1 = 4 div = 0, 04 s, p1(t = t1) = 8 div = 40 V
=⇒ 40 cos (25π × 0, 04 + ϕ1) = 40
=⇒ cos (π + ϕ1) = 1
=⇒ π + ϕ1 = 0 ou encore π + ϕ1 = 2π
=⇒ ϕ1 = 2π − π = π
A t2 = 0 div = 0 s, p2(t = t2) = 5 div = 25 V
=⇒ 25 cos ϕ2 = 25
=⇒ cos ϕ2 = 1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 342
=⇒ ϕ2 = 0
D’où : 




p1(t) = 40 cos (25πt + π) W
p2(t) = 25 cos 25πt W
Exercice 6.3 :
1- On a : 




x1(t) −→
−
−
→
AB
x2(t) −→
−
−
→
BC
x(t) = x1(t) + x2(t) −→
−
−
→
AB +
−
−
→
BC =
−
−
→
AC
La construction de Fresnel relative aux signaux x1(t) et x2(t) a été représentée à la Figure
6.15 ci-dessous.
Figure 6.15 – Correction de la question 1 de l’exercice 6.3.
On a : 






A =
È
102
+ 82 + 2 × 10 × 8 × cos π
6
− π
3

tan φ =
10 sin π
3
+8 sin π
6
10 cos π
3
+8 cos π
6
=⇒





A = 17, 395 cm
φ = 0, 815 rad ' 0, 259π rad
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 343
La somme x(t) de x1(t) et x2(t) s’écrit donc :
x(t) = 17, 395 sin (2πt + 0, 259π) cm
2- On a : 




y1(t) −→
−
−
→
AB
y2(t) −→
−
−
→
BC
y(t) = y1(t) + y2(t) −→
−
−
→
AB +
−
−
→
BC =
−
−
→
AC
La construction de Fresnel relative aux signaux y1(t) et y2(t) a été représentée à la Figure
6.16 ci-dessous.
Figure 6.16 – Correction de la question 2 de l’exercice 6.3.
On a : 






A =
È
152
+ 92 + 2 × 15 × 9 × cos π
2
− π
4

tan φ =
15 sin π
4
+9 sin π
2
15 cos π
4
+9 cos π
2
=⇒





A = 22, 291 mm
φ = 1, 0749 rad ' 0, 342π rad
La somme y(t) de y1(t) et y2(t) s’écrit donc :
y(t) = 22, 291 sin (4πt + 0, 342π) mm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 344
3- On a : 




z1(t) −→
−
−
→
AB
z2(t) −→
−
−
→
BC
z(t) = z1(t) + z2(t) −→
−
−
→
AB +
−
−
→
BC =
−
−
→
AC
La construction de Fresnel relative aux signaux z1(t) et z2(t) a été représentée à la Figure
6.17 ci-dessous.
Figure 6.17 – Correction de la question 3 de l’exercice 6.3.
On a : 






A =
È
42 + 12 + 2 × 4 × cos − 5π
6
− 2π
3

tan φ =
4 sin 2π
3
+sin (− 5π
6 )
4 cos 2π
3
+cos (− 5π
6 )
=⇒





A = 4, 123 m
φ = −0, 8022 + π = 2, 339 rad ' 0, 744π rad
La somme z(t) de z1(t) et z2(t) s’écrit donc :
z(t) = 4, 123 sin (10πt + 0, 744π) m
4- On a : 




i1(t) −→
−
−
→
AB
i2(t) −→
−
−
→
BC
i(t) = i1(t) + i2(t) −→
−
−
→
AB +
−
−
→
BC =
−
−
→
AC
La construction de Fresnel relative à i1(t) et i2(t) a été représentée à la Figure 6.18.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 345
Figure 6.18 – Correction de la question 4 de l’exercice 6.3.
On a : 






A =
È
502
+ 802
+ 2 × 50 × 80 × cos π + π
3

tan φ =
50 sin (− π
3 )+80 sin π
50 cos (− π
3 )+80 cos π
=⇒





A = 70 mA
φ = 0, 6669 − π = −2, 474 rad ' −0, 787π rad
La somme i(t) de i1(t) et i2(t) s’écrit donc :
i(t) = 70 sin (6πt − 0, 787π) mA
5- On a : 




u1(t) −→
−
−
→
AB
u2(t) −→
−
−
→
BC
u(t) = u1(t) + u2(t) −→
−
−
→
AB +
−
−
→
BC =
−
−
→
AC
La construction de Fresnel relative aux signaux u1(t) et u2(t) a été représentée à la Figure
6.19. On a : 






A =
È
252
+ 252
+ 2 × 25 × 25 × cos − 2π
3
+ π
6

tan φ =
25 sin (− π
6 )+25 sin (− 2π
3 )
25 cos (− π
6 )+25 cos (− 2π
3 )
=⇒





A = 35, 355 V
φ = − 5π
12
rad
La somme u(t) de u1(t) et u2(t) s’écrit donc :
u(t) = 35, 355 sin

8πt −
5π
12
‹
V
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 346
Figure 6.19 – Correction de la question 5 de l’exercice 6.3.
Les signaux u1(t) et u2(t) sont isochrones, puisqu’ils ont la même amplitude. Leur somme u(t)
s’écrit :
u(t) = u1(t) + u2(t)
= 25 sin

8πt −
π
6

+ 25 sin

8πt −
2π
3
‹
= 25
•
sin

8πt −
π
6

+ sin

8πt −
2π
3
‹˜
= 25
–
2 cos
‚
8πt − π
6
− 8πt + 2π
3
2
Œ
sin
‚
8πt − π
6
+ 8πt − 2π
3
2
Ϊ
= 50 cos
‚
− π
6
+ 2π
3
2
Œ
sin
‚
16πt − π
6
− 2π
3
2
Œ
= 50 cos
π
4
sin
‚
16πt − 5π
6
2
Œ
= 50
√
2
2
sin

8πt −
5π
12
‹
On a donc bien :
u(t) = 35, 355 sin

8πt −
5π
12
‹
V
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 347
Exercice 6.4 :
1- La vitesse de rotation du disque est de 3000 tr.min−1
qui correspond à 3000
60
tr.s−1
. La fré-
quence de rotation f du disque est donc :
f = 50 Hz
2- Pour que le disque paraisse immobile avec un seul rayon, la fréquence fe des éclairs doit être
liée à la fréquence de rotation f du disque par la relation :
fe =
f
k
avec k ∈ N∗
Or, la fréquence des éclairs varie entre 5 Hz et 200 Hz. On a donc :
5 ≤ fe ≤ 200
=⇒ 5 ≤
f
k
≤ 200
=⇒ 5 ≤
50
k
≤ 200
=⇒ 0, 1 ≤
1
k
≤ 4
=⇒ 0, 25 ≤ k ≤ 10
Or, k ∈ N∗
, donc :
k ∈ {1 ; 2 ; · · · ; 10}
=⇒ fe ∈
§
50
1
;
50
2
; · · · ;
50
10
ª
Les fréquences des éclairs pour lesquelles le disque noir paraît immobile avec un
seul rayon blanc sont donc 50 Hz, 25 Hz, 16, 666 Hz, 12, 5 Hz, 10 Hz, 8, 333 Hz,
7, 142 Hz, 6, 25 Hz, 5, 555 Hz et 5 Hz.
3- On observe plusieurs rayons blancs sur le disque (qui paraît immobile) lorsque la fréquence
fe des éclairs est liée à la fréquence de rotation f du disque par la relation :
fe = kf, avec k ∈ N∗
k est aussi le nombre de rayons qu’on observe sur le disque. Or, on a :
fe ≤ 200
=⇒ kf ≤ 200
=⇒ 50k ≤ 200
=⇒ k ≤ 4
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 348
On en conclut donc que le nombre maximal de rayons blancs qu’on peut observer
sur le disque noir est de 4.
4- Comme mentionné à la précédente question, le disque paraît immoboile avec k rayons si
la fréquence fe des éclairs est telle que :
fe = kf
On en conclut donc que le disque paraît immobile avec 4 rayons blancs pour une
fréquence des éclairs de 200 Hz, avec 3 rayons blancs pour une fréquence des éclairs
de 150 Hz, et avec 2 rayons blancs pour une fréquence des éclairs de 100 Hz.
5- On voit que 24, 8 ' 25 = 50
2
, et 24, 8  25
Pour une fréquence des éclairs de 24, 8 Hz, le disque semble tourner au ralenti dans
le sens réel du mouvement. La fréquence apparente fa de ce mouvement est :
fa = 50 − 2 × 24, 8
Soit :
fa = 0, 4 Hz
On voit que 9, 5 ' 10 = 50
5
, et 9, 5  10
Pour une fréquence des éclairs de 9, 5 Hz, le disque semble tourner au ralenti dans
le sens réel du mouvement. La fréquence apparente fa de ce mouvement est :
fa = 50 − 5 × 9, 5
Soit :
fa = 2, 5 Hz
On voit que 6, 5 ' 6, 25 = 50
8
, et 6, 5  6, 25
Pour une fréquence des éclairs de 9, 5 Hz, le disque semble tourner au ralenti dans
le sens contraire au mouvement réel. La fréquence apparente fa de ce mouvement est :
fa = 6, 5 × 8 − 50
Soit :
fa = 2 Hz
Exercice 6.5 :
1- La fréquence f à laquelle tourne la roue est donnée par :
f =
ω
2π
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 349
Application numérique :
f =
75, 4
2 × π
Soit :
f = 12 Hz
2- Puisque la roue comporte 20 rayons, les fréquences fe des éclairs pour lesquelles la roue paraît
immobile sont telles que :
fe =
20f
k
=
240
k
avec k ∈ N∗
Or, on a :
30 ≤ fe ≤ 300
=⇒ 30 ≤
240
k
≤ 300
=⇒
30
240
≤
1
k
≤
300
240
=⇒
1
8
≤
1
k
≤
5
4
=⇒
4
5
≤ k ≤ 8
=⇒ 0, 8 ≤ k ≤ 8
Or, k ∈ N∗
, donc :
k ∈ {1 ; 2 ; · · · ; 8}
=⇒ fe ∈
§
240
1
;
240
2
; · · · ;
240
8
ª
Les fréquences des éclairs pour lesquelles la roue paraît immobile sont donc 240 Hz,
120 Hz, 80 Hz, 60 Hz, 48 Hz, 40 Hz, 34, 285 Hz et 30 Hz.
3- Lorsque la fréquence des éclairs vaut fe = 50 Hz, le nombre de tours n effectués par la roue
entre deux éclairs consécutifs est :
n =
f
fe
=
12
50
=
6
25
tr
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 350
Le nombre nr de rayons passés entre temps à une position donnée est :
nr =
20 × 6
25
=
24
5
= 4, 8 ' 5 rayons
On observe donc un mouvement ralenti dans le sens retrograde. Le nombre de tours apparents
na effectués par la roue entre deux éclairs consécutifs est donc :
na =
5
20
−
6
25
=
1
4
−
6
25
=
25
100
−
24
100
=
1
100
tr
La fréquence apparente fa du mouvement est donc :
fa = nafe
=
50
100
En définitive, lorsque la fréquence des éclairs vaut 50 Hz, la roue semble tourner au
ralenti dans le sens contraire au mouvement réel, et avec une fréquence apparente
de 0, 5 Hz.
Lorsque la fréquence des éclairs vaut fe = 31, 5 Hz, le nombre de tours n effectués par la roue
entre deux éclairs consécutifs est :
n =
f
fe
=
12
31, 5
=
24
63
tr
Le nombre nr de rayons passés entre temps à une position donnée est :
nr =
20 × 24
63
=
480
63
= 7, 62 ' 8 rayons
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 351
On observe donc un mouvement ralenti dans le sens retrograde. Le nombre de tours apparents
na effectués par la roue entre deux éclairs consécutifs est donc :
na =
8
20
−
24
63
=
2
5
−
24
63
=
126
315
−
120
315
=
6
315
tr
La fréquence apparente fa du mouvement est donc :
fa = nafe
=
6 × 31, 5
315
En définitive, lorsque la fréquence des éclairs vaut 31, 5 Hz, la roue semble tourner au
ralenti dans le sens contraire au mouvement réel, et avec une fréquence apparente
de 0, 6 Hz.
Lorsque la fréquence des éclairs vaut fe = 77, 8 Hz, le nombre de tours n effectués par la roue
entre deux éclairs consécutifs est :
n =
f
fe
=
12
77, 8
=
60
389
tr
Le nombre nr de rayons passés entre temps à une position donnée est :
nr =
20 × 60
389
=
1200
389
= 3, 08 ' 3 rayons
On observe donc un mouvement ralenti dans le sens direct. Le nombre de tours apparents na
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 352
effectués par la roue entre deux éclairs consécutifs est donc :
na =
60
389
−
3
20
=
1200
7780
−
1167
7780
=
126
315
−
120
315
=
33
7780
tr
La fréquence apparente fa du mouvement est donc :
fa = nafe
=
33 × 77, 8
7780
En définitive, lorsque la fréquence des éclairs vaut 77, 8 Hz, la roue semble tourner
au ralenti dans le sens réel du mouvement, et avec une fréquence apparente de
0, 33 Hz.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 353
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 6.1 :
A la Figure 6.9, on se rend compte que u (t) et u1 (t) sont synchrones, leur période correspon-
dant à 8 divisions horizontales, soit 20 ms. Leur pulsation vaut donc :
ω =
2π
0, 02
= 100π
Posons donc :
u (t) = umcos (ωt + ϕ) et u1 (t) = u1mcos (ωt + ϕ1)
On a donc :
u2 (t) = u (t) − u1 (t)
= umcos (ωt + ϕ) − u1mcos (ωt + ϕ1)
= umcos (ωt + ϕ) + u1mcos (ωt + ϕ1 + π)
D’après la Figure 6.9, l’amplitude de u (t) correspond à 29 divisions verticales tandis que celle
de u1 (t) correspond à 15 divisions verticales. On a donc :
um = 92, 8 V et u1m = 48 V
A t1 = 7 divisions = 17, 5 × 10−3
s, u (t1) = um. On a donc :
cos (ωt1 + ϕ) = cos

7π
4
+ ϕ
‹
= 1
=⇒
7π
4
+ ϕ = 2π
=⇒ ϕ =
π
4
A t2 = 0, u1 (t1) = u1m. On a donc :
cos (ωt2 + ϕ1) = cos (ϕ1) = 1
=⇒ ϕ1 = 0
On a donc :
u2 (t) = u2mcos (ωt + ϕ2) = 92, 8cos

100πt +
π
4

+ 48cos (100πt + π)
Ainsi, on a :
u2m =
É
92, 82 + 482 + 2 × 92, 8 × 48 × cos

π −
π
4

= 67, 943 V
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 354
tan ϕ2 =
92, 8 sin π
4
+ 48 sin π
92, 8 cos π
4
+ 48 cos π
=
65, 619
17, 619
=⇒ ϕ2 = 1, 308 rad '
5π
12
D’où :
u2 (t) = 67, 943cos

100πt +
5π
12
‹
V
Evaluation 6.2 :
Posons :
χ12 (t) = A1 cos (2πt + ϕ1) = χ1 (t) + χ2 (t)
χ34 (t) = A2 cos (2πt + ϕ2) = χ3 (t) + χ4 (t)
On a donc :
χ (t) = A cos (2πt + ϕ) = χ12 (t) + χ34 (t)
On a :
χ2 (t) = 2 sin

2πt −
π
6

= 2 cos

2πt −
π
6
−
π
2

= 2 cos

2πt −
2π
3
‹
χ4 (t) = 8 sin

2πt +
π
3

= 8 cos

2πt +
π
3
−
π
2

= 8 cos

2πt −
π
6

On a donc :
A1 =
Ê
12 + 22 + 2 × 1 × 2 × cos

0 +
2π
3
‹
=
√
3
tan ϕ1 =
sin 0 + 2 sin − 2π
3

cos 0 + 2 cos − 2π
3
 =
−
√
3
0
=⇒ ϕ1 = −
π
2
A2 =
Ê
42 + 82 + 2 × 4 × 8 × cos

−
5π
6
+
π
6
‹
= 4
√
3
tan ϕ2 =
4 sin − 5π
6

+ 8 sin − π
6

4 cos − 5π
6

+ 8 cos − π
6
 =
−6
2
√
3
=⇒ ϕ2 = −
π
3
On a donc :
A =
É€√
3
Š2
+
€
4
√
3
Š2
+ 2 ×
√
3 × 4
√
3 × cos

−
π
3
+
π
2

= 8, 472
tan ϕ =
√
3 sin − π
2

+ 4
√
3 sin − π
3

√
3 cos − π
2

+ 4
√
3 cos − π
3
 =
−6 −
√
3
2
√
3
=⇒ ϕ = −1, 149 rad ' −0, 366π
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 355
On a donc :
χ (t) = 8, 472 cos (2πt − 0, 366π) = 8, 472 sin (2πt − 0, 366π + 0, 5π) = 8, 472 sin (2πt + 0, 134π)
Ni Zacharie ni Malachie n’a donc raison.
Evaluation 6.3 :
Le disque ne comportant qu’un seul rayon, lorsqu’on l’éclaire avec le stroboscope, le nombre n
de tours qu’il effectue entre deux éclairs consécutifs vaut :
n =
f
fe
=
5
2, 508
= 1, 993 ' 2
Puisque n  2, le disque semble tourner dans le sens contraire au sens réel, donc dans le sens
horaire. Le nombre na de tours apparents effectués par le disque vaut :
na = 2 − 1, 993 = 6, 379 × 10−3
La fréquence apparente fa vaut donc :
fa = nafe = 0, 016 Hz
Or, l’aiguille des secondes d’une horloge effectue un tour complet en 60 secondes. Sa fréquence
fs vaut donc :
fs =
1
60
= 0, 01666
On se rend donc compte que :
fa ' fs
Lorsque le disque noir est éclairé par le stroboscope, on l’observe donc tourner dans
le sens horaire, de telle manière que son rayon blanc soit synchrone avec l’aiguille
des secondes d’une horloge.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 356
Chapitre 7
Oscillateurs mécaniques
Et c’est ici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que
nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné.
1 Jean 3 : 23
7.1 Généralités
Un oscillateur mécanique est un système effectuant un mouvement oscillatoire autour
d’une position d’équilibre. A tout oscillateur mécanique est associée une grandeur caractéris-
tique χ (t) qui traduit l’évolution de sa position au cours du temps. χ (t) peut désigner soit un
déplacement, soit un écart angulaire. Les oscillateurs mécaniques portent généralement le nom
de pendules. Leurs oscillations sont régies par des équations différentielles de la forme :
f (χ, χ̇, χ̈) = 0 (7.1)
χ̇ et χ̈ caractérisent respectivement la vitesse et l’accélération de l’oscillateur mécanique. On
appelle équation différentielle une équation qui lie une fonction donnée et ses dérivées. Pour un
oscillateur mécanique harmonique, la grandeur caractéristique χ (t) est une fonction sinusoï-
dale du temps et s’exprime par :
χ (t) = χm cos (ω0t + ϕ) ou χ (t) = χm sin (ω0t + ϕ) (7.2)
χm est l’amplitude des oscillations, ω0 est la pulsation propre, et ϕ est la phase à l’origine
déterminée à partir des conditions initiales, c’est-à-dire les valeurs de χ (t) et χ̇ (t) à la date
t = 0. L’équation différentielle qui régit les oscillations d’un oscillateur harmonique de pulsation
propre ω0 est de la forme :
χ̈ + ω0
2
χ = 0 ω0
2
 0

(7.3)
Deux pendules sont dits synchrones lorsqu’ils ont la même pulsation propre, et par conséquent
la même période propre. On dit qu’un pendule bat la seconde lorsque sa période propre
vaut deux secondes.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 357
On rappelle les formules de dérivation des fonctions sinusoïdales :
d
dt
[χm cos (ω0t + ϕ)] = −χmω0 sin (ω0t + ϕ) (7.4)
d
dt
[χm sin (ω0t + ϕ)] = χmω0 cos (ω0t + ϕ) (7.5)
Pour établir l’équation différentielle satisfaite par la grandeur χ associée à un oscillateur mé-
canique, on peut se servir de la relation fondamentale de la dynamique. Si le système effectue
un mouvement de translation, on se sert du théorème du centre d’inertie. Lorsque l’oscillateur
est en mouvement, la résultante des forces qu’il subit est fonction de χ, tandis que son vecteur-
accélération s’exprime en fonction de χ̈. m étant la masse de l’oscillateur, on peut écrire :
X −
−
→
Fext (χ) = m−
→
a (χ̈) (7.6)
Si le système effectue un mouvement de rotation autour d’un axe (∆), on utilise la relation
fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation. J(∆) désignant le moment d’inertie du
système par rapport à l’axe (∆), de façon analogue à la relation (7.6), on peut écrire :
X
M(∆) (χ) = J(∆)θ̈ (χ̈) (7.7)
On peut également avoir recours à la relation traduisant la conservation de l’énergie mécanique
afin de déterminer l’équation différentielle du mouvement d’un oscillateur mécanique. En effet,
en l’absence des forces dissipatives, l’énergie mécanique Em du système se conserve au cours du
temps et garde de ce fait la même valeur. Par conséquent, sa dérivée par rapport au temps est
nulle. On dit que le système est conservatif. On peut ainsi écrire :
dEm
dt
= 0 (7.8)
On rappelle que l’énergie mécanique d’un système est égale à la somme de son énergie cinétique
fonction de sa vitesse, et de son énergie potentielle fonction de sa position. Soit :
Em (χ, χ̇) = Ec (χ̇) + Ep (χ) (7.9)
On donne ci-dessous deux formules de dérivation importantes :
d
dt

χ2
(t)

= 2χ̇ (t)χ (t) (7.10)
d
dt

χ̇2
(t)

= 2χ̈ (t)χ̇ (t) (7.11)
Les oscillations d’un système mécanique sont dites libres si elles s’effectuent sans l’intervention
d’une force excitatrice extérieure. Dans le cas contraire, elles sont dites forcées. Si le système
est soumis à des forces dissipatives, les oscillations sont dites amorties, et l’amplitude des
oscillations décroît avec le temps. Dans ce cas, l’énergie mécanique ne se conserve plus.
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 358
7.2 Oscillations mécaniques harmoniques libres
Dans ce qui suit, nous allons étudier différents types de pendules en utilsant la relation
fondamentale de la dynamique et la relation traduisant la conservation de l’énergie mécanique.
Nous négligerons les frottements ainsi que toutes les forces dissipatives de telle manière que
l’énergie mécanique soit conservée.
7.2.1 Pendule élastique
Considérons à la Figure 7.1 ci-dessous un solide ponctuel de masse m fixé à l’extrémité
d’un ressort de raideur k et de masse négligeable, dont l’autre extrémité est fixée à un support
immobile. L’ensemble est placé sur un plan incliné à l’horizontale d’un angle α, et lorsque le
système se trouve en équilibre, le ressort est allongé d’une longueur ∆`.
Figure 7.1 – Pendule élastique.
A l’équilibre, les forces extérieures qui agissent sur le solide sont son poids
−
→
P , la réaction
normale
−
→
R du plan incliné et la tension
−
→
T du ressort. Les frottements sont négligés. Du
théorème du centre d’inertie, on peut écrire :
−
→
P





−mg sin α
−mg cos α
+
−
→
R





0
R
+
−
→
T





T = k∆`
0
=
−
→
0





0
0
A l’équilibre, on a donc la relation :
mg sin α − k∆` = 0 (7.12)
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 359
A partir de la position d’équilibre, on écarte le solide vers le bas suivant la direction du plan
incliné, puis on le lâche sans vitesse initiale. Le système se met à osciller autour de la position
d’équilibre, et on note x le déplacement du solide compté à partir de la positon d’équilibre. Le
système constitué du solide et du ressort est appelé pendule élastique. Lorsque le solide est
écarté de la distance x, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
P





mg sin α
−mg cos α
+
−
→
R





0
R
+
−
−
→
Tx





−Tx = −k (∆` + x)
0
= m−
→
ax





mẍ
0
=⇒ mg sin α − k∆`
| {z }
0
−kx = mẍ
L’équation différentielle du pendule élastique s’écrit donc :
ẍ +
k
m
x = 0 (7.13)
Le pendule élastique est donc un oscillateur harmonique dont la pulsation propre vaut :
ω0 =
É
k
m
(7.14)
La période propre du pendule élastique s’exprime quant à elle par :
T0 =
2π
ω0
= 2π
É
m
k
(7.15)
L’énergie cinétique du système à la position x s’exprime selon la relation :
Ec (ẋ) =
1
2
mẋ2
En prenant comme référence de l’énergie potentielle de pesanteur le plan horizontal passant
par la position d’équilibre du solide, on peut écrire l’énergie potentielle de pesanteur du solide
lorsqu’il est écarté d’une distance x selon la relation :
Epp (x) = −mgx sin α
L’énergie potentielle élastique emmagasinée par le ressort lorsque le solide est écarté de sa
position d’équilibre d’une distance x s’exprime quant à elle par :
Epe (x) =
1
2
k (∆` + x)2
Ainsi, l’énergie mécanique du système a pour expression :
Em (x, ẋ) = Ec (ẋ) + Epp (x) + Epe (x) =
1
2
”
mẋ2
− 2mgx sin α + k (∆` + x)2
—
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 360
Le système étant conservatif, on peut écrire :
dEm (x, ẋ)
dt
= 0
=⇒
1
2
[2mẍẋ − 2mgẋ sin α + 2kẋ (∆` + x)] = 0
=⇒ mẍ −mg sin α + k∆`
| {z }
0
+kx = 0
On retrouve donc la même équation différentielle :
ẍ +
k
m
x = 0
On constate que l’angle α n’intervient pas dans l’équation différentielle. On obtiendrait donc
la même équation pour un pendule élastique horizontal ou vertical.
7.2.2 Pendule pesant
Considérons à la Figure 7.2 ci-dessous un solide de masse M et de centre de gravité G fixé
en un point O. Si on l’écarte par rapport à la verticale et qu’on le lâche sans aucune vitesse,
il effectuera des oscillations autour de l’axe horizontal (∆) passant par O. Le solide constitue
ainsi un pendule pesant. On désigne par θ l’écart angulaire du solide compté à partir de sa
position d’équilibre.
Figure 7.2 – Pendule pesant.
Notons J(∆) le moment d’inertie du solide par rapport à (∆). Le solide n’est soumis qu’à son
poids
−
→
P appliqué en son centre de gravité G et à la réaction
−
→
R appliquée en O. La relation
fondamentale de la dynamique peut s’écrire :
M(∆)
€−
→
P
Š
= −MgOG sin θ = J(∆)θ̈
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 361
Dans le cas où l’amplitude des oscillations est très faible, on peut écrire :
sin θ ' θ et cos θ ' 1 −
θ2
2
L’équation différentielle du pendule pesant peut dans ce cas s’écrire :
θ̈ +
MgOG
J(∆)
θ = 0 (7.16)
La pulsation propre et la périodre propre ont pour expressions respectives :
ω0 =
Ê
MgOG
J(∆)
(7.17)
T0 = 2π
Ê
J(∆)
MgOG
(7.18)
L’énergie cinétique du solide lorsqu’il est écarté s’exprime par :
Ec θ̇

=
1
2
J(∆)θ̇2
En considérant l’énergie potentielle de pesanteur nulle à la position d’équilibre, lorsque le solide
est écarté, son énergie potentielle s’exprime par :
Epp (θ) = MgOG (1 − cos θ) =
1
2
MgOGθ2
L’énergie mécanique a donc pour expression :
Em θ, θ̇

= Ec θ̇

+ Epp (θ) =
1
2
J(∆)θ̇2
+ MgOGθ2

Le système étant conservatif, on peut écrire :
dEm θ, θ̇

dt
= 0
=⇒
1
2
2J(∆)θ̈θ̇ + MgOGθ̇θ

= 0
=⇒ J(∆)θ̈ + MgOGθ = 0
On obtient donc la même équation différentielle :
θ̈ +
MgOG
J(∆)
θ = 0
Le pendule pesant n’est harmonique que si l’amplitude des oscillations est faible.
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 362
7.2.3 Pendule simple
Le pendule simple est un cas particulier du pendule pesant, où le solide en question se réduit
à un corps ponctuel de masse m et de dimensions négligeables suspendu à un fil inextensible de
longueur ` et de masse négligeable dont l’une des extrémités est fixée au point O à un support
horizontal, comme illustré à la Figure 7.3 ci-dessous.
Figure 7.3 – Pendule simple.
Le moment d’inertie du système correspond au moment d’inertie du corps ponctuel seul, et
s’exprime par :
J(∆) = m`2
Si l’amplitude des oscillations est faible, l’équation différentielle prend la forme :
θ̈ +
mg`
m`2
θ = 0
D’où :
θ̈ +
g
`
θ = 0 (7.19)
La pulsation propre et la périodre propre du pendule simple ont pour expressions respectives :
ω0 =
É
g
`
(7.20)
T0 = 2π
Ê
`
g
(7.21)
Le pendule simple obéit à quatre lois appelées lois du pendule simple, à savoir :
— La loi isochronisme : La période propre est indépendante de l’angle θ.
— La loi des masses : La période propre est indépendante de la masse du corps ponctuel.
— La loi des longueurs : La période propre est proportionnelle à la racine carrée de la
longueur du fil.
— La loi du champ de pesanteur : La période propre est inversement proportionnelle à
la racine carrée de l’accélération de la pesanteur.
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 363
7.2.4 Pendule de torsion
Un pendule de torsion (Figure 7.4) est constitué d’un fil de torsion vertical auquel
est suspendu un solide en son centre de gravité. Lorsque le solide est écarté de la position
d’équilibre d’un angle α par rapport à l’axe vertical (∆) passant par le fil, ce dernier se tord,
et engendre un couple qui tend à s’opposer à cette torsion. Le moment de ce couple de torsion
a pour expression :
Mt = −Cα (7.22)
C est la constante de torsion dont l’unité est le N.m.rad−1
.
Figure 7.4 – Pendule de torsion.
En désignant par J(∆) le moment d’inertie du solide par rapport à l’axe (∆), la relation fonda-
mentale de la dynamique peut s’écrire :
Mt = −Cα = J(∆)α̈
L’équation différentielle qui régit les oscillations du pendule de torsion s’écrit donc :
α̈ +
C
J(∆)
α = 0 (7.23)
La pulsation propre et la période propre s’expriment respectivement par :
ω0 =
Ê
C
J(∆)
(7.24)
T0 = 2π
É
J(∆)
C
(7.25)
L’énergie cinétique du solide lorsque le fil est tordu s’exprime selon la relation :
Ec (α̇) =
1
2
J(∆)α̇2
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 364
Le solide restant dans le même plan horizontal, son énergie potentielle de pesanteur ne varie
pas. L’énergie potentielle de torsion quant à elle s’exprime par :
Ept (α) =
1
2
Cα2
L’énergie mécanique du système a donc pour expression :
Em (α̇, α) = Ec (α̇) + Ept (α) =
1
2
J(∆)α̇2
+ Cα2

Le système étant conservatif, on peut écrire :
dEm (α, α̇)
dt
= 0
=⇒
1
2
2J(∆)α̇α̈ + Cα̇α

= 0
=⇒ J(∆)α̈ + Cα = 0
On obtient donc la même équation différentielle :
α̈ +
C
J(∆)
α = 0
Contrairement au pendule pesant et au pendule simple, le pendule de torsion reste un oscillateur
harmonique même quand l’amplitude des oscillations est grande.
7.3 Oscillations mécaniques amorties
Lorsque des forces dissipatives entrent en jeu au cours des oscillations d’un système mé-
canique, l’amplitude décroît progressivement en fonction du temps, et l’énergie mécanique di-
minue peu à peu. Les oscillations sont alors dites amorties. En désignant par χ la grandeur
caractéristique associée à l’oscillateur mécanique considéré, l’équation différentielle qui régit les
oscillations amorties prend la forme :
χ̈ + ηχ̇ + ω0
2
χ = 0 (7.26)
η est un coefficient constant qui reflète l’amortissement des oscillations. L’équation différentielle
précédente admet très souvent pour solution la fonction définie par :
χ (t) = χm cos (ωt + ϕ) exp (−λt) ou χ (t) = χm sin (ωt + ϕ) exp (−λt) (7.27)
ω et λ sont des constantes positives, et le terme exp (−λt) est responsable de la diminution de
l’amplitude des oscillations. exp (t), qu’on peut encore noter et
désigne la fonction exponen-
tielle et respecte la formule de dérivation ci-dessous :
d
dt
[exp (γt)] = γ exp (γt) (7.28)
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 365
La Figure 7.5 ci-dessous représente l’évolution en fonction du temps de la grandeur χ (t).
Figure 7.5 – Oscillations mécaniques amorties.
On constate que la distance entre deux crêtes consécutives est la même. Elle représente la
pseudo-période. Les oscillations amorties sont alors dites pseudo-périodiques, car le mou-
vement se repète au cours du temps, mais en perdant de l’amplitude après chaque alternance.
7.4 Oscillations mécaniques forcées
Lorsqu’une excitation extérieure provoque les oscillations d’un système mécanique, on parle
d’oscillations mécaniques forcées ou entretenues. Le système responsable de l’excitation exté-
rieure constitue le vibreur ou l’excitateur, tandis que le système mécanique dont on entretient
les oscillations représente le résonateur. Considérons le dispositif de la Figure 7.6 constitué
d’un solide fixé à un ressort à spires non jointives. L’ensemble est mis en mouvement par une
tige et un disque homogène connectée à un moteur. L’excitateur ici est l’ensemble formé par le
disque, la tige et le moteur, tandis que le résonateur est l’ensemble formé par le ressort, le fil et
le solide. A la Figure 7.7 a été représentée la courbe de résonance mécanique représentant
les valeurs de l’amplitude xm des oscillations du résonateur en fonction de la fréquence N du
vibreur.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 366
Figure 7.6 – Oscillations mécaniques forcées.
Figure 7.7 – Courbe de résonance mécanique.
La valeur maximale xmr de l’amplitude est atteinte pour une fréquence Nr du vibreur : On est
en présence du phénomène de résonance mécanique. Posons :
x0
mr
=
xmr
√
2
A cette valeur x0
mr
correspondent deux valeurs N1 et N2 de la fréquence. On définit la largeur
de la bande passante ∆N comme étant la différence entre ces deux fréquences. Soit :
∆N = N2 − N1 (7.29)
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 367
On définit également le facteur de qualité Q par :
Q =
Nr
∆N
=
Nr
N2 − N1
(7.30)
Q rend compte de l’acuité de la résonance. Lorsque Q ≥ 10, la résonance est dite aigue.
Lorsque Q  10, la résonance est dite floue.
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 368
Exercices
On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2
.
Exercice 7.1 :
A la Figure 7.8 ci-dessous, une boule de masse m = 800 g, de charge électrique q = −40 µC
et dont on négligera les dimensions est fixée à l’extrémité d’un fil inextensible de longueur
` = 30 cm et de masse négligeable dont l’autre extrémité est fixée à un support horizontal.
L’ensemble est placé entre deux armatures horizontales (A) et (B) distantes de d = 50 cm et
entre lesquelles est établie une différence de potentiel UBA = 10 kV. On écarte le fil d’un petit
angle θ0 = 5° par rapport à la verticale, et on abandonne le système sans vitesse initiale à
l’instant t = 0 s. On note θ l’écart angulaire du système formé par le fil et la boule qui tourne
autour de l’axe horizontal (∆) passant par l’extrémité supérieure du fil. On prendra θ faible,
et on négligera toutes les forces dissipatives.
Figure 7.8 – Exercice 7.1.
1- Représenter le champ électrique
−
→
E qui règne entre les deux armatures et la force électrique
−
→
F subie par la boule, puis déterminer leurs modules.
2- En utilisant la relation fondamentale de la dynamique, déterminer l’équation différentielle
du mouvement de la boule et montrer que les oscillations de la boule sont harmoniques.
On suppose que l’énergie potentielle électrostatique de la boule entre les deux armatures a pour
expression :
Epel(θ) = −F` cos θ + C où C est une constante.
3- Retrouver l’équation différentielle du mouvement de la boule en utilisant la conservation de
l’énergie mécanique.
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 369
4- En déduire la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations.
5- En déduire l’expression en fonction du temps de θ (t) sous la forme A cos (ω0t + ϕ).
Exercice 7.2 :
A la Figure 7.9 ci-dessous, une petite bille de masse m = 500 g que l’on supposera ponctuelle
est fixée à l’extrémité d’un ressort de raideur k = 19, 75 N.m−1
et de masse négligeable, mais
aussi à l’extrémité d’un fil inextensible de longueur ` = 40 cm et de masse négligeable. L’autre
extrémité du ressort est fixée à un support vertical, tandis que l’autre extrémité du fil est fixée
à un support horizontal. Lorsque le fil est vertical, le ressort n’est ni allongé, ni comprimé. Le
fil est écarté par rapport à la verticale d’un petit angle αm = 4° et abandonné à l’instant t = 0 s
sans vitesse. Les oscillations sont tellement faibles que le ressort reste pratiquement horizontal.
On note α l’écart angulaire du système par rapport à la verticale, et x la variation de longueur
du ressort. On néglige toutes les forces résistives.
Figure 7.9 – Exercice 7.2.
1- Exprimer α en fonction de x.
2- Déterminer les expressions en fonction de x et ẋ des énergies cinétique, potentielles et
mécanique du système.
3- Etablir l’équation différentielle vérifiée par x, et en déduire celle vérifiée par α.
4- En déduire la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations.
5- En déduire les équations horaires de α(t) et x(t).
Exercice 7.3 :
Un groupe d’élèves procède à une expérience de physique, le matériel comprenant des fils
inextensibles de différentes longueurs et de masses négligeables, une petite bille ponctuelle de
masse m et un chronomètre. Les élèves suspendent la bille à l’un des fils, écartent le système
d’un petit angle par rapport à la verticale, puis l’abandonnent sans vitesse initiale (Figure
7.10). Ils mesurent le temps τ mis par le pendule ainsi constitué pour effectuer 20 oscillations et
ensuite repètent l’expérience avec d’autres fils. Dans le Tableau 7.1 sont consignées les valeurs
obtenues de τ en fonction de la longueur ` de chaque fil. On négligera la résistance de l’air.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 370
Tableau 7.1 – Exercice 7.3.
` (cm) 20 30 40 50 60 70 80 90
τ (s) 17, 9 22 25, 4 28, 4 31, 1 33, 6 35, 9 38, 1
T0 (s)
T0
2
(s2
)
Figure 7.10 – Exercice 7.3.
1- En un point M donné repéré par l’angle θ, représenter les forces extérieures agissant sur la
bille, ainsi que les accélérations normale et tangentielle.
2- Etablir l’équation différentielle du mouvement de la bille.
3- En déduire l’expression de la période propre T0 des oscillations.
4- Completer le Tableau 7.1.
5- Tracer le graphe T0
2
= f (`) puis déterminer une équation de la courbe obtenue.
Echelle : 1 cm −→ 10 cm et 1 cm −→ 0, 4 s2
6- En déduire la valeur de l’accélération de la pesanteur dans le lieu où se déroule l’expérience.
Exercice 7.4 :
A la Figure 7.11, un solide de masse m = 2 kg dont on négligera les dimensions est fixé
aux extrémités de deux ressorts de raideurs respectives k1 = 40 N.m−1
et k2 = 72, 5 N.m−1
et
de longueurs à vide respectives `01 = 60 cm et `02 = 40 cm. L’ensemble est placé sur la face
inclinée à l’horizontale d’un angle α = 30° d’une structure de section ayant la forme d’un
triangle rectangle de hauteur h = 51 cm. Les autres extrémités des deux ressorts sont fixées
sur des supports situés aux deux extrémités du plan incliné. A l’équilibre, le ressort supérieur
est allongé de ∆`1 tandis que l’autre ressort est comprimé de ∆`2. Les frottements sur le plan
incliné seront négligés.
1- Faire le bilan des forces extérieures qui agissent sur le solide à l’équilibre, puis les représenter.
2- Déterminer les valeurs de ∆`1 et ∆`2.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 371
A partir de la position d’équilibre, on écarte le solide vers le bas d’une petite longueur xm = 5 cm
et on le lâche à l’instant t = 0 s sans vitesse initiale. On note x le déplacement du solide par
rapport à sa position d’équilibre.
3- Etablir l’équation différentielle du mouvement du solide par le théorème du centre d’inertie.
4- Retrouver cette équation différentielle par une approche énergétique.
5- En déduire la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations du solide.
6- Donner l’équation horaire de x(t) sous la forme A sin (ω0t + ϕ).
Figure 7.11 – Exercice 7.4.
Exercice 7.5 :
A la Figure 7.12, un solide de masse m = 1, 5 kg et de dimensions négligeables est fixé aux
extrémités de deux ressorts identiques de raideur k1 = 30 N.m−1
. On fixe aux autres extrémités
de ces ressorts deux autres ressorts identiques de raideur k2 = 50 N.m−1
. Les extrémités de
ces derniers ressorts sont fixés sur un support horizontal. Lorsque le système se maintient en
équilibre, les deux ressorts inférieurs sont allongés de ∆`1 tandis que les deux ressorts supérieurs
sont allongés de ∆`2. La résistance de l’air sera négligée.
1- Montrer que l’ensemble des quatre ressorts est équivalent à un unique ressort allongé à
l’équilibre de ∆` = ∆`1 + ∆`2 dont la raideur K s’exprime par :
K =
2k1k2
k1 + k2
Calculer numériquement K, ∆`1, ∆`2 et ∆`.
A partir de la position d’équilibre, on tire le solide verticalement vers le bas d’une distance
X = 4 cm et on l’abandonne à la date t = 0 s sans vitesse initiale. On désigne par x le déplace-
ment du solide compté à partir de sa position d’équilibre.
2- Etablir l’équation différentielle du mouvement du solide et en déduire la pulsation propre ω0
et la période propre T0.
3- Donner l’équation horaire de x (t) et exprimer la vitesse V (t) du solide.
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 372
Figure 7.12 – Exercice 7.5.
Exercice 7.6 :
On considère à la Figure 7.13 ci-dessous, une tige homogène de masse M = 3m et de longueur
` à laquelle on fixe deux masselottes de masse m de part et d’autre du centre de gravité de la
tige, et distantes de celui-ci d’une même longueur 1
4
`. On fixe la tige par son centre de gravité
à l’extrémité d’un fil de torsion vertical de constante de torsion C. On écarte le système d’un
petit angle par rapport à la position d’équilibre puis on le lâche sans aucune vitesse, et il se met
à osciller autour de l’axe vertical (∆) coïncidant avec le fil. On désigne par α l’écart angulaire
du système par rapport à la position d’équilibre. La résistance de l’air sera négligée.
Figure 7.13 – Exercice 7.6.
1- Exprimer le moment d’inertie J(∆) du système par rapport à l’axe (∆).
2- Etablir l’équation différentielle qui régit le mouvement du système.
3- Donner l’expression de la pulsation propre ω0 et de la période propre T0 des oscillations.
4- En déduire la valeur de C si le pendule bat la seconde, sachant que m = 1 kg et ` = 50 cm.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 373
Exercice 7.7 :
A la Figure 7.14 ci-dessous, un cadre en forme de carré de côté c = 729, 6 mm est constitué
de quatre barres homogènes identiques de même masse M = 2 kg. On fixe l’extrémité d’un
fil de torsion au centre d’une des barres. On fait traverser un courant électrique d’intensité
I = 2, 19 A dans le cadre, et on plonge entièrement ce dernier dans un champ magnétique
horizontal unfiorme
−
→
B de module B = 4 T. Le cadre se maintient en équilibre lorsqu’il a tourné
d’un angle α0 = 24° par rapport à sa position initiale.
Figure 7.14 – Exercice 7.7.
1- Représenter les forces magnétiques subies par le cadre et calculer leurs intensités.
2- En déduire la valeur de la constante de torsion C du fil.
On supprime le champ magnétique et le courant électrique, et le cadre revient dans sa position
initiale. On tord le fil d’un petit angle puis on le lâche sans aucune vitesse. Le cadre se met à
osciller autour de l’axe vertical (∆) passant par le fil. On note α l’écart angulaire du système
par rapport à la position initiale. k étant une constante, on admet que le moment d’inertie Jv
par rapport à (∆) de chacune des deux barres verticales se met sous la forme :
Jv = kMc2
3- Montrer que le moment d’inertie du cadre par rapport à (∆) peut se mettre sous la forme :
J(∆) =
12k + 1
6
Mc2
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 374
4- Etablir l’équation différentielle satisfaite par l’angle α.
5- En déduire l’expression du temps τ mis par le cadre pour effectuer 20 alternances.
6- En déduire la valeur de k sachant que τ = 16, 6 s.
Exercice 7.8 :
A la Figure 7.15 ci-dessous, un cylindre plein homogène de masse M = 3 kg, de diamètre
D = 4 cm et de longueur L = 50 cm est fixé en deux points situés sur la verticale passant
par son centre de gravité aux extrémités de deux fils de constantes de torsion respectives
C1 = 30, 33 N.m.rad−1
et C2 = 28, 32 N.m.rad−1
. On écarte le système d’un angle θm = 30° par
rapport à la position d’équilibre, et on l’abandonne sans vitesse initiale à un instant pris comme
origine des dates. Le cylindre oscille autour de l’axe vertical (∆) passant par les deux fils. On
note θ l’écart angulaire du système par rapport à la position d’équilibre et J(∆) le moment
d’inertie du cylindre par rapport à (∆). La résistance de l’air sera négligée.
Figure 7.15 – Exercice 7.8.
1- Exprimer l’énergie mécanique du système en fonction de θ, puis établir l’équation différentille
qui régit les oscillations du cylindre.
2- Exprimer la pulsation propre ω0 des oscillations, puis θ(t) et θ̇(t).
3- En déduire la valeur de J(∆) sachant que la vitesse angulaire maximale acquise par le cylindre
vaut Ωm = 16 rad.s−1
.
4- Déterminer le réel k sachant que le moment d’inertie du cylindre s’exprime par :
J(∆) =
1
12
ML2
+ kMD2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 375
Exercice 7.9 :
On fixe aux deux extrémités d’une barre homogène de masse M et de longueur ` deux masselotes
de masses respectives m1 et m2 (m2  m1). On écarte le système d’un petit angle autour de
l’axe horizontal (∆) passant par le centre de gravité O de la barre, et on abandonne le tout sans
vitesse. Le système oscille autour (∆), et on note θ son écart angulaire par rapport à la position
d’équilibre, comme illustré à la Figure 7.16 ci-dessous. La résistance de l’air sera négligée.
Figure 7.16 – Exercice 7.9.
1- Montrer que le centre de masse G du système se trouve entre le point O et la masselotte de
masse m2, et qu’il est séparé du point O d’une distance :
OG =
m2 − m1
2 (M + m1 + m2)
`
2- Donner l’expression du moment d’inertie J(∆) du système par rapport à l’axe (∆).
3- Etablir l’équation différentielle du mouvement du système et en déduire l’expression de la
période propre T0 des oscillations.
4- Déterminer la longueur `0
du pendule simple synchrone avec le pendule pesant considéré. On
donne M = 1, 5 kg, m1 = 400 g, m2 = 800 g et ` = 80 cm.
Exercice 7.10 :
A la Figure 7.17, un cerceau homogène de masse M1 et de rayon R1 est accolé en un point I
à un disque plein homogène de masse M2 et de rayon R2. Les deux solides sont contenus dans
le même plan vertical, et l’ensemble peut tourner autour de l’axe horizontal (∆) passant par le
point O tel que O soit aligné avec le point I et les centres de gravité des solides. On écarte le
système d’un petit angle par rapport à la position d’équilibre, et on l’abandonne sans aucune
vitesse. On note θ l’écart angulaire du système par rapport à la position d’équilibre. Les forces
résistives seront négligées.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 376
Figure 7.17 – Exercice 7.10.
1- G étant le centre de gravité du système, exprimer la distance OG.
2- Donner l’expression du moment d’inertie J(∆) du système par rapport à l’axe (∆).
3- Etablir l’équation différentielle satisfaite par θ.
4- Exprimer la période propre T0 dans le cas où M1 = 2M2 = 2M et R1 = 2R2 = 2R.
5- En déduire les valeurs de R1 et R2 sachant que le pendule bat la seconde.
Exercice 7.11 :
A la Figure 7.18, une plaque rectangulaire homogène de longueur L et de largeur ` peut osciller
sans frottements autour d’un axe horizontal (∆) passant par le milieu d’une de ses largeurs,
après avoir été écartée de sa position d’équilibre d’un petit angle, et abandonnée sans vitesse
initiale. On note θ l’écart angulaire du système par rapport à la position d’équilibre.
1- Déterminer l’expression du moment d’inertie J(∆) de la plaque par rapport à l’axe (∆).
2- Etablir l’équation différentielle qui régit les oscillations de la plaque.
3- Déterminer la période propre T0 des oscillations de la plaque sachant qu’elle est synchrone
à un pendule simple de longueur `0
= 85 cm.
4- En déduire les dimensions de la plaque sachant que sa longueur vaut le double de sa largeur.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 377
Figure 7.18 – Exercice 7.11.
Exercice 7.12 :
A la Figure 7.19 ci-dessous, un solide de masse m = 2 Kg dont on négligera les dimensions est
fixé à l’extrémité d’un ressort de raideur k = 250 N.m−1
et de masse négligeable, dont l’autre
extrémité est fixée à un support vertical. Le système constitué du ressort et du solide est posé
sur un sol horizontal. On écarte le solide de sa positon d’équilibre d’une certaine distance, puis
on le lâche sans vitesse initiale. Le solide oscille autour de sa position d’équilibre en étant soumis
à des frottements visqueux équivalents à une unique force de module f = λV où V représente la
vitesse du solide, et λ = 40 N.s.m−1
est le coefficient d’amortissement. On désigne par x l’écart
angulaire du solide par rapport à sa positon d’équilibre.
Figure 7.19 – Exercice 7.12.
1- Déterminer les réels a et b l’équation différentielle du mouvement se mette sous la forme :
ẍ + aẋ + bx = 0
2- Déterminer α et ω0 pour que x(t) = A cos (ω0t + ϕ) exp (αt) soit solution de cette équation.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 378
Exercice 7.13 :
A la Figure 7.20 ci-dessous, un solide ponctuel (S1) de masse m1 = 3 kg est suspendu à une
corde inextensible de masse négligeable enroulée sur un cylindre homogène de masse M1 = 5 kg
et de rayon R1 = 20 cm. Ce cylindre est solidaire à un autre cylindre de même axe de rotation
(∆), de masse M2 = 4 kg et de rayon R2 = 15 cm, l’ensemble formant ainsi une poulie. Un autre
solide (S2) de masse m2 = 2 kg et de dimensions négligeables, posé sur un plan horizontal est
fixé à l’extrémité d’un ressort de masse négligeable et de raideur k = 100 N.m−1
, dont l’autre
extrémité est fixée à un support vertical. (S2) est également fixé à l’extrémité d’une corde
horizontale, inextensible et de masse négigleable enroulée sur le cylindre de masse M2. Lorsque
le système se maintient en équilibre, le ressort est allongé de ∆`. On néglige les frottements
ainsi que la résistance de l’air.
Figure 7.20 – Exercice 7.13.
1- Faire le bilan des forces qui agissent sur les solides et la poulie à l’équilibre, puis les repré-
senter.
2- Déterminer la valeur de ∆` et en déduire les intensités des tensions des cordes et du ressort.
A partir de la position d’équilibre, on tire (S1) vers le bas, puis on le lâche sans vitesse initiale.
On note respectivement par x1 et x2 les déplacements des solides (S1) et (S2) comptés à partir
de la position d’équilibre. On désigne également par θ l’écart angulaire de la poulie par rapport
à la position d’équilibre.
3- Calculer le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à (∆).
4- Etablir l’équation différentille satisfaite par x1 et en déduire celles satisfaites par x2 et θ.
5- Calculer la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations du système.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 379
Exercice 7.14 :
A la Figure 7.21 ci-dessous, une corde inextensible de masse négligeable passe par la gorge
d’une poulie en forme de disque homogène de masse M = 6 kg et de rayon R = 50 cm. Aux
extrémités de la corde sont accrochés deux solides (S1) et (S2) dont on négligera les dimensions,
de masses respectives m1 = 4 kg et m2 = 2 kg. (S1) et (S2) sont également fixés à des ressorts
de masses négligeables et de raideurs respectives k1 = 76 N.m−1
et k2 = 60 N.m−1
et de lon-
gueures à vide `01 = 25 cm et `02 = 15 cm, les autres extrémités de ces ressorts étant fixés sur
le sol horizontal. A l’équilibre, le ressort de raideur k1 est comprimé de ∆`1, tandis que l’autre
ressort est allongé de ∆`2. Le solide (S1) se trouve en dessous de (S1), et les deux solides sont
séparés à l’équilibre d’une différence d’altitude a = 20 cm. Les frottements seront négligés tout
au long du problème.
Figure 7.21 – Exercice 7.14.
1- Faire le bilan des forces s’exerçant sur les deux solides et sur la poulie à l’équilibre, puis les
représenter.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 380
2- Déterminer les valeurs de ∆`1 et ∆`2.
A partir de la position d’équilibre du système, le solide (S2) est tiré verticalement vers le bas
d’une petite distance, puis lâché sans aucune vitesse. On note x le déplacement des deux solides
et θ l’écart angulaire de la poulie (autour de son axe horizontal (∆)) comptés à partir de la
position d’équilibre du système.
3- Déterminer le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à l’axe (∆).
4- Exprimer les énergies cinétique, potentielles et mécanique du système en fonction de x et en
déduire les équations différentielles satisfaites pas x et θ.
5- Déterminer la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations.
Exercice 7.15 :
A la Figure 7.22 ci-dessous, sur un plan incliné à l’horizontale d’un angle α = 30° est placé
un solide de masse m = 878, 7 g et de dimensions négligables fixé à l’extrémité d’une corde
inextensible de masse négligeable passant par la gorge d’une poulie en forme d’anneau circulaire
de masse M = 3 kg et de rayon R, capable de tourner autour de l’axe horizontal (∆) passant par
son centre de gravité. L’autre extrémité de la corde est fixée à l’extrémité libre d’un ressort de
masse négligeable, de raideur k, posé sur un plan horizontal, et dont l’autre extrémité est fixée
à un support vertical. Lorsque le système se trouve en état d’équilibre, le ressort est allongé
d’une longueur ∆`. On néglige les forces de frottements.
Figure 7.22 – Exercice 7.15.
1- Exprimer ∆` en fonction des données du problème.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 381
A partir de l’état d’équilibre, on déplace le solide vers le bas d’une distance Xm, puis on le lâche
sans vitesse à l’instant t = 0 s. Le système se met à osciller, et on note x le déplacement du
solide et θ l’écart angulaire de la poulie, comptés à partir de la position d’équilibre. Un appareil
sophistiqué permet de tracer l’évolution de θ en fonction du temps. La courbe a été représentée
à la Figure 7.23 ci-dessous.
Figure 7.23 – Exercice 7.15 (Courbe d’évolution de θ (t)).
2- Après avoir exprimé le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à l’axe (∆), établir
les équations différentielles satisfaites par x et θ.
3- Exprimer la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations.
4- Déterminer l’amplitude de θ (t) et en déduire la valeur de Xm sachant que R = 20 cm.
5- Déterminer les valeurs numériques de T0, ω0, k et de ∆`.
6- Donner les équations horaires de θ (t) et de x(t) puis exprimer les énergies cinétique et po-
tentielles du système en fonction du temps. On admettra que l’énergie potentielle de pesanteur
du solide est nulle à l’équilibre.
7- Montrer que l’énergie mécanique Em (t) du système s’exprime par :
Em (t) =
1
2
k Xm
2
+ ∆`2

= constante
En déduire la valeur numérique de Em.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 382
Evaluations des compétences
On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2
.
Evaluation 7.1 :
Déterminer la longueur ` du pendule simple synchrone avec une tige homogène de longueur
L = 90 cm oscillant dans un plan vertical autour d’un axe horizontal passant par son extrémité
supérieure.
Evaluation 7.2 :
Trois barres homogènes et identiques de même longueur ` sont associées pour former une struc-
ture en I pouvant osciller autour d’un axe horizontal passant par le centre de gravité de la
barre supérieure, comme illustré à la Figure 7.24 ci-dessous.
Figure 7.24 – Evaluation 7.2.
Un élève ayant étudié le problème affirme que la période propre T0 des oscillations de la structure
s’exprime par :
T0 = 2π
Ê
3`
g
Cet élève a-t-il raison ?
Evaluation 7.3 :
Sur un plan incliné à l’horizontale d’un angle α = 30° repose en équilibre un solide supposé
ponctuel et qui comprime un ressort de longueur à vide `0 = 135, 15 mm de telle sorte que sa
longueur à l’équilibre soit ` = 104, 12 mm. On écarte le solide de sa position d’équilibre d’une
certaine distance par rapport à sa position d’équilibre, puis on le lâche sans vitesse initiale. Que
vaut la période propre T0 des oscillations du système ?
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 383
Corrections des exercices
Exercice 7.1 :
1- La tension UBA = VB − VA est positive, donc, l’armature (B) a le potentiel le plus élevé.
Par conséquent, le champ électrique
−
→
E est perpendiculaire aux deux armatures et orienté de
l’armature (B) vers l’armature (A). La charge q de la boule étant négative, la force électrique
−
→
F qu’elle subit est colinéaire et de sens contraire au champ électrique
−
→
E .
−
→
E et
−
→
F ont été
représentés à la Figure 7.25 ci-dessous. Le poids
−
→
P de la boule et la tension
−
→
T du fil ont eux
aussi été représentés.
Figure 7.25 – Correction de l’exercice 7.1.
Le module E du champ électrique
−
→
E est donné par :
E =
|UBA|
d
Application numérique :
E =
|10000|
0, 5
Soit :
E = 20 kV.m−1
L’intensité F de la force électrique
−
→
F est donnée par :
F = |q| E
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 384
Application numérique :
F = −40 × 10−6
× 20000
Soit :
F = 0, 8 N
2- Soit J(∆) le moment d’inertie par rapport à l’axe horizontal (∆) du système constitué par
le fil et la boule. La relation fondamentale de la dynamique peut s’écrire :
M(∆)
€−
→
P
Š
+ M(∆)
€−
→
F
Š
+ M(∆)
€−
→
T
Š
= J(∆)θ̈
Puisque la tension
−
→
T rencontre l’axe (∆), son moment M(∆)
€−
→
T
Š
est nul. Les moments par
rapport à (∆) de
−
→
P et
−
→
F ont pour expressions respectives :
M(∆)
€−
→
P
Š
= −mg` sin θ et M(∆)
€−
→
F
Š
= −F` sin θ
La masse du fil étant négligeable, le moment d’inertie J(∆) du système se réduit au moment
d’inertie de la boule et s’exprime par :
J(∆) = m`2
On a donc :
−mg` sin θ − F` sin θ = m`2
θ̈
=⇒ m`θ̈ + (mg + F) sin θ = 0
θ étant faible, sin θ ' θ. L’équation différentielle qui régit le mouvement s’écrit donc :
θ̈ +
mg + F
m`
θ = 0
L’équation ci-dessus étant de la forme θ̈ + ω0
2
θ = 0, on en conclut que les oscillations de la
boule sont harmoniques.
3- L’énergie cinétique de la boule s’exprime en fonction de θ̇ par :
Ec θ̇

=
1
2
J(∆)θ̇2
=
1
2
m`2
θ̇2
En supposant que l’énergie potentielle de pesanteur du système est nulle lorsque le fil est
vertical, l’expression en fonction de θ de cette énergie aura pour expression :
Epp(θ) = mg` (1 − cos θ)
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 385
Puisque θ est faible, alors cos θ ' 1 − 1
2
θ2
. Soit donc :
Epp(θ) =
1
2
mg`θ2
L’énergie potentielle électrostatique quant à elle a pour expression :
Epel(θ) = −F` cos θ + C = F`

1
2
θ2
− 1
‹
+ C
L’énergie mécanique du système s’exprime donc par :
Em θ, θ̇

= Ec θ̇

+ Epp(θ) + Epel(θ) =
1
2
m`2
θ̇2
+
1
2
mg`θ2
+ F`

1
2
θ2
− 1
‹
+ C
Les forces dissipatives étant inexistantes, l’énergie mécanique se conserve tout au long du mou-
vement, et on a :
dEm
dt
= 0
=⇒
1
2
m`2
‚
2
dθ̇
dt
θ̇
Œ
+
1
2
mg`

2
dθ
dt
θ
‹
+
1
2
F`

2
dθ
dt
θ
‹
= 0
=⇒ `θ̇ m`θ̈ + mgθ + Fθ

= 0
On retrouve donc l’équation différentielle du mouvement de la boule :
θ̈ +
mg + F
m`
θ = 0
4- La pulsation propre ω0 est telle que :
ω0
2
=
mg + F
m`
D’où :
ω0 =
Ê
mg + F
m`
Application numérique :
ω0 =
Ê
0, 8 × 9, 8 + 0, 8
0, 8 × 0, 3
Soit :
ω0 = 6 rad.s−1
La période propre T0 est quant à elle donnée par :
T0 =
2π
ω0
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 386
Application numérique :
T0 =
2 × π
6
Soit :
T0 = 1, 047 s
5- L’écart angulaire θ(t) s’exprime en fonction du temps selon l’expression :
θ(t) = θ0 cos (ω0t + ϕ)
Or, à t = 0 s, θ(t = 0) = θ0. On a donc :
θ0 cos ϕ = θ0
=⇒ cos ϕ = 1
=⇒ ϕ = 2kπ avec k ∈ Z
D’où :
θ (t) = 5 cos 6t ◦
Exercice 7.2 :
1- On voit que :
sin α =
x
`
Or, les oscillations sont très faibles, donc, sin α ' α. D’où :
α =
x
`
Avec α en radians.
2- Les oscillations étant faibles, le mouvement de la bille est quasiment horizontal. Son énergie
cinétique a donc pour expression :
Ec (ẋ) =
1
2
mẋ2
L’énergie potentielle de pesanteur a pour expression :
Epp = mg` (1 − cos α)
α étant faible, on a cos α ' 1 − 1
2
α2
. Soit :
Epp =
1
2
mg`α2
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 387
D’où :
Epp (x) =
1
2`
mgx2
L’énergie potentielle élastique est donnée par :
Epe (x) =
1
2
kx2
L’énergie mécanique quant à elle s’exprime par :
Em (x, ẋ) = Ec (ẋ) + Epp (x) + Epe (x)
D’où :
Em (x, ẋ) =
1
2`

m`ẋ2
+ (mg + k`) x2

3- L’absence des forces résistives entraîne la conservation de l’énergie mécanique du système.
On a donc :
dEm (x, ẋ)
dt
= 0
=⇒
1
2`
[2m`ẍẋ + 2 (mg + k`) ẋx] = 0
=⇒ m`ẍ + (mg + k`) x = 0
L’équation différentielle vérifiée par x est donc :
ẍ +

g
`
+
k
m
‹
x = 0
On a :
α =
x
`
=⇒ x = `α et ẍ = `α̈
On a donc :
`α̈ + `

g
`
+
k
m
‹
α = 0
L’équation différentielle vérifiée par α est donc :
α̈ +

g
`
+
k
m
‹
α = 0
4- La pulsation propre ω0 est telle que :
ω0
2
=
g
`
+
k
m
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 388
D’où :
ω0 =
Ê
g
`
+
k
m
Application numérique :
ω0 =
Ê
9, 8
0, 4
+
19, 75
0, 5
Soit :
ω0 = 8 rad.s−1
La période propre T0 est donnée par :
T0 =
2π
ω0
Application numérique :
T0 =
2 × π
8
Soit :
T0 = 0, 785 s
5- Posons :
α (t) = αm cos (ω0t + ϕ)
A t = 0 s, α (t = 0) = αm. On a donc :
αm cos ϕ = αm
=⇒ cos ϕ = 1
=⇒ ϕ = 2kπ avec k ∈ Z
On a donc :
α (t) = αm cos ω0t
Or, on a :
x(t) = `α (t)
D’où :
α (t) = 4 cos 8t ◦
x(t) = 27, 92 cos 8t mm
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CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 389
Exercice 7.3 :
1- Les forces extérieures qui agissent sur la bille tout au long du mouvement sont son poids
−
→
P = m−
→
g et la tension
−
→
T du fil. Ces forces, ainsi que les accélérations normale −
−
→
anM
et
tangentielle −
−
→
atM
en M ont été représentées à la Figure 7.26 ci-dessous.
Figure 7.26 – Correction de l’exercice 7.3.
2- Au point M, dans la base locale de Frenet, la deuxième loi de Newton peut s’écrire :
−
→
P





−mg cos θ
−mg sin θ
+
−
→
T





T
0
= m−
−
→
aM





manM
= m`θ̇2
matM
= m`θ̈
On a donc :
−mg sin θ = m`θ̈
=⇒ `θ̈ + g sin θ = 0
Or, le système a chaque fois été écarté d’un petit angle. Les oscillations sont donc faibles, et on
a sin θ ' θ. Soit donc :
`θ̈ + gθ = 0
L’équation différentielle du mouvement de la bille s’écrit donc :
θ̈ +
g
`
θ = 0
3- La pulsation propre des oscillations est donnée par :
ω0 =
É
g
`
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 390
La période propre T0 est quant à elle donnée par :
T0 =
2π
ω
=
2π
p g
`
D’où :
T0 = 2π
Ê
`
g
4- On sait que la durée d’une oscillation correspond à une période. Donc, la durée de 20
oscillations correspond à 20 périodes. On a donc :
τ = 20T0
=⇒ T0 =
τ
20
Le Tableau 7.1 a été completé avec les valeurs de T0 et T0
2
dans le Tableau 7.2 ci-dessous :
Tableau 7.2 – Correction de l’exercice 7.3.
` (cm) 20 30 40 50 60 70 80 90
τ (s) 17, 9 22 25, 4 28, 4 31, 1 33, 6 35, 9 38, 1
T0 (s) 0, 895 1, 1 1, 27 1, 42 1, 555 1, 68 1, 795 1, 905
T0
2
(s2
) 0, 801 1, 21 1, 613 2, 016 2, 418 2, 822 3, 222 3, 629
5- Le graphe T0
2
= f (`) a été représenté à la Figure 7.27. On voit que la courbe obtenue passe
par l’origine des axes. Son équation est donc de la forme :
T0
2
= λ`
On a :
λ = tan α
=
∆T0
2
∆`
=
3, 629 − 0, 801
0, 9 − 0, 2
= 4, 04
Une équation de la courbe obtenue est donc :
T0
2
= 4, 04 ` avec ` en m et T0
2
en s2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 391
Figure 7.27 – Correction de l’exercice 7.3.
6- Nous avons obtenu précédemment l’expression de la période propre T0 :
T0 = 2π
Ê
`
g
En élevant la relation ci-dessus au carré, on obtient :
T0
2
= 4π2 `
g
=
4π2
g
`
Par identification des coefficients, on a donc :
4π2
g
= 4, 04
=⇒ g =
4π2
4, 04
L’accélération de la pesanteur dans le mileu vaut donc :
g = 9, 77 m.s−2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 392
Exercice 7.4 :
1- Les forces extérieures s’exerçant sur le solide à l’équilibre sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La réaction normale
−
→
R du plan incliné ;
— La tension
−
→
T1 du ressort supérieur de raideur k1 ;
— La tension
−
→
T2 du ressort inférieur de raideur k2.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 7.28 ci-dessous.
Figure 7.28 – Correction de l’exercice 7.4.
2- Lorsque le solide est en équilibre, la somme vectorielle des forces extérieures qu’il subit est
égale au vecteur nul. On peut donc écrire :
−
→
P





mg sin α
−mg cos α
+
−
→
R





0
R
+
−
→
T1





−T1 = −k1∆`1
0
+
−
→
T2





−T2 = −k2∆`2
0
=
−
→
0





0
0
On a donc :
k1∆`1 + k2∆`2 = mg sin α
Les dimensions du solide étant négligées, on voit bien que la longueur du plan incliné (désignons
la par L) est égale à la somme des longueurs des deux ressorts à l’équilibre (désignons les
respectivement par `1 et `2). On peut donc écrire :
L = `1 + `2
Or, on a :
sin α =
h
L
=⇒ L =
h
sin α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 393
Puisque à l’équilibre, le ressort supérieur est allongé tandis que le ressort inférieur est comprimé,
leurs longueurs s’expriment respectivement par :
`1 = `01 + ∆`1 et `2 = `02 − ∆`2
On a donc :
h
sin α
= `01 + ∆`1 + `02 − ∆`2
=⇒ ∆`1 − ∆`2 =
h
sin α
− `01 − `02
On obtient ainsi le système d’équations d’inconnues ∆`1 et ∆`2 ci-dessous :





k1∆`1 + k2∆`2 = mg sin α
∆`1 − ∆`2 = h
sin α
− `01 − `02
En multipliant la seconde équation du système ci-dessus par k2, on obtient le système ci-dessous :





k1∆`1 + k2∆`2 = mg sin α
k2∆`1 − k2∆`2 = k2
h
sin α
− `01 − `02

En additionnant membre à membre les deux équations du système ci-dessus, on obtient :
(k1 + k2) ∆`1 = mg sin α + k2

h
sin α
− `01 − `02
‹
=⇒ ∆`1 =
1
k1 + k2
•
mg sin α + k2

h
sin α
− `01 − `02
‹˜
De la deuxième équation du tout premier système que nous avions obtenu précédemment, on
peut écrire :
∆`2 = ∆`1 −

h
sin α
− `01 − `02
‹
=
1
k1 + k2
•
mg sin α + k2

h
sin α
− `01 − `02
‹˜
−

h
sin α
− `01 − `02
‹
=
1
k1 + k2
mg sin α +
k2
k1 + k2

h
sin α
− `01 − `02
‹
−

h
sin α
− `01 − `02
‹
=
1
k1 + k2
mg sin α +

k2
k1 + k2
− 1
‹ 
h
sin α
− `01 − `02
‹
=
1
k1 + k2
mg sin α −
k1
k1 + k2

h
sin α
− `01 − `02
‹
=
1
k1 + k2
•
mg sin α − k1

h
sin α
− `01 − `02
‹˜
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 394
D’où :
∆`1 =
1
k1 + k2
•
mg sin α + k2

h
sin α
− `01 − `02
‹˜
∆`2 =
1
k1 + k2
•
mg sin α − k1

h
sin α
− `01 − `02
‹˜
Applications numériques :
∆`1 =
2 × 9, 8 × sin 30◦
+ 72, 5 × 0,51
sin 30◦ − 0, 6 − 0, 4

40 + 72, 5
∆`2 =
2 × 9, 8 × sin 30◦
− 40 × 0,51
sin 30◦ − 0, 6 − 0, 4

40 + 72, 5
Soit :
∆`1 = 10 cm
∆`2 = 8 cm
3- Lorsque le solide est écarté (vers le bas) d’une distance x par rapport à sa positon d’équilibre,
le ressort supérieur est allongé de ∆`1+x, tandis que le ressort inférieur est comprimé de ∆`2+x.
Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
−
→
P





mg sin α
−mg cos α
+
−
→
R





0
R
+
−
−
→
T1x





−k1 (∆`1 + x)
0
+
−
−
→
T2x





−k2 (∆`2 + x)
0
= m−
→
ax





mẍ
0
On a donc :
mg sin α − k1 (∆`1 + x) − k2 (∆`2 + x) = mẍ
=⇒ mg sin α − k1∆`1 − k2∆`2
| {z }
0
−k1x − k2x = mẍ
=⇒ −k1x − k2x = mẍ
L’équation différentielle du mouvement du solide s’écrit donc :
ẍ +
k1 + k2
m
x = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 395
4- L’énergie cinétique du solide s’exprime en fonction de ẋ par la relation :
Ec (ẋ) =
1
2
mẋ2
En considérant que l’énergie potentielle de pesanteur du solide est nulle lorsqu’il est en équilibre,
cette énergie potentielle s’exprimera en fonction de x selon la relation :
Epp (x) = −mgx sin α
L’énergie potentielle élastique quant à elle a pour expression :
Epe (x) =
1
2
”
k1 (∆`1 + x)2
+ k2 (∆`2 + x)2
—
L’énergie mécanique s’exprime donc par :
Em (x, ẋ) = Ec (ẋ) + Epp (x) + Epe (x)
=
1
2
”
mẋ2
− 2mgx sin α + k1 (∆`1 + x)2
+ k2 (∆`2 + x)2
—
Les forces non conservatives étant absentes, l’énergie mécanique de tout le système se conserve
au cours du temps. On a donc :
dEm (x, ẋ)
dt
= 0
=⇒
1
2
[2mẍẋ − 2mgẋ sin α + 2k1ẋ (∆`1 + x) + 2k2ẋ (∆`2 + x)] = 0
=⇒ mẍ − mg sin α + k1 (∆`1 + x) + k2 (∆`2 + x) = 0
=⇒ mẍ + k1x + k2x = mg sin α − k1∆`1 − k2∆`2 = 0
On retrouve l’équation différentielle qui régit le mouvement du solide :
ẍ +
k1 + k2
m
x = 0
5- La pulsation propre ω0 est telle que :
ω0
2
=
k1 + k2
m
D’où :
ω0 =
Ê
k1 + k2
m
Application numérique :
ω0 =
Ê
40 + 72, 5
2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 396
Soit :
ω0 = 7, 5 rad.s−1
La période propre T0 quant à elle s’exprime par :
T0 =
2π
ω0
Application numérique :
T0 =
2 × π
7, 5
Soit :
T0 = 0, 837 s
6- Posons :
x(t) = xm sin (ω0t + ϕ)
A t = 0 s, x(t = 0) = xm. Soit :
xm sin ϕ = xm
=⇒ sin ϕ = 1
=⇒ ϕ =
π
2
+ 2kπ ; k ∈ Z
D’où :
x(t) = 5 sin

15
2
t +
π
2
‹
cm
Exercice 7.5 :
1- A l’équilibre, les forces appliquées au solide sont :
— Son poids
−
→
P = m−
→
g ;
— La tension
−
→
T1 du ressort inférieur gauche ;
— La tension
−
→
T0
1 du ressort inférieur droit.
Les forces s’exerçant au point d’intersection entre les deux ressort de gauche sont :
— La tension
−
→
T2 du ressort supérieur gauche ;
— La tension
−
−
→
T00
1 du ressort inférieur gauche.
Les forces s’exerçant au point d’intersection entre les deux ressort de droite sont :
— La tension
−
→
T0
2 du ressort supérieur droit ;
— La tension
−
−
→
T00
2 du ressort inférieur droit.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 7.29.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 397
Figure 7.29 – Correction de l’exercice 7.5.
A l’équilibre, on a : 




T1 + T0
1 = mg
T2 = T00
1
T0
2 = T00
2
Or, on a :
T1 = T0
1 = T00
1 = T00
2 = k1∆`1 et T2 = T0
2 = k2∆`2
Soit donc : 




2k1∆`1 = mg
k1∆`1 = k2∆`2
Si l’ensemble des quatre ressorts est équivalent à un unique ressort de raideur K, alors, à
l’équilibre, on a la relation :
mg = K∆` = K (∆`1 + ∆`2)
On a donc : 




2k1∆`1 = mg = K (∆`1 + ∆`2)
k1∆`1 = k2∆`2
De la deuxième équation du système ci-dessus, on obtient :
∆`2 =
k1
k2
∆`1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 398
=⇒ 2k1∆`1 = K

∆`1 +
k1
k2
∆`1
‹
=⇒ 2k1k2 = K (k1 + k2)
L’ensemble des ressorts est donc équivalent à un unique ressort de raideur K donnée par :
K =
2k1k2
k1 + k2
Application numérique :
K =
2 × 30 × 50
30 + 50
Soit :
K = 37, 5 N.m−1
On a obtenu plus haut la relation :
2k1∆`1 = mg
D’où :
∆`1 =
mg
2k1
Application numérique :
∆`1 =
1, 5 × 9, 8
2 × 30
Soit :
∆`1 = 24, 5 cm
On a également obtenu l’expression :
∆`2 =
k1
k2
∆`1
Application numérique :
∆`2 =
30 × 0, 245
50
Soit :
∆`2 = 14, 7 cm
On a finalement :
∆` = ∆`1 + ∆`2
Application numérique :
∆` = 24, 5 + 14, 7
Soit :
∆` = 39, 2 cm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 399
2- Le système sera désormais assimilé à un ressort de raideur K auquel est suspendu le solide
de masse m. Lorsque le solide est écarté de sa position d’équilibre vers le bas d’une longueur x,
le ressort est allongé de ∆` + x. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire :
mg − K (∆` + x) = mẍ
=⇒ mg − K∆`
| {z }
0
−Kx = mẍ
L’équation différentielle du mouvement du solide s’écrit donc :
ẍ +
K
m
x = 0
La pulsation propre des oscillations est donnée par :
ω0 =
Ê
K
m
Application numérique :
ω0 =
Ê
37, 5
1, 5
Soit :
ω0 = 5 rad.s−1
La période propre est quant à elle donnée par :
T0 =
2π
ω0
Application numérique :
T0 =
2 × π
5
Soit :
T0 = 1, 256 s
3- Posons :
x(t) = X cos (ω0t + ϕ)
A la date t = 0 s, x(t = 0) = X. Soit :
X cos ϕ = X
=⇒ cos ϕ = 1
=⇒ ϕ = 2kπ ; k ∈ Z
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 400
D’où :
x(t) = 4 cos 5t cm
La vitesse V (t) du solide est donnée par :
V (t) = ẋ(t)
= −0, 04 × 5 × sin 5t m.s−1
D’où :
V (t) = 0, 2 sin (5t + π) m.s−1
Exercice 7.6 :
1- L’axe vertical (∆) autour duquel tourne le système passe par le centre de gravité de la tige.
Le moment d’inertie du système par rapport à (∆) est égal à la somme des moments d’inertie
de la tige et ceux des deux masselottes. Soit :
J(∆) =
1
12
M`2
+ m

1
4
`
‹2
+ m

1
4
`
‹2
=
3
12
m`2
+
2
16
m`2
=
2
8
m`2
+
1
8
m`2
D’où :
J(∆) =
3
8
m`2
2- En appliquant la relation fondamentale de la dynamique au système, on peut écrire :
−Cα = J(∆)α̈ =
3
8
m`2
α̈
L’équation différentielle du mouvement du système s’écrit donc :
α̈ +
8C
3m`2
α = 0
3- La pulsation propre est telle que :
ω0
2
=
8C
3m`2
D’où :
ω0 =
1
`
Ê
8C
3m
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 401
La période propre T0 est quant elle donnée par :
T0 =
2π
ω0
Soit :
T0 = 2π`
Ê
3m
8C
4- Puisque le pendule bat la seconde, sa période propre vaut 2 secondes. On a donc :
T0 = 2π`
É
3m
8C
= 2
=⇒ π2
`2 3m
8C
= 1
D’où :
C =
3mπ2
`2
8
Application numérique :
C =
3 × 1 × π2
× 0, 52
8
Soit :
C = 0, 925 N.m.rad−1
Exercice 7.7 :
1- Les forces magnétiques
−
→
F1 et
−
→
F2 s’exerçant respectivement sur les deux barres contenues
dans le plan horizontal et les forces magnétiques
−
→
F3 et
−
→
F4 s’exerçant respectivement sur les
deux barres verticales ont été représentées à la Figure 7.30. A l’équilibre, les directions des
courants traversant les deux barres horizontales font avec la direction du champ magnétique le
même angle α0. Par conséquent,
−
→
F1 et
−
→
F2 ont la même intensité donnée par :
F1 = F2 = BIc sin α0
Application numérique :
F1 = F2 = 4 × 2, 19 × 0, 7926 × sin 24◦
Soit :
F1 = F2 = F = 2, 824 N
A l’équilibre, les directions des courants traversant les deux barres verticales sont perpendicu-
laires à la direction du champ magnétique. Les forces de Laplace
−
→
F3 et
−
→
F4 qu’elles subissent
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 402
ont donc la même intensité donnée par :
F3 = F4 = BIc
Application numérique :
F3 = F4 = 4 × 2, 19 × 0, 7926
Soit :
F3 = F4 = F0
= 6, 943 N
Figure 7.30 – Correction de l’exercice 7.7.
2- Lorsque le système se trouve à l’équilibre, la somme algébrique des moments par rapport
à l’axe vertical passant par le fil est nul. Les forces de Laplace
−
→
F1 et
−
→
F2 subies par les deux
barres horizontales rencontrent l’axe vertical, et leurs moments sont de ce fait nuls. De même,
les poids des quatre barres sont verticales et donc parallèles à l’axe vertical passant par le fil
de torsion. Les moments des poids des barres sont donc eux aussi nuls. Au final, le moment du
couple de torsion est compensé par les moments des forces magnétiques
−
→
F3 et
−
→
F4 subies par
les barres verticales. Soit d le bras de levier de
−
→
F3 et
−
→
F4 , et C la constante de torsion du fil.
On peut écrire :
−Cα0 + F3d + F4d = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 403
=⇒ −Cα0 + 2F0
d = 0
Or, on a :
cos α0 =
d
c
2
=⇒ d =
1
2
c cos α0
Soit :
−Cα0 + F0
c cos α0 = 0
D’où :
C =
F0
c cos α0
α0
Application numérique :
C =
6, 943 × 0, 7926 × cos 24◦
24×π
180
Soit :
C = 12 N.m.rad−1
3- Le moment d’inertie du cadre par rapport à (∆) est égal à la somme des moments d’inertie
des deux barres horizontales et des deux barres verticales. On peut donc écrire :
J(∆) = 2Jh + 2Jv = 2

1
12
Mc2
+ kMc2
‹
D’où :
J(∆) =
12k + 1
6
Mc2
4- Lorsque le cadre oscille, l’écart angulaire α est d’après la relation fondamentale de la dyna-
mique telle que :
−Cα = J(∆)α̈ =
12k + 1
6
Mc2
α̈
L’équation différentielle satisfaite par α s’écrit donc :
α̈ +
6C
Mc2 (12k + 1)
α = 0
5- Les oscillations du cadre sont harmoniques, et la pulsation propre est donnée par :
ω0 =
Ê
6C
Mc2 (12k + 1)
=
1
c
Ê
6C
M (12k + 1)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 404
La période propre quant à elle s’exprime par :
T0 =
2π
ω0
= 2πc
É
M (12k + 1)
6C
On sait qu’une alternance correspond à une demi-oscillation. Par conséquent, 20 alternances
correspondent à 10 oscillations. Ainsi, le temps τ mis par le cadre pour effectuer 20 alternances
(donc 10 oscillations) correspond à 10 fois la période propre T0. On a donc :
τ = 10T0
D’où :
τ = 20πc
Ê
M (12k + 1)
6C
6- De l’expression de τ obtenue précédement, on peut écrire :
τ2
= 400π2
c2
•
M (12k + 1)
6C
˜
=⇒
τ2
200π2c2
=
M (12k + 1)
3C
=⇒ M (12k + 1) =
3Cτ2
200π2c2
=⇒ 12k + 1 =
3Cτ2
200Mπ2c2
=⇒ 12k =
3Cτ2
200Mπ2c2
− 1
D’où :
k =
Cτ2
800Mπ2c2
−
1
12
Application numérique :
k =
12 × 16, 62
800 × 2 × π2 × 0, 79262
−
1
12
Soit :
k = 0, 25 =
1
4
Exercice 7.8 :
1- L’énergie cinétique du cylindre s’exprime en fonction de θ̇ selon la relation :
Ec θ̇

=
1
2
J(∆)θ̇2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 405
L’énergie potentielle de torsion quant à elle a pour expression :
Ept (θ) =
1
2
C1θ2
+
1
2
C2θ2
=
1
2
(C1 + C2) θ2
L’énergie mécanique s’exprime donc par :
Em θ, θ̇

= Ec θ̇

+ Ept (θ) =
1
2
J(∆)θ̇2
+
1
2
(C1 + C2) θ2
D’où :
Em
€
θ, θ̇
Š
=
1
2
”
J(∆)θ̇2
+ (C1 + C2)θ2
—
Puisque les forces dissipatives sont absentes, l’énergie mécanique du système se conserve au
cours du temps. On peut donc écrire :
dEm (C1 + C2)
dt
= 0
=⇒
1
2

2J(∆)θ̈θ̇ + 2 (C1 + C2)θ̇θ

= 0
=⇒ J(∆)θ̈ + (C1 + C2)θ = 0
L’équation différentielle qui régit le mouvement du cylindre s’écrit donc :
θ̈ +
C1 + C2
J(∆)
θ = 0
2- La pulsation propre des oscillations est donnée par :
ω0 =
Ê
C1 + C2
J(∆)
Posons :
θ (t) = θm cos (ω0t + ϕ)
A l’instant initial t = 0 s, θ (t = 0) = θm. Soit :
θm cos ϕ = θm
=⇒ cos ϕ = 1
=⇒ ϕ = 2kπ ; k ∈ Z
D’où :
θ (t) = θm cos
–‚Ê
C1 + C2
J(∆)
Œ
t
™
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 406
On a donc :
θ̇ (t) = −θm
Ê
C1 + C2
J(∆)
sin
–‚Ê
C1 + C2
J(∆)
Œ
t
™
D’où :
θ̇ (t) = θm
Ê
C1 + C2
J(∆)
sin
–‚Ê
C1 + C2
J(∆)
Œ
t + π
™
3- De l’équation horaire de θ̇ trouvée précédemment, on peut exprimer la vitesse angulaire
maximale Ωm acquise par le cylindre par :
Ωm = θm
Ê
C1 + C2
J(∆)
=⇒ Ωm
2
= θm
2

C1 + C2
J(∆)
‹
D’où :
J(∆) =
θm
2
(C1 + C2)
Ωm
2
Application numérique :
J(∆) =
30×π
180
2
× (30, 33 + 28, 32)
162
Soit :
J(∆) = 6, 28 × 10−2
kg.m2
4- Le moment d’inertie du cylindre se met sous la forme :
J(∆) =
1
12
ML2
+ kMD2
=⇒
J(∆)
M
=
1
12
L2
+ kD2
D’où :
k =
1
D2
‚
J(∆)
M
−
L2
12
Œ
Application numérique :
k =
1
0, 042
‚
6, 28 × 10−2
3
−
0, 52
12
Œ
Soit :
k = 0, 0625 =
1
16
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 407
Exercice 7.9 :
1- Notons P1 et P2 les positions respectives des deux masselottes. Le centre de masse G du
système vérifie l’égalité vectorielle ci-dessous :
M
−
−
→
GO + m1
−
−
−
→
GP1 + m2
−
−
−
→
GP2 =
−
→
0
=⇒ M
−
−
→
GO + m1
−
−
→
GO + m1
−
−
−
→
OP1 + m2
−
−
→
GO + m2
−
−
−
→
OP2 =
−
→
0
=⇒ (M + m1 + m2)
−
−
→
GO + m1
−
−
−
→
OP1 + m2
−
−
−
→
OP2 =
−
→
0
Or, on a :
−
−
−
→
OP1 = −
1
2
−
−
−
→
P1P2 et
−
−
−
→
OP2 =
1
2
−
−
−
→
P1P2
Soit :
(M + m1 + m2)
−
−
→
GO −
1
2
m1
−
−
−
→
P1P2 +
1
2
m2
−
−
−
→
P1P2 =
−
→
0
=⇒
−
−
→
OG =
m2 − m1
2 (M + m1 + m2)
−
−
−
→
P1P2
Puisque m2  m1, alors m2 − m1  0. Les vecteurs
−
−
→
OG et
−
−
−
→
P1P2 sont donc colinéaires de
même sens. Par conséquent, le centre de masse G du système se trouve entre O et la
masselotte de masse m2. La distance OG est donnée par :
OG =
m2 − m1
2 (M + m1 + m2)
P1P2
Or, P1P2 = `. D’où :
OG =
m2 − m1
2 (M + m1 + m2)
`
2- Le moment d’inertie du système par rapport à l’axe (∆) est égal à la somme des moments
d’inertie de la tige et des deux masselottes. On a donc :
J(∆) =
1
12
M`2
+ m1

1
2
`
‹2
+ m2

1
2
`
‹2
=
1
12
M`2
+
1
4
m1`2
+
1
4
m2`2
=
1
12
M`2
+
3
12
m1`2
+
3
12
m2`2
D’où :
J(∆) =
1
12
(M + 3m1 + 3m2) `2
3- Le système est assimilé à un solide de masse (M + m1 + m2) et de centre de masse G en
lequel est appliqué son poids. Lorsqu’il oscille, seul son poids a un moment non nul par rapport
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 408
à l’axe (∆) donné par :
M = − (M + m1 + m2) gOG sin θ
= − (M + m1 + m2) g
m2 − m1
2 (M + m1 + m2)
` sin θ
= −
m2 − m1
2
g` sin θ
La relation fondamentale de la dynamique peut s’écrire :
M = J(∆)θ̈
=⇒ −
m2 − m1
2
g` sin θ =
1
12
(M + 3m1 + 3m2) `2
θ̈
=⇒
M + 3m1 + 3m2
6
`θ̈ + (m2 − m1) g sin θ = 0
Les oscillations étant de faible amplitude, sin θ ' θ. L’équation différentielle du mouvement du
système s’écrit donc :
=⇒ θ̈ +
6g (m2 − m1)
` (M + 3m1 + 3m2)
θ = 0
La pulsation propre des oscillations s’exprime par :
ω0 =
Ê
6g (m2 − m1)
` (M + 3m1 + 3m2)
La période propre quant à elle s’exprime donc par :
T0 = 2π
Ê
` (M + 3m1 + 3m2)
6g (m2 − m1)
4- On sait que la période propre T0
0 d’un pendule simple de longueur `0
s’exprime par :
T0
0 = 2π
Ê
`0
g
Pour que ce pendule simple soit synchrone avec le pendule pesant de notre exercice, ils doivent
avoir la même période. on doit donc avoir la relation :
T0 = T0
0
=⇒ 2π
Ê
` (M + 3m1 + 3m2)
6g (m2 − m1)
= 2π
Ê
`0
g
=⇒
` (M + 3m1 + 3m2)
6g (m2 − m1)
=
`0
g
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 409
D’où :
`0
=
M + 3m1 + 3m2
6 (m2 − m1)
`
Application numérique :
`0
=
0, 8 × (1, 5 + 3 × 0, 4 + 3 × 0, 8)
6 × (0, 8 − 0, 4)
Soit :
`0
= 170 cm
Exercice 7.10 :
1- Soient G1 et G2 les centres de gravité respectifs du cerceau et du disque. Le centre de masse
G du système vérifie l’équation vectorielle :
M1
−
−
−
→
GG1 + M2
−
−
−
→
GG2 =
−
→
0
=⇒ M1
−
−
→
GO + M1
−
−
−
→
OG1 + M2
−
−
→
GO + M2
−
−
−
→
OG2 =
−
→
0
=⇒ (M1 + M2)
−
−
→
GO + M1
−
−
−
→
OG1 + M2
−
−
−
→
OG2 =
−
→
0
=⇒ (M1 + M2)
−
−
→
OG = M1
−
−
−
→
OG1 + M2
−
−
−
→
OG2
Les vecteurs
−
−
→
OG ,
−
−
−
→
OG1 et
−
−
−
→
OG2 étant colinéaires de même sens, on peut transformer l’équation
vectorielle précédente en une équation algébrique :
(M1 + M2) OG = M1OG1 + M2OG2
Or :
OG1 = R1 et OG2 = OI + IG2 = 2R1 + R2
Soit :
(M1 + M2) OG = M1R1 + M2 (2R1 + R2)
D’où :
OG =
(M1 + 2M2) R1 + M2R2
M1 + M2
2- Le moment d’inertie du système par rapport à l’axe horizontal (∆) est égal à la somme
des moments d’inertie du cerceau et du disque. Notons Jc(∆) et Jd(∆) les moments d’inertie
respectifs du cerceau et du disque par rapport à (∆). Le moment d’inertie du système peut
donc s’écrire :
J(∆) = Jc(∆) + Jd(∆)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 410
Du théorème de Huyguens, on peut écrire :
Jc(∆) = M1R1
2
+ M1R1
2
= 2M1R1
2
Jd(∆) =
1
2
M2R2
2
+ M2 (2R1 + R2)2
=
1
2
M2R2
2
+ M2 4R1
2
+ R2
2
+ 4R1R2

=
1
2
M2R2
2
+ 4M2R1
2
+ M2R2
2
+ 4M2R1R2
= 4M2R1
2
+
3
2
M2R2
2
+ 4M2R1R2
On a donc :
J(∆) = 2M1R1
2
+ 4M2R1
2
+
3
2
M2R2
2
+ 4M2R1R2 = 2 (M1 + 2M2) R1
2
+
3
2
M2R2
2
+ 4M2R1R2
D’où :
J(∆) =
1
2

4 (M1 + 2M2) R1
2
+ 3M2R2
2
+ 8M2R1R2

3- Le système est équivalent à un solide de masse (M1 + M2) et de centre de gravité G. Le
moment M par rapport à (∆) du poids du système est donné par :
M = − (M1 + M2) gOG sin θ
= − (M1 + M2) g
(M1 + 2M2) R1 + M2R2
M1 + M2
sin θ
= −g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] sin θ
La relation fondamentale de la dynamique peut s’écrire :
M = J(∆)θ̈
=⇒ −g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] sin θ =
1
2

4 (M1 + 2M2) R1
2
+ 3M2R2
2
+ 8M2R1R2

θ̈
=⇒ −2g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] sin θ =

4 (M1 + 2M2) R1
2
+ 3M2R2
2
+ 8M2R1R2

θ̈
=⇒

4 (M1 + 2M2) R1
2
+ 3M2R2
2
+ 8M2R1R2

θ̈ + 2g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] sin θ = 0
Les oscillations étant de faible amplitude, sin θ ' θ. Soit :

4 (M1 + 2M2) R1
2
+ 3M2R2
2
+ 8M2R1R2

θ̈ + 2g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] θ = 0
L’équation différentielle satisfaite par θ est donc :
θ̈ +
2g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2]
4 (M1 + 2M2) R1
2
+ 3M2R2
2
+ 8M2R1R2
θ = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 411
4- La pulsation ω0 des oscillations est telle que :
ω0
2
=
2g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2]
4 (M1 + 2M2) R1
2
+ 3M2R2
2
+ 8M2R1R2
Dans le cas où M1 = 2M2 = 2M et R1 = 2R2 = 2R, on a :
ω0
2
=
2g [(2M + 2M) (2R) + MR]
4 (2M + 2M) (2R)2
+ 3MR2 + 8M (2R) R
=
2g [8MR + MR]
64MR2 + 3MR2 + 16MR2
=
18g
83R
=⇒ ω0 =
É
18g
83R
La période propre T0 s’exprime donc par :
T0 = 2π
Ê
83R
18g
5- Si le pendule bat la seconde, alors sa période propre est égale à 2 secondes. On a donc :
2π
Ê
83R
18g
= 2
=⇒ π2 83R
18g
= 1
=⇒ R =
18g
83π2
Or, R1 = 2R et R2 = R. D’où :
R1 =
36g
83π2
R2 =
18g
83π2
Applications numériques :
R1 =
36 × 9, 8
83 × π2
R2 =
18 × 9, 8
83 × π2
Soit :
R1 = 430, 676 mm
R2 = 215, 338 mm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 412
Exercice 7.11 :
1- Le moment d’inertie de la plaque par rapport à l’axe (∆) peut s’écrire :
J(∆) =
1
12
M L2
+ `2

+ M

L
2
‹2
=
1
12
M L2
+ `2

+
1
4
ML2
=
1
12
M L2
+ `2

+
3
12
ML2
=
1
12
M L2
+ `2
+ 3L2

D’où :
J(∆) =
1
12
M 4L2
+ `2

2- Le centre de gravité de la plaque est séparé de l’axe (∆) d’une distance correspondant à la
moitié de sa longueur. La plaque tourne sous l’effet de son poids, et la relation fondamentale
de la dynamique peut s’écrire :
−Mg
L
2
sin θ = J(∆)θ̈
=⇒ −Mg
L
2
sin θ =
1
12
M 4L2
+ `2

θ̈
=⇒ 4L2
+ `2

θ̈ + 6gL sin θ = 0
Les oscillations de la plaque étant de faible amplitude, sin θ ' θ. L’équation différentielle qui
régit les oscillations de la plaque s’écrit donc :
θ̈ +
6gL
4L2 + `2
θ = 0
3- Si la plaque est synchrone au pendule simple de longueur `0
= 85 cm, alors sa période propre
est égale à la période propre du pendule simple. On a donc :
T0 = 2π
Ê
`0
g
Application numérique :
T0 = 2 × π ×
Ê
0, 85
9, 8
Soit :
T0 = 1, 85 s
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 413
4- A partir de l’équation différentielle du mouvement de la plaque, on voit que la pulsation
propre s’exprime par :
ω0 =
Ê
6gL
4L2 + `2
La période propre quant à elle s’exprime par :
T0 =
2π
ω0
= 2π
Ê
4L2 + `2
6gL
Or, L = 2`. On a donc :
T0 = 2π
s
4 (2`)2
+ `2
6g (2`)
= 2π
Ê
16`2 + `2
12g`
= 2π
Ê
17`
12g
On a donc :
T0
2
= 4π2

17`
12g
‹
=⇒
T0
2
4π2
=
17`
12g
=⇒
12gT0
2
4π2
= 17`
=⇒ 17` =
3gT0
2
π2
D’où :
L =
6gT0
2
17π2
` =
3gT0
2
17π2
Applications numériques :
L =
6 × 9, 8 × 1, 852
17 × π2
` =
3 × 9, 8 × 1, 852
17 × π2
Soit :
L = 120 cm
` = 60 cm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 414
Exercice 7.12 :
1- Lorsque le solide est écarté de sa position d’équilibre d’une distance x, il est soumis à la
tension de rappel du ressort et à la force de frottement visqueux. Le théorème du centre d’inertie
peut s’écrire :
−kx − λV = mẍ
Or, V = ẋ. Soit :
−kx − λẋ = mẍ
=⇒ ẍ +
λ
m
ẋ +
k
m
x = 0
L’équation différentielle du mouvement du solide peut donc se mettre sous la forme :
ẍ + aẋ + bx = 0
Avec :
a =
λ
m
b =
k
m
Applications numériques :
a =
40
2
b =
250
2
Soit :
a = 20 N.s.m−1
.kg−1
b = 125 N.m−1
.kg−1
2- Pour que la fonction x(t) = A cos (ω0t + ϕ) exp (αt) soit solution de l’équation différentielle
précédente, on doit avoir :
ẍ(t) + aẋ(t) + bx(t) = 0
On a :
ẋ(t) =
dx(t)
dt
= A [−ω0 sin (ω0t + ϕ) exp (αt) + α cos (ω0t + ϕ) exp (αt)]
= A [α cos (ω0t + ϕ) − ω0 sin (ω0t + ϕ)] exp (αt)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 415
ẍ(t) =
dẋ(t)
dt
= A

−αω0 sin (ω0t + ϕ) − ω0
2
cos (ω0t + ϕ)

exp (αt)
+ A

α2
cos (ω0t + ϕ) − αω0 sin (ω0t + ϕ)

exp (αt)
= A

α2
− ω0
2

cos (ω0t + ϕ) − 2αω0 sin (ω0t + ϕ)

exp (αt)
Ainsi, on a :
ẍ(t) + aẋ(t) + bx(t) = A

α2
− ω0
2
+ αa + b

cos (ω0t + ϕ)

exp (αt)
+ A [(−2αω0 − aω0) sin (ω0t + ϕ)] exp (αt)
= 0
=⇒ A

α2
− ω0
2
+ αa + b

cos (ω0t + ϕ) + (−2αω0 − aω0) sin (ω0t + ϕ)

exp (αt) = 0
Les coefficients de cos (ω0t + ϕ) et sin (ω0t + ϕ) doivent être nuls. On a donc :





α2
− ω0
2
+ αa + b = 0
−2αω0 − aω0 = 0
De la deuxième équation du système ci-dessus, on obtient :
α = −
a
2
On a donc :
a2
4
− ω0
2
−
a2
2
+ b = 0
=⇒ ω0
2
= −
a2
4
+ b = 0
On a donc finalement :
α = −
a
2
ω0 =
Ê
−
a2
4
+ b
Applications numériques :
α = −
20
2
ω0 =
Ê
−
202
4
+ 125
Soit :
α = −10 s−1
ω0 = 5 rad.s−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 416
Exercice 7.13 :
1- Les forces qui agissent sur (S1) à l’équilibre sont :
— Son poids
−
→
P1 = m1
−
→
g ;
— La tension
−
→
T1 de la corde à laquelle il est suspendu.
Les forces qui agissent sur (S2) à l’équilibre sont :
— Son poids
−
→
P2 = m2
−
→
g ;
— La tension
−
→
T2 de la corde à laquelle il est fixé ;
— La tension
−
→
T du ressort ;
— La réaction normale
−
→
R du plan horizontal.
Les forces qui agissent sur la poulie à l’équilibre sont :
— Son poids
−
→
P = (M1 + M2)−
→
g ;
— La tension
−
→
T0
1 de la corde enroulée sur le plus gros cylindre ;
— La tension
−
→
T0
2 de la corde enroulée sur le plus petit cylindre ;
— La réaction
−
→
R qui supporte la poulie.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 7.31 ci-dessous.
Figure 7.31 – Correction de l’exercice 7.13.
2- A l’équilibre, les forces qui agissent sur les deux solides se compensnent. On peut directement
écrire :
T1 = m1g et T2 = T = k∆`
A l’équilibre, la somme des moments par rapport à l’axe (∆) des efforts s’exerçant sur la poulie
est nulle. Le poids
−
→
P de la poulie ainsi que la réaction
−
→
R rencontrant l’axe (∆), leurs moments
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 417
sont nuls. On peut donc écrire :
T0
1R1 = T0
2R2
Or :
T0
1 = T1 et T0
2 = T2
On a donc :
T1R1 = T2R2
=⇒ m1gR1 = kR2∆`
D’où :
∆` =
m1gR1
kR2
Application numérique :
∆` =
3 × 9, 8 × 0, 2
100 × 0, 15
Soit :
∆` = 39, 2 cm
Les intensités des tensions des cordes et du ressort sont données par :
T1 = m1g
T2 = T = k∆`
Applications numériques :
T1 = 3 × 9, 8
T2 = T = 100 × 0, 392
Soit :
T1 = 29, 4 N
T2 = 39, 2 N
T = 39, 2 N
3- Le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à l’axe horizontal (∆) est donné par :
J(∆) =
1
2
M1R1
2
+ M2R2
2

Application numérique :
J(∆) =
5 × 0, 22
+ 4 × 0, 152
2
Soit :
J(∆) = 0, 145 kg.m2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 418
4- Lorsque les deux solides et la poulie sont écartés de la position d’équilibre respectivement
de x1, x2 et θ, la relation fondamentale de la dynamique appliquée au système peut s’écrire :





−T1x + m1g = m1ẍ1
−Tx + T2x = m2ẍ2
T0
1xR1 − T0
2xR2 = J(∆)θ̈
=⇒





−T1x + m1g = m1ẍ1
−k (x2 + ∆`) + T2x = m2ẍ2
T1xR1 − T2xR2 = J(∆)θ̈
=⇒





T1x = m1g − m1ẍ1
T2x = m2ẍ2 + k (x2 + ∆`)
T1xR1 − T2xR2 = J(∆)θ̈
=⇒ R1 (m1g − m1ẍ1) − R2 [m2ẍ2 + k (x2 + ∆`)] = J(∆)θ̈
Or, on a :
θ =
x1
R1
=
x2
R2
; θ̇ =
ẋ1
R1
=
ẋ2
R2
; θ̈ =
ẍ1
R1
=
ẍ2
R2
On a donc :
R1 (m1g − m1ẍ1) − R2
•
m2
R2
R1
ẍ1 + k

R2
R1
x1 + ∆`
‹˜
= J(∆)
1
R1
ẍ1
=⇒ m1R1g − m1R1ẍ1 −
m2R2
2
R1
ẍ1 −
kR2
2
R1
x1 − kR2∆` = J(∆)
1
R1
ẍ1
=⇒ m1R1g − kR2∆` = m1R1ẍ1 +
m2R2
2
R1
ẍ1 +
kR2
2
R1
x1 +
J(∆)
R1
ẍ1
Or, à l’équilibre, nous avons établi précédemment la relation :
m1R1g = kR2∆`
Soit :
m1R1g − kR2∆` = 0
On a donc :
m1R1ẍ1 +
m2R2
2
R1
ẍ1 +
kR2
2
R1
x1 +
J(∆)
R1
ẍ1 = 0
=⇒
‚
m1R1 +
m2R2
2
R1
+
J(∆)
R1
Œ
ẍ1 +
kR2
2
R1
x1 = 0
=⇒ m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)

ẍ1 + kR2
2
x1 = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 419
L’équation différentielle satisfaite par x1 est donc :
ẍ1 +
kR2
2
m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)
x1 = 0
On a les relations :
x1 = R1θ =
R1
R2
x2 ; ẍ1 = R1θ̈ =
R1
R2
ẍ2
On a donc :
R1
R2
ẍ2 +
kR2
2
m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)
R1
R2
x2 = 0
R1θ̈ +
kR2
2
m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)
R1 θ = 0
D’où :
ẍ2 +
kR2
2
m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)
x2 = 0
θ̈ +
kR2
2
m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)
θ = 0
Les équations différentielles satisfaites par x2 et θ sont donc identiques à celle satisfaite par x1.
5- La pulsation propre des oscillations est donnée par :
ω0 =
s
kR2
2
m1R1
2
+ m2R2
2
+ J(∆)
Application numérique :
ω0 =
Ê
100 × 0, 152
3 × 0, 22
+ 2 × 0, 152
+ 0, 145
Soit :
ω0 = 2, 694 rad.s−1
La période propre est quant à elle donnée par :
T0 =
2π
ω0
Application numérique :
T0 =
2 × π
2, 694
Soit :
T0 = 2, 332 s
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 420
Exercice 7.14 :
1- Les forces qui agissent sur le solide (S1) à l’équilibre sont :
— Son poids
−
→
P1 = m1
−
→
g ;
— La tension
−
→
T1 de la corde ;
— La tension
−
−
→
Tr1 du ressort.
Les forces qui agissent sur le solide (S2) à l’équilibre sont :
— Son poids
−
→
P2 = m2
−
→
g ;
— La tension
−
→
T2 de la corde ;
— La tension
−
−
→
Tr2 du ressort.
Les forces qui agissent sur la poulie à l’équilibre sont :
— Son poids
−
→
P = M−
→
g ;
— La tension
−
→
T0
1 du brin de corde gauche ;
— La tension
−
→
T0
2 du brin de corde droit.
— La réaction
−
→
R qui supporte la poulie.
Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 7.32 ci-dessous.
Figure 7.32 – Correction de l’exercice 7.14.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 421
2- Lorsque le système est en équilibre, on peut écrire :





m1g − Tr1 − T1 = 0
m2g + Tr2 − T2 = 0
−T0
1R + T0
2R = 0
=⇒





m1g − k1∆`1 − T1 = 0
m2g + k2∆`2 − T2 = 0
T0
1 = T0
2
=⇒





T1 = m1g − k1∆`1
T2 = m2g + k2∆`2
T0
1 = T0
2
Or, T0
1 = T1 et T0
2 = T2. On a donc :





T1 = m1g − k1∆`1
T2 = m2g + k2∆`2
T1 = T2
=⇒ m1g − k1∆`1 = m2g + k2∆`2
=⇒ k1∆`1 + k2∆`2 = (m1 − m2) g
La différence d’altitude a entre les deux solides ((S1) étant en dessous de (S2)) à l’équilibre est
encore égale à la différence entre les longueurs des deux ressorts à l’équilibre. Or le ressort de
raideur k1 est comprimé tandis que l’autre ressort est étiré. On peut donc écrire :
`02 + ∆`2 − (`01 − ∆`1) = a
=⇒ ∆`1 + ∆`2 = a + `01 − `02
On obtient donc le système d’équations ci-dessous :





k1∆`1 + k2∆`2 = (m1 − m2) g
∆`1 + ∆`2 = a + `01 − `02
En multipliant la deuxième équation du système ci-dessus par −k2, on obtient :





k1∆`1 + k2∆`2 = (m1 − m2) g
−k2∆`1 − k2∆`2 = −k2 (a + `01 − `02 )
En additionnant membre à membre les deux équations du système ci-dessus, on obtient :
(k1 − k2) ∆`1 = (m1 − m2) g − k2 (a + `01 − `02 )
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 422
D’où :
∆`1 =
g (m1 − m2) − k2 (a + `01
− `02
)
k1 − k2
Application numérique :
∆`1 =
9, 8 × (4 − 2) − 60 × (0, 2 + 0, 25 − 0, 15)
76 − 60
Soit :
∆`1 = 10 cm
On a :
∆`1 + ∆`2 = a + `01 − `02
D’où :
∆`2 = a + `01
− `02
− ∆`1
Application numérique :
∆`2 = 0, 2 + 0, 25 − 0, 15 − 0, 1
Soit :
∆`2 = 20 cm
3- Le moment d’inertie de la poulie par rapport à l’axe (∆) est donné par :
J(∆) =
1
2
MR2
Application numérique :
J(∆) =
6 × 0, 52
2
Soit :
J(∆) = 0, 75 kg.m2
4- L’énergie cinétique du système est donnée par :
Ec =
1
2
m1ẋ2
+
1
2
m2ẋ2
+
1
2
J(∆)θ̇2
Or, on a :
θ =
x
R
; θ̇ =
ẋ
R
; θ̈ =
ẍ
R
Soit :
Ec =
1
2
m1ẋ2
+
1
2
m2ẋ2
+
1
2
J(∆)
ẍ2
R2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 423
D’où :
Ec (ẋ) =
1
2

m1 + m2 +
J(∆)
R2
‹
ẋ2
En prenant le plan horizontal passant par la position du solide (S1) à l’équilibre comme référence
de l’énergie potentielle de pesanteur, on peut écrire cette énergie pour tout le système selon la
relation :
Epp = m1gx + m2g (a − x)
D’où :
Epp (x) = (m1 − m2) gx + m2ga
L’énergie potentielle élastique s’exprime par :
Epe (x) =
1
2
k1 (∆`1 − x)2
+
1
2
k2 (∆`2 − x)2
D’où :
Epe (x) =
1
2
”
k1 (∆`1 − x)2
+ k2 (∆`2 − x)2
—
L’énergie mécanique du système a pour expression :
Em (x, ẋ) = Ec (ẋ) + Epp (x) + Epe (x)
D’où :
Em (x, ẋ) = 1
2
”€
m1 + m2 +
J(∆)
R2
Š
ẋ2
+ 2(m1 − m2) gx
—
+ 1
2
”
2m2ga + k1 (∆`1 − x)2
+ k2 (∆`2 − x)2
—
Les forces dissipatives étant absentes, l’énergie mécanique du système se conserve au cours du
temps, et on peut écrire :
dEm
dt
= 0
=⇒ 1
2
”
2
€
m1 + m2 +
J(∆)
R2
Š
ẍẋ + 2(m1 − m2) gẋ − 2k1ẋ (∆`1 − x) − 2k2ẋ (∆`2 − x)
—
= 0
=⇒

m1 + m2 +
J(∆)
R2
‹
ẍẋ + (m1 − m2) gẋ − k1ẋ (∆`1 − x) − k2ẋ (∆`2 − x) = 0
=⇒

m1 + m2 +
J(∆)
R2
‹
ẍ + (m1 − m2) g − k1 (∆`1 − x) − k2 (∆`2 − x) = 0
=⇒

m1 + m2 +
J(∆)
R2
‹
ẍ + (m1 − m2) g − k1∆`1 + k1x − k2∆`2 + k2x = 0
Or, on a obtenu précédemment la relation :
k1∆`1 + k2∆`2 = (m1 − m2) g
=⇒ (m1 − m2) g − k1∆`1 − k2∆`2 = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 424
On a donc : 
m1 + m2 +
J(∆)
R2
‹
ẍ + k1x + k2x = 0
L’équation différentielle satisfaite par x est donc :
ẍ +
k1 + k2
m1 + m2 +
J(∆)
R2
x = 0
On a donc :
Rθ̈ +
k1 + k2
m1 + m2 +
J(∆)
R2
Rθ = 0
L’équation différentielle satisfaite par θ est donc :
θ̈ +
k1 + k2
m1 + m2 +
J(∆)
R2
θ = 0
5- La pulsation propre des oscillations est donnée par la relation :
ω0 =
s
k1 + k2
m1 + m2 +
J(∆)
R2
Application numérique :
ω0 =
s
76 + 60
4 + 2 + 0,75
0,52
Soit :
ω0 = 3, 887 rad.s−1
La pulsation propre est quant à elle donnée par :
T0 =
2π
ω0
Application numérique :
T0 =
2 × π
3, 887
Soit :
T0 = 1, 616 s
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 425
Exercice 7.15 :
1- A l’équilibre, le solide est soumis à son poids
−
→
P , à la tension
−
→
T de la corde et à la réaction
normale
−
→
R du plan incliné. Au point d’intersection entre la corde et le ressort s’exerce la tension
−
→
T0 de la corde et la tension
−
→
Tr du ressort.
−
→
T0
et
−
→
T0
0 sont les forces que la corde exercent sur
la gorge de la poulie. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 7.33 ci-dessous.
Figure 7.33 – Correction de l’exercice 7.15.
A l’équilibre, on peut écrire : 




T = mg sin α
T0 = Tr
T0
R − T0
0R = 0
=⇒





T = mg sin α
T0 = k∆`
T0
= T0
0
Or, T0
= T et T0
0 = T0. On a donc :





T = mg sin α
T0 = k∆`
T = T0
Soit :
mg sin α = k∆`
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 426
D’où :
∆` =
mg sin α
k
2- Le moment d’inertie par rapport à l’axe (∆) de la poulie en forme d’anneau s’exprime par :
J(∆) = MR2
La relation fondamentale de la dynamique appliquée au système peut s’écrire :





−Tx + mg sin α = mẍ
T0x − Trx = 0
T0
xR − T0
0xR = J(∆)θ̈
=⇒





Tx = mg sin α − mẍ
T0x = k (x + ∆`)
T0
xR − T0
0xR = MR2
θ̈
=⇒





Tx = mg sin α − mẍ
T0x = k (x + ∆`)
T0
x − T0
0x = MRθ̈
Or, on a :
T0
x = Tx , T0
0x = T0x et θ̈ =
ẍ
R
Soit : 




Tx = mg sin α − mẍ
T0x = k (x + ∆`)
Tx − T0x = MR ẍ
R
=⇒





Tx = mg sin α − mẍ
T0x = k (x + ∆`)
Tx − T0x = Mẍ
On a donc :
mg sin α − mẍ − k (x + ∆`) = Mẍ
=⇒ (m + M)ẍ = mg sin α − kx − k∆`
=⇒ (m + M)ẍ + kx = mg sin α − k∆`
Or, on a établi précédemment la relation :
mg sin α = k∆`
Donc :
mg sin α − k∆` = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 427
On a alors :
(m + M)ẍ + kx = 0
L’équation différentielle satisfaite par x est donc :
ẍ +
k
m + M
x = 0
Sachant que x = Rθ et ẍ = Rθ̈, on a :
Rθ̈ +
k
m + M
Rθ = 0
L’équation différentielle satisfaite par θ est donc :
θ̈ +
k
m + M
θ = 0
3- La pulsation propre des oscillations s’exprime par :
ω0 =
Ê
k
m + M
La période propre quant à elle est donnée par :
T0 =
2π
ω0
D’où :
T0 = 2π
Ê
m + M
k
4- A partir de la courbe donnat l’évolution de θ (t) représentée à la Figure 7.23, on voit que
l’amplitude de θ (t) vaut :
Θm = 0, 5 rad
L’amplitude Xm est donnée par :
Xm = RΘm
Application numérique :
Xm = 0, 2 × 0, 5
Soit :
Xm = 10 cm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 428
5- D’après la courbe de la Figure 7.23, on voit que la période propre des oscillations vaut :
T0 = 1, 75 s
La pulsation propre ω0 est quant à elle donnée par :
ω0 =
2π
T0
Application numérique :
ω0 =
2 × π
1, 75
Soit :
ω0 = 3, 59 rad.s−1
On a obtenu plus haut la relation :
ω0 =
Ê
k
m + M
=⇒ ω0
2
=
k
m + M
D’où :
k = ω0
2
(m + M)
Application numérique :
k = 3, 592
× (0, 8787 + 3)
D’où :
k = 50 N.m−1
On a de même :
∆` =
mg sin α
k
Application numérique :
∆` =
0, 8787 × 9, 8 × sin 30°
50
Soit :
∆` = 86, 11 mm
6- Posons :
θ (t) = Θm cos (ω0t + ϕ)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 429
A l’instant initial t = 0 s, θ (t = 0) = Θm. On a donc :
Θm cos ϕ = Θm
=⇒ cos ϕ = 1
=⇒ ϕ = 2kπ ; k ∈ Z
On peut donc prendre ϕ = 0. On a donc :
θ (t) = Θm cos (ω0t)
x(t) = Xm cos (ω0t)
L’énergie cinétique du système s’exprime par :
Ec =
1
2
mẋ2
+
1
2
J(∆)θ̇2
=
1
2
mẋ2
+
1
2
MR2 ẋ2
R2
=
1
2
mẋ2
+
1
2
Mẋ2
=
1
2
(m + M)ẋ2
=
1
2
(m + M)[−Xmω0 sin (ω0t)]2
D’où :
Ec(t) =
1
2
(m + M)ω0
2
Xm
2
sin2
(ω0t)
L’énergie potentielle de pesanteur du système est donnée par :
Epp = −mgx sin α
D’où :
Epp(t) = −mg sin αXm cos (ω0t)
L’énergie potentielle élastique emmagasinnée par le ressort a pour expression :
Epe =
1
2
k (x + ∆`)2
=
1
2
k x2
+ 2x∆` + ∆`2

=
1
2
kx2
+ kx∆` +
1
2
k∆`2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 430
D’où :
Epe(t) =
1
2
kXm
2
cos2
(ω0t) + k∆`Xm cos (ω0t) +
1
2
k∆`2
L’énergie mécanique du système s’exprime par :
Em(t) = Ec(t) + Epp(t) + Epe(t)
Soit :
Em(t) = 1
2
(m + M)ω0
2
Xm
2
sin2
(ω0t)−mg sin αXm cos (ω0t)
+ 1
2
kXm
2
cos2
(ω0t) + k∆`Xm cos (ω0t) + 1
2
k∆`2
=⇒ Em(t) = 1
2
Xm
2
[ω0
2
(m + M) sin2
(ω0t) + k cos2
(ω0t)]
+(−mg sin α + k∆`) Xm cos (ω0t) + 1
2
k∆`2
Or, on a établi précédement la relation :
k = ω0
2
(m + M)
De même, on a :
mg sin α = k∆`
On a alors :
Em(t) =
1
2
Xm
2

k sin2
(ω0t) + k cos2
(ω0t)

+
1
2
k∆`2
=⇒ Em(t) =
1
2
kXm
2
+
1
2
k∆`2
D’où :
Em(t) =
1
2
k Xm
2
+ ∆`2

= constante
Application numérique :
Em =
50 × 0, 12
+ 0, 086112

2
Soit :
Em = 435, 384 mJ
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 431
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 7.1 :
Notons m la masse de la tige. Son moment d’inertie J par rapport à l’axe horizontal passant
par son extrémité supérieure s’exprime par :
J =
1
12
mL2
+ m

L
2
‹2
=
1
3
mL2
La pulsation propre ω0 de la tige est donc donnée par :
ω0 =
Ê
mg L
2
J
=
s
mg L
2
1
3
mL2
=
É
3g
2L
Pour qu’un pendule simple de longueur ` soit synchrone avec la tige, sa pulsation propre ω doit
être telle que :
ω =
É
g
`
= ω0 =
É
3g
2L
=⇒
1
`
=
3
2L
D’où :
` =
2L
3
Application numérique :
` =
2 × 90
3
La longueur du pendule simple synchrone avec la tige vaut donc ` = 60 cm.
Evaluation 7.2 :
Notons O le centre de gravité de la barre supérieure, G1 le centre de gravité de la barre inférieure
et G2 le centre de gravité de la barre qui les relie. Les barres étant identiques, elles ont la même
masse m, et le centre de gravité G du système vérifie :
−
−
→
GO +
−
−
−
→
GG1 +
−
−
−
→
GG2 =
−
→
0
=⇒ 3
−
−
→
GO +
−
−
−
→
OG1 +
−
−
−
→
OG2 =
−
→
0
Notons −
→
u le vecteur unitaire dirigé suivant la droite joignant les trois centre de gravité, et
orienté de O vers G1. On a :
−
−
−
→
OG1 = `−
→
u et
−
−
−
→
OG2 =
1
2
`−
→
u
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 432
On a donc :
−
−
→
OG =
1
3

`−
→
u +
1
2
`−
→
u
‹
=
1
2
`−
→
u
Le centre de gravité du système coïncide donc avec le centre de gravité de la barre qui relie les
barres supérieure et inférieure. Le moment d’inertie J1 de la barre supérieure s’exprime par :
J1 =
1
12
m`2
Le moment d’inertie J2 de la barre inférieure s’exprime par :
J2 =
1
12
m`2
+ m`2
=
13
12
m`2
Le moment d’inertie J3 de la barre qui relie les deux autres barres s’exprime par :
J3 =
1
12
m`2
+ m

`
2
‹2
=
4
12
m`2
Le moment d’inertie J du système s’exprime donc par :
J = J1 + J2 + J3 =
18
12
m`2
=
3
2
m`2
La période propre T0 des oscillations de la structure s’exprime donc par :
T0 = 2π
Ê
J
mgOG
= 2π
s
3
2
m`2
mg `
2
D’où :
T0 = 2π
Ê
3`
g
L’élève a donc raison.
Evaluation 7.3 :
Notons m la masse du solide et k la raideur du ressort. Le système oscillant étant un pendule
élastique, la période propre des oscillations s’exprime par :
T0 = 2π
É
m
k
A l’équilibre, la tension du ressort est compensée par la composante suivant le plan incliné du
poids du solide. On peut donc écrire :
mg sin α = k (`0 − `)
=⇒
m
k
=
`0 − `
g sin α
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 7. OSCILLATEURS MÉCANIQUES 433
D’où :
T0 = 2π
Ê
`0 − `
g sin α
Application numérique :
T0 = 2π
Ê
10−3 × (135, 15 − 104, 12)
9, 8 × sin 30◦
La période propre des oscillations du système vaut donc T0 = 0, 5 s.
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CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 434
Chapitre 8
Condensateurs
Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement.
Hébreux 13 : 8
8.1 Description des condensateurs
Les dispositifs électroniques que nous utilisons couramment dans notre quotidien comportent
des dipôles qui peuvent débiter ou recevoir des courants électriques. Un dipôle est un com-
posant électrique qui possède deux bornes de branchement. Un dipôle est dit actif s’il peut
fournir de l’énergie électrique à d’autres composants électriques qui lui sont connectés ; il s’agit
nécessairement d’un générateur. Un dipôle est dit passif s’il est incapable de fournir de l’éner-
gie autre que de l’énergie thermique à un autre composant électrique auquel il est branché ; il
s’agit nécessairement d’un récepteur. Il existe des dipôles pouvant être actif et passif, c’est le
cas des condensateurs. Un condensateur est un dipôle électrique constitué de deux surfaces
conductrices identiques appelées armatures et séparées par un diélectrique. Un diélectrique
ou isolant est un milieu matériel incapable de conduire les électrons. En ce sens, le courant
électrique ne peut circuler dans un diélectrique. Lorsque les armatures d’un condensateur sont
planes et parallèles, ce condensateur est dit plan. La Figure 8.1 ci-dessous représente le schéma
annoté d’un condensateur.
Figure 8.1 – Schéma d’un condensateur.
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CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 435
La Figure 8.2 ci-dessous représente le symbole d’un condensateur.
Figure 8.2 – Symbole d’un condensateur.
L’une des particularités des condensateurs est que les électrons peuvent quitter l’une des arma-
tures pour aller se stocker sur l’autre. Les condensateurs sont principalement caractérisés par
leur capacité C dont l’unité est le Farad (F). La capacité d’un condensateur est l’aptitude
de ce condensateur à stocker les électrons sur ses armatures. Pour un condensateur plan, la
capacité est fonction de la surface S des deux armatures, de la distance d entre elles et de la
permittivité diélectrique ε du milieu qui les sépare. On a la relation :
C =
εS
d
(8.1)
La permittivité diélectrique d’un milieu se donne en Farad par mètre (F.m−1
). Elle s’ex-
prime en fonction de la permittivité diélectrique du vide ε0 = 8, 854 × 10−12
F.m−1
et de la
permittivité relative εr du milieu selon la relation :
ε = ε0εr (8.2)
Outre sa capacité, un condensateur est également caractérisé par sa tension de service (ten-
sion à laquelle il fonctionne normalement), sa tension de rupture (tension à partir de laquelle
il se détériore) et sa température de claquage (température à partir de laquelle il se détruit).
La charge ou quantité d’électricité q d’un condensateur correspond à la valeur absolue des
charges électriques sur ses armatures. Elle dépend du nombre n d’électrons qui se sont déplacés
d’une armature vers l’autre et de la charge élémentaire e = 1, 6 × 10−19
C. On a la relation :
q = ne (8.3)
La quantité d’électricité s’exprime en Coulomb (C) ou en Ampère-heure (Ah). On a :
1 Ah = 3600 C
Les applications des condensateurs sont nombreuses. Ils sont rencontrés dans les appareils
électriques servant au stockage de l’énergie électrique notamment les onduleurs. Ils servent
aussi à réguler et à lisser la tension dans les redresseurs. Ils permettent également de traiter les
signaux dans les filtres électriques et d’augmenter les facteurs de puissance en électrotechnique.
8.2 Alimentation des condensateurs
Lorsque les deux armatures d’un condensateur sont électriquement neutres, sa quantité
d’électricité est nulle, et on dit que le condensateur est déchargé. Dès lors qu’on le branche
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CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 436
aux bornes d’un générateur, il se comporte comme un récepteur (dipôle passif) et se charge
progressivement ; sa charge électrique q (t) augmente avec le temps. L’intensité i du courant
reçu par le condensateur correspond au débit d’électrons qui se fixent sur ses armatures. On a
les relations :
i =
dq (t)
dt
(8.4)
q (t) =
Z
i dt (8.5)
Considérons le cas d’un générateur délivrant un courant continu d’intensité constante, comme
une pile par exemple, caractérisée par sa force électromotrice (f.é.m.) constante E, et dont
le symbole a été représenté à la Figure 8.3 ci-dessous.
Figure 8.3 – Symbole d’une pile.
Considérons le schéma de montage de la Figure 8.4 ci-dessous où un condensateur de capacité
C est branché aux bornes d’une pile de f.é.m. constante E délivrant un courant électrique
d’intensité I constante.
Figure 8.4 – Condensateur alimenté par une pile.
Le courant électrique débité par la pile ne peut pas traverser le condensateur, étant donné que
ses armatures sont séparées par un isolant. Les électrons quittent l’armature reliée directement
à la borne positive de la pile pour aller s’accumuler sur l’armature reliée directement à la borne
négative. Ainsi, à un instant donné, l’armature connectée à la borne positive de la pile a une
charge positive q, tandis que l’armature connectée à la borne négative a une charge négative
−q égale en valeur absolue à la charge de l’autre armature. A cause de la différence de charge
sur les armatures, il va se créer entre elles une tension ou différence de potentiel (d.d.p.) u qui
s’exprime en fonction de la quantité d’électricité q et de la capacité C selon la relation :
u =
q
C
(8.6)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 437
Le condensateur finit de se charger lorsque la valeur de u atteint celle de la f.é.m. E de la pile.
Après sa charge, le condensateur cesse d’être alimenté, il ne reçoit désormais aucun courant
électrique, et se comporte maintenant comme un circuit ouvert. Les courants électriques
continus ne traversent pas les condensateurs, en revanche, il faut noter que ceux-ci se laissent
traverser par les courants alternatifs. Après la charge du condensateur, si on le branche à
un récepteur, il se comportera comme un générateur (dipôle actif), et restituera à ce récepteur
l’énergie électrique qu’il a reçue. La quantité d’électricité q (t) du condensateur varie avec le
temps selon la relation :
q (t) =
Z
I dt = I
Z
dt = It
La d.d.p. u (t) entre les armatures du condensateur s’exprime selon la relation :
u(t) =
q (t)
C
=
It
C
Le temps de charge du condensateur correspond à l’instant Tc où la charge est terminée. A
cet instant, la d.d.p. u atteint la valeur de la f.é.m. E de la pile qui alimente le condensateur.
On a :
u(t = Tc) =
ITc
C
= E
D’où :
Tc =
CE
I
(8.7)
La charge électrique Q accumulée par le condensateur est sa quantité d’électricité à la fin de la
charge. Soit :
Q = ITc = CE (8.8)
A un instant t donné, la puissance électrique P(t) aux bornes du condensateur s’exprime par :
P(t) = u(t) I =
I2
t
C
(8.9)
L’énergie électrique E emmagasinée par le condensateur est donnée par la relation :
E =
Z Tc
0
P(t) dt
=
Z Tc
0
I2
t
C
dt
=
I2
C
Z Tc
0
t dt
=
I2
C
•
t2
2
˜Tc
0
=
I2
C
‚
Tc
2
2
Œ
=
(ITc)2
2C
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CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 438
D’où :
E =
Q2
2C
=
CE2
2
(8.10)
L’énergie emmagasinée par le condensateur ne dépend donc que de sa capacité et de la f.é.m.
du générateur auquel il est branché.
8.3 Groupements de condensateurs
Pour diverses raisons, il arrive très souvent qu’on souhaite associer ensemble plusieurs
condensateurs dans un circuit électrique. Quelque soit la manière dont ces condensateurs sont
groupés entre eux, il est toujours possible de remplacer l’assemblage par un condensateur équi-
valent dont la capacité dépend des capacités des condensateurs associés.
8.3.1 Groupement en série
Lorsque plusieurs condensateurs se suivent en cascade, ils reçoivent le même courant, et on
dit qu’ils sont groupés en série. La deuxième borne du premier condensateur coïncide avec la
première borne du deuxième, la deuxième borne du deuxième condensateur coïncide avec la
première borne du troisième, ainsi de suite, jusqu’au n-ième condensateur, comme illustré à la
Figure 8.5 ci-dessous.
Figure 8.5 – Association en série de condensateurs.
Lorsqu’une pile de f.é.m. E alimente l’ensemble des n condensateurs montés en série, chaque
condensateur de capacité Ci (i = 1, 2, · · · , n) est chargé sous une tension Ui (i = 1, 2, · · · , n).
Etant donné qu’ils reçoivent le même courant, ils accumulent la même quantité d’électricité Q,
et on a la relation :
Ui =
Q
Ci
; i = 1, 2, · · · , n
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 439
De la loi de l’additivité des tensions, on peut écrire :
E =
n
X
i=1
Ui
= U1 + U2 + · · · + Un
=
Q
C1
+
Q
C2
+ · · · +
Q
Cn
= Q

1
C1
+
1
C2
+ · · · +
1
Cn
‹
Soit Céq la capacité du condensateur équivalent aux n condensateurs montés en série. Ce conden-
sateur équivalent étant directement branché aux bornes de la pile, il accumule lui aussi la quan-
tité d’électricité Q, et la tension U sous laquelle il se charge est égale à la f.é.m. E de la pile.
On a la relation
U = E =
Q
Céq
On a donc :
Q
Céq
= Q

1
C1
+
1
C2
+ · · · +
1
Cn
‹
Lorsque n condensateurs sont groupés en série, la capacité Céq du condensateur équivalent
vérifie donc la relation :
1
Céq
=
1
C1
+
1
C2
+ · · · +
1
Cn
(8.11)
La capacité du condensateur équivalent est inférieure à la capacité de chaque condensateur du
groupement en série.
8.3.2 Groupement en parallèle
Lorsque plusieurs condensateurs sont associés ensemble de telle manière que les premières
bornes de tous les condensateurs sont reliées, et qu’il en est de même pour les deuxièmes bornes,
on dit qu’ils sont groupés en parallèle ou en dérivation (Figure 8.6). Lorsqu’une pile de
f.é.m. E alimente l’ensemble des n condensateurs montés en parallèle, chaque condensateur de
capacité Ci (i = 1, 2, · · · , n) accumule une quantité d’électricité Qi (i = 1, 2, · · · , n). Les tensions
sous lesquelles ils se chargent sont toutes égales à la f.é.m. E de la pile, et on a la relation :
Qi = CiUi = CiE i = 1, 2, · · · , n
Soit Céq la capacité du condensateur équivalent aux n condensateurs montés en parallèle. Ce
condensateur étant directement branché aux bornes de la pile, la tension U sous laquelle il se
charge est égale à la f.é.m. E de la pile. Soit Q la quantité d’électricité que ce condensateur
équivalent accumule. On a la relation :
Q = CéqU = CéqE
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CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 440
Figure 8.6 – Association en parallèle de condensateurs.
De la loi de l’additivité des courants (des quantités d’électricité), on peut écrire :
Q =
n
X
i=1
Qi = Q1 + Q2 + · · · + Qn
Soit :
CéqE = C1E + C2E + · · · + CnE = E (C1 + C2 + · · · + Cn)
Lorsque n condensateurs sont groupés en parallèle, la capacité Céq du condensateur équivalent
vérifie donc la relation :
Céq = C1 + C2 + · · · + Cn (8.12)
La capacité du condensateur équivalent est supérieure à la capacité de chaque condensateur du
groupement en parallèle.
8.3.3 Groupement mixte de condensateurs identiques
Lorsqu’un certain nombre de branches sont montées en parallèle, et que chacune de ces
branches comporte un certain nombre de condensateurs montés en série, on est en présence
d’un groupement mixte. Considérons le cas de m branches comportant toutes n condensateurs
identiques de capacité C (Figure 8.7). La capacité C0
des condensateurs équivalents sur chaque
branche vérifie la relation :
1
C0
=
1
C
+
1
C
+ · · · +
1
C
| {z }
n fois
=
n
C
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 441
On a donc :
C0
=
C
n
Figure 8.7 – Groupement mixte de condensateurs.
Le groupement est maintenant équivalent à m condensateurs identiques de capacité C0
montés
en parallèle. La capacité équivalente Céq du groupement vérifie donc la relation :
Céq = C0
+ C0
+ · · · + C0
| {z }
m fois
= mC0
La capacité du condensateur équivalent au groupement mixte s’exprime donc selon la relation :
Céq =
mC
n
(8.13)
Ainsi, si le nombre m de branches est égal au nombre n de condensateurs sur chaque branche,
la capacité du condensateur équivalent est encore égale à la capacité de chaque condensateur.
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CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 442
Exercices
Exercice 8.1 :
Un condensateur plan initialement déchargé est constitué de deux armatures identiques et
rectangulaires de longueur L = 20 cm et de largeur ` = 15 cm. L’espace entre ces deux armatures
est vide, et elles sont séparées par une distance d = 10 mm.
1- Calculer la capacité C de ce condensateur.
2- On branche ce condensateur aux bornes d’une batterie dont la f.é.m. vaut E = 300 V. Calculer
la charge Q qu’il accumule ainsi que l’énergie électrique E qu’il emmagasine.
3- On suppose que le condensateur est à nouveau déchargé, et on le branche maintenant aux
bornes d’un générateur de courant alternatif dont la f.é.m. est e (t) = E cos ωt.
3.1- Exprimer la charge q (t) du condensateur et l’intensité i (t) du courant qui le traverse, puis
calculer le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t).
3.2- Exprimer la puissance instantannée P (t) aux bornes du condensateur.
3.3- Exprimer l’énergie électrique E (T) emmagasinée par le condensateur à un instant T donné,
et montrer que cette énergie est nulle pour T = 2π
ω
. On rapelle la relation :
E (T) =
Z T
0
P(t) dt
Exercice 8.2 :
Pour les assemblages suivants, calculer la capacité du condensateur équivalent entre les bornes
A et B. On donne C1 = 10 µF, C2 = 15 µF, C3 = 20 µF, C4 = 25 µF, C5 = 30 µF, C6 = 35 µF,
C7 = 40 µF, C8 = 45 µF et C9 = 50 µF.
1-
Figure 8.8 – Question 1 de l’exercice 8.2.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 443
2-
Figure 8.9 – Question 2 de l’exercice 8.2.
3-
Figure 8.10 – Question 3 de l’exercice 8.2.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 444
4-
Figure 8.11 – Question 4 de l’exercice 8.2.
5-
Figure 8.12 – Question 5 de l’exercice 8.2.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 445
Exercice 8.3 :
Pour les circuits suivants, exprimer en fonction de E, C1, C2 et C3 la capacité équivalente C
entre les bornes A et B puis les tensions U1, U2 et U3 et les quantités d’électricité Q1, Q2 et Q3
aux bornes de chaque condensateur.
1-
Figure 8.13 – Question 1 de l’exercice 8.3.
2-
Figure 8.14 – Question 2 de l’exercice 8.3.
Exercice 8.4 :
On dispose de plusieurs piles identiques de f.é.m. E0 = 1, 5 V et de plusieurs condensateurs
identiques de capacité C = 20 µF. Pour les trois cas de figures suivants, faire le schéma de
montage et calculer la charge Q accumulée par chaque condensateur ainsi que l’énergie électrique
E emmagasinée dans chacun d’eux.
1- On assemble certains de ces condensateurs en série de telle manière que le condensateur
équivalent soit chargé sous une tension E = 6 V et que chacun des condensateurs soit chargé
sous une tension U = 1, 2 V.
2- On assemble certains de ces condensateurs en dérivation, de telle sorte que la capacité du
condensateur équivalent valle Céq = 80 µF et qu’il soit chargé sous une tension U = 4, 5 V.
3- On effectue un groupement mixte de ces condensateurs de telle sorte que la capacité du
condensateur équivalent vaille Céq = 15 µF, qu’il soit chargé sous une tension de 3 V et que
chacun de ces condensateurs soit chargé sous une tension U = 750 mV.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 446
Exercice 8.5 :
On groupe en dérivation m branches identiques composées chacune de n condensateurs iden-
tiques de capacité C montés en série. On connecte l’ensemble aux bornes d’une batterie d’accu-
mulateur consitutée de p piles identiques de f.é.m. E = 1, 5 V montés en série. On fait varier les
valeurs de m, n et p et on mesure à chaque fois la quantité d’électricité Q accumulée aux bornes
du condensateur équivalent. Les données ont été consignées dans le Tableau 8.1 ci-dessous.
Tableau 8.1 – Exercice 8.5.
m 2 3 4 2 3 4 2 3 4 4
n 3 4 2 2 3 4 3 4 2 3
p 4 2 3 2 3 4 2 3 4 4
Q (mC) 0, 4 0, 23 0, 9 0, 3 0, 45 0, 6 0, 2 0, 34 1, 2 0, 8
mp
n
Q
E
(mC.V−1
)
1- Exprimer la capacité Céq du condensateur équivalent.
2- En déduire la relation entre m, n, p, E, C et Q.
3- Compléter le Tableau 8.1.
4- Tracer le graphe Q
E
= f mp
n

et établir une équation de la courbe obtenue.
Echelle : 1 cm −→ 1 unité en abcisse et 1 cm −→ 1 mC.V−1
en ordonnée.
5- En déduire la valeur de la capacité C de chaque condensateur, ainsi que la valeur de la per-
mittivité électrique ε entre les deux armatures, sachant que celles si ont une surface S = 150 cm2
et sont séparées par une distance d = 5 mm.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 447
Evaluations des compétences
Evaluation 8.1 :
On dispose dans un laboratoire d’électronique d’une batterie de f.é.m. E = 10 V et de deux
types de condensateurs. Les condensateurs de type (1) ont chacun une capacité C1 et ceux de
type (2) une capacité C2. Les armatures de ces deux types de condensateurs sont identiques,
mais celles des condensateurs de type (2) sont moins espacées que celles des condensateurs de
type (1). D’autre part l’espace entre les armatures est occupé par une même matière pour les
deux types de condensateurs.
Lorsqu’on assemble en parallèle un condensateur de type (1) et un condensateur de type (2) et
qu’on branche l’assemblage aux bornes de la batterie, la quantité d’électricité accumulée par le
groupement vaut Qp = 150 mC.
Lorsqu’on assemble en série un condensateur de type (1) et un condensateur de type (2) et
qu’on branche l’assemblage aux bornes de la batterie, la quantité d’électricité accumulée par le
groupement vaut Qs = 36 mC.
Aider les techniciens de ce laboratoire à déterminer les capacités C1 et C2 des deux types de
condensateurs.
Evaluation 8.2 :
Un condensateur de capacité C = 500 mF est branché aux bornes d’une batterie et se charge
en exactement 2 heures. A l’aide de plusiseurs dispositifs appropriés, on mesure l’évolution en
fonction du temps de la puissance P (t) aux bornes du condensateur, et obtient le graphe de
la Figure 8.15. Deux élèves de la classe de Terminale analysent ce graphe, le premier affirme
que la charge accumulée par le condensateur est égale à 20 mAh et que l’énergie électrique qu’il
emmagasine vaut 6286 J, tandis que le second déclare que la charge vaut plutôt 15 mAh et que
l’énergie emmagasinée est égale à 5184 J. L’un des deux élèves a-t-il raison ? Si oui, lequel ? Si
non, quelle est la bonne réponse ?
Evaluation 8.3 :
Un élève de la classe de Terminale dispose d’une batterie d’accumulateur de f.é.m. E = 9 V
et de quatre condensateurs identiques de capacité C. Il effectue le schéma de montage de la
Figure 8.16 et affirme que chacun de ces condensateurs est chargé sous une tension de 4, 5 V
et que la capacité du condensateur équivalent est égale à la capacité de chaque condensateur.
A-t-il raison ?
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 448
Figure 8.15 – Evaluation 8.2
Figure 8.16 – Evaluation 8.3
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 449
Corrections des exercices
Exercice 8.1 :
1- La capacité C du condensateur plan s’exprime selon la formule ci-dessous :
C =
ε0S
d
Or, les armatures étant rectangulaires, leur surface S a pour expression :
S = L`
D’où :
C =
ε0L`
d
Application numérique :
C =
8, 854 × 10−12
× 0, 2 × 0, 15
0, 01
Soit :
C = 2, 6562 × 10−11
F = 26, 562 pF
2- La charge électrique Q accumulée par le condensateur et l’énergie électrique E qu’il emma-
gasine sont données par les relations suivantes :
Q = CE
E =
CE2
2
Applications numériques :
Q = 2, 6562 × 10−11
× 300
E =
2, 6562 × 10−11
× 3002
2
Soit :
Q = 7, 9686 × 10−9
C = 7, 9686 nC
E = 1, 195 × 10−6
J
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 450
3- 3.1- Le condensateur étant branché aux bornes du générateur de courant alternatif, la
tension qui règne à ses bornes est égale à celle délivrée par le générateur. La charge q (t) du
condensateur est donnée par la relation :
q (t) = Ce(t)
Soit :
q (t) = EC cos ωt
L’intensité i(t) du courant traversant le condensateur est donnée par la relation :
i(t) =
dq
dt
D’où :
i(t) = −ECω sin ωt = ECω cos

ωt +
π
2

Le déphasage ϕ de la f.é.m. e(t) par rapport au courant i(t) est donc :
ϕ = −
π
2
3.2- La puissance instantannée P(t) aux bornes du condensateur s’exprime par :
P (t) = u(t)i(t) = −E2
Cω cos ωt sin ωt
D’où :
P (t) = −
1
2
E2
Cω sin 2ωt
3.3- L’énergie électrique E (T) emmagasinée par le condensateur après un temps T est donnée
par la relation :
E (T) =
Z T
0
P(t) dt
=
Z T
0

−
1
2
E2
Cω sin 2ωt
‹
dt
=
1
4
E2
C
Z T
0
(−2ω sin 2ωt) dt
=
1
4
E2
C [cos 2ωt]T
0
D’où :
E(T) =
1
4
CE2
(cos 2ωT − 1)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 451
Pour T = 2π
ω
, on a :
E

T =
2π
ω
‹
=
1
4
CE2
•
cos

2ω
2π
ω
‹
− 1
˜
=
1
4
CE2
(cos 4π − 1)
=
1
4
CE2
(1 − 1)
= 0
L’énergie électrique emmagasinée par le condensateur à T = 2π
ω
est donc nulle.
Exercice 8.2 :
1- La capacité équivalente C12 de l’assemblage entre les deux condensateurs montés en dériva-
tion vaut :
C12 = C1 + C2
De même, pour les trois condensateurs montés en dérivation, et les quatre autres eux aussi
montés en dérivation, on a :
C345 = C3 + C4 + C5
C6789 = C6 + C7 + C8 + C9
La capactité équivalente Céq1 entre les bornes A et B est donc telle que :
1
Céq1
=
1
C12
+
1
C345
+
1
C6789
=
1
C1 + C2
+
1
C3 + C4 + C5
+
1
C6 + C7 + C8 + C9
=
C1 + C2 + C3 + C4 + C5
(C1 + C2) (C3 + C4 + C5)
+
1
C6 + C7 + C8 + C9
=
(C1 + C2 + C3 + C4 + C5) (C6 + C7 + C8 + C9) + (C1 + C2) (C3 + C4 + C5)
(C1 + C2) (C3 + C4 + C5) (C6 + C7 + C8 + C9)
D’où :
Céq1 =
(C1 + C2) (C3 + C4 + C5) (C6 + C7 + C8 + C9)
(C1 + C2 + C3 + C4 + C5) (C6 + C7 + C8 + C9) + (C1 + C2) (C3 + C4 + C5)
Application numérique :
Céq1 =
(10 + 15) (20 + 25 + 30) (35 + 40 + 45 + 50)
(10 + 15 + 20 + 25 + 30) (35 + 40 + 45 + 50) + (10 + 15) (20 + 25 + 30)
Soit :
Céq1 = 16, 88 µF
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 452
2- La capacité équivalente C12 de l’assemblage entre les deux condensateurs montés en série est
telle que :
1
C12
=
1
C1
+
1
C2
=
C1 + C2
C1C2
De même, pour les trois condensateurs montés en série, et les quatre autres eux aussi montés
en série, on a :
1
C345
=
1
C3
+
1
C4
+
1
C5
=
C3 + C4
C3C4
+
1
C5
=
C3C4 + C5 (C3 + C4)
C3C4C5
1
C6789
=
1
C6
+
1
C7
+
1
C8
+
1
C9
=
C6C7 + C8 (C6 + C7)
C6C7C8
+
1
C9
=
C6C7C8 + C6C7C9 + C8C9 (C6 + C7)
C6C7C8C9
Soit :
C12 =
C1C2
C1 + C2
; C345 =
C3C4C5
C3C4 + C5 (C3 + C4)
; C6789 =
C6C7C8C9
C6C7C8 + C6C7C9 + C8C9 (C6 + C7)
La capactité équivalente Céq2 entre les bornes A et B est donnée par :
Céq2 = C12 + C345 + C6789
D’où :
Céq2 =
C1C2
C1 + C2
+
C3C4C5
C3C4 + C5 (C3 + C4)
+
C6C7C8C9
C6C7C8 + C6C7C9 + C8C9 (C6 + C7)
Application numérique :
Céq2 =
10 × 15
10 + 15
+
20 × 25 × 30
(20 × 25) + 30 (20 + 25)
+
35 × 40 × 45 × 50
35 × 40 × 45 + 35 × 40 × 50 + 45 × 50 (35 + 40)
Soit :
Céq2 = 6, 21 µF
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 453
3- On se rend compte que le schéma de cette question correspond à l’assemblage en série des
condensateurs équivalents des questions 1 et 2 précédentes. La capactité équivalente Céq3 entre
les bornes A et B est donc telle que :
1
Céq3
=
1
Céq1
+
1
Céq2
=
Céq1 + Céq2
Céq1Céq2
D’où :
Céq3 =
Céq1Céq2
Céq1 + Céq2
Application numérique :
Céq3 =
16, 88 × 6, 21
16, 88 + 6, 21
Soit :
Céq3 = 4, 54 µF
4- On se rend compte que le schéma de cette question correspond à l’assemblage en parallèle
des condensateurs équivalents des questions 1 et 2 précédentes. La capactité équivalente Céq4
entre les bornes A et B s’exprime donc par :
Céq4 = Céq1 + Céq2
Application numérique :
Céq4 = 16, 88 + 6, 21
Soit :
Céq4 = 23, 1 µF
5- On se rend compte que le schéma de cette question correspond à l’assemblage en parallèle
de deux branches identiques, dont chaque branche correspond au schéma de la question 3
précédente. La capactité équivalente Céq5 entre les bornes A et B s’exprime donc par :
Céq5 = 2Céq3
Application numérique :
Céq5 = 2 × 4, 54
Soit :
Céq5 = 9, 09 µF
Exercice 8.3 :
1- La capacité équivalente C23 de l’assemblage des deux condensateurs montés en parallèle est
donnée par :
C23 = C2 + C3
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 454
La capacité équivalente C entre les bornes A et B est donc telle que :
1
C
=
1
C1
+
1
C23
=
1
C1
+
1
C2 + C3
=
C1 + C2 + C3
C1 (C2 + C3)
D’où :
C =
C1 (C2 + C3)
C1 + C2 + C3
La quantité d’électricité Q accumulée par le condensateur équivalent entre les bornes A et B
s’exprime par :
Q = EC =
EC1 (C2 + C3)
C1 + C2 + C3
Puisque le courant délivré par le générateur atteint directement le condensateur de capacité C1,
la quantité d’électricité Q1 qu’il accumule est la même que celle que le condensateur équivalent
accumule. On a donc :
Q1 = Q
D’où :
Q1 =
EC1 (C2 + C3)
C1 + C2 + C3
La tension U1 aux bornes du condensateur de capacité C1 s’exprime par :
U1 =
Q1
C1
=
EC1 (C2 + C3)
C1 (C1 + C2 + C3)
D’où :
U1 =
E (C2 + C3)
C1 + C2 + C3
Soit U23 la tension aux bornes de l’assemblage en dérivation des condensateurs de capacités C2
et C3. Puisque cet assemblage est monté en série avec le condensateur de capacité C1, alors, la
tension U aux bornes du condensateur équivalent entre A et B s’exprime par :
U = U1 + U23
Or, le condensateur équivalent étant branché aux bornes du générateur de f.é.m. E, on a :
U = E
Donc :
U1 + U23 = E
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 455
=⇒ U23 = E − U1
= E −
E (C2 + C3)
C1 + C2 + C3
=
E (C1 + C2 + C3) − E (C2 + C3)
C1 + C2 + C3
=
EC1
C1 + C2 + C3
Les condensateurs de capacités C2 et C3 étant montés en parallèle, les tensions U2 et U3 à leurs
bornes sont égales. On a donc :
U2 = U3 = U23
D’où :
U2 = U3 =
EC1
C1 + C2 + C3
Les quantités d’électricité Q2 et Q3 accumulées respectivement par les condensateurs de capa-
cités respectives C2 et C3 s’expriment par :
Q2 = U2C2
Q3 = U3C3
D’où :
Q2 =
EC1C2
C1 + C2 + C3
Q3 =
EC1C3
C1 + C2 + C3
2- La capacité équivalente C23 de l’assemblage des deux condensateurs montés en série est telle
que :
1
C23
=
1
C2
+
1
C3
=
C2 + C3
C2C3
Soit :
C23 =
C2C3
C2 + C3
La capacité équivalente C entre les bornes A et B s’exprime donc par :
C = C1 + C23 = C1 +
C2C3
C2 + C3
D’où :
C =
C1C2 + C1C3 + C2C3
C2 + C3
La quantité d’électricité Q accumulée par le condensateur équivalent entre les bornes A et B
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 456
s’exprime par :
Q = EC =
E (C1C2 + C1C3 + C2C3)
C2 + C3
Puisque le condensateur de capacité C1 est en parallèle avec le générateur, la tension U1 à ses
bornes est égale à la f.é.m. E de ce générateur. On a donc :
U1 = E
La quantité d’électricité Q1 accumulée par le condensateur de capacité C1 est donnée par la
relation :
Q1 = U1C1
D’où :
Q1 = EC1
Puisque les condensateurs de capacités C2 et C3 sont montés en série, les quantités d’électricité
Q2 et Q3 qu’ils accumulent sont égales. On a donc :
Q2 = Q3 = Q23
Etant donné que l’assemblage des deux condensateurs précédents est groupé en parallèle avec
le condensateur de capacité C1, la quantité d’électricité Q est telle que :
Q = Q1 + Q23
=⇒ Q23 = Q − Q1
=
E (C1C2 + C1C3 + C2C3)
C2 + C3
− EC1
=
E (C1C2 + C1C3 + C2C3) − E (C1C2 + C1C3)
C2 + C3
D’où :
Q2 = Q3 =
EC2C3
C2 + C3
Les tensions U2 et U3 aux bornes des condensateurs de capacités respectives C1 et C2 s’ex-
priment par :
U2 =
Q2
C2
U3 =
Q3
C3
D’où :
U2 =
EC3
C2 + C3
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 457
U3 =
EC2
C2 + C3
Exercice 8.4 :
1- Pour que le condensateur équivalent soit chargé sous une tension E, il faut associer en série
p piles tel que :
p =
E
E0
=
6
1, 5
= 4
Pour que chaque condensateur soit chargé sous une tension U, il faut associer en série n d’entre
eux tel que :
n =
E
U
=
6
1, 2
= 5
Le schéma de montage a été représenté à la Figure 8.17 ci-dessous.
Figure 8.17 – Correction de la question 1 de l’exercice 8.4.
La charge accumulée par chaque condensateur et l’énergie électrique emmagasinée dans chacun
d’eux s’expriment par :
Q = CU
E =
CU2
2
Applications numériques :
Q = 20 × 10−6
× 1, 2
E =
20 × 10−6
× 1, 22
2
Soit :
Q = 24 µC
E = 14, 4 µJ
2- Les condensateurs devrant être groupés en parallèle, la tension aux bornes de chaque conden-
sateur est encore égale à la tension aux bornes du condensateur équivalent, encore égale à la
f.é.m. de la batterie d’alimentation. Pour que chaque condensateur soit chargé sous une tension
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 458
U, il faut donc associer en série p piles tel que :
p =
U
E0
=
4, 5
1, 5
= 3
La capacité équivalente des m condensateurs identiques montés en parallèle est le produit de
m et de la capacité de chacun de ces condensateurs. On a donc :
m =
Céq
C
=
80
20
= 4
Le schéma de montage a été représenté à la Figure 8.18 ci-dessous.
Figure 8.18 – Correction de la question 2 de l’exercice 8.4.
La charge accumulée par chaque condensateur et l’énergie électrique emmagasinée dans chacun
d’eux s’expriment par :
Q = CU
E =
CU2
2
Applications numériques :
Q = 20 × 10−6
× 4, 5
E =
20 × 10−6
× 4, 52
2
Soit :
Q = 90 µC
E = 202, 5 µJ
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 459
3- Pour que le condensateur équivalent soit chargé sous une tension E, il faut associer en série
p piles tel que :
p =
E
E0
=
3
1, 5
= 2
Le nombre n de condensateurs sur chaque branche vaut :
n =
E
U
=
3
0, 75
= 4
Soit m le nombre de branches. La capacité équivalente de l’ensemble des condensateurs est
donnée par :
Céq =
mC
n
On a donc :
m =
nCéq
C
=
4 × 15
20
= 3
Le schéma de montage a été représenté à la Figure 8.19 ci-dessous.
Figure 8.19 – Correction de la question 3 de l’exercice 8.4.
La charge accumulée par chaque condensateur et l’énergie électrique emmagasinée dans chacun
d’eux s’expriment par :
Q = CU
E =
CU2
2
Applications numériques :
Q = 20 × 10−6
× 1
E =
20 × 10−6
× 12
2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 460
Soit :
Q = 20 µC
E = 10 µJ
Exercice 8.5 :
1- La capacité équivalente Cn des n condensateurs identiques montés en série est telle que :
1
Cn
=
n
X
i=1
1
C
=
n
C
Soit :
Cn =
C
n
La capacité équivalente Céq vaut donc :
Céq =
m
X
i=1
Cn = mCn
D’où :
Céq =
mC
n
2- La f.é.m. totale ET résultant de l’assemblage en série des p piles vaut :
ET = pE
On a la relation :
Q = ETCéq = pE
mC
n
On peut donc écrire :
Q
E
= C
mp
n
3- Le Tableau 8.1 a été complété dans le Tableau 8.2 ci-dessous :
Tableau 8.2 – Correction de l’exercice 8.5.
m 2 3 4 2 3 4 2 3 4 4
n 3 4 2 2 3 4 3 4 2 3
p 4 2 3 2 3 4 2 3 4 4
Q (mC) 0, 4 0, 23 0, 9 0, 3 0, 45 0, 6 0, 2 0, 34 1, 2 0, 8
mp
n
2, 66 1, 5 6 2 3 4 1, 33 2, 25 8 5, 33
Q
E
(mC.V−1
) 0, 26 0, 15 0, 6 0, 2 0, 3 0, 4 0, 13 0, 22 0, 8 0, 53
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 461
4- Le graphe Q
E
= f mp
n

a été représenté à la Figure 8.20 ci-dessous.
Figure 8.20 – Correction de l’exercie 8.5.
La courbe obtenue étant une droite passant par l’origine, son équation est de la forme :
Q
E
= α
mp
n
α est le coefficient directeur de la droite, dont l’expression est donnée par :
α =
∆ Q
E
∆ mp
n
=
10−3
× (0, 8 − 0, 13)
8 − 1, 33
= 10−4
Une équation de la courbe obtenue est donc :
Q
E
= 10−4
mp
n
en C.V−1
5- Nous avons établi précédemment la relation :
Q
E
= C
mp
n
Par identification des coefficients de l’équation de la courbe tracée, on en déduit donc que :
C = 10−4
F = 100 µF
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 462
La permittivité électrique ε de l’espace entre les deux armatures des condensateurs est telle
que :
C =
εS
d
D’où :
ε =
Cd
S
Application numérique :
ε =
10−4
× 0, 005
1, 5
Soit :
ε = 3, 33 × 10−7
F.m−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 463
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 8.1 :
Lorsqu’on groupe en parallèle les deux types de condensateurs, la capacité équivalente Cp
s’exprime par :
Cp = C1 + C2
Lorsqu’on branche le groupement aux bornes de la batterie de f.é.m. E, la quantité d’électricité
Qp qu’il accumule est donnée par :
Qp = CpE = E (C1 + C2)
On a donc la relation :
C1 + C2 =
Qp
E
En assemblant les deux types de condensateur en série, la capacité équivalente Cs est telle que :
1
Cs
=
1
C1
+
1
C2
=
C1 + C2
C1C2
Soit :
Cs =
C1C2
C1 + C2
L’assemblage en série des deux condensateurs étant branché aux bornes de la batterie de f.é.m.
E, la quantité d’électricité Qs qu’il accumule s’exprime par :
Qs = CsE =
EC1C2
C1 + C2
On a donc la relation :
C1C2
C1 + C2
=
C1C2
Qp
E
=
Qs
E
On obtient donc une nouvelle relation :
C1C2 =
QpQs
E2
Les capacités C1 et C2 satisfont donc au système d’équations ci-après :





C1 + C2 = Qp
E
C1C2 = QpQs
E2
De la deuxième équation de ce système, on peut exprimer la capacité C2 en fonction de la
capacité C1 selon la relation suivante :
C2 =
QpQs
C1E2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 464
En remplaçant cette expression dans la première équation du précédent système, on obtient :
C1 +
QpQs
C1E2
=
Qp
E
=⇒ C1
2
+
QpQs
E2
=
Qp
E
C1
La capacité C1 vérifie donc l’équation du second degré ci-dessous :
C1
2
−
Qp
E
C1 +
QpQs
E2
= 0
Son discriminant ∆ s’exprime par :
∆ =
Qp
2
E2
−
4QpQs
E2
=
Qp (Qp − 4Qs)
E2
On a donc :
C1 =
Qp
E
±
√
Qp(Qp−4Qs)
E
2
=
Qp ±
p
Qp (Qp − 4Qs)
2E
On a ainsi :
C2 =
QpQs
Qp±
√
Qp(Qp−4Qs)
2E
E2
=
2QpQs
E
”
Qp ±
p
Qp (Qp − 4Qs)
—
On a donc :
C1 =
Qp +
p
Qp (Qp − 4Qs)
2E
C2 =
2QpQs
E
”
Qp +
p
Qp (Qp − 4Qs)
—
Ou :
C1 =
Qp −
p
Qp (Qp − 4Qs)
2E
C2 =
2QpQs
E
”
Qp −
p
Qp (Qp − 4Qs)
—
Applications numériques :
C1 =
0, 15 +
p
0, 15 × (0, 15 − 4 × 0, 036)
2 × 10
C2 =
2 × 0, 15 × 0, 036
10 ×
”
0, 15 +
p
0, 15 × (0, 15 − 4 × 0, 036)
—
Ou :
C1 =
0, 15 −
p
0, 15 × (0, 15 − 4 × 0, 036)
2 × 10
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 465
C2 =
2 × 0, 15 × 0, 036
10 ×
”
0, 15 −
p
0, 15 × (0, 15 − 4 × 0, 036)
—
Soit :
C1 = 9 mF
C2 = 6 mF
Ou :
C1 = 6 mF
C2 = 9 mF
Notons S la surface des armatures des deux types de condensateurs et ε la permittivité diélec-
trique du milieu qui sépare ces armartures. Notons respectivement par d1 et d2 les distances
séparant les deux armatures des condensateurs de types (1) et les deux armatures des conden-
sateurs de types (2). On a les relations :
C1 =
εS
d1
C2 =
εS
d2
Donc :
d1 =
εS
C1
d2 =
εS
C2
Les armatures des condensateurs de type (2) étant moins espacées que celles des condensateurs
de type (1), on a :
d2  d1
=⇒
εS
C2

εS
C1
=⇒
1
C2

1
C1
=⇒ C2  C1
En définitive, on conclut donc que la capacité des condensateurs de type (1) vaut
C1 = 6 mF tandis que celle des condensateurs de type (2) vaut C2 = 9 mF .
Evaluation 8.2 :
Notons I l’intensité du courant débité par la batterie et qui arrive sur le condensateur pendant
sa charge. La quantité d’électricité q (t) de ce condensateur varie linéairement avec le temps
selon la relation :
q (t) = It
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 466
La tension u(t) aux bornes du condensateur s’exprime donc par :
u(t) =
q (t)
C
=
I
C
t
La puissance P(t) aux bornes du condensateur à un instant t donné s’exprime donc par :
P(t) = u(t)I =
I2
C
t
L’intensité du courant débité par la batterie est donc donnée par :
I =
É
CP (t)
t
=
É
CP (τ)
τ
Soit τ le temps au bout duquel le condensateur a fini de se charger. La quantité d’électricité Q
qu’il accumule s’exprime par :
Q = Iτ = τ
É
CP (τ)
τ
Soit :
Q =
È
CτP (τ)
Or, τ = 2 heures et d’après la courbre de la Figure 8.15, P(τ = 2 heures) = 1, 44 W. On a
donc :
Q =
p
0, 5 × 2 × 3600 × 1, 44
Soit :
Q = 72 C = 20 mAh
L’énergie électrique E emmagasinée par le condensateur est donnée par :
E =
Q2
2C
Application numérique :
E =
722
2 × 0, 5
Soit :
E = 5184 J
En conclusion, le premier élève a eu raison concernant la quantité d’électricité ac-
cumulée qui vaut effectivement 20 mAh, mais celui-ci a eu tort concernant l’énergie
électrique emmagasinée. Le deuxième élève quant à lui a eu tort concernant la quan-
tité d’électricité accumulée, cependant il a eu raison concernant l’énergie électrique
emmagasinée qui vaut effectivement 5184 J.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 8. CONDENSATEURS 467
Evaluation 8.3 :
Les condensateurs étant identiques, les tensions aux bornes de chaque condensateur sont égales.
De même, les tensions aux bornes de chaque condensateur sont encore égales aux tensions aux
bornes de chaque couple de condensateurs montés en parallèle. Soit U la tension aux bornes de
chaque condensateur. On a la relation :
E = 2U
Soit :
U =
E
2
=
9
2
= 4, 5 V
La capacité équivalente C0
correspondant à chaque couple de condensateurs montés en parallèle
vaut :
C0
= 2C
La capacité équivalente Céq de l’ensemble est donc telle que :
1
Céq
=
1
C0
+
1
C0
=
1
2C
+
1
2C
=
1
C
Donc :
Céq = C
L’élève de Terminale a donc tout à fait raison, la tension aux bornes de chaque
condensateur est de 4, 5 V, et la capacité du condensateur équivalent est égale à la
capacité de chaque condensateur.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 468
Chapitre 9
Oscillateurs électriques
Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées
; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
2 Corinthiens 5 : 17
9.1 Généralités sur les oscillateurs électriques
Pour qu’un appareil électrique puisse fonctionner, des courants électriques doivent circuler
dans les circuits électriques qui le composent. En régime permanant, ces courants peuvent
être soit continus, soit alternatifs. En régime transitoire par contre, ces courants varient avec
le temps selon des lois qui dépendent des caractéristiques des circuits. On appelle régime per-
manant le comportement d’un système stable observable après un certain temps. Le régime
transitoire quant à lui est le comportement d’un système pendant la transition entre deux ré-
gimes permanants. Les régimes transitoires sont généralement caractérisés par une constante
de temps ou temps de relaxation, notée généralement τ, ayant la dimension d’un temps,
et très souvent de faible valeur. La constante de temps d’un circuit est une grandeur qui
caractérise la rapidité des évolutions de ses grandeurs électriques dans le temps lorsque ces
évolutions suivent des lois exponentielles. Un oscillateur électrique est un circuit électrique
siège des oscillations électriques, c’est-à-dire un circuit dans lequel circulent des courants
électriques qui varient de façon périodique et alternative. Comme dans le cas des oscillateurs
mécaniques, les oscillations électriques peuvent être libres ou forcées.
9.2 Dipôles électriques de base
Les oscillateurs électriques comportent des dipôles électriques qui peuvent être actifs (généra-
teurs) ou passifs (récepteurs). Ces dipôles peuvent générer ou recevoir des courants électriques,
et entre leurs bornes peuvent exister une différence de potentiel ou tension. Chaque dipôle est
caractérisé par une relation courant-tension.
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 469
9.2.1 Générateurs électriques
Un générateur électrique est un dipôle capable de transformer une forme d’énergie quel-
conque en énergie électrique. On distingue deux principaux types de générateurs ; les géné-
rateurs de courant et les générateurs de tension. Dans ce cours, nous n’aborderons que
les générateurs de tension. Ces types de générateurs sont principalement caractérisés par leur
force électromotrice (f.é.m.) et leur résistance interne qui est négligée dans la plupart
des cas. Parmi eux, on distingue principalement les générateurs de tension continue ayant
une force électromotrice constante notée E et les générateurs de tension alternative ayant
une force électromotrice notée e qui varie de façon sinusoïdale avec le temps. Parmi les gé-
nérateurs de tension alternative, on rencontre particulièrement les générateurs de basses
fréquences (GBF) qui délivrent une tension alternative de fréquence relativement faible. La
f.é.m. d’un générateur est une grandeur qui s’exprime en Volt (V). Les symboles d’un géné-
rateur de tension continue et d’un GBF ont été respectivement représentés à la Figure 9.1 et
à la Figure 9.2. Lorsque la résistance interne d’un générateur de tension est nulle, la tension
qu’il délivre correspond à sa f.é.m. De façon conventionnelle, on représente le courant débité
par un générateur suivant le même sens que la tension qu’il délivre.
Figure 9.1 – Symbole d’un générateur de tension continue.
Figure 9.2 – Symbole d’un générateur de basses fréquences.
9.2.2 Récepteurs électriques
Un récepteur électrique est un dipôle capable de tranformer l’énergie électrique qu’il
reçoit en une autre forme d’énergie. Les récepteurs sont caractérisés par certains coefficients
faisant référence à leurs fonctions principales. Conventionnellement, on représente la tension
aux bornes d’un récepteur suivant le sens contraire du courant électrique qui le traverse.
9.2.2.1 Résistors
Un résistor, encore appelé conducteur ohmique est un récepteur électrique destiné à
s’opposer au passage du courant électrique. Un résistor est caractérisé par sa résistance notée
R qui s’exprime en Ohm (Ω). La résistance d’un résistor est son aptitude à freiner la circulation
du courant électrique. L’inverse de la résistance est appelée conductance, notée G, et s’exprime
en Siemens (S). Le symbole d’un résistor a été représenté à la Figure 9.3.
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 470
Figure 9.3 – Symbole d’un résistor.
Soient iR l’intensité du courant traversant un résistor et uR la tension à ses bornes. La relation
courant-tension du résistor s’écrit :
uR = RiR (9.1)
Les résistors transforment intégralement l’énergie électrique qu’ils reçoivent en énergie ther-
mique (chaleur). C’est l’énergie dissipée par effet Joule.
9.2.2.2 Bobines
Une bobine électrique est un dipôle électrique formé par des enroulements (spires) de fil
conducteur et qui a la capacité de générer un champ magnétique en son centre lorsqu’il est
traversé par un courant électrique. Une bobine est caractérisée par son inductance notée L
qui s’exprime en Henry (H). A la Figure 9.4 ci-dessous a été représenté le symbole d’une
bobine.
Figure 9.4 – Symbole d’une bobine.
Soient iL l’intensité du courant traversant une bobine et uL la tension à ses bornes. La relation
courant-tension de la bobine s’écrit :
uL = L
diL
dt
(9.2)
Le flux magnétique φ à travers une bobine est donné par la relation :
φ = LiL (9.3)
L’unité du flux est le Weber (Wb). Lorsqu’une bobine reçoit un courant électrique, il se
comporte comme un dipôle passif et stocke de l’énergie magnétique EL exprimée par :
EL =
1
2
LiL
2
(9.4)
Ultérieurement, la bobine pourra se comporter comme un dipôle actif et restituer l’énergie
magnétique reçue en énergie électrique.
9.2.2.3 Condensateurs
Au chapitre précédent, nous avons étudié en détail les condensateurs. Nous rappellons qu’un
condensateur est un dipôle électrique formé de deux surfaces conductrices séparées par un
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 471
diélectrique. Un condensateur est caractérisé par sa capacité C qui s’exprime en Farad (F) et
qui traduit l’aptitude du condensateur à stocker des électrons sur ses armatures. Nous rappellons
également qu’un condensateur se laisse traverser par les courants alternatifs, mais pas par les
courants continus. Le symbole d’un condensateur a été représenté à la Figure 9.5 ci-dessous.
Figure 9.5 – Symbole d’un condensateur.
Soient iC l’intensité du courant reçu par un condensateur, q sa charge, et uC la tension à ses
bornes. On rappelle les relations :
iC =
dq
dt
(9.5)
q = CuC (9.6)
La relation courant-tension d’un condensateur s’écrit donc :
iC = C
duC
dt
(9.7)
Lorsqu’un condensateur reçoit un courant électrique, il se comporte comme un dipôle passif et
stocke de l’énergie électrique EC qui s’exprime selon la relation :
EC =
1
2
CuC
2
(9.8)
Ultérieurement, le condensateur pourra se comporter comme un dipôle actif et restituer cette
énergie reçue.
9.3 Régimes transitoires
Les régimes transitoires se déroulent durant la transition entre deux régimes permanants.
La plupart des circuits électriques fonctionnant en régime transitoire sont caractérisés par des
équations différentielles de premier ordre sans second membre ou avec second membre constant.
9.3.1 Equations différentielles du premier ordre
Soit ξ une grandeur électrique qui satisfait à l’équation différentielle de premier ordre ci-
dessous :
dξ
dt
+ αξ = β avec α ∈ R+
et β ∈ R (9.9)
Pour résoudre ce type d’équation, on commence par considérer l’équation homogène (c’est-à-
dire sans second membre) associée :
dξh
dt
+ αξh = 0 (9.10)
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 472
On a ainsi :
dξh
dt
ξh
= −α
Intégrons cette égalité par rapport au temps :
Z dξh
dt
ξh
dt =
Z
−α dt
On obtient :
ln ξh = −αt + γ avec γ ∈ R
On a donc :
ξh (t) = exp (ln ξh)
= exp (−αt + γ)
= exp γ exp (−αt)
Posons :
A = exp γ
On a donc :
ξh (t) = A exp (−αt) avec A ∈ R (9.11)
Revenons à l’équation différentielle (9.9) et notons ξp une solution particulière qui soit constante,
c’est-à-dire dont la dérivée par rapport au temps soit nulle. On a donc :
dξp
dt
= 0
Soit :
αξp = β
D’où :
ξp =
β
α
(9.12)
La solution générale ξ (t) de l’équation (9.9) est telle que :
ξ (t) = ξh (t) + ξp (9.13)
On a donc :
ξ (t) = A exp (−αt) +
β
α
avec A ∈ R
Ajoutons la condition initiale :
ξ (t = 0) = ξ0
On a donc :
A +
β
α
= ξ0
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 473
D’où :
A = ξ0 −
β
α
La solution ξ (t) de l’équation différentielle (9.9) est donc :
ξ (t) =

ξ0 −
β
α
‹
exp (−αt) +
β
α
(9.14)
On définit la constante de temps τ par :
τ =
1
α
(9.15)
Ainsi, plus la valeur de α est élevée, plus la constante de temps τ est faible.
9.3.1.1 Cas particulier où ξ0 = 0 et β  0
Lorsque ξ0 = 0 et β  0, la solution ξ (t) s’exprime par :
ξ (t) =
β
α
[1 − exp (−αt)] (9.16)
La courbe d’évolution en fonction du temps de ξ (t) a été représentée à la Figure 9.6 ci-dessous.
Figure 9.6 – Courbe d’évolution de ξ (t) dans le cas où ξ = 0 et β  0.
La courbe passe par l’origine, et sa tangente en ce point coupe la droite horizontale d’ordonnée
β
α
en un point dont l’abscisse correspond à la constante de temps τ.
9.3.1.2 Cas particulier où ξ0  0 et β = 0
Lorsque ξ0  0 et β = 0, la solution ξ (t) s’exprime par :
ξ (t) = ξ0 exp (−αt) (9.17)
La courbe d’évolution en fonction du temps de ξ (t) a été représentée à la Figure 9.7.
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 474
Figure 9.7 – Courbe d’évolution de ξ (t) dans le cas où ξ  0 et β = 0.
La courbe coupe l’axe vertical d’origine en un point d’ordonnée ξ0. La tangente à la courbe en
ce point coupe l’axe horizontal d’origine (axe des temps) en un point dont l’abscisse correspond
à la constante de temps τ.
9.3.2 Circuit RC
Considérons le schéma de montage de la Figure 9.8 ci-dessous comprenant un générateur de
tension continue de f.é.m. E, un condensateur déchargé de capacité C, un résistor de résistance
R et un interrupteur K.
Figure 9.8 – Circuit E-R-C-K.
Lorsque l’interrupteur K bascule en position (1), le condensateur se charge jusqu’à ce que la
tension à ses bornes soit égale à la f.é.m. E du générateur. A la fin de la charge du condensateur,
on fait basculer l’interrupteur à la position (2). Le condensateur commence alors à se décharger
dans le résistor. Le circuit ainsi formé (Figure 9.9) porte le nom de circuit RC.
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 475
Figure 9.9 – Circuit RC.
Prenons l’instant où l’interrupteur a été basculé à la position (2) comme origine des dates. Soit
u la tension commune aux bornes du condensateur et aux bornes du résistor. Notons iC et
iR les intensités des courants qui traversent respectivement le condensateur et le résistor. Des
relations courant-tension, on peut écrire :
iC = C
du
dt
iR =
u
R
Etant donné que les courants iC et iR sont de sens contraires, on a :
iC = −iR
=⇒ C
du
dt
= −
u
R
L’équation différentielle satisfaite par la tension u dans le circuit RC s’écrit donc :
du
dt
+
1
RC
u = 0 (9.18)
Le condensateur étant initialement chargé sous la tension E, on a la condition initiale :
u(t = 0) = E
Par analogie avec l’équation différentielle (9.9), on a :
α =
1
RC
et β = 0
De façon analogue avec la relation (9.17), la solution u(t) de l’équation différentielle (9.18)
s’écrit donc :
u(t) = E exp

−
t
RC
‹
(9.19)
La constante de temps du circuit RC s’exprime par :
τ = RC (9.20)
La courbe d’évolution de u(t) est analogue à la courbe de la Figure 9.7.
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 476
9.4 Oscillations électriques libres : Circuit RLC série
Les oscillations électriques se déroulant dans un circuit électrique sont dites libres lors-
qu’aucun générateur n’impose un signal périodique variable. Dans ce cas, un courant électrique
périodique est débité par l’un des récepteurs (qui se comporte comme un dipôle actif) parmi
ceux présents dans le circuit. Considérons le schéma de montage de la Figure 9.10 ci-dessous
comprenant un générateur de tension continue de f.é.m. E, un résistor de résistance R, une
bobine d’inductance L, un condensateur déchargé de capacité C et un interrupteur K.
Figure 9.10 – Circuit E-R-L-C-K.
Lorsque l’interrupteur est en position (1), le condensateur se charge jusqu’à la tension E. A la
fin de la charge, on bascule l’interrupteur en position (2). Le circuit ainsi constitué (Figure
9.11) est un circuit RLC série.
Figure 9.11 – Circuit RLC série.
Prenons l’instant où l’interrupteur a été basculé à la position (2) comme origine des dates. Soient
uR, uL et uC les tensions respectives aux bornes du résistor, de la bobine et du condensateur.
Soient q la charge du condensateur et iC l’intensité du courant qui le traverse. Soit également
i le courant qui traverse le résistor et la bobine. De la loi de l’additivité des tensions, on peut
écrire la relation :
uC = uR + uL
On a les relations :
iC = −i =
dq
dt
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 477
uC =
q
C
uR = Ri = −R
dq
dt
uL = L
di
dt
= −L
d2
q
dt2
On a donc :
q
C
= −R
dq
dt
− L
d2
q
dt2
L’équation différentielle satisfaite par la charge q du condensateur s’écrit donc :
d2
q
dt2
+
R
L
dq
dt
+
1
LC
q = 0 (9.21)
Posons :
η =
R
L
et ω0
2
=
1
LC
L’équation différentielle (9.21) précédente peut encore se mettre sous la forme :
d2
q
dt2
+ η
dq
dt
+ ω0
2
q = 0 (9.22)
ω0 est la pulsation propre du circuit RLC série.
9.4.1 Oscillations électriques harmoniques libres
Si le résistor est retiré du circuit RLC précédent, on parle maintenant d’un circuit LC, et
l’équation différentielle de la charge q devient :
d2
q
dt2
+ ω0
2
q = 0 (9.23)
Cette équation est celle d’un oscillateur harmonique libre de pulsation propre ω0 et de
période propre T0 donnée par :
T0 =
2π
ω0
= 2π
É
1
LC
La solution générale q (t) de l’équation (9.23) est une fonction sinusoïdale du temps :
q (t) = A cos ω0t + B sin ω0t (9.24)
A et B sont des constantes qui dépendent des conditions initiales. Supposons que ces conditions
initiales sont :
q (t = 0) = q0 et
dq
dt
(t = 0) = iC0
De la relation (9.24), on a :
dq
dt
(t) = iC(t) = −Aω0 sin ω0t + Bω0 cos ω0t
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 478
On a donc :
A = q0 et Bω0 = iC0
Soit :
A = q0 et B =
iC0
ω0
D’où :
q (t) = q0 cos ω0t +
iC0
ω0
sin ω0t (9.25)
A la Figure 9.12 ci-dessous a été représentée l’allure de la courbe d’évolution en fonction du
temps de la charge q (t) lorsque les oscillations sont harmoniques.
Figure 9.12 – Courbe d’évolution de q (t) lorsque les oscillations sont harmoniques.
Les oscillations harmoniques sont dues à la conservation de l’énergie électromagnétique dans
le circuit. L’énergie magnétique emmagasinée par la bobine est restituée en énergie électrique
dans le condensateur, et de même, l’énergie électrique emmagasinée par le condensateur est
restituée en énergie magnétique dans la bobine.
9.4.2 Oscillations électriques amorties libres
Dans le cas où le résistor est présent dans le circuit, l’évolution de la charge q est régie par
l’équation différentielle (9.22) précédente. Des oscillations électriques amorties peuvent se
dérouler dans le circuit si la condition ci-dessous est satisfaite :
η  2ω0 (9.26)
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 479
Soit encore :
R  2
É
L
C
(9.27)
Lorsque cette condition est satisfaite, on dit que le régime est pseudo-périodique, et la
solution générale q (t) de l’équation (9.22) est de la forme :
q (t) = (A cos ωt + B sin ωt) exp (−αt) (9.28)
Il s’agit d’une fonction sinusoïdale de pseudo-pulsation ω (et donc de pseudo-période T) dont
l’amplitude décroît au fur et à mesure que le temps augmente. On a :
ω =
√
4ω0
2 − η2
2
=
√
4LC − R2C2
2LC
(9.29)
T =
2π
ω
=
4π
√
4ω0
2 − η2
=
4πLC
√
4LC − R2C2
(9.30)
A et B sont des constantes qui dépendent des conditions initiales. α est une constante positive
donnée par la relation :
α =
η
2
=
R
2L
(9.31)
A la Figure 9.13 ci-dessous a été représentée l’allure de la courbe d’évolution en fonction du
temps de la charge q (t) lors du régime pseudo-périodique.
Figure 9.13 – Courbe d’évolution de q (t) lorsque les oscillations sont amorties.
Les oscillations sont amorties à cause de l’énergie perdue par le résistor sous forme de chaleur.
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 480
9.5 Oscillations électriques forcées
Lorsqu’un générateur impose un signal périodique dans un circuit, les oscillations électriques
dans ce circuit sont dites forcées ou entretenues. Considérons le schéma de montage de la
Figure 9.14 ci-dessous comprenant un générateur de basses fréquences (GBF) monté en série
avec un résistor de résistance R, une bobine d’inductance L et un condensateur de capacité C.
Figure 9.14 – Circuit RLC série comprenant un GBF.
Soit e (t) la tension délivrée par le générateur dont l’expression est donnée par :
e (t) = Em cos (ωt + ϕe) (9.32)
Em est l’amplitude ou la valeur maximale de la tension, ω sa pulsation, et ϕe la phase à la
date t = 0. La valeur efficace Eeff est liée à la valeur maximale selon la relation :
Eeff =
Em
√
2
(9.33)
Dans le circuit constitué, le générateur qui impose au circuit une tension sinusoïdale joue le
rôle d’excitateur. Le circuit RLC quant à lui joue le rôle de résonateur.
9.5.1 Equations différentielles
Notons i l’intensité du courant débité par le générateur. Soient uR, uL et uC les tensions
respectives aux bornes du résistor, de la bobine et du condensateur. Soit q la charge du conden-
sateur. De la loi de l’additivité des tensions dans le circuit de la Figure 9.14, on peut écrire :
uR + uL + uC = e(t) = Em cos (ωt + ϕe)
On a les relations :
uR = Ri = R
dq
dt
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 481
uL = L
di
dt
= L
d2
q
dt2
uC =
q
C
On a donc :
R
dq
dt
+ L
d2
q
dt2
+
q
C
= Em cos (ωt + ϕe)
L’équation différentielle satisfaite par la charge q du condensateur s’écrit donc :
L
d2
q
dt2
+ R
dq
dt
+
1
C
q = Em cos (ωt + ϕe) (9.34)
En dérivant cette équation par rapport au temps, on obtient :
L
d
dt

d2
q
dt2
‹
+ R
d
dt

dq
dt
‹
+
1
C
dq
dt
= −Emω sin (ωt + ϕe)
L’équation différentielle satisfaite par le courant i circulant dans le circuit s’écrit donc :
L
d2
i
dt2
+ R
di
dt
+
1
C
i = −Emω sin (ωt + ϕe) (9.35)
Les équations différentielles satisfaites par q et i sont donc sensiblement identiques.
9.5.2 Diagramme de Fresnel
En régime permanant, supposons que le courant i varie avec le temps selon la relation :
i (t) = Im cos (ωt + ϕi) (9.36)
On a ainsi :
uR (t) = Ri (t) = RIm cos (ωt + ϕi)
uL (t) = L
di
dt
= −LωIm sin (ωt + ϕi)
= LωIm cos

ωt + ϕi +
π
2

uC (t) =
q
C
=
1
C
Z
i (t) dt
=
Im
Cω
sin (ωt + ϕi)
=
Im
Cω
cos

ωt + ϕi −
π
2

GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 482
Les amplitudes respectives uRm, uLm et uCm des tensions respectives uR, uL et uC aux bornes
du résistor, de la bobine et du condensateur s’expriment selon les relations ci-après :
uRm = RIm (9.37)
uLm = LωIm (9.38)
uCm =
Im
Cω
(9.39)
Le diagramme de Fresnel relatif au circuit a été représenté à la Figure 9.15 ci-dessous.
Figure 9.15 – Diagramme de Fresnel du circuit RLC série comprenant un GBF.
Le triangle OMP étant rectangle en M, on peut écrire :
OP2
= OM2
+ MP2
= OM2
+ (MN − NP)2
Soit :
Em
2
= uRm
2
+ (uLm − uCm)2
= (RIm)2
+

LωIm −
Im
Cω
‹2
= Im
2
–
R2
+

Lω −
1
Cω
‹2
™
=⇒ Em = Im
Ê
R2 +

Lω −
1
Cω
‹2
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 483
On obtient donc l’expression de l’amplitude Im en fonction de ω :
Im (ω) =
Em
È
R2 + Lω − 1
Cω
2
(9.40)
On définit l’impédance Z d’un circuit RLC série comme étant le rapport entre l’amplitude de
la tension imposée par le générateur et l’amplitude du courant qui circule dans le circuit :
Z =
Em
Im
=
Ê
R2 +

Lω −
1
Cω
‹2
(9.41)
Tout comme la résistance, l’impédance s’exprime en Ohm (Ω). L’inverse de l’impédance est
appelée admittance et s’exprime comme la conductance en Siemens (S). Soit ϕ = ϕe − ϕi
le déphasage de la tension e (t) délivrée par le générateur par rapport au courant i (t) dans le
circuit. En appliquant les propriétés trigonométriques dans le triangle OMP, on obtient :
sin ϕ =
MP
OP
=
MN − NP
OP
=
uLm − uCm
Em
=
LωIm − Im
Cω
ZIm
D’où :
sin ϕ =
Lω − 1
Cω
Z
(9.42)
On a de même :
cos ϕ =
OM
OP
=
uRm
Em
=
RIm
ZIm
D’où :
cos ϕ =
R
Z
(9.43)
On a donc :
tan ϕ =
sin ϕ
cos ϕ
(9.44)
Si ϕ  0, le circuit est dit inductif. Si ϕ  0, le circuit est dit capacitif. cos ϕ représente
le facteur de puissance du circuit. La puissance apparente S consommée par le circuit
s’exprime par :
S =
1
2
EmIm =
1
2
ZIm
2
(9.45)
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 484
La puissance moyenne ou puissance active P quant à elle a pour expression :
P =
1
2
EmIm cos ϕ =
1
2
RIm
2
(9.46)
La puissance apparente s’exprime en Volt-Ampère (VA) tandis que la puissance moyenne
s’exprime en Watt (W).
9.5.3 Résonance d’intensité
Considérons la relation (9.40) précédente donnant l’expression de l’amplitude Im du courant
en fonction de la pulsation ω. En faisant varier les valeurs de ω, on peut obtenir les valeurs
correspondantes de Im. Lorsque l’amplitude Im du courant atteint sa valeur maximale Imr, on est
en présence d’un phénomène appelé résonance d’intensité. La valeur ωr de ω pour laquelle
cette valeur maximale est atteinte est appelée pulsation de résonance et vérifie la relation :
Lωr −
1
Cωr
= 0 (9.47)
On a donc :
ωr =
É
1
LC
(9.48)
De même, la fréquence à la résonance Nr s’exprime par :
Nr =
ωr
2π
=
1
2π
É
1
LC
(9.49)
On se rend compte qu’à la résonance d’intensité, la pulsation imposée par le générateur (exci-
tateur) est égale à la pulsation propre du circuit RLC série (résonateur). Imr est donné par :
Imr =
Em
R
(9.50)
A la résonance d’intensité, l’impédance Zr est donc égale à la résistance totale du circuit :
Zr =
Em
Imr
= R (9.51)
A la résonance, le circuit se comporte comme un résistor. On parle alors de circuit résonant,
ou encore circuit résistif. Si la bobine a une résistance interne RL, l’impédance à la résonance
est donnée par :
Zr = R + RL (9.52)
A la résonance d’intensité, on a :
tan ϕr =
Lωr − 1
Cωr
R
= 0
Le déphasage ϕr entre la tension délivrée par le générateur et le courant qu’il débite est donc
nul à la résonance d’intensité. Ces deux grandeurs sont donc en phase.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 485
9.5.4 Bande passante à 3 décibels
On appelle bande passante à 3 décibels (dB) l’intervalle des pulsations dans lequel
l’amplitude du courant est supérieure à sa valeur efficace lors de la résonance. Les limites ω1
et ω2 (ω1  ωr  ω2) de la bande passante correspondent aux valeurs de la pulsation ω pour
lesquelles l’amplitude Im du courant est égale à sa valeur efficace Ieffr à la résonance exprimée
par :
Ieffr =
Imr
√
2
=
Em
R
√
2
Les pulsations ω1 et ω2 sont donc solutions de l’équation :
Im (ω) =
Em
È
R2 + Lω − 1
Cω
2
= Ieffr =
Em
R
√
2
=⇒ R2
+

Lω −
1
Cω
‹2
= 2R2
=⇒

Lω −
1
Cω
‹2
= R2
=⇒ Lω −
1
Cω
= ±R
On obtient donc deux équations polynomiales en ω :
Lω2
+ Rω −
1
C
= 0 et Lω2
− Rω −
1
C
= 0
Ces deux équations ont le même discriminant ∆ donné par :
∆ = R2
+
4L
C
∆ étant positif, les solutions de l’ensemble des deux équations sont :



−R −
È
R2 + 4L
C
2L
;
−R +
È
R2 + 4L
C
2L
;
R −
È
R2 + 4L
C
2L
;
R +
È
R2 + 4L
C
2L



La première et la troisième solution étant négatives, elles sont à exclure. Les limites de la bande
passante s’expriment donc selon les relations ci-après :
ω1 =
È
R2 + 4L
C
− R
2L
(9.53)
ω2 =
È
R2 + 4L
C
+ R
2L
(9.54)
La largeur ∆ω de la bande passante est donnée par la différence entre ses limites :
∆ω = ω2 − ω1 =
R
L
(9.55)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 486
On définit le facteur de qualité Q ou surtension à la résonance comme le rapport entre
la pulsation à la résonance et la largeur de la bande passante :
Q =
ωr
∆ω
=
1
R
É
L
C
(9.56)
Le facteur de qualité est une grandeur sans dimension qui rend compte de l’acuité de la
résonance. Pour des valeurs de Q supérieures à 10, la résonance est dite aigue. On dit que
le circuit est sélectif. Pour des valeurs de Q inférieures à 10, la résonance est dite floue. La
Figure 9.16 et la Figure 9.17 représentent les courbes d’amplitude du courant (encore
appelées courbes de résonance), c’est-à-dire les tracés du graphe Im = f (ω) respectivement
lorsque la résonance est aigue et lorsqu’elle est floue.
Figure 9.16 – Courbe d’amplitude du courant (résonance aigue).
Lorsque la résonance est aigue, la courbe présente un pic à la valeur ω = ωr.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 487
Figure 9.17 – Courbe d’amplitude du courant (résonance floue).
Lorsque la résonance est floue, on n’observe pas de pic.
9.6 Analogies électromécaniques
Les analogies électromécaniques représentent les équivalences entre les grandeurs méca-
niques et les grandeurs électriques. Elles ont été regroupées dans le Tableau 9.1 ci-dessous.
Tableau 9.1 – Analogies électromécaniques.
Grandeurs mécaniques Grandeurs électriques
Déplacement x Charge électrique q
Vitesse ẋ Intensité du courant i = q̇
Masse m Inductance L
Raideur k Inverse de la capacité 1
C
Coeffcient de dissipation λ Résistance R
Force f Tension u
Energie potentielle 1
2
kx2
Energie électrique 1
2
q2
C
Energie cinétique 1
2
mẋ2
Energie magnétique 1
2
Li2
Les analogies électromécaniques permettent d’effectuer les équivalences entre les phénomènes
mécaniques et ceux électriques.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 488
Exercices
Exercice 9.1 :
Le circuit de la Figure 9.18 ci-dessous comprend une pile de f.é.m. E montée en série avec un
condensateur de capacité C initialement déchargé et un résistor de résistance R.
Figure 9.18 – Exercice 9.1.
1- Etablir l’équation différentielle satisfaite par la tension uC aux bornes du condensateur.
2- En déduire l’expression de uC(t) en fonction du temps pendant le régime transitoire.
3- En déduire les expressions en fonction du temps de l’intensité i(t) du courant dans le circuit
et de la tension uR(t) aux bornes du résistor.
4- Représenter les allures de uC(t) et uR(t).
Exercice 9.2 :
On considère le circuit de la Figure 9.19 ci-dessous comprenant une pile de f.é.m. E montée
en série avec une bobine d’inductance L et un résistor de résistance R. A l’instant initial, la
bobine n’est traversée par aucun courant.
Figure 9.19 – Exercice 9.2.
1- Etablir l’équation différentielle satisfaite par l’intensité i du courant dans le circuit.
2- En déduire l’expression de i(t) en fonction du temps pendant le régime transitoire.
3- En déduire les expressions en fonction du temps des tensions respectives uL(t) et uR(t) aux
bornes de la bobine et du résistor.
4- Représenter sur une même figure les allures de uL(t) et uR(t).
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 489
Exercice 9.3 :
Un condensateur de capacité C est monté en série avec une bobine d’inductance L comme
illustré à la Figure 9.20 ci-dessous.
Figure 9.20 – Exercice 9.3.
1- Montrer que l’équation différentielle satisfaite par la tension u peut se mettre sous la forme
ci-dessous, où ω0 est un paramètre que l’on exprimera en fonction de L et C :
ü + ω0
2
u = 0
2- Sachant qu’à l’instant initial, la charge du condensateur vaut Q et que le courant dans le
circuit est nul, donner les conditions initiales, c’est-à-dire les valeurs de u(t = 0) et u̇(t = 0).
3- En déduire les expressions en fonction du temps de u(t), iC(t) et iL(t).
4- Démontrer que l’énergie électromagnétique E emmagasinée dans le circuit est égale à une
constante que l’on exprimera.
Exercice 9.4 :
Un condensateur de capacité C est monté en série avec une bobine d’inductance L et un résistor
de résistance R comme illustré à la Figure 9.21 ci-dessous.
Figure 9.21 – Exercice 9.4.
1- Montrer que l’équation différentielle satisfaite par la tension uC aux bornes du condensateur
peut se mettre sous la forme ci-dessous, où η et ω0 sont des paramètres que l’on exprimera en
fonction de R, L et C :
üC + ηu̇C + ω0
2
uC = 0
2- Etablir l’équation du second degré satisfaite par le paramètre α pour que la fonction exp (αt)
soit solution de l’équation précédente.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 490
3- Quelle relation doit-il exister entre R, L et C pour que le régime soit critique, c’est-à-dire
pour que l’équation précédente admette une solution double.
Exercice 9.5 :
Un générateur de basses fréquences de f.é.m. e(t) alimente un résistor de résistance R = 15 Ω,
une bobine d’inductance L = 100 mH et un condensateur de capacité C = 50 µF tous montés
en série. Le générateur délivre un courant alternatif d’intensité i(t) = Im cos (ωt + ϕi) avec
Im = 5 A, ω = 100π rad.s−1
et ϕi = − π
3
.
1- Calculer les amplitudes uRm, uLm et uCm des tensions respectives aux bornes du résistor, de
la bobine et du condensateur.
2- Représenter le diagramme de Fresnel du circuit en respectant les dimensions et les angles.
3- Calculer l’impédance Z du circuit ainsi que le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t).
4- Calculer les valeurs de Em et ϕe telles que la f.é.m. du générateur puisse se mettre sous la
forme e(t) = Em cos (ωt + ϕe). Vérifier ces valeurs sur le diagramme de la question 2.
5- Calculer le facteur de puissance f du circuit et la puissance moyenne P qu’il consomme.
Exercice 9.6 :
Un résistor de résistance R = 1000 Ω est monté en série avec une bobine d’inductance L = 30 H
et un condensateur de capacité C = 400 nF. L’ensemble est branché aux bornes d’un GBF dont
la f.é.m. a pour expression e(t) = Em cos 2πNt + π
6

avec Em = 300 V et N = 50 Hz.
1- Calculer l’impédance Z du circuit.
2- En déduire l’amplitude Im du courant i(t) = Im cos (2πNt + ϕi) délivré par le générateur.
3- Calculer les amplitudes uRm, uLm et uCm des tensions respectives aux bornes du résistor, de
la bobine et du condensateur.
4- Calculer le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t), la phase ϕi, puis représenter le diagramme
de Fresnel du circuit.
5- Calculer les puissances apparentes et moyennes consommées par le circuit.
Exercice 9.7 :
Un GBF alimente une bobine de résistance négligeable et d’inductance L = 600 mH et un
condensateur de résistance négligeable et de capacité C = 25 µF montés en série. Les tensions
instantannées respectivement aux bornes de la bobine et du condensateur s’expriment par
uL(t) = uLm cos (ωt + ϕL) et uC(t) = uCm cos (ωt + ϕC) avec uLm = 480 V, uCm = 200 V,
ϕL = 3π
4
, ϕC = − π
4
et ω = 400 rad.s−1
.
1- Calculer les valeurs de Em et ϕe telles que la tension e(t) délivrée par le GBF puisse se
mettre sous la forme e(t) = Em cos (ωt + ϕe).
2- Calculer l’impédance Z du circuit et en déduire l’amplitude Im du courant i(t) circulant dans
le circuit.
3- Calculer le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t) puis déterminer ϕi telle que i(t) puisse se
mettre sous la forme i(t) = Im cos (ωt + ϕi).
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 491
Exercice 9.8 :
Un générateur de basses fréquences délivre une tension sinusoïdale de valeur efficale Eeff = 159 V
et de fréquence N ajustable. Ce générateur alimente un résistor de résistance R = 500 Ω, une
bobine d’inductance L = 4 H et un condensateur de capacité C = 10, 13 µF tous montés en
série.
1- Calculer la fréquence Nr à la résonance d’intensité.
2- Calculer l’amplitude Imr du courant à la résonance.
3- Calculer les limites N1 et N2 (N1  Nr  N2) de la bande passante et en déduire sa largeur
∆N.
4- En déduire la valeur du facteur de qualité Q. La résonance est-elle aigue ou floue ?
Exercice 9.9 :
Un résistor de résistance R = 25 Ω est monté en série avec une bobine d’inductance L = 800 mH
et un condensateur de capacité C. L’ensemble est branché aux bornes d’un GBF qui délivre une
tension variable e (t). Les voies 1 et 2 d’un oscilloscope sont placées comme illustré à la Figure
9.22 ci-dessous. Les courbes d’évolution en fonction du temps des tensions correspondantes ont
été représentées à la Figure 9.23. La vitesse de balayage de l’oscilloscope est de 2 ms/div,
tandis que sa sensibilité verticale est de 20 V/div. On rappelle que l’oscilloscope visualise la
tension aux bornes de la portion de circuit comprise entre la voie correspondante et la masse.
Figure 9.22 – Exercice 9.9 (Circuit).
1- A quelles tensions respectives correspondent les voies 1 et 2 ?
2- Calculer les amplitudes respectives Em, uRm et Im de e(t), de la tension uR(t) aux bornes du
résistor et du courant i(t) dans le circuit.
3- Calculer la fréquence N de i(t) et e(t), le décalage horaire θ et le déphasage ϕ entre eux.
4- Calculer l’impédance Z du circuit et déterminer la valeur de C.
5- Calculer les amplitudes uLm et uCm des tensions respectives aux bornes de la bobine et du
condensateur.
6- Déterminer les phases à l’origine ϕi et ϕe de i(t) et e(t) puis représenter le diagramme de
Fresnel du circuit.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 492
Figure 9.23 – Exercice 9.9 (Oscillogrammes).
Exercice 9.10 :
Un GBF délivrant un courant alternatif de fréquence N alimente un résistor de résistance R,
une bobine d’inductance L et un condensateur de capacité C = 500 µF tous montés en série.
On fait varier la valeur de N et on mesure à chaque fois la valeur correspondante de l’amplitude
Im de l’intensité du courant. Les données ont été consignées dans le Tableau 9.2 ci-dessous.
Tableau 9.2 – Exercice 9.10.
N (Hz) 15 18 19 20 20, 1 20, 2 20, 3 20, 4 21 22 23 25
Im (A) 3, 88 9, 73 16, 44 30, 4 31, 18 31, 45 31, 18 30, 42 21, 86 12, 66 8, 73 5, 42
1- Tracer le graphe Im = f (N). Echelle : 1 cm −→ 2 Hz et 1 cm −→ 2, 5 A.
2- Déterminer expérimentalement la fréquence Nr à la résonance d’intensité et l’amplitude Imr
du courant correspondant.
3- En déduire la valeur de L.
4- Déterminer expérimentalement les limites N1 et N2 (N1  Nr  N2) de la bande passante,
sa largeur ∆N, et en déduire la valeur de R.
5- Calculer le facteur de qualité Q. La résonance est-elle aigue ou floue ?
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 493
Evaluations des compétences
Evaluation 9.1 :
On groupe en série un résistor de résistance R = 75 Ω, une bobine de résistance négligeable et
un condensateur de résistance négligeable. L’ensemble est branché aux bornes d’un générateur
de basses fréquences délivrant une tension alternative e(t). Les courbes d’évolution des tensions
respectives u1(t) et u2(t) aux bornes du résistor lorsqu’on courcicuite respectivement le conden-
sateur et la bobine ont été représentées à la Figure 9.24 ci-dessous. La vitesse de balayage est
de 2 ms/div. On précise que la tension aux bornes d’un dipôle mis en court-circuit est nulle.
Déterminer les valeurs des caractéristiques de la bobine et du condensateur.
Figure 9.24 – Evaluation 9.1.
Evaluation 9.2 :
Un générateur de basses fréquences alimente un résistor de résistance R = 30 Ω monté en série
avec une bobine d’inductance L et de résistance RL et un condensateur plan de capacité C
constitué de deux armatures rectangulaires de longueur `1 = 20 cm et de largeur `2 = 12 cm.
L’espace entre ces armatures est vide, et elles sont séparées par une distance d = 1, 77 µm. Les
courbes d’évolution de la tension e(t) délivrée par le générateur et la tension uR (t) aux bornes
du résistor ont été représentées à la Figure 9.25. La vitesse de balayage est de 2 ms/div.
Déterminer les valeurs des caractéristiques de la bobine.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 494
Figure 9.25 – Evaluation 9.2.
Evaluation 9.3 :
Un résistor est monté en série avec une bobine et un condensateur tous deux sans résistance.
L’ensemble est branché aux bornes d’un générateur de basses fréquences délivrant une tension
alternative d’amplitude Em = 300 V et de pulsation ω. On fait varier les valeurs de ω, et on
mesure à chaque fois l’amplitude Im du courant alternatif dans le circuit. Le graphe Im = f (ω)
a été représenté à la Figure 9.26. Déterminer les valeurs des caractéristiques du résistor, de la
bobine et du condensateur.
Evaluation 9.4 :
Un condensateur plan dont les armatures rectangulaires ont une longueur L = 20 cm et une
largeur ` = 15 cm est chargé sous une tension U0. On le branche aux bornes d’un résistor de
résistance R. A la Figure 9.27 a été représentée la courbe d’évolution en fonction du temps de
la tension uC aux bornes du condensateur à partir de la date t = 0. Déterminer la permittivité
relative du diélectrique qui sépare les armatures du condensateur.
Evaluation 9.5 :
Un générateur de tension continue de f.é.m. E = 16 V est monté en série avec une bobine
d’inductance L = 300 mH et un conducteur ohmique dont la courbe d’évolution de la tension
uR à ses bornes a été représentée à la Figure 9.28 à partir de la date t = 0. Déterminer la
résistance du conducteur ohmique.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 495
Figure 9.26 – Evaluation 9.3.
Figure 9.27 – Evaluation 9.4.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 496
Figure 9.28 – Evaluation 9.5.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 497
Corrections des exercices
Exercice 9.1 :
1- De la loi de l’additivité des tensions dans le circuit, on peut écrire la relation :
uC + uR = E
Or, on a la relation :
uR = Ri
De plus, on a :
i = C
duC
dt
Soit :
uR = RC
duC
dt
On a donc :
uC + RC
duC
dt
= E
L’équation différentielle satisfaite par la tension uC aux bornes du condensateur est donc :
duC
dt
+
1
RC
uC =
E
RC
2- La tension uC(t) solution de l’équation différentielle obtenue précédemment s’exprime en
fonction du temps selon la relation ci-dessous, où A est une constante :
uC(t) = A exp

−
t
RC
‹
+ E
Le condensateur étant initialement déchargé, la tension à ses bornes à la date t = 0 est nulle.
On a donc :
uC(t = 0) = 0
=⇒ A + E = 0
Soit :
A = −E
Pendant le régime transitoire, la tension uC(t) aux bornes du condensateur s’exprime donc en
fonction du temps selon la relation :
uC(t) = E
•
1 − exp

−
t
RC
‹˜
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 498
3- Le courant i(t) dans le circuit s’exprime par :
i(t) = C
duC
dt
= C
d
dt
§
E
•
1 − exp

−
t
RC
‹˜ª
= C
•
E
RC
exp

−
t
RC
‹˜
D’où :
i(t) =
E
R
exp

−
t
RC
‹
La tension uR(t) aux bornes du résistor s’exprime selon la relation :
uR(t) = Ri(t)
= R
•
E
R
exp

−
t
RC
‹˜
D’où :
uR(t) = E exp

−
t
RC
‹
4- Les allures des tensions uC(t) et uR(t) ont été représentées à la Figure 9.29 ci-dessous.
Figure 9.29 – Correction de l’exercice 9.1.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 499
Exercice 9.2 :
1- De la loi de l’additivité des tensions dans le circuit, on peut écrire la relation :
uL + uR = E
Or, on a les relations :
uL = L
di
dt
uR = Ri
On a donc :
L
di
dt
+ Ri = E
L’équation différentielle satisfaite par le courant i qui circule dans le circuit est donc :
di
dt
+
R
L
i =
E
L
2- Le courant i(t) solution de l’équation différentielle obtenue précédemment s’exprime en
fonction du temps selon la relation ci-dessous, où A est une constante :
i(t) = A exp

−
Rt
L
‹
+
E
R
La bobine n’étant traversée par aucun courant à l’instant initial, le courant dans le circuit à la
date t = 0 est nul. On a donc :
i(t = 0) = 0
=⇒ A +
E
R
= 0
Soit :
A = −
E
R
Pendant le régime transitoire, le courant i(t) dans le circuit s’exprime donc en fonction du
temps selon la relation :
i(t) =
E
R
•
1 − exp

−
Rt
L
‹˜
3- La tension uL(t) aux bornes de la bobine s’exprime par :
uL(t) = L
di
dt
= L
d
dt
§
E
R
•
1 − exp

−
Rt
L
‹˜ª
= L
•
ER
RL
exp

−
Rt
L
‹˜
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 500
D’où :
uL(t) = E exp

−
Rt
L
‹
La tension uR(t) aux bornes du résistor s’exprime selon la relation :
uR(t) = Ri(t)
= R
§
E
R
•
1 − exp

−
Rt
L
‹˜ª
D’où :
uR(t) = E
•
1 − exp

−
Rt
L
‹˜
4- Les allures des tensions uL(t) et uR(t) ont été représentées à la Figure 9.30 ci-dessous.
Figure 9.30 – Correction de l’exercice 9.2.
Exercice 9.3 :
1- On constate que la tension u dans le circuit correspond à la fois à la tension aux bornes du
condensateur et à la tension aux bornes de la bobine. On a les relations :
iC = C
du
dt
u = L
diL
dt
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 501
On a donc :
diC
dt
= C
d2
u
dt2
= Cü
diL
dt
=
u
L
Les courants iC et iL étant de sens contraires, on a la relation :
iC = −iL
Soit encore :
diC
dt
= −
diL
dt
On a donc :
Cü = −
u
L
D’où :
ü +
1
LC
u = 0
L’équation différentielle satisfaite par la tension u aux bornes du condensateur peut donc se
mettre sous la forme ci-dessous :
ü + ω0
2
u = 0
Avec :
ω0 =
Ê
1
LC
2- Soit q (t) la charge du condensateur à une date quelconque. On a :
u(t) =
q (t)
C
Puisque la charge à l’instant initial t = 0 vaut Q, on a donc :
q (t = 0) = Q
Soit :
u(t = 0) =
Q
C
Etant donné que le courant dans le circuit est nul à l’instant initial t = 0, on a :
i(t = 0) = 0
Soit encore :
Cu̇(t = 0) = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 502
Les conditions initiales sont donc :





u(t = 0) = Q
C
u̇(t = 0) = 0
3- L’équation différentielle obtenue à la question 1 précédente étant celle d’un oscillateur har-
monique, la solution u(t) peut se mettre sous la forme ci-dessous, où A et B sont des constantes :
u(t) = A cos ω0t + B sin ω0t
Soit :
u̇(t) = ω0 (−A sin ω0t + B cos ω0t)
Puisque u(t = 0) = Q
C
, on a :
A =
Q
C
Puisque u̇(t = 0) = 0, on a :
B = 0
D’où :
u(t) =
Q
C
cos
Ê
1
LC
t
!
On a de même :
iC(t) = −iL(t) = Cu̇(t)
D’où :
iC(t) = −Q
Ê
1
LC
sin
Ê
1
LC
t
!
= Q
Ê
1
LC
cos
Ê
1
LC
t +
π
2
!
iL(t) = Q
Ê
1
LC
sin
Ê
1
LC
t
!
4- L’énergie électromagnétique E emmagasinée dans le circuit est la somme de l’énergie élec-
trique emmagasinée dans le condensateur et l’énergie magnétique emmagasinée dans la bobine.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 503
Soit :
E = EC + EL
=
1
2
Cu2
+
1
2
LiL
2
=
1
2
–
CQ2
C2
cos2
‚É
1
LC
t
Œ
+
LQ2
LC
sin2
‚É
1
LC
t
Ϊ
=
1
2
–
Q2
C
cos2
‚É
1
LC
t
Œ
+
Q2
C
sin2
‚É
1
LC
t
Ϊ
=
Q2
2C
–
cos2
‚É
1
LC
t
Œ
+ sin2
‚É
1
LC
t
Ϊ
L’énergie électromagnétique E emmagasinée dans le circuit est donc constante et
s’exprime par :
E =
Q2
2C
Exercice 9.4 :
1- De la loi de l’additivité des tensions dans le circuit, on peut écrire la relation :
uC = uL + uR
On a :
iC = −i = C
duC
dt
uL = L
di
dt
= −LC
d
dt

duC
dt
‹
= −LC
d2
u
dt2
= −LCüC
uR = Ri
= −RC
duC
dt
= −RCu̇C
On a donc :
uC = −LCüC − RCu̇C
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 504
D’où :
üC +
R
L
u̇C +
1
LC
uC = 0
L’équation différentielle satisfaite par la tension uC aux bornes du condensateur peut donc se
mettre sous la forme ci-dessous :
üC + ηu̇C + ω0
2
uC = 0
Avec :
η =
R
L
ω0 =
Ê
1
LC
2- Considérons la fonction f (t) = exp (αt). On a :
ḟ (t) = α exp (αt)
f̈ (t) = α2
exp (αt)
Pour que la fonction f (t) = exp (αt) soit solution de l’équation différentielle obtenue précédem-
ment, on doit avoir :
f̈ (t) + ηḟ (t) + ω0
2
f (t) = 0
=⇒ α2
exp (αt) + ηα exp (αt) + ω0
2
exp (αt) = 0
=⇒ exp (αt) α2
+ ηα + ω0
2

= 0
Or, pour tout réel t, exp (αt) 6= 0. Pour que la fonction exp (αt) soit solution de l’équation
différentielle obtenue à la question 1 précédente, le paramètre α doit donc vérifier l’équation
ci-dessous :
α2
+ ηα + ω0
2
= 0
3- Pour que le régime soit critique, il faudrait que l’équation du second degré obtenue précé-
demment admette une solution double. Pour cela, le discriminant ∆ de cette équation doit être
nul. On a :
∆ = η2
− 4ω0
2
∆ = 0 ⇐⇒ η2
− 4ω0
2
= 0
Soit :
η2
= 4ω0
2
=⇒ η = ±2ω0
=⇒
R
L
= ±2
É
1
LC
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 505
Les grandeurs R, L, C étant positives, on doit donc avoir :
R
L
= 2
É
1
LC
=⇒ R = 2L
É
1
LC
Pour que le régime soit critique, on doit donc avoir la relation :
R = 2
Ê
L
C
Exercice 9.5 :
1- Les amplitudes uRm, uLm et uCm des tensions respectives aux bornes du résistor, de la bobine
et du condensateur s’expriment selon les relations ci-après :
uRm = RIm
uLm = LωIm
uCm =
Im
Cω
Applications numériques :
uRm = 15 × 5
uLm = 0, 1 × 100 × π × 5
uCm =
5
50 × 10−6 × 100 × π
Soit :
uRm = 75 V
uLm = 157, 08 V
uCm = 318, 31 V
2- Le diagramme de Fresnel a été représenté à la Figure 9.31. Echelle : 1 unité −→ 25 V
3- L’impédance Z du circuit s’exprime selon la relation ci-dessous :
Z =
Ê
R2 +

Lω −
1
Cω
‹2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 506
Application numérique :
Z =
Ê
152 +

0, 1 × ×100 × π −
1
50 × 10−6 × 100 × π
‹2
Soit :
Z = 35, 564 Ω
Le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t) vérifie la relation :
tan ϕ =
Lω − 1
Cω
R
D’où :
ϕ = tan−1
‚
Lω − 1
Cω
R
Œ
Application numérique :
ϕ = tan−1
‚
0, 1 × 100 × π − 1
50×10−6×100×π
15
Œ
Soit :
ϕ = −65◦
= −
13π
36
Figure 9.31 – Correction de l’exercice 9.5.
4- Exprimons la f.é.m. e(t) du générateur sous la forme ci-dessous :
e(t) = Em cos (ωt + ϕe)
L’amplitude Em est donnée par la relation :
Em = ZIm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 507
Application numérique :
Em = 35, 564 × 5
Soit :
Em = 177, 82 V
La phase à l’origine ϕe est telle que :
ϕe − ϕi = ϕ
D’où :
ϕe = ϕ + ϕi
Application numérique :
ϕe = −65◦
− 60◦
Soit :
ϕe = −125◦
= −
25π
36
En mesurant les valeurs de Em et ϕe sur le diagramme de Fresnel de la Figure 9.31, on retrouve
pratiquement les mêmes résultats.
5- Le facteur de puissance f du circuit est donné par la relation :
f = cos ϕ
Application numérique :
f = cos (−65◦
)
Soit :
f = 0, 422
La puissance moyenne P consommée par le circuit est donnée par :
P =
1
2
RIm
2
Application numérique :
P =
15 × 52
2
Soit :
P = 187, 5 W
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 508
Exercice 9.6 :
1- L’impédance Z du circuit s’exprime selon la relation ci-dessous :
Z =
Ê
R2 +

2πNL −
1
2πNC
‹2
Application numérique :
Z =
Ê
10002 +

2 × π × 50 × 30 −
1
2 × π × 50 × 400 × 10−9
‹2
Soit :
Z = 1775, 437 Ω
2- L’amplitude Im du courant délivré par le GBF s’exprime selon la relation ci-dessous :
Im =
Em
Z
Application numérique :
Im =
300
1775, 437
Soit :
Im = 168, 972 mA
3- Les amplitudes uRm, uLm et uCm des tensions respectives aux bornes du résistor, de la bobine
et du condensateur s’expriment selon les relations ci-après :
uRm = RIm
uLm = 2πNLIm
uCm =
Im
2πNC
Applications numériques :
uRm = 1000 × 0, 168972
uLm = 2 × π × 50 × 30 × 0, 168972
uCm =
0, 168972
2 × π × 50 × 400 × 10−9
Soit :
uRm = 168, 972 V
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 509
uLm = 1592, 527 V
uCm = 1344, 64 V
4- Le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t) vérifie la relation :
tan ϕ =
2πNL − 1
2πNC
R
D’où :
ϕ = tan−1
‚
2πNL − 1
2πNC
R
Œ
Application numérique :
ϕ = tan−1
‚
2 × π × 50 × 30 − 1
2×π×50×400×10−9
1000
Œ
Soit :
ϕ = 55, 72◦
'
31π
100
La phase ϕi est telle que :
ϕe − ϕi = ϕ
Avec ϕe = 30◦
= π
6
. On a donc :
ϕi = ϕe − ϕ
Application numérique :
ϕi = 30◦
− 55, 72◦
Soit :
ϕi = −25, 72◦
' −
43π
300
Le diagramme de Fresnel a été représenté à la Figure 9.32. Echelle : 1 unité −→ 100 V
5- La puissance apparente S et la puissance moyenne P consommées par le circuit sont données
par les formules ci-après :
S =
1
2
ZIm
2
P =
1
2
RIm
2
Soit encore :
S =
Em
2
2Z
P =
REm
2
2Z2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 510
Applications numériques :
S =
3002
2 × 1775, 437
P =
1000 × 3002
2 × 1775, 4372
Soit :
S = 25, 345 VA
P = 14, 275 W
Figure 9.32 – Correction de l’exercice 9.6.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 511
Exercice 9.7 :
1- Puisque le générateur alimente la bobine et le condensateur montés en série, la tension e (t)
qu’il délivre est égale à la somme des tensions aux bornes de ces deux derniers dipôles. On a
donc :
e (t) = uL(t) + uC(t)
= uLm cos (ωt + ϕL) + uCm cos (ωt + ϕC)
= uLm cos ϕL cos ωt − uLm sin ϕL sin ωt + uCm cos ϕC cos ωt − uCm sin ϕC sin ωt
= (uLm cos ϕL + uCm cos ϕC) cos ωt − (uLm sin ϕL + uCm sin ϕC) sin ωt
Or, on a également :
e (t) = Em cos (ωt + ϕe)
= Em cos ϕe cos ωt − Em sin ϕe sin ωt
Par identification, on a donc :





Em cos ϕe = uLm cos ϕL + uCm cos ϕC
Em sin ϕe = uLm sin ϕL + uCm sin ϕC
En développant ces deux égalités au carré, on obtient :





Em
2
cos2
ϕe = uLm
2
cos2
ϕL + uCm
2
cos2
ϕC + 2uLmuCm cos ϕL cos ϕC
Em
2
sin2
ϕe = uLm
2
sin2
ϕL + uCm
2
sin2
ϕC + 2uLmuCm sin ϕL sin ϕC
En additionnant membre à membre les deux égalités ci-dessus, on obtient :
Em
2
= uLm
2
+ uCm
2
+ 2uLmuCm (cos ϕL cos ϕC + sin ϕL sin ϕC)
= uLm
2
+ uCm
2
+ 2uLmuCm cos (ϕL − ϕC)
En faisant le rapport membre à membre des deux égalités du premier système obtenu plus haut,
on obtient :
tan ϕe =
sin ϕe
cos ϕe
=
uLm sin ϕL + uCm sin ϕC
uLm cos ϕL + uCm cos ϕC
On a donc :
Em =
È
uLm
2 + uCm
2 + 2uLmuCm cos (ϕL − ϕC)
ϕe = tan−1

uLm sin ϕL + uCm sin ϕC
uLm cos ϕL + uCm cos ϕC
‹
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 512
Applications numériques :
Em =
Ê
4802 + 2002 + 2 × 480 × 200 × cos

3π
4
+
π
4
‹
ϕe = tan−1
‚
480 × sin 3π
4
+ 200 × sin − π
4

480 × cos 3π
4
+ 200 × cos − π
4

Œ
= tan−1
‚
140
√
2
−140
√
2
Œ
Soit :
Em = 280 V
ϕe =
3π
4
2- Le circuit étant dépourvu de résistor, son impédance Z s’exprime selon la relation :
Z =
ʁ
Lω −
1
Cω
‹2
D’où :
Z = Lω −
1
Cω
Application numérique :
Z = 0, 6 × 400 −
1
25 × 10−6 × 400
Soit :
Z = 140 Ω
L’amplitude Im du courant délivré par le GBF s’exprime selon la relation ci-dessous :
Im =
Em
Z
Application numérique :
Im =
280
140
Soit :
Im = 2 A
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 513
3- Le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t) vérifie la relation :
sin ϕ =
Lω − 1
Cω
Z
=
Lω − 1
Cω
Lω − 1
Cω
=
Lω − 1
Cω
Lω − 1
Cω
= 1
D’où :
ϕ =
π
2
La phase ϕi est telle que :
ϕe − ϕi = ϕ
On a donc :
ϕi = ϕe − ϕ
Application numérique :
ϕi =
3π
4
−
π
2
Soit :
ϕi =
π
4
Exercice 9.8 :
1- A la résonance d’intensité, la fréquence Nr du GBF vérfie la relation :
2πNrL =
1
2πNrC
D’où :
Nr =
1
2π
Ê
1
LC
Application numérique :
Nr =
1
2 × π
Ê
1
4 × 10, 13 × 10−6
Soit :
Nr = 25 Hz
2- A la résonance d’intensité, l’impédance Z est égale à la résistance totale R du circuit.
L’amplitude Imr du courant à la résonance s’exprime donc en fonction de l’amplitude Em du
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 514
GBF selon la relation :
Imr =
Em
R
Or, on a :
Em = Eeff
√
2
D’où :
Imr =
Eeff
√
2
R
Application numérique :
Imr =
159 ×
√
2
500
Soit :
Imr = 449, 72 mA
3- On sait que les limites de la bande passante s’expriment selon les relations ci-après :
N1 =
È
R2 + 4L
C
− R
4πL
N2 =
È
R2 + 4L
C
+ R
4πL
Applications numériques :
N1 =
È
5002 + 4×4
10,13×10−6 − 500
4 × π × 4
N2 =
È
5002 + 4×4
10,13×10−6 + 500
4 × π × 4
Soit :
N1 = 16, 961 Hz
N2 = 36, 855 Hz
La largeur ∆N de la bande passante a pour expression :
∆N = N2 − N1
Application numérique :
∆N = 36, 855 − 16, 961
Soit :
∆N = 19, 894 Hz
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 515
4- Le facteur de qualité Q s’exprime selon la relation :
Q =
Nr
∆N
Application numérique :
Q =
25
19, 894
Soit :
Q = 1, 256
Cette valeur de Q n’étant pas élevée (inférieure à 10), on en conclut donc que la résonance
est floue.
Exercice 9.9 :
1- La voie 1 correspond à la tension aux bornes de l’ensemble formé du résistor,
de la bobine et du condensateur montés en série, qui est encore égale à la tension
e(t) délivrée par le générateur. La voie 2 quant à elle correspond à la tension uR(t)
aux bornes du résistor.
2- En observant la tension de la voie 1 qui est la tension e (t) délivrée par le GBF, on se rend
compte que son amplitude Em est égale à 10 divisions verticales. Or, une division verticale
correspond à 20 V. D’où :
Em = 200 V
En observant la voie 2 qui correspond à la tension uR(t) aux bornes du résistor, on se rend
compte que son amplitude uRm est égale à 5 divisions verticales. D’où :
uRm = 100 V
L’amplitude uRm dépend de l’amplitude Im du courant i (t) dans le circuit selon la relation :
uRm = RIm
D’où :
Im =
uRm
R
Application numérique :
Im =
100
25
Soit :
Im = 4 A
3- On se rend compte que e (t) et uR(t) (par conséquent le courant i (t) également) ont la même
période T égale à 12 divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 2 ms. La
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 516
période T vaut donc 24 ms. La fréquence N quant à elle vaut donc :
N =
1
T
=
1
0, 024
D’où :
N = 41, 66 Hz
On se rend compte que le décalage horaire θ entre e (t) et uR(t) (qui correspond également au
décalage horaire entre e (t) et le courant i(t)) est égale à 2 divisions horizontales. On a donc :
θ = 4 ms
On se rend compte que e (t) est en avance de phase par rapport au courant i (t). Le déphasage
ϕ de e (t) par rapport à i (t) s’exprime selon la relation ci-dessous :
ϕ = θω
= 2πNθ
D’où :
ϕ =
π
3
4- L’impédance Z du circuit vérifie la relation :
Em = ZIm
D’où :
Z =
Em
Im
Application numérique :
Z =
200
4
Soit :
Z = 50 Ω
Le déphasage ϕ vérifie la relation :
sin ϕ =
2πNL − 1
2πNC
Z
=⇒ 2πNL −
1
2πNC
= Z sin ϕ
=⇒
1
2πNC
= 2πNL − Z sin ϕ
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 517
D’où :
C =
1
2πN (2πNL − Z sin ϕ)
Application numérique :
C =
1
2 × π × 41, 66 × 2 × π × 41, 66 × 0, 8 − 50 × sin π
3

Soit :
C = 23 µF
5- Les amplitudes uLm et uCm des tensions respectives aux bornes de la bobine et du conden-
sateur s’expriment selon les relations ci-après :
uLm = 2πNLIm
uCm =
Im
2πNC
Applications numériques :
uLm = 2 × π × 41, 66 × 0, 8 × 4
uCm =
4
2 × π × 41, 66 × 23 × 10−6
Soit :
uLm = 837, 758 V
uCm = 664, 553 V
6- Mettons le courant i(t) sous la forme :
i(t) = Im cos (2πNt + ϕi)
A la date τ = −2 × 2 ms = −4 ms, on a uR(τ) = uRm donc, i(τ) = Im. Soit :
Im cos (2πNτ + ϕi) = Im
=⇒ cos

−
π
3
+ ϕi

= 1
=⇒ −
π
3
+ ϕi = 2kπ avec k ∈ Z
En optant pour la valeur principale, on prend k = 0. Donc :
−
π
3
+ ϕi = 0
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 518
La phase à l’origine ϕi du courant vaut donc :
ϕi =
π
3
On sait que la phase à l’origine ϕe de la f.é.m. e(t) du générateur vérifie la relation :
ϕe − ϕi = ϕ
=⇒ ϕe = ϕi + ϕ =
π
3
+
π
3
D’où :
ϕe =
2π
3
Le diagramme de Fresnel du circuit a été représenté à la Figure 9.33 ci-dessous.
Echelle : 1 unité −→ 50 V
Figure 9.33 – Correction de l’exercice 9.9.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 519
Exercice 9.10 :
1- Le graphe Im = f (N) a été tracé à la Figure 9.34 ci-dessous.
Figure 9.34 – Solution de l’exercice 9.10.
2- A la résonance d’intensité, l’amplitude du courant atteint sa valeur maximale. A partir du
graphe tracé et du Tableau 9.2, On en déduit que la fréquence Nr à la résonance vaut :
Nr = 20, 2 Hz
De même, l’amplitude Imr du courant correspondant vaut :
Imr = 31, 45 A
3- On sait que la fréquence Nr à la résonance d’intensité vérifie la relation :
2πNrL =
1
2πNrC
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 520
D’où :
L =
1
4π2Nr
2
C
Application numérique :
L =
1
4 × π2 × 20, 22
× 500 × 10−6
Soit :
L = 124, 156 mH
4- A la résonance d’intensité, la valeur efficace Ieffr du courant vaut :
Ieffr =
Imr
√
2
=
31, 45
√
2
= 22, 23 A
A partir du graphe tracé à la Figure 9.34, on trouve que les limites de la bande passante,
c’est-à-dire les fréquences N1 et N2 pour lesquelles l’amplitude du courant est égale à Ieffr sont :





N1 = 19, 456 Hz
N2 = 20, 974 Hz
La largeur ∆N de la bande passante a pour expression :
∆N = N2 − N1
Application numérique :
∆N = 20, 974 − 19, 456
Soit :
∆N = 1, 518 Hz
On sait que la largeur ∆N de la bande passante vérifie la relation :
∆N =
R
2πL
D’où :
R = 2πL∆N
Application numérique :
R = 2 × π × 0, 124156 × 1, 518
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 521
Soit :
R = 1, 18 Ω
5- Le facteur de qualité Q s’exprime selon la relation :
Q =
Nr
∆N
Application numérique :
Q =
20, 2
1, 518
Soit :
Q = 13, 307
Cette valeur de Q ayant une valeur supérieure à 10, et compte tenu de l’état du graphe de la
Figure 9.34 on en conclut donc que la résonance est aigue.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 522
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 9.1 :
Soit ω la pulsation des tensions e(t), u1(t) et u2(t). De la Figure 9.24, on se rend compte
que la période T de ces trois signaux est égale à 10 divisions horizontales. Or, une division
horizontale correspond à 2 ms. On a donc :
T = 20 ms
Soit :
ω =
2π
T
= 100π rad.s−1
Le décalage horaire θ1 de e(t) par rapport à u1(t) correspond à une divison. Soit :
θ1 = 2 ms
Le décalage horaire θ2 de e(t) par rapport à u2(t) est négatif et correspond à 2 divisons. Soit :
θ2 = −4 ms
Les déphasages respectifs ϕ1 et ϕ2 de e(t) par rapport à u1(t) et u2(t) valent donc :
ϕ1 = θ1ω =
π
5
ϕ2 = θ2ω = −
2π
5
Soient respectivement L et C l’inductance de la bobine et la capacité du condensateur. Lorsque
le condensateur est courcicuité, la tension à ses bornes est nulle, et tout se passe comme s’il
avait été retiré du circuit. Le déphasage ϕ1 vérifie alors la relation :
tan ϕ1 =
Lω
R
Lorsque la bobine est courcicuitée, le déphasage ϕ2 vérifie donc la relation :
tan ϕ2 =
− 1
Cω
R
= −
1
RCω
D’où :
L =
R tan ϕ1
ω
C = −
1
Rω tan ϕ2
Applications numériques :
L =
75 × tan π
5
100π
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 523
C = −
1
75 × 100π × tan − 2π
5

En conclusion, la bobine est caractérisée par son inductance L = 173, 45 mH, tandis
que le condensateur est caractérisé par sa capacité C = 13, 79 µF.
Evaluation 9.2 :
En observant la Figure 9.25, on se rend compte que la f.é.m. e(t) du générateur et la tension
uR(t) aux bornes du résistor sont en phase. Etant donné que la tension uR(t) est proportionnelle
au courant i(t) dans le circuit, le déphasage entre e(t) et i(t) est nul. On est donc en présence
de la résonance d’intensité. La période Tr de e(t) et i(t) à la résonance est égale à 16 divisions
horizontales. Or, une division horizontale correspond à 2 ms. On a donc :
Tr = 32 ms
La pulsation ωr vaut donc :
ωr =
2π
Tr
=
125π
2
rad.s−1
Etant donné qu’on est en présence de la résonance d’intensité, on a la relation :
Lωr =
1
Cωr
Or, la capacité C du condensateur est donnée par :
C =
ε0`1`2
d
On a donc :
Lωr =
d
ε0`1`2ωr
On se rend compte sur la Figure 9.25 que l’amplitude Em de la f.é.m. du générateur est
égale à 10 divisions verticales, tandis que l’amplitude uRm de la tension aux bornes du résistor
correspond à 8 divisions verticales. On a donc :
Em
uRm
=
10
8
=
5
4
Soit Im l’amplitude du courant circulant dans le circuit et Z l’impédance. On a :
Em = ZIm
uRm = RIm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 524
Donc :
Em
uRm
=
ZIm
RIm
(9.57)
=
Z
R
(9.58)
=
5
4
(9.59)
Puisque nous sommes en présence du phénomène de résonance d’intensité, l’impédance Z est
égale à la résistance totale du circuit. Donc :
Z = R + RL
Soit :
R + RL
R
=
5
4
Finalement, on a donc :
L =
d
ε0`2`2ωr
2
RL =
R
4
Applications numériques :
L =
1, 77 × 10−6
8, 854 × 10−12 × 0, 2 × 0, 12 × 125π
2
2
RL =
30
4
La bobine est donc caractérisée par son inductance L = 216, 05 H et sa résistance
RL = 7, 5 Ω.
Evaluation 9.3 :
En observant la Figure 9.26, on constate que la valeur maximale Imr de l’amplitude du courant
est égale à 20 divisions verticales. Or, une division verticale correspond à 1 A. Donc :
Imr = 20 A
Lorsque l’amplitude du courant atteint sa valeur maximale on est en présence de la résonance
d’intensité, et l’impédance du circuit est égale à la résistance R du résistor (La bobine et le
condensateurs ayant des résistances nulles). On a donc :
Em = RImr
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 525
Soit :
R =
Em
Imr
=
300
20
= 15 Ω
On constate sur la Figure 9.26 que l’amplitude du courant atteint sa valeur maximale lorsque
la pulsation ωr est égale à 11 divisions horizontales. Or, une divison horizontale correspond à
31, 4 rad.s−1
. Donc :
ωr = 345, 4 rad.s−1
L’inductance L de la bobine et la capacité C du condensateur sont liées par la relation :
Lωr =
1
Cωr
On a donc :
LC =
1
ωr
2
La valeur efficace Ieffr du courant à la résonance est donnée par :
Ieffr =
Imr
√
2
=
20
√
2
= 14, 14 A
Soient ω1 et ω2 les deux pulsations pour lesquelles l’amplitude du courant est égale à Ieffr.
Posons :
∆ω = ω2 − ω1
A partir du graphe de la Figure 9.35, on constate que ∆ω est égale à environ 5 divisions
horizontales. Soit :
∆ω = 157 rad.s−1
Or, on a la relation :
∆ω =
R
L
Soit :
L =
R
∆ω
=
15
157
= 95, 54 mH
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 526
On a de même :
C =
1
Lωr
2
=
1
0, 9554 × 345, 42
= 87, 73 µF
En conclusion, le résisor est caractérisé par sa résistance R = 15 Ω, la bobine par
son inductance L = 95, 54 mH et le condensateur par sa capacité C = 87, 73 µF.
Figure 9.35 – Correction de l’évaluation 9.3.
Evaluation 9.4 :
Sur le graphe de la Figure 9.36, on a tracé la tangente à la courbe au point d’intersection entre
cette courbe et l’axe vertical. L’intersection de cette tangente avec l’axe horizontal correspond
à la constante de temps τ du circuit. A partir du graphe, on trouve que la constante de temps
τ est égale à 3 divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 250 ps. Donc :
τ = 750 ps
Soit C la capacité du condensateur plan. On a la relation :
τ = RC
Soit :
C =
τ
R
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 527
Figure 9.36 – Correction de l’évaluation 9.4.
Soit εr la permittivité relative du diélectrique qui sépare les armatures du condensateur. On a :
C =
ε0εrL`
d
Soit :
ε0εrL`
d
=
τ
R
D’où :
εr =
dτ
ε0RL`
Application numérique :
εr =
0, 01 × 750 × 10−12
8, 854 × 10−12 × 25 × 0, 2 × 0, 15
La permittivité relative du diélectrique qui sépare les armatures du condensateur
plan vaut donc εr = 1, 129.
Evaluation 9.5 :
Sachant qu’une division verticale correspond à 2 V, la f.é.m. E = 16 V du générateur correspond
à 8 divions verticales. Sur le graphe de la Figure 9.37, on a tracé la droite horizontale dont
l’ordonnée est égale à la f.é.m. du générateur. La tangente à la courbe au point d’intersection
entre les axes horizontal et vertical a elle aussi été tracée. l’abscisse du point d’intersection
de cette tangente avec la droite horizontale précédente correspond à la constante de temps τ
du circuit. A partir du graphe, on trouve que la constante de temps τ est égale à 3 divisions
horizontales. Or, une division horizontale correspond à 1 ms. Donc :
τ = 3 ms
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CHAPITRE 9. OSCILLATEURS ÉLECTRIQUES 528
Figure 9.37 – Correction de l’évaluation 9.5.
Soit R la résistance du conducteur ohmique. On a :
τ =
L
R
D’où :
R =
L
τ
Application numérique :
R =
0, 3
3 × 10−3
La résistance du conducteur ohmique vaut donc R = 100 Ω.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 529
Chapitre 10
Ondes mécaniques
Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ; vous tous, qui avez été
baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.
Galates 3 : 26-27
10.1 Généralités
Dans la nature, certains systèmes physiques sont au repos tandis que d’autres sont perturbés
en certaines de leurs parties. On appelle ébranlement une perturbation ou une déformation
provoquée en un point donné d’un milieu. Il arrive dans la plupart des cas que la perturbation
localisée en un point du milieu se propage dans tout le milieu sans déplacer de la matière.
On parle alors d’ondes. Une onde est un phénomène de propagation d’une perturbation dans
un milieu physique sans transport de matière. Ce milieu peut être vide, ou être constitué de
particules élémentaires. Le point initialement perturbé d’où a pris naissance l’onde est appelé
source de l’onde. La propagation de la perturbation s’effectue sans transporter de la matière,
mais s’accompagne d’un transfert d’énergie ; c’est l’énergie de l’onde. Le front d’onde ou
surface d’onde désigne une surface dont les points ont mis le même temps de parcours depuis
la source. On distingue une catégorie d’ondes qui ne peuvent se propager dans le vide, mais
qui nécessitent pour se propager un milieu rempli de matière ; ce sont les ondes mécaniques.
On peut donc définir une onde mécanique comme étant un phénomène de propagation d’une
perturbation dans un milieu non vide, sans transport de matière, mais avec transfert d’énergie.
Pour qu’une onde mécanique se propage dans un milieu non vide, il doit être élastique. Un
milieu physique est dit élastique s’il peut se déformer, et reprendre sa forme initiale dès que la
cause de la déformation cesse. Une onde mécanique est dite longitudinale si la direction de
perturbation des particules de ce milieu est parallèle à la direction de propagation de l’onde.
Dans le cas où la direction de perturbation des particules est perpendiculaire à la direction de
propagation de l’onde mécanique, cette onde sera dite transversale.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 530
10.2 Propagation des ondes mécaniques
10.2.1 Cas général
Considérons un milieu élastique non vide. Notons S un point de ce milieu, et perturbons le
en lui imposant un déplacement sinusoïdal χS (t) que l’on exprimera sous la forme ci-dessous :
χS (t) = a sin (ωt + ϕ) = a sin

2π
T
t + ϕ
‹
= a sin (2πNt + ϕ) (10.1)
a est l’amplitude du mouvement du point S, ω sa pulsation, T sa période, N sa fréquence et
ϕ la phase à l’origine. Soit M1 un point du milieu tel que avant la perturbation, la distance
qui le sépare du point S soit SM1 = d1. Le milieu étant élastique, la perturbation du point
S va se propager jusqu’au point M1. Le point S est donc la source d’une onde mécanique
périodique dite progressive. Le point M1 reproduira exactement le mouvement de S, mais
avec un retard τ1 qui correspond à la durée mise par le front d’onde pour atteindre M1 partant
de S. Le déplacement χM1 (t) du point M1 peut donc se mettre sous la forme ci-dessous :
χM1 (t) = a sin [ω (t − τ1) + ϕ], t ≥ τ1 (10.2)
La vitesse avec laquelle la perturbation créée en S se propage dans le milieu élastique est
appelée célérité et se note C. Ayant la dimension d’une vitesse, son unité SI est le m.s−1
. La
célérité d’une onde mécanique dépend des caractéristiques internes du milieu dans lequel elle
se propage. Supposons que la célérité C soit constante dans tout le milieu. On peut écrire la
relation :
C =
d1
τ1
Soit :
τ1 =
d1
C
On définit la longueur d’onde λ comme étant la distance parcourue par l’onde pendant une
période T à la célérité C. Elle a la dimension d’une longueur, et son unité SI est le mètre (m).
On a la relation :
C =
λ
T
= λN (10.3)
D’où :
λ = CT =
C
N
(10.4)
Le retard τ1 peut encore s’exprimer par :
τ1 =
d1T
λ
=
d1
λN
On a donc :
χM1 (t) = a sin
•
ω

t −
d1T
λ
‹
+ ϕ
˜
= a sin
•
2π
T

t −
d1T
λ
‹
+ ϕ
˜
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 531
D’où :
χM1 (t) = a sin

2π
T
t −
2π
λ
d1 + ϕ
‹
, t ≥
d1T
λ
(10.5)
Notons M2 un autre point du milieu tel que avant la perturbation, on ait SM2 = d2. De façon
analogue avec le point M1, on peut exprimer le déplacement χM2 (t) du point M2 sous la forme
ci-dessous :
χM2 (t) = a sin

2π
T
t −
2π
λ
d2 + ϕ
‹
, t ≥
d2T
λ
(10.6)
Le déphasage φ12 entre les mouvements des points M1 et M2 s’exprime par :
φ12 = −
2π
λ
d1 + ϕ +
2π
λ
d2 − ϕ =
2π
λ
(d2 − d1)
Pour que M1 et M2 vibrent en phase, on doit avoir la condition :
φ = 2kπ, k ∈ Z
Soit :
d2 − d1 = kλ, k ∈ Z
Pour que M1 et M2 vibrent en opposition de phase, on doit avoir la condition :
φ = π + 2kπ, k ∈ Z
Soit :
d2 − d1 = (2k + 1)
λ
2
, k ∈ Z
Pour que M1 et M2 vibrent en quadrature de phase, on doit avoir la condition :
φ =
π
2
+ kπ, k ∈ Z
Soit :
d2 − d1 = (2k + 1)
λ
4
, k ∈ Z
On peut également comparer les mouvements de chacun des points M1 et M2 et de la source S.
10.2.2 Ondes mécaniques transversales le long d’une corde
Considérons une corde élastique de masse m et de longueur L disposée horizontalement.
Notons S et P ses deux extrémités, et fixons l’extrémité P. A l’aide d’un vibreur, on impose à
l’extrémité S un mouvement vertical sinusoïdal d’amplitude a, de période T et de fréquence N.
L’élongation yS(t) du point S s’exprime par :
yS(t) = a sin (2πNt + ϕ)
Une onde mécanique progressive et transversale prend alors naissance au point S et se propage
le long de la corde avec une célérité C. Soit µ la masse linéique de la corde qui s’exprime
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 532
selon la relation :
µ =
m
L
(10.7)
Notons T le module de la tension dans la corde. La célérité C s’exprime selon la relation
ci-dessous :
C =
Ê
T
µ
(10.8)
Notons λ la longueur d’onde de l’onde. Soit M un point de la corde tel que lorsqu’elle est
horizontale, on ait SM = x. L’élongation yM (x, t) du point M varie en fonction de l’abscisse x
et du temps t selon la relation ci-dessous :
yM (x, t) = a sin

2πNt −
2π
λ
x + ϕ
‹
, t ≥
x
λN
(10.9)
Si on s’intéresse à un point particulier M0 d’abscisse x0, on peut étudier l’évolution de son
mouvement dans le temps, à partir de l’instant où l’onde créée en S l’a atteint. On a :
yM0 (t) = a sin

2πNt −
2π
λ
x0 + ϕ
‹
, t ≥
x0
λN
La courbe d’évolution de la fonction yM0 (t) est appelée sinusoïde des temps de période
temporelle T. Elle a été représentée à la Figure 10.1. Si on fige le temps, on peut représenter
l’aspect de la corde à une date précise t0. L’élongation d’un point M quelconque d’abscisse x
s’exprime par :
yM (x) = a sin

−
2π
λ
x + 2πNt0 + ϕ
‹
, 0 ≤ x ≤ λNt0
La courbe d’évolution de yM (x) est appelée sinusoïde des espaces de période spatiale λ et
correpond à l’aspect de la corde à la date t0. Elle a été représentée à la Figure 10.2.
Figure 10.1 – Sinusoïde des temps.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 533
Figure 10.2 – Sinusoïde des espaces.
Une onde mécanique transversale se propageant le long d’une corde élastique admet donc une
double périodicité (périodicité temporelle et périodicité spatiale).
10.2.3 Ondes mécaniques à la surface d’un liquide
Considérons un récipient contenant un liquide tel que l’eau par exemple. A l’aide d’une pointe
vibrant à une fréquence N, perturbons un point S de la surface du liquide. Ce point effectue un
mouvement vertical sinusoïdal d’amplitude a dont l’élongation yS(t) est donnée par :
yS(t) = a sin (2πNt + ϕ)
Une onde mécanique progressive et transversale de longueur d’onde λ prend naissance au point
S et se propage sur la surface du liquide avec une célérité C. Soit M un point de la surface du
liquide tel qu’avant la perturbation, on ait SM = r. L’élongation yM (t) du point M est donnée
par :
yM (t) = a sin

2πNt −
2π
λ
r + ϕ
‹
, t ≥
r
λN
De la relation ci-dessus, on se rend compte que l’élongation d’un point quelconque de la surface
ne dépend que de sa distance r par rapport à la source S. Tous les points appartenant au cercle
de centre S et de rayon r quelconque vibrent donc exactement de la même manière, et au même
moment. C’est la raison pour laquelle on observe des rides circulaires de centre S sur la surface.
Ces rides correspondent aux cercles passant par les points dont l’élongation est maximale, c’est-
à-dire aux points dont l’élongation est égale à l’amplitude a du mouvement. La Figure 10.3
représente l’aspect de la surface du liquide.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 534
Figure 10.3 – Aspect de la surface du liquide.
Les aspects de la surface du liquide vue respectivement de profil et de dessus ont été respecti-
vement représentés à la Figure 10.4 et à la Figure 10.5.
Figure 10.4 – Aspect de la surface du liquide vue de profil.
Figure 10.5 – Aspect de la surface du liquide vue de dessus.
Plus un liquide est visqueux, plus il est difficile à une onde mécanique de se propager à sa
surface.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 535
10.2.4 Ondes mécaniques dans une chaîne de particules
Considérons une chaîne horizontale constituée de plusieurs particules telles que des atomes
ou des molécules. Supposons que ces particules soient toutes identiques et que chacune d’elles
interagit directement avec ses deux voisines de gauche et de droite. Si on perturbe une particule
de la chaîne de rang n (n ∈ N∗
) en lui imposant un déplacement χn, une onde mécanique se
propagera le long de la chaîne et atteindra les autres particules qui se verront elles aussi dépla-
cées à leurs tours dans la même direction. L’onde mécanique est longitudinale si le déplacement
des particules est horizontal (Figure 10.6) et transversale si le déplacement des particules est
vertical (Figure 10.7).
Figure 10.6 – Déplacements longitudinaux des particules d’une châine horizontale.
Figure 10.7 – Déplacements transversaux des particules d’une châine horizontale.
Les chaînes de particules sont très étudiées en dynamique des réseaux cristallins.
10.2.5 Ondes sonores
Le son est une onde mécanique longitudinale incapable de se propager dans le vide. Dans
un milieu matériel, pour pouvoir capter une onde sonore (par le tympan d’une oreille ou un
microphone par exemple), il faut que les particules qui composent ce milieu transmettent les
vibrations depuis la source (émetteur) du son jusqu’au capteur. Plus le milieu contient des
particules, plus rapidement le son se propage dans ce milieu. Ainsi, la vitesse du son dans les
milieux denses comme les métaux par exemple est plus élevée que dans l’air. L’oreille humain
ne peut percevoir que des sons dont la fréquence varie entre 20 Hz et 20 kHz. Les sons dont la
fréquence est inférieures à 20 Hz sont appelés infrasons, tandis que ceux dont la fréquence est
supérieure à 20 kHz sont appelés ultrasons. Plus la fréquence d’un son est haute, plus le son
est aigu, et plus la fréquence est basse, plus le son est grave. La science qui étudie les sons est
appelée acoustique.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 536
10.3 Superposition des ondes mécaniques
Le principe de superposition pour les signaux de faible amplitude, encore connu sous le
nom de Théorème de Fourier s’énonce comme suit :
≺≺ Lorsque deux signaux colinéaires de faibles amplitudes se superposent en un
point M, l’élongation résultante y est égale à la somme algébrique des élongations
y1 et y2 que provoqueraient en M les deux signaux se propageant seuls. 
10.3.1 Cas général
Considérons dans un milieu élastique deux points S1 et S2 séparés par une distance D.
Perturbons ces deux points en leur imposant des déplacements sinusoïdaux et synchrones χS1 (t)
et χS2 (t) de même fréquence N et de faibles amplitudes, exprimés selon les relations ci-dessous :
χS1 (t) = a1 sin (2πNt + ϕ1)
χS2 (t) = a2 sin (2πNt + ϕ2)
Soit M un point du milieu tel qu’avant les perturbations, on ait S1M = d1 et S2M = d2. Les
ondes mécaniques progressives créées en S1 et S2 se propagent avec la même célérité C et ont
la même longueur d’onde λ. Ils produisent au point M des déplacements respectifs χ1M (t) et
χ2M (t) exprimés par :
χ1M (t) = a1 sin

2πNt −
2π
λ
d1 + ϕ1
‹
, t ≥
d1
λN
χ2M (t) = a2 sin

2πNt −
2π
λ
d2 + ϕ2
‹
, t ≥
d2
λN
Posons :
φ1 = −
2π
λ
d1 + ϕ1 et φ2 = −
2π
λ
d2 + ϕ2
On peut donc encore écrire :
χ1M (t) = a1 sin (2πNt + φ1), t ≥
d1
λN
χ2M (t) = a2 sin (2πNt + φ2), t ≥
d2
λN
Les ondes mécaniques créées aux points S1 et S2 se superposent dans le milieu élastique et
donnent naissance à une nouvelle onde. Du principe de superposition, on peut exprimer le
déplacement χM (t) du point M dû à cette nouvelle onde sous la forme :
χM (t) = χ1M (t) + χ2M (t)
= a1 sin (2πNt + φ1) + a2 sin (2πNt + φ2), t ≥
d1
λN
et t ≥
d2
λN
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 537
Exprimons χM (t) sous la forme ci-dessous :
χM (t) = A sin (2πNt + φ), t ≥
d1
λN
et t ≥
d2
λN
A est l’amplitude au point M de l’onde résultante de la superposition des deux ondes créées en
S1 et S2. Le diagramme de Fresnel correspondant a été représenté à la Figure 10.8 ci-dessous.
Figure 10.8 – Diagramme de Fresnel relatif à la superposition de deux ondes mécaniques.
L’amplitude A vérifie la relation ci-dessous :
A2
= a1
2
+ a2
2
+ 2a1a2 cos (φ1 − φ2)
D’où :
A =
Ê
a1
2 + a2
2 + 2a1a2cos
•
ϕ1 − ϕ2 +
2π (d2 − d1)
λ
˜
(10.10)
On a de même :
tan φ =
a1 sin φ1 + a2 sin φ2
a1 cos φ1 + a2 cos φ2
D’où :
tan φ =
a1 sin ϕ1 − 2π
λ
d1

+ a2 sin ϕ2 − 2π
λ
d2

a1 cos ϕ1 − 2π
λ
d1

+ a2 cos ϕ2 − 2π
λ
d2
 (10.11)
La différence de marche δ du point M s’exprime selon la relation ci-dessous :
δ = d2 − d1 (10.12)
L’orde d’interférence p du point M est quant à lui donné par la relation ci-dessous :
p =
d2 − d1
λ
=
δ
λ
(10.13)
Si en plus d’être synchrones, les sources S1 et S2 sont aussi cohérentes (la différence de phase
entre χ1M (t) et χ2M (t) est constante), une interférence se produit, et on observera pour
certains milieux des franges ou des lignes d’interférence. Supposons que S1 et S2 vibrent en
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 538
phase avec la même amplitude. Posons dans ce cas :
a1 = a2 = a et ϕ1 = ϕ2 = ϕ
On a donc :
A =
Ê
a2 + a2 + 2a2cos
•
2π (d2 − d1)
λ
˜
=
Ê
2a2
§
1 + cos
•
2π (d2 − d1)
λ
˜ª
=
Ê
2a2
§
1 + 2 cos2
•
π (d2 − d1)
λ
˜
− 1
ª
=
Ê
4a2cos2
•
π (d2 − d1)
λ
˜
D’où :
A = 2a cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
(10.14)
La fonction cosinus étant bornée, on a :
0 ≤ A ≤ 2a
Pourqu’on ait A = 0, on doit avoir la condition :
cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
= 0
=⇒
π (d2 − d1)
λ
=
π
2
+ kπ, k ∈ Z
Soit :
δ = d2 − d1 = (2k + 1)
λ
2
, k ∈ Z
La condition ci-dessus étant vérifiée, le point M appartient à une frange d’amplitude nulle.
L’interférence en ce point est destructive. Pourqu’on ait A = 2a, on doit avoir la condition :
cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
= 1
=⇒
π (d2 − d1)
λ
= kπ, k ∈ Z
Soit :
δ = d2 − d1 = kλ, k ∈ Z
La condition ci-dessus étant vérifiée, le point M appartient à une frange d’amplitude maxi-
male. L’interférence en ce point est constructive.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 539
10.3.2 Ondes mécaniques stationnaires
Une onde stationnaire est une onde qui résulte de la superposition de deux ondes pro-
gressives de même amplitude, de même fréquence, et se propageant dans le même milieu, dans
la même direction mais dans des sens contraires. Considérons le cas où les déplacements des
points S1 et S2 ont la même amplitude mais des phases à l’origine différentes (ϕ1 6= ϕ2). Le
déplacement total χM (t) de M s’exprime par :
χM (t) = χ1M (t) + χ2M (t)
= a sin

2πNt + ϕ1 −
2π
λ
d1
‹
+ a sin

2πNt + ϕ2 −
2π
λ
d2
‹
, t ≥
d1
λN
et t ≥
d2
λN
Posons :
Φ1 = 2πNt + ϕ1 −
2π
λ
d1
Φ2 = 2πNt + ϕ2 −
2π
λ
d2
On a :
χM (t) = a sin Φ1 + a2 sin Φ2
= 2a cos

Φ1 − Φ2
2
‹
sin

Φ1 + Φ2
2
‹
= 2a cos
•
π (d2 − d1)
λ
+
ϕ1 − ϕ2
2
˜
sin
•
2πNt +
ϕ1 + ϕ2
2
−
π (d1 + d2)
λ
˜
Posons :
d1 = x
Supposons que le point M appartienne au segment [S1S2]. On a donc :
d1 + d2 = D
=⇒ d2 − d1 = D − 2d1 = D − 2x
D’où :
χM (x, t) = 2a cos
•
π (D − 2x)
λ
+
ϕ1 − ϕ2
2
˜
sin

2πNt +
ϕ1 + ϕ2
2
−
πD
λ
‹
(10.15)
L’équation ci-dessus traduit une onde stationnaire. A la différence des ondes progressives, les
ondes stationnaires ne se propagent pas. Dans le cas de la corde étudiée précédemment, l’ex-
témité S étant perturbée, une onde transversale se propage le long de la corde. Lorsque le
front d’onde aura atteint l’autre extrémité fixe P, l’onde sera réfléchie ; une onde de même
fréquence et de même amplitude prendra naissance en P et se propagera dans la corde dans
le sens contraire de l’onde incidente de départ. La superposition des deux ondes donnera alors
naissance à une onde stationnaire sur la corde. On observera la corde vibrer avec plusieurs
fuseaux comme sur la Figure 10.9.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 540
Figure 10.9 – Ondes stationnaires sur une corde élastique.
L’expéricence réalisée ci-dessus est l’expérience de Melde (du physicien allemand Franz
Melde). Les points de la corde qui restent immobiles ont une amplitude nulle et sont appelés
nœuds, tandis que les points de la corde dont l’amplitude est maximale sont appelés ventres.
Soit n le nombre de fuseaux. La longueur L de la corde est liée à la longueur d’onde λ par la
relation ci-dessous :
L =
nλ
2
(10.16)
Les abscisses des nœuds, comptées à partir de l’extrémité S sont données par :
xn =
knλ
2
, kn = 0, 1, 2, · · · , n (10.17)
Les abscisses des ventres, comptées à partir de l’extrémité S sont données par :
xv =
kvλ
2
+
λ
4
, k = 0, 1, 2, · · · , n − 1 (10.18)
Les ondes mécaniques stationnaires sont mises à profit dans de nombreux instruments de mu-
sique tels que la guitare, le piano, ou encore la flûte.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 541
Exercices
Exercice 10.1 :
On considère une corde élastique horizontale de masse m = 2, 7 kg et de longueur L = 3 m. On
excite son extrémité gauche S en lui imposant un mouvement vertical sinusoïdal d’élongation
yS(t) = a sin ωt avec a = 10 cm et ω = 60π rad.s−1
. Une onde progressive se propage alors le
long de la corde avec une célérité C = 45 m.s−1
.
1- Calculer la fréquence N de l’onde et en déduire sa longueur d’onde λ.
2- Calculer la masse linéique µ de la corde et en déduire l’intensité T de sa tension.
3- Déterminer le temps τ1 mis par l’onde pour atteindre le milieu I de la corde.
4- Déterminer le temps τ2 mis par l’onde pour atteindre l’autre extrémité P de la corde.
5- Comparer les mouvements des points S, I et P.
6- Représenter l’aspect de la corde à la date τ1 et à la date τ2.
Exercice 10.2 :
La Figure 10.10 ci-dessous représente l’aspect à la date τ = 2 s d’une corde vibrante de lon-
gueur L = SP = 240 cm, l’origine des dates étant prise à l’instant où l’extrémité S de la corde
a été excitée verticalement.
Figure 10.10 – Exercice 10.2.
1- Déterminer l’amplitude a et la longueur d’onde λ de l’onde.
2- Déterminer la célérité C et en déduire la fréquence N de l’onde.
3- Comparer les mouvements des points S et P.
4- Donner l’expression en fonction du temps de l’élongation yS(t) du point S.
Exercice 10.3 :
Le long d’une corde horizontale excitée à la date t = 0 en son extrémité S se propage une onde
de célérité C = 5 m.s−1
. La Figure 10.11 représente la courbe d’évolution en fonction du temps
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 542
de l’élongation yM d’un point M de la corde tel que SM = 50 cm. La vitesse de balayage vaut
50 ms/div et la sensibilité verticale vaut 2 cm/div.
Figure 10.11 – Exercice 10.3.
1- Déterminer l’amplitude a et la fréquence N de l’onde.
2- En déduire sa longueur d’onde λ.
3- Comparer les mouvements des points S et M ?
4- Donner l’expression en fonction du temps de l’élongation yS(t) du point S.
Exercice 10.4 :
On excite un point O de la surface de l’eau contenue dans un récipient à l’aide d’une lame
vibrante. Une onde d’amplitude a = 10 mm se propage le long de la surface avec une célérité
C = 8 m.s−1
. A la date t = 0, l’élongation du point O est nulle, et il se déplace dans le sens
négatif des élongations. On éclaire la surface de l’eau avec un stroboscope émettant des éclairs
dont la fréquence varie entre 8 Hz et 25 Hz. La surface de l’eau paraît immobile lorsque la
fréquence des éclairs vaut 10 Hz et lorsqu’elle vaut 20 Hz.
1- Déterminer la fréquence N de l’onde.
2- Exprimer en fonction du temps l’élongation yO(t) du point O.
3- Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde.
4- Déterminer la date τ à laquelle l’onde a parcouru 1 mètre.
5- Représenter la vue de profil de la surface de l’eau à la date τ.
Exercice 10.5 :
Un sceau parfaitement cylindrique de diamètre D = 30 cm contient de l’eau. A la date t = 0,
on excite le centre de la surface de l’eau, et des rides circulaires se propagent. La première ride
circulaire a un diamètre d = 6 cm et la cinquième ride coïncide parfaitement avec le cercle qui
délimite la surface de l’eau. Le front d’onde atteint les parois du sceau à la date τ = 2, 5 s.
1- Représenter les rides circulaires observées sur la surface de l’eau.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 543
2- Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde qui se propage à la surface de l’eau.
3- Déterminer la célérité C et la fréquence N de cette onde.
Exercice 10.6 :
Un récipient en forme de cube d’arête c = 10 cm contient de l’eau. On excite le centre O de la
surface de l’eau à la date t = 0, et une onde d’amplitude a = 5 mm se propage à la surface.
L’aspect de cette surface vue de profil à la date τ = 2 s a été repéséentée à la Figure 10.12
ci-dessous.
Figure 10.12 – Exercice 10.6.
1- Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde.
2- Déterminer sa vitesse V et en déduire sa fréquence N.
3- Comparer les mouvements des points O, A et B.
4- Exprimer en fonction du temps l’élongation yO(t) du point O.
Exercice 10.7 :
On considère une chaîne horizontale constituée de plusieurs atomes. A l’équilibre, deux atomes
consécutifs sont séparés par une même distance d. On excite l’un des atomes, et des ondes
longitudinales se propagent le long de la chaîne. Le déplacement χn d’un atome quelconque de
rang n ∈ N est donné par :
χn = A sin

ωt −
2π
λ
nd + ϕ
‹
Soit i ∈ N∗
.
1- Démontrer que si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en phase, alors les
atomes de rangs respectifs n − i, n et n + i vibrent tous en phase.
2- Démontrer que si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en opposition de phase,
alors l’atome de rang n − i vibre en opposition de phase avec l’atome de rang n, mais vibre en
phase avec l’atome de rang n + i.
3- Démontrer que si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en quadrature de phase,
alors l’atome de rang n − i vibre en quadrature de phase avec l’atome de rang n, mais vibre en
opposition de phase avec l’atome de rang n + i.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 544
Exercice 10.8 :
Un haut-parleur génère en un point O un son qui se propage dans l’air sans atténuissement
avec une fréquence N = 50 Hz et une célérité C = 340 m.s−1
.
1- Déterminer la longueur d’onde λ du son.
2- Soit A un point de l’espace. Déterminer la distance OA parcourue par l’onde sonore à la
date τ1 = 5 s.
3- Déterminer le temps τ2 mis par l’onde sonore depuis le point O pour atteindre un point B
tel que OB = 3, 4 km.
4- Comparer les mouvements des points O, A et B.
Exercice 10.9 :
On considère une corde élastique de longueur L = AB = 2 m placée horizontalement. On excite
ses deux extrémités A et B en leur imposant des mouvements verticaux sinusoïdaux de même
amplitude a, de même fréquence N = 25 Hz et de même phase initiale ϕ. Les ondes qui prennent
naissance en ces deux points se propagent le long de la corde avec la même célérité C = 10 m.s−1
.
Soit M un point de la corde horizontale tel que AM = d.
1- Calculer la longueur d’onde λ des deux ondes créées en A et B.
2- Exprimer les élongations yAM(t) et yBM(t) du point M dues aux ondes respectives créées en
A et B.
3- En déduire l’expression de l’élongation résultante yM(t) en M.
4- Déterminer toutes les valeurs de d pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point
M est maximale.
5- Déterminer toutes les valeurs de d pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point
M est nulle.
Exercice 10.10 :
Un grand récipient contient de l’eau. On considère deux points O1 et O2 de la surface, distants
de D = 1, 5 m. A l’aide de deux lames vibrant en phase et à la même fréquence N = 30 Hz, on
excite la surface aux points O1 et O2. Des ondes se propagent alors à la surface, avec la même
amplitude a et la même célérité C = 15 m.s−1
. On considère un point M du segment [O1O2] tel
que O1M = d.
1- Calculer la longueur d’onde λ des deux ondes créées en O1 et O2.
2- Exprimer l’amplitude ad de l’onde qui résulte de l’interférence au point M entre les deux
ondes.
3- Déterminer toutes les valeurs de d pour lesquelles l’interférence au point M est constructive.
4- Déterminer toutes les valeurs de d pour lesquelles l’interférence au point M est destructive.
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CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 545
Exercice 10.11 :
Deux haut-parleurs placés respectivement aux points S1 et S2 tels que S1S2 = d = 3 m pro-
duisent des ondes sonores de même amplitude a = 4 cm, de même fréquence N = 50 Hz, de
même phase initiale et de même longueur d’onde λ = 80 cm. On considère un point M du seg-
ment [S1S2] tel que S1M = d1 et S2M = d2.
1- Calculer la célérité C des deux ondes crées en S1 et S2.
2- Exprimer l’amplitude aM de l’onde qui résulte de la superposition des deux ondes en M.
3- Déterminer tous les couples (d1 ; d2) pour lesquels aM = 8 cm.
4- Déterminer tous les couples (d1 ; d2) pour lesquels aM = 0 cm.
Exercice 10.12 :
Une chaîne horizontale est constituée de 1001 particules. La première particule de rang 0 est
celle de référence, tandis que le rang de la dernière particule est noté N (N ∈ N∗
). A l’équilibre,
deux particules successives sont séparées par une même distance d = 4 µm. Deux ondes longi-
tudinales de même amplitude a, de même fréquence et de même longueur d’onde λ = 2 mm se
propageant de sens contraire dans la chaîne produisent au point M où se trouve la particule de
rang n (n ∈ N) une onde dont l’amplitude an est donnée par :
an = 2a cos
•
πd
λ
(N − 2n)
˜
1- Déterminer la valeur de N.
2- Déterminer les valeurs de n pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est
maximale.
3- Déterminer les valeurs de n pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est
nulle.
Exercice 10.13 :
On considère une corde homogène de masse m = 3 kg et de longueur L = 2, 5 m passant par
la gorge d’une poulie. L’extrémité de la partie verticale de la corde de longueur Lv = 1 m
supporte un solide en fer de forme cubique d’arête a = 52, 1 mm. A l’aide d’une lame vibrant à
la fréquence N = 5 Hz, on excite l’extrémité de la partie horizontale de la corde. Au bout d’un
moment, on observe des ondes stationnaires sur cette partie. Le solide reste immobile tout au
long du mouvement. On prendra la valeur de l’accélération de la pesanteur g = 9, 8 USI et celle
de la masse volumique du fer ρfer = 7800 kg.m−3
.
1- Déterminer le module T de la tension dans la corde.
2- Déterminer la masse linéique µ de la corde et en déduire la célérité C de l’onde produite par
la lame.
3- Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde. Combien de fuseaux stables observe-t-on ?
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 546
Exercice 10.14 :
On considère une corde de longueur L = AB = 90 cm le long de laquelle une onde de fréquence
N = 20 Hz s’est propagée et s’est réfléchie pour donner naissance à une onde stationnaire. La
Figure 10.13 ci-dessous représente la manière dont cette corde vibre.
Figure 10.13 – Exercice 10.14.
1- Combien de fuseaux observe-t-on ? En déduire la longueur d’onde λ de l’onde.
2- Déterminer la célérité de l’onde.
3- Déterminer les abscisses comptées à partir de A des ventres et des nœuds.
Exercice 10.15 :
Une corde horizontale de longueur L = 50 cm fixée à ses extrémités vibre avec un seul fuseau.
La Figure 10.14 ci-dessous représente l’évolution en fonction du temps de l’élongation y de
l’unique ventre de la corde, l’origine des dates ayant été prise à un instant quelconque.
Figure 10.14 – Exercice 10.15.
1- Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde stationnaire sur la corde.
2- Déterminer l’amplitude a du mouvement du ventre.
3- Déterminer la période T du mouvement et en déduire la célérité C de l’onde ayant produit
l’onde stationnaire.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 547
Evaluations des compétences
Evaluation 10.1 :
On impose un mouvement vertical sinusoïdal à l’une des extrémités A d’une corde initialement
horizontale de masse m = 2 kg et de longueur L = AB = 1, 6 m. La Figure 10.15 représente
l’évolution en fonction du temps de l’élongation yI du point I milieu de la corde. La Figure
10.16 quant à elle représente l’aspect de la corde à une date τ.
Figure 10.15 – Evaluation 10.1 (Elongation du point I).
Figure 10.16 – Evaluation 10.1 (Aspect de la corde).
Déterminer la tension T dans la corde.
Evaluation 10.2 :
On effectue une expérience avec un rail en acier de longueur L = 2, 5 km. On frappe l’une de
ses extrémités avec une fréquence régulière de 300 coups par minute. Un microphone est placé
tout près de l’autre extrémité. Le microphone commence à détecter du son une demi-seconde
après qu’on ait commencé à frapper. Déterminer la longueur d’onde λ du son qui se propage
dans le rail.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 548
Evaluation 10.3 :
Dans l’air ambiant, deux haut-parleurs identiques sont placés en regard et séparés par une
distance D = 10 m. Ils émettent en phase des sons de même amplitude et de même fréquence
N = 50 Hz. On place un microphone entre les deux haut-parleurs. La distance entre le micro-
phone et le premier haut-parleur vaut d = 3, 3m. On se rend compte que le signal capté par
le microphone est nul, pourtant tous les appareils fonctionnent correctement. Déterminer la
longueur d’onde λ et la célérité C des sons émis par les haut-parleurs sachant que la vitesse du
son dans l’air est comprise entre 320 m.s−1
et 350 m.s−1
.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 549
Corrections des exercices
Exercice 10.1 :
1- La fréquence N de l’onde est liée à sa pulsation ω par la relation :
N =
ω
2π
Application numérique :
N =
60π
2π
Soit :
N = 30 Hz
La longueur d’onde λ de l’onde est donnée par la relation :
λ =
C
N
Application numérique :
λ =
45
30
Soit :
λ = 1, 5 m
2- La masse linéique µ de la corde est le rapport entre sa masse et sa longueur. On a donc :
µ =
m
L
Application numérique :
µ =
2, 7
3
Soit :
µ = 0, 9 kg.m−1
La tension T de la corde est liée à la célérité C et à la masse linéique µ selon la relation :
C =
Ê
T
µ
D’où :
T = µC2
Application numérique :
T = 0, 9 × 452
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 550
Soit :
T = 1822, 5 N
3- Lorsque la corde est horizontale, la distance entre l’extrémité S et le milieu I correspond à
la moitié de la longueur de la corde. Le temps τ1 mis par l’onde pour atteindre le point I est
donc lié à sa célérité C selon la relation :
C =
L
2τ1
D’où :
τ1 =
L
2C
Application numérique :
τ1 =
3
2 × 45
Soit :
τ1 = 33, 33 ms
4- Le temps τ2 mis par l’onde pour atteindre l’autre extrémité P de la corde est lié à sa célérité
C selon la relation :
C =
L
τ2
D’où :
τ2 =
L
C
Application numérique :
τ2 =
3
45
Soit :
τ2 = 66, 66 ms
5- Les élongations des points S, I et P sont respectivement données par :
yS(t) = a sin ωt
yI(t) = a sin (ωt − ωτ1)
yP(t) = a sin (ωt − ωτ2)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 551
Le déphasage ϕ1 de yS(t) par rapport à yI(t) vaut :
ϕ1 = ωτ1
= 60π ×
1
30
= 2π
Le déphasage ϕ2 de yS(t) par rapport à yP(t) vaut :
ϕ2 = ωτ2
= 60π ×
2
30
= 4π
Le déphasage ϕ12 de yI(t) par rapport à yP(t) vaut :
ϕ12 = −ωτ1 + ωτ2
= ϕ2 − ϕ1
= 4π − 2π
= 2π
On conclut donc que les points S, I et P vibrent tous en phase.
6- Soit M un point de la corde tel que, à l’équilibre, SM = x. A une date τ quelconque,
l’élongation yM (τ, x) du point M s’exprime par :
yM (τ, x) = a sin

ωτ −
2π
λ
x
‹
= a sin

60πτ −
4π
3
x
‹
On a donc :
yM (τ1, x) = a sin

ωτ1 −
2π
λ
x
‹
= a sin

2π −
4π
3
x
‹
0 ≤ x ≤
L
2
yM (τ2, x) = a sin

ωτ2 −
2π
λ
x
‹
= a sin

4π −
4π
3
x
‹
0 ≤ x ≤ L
Les aspects de la corde aux dates respectives τ1 et τ2 ne sont rien d’autre que les tracés en
fonction de x de yM (τ1, x) et yM (τ2, x). Ces aspects ont été respectivement représentés à la
Figure 10.17 et à la Figure 10.18.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 552
Figure 10.17 – Correction de l’exercice 10.1 (Aspect de la corde à la date τ1).
Figure 10.18 – Correction de l’exercice 10.1 (Aspect de la corde à la date τ2).
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 553
Exercice 10.2 :
1- A la Figure 10.10, on constate que la distance séparant les droites horizontales qui passent
par les maximums et par les minimums de la corde vaut 10 cm. Or, cette distance correspond
au double de l’amplitude a de l’onde qui se propage le long de la corde. On a donc :
a = 5 cm
Soit λ la longueur d’onde de l’onde qui se propage le long de la corde. En observant la Figure
10.10, on se rend compte que la longueur L = SP de la corde est telle que :
L = SP = λ +
λ
2
=
3λ
2
D’où :
λ =
2L
3
Application numérique :
λ =
2 × 2, 4
3
Soit :
λ = 1, 6 m
2- A la date τ = 2 s, on se rend compte que l’onde a atteint l’extrémité P de la corde. La célérité
C de l’onde s’exprime donc par :
C =
L
τ
Application numérique :
C =
2, 4
2
Soit :
C = 1, 2 m.s−1
La fréquence N de l’onde est liée à la célérité C et à la longueur d’onde λ selon la relation :
N =
C
λ
Application numérique :
N =
1, 2
1, 6
Soit :
N = 750 mHz
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 554
3- Le déphasage φ de l’élongation du point S par rapport à l’élongation du point P vaut :
φ =
2πL
λ
= 2π ×
3
2
= 3π
On conclut donc que les points S et P vibrent en opposition de phase.
4- Exprimons l’élongation yS (t) du point S sous la forme :
yS (t) = a sin (2πNt + ϕ)
Soit M un point de la corde tel que SM = x lorsqu’elle est horizontale. L’élongation y (t, x) du
point M s’exprime par :
y (t, x) = a sin

2πNt −
2π
λ
x + ϕ
‹
L’aspect à la date τ de la corde correspond au tracé de y (t = τ, x) en fonction de x. On a :
y (t = τ, x) = a sin

2πNτ −
2π
λ
x + ϕ
‹
dy
dx
(t = τ, x) = −
2πa
λ
cos

2πNτ −
2π
λ
x + ϕ
‹
De la Figure 10.10, on se rend compte que l’élongation du point d’origine S est nul, et que la
tangente à la corde en ce point est une droite croissante. On a donc :
y (t = τ, x = 0) = 0 et
dy
dx
(t = τ, x = 0)  0
=⇒ sin (2πNτ + ϕ) = 0 et cos (2πNτ + ϕ)  0
On a donc :
2πNτ + ϕ = π
=⇒ ϕ = π − 2πNτ
= π − 3π
= −2π
Or, 0 est la mesure principale de −2π. L’élongation yS(t) du point S peut donc se mettre sous
la forme ci-dessous :
yS (t) = 5 sin

3π
2
t
‹
en cm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 555
Exercice 10.3 :
1- De la Figure 10.11, on constate que l’amplitude a de l’onde est égale à 4 divisions verticales.
Or, une division verticale correspond à 2 cm. Soit :
a = 8 cm
On constate également que la période T de l’onde est égale à 8 divisions horizontales. Or, une
division horizontale correspond à 50 ms. Soit :
T = 400 ms
La fréquence N de l’onde est donnée par la relation :
N =
1
T
=
1
0, 4
D’où :
N = 2, 5 Hz
2- La longueur d’onde de l’onde est donnée par la relation :
λ =
C
N
Application numérique :
λ =
5
2, 5
Soit :
λ = 2 m
3- Le déphasage ϕSM de l’élongation du point M par rapport à celle du point S est donné par :
ϕMS =
2πd
λ
=
2π × 0, 5
2
=
π
2
On conclut donc que les points S et M vibrent en quadrature de phase.
4- Exprimons l’élongation yS(t) du point S sous la forme :
yS(t) = a sin

2π
T
t + ϕ
‹
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 556
L’élongation yM(t) du point M a pour expression :
yM(t) = a sin

2π
T
t + ϕ − ϕSM
‹
= a sin

2π
T
t + ϕ −
π
2
‹
Posons :
φ = ϕ −
π
2
On a donc :
yM(t) = a sin

2π
T
t + φ
‹
ẏM(t) =
2πa
T
cos

2π
T
t + φ
‹
De la Figure 10.11 on se rend compte que lorsque t = 1 div = T
8
, yM est nul et va dans le sens
des élongations positives. On a donc :
yM

t =
T
8
‹
= a sin

2π
T
T
8
+ φ
‹
= a sin
 π
4
+ φ

= 0
ẏM

t =
T
8
‹
 0
On a donc :
π
4
+ φ =
π
4
+ ϕ −
π
2
= 0
D’où :
ϕ =
π
4
L’élongation du point S s’exprime donc par :
yS(t) = 8 sin

5πt +
π
4

en cm
Exercice 10.4 :
1- Notons Ne la fréquence des éclairs. Pour que la surface de l’eau paraisse immobile, on doit
avoir la relation :
Ne =
N
k
, k ∈ N
La plus grande fréquence des éclairs pour laquelle la surface de l’eau paraît immobile est obtenue
pour k = 1. Elle correspond donc à la fréquence propre N de la lame vibrante. Or, 20 Hz est la
plus grande fréquence des éclairs pour laquelle la surface de l’eau paraît immobile. D’où :
N = 20 Hz
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 557
2- Exprimons l’élongation yO(t) du point O sous la forme :
yO(t) = a sin (2πNt + ϕ)
On a :
ẏO(t) = 2πaN cos (2πNt + ϕ)
A la date t = 0, l’élongation du point O est nulle, et il se déplace dans le sens des élongations
négatives. On a donc :
yO(t = 0) = 0 et ẏO(t = 0)  0
Soit :
sin ϕ = 0 et cos ϕ  0
Donc :
ϕ = π
L’élongation yO(t) du point O peut donc s’exprimer selon la relation ci-dessous :
yO(t) = 10 sin (40πt + π) en mm
3- La longueur d’onde λ de l’onde s’exprime par :
λ =
C
N
Application numérique :
λ =
8
20
Soit :
λ = 40 cm
4- La date τ à laquelle l’onde a parcouru la distance d = 1 m est telle que :
C =
d
τ
D’où :
τ =
d
C
Application numérique :
τ =
1
8
Soit :
τ = 125 ms
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 558
5- L’onde créée à la surface de l’eau se déplace dans toutes les directions de la surface. Choi-
sissons une droite horizontale quelconque de la surface de l’eau passant par le point O. Soit
χ la distance entre le point O et un point quelconque de la droite horizontale précédente.
L’élongation y (τ, χ) de ce point à la date τ s’exprime par :
y (τ, χ) = 10 sin

40πτ −
2π
λ
χ + π
‹
= 10 sin

5π −
2π
λ
χ + π
‹
= 10 sin

−
2π
λ
χ + 6π
‹
= 10 sin

−
2π
λ
χ
‹
L’aspect de la surface de l’eau, vue de profil, à la date τ a été représentée à la Figure 10.19
ci-dessous.
Figure 10.19 – Correction de l’exercice 10.4.
Exercice 10.5 :
1- Les rides circulaires observées sur la surface de l’eau ont été représentées à la Figure 10.20
ci-dessous.
Figure 10.20 – Correction de l’exercice 10.5.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 559
2- Le diamètre de la cinquième ride qui coïncide avec le cercle qui délimite la surface de l’eau
est égal au diamètre D du sceau. De la Figure 10.20, on peut écrire :
D = d + 8λ
D’où :
λ =
D − d
8
Application numérique :
λ =
0, 3 − 0, 06
8
Soit :
λ = 3 cm
3- Lorsque le front d’onde atteint les parois du sceau, l’onde a parcouru une distance égale à
son rayon. La célérité C de l’onde s’exprime donc par :
C =
D
2τ
Application numérique :
C =
0, 3
2 × 2, 5
Soit :
C = 6 cm.s−1
La fréquence N de l’onde est donnée par :
N =
C
λ
Application numérique
N =
0, 06
0, 03
Soit :
N = 2 Hz
Exercice 10.6 :
1- En observant la Figure 10.12, on se rend compte que l’arête c du récipient cubique est
fonction de la longueur d’onde λ selon la relation :
c = AB = 10λ
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 560
D’où :
λ =
c
10
Application numérique :
λ =
0, 1
10
Soit :
λ = 1 cm
2- A la date τ, l’onde a atteint les parois du récipient. Elle a donc parcouru une distance égale
à la moitié de l’arête du récipient. La célérité C de l’onde s’exprime donc par :
C =
c
2τ
Application numérique :
C =
0, 1
2 × 2
Soit :
C = 2, 5 cm.s−1
La fréquence N de l’onde est donnée par :
N =
C
λ
Application numérique
N =
0, 025
0, 01
Soit :
N = 2, 5 Hz
3- Le déphasage ϕOA de l’élongation du point O par rapport à celle du point A est donnée par :
ϕOA =
2πOA
λ
=
πc
λ
= 10π
Le déphasage ϕOB de l’élongation du point O par rapport à celle du point B est donnée par :
ϕOB =
2πOB
λ
= 10π
On conclut donc que les points O, A et B vibrent tous en phase.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 561
4- Mettons l’élongation yO (t) du point O sous la forme :
yO (t) = a sin (2πNt + ϕ)
Soit M un point du segment [OB] tel que OM = x. L’élongation y (t, x) de M s’exprime par :
y (t, x) = a sin

2πNt −
2π
λ
x + ϕ
‹
L’aspect à la date τ de la surface de l’eau vue de profil correspond au tracé de y (t = τ, x) en
fonction de x. On a :
y (t = τ, x) = a sin

2πNτ −
2π
λ
x + ϕ
‹
dy
dx
(t = τ, x) = −
2πa
λ
cos

2πNτ −
2π
λ
x + ϕ
‹
De la Figure 10.12, on se rend compte que :
y (t = τ, x = 0) = 0 et
dy
dx
(t = τ, x = 0)  0
Soit :
sin (2πNτ + ϕ) = 0 et cos (2πNτ + ϕ)  0
On a donc :
2πNτ + ϕ = π
=⇒ ϕ = π − 2πNτ = π − 10π = −9π
Or, π est la mesure principale de −9π. L’élongation yO(t) du point O peut donc se mettre sous
la forme ci-dessous :
yO(t) = 5 sin (5πt + π) en mm
Exercice 10.7 :
1- La différence de phase φn,n+i de l’atome de rang n par rapport à l’atome de rang n + i a pour
expression :
φn,n+i = −
2πnd
λ
+
2πd (n + i)
λ
=
2πid
λ
La différence de phase φn−i,n de l’atome de rang n − i par rapport à l’atome de rang n a pour
expression :
φn−i,n = −
2πd (n − i)
λ
+
2πnd
λ
=
2πid
λ
= φn,n+i
La différence de phase φn−i,n+i de l’atome de rang n − i par rapport à l’atome de rang n + i a
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 562
pour expression :
φn−i,n+i = −
2πd (n − i)
λ
+
2πd (n + i)
λ
=
4πid
λ
= 2φn,n+i
Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en phase, alors on a :
φn,n+i = 2kπ, k ∈ Z
Donc :
φn−i,n = 2kπ, k ∈ Z
φn−i,n+i = 4kπ, k ∈ Z
= 2k0
π, k0
= 2k ∈ Z
En conclusion, Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en phase, alors
les atomes de rangs respectifs n − i, n et n + i vibrent tous en phase.
2- Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en opposition de phase, alors on a :
φn,n+i = π + 2kπ, k ∈ Z
= (2k + 1) π, k ∈ Z
Donc :
φn−i,n = (2k + 1) π, k ∈ Z
φn−i,n+i = 2 (2k + 1) π, k ∈ Z
= 2k0
π, k0
= 2k + 1 ∈ Z
En conclusion, Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en opposition
de phase, alors l’atome de rang n − i vibre en opposition de phase avec l’atome de
rang n, mais vibre en phase avec l’atome de rang n + i.
3- Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en quadrature de phase, alors on a :
φn,n+i =
π
2
+ kπ, k ∈ Z
=

k +
1
2
‹
π, k ∈ Z
Donc :
φn−i,n =

k +
1
2
‹
π, k ∈ Z
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 563
φn−i,n+i = 2

k +
1
2
‹
π, k ∈ Z
= (2k + 1) π, k ∈ Z
En conclusion, Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en quadrature
de phase, alors l’atome de rang n − i vibre en quadrature de phase avec l’atome de
rang n, mais vibre en opposition de phase avec l’atome de rang n + i.
Exercice 10.8 :
1- La longueur d’onde du son qui se propage dans l’air est donnée par :
λ =
C
N
Application numérique :
λ =
340
50
Soit :
λ = 6, 8 m
2- La distance OA parcourue par l’onde sonore à la date τ1 est telle que :
C =
OA
τ1
D’où :
OA = Cτ1
Application numérique :
OA = 340 × 5
Soit :
OA = 1, 7 km
3- La date τ2 à laquelle le son atteint le point B est telle que :
C =
OB
τ2
D’où :
τ2 =
OB
C
Application numérique :
τ2 =
3400
340
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 564
Soit :
τ2 = 10 s
4- La différence de phase φOA entre le déplacement du point O par rapport au déplacement du
point A dus à l’onde sonore s’exprime par :
φOA =
2πOA
λ
=
2π × 1700
6, 8
= 500π
= 2 × 250π
La différence de phase φOB entre le déplacement du point O par rapport au déplacement du
point B dus à l’onde s’onore s’exprime par :
φOB =
2πOB
λ
=
2π × 3400
6, 8
= 1000π
= 2 × 500π
On conclut donc que les points O, A et B vibrent tous en phase.
Exercice 10.9 :
1- La longueur d’onde des ondes créées en A et B est donnée par :
λ =
C
N
Application numérique :
λ =
10
25
Soit :
λ = 40 cm
2- Etant donné que les mouvements des points A et B ont la même amplitude, la même fréquence
et la même phase, ils sont donc identiques. On peut exprimer leurs élongations respectives yA(t)
et yB(t) sous les formes suivantes :
yA(t) = yB(t) = a sin (2πNt + ϕ)
Les élongations respectives yAM(t) et yBM(t) du point M dues aux deux ondes s’expriment donc
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 565
par :
yAM(t) = a sin

2πNt −
2πAM
λ
+ ϕ
‹
yBM(t) = a sin

2πNt −
2πBM
λ
+ ϕ
‹
= a sin

2πNt −
2π (AB − AM)
λ
+ ϕ
‹
D’où :
yAM(t) = a sin

2πNt −
2πd
λ
+ ϕ
‹
yBM(t) = a sin

2πNt −
2π (L − d)
λ
+ ϕ
‹
3- L’élongation résultante yM(t) au point M est donnée par :
yM(t) = yAM(t) + yBM(t)
= a sin

2πNt −
2πd
λ
+ ϕ
‹
+ a sin

2πNt −
2π (L − d)
λ
+ ϕ
‹
= a
•
sin

2πNt −
2πd
λ
+ ϕ
‹
+ sin

2πNt −
2π (L − d)
λ
+ ϕ
‹˜
= 2a cos
‚
2πNt − 2πd
λ
+ ϕ − 2πNt + 2π(L−d)
λ
− ϕ
2
Œ
× sin
‚
2πNt − 2πd
λ
+ ϕ + 2πNt − 2π(L−d)
λ
+ ϕ
2
Œ
D’où :
yM(t) = 2a cos
•
π (L − 2d)
λ
˜
sin

2πNt −
πL
λ
+ ϕ
‹
4- L’amplitude de l’onde résultante au point M est maximale si :
cos
•
π (L − 2d)
λ
˜
= ±1
Donc :
π (L − 2d)
λ
= kπ, k ∈ Z
=⇒ L − 2d = kλ
=⇒ d =
L
2
−
kλ
2
Or, on a :
0 ≤ d ≤ L
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 566
=⇒ 0 ≤
L
2
−
kλ
2
≤ L
=⇒ −
L
2
≤ −
kλ
2
≤
L
2
=⇒ −
L
λ
≤ k ≤
L
λ
=⇒ −5 ≤ k ≤ 5
=⇒ k = {−5, −4 , −3, −2, −1, 0, 1, 2, 3, 4, 5}
Les valeurs de d pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est
maximale sont donc 0 m, 20 cm, 40 cm, 60 cm, 80 cm, 1 m, 1, 2 m, 1, 4 m, 1, 6 m,
1, 8 m et 2 m.
5- L’amplitude de l’onde résultante au point M est nulle si :
cos
•
π (L − 2d)
λ
˜
= 0
Donc :
π (L − 2d)
λ
=
π
2
+ kπ, k ∈ Z
=⇒ L − 2d = λ

k +
1
2
‹
=⇒ d =
L
2
−
λ
2

k +
1
2
‹
Or, on a :
0 ≤ d ≤ L
=⇒ 0 ≤
L
2
−
λ
2

k +
1
2
‹
≤ L
=⇒ −
L
2
≤
λ
2

k +
1
2
‹
≤
L
2
=⇒ −
L
λ
≤ k +
1
2
≤
L
λ
=⇒ −
L
λ
−
1
2
≤ k ≤
L
λ
−
1
2
=⇒ −5, 5 ≤ k ≤ 4, 5
=⇒ k = {−5, −4, −3, −2 , −1, 0, 1, 2, 3, 4}
Les valeurs de d pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est
nulle sont donc 10 cm, 30 cm, 50 cm, 70 cm, 90 cm, 1, 1 m, 1, 3 m, 1, 5 m, 1, 7 m et
1, 9 m.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 567
Exercice 10.10 :
1- La longueur d’onde λ des ondes créées en O1 et O2 est donnée par :
λ =
C
N
Application numérique :
λ =
15
30
Soit :
λ = 50 cm
2- L’amplitude ad de l’onde qui résulte de l’interférence au point M entre les deux ondes
s’exprime par :
ad = 2a cos
•
π (O2M − O1M)
λ
˜
= 2a cos
•
π (O1O2 − O1M − O1M)
λ
˜
D’où :
ad = 2a cos
•
π (D − 2d)
λ
˜
3- L’interférence au point M est constructive si :
cos
•
π (D − 2d)
λ
˜
= ±1
Donc :
π (D − 2d)
λ
= kπ, k ∈ Z
=⇒ D − 2d = kλ
=⇒ d =
D
2
−
kλ
2
Or, on a :
0 ≤ d ≤ D
=⇒ 0 ≤
D
2
−
kλ
2
≤ D
=⇒ −
D
2
≤ −
kλ
2
≤
D
2
=⇒ −
D
λ
≤ k ≤
D
λ
=⇒ −3 ≤ k ≤ 3
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 568
=⇒ k = {−3, −2, −1, 0, 1, 2, 3}
Les valeurs de d pour lesquelles l’interférence au point M est constructive sont
donc 0 m, 25 cm, 50 cm, 75 cm, 1 m, 1, 25 m et 1, 5 m.
4- L’interférence au point M est destructive si :
cos
•
π (D − 2d)
λ
˜
= 0
Donc :
π (D − 2d)
λ
=
π
2
+ kπ, k ∈ Z
=⇒ D − 2d = λ

k +
1
2
‹
=⇒ d =
D
2
−
λ
2

k +
1
2
‹
Or, on a :
0 ≤ d ≤ D
=⇒ 0 ≤
D
2
−
λ
2

k +
1
2
‹
≤ D
=⇒ −
D
2
≤
λ
2

k +
1
2
‹
≤
D
2
=⇒ −
D
λ
≤ k +
1
2
≤
D
λ
=⇒ −
D
λ
−
1
2
≤ k ≤
D
λ
−
1
2
=⇒ −3, 5 ≤ k ≤ 2, 5
=⇒ k = {−3, −2 , −1, 0, 1, 2}
Les valeurs de d pour lesquelles l’interférence au point M est destructive sont donc
12, 5 cm, 37, 5 cm, 62, 5 cm, 87, 5 cm, 1, 125 m et 1, 375 m.
Exercice 10.11 :
1- La célérité C des ondes créées en S1 et S2 est donnée par :
C = λN
Application numérique :
C = 0, 8 × 50
Soit :
C = 40 m.s−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 569
2- L’amplitude aM de l’onde qui résulte de la superposition au point M des deux ondes s’exprime
par :
aM = 2a cos
•
π (S2M − S1M)
λ
˜
D’où :
aM = 2a cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
3- Si aM = 8 cm, alors on a :
2a cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
= 8 cm
=⇒ 8 cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
= 8 cm
=⇒ cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
= 1
Soit :
cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
= ±1
Donc :
π (d2 − d1)
λ
= kπ, k ∈ Z
=⇒ d2 − d1 = kλ
Or, on a :
d1 + d2 = d
=⇒ d2 = d − d1
=⇒ d2 − d1 = d − 2d1
Si aM = 8 cm, on a donc :
d − 2d1 = kλ
=⇒ d1 =
d
2
−
kλ
2
Or, on a :
0 ≤ d1 ≤ d
=⇒ 0 ≤
d
2
−
kλ
2
≤ d
=⇒ −
d
2
≤ −
kλ
2
≤
d
2
=⇒ −
d
λ
≤ k ≤
d
λ
=⇒ −3, 75 ≤ k ≤ 3, 75
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 570
=⇒ k = {−3, −2, −1, 0, 1, 2, 3}
Les couples (d1 ; d2) pour lesquels aM = 8 cm sont donc (30 cm ; 2, 7 m),
(70 cm ; 2, 3 m), (1, 1 m ; 1, 9 m), (1, 5 m ; 1, 5 m), (1, 9 m ; 1, 1 m), (2, 3 m ; 70 cm)
et (2, 7 cm ; 30 cm).
4- Si aM = 0 cm, alors on a :
2a cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
= 0 cm
=⇒ 8 cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
= 0 cm
Soit :
cos
•
π (d2 − d1)
λ
˜
= 0
Donc :
π (d2 − d1)
λ
=
π
2
+ kπ, k ∈ Z
=⇒ d2 − d1 = d − 2d1 = λ

k +
1
2
‹
=⇒ d1 =
d
2
−
λ
2

k +
1
2
‹
Or, on a :
0 ≤ d1 ≤ d
=⇒ 0 ≤
d
2
−
λ
2

k +
1
2
‹
≤ d
=⇒ −
d
2
≤
λ
2

k +
1
2
‹
≤
d
2
=⇒ −
d
λ
≤ k +
1
2
≤
d
λ
=⇒ −
d
λ
−
1
2
≤ k ≤
d
λ
−
1
2
=⇒ −4, 25 ≤ k ≤ 3, 25
=⇒ k = {−4, −3, −2 , −1, 0, 1, 2, 3}
Les couples (d1 ; d2) pour lesquels aM = 0 cm sont donc (10 cm ; 2, 9 m),
(50 cm ; 2, 5 m), (90 cm ; 2, 1 m), (1, 3 m ; 1, 7 m), (1, 7 m ; 1, 3 m), (2, 1 m ; 90 cm),
(2, 5 m ; 50 cm) et (2, 9 cm ; 10 cm).
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 571
Exercice 10.12 :
1- Soit N0
= 1001 le nombre de particules que contient la chaîne horizontale. Si la particule de
rang 0 correspond à la première particule, alors celle de rang 1 correspond à la deuxième par-
ticule, et donc celle de rang N qui est la dernière correspond encore à la (N + 1)-ème particule.
Le nombre total de particules est donc :
N0
= N + 1 = 1001
D’où :
N = 1000
2- L’amplitude de l’onde résultante au point M est maximale si :
cos
•
πd
λ
(N − 2n)
˜
= ±1
Donc :
πd
λ
(N − 2n) = kπ, k ∈ Z
=⇒ N − 2n =
kλ
d
=⇒ n =
N
2
−
kλ
2d
Or, on a :
0 ≤ n ≤ N
=⇒ 0 ≤
N
2
−
kλ
2d
≤ N
=⇒ −
N
2
≤ −
kλ
2d
≤
N
2
=⇒ −
Nd
λ
≤ k ≤
Nd
λ
=⇒ −2 ≤ k ≤ 2
=⇒ k = {−2, −1, 0, 1, 2}
Les valeurs de n pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est
maximale sont donc 0, 250, 500, 750 et 1000.
5- L’amplitude de l’onde résultante au point M est nulle si :
cos
•
πd
λ
(N − 2n)
˜
= 0
Donc :
πd
λ
(N − 2n) =
π
2
+ kπ, k ∈ Z
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 572
=⇒ N − 2n =
λ
d

k +
1
2
‹
=⇒ n =
N
2
−
λ
2d

k +
1
2
‹
Or, on a :
0 ≤ n ≤ N
=⇒ 0 ≤
N
2
−
λ
2d

k +
1
2
‹
≤ N
=⇒ −
N
2
≤
λ
2d

k +
1
2
‹
≤
N
2
=⇒ −
Nd
λ
≤ k +
1
2
≤
Nd
λ
=⇒ −
Nd
λ
−
1
2
≤ k ≤
Nd
λ
−
1
2
=⇒ −2, 5 ≤ k ≤ 1, 5
=⇒ k = {−2 , −1, 0, 1}
Les valeurs de n pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est
nulle sont donc 125, 375, 625 et 875.
Exercice 10.13 :
1- Puique le solide reste au repos, la somme vectorielle des forces qui lui sont appliquées est
toujours nulle. Soit T le module de la tension de la corde et ms la masse du solide. On a :
T = msg
Soit V le volume du solide. On a :
ρfer =
ms
V
Or, on a :
V = a3
Soit :
ρfer =
ms
a3
=⇒ ms = ρfera3
D’où :
T = ρferga3
Application numérique
T = 7800 × 9, 8 × 0, 05213
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 573
Soit :
T = 10, 81 N
2- La masse linéique µ de la corde est donnée par :
µ =
m
L
Application numérique :
µ =
3
2, 5
Soit :
µ = 1, 2 kg.m−1
La célérité C des ondes est donnée par :
C =
Ê
T
µ
Application numérique :
C =
Ê
10, 81
1, 2
Soit :
C = 3 m.s−1
3- La longueur d’onde λ vaut :
λ =
C
N
Application numérique :
λ =
3
5
Soit :
λ = 60 cm
Soit n le nombre de fuseaux observés et Lh la longueur de la partie horizontale de la corde. On
a la relation :
Lh = L − Lv =
nλ
2
D’où :
n =
2 (L − Lv)
λ
Application numérique :
n =
2 × (2, 5 − 1)
0, 6
On observe donc cinq fuseaux stables.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 574
Exercice 10.14 :
1- Sur la Figure 10.13, on observe quatre fuseaux stables.
La longueur L de la corde est liée à la longueur d’onde λ de l’onde par la relation :
L =
4
2
λ = 2λ
D’où :
λ =
L
2
Application numérique :
λ =
0, 9
2
Soit :
λ = 45 cm
2- La célérité de l’onde est donnée par la relation :
C = λN
Application numérique :
C = 0, 45 × 20
Soit :
C = 9 m.s−1
3- De la Figure 10.13, on voit que les abscisses comptées à partir de A des ventres dont
l’amplitude est maximale ont pour expressions :
λ
4
;
λ
2
+
λ
4
; λ +
λ
4
et
3λ
2
+
λ
4
On voit également que les abscisses comptées à partir de A des nœuds qui ne se déplacent pas
sont :
0 ;
λ
2
; λ ;
3λ
2
et L
Les abscisses comptées à partir de A des ventres sont donc :
11, 25 cm, 33, 75 cm, 56, 25 cm et 78, 75 cm
Les abscisses comptées à partir de A des nœuds sont donc :
0 cm, 22, 5 cm, 45 cm, 67, 5 cm et 90 cm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 575
Exercice 10.15 :
1- Puisque la corde vibre avec un seul fuseau, sa longueur L et la longueur d’onde λ de l’onde
stationnaire sur la corde sont liées par la relation :
L =
λ
2
D’où :
λ = 2L
Application numérique :
λ = 2 × 50
Soit :
λ = 1 m
2- De la Figure 10.14, on constate que l’amplitude a du mouvement du ventre est égale à 3
divisions verticales. Or, une division verticale correspond à 2 cm. D’où :
a = 6 cm
3- De la Figure 10.14, on constate que la période T du mouvement du ventre est égale à 5
divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 2 s. D’où :
T = 10 s
La célérité C de l’onde ayant produit l’onde stationnaire est donnée par :
C =
λ
T
Application numérique :
C =
1
10
Soit :
C = 10 cm.s−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 576
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 10.1 :
De la Figure 10.15, on se rend compte que la période T de l’onde est égale à 10 divisions
horizontales. Or, une division horizontale correspond à 10 ms. On a donc T = 100 ms. De la
Figure 10.16, on se rend compte qu’à la date τ, l’onde a atteint le milieu I de la corde. On
se rend également compte que la distance parcourue par l’onde correspond à deux longueurs
d’onde λ. On a donc :
L
2
= 2λ
=⇒ λ =
L
4
Soit T le module de la tension dans la corde et µ sa masse linéique. La célérité C de l’onde qui
se propage le long de la corde vérifie la relation :
C =
λ
T
=
Ê
T
µ
=
É
T L
m
=⇒
L
4T
=
É
T L
m
=⇒
L2
16T2
=
T L
m
D’où :
T =
mL
16T2
Application numérique :
T =
2 × 1, 6
16 × 0, 12
La tension dans la corde vaut donc T = 20 N.
Evaluation 10.2 :
Notons C la célérité de l’onde sonore qui se propage dans le rail de longueur L. La date τ = 0, 5 s
à laquelle le son est détecté par le microphone correspond encore au temps mis par le son pour
parcourir toute la longueur du rail. On a donc :
C =
L
τ
La fréquence N vaut :
N = 300 coups.min−1
= 5 coups.s−1
= 5 Hz
La longueur d’onde λ de l’onde sonore est donnée par :
λ =
C
N
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 10. ONDES MÉCANIQUES 577
D’où :
λ =
L
Nτ
Application numérique :
λ =
2500
5 × 0, 5
La longueur d’onde du son qui se propage dans le barreau vaut donc λ = 1 km.
Evaluation 10.3 :
L’amplitude ad du signal détecté par le microphone s’exprime par :
ad = 2a cos
•
π (D − 2d)
λ
˜
Si le microphone ne détecte aucun signal, cela signifie que l’amplitude ad est nulle. On a donc :
cos
•
π (D − 2d)
λ
˜
= 0
Soit :
π (D − 2d)
λ
=
π
2
+ kπ, k ∈ Z
On a donc :
λ =
D − 2d
k + 1
2
La célérité C de l’onde s’exprime par :
C = λN =
N (D − 2d)
k + 1
2
La vitesse du son dans l’air étant comprise entre 320 m.s−1
et 350 m.s−1
, on a :
320 ≤
N (D − 2d)
k + 1
2
≤ 350
=⇒
N (D − 2d)
350
≤ k +
1
2
≤
N (D − 2d)
320
=⇒
50 × (10 − 2 × 3, 3)
350
−
1
2
≤ k ≤
50 × (10 − 2 × 3, 3)
320
−
1
2
=⇒ −0, 014 ≤ k ≤ 0, 03
Donc :
k = 0
La longueur d’onde des sons émis par les haut-parleurs vaut donc λ = 6, 8 m, et
ces sons se propagent avec une célérité C = 340 m.s−1
.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 578
Chapitre 11
Optique ondulatoire et corpusculaire
Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.
Romais 14 : 9
11.1 Généralités
L’optique est la branche de la physique qui étudie la lumière, indispensable pour la vue.
En effet, pour qu’un objet puisse être perçu par un observateur, cet objet doit émettre de la
lumière. L’objet se comporte alors soit comme une source primaire de lumière s’il émet de
lui-même cette lumière, soit comme une source secondaire de lumière s’il diffuse la lumière
qu’il a reçue de la part d’une source primaire. L’optique est subdivisée en trois principales
sous-branches. Dans les classes antérieures a été étudiée l’optique géométrique, qui est la
partie de la physique qui étudie la lumière dans son émission et dans sa propagation et qui
la décrit comme un faisceau de rayons lumineux rectilignes. Dans ce chapitre, nous étudierons
l’optique ondulatoire qui traite la lumière comme une onde, et l’optique corpusculaire
qui la traite comme un ensemble de particules élémentaires.
11.2 Optique ondulatoire
11.2.1 Ondes électromagnétiques
Nous avons défini au chapitre précédent une onde comme étant un phénomène de propaga-
tion d’une perturbation dans un milieu sans transport de matière, mais avec transfert d’énergie.
Il existe une catégorie d’ondes appelées ondes électromagnétiques qui résultent de la super-
position d’une perturbation électrique et d’une perturbation magnétique se propageant dans le
même sens. A la différence des ondes mécaniques, les ondes électromagnétiques n’ont pas besoin
d’un milieu matériel pour se propager. Ainsi, les ondes électromagnétiques peuvent se propager
même dans le vide. La lumière est une onde électromagnétique de longueur d’onde et de fré-
quence variable. La vitesse (ou célérité) de la lumière dans le vide, notée C a une valeur
constante qui vaut approximativement C = 3 × 108
m.s−1
. La lumière blanche est composée
de sept radiations qui correspondent aux sept couleurs de l’arc-en-ciel ; le rouge, l’orangée, le
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 579
jaune, le vert, le bleu, l’indigo et le violet. L’œil humain ne peut percevoir que de la lumière
dont la longueur d’onde varie entre 400 nm qui correspond à la radiation violette et 750 nm qui
correspond à la radiation rouge : C’est le spectre de la lumière blanche. Les ondes élec-
tromagnétiques dont la longueur d’onde est inférieure à 400 nm sont appelées ultra-violets,
dont font partie les rayons-Gamma (γ) et les rayons-X. Les ondes électromagnétiques dont
la longueur d’onde est supérieure à 750 nm sont appelées infra-rouges, dont font partie les
micro-ondes et les ondes-radio. La longueur d’onde λ d’une radiation lumineuse est liée à
sa fréquence ν selon la relation :
C = λν (11.1)
Une lumière qui ne contient qu’une seule radiation (une seule longueur d’onde) est dite mo-
nochromatique. Une lumière qui n’en contient que deux est dite dichromatique ou bichro-
matique. De façon générale, une lumière qui contient plusieurs radiations est dite polychro-
matique ; c’est donc le cas de la lumière blanche.
11.2.2 Phénomène de diffraction
La diffraction est le brusque changement de direction que subit une onde à la traversée
d’une ouverture de petite dimension. En éclairant un diaphragme percé d’un petit trou par un
faisceau cylindrique de lumière (Figure 11.1), on constate que les rayons lumineux sont déviés
à la traversée du trou, qui se comporte comme une source secondaire de lumière.
Figure 11.1 – Diffraction de la lumière.
Le faisceau de lumière a donc été diffracté, ce qui prouve que la lumière se comporte comme
une onde à laquelle peut être associée une longueur d’onde, une fréquence et une célérité.
11.2.3 Interférences lumineuses
Le physicien anglais Thomas Young a mis en évidence le caractère ondulatoire de la lu-
mière à travers une expérience qu’il a réalisée en 1801 et qui est considérée jusqu’aujourd’hui
comme la plus belle et la plus célèbre de la physique moderne ; il s’agit de l’expérience des
fentes d’Young. Considérons à la Figure 11.2 une source S de lumière monochromatique de
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 580
longueur d’onde λ éclairant un diaphragme vertical percé de deux petites fentes F1 et F2. Il
se produit un phénomène de diffraction à chaque fente. Ces deux fentes se comportent comme
des sources secondaires qui diffusent la lumière provenant de S. Plaçons dèrrière le diaphragme
un écran vertical. On observe sur cet écran des zones alternativement éclairées et sombres. La
superposition des lumières provenant des deux fentes a donc produit sur l’écran des interfé-
rences lumineuses. Les zones éclairées font référence à une intrerférence constructive,
tandis que les zones sombres correspondent à une interférence destructive. Ce phénomène
d’interférnce traduit donc le caractère ondulatoire de la lumière. Les franges d’interférence
alternativement brillantes et sombres sur l’écran sont dites délocalisées car elles sont observées
en tout lieu où l’écran coupe le champ d’interférences, c’est-à-dire la région où les faisceaux
provenant des deux fentes se croisent.
Figure 11.2 – Expérience des fentes d’Young.
Soit a = F1F2 la distance qui sépare les fentes F1 et F2. Supposons que S appartienne à la
médiatrice du segment [F1F2]. Notons P le point d’intersection entre cette médiatrice et le dia-
phragme. Soit D la distance entre le diaphragme et l’écran. Notons Q le point d’intersection
entre la médiatrice précédente et l’écran. Soit M un point de l’écran tel que QM = x. Consi-
dérons un repère vertical (Qx) orienté vers le haut. Notons H1 et H2 les projetés orthogonaux
respectifs de F1 et F2 sur l’écran (Figure 11.3). On exprime la différence de marche δ du
point M par :
δ = SF2 − SF1 + F2M − F1M
Etant donné que S est situé sur la médiatrice du segment [F1F2], SF2 = SF1. Soit :
δ = F2M − F1M
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 581
Figure 11.3 – Interférences lumineuses.
Dans le triangle rectangle F1H1M, on peut écrire :
F1M2
= F1H1
2
+ H1M2
= PQ2
+

QM −
F1F2
2
‹2
= D2
+

x −
a
2
2
= D2
–
1 +

x − a
2
D
‹2
™
Soit :
F1M = D
Ê
1 +

x − a
2
D
‹2
= D
–
1 +

x − a
2
D
‹2
™ 1
2
Dans le triangle rectangle F2H2M, on peut écrire :
F2M2
= F2H2
2
+ H2M2
= PQ2
+

QM +
F1F2
2
‹2
= D2
+

x +
a
2
2
= D2
–
1 +

x + a
2
D
‹2
™
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 582
Soit :
F2M = D
Ê
1 +

x + a
2
D
‹2
= D
–
1 +

x + a
2
D
‹2
™ 1
2
Considérons le cas où a et x sont négligeables devant D. On a donc :
F1M = D
–
1 +
1
2

x − a
2
D
‹2
™
= D +
x − a
2
2
2D
F2M = D
–
1 +
1
2

x + a
2
D
‹2
™
= D +
x + a
2
2
2D
Ainsi, on a :
δ = D +
x + a
2
2
2D
− D −
x − a
2
2
2D
=
x + a
2
2
− x − a
2
2
2D
=
x + a
2
− x + a
2

x + a
2
+ x − a
2

2D
Donc, lorsque a et x sont négligeables devant D, la différence de marche s’exprime par :
δ =
ax
D
(11.2)
L’ordre d’interférence px du point M peut dans ce cas s’exprimer par :
px =
δ
λ
=
ax
Dλ
(11.3)
L’abscisse xkb
d’une frange brillante vérifie la relation :
δ =
axkb
D
= kbλ , kb ∈ Z
Soit :
xkb
=
Dkbλ
a
, kb ∈ Z
L’ordre d’interférence pkb
de cette frange vaut donc :
pkb
= kb
L’abscisse xks d’une frange sombre vérifie la relation :
δ =
axks
D
=

ks +
1
2
‹
λ , ks ∈ Z
Soit :
xks =
D ks + 1
2

λ
a
, ks ∈ Z
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 583
L’ordre d’interférence pks de cette frange vaut :
pks = ks +
1
2
La frange centrale sur l’écran est toujours brillante et correspond à une différence de marche
nulle. Son abscisse x0 de même que son ordre d’interférence p0 sont nuls :
x0 = 0 et p0 = 0
L’orde d’interférence est un nombre entier (pour une frange brillante) ou demi-entier (pour
une frange sombre) qui indique la nature d’une frange et sa position par rapport à la frange
centrale. L’ordre d’interférence pnb de la n-ième frange brillante située au-dessus de la frange
centrale s’exprime par :
pnb = n
L’ordre d’interférence p−nb de la n-ième frange brillante située en-dessous de la frange centrale
s’exprime par :
p−nb = −pnb = −n
L’ordre d’interférence pns de la n-ième frange sombre située au-dessus de la frange centrale
s’exprime par :
pns = n −
1
2
L’ordre d’interférence p−ns de la n-ième frange sombre située en-dessous de la frange centrale
s’exprime par :
p−ns = −pns = −n +
1
2
Notons xkb+1 l’abscisse de la frange brillante qui suit (vers le haut) la frange brillante d’abscisse
xkb
précédente. On a ainsi :
xkb+1 =
D (kb + 1) λ
a
, kb ∈ Z
=
Dkbλ
a
+
Dλ
a
= xkb
+
Dλ
a
Notons xks+1 l’abscisse de la frange sombre qui suit (vers le haut) la frange sombre d’abscisse
xks précédente. On a ainsi :
xks+1 =
D ks + 1
2
+ 1

λ
a
, ks ∈ Z
=
D ks + 1
2

λ
a
+
Dλ
a
= xks +
Dλ
a
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 584
On a donc :
xkb+1 − xkb
= xks+1 − xks =
Dλ
a
On constate donc que la différence entre les abscisses de deux franges brillantes consécutives
est encore égale à la différence entre les abscisses de deux franges sombres consécutives, cette
différence étant constante. On définit l’interfrange i comme étant la distance entre les milieux
de deux franges consécutives de même nature (Figure 11.4). Elle s’exprime par :
i =
Dλ
a
(11.4)
Figure 11.4 – Alternance des franges brillantes et sombres.
L’abscisse x d’une frange quelconque sur l’écran est liée à son ordre d’interférence px et à
l’interfrange i selon la relation ci-dessous :
x = pxi (11.5)
Soient xa et xb les abscisses de deux franges quelconques d’ordres d’interférence respectifs pa et
pb. Soient p−a et p−b les ordres d’interférence respectifs des franges d’abscisses respectives −xa
et −xb. La distance dab entre les milieux des franges d’abscisses respectives xa et xb est encore
égale à la distance entre les milieux des franges d’abscisses respectives −xa et −xb et vaut :
dab = |xb − xa| = |pb − pa| i = |p−b − p−a| i (11.6)
Dans le cas où on place juste derrière l’une des fentes une lame en verre de faible épaisseur e
et d’indice de réfraction n  1, la distance parcourue par la lumière de cette fente vers le point
M sur l’écran est augmentée d’une quantité dn exprimée par :
dn = e (n − 1)
Ainsi, si la lame est placée juste dèrrière la fente supérieure F1, la différence de marche du point
M devient :
δ =
ax
D
− e (n − 1)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 585
La frange centrale se retouve donc déplacée vers le haut, et son abscisse x0 devient :
x0 =
eD (n − 1)
a
Si la lame est placée juste dèrrière la fente inférieure F2, la différence de marche du point M
devient :
δ =
ax
D
+ e (n − 1)
La frange centrale se retouve donc déplacée vers le bas, et son abscisse x0 devient :
x0 = −
eD (n − 1)
a
Dans le cas où la source S est dichromatique avec deux radiations de longeurs d’onde λ1 et λ2,
chaque radiation va créer sur l’écran son propre système de franges alternativement brillantes
et sombres. Les interfranges respectives i1 et i2 dues à ces deux radiation s’expriment par :
i1 =
Dλ1
a
(11.7)
i2 =
Dλ2
a
(11.8)
Soit un point M1 de l’écran d’abscisse x1 d’ordre d’interférence px1 dû à la radiation de longueur
d’onde λ1. On a :
x1 = px1 i1
Soit un point M2 de l’écran d’abscisse x2 d’ordre d’interférence px2 dû à la radiation de longueur
d’onde λ2. On a :
x2 = px2 i2
Lorsque les points M1 et M2 coïncident, il y a coïncidence d’interférence. On a donc :
x = x1 = x2 = px1 i1 = px2 i2
Soit :
px1
px2
=
i2
i1
La première coïncidence de frange brillante se produit pour les plus petites valeurs entières
positive de px1 et px2 . Les interférences lumineuses sont exploitées dans de nombreux appareils
optiques tels que l’interféromètre de Michelson, les lentilles de Billet, le bi-prisme et le
bi-miroir de Fresnel.
11.2.4 Effet Doppler
Au chapitre précédent, nous avons étudié la propagation des ondes mécaniques créées en un
point source d’un milieu matériel. Considérons maintenant une onde mécanique ou électroma-
gnétique de fréquence N créée en un point source S et qui se propage dans un milieu avec une
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 586
vitesse V. Supposons qu’un récepteur R soit placé dans le milieu à une certaine distance de S.
Si la source et le récepteur sont immobiles (Figure 11.5), la fréquence perçue par le récepteur
est la même que la fréquence de l’onde.
Figure 11.5 – Source S d’onde et récepteur R tous immobiles.
Lorsqu’il y a déplacement relatif entre la source S et le récepteur R, on constate cette fois que
la fréquence perçue par le récepteur est différente de la fréquence propre de l’onde : C’est l’effet
Doppler. On parle alors de fréquence apparente. Lorsqu’il y a rapprochement entre la source
et le récepteur, la fréquence apparente perçue par le récepteur est supérieure à la fréquence
propre de l’onde, et lorsqu’il y a éloignement entre la source et le récepteur, la fréquence
apparente perçue par le récepteur est inférieure à la fréquence propre de l’onde. Plusieurs cas
de figure se présentent. On suppose dans chaque cas que la vitesse V de propagation de l’onde
est supérieure aux vitesses avec lesquelles se déplacent la source et le récepteur. Dans le cas
où le récepteur est immobile et la source se rapproche de lui avec une vitesse constante VS
(Figure 11.6), la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime par :
Na =
NV
V − VS
(11.9)
Figure 11.6 – Rapprochement d’une source S d’onde par rapport à un récepteur R immobile.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 587
Dans le cas où le récepteur est immobile et la source s’éloigne de lui avec une vitesse constante
VS (Figure 11.7), la fréquence apparente Na s’exprime par :
Na =
NV
V + VS
(11.10)
Figure 11.7 – Eloignement d’une source S d’onde par rapport à un récepteur R immobile.
Dans le cas où la source est immobile et le récepteur se rapproche d’elle avec une vitesse
constante VR, la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime par :
Na =
N (V + VR)
V
(11.11)
Dans le cas où la source est immobile et le récepteur s’éloigne d’elle avec une vitesse constante
VR, la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime par :
Na =
N (V − VR)
V
(11.12)
Considérons le cas où la source et le récepteur se déplacent dans le même sens avec des vitesses
constantes respectives VS et VR. Supposons qu’au départ, le récepteur se trouve devant la
source, et qu’après un moment, la source dépasse le récepteur et se retrouve devant lui. On doit
pour cela avoir la condition VS  VR. Avant le dépassement, tout se passe comme si le récepteur
s’éloignait de la source, et la source se rapprochait du récepteur. la fréquence apparente Na
perçue par le récepteur s’exprime dans ce cas par :
Na =
N (V − VR)
V − VS
(11.13)
Après le dépassement, tout se passe comme si le récepteur se rapprochait de la source, et la
source s’élognait du récepteur. la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime
dans ce cas par :
Na =
N (V + VR)
V + VS
(11.14)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 588
Considérons le cas où la source et le récepteur se déplacent en sens contraires avec des vitesses
constantes respectives VS et VR. Supposons qu’au départ, la source et le récepteur se rap-
prochent mutuellement et qu’après un moment, ils se croisent puis s’éloignent mutuellement.
Avant le croisement, la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’expriment par :
Na =
N (V + VR)
V − VS
(11.15)
Après le croisement, la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime par :
Na =
N (V − VR)
V + VS
(11.16)
L’effet Doppler trouve ses applications dans de nombreux domaines. Il est exploité en imagerie
médicale pour effectuer les échographies. Il est également utilisé en astronomie . On s’en sert
aussi pour le GPS (Global Positionning System) et dans la circulation routière pour
mesurer à l’aide de radars les vitesses des véhicules.
11.3 Optique corpusculaire
Au début du XXème
siècle, une nouvelle branche de la physique a vu le jour, et a complète-
ment bouleversé la compréhension des phénomènes dans la nature et dans l’Univers : C’est la
Physique quantique. Elle s’applique particulièrement à l’échelle atomique, c’est-à-dire aux
particules de très petites dimensions avec des faibles masses. L’optique corpusculaire ou
optique quantique décrit la lumière comme un faisceau de particules de masses négligeables
appelées photons, et caractérisées par une longueur d’onde et une fréquence. L’énergie E d’un
photon de fréquence ν et de longueur d’onde λ est donnée par :
E = hν =
hC
λ
(11.17)
h est la constante de Plank. Son unité SI est le Joule-seconde (J.s) et sa valeur vaut
h = 6, 62 × 10−34
J.s. A l’échelle atomique, au lieu du Joule, on préfère exprimer l’énergie en
électron-Volt (eV). On a l’équivalence :
1 eV = 1, 6 × 10−19
J
Certaines énergies sont très souvent de l’ordre du Méga électron-Volt (MeV).
11.3.1 Niveaux d’énergie de l’atome d’Hydrogène
Certains atomes sont capables d’absorber ou d’émettre des rayonnements électromagné-
tiques. On parle de spectre d’absorption et de spectre d’émission. Pour expliquer ces
spectres, le physicien et chimiste danois Niels Bohr a consacré beaucoup de recherches sur
les atomes et a énoncé deux postulats qui portent son nom. Le premier postulat de Bohr
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 589
stipule que :
≺≺ L’énergie d’un atome ne peut prendre que certaines valeurs bien déterminées
formant une suite discontinue. Chaque valeur d’énergie correspond à un état ap-
pelé niveau d’énergie de l’atome. 
Le second postulat de Bohr stipule que :
≺≺ Une transition est le passage d’un niveau d’énergie à un autre. Les variations
d’énergie ne peuvent prendre que des valeurs bien déterminées : On dit qu’elles
sont quantifiées. 
Les niveaux d’énergie d’un atome sont répérés par des entiers naturels non nuls. L’énergie d’un
atome à un niveau d’énergie n s’exprime par :
En = −
E0
n2
, n ∈ N∗
(11.18)
Pour l’atome d’hydrogène, on a :
E0 = 13, 6 eV
L’énergie d’un atome augmente avec le niveau d’énergie. Lorsque l’atome est à son premier
niveau d’énergie, son énergie E1 est la plus basse possible. On dit donc qu’il est à son état
fondamental. Les niveaux d’énergie supérieurs à 1 correspondent aux états excités. Pour
que l’atome d’hydrogène passe d’un niveau d’énergie n à un autre niveau supérieur p (Figure
11.8), il doit absorber un photon de fréquence νnp (et donc de longueur d’onde λnp) tel que :
Ep − En = −E0

1
p2
−
1
n2
‹
= hνnp =
hC
λnp
, n ∈ N∗
, p ∈ N∗
et p  n (11.19)
Figure 11.8 – Transition énergétique.
Pour que l’atome d’hydrogène passe d’un niveau d’énergie n à un autre niveau inférieur m, il
doit émettre un photon de fréquence νnm (et donc de longueur d’onde λnm) tel que :
En − Em = −E0

1
n2
−
1
m2
‹
= hνnm =
hC
λnm
, n ∈ N∗
, m ∈ N∗
et m  n (11.20)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 590
On introduit la constante de Rydberg RH exprimée par :
RH =
E0
hC
= 1, 0956 × 107
m−1
(11.21)
Les transitions énergétiques vers le niveau d’énergie n = 1 correspond à la série de Lyman,
celles vers le niveau n = 2 à la série de Balmer, celles vers le niveau n = 3 à la série de
Paschen, celles vers le niveau n = 4 à la série de Bracket, et celles vers le niveau n = 5 à la
série de Pfund. On appelle énergie d’ionisation Ei l’énergie minimale à fournir à l’atome
d’hydrogène pris dans son état fondamental pour lui arracher son unique électron. L’énergie de
l’atome dans son état ionisé est nul. On a :
Ei = −E1 = E0 = 13, 6 eV
Supposons qu’un atome d’hydrogène se trouve dans son état fondamental et présentons lui un
photon d’énergie Eph. Si Eph  Ei, le photon sera absorbé, et l’électron de l’atome d’hydrogène
sera expulsé avec une énergie cinétique Ec exprimée par :
Ec = Eph − Ei
Si Eph = Ei, le photon sera absorbé, et il y aura ionisation : l’atome d’hydrogène se transforme
donc en ion H+
. Si Eph  Ei, le photon ne sera absorbé que si et seulement si il existe un entier
naturel n supérieure à 1 tel que :
−
E0
n2
− E1 = Eph
Soit :
n =
Ê
E0
E0 − Eph
=
Ê
Ei
Ei − Eph
Le photon ne sera donc pas absorbé si n n’est pas un entier naturel supérieur à 1.
11.3.2 Effet photoélectrique
L’effet photoélectrique est le phénomène d’extraction des électrons d’un métal lorsqu’il
est éclairé par un rayonnement électromagnétique (tel que la lumière) de longueur d’onde conve-
nable. Il a été découvert en 1887 par le physicien allemand Heinrich Hertz. Considérons une
cellule photoémissive constituée d’une cathode (C) formée par une couche de métal et d’une
anode métallique (A). A la Figure 11.9, on a connecté la cellule aux bornes d’un générateur de
tension variable. Un voltmètre est branché aux bornes de la cellule afin de mesurer la différence
de potentiel UAC entre l’anode et la cathode. Un micro-ampèremètre est également placé afin
de mesurer le courant émis par la cellule, aussi faible soit-il. Eclairons la cathode de la cellule
avec un rayonnement électromgnétique. Pour certains rayonnements, l’effet photélectrique se
produit. Les électrons sont extraits de la cathode de la cellule, et on décèle un courant électrique
dans le circuit. Soient λ et ν la longueur d’onde et la fréquence du rayonnement qui éclaire la
cellule. L’effet photoélectrique ne se produit que si ν est supérieur à une valeur νs appelée
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 591
fréquence seuil (λ est inférieur à une valeur λs appelée longueur d’onde seuil) : C’est la
loi de seuil photoélectrique, première loi de l’effet photoélectrique. On doit ainsi avoir :





ν  νs
λ  λs
Figure 11.9 – Mise en évidence de l’effet photoélectrique.
L’effet photoélectrique est un phénomène instantanné qui commence et cesse avec l’éclairement :
C’est la deuxième loi. L’émission photoélectrique ne dépend pas de la puissance lumineuse
reçue : c’est la troisième loi. On définit le travail ou l’énergie d’extraction Ws de la cellule
comme étant l’énergie minimale que doit fournir un photon à un électron pour l’extraire de la
cathode de la cellule. Elle s’exprime par :
Ws = hνs =
hC
λs
(11.22)
L’énergie W transportée par un photon du rayonnement s’exprime par :
W = hν =
hC
λ
L’énergie cinétique maximale Ec des électrons extraits de la cathode de la cellule s’exprime par :
Ec = W − Ws = h (ν − νs) = hC

1
λ
−
1
λs
‹
(11.23)
L’énergie cinétique maximale E0
c des électrons qui arrivent sur l’anode partant de la cathode est
donnée par la relation :
E0
c = Ec + eUAC (11.24)
e est la charge élémentaire et vaut e = 1, 6 × 10−19
C. Pour que la vitesse des électrons à l’anode
soit nulle, on doit avoir :
E0
c = Ec + eUAC = 0
Pour annuler la vitesse des électrons à l’anode, il faut donc appliquer entre la cathode et l’anode
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 592
une différence de potentiel positive UCA donné par :
UCA = U0 =
Ec
e
=
h
e
(ν − νs) =
hC
e

1
λ
−
1
λs
‹
(11.25)
U0 est appelé potentiel d’arrêt car lorsqu’on l’applique entre la cathode et l’anode, la vitesse
des électrons s’annule et le courant cesse ainsi de circuler dans le circuit. La caractéristique
tension-courant d’une cellule photoémissive, représentant la variation du courant photoélec-
trique I en fonction de la tension UAC a été représentée à la Figure 11.10 ci-dessous.
Figure 11.10 – Caractéristique tension-courant d’une cellule photoémissive.
On constate que lorsque la tension UAC est nulle, on décelle un courant photoélectrique I0
positif. Les électrons extraits de la cathode ont une énergie supplémentaire qui leur permet
d’atteindre l’anode. Tous les électrons expulsés de la cathode étant captés par l’anode, il se
produit un phénomène de saturation. L’intensité du courant photoélectrique reste bloquée
à une valeur de saturation IS. Si le rayonnement électromagnétique possède N photons, son
énergie totale WT s’exprime par :
WT = Nhν =
NhC
λ
(11.26)
On définit la puissance lumineuse comme étant l’énergie du faisceau par unité de temps :
PL =
WT
t
=
Nhν
t
=
NhC
tλ
(11.27)
Plus la puissance lumineuse est élevée, plus le courant de saturation est important. Soit n le
nombre de photons efficaces, c’est-à-dire le nombre de photons ayant fourni de l’énergie à un
électron chacun. n est donc encore le nombre d’électrons expulsés par la cathode. On définit le
rendement quantique Rq comme étant le rapport entre le nombre de photons efficaces et le
nombre de photons total d’un faisceau :
Rq =
n
N
(11.28)
L’intensité IS du courant de saturation s’exprime par :
IS =
ne
t
(11.29)
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 593
La détermination de la constante de plank h et les paramètres seuils de la cellule peuvent se
déterminer expérimentalement en traçant le graphe U0 = f (ν). La courbe obtenue est appelée
courbe de Millikan (Figure 11.11). Quelque soit la cellule émissive, la courbe de Millikan
est toujours inclinée par rapport à l’horizontale d’un angle α tel que :
tan α =
h
e
(11.30)
Figure 11.11 – Courbes de Millikan.
L’effet photoélectrique s’applique dans de nombreux dispositifs électroniques notamment les
phototransistors, les photodiodes, les photopiles ou encore les plaques solaires.
11.3.3 Effet Compton
L’effet Compton est un phénomène qui survient lorsqu’un photon entre en collision avec un
électron. Il a été découvert en 1922 par le physicien américain Arthur Compton. Considérons
à la Figure 11.12 un photon incident de longueur d’onde λi et de fréquence νi entrant en
collision avec un électron au repos. Après la collision, l’électron est dévié d’un angle α par
rapport à la direction du photon incident. Le photon quant à lui est diffusé dans un angle θ.
Soient λd et νd la longueur d’onde et la fréquence du photon diffusé. On a les relations :
λd − λi = λC (1 − cos θ) = 2λC sin2

θ
2
‹
(11.31)
1
νd
−
1
νi
=
1
νC
(1 − cos θ) =
2
νC
sin2

θ
2
‹
(11.32)
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 594
Figure 11.12 – Effet Compton.
λC et νC sont respectivement la longueur d’onde Compton et la fréquence Compton
exprimées par :
λC =
h
meC
(11.33)
νC =
meC2
h
(11.34)
me est la masse de l’électron et vaut me = 9, 1 × 10−31
kg.
11.4 Dualité onde-corpuscule de la lumière
De ce qui précède, on constate que la lumière revêt parfois un caractère ondulatoire et
parfois un caractère corpusculaire : C’est la dualité onde-corpuscule ou onde-particule
de la lumière. Ces deux aspects ont été reliés à travers la relation ci-dessous qui lie la longueur
d’onde λ, la fréquence ν et la quantité de mouvement p d’un photon :
λ =
C
ν
=
h
p
(11.35)
La relation ci-dessus est appelée relation de De Broglie, formulée en 1924 par le physicien
et mathématicien français Louis De Broglie.
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 595
Exercices
Exercice 11.1 :
A la Figure 11.13 ci-dessous, une source S émet une lumière monochromatique de longueur
d’onde λ = 500 nm. A une distance d = 1, 5 m de la source est placé un diaphragme vertical
percé de deux fentes F1 et F2 séparées par une distance a = F1F2 = 2 mm. A une distance
D = 2 m du diaphragme est placé un écran vertical. La médiatrice du segment [F1F2] coupe le
diaphraphme en un point P, et coupe l’écran en un point Q. La droite verticale qui passe par
la source S coupe la médiatrice précédente en un point O tel que OS = h = 3 mm. Soit M un
point de l’écran tel que QM = x. On note H le projeté orthogonal de S sur le diaphragme.
Figure 11.13 – Exercice 11.1.
1- Montrer que dans le cas où a, x et h sont négligeables devant d et D, la différence de marche
δ du point M peut s’exprimer selon la relation ci-dessous :
δ = a

h
d
+
x
D
‹
2- Déterminer l’abscisse x0 de la frange centrale.
3- Déterminer l’interfrange i.
4- En déduire la distance d35 entre les milieux de la troisième frange sombre et de la cinquième
frange brillante, situées de part et d’autre de la frange centrale.
Exercice 11.2 :
A la Figure 11.14, un diaphragme vertical est percé de deux fentes F1 et F2 séparées par une
distance a = F1F2 = 3 mm. Une source S de lumière monochromatique de longueur d’onde λ
est placée sur la médiatrice du segment [F1F2] qui coupe le diaphragmme en un point P. Soit
Q un point de cette médiatrice tel que PQ = D = 1, 5 m. Un écran droit incliné par rapport à
la verticale d’un angle α passe par le point Q. Soit M un point de l’écran tel que QM = x. On
note Q0
le projeté orthogonal de M sur la médiatrice du segment [F1F2].
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 596
Figure 11.14 – Exercice 11.2.
1- Montrer que dans le cas où a et x sont négligeables devant D, la différence de marche δ du
point M peut s’exprimer selon la relation ci-dessous :
δ =
ax cos α
D
2- Donner l’expression de l’interfrange i.
3- Calculer la valeur de i sachant que la distance entre les milieux de la sixième frange sombre
et de la septième frange brillante, situées de part et d’autre de la frange centrale sont séparés
par une distance d67 = 8 mm.
4- En déduire la valeur de λ.
Exercice 11.3 :
Une source ponctuelle S émettant une lumière monochromatique de longueur d’onde λ = 600 nm
éclaire un diaphragme vertical percé de deux petites fentes F1 et F2 séparées par une distance
a = F1F2 = 5 mm. Un écran vertical est placé à une distance D = 4 m du diaphragme. La
médiatrice du segment [F1F2] passe par le point S et coupe l’écran en un point Q. Deux lames
d’épaisseurs respectives e1 = 15 mm et e2 = 10 mm et d’indices de réfraction respectifs n1 = 1, 6
et n2 = 1, 5 sont placées respectivement derrière les fentes F1 et F2. Soit M un point de l’écran
tel que QM = x.
1- Donner l’expression de la différence de marche δ du point M.
2- Déterminer l’abscisse x0 de la frange centrale.
3- Calculer l’interfrange i.
4- Calculer la distance d16 séparant les mileux de la première frange sombre et de la sixième
frange centrale situées du même côté par rapport à la frange centrale.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 597
Exercice 11.4 :
Une source de lumière dichromatique est composée de deux radiatons de longueurs d’onde res-
pectives λ1 = 450 nm et λ2 = 700 nm. La source éclaire un diaphragme vertical percé de deux
fentes F1 et F2 séparées par une distance a = 2 mm. La distance entre chaque fente et la source
S est la même. A une distance D = 3 m du diaphragme est placé un écran vertical. Soit un point
M d’abscisse x sur l’écran, l’axe des abscisses étant pointé vers le haut, et les abscisses étant
comptées à partir du point d’intersection entre la médiatrice du segment [F1F2] et l’écran. 1-
Calculer les interfranges i1 et i2 dues aux deux radiations.
2- Déterminer l’abscisse positive x0 où il y a coïncidence de frange brillante pour la première
fois sur l’écran.
Exercice 11.5 :
Une source ponctuelle S de lumière monochromatique de longueur d’onde λ éclaire un dia-
phragme vertical percé de deux fentes F1 et F2 séparées par une distance a = F1F2 = 4 mm.
Un écran vertical est placé à une distance D du diaphragme. Le point S appartient à la mé-
diatrice du segment [F1F2]. On observe sur l’écran des franges alternativement brillantes et
sombres. On fait varier les valeurs de D et on mesure à chaque fois la distance d entre la
dixième frange sombre et la dixième frange brillante situées de part et d’autre de la frange
centrale. Les données ont été consignées dans le Tableau 11.1 ci-dessous :
Tableau 11.1 – Exercice 11.5.
D (m) 1 1, 5 2 2, 5 3 3, 5 4 4, 5 5 5, 5
d (mm) 2, 7 4 5, 4 6, 7 8 9, 4 10, 7 12 13, 4 14, 7
1- Exprimer d en fonction de D.
2- Tracer le graphe d = f (D). Echelle : 1 cm −→ 0, 5 m en abscisse et 1 cm −→ 1, 25 mm en
ordonnée.
3- Déterminer une équation de la courbe obtenue.
4- En déduire la valeur de la longueur d’onde λ.
Exercice 11.6 :
Un avion vole dans les airs avec une vitesse constante en émettant un bruit de fréquence
N = 100 Hz. Un observateur immobile au sol perçoit le bruit avec une fréquence N0
= 57, 6 Hz.
On suppose que la vitesse du bruit dans l’air vaut V = 330 m.s−1
.
1- L’avion se rapproche-t-il ou s’élioigne-t-il de l’observateur ?
2- Calculer la vitesse V de l’avion.
Exercice 11.7 :
Une voiture est stationnée, le moteur étant en marche et émmetant une onde sonore de fréquence
N = 25 Hz qui se propage dans l’air à la vitesse V = 340 m.s−1
. Un enfant initialement placé à
une distance d = 500 m de la voiture court vers elle avec une cadence de pas régulière. Il atteint
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 598
finalement la voiture après 45 secondes.
1- Calculer la vitesse VR de l’enfant.
2- Calculer la fréquence N0
de l’onde sonore perçue par l’enfant pendant qu’il court.
Exercice 11.8 :
Sur la chaussée, deux voitures (1) et (2) roulent sur une voie horizontale en sens contraire avec
des vitesses constantes respectives V1 = 60 km.h−1
et V2 = 80 km.h−1
. Ces voitures émettent
des sons avec des fréquences respectives N1 = 40 Hz et N2 = 50 Hz qui se propagent dans l’air
avec la même vitesse V = 350 m.s−1
.
1- Avant que les deux voitures ne se croisent, calculer la fréquence N0
1 du son émis par la voiture
(1) perçue par la voiture (2).
2- Avant que les deux voitures ne se croisent, calculer la fréquence N0
2 du son émis par la voiture
(2) perçue par la voiture (1).
3- Après que les deux voitures se soient croisées, calculer la fréquence N00
1 du son émis par la
voiture (1) perçue par la voiture (2).
4- Après que les deux voitures se soient croisées, calculer la fréquence N00
2 du son émis par la
voiture (2) perçue par la voiture (1).
Exercice 11.9 :
On considère un atome d’hydrogène pris dans son premier état excité.
1- Calculer son énergie Ee1 dans ce premier état excité.
2- Calculer son énergie Ee2 lorsqu’il est à son deuxième état excité.
3- En déduire la fréquence νe12 du photon qu’il doit absorber pour quitter son premier état
pour son deuxième état excité.
4- Quelle est l’énergie Ee0 de l’atome d’hydrogène dans son état fondamental ? En déduire la
fréquence νe20 du photon qu’il doit émettre pour quitter son deuxième état excité vers son état
fondamental.
6- Calculer la fréquence νe01 du photon que doit absorber l’atome d’hydrogène pour quitter son
état fondamental et revenir à son premier état excité. Quelle relation existe-t-il entre νe20, νe12
et νe01 ?
Exercice 11.10 :
Un atome d’hydrogène se trouve dans son état fondamental. On consière trois photons avec des
longueurs d’onde respectives λ1 = 88, 66 nm, λ2 = 97, 353 nm et λ3 = 104, 746 nm.
1- Montrer que le photon de longueur d’onde λ1 est absorbé par l’atome et calculer l’énergie
cinétique Ec avec laquelle l’électron est expulsé.
2- Montrer que le photon de longueur d’onde λ2 est absorbé, et dire à quel niveau d’énergie
l’atome se trouve après l’absorption de ce photon.
3- Montrer que le photon de longueur d’onde λ3 n’est pas absorbé.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 599
Exercice 11.11 :
On éclaire une cellule photoélectrique de fréquence seuil νs = 600 THz avec une source de lu-
mière monochromatique de longueur d’onde λ = 400 nm.
1- Calculer le travail d’extraction Ws de la cellule.
2- Calculer l’énergie W transportée par chaque photon de la source de lumière.
3- En déduire l’énergie cinétique maximale Ec puis la vitesse maximale V des électrons extraits
de la cathode de la cellule.
4- Déterminer le potentiel d’arrêt U0.
Exercice 11.12 :
Une plaque photoélectrique est éclairée par une source de lumière monochromatique de fré-
quence ν = 640 THz. A l’aide d’un dispositif approprié, on trouve que la vitesse maximale des
électrons extraits de la cathode vaut V = 250 km.s−1
.
1- Calculer l’énergie W transportée par un photon de la source de lumière.
2- Calculer l’énergie cinétique maximale Ec des électrons extraits de la cellule.
3- En déduire le potentiel d’arrêt U0.
4- Déterminer le travail d’extraction Ws de la plaque.
5- En déduire sa longueur d’onde seuil λs et sa fréquence seuil νs.
Exercice 11.13 :
On applique entre l’anode et la cathode d’une cellule photoélectrique une tension UAC = 2 V.
L’énergie d’extraction de cette cellule vaut Ws = 1, 5 eV. On l’éclaire avec une source de lumière
monochromatique de longueur d’onde λ = 420 nm.
1- Calculer la longueur d’onde seuil λs et la fréquence seuil νs de la cellule.
2- Calculer l’énergie W de chaque photon de la source de lumière.
3- En déduire l’énergie cinétique maximale Ec et la vitesse maximale V des électrons émis par
la cathode de la cellule.
4- Déterminer la vitesse maximale V0
avec laquelle les électrons atteignent l’anode.
5- Déterminer le potentiel d’arrêt U0.
Exercice 11.14 :
Un photon de fréquence ν1 = 800 THz entre en collision avec un électron. Le photon diffusé
après la collision a une fréquence ν2 = 799, 99 THz.
1- Déterminer les énergies respectives E1 et E2 des photons incident et diffusé.
2- En déduire l’énergie Ep perdue par le photon incident.
3- Déterminer les longueurs d’onde respectives λ1 et λ2 des photons incident et diffusé.
4- En déduire l’angle θ entre la direction du photon diffusé et la direction du photon incident.
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 600
Exercice 11.15 :
On éclaire une cellule photoélectrique à l’aide de plusieurs sources lumineuses. En fonction de
la longueur d’onde λ des sources, on mesure la valeur du potentiel d’arrêt U0 des électrons.
On note ν la fréquence des photons. Les données ont été consignées dans le Tableau 11.2
ci-dessous.
Tableau 11.2 – Exercice 11.15.
λ (nm) 400 440 515 560 600 630 675 700 735 750
ν (THz)
U0 (V) 1, 55 1, 27 0, 85 0, 66 0, 5 0, 42 0, 3 0, 22 0, 13 0, 1
1- Compléter le Tableau 11.2 ci-dessus.
2- Donner la relation entre U0 et ν.
3- Tracer le grpahe U0 = f (ν). Echelle : 1 cm −→ 62, 5 THZ et 1 cm −→ 125 mV.
4- Déterminer une équation de la courbe obtenue.
5- Déterminer expérimentalement la valeur de la constante de Plank h.
6- Déterminer expérimentalement la fréquence seuil νs, la longueur d’onde seuil λs et le travail
d’extraction Ws de la plaque.
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 601
Evaluations des compétences
Evaluation 11.1 :
Une source S de lumière monochromatique éclaire un diaphragme vertical percé de deux fentes
F1 et F2 séparées par une distance a = 11, 6 cm. La source est placée à une distance d = 2 m
du diaphragme et à mi-chemin entre les deux fentes. A une distance D du diaphragme est placé
un écran vertical. On observe sur l’écran des franges alternativement brillantes et sombres.
Lorsqu’on place une lame en verre d’épaisseur e = 1 mm juste dèrrière la fente supérieure F1
et qu’on déplace vers le haut la source S d’une hauteur h = 10 mm, on constate que la frange
centrale ne se déplace pas. Déterminer l’indice de réfraction n de la lame.
Evaluation 11.2 :
Un joggeur court sur le trottoir avec une vitesse constante VJ. Une voiture roule sur la chaussée,
dans le même sens avec une vitesse constante VV en émettant un son de fréquence N = 50 Hz
qui se propage dans l’air avec une vitesse V = 345 m.s−1
. Lorsque le joggeur se trouvait de-
vant la voiture, il percevait le son qu’elle émettait avec une fréquence N1 = 53, 13 Hz. Après
que la voiture ait traversé le joggeur, celui-ci perçoit le son qu’elle émet avec une fréquence
N2 = 47, 3 Hz. Déterminer les valeurs des vitesses VV et VJ.
Evaluation 11.3 :
On éclaire une cellule photoélectrique avec de la lumière violette. Les électrons sont extraits de
la cathode de la cellule et atteignent l’anode avec une vitesse nulle lorsque la d.d.p. appliquée
entre la cathode et l’anode vaut UCA = 800 mV. Déterminer la longueur d’onde seuil λs de la
cellule.
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 602
Corrections des exercices
Exercice 11.1 :
1- La différence de marche δ du point M est donnée par :
δ = SF2 − SF1 + F2M − F1M
Dans le triangle rectangle SHF2, on a la relation :
SF2
2
= SH2
+ HF2
2
= d2
+
 a
2
+ h
2
= d2
–
1 +
 a
2
+ h
d
‹2
™
Soit :
SF2 = d
–
1 +
 a
2
+ h
d
‹2
™ 1
2
a et h étant négligeables devant d, on peut écrire
SF2 = d
–
1 +
1
2
 a
2
+ h
d
‹2
™
= d +
a
2
+ h
2
2d
Dans le triangle rectangle SHF1, on a la relation :
SF1
2
= SH2
+ HF1
2
= d2
+
 a
2
− h
2
= d2
–
1 +
 a
2
− h
d
‹2
™
Soit :
SF2 = d
–
1 +
 a
2
− h
d
‹2
™ 1
2
= d +
a
2
− h
2
2d
On a donc :
SF2 − SF1 = d +
a
2
+ h
2
2d
− d −
a
2
− h
2
2d
=
a
2
+ h
2
− a
2
− h
2
2d
=
ah
d
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 603
On sait que dans le cas où a et x sont négligeables devant D, on a :
F2M − F1M =
ax
D
Dans le cas où a, x et h sont négligeables devant d et D, la différence de marche δ du point M
peut donc s’exprimer par :
δ = a

h
d
+
x
D
‹
2- La frange centrale est caractérisée par une différence de marche nulle. Son abscisse x0 vérifie
donc la relation :
a

h
d
+
x0
D
‹
= 0
D’où :
x0 = −
hD
d
Application numérique :
x0 = −
3 × 10−3
× 2
1, 5
Soit :
x0 = −4 mm
3- L’abscisse xkb
d’une frange brillante quelconque est telle que :
a

h
d
+
xkb
D
‹
= kbλ, kb ∈ Z
=⇒ xkb
= D

kbλ
a
−
h
d
‹
, kb ∈ Z
L’abscisse xkb+1 de la frange brillante qui suit la précédente est donnée par :
xkb+1 = D
•
(kb + 1) λ
a
−
h
d
˜
, kb ∈ Z
On a donc :
xkb+1 − xkb
=
Dλ
a
L’abscisse xks d’une frange sombre quelconque est telle que :
a

h
d
+
xks
D
‹
=

ks +
1
2
‹
λ, ks ∈ Z
=⇒ xks = D
–
ks + 1
2

λ
a
−
h
d
™
, ks ∈ Z
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 604
L’abscisse xks+1 de la frange sombre qui suit la précédente est donnée par :
xks+1 = D
–
ks + 3
2

λ
a
−
h
d
™
, ks ∈ Z
On a donc :
xks+1 − xks =
Dλ
a
Finalement, l’interfrange i est donnée par :
i =
Dλ
a
Application numérique :
i =
2 × 500 × 10−9
2 × 10−3
Soit :
i = 500 µm
4- L’orde d’interférence p−3s de la troisième frange sombre située en-dessous de la frange centrale
vaut :
p−3s = −3 +
1
2
= −
5
2
L’orde d’interférence p5b de la cinquième frange brillante située au-dessus de la frange centrale
vaut :
p5b = 5
La distance d35 entre les milieux de ces franges est donnée par :
d35 = i (p5b − p−3s)
D’où :
d35 =
15i
2
Application numérique :
d35 =
15 × 500 × 10−6
2
Soit :
d35 = 3, 755 mm
Exercice 11.2 :
1- La différence de marche δ du point M est donnée par :
δ = SF2 − SF1 + F2M − F1M
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 605
Or, on a :
SF1 = SF2
Soit :
δ = F2M − F1M
Supposons qu’un écran vertical fictif passant par M et Q0
soit placé. On peut écrire :
δ = F2M − F1M =
aMQ0
PQ0
Or, on a :
cos α =
MQ0
MQ
=
MQ0
x
Soit :
MQ0
= x cos α
On a de même :
PQ0
= PQ + QQ0
= D + QQ0
Or, on a :
sin α =
QQ0
MQ
=
QQ0
x
Soit :
QQ0
= x sin α
Donc :
PQ0
= D + x sin α
On a donc :
δ = F2M − F1M =
ax cos α
D + x sin α
Dans le cas où a et x sont négligeables devant D, la différence de marche δ du point M peut
donc s’exprimer selon la relation ci-dessous :
δ =
ax cos α
D
2- L’abscisse xkb
d’une frange brillante quelconque est telle que :
axkb
cos α
D
= kbλ, kb ∈ Z
=⇒ xkb
=
Dkbλ
a cos α
, kb ∈ Z
L’abscisse xkb+1 de la frange brillante qui suit la précédente est donnée par :
xkb+1 =
D (kb + 1) λ
a cos α
, kb ∈ Z
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 606
On a donc :
xkb+1 − xkb
=
Dλ
a cos α
L’abscisse xks d’une frange sombre quelconque est telle que :
axks cos α
D
=

ks +
1
2
‹
λ, ks ∈ Z
=⇒ xks =
D ks + 1
2

λ
a cos α
, ks ∈ Z
L’abscisse xks+1 de la frange sombre qui suit la précédente est donnée par :
xks+1 =
D ks + 3
2

λ
a cos α
, ks ∈ Z
On a donc :
xks+1 − xks =
Dλ
a cos α
Finalement, l’interfrange i est donnée par :
i =
Dλ
a cos α
3- L’orde d’interférence p−6s de la sixème frange sombre située en-dessous de la frange centrale
vaut :
p−6s = −6 +
1
2
= −
11
2
L’orde d’interférence p7b de la septième frange brillante située au-dessus de la frange centrale
vaut :
p7b = 7
La distance d67 entre les milieux de ces franges est donnée par :
d67 = i (p7b − p−6s) =
25i
2
D’où :
i =
2d67
25
Application numérique :
i =
2 × 8 × 10−3
25
Soit :
i = 640 µm
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 607
4- La longueur d’onde λ a pour expression :
λ =
ia cos α
D
Application numérique :
λ =
640 × 10−6
× 3 × 10−3
× cos 60◦
1, 5
Soit :
λ = 640 nm
Exercice 11.3 :
1- La présence des lames rallonge la distance parcourue par la lumière. La différence de marche
δ du point M s’exprime donc par :
δ = F2M − F1M + e2 (n2 − 1) − e1 (n1 − 1)
Or, on sait que dans le cas où a et x sont négligeables devant D, on a :
F2M − F1M =
ax
D
D’où :
δ =
ax
D
+ e2 (n2 − 1) − e1 (n1 − 1)
2- La frange centrale est caractérisée par une différenc de marche nulle. Son abscisse x0 vérifie
donc la relation :
ax0
D
+ e2 (n2 − 1) − e1 (n1 − 1) = 0
D’où :
x0 =
D [e1 (n1 − 1) − e2 (n2 − 1)]
a
Application numérique :
x0 =
4 [0, 015 × (1, 6 − 1) − 0, 01 × (1, 5 − 1)]
5 × 10−3
Soit :
x0 = 3, 2 m
3- L’abscisse xkb
d’une frange brillante quelconque est telle que :
axkb
D
+ e2 (n2 − 1) − e1 (n1 − 1) = kbλ, kb ∈ Z
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 608
=⇒ xkb
=
Dkbλ + e1 (n1 − 1) − e2 (n2 − 1)
a
L’abscisse xkb+1 de la frange brillante qui suit la précédente s’exprime donc par :
=⇒ xkb+1 =
D(kb + 1) λ + e1 (n1 − 1) − e2 (n2 − 1)
a
On a donc :
xkb+1 − xkb
=
Dλ
a
L’abscisse xks d’une frange sombre quelconque est telle que :
axks
D
+ e2 (n2 − 1) − e1 (n1 − 1) =

ks +
1
2
‹
λ, ks ∈ Z
=⇒ xks =
D ks + 1
2

λ + e1 (n1 − 1) − e2 (n2 − 1)
a
L’abscisse xks+1 de la frange sombre qui suit la précédente s’exprime donc par :
=⇒ xks+1 =
D ks + 3
2

λ + e1 (n1 − 1) − e2 (n2 − 1)
a
On a donc :
xks+1 − xks =
Dλ
a
Finalement, l’interfrange i s’exprime par :
i =
Dλ
a
Application numérique :
i =
4 × 600 × 10−9
5 × 10−3
Soit :
i = 480 µm
4- L’orde d’interférence p1s de la première frange sombre située au-dessus de la frange centrale
vaut :
p1s =
1
2
L’orde d’interférence p6b de la sixième frange brillante située au-dessus de la frange centrale
vaut :
p6b = 6
La distance d16 entre les milieux de ces franges est donnée par :
d16 = i (p6b − p1s)
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 609
D’où :
d16 =
11i
2
Application numérique :
d16 =
11 × 480 × 10−6
2
Soit :
d16 = 2, 64 mm
Exercice 11.4 :
1- Les interfranges i1 et i2 correspondant aux deux radiations sont données par :
i1 =
Dλ1
a
i2 =
Dλ2
a
Applications numériques :
i1 =
3 × 450 × 10−9
2 × 10−3
i2 =
3 × 700 × 10−9
2 × 10−3
Soit :
i1 = 0, 675 mm
i2 = 1, 05 mm
2- L’abscisse x1 des points d’ordre d’interférence p1 relatifs à la radiation de longueur d’onde
λ1 s’exprime par :
x1 = p1i1
De façon analogue, l’abscisse x2 des points d’ordre d’interférence p2 relatifs à la radiation de
longueur d’onde λ2 s’exprime par :
x2 = p2i2
L’abscisse x des points où il y a coïncidence d’interférence vérifie la relation :
x = x1 = x2 = p1i1 = p2i2
On a donc :
p1
p2
=
i2
i1
=
0, 675
1, 05
=
14
9
La première coïncidence d’interférence se produit pour les plus petites valeurs entières de p1 et
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 610
p2. On a donc :
p1 = 14 et p2 = 9
L’abscisse x0 correspondant à la première coïncidence est donc donnée par :
x0 = 14i1 = 9i2
D’où :
x0 = 9, 45 mm
Exercice 11.5 :
1- Soit i l’interfrange dont l’expression est donnée par :
i =
Dλ
a
L’ordre d’interférence p−10s de la dixième frange sombre située en-dessous de la frange centrale
vaut :
p−10s = −10 +
1
2
= −
19
2
L’ordre d’interférence p10b de la dixième frange sombre située au-dessus de la frange centrale
vaut :
p10b = 10
La distance d entre les milieux de ces deux franges est donnée par :
d = (p10b − p−10s) i =
39i
2
D’où :
d =
39Dλ
2a
2- Le graphe d = f (D) a été tracé à la Figure 11.15.
3- On se rend compte que la courbe tracée passe par l’origine. L’équation de cette courbe peut
donc se mettre sous la forme ci-dessous :
d = kD
k est le coefficient directeur donné par :
k = tan θ
=
∆d
∆D
=
10−3
(14, 7 − 2, 7)
5, 5 − 1
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 611
Une équation de la courbe obtenue est donc :
d =
1
375
D avec d et D en m
Figure 11.15 – Correction de l’exercice 11.5.
4- En comparant l’équation de la courbe avec la relation obtenue à question 1, par identification
des coefficients, on peut écrire :
39λ
2a
=
1
375
Soit :
λ =
2a
14625
D’où :
λ = 547 nm
Exercice 11.6 :
1- Puisque la fréquence N0
perçue par l’observateur est inférieure à la fréquence N du bruit
émis par l’avion, on concult que l’avion s’éloigne de l’observateur.
2- La vitesse VA de l’avion vérifie la relation :
N0
=
NV
V + VA
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 612
D’où :
VA =
NV
N0
− V
Application numérique :
VA =
100 × 330
57, 6
− 330
Soit :
VA = 242, 916 m.s−1
= 874, 5 km.h−1
Exercice 11.7 :
1- L’enfant courant vers la voiture avec une cadence de pas réguilière, sa vitesse VE est constante
et s’exprime par :
VE =
d
45
Soit :
VE = 11, 11 m.s−1
2- La fréquence N0
de l’onde sonore perçue par l’enfant s’exprime par :
N0
=
N (V + VE)
V
Application numérique :
N0
=
25 × (340 + 11, 11)
340
Soit :
N0
= 25, 817 Hz
Exercice 11.8 :
1- Avant que les deux voitures ne se croisent, La fréquence N0
1 du son émis par la voiture (1)
perçue par la voiture (2) s’exprime par :
N0
1 =
N1 (V + V2)
V − V1
Application numérique :
N0
1 =
40 ×
€
350 + 80
3,6
Š
350 − 60
3,6
Soit :
N0
1 = 44, 66 Hz
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 613
2- Avant que les deux voitures ne se croisent, la fréquence N0
2 du son émis par la voiture (2)
perçue par la voiture (1) s’exprime par :
N0
2 =
N2 (V + V1)
V − V2
Application numérique :
N0
2 =
50 ×
€
350 + 60
3,6
Š
350 − 80
3,6
Soit :
N0
2 = 55, 93 Hz
3- Après que les deux voitures se soient croisées, la fréquence N00
1 du son émis par la voiture (1)
perçue par la voiture (2) s’exprime par :
N00
1 =
N1 (V − V2)
V + V1
Application numérique :
N00
1 =
40 ×
€
350 − 80
3,6
Š
350 + 60
3,6
Soit :
N00
1 = 35, 75 Hz
4- Après que les deux voitures se soient croisées, la fréquence N00
2 du son émis par la voiture (2)
perçue par la voiture (1) s’exprime par :
N00
2 =
N2 (V − V1)
V + V2
Application numérique :
N00
2 =
50 ×
€
350 − 60
3,6
Š
350 + 80
3,6
Soit :
N00
2 = 44, 77 Hz
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 614
Exercice 11.9 :
1- Le premier état excité corresond au niveau d’énergie n = 2. L’énergie Ee1 de l’atome d’hy-
drogène dans cet état s’exprime donc par :
Ee1 = −
13, 6
22
= −
13, 6
4
D’où :
Ee1 = −3, 4 eV
2- Le deuxième état excité corresond au niveau d’énergie n = 3. L’énergie Ee2 de l’atome d’hy-
drogène dans cet état s’exprime donc par :
Ee2 = −
13, 6
32
= −
13, 6
9
D’où :
Ee2 = −1, 511 eV
3- La fréquence νe12 du photon que l’atome d’hydrogène doit absorber pour quitter son premier
vers son deuxième état excité vérifie la relation :
Ee2 − Ee1 = hνe12
D’où :
νe12 =
Ee2 − Ee1
h
Application numérique :
νe12 =
1, 6 × 10−19
(−1, 511 + 3, 4)
6, 62 × 10−34
Soit :
νe12 = 456, 529 THz
4- L’énergie Ee0 de l’atome d’hydrogène lorsqu’il est à son état fondamental vaut :
Ee0 = −13, 6 eV
La fréquence νe20 du photon que l’atome d’hydrogène doit émettre pour quitter son deuxième
état excité vers son état fondamental vérifie la relation :
Ee2 − Ee0 = hνe20
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 615
D’où :
νe20 =
Ee2 − Ee0
h
Application numérique :
νe20 =
1, 6 × 10−19
(−1, 511 + 13, 6)
6, 62 × 10−34
Soit :
νe20 = 2921, 785 THz
5- La fréquence νe01 du photon que l’atome d’hydrogène doit absorber pour quitter son état
fondamental et revenir à son premier état excité vérifie la relation :
Ee1 − Ee0 = hνe01
D’où :
νe01 =
Ee1 − Ee0
h
Application numérique :
νe01 =
1, 6 × 10−19
(−3, 4 + 13, 6)
6, 62 × 10−34
Soit :
νe01 = 2465, 256 THz
Considérons le système ci-desous :





Ee2 − Ee1 = hνe12
Ee2 − Ee0 = hνe20
Ee1 − Ee0 = hνe01
En additionant membres à membres les relations de ce système, on obtient :
2Ee2 − 2Ee0 = hνe12 + hνe20 + hνe01
=⇒ 2hνe20 = hνe12 + hνe20 + hνe01
D’où :
νe20 = νe12 + νe01
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 616
Exercice 11.10 :
1- L’énergie Eph1 du photon de longueur d’onde λ1 s’exprime par :
Eph1 =
hC
λ1
=
6, 62 × 10−34
× 3 × 108
88, 66 × 10−9
= 2, 24 × 10−18
J
= 14 eV
On se rend compte que l’énergie Eph1 est supérieure à l’énergie d’ionisation Ei = 13, 6 eV de
l’atome d’hydrogène. Le photon de longueur d’onde λ1 = 88, 66 nm est donc absorbé.
L’énergie cinétique Ec avec laquelle l’électron est expulsé s’exprime par :
Ec = Eph1 − Ei
D’où :
Ec = 6, 4 × 10−20
J = 0, 4 eV
2- L’énergie Eph2 du photon de longueur d’onde λ2 s’exprime par :
Eph2 =
hC
λ2
=
6, 62 × 10−34
× 3 × 108
97, 353 × 10−9
= 2, 04 × 10−18
J
= 12, 75 eV
On se rend compte que Eph2  Ei. Trouvons s’il existe un entier naturel n  1 tel que :
−
13, 6
n2
+ Ei = Eph2
Soit :
n =
Ê
−
13, 6
Eph2 − Ei
=
Ê
−
13, 6
12, 75 − 13, 6
= 4
Le photon de longueur d’onde λ2 = 97, 353 nm est donc absorbé, et après l’absorp-
tion de ce photon, l’atome se trouve à son quatrième niveau d’énergie.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 617
3- L’énergie Eph3 du photon de longueur d’onde λ3 s’exprime par :
Eph3 =
hC
λ3
=
6, 62 × 10−34
× 3 × 108
104, 746 × 10−9
= 3, 638 × 10−19
J
= 11, 85 eV
On se rend compte que Eph3  Ei. Trouvons s’il existe un entier naturel n0
 2 tel que :
−
13, 6
n02
+ Ei = Eph3
Soit :
n0
=
Ê
−
13, 6
Eph3 − Ei
=
Ê
−
13, 6
11, 85 − 13, 6
= 7, 771 /
∈ N
Le photon de longueur d’onde λ3 = 104, 746 nm n’est donc pas absorbé.
Exercice 11.11 :
1- Le travail d’extraction Ws de la cellule s’exprime par :
Ws = hνs
Application numérique :
Ws = 6, 62 × 10−34
× 600 × 1012
Soit :
Ws = 3, 972 × 10−19
J = 2, 4825 eV
2- L’énergie W de chaque photon de la source de lumière est donnée par :
W =
hC
λ
Application numérique :
W =
6, 62 × 10−34
× 3 × 108
400 × 10−9
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 618
Soit :
W = 4, 965 × 10−19
J = 3, 103 eV
3- L’énergie cinétique maximale Ec des électrons extraits est donnée par :
Ec = W − Ws
Application numérique :
Ec = 4, 965 × 10−19
− 3, 972 × 10−19
Soit :
Ec = 9, 93 × 10−20
J = 0, 62 eV
La vitesse maximale V des électrons extraits de la cellule vérifie la relation :
Ec =
meV2
2
D’où :
V =
Ê
2 × Ec
me
Application numérique :
V =
Ê
2 × 9, 93 × 10−20
9, 1 × 10−31
Soit :
V = 4, 671 × 105
m.s−1
4- Le potentiel d’arrêt U0 vérifie la relation :
Ec = eU0
D’où :
U0 =
Ec
e
Application numérique :
U0 =
9, 93 × 10−20
1, 6 × 10−19
Soit :
U0 = 620, 625 mV
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 619
Exercice 11.12 :
1- L’énergie W transportée par chaque photon de la source de lumière est donnée par :
W = hν
Application numérique :
W = 6, 62 × 10−34
× 640 × 1012
Soit :
W = 4, 2368 × 10−19
J = 2, 648 eV
2- L’énergie cinétique maximale Ec des électrons extraits de la cellule est donnée par :
Ec =
meV2
2
Application numérique :
Ec =
9, 1 × 10−31
× 2500002
2
Soit :
Ec = 2, 843 × 10−20
J = 0, 177 eV
3- Le potentiel d’arrêt U0 vérifie la relation :
Ec = eU0
D’où :
U0 =
Ec
e
Application numérique :
U0 =
2, 843 × 10−20
1, 6 × 10−19
Soit :
U0 = 177, 73 mV
4- Le travail d’extraction Ws de la plaque vérifie la relation :
W − Ws = Ec
D’où :
Ws = W − Ec
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 620
Application numérique :
Ws = 4, 2368 × 10−19
− 2, 843 × 10−20
Soit :
Ws = 3, 952 × 10−19
J = 2, 47 eV
5- La longueur d’onde seuil λs et la fréquence seuil νs de la plaque vérifient la relation :
Ws = hνs =
hC
λs
D’où :
νs =
Ws
h
λs =
hC
Ws
Application numérique :
νs =
3, 952 × 10−19
6, 62 × 10−34
λs =
6, 62 × 10−34
× 3 × 108
3, 952 × 10−19
Soit :
νs = 597 THz
λs = 502, 47 nm
Exercice 11.13 :
1- La longueur d’onde seuil λs et la fréquence seuil νs de la plaque vérifient la relation :
Ws = hνs =
hC
λs
D’où :
νs =
Ws
h
λs =
hC
Ws
Application numérique :
νs =
1, 5 × 1, 6 × 10−19
6, 62 × 10−34
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 621
λs =
6, 62 × 10−34
× 3 × 108
1, 5 × 1, 6 × 10−19
Soit :
νs = 362, 53 THz
λs = 827, 5 nm
2- L’énergie W transportée par un photon de la source de lumière est donnée par :
W =
hC
λ
Application numérique :
W =
6, 62 × 10−34
× 3 × 108
420 × 10−9
Soit :
W = 4, 728 × 10−19
J = 2, 955 eV
3- L’énergie cinétique maximale Ec des électrons extraits est donnée par :
Ec = W − Ws
Application numérique :
Ec = 4, 728 × 10−19
− 1, 5 × 1, 6 × 10−19
Soit :
Ec = 2, 328 × 10−19
J = 1, 455 eV
La vitesse maximale V des électrons extraits de la cellule vérifie la relation :
Ec =
meV2
2
D’où :
V =
Ê
2 × Ec
me
Application numérique :
V =
Ê
2 × 2, 328 × 10−19
9, 1 × 10−31
Soit :
V = 7, 153 × 105
m.s−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 622
4- La vitesse maximale V0
avec laquelle les électrons atteignent l’anode vérifie la relation :
1
2
me
€
V02
− V2
Š
= eUAC
D’où :
V0
=
Ê
V2 +
2eUAC
me
Application numérique :
V0
=
Ê
(7, 153 × 105 m.s−1)2
+
2 × 1, 6 × 10−31 × 2
9, 1 × 10−31
Soit :
V0
= 1, 102 × 106
m.s−1
5- Le potentiel d’arrêt U0 vérifie la relation :
Ec = eU0
D’où :
U0 =
Ec
e
Application numérique :
U0 =
2, 328 × 10−19
1, 6 × 10−19
Soit :
U0 = 1, 455 V
Exercice 11.14 :
1- Les énergies respectives E1 et E2 des photons incident et diffusé sont données par :
E1 = hν1
E2 = hν2
Applications numériques :
E1 = 6, 62 × 10−34
× 800 × 1012
E2 = 6, 62 × 10−34
× 799, 99 × 1012
Soit :
E1 = 5, 296 × 10−19
J = 3, 31 eV
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CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 623
E2 = 5, 2959 × 10−19
J = 3, 3099 eV
2- L’énergie Ep perdue par le photon incident est donnée par :
Ep = E1 − E2
Application numérique :
Ep = 5, 296 × 10−19
− 5, 2959 × 10−19
Soit :
Ep = 6, 62 × 10−24
J = 4, 1375 × 10−5
eV
3- Les longueurs d’onde respectives λ1 et λ2 des photons incident et diffusés sont données par :
λ1 =
C
ν1
λ2 =
C
ν2
Applications numériques :
λ1 =
3 × 108
800 × 1012
λ2 =
3 × 108
799, 99 × 1012
Soit :
λ1 = 375 nm
λ2 = 377, 35 nm
4- L’angle θ entre la direction du photon diffusé et la direction du photon incident vérifie la
relation ci-dessous :
1
ν2
−
1
ν1
=
2h sin2 θ
2

meC2
=⇒ sin2

θ
2
‹
=
meC2
€
1
ν2
− 1
ν1
Š
2h
D’où :
θ = 2 sin−1


s
meC2
€
1
ν2
− 1
ν2
Š
2h


GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 624
Application numérique :
θ = 2 sin−1



Ì
9, 1 × 10−31 × (3 × 108)2
× 10−12 ×
€
1
799,99
− 1
800
Š
2 × 6, 62 × 10−34



Soit :
θ = 158, 92◦
Exercice 11.15 :
1- Le Tableau 11.2 a été completé dans le Tableau 11.3 ci-dessous.
Tableau 11.3 – Correction de l’exercice 11.15.
λ (nm) 400 440 515 560 600 630 675 700 735 750
ν (THz) 750 681, 81 582, 52 535, 71 500 476, 19 444, 44 428, 57 408, 16 400
U0 (V) 1, 55 1, 27 0, 85 0, 66 0, 5 0, 42 0, 3 0, 22 0, 13 0, 1
2- Soit νs la fréquence seuil de la plaque. On a la relation :
h (ν − νs) = eU0
D’où :
U0 =
h
e
ν −
h
e
νs
3- Le graphe U0 = f (ν) a été tracé à la Figure 11.16.
4- La courbe obtenue étant une droite, son équation est de la forme :
U0 = k1ν + k2
k1 est le coefficient directeur donné par :
k1 =
∆U0
∆ν
=
1, 55 − 0, 1
1012 (750 − 400)
= 4, 142 × 10−15
On a :
1, 55 = 750k1 × 1012

+ k2 et 0, 1 = 400k1 × 1012

+ k2
=⇒ 2k2 + 1150k1 × 1012

= 1, 65
=⇒ k2 = −1, 557
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 625
Une équation de la courbe obtenue est donc :
U0 = 4, 142 × 10−15

ν − 1, 557 Avec ν en Hz et U0 en V
Figure 11.16 – Correction de l’exercice 11.15.
5- En comparant l’équation de la courbe à la relation obtenue à la question 2, en identifiant
les coefficients, on obtient :
h
e
= 4, 142 × 10−15
D’où :
h = 6, 628 × 10−34
J.s
6- Par identification des relations, on a l’égalité :
h
e
νs = −1, 557
D’où :
νs = 375, 862 THz
On a de même :
λs =
C
νs
et Ws = hνs
D’où :
λs = 798, 165 nm
Ws = 2, 491 × 10−19
J = 1, 557 eV
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 626
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 11.1 :
Soit x l’abscisse d’un point M quelconque sur l’écran. Lorsque la lame est absente et que le
point S n’a pas encore été déplacé, la différence de marche δ du point M s’exprime par :
δ =
ax
D
L’abscisse de la frange centrale est donc nulle. Lorsqu’on place la lame derrière la fente supé-
rieure et qu’on déplace la source vers le haut, la différence de marche devient :
δ0
=
ah
d
− e (n − 1) +
ax
D
Etant donné que la frange centrale ne se déplace pas, son absisse reste nulle. On a donc :
ah
d
− e (n − 1) = 0
D’où :
n = 1 +
ah
ed
Application numérique :
n = 1 +
11, 6 × 10−2
× 10−3
100 × 10−6 × 2
L’indice de réfraction de la lame vaut donc n = 1, 58.
Evaluation 11.2 :
La fréquence N1 du son perçu par le joggeur devant la voiture est donnée par :
N1 =
N (V − VJ)
V − VV
=⇒ N1V − N1VV = NV − NVJ
La fréquence N2 du son perçu par le joggeur derrière la voiture s’exprime par :
N2 =
N (V + VJ)
V + VV
=⇒ N2V + N2VV = NV + NVJ
On obtient donc le système ci-dessous :





N1VV − NVJ = V (N1 − N)
N2VV − NVJ = V (N − N2)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 11. OPTIQUE ONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 627
=⇒ (N1 − N2) VV = V (N1 + N2 − 2N)
D’où :
VV =
V (N1 + N2 − 2N)
N1 − N2
Multiplions les équations du système précédent respectivement par N2 et −N1. On obtient :





N1N2VV − NN2VJ = V (N1N2 − NN2)
−N1N2VV + NN1VJ = V (N1N2 − NN1)
=⇒ N (N1 − N2) VJ = V (2N1N2 − NN1 − NN2)
D’où :
VJ =
V [2N1N2 − N (N1 + N2)]
N (N1 − N2)
Applications numériques :
VV =
345 × (53, 13 + 47, 3 − 2 × 50)
53, 13 − 47, 3
VJ =
345 × [2 × 53, 13 × 47, 3 − 50 × (53, 13 + 47, 3)]
50 × (53, 13 − 47, 3)
La voiture roule donc avec une vitesse VV = 25, 446 m.s−1
= 91, 6 km.h−1
, et le
joggeur court avec une vitesse VJ = 5, 441 m.s−1
.
Evaluation 11.3 :
La lumière étant violette, sa longueur d’onde vaut λ = 400 nm. La tension UCA qui annule la
vitesse des électrons à l’anode correspond au potentiel d’arrêt. On a donc la relation :
hC

1
λ
−
1
λs
‹
= eUCA
D’où :
λs =
1
1
λ
− eUCA
hC
Application numérique :
λs =
1
1
400×10−9 − 1,6×10−19×0,8
6,62×10−34×3×108
La longueur d’onde seuil de la cellule photoélectrique vaut donc λs = 538, 94 nm.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 628
Chapitre 12
Radioactivité
C’est pour cela qu’il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et
Christ t’éclairera.
Ephésiens 5 : 14
12.1 Généralités
Les transformations de la matière sont au cœur de la vie quotidienne. Elles permettent
d’obtenir des substances nouvelles à partir d’autres substances, afin de pourvoir à un besoin
donné. Parmi ces transformations, on peut distinguer les réactions nucléaires, couvertes par
la branche de la physique appelée physique nucléaire qui étudie les noyaux atomiques et les
interactions qui y ont lieu. Un cas particulier des réactions nucléaires est la radioactivité. La
radioactivité est un phénomène spontanné par lequel des noyaux atomiques instables évoluent
vers des noyaux plus stables avec émission de particules accompagnées par un rayonnement
électromagnétique. On distingue la radioactivité naturelle, due aux noyaux existant à l’état
naturel et découverte en 1896 par le physicien français Henri Becquerel, et la radioactivité
artificielle, due à des noyaux n’existant pas dans la nature mais qu’on peut créer par divers
moyens, découverte en 1934 par les physiciens français Irène Joliot-Curie et Jean Frédéric
Joliot. La radioactivité s’applique à de nombreux domaines de la vie, mais présente aussi
beaucoup de risques. C’est la raison pour laquelle des méthodes de protection sont mises en
place contre les produits radioactifs.
12.2 Noyau atomique
12.2.1 Constituants du noyau atomique
La matière est constituée d’atomes, particules élémentaires qui régissent le monde microsco-
pique. L’atome est constitué d’un noyau autour duquel gravitent des électrons. Le noyau est
constitué de protons et de neutrons, l’ensemble formant les nucléons. On appelle nucléide
l’ensemble des noyaux ayant le même nombre de nucléons et le même nombre de protons. Un
élément chimique désigne la classe des atomes dont le noyau compte un même nombre de
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 629
protons. Un tableau périodique de classification des éléments chimiques a été établi en 1869
par le chimiste russe Dmitri Mendeleïev. Le symbole général du noyau d’un atome est A
Z X.
X représente le symbole de l’élément chimique relatif à l’atome, Z est le numéro atomique ou
le nombre de charge correspondant au nombre de protons et au nombre d’électrons.
A = Z + N est le nombre de masse, ou encore le nombre de nucléons, c’est-à-dire la somme
du nombre Z de protons et du nombre N de neutrons. Les isotopes sont des noyaux possédant
le même numéro atomique, mais dont les nombres de masse diffèrent.
12.2.2 Aspect énergétique du noyau atomique
L’équivalence masse-énergie formulée par le physicien allemand Albert Einstein stipule
que toute particule de masse m, même au repos, possède du simple fait de sa masse une énergie
E applée énergie de masse et dont la valeur est donnée par la relation ci-dessous :
E = mC2
(12.1)
C est la célérité de la lumière dans le vide. A travers des expériences, on se rend compte que la
masse d’un noyau est légèrement inférieure à la somme des masses de ses nucléons. On appele
défaut de masse d’un noyau atomique, noté ∆m, la différence entre la somme des masses
des nucléons qui le constituent et la masse de ce noyau. Soit m A
Z X

la masse d’un noyau A
Z X.
Notons mp la masse d’un proton et mn la masse d’un neutron. On a :
∆m = Zmp + Nmn − m A
Z X

= Zmp + (A − Z) mn − m A
Z X

(12.2)
On applle énergie de liaison notée E` l’énergie nécessaire pour séparer les neutrons et les
protons d’un noyau atomique. Elle s’exprime par :
E` = ∆mC2
=

Zmp + (A − Z) mn − m A
Z X

C2
(12.3)
L’énergie de liaison par nucléons E`A est le rapport entre l’énergie de liaison et le nombre
de nucléons A :
E`A =
E`
A
=
∆mC2
A
=

Zmp + (A − Z) mn − m A
Z X

C2
A
(12.4)
L’énergie de liaison par nucléon caractérise la stabilité du noyau. Plus sa valeur est élevée,
plus le noyau est stable. En Physique des particules atomiques, au lieu du gramme et de ses
multiples et sous-multiples, on préfère utiliser l’unité de masse atomique u qui correspond
au douzième de la masse atomique du Carbone 12. On a :
1 u = 1, 66 × 10−27
kg = 931, 5 MeV/C2
Pour calculer les énergies en MeV, il suffit donc de convertir les masses en MeV/C2
, sans avoir
besoin de remplacer C par sa valeur numérique.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 630
12.3 Réactions nucléaires
Une réaction nucléaire est un phénomène de transformation des noyaux atomiques. Elle
peut être spontannée ou provoquée. Au cours d’une réaction nucléaire, un noyau A
Z X peut
se modifier pour former d’autres noyaux A1
Z1
X1, A2
Z2
X2, · · · An
Zn
Xn avec émissions éventuelles de
quelques particules a1
b1
Part1, a2
b2
Part2, · · · an
bn
Partn et d’un rayonnement électromagnétique γ.
L’équation générale d’une réaction nucléaire peut se mettre sous la forme ci-dessous :
A
Z X + a0
b0
Part0 −→ A1
Z1
X1 + a1
b1
Part1 + A2
Z2
X2 + a2
b2
Part2 + · · · + An
Zn
Xn + an
bn
Partn + γ
Au cours d’une réaction nucléaire, le nombre de masse et le numéro atomique se conservent :
C’est la loi de conservation de Soddy. Ainsi, on a :





A + a0 = A1 + a1 + A2 + a2 + · · · + An + an
Z + b0 = Z1 + b1 + Z2 + b2 + · · · + Zn + bn
L’énergie totale et la quantité de mouvement se conservent aussi lors d’une réaction nucléaire.
La perte de masse δm au cours de la réaction nucléaire est la différence entre la somme des
masses des produits finaux et la somme des masses des produits initiaux. Elle s’exprime par :
δm =
n
X
i=1

m Ai
Zi
Xi

+ m ai
bi
Parti

− m A
Z X

− m a0
b0
Part0

(12.5)
L’énergie E échangée au cours de la réaction s’exprime par :
E = |δm| C2
(12.6)
Si δm  0, E correspond à l’énergie libérée par la réaction. Si δm  0, E correspond à l’énergie
absorbée par la réaction.
12.3.1 Réactions nucléaires spontannées
Une réaction nucléaire est dite spontannée lorsque les noyaux atomiques y intervenant
sont ceux de substances radioactives naturelles ou artificielles : C’est la radioactivité. Lors de
la radioactivité, un noyau radioactif instable A
Z X appelé noyau père se désintègre et donne
naissance à un noyau plus stable A0
Z0 X0
appelé noyau fils. Le phénomène s’accompagne de
l’émission d’une particule a
bPart et d’un rayonnement γ. L’équation générale de la radioactivité
s’écrit :
A
Z X −→ A0
Z0 X0
+ a
bPart + γ
Généralement, le noyau fils apparaît dans un état excité A0
Z0 X0∗
. Le rayonnement γ correspond
à l’énergie qu’il libère afin de passer à son état fondamental, selon l’équation de désexcitation
ci-dessous :
A0
Z0 X0∗
−→ A0
Z0 X0
+ γ
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 631
Il existe trois types de radioactivité ; la radioactivité α qui s’accompagne de l’émission d’un
noyau d’Hélium 4
2He (particule α), la radioactivité β−
qui s’accompagne de l’émission d’un
électron, et la radioactivité β+
qui s’accompagne de l’émission d’un positon. Le positon
est l’anti-particule de l’électron. Il possède la même masse que l’électron, mais une charge
électrique opposée. La charge électrique du positon correpond donc à la charge élémentaire e.
L’émission d’un positon s’accompagne par celle d’un neutrino, particule de charge nulle et de
masse nulle ou très faible. On appelle famille radioactive l’ensemble des noyaux issus d’un
mème noyau père. Il existe quatre familles radioactives. Parmi elles, on distingue trois familles
naturelles, dont les pères sont respectivement l’Uranium, l’Actinium et le Thorium et qui
aboutissent toutes à l’isotope stable de Plomb. Il existe une seule famille artificielle, dont le
noyau père est le Neptunium et qui aboutit au Bismuth. La radioactivité est d’une grande
utilité pour la science et la technologie. Elle intervient dans les Organismes Génétiquement
Modifiés (OGM) en Biologie et dans la gammagraphie en Industrie. Dans le domaine
médical, elle est appliquée dans les techniques de scintigraphie, de radiothérapie ou encore
de curiethérapie.
12.3.2 Réactions nucléaires provoquées
Une réaction nucléaire est dite provoquée lorsqu’on la produit artificiellement par bombarde-
ment de particules ou de radiations. Les réactions nucléaires provoquées les plus courantes sont
la transmutation, la fission et la fusion. La transmutation consiste à mettre un noyau en
collision avc un noyau d’Hélium. La fission est la réaction par laquelle un noyau très lourd se
divise en d’autres noyaux plus légers. Très souvent, cette réaction nécessite le bombardement du
noyau lourd par un neutron. La fusion quant à elle est la réaction par laquelle deux noyaux lé-
gers s’associent pour donner naissance à un noyau plus lourd. Certaines particules élémentaires
et leurs symboles nucléaires ont été représentées dans le Tableau 12.1 ci-dessous.
Tableau 12.1 – Symboles de quelques particules élémentaires.
Particule élémentaire Symbole
Electron 0
−1e
Positon 0
1e
Proton 1
1p
Neutron 1
0n
Neutrino 0
0ν
Les réactions nucléaires sont mises à profit dans la production de l’énergie électrique. A l’heure
actuelle, l’énergie nucléaire est considérée par certains organismes scientifiques comme une
source d’énergie verte, et des moyens considérables sont mis en jeu afin de l’exploiter à l’avenir
à des fins durables.
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 632
12.4 Décroissance radioactive
Soit A
Z X un noyau radioactif qui se désintègre pour donner naissance à un autre noyau
A0
Z0 X0
. Considérons un échantillon radioactif contenant initialement (à la date t = 0) un nombre
N0 de noyaux de A
Z X. Ces noyaux vont se désintégrer progressivement et des noyaux de A0
Z0 X0
apparaîtront. Ainsi, le nombre de noyaux de A
Z X diminue tandis que le nombre de noyaux de
A0
Z0 X0
augmente de la même quantité. A une date quelconque t, notons NX (t) le nombre de
noyaux de A
Z X restants dans l’échantillon et NX0 (t) le nombre de noyaux de A0
Z0 X0
qui se sont
formés. NX0 (t) correspond encore au nombre de noyaux de A
Z X qui se sont désintégrés en A0
Z0 X0
.
La loi de la décroissance radioactive s’écrit :
NX (t) = N0 exp (−λt) (12.7)
On a également la relation :
NX0 (t) = N0 − NX (t) = N0 [1 − exp (−λt)] (12.8)
λ est la constante radioactive propre au noyau père A
Z X. Elle a la dimension de l’inverse d’un
temps et s’exprime en s−1
. On définit la période radioactive ou la demi-vie t1/2 comme le
temps au bout duquel la moitié des noyaux de A
Z X contenus initialement dans l’échantillon se
désintègrent. On a :
NX t1/2

= NX0 t1/2

=
N0
2
=⇒ exp −λt1/2

=
1
2
=⇒ −λt1/2 = ln

1
2
‹
= −ln 2
D’où :
t1/2 =
ln 2
λ
(12.9)
La demi-vie peut s’exprimer en années, en mois, en semaines, en jours, en heures, en minutes
ou en secondes. Soient mX (t) et mX0 (t) les masses respectives de A
Z X et A0
Z0 X0
dans l’échantillon
à une date t. m0 étant la masse initiale des noyaux de A
Z X contenus dans l’échantillon, on a les
relations :
mX (t) = m0 exp (−λt) (12.10)
mX0 (t) = m0 − mX (t) = m0 [1 − exp (−λt)] (12.11)
Les quantités de matière nX (t) et nX0 (t) de A
Z X et A0
Z0 X0
à la date t dans l’échantillon vérifient
les relations :
nX (t) =
mX (t)
MX
=
NX (t)
NA
(12.12)
nX0 (t) =
mX0 (t)
MX0
=
NX0 (t)
NA
(12.13)
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 633
MX et MX0 sont les masses molaires respectives de A
Z X et A0
Z0 X0
. NA est la constante d’Avo-
gadro, dont la valeur vaut NA = 6, 02 × 1023
mol−1
. On définit l’activité A d’un échantillon
radioactif comme le nombre de désintégration par unité de temps. Elle s’exprime par :
A(t) =
dNX0 (t)
dt
= −
dNX (t)
dt
= λN0 exp (−λt) = λNX (t) (12.14)
L’activité d’un échantillon s’exprime en Becquerel (Bq). Les courbes d’évolution en fonction
du temps de NX (t) et NX0 (t) ont été représentées à la Figure 12.1, tandis que la courbe
d’évolution de A(t) a été représentée à la Figure 12.2.
Figure 12.1 – Courbes d’évolution de NX (t) et NX0 (t).
Figure 12.2 – Courbes d’évolution de A(t).
La décroissance radioactive est exploitée dans diverses techniques, notamment la datation par
le Carbone 14, méthode employée afin de déterminer l’âge de la mort d’un organisme animal
ou végétal.
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 634
12.5 Interaction rayonnement-matière
Considérons une couche de matière qu’on éclaire par un rayonnement électromagnétique
constitué de photons. Notons N0 le nombre incident de photons à l’entrée de la couche. Au fur
et à mesure qu’on propgresse dans cette couche, certains photons interagissent avec la matière
et sont de ce fait atténués. Pour une épaisseur x de matériau, le nombre Nt (x) de photons
transmis sans atténuation et le nombre Na (x) de photons atténués s’expriment par :
Nt (x) = N0 exp (−µx) (12.15)
Na (x) = N0 − Nt (x) = N0 [1 − exp (−µx)] (12.16)
µ est le coefficient d’atténuation linéaire propre à la matière interagissant avec le rayon-
nement. Il dépend de l’énergie du rayonnement et du numéro atomique de la matière. Il a
la dimension de l’inverse d’une longueur. On l’exprime généralement en cm−1
. On définit le
coefficient d’atténuation massique µm comme le rapport entre le coefficient d’atténuation
linéaire et la masse volumique ρ de la matière :
µm =
µ
ρ
(12.17)
Les courbes d’évolution de Nt (x) et Na (x) ont été représentées à la Figure 12.3 ci-dessous.
Figure 12.3 – Courbes d’évolution de Nt (x) et Na (x).
x1/2 est la couche de demi-atténuation (CDA), définie comme l’épaisseur de la couche de
matière permettant à la moitié des photons incidents d’être transmis sans atténuation. On a :
x1/2 =
ln 2
µ
(12.18)
La CDA s’exprime généralement en cm ou en mm.
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 635
12.6 Effets de la Radioactivité et Radioprotection
La radioactivité peut avoir des effets néfastes sur l’environnement et la santé des êtres vi-
vants. Les substances radioactives peuvent attaquer les gênes, causer des cancers, des lésions,
des brûlures et d’autres maladies graves et mortelles. La contamination aux substances radioac-
tives peut s’effectuer par consommation, innhalation (respiration d’une substance radioactive),
irradiation (exposition à un rayonnement radioactif) ou encore par injection dans l’organisme.
Afin de palier à ces dangers, des mesures de radioprotection ont été prises par l’Agence In-
ternationale de l’Energie Atomique (AIEA). La radioprotection est l’ensemble des
méthodes de protection contre les rayonnements radioactifs. L’AEIA recommande entre autres
la construction des installations nucléaires sécurisées avec des matériaux ayant une forte teneur
en plomb, le port des combinaisons spéciales ayant des réserves autonomes en Oxygène pour
la respiration, l’usage des écrans de protection et des filtres contre les particules radioactives,
l’interdiction de la dissémination des déchets radioactifs dans l’environnement.
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 636
Exercices
On prendra partout où le besoin se présentera les masses respectives du proton et du neutron
mp = 1, 0072764 u et mn = 1, 0086649 u.
Exercice 12.1 :
On suppose que les transformations nucléaires suivantes sont possibles. Pour chacune d’elles,
déterminer les valeurs de x et y.
1-
210
84Po −→ 205
81Ti + x4
2He + y1
1p
2-
239
94Pu −→ 231
91Pa + x4
2He + y 0
−1e
3-
174
70Yb −→ 166
68Er + x4
2He + y 0
−1e
4-
90
40Zr −→ 85
37Rb + x1
1p + y 0
−1e
5-
44
22Ti −→ 32
14Si + x4
2He + y0
1e
Exercice 12.2 :
On suppose que les transformations nucléaires suivantes sont acceptables. Ecrire l’équation cor-
respondant à chacune d’elles.
1- Transformation de l’Indinium 115 (115
49In) en Argent 107 (107
47Ag) avec émission de particules
α et β−
.
2- Transformation du Fer 54 (54
26Fe) en Scandium 46 (46
21Sc) avec émission de particules α et β+
.
3- Transformation du Fer 56 (56
26Fe) en Chrome 52 (52
24Cr) avec émission de protons et de parti-
cules β−
.
4- Transformation de l’Or 197 (197
79Au) en Thulium 169 (169
69Tm) avec émission de particules α
et de neutrons.
5- Transformation du Tellure 128 (128
52Te) en Cadmium 114 (114
48Cd) avec émission de protons et
de neutrons.
Exercice 12.3 :
La masse atomique du Rhénium 185 (185
75Re) vaut m = 186, 207 u.
1- Calculer le défaut de masse ∆m du Rhénium 185 (185
75Re).
2- En déduire son énergie de liaison E` et son énergie de liaison par nucléon E`A.
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 637
Exercice 12.4 :
L’énergie de liaison du Hafnium 180 (180
72Hf) vaut E` = 2766, 28 MeV.
1- Calculer son énergie de liaison par nucléon E`A.
2- Calculer le défaut de masse ∆m du Hafnium 180.
3- En déduire la masse m du Hafnium 180.
Exercice 12.5 :
La fission induite de l’Uranium 235 (235
92U) par absorption d’un neutron donne naissance à un
noyau de Strontium 94 (94
38Sr), un noyau de Xénon 140 (140
Xe) et certains neutrons. On donne :
m 235
92U

= 235, 0134 u ; m 94
38Sr

= 93, 8946 u ; m 140
Xe

= 140, 1057 u
1- Combien de neutrons sont-ils émis par la fission ? Ecrire l’équation de cette fission.
2- Calculer la perte de masse δm.
3- En déduire l’énergie E libérée par cette fission.
Exercice 12.6 :
La fusion d’un noyau de Deutérium (2
1H) et d’un noyau de Tritium (3
1H) (deux isotopes de
l’Hydrogène) donne naissance à une particule α et à une autre particule. On donne :
m 2
1H

= 2, 0141 u ; m 3
1H

= 3, 01605 u ; m (α) = 4, 002602 u
1- Quelle est cette autre particule ? Ecrire l’équation de cette fusion.
2- Calculer la perte de masse δm.
3- En déduire l’énergie E libérée par cette fusion.
Exercice 12.7 :
La désintégration du Néodyme 144 (144
60Nd) en Cérium 140 (Ce) est de type α. Sa demi-vie est
de 2, 29 × 1015
années. On considère un échantillon radioactif contenant initialement N0 = 1030
noyaux de Néodyme 144.
1- Ecrire l’équation de la désintégration du Néodyme 144 en Cérium 140.
2- Calculer la constante radioactive λ du Néodyme 144.
3- Calculer l’activité initiale A0 de l’échantillon.
4- Déterminer le nombre N1 de noyaux de Néodyme 144 restants ainsi que l’activité A1 de
l’échantillon au bout de 1015
ans.
5- Déterminer le nombre N2 de noyaux de Néodyme 144 désintégrés ainsi que l’activité A2 de
l’échantillon au bout de 1016
ans.
Exercice 12.8 :
Le Strontium 90 (90
38Sr) se désintègre en Yttrium 90 (Y) en émettant un électron. On considère
un échantillon radioactif contenant initialement N0 = 1012
noyaux de Strontium 90 et dont l’ac-
tivité initiale vaut A0 = 763, 71 Bq.
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 638
1- De quel type de désintégration s’agit-il ? Ecrire l’équation de cette désintégration.
2- Calculer la constante radioactive λ et la période radioactive t1/2 du Strontium 90.
3- Après combien de temps ne reste-t-il plus que 109
noyaux de Strontium 90 dans l’échan-
tillon ?
4- Après combien de temps 1011
noyaux de Yttrium 90 se sont formés dans l’échantillon ?
Exercice 12.9 :
La désintégration de l’Oxygène 15 (15
8O) en Azote 15 (N) est de type β+
. La constante ra-
dioactive de l’Oxygène 15 vaut λ = 5, 675 × 10−3
s−1
. On considère un échantillon radioactif
contenant initialement une masse m0 = 12, 46 Kg d’Oxygène 15. On prendra la masse molaire
de l’Oxygène 15 M = 15 g.mol−1
.
1- Ecrire l’équation de la désintégration de l’Oxygène 15.
2- Calculer le nombre initial N0 de noyaux dans l’échantillon, ainsi que son activité initiale A0.
3- Calculer la demi-vie t1/2 de l’Oxygène 15.
4- Déterminer la masse m1 d’Oxygène 15 dans l’échantillon après 10 minutes.
5- Après combien de temps l’échantillon ne contiendra plus que 1 mg d’Oxygène 15 ?
Exercice 12.10 :
La désintégration d’un noyau d’Erbium 169 (169
68Er) conduit à un noyau de Thulium 169 (169
69Tm)
et une particule élémentaire. La période radioactive de l’Erbium 169 est de 9, 4 jours.
1- Quelle est cette particule élémentaire et de quel type de désintégration s’agit-il ? Ecrire son
équation.
2- Calculer la constante radioactive λ de l’Erbium 169.
3- Après combien de temps ne reste-t-il plus que 80% de noyaux d’Erbium 169 dans un échan-
tillon radioactif contenant initialement de l’Erbium 169 ?
4- Après combien de temps l’activité d’un chantillon radioactif contenant de l’Erbium 169 aura
dimunié de 95% ?
Exercice 12.11 :
Un isotope de Germanium (Ge) subit deux désintégrations β−
donnant naissance au Sélenium
76 (76
34Se). On considère un échantillon radioactif contenant des noyaux de cet isotope. A travers
des expériences, on a observé que son activité a diminué de 1% après 1, 45 × 1019
années.
1- De quel isotope s’agit-il ? Ecrire l’équation de sa désintégration.
2- Calculer la constante radioactive λ et la demi-vie t1/2 de cet isotope.
3- Quel est le pourcentage de noyaux de Germanium présents dans l’échantillon après 1020
années ?
4- Quel est le pourcentage de noyaux de Germanium qui se sont désintégrés dans l’échantillon
après 1022
années ?
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 639
Exercice 12.12 :
On considère un échantillon radioactif contenant des noyaux de Thorium 231 (231
90Th). On
mesure l’activité A de l’échantillon en fonction du temps t. Les données ont été consignées
dans le Tableau 12.2 ci-dessous. On note λ la constante radioactive du Thorium 231.
Tableau 12.2 – Exercice 12.5.
t (h) 6 30 55 80 105 130 150 174 200 230
A (109
Bq) 440 229, 2 116, 1 58, 8 29, 8 15, 1 8, 8 4, 6 2, 3 1
ln A
1- Ecrire l’équation de la désintégration du Thorium 231 sachant qu’elle conduit au Protacti-
nium 231 (231
91Pa).
2- Exprimer ln A en fonction de λ, de t et de l’activité initiale A0.
3- Compléter le Tableau 12.2.
4- Tracer le graphe ln A = f (t). Echelle : 1 cm −→ 20 h et 1 cm −→ 2 unité en ordonnée.
5- Déterminer une équation de la courbe obtenue.
6- Déterminer les valeurs λ et de la période radioactive t1/2 du Thorium 231.
7- Déterminer l’activité initiale A0 de l’échantillon et le nombre initial N0 de noyaux qu’il
contient.
Exercice 12.13 :
Pour un rayonnement électromagnétique d’énergie donnée, le coefficient d’atténuation linéaire
du Carbone vaut µ = 0, 335 cm−1
.
1- Calculer la couche de demi-atténuation x1/2 du Carbone.
2- Déterminer le pourcentage de photons transmis sans atténuation sur une épaisseur de 5 cm
de Carbone.
3- Déterminer le pourcentage de photons atténués sur une épaisseur de 10 cm de Carbone.
Exercice 12.14 :
Le coefficient d’atténuation massique de l’Aluminium vaut µm = 8, 4 mm2
.g−1
.
1- Calculer le coefficient d’atténuiation linéaire de l’Aluminium sachant que sa masse volumique
vaut ρAl = 2, 7 g.cm−3
.
2- En déduire la couche de demi-atténuation x1/2 de l’Aluminium.
3- Déterminer l’épaisseur e1 d’Aluminium permettant à 80% de photons de le traverser.
4- Déterminer l’épaisseur e2 d’Aluminium permettant d’atténuer 60% de photons.
Exercice 12.15 :
La couche de demi-atténuation du Cuivre vaut x1/2 = 1, 824 mm et sa masse volumique vaut
ρCu = 8, 96 g.cm−3
. Lorsqu’on soumet une couche de Cuivre d’épaisseur e = 181, 8 mm à un
rayonnement de photons, on détecte à la sortie de la couche un seul photon.
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 640
1- Calculer le coefficient d’atténuiation linéaire µ et le coefficient d’atténuation massique µm
du Cuivre.
2- Calculer le nombre N0 de photons incident.
3- Quel aurait du être l’épaisseur e0
de la couche pour que 10 photons de plus soient détectés
à la sortie de la couche.
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 641
Evaluations des compétences
Evaluation 12.1 :
La courbe de la Figure 12.4 ci-dessous se trouve sur un papier qu’a découvert un élève de
Terminale. Il s’agit de l’évolution de l’activité d’un échantillon radioactif en fontion du temps.
Figure 12.4 – Evaluation 12.1.
Aider cet élève à déterminer le nombre de noyaux radioactifs que contenait initialement l’échan-
tillon.
Evaluation 12.2 :
La demi-vie du Radium 226 de masse molaire MRa = 226 g.mol−1
est de 1602 années. Il est
radioactif α et se désintègre en Radon 222 de masse molaire MRn = 222 g.mol−1
. En ana-
lysant un échantillon radioactif, on constate qu’il contient mRa = 569, 424 g de Radium et
mRn = 302, 817 g de Radon. Quel est l’âge de cet échantillon ?
Evaluation 12.3 :
On considère deux couches de matériaux (M1) et (M2) d’épaisseurs respectives e1 = 10 mm et
e2 = 15 mm et de coefficients d’atténuation respectifs µ1 et µ2. Pour un même rayonnement
de photons, le pourcentage de photons atténués par les deux couches est le même. On soumet
la couche de matériau (M1) à un rayonnement de photons, et on place juste dèrrière elle la
couche de matériau (M2). A la sortie de cette couche, on se rend compte que les photons ont
été atténués de 90%. Calculer µ1 et µ2.
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 642
Corrections des exercices
Exercice 12.1 :
On utilise la loi de conservation de Soddy pour chaque transformation.
1- On a :
4x + y + 205 = 210 et 2x + y + 81 = 84
Soit : 




4x + y = 5
2x + y = 3
D’où :
x = 1 et y = 1
2- On a :
4x + 231 = 239 et 2x − y + 91 = 94
Soit : 




4x = 8
2x − y = 3
D’où :
x = 2 et y = 1
3- On a :
4x + 166 = 174 et 2x − y + 68 = 70
Soit : 




4x = 8
2x − y = 2
D’où :
x = 2 et y = 2
4- On a :
x + 85 = 90 et x − y + 37 = 40
Soit : 




x = 5
x − y = 3
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 643
D’où :
x = 5 et y = 2
5- On a :
4x + 32 = 44 et 2x + y + 14 = 22
Soit : 




4x = 12
2x + y = 8
D’où :
x = 3 et y = 2
Exercice 12.2 :
1- L’équation de la transformation s’écrit :
115
49In −→ 107
47Ag + x4
2He + y 0
−1e
Des lois de conservation, on a :
4x + 107 = 115 et 2x − y + 47 = 49
Soit :
x = 2 et y = 2
L’équation s’écrit donc :
115
49 In −→ 107
47 Ag + 24
2He + 2 0
−1e
2- L’équation de la transformation s’écrit :
54
26Fe −→ 46
21Sc + x4
2He + y0
1e
Des lois de conservation, on a :
4x + 46 = 54 et 2x + y + 21 = 26
Soit :
x = 2 et y = 1
L’équation s’écrit donc :
54
26Fe −→ 46
21Sc + 24
2He + 0
1e
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 644
3- L’équation de la transformation s’écrit :
56
26Fe −→ 52
24Cr + x1
1p + y 0
−1e
De la loi de conservation de Soddy, on a :
x + 52 = 56 et x − y + 24 = 26
Soit :
x = 4 et y = 2
L’équation s’écrit donc :
56
26Fe −→ 52
24Cr + 41
1p + 2 0
−1e
4- L’équation de la transformation s’écrit :
197
79Au −→ 169
69Tm + x4
2He + y1
0n
De la loi de conservation de Soddy, on a :
4x + y + 169 = 197 et 2x + 69 = 79
Soit :
x = 5 et y = 8
L’équation s’écrit donc :
197
79 Au −→ 169
69 Tm + 54
2He + 81
0n
5- L’équation de la transformation s’écrit :
128
52Te −→ 114
48Cd + x1
1p + y1
0n
De la loi de conservation de Soddy, on a :
x + y + 114 = 128 et x + 48 = 52
Soit :
x = 4 et y = 10
L’équation s’écrit donc :
128
52 Te −→ 114
48 Cd + 41
1p + 101
0n
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 645
Exercice 12.3 :
1- Le 185
75Re contient A = 185 nucléons et Z = 75 protons. Son défaut de masse ∆m vaut :
∆m = Zmp + mn (A − Z) − m
Application numérique :
∆m = 75 × 1, 0072764 + 1, 0086649 × (185 − 75) − 186, 207
Soit :
∆m = 0, 2918 u = 271, 875 Mev/C2
2- L’énergie de liaison s’exprime par :
E` = ∆mC2
Soit :
E` = 271, 875 MeV
L’énergie de liaison par nucléon est quant à elle donnée par :
E`A =
E`
A
Application numérique :
E`A =
271, 875
185
Soit :
E`A = 1, 469 MeV
Exercice 12.4 :
1- L’énergie de liaison par nucléon du Hafnium 180 est donnée par :
E`A =
E`
A
Application numérique :
E`A =
2766, 28
180
Soit :
E`A = 15, 368 MeV
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 646
2- Le défaut de masse ∆m du Hafnium vérifie la relation :
E` = ∆mC2
D’où :
∆m =
E`
C2
Soit :
∆m = 2766, 28 MeV/C2
= 2, 969 u
3- La masse m du noyau d’Hafnium 180 vérifie :
∆m = Zmp + (A − Z) mn − m
D’où :
m = Zmp + (A − Z) mn − ∆m
Application numérique :
m = 72 × 1, 0072764 + 1, 0086649 × (180 − 72) − 2, 969
Soit :
m = 178, 49 u
Exercice 12.5 :
1- Soit x le nombre de neutrons émis. L’équation de la fission s’écrit :
235
92U + 1
0n −→ 94
38Sr + 140
y Xe + x1
0n
De la loi de conservation de Soddy, on a :
x + 140 + 94 = 235 + 1 et y + 38 = 92
Soit :
x = 2 et y = 54
La fission libère donc 2 neutrons, et son équation s’écrit :
235
92 U + 1
0n −→ 94
38Sr + 140
54 Xe + 21
0n
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 647
2- La perte de masse δm s’exprime par :
δm = m 94
38Sr

+ m 140
Xe

+ 2mn − m 235
92U

− mn
D’où :
δm = m 94
38Sr

+ m 140
Xe

+ mn − m 235
92 U

Application numérique :
δm = 93, 8946 + 140, 1057 + 1, 0086649 − 235, 0134
Soit :
δm = −4, 4351 × 10−3
u = −4, 131 MeV/C2
3- L’énergie E libérée par cette fission est donnée par :
E = |δm| C2
Soit :
E = 4, 131 Mev
Exercice 12.6 :
1- L’équation de la fusion s’écrit :
2
1H + 3
1H −→ 4
2He + A
Z X
De la loi de conservation de Soddy, on a :
A + 4 = 3 + 2 et Z + 2 = 1 + 1
Soit :
A = 1 et Z = 0
Cette autre particule émise est donc le neutron 1
0n. L’équation de cette fusion s’écrit donc :
2
1H + 3
1H −→ 4
2He + 1
0n
2- La perte de masse δm s’exprime par :
δm = m (α) + mn − m 2
1H

− m 3
1H

Application numérique :
δm = 4, 002602 + 1, 0086649 − 2, 0141 − 3, 01605
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 648
Soit :
δm = −0, 01888 × 10−3
u = −17, 589 MeV/C2
3- L’énergie E libérée par cette fusion est donnée par :
E = |δm| C2
Soit :
E = 17, 589 Mev
Exercice 12.7 :
1- La désintégration du Néodyme 144 en Cérium étant de type α, l’équation de cette désinté-
gration s’écrit :
144
60 Nd −→ 140
58 Ce + 4
2He
2- Soit t1/2 = 2, 29 × 1015
ans la demi-vie du Néodyme 144. Sa constante radioactive λ vaut :
λ =
ln 2
t1/2
Application numérique :
λ =
ln 2
2, 29 × 1015 × 365 × 24 × 3600
D’où :
λ = 9, 598 × 10−24
s−1
3- L’activité initiale A0 de l’échantillon est liée au nombre initial N0 de noyaux selon la relation :
A0 = λN0
Application numérique :
A0 = 9, 598 × 10−24
× 1030
Soit :
A0 = 9, 598 × 106
Bq
4- Le nombre N1 de noyaux de Néodyme 144 restants au bout de t1 = 1015
ans est donné par
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 649
la relation :
N1 = N0 exp (−λt1)
Application numérique :
N1 = 1030
× exp −9, 598 × 10−24
× 1015
× 365 × 24 × 3600

Soit :
N1 = 7, 388 × 1029
noyaux
L’activité A1 de l’échantillon au bout de t1 = 1015
ans. est donnée par :
A1 = λN1
Application numérique :
A1 = 9, 598 × 10−24
× 7, 388 × 1029
Soit :
A1 = 7, 091 × 106
Bq
5- Le nombre N2 de noyaux de Néodyme 144 désintégrés au bout de t2 = 1016
ans est donné
par la relation :
N2 = N0 [1 − exp (−λt2)]
Application numérique :
N2 = 1030
×

1 − exp −9, 598 × 10−24
× 1016
× 365 × 24 × 3600

Soit :
N2 = 9, 515 × 1029
noyaux
L’activité A2 de l’échantillon au bout de t2 = 1016
ans est donnée par :
A2 = λ (N0 − N2)
Application numérique :
A2 = 9, 598 × 10−24
× 1030
− 9, 515 × 1029

Soit :
A2 = 4, 652 × 105
Bq
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 650
Exercice 12.8 :
1- Etant donné que la désintégration s’accompagne de l’émission d’un électron, il s’agit d’une
désintégration β−
. L’équation de cette désintégration s’écrit :
90
38Sr −→ 90
39Y + 0
−1e
2- La constante radioactive λ du Strontium 90 vérifie la relation ci-dessous :
A0 = λN0
D’où :
λ =
A0
N0
Application numérique :
λ =
763, 71
1012
Soit :
λ = 7, 6371 × 10−10
La période radioactive t1/2 du Strontium 90 vérifie la relation :
t1/2 =
ln 2
λ
Application numérique :
t1/2 =
ln 2
7, 6371 × 10−10 s−1
Soit :
t1/2 = 9, 076 × 108
s = 28, 78 ans
3- Le nombre Nr de noyaux de Strontium 90 restants dans l’échantillon à une date t s’exprime
par :
Nr = N0 exp (−λt)
=⇒ exp (−λt) =
Nr
N0
=⇒ −λt = ln

Nr
N0
‹
=⇒ t = −
ln
€
Nr
N0
Š
λ
=
ln N0 − ln Nr
λ
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 651
Soit t1 la date à laquelle il ne reste plus que 109
noyaux. On a donc :
t1 =
ln 1012
− ln 109
7, 6371 × 10−10
Donc, il reste 109
noyaux de Strontium 90 après 286, 815 ans.
4- Le nombre Nd de noyaux d’Yttrium 90 contenus dans l’échantillon à une date t s’exprime
par :
Nd = N0 [1 − exp (−λt)]
=⇒ 1 − exp (−λt) =
Nd
N0
=⇒ exp (−λt) =
N0 − Nd
N0
=⇒ −λt = ln

N0 − Nd
N0
‹
=⇒ t = −
ln
€
N0−Nd
N0
Š
λ
=
ln N0 − ln (N0 − Nd)
λ
Soit t2 la date à laquelle 1010
noyaux d’Yttrium 90 se sont formés. On a donc :
t2 =
ln 1012
− ln (1012
− 1011
)
7, 6371 × 10−10
Donc, 1011
noyaux d’d’Yttrium 90 se sont formés dans l’échantillon après 4, 37 ans.
Exercice 12.9 :
1- L’équation de la désintégration de l’Oxygène 15 en Azote 15 s’écrit :
15
8 O −→ 15
7 N + 0
1e
2- Le nombre initial N0 de noyaux contenus dans l’échantillon vérifie la relation :
N0
NA
=
m0
M
D’où :
N0 =
NAm0
M
Application numérique :
N0 =
6, 02 × 1023
× 12, 46 × 103
15
Soit :
N0 = 5 × 1026
noyaux
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 652
L’activité initiale A0 de l’échantillon est donnée par :
A0 = λN0
Application numérique :
A0 = 5, 675 × 10−3
× 5 × 1026
Soit :
A0 = 2, 837 × 1024
Bq
3- La demi-vie t1/2 de l’Oxygène 15 est donnée par :
t1/2 =
ln 2
λ
Application numérique :
t1/2 =
ln 2
5, 675 × 10−3
Soit :
t1/2 = 122, 14 s = 2, 035 min
4- La masse m1 de l’échantillon après t1 = 10 min est donnée par :
m1 = m0 exp (−λt1)
Application numérique :
m1 = 12, 46 × exp −5, 675 × 10−3
× 10 × 60

Soit :
m1 = 413, 757 g
5- La masse m de l’échantillon à un instant t est donnée par la relation :
m = m0 exp (−λt)
=⇒ exp (−λt) =
m
m0
=⇒ −λt = ln

m
m0
‹
=⇒ t = −
ln
€
m
m0
Š
λ
=
ln m0 − ln m
λ
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 653
Soit t2 la date à laquelle l’échantillon ne contient plus que 1 mg d’Oxygène 15. On a donc :
t2 =
ln (12, 46 × 106
) − ln 1
5, 675 × 10−3
Donc, l’échantillon ne contient plus que 1 mg d’Oxygène 15 après 47, 98 minutes,
donc presque 48 minutes.
Exercice 12.10 :
1- Soit A
Z X la particule élémentaire émise lors de la désintégration de l’Erbium 169 en Thulium
169. L’équation de la désintégration s’écrit :
169
68Er −→ 169
69Tm + A
Z X
De la loi de conservation de Soddy, on a :
A + 169 = 169 et Z + 69 = 68
Soit :
A = 0 et Z = −1
La particule élémentaire émise est donc l’électron 0
−1e. Il s’agit donc d’une désintégration
β−
. L’équation de cette désintégration s’écrit finalement :
169
68 Er −→ 169
69 Tm + 0
−1e
2- Soit t1/2 = 9, 4 jours la période radioactive de l’Erbium 169. Sa constante radioactive λ
s’exprime par :
λ =
ln 2
t1/2
Application numérique :
λ =
ln 2
9, 4 × 24 × 3600
D’où :
λ = 8, 534 × 10−7
s−1
3- Soit N0 le nombre de noyaux d’Erbium 169 contenus initialement dans un échantillon radio-
actif. Le nombre Nr de noyaux restants dans l’échantillon à une date t s’exprime par :
Nr = N0 exp (−λt)
=⇒ exp (−λt) =
Nr
N0
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 654
=⇒ −λt = ln

Nr
N0
‹
=⇒ t = −
ln
€
Nr
N0
Š
λ
Soit t1 la date à laquelle il ne reste plus que 80% de noyaux d’Erbium 169 dans l’échantillon.
On a :
Nr
N0
= 80% = 0, 8
Donc :
t1 = −
ln (0, 8)
8, 534 × 10−7
Donc, il reste 80% de noyaux d’Erbium 169 contenus dans un échantillon radioactif
après 3, 026 jours.
4- Soit A0 l’activité initiale d’un échantillon radioactif contenant de l’Erbium 169. L’activité
A de l’échantillon à une date t s’exprime par :
A = A0 exp (−λt)
La diminution relative ∆Ar de l’activité s’exprime donc par :
∆Ar =
A0 − A
A0
=
A0 − A0 exp (−λt)
A0
= 1 − exp (−λt)
=⇒ exp (−λt) = 1 − ∆Ar
=⇒ −λt = ln (1 − ∆Ar)
=⇒ t = −
ln (1 − ∆Ar)
λ
Soit t2 la date à laquelle l’activité d’un chantillon radioactif contenant de l’Erbium 169 a dimunié
de 95%. On a :
∆Ar = 95% = 0, 95
Donc :
t2 = −
ln (1 − 0, 95)
8, 534 × 10−7
Donc, l’activité d’un échantillon radioactif contenant de l’Erbium 169 aura dimunié
de 95% après 40, 626 jours.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 655
Exercice 12.11 :
1- Soit A
Z Ge l’isotope en question. L’équation de sa désintégration s’écrit :
A
Z Ge −→ 76
34Se + 2 0
−1e
De la loi de conservation de Soddy, on a :
A = 76 et Z = 34 − 2 = 32
L’isotope en question est donc le Germanium 76 76
32Ge

. L’équation de sa désintégration
s’écrit donc :
76
32Ge −→ 76
34Se + 2 0
−1e
2- Soit A0 l’activité initiale de l’échantion et λ la constante radioactive du Germanium 76.
L’activité A de l’échantillon à une date t s’exprime par :
A = A0exp (−λt)
La diminution relative ∆Ar de l’activité s’exprime par :
∆Ar =
A0 − A
A0
= 1 − exp (−λt)
=⇒ exp (−λt) = 1 − ∆Ar
=⇒ −λt = ln (1 − ∆Ar)
=⇒ λ = −
ln (1 − ∆Ar)
t
Soit t = 1, 45 × 1019
années la date à laquelle l’activité de l’échantillon a diminué de 1%. On a
ainsi :
∆Ar = 1% = 0, 01
Donc :
λ = −
ln (1 − 0, 01)
1, 45 × 1019 × 365 × 3600 × 24
D’où :
λ = 2, 197 × 10−29
s−1
La demi-vie t1/2 du Germanium 76 est donnée par :
t1/2 =
ln 2
λ
Application numérique :
t1/2 =
ln 2
2, 197 × 10−29
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 656
Soit :
t1/2 = 1021
ans
3- Soit N0 le nombre de noyaux de Germanium 76 contenus initialement dans l’échantillon. Le
nombre Nr de noyaux restants à la date t1 = 1020
années s’exprime par :
Nr = N0 exp (−λt1)
=⇒
Nr
N0
= exp (−λt1) = exp −2, 197 × 10−29
s−1
× 1020
× 365 × 3600 × 24

Donc, après 1020
ans, il reste 93, 3% de noyaux de Germanium 76.
4- Le nombre Nd de noyaux de Germanium désintégrés à la date t2 = 1022
années s’exprime
par :
Nd = N0 [1 − exp (−λt2)]
=⇒
Nd
N0
= 1 − exp (−λt2) = 1 − exp −2, 197 × 10−29
s−1
× 1022
× 365 × 3600 × 24

Donc, après 1022
ans, 99, 9% de noyaux de Germanium se sont désintégrés.
Exercice 12.12 :
1- Soit A
Z X la particule émise lors de la désintégration radioactive du Thorium 231 en Protac-
tinium 231. L’équation de la désintégration s’écrit :
231
90Th −→ 231
91Pa + A
Z X
De la loi de conservation de Soddy, on a :
A + 231 = 231 et Z + 91 = 90
Soit :
A = 0 et Z = −1
La désintégration émet donc un électron et est par conséquent de type β−
. Son équation
s’écrit :
231
90 Th −→ 231
91 Pa + 0
−1e
2- L’activité A de l’échantillon à une date t s’exprime par :
A = A0exp (−λt)
=⇒ ln A = ln [A0exp (−λt)] = ln A0 + ln [exp (−λt)]
D’où :
ln A = −λt + ln A0
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 657
3- Le Tableau 12.2 a été complété dans le Tableau 12.3 ci-dessous.
Tableau 12.3 – Solution de l’exercice 12.5.
t (h) 6 30 55 80 105 130 150 174 200 230
A (109
Bq) 440 229, 2 116, 1 58, 8 29, 8 15, 1 8, 8 4, 6 2, 3 1
ln A 26, 81 26, 15 25, 47 24, 79 24, 11 23, 43 22, 89 22, 24 21, 55 20, 72
4- Le graphe ln A = f (t) a été tracé à la Figure 12.5 ci-dessous.
Figure 12.5 – Solution de l’exercice 12.
5- L’équation de la courbe obtenue peut se mettre sous la forme ci-dessous :
ln A = k1t + k2
On a :
k1 =
∆ ln A
∆t
=
20, 72 − 26, 81
3600 × (230 − 6)
= −7, 548 × 10−6
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 658
On a également :
26, 81 = k1 × 6 × 3600 + k2
Soit :
k2 = 26, 81 + 7, 548 × 10−6
× 6 × 3600 = 26, 973
Une équation de la courbe obtenue s’écrit donc :
ln A = −7, 548 × 10−6

t + 26, 973 avec t en s
6- En comparant l’expression de ln A obtenue à la question 2 et l’équation de la courbe tracée,
on en déduit la valeur de la constante radioactive λ :
λ = 7, 548 × 10−6
s−1
La période radioactive t1/2 du Thorium 231 est donnée par :
t1/2 =
ln 2
λ
Application numérique :
t1/2 =
ln 2
7, 548 × 10−6
Soit :
t1/2 = 25, 5 h
7- En comparant encore l’expression de ln A obtenue à la question 2 et l’équation de la courbe
tracée, on peut écrire la relation :
ln A0 = 26, 973
D’où :
A0 = 5, 179 × 1011
Bq
Le nombre initial N0 de noyaux contenus dans l’échantillon s’exprime par :
N0 =
A0
λ
Application numérique :
N0 =
5, 179 × 1011
7, 548 × 10−6
Soit :
N0 = 6, 86 × 1016
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 659
Exercice 12.13 :
1- La couche de demi-atténuation x1/2 du Carbone est donnée par :
x1/2 =
ln 2
µ
Application numérique :
x1/2 =
ln 2
0, 335
Soit :
x1/2 = 20, 69 mm
2- Soit N0 le nombre de photons incident dans une couche de carbone. Le nombre Nt de photons
transmis sans atténuation sur l’épaisseur e1 = 5 cm de Carbone s’exprime par :
Nt = N0 exp (−µe1)
Soit :
Nt
N0
= exp (−µe1) = exp (−0, 335 × 5)
Donc, 18, 73% de photons sont transmis sans atténuation sur une épaisseur de 5 cm
de Carbone.
3- Le nombre Na de photons atténués sur l’épaisseur e2 = 10 cm de Carbone s’exprime par :
Na = N0 [1 − exp (−µe2)]
Soit :
Na
N0
= 1 − exp (−µe2) = 1 − exp (−0, 335 × 10)
Donc, 96, 49% de photons sont atténués sur une épaisseur de 10 cm de Carbone.
Exercice 12.14 :
1- Le coefficient d’atténuation linéaire µ de l’Aluminium vérifie la relation :
µm =
µ
ρAl
D’où :
µ = µmρAl
Application numérique :
µ = 8, 4 × 10−2
× 2, 7
Soit :
µ = 0, 2268 cm−1
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CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 660
2- La couche de demi-atténuation x1/2 de l’Aluminium est donnée par :
x1/2 =
ln 2
µ
Application numérique :
x1/2 =
ln 2
0, 2268
Soit :
x1/2 = 30, 562 mm
3- Soit N0 le nombre de photons incident dans une couche d’Aluminium. Le nombre Nt de
photons transmis sans atténuation sur l’épaisseur e1 de Carbone s’exprime par :
Nt = N0 exp (−µe1)
=⇒ exp (−µe1) =
Nt
N0
=⇒ −µe1 = ln

Nt
N0
‹
=⇒ e1 = −
ln
€
Nt
N0
Š
µ
Si 80% de photons traversent la couche d’Aluminium sans atténuation, on a :
Nt
N0
= 80% = 0, 8
Soit :
e1 = −
ln 0, 8
0, 2268
D’où :
e1 = 9, 83 mm
4- Le nombre Na de photons atténués sur l’épaisseur e2 de Carbone s’exprime par :
Na = N0 [1 − exp (−µe2)]
=⇒ 1 − exp (−µe2) =
Na
N0
=⇒ exp (−µe2) = 1 −
Na
N0
=⇒ −µe2 = ln

1 −
Na
N0
‹
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 661
=⇒ e2 = −
ln
€
1 − Na
N0
Š
µ
Si 60% des photons sont atténués dans la couche d’Aluminium, on a :
Na
N0
= 60% = 0, 6
Soit :
e2 = −
ln (1 − 0, 6)
0, 2268
D’où :
e2 = 40, 4 mm
Exercice 12.15 :
1- Le coefficient d’atténuation linéaire µ du Cuivre est donné par :
µ =
ln 2
x1/2
Application numérique :
µ =
ln 2
0, 1824
Soit :
µ = 3, 8 cm−1
Le coefficient d’atténuation massique µm du Cuivre s’exprime par :
µm =
µ
ρCu
Application numérique :
µm =
3, 8
8, 96
Soit :
µm = 42, 41 mm2
.g−1
2- Etant donné qu’un seul photon est transmis à la traversée de la couche d’épaisseur e, on a :
1 = N0 exp (−µe)
D’où :
N0 =
1
exp (−µe)
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 662
Application numérique :
N0 =
1
exp (−3, 8 × 18, 18)
Soit :
N0 = 1030
3- Soit e0
l’épaisseur de la couche pour que 10 photons de plus soient détectés à la sortie de la
couche, donc 11 au total. On a ainsi :
11 = N0 exp (−µe0
)
=⇒ exp (−µe0
) =
11
N0
=⇒ −µe0
= ln

11
N0
‹
D’où :
e0
= −
ln
€
11
N0
Š
µ
Application numérique :
e0
= −
ln 11
1030

3, 8
Soit :
e0
= 175, 472 mm
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 663
Corrections des évaluations des compétences
Evaluation 12.1 :
Le nombre initial N0 de noyaux contenus dans l’échantillon dépend de l’activité initiale A0 et
de la constante radioactive λ selon la relation :
N0 =
A0
λ
Soit t1/2 la demi-vie. On a :
λ =
ln 2
t1/2
D’où :
N0 =
A0t1/2
ln 2
De la Figure 12.4, on trouve que A0 = 6 × 1012
Bq. La demi-vie correspond à la date où
l’activité est égale à la moitié de l’activité initiale, soit 3 × 1012
Bq. A partir du graphe de la
Figure 12.4, on trouve t1/2 = 3 mois. On a donc :
N0 =
6 × 1012
× 3 × 30 × 24 × 3600
ln 2
L’échantillon contenait donc initialement 6, 731 × 1019
noyaux.
Evaluation 12.2 :
Soient NRa et NRn le nombre de noyaux de Radium et de Radon présents à la date t dans
l’échantillon. On a :
NRa =
mRaNA
MRa
et NRn =
mRnNA
MRn
Soit N0 le nombre initial de noyaux de Radium contenus dans l’échantillon. On a :
NRa = N0 exp

−
ln 2
t1/2
t
‹
NRn = N0
•
1 − exp

−
ln 2
t1/2
t
‹˜
On a donc :
NRn
NRa
=
mRnMRa
mRaMRn
=
N0
h
1 − exp

− ln 2
t1/2
t
i
N0 exp

− ln 2
t1/2
t
 = exp

ln 2
t1/2
t
‹
− 1
=⇒ exp

ln 2
t1/2
t
‹
= 1 +
mRnMRa
mRaMRn
=⇒
ln 2
t1/2
t = ln

1 +
mRnMRa
mRaMRn
‹
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 664
D’où :
t =
t1/2 ln
€
1 + mRnMRa
mRaMRn
Š
ln 2
Application numérique :
t =
1602 × ln
€
1 + 302,817×226
569,424×222
Š
ln 2
Donc, l’âge de l’échantillon est de 1000 ans.
Evaluation 12.3 :
Le nombre N1 de photons transmis sans atténuation à la sortie de la couche du matériau (M1)
s’exprime par :
N1 = N0 exp (−µ1e1)
Le nombre N2 de photons transmis sans atténuation à la sortie de la couche du matériau (M2)
s’exprime par :
N2 = N1 exp (−µ2e2)
= N0 exp (−µ1e1) exp (−µ2e2)
= N0 exp (−µ1e1 − µ2e2)
=⇒ exp (−µ1e1 − µ2e2) =
N2
N0
=⇒ −µ1e1 − µ2e2 = ln

N2
N0
‹
Puisque pour un même faisceau de photons, les deux matériaux atténuent la même proportion
de photons, on a :
N0 exp (−µ1e1) = N0 exp (−µ2e2)
=⇒ −µ1e1 = −µ2e2
On a donc :
−2µ1e1 = ln

N2
N0
‹
=⇒ µ1e1 = µ2e2 = −
ln
€
N2
N0
Š
2
Soit :
µ1 = −
ln
€
N2
N0
Š
2e1
µ2 = −
ln
€
N2
N0
Š
2e2
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ 665
Or, on a :
N2
N0
= 90% = 0, 9
Donc :
µ1 = −
ln 0, 9
2 × 0, 1
µ2 = −
ln 0, 9
2 × 0, 15
D’où :
µ1 = 0, 526 cm−1
µ2 = 0, 351 cm−1
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
ANNEXES − DISPOSITIFS ÉLECTRONIQUES 666
Annexes − Dispositifs électroniques
Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en
Jésus-Christ.
Philippiens 4 : 7
A.1 Dipôles commandés
Un dipôle commandé est un dispositif possédant deux bornes et pouvant être mis en
marche à partir d’un ou de plusieurs points. On distingue les dipôles commandés manuel-
lement dont le meilleur exemple est le rhéostat, et les dipôles commandés électriquement.
A.1.1 Rhéostat
Un rhéostat, pouvant aussi être appelé potentiomètre est une résistance électrique ré-
glable permettant de modifier l’intensité du courant électrique circulant dans un circuit élec-
trique dans lequel il est intercalé. Le terme rhéostat a été introduit en 1843 par le physicien
anglais Charles Wheastone. Le rhéostat est constitué d’un fil résistif enroulé autour d’un iso-
lant semi-circulaire et d’un palpeur en translation rectiligne (curseur) ou tournant (bouton),
pouvant faire contact avec les spires de l’enroulement. La résistance du rhéostat est réglée en
déplaçant le palpeur le long des spires par l’intermédiaire du curseur ou du bouton. Le symbole
d’un rhéostat a été représenté à la Figure A.1 ci-dessous.
Figure A.1 – Symbole d’un rhéostat.
Les rhéostats sont utilisés pour le réglage de puissance des moteurs à courants continus, des
postes de soudage ou des générateurs électriques. Cependant, parce qu’ils entraînent des pertes
d’énergie énormes sous forme de chaleur, on évite de les utiliser de manière permanante.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
ANNEXES − DISPOSITIFS ÉLECTRONIQUES 667
A.1.2 Dipôles commandés électriquement
A.1.2.1 Relais électromagnétique
Un relais est un composant électromagnétique qui commande l’ouverture et la fermeture
d’un interrupteur électrique grâce à un signal de commande. A la différence des interrupteurs
mécaniques dont la manipulation est manuelle, la manœuvre d’un relais électomagnétique s’ef-
fectue en faisant circuler un courant dans son circuit d’excitation, constitué par une bobine
d’excitation ou bobine de commande. Un relais comporte un autre circuit appelé circuit
de puissance. Pour commander un relais, on alimente la bobine de commande. On crée un
champ magnétique qui attire la lamelle (contact) métallique du relais : La lamelle est en
position de travail. Lorsque la bobine n’est plus alimentée, un ressort ramène la lamelle dans
sa position initiale : La lamelle dans ce cas est en position de repos. On appelle tension
d’accrochage ou d’enclenchement la tension minimale à appliquer aux bornes de la bobine
de commande pour permettre le passage des interrupteurs en position de travail. Le circuit de
puissance doit pour cela être initialement ouvert. La tension de décrochage ou de déclen-
chement est la tension maximale que l’on peut appliquer aux bornes de la bobine de commande
pour permettre le retour des interrupteurs en position de repos. Le circuit de puissance doit
pour cela être initialement fermé. Le paramètre indiquant la durée de vie de l’interrupteur d’un
relais est le nombre maximum de manœuvres possibles. La fréquence maximale d’uti-
lisation indique la fréquence maximale à laquelle l’interrupteur peut être utilisé. Le pouvoir
de coupure est la puissance maximale que l’on peut fournir au circuit de commande pour
l’ouverture ou la fermeture grâce aux contacts du relais. Les interrupteurs sont égalemment
caractéristés par leurs résistances de contact.
A.1.2.2 VDR
Le VDR, acronyme anglais de Voyage Data Recorder se traduit en français par en-
registreur de données du voyage. Encore appelé boîte noire, le VDR est un composant
utilisé dans le domaine aéronautique dans le but d’aider à faire l’analyse par l’examen des don-
nées des douze dernières heures des circonstances ayant mené à un accident. Les données sont
collectées automatiquement et sont numérisées, compressées puis stockées sur deux supports
informatiques. L’un de ces supports peut être soit un disque dur extractible soit une clé
USB. L’autre support est un flash disk présent dans une capsule orange solidaire du navire.
Les VDR standards sont constitués d’un DAU (Data Acquisition Unit) qui est l’élément
central, de quatre micros passerelles, deux micros externes, la capsule contenant le flash
disk, le BAU (Bridge Alarm Unit) qui informe la passerelle lorsqu’une donnée n’est plus
enregistrée, et le SIU (Sensor Interface Unit) qui collecte toutes les autres données, les
codifie et les retransmet au DAU. Le DAU comprend deux entrées VHF (Very High Frequency),
deux entrées Radar, un disque dur ou flash disk extractible et une batterie de secours autonome
d’une capacité de deux heures.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
ANNEXES − DISPOSITIFS ÉLECTRONIQUES 668
A.1.2.3 Diodes
Une diode est un dipôle électrique possédant deux bornes, la cathode repérée par un
anneau, et l’anode. Il existe plusieurs types de diodes, parmi lesquelles la diode à jonction et
la diode Zener. La fonction d’une diode à jonction est de faire passer le courant uniquement
dans un seul sens, de l’anode vers la cathode. Ce sens est dit passant. La diode est polarisée
en direct. Les diodes à jonctions sont utilisées en électronique de puissance pour redresser le
courant alternatif. Le symbole normalisé d’une diode à jonction a été représenté à la Figure
A.2 ci-dessous.
Figure A.2 – Symbole d’une diode à jonction.
Les diodes Zener ont la particularité de faire passer le courant électrique dans le sens non-
passant, c’est à dire de la cathode vers l’anode. La diode dans ce cas est dite polarisée en
inverse. Le symbole normalisé d’une diode Zener a été représenté à la Figure A.3 ci-dessous.
Figure A.3 – Symbole d’une diode Zener.
Les diodes Zener permettent de stabiliser le courant continu.
A.1.2.4 Transistors
Un transistor est un composant électronique à trois électrodes permettant de contrôler un
courant ou une tension sur l’électrode de sortie grâce à une électrode d’entrée. Des milliards
de transistors sont contenus dans des circuits intégrés servant à réaliser des microprocesseurs
et des mémoires. On distingue principalement les transistors bipolaires et les transistors
à effet de champ. Un transistor bipolaire est constitué de deux diodes à jonction dont l’une
est polarisée en direct et l’autre en inverse. Les trois électrodes du transistor bipolaire sont la
base B qui constitue l’électrode d’entrée, le collecteur C qui constitue l’électrode de sortie et
l’émetteur E. Lorsqu’on injecte un courant entre la base et l’émetteur, un courant multiplié
par le gain du transistor se crée entre l’émetteur et le collecteur. Un transitor bipolaire est
de type NPN si le courant d’émetteur sort du transistor. Dans le cas où le courant d’émetteur
entre dans le transistor, il est de type PNP. Les transistors bipolaires NPN sont plus rapides
que les transistors bipolaires PNP. Les symboles de ces deux types de transistors bipolaires ont
été représentés à la Figure A.4.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
ANNEXES − DISPOSITIFS ÉLECTRONIQUES 669
Figure A.4 – Symboles de transistors bipolaires.
Contrairement aux transistors bipolaires qui fonctionnent suite à un passage du courant élec-
trique, les transistors à effet de champ agissent par application d’un champ électrique. Les trois
électrodes du transistor à effet de champ sont la grille G qui constitue l’électrode d’entrée,
le drain D qui constitue l’électrode de sortie et la source S. Lorsqu’on applique une tension
entre le grille et la source, on peut contrôler le courant entre la source et le drain.
A.1.2.5 Electrodes
Une électrode est un conducteur électronique ou ionique pouvant capter ou libérer des
électrons. Les électrodes sont principalement utilisées dans les générateurs et les récepteurs
électriques. En biologie, les électrodes permettent de capter les variations de potentiel électrique
chez un organisme vivant. Dans les piles, le pôle positif est une électrode dans laquelle a lieu une
réaction de réduction ; il s’agit de la cathode. Le pôle négatif est une électrode dans laquelle
a lieu une réaction d’oxydation ; il s’agit de l’anode. Lorsqu’un électrolyseur est connecté
à un générateur, son électrode connectée à la borne négative du générateur est le siège d’une
réaction de réduction ; c’est la cathode de l’électrolyseur. L’électrode connectée à la borne
positive du générateur est le siège d’une réaction d’oxydation ; c’est l’anode de l’électrolyseur.
En chimie, les électrodes sont utilisées en potentiométrie, pH-métrie, Polarographie ou
encore en Voltammétrie.
A.2 Capteurs
Un capteur est un organe qui, moyennant la fourniture d’énergie électrique, génère à partir
d’une grandeur physique une autre grandeur de nature différente, très souvent électrique. On
appelle étendue de mesure l’ensemble des valeurs extrêmes pouvant être mesurées par le
capteur. La résolution est la plus petite variation de grandeur mesurable par le capteur. La
sensibilité est la variation du signal de sortie par rapport à la variation du signal d’entrée. La
précision est l’aptitude du capteur à donner une mesure proche de la valeur vraie. La rapidité
quant à elle est le temps de réaction du capteur. Elle est liée à la bande passante. Le schéma
de principe d’un capteur à été représenté à la Figure A.5.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
ANNEXES − DISPOSITIFS ÉLECTRONIQUES 670
Figure A.5 – Schéma de principe d’un capteur.
A.2.1 Capteurs de température
A.2.1.1 Thermistances
Une thermistance est un dipôle symétrique dont la résistance varie en fonction de la tem-
pérature. Elle est caractérisée par son coefficient de température. On distingue deux types
de thermistances ; les CTN (Coefficient de Température Négatif) dont le coefficient de
température est négatif et les CTP (Coefficient de Température Positif) dont le coefficient
de température est positif. Les CTN sont utilisées pour mesurer et contrôler la température
et les flux de liquides. Les CTP peuvent être utilisées pour détecter la température, protéger
contre les surintensités ou détecter les niveaux de liquides. Les symboles de ces deux types de
thermistances ont été représentées à la Figure A.6 ci-dessous.
Figure A.6 – Symboles de thermistances.
A.2.1.2 KTY
Les capteurs KTY sont des détecteurs de températures utilisés pour la mesure, le contrôle
et la régulation de l’air, des gaz et des liquides. Le circuit interne d’un KTY permet d’obtenir
une image de la température de ce composant en mesurant la résistance à ses bornes. Ces deux
grandeurs varient dans le même sens. Le circuit interne d’un KTY est généralement utilisé pour
protéger les moteurs ou les circuits électroniques contre des dysfonctionnements entraînant une
surchauffe du système considéré. Sa température varie selon qu’il est entouré d’air ou de liquide.
A.2.2 Capteurs de lumière
A.2.2.1 Photorésistances
Une photorésistance encore appelée résistance photogénique ou cellule photocon-
ductrice est un composant électronique dont la résistivité varie en fonction de la quantité de
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
ANNEXES − DISPOSITIFS ÉLECTRONIQUES 671
lumière incidente. Plus elle est éclairée, plus sa résistivité (et donc sa résistance) baisse. Le
symbole d’une photorésistance a été représenté à la Figure A.7 ci-dessous.
Figure A.7 – Symbole d’une photorésistance.
Les photorésistances ont un bonne sensibilité, sont robustes, et accessibles à un faible coût. Par
contre, elles ont un temps de réponsé élevé, une bande passante étroite et elles sont sensibles à la
chaleur. Les photorésistances permettent de détecter les flammes, détecter les présences,
détecters les UV (Ultraviolets) et les IR (Infrarouges), allumer les lumières ou encore
mesurer la luminosité d’une zone.
A.2.2.2 Photodiodes
Une photodiode est une diode dont la jonction peut être soumise à un éclairement lumineux.
Les photodiodes ont une bonne sensibilité, un faible temps de réponse et une bande passante
élevée. Elles sont cependant d’un coût élevé, et nécessitent un circuit de polarisation précis.
Les photodiodes sont utilisées pour la transmission des données dans les télécommandes
IR ou la fibre optique. Elles sont également utilisées dans la roue codeuse avec la mesure
d’angles et de vitesses ou le comptage d’impulsions.
A.2.3 Capteurs d’ondes
A.2.3.1 Antennes
Une antenne est un dispositif utilisé en radioélectricité pour rayonner ou capter les ondes
électromagnétiques. L’antenne est un élément fondamental dans un système radioélectrique, et
ses caractéristiques de rendement (gain, diagramme de rayonnement) influencent directement
les performances de qualité et de portée du système. Une antenne radioélectrique convertit les
grandeurs électriques existantes dans un conducteur ou une ligne de transmission en grandeurs
électromagnétiques dans l’espace. Inversement, en réception, le champ électromagnétique est
converti en signal électrique pouvant être amplifié.
A.2.3.2 Microphones
Un microphone, appelé très souvent micro est un transducteur électroacoustique capable
de convertir un signal acoustique (un son) en un signal électrique. Les microphones sont utilisés
pour les télécommunications (notamment les téléphones), la sonorisation, la radiodiffusion,
la télévision ou encore la mesure acoustique. Le composant électronique qui produit ou
module la tension ou le courant électrique selon la pression acoustique est appelé capsule. Un
tissu ou une grille protège généralement cette partie fragile. On distingue les microphones à
condensateur, les microphones à électret ou encore les microphones à bobine mobile.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
ANNEXES − DISPOSITIFS ÉLECTRONIQUES 672
A.2.4 Capteurs de force ou de pression
Lorsqu’un corps sous forme solide, liquide ou gazeuse exerce une force sur une paroi, celle-ci
est soumise de la part de ce corps à une pression correspondant à la force par unité de surface.
Un capteur de pression ou de force permet de mesurer la somme des pressions sur ses deux
faces.
A.3 Chaînes électroniques
Une chaîne électronique est un dispositif électronique permettant, moyennant la fourniture
d’énergie électrique, de transformer une grandeur physique en une autre. A l’entrée, une chaîne
électronique comprend un dispositif de commandes constitué d’un ou de plusiseurs capteurs.
Dans la chaîne se trouve également un dispositif électronique ou unité centrale constitué
d’un bloc électronique de traitement et d’un bloc de commande. A la sortie de la chaîne se trouve
un appareil d’utilisation ou transducteur constitué d’un ou de plusieurs actionneurs.
L’organigramme d’une chaîne électronique se présente selon le schéma de la Figure A.8 ci-
dessous.
Figure A.8 – Organigramme d’une chaîne électronique.
Les dispositifs de commande sont généralement fragiles et ne peuvent supporter que des intensi-
tés ou des tensions faibles. Ils transforment des signaux de nature diverses en signal électrique.
Le dispositif pourra être éventuellement situé à grande distance de la chaîne car les fils de
connexion ne seront parcourus que par un courant de faible intensité. Les appareils d’utili-
sation sont des dispositifs qui transforment un signal électrique en un autre signal de nature
diverses. Pour les faire fonctionner, il est souvent nécessaire de disposer d’une puissance conve-
nable qui sera fournie par l’alimentation de la chaîne électronique. La Figure A.9 représente
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
ANNEXES − DISPOSITIFS ÉLECTRONIQUES 673
une chaîne électronique permettant d’amplifier le son. Il comprend à l’entrée un capteur sonore
(le microphone) qui constitue le dispositif de commande.
Figure A.9 – Chaîne électronique permettant d’amplification du son.
En sortie se trouve un actionneur sonore (le haut-parleur) constituant l’appareil d’utilisation
générant un son d’amplitude élevée. Le dispositif électronique responsable de l’amplification du
son capté par le microphone est constitué de résistors, de condensateurs, d’un rhéostat et d’un
transistor.
GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
L’Évangile de
JÉSUS-CHRIST
par la Physique
Terminales – Séries scientifiques
Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.
Romains 6 : 23
Dans un monde gouverné par de nombreuses religions, il est difficile de discerner la véritable voie
qui mène à notre Créateur, le Dieu Tout-Puissant qui, ayant tellement aimé le monde, a livré Son
Fils unique Jésus-Christ afin que par Sa mort, quiconque croit en Lui ne demeure plus esclave du
péché et de la mort, mais ait part à la Vie éternelle. Après S'être fait connaître aux Hommes à travers
les apôtres, les prophètes, les pasteurs, les docteurs et les évangélistes, le Seigneur Jésus-Christ a
décidé de Se révéler aux jeunes élèves au moyen de cette discipline scolaire qu'est la Physique. Il a
pour cela désigné l'un de Ses plus misérables serviteurs pour éditer ce présent manuel dont la
principale mission est d’annoncer la bonne nouvelle de Son Évangile. En second plan, ce document
vise à dispenser un enseignement de Physique aux élèves des classes de Terminales Scientifiques, et
à tous ceux qui s'intéressent à ce programme. Il est subdivisé en plusieurs chapitres qui débutent tous
par un verset tiré de la version Louis Segond, 1910 du Nouveau Testament de la Sainte Bible et
qui comprennent un cours suivi d'exercices corrigés ainsi que d'évaluations des compétences
corrigées. Pour en savoir plus sur le Seigneur Jésus-Christ qui est le véritable Auteur de cet ouvrage,
les lecteurs sont invités à lire attentivement et à répétition les Évangiles selon Matthieu, Marc, Luc
et Jean qui figurent au début du Nouveau Testament de la Sainte Bible.

l'Évangile de Jésus-Christ par la Physique/Terminales-Séries scientifiques

  • 1.
    L’Évangile de JÉSUS-CHRIST par laPhysique Terminales – Séries scientifiques Édité par Y. Aba’a
  • 3.
    Première édition Juillet 2023 ISBN978-9956-16-794-4 (fourni par CAMEROON BARCODES)
  • 4.
    PRÉFACE iii Préface Jésus leurdit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Jean 6 : 35 En observant la première de couverture du présent document, plusieurs ont certainement été très surpris par le titre. Aussi extraordinaires que peuvent être les découvertes et les inventions de l’Homme, il ne sera cependant jamais supérieur à son Créateur, le Dieu Tout-Puissant qui l’a créé à partir de la poussière de la terre. Dieu, afin de réconcilier l’Homme avec Lui-même, a envoyé mourir sur la Terre son unique Fils Jésus-Christ, et désormais, quiconque croit au Christ Jésus et le confesse comme son Seigneur et son Sauveur personnel ne périra plus, mais est déjà passé de la mort à la vie. Dans l’optique de Se faire connaître aux élèves d’une manière originale, le Seigneur Jésus- Christ a choisi d’utiliser cette discipline scolaire qu’est la Physique, et Il a ainsi désigné l’un de Ses plus misérables serviteurs (si ce n’est le plus misérable) pour éditer ce présent ouvrage qui Le fera connaître auprès des élèves des classes de Terminales scientifiques, et qui leur permettra également d’assimiler les différentes notions de leur programme annuel de Physique et de mieux préparer ainsi l’examen de Baccalauréat en fin d’année scolaire. Au début de chaque chapitre de ce livre figure un verset tiré de la version Louis Segond, 1910 du Nouveau Testament de la Sainte Bible. « L’Évangile de JÉSUS-CHRIST par la Physique » est destiné premièrement à ramener les âmes à Jésus-Christ, Lui qui est le chemin, la vérité et la vie, Lui qui était, qui est et qui vient très bientôt, Lui qui est le commencement et la fin, l’alpha et l’oméga. Rien de ce que contient ce livre ne vient de l’éditeur lui-même, mais en vérité, en vérité, cet ouvrage est l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ, et ce n’est qu’à Lui et Lui seul que doivent revenir l’honneur et la gloire. Toutefois, ce document ne s’adresse pas uniquement aux élèves, mais aussi aux enseignants, aux étudiants de l’enseignement supérieur, et à tous les passionnés de Physique. Par ailleurs, les élèves ne devraient en aucun cas voir ce livre comme un remplaçant des cours dispensés par leurs enseignants, mais devraient plutôt l’utiliser comme un manuel complémentaire. L’éditeur et lui seul, est responsable de toutes les éventuelles erreurs qui seraient décelées dans ce document, et d’avance, il s’en excuse très sincèrement auprès des lecteurs. Toutes ces erreurs seraient dues au manque de vigilance et de concentration de sa part, et les lecteurs ne devraient en aucun cas remettre en question l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ. Tous ceux GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 5.
    PRÉFACE iv qui rencontrerontdes problèmes ou qui détecteront des erreurs dans ce document sont priés de bien vouloir les signaler à l’adresse e-mail evjesuschristphy@yahoo.com afin qu’ils soient corrigés pour les prochaines éditions. Que toutes les personnes qui de près comme de loin ont contribué à l’élaboration de ce document reçoivent leur salaire de la part du Dieu Très-Haut. Pour finir, chers lecteurs, soyez abondamment bénis, que la paix et la grâce du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous accompagnent en tout temps et en tous lieux, et qu’Il vous remplisse tous de Son Saint-Esprit ! GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 6.
    TABLE DES MATIÈRESv Table des matières Préface iii 1 Grandeurs physiques 1 1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.2 Mesure d’une grandeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.2.1 Concepts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.2.2 Erreurs de mesure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.2.3 Incertitudes de mesure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1.2.3.1 Incertitude-type . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1.2.3.2 Incertitude absolue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 1.2.3.3 Incertitude relative . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 1.2.3.4 Propagation des incertitudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 1.2.4 Qualités d’un instrument de mesure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 1.3 Dimension d’une grandeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 1.3.1 Dimensions fondamentales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 1.3.2 Multiples et sous-multiples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 1.3.3 Equations aux dimensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 1.3.4 Analyse dimensionnelle d’une grandeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 2 Forces et champs 40 2.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 2.1.1 Forces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 2.1.2 Champs de forces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 2.2 Gravitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 2.2.1 Forces gravitationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 2.2.2 Champs gravitationnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 2.2.3 Gravitation dans l’espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 2.3 Electricité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    TABLE DES MATIÈRESvi 2.3.1 Forces électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 2.3.2 Champs électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 2.3.3 Champ électrique à l’intérieur d’un condensateur . . . . . . . . . . . . . 48 2.4 Magnétisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 2.4.1 Champs magnétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 2.4.2 Force de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 2.4.3 Force de Lorentz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 3 Généralités sur les mouvements 118 3.1 Caractéristiques des mouvements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 3.2 Mouvement d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119 3.2.1 Repérage d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119 3.2.2 Vitesse d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 3.2.3 Accélération d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 3.2.4 Variation du mouvement d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . 121 3.2.5 Mouvement rectiligne d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122 3.2.6 Mouvement curvligne d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 3.3 Mouvement d’un solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124 3.3.1 Points particuliers d’un solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125 3.3.2 Moment d’inertie d’un solide par rapport à un axe . . . . . . . . . . . . . 126 3.3.3 Mouvement de translation d’un solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128 3.3.4 Mouvement de rotation d’un solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128 3.4 Lois de Newton sur le mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 3.4.1 Première loi de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 3.4.2 Deuxième loi de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 3.4.3 Troisième loi de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 3.5 Relations fondamentales de la dynamique d’un solide . . . . . . . . . . . . . . . 131 3.5.1 Relation fondamentale de la dynamique d’un solide en translation . . . . 131 3.5.2 Relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation . . . . . . 132 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177 4 Mouvements à accélération constante 180 4.1 Caractéristiques des mouvements à accélération constante . . . . . . . . . . . . . 180 4.1.1 Mouvement de translation à accélération constante d’un solide . . . . . . 180 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    TABLE DES MATIÈRESvii 4.1.2 Mouvement de rotation à accélération constante d’un solide . . . . . . . 182 4.2 Applications des lois de Newton à quelques mouvements à accélération constante 183 4.2.1 Translation rectiligne d’un solide lié à une poulie . . . . . . . . . . . . . 184 4.2.2 Mouvement d’un projectile dans un champ de pesanteur uniforme . . . . 187 4.2.3 Mouvement d’une particule chargée dans un champ électrique uniforme . 190 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 194 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 269 5 Mouvements circulaires uniformes 274 5.1 Caractéristiques d’un mouvement circulaire uniforme . . . . . . . . . . . . . . . 274 5.1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274 5.1.2 Paramètres d’un mouvement circulaire uniforme . . . . . . . . . . . . . . 275 5.2 Application des lois de Newton à quelques mouvements circulaires uniformes . . 276 5.2.1 Pendule conique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 276 5.2.2 Mouvement d’un satellite en orbite autour de la Terre . . . . . . . . . . . 277 5.2.3 Mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétique . . . . . 279 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 281 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 288 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 290 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 313 6 Généralités sur les systèmes oscillants 316 6.1 Définitions et concepts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 316 6.2 Grandeur physique associée à un phénomène oscillatoire . . . . . . . . . . . . . 317 6.3 Comparaison de deux phénomènes oscillatoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 319 6.4 Supperposition de deux phénomènes oscillatoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . 320 6.5 Observation stroboscopique des phénomènes périodiques . . . . . . . . . . . . . 323 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 325 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 329 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 331 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 353 7 Oscillateurs mécaniques 356 7.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 356 7.2 Oscillations mécaniques harmoniques libres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 358 7.2.1 Pendule élastique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 358 7.2.2 Pendule pesant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 360 7.2.3 Pendule simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 362 7.2.4 Pendule de torsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 363 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    TABLE DES MATIÈRESviii 7.3 Oscillations mécaniques amorties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 364 7.4 Oscillations mécaniques forcées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 365 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 368 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 382 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 383 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 431 8 Condensateurs 434 8.1 Description des condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 434 8.2 Alimentation des condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 435 8.3 Groupements de condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 438 8.3.1 Groupement en série . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 438 8.3.2 Groupement en parallèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 439 8.3.3 Groupement mixte de condensateurs identiques . . . . . . . . . . . . . . 440 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 442 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 447 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 449 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 463 9 Oscillateurs électriques 468 9.1 Généralités sur les oscillateurs électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 468 9.2 Dipôles électriques de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 468 9.2.1 Générateurs électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 469 9.2.2 Récepteurs électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 469 9.2.2.1 Résistors . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 469 9.2.2.2 Bobines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 470 9.2.2.3 Condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 470 9.3 Régimes transitoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 471 9.3.1 Equations différentielles du premier ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . 471 9.3.1.1 Cas particulier où ξ0 = 0 et β > 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . 473 9.3.1.2 Cas particulier où ξ0 > 0 et β = 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . 473 9.3.2 Circuit RC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 474 9.4 Oscillations électriques libres : Circuit RLC série . . . . . . . . . . . . . . . . . . 476 9.4.1 Oscillations électriques harmoniques libres . . . . . . . . . . . . . . . . . 477 9.4.2 Oscillations électriques amorties libres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 478 9.5 Oscillations électriques forcées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 480 9.5.1 Equations différentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 480 9.5.2 Diagramme de Fresnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 481 9.5.3 Résonance d’intensité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 484 9.5.4 Bande passante à 3 décibels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 485 9.6 Analogies électromécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 487 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    TABLE DES MATIÈRESix Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 488 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 493 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 497 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 522 10 Ondes mécaniques 529 10.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 529 10.2 Propagation des ondes mécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 530 10.2.1 Cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 530 10.2.2 Ondes mécaniques transversales le long d’une corde . . . . . . . . . . . . 531 10.2.3 Ondes mécaniques à la surface d’un liquide . . . . . . . . . . . . . . . . . 533 10.2.4 Ondes mécaniques dans une chaîne de particules . . . . . . . . . . . . . . 535 10.2.5 Ondes sonores . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 535 10.3 Superposition des ondes mécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 536 10.3.1 Cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 536 10.3.2 Ondes mécaniques stationnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 539 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 541 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 547 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 549 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 576 11 Optique ondulatoire et corpusculaire 578 11.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 578 11.2 Optique ondulatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 578 11.2.1 Ondes électromagnétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 578 11.2.2 Phénomène de diffraction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 579 11.2.3 Interférences lumineuses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 579 11.2.4 Effet Doppler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 585 11.3 Optique corpusculaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 588 11.3.1 Niveaux d’énergie de l’atome d’Hydrogène . . . . . . . . . . . . . . . . . 588 11.3.2 Effet photoélectrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 590 11.3.3 Effet Compton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 593 11.4 Dualité onde-corpuscule de la lumière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 594 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 595 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 601 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 602 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 626 12 Radioactivité 628 12.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 628 12.2 Noyau atomique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 628 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    TABLE DES MATIÈRESx 12.2.1 Constituants du noyau atomique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 628 12.2.2 Aspect énergétique du noyau atomique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 629 12.3 Réactions nucléaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 630 12.3.1 Réactions nucléaires spontannées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 630 12.3.2 Réactions nucléaires provoquées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 631 12.4 Décroissance radioactive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 632 12.5 Interaction rayonnement-matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 634 12.6 Effets de la Radioactivité et Radioprotection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 635 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 636 Evaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 641 Corrections des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 642 Corrections des évaluations des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 663 Annexes − Dispositifs électroniques 666 A.1 Dipôles commandés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 666 A.1.1 Rhéostat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 666 A.1.2 Dipôles commandés électriquement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 667 A.1.2.1 Relais électromagnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 667 A.1.2.2 VDR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 667 A.1.2.3 Diodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 668 A.1.2.4 Transistors . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 668 A.1.2.5 Electrodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 669 A.2 Capteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 669 A.2.1 Capteurs de température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670 A.2.1.1 Thermistances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670 A.2.1.2 KTY . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670 A.2.2 Capteurs de lumière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670 A.2.2.1 Photorésistances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670 A.2.2.2 Photodiodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 671 A.2.3 Capteurs d’ondes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 671 A.2.3.1 Antennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 671 A.2.3.2 Microphones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 671 A.2.4 Capteurs de force ou de pression . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 672 A.3 Chaînes électroniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 672 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 1 Chapitre 1 Grandeurs physiques Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Romains 8 : 1-2 1.1 Généralités On appelle grandeur physique, ou tout simplement grandeur une propriété de la science pouvant être mesurée ou calculée. En sciences expérimentales, on cherche très souvent à déterminer la valeur d’une grandeur. Cette valeur est exprimée à l’aide d’un nombre, et est dans la majorité des cas accompagnée par une unité. L’unité d’une grandeur correspond à une référence permettant de la mesurer. La majorité des grandeurs s’expriment avec les unités du Sytème International (Unités SI). Il s’agit d’un système adopté par la science pour faciliter les calculs et les échanges. 1.2 Mesure d’une grandeur 1.2.1 Concepts Mesurer une grandeur c’est la comparer à la grandeur de référérence de même nature, considérée comme unité. Pour ce faire, on a recours à différents appareils ou instruments de mesure. La grandeur à mesurer est appelée mesurande. Le mesurage est l’opération permettant de déterminer expérimentalement l’intervalle de valeurs attribuées à la grandeur mesurée. La valeur attribuée à une mesurande suite à un mesurage est appelée valeur mesurée. Si le mesurage est parfait, la valeur obtenue est dite vraie ou exacte. 1.2.2 Erreurs de mesure Aucune mesure n’est parfaite. En effet, les instruments de mesure utilisés pour déterminer la valeur d’une grandeur sont toujours entachés d’erreurs. Ainsi, il n’est pas possible de déter- miner la valeur exacte ou valeur vraie d’une grandeur. L’erreur de mesure correspond à la différence entre la valeur mesurée et la valeur exacte d’une grandeur. Les erreurs de mesure GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 2 peuvent provenir de la qualité des instruments, de l’expérimentateur ou encore de la variabilité de la grandeur mesurée. On distingue deux types d’erreurs de mesure : — Les erreurs de mesure sytématiques : Elles sont généralement dues au mauvais état de l’appareil de mesure ou à l’utilisation d’une mauvaise méthode de mesure. Pour les éviter ou les corriger, on peut effectuer avant la mesure un contrôle des appareils, ou employer successivement des méthodes différentes ; — Les erreurs de mesure accidentelles ou aléatoires : Elles sont le plus souvent dues à l’expérimentateur lui-même (mauvaise lecture de l’instrument, mauvais positionnement de l’œil lors de la lecture...). Celui-ci peut les réduire en se plaçant correctement afin de bien disposer ses sens pour une bonnne lecture des mesures. 1.2.3 Incertitudes de mesure Bien que déterminer la valeur exacte d’une grandeur est impossible dans la pratique, on peut toutefois déterminer un intervalle dans lequel on est sûr de trouver la valeur exacte de la grandeur à mesurer. L’incertitude de mesure d’une grandeur est un paramètre positif per- mettant de définir l’ensemble des valeurs raisonables pouvant être attribuées à cette grandeur. On appelle intervalle de confiance l’intervalle dans lequel une mesure peut être effectuée avec un probabilité de garantir une bonne mesure. 1.2.3.1 Incertitude-type L’incertitude-type d’une grandeur G, notée u (G) est une incertitude de mesure exprimée sous la forme d’un écart-type. Lorsqu’on mesure plusieurs fois et dans les mêmes conditions une grandeur G, on est en présence d’une évaluation de type A à laquelle est associée une incertitude de type A ou incertitude de répétabilité. Soit n ∈ N∗ le nombre de mesures indépendantes effectuées. Notons Gi la valeur obtenue lors de la i-ème mesure. La valeur vraie de la grandeur G peut être estimée par la moyenne G des mesures exprimée selon la relation ci-dessous : G = Pn i=1 Gi n = G1 + G2 + · · · + Gn n (1.1) On définit l’écart-type σ selon la relation : σ = ÊPn i=1 Gi − G 2 n − 1 (1.2) L’incertitude-type u(G) dans ce cas est donnée par : u(G) = σ √ n = s Pn i=1 Gi − G 2 n (n − 1) (1.3) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 3 Lorsque pour une grandeur G on réalise une seule mesure, on est en présence d’une évalua- tion de type B à laquelle est associée une incertitude de type B. Dans ce cas, l’incertitude dépend des données liées à la construction de l’instrument de mesure et de l’hypothèse sur la qualité de la mesure réalisée. Notons G la valeur affichée par l’instrument de mesure. Soit un appareil gradué sans aucunes caractéristiques (une règle graduée par exemple). No- tons d sa plus petite graduation. Si on effectue une lecture simple, l’incertitude-type u(G) de la mesure s’exprimera par : u(G) = d 2 √ 3 (1.4) Si on effectue une lecture double, l’incertitude-type u(G) de la mesure s’exprimera dans ce cas par : u(G) = d √ 2 2 √ 3 (1.5) Si l’instrument de mesure est un appareil analogique de classe et de calibre connus, l’incertitude- type u(G) de la mesure s’exprimera par : u(G) = classe × calibre 100 √ 3 (1.6) Si sur la notice de l’instrument de mesure ne figure que la résolution a, l’incertitude-type u(G) de la mesure s’exprimera par : u(G) = a √ 12 (1.7) Si l’instrument de mesure possède une tolérance t % (où t est un nombre réel), l’incertitude- type u(G) sera : u(G) = tG 100 √ 3 (1.8) Pour les appareils numériques à affichage digitale dont la précision est donnée sous la forme « n % + m digit » où n et m sont des nombres positifs, l’incertitude-type u(G) sera : u(G) = nG + m 100 √ 3 (1.9) Dans le cas où une série de mesure est effectuée, et que chacune d’entre elles est affectée d’une incertitude de type B, on obtient une incertitude-type composée u exprimée selon la relation ci-dessous : u = p uA 2 + uB 2 (1.10) uA correspond à l’incertitude-type déterminée statistiquement sur la série des observations, tandis que uB correspond à l’incertitude-type déterminée sur la justesse de l’instrument de mesure et de l’expérimentateur. D’une manière générale, si l’incertitude sur une grandeur G est due à n facteurs, et que à chaque facteur i est associée une incertitude-type ui(G), alors, l’incertitude totale u(G) sur G GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 4 s’exprime selon la relation ci-dessous : u (G) = Ê n X i=1 ui (G)2 = È u1 (G)2 + u2 (G)2 + · · · + un (G)2 (1.11) La relation ci-dessus traduit une sommation quadratique. Elle est beaucoup plus précise qu’une sommation linéaire. 1.2.3.2 Incertitude absolue L’incertitude absolue ou élargie d’une grandeur G, notée ∆G est l’erreur maximale susceptible d’être commise dans la mesure de cette grandeur. Elle correspond à l’écart entre la plus grande valeur qu’on peut trouver et la valeur exacte, ou entre la plus petite valeur qu’on peut trouver et la valeur exacte. L’incertitude absolue dépend de la façon de mesurer. Elle a la même unité que la grandeur mesurée. L’incertitude absolue ∆G s’exprime en fonction de l’incertitude-type u(G) selon la relation ci-dessous : ∆G = ku (G) (1.12) k est un réel positif appelé facteur d’élargissement. Il dépend du niveau de confiance. Pour un niveau de confiance de 68 %, k = 1, pour un niveau de confiance de 95 %, k = 2 et pour un niveau de confiance de 99 %, k = 3. Si G est la valeur obtenue lors de la mesure d’une grandeur G, le résultat de la mesure s’écrira (sans oublier l’unité si elle existe) : G = G ± ∆G (1.13) Dans l’écriture ci-dessus, l’incertitude absolue doit être donnée avec au plus deux chiffres signifi- catifs. Par prudence, elle sera arrondie par excès. La valeur de la mesure et l’incertitude absolue doivent avoir le même nombre de chiffres après la virgule. La valeur exacte de G appartient à l’intervalle de confiance G − ∆G ; G + ∆G . 1.2.3.3 Incertitude relative L’incertitude relative ou la précision d’une grandeur G, notée ∆G G est le rapport entre l’incertitude absolue ∆G et le résultat G de la mesure. Elle n’a pas d’unité et se donne la plupart du temps en pourcentage (%) : ∆G G = ∆G G (1.14) Plus la précision est faible, plus la mesure est précise. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 5 1.2.3.4 Propagation des incertitudes Lorsqu’une grandeur dépend d’autres grandeurs ayant été mesurées, cette grandeur est dite composée. Les incertitudes sur ces grandeurs mesurées vont se combiner entre elles pour pro- duire l’incertitude totale sur la grandeur composée : C’est la propagation des incertitudes. Soient deux grandeurs A et B, et soit a un nombre réel. Posons : S = A + B ; D = A − B ; P = AB ; Q = A B ; M = aA et G = Aa On a : u (S) = u (D) = È u (A)2 + u (B)2 (1.15) u (P) P = u (Q) Q = Ê u (A)2 A 2 + u (B)2 B 2 (1.16) On a donc : u (P) = P Ê u (A)2 A 2 + u (B)2 B 2 = A B Ê u (A)2 A 2 + u (B)2 B 2 = s A 2 B 2 – u (A)2 A 2 + u (B)2 B 2 ™ D’où : u (P) = È B 2 u (A)2 + A 2 u (B)2 (1.17) On a de même : u (Q) = Q Ê u (A)2 A 2 + u (B)2 B 2 = A B Ê u (A)2 A 2 + u (B)2 B 2 = s A 2 B 2 – u (A)2 A 2 + u (B)2 B 2 ™ D’où : u (Q) = s 1 B 2 u (A)2 + A 2 B 4 u (B)2 (1.18) On a également : u (M) = |a| u (A) (1.19) u (G) G = |a| u (A) A (1.20) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 6 Soit donc : u (G) = |a| Gu (A) A = |a| A a u (A) A D’où : u (G) = |a| A a−1 u (A) (1.21) La relation ci-dessus s’applique également aux expressions faisant intervenir les racines (carrées, cubiques, etc.), en remarquant qu’une racine correspond encore à une élevation dont l’exposant est un nombre rationnel. 1.2.4 Qualités d’un instrument de mesure Qu’il soit analogique ou numérique, un instrument de mesure doit avoir les trois princi- pales qualités ci-dessous : — La justesse : C’est l’aptitude de l’instrument de mesure à donner des indications sans commettre des erreurs systématiques. Un instrument de mesure est dit juste si la diffé- rence entre la valeur qu’il donne et la valeur exacte ne dépasse pas l’incertitude prévue ; — La sensibilité ou la résolution : Il s’agit de la plus petite variation de mesure que peut déceler un instrument de mesure. Un instrument de mesure est sensible s’il est capable de mesurer la valeur d’une grandeur, aussi faible soit-elle. — La fidélité : C’est l’aptitude d’un instrument de mesure à donner des indications très voisines lorsqu’on opère plusieurs fois le mesurage du même mesurande dans les mêmes conditions. Si l’instrument mesure une même grandeur plusieurs fois et dans les mêmes conditions, et que les valeurs obtenues sont sensiblement identiques à chaque fois, l’ins- trument de mesure est dit fidèle. Un instrument de mesure à la fois juste et fidèle est dit exact ou précis. 1.3 Dimension d’une grandeur 1.3.1 Dimensions fondamentales Il existe une très grande varieté de grandeurs toutes caractérisées par leur dimension. Cependant, sept de ces grandeurs sont considérées comme des grandeurs fondamentales dont sont associées sept dimensions fondamentales. Ces grandeurs sont dites fondamentales parce que toutes les autres grandeurs peuvent êtres exprimées à partir d’elles. Une grandeur non fondamentale s’exprimant à partir d’au moins une grandeur fondamentale est une grandeur dérivée. Les sept grandeurs fondamentales ont été regroupées avec leurs dimensions et leurs unités SI dans le Tableau 1.1. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 7 Tableau 1.1 – Grandeurs fondamentales. Grandeur fondamentale Dimension Unité SI Symbole de l’unité Longueur L mètre m Masse M kilogramme kg Temps T seconde s Intensité du courant électrique I Ampère A Température Θ Kelvin K Quantité de matière N mole mol Intensité luminieuse J Candela Cd Les unités SI des sept grandeurs fondamentales forment le système MKSA (mètre, kilo- gramme, seconde, Ampère). 1.3.2 Multiples et sous-multiples Les unités des grandeurs sont souvent précédées de certains préfixes qui désignent leurs multiples ou leurs sous-multiples. Les préfixes les plus usuels désignant les multiples et les sous- multiples des unités des grandeurs ont été respectivement regroupés dans le Tableau 1.2 et le Tableau 1.3. Tableau 1.2 – Multiples des unités. Préfixe Symbole Facteur de multiplication Exa E 1018 Péta P 1015 Téra T 1012 Giga G 109 Méga M 106 kilo k 103 hecto h 102 déca da 10 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 8 Tableau 1.3 – Sous-multiples des unités. Préfixe Symbole Facteur de multiplication déci d 10−1 centi c 10−2 milli m 10−3 micro µ 10−6 nano n 10−9 pico p 10−12 femto f 10−15 atto a 10−18 On a par exemple : 1 cm = 10−2 m ; 2 ms = 2 × 10−3 s ; 5 TK = 5 × 1012 K 1.3.3 Equations aux dimensions On appelle équation aux dimensions l’équation qui lie la dimension d’une grandeur dé- rivée G aux sept dimensions fondamentales. La dimension d’une grandeur G est notée [G] ou dim G. La forme générale d’une équation aux dimensions est la suivante : [G] = La .Mb .Tc .Id .Θe .Nf .Jg (1.22) Il ne faudrait en aucun cas confondre la dimension d’une grandeur et son unité. L’unité dans le système MKSA d’une grandeur s’exprime en remplaçant dans l’expression de sa dimension les symboles des grandeurs fondamentales par leurs unités SI. L’unité de la grandeur G précédente dans le système MKSA est donc ma .kgb .sc .Ad .Ke .molf .Cdg . Les paramètres a, b, c, d, e, f et g sont des nombres réels appelés exposants dimensionnels. Ils peuvent être positifs, négatifs ou nuls. Une grandeur dont tous les exposants dimensionnels sont nuls est sans dimension. Sa dimension est égale à 1. Tout nombre réel est sans dimension. La plupart des grandeurs sans dimension n’ont pas d’unité. Cependant, les angles qui sont sans dimension ont une unité qui est le radian (rad). L’équation aux dimensions d’une grandeur dérivée se détermine à partir de la relation qui la lie à d’autres grandeurs dont les dimensions sont connues. Il faut noter que dans une relation, deux grandeurs ne peuvent être additionnées ou soustraites que si elles ont la même dimension. Soient deux grandeurs A et B, et soit a un nombre réel sans dimension. Les dimensions respectives [A] et [B] de ces grandeurs vérifient les propriétés ci-après : [A] = [B] ⇐⇒ [A + B] = [A − B] = [A] = [B] (1.23) [AB] = [A] [B] (1.24) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 9 • A B ˜ = [A] [B] (1.25) [aA] = [A] (1.26) [Aa ] = [A]a (1.27) Il est important de préciser que l’argument des fonctions trigonométriques, logarithmiques et exponentielles doit être sans dimension. 1.3.4 Analyse dimensionnelle d’une grandeur L’analyse dimensionnelle permet de vérifier l’homogénéité d’une expression, c’est-à-dire de vérifier que les deux membres de cette expression ont la même dimension. Une expression dont les deux membres ont la même dimension est donc homogène. Toute expression non homogène est nécessairement fausse. L’analyse dimensionnelle peut permettre dans certains cas de déterminer la forme d’une équation en adoptant des hypothèses quant aux grandeurs qui y entrent en jeu. Considérons une grandeur G dont on pense qu’elle dépend de n grandeurs G1, G2, · · · et Gn selon l’expression ci-dessous, où α1, α2, · · · et αn sont des réels, et C une constante sans dimension : G = CG1 α1 G2 α2 · · · Gn αn Si l’on connait les dimensions de toutes ces grandeurs, il est possible de déterminer les valeurs des réels α1, α2, · · · et αn : [G] = [G1]α1 [G2]α2 · · · [Gn]αn Par contre, il n’est pas possible de conaître la valeur de la constate C, car l’analyse dimension- nelle ne prend pas en compte les nombres sans dimension. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 10 Exercices Exercice 1.1 : Pour chacune des mesures ci-dessous, déterminer l’incertitude-type, l’incertitude absolue et l’incertitude relative sur la grandeur mesurée, puis écrire le résultat de cette mesure. On se placera dans un niveau de confiance de 99 %. 1- On mesure cinq fois de suite à l’aide d’un chronomètre la durée t que met un pendule simple pour effectuer vingt oscillations. On obtient successivement les valeurs 280 23 s, 280 24 s, 280 22 s, 280 25 s et 280 27 s. Pour ce cas, déterminer d’abord la moyenne t des mesures de cette durée et l’écart-type σ associé. Pour la conversion, on se servira de l’exemple ci-après : 100 15 s = 10 + 15 60 = 10 + 0, 25 = 10, 25 s 2- On mesure la longueur `b d’une branche de bois à l’aide d’une règle graduée par une lecture simple. La valeur lue est de 25, 8 cm. La plus petite graduation de cette règle est de 1 mm. 3- On mesure la longueur `f d’un fil à l’aide de la règle graduée de la question précédente, mais par une lecture double cette fois-ci. La valeur lue est de 19, 6 cm. 4- On mesure l’intensité B du champ magnétique − → B créé entre les branches d’un aimant en U à l’aide d’un teslamètre de tolérance 0, 5%, de classe 2 et de calibre 200 mT. La valeur lue est de 340 mT. 5- On mesure à l’aide d’un multimètre de précision 3 % + 2 digit la tension U aux bornes d’un dipôle. On lit la valeur 1, 58 V. Exercice 1.2 : Pour chacun des cas ci-après, on a exprimé une grandeur en fonction d’autres grandeurs dont les valeurs et les incertitudes élargies sont connues. Pour chacun de ces cas, calculer la valeur numérique de cette grandeur, son incertitude-type, son incertitude élargie pour un niveau de confiance de 95 % et son incerturde relative. Ecrire enfin convenablement le résultat de cette grandeur. 1- Un fil de cuivre de longueur ` = 98, 7 ± 0, 3 mm et de surface transversale S = 3, 1 ± 0, 2 mm2 est parcouru par un courant d’intensité I = 50 ± 4 mA. La tension aux bornes de l’élément vaut U = 15, 4 ± 0, 5 V. La résistivité ρ de ce fil est donnée par la relation : ρ = US I` 2- Un pendule élastique est constitué par un solide de dimensions négligeables de masse m = 800 ± 5 g et par un ressort à spires non-jointives de raideur K = 20, 8 ± 1, 4 N.m−1 . La période propre T de ce pendule est donnée par la relation : T = 2π É m K GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 22.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 11 3- Le volume V d’une sphère de rayon R = 6, 75 ± 0, 05 cm est donné par la relation : V = 4 3 πR3 4- Une boule supposée ponctuelle placée à une altitude h = 1, 25 ± 0, 01 m du sol est lancée vers le haut avec une vitesse verticale de module V = 5, 6 ± 0, 2 m.s−1 . L’intensité du champ de pesanteur dans la région vaut g = 9, 7 ± 0, 3 m.s−2 . La résitance de l’air étant négligée, l’altitude maximale H dont s’élève la boule par rapport au sol est donnée par la relation : H = V2 2g + h 5- Au point A d’un plan horizontal de longueur L = AB = 80 ± 1 cm, on communique une vi- tesse horizontale VA = 3, 5 ± 0, 1 m.s−1 à une boule supposée ponctuelle de masse m = 600 ± 4 g. Les forces s’opposant au mouvement de la boule sont équivalentes à une unique force de mo- dule f = 1, 20 ± 0, 01 N. La vitesse VB avec laquelle la boule arrive au point B est donnée par la relation : VB = É VA 2 − 2fL m Exercice 1.3 : 1- La charge électrique q est liée au courant électrique i selon la relation : i = dq dt L’Unité SI de la charge électrique est le Coulomb (C). Déterminer la dimension [q] de la charge électrique, ainsi que l’équivalent du Coulomb dans le système MKSA. 2- L’unité SI de l’énergie est le Joule (J). En se servant de la définition de l’énergie cinétique, déterminer la dimension [E] de l’énergie, ainsi que l’équivalent du Joule dans le système MKSA. 3- L’unité SI de la force est le Newton (N). Le travail d’une force est une forme d’énergie. En se servant de la définition du travail d’une force, déterminer la dimension [F] de la force, ainsi que l’équivalent du Newton dans le système MKSA. 4- L’unité SI de l’intensité du champ magnétique est le Tesla (T). L’intensité F de la force magnétique appliquée à une particule de charge électrique q animée d’une vitesse de module V et plongée dans un champ magnétique d’intensité B est donnée par : F = qVB Déterminer la dimension [B] de l’intensité du champ magnétique, ainsi que l’équivalent du Tesla dans le système MKSA. 5- L’unité SI de la tension électrique est le Volt (V). On considère une bobine constituée de N (N ∈ N∗ ) spires de surface S. Un champ magnétique perpendiculaire aux plans des spires et GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 23.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 12 de module variable B (t) est appliqué au centre de la bobine. Il se crée une f.é.m. (qui est une tension) d’auto-induction e(t) dont l’expression est donnée par : e(t) = −NS dB dt Déterminer la dimension [U] de la tension électrique, ainsi que l’équivalent du Volt dans le système MKSA. Exercice 1.4 : Les relations courant-tension d’une bobine d’inductance L et d’un condensateur de capacité C sont respectivement données par les expressions ci-dessous : uL = L diL dt et iC = C duC dt Pour chacun des cas suivants, déterminer les dimensions de toutes les grandeurs intervenant dans la relation mathématique mentionnée puis vérifier l’homogénéité de cette relation. 1- La constante de temps (homogène à un temps) τRL d’un circuit RL constitué par un résistor de résistance R et une bobine d’inductance L est donnée par la relation : τRL = L R 2- La constante de temps (homogène à un temps) τRC d’un circuit RC constitué par un résistor de résistance R et un condensateur de capacité C est donnée par la relation : τRC = RC 3- Le facteur de qualité Q (grandeur sans dimension) d’un circuit RLC série constitué par un résistor de résistance R, une bobine d’inductance L et un condensateur de capacité C est donné par la relation : Q = 1 R É L C 4- La fréquence (inverse d’un temps) Nr à la résonance d’intensité dans un circuit RLC série constitué par un résistor de résistance R, une bobine d’inductance L et un condensateur de capacité C est donnée par la relation : Nr = 1 2π √ LC 5- L’énergie électromagnétique E emmagasinée dans un circuit comportant une bobine d’in- ductance L et un condensateur de capacité C est donnée par la relation : E = 1 2 LiL 2 + CuC 2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 24.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 13 Exercice 1.5 : Pour chacun des cas ci-après, déterminer les valeurs des réels a, b, c et d puis réécrire l’expression donnée. C est une constante sans dimension et g l’intensité de la pesanteur. 1- Une bille considérée comme ponctuelle de masse m est lâchée sans vitesse initiale à une altitude h par rapport au sol. On exprime la vitesse V avec laquelle la bille arrive au sol selon la relation ci-dessous : V = Cma gb hc 2- Une boule de dimensions négligeables de masse m est accrochée à l’extrémité d’un fil inex- tensible de longueur ` dont l’autre extrémité est accrochée à un support fixe. Le système est écarté de la position d’équilibre d’un angle droit et lâché vers le bas avec une vitesse V. On exprime le module T de la tension du fil lorsqu’il passe par sa position verticale selon la relation ci-dessous : T = Cma Vb `c 3- Un pendule simple est constitué par une boule ponctuelle de masse m accrochée à l’extrémité d’un fil inextensible de longueur ` dont l’autre extrémité est accrochée à un support fixe. On exprime la durée T mis par ce pendule pour effectuer une oscillation selon la relation ci-dessous : T = Cma gb `c 4- Sur un plan horizontal, un solide ponctuel de masse m bute un ressort de raideur k avec une vitesse V. On exprime le raccourcissement maximal ∆` du ressort selon la relation ci-dessous : ∆` = Cma Vb kc 5- Une particule de masse m et de charge électrique q est située à l’intérieur d’un condensateur formé de deux armatures parallèles séparées par une distance D et entre lesquelles règne une différence de potentiel U. On exprime la force électrostatique F s’exerçant sur la particule selon la relation ci-dessous : F = Cma qb Uc Dd GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 25.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 14 Evaluations des compétences Evaluation 1.1 : La période propre d’un pendule simple comprenant un fil inextensible de longueur ` est donnée par la relation : T = 2π Ê ` g g étant l’accélération de la pesanteur. Deux élèves Daniel et Jérémie décident de mesurer la valeur de g dans leur laboratoire de physique en réalisant une expérience du pendule simple. Daniel utilise un fil de longueur `1 = 60, 15 ± 0, 01 cm. La période des oscillations mesurée avec son chronomètre indique T1 = 1, 55 ± 0, 02 s. Jérémie quant à lui utilise un fil de longueur `2 = 115, 25 ± 0, 02 cm et la période des oscillations mesurée avec son chronomètre indique T2 = 2, 15 ± 0, 01 s. Lequel des deux résultats sera le plus précis ? Evaluation 1.2 : Dans un document, des élèves ont trouvé un exercice dans lequel une grandeur G est exprimée en fonction d’autres grandeurs α, β, γ, µ et λ selon la relation ci-dessous : G = αβ + γ2 √ µ2 − λ2 avec µ λ Les valeurs numériques sont : α = 2, 00 ± 0, 01 USI ; β = 3, 00 ± 0, 01 USI ; γ = 6, 00 ± 0, 01 USI µ = 10, 00 ± 0, 01 USI ; λ = 8, 00 ± 0, 01 USI A la suite de l’exercice, il est demandé de choisir l’écriture correcte du résultat de G parmi les trois propositions ci-dessous, pour un même niveau de confiance : a. G = 7, 00 ± 0, 03 USI ; b. G = 7, 00 ± 0, 04 USI ; c. G = 6, 00 ± 0, 04 USI Paul est convaincu que c’est la propositon b qui est correcte, Pierre lui opte pour la propositon c, et Jean pense que c’est la propositon a qui est valable. Lequel de ces trois élèves a raison ? Evaluation 1.3 : En lisant un livre de Physique, un élève a lu que l’intensité F de la force du vent soufflant avec une vitesse V supposée constante sur une poutre cylindrique de masse volumique ρ et de diamètre D s’exprime selon la relation : F = 1 2 ρADV2 L’élève a également lu que A représente une constante aérodynamique dont l’unité SI est le m2 . Une erreur a été commise dans ce livre concernant l’unité de cette constante. Laquelle ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 26.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 15 Corrections des exercices Exercice 1.1 : Le niveau de confiance étant de 99 %, le facteur d’élargissement vaut k = 3. 1- La moyenne t des mesures de la durée est donnée par : t = P5 i=1 ti 5 Application numérique : t = 280 23 + 280 24 + 280 22 + 280 25 + 280 27 5 = 28 + 23 60 + 28 + 24 60 + 28 + 22 60 + 28 + 25 60 + 28 + 27 60 5 Soit : t = 28, 4 s = 280 24 s L’écart-type σ est donné par : σ = ÊP5 i=1 (ti − t) 2 4 Application numérique : σ = s 28 + 23 60 − 28, 4 2 + 28 + 24 60 − 28, 4 2 + · · · + 28 + 27 60 − 28, 4 2 4 Soit : σ = 0, 032 s L’incertitude-type u(t) est donnée par : u(t) = σ √ 5 Application numérique : u(t) = 0, 032 √ 5 Soit : u(t) = 0, 014 s L’incertitude absolue ∆t est donnée par : ∆t = ku(t) Application numérique : ∆t = 3 × 0, 014 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 27.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 16 D’où : ∆t = 0, 042 s L’incertitude relative quant à elle est donnée par : ∆t t = ∆t t Application numérique : ∆t t = 0, 042 28, 4 Soit : ∆t t = 1, 47 × 10−3 ≡ 0, 147 % Le résultat de la mesure de t s’écrit donc : t = (28, 40 ± 0, 05) s 2- Soit d = 1 mm = 0, 1 cm la plus petite graduation de la règle graduée. La lecture étant simple, l’incertitude-type u(`b) est donnée par : u(`b) = d 2 √ 3 Application numérique : u(`b) = 0, 1 2 × √ 3 Soit : u(`b) = 0, 0288 cm L’incertitue absolue ∆`b est donnée par : ∆`b = ku(`b) Application numérique : ∆`b = 3 × 0, 0288 Soit : ∆`b = 0, 0866 cm L’incertitude relative est quant à elle donnée par : ∆`b `b = ∆`b `b GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 28.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 17 Application numérique : ∆`b `b = 0, 0866 25, 8 Soit : ∆`b `b = 3, 35 × 10−3 ≡ 0, 335 % Le résultat de la mesure de `b s’écrit donc : `b = 25, 80 ± 0, 09 cm 3- Soit d = 1 mm = 0, 1 cm la plus petite graduation de la même règle graduée qu’à la question précédente. La lecture étant double, l’incertitude-type u(`f) est donnée par : u(`f ) = d √ 2 2 √ 3 Application numérique : u(`f ) = 0, 1 × √ 2 2 × √ 3 Soit : u(`f ) = 0, 04 cm L’incertitue absolue ∆`f est donnée par : ∆`f = ku(`f ) Application numérique : ∆`f = 3 × 0, 04 Soit : ∆`f = 0, 122 cm L’incertitude relative est quant à elle donnée par : ∆`f `f = ∆`f `f Application numérique : ∆`f `f = 0, 122 19, 6 Soit : ∆`f `f = 6, 248 × 10−3 ≡ 0, 624% GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 18 Le résultat de la mesure de `f s’écrit donc : `f = 19, 6 ± 0, 2 cm 4- L’incertitude-type u(B) est donnée par : u(B) = Ì ‚ tB 100 √ 3 Œ2 +  classe × calibre 100 √ 3 ‹2 D’où : u(B) = È tB 2 + (classe × calibre)2 100 √ 3 Application numérique : u(B) = È (0, 5 × 340)2 + (2 × 200)2 100 √ 3 Soit : u(B) = 2, 509 mT L’incertitue absolue ∆B est donnée par : ∆B = ku(B) Application numérique : ∆B = 3 × 2, 509 Soit : ∆B = 7, 527 mT L’incertitude relative est quant à elle donnée par : ∆B B = ∆B B Application numérique : ∆B B = 7, 527 340 Soit : ∆B B = 0, 0221 ≡ 2, 21 % Le résultat de la mesure de B s’écrit donc : B = 340, 0 ± 7, 6 mT GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 30.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 19 5- Soient n = 3 et m = 2. L’incertitude-type u(U) sur la tension U est donnée par : u(U) = nU + m 100 √ 3 Application numérique : u(U) = 3 × 1, 58 + 2 100 × √ 3 Soit : u(U) = 0, 0389 V L’incertitue absolue ∆U est donnée par : ∆U = ku(U) Application numérique : ∆U = 3 × 0, 0389 Soit : ∆U = 0, 116 V L’incertitude relative est quant à elle donnée par : ∆U U = ∆U U Application numérique : ∆U U = 0, 116 1, 58 Soit : ∆U U = 0, 0738 ≡ 7, 38 % Le résultat de la mesure de U s’écrit donc : U = 1, 5 ± 0, 2 V Exercice 1.2 : Le niveau de confiance étant de 95 %, le facteur d’élargissement vaut k = 2. 1- La valeur numérique ρ de ρ est donnée par : ρ = U S I ` GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 31.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 20 Application numérique : ρ = 15, 4 × 3, 1 × 10−6 50 × 10−3 × 98, 7 × 10−3 Soit : ρ = 9, 67 × 10−3 Ω.m = 9, 67 mΩ.m L’incertitude-type u (ρ) sur ρ est donnée par : u (ρ) = s 1 I 2 ` 2 u (US)2 + U 2 S 2 I 4 ` 4 u (I`)2 = s 1 I 2 ` 2 ” S 2 u (U)2 + U 2 u (S)2 — + U 2 S 2 I 4 ` 4 ” ` 2 u (I)2 + I 2 u (`)2 — = s 1 I 2 ` 2 – S 2 (∆U)2 k2 + U 2 (∆S)2 k2 ™ + U 2 S 2 I 4 ` 4 – ` 2 (∆I)2 k2 + I 2 (∆`)2 k2 ™ D’où : u (ρ) = 1 k s 1 I 2 ` 2 ” S 2 (∆U)2 + U 2 (∆S)2 — + U 2 S 2 I 4 ` 4 ” ` 2 (∆I)2 + I 2 (∆`)2 — Application numérique : u (ρ) = 1 2 Ð 1 (50×10−3×98,7×10−3) 2 ” (3, 1 × 10−6 × 0, 5) 2 + (15, 4 × 0, 2 × 10−6 ) 2 — + (15,4×3,1×10−6 ) 2 (50×10−3×98,7×10−3) 4 ” (98, 7 × 10−3 × 4 × 10−3 ) 2 + (50 × 10−3 × 0, 3 × 10−3 ) 2 — Soit : u (ρ) = 5, 21 × 10−4 Ω.m = 0, 521 mΩ.m L’incertitude élargie ∆ρ sur ρ est donnée par : ∆ρ = ku (ρ) Application numérique : ∆ρ = 2 × 5, 21 × 10−4 Soit : ∆ρ = 1, 043 × 10−3 Ω.m = 1, 043 mΩ.m L’incertitude relative ∆ρ ρ est donnée par : ∆ρ ρ = ∆ρ ρ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 32.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 21 Application numérique : ∆ρ ρ = 1, 043 9, 67 Soit : ∆ρ ρ = 0, 1078 ≡ 10, 78 % Finalement, le résultat de ρ s’écrit : ρ = 9, 67 ± 1, 05 mΩ.m 2- La valeur numérique T de T est donnée par : T = 2π Ê m K Application numérique : T = 2 × π × Ê 0, 8 20, 8 Soit : T = 1, 23 s L’incertitude-type u (T) sur T est donnée par : u (T) = 2πu É m K ‹ = 2πu • m K 1 2 ˜ = 2π – 1 2  m K ‹− 1 2 u m K ™ = πu m K È m K = π q 1 K 2 u (m)2 + m2 K 4 u (K)2 È m K = π q 1 K 2 (∆m)2 k2 + m2 K 4 (∆K)2 k2 È m K D’où : u (T) = π q 1 K 2 (∆m)2 + m2 K 4 (∆K)2 k È m K GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 33.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 22 Application numérique : u (T) = π × q€ 5×10−3 20,8 Š2 + (0,8×1,4)2 20,84 2 È 0,8 20,8 Soit : u (T) = 0, 0208 s L’incertitude élargie ∆T sur T est donnée par : ∆T = ku (T) Application numérique : ∆T = 2 × 0, 0208 Soit : ∆T = 0, 0416 s L’incertitude relative ∆T T est donnée par : ∆T T = ∆T T Application numérique : ∆T T = 0, 0416 1, 23 Soit : ∆T T = 0, 0338 ≡ 3, 38 % Finalement, le résultat de T s’écrit : T = 1, 23 ± 0, 05 s 3- La valeur numérique V de V est donnée par : V = 4 3 πR 3 Application numérique : V = 4 3 × π × 6, 753 Soit : V = 1288, 25 cm3 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 34.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 23 L’incertitude-type u (V) sur V est donnée par : u (V) = 4 3 πu R3 = 4 3 π ” 3R 2 u (R) — D’où : u (V) = 4π k R 2 ∆R Application numérique : u (V) = 4 × π 2 × 6, 752 × 0, 05 Soit : u (V) = 14, 313 cm3 L’incertitude élargie ∆V sur V est donnée par : ∆V = ku (V) Application numérique : ∆V = 2 × 14, 313 Soit : ∆V = 28, 627 cm3 L’incertitude relative ∆V V est donnée par : ∆V V = ∆V V Application numérique : ∆V V = 28, 627 1288, 25 Soit : ∆V V = 0, 0222 ≡ 2, 22 % Finalement, le résultat de V s’écrit : V = 1288, 2 ± 28, 7 cm3 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 35.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 24 4- La valeur numérique H de H est donnée par : H = V 2 2g + h Application numérique : H = 5, 62 2 × 9, 7 + 1, 25 Soit : H = 2, 86 m L’incertitude-type u (H) sur H est donnée par : u (H) = Ê u  V2 2g ‹2 + u (h)2 = s 1 4g2 u (V2)2 + V 4 16g4 u (2g)2 + u (h)2 = s 1 4g2 2Vu (V) 2 + V 4 16g4 [2u (g)]2 + u (h)2 = s V 2 g2 u (V)2 + V 4 4g4 u (g)2 + u (h)2 = s V 2 g2 (∆V)2 k2 + V 4 4g4 (∆g)2 k2 + (∆h)2 k2 D’où : u (H) = 1 k s V 2 g2 (∆V)2 + V 4 4g4 (∆g)2 + (∆h)2 Application numérique : u (H) = 1 2 × Ê 5, 6 × 0, 2 9, 7 ‹2 + 1 4 ×  5, 6 9, 7 ‹4 × 0, 32 + 0, 012 Soit : u (H) = 0, 063 m L’incertitude élargie ∆H sur H est donnée par : ∆H = ku (H) Application numérique : ∆H = 2 × 0, 063 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 36.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 25 Soit : ∆H = 0, 126 m L’incertitude relative ∆H H est donnée par : ∆H H = ∆H H Application numérique : ∆H H = 0, 126 2, 86 Soit : ∆H H = 0, 044 ≡ 4, 4 % Finalement, le résultat de H s’écrit : H = 2, 8 ± 0, 2 m 5- La valeur numérique VB de VB est donnée par : VB = Ê VA 2 − 2f L m Application numérique : VB = Ê 3, 52 − 2 × 1, 2 × 0, 8 0, 6 Soit : VB = 3 m.s−1 L’incertitude-type u (VB) sur VB est donnée par : u (VB) = u – VA 2 − 2fL m ‹ 1 2 ™ = 1 2 ‚ VA 2 − 2f L m Œ− 1 2 u  VA 2 − 2fL m ‹ = u VA 2 − 2fL m 2 È VA 2 − 2f L m = È u VA 2 2 + u 2fL m 2 2 È VA 2 − 2f L m GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 37.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 26 = q 2VAu (VA) 2 + 1 m2 u (2fL)2 + 4f 2 L 2 m4 u (m)2 2 È VA 2 − 2f L m = q 4VA 2 u (VA)2 + 4 m2 u (fL)2 + 4f 2 L 2 m4 u (m)2 2 È VA 2 − 2f L m = q 4VA 2 u (VA)2 + 4 m2 ” L 2 u (f)2 + f 2 u (L)2 — + 4f 2 L 2 m4 u (m)2 2 È VA 2 − 2f L m = q 4VA 2 (∆VA)2 k2 + 4 m2 ” L 2 (∆f)2 k2 + f 2 (∆L)2 k2 — + 4f 2 L 2 m4 (∆m)2 k2 2 È VA 2 − 2f L m D’où : u (VB) = q VA 2 (∆VA)2 + 1 m2 ” L 2 (∆f)2 + f 2 (∆L)2 — + f 2 L 2 m4 (∆m)2 k È VA 2 − 2f L m Application numérique : u (VB) = q (3, 5 × 0, 1)2 + 1 0,62 × ” (0, 8 × 0, 01)2 + (1, 2 × 0, 01)2 — + (1,2×0,8×4×10−3) 2 0,64 2 × È 3, 52 − 2×1,2×0,8 0,6 Soit : u (VB) = 0, 0583 m.s−1 L’incertitude élargie ∆VB sur VB est donnée par : ∆VB = ku (VB) Application numérique : ∆VB = 2 × 0, 0583 Soit : ∆VB = 0, 116 m.s−1 L’incertitude relative ∆VB VB est donnée par : ∆VB VB = ∆VB VB Application numérique : ∆VB VB = 0, 116 3 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 38.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 27 Soit : ∆VB VB = 0, 0387 ≡ 3, 87 % Finalement, le résultat de VB s’écrit : VB = 3, 0 ± 0, 2 m.s−1 Exercice 1.3 : 1- On a : [i] = [dq] [dt] =⇒ [q] = [dq] = [i] [dt] = [i] [t] D’où : [q] = T.I L’équivalent du Coulomb dans le système MKSA est donc l’Ampère-Seconde (A.s). 2- L’énergie cinétique Ec d’un solide de masse m animé d’une vitesse V s’exprime par : Ec = 1 2 mV2 On a donc : [E] = [Ec] = [m] [V]2 Or, on sait que la vitesse est le quotient d’une distance (homogène à une longueur) et d’un temps. Soit : [V] = L.T−1 D’où : [E] = L2 .M.T−2 L’équivalent du Joule dans le système MKSA est donc le m2 .kg.s−2 . 3- Le travail W d’une force − → F est le produit scalaire de cette force par le vecteur déplacement − → d . Soient F et d les normes respectives de − → F et − → d . Soit θ l’angle entre − → F et − → d . On a : W = − → F · − → d = Fd cos θ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 39.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 28 On a ainsi : [W] = [E] = [F] [d] [cos θ] = [F] [d] =⇒ [F] = E [d] Or, le déplacement d a la dimension d’une longueur. On a ainsi : =⇒ [F] = L2 .M.T−2 L D’où : [F] = L.M.T−2 L’équivalent du Newton dans le système MKSA est donc le m.kg.s−2 . 4- On a : B = F qV =⇒ [B] = [F] [qV] = [F] [q] [V] = L.M.T−2 I.T.L.T−1 D’où : [B] = M.T−2 .I−1 L’équivalent du Tesla dans le système MKSA est donc le kg.s−2 .A−1 . 5- On a : [U] = [e] = [S] [dB] [dt] = [S] [B] [t] = L2 .M.T−2 .I−1 T D’où : [U] = L2 .M.T−3 .I−1 L’équivalent du Volt dans le système MKSA est donc le m2 .kg.s−3 .A−1 . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 40.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 29 Exercice 1.4 : 1- La constante de temps τRL étant homogène à un temps, sa dimension vaut : [τRL] = T Pour que la relation courant-tension de la bobine soit homogène, on doit avoir : [uL] = [L] [diL] [dt] =⇒ [L] = [uL] [dt] [diL] On a : [diL] = [iL] = I ; [dt] = [t] = T A l’exercice précédent, nous avons obtenu la dimension de la tension électrique. On a ainsi : [uL] = L2 .M.T−3 .I−1 On a donc : [L] = L2 .M.T−3 .I−1 .T I D’où : [L] = L2 .M.T−2 .I−2 On sait que la loi d’Ohm aux bornes d’un résistor de résistance R s’écrit : uR = RiR =⇒ R = uR iR =⇒ [R] = [uR] [iR] = L2 .M.T−3 .I−1 I D’où : [R] = L2 .M.T−3 .I−2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 41.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 30 On a ainsi : • L R ˜ = [L] [R] = L2 .M.T−2 .I−2 L2.M.T−3.I−2 = T On a donc : [τRL] = • L R ˜ La relation est donc homogène. 2- La constante de temps τRC étant homogène à un temps, sa dimension vaut : [τRC] = T Comme précédemment, on a : [R] = L2 .M.T−3 .I−2 Pour que la relation courant-tension du condensateur soit homogène, on doit avoir : [iC] = [C] [duC] [dt] =⇒ [C] = [iC] [dt] [duC] = I.T L2.M.T−3.I−1 D’où : [C] = L−2 .M−1 .T4 .I2 On a ainsi : [RC] = [R] [C] = L2 .M.T−3 .I−2 .L−2 .M−1 .T4 .I2 = T On a donc : [τRC] = [RC] La relation est donc homogène. 3- Le facteur de qualité Q étant une grandeur sans dimension, sa dimension est égale à 1 : [Q] = 1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 42.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 31 Comme précédemment, on a : [R] = L2 .M.T−3 .I−2 [L] = L2 .M.T−2 .I−2 [C] = L−2 .M−1 .T4 .I2 On a ainsi : – 1 R É L C ™ =   È L C R   = L C 1 2 R # = [L] 1 2 [R] [C] 1 2 = L.M 1 2 .T−1 .I−1 L2.M.T−3.I−2.L−1.M− 1 2 .T2.I = L.M 1 2 .T−1 .I−1 L.M 1 2 .T−1.I−1 = 1 On a donc : [Q] = – 1 R É L C ™ La relation est donc homogène. 4- La fréquence Nr étant homogène à l’inverse d’un temps, sa dimension vaut : [Nr] = T−1 Comme précédemment, on a : [L] = L2 .M.T−2 .I−2 [C] = L−2 .M−1 .T4 .I2 On a ainsi : • 1 2π √ LC ˜ = 1 ”√ LC — = [L]− 1 2 [C]− 1 2 = L−1 .M− 1 2 .T.I.L.M 1 2 .T−2 .I−1 = T−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 43.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 32 On a donc : [Nr] = • 1 2π √ LC ˜ La relation est donc homogène. 5- On a déterminé à l’exercice précédent la dimension de l’énergie. La dimension de l’énergie électromagnétique E vaut donc : [E] = L2 .M.T−2 On a de même : [iL] = I [uC] = L2 .M.T−3 .I−1 [L] = L2 .M.T−2 .I−2 [C] = L−2 .M−1 .T4 .I2 On a ainsi : • 1 2 LiL 2 ˜ = [L] [iL]2 = L2 .M.T−2 .I−2 .I2 = L2 .M.T−2 • 1 2 CuC 2 ˜ = [C] [uC]2 = L−2 .M−1 .T4 .I2 .L4 .M2 .T−6 .I−2 = L2 .M.T−2 On a donc : [E] = • 1 2 LiL 2 ˜ = • 1 2 CuC 2 ˜ Soit donc : [E] = • 1 2 LiL 2 + 1 2 CuC 2 ˜ La relation est donc homogène. Exercice 1.5 : 1- Pour que la relation soit homogène, on doit avoir : [V] = [m]a [g]b [h]c GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 44.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 33 On sait que : [V] = L.T−1 ; [m] = M ; [h] = L Le module du poids d’un corps qui est une force est le produit de la masse m de ce corps et de l’accélération de la pesanteur g. On a donc : [F] = [m] [g] =⇒ [g] = [F] [m] = L.M.T−2 M = L.T−2 On a ainsi : L.T−1 = Ma .Lb .T−2b .Lc = Lb+c .Ma .T−2b Par identification, on a donc :      b + c = 1 a = 0 −2b = −1 =⇒      a = 0 b = 1 2 c = 1 2 On a donc : V = Cg 1 2 h 1 2 D’où : V = C p gh 2- Pour que la relation soit homogène, on doit avoir : [T] = [m]a [V]b [`]c On sait que : [m] = M ; [V] = L.T−1 ; [`] = L La tension du fil ayant la dimension d’une force, on a : [T] = L.M.T−2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 45.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 34 On a ainsi : L.M.T−2 = Ma .Lb .T−b .Lc = Lb+c .Ma .T−b Par identification, on a donc :      b + c = 1 a = 1 −b = −2 =⇒      a = 1 b = 2 c = −1 On a donc : T = CmV2 `−1 D’où : T = CmV2 ` 3- Pour que la relation soit homogène, on doit avoir : [T] = [m]a [g]b [`]c On sait que : [T] = T ; [m] = M ; [g] = L.T−2 ; [`] = L On a ainsi : T = Ma .Lb .T−2b .Lc = Lb+c .Ma .T−2b Par identification, on a donc :      b + c = 0 a = 0 −2b = 1 =⇒      a = 0 b = − 1 2 c = 1 2 On a donc : T = Cg− 1 2 ` 1 2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 46.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 35 D’où : T = C Ê ` g 4- Pour que la relation soit homogène, on doit avoir : [∆`] = [m]a [V]b [k]c On sait que : [∆`] = L ; [m] = M ; [V] = L.T−1 On sait que la force de rappel F d’un ressort est le produit de sa raideur k et de la variation de longueur ∆` : F = k∆` On a donc : [F] = [k] [∆`] =⇒ [k] = [F] [∆`] = L.M.T−2 L = M.T−2 On a ainsi : L = Ma .Lb .T−b .Mc .T−2c = Lb .Ma+c .T−b−2c Par identification, on a donc :      b = 1 a + c = 0 −b − 2c = 0 =⇒      a = 1 2 b = 1 c = − 1 2 On a donc : ∆` = Cm 1 2 Vk− 1 2 D’où : ∆` = CV É m k GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 47.
    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 36 5- Pour que la relation soit homogène, on doit avoir : [F] = [m]a [q]b [U]c [D]d On sait que : [F] = L.M.T−2 ; [m] = M ; [D] = L Des exercices précédents, on a trouvé : [q] = T.I ; [U] = L2 .M.T−3 .I−1 On a ainsi : L.M.T−2 = Ma .Tb .Ib .L2c .Mc .T−3c .I−c .Ld = L2c+d .Ma+c .Tb−3c .Ib−c Par identification, on a donc :            2c + d = 1 a + c = 1 b − 3c = −2 b − c = 0 =⇒            c = b 2b + d = 1 a + b = 1 b − 3b = −2 =⇒            a = 0 b = 1 c = 1 d = −1 On a donc : F = CqUD−1 D’où : F = CqU D GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 37 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 1.1 : On a : T2 = 4π2 ` g Soit : g = 4π2 ` T2 Soient u (g) l’incertitude-type sur G et ∆g l’incertitude absolue. On a : u (g) g = Ê• u (4π2`) 4π2` ˜2 + • u (T2) T 2 ˜2 = Ì • u (`) ` ˜2 + – 2Tu (T) T 2 ™2 = Ê• u (`) ` ˜2 + • 2u (T) T ˜2 = ʁ ∆` k` ‹2 +  2∆T kT ‹2 = 1 k ʁ ∆` ` ‹2 +  2∆T T ‹2 La précision sur g vaut donc : ∆g g = ∆g g = ku (g) g D’où : ∆g g = ʁ ∆` ` ‹2 +  2∆T T ‹2 On a donc : ∆g1 g1 = s  ∆`1 `1 ‹2 +  2∆T1 T1 ‹2 ∆g2 g2 = s  ∆`2 `2 ‹2 +  2∆T2 T2 ‹2 Applications numériques : ∆g1 g1 = ʁ 0, 01 60, 15 ‹2 +  2 × 0, 02 1, 55 ‹2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 38 ∆g2 g2 = ʁ 0, 02 115, 25 ‹2 +  2 × 0, 01 2, 15 ‹2 Soit : ∆g1 g1 = 0, 0258 ≡ 2, 58 % ∆g2 g2 = 9, 3 × 10−3 ≡ 0, 93 % On se rend compte que : ∆g2 g2 ∆g1 g1 C’est donc le résultat de Jérémie qui sera le plus précis. Evaluation 1.2 : La valeur numérique G de G est donnée par : G = α β + γ2 È µ2 − λ 2 Application numérique : G = 2 × 3 + 62 √ 102 − 82 Soit : G = 7 USI On a : ∆G = ku (G) = k Ì 1 µ2 − λ 2 u (αβ + γ2)2 + α β + γ2 2 € µ2 − λ 2 Š2 u €p µ2 − λ2 Š2 = k Ì 1 µ2 − λ 2 ” u (αβ)2 + u (γ2)2 — + α β + γ2 2 € µ2 − λ 2 Š2 u ” (µ2 − λ2) 1 2 —2 = k Ì 1 µ2 − λ 2 ” β 2 u (α)2 + α2u (β)2 + 4γ2u (γ)2 — + α β + γ2 2 € µ2 − λ 2 Š2 1 4 (µ2 − λ2)−1 u (µ2 − λ2)2 = k Ì 1 µ2 − λ 2 ” β 2 u (α)2 + α2u (β)2 + 4γ2u (γ)2 — + α β + γ2 2 4 € µ2 − λ 2 Š3 ” u (µ2)2 + u (λ2)2 — = k Ì 1 µ2 − λ 2 ” β 2 u (α)2 + α2u (β)2 + 4γ2u (γ)2 — + α β + γ2 2 4 € µ2 − λ 2 Š3 ” 4µ2u (µ)2 + 4λ 2 u (λ)2 — GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 1. GRANDEURSPHYSIQUES 39 D’où : ∆G = Î 1 µ2 −λ 2 ” β 2 (∆α)2 + α2 (∆β)2 + 4γ2 (∆γ)2 — + (α β+γ2 ) 2 µ2 −λ 2 3 ” µ2 (∆µ)2 + λ 2 (∆λ)2 — Application numérique : ∆G = Í 1 102−82 × ” (3 × 0, 01)2 + (2 × 0, 01)2 + (2 × 6 × 0, 01)2 — + (2×3+62 ) (102−82) 3 × ” (10 × 0, 01)2 + (8 × 0, 01)2 — Soit : ∆G = 0, 0325 USI Le résultat de G s’écrit donc : G = 7, 00 ± 0, 04 USI C’est donc la proposition b qui est correcte. Par conséquent, c’est l’élève Paul qui a raison. Evaluation 1.3 : De l’expression de la force F du vent, on tire l’expression de la constante aérodynamique A : A = 2F ρDV2 On a ainsi : [A] = [2F] [ρDV2] = [F] [ρ] [D] [V]2 On sait que : [F] = L.M.T−2 ; [D] = L ; [V] = L.T−1 La masse volumique ρ étant égale au quotient d’une masse sur un volume (le cube d’une longueur), on a : [ρ] = L−3 .M On a donc : [A] = L.M.T−2 L−3.M.L.L2.T−2 = L.M.T−2 M.T−2 = L La constante aérodynamique A a donc la dimension d’un longueur, et son unité SI est donc le mètre (m). L’erreur qui a été commise dans le livre est donc d’avoir écrit m2 au lieu de m. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 40 Chapitre 2 Forces et champs Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Colossiens 3 : 4 2.1 Généralités 2.1.1 Forces Les systèmes physiques qui constituent l’univers tout entier peuvent être relativement au repos ou animés de mouvements diverses. L’état de repos ou de mouvement relatif d’un système dépend des forces auxquelles il est soumis. Une force est une grandeur physique permettant de mettre un corps en mouvement, ou de modifier le mouvement de ce corps. Une force peut avoir deux effets ; l’effet statique si elle permet de maintenir un corps au repos, ou l’effet dynamique si elle permet de mettre un corps en mouvement. Lorsqu’un corps est soumis à une force donnée, il existe toujours un autre corps responsable de cette force. On peut donc encore définir une force comme étant une action physique qu’un corps exerce sur un autre corps. Lorsqu’il existe un contact physique entre le corps qui exerce la force et le corps qui la subit, il s’agit d’une force de contact. Dans le cas contraire où il ne nécessite aucun contact physique entre le corps qui exerce et le corps qui subit la force, il s’agit d’une force à distance. Une force est une grandeur vectorielle qu’on note généralement − → F . Tout comme un vecteur, une force est caractérisée par quatre paramètres : — Son point d’application : Il s’agit du point où la force agit ; — Sa direction : C’est la droite d’action passant par le vecteur force ; — Son sens : C’est l’orientation du vecteur force sur sa droite d’action ; — Son module (ou intensité, ou encore norme) : Il représente la longueur du vecteur force. C’est encore la valeur de la force. Cette valeur s’accompagne toujours d’une unité. L’unité de la force dans le Système International est le Newton (N). Le module d’une force − → F est généralement noté − → F , ou plus simplement F. On peut définir un vecteur unitaire − → u dirigé suivant la droite d’action de − → F , orienté dans le même sens, et dont la GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 41 norme est égale à 1. On a la relation : − → F = − → F − → u (2.1) Soit donc : − → u = 1 − → F − → F (2.2) La Figure 2.1 ci-dessous illustre les caractéristiques d’une force quelconque − → F . Figure 2.1 – Caractéristiques d’une force. Lorsqu’un corps exerce une force sur un autre corps, réciproquement, ce dernier exerce sur le corps précédent une force de même direction, de même module, mais de sens contraire : C’est le principe des actions réciproques. Dans le cas des forces à distances, les deux corps peuvent s’attirer mutuellement (on parle de forces attractives) ou se repousser mutuellement (on parle de forces répulsives). Pour un système quelconque, on appelle forces intérieures les forces exercées par une partie de ce système sur une autre partie du même système. Les forces extérieures quant à elles sont des forces exercées par une partie de l’environnement extérieur au système sur une partie de ce système. 2.1.2 Champs de forces Un champ de forces désigne une région donnée de l’espace dans laquelle un corps est susceptible de subir des forces si ses propriétés physiques et les conditions dans lesquelles il se trouve sont adéquates. On caractérise un champ de forces par un vecteur champ défini en chaque point de la région. Le vecteur champ que nous notons − → C est caractérisé tout comme un vecteur par son point d’application, sa direction, son sens, et son module. Dans la majorité des cas, les modules respectifs du vecteur champ − → C en un point donné et de la force − → F relative au champ, subie par un corps en ce point sont liés par une relation faisant intervenir des paramètres relatifs aux propriétés du corps, et aux conditions dans lesquelles il se trouve. 2.2 Gravitation La gravitation est le phénomène d’attraction mutuelle entre des corps massifs. Du milieu du XVIIème siècle jusqu’à la fin du XIXème siècle, la gravitation était perçue comme un phé- GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 42 nomène décrit par des forces à distance s’exerçant entre des corps massifs, appelées forces gravitationnelles ou forces de gravitation. Cependant, au début du XXème siècle est née une nouvelle branche de la physique faisant intervenir des outils mathématiques complexes, appelée relativité générale dans laquelle la gravitation est perçue plutôt comme une cour- bure de l’espace-temps. Cette nouvelle modélisation est beaucoup plus réaliste, mais nous ne l’aborderons pas dans ce cours. Toutefois, la description de la gravitation par des forces gravitationnelles reste acceptable dans la majorité des cas. 2.2.1 Forces gravitationnelles Le physicien anglais Isaac Newton est l’un des premiers scientifiques à décrire la gravi- tation par des forces. En 1687, il énonce la loi de gravitation universelle de la manière suivante : ≺≺ Deux corps ponctuels A et B de masses respectives mA et mB exercent l’un sur l’autre des forces d’attraction directement opposées, dirigées suivant la droite (AB), et d’intensités proportionnelles à leurs masses, et inversement proportion- nelles au carré de la distance AB qui les sépare. On écrit : − − − → FA/B = − − − − → FB/A = − GmAmB AB2 − − → uAB (2.3) Figure 2.2 – Attraction gravitationnelle entre deux corps ponctuels. Si les corps ne sont pas ponctuels (Figure 2.3), la loi de gravitation universelle reste valable, et les intensités des forces de gravitation s’exerçant entre ces corps seront inversement propor- tionnelles au carré de la distance qui sépare leurs centres de gravités. Figure 2.3 – Attraction gravitationnelle entre deux corps non ponctuels. − − − → FA/B est la force d’attraction que le corps A exerce sur le corps B. Elle est appliquée au point B, dirigée suivant la droite (AB) et orientée de B vers A. − − − → FB/A quant à elle est la force d’attraction que le corps B exerce sur le corps A. Elle est appliquée au point A, dirigée suivant la droite (AB) et orientée de A vers B. Ces deux forces ont le même module. On a : FA/B = FB/A = GmAmB AB2 (2.4) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 43 Le paramètre G est une constante appelée constante de gravitation universelle dont la valeur est G= 6, 67 × 10−11 N.m2 .kg−2 . − − → uAB est un vecteur unitaire de même direction que la droite (AB) et orienté de A vers B. 2.2.2 Champs gravitationnels On appelle champ gravitationnel ou champ de gravitation toute région de l’espace créé par un corps de masse donnée, et dans laquelle tout autre corps massif est soumis à une force gravitationnelle. Une ligne de champ gravitationnel est une courbe orientée tangente en chacun de ses points au vecteur champ gravitationnel. Le spectre gravitationnel est l’ensemble formé par les lignes de champ gravitationnel. Les lignes de champ gravitationnel créé par un corps de masse m donné sont des droites passant par ce corps et orientées vers lui (Figure 2.4). On dit que le champ gravitationnel est centripète. Figure 2.4 – Spectre gravitationnel. Un corps ponctuel A de masse mA crée dans son voisinage un champ gravitationnel défini en un point quelconque M par le vecteur champ gravitationnel − − − → gA/M dirigé suivant la droite (AM) et orienté de M vers A (Figure 2.5). L’unité SI de l’intensité du vecteur champ gravitationnel est le N.kg−1 . On peut aussi l’exprimer en m.s−2 . Soit − − − → uAM un vecteur unitaire de même direction que la droite (AM) et orienté de A vers M. On a : − − − → gA/M = − GmA AM2 − − − → uAM (2.5) Le module de − − − → gA/M s’exprime donc par : gA/M = GmA AM2 (2.6) Si on place en M un corps de masse mM, il sera soumis à une force d’attraction gravitationnelle GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 44 − − − → FA/M de la part du corps A, telle que : − − − → FA/M = − GmAmM AM2 − − − → uAM = −mM GmA AM2 − − − → uAM = mM − − − → gA/M (2.7) Figure 2.5 – Champ gravitationnel et force gravitationnelle en un point M. La masse étant une grandeur scalaire toujours positive, le vecteur champ gravitationnel en un point et la force gravitationnelle subie par un corps massif en ce point ont donc la même droite d’action et sont orientés dans le même sens. 2.2.3 Gravitation dans l’espace Dans l’espace, la plupart des planètes (comme la Terre sur laquelle nous habitons) et des astres (le Soleil et la Lune par exemple) sont des ellipsoïdes applaties au niveau de leurs pôles. Toutefois, on peut les assimiler à des sphères pleines dont toute la masse est concentrée en leurs centres. Un corps à répartition sphérique de masse est un corps dont la matière est répartie uniformément autour de lui ou en couches sphériques homogènes autour de son centre. Les planètes du système solaire et les astres de l’univers sont considérés comme des corps à répartition sphérique de masse. Considérons à la Figure 2.6 ci-dessous une planète ou un astre en forme de sphère de centre I, de masse M et de rayon moyen R. Figure 2.6 – Champs de gravitation créés par une sphère. La sphère crée en un point P de sa surface un champ de gravitation − → g0 dirigé suivant la droite (IP), orienté de P vers I, et dont l’intensité est donnée par : g0 = GM R2 (2.8) En un point H situé à une altitude h par rapport à la surface de la sphère, celle-ci crée un GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 45 champ gravitationnel − → gh dirigé suivant la droite (IH), orienté de H vers I, et dont l’intensité est donnée par : gh = GM (R + h)2 (2.9) L’intensité du champ gravitationnel créé par une planète ou un astre est maximale à sa surface. Elle diminue avec l’altitude, et devient quasiment nulle pour des altitudes très élevées. A la sur- face des planètes ou des astres, il règne un champ appelé champ de pesanteur, correspondant à une approximation locale du champ de gravitation créé à la surface de cette planète ou de cet astre. A la surface de la Terre par exemple, on parle de champ de pesanteur terrestre, et tout corps massif y est soumis à une force gravitationnelle verticale descendante que l’on appelle le poids. L’intensité de la pesanteur encore appelée accélération de la pesanteur correspond au module du champ de pesanteur à la surface de la Terre. 2.3 Electricité Les phénomènes électriques observés dans la nature sont dûs à une propriété des corps ap- pelée charge électrique, relative aux particules élémentaires chargées (l’électron et le proton) que renferme ce corps. La charge électrique d’un corps, notée q est une grandeur algébrique, ce qui signifie qu’elle peut avoir une valeur positive ou négative. L’unité SI de la charge élec- trique est le Coulomb (C). L’électricité est l’ensemble des phénomènes physiques associés aux charges électriques. Dans le cas particulier où ces charges électriques sont statiques, on parle de l’électrostatique. L’électron a une charge électrique négative, tandis que le proton a une charge électrique positive. Leur charge est égale en valeur absolue et correspond à la charge élémentaire e de valeur e = 1, 6 × 10−19 C. Ainsi, toute charge électrique est un mul- tiple entier de la charge élémentaire. L’électrisation d’un corps consiste à lui communiquer une charge électrique. Elle se fait le plus souvent par frottement. 2.3.1 Forces électriques Les forces électriques (et électrostatiques) ont été découvertes suite à des observations faites quant aux interactions entres les particules chargées électriquement. En 1785, le physicien fran- çais Charles-Augustin Coulomb énonce la loi de Coulomb comme suit : ≺≺ La force d’attraction ou de répulsion qui s’exerçe entre deux corps ponctuels A et B de charges respectives qA et qB est dirigée suivant la droite (AB), pro- portionnelle aux charges qA et qB et inversement proportionnelle au carré de la distance AB qui les sépare. On écrit : − − − → FA/B = − − − − → FB/A = KqAqB AB2 − − → uAB (2.10) La force électrique − − − → FA/B que le corps A exerce sur le corps B et la force électrique − − − → FB/A que le corps B exerce sur le corps A sont dirigées suivant la droite (AB) et ont le même module. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 57.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 46 On a : FB/A = FA/B = K |qA| |qB| AB2 (2.11) K est une constante appelée constante de Coulomb de valeur K = 9 × 109 N.m2 .C−2 . Les orientations des forces − − − → FA/B et − − − → FB/A dépendent des signes des charges qA et qB. Deux charges de même signe se repoussent (c’est la répulsion électrique), tandis que deux charges de signes opposés s’attirent (c’est l’attraction électrique). Figure 2.7 – Répulsion électrique entre deux charges de même signe. Figure 2.8 – Attraction électrique entre deux charges de signes opposés. En réalité, les orientations de − − − → FA/B et − − − → FB/A ne dépendent que du signe du produit des charges qA et qB. 2.3.2 Champs électriques On appelle champ électrique (ou champ électrostatique) toute région de l’espace créée par une particule de charge électrique donnée, et dans laquelle toute autre particule chargée est soumise à une force électrique (ou électrostatique). Une ligne de champ électrique est une courbe orientée tangente en chacun de ses points au vecteur champ électrique. Le spectre électrique est l’ensemble formé par les lignes de champ électrique. Les lignes de champ élec- trique créé par un corps de charge électrique q positive sont des droites passant par ce corps, orientées de telle sorte qu’elles fuient le corps, tandis que les lignes de champ électrique créé par un corps de charge électrique q négative sont des droites passant par ce corps et orientées vers le corps (Figure 2.9). On dit que le champ électrique créé par une charge positive est centrifuge, alors que le champ électrique créé par une charge négative est centripète. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 47 Figure 2.9 – Spectres électriques d’une charge positive et d’une charge négative. Un corps ponctuel A de charge électrique qA crée dans son voisinage un champ électrique défini en un point quelconque M par le vecteur champ électrique (ou vecteur champ électrostatique) − − − − → EA/M dirigé suivant la droite (AM). L’unité SI de l’intensité du vecteur champ électrique est le N.C−1 . On peut aussi l’exprimer en V.m−1 . Soit − − − → uAM un vecteur unitaire de même direction que la droite (AM) et orienté de A vers M. On a : − − − − → EA/M = KqA AM2 − − − → uAM (2.12) Le module de − − − − → EA/M s’exprime donc par : EA/M = K |qA| AM2 (2.13) Le champ électrique − − − − → EA/M est orienté de A vers M si qA est positive, et de M vers A si qA est négative. Si en M est placé un corps de charge électrique qM, il sera soumis à une force électrique − − − → FA/M donnée par l’expression vectorielle ci-dessous : − − − → FA/M = qM − − − − → EA/M (2.14) Figure 2.10 – Champ et force électrique en un point M. Ainsi, − − − → FA/M et − − − − → EA/M ont la même droite d’action et la même orientation si la charge qM est positive, mais si la charge qM est négative, − − − → FA/M et − − − − → EA/M ont la même droite d’action, mais des orientations contraires. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 48 2.3.3 Champ électrique à l’intérieur d’un condensateur Considérons un condensateur constitué de deux armatures (M) et (N) séparées par une distance d. S’il règne entre elles une tension électrique (différence de potentiel) U = VM − VN, alors il se crée à l’intérieur du condensateur un champ électrique uniforme − → E perpendiculaire aux armatures, et orienté de celle ayant le potentiel le plus élevé vers celle ayant le potentiel le plus bas (Figure 2.11). Le champ électrique y est dit uniforme, car sa direction, son sens et son module sont les mêmes en tout point situé à l’intérieur du condensateur. Figure 2.11 – Champ électrique entre les armatures d’un condensateur. Le module du champ électrique créé entre les armatures du condensateur est donné par : E = |U| d = |VM − VN| d (2.15) Si U = VM − VN 0, l’armature (M) est chargée positivement, et a le potentiel le plus élevé. Par conséquent, le champ électrique − → E est orienté de (M) vers (N). Si U = VM − VN 0, l’armature (M) est chargée négativement et a le potentiel le plus bas. Par conséquent, le champ électrique − → E est orienté de (N) vers (M). 2.4 Magnétisme Le magnétisme est l’ensemble des phénomènes qui étudient l’attraction ou la répulsion entre des matériaux. La magnétite est l’élément de base responsable du magnétisme. Sa transfor- mation aboutit à la fabrication des aimaints permanents, objets ayant la propriété d’attirer certains métaux tels que le fer. Tout aimant est constitué par un pôle Nord (N) et un pôle Sud (S). Il n’est pas possible d’obtenir un aimant avec un seul pôle. Chaque fois qu’on divise un aimant en deux, on obtient deux aimants ayant chacun un pôle Nord et un pôle Sud. Deux pôles de même nature se repoussent, tandis que deux pôles de natures différentes s’attirent. Un matériau est dit ferromagnétique s’il est capable de s’aimanter, c’est-à-dire de se comporter comme un aimant. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 49 2.4.1 Champs magnétiques Un champ magnétique désigne toute région de l’espace dans laquelle un matériau ferro- magnétique est soumis à une force magnétique. Il est caractérisé en tout point par un vecteur champ magnétique généralement noté − → B . L’unité SI de l’intensité du champ magnétique est le Tesla (T). Les principales sources de champ magnétique sont les aimants permanants, les conducteurs parcourus par un courant électrique appelés électro-aimants et la Terre qui crée son propre champ magnétique appelé champ magnétique terrestre. L’intensité du champ magnétique créé par un aimant (aimant permanent ou électro-aimant) dépend de ses caracté- ristiques. Une ligne de champ magnétique est une courbe orientée tangente en chacun de ses points au vecteur champ magnétique. Le spectre magnétique est l’ensemble formé par les lignes de champ magnétique. Figure 2.12 – Spectre magnétique d’un aimant droit. Figure 2.13 – Spectre magnétique d’un aimant en U. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 61.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 50 Les lignes de champ magnétique créé par un aimant sortent toujours par le pôle Nord et convergent vers le pôle Sud (Figure 2.12 et Figure 2.13). Entre les branches d’un aimant en U, le champ magnétique est uniforme, et les lignes de champ sont perpendiculaires aux branches. 2.4.2 Force de Laplace La force de Laplace est la force magnétique subie par un conducteur traversé par un courant électrique en présence d’un champ magnétique. Elle a été découverte par le physicien français Pierre-Simon Laplace qui a énoncé la loi de Laplace de la manière suivante : ≺≺ Toute portion rectiligne de conducteur de longueur ` parcourue par un courant électrique I et plongée dans un champ magnétique − → B est soumise à une force magnétique dite de Laplace, appliquée au milieu de la portion, et dont l’expression est donnée par : − → F = I − → ` ∧ − → B (2.16) Le symbole ∧ désigne le produit vectoriel ou produit extérieur. Le vecteur I − → ` a la direction de la portion rectiligne du conducteur et va dans le sens du courant I. − → F est perpendiculaire au plan formé par I − → ` et − → B . Son sens est donné par la règle des trois doigts de la main droite : — L’index donne la direction et le sens de I − → ` ; — Le majeur donne la direction et le le sens de − → B ; — Le pouce donne la direction et le le sens de − → F . Figure 2.14 – Règle des trois doigts de la main droite (Force de Laplace). Si I − → ` et − → B font entre eux un angle α, l’intensité de la force de Laplace − → F est donnée par : F = I`B sin α (2.17) Si les directions du courant et du champ magnétique sont perpendiculaires, α = 90° et on a : F = I`B (2.18) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 51 Figure 2.15 – Force de Laplace appliquée à un conducteur. En représentation plane, tout vecteur qui entre dans le plan de la feuille est dit entrant, et est représenté par une croix entourée d’un cercle. Tout vecteur qui sort du plan de la feuille est dit sortant, et est représenté par un point entouré d’un cercle. 2.4.3 Force de Lorentz Un corps de charge électrique q se déplaçant à une vitesse − → V dans un champ magnétique − → B est soumise à une force magnétique − → F appelée force de Lorentz donnée par : − → F = q − → V ∧ − → B (2.19) − → F est perpendiculaire au plan formé par − → V et − → B . Son sens est donné par la règle des trois doigts de la main droite : — L’index donne la direction et le sens de q − → V ; — Le majeur donne la direction et le sens de − → B ; — Le pouce donne la direction et le sens de − → F . Figure 2.16 – Règle des trois doigts de la main droite (Force de Lorentz). Si − → V et − → B font entre eux un angle α, l’intensité de la force de Lorentz − → F est donnée par : F = |q| VB sin α (2.20) Si − → V et − → B sont orthogonaux, α = 90° et on a : F = |q| VB (2.21) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 52 Figure 2.17 – Force de Lorentz appliquée à une particule. Pour trouver la direction et le sens de la force de Lorentz avec plus de facilité, lorsque la charge est positive, il convient d’utiliser la main droite, dont l’index donne la direction et le sens de − → V , et lorsque la charge est négative, il convient plutôt d’utiliser la main gauche, dont l’index donne la direction et le sens de − → V . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 53 Exercices On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2 . Exercice 2.1 : A la Figure 2.18 ci-dessous, une bille de masse mA = 200 g est placée au point A sur le sol horizontal. Une autre bille de masse mB = 450 g est posée sur le sommet B d’une pyramide de hauteur h = OB = 1, 2 m et dont les faces BC et BD font l’angle α = 45° avec l’horizontale. Les deux billes seront considérées comme étant pontuelles. On donne d = AC = 40 cm. Figure 2.18 – Exercice 2.1. 1- Déterminer la distance D = AB qui sépare les deux billes. 2- Représenter les forces gravitationnelles qui s’exerçent entre les deux billes et donner leurs caractéristiques. 3- Représenter les vecteurs champs gravitationnels − − − → gA/B créé en B par la bille située en A et − − − → gB/A créé en A par la bille située en B puis donner leurs caractéristiques. 4- Représenter les vecteurs champs gravitationnels − − − → gA/I et − − → gB/I créés au milieu I du segment [AB] par les deux billes et donner leurs caractéristiques. En déduire les caractéristiques du champ − → gI résultant en I. 5- Soit M le point du segment [AB] où les champs gravitationnels créés par les deux billes se compensent. Déterminer les distances dA = AM et dB = BM. Exercice 2.2 : A la Figure 2.19, une boule sphérique de masse m1 = 2, 7 kg et de rayon r1 = 8 cm repose en équilibre sur un poteau en forme de pavé, de hauteur h1 = A1B1 = C1D1 = 1, 3 m et de largeur A1D1 = B1C1 = 2r1. Une autre boule de masse m2 = 1, 2 kg et de rayon r2 = 4 cm est placée sur un poteau de hauteur h2 = A2B2 = C2D2 = 74 cm et de largeur A2D2 = B2C2 = 2r2. On donne d = B1C2 = 92 cm. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 54 Figure 2.19 – Exercice 2.2. 1- Déterminer la distance D = O1O2 qui sépare les centres de gravité des deux boules. 2- Représenter les forces de gravitation s’exerçant entre les deux boules et donner leurs carac- téristiques. 3- Représenter les champs de gravitation créés respectivement par chaque boule, sur le centre de l’autre boule puis donner leurs caractéristiques. 4- Déterminer les distances d1 et d2 respectivement par rapport à O1 et O2 du point M du segment [O1O2] où les champs gravitationnels créés par les deux boules se compensent. Exercice 2.3 : Lors d’une éclipse, les centres de gravité respectifs S, L et T du Soleil, de la Lune et de la Terre sont alignés comme à la Figure 2.20 ci-dessous. On donne les masses de ces astres : MS = 1, 989 × 1030 kg, ML = 7, 342 × 1022 kg et MT = 5, 972 × 1024 kg. Les distances Soleil- Terre et Lune-Terre valent respectivement ST = 149 598 023 km et LT = 383 398 km. Figure 2.20 – Exercice 2.3. 1- Représenter les forces gravitationnelles que le soleil et la Terre exercent sur la Lune et donner leurs caractéristiques. 2- En déduire les caractéristiques de la force résultante subie par la Lune. 3- Représenter les champs gravitationnels que le soleil et la Terre créent au centre de gravité de la Lune et donner leurs caractéristiques. 4- En déduire les caractéristiques du champ résultant créé au centre de gravité de la Lune. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 66.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 55 5- La distance Soleil-Terre restant inchangée, à quelles distances SL0 du soleil et TL0 de la Terre, devrait se situer la Lune pour qu’elle soit en équilibre sous l’action des forces exercées par les deux autres astres ? Exercice 2.4 : Un satellite se trouve à une altitude h de la surface de la Terre, considérée comme une planète sphérique de rayon RT = 6378 km et de masse MT = 5, 972 × 1024 kg. La situation est illustrée à la Figure 2.21 ci-dessous. Figure 2.21 – Exercice 2.4. 1- Donner l’expression puis la valeur numérique du module g0 du champ gravitationnel − → g0 créé à la surface de la terre. 2- Donner l’expression du module gh du champ gravitationnel − → gh créé à l’endroit où se trouve le satellite. 3- Montrer qu’on a la relation : gh = ‚ 1 1 + h RT Œ2 g0 4- On suppose que h est négligeable devant RT (h RT). Montrer qu’on peut avoir la relation : gh =  1 − 2h RT ‹ g0 On précise que si a et n sont deux réels avec a 1, alors : (1 + a)n ' 1 + na 5- La masse du satellite vaut m = 60 t, et on donne h = 5 Km. Représenter le champ gravi- tationnel − → gh et la force gravitationnelle − → Fh subie par le satellite de la part de la Terre, puis donner leurs caractéristiques. (On utilisera la relation obtenue à la question 4). 6- Comparer les valeurs numériques obtenues en utilisant la relation de la question 4 à celles qu’on obtient en utilisant la relation de la question 3. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 67.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 56 Exercice 2.5 : Un satellite orbite autour de la planète Jupiter en étant au départ à une altitude H = 1000 Km. Après chaque tour, son altitude diminue de 5%. On note hn l’altitude du satellite après avoir effectué n tours, et on considère la suite numérique (hn)n∈N. La masse et le rayon de Jupiter valent respectivement MJ = 1, 898 × 1027 kg et RJ = 69 911 km. 1- Déterminer le module g0 du champ gravitationnel régnant à la surface de la planète Jupiter et le module gH du champ gravitationnel à l’altitude où se trouve le satellite au départ. 2- Démontrer que (hn)n∈N est une suite géométrique dont on donnera le premier terme et la raison. 3- En déduire l’expression de hn en fonction de n. 4- A quelle altitude H0 se trouve le satellite après avoir effectué 25 tours ? 5- En déduire le module gH0 du champ gravitationnel régnant à l’altitude H0 . 6- Déterminer la variation relative du champ gravitationnel entre l’altitude H et l’altitude H0 . Exercice 2.6 : A la Figure 2.22 ci-dessous, un cube d’arête a1 = 10 cm est suspendu à une tige de hauteur h1 = 48 cm. A proximité, un autre cube d’arête a2 = 6 cm est suspendu à une tige de hau- teur h2 = 20 cm. Les points de fixation O1 et O2 des deux tiges sur un support horizontal sont distantes de d = O1O2 = 40 cm. Les charges électriques aux centres des deux cubes sont q1 = 20 µC et q2 = −5 µC. Figure 2.22 – Exercice 2.6. 1- Déterminer la distance D qui sépare les centres C1 et C2 des deux cubes. 2- Représenter les forces électrostatiques qui s’exercent entre les deux cubes et donner leurs caractéristiques. 3- Représenter les champs électrostatiques créés par chaque cube au centre de l’autre cube et donner leurs caractéristiques. 4- On note M le point de la droite (C1C2) où les champs électrostatiques créés par les deux cubes se compensent. On note d1 = C1M et d2 = C2M. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 57 4.1- Expliquer pourquoi M ne peut pas se trouver sur le segment [C1C2]. 4.2- On suppose que M se trouve sur la droite (C1C2), à gauche de C1. Montrer, en tentant de calculer d1 que cette position de M n’est pas possible. 4.3- Le point M ne peut donc se situer qu’à droite de C2. Calculer alors les distances d1 et d2. Exercice 2.7 : Dans un repère orthonormé € O ; − → ı ; − →  ; − → k Š illustré à la Figure 2.23 ci-dessous, deux parti- cules ponctuelles de charges respectives qA = −1, 5 µC et qB = −6 µC sont placées aux points A et B de coordonnées respectives (xA = 1 ; yA = 2 ; zA = 3) et (xB = 3 ; yB = 4 ; zB = 4). On note − − → uAB le vecteur unitaire de même direction que la droite (AB) et orienté de A vers B. L’unité est le mètre (m). Figure 2.23 – Exercice 2.7. 1- Déterminer l’expression du vecteur − − → AB en fonction des vecteurs de base. En déduire la distance D qui sépare les deux particules, puis l’expression du vecteur − − → uAB . 2- Exprimer les forces électrostatiques s’exerçant entre les deux particules. 3- Exprimer les champs électrostatiques créés par chaque particule sur l’autre. 4- Soit M un point de coordonnées (x ; y ; z) situé sur la droite (AB). 4.1- Déterminer une équation paramétrique de la droite (AB). 4.2- Déterminer les distances AM et BM si les champs électrostatiques créés en M se com- pensent. En déduire les coordonnées (x ; y ; z) de M. Exercice 2.8 : La Figure 2.24 illustre une situation dans laquelle trois charges pontuelles qA = q, qB = −2q et qC = 3q (avec q = 2 nC) sont placées respectivement aux sommets A, B et C d’un triangle équilatéral de centre de gravité G et de côté a = 2 √ 3 m. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 69.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 58 Figure 2.24 – Exercice 2.8. 1- Déterminer la valeur de la distance c = AG = BG = CG. 2- Représenter les champs électrostatiques − − → EA , − − → EB et − − → EC créés en G respectivement par les trois charges, et calculer leurs modules. En déduire leurs composantes dans le système d’axes (G ; x ; y). 3- Déterminer les composantes et le module du champ résultant − → E en G. 4- Déterminer les composantes et le module de la force électrostatique − → F subie par une charge ponctuelle qG = −4q placée en G. 5- Représenter − → E et − → F puis calculer l’angle α que fait leur direction avec l’horizontale. Exercice 2.9 : A la Figure 2.25, deux corps solides (S1) et (S2) que l’on supposera ponctuels, de masses respec- tives m1 = 200 g et m2 = 300 g et de charges respectives q1 = −10 µC et q2 = 20 µC reposent en équilibre sur un plan de longueur L = 1, 7 m incliné à l’horizontale d’un angle α = 30°. (S1) est lié à un ressort de longueur à vide `1 = 40 cm tandis que (S2) est lié à un ressort de longueur à vide `2 = 50 cm. A l’équilibre, les deux ressorts sont allongés respectivement de x1 = 10 cm et x2 = 20 cm. On négligera les forces de frottements, ainsi que les forces gravitationnelles s’exerçant entre les deux corps. 1- Déterminer la distance d qui sépare les deux corps à l’équilibre. 2- Faire le bilan de toutes les forces appliquées aux deux corps à l’équilibre et les représenter. 3- Déterminer les modules des forces électrostatiques agissant entre les deux corps. 4- Déterminer les modules des tensions des deux ressorts à l’équilibre. En déduire leurs constantes de raideur respectives k1 et k2. 5- Déterminer les modules des réactions que le plan incliné exerce sur les deux corps. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 59 Figure 2.25 – Exercice 2.9. Exercice 2.10 : A la Figure 2.26 ci-dessous, une particule ponctuelle de masse m = 100 g et de charge élec- trique q = −40 µC est suspendue à un fil inextensible de masse négligeable. L’ensemble est placé entre deux armatures d’un condensateur inclinées d’un angle α = 60° par rapport à la verticale, et distantes de d = 20 cm. Il règne à l’intérieur du condensateur une d.d.p. U = VM − VN = 10 kV. A l’équilibre, le fil est écarté d’un angle β par rapport à la verticale. Figure 2.26 – Exercice 2.10. 1- Représenter le champ électrique − → E à l’intérieur du condensateur et calculer son module. 2- Faire le bilan des forces appliquées à la particule et les représenter. 3- Calculer le module de la force électrique subie par la particule. 4- Déterminer la valeur de β et en déduire l’intensité de la tension du fil à l’équilibre. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 71.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 60 Exercice 2.11 : Une tige métallique homogène OA de masse M = 500 g et de longueur L = 60 cm est accrochée à un support en O. Elle est parcourue par un courant électrique d’intensité I = 5 A et ses portions BC et DE sont plongées dans les champs magnétiques respectifs − → B1 et − → B2 de modules respectifs B1 = 2 T et B2 = 600 mT. Lorsque la tige se maintient en équilibre, elle est écartée d’un angle α par rapport à la verticale, et la réaction − → R qu’elle subit de la part du crochet fait l’angle β avec la verticale comme illustré à la Figure 2.27 ci-dessous. On donne OB = BC = DE = EA = 1 5 L. Figure 2.27 – Exercice 2.11. 1- Faire le bilan des forces s’exerçant sur la tige et les représenter. 2- Déterminer les modules des forces magnétiques agissant sur la tige. 3- Soient P1 et P2 les points d’application des deux forces magnétiques. Déterminer les dis- tances d1 = OP1 et d2 = OP2. 4- En prenant pour sens positif celui des aiguilles d’une montre, déterminer les moments res- pectifs M1 et M2 des forces magnétiques par rapport à l’axe horizontal (∆) passant par O. 5- Déterminer la valeur de l’angle α. 6- Déterminer la valeur de l’angle β et en déduire le module de − → R . Exercice 2.12 : A la Figure 2.28, une tige en acier de longueur L = 1, 5 m posée sur des rails horizontaux est entièrement plongée dans un champ magnétique vertical − → B et traversée par un courant électrique d’intensité I = 2 A débité par une pile. Pour la maintenir en équilibre, on fixe en son centre l’extrémité d’une corde inextensible et de masse négligeable passant par la gorge d’une poulie. Un bloc solide supposé ponctuel de masse m = 500 g est fixé à l’autre extrémité de la corde. Le bloc est également fixé à l’extrémité d’un ressort de longueur à vide `0 = 300 mm et de raideur k = 200 N.m−1 dont l’autre extrémité est attachée à un support horizontal fixe. Lorsque tout le système est maintenu en équilibre, le ressort est allongé et mesure une longueur ` = 350, 5 mm. Les frottements des rails seront négligés. 1- Représenter le champ magnétique − → B et faire le bilan des forces extérieures qui s’exercent sur la tige, la poulie et le bloc, puis les représenter. 2- Déterminer l’intensité de la tension du ressort à l’équilibre. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 72.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 61 3- En déduire l’intensité de la tension que le fil exerce sur la tige ainsi que l’intensité de la force magnétique subie par la tige. 4- En déduire le module du champ magnétique − → B . Figure 2.28 – Exercice 2.12. Exercice 2.13 : Un conducteur rectiligne de masse M = 2 kg et de longueur L = 50 cm posé sur des rails inclinés à l’horizontale d’un angle α = 45° est parcouru par un courant électrique d’intensité I = 4 A. L’ensemble est maintenu en équilibre entre les branches d’un aimant incliné d’un angle β = 60°. La Figure 2.29 ci-dessous représente la vue de face de la situation. Les frottements sur les rails seront négligés. Figure 2.29 – Exercice 2.13. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 73.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 62 1- Représenter le champ magnétique − → B régnant entre les branches de l’aimant, puis faire le bilan des forces extérieures agissant sur le conducteur et les représenter. 2- Déterminer les intensités de toutes les forces appliquées au conducteur. 3- Déterminer le module du champ magnétique − → B . Exercice 2.14 : A la Figure 2.30 ci-dessous, une barre métallique et homogène de masse M = 3 kg et de longueur L = 1 m est connectée à une pile qui débite un courant d’intensité I = 4 A. Ses deux moitiés sont plongées dans des champs magnétiques respectifs − → B1 et − → B2 de modules respectifs B1 = 11, 27 T et B2 = 11, 76 T. On fixe aux deux extrémités de la barre des fils inextensibles de masses négligeables, auxquels sont suspendus deux corps solides de masses respectives m1 et m2. La barre est maintenue en équilibre en position horizontale. Figure 2.30 – Exercice 2.14. 1- Faire le bilan des forces agissant sur la barre et les deux corps, puis les représenter. 2- Déterminer les modules des forces magnétiques subies par la barre. 3- Montrer que les modules des tensions que les fils exercent sur la barre ont pour expressions : T1 = 1 4 (3F1 + F2 − 2Mg) et T2 = 1 4 (F1 + 3F2 − 2Mg) En déduire leurs valeurs numériques. 4- En déduire les valeurs des masses m1 et m2. Exercice 2.15 : On applique une tension électrique U = VM − VN = 5000 V entre les armatures (M) et (N) du condensateur de la Figure 2.31. Ces armatures sont séparées par une distance d = 10 cm et l’espace entre elles est entièrement baigné dans un champ magnétique uniforme − → B perpendi- GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 74.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 63 culaire au plan de la feuille et de module B = 2 T. Une particule ponctuelle de masse m = 80 g et de charge électrique q = −20 µC pénètre à l’intérieur du condensateur avec une vitesse ho- rizontale orientée vers la droite. On souhaite que son mouvement soit horizontal uniforme, et pour cela, elle doit être pseudo-isolé. Figure 2.31 – Exercice 2.15. On considère le cas où le champ magnétique est entrant. 1- Faire le bilan des forces extérieures qui s’exercent sur la particule puis les représenter. 2- En déduire la vitesse V de la particule pour que son mouvement soit uniforme. On considère maintenant le cas où le champ magnétique est sortant. De plus, on change le signe de la tension U. 3- Faire le bilan des forces extérieures qui s’exercent sur la particule dans ce cas, puis les représenter. 4- En déduire la nouvelle vitesse V0 de la particule pour que son mouvement soit uniforme. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 75.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 64 Evaluations des compétences On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2 . Evaluation 2.1 : Une fusée quitte la Lune de masse ML = 7, 342 × 1022 kg et de rayon RL = 1738 km et se dirige vers la Terre de masse MT = 5, 972 × 1024 kg et de rayon RT = 6378 km. A quelle altitude h de la surface de la Terre l’intensité de la force gravitationnelle ressentie par la fusée sera égale à celle de la force gravitationnelle qu’elle ressentait à la surface de la Lune, en admettant qu’à cette altitude, l’influence de la Lune est négligée. Evaluation 2.2 : Deux petites billes de masses respectives m1 = 546, 83 g et m2 = 480, 16 g chargées négati- vement sont supendues à des fils inextensibles de longueurs respectives `1 = 155, 29 mm et `2 = 70, 71 mm. Chacun de ces fils a une de son extrémité attachée à un même support fixe hori- zontal, et la distance entre ces deux extrémités est d = 50 mm. L’ensemble est placé à l’intérieur d’un condensateur dont les armatures (M) et (N) sont séparées par une distance D = 400 mm. Entre ces armatures est établie une différence de potentiel U = VM − VN = 1000 V. A l’équi- libre, les deux fils sont écartés des angles respectifs θ1 = 75◦ et θ2 = 45◦ , et les deux billes sont situées sur une même droite horizontale comme indiqué sur la Figure 2.32 ci-dessous. Figure 2.32 – Evaluation 2.2. En négligeant les forces gravitationnelles s’exerçant entre les deux billes, déterminer leurs charges électriques respectives q1 et q2. Evaluation 2.3 : Une tige conductrice rectiligne de masse M = 3 kg et de longueur L = 2 m est parcourue par un courant électrique d’intensité I = 5 A et est entièrement plongée dans un champ magnétique uniforme − → B . Comme indiqué à la Figure 2.33, la tige est disposée horizontalement, et est supportée à ses deux extrémités par deux ressorts identiques de longueur à vide `0 = 200 mm. Lorsque le champ magnétique est entrant, les ressorts s’allongent, et à l’équilibre ils mesurent la GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 76.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 65 longueur `1 = 338, 8 mm. Lorsque le champ magnétique est sortant, les ressorts se compriment, et à l’équilibre ils mesurent la longueur `2 = 178, 8 mm. Déterminer la raideur k des ressorts ainsi que l’intensité B du champ magnétique. Figure 2.33 – Evaluation 2.3. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 77.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 66 Corrections des exercices Exercice 2.1 : 1- En utilisant le théorème d’Al-Kashi dans le triangle ABC, on peut écrire : AB2 = D2 = AC2 + BC2 − 2AC × BC × cos ([ ACB) Or, on a : [ ACB + α = 180° =⇒ [ ACB = 180° − α On a donc : D2 = AC2 + BC2 − 2AC × BC × cos (180° − α) = AC2 + BC2 + 2AC × BC × cos α = d2 + BC2 + 2d × BC × cos α Dans le triangle BOC, on a la relation : sin α = OB BC = h BC =⇒ BC = h sin α Soit : D2 = d2 + h2 sin2 α + 2d × h sin α × cos α = d2 + h2 sin2 α + 2dh tan α On a donc : D = Ê d2 + h2 sin2 α + 2dh tan α Application numérique : D = Ê 0, 42 + 1, 22 sin2 45◦ + 2 × 0, 4 × 1, 2 tan 45◦ Soit : D = 2 m 2- La force gravitationnelle − − − → FB/A subie par la bille en A de la part de la bille en B et la force gravitationnelle − − − → FA/B que la bille en A exerce sur la bille en B ont été représentées à la Figure 2.34. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 78.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 67 Figure 2.34 – Correction de l’exercice 2.1. − − − → FB/A et − − − → FA/B ont le même module. On a : − − − → FB/A = − − − → FA/B = GmAmB D2 = 6, 67 × 10−11 × 0, 2 × 0, 45 22 = 1, 5 × 10−12 N La force gravitationnelle − − − → FB/A est donc appliquée au point A, dirigée suivant la droite (AB), orientée de A vers B, et son module vaut − − − → FB/A = 1, 5 × 10−12 N. La force gravitationnelle − − − → FA/B quant à elle est appliquée au point B, dirigée suivant la droite (AB), orientée de B vers A, et son module vaut − − − → FA/B = 1, 5 × 10−12 N. 3- Les champs gravitationnels − − − → gA/B et − − − → gB/A ont été représentés à la Figure 2.34. Ils ont pour modules respectifs : − − − → gA/B = − − − → FA/B mB = 1, 5 × 10−12 0, 45 = 3, 33 × 10−12 N.kg−1 − − − → gB/A = − − − → FB/A mA = 1, 5 × 10−12 0, 2 = 7, 5 × 10−12 N.kg−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 79.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 68 Le champ gravitationnel − − − → gA/B est donc appliqué au point B, dirigé suivant la droite (AB), orienté de B vers A, et son module vaut − − − → gA/B = 3, 33 × 10−12 N.kg−1 . Le champ gravitationnel − − − → gB/A quant à lui est appliqué au point A, dirigé suivant la droite (AB), orienté de A vers B, et son module vaut − − − → gB/A = 7, 5×10−12 N.kg−1 . 4- Le milieu I du segment [AB] est situé à la même distance D 2 des billes en A et B. Soit − → u un vecteur unitaire de même direction que la droite (AB) et orienté de A vers B. Les champs − − − → gA/I et − − → gB/I ont été représentés à la Figure 2.34. Ils ont pour expressions respectives : − − → gA/I = − GmA D 2 2 − → u = − 6, 67 × 10−11 × 0, 2 2 2 2 − → u = −1, 334 × 10−11 − → u N.kg−1 − − → gB/I = GmB D 2 2 − → u = 6, 67 × 10−11 × 0, 45 2 2 2 − → u = 3 × 10−11 − → u N.kg−1 Le champ gravitationnel − − → gA/I est donc appliqué au point I, dirigé suivant la droite (AB), orienté de I vers A, et son module vaut − − → gA/I = 1, 334 × 10−11 N.kg−1 . Le champ gravitationnel − − → gB/I quant à lui est appliqué au point I, dirigé suivant la droite (AB), orienté de I vers B, et son module vaut − − → gB/I = 3 × 10−11 N.kg−1 . Le champ résultant − → gI est donné par : − → gI = − − → gA/I + − − → gB/I = −1, 334 × 10−11 − → u + 3 × 10−11 − → u = 1, 66 × 10−11 − → u N.Kg−1 Le champ gravitationnel résultant − → gI est donc appliqué au point I, dirigé suivant la droite (AB), orienté de I vers B, et son module vaut − → gI = 1, 66×10−11 N.kg−1 . 5- Soient − − − → gA/M et − − − → gB/M les champs créés en M respectivement par la bille en A et la bille en B. Ces champs ont pour expressions : − − − → gA/M = − GmA dA 2 − → u GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 80.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 69 − − − → gB/M = GmB dB 2 − → u = GmB (D − dA)2 − → u Si les champs créés en M se compensent, alors la résultante en ce point est nulle. Soit : − − − → gA/M + − − − → gB/M = − → 0 =⇒ − GmA dA 2 − → u + GmB (D − dA)2 − → u = − → 0 =⇒ mA dA 2 = mB (D − dA)2 =⇒  D − dA dA ‹2 = mB mA =⇒ D − dA dA = É mB mA =⇒ D dA − 1 = É mB mA On a donc : dA = D 1 + È mB mA Application numérique : dA = 2 1 + È 0,45 0,2 Soit : dA = 80 cm On a aussi : dB = D − dA Application numérique : dB = 2 − 0, 8 Soit : dB = 1, 2 m Exercice 2.2 : 1- A la Figure 2.35, on a marqué le point G, projeté orthogonal de O2 sur le segment [O1F1]. Le triangle O1GO2 est rectangle en G, et on peut donc utiliser le théorème de Pythagore et écrire : O1O2 2 = D2 = O1G2 + O2G2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 81.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 70 Figure 2.35 – Correction de l’exercice 2.2. Soit H le projeté orthogonal de E2 sur le segment [O1F1]. On voit que : O1F1 = O1E1 + E1F1 = O1G + GH + HF1 Or, on a : O1E1 = r1 ; E1F1 = h1 ; GH = O2E2 = r2 et HF1 = E2F2 = h2 Soit : r1 + h1 = O1G + r2 + h2 =⇒ O1G = h1 − h2 + r1 − r2 On a aussi : d = B1C2 = B1F1 + F1F2 + F2C2 Or, on a : B1F1 = r1 ; F1F2 = O2G et F2C2 = r2 Soit : d = r1 + O2G + r2 =⇒ O2G = d − r1 − r2 On a donc : D2 = (h1 − h2 + r1 − r2)2 + (d − r1 − r2)2 D’où : D = È (h1 − h2 + r1 − r2)2 + (d − r1 − r2)2 Application numérique : D = È (1, 3 − 0, 74 + 0, 08 − 0, 04)2 + (0, 92 − 0, 08 − 0, 04)2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 82.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 71 Soit : D = 1 m 2- La force de gravitation − − − → F2/1 subie par la boule de centre O1 de la part de la boule de centre O2 et la force de gravitation − − − → F1/2 que la boule de centre O1 exerce sur la boule de centre O2 ont été représentées à la Figure 2.35. Elles ont le même module, et on a : − − − → F2/1 = − − − → F1/2 = Gm1m2 D2 = 6, 67 × 10−11 × 2, 7 × 1, 2 12 = 2, 16 × 10−10 N La force gravitationnelle − − − → F2/1 est donc appliquée au point O1, dirigée suivant la droite (O1O2), orientée de O1 vers O2, et son module vaut − − − → F2/1 = 2, 16 × 10−10 N. La force gravitationnelle − − − → F1/2 quant à elle est appliquée au point O2, dirigée sui- vant la droite (O1O2), orientée de O2 vers O1, et son module vaut − − − → F1/2 = 2, 16 × 10−10 N. 3- Le champ de gravitation − − → g1/2 que la boule de centre O1 crée en O2 a pour module : − − → g1/2 = − − − → F1/2 m2 = 2, 16 × 10−10 N 1, 2 = 1, 8 × 10−10 N.kg−1 Le champ de gravitation − − → g2/1 que la boule de centre O2 crée en O1 a pour module : − − → g2/1 = − − − → F2/1 m1 = 2, 16 × 10−10 N 2, 7 = 8 × 10−11 N.kg−1 Le champ gravitationnel − − → g1/2 est donc appliquée au point O2, dirigé suivant la droite (O1O2), orienté de O2 vers O1, et son module vaut − − → g1/2 = 1, 8 × 10−10 N.kg−1 . Le champ gravitationnel − − → g2/1 quant à lui est appliqué au point O1, dirigé sui- vant la droite (O1O2), orienté de O1 vers O2, et son module vaut − − → g2/1 = 8 × 10−11 N.kg−1 . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 83.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 72 4- Soit − → u un vecteur unitaire dirigé suivant la droite (O1O2), de O1 vers O2. Le vecteur champ de gravitation − − → gM1 que la boule de centre O1 crée en M a pour expression : − − → gM1 = − Gm1 d1 2 − → u Le vecteur champ de gravitation − − → gM2 que la boule de centre O2 crée en M a pour expression : − − → gM2 = Gm2 d2 2 − → u = Gm2 (D − d1)2 − → u Puisque les champs créés en M par les deux boules se compensent, alors la résultante en ce point est nulle. Soit : − − → gM1 + − − → gM2 = − → 0 =⇒ − Gm1 d1 2 − → u + Gm2 (D − d1)2 − → u = − → 0 =⇒ m1 d1 2 = m2 (D − d1)2 =⇒  D − d1 d1 ‹2 = m2 m1 =⇒ D − d1 d1 = É m2 m1 =⇒ D d1 − 1 = É m2 m1 On a donc : d1 = D 1 + È m2 m1 Application numérique : d1 = 1 1 + È 1,2 2,7 Soit : d1 = 60 cm On a aussi : d2 = D − d1 Application numérique : d2 = 1 − 0, 6 Soit : d2 = 40 cm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 84.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 73 Exercice 2.3 : 1- Les forces gravitationnelles − → FS et − − → FT subies par la Lune respectivement de la part du Soleil et de la Terre ont été représentées à la Figure 2.36 ci-dessous. Figure 2.36 – Correction de l’exercice 2.3. Soit − → u un vecteur unitaire de même direction que la droite (ST) et orienté de S vers T. La force gravitationnelle − → FS que le Soleil exerce sur la Lune a pour expression : − → FS = − GMSML SL2 − → u = − GMSML (ST − LT)2 − → u = − 6, 67 × 10−11 × 1, 989 × 1030 × 7, 342 × 1022 [103 × (149 598 023 − 383 398)]2 − → u = −4, 37 × 1020 − → u N La force gravitationnelle − − → FT que la Terre exerce sur la Lune a pour expression : − − → FT = GMTML LT2 − → u = 6, 67 × 10−11 × 5, 972 × 1024 × 7, 342 × 1022 (103 × 383 398)2 − → u = 1, 98 × 1020 − → u N La force − → FS que le Soleil exerce sur la Lune est donc appliquée au centre de gravité L de la Lune, dirigée suivant la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil et de la Terre, orientée de L vers S, et son module vaut − → FS = 4, 37 × 1020 N. La force − − → FT que la Terre exerce sur la Lune quant à elle est appliquée au centre de gravité L de la Lune, dirigée suivant la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil et de la Terre, orientée de L vers T, et son module vaut − − → FT = 1, 98 × 1020 N. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 85.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 74 2- La force gravitationnelle résultante − → F subie par la Lune a pour expression : − → F = − → FS + − − → FT = −4, 37 × 1020 − → u + 1, 98 × 1020 − → u = −2, 39 × 1020 − → u N La force résultante − → F subie par la Lune est donc appliquée au centre de gravité L de la Lune, dirigée suivant la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil et de la Terre, orientée de L vers S, et son module vaut − → F = 2, 39 × 1020 N. 3- Le champ gravitationnel − → gS que le Soleil crée en L a pour expression : − → gS = 1 ML − → FS = − − → FS ML − → u = − 4, 37 × 1020 7, 342 × 1022 − → u = −5, 95 × 10−3 N.kg−1 Le champ gravitationnel − → gT que la Terre crée en L a pour expression : − → gT = 1 ML − − → FT = − − → FT ML − → u = 1, 98 × 1020 7, 342 × 1022 − → u = 2, 69 × 10−3 N.kg−1 Le champ − → gS est donc appliqué au centre de gravité L de la Lune, dirigé suivant la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil et de la Terre, orienté de L vers S, et son module vaut − → gS = 5, 94 × 10−3 N.kg−1 . Le champ − → gT quant à lui est appliqué au centre de gravité L de la Lune, dirigé suivant la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil et de la Terre, orienté de L vers T, et son module vaut − → gT = 2, 69 × 10−3 N.kg−1 . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 86.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 75 4- Le champ résultant − → g en L a pour expression : − → g = − → gS + − → gT = −5, 95 × 10−3 − → u + 2, 69 × 10−3 − → u = −3, 26 × 10−3 − → u N.kg−1 Le champ résultant − → g est donc appliqué au centre de gravité L de la Lune, dirigé suivant la droite (ST) joignant les centres de gravité du Soleil et de la Terre, orienté de L vers S, et son module vaut − → g = 3, 26 × 10−3 N.kg−1 . 5- Pour que la Lune soit en équilibre, il faudrait que la résultante des forces subies de la part du Soleil et de la Terre soit nulle. Soit : − → F0 S + − − → F0 T = − → 0 =⇒  − GMSML SL02 + GMTML TL02 ‹ − → u = − → 0 =⇒ – − GMSML SL02 + GMTML (ST − SL0)2 ™ − → u = − → 0 =⇒ MS SL02 = MT (ST − SL0)2 =⇒  ST − SL0 SL0 ‹2 = MT MS =⇒ ST − SL0 SL0 = Ê MT MS =⇒ ST SL0 − 1 = Ê MT MS On a donc : SL0 = ST 1 + È MT MS Application numérique : SL0 = 103 × 149 598 023 1 + È 5,972×1024 1,989×1030 Soit : SL0 = 149 339 251, 5 km On a aussi : TL0 = ST − SL0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 87.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 76 Application numérique : TL0 = 149 598 023 − 149 339 251, 5 Soit : TL0 = 258 771, 5 km Exercice 2.4 : 1- La surface de la Terre se trouve à la distance RT de son centre T. On a donc : g0 = GMT RT 2 Application numérique : g0 = 6, 67 × 10−11 × 5, 972 × 1024 (6378 × 103)2 Soit : g0 = 9, 79 N.kg−1 2- Le satellite se trouve à une altitude h de la surface de la Terre, et par conséquent à une distance RT + h de son centre T. Le champ gh a donc pour expression : gh = GMT (RT + h)2 3- En faisant le rapport des expressions de gh et g0 obtenues plus haut, on a : gh g0 = GMT (RT + h)2 × RT 2 GMT = RT 2 (RT + h)2 =  RT RT + h ‹2 = ‚ 1 1 + h RT Œ2 D’où : gh = ‚ 1 1 + h RT Œ2 g0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 88.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 77 4- Nous avons : ‚ 1 1 + h RT Œ2 =  1 + h RT ‹−2 Puisque h RT, alors : h RT 1 =⇒  1 + h RT ‹−2 ' 1 − 2 h RT On peut donc réécrire la relation obtenue à la question précédente, et on obtient la nouvelle relation ci-dessous : gh =  1 − 2h RT ‹ g0 5- Le champ gravitationnel et la force gravitationnelle subie par le satellite ont été représentés à la Figure 2.37 ci-dessous. Figure 2.37 – Correction de l’exercice 2.4. En utilisant la formule obtenue à la question 4, la valeur numérique du champ gh vaut : gh = ‚ 1 − 2 × 5 × 103 6378 × 103 Œ × 9, 79 = 9, 77 N.kg−1 La force Fh subie par le satellite vaut : Fh = mgh = 60 × 103 × 9, 77 = 5, 86 × 105 N Le champ gravitationnel − → gh est donc appliqué au point où se trouve le satellite, dirigé suivant la droite joignant le satellite et le centre T de la Terre, orienté du GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 89.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 78 point où se trouve le satellite vers le centre T de la Terre, et son module vaut gh = 9, 77 N.kg−1 . La force gravitationnelle − → Fh est appliquée au point où se trouve le satellite, di- rigée suivant la droite joignant le satellite et le centre T de la Terre, orientée du point où se trouve le satellite vers le centre T de la Terre, et son module vaut Fh = 5, 86 × 105 N. 6- En utilisant la formule obtenue à la question 3, on a : gh = ‚ 1 1 + 5 6378 Œ2 × 9, 79 = 9, 77 N.kg−1 La force gravitationnelle vaut : Fh = mgh = 60 × 103 × 9, 77 = 5, 86 × 105 N On constate donc que les valeurs numériques restent quasiment identiques, que l’on utilise la formule de la question 3 ou celle de la question 4. Exercice 2.5 : 1- Le module du champ gravitationnel régnant à la surface de Jupiter a pour expression : g0 = GMJ RJ 2 Application numérique : g0 = 6, 67 × 10−11 × 1, 898 × 1027 (69 911 × 103)2 Soit : g0 = 25, 9 N.kg−1 Le module du champ gravitationnel à l’altitude où se trouve le satellite au départ, c’est-à-dire à l’altitude H a pour expression : gH = GMJ (RJ + H)2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 90.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 79 Application numérique : gH = 6, 67 × 10−11 × 1, 898 × 1027 [(69 911 + 1000) × 103]2 Soit : gH = 25, 17 N.kg−1 2- Puisque l’altitude du satellite diminue de 5% après chaque tour, alors, la diminution relative de sa hauteur entre le n-ième tour et le n + 1-ième tour vaut 5%. Soit : hn − hn+1 hn = 5% = 5 100 = 1 20 =⇒ hn+1 − hn = − 1 20 hn =⇒ hn+1 = hn − 1 20 hn = 19 20 hn (hn)n∈N est donc une suite géométrique de premier terme h0 = H = 1000 Km et de raison q = 19 20 . 3- (hn)n∈N étant une suite géométrique, alors pour tout entier naturel n, on a : hn = qn h0 = qn H Soit : hn = 1000  19 20 ‹n 4- Après 25 tours, le satellite se trouve à l’altitude H0 donnée par : H0 = h25 = 1000  19 20 ‹25 Soit : H0 = 277, 38 km 5- Le module du champ gravitationnel à l’altitude H0 a pour expression : gH0 = GMJ (RJ + H0)2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 91.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 80 Application numérique : gH0 = 6, 67 × 10−11 × 1, 898 × 1027 [(69 911 + 277, 38) × 103]2 Soit : gH0 = 25, 69 N.kg−1 6- La variation relative du champ gravitationnel vaut : gH0 − gH gH = 25, 69 − 25, 17 25, 17 = 0, 02 L’augmentation relative du champ gravitationnel entre la position de départ du satellite et la position qu’il occupe après avoir effectué 25 tours est donc de 2%. Exercice 2.6 : 1- A la Figure 2.38, on a marqué le projeté orthogonal A de C2 sur le segment [O1C1]. Figure 2.38 – Correction de l’exercice 2.6. Le triangle C1AC2 est rectangle en A, et on peut écrire : D2 = C1C2 2 = C1A2 + C2A2 On peut remarquer que : O1C1 = h1 + 1 2 a1 = O1A + C1A Or : O1A = O2C2 = h2 + 1 2 a2 Soit : h1 + 1 2 a1 = h2 + 1 2 a2 + C1A GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 92.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 81 =⇒ C1A = h1 − h2 + 1 2 (a1 − a2) De plus, C2A = O1O2 = d. On a donc : D2 = • h1 − h2 + 1 2 (a1 − a2) ˜2 + d2 D’où : D = Ê• h1 − h2 + 1 2 (a1 − a2) ˜2 + d2 Application numérique : D = Ê• 48 − 20 + 1 2 (10 − 6) ˜2 + 402 Soit : D = 50 cm 2- La force électrostatique − − − → F2/1 que le cube de centre C2 exerce sur le cube de centre C1 et la force électrostatique − − − → F1/2 que le cube de centre C1 exerce sur le cube de centre C2 ont été représentées sur la Figure 2.38. Ces deux forces ont le même module : − − − → F2/1 = − − − → F1/2 = K |q1| |q2| D2 = 9 × 109 × 20 × 10−6 × 5 × 10−6 0, 52 = 3, 6 N La force − − − → F2/1 est donc appliquée au point C1, dirigée suivant la droite (C1C2), orientée de C1 vers C2, et son module vaut − − − → F2/1 = 3, 6 N. La force − − − → F1/2 quant à elle est appliquée au point C2, dirigée suivant la droite (C1C2), orientée de C2 vers C1, et son module vaut − − − → F1/2 = 3, 6 N. 3- Puisque le cube de centre C1 a une charge q1 positive, le champ − − − → E1/2 qu’il crée en C2 est centrifuge, et sa norme vaut : − − − → E1/2 = − − − → F1/2 |q2| = 3, 6 5 × 10−6 = 7, 2 × 105 N.C−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 93.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 82 Puisque le cube de centre C2 a une charge q2 négative, le champ − − − → E2/1 qu’il crée en C1 est centripète, et sa norme vaut : − − − → E2/1 = − − − → F2/1 |q1| = 3, 6 20 × 10−6 = 1, 8 × 105 N.C−1 Le champ − − − → E1/2 est donc appliqué au point C2, dirigé suivant la droite (C1C2), orienté de C1 vers C2, et son module vaut − − − → E1/2 = 7, 2 × 105 N.C−1 . Le champ − − − → E2/1 quant à lui est appliqué au point C1, dirigé suivant la droite (C1C2), orienté de C1 vers C2, et son module vaut − − − → E2/1 = 1, 8 × 105 N.C−1 . 4- 4.1- Supposons que le point M se trouve sur le segment [C1C2]. Le champ − − − → EM1 que le cube de centre C1 crée en M est centrifuge tandis que le champ − − − → EM2 que le cube de centre C2 crée en M est centripète. Les deux champs ont donc le même sens comme indiqué sur la Figure 2.39 ci-dessous. Par conséquent, ils ne peuvent pas se compenser. Figure 2.39 – Correction de l’exercice 2.6 (Point M sur le segment [C1C2]). On en déduit donc que le point M ne peut pas se trouver sur le segment [C1C2]. 4.2- Supposons que le point M se trouve sur la droite (C1C2), à gauche de C1 comme sur la Figure 2.40. Les champs − − − → EM1 et − − − → EM2 sont de sens contraires, et s’ils se compensent, alors on devrait avoir : K |q1| d1 2 = K |q2| d2 2 =⇒ |q1| d1 2 = |q2| (D + d1)2 =⇒  D + d1 d1 ‹2 = |q2| |q1| =⇒ D + d1 d1 = Ê |q2| |q1| GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 94.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 83 =⇒ D d1 + 1 = Ê |q2| |q1| Soit : d1 = D −1 + q |q2| |q1| = 0, 5 −1 + È 5×10−6 20×10−6 = −1 m Lorsqu’on tente de calculer d1, on obtient une valeur négative, ce qui n’est pas possible. Figure 2.40 – Correction de l’exercice 2.6 (Le point M se trouve à gauche de C1). On en déduit donc que le point M ne peut pas se trouver à gauche de C1. 4.3- Le point M se trouve donc à droite de C2 comme sur la Figure 2.41 ci-dessous. Figure 2.41 – Correction de l’Exercice 2.6 (Le point M se trouve à droite de C2). GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 95.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 84 Les champs − − − → EM1 et − − − → EM2 sont de sens contraires, et s’ils se compensent, alors on devrait avoir : K |q1| d1 2 = K |q2| d2 2 =⇒ |q1| d1 2 = |q2| (d1 − D)2 =⇒  d1 − D d1 ‹2 = |q2| |q1| =⇒ d1 − D d1 = Ê |q2| |q1| =⇒ 1 − D d1 = Ê |q2| |q1| Soit : d1 = D 1 − q |q2| |q1| Application numérique : d1 = 0, 5 1 − È 5×10−6 20×10−6 Soit : d1 = 1 m On a de même : d2 = d1 − D Application numérique : d2 = 1 − 0, 5 Soit : d2 = 50 cm Exercice 2.7 : 1- On sait que le vecteur − − → AB s’exprime dans la base € − → ı ; − →  ; − → k Š par : − − → AB = (xB − xA) − → ı + (yB − yA) − →  + (zB − zA) − → k Soit : − − → AB = 2− → ı + 2− →  + − → k La distance D = AB qui sépare les deux particule est donnée par : D = AB = √ 22 + 22 + 12 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 96.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 85 Soit : D = 3 m Le vecteur − − → uAB est donné par : − − → uAB = 1 AB − − → AB Soit : − − → uAB = 2 3 − → ı + 2 3 − →  + 1 3 − → k 2- Les deux particules étant de charges de même signe, elles se repoussent entre elles. La force électrostatique − − − → FB/A que la charge qB exerce sur qA et la force électrostatique − − − → FA/B que la charge qA exerce sur qB sont de sens contraires et ont le même module F. On a : F = K |qA| |qB| D2 = 9 × 109 × 1, 5 × 10−6 × 6 × 10−6 32 = 9 × 10−3 N = 9 mN − − − → FB/A = − − − − → FA/B = −F− − → uAB On a donc : − − − → FB/A = −6− → ı − 6− →  − 3 − → k mN − − − → FA/B = 6− → ı + 6− →  + 3 − → k mN 3- Soient − − − → EA/B le champ électrostatique créé par qA en B et − − − → EB/A le champ électrostatique créé par qB en A. On a : − − − → EA/B = F qB = 9 × 10−3 6 × 10−6 = 1500 N.C−1 − − − → EB/A = F qA = 9 × 10−3 1, 5 × 10−6 = 6000 N.C−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 97.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 86 − − − → EA/B = − − − − → EA/B − − → uAB et − − − → EB/A = − − − → EB/A − − → uAB D’où : − − − → EA/B = −1000− → ı − 1000− →  − 500 − → k N.C−1 − − − → EB/A = 4000− → ı + 4000− →  + 2000 − → k N.C−1 4- 4.1- Si le point M de coordonnées (x ; y ; z) appartient à la droite (AB), alors il existe un réel t tel que : − − → AM = t− − → uAB =⇒ (x − 1) − → ı + (y − 2) − →  + (z − 3) − → k = 2t 3 − → ı + 2t 3 − →  + t 3 − → k Une équation paramétrique de la droite (AB) est donc : (AB) :      x = 2 3 t + 1 y = 2 3 t + 2 z = 1 3 t + 3 t ∈ R 4-2. Pour que les champs électrostatiques créés en M se compensent, on doit avoir : − K |qA| AM2 − − → uAB + K |qB| BM2 − − → uAB = − → 0 =⇒ |qA| AM2 = |qB| (D − AM)2 =⇒  D − AM AM ‹2 = |qB| |qA| =⇒ D − AM AM = Ê |qB| |qA| =⇒ D AM − 1 = Ê |qB| |qA| D’où : AM = D 1 + q |qB| |qA| Application numérique : AM = 3 1 + q 6×10−6 1,5×10−6 Soit : AM = 1 m GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 98.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 87 On a aussi : BM = D − AM Application numérique : BM = 3 − 1 Soit : BM = 2 m Puisque − − → AM = t− − → uAB , alors : − − → AM = AM = t k− − → uAB k Or, k− − → uAB k = 1 puisque − − → uAB est un vecteur unitaire. On a donc : t = AM = 1 m En remplaçant t par sa valeur dans l’équation paramètrique de la droite (AB), on trouve que les coordonnées du point M où les champs électrostatiques se com- pensent sont x = 5 3 ; y = 8 3 ; z = 10 3 . Exercice 2.8 : 1- En utilisant le théorème des sinus dans le triangle ABC, on peut écrire : AB sin [ AGB = AG sin [ ABG Or, on a : [ ABG = 1 2 [ ABC = 60° 2 = 30° [ AGB = 180° − [ ABG − [ BAG = 180° − 2 [ ABG = 180° − 60° = 120° Soit : AB sin 120° = AG sin 30° =⇒ a √ 3 2 = c 1 2 =⇒ c = 2a √ 3 · 1 2 D’où : c = √ 3 3 a Application numérique : c = √ 3 3 × 2 √ 3 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 99.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 88 Soit : c = 2 m 2- Les champs électrostatiques − − → EA , − − → EB et − − → EC ont été représentés à la Figure 2.42 ci-dessous. Figure 2.42 – Correction de l’exercie 2.8. Les modules de − − → EA , − − → EB et − − → EC sont donnés par : − − → EA = K |q| c2 − − → EB = K |−2q| c2 − − → EC = K |3q| c2 Applications numériques : − − → EA = 4, 5 N.C−1 − − → EB = 9 N.C−1 − − → EC = 13, 5 N.C−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 100.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 89 D’après la Figure 2.42, les composantes des champs électrostatiques sont : − − → EA        EAx = 0 EAy = − − − → EA − − → EB        EBx = − − − → EB cos 30° EBy = − − − → EB sin 30° − − → EC        ECx = − − − → EC cos 30° ECy = − − → EC sin 30° Soit : − − → EA      EAx = 0 N.C−1 EAy = −4, 5 N.C−1 − − → EB      EBx = −7, 79 N.C−1 EBy = −4, 5 N.C−1 − − → EC      ECx = −11, 69 N.C−1 ECy = 6, 75 N.C−1 3- Le champ électrostatique − → E résultant en G est donné par : − → E = − − → EA + − − → EB + − − → EC =⇒ − → E      Ex = EAx + EBx + ECx Ey = EAy + EBy + ECy Les composantes du champ résultant sont donc : − → E      Ex = −19, 48 N.C−1 Ey = −2, 25 N.C−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 101.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 90 Le module de − → E est donné par : − → E = È Ex 2 + Ey 2 D’où : − → E = 19, 61 N.C−1 4- La force électrostatique − → F subie par la charge qG = −4q placée en G est donnée par l’ex- pression : − → F = −4q − → E =⇒ − → F      Fx = −4qEx Fy = −4qEy Les composantes de cette force sont donc : − → F      Fx = 1, 55 × 10−7 N Fy = 1, 8 × 10−8 N Le module de − → F est donné par : − → F = È Fx 2 + Fy 2 D’où : − → F = 1, 56 × 10−7 N 5- − → E et − → F ont été représentés à la Figure 2.42. Soit α l’angle que fait leur direction avec l’horizontale. − → E est tel que : − → E      Ex = −E cos α Ey = −E sin α En faisant le rapport, on obtient : Ex Ey = cos α sin α = 1 tan α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 102.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 91 =⇒ tan α = Ey Ex = −2, 25 −19, 48 = 0, 115 L’angle que fait la direction du champ résultant − → E et de la force − → F avec l’hori- zontale vaut donc α = 6, 58◦ . Exercice 2.9 : 1- Notons `0 1 et `0 2 les longueurs respectives des deux ressorts à l’équilibre. On peut facilement voir que : `0 1 + d + `0 2 = L Or : `0 1 = `1 + x1 et `0 2 = `2 + x2 On a donc : `1 + x1 + d + `2 + x2 = L D’où : d = L − `1 − `2 − x1 − x2 Application numérique : d = 1, 7 − 0, 4 − 0, 5 − 0, 1 − 0, 2 Soit : d = 50 cm 2- Les forces appliquées à (S1) sont : — Son poids − → P1 = m1 − → g ; — La force électrique − − − → F2/1 subie de la part de (S2) ; — La tension − → T1 du ressort auquel il est lié ; — La réaction normale − − → R1 du plan incliné. Les forces appliquées à (S2) sont : — Son poids − → P2 = m2 − → g ; — La force électrique − − − → F1/2 subie de la part de (S1) ; — La tension − → T2 du ressort auquel il est lié ; — La réaction normale − − → R2 du plan incliné. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 103.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 92 Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.43 ci-dessous. Figure 2.43 – Correction de l’exercice 2.9. 3- Les forces électriques − − − → F2/1 et − − − → F1/2 agissant entre les deux corps ont le même module donné par : F2/1 = F1/2 = K |q1| |q2| d2 Application numérique : F2/1 = F1/2 = 9 × 109 × 10 × 10−6 × 20 × 10−6 0, 52 Soit : F2/1 = F1/2 = 7, 2 N 4- Puisque les deux corps sont en équilibre, la somme vectorielle des forces qui leur sont appli- quées est égale au vecteur nul. Pour (S1), on a : − → P1 + − − − → F2/1 + − → T1 + − − → R1 = − → 0 =⇒ m1 − → g      m1g sin α −m1g cos α + − − − → F2/1      F2/1 0 + − → T1      −T1 0 + − − → R1      0 R1 = − → 0      0 0 Suivant l’axe parallèle au plan incliné, on a la relation : m1g sin α + F2/1 − T1 = 0 D’où : T1 = m1g sin α + F2/1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 104.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 93 Application numérique : T1 = 0, 2 × 9, 8 × sin 30◦ + 7, 2 Soit : T1 = 8, 18 N La relation qui lie la tension du ressort, sa constante de raideur et son allongement est : T1 = k1x1 La raideur du ressort auquel est lié (S1) est donc : k1 = T1 x1 Application numérique : k1 = 8, 18 0, 1 Soit : k1 = 81, 8 N.m−1 Pour (S2), on a : − → P2 + − − − → F1/2 + − → T2 + − − → R2 = − → 0 =⇒ m2 − → g      m2g sin α −m2g cos α + − − − → F1/2      −F1/2 0 + − → T2      T2 0 + − − → R2      0 R2 = − → 0      0 0 Suivant l’axe parallèle au plan incliné, on a la relation : m2g sin α − F1/2 + T2 = 0 D’où : T2 = F1/2 − m2g sin α Application numérique : T2 = 7, 2 − 0, 3 × 9, 8 × sin 30◦ Soit : T2 = 5, 73 N GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 105.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 94 La raideur du ressort auquel est lié (S2) est : k2 = T2 x2 Application numérique : k2 = 5, 73 0, 2 Soit : k2 = 28, 65 N.m−1 5- Suivant les axes perpendiculaires au plan incliné, on a les relations : −m1g cos α + R1 = 0 et − m2g cos α + R2 = 0 Soit : R1 = m1g cos α R2 = m2g cos α Applications numériques : R1 = 0, 2 × 9, 8 × cos 30◦ R2 = 0, 3 × 9, 8 × cos 30◦ Soit : R1 = 1, 69 N R2 = 2, 54 N Exercices 2.10 : 1- Le champ électrique − → E à l’intérieur du condensateur est uniforme. Il a été représenté à la Figure 2.44. Le module de − → E est donné par : E = |U| d Application numérique : E = |10 000| 0, 2 Soit : E = 50 000 V.m−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 106.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 95 2- Les forces appliquées à la particule sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La force électrique − → F qu’elle subit à l’intérieur du condensateur ; — La tension − → T du fil. Ces forces ont été représentées à la Figure 2.44 ci-dessous. Figure 2.44 – Correction de l’exercice 2.10. 3- Le module de la force électrique − → F subie par la particule est donné par : F = |q|E Application numérique : F = 40 × 10−6 × 50 000 Soit : F = 2 N 4- La particule étant en équilibre, la somme vectorielle des forces qui lui sont appliquées est égale au vecteur nul. Soit : − → P + − → F + − → T = − → 0 =⇒ m− → g      0 −mg + − → F      F cos α −F sin α + − → T      −T sin β T cos β = − → 0      0 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 107.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 96 =⇒      T sin β = F cos α T cos β = mg + F sin α En faisant le rapport, on obtient : T sin β T cos β = tan β = F cos α mg + F sin α D’où : β = tan−1 • F cos α mg + F sin α ˜ Application numérique : β = tan−1 • 2 × cos 60◦ 0, 1 × 9, 8 + 2 × sin 20, 24◦ ˜ Soit : β = 20, 24◦ On a obtenu plus haut la relation : T sin β = F cos α Soit : T = F cos α sin β Application numérique : T = 2 × cos 60◦ sin 20, 24◦ Soit : T = 2, 89 N Exercice 2.11 : 1- Les forces s’exerçant sur la tige sont : — Son poids − → P = M− → g ; — La force de Laplace − → F1 due au champ magnétique − → B1 ; — La force de Laplace − → F2 due au champ magnétique − → B2 ; — La réaction − → R du crochet en O. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 108.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 97 Ces forces ont été représentées à la Figure 2.45 ci-dessous. Figure 2.45 – Correction de l’exercice 2.11. 2- Les modules F1 et F2 des forces magnétiques agissant sur la tige sont donnés par : F1 = B1 · I · BC et F2 = B2 · I · DE D’où : F1 = 1 5 B1IL F2 = 1 5 B2IL Applications numériques : F1 = 2 × 5 × 0, 6 5 F2 = 0, 6 × 5 × 0, 6 5 Soit : F1 = 1, 2 N F2 = 0, 36 N 3- Les forces magnétiques sont appliquées aux milieux des portions plongées dans les champs magnétiques. On a donc : BP1 = 1 2 BC et DP2 = EP2 = 1 2 DE GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 109.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 98 On peut écrire : d1 = OP1 = OB + BP1 = OB + 1 2 BC = 1 5 L + 1 10 L D’où : d1 = 3 10 L Application numérique : d1 = 3 × 0, 6 10 Soit : d1 = 18 cm On a également : d2 = OP2 = OA − AP2 = OA − AE − EP2 = OA − AE − 1 2 DE = L − 1 5 L − 1 10 L D’où : d2 = 7 10 L Application numérique : d2 = 7 × 0, 6 10 Soit : d2 = 42 cm 4- Les moments des forces magnétiques par rapport à l’axe horizontal (∆) passant par O sont égaux en valeur absolue aux produits de leur intensité et des bras de levier. Or, d’après la Loi de Laplace, ces forces magnétiques sont perpendiculaires à la tige, et par conséquent, les bras de levier correspondent respectivement aux distances d1 = OP1 et d2 = OP2. On observe que la force − → F1 aura tendance à faire tourner la tige dans le sens contraire au sens positif choisi, tandis que la force − → F2 aura tendance à faire tourner la tige dans le sens positif. Le moment M1 de − → F1 sera donc compté négativement, et le moment M2 de − → F2 sera compté positivement. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 110.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 99 On a donc : M1 = −F1d1 M2 = F2d2 Applications numériques : M1 = −1, 2 × 0, 18 M2 = 0, 36 × 0, 42 Soit : M1 = −0, 216 N.m M2 = 0, 1512 N.m 5- La tige étant en équilibre, la somme algébrique des moments par rapport à l’axe (∆) des forces extérieures qui lui sont appliquées est nulle. Soit : M(∆) €− → P Š + M1 + M2 + M(∆) €− → R Š = 0 Puisque la réaction − → R rencontre l’axe (∆), son moment M(∆) €− → R Š est nul. Le moment M(∆) €− → P Š du poids − → P quant à lui est proportionnel au bras de levier d représenté à la Figure 2.45. On peut voir que : sin α = d OG = d L 2 =⇒ d = 1 2 L sin α Puisque le poids de la tige aura tendance à la faire tourner dans le sens positif, son moment sera compté positivement. Soit donc : M(∆) €− → P Š = 1 2 MgL sin α On a alors : 1 2 MgL sin α + M1 + M2 = 0 =⇒ sin α = − 2 (M1 + M2) MgL D’où : α = sin−1 • − 2 (M1 + M2) MgL ˜ Application numérique : α = sin−1 • − 2 (−0, 216 + 0, 1512) 0, 5 × 9, 8 × 0, 6 ˜ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 111.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 100 Soit : α = 2, 52◦ 6- La tige étant en équilibre, la somme vectorielle des forces qu’elle subit est égale au vecteur nul. Soit : − → P + − → F1 + − → F2 + − → R = − → 0 En projettant les forces sur les axes horizontal et vertical, on peut écrire : − → P      0 −Mg + − → F1      F1 cos α F1 sin α + − → F2      −F2 cos α −F2 sin α + − → R      −R sin β R cos β = − → 0      0 0 =⇒      R sin β = F1 cos α − F2 cos α = (F1 − F2) cos α R cos β = Mg − F1 sin α + F2 sin α = Mg + (F2 − F1) sin α En faisant le rapport, on obtient : R sin β R cos β = tan β = (F1 − F2) cos α Mg + (F2 − F1) sin α D’où : β = tan−1 • (F1 − F2) cos α Mg + (F2 − F1) sin α ˜ Application numérique : β = tan−1 • (1, 2 − 0, 36) × cos 2, 52◦ 0, 5 × 9, 8 + (0, 36 − 1, 2) × sin 2, 52◦ ˜ Soit : β = 9, 79◦ On a obtenu la relation : R sin β = (F1 − F2) cos α D’où : R = (F1 − F2) cos α sin β Application numérique : R = (1, 2 − 0, 36) × cos 2, 52◦ sin 9, 79◦ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 112.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 101 Soit : R = 4, 93 N Exercice 2.12 : 1- Le champ magnétique − → B étant vertical, la force magnétique de Laplace subie par la tige sera horizontale. La tension que la corde exerce sur la tige sera elle aussi horizontale et orientée de la droite vers la gauche. Pour que la tige soit maintenue en équilibre, la force magnétique qu’elle subit doit donc être orientée de la gauche vers la droite. Le champ magnétique − → B doit donc pour cela être orienté du haut vers le bas. Il a été représenté à la Figure 2.46 ci-dessous. Figure 2.46 – Correction de l’exercice 2.12. Les forces extérieures appliquées à la tige sont : — Son poids − → Pt ; — La tension − → T de la corde ; — La réaction − − → R1 du premier rail ; — La réaction − − → R2 du deuxième rail ; — La force de Laplace − → F due au champ magnétique − → B . Les forces extérieures appliquées à la poulie sont : — Son poids − → Pp ; — La réaction − − → Rp supportant la poulie ; — La tension − → T0 du brin horizontal de la corde ; — La tension − → T1 du brin vertical de la corde. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 113.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 102 Les forces extérieures appliquées au bloc solide sont : — Son poids − → Pb = m− → g ; — La tension − → T2 du brin vertical de la corde ; — La tension − → Tr du ressort. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.46. 2- L’intensité Tr de la tension du ressort est donnée par : Tr = k (` − `0) Application numérique : Tr = 200 × 10−3 × (350, 5 − 300) Soit : Tr = 10, 1 N 3- Le bloc étant en équilibre, la somme vectorielle des forces extérieures qui lui sont appliquées est égale au vecteur nul. Soit : − → Pb + − → T2 + − → Tr = − → 0 =⇒ −mg + T2 − Tr = 0 La poulie étant en équilibre, la somme vectorielle des forces qui lui sont appliquées est nulle. De même, la somme algébrique des moments par rapport à l’axe horizontal passant par son axe de symétrie des forces extérieures qu’elle subit est nulle. Puisque son poids − → Pp et la réaction − − → Rp qui la supporte passent par l’axe de symétrie, leurs moments sont nuls. Les bras de levier des tensions − → T0 et − → T1 sont égaux et correspondent au rayon de la poulie. Leurs moments respectifs sont de signes contraires. On aura donc : T0 = T1 Or, on a : T0 = T et T1 = T2 Donc, on a finalement : T0 = T1 = T2 = T Soit : −mg + T − Tr = 0 D’où : T = mg + Tr GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 114.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 103 Application numérique : T = 0, 5 × 9, 8 + 10, 1 Soit : T = 15 N La tige étant en équilibre, et les frottements des rails étant négligés, la tension de la corde et la force magnétique de Laplace se compensent. On a donc : F = T Soit : F = 15 N 4- La tige étant entièrement plongée dans le champ magnétique, la force de Laplace qu’elle subit est donnée par l’expression : F = BIL Le module du champ magnétique s’exprime donc par : B = F IL Application numérique : B = 15 2 × 1, 5 Soit : B = 5 T Exercice 2.13 : 1- Le champ magnétique − → B entre les branches de l’aimant est uniforme, sa direction étant perpendiculaire aux branches, et son sens étant du pôle Nord vers le pôle Sud. Ce champ − → B a été représenté à la Figure 2.47. Les forces extérieures s’exerçant sur le conducteur sont : — Son poids − → P = M− → g ; — La réaction normale − → R des rails ; — La force de Laplace − → F due au champ magnétique − → B régnant entre les pôles de l’aimant. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.47. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 115.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 104 Figure 2.47 – Correction de l’exercice 2.13. 2- L’intensité du poids du conducteur est donnée par l’expression : P = Mg Application numérique : P = 2 × 9, 8 Soit : P = 19, 6 N Le conducteur étant en équilibre, on peut écrire : − → P + − → F + − → R = − → 0 =⇒ − → P      0 −P + − → F      F sin β F cos β + − → R      −R sin α R cos α = − → 0      0 0 =⇒      R sin α = F sin β R cos α + F cos β = P De la première relation, on peut poser : R = F sin β sin α =⇒ F sin β cos α sin α + F cos β = P GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 116.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 105 =⇒ F sin β tan α + F cos β = P =⇒ sin β + tan α cos β tan α F = P D’où : F = P tan α sin β + tan α cos β Application numérique : F = 19, 6 × tan 45◦ sin 60◦ + tan 45◦ × cos 60◦ Soit : F = 14, 34 N On a également : R = F sin β sin α Application numérique : R = 14, 34 × sin 60◦ sin 45◦ Soit : R = 17, 57 N 3- Le module du champ magnétique − → B est donné par : B = F IL Application numérique : B = 14, 34 4 × 0, 5 Soit : B = 7, 17 T Exercice 2.14 : 1- Les forces agissant sur la barre sont : — Son poids − → P = M− → g ; — La force de Laplace − → F1 due au champ magnétique − → B1 ; — La force de Laplace − → F2 due au champ magnétique − → B2 ; — La tension − → T1 du fil auquel est suspendu le corps de masse m1 ; — La tension − → T2 du fil auquel est suspendu le corps de masse m2. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 117.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 106 Les forces agissant sur le corps de masse m1 sont : — Son poids − → P1 = m1 − → g ; — La tension − → T0 1 subie de la part du fil auquel il est suspendu. Les forces agissant sur le corps de masse m2 sont : — Son poids − → P2 = m2 − → g ; — La tension − → T0 2 subie de la part du fil auquel il est suspendu. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.48 ci-dessous. Figure 2.48 – Correction de l’exercice 2.14. 2- Les forces magnétiques subies par la barre ont pour expressions : F1 = 1 2 B1IL F2 = 1 2 B2IL Applications numériques : F1 = 11, 27 × 4 × 1 2 F2 = 11, 76 × 4 × 1 2 Soit : F1 = 22, 54 N F2 = 23, 52 N GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 118.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 107 3- La barre étant en équilibre, la somme vectorielle des forces extérieures qu’elle subit est égale au vecteur nul. Soit : − → P + − → F1 + − → F2 + − → T1 + − → T2 = − → 0 =⇒ −Mg + F1 + F2 − T1 − T2 = 0 =⇒ T1 + T2 = F1 + F2 − Mg Soit (∆) l’axe horizontal passant par le milieu de la barre. Cette dernière étant en équilibre, la somme algébrique des moments par rapport à (∆) des forces extérieures qui lui sont appliquées est nulle. On peut donc écrire : M(∆) €− → P Š + M(∆) €− → F1 Š + M(∆) €− → F2 Š + M(∆) €− → T1 Š + M(∆) €− → T2 Š = 0 Puisque le poids − → P rencontre l’axe (∆), son moment est nul. En choisissant le sens horaire comme positif, on a : M(∆) €− → P Š = 0 ; M(∆) €− → F1 Š = 1 4 F1L ; M(∆) €− → F2 Š = − 1 4 F2L M(∆) €− → T1 Š = − 1 2 T1L ; ; M(∆) €− → T2 Š = 1 2 T2L ; On a donc : 1 4 F1L − 1 4 F2L − 1 2 T1L + 1 2 T2L = 0 =⇒ 1 2 F1 − 1 2 F2 − T1 + T2 = 0 =⇒ T1 − T2 = 1 2 (F1 − F2) On peut donc écrire le système d’équations en T1 et T2 ci-dessous :      T1 + T2 = F1 + F2 − Mg T1 − T2 = 1 2 (F1 − F2) En effectuant la somme et la différence entre les deux équations du système ci-dessus, on obtient :      2T1 = F1 + F2 − Mg + 1 2 F1 − 1 2 F2 2T2 = F1 + F2 − Mg − 1 2 F1 + 1 2 F2 =⇒      2T1 = 3 2 F1 + 1 2 F2 − Mg 2T2 = 1 2 F1 + 3 2 F2 − Mg GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 119.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 108 =⇒      2T1 = 1 2 (3F1 + F2 − 2Mg) 2T2 = 1 2 (F1 + 3F2 − 2Mg) D’où : T1 = 1 4 (3F1 + F2 − 2Mg) T2 = 1 4 (F1 + 3F2 − 2Mg) Applications numériques : T1 = 1 4 (3 × 22, 54 + 23, 52 − 2 × 3 × 9, 8) T2 = 1 4 (22, 54 + 3 × 23, 52 − 2 × 3 × 9, 8) Soit : T1 = 8, 085 N T2 = 8, 575 N 4- Puisque tout le système est en équilibre, y compris les deux corps, alors on peut écrire : T0 1 = T1 ; T0 2 = T2 ; P1 = m1g = T0 1 et P2 = m2g = T0 2 On a donc : m1g = T1 et m2g = T2 D’où : m1 = T1 g m2 = T2 g Applications numériques : m1 = 8, 085 9, 8 m2 = 8, 575 9, 8 Soit : m1 = 825 g m2 = 875 g GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 120.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 109 Exercice 2.15 : 1- Lorsque le champ magnétique est entrant, les forces extérieures qui s’exercent sur la particule sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La force électrique verticale ascendante − → Fe ; — La force de Lorentz verticale descendante − − → Fm . Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.49 ci-dessous. Figure 2.49 – Correction de l’exercice 2.15 (Champ magnétique entrant). 2- Pour que le mouvement de la particule soit uniforme, elle doit être pseudo-isolée. La somme vectorielle des forces extérieures qu’elle subit doit donc être nulle. On a donc : − → P + − → Fe + − − → Fm = − → 0 −mg + Fe − Fm = 0 Or, on a : Fe = |q| E = |qU| d Fm = |q| VB On a donc : −mg + |qU| d − |q| VB = 0 D’où : V = |qU| d − mg |q| B Application numérique : V = |−20×10−6×5000| 0,1 − 0, 08 × 9, 8 |−20 × 10−6| × 2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 121.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 110 Soit : V = 5400 m.s−1 3- Lorsque le champ magnétique est sortant et que le signe de la tension est changé, les forces extérieures qui s’exercent sur la particule sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La force électrique verticale descendante − → Fe ; — La force de Lorentz verticale ascendante − − → Fm . Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.50. Figure 2.50 – Correction de l’exercice 2.15 (Champ magnétique sortant). 4- Le mouvement de la particule étant uniforme, elle est pseudo-isolée, et la somme vectorielle des forces extérieures qu’elle subit est nulle. On a donc encore : − → P + − → Fe + − − → Fm = − → 0 −mg − Fe + Fm = 0 =⇒ −mg − |qU| d + |q| V0 B = 0 D’où : V0 = |qU| d + mg |q| B Application numérique : V0 = |−20×10−6×5000| 0,1 + 0, 08 × 9, 8 |−20 × 10−6| × 2 Soit : V0 = 44 600 m.s−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 122.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 111 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 2.1 : Notons m la masse de la fusée. Lorsque celle-ci se trouvait à la surface de la Lune, elle était soumise à une force gravitationnelle − − → FL dont l’intensité FL s’exprime selon la relation : FL = GmML RL 2 Lorsque la fusée se trouve à l’altitude h de la surface de la Terre, celle-ci exerce sur la fusée une force gravitationnelle − − → FT dont l’intensité FT s’exprime selon la relation : FT = GmMT (RT + h)2 Puisque à cette alitude, l’intensité de la force gravitationnelle exercée par la Terre sur la fusée est égale à l’intensité de la force gravitationnelle que la Lune exerçait sur la fusée lorsqu’elle se trouvait à sa surface, on a la relation : FT = FL =⇒ GmMT (RT + h)2 = GmML RL 2 =⇒  RT + h RL ‹2 = MT ML =⇒ RT + h RL = Ê MT ML =⇒ RT + h = RL Ê MT ML D’où : h = RL Ê MT ML − RT Application numérique : h = 1738 × Ê 5, 972 × 1024 7, 342 × 1022 − 6378 Donc, l’intensité de la force gravitationnelle ressentie par la fusée sera égale à celle de la force gravitationnelle qu’il ressentait à la surface de la Lune lorsqu’il se trouvera à l’altitude h = 9296, 81 km de la surface de la Terre. Evaluation 2.2 : La tension U = VM − VN étant positive, le champ électrique − → E régant entre les armatures est orienté de (M) vers (N). GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 123.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 112 Les forces extérieures s’exerçant sur la bille de gauche sont : — Son poids − → P1 = m1 − → g ; — La tension − → T1 du fil ; — La force électrique − → F1 due aux armatures ; — La force électrostatique − − − → F2/1 soumise de la part de la bille de droite. Les forces extérieures s’exerçant sur la bille de droite sont : — Son poids − → P2 = m2 − → g ; — La tension − → T2 du fil ; — La force électrique − → F2 due aux armatures ; — La force électrostatique − − − → F1/2 soumise de la part de la bille de gauche. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.51 ci-dessous. Figure 2.51 – Correction de l’évaluation 2.2. L’équilibre de la bille de gauche se traduit par : − → P1      0 −m1g + − → T1      T1 sin θ1 T1 cos θ1 + − → F1      −F1 0 + − − − → F2/1      −F2/1 0 = − → 0      0 0 On a donc :      T1 sin θ1 = F1 + F2/1 T1 cos θ1 = m1g =⇒ tan θ1 = F1 + F2/1 m1g =⇒ F1 + F2/1 = m1g tan θ1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 124.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 113 L’équilibre de la bille de droite se traduit par : − → P2      0 −m2g + − → T2      −T2 sin θ2 T2 cos θ2 + − → F2      −F2 0 + − − − → F1/2      F1/2 0 = − → 0      0 0 On a donc :      T2 sin θ2 = F1/2 − F2 T2 cos θ2 = m2g =⇒ tan θ2 = F1/2 − F2 m2g =⇒ F1/2 − F2 = m2g tan θ2 Les forces − − − → F2/1 et − − − → F1/2 ont le même module F inversement proportionnel au carré de la distance d12 qui sépare les deux billes à l’équilibre. Cette distance s’exprime par : d12 = `1 sin θ1 + `2 sin θ2 + d Les deux billes étant chargées négativement, on a : F1 = − q1U D F2 = − q2U D F2/1 = F1/2 = F = Kq1q2 (`1 sin θ1 + `2 sin θ2 + d)2 On a donc : − q1U D + Kq1q2 (`1 sin θ1 + `2 sin θ2 + d)2 = m1g tan θ1 Kq1q2 (`1 sin θ1 + `2 sin θ2 + d)2 + q2U D = m2g tan θ2 Posons : α = U D ; β = K (`1 sin θ1 + `2 sin θ2 + d)2 ; γ = m1g tan θ1 ; λ = m2g tan θ2 On obtient donc le système :      −αq1 + βq1q2 = γ αq2 + βq1q2 = λ De la première équation de ce système, on tire l’expression de q2 : q2 = α β + γ βq1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 125.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 114 En remplaçant cette expression de q2 dans la deuxième équation du précédent système, on obtient : α2 β + αγ βq1 + αq1 + γ = λ =⇒ α2 β q1 + αγ β + αq1 2 + γq1 = λq1 On obtient donc l’équation : αq1 2 +  α2 β + γ − λ ‹ q1 + αγ β = 0 Le discriminant ∆ de cette équation vaut : ∆ =  α2 β + γ − λ ‹2 − 4γα2 β Soit : q1 = − α2 β − γ + λ ± q€ α2 β + γ − λ Š2 − 4γα2 β 2α Pour éviter des caculs fastidieux, déterminons les valeurs numériques de α, β, γ et λ. On a : α = 1000 0, 4 = 2500 β = 9 × 109 (0, 15529 × sin 75° + 0, 07071 × sin 45° + 0, 05)2 = 3, 6 × 1010 γ = 0, 54683 × 9, 8 × tan 75° = 20 λ = 0, 40816 × 9, 8 × tan 45° = 4 On a donc : q1 = − 25002 3,6×1010 − 20 + 4 ± q€ 25002 3,6×1010 + 20 − 4 Š2 − 4×20×25002 3,6×1010 2 × 2500 Soit : q1 = −8, 68 × 10−8 C ou q1 = −6, 4 × 10−3 C GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 126.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 115 On a donc de même : q2 = 2500 3, 6 × 1010 + 20 3, 6 × 1010 × −8, 68 × 10−8 ou − 6, 4 × 10−3 Soit : q2 = −6, 4 × 10−3 C ou q2 = −1, 736 × 10−8 C Deux possibilités se présentent donc : Soit q1 = −86, 8 nC et q2 = −6, 4 mC, soit q1 = −6, 4 mC et q2 = −17, 36 nC. Evaluation 2.3 : Lorsque le champ magnétique est entrant, les forces extérieures s’exerçant sur la tige sont : — Son poids − → P = M− → g ; — La force de Laplace − → F1 appliquée en son centre ; — La tension − − → Tg1 du ressort gauche ; — La tension − − → Td1 du ressort droit. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.52 ci-dessous. Figure 2.52 – Correction de l’évaluation 2.3 (Champ magnétique entrant). L’égalité vectorielle traduisant l’équilibre de la tige s’écrit : − → P + − → F1 + − − → Tg1 + − − → Td1 = − → 0 Soit : −Mg − F1 + Tg1 + Td1 = 0 Or : F1 = BIL Tg1 = Td1 = k (`1 − `0) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 127.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 116 On a donc : −Mg − BIL + 2k (`1 − `0) = 0 Lorsque le champ magnétique est sortant, les forces extérieures s’exerçant sur la tige sont : — Son poids − → P = M− → g ; — La force de Laplace − → F2 appliquée en son centre ; — La tension − − → Tg2 du ressort gauche ; — La tension − − → Td2 du ressort droit. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 2.53 ci-dessous. Figure 2.53 – Correction de l’évaluation 2.3 (Champ magnétique sortant). L’égalité vectorielle traduisant l’équilibre de la tige s’écrit : − → P + − → F2 + − − → Tg2 + − − → Td2 = − → 0 Soit : −Mg + F2 − Tg2 − Td2 = 0 Or : F2 = F1 = BIL Tg2 = Td2 = k (`0 − `2) On a donc : −Mg + BIL − 2k (`0 − `2) = 0 On obtient donc le système :      2k (`1 − `0) − BIL = Mg 2k (`0 − `2) − BIL = −Mg GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 128.
    CHAPITRE 2. FORCESET CHAMPS 117 En soustrayant les deux équations du système, on obtient : 2k (`1 + `2 − 2`0) = 2Mg D’où : k = Mg `1 + `2 − 2`0 On a donc : BIL = 2k (`1 − `0) − Mg =⇒ B = 1 IL [2k (`1 − `0) − Mg] = 1 IL • 2Mg (`1 − `0) `1 + `2 − 2`0 − Mg ˜ = 1 IL • Mg (2`1 − 2`0) `1 + `2 − 2`0 − Mg (`1 + `2 − 2`0) `1 + `2 − 2`0 ˜ D’où : B = Mg (`1 − `2) IL (`1 + `2 − 2`0) Applications numériques : k = 3 × 9, 8 10−3 × (338, 8 + 178, 8 − 2 × 200) B = 3 × 9, 8 × 10−3 × (338, 8 − 178, 8) 5 × 2 × 10−3 × (338, 8 + 178, 8 − 2 × 200) Donc, la raideur des deux ressorts vaut k = 250 N.m−1 , et l’intensité du champ magnétique vaut B = 4 T. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 129.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 118 Chapitre 3 Généralités sur les mouvements Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Romains 5 : 8 3.1 Caractéristiques des mouvements Les mouvements des systèmes physiques sont au cœur de tous les phénomènes qui se déroulent dans l’Univers. Un mouvement traduit le déplacement d’un objet dans une région donnée de l’espace. On entend par déplacement d’un objet le changement de sa position lorsque le temps évolue. Cependant, la position d’un objet dépend de la référence choisie pour évaluer cette position. On introduit alors les repères d’espace, références permettant de localiser un objet dans une région de l’espace. Ainsi, la position d’un objet n’est pas absolue, mais relative, car elle dépend du repère d’espace utilisé pour localiser cet objet. Tout objet en mouvement est appelé mobile. Lorsqu’on associe à un repère d’espace un repère de temps (une horloge) pour évaluer les dates et les durées, on constitue un référentiel. Un référentiel désigne un objet par rapport auquel on repère une position ou un mouvement. En physique, on fait usage la plupart du temps de certains référentiels particuliers appelés référentiels galiléens. Un reférentiel est dit galiléen si dans ce référentiel, le principe de l’inertie est respecté (nous en parlerons plus loin). Les référentiels galiléens les plus connus sont : — Le référentiel héliocentrique ou référentiel de Copernic : Son origine est le centre du Soleil, et ses trois axes pointent vers trois étoiles fixes et lointaines du système solaire. — Le référentiel géocentrique : Son origine est le centre de la Terre, et chacun de ses trois axes est parallèle à un axe du référentiel de Copernic. — Le référentiel terrestre ou référentiel de laboratoire : C’est le référentiel utilisé à la surface de la Terre, lors des expériences et des mesures. Des trois référentiels cités ci-dessus, le référentiel de Copernic est celui qui se rapproche le mieux d’un véritable référentiel galiléen. Les deux autres le sont juste par approximation, lorsqu’on néglige certains phénomènes, comme par exemple la rotation de la Terre. Dans ce cours, seuls les référentiels galiléens seront pris en compte. La trajectoire d’un mobile désigne l’ensemble GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 119 des positions successives qu’il occupe lorsqu’il se déplace dans un référentiel. La trajectoire d’un mobile est rectiligne si ce mobile décrit des lignes droites lors de son mouvement. Dans le cas où le mobile décrit des courbes quelconques, la trajectoire est dite curviligne. La vitesse d’un mobile est un paramètre qui traduit l’évolution avec le temps de sa position. L’accélération quant à elle rend compte de la variation avec le temps de la vitesse du mobile. La branche de la physique qui étudie les mouvements des systèmes physiques en général est appelée mécanique. Un système physique pouvant exister sous la forme liquide, solide ou gazeuse, la mécanique se scinde en d’autres sous-branches, notamment la mécanique des fluides (liquides et gaz) et la mécanique des solides. Dans ce cours, nous n’étudierons que les mouvements des systèmes solides. Toutefois, en physique, on étudie très souvent le mouvement des solides particuliers auxquels on donne le nom de solide ponctuel ou point matériel. Un point matériel désigne un objet solide mais dont les dimensions sont si négligeables pour l’observateur qu’il peut être assimilé à un simple point dans l’espace. Dès lors que les dimensions d’un solide deviennent considérables, on ne peut plus le traiter comme un point matériel. Ainsi, la mécanique des systèmes solides comprend la mécanique du point matériel et la mécanique des solides à proprement parler. 3.2 Mouvement d’un point matériel 3.2.1 Repérage d’un point matériel L’un des repères les plus utilisés pour localiser un point matériel dans l’espace est le re- père cartésien. Dans ce repère d’origine fixe O, auquel est associée la base cartésienne € − → ı ; − →  ; − → k Š , la position d’un point matériel M peut être déterminée à l’aide de ses coordon- nées cartésiennes x, y et z (Figure 3.1). Figure 3.1 – Coordonnées cartésiennes d’un point matériel M. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 120 On définit le vecteur position − − → OM du point matériel par : − − → OM = x− → ı + y− →  + z − → k (3.1) Les vecteurs − → ı , − →  et − → k sont unitaires et deux à deux orthogonaux. Le trièdre € − → ı ; − →  ; − → k Š constitue de ce fait une base orthonormée, et € O ; − → ı ; − →  ; − → k Š un repère orthonormé. 3.2.2 Vitesse d’un point matériel Considérons un point matériel qui se déplace le long d’une trajectoire quelconque dans un référentiel galiléen d’origine O. Si ce point matériel passe du point M0 au point M pendant un interavalle de temps ∆t, on définit dans ce référentiel son vecteur-vitesse moyenne − − − → Vmoy pendant cet intervalle de temps par : − − − → Vmoy = − − → OM − − − − → OM0 ∆t (3.2) Figure 3.2 – Trajectoire d’un point matériel. On définit le vecteur-vitesse instantannée − − → VM du point matériel comme étant la dérivée par rapport au temps de son vecteur position − − → OM . On écrit : − − → VM = d − − → OM dt = d dt € x− → ı + y− →  + z − → k Š = dx dt − → ı + dy dt − →  + dz dt − → k (3.3) Posons : dx dt = ẋ ; dy dt = ẏ et dz dt = ż GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 121 On peut donc encore écrire : − − → VM = ẋ− → ı + ẏ− →  + ż − → k (3.4) Le vecteur-vitesse instantannée − − → VM d’un point matériel M est tangent en ce point à la trajec- toire, et est orienté dans le sens du mouvement. L’unité SI de la vitesse d’un point matériel est le m.s−1 . Elle peut également se donner en km.h−1 , et on a 1 m.s−1 = 3, 6 km.h−1 . 3.2.3 Accélération d’un point matériel Pour un point matériel qui passe sur sa trajectoire d’un point M0 avec un vecteur-vitesse instantannée − − − → VM0 à un point M avec un vecteur-vitesse instantannée − − → VM pendant un intervalle de temps ∆t, on définit son vecteur-accélération moyenne − − − → amoy par : − − − → amoy = − − → VM − − − − → VM0 ∆t (3.5) Le vecteur-accéleration instantannée − − → aM du point matériel M est quant à lui égal à la dérivée par rapport au temps du vecteur-vitesse instantannée − − → VM en M, qui correspond encore à la dérivée seconde par rapport au temps de son vecteur position − − → OM . On écrit : − − → aM = d − − → VM dt = d2 − − → OM dt2 = dẋ dt − → ı + dẏ dt − →  + dż dt − → k = d2 x dt2 − → ı + d2 y dt2 − →  + d2 z dt2 − → k (3.6) Posons : dẋ dt = d2 x dt2 = ẍ ; dẏ dt = d2 y dt2 = ÿ et dż dt = d2 z dt2 = z̈ On peut donc encore écrire : − − → aM = ẍ− → ı + ÿ− →  + z̈ − → k (3.7) L’unité SI de l’accélération d’un point matériel est le m.s−2 . 3.2.4 Variation du mouvement d’un point matériel Notons − → a le vecteur-accélération instantannée d’un point matériel et − → V son vecteur-vitesse instantannée. Pendant un intervalle de temps donné : — Si − → a · − → V 0 (− → a et − → V font un angle aigu inférieur à 90°), le module de la vitesse croît avec le temps. On dit que le mouvement du point matériel est accéléré. Il sera dit uniformément accéléré si de plus l’accélération est constante. — Si − → a · − → V 0 (− → a et − → V font un angle obtus supérieur à 90°), le module de la vitesse diminue avec le temps. On dit que le mouvement du point matériel est retardé. Il sera dit uniformément retardé si de plus l’accélération est constante. — Si − → a · − → V = 0 (− → a et − → V font un angle droit égal à 90°), soit le point matériel est immobile, soit le module − → V de sa vitesse reste constant, et le mouvement est dit uniforme. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 122 Figure 3.3 – Natures des mouvements d’un point matériel. Un mouvement est dit varié s’il n’est pas uniforme, c’est-à-dire s’il est soit accéléré, soit retardé. Si de plus, l’accélération est constante, on parle de mouvement uniformément varié. 3.2.5 Mouvement rectiligne d’un point matériel Si la trajectoire d’un point matériel est une ligne droite (la particule se déplace par exemple sur un plan ou verticalement dans l’air), son mouvement est dit rectiligne, et son vecteur- accélération instantannée − → a , de même que son vecteur-vitesse instantannée − → V en tout point ont la direction de cette droite. Généralement, les vecteurs accélération et vitesse sont représentés suivant le sens du mouvement (Figure 3.4). Figure 3.4 – Mouvements rectilignes d’un point matériel. Lorsque le mouvement est uniforme, le module a du vecteur-accélération instantannée est nul, et le module V du vecteur-vitesse instantannée est constant. Dans ce cas, si le mobile parcourt une distance ` pendant un intervalle de temps ∆, on a : V = ` ∆t = constante (3.8) Lorsque l’accélération instantannée a est constante et non nulle, alors, si ∆V est la variation du module de la vitesse pendant un intervalle de temps ∆, on a : a = ∆V ∆t = constante (3.9) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 123 Si a 0, le mouvement rectiligne est uniformément accéléré, et si a 0, le mouvement rectiligne est uniformément retardé. 3.2.6 Mouvement curvligne d’un point matériel Si la trajectoire d’un point matériel n’est pas une ligne droite, son mouvement est dit curvi- ligne (Figure 3.5). Considérons le cas où le mouvement est plan, c’est-à-dire que la trajectoire du point matériel reste dans un plan fixe. En un point M de la courbe décrite par cette trajec- toire, on définit le vecteur tangent unitaire − → t ou − → τ tangent à la trajectoire et orienté dans le sens du mouvement, et le vecteur normal unitaire − → n orienté vers le centre de courbure C de la trajectoire. € M ; − → t ; − → n Š est le repère local de Frenet au point M, et €− → t ; − → n Š est la base locale de Frenet en M. En choisissant sur la trajectoire un point origine M0, on définit l’abscisse curviligne s du point matériel en M comme étant la longueur du chemin qu’il parcourt entre M0 et M. On a donc : s = ù M0M (3.10) Figure 3.5 – Mouvement curviligne d’un point matériel. Le vecteur-accélération − − → aM en M possède une composante normale − − → anM et une compo- sante tangentielle − − → atM ou − − → aτ M , telles que : − − → aM = − − → anM + − − → atM = anM − → n + atM − → t (3.11) La vitesse − − → VM du point M est colinéaire au vecteur tangent unitaire − → t . On a : − − → VM = VM − → t (3.12) L’accélération normale anM s’exprime en fonction du module VM de la vitesse au point M et du rayon de courbure de la trajectroire r = CM par : anM = VM 2 r = VM 2 CM (3.13) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 124 Dans le cas où la trajectoire est un cercle ou simplement un arc de cercle de centre O et de rayon R, le mobile tourne autour du point O en décrivant un angle θ (Figure 3.6). Figure 3.6 – Mouvement circulaire d’un point matériel. L’abscisse curviligne s s’exprime en fonction de θ par la relation : s = ù M0M = Rθ (3.14) La vitesse VM en M quant à elle est donnée par : VM = ds dt = Rθ̇ (3.15) L’accélération normale anM est donnée par : anM = VM 2 R = R2 θ̇2 R = Rθ̇2 (3.16) L’accélération tangentielle atM est dans ce cas donnée par : atM = dVM dt = d2 s dt2 = Rθ̈ (3.17) Lorsque l’accélération tangentielle d’un point matériel est nulle, la module de sa vitesse est constante, et son mouvement est de ce fait uniforme. 3.3 Mouvement d’un solide Un solide est un ensemble de points matériels. Si les dimensions et la forme d’un solide ne changent pas, il est dit rigide ou indéformable. La distance entre deux points quelconques d’un solide rigide reste donc constante. Dans la pratique, il n’existe pas de solides indéformables, GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 125 car tout solide se déforme toujours si on le soumet à un effort considérable. Toutefois, dans ce cours, nous supposerons que les solides étudiés sont indéformables. Dans un référentiel galiléen, lorsqu’un solide se déplace sans changer d’orientation (sans s’incliner), on dit qu’il effectue un mouvement de translation. Tous les points qui le constituent se déplacent suivant des trajectoires similaires. Dans le cas où l’orientation du solide change, il tourne par rapport à des axes de rotation. On dit qu’il effectue un mouvement de rotation. La rotation d’un solide est caractérisée par trois angles de rotation appelés angles d’Euler. Dans ce cours, nous ne considérerons que les mouvements de rotation décrits par un seul angle de rotation. Si un solide tourne autour de certains axes, et qu’au moins un de ces axes effectue un mouvement de translation, alors le solide est à la fois en mouvement de translation et en mouvement de rotation. 3.3.1 Points particuliers d’un solide Un solide est un ensemble de plusieurs points, mais certains de ces points sont particuliers. Les trois points les plus remarquables d’un solide sont son centre de masse, son centre de gravité et son centre d’inertie (Figure 3.7). Figure 3.7 – Centre de masse, centre de gravité et centre d’inertie d’un solide. Le centre de masse d’un solide est le point de ce solide par rapport auquel sa masse est uni- formément répartie. Ainsi, toute la masse du solide y est concentrée. Pour un solide homogène ayant une forme géométrique précise, son centre de masse se trouve en son milieu. Si un solide est composé de n points G1, G2, G3, · · · et Gn en lesquels sont concentrées des masses respec- tives m1, m2, m3, · · · et mn, son centre de masse G est le barycentre de ces n points affectés des coefficients égaux respectivement aux masses qui y sont concentrées, et est donc donné par l’identité vectorielle ci-dessous : n X i=1 mi − − − → GGi = m1 − − − → GG1 + m2 − − − → GG2 + m3 − − − → GG3 + · · · + mn − − − → GGn = − → 0 (3.18) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 126 Le centre de gravité d’un solide est le point d’application de la résultante des forces gravi- tationnelles qui agissent sur ce solide. Lorsque le solide se trouve à la surface de la Terre, on dit que son centre de gravité est le point d’application de son poids. Le centre d’inertie d’un solide quant à lui est le point du solide où sont appliqués les effets d’inertie, ou encore le point d’application du vecteur-accélération du solide. Dans la majorité des cas, et c’est ce qui sera considéré dans ce cours, le centre de masse, le centre de gravité et le centre d’inertie d’un solide sont confondus. 3.3.2 Moment d’inertie d’un solide par rapport à un axe Le moment d’inertie J(∆) d’un solide par rapport à un axe (∆) est un paramètre qui rend compte de la difficulté à mettre ce solide en rotation autour de cet axe (∆). Il dépend essentiellement de la masse du solide, de ses dimensions et de la position relative du solide et de l’axe (∆). L’unité SI du moment d’inertie est le kg.m2 . Le moment d’inertie d’un système de solides par rapport à un axe est égal à la somme des moments de chacun de ces solides par rapport à cet axe. Le moment d’inertie d’un point matériel n’est rien d’autre que le produit de sa masse par le carré de la distance qui le sépare de cet axe. On donne ci-dessous l’expression du moment d’inertie de quelques solides homogènes, par rapport à un axe (∆G) passant par leur centre de gravité G : — Circonférence pesante (cerceau ou anneau) de masse M et de rayon R : J(∆G) = MR2 (3.19) — Disque plein ou cylindre plein de masse M et de rayon R : J(∆G) = 1 2 MR2 (3.20) — Sphère pleine de masse M et de rayon R : J(∆G) = 2 5 MR2 (3.21) — Tige ou barre de masse M et de longueur ` : J(∆G) = 1 12 M`2 (3.22) — Plaque de masse M, de longueur L et de largeur ` : J(∆G) = 1 12 M L2 + `2 (3.23) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 127 Figure 3.8 – Moments d’inertie de quelques solides. Considérons à la Figure 3.9 ci-dessous un solide de centre de gravité G. Soit (∆G) un axe passant par G et (∆) un axe parallèle à (∆G). Figure 3.9 – Théorème de Huyguens. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 128 Pour déterminer le moment d’inertie du solide par rapport à (∆), on se sert du théorème de Huyguens : ≺≺ Le moment d’inertie J(∆) d’un solide par rapport à un axe (∆) parallèle à un axe (∆G) passant par son centre de gravité G est égal à la somme du moment d’inertie J(∆G) du solide par rapport à (∆G) et du produit de la masse M de ce solide par le carré de la distance d qui sépare les axes (∆) et (∆G). On écrit : J(∆) = J(∆G) + Md2 (3.24) Le moment d’inertie du solide par rapport à (∆) est donc supérieur à son moment d’inertie par rapport (∆G). En d’autres termes, il est plus difficile de mettre le solide en mouvement de rotation autour de (∆) que de le mettre en rotation autour de (∆G). 3.3.3 Mouvement de translation d’un solide Les trajectoires de tous les points d’un solide effectuant un mouvement de translation étant similaires, l’étude d’un tel solide peut se limiter à l’étude de n’importe lequel des points matériels qui le constituent. Figure 3.10 – Translation d’un solide. Ainsi, un solide en mouvement de translation peut être assimilé à un point matériel. Très souvent, on réduit un tel solide à son centre d’inertie. Lorsque les trajectoires des points consti- tuant un solide en translation sont rectilignes, on parle de translation rectiligne. Dans le cas contraire, on parle de translation curviligne. 3.3.4 Mouvement de rotation d’un solide Considérons un solide qui tourne autour d’un axe de rotation (∆). Pendant son mouvement, il passe d’une orientation initiale à une autre, et balaie un angle θ appelé souvent abscisse GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 129 angulaire. Soit n le nombre de tours effectué par le solide pendant le balayage. On a la relation : θ = 2πn (3.25) Figure 3.11 – Rotation d’un solide. La vitesse de rotation instantannée N du solide est donnée par : N = dn dt (3.26) La vitesse angulaire instantannée ω quant à elle s’exprime par : ω = θ̇ = dθ dt = 2πN (3.27) L’accélération angulaire instantannée θ̈ du solide est donnée par : θ̈ = dω dt = d2 θ dt2 (3.28) Pendant un intervalle de temps donné : — Si θ̈ 0, le mouvement de rotation du solide est accéléré, et la vitesse angulaire aug- mente. Si de plus, θ̈ est constante, le mouvement sera uniformément accéléré. — Si θ̈ 0, le mouvement de rotation du solide est retardé, et la vitesse angulaire diminue. Si de plus, θ̈ est constante, le mouvement sera uniformément retardé. — Si θ̈ = 0, soit le solide ne tourne pas, soit le mouvement de rotation est uniforme, et la vitesse angulaire est constante. Un mouvement de rotation qui n’est pas uniforme (accéléré ou retardé) est dit varié. Si de plus, θ̈ est constante le mouvement sera dit uniformément varié. Lorsque le mouvement de rotation d’un solide est uniforme, la vitesse angulaire ω est constante, et si le solide balaie un angle θ pendant un intervalle de temps ∆t, on a : ω = θ ∆t = constante (3.29) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 130 Lorsque l’accélération angulaire θ̈ est constante, et si pendant un intervalle de temps ∆t, la variation de la vitesse angulaire est ∆ω, alors, on a : θ̈ = ∆ω ∆t = constante (3.30) θ se donne en radians (rad), n en tours (tr), ω en rad.s−1 , N en tr.s−1 et θ̈ en rad.s−2 . 3.4 Lois de Newton sur le mouvement Le physicien anglais Isaac Newton a énoncé trois lois relatives aux mouvements des solides, et qui portent son nom. Ces trois lois sont à la base de la résolution de nombreux problèmes de mécanique des solides. 3.4.1 Première loi de Newton La première loi de Newton encore connue sous le nomde de principe de l’inertie s’énonce comme suit : ≺≺ Le centre d’inertie d’un système isolé ou pseudo-isolé est soit au repos si le système était initialement au repos, soit animé d’un mouvement rectiligne uniforme si le système était initialement en mouvement. Cette loi signifique tout simplement que si un solide n’est soumis à aucune force extérieure (solide isolé), ou si la résultante des forces extérieures qu’il subit est nulle (solide pseudo- isolé), alors, soit le solide est en équilibre (il est immobile), soit il se déplace en ligne droite et à vitesse constante. 3.4.2 Deuxième loi de Newton La deuxième loi de Newton, beaucoup plus connue sous le nom de théorème du centre d’inertie s’énonce de la manière suivante : ≺≺ Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures qui agissent sur un solide est égale au produit de la masse m de ce solide par le vecteur accélération − − → aG de son centre d’inertie G. On écrit : X − → F ext = m− − → aG (3.31) Le théorème du centre d’inertie est très utilisé en dynamique des solides, partie de la méca- nique qui étudie l’influence des actions extérieures sur le mouvement d’un solide. 3.4.3 Troisième loi de Newton Encore appelée principe des actions réciproques ou princicpe de l’action et de la réaction, la troisième loi de Newton s’énonce comme suit : GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 131 ≺≺ Lorsqu’un corps A exerce sur un corps B une force − − − → FA/B , réciproquement, le corps B exerce sur le corps A une force − − − → FB/A de même direction, de même intensité, mais de sens contraire. On écrit : − − − → FB/A = − − − − → FA/B (3.32) La troisième loi de Newton est par exemple mise en œuvre dans les interactions gravitationnelles et électrostatiques étudiées au chapitre précédent. 3.5 Relations fondamentales de la dynamique d’un solide 3.5.1 Relation fondamentale de la dynamique d’un solide en translation La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de transla- tion est une autre version de la deuxième loi de Newton. Elle s’énonce de la manière suivante : ≺≺ Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures qui agissent sur un solide est égale à la dérivée par rapport au temps de son vecteur- quantité de mouvement − → p . On écrit : X − → F ext = d− → p dt (3.33) Le vecteur-quantité de mouvement − → p d’un solide est égal au produit de sa masse m par le vecteur-vitesse instantannée − − → VG de son centre d’inertie. Soit : − → p = m − − → VG (3.34) La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de translation peut donc encore s’écrire : X − → F ext = d dt € m − − → VG Š = dm dt − − → VG + m d − − → VG dt Si la masse m du solide reste constante, sa dérivée par rapport au temps est nulle : dm dt = 0 On a donc : X − → F ext = m d − − → VG dt Or : − − → aG = d − − → VG dt La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de translation s’écrit finalement : X − → F ext = m− − → aG GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 132 En conclusion, la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de translation est identique au théorème du centre d’inertie lorsque la masse du solide reste constante au cours du mouvement. 3.5.2 Relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de rotation est analogue à celle de la dynamique d’un solide en mouvement de translation. Elle s’énonce comme suit : ≺≺ La somme algébrique des moments par rapport à un axe (∆) des forces extérieures agissant sur un solide en mouvement de rotation autour de l’axe (∆) est égale au produit du moment d’inertie J(∆) du solide par rapport à (∆) par l’accélération angulaire θ̈ de ce solide. On écrit : X M(∆) €− − → Fext Š = J(∆)θ̈ (3.35) Lorsqu’un solide effectue à la fois un mouvement de translation et un mouvement de rotation, on peut donc étudier sa dynamique en combinant la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en translation et celle d’un solide en rotation. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 133 Exercices On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2 . Exercice 3.1 : Après avoir été animé d’une vitesse initiale V = 2 m.s−1 , un corps solide de masse m = 500 g se met en mouvement sur le plan horizontal de la Figure 3.12 ci-dessous, et s’arrête au bout de 5 secondes. Il est soumis tout au long de son mouvement à des frottements équivalents à une force unique − → f . Figure 3.12 – Exercice 3.1. 1- Faire le bilan de toutes les forces extérieures agissant sur le corps puis les représenter. 2- Déterminer l’accélération a du corps sur le plan horizontal, et en déduire l’intensité de la force − → f . 3- Déterminer l’intensité de la réaction normale au plan. 4- En utilisant le théorème de l’énergie cinétique, déterminer le travail de la force − → f tout au long du mouvement du corps, et en déduire la distance parcourue par le corps avant de s’immobiliser. Exercice 3.2 : A la Figure 3.13 ci-dessous, une boule ponctuelle en acier, de masse m = 800 g entame sans vitesse initiale sa montée sur un plan incliné d’un angle α = 30° par rapport à l’horizontale. Elle est soumise, de la part d’un aimant droit placé à proximité, à une force d’attraction magnétique − → F parallèle au plan incliné, et dont le module, que l’on supposera constant, vaut F = 4, 32 N. Les frottements seront négligés durant tout le trajet. Figure 3.13 – Exercice 3.2. 1- Faire le bilan des forces agissant sur la boule puis les représenter. 2- Déterminer l’accélération a de la boule et le module de la réaction du plan. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 134 Après 10 secondes, on enlève rapidement l’aimant. 3- Déterminer la vitesse acquise par la boule au bout de ces 10 secondes. 4- Faire le bilan des forces qui s’exerçent sur la boule une fois l’aimant enlevé puis les représenter. 5- Déterminer la nouvelle accélération a0 de la boule et montrer que le module de la réaction du plan ne change pas. 6- Calculer la durée totale du mouvement de la boule jusqu’à son immobilisation. Exercice 3.3 : A la Figure 3.14 ci-dessous, un enfant de masse M = 30 kg descend à une vitesse constante V = 2 m.s−1 une colline (depuis son sommet) inclinée d’un angle α = 45° en tenant un câble incliné à l’horizontale d’un angle β = 30° (qui reste constant), qui exerce sur lui une tension − → T d’intensité T = 100 N. Les frottements que la colline exerce sur les pieds de l’enfant sont équivalents à une force − → f . Figure 3.14 – Exercice 3.3. 1- Faire le bilan des forces subies par l’enfant et les représenter. 2- Démontrer que les modules de la force de frottement et de la réaction normale de la colline sont donnés par : f = Mg sin α + T cos (α + β) et RN = Mg cos α − T sin (α + β) En déduire leurs valeurs numériques. Après avoir parcouru 60 mètres, l’enfant lâche accidentellement le câble. Il continu de descendre la colline en étant soumis à la même force de frottement. 3- Déterminer le temps écoulé depuis le départ de l’enfant jusqu’à ce qu’il lâche le câble. 4- Déterminer l’accélération a de l’enfant au cours de son mouvement, après qu’il ait lâché le câble, et montrer que ce mouvement est uniformément retardé. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 135 5- Déterminer la vitesse de l’enfant en bas de la colline, sachant qu’il y arrive 32 secondes après son départ du sommet. Exercice 3.4 : A la Figure 3.15 ci-dessous, deux blocs de masses respectives M1 = 2 kg et M2 = 3 kg des- cendent une pente inclinée d’un angle α = 30° par rapport à l’horizontale en étant liés par une corde tendue, inextensible et de masse négligeable. Lors de la descente, le bloc de masse M1 est soumis à une force − → F inclinée par rapport à la pente d’un angle β = 60°. Les deux blocs sont soumis à la même force de frottement − → f de module f = 3 N. Figure 3.15 – Exercice 3.4. 1- Expliquer pourquoi les deux blocs ont la même accélération. 2- Faire le bilan des forces s’exerçant sur les blocs puis les représenter. 3- Démontrer que l’intensité T de la tension dans la corde est donnée par : T = FM2 cos β + f (M1 − M2) M1 + M2 En déduire la valeur minimale Fmin que doit dépasser l’intensité de la force − → F pour que la corde soit tendue. 4- On suppose que la force − → F a pour intensité F = 10 N. Déterminer alors la valeur numérique de T. 5- En déduire la valeur de l’accélération a des deux blocs. 6- Déterminer les intensités des réactions normales de la pente sur les deux blocs. Exercice 3.5 : A la Figure 3.16, une voiture gravit une route inclinée d’un angle α = 45° par rapport à l’horizontale avec une accélération aV = 3 m.s−2 . A l’intérieur de la voiture se trouve une bille de masse m = 200 g fixée à l’extrémité d’un fil inextensible de masse négligeable dont l’autre extrémité est fixée au ciel de toit de la voiture. Au cours de ce mouvement de montée, le fil est écarté de la verticale d’un angle β. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 136 Figure 3.16 – Exercice 3.5. 1- Faire le bilan des forces agissant sur la bille et les représenter. 2- Déterminer l’accélération aB de la bille. 3- Déterminer la valeur de l’angle β. 4- En déduire l’intensité de la tension du fil. Exercice 3.6 : En un point donné, on lance verticalement vers le haut un corps ponctuel de masse m = 500 g avec une vitesse initiale V = 60 m.s−1 . Il arrête sa course au bout de 5 secondes, et repasse par là où il a été lancé avec une vitesse V0 = 54 m.s−1 . Le temps écoulé entre l’instant où le corps a été lancé et l’instant où il est repassé par son point de lancement est de 10, 55 secondes. On suppose que lors de la montée, le corps est soumis à une force résistive verticale de la part de l’air, de module f, et lors de la descente, à une force résistive verticale de module f0 . 1- Déterminer l’accélération a du corps lors de la montée. 2- En déduire la valeur de f. 3- Déterminer l’accélération a0 du corps lors de la descente. 4- En déduire la valeur de f0 . Exercice 3.7 : A la Figure 3.17, un disque homogène de masse M = 2 kg et de rayon R = 10 cm est mis en mouvement de rotation sans vitesse initiale, autour d’un axe vertical (∆) passant par son centre, par l’intermédiaire d’un couple de forces tangentes à sa circonférence, de modules F = 20 N. 1- Déterminer le moment d’inertie J(∆) du disque par rapport à l’axe (∆). 2- Déterminer le moment M du couple de forces par rapport à l’axe (∆). 3- En déduire l’accélération angulaire θ̈ du disque. 4- Déterminer la vitesse angulaire ω acquise par le disque au bout de 30 secondes. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 148.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 137 Figure 3.17 – Exercice 3.7. Exercice 3.8 : On considère une sphère pleine de masse M = 3 kg et de rayon R = 20 cm. Comme illustré à la Figure 3.18 ci-dessous, on lui applique en un point de sa surface une force tangente − → F , contenue dans un plan horizontal, de module F = 15 N. La sphère se met en mouvement de rotation sans vitesse initiale, autour d’un axe vertical (∆) contenu dans un plan vertical tangent à la sphère. Figure 3.18 – Exercice 3.8. 1- Déterminer le moment d’inertie J(∆G) de la sphère par rapport à l’axe vertical (∆G) passant par son centre de gravité G. 2- En déduire son moment d’inertie J(∆) par rapport à l’axe vertical (∆). 3- Déterminer le moment M de la force − → F par rapport à (∆). 4- En déduire l’accélération angulaire θ̈ de la sphère. 5- Déterminer le temps au bout duquel la sphère acquiert un vitesse de 1000 rad.s−1 . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 138 Exercice 3.9 : A la Figure 3.19 ci-dessous, une plaque rectangulaire mince, de masse M = 6 kg, de longueur L = 80 cm et de largeur ` = 60 cm est mise en rotation avec une vitesse ω = 500 rad.s−1 autour de l’axe vertical (∆) passant par son centre. On admet que les efforts résistifs s’opposant à la rotation de la plaque sont équivalents à un moment M par rapport à (∆). A cause de ces efforts, la plaque s’arrête de tourner au bout de 40 secondes. Figure 3.19 – Exercice 3.9. 1- Déterminer le moment d’inertie J(∆) de la plaque par rapport à (∆). 2- Déterminer son accélération angulaire θ̈. 3- En déduire la valeur du moment M. 4- A quelle vitesse angulaire ω0 aurait-on dû mettre la plaque en rotation pour qu’elle se fût arrêtée après une minute ? Exercice 3.10 : A une tige homogène AB de centre O, de masse M = 1, 2 kg et de longueur L = 80 cm, on associe deux masselottes de masses respectives m1 = 300 g et m2 = 500 g placées respectivement en P1, milieu de [AO], et P2, milieu de [OB], comme illustré à la Figure 3.20. On note G le centre de masse de tout le système. 1- Démontrer qu’on a : − − → OG = m2 − m1 4 (M + m1 + m2) − − → AB Dire donc si G se trouve sur le segment [OP1] ou sur [OP2], puis calculer la distance OG. 2- Déterminer le moment d’inertie Jtige(∆O) de la tige seule, par rapport à l’axe horizontal (∆O) passant par O. 3- En déduire le moment d’inertie Jtige(∆G) de la tige seule, par rapport à l’axe horizontal (∆G) passant par G. 4- Déterminer les distances P1G et P2G. 5- En déduire le moment d’inertie J(∆G) de tout le système par rapport à (∆G). GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 139 On fait tourner le système par rapport à l’axe horizontal (∆G). Le système n’est soumis à aucun effort s’opposant à sa rotation, ce qui lui permet d’évoluer à une vitesse constante. On constate qu’il a effectué 100 tours en deux minutes. 6- Déterminer l’angle balayé θ par le système durant ces deux minutes, puis sa vitesse de rotation N. 7- Déterminer la vitesse angulaire ω du système. 8- En déduire les vitesses linéaires v1 et v2 des deux masselottes. Figure 3.20 – Exercice 3.10. Exercice 3.11 : On considère un cerceau homogène de centre O, de masse m = 800 g et de rayon R = 17, 32 cm. Comme illustré à la Figure 3.21 ci-dessous, on fixe en ses points A et B tels que AB = R deux masselottes de même masse que le cerceau. On note G le centre de masse du système. Figure 3.21 – Exercice 3.11. 1- Démontrer que G coïncide avec le centre de gravité du triangle OAB. 2- Déterminer les distances OG, AG et BG. 3- Déterminer le moment d’inertie Jcerceau(∆O) du cerceau seul par rapport à l’axe horizontal (∆O) passant par O. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 140 4- Déterminer le moment d’inertie Jcerceau(∆G) du cerceau seul par rapport à l’axe horizontal (∆G) passant par G. 5- En déduire le moment d’inertie J(∆G) du système par rapport à (∆G). On soumet le système à un moment M = 18 N.m, et il se met en rotation sans vitesse initiale autour de (∆G). 6- Déterminer l’accélération angulaire θ̈ du système. 7- En déduire la vitesse angulaire ω acquise au bout de 30 secondes. Exercice 3.12 : A la Figure 3.22 ci-dessous, une boule de masse m = 500 g et de dimensions négligeables est mise en mouvement au point O d’un plan horizontal de longueur OA = L = 80 cm avec une vitesse initiale VO = 1, 2 m.s−1 . Arrivée en A, la boule aborde une gouttière circulaire de centre C et de rayon r = 60 cm. On considère sur la gouttière un point M repéré par l’angle θ = [ ACM. La boule est soumise, uniquement sur le plan horizontal à des frottements d’intensité f = 0, 25 N. Figure 3.22 – Exercice 3.12. 1- En utilisant le théorème de l’énergie cinétique, déterminer la vitesse VA acquise par la boule au point A. 2- Faire le bilan des forces qui s’exerçent sur la boule au point M et les représenter. 3- Exprimer en fonction de θ la vitesse VM de la boule en M. 4- Exprimer en fonction de θ les accélérations normale an et tangentielle at de la boule en M. 5- Exprimer en fonction de θ la réaction de la gouttière sur la boule en M. 6- En déduire la valeur θ0 de l’angle θ pour laquelle la boule perd le contact avec la gouttière. Exercice 3.13 : On abandonne sans vitesse initiale une petite bille ponctuelle de masse m = 400 g au point A d’un plan de longueur AB = L = 1, 2 m incliné à l’horizontale d’un angle α ∈ ] 0° ; 90° [. La bille aborde en B une gouttière circulaire de centre O et de rayon r = 40 cm. Comme illustré à la Figure 3.23, C et D sont respectivement le point le plus bas et le point le plus haut de la gouttière. Les frottements seront négligés durant tout le trajet de la bille. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 141 Figure 3.23 – Exercice 3.13. 1- Déterminer en fonction de α les expressions des vitesses VB, VC et VD de la bille, respecti- vement en B, C et D. 2- Faire le bilan des forces qui agissent sur la bille en D et les représenter. 3- Exprimer en fonction de α les accélérations normale anD et tangentielle atD de la bille, ainsi que le module de la réaction de la gouttière en D. 4- Déterminer les angles λ ∈ ] 0° ; 90° [ et µ ∈ ] 0° ; 90° [ tels que : cos λ = L √ L2 + r2 et sin µ = 3r 2 √ L2 + r2 5- En déduire la valeur minimale αmin que doit dépasser α pour que la bille atteigne le point D sans perdre le contact avec la gouttière. Exercice 3.14 : A la Figure 3.24, une boule ponctuelle de masse m = 375 g et de charge électrique q = 2 µC est suspendue à un fil inextensible, de masse négligeable et de longueur ` = 60 cm. L’autre extrémité du fil est fixée sur un corps ponctuel immobile de charge électrique −q. On place le fil en position horizontale, et on abandonne la boule dans cette position avec une vitesse initiale V0. La résistance de l’air sera négligée. 1- Faire le bilan des forces extérieures qui s’exerçent sur la boule, et les représenter à l’instant où le fil est écarté de l’horizontale d’un angle quelconque θ. 2- Déterminer l’intensité de la force électrostatique subie par la boule. 3- Déterminer l’expression en fonction de θ de la vitesse V de la boule lorsque le fil est écarté de l’angle θ. 4- Exprimer les accélérations normale an et tangentielle at, ainsi que la tension du fil en fonction de θ. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 153.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 142 5- Déterminer la valeur V0m que doit dépasser la vitesse initiale V0 pour que le fil soit tendu à l’instant initial. 6- Si V0 = 1 m.s−1 , déterminer la valeur θm de l’angle θ pour laquelle le fil cesse d’être tendu. Figure 3.24 – Exercice 3.14. Exercice 3.15 : A la Figure 3.25 ci-dessous, on communique à une petite bille ponctuelle de masse m = 200 g une vitesse VA = 4 m.s−1 en un point A d’une gouttière circulaire de centre O et de rayon r = 50 cm, tel que [ AOB= 75°. La bille passe par le point B, le plus haut de la gouttière, et perd le contact en C tel que [ BOC = β. La bille est soumise durant tout le trajet à des frottements s’opposant à la vitesse, dont l’intensité vaut f = 1, 182 N. Figure 3.25 – Exercice 3.15. 1- Déterminer la vitesse VB de la bille en B. 2- Exprimer en fonction de β la vitesse VC de la bille en C. 3- Faire le bilan des forces qui agissent sur la bille en C, et les représenter. 4- Exprimer en fonction de β les accélérations normale anC et tangentielle atC de la bille, ainsi que l’intensité de la réaction normale de la gouttière en C. 5- Démontrer que β vérifie l’équation : 3g cos β + 2f m β = VB 2 r + 2g 6- Vérifier que β0 = 80° est une valeur approchée de β. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 143 Evaluations des compétences On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2 . Evaluation 3.1 : Un véhicule de masse totale M = 4 t roule sur une route horizontale en développant une force motrice parallèle à la route et d’intensité F = 540 N. Après un moment, le véhicule aborde une pente montante de côte 5%. Les frottements étant négligés durant tout le trajet, qu’elle doit être l’intensité F0 de la force motrice parallèle à la pente que doit développer le véhicule pour garder la même accélération ? Evaluation 3.2 : A la Figure 3.26 ci-dessous, on considère une tige homogène de centre O, de masse 5m et de longueur L = AB = 1, 2 m. On fixe en ses deux extrémités A et B deux masselottes de masses respectives m et 2m. Aux points C et D, milieux respctifs de [OA] et [OB], on fixe deux masselottes de masses respectives 3m et 4m. On veut placer le système sur une calle, de telle manière qu’il soit maintenu en équilibre en position horizontale. Figure 3.26 – Evaluation 3.2. A quelle distance d de l’extrémité A doit-on placer cette calle ? Evaluation 3.3 : A la Figure 3.27 ci-dessous, une bille de dimensions négligeables est mise en mouvement avec une vitesse initiale V au niveau le plus bas d’une piste circulaire de rayon r = 1 m. Figure 3.27 – Evaluation 3.3. Les frottements étant négligés, quelle est la valeur minimale Vmin que doit dépasser la vitesse initiale V pour que la bille se déplace sur la piste circulaire sans jamais perdre le contact ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 144 Corrections des exercices Exercice 3.1 : 1- Les forces appliquées au corps sont : — Son poids − → P ; — La réaction normale − − → RN du plan horizontal ; — La force de frottement − → f . Ces forces ont été représentées à la Figure 3.28 ci-dessous. Figure 3.28 – Correction de l’exercice 3.1. 2- L’accélération a du corps sur le plan horizontal est donnée par : a = ∆V ∆t = 0 − V 5 = −2 5 D’où : a = −0, 4 m.s−2 En appliquant le théorème du centre d’inertie, on peut écrire : − → P + − − → RN + − → f = m− → a Suivant l’axe horizontal, on a donc : f = −ma Application numérique : f = −0, 5 × −0, 4 Soit : f = 0, 2 N 3- La réaction normale − − → RN du plan compense le poids − → P du corps. Ces deux forces sont donc égales en module. On a donc : RN = mg GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 145 Application numérique : RN = 0, 5 × 9, 8 Soit : RN = 4, 9 N 4- D’après le théorème de l’énergie cinétique, les travaux des forces extérieures agissant sur le corps vérifient la relation : W €− → P Š + W €− − → RN Š + W €− → f Š = ∆EC = − 1 2 mV2 − → P et − − → RN étant perpendiculaires au déplacement du corps, leurs travaux W €− → P Š et W €− − → RN Š sont nuls. On a donc : W €− → f Š = − 1 2 mV2 Application numérique : W €− → f Š = − 0, 5 × 22 2 Soit : W €− → f Š = −1 J Soit d la distance parcourue par le corps avant de s’immobiliser. La force de frottement − → f s’opposant au déplacement, son travail W €− → f Š est résistant et on a : W €− → f Š = −fd D’où : d = − W €− → f Š f Application numérique : d = − −1 0, 2 Soit : d = 5 m Exercice 3.2 : 1- Les forces appliquées à la boule sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La réaction normale − → R du plan incliné ; — La force magnétique − → F exercée par l’aimant. Ces forces ont été représentées à la Figure 3.29. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 146 Figure 3.29 – Correction de l’exercice 3.2. 2- En utilisant le théorème du centre d’inertie, on a : − → P      −mg sin α −mg cos α + − → R      0 R + − → F      F 0 = m− → a      ma 0 Suivant l’axe parallèle au plan incliné, on a : −mg sin α + F = ma D’où : a = F m − g sin α Application numérique : a = 4, 32 0, 8 − 9, 8 × sin 30◦ Soit : a = 0, 5 m.s−2 Suivant l’axe perpndiculaire au plan incliné, on a : −mg cos α + R = 0 D’où : R = mg cos α Application numérique : R = 0, 8 × 9, 8 × cos 30◦ Soit : R = 6, 79 N GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 158.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 147 3- Soit V la vitesse de la boule au bout de 10 secondes. L’accélération a est telle que : a = ∆V ∆t = V − 0 10 D’où : V = 10a Application numérique : V = 10 × 0, 5 Soit : V = 5 m.s−1 4- Une fois l’aimant enlevé, les deux forces appliquées à la boule sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La réaction normale − → R du plan incliné. Ces forces ont été représentées à la Figure 3.30 ci-dessous. Figure 3.30 – Correction de l’exercice 3.2 (L’aimant a été enlevé). 5- Puisque l’aimant a été enlevé, la force − → F n’existe plus. La nouvelle accélération a0 de la boule est donc donnée par : a0 = −g sin α Application numérique : a0 = −9, 8 × sin 30◦ Soit : a0 = −4, 9 m.s−2 Suivant l’axe perpendiculaire au plan incliné, on a toujours la même relation : −mg cos α + R = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 148 Le module de la réaction du plan incliné n’a donc pas changé lorsque l’aimant a été enlevé. 6- Après qu’on ait enlevé l’aimant, le temps t0 au bout duquel la boule s’immobilise est tel que : a0 = 0 − V t0 =⇒ t0 = − V a0 La durée totale T du trajet de la boule est donnée par : T = 10 + t0 D’où : T = 10 − V a0 Application numérique : T = 10 − 5 −4, 9 Soit : T ' 11 s Exercice 3.3 : 1- Les forces subies par l’enfant sont : — Son poids − → P = M− → g ; — La tension − → T du câble ; — La réaction normale − − → RN de la colline ; — La force de frottement − → f . Ces forces ont été représentées à la Figure 3.31. 2- Puisque l’enfant se déplace à une vitesse constante, alors, d’après le principe de l’inertie (première loi de Newton), la somme vectorielle des forces auxquelles il est soumis est égale au vecteur nul. On peut donc écrire : − → P      Mg sin α −Mg cos α + − → T      T cos (α + β) T sin (α + β) + − − → RN      0 RN + − → f      −f 0 = − → 0      0 0 On a donc :      Mg sin α + T cos (α + β) − f = 0 −Mg cos α + T sin (α + β) + RN = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 149 D’où : f = Mg sin α + T cos (α + β) RN = Mg cos α − T sin (α + β) Applications numériques : f = 30 × 9, 8 × sin 45◦ + 100 × cos (45◦ + 30◦ ) RN = 30 × 9, 8 × cos 45◦ − 100 × sin (45◦ + 30◦ ) Soit : f = 233, 77 N RN = 111, 29 N Figure 3.31 – Correction de l’exercice 3.3. 3- L’enfant lâche le câble après avoir parcouru 60 mètres. Soit t le temps qui s’écoule jusqu’à ce qu’il lâche le câble. La vitesse étant constante avant qu’il ne lâche le câble, on a : V = 60 t D’où : t = 60 V Application numérique : t = 60 2 Soit : t = 30 s GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 150 4- Après que l’enfant ait lâché le câble, il n’est plus soumis à la tension − → T . La direction de l’accélération étant parallèle à la colline, on a donc : Mg sin α − f = Ma D’où : a= g sin α − f M Application numérique : a= 9, 8 × sin 45◦ − 233, 77 30 Soit : a= −0, 86 m.s−2 On constate que l’accélération de l’enfant est constante et négative. Son mouvement est donc uniformément retardé. 5- L’enfant arrive en bas de la colline 32 secondes après son départ depuis le sommet. Soit V0 sa vitesse en bas de la colline et t0 le temps qui s’écoule entre l’instant où il lâche le câble et son arrivée en bas de la colline. On a : a = V0 − V t0 =⇒ V0 = at0 + V Or : t0 = 32 − t D’où : V0 = a(32 − t) + V Application numérique : V0 = −0, 86 × (32 − 30) + 2 Soit : V0 = 0, 28 m.s−1 Exercice 3.4 : 1- Lorsque la corde est tendue, il existe une liaison entre les deux blocs. L’ensemble se comporte comme un solide effectuannt un mouvement de translation. Les deux blocs se déplacent de la même façon et acquièrent simultanément la même vitesse à chaque instant. On en déduit donc que les deux blocs se déplacent avec la même accélération. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 162.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 151 2- Les forces appliquées au bloc de masse M1 sont : — Son poids − → P1 = M1 − → g ; — La réaction normale − − − → RN1 de la pente ; — La tension − → T de la part de la corde ; — La force − → F ; — La force de frottement − → f . Les forces appliquées au bloc de masse M2 sont : — Son poids − → P2 = M2 − → g ; — La réaction normale − − − → RN2 de la pente ; — La tension − → T0 de la part de la corde ; — La force de frottement − → f . Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 3.32 ci-dessous. Figure 3.32 – Correction de l’exercice 3.4. 3- Nous avons montré précédemment que les deux blocs descendent la pente avec la même accélération. Notons − → a cette accélération. D’après le théorème du centre d’inertie, on a :      − → P1 + − − − → RN1 + − → T + − → F + − → f = M1 − → a − → P2 + − − − → RN2 + − → T0 + − → f = M2 − → a En projettant suivant l’axe parallèle au plan incliné, on a :      M1g sin α − T + F cos β − f = M1a M2g sin α + T0 − f = M2a Or, la tension dans la corde a la même intensité : T0 = T GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 163.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 152 On a alors :      M1g sin α − T + F cos β − f = M1a M2g sin α + T − f = M2a En multipliant la première équation du système ci-dessus par M2 et la deuxième par M1, on obtient :      M1M2g sin α − TM2 + FM2 cos β − fM2 = M1M2a M1M2g sin α + TM1 − fM1 = M1M2a En soustrayant les deux équations du système ci-dessus, on obtient : −T (M1 + M2) + FM2 cos β + f (M1 − M2) = 0 D’où : T = FM2 cos β + f (M1 − M2) M1 + M2 Pour que la corde soit tendue, l’intensité de la tension doit être strictement positive : T 0 =⇒ FM2 cos β + f (M1 − M2) M1 + M2 0 =⇒ FM2 cos β + f (M1 − M2) 0 =⇒ FM2 cos β f (M2 − M1) La valeur minimale Fmin que doit dépasser l’intensité de la force − → F pour que la corde soit tendue est donc : Fmin = f (M2 − M1) M2 cos β Application numérique : Fmin = 3 × (3 − 2) 3 × cos 60◦ Soit : Fmin = 2 N 4- L’intensité de la force − → F est F = 10 N qui est bien supérieure à la valeur minimale Fmin = 2 N que nous avons trouvée précédement. En faisant l’application numérique de T, on obtient : T = 10 × 3 × cos 60◦ + 3 × (2 − 3) 2 + 3 Soit : T = 2, 4 N GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 164.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 153 5- Pour déterminer l’accélération a des blocs, nous allons utiliser la plus simple des équations obtenues précédemment. On a : M2g sin α + T − f = M2a D’où : a = M2g sin α + T − f M2 Application numérique : a = 3 × 9, 8 × sin 30◦ + 2, 4 − 3 3 Soit : a = 4, 7 m.s−2 6- En projettant suivant les axes perpendiculaires à la pente les équations vectorielles issues du théorème du centre d’inertie, on obtient :      RN1 + F sin β − M1g cos α = 0 RN2 − M2g cos α = 0 D’où : RN1 = M1g cos α − F sin β RN2 = M2g cos α Applications numériques : RN1 = 2 × 9, 8 × cos 30◦ − 10 × sin 60◦ RN2 = 3 × 9, 8 cos 30◦ Soit : RN1 = 8, 31 N RN2 = 25, 46 N Exercice 3.5 : 1- Les forces qui s’exerçent sur la bille sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La tension − → T du fil. Ces forces ont été représentées à la Figure 3.33. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 165.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 154 Figure 3.33 – Correction de l’exercice 3.5. 2- Lorsque le fil reste tendu, la bille est solidairement liée à la voiture et demeure immobile par rapport à celle-ci. L’ensemble se comporte donc comme un solide effectuant un mouvement de translation. La bille et la voiture atteignent donc la même vitesse à chaque instant. Par conséquent, l’accélération de la bille est égale à celle de la voiture. D’où : aB = aV Soit : aB = 3 m.s−2 3- En appliquant le théorème du centre d’inertie à la bille, on peut écrire : − → P      −mg sin α −mg cos α + − → T      T sin (α + β) T cos (α + β) = m− → aB      maB 0 =⇒      T sin (α + β) = mg sin α+maB T cos (α + β) = mg cos α =⇒ T sin (α + β) T cos (α + β) = tan (α + β) = mg sin α + maB mg cos α D’où : β = tan−1 • g sin α + aB g cos α ˜ − α Application numérique : β = tan−1 • 9, 8 × sin 45◦ + 3 9, 8 × cos 45◦ ˜ − 45◦ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 166.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 155 Soit : β ' 10◦ 4- On a obtenu plus haut la relation : −mg cos α + T cos (α + β) = 0 D’où : T = mg cos α cos (α + β) Application numérique : T = 0, 2 × 9, 8 × cos 45◦ cos (45◦ + 10◦) Soit : T = 2, 42 N Exercice 3.6 : 1- La vitesse finale lors de la montée étant nulle, l’accélération a du corps est donnée par : a = − V 5 Application numérique : a = − 60 5 Soit : a = −12 m.s−2 2- Lors de la montée, le corps est soumis à son poids vertical descendant et à la force résistive verticale descendante. Du théorème du centre d’inertie, on peut donc écrire : −mg − f = ma D’où : f = −m (g + a) Application numérique : f = −0, 5 × (9, 8 − 12) Soit : f = 1, 1 N GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 167.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 156 3- La durée totale du mouvement du corps est de 10, 55 secondes. Or, la durée de la montée est de 5 secondes, donc celle de la descente est de 5, 55 secondes. La vitesse au début de la descente étant nulle, l’accélération a0 du corps est donc donnée par : a0 = V0 5, 55 Application numérique : a0 = 54 5, 55 Soit : a0 = 9, 72 m.s−2 4- Lors de la descente, le corps est soumis à son poids vertical descendant et à la force résistive verticale ascendante. Du théorème du centre d’inertie, on peut donc écrire : mg − f0 = ma0 D’où : f0 = m (g − a0 ) Application numérique : f0 = 0, 5 × (9, 8 − 9, 72) Soit : f0 = 0, 04 N = 40 mN Exercice 3.7 : 1- Le moment d’inertie J(∆) du disque est donné par : J(∆) = 1 2 MR2 Application numérique : J(∆) = 2 × 0, 12 2 Soit : J(∆) = 0, 01 kg.m2 2- Le moment M du couple de forces est égal au produit de l’intensité des forces par la distance qui les sépare, cette distance correspondant au diamètre du disque. On a donc : M = 2FR GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 168.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 157 Application numérique : M = 2 × 20 × 0, 1 Soit : M = 4 N.m 3- D’après la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation, on peut écrire : M = J(∆)θ̈ D’où : θ̈ = M J(∆) Application numérique : θ̈ = 4 0, 01 Soit : θ̈ = 400 rad.s−2 4- La vitesse initiale étant nulle, la vitesse ω du disque après 30 secondes est telle que : θ̈ = ω − 0 30 D’où : ω = 30θ̈ Application numérique : ω = 30 × 400 Soit : ω = 12000 rad.s−1 Exercice 3.8 : 1- Le moment d’inertie J(∆G) de la sphère par rapport à (∆G) est donné par : J(∆G) = 2 5 MR2 Application numérique : J(∆G) = 2 × 3 × 0, 22 5 Soit : J(∆G) = 0, 048 kg.m2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 169.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 158 2- Les axes (∆G) et (∆) étant séparés par une distance correspondant au rayon R de la sphère, alors, d’après le théorème de Huyguens, le moment d’inertie J(∆) de la sphère par rapport à (∆) est donné par : J(∆) = J(∆G) + MR2 Application numérique : J(∆) = 0, 048 + 3 × 0, 22 Soit : J(∆) = 0, 168 kg.m2 3- Le moment M de la force − → F par rapport à (∆) est égal au produit de son intensité par la distance la séparant de (∆), cette distance correspondant au diamètre de la sphère. On a donc : M = 2FR Application numérique : M = 2 × 15 × 0, 2 Soit : M = 6 N.m 4- D’après la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation, on peut exprimer l’accélération angulaire θ̈ de la sphère par : θ̈ = M J(∆) Application numérique : θ̈ = 6 0, 168 Soit : θ̈ = 35, 71 rad.s−2 5- Soit t le temps au bout duquel la sphère acquiert la vitesse angulaire de 1000 rad.s−1 . La vitesse angulaire initiale étant nulle, on peut écrire : 1000 = θ̈t D’où : t = 1000 θ̈ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 170.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 159 Application numérique : t = 1000 35, 71 Soit : t = 28 s Exercice 3.9 : 1- Le moment d’inertie J(∆) de la plaque par rapport à (∆) est donné par la relation : J(∆) = 1 12 M L2 + `2 Application numérique : J(∆) = 6 × (0, 82 + 0, 62 ) 12 Soit : J(∆) = 0, 5 kg.m2 2- Puisque la plaque s’arrête après 40 secondes, son accélération angulaire est donnée par : θ̈ = − ω 40 Application numérique : θ̈ = − 500 40 Soit : θ̈ = −12, 5 rad.s−2 3- Du principe fondamental de la dynamique d’un solide en rotation, on a : M = J(∆)θ̈ Application numérique : M = 0, 5 × −12, 5 Soit : M = −6, 25 N.m 4- Pour que la plaque se fût arrêtée au bout d’une minute (60 secondes), on aurait dû avoir : θ̈ = 0 − ω0 60 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 171.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 160 D’où : ω0 = −60θ̈ Application numérique : ω0 = −60 × −12, 5 Soit : ω0 = 750 rad.s−1 Exercice 3.10 : 1- Le centre de masse G du système est le barycentre des centres de masse de chaque corps constituant le système, dont les coefficients sont égaux aux masses des corps. La tige étant homogène, son centre de masse est en son milieu O. Les deux masselottes étant ponctuelles, leurs centres de masses ne sont rien d’autre que les points P1 et P2 en lesquels ils se trouvent. G est donc le barycentre des points O, P1 et P2 affectés respectivement des coefficients M, m1 et m2. On peut donc écrire : M − − → GO + m1 − − − → GP1 + m2 − − − → GP2 = − → 0 =⇒ M − − → GO + m1 − − → GO + m1 − − − → OP1 + m2 − − → GO + m2 − − − → OP2 = − → 0 =⇒ (M + m1 + m2) − − → GO + m1 − − − → OP1 + m2 − − − → OP2 = − → 0 =⇒ (M + m1 + m2) − − → OG = m1 − − − → OP1 + m2 − − − → OP2 P1 et P2 étant les milieux respectifs de [AO] et [OB], on a : − − − → OP1 = 1 2 − − → OA = − 1 4 − − → AB et − − − → OP2 = 1 2 − − → OB = 1 4 − − → AB On a alors : (M + m1 + m2) − − → OG = − m1 4 − − → AB + m2 4 − − → AB D’où : − − → OG = m2 − m1 4 (M + m1 + m2) − − → AB En remplaçant les masses par leurs valeurs, on obtient : − − → OG = 0, 5 − 0, 3 4 (1, 2 + 0, 3 + 0, 5) − − → AB = 0, 025 − − → AB − − → OG et − − → AB sont donc colinéaires de même sens. Par conséquent, G se trouve sur le segment [OP2]. On a : OG = 0, 025AB GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 172.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 161 Or, AB = L. D’où : OG = 0, 025L Application numérique : OG = 0, 025 × 80 Soit : OG = 2 cm 2- Le moment d’inertie Jtige(∆O) de la tige seule par rapport à l’axe horizontal (∆O) passant par O est donné par : Jtige(∆O) = 1 12 ML2 Application numérique : Jtige(∆O) = 1, 2 × 0, 82 12 Soit : Jtige(∆O) = 0, 064 kg.m2 3- En utilisant le théorème d’Huyguens, le moment d’inertie Jtige(∆G) de la tige seule par rapport à l’axe horizontal (∆G) passant par G est donné par : Jtige(∆G) = Jtige(∆O) + MOG2 Application numérique : Jtige(∆G) = 0, 064 + 1, 2 × 0, 022 Soit : Jtige(∆G) = 6, 448 × 10−2 kg.m2 4- Le point G se trouvant sur le segment [OP2], on a : P1G = OP1 + OG et OP2 = OG + P2G Or : OP1 = OP2 = 1 4 L D’où : P1G = L 4 + OG P2G = L 4 − OG GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 173.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 162 Applications numériques : P1G = 80 4 + 2 P2G = 80 4 − 2 Soit : P1G = 22 cm P2G = 18 cm 5- Le moment d’inertie J(∆G) du système par rapport à l’axe (∆G) est égal à la somme des moments d’inertie par rapport à (∆G) de chaque corps constituant le système. Les deux mas- selottes étant ponctuelles, leurs moments d’inertie par rapport à (∆G) sont égaux aux produits de leurs masses par le carré de la distance qui les sépare de l’axe (∆G). On a donc : J(∆G) = Jtige(∆G) + m1P1G2 + m2P2G2 Application numérique : J(∆G) = 6, 448 × 10−2 + 0, 3 × 0, 222 + 0, 5 × 0, 182 Soit : J(∆G) = 9, 52 × 10−2 kg.m2 6- L’angle balayé θ par le système pendant deux minutes est donné par : θ = 2π × 100 tours Soit : θ = 200π rad La vitesse de rotation du système est donnée par : N = 100 tours 2 × 60 Soit : N = 0, 833 tr.s−1 7- La vitesse angulaire ω du système est donnée par : ω = 2πN GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 174.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 163 Application numérique : ω = 2 × π × 0, 833 Soit : ω = 5, 23 rad.s−1 8- Le système tournant autour de l’axe (∆G), les deux masselottes décrivent des cercles de centre G et de rayons respectifs P1G et P2G. Leurs vitesses v1 et v2 sont donc données par : v1 = ωP1G v2 = ωP2G Applications numériques : v1 = 5, 23 × 0, 22 v2 = 5, 23 × 0, 18 Soit : v1 = 1, 15 m.s−1 v2 = 0, 94 m.s−1 Exercice 3.11 : 1- Le cerceau et les deux masselottes ont la même masse m. Le centre de masse G de tout le système est tel que : m − − → GO + m − − → GA + m − − → GB = − → 0 =⇒ − − → GO + − − → GA + − − → GB = − → 0 L’égalité vectorielle ci-dessus nous montre donc que le centre de masse G du système se trouve au centre de gravité du triangle OAB. 2- Puisque AB = R, le triangle OAB est équilatéral. G est donc encore le point de concours des bissectrices issues des sommets du triangle OAB. De même, on a OG = AG = BG = r. Du théorème des sinus, on a : OG sin [ GAO = OA sin [ OGA = R sin [ OGA Or, on a : [ GAO = 1 2 [ OAB = 30° et [ OGA = 180° − 2 × 30° = 120° On a donc : OG sin 30° = R sin 120° GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 175.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 164 =⇒ OG = sin 30° sin 120° R = 1 2 √ 3 2 R = 1 √ 3 R D’où : OG = AG = BG = r = √ 3 3 R Application numérique : OG = AG = BG = r = √ 3 × 17, 32 3 Soit : OG = AG = BG = r = 10 cm Figure 3.34 – Correction de l’exercice 3.11. 3- Le moment d’inertie Jcerceau(∆O) du cerceau seul par rapport à l’axe horizontal (∆O) passant par O est donné par : Jcerceau(∆O) = mR2 Application numérique : Jcerceau(∆O) = 0, 8 × 0, 17322 Soit : Jcerceau(∆O) = 0, 024 kg.m2 4- Du théorème de Huyguens, le moment d’inertie Jcerceau(∆G) du cerceau seul par rapport à GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 176.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 165 l’axe horizontal (∆G) passant par G est donné par : Jcerceau(∆G) = Jcerceau(∆O) + mr2 Application numérique : Jcerceau(∆G) = 0, 024 + 0, 8 × 0, 12 Soit : Jcerceau(∆G) = 0, 032 kg.m2 5- Le moment d’inertie J(∆G) du système par rapport à (∆G) est donné par : J(∆G) = Jcerceau(∆G) + mAG2 + mBG2 D’où : J(∆G) = Jcerceau(∆G) + 2mr2 Application numérique : J(∆G) = 0, 032 + 2 × 0, 8 × 0, 12 Soit : J(∆G) = 0, 048 kg.m2 6- De la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation, on peut écrire : M= J(∆G)θ̈ D’où : θ̈ = M J(∆G) Application numérique : θ̈ = 18 0, 048 Soit : θ̈ = 375 rad.s−2 7- La vitesse initiale étant nulle, la vitesse ω du système après 30 secondes est telle que : θ̈ = ω 30 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 177.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 166 D’où : ω = 30θ̈ Application numérique : ω = 30 × 375 Soit : ω = 11250 rad.s−1 Exercice 3.12 : 1- Les forces appliquées à la boule sur le plan horizontal sont son poids, la réaction normale du plan et la force de frottement. Les deux premières étant orhtogonales au déplacement, leurs travaux sont nuls. Du théorème de l’énergie cinétique, on peut donc écrire : 1 2 m VA 2 − VO 2 = −fL D’où : VA = Ê VO 2 − 2fL m Application numérique : VA = Ê 1, 22 − 2 × 0, 25 × 0, 8 0, 5 Soit : VA = 0, 8 m.s−1 2- Les forces qui s’exerçent sur la boule au point M sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La réaction normale − → R de la gouttière. Ces forces ont été représentées à la Figure 3.35 ci-dessous. Figure 3.35 – Correction de l’exercice 3.12. 3- Sur la gouttière, la réaction étant normale, son travail est nul. Soit N le projeté orthogonal GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 178.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 167 de M sur le segment [AC]. Du théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire : 1 2 m VM 2 − VA 2 = mgAN =⇒ VM = È VA 2 + 2gAN On a : AN = AC − CN = r − CN Or, on a : cos θ = CN CM = CN r =⇒ CN = r cos θ Donc, on a : AN = r − r cos θ = r (1 − cos θ) D’où : VM = È VA 2 + 2gr (1 − cos θ) 4- On sait que l’accélération normale an de la boule en M est donnée par : an = VM 2 r D’où : an = VA 2 + 2gr (1 − cos θ) r En faisant la projection dans le repère de Frenet, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire de la manière ci-dessous : − → P      mg cos θ mg sin θ + − → R      −R 0 = m− → a      man mat On a donc : mg sin θ = mat D’où : at = g sin θ 5- De la projection faite à la question précédente, on a : mg cos θ − R = man GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 179.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 168 =⇒ R = m (g cos θ−an) = m – g cos θ− VA 2 + 2gr (1 − cos θ) r ™ = m – g cos θ− VA 2 r + 2g (−1 + cos θ) ™ D’où : R = m – g (3 cos θ − 2) − VA 2 r ™ 6- La boule perd le contact avec la gouttière lorsque le module de la réaction s’annule. La valeur θ0 de l’angle θ est donc telle que : g (3 cos θ0 − 2) − VA 2 r = 0 =⇒ 3 cos θ0 − 2 = VA 2 gr D’où : θ0 = cos−1 – 1 3 ‚ VA 2 gr + 2 Œ™ Application numérique : θ0 = cos−1 – 1 3 ‚ 0, 82 9, 8 × 0, 6 + 2 Œ™ Soit : θ0 = 45, 33◦ Exercice 3.13 : 1- Du théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire : 1 2 mVB 2 = mgL sin α D’où : VB = p 2gL sin α De même, on peut écrire : 1 2 m VC 2 − VB 2 = mgr (1 − cos α) =⇒ VC 2 = VB 2 + 2gr (1 − cos α) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 180.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 169 D’où : VC = È 2g [L sin α + r (1 − cos α)] On a également : 1 2 m VD 2 − VC 2 = −2mgr =⇒ VD 2 = VC 2 − 4gr = 2g [L sin α + r (1 − cos α)] − 4gr D’où : VD = È 2g [L sin α − r (cos α + 1)] 2- Les forces qui agissent sur la bille au point D sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La réaction normale − − → RD de la gouttière. Ces forces ont été représentées à la Figure 3.36 ci-dessous. Figure 3.36 – Correction de l’exercice 3.13. 3- L’accélération normale de la bille en D est donnée par : anD = VD 2 r D’où : anD = 2g [L sin α − r (cos α + 1)] r Dans le repère de Frenet, le théorème du centre d’inertie en D peut s’écrire : − → P      mg 0 + − − → RD      RD 0 = m− → aD      manD matD GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 181.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 170 On voit donc que : atD = 0 De même, on a : mg + RD = manD =⇒ RD =m (anD − g) D’où : RD = mg • 2 [L sin α − r (cos α + 1)] r − 1 ˜ 4- On a : λ = cos−1 • L √ L2 + r2 ˜ µ = sin−1 • 3r 2 √ L2 + r2 ˜ En effectuant les applications numériques, on obtient : λ = cos−1 • 1, 2 √ 1, 22 + 0, 42 ˜ µ = sin−1 • 3 × 0, 4 2 √ 1, 22 + 0, 42 ˜ Soit : λ = 18, 43◦ µ = 28, 31◦ 5- Pour que la bille atteigne le point D, la vitesse VD doit être strictement positive. Pour qu’elle reste en contact avec la gouttière, l’intensité RD de la réaction en D doit être elle aussi strictement positive. Si cette dernière condition est vérifiée, la première l’est aussi. Donc, la bille atteint le point D sans perdre le contact avec la gouttière si : RD 0 =⇒ 2 [L sin α − r (cos α + 1)] r − 1 0 =⇒ 2 [L sin α − r (cos α + 1)] r =⇒ L sin α − r (cos α + 1) r 2 =⇒ L sin α − r cos α 3r 2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 182.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 171 =⇒ L √ L2 + r2 sin α − r √ L2 + r2 cos α 3r 2 √ L2 + r2 =⇒ cos λ sin α − sin λ cos α sin µ =⇒ sin (α − λ) sin µ La fonction sinus étant croissante dans l’intervalle ] 0° ; 90° [, on a donc : α − λ µ D’où : αmin = λ + µ Application numérique : αmin = 18, 43◦ + 28, 31◦ Soit : αmin = 46, 74◦ Exercice 3.14 : 1- Les forces qui s’exerçent sur la boule sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La tension − → T du fil ; — La force électrostatique − → F . Ces forces ont été représetées à la Figure 3.37 ci-dessous. Figure 3.37 – Correction de l’exercice 3.14. 2- L’intensité de la force électrostatique subie par la boule est donnée par : F = Kq2 `2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 183.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 172 Application numérique : F = 9 × 109 × (2 × 10−6 ) 2 0, 62 Soit : F = 0, 1 N 3- Du théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire : 1 2 m V2 − V0 2 = mg` sin θ D’où : V = È V0 2 + 2g` sin θ 4- L’accélération normale an de la boule lorsque le fil est écarté à l’horizontale de l’angle θ est donnée par : an = V2 ` D’où : an = V0 2 + 2g` sin θ ` Dans le repère de Frenet, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → P      −mg sin θ mg cos θ + − → T      T 0 + − → F      F 0 = m− → a      man mat On a : mg cos θ = mat D’où : at = g cos θ On a de même : −mg sin θ + T + F = man = m V0 2 + 2g` sin θ ` =⇒ T =m ‚ V0 2 + 2g` sin θ ` + g sin θ Œ − F D’où : T =m ‚ V0 2 ` + 3g sin θ Œ − F GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 184.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 173 5- A l’instant initial, le fil est horizontal, et θ vaut 0°. L’intensité T (0) de la tension du fil à cet instant vaut : T (0) = mV0 2 ` − F Pour que le fil soit tendu à l’instant initial, on doit avoir : T (0) 0 =⇒ mV0 2 ` − F 0 =⇒ V0 2 F` m D’où : V0m = Ê F` m Application numérique : V0m = Ê 0, 1 × 0, 6 0, 375 Soit : V0m = 0, 4 m.s−1 6- On a V0 = 1 m.s−1 V0m. Le fil cesse d’être tendu lorsque l’intensité de la tension s’annule. On a donc : m ‚ V0 2 ` + 3g sin θm Œ − F = 0 =⇒ V0 2 ` + 3g sin θm = F m =⇒ sin θm = 1 3g ‚ F m − V0 2 ` Œ D’où : θm = sin−1 – 1 3g ‚ F m − V0 2 ` Œ™ Application numérique θm = sin−1 – 1 3 × 9, 8 ‚ 0, 1 0, 375 − 12 0, 6 Œ™ On trouve : θm = −2, 73◦ ≡ 182, 73◦ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 185.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 174 Exercice 3.15 : 1- Du théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire : 1 2 m VB 2 − VA 2 = −mgr (1 − cos α) − f ö AB =⇒ VB 2 − VA 2 = −2gr (1 − cos α) − 2f ö AB m Or, on a : α = ö AB r =⇒ ö AB = αr On a alors : VB 2 − VA 2 = −2gr (1 − cos α) − 2fαr m D’où : VB = Ê VA 2 − 2r • g (1 − cos α) + fα m ˜ Application numérique : VB = s 42 − 2r – 9, 8 × (1 − cos 75◦) + 1, 182 × 5π 12 0, 2 ™ Soit : VB = 1 m.s−1 2- En utilisant encore le théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire : 1 2 m VC 2 − VB 2 = mgr (1 − cos β) − f ö BC =⇒ VC 2 − VB 2 = 2gr (1 − cos β) − 2fβr m D’où : VC = Ê VB 2 + 2r • g (1 − cos β) − fβ m ˜ 3- Les forces qui s’exerçent sur la bille en C sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La force de frottement − → f ; — La réaction normale − − → RC de la gouttière. Ces forces ont été représentées à la Figure 3.38. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 186.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 175 Figure 3.38 – Correction de l’exercice 3.15. 4- L’accélération normale de la bille en C est donnée par : anC = VC 2 r D’où : anC = VB 2 + 2r g (1 − cos β) − fβ m r Dans le repère de Frenet, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → P      mg cos β mg sin β + − → f      0 −f + − − → RC      −RC 0 = m− → aC      manC matC On a : mg sin β − f = matC D’où : atC = g sin β − f m On a de même : mg cos β − RC = manC= m VB 2 + 2r g (1 − cos β) − fβ m r =⇒ RC= m – g cos β − VB 2 r − 2g (1 − cos β) + 2fβ m ™ D’où : RC= m – g (3 cos β − 2) + 2fβ m − VB 2 r ™ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 187.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 176 5- Puisque la bille quitte la gouttière en C, la réaction en ce point est nulle : RC = 0 =⇒ g (3 cos β − 2) + 2fβ m − VB 2 r = 0 =⇒ 3g cos β − 2g + 2f m β − VB 2 r = 0 β vérifie donc l’équation : 3g cos β + 2f m β = VB 2 r + 2g 6- En remplaçant β par β0 = 80°, on obtient : 3g cos β0 + 2f m β0 − VB 2 r − 2g = 3 × 9, 8 × cos 80° + 2 × 1, 182 0, 2 × 4π 9 − 12 0, 5 − 2 × 9, 8 = 0, 009 0, 009 se rapprochant de 0, on conclut que β0 = 80◦ est une valeur approchée de β. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 188.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 177 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 3.1 : Lorsque le véhicule roule sur la route horizontale, il est soumis à son poids, à la réaction de la route qui compense ce poids, et à la force motrice parallèle à la route. Soit a l’accélération du véhicule sur la route horizontale. Du théorème du centre d’inertie, on peut écrire : F = Ma =⇒ a = F M Lorsque le véhicule roule maintenant sur la pente montante inclinée d’un angle que nous notons α (sin α = 0, 05), il est soumis à une force motrice parallèle à la pente d’intensité F0 , à son poids et à la réaction de la route qui compense la composante du poids suivant l’axe perpendiculaire à la pente. Soit a0 l’accélération du véhicule sur la pente. Du théorème du centre d’inertie, on peut écrire : F0 − Mg sin α = Ma0 =⇒ F0 = M (a0 + g sin α) Puisque le véhicule garde la même accélération, on a : a0 = a = F M D’où : F0 = F + Mg sin α Application numérique : F0 = 540 + 4000 × 9, 8 × 0, 05 Pour que l’accélération du véhicule sur la pente soit égale à son accélération sur la route horizontale, il doit donc développer sur cette pente une force motrice parallèle à la pente et d’intensité F0 = 2500 N. Evaluation 3.2 : Pour que le système soit maintenu en équilibre en position horizontale, la calle doit être placée au niveau du centre de gravité G du système, qui vérifie l’égalité vectorielle ci-dessous : m − − → GA + 2m − − → GB + 3m − − → GC + 4m − − → GD + 5m − − → GO = − → 0 =⇒ (m + 2m + 3m + 4m + 5m) − − → GA + 2m − − → AB + 3m − − → AC + 4m − − → AD + 5m − − → AO = − → 0 Or, on a : − − → AC = 1 4 − − → AB ; − − → AD = 3 4 − − → AB ; − − → AO = 1 2 − − → AB GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 189.
    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 178 On a donc : 15m − − → GA + 2m − − → AB + 3m 4 − − → AB + 3m − − → AB + 5m 2 − − → AB = − → 0 =⇒ 60 − − → GA + 8 − − → AB + 3 − − → AB + 12 − − → AB + 10 − − → AB = − → 0 =⇒ 60 − − → GA + 33 − − → AB = − → 0 =⇒ − − → AG = 33 60 − − → AB D’où : d = AG = 33L 60 Application numérique : d = AG = 33 × 1, 2 60 Pour que le système soit maintenu en équilibre en position horizontale, on doit donc la poser sur une calle dont la distance par rapport à l’extrémité A est d = 66 cm. Evaluation 3.3 : Soit M un point quelconque de la piste repéré par l’angle θ, comme illustré à la Figure 3.39 ci-dessous. Figure 3.39 – Correction de l’évaluation 3.3. Notons m la masse de la bille et VM sa vitesse au point M. En utilisant le théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire : 1 2 m VM 2 − V2 = −mgr (1 − cos θ) =⇒ VM 2 = V2 − 2gr (1 − cos θ) Les forces extérieures agissant sur la bille au point M sont son poids − → P et la réaction normale − → R de la piste. En appliquant le théorème du centre d’inertie dans le repère de Frenet suivant GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 3. GÉNÉRALITÉSSUR LES MOUVEMENTS 179 l’axe normal à la piste en M, on peut écrire : −mg cos θ + R = mVM 2 r On a donc : R = m ‚ VM 2 r + g cos θ Œ = m • V2 r − 2g (1 − cos θ) + g cos θ ˜ = m  V2 r − 2g + 3g cos θ ‹ La fonction cosinus étant bornée, on a : −1 ≤ cos θ ≤ 1 =⇒ V2 r − 2g − 3g ≤ V2 r − 2g + 3g cos θ ≤ V2 r − 2g + 3g Soit : m  V2 r − 5g ‹ ≤ R ≤ m  V2 r + g ‹ Pour que la bille se déplace sur la piste circulaire sans jamais perdre le contact, la réaction R doit être toujours strictement positive : R 0 Cette condition sera vérifiée si : m  V2 r − 5g ‹ 0 =⇒ V2 r − 5g 0 =⇒ V2 5gr =⇒ V √ 5gr D’où : Vmin = p 5gr Application numérique : Vmin = p 5 × 9, 8 × 1 La valeur minimale que doit dépasser la vitesse initale de la bille au point le plus bas de la piste circulaire pour qu’elle s’y déplace sans jamais perdre le contact est donc Vmin = 7 m.s−1 . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 191.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 180 Chapitre 4 Mouvements à accélération constante Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Jean 14 : 6 4.1 Caractéristiques des mouvements à accélération constante 4.1.1 Mouvement de translation à accélération constante d’un solide Considérons à la Figure 4.1 ci-dessous un solide effectuant un mouvement de translation dans un référentiel galiléen, son centre d’inertie G se déplaçant le long d’une trajectoire quel- conque dans un repère orthonormé € O ; − → ı ; − →  ; − → k Š avec un vecteur-accélération constant − → a . Figure 4.1 – Mouvement de translation à accélération constante d’un solide. Notons ax, ay et az les composantes de − → a dans le système de coordonnées (O ; x ; y ; z) associé au repère € O ; − → ı ; − →  ; − → k Š , le point O étant l’origine des espaces. On peut donc écrire : − → a = ax − → ı + ay − →  + az − → k (4.1) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 192.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 181 Une écriture plus commode est : − → a      ax ay az (4.2) Puisque le vecteur-accélération − → a est constant, sa direction, son sens et son module ne changent pas tout au long du mouvement du solide. Les vecteurs de base − → ı , − →  et − → k étant eux aussi constants, alors, ax, ay et az sont des constantes. Supposons que le centre d’inertie G du solide débute son mouvement en un point G0 de coordonnées x0, y0 et z0. Notons − − → V0 le vecteur-vitesse du centre d’inertie du solide en G0, dont les composantes sont V0x, V0y et V0z. On a : − − − → OG0 = x0 − → ı + y0 − →  + z0 − → k ou − − − → OG0      x0 y0 z0 − − → V0 = V0x − → ı + V0y − →  + V0z − → k ou − − → V0      V0x V0y V0z Prenons l’instant où le centre d’inertie du solide se trouve en G0 comme origine des dates. Le vecteur-vitesse − → V (t) à un instant t du centre d’inertie du solide est donné par la relation vectorielle ci-dessous : − → V (t) = t− → a + − − → V0 (4.3) En notant Vx(t), Vy(t) et Vz(t) les composantes de − → V (t), on peut donc écrire : − → V (t)      Vx(t) = axt + V0x Vy(t) = ayt + V0y Vz(t) = azt + V0z (4.4) Le vecteur position − − → OG (t) du centre d’inertie du solide à l’instant t est quant à lui donné par : − − → OG (t) = 1 2 t2− → a + t − − → V0 + − − − → OG0 (4.5) Les coordonnées x(t), y(t) et z(t) du centre d’inertie du solide en G sont donc données par les équations horaires ci-après : − − → OG (t)      x(t) = 1 2 axt2 + V0xt + x0 y(t) = 1 2 ayt2 + V0yt + y0 z(t) = 1 2 azt2 + V0zt + z0 (4.6) Si le solide débute son mouvement avec un retard, non pas à l’instant pris comme origine des dates, mais à un instant ultérieur τ, son vecteur-vitesse − → V (t) à un instant t ≥ τ devient : − → V (t) = (t − τ)− → a + − − → V0 ; t ≥ τ (4.7) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 193.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 182 De même, le vecteur position − − → OG (t) du centre d’inertie du solide à l’instant t ≥ τ devient : − − → OG (t) = 1 2 (t − τ)2− → a + (t − τ) − − → V0 + − − − → OG0 ; t ≥ τ (4.8) Soit : − → V (t)      Vx(t) = ax(t − τ) + V0x Vy(t) = ay(t − τ) + V0y Vz(t) = az(t − τ) + V0z t ≥ τ (4.9) − − → OG (t)      x(t) = 1 2 ax(t − τ)2 + V0x(t − τ) + x0 y(t) = 1 2 ay(t − τ)2 + V0y(t − τ) + y0 z(t) = 1 2 az(t − τ)2 + V0z(t − τ) + z0 t ≥ τ (4.10) En éliminant t (ou t − τ) dans les équations horaires, on peut obtenir des équations liant les coordonnées x, y et z sous la forme du système ci-dessous :      f (x, y, z) = 0 g (x, y, z) = 0 Ces équations caractérisent la trajectoire du centre d’inertie du solide. 4.1.2 Mouvement de rotation à accélération constante d’un solide Considérons à la Figure 4.2 ci-dessous un solide tournant autour d’un axe (∆) avec une accélération angulaire constante que l’on note θ̈. Choisissons un axe fixe qui permet de repérer l’abscisse angulaire θ(t) du solide à un instant t quelconque. Notons θ0 l’abscisse angulaire du solide à un instant pris comme origine des dates, et ω0 sa vitesse angulaire à cet instant. Figure 4.2 – Mouvement de rotation d’un solide. La vitesse angulaire θ̇(t) du solide à l’instant t est donnée par : θ̇(t) = θ̈t + ω0 (4.11) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 183 L’abscisse angulaire θ(t) du solide est quant à elle donnée par l’équation horaire suivante : θ(t) = 1 2 θ̈t2 + ω0t + θ0 (4.12) Si le solide débute son mouvement avec un retard τ, les relations précédentes deviennent : θ̇(t) = θ̈(t − τ) + ω0 (4.13) θ(t) = 1 2 θ̈(t − τ)2 + ω0(t − τ) + θ0 (4.14) Les analogies entre les paramètres d’un mouvement de translation à accélération constante, et ceux d’un mouvement de rotation à accélération angulaire constante ont été regroupées dans le Tableau 4.1 ci-dessous. Tableau 4.1 – Analogies entre les mouvements de translation et de rotation à accélération constante. Paramètres du mouvement de translation Paramètres du mouvement de rotation Vecteur-accélération (constant) − → a Accélération angulaire (constante) θ̈ Vecteur position initiale − − − → OG0 Abscisse angulaire initiale θ0 Vecteur-vitesse initiale − − → V0 Vitesse angulaire initiale ω0 = θ̇0 Vecteur position − − → OG (t) à l’instant t Abscisse angulaire θ(t) à l’instant t Vecteur-vitesse − → V (t) à l’instant t Vitesse angulaire θ̇(t) à l’instant t Alors que les paramètres du mouvement de translation sont des grandeurs vectorielles, ceux d’un mouvement de rotation sont plutôt réduites à des grandeurs scalaires, car il n’existe qu’un seul axe de rotation. 4.2 Applications des lois de Newton à quelques mouvements à ac- célération constante Pour résoudre un problème mettant en jeu des solides effectuant des mouvements à accélé- rations constantes, la première étape consiste presque toujours à déterminer les accélérations de ces solides. Pour ce faire, on aura recours soit à la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en translation (ou théorème du centre d’inertie), soit à la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation. Après avoir trouvé l’accélération, il s’agira de trouver les équations horaires du mouvement, et éventuellement les équations de la trajectoire. Nous allons dans ce qui suit traiter quelques exemples classiques de problèmes de dynamique des solides à accélérations constantes, en faisant appel aux lois de Newton. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 195.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 184 4.2.1 Translation rectiligne d’un solide lié à une poulie Considérons à la Figure 4.3 ci-dessous un bloc solide de masse m et de centre d’inertie G glissant sans vitesse initiale sur un plan incliné à l’horizontale d’un angle α. Le bloc est relié par l’intermédiaire d’une corde inextensible et de masse négligeable à une poulie en forme de cylindre homogène de masse M et de rayon R. Figure 4.3 – Mouvement d’un bloc solide sur un plan incliné. Au cours du mouvement, les forces extérieures agissant sur le bloc sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La réaction normale − − → RN du plan incliné ; — La force de frottement − → f subie de la part du plan incliné ; — La tension − → T de la corde. Notons − → a le vecteur-accélération du centre d’inertie du bloc, dirigé suivant le plan incliné. La deuxième loi de Newton peut s’écrire : − → P      mg sin α −mg cos α + − − → RN      0 RN + − → f      −f 0 + − → T      −T 0 = m− → a      ma 0 On a donc : mg sin α − f − T = ma Notons − → T0 la tension que la corde exerce sur la circonférence de la poulie. C’est l’action de cette force qui fait tourner la poulie dans le sens anti-horaire autour de l’axe horizontal (∆) passant par son centre, tandis que le bloc descend sur le plan incliné. Les tensions − → T0 et − → T sont égales en module. On a donc : T0 = T GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 185 Le moment d’inertie J(∆) de la poulie cylindrique par rapport à (∆) est donné par : J(∆) = 1 2 MR2 Notons θ̈ l’accélération angulaire de la poulie. Le poids de la poulie et la réaction qui la sup- portent (non représentés à la Figure 4.3) sont appliquées au centre de la poulie et recontrent ainsi l’axe (∆). Leurs moments par rapport à (∆) sont donc nuls. La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation peut ainsi s’écrire : M(∆) − → T0 = J(∆)θ̈ Or, le moment M(∆) − → T0 de la force − → T0 par rapport à (∆) est donné par : M(∆) − → T0 = T0 R = TR De même, l’accélération angulaire θ̈ est liée au module a du vecteur accélération du bloc par la relation : θ̈ = a R On a donc : TR = 1 2 MR2 a R =⇒ T = 1 2 Ma En remplaçant l’expression de T ci-dessus dans l’équation issue du théorème du centre d’inertie, on obtient : mg sin α − f − 1 2 Ma= ma =⇒  m + 1 2 M ‹ a = mg sin α − f Le module de l’accélération du centre d’inertie du bloc est donc : a = mg sin α − f m + 1 2 M La vitesse initiale étant nulle, la vitesse V (t) du bloc à l’instant t est donnée par la loi horaire : V (t) = at La distance d (t) parcourue par le bloc à l’instant t est quant à elle donnée par : d (t) = 1 2 at2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 186 La vitesse angulaire ω (t) de la poulie à l’instant t est donnée par : ω (t) = θ̈t = V (t) R L’angle θ (t) balayé par la poulie à l’instant t est donné par : θ (t) = d (t) R A un instant t1, la vitesse et la distance parcourue par le bloc sont respectivement : V1 = V (t1) = at1 et d1 = d (t1) = 1 2 at1 2 A un autre instant t2, la vitesse et la distance parcourue par le bloc sont respectivement : V2 = V (t2) = at2 et d2 = d (t2) = 1 2 at2 2 On a : V1 2 = a2 t1 2 et V2 2 = a2 t2 2 =⇒ V2 2 − V1 2 = a2 t2 2 − a2 t1 2 = 2  1 2 a2 t2 2 − 1 2 a2 t1 2 ‹ = 2a  1 2 at2 2 − 1 2 at1 2 ‹ = 2a (d2 − d1) En notant ∆V2 la variation du carré de la vitesse du bloc entre les instants t1 et t2, et ∆d la distance parcourue par le bloc entre ces deux instants, on obtient : ∆V2 = 2a∆d (4.15) La relation ci-dessus est valable pour tous les solides effectuant des mouvements rectilignes uniformément variés, c’est-à-dire des solides qui se déplacent en ligne droite avec un vecteur- accélération constant. De façon analogue, en notant ∆θ̇2 la variation du carré de la vitesse angulaire de la poulie entre les instants t1 et t2, et ∆θ l’angle balayé par le bloc entre ces deux instants, on obtient : ∆θ̇2 = 2θ̈∆θ (4.16) La relation ci-dessus est valable pour tous les solides effectuant des mouvements de rotation uniformément variés, c’est-à-dire des solides qui tournent autour d’un axe fixe avec une accélé- ration angulaire constante. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 187 4.2.2 Mouvement d’un projectile dans un champ de pesanteur uniforme Considérons à la Figure 4.4 ci-dessous un projectile ponctuel de masse m se trouvant initialement à l’origine O d’un repère cartésien (O ; x ; y). Notons − − → V0 le vecteur-vitesse initiale de ce projectile en O, qui fait avec l’horizontale un angle de tir α ∈ ] 0° ; 90° [. Tout au long de son mouvement, le projectile n’est soumis qu’à son poids − → P , et c’est pourquoi on dit qu’il est en chute libre. Figure 4.4 – Mouvement d’un projectile dans un champ de pesanteur uniforme. Notons − → a le vecteur-accélération du projectile. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → P = m− → g = m− → a On a donc : − → a      ax = 0 ay = −g Les composantes du vecteur-vitesse initiale − − → V0 sont : − − → V0      V0x = V0 cos α V0y = V0 sin α La vitesse − → V (t) du projectile à l’instant t est donc : − → V (t)      Vx(t) = V0 cos α Vy(t) = −gt + V0 sin α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 199.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 188 Le vecteur position − − → OM (t) du projectile à l’instant t est donc : − − → OM (t)      x(t) = (V0 cos α) t y(t) = − 1 2 gt2 + (V0 sin α) t A partir de l’équation horaire donnant x(t), on peut exprimer le temps t. On a : t = x V0 cos α En remplaçant l’expression de t ci-dessus dans l’équation horaire donnant y(t), on obtient : y = − 1 2 g x2 V0 2 cos2 α + (V0 sin α) x V0 cos α La trajectoire du projectile dans le repère (O ; x ; y) est donc une parabole d’équation : y = f (x) = − g 2V0 2 cos2 α x2 + (tan α) x (4.17) Notons F le point le plus haut de la trajectoire du projectile. L’ordonnée yF de ce point cor- respond à l’altitude maximale H dont s’élève le projectile par rapport à l’axe horizontal (Ox) ; c’est la flèche du mouvement. A l’instant tF où le projectile atteint le point F, il ne peut plus monter davantage, ce qui signifie que la composante verticale (suivant l’axe (Oy)) de sa vitesse s’annule à cet instant. On a donc : Vy(t = tF) = −gtF + V0 sin α = 0 =⇒ tF = V0 sin α g En remplaçant l’expression de tF ci-dessus dans l’équation horaire donnant y(t), on obtient : yF = H = y(t = tm) = − 1 2 gtF 2 + (V0 sin α) tF = − 1 2 g V0 2 sin2 α g2 + (V0 sin α) V0 sin α g La flèche du mouvement est donc donnée par : H = V0 2 sin2 α 2g (4.18) Notons P le point où le projectile retrouve l’axe (Ox). On définit la portée du mouvement comme étant l’abscisse xP = D du point P dont l’ordonnée yP est nulle. On a ainsi : yP = f (xP) = f (D) = − g 2V0 2 cos2 α xP 2 + (tan α) xP = 0 =⇒ − gD2 2V0 2 cos2 α + D tan α = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 200.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 189 =⇒ − gD 2V0 2 cos2 α + sin α cos α = 0 =⇒ − gD 2V0 2 cos α + sin α = 0 =⇒ D = 2V0 2 cos α sin α g La portée D s’exprime donc par : D = V0 2 sin 2α g (4.19) Le module V0 du vecteur-vitesse initiale restant inchangé, on peut ajuster l’angle α de telle sorte que le projectile retombe le plus loin possible de son point de lancement. La portée D sera maximale si le terme sin 2α est maximal. Or, on sait que la fonction sinus est majorée : sin 2α ≤ 1 =⇒ 2α ≤ 90° =⇒ α ≤ 45° Lorsque le vecteur-vitesse initiale est incliné d’un angle de α = 45° par rapport à l’horizontale, la portée est donc maximale et vaut : Dmax = V0 2 g (4.20) Pour une portée D Dmax, on a la relation : − g 2V0 2 cos2 α D2 + D tan α = 0 Or, on a la relation trigonométrique : 1 cos2 α = tan2 α + 1 On a donc : − gD 2V0 2 tan2 α + 1 + tan α = 0 On obtient donc l’équation : gD 2V0 2 tan2 α − tan α + gD 2V0 2 = 0 L’équation ci-dessus admet dans l’intervalle ] 0° ; 90° [ deux solutions α1 45° et α2 45° qui correspondent aux deux valeurs de l’angle de tir α pour lesquelles on obtient une même portée D Dmax. Le tir est dit tendu pour α = α1, et en cloche pour α = α2. On démontre que : α1 + α2 = 90° (4.21) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 201.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 190 Les mouvements des projectiles dans un champ de pesanteur uniforme trouvent leurs applica- tions dans les sports de ballons (football, handball, basketball, rugby, etc.) où il est souvent question de communiquer un mouvement au ballon afin de le diriger dans une direction don- née, lors d’une passe, d’un tir, d’un lancer, etc. Dans l’armée, des calculs sont effectués afin de connaître les paramètres initaux (Vitesse initiale et position initiale) que doit avoir un missile (une bombe) pour qu’il attérisse à l’endroit souhaité. 4.2.3 Mouvement d’une particule chargée dans un champ électrique uniforme Considérons à la Figure 4.5 ci-dessous un condensateur constitué de deux armatures ho- rizontales (P) et (Q) de même longueur `, séparées par une distance d et entre lesquelles est établie une tension U = VP − VQ. On munit l’espace d’un repère cartésien (O ; x ; y) tel que l’axe horizontal (Ox) est situé au milieu des armatures, et l’axe vertical (Oy) coïncide avec l’entrée du condensateur. Une particule de charge électrique q entre dans le condensateur en O avec une vitesse initiale horizontale − − → V0 . Figure 4.5 – Mouvement d’une particule chargée à l’intérieur d’un condensateur. La particule est attirée par l’armature supérieure (P). Leurs deux charges sont donc de signes contraires. Supposons que la masse m de la particule soit très faible, de telle sorte que son poids puisse être négligé devant la force électrique − → F verticale et orientée vers le haut qu’elle subit à l’intérieur du condensateur. Le module F de cette force est donné par : F = |qU| d Soit − → a le vecteur-accélération de la particule. La deuxième loi de Newton peut s’écrire : − → F = m− → a GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 202.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 191 On a donc : − → a      ax = 0 ay = |qU| md Le vecteur-vitesse initiale − − → V0 étant horizontal, on a : − − → V0      V0x = V0 V0y = 0 La vitesse instantannée − → V (t) de la particule à l’instant t est donc : − → V (t)      Vx(t) = V0 Vy(t) = |qU| md t Le vecteur position − − → OM (t) de la particule à l’instant t est donc : − − → OM (t)      x(t) = V0t y(t) = |qU| 2md t2 De l’expression de x(t), on a : t = x V0 En remplaçant cette expression de t dans l’équation horaire de y(t), on obtient : y = |qU| 2md  x V0 ‹2 La trajectoire de la particule est donc une parabole d’équation : y = f (x) = |qU| 2mdV0 2 x2 (4.22) Lorsque la particule sort du condensateur au point S, son abscisse xS est égale à la longueur ` des armatures, et son ordonnée yS est donnée selon l’équation de la trajectoire par : yS = |qU| `2 2mdV0 2 (4.23) yS est la déviation spatiale. Soit tS l’instant où la particule arrive en S. On a : xS = ` = V0tS =⇒ tS = ` V0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 203.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 192 La vitesse − − → VS de la particule en S est donc telle que : − − → VS      VSx = V0 VSy = |qU| md tS On a donc : − − → VS      VSx = V0 VSy = |qU|` mdV0 (4.24) Le module VS de − − → VS est donné par : VS = È VSx 2 + VSy 2 = Ê V0 2 +  |qU| ` mdV0 ‹2 (4.25) L’angle α que fait − − → VS avec l’horizontale est donné par : tan α = VSy VSx = |qU| ` mdV0 2 (4.26) α est la déviation angulaire. Après sa sortie du condensateur, la particule n’est soumise à aucune autre force en dehors de son poids qui est toujours négligé. De par le principe de l’inertie, la particule continue donc son mouvement en ligne droite et à vitesse constante, cette vitesse étant la vitesse − − → VS . La droite (T) que la particule décrit est la tangente au point S à sa trajectoire parabolique à l’intérieur du condensateur. L’équation de cette droite dans le repère (O ; x ; y) est donnée par : y = f0 (x = xS) (x − xS) + f (x = xS) Or, on a : f0 (x) = |qU| mdV0 2 x Soit : (T) : y = g (x) = |qU| ` mdV0 2 (x − `) + |qU| `2 2mdV0 2 (4.27) Soit I le point d’intersection entre (T) et l’axe (Ox). On a donc : |qU| ` mdV0 2 (xI − `) + |qU| `2 2mdV0 2 = 0 =⇒ xI − ` + ` 2 = 0 D’où : OI = xI = ` 2 (4.28) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 204.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 193 Supposons qu’un écran vertical soit placé à une distance D ` de l’axe (Oy), et que la particule atteint cet écran en un point P. Soit P0 le point d’intersection entre l’écran et l’axe (Ox). La distance PP0 est la déflexion électrique (ou électrostatique). On a : tan α = |qU| ` mdV0 2 = PP0 IP0 =⇒ PP0 = |qU| `IP0 mdV0 2 Or, on a : IP0 = OP0 − OI = D − ` 2 On a donc : PP0 = |qU| ` D − ` 2 mdV0 2 (4.29) La déflection électrique est mise en œuvre dans certains appareils électroniques tels que les téléviseurs, les écrans d’ordinateurs, les oscillocopes, les cardiomètres, etc. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 205.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 194 Exercices On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2 . Exercice 4.1 : A la Figure 4.6 ci-dessous, au sommet d’un plan de longueur L = 2, 45 m incliné par rapport à l’horizontale d’un angle α = 30°, on abandonne sans vitesse initiale une brique de masse m = 1, 5 kg et de dimensions négligeables. Arrivée au point le plus bas du plan incliné, la brique aborde immédiatement un plan horizontal. On néglige les frottements sur le plan incliné. En revanche, sur le plan horizontal, la brique est soumise à des forces s’opposant à sa vitesse, équivalentes à une unique force d’intensité f. Figure 4.6 – Exercice 4.1. 1- Faire le bilan des forces subies par la brique sur le plan incliné et les représenter. 2- Calculer l’accélération a1 de la brique sur le plan incliné. 3- Exprimer la vitesse V1 (t) et la position x1 (t) de la brique en prenant pour origine des espaces le sommet du plan incliné, et pour origine des dates l’instant où la brique a été abandonnée. 4- Déterminer la date tb à laquelle la brique atteint le point le plus bas du plan incliné. 5- En déduire sa vitesse Vb à cet instant. On suppose que le passage de la brique du plan incliné vers le plan horizontal se fait sans variation de vitesse. On considère à présent le point le plus bas du plan incliné comme origine des espaces, et l’instant où la brique aborde le plan horizontal comme l’origine des dates. 6- Faire le bilan des forces qui agissent sur la brique sur le plan horizontal et les représenter. 7- Exprimer son accélération a2 sur le plan horizontal en fonction de f. 8- En déduire les expressions de sa vitesse V2 (t) et de sa position x2 (t). 9- Exprimer en fonction de f la date ta à laquelle la brique s’immobilise. 10- En déduire la valeur de f sachant que la brique parcourt 1, 225 m sur le plan horizontal avant de s’arrêter. 11- En déduire la valeur de ta, ainsi que la durée totale T du mouvement de la brique, depuis son départ du sommet du plan incliné. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 206.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 195 Exercice 4.2 : A la Figure 4.7 ci-dessous, à une hauteur h0 = 1, 56 m du sol, on lance verticalement vers le haut une boule dont on négligera les dimensions, avec une vitesse initiale V0. Au bout de 0, 3 secondes, la boule s’immobilise avant de redescendre. On considère dans un premier temps l’instant de lancement comme l’origine des dates. La résistance de l’air sera négligée. Figure 4.7 – Exercice 4.2. 1- Calculer l’accélération a de la boule lorsqu’elle monte et en déduire la nature du mouvement. 2- Donner les expressions de la vitesse V (t) et de la hauteur h (t) par rapport au sol de la boule. 3- Déterminer la valeur de V0. 4- En déduire la hauteur maximale hm dont s’élève la boule par rapport au sol. A l’altitude hm, la boule s’arrête et commence à descendre. On prendra cette fois-ci l’instant où la boule s’est arrêtée comme origine des dates. 5- Calculer l’accélération a0 de la boule lorsqu’elle descend et en déduire la nauture du mouve- ment. 6- Donner les expressions de la vitesse V0 (t) et de la hauteur h0 (t) par rapport au sol de la boule. 7- Déterminer l’instant tp au bout duquel la boule repasse par son point de lancement. 8- En déduire la vitesse V0 0 avec laquelle elle repasse par son point de lancement. Que constate- t-on ? 9- Déterminer l’instant ts au bout duquel la boule atteint le sol. 10- En déduire la durée totale T du trajet jusqu’au sol, et la vitesse Vs de la boule au sol. Exercice 4.3 : A la Figure 4.8, une corde inextensible de masse négligeable passe par la gorge d’une poulie en forme de cylindre homogène de masse M = 3 kg et de rayon R = 5 cm. Aux extrémités de la corde sont fixés respectivement un bloc de masse m1 = 2 kg posé initialement sur le sol horizon- tal, et un bloc de masse m2 = 1, 5 kg posé sur une table horizontale. On souhaite faire monter GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 207.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 196 le bloc de masse m1 d’une hauteur H = 2 m pendant un temps T = 1 s. Pour ce faire, on exerce sur le bloc de masse m2 une force − → F inclinée à l’horizontale d’un angle α = 60°. Au cours du mouvement, le bloc de masse m2 glisse (sans vitesse initiale) sur la table, et sans frottements. On néglige la résistance de l’air. Figure 4.8 – Exercice 4.3. 1- Faire le bilan des forces qui agissent sur les deux blocs et les représenter. 2- Calculer le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à l’axe horizontal (∆) passant par son centre. 3- Montrer que l’accélération a des deux blocs s’exprime par : a = F cos α − m1g m1 + m2 + J(∆) R2 4- Calculer l’accélération a et l’accélération angulaire θ̈ de la poulie. 5- En déduire l’intensité de la force − → F ainsi que les intensités des forces que la corde exerce sur les deux blocs. 6- Déterminer la vitesse V acquise par les blocs au bout de l’opération. 7- Déterminer le nombre de tours effectués par la poulie, ainsi que sa vitese angulaire ω à la fin de l’opération. Exercice 4.4 : On enroule deux cordes inextensibles et de masses négligables sur les gorges de deux cylindres solidaires qui constituent une poulie. Les deux cylindres ont un même axe de symétrie (∆), leurs masses respectives sont M1 = 6 kg et M2 = 4 kg, et leurs rayons respectifs sont R1 = 10 cm et R2 = 5 cm. A l’autre extrémité de la corde enroulée sur le plus gros cylindre est fixé un cube GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 208.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 197 d’arête c1 = 7 cm et de masse m1 = 3 kg, et à l’autre extrémité de la corde enroulée sur le plus petit cylindre est fixé un cube d’arête c2 = 5 cm et de masse m2 = 2 kg. A l’instant initial, le cube d’arête c1 est posé sur un plan de longueur L1 = 47 cm incliné à l’horizontale d’un angle α = 60°, de telle sorte que la face du cube où est fixée l’extrémité de la corde coïncide avec le sommet du plan incliné. Au même instant initial, le cube d’arête c2 est posé sur un plan de longueur L2 incliné à l’horizontale d’un angle β = 30°, de telle sorte que la face du cube qui n’est pas fixée à la corde coïncide avec la base du plan. On abandonne le système sans vitesse initiale, et le cube d’arête c1 descend, tandis que l’autre cube monte. Au bout de T = 0, 8 s, la face du cube d’arête c1 qui n’est pas fixée à la corde coïncide avec la base du plan sur lequel il se trouve. Au même moment, la face fixée à la corde de l’autre cube coïncide avec le sommet du plan sur lequel il se trouve. La Figure 4.9 ci-dessous illustre la situation. Les deux cubes sont soumis tout au long de leurs mouvements à des forces de frottements de même intensité f. Figure 4.9 – Exercice 4.4. 1- Faire le bilan des forces qui agissent sur les deux cubes et les représenter. 2- Calculer le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à (∆). 3- Démontrer que l’accélération angulaire θ̈ de la poulie s’exprime par : θ̈ = g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − f (R1 + R2) m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) 4- Déterminer les distances D1 et D2 parcourues respectivement par les deux cubes, ainsi que le nombre de tours n effectués par la poulie au bout de T = 0, 8 s. En déduire la valeur de L2. 5- Calculer les accélérations respectives a1 et a2 des deux cubes. En déduire la valeur de θ̈. 6- En déduire la valeur de f ainsi que les modules des forces que chaque corde exerce sur les cubes. 7- Calculer les vitesses respectives v1 et v2 des deux cubes, ainsi que la vitesse angulaire ω de la poulie au bout de T = 0, 8 s. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 209.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 198 Exercice 4.5 : Deux voitures de course (1) et (2) sont stationnées sur une piste horizontale. La voiture (2) se trouve devant la voiture (1), de telle sorte que la différence entre leurs abscisses sur la piste est x0 = 2 m. A un instant qu’on prendra pour origine des dates, la voiture (2) démarre (sans vitesse initiale) avec une accélération constante a2. Après un temps τ = 3 s, la voiture (1) démarre elle aussi avec une accélération constante a1. On prendra pour origine des abscisses la position de la voiture (1) à l’instant initial. La ligne d’arrivée est située à une abscisse D = 100 m. 1- Exprimer en fonction du temps les vitesses et les abscisses des deux voitures. 2- Montrer que la valeur minimale a1m que doit dépasser l’accélération a1 de la voiture (1) pou qu’elle atteigne la ligne d’arrivée avant la voiture (2) a pour expression : a1m = 2D È 2(D−x0) a2 − τ 2 On suppose que a1 = 14 m.s−2 et a2 = 4 m.s−2 . 3- Déterminer l’instant t1 où la voiture (1) rattrape la voiture (2). 4- En déduire l’abscisse X des deux voitures, ainsi que leurs vitesses respectives V11 et V21 en km.h−1 à cet instant. 5- Déterminer le temps t2 au bout duquel la voiture (1) atteint la ligne d’arrivée. 6- En déduire les vitesses respectives V12 et V22 des deux voitures en km.h−1 à cet instant, ainsi que la distance d qui reste à parcourir à la voiture (2) pour atteindre la ligne d’arrivée. 7- Déterminer le temps t3 au bout duquel la voiture (2) atteint la ligne d’arrivée, et en déduire sa vitesse V23 en km.h−1 à cet instant. Exercice 4.6 : A la Figure 4.10, au cours d’une épreuve de lancer du poids, un candidat lance une boule en acier dont on négligera les dimensions avec une vitesse initiale − − → V0 qui fait avec l’horizontale un angle α = 45°. La portée de ce lancer sur le sol est D = 21, 213 m. La boule est située par rapport au sol à une altitude h0 = 1, 943 m à l’instant initial où elle quitte la main du candidat. On considère le repère cartésien (O ; x ; y) tel que l’axe (Ox) coïncide avec le sol et l’axe vertical (Oy) passe par la position initiale de la boule. La résistance de l’air sera négligée. 1- Déterminer les composantes de l’accélération − → a de la boule dans le repère (O ; x ; y). 2- En déduire les expressions des composantes de sa vitesse − → V (t) et de son vecteur position − − → OM (t). 3- En déduire l’équation de la trajectoire de la boule dans le repère (O ; x ; y). 4- Déterminer le module V0 de − − → V0 . 5- Déterminer l’instant tm où la boule atteint le point le plus haut de sa trajectoire, et en déduire son abscisse xm à cet instant. 6- En déduire la hauteur maximale hm dont s’élève la boule par rapport au sol. 7- Déterminer l’instant ts où la boule atteint le sol. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 210.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 199 8- En déduire les composantes de sa vitesse − → Vs lorsqu’elle touche le sol, ainsi que le module Vs de cette vitesse, et l’angle β (aigu) qu’elle fait avec le sol. Figure 4.10 – Exercice 4.6. Exercice 4.7 : A la Figure 4.11 ci-dessous, une bille de masse m = 200 g et de dimensions négligeables est mise en mouvement au point O0 d’une table horizontale de longueur L = O0O1 = 1, 25 m et de hauteur H = 82, 37 cm avec une vitesse initiale horizontale de module V0 = 3 m.s−1 . Arrivée en O1 après un temps t1 = 0, 5 s, la bille quitte la table et continue son mouvement dans l’air dont la résistance sera négligée. Les frottements que la table exerce sur la bille sont équivalents à une unique force d’intensité f. Figure 4.11 – Exercice 4.7. 1- Exprimer l’accélération a0 de la bille, ainsi que sa vitesse v (t) et la distance d (t) qu’elle parcourt sur la table, en prenant l’instant où elle quitte O0 comme origine des dates. 2- Déterminer la valeur de f. 3- En déduire la vitesse V1 de la bille en O1. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 211.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 200 On considère le repère cartésien (O1 ; x ; y) tel que l’axe (O1x) est horizontal et orienté vers la droite, et l’axe (O1y) est vertical et orienté vers le bas. On prend désormais l’instant où la bille quitte la table comme origine des dates. 4- Déterminer les composantes de l’accélération − → a1 de la bille dans l’air, puis exprimer les composantes de sa vitesse − → V (t) et de son vecteur position − − − → O1M (t). 5- En déduire l’équation de la trajectoire de la bille dans l’air. 6- Déterminer l’abscisse X du point d’impact de la bille sur le sol et en déduire la durée totale T de son mouvement depuis O0. 7- Déterminer les composantes de la vitesse − → Vs de la bille au sol, ainsi que le module Vs de cette vitesse. Exercice 4.8 : On considère à la Figure 4.12 ci-dessous une structure dont la section a une forme trapézoïdale de grande base H1 = 2 m, de petite base H2 = 1, 263 m et de hauteur D = 1, 276 m. Au sommet du plan incliné de la structure, on abandonne sans vitesse initiale une bille ponctuelle qui quitte la structure au point O le plus bas du plan incliné. Le mouvement ultérieur de la bille se déroule dans l’air dont on négligera la résistance. Sur le sol, à une distance d = 80 cm de la face de la structure de hauteur H2 se trouve un récipient de forme parallélépipédique de largeur ` = 30 cm et de hauteur h = 50 cm. On considère le repère cartésien (O ; x ; y). Les frottements sur le plan incliné seront négligés. Figure 4.12 – Exercice 4.8. 1- Déterminer l’angle d’inclinaison α du plan incliné par rapport à l’horizontale, ainsi que sa longueur L, et en déduire l’accélération a de la bille sur ce plan. 2- Déterminer le temps t1 au bout duquel la bille arrive en O, et en déduire le module V0 de sa vitesse − − → V0 en ce point. 3- Déterminer l’équation de la trajectoire de la bille dans l’air. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 212.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 201 4- Déterminer la hauteur h1 de la bille par rapport au sol au moment où elle se trouve au même niveau que la première paroi du récipient. En déduire que la bille n’est pas interceptée par cette paroi. 5- Déterminer la hauteur h2 de la bille par rapport au sol au moment où elle se trouve au même niveau que l’autre paroi du récipient. En déduire que la bille rentre dans le récipient en butant sur cette paroi. 6- Déterminer le temps T qui s’est écoulé entre l’instant où la bille a été abandonnée et l’instant où elle a buté sur la paroi du récipient, et en déduire les composantes de sa vitesse − − → V1 lorsqu’elle bute sur le récipient, ainsi que le module V1 de cette vitesse. Exercice 4.9 : On considère à la Figure 4.13 ci-dessous deux balles (1) et (2) dont on néglige les dimensions, la balle (2) étant posée sur un poteau vertical de hauteur H2 = 1, 216 m. L’axe vertical (Oy) d’un repère cartésien (O ; x ; y) passe par la balle (2), tandis que l’axe horizontal (Ox) coïncide avec le sol. A la date t = 0, on lâche à une hauteur H1 = 2 m la balle (1) sans vitesse initiale, son abscisse étant d = 78 cm. A la date t = τ, on projette la balle (2) avec une vitesse initiale horizontale − − → V0 de module V0. Les deux balles entrent en collision à la date t = tr. La résistance de l’air sera négligée. Figure 4.13 – Exercice 4.9. 1- Déterminer les expressions des composantes des vitesses − − → V1 (t) et − − → V2 (t) et des composantes des vecteurs positions − − − → OM1 (t) et − − − → OM2 (t) des deux balles. 2- En déduire les équations des trajectoires des deux balles. 3- Exprimer tr en fonction de H1, H2, g et τ, et en déduire la valeur maximale τm à laquelle τ doit être inférieur pour qu’il y ait collision entre les deux balles. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 213.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 202 On suppose que τ = 0, 25 s. 4- Déterminer la valeur de tr. 5- En déduire la valeur de V0 pour que les deux balles entrent effectivement en collision à la date t = tr. 6- Déterminer l’abscisse X et l’ordonnée Y du point où la collision a lieu. 7- Déterminer les modules v1 et v2 des vitesses de chaque balle au moment de la collision. Exercice 4.10 : Un joueur de football s’exerce à tirer les coup-francs. Le ballon sphérique de rayon r = 11 cm est posé sur le terrain supposé parfaitement horizontal, comme illustré à la Figure 4.14 ci-dessous. A une distance dM = 10 m du ballon se trouve un accessoire d’entraînement, qui fait office d’un mur de hauteur hM = 1, 8 m. A une distance dB = 20 m du ballon se trouve la ligne des buts de hauteur hB = 2, 42 m. Le joueur frappe le ballon avec une vitesse initiale − − → V0 de module V0 = 79, 69 km.h−1 qui fait avec l’horizontale un angle α ∈ ] 0° ; 90° [. On considère le repère cartésien (O ; x ; y) tel que l’axe horizontal (Ox) coïncide avec le terrain, et l’axe vertical (Oy) passe par la position initiale du centre du ballon. La résistance de l’air sera négligée. Figure 4.14 – Exercice 4.10. 1- Déterminer les expressions des composantes de la vitesse − → V (t) et du vecteur position − − → OC (t) du centre du ballon. 2- En déduire l’équation de la trajectoire du centre du ballon. 3- Exprimer les hauteurs h0 M et h0 B du centre du ballon par rapport au sol lorsqu’il se trouve respectivement au niveau du mur et au niveau de la ligne des buts. 4- Démontrer que pour que le ballon passe au-dessus du mur, et qu’il soit cadré (il rentre dans GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 203 les buts), l’angle α doit vérfier le système d’inéquations ci-dessous :      tan2 α − 10 tan α + 2, 8 0 tan2 α − 5 tan α + 1, 55 0 5- En déduire les deux intervalles possibles dans lesquels α doit se situer pour que la ballon passe au-dessus du mur et qu’il soit cadré. Exercice 4.11 : Un plan en forme de rectangle de longueur L = 2, 28 m et de largeur ` = 1, 955 m est incliné par rapport à l’horizontale d’un angle α = 60°. Soit O l’un des sommets du rectangle. On considère le repère cartésien (O ; x ; y ; z) tel que l’axe (Ox) est dirigé suivant la longueur du plan, l’axe (Oy) est dirigé suivant la largeur du plan, et l’axe (Oz) est dirigé suivant la perpendiculaire au plan. On communique en O une vitesse initiale − − → V0 (de module V0) faisant avec l’axe (Ox) un angle β à une bille ponctuelle, et elle se met en mouvement en restant sur le plan incliné. Elle s’élève jusqu’à la limite du plan, avant de retomber sur l’axe (Ox) en un autre sommet du rectangle. La Figure 4.15 ci-dessous illustre la situation. Les frottements seront négligés. Figure 4.15 – Exercice 4.11. 1- Donner les composantes de l’accélération − → a de la bille et de la vitesse initiale − − → V0 dans le repère (O ; x ; y ; z). 2- En déduire les expressions des composantes de la vitesse − → V (t) et du vecteur position − − → OM (t) de la bille. 3- En déduire les équations qui régissent la trajectoire du mouvement de la bille. 4- Exprimer l’ordonnée maximale H de la bille et la portée D de son mouvement. 5- En déduire la valeur de β, puis la valeur de V0. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 215.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 204 Exercice 4.12 : Afin de déterminer la valeur de l’accélération de la pesanteur g dans une région où l’on négligera la résistance de l’air, on procède à une expérience qui consiste à lancer verticalement vers le bas, à une altitude h0 = 3 m du sol horizontal une balle de dimensions négligeables, avec une vitesse initiale V0, comme illustré à la Figure 4.16 ci-dessous. Figure 4.16 – Exercice 4.12. Un dispositif permet d’enregistrer la vitesse V de la balle lorsqu’elle se trouve à une altitude h par rapport au sol. Les données ont été consignées dans le Tableau 4.2 ci-dessous. Tableau 4.2 – Exercice 4.12. h (m) 2, 8 2, 5 2, 2 2 1, 8 1, 5 1, 2 1 0, 8 0, 5 V (m.s−1 ) 2, 81 3, 71 4, 43 4, 85 5, 24 5, 77 6, 26 6, 57 6, 86 7, 28 h0 − h (m) V2 (m2 .s−2 ) 1- Compléter le Tableau 4.2 ci-dessus. 2- Exprimer V2 en fonction de g, h0, h et V0. 3- Tracer le graphe V2 = f (h0 − h). Echelle : 1 cm −→ 0, 25 m et 1 cm −→ 5 m2 .s−2 . 4- Déterminer une équation de la courbe obtenue. 5- En déduire les valeurs de l’accélération de la pesanteur et de V0. Exercice 4.13 : A la Figure 4.17, un électron de masse me = 9, 1 × 10−31 kg se déplace à l’intérieur d’un condensateur constitué de deux armatures parallèles de même longeur ` = 50 cm et séparées par une distance d = 20 cm. A l’instant initial, l’électron se trouve au même niveau que les extrémités gauches des deux armatures, à une distance d0 = 5 cm de l’armature supérieure. L’électron quitte cette position avec une vitesse initiale − − → V0 de module V0 = 2 × 106 m.s−1 qui fait avec l’horizontale un angle α = 45°. Il règne entre les deux armatures une différence de GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 205 potentiel U = 10 V. L’électron sort du condensateur au point S, et atteint au point P un écran vertical placé à une distance D = 30 cm de la droite passant par les extrémités droites des plaques. On considère le repère cartésien (O ; x ; y) tel que l’axe horizontal (Ox) coïncide avec la droite située à mi-distance des deux armatures et l’axe vertical (Oy) passe par la position initiale de l’électron. On négligera le poids de l’électron devant les autres forces. Figure 4.17 – Exercice 4.13. 1- Représenter la force électrique − → F subie par l’électron, le champ électrique − → E entre les armatures, et les signes de ces armatures, puis calculer le module E de − → E . 2- En déduire les composantes de l’accélération − → a de l’électron à l’intérieur du condensateur. 3- Déterminer les expressions des composantes de la vitesse − → V (t) et du vecteur position − − → OM (t) de l’électron entre les armatures. 4- En déduire l’équation y (x) de la trajectoire de l’électron entre les armatures, puis la dérivée y0 (x) de y (x). 5- Déterminer l’instant tm où l’électron atteint le point le plus bas de sa trajectoire, et en déduire les coordonnées xm et ym de ce point. 6- Déterminer l’instant tS où l’électron atteint le point S, et l’ordonnée yS de S. 7- Déterminer l’équation de la tangente (T) à la trajectoire au point S et en déduire l’abscisse xI du point d’intersection I entre (T) et l’axe (Ox). 8- Déterminer les composantes de la vitesse − − → VS de l’électron au point S, le module VS de cette vitesse, ainsi que l’angle aigu β qu’elle fait avec l’horizontale. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 206 Lorsque l’électron sort du condensateur, il continue son mouvement en ligne droite. Soit P0 le point d’intersection entre l’écran et l’axe (Ox). 9- Déterminer la distance IP0 et en déduire la déflexion électrostatique PP0 sur l’écran. Exercice 4.14 : A la Figure 4.18 ci-dessous, un proton de masse mp = 1, 67 × 10−27 kg est accéléré entre deux armatures verticales séparées d’une distance d1 et entre lesquelles règne une différence de potentiel U. Le proton a un vitesse nulle au niveau de l’armature verticale gauche, et acquiert une vitesse − − → V0 horizontale de module V0 au point O, au niveau de l’armature verticale droite. Le proton continu ensuite son mouvement à l’intérieur d’un condensateur constitué de deux armatures horizontales de longueur `, distantes de d2 = 35, 36 cm et entre lesquelles est établie la même différence de potentiel U. On considère le repère cartésien (O ; x ; y) tel que l’axe horizontal (Ox) se situe au mileu des deux armatures horizontales, et l’axe vertical (Oy) coïncide avec l’armature verticale droite. On négligera le poids du proton devant les autres forces. Figure 4.18 – Exercice 4.14. 1- Représenter les forces électriques − → F1 et − → F2 subies par le proton respectivement entre les armatures verticales et entre les armatures horizontales. Représenter également les champs électriques − → E1 et − → E2 régant entre les armartures, ainsi que les signes de toutes ces armatures. 2- En utilisant le théorème de l’énergie cinétique, donner l’expression de V0. 3- Déterminer les composantes de l’accélération − → a du proton entre les armatures horizontales, et en déduire les équations horaires du mouvement en prenant pour origine des dates l’instant où le proton se trouve au point O. 4- En déduire l’équation de la trajectoire du proton. 5- En déduire la valeur maximale `m à laquelle ` doit être inférieur, pour que le proton puisse sortir du condensateur sans percuter l’armature supérieure. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 218.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 207 Exercice 4.15 : A la Figure 4.19 ci-dessous, une boule ponctuelle de masse m = 800 g et de charge électrique q = −0, 2 mC se déplace à l’intérieur d’un condensateur constitué de deux armatures verticales (M) et (N) de longueur ` = 90 cm et distantes de d = 40 cm, entre lesquelles est établie une d.d.p. U = VM − VN = 10 kV. La boule se trouve initialement au point O, à l’entrée du conden- sateur, et sa vitesse initiale − − → V0 est verticale. On considère le repère cartésien (O ; x ; y) tel que l’axe vertical (Oy) passe par le milieu des deux armatures. Figure 4.19 – Exercice 4.15. 1- Représenter le champ électrique − → E régnant entre les armatures du condensateur, et calculer son module. 2- Faire le bilan des forces qui s’exerçent sur la boule et les représenter. 3- Déterminer les composantes du vecteur accélération − → a de la boule. 4- Déterminer les expressions des composantes de la vitesse − → V (t) et du vecteur position − − → OM (t) de la boule. 5- En déduire l’équation de la trajectoire de la boule. 6- En résolvant une équation du second degré, déterminer l’expression du temps t en fonction de y, et en déduire l’expression de x en fonction de y. 7- Déterminer la valeur minimale V0m que doit dépasser la vitesse V0 pour que la boule sorte du condensateur sans percuter l’une des armatures. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 208 Evaluations des compétences On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2 . Evaluation 4.1 : A la Figure 4.20 ci-dessous (vue de dessus), une fourgonnette de longueur L1 = 2 m et de largeur ` = 1 m roule sur une voie horizontale de l’Ouest vers l’Est avec une vitesse constante V1 = 72 km.h−1 . Une mobylette de longueur L2 = 1, 5 m et de largeur négligeable roule quant à elle sur une autre voie horizontale, du Sud vers le Nord avec une vitesse constante V2. Les deux voies se rencontrent en un carrefour de centre O, pris comme origine d’un repère orthogonal (O ; x ; y) dont l’axe (Ox) coïncide avec la direction du déplacement du centre de la fougonnette et l’axe (Oy) coïncide avec la direction du déplacement de la mobylette. A un instant pris comme origine des dates, l’avant de la fourgonnette se trouve à une distance d1 = 16 m du plan vertical contenant l’axe (Oy), tandis que l’avant de la mobylette se trouve à une distance d2 = 22 m du plan vertical contenant l’axe (Ox). Figure 4.20 – Evaluation 4.1. Quelle est la valeur minimale V2min que doit dépasser la vitesse V2 de la mobylette pour qu’elle passe devant la fougonnette sans être heurtée ? Quelle est la valeur maximale V2max à laquelle la vitesse V2 doit être inférieure pour que la mobylette passe derrière la fourgonnette sans l’heurter ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 209 Evaluation 4.2 : A la Figure 4.21 ci-dessous, un chariot de longueur ` = 30 cm et de hauteur h = 50 cm est placé sur le sol horizontal et lisse. Un poteau de hauteur H = 1 m est implanté dans le même sol, et au-dessus de lui se trouve une bille de dimensions négligeables connectée à un dispositif qui lorsqu’il est déclenché projette instantanément la bille avec une vitesse de module V0 = 1 m.s−1 faisant un angle α = 45° avec l’horizontale. A un instant pris comme origine des dates, le poteau est séparé de l’avant du chariot d’une distance D = 2 m. A ce même instant, on communique au chariot une vitesse intiale V = 0, 5 m.s−1 . Les frottements étant négligés, le chariot peut rouler sur le sol à une vitesse constante. On considère le repère orthogonal (O ; x ; y) d’origine O dont l’axe horizontal (Ox) coïncide avec le sol et l’axe vertical (Oy) passe par la postion de la bille sur le poteau. La résistance de l’air est négligée. Figure 4.21 – Evaluation 4.2. Après quelle date τmin au minimum et avant quelle date τmax au maximum doit-on déclencher le dispositif pour que la bille puisse entrer dans le chariot ? Evaluation 4.3 : A la Figure 4.22, on considère deux armatures parallèles et horizontales (M) et (N) de lon- gueur L = 50 cm et séparées par une distance d = 20 cm. A un instant pris comme origine des dates, à l’intersection entre la droite joignant les extrémités gauches des deux armatures, et la droite horizontale placée à mi-distance entre elles, un proton de masse mp = 1, 67 × 10−27 kg pénètre entre les armatures avec une vitesse initiale de module V = 1000 km.s−1 dirigée vers le haut et faisant un angle α = 30° avec l’horizontale. A la même date, à l’intersection entre la droite joignant les extrémités droites des deux armatures et la droite horizontale placée à mi-distance entre elles, un électron de masse me = 9, 1 × 10−31 kg pénètre entre les armatures avec une vitesse initiale de même module V dirigée vers le bas et faisant le même angle α avec l’horizontale. On considère le repère orthogonal (O ; x ; y) d’origine O dont l’axe horizontal (Ox) passe par les positions initiales du proton et de l’électron et l’axe vertical (Oy) passe par la position initiale du proton. Le poids du proton et celui de l’électron sont négligés devant les autres forces. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 210 Figure 4.22 – Evaluation 4.3. Quelle tension positive U = VM − VN doit-on établir entre les armatures pour que le proton et l’électron puissent entrer en collision ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 211 Corrections des exercices Exercice 4.1 : 1- Les forces extérieures subies par la brique sur le plan incliné sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La réaction normale − → R du plan incliné. Ces forces ont été représentées à la Figure 4.23 ci-dessous. Figure 4.23 – Correction de l’exercice 4.1. 2- Soit − → a1 le vecteur-accélération du centre d’inertie de la brique sur le plan incliné. D’après le théorème du centre d’inertie, on peut écrire : − → P      mg sin α −mg cos α + − → R      0 R = m− → a1      ma1 0 D’où : a1 = g sin α Application numérique : a1 = 9, 8 × sin 30◦ Soit : a1 = 4, 9 m.s−2 3- La vitesse et la position de la brique s’expriment en fonction du temps par : V1 (t) =a1t + V10 et x1(t) = 1 2 a1t2 + V10t+x10 Or, la vitesse initiale de la brique est nulle, donc, V10 = 0. De même, puisque l’origine des GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 212 espaces est prise au sommet du plan incliné, on a x10 = 0. D’où : V1 (t) =a1t x1 (t) = a1 2 t2 4- A l’instant t = tb, la brique atteint le point le plus bas du plan incliné, et sa position à cet instant est telle que : x(t = tb) = L = a1 2 tb 2 D’où : tb = Ê 2L a1 Application numérique : tb = Ê 2 × 2, 45 4, 9 Soit : tb = 1 s 5- La vitesse Vb = V (t = tb) de la brique à l’instant t = tb est donnée par : Vb =a1tb Application numérique : Vb =4, 9 × 1 Soit : Vb = 4, 9 m.s−1 6- Les forces extérieures qui agissent sur la brique sur le plan horizontal sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La réaction normale − − → RN du plan horizontal ; — La force de frottement − → f . Ces forces ont été représentées à la Figure 4.23. 7- Le vecteur accélération − → a2 du centre d’inertie de la brique étant horizontal, tout comme la force de frottement − → f , le poids − → P et la réaction − − → RN se compensent. La deuxième loi de Newton peut donc s’écrire : −f = ma2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 213 D’où : a2 = − f m 8- L’accélération a2 de la brique est constante, sa vitesse et sa position en fonction du temps s’expriment par : V2 (t) =a2t + V20 et x2(t) = 1 2 a2t2 + V20t+x20 Or, V20 correspond à la vitesse de la brique lorsqu’elle aborde le plan horizontal, donc, V20 = Vb. De même, puisque l’origine des espaces est prise cette fois-ci au point le plus bas du plan incliné, on a x20 = 0. D’où : V2 (t) = − f m t + Vb x2 (t) = − f 2m t2 + Vbt 9- Lorsque la brique s’immobilise à l’instant t = ta, sa vitesse s’annule. On a donc : V2 (t = ta) = − f m ta + Vb = 0 D’où : ta = mVb f 10- Notons da = 1, 225 m la distance parcourue par la brique sur le plan horizontal avant de s’immobiliser. On a : x2 (t = ta) = da = − f 2m ta 2 + Vbta =⇒ − f 2m m2 Vb 2 f2 + mVb 2 f = da =⇒ mVb 2 2f = da D’où : f = mVb 2 2da Application numérique : f = 1, 5 × 4, 92 2 × 1, 225 Soit : f = 14, 7 N GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 214 11- On a obtenu précédemment la relation : ta = mVb f Application numérique : ta = 1, 5 × 4, 9 14, 7 Soit : ta = 0, 5 s La durée totale T du mouvement de la brique vaut : T = tb + ta Application numérique : T = 1 + 0, 5 Soit : T = 1, 5 s Exercice 4.2 : 1- Soit m la masse de la boule. Lorsqu’elle monte, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : −mg = ma D’où : a = −g Application numérique : a = −9, 8 m.s−2 L’accélération étant constante et négative, le mouvement de la boule lorsqu’elle monte est donc rectiligne uniformément retardé. 2- La vitesse V (t) et la hauteur h (t) par rapport au sol de la boule sont : V (t) = at + V0 h (t) = a 2 t2 + V0t + h0 3- La boule s’immobilise après t = tm = 0, 3 s. A cet instant, sa vitesse s’annule, et on a : V (t = tm) = atm + V0 = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 226.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 215 D’où : V0 = −atm Application numérique : V0 = − (−9, 8) × 0, 3 Soit : V0 = 2, 94 m.s−1 4- La hauteur maximale dont s’élève la boule correspond à sa hauteur par rapport au sol à l’instant t = tm où elle s’immobilise. On a donc : hm = a 2 tm 2 + V0tm + h0 Application numérique : hm = −9, 8 × 0, 32 2 + 2, 94 × 0, 3 + 1, 56 Soit : hm = 2 m 5- Lorsque la boule descend, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : mg = ma0 D’où : a0 = g Application numérique : a0 = 9, 8 m.s−2 L’accélération étant constante et positive, le mouvement de la boule lorsqu’elle descend est donc rectiligne uniformément accéléré. 6- Puisque la vitesse de la boule à l’instant intial est nulle, sa vitesse instantannée V0 (t) lorsqu’elle descend est donnée par : V0 (t) = a0 t La distance d (t) parcourue par la boule depuis l’instant initial est donnée par : d (t) = a0 2 t2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 216 Or, la hauteur h0 (t) de la boule par rapport au sol s’exprime en fonction de d (t) par la relation : d (t) + h0 (t) = hm =⇒ h0 (t) = −d (t) + hm D’où : h0 (t) = − a0 2 t2 + hm 7- A l’instant t = tp, la boule repasse par son point de lancement, et sa hauteur est telle que : h0 (t = tp) = h0 = − a0 2 tp 2 + hm =⇒ a0 2 tp 2 = hm − h0 D’où : tp = Ê 2 (hm − h0) a0 Application numérique : tp = Ê 2 (2 − 1, 56) 9, 8 Soit : tp = 0, 3 s 8- La vitesse V0 0 avec laquelle la boule repasse par son point de lancement est donnée par : V0 0 = a0 tp Application numérique : V0 0 = 9, 8 × 0, 3 Soit : V0 0 = 2, 94 m.s−1 On constate que V0 0 = V0. De même, tp = tm = 0, 3 s. On en conclut donc que la durée du mouvement de la boule lorsqu’elle monte de son point de lancement jusqu’au point le plus haut est encore égale à la durée de son mouvement lorsqu’elle descend de son point le plus haut jusqu’à son point de lancement. De même, la vitesse avec laquelle elle repasse par son point de lancement en redescendant est encore égale à la vitesse avec laquelle elle a été lancée en ce point. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 228.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 217 9- Lorsque la boule atteint le sol à l’instant t = ts, sa hauteur est nulle, et on a : h0 (t = ts) = − a0 2 ts 2 + hm = 0 D’où : ts = Ê 2hm a0 Application numérique : ts = Ê 2 × 2 9, 8 Soit : ts = 0, 639 s 10- La durée totale T du mouvement de la boule jusqu’au sol est : T = tm + ts Application numérique : T = 0, 3 + 0, 639 Soit : T = 0, 939 s La vitesse Vs de la boule au sol est donnée par : Vs = a0 ts Application numérique : Vs = 9, 8 × 0, 639 Soit : Vs = 6, 26 s Exercice 4.3 : 1- Les forces qui agissent sur le bloc de masse m1 sont : — Son poids − → P1 = m1 − → g ; — La tension − → T1 de la corde. Les forces qui agissent sur le bloc de masse m2 sont : — Son poids − → P2 = m2 − → g ; — La réaction normale − → R de la table ; — La tension − → T2 de la corde ; — La force − → F . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 229.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 218 Ces forces ont été représentées à la Figure 4.24 ci-dessous. Figure 4.24 – Correction de l’exercice 4.3. 2- Le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à l’axe horizontal (∆) passant par son centre est donné par : J(∆) = 1 2 MR2 Application numérique : J(∆) = 3 × 0, 052 2 Soit : J(∆) = 3, 75 × 10−3 kg.m2 3- Les deux blocs ont la même accélération a. L’accélération angulaire θ̈ de la poulie s’exprime en fonction de a selon la relation : θ̈ = a R Le théorème du centre d’inertie appliqué aux deux blocs peut s’écrire :      − → P1 + − → T1 = m1 − → a1 − → P2 + − → R + − → T2 + − → F = m2 − → a2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 230.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 219 =⇒      −m1g + T1 = m1a −T2 + F cos α = m2a =⇒      T1 = m1 (a + g) T2 = F cos α − m2a Soient − → T0 1 et − → T0 2 les tensions que les brins vertical et horizontal de la corde exercent sur les extrémités de la poulie. Les moments de ces deux forces par rapport à l’axe (∆) ont pour expressions respectives : M1 = −T0 1R = −T1R et M2 = T0 2R = T2R Le poids de la poulie rencontre l’axe (∆), et son moment par rapport à cet axe est donc nul. La relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation appliquée à la poulie peut s’écrire : M1 + M2 = J(∆)θ̈ = J(∆) R a =⇒ −T1R + T2R = J(∆) R a =⇒ −T1 + T2 = J(∆) R2 a En remplaçant dans l’égalité ci-dessus les expressions de T1 et T2 obtenues plus haut, on obtient : −m1 (a + g) + F cos α − m2a = J(∆) R2 a =⇒ −m1g + F cos α = m1a + m2a + J(∆) R2 a D’où : a = F cos α − m1g m1 + m2 + J(∆) R2 4- Les deux blocs ont la même accélération a. Ils acquièrent simultanément la même vitesse V (t) et parcourent la même distance pendant un même intervalle de temps. La hauteur h (t) dont s’élève le bloc de masse m1 est encore égale à la distance d (t) parcourue par le bloc de masse m2 sur la table. On a : V (t) = at et h (t) = d (t) = 1 2 at2 La hauteur H est telle que : h (t = T) = H = 1 2 aT2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 231.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 220 D’où : a = 2H T2 Application numérique : a = 2 × 2 12 Soit : a = 4 m.s−2 L’accélération angulaire θ̈ est donnée par : θ̈ = a R Application numérique : θ̈ = 4 0, 05 Soit : θ̈ = 80 rad.s−2 5- On a obtenu plus haut la relation : a = F cos α − m1g m1 + m2 + J(∆) R2 On en déduit : F = a € m1 + m2 + J(∆) R2 Š + m1g cos α Application numérique : F = 4 € 2 + 1, 5 + 3,75×10−3 0,052 Š + 2 × 9, 8 cos 60◦ Soit : F = 79, 2 N On a de même : T1 = m1 (a + g) T2 = F cos α − m2a Applications numériques : T1 = 2 × (4 + 9, 8) T2 = 79, 2 × cos 60◦ − 1, 5 × 4 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 232.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 221 Soit : T1 = 27, 6 N T2 = 33, 6 N 6- La vitesse des blocs au bout de l’opération est donnée par : V = aT Application numérique : V = 4 × 1 Soit : V = 4 m.s−1 7- La pulsation ω (t) et l’angle balayé θ (t) par la poulie sont donnés par : ω (t) = θ̈t et θ (t) = 2πn (t) = θ̈ 2 t2 Le nombre n de tours effectués par la poulie est donc : n = θ̈T2 4π Application numérique : n = 80 × 12 4π Soit : n = 6, 36 tours La vitesse angulaire ω de la poulie au bout de l’opération est : ω = θ̈T Application numérique : ω = 80 × 1 Soit : ω = 80 rad.s−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 233.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 222 Exercice 4.4 : 1- Les forces extérieures qui agissent sur le cube d’arête c1 sont : — Son poids − → P1 = m1 − → g ; — La tension − → T1 de la corde ; — La réaction normale − − − → RN1 du plan ; — La force de frottement − → f1 de module f. Les forces extérieures qui agissent sur le cube d’arête c2 sont : — Son poids − → P2 = m2 − → g ; — La tension − → T2 de la corde ; — La réaction normale − − − → RN2 du plan ; — La force de frottement − → f2 de module f. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 4.25 ci-dessous. Figure 4.25 – Correction de l’exercice 4.4. 2- La poulie est contituée de deux cylindres de même axe (∆). Son moment d’inertie J(∆) par rapport à (∆) est donc donné par : J(∆) = 1 2 M1R1 2 + M2R2 2 Application numérique : J(∆) = 6 × 0, 12 + 4 × 0, 052 2 Soit : J(∆) = 0, 035 kg.m2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 234.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 223 3- En appliquant la deuxième loi de Newton aux deux cubes, on peut écrire :      − → P1 + − → T1 + − − − → RN1 + − → f1 = m1 − → a1 − → P2 + − → T2 + − − − → RN2 + − → f2 = m2 − → a2 =⇒      m1g sin α − T1 − f = m1a1 −m2g sin β + T2 − f = m2a2 =⇒      T1 = m1g sin α − f − m1a1 T2 = m2a2 + m2g sin β + f Soient − → T0 1 et − → T0 2 les forces que les cordes exercent sur les cylindres. Leurs moments respectifs par rapport à l’axe (∆) sont : M1 = T0 1R1 = T1R1 et M2 = −T0 2R2 = −T2R2 En appliquant la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en mouvement de rotation à la poulie, on peut écrire : M1 + M2 = T1R1 − T2R2 = J(∆)θ̈ En remplaçant T1 et T2 par leurs expressions obtenues plus haut, on peut écrire : m1R1g sin α − fR1 − m1a1R1 − m2a2R2 − m2R2g sin β − fR2 = J(∆)θ̈ Or, on a : a1 = R1θ̈ et a2 = R2θ̈ Ainsi, on a donc : m1R1g sin α − fR1 − m1R1 2 θ̈ − m2R2 2 θ̈ − m2R2g sin β − fR2 = J(∆)θ̈ =⇒ m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) θ̈ = m1R1g sin α − m2R2g sin β − f (R1 + R2) D’où : θ̈ = g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − f (R1 + R2) m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) 4- Au bout de T = 0, 8 s, le centre d’inertie du cube d’arête c1 parcourt la distance D1. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 235.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 224 Figure 4.26 – Correction de l’exercice 4.4 (Distances parcourues par les cubes). On a : L1 = c1 2 + D1 + c1 2 = D1 + c1 D’où : D1 = L1 − c1 Application numérique : D1 = 47 − 7 Soit : D1 = 40 cm Les expressions des vitesses et des distances parcourues par les deux cubes sont : V1 (t) = a1t et V2 (t) = a2t d1 (t) = a1 2 t2 et d2 (t) = a2 2 t2 On a : d2 (t) d1 (t) = a2t2 2 2 a1t2 = a2 a1 = R2θ̈ R1θ̈ = R2 R1 On a donc : D2 D1 = R2 R1 D’où : D2 = D1R2 R1 Application numérique : D2 = 40 × 5 10 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 236.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 225 Soit : D2 = 20 cm Les équations horaires de la vitesse angulaire et de l’abscisse angulaire de la poulie sont : θ̇ (t) = θ̈t et θ (t) = θ̈ 2 t2 On a : θ (t) d1 (t) = θ̈t2 2 2 a1t2 = θ̈ a1 = 1 R1 Le nombre de tours n effectués par la poulie au bout de T = 0, 8 s est donc tel que : 2πn D1 = 1 R1 D’où : n = D1 2πR1 Application numérique : n = 40 2 × π × 0, 1 Soit : n = 63, 66 tours De façon analogue avec le cube d’arête c1, on a : L2 = D2 + c2 Application numérique : L2 = 20 + 5 Soit : L2 = 25 cm 5- En se servant des équations horaires des cubes, on peut écrire : d1 (t = T) = D1 = a1 2 T2 et d2 (t = T) = D2 = a2 2 T2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 237.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 226 D’où : a1 = 2D1 T2 a2 = 2D2 T2 Applications numériques : a1 = 2 × 0, 4 0, 82 a2 = 2 × 0, 2 0, 82 Soit : a1 = 1, 25 m.s−2 a2 = 0, 625 m.s−2 On a de même : θ̈ = a1 R1 Application numérique : θ̈ = 1, 25 0, 1 Soit : θ̈ = 12, 5 rad.s−2 6- Nous avons précédemment montré que : θ̈ = g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − f (R1 + R2) m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) =⇒ g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − f (R1 + R2) = θ̈ m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) =⇒ f (R1 + R2) = g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − θ̈ m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) D’où : f = g (m1R1 sin α − m2R2 sin β) − θ̈ m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) R1 + R2 Application numérique : f = 9, 8 × (3 × 0, 1 × sin 60◦ − 2 × 0, 05 × sin 30◦ ) 0, 1 + 0, 05 − 12, 5 × 3 × 0, 12 + 2 × 0, 052 + 0, 035 0, 1 + 0, 05 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 238.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 227 Soit : f = 7, 874 N On a de même : T1 = m1 (g sin α − a1) − f T2 = m2 (g sin β + a2) + f Applications numériques : T1 = 3 (9, 8 × sin 60◦ − 1, 25) − 7, 874 T2 = 2 (9, 8 × sin 30◦ + 0, 625) + 7, 874 Soit : T1 = 13, 837 N T2 = 18, 924 N 7- Les vitesses des deux cubes au bout de T = 0, 8 s sont données par les lois horaires. On a : v1 = a1T v2 = a2T Applications numériques : v1 = 1, 25 × 0, 8 v2 = 0, 625 × 0, 8 Soit : v1 = 1 m.s−1 v2 = 0, 5 m.s−1 De même, la vitesse angulaire de la poulie au bout de T = 0, 8 s est donnée par : ω = θ̈T Application numérique : ω = 12, 5 × 0, 8 Soit : ω = 10 rad.s−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 239.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 228 Exercice 4.5 : 1- Les vitesses respectives V1 (t) et V2 (t) des deux voitures sont données par : V1 (t) = a1 (t − τ) , t ≥ τ V2 (t) = a2t Les équations horaires x1 (t) et x2 (t) des deux voitures sont quant à elles données par : x1 (t) = a1 2 (t − τ)2 , t ≥ τ x2 (t) = a2 2 t2 + x0 2- La voiture (1) atteint la ligne d’arrivée avant la voiture (2) si à cet instant, l’abscisse de la voiture (2) est inférieure à l’abscisse de la voiture (1) (qui correspond à la distance D). Soit T l’instant où la voiture (1) atteint la ligne d’arrivée. On a : x1 (t = T) = D = a1 2 (T − τ)2 =⇒ (T − τ)2 = 2D a1 =⇒ T = Ê 2D a1 + τ L’abscisse de la voiture (2) à l’instant T est donnée par : x2 (t = T) = a2 2 T2 + x0 = a2 2 Ê 2D a1 + τ !2 + x0 On doit avoir la condition : x2 (t = T) x1 (t = T) =⇒ a2 2 Ê 2D a1 + τ !2 + x0 D =⇒ Ê 2D a1 + τ !2 2 (D − x0) a2 =⇒ Ê 2D a1 Ê 2 (D − x0) a2 − τ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 240.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 229 =⇒ 2D a1 Ê 2 (D − x0) a2 − τ !2 =⇒ 1 a1 È 2(D−x0) a2 − τ 2 2D =⇒ a1 2D È 2(D−x0) a2 − τ 2 D’où : a1m = 2D €È 2(D−x0) a2 − τ Š2 3- A l’instant t1 où la voiture (1) rattrape la voiture (2), on a : x1 (t = t1) = x2 (t = t2) avec t ≥ τ =⇒ a1 2 (t1 − τ)2 = a2 2 t1 2 + x0 =⇒ a1 t1 2 − 2τt1 + τ2 = a2t1 2 + 2x0 =⇒ (a1 − a2) t1 2 − 2a1τt1 + a1τ2 − 2x0 = 0 Le discriminant de l’équation du second degré ci-dessus vaut : ∆ = 4a1 2 τ2 − 4 (a1 − a2) a1τ2 − 2x0 = 4 a1 2 τ2 − (a1 − a2) a1τ2 − 2x0 =⇒ √ ∆ = p 4 [a1 2τ2 − (a1 − a2) (a1τ2 − 2x0)] = 2 p a1 2τ2 − (a1 − a2) (a1τ2 − 2x0) On a donc : t1 = 2a1τ ± 2 p a1 2τ2 − (a1 − a2) (a1τ2 − 2x0) 2 (a1 − a2) D’où : t1 = a1τ ± p a1 2τ2 − (a1 − a2) (a1τ2 − 2x0) (a1 − a2) Application numérique : t1 = 14 × 3 ± p 142 × 32 − (14 − 4) (14 × 32 − 2 × 2) (14 − 4) Soit : t1 = 1, 867 s ou t1 = 6, 532 s GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 241.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 230 Or, 1, 867 τ ≡ 3 s. La solution t1 = 1, 867 s n’est donc pas possible. Donc, on a finalement : t1 = 6, 532 s 4- L’abscisse X des deux voitures à l’instant ou la voiture (1) atteint la ligne d’arrivée est donnée par : X = a1 (t1 − τ)2 2 Application numérique : X = 14 × (6, 532 − 3)2 2 Soit : X = 87, 344 m Les vitesses respectives des deux voitures au même instant sont données par : V11 = a1 (t1 − τ) V21 = a2t1 Applications numériques : V11 = 3, 6 × 14 × (6, 532 − 3) V21 = 3, 6 × 4 × 6, 532 Soit : V11 = 178, 032 km.h−1 V21 = 94, 066 km.h−1 5- Nous avons exprimé à la question 2 le temps au bout duquel la voiture (1) atteint la ligne d’arrivée. On a : t2 = Ê 2D a1 + τ Application numérique : t2 = Ê 2 × 100 14 + 3 Soit : t2 = 6, 78 s GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 242.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 231 6- Les vitesses respectives des deux voitures à l’instant t2 sont données par : V12 = a1 (t2 − τ) V22 = a2t2 Applications numériques : V12 = 3, 6 × 14 × (6, 78 − 3) V22 = 3, 6 × 4 × 6, 78 Soit : V12 = 190, 494 km.h−1 V22 = 97, 626 km.h−1 L’abscisse de la voiture (2) à l’instant t2 est donnée par : x2 (t = t2) = a2t2 2 2 + x0 La distance d qu’elle doit encore parcourir avant d’atteindre la ligné d’arrivée est donnée par : d = D − x2 (t = t2) D’où : d = D − a2t2 2 2 − x0 Application numérique : d = 100 − 4 × 6, 782 2 − 2 Soit : d = 6, 072 m 7- Lorsque la voiture (2) atteint la ligne d’arrivée à l’instant t3, son abscisse est donnée par : x2 (t = t3) = D = a2t3 2 2 + x0 =⇒ a2t3 2 2 = D − x0 D’où : t3 = Ê 2 (D − x0) a2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 243.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 232 Application numérique : t3 = Ê 2 × (100 − 2) 4 Soit : t3 = 7 s La vitesse de la voiture (2) à l’instant t3 est donnée par : V23 = a2t3 Application numérique : V23 = 3, 6 × 4 × 7 Soit : V23 = 100, 8 km.h−1 Exercice 4.6 : 1- Tout au long de son mouvement, la boule n’est soumise qu’à son poids − → P . Notons m la masse de la boule. La deuxième loi de Newton s’écrit : − → P      0 −mg = m− → a      max may D’où : − → a      ax = 0 ay = −g 2- Le vecteur-vitesse instantannée − → V (t) de la boule est tel que : − → V (t)      Vx (t) = axt + V0x Vy (t) = ayt + V0y Or, le vecteur-vitesse initiale − − → V0 de la boule est tel que : − − → V0      V0x = V0 cos α V0y = V0 sin α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 244.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 233 D’où : − → V (t)      Vx (t) = V0 cos α Vy (t) = −gt + V0 sin α Le vecteur position − − → OM (t) de la boule est quant à lui donné par : − − → OM (t)      x (t) = 1 2 axt2 + V0xt + x0 y (t) = 1 2 ayt2 + V0yt + y0 Or, x0 = 0 et y0 = h0. D’où : − − → OM (t)      x (t) = (V0 cos α) t y (t) = − 1 2 gt2 + (V0 sin α) t + h0 3- A partir de l’équation donnant l’abscisse x (t) de la boule, on peut exprimer le temps t par : t = x V0 cos α En remplaçant t par l’expression ci-dessus dans l’équation donnant y (t), on obtient : y = − 1 2 g  x V0 cos α ‹2 + (V0 sin α)  x V0 cos α ‹ + h0 = − 1 2 g x2 V0 2 cos2 α + (tan α) x + h0 L’équation horaire de la trajectoire de la boule dans le repère (O ; x ; y) est donc : y = f(x) = − g 2V0 2 cos2 α x2 + (tan α) x + h0 4- La portée du lancer de la boule est D. Le point de coordonnées (x = D ; y = 0) appartient à la trajectoire de la boule. On a donc : 0 = − g 2V0 2 cos2 α D2 + (tan α) D + h0 =⇒ gD2 2V0 2 cos2 α = D tan α + h0 =⇒ 2V0 2 cos2 α = gD2 D tan α + h0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 245.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 234 =⇒ V0 2 = D2 cos2 α g 2 (D tan α + h0) D’où : V0 = D cos α Ê g 2 (D tan α + h0) Application numérique : V0 = 21, 213 cos 45◦ Ê 9, 8 2 × (21, 213 × tan 45◦ + 1, 943) Soit : V0 = 13, 8 m.s−1 5- Lorsque la boule atteint le point le plus haut de sa trajectoire à l’instant tm, la composante verticale de sa vitesse s’annule. On a donc : Vy (t = tm) = −gtm + V0 sin α = 0 D’où : tm = V0 sin α g Application numérique : tm = 13, 8 × sin 45◦ 9, 8 Soit : tm = 0, 995 s L’abscisse xm de la boule à cet instant est donnée par : xm = V0tm cos α Application numérique : xm = 13, 8 × 0, 995 × cos 45◦ Soit : xm = 9, 716 m 6- La hauteur maximale hm dont s’élève la boule par rapport au sol correspond à son ordonnée y (t = tm) à l’instant t = tm. A l’aide de l’équation de la trajectoire, on a : hm = − gxm 2 2V0 2 cos2 α + xm tan α + h0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 246.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 235 Application numérique : hm = − 9, 8 × 9, 7162 2 × 13, 82 × cos2 45◦ + 9, 716 × tan 45◦ + 1, 943 Soit : hm = 6, 8 m 7- Lorsque la boule atteint le sol à l’instant ts, son abscisse est telle que : x (t = ts) = D = V0ts cos α D’où : ts = D V0 cos α Application numérique : ts = 21, 213 13, 8 × cos 45◦ Soit : ts = 2, 173 s 8- La vitesse de la boule à l’instant ts où elle atteint le sol est telle que : − → Vs      Vsx = V0 cos α Vsy = −gts + V0 sin α Applications numériques : − → Vs      Vsx = 13, 8 × cos 45◦ Vsy = −9, 8 × 2, 173 + 13, 8 × sin 45◦ Soit : − → Vs      Vsx = 9, 758 m.s−1 Vsy = −11, 546 m.s−1 Le module Vs de la vitesse de la boule au sol est donné par : Vs = È Vsx 2 + Vsy 2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 247.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 236 Application numérique : Vs = È 9, 7582 + (−11, 546)2 Soit : Vs = 15, 117 m.s−1 L’angle aigu β que fait − → Vs avec l’horizontale est tel que :      |Vsx| = Vs cos β Vsy = Vs sin β =⇒ tan β = Vsy Vsx D’où : β = tan−1 Vsy Vsx Application numérique : β = tan−1 −11, 546 9, 758 Soit : β = 49, 8◦ Exercice 4.7 : 1- Sur la table, la bille est soumise à son poids, à la réaction normale de la table qui compense ce poids, et à la force de frottement dont le module f peut s’exprimer selon le théorème du centre d’inertie par : f = −ma0 D’où : a0 = − f m La vitesse et la distance parcourue par la bille sur la table s’expriment quant à elles par : v (t) = − f m t + V0 d (t) = − f 2m t2 + V0t GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 248.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 237 2- A t = t1, la bille se trouve en O1, et a donc parcouru la distance L. On a donc : d (t = t1) = L = − f 2m t1 2 + V0t1 =⇒ f 2m = V0t1 − L t1 2 D’où : f = 2m (V0t1 − L) t1 2 Application numérique : f = 2 × 0, 2 × (3 × 0, 5 − 1, 25) 0, 52 Soit : f = 0, 4 N 3- La vitesse V1 de la bille en O1 correspond à sa vitesse à l’instant t = t1. On a donc : V1 = − ft1 m + V0 Application numérique : V1 = − 0, 4 × 0, 5 0, 2 + 3 Soit : V1 = 2 m.s−1 4- Dans l’air, la bille n’est soumise qu’à son poids − → P . son accélération − → a1 est telle que : − → P = m− → g = m− → a1 On a donc : − → a1      a1x = 0 a1y = g Le vecteur-vitesse − − → V1 de la bille en O1 est tel que : − − → V1      V1x = V1 V1y = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 249.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 238 On a donc : − → V (t)      Vx (t) = V1 Vy (t) = gt − − − → O1M (t)      x (t) = V1t y (t) = 1 2 gt2 5- Le temps t peut s’exprimer en fonction de l’abscisse x selon la relation : t = x V1 =⇒ y = 1 2 g x2 V1 2 L’équation de la trajectoire de la bille est donc : y = f (x) = g 2V1 2 x2 6- Lorsque la bille est au sol, son ordonnée vaut H, et son abscisse X est donc telle que : H = g 2V1 2 X2 =⇒ X2 = 2HV1 2 g D’où : X = V1 Ê 2H g Application numérique : X = 2 × Ê 2 × 0, 8237 9, 8 Soit : X = 82 cm Soit t2 l’instant où la bille atteint le sol. On a : X = V1t2 =⇒ t2 = X V1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 250.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 239 La durée totale T du mouvement de la bille est : T = t1 + t2 D’où : T = t1 + X V1 Application numérique : T = 0, 5 + 0, 82 2 Soit : T = 0, 91 s 7- La vitesse − → Vs de la bille au sol est telle que : − → Vs      Vsx = V1 Vsy = gt2 D’ou : − → Vs      Vsx = V1 Vsy = g (T − t1) Application numérique : − → Vs      Vsx = 2 Vsy = 9, 8 × (0, 91 − 0, 5) Soit : − → Vs      Vsx = 2 m.s−1 Vsy = 4, 018 m.s−1 Le module Vs de − → Vs est donné par : Vs = È Vsx 2 + Vsy 2 Application numérique : Vs = È 22 + 4, 0182 Soit : Vs = 4, 488 m.s−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 251.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 240 Exercice 4.8 : 1- On voit que l’angle d’inclinaison α du plan incliné est tel que : tan α = H1 − H2 D D’où : α = tan−1  H1 − H2 D ‹ Application numérique : α = tan−1  2 − 1, 263 1, 276 ‹ Soit : α = 30◦ La longueur L du plan incliné est telle que : sin α = H1 − H2 L D’où : L = H1 − H2 sin α Application numérique : L = 2 − 1, 263 sin 30◦ Soit : L = 1, 474 m Sur le plan incliné, la bille n’est soumise qu’à son poids − → P et à la réaction normale − → R du plan. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → P      mg sin α −mg cos α + − → R      0 R = m− → a      ma 0 D’où : a = g sin α Application numérique : a = 9, 8 × sin 30◦ Soit : a = 4, 9 m.s−2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 252.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 241 2- La vitesse et la distance parcourue par la bille sur le plan incliné s’expriment par : v (t) = at et d (t) = a 2 t2 L’instant t1 où la bille arrive en O est tel que : d (t = t1) = L = a 2 t1 2 D’où : t1 = Ê 2L a Application numérique : t1 = Ê 2 × 1, 474 4, 9 Soit : t1 = 0, 775 s Le module V0 de la vitesse − − → V0 de la bille en O est quant à lui donné par : V0 = at1 Application numérique : V0 = 4, 9 × 0, 775 Soit : V0 = 3, 8 m.s−1 3- Prenons l’instant où la bille quitte la structure comme origine des dates. Dans l’air, la bille n’est soumise qu’à son poids. Son accélération − → a0 est donc telle que : − → a0      a0 x = 0 a0 y = g La direction du vecteur vitesse − − → V0 de la bille en O est parallèle au plan incliné. Les composantes de cette vitesse dans le repère (O ; x ; y) sont donc : − − → V0      V0x = V0 cos α V0y = V0 sin α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 253.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 242 La vitesse − → V (t) et le vecteur position − − → OM (t) de la bille dans l’air sont donc tels que : − → V (t)      Vx (t) = V0 cos α Vy (t) = gt + V0 sin α − − → OM (t)      x (t) = (V0 cos α) t y (t) = 1 2 gt2 + (V0 sin α) t De l’équation horaire donnant x (t), on peut exprimer le temps t selon la relation : t = x V0 cos α =⇒ y = g 2 x2 V0 2 cos2 α + (V0 sin α) x V0 cos α L’équation de la trajectoire de la bille dans l’air est donc : y = f (x) = g 2V0 2 cos2 α x2 + (tan α) x 4- Lorsque la bille se trouve au même niveau que la première paroi du récipient, son abscisse est égale à d. Son ordonnée y = f (x = d) à ce moment est donnée par : y = f (x = d) = gd2 2V0 2 cos2 α + d tan α Or, la hauteur h1 de la bille par rapport au sol à cet instant est telle que : f (x = d) + h1 = H2 =⇒ h1 = H2 − f (x = d) D’où : h1 = H2 − gd2 2V0 2 cos2 α − d tan α Application numérique : h1 = 1, 263 − 9, 8 × 0, 82 2 × 3, 82 × cos2 30◦ − 0, 8 × tan 30◦ Soit : h1 = 51, 15 cm On voit que h1 h. On en déduit donc que la bille passe au-dessus de la première paroi du récipient, et donc, elle n’est pas interceptée par cette paroi. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 254.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 243 5- Au moment où la bille se trouve au même niveau que l’autre paroi du récipient, son abscisse est égale à d + `. Son ordonnée y = f (x = d + `) à ce moment est donnée par : y = f (x = d + `) = g (d + `)2 2V0 2 cos2 α + tan α (d + `) Or, la hauteur h2 de la bille par rapport au sol à cet instant est telle que : f (x = d + `) + h2 = H2 =⇒ h2 = H2 − f (x = d + `) D’où : h2 = H2 − g (d + `)2 2V0 2 cos2 α − tan α (d + `) Application numérique : h2 = 1, 263 − 9, 8 × (0, 8 + 0, 3)2 2 × 3, 82 × cos2 30° − tan 30◦ × (0, 8 + 0, 3) Soit : h2 = 8, 04 cm On voit que h2 h. On en déduit donc que la bille est interceptée par l’autre paroi du récipient, et donc, elle rentre dans le récipient en butant sur cette paroi. 6- Soit t2 l’instant où la bille est interceptée par la paroi du récipient. On a : x (t = t2) = d + ` = V0t2 cos α =⇒ t2 = d + ` V0 cos α Or, le temps T qui s’écoule entre l’instant où la bille est abandonnée au sommet du plan incliné de la structure, et l’instant où la bille bute sur la paroi du récipient est donné par : T = t1 + t2 D’où : T = t1 + d + ` V0 cos α Application numérique : T = 0, 775 + 0, 8 + 0, 3 3, 8 × cos 30◦ Soit : T = 1, 11 s GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 255.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 244 La vitesse − − → V1 de la bille lorsqu’elle bute sur la paroi du récipient est telle que : − − → V1      V1x = V0 cos α V1y = gt2 + V0 sin α D’ou : − − → V1      V1x = V0 cos α V1y = g (T − t1) + V0 sin α Application numérique : − − → V1      V1x = 3, 8 × cos 30◦ V1y = 9, 8 × (1, 11 − 0, 775) + 3, 8 × sin 30◦ Soit : − − → V1      V1x = 3, 29 m.s−1 V1y = 5, 175 m.s−1 Le module V1 de − − → V1 est donné par : V1 = È V1x 2 + V1y 2 Application numérique : V1 = È 3, 292 + 5, 1752 Soit : V1 = 6, 133 m.s−1 Exercice 4.9 : 1- Les accélérations respectives − → a1 et − → a2 des deux balles sont : − → a1      a1x = 0 a1y = −g et − → a2      a2x = 0 a2y = −g On a ainsi : − − → V1 (t)      V1x (t) = 0 V1y (t) = −gt GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 256.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 245 − − → V2 (t)      V2x (t) = V0 V2y (t) = −g (t − τ) avec t τ Les vecteurs positions des deux balles sont quant à eux donnés par : − − − → OM1 (t)      x1 (t) = d y1 (t) = − 1 2 gt2 + H1 − − − → OM2 (t)      x2 (t) = V0 (t − τ) y2 (t) = − 1 2 g (t − τ)2 + H2 avec t τ 2- La balle (1) se déplace verticalement à l’abscisse x1 = d. A partir de l’expression de x2 (t), on peut exprimer t − τ selon la relation : t − τ = x2 V0 On a ainsi : y2 = − 1 2 g x2 2 V0 2 + H2 Les équations des trajectoires des deux balles sont donc : x1 = d y2 = − g 2V0 2 x2 2 + H2 3- Si les deux balles entrent en collision à la date t = tr, alors, à cet instant, elles ont la même abscisse et la même ordonnée. On a donc :      x1 (t = tr) = x2 (t = tr) y1 (t = tr) = y2 (t = tr) =⇒      d = V0 (tr − τ) − 1 2 gtr 2 + H1 = − 1 2 g (tr − τ)2 + H2 On a donc : − 1 2 gtr 2 + H1 = − 1 2 gtr 2 − 1 2 gτ2 + gτtr + H2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 257.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 246 =⇒ − 1 2 gτ2 + gτtr = H1 − H2 =⇒ gτtr = H1 − H2 + 1 2 gτ2 D’où : tr = H1 − H2 gτ + 1 2 τ Pour que la collision entre les deux balles ait lieu, on doit avoir tr τ. On a donc : H1 − H2 gτ + 1 2 τ τ =⇒ H1 − H2 gτ 1 2 τ =⇒ H1 − H2 g 1 2 τ2 =⇒ τ2 2 (H1 − H2) g D’où : τm = Ê 2 (H1 − H2) g Application numérique : τm = Ê 2 × (2 − 1, 216) 9, 8 Soit : τm = 0, 4 s 4- On a τ = 0, 25 s τm. Nous avons précédemment exprimé tr en fonction de τ. On a : tr = H1 − H2 gτ + 1 2 τ Application numérique : tr = 2 − 1, 216 9, 8 × 0, 25 + 0, 25 2 Soit : tr = 0, 445 s 5- On a obtenu plus haut la relation : d = V0 (tr − τ) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 258.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 247 D’où : V0 = d tr − τ Application numérique : V0 = 0, 78 0, 445 − 0, 25 Soit : V0 = 4 m.s−1 6- La collision entre les deux balles a lieu à l’abscisse X = d et à l’ordonnée Y donnée par : Y = y2 (x2 = d) D’où :      X = d Y = − gd2 2V0 2 + H2 Applications numériques :      X = 0, 78 Y = −9,8×0,782 2×42 + 1, 216 Soit :      X = 78 cm Y = 1, 03 m 7- Les vitesses respectives des deux balles au moment de la collision sont telles que : − − → V1 (t = tr)      V1x (t = tr) = 0 V1y (t = tr) = −gtr − − → V2 (t = tr)      V2x (t = tr) = V0 V2y (t = tr) = −g (tr − τ) Les modules de ces vitesses sont donc donnés par : v1 = gtr v2 = È V0 2 + g2 (tr − τ)2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 259.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 248 Applications numériques : v1 = 9, 8 × 0, 445 v2 = È 42 + 9, 82 (0, 445 − 0, 25)2 Soit : v1 = 4, 361 m.s−1 v2 = 4, 433 m.s−1 Exercice 4.10 : 1- Le ballon n’est soumis qu’à son poids au cours de son mouvement. Le vecteur-accélération − → a de son centre d’inertie est donc tel que : − → a      ax = 0 ay = −g Le vecteur-vitesse initiale − − → V0 du centre du ballon est tel que : − − → V0      V0x = V0 cos α V0y = V0 sin α A l’instant initial, le centre du ballon se trouve à la hauteur r du terrain. On a donc : − → V (t)      Vx (t) = V0 cos α Vy (t) = −gt + V0 sin α − − → OC (t)      x (t) = (V0 cos α) t y (t) = − 1 2 gt2 + (V0 sin α) t + r 2- A partir de l’équation horaire donnant x (t), on a : t = x V0 cos α Ainsi, on a : y = − 1 2 g x2 V0 2 cos2 α + (V0 sin α) x V0 cos α + r GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 260.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 249 L’équation de la trajectoire du centre du ballon est donc : y = − g 2V0 2 cos2 α x2 + (tan α) x + r 3- La hauteur h0 M du centre du ballon lorsqu’il se trouve au niveau du mur correspond à son ordonnée pour x = dM. De même, sa hauteur h0 B lorsqu’il se trouve au niveau de la ligne des buts correspond à son ordonnée pour x = dB. On a donc : h0 M = − gdM 2 2V0 2 cos2 α + dM tan α + r h0 B = − gdB 2 2V0 2 cos2 α + dB tan α + r 4- Pour que le ballon passe au-dessus du mur, on doit avoir la condition : h0 M hM + r =⇒ − gdM 2 2V0 2 cos2 α + dM tan α + r hM + r =⇒ − gdM 2 2V0 2 cos2 α + dM tan α hM =⇒ − gdM 2 2V0 2 1 + tan2 α + dM tan α hM =⇒ − gdM 2 2V0 2 tan2 α + dM tan α − gdM 2 2V0 2 − hM 0 =⇒ gdM 2 2V0 2 tan2 α − dM tan α + gdM 2 2V0 2 + hM 0 L’application numérique donne : 9, 8 × 102 2 × € 79,69 3,6 Š2 tan2 α − 10 tan α + 9, 8 × 102 2 × € 79,69 3,6 Š2 + 1, 8 0 On a donc : tan2 α − 10 tan α + 2, 8 0 Pour que le ballon rentre dans les buts, il ne doit pas être intercepté par la barre transversale. On doit donc avoir la condition : h0 B + r hB =⇒ h0 B hB − r GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 261.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 250 =⇒ − gdB 2 2V0 2 cos2 α + dB tan α + r hB − r =⇒ − gdB 2 2V0 2 cos2 α + dB tan α − hB + 2r 0 =⇒ − gdB 2 2V0 2 1 + tan2 α + dB tan α − hB + 2r 0 =⇒ − gdB 2 2V0 2 tan2 α + dB tan α − gdB 2 2V0 2 − hB + 2r 0 =⇒ gdB 2 2V0 2 tan2 α − dB tan α + gdB 2 2V0 2 + hB − 2r 0 L’application numérique donne : 9, 8 × 202 2 × € 79,69 3,6 Š2 tan2 α − 20 tan α + 9, 8 × 202 2 × € 79,69 3,6 Š2 + 2, 42 − 2 × 0, 11 0 On a donc : 4 tan2 α − 20 tan α + 6, 2 0 =⇒ tan2 α − 5 tan α + 1, 55 0 Pour que le ballon passe au-dessus du mur, et qu’il soit cadré, l’angle α doit donc vérfier le système d’inéquations ci-dessous :      tan2 α − 10 tan α + 2, 8 0 tan2 α − 5 tan α + 1, 55 0 5- Considérons l’équation du second degré ci-dessous : tan2 α − 10 tan α + 2, 8 = 0 Les solutions de cette équation sont : tan α = 10 ± p 102 − (4 × 1 × 2, 8) 2 =⇒ tan α = 0, 288 ou tan α = 9, 711 =⇒ α = 16, 09◦ ou α = 84, 12◦ La solution de l’inéquation tan2 α − 10 tan α + 2, 8 0 dans l’intervalle ] 0° ; 90° [ est donc l’intervalle ] 16, 09◦ ; 84, 12◦ [. Considérons l’équation du second degré ci-dessous : tan2 α − 5 tan α + 1, 55 = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 262.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 251 Les solutions de cette équation sont : tan α = 5 ± p 52 − (4 × 1 × 1, 55) 2 =⇒ tan α = 0, 332 ou tan α = 4, 667 =⇒ α = 18.36° ou α = 77.91° La solution de l’inéquation tan2 α − 5 tan α + 1, 55 0 dans l’intervalle ] 0° ; 90° [ est donc ] 0° ; 18, 36◦ [ ∪ ] 77, 91◦ ; 90° [. L’angle α est donc tel que : α ∈ ] 16, 09◦ ; 84, 12◦ [ ∩ {] 0° ; 18, 36◦ [ ∪ ] 77, 91◦ ; 90° [} Les deux intervalles possibles dans lesquels α doit se situer pour que le ballon passe au-dessus du mur et qu’il rentre dans les buts sont donc ] 16, 09◦ ; 18, 36◦ [ et ] 77, 91◦ ; 84, 12◦ [. Exercice 4.11 : 1- La bille est soumise à son poids − → P et à la réaction normale − → R de ce plan. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → P      Px = 0 Py = −mg sin α Pz = −mg cos α + − → R      Rx = 0 Ry = 0 Rz = R = m− → a      max may maz = 0 D’où : − → a      ax = 0 ay = −g sin α az = 0 De même, le vecteur-vitesse initiale − − → V0 est tel que : − − → V0      V0x = V0 cos β V0y = V0 sin β V0z = 0 2- Au départ, la bille se trouve à l’origine du repère. On a donc : − → V (t)      Vx (t) = V0 cos β Vy (t) = − (g sin α) t + V0 sin β Vz (t) = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 263.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 252 − − → OM (t)      x (t) = (V0 cos β) t y (t) = − 1 2 (g sin α) t2 + (V0 sin β) t z (t) = 0 3- Le temps t s’exprime en fonction de x selon la relation : t = x V0 cos β On a donc : y = − 1 2 (g sin α) x2 V0 2 cos2 β + (V0 sin β) x V0 cos β Les équations qui régissent la trajectoire du mouvement de la bille sur le plan incliné sont donc :      y = − g sin α 2V0 2 cos2 β x2 + (tan β) x z = 0 4- La bille atteint le point d’ordonnée maximale à l’instant tm où la composante de sa vitesse suivant l’axe (Oy) s’annule. On a donc : − (g sin α) tm + V0 sin β = 0 =⇒ tm = V0 sin β g sin α On a donc : H = y (t = tm) = − 1 2 (g sin α) V0 2 sin2 β g2 sin2 α + (V0 sin β) V0 sin β g sin α = − V0 2 sin2 β 2g sin α + V0 2 sin2 β g sin α D’où : H = V0 2 sin2 β 2g sin α La portée D correspond à l’abscisse de la bille lorsqu’elle retombe sur l’axe (Ox), c’est-à-dire lorsque son ordonnée s’annule. On a donc : − gD2 sin α 2V0 2 cos2 β + D tan β = 0 =⇒ − gD sin α 2V0 2 cos2 β + tan β = 0 =⇒ gD sin α 2V0 2 cos2 β = tan β = sin β cos β GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 264.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 253 =⇒ gD sin α 2V0 2 cos β = sin β =⇒ D = 2V0 2 cos β sin β g sin α D’où : D = V0 2 sin 2β g sin α 5- La bille s’élève jusqu’à la limite du plan incliné, avant de retomber sur l’un des sommets du rectangle. On a donc :      H = V0 2 sin2 β 2g sin α = ` D = V0 2 sin 2β g sin α = 2V0 2 cos β sin β g sin α = L En faisant le rapport, on obtient : V0 2 sin2 β 2g sin α g sin α 2V0 2 cos β sin β = ` L =⇒ sin β 4 cos β = ` L =⇒ sin β cos β = 4` L =⇒ tan β = 4` L D’où : β = tan−1  4` L ‹ Application numérique : β = tan−1  4 × 1, 955 2, 28 ‹ Soit : β = 73, 74◦ On a : H = V0 2 sin2 β 2g sin α = ` =⇒ V0 2 = 2g` sin α sin2 β D’où : V0 = √ 2g` sin α sin β GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 265.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 254 Application numérique : V0 = √ 2 × 9, 8 × 1, 955 × sin 60◦ sin 73, 74◦ Soit : V0 = 6 m.s−1 Exercice 4.12 : 1- Le Tableau 4.2 a été completé dans le Tableau 4.3 ci-dessous : Tableau 4.3 – Correction de l’exercice 4.12. h (m) 2, 8 2, 5 2, 2 2 1, 8 1, 5 1, 2 1 0, 8 0, 5 V (m.s−1 ) 2, 81 3, 71 4, 43 4, 85 5, 24 5, 77 6, 26 6, 57 6, 86 7, 28 h0 − h (m) 0, 2 0, 5 0, 8 1 1, 2 1, 5 1, 8 2 2, 2 2, 5 V2 (m2 .s−2 ) 7, 9 13, 764 19, 625 23, 522 27, 457 33, 293 39, 187 43, 165 47, 06 53 2- La balle n’étant soumise qu’à son poids, son accélération vaut : a = g On sait que : ∆V2 = 2a∆x Or, ∆x désigne la distance parourue par la balle. Dans notre cas, on a : ∆x = h0 − h On a donc : ∆V2 = V2 − V0 2 = 2g (h0 − h) D’où : V2 = 2g (h0 − h) + V0 2 3- Le graphe V2 = f (h0 − h) a été représenté à la Figure 4.27. 4- D’après le tracé de la Figure 4.27, on constate que le graphe V2 = f (h0 − h) est une droite. Son équation est donc : V2 = α (h0 − h) + β α et β sont des réels. Pour les déterminer, considérons le premier et le dernier point de co- ordonnées respectives (0, 2 ; 7, 9) et (2, 5 ; 53) appartenant au graphe V2 = f (h0 − h). On a GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 266.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 255 donc :      7, 9 = 0, 2α + β 53 = 2, 5α + β En soustrayant membres à membres les deux égalités de ce système, on obtient : −45, 1 = −2, 3α =⇒ α = −45, 1 −2, 3 = 19, 608 On a de même : β = 7, 9 − 0, 2α = 7, 9 − (0, 2 × 19, 6087) = 3, 978 Une équation de la courbe obtenue est donc : V2 = 19, 608 (h0 − h) + 3, 978 m2 .s−2 Figure 4.27 – Correction de l’exercice 4.12. 5- On a obtenu à la question 2 l’expression : V2 = 2g (h0 − h) + V0 2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 267.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 256 Par identification des coefficients avec l’équation de la courbe, on a :      2g = 19, 608 V0 2 = 3, 978 La valeur de l’accélération de la pesanteur dans la région est donc : g = 9, 804 m.s−2 La vitesse initiale de la balle quant à elle est : V0 ' 2 m.s−1 Exercice 4.13 : 1- D’après la Figure 4.17, on voit que l’électron est attiré par la plaque supérieure, puisqu’il finit par s’en rapprocher, malgré le fait qu’il a été initialement lancé vers la plaque inférieure. La force électrique − → F que l’électron subit est donc verticale et orientée vers le haut. Puisque l’électron est chargé négativement, le champ électrique − → E et la force électrique − → F sont de sens contraires. − → E est donc vertical et orienté vers le bas. Par conséquent, c’est l’armature supériure qui est chargée positivement, tandis que l’armature inférieure est chargée négativement. − → F et − → E ont été représentés à la Figure 4.28 ci-dessous. Figure 4.28 – Correction de l’exercice 4.13. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 268.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 257 Le module E de − → E est donné par : E = |U| d Application numérique : E = 10 0, 2 Soit : E = 50 V.m−1 2- Le poids de l’électron étant négligé devant la force électrique − → F , le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → F      Fx = 0 Fy = −F = − |qe| E = −eE = me − → a      meax meay D’où : − → a      ax = 0 ay = − eE me 3- Le vecteur-vitesse initiale − − → V0 de l’électron est tel que : − − → V0      V0x = V0 cos α V0y = V0 sin α Soit d00 la distance entre la position initiale de l’électron et l’origine O. On a : d0 + d00 = 1 2 d =⇒ d00 = 1 2 d − d0 A l’instant initial, l’ordonnée de l’électron est négative et vaut −d00 . Le vecteur-vitesse instantannée − → V (t) de l’électron est donc tel que : − → V (t)      Vx(t) = V0 cos α Vy(t) = − eE me t + V0 sin α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 269.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 258 Le vecteur position − − → OM (t) quant à lui est tel que : − − → OM (t)      x(t) = (V0 cos α) t y(t) = − eE 2me t2 + (V0 sin α) t + d0 − 1 2 d 4- De l’expression de x (t), on a : t = x V0 cos α En remplaçant dans l’expression de y (t), on obtient : y = − eE 2me x2 V0 2 cos2 α + (V0 sin α) x V0 cos α + d0 − 1 2 d L’équation de la trajectoire de l’électron entre les armatures est donc : y (x) = − eE 2meV0 2 cos2 α x2 + (tan α)x + d0 − 1 2 d La dérivée y0 (x) de y (x) est quant à elle donnée par : y0 (x) = − eE meV0 2 cos2 α x + tan α 5- Lorsque l’électron atteint le point le plus bas de sa trajectoire à l’instant tm, la composante verticale de sa vitesse s’annule. On a donc : − eE me tm + V0 sin α = 0 D’où : tm = meV0 sin α eE Application numérique : tm = 9, 1 × 10−31 × 2 × 106 × sin 45◦ 1, 6 × 10−19 × 50 Soit : tm = 160, 866 ns L’abscisse xm du point le plus bas de la trajectoire est donnée par : xm = V0tm cos α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 270.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 259 Application numérique : xm = 2 × 106 × 160, 866 × 10−9 × cos 45◦ Soit : xm = 22, 75 cm L’ordonnée ym du point le plus bas de la trajectoire est quant à elle donnée par : ym = − eExm 2 2meV0 2 cos2 α + xmtan α + d0 − 1 2 d Application numérique : ym = − 1, 6 × 10−19 × 50 × 0, 22752 2 × 9, 1 × 10−31 × (2 × 106)2 × cos2 45◦ + 0, 2275 × tan 45◦ +0, 05 − 0, 2 2 Soit : ym = 6, 375 cm 6- Lorsque l’électron atteint le point S à l’instant tS, son abscisse est égale à `. On a donc : x (t = tS) = ` = V0tS cos α D’où : tS = ` V0 cos α Application numérique : tS = 0, 5 2 × 106 × cos 45◦ Soit : tS = 353, 553 ns L’ordonnée yS du point du point S est donnée par : yS = − eE`2 2meV0 2 cos2 α + `tan α + d0 − 1 2 d Application numérique : yS = − 1, 6 × 10−19 × 50 × 0, 52 2 × 9, 1 × 10−31 × (2 × 106)2 × cos2 45◦ + 0, 5 × tan 45◦ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 271.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 260 +0, 05 − 0, 2 2 Soit : yS = −9, 945 cm 7- L’équation de la tangente (T) à la trajectoire au point S est donnée par : y = y0 (x = `) (x − `) + y (x = `) D’où : (T) : y =  − eE` meV0 2 cos2 α + tan α ‹ (x − `) + yS L’abscisse xI du point d’intersection I entre (T) et l’axe (Ox) est tel que :  − eE` meV0 2 cos2 α + tan α ‹ (xI − `) + yS = 0 =⇒ xI − ` = − yS − eE` meV0 2 cos2 α + tan α D’où : xI = ` − yS − eE` meV0 2 cos2 α + tan α Application numérique : xI = 0, 5 − −0, 09945 − 1,6×10−19×50×0,5 9,1×10−31×(2×106) 2 ×cos2 45◦ + tan 45◦ xI = 41, 697 cm 8- La vitesse − − → VS de l’électron en S est telle que : − − → VS      VSx = V0 cos α VSy = − eEtS me + V0 sin α Application numérique : − − → VS      VSx = 2 × 106 × cos 45◦ VSy = − 1,6×106×50×353,553×10−9 me + 2 × 106 × sin 45◦ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 272.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 261 Soit : − − → VS      VSx = 1, 414 × 106 m.s−1 VSy = −1, 694 × 106 m.s−1 Le module VS de − − → VS est donné par : VS = È VSx 2 + VSy 2 Application numérique : VS = È (1, 414 × 106)2 + (−1, 694 × 106)2 VS = 2, 206 × 106 m.s−1 L’angle β que fait la vitesse − − → VS avec l’horizontale est donné par : tan β = VSy VSx D’où : β = tan−1  VSy VSx ‹ Application numérique : β = tan−1  −1, 694 1, 414 ‹ Soit : β = 50, 14◦ 9- Soit O0 le point d’abscisse ` situé sur l’axe des abscisses. On a : IP0 = IO0 + O0 P0 = IO0 + D Or, on a : OO0 = ` = OI + IO0 = xI + IO0 =⇒ IO0 = ` − xI On a donc : IP0 = D + ` − xI Application numérique : IP0 = 0, 3 + 0, 5 − 0, 41697 Soit : IP0 = 38, 303 cm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 273.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 262 On a de même : tan β = PP0 IP0 D’où : PP0 = IP0 tan β Application numérique : PP0 = 0, 38303 × tan 50, 14◦ Soit : PP0 = 45, 88 cm Exercice 4.14 : 1- Le proton a une charge qp = e positive. On constate qu’il est attiré par l’armature verticale droite. la force − → F1 est donc horizontale et orientée vers la droite. Il en est donc de même pour le champ électrique − → E1 . L’armature de gauche est donc chargée positivement, tandis que celle de droite est chargée négativement. On constate également que le proton est attiré par l’armature horizontale supérieure. Par conséquent, la force électrique − → F2 et le champ électrique − → E2 sont verticaux et orientés vers le haut. L’amature inférieure est donc chargée positivement, alors que l’armature supérieure est chargée négativement. − → F1 , − → F2 , − → E1 et − → E2 ont été représentés à la Figure 4.29 ci-dessous. Figure 4.29 – Correction de l’exercice 4.14. 2- Le poids du proton étant négligé, du théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire : 1 2 mpV0 2 = F1d1 = eE1d1 = eU GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 274.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 263 =⇒ V0 2 = 2eU mp D’où : V0 = Ê 2eU mp 3- Le théorème du centre d’inertie entre les armatures horizontales peut s’écrire : − → F2      F2x = 0 F2y = eU d2 = mp − → a      mpax mpay D’où : − → a      ax = 0 ay = eU mpd2 Le vecteur vitesse intiale − − → V0 du proton étant horizontal, la vitesse instantannée − → V (t) du proton entre les armatures horizontales est telle que : − → V (t)      Vx (t) = V0 Vy (t) = eU mpd2 t D’où : − → V (t)        Vx (t) = È 2eU mp Vy (t) = eU mpd2 t Le vecteur position − − → OM (t) est quant à lui tel que : − − → OM (t)        x (t) = €È 2eU mp Š t y (t) = eU 2mpd2 t2 4- De l’expression de x(t), on a : t = x È 2eU mp GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 275.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 264 On a donc : y = eU 2mpd2 x2 2eU mp = eU 2mpd2 mpx2 2eU L’équation de la trajectoire du proton est donc : y = 1 4d2 x2 5- Lorsque le proton se trouve à la sortie du condensateur, son abscisse est égale à `, et son ordonnée est telle que : y (x = `) = `2 4d2 Pour que le proton puisse sortir du condensateur sans percuter l’armature supérieure, on doit avoir la condition : y (x = `) d2 2 =⇒ `2 4d2 d2 2 =⇒ `2 2d2 2 =⇒ ` d2 √ 2 D’où : `m = d2 √ 2 Application numérique : `m = 0, 3536 × √ 2 Soit : `m = 50 cm Exercice 4.15 : 1- La d.d.p. VM − VN étant positive, l’armature (M) est chargée positivement, tandis que l’ar- mature (N) est chargée négativement. Le champ électrique − → E régnant entre les deux armatures est donc horizontal et orienté vers la droite. Ce champ à été représenté à la Figure 4.30. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 276.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 265 Figure 4.30 – Correction de l’exercice 4.15. Le module E de − → E est donné par : E = |U| d Application numérique : E = |10 × 103 | 0, 4 Soit : E = 25 kV.m−1 2- Les forces extérieures qui agissent sur la boule sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La force électrique − → F . Ces forces ont été représentées à la Figure 4.30. 3- Du théorème du centre d’inertie, on peut écrire : − → P      0 mg + − → F      − |q| E 0 = m− → a      max may D’où : − → a      ax = − |q|E m ay = g GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 277.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 266 4- La vitesse initiale − − → V0 étant verticale, on a : − → V (t)      Vx(t) = − |q|E m t Vy(t) = gt + V0 On a de même : − − → OM (t)      x(t) = − |q|E 2m t2 y(t) = 1 2 gt2 + V0t 5- De l’expression de x(t), on a : t2 = − 2mx |q| E =⇒ t = Ê − 2mx |q| E En remplaçant dans l’expression de y(t), on a donc : y = − 1 2 g 2mx |q| E + V0 Ê − 2mx |q| E L’équation de la trajectoire de la boule est donc : y = − mg |q| E x + V0 Ê − 2m |q| E x 6- On a obtenu précédemment l’équation horaire : y (t) = 1 2 gt2 + V0t Le temps t vérifie donc l’équation du second degré : g 2 t2 + V0t − y = 0 Le discriminant ∆ de cette équation est : ∆ = V0 2 − 4 − g 2 × y = V0 2 + 2gy On a donc : t = −V0 ± p V0 2 + 2gy g GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 278.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 267 Or, le temps est positif. On a donc finallement : t = p V0 2 + 2gy − V0 g On a de même : x(t) = − |q| E 2m t2 D’où : x (y) = − |q| E 2mg2 È V0 2 + 2gy − V0 2 7- A la sortie du condensateur, l’ordonnée de la boule est égale à `. Pour qu’elle puisse sortir du condensateur sans percuter l’une des armatures (cette armature est en réalité l’armature (M), puisque la boule est attirée par elle), on doit avoir la condition : −x (y = `) d 2 =⇒ x (y = `) − d 2 =⇒ − |q| E 2mg2 È V0 2 + 2g` − V0 2 − d 2 =⇒ |q| E mg2 È V0 2 + 2g` − V0 2 d =⇒ È V0 2 + 2g` − V0 2 mdg2 |q| E =⇒ È V0 2 + 2g` − V0 g Ê md |q| E =⇒ È V0 2 + 2g` g Ê md |q| E + V0 =⇒ V0 2 + 2g` mdg2 |q| E + V0 2 + 2V0g Ê md |q| E =⇒ 2g` mdg2 |q| E + 2V0g Ê md |q| E =⇒ 2V0g Ê md |q| E 2g` − mdg2 |q| E =⇒ V0 2g` − mdg2 |q|E 2g È md |q|E GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 279.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 268 D’où : V0m = 2g` − mdg2 |q|E 2g È md |q|E Application numérique : V0m = 2 × 9, 8 × 0, 9 − 0,8×0,4×9,82 |−2×10−3|×25×103 2 × 9, 8 × È 0,8×0,4 |−0,2×10−3|×25×103 Soit : V0m = 2, 318 m.s−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 280.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 269 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 4.1 : Dans le repère (O ; x ; y), notons x1 (t) l’abscisse de l’avant de la fourgonnette à une date t et y2 (t) l’ordonnée de l’avant de la mobylette à cette date. A la date t = 0, on a : x1 (t = 0) = d1 et y2 (t = 0) = d2 La fourgonnette roule avec une vitesse constante mais contraire au sens de l’axe (Ox), et la mo- bylette roule avec une vitesse constante mais contraire au sens de l’axe (Oy). Les accélérations sont donc nulles, et les équations horaires s’écrivent : x1 (t) = −V1t + d1 y2 (t) = −V2t + d2 Pour que la mobylette passe devant la fourgonnette sans être heurtée, il faut que la mobylette soit déja passée lorsque l’avant de la fourgonnette arrive, au niveau du point O, de telle manière que l’arrière de la mobylette ne puisse pas être en contact avec la fourgonnette. Notons t1 la date à laquelle l’avant de la fourgonnette atteint le point O. On a ainsi : x1 (t1) = −V1t1 + d1 = 0 =⇒ t1 = d1 V1 =⇒ y2 (t1) = −V2t1 + d2 = − d1V2 V1 + d2 Pour que la mobylette passe devant la fourgonnette sans être heurtée, on doit avoir : y2 (t1) −  L2 + ` 2 ‹ =⇒ − d1V2 V1 + d2 −L2 − ` 2 =⇒ d1V2 V1 − d2 L2 + ` 2 =⇒ V2 V1 L2 + ` 2 + d2 d1 Pour que la mobylette passe derrière la fourgonnette sans l’heurter, il faut que la mobylette ne soit pas encore passée lorsque l’arrière de la fourgonnette se trouve au niveau du point O, de telle manière que l’avant de la mobylette ne puisse pas être en contact avec la fourgonnette. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 281.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 270 Notons t2 la date à laquelle l’arrière de la fourgonnette atteint le point O. On a ainsi : x1 (t2) = −V1t2 + d1 = −L1 =⇒ t2 = d1 + L1 V1 =⇒ y2 (t2) = −V2t2 + d2 = − V2 (d1 + L1) V1 + d2 Pour que la mobylette passe derrière la fourgonnette sans l’heurter, on doit avoir : y2 (t2) ` 2 =⇒ − V2 (d1 + L1) V1 + d2 ` 2 =⇒ V2 (d1 + L1) V1 − d2 − ` 2 =⇒ V2 V1 d2 − ` 2 d1 + L1 On a donc : V2min = V1 L2 + ` 2 + d2 d1 V2max = V1 d2 − ` 2 d1 + L1 Applications numériques : V2min = 72 × 1, 5 + 1 2 + 22 16 V2max = 72 × 22 − 1 2 16 + 2 Pour que la mobylette passe devant la fougonnette sans être heurtée, la vitesse V2 de la mobylette doit donc au moins dépasser la valeur V2min = 108 km.h−1 . Et pour que la mobylette passe derrière la fourgonnette sans l’heurter, la vitesse V2 de la mobylette doit au plus être inférieure à la valeur V2max = 86 km.h−1 . Evaluation 4.2 : Notons respectivement par x1 (t) et x2 (t) les abscisses à une date t de l’avant et de l’arrière du chariot. Puisque la vitesse du chariot est constante, et qu’elle est orientée dans le sens contraire GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 282.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 271 de l’axe (Ox), les équations horaires s’écrivent : x1 (t) = −Vt + D x2 (t) = −Vt + D + ` Lorsque la bille est projetée, elle se déplace dans l’air en étant soumise à son poids. Notons x (t) et y (t) les coordonnées de la bille à un instant t. On a :      x (t) = V0 cos α (t − τ) y (t) = − g 2 (t − τ)2 + V0 sin α (t − τ) + H Notons th la date à laquelle la bille se trouve à l’altitude h du sol. Pour qu’elle puisse entrer dans le chariot, son abscisse à cet instant doit être comprise entre les abscisses de l’avant et de l’arrière du chariot. On doit donc avoir la condition : x1 (th) x (th) x2 (th) th vérifie l’équation : y (th) = − g 2 (th − τ)2 + V0 sin α (th − τ) + H = h Posons : Th = th − τ On a donc : − g 2 Th 2 + V0 sin αTh + H = h =⇒ gTh 2 − 2V0 sin αTh − 2 (H − h) = 0 Le discriminant ∆ de cette équation vaut : ∆ = 4V0 2 sin2 α + 4g (H − h) On a donc : Th = V0 sin α ± È V0 2 sin2 α + g (H − h) g Or, H h, et Th doit être positif. On a donc : Th = V0 sin α + È V0 2 sin2 α + g (H − h) g Ainsi, on a : −Vth + D V0 cos α (th − τ) −Vth + D + ` =⇒ −VTh − Vτ + D V0 cos αTh −VTh − Vτ + D + ` GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 283.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 272 =⇒ −Vτ V0 cos αTh + VTh − D −Vτ + ` On a donc : τ D − Th (V + V0 cos α) V τ D + ` − Th (V + V0 cos α) V D’où : τmin = D − (V+V0 cos α) h V0 sin α+ √ V0 2 sin2 α+g(H−h) i g V τmax = D + ` − (V+V0 cos α) h V0 sin α+ √ V0 2 sin2 α+g(H−h) i g V Applications numériques : τmin = 2 − (0,5+1×cos 45◦)× h 1×sin 45◦+ √ 12×sin2 45◦+9,8×(1−0,5) i 9,8 0, 5 τmax = 2 + 0, 3 − (0,5+1×cos 45◦)× h 1×sin 45◦+ √ 12×sin2 45◦+9,8×(1−0,5) i 9,8 0, 5 Pour que la bille puisse entrer dans le chariot, le dispositif doit donc être déclenché au minimum après la date τmin = 3, 26 s et au maximum avant la date τmax = 3, 86 s. Evaluation 4.3 : Les charges du proton et de l’électron sont égales en valeur absolue et correspondent à la charge élémentaire e. Si on applique entre les armatures une tension positive U = VM − VN, le proton et l’électron sont soumis à des forces électriques verticales de même module F donné par : F = eU d Notons xp (t) et yp (t) les coordonnées du proton à un instant t, et Notons xe (t) et ye (t) les coordonnées de l’électron au même instant. On a :      xp (t) = (V cos α) t yp (t) = − eU 2mpd t2 + (V sin α) t      xe (t) = − (V cos α) t + L ye (t) = eU 2med t2 − (V sin α) t GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 284.
    CHAPITRE 4. MOUVEMENTSÀ ACCÉLÉRATION CONSTANTE 273 Pour que l’électron et le proton puissent entrer en collision, il doit exister une date tc telle que :      xp (tc) = xe (tc) yp (tc) = ye (tc) =⇒      (V cos α) tc = − (V cos α) tc + L − eU 2mpd tc 2 + (V sin α) tc = eU 2med tc 2 − (V sin α) tc =⇒      2 (V cos α) tc = L eU 2d € 1 mp + 1 me Š tc 2 = 2 (V sin α) tc =⇒      tc = L 2V cos α eU 2d € 1 mp + 1 me Š tc = 2V sin α =⇒        tc = L 2V cos α tc = 4dV sin α eU 1 mp + 1 me On doit donc avoir : 4dV sin α eU € 1 mp + 1 me Š = L 2V cos α =⇒ U  1 mp + 1 me ‹ = 4dV2 sin (2α) L D’où : U = 4dV2 sin (2α) eL € 1 mp + 1 me Š Application numérique : U = 4 × 0, 2 × (106 ) 2 × sin (2 × 30◦ ) 1, 6 × 10−19 × 0, 5 × € 1 1,67×10−27 + 1 9,1×10−31 Š Pour que le proton et l’électron puissent entrer en collision, on doit donc établir entre les armatures une tension positive U = VM − VN = 7, 87 V. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 285.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 274 Chapitre 5 Mouvements circulaires uniformes C’est pourquoi, ceignez les reins de votre entendement, soyez sobres, et ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. 1 Pierre 1 : 13 5.1 Caractéristiques d’un mouvement circulaire uniforme 5.1.1 Généralités On dit qu’un mobile effectue un mouvement circulaire uniforme dans un référentiel galiléen lorsque ce mobile se déplace le long d’une trajectoire en forme d’un cercle ou d’un arc de cercle avec une vitesse dont le module reste constant. Il est très important de souligner que c’est le module de la vitesse qui reste constant, mais pas le vecteur-vitesse lui-même. En effet, au cours d’un mouvement circulaire uniforme, le vecteur-vitesse est à chaque fois tangent à la trajectoire circulaire, ce qui implique donc que sa direction et son sens changent constamment. Considérons à la Figure 5.1 ci-dessous un solide en mouvement de translation circulaire, son centre d’inertie G effectuant un mouvement circulaire uniforme. Figure 5.1 – Mouvement circulaire uniforme d’un solide de centre d’inertie G. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 275 Notons − → V (t) le vecteur-vitesse du point G à un instant t. On a : − → V (t) = V = constante ∀ t 0 (5.1) Soit − → a (t) le vecteur-accélération du centre d’inertie G du solide à l’instant t. Le mouvement étant uniforme, le produit scalaire entre − → a (t) et − → V (t) est nul à tout instant t. On a donc : − → a (t) · − → V (t) = 0 ∀ t 0 (5.2) − → a (t) et − → V (t) sont donc orthogonaux, c’est-à-dire que leurs directions sont perpendiculaires. Or, le vecteur-vitesse − → V est tangent à la trajectoire circulaire. Par conséquent, le vecteur- accélération − → a est quant à lui dirigé suivant le rayon du cercle au point considéré. Il est de plus orienté vers le centre C du cercle, appelé centre de courbure. On dit donc que l’accélération est centripète. Soit m la masse du solide considéré, et − → F la résultante des forces extérieures qu’il subit au cours de son mouvement. La deuxième loi de Newton peut s’écrire : − → F = m− → a − → F et − → a sont donc colinéaires et de même sens. Par conséquent, − → F est également centripète. 5.1.2 Paramètres d’un mouvement circulaire uniforme Le repère le plus convenable pour étudier un mouvemnt circulaire uniforme est le repère de Frenet. L’accélération − → a étant centripète, elle n’a qu’une composante normale. Sa composante tangentielle est donc nulle. Dans la base de Frenet (− → τ ; − → n ), on peut donc écrire : − → a = − → an = an − → n (5.3) − → aτ = aτ − → τ = − → 0 (5.4) Soit r le rayon de courbure de la trajectoire circulaire, c’est-à-dire le rayon du cercle décrit par G au cours du mouvement. Le module a de l’accélération − → a est donné par : a = an = V2 r (5.5) Puisque G décrit un cercle (ou un arc de cercle), on peut introduire la vitesse angulaire ω avec laquelle il tourne autour du centre de courbure (le centre du cercle). On a : V = ωr (5.6) Le module a de l’accélération peut donc encore s’écrire : a = ω2 r (5.7) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 276 On définit la période de révolution T comme étant la durée pendant laquelle le point G effectue un tour complet. Le mouvement étant uniforme, la vitesse est égale au quotient de la distance parcourue par le temps. Or, lorsque G a effectué un tour complet, il a parcouru une distance égale à la circonférence de sa trajectoire circulaire, soit 2πr. On a donc : V = ωr = 2πr T D’où : T = 2πr V = 2π ω (5.8) La période T a la dimension d’un temps et son unité SI est donc la seconde (s). 5.2 Application des lois de Newton à quelques mouvements circu- laires uniformes Dans ce qui suit, en utilisant les lois de Newton, nous allons résoudre certains problèmes faisant intervenir des solides effectuant des mouvements circulaires uniformes. 5.2.1 Pendule conique Considérons à la Figure 5.2 ci-dessous une boule ponctuelle de masse m fixée à l’extrémité d’un fil inextensible de longueur ` dont l’autre extrémité est fixée à une tige verticale connectée à un moteur. Lorsqu’on fait tourner le moteur avec une vitesse angulaire constante ω autour de l’axe vertical (∆) qui coïncide avec la tige, la boule se met à tourner à vitesse constante autour de cet axe (∆) en décrivant un cercle de rayon r dont le centre C appartient à (∆). Pendant le mouvement, le fil est écarté d’un angle α 90° par rapport à la verticale. Le système formé par la boule et le fil est appelé pendule conique, car il décrit un cône de révolution. Figure 5.2 – Pendule conique. Le mouvement de la boule est circulaire uniforme, et son rayon de courbure r s’exprime par : r = ` sin α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 277 Le module V de la vitesse de la boule est donné par : V = ωr = ω` sin α Le module a de l’accélération centripète − → a est quant à lui donné par : a = ω2 ` sin α Les deux forces qui s’exrçent sur la boule pendant son mouvement sont son poids − → P et la tension − → T du fil. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → P      0 −mg + − → T      T sin α T cos α = m− → a      mω2 ` sin α 0 L’intensité T de la tension du fil est donc donnée par : T = mω2 ` (5.9) L’angle α est tel que : −mg + T cos α = 0 =⇒ mω2 ` cos α = mg D’où : cos α = g ω2` (5.10) Ainsi, l’angle α dont s’écarte le système ne dépend pas de la masse de la boule. 5.2.2 Mouvement d’un satellite en orbite autour de la Terre Considérons à la Figure 5.3 un satellite de masse m dont le centre d’inertie G effectue un mouvement circulaire uniforme autour de la Terre de masse MT et de rayon RT. Soit h l’altitude à laquelle tourne le satellite. Le rayon de courbure r de la trajectoire de G est donné par : r = RT + h Tout au long du mouvement, le satellite n’est soumis qu’à la force de gravitation centripète − → Fh . Notons − → gh le champ de gravitation créé par la Terre à l’altitude où se trouve le satellite. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → Fh = m− → gh = m− → a Le module a de l’accélération de G est donc : a = gh = GMT (RT + h)2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 278 Figure 5.3 – Satellite en orbite autour de la Terre. Le module V de la vitesse est donné par : V = p a(RT + h) = Ê GMT RT + h La vitesse angulaire ω est donnée par : ω = V RT + h = Ê GMT (RT + h)3 La période de révolution T est quant à elle donnée par : T = 2π ω = 2π Ê (RT + h)3 GMT En élevant la relation ci-dessus au carré, on obtient : T2 = 4π2 (RT + h)3 GMT On obtient donc la relation ci-dessous traduisant la troisième loi de Kepler ou loi des périodes, relative aux mouvements des planètes et des corps célestes : T2 (RT + h)3 = 4π2 GMT = constante (5.11) Il arrive parfois que l’on souhaite qu’un satellite tourne autour de la Terre en restant toujours au-dessus d’une même région. Pour cela, la période de révolution T du satellite doit être égale à la période de rotation T0 de la Terre autour de l’axe qui relie son pôle Nord et son pôle Sud. Le GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 279 satellite doit pour cela se trouver dans le plan équatorial de la Terre. La période de rotation T0 de la Terre correspond à la durée moyenne du jour (jour sidéral) et vaut : T0 = 1 jour sidéral = 23 h 56 min 4 s = 86 164 s (5.12) Un satellite en orbite autour de la Terre, dans son plan équatorial, et tournant avec la même vitesse angulaire que la Terre est qualifié de satellite géostationnaire. On peut déterminer l’altitude hg par rapport à la surface de la Terre à laquelle devrait se situer un satellite pour qu’il soit géostationnaire en se servant de la troisième loi de Kepler : T0 2 (RT + hg)3 = 4π2 GMT =⇒ (RT + hg)3 = GMTT0 2 4π2 D’où : hg = 3 Ê GMTT0 2 4π2 − RT (5.13) Les satellites géostationnaires sont beaucoup utilisés dans le domaine des Télécommunications, mais aussi en Astronomie pour observer les planètes et les corps qui peuplent l’espace. 5.2.3 Mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétique Considérons à la Figure 5.4 ci-dessous une particule ponctuelle de masse m et de charge électrique q qui pénètre avec une vitesse horizontale dans une région où règne un champ ma- gnétique uniforme − → B perpendiculaire au plan de la feuille et de module B. Figure 5.4 – Particule chargée dans un champ magnétique uniforme. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 280 Supposons que la masse de la particule soit très faible, de telle sorte que son poids puisse être négligé devant la force magnétique de Lorentz − → F qu’elle subit. Notons − → V le vecteur-vitesse de la particule en un point de la région où règne le champ magnétique, et − → a son vecteur-accélération. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → F = m− → a = q − → V ∧ − → B La relation ci-dessus montre que la force que subit la particule et son vecteur-accélération − → a sont contenus dans le plan perpendiculaire au plan formé par les vecteurs − → V et − → B . Ainsi, − → a et − → V sont toujours orthogonaux. Le mouvement de la particule est donc plan et uniforme. Le module V de sa vitesse est donc constant. Soit r le rayon de courbure de la trajectoire. Le module a de l’accélération de la particule est tel que : a = V2 r = |q| VB m D’où : r = mV |q| B (5.14) On se rend compte que le rayon de courbure est constant. La trajectoire est donc un cercle. Par conséquent, le mouvement de la particule est circulaire uniforme. Soit ` la largeur de la région où règne le champ magnétique − → B . Généralement, ` et r sont très faibles, et on peut confondre la longueur de l’arc de cercle décrit par la particule avec la largeur `. On peut donc exprimer la déviation angulaire α par : α ' ` r = |q| `B mV (5.15) α aussi est très faible, et dans la relation ci-dessus, il se donne en radian (rad). A la sortie de la région où règne le champ magnétique, la particule continu son mouvement en ligne droite avec une vitesse inclinée de l’angle α. Soit I le point d’intersection entre les directions des vitesses de la particule à l’entrée et à la sortie de la région où règne le champ magnétique. Si un écran vertical est placé à la distance D = IP0 de I, on peut déterminer la déflexion magnétique PP0 sur cet écran. On a : tan α ' α = |q| `B mV = PP0 D D’où : PP0 = |q| `DB mV (5.16) Les applications de la déflexion magnétique sont nombreuses. Elle est exploitée dans certains appareils tels que le spectrographe de masse, le cyclotron, le synchrotron, ou même dans certains téléviseurs. Elle est aussi largement utilisée en physique nucléaire pour dévier les particules de hautes énergies. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 281 Exercices On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2 . Exercice 5.1 : A la Figure 5.5 ci-dessous, un disque homogène de rayon r = 2 m tourne autour d’un axe vertical (∆) passant par son centre avec une vitesse angulaire constante ω. Un garçon de masse M = 50 kg est placé au milieu d’un rayon du disque, en tenant l’extrémité d’un câble inextensible, perpendiculaire à une barre solide qui coïncide avec l’axe (∆), et dont l’autre extrémité est fixée à cette barre. Le garçon est immobile sur le disque. Figure 5.5 – Exercice 5.1. 1- Faire le bilan des forces extérieures qui s’exercent sur le garçon, et les représenter. 2- Déterminer l’expression du module a de l’accélération du garçon et en déduire l’expression de la tension T du câble. 3- Sachant que la tension maximale que peut supporter le câble est Tm = 1, 25 kN, déterminer la vitesse maximale ωm avec laquelle peut tourner le disque sans que le câble ne rompe. Exercice 5.2 : A la Figure 5.6, une boule ponctuelle de masse m est accrochée aux extrémités de deux fils inextensibles et de masses négligeables, de longueurs respectives `1 = 60 cm et `2 = 80 cm. Les autres extrémités des fils sont fixées aux deux extrémités d’une tige verticale de longueur L = OA = 1 m. A l’aide d’un moteur connecté à la tige, on fait tourner cette dernière autour d’elle même avec une vitesse angulaire constante ω. Au cours du mouvement, les deux fils sont écartés par rapport à la verticale des angles respectifs α et β. 1- Faire le bilan des forces extérieures subies par la boule et les représenter. 2- Déterminer les valeurs de α et β et en déduire le rayon de courbure r de la trajectoire. 3- Exprimer les modules T1 et T2 des tensions respectives du fil supérieur et du fil inférieur. 4- En déduire la valeur minimale ωm que doit dépasser ω pour que le fil inférieur soit tendu. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 282 Figure 5.6 – Exercice 5.2. Exercice 5.3 : A la Figure 5.7 ci-dessous, un solide de masse m = 2 kg est fixé à l’extrémité d’un ressort de masse négigeable, de raideur k = 100 N.m−1 et de longueur à vide `0 = 39, 2 cm. On fait passer une tige de masse négligeable le long de l’axe du ressort, de telle sorte que la tige supporte le solide. On fixe ensuite l’autre extrémité du ressort à une autre tige connectée à un moteur. Le moteur fait tourner la tige autour de son axe vertical avec une vitesse angulaire constante ω, et le ressort s’allonge et s’écarte de la verticale d’un angle α = 60°. Les frottements de la tige sur le solide seront négligés. Figure 5.7 – Exercice 5.3. 1- Faire le bilan des forces extérieures qui agissent sur le solide et les représenter. 2- Exprimer l’accélération a du solide en fonction de ω, α et la longueur ` du ressort. 3- Exprimer les modules respectifs T et R de la tension du ressort et de la réaction de la tige en fonction de m, g, ` et α. 4- Exprimer la longueur ` du ressort en fonction de m, g, k, `0, ω et α. 5- Calculer la valeur maximale ωm à laquelle la vitesse angulaire ω devrait être inférieure pour que le module de la réaction de la tige reste strictement positif. En déduire la valeur maximale `m à laquelle la longueur du ressort doit être inférieure. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 283 Exercice 5.4 : A la Figure 5.8 ci-dessous, une voiture de masse totale M = 4 t se déplace avec une vitesse constante V = 30 km.h−1 sur un virage circulaire incliné à l’horizontale d’un petit angle α = 10°. Les frottements sont négligés. Figure 5.8 – Exercice 5.4. 1- Faire le bilan des foces extérieures qui s’exerçent sur la voiture et les représenter. 2- Calculer l’accélération a de la voiture, et en déduire le rayon de courbure r de la trajectoire. 3- Déterminer l’intensité de la réaction du virage sur la voiture. Exercice 5.5 : A la Figure 5.9 ci-dessous, une moto roule sur un virage circulaire horizontal avec une vitesse constante V = 36 km.h−1 tel que le rayon de courbure de la trajectoire de son centre d’inertie G soit r = 50 m. Pour ne pas déraper, le conducteur incline la moto d’un angle α par rapport à la verticale. Dans cette configuration, tout se passe comme si le système de masse totale M = 250 kg était en équilibre (on parle d’équilibre relatif) sous l’action de son poids − → P , de la réaction normale − − → RN du virage, de la force de frottement − → f exercée sur les roues dirigée suivant le rayon de courbure, et d’une force − → F appelée force d’inertie qui s’exprime en fonction de l’accélération centripète − → a par − → F = −M− → a . On désigne par (∆) l’axe horizontal passant par les deux points de contact des roues avec le virage. Figure 5.9 – Exercice 5.5. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 284 1- Représenter toutes les forces qui agissent sur le système à l’équilibre relatif. 2- Déterminer le module a de − → a et en déduire l’intensité de la force d’inertie − → F . 3- Déterminer les intensités de − − → RN et de − → f . 4- Déterminer la valeur de l’angle α. Exercice 5.6 : A la Figure 5.10 ci-dessous, un satellite (1) de masse m1 orbite à l’altitude h1 autour de la planète Mars de masse MM = 6, 39 × 1023 kg et de rayon RM = 3389, 5 km. Au même moment, un autre satellite (2) de masse m2 orbite à une altitude h2 autour de la Terre (dans son plan équatorial) de masse MT = 5, 972 × 1024 kg et de rayon moyen RT = 6371 km. Figure 5.10 – Exercice 5.6. 1- Représenter les forces gravitationnelles − → F1 et − → F2 qui s’exerçent sur les deux satellites et exprimer leurs modules. 2- Exprimer les modules a1 et a2 des accélérations respectives des deux satellites. 3- En déduire les expressions de leurs vitesses V1 et V2, leurs vitesses angulaires ω1 et ω2, ainsi que leurs périodes T1 et T2. 4- Exprimer h2 en fonction de h1 pour que les deux satellites soient synchrones, c’est-à-dire pour qu’ils aient la même période. 5- Les satellites étant synchrones, calculer h2 si h1 = 16 623, 22 km, et en déduire les périodes des deux satellites. Sachant qu’un jour sidéral vaut 23 heures 56 minutes et 4 secondes, vérifier que le satellite (2) est géostationnaire. Exercice 5.7 : Un satellite orbite autour de la planète Uranus de masse MU et dont le rayon moyen vaut RU = 25 362 km. En fonction de l’altitude h du satellite par rapport à la surface de la planète, on mesure sa période de révolution T. Les données ont été regroupées dans le Tableau 5.1. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 285 Tableau 5.1 – Exercice 5.7. h (km) 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 T (s) 17 363, 5 25 246 34 013, 3 43 633, 5 54 020, 7 65 122, 2 (RU + h)3 (1022 m3 ) T2 (108 s2 ) 1- Compléter le Tableau 5.1 ci-dessus. 2- Exprimer T2 en fonction de (RU + h)3 . 3- Tracer le graphe T2 = f ” (RU + h)3 — . Echelle : 1 cm −→ 6 × 1022 m3 et 1 cm −→ 4 × 108 s2 . 4- Déterminer une équation de la courbe obtenue. 5- En déduire la valeur expérimentale de la masse MU de la planète Uranus. Exercice 5.8 : On considère à la Figure 5.11 ci-dessous un spectrographe qui produit dans sa chambre d’ioni- sation un ion sulfure 32 S2− de masse m0 = 32 u (1 u = 1, 66 × 10−27 kg) et deux de ses isotopes x1 S2− et x2 S2− de masses respectives m1 = x1u et m2 = x2u, avec x2 x1 32. A la sortie de la chambre d’ionisation, les trois ions pénètrent avec une vitesse quasi-nulle dans la chambre d’accélération de largeur ` dans laquelle règne un champ électrique − → E horizontal et où est établie une différence de potentiel U = 2000 V. A la sortie de cette chambre, les ions pénètrent dans la chambre de déviation où règne un champ magnétique − → B de module B = 198, 26 mT. Les ions finissent leurs mouvements sur un collecteur, tel que la distance sur le collecteur entre le point d’impact de l’ion 32 S2− et celui de l’ion x1 S2− est d1 = 4 mm, tandis que la distance entre le point d’impact de l’ion x1 S2− et celui de l’ion x2 S2− est d2 = 7, 7 mm. Les poids des ions seront négligés devant les autres forces. Figure 5.11 – Exercice 5.8. 1- Représenter le sens du champ électrique − → E et celui du champ magnétique − → B . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 286 2- Montrer que les ions sortent de la chambre d’accélération avec la même énergie cinétique Ec que l’on exprimera. 3- Exprimer les vitesses respectives V0, V1 et V2 des trois ions à la sortie de la chambre d’accélération. 4- Montrer que chaque ion effectue un mouvement circulaire uniforme dans la chambre de déviation, et calculer les rayons de courbure respectifs r0, r1 et r2 des ions. 5- En déduire les nombres de masse x1 et x2 des deux isotopes. Exercice 5.9 : Un proton de masse mp = 1, 67 × 10−27 kg est accéléré sans vitesse initiale dans une chambre où est établie une différence de potentiel U = 1056, 8 V. A la sortie de cette chambre, le proton subit une déviation circulaire dans une chambre de largeur ` = 1, 23 mm où règne un champ magnétique − → B de module B = 200 mT. A la sortie de la chambre de déviation, le proton n’est plus soumis à aucune force et continu son mouvement en ligne droite et à vitesse constante. Il est receuilli sur un écran vertical placé à la distance d = 5 mm de la sortie de la chambre de déviation comme illustré à la Figure 5.12 ci-dessous. Figure 5.12 – Exercice 5.9. 1- Représenter le champ électrique − → E qui règne dans la chambre d’accélération ainsi que le champ magnétique − → B dans la chambre de déviation. 2- Calculer la vitesse V avec laquelle le proton pénètre dans la chambre de déviation. 3- En déduire le rayon de courbure r de la trajectoire du proton dans la chambre de déviation. 4- En déduire la valeur de l’angle θ, puis la valeur de l’angle α. 5- En déduire la distance h sur l’écran. Exercice 5.10 : A la Figure 5.13, une petite particule ponctuelle de faible masse m = 0, 5 µg et de charge électrique q = 1, 317 pC orbite à la vitesse constante V = 0, 8 m.s−1 autour d’une autre particule ponctuelle de charge q0 et de masse négligeable, les deux particules étant séparées d’une distance r = 59, 26 nm. Les poids des deux particules seront négligés. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 287 Figure 5.13 – Exercice 5.10. 1- Représenter la force électrique − → F subie par la particule de charge q. Quel est le signe de la charge q0 ? 2- Déterminer le module a de l’accélération − → a de la particule de charge q et en déduire l’intensité de la force − → F . 3- En déduire la valeur de la charge q0 de l’autre particule. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 288 Evaluations des compétences On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2 . Evaluation 5.1 : Une tige verticale est connectée à un moteur tournant à une vitese angulaire ω = 10 rad.s−1 . On fixe l’extrémité d’un fil inextensible de longueur ` = 20 cm et de masse négligeable en un point de la tige verticale. A l’autre extrémité du fil est fixée une bille de dimensions négligeables, de masse m = 800 g et de charge électrique q = −2 mC. L’ensemble est placé entre deux armatures électriques (M) et (N) séparées par une distance d = 40 cm et entre lesquelles est établie une différence de potentiel U = VM − VN = 2000 V. La bille tourne autour de la tige verticale avec la même vitesse angulaire ω, le fil étant écarté par rapport à l’horizontale d’un angle α, comme illustré à la Figure 5.14 ci-dessous. Figure 5.14 – Evaluation 5.1. Déterminer la valeur de l’angle α. Evaluation 5.2 : A la Figure 5.15, deux ions 56 Fe2+ et 58 Fe2+ de masses respectives m1 = 56 u et m2 = 58 u (1 u = 1, 66 × 10−27 kg) pénètrent avec des vitesses nulles dans une chambre d’accélération constituée de deux armatures verticales entre lesquelles est établie une tension U = 1000 V. A la sortie de cette chambre, ils pénètrent dans une champre de déviation, dans laquelle règne un champ magnétique de module B. Les ions sont déviés vers un collecteur, leurs points d’im- pact étant séparés par une distance δ = 5 mm. Les poids des ions seront négligés devant les autres forces. Déterminer la valeur de B. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 289 Figure 5.15 – Evaluation 5.2. Evaluation 5.3 : La planète Vénus, de masse MV = 4, 867 × 1024 kg et de rayon RV = 6051, 8 km a une période de rotation de T = 243 jours terrestres. A quelle altitude h par rapport à la surface de Vénus doit se trouver un satellite quelconque pour qu’il puisse orbiter en restant au-dessus d’une même région de la planète ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 290 Corrections des exercices Exercice 5.1 : 1- Les forces extérieures qui agissent sur le garçon au cours du mouvement sont : — Son poids − → P = M− → g ; — La réaction normale − → R du disque ; — La tension − → T du câble. Ces forces ont été représentées à la Figure 5.16 ci-dessous. Figure 5.16 – Correction de l’exercice 5.1. 2- Le disque tourne autour de l’axe (∆) avec une vitesse angulaire ω. Le garçon est situé sur le disque à la distance r 2 de (∆). L’accélération − → a du garçon est centripète, et son module a est donné par : a = ω2 r 2 Le poids − → P et la réaction − → R sont verticales, de sens contraires et se compensent. Du théorème du centre d’inertie, on peut donc écrire : − → T = M− → a D’où : T = Mω2 r 2 3- Le câble ne peut supporter qu’une tension maximale Tm = 1, 25 kN = 1250 N. Pour que le câble ne rompe pas, on doit donc avoir la condition : T ≤ Tm =⇒ Mω2 r 2 ≤ Tm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 302.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 291 =⇒ ω2 ≤ 2Tm Mr =⇒ ω ≤ É 2Tm Mr La vitesse angulaire maximale ωm avec laquelle peut tourner le disque est donc : ωm = Ê 2Tm Mr Application numérique : ωm = Ê 2 × 1250 50 × 2 Soit : ωm = 5 rad.s−1 Exercice 5.2 : 1- Les forces extérieures qui agissent sur la boule au cours de son mouvement sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La tension − → T1 du fil supérieur ; — La tension − → T2 du fil inférieur. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 5.17 ci-dessous. Figure 5.17 – Correction de l’exercice 5.2. 2- La boule est entraînée par la rotation de la tige, et donc, tourne avec la vitesse angulaire ω autour de la tige verticale. Notons M la position de la boule. Considérons le triangle OAM. Du théorème d’Al-Kashi, on peut écrire : OM2 = OA2 + AM2 − 2OA · AM cos α =⇒ `2 2 = L2 + `1 2 − 2`1L cos α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 303.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 292 On peut également écrire : AM2 = OA2 + OM2 − 2OA · OM cos β =⇒ `1 2 = L2 + `2 2 − 2`2L cos β On a donc : cos α = L2 + `1 2 − `2 2 2`1L et cos β = L2 + `2 2 − `1 2 2`2L D’où : α = cos−1 – L2 + `1 2 − `2 2 2`1L ™ β = cos−1 – L2 + `2 2 − `1 2 2`2L ™ Applications numériques : α = cos−1 – 12 + 0, 62 − 0, 82 2 × 0, 6 × 1 ™ β = cos−1 – 12 + 0, 82 − 0, 62 2 × 0, 8 × 1 ™ Soit : α = 53, 1◦ β = 36, 87◦ Soit H le projeté orthogonale de M sur la tige. Le rayon de courbure r de la trajectoire de la boule est le rayon du cercle qu’elle décrit au cours de son mouvement. On a donc r = HM. Le triangle AHM étant rectangle en H, on peut écrire : sin α = HM AM = r `1 D’où : r = `1 sin α Application numérique : r = 0, 6 × sin 53, 13◦ Soit : r = 48 cm 3- L’accélération − → a de la boule est centripète, et son module a pour expression : a = ω2 r GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 304.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 293 Le théorème du centre d’inertie appliqué à la boule peut s’écrire : − → P      0 −mg + − → T1      T1 sin α T1 cos α + − → T2      T2 sin β −T2 cos β = m− → a      mω2 r 0 On obtient le système ci-dessous :      sin αT1 + sin βT2 = mω2 r cos αT1 − cos βT2 = mg En multipliant la première équation du système ci-dessus par cos β et la deuxième par sin β, on obtient :      sin α cos βT1 + sin β cos βT2 = mω2 r cos β cos α sin βT1 − sin β cos βT2 = mg sin β En additionnant membre à membre les deux équations du système ci-dessus, on obtient : (sin α cos β + cos α sin β) T1 = m ω2 r cos β + g sin β =⇒ sin (α + β)T1 = m ω2 r cos β + g sin β D’où : T1 = m (ω2 r cos β + g sin β) sin (α + β) De la deuxième équation du premier système que nous avons obtenu, on a : cos βT2 = cos αT1 − mg = m (ω2 r cos α cos β + g cos α sin β) sin (α + β) − mg = m  ω2 r cos α cos β + g cos α sin β − g sin α cos β − g cos α sin β sin α cos β + cos α sin β ‹ = m  ω2 r cos α cos β − g sin α cos β sin α cos β + cos α sin β ‹ D’où : T2 = m (ω2 r cos α − g sin α) sin (α + β) 4- Le fil inférieur est tendu si le module T2 de sa tension est strictement positif. On doit donc avoir la condition : T2 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 305.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 294 =⇒ m (ω2 r cos α − g sin α) sin (α + β) 0 Or : α + β = 53, 13◦ + 36, 87◦ = 90° =⇒ sin (α + β) = sin 90° = 1 0 On a donc : ω2 r cos α − g sin α 0 =⇒ ω2 g tan α r =⇒ ω É g tan α r La valeur ωm que doit dépasser la vitesse angulaire ω pour que le fil inférieur soit tendu est donc donnée par : ωm = Ê g tan α r Application numérique : ωm = Ê 9, 8 × tan 53, 13◦ 0, 48 Soit : ωm = 5, 271 rad.s−1 Exercice 5.3 : 1- Les forces extérieures qui agissent sur le solide sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La tension − → T du ressort ; — La réaction − → R de la tige. Ces forces ont été représentées à la Figure 5.18. 2- Soit r le rayon du cercle que décrit le centre d’inertie du solide pendant son mouvement. Le module a de son accélération centripète − → a est donné par : a = ω2 r Or : r = ` sin α D’où : a = ω2 ` sin α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 306.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 295 Figure 5.18 – Correction de l’exercice 5.3. 3- Du théorème du centre d’inertie, on peut écrire : − → P      −mg cos α −mg sin α + − → T      T 0 + − → R      0 R = m− → a      ma sin α −ma cos α D’où : T = m ω2 ` sin2 α + g cos α R = m sin α g − ω2 ` cos α 4- On sait que le module T de la tension du ressort s’exprime par : T = k (` − `0) En remplaçant l’expression ci-dessus dans l’expression de T trouvée précédemment, on obtient : k (` − `0) = m ω2 ` sin2 α + g cos α =⇒ ` k − mω2 sin2 α − k`0 = mg cos α D’où : ` = k`0 + mg cos α k − mω2 sin2 α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 307.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 296 5- Pour que le module R de la réaction de la tige reste strictement positif, on doit avoir la condition : R 0 =⇒ m sin α g − ω2 ` cos α 0 =⇒ g − ω2 ` cos α 0 =⇒ ω2 ` cos α g =⇒ ω2 cos α (k`0 + mg cos α) k − mω2 sin2 α g =⇒ ω2 cos α (k`0 + mg cos α) g k − mω2 sin2 α =⇒ ω2 k`0 cos α + mg cos2 α + mg sin2 α gk =⇒ ω2 (k`0 cos α + mg) gk =⇒ ω2 gk k`0 cos α + mg =⇒ ω Ê gk k`0 cos α + mg D’où : ωm = Ê gk k`0 cos α + mg Application numérique : ωm = Ê 9, 8 × 100 100 × 0, 392 × cos 60◦ + 2 × 9, 8 Soit : ωm = 5 rad.s−1 La valeur maximale `m à laquelle la longueur du ressort doit être inférieure est quant à elle donnée par : `m = k`0 + mg cos α k − mωm 2 sin2 α Application numérique : `m = 100 × 0, 392 + 2 × 9, 8 × cos 60◦ 100 − 2 × 52 × sin2 60◦ Soit : `m = 78, 4 cm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 308.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 297 Exercice 5.4 : 1- Les forces extérieures qui s’exerçent sur la voiture sur le virage sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La réaction normale − → R du virage. Ces forces ont été représentées à la Figure 5.19 ci-dessous. Figure 5.19 – Correction de l’exercice 5.4. 2- En appliquant la deuxième loi de Newton au centre d’inertie de la voiture, − → a étant son vecteur accélération, on peut écrire : − → P      0 −Mg + − → R      R sin α R cos α = M− → a      Ma 0 On a donc :      R sin α = Ma R cos α = Mg =⇒ tan α = a g D’où : a = g tan α Application numérique : a = 9, 8 × tan 10◦ Soit : a = 1, 728 m.s−2 On a la relation : a = V2 r GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 309.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 298 D’où : r = V2 a Application numérique : r = € 30 3,6 Š2 1, 728 Soit : r = 40, 18 m 3- Nous avons obtenu plus haut la relation : R cos α = Mg D’où : R = Mg cos α Application numérique : R = 4000 × 9, 8 cos 10◦ Soit : R = 39, 804 kN Exercice 5.5 : 1- Les quatre forces qui agissent sur le système ont été représentées à la Figure 5.20. 2- Le module a de l’accélération centripète est donné par : a = V2 r Application numérique : a = € 36 3,6 Š2 50 Soit : a = 2 m.s−2 L’intensité F de la force d’inertie − → F est donc donnée par : F = Ma GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 310.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 299 Application numérique : F = 250 × 2 Soit : F = 500 N 3- La réaction normale − − → RN et le poids − → P sont directement opposés, et il en est de même pour la force − → F et la force de frottement − → f . Le système étant en équilibre relatif, on a donc : RN = Mg f = F Applications numériques : RN = 250 × 9, 8 f = 500 Soit : RN = 2450 N f = 500 N Figure 5.20 – Correction de l’exercice 5.5. 4- Le système étant en équilibre relatif, la somme algébrique des moments par rapport à l’axe (∆) des forces extérieures qu’il subit est nulle. Puisque la réaction − − → RN et la force de frottement − → f rencontrent l’axe (∆), leurs moments sont nuls. Soit O le point d’intersection entre (∆) et l’axe de la moto. Soient d et d0 les bras de leviers respectifs de − → P et − → F . Prenons le sens des GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 311.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 300 aiguilles d’une montre comme sens positif. Les moments M(∆) €− → P Š et M(∆) €− → F Š de − → P et − → F sont donnés respectivement par : M(∆) €− → P Š = −Mgd et M(∆) €− → F Š = Fd0 Or, on a : d = OG sin α et d0 = OG cos α On a donc : M(∆) €− → P Š = −Mg · OG sin α et M(∆) €− → F Š = F · OG cos α Ainsi, de par la condition d’équilibre, on peut écrire : −Mg · OG sin α + F · OG cos α = 0 =⇒ Mg · OG sin α = F · OG cos α =⇒ sin α cos α = tan α = F Mg D’où : α = tan−1  F Mg ‹ Application numérique : α = tan−1  500 250 × 9, 8 ‹ Soit : α = 11, 53◦ Exercice 5.6 : 1- Les forces gravitationnelles subies par les deux satellites ont été représentées à la Figure 5.21. Les modules de ces forces sont donnés par : F1 = GMMm1 (RM + h1)2 F2 = GMTm2 (RT + h2)2 2- Tout au long de leurs mouvements, chaque satellite n’est soumis qu’à la force de gravitation centripète. Soient − → a1 et − → a2 les vecteurs accélérations des satellites. Pour le satellite (1), le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → F1 = m1 − → a1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 312.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 301 =⇒ F1 = m1a1 =⇒ GMMm1 (RM + h1)2 = m1a1 Pour le satellite (2), on a : GMTm2 (RT + h2)2 = m2a2 D’où : a1 = GMM (RM + h1)2 a2 = GMT (RT + h2)2 Figure 5.21 – Correction de l’exercice 5.6. 3- On sait que : a1 = V1 2 RM + h1 et a2 = V2 2 RT + h2 On a donc : V1 2 = a1 (RM + h1) = GMM (RM + h1)2 (RM + h1) D’où : V1 = Ê GMM RM + h1 V2 = Ê GMT RT + h2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 313.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 302 On a : ω1 = V1 RM + h1 = È GMM RM+h1 RM + h1 D’où : ω1 = Ê GMM (RM + h1)3 ω2 = Ê GMT (RT + h2)3 On a : T1 = 2π ω1 = 2π q GMM (RM+h1)3 D’où : T1 = 2π s (RM + h1)3 GMM T2 = 2π s (RT + h2)3 GMT 4- Pour que les deux satellites soient synchrones, on doit avoir : T1 = T2 =⇒ 2π Ê (RM + h1)3 GMM = 2π Ê (RT + h2)3 GMT =⇒ (RM + h1)3 GMM = (RT + h2)3 GMT =⇒  RT + h2 RM + h1 ‹3 = MT MM =⇒ RT + h2 RM + h1 = 3 Ê MT MM =⇒ RT + h2 = (RM + h1) 3 Ê MT MM GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 314.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 303 D’où : h2 = (RM + h1) 3 Ê MT MM − RT 5- On a h1 = 16 623, 22 km. En faisant l’application numérique de l’expression de h2 obtenue précédemment, on obtient : h2 = (3389, 5 + 16 623, 22) × 3 Ê 5, 972 × 1024 6, 39 × 1023 − 6371 Soit : h2 = 35 783, 677 km Les deux satellites étant synchrones, ils ont la même période T1 = T2. On a : T1 = T2 = 2π s (RM + h1)3 GMM Application numérique : T1 = T2 = 2 × π × s [103 (3389, 5 + 16 623, 22)]3 6, 67 × 10−11 × 6, 39 × 1023 Soit : T1 = T2 = 86163, 97 s ' 86164 s Le jour sidéral correspond à la période de rotation de la Terre autour d’elle même. La durée du jour sidéral vaut 23 heures 56 minutes et 4 secondes. Or, une minute correspond à 60 secondes, et une heure correspond à 60 minutes, soit 60 × 60 = 3600 secondes. Le jour sidéral est donc encore égal à 23 × 3600 + 56 × 60 + 4 = 86164 s. On constate donc que la période des deux satellites est égale à la période de rotation de la Terre. Or, c’est le satellite (2) qui orbite autour de la Terre dans son plan équatorial : Le satellite (2) est donc géostationnaire. Exercice 5.7 : 1- Le Tableau 5.1 a été complété dans le Tableau 5.2 ci-dessous. Tableau 5.2 – Correction de l’exercice 5.7. h (km) 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 T (s) 17 363, 5 25 246 34 013, 3 43 633, 5 54 020, 7 65 122, 2 (RU + h)3 (1022 m3 ) 4, 42 9, 33 16, 97 27, 92 42, 8 62, 2 T2 (108 s2 ) 3 6, 37 11, 57 19 29, 18 42, 4 2- Au cours de son mouvement, le satellite n’est soumis qu’à la force gravitationnelle − → F cen- tripète exercée par la planète. Son accélération − → a est elle aussi centripète, et si m est la masse GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 315.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 304 du satellite, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : F = ma =⇒ GMUm (RU + h)2 = ma =⇒ a = GMU (RU + h)2 Soit V la vitesse du satellite. On a : a = V2 RU + h =⇒ V = p a (RU + h) = Ê GMU RU + h La vitesse angulaire ω est donnée par : ω = V RU + h = Ê GMU (RU + h)3 La période T est quant à elle donnée par : T = 2π ω = 2π Ê (RU + h)3 GMU On a donc : T2 = 4π2 GMU (RU + h)3 3- Le graphe T2 = f ” (RU + h)3 — a été représenté à la Figure 5.22. 4- L’ordonnée à l’origine de la courbe obtenue est nulle. Son équation est donc de la forme : T2 = f ” (RU + h)3 — = a (RU + h)3 Avec : a = ∆T2 ∆ (RU + h)3 = 108 (42, 4 − 3) 1022 (62, 2 − 4, 42) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 316.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 305 Une équation de la courbe est donc : T2 = f ” (RU + h)3 — = 6, 819 × 10−15 (RU + h)3 s2 Figure 5.22 – Correction de l’exercice 5.7. 5- On a obtenu plus haut la relation : T2 = 4π2 GMU (RU + h)3 Par identification, on a : 4π2 GMU = 6, 819 × 10−15 =⇒ MU = 4π2 6, 819 × 10−15G = 4 × π2 6, 819 × 10−15 × 6, 67 × 10−11 Soit : MU = 8, 68 × 1025 kg Exercice 5.8 : 1- L’ion sulfure 32 S2− et ses isotopes ont une charge négative q = −2e. Dans la chambre d’ac- célération, ils se déplacent vers la droite, ce qui signifie qu’ils sont soumis à une force électrique − → F horizontale et orientée vers la droite. Par conséquent, le champ électrique − → E est lui orienté vers la gauche. Dans la chambre de déviation, les ions sont soumis à une force magnétique (de GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 317.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 306 Lorentz) qui les entraîne vers le bas et vers la droite. En utilisant la règle des trois doigts, en te- nant compte du fait que les ions sont chargés négativement, on trouve que le champ magnétique − → B entre dans le plan de la figure. − → E et − → B ont été représentés à la Figure 5.23 ci-dessous. Figure 5.23 – Correction de l’exercice 5.8. 2- Pour un ion quelconque de masse m, le théorème de l’énergie cinétique dans la chambre d’accélération peut s’écrire : Ec = W €− → F Š = F` = 2eE` = 2e U ` ` On constate donc que l’énergie cinétique de chaque ion à la sortie de la chambre d’accélération ne dépend que de sa charge et de la tension U. Puisque les trois ions ont la même charge, on conclut que les trois ions sortent de la chambre d’accélération avec la même énergie cinétique Ec donnée par : Ec = 2eU 3- Les vitesses respectives des trois ions à la sortie de la chambre d’accélération sont telles que : Ec = 2eU = 1 2 m0V0 2 = 1 2 m1V1 2 = 1 2 m2V2 2 On a donc : V0 = Ê eU 8u GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 318.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 307 V1 = 2 Ê eU x1u V2 = 2 Ê eU x2u 4- Dans la chambre de déviation, chaque ion est soumis à une force de Lorentz − → F0 donnée par : − → F0 = m− → a = −2e − → V ∧ − → B =⇒ − → a = − 2e m − → V ∧ − → B L’expression ci-dessus montre que l’accélération et la vitesse de chaque ion dans la chambre de déviation sont orthogonales. Leur produit scalaire est donc nul, et par conséquent, le mouvement de chaque ion est uniforme. La vitesse est donc constante, et l’accélération tangentielle est nulle. On a ainsi : a = V2 r = 2eVB m =⇒ r = mV 2eB La vitesse étant constante, le rayon de courbure r est donc constant, ce qui prouve que trajectoire est circulaire. On concult donc que dans la chambre de déviation, chaque ion effectue un mouvement circulaire uniforme. Pour chaque ion, on a donc : r0 = 32u 2eB É eU 8u r1 = 2x1u 2eB Ê eU x1u r2 = 2x2u 2eB Ê eU x2u D’où : r0 = 4 B Ê 2uU e r1 = 1 B Ê x1uU e r2 = 1 B Ê x2uU e 5- La distance entre le point par lequel chaque ion entre dans la chambre de deviation et le point d’impact de l’ion sur le collecteur correspond au diamètre du cercle que décrit l’ion, soit GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 319.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 308 le double de son rayon de courbure. On voit que : 2r1 = 2r0 + d1 et 2r2 = 2r0 + d1 + d2 On a : 2 B É x1uU e = 8 B É 2uU e + d1 =⇒ É x1uU e = 4 É 2uU e + d1B 2 =⇒ x1uU e = ‚ 4 É 2uU e + d1B 2 Œ2 D’où : x1 = e uU 4 Ê 2uU e + d1B 2 !2 x2 = e uU 4 Ê 2uU e + B (d1 + d2) 2 !2 Applications numériques : x1 = 1, 6 × 10−19 1, 66 × 10−27 × 2000 × ‚ 4 × Ê 2 × 1, 66 × 10−27 × 2000 1, 6 × 10−19 + 8 × 10−3 × 0, 19826 2 Œ2 x2 = 1, 6 × 10−19 1, 66 × 10−27 × 2000 × ‚ 4 × Ê 2 × 1, 66 × 10−27 × 2000 1, 6 × 10−19 + 0, 19826 × 10−3 × (8 + 7, 7) 2 Œ2 Soit : x1 = 34 x2 = 36 Exercice 5.9 : 1- Le proton a une charge positive qp = e. Dans la chambre d’accélération, il est attiré vers le haut et la droite. Le champ électrique − → E a donc la direction et le sens du mouvement. Dans la chambre de déviation quant à elle, le proton est dévié vers le bas. En utilisant la règle des trois doigts, on trouve que le champ magnétique − → B sort de la figure. − → E et − → B ont été représentés à la Figure 5.24. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 320.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 309 Figure 5.24 – Correction de l’exercice 5.9. 2- Soit `0 la longueur de la chambre d’accélération. En appliquant le théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire : 1 2 mpV2 = eU `0 `0 = eU D’où : V = Ê 2eU mp Application numérique : V = Ê 2 × 1, 6 × 10−19 × 1056, 8 1, 67 × 10−27 Soit : V = 4, 5 × 105 m.s−1 3- Dans la chambre de déviation, le proton est soumis à une force de Lorentz centripète, et son mouvement est circulaire uniforme. On a : − − → FLo = mp − → a = e − → V ∧ − → B =⇒ V2 r = eVB mp D’où : r = mpV eB GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 321.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 310 Application numérique : r = 1, 67 × 10−27 × 4, 5 × 105 1, 6 × 10−19 × 0, 2 Soit : r = 23, 48 mm 4- La largeur ` de la chambre de déviation étant faible (de même que le rayon de courbure r), on peut confondre l’arc de cercle décrit par le proton avec ` et dans ce cas écrire : θ = ` r Application numérique : θ = 1, 23 23, 48 Soit : θ = 0, 052 rad = 3◦ Dans le triangle OA1A2, on peut écrire : θ + α + α = 180° D’où : α = 180◦ − θ 2 Application numérique : α = 180◦ − 3◦ 2 Soit : α = 88, 5◦ 5- On a : tan α = d h D’où : h = d tan α Application numérique : h = 5 tan 88, 5◦ Soit : h = 130, 93 mm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 322.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 311 Exercice 5.10 : 1- Puisque la particule de charge q orbite autour de l’autre particule de charge q0 de masse négligeable, la force électrique − → F est centripète (orientée vers la charge q0 ). Les deux particules s’attirent et ont donc des charges de signes contraires. La charge q0 est donc négative. La force électrique − → F a été représentée à la Figure 5.25 ci-dessous. Figure 5.25 – Correction de l’exercice 10. 2- L’accélération − → a de la charge q est centripète, et son module a est donné par : a = V2 r Application numérique : a = 0, 82 59, 26 × 10−9 Soit : a = 1, 08 × 107 m.s−2 L’intensité de la force électrique − → F est quant à elle donnée par : F = ma Application numérique : F = 0, 5 × 10−6 × 1, 08 × 107 Soit : F = 5, 4 N 3- On a : F = K |q| |q0 | r2 La charge q0 étant négative, on a donc : q0 = − Fr2 K |q| GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 323.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 312 Application numérique : q0 = − 5, 4 × (59, 26 × 10−9 ) 2 9 × 109 × |1, 317 × 10−12| Soit : q0 = −1, 6 pC GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 324.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 313 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 5.1 : Pendant le mouvement circulaire uniforme de la bille, les forces extérieures qu’elle subit sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La tension − → T du fil ; — La force électrique − → F due aux armatures. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 5.26 ci-dessous. Figure 5.26 – Correction de l’évaluation 5.1. Notons r le rayon du cercle décrit par la bille. On a : cos α = r ` =⇒ r = ` cos α Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → P      0 −mg + − → T      T cos α −T sin α + − → F      0 |qU| d = m− → a      mω2 ` cos α 0 On a donc :      T = mω2 ` −mg − T sin α + |qU| d = 0 =⇒ mg + mω2 ` sin α − |qU| d = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 325.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 314 =⇒ sin α = |qU| d − mg m`ω2 D’où : α = sin−1 ‚ |qU| d − mg m`ω2 Œ Application numérique : α = sin−1 „ |−2×10−3×2000| 0,4 − 0, 8 × 9, 8 0, 8 × 0, 2 × 102 Ž Pendant le mouvement circulaire uniforme de la bille, le fil est donc écarté de l’horizontale d’un angle α = 7, 75◦ . Evaluation 5.2 : Les deux ions ont la même charge q = 2e et sont chacun soumis dans la chambre de déviation à une force électrique horizontale orientée vers la droite. Notons m la masse d’un ion quelconque, V sa vitesse à la sortie de la chambre d’accélération et d la distance qui sépare les armatures verticales. En appliquant le théorème de l’énergie cinétique, on peut écrire : 1 2 mV2 = |qU| d d = 2eU Soit : V1 = 2 Ê eU m1 V2 = 2 Ê eU m2 Dans la chambre de déviation, les ions sont chacun soumis à la force de Lorentz et effectuent un mouvemnt circulaire uniforme. Notons R le rayon de courbure d’un ion quelconque. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : 2eVB = mV2 R =⇒ R = mV 2eB = m eB É eU m Soit : R1 = 1 B É m1U e R2 = 1 B É m2U e GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 326.
    CHAPITRE 5. MOUVEMENTSCIRCULAIRES UNIFORMES 315 La distance δ séparant les points d’impact des deux ions sur le collecteur est donnée par : δ = 2 (R2 − R1) = 2 B É U e ( √ m2 − √ m1) D’où : B = 2 δ Ê U e √ m2 − √ m1 Application numérique : B = 2 5 × 10−3 × Ê 1000 1, 6 × 10−19 €p 58 × 1, 66 × 10−27 − p 56 × 1, 66 × 10−27 Š Le module du champ magnétique régnant dans la chambre de déviation vaut donc B = 170, 66 mT Evaluation 5.3 : Le satellite orbitant autour de Vénus effectue un mouvement ciculaire uniforme avec une période de rotation Tr telle que : 4π2 (RV + h)3 = GMVTr 2 =⇒ RV + h = 3 Ê GMVTr 2 4π2 Pour que le satellite orbite autour de Vénus en restant au-dessus d’une même région, sa période de rotation doit être la même que celle de Vénus. On doit donc avoir : Tr = T On a donc : h = 3 Ê GMVT2 4π2 − RV Application numérique : h = 3 s 6, 67 × 10−11 × 4, 867 × 1024 × (243 × 24 × 3600)2 4 × π2 − 6051, 8 × 103 Pour que le satellite puisse orbiter autour de Vénus en restant au-dessus d’une même région, il doit donc se trouver à une altitude h = 1 530 058, 821 km par rap- port à la surface de la planète. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 327.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 316 Chapitre 6 Généralités sur les systèmes oscillants Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. Jean 17 : 3 6.1 Définitions et concepts Dans notre environnement, certains phénomènes semblent se reproduire après un cycle. On dit d’un phénomène qu’il est périodique lorsqu’il se répète identique à lui-même à des inter- valles de temps successifs et égaux. Un phénomène est dit oscillatoire lorsqu’il s’effectue de façon alternée et le plus souvent périodique. Un système intervenant dans un phénomène os- cillatoire est qualifié de système oscillant ou oscillateur. Dépendant du type de phénomène oscillatoire, on peut distinguer entre autres les oscillateurs mécaniques, électriques, biologiques, chimiques, etc. La plus courte durée pendant laquelle un phénomène oscillatoire ou périodique se repète identique à lui-même est appelée période. Elle se note généralement T, et s’exprime en secondes (s). L’inverse de la période, notée f porte le nom de fréquence ou Vitesse de ro- tation, et correspond au nombre de fois que le phénomène périodique se reproduit par seconde. L’unité SI de la fréquence est le Hertz (Hz). On a : f = 1 T (6.1) 1 Hz = 1 tr.s−1 On définit la pulsation ou vitesse angulaire ω (qui s’exprime en rad.s−1 ) par : ω = 2πf = 2π T (6.2) Une oscillation est le phénomène de va-et-vient (aller et retour) d’un système oscillant pendant une période. Un mouvement oscillatoire rapide est appelé vibration. Une alternance quant à elle se définit comme étant une demi-oscillation, c’est-à-dire un phénomène oscillatoire se déroulant pendant une demi-période. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 317 6.2 Grandeur physique associée à un phénomène oscillatoire A tout phénomène oscillatoire est associée une grandeur physique x(t) qu’on qualifie généra- lement de signal, et qui traduit l’évolution du phénomène au cours du temps. Si le phénomène est périodique, la fonction x(t) est elle aussi périodique. Elle se présente généralement sous la forme d’une fonction sinusoïdale, et sa courbe représentative en fonction du temps est une sinusoïde. Lorsque la grandeur physique associée à un phénomène oscillatoire est une fonction sinusoïdale, l’oscillateur en question est dit haromonique. On a : x(t) = asin (ωt + ϕ) ou x(t) = acos (ωt + ϕ) (6.3) Dans ces deux expressions, a désigne l’amplitude de x(t). C’est la valeur maximale que peut prendre le signal x(t). ω est la pulsation, le terme ωt + ϕ désigne la phase à l’instant t, et ϕ représente la phase à l’origine, c’est-à-dire la phase à l’instant t = 0. ϕ s’exprime en radians (rad). Il est plus commode de s’assurer que ϕ appartienne à l’intervalle [−π ; π]. Si ϕ n’appartient pas à cet intervalle, il est judicieux de le remplacer par sa mesure principale. La Figure 6.1 ci-dessous représente la courbe d’évolution d’une fonction sinusoïdale x(t) en fonction du temps. Figure 6.1 – Représentation graphique d’une fonction sinusoïdale. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 318 L’amplitude est déterminée par le sommet de chaque crête de la sinusoïde. Les valeurs positives de x(t) (région au-dessus de l’axe des temps) correspond aux alternances positives, tandis que les valeurs négatives (région en-dessous de l’axe des temps) correspond aux alternances négatives. La période est l’intervalle de temps séparant deux crêtes consécutives situées du même côté par rapport à l’axe des temps. A l’instant t = 0, la valeur x0 de x(t) vaut : x0 = x(t = 0) = asin ϕ ou x0 = x(t = 0) = acos ϕ (6.4) Une date t0 à laquelle la fonction x(t) s’annule vérifie : sin (ωt0 + ϕ) = 0 ou cos (ωt0 + ϕ) = 0 (6.5) Une date tmax à laquelle la fonction x(t) atteint son maximum vérifie : sin (ωtmax + ϕ) = 1 ou cos (ωtmax + ϕ) = 1 (6.6) Une date tmin à laquelle la fonction x(t) atteint son minimum vérifie : sin (ωtmin + ϕ) = −1 ou cos (ωtmin + ϕ) = −1 (6.7) Certaines relations trigonométriques importantes ont été regroupées dans le Tableau 6.1 ci- dessous. Tableau 6.1 – Quelques relations trigonométriques cos (−α) = cos α sin (−α) = − sin α cos (π − α) = − cos α sin (π − α) = sin α cos (π + α) = − cos α sin (π + α) = − sin α cos π 2 − α = sin α sin π 2 − α = cos α cos π 2 + α = − sin α sin π 2 + α = cos α cos (α + β) = cos α cos β − sin α sin β sin (α + β) = sin α cos β + cos α sin β cos (α − β) = cos α cos β + sin α sin β sin (α − β) = sin α cos β − cos α sin β cos α + cos β = 2 cos α−β 2 cos α+β 2 sin α + sin β = 2 cos α−β 2 sin α+β 2 Une fonction sinusoïdale exprimée par une fonction sinus peut donc aisément être transformée en une fonction cosinus, et vice versa. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 330.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 319 6.3 Comparaison de deux phénomènes oscillatoires Considérons deux oscillateurs harmoniques caractérisés par leurs fonctions sinusoïdales x1(t) et x2(t) telles que :      x1(t) = a1sin (ω1t + ϕ1) x2(t) = a2sin (ω2t + ϕ2) ou      x1(t) = a1cos (ω1t + ϕ1) x2(t) = a2cos (ω2t + ϕ2) (6.8) a1 et a2 sont les amplitudes respectives de x1(t) et x2(t), ω1 et ω2 leurs pulsations respectives, ϕ1 et ϕ2 leurs phases à l’origine respectives. Si les deux signaux x1(t) et x2(t) ont la même amplitude (a1 = a2) ils sont dits isochrones. S’ils ont la même pulsation (ω1 = ω2), et par conséquent la même période et la même fréquence, ils sont dits synchrones. Deux signaux à la fois isochrones et synchrones sont dits isosynchrones. Considérons le cas où x1(t) et x2(t) sont synchrones, et désignons respectivement par ω, T et f leur pulsation, leur période et leur fréquence. La Figure 6.2 ci-dessous représente leurs évolutions en fonction du temps. Figure 6.2 – Représentations graphiques de deux signaux sinusoïdaux synchrones. Le déphasage ∆ϕ entre x1(t) et x2(t) correspond à la différence de leurs phases. on a : ∆ϕ = ωt + ϕ1 − ωt − ϕ2 = ϕ1 − ϕ2 (6.9) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 320 Si ∆ϕ 0, x1(t) est en avance de phase par rapport à x2(t), et donc x2(t) est en retard de phase par rapport à x1(t). Si ∆ϕ 0, x2(t) est en avance de phase par rapport à x1(t), et donc x1(t) est en retard de phase par rapport à x2(t). Si ∆ϕ = 2kπ (k ∈ Z), x1(t) et x2(t) sont en phase : Ils s’annulent au même moment, et atteingnent leurs extrémums en même temps. Aucun signal n’est en avance sur l’autre. Si ∆ϕ = π + 2kπ (k ∈ Z), x1(t) et x2(t) sont en opposition de phase : Ils s’annulent au même moment, mais à l’intant où l’un des signaux atteint son maximum, l’autre atteint son minimum, et vice versa. Il n’est pas possible de dire lequel des deux signaux est en avance sur l’autre. Si ∆ϕ = π 2 + kπ (k ∈ Z), x1(t) et x2(t) sont en quadrature de phase : Lorsque l’un des signaux s’annule, l’autre atteint son minimum ou son maximum, et vice versa. On définit le décalage horaire θ entre x1(t) et x2(t) comme étant le temps d’avance que possède l’un des signaux par rapport à l’autre. On a la relation : ∆ϕ = θω (6.10) L’unité SI du décalage horaire est la seconde (s). 6.4 Supperposition de deux phénomènes oscillatoires Considérons deux signaux synchrones x1(t) et x2(t) de même pulsation ω donnés par :      x1(t) = a1sin (ωt + ϕ1) x2(t) = a2sin (ωt + ϕ2) ou      x1(t) = a1cos (ωt + ϕ1) x2(t) = a2cos (ωt + ϕ2) Exprimons le signal x(t) résultant de la superposition de x1(t) et x2(t) sous la forme : x(t) = x1(t) + x2(t) = Asin (ωt + φ) ou x(t) = x1(t) + x2(t) = Acos (ωt + φ) (6.11) Pour déterminer l’amplitude A et la phase à l’origine φ du signal résultant x(t), le physicien français Augustin Jean Fresnel a proposé une brillante technique basée sur un diagramme appelé diagramme de Fresnel. Considérons trois points A, B et C du plan. On effectue les correspondances ci-dessous :      x1(t) −→ − − → AB x2(t) −→ − − → BC x(t) = x1(t) + x2(t) −→ − − → AB + − − → BC = − − → AC Chaque vecteur est incliné par rapport à l’horizontale d’un angle correspondant à la phase à l’origine du signal associé. De même, la longueur de chaque vecteur correspond à l’amplitude du signal associé. On a :      AB = a1 BC = a2 AC = A GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 332.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 321 La Figure 6.3 ci-dessous illustre la construction de Fresnel relative à x1(t), x2(t) et x(t). Figure 6.3 – Diagramme de Fresnel. Soient B0 et C0 les projetés orthogonaux respectifs de B et C sur la droite horizontale (D). Notons (D0 ) la droite horizontale passant par le point B. Soit C00 le projeté orthogonal de C sur la droite (D0 ). Le triangle ACC0 étant rectangle en C0 , on peut écrire : AC2 = A2 = AC02 + C0C 2 Or, on a : AC0 = AB0 + B0C0 et C0C = C0C00 + C00C Le triangle ABB0 étant rectangle en B0 , on peut écrire : cos ϕ1 = AB0 AB = AB0 a1 =⇒ AB0 = a1 cos ϕ1 Le triangle BCC00 étant rectangle en C00 , on peut écrire : cos ϕ2 = BC00 BC = B0C0 a2 =⇒ B0C0 = a2 cos ϕ2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 333.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 322 Dans le triangle ABB0 , on peut encore écrire : sin ϕ1 = B0B AB = C0C00 a1 =⇒ C0C00 = a1 sin ϕ1 Toujours dans le triangle BCC00 , on peut écrire : sin ϕ2 = C00C BC = C00C a2 =⇒ C00C = a2 sin ϕ2 On a donc : AC0 = a1 cos ϕ1 + a2 cos ϕ2 et C0C = a1 sin ϕ1 + a2 sin ϕ2 On peut donc écrire finalement : A2 = (a1 cos ϕ1 + a2 cos ϕ2)2 + (a1 sin ϕ1 + a2 sin ϕ2)2 = a1 2 cos2 ϕ1 + a2 2 cos2 ϕ2 + 2a1a2 cos ϕ1 cos ϕ2 + a1 2 sin2 ϕ1 + a2 2 sin2 ϕ2 + 2a1a2 sin ϕ1 sin ϕ2 = a1 2 cos2 ϕ1 + sin2 ϕ1 + a2 2 cos2 ϕ2 + sin2 ϕ2 + 2a1a2 (cos ϕ1 cos ϕ2 + sin ϕ1 sin ϕ2) = a1 2 + a2 2 + 2a1a2 cos (ϕ1 − ϕ2) L’amplitude A du signal résultant x(t) a donc pour expression : A = p a1 2 + a2 2 + 2a1a2 cos (ϕ1 − ϕ2) (6.12) Dans le triangle ACC0 , on peut écrire : tan φ = C0C AC0 = a1 sin ϕ1 + a2 sin ϕ2 a1 cos ϕ1 + a2 cos ϕ2 La phase à l’origine φ du signal résultant x(t) est donc telle que : φ = tan−1  a1 sin ϕ1 + a2 sin ϕ2 a1 cos ϕ1 + a2 cos ϕ2 ‹ +kπ avec k ∈ Z (6.13) Dans l’intervalle [−π ; π] : — Si C0C ≥ 0 et AC0 ≥ 0, φ ∈ 0 ; π 2 . — Si C0C ≥ 0 et AC0 ≤ 0, φ ∈ π 2 ; π . — Si C0C ≤ 0 et AC0 ≤ 0, φ ∈ −π ; − π 2 . — Si C0C ≤ 0 et AC0 ≥ 0, φ ∈ − π 2 ; 0 . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 334.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 323 6.5 Observation stroboscopique des phénomènes périodiques La stroboscopie est une technique utilisée en Physique pour observer les phénomènes pé- riodiques rapides à l’aide d’un appareil appelé stroboscope. Le stroboscope est une source de lumière qui émet des éclairs avec une certaine fréquence. En fonction des valeurs de la fréquence de ces éclairs, le phénomène périodique peut sembler pour un observateur, soit im- mobile, soit évoluer au ralenti. On parle d’immobilité apparente ou de ralenti apparent. Le stroboscope ne modifie pas le déroulement du phénomène, mais les éclairs qu’il émet pro- voquent des illusions d’optique chez l’œil de l’observateur ; il perçoit des choses qui ne sont pas réelles. L’un des phénomènes les plus courants qui sollicitent une observation stroboscopique est la rotation d’un disque marqué d’un ou de plusieurs rayons. Considérons par exemple un disque blanc peint de p (p ∈ N∗ ) rayons noirs régulièrement espacés. Faisons tourner le disque autour de son axe de symétrie avec une fréquence constante f. Eclairons-le ensuite à l’aide d’un stroboscope émettant des éclairs dont la fréquence fe varie entre fe1 et fe2 . Les fréquences feimm des éclairs pour lesquelles le disque paraît immobile sont telles que : feimm = pf k avec k ∈ N∗ (6.14) Puisque la fréquence des éclairs émis par le stroboscope varie entre fe1 et fe1 , on a l’encadrement : fe1 ≤ feimm ≤ fe2 =⇒ fe1 ≤ pf k ≤ fe2 Les fréquences des éclairs pour lesquelles le disque paraît immobile sont donc telles que : feimm (k) = pf k avec k ∈ Z∗ et k ∈ • pf fe2 ; pf fe1 ˜ (6.15) Supposons que le stroboscope éclaire le disque avec une fréquence fe telle que : fe ' feimm (k) ≡ pf k avec k ∈ N∗ et k ∈ • pf fe2 ; pf fe1 ˜ Le nombre n de tours effectués par le disque entre deux éclairs consécutifs est donné par : n = f fe (6.16) Le nombre nr de rayons passés entre temps est donné par : nr = pn = pf fe ' k avec k ∈ N∗ (6.17) Pour l’observateur, le nombre na de tours apparents effectués par le disque est donné par : na = |k − nr| p (6.18) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 324 Pour l’observteur, la fréquence apparente fa du mouvement apparent est donnée par : fa = nafe (6.19) Si k nr, l’observateur voit le disque évoluer au ralenti dans le sens contraire au mouvement réel. On parle de ralenti apparent dans le sens rétrograde. Si k nr, l’observateur voit le disque évoluer au ralenti dans le sens réel du mouvement. On parle de ralenti apparent dans le sens direct. Dans le cas particulier où le disque n’est peint que d’un seul rayon, il existe des fréquences pour lesquelles le disque paraît immobile, mais avec plusieurs rayons régulièrement espacés. On parle d’immobilité apparente avec multiplicité. Ces fréquences sont telles que : feimm = kf avec k ∈ N∗ − {1} (6.20) On a toujours : fe1 ≤ feimm ≤ fe2 =⇒ fe1 ≤ kf ≤ fe2 Les fréquences des éclairs pour lesquelles le disque paraît immobile avec plusieurs rayons sont donc telles que : feimm (k) = kf avec k ∈ N∗ − {1} et k ∈ • fe1 f ; fe2 f ˜ (6.21) k est encore le nombre de rayons qu’on observe sur le disque. Lorsque le disque paraît immobile avec un seul rayon, on parle d’immobilité apparente avec unicité. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 325 Exercices Exercice 6.1 : Mettre chacun des signaux ci-dessous sous la forme A sin (ωt + ϕ), déterminer son amplitude, sa pulsation, sa période, sa fréquence, sa phase à l’origine et sa valeur à l’origine, puis représenter sa courbe d’évolution en fonction du temps. 1- x(t) = 10 cos 6πt + π 6 cm. 2- y(t) = 4 sin 5πt + π 3 cos 5πt + π 3 mm. 3- θ(t) = 16π cos2 20πt − π 8 − 8π rad. 4- i(t) = 30 cos (10t + π) cos 5t + π 8 + 30 sin (10t + π) sin 5t + π 8 A. 5- u(t) = 20 cos3 8t + π 6 − 15 cos 8t + π 6 V. Exercice 6.2 : Les deux signaux représentés sur chacune des Figures ci-après sont synchrones. Déterminer leurs amplitudes, leur période, leur fréquence et leur pulsation. Déterminer le décalage horaire θ et le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux, et dire lequel des deux signaux est en avance sur l’autre. Mettre enfin les deux signaux sous la forme A cos (ωt + ϕ). 1- Figure 6.4 – Question 1 de l’exercice 6.2. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 337.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 326 2- Figure 6.5 – Question 2 de l’exercice 6.2. 3- Figure 6.6 – Question 3 de l’exercice 6.2. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 338.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 327 4- Figure 6.7 – Question 4 de l’exercice 6.2. 5- Figure 6.8 – Question 5 de l’exercice 6.2. Exercice 6.3 : Dans chacun des cas ci-après, faire la construction de Fresnel relative aux deux signaux, et mettre leur somme sous la forme Asin (ωt + φ). 1- x1(t) = 10 sin 2πt + π 3 cm et x2(t) = 8 sin 2πt + π 6 cm. 2- y1(t) = 15 sin 4πt + π 4 mm et y2(t) = 9 sin 4πt + π 2 mm. 3- z1(t) = 4 sin 10πt + 2π 3 m et z2(t) = sin 10πt − 5π 6 m. 4- i1(t) = 50 sin 6πt − π 3 mA et i2(t) = 80 sin (6πt + π) mA. 5- u1(t) = 25 sin 8πt − π 6 V et u2(t) = 25 sin 8πt − 2π 3 V. Pour ce dernier cas, retrouver le résultat en utilisant les propriétés d’addition des fonctions trigonométriques. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 339.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 328 Exercice 6.4 : Un disque noir marqué d’un rayon blanc tourne autour de son axe avec une vitesse de rotation constante de 3000 tours par minute. Le disque est éclairé par un stroboscope qui émet des éclairs dont la fréquence varie de façon continue entre 5 Hz et 200 Hz. 1- Déterminer la fréquence de rotation f du disque en Hz. 2- Pour quelles fréquences des éclairs le disque paraît-il immobile avec un seul rayon blanc ? 3- Montrer que le nombre maximal de rayon blanc qu’on peut observer sur le disque est de 4. 4- Pour quelle fréquence des éclairs le disque paraît-il immobile avec : 4 rayons blancs ? 3 rayons blancs ? 2 rayons blancs ? 5- Qu’observe-t-on lorsque la fréquence des éclairs vaut : 100, 11 Hz ? 149, 96 Hz ? 199, 85 Hz ? Calculer la fréquence apparante fa dans chaque cas. Exercice 6.5 : Une roue de Barlow à 20 rayons régulièrement espacés tourne autour de son axe avec une vitesse angulaire constante ω = 75, 4 rad.s−1 . Elle est éclairée par un stroboscope dont la fréquence des éclairs varie entre 30 Hz et 300 Hz. 1- Déterminer la fréquence f à laquelle tourne la roue. 2- Pour quelles fréquences des éclairs la roue semble-t-elle immobile ? 3- Qu’observe-t-on lorsque la fréquence des éclairs vaut : 50 Hz ? 31, 5 Hz ? 77, 8 Hz ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 340.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 329 Evaluations des compétences Evaluation 6.1 : Un générateur délivrant une tension alternative u (t) est monté en série avec un conducteur ohmique et une bobine résistive. On désigne par u1 (t) la tension aux bornes du conducteur ohmique et par u2 (t) la tension aux bornes de la bobine résistive, telle que : u (t) = u1 (t) + u2 (t) A la Figure 6.9 ci-dessous ont été représentées les courbes d’évolution de u (t) et u1 (t). une division horizontale correspond à 2, 5 ms, tandis qu’une divison verticale correspond à 3, 2 V. Figure 6.9 – Evaluation 6.1. Déterminer l’expression de u2 (t) sous la forme u2mcos (ωt + ϕ2). Evaluation 6.2 : Dans une classe de Terminale, un enseignant écrit au tableau les expressions de quatre signaux χ1 (t), χ2 (t), χ3 (t) et χ4 (t) : χ1 (t) = cos (2πt) ; χ2 (t) = 2 sin 2πt − π 6 χ3 (t) = 4 cos  2πt − 5π 6 ‹ ; χ4 (t) = 8 sin 2πt + π 3 L’enseignant demande ensuite de donner l’expression du signal χ (t) donné par : χ (t) = χ1 (t) + χ2 (t) + χ3 (t) + χ4 (t) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 341.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 330 L’élève Zacharie trouve : χ (t) = 8, 472 cos (2πt + 0, 134π) L’élève Malachie quant à lui trouve : χ (t) = 8, 472 sin (2πt − 0, 366π) Lequel de ces deux élèves a raison ? Evaluation 6.3 : Un disque noir peint d’un rayon blanc tourne autour de son axe avec une fréquence constante f = 5 Hz dans le sens anti-horaire. On l’éclaire avec un stroboscope émettant des éclairs avec une fréquence fe = 2, 508 Hz. Vérifier que lorsque le disque noir est éclairé par ce stroboscope, on l’observe tourner dans le sens horaire, de telle manière que son rayon blanc soit synchrone avec l’aiguille des secondes d’une horloge. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 342.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 331 Corrections des exercices Exercice 6.1 : 1- On a : x(t) = 10 cos 6πt + π 6 = 10 sin 6πt + π 6 + π 2 D’où : x(t) = 10 sin  6πt + 2π 3 ‹ cm On a donc : — Amplitude de x(t) : A = 10 cm ; — Pulsation de x(t) : ω = 6π rad.s−1 ; — Période de x(t) : T = 2π ω = 0, 333 s ; — Fréquence de x(t) : f = 1 T = 3 Hz ; — Phase à l’origine de x(t) : ϕ = 2π 3 rad ; — Valeur à l’origine de x(t) : x0 = A sin ϕ = 8, 66 cm. La courbe d’évolution de x(t) en fonction du temps a été représentée à la Figure 6.10 ci- dessous. Figure 6.10 – Correction de la question 1 de l’exercice 6.1. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 343.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 332 2- On a : y(t) = 4 sin 5πt + π 3 cos 5πt + π 3 = 2 × 2 sin 5πt + π 3 cos 5πt + π 3 = 2 sin h 2 5πt + π 3 i D’où : y(t) = 2 sin  10πt + 2π 3 ‹ mm On a donc : — Amplitude de y(t) : A = 2 mm ; — Pulsation de y(t) : ω = 10π rad.s−1 ; — Période de y(t) : T = 2π ω = 0, 2 s ; — Fréquence de y(t) : f = 1 T = 5 Hz ; — Phase à l’origine de y(t) : ϕ = 2π 3 rad : — Valeur à l’origine de y(t) : y0 = A sin ϕ = 1, 732 mm. La courbe d’évolution de y(t) a été représentée à la Figure 6.11 ci-dessous. Figure 6.11 – Correction de la question 2 de l’exercice 6.1. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 344.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 333 3- On a : θ(t) = 16π cos2 20πt − π 8 − 8π = 8π 2 cos2 20πt − π 8 − 1 = 8π cos h 2 20πt − π 8 i = 8π cos 40πt − π 4 = 8π sin 40πt − π 4 + π 2 Soit : θ(t) = 8π sin 40πt + π 4 rad On a donc : — Amplitude de θ(t) : A = 8π rad ; — Pulsation de θ(t) : ω = 40π rad.s−1 ; — Période de θ(t) : T = 2π ω = 0, 05 s ; — Fréquence de θ(t) : f = 1 T = 20 Hz ; — Phase à l’origine de θ(t) : ϕ = π 4 rad ; — Valeur à l’origine de θ(t) : θ0 = A sin ϕ = 4π √ 2 rad. La courbe d’évolution de θ(t) a été représentée à la Figure 6.12 ci-dessous. Figure 6.12 – Correction de la question 3 de l’exercice 6.1. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 345.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 334 4- On a : i(t) = 30 cos (10t + π) cos 5t + π 8 + 30 sin (10t + π) sin 5t + π 8 = 30 h cos (10t + π) cos 5t + π 8 + sin (10t + π) sin 5t + π 8 i = 30 cos 10t + π − 5t − π 8 = 30 cos  5t + 7π 8 ‹ = 30 sin  5t + 7π 8 + π 2 ‹ = 30 sin  5t + 11π 8 ‹ = 30 sin  5t + 11π 8 − 2π ‹ D’où : i(t) = 30 sin  5t − 5π 8 ‹ A On a donc : — Amplitude de i(t) : A = 30 A ; — Pulsation de i(t) : ω = 5 rad.s−1 ; — Période de i(t) : T = 2π ω = 1, 256 s ; — Fréquence de i(t) : f = 1 T = 0, 795 Hz ; — Phase à l’origine de i(t) : ϕ = − 5π 8 rad ; — Valeur à l’origine de i(t) : i0 = A sin ϕ = −27, 71 A. La courbe d’évolution de i(t) a été représentée à la Figure 6.13 ci-dessous. Figure 6.13 – Correction de la question 4 de l’exercice 6.1. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 346.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 335 5- On a : u(t) = 20 cos3 8t + π 6 − 15 cos 8t + π 6 = 5 h 4 cos3 8t + π 6 − 3 cos 8t + π 6 i = 5 cos h 3 8t + π 6 i = 5 cos 24t + π 2 = 5 sin 24t + π 2 + π 2 D’où : u(t) = 5 sin (24t + π) V On a donc : — Amplitude de u(t) : A = 5 V ; — Pulsation de u(t) : ω = 24 rad.s−1 ; — Période de u(t) : T = 2π ω = 0, 261 s ; — Fréquence de u(t) : f = 1 T = 3, 819 Hz ; — Phase à l’origine de u(t) : ϕ = π rad ; — Valeur à l’origine de u(t) : u0 = A sin ϕ = 0 V. La courbe d’évolution de u(t) a été représentée à la Figure 6.14 ci-dessous. Figure 6.14 – Correction de la question 5 de l’exercice 6.1. Exercice 6.2 : 1- L’amplitude de x1(t) correspond à 8 divisons, et celle de x2(t) à 6 divisions. Les deux signaux ont la même période qui correspond à 12 divisons. Leurs caractéristiques ont été regroupées dans le Tableau 6.2. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 347.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 336 Tableau 6.2 – Correction de la question 1 de l’exercice 6.2 x1(t) x2(t) Amplitude A1 = 24 cm A2 = 18 cm Période T1 = T2 = T = 1, 2 s Fréquence f1 = f2 = f = 0, 833 Hz Pulsation ω1 = ω2 = ω = 5π 3 rad.s−1 Le décalage horaire θ entre les deux signaux correspond à une division. Soit donc : θ = 100 ms = 0, 1 s Le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux est tel que : ∆ϕ = θω Soit : ∆ϕ = π 6 On constate que le signal x2(t) atteint son maximum avant le signal x1(t). Par conséquent, c’est le signal x2(t) qui est en avance sur le signal x1(t). Posons :      x1(t) = A1 cos (ωt + ϕ1) = 24 cos 5π 3 t + ϕ1 cm x2(t) = A2 cos (ωt + ϕ2) = 18 cos 5π 3 t + ϕ2 cm A t1 = 2 div = 0, 2 s, x1(t = t1) = 8 div = 24 cm =⇒ 24 cos  5π 3 × 0, 2 + ϕ1 ‹ = 24 =⇒ cos π 3 + ϕ1 = 1 =⇒ π 3 + ϕ1 = 0 =⇒ ϕ1 = − π 3 A t2 = 1 div = 0, 1 s, x2(t = t2) = 6 div = 18 cm =⇒ 18 cos  5π 3 × 0, 1 + ϕ2 ‹ = 18 =⇒ cos π 6 + ϕ2 = 1 =⇒ π 6 + ϕ2 = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 348.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 337 =⇒ ϕ2 = − π 6 D’où :      x1(t) = 24 cos 5π 3 t − π 3 cm x2(t) = 18 cos 5π 3 t − π 6 cm 2- L’amplitude de q1 (t) correspond à 9 divisons, et celle de q2 (t) à 7 divisions. Les deux signaux ont la même période qui correspond à 16 divisons. Leurs caractéristiques ont été regroupées dans le Tableau 6.3 ci-dessous. Tableau 6.3 – Correction de la question 2 de l’exercice 6.2 q1 (t) q2 (t) Amplitude A1 = 36 µC A2 = 28 µC Période T1 = T2 = T = 0, 32 s Fréquence f1 = f2 = f = 3, 125 Hz Pulsation ω1 = ω2 = ω = 25π 4 rad.s−1 Le décalage horaire θ entre les deux signaux correspond à 2 divisions. Soit donc : θ = 40 ms = 0, 04 s Le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux est tel que : ∆ϕ = θω Soit : ∆ϕ = π 4 On constate que le signal q1 (t) s’annule avant le signal q2 (t). Par conséquent, c’est le signal q1 (t) qui est en avance sur le signal q2 (t). Posons :      q1 (t) = A1 cos (ωt + ϕ1) = 36 cos 25π 4 t + ϕ1 µC q2 (t) = A2 cos (ωt + ϕ2) = 28 cos 25π 4 t + ϕ2 µC A t1 = 12 div = 0, 24 s, q1 (t = t1) = 9 div = 36 µC =⇒ 36 cos  25π 4 × 0, 24 + ϕ1 ‹ = 36 =⇒ cos  3π 2 + ϕ1 ‹ = 1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 349.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 338 =⇒ 3π 2 + ϕ1 = 0 ou encore 3π 2 + ϕ1 = 2π =⇒ ϕ1 = 2π − 3π 2 = π 2 A t2 = 14 div = 0, 28 s, q2 (t = t2) = 7 div = 28 µC =⇒ 28 cos  25π 4 × 0, 28 + ϕ2 ‹ = 28 =⇒ cos  7π 4 + ϕ2 ‹ = 1 =⇒ 7π 4 + ϕ2 = 0 ou encore 7π 4 + ϕ2 = 2π =⇒ ϕ2 = 2π − 7π 4 = π 4 D’où :      q1 (t) = 36 cos 25π 4 t + π 2 µC q2 (t) = 28 cos 25π 4 t + π 4 µC 3- L’amplitude de i1(t) correspond à 7 divisons, et celle de i2(t) à 8 divisions. Les deux signaux ont la même période qui correspond à 2 × 9 = 18 divisons. Leurs caractéristiques ont été regroupées dans le Tableau 6.4 ci-dessous : Tableau 6.4 – Correction de la question 3 de l’exercice 6.2 q1 (t) q2 (t) Amplitude A1 = 36 µC A2 = 28 µC Période T1 = T2 = T = 0, 32 s Fréquence f1 = f2 = f = 3, 125 Hz Pulsation ω1 = ω2 = ω = 25π 4 rad.s−1 Le décalage horaire θ entre les deux signaux correspond à 3 divisions. Soit donc : θ = 90 ms = 0, 09 s Le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux est tel que : ∆ϕ = θω Soit : ∆ϕ = π 3 On constate que le signal i2(t) atteint son maximum avant le signal i1(t). GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 350.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 339 Par conséquent, c’est le signal i2(t) qui est en avance sur le signal i1(t). Posons :      i1(t) = A1 cos (ωt + ϕ1) = 490 cos 100π 27 t + ϕ1 mA i2(t) = A2 cos (ωt + ϕ2) = 560 cos 100π 27 t + ϕ2 mA A t1 = 15 div = 0, 45 s, i1(t = t1) = 7 div = 490 mA =⇒ 490 cos  100π 27 × 0, 45 + ϕ1 ‹ = 490 =⇒ cos  5π 3 + ϕ1 ‹ = 1 =⇒ 5π 3 + ϕ1 = 0 ou encore 5π 3 + ϕ1 = 2π =⇒ ϕ1 = 2π − 5π 3 = π 3 A t2 = 12 div = 0, 36 s, i2(t = t2) = 8 div = 560 mA =⇒ 560 cos  100π 27 × 0, 36 + ϕ2 ‹ = 560 =⇒ cos  4π 3 + ϕ2 ‹ = 1 =⇒ 4π 3 + ϕ2 = 0 ou encore 4π 3 + ϕ2 = 2π =⇒ ϕ2 = 2π − 4π 3 = 2π 3 D’où :      i1(t) = 490 cos 100π 27 t + π 3 mA i2(t) = 560 cos 100π 27 t + 2π 3 mA 4- L’amplitude de u1(t) correspond à 4 divisons, et celle de u2(t) à 8 divisions. Les deux signaux ont la même période qui correspond à 16 divisons. Leurs caractéristiques ont été regroupées dans le Tableau 6.5 ci-dessous. Tableau 6.5 – Correction de la question 4 de l’exercice 6.2 u1(t) u2(t) Amplitude A1 = 40 V A2 = 80 V Période T1 = T2 = T = 0, 8 s Fréquence f1 = f2 = f = 1, 25 Hz Pulsation ω1 = ω2 = ω = 5π 2 rad.s−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 351.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 340 Le décalage horaire θ entre les deux signaux correspond à 4 divisions. Soit donc : θ = 200 ms = 0, 2 s Le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux est tel que : ∆ϕ = θω Soit : ∆ϕ = π 2 On constate que le signal u1(t) atteint son maximum avant le signal u2(t). Par conséquent, c’est le signal u1(t) qui est en avance (quadrature avance) sur le signal u2(t). Posons :      u1(t) = A1 cos (ωt + ϕ1) = 40 cos 5π 2 t + ϕ1 V u2(t) = A2 cos (ωt + ϕ2) = 80 cos 5π 2 t + ϕ2 V A t1 = 10 div = 0, 5 s, u1(t = t1) = 4 div = 40 V =⇒ 40 cos  5π 2 × 0, 5 + ϕ1 ‹ = 40 =⇒ cos  5π 4 + ϕ1 ‹ = 1 =⇒ 5π 4 + ϕ1 = 0 ou encore 5π 4 + ϕ1 = 2π =⇒ ϕ1 = 2π − 5π 4 = 3π 4 A t2 = 14 div = 0, 7 s, u2(t = t2) = 8 div = 80 V =⇒ 80 cos  5π 2 × 0, 7 + ϕ2 ‹ = 80 =⇒ cos  7π 4 + ϕ2 ‹ = 1 =⇒ 7π 4 + ϕ2 = 0 ou encore 7π 4 + ϕ2 = 2π =⇒ ϕ2 = 2π − 7π 4 = π 4 D’où :      u1(t) = 40 cos 5π 2 t + 3π 4 V u2(t) = 80 cos 5π 2 t + π 4 V GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 352.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 341 5- L’amplitude de p1(t) correspond à 8 divisons, et celle de p2(t) à 5 divisions. Les deux signaux ont la même période qui correspond à 8 divisons. Leurs caractéristiques ont été regroupées dans le Tableau 6.6 ci-dessous : Tableau 6.6 – Correction de la question 5 de l’exercice 6.2 p1(t) p2(t) Amplitude A1 = 40 W A2 = 25 W Période T1 = T2 = T = 0, 08 s Fréquence f1 = f2 = f = 12, 5 Hz Pulsation ω1 = ω2 = ω = 25π rad.s−1 Le décalage horaire θ entre les deux signaux correspond à 4 divisions. Soit donc : θ = 40 ms = 0, 04 s Le déphasage ∆ϕ entre les deux signaux est tel que : ∆ϕ = θω Soit : ∆ϕ = π Les signaux p1(t) et p2(t) sont en opposition de phase. Aucun signal n’est en avance sur l’autre. Posons :      p1(t) = A1 cos (ωt + ϕ1) = 40 cos (25πt + ϕ1) W p2(t) = A2 cos (ωt + ϕ2) = 25 cos (25πt + ϕ2) W A t1 = 4 div = 0, 04 s, p1(t = t1) = 8 div = 40 V =⇒ 40 cos (25π × 0, 04 + ϕ1) = 40 =⇒ cos (π + ϕ1) = 1 =⇒ π + ϕ1 = 0 ou encore π + ϕ1 = 2π =⇒ ϕ1 = 2π − π = π A t2 = 0 div = 0 s, p2(t = t2) = 5 div = 25 V =⇒ 25 cos ϕ2 = 25 =⇒ cos ϕ2 = 1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 353.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 342 =⇒ ϕ2 = 0 D’où :      p1(t) = 40 cos (25πt + π) W p2(t) = 25 cos 25πt W Exercice 6.3 : 1- On a :      x1(t) −→ − − → AB x2(t) −→ − − → BC x(t) = x1(t) + x2(t) −→ − − → AB + − − → BC = − − → AC La construction de Fresnel relative aux signaux x1(t) et x2(t) a été représentée à la Figure 6.15 ci-dessous. Figure 6.15 – Correction de la question 1 de l’exercice 6.3. On a :        A = È 102 + 82 + 2 × 10 × 8 × cos π 6 − π 3 tan φ = 10 sin π 3 +8 sin π 6 10 cos π 3 +8 cos π 6 =⇒      A = 17, 395 cm φ = 0, 815 rad ' 0, 259π rad GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 354.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 343 La somme x(t) de x1(t) et x2(t) s’écrit donc : x(t) = 17, 395 sin (2πt + 0, 259π) cm 2- On a :      y1(t) −→ − − → AB y2(t) −→ − − → BC y(t) = y1(t) + y2(t) −→ − − → AB + − − → BC = − − → AC La construction de Fresnel relative aux signaux y1(t) et y2(t) a été représentée à la Figure 6.16 ci-dessous. Figure 6.16 – Correction de la question 2 de l’exercice 6.3. On a :        A = È 152 + 92 + 2 × 15 × 9 × cos π 2 − π 4 tan φ = 15 sin π 4 +9 sin π 2 15 cos π 4 +9 cos π 2 =⇒      A = 22, 291 mm φ = 1, 0749 rad ' 0, 342π rad La somme y(t) de y1(t) et y2(t) s’écrit donc : y(t) = 22, 291 sin (4πt + 0, 342π) mm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 355.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 344 3- On a :      z1(t) −→ − − → AB z2(t) −→ − − → BC z(t) = z1(t) + z2(t) −→ − − → AB + − − → BC = − − → AC La construction de Fresnel relative aux signaux z1(t) et z2(t) a été représentée à la Figure 6.17 ci-dessous. Figure 6.17 – Correction de la question 3 de l’exercice 6.3. On a :        A = È 42 + 12 + 2 × 4 × cos − 5π 6 − 2π 3 tan φ = 4 sin 2π 3 +sin (− 5π 6 ) 4 cos 2π 3 +cos (− 5π 6 ) =⇒      A = 4, 123 m φ = −0, 8022 + π = 2, 339 rad ' 0, 744π rad La somme z(t) de z1(t) et z2(t) s’écrit donc : z(t) = 4, 123 sin (10πt + 0, 744π) m 4- On a :      i1(t) −→ − − → AB i2(t) −→ − − → BC i(t) = i1(t) + i2(t) −→ − − → AB + − − → BC = − − → AC La construction de Fresnel relative à i1(t) et i2(t) a été représentée à la Figure 6.18. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 356.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 345 Figure 6.18 – Correction de la question 4 de l’exercice 6.3. On a :        A = È 502 + 802 + 2 × 50 × 80 × cos π + π 3 tan φ = 50 sin (− π 3 )+80 sin π 50 cos (− π 3 )+80 cos π =⇒      A = 70 mA φ = 0, 6669 − π = −2, 474 rad ' −0, 787π rad La somme i(t) de i1(t) et i2(t) s’écrit donc : i(t) = 70 sin (6πt − 0, 787π) mA 5- On a :      u1(t) −→ − − → AB u2(t) −→ − − → BC u(t) = u1(t) + u2(t) −→ − − → AB + − − → BC = − − → AC La construction de Fresnel relative aux signaux u1(t) et u2(t) a été représentée à la Figure 6.19. On a :        A = È 252 + 252 + 2 × 25 × 25 × cos − 2π 3 + π 6 tan φ = 25 sin (− π 6 )+25 sin (− 2π 3 ) 25 cos (− π 6 )+25 cos (− 2π 3 ) =⇒      A = 35, 355 V φ = − 5π 12 rad La somme u(t) de u1(t) et u2(t) s’écrit donc : u(t) = 35, 355 sin  8πt − 5π 12 ‹ V GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 357.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 346 Figure 6.19 – Correction de la question 5 de l’exercice 6.3. Les signaux u1(t) et u2(t) sont isochrones, puisqu’ils ont la même amplitude. Leur somme u(t) s’écrit : u(t) = u1(t) + u2(t) = 25 sin 8πt − π 6 + 25 sin  8πt − 2π 3 ‹ = 25 • sin 8πt − π 6 + sin  8πt − 2π 3 ‹˜ = 25 – 2 cos ‚ 8πt − π 6 − 8πt + 2π 3 2 Œ sin ‚ 8πt − π 6 + 8πt − 2π 3 2 Œ™ = 50 cos ‚ − π 6 + 2π 3 2 Œ sin ‚ 16πt − π 6 − 2π 3 2 Œ = 50 cos π 4 sin ‚ 16πt − 5π 6 2 Œ = 50 √ 2 2 sin  8πt − 5π 12 ‹ On a donc bien : u(t) = 35, 355 sin  8πt − 5π 12 ‹ V GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 358.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 347 Exercice 6.4 : 1- La vitesse de rotation du disque est de 3000 tr.min−1 qui correspond à 3000 60 tr.s−1 . La fré- quence de rotation f du disque est donc : f = 50 Hz 2- Pour que le disque paraisse immobile avec un seul rayon, la fréquence fe des éclairs doit être liée à la fréquence de rotation f du disque par la relation : fe = f k avec k ∈ N∗ Or, la fréquence des éclairs varie entre 5 Hz et 200 Hz. On a donc : 5 ≤ fe ≤ 200 =⇒ 5 ≤ f k ≤ 200 =⇒ 5 ≤ 50 k ≤ 200 =⇒ 0, 1 ≤ 1 k ≤ 4 =⇒ 0, 25 ≤ k ≤ 10 Or, k ∈ N∗ , donc : k ∈ {1 ; 2 ; · · · ; 10} =⇒ fe ∈ § 50 1 ; 50 2 ; · · · ; 50 10 ª Les fréquences des éclairs pour lesquelles le disque noir paraît immobile avec un seul rayon blanc sont donc 50 Hz, 25 Hz, 16, 666 Hz, 12, 5 Hz, 10 Hz, 8, 333 Hz, 7, 142 Hz, 6, 25 Hz, 5, 555 Hz et 5 Hz. 3- On observe plusieurs rayons blancs sur le disque (qui paraît immobile) lorsque la fréquence fe des éclairs est liée à la fréquence de rotation f du disque par la relation : fe = kf, avec k ∈ N∗ k est aussi le nombre de rayons qu’on observe sur le disque. Or, on a : fe ≤ 200 =⇒ kf ≤ 200 =⇒ 50k ≤ 200 =⇒ k ≤ 4 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 359.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 348 On en conclut donc que le nombre maximal de rayons blancs qu’on peut observer sur le disque noir est de 4. 4- Comme mentionné à la précédente question, le disque paraît immoboile avec k rayons si la fréquence fe des éclairs est telle que : fe = kf On en conclut donc que le disque paraît immobile avec 4 rayons blancs pour une fréquence des éclairs de 200 Hz, avec 3 rayons blancs pour une fréquence des éclairs de 150 Hz, et avec 2 rayons blancs pour une fréquence des éclairs de 100 Hz. 5- On voit que 24, 8 ' 25 = 50 2 , et 24, 8 25 Pour une fréquence des éclairs de 24, 8 Hz, le disque semble tourner au ralenti dans le sens réel du mouvement. La fréquence apparente fa de ce mouvement est : fa = 50 − 2 × 24, 8 Soit : fa = 0, 4 Hz On voit que 9, 5 ' 10 = 50 5 , et 9, 5 10 Pour une fréquence des éclairs de 9, 5 Hz, le disque semble tourner au ralenti dans le sens réel du mouvement. La fréquence apparente fa de ce mouvement est : fa = 50 − 5 × 9, 5 Soit : fa = 2, 5 Hz On voit que 6, 5 ' 6, 25 = 50 8 , et 6, 5 6, 25 Pour une fréquence des éclairs de 9, 5 Hz, le disque semble tourner au ralenti dans le sens contraire au mouvement réel. La fréquence apparente fa de ce mouvement est : fa = 6, 5 × 8 − 50 Soit : fa = 2 Hz Exercice 6.5 : 1- La fréquence f à laquelle tourne la roue est donnée par : f = ω 2π GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 360.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 349 Application numérique : f = 75, 4 2 × π Soit : f = 12 Hz 2- Puisque la roue comporte 20 rayons, les fréquences fe des éclairs pour lesquelles la roue paraît immobile sont telles que : fe = 20f k = 240 k avec k ∈ N∗ Or, on a : 30 ≤ fe ≤ 300 =⇒ 30 ≤ 240 k ≤ 300 =⇒ 30 240 ≤ 1 k ≤ 300 240 =⇒ 1 8 ≤ 1 k ≤ 5 4 =⇒ 4 5 ≤ k ≤ 8 =⇒ 0, 8 ≤ k ≤ 8 Or, k ∈ N∗ , donc : k ∈ {1 ; 2 ; · · · ; 8} =⇒ fe ∈ § 240 1 ; 240 2 ; · · · ; 240 8 ª Les fréquences des éclairs pour lesquelles la roue paraît immobile sont donc 240 Hz, 120 Hz, 80 Hz, 60 Hz, 48 Hz, 40 Hz, 34, 285 Hz et 30 Hz. 3- Lorsque la fréquence des éclairs vaut fe = 50 Hz, le nombre de tours n effectués par la roue entre deux éclairs consécutifs est : n = f fe = 12 50 = 6 25 tr GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 361.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 350 Le nombre nr de rayons passés entre temps à une position donnée est : nr = 20 × 6 25 = 24 5 = 4, 8 ' 5 rayons On observe donc un mouvement ralenti dans le sens retrograde. Le nombre de tours apparents na effectués par la roue entre deux éclairs consécutifs est donc : na = 5 20 − 6 25 = 1 4 − 6 25 = 25 100 − 24 100 = 1 100 tr La fréquence apparente fa du mouvement est donc : fa = nafe = 50 100 En définitive, lorsque la fréquence des éclairs vaut 50 Hz, la roue semble tourner au ralenti dans le sens contraire au mouvement réel, et avec une fréquence apparente de 0, 5 Hz. Lorsque la fréquence des éclairs vaut fe = 31, 5 Hz, le nombre de tours n effectués par la roue entre deux éclairs consécutifs est : n = f fe = 12 31, 5 = 24 63 tr Le nombre nr de rayons passés entre temps à une position donnée est : nr = 20 × 24 63 = 480 63 = 7, 62 ' 8 rayons GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 351 On observe donc un mouvement ralenti dans le sens retrograde. Le nombre de tours apparents na effectués par la roue entre deux éclairs consécutifs est donc : na = 8 20 − 24 63 = 2 5 − 24 63 = 126 315 − 120 315 = 6 315 tr La fréquence apparente fa du mouvement est donc : fa = nafe = 6 × 31, 5 315 En définitive, lorsque la fréquence des éclairs vaut 31, 5 Hz, la roue semble tourner au ralenti dans le sens contraire au mouvement réel, et avec une fréquence apparente de 0, 6 Hz. Lorsque la fréquence des éclairs vaut fe = 77, 8 Hz, le nombre de tours n effectués par la roue entre deux éclairs consécutifs est : n = f fe = 12 77, 8 = 60 389 tr Le nombre nr de rayons passés entre temps à une position donnée est : nr = 20 × 60 389 = 1200 389 = 3, 08 ' 3 rayons On observe donc un mouvement ralenti dans le sens direct. Le nombre de tours apparents na GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 352 effectués par la roue entre deux éclairs consécutifs est donc : na = 60 389 − 3 20 = 1200 7780 − 1167 7780 = 126 315 − 120 315 = 33 7780 tr La fréquence apparente fa du mouvement est donc : fa = nafe = 33 × 77, 8 7780 En définitive, lorsque la fréquence des éclairs vaut 77, 8 Hz, la roue semble tourner au ralenti dans le sens réel du mouvement, et avec une fréquence apparente de 0, 33 Hz. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 353 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 6.1 : A la Figure 6.9, on se rend compte que u (t) et u1 (t) sont synchrones, leur période correspon- dant à 8 divisions horizontales, soit 20 ms. Leur pulsation vaut donc : ω = 2π 0, 02 = 100π Posons donc : u (t) = umcos (ωt + ϕ) et u1 (t) = u1mcos (ωt + ϕ1) On a donc : u2 (t) = u (t) − u1 (t) = umcos (ωt + ϕ) − u1mcos (ωt + ϕ1) = umcos (ωt + ϕ) + u1mcos (ωt + ϕ1 + π) D’après la Figure 6.9, l’amplitude de u (t) correspond à 29 divisions verticales tandis que celle de u1 (t) correspond à 15 divisions verticales. On a donc : um = 92, 8 V et u1m = 48 V A t1 = 7 divisions = 17, 5 × 10−3 s, u (t1) = um. On a donc : cos (ωt1 + ϕ) = cos  7π 4 + ϕ ‹ = 1 =⇒ 7π 4 + ϕ = 2π =⇒ ϕ = π 4 A t2 = 0, u1 (t1) = u1m. On a donc : cos (ωt2 + ϕ1) = cos (ϕ1) = 1 =⇒ ϕ1 = 0 On a donc : u2 (t) = u2mcos (ωt + ϕ2) = 92, 8cos 100πt + π 4 + 48cos (100πt + π) Ainsi, on a : u2m = É 92, 82 + 482 + 2 × 92, 8 × 48 × cos π − π 4 = 67, 943 V GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 354 tan ϕ2 = 92, 8 sin π 4 + 48 sin π 92, 8 cos π 4 + 48 cos π = 65, 619 17, 619 =⇒ ϕ2 = 1, 308 rad ' 5π 12 D’où : u2 (t) = 67, 943cos  100πt + 5π 12 ‹ V Evaluation 6.2 : Posons : χ12 (t) = A1 cos (2πt + ϕ1) = χ1 (t) + χ2 (t) χ34 (t) = A2 cos (2πt + ϕ2) = χ3 (t) + χ4 (t) On a donc : χ (t) = A cos (2πt + ϕ) = χ12 (t) + χ34 (t) On a : χ2 (t) = 2 sin 2πt − π 6 = 2 cos 2πt − π 6 − π 2 = 2 cos  2πt − 2π 3 ‹ χ4 (t) = 8 sin 2πt + π 3 = 8 cos 2πt + π 3 − π 2 = 8 cos 2πt − π 6 On a donc : A1 = Ê 12 + 22 + 2 × 1 × 2 × cos  0 + 2π 3 ‹ = √ 3 tan ϕ1 = sin 0 + 2 sin − 2π 3 cos 0 + 2 cos − 2π 3 = − √ 3 0 =⇒ ϕ1 = − π 2 A2 = Ê 42 + 82 + 2 × 4 × 8 × cos  − 5π 6 + π 6 ‹ = 4 √ 3 tan ϕ2 = 4 sin − 5π 6 + 8 sin − π 6 4 cos − 5π 6 + 8 cos − π 6 = −6 2 √ 3 =⇒ ϕ2 = − π 3 On a donc : A = É€√ 3 Š2 + € 4 √ 3 Š2 + 2 × √ 3 × 4 √ 3 × cos − π 3 + π 2 = 8, 472 tan ϕ = √ 3 sin − π 2 + 4 √ 3 sin − π 3 √ 3 cos − π 2 + 4 √ 3 cos − π 3 = −6 − √ 3 2 √ 3 =⇒ ϕ = −1, 149 rad ' −0, 366π GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 366.
    CHAPITRE 6. GÉNÉRALITÉSSUR LES SYSTÈMES OSCILLANTS 355 On a donc : χ (t) = 8, 472 cos (2πt − 0, 366π) = 8, 472 sin (2πt − 0, 366π + 0, 5π) = 8, 472 sin (2πt + 0, 134π) Ni Zacharie ni Malachie n’a donc raison. Evaluation 6.3 : Le disque ne comportant qu’un seul rayon, lorsqu’on l’éclaire avec le stroboscope, le nombre n de tours qu’il effectue entre deux éclairs consécutifs vaut : n = f fe = 5 2, 508 = 1, 993 ' 2 Puisque n 2, le disque semble tourner dans le sens contraire au sens réel, donc dans le sens horaire. Le nombre na de tours apparents effectués par le disque vaut : na = 2 − 1, 993 = 6, 379 × 10−3 La fréquence apparente fa vaut donc : fa = nafe = 0, 016 Hz Or, l’aiguille des secondes d’une horloge effectue un tour complet en 60 secondes. Sa fréquence fs vaut donc : fs = 1 60 = 0, 01666 On se rend donc compte que : fa ' fs Lorsque le disque noir est éclairé par le stroboscope, on l’observe donc tourner dans le sens horaire, de telle manière que son rayon blanc soit synchrone avec l’aiguille des secondes d’une horloge. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 356 Chapitre 7 Oscillateurs mécaniques Et c’est ici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné. 1 Jean 3 : 23 7.1 Généralités Un oscillateur mécanique est un système effectuant un mouvement oscillatoire autour d’une position d’équilibre. A tout oscillateur mécanique est associée une grandeur caractéris- tique χ (t) qui traduit l’évolution de sa position au cours du temps. χ (t) peut désigner soit un déplacement, soit un écart angulaire. Les oscillateurs mécaniques portent généralement le nom de pendules. Leurs oscillations sont régies par des équations différentielles de la forme : f (χ, χ̇, χ̈) = 0 (7.1) χ̇ et χ̈ caractérisent respectivement la vitesse et l’accélération de l’oscillateur mécanique. On appelle équation différentielle une équation qui lie une fonction donnée et ses dérivées. Pour un oscillateur mécanique harmonique, la grandeur caractéristique χ (t) est une fonction sinusoï- dale du temps et s’exprime par : χ (t) = χm cos (ω0t + ϕ) ou χ (t) = χm sin (ω0t + ϕ) (7.2) χm est l’amplitude des oscillations, ω0 est la pulsation propre, et ϕ est la phase à l’origine déterminée à partir des conditions initiales, c’est-à-dire les valeurs de χ (t) et χ̇ (t) à la date t = 0. L’équation différentielle qui régit les oscillations d’un oscillateur harmonique de pulsation propre ω0 est de la forme : χ̈ + ω0 2 χ = 0 ω0 2 0 (7.3) Deux pendules sont dits synchrones lorsqu’ils ont la même pulsation propre, et par conséquent la même période propre. On dit qu’un pendule bat la seconde lorsque sa période propre vaut deux secondes. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 357 On rappelle les formules de dérivation des fonctions sinusoïdales : d dt [χm cos (ω0t + ϕ)] = −χmω0 sin (ω0t + ϕ) (7.4) d dt [χm sin (ω0t + ϕ)] = χmω0 cos (ω0t + ϕ) (7.5) Pour établir l’équation différentielle satisfaite par la grandeur χ associée à un oscillateur mé- canique, on peut se servir de la relation fondamentale de la dynamique. Si le système effectue un mouvement de translation, on se sert du théorème du centre d’inertie. Lorsque l’oscillateur est en mouvement, la résultante des forces qu’il subit est fonction de χ, tandis que son vecteur- accélération s’exprime en fonction de χ̈. m étant la masse de l’oscillateur, on peut écrire : X − − → Fext (χ) = m− → a (χ̈) (7.6) Si le système effectue un mouvement de rotation autour d’un axe (∆), on utilise la relation fondamentale de la dynamique d’un solide en rotation. J(∆) désignant le moment d’inertie du système par rapport à l’axe (∆), de façon analogue à la relation (7.6), on peut écrire : X M(∆) (χ) = J(∆)θ̈ (χ̈) (7.7) On peut également avoir recours à la relation traduisant la conservation de l’énergie mécanique afin de déterminer l’équation différentielle du mouvement d’un oscillateur mécanique. En effet, en l’absence des forces dissipatives, l’énergie mécanique Em du système se conserve au cours du temps et garde de ce fait la même valeur. Par conséquent, sa dérivée par rapport au temps est nulle. On dit que le système est conservatif. On peut ainsi écrire : dEm dt = 0 (7.8) On rappelle que l’énergie mécanique d’un système est égale à la somme de son énergie cinétique fonction de sa vitesse, et de son énergie potentielle fonction de sa position. Soit : Em (χ, χ̇) = Ec (χ̇) + Ep (χ) (7.9) On donne ci-dessous deux formules de dérivation importantes : d dt χ2 (t) = 2χ̇ (t)χ (t) (7.10) d dt χ̇2 (t) = 2χ̈ (t)χ̇ (t) (7.11) Les oscillations d’un système mécanique sont dites libres si elles s’effectuent sans l’intervention d’une force excitatrice extérieure. Dans le cas contraire, elles sont dites forcées. Si le système est soumis à des forces dissipatives, les oscillations sont dites amorties, et l’amplitude des oscillations décroît avec le temps. Dans ce cas, l’énergie mécanique ne se conserve plus. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 358 7.2 Oscillations mécaniques harmoniques libres Dans ce qui suit, nous allons étudier différents types de pendules en utilsant la relation fondamentale de la dynamique et la relation traduisant la conservation de l’énergie mécanique. Nous négligerons les frottements ainsi que toutes les forces dissipatives de telle manière que l’énergie mécanique soit conservée. 7.2.1 Pendule élastique Considérons à la Figure 7.1 ci-dessous un solide ponctuel de masse m fixé à l’extrémité d’un ressort de raideur k et de masse négligeable, dont l’autre extrémité est fixée à un support immobile. L’ensemble est placé sur un plan incliné à l’horizontale d’un angle α, et lorsque le système se trouve en équilibre, le ressort est allongé d’une longueur ∆`. Figure 7.1 – Pendule élastique. A l’équilibre, les forces extérieures qui agissent sur le solide sont son poids − → P , la réaction normale − → R du plan incliné et la tension − → T du ressort. Les frottements sont négligés. Du théorème du centre d’inertie, on peut écrire : − → P      −mg sin α −mg cos α + − → R      0 R + − → T      T = k∆` 0 = − → 0      0 0 A l’équilibre, on a donc la relation : mg sin α − k∆` = 0 (7.12) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 359 A partir de la position d’équilibre, on écarte le solide vers le bas suivant la direction du plan incliné, puis on le lâche sans vitesse initiale. Le système se met à osciller autour de la position d’équilibre, et on note x le déplacement du solide compté à partir de la positon d’équilibre. Le système constitué du solide et du ressort est appelé pendule élastique. Lorsque le solide est écarté de la distance x, le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → P      mg sin α −mg cos α + − → R      0 R + − − → Tx      −Tx = −k (∆` + x) 0 = m− → ax      mẍ 0 =⇒ mg sin α − k∆` | {z } 0 −kx = mẍ L’équation différentielle du pendule élastique s’écrit donc : ẍ + k m x = 0 (7.13) Le pendule élastique est donc un oscillateur harmonique dont la pulsation propre vaut : ω0 = É k m (7.14) La période propre du pendule élastique s’exprime quant à elle par : T0 = 2π ω0 = 2π É m k (7.15) L’énergie cinétique du système à la position x s’exprime selon la relation : Ec (ẋ) = 1 2 mẋ2 En prenant comme référence de l’énergie potentielle de pesanteur le plan horizontal passant par la position d’équilibre du solide, on peut écrire l’énergie potentielle de pesanteur du solide lorsqu’il est écarté d’une distance x selon la relation : Epp (x) = −mgx sin α L’énergie potentielle élastique emmagasinée par le ressort lorsque le solide est écarté de sa position d’équilibre d’une distance x s’exprime quant à elle par : Epe (x) = 1 2 k (∆` + x)2 Ainsi, l’énergie mécanique du système a pour expression : Em (x, ẋ) = Ec (ẋ) + Epp (x) + Epe (x) = 1 2 ” mẋ2 − 2mgx sin α + k (∆` + x)2 — GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 360 Le système étant conservatif, on peut écrire : dEm (x, ẋ) dt = 0 =⇒ 1 2 [2mẍẋ − 2mgẋ sin α + 2kẋ (∆` + x)] = 0 =⇒ mẍ −mg sin α + k∆` | {z } 0 +kx = 0 On retrouve donc la même équation différentielle : ẍ + k m x = 0 On constate que l’angle α n’intervient pas dans l’équation différentielle. On obtiendrait donc la même équation pour un pendule élastique horizontal ou vertical. 7.2.2 Pendule pesant Considérons à la Figure 7.2 ci-dessous un solide de masse M et de centre de gravité G fixé en un point O. Si on l’écarte par rapport à la verticale et qu’on le lâche sans aucune vitesse, il effectuera des oscillations autour de l’axe horizontal (∆) passant par O. Le solide constitue ainsi un pendule pesant. On désigne par θ l’écart angulaire du solide compté à partir de sa position d’équilibre. Figure 7.2 – Pendule pesant. Notons J(∆) le moment d’inertie du solide par rapport à (∆). Le solide n’est soumis qu’à son poids − → P appliqué en son centre de gravité G et à la réaction − → R appliquée en O. La relation fondamentale de la dynamique peut s’écrire : M(∆) €− → P Š = −MgOG sin θ = J(∆)θ̈ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 361 Dans le cas où l’amplitude des oscillations est très faible, on peut écrire : sin θ ' θ et cos θ ' 1 − θ2 2 L’équation différentielle du pendule pesant peut dans ce cas s’écrire : θ̈ + MgOG J(∆) θ = 0 (7.16) La pulsation propre et la périodre propre ont pour expressions respectives : ω0 = Ê MgOG J(∆) (7.17) T0 = 2π Ê J(∆) MgOG (7.18) L’énergie cinétique du solide lorsqu’il est écarté s’exprime par : Ec θ̇ = 1 2 J(∆)θ̇2 En considérant l’énergie potentielle de pesanteur nulle à la position d’équilibre, lorsque le solide est écarté, son énergie potentielle s’exprime par : Epp (θ) = MgOG (1 − cos θ) = 1 2 MgOGθ2 L’énergie mécanique a donc pour expression : Em θ, θ̇ = Ec θ̇ + Epp (θ) = 1 2 J(∆)θ̇2 + MgOGθ2 Le système étant conservatif, on peut écrire : dEm θ, θ̇ dt = 0 =⇒ 1 2 2J(∆)θ̈θ̇ + MgOGθ̇θ = 0 =⇒ J(∆)θ̈ + MgOGθ = 0 On obtient donc la même équation différentielle : θ̈ + MgOG J(∆) θ = 0 Le pendule pesant n’est harmonique que si l’amplitude des oscillations est faible. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 373.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 362 7.2.3 Pendule simple Le pendule simple est un cas particulier du pendule pesant, où le solide en question se réduit à un corps ponctuel de masse m et de dimensions négligeables suspendu à un fil inextensible de longueur ` et de masse négligeable dont l’une des extrémités est fixée au point O à un support horizontal, comme illustré à la Figure 7.3 ci-dessous. Figure 7.3 – Pendule simple. Le moment d’inertie du système correspond au moment d’inertie du corps ponctuel seul, et s’exprime par : J(∆) = m`2 Si l’amplitude des oscillations est faible, l’équation différentielle prend la forme : θ̈ + mg` m`2 θ = 0 D’où : θ̈ + g ` θ = 0 (7.19) La pulsation propre et la périodre propre du pendule simple ont pour expressions respectives : ω0 = É g ` (7.20) T0 = 2π Ê ` g (7.21) Le pendule simple obéit à quatre lois appelées lois du pendule simple, à savoir : — La loi isochronisme : La période propre est indépendante de l’angle θ. — La loi des masses : La période propre est indépendante de la masse du corps ponctuel. — La loi des longueurs : La période propre est proportionnelle à la racine carrée de la longueur du fil. — La loi du champ de pesanteur : La période propre est inversement proportionnelle à la racine carrée de l’accélération de la pesanteur. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 363 7.2.4 Pendule de torsion Un pendule de torsion (Figure 7.4) est constitué d’un fil de torsion vertical auquel est suspendu un solide en son centre de gravité. Lorsque le solide est écarté de la position d’équilibre d’un angle α par rapport à l’axe vertical (∆) passant par le fil, ce dernier se tord, et engendre un couple qui tend à s’opposer à cette torsion. Le moment de ce couple de torsion a pour expression : Mt = −Cα (7.22) C est la constante de torsion dont l’unité est le N.m.rad−1 . Figure 7.4 – Pendule de torsion. En désignant par J(∆) le moment d’inertie du solide par rapport à l’axe (∆), la relation fonda- mentale de la dynamique peut s’écrire : Mt = −Cα = J(∆)α̈ L’équation différentielle qui régit les oscillations du pendule de torsion s’écrit donc : α̈ + C J(∆) α = 0 (7.23) La pulsation propre et la période propre s’expriment respectivement par : ω0 = Ê C J(∆) (7.24) T0 = 2π É J(∆) C (7.25) L’énergie cinétique du solide lorsque le fil est tordu s’exprime selon la relation : Ec (α̇) = 1 2 J(∆)α̇2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 364 Le solide restant dans le même plan horizontal, son énergie potentielle de pesanteur ne varie pas. L’énergie potentielle de torsion quant à elle s’exprime par : Ept (α) = 1 2 Cα2 L’énergie mécanique du système a donc pour expression : Em (α̇, α) = Ec (α̇) + Ept (α) = 1 2 J(∆)α̇2 + Cα2 Le système étant conservatif, on peut écrire : dEm (α, α̇) dt = 0 =⇒ 1 2 2J(∆)α̇α̈ + Cα̇α = 0 =⇒ J(∆)α̈ + Cα = 0 On obtient donc la même équation différentielle : α̈ + C J(∆) α = 0 Contrairement au pendule pesant et au pendule simple, le pendule de torsion reste un oscillateur harmonique même quand l’amplitude des oscillations est grande. 7.3 Oscillations mécaniques amorties Lorsque des forces dissipatives entrent en jeu au cours des oscillations d’un système mé- canique, l’amplitude décroît progressivement en fonction du temps, et l’énergie mécanique di- minue peu à peu. Les oscillations sont alors dites amorties. En désignant par χ la grandeur caractéristique associée à l’oscillateur mécanique considéré, l’équation différentielle qui régit les oscillations amorties prend la forme : χ̈ + ηχ̇ + ω0 2 χ = 0 (7.26) η est un coefficient constant qui reflète l’amortissement des oscillations. L’équation différentielle précédente admet très souvent pour solution la fonction définie par : χ (t) = χm cos (ωt + ϕ) exp (−λt) ou χ (t) = χm sin (ωt + ϕ) exp (−λt) (7.27) ω et λ sont des constantes positives, et le terme exp (−λt) est responsable de la diminution de l’amplitude des oscillations. exp (t), qu’on peut encore noter et désigne la fonction exponen- tielle et respecte la formule de dérivation ci-dessous : d dt [exp (γt)] = γ exp (γt) (7.28) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 376.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 365 La Figure 7.5 ci-dessous représente l’évolution en fonction du temps de la grandeur χ (t). Figure 7.5 – Oscillations mécaniques amorties. On constate que la distance entre deux crêtes consécutives est la même. Elle représente la pseudo-période. Les oscillations amorties sont alors dites pseudo-périodiques, car le mou- vement se repète au cours du temps, mais en perdant de l’amplitude après chaque alternance. 7.4 Oscillations mécaniques forcées Lorsqu’une excitation extérieure provoque les oscillations d’un système mécanique, on parle d’oscillations mécaniques forcées ou entretenues. Le système responsable de l’excitation exté- rieure constitue le vibreur ou l’excitateur, tandis que le système mécanique dont on entretient les oscillations représente le résonateur. Considérons le dispositif de la Figure 7.6 constitué d’un solide fixé à un ressort à spires non jointives. L’ensemble est mis en mouvement par une tige et un disque homogène connectée à un moteur. L’excitateur ici est l’ensemble formé par le disque, la tige et le moteur, tandis que le résonateur est l’ensemble formé par le ressort, le fil et le solide. A la Figure 7.7 a été représentée la courbe de résonance mécanique représentant les valeurs de l’amplitude xm des oscillations du résonateur en fonction de la fréquence N du vibreur. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 377.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 366 Figure 7.6 – Oscillations mécaniques forcées. Figure 7.7 – Courbe de résonance mécanique. La valeur maximale xmr de l’amplitude est atteinte pour une fréquence Nr du vibreur : On est en présence du phénomène de résonance mécanique. Posons : x0 mr = xmr √ 2 A cette valeur x0 mr correspondent deux valeurs N1 et N2 de la fréquence. On définit la largeur de la bande passante ∆N comme étant la différence entre ces deux fréquences. Soit : ∆N = N2 − N1 (7.29) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 378.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 367 On définit également le facteur de qualité Q par : Q = Nr ∆N = Nr N2 − N1 (7.30) Q rend compte de l’acuité de la résonance. Lorsque Q ≥ 10, la résonance est dite aigue. Lorsque Q 10, la résonance est dite floue. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 379.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 368 Exercices On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2 . Exercice 7.1 : A la Figure 7.8 ci-dessous, une boule de masse m = 800 g, de charge électrique q = −40 µC et dont on négligera les dimensions est fixée à l’extrémité d’un fil inextensible de longueur ` = 30 cm et de masse négligeable dont l’autre extrémité est fixée à un support horizontal. L’ensemble est placé entre deux armatures horizontales (A) et (B) distantes de d = 50 cm et entre lesquelles est établie une différence de potentiel UBA = 10 kV. On écarte le fil d’un petit angle θ0 = 5° par rapport à la verticale, et on abandonne le système sans vitesse initiale à l’instant t = 0 s. On note θ l’écart angulaire du système formé par le fil et la boule qui tourne autour de l’axe horizontal (∆) passant par l’extrémité supérieure du fil. On prendra θ faible, et on négligera toutes les forces dissipatives. Figure 7.8 – Exercice 7.1. 1- Représenter le champ électrique − → E qui règne entre les deux armatures et la force électrique − → F subie par la boule, puis déterminer leurs modules. 2- En utilisant la relation fondamentale de la dynamique, déterminer l’équation différentielle du mouvement de la boule et montrer que les oscillations de la boule sont harmoniques. On suppose que l’énergie potentielle électrostatique de la boule entre les deux armatures a pour expression : Epel(θ) = −F` cos θ + C où C est une constante. 3- Retrouver l’équation différentielle du mouvement de la boule en utilisant la conservation de l’énergie mécanique. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 380.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 369 4- En déduire la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations. 5- En déduire l’expression en fonction du temps de θ (t) sous la forme A cos (ω0t + ϕ). Exercice 7.2 : A la Figure 7.9 ci-dessous, une petite bille de masse m = 500 g que l’on supposera ponctuelle est fixée à l’extrémité d’un ressort de raideur k = 19, 75 N.m−1 et de masse négligeable, mais aussi à l’extrémité d’un fil inextensible de longueur ` = 40 cm et de masse négligeable. L’autre extrémité du ressort est fixée à un support vertical, tandis que l’autre extrémité du fil est fixée à un support horizontal. Lorsque le fil est vertical, le ressort n’est ni allongé, ni comprimé. Le fil est écarté par rapport à la verticale d’un petit angle αm = 4° et abandonné à l’instant t = 0 s sans vitesse. Les oscillations sont tellement faibles que le ressort reste pratiquement horizontal. On note α l’écart angulaire du système par rapport à la verticale, et x la variation de longueur du ressort. On néglige toutes les forces résistives. Figure 7.9 – Exercice 7.2. 1- Exprimer α en fonction de x. 2- Déterminer les expressions en fonction de x et ẋ des énergies cinétique, potentielles et mécanique du système. 3- Etablir l’équation différentielle vérifiée par x, et en déduire celle vérifiée par α. 4- En déduire la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations. 5- En déduire les équations horaires de α(t) et x(t). Exercice 7.3 : Un groupe d’élèves procède à une expérience de physique, le matériel comprenant des fils inextensibles de différentes longueurs et de masses négligeables, une petite bille ponctuelle de masse m et un chronomètre. Les élèves suspendent la bille à l’un des fils, écartent le système d’un petit angle par rapport à la verticale, puis l’abandonnent sans vitesse initiale (Figure 7.10). Ils mesurent le temps τ mis par le pendule ainsi constitué pour effectuer 20 oscillations et ensuite repètent l’expérience avec d’autres fils. Dans le Tableau 7.1 sont consignées les valeurs obtenues de τ en fonction de la longueur ` de chaque fil. On négligera la résistance de l’air. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 381.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 370 Tableau 7.1 – Exercice 7.3. ` (cm) 20 30 40 50 60 70 80 90 τ (s) 17, 9 22 25, 4 28, 4 31, 1 33, 6 35, 9 38, 1 T0 (s) T0 2 (s2 ) Figure 7.10 – Exercice 7.3. 1- En un point M donné repéré par l’angle θ, représenter les forces extérieures agissant sur la bille, ainsi que les accélérations normale et tangentielle. 2- Etablir l’équation différentielle du mouvement de la bille. 3- En déduire l’expression de la période propre T0 des oscillations. 4- Completer le Tableau 7.1. 5- Tracer le graphe T0 2 = f (`) puis déterminer une équation de la courbe obtenue. Echelle : 1 cm −→ 10 cm et 1 cm −→ 0, 4 s2 6- En déduire la valeur de l’accélération de la pesanteur dans le lieu où se déroule l’expérience. Exercice 7.4 : A la Figure 7.11, un solide de masse m = 2 kg dont on négligera les dimensions est fixé aux extrémités de deux ressorts de raideurs respectives k1 = 40 N.m−1 et k2 = 72, 5 N.m−1 et de longueurs à vide respectives `01 = 60 cm et `02 = 40 cm. L’ensemble est placé sur la face inclinée à l’horizontale d’un angle α = 30° d’une structure de section ayant la forme d’un triangle rectangle de hauteur h = 51 cm. Les autres extrémités des deux ressorts sont fixées sur des supports situés aux deux extrémités du plan incliné. A l’équilibre, le ressort supérieur est allongé de ∆`1 tandis que l’autre ressort est comprimé de ∆`2. Les frottements sur le plan incliné seront négligés. 1- Faire le bilan des forces extérieures qui agissent sur le solide à l’équilibre, puis les représenter. 2- Déterminer les valeurs de ∆`1 et ∆`2. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 382.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 371 A partir de la position d’équilibre, on écarte le solide vers le bas d’une petite longueur xm = 5 cm et on le lâche à l’instant t = 0 s sans vitesse initiale. On note x le déplacement du solide par rapport à sa position d’équilibre. 3- Etablir l’équation différentielle du mouvement du solide par le théorème du centre d’inertie. 4- Retrouver cette équation différentielle par une approche énergétique. 5- En déduire la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations du solide. 6- Donner l’équation horaire de x(t) sous la forme A sin (ω0t + ϕ). Figure 7.11 – Exercice 7.4. Exercice 7.5 : A la Figure 7.12, un solide de masse m = 1, 5 kg et de dimensions négligeables est fixé aux extrémités de deux ressorts identiques de raideur k1 = 30 N.m−1 . On fixe aux autres extrémités de ces ressorts deux autres ressorts identiques de raideur k2 = 50 N.m−1 . Les extrémités de ces derniers ressorts sont fixés sur un support horizontal. Lorsque le système se maintient en équilibre, les deux ressorts inférieurs sont allongés de ∆`1 tandis que les deux ressorts supérieurs sont allongés de ∆`2. La résistance de l’air sera négligée. 1- Montrer que l’ensemble des quatre ressorts est équivalent à un unique ressort allongé à l’équilibre de ∆` = ∆`1 + ∆`2 dont la raideur K s’exprime par : K = 2k1k2 k1 + k2 Calculer numériquement K, ∆`1, ∆`2 et ∆`. A partir de la position d’équilibre, on tire le solide verticalement vers le bas d’une distance X = 4 cm et on l’abandonne à la date t = 0 s sans vitesse initiale. On désigne par x le déplace- ment du solide compté à partir de sa position d’équilibre. 2- Etablir l’équation différentielle du mouvement du solide et en déduire la pulsation propre ω0 et la période propre T0. 3- Donner l’équation horaire de x (t) et exprimer la vitesse V (t) du solide. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 383.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 372 Figure 7.12 – Exercice 7.5. Exercice 7.6 : On considère à la Figure 7.13 ci-dessous, une tige homogène de masse M = 3m et de longueur ` à laquelle on fixe deux masselottes de masse m de part et d’autre du centre de gravité de la tige, et distantes de celui-ci d’une même longueur 1 4 `. On fixe la tige par son centre de gravité à l’extrémité d’un fil de torsion vertical de constante de torsion C. On écarte le système d’un petit angle par rapport à la position d’équilibre puis on le lâche sans aucune vitesse, et il se met à osciller autour de l’axe vertical (∆) coïncidant avec le fil. On désigne par α l’écart angulaire du système par rapport à la position d’équilibre. La résistance de l’air sera négligée. Figure 7.13 – Exercice 7.6. 1- Exprimer le moment d’inertie J(∆) du système par rapport à l’axe (∆). 2- Etablir l’équation différentielle qui régit le mouvement du système. 3- Donner l’expression de la pulsation propre ω0 et de la période propre T0 des oscillations. 4- En déduire la valeur de C si le pendule bat la seconde, sachant que m = 1 kg et ` = 50 cm. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 384.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 373 Exercice 7.7 : A la Figure 7.14 ci-dessous, un cadre en forme de carré de côté c = 729, 6 mm est constitué de quatre barres homogènes identiques de même masse M = 2 kg. On fixe l’extrémité d’un fil de torsion au centre d’une des barres. On fait traverser un courant électrique d’intensité I = 2, 19 A dans le cadre, et on plonge entièrement ce dernier dans un champ magnétique horizontal unfiorme − → B de module B = 4 T. Le cadre se maintient en équilibre lorsqu’il a tourné d’un angle α0 = 24° par rapport à sa position initiale. Figure 7.14 – Exercice 7.7. 1- Représenter les forces magnétiques subies par le cadre et calculer leurs intensités. 2- En déduire la valeur de la constante de torsion C du fil. On supprime le champ magnétique et le courant électrique, et le cadre revient dans sa position initiale. On tord le fil d’un petit angle puis on le lâche sans aucune vitesse. Le cadre se met à osciller autour de l’axe vertical (∆) passant par le fil. On note α l’écart angulaire du système par rapport à la position initiale. k étant une constante, on admet que le moment d’inertie Jv par rapport à (∆) de chacune des deux barres verticales se met sous la forme : Jv = kMc2 3- Montrer que le moment d’inertie du cadre par rapport à (∆) peut se mettre sous la forme : J(∆) = 12k + 1 6 Mc2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 385.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 374 4- Etablir l’équation différentielle satisfaite par l’angle α. 5- En déduire l’expression du temps τ mis par le cadre pour effectuer 20 alternances. 6- En déduire la valeur de k sachant que τ = 16, 6 s. Exercice 7.8 : A la Figure 7.15 ci-dessous, un cylindre plein homogène de masse M = 3 kg, de diamètre D = 4 cm et de longueur L = 50 cm est fixé en deux points situés sur la verticale passant par son centre de gravité aux extrémités de deux fils de constantes de torsion respectives C1 = 30, 33 N.m.rad−1 et C2 = 28, 32 N.m.rad−1 . On écarte le système d’un angle θm = 30° par rapport à la position d’équilibre, et on l’abandonne sans vitesse initiale à un instant pris comme origine des dates. Le cylindre oscille autour de l’axe vertical (∆) passant par les deux fils. On note θ l’écart angulaire du système par rapport à la position d’équilibre et J(∆) le moment d’inertie du cylindre par rapport à (∆). La résistance de l’air sera négligée. Figure 7.15 – Exercice 7.8. 1- Exprimer l’énergie mécanique du système en fonction de θ, puis établir l’équation différentille qui régit les oscillations du cylindre. 2- Exprimer la pulsation propre ω0 des oscillations, puis θ(t) et θ̇(t). 3- En déduire la valeur de J(∆) sachant que la vitesse angulaire maximale acquise par le cylindre vaut Ωm = 16 rad.s−1 . 4- Déterminer le réel k sachant que le moment d’inertie du cylindre s’exprime par : J(∆) = 1 12 ML2 + kMD2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 386.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 375 Exercice 7.9 : On fixe aux deux extrémités d’une barre homogène de masse M et de longueur ` deux masselotes de masses respectives m1 et m2 (m2 m1). On écarte le système d’un petit angle autour de l’axe horizontal (∆) passant par le centre de gravité O de la barre, et on abandonne le tout sans vitesse. Le système oscille autour (∆), et on note θ son écart angulaire par rapport à la position d’équilibre, comme illustré à la Figure 7.16 ci-dessous. La résistance de l’air sera négligée. Figure 7.16 – Exercice 7.9. 1- Montrer que le centre de masse G du système se trouve entre le point O et la masselotte de masse m2, et qu’il est séparé du point O d’une distance : OG = m2 − m1 2 (M + m1 + m2) ` 2- Donner l’expression du moment d’inertie J(∆) du système par rapport à l’axe (∆). 3- Etablir l’équation différentielle du mouvement du système et en déduire l’expression de la période propre T0 des oscillations. 4- Déterminer la longueur `0 du pendule simple synchrone avec le pendule pesant considéré. On donne M = 1, 5 kg, m1 = 400 g, m2 = 800 g et ` = 80 cm. Exercice 7.10 : A la Figure 7.17, un cerceau homogène de masse M1 et de rayon R1 est accolé en un point I à un disque plein homogène de masse M2 et de rayon R2. Les deux solides sont contenus dans le même plan vertical, et l’ensemble peut tourner autour de l’axe horizontal (∆) passant par le point O tel que O soit aligné avec le point I et les centres de gravité des solides. On écarte le système d’un petit angle par rapport à la position d’équilibre, et on l’abandonne sans aucune vitesse. On note θ l’écart angulaire du système par rapport à la position d’équilibre. Les forces résistives seront négligées. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 387.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 376 Figure 7.17 – Exercice 7.10. 1- G étant le centre de gravité du système, exprimer la distance OG. 2- Donner l’expression du moment d’inertie J(∆) du système par rapport à l’axe (∆). 3- Etablir l’équation différentielle satisfaite par θ. 4- Exprimer la période propre T0 dans le cas où M1 = 2M2 = 2M et R1 = 2R2 = 2R. 5- En déduire les valeurs de R1 et R2 sachant que le pendule bat la seconde. Exercice 7.11 : A la Figure 7.18, une plaque rectangulaire homogène de longueur L et de largeur ` peut osciller sans frottements autour d’un axe horizontal (∆) passant par le milieu d’une de ses largeurs, après avoir été écartée de sa position d’équilibre d’un petit angle, et abandonnée sans vitesse initiale. On note θ l’écart angulaire du système par rapport à la position d’équilibre. 1- Déterminer l’expression du moment d’inertie J(∆) de la plaque par rapport à l’axe (∆). 2- Etablir l’équation différentielle qui régit les oscillations de la plaque. 3- Déterminer la période propre T0 des oscillations de la plaque sachant qu’elle est synchrone à un pendule simple de longueur `0 = 85 cm. 4- En déduire les dimensions de la plaque sachant que sa longueur vaut le double de sa largeur. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 388.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 377 Figure 7.18 – Exercice 7.11. Exercice 7.12 : A la Figure 7.19 ci-dessous, un solide de masse m = 2 Kg dont on négligera les dimensions est fixé à l’extrémité d’un ressort de raideur k = 250 N.m−1 et de masse négligeable, dont l’autre extrémité est fixée à un support vertical. Le système constitué du ressort et du solide est posé sur un sol horizontal. On écarte le solide de sa positon d’équilibre d’une certaine distance, puis on le lâche sans vitesse initiale. Le solide oscille autour de sa position d’équilibre en étant soumis à des frottements visqueux équivalents à une unique force de module f = λV où V représente la vitesse du solide, et λ = 40 N.s.m−1 est le coefficient d’amortissement. On désigne par x l’écart angulaire du solide par rapport à sa positon d’équilibre. Figure 7.19 – Exercice 7.12. 1- Déterminer les réels a et b l’équation différentielle du mouvement se mette sous la forme : ẍ + aẋ + bx = 0 2- Déterminer α et ω0 pour que x(t) = A cos (ω0t + ϕ) exp (αt) soit solution de cette équation. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 389.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 378 Exercice 7.13 : A la Figure 7.20 ci-dessous, un solide ponctuel (S1) de masse m1 = 3 kg est suspendu à une corde inextensible de masse négligeable enroulée sur un cylindre homogène de masse M1 = 5 kg et de rayon R1 = 20 cm. Ce cylindre est solidaire à un autre cylindre de même axe de rotation (∆), de masse M2 = 4 kg et de rayon R2 = 15 cm, l’ensemble formant ainsi une poulie. Un autre solide (S2) de masse m2 = 2 kg et de dimensions négligeables, posé sur un plan horizontal est fixé à l’extrémité d’un ressort de masse négligeable et de raideur k = 100 N.m−1 , dont l’autre extrémité est fixée à un support vertical. (S2) est également fixé à l’extrémité d’une corde horizontale, inextensible et de masse négigleable enroulée sur le cylindre de masse M2. Lorsque le système se maintient en équilibre, le ressort est allongé de ∆`. On néglige les frottements ainsi que la résistance de l’air. Figure 7.20 – Exercice 7.13. 1- Faire le bilan des forces qui agissent sur les solides et la poulie à l’équilibre, puis les repré- senter. 2- Déterminer la valeur de ∆` et en déduire les intensités des tensions des cordes et du ressort. A partir de la position d’équilibre, on tire (S1) vers le bas, puis on le lâche sans vitesse initiale. On note respectivement par x1 et x2 les déplacements des solides (S1) et (S2) comptés à partir de la position d’équilibre. On désigne également par θ l’écart angulaire de la poulie par rapport à la position d’équilibre. 3- Calculer le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à (∆). 4- Etablir l’équation différentille satisfaite par x1 et en déduire celles satisfaites par x2 et θ. 5- Calculer la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations du système. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 390.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 379 Exercice 7.14 : A la Figure 7.21 ci-dessous, une corde inextensible de masse négligeable passe par la gorge d’une poulie en forme de disque homogène de masse M = 6 kg et de rayon R = 50 cm. Aux extrémités de la corde sont accrochés deux solides (S1) et (S2) dont on négligera les dimensions, de masses respectives m1 = 4 kg et m2 = 2 kg. (S1) et (S2) sont également fixés à des ressorts de masses négligeables et de raideurs respectives k1 = 76 N.m−1 et k2 = 60 N.m−1 et de lon- gueures à vide `01 = 25 cm et `02 = 15 cm, les autres extrémités de ces ressorts étant fixés sur le sol horizontal. A l’équilibre, le ressort de raideur k1 est comprimé de ∆`1, tandis que l’autre ressort est allongé de ∆`2. Le solide (S1) se trouve en dessous de (S1), et les deux solides sont séparés à l’équilibre d’une différence d’altitude a = 20 cm. Les frottements seront négligés tout au long du problème. Figure 7.21 – Exercice 7.14. 1- Faire le bilan des forces s’exerçant sur les deux solides et sur la poulie à l’équilibre, puis les représenter. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 391.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 380 2- Déterminer les valeurs de ∆`1 et ∆`2. A partir de la position d’équilibre du système, le solide (S2) est tiré verticalement vers le bas d’une petite distance, puis lâché sans aucune vitesse. On note x le déplacement des deux solides et θ l’écart angulaire de la poulie (autour de son axe horizontal (∆)) comptés à partir de la position d’équilibre du système. 3- Déterminer le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à l’axe (∆). 4- Exprimer les énergies cinétique, potentielles et mécanique du système en fonction de x et en déduire les équations différentielles satisfaites pas x et θ. 5- Déterminer la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations. Exercice 7.15 : A la Figure 7.22 ci-dessous, sur un plan incliné à l’horizontale d’un angle α = 30° est placé un solide de masse m = 878, 7 g et de dimensions négligables fixé à l’extrémité d’une corde inextensible de masse négligeable passant par la gorge d’une poulie en forme d’anneau circulaire de masse M = 3 kg et de rayon R, capable de tourner autour de l’axe horizontal (∆) passant par son centre de gravité. L’autre extrémité de la corde est fixée à l’extrémité libre d’un ressort de masse négligeable, de raideur k, posé sur un plan horizontal, et dont l’autre extrémité est fixée à un support vertical. Lorsque le système se trouve en état d’équilibre, le ressort est allongé d’une longueur ∆`. On néglige les forces de frottements. Figure 7.22 – Exercice 7.15. 1- Exprimer ∆` en fonction des données du problème. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 392.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 381 A partir de l’état d’équilibre, on déplace le solide vers le bas d’une distance Xm, puis on le lâche sans vitesse à l’instant t = 0 s. Le système se met à osciller, et on note x le déplacement du solide et θ l’écart angulaire de la poulie, comptés à partir de la position d’équilibre. Un appareil sophistiqué permet de tracer l’évolution de θ en fonction du temps. La courbe a été représentée à la Figure 7.23 ci-dessous. Figure 7.23 – Exercice 7.15 (Courbe d’évolution de θ (t)). 2- Après avoir exprimé le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à l’axe (∆), établir les équations différentielles satisfaites par x et θ. 3- Exprimer la pulsation propre ω0 et la période propre T0 des oscillations. 4- Déterminer l’amplitude de θ (t) et en déduire la valeur de Xm sachant que R = 20 cm. 5- Déterminer les valeurs numériques de T0, ω0, k et de ∆`. 6- Donner les équations horaires de θ (t) et de x(t) puis exprimer les énergies cinétique et po- tentielles du système en fonction du temps. On admettra que l’énergie potentielle de pesanteur du solide est nulle à l’équilibre. 7- Montrer que l’énergie mécanique Em (t) du système s’exprime par : Em (t) = 1 2 k Xm 2 + ∆`2 = constante En déduire la valeur numérique de Em. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 393.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 382 Evaluations des compétences On prendra partout où le besoin se présentera l’intensité de la pesanteur g = 9, 8 m.s−2 . Evaluation 7.1 : Déterminer la longueur ` du pendule simple synchrone avec une tige homogène de longueur L = 90 cm oscillant dans un plan vertical autour d’un axe horizontal passant par son extrémité supérieure. Evaluation 7.2 : Trois barres homogènes et identiques de même longueur ` sont associées pour former une struc- ture en I pouvant osciller autour d’un axe horizontal passant par le centre de gravité de la barre supérieure, comme illustré à la Figure 7.24 ci-dessous. Figure 7.24 – Evaluation 7.2. Un élève ayant étudié le problème affirme que la période propre T0 des oscillations de la structure s’exprime par : T0 = 2π Ê 3` g Cet élève a-t-il raison ? Evaluation 7.3 : Sur un plan incliné à l’horizontale d’un angle α = 30° repose en équilibre un solide supposé ponctuel et qui comprime un ressort de longueur à vide `0 = 135, 15 mm de telle sorte que sa longueur à l’équilibre soit ` = 104, 12 mm. On écarte le solide de sa position d’équilibre d’une certaine distance par rapport à sa position d’équilibre, puis on le lâche sans vitesse initiale. Que vaut la période propre T0 des oscillations du système ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 394.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 383 Corrections des exercices Exercice 7.1 : 1- La tension UBA = VB − VA est positive, donc, l’armature (B) a le potentiel le plus élevé. Par conséquent, le champ électrique − → E est perpendiculaire aux deux armatures et orienté de l’armature (B) vers l’armature (A). La charge q de la boule étant négative, la force électrique − → F qu’elle subit est colinéaire et de sens contraire au champ électrique − → E . − → E et − → F ont été représentés à la Figure 7.25 ci-dessous. Le poids − → P de la boule et la tension − → T du fil ont eux aussi été représentés. Figure 7.25 – Correction de l’exercice 7.1. Le module E du champ électrique − → E est donné par : E = |UBA| d Application numérique : E = |10000| 0, 5 Soit : E = 20 kV.m−1 L’intensité F de la force électrique − → F est donnée par : F = |q| E GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 395.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 384 Application numérique : F = −40 × 10−6 × 20000 Soit : F = 0, 8 N 2- Soit J(∆) le moment d’inertie par rapport à l’axe horizontal (∆) du système constitué par le fil et la boule. La relation fondamentale de la dynamique peut s’écrire : M(∆) €− → P Š + M(∆) €− → F Š + M(∆) €− → T Š = J(∆)θ̈ Puisque la tension − → T rencontre l’axe (∆), son moment M(∆) €− → T Š est nul. Les moments par rapport à (∆) de − → P et − → F ont pour expressions respectives : M(∆) €− → P Š = −mg` sin θ et M(∆) €− → F Š = −F` sin θ La masse du fil étant négligeable, le moment d’inertie J(∆) du système se réduit au moment d’inertie de la boule et s’exprime par : J(∆) = m`2 On a donc : −mg` sin θ − F` sin θ = m`2 θ̈ =⇒ m`θ̈ + (mg + F) sin θ = 0 θ étant faible, sin θ ' θ. L’équation différentielle qui régit le mouvement s’écrit donc : θ̈ + mg + F m` θ = 0 L’équation ci-dessus étant de la forme θ̈ + ω0 2 θ = 0, on en conclut que les oscillations de la boule sont harmoniques. 3- L’énergie cinétique de la boule s’exprime en fonction de θ̇ par : Ec θ̇ = 1 2 J(∆)θ̇2 = 1 2 m`2 θ̇2 En supposant que l’énergie potentielle de pesanteur du système est nulle lorsque le fil est vertical, l’expression en fonction de θ de cette énergie aura pour expression : Epp(θ) = mg` (1 − cos θ) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 396.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 385 Puisque θ est faible, alors cos θ ' 1 − 1 2 θ2 . Soit donc : Epp(θ) = 1 2 mg`θ2 L’énergie potentielle électrostatique quant à elle a pour expression : Epel(θ) = −F` cos θ + C = F`  1 2 θ2 − 1 ‹ + C L’énergie mécanique du système s’exprime donc par : Em θ, θ̇ = Ec θ̇ + Epp(θ) + Epel(θ) = 1 2 m`2 θ̇2 + 1 2 mg`θ2 + F`  1 2 θ2 − 1 ‹ + C Les forces dissipatives étant inexistantes, l’énergie mécanique se conserve tout au long du mou- vement, et on a : dEm dt = 0 =⇒ 1 2 m`2 ‚ 2 dθ̇ dt θ̇ Œ + 1 2 mg`  2 dθ dt θ ‹ + 1 2 F`  2 dθ dt θ ‹ = 0 =⇒ `θ̇ m`θ̈ + mgθ + Fθ = 0 On retrouve donc l’équation différentielle du mouvement de la boule : θ̈ + mg + F m` θ = 0 4- La pulsation propre ω0 est telle que : ω0 2 = mg + F m` D’où : ω0 = Ê mg + F m` Application numérique : ω0 = Ê 0, 8 × 9, 8 + 0, 8 0, 8 × 0, 3 Soit : ω0 = 6 rad.s−1 La période propre T0 est quant à elle donnée par : T0 = 2π ω0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 397.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 386 Application numérique : T0 = 2 × π 6 Soit : T0 = 1, 047 s 5- L’écart angulaire θ(t) s’exprime en fonction du temps selon l’expression : θ(t) = θ0 cos (ω0t + ϕ) Or, à t = 0 s, θ(t = 0) = θ0. On a donc : θ0 cos ϕ = θ0 =⇒ cos ϕ = 1 =⇒ ϕ = 2kπ avec k ∈ Z D’où : θ (t) = 5 cos 6t ◦ Exercice 7.2 : 1- On voit que : sin α = x ` Or, les oscillations sont très faibles, donc, sin α ' α. D’où : α = x ` Avec α en radians. 2- Les oscillations étant faibles, le mouvement de la bille est quasiment horizontal. Son énergie cinétique a donc pour expression : Ec (ẋ) = 1 2 mẋ2 L’énergie potentielle de pesanteur a pour expression : Epp = mg` (1 − cos α) α étant faible, on a cos α ' 1 − 1 2 α2 . Soit : Epp = 1 2 mg`α2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 398.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 387 D’où : Epp (x) = 1 2` mgx2 L’énergie potentielle élastique est donnée par : Epe (x) = 1 2 kx2 L’énergie mécanique quant à elle s’exprime par : Em (x, ẋ) = Ec (ẋ) + Epp (x) + Epe (x) D’où : Em (x, ẋ) = 1 2` m`ẋ2 + (mg + k`) x2 3- L’absence des forces résistives entraîne la conservation de l’énergie mécanique du système. On a donc : dEm (x, ẋ) dt = 0 =⇒ 1 2` [2m`ẍẋ + 2 (mg + k`) ẋx] = 0 =⇒ m`ẍ + (mg + k`) x = 0 L’équation différentielle vérifiée par x est donc : ẍ +  g ` + k m ‹ x = 0 On a : α = x ` =⇒ x = `α et ẍ = `α̈ On a donc : `α̈ + `  g ` + k m ‹ α = 0 L’équation différentielle vérifiée par α est donc : α̈ +  g ` + k m ‹ α = 0 4- La pulsation propre ω0 est telle que : ω0 2 = g ` + k m GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 399.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 388 D’où : ω0 = Ê g ` + k m Application numérique : ω0 = Ê 9, 8 0, 4 + 19, 75 0, 5 Soit : ω0 = 8 rad.s−1 La période propre T0 est donnée par : T0 = 2π ω0 Application numérique : T0 = 2 × π 8 Soit : T0 = 0, 785 s 5- Posons : α (t) = αm cos (ω0t + ϕ) A t = 0 s, α (t = 0) = αm. On a donc : αm cos ϕ = αm =⇒ cos ϕ = 1 =⇒ ϕ = 2kπ avec k ∈ Z On a donc : α (t) = αm cos ω0t Or, on a : x(t) = `α (t) D’où : α (t) = 4 cos 8t ◦ x(t) = 27, 92 cos 8t mm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 400.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 389 Exercice 7.3 : 1- Les forces extérieures qui agissent sur la bille tout au long du mouvement sont son poids − → P = m− → g et la tension − → T du fil. Ces forces, ainsi que les accélérations normale − − → anM et tangentielle − − → atM en M ont été représentées à la Figure 7.26 ci-dessous. Figure 7.26 – Correction de l’exercice 7.3. 2- Au point M, dans la base locale de Frenet, la deuxième loi de Newton peut s’écrire : − → P      −mg cos θ −mg sin θ + − → T      T 0 = m− − → aM      manM = m`θ̇2 matM = m`θ̈ On a donc : −mg sin θ = m`θ̈ =⇒ `θ̈ + g sin θ = 0 Or, le système a chaque fois été écarté d’un petit angle. Les oscillations sont donc faibles, et on a sin θ ' θ. Soit donc : `θ̈ + gθ = 0 L’équation différentielle du mouvement de la bille s’écrit donc : θ̈ + g ` θ = 0 3- La pulsation propre des oscillations est donnée par : ω0 = É g ` GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 401.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 390 La période propre T0 est quant à elle donnée par : T0 = 2π ω = 2π p g ` D’où : T0 = 2π Ê ` g 4- On sait que la durée d’une oscillation correspond à une période. Donc, la durée de 20 oscillations correspond à 20 périodes. On a donc : τ = 20T0 =⇒ T0 = τ 20 Le Tableau 7.1 a été completé avec les valeurs de T0 et T0 2 dans le Tableau 7.2 ci-dessous : Tableau 7.2 – Correction de l’exercice 7.3. ` (cm) 20 30 40 50 60 70 80 90 τ (s) 17, 9 22 25, 4 28, 4 31, 1 33, 6 35, 9 38, 1 T0 (s) 0, 895 1, 1 1, 27 1, 42 1, 555 1, 68 1, 795 1, 905 T0 2 (s2 ) 0, 801 1, 21 1, 613 2, 016 2, 418 2, 822 3, 222 3, 629 5- Le graphe T0 2 = f (`) a été représenté à la Figure 7.27. On voit que la courbe obtenue passe par l’origine des axes. Son équation est donc de la forme : T0 2 = λ` On a : λ = tan α = ∆T0 2 ∆` = 3, 629 − 0, 801 0, 9 − 0, 2 = 4, 04 Une équation de la courbe obtenue est donc : T0 2 = 4, 04 ` avec ` en m et T0 2 en s2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 402.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 391 Figure 7.27 – Correction de l’exercice 7.3. 6- Nous avons obtenu précédemment l’expression de la période propre T0 : T0 = 2π Ê ` g En élevant la relation ci-dessus au carré, on obtient : T0 2 = 4π2 ` g = 4π2 g ` Par identification des coefficients, on a donc : 4π2 g = 4, 04 =⇒ g = 4π2 4, 04 L’accélération de la pesanteur dans le mileu vaut donc : g = 9, 77 m.s−2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 403.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 392 Exercice 7.4 : 1- Les forces extérieures s’exerçant sur le solide à l’équilibre sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La réaction normale − → R du plan incliné ; — La tension − → T1 du ressort supérieur de raideur k1 ; — La tension − → T2 du ressort inférieur de raideur k2. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 7.28 ci-dessous. Figure 7.28 – Correction de l’exercice 7.4. 2- Lorsque le solide est en équilibre, la somme vectorielle des forces extérieures qu’il subit est égale au vecteur nul. On peut donc écrire : − → P      mg sin α −mg cos α + − → R      0 R + − → T1      −T1 = −k1∆`1 0 + − → T2      −T2 = −k2∆`2 0 = − → 0      0 0 On a donc : k1∆`1 + k2∆`2 = mg sin α Les dimensions du solide étant négligées, on voit bien que la longueur du plan incliné (désignons la par L) est égale à la somme des longueurs des deux ressorts à l’équilibre (désignons les respectivement par `1 et `2). On peut donc écrire : L = `1 + `2 Or, on a : sin α = h L =⇒ L = h sin α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 404.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 393 Puisque à l’équilibre, le ressort supérieur est allongé tandis que le ressort inférieur est comprimé, leurs longueurs s’expriment respectivement par : `1 = `01 + ∆`1 et `2 = `02 − ∆`2 On a donc : h sin α = `01 + ∆`1 + `02 − ∆`2 =⇒ ∆`1 − ∆`2 = h sin α − `01 − `02 On obtient ainsi le système d’équations d’inconnues ∆`1 et ∆`2 ci-dessous :      k1∆`1 + k2∆`2 = mg sin α ∆`1 − ∆`2 = h sin α − `01 − `02 En multipliant la seconde équation du système ci-dessus par k2, on obtient le système ci-dessous :      k1∆`1 + k2∆`2 = mg sin α k2∆`1 − k2∆`2 = k2 h sin α − `01 − `02 En additionnant membre à membre les deux équations du système ci-dessus, on obtient : (k1 + k2) ∆`1 = mg sin α + k2  h sin α − `01 − `02 ‹ =⇒ ∆`1 = 1 k1 + k2 • mg sin α + k2  h sin α − `01 − `02 ‹˜ De la deuxième équation du tout premier système que nous avions obtenu précédemment, on peut écrire : ∆`2 = ∆`1 −  h sin α − `01 − `02 ‹ = 1 k1 + k2 • mg sin α + k2  h sin α − `01 − `02 ‹˜ −  h sin α − `01 − `02 ‹ = 1 k1 + k2 mg sin α + k2 k1 + k2  h sin α − `01 − `02 ‹ −  h sin α − `01 − `02 ‹ = 1 k1 + k2 mg sin α +  k2 k1 + k2 − 1 ‹  h sin α − `01 − `02 ‹ = 1 k1 + k2 mg sin α − k1 k1 + k2  h sin α − `01 − `02 ‹ = 1 k1 + k2 • mg sin α − k1  h sin α − `01 − `02 ‹˜ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 405.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 394 D’où : ∆`1 = 1 k1 + k2 • mg sin α + k2  h sin α − `01 − `02 ‹˜ ∆`2 = 1 k1 + k2 • mg sin α − k1  h sin α − `01 − `02 ‹˜ Applications numériques : ∆`1 = 2 × 9, 8 × sin 30◦ + 72, 5 × 0,51 sin 30◦ − 0, 6 − 0, 4 40 + 72, 5 ∆`2 = 2 × 9, 8 × sin 30◦ − 40 × 0,51 sin 30◦ − 0, 6 − 0, 4 40 + 72, 5 Soit : ∆`1 = 10 cm ∆`2 = 8 cm 3- Lorsque le solide est écarté (vers le bas) d’une distance x par rapport à sa positon d’équilibre, le ressort supérieur est allongé de ∆`1+x, tandis que le ressort inférieur est comprimé de ∆`2+x. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : − → P      mg sin α −mg cos α + − → R      0 R + − − → T1x      −k1 (∆`1 + x) 0 + − − → T2x      −k2 (∆`2 + x) 0 = m− → ax      mẍ 0 On a donc : mg sin α − k1 (∆`1 + x) − k2 (∆`2 + x) = mẍ =⇒ mg sin α − k1∆`1 − k2∆`2 | {z } 0 −k1x − k2x = mẍ =⇒ −k1x − k2x = mẍ L’équation différentielle du mouvement du solide s’écrit donc : ẍ + k1 + k2 m x = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 406.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 395 4- L’énergie cinétique du solide s’exprime en fonction de ẋ par la relation : Ec (ẋ) = 1 2 mẋ2 En considérant que l’énergie potentielle de pesanteur du solide est nulle lorsqu’il est en équilibre, cette énergie potentielle s’exprimera en fonction de x selon la relation : Epp (x) = −mgx sin α L’énergie potentielle élastique quant à elle a pour expression : Epe (x) = 1 2 ” k1 (∆`1 + x)2 + k2 (∆`2 + x)2 — L’énergie mécanique s’exprime donc par : Em (x, ẋ) = Ec (ẋ) + Epp (x) + Epe (x) = 1 2 ” mẋ2 − 2mgx sin α + k1 (∆`1 + x)2 + k2 (∆`2 + x)2 — Les forces non conservatives étant absentes, l’énergie mécanique de tout le système se conserve au cours du temps. On a donc : dEm (x, ẋ) dt = 0 =⇒ 1 2 [2mẍẋ − 2mgẋ sin α + 2k1ẋ (∆`1 + x) + 2k2ẋ (∆`2 + x)] = 0 =⇒ mẍ − mg sin α + k1 (∆`1 + x) + k2 (∆`2 + x) = 0 =⇒ mẍ + k1x + k2x = mg sin α − k1∆`1 − k2∆`2 = 0 On retrouve l’équation différentielle qui régit le mouvement du solide : ẍ + k1 + k2 m x = 0 5- La pulsation propre ω0 est telle que : ω0 2 = k1 + k2 m D’où : ω0 = Ê k1 + k2 m Application numérique : ω0 = Ê 40 + 72, 5 2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 407.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 396 Soit : ω0 = 7, 5 rad.s−1 La période propre T0 quant à elle s’exprime par : T0 = 2π ω0 Application numérique : T0 = 2 × π 7, 5 Soit : T0 = 0, 837 s 6- Posons : x(t) = xm sin (ω0t + ϕ) A t = 0 s, x(t = 0) = xm. Soit : xm sin ϕ = xm =⇒ sin ϕ = 1 =⇒ ϕ = π 2 + 2kπ ; k ∈ Z D’où : x(t) = 5 sin  15 2 t + π 2 ‹ cm Exercice 7.5 : 1- A l’équilibre, les forces appliquées au solide sont : — Son poids − → P = m− → g ; — La tension − → T1 du ressort inférieur gauche ; — La tension − → T0 1 du ressort inférieur droit. Les forces s’exerçant au point d’intersection entre les deux ressort de gauche sont : — La tension − → T2 du ressort supérieur gauche ; — La tension − − → T00 1 du ressort inférieur gauche. Les forces s’exerçant au point d’intersection entre les deux ressort de droite sont : — La tension − → T0 2 du ressort supérieur droit ; — La tension − − → T00 2 du ressort inférieur droit. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 7.29. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 408.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 397 Figure 7.29 – Correction de l’exercice 7.5. A l’équilibre, on a :      T1 + T0 1 = mg T2 = T00 1 T0 2 = T00 2 Or, on a : T1 = T0 1 = T00 1 = T00 2 = k1∆`1 et T2 = T0 2 = k2∆`2 Soit donc :      2k1∆`1 = mg k1∆`1 = k2∆`2 Si l’ensemble des quatre ressorts est équivalent à un unique ressort de raideur K, alors, à l’équilibre, on a la relation : mg = K∆` = K (∆`1 + ∆`2) On a donc :      2k1∆`1 = mg = K (∆`1 + ∆`2) k1∆`1 = k2∆`2 De la deuxième équation du système ci-dessus, on obtient : ∆`2 = k1 k2 ∆`1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 409.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 398 =⇒ 2k1∆`1 = K  ∆`1 + k1 k2 ∆`1 ‹ =⇒ 2k1k2 = K (k1 + k2) L’ensemble des ressorts est donc équivalent à un unique ressort de raideur K donnée par : K = 2k1k2 k1 + k2 Application numérique : K = 2 × 30 × 50 30 + 50 Soit : K = 37, 5 N.m−1 On a obtenu plus haut la relation : 2k1∆`1 = mg D’où : ∆`1 = mg 2k1 Application numérique : ∆`1 = 1, 5 × 9, 8 2 × 30 Soit : ∆`1 = 24, 5 cm On a également obtenu l’expression : ∆`2 = k1 k2 ∆`1 Application numérique : ∆`2 = 30 × 0, 245 50 Soit : ∆`2 = 14, 7 cm On a finalement : ∆` = ∆`1 + ∆`2 Application numérique : ∆` = 24, 5 + 14, 7 Soit : ∆` = 39, 2 cm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 410.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 399 2- Le système sera désormais assimilé à un ressort de raideur K auquel est suspendu le solide de masse m. Lorsque le solide est écarté de sa position d’équilibre vers le bas d’une longueur x, le ressort est allongé de ∆` + x. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : mg − K (∆` + x) = mẍ =⇒ mg − K∆` | {z } 0 −Kx = mẍ L’équation différentielle du mouvement du solide s’écrit donc : ẍ + K m x = 0 La pulsation propre des oscillations est donnée par : ω0 = Ê K m Application numérique : ω0 = Ê 37, 5 1, 5 Soit : ω0 = 5 rad.s−1 La période propre est quant à elle donnée par : T0 = 2π ω0 Application numérique : T0 = 2 × π 5 Soit : T0 = 1, 256 s 3- Posons : x(t) = X cos (ω0t + ϕ) A la date t = 0 s, x(t = 0) = X. Soit : X cos ϕ = X =⇒ cos ϕ = 1 =⇒ ϕ = 2kπ ; k ∈ Z GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 411.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 400 D’où : x(t) = 4 cos 5t cm La vitesse V (t) du solide est donnée par : V (t) = ẋ(t) = −0, 04 × 5 × sin 5t m.s−1 D’où : V (t) = 0, 2 sin (5t + π) m.s−1 Exercice 7.6 : 1- L’axe vertical (∆) autour duquel tourne le système passe par le centre de gravité de la tige. Le moment d’inertie du système par rapport à (∆) est égal à la somme des moments d’inertie de la tige et ceux des deux masselottes. Soit : J(∆) = 1 12 M`2 + m  1 4 ` ‹2 + m  1 4 ` ‹2 = 3 12 m`2 + 2 16 m`2 = 2 8 m`2 + 1 8 m`2 D’où : J(∆) = 3 8 m`2 2- En appliquant la relation fondamentale de la dynamique au système, on peut écrire : −Cα = J(∆)α̈ = 3 8 m`2 α̈ L’équation différentielle du mouvement du système s’écrit donc : α̈ + 8C 3m`2 α = 0 3- La pulsation propre est telle que : ω0 2 = 8C 3m`2 D’où : ω0 = 1 ` Ê 8C 3m GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 412.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 401 La période propre T0 est quant elle donnée par : T0 = 2π ω0 Soit : T0 = 2π` Ê 3m 8C 4- Puisque le pendule bat la seconde, sa période propre vaut 2 secondes. On a donc : T0 = 2π` É 3m 8C = 2 =⇒ π2 `2 3m 8C = 1 D’où : C = 3mπ2 `2 8 Application numérique : C = 3 × 1 × π2 × 0, 52 8 Soit : C = 0, 925 N.m.rad−1 Exercice 7.7 : 1- Les forces magnétiques − → F1 et − → F2 s’exerçant respectivement sur les deux barres contenues dans le plan horizontal et les forces magnétiques − → F3 et − → F4 s’exerçant respectivement sur les deux barres verticales ont été représentées à la Figure 7.30. A l’équilibre, les directions des courants traversant les deux barres horizontales font avec la direction du champ magnétique le même angle α0. Par conséquent, − → F1 et − → F2 ont la même intensité donnée par : F1 = F2 = BIc sin α0 Application numérique : F1 = F2 = 4 × 2, 19 × 0, 7926 × sin 24◦ Soit : F1 = F2 = F = 2, 824 N A l’équilibre, les directions des courants traversant les deux barres verticales sont perpendicu- laires à la direction du champ magnétique. Les forces de Laplace − → F3 et − → F4 qu’elles subissent GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 413.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 402 ont donc la même intensité donnée par : F3 = F4 = BIc Application numérique : F3 = F4 = 4 × 2, 19 × 0, 7926 Soit : F3 = F4 = F0 = 6, 943 N Figure 7.30 – Correction de l’exercice 7.7. 2- Lorsque le système se trouve à l’équilibre, la somme algébrique des moments par rapport à l’axe vertical passant par le fil est nul. Les forces de Laplace − → F1 et − → F2 subies par les deux barres horizontales rencontrent l’axe vertical, et leurs moments sont de ce fait nuls. De même, les poids des quatre barres sont verticales et donc parallèles à l’axe vertical passant par le fil de torsion. Les moments des poids des barres sont donc eux aussi nuls. Au final, le moment du couple de torsion est compensé par les moments des forces magnétiques − → F3 et − → F4 subies par les barres verticales. Soit d le bras de levier de − → F3 et − → F4 , et C la constante de torsion du fil. On peut écrire : −Cα0 + F3d + F4d = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 414.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 403 =⇒ −Cα0 + 2F0 d = 0 Or, on a : cos α0 = d c 2 =⇒ d = 1 2 c cos α0 Soit : −Cα0 + F0 c cos α0 = 0 D’où : C = F0 c cos α0 α0 Application numérique : C = 6, 943 × 0, 7926 × cos 24◦ 24×π 180 Soit : C = 12 N.m.rad−1 3- Le moment d’inertie du cadre par rapport à (∆) est égal à la somme des moments d’inertie des deux barres horizontales et des deux barres verticales. On peut donc écrire : J(∆) = 2Jh + 2Jv = 2  1 12 Mc2 + kMc2 ‹ D’où : J(∆) = 12k + 1 6 Mc2 4- Lorsque le cadre oscille, l’écart angulaire α est d’après la relation fondamentale de la dyna- mique telle que : −Cα = J(∆)α̈ = 12k + 1 6 Mc2 α̈ L’équation différentielle satisfaite par α s’écrit donc : α̈ + 6C Mc2 (12k + 1) α = 0 5- Les oscillations du cadre sont harmoniques, et la pulsation propre est donnée par : ω0 = Ê 6C Mc2 (12k + 1) = 1 c Ê 6C M (12k + 1) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 415.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 404 La période propre quant à elle s’exprime par : T0 = 2π ω0 = 2πc É M (12k + 1) 6C On sait qu’une alternance correspond à une demi-oscillation. Par conséquent, 20 alternances correspondent à 10 oscillations. Ainsi, le temps τ mis par le cadre pour effectuer 20 alternances (donc 10 oscillations) correspond à 10 fois la période propre T0. On a donc : τ = 10T0 D’où : τ = 20πc Ê M (12k + 1) 6C 6- De l’expression de τ obtenue précédement, on peut écrire : τ2 = 400π2 c2 • M (12k + 1) 6C ˜ =⇒ τ2 200π2c2 = M (12k + 1) 3C =⇒ M (12k + 1) = 3Cτ2 200π2c2 =⇒ 12k + 1 = 3Cτ2 200Mπ2c2 =⇒ 12k = 3Cτ2 200Mπ2c2 − 1 D’où : k = Cτ2 800Mπ2c2 − 1 12 Application numérique : k = 12 × 16, 62 800 × 2 × π2 × 0, 79262 − 1 12 Soit : k = 0, 25 = 1 4 Exercice 7.8 : 1- L’énergie cinétique du cylindre s’exprime en fonction de θ̇ selon la relation : Ec θ̇ = 1 2 J(∆)θ̇2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 416.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 405 L’énergie potentielle de torsion quant à elle a pour expression : Ept (θ) = 1 2 C1θ2 + 1 2 C2θ2 = 1 2 (C1 + C2) θ2 L’énergie mécanique s’exprime donc par : Em θ, θ̇ = Ec θ̇ + Ept (θ) = 1 2 J(∆)θ̇2 + 1 2 (C1 + C2) θ2 D’où : Em € θ, θ̇ Š = 1 2 ” J(∆)θ̇2 + (C1 + C2)θ2 — Puisque les forces dissipatives sont absentes, l’énergie mécanique du système se conserve au cours du temps. On peut donc écrire : dEm (C1 + C2) dt = 0 =⇒ 1 2 2J(∆)θ̈θ̇ + 2 (C1 + C2)θ̇θ = 0 =⇒ J(∆)θ̈ + (C1 + C2)θ = 0 L’équation différentielle qui régit le mouvement du cylindre s’écrit donc : θ̈ + C1 + C2 J(∆) θ = 0 2- La pulsation propre des oscillations est donnée par : ω0 = Ê C1 + C2 J(∆) Posons : θ (t) = θm cos (ω0t + ϕ) A l’instant initial t = 0 s, θ (t = 0) = θm. Soit : θm cos ϕ = θm =⇒ cos ϕ = 1 =⇒ ϕ = 2kπ ; k ∈ Z D’où : θ (t) = θm cos –‚Ê C1 + C2 J(∆) Œ t ™ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 417.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 406 On a donc : θ̇ (t) = −θm Ê C1 + C2 J(∆) sin –‚Ê C1 + C2 J(∆) Œ t ™ D’où : θ̇ (t) = θm Ê C1 + C2 J(∆) sin –‚Ê C1 + C2 J(∆) Œ t + π ™ 3- De l’équation horaire de θ̇ trouvée précédemment, on peut exprimer la vitesse angulaire maximale Ωm acquise par le cylindre par : Ωm = θm Ê C1 + C2 J(∆) =⇒ Ωm 2 = θm 2  C1 + C2 J(∆) ‹ D’où : J(∆) = θm 2 (C1 + C2) Ωm 2 Application numérique : J(∆) = 30×π 180 2 × (30, 33 + 28, 32) 162 Soit : J(∆) = 6, 28 × 10−2 kg.m2 4- Le moment d’inertie du cylindre se met sous la forme : J(∆) = 1 12 ML2 + kMD2 =⇒ J(∆) M = 1 12 L2 + kD2 D’où : k = 1 D2 ‚ J(∆) M − L2 12 Œ Application numérique : k = 1 0, 042 ‚ 6, 28 × 10−2 3 − 0, 52 12 Œ Soit : k = 0, 0625 = 1 16 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 418.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 407 Exercice 7.9 : 1- Notons P1 et P2 les positions respectives des deux masselottes. Le centre de masse G du système vérifie l’égalité vectorielle ci-dessous : M − − → GO + m1 − − − → GP1 + m2 − − − → GP2 = − → 0 =⇒ M − − → GO + m1 − − → GO + m1 − − − → OP1 + m2 − − → GO + m2 − − − → OP2 = − → 0 =⇒ (M + m1 + m2) − − → GO + m1 − − − → OP1 + m2 − − − → OP2 = − → 0 Or, on a : − − − → OP1 = − 1 2 − − − → P1P2 et − − − → OP2 = 1 2 − − − → P1P2 Soit : (M + m1 + m2) − − → GO − 1 2 m1 − − − → P1P2 + 1 2 m2 − − − → P1P2 = − → 0 =⇒ − − → OG = m2 − m1 2 (M + m1 + m2) − − − → P1P2 Puisque m2 m1, alors m2 − m1 0. Les vecteurs − − → OG et − − − → P1P2 sont donc colinéaires de même sens. Par conséquent, le centre de masse G du système se trouve entre O et la masselotte de masse m2. La distance OG est donnée par : OG = m2 − m1 2 (M + m1 + m2) P1P2 Or, P1P2 = `. D’où : OG = m2 − m1 2 (M + m1 + m2) ` 2- Le moment d’inertie du système par rapport à l’axe (∆) est égal à la somme des moments d’inertie de la tige et des deux masselottes. On a donc : J(∆) = 1 12 M`2 + m1  1 2 ` ‹2 + m2  1 2 ` ‹2 = 1 12 M`2 + 1 4 m1`2 + 1 4 m2`2 = 1 12 M`2 + 3 12 m1`2 + 3 12 m2`2 D’où : J(∆) = 1 12 (M + 3m1 + 3m2) `2 3- Le système est assimilé à un solide de masse (M + m1 + m2) et de centre de masse G en lequel est appliqué son poids. Lorsqu’il oscille, seul son poids a un moment non nul par rapport GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 419.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 408 à l’axe (∆) donné par : M = − (M + m1 + m2) gOG sin θ = − (M + m1 + m2) g m2 − m1 2 (M + m1 + m2) ` sin θ = − m2 − m1 2 g` sin θ La relation fondamentale de la dynamique peut s’écrire : M = J(∆)θ̈ =⇒ − m2 − m1 2 g` sin θ = 1 12 (M + 3m1 + 3m2) `2 θ̈ =⇒ M + 3m1 + 3m2 6 `θ̈ + (m2 − m1) g sin θ = 0 Les oscillations étant de faible amplitude, sin θ ' θ. L’équation différentielle du mouvement du système s’écrit donc : =⇒ θ̈ + 6g (m2 − m1) ` (M + 3m1 + 3m2) θ = 0 La pulsation propre des oscillations s’exprime par : ω0 = Ê 6g (m2 − m1) ` (M + 3m1 + 3m2) La période propre quant à elle s’exprime donc par : T0 = 2π Ê ` (M + 3m1 + 3m2) 6g (m2 − m1) 4- On sait que la période propre T0 0 d’un pendule simple de longueur `0 s’exprime par : T0 0 = 2π Ê `0 g Pour que ce pendule simple soit synchrone avec le pendule pesant de notre exercice, ils doivent avoir la même période. on doit donc avoir la relation : T0 = T0 0 =⇒ 2π Ê ` (M + 3m1 + 3m2) 6g (m2 − m1) = 2π Ê `0 g =⇒ ` (M + 3m1 + 3m2) 6g (m2 − m1) = `0 g GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 420.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 409 D’où : `0 = M + 3m1 + 3m2 6 (m2 − m1) ` Application numérique : `0 = 0, 8 × (1, 5 + 3 × 0, 4 + 3 × 0, 8) 6 × (0, 8 − 0, 4) Soit : `0 = 170 cm Exercice 7.10 : 1- Soient G1 et G2 les centres de gravité respectifs du cerceau et du disque. Le centre de masse G du système vérifie l’équation vectorielle : M1 − − − → GG1 + M2 − − − → GG2 = − → 0 =⇒ M1 − − → GO + M1 − − − → OG1 + M2 − − → GO + M2 − − − → OG2 = − → 0 =⇒ (M1 + M2) − − → GO + M1 − − − → OG1 + M2 − − − → OG2 = − → 0 =⇒ (M1 + M2) − − → OG = M1 − − − → OG1 + M2 − − − → OG2 Les vecteurs − − → OG , − − − → OG1 et − − − → OG2 étant colinéaires de même sens, on peut transformer l’équation vectorielle précédente en une équation algébrique : (M1 + M2) OG = M1OG1 + M2OG2 Or : OG1 = R1 et OG2 = OI + IG2 = 2R1 + R2 Soit : (M1 + M2) OG = M1R1 + M2 (2R1 + R2) D’où : OG = (M1 + 2M2) R1 + M2R2 M1 + M2 2- Le moment d’inertie du système par rapport à l’axe horizontal (∆) est égal à la somme des moments d’inertie du cerceau et du disque. Notons Jc(∆) et Jd(∆) les moments d’inertie respectifs du cerceau et du disque par rapport à (∆). Le moment d’inertie du système peut donc s’écrire : J(∆) = Jc(∆) + Jd(∆) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 421.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 410 Du théorème de Huyguens, on peut écrire : Jc(∆) = M1R1 2 + M1R1 2 = 2M1R1 2 Jd(∆) = 1 2 M2R2 2 + M2 (2R1 + R2)2 = 1 2 M2R2 2 + M2 4R1 2 + R2 2 + 4R1R2 = 1 2 M2R2 2 + 4M2R1 2 + M2R2 2 + 4M2R1R2 = 4M2R1 2 + 3 2 M2R2 2 + 4M2R1R2 On a donc : J(∆) = 2M1R1 2 + 4M2R1 2 + 3 2 M2R2 2 + 4M2R1R2 = 2 (M1 + 2M2) R1 2 + 3 2 M2R2 2 + 4M2R1R2 D’où : J(∆) = 1 2 4 (M1 + 2M2) R1 2 + 3M2R2 2 + 8M2R1R2 3- Le système est équivalent à un solide de masse (M1 + M2) et de centre de gravité G. Le moment M par rapport à (∆) du poids du système est donné par : M = − (M1 + M2) gOG sin θ = − (M1 + M2) g (M1 + 2M2) R1 + M2R2 M1 + M2 sin θ = −g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] sin θ La relation fondamentale de la dynamique peut s’écrire : M = J(∆)θ̈ =⇒ −g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] sin θ = 1 2 4 (M1 + 2M2) R1 2 + 3M2R2 2 + 8M2R1R2 θ̈ =⇒ −2g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] sin θ = 4 (M1 + 2M2) R1 2 + 3M2R2 2 + 8M2R1R2 θ̈ =⇒ 4 (M1 + 2M2) R1 2 + 3M2R2 2 + 8M2R1R2 θ̈ + 2g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] sin θ = 0 Les oscillations étant de faible amplitude, sin θ ' θ. Soit : 4 (M1 + 2M2) R1 2 + 3M2R2 2 + 8M2R1R2 θ̈ + 2g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] θ = 0 L’équation différentielle satisfaite par θ est donc : θ̈ + 2g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] 4 (M1 + 2M2) R1 2 + 3M2R2 2 + 8M2R1R2 θ = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 422.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 411 4- La pulsation ω0 des oscillations est telle que : ω0 2 = 2g [(M1 + 2M2) R1 + M2R2] 4 (M1 + 2M2) R1 2 + 3M2R2 2 + 8M2R1R2 Dans le cas où M1 = 2M2 = 2M et R1 = 2R2 = 2R, on a : ω0 2 = 2g [(2M + 2M) (2R) + MR] 4 (2M + 2M) (2R)2 + 3MR2 + 8M (2R) R = 2g [8MR + MR] 64MR2 + 3MR2 + 16MR2 = 18g 83R =⇒ ω0 = É 18g 83R La période propre T0 s’exprime donc par : T0 = 2π Ê 83R 18g 5- Si le pendule bat la seconde, alors sa période propre est égale à 2 secondes. On a donc : 2π Ê 83R 18g = 2 =⇒ π2 83R 18g = 1 =⇒ R = 18g 83π2 Or, R1 = 2R et R2 = R. D’où : R1 = 36g 83π2 R2 = 18g 83π2 Applications numériques : R1 = 36 × 9, 8 83 × π2 R2 = 18 × 9, 8 83 × π2 Soit : R1 = 430, 676 mm R2 = 215, 338 mm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 423.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 412 Exercice 7.11 : 1- Le moment d’inertie de la plaque par rapport à l’axe (∆) peut s’écrire : J(∆) = 1 12 M L2 + `2 + M  L 2 ‹2 = 1 12 M L2 + `2 + 1 4 ML2 = 1 12 M L2 + `2 + 3 12 ML2 = 1 12 M L2 + `2 + 3L2 D’où : J(∆) = 1 12 M 4L2 + `2 2- Le centre de gravité de la plaque est séparé de l’axe (∆) d’une distance correspondant à la moitié de sa longueur. La plaque tourne sous l’effet de son poids, et la relation fondamentale de la dynamique peut s’écrire : −Mg L 2 sin θ = J(∆)θ̈ =⇒ −Mg L 2 sin θ = 1 12 M 4L2 + `2 θ̈ =⇒ 4L2 + `2 θ̈ + 6gL sin θ = 0 Les oscillations de la plaque étant de faible amplitude, sin θ ' θ. L’équation différentielle qui régit les oscillations de la plaque s’écrit donc : θ̈ + 6gL 4L2 + `2 θ = 0 3- Si la plaque est synchrone au pendule simple de longueur `0 = 85 cm, alors sa période propre est égale à la période propre du pendule simple. On a donc : T0 = 2π Ê `0 g Application numérique : T0 = 2 × π × Ê 0, 85 9, 8 Soit : T0 = 1, 85 s GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 424.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 413 4- A partir de l’équation différentielle du mouvement de la plaque, on voit que la pulsation propre s’exprime par : ω0 = Ê 6gL 4L2 + `2 La période propre quant à elle s’exprime par : T0 = 2π ω0 = 2π Ê 4L2 + `2 6gL Or, L = 2`. On a donc : T0 = 2π s 4 (2`)2 + `2 6g (2`) = 2π Ê 16`2 + `2 12g` = 2π Ê 17` 12g On a donc : T0 2 = 4π2  17` 12g ‹ =⇒ T0 2 4π2 = 17` 12g =⇒ 12gT0 2 4π2 = 17` =⇒ 17` = 3gT0 2 π2 D’où : L = 6gT0 2 17π2 ` = 3gT0 2 17π2 Applications numériques : L = 6 × 9, 8 × 1, 852 17 × π2 ` = 3 × 9, 8 × 1, 852 17 × π2 Soit : L = 120 cm ` = 60 cm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 425.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 414 Exercice 7.12 : 1- Lorsque le solide est écarté de sa position d’équilibre d’une distance x, il est soumis à la tension de rappel du ressort et à la force de frottement visqueux. Le théorème du centre d’inertie peut s’écrire : −kx − λV = mẍ Or, V = ẋ. Soit : −kx − λẋ = mẍ =⇒ ẍ + λ m ẋ + k m x = 0 L’équation différentielle du mouvement du solide peut donc se mettre sous la forme : ẍ + aẋ + bx = 0 Avec : a = λ m b = k m Applications numériques : a = 40 2 b = 250 2 Soit : a = 20 N.s.m−1 .kg−1 b = 125 N.m−1 .kg−1 2- Pour que la fonction x(t) = A cos (ω0t + ϕ) exp (αt) soit solution de l’équation différentielle précédente, on doit avoir : ẍ(t) + aẋ(t) + bx(t) = 0 On a : ẋ(t) = dx(t) dt = A [−ω0 sin (ω0t + ϕ) exp (αt) + α cos (ω0t + ϕ) exp (αt)] = A [α cos (ω0t + ϕ) − ω0 sin (ω0t + ϕ)] exp (αt) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 426.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 415 ẍ(t) = dẋ(t) dt = A −αω0 sin (ω0t + ϕ) − ω0 2 cos (ω0t + ϕ) exp (αt) + A α2 cos (ω0t + ϕ) − αω0 sin (ω0t + ϕ) exp (αt) = A α2 − ω0 2 cos (ω0t + ϕ) − 2αω0 sin (ω0t + ϕ) exp (αt) Ainsi, on a : ẍ(t) + aẋ(t) + bx(t) = A α2 − ω0 2 + αa + b cos (ω0t + ϕ) exp (αt) + A [(−2αω0 − aω0) sin (ω0t + ϕ)] exp (αt) = 0 =⇒ A α2 − ω0 2 + αa + b cos (ω0t + ϕ) + (−2αω0 − aω0) sin (ω0t + ϕ) exp (αt) = 0 Les coefficients de cos (ω0t + ϕ) et sin (ω0t + ϕ) doivent être nuls. On a donc :      α2 − ω0 2 + αa + b = 0 −2αω0 − aω0 = 0 De la deuxième équation du système ci-dessus, on obtient : α = − a 2 On a donc : a2 4 − ω0 2 − a2 2 + b = 0 =⇒ ω0 2 = − a2 4 + b = 0 On a donc finalement : α = − a 2 ω0 = Ê − a2 4 + b Applications numériques : α = − 20 2 ω0 = Ê − 202 4 + 125 Soit : α = −10 s−1 ω0 = 5 rad.s−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 427.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 416 Exercice 7.13 : 1- Les forces qui agissent sur (S1) à l’équilibre sont : — Son poids − → P1 = m1 − → g ; — La tension − → T1 de la corde à laquelle il est suspendu. Les forces qui agissent sur (S2) à l’équilibre sont : — Son poids − → P2 = m2 − → g ; — La tension − → T2 de la corde à laquelle il est fixé ; — La tension − → T du ressort ; — La réaction normale − → R du plan horizontal. Les forces qui agissent sur la poulie à l’équilibre sont : — Son poids − → P = (M1 + M2)− → g ; — La tension − → T0 1 de la corde enroulée sur le plus gros cylindre ; — La tension − → T0 2 de la corde enroulée sur le plus petit cylindre ; — La réaction − → R qui supporte la poulie. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 7.31 ci-dessous. Figure 7.31 – Correction de l’exercice 7.13. 2- A l’équilibre, les forces qui agissent sur les deux solides se compensnent. On peut directement écrire : T1 = m1g et T2 = T = k∆` A l’équilibre, la somme des moments par rapport à l’axe (∆) des efforts s’exerçant sur la poulie est nulle. Le poids − → P de la poulie ainsi que la réaction − → R rencontrant l’axe (∆), leurs moments GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 428.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 417 sont nuls. On peut donc écrire : T0 1R1 = T0 2R2 Or : T0 1 = T1 et T0 2 = T2 On a donc : T1R1 = T2R2 =⇒ m1gR1 = kR2∆` D’où : ∆` = m1gR1 kR2 Application numérique : ∆` = 3 × 9, 8 × 0, 2 100 × 0, 15 Soit : ∆` = 39, 2 cm Les intensités des tensions des cordes et du ressort sont données par : T1 = m1g T2 = T = k∆` Applications numériques : T1 = 3 × 9, 8 T2 = T = 100 × 0, 392 Soit : T1 = 29, 4 N T2 = 39, 2 N T = 39, 2 N 3- Le moment d’inertie J(∆) de la poulie par rapport à l’axe horizontal (∆) est donné par : J(∆) = 1 2 M1R1 2 + M2R2 2 Application numérique : J(∆) = 5 × 0, 22 + 4 × 0, 152 2 Soit : J(∆) = 0, 145 kg.m2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 429.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 418 4- Lorsque les deux solides et la poulie sont écartés de la position d’équilibre respectivement de x1, x2 et θ, la relation fondamentale de la dynamique appliquée au système peut s’écrire :      −T1x + m1g = m1ẍ1 −Tx + T2x = m2ẍ2 T0 1xR1 − T0 2xR2 = J(∆)θ̈ =⇒      −T1x + m1g = m1ẍ1 −k (x2 + ∆`) + T2x = m2ẍ2 T1xR1 − T2xR2 = J(∆)θ̈ =⇒      T1x = m1g − m1ẍ1 T2x = m2ẍ2 + k (x2 + ∆`) T1xR1 − T2xR2 = J(∆)θ̈ =⇒ R1 (m1g − m1ẍ1) − R2 [m2ẍ2 + k (x2 + ∆`)] = J(∆)θ̈ Or, on a : θ = x1 R1 = x2 R2 ; θ̇ = ẋ1 R1 = ẋ2 R2 ; θ̈ = ẍ1 R1 = ẍ2 R2 On a donc : R1 (m1g − m1ẍ1) − R2 • m2 R2 R1 ẍ1 + k  R2 R1 x1 + ∆` ‹˜ = J(∆) 1 R1 ẍ1 =⇒ m1R1g − m1R1ẍ1 − m2R2 2 R1 ẍ1 − kR2 2 R1 x1 − kR2∆` = J(∆) 1 R1 ẍ1 =⇒ m1R1g − kR2∆` = m1R1ẍ1 + m2R2 2 R1 ẍ1 + kR2 2 R1 x1 + J(∆) R1 ẍ1 Or, à l’équilibre, nous avons établi précédemment la relation : m1R1g = kR2∆` Soit : m1R1g − kR2∆` = 0 On a donc : m1R1ẍ1 + m2R2 2 R1 ẍ1 + kR2 2 R1 x1 + J(∆) R1 ẍ1 = 0 =⇒ ‚ m1R1 + m2R2 2 R1 + J(∆) R1 Œ ẍ1 + kR2 2 R1 x1 = 0 =⇒ m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) ẍ1 + kR2 2 x1 = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 430.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 419 L’équation différentielle satisfaite par x1 est donc : ẍ1 + kR2 2 m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) x1 = 0 On a les relations : x1 = R1θ = R1 R2 x2 ; ẍ1 = R1θ̈ = R1 R2 ẍ2 On a donc : R1 R2 ẍ2 + kR2 2 m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) R1 R2 x2 = 0 R1θ̈ + kR2 2 m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) R1 θ = 0 D’où : ẍ2 + kR2 2 m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) x2 = 0 θ̈ + kR2 2 m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) θ = 0 Les équations différentielles satisfaites par x2 et θ sont donc identiques à celle satisfaite par x1. 5- La pulsation propre des oscillations est donnée par : ω0 = s kR2 2 m1R1 2 + m2R2 2 + J(∆) Application numérique : ω0 = Ê 100 × 0, 152 3 × 0, 22 + 2 × 0, 152 + 0, 145 Soit : ω0 = 2, 694 rad.s−1 La période propre est quant à elle donnée par : T0 = 2π ω0 Application numérique : T0 = 2 × π 2, 694 Soit : T0 = 2, 332 s GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 431.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 420 Exercice 7.14 : 1- Les forces qui agissent sur le solide (S1) à l’équilibre sont : — Son poids − → P1 = m1 − → g ; — La tension − → T1 de la corde ; — La tension − − → Tr1 du ressort. Les forces qui agissent sur le solide (S2) à l’équilibre sont : — Son poids − → P2 = m2 − → g ; — La tension − → T2 de la corde ; — La tension − − → Tr2 du ressort. Les forces qui agissent sur la poulie à l’équilibre sont : — Son poids − → P = M− → g ; — La tension − → T0 1 du brin de corde gauche ; — La tension − → T0 2 du brin de corde droit. — La réaction − → R qui supporte la poulie. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 7.32 ci-dessous. Figure 7.32 – Correction de l’exercice 7.14. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 432.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 421 2- Lorsque le système est en équilibre, on peut écrire :      m1g − Tr1 − T1 = 0 m2g + Tr2 − T2 = 0 −T0 1R + T0 2R = 0 =⇒      m1g − k1∆`1 − T1 = 0 m2g + k2∆`2 − T2 = 0 T0 1 = T0 2 =⇒      T1 = m1g − k1∆`1 T2 = m2g + k2∆`2 T0 1 = T0 2 Or, T0 1 = T1 et T0 2 = T2. On a donc :      T1 = m1g − k1∆`1 T2 = m2g + k2∆`2 T1 = T2 =⇒ m1g − k1∆`1 = m2g + k2∆`2 =⇒ k1∆`1 + k2∆`2 = (m1 − m2) g La différence d’altitude a entre les deux solides ((S1) étant en dessous de (S2)) à l’équilibre est encore égale à la différence entre les longueurs des deux ressorts à l’équilibre. Or le ressort de raideur k1 est comprimé tandis que l’autre ressort est étiré. On peut donc écrire : `02 + ∆`2 − (`01 − ∆`1) = a =⇒ ∆`1 + ∆`2 = a + `01 − `02 On obtient donc le système d’équations ci-dessous :      k1∆`1 + k2∆`2 = (m1 − m2) g ∆`1 + ∆`2 = a + `01 − `02 En multipliant la deuxième équation du système ci-dessus par −k2, on obtient :      k1∆`1 + k2∆`2 = (m1 − m2) g −k2∆`1 − k2∆`2 = −k2 (a + `01 − `02 ) En additionnant membre à membre les deux équations du système ci-dessus, on obtient : (k1 − k2) ∆`1 = (m1 − m2) g − k2 (a + `01 − `02 ) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 433.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 422 D’où : ∆`1 = g (m1 − m2) − k2 (a + `01 − `02 ) k1 − k2 Application numérique : ∆`1 = 9, 8 × (4 − 2) − 60 × (0, 2 + 0, 25 − 0, 15) 76 − 60 Soit : ∆`1 = 10 cm On a : ∆`1 + ∆`2 = a + `01 − `02 D’où : ∆`2 = a + `01 − `02 − ∆`1 Application numérique : ∆`2 = 0, 2 + 0, 25 − 0, 15 − 0, 1 Soit : ∆`2 = 20 cm 3- Le moment d’inertie de la poulie par rapport à l’axe (∆) est donné par : J(∆) = 1 2 MR2 Application numérique : J(∆) = 6 × 0, 52 2 Soit : J(∆) = 0, 75 kg.m2 4- L’énergie cinétique du système est donnée par : Ec = 1 2 m1ẋ2 + 1 2 m2ẋ2 + 1 2 J(∆)θ̇2 Or, on a : θ = x R ; θ̇ = ẋ R ; θ̈ = ẍ R Soit : Ec = 1 2 m1ẋ2 + 1 2 m2ẋ2 + 1 2 J(∆) ẍ2 R2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 434.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 423 D’où : Ec (ẋ) = 1 2  m1 + m2 + J(∆) R2 ‹ ẋ2 En prenant le plan horizontal passant par la position du solide (S1) à l’équilibre comme référence de l’énergie potentielle de pesanteur, on peut écrire cette énergie pour tout le système selon la relation : Epp = m1gx + m2g (a − x) D’où : Epp (x) = (m1 − m2) gx + m2ga L’énergie potentielle élastique s’exprime par : Epe (x) = 1 2 k1 (∆`1 − x)2 + 1 2 k2 (∆`2 − x)2 D’où : Epe (x) = 1 2 ” k1 (∆`1 − x)2 + k2 (∆`2 − x)2 — L’énergie mécanique du système a pour expression : Em (x, ẋ) = Ec (ẋ) + Epp (x) + Epe (x) D’où : Em (x, ẋ) = 1 2 ”€ m1 + m2 + J(∆) R2 Š ẋ2 + 2(m1 − m2) gx — + 1 2 ” 2m2ga + k1 (∆`1 − x)2 + k2 (∆`2 − x)2 — Les forces dissipatives étant absentes, l’énergie mécanique du système se conserve au cours du temps, et on peut écrire : dEm dt = 0 =⇒ 1 2 ” 2 € m1 + m2 + J(∆) R2 Š ẍẋ + 2(m1 − m2) gẋ − 2k1ẋ (∆`1 − x) − 2k2ẋ (∆`2 − x) — = 0 =⇒  m1 + m2 + J(∆) R2 ‹ ẍẋ + (m1 − m2) gẋ − k1ẋ (∆`1 − x) − k2ẋ (∆`2 − x) = 0 =⇒  m1 + m2 + J(∆) R2 ‹ ẍ + (m1 − m2) g − k1 (∆`1 − x) − k2 (∆`2 − x) = 0 =⇒  m1 + m2 + J(∆) R2 ‹ ẍ + (m1 − m2) g − k1∆`1 + k1x − k2∆`2 + k2x = 0 Or, on a obtenu précédemment la relation : k1∆`1 + k2∆`2 = (m1 − m2) g =⇒ (m1 − m2) g − k1∆`1 − k2∆`2 = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 435.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 424 On a donc :  m1 + m2 + J(∆) R2 ‹ ẍ + k1x + k2x = 0 L’équation différentielle satisfaite par x est donc : ẍ + k1 + k2 m1 + m2 + J(∆) R2 x = 0 On a donc : Rθ̈ + k1 + k2 m1 + m2 + J(∆) R2 Rθ = 0 L’équation différentielle satisfaite par θ est donc : θ̈ + k1 + k2 m1 + m2 + J(∆) R2 θ = 0 5- La pulsation propre des oscillations est donnée par la relation : ω0 = s k1 + k2 m1 + m2 + J(∆) R2 Application numérique : ω0 = s 76 + 60 4 + 2 + 0,75 0,52 Soit : ω0 = 3, 887 rad.s−1 La pulsation propre est quant à elle donnée par : T0 = 2π ω0 Application numérique : T0 = 2 × π 3, 887 Soit : T0 = 1, 616 s GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 436.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 425 Exercice 7.15 : 1- A l’équilibre, le solide est soumis à son poids − → P , à la tension − → T de la corde et à la réaction normale − → R du plan incliné. Au point d’intersection entre la corde et le ressort s’exerce la tension − → T0 de la corde et la tension − → Tr du ressort. − → T0 et − → T0 0 sont les forces que la corde exercent sur la gorge de la poulie. Toutes ces forces ont été représentées à la Figure 7.33 ci-dessous. Figure 7.33 – Correction de l’exercice 7.15. A l’équilibre, on peut écrire :      T = mg sin α T0 = Tr T0 R − T0 0R = 0 =⇒      T = mg sin α T0 = k∆` T0 = T0 0 Or, T0 = T et T0 0 = T0. On a donc :      T = mg sin α T0 = k∆` T = T0 Soit : mg sin α = k∆` GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 437.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 426 D’où : ∆` = mg sin α k 2- Le moment d’inertie par rapport à l’axe (∆) de la poulie en forme d’anneau s’exprime par : J(∆) = MR2 La relation fondamentale de la dynamique appliquée au système peut s’écrire :      −Tx + mg sin α = mẍ T0x − Trx = 0 T0 xR − T0 0xR = J(∆)θ̈ =⇒      Tx = mg sin α − mẍ T0x = k (x + ∆`) T0 xR − T0 0xR = MR2 θ̈ =⇒      Tx = mg sin α − mẍ T0x = k (x + ∆`) T0 x − T0 0x = MRθ̈ Or, on a : T0 x = Tx , T0 0x = T0x et θ̈ = ẍ R Soit :      Tx = mg sin α − mẍ T0x = k (x + ∆`) Tx − T0x = MR ẍ R =⇒      Tx = mg sin α − mẍ T0x = k (x + ∆`) Tx − T0x = Mẍ On a donc : mg sin α − mẍ − k (x + ∆`) = Mẍ =⇒ (m + M)ẍ = mg sin α − kx − k∆` =⇒ (m + M)ẍ + kx = mg sin α − k∆` Or, on a établi précédemment la relation : mg sin α = k∆` Donc : mg sin α − k∆` = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 438.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 427 On a alors : (m + M)ẍ + kx = 0 L’équation différentielle satisfaite par x est donc : ẍ + k m + M x = 0 Sachant que x = Rθ et ẍ = Rθ̈, on a : Rθ̈ + k m + M Rθ = 0 L’équation différentielle satisfaite par θ est donc : θ̈ + k m + M θ = 0 3- La pulsation propre des oscillations s’exprime par : ω0 = Ê k m + M La période propre quant à elle est donnée par : T0 = 2π ω0 D’où : T0 = 2π Ê m + M k 4- A partir de la courbe donnat l’évolution de θ (t) représentée à la Figure 7.23, on voit que l’amplitude de θ (t) vaut : Θm = 0, 5 rad L’amplitude Xm est donnée par : Xm = RΘm Application numérique : Xm = 0, 2 × 0, 5 Soit : Xm = 10 cm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 439.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 428 5- D’après la courbe de la Figure 7.23, on voit que la période propre des oscillations vaut : T0 = 1, 75 s La pulsation propre ω0 est quant à elle donnée par : ω0 = 2π T0 Application numérique : ω0 = 2 × π 1, 75 Soit : ω0 = 3, 59 rad.s−1 On a obtenu plus haut la relation : ω0 = Ê k m + M =⇒ ω0 2 = k m + M D’où : k = ω0 2 (m + M) Application numérique : k = 3, 592 × (0, 8787 + 3) D’où : k = 50 N.m−1 On a de même : ∆` = mg sin α k Application numérique : ∆` = 0, 8787 × 9, 8 × sin 30° 50 Soit : ∆` = 86, 11 mm 6- Posons : θ (t) = Θm cos (ω0t + ϕ) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 440.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 429 A l’instant initial t = 0 s, θ (t = 0) = Θm. On a donc : Θm cos ϕ = Θm =⇒ cos ϕ = 1 =⇒ ϕ = 2kπ ; k ∈ Z On peut donc prendre ϕ = 0. On a donc : θ (t) = Θm cos (ω0t) x(t) = Xm cos (ω0t) L’énergie cinétique du système s’exprime par : Ec = 1 2 mẋ2 + 1 2 J(∆)θ̇2 = 1 2 mẋ2 + 1 2 MR2 ẋ2 R2 = 1 2 mẋ2 + 1 2 Mẋ2 = 1 2 (m + M)ẋ2 = 1 2 (m + M)[−Xmω0 sin (ω0t)]2 D’où : Ec(t) = 1 2 (m + M)ω0 2 Xm 2 sin2 (ω0t) L’énergie potentielle de pesanteur du système est donnée par : Epp = −mgx sin α D’où : Epp(t) = −mg sin αXm cos (ω0t) L’énergie potentielle élastique emmagasinnée par le ressort a pour expression : Epe = 1 2 k (x + ∆`)2 = 1 2 k x2 + 2x∆` + ∆`2 = 1 2 kx2 + kx∆` + 1 2 k∆`2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 441.
    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 430 D’où : Epe(t) = 1 2 kXm 2 cos2 (ω0t) + k∆`Xm cos (ω0t) + 1 2 k∆`2 L’énergie mécanique du système s’exprime par : Em(t) = Ec(t) + Epp(t) + Epe(t) Soit : Em(t) = 1 2 (m + M)ω0 2 Xm 2 sin2 (ω0t)−mg sin αXm cos (ω0t) + 1 2 kXm 2 cos2 (ω0t) + k∆`Xm cos (ω0t) + 1 2 k∆`2 =⇒ Em(t) = 1 2 Xm 2 [ω0 2 (m + M) sin2 (ω0t) + k cos2 (ω0t)] +(−mg sin α + k∆`) Xm cos (ω0t) + 1 2 k∆`2 Or, on a établi précédement la relation : k = ω0 2 (m + M) De même, on a : mg sin α = k∆` On a alors : Em(t) = 1 2 Xm 2 k sin2 (ω0t) + k cos2 (ω0t) + 1 2 k∆`2 =⇒ Em(t) = 1 2 kXm 2 + 1 2 k∆`2 D’où : Em(t) = 1 2 k Xm 2 + ∆`2 = constante Application numérique : Em = 50 × 0, 12 + 0, 086112 2 Soit : Em = 435, 384 mJ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 431 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 7.1 : Notons m la masse de la tige. Son moment d’inertie J par rapport à l’axe horizontal passant par son extrémité supérieure s’exprime par : J = 1 12 mL2 + m  L 2 ‹2 = 1 3 mL2 La pulsation propre ω0 de la tige est donc donnée par : ω0 = Ê mg L 2 J = s mg L 2 1 3 mL2 = É 3g 2L Pour qu’un pendule simple de longueur ` soit synchrone avec la tige, sa pulsation propre ω doit être telle que : ω = É g ` = ω0 = É 3g 2L =⇒ 1 ` = 3 2L D’où : ` = 2L 3 Application numérique : ` = 2 × 90 3 La longueur du pendule simple synchrone avec la tige vaut donc ` = 60 cm. Evaluation 7.2 : Notons O le centre de gravité de la barre supérieure, G1 le centre de gravité de la barre inférieure et G2 le centre de gravité de la barre qui les relie. Les barres étant identiques, elles ont la même masse m, et le centre de gravité G du système vérifie : − − → GO + − − − → GG1 + − − − → GG2 = − → 0 =⇒ 3 − − → GO + − − − → OG1 + − − − → OG2 = − → 0 Notons − → u le vecteur unitaire dirigé suivant la droite joignant les trois centre de gravité, et orienté de O vers G1. On a : − − − → OG1 = `− → u et − − − → OG2 = 1 2 `− → u GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 432 On a donc : − − → OG = 1 3  `− → u + 1 2 `− → u ‹ = 1 2 `− → u Le centre de gravité du système coïncide donc avec le centre de gravité de la barre qui relie les barres supérieure et inférieure. Le moment d’inertie J1 de la barre supérieure s’exprime par : J1 = 1 12 m`2 Le moment d’inertie J2 de la barre inférieure s’exprime par : J2 = 1 12 m`2 + m`2 = 13 12 m`2 Le moment d’inertie J3 de la barre qui relie les deux autres barres s’exprime par : J3 = 1 12 m`2 + m  ` 2 ‹2 = 4 12 m`2 Le moment d’inertie J du système s’exprime donc par : J = J1 + J2 + J3 = 18 12 m`2 = 3 2 m`2 La période propre T0 des oscillations de la structure s’exprime donc par : T0 = 2π Ê J mgOG = 2π s 3 2 m`2 mg ` 2 D’où : T0 = 2π Ê 3` g L’élève a donc raison. Evaluation 7.3 : Notons m la masse du solide et k la raideur du ressort. Le système oscillant étant un pendule élastique, la période propre des oscillations s’exprime par : T0 = 2π É m k A l’équilibre, la tension du ressort est compensée par la composante suivant le plan incliné du poids du solide. On peut donc écrire : mg sin α = k (`0 − `) =⇒ m k = `0 − ` g sin α GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 7. OSCILLATEURSMÉCANIQUES 433 D’où : T0 = 2π Ê `0 − ` g sin α Application numérique : T0 = 2π Ê 10−3 × (135, 15 − 104, 12) 9, 8 × sin 30◦ La période propre des oscillations du système vaut donc T0 = 0, 5 s. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS434 Chapitre 8 Condensateurs Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. Hébreux 13 : 8 8.1 Description des condensateurs Les dispositifs électroniques que nous utilisons couramment dans notre quotidien comportent des dipôles qui peuvent débiter ou recevoir des courants électriques. Un dipôle est un com- posant électrique qui possède deux bornes de branchement. Un dipôle est dit actif s’il peut fournir de l’énergie électrique à d’autres composants électriques qui lui sont connectés ; il s’agit nécessairement d’un générateur. Un dipôle est dit passif s’il est incapable de fournir de l’éner- gie autre que de l’énergie thermique à un autre composant électrique auquel il est branché ; il s’agit nécessairement d’un récepteur. Il existe des dipôles pouvant être actif et passif, c’est le cas des condensateurs. Un condensateur est un dipôle électrique constitué de deux surfaces conductrices identiques appelées armatures et séparées par un diélectrique. Un diélectrique ou isolant est un milieu matériel incapable de conduire les électrons. En ce sens, le courant électrique ne peut circuler dans un diélectrique. Lorsque les armatures d’un condensateur sont planes et parallèles, ce condensateur est dit plan. La Figure 8.1 ci-dessous représente le schéma annoté d’un condensateur. Figure 8.1 – Schéma d’un condensateur. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS435 La Figure 8.2 ci-dessous représente le symbole d’un condensateur. Figure 8.2 – Symbole d’un condensateur. L’une des particularités des condensateurs est que les électrons peuvent quitter l’une des arma- tures pour aller se stocker sur l’autre. Les condensateurs sont principalement caractérisés par leur capacité C dont l’unité est le Farad (F). La capacité d’un condensateur est l’aptitude de ce condensateur à stocker les électrons sur ses armatures. Pour un condensateur plan, la capacité est fonction de la surface S des deux armatures, de la distance d entre elles et de la permittivité diélectrique ε du milieu qui les sépare. On a la relation : C = εS d (8.1) La permittivité diélectrique d’un milieu se donne en Farad par mètre (F.m−1 ). Elle s’ex- prime en fonction de la permittivité diélectrique du vide ε0 = 8, 854 × 10−12 F.m−1 et de la permittivité relative εr du milieu selon la relation : ε = ε0εr (8.2) Outre sa capacité, un condensateur est également caractérisé par sa tension de service (ten- sion à laquelle il fonctionne normalement), sa tension de rupture (tension à partir de laquelle il se détériore) et sa température de claquage (température à partir de laquelle il se détruit). La charge ou quantité d’électricité q d’un condensateur correspond à la valeur absolue des charges électriques sur ses armatures. Elle dépend du nombre n d’électrons qui se sont déplacés d’une armature vers l’autre et de la charge élémentaire e = 1, 6 × 10−19 C. On a la relation : q = ne (8.3) La quantité d’électricité s’exprime en Coulomb (C) ou en Ampère-heure (Ah). On a : 1 Ah = 3600 C Les applications des condensateurs sont nombreuses. Ils sont rencontrés dans les appareils électriques servant au stockage de l’énergie électrique notamment les onduleurs. Ils servent aussi à réguler et à lisser la tension dans les redresseurs. Ils permettent également de traiter les signaux dans les filtres électriques et d’augmenter les facteurs de puissance en électrotechnique. 8.2 Alimentation des condensateurs Lorsque les deux armatures d’un condensateur sont électriquement neutres, sa quantité d’électricité est nulle, et on dit que le condensateur est déchargé. Dès lors qu’on le branche GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS436 aux bornes d’un générateur, il se comporte comme un récepteur (dipôle passif) et se charge progressivement ; sa charge électrique q (t) augmente avec le temps. L’intensité i du courant reçu par le condensateur correspond au débit d’électrons qui se fixent sur ses armatures. On a les relations : i = dq (t) dt (8.4) q (t) = Z i dt (8.5) Considérons le cas d’un générateur délivrant un courant continu d’intensité constante, comme une pile par exemple, caractérisée par sa force électromotrice (f.é.m.) constante E, et dont le symbole a été représenté à la Figure 8.3 ci-dessous. Figure 8.3 – Symbole d’une pile. Considérons le schéma de montage de la Figure 8.4 ci-dessous où un condensateur de capacité C est branché aux bornes d’une pile de f.é.m. constante E délivrant un courant électrique d’intensité I constante. Figure 8.4 – Condensateur alimenté par une pile. Le courant électrique débité par la pile ne peut pas traverser le condensateur, étant donné que ses armatures sont séparées par un isolant. Les électrons quittent l’armature reliée directement à la borne positive de la pile pour aller s’accumuler sur l’armature reliée directement à la borne négative. Ainsi, à un instant donné, l’armature connectée à la borne positive de la pile a une charge positive q, tandis que l’armature connectée à la borne négative a une charge négative −q égale en valeur absolue à la charge de l’autre armature. A cause de la différence de charge sur les armatures, il va se créer entre elles une tension ou différence de potentiel (d.d.p.) u qui s’exprime en fonction de la quantité d’électricité q et de la capacité C selon la relation : u = q C (8.6) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 448.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS437 Le condensateur finit de se charger lorsque la valeur de u atteint celle de la f.é.m. E de la pile. Après sa charge, le condensateur cesse d’être alimenté, il ne reçoit désormais aucun courant électrique, et se comporte maintenant comme un circuit ouvert. Les courants électriques continus ne traversent pas les condensateurs, en revanche, il faut noter que ceux-ci se laissent traverser par les courants alternatifs. Après la charge du condensateur, si on le branche à un récepteur, il se comportera comme un générateur (dipôle actif), et restituera à ce récepteur l’énergie électrique qu’il a reçue. La quantité d’électricité q (t) du condensateur varie avec le temps selon la relation : q (t) = Z I dt = I Z dt = It La d.d.p. u (t) entre les armatures du condensateur s’exprime selon la relation : u(t) = q (t) C = It C Le temps de charge du condensateur correspond à l’instant Tc où la charge est terminée. A cet instant, la d.d.p. u atteint la valeur de la f.é.m. E de la pile qui alimente le condensateur. On a : u(t = Tc) = ITc C = E D’où : Tc = CE I (8.7) La charge électrique Q accumulée par le condensateur est sa quantité d’électricité à la fin de la charge. Soit : Q = ITc = CE (8.8) A un instant t donné, la puissance électrique P(t) aux bornes du condensateur s’exprime par : P(t) = u(t) I = I2 t C (8.9) L’énergie électrique E emmagasinée par le condensateur est donnée par la relation : E = Z Tc 0 P(t) dt = Z Tc 0 I2 t C dt = I2 C Z Tc 0 t dt = I2 C • t2 2 ˜Tc 0 = I2 C ‚ Tc 2 2 Œ = (ITc)2 2C GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 449.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS438 D’où : E = Q2 2C = CE2 2 (8.10) L’énergie emmagasinée par le condensateur ne dépend donc que de sa capacité et de la f.é.m. du générateur auquel il est branché. 8.3 Groupements de condensateurs Pour diverses raisons, il arrive très souvent qu’on souhaite associer ensemble plusieurs condensateurs dans un circuit électrique. Quelque soit la manière dont ces condensateurs sont groupés entre eux, il est toujours possible de remplacer l’assemblage par un condensateur équi- valent dont la capacité dépend des capacités des condensateurs associés. 8.3.1 Groupement en série Lorsque plusieurs condensateurs se suivent en cascade, ils reçoivent le même courant, et on dit qu’ils sont groupés en série. La deuxième borne du premier condensateur coïncide avec la première borne du deuxième, la deuxième borne du deuxième condensateur coïncide avec la première borne du troisième, ainsi de suite, jusqu’au n-ième condensateur, comme illustré à la Figure 8.5 ci-dessous. Figure 8.5 – Association en série de condensateurs. Lorsqu’une pile de f.é.m. E alimente l’ensemble des n condensateurs montés en série, chaque condensateur de capacité Ci (i = 1, 2, · · · , n) est chargé sous une tension Ui (i = 1, 2, · · · , n). Etant donné qu’ils reçoivent le même courant, ils accumulent la même quantité d’électricité Q, et on a la relation : Ui = Q Ci ; i = 1, 2, · · · , n GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 450.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS439 De la loi de l’additivité des tensions, on peut écrire : E = n X i=1 Ui = U1 + U2 + · · · + Un = Q C1 + Q C2 + · · · + Q Cn = Q  1 C1 + 1 C2 + · · · + 1 Cn ‹ Soit Céq la capacité du condensateur équivalent aux n condensateurs montés en série. Ce conden- sateur équivalent étant directement branché aux bornes de la pile, il accumule lui aussi la quan- tité d’électricité Q, et la tension U sous laquelle il se charge est égale à la f.é.m. E de la pile. On a la relation U = E = Q Céq On a donc : Q Céq = Q  1 C1 + 1 C2 + · · · + 1 Cn ‹ Lorsque n condensateurs sont groupés en série, la capacité Céq du condensateur équivalent vérifie donc la relation : 1 Céq = 1 C1 + 1 C2 + · · · + 1 Cn (8.11) La capacité du condensateur équivalent est inférieure à la capacité de chaque condensateur du groupement en série. 8.3.2 Groupement en parallèle Lorsque plusieurs condensateurs sont associés ensemble de telle manière que les premières bornes de tous les condensateurs sont reliées, et qu’il en est de même pour les deuxièmes bornes, on dit qu’ils sont groupés en parallèle ou en dérivation (Figure 8.6). Lorsqu’une pile de f.é.m. E alimente l’ensemble des n condensateurs montés en parallèle, chaque condensateur de capacité Ci (i = 1, 2, · · · , n) accumule une quantité d’électricité Qi (i = 1, 2, · · · , n). Les tensions sous lesquelles ils se chargent sont toutes égales à la f.é.m. E de la pile, et on a la relation : Qi = CiUi = CiE i = 1, 2, · · · , n Soit Céq la capacité du condensateur équivalent aux n condensateurs montés en parallèle. Ce condensateur étant directement branché aux bornes de la pile, la tension U sous laquelle il se charge est égale à la f.é.m. E de la pile. Soit Q la quantité d’électricité que ce condensateur équivalent accumule. On a la relation : Q = CéqU = CéqE GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 451.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS440 Figure 8.6 – Association en parallèle de condensateurs. De la loi de l’additivité des courants (des quantités d’électricité), on peut écrire : Q = n X i=1 Qi = Q1 + Q2 + · · · + Qn Soit : CéqE = C1E + C2E + · · · + CnE = E (C1 + C2 + · · · + Cn) Lorsque n condensateurs sont groupés en parallèle, la capacité Céq du condensateur équivalent vérifie donc la relation : Céq = C1 + C2 + · · · + Cn (8.12) La capacité du condensateur équivalent est supérieure à la capacité de chaque condensateur du groupement en parallèle. 8.3.3 Groupement mixte de condensateurs identiques Lorsqu’un certain nombre de branches sont montées en parallèle, et que chacune de ces branches comporte un certain nombre de condensateurs montés en série, on est en présence d’un groupement mixte. Considérons le cas de m branches comportant toutes n condensateurs identiques de capacité C (Figure 8.7). La capacité C0 des condensateurs équivalents sur chaque branche vérifie la relation : 1 C0 = 1 C + 1 C + · · · + 1 C | {z } n fois = n C GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 452.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS441 On a donc : C0 = C n Figure 8.7 – Groupement mixte de condensateurs. Le groupement est maintenant équivalent à m condensateurs identiques de capacité C0 montés en parallèle. La capacité équivalente Céq du groupement vérifie donc la relation : Céq = C0 + C0 + · · · + C0 | {z } m fois = mC0 La capacité du condensateur équivalent au groupement mixte s’exprime donc selon la relation : Céq = mC n (8.13) Ainsi, si le nombre m de branches est égal au nombre n de condensateurs sur chaque branche, la capacité du condensateur équivalent est encore égale à la capacité de chaque condensateur. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 453.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS442 Exercices Exercice 8.1 : Un condensateur plan initialement déchargé est constitué de deux armatures identiques et rectangulaires de longueur L = 20 cm et de largeur ` = 15 cm. L’espace entre ces deux armatures est vide, et elles sont séparées par une distance d = 10 mm. 1- Calculer la capacité C de ce condensateur. 2- On branche ce condensateur aux bornes d’une batterie dont la f.é.m. vaut E = 300 V. Calculer la charge Q qu’il accumule ainsi que l’énergie électrique E qu’il emmagasine. 3- On suppose que le condensateur est à nouveau déchargé, et on le branche maintenant aux bornes d’un générateur de courant alternatif dont la f.é.m. est e (t) = E cos ωt. 3.1- Exprimer la charge q (t) du condensateur et l’intensité i (t) du courant qui le traverse, puis calculer le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t). 3.2- Exprimer la puissance instantannée P (t) aux bornes du condensateur. 3.3- Exprimer l’énergie électrique E (T) emmagasinée par le condensateur à un instant T donné, et montrer que cette énergie est nulle pour T = 2π ω . On rapelle la relation : E (T) = Z T 0 P(t) dt Exercice 8.2 : Pour les assemblages suivants, calculer la capacité du condensateur équivalent entre les bornes A et B. On donne C1 = 10 µF, C2 = 15 µF, C3 = 20 µF, C4 = 25 µF, C5 = 30 µF, C6 = 35 µF, C7 = 40 µF, C8 = 45 µF et C9 = 50 µF. 1- Figure 8.8 – Question 1 de l’exercice 8.2. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 454.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS443 2- Figure 8.9 – Question 2 de l’exercice 8.2. 3- Figure 8.10 – Question 3 de l’exercice 8.2. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 455.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS444 4- Figure 8.11 – Question 4 de l’exercice 8.2. 5- Figure 8.12 – Question 5 de l’exercice 8.2. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 456.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS445 Exercice 8.3 : Pour les circuits suivants, exprimer en fonction de E, C1, C2 et C3 la capacité équivalente C entre les bornes A et B puis les tensions U1, U2 et U3 et les quantités d’électricité Q1, Q2 et Q3 aux bornes de chaque condensateur. 1- Figure 8.13 – Question 1 de l’exercice 8.3. 2- Figure 8.14 – Question 2 de l’exercice 8.3. Exercice 8.4 : On dispose de plusieurs piles identiques de f.é.m. E0 = 1, 5 V et de plusieurs condensateurs identiques de capacité C = 20 µF. Pour les trois cas de figures suivants, faire le schéma de montage et calculer la charge Q accumulée par chaque condensateur ainsi que l’énergie électrique E emmagasinée dans chacun d’eux. 1- On assemble certains de ces condensateurs en série de telle manière que le condensateur équivalent soit chargé sous une tension E = 6 V et que chacun des condensateurs soit chargé sous une tension U = 1, 2 V. 2- On assemble certains de ces condensateurs en dérivation, de telle sorte que la capacité du condensateur équivalent valle Céq = 80 µF et qu’il soit chargé sous une tension U = 4, 5 V. 3- On effectue un groupement mixte de ces condensateurs de telle sorte que la capacité du condensateur équivalent vaille Céq = 15 µF, qu’il soit chargé sous une tension de 3 V et que chacun de ces condensateurs soit chargé sous une tension U = 750 mV. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 457.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS446 Exercice 8.5 : On groupe en dérivation m branches identiques composées chacune de n condensateurs iden- tiques de capacité C montés en série. On connecte l’ensemble aux bornes d’une batterie d’accu- mulateur consitutée de p piles identiques de f.é.m. E = 1, 5 V montés en série. On fait varier les valeurs de m, n et p et on mesure à chaque fois la quantité d’électricité Q accumulée aux bornes du condensateur équivalent. Les données ont été consignées dans le Tableau 8.1 ci-dessous. Tableau 8.1 – Exercice 8.5. m 2 3 4 2 3 4 2 3 4 4 n 3 4 2 2 3 4 3 4 2 3 p 4 2 3 2 3 4 2 3 4 4 Q (mC) 0, 4 0, 23 0, 9 0, 3 0, 45 0, 6 0, 2 0, 34 1, 2 0, 8 mp n Q E (mC.V−1 ) 1- Exprimer la capacité Céq du condensateur équivalent. 2- En déduire la relation entre m, n, p, E, C et Q. 3- Compléter le Tableau 8.1. 4- Tracer le graphe Q E = f mp n et établir une équation de la courbe obtenue. Echelle : 1 cm −→ 1 unité en abcisse et 1 cm −→ 1 mC.V−1 en ordonnée. 5- En déduire la valeur de la capacité C de chaque condensateur, ainsi que la valeur de la per- mittivité électrique ε entre les deux armatures, sachant que celles si ont une surface S = 150 cm2 et sont séparées par une distance d = 5 mm. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 458.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS447 Evaluations des compétences Evaluation 8.1 : On dispose dans un laboratoire d’électronique d’une batterie de f.é.m. E = 10 V et de deux types de condensateurs. Les condensateurs de type (1) ont chacun une capacité C1 et ceux de type (2) une capacité C2. Les armatures de ces deux types de condensateurs sont identiques, mais celles des condensateurs de type (2) sont moins espacées que celles des condensateurs de type (1). D’autre part l’espace entre les armatures est occupé par une même matière pour les deux types de condensateurs. Lorsqu’on assemble en parallèle un condensateur de type (1) et un condensateur de type (2) et qu’on branche l’assemblage aux bornes de la batterie, la quantité d’électricité accumulée par le groupement vaut Qp = 150 mC. Lorsqu’on assemble en série un condensateur de type (1) et un condensateur de type (2) et qu’on branche l’assemblage aux bornes de la batterie, la quantité d’électricité accumulée par le groupement vaut Qs = 36 mC. Aider les techniciens de ce laboratoire à déterminer les capacités C1 et C2 des deux types de condensateurs. Evaluation 8.2 : Un condensateur de capacité C = 500 mF est branché aux bornes d’une batterie et se charge en exactement 2 heures. A l’aide de plusiseurs dispositifs appropriés, on mesure l’évolution en fonction du temps de la puissance P (t) aux bornes du condensateur, et obtient le graphe de la Figure 8.15. Deux élèves de la classe de Terminale analysent ce graphe, le premier affirme que la charge accumulée par le condensateur est égale à 20 mAh et que l’énergie électrique qu’il emmagasine vaut 6286 J, tandis que le second déclare que la charge vaut plutôt 15 mAh et que l’énergie emmagasinée est égale à 5184 J. L’un des deux élèves a-t-il raison ? Si oui, lequel ? Si non, quelle est la bonne réponse ? Evaluation 8.3 : Un élève de la classe de Terminale dispose d’une batterie d’accumulateur de f.é.m. E = 9 V et de quatre condensateurs identiques de capacité C. Il effectue le schéma de montage de la Figure 8.16 et affirme que chacun de ces condensateurs est chargé sous une tension de 4, 5 V et que la capacité du condensateur équivalent est égale à la capacité de chaque condensateur. A-t-il raison ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 459.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS448 Figure 8.15 – Evaluation 8.2 Figure 8.16 – Evaluation 8.3 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 460.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS449 Corrections des exercices Exercice 8.1 : 1- La capacité C du condensateur plan s’exprime selon la formule ci-dessous : C = ε0S d Or, les armatures étant rectangulaires, leur surface S a pour expression : S = L` D’où : C = ε0L` d Application numérique : C = 8, 854 × 10−12 × 0, 2 × 0, 15 0, 01 Soit : C = 2, 6562 × 10−11 F = 26, 562 pF 2- La charge électrique Q accumulée par le condensateur et l’énergie électrique E qu’il emma- gasine sont données par les relations suivantes : Q = CE E = CE2 2 Applications numériques : Q = 2, 6562 × 10−11 × 300 E = 2, 6562 × 10−11 × 3002 2 Soit : Q = 7, 9686 × 10−9 C = 7, 9686 nC E = 1, 195 × 10−6 J GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 461.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS450 3- 3.1- Le condensateur étant branché aux bornes du générateur de courant alternatif, la tension qui règne à ses bornes est égale à celle délivrée par le générateur. La charge q (t) du condensateur est donnée par la relation : q (t) = Ce(t) Soit : q (t) = EC cos ωt L’intensité i(t) du courant traversant le condensateur est donnée par la relation : i(t) = dq dt D’où : i(t) = −ECω sin ωt = ECω cos ωt + π 2 Le déphasage ϕ de la f.é.m. e(t) par rapport au courant i(t) est donc : ϕ = − π 2 3.2- La puissance instantannée P(t) aux bornes du condensateur s’exprime par : P (t) = u(t)i(t) = −E2 Cω cos ωt sin ωt D’où : P (t) = − 1 2 E2 Cω sin 2ωt 3.3- L’énergie électrique E (T) emmagasinée par le condensateur après un temps T est donnée par la relation : E (T) = Z T 0 P(t) dt = Z T 0  − 1 2 E2 Cω sin 2ωt ‹ dt = 1 4 E2 C Z T 0 (−2ω sin 2ωt) dt = 1 4 E2 C [cos 2ωt]T 0 D’où : E(T) = 1 4 CE2 (cos 2ωT − 1) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 462.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS451 Pour T = 2π ω , on a : E  T = 2π ω ‹ = 1 4 CE2 • cos  2ω 2π ω ‹ − 1 ˜ = 1 4 CE2 (cos 4π − 1) = 1 4 CE2 (1 − 1) = 0 L’énergie électrique emmagasinée par le condensateur à T = 2π ω est donc nulle. Exercice 8.2 : 1- La capacité équivalente C12 de l’assemblage entre les deux condensateurs montés en dériva- tion vaut : C12 = C1 + C2 De même, pour les trois condensateurs montés en dérivation, et les quatre autres eux aussi montés en dérivation, on a : C345 = C3 + C4 + C5 C6789 = C6 + C7 + C8 + C9 La capactité équivalente Céq1 entre les bornes A et B est donc telle que : 1 Céq1 = 1 C12 + 1 C345 + 1 C6789 = 1 C1 + C2 + 1 C3 + C4 + C5 + 1 C6 + C7 + C8 + C9 = C1 + C2 + C3 + C4 + C5 (C1 + C2) (C3 + C4 + C5) + 1 C6 + C7 + C8 + C9 = (C1 + C2 + C3 + C4 + C5) (C6 + C7 + C8 + C9) + (C1 + C2) (C3 + C4 + C5) (C1 + C2) (C3 + C4 + C5) (C6 + C7 + C8 + C9) D’où : Céq1 = (C1 + C2) (C3 + C4 + C5) (C6 + C7 + C8 + C9) (C1 + C2 + C3 + C4 + C5) (C6 + C7 + C8 + C9) + (C1 + C2) (C3 + C4 + C5) Application numérique : Céq1 = (10 + 15) (20 + 25 + 30) (35 + 40 + 45 + 50) (10 + 15 + 20 + 25 + 30) (35 + 40 + 45 + 50) + (10 + 15) (20 + 25 + 30) Soit : Céq1 = 16, 88 µF GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 463.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS452 2- La capacité équivalente C12 de l’assemblage entre les deux condensateurs montés en série est telle que : 1 C12 = 1 C1 + 1 C2 = C1 + C2 C1C2 De même, pour les trois condensateurs montés en série, et les quatre autres eux aussi montés en série, on a : 1 C345 = 1 C3 + 1 C4 + 1 C5 = C3 + C4 C3C4 + 1 C5 = C3C4 + C5 (C3 + C4) C3C4C5 1 C6789 = 1 C6 + 1 C7 + 1 C8 + 1 C9 = C6C7 + C8 (C6 + C7) C6C7C8 + 1 C9 = C6C7C8 + C6C7C9 + C8C9 (C6 + C7) C6C7C8C9 Soit : C12 = C1C2 C1 + C2 ; C345 = C3C4C5 C3C4 + C5 (C3 + C4) ; C6789 = C6C7C8C9 C6C7C8 + C6C7C9 + C8C9 (C6 + C7) La capactité équivalente Céq2 entre les bornes A et B est donnée par : Céq2 = C12 + C345 + C6789 D’où : Céq2 = C1C2 C1 + C2 + C3C4C5 C3C4 + C5 (C3 + C4) + C6C7C8C9 C6C7C8 + C6C7C9 + C8C9 (C6 + C7) Application numérique : Céq2 = 10 × 15 10 + 15 + 20 × 25 × 30 (20 × 25) + 30 (20 + 25) + 35 × 40 × 45 × 50 35 × 40 × 45 + 35 × 40 × 50 + 45 × 50 (35 + 40) Soit : Céq2 = 6, 21 µF GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 464.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS453 3- On se rend compte que le schéma de cette question correspond à l’assemblage en série des condensateurs équivalents des questions 1 et 2 précédentes. La capactité équivalente Céq3 entre les bornes A et B est donc telle que : 1 Céq3 = 1 Céq1 + 1 Céq2 = Céq1 + Céq2 Céq1Céq2 D’où : Céq3 = Céq1Céq2 Céq1 + Céq2 Application numérique : Céq3 = 16, 88 × 6, 21 16, 88 + 6, 21 Soit : Céq3 = 4, 54 µF 4- On se rend compte que le schéma de cette question correspond à l’assemblage en parallèle des condensateurs équivalents des questions 1 et 2 précédentes. La capactité équivalente Céq4 entre les bornes A et B s’exprime donc par : Céq4 = Céq1 + Céq2 Application numérique : Céq4 = 16, 88 + 6, 21 Soit : Céq4 = 23, 1 µF 5- On se rend compte que le schéma de cette question correspond à l’assemblage en parallèle de deux branches identiques, dont chaque branche correspond au schéma de la question 3 précédente. La capactité équivalente Céq5 entre les bornes A et B s’exprime donc par : Céq5 = 2Céq3 Application numérique : Céq5 = 2 × 4, 54 Soit : Céq5 = 9, 09 µF Exercice 8.3 : 1- La capacité équivalente C23 de l’assemblage des deux condensateurs montés en parallèle est donnée par : C23 = C2 + C3 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 465.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS454 La capacité équivalente C entre les bornes A et B est donc telle que : 1 C = 1 C1 + 1 C23 = 1 C1 + 1 C2 + C3 = C1 + C2 + C3 C1 (C2 + C3) D’où : C = C1 (C2 + C3) C1 + C2 + C3 La quantité d’électricité Q accumulée par le condensateur équivalent entre les bornes A et B s’exprime par : Q = EC = EC1 (C2 + C3) C1 + C2 + C3 Puisque le courant délivré par le générateur atteint directement le condensateur de capacité C1, la quantité d’électricité Q1 qu’il accumule est la même que celle que le condensateur équivalent accumule. On a donc : Q1 = Q D’où : Q1 = EC1 (C2 + C3) C1 + C2 + C3 La tension U1 aux bornes du condensateur de capacité C1 s’exprime par : U1 = Q1 C1 = EC1 (C2 + C3) C1 (C1 + C2 + C3) D’où : U1 = E (C2 + C3) C1 + C2 + C3 Soit U23 la tension aux bornes de l’assemblage en dérivation des condensateurs de capacités C2 et C3. Puisque cet assemblage est monté en série avec le condensateur de capacité C1, alors, la tension U aux bornes du condensateur équivalent entre A et B s’exprime par : U = U1 + U23 Or, le condensateur équivalent étant branché aux bornes du générateur de f.é.m. E, on a : U = E Donc : U1 + U23 = E GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 466.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS455 =⇒ U23 = E − U1 = E − E (C2 + C3) C1 + C2 + C3 = E (C1 + C2 + C3) − E (C2 + C3) C1 + C2 + C3 = EC1 C1 + C2 + C3 Les condensateurs de capacités C2 et C3 étant montés en parallèle, les tensions U2 et U3 à leurs bornes sont égales. On a donc : U2 = U3 = U23 D’où : U2 = U3 = EC1 C1 + C2 + C3 Les quantités d’électricité Q2 et Q3 accumulées respectivement par les condensateurs de capa- cités respectives C2 et C3 s’expriment par : Q2 = U2C2 Q3 = U3C3 D’où : Q2 = EC1C2 C1 + C2 + C3 Q3 = EC1C3 C1 + C2 + C3 2- La capacité équivalente C23 de l’assemblage des deux condensateurs montés en série est telle que : 1 C23 = 1 C2 + 1 C3 = C2 + C3 C2C3 Soit : C23 = C2C3 C2 + C3 La capacité équivalente C entre les bornes A et B s’exprime donc par : C = C1 + C23 = C1 + C2C3 C2 + C3 D’où : C = C1C2 + C1C3 + C2C3 C2 + C3 La quantité d’électricité Q accumulée par le condensateur équivalent entre les bornes A et B GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 467.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS456 s’exprime par : Q = EC = E (C1C2 + C1C3 + C2C3) C2 + C3 Puisque le condensateur de capacité C1 est en parallèle avec le générateur, la tension U1 à ses bornes est égale à la f.é.m. E de ce générateur. On a donc : U1 = E La quantité d’électricité Q1 accumulée par le condensateur de capacité C1 est donnée par la relation : Q1 = U1C1 D’où : Q1 = EC1 Puisque les condensateurs de capacités C2 et C3 sont montés en série, les quantités d’électricité Q2 et Q3 qu’ils accumulent sont égales. On a donc : Q2 = Q3 = Q23 Etant donné que l’assemblage des deux condensateurs précédents est groupé en parallèle avec le condensateur de capacité C1, la quantité d’électricité Q est telle que : Q = Q1 + Q23 =⇒ Q23 = Q − Q1 = E (C1C2 + C1C3 + C2C3) C2 + C3 − EC1 = E (C1C2 + C1C3 + C2C3) − E (C1C2 + C1C3) C2 + C3 D’où : Q2 = Q3 = EC2C3 C2 + C3 Les tensions U2 et U3 aux bornes des condensateurs de capacités respectives C1 et C2 s’ex- priment par : U2 = Q2 C2 U3 = Q3 C3 D’où : U2 = EC3 C2 + C3 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 468.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS457 U3 = EC2 C2 + C3 Exercice 8.4 : 1- Pour que le condensateur équivalent soit chargé sous une tension E, il faut associer en série p piles tel que : p = E E0 = 6 1, 5 = 4 Pour que chaque condensateur soit chargé sous une tension U, il faut associer en série n d’entre eux tel que : n = E U = 6 1, 2 = 5 Le schéma de montage a été représenté à la Figure 8.17 ci-dessous. Figure 8.17 – Correction de la question 1 de l’exercice 8.4. La charge accumulée par chaque condensateur et l’énergie électrique emmagasinée dans chacun d’eux s’expriment par : Q = CU E = CU2 2 Applications numériques : Q = 20 × 10−6 × 1, 2 E = 20 × 10−6 × 1, 22 2 Soit : Q = 24 µC E = 14, 4 µJ 2- Les condensateurs devrant être groupés en parallèle, la tension aux bornes de chaque conden- sateur est encore égale à la tension aux bornes du condensateur équivalent, encore égale à la f.é.m. de la batterie d’alimentation. Pour que chaque condensateur soit chargé sous une tension GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 469.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS458 U, il faut donc associer en série p piles tel que : p = U E0 = 4, 5 1, 5 = 3 La capacité équivalente des m condensateurs identiques montés en parallèle est le produit de m et de la capacité de chacun de ces condensateurs. On a donc : m = Céq C = 80 20 = 4 Le schéma de montage a été représenté à la Figure 8.18 ci-dessous. Figure 8.18 – Correction de la question 2 de l’exercice 8.4. La charge accumulée par chaque condensateur et l’énergie électrique emmagasinée dans chacun d’eux s’expriment par : Q = CU E = CU2 2 Applications numériques : Q = 20 × 10−6 × 4, 5 E = 20 × 10−6 × 4, 52 2 Soit : Q = 90 µC E = 202, 5 µJ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 470.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS459 3- Pour que le condensateur équivalent soit chargé sous une tension E, il faut associer en série p piles tel que : p = E E0 = 3 1, 5 = 2 Le nombre n de condensateurs sur chaque branche vaut : n = E U = 3 0, 75 = 4 Soit m le nombre de branches. La capacité équivalente de l’ensemble des condensateurs est donnée par : Céq = mC n On a donc : m = nCéq C = 4 × 15 20 = 3 Le schéma de montage a été représenté à la Figure 8.19 ci-dessous. Figure 8.19 – Correction de la question 3 de l’exercice 8.4. La charge accumulée par chaque condensateur et l’énergie électrique emmagasinée dans chacun d’eux s’expriment par : Q = CU E = CU2 2 Applications numériques : Q = 20 × 10−6 × 1 E = 20 × 10−6 × 12 2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 471.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS460 Soit : Q = 20 µC E = 10 µJ Exercice 8.5 : 1- La capacité équivalente Cn des n condensateurs identiques montés en série est telle que : 1 Cn = n X i=1 1 C = n C Soit : Cn = C n La capacité équivalente Céq vaut donc : Céq = m X i=1 Cn = mCn D’où : Céq = mC n 2- La f.é.m. totale ET résultant de l’assemblage en série des p piles vaut : ET = pE On a la relation : Q = ETCéq = pE mC n On peut donc écrire : Q E = C mp n 3- Le Tableau 8.1 a été complété dans le Tableau 8.2 ci-dessous : Tableau 8.2 – Correction de l’exercice 8.5. m 2 3 4 2 3 4 2 3 4 4 n 3 4 2 2 3 4 3 4 2 3 p 4 2 3 2 3 4 2 3 4 4 Q (mC) 0, 4 0, 23 0, 9 0, 3 0, 45 0, 6 0, 2 0, 34 1, 2 0, 8 mp n 2, 66 1, 5 6 2 3 4 1, 33 2, 25 8 5, 33 Q E (mC.V−1 ) 0, 26 0, 15 0, 6 0, 2 0, 3 0, 4 0, 13 0, 22 0, 8 0, 53 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 472.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS461 4- Le graphe Q E = f mp n a été représenté à la Figure 8.20 ci-dessous. Figure 8.20 – Correction de l’exercie 8.5. La courbe obtenue étant une droite passant par l’origine, son équation est de la forme : Q E = α mp n α est le coefficient directeur de la droite, dont l’expression est donnée par : α = ∆ Q E ∆ mp n = 10−3 × (0, 8 − 0, 13) 8 − 1, 33 = 10−4 Une équation de la courbe obtenue est donc : Q E = 10−4 mp n en C.V−1 5- Nous avons établi précédemment la relation : Q E = C mp n Par identification des coefficients de l’équation de la courbe tracée, on en déduit donc que : C = 10−4 F = 100 µF GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 473.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS462 La permittivité électrique ε de l’espace entre les deux armatures des condensateurs est telle que : C = εS d D’où : ε = Cd S Application numérique : ε = 10−4 × 0, 005 1, 5 Soit : ε = 3, 33 × 10−7 F.m−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 474.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS463 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 8.1 : Lorsqu’on groupe en parallèle les deux types de condensateurs, la capacité équivalente Cp s’exprime par : Cp = C1 + C2 Lorsqu’on branche le groupement aux bornes de la batterie de f.é.m. E, la quantité d’électricité Qp qu’il accumule est donnée par : Qp = CpE = E (C1 + C2) On a donc la relation : C1 + C2 = Qp E En assemblant les deux types de condensateur en série, la capacité équivalente Cs est telle que : 1 Cs = 1 C1 + 1 C2 = C1 + C2 C1C2 Soit : Cs = C1C2 C1 + C2 L’assemblage en série des deux condensateurs étant branché aux bornes de la batterie de f.é.m. E, la quantité d’électricité Qs qu’il accumule s’exprime par : Qs = CsE = EC1C2 C1 + C2 On a donc la relation : C1C2 C1 + C2 = C1C2 Qp E = Qs E On obtient donc une nouvelle relation : C1C2 = QpQs E2 Les capacités C1 et C2 satisfont donc au système d’équations ci-après :      C1 + C2 = Qp E C1C2 = QpQs E2 De la deuxième équation de ce système, on peut exprimer la capacité C2 en fonction de la capacité C1 selon la relation suivante : C2 = QpQs C1E2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 475.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS464 En remplaçant cette expression dans la première équation du précédent système, on obtient : C1 + QpQs C1E2 = Qp E =⇒ C1 2 + QpQs E2 = Qp E C1 La capacité C1 vérifie donc l’équation du second degré ci-dessous : C1 2 − Qp E C1 + QpQs E2 = 0 Son discriminant ∆ s’exprime par : ∆ = Qp 2 E2 − 4QpQs E2 = Qp (Qp − 4Qs) E2 On a donc : C1 = Qp E ± √ Qp(Qp−4Qs) E 2 = Qp ± p Qp (Qp − 4Qs) 2E On a ainsi : C2 = QpQs Qp± √ Qp(Qp−4Qs) 2E E2 = 2QpQs E ” Qp ± p Qp (Qp − 4Qs) — On a donc : C1 = Qp + p Qp (Qp − 4Qs) 2E C2 = 2QpQs E ” Qp + p Qp (Qp − 4Qs) — Ou : C1 = Qp − p Qp (Qp − 4Qs) 2E C2 = 2QpQs E ” Qp − p Qp (Qp − 4Qs) — Applications numériques : C1 = 0, 15 + p 0, 15 × (0, 15 − 4 × 0, 036) 2 × 10 C2 = 2 × 0, 15 × 0, 036 10 × ” 0, 15 + p 0, 15 × (0, 15 − 4 × 0, 036) — Ou : C1 = 0, 15 − p 0, 15 × (0, 15 − 4 × 0, 036) 2 × 10 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 476.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS465 C2 = 2 × 0, 15 × 0, 036 10 × ” 0, 15 − p 0, 15 × (0, 15 − 4 × 0, 036) — Soit : C1 = 9 mF C2 = 6 mF Ou : C1 = 6 mF C2 = 9 mF Notons S la surface des armatures des deux types de condensateurs et ε la permittivité diélec- trique du milieu qui sépare ces armartures. Notons respectivement par d1 et d2 les distances séparant les deux armatures des condensateurs de types (1) et les deux armatures des conden- sateurs de types (2). On a les relations : C1 = εS d1 C2 = εS d2 Donc : d1 = εS C1 d2 = εS C2 Les armatures des condensateurs de type (2) étant moins espacées que celles des condensateurs de type (1), on a : d2 d1 =⇒ εS C2 εS C1 =⇒ 1 C2 1 C1 =⇒ C2 C1 En définitive, on conclut donc que la capacité des condensateurs de type (1) vaut C1 = 6 mF tandis que celle des condensateurs de type (2) vaut C2 = 9 mF . Evaluation 8.2 : Notons I l’intensité du courant débité par la batterie et qui arrive sur le condensateur pendant sa charge. La quantité d’électricité q (t) de ce condensateur varie linéairement avec le temps selon la relation : q (t) = It GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 477.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS466 La tension u(t) aux bornes du condensateur s’exprime donc par : u(t) = q (t) C = I C t La puissance P(t) aux bornes du condensateur à un instant t donné s’exprime donc par : P(t) = u(t)I = I2 C t L’intensité du courant débité par la batterie est donc donnée par : I = É CP (t) t = É CP (τ) τ Soit τ le temps au bout duquel le condensateur a fini de se charger. La quantité d’électricité Q qu’il accumule s’exprime par : Q = Iτ = τ É CP (τ) τ Soit : Q = È CτP (τ) Or, τ = 2 heures et d’après la courbre de la Figure 8.15, P(τ = 2 heures) = 1, 44 W. On a donc : Q = p 0, 5 × 2 × 3600 × 1, 44 Soit : Q = 72 C = 20 mAh L’énergie électrique E emmagasinée par le condensateur est donnée par : E = Q2 2C Application numérique : E = 722 2 × 0, 5 Soit : E = 5184 J En conclusion, le premier élève a eu raison concernant la quantité d’électricité ac- cumulée qui vaut effectivement 20 mAh, mais celui-ci a eu tort concernant l’énergie électrique emmagasinée. Le deuxième élève quant à lui a eu tort concernant la quan- tité d’électricité accumulée, cependant il a eu raison concernant l’énergie électrique emmagasinée qui vaut effectivement 5184 J. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 478.
    CHAPITRE 8. CONDENSATEURS467 Evaluation 8.3 : Les condensateurs étant identiques, les tensions aux bornes de chaque condensateur sont égales. De même, les tensions aux bornes de chaque condensateur sont encore égales aux tensions aux bornes de chaque couple de condensateurs montés en parallèle. Soit U la tension aux bornes de chaque condensateur. On a la relation : E = 2U Soit : U = E 2 = 9 2 = 4, 5 V La capacité équivalente C0 correspondant à chaque couple de condensateurs montés en parallèle vaut : C0 = 2C La capacité équivalente Céq de l’ensemble est donc telle que : 1 Céq = 1 C0 + 1 C0 = 1 2C + 1 2C = 1 C Donc : Céq = C L’élève de Terminale a donc tout à fait raison, la tension aux bornes de chaque condensateur est de 4, 5 V, et la capacité du condensateur équivalent est égale à la capacité de chaque condensateur. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 479.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 468 Chapitre 9 Oscillateurs électriques Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. 2 Corinthiens 5 : 17 9.1 Généralités sur les oscillateurs électriques Pour qu’un appareil électrique puisse fonctionner, des courants électriques doivent circuler dans les circuits électriques qui le composent. En régime permanant, ces courants peuvent être soit continus, soit alternatifs. En régime transitoire par contre, ces courants varient avec le temps selon des lois qui dépendent des caractéristiques des circuits. On appelle régime per- manant le comportement d’un système stable observable après un certain temps. Le régime transitoire quant à lui est le comportement d’un système pendant la transition entre deux ré- gimes permanants. Les régimes transitoires sont généralement caractérisés par une constante de temps ou temps de relaxation, notée généralement τ, ayant la dimension d’un temps, et très souvent de faible valeur. La constante de temps d’un circuit est une grandeur qui caractérise la rapidité des évolutions de ses grandeurs électriques dans le temps lorsque ces évolutions suivent des lois exponentielles. Un oscillateur électrique est un circuit électrique siège des oscillations électriques, c’est-à-dire un circuit dans lequel circulent des courants électriques qui varient de façon périodique et alternative. Comme dans le cas des oscillateurs mécaniques, les oscillations électriques peuvent être libres ou forcées. 9.2 Dipôles électriques de base Les oscillateurs électriques comportent des dipôles électriques qui peuvent être actifs (généra- teurs) ou passifs (récepteurs). Ces dipôles peuvent générer ou recevoir des courants électriques, et entre leurs bornes peuvent exister une différence de potentiel ou tension. Chaque dipôle est caractérisé par une relation courant-tension. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 480.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 469 9.2.1 Générateurs électriques Un générateur électrique est un dipôle capable de transformer une forme d’énergie quel- conque en énergie électrique. On distingue deux principaux types de générateurs ; les géné- rateurs de courant et les générateurs de tension. Dans ce cours, nous n’aborderons que les générateurs de tension. Ces types de générateurs sont principalement caractérisés par leur force électromotrice (f.é.m.) et leur résistance interne qui est négligée dans la plupart des cas. Parmi eux, on distingue principalement les générateurs de tension continue ayant une force électromotrice constante notée E et les générateurs de tension alternative ayant une force électromotrice notée e qui varie de façon sinusoïdale avec le temps. Parmi les gé- nérateurs de tension alternative, on rencontre particulièrement les générateurs de basses fréquences (GBF) qui délivrent une tension alternative de fréquence relativement faible. La f.é.m. d’un générateur est une grandeur qui s’exprime en Volt (V). Les symboles d’un géné- rateur de tension continue et d’un GBF ont été respectivement représentés à la Figure 9.1 et à la Figure 9.2. Lorsque la résistance interne d’un générateur de tension est nulle, la tension qu’il délivre correspond à sa f.é.m. De façon conventionnelle, on représente le courant débité par un générateur suivant le même sens que la tension qu’il délivre. Figure 9.1 – Symbole d’un générateur de tension continue. Figure 9.2 – Symbole d’un générateur de basses fréquences. 9.2.2 Récepteurs électriques Un récepteur électrique est un dipôle capable de tranformer l’énergie électrique qu’il reçoit en une autre forme d’énergie. Les récepteurs sont caractérisés par certains coefficients faisant référence à leurs fonctions principales. Conventionnellement, on représente la tension aux bornes d’un récepteur suivant le sens contraire du courant électrique qui le traverse. 9.2.2.1 Résistors Un résistor, encore appelé conducteur ohmique est un récepteur électrique destiné à s’opposer au passage du courant électrique. Un résistor est caractérisé par sa résistance notée R qui s’exprime en Ohm (Ω). La résistance d’un résistor est son aptitude à freiner la circulation du courant électrique. L’inverse de la résistance est appelée conductance, notée G, et s’exprime en Siemens (S). Le symbole d’un résistor a été représenté à la Figure 9.3. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 481.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 470 Figure 9.3 – Symbole d’un résistor. Soient iR l’intensité du courant traversant un résistor et uR la tension à ses bornes. La relation courant-tension du résistor s’écrit : uR = RiR (9.1) Les résistors transforment intégralement l’énergie électrique qu’ils reçoivent en énergie ther- mique (chaleur). C’est l’énergie dissipée par effet Joule. 9.2.2.2 Bobines Une bobine électrique est un dipôle électrique formé par des enroulements (spires) de fil conducteur et qui a la capacité de générer un champ magnétique en son centre lorsqu’il est traversé par un courant électrique. Une bobine est caractérisée par son inductance notée L qui s’exprime en Henry (H). A la Figure 9.4 ci-dessous a été représenté le symbole d’une bobine. Figure 9.4 – Symbole d’une bobine. Soient iL l’intensité du courant traversant une bobine et uL la tension à ses bornes. La relation courant-tension de la bobine s’écrit : uL = L diL dt (9.2) Le flux magnétique φ à travers une bobine est donné par la relation : φ = LiL (9.3) L’unité du flux est le Weber (Wb). Lorsqu’une bobine reçoit un courant électrique, il se comporte comme un dipôle passif et stocke de l’énergie magnétique EL exprimée par : EL = 1 2 LiL 2 (9.4) Ultérieurement, la bobine pourra se comporter comme un dipôle actif et restituer l’énergie magnétique reçue en énergie électrique. 9.2.2.3 Condensateurs Au chapitre précédent, nous avons étudié en détail les condensateurs. Nous rappellons qu’un condensateur est un dipôle électrique formé de deux surfaces conductrices séparées par un GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 482.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 471 diélectrique. Un condensateur est caractérisé par sa capacité C qui s’exprime en Farad (F) et qui traduit l’aptitude du condensateur à stocker des électrons sur ses armatures. Nous rappellons également qu’un condensateur se laisse traverser par les courants alternatifs, mais pas par les courants continus. Le symbole d’un condensateur a été représenté à la Figure 9.5 ci-dessous. Figure 9.5 – Symbole d’un condensateur. Soient iC l’intensité du courant reçu par un condensateur, q sa charge, et uC la tension à ses bornes. On rappelle les relations : iC = dq dt (9.5) q = CuC (9.6) La relation courant-tension d’un condensateur s’écrit donc : iC = C duC dt (9.7) Lorsqu’un condensateur reçoit un courant électrique, il se comporte comme un dipôle passif et stocke de l’énergie électrique EC qui s’exprime selon la relation : EC = 1 2 CuC 2 (9.8) Ultérieurement, le condensateur pourra se comporter comme un dipôle actif et restituer cette énergie reçue. 9.3 Régimes transitoires Les régimes transitoires se déroulent durant la transition entre deux régimes permanants. La plupart des circuits électriques fonctionnant en régime transitoire sont caractérisés par des équations différentielles de premier ordre sans second membre ou avec second membre constant. 9.3.1 Equations différentielles du premier ordre Soit ξ une grandeur électrique qui satisfait à l’équation différentielle de premier ordre ci- dessous : dξ dt + αξ = β avec α ∈ R+ et β ∈ R (9.9) Pour résoudre ce type d’équation, on commence par considérer l’équation homogène (c’est-à- dire sans second membre) associée : dξh dt + αξh = 0 (9.10) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 483.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 472 On a ainsi : dξh dt ξh = −α Intégrons cette égalité par rapport au temps : Z dξh dt ξh dt = Z −α dt On obtient : ln ξh = −αt + γ avec γ ∈ R On a donc : ξh (t) = exp (ln ξh) = exp (−αt + γ) = exp γ exp (−αt) Posons : A = exp γ On a donc : ξh (t) = A exp (−αt) avec A ∈ R (9.11) Revenons à l’équation différentielle (9.9) et notons ξp une solution particulière qui soit constante, c’est-à-dire dont la dérivée par rapport au temps soit nulle. On a donc : dξp dt = 0 Soit : αξp = β D’où : ξp = β α (9.12) La solution générale ξ (t) de l’équation (9.9) est telle que : ξ (t) = ξh (t) + ξp (9.13) On a donc : ξ (t) = A exp (−αt) + β α avec A ∈ R Ajoutons la condition initiale : ξ (t = 0) = ξ0 On a donc : A + β α = ξ0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 473 D’où : A = ξ0 − β α La solution ξ (t) de l’équation différentielle (9.9) est donc : ξ (t) =  ξ0 − β α ‹ exp (−αt) + β α (9.14) On définit la constante de temps τ par : τ = 1 α (9.15) Ainsi, plus la valeur de α est élevée, plus la constante de temps τ est faible. 9.3.1.1 Cas particulier où ξ0 = 0 et β 0 Lorsque ξ0 = 0 et β 0, la solution ξ (t) s’exprime par : ξ (t) = β α [1 − exp (−αt)] (9.16) La courbe d’évolution en fonction du temps de ξ (t) a été représentée à la Figure 9.6 ci-dessous. Figure 9.6 – Courbe d’évolution de ξ (t) dans le cas où ξ = 0 et β 0. La courbe passe par l’origine, et sa tangente en ce point coupe la droite horizontale d’ordonnée β α en un point dont l’abscisse correspond à la constante de temps τ. 9.3.1.2 Cas particulier où ξ0 0 et β = 0 Lorsque ξ0 0 et β = 0, la solution ξ (t) s’exprime par : ξ (t) = ξ0 exp (−αt) (9.17) La courbe d’évolution en fonction du temps de ξ (t) a été représentée à la Figure 9.7. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 485.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 474 Figure 9.7 – Courbe d’évolution de ξ (t) dans le cas où ξ 0 et β = 0. La courbe coupe l’axe vertical d’origine en un point d’ordonnée ξ0. La tangente à la courbe en ce point coupe l’axe horizontal d’origine (axe des temps) en un point dont l’abscisse correspond à la constante de temps τ. 9.3.2 Circuit RC Considérons le schéma de montage de la Figure 9.8 ci-dessous comprenant un générateur de tension continue de f.é.m. E, un condensateur déchargé de capacité C, un résistor de résistance R et un interrupteur K. Figure 9.8 – Circuit E-R-C-K. Lorsque l’interrupteur K bascule en position (1), le condensateur se charge jusqu’à ce que la tension à ses bornes soit égale à la f.é.m. E du générateur. A la fin de la charge du condensateur, on fait basculer l’interrupteur à la position (2). Le condensateur commence alors à se décharger dans le résistor. Le circuit ainsi formé (Figure 9.9) porte le nom de circuit RC. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 475 Figure 9.9 – Circuit RC. Prenons l’instant où l’interrupteur a été basculé à la position (2) comme origine des dates. Soit u la tension commune aux bornes du condensateur et aux bornes du résistor. Notons iC et iR les intensités des courants qui traversent respectivement le condensateur et le résistor. Des relations courant-tension, on peut écrire : iC = C du dt iR = u R Etant donné que les courants iC et iR sont de sens contraires, on a : iC = −iR =⇒ C du dt = − u R L’équation différentielle satisfaite par la tension u dans le circuit RC s’écrit donc : du dt + 1 RC u = 0 (9.18) Le condensateur étant initialement chargé sous la tension E, on a la condition initiale : u(t = 0) = E Par analogie avec l’équation différentielle (9.9), on a : α = 1 RC et β = 0 De façon analogue avec la relation (9.17), la solution u(t) de l’équation différentielle (9.18) s’écrit donc : u(t) = E exp  − t RC ‹ (9.19) La constante de temps du circuit RC s’exprime par : τ = RC (9.20) La courbe d’évolution de u(t) est analogue à la courbe de la Figure 9.7. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 476 9.4 Oscillations électriques libres : Circuit RLC série Les oscillations électriques se déroulant dans un circuit électrique sont dites libres lors- qu’aucun générateur n’impose un signal périodique variable. Dans ce cas, un courant électrique périodique est débité par l’un des récepteurs (qui se comporte comme un dipôle actif) parmi ceux présents dans le circuit. Considérons le schéma de montage de la Figure 9.10 ci-dessous comprenant un générateur de tension continue de f.é.m. E, un résistor de résistance R, une bobine d’inductance L, un condensateur déchargé de capacité C et un interrupteur K. Figure 9.10 – Circuit E-R-L-C-K. Lorsque l’interrupteur est en position (1), le condensateur se charge jusqu’à la tension E. A la fin de la charge, on bascule l’interrupteur en position (2). Le circuit ainsi constitué (Figure 9.11) est un circuit RLC série. Figure 9.11 – Circuit RLC série. Prenons l’instant où l’interrupteur a été basculé à la position (2) comme origine des dates. Soient uR, uL et uC les tensions respectives aux bornes du résistor, de la bobine et du condensateur. Soient q la charge du condensateur et iC l’intensité du courant qui le traverse. Soit également i le courant qui traverse le résistor et la bobine. De la loi de l’additivité des tensions, on peut écrire la relation : uC = uR + uL On a les relations : iC = −i = dq dt GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 477 uC = q C uR = Ri = −R dq dt uL = L di dt = −L d2 q dt2 On a donc : q C = −R dq dt − L d2 q dt2 L’équation différentielle satisfaite par la charge q du condensateur s’écrit donc : d2 q dt2 + R L dq dt + 1 LC q = 0 (9.21) Posons : η = R L et ω0 2 = 1 LC L’équation différentielle (9.21) précédente peut encore se mettre sous la forme : d2 q dt2 + η dq dt + ω0 2 q = 0 (9.22) ω0 est la pulsation propre du circuit RLC série. 9.4.1 Oscillations électriques harmoniques libres Si le résistor est retiré du circuit RLC précédent, on parle maintenant d’un circuit LC, et l’équation différentielle de la charge q devient : d2 q dt2 + ω0 2 q = 0 (9.23) Cette équation est celle d’un oscillateur harmonique libre de pulsation propre ω0 et de période propre T0 donnée par : T0 = 2π ω0 = 2π É 1 LC La solution générale q (t) de l’équation (9.23) est une fonction sinusoïdale du temps : q (t) = A cos ω0t + B sin ω0t (9.24) A et B sont des constantes qui dépendent des conditions initiales. Supposons que ces conditions initiales sont : q (t = 0) = q0 et dq dt (t = 0) = iC0 De la relation (9.24), on a : dq dt (t) = iC(t) = −Aω0 sin ω0t + Bω0 cos ω0t GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 478 On a donc : A = q0 et Bω0 = iC0 Soit : A = q0 et B = iC0 ω0 D’où : q (t) = q0 cos ω0t + iC0 ω0 sin ω0t (9.25) A la Figure 9.12 ci-dessous a été représentée l’allure de la courbe d’évolution en fonction du temps de la charge q (t) lorsque les oscillations sont harmoniques. Figure 9.12 – Courbe d’évolution de q (t) lorsque les oscillations sont harmoniques. Les oscillations harmoniques sont dues à la conservation de l’énergie électromagnétique dans le circuit. L’énergie magnétique emmagasinée par la bobine est restituée en énergie électrique dans le condensateur, et de même, l’énergie électrique emmagasinée par le condensateur est restituée en énergie magnétique dans la bobine. 9.4.2 Oscillations électriques amorties libres Dans le cas où le résistor est présent dans le circuit, l’évolution de la charge q est régie par l’équation différentielle (9.22) précédente. Des oscillations électriques amorties peuvent se dérouler dans le circuit si la condition ci-dessous est satisfaite : η 2ω0 (9.26) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 479 Soit encore : R 2 É L C (9.27) Lorsque cette condition est satisfaite, on dit que le régime est pseudo-périodique, et la solution générale q (t) de l’équation (9.22) est de la forme : q (t) = (A cos ωt + B sin ωt) exp (−αt) (9.28) Il s’agit d’une fonction sinusoïdale de pseudo-pulsation ω (et donc de pseudo-période T) dont l’amplitude décroît au fur et à mesure que le temps augmente. On a : ω = √ 4ω0 2 − η2 2 = √ 4LC − R2C2 2LC (9.29) T = 2π ω = 4π √ 4ω0 2 − η2 = 4πLC √ 4LC − R2C2 (9.30) A et B sont des constantes qui dépendent des conditions initiales. α est une constante positive donnée par la relation : α = η 2 = R 2L (9.31) A la Figure 9.13 ci-dessous a été représentée l’allure de la courbe d’évolution en fonction du temps de la charge q (t) lors du régime pseudo-périodique. Figure 9.13 – Courbe d’évolution de q (t) lorsque les oscillations sont amorties. Les oscillations sont amorties à cause de l’énergie perdue par le résistor sous forme de chaleur. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 480 9.5 Oscillations électriques forcées Lorsqu’un générateur impose un signal périodique dans un circuit, les oscillations électriques dans ce circuit sont dites forcées ou entretenues. Considérons le schéma de montage de la Figure 9.14 ci-dessous comprenant un générateur de basses fréquences (GBF) monté en série avec un résistor de résistance R, une bobine d’inductance L et un condensateur de capacité C. Figure 9.14 – Circuit RLC série comprenant un GBF. Soit e (t) la tension délivrée par le générateur dont l’expression est donnée par : e (t) = Em cos (ωt + ϕe) (9.32) Em est l’amplitude ou la valeur maximale de la tension, ω sa pulsation, et ϕe la phase à la date t = 0. La valeur efficace Eeff est liée à la valeur maximale selon la relation : Eeff = Em √ 2 (9.33) Dans le circuit constitué, le générateur qui impose au circuit une tension sinusoïdale joue le rôle d’excitateur. Le circuit RLC quant à lui joue le rôle de résonateur. 9.5.1 Equations différentielles Notons i l’intensité du courant débité par le générateur. Soient uR, uL et uC les tensions respectives aux bornes du résistor, de la bobine et du condensateur. Soit q la charge du conden- sateur. De la loi de l’additivité des tensions dans le circuit de la Figure 9.14, on peut écrire : uR + uL + uC = e(t) = Em cos (ωt + ϕe) On a les relations : uR = Ri = R dq dt GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 481 uL = L di dt = L d2 q dt2 uC = q C On a donc : R dq dt + L d2 q dt2 + q C = Em cos (ωt + ϕe) L’équation différentielle satisfaite par la charge q du condensateur s’écrit donc : L d2 q dt2 + R dq dt + 1 C q = Em cos (ωt + ϕe) (9.34) En dérivant cette équation par rapport au temps, on obtient : L d dt  d2 q dt2 ‹ + R d dt  dq dt ‹ + 1 C dq dt = −Emω sin (ωt + ϕe) L’équation différentielle satisfaite par le courant i circulant dans le circuit s’écrit donc : L d2 i dt2 + R di dt + 1 C i = −Emω sin (ωt + ϕe) (9.35) Les équations différentielles satisfaites par q et i sont donc sensiblement identiques. 9.5.2 Diagramme de Fresnel En régime permanant, supposons que le courant i varie avec le temps selon la relation : i (t) = Im cos (ωt + ϕi) (9.36) On a ainsi : uR (t) = Ri (t) = RIm cos (ωt + ϕi) uL (t) = L di dt = −LωIm sin (ωt + ϕi) = LωIm cos ωt + ϕi + π 2 uC (t) = q C = 1 C Z i (t) dt = Im Cω sin (ωt + ϕi) = Im Cω cos ωt + ϕi − π 2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 482 Les amplitudes respectives uRm, uLm et uCm des tensions respectives uR, uL et uC aux bornes du résistor, de la bobine et du condensateur s’expriment selon les relations ci-après : uRm = RIm (9.37) uLm = LωIm (9.38) uCm = Im Cω (9.39) Le diagramme de Fresnel relatif au circuit a été représenté à la Figure 9.15 ci-dessous. Figure 9.15 – Diagramme de Fresnel du circuit RLC série comprenant un GBF. Le triangle OMP étant rectangle en M, on peut écrire : OP2 = OM2 + MP2 = OM2 + (MN − NP)2 Soit : Em 2 = uRm 2 + (uLm − uCm)2 = (RIm)2 +  LωIm − Im Cω ‹2 = Im 2 – R2 +  Lω − 1 Cω ‹2 ™ =⇒ Em = Im Ê R2 +  Lω − 1 Cω ‹2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 483 On obtient donc l’expression de l’amplitude Im en fonction de ω : Im (ω) = Em È R2 + Lω − 1 Cω 2 (9.40) On définit l’impédance Z d’un circuit RLC série comme étant le rapport entre l’amplitude de la tension imposée par le générateur et l’amplitude du courant qui circule dans le circuit : Z = Em Im = Ê R2 +  Lω − 1 Cω ‹2 (9.41) Tout comme la résistance, l’impédance s’exprime en Ohm (Ω). L’inverse de l’impédance est appelée admittance et s’exprime comme la conductance en Siemens (S). Soit ϕ = ϕe − ϕi le déphasage de la tension e (t) délivrée par le générateur par rapport au courant i (t) dans le circuit. En appliquant les propriétés trigonométriques dans le triangle OMP, on obtient : sin ϕ = MP OP = MN − NP OP = uLm − uCm Em = LωIm − Im Cω ZIm D’où : sin ϕ = Lω − 1 Cω Z (9.42) On a de même : cos ϕ = OM OP = uRm Em = RIm ZIm D’où : cos ϕ = R Z (9.43) On a donc : tan ϕ = sin ϕ cos ϕ (9.44) Si ϕ 0, le circuit est dit inductif. Si ϕ 0, le circuit est dit capacitif. cos ϕ représente le facteur de puissance du circuit. La puissance apparente S consommée par le circuit s’exprime par : S = 1 2 EmIm = 1 2 ZIm 2 (9.45) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 484 La puissance moyenne ou puissance active P quant à elle a pour expression : P = 1 2 EmIm cos ϕ = 1 2 RIm 2 (9.46) La puissance apparente s’exprime en Volt-Ampère (VA) tandis que la puissance moyenne s’exprime en Watt (W). 9.5.3 Résonance d’intensité Considérons la relation (9.40) précédente donnant l’expression de l’amplitude Im du courant en fonction de la pulsation ω. En faisant varier les valeurs de ω, on peut obtenir les valeurs correspondantes de Im. Lorsque l’amplitude Im du courant atteint sa valeur maximale Imr, on est en présence d’un phénomène appelé résonance d’intensité. La valeur ωr de ω pour laquelle cette valeur maximale est atteinte est appelée pulsation de résonance et vérifie la relation : Lωr − 1 Cωr = 0 (9.47) On a donc : ωr = É 1 LC (9.48) De même, la fréquence à la résonance Nr s’exprime par : Nr = ωr 2π = 1 2π É 1 LC (9.49) On se rend compte qu’à la résonance d’intensité, la pulsation imposée par le générateur (exci- tateur) est égale à la pulsation propre du circuit RLC série (résonateur). Imr est donné par : Imr = Em R (9.50) A la résonance d’intensité, l’impédance Zr est donc égale à la résistance totale du circuit : Zr = Em Imr = R (9.51) A la résonance, le circuit se comporte comme un résistor. On parle alors de circuit résonant, ou encore circuit résistif. Si la bobine a une résistance interne RL, l’impédance à la résonance est donnée par : Zr = R + RL (9.52) A la résonance d’intensité, on a : tan ϕr = Lωr − 1 Cωr R = 0 Le déphasage ϕr entre la tension délivrée par le générateur et le courant qu’il débite est donc nul à la résonance d’intensité. Ces deux grandeurs sont donc en phase. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 485 9.5.4 Bande passante à 3 décibels On appelle bande passante à 3 décibels (dB) l’intervalle des pulsations dans lequel l’amplitude du courant est supérieure à sa valeur efficace lors de la résonance. Les limites ω1 et ω2 (ω1 ωr ω2) de la bande passante correspondent aux valeurs de la pulsation ω pour lesquelles l’amplitude Im du courant est égale à sa valeur efficace Ieffr à la résonance exprimée par : Ieffr = Imr √ 2 = Em R √ 2 Les pulsations ω1 et ω2 sont donc solutions de l’équation : Im (ω) = Em È R2 + Lω − 1 Cω 2 = Ieffr = Em R √ 2 =⇒ R2 +  Lω − 1 Cω ‹2 = 2R2 =⇒  Lω − 1 Cω ‹2 = R2 =⇒ Lω − 1 Cω = ±R On obtient donc deux équations polynomiales en ω : Lω2 + Rω − 1 C = 0 et Lω2 − Rω − 1 C = 0 Ces deux équations ont le même discriminant ∆ donné par : ∆ = R2 + 4L C ∆ étant positif, les solutions de l’ensemble des deux équations sont :    −R − È R2 + 4L C 2L ; −R + È R2 + 4L C 2L ; R − È R2 + 4L C 2L ; R + È R2 + 4L C 2L    La première et la troisième solution étant négatives, elles sont à exclure. Les limites de la bande passante s’expriment donc selon les relations ci-après : ω1 = È R2 + 4L C − R 2L (9.53) ω2 = È R2 + 4L C + R 2L (9.54) La largeur ∆ω de la bande passante est donnée par la différence entre ses limites : ∆ω = ω2 − ω1 = R L (9.55) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 486 On définit le facteur de qualité Q ou surtension à la résonance comme le rapport entre la pulsation à la résonance et la largeur de la bande passante : Q = ωr ∆ω = 1 R É L C (9.56) Le facteur de qualité est une grandeur sans dimension qui rend compte de l’acuité de la résonance. Pour des valeurs de Q supérieures à 10, la résonance est dite aigue. On dit que le circuit est sélectif. Pour des valeurs de Q inférieures à 10, la résonance est dite floue. La Figure 9.16 et la Figure 9.17 représentent les courbes d’amplitude du courant (encore appelées courbes de résonance), c’est-à-dire les tracés du graphe Im = f (ω) respectivement lorsque la résonance est aigue et lorsqu’elle est floue. Figure 9.16 – Courbe d’amplitude du courant (résonance aigue). Lorsque la résonance est aigue, la courbe présente un pic à la valeur ω = ωr. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 487 Figure 9.17 – Courbe d’amplitude du courant (résonance floue). Lorsque la résonance est floue, on n’observe pas de pic. 9.6 Analogies électromécaniques Les analogies électromécaniques représentent les équivalences entre les grandeurs méca- niques et les grandeurs électriques. Elles ont été regroupées dans le Tableau 9.1 ci-dessous. Tableau 9.1 – Analogies électromécaniques. Grandeurs mécaniques Grandeurs électriques Déplacement x Charge électrique q Vitesse ẋ Intensité du courant i = q̇ Masse m Inductance L Raideur k Inverse de la capacité 1 C Coeffcient de dissipation λ Résistance R Force f Tension u Energie potentielle 1 2 kx2 Energie électrique 1 2 q2 C Energie cinétique 1 2 mẋ2 Energie magnétique 1 2 Li2 Les analogies électromécaniques permettent d’effectuer les équivalences entre les phénomènes mécaniques et ceux électriques. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 488 Exercices Exercice 9.1 : Le circuit de la Figure 9.18 ci-dessous comprend une pile de f.é.m. E montée en série avec un condensateur de capacité C initialement déchargé et un résistor de résistance R. Figure 9.18 – Exercice 9.1. 1- Etablir l’équation différentielle satisfaite par la tension uC aux bornes du condensateur. 2- En déduire l’expression de uC(t) en fonction du temps pendant le régime transitoire. 3- En déduire les expressions en fonction du temps de l’intensité i(t) du courant dans le circuit et de la tension uR(t) aux bornes du résistor. 4- Représenter les allures de uC(t) et uR(t). Exercice 9.2 : On considère le circuit de la Figure 9.19 ci-dessous comprenant une pile de f.é.m. E montée en série avec une bobine d’inductance L et un résistor de résistance R. A l’instant initial, la bobine n’est traversée par aucun courant. Figure 9.19 – Exercice 9.2. 1- Etablir l’équation différentielle satisfaite par l’intensité i du courant dans le circuit. 2- En déduire l’expression de i(t) en fonction du temps pendant le régime transitoire. 3- En déduire les expressions en fonction du temps des tensions respectives uL(t) et uR(t) aux bornes de la bobine et du résistor. 4- Représenter sur une même figure les allures de uL(t) et uR(t). GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 489 Exercice 9.3 : Un condensateur de capacité C est monté en série avec une bobine d’inductance L comme illustré à la Figure 9.20 ci-dessous. Figure 9.20 – Exercice 9.3. 1- Montrer que l’équation différentielle satisfaite par la tension u peut se mettre sous la forme ci-dessous, où ω0 est un paramètre que l’on exprimera en fonction de L et C : ü + ω0 2 u = 0 2- Sachant qu’à l’instant initial, la charge du condensateur vaut Q et que le courant dans le circuit est nul, donner les conditions initiales, c’est-à-dire les valeurs de u(t = 0) et u̇(t = 0). 3- En déduire les expressions en fonction du temps de u(t), iC(t) et iL(t). 4- Démontrer que l’énergie électromagnétique E emmagasinée dans le circuit est égale à une constante que l’on exprimera. Exercice 9.4 : Un condensateur de capacité C est monté en série avec une bobine d’inductance L et un résistor de résistance R comme illustré à la Figure 9.21 ci-dessous. Figure 9.21 – Exercice 9.4. 1- Montrer que l’équation différentielle satisfaite par la tension uC aux bornes du condensateur peut se mettre sous la forme ci-dessous, où η et ω0 sont des paramètres que l’on exprimera en fonction de R, L et C : üC + ηu̇C + ω0 2 uC = 0 2- Etablir l’équation du second degré satisfaite par le paramètre α pour que la fonction exp (αt) soit solution de l’équation précédente. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 490 3- Quelle relation doit-il exister entre R, L et C pour que le régime soit critique, c’est-à-dire pour que l’équation précédente admette une solution double. Exercice 9.5 : Un générateur de basses fréquences de f.é.m. e(t) alimente un résistor de résistance R = 15 Ω, une bobine d’inductance L = 100 mH et un condensateur de capacité C = 50 µF tous montés en série. Le générateur délivre un courant alternatif d’intensité i(t) = Im cos (ωt + ϕi) avec Im = 5 A, ω = 100π rad.s−1 et ϕi = − π 3 . 1- Calculer les amplitudes uRm, uLm et uCm des tensions respectives aux bornes du résistor, de la bobine et du condensateur. 2- Représenter le diagramme de Fresnel du circuit en respectant les dimensions et les angles. 3- Calculer l’impédance Z du circuit ainsi que le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t). 4- Calculer les valeurs de Em et ϕe telles que la f.é.m. du générateur puisse se mettre sous la forme e(t) = Em cos (ωt + ϕe). Vérifier ces valeurs sur le diagramme de la question 2. 5- Calculer le facteur de puissance f du circuit et la puissance moyenne P qu’il consomme. Exercice 9.6 : Un résistor de résistance R = 1000 Ω est monté en série avec une bobine d’inductance L = 30 H et un condensateur de capacité C = 400 nF. L’ensemble est branché aux bornes d’un GBF dont la f.é.m. a pour expression e(t) = Em cos 2πNt + π 6 avec Em = 300 V et N = 50 Hz. 1- Calculer l’impédance Z du circuit. 2- En déduire l’amplitude Im du courant i(t) = Im cos (2πNt + ϕi) délivré par le générateur. 3- Calculer les amplitudes uRm, uLm et uCm des tensions respectives aux bornes du résistor, de la bobine et du condensateur. 4- Calculer le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t), la phase ϕi, puis représenter le diagramme de Fresnel du circuit. 5- Calculer les puissances apparentes et moyennes consommées par le circuit. Exercice 9.7 : Un GBF alimente une bobine de résistance négligeable et d’inductance L = 600 mH et un condensateur de résistance négligeable et de capacité C = 25 µF montés en série. Les tensions instantannées respectivement aux bornes de la bobine et du condensateur s’expriment par uL(t) = uLm cos (ωt + ϕL) et uC(t) = uCm cos (ωt + ϕC) avec uLm = 480 V, uCm = 200 V, ϕL = 3π 4 , ϕC = − π 4 et ω = 400 rad.s−1 . 1- Calculer les valeurs de Em et ϕe telles que la tension e(t) délivrée par le GBF puisse se mettre sous la forme e(t) = Em cos (ωt + ϕe). 2- Calculer l’impédance Z du circuit et en déduire l’amplitude Im du courant i(t) circulant dans le circuit. 3- Calculer le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t) puis déterminer ϕi telle que i(t) puisse se mettre sous la forme i(t) = Im cos (ωt + ϕi). GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 491 Exercice 9.8 : Un générateur de basses fréquences délivre une tension sinusoïdale de valeur efficale Eeff = 159 V et de fréquence N ajustable. Ce générateur alimente un résistor de résistance R = 500 Ω, une bobine d’inductance L = 4 H et un condensateur de capacité C = 10, 13 µF tous montés en série. 1- Calculer la fréquence Nr à la résonance d’intensité. 2- Calculer l’amplitude Imr du courant à la résonance. 3- Calculer les limites N1 et N2 (N1 Nr N2) de la bande passante et en déduire sa largeur ∆N. 4- En déduire la valeur du facteur de qualité Q. La résonance est-elle aigue ou floue ? Exercice 9.9 : Un résistor de résistance R = 25 Ω est monté en série avec une bobine d’inductance L = 800 mH et un condensateur de capacité C. L’ensemble est branché aux bornes d’un GBF qui délivre une tension variable e (t). Les voies 1 et 2 d’un oscilloscope sont placées comme illustré à la Figure 9.22 ci-dessous. Les courbes d’évolution en fonction du temps des tensions correspondantes ont été représentées à la Figure 9.23. La vitesse de balayage de l’oscilloscope est de 2 ms/div, tandis que sa sensibilité verticale est de 20 V/div. On rappelle que l’oscilloscope visualise la tension aux bornes de la portion de circuit comprise entre la voie correspondante et la masse. Figure 9.22 – Exercice 9.9 (Circuit). 1- A quelles tensions respectives correspondent les voies 1 et 2 ? 2- Calculer les amplitudes respectives Em, uRm et Im de e(t), de la tension uR(t) aux bornes du résistor et du courant i(t) dans le circuit. 3- Calculer la fréquence N de i(t) et e(t), le décalage horaire θ et le déphasage ϕ entre eux. 4- Calculer l’impédance Z du circuit et déterminer la valeur de C. 5- Calculer les amplitudes uLm et uCm des tensions respectives aux bornes de la bobine et du condensateur. 6- Déterminer les phases à l’origine ϕi et ϕe de i(t) et e(t) puis représenter le diagramme de Fresnel du circuit. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 492 Figure 9.23 – Exercice 9.9 (Oscillogrammes). Exercice 9.10 : Un GBF délivrant un courant alternatif de fréquence N alimente un résistor de résistance R, une bobine d’inductance L et un condensateur de capacité C = 500 µF tous montés en série. On fait varier la valeur de N et on mesure à chaque fois la valeur correspondante de l’amplitude Im de l’intensité du courant. Les données ont été consignées dans le Tableau 9.2 ci-dessous. Tableau 9.2 – Exercice 9.10. N (Hz) 15 18 19 20 20, 1 20, 2 20, 3 20, 4 21 22 23 25 Im (A) 3, 88 9, 73 16, 44 30, 4 31, 18 31, 45 31, 18 30, 42 21, 86 12, 66 8, 73 5, 42 1- Tracer le graphe Im = f (N). Echelle : 1 cm −→ 2 Hz et 1 cm −→ 2, 5 A. 2- Déterminer expérimentalement la fréquence Nr à la résonance d’intensité et l’amplitude Imr du courant correspondant. 3- En déduire la valeur de L. 4- Déterminer expérimentalement les limites N1 et N2 (N1 Nr N2) de la bande passante, sa largeur ∆N, et en déduire la valeur de R. 5- Calculer le facteur de qualité Q. La résonance est-elle aigue ou floue ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 493 Evaluations des compétences Evaluation 9.1 : On groupe en série un résistor de résistance R = 75 Ω, une bobine de résistance négligeable et un condensateur de résistance négligeable. L’ensemble est branché aux bornes d’un générateur de basses fréquences délivrant une tension alternative e(t). Les courbes d’évolution des tensions respectives u1(t) et u2(t) aux bornes du résistor lorsqu’on courcicuite respectivement le conden- sateur et la bobine ont été représentées à la Figure 9.24 ci-dessous. La vitesse de balayage est de 2 ms/div. On précise que la tension aux bornes d’un dipôle mis en court-circuit est nulle. Déterminer les valeurs des caractéristiques de la bobine et du condensateur. Figure 9.24 – Evaluation 9.1. Evaluation 9.2 : Un générateur de basses fréquences alimente un résistor de résistance R = 30 Ω monté en série avec une bobine d’inductance L et de résistance RL et un condensateur plan de capacité C constitué de deux armatures rectangulaires de longueur `1 = 20 cm et de largeur `2 = 12 cm. L’espace entre ces armatures est vide, et elles sont séparées par une distance d = 1, 77 µm. Les courbes d’évolution de la tension e(t) délivrée par le générateur et la tension uR (t) aux bornes du résistor ont été représentées à la Figure 9.25. La vitesse de balayage est de 2 ms/div. Déterminer les valeurs des caractéristiques de la bobine. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 505.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 494 Figure 9.25 – Evaluation 9.2. Evaluation 9.3 : Un résistor est monté en série avec une bobine et un condensateur tous deux sans résistance. L’ensemble est branché aux bornes d’un générateur de basses fréquences délivrant une tension alternative d’amplitude Em = 300 V et de pulsation ω. On fait varier les valeurs de ω, et on mesure à chaque fois l’amplitude Im du courant alternatif dans le circuit. Le graphe Im = f (ω) a été représenté à la Figure 9.26. Déterminer les valeurs des caractéristiques du résistor, de la bobine et du condensateur. Evaluation 9.4 : Un condensateur plan dont les armatures rectangulaires ont une longueur L = 20 cm et une largeur ` = 15 cm est chargé sous une tension U0. On le branche aux bornes d’un résistor de résistance R. A la Figure 9.27 a été représentée la courbe d’évolution en fonction du temps de la tension uC aux bornes du condensateur à partir de la date t = 0. Déterminer la permittivité relative du diélectrique qui sépare les armatures du condensateur. Evaluation 9.5 : Un générateur de tension continue de f.é.m. E = 16 V est monté en série avec une bobine d’inductance L = 300 mH et un conducteur ohmique dont la courbe d’évolution de la tension uR à ses bornes a été représentée à la Figure 9.28 à partir de la date t = 0. Déterminer la résistance du conducteur ohmique. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 506.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 495 Figure 9.26 – Evaluation 9.3. Figure 9.27 – Evaluation 9.4. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 507.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 496 Figure 9.28 – Evaluation 9.5. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 508.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 497 Corrections des exercices Exercice 9.1 : 1- De la loi de l’additivité des tensions dans le circuit, on peut écrire la relation : uC + uR = E Or, on a la relation : uR = Ri De plus, on a : i = C duC dt Soit : uR = RC duC dt On a donc : uC + RC duC dt = E L’équation différentielle satisfaite par la tension uC aux bornes du condensateur est donc : duC dt + 1 RC uC = E RC 2- La tension uC(t) solution de l’équation différentielle obtenue précédemment s’exprime en fonction du temps selon la relation ci-dessous, où A est une constante : uC(t) = A exp  − t RC ‹ + E Le condensateur étant initialement déchargé, la tension à ses bornes à la date t = 0 est nulle. On a donc : uC(t = 0) = 0 =⇒ A + E = 0 Soit : A = −E Pendant le régime transitoire, la tension uC(t) aux bornes du condensateur s’exprime donc en fonction du temps selon la relation : uC(t) = E • 1 − exp  − t RC ‹˜ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 509.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 498 3- Le courant i(t) dans le circuit s’exprime par : i(t) = C duC dt = C d dt § E • 1 − exp  − t RC ‹˜ª = C • E RC exp  − t RC ‹˜ D’où : i(t) = E R exp  − t RC ‹ La tension uR(t) aux bornes du résistor s’exprime selon la relation : uR(t) = Ri(t) = R • E R exp  − t RC ‹˜ D’où : uR(t) = E exp  − t RC ‹ 4- Les allures des tensions uC(t) et uR(t) ont été représentées à la Figure 9.29 ci-dessous. Figure 9.29 – Correction de l’exercice 9.1. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 510.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 499 Exercice 9.2 : 1- De la loi de l’additivité des tensions dans le circuit, on peut écrire la relation : uL + uR = E Or, on a les relations : uL = L di dt uR = Ri On a donc : L di dt + Ri = E L’équation différentielle satisfaite par le courant i qui circule dans le circuit est donc : di dt + R L i = E L 2- Le courant i(t) solution de l’équation différentielle obtenue précédemment s’exprime en fonction du temps selon la relation ci-dessous, où A est une constante : i(t) = A exp  − Rt L ‹ + E R La bobine n’étant traversée par aucun courant à l’instant initial, le courant dans le circuit à la date t = 0 est nul. On a donc : i(t = 0) = 0 =⇒ A + E R = 0 Soit : A = − E R Pendant le régime transitoire, le courant i(t) dans le circuit s’exprime donc en fonction du temps selon la relation : i(t) = E R • 1 − exp  − Rt L ‹˜ 3- La tension uL(t) aux bornes de la bobine s’exprime par : uL(t) = L di dt = L d dt § E R • 1 − exp  − Rt L ‹˜ª = L • ER RL exp  − Rt L ‹˜ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 511.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 500 D’où : uL(t) = E exp  − Rt L ‹ La tension uR(t) aux bornes du résistor s’exprime selon la relation : uR(t) = Ri(t) = R § E R • 1 − exp  − Rt L ‹˜ª D’où : uR(t) = E • 1 − exp  − Rt L ‹˜ 4- Les allures des tensions uL(t) et uR(t) ont été représentées à la Figure 9.30 ci-dessous. Figure 9.30 – Correction de l’exercice 9.2. Exercice 9.3 : 1- On constate que la tension u dans le circuit correspond à la fois à la tension aux bornes du condensateur et à la tension aux bornes de la bobine. On a les relations : iC = C du dt u = L diL dt GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 512.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 501 On a donc : diC dt = C d2 u dt2 = Cü diL dt = u L Les courants iC et iL étant de sens contraires, on a la relation : iC = −iL Soit encore : diC dt = − diL dt On a donc : Cü = − u L D’où : ü + 1 LC u = 0 L’équation différentielle satisfaite par la tension u aux bornes du condensateur peut donc se mettre sous la forme ci-dessous : ü + ω0 2 u = 0 Avec : ω0 = Ê 1 LC 2- Soit q (t) la charge du condensateur à une date quelconque. On a : u(t) = q (t) C Puisque la charge à l’instant initial t = 0 vaut Q, on a donc : q (t = 0) = Q Soit : u(t = 0) = Q C Etant donné que le courant dans le circuit est nul à l’instant initial t = 0, on a : i(t = 0) = 0 Soit encore : Cu̇(t = 0) = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 513.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 502 Les conditions initiales sont donc :      u(t = 0) = Q C u̇(t = 0) = 0 3- L’équation différentielle obtenue à la question 1 précédente étant celle d’un oscillateur har- monique, la solution u(t) peut se mettre sous la forme ci-dessous, où A et B sont des constantes : u(t) = A cos ω0t + B sin ω0t Soit : u̇(t) = ω0 (−A sin ω0t + B cos ω0t) Puisque u(t = 0) = Q C , on a : A = Q C Puisque u̇(t = 0) = 0, on a : B = 0 D’où : u(t) = Q C cos Ê 1 LC t ! On a de même : iC(t) = −iL(t) = Cu̇(t) D’où : iC(t) = −Q Ê 1 LC sin Ê 1 LC t ! = Q Ê 1 LC cos Ê 1 LC t + π 2 ! iL(t) = Q Ê 1 LC sin Ê 1 LC t ! 4- L’énergie électromagnétique E emmagasinée dans le circuit est la somme de l’énergie élec- trique emmagasinée dans le condensateur et l’énergie magnétique emmagasinée dans la bobine. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 514.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 503 Soit : E = EC + EL = 1 2 Cu2 + 1 2 LiL 2 = 1 2 – CQ2 C2 cos2 ‚É 1 LC t Œ + LQ2 LC sin2 ‚É 1 LC t Œ™ = 1 2 – Q2 C cos2 ‚É 1 LC t Œ + Q2 C sin2 ‚É 1 LC t Œ™ = Q2 2C – cos2 ‚É 1 LC t Œ + sin2 ‚É 1 LC t Œ™ L’énergie électromagnétique E emmagasinée dans le circuit est donc constante et s’exprime par : E = Q2 2C Exercice 9.4 : 1- De la loi de l’additivité des tensions dans le circuit, on peut écrire la relation : uC = uL + uR On a : iC = −i = C duC dt uL = L di dt = −LC d dt  duC dt ‹ = −LC d2 u dt2 = −LCüC uR = Ri = −RC duC dt = −RCu̇C On a donc : uC = −LCüC − RCu̇C GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 515.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 504 D’où : üC + R L u̇C + 1 LC uC = 0 L’équation différentielle satisfaite par la tension uC aux bornes du condensateur peut donc se mettre sous la forme ci-dessous : üC + ηu̇C + ω0 2 uC = 0 Avec : η = R L ω0 = Ê 1 LC 2- Considérons la fonction f (t) = exp (αt). On a : ḟ (t) = α exp (αt) f̈ (t) = α2 exp (αt) Pour que la fonction f (t) = exp (αt) soit solution de l’équation différentielle obtenue précédem- ment, on doit avoir : f̈ (t) + ηḟ (t) + ω0 2 f (t) = 0 =⇒ α2 exp (αt) + ηα exp (αt) + ω0 2 exp (αt) = 0 =⇒ exp (αt) α2 + ηα + ω0 2 = 0 Or, pour tout réel t, exp (αt) 6= 0. Pour que la fonction exp (αt) soit solution de l’équation différentielle obtenue à la question 1 précédente, le paramètre α doit donc vérifier l’équation ci-dessous : α2 + ηα + ω0 2 = 0 3- Pour que le régime soit critique, il faudrait que l’équation du second degré obtenue précé- demment admette une solution double. Pour cela, le discriminant ∆ de cette équation doit être nul. On a : ∆ = η2 − 4ω0 2 ∆ = 0 ⇐⇒ η2 − 4ω0 2 = 0 Soit : η2 = 4ω0 2 =⇒ η = ±2ω0 =⇒ R L = ±2 É 1 LC GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 516.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 505 Les grandeurs R, L, C étant positives, on doit donc avoir : R L = 2 É 1 LC =⇒ R = 2L É 1 LC Pour que le régime soit critique, on doit donc avoir la relation : R = 2 Ê L C Exercice 9.5 : 1- Les amplitudes uRm, uLm et uCm des tensions respectives aux bornes du résistor, de la bobine et du condensateur s’expriment selon les relations ci-après : uRm = RIm uLm = LωIm uCm = Im Cω Applications numériques : uRm = 15 × 5 uLm = 0, 1 × 100 × π × 5 uCm = 5 50 × 10−6 × 100 × π Soit : uRm = 75 V uLm = 157, 08 V uCm = 318, 31 V 2- Le diagramme de Fresnel a été représenté à la Figure 9.31. Echelle : 1 unité −→ 25 V 3- L’impédance Z du circuit s’exprime selon la relation ci-dessous : Z = Ê R2 +  Lω − 1 Cω ‹2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 517.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 506 Application numérique : Z = Ê 152 +  0, 1 × ×100 × π − 1 50 × 10−6 × 100 × π ‹2 Soit : Z = 35, 564 Ω Le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t) vérifie la relation : tan ϕ = Lω − 1 Cω R D’où : ϕ = tan−1 ‚ Lω − 1 Cω R Œ Application numérique : ϕ = tan−1 ‚ 0, 1 × 100 × π − 1 50×10−6×100×π 15 Œ Soit : ϕ = −65◦ = − 13π 36 Figure 9.31 – Correction de l’exercice 9.5. 4- Exprimons la f.é.m. e(t) du générateur sous la forme ci-dessous : e(t) = Em cos (ωt + ϕe) L’amplitude Em est donnée par la relation : Em = ZIm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 518.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 507 Application numérique : Em = 35, 564 × 5 Soit : Em = 177, 82 V La phase à l’origine ϕe est telle que : ϕe − ϕi = ϕ D’où : ϕe = ϕ + ϕi Application numérique : ϕe = −65◦ − 60◦ Soit : ϕe = −125◦ = − 25π 36 En mesurant les valeurs de Em et ϕe sur le diagramme de Fresnel de la Figure 9.31, on retrouve pratiquement les mêmes résultats. 5- Le facteur de puissance f du circuit est donné par la relation : f = cos ϕ Application numérique : f = cos (−65◦ ) Soit : f = 0, 422 La puissance moyenne P consommée par le circuit est donnée par : P = 1 2 RIm 2 Application numérique : P = 15 × 52 2 Soit : P = 187, 5 W GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 519.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 508 Exercice 9.6 : 1- L’impédance Z du circuit s’exprime selon la relation ci-dessous : Z = Ê R2 +  2πNL − 1 2πNC ‹2 Application numérique : Z = Ê 10002 +  2 × π × 50 × 30 − 1 2 × π × 50 × 400 × 10−9 ‹2 Soit : Z = 1775, 437 Ω 2- L’amplitude Im du courant délivré par le GBF s’exprime selon la relation ci-dessous : Im = Em Z Application numérique : Im = 300 1775, 437 Soit : Im = 168, 972 mA 3- Les amplitudes uRm, uLm et uCm des tensions respectives aux bornes du résistor, de la bobine et du condensateur s’expriment selon les relations ci-après : uRm = RIm uLm = 2πNLIm uCm = Im 2πNC Applications numériques : uRm = 1000 × 0, 168972 uLm = 2 × π × 50 × 30 × 0, 168972 uCm = 0, 168972 2 × π × 50 × 400 × 10−9 Soit : uRm = 168, 972 V GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 520.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 509 uLm = 1592, 527 V uCm = 1344, 64 V 4- Le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t) vérifie la relation : tan ϕ = 2πNL − 1 2πNC R D’où : ϕ = tan−1 ‚ 2πNL − 1 2πNC R Œ Application numérique : ϕ = tan−1 ‚ 2 × π × 50 × 30 − 1 2×π×50×400×10−9 1000 Œ Soit : ϕ = 55, 72◦ ' 31π 100 La phase ϕi est telle que : ϕe − ϕi = ϕ Avec ϕe = 30◦ = π 6 . On a donc : ϕi = ϕe − ϕ Application numérique : ϕi = 30◦ − 55, 72◦ Soit : ϕi = −25, 72◦ ' − 43π 300 Le diagramme de Fresnel a été représenté à la Figure 9.32. Echelle : 1 unité −→ 100 V 5- La puissance apparente S et la puissance moyenne P consommées par le circuit sont données par les formules ci-après : S = 1 2 ZIm 2 P = 1 2 RIm 2 Soit encore : S = Em 2 2Z P = REm 2 2Z2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 521.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 510 Applications numériques : S = 3002 2 × 1775, 437 P = 1000 × 3002 2 × 1775, 4372 Soit : S = 25, 345 VA P = 14, 275 W Figure 9.32 – Correction de l’exercice 9.6. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 522.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 511 Exercice 9.7 : 1- Puisque le générateur alimente la bobine et le condensateur montés en série, la tension e (t) qu’il délivre est égale à la somme des tensions aux bornes de ces deux derniers dipôles. On a donc : e (t) = uL(t) + uC(t) = uLm cos (ωt + ϕL) + uCm cos (ωt + ϕC) = uLm cos ϕL cos ωt − uLm sin ϕL sin ωt + uCm cos ϕC cos ωt − uCm sin ϕC sin ωt = (uLm cos ϕL + uCm cos ϕC) cos ωt − (uLm sin ϕL + uCm sin ϕC) sin ωt Or, on a également : e (t) = Em cos (ωt + ϕe) = Em cos ϕe cos ωt − Em sin ϕe sin ωt Par identification, on a donc :      Em cos ϕe = uLm cos ϕL + uCm cos ϕC Em sin ϕe = uLm sin ϕL + uCm sin ϕC En développant ces deux égalités au carré, on obtient :      Em 2 cos2 ϕe = uLm 2 cos2 ϕL + uCm 2 cos2 ϕC + 2uLmuCm cos ϕL cos ϕC Em 2 sin2 ϕe = uLm 2 sin2 ϕL + uCm 2 sin2 ϕC + 2uLmuCm sin ϕL sin ϕC En additionnant membre à membre les deux égalités ci-dessus, on obtient : Em 2 = uLm 2 + uCm 2 + 2uLmuCm (cos ϕL cos ϕC + sin ϕL sin ϕC) = uLm 2 + uCm 2 + 2uLmuCm cos (ϕL − ϕC) En faisant le rapport membre à membre des deux égalités du premier système obtenu plus haut, on obtient : tan ϕe = sin ϕe cos ϕe = uLm sin ϕL + uCm sin ϕC uLm cos ϕL + uCm cos ϕC On a donc : Em = È uLm 2 + uCm 2 + 2uLmuCm cos (ϕL − ϕC) ϕe = tan−1  uLm sin ϕL + uCm sin ϕC uLm cos ϕL + uCm cos ϕC ‹ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 523.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 512 Applications numériques : Em = Ê 4802 + 2002 + 2 × 480 × 200 × cos  3π 4 + π 4 ‹ ϕe = tan−1 ‚ 480 × sin 3π 4 + 200 × sin − π 4 480 × cos 3π 4 + 200 × cos − π 4 Œ = tan−1 ‚ 140 √ 2 −140 √ 2 Œ Soit : Em = 280 V ϕe = 3π 4 2- Le circuit étant dépourvu de résistor, son impédance Z s’exprime selon la relation : Z = ʁ Lω − 1 Cω ‹2 D’où : Z = Lω − 1 Cω Application numérique : Z = 0, 6 × 400 − 1 25 × 10−6 × 400 Soit : Z = 140 Ω L’amplitude Im du courant délivré par le GBF s’exprime selon la relation ci-dessous : Im = Em Z Application numérique : Im = 280 140 Soit : Im = 2 A GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 524.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 513 3- Le déphasage ϕ de e(t) par rapport à i(t) vérifie la relation : sin ϕ = Lω − 1 Cω Z = Lω − 1 Cω Lω − 1 Cω = Lω − 1 Cω Lω − 1 Cω = 1 D’où : ϕ = π 2 La phase ϕi est telle que : ϕe − ϕi = ϕ On a donc : ϕi = ϕe − ϕ Application numérique : ϕi = 3π 4 − π 2 Soit : ϕi = π 4 Exercice 9.8 : 1- A la résonance d’intensité, la fréquence Nr du GBF vérfie la relation : 2πNrL = 1 2πNrC D’où : Nr = 1 2π Ê 1 LC Application numérique : Nr = 1 2 × π Ê 1 4 × 10, 13 × 10−6 Soit : Nr = 25 Hz 2- A la résonance d’intensité, l’impédance Z est égale à la résistance totale R du circuit. L’amplitude Imr du courant à la résonance s’exprime donc en fonction de l’amplitude Em du GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 514 GBF selon la relation : Imr = Em R Or, on a : Em = Eeff √ 2 D’où : Imr = Eeff √ 2 R Application numérique : Imr = 159 × √ 2 500 Soit : Imr = 449, 72 mA 3- On sait que les limites de la bande passante s’expriment selon les relations ci-après : N1 = È R2 + 4L C − R 4πL N2 = È R2 + 4L C + R 4πL Applications numériques : N1 = È 5002 + 4×4 10,13×10−6 − 500 4 × π × 4 N2 = È 5002 + 4×4 10,13×10−6 + 500 4 × π × 4 Soit : N1 = 16, 961 Hz N2 = 36, 855 Hz La largeur ∆N de la bande passante a pour expression : ∆N = N2 − N1 Application numérique : ∆N = 36, 855 − 16, 961 Soit : ∆N = 19, 894 Hz GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 526.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 515 4- Le facteur de qualité Q s’exprime selon la relation : Q = Nr ∆N Application numérique : Q = 25 19, 894 Soit : Q = 1, 256 Cette valeur de Q n’étant pas élevée (inférieure à 10), on en conclut donc que la résonance est floue. Exercice 9.9 : 1- La voie 1 correspond à la tension aux bornes de l’ensemble formé du résistor, de la bobine et du condensateur montés en série, qui est encore égale à la tension e(t) délivrée par le générateur. La voie 2 quant à elle correspond à la tension uR(t) aux bornes du résistor. 2- En observant la tension de la voie 1 qui est la tension e (t) délivrée par le GBF, on se rend compte que son amplitude Em est égale à 10 divisions verticales. Or, une division verticale correspond à 20 V. D’où : Em = 200 V En observant la voie 2 qui correspond à la tension uR(t) aux bornes du résistor, on se rend compte que son amplitude uRm est égale à 5 divisions verticales. D’où : uRm = 100 V L’amplitude uRm dépend de l’amplitude Im du courant i (t) dans le circuit selon la relation : uRm = RIm D’où : Im = uRm R Application numérique : Im = 100 25 Soit : Im = 4 A 3- On se rend compte que e (t) et uR(t) (par conséquent le courant i (t) également) ont la même période T égale à 12 divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 2 ms. La GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 527.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 516 période T vaut donc 24 ms. La fréquence N quant à elle vaut donc : N = 1 T = 1 0, 024 D’où : N = 41, 66 Hz On se rend compte que le décalage horaire θ entre e (t) et uR(t) (qui correspond également au décalage horaire entre e (t) et le courant i(t)) est égale à 2 divisions horizontales. On a donc : θ = 4 ms On se rend compte que e (t) est en avance de phase par rapport au courant i (t). Le déphasage ϕ de e (t) par rapport à i (t) s’exprime selon la relation ci-dessous : ϕ = θω = 2πNθ D’où : ϕ = π 3 4- L’impédance Z du circuit vérifie la relation : Em = ZIm D’où : Z = Em Im Application numérique : Z = 200 4 Soit : Z = 50 Ω Le déphasage ϕ vérifie la relation : sin ϕ = 2πNL − 1 2πNC Z =⇒ 2πNL − 1 2πNC = Z sin ϕ =⇒ 1 2πNC = 2πNL − Z sin ϕ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 528.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 517 D’où : C = 1 2πN (2πNL − Z sin ϕ) Application numérique : C = 1 2 × π × 41, 66 × 2 × π × 41, 66 × 0, 8 − 50 × sin π 3 Soit : C = 23 µF 5- Les amplitudes uLm et uCm des tensions respectives aux bornes de la bobine et du conden- sateur s’expriment selon les relations ci-après : uLm = 2πNLIm uCm = Im 2πNC Applications numériques : uLm = 2 × π × 41, 66 × 0, 8 × 4 uCm = 4 2 × π × 41, 66 × 23 × 10−6 Soit : uLm = 837, 758 V uCm = 664, 553 V 6- Mettons le courant i(t) sous la forme : i(t) = Im cos (2πNt + ϕi) A la date τ = −2 × 2 ms = −4 ms, on a uR(τ) = uRm donc, i(τ) = Im. Soit : Im cos (2πNτ + ϕi) = Im =⇒ cos − π 3 + ϕi = 1 =⇒ − π 3 + ϕi = 2kπ avec k ∈ Z En optant pour la valeur principale, on prend k = 0. Donc : − π 3 + ϕi = 0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 529.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 518 La phase à l’origine ϕi du courant vaut donc : ϕi = π 3 On sait que la phase à l’origine ϕe de la f.é.m. e(t) du générateur vérifie la relation : ϕe − ϕi = ϕ =⇒ ϕe = ϕi + ϕ = π 3 + π 3 D’où : ϕe = 2π 3 Le diagramme de Fresnel du circuit a été représenté à la Figure 9.33 ci-dessous. Echelle : 1 unité −→ 50 V Figure 9.33 – Correction de l’exercice 9.9. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 530.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 519 Exercice 9.10 : 1- Le graphe Im = f (N) a été tracé à la Figure 9.34 ci-dessous. Figure 9.34 – Solution de l’exercice 9.10. 2- A la résonance d’intensité, l’amplitude du courant atteint sa valeur maximale. A partir du graphe tracé et du Tableau 9.2, On en déduit que la fréquence Nr à la résonance vaut : Nr = 20, 2 Hz De même, l’amplitude Imr du courant correspondant vaut : Imr = 31, 45 A 3- On sait que la fréquence Nr à la résonance d’intensité vérifie la relation : 2πNrL = 1 2πNrC GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 531.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 520 D’où : L = 1 4π2Nr 2 C Application numérique : L = 1 4 × π2 × 20, 22 × 500 × 10−6 Soit : L = 124, 156 mH 4- A la résonance d’intensité, la valeur efficace Ieffr du courant vaut : Ieffr = Imr √ 2 = 31, 45 √ 2 = 22, 23 A A partir du graphe tracé à la Figure 9.34, on trouve que les limites de la bande passante, c’est-à-dire les fréquences N1 et N2 pour lesquelles l’amplitude du courant est égale à Ieffr sont :      N1 = 19, 456 Hz N2 = 20, 974 Hz La largeur ∆N de la bande passante a pour expression : ∆N = N2 − N1 Application numérique : ∆N = 20, 974 − 19, 456 Soit : ∆N = 1, 518 Hz On sait que la largeur ∆N de la bande passante vérifie la relation : ∆N = R 2πL D’où : R = 2πL∆N Application numérique : R = 2 × π × 0, 124156 × 1, 518 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 532.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 521 Soit : R = 1, 18 Ω 5- Le facteur de qualité Q s’exprime selon la relation : Q = Nr ∆N Application numérique : Q = 20, 2 1, 518 Soit : Q = 13, 307 Cette valeur de Q ayant une valeur supérieure à 10, et compte tenu de l’état du graphe de la Figure 9.34 on en conclut donc que la résonance est aigue. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 533.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 522 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 9.1 : Soit ω la pulsation des tensions e(t), u1(t) et u2(t). De la Figure 9.24, on se rend compte que la période T de ces trois signaux est égale à 10 divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 2 ms. On a donc : T = 20 ms Soit : ω = 2π T = 100π rad.s−1 Le décalage horaire θ1 de e(t) par rapport à u1(t) correspond à une divison. Soit : θ1 = 2 ms Le décalage horaire θ2 de e(t) par rapport à u2(t) est négatif et correspond à 2 divisons. Soit : θ2 = −4 ms Les déphasages respectifs ϕ1 et ϕ2 de e(t) par rapport à u1(t) et u2(t) valent donc : ϕ1 = θ1ω = π 5 ϕ2 = θ2ω = − 2π 5 Soient respectivement L et C l’inductance de la bobine et la capacité du condensateur. Lorsque le condensateur est courcicuité, la tension à ses bornes est nulle, et tout se passe comme s’il avait été retiré du circuit. Le déphasage ϕ1 vérifie alors la relation : tan ϕ1 = Lω R Lorsque la bobine est courcicuitée, le déphasage ϕ2 vérifie donc la relation : tan ϕ2 = − 1 Cω R = − 1 RCω D’où : L = R tan ϕ1 ω C = − 1 Rω tan ϕ2 Applications numériques : L = 75 × tan π 5 100π GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 534.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 523 C = − 1 75 × 100π × tan − 2π 5 En conclusion, la bobine est caractérisée par son inductance L = 173, 45 mH, tandis que le condensateur est caractérisé par sa capacité C = 13, 79 µF. Evaluation 9.2 : En observant la Figure 9.25, on se rend compte que la f.é.m. e(t) du générateur et la tension uR(t) aux bornes du résistor sont en phase. Etant donné que la tension uR(t) est proportionnelle au courant i(t) dans le circuit, le déphasage entre e(t) et i(t) est nul. On est donc en présence de la résonance d’intensité. La période Tr de e(t) et i(t) à la résonance est égale à 16 divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 2 ms. On a donc : Tr = 32 ms La pulsation ωr vaut donc : ωr = 2π Tr = 125π 2 rad.s−1 Etant donné qu’on est en présence de la résonance d’intensité, on a la relation : Lωr = 1 Cωr Or, la capacité C du condensateur est donnée par : C = ε0`1`2 d On a donc : Lωr = d ε0`1`2ωr On se rend compte sur la Figure 9.25 que l’amplitude Em de la f.é.m. du générateur est égale à 10 divisions verticales, tandis que l’amplitude uRm de la tension aux bornes du résistor correspond à 8 divisions verticales. On a donc : Em uRm = 10 8 = 5 4 Soit Im l’amplitude du courant circulant dans le circuit et Z l’impédance. On a : Em = ZIm uRm = RIm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 535.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 524 Donc : Em uRm = ZIm RIm (9.57) = Z R (9.58) = 5 4 (9.59) Puisque nous sommes en présence du phénomène de résonance d’intensité, l’impédance Z est égale à la résistance totale du circuit. Donc : Z = R + RL Soit : R + RL R = 5 4 Finalement, on a donc : L = d ε0`2`2ωr 2 RL = R 4 Applications numériques : L = 1, 77 × 10−6 8, 854 × 10−12 × 0, 2 × 0, 12 × 125π 2 2 RL = 30 4 La bobine est donc caractérisée par son inductance L = 216, 05 H et sa résistance RL = 7, 5 Ω. Evaluation 9.3 : En observant la Figure 9.26, on constate que la valeur maximale Imr de l’amplitude du courant est égale à 20 divisions verticales. Or, une division verticale correspond à 1 A. Donc : Imr = 20 A Lorsque l’amplitude du courant atteint sa valeur maximale on est en présence de la résonance d’intensité, et l’impédance du circuit est égale à la résistance R du résistor (La bobine et le condensateurs ayant des résistances nulles). On a donc : Em = RImr GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 536.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 525 Soit : R = Em Imr = 300 20 = 15 Ω On constate sur la Figure 9.26 que l’amplitude du courant atteint sa valeur maximale lorsque la pulsation ωr est égale à 11 divisions horizontales. Or, une divison horizontale correspond à 31, 4 rad.s−1 . Donc : ωr = 345, 4 rad.s−1 L’inductance L de la bobine et la capacité C du condensateur sont liées par la relation : Lωr = 1 Cωr On a donc : LC = 1 ωr 2 La valeur efficace Ieffr du courant à la résonance est donnée par : Ieffr = Imr √ 2 = 20 √ 2 = 14, 14 A Soient ω1 et ω2 les deux pulsations pour lesquelles l’amplitude du courant est égale à Ieffr. Posons : ∆ω = ω2 − ω1 A partir du graphe de la Figure 9.35, on constate que ∆ω est égale à environ 5 divisions horizontales. Soit : ∆ω = 157 rad.s−1 Or, on a la relation : ∆ω = R L Soit : L = R ∆ω = 15 157 = 95, 54 mH GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 537.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 526 On a de même : C = 1 Lωr 2 = 1 0, 9554 × 345, 42 = 87, 73 µF En conclusion, le résisor est caractérisé par sa résistance R = 15 Ω, la bobine par son inductance L = 95, 54 mH et le condensateur par sa capacité C = 87, 73 µF. Figure 9.35 – Correction de l’évaluation 9.3. Evaluation 9.4 : Sur le graphe de la Figure 9.36, on a tracé la tangente à la courbe au point d’intersection entre cette courbe et l’axe vertical. L’intersection de cette tangente avec l’axe horizontal correspond à la constante de temps τ du circuit. A partir du graphe, on trouve que la constante de temps τ est égale à 3 divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 250 ps. Donc : τ = 750 ps Soit C la capacité du condensateur plan. On a la relation : τ = RC Soit : C = τ R GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 538.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 527 Figure 9.36 – Correction de l’évaluation 9.4. Soit εr la permittivité relative du diélectrique qui sépare les armatures du condensateur. On a : C = ε0εrL` d Soit : ε0εrL` d = τ R D’où : εr = dτ ε0RL` Application numérique : εr = 0, 01 × 750 × 10−12 8, 854 × 10−12 × 25 × 0, 2 × 0, 15 La permittivité relative du diélectrique qui sépare les armatures du condensateur plan vaut donc εr = 1, 129. Evaluation 9.5 : Sachant qu’une division verticale correspond à 2 V, la f.é.m. E = 16 V du générateur correspond à 8 divions verticales. Sur le graphe de la Figure 9.37, on a tracé la droite horizontale dont l’ordonnée est égale à la f.é.m. du générateur. La tangente à la courbe au point d’intersection entre les axes horizontal et vertical a elle aussi été tracée. l’abscisse du point d’intersection de cette tangente avec la droite horizontale précédente correspond à la constante de temps τ du circuit. A partir du graphe, on trouve que la constante de temps τ est égale à 3 divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 1 ms. Donc : τ = 3 ms GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 539.
    CHAPITRE 9. OSCILLATEURSÉLECTRIQUES 528 Figure 9.37 – Correction de l’évaluation 9.5. Soit R la résistance du conducteur ohmique. On a : τ = L R D’où : R = L τ Application numérique : R = 0, 3 3 × 10−3 La résistance du conducteur ohmique vaut donc R = 100 Ω. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 529 Chapitre 10 Ondes mécaniques Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ; vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Galates 3 : 26-27 10.1 Généralités Dans la nature, certains systèmes physiques sont au repos tandis que d’autres sont perturbés en certaines de leurs parties. On appelle ébranlement une perturbation ou une déformation provoquée en un point donné d’un milieu. Il arrive dans la plupart des cas que la perturbation localisée en un point du milieu se propage dans tout le milieu sans déplacer de la matière. On parle alors d’ondes. Une onde est un phénomène de propagation d’une perturbation dans un milieu physique sans transport de matière. Ce milieu peut être vide, ou être constitué de particules élémentaires. Le point initialement perturbé d’où a pris naissance l’onde est appelé source de l’onde. La propagation de la perturbation s’effectue sans transporter de la matière, mais s’accompagne d’un transfert d’énergie ; c’est l’énergie de l’onde. Le front d’onde ou surface d’onde désigne une surface dont les points ont mis le même temps de parcours depuis la source. On distingue une catégorie d’ondes qui ne peuvent se propager dans le vide, mais qui nécessitent pour se propager un milieu rempli de matière ; ce sont les ondes mécaniques. On peut donc définir une onde mécanique comme étant un phénomène de propagation d’une perturbation dans un milieu non vide, sans transport de matière, mais avec transfert d’énergie. Pour qu’une onde mécanique se propage dans un milieu non vide, il doit être élastique. Un milieu physique est dit élastique s’il peut se déformer, et reprendre sa forme initiale dès que la cause de la déformation cesse. Une onde mécanique est dite longitudinale si la direction de perturbation des particules de ce milieu est parallèle à la direction de propagation de l’onde. Dans le cas où la direction de perturbation des particules est perpendiculaire à la direction de propagation de l’onde mécanique, cette onde sera dite transversale. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 530 10.2 Propagation des ondes mécaniques 10.2.1 Cas général Considérons un milieu élastique non vide. Notons S un point de ce milieu, et perturbons le en lui imposant un déplacement sinusoïdal χS (t) que l’on exprimera sous la forme ci-dessous : χS (t) = a sin (ωt + ϕ) = a sin  2π T t + ϕ ‹ = a sin (2πNt + ϕ) (10.1) a est l’amplitude du mouvement du point S, ω sa pulsation, T sa période, N sa fréquence et ϕ la phase à l’origine. Soit M1 un point du milieu tel que avant la perturbation, la distance qui le sépare du point S soit SM1 = d1. Le milieu étant élastique, la perturbation du point S va se propager jusqu’au point M1. Le point S est donc la source d’une onde mécanique périodique dite progressive. Le point M1 reproduira exactement le mouvement de S, mais avec un retard τ1 qui correspond à la durée mise par le front d’onde pour atteindre M1 partant de S. Le déplacement χM1 (t) du point M1 peut donc se mettre sous la forme ci-dessous : χM1 (t) = a sin [ω (t − τ1) + ϕ], t ≥ τ1 (10.2) La vitesse avec laquelle la perturbation créée en S se propage dans le milieu élastique est appelée célérité et se note C. Ayant la dimension d’une vitesse, son unité SI est le m.s−1 . La célérité d’une onde mécanique dépend des caractéristiques internes du milieu dans lequel elle se propage. Supposons que la célérité C soit constante dans tout le milieu. On peut écrire la relation : C = d1 τ1 Soit : τ1 = d1 C On définit la longueur d’onde λ comme étant la distance parcourue par l’onde pendant une période T à la célérité C. Elle a la dimension d’une longueur, et son unité SI est le mètre (m). On a la relation : C = λ T = λN (10.3) D’où : λ = CT = C N (10.4) Le retard τ1 peut encore s’exprimer par : τ1 = d1T λ = d1 λN On a donc : χM1 (t) = a sin • ω  t − d1T λ ‹ + ϕ ˜ = a sin • 2π T  t − d1T λ ‹ + ϕ ˜ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 531 D’où : χM1 (t) = a sin  2π T t − 2π λ d1 + ϕ ‹ , t ≥ d1T λ (10.5) Notons M2 un autre point du milieu tel que avant la perturbation, on ait SM2 = d2. De façon analogue avec le point M1, on peut exprimer le déplacement χM2 (t) du point M2 sous la forme ci-dessous : χM2 (t) = a sin  2π T t − 2π λ d2 + ϕ ‹ , t ≥ d2T λ (10.6) Le déphasage φ12 entre les mouvements des points M1 et M2 s’exprime par : φ12 = − 2π λ d1 + ϕ + 2π λ d2 − ϕ = 2π λ (d2 − d1) Pour que M1 et M2 vibrent en phase, on doit avoir la condition : φ = 2kπ, k ∈ Z Soit : d2 − d1 = kλ, k ∈ Z Pour que M1 et M2 vibrent en opposition de phase, on doit avoir la condition : φ = π + 2kπ, k ∈ Z Soit : d2 − d1 = (2k + 1) λ 2 , k ∈ Z Pour que M1 et M2 vibrent en quadrature de phase, on doit avoir la condition : φ = π 2 + kπ, k ∈ Z Soit : d2 − d1 = (2k + 1) λ 4 , k ∈ Z On peut également comparer les mouvements de chacun des points M1 et M2 et de la source S. 10.2.2 Ondes mécaniques transversales le long d’une corde Considérons une corde élastique de masse m et de longueur L disposée horizontalement. Notons S et P ses deux extrémités, et fixons l’extrémité P. A l’aide d’un vibreur, on impose à l’extrémité S un mouvement vertical sinusoïdal d’amplitude a, de période T et de fréquence N. L’élongation yS(t) du point S s’exprime par : yS(t) = a sin (2πNt + ϕ) Une onde mécanique progressive et transversale prend alors naissance au point S et se propage le long de la corde avec une célérité C. Soit µ la masse linéique de la corde qui s’exprime GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 532 selon la relation : µ = m L (10.7) Notons T le module de la tension dans la corde. La célérité C s’exprime selon la relation ci-dessous : C = Ê T µ (10.8) Notons λ la longueur d’onde de l’onde. Soit M un point de la corde tel que lorsqu’elle est horizontale, on ait SM = x. L’élongation yM (x, t) du point M varie en fonction de l’abscisse x et du temps t selon la relation ci-dessous : yM (x, t) = a sin  2πNt − 2π λ x + ϕ ‹ , t ≥ x λN (10.9) Si on s’intéresse à un point particulier M0 d’abscisse x0, on peut étudier l’évolution de son mouvement dans le temps, à partir de l’instant où l’onde créée en S l’a atteint. On a : yM0 (t) = a sin  2πNt − 2π λ x0 + ϕ ‹ , t ≥ x0 λN La courbe d’évolution de la fonction yM0 (t) est appelée sinusoïde des temps de période temporelle T. Elle a été représentée à la Figure 10.1. Si on fige le temps, on peut représenter l’aspect de la corde à une date précise t0. L’élongation d’un point M quelconque d’abscisse x s’exprime par : yM (x) = a sin  − 2π λ x + 2πNt0 + ϕ ‹ , 0 ≤ x ≤ λNt0 La courbe d’évolution de yM (x) est appelée sinusoïde des espaces de période spatiale λ et correpond à l’aspect de la corde à la date t0. Elle a été représentée à la Figure 10.2. Figure 10.1 – Sinusoïde des temps. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 533 Figure 10.2 – Sinusoïde des espaces. Une onde mécanique transversale se propageant le long d’une corde élastique admet donc une double périodicité (périodicité temporelle et périodicité spatiale). 10.2.3 Ondes mécaniques à la surface d’un liquide Considérons un récipient contenant un liquide tel que l’eau par exemple. A l’aide d’une pointe vibrant à une fréquence N, perturbons un point S de la surface du liquide. Ce point effectue un mouvement vertical sinusoïdal d’amplitude a dont l’élongation yS(t) est donnée par : yS(t) = a sin (2πNt + ϕ) Une onde mécanique progressive et transversale de longueur d’onde λ prend naissance au point S et se propage sur la surface du liquide avec une célérité C. Soit M un point de la surface du liquide tel qu’avant la perturbation, on ait SM = r. L’élongation yM (t) du point M est donnée par : yM (t) = a sin  2πNt − 2π λ r + ϕ ‹ , t ≥ r λN De la relation ci-dessus, on se rend compte que l’élongation d’un point quelconque de la surface ne dépend que de sa distance r par rapport à la source S. Tous les points appartenant au cercle de centre S et de rayon r quelconque vibrent donc exactement de la même manière, et au même moment. C’est la raison pour laquelle on observe des rides circulaires de centre S sur la surface. Ces rides correspondent aux cercles passant par les points dont l’élongation est maximale, c’est- à-dire aux points dont l’élongation est égale à l’amplitude a du mouvement. La Figure 10.3 représente l’aspect de la surface du liquide. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 545.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 534 Figure 10.3 – Aspect de la surface du liquide. Les aspects de la surface du liquide vue respectivement de profil et de dessus ont été respecti- vement représentés à la Figure 10.4 et à la Figure 10.5. Figure 10.4 – Aspect de la surface du liquide vue de profil. Figure 10.5 – Aspect de la surface du liquide vue de dessus. Plus un liquide est visqueux, plus il est difficile à une onde mécanique de se propager à sa surface. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 535 10.2.4 Ondes mécaniques dans une chaîne de particules Considérons une chaîne horizontale constituée de plusieurs particules telles que des atomes ou des molécules. Supposons que ces particules soient toutes identiques et que chacune d’elles interagit directement avec ses deux voisines de gauche et de droite. Si on perturbe une particule de la chaîne de rang n (n ∈ N∗ ) en lui imposant un déplacement χn, une onde mécanique se propagera le long de la chaîne et atteindra les autres particules qui se verront elles aussi dépla- cées à leurs tours dans la même direction. L’onde mécanique est longitudinale si le déplacement des particules est horizontal (Figure 10.6) et transversale si le déplacement des particules est vertical (Figure 10.7). Figure 10.6 – Déplacements longitudinaux des particules d’une châine horizontale. Figure 10.7 – Déplacements transversaux des particules d’une châine horizontale. Les chaînes de particules sont très étudiées en dynamique des réseaux cristallins. 10.2.5 Ondes sonores Le son est une onde mécanique longitudinale incapable de se propager dans le vide. Dans un milieu matériel, pour pouvoir capter une onde sonore (par le tympan d’une oreille ou un microphone par exemple), il faut que les particules qui composent ce milieu transmettent les vibrations depuis la source (émetteur) du son jusqu’au capteur. Plus le milieu contient des particules, plus rapidement le son se propage dans ce milieu. Ainsi, la vitesse du son dans les milieux denses comme les métaux par exemple est plus élevée que dans l’air. L’oreille humain ne peut percevoir que des sons dont la fréquence varie entre 20 Hz et 20 kHz. Les sons dont la fréquence est inférieures à 20 Hz sont appelés infrasons, tandis que ceux dont la fréquence est supérieure à 20 kHz sont appelés ultrasons. Plus la fréquence d’un son est haute, plus le son est aigu, et plus la fréquence est basse, plus le son est grave. La science qui étudie les sons est appelée acoustique. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 536 10.3 Superposition des ondes mécaniques Le principe de superposition pour les signaux de faible amplitude, encore connu sous le nom de Théorème de Fourier s’énonce comme suit : ≺≺ Lorsque deux signaux colinéaires de faibles amplitudes se superposent en un point M, l’élongation résultante y est égale à la somme algébrique des élongations y1 et y2 que provoqueraient en M les deux signaux se propageant seuls. 10.3.1 Cas général Considérons dans un milieu élastique deux points S1 et S2 séparés par une distance D. Perturbons ces deux points en leur imposant des déplacements sinusoïdaux et synchrones χS1 (t) et χS2 (t) de même fréquence N et de faibles amplitudes, exprimés selon les relations ci-dessous : χS1 (t) = a1 sin (2πNt + ϕ1) χS2 (t) = a2 sin (2πNt + ϕ2) Soit M un point du milieu tel qu’avant les perturbations, on ait S1M = d1 et S2M = d2. Les ondes mécaniques progressives créées en S1 et S2 se propagent avec la même célérité C et ont la même longueur d’onde λ. Ils produisent au point M des déplacements respectifs χ1M (t) et χ2M (t) exprimés par : χ1M (t) = a1 sin  2πNt − 2π λ d1 + ϕ1 ‹ , t ≥ d1 λN χ2M (t) = a2 sin  2πNt − 2π λ d2 + ϕ2 ‹ , t ≥ d2 λN Posons : φ1 = − 2π λ d1 + ϕ1 et φ2 = − 2π λ d2 + ϕ2 On peut donc encore écrire : χ1M (t) = a1 sin (2πNt + φ1), t ≥ d1 λN χ2M (t) = a2 sin (2πNt + φ2), t ≥ d2 λN Les ondes mécaniques créées aux points S1 et S2 se superposent dans le milieu élastique et donnent naissance à une nouvelle onde. Du principe de superposition, on peut exprimer le déplacement χM (t) du point M dû à cette nouvelle onde sous la forme : χM (t) = χ1M (t) + χ2M (t) = a1 sin (2πNt + φ1) + a2 sin (2πNt + φ2), t ≥ d1 λN et t ≥ d2 λN GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 537 Exprimons χM (t) sous la forme ci-dessous : χM (t) = A sin (2πNt + φ), t ≥ d1 λN et t ≥ d2 λN A est l’amplitude au point M de l’onde résultante de la superposition des deux ondes créées en S1 et S2. Le diagramme de Fresnel correspondant a été représenté à la Figure 10.8 ci-dessous. Figure 10.8 – Diagramme de Fresnel relatif à la superposition de deux ondes mécaniques. L’amplitude A vérifie la relation ci-dessous : A2 = a1 2 + a2 2 + 2a1a2 cos (φ1 − φ2) D’où : A = Ê a1 2 + a2 2 + 2a1a2cos • ϕ1 − ϕ2 + 2π (d2 − d1) λ ˜ (10.10) On a de même : tan φ = a1 sin φ1 + a2 sin φ2 a1 cos φ1 + a2 cos φ2 D’où : tan φ = a1 sin ϕ1 − 2π λ d1 + a2 sin ϕ2 − 2π λ d2 a1 cos ϕ1 − 2π λ d1 + a2 cos ϕ2 − 2π λ d2 (10.11) La différence de marche δ du point M s’exprime selon la relation ci-dessous : δ = d2 − d1 (10.12) L’orde d’interférence p du point M est quant à lui donné par la relation ci-dessous : p = d2 − d1 λ = δ λ (10.13) Si en plus d’être synchrones, les sources S1 et S2 sont aussi cohérentes (la différence de phase entre χ1M (t) et χ2M (t) est constante), une interférence se produit, et on observera pour certains milieux des franges ou des lignes d’interférence. Supposons que S1 et S2 vibrent en GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 538 phase avec la même amplitude. Posons dans ce cas : a1 = a2 = a et ϕ1 = ϕ2 = ϕ On a donc : A = Ê a2 + a2 + 2a2cos • 2π (d2 − d1) λ ˜ = Ê 2a2 § 1 + cos • 2π (d2 − d1) λ ˜ª = Ê 2a2 § 1 + 2 cos2 • π (d2 − d1) λ ˜ − 1 ª = Ê 4a2cos2 • π (d2 − d1) λ ˜ D’où : A = 2a cos • π (d2 − d1) λ ˜ (10.14) La fonction cosinus étant bornée, on a : 0 ≤ A ≤ 2a Pourqu’on ait A = 0, on doit avoir la condition : cos • π (d2 − d1) λ ˜ = 0 =⇒ π (d2 − d1) λ = π 2 + kπ, k ∈ Z Soit : δ = d2 − d1 = (2k + 1) λ 2 , k ∈ Z La condition ci-dessus étant vérifiée, le point M appartient à une frange d’amplitude nulle. L’interférence en ce point est destructive. Pourqu’on ait A = 2a, on doit avoir la condition : cos • π (d2 − d1) λ ˜ = 1 =⇒ π (d2 − d1) λ = kπ, k ∈ Z Soit : δ = d2 − d1 = kλ, k ∈ Z La condition ci-dessus étant vérifiée, le point M appartient à une frange d’amplitude maxi- male. L’interférence en ce point est constructive. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 539 10.3.2 Ondes mécaniques stationnaires Une onde stationnaire est une onde qui résulte de la superposition de deux ondes pro- gressives de même amplitude, de même fréquence, et se propageant dans le même milieu, dans la même direction mais dans des sens contraires. Considérons le cas où les déplacements des points S1 et S2 ont la même amplitude mais des phases à l’origine différentes (ϕ1 6= ϕ2). Le déplacement total χM (t) de M s’exprime par : χM (t) = χ1M (t) + χ2M (t) = a sin  2πNt + ϕ1 − 2π λ d1 ‹ + a sin  2πNt + ϕ2 − 2π λ d2 ‹ , t ≥ d1 λN et t ≥ d2 λN Posons : Φ1 = 2πNt + ϕ1 − 2π λ d1 Φ2 = 2πNt + ϕ2 − 2π λ d2 On a : χM (t) = a sin Φ1 + a2 sin Φ2 = 2a cos  Φ1 − Φ2 2 ‹ sin  Φ1 + Φ2 2 ‹ = 2a cos • π (d2 − d1) λ + ϕ1 − ϕ2 2 ˜ sin • 2πNt + ϕ1 + ϕ2 2 − π (d1 + d2) λ ˜ Posons : d1 = x Supposons que le point M appartienne au segment [S1S2]. On a donc : d1 + d2 = D =⇒ d2 − d1 = D − 2d1 = D − 2x D’où : χM (x, t) = 2a cos • π (D − 2x) λ + ϕ1 − ϕ2 2 ˜ sin  2πNt + ϕ1 + ϕ2 2 − πD λ ‹ (10.15) L’équation ci-dessus traduit une onde stationnaire. A la différence des ondes progressives, les ondes stationnaires ne se propagent pas. Dans le cas de la corde étudiée précédemment, l’ex- témité S étant perturbée, une onde transversale se propage le long de la corde. Lorsque le front d’onde aura atteint l’autre extrémité fixe P, l’onde sera réfléchie ; une onde de même fréquence et de même amplitude prendra naissance en P et se propagera dans la corde dans le sens contraire de l’onde incidente de départ. La superposition des deux ondes donnera alors naissance à une onde stationnaire sur la corde. On observera la corde vibrer avec plusieurs fuseaux comme sur la Figure 10.9. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 540 Figure 10.9 – Ondes stationnaires sur une corde élastique. L’expéricence réalisée ci-dessus est l’expérience de Melde (du physicien allemand Franz Melde). Les points de la corde qui restent immobiles ont une amplitude nulle et sont appelés nœuds, tandis que les points de la corde dont l’amplitude est maximale sont appelés ventres. Soit n le nombre de fuseaux. La longueur L de la corde est liée à la longueur d’onde λ par la relation ci-dessous : L = nλ 2 (10.16) Les abscisses des nœuds, comptées à partir de l’extrémité S sont données par : xn = knλ 2 , kn = 0, 1, 2, · · · , n (10.17) Les abscisses des ventres, comptées à partir de l’extrémité S sont données par : xv = kvλ 2 + λ 4 , k = 0, 1, 2, · · · , n − 1 (10.18) Les ondes mécaniques stationnaires sont mises à profit dans de nombreux instruments de mu- sique tels que la guitare, le piano, ou encore la flûte. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 541 Exercices Exercice 10.1 : On considère une corde élastique horizontale de masse m = 2, 7 kg et de longueur L = 3 m. On excite son extrémité gauche S en lui imposant un mouvement vertical sinusoïdal d’élongation yS(t) = a sin ωt avec a = 10 cm et ω = 60π rad.s−1 . Une onde progressive se propage alors le long de la corde avec une célérité C = 45 m.s−1 . 1- Calculer la fréquence N de l’onde et en déduire sa longueur d’onde λ. 2- Calculer la masse linéique µ de la corde et en déduire l’intensité T de sa tension. 3- Déterminer le temps τ1 mis par l’onde pour atteindre le milieu I de la corde. 4- Déterminer le temps τ2 mis par l’onde pour atteindre l’autre extrémité P de la corde. 5- Comparer les mouvements des points S, I et P. 6- Représenter l’aspect de la corde à la date τ1 et à la date τ2. Exercice 10.2 : La Figure 10.10 ci-dessous représente l’aspect à la date τ = 2 s d’une corde vibrante de lon- gueur L = SP = 240 cm, l’origine des dates étant prise à l’instant où l’extrémité S de la corde a été excitée verticalement. Figure 10.10 – Exercice 10.2. 1- Déterminer l’amplitude a et la longueur d’onde λ de l’onde. 2- Déterminer la célérité C et en déduire la fréquence N de l’onde. 3- Comparer les mouvements des points S et P. 4- Donner l’expression en fonction du temps de l’élongation yS(t) du point S. Exercice 10.3 : Le long d’une corde horizontale excitée à la date t = 0 en son extrémité S se propage une onde de célérité C = 5 m.s−1 . La Figure 10.11 représente la courbe d’évolution en fonction du temps GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 542 de l’élongation yM d’un point M de la corde tel que SM = 50 cm. La vitesse de balayage vaut 50 ms/div et la sensibilité verticale vaut 2 cm/div. Figure 10.11 – Exercice 10.3. 1- Déterminer l’amplitude a et la fréquence N de l’onde. 2- En déduire sa longueur d’onde λ. 3- Comparer les mouvements des points S et M ? 4- Donner l’expression en fonction du temps de l’élongation yS(t) du point S. Exercice 10.4 : On excite un point O de la surface de l’eau contenue dans un récipient à l’aide d’une lame vibrante. Une onde d’amplitude a = 10 mm se propage le long de la surface avec une célérité C = 8 m.s−1 . A la date t = 0, l’élongation du point O est nulle, et il se déplace dans le sens négatif des élongations. On éclaire la surface de l’eau avec un stroboscope émettant des éclairs dont la fréquence varie entre 8 Hz et 25 Hz. La surface de l’eau paraît immobile lorsque la fréquence des éclairs vaut 10 Hz et lorsqu’elle vaut 20 Hz. 1- Déterminer la fréquence N de l’onde. 2- Exprimer en fonction du temps l’élongation yO(t) du point O. 3- Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde. 4- Déterminer la date τ à laquelle l’onde a parcouru 1 mètre. 5- Représenter la vue de profil de la surface de l’eau à la date τ. Exercice 10.5 : Un sceau parfaitement cylindrique de diamètre D = 30 cm contient de l’eau. A la date t = 0, on excite le centre de la surface de l’eau, et des rides circulaires se propagent. La première ride circulaire a un diamètre d = 6 cm et la cinquième ride coïncide parfaitement avec le cercle qui délimite la surface de l’eau. Le front d’onde atteint les parois du sceau à la date τ = 2, 5 s. 1- Représenter les rides circulaires observées sur la surface de l’eau. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 543 2- Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde qui se propage à la surface de l’eau. 3- Déterminer la célérité C et la fréquence N de cette onde. Exercice 10.6 : Un récipient en forme de cube d’arête c = 10 cm contient de l’eau. On excite le centre O de la surface de l’eau à la date t = 0, et une onde d’amplitude a = 5 mm se propage à la surface. L’aspect de cette surface vue de profil à la date τ = 2 s a été repéséentée à la Figure 10.12 ci-dessous. Figure 10.12 – Exercice 10.6. 1- Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde. 2- Déterminer sa vitesse V et en déduire sa fréquence N. 3- Comparer les mouvements des points O, A et B. 4- Exprimer en fonction du temps l’élongation yO(t) du point O. Exercice 10.7 : On considère une chaîne horizontale constituée de plusieurs atomes. A l’équilibre, deux atomes consécutifs sont séparés par une même distance d. On excite l’un des atomes, et des ondes longitudinales se propagent le long de la chaîne. Le déplacement χn d’un atome quelconque de rang n ∈ N est donné par : χn = A sin  ωt − 2π λ nd + ϕ ‹ Soit i ∈ N∗ . 1- Démontrer que si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en phase, alors les atomes de rangs respectifs n − i, n et n + i vibrent tous en phase. 2- Démontrer que si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en opposition de phase, alors l’atome de rang n − i vibre en opposition de phase avec l’atome de rang n, mais vibre en phase avec l’atome de rang n + i. 3- Démontrer que si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en quadrature de phase, alors l’atome de rang n − i vibre en quadrature de phase avec l’atome de rang n, mais vibre en opposition de phase avec l’atome de rang n + i. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 544 Exercice 10.8 : Un haut-parleur génère en un point O un son qui se propage dans l’air sans atténuissement avec une fréquence N = 50 Hz et une célérité C = 340 m.s−1 . 1- Déterminer la longueur d’onde λ du son. 2- Soit A un point de l’espace. Déterminer la distance OA parcourue par l’onde sonore à la date τ1 = 5 s. 3- Déterminer le temps τ2 mis par l’onde sonore depuis le point O pour atteindre un point B tel que OB = 3, 4 km. 4- Comparer les mouvements des points O, A et B. Exercice 10.9 : On considère une corde élastique de longueur L = AB = 2 m placée horizontalement. On excite ses deux extrémités A et B en leur imposant des mouvements verticaux sinusoïdaux de même amplitude a, de même fréquence N = 25 Hz et de même phase initiale ϕ. Les ondes qui prennent naissance en ces deux points se propagent le long de la corde avec la même célérité C = 10 m.s−1 . Soit M un point de la corde horizontale tel que AM = d. 1- Calculer la longueur d’onde λ des deux ondes créées en A et B. 2- Exprimer les élongations yAM(t) et yBM(t) du point M dues aux ondes respectives créées en A et B. 3- En déduire l’expression de l’élongation résultante yM(t) en M. 4- Déterminer toutes les valeurs de d pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est maximale. 5- Déterminer toutes les valeurs de d pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est nulle. Exercice 10.10 : Un grand récipient contient de l’eau. On considère deux points O1 et O2 de la surface, distants de D = 1, 5 m. A l’aide de deux lames vibrant en phase et à la même fréquence N = 30 Hz, on excite la surface aux points O1 et O2. Des ondes se propagent alors à la surface, avec la même amplitude a et la même célérité C = 15 m.s−1 . On considère un point M du segment [O1O2] tel que O1M = d. 1- Calculer la longueur d’onde λ des deux ondes créées en O1 et O2. 2- Exprimer l’amplitude ad de l’onde qui résulte de l’interférence au point M entre les deux ondes. 3- Déterminer toutes les valeurs de d pour lesquelles l’interférence au point M est constructive. 4- Déterminer toutes les valeurs de d pour lesquelles l’interférence au point M est destructive. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 545 Exercice 10.11 : Deux haut-parleurs placés respectivement aux points S1 et S2 tels que S1S2 = d = 3 m pro- duisent des ondes sonores de même amplitude a = 4 cm, de même fréquence N = 50 Hz, de même phase initiale et de même longueur d’onde λ = 80 cm. On considère un point M du seg- ment [S1S2] tel que S1M = d1 et S2M = d2. 1- Calculer la célérité C des deux ondes crées en S1 et S2. 2- Exprimer l’amplitude aM de l’onde qui résulte de la superposition des deux ondes en M. 3- Déterminer tous les couples (d1 ; d2) pour lesquels aM = 8 cm. 4- Déterminer tous les couples (d1 ; d2) pour lesquels aM = 0 cm. Exercice 10.12 : Une chaîne horizontale est constituée de 1001 particules. La première particule de rang 0 est celle de référence, tandis que le rang de la dernière particule est noté N (N ∈ N∗ ). A l’équilibre, deux particules successives sont séparées par une même distance d = 4 µm. Deux ondes longi- tudinales de même amplitude a, de même fréquence et de même longueur d’onde λ = 2 mm se propageant de sens contraire dans la chaîne produisent au point M où se trouve la particule de rang n (n ∈ N) une onde dont l’amplitude an est donnée par : an = 2a cos • πd λ (N − 2n) ˜ 1- Déterminer la valeur de N. 2- Déterminer les valeurs de n pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est maximale. 3- Déterminer les valeurs de n pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est nulle. Exercice 10.13 : On considère une corde homogène de masse m = 3 kg et de longueur L = 2, 5 m passant par la gorge d’une poulie. L’extrémité de la partie verticale de la corde de longueur Lv = 1 m supporte un solide en fer de forme cubique d’arête a = 52, 1 mm. A l’aide d’une lame vibrant à la fréquence N = 5 Hz, on excite l’extrémité de la partie horizontale de la corde. Au bout d’un moment, on observe des ondes stationnaires sur cette partie. Le solide reste immobile tout au long du mouvement. On prendra la valeur de l’accélération de la pesanteur g = 9, 8 USI et celle de la masse volumique du fer ρfer = 7800 kg.m−3 . 1- Déterminer le module T de la tension dans la corde. 2- Déterminer la masse linéique µ de la corde et en déduire la célérité C de l’onde produite par la lame. 3- Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde. Combien de fuseaux stables observe-t-on ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 546 Exercice 10.14 : On considère une corde de longueur L = AB = 90 cm le long de laquelle une onde de fréquence N = 20 Hz s’est propagée et s’est réfléchie pour donner naissance à une onde stationnaire. La Figure 10.13 ci-dessous représente la manière dont cette corde vibre. Figure 10.13 – Exercice 10.14. 1- Combien de fuseaux observe-t-on ? En déduire la longueur d’onde λ de l’onde. 2- Déterminer la célérité de l’onde. 3- Déterminer les abscisses comptées à partir de A des ventres et des nœuds. Exercice 10.15 : Une corde horizontale de longueur L = 50 cm fixée à ses extrémités vibre avec un seul fuseau. La Figure 10.14 ci-dessous représente l’évolution en fonction du temps de l’élongation y de l’unique ventre de la corde, l’origine des dates ayant été prise à un instant quelconque. Figure 10.14 – Exercice 10.15. 1- Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde stationnaire sur la corde. 2- Déterminer l’amplitude a du mouvement du ventre. 3- Déterminer la période T du mouvement et en déduire la célérité C de l’onde ayant produit l’onde stationnaire. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 558.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 547 Evaluations des compétences Evaluation 10.1 : On impose un mouvement vertical sinusoïdal à l’une des extrémités A d’une corde initialement horizontale de masse m = 2 kg et de longueur L = AB = 1, 6 m. La Figure 10.15 représente l’évolution en fonction du temps de l’élongation yI du point I milieu de la corde. La Figure 10.16 quant à elle représente l’aspect de la corde à une date τ. Figure 10.15 – Evaluation 10.1 (Elongation du point I). Figure 10.16 – Evaluation 10.1 (Aspect de la corde). Déterminer la tension T dans la corde. Evaluation 10.2 : On effectue une expérience avec un rail en acier de longueur L = 2, 5 km. On frappe l’une de ses extrémités avec une fréquence régulière de 300 coups par minute. Un microphone est placé tout près de l’autre extrémité. Le microphone commence à détecter du son une demi-seconde après qu’on ait commencé à frapper. Déterminer la longueur d’onde λ du son qui se propage dans le rail. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 559.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 548 Evaluation 10.3 : Dans l’air ambiant, deux haut-parleurs identiques sont placés en regard et séparés par une distance D = 10 m. Ils émettent en phase des sons de même amplitude et de même fréquence N = 50 Hz. On place un microphone entre les deux haut-parleurs. La distance entre le micro- phone et le premier haut-parleur vaut d = 3, 3m. On se rend compte que le signal capté par le microphone est nul, pourtant tous les appareils fonctionnent correctement. Déterminer la longueur d’onde λ et la célérité C des sons émis par les haut-parleurs sachant que la vitesse du son dans l’air est comprise entre 320 m.s−1 et 350 m.s−1 . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 560.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 549 Corrections des exercices Exercice 10.1 : 1- La fréquence N de l’onde est liée à sa pulsation ω par la relation : N = ω 2π Application numérique : N = 60π 2π Soit : N = 30 Hz La longueur d’onde λ de l’onde est donnée par la relation : λ = C N Application numérique : λ = 45 30 Soit : λ = 1, 5 m 2- La masse linéique µ de la corde est le rapport entre sa masse et sa longueur. On a donc : µ = m L Application numérique : µ = 2, 7 3 Soit : µ = 0, 9 kg.m−1 La tension T de la corde est liée à la célérité C et à la masse linéique µ selon la relation : C = Ê T µ D’où : T = µC2 Application numérique : T = 0, 9 × 452 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 561.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 550 Soit : T = 1822, 5 N 3- Lorsque la corde est horizontale, la distance entre l’extrémité S et le milieu I correspond à la moitié de la longueur de la corde. Le temps τ1 mis par l’onde pour atteindre le point I est donc lié à sa célérité C selon la relation : C = L 2τ1 D’où : τ1 = L 2C Application numérique : τ1 = 3 2 × 45 Soit : τ1 = 33, 33 ms 4- Le temps τ2 mis par l’onde pour atteindre l’autre extrémité P de la corde est lié à sa célérité C selon la relation : C = L τ2 D’où : τ2 = L C Application numérique : τ2 = 3 45 Soit : τ2 = 66, 66 ms 5- Les élongations des points S, I et P sont respectivement données par : yS(t) = a sin ωt yI(t) = a sin (ωt − ωτ1) yP(t) = a sin (ωt − ωτ2) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 562.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 551 Le déphasage ϕ1 de yS(t) par rapport à yI(t) vaut : ϕ1 = ωτ1 = 60π × 1 30 = 2π Le déphasage ϕ2 de yS(t) par rapport à yP(t) vaut : ϕ2 = ωτ2 = 60π × 2 30 = 4π Le déphasage ϕ12 de yI(t) par rapport à yP(t) vaut : ϕ12 = −ωτ1 + ωτ2 = ϕ2 − ϕ1 = 4π − 2π = 2π On conclut donc que les points S, I et P vibrent tous en phase. 6- Soit M un point de la corde tel que, à l’équilibre, SM = x. A une date τ quelconque, l’élongation yM (τ, x) du point M s’exprime par : yM (τ, x) = a sin  ωτ − 2π λ x ‹ = a sin  60πτ − 4π 3 x ‹ On a donc : yM (τ1, x) = a sin  ωτ1 − 2π λ x ‹ = a sin  2π − 4π 3 x ‹ 0 ≤ x ≤ L 2 yM (τ2, x) = a sin  ωτ2 − 2π λ x ‹ = a sin  4π − 4π 3 x ‹ 0 ≤ x ≤ L Les aspects de la corde aux dates respectives τ1 et τ2 ne sont rien d’autre que les tracés en fonction de x de yM (τ1, x) et yM (τ2, x). Ces aspects ont été respectivement représentés à la Figure 10.17 et à la Figure 10.18. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 563.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 552 Figure 10.17 – Correction de l’exercice 10.1 (Aspect de la corde à la date τ1). Figure 10.18 – Correction de l’exercice 10.1 (Aspect de la corde à la date τ2). GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 564.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 553 Exercice 10.2 : 1- A la Figure 10.10, on constate que la distance séparant les droites horizontales qui passent par les maximums et par les minimums de la corde vaut 10 cm. Or, cette distance correspond au double de l’amplitude a de l’onde qui se propage le long de la corde. On a donc : a = 5 cm Soit λ la longueur d’onde de l’onde qui se propage le long de la corde. En observant la Figure 10.10, on se rend compte que la longueur L = SP de la corde est telle que : L = SP = λ + λ 2 = 3λ 2 D’où : λ = 2L 3 Application numérique : λ = 2 × 2, 4 3 Soit : λ = 1, 6 m 2- A la date τ = 2 s, on se rend compte que l’onde a atteint l’extrémité P de la corde. La célérité C de l’onde s’exprime donc par : C = L τ Application numérique : C = 2, 4 2 Soit : C = 1, 2 m.s−1 La fréquence N de l’onde est liée à la célérité C et à la longueur d’onde λ selon la relation : N = C λ Application numérique : N = 1, 2 1, 6 Soit : N = 750 mHz GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 565.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 554 3- Le déphasage φ de l’élongation du point S par rapport à l’élongation du point P vaut : φ = 2πL λ = 2π × 3 2 = 3π On conclut donc que les points S et P vibrent en opposition de phase. 4- Exprimons l’élongation yS (t) du point S sous la forme : yS (t) = a sin (2πNt + ϕ) Soit M un point de la corde tel que SM = x lorsqu’elle est horizontale. L’élongation y (t, x) du point M s’exprime par : y (t, x) = a sin  2πNt − 2π λ x + ϕ ‹ L’aspect à la date τ de la corde correspond au tracé de y (t = τ, x) en fonction de x. On a : y (t = τ, x) = a sin  2πNτ − 2π λ x + ϕ ‹ dy dx (t = τ, x) = − 2πa λ cos  2πNτ − 2π λ x + ϕ ‹ De la Figure 10.10, on se rend compte que l’élongation du point d’origine S est nul, et que la tangente à la corde en ce point est une droite croissante. On a donc : y (t = τ, x = 0) = 0 et dy dx (t = τ, x = 0) 0 =⇒ sin (2πNτ + ϕ) = 0 et cos (2πNτ + ϕ) 0 On a donc : 2πNτ + ϕ = π =⇒ ϕ = π − 2πNτ = π − 3π = −2π Or, 0 est la mesure principale de −2π. L’élongation yS(t) du point S peut donc se mettre sous la forme ci-dessous : yS (t) = 5 sin  3π 2 t ‹ en cm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 566.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 555 Exercice 10.3 : 1- De la Figure 10.11, on constate que l’amplitude a de l’onde est égale à 4 divisions verticales. Or, une division verticale correspond à 2 cm. Soit : a = 8 cm On constate également que la période T de l’onde est égale à 8 divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 50 ms. Soit : T = 400 ms La fréquence N de l’onde est donnée par la relation : N = 1 T = 1 0, 4 D’où : N = 2, 5 Hz 2- La longueur d’onde de l’onde est donnée par la relation : λ = C N Application numérique : λ = 5 2, 5 Soit : λ = 2 m 3- Le déphasage ϕSM de l’élongation du point M par rapport à celle du point S est donné par : ϕMS = 2πd λ = 2π × 0, 5 2 = π 2 On conclut donc que les points S et M vibrent en quadrature de phase. 4- Exprimons l’élongation yS(t) du point S sous la forme : yS(t) = a sin  2π T t + ϕ ‹ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 567.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 556 L’élongation yM(t) du point M a pour expression : yM(t) = a sin  2π T t + ϕ − ϕSM ‹ = a sin  2π T t + ϕ − π 2 ‹ Posons : φ = ϕ − π 2 On a donc : yM(t) = a sin  2π T t + φ ‹ ẏM(t) = 2πa T cos  2π T t + φ ‹ De la Figure 10.11 on se rend compte que lorsque t = 1 div = T 8 , yM est nul et va dans le sens des élongations positives. On a donc : yM  t = T 8 ‹ = a sin  2π T T 8 + φ ‹ = a sin π 4 + φ = 0 ẏM  t = T 8 ‹ 0 On a donc : π 4 + φ = π 4 + ϕ − π 2 = 0 D’où : ϕ = π 4 L’élongation du point S s’exprime donc par : yS(t) = 8 sin 5πt + π 4 en cm Exercice 10.4 : 1- Notons Ne la fréquence des éclairs. Pour que la surface de l’eau paraisse immobile, on doit avoir la relation : Ne = N k , k ∈ N La plus grande fréquence des éclairs pour laquelle la surface de l’eau paraît immobile est obtenue pour k = 1. Elle correspond donc à la fréquence propre N de la lame vibrante. Or, 20 Hz est la plus grande fréquence des éclairs pour laquelle la surface de l’eau paraît immobile. D’où : N = 20 Hz GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 568.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 557 2- Exprimons l’élongation yO(t) du point O sous la forme : yO(t) = a sin (2πNt + ϕ) On a : ẏO(t) = 2πaN cos (2πNt + ϕ) A la date t = 0, l’élongation du point O est nulle, et il se déplace dans le sens des élongations négatives. On a donc : yO(t = 0) = 0 et ẏO(t = 0) 0 Soit : sin ϕ = 0 et cos ϕ 0 Donc : ϕ = π L’élongation yO(t) du point O peut donc s’exprimer selon la relation ci-dessous : yO(t) = 10 sin (40πt + π) en mm 3- La longueur d’onde λ de l’onde s’exprime par : λ = C N Application numérique : λ = 8 20 Soit : λ = 40 cm 4- La date τ à laquelle l’onde a parcouru la distance d = 1 m est telle que : C = d τ D’où : τ = d C Application numérique : τ = 1 8 Soit : τ = 125 ms GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 569.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 558 5- L’onde créée à la surface de l’eau se déplace dans toutes les directions de la surface. Choi- sissons une droite horizontale quelconque de la surface de l’eau passant par le point O. Soit χ la distance entre le point O et un point quelconque de la droite horizontale précédente. L’élongation y (τ, χ) de ce point à la date τ s’exprime par : y (τ, χ) = 10 sin  40πτ − 2π λ χ + π ‹ = 10 sin  5π − 2π λ χ + π ‹ = 10 sin  − 2π λ χ + 6π ‹ = 10 sin  − 2π λ χ ‹ L’aspect de la surface de l’eau, vue de profil, à la date τ a été représentée à la Figure 10.19 ci-dessous. Figure 10.19 – Correction de l’exercice 10.4. Exercice 10.5 : 1- Les rides circulaires observées sur la surface de l’eau ont été représentées à la Figure 10.20 ci-dessous. Figure 10.20 – Correction de l’exercice 10.5. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 570.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 559 2- Le diamètre de la cinquième ride qui coïncide avec le cercle qui délimite la surface de l’eau est égal au diamètre D du sceau. De la Figure 10.20, on peut écrire : D = d + 8λ D’où : λ = D − d 8 Application numérique : λ = 0, 3 − 0, 06 8 Soit : λ = 3 cm 3- Lorsque le front d’onde atteint les parois du sceau, l’onde a parcouru une distance égale à son rayon. La célérité C de l’onde s’exprime donc par : C = D 2τ Application numérique : C = 0, 3 2 × 2, 5 Soit : C = 6 cm.s−1 La fréquence N de l’onde est donnée par : N = C λ Application numérique N = 0, 06 0, 03 Soit : N = 2 Hz Exercice 10.6 : 1- En observant la Figure 10.12, on se rend compte que l’arête c du récipient cubique est fonction de la longueur d’onde λ selon la relation : c = AB = 10λ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 571.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 560 D’où : λ = c 10 Application numérique : λ = 0, 1 10 Soit : λ = 1 cm 2- A la date τ, l’onde a atteint les parois du récipient. Elle a donc parcouru une distance égale à la moitié de l’arête du récipient. La célérité C de l’onde s’exprime donc par : C = c 2τ Application numérique : C = 0, 1 2 × 2 Soit : C = 2, 5 cm.s−1 La fréquence N de l’onde est donnée par : N = C λ Application numérique N = 0, 025 0, 01 Soit : N = 2, 5 Hz 3- Le déphasage ϕOA de l’élongation du point O par rapport à celle du point A est donnée par : ϕOA = 2πOA λ = πc λ = 10π Le déphasage ϕOB de l’élongation du point O par rapport à celle du point B est donnée par : ϕOB = 2πOB λ = 10π On conclut donc que les points O, A et B vibrent tous en phase. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 572.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 561 4- Mettons l’élongation yO (t) du point O sous la forme : yO (t) = a sin (2πNt + ϕ) Soit M un point du segment [OB] tel que OM = x. L’élongation y (t, x) de M s’exprime par : y (t, x) = a sin  2πNt − 2π λ x + ϕ ‹ L’aspect à la date τ de la surface de l’eau vue de profil correspond au tracé de y (t = τ, x) en fonction de x. On a : y (t = τ, x) = a sin  2πNτ − 2π λ x + ϕ ‹ dy dx (t = τ, x) = − 2πa λ cos  2πNτ − 2π λ x + ϕ ‹ De la Figure 10.12, on se rend compte que : y (t = τ, x = 0) = 0 et dy dx (t = τ, x = 0) 0 Soit : sin (2πNτ + ϕ) = 0 et cos (2πNτ + ϕ) 0 On a donc : 2πNτ + ϕ = π =⇒ ϕ = π − 2πNτ = π − 10π = −9π Or, π est la mesure principale de −9π. L’élongation yO(t) du point O peut donc se mettre sous la forme ci-dessous : yO(t) = 5 sin (5πt + π) en mm Exercice 10.7 : 1- La différence de phase φn,n+i de l’atome de rang n par rapport à l’atome de rang n + i a pour expression : φn,n+i = − 2πnd λ + 2πd (n + i) λ = 2πid λ La différence de phase φn−i,n de l’atome de rang n − i par rapport à l’atome de rang n a pour expression : φn−i,n = − 2πd (n − i) λ + 2πnd λ = 2πid λ = φn,n+i La différence de phase φn−i,n+i de l’atome de rang n − i par rapport à l’atome de rang n + i a GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 573.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 562 pour expression : φn−i,n+i = − 2πd (n − i) λ + 2πd (n + i) λ = 4πid λ = 2φn,n+i Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en phase, alors on a : φn,n+i = 2kπ, k ∈ Z Donc : φn−i,n = 2kπ, k ∈ Z φn−i,n+i = 4kπ, k ∈ Z = 2k0 π, k0 = 2k ∈ Z En conclusion, Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en phase, alors les atomes de rangs respectifs n − i, n et n + i vibrent tous en phase. 2- Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en opposition de phase, alors on a : φn,n+i = π + 2kπ, k ∈ Z = (2k + 1) π, k ∈ Z Donc : φn−i,n = (2k + 1) π, k ∈ Z φn−i,n+i = 2 (2k + 1) π, k ∈ Z = 2k0 π, k0 = 2k + 1 ∈ Z En conclusion, Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en opposition de phase, alors l’atome de rang n − i vibre en opposition de phase avec l’atome de rang n, mais vibre en phase avec l’atome de rang n + i. 3- Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en quadrature de phase, alors on a : φn,n+i = π 2 + kπ, k ∈ Z =  k + 1 2 ‹ π, k ∈ Z Donc : φn−i,n =  k + 1 2 ‹ π, k ∈ Z GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 574.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 563 φn−i,n+i = 2  k + 1 2 ‹ π, k ∈ Z = (2k + 1) π, k ∈ Z En conclusion, Si l’atome de rang n et l’atome de rang n + i vibrent en quadrature de phase, alors l’atome de rang n − i vibre en quadrature de phase avec l’atome de rang n, mais vibre en opposition de phase avec l’atome de rang n + i. Exercice 10.8 : 1- La longueur d’onde du son qui se propage dans l’air est donnée par : λ = C N Application numérique : λ = 340 50 Soit : λ = 6, 8 m 2- La distance OA parcourue par l’onde sonore à la date τ1 est telle que : C = OA τ1 D’où : OA = Cτ1 Application numérique : OA = 340 × 5 Soit : OA = 1, 7 km 3- La date τ2 à laquelle le son atteint le point B est telle que : C = OB τ2 D’où : τ2 = OB C Application numérique : τ2 = 3400 340 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 575.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 564 Soit : τ2 = 10 s 4- La différence de phase φOA entre le déplacement du point O par rapport au déplacement du point A dus à l’onde sonore s’exprime par : φOA = 2πOA λ = 2π × 1700 6, 8 = 500π = 2 × 250π La différence de phase φOB entre le déplacement du point O par rapport au déplacement du point B dus à l’onde s’onore s’exprime par : φOB = 2πOB λ = 2π × 3400 6, 8 = 1000π = 2 × 500π On conclut donc que les points O, A et B vibrent tous en phase. Exercice 10.9 : 1- La longueur d’onde des ondes créées en A et B est donnée par : λ = C N Application numérique : λ = 10 25 Soit : λ = 40 cm 2- Etant donné que les mouvements des points A et B ont la même amplitude, la même fréquence et la même phase, ils sont donc identiques. On peut exprimer leurs élongations respectives yA(t) et yB(t) sous les formes suivantes : yA(t) = yB(t) = a sin (2πNt + ϕ) Les élongations respectives yAM(t) et yBM(t) du point M dues aux deux ondes s’expriment donc GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 576.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 565 par : yAM(t) = a sin  2πNt − 2πAM λ + ϕ ‹ yBM(t) = a sin  2πNt − 2πBM λ + ϕ ‹ = a sin  2πNt − 2π (AB − AM) λ + ϕ ‹ D’où : yAM(t) = a sin  2πNt − 2πd λ + ϕ ‹ yBM(t) = a sin  2πNt − 2π (L − d) λ + ϕ ‹ 3- L’élongation résultante yM(t) au point M est donnée par : yM(t) = yAM(t) + yBM(t) = a sin  2πNt − 2πd λ + ϕ ‹ + a sin  2πNt − 2π (L − d) λ + ϕ ‹ = a • sin  2πNt − 2πd λ + ϕ ‹ + sin  2πNt − 2π (L − d) λ + ϕ ‹˜ = 2a cos ‚ 2πNt − 2πd λ + ϕ − 2πNt + 2π(L−d) λ − ϕ 2 Œ × sin ‚ 2πNt − 2πd λ + ϕ + 2πNt − 2π(L−d) λ + ϕ 2 Œ D’où : yM(t) = 2a cos • π (L − 2d) λ ˜ sin  2πNt − πL λ + ϕ ‹ 4- L’amplitude de l’onde résultante au point M est maximale si : cos • π (L − 2d) λ ˜ = ±1 Donc : π (L − 2d) λ = kπ, k ∈ Z =⇒ L − 2d = kλ =⇒ d = L 2 − kλ 2 Or, on a : 0 ≤ d ≤ L GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 577.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 566 =⇒ 0 ≤ L 2 − kλ 2 ≤ L =⇒ − L 2 ≤ − kλ 2 ≤ L 2 =⇒ − L λ ≤ k ≤ L λ =⇒ −5 ≤ k ≤ 5 =⇒ k = {−5, −4 , −3, −2, −1, 0, 1, 2, 3, 4, 5} Les valeurs de d pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est maximale sont donc 0 m, 20 cm, 40 cm, 60 cm, 80 cm, 1 m, 1, 2 m, 1, 4 m, 1, 6 m, 1, 8 m et 2 m. 5- L’amplitude de l’onde résultante au point M est nulle si : cos • π (L − 2d) λ ˜ = 0 Donc : π (L − 2d) λ = π 2 + kπ, k ∈ Z =⇒ L − 2d = λ  k + 1 2 ‹ =⇒ d = L 2 − λ 2  k + 1 2 ‹ Or, on a : 0 ≤ d ≤ L =⇒ 0 ≤ L 2 − λ 2  k + 1 2 ‹ ≤ L =⇒ − L 2 ≤ λ 2  k + 1 2 ‹ ≤ L 2 =⇒ − L λ ≤ k + 1 2 ≤ L λ =⇒ − L λ − 1 2 ≤ k ≤ L λ − 1 2 =⇒ −5, 5 ≤ k ≤ 4, 5 =⇒ k = {−5, −4, −3, −2 , −1, 0, 1, 2, 3, 4} Les valeurs de d pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est nulle sont donc 10 cm, 30 cm, 50 cm, 70 cm, 90 cm, 1, 1 m, 1, 3 m, 1, 5 m, 1, 7 m et 1, 9 m. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 578.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 567 Exercice 10.10 : 1- La longueur d’onde λ des ondes créées en O1 et O2 est donnée par : λ = C N Application numérique : λ = 15 30 Soit : λ = 50 cm 2- L’amplitude ad de l’onde qui résulte de l’interférence au point M entre les deux ondes s’exprime par : ad = 2a cos • π (O2M − O1M) λ ˜ = 2a cos • π (O1O2 − O1M − O1M) λ ˜ D’où : ad = 2a cos • π (D − 2d) λ ˜ 3- L’interférence au point M est constructive si : cos • π (D − 2d) λ ˜ = ±1 Donc : π (D − 2d) λ = kπ, k ∈ Z =⇒ D − 2d = kλ =⇒ d = D 2 − kλ 2 Or, on a : 0 ≤ d ≤ D =⇒ 0 ≤ D 2 − kλ 2 ≤ D =⇒ − D 2 ≤ − kλ 2 ≤ D 2 =⇒ − D λ ≤ k ≤ D λ =⇒ −3 ≤ k ≤ 3 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 579.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 568 =⇒ k = {−3, −2, −1, 0, 1, 2, 3} Les valeurs de d pour lesquelles l’interférence au point M est constructive sont donc 0 m, 25 cm, 50 cm, 75 cm, 1 m, 1, 25 m et 1, 5 m. 4- L’interférence au point M est destructive si : cos • π (D − 2d) λ ˜ = 0 Donc : π (D − 2d) λ = π 2 + kπ, k ∈ Z =⇒ D − 2d = λ  k + 1 2 ‹ =⇒ d = D 2 − λ 2  k + 1 2 ‹ Or, on a : 0 ≤ d ≤ D =⇒ 0 ≤ D 2 − λ 2  k + 1 2 ‹ ≤ D =⇒ − D 2 ≤ λ 2  k + 1 2 ‹ ≤ D 2 =⇒ − D λ ≤ k + 1 2 ≤ D λ =⇒ − D λ − 1 2 ≤ k ≤ D λ − 1 2 =⇒ −3, 5 ≤ k ≤ 2, 5 =⇒ k = {−3, −2 , −1, 0, 1, 2} Les valeurs de d pour lesquelles l’interférence au point M est destructive sont donc 12, 5 cm, 37, 5 cm, 62, 5 cm, 87, 5 cm, 1, 125 m et 1, 375 m. Exercice 10.11 : 1- La célérité C des ondes créées en S1 et S2 est donnée par : C = λN Application numérique : C = 0, 8 × 50 Soit : C = 40 m.s−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 580.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 569 2- L’amplitude aM de l’onde qui résulte de la superposition au point M des deux ondes s’exprime par : aM = 2a cos • π (S2M − S1M) λ ˜ D’où : aM = 2a cos • π (d2 − d1) λ ˜ 3- Si aM = 8 cm, alors on a : 2a cos • π (d2 − d1) λ ˜ = 8 cm =⇒ 8 cos • π (d2 − d1) λ ˜ = 8 cm =⇒ cos • π (d2 − d1) λ ˜ = 1 Soit : cos • π (d2 − d1) λ ˜ = ±1 Donc : π (d2 − d1) λ = kπ, k ∈ Z =⇒ d2 − d1 = kλ Or, on a : d1 + d2 = d =⇒ d2 = d − d1 =⇒ d2 − d1 = d − 2d1 Si aM = 8 cm, on a donc : d − 2d1 = kλ =⇒ d1 = d 2 − kλ 2 Or, on a : 0 ≤ d1 ≤ d =⇒ 0 ≤ d 2 − kλ 2 ≤ d =⇒ − d 2 ≤ − kλ 2 ≤ d 2 =⇒ − d λ ≤ k ≤ d λ =⇒ −3, 75 ≤ k ≤ 3, 75 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 581.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 570 =⇒ k = {−3, −2, −1, 0, 1, 2, 3} Les couples (d1 ; d2) pour lesquels aM = 8 cm sont donc (30 cm ; 2, 7 m), (70 cm ; 2, 3 m), (1, 1 m ; 1, 9 m), (1, 5 m ; 1, 5 m), (1, 9 m ; 1, 1 m), (2, 3 m ; 70 cm) et (2, 7 cm ; 30 cm). 4- Si aM = 0 cm, alors on a : 2a cos • π (d2 − d1) λ ˜ = 0 cm =⇒ 8 cos • π (d2 − d1) λ ˜ = 0 cm Soit : cos • π (d2 − d1) λ ˜ = 0 Donc : π (d2 − d1) λ = π 2 + kπ, k ∈ Z =⇒ d2 − d1 = d − 2d1 = λ  k + 1 2 ‹ =⇒ d1 = d 2 − λ 2  k + 1 2 ‹ Or, on a : 0 ≤ d1 ≤ d =⇒ 0 ≤ d 2 − λ 2  k + 1 2 ‹ ≤ d =⇒ − d 2 ≤ λ 2  k + 1 2 ‹ ≤ d 2 =⇒ − d λ ≤ k + 1 2 ≤ d λ =⇒ − d λ − 1 2 ≤ k ≤ d λ − 1 2 =⇒ −4, 25 ≤ k ≤ 3, 25 =⇒ k = {−4, −3, −2 , −1, 0, 1, 2, 3} Les couples (d1 ; d2) pour lesquels aM = 0 cm sont donc (10 cm ; 2, 9 m), (50 cm ; 2, 5 m), (90 cm ; 2, 1 m), (1, 3 m ; 1, 7 m), (1, 7 m ; 1, 3 m), (2, 1 m ; 90 cm), (2, 5 m ; 50 cm) et (2, 9 cm ; 10 cm). GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 582.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 571 Exercice 10.12 : 1- Soit N0 = 1001 le nombre de particules que contient la chaîne horizontale. Si la particule de rang 0 correspond à la première particule, alors celle de rang 1 correspond à la deuxième par- ticule, et donc celle de rang N qui est la dernière correspond encore à la (N + 1)-ème particule. Le nombre total de particules est donc : N0 = N + 1 = 1001 D’où : N = 1000 2- L’amplitude de l’onde résultante au point M est maximale si : cos • πd λ (N − 2n) ˜ = ±1 Donc : πd λ (N − 2n) = kπ, k ∈ Z =⇒ N − 2n = kλ d =⇒ n = N 2 − kλ 2d Or, on a : 0 ≤ n ≤ N =⇒ 0 ≤ N 2 − kλ 2d ≤ N =⇒ − N 2 ≤ − kλ 2d ≤ N 2 =⇒ − Nd λ ≤ k ≤ Nd λ =⇒ −2 ≤ k ≤ 2 =⇒ k = {−2, −1, 0, 1, 2} Les valeurs de n pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est maximale sont donc 0, 250, 500, 750 et 1000. 5- L’amplitude de l’onde résultante au point M est nulle si : cos • πd λ (N − 2n) ˜ = 0 Donc : πd λ (N − 2n) = π 2 + kπ, k ∈ Z GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 583.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 572 =⇒ N − 2n = λ d  k + 1 2 ‹ =⇒ n = N 2 − λ 2d  k + 1 2 ‹ Or, on a : 0 ≤ n ≤ N =⇒ 0 ≤ N 2 − λ 2d  k + 1 2 ‹ ≤ N =⇒ − N 2 ≤ λ 2d  k + 1 2 ‹ ≤ N 2 =⇒ − Nd λ ≤ k + 1 2 ≤ Nd λ =⇒ − Nd λ − 1 2 ≤ k ≤ Nd λ − 1 2 =⇒ −2, 5 ≤ k ≤ 1, 5 =⇒ k = {−2 , −1, 0, 1} Les valeurs de n pour lesquelles l’amplitude de l’onde résultante au point M est nulle sont donc 125, 375, 625 et 875. Exercice 10.13 : 1- Puique le solide reste au repos, la somme vectorielle des forces qui lui sont appliquées est toujours nulle. Soit T le module de la tension de la corde et ms la masse du solide. On a : T = msg Soit V le volume du solide. On a : ρfer = ms V Or, on a : V = a3 Soit : ρfer = ms a3 =⇒ ms = ρfera3 D’où : T = ρferga3 Application numérique T = 7800 × 9, 8 × 0, 05213 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 584.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 573 Soit : T = 10, 81 N 2- La masse linéique µ de la corde est donnée par : µ = m L Application numérique : µ = 3 2, 5 Soit : µ = 1, 2 kg.m−1 La célérité C des ondes est donnée par : C = Ê T µ Application numérique : C = Ê 10, 81 1, 2 Soit : C = 3 m.s−1 3- La longueur d’onde λ vaut : λ = C N Application numérique : λ = 3 5 Soit : λ = 60 cm Soit n le nombre de fuseaux observés et Lh la longueur de la partie horizontale de la corde. On a la relation : Lh = L − Lv = nλ 2 D’où : n = 2 (L − Lv) λ Application numérique : n = 2 × (2, 5 − 1) 0, 6 On observe donc cinq fuseaux stables. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 585.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 574 Exercice 10.14 : 1- Sur la Figure 10.13, on observe quatre fuseaux stables. La longueur L de la corde est liée à la longueur d’onde λ de l’onde par la relation : L = 4 2 λ = 2λ D’où : λ = L 2 Application numérique : λ = 0, 9 2 Soit : λ = 45 cm 2- La célérité de l’onde est donnée par la relation : C = λN Application numérique : C = 0, 45 × 20 Soit : C = 9 m.s−1 3- De la Figure 10.13, on voit que les abscisses comptées à partir de A des ventres dont l’amplitude est maximale ont pour expressions : λ 4 ; λ 2 + λ 4 ; λ + λ 4 et 3λ 2 + λ 4 On voit également que les abscisses comptées à partir de A des nœuds qui ne se déplacent pas sont : 0 ; λ 2 ; λ ; 3λ 2 et L Les abscisses comptées à partir de A des ventres sont donc : 11, 25 cm, 33, 75 cm, 56, 25 cm et 78, 75 cm Les abscisses comptées à partir de A des nœuds sont donc : 0 cm, 22, 5 cm, 45 cm, 67, 5 cm et 90 cm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 586.
    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 575 Exercice 10.15 : 1- Puisque la corde vibre avec un seul fuseau, sa longueur L et la longueur d’onde λ de l’onde stationnaire sur la corde sont liées par la relation : L = λ 2 D’où : λ = 2L Application numérique : λ = 2 × 50 Soit : λ = 1 m 2- De la Figure 10.14, on constate que l’amplitude a du mouvement du ventre est égale à 3 divisions verticales. Or, une division verticale correspond à 2 cm. D’où : a = 6 cm 3- De la Figure 10.14, on constate que la période T du mouvement du ventre est égale à 5 divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 2 s. D’où : T = 10 s La célérité C de l’onde ayant produit l’onde stationnaire est donnée par : C = λ T Application numérique : C = 1 10 Soit : C = 10 cm.s−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 576 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 10.1 : De la Figure 10.15, on se rend compte que la période T de l’onde est égale à 10 divisions horizontales. Or, une division horizontale correspond à 10 ms. On a donc T = 100 ms. De la Figure 10.16, on se rend compte qu’à la date τ, l’onde a atteint le milieu I de la corde. On se rend également compte que la distance parcourue par l’onde correspond à deux longueurs d’onde λ. On a donc : L 2 = 2λ =⇒ λ = L 4 Soit T le module de la tension dans la corde et µ sa masse linéique. La célérité C de l’onde qui se propage le long de la corde vérifie la relation : C = λ T = Ê T µ = É T L m =⇒ L 4T = É T L m =⇒ L2 16T2 = T L m D’où : T = mL 16T2 Application numérique : T = 2 × 1, 6 16 × 0, 12 La tension dans la corde vaut donc T = 20 N. Evaluation 10.2 : Notons C la célérité de l’onde sonore qui se propage dans le rail de longueur L. La date τ = 0, 5 s à laquelle le son est détecté par le microphone correspond encore au temps mis par le son pour parcourir toute la longueur du rail. On a donc : C = L τ La fréquence N vaut : N = 300 coups.min−1 = 5 coups.s−1 = 5 Hz La longueur d’onde λ de l’onde sonore est donnée par : λ = C N GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 10. ONDESMÉCANIQUES 577 D’où : λ = L Nτ Application numérique : λ = 2500 5 × 0, 5 La longueur d’onde du son qui se propage dans le barreau vaut donc λ = 1 km. Evaluation 10.3 : L’amplitude ad du signal détecté par le microphone s’exprime par : ad = 2a cos • π (D − 2d) λ ˜ Si le microphone ne détecte aucun signal, cela signifie que l’amplitude ad est nulle. On a donc : cos • π (D − 2d) λ ˜ = 0 Soit : π (D − 2d) λ = π 2 + kπ, k ∈ Z On a donc : λ = D − 2d k + 1 2 La célérité C de l’onde s’exprime par : C = λN = N (D − 2d) k + 1 2 La vitesse du son dans l’air étant comprise entre 320 m.s−1 et 350 m.s−1 , on a : 320 ≤ N (D − 2d) k + 1 2 ≤ 350 =⇒ N (D − 2d) 350 ≤ k + 1 2 ≤ N (D − 2d) 320 =⇒ 50 × (10 − 2 × 3, 3) 350 − 1 2 ≤ k ≤ 50 × (10 − 2 × 3, 3) 320 − 1 2 =⇒ −0, 014 ≤ k ≤ 0, 03 Donc : k = 0 La longueur d’onde des sons émis par les haut-parleurs vaut donc λ = 6, 8 m, et ces sons se propagent avec une célérité C = 340 m.s−1 . GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 578 Chapitre 11 Optique ondulatoire et corpusculaire Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants. Romais 14 : 9 11.1 Généralités L’optique est la branche de la physique qui étudie la lumière, indispensable pour la vue. En effet, pour qu’un objet puisse être perçu par un observateur, cet objet doit émettre de la lumière. L’objet se comporte alors soit comme une source primaire de lumière s’il émet de lui-même cette lumière, soit comme une source secondaire de lumière s’il diffuse la lumière qu’il a reçue de la part d’une source primaire. L’optique est subdivisée en trois principales sous-branches. Dans les classes antérieures a été étudiée l’optique géométrique, qui est la partie de la physique qui étudie la lumière dans son émission et dans sa propagation et qui la décrit comme un faisceau de rayons lumineux rectilignes. Dans ce chapitre, nous étudierons l’optique ondulatoire qui traite la lumière comme une onde, et l’optique corpusculaire qui la traite comme un ensemble de particules élémentaires. 11.2 Optique ondulatoire 11.2.1 Ondes électromagnétiques Nous avons défini au chapitre précédent une onde comme étant un phénomène de propaga- tion d’une perturbation dans un milieu sans transport de matière, mais avec transfert d’énergie. Il existe une catégorie d’ondes appelées ondes électromagnétiques qui résultent de la super- position d’une perturbation électrique et d’une perturbation magnétique se propageant dans le même sens. A la différence des ondes mécaniques, les ondes électromagnétiques n’ont pas besoin d’un milieu matériel pour se propager. Ainsi, les ondes électromagnétiques peuvent se propager même dans le vide. La lumière est une onde électromagnétique de longueur d’onde et de fré- quence variable. La vitesse (ou célérité) de la lumière dans le vide, notée C a une valeur constante qui vaut approximativement C = 3 × 108 m.s−1 . La lumière blanche est composée de sept radiations qui correspondent aux sept couleurs de l’arc-en-ciel ; le rouge, l’orangée, le GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 579 jaune, le vert, le bleu, l’indigo et le violet. L’œil humain ne peut percevoir que de la lumière dont la longueur d’onde varie entre 400 nm qui correspond à la radiation violette et 750 nm qui correspond à la radiation rouge : C’est le spectre de la lumière blanche. Les ondes élec- tromagnétiques dont la longueur d’onde est inférieure à 400 nm sont appelées ultra-violets, dont font partie les rayons-Gamma (γ) et les rayons-X. Les ondes électromagnétiques dont la longueur d’onde est supérieure à 750 nm sont appelées infra-rouges, dont font partie les micro-ondes et les ondes-radio. La longueur d’onde λ d’une radiation lumineuse est liée à sa fréquence ν selon la relation : C = λν (11.1) Une lumière qui ne contient qu’une seule radiation (une seule longueur d’onde) est dite mo- nochromatique. Une lumière qui n’en contient que deux est dite dichromatique ou bichro- matique. De façon générale, une lumière qui contient plusieurs radiations est dite polychro- matique ; c’est donc le cas de la lumière blanche. 11.2.2 Phénomène de diffraction La diffraction est le brusque changement de direction que subit une onde à la traversée d’une ouverture de petite dimension. En éclairant un diaphragme percé d’un petit trou par un faisceau cylindrique de lumière (Figure 11.1), on constate que les rayons lumineux sont déviés à la traversée du trou, qui se comporte comme une source secondaire de lumière. Figure 11.1 – Diffraction de la lumière. Le faisceau de lumière a donc été diffracté, ce qui prouve que la lumière se comporte comme une onde à laquelle peut être associée une longueur d’onde, une fréquence et une célérité. 11.2.3 Interférences lumineuses Le physicien anglais Thomas Young a mis en évidence le caractère ondulatoire de la lu- mière à travers une expérience qu’il a réalisée en 1801 et qui est considérée jusqu’aujourd’hui comme la plus belle et la plus célèbre de la physique moderne ; il s’agit de l’expérience des fentes d’Young. Considérons à la Figure 11.2 une source S de lumière monochromatique de GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 580 longueur d’onde λ éclairant un diaphragme vertical percé de deux petites fentes F1 et F2. Il se produit un phénomène de diffraction à chaque fente. Ces deux fentes se comportent comme des sources secondaires qui diffusent la lumière provenant de S. Plaçons dèrrière le diaphragme un écran vertical. On observe sur cet écran des zones alternativement éclairées et sombres. La superposition des lumières provenant des deux fentes a donc produit sur l’écran des interfé- rences lumineuses. Les zones éclairées font référence à une intrerférence constructive, tandis que les zones sombres correspondent à une interférence destructive. Ce phénomène d’interférnce traduit donc le caractère ondulatoire de la lumière. Les franges d’interférence alternativement brillantes et sombres sur l’écran sont dites délocalisées car elles sont observées en tout lieu où l’écran coupe le champ d’interférences, c’est-à-dire la région où les faisceaux provenant des deux fentes se croisent. Figure 11.2 – Expérience des fentes d’Young. Soit a = F1F2 la distance qui sépare les fentes F1 et F2. Supposons que S appartienne à la médiatrice du segment [F1F2]. Notons P le point d’intersection entre cette médiatrice et le dia- phragme. Soit D la distance entre le diaphragme et l’écran. Notons Q le point d’intersection entre la médiatrice précédente et l’écran. Soit M un point de l’écran tel que QM = x. Consi- dérons un repère vertical (Qx) orienté vers le haut. Notons H1 et H2 les projetés orthogonaux respectifs de F1 et F2 sur l’écran (Figure 11.3). On exprime la différence de marche δ du point M par : δ = SF2 − SF1 + F2M − F1M Etant donné que S est situé sur la médiatrice du segment [F1F2], SF2 = SF1. Soit : δ = F2M − F1M GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 581 Figure 11.3 – Interférences lumineuses. Dans le triangle rectangle F1H1M, on peut écrire : F1M2 = F1H1 2 + H1M2 = PQ2 +  QM − F1F2 2 ‹2 = D2 + x − a 2 2 = D2 – 1 +  x − a 2 D ‹2 ™ Soit : F1M = D Ê 1 +  x − a 2 D ‹2 = D – 1 +  x − a 2 D ‹2 ™ 1 2 Dans le triangle rectangle F2H2M, on peut écrire : F2M2 = F2H2 2 + H2M2 = PQ2 +  QM + F1F2 2 ‹2 = D2 + x + a 2 2 = D2 – 1 +  x + a 2 D ‹2 ™ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 593.
    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 582 Soit : F2M = D Ê 1 +  x + a 2 D ‹2 = D – 1 +  x + a 2 D ‹2 ™ 1 2 Considérons le cas où a et x sont négligeables devant D. On a donc : F1M = D – 1 + 1 2  x − a 2 D ‹2 ™ = D + x − a 2 2 2D F2M = D – 1 + 1 2  x + a 2 D ‹2 ™ = D + x + a 2 2 2D Ainsi, on a : δ = D + x + a 2 2 2D − D − x − a 2 2 2D = x + a 2 2 − x − a 2 2 2D = x + a 2 − x + a 2 x + a 2 + x − a 2 2D Donc, lorsque a et x sont négligeables devant D, la différence de marche s’exprime par : δ = ax D (11.2) L’ordre d’interférence px du point M peut dans ce cas s’exprimer par : px = δ λ = ax Dλ (11.3) L’abscisse xkb d’une frange brillante vérifie la relation : δ = axkb D = kbλ , kb ∈ Z Soit : xkb = Dkbλ a , kb ∈ Z L’ordre d’interférence pkb de cette frange vaut donc : pkb = kb L’abscisse xks d’une frange sombre vérifie la relation : δ = axks D =  ks + 1 2 ‹ λ , ks ∈ Z Soit : xks = D ks + 1 2 λ a , ks ∈ Z GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 583 L’ordre d’interférence pks de cette frange vaut : pks = ks + 1 2 La frange centrale sur l’écran est toujours brillante et correspond à une différence de marche nulle. Son abscisse x0 de même que son ordre d’interférence p0 sont nuls : x0 = 0 et p0 = 0 L’orde d’interférence est un nombre entier (pour une frange brillante) ou demi-entier (pour une frange sombre) qui indique la nature d’une frange et sa position par rapport à la frange centrale. L’ordre d’interférence pnb de la n-ième frange brillante située au-dessus de la frange centrale s’exprime par : pnb = n L’ordre d’interférence p−nb de la n-ième frange brillante située en-dessous de la frange centrale s’exprime par : p−nb = −pnb = −n L’ordre d’interférence pns de la n-ième frange sombre située au-dessus de la frange centrale s’exprime par : pns = n − 1 2 L’ordre d’interférence p−ns de la n-ième frange sombre située en-dessous de la frange centrale s’exprime par : p−ns = −pns = −n + 1 2 Notons xkb+1 l’abscisse de la frange brillante qui suit (vers le haut) la frange brillante d’abscisse xkb précédente. On a ainsi : xkb+1 = D (kb + 1) λ a , kb ∈ Z = Dkbλ a + Dλ a = xkb + Dλ a Notons xks+1 l’abscisse de la frange sombre qui suit (vers le haut) la frange sombre d’abscisse xks précédente. On a ainsi : xks+1 = D ks + 1 2 + 1 λ a , ks ∈ Z = D ks + 1 2 λ a + Dλ a = xks + Dλ a GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 584 On a donc : xkb+1 − xkb = xks+1 − xks = Dλ a On constate donc que la différence entre les abscisses de deux franges brillantes consécutives est encore égale à la différence entre les abscisses de deux franges sombres consécutives, cette différence étant constante. On définit l’interfrange i comme étant la distance entre les milieux de deux franges consécutives de même nature (Figure 11.4). Elle s’exprime par : i = Dλ a (11.4) Figure 11.4 – Alternance des franges brillantes et sombres. L’abscisse x d’une frange quelconque sur l’écran est liée à son ordre d’interférence px et à l’interfrange i selon la relation ci-dessous : x = pxi (11.5) Soient xa et xb les abscisses de deux franges quelconques d’ordres d’interférence respectifs pa et pb. Soient p−a et p−b les ordres d’interférence respectifs des franges d’abscisses respectives −xa et −xb. La distance dab entre les milieux des franges d’abscisses respectives xa et xb est encore égale à la distance entre les milieux des franges d’abscisses respectives −xa et −xb et vaut : dab = |xb − xa| = |pb − pa| i = |p−b − p−a| i (11.6) Dans le cas où on place juste derrière l’une des fentes une lame en verre de faible épaisseur e et d’indice de réfraction n 1, la distance parcourue par la lumière de cette fente vers le point M sur l’écran est augmentée d’une quantité dn exprimée par : dn = e (n − 1) Ainsi, si la lame est placée juste dèrrière la fente supérieure F1, la différence de marche du point M devient : δ = ax D − e (n − 1) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 585 La frange centrale se retouve donc déplacée vers le haut, et son abscisse x0 devient : x0 = eD (n − 1) a Si la lame est placée juste dèrrière la fente inférieure F2, la différence de marche du point M devient : δ = ax D + e (n − 1) La frange centrale se retouve donc déplacée vers le bas, et son abscisse x0 devient : x0 = − eD (n − 1) a Dans le cas où la source S est dichromatique avec deux radiations de longeurs d’onde λ1 et λ2, chaque radiation va créer sur l’écran son propre système de franges alternativement brillantes et sombres. Les interfranges respectives i1 et i2 dues à ces deux radiation s’expriment par : i1 = Dλ1 a (11.7) i2 = Dλ2 a (11.8) Soit un point M1 de l’écran d’abscisse x1 d’ordre d’interférence px1 dû à la radiation de longueur d’onde λ1. On a : x1 = px1 i1 Soit un point M2 de l’écran d’abscisse x2 d’ordre d’interférence px2 dû à la radiation de longueur d’onde λ2. On a : x2 = px2 i2 Lorsque les points M1 et M2 coïncident, il y a coïncidence d’interférence. On a donc : x = x1 = x2 = px1 i1 = px2 i2 Soit : px1 px2 = i2 i1 La première coïncidence de frange brillante se produit pour les plus petites valeurs entières positive de px1 et px2 . Les interférences lumineuses sont exploitées dans de nombreux appareils optiques tels que l’interféromètre de Michelson, les lentilles de Billet, le bi-prisme et le bi-miroir de Fresnel. 11.2.4 Effet Doppler Au chapitre précédent, nous avons étudié la propagation des ondes mécaniques créées en un point source d’un milieu matériel. Considérons maintenant une onde mécanique ou électroma- gnétique de fréquence N créée en un point source S et qui se propage dans un milieu avec une GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 586 vitesse V. Supposons qu’un récepteur R soit placé dans le milieu à une certaine distance de S. Si la source et le récepteur sont immobiles (Figure 11.5), la fréquence perçue par le récepteur est la même que la fréquence de l’onde. Figure 11.5 – Source S d’onde et récepteur R tous immobiles. Lorsqu’il y a déplacement relatif entre la source S et le récepteur R, on constate cette fois que la fréquence perçue par le récepteur est différente de la fréquence propre de l’onde : C’est l’effet Doppler. On parle alors de fréquence apparente. Lorsqu’il y a rapprochement entre la source et le récepteur, la fréquence apparente perçue par le récepteur est supérieure à la fréquence propre de l’onde, et lorsqu’il y a éloignement entre la source et le récepteur, la fréquence apparente perçue par le récepteur est inférieure à la fréquence propre de l’onde. Plusieurs cas de figure se présentent. On suppose dans chaque cas que la vitesse V de propagation de l’onde est supérieure aux vitesses avec lesquelles se déplacent la source et le récepteur. Dans le cas où le récepteur est immobile et la source se rapproche de lui avec une vitesse constante VS (Figure 11.6), la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime par : Na = NV V − VS (11.9) Figure 11.6 – Rapprochement d’une source S d’onde par rapport à un récepteur R immobile. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 587 Dans le cas où le récepteur est immobile et la source s’éloigne de lui avec une vitesse constante VS (Figure 11.7), la fréquence apparente Na s’exprime par : Na = NV V + VS (11.10) Figure 11.7 – Eloignement d’une source S d’onde par rapport à un récepteur R immobile. Dans le cas où la source est immobile et le récepteur se rapproche d’elle avec une vitesse constante VR, la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime par : Na = N (V + VR) V (11.11) Dans le cas où la source est immobile et le récepteur s’éloigne d’elle avec une vitesse constante VR, la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime par : Na = N (V − VR) V (11.12) Considérons le cas où la source et le récepteur se déplacent dans le même sens avec des vitesses constantes respectives VS et VR. Supposons qu’au départ, le récepteur se trouve devant la source, et qu’après un moment, la source dépasse le récepteur et se retrouve devant lui. On doit pour cela avoir la condition VS VR. Avant le dépassement, tout se passe comme si le récepteur s’éloignait de la source, et la source se rapprochait du récepteur. la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime dans ce cas par : Na = N (V − VR) V − VS (11.13) Après le dépassement, tout se passe comme si le récepteur se rapprochait de la source, et la source s’élognait du récepteur. la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime dans ce cas par : Na = N (V + VR) V + VS (11.14) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 588 Considérons le cas où la source et le récepteur se déplacent en sens contraires avec des vitesses constantes respectives VS et VR. Supposons qu’au départ, la source et le récepteur se rap- prochent mutuellement et qu’après un moment, ils se croisent puis s’éloignent mutuellement. Avant le croisement, la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’expriment par : Na = N (V + VR) V − VS (11.15) Après le croisement, la fréquence apparente Na perçue par le récepteur s’exprime par : Na = N (V − VR) V + VS (11.16) L’effet Doppler trouve ses applications dans de nombreux domaines. Il est exploité en imagerie médicale pour effectuer les échographies. Il est également utilisé en astronomie . On s’en sert aussi pour le GPS (Global Positionning System) et dans la circulation routière pour mesurer à l’aide de radars les vitesses des véhicules. 11.3 Optique corpusculaire Au début du XXème siècle, une nouvelle branche de la physique a vu le jour, et a complète- ment bouleversé la compréhension des phénomènes dans la nature et dans l’Univers : C’est la Physique quantique. Elle s’applique particulièrement à l’échelle atomique, c’est-à-dire aux particules de très petites dimensions avec des faibles masses. L’optique corpusculaire ou optique quantique décrit la lumière comme un faisceau de particules de masses négligeables appelées photons, et caractérisées par une longueur d’onde et une fréquence. L’énergie E d’un photon de fréquence ν et de longueur d’onde λ est donnée par : E = hν = hC λ (11.17) h est la constante de Plank. Son unité SI est le Joule-seconde (J.s) et sa valeur vaut h = 6, 62 × 10−34 J.s. A l’échelle atomique, au lieu du Joule, on préfère exprimer l’énergie en électron-Volt (eV). On a l’équivalence : 1 eV = 1, 6 × 10−19 J Certaines énergies sont très souvent de l’ordre du Méga électron-Volt (MeV). 11.3.1 Niveaux d’énergie de l’atome d’Hydrogène Certains atomes sont capables d’absorber ou d’émettre des rayonnements électromagné- tiques. On parle de spectre d’absorption et de spectre d’émission. Pour expliquer ces spectres, le physicien et chimiste danois Niels Bohr a consacré beaucoup de recherches sur les atomes et a énoncé deux postulats qui portent son nom. Le premier postulat de Bohr GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 589 stipule que : ≺≺ L’énergie d’un atome ne peut prendre que certaines valeurs bien déterminées formant une suite discontinue. Chaque valeur d’énergie correspond à un état ap- pelé niveau d’énergie de l’atome. Le second postulat de Bohr stipule que : ≺≺ Une transition est le passage d’un niveau d’énergie à un autre. Les variations d’énergie ne peuvent prendre que des valeurs bien déterminées : On dit qu’elles sont quantifiées. Les niveaux d’énergie d’un atome sont répérés par des entiers naturels non nuls. L’énergie d’un atome à un niveau d’énergie n s’exprime par : En = − E0 n2 , n ∈ N∗ (11.18) Pour l’atome d’hydrogène, on a : E0 = 13, 6 eV L’énergie d’un atome augmente avec le niveau d’énergie. Lorsque l’atome est à son premier niveau d’énergie, son énergie E1 est la plus basse possible. On dit donc qu’il est à son état fondamental. Les niveaux d’énergie supérieurs à 1 correspondent aux états excités. Pour que l’atome d’hydrogène passe d’un niveau d’énergie n à un autre niveau supérieur p (Figure 11.8), il doit absorber un photon de fréquence νnp (et donc de longueur d’onde λnp) tel que : Ep − En = −E0  1 p2 − 1 n2 ‹ = hνnp = hC λnp , n ∈ N∗ , p ∈ N∗ et p n (11.19) Figure 11.8 – Transition énergétique. Pour que l’atome d’hydrogène passe d’un niveau d’énergie n à un autre niveau inférieur m, il doit émettre un photon de fréquence νnm (et donc de longueur d’onde λnm) tel que : En − Em = −E0  1 n2 − 1 m2 ‹ = hνnm = hC λnm , n ∈ N∗ , m ∈ N∗ et m n (11.20) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 590 On introduit la constante de Rydberg RH exprimée par : RH = E0 hC = 1, 0956 × 107 m−1 (11.21) Les transitions énergétiques vers le niveau d’énergie n = 1 correspond à la série de Lyman, celles vers le niveau n = 2 à la série de Balmer, celles vers le niveau n = 3 à la série de Paschen, celles vers le niveau n = 4 à la série de Bracket, et celles vers le niveau n = 5 à la série de Pfund. On appelle énergie d’ionisation Ei l’énergie minimale à fournir à l’atome d’hydrogène pris dans son état fondamental pour lui arracher son unique électron. L’énergie de l’atome dans son état ionisé est nul. On a : Ei = −E1 = E0 = 13, 6 eV Supposons qu’un atome d’hydrogène se trouve dans son état fondamental et présentons lui un photon d’énergie Eph. Si Eph Ei, le photon sera absorbé, et l’électron de l’atome d’hydrogène sera expulsé avec une énergie cinétique Ec exprimée par : Ec = Eph − Ei Si Eph = Ei, le photon sera absorbé, et il y aura ionisation : l’atome d’hydrogène se transforme donc en ion H+ . Si Eph Ei, le photon ne sera absorbé que si et seulement si il existe un entier naturel n supérieure à 1 tel que : − E0 n2 − E1 = Eph Soit : n = Ê E0 E0 − Eph = Ê Ei Ei − Eph Le photon ne sera donc pas absorbé si n n’est pas un entier naturel supérieur à 1. 11.3.2 Effet photoélectrique L’effet photoélectrique est le phénomène d’extraction des électrons d’un métal lorsqu’il est éclairé par un rayonnement électromagnétique (tel que la lumière) de longueur d’onde conve- nable. Il a été découvert en 1887 par le physicien allemand Heinrich Hertz. Considérons une cellule photoémissive constituée d’une cathode (C) formée par une couche de métal et d’une anode métallique (A). A la Figure 11.9, on a connecté la cellule aux bornes d’un générateur de tension variable. Un voltmètre est branché aux bornes de la cellule afin de mesurer la différence de potentiel UAC entre l’anode et la cathode. Un micro-ampèremètre est également placé afin de mesurer le courant émis par la cellule, aussi faible soit-il. Eclairons la cathode de la cellule avec un rayonnement électromgnétique. Pour certains rayonnements, l’effet photélectrique se produit. Les électrons sont extraits de la cathode de la cellule, et on décèle un courant électrique dans le circuit. Soient λ et ν la longueur d’onde et la fréquence du rayonnement qui éclaire la cellule. L’effet photoélectrique ne se produit que si ν est supérieur à une valeur νs appelée GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 591 fréquence seuil (λ est inférieur à une valeur λs appelée longueur d’onde seuil) : C’est la loi de seuil photoélectrique, première loi de l’effet photoélectrique. On doit ainsi avoir :      ν νs λ λs Figure 11.9 – Mise en évidence de l’effet photoélectrique. L’effet photoélectrique est un phénomène instantanné qui commence et cesse avec l’éclairement : C’est la deuxième loi. L’émission photoélectrique ne dépend pas de la puissance lumineuse reçue : c’est la troisième loi. On définit le travail ou l’énergie d’extraction Ws de la cellule comme étant l’énergie minimale que doit fournir un photon à un électron pour l’extraire de la cathode de la cellule. Elle s’exprime par : Ws = hνs = hC λs (11.22) L’énergie W transportée par un photon du rayonnement s’exprime par : W = hν = hC λ L’énergie cinétique maximale Ec des électrons extraits de la cathode de la cellule s’exprime par : Ec = W − Ws = h (ν − νs) = hC  1 λ − 1 λs ‹ (11.23) L’énergie cinétique maximale E0 c des électrons qui arrivent sur l’anode partant de la cathode est donnée par la relation : E0 c = Ec + eUAC (11.24) e est la charge élémentaire et vaut e = 1, 6 × 10−19 C. Pour que la vitesse des électrons à l’anode soit nulle, on doit avoir : E0 c = Ec + eUAC = 0 Pour annuler la vitesse des électrons à l’anode, il faut donc appliquer entre la cathode et l’anode GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 592 une différence de potentiel positive UCA donné par : UCA = U0 = Ec e = h e (ν − νs) = hC e  1 λ − 1 λs ‹ (11.25) U0 est appelé potentiel d’arrêt car lorsqu’on l’applique entre la cathode et l’anode, la vitesse des électrons s’annule et le courant cesse ainsi de circuler dans le circuit. La caractéristique tension-courant d’une cellule photoémissive, représentant la variation du courant photoélec- trique I en fonction de la tension UAC a été représentée à la Figure 11.10 ci-dessous. Figure 11.10 – Caractéristique tension-courant d’une cellule photoémissive. On constate que lorsque la tension UAC est nulle, on décelle un courant photoélectrique I0 positif. Les électrons extraits de la cathode ont une énergie supplémentaire qui leur permet d’atteindre l’anode. Tous les électrons expulsés de la cathode étant captés par l’anode, il se produit un phénomène de saturation. L’intensité du courant photoélectrique reste bloquée à une valeur de saturation IS. Si le rayonnement électromagnétique possède N photons, son énergie totale WT s’exprime par : WT = Nhν = NhC λ (11.26) On définit la puissance lumineuse comme étant l’énergie du faisceau par unité de temps : PL = WT t = Nhν t = NhC tλ (11.27) Plus la puissance lumineuse est élevée, plus le courant de saturation est important. Soit n le nombre de photons efficaces, c’est-à-dire le nombre de photons ayant fourni de l’énergie à un électron chacun. n est donc encore le nombre d’électrons expulsés par la cathode. On définit le rendement quantique Rq comme étant le rapport entre le nombre de photons efficaces et le nombre de photons total d’un faisceau : Rq = n N (11.28) L’intensité IS du courant de saturation s’exprime par : IS = ne t (11.29) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 593 La détermination de la constante de plank h et les paramètres seuils de la cellule peuvent se déterminer expérimentalement en traçant le graphe U0 = f (ν). La courbe obtenue est appelée courbe de Millikan (Figure 11.11). Quelque soit la cellule émissive, la courbe de Millikan est toujours inclinée par rapport à l’horizontale d’un angle α tel que : tan α = h e (11.30) Figure 11.11 – Courbes de Millikan. L’effet photoélectrique s’applique dans de nombreux dispositifs électroniques notamment les phototransistors, les photodiodes, les photopiles ou encore les plaques solaires. 11.3.3 Effet Compton L’effet Compton est un phénomène qui survient lorsqu’un photon entre en collision avec un électron. Il a été découvert en 1922 par le physicien américain Arthur Compton. Considérons à la Figure 11.12 un photon incident de longueur d’onde λi et de fréquence νi entrant en collision avec un électron au repos. Après la collision, l’électron est dévié d’un angle α par rapport à la direction du photon incident. Le photon quant à lui est diffusé dans un angle θ. Soient λd et νd la longueur d’onde et la fréquence du photon diffusé. On a les relations : λd − λi = λC (1 − cos θ) = 2λC sin2  θ 2 ‹ (11.31) 1 νd − 1 νi = 1 νC (1 − cos θ) = 2 νC sin2  θ 2 ‹ (11.32) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 594 Figure 11.12 – Effet Compton. λC et νC sont respectivement la longueur d’onde Compton et la fréquence Compton exprimées par : λC = h meC (11.33) νC = meC2 h (11.34) me est la masse de l’électron et vaut me = 9, 1 × 10−31 kg. 11.4 Dualité onde-corpuscule de la lumière De ce qui précède, on constate que la lumière revêt parfois un caractère ondulatoire et parfois un caractère corpusculaire : C’est la dualité onde-corpuscule ou onde-particule de la lumière. Ces deux aspects ont été reliés à travers la relation ci-dessous qui lie la longueur d’onde λ, la fréquence ν et la quantité de mouvement p d’un photon : λ = C ν = h p (11.35) La relation ci-dessus est appelée relation de De Broglie, formulée en 1924 par le physicien et mathématicien français Louis De Broglie. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 595 Exercices Exercice 11.1 : A la Figure 11.13 ci-dessous, une source S émet une lumière monochromatique de longueur d’onde λ = 500 nm. A une distance d = 1, 5 m de la source est placé un diaphragme vertical percé de deux fentes F1 et F2 séparées par une distance a = F1F2 = 2 mm. A une distance D = 2 m du diaphragme est placé un écran vertical. La médiatrice du segment [F1F2] coupe le diaphraphme en un point P, et coupe l’écran en un point Q. La droite verticale qui passe par la source S coupe la médiatrice précédente en un point O tel que OS = h = 3 mm. Soit M un point de l’écran tel que QM = x. On note H le projeté orthogonal de S sur le diaphragme. Figure 11.13 – Exercice 11.1. 1- Montrer que dans le cas où a, x et h sont négligeables devant d et D, la différence de marche δ du point M peut s’exprimer selon la relation ci-dessous : δ = a  h d + x D ‹ 2- Déterminer l’abscisse x0 de la frange centrale. 3- Déterminer l’interfrange i. 4- En déduire la distance d35 entre les milieux de la troisième frange sombre et de la cinquième frange brillante, situées de part et d’autre de la frange centrale. Exercice 11.2 : A la Figure 11.14, un diaphragme vertical est percé de deux fentes F1 et F2 séparées par une distance a = F1F2 = 3 mm. Une source S de lumière monochromatique de longueur d’onde λ est placée sur la médiatrice du segment [F1F2] qui coupe le diaphragmme en un point P. Soit Q un point de cette médiatrice tel que PQ = D = 1, 5 m. Un écran droit incliné par rapport à la verticale d’un angle α passe par le point Q. Soit M un point de l’écran tel que QM = x. On note Q0 le projeté orthogonal de M sur la médiatrice du segment [F1F2]. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 596 Figure 11.14 – Exercice 11.2. 1- Montrer que dans le cas où a et x sont négligeables devant D, la différence de marche δ du point M peut s’exprimer selon la relation ci-dessous : δ = ax cos α D 2- Donner l’expression de l’interfrange i. 3- Calculer la valeur de i sachant que la distance entre les milieux de la sixième frange sombre et de la septième frange brillante, situées de part et d’autre de la frange centrale sont séparés par une distance d67 = 8 mm. 4- En déduire la valeur de λ. Exercice 11.3 : Une source ponctuelle S émettant une lumière monochromatique de longueur d’onde λ = 600 nm éclaire un diaphragme vertical percé de deux petites fentes F1 et F2 séparées par une distance a = F1F2 = 5 mm. Un écran vertical est placé à une distance D = 4 m du diaphragme. La médiatrice du segment [F1F2] passe par le point S et coupe l’écran en un point Q. Deux lames d’épaisseurs respectives e1 = 15 mm et e2 = 10 mm et d’indices de réfraction respectifs n1 = 1, 6 et n2 = 1, 5 sont placées respectivement derrière les fentes F1 et F2. Soit M un point de l’écran tel que QM = x. 1- Donner l’expression de la différence de marche δ du point M. 2- Déterminer l’abscisse x0 de la frange centrale. 3- Calculer l’interfrange i. 4- Calculer la distance d16 séparant les mileux de la première frange sombre et de la sixième frange centrale situées du même côté par rapport à la frange centrale. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 597 Exercice 11.4 : Une source de lumière dichromatique est composée de deux radiatons de longueurs d’onde res- pectives λ1 = 450 nm et λ2 = 700 nm. La source éclaire un diaphragme vertical percé de deux fentes F1 et F2 séparées par une distance a = 2 mm. La distance entre chaque fente et la source S est la même. A une distance D = 3 m du diaphragme est placé un écran vertical. Soit un point M d’abscisse x sur l’écran, l’axe des abscisses étant pointé vers le haut, et les abscisses étant comptées à partir du point d’intersection entre la médiatrice du segment [F1F2] et l’écran. 1- Calculer les interfranges i1 et i2 dues aux deux radiations. 2- Déterminer l’abscisse positive x0 où il y a coïncidence de frange brillante pour la première fois sur l’écran. Exercice 11.5 : Une source ponctuelle S de lumière monochromatique de longueur d’onde λ éclaire un dia- phragme vertical percé de deux fentes F1 et F2 séparées par une distance a = F1F2 = 4 mm. Un écran vertical est placé à une distance D du diaphragme. Le point S appartient à la mé- diatrice du segment [F1F2]. On observe sur l’écran des franges alternativement brillantes et sombres. On fait varier les valeurs de D et on mesure à chaque fois la distance d entre la dixième frange sombre et la dixième frange brillante situées de part et d’autre de la frange centrale. Les données ont été consignées dans le Tableau 11.1 ci-dessous : Tableau 11.1 – Exercice 11.5. D (m) 1 1, 5 2 2, 5 3 3, 5 4 4, 5 5 5, 5 d (mm) 2, 7 4 5, 4 6, 7 8 9, 4 10, 7 12 13, 4 14, 7 1- Exprimer d en fonction de D. 2- Tracer le graphe d = f (D). Echelle : 1 cm −→ 0, 5 m en abscisse et 1 cm −→ 1, 25 mm en ordonnée. 3- Déterminer une équation de la courbe obtenue. 4- En déduire la valeur de la longueur d’onde λ. Exercice 11.6 : Un avion vole dans les airs avec une vitesse constante en émettant un bruit de fréquence N = 100 Hz. Un observateur immobile au sol perçoit le bruit avec une fréquence N0 = 57, 6 Hz. On suppose que la vitesse du bruit dans l’air vaut V = 330 m.s−1 . 1- L’avion se rapproche-t-il ou s’élioigne-t-il de l’observateur ? 2- Calculer la vitesse V de l’avion. Exercice 11.7 : Une voiture est stationnée, le moteur étant en marche et émmetant une onde sonore de fréquence N = 25 Hz qui se propage dans l’air à la vitesse V = 340 m.s−1 . Un enfant initialement placé à une distance d = 500 m de la voiture court vers elle avec une cadence de pas régulière. Il atteint GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 598 finalement la voiture après 45 secondes. 1- Calculer la vitesse VR de l’enfant. 2- Calculer la fréquence N0 de l’onde sonore perçue par l’enfant pendant qu’il court. Exercice 11.8 : Sur la chaussée, deux voitures (1) et (2) roulent sur une voie horizontale en sens contraire avec des vitesses constantes respectives V1 = 60 km.h−1 et V2 = 80 km.h−1 . Ces voitures émettent des sons avec des fréquences respectives N1 = 40 Hz et N2 = 50 Hz qui se propagent dans l’air avec la même vitesse V = 350 m.s−1 . 1- Avant que les deux voitures ne se croisent, calculer la fréquence N0 1 du son émis par la voiture (1) perçue par la voiture (2). 2- Avant que les deux voitures ne se croisent, calculer la fréquence N0 2 du son émis par la voiture (2) perçue par la voiture (1). 3- Après que les deux voitures se soient croisées, calculer la fréquence N00 1 du son émis par la voiture (1) perçue par la voiture (2). 4- Après que les deux voitures se soient croisées, calculer la fréquence N00 2 du son émis par la voiture (2) perçue par la voiture (1). Exercice 11.9 : On considère un atome d’hydrogène pris dans son premier état excité. 1- Calculer son énergie Ee1 dans ce premier état excité. 2- Calculer son énergie Ee2 lorsqu’il est à son deuxième état excité. 3- En déduire la fréquence νe12 du photon qu’il doit absorber pour quitter son premier état pour son deuxième état excité. 4- Quelle est l’énergie Ee0 de l’atome d’hydrogène dans son état fondamental ? En déduire la fréquence νe20 du photon qu’il doit émettre pour quitter son deuxième état excité vers son état fondamental. 6- Calculer la fréquence νe01 du photon que doit absorber l’atome d’hydrogène pour quitter son état fondamental et revenir à son premier état excité. Quelle relation existe-t-il entre νe20, νe12 et νe01 ? Exercice 11.10 : Un atome d’hydrogène se trouve dans son état fondamental. On consière trois photons avec des longueurs d’onde respectives λ1 = 88, 66 nm, λ2 = 97, 353 nm et λ3 = 104, 746 nm. 1- Montrer que le photon de longueur d’onde λ1 est absorbé par l’atome et calculer l’énergie cinétique Ec avec laquelle l’électron est expulsé. 2- Montrer que le photon de longueur d’onde λ2 est absorbé, et dire à quel niveau d’énergie l’atome se trouve après l’absorption de ce photon. 3- Montrer que le photon de longueur d’onde λ3 n’est pas absorbé. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 599 Exercice 11.11 : On éclaire une cellule photoélectrique de fréquence seuil νs = 600 THz avec une source de lu- mière monochromatique de longueur d’onde λ = 400 nm. 1- Calculer le travail d’extraction Ws de la cellule. 2- Calculer l’énergie W transportée par chaque photon de la source de lumière. 3- En déduire l’énergie cinétique maximale Ec puis la vitesse maximale V des électrons extraits de la cathode de la cellule. 4- Déterminer le potentiel d’arrêt U0. Exercice 11.12 : Une plaque photoélectrique est éclairée par une source de lumière monochromatique de fré- quence ν = 640 THz. A l’aide d’un dispositif approprié, on trouve que la vitesse maximale des électrons extraits de la cathode vaut V = 250 km.s−1 . 1- Calculer l’énergie W transportée par un photon de la source de lumière. 2- Calculer l’énergie cinétique maximale Ec des électrons extraits de la cellule. 3- En déduire le potentiel d’arrêt U0. 4- Déterminer le travail d’extraction Ws de la plaque. 5- En déduire sa longueur d’onde seuil λs et sa fréquence seuil νs. Exercice 11.13 : On applique entre l’anode et la cathode d’une cellule photoélectrique une tension UAC = 2 V. L’énergie d’extraction de cette cellule vaut Ws = 1, 5 eV. On l’éclaire avec une source de lumière monochromatique de longueur d’onde λ = 420 nm. 1- Calculer la longueur d’onde seuil λs et la fréquence seuil νs de la cellule. 2- Calculer l’énergie W de chaque photon de la source de lumière. 3- En déduire l’énergie cinétique maximale Ec et la vitesse maximale V des électrons émis par la cathode de la cellule. 4- Déterminer la vitesse maximale V0 avec laquelle les électrons atteignent l’anode. 5- Déterminer le potentiel d’arrêt U0. Exercice 11.14 : Un photon de fréquence ν1 = 800 THz entre en collision avec un électron. Le photon diffusé après la collision a une fréquence ν2 = 799, 99 THz. 1- Déterminer les énergies respectives E1 et E2 des photons incident et diffusé. 2- En déduire l’énergie Ep perdue par le photon incident. 3- Déterminer les longueurs d’onde respectives λ1 et λ2 des photons incident et diffusé. 4- En déduire l’angle θ entre la direction du photon diffusé et la direction du photon incident. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 600 Exercice 11.15 : On éclaire une cellule photoélectrique à l’aide de plusieurs sources lumineuses. En fonction de la longueur d’onde λ des sources, on mesure la valeur du potentiel d’arrêt U0 des électrons. On note ν la fréquence des photons. Les données ont été consignées dans le Tableau 11.2 ci-dessous. Tableau 11.2 – Exercice 11.15. λ (nm) 400 440 515 560 600 630 675 700 735 750 ν (THz) U0 (V) 1, 55 1, 27 0, 85 0, 66 0, 5 0, 42 0, 3 0, 22 0, 13 0, 1 1- Compléter le Tableau 11.2 ci-dessus. 2- Donner la relation entre U0 et ν. 3- Tracer le grpahe U0 = f (ν). Echelle : 1 cm −→ 62, 5 THZ et 1 cm −→ 125 mV. 4- Déterminer une équation de la courbe obtenue. 5- Déterminer expérimentalement la valeur de la constante de Plank h. 6- Déterminer expérimentalement la fréquence seuil νs, la longueur d’onde seuil λs et le travail d’extraction Ws de la plaque. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 601 Evaluations des compétences Evaluation 11.1 : Une source S de lumière monochromatique éclaire un diaphragme vertical percé de deux fentes F1 et F2 séparées par une distance a = 11, 6 cm. La source est placée à une distance d = 2 m du diaphragme et à mi-chemin entre les deux fentes. A une distance D du diaphragme est placé un écran vertical. On observe sur l’écran des franges alternativement brillantes et sombres. Lorsqu’on place une lame en verre d’épaisseur e = 1 mm juste dèrrière la fente supérieure F1 et qu’on déplace vers le haut la source S d’une hauteur h = 10 mm, on constate que la frange centrale ne se déplace pas. Déterminer l’indice de réfraction n de la lame. Evaluation 11.2 : Un joggeur court sur le trottoir avec une vitesse constante VJ. Une voiture roule sur la chaussée, dans le même sens avec une vitesse constante VV en émettant un son de fréquence N = 50 Hz qui se propage dans l’air avec une vitesse V = 345 m.s−1 . Lorsque le joggeur se trouvait de- vant la voiture, il percevait le son qu’elle émettait avec une fréquence N1 = 53, 13 Hz. Après que la voiture ait traversé le joggeur, celui-ci perçoit le son qu’elle émet avec une fréquence N2 = 47, 3 Hz. Déterminer les valeurs des vitesses VV et VJ. Evaluation 11.3 : On éclaire une cellule photoélectrique avec de la lumière violette. Les électrons sont extraits de la cathode de la cellule et atteignent l’anode avec une vitesse nulle lorsque la d.d.p. appliquée entre la cathode et l’anode vaut UCA = 800 mV. Déterminer la longueur d’onde seuil λs de la cellule. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 602 Corrections des exercices Exercice 11.1 : 1- La différence de marche δ du point M est donnée par : δ = SF2 − SF1 + F2M − F1M Dans le triangle rectangle SHF2, on a la relation : SF2 2 = SH2 + HF2 2 = d2 + a 2 + h 2 = d2 – 1 +  a 2 + h d ‹2 ™ Soit : SF2 = d – 1 +  a 2 + h d ‹2 ™ 1 2 a et h étant négligeables devant d, on peut écrire SF2 = d – 1 + 1 2  a 2 + h d ‹2 ™ = d + a 2 + h 2 2d Dans le triangle rectangle SHF1, on a la relation : SF1 2 = SH2 + HF1 2 = d2 + a 2 − h 2 = d2 – 1 +  a 2 − h d ‹2 ™ Soit : SF2 = d – 1 +  a 2 − h d ‹2 ™ 1 2 = d + a 2 − h 2 2d On a donc : SF2 − SF1 = d + a 2 + h 2 2d − d − a 2 − h 2 2d = a 2 + h 2 − a 2 − h 2 2d = ah d GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 603 On sait que dans le cas où a et x sont négligeables devant D, on a : F2M − F1M = ax D Dans le cas où a, x et h sont négligeables devant d et D, la différence de marche δ du point M peut donc s’exprimer par : δ = a  h d + x D ‹ 2- La frange centrale est caractérisée par une différence de marche nulle. Son abscisse x0 vérifie donc la relation : a  h d + x0 D ‹ = 0 D’où : x0 = − hD d Application numérique : x0 = − 3 × 10−3 × 2 1, 5 Soit : x0 = −4 mm 3- L’abscisse xkb d’une frange brillante quelconque est telle que : a  h d + xkb D ‹ = kbλ, kb ∈ Z =⇒ xkb = D  kbλ a − h d ‹ , kb ∈ Z L’abscisse xkb+1 de la frange brillante qui suit la précédente est donnée par : xkb+1 = D • (kb + 1) λ a − h d ˜ , kb ∈ Z On a donc : xkb+1 − xkb = Dλ a L’abscisse xks d’une frange sombre quelconque est telle que : a  h d + xks D ‹ =  ks + 1 2 ‹ λ, ks ∈ Z =⇒ xks = D – ks + 1 2 λ a − h d ™ , ks ∈ Z GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 615.
    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 604 L’abscisse xks+1 de la frange sombre qui suit la précédente est donnée par : xks+1 = D – ks + 3 2 λ a − h d ™ , ks ∈ Z On a donc : xks+1 − xks = Dλ a Finalement, l’interfrange i est donnée par : i = Dλ a Application numérique : i = 2 × 500 × 10−9 2 × 10−3 Soit : i = 500 µm 4- L’orde d’interférence p−3s de la troisième frange sombre située en-dessous de la frange centrale vaut : p−3s = −3 + 1 2 = − 5 2 L’orde d’interférence p5b de la cinquième frange brillante située au-dessus de la frange centrale vaut : p5b = 5 La distance d35 entre les milieux de ces franges est donnée par : d35 = i (p5b − p−3s) D’où : d35 = 15i 2 Application numérique : d35 = 15 × 500 × 10−6 2 Soit : d35 = 3, 755 mm Exercice 11.2 : 1- La différence de marche δ du point M est donnée par : δ = SF2 − SF1 + F2M − F1M GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 616.
    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 605 Or, on a : SF1 = SF2 Soit : δ = F2M − F1M Supposons qu’un écran vertical fictif passant par M et Q0 soit placé. On peut écrire : δ = F2M − F1M = aMQ0 PQ0 Or, on a : cos α = MQ0 MQ = MQ0 x Soit : MQ0 = x cos α On a de même : PQ0 = PQ + QQ0 = D + QQ0 Or, on a : sin α = QQ0 MQ = QQ0 x Soit : QQ0 = x sin α Donc : PQ0 = D + x sin α On a donc : δ = F2M − F1M = ax cos α D + x sin α Dans le cas où a et x sont négligeables devant D, la différence de marche δ du point M peut donc s’exprimer selon la relation ci-dessous : δ = ax cos α D 2- L’abscisse xkb d’une frange brillante quelconque est telle que : axkb cos α D = kbλ, kb ∈ Z =⇒ xkb = Dkbλ a cos α , kb ∈ Z L’abscisse xkb+1 de la frange brillante qui suit la précédente est donnée par : xkb+1 = D (kb + 1) λ a cos α , kb ∈ Z GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 606 On a donc : xkb+1 − xkb = Dλ a cos α L’abscisse xks d’une frange sombre quelconque est telle que : axks cos α D =  ks + 1 2 ‹ λ, ks ∈ Z =⇒ xks = D ks + 1 2 λ a cos α , ks ∈ Z L’abscisse xks+1 de la frange sombre qui suit la précédente est donnée par : xks+1 = D ks + 3 2 λ a cos α , ks ∈ Z On a donc : xks+1 − xks = Dλ a cos α Finalement, l’interfrange i est donnée par : i = Dλ a cos α 3- L’orde d’interférence p−6s de la sixème frange sombre située en-dessous de la frange centrale vaut : p−6s = −6 + 1 2 = − 11 2 L’orde d’interférence p7b de la septième frange brillante située au-dessus de la frange centrale vaut : p7b = 7 La distance d67 entre les milieux de ces franges est donnée par : d67 = i (p7b − p−6s) = 25i 2 D’où : i = 2d67 25 Application numérique : i = 2 × 8 × 10−3 25 Soit : i = 640 µm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 607 4- La longueur d’onde λ a pour expression : λ = ia cos α D Application numérique : λ = 640 × 10−6 × 3 × 10−3 × cos 60◦ 1, 5 Soit : λ = 640 nm Exercice 11.3 : 1- La présence des lames rallonge la distance parcourue par la lumière. La différence de marche δ du point M s’exprime donc par : δ = F2M − F1M + e2 (n2 − 1) − e1 (n1 − 1) Or, on sait que dans le cas où a et x sont négligeables devant D, on a : F2M − F1M = ax D D’où : δ = ax D + e2 (n2 − 1) − e1 (n1 − 1) 2- La frange centrale est caractérisée par une différenc de marche nulle. Son abscisse x0 vérifie donc la relation : ax0 D + e2 (n2 − 1) − e1 (n1 − 1) = 0 D’où : x0 = D [e1 (n1 − 1) − e2 (n2 − 1)] a Application numérique : x0 = 4 [0, 015 × (1, 6 − 1) − 0, 01 × (1, 5 − 1)] 5 × 10−3 Soit : x0 = 3, 2 m 3- L’abscisse xkb d’une frange brillante quelconque est telle que : axkb D + e2 (n2 − 1) − e1 (n1 − 1) = kbλ, kb ∈ Z GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 608 =⇒ xkb = Dkbλ + e1 (n1 − 1) − e2 (n2 − 1) a L’abscisse xkb+1 de la frange brillante qui suit la précédente s’exprime donc par : =⇒ xkb+1 = D(kb + 1) λ + e1 (n1 − 1) − e2 (n2 − 1) a On a donc : xkb+1 − xkb = Dλ a L’abscisse xks d’une frange sombre quelconque est telle que : axks D + e2 (n2 − 1) − e1 (n1 − 1) =  ks + 1 2 ‹ λ, ks ∈ Z =⇒ xks = D ks + 1 2 λ + e1 (n1 − 1) − e2 (n2 − 1) a L’abscisse xks+1 de la frange sombre qui suit la précédente s’exprime donc par : =⇒ xks+1 = D ks + 3 2 λ + e1 (n1 − 1) − e2 (n2 − 1) a On a donc : xks+1 − xks = Dλ a Finalement, l’interfrange i s’exprime par : i = Dλ a Application numérique : i = 4 × 600 × 10−9 5 × 10−3 Soit : i = 480 µm 4- L’orde d’interférence p1s de la première frange sombre située au-dessus de la frange centrale vaut : p1s = 1 2 L’orde d’interférence p6b de la sixième frange brillante située au-dessus de la frange centrale vaut : p6b = 6 La distance d16 entre les milieux de ces franges est donnée par : d16 = i (p6b − p1s) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 609 D’où : d16 = 11i 2 Application numérique : d16 = 11 × 480 × 10−6 2 Soit : d16 = 2, 64 mm Exercice 11.4 : 1- Les interfranges i1 et i2 correspondant aux deux radiations sont données par : i1 = Dλ1 a i2 = Dλ2 a Applications numériques : i1 = 3 × 450 × 10−9 2 × 10−3 i2 = 3 × 700 × 10−9 2 × 10−3 Soit : i1 = 0, 675 mm i2 = 1, 05 mm 2- L’abscisse x1 des points d’ordre d’interférence p1 relatifs à la radiation de longueur d’onde λ1 s’exprime par : x1 = p1i1 De façon analogue, l’abscisse x2 des points d’ordre d’interférence p2 relatifs à la radiation de longueur d’onde λ2 s’exprime par : x2 = p2i2 L’abscisse x des points où il y a coïncidence d’interférence vérifie la relation : x = x1 = x2 = p1i1 = p2i2 On a donc : p1 p2 = i2 i1 = 0, 675 1, 05 = 14 9 La première coïncidence d’interférence se produit pour les plus petites valeurs entières de p1 et GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 610 p2. On a donc : p1 = 14 et p2 = 9 L’abscisse x0 correspondant à la première coïncidence est donc donnée par : x0 = 14i1 = 9i2 D’où : x0 = 9, 45 mm Exercice 11.5 : 1- Soit i l’interfrange dont l’expression est donnée par : i = Dλ a L’ordre d’interférence p−10s de la dixième frange sombre située en-dessous de la frange centrale vaut : p−10s = −10 + 1 2 = − 19 2 L’ordre d’interférence p10b de la dixième frange sombre située au-dessus de la frange centrale vaut : p10b = 10 La distance d entre les milieux de ces deux franges est donnée par : d = (p10b − p−10s) i = 39i 2 D’où : d = 39Dλ 2a 2- Le graphe d = f (D) a été tracé à la Figure 11.15. 3- On se rend compte que la courbe tracée passe par l’origine. L’équation de cette courbe peut donc se mettre sous la forme ci-dessous : d = kD k est le coefficient directeur donné par : k = tan θ = ∆d ∆D = 10−3 (14, 7 − 2, 7) 5, 5 − 1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 611 Une équation de la courbe obtenue est donc : d = 1 375 D avec d et D en m Figure 11.15 – Correction de l’exercice 11.5. 4- En comparant l’équation de la courbe avec la relation obtenue à question 1, par identification des coefficients, on peut écrire : 39λ 2a = 1 375 Soit : λ = 2a 14625 D’où : λ = 547 nm Exercice 11.6 : 1- Puisque la fréquence N0 perçue par l’observateur est inférieure à la fréquence N du bruit émis par l’avion, on concult que l’avion s’éloigne de l’observateur. 2- La vitesse VA de l’avion vérifie la relation : N0 = NV V + VA GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 612 D’où : VA = NV N0 − V Application numérique : VA = 100 × 330 57, 6 − 330 Soit : VA = 242, 916 m.s−1 = 874, 5 km.h−1 Exercice 11.7 : 1- L’enfant courant vers la voiture avec une cadence de pas réguilière, sa vitesse VE est constante et s’exprime par : VE = d 45 Soit : VE = 11, 11 m.s−1 2- La fréquence N0 de l’onde sonore perçue par l’enfant s’exprime par : N0 = N (V + VE) V Application numérique : N0 = 25 × (340 + 11, 11) 340 Soit : N0 = 25, 817 Hz Exercice 11.8 : 1- Avant que les deux voitures ne se croisent, La fréquence N0 1 du son émis par la voiture (1) perçue par la voiture (2) s’exprime par : N0 1 = N1 (V + V2) V − V1 Application numérique : N0 1 = 40 × € 350 + 80 3,6 Š 350 − 60 3,6 Soit : N0 1 = 44, 66 Hz GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 613 2- Avant que les deux voitures ne se croisent, la fréquence N0 2 du son émis par la voiture (2) perçue par la voiture (1) s’exprime par : N0 2 = N2 (V + V1) V − V2 Application numérique : N0 2 = 50 × € 350 + 60 3,6 Š 350 − 80 3,6 Soit : N0 2 = 55, 93 Hz 3- Après que les deux voitures se soient croisées, la fréquence N00 1 du son émis par la voiture (1) perçue par la voiture (2) s’exprime par : N00 1 = N1 (V − V2) V + V1 Application numérique : N00 1 = 40 × € 350 − 80 3,6 Š 350 + 60 3,6 Soit : N00 1 = 35, 75 Hz 4- Après que les deux voitures se soient croisées, la fréquence N00 2 du son émis par la voiture (2) perçue par la voiture (1) s’exprime par : N00 2 = N2 (V − V1) V + V2 Application numérique : N00 2 = 50 × € 350 − 60 3,6 Š 350 + 80 3,6 Soit : N00 2 = 44, 77 Hz GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 614 Exercice 11.9 : 1- Le premier état excité corresond au niveau d’énergie n = 2. L’énergie Ee1 de l’atome d’hy- drogène dans cet état s’exprime donc par : Ee1 = − 13, 6 22 = − 13, 6 4 D’où : Ee1 = −3, 4 eV 2- Le deuxième état excité corresond au niveau d’énergie n = 3. L’énergie Ee2 de l’atome d’hy- drogène dans cet état s’exprime donc par : Ee2 = − 13, 6 32 = − 13, 6 9 D’où : Ee2 = −1, 511 eV 3- La fréquence νe12 du photon que l’atome d’hydrogène doit absorber pour quitter son premier vers son deuxième état excité vérifie la relation : Ee2 − Ee1 = hνe12 D’où : νe12 = Ee2 − Ee1 h Application numérique : νe12 = 1, 6 × 10−19 (−1, 511 + 3, 4) 6, 62 × 10−34 Soit : νe12 = 456, 529 THz 4- L’énergie Ee0 de l’atome d’hydrogène lorsqu’il est à son état fondamental vaut : Ee0 = −13, 6 eV La fréquence νe20 du photon que l’atome d’hydrogène doit émettre pour quitter son deuxième état excité vers son état fondamental vérifie la relation : Ee2 − Ee0 = hνe20 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 615 D’où : νe20 = Ee2 − Ee0 h Application numérique : νe20 = 1, 6 × 10−19 (−1, 511 + 13, 6) 6, 62 × 10−34 Soit : νe20 = 2921, 785 THz 5- La fréquence νe01 du photon que l’atome d’hydrogène doit absorber pour quitter son état fondamental et revenir à son premier état excité vérifie la relation : Ee1 − Ee0 = hνe01 D’où : νe01 = Ee1 − Ee0 h Application numérique : νe01 = 1, 6 × 10−19 (−3, 4 + 13, 6) 6, 62 × 10−34 Soit : νe01 = 2465, 256 THz Considérons le système ci-desous :      Ee2 − Ee1 = hνe12 Ee2 − Ee0 = hνe20 Ee1 − Ee0 = hνe01 En additionant membres à membres les relations de ce système, on obtient : 2Ee2 − 2Ee0 = hνe12 + hνe20 + hνe01 =⇒ 2hνe20 = hνe12 + hνe20 + hνe01 D’où : νe20 = νe12 + νe01 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 616 Exercice 11.10 : 1- L’énergie Eph1 du photon de longueur d’onde λ1 s’exprime par : Eph1 = hC λ1 = 6, 62 × 10−34 × 3 × 108 88, 66 × 10−9 = 2, 24 × 10−18 J = 14 eV On se rend compte que l’énergie Eph1 est supérieure à l’énergie d’ionisation Ei = 13, 6 eV de l’atome d’hydrogène. Le photon de longueur d’onde λ1 = 88, 66 nm est donc absorbé. L’énergie cinétique Ec avec laquelle l’électron est expulsé s’exprime par : Ec = Eph1 − Ei D’où : Ec = 6, 4 × 10−20 J = 0, 4 eV 2- L’énergie Eph2 du photon de longueur d’onde λ2 s’exprime par : Eph2 = hC λ2 = 6, 62 × 10−34 × 3 × 108 97, 353 × 10−9 = 2, 04 × 10−18 J = 12, 75 eV On se rend compte que Eph2 Ei. Trouvons s’il existe un entier naturel n 1 tel que : − 13, 6 n2 + Ei = Eph2 Soit : n = Ê − 13, 6 Eph2 − Ei = Ê − 13, 6 12, 75 − 13, 6 = 4 Le photon de longueur d’onde λ2 = 97, 353 nm est donc absorbé, et après l’absorp- tion de ce photon, l’atome se trouve à son quatrième niveau d’énergie. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 617 3- L’énergie Eph3 du photon de longueur d’onde λ3 s’exprime par : Eph3 = hC λ3 = 6, 62 × 10−34 × 3 × 108 104, 746 × 10−9 = 3, 638 × 10−19 J = 11, 85 eV On se rend compte que Eph3 Ei. Trouvons s’il existe un entier naturel n0 2 tel que : − 13, 6 n02 + Ei = Eph3 Soit : n0 = Ê − 13, 6 Eph3 − Ei = Ê − 13, 6 11, 85 − 13, 6 = 7, 771 / ∈ N Le photon de longueur d’onde λ3 = 104, 746 nm n’est donc pas absorbé. Exercice 11.11 : 1- Le travail d’extraction Ws de la cellule s’exprime par : Ws = hνs Application numérique : Ws = 6, 62 × 10−34 × 600 × 1012 Soit : Ws = 3, 972 × 10−19 J = 2, 4825 eV 2- L’énergie W de chaque photon de la source de lumière est donnée par : W = hC λ Application numérique : W = 6, 62 × 10−34 × 3 × 108 400 × 10−9 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 618 Soit : W = 4, 965 × 10−19 J = 3, 103 eV 3- L’énergie cinétique maximale Ec des électrons extraits est donnée par : Ec = W − Ws Application numérique : Ec = 4, 965 × 10−19 − 3, 972 × 10−19 Soit : Ec = 9, 93 × 10−20 J = 0, 62 eV La vitesse maximale V des électrons extraits de la cellule vérifie la relation : Ec = meV2 2 D’où : V = Ê 2 × Ec me Application numérique : V = Ê 2 × 9, 93 × 10−20 9, 1 × 10−31 Soit : V = 4, 671 × 105 m.s−1 4- Le potentiel d’arrêt U0 vérifie la relation : Ec = eU0 D’où : U0 = Ec e Application numérique : U0 = 9, 93 × 10−20 1, 6 × 10−19 Soit : U0 = 620, 625 mV GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 619 Exercice 11.12 : 1- L’énergie W transportée par chaque photon de la source de lumière est donnée par : W = hν Application numérique : W = 6, 62 × 10−34 × 640 × 1012 Soit : W = 4, 2368 × 10−19 J = 2, 648 eV 2- L’énergie cinétique maximale Ec des électrons extraits de la cellule est donnée par : Ec = meV2 2 Application numérique : Ec = 9, 1 × 10−31 × 2500002 2 Soit : Ec = 2, 843 × 10−20 J = 0, 177 eV 3- Le potentiel d’arrêt U0 vérifie la relation : Ec = eU0 D’où : U0 = Ec e Application numérique : U0 = 2, 843 × 10−20 1, 6 × 10−19 Soit : U0 = 177, 73 mV 4- Le travail d’extraction Ws de la plaque vérifie la relation : W − Ws = Ec D’où : Ws = W − Ec GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 620 Application numérique : Ws = 4, 2368 × 10−19 − 2, 843 × 10−20 Soit : Ws = 3, 952 × 10−19 J = 2, 47 eV 5- La longueur d’onde seuil λs et la fréquence seuil νs de la plaque vérifient la relation : Ws = hνs = hC λs D’où : νs = Ws h λs = hC Ws Application numérique : νs = 3, 952 × 10−19 6, 62 × 10−34 λs = 6, 62 × 10−34 × 3 × 108 3, 952 × 10−19 Soit : νs = 597 THz λs = 502, 47 nm Exercice 11.13 : 1- La longueur d’onde seuil λs et la fréquence seuil νs de la plaque vérifient la relation : Ws = hνs = hC λs D’où : νs = Ws h λs = hC Ws Application numérique : νs = 1, 5 × 1, 6 × 10−19 6, 62 × 10−34 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 621 λs = 6, 62 × 10−34 × 3 × 108 1, 5 × 1, 6 × 10−19 Soit : νs = 362, 53 THz λs = 827, 5 nm 2- L’énergie W transportée par un photon de la source de lumière est donnée par : W = hC λ Application numérique : W = 6, 62 × 10−34 × 3 × 108 420 × 10−9 Soit : W = 4, 728 × 10−19 J = 2, 955 eV 3- L’énergie cinétique maximale Ec des électrons extraits est donnée par : Ec = W − Ws Application numérique : Ec = 4, 728 × 10−19 − 1, 5 × 1, 6 × 10−19 Soit : Ec = 2, 328 × 10−19 J = 1, 455 eV La vitesse maximale V des électrons extraits de la cellule vérifie la relation : Ec = meV2 2 D’où : V = Ê 2 × Ec me Application numérique : V = Ê 2 × 2, 328 × 10−19 9, 1 × 10−31 Soit : V = 7, 153 × 105 m.s−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 622 4- La vitesse maximale V0 avec laquelle les électrons atteignent l’anode vérifie la relation : 1 2 me € V02 − V2 Š = eUAC D’où : V0 = Ê V2 + 2eUAC me Application numérique : V0 = Ê (7, 153 × 105 m.s−1)2 + 2 × 1, 6 × 10−31 × 2 9, 1 × 10−31 Soit : V0 = 1, 102 × 106 m.s−1 5- Le potentiel d’arrêt U0 vérifie la relation : Ec = eU0 D’où : U0 = Ec e Application numérique : U0 = 2, 328 × 10−19 1, 6 × 10−19 Soit : U0 = 1, 455 V Exercice 11.14 : 1- Les énergies respectives E1 et E2 des photons incident et diffusé sont données par : E1 = hν1 E2 = hν2 Applications numériques : E1 = 6, 62 × 10−34 × 800 × 1012 E2 = 6, 62 × 10−34 × 799, 99 × 1012 Soit : E1 = 5, 296 × 10−19 J = 3, 31 eV GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 623 E2 = 5, 2959 × 10−19 J = 3, 3099 eV 2- L’énergie Ep perdue par le photon incident est donnée par : Ep = E1 − E2 Application numérique : Ep = 5, 296 × 10−19 − 5, 2959 × 10−19 Soit : Ep = 6, 62 × 10−24 J = 4, 1375 × 10−5 eV 3- Les longueurs d’onde respectives λ1 et λ2 des photons incident et diffusés sont données par : λ1 = C ν1 λ2 = C ν2 Applications numériques : λ1 = 3 × 108 800 × 1012 λ2 = 3 × 108 799, 99 × 1012 Soit : λ1 = 375 nm λ2 = 377, 35 nm 4- L’angle θ entre la direction du photon diffusé et la direction du photon incident vérifie la relation ci-dessous : 1 ν2 − 1 ν1 = 2h sin2 θ 2 meC2 =⇒ sin2  θ 2 ‹ = meC2 € 1 ν2 − 1 ν1 Š 2h D’où : θ = 2 sin−1   s meC2 € 1 ν2 − 1 ν2 Š 2h   GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 624 Application numérique : θ = 2 sin−1    Ì 9, 1 × 10−31 × (3 × 108)2 × 10−12 × € 1 799,99 − 1 800 Š 2 × 6, 62 × 10−34    Soit : θ = 158, 92◦ Exercice 11.15 : 1- Le Tableau 11.2 a été completé dans le Tableau 11.3 ci-dessous. Tableau 11.3 – Correction de l’exercice 11.15. λ (nm) 400 440 515 560 600 630 675 700 735 750 ν (THz) 750 681, 81 582, 52 535, 71 500 476, 19 444, 44 428, 57 408, 16 400 U0 (V) 1, 55 1, 27 0, 85 0, 66 0, 5 0, 42 0, 3 0, 22 0, 13 0, 1 2- Soit νs la fréquence seuil de la plaque. On a la relation : h (ν − νs) = eU0 D’où : U0 = h e ν − h e νs 3- Le graphe U0 = f (ν) a été tracé à la Figure 11.16. 4- La courbe obtenue étant une droite, son équation est de la forme : U0 = k1ν + k2 k1 est le coefficient directeur donné par : k1 = ∆U0 ∆ν = 1, 55 − 0, 1 1012 (750 − 400) = 4, 142 × 10−15 On a : 1, 55 = 750k1 × 1012 + k2 et 0, 1 = 400k1 × 1012 + k2 =⇒ 2k2 + 1150k1 × 1012 = 1, 65 =⇒ k2 = −1, 557 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 625 Une équation de la courbe obtenue est donc : U0 = 4, 142 × 10−15 ν − 1, 557 Avec ν en Hz et U0 en V Figure 11.16 – Correction de l’exercice 11.15. 5- En comparant l’équation de la courbe à la relation obtenue à la question 2, en identifiant les coefficients, on obtient : h e = 4, 142 × 10−15 D’où : h = 6, 628 × 10−34 J.s 6- Par identification des relations, on a l’égalité : h e νs = −1, 557 D’où : νs = 375, 862 THz On a de même : λs = C νs et Ws = hνs D’où : λs = 798, 165 nm Ws = 2, 491 × 10−19 J = 1, 557 eV GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 626 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 11.1 : Soit x l’abscisse d’un point M quelconque sur l’écran. Lorsque la lame est absente et que le point S n’a pas encore été déplacé, la différence de marche δ du point M s’exprime par : δ = ax D L’abscisse de la frange centrale est donc nulle. Lorsqu’on place la lame derrière la fente supé- rieure et qu’on déplace la source vers le haut, la différence de marche devient : δ0 = ah d − e (n − 1) + ax D Etant donné que la frange centrale ne se déplace pas, son absisse reste nulle. On a donc : ah d − e (n − 1) = 0 D’où : n = 1 + ah ed Application numérique : n = 1 + 11, 6 × 10−2 × 10−3 100 × 10−6 × 2 L’indice de réfraction de la lame vaut donc n = 1, 58. Evaluation 11.2 : La fréquence N1 du son perçu par le joggeur devant la voiture est donnée par : N1 = N (V − VJ) V − VV =⇒ N1V − N1VV = NV − NVJ La fréquence N2 du son perçu par le joggeur derrière la voiture s’exprime par : N2 = N (V + VJ) V + VV =⇒ N2V + N2VV = NV + NVJ On obtient donc le système ci-dessous :      N1VV − NVJ = V (N1 − N) N2VV − NVJ = V (N − N2) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 11. OPTIQUEONDULATOIRE ET CORPUSCULAIRE 627 =⇒ (N1 − N2) VV = V (N1 + N2 − 2N) D’où : VV = V (N1 + N2 − 2N) N1 − N2 Multiplions les équations du système précédent respectivement par N2 et −N1. On obtient :      N1N2VV − NN2VJ = V (N1N2 − NN2) −N1N2VV + NN1VJ = V (N1N2 − NN1) =⇒ N (N1 − N2) VJ = V (2N1N2 − NN1 − NN2) D’où : VJ = V [2N1N2 − N (N1 + N2)] N (N1 − N2) Applications numériques : VV = 345 × (53, 13 + 47, 3 − 2 × 50) 53, 13 − 47, 3 VJ = 345 × [2 × 53, 13 × 47, 3 − 50 × (53, 13 + 47, 3)] 50 × (53, 13 − 47, 3) La voiture roule donc avec une vitesse VV = 25, 446 m.s−1 = 91, 6 km.h−1 , et le joggeur court avec une vitesse VJ = 5, 441 m.s−1 . Evaluation 11.3 : La lumière étant violette, sa longueur d’onde vaut λ = 400 nm. La tension UCA qui annule la vitesse des électrons à l’anode correspond au potentiel d’arrêt. On a donc la relation : hC  1 λ − 1 λs ‹ = eUCA D’où : λs = 1 1 λ − eUCA hC Application numérique : λs = 1 1 400×10−9 − 1,6×10−19×0,8 6,62×10−34×3×108 La longueur d’onde seuil de la cellule photoélectrique vaut donc λs = 538, 94 nm. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ628 Chapitre 12 Radioactivité C’est pour cela qu’il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera. Ephésiens 5 : 14 12.1 Généralités Les transformations de la matière sont au cœur de la vie quotidienne. Elles permettent d’obtenir des substances nouvelles à partir d’autres substances, afin de pourvoir à un besoin donné. Parmi ces transformations, on peut distinguer les réactions nucléaires, couvertes par la branche de la physique appelée physique nucléaire qui étudie les noyaux atomiques et les interactions qui y ont lieu. Un cas particulier des réactions nucléaires est la radioactivité. La radioactivité est un phénomène spontanné par lequel des noyaux atomiques instables évoluent vers des noyaux plus stables avec émission de particules accompagnées par un rayonnement électromagnétique. On distingue la radioactivité naturelle, due aux noyaux existant à l’état naturel et découverte en 1896 par le physicien français Henri Becquerel, et la radioactivité artificielle, due à des noyaux n’existant pas dans la nature mais qu’on peut créer par divers moyens, découverte en 1934 par les physiciens français Irène Joliot-Curie et Jean Frédéric Joliot. La radioactivité s’applique à de nombreux domaines de la vie, mais présente aussi beaucoup de risques. C’est la raison pour laquelle des méthodes de protection sont mises en place contre les produits radioactifs. 12.2 Noyau atomique 12.2.1 Constituants du noyau atomique La matière est constituée d’atomes, particules élémentaires qui régissent le monde microsco- pique. L’atome est constitué d’un noyau autour duquel gravitent des électrons. Le noyau est constitué de protons et de neutrons, l’ensemble formant les nucléons. On appelle nucléide l’ensemble des noyaux ayant le même nombre de nucléons et le même nombre de protons. Un élément chimique désigne la classe des atomes dont le noyau compte un même nombre de GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ629 protons. Un tableau périodique de classification des éléments chimiques a été établi en 1869 par le chimiste russe Dmitri Mendeleïev. Le symbole général du noyau d’un atome est A Z X. X représente le symbole de l’élément chimique relatif à l’atome, Z est le numéro atomique ou le nombre de charge correspondant au nombre de protons et au nombre d’électrons. A = Z + N est le nombre de masse, ou encore le nombre de nucléons, c’est-à-dire la somme du nombre Z de protons et du nombre N de neutrons. Les isotopes sont des noyaux possédant le même numéro atomique, mais dont les nombres de masse diffèrent. 12.2.2 Aspect énergétique du noyau atomique L’équivalence masse-énergie formulée par le physicien allemand Albert Einstein stipule que toute particule de masse m, même au repos, possède du simple fait de sa masse une énergie E applée énergie de masse et dont la valeur est donnée par la relation ci-dessous : E = mC2 (12.1) C est la célérité de la lumière dans le vide. A travers des expériences, on se rend compte que la masse d’un noyau est légèrement inférieure à la somme des masses de ses nucléons. On appele défaut de masse d’un noyau atomique, noté ∆m, la différence entre la somme des masses des nucléons qui le constituent et la masse de ce noyau. Soit m A Z X la masse d’un noyau A Z X. Notons mp la masse d’un proton et mn la masse d’un neutron. On a : ∆m = Zmp + Nmn − m A Z X = Zmp + (A − Z) mn − m A Z X (12.2) On applle énergie de liaison notée E` l’énergie nécessaire pour séparer les neutrons et les protons d’un noyau atomique. Elle s’exprime par : E` = ∆mC2 = Zmp + (A − Z) mn − m A Z X C2 (12.3) L’énergie de liaison par nucléons E`A est le rapport entre l’énergie de liaison et le nombre de nucléons A : E`A = E` A = ∆mC2 A = Zmp + (A − Z) mn − m A Z X C2 A (12.4) L’énergie de liaison par nucléon caractérise la stabilité du noyau. Plus sa valeur est élevée, plus le noyau est stable. En Physique des particules atomiques, au lieu du gramme et de ses multiples et sous-multiples, on préfère utiliser l’unité de masse atomique u qui correspond au douzième de la masse atomique du Carbone 12. On a : 1 u = 1, 66 × 10−27 kg = 931, 5 MeV/C2 Pour calculer les énergies en MeV, il suffit donc de convertir les masses en MeV/C2 , sans avoir besoin de remplacer C par sa valeur numérique. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ630 12.3 Réactions nucléaires Une réaction nucléaire est un phénomène de transformation des noyaux atomiques. Elle peut être spontannée ou provoquée. Au cours d’une réaction nucléaire, un noyau A Z X peut se modifier pour former d’autres noyaux A1 Z1 X1, A2 Z2 X2, · · · An Zn Xn avec émissions éventuelles de quelques particules a1 b1 Part1, a2 b2 Part2, · · · an bn Partn et d’un rayonnement électromagnétique γ. L’équation générale d’une réaction nucléaire peut se mettre sous la forme ci-dessous : A Z X + a0 b0 Part0 −→ A1 Z1 X1 + a1 b1 Part1 + A2 Z2 X2 + a2 b2 Part2 + · · · + An Zn Xn + an bn Partn + γ Au cours d’une réaction nucléaire, le nombre de masse et le numéro atomique se conservent : C’est la loi de conservation de Soddy. Ainsi, on a :      A + a0 = A1 + a1 + A2 + a2 + · · · + An + an Z + b0 = Z1 + b1 + Z2 + b2 + · · · + Zn + bn L’énergie totale et la quantité de mouvement se conservent aussi lors d’une réaction nucléaire. La perte de masse δm au cours de la réaction nucléaire est la différence entre la somme des masses des produits finaux et la somme des masses des produits initiaux. Elle s’exprime par : δm = n X i=1 m Ai Zi Xi + m ai bi Parti − m A Z X − m a0 b0 Part0 (12.5) L’énergie E échangée au cours de la réaction s’exprime par : E = |δm| C2 (12.6) Si δm 0, E correspond à l’énergie libérée par la réaction. Si δm 0, E correspond à l’énergie absorbée par la réaction. 12.3.1 Réactions nucléaires spontannées Une réaction nucléaire est dite spontannée lorsque les noyaux atomiques y intervenant sont ceux de substances radioactives naturelles ou artificielles : C’est la radioactivité. Lors de la radioactivité, un noyau radioactif instable A Z X appelé noyau père se désintègre et donne naissance à un noyau plus stable A0 Z0 X0 appelé noyau fils. Le phénomène s’accompagne de l’émission d’une particule a bPart et d’un rayonnement γ. L’équation générale de la radioactivité s’écrit : A Z X −→ A0 Z0 X0 + a bPart + γ Généralement, le noyau fils apparaît dans un état excité A0 Z0 X0∗ . Le rayonnement γ correspond à l’énergie qu’il libère afin de passer à son état fondamental, selon l’équation de désexcitation ci-dessous : A0 Z0 X0∗ −→ A0 Z0 X0 + γ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ631 Il existe trois types de radioactivité ; la radioactivité α qui s’accompagne de l’émission d’un noyau d’Hélium 4 2He (particule α), la radioactivité β− qui s’accompagne de l’émission d’un électron, et la radioactivité β+ qui s’accompagne de l’émission d’un positon. Le positon est l’anti-particule de l’électron. Il possède la même masse que l’électron, mais une charge électrique opposée. La charge électrique du positon correpond donc à la charge élémentaire e. L’émission d’un positon s’accompagne par celle d’un neutrino, particule de charge nulle et de masse nulle ou très faible. On appelle famille radioactive l’ensemble des noyaux issus d’un mème noyau père. Il existe quatre familles radioactives. Parmi elles, on distingue trois familles naturelles, dont les pères sont respectivement l’Uranium, l’Actinium et le Thorium et qui aboutissent toutes à l’isotope stable de Plomb. Il existe une seule famille artificielle, dont le noyau père est le Neptunium et qui aboutit au Bismuth. La radioactivité est d’une grande utilité pour la science et la technologie. Elle intervient dans les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) en Biologie et dans la gammagraphie en Industrie. Dans le domaine médical, elle est appliquée dans les techniques de scintigraphie, de radiothérapie ou encore de curiethérapie. 12.3.2 Réactions nucléaires provoquées Une réaction nucléaire est dite provoquée lorsqu’on la produit artificiellement par bombarde- ment de particules ou de radiations. Les réactions nucléaires provoquées les plus courantes sont la transmutation, la fission et la fusion. La transmutation consiste à mettre un noyau en collision avc un noyau d’Hélium. La fission est la réaction par laquelle un noyau très lourd se divise en d’autres noyaux plus légers. Très souvent, cette réaction nécessite le bombardement du noyau lourd par un neutron. La fusion quant à elle est la réaction par laquelle deux noyaux lé- gers s’associent pour donner naissance à un noyau plus lourd. Certaines particules élémentaires et leurs symboles nucléaires ont été représentées dans le Tableau 12.1 ci-dessous. Tableau 12.1 – Symboles de quelques particules élémentaires. Particule élémentaire Symbole Electron 0 −1e Positon 0 1e Proton 1 1p Neutron 1 0n Neutrino 0 0ν Les réactions nucléaires sont mises à profit dans la production de l’énergie électrique. A l’heure actuelle, l’énergie nucléaire est considérée par certains organismes scientifiques comme une source d’énergie verte, et des moyens considérables sont mis en jeu afin de l’exploiter à l’avenir à des fins durables. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ632 12.4 Décroissance radioactive Soit A Z X un noyau radioactif qui se désintègre pour donner naissance à un autre noyau A0 Z0 X0 . Considérons un échantillon radioactif contenant initialement (à la date t = 0) un nombre N0 de noyaux de A Z X. Ces noyaux vont se désintégrer progressivement et des noyaux de A0 Z0 X0 apparaîtront. Ainsi, le nombre de noyaux de A Z X diminue tandis que le nombre de noyaux de A0 Z0 X0 augmente de la même quantité. A une date quelconque t, notons NX (t) le nombre de noyaux de A Z X restants dans l’échantillon et NX0 (t) le nombre de noyaux de A0 Z0 X0 qui se sont formés. NX0 (t) correspond encore au nombre de noyaux de A Z X qui se sont désintégrés en A0 Z0 X0 . La loi de la décroissance radioactive s’écrit : NX (t) = N0 exp (−λt) (12.7) On a également la relation : NX0 (t) = N0 − NX (t) = N0 [1 − exp (−λt)] (12.8) λ est la constante radioactive propre au noyau père A Z X. Elle a la dimension de l’inverse d’un temps et s’exprime en s−1 . On définit la période radioactive ou la demi-vie t1/2 comme le temps au bout duquel la moitié des noyaux de A Z X contenus initialement dans l’échantillon se désintègrent. On a : NX t1/2 = NX0 t1/2 = N0 2 =⇒ exp −λt1/2 = 1 2 =⇒ −λt1/2 = ln  1 2 ‹ = −ln 2 D’où : t1/2 = ln 2 λ (12.9) La demi-vie peut s’exprimer en années, en mois, en semaines, en jours, en heures, en minutes ou en secondes. Soient mX (t) et mX0 (t) les masses respectives de A Z X et A0 Z0 X0 dans l’échantillon à une date t. m0 étant la masse initiale des noyaux de A Z X contenus dans l’échantillon, on a les relations : mX (t) = m0 exp (−λt) (12.10) mX0 (t) = m0 − mX (t) = m0 [1 − exp (−λt)] (12.11) Les quantités de matière nX (t) et nX0 (t) de A Z X et A0 Z0 X0 à la date t dans l’échantillon vérifient les relations : nX (t) = mX (t) MX = NX (t) NA (12.12) nX0 (t) = mX0 (t) MX0 = NX0 (t) NA (12.13) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ633 MX et MX0 sont les masses molaires respectives de A Z X et A0 Z0 X0 . NA est la constante d’Avo- gadro, dont la valeur vaut NA = 6, 02 × 1023 mol−1 . On définit l’activité A d’un échantillon radioactif comme le nombre de désintégration par unité de temps. Elle s’exprime par : A(t) = dNX0 (t) dt = − dNX (t) dt = λN0 exp (−λt) = λNX (t) (12.14) L’activité d’un échantillon s’exprime en Becquerel (Bq). Les courbes d’évolution en fonction du temps de NX (t) et NX0 (t) ont été représentées à la Figure 12.1, tandis que la courbe d’évolution de A(t) a été représentée à la Figure 12.2. Figure 12.1 – Courbes d’évolution de NX (t) et NX0 (t). Figure 12.2 – Courbes d’évolution de A(t). La décroissance radioactive est exploitée dans diverses techniques, notamment la datation par le Carbone 14, méthode employée afin de déterminer l’âge de la mort d’un organisme animal ou végétal. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ634 12.5 Interaction rayonnement-matière Considérons une couche de matière qu’on éclaire par un rayonnement électromagnétique constitué de photons. Notons N0 le nombre incident de photons à l’entrée de la couche. Au fur et à mesure qu’on propgresse dans cette couche, certains photons interagissent avec la matière et sont de ce fait atténués. Pour une épaisseur x de matériau, le nombre Nt (x) de photons transmis sans atténuation et le nombre Na (x) de photons atténués s’expriment par : Nt (x) = N0 exp (−µx) (12.15) Na (x) = N0 − Nt (x) = N0 [1 − exp (−µx)] (12.16) µ est le coefficient d’atténuation linéaire propre à la matière interagissant avec le rayon- nement. Il dépend de l’énergie du rayonnement et du numéro atomique de la matière. Il a la dimension de l’inverse d’une longueur. On l’exprime généralement en cm−1 . On définit le coefficient d’atténuation massique µm comme le rapport entre le coefficient d’atténuation linéaire et la masse volumique ρ de la matière : µm = µ ρ (12.17) Les courbes d’évolution de Nt (x) et Na (x) ont été représentées à la Figure 12.3 ci-dessous. Figure 12.3 – Courbes d’évolution de Nt (x) et Na (x). x1/2 est la couche de demi-atténuation (CDA), définie comme l’épaisseur de la couche de matière permettant à la moitié des photons incidents d’être transmis sans atténuation. On a : x1/2 = ln 2 µ (12.18) La CDA s’exprime généralement en cm ou en mm. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ635 12.6 Effets de la Radioactivité et Radioprotection La radioactivité peut avoir des effets néfastes sur l’environnement et la santé des êtres vi- vants. Les substances radioactives peuvent attaquer les gênes, causer des cancers, des lésions, des brûlures et d’autres maladies graves et mortelles. La contamination aux substances radioac- tives peut s’effectuer par consommation, innhalation (respiration d’une substance radioactive), irradiation (exposition à un rayonnement radioactif) ou encore par injection dans l’organisme. Afin de palier à ces dangers, des mesures de radioprotection ont été prises par l’Agence In- ternationale de l’Energie Atomique (AIEA). La radioprotection est l’ensemble des méthodes de protection contre les rayonnements radioactifs. L’AEIA recommande entre autres la construction des installations nucléaires sécurisées avec des matériaux ayant une forte teneur en plomb, le port des combinaisons spéciales ayant des réserves autonomes en Oxygène pour la respiration, l’usage des écrans de protection et des filtres contre les particules radioactives, l’interdiction de la dissémination des déchets radioactifs dans l’environnement. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ636 Exercices On prendra partout où le besoin se présentera les masses respectives du proton et du neutron mp = 1, 0072764 u et mn = 1, 0086649 u. Exercice 12.1 : On suppose que les transformations nucléaires suivantes sont possibles. Pour chacune d’elles, déterminer les valeurs de x et y. 1- 210 84Po −→ 205 81Ti + x4 2He + y1 1p 2- 239 94Pu −→ 231 91Pa + x4 2He + y 0 −1e 3- 174 70Yb −→ 166 68Er + x4 2He + y 0 −1e 4- 90 40Zr −→ 85 37Rb + x1 1p + y 0 −1e 5- 44 22Ti −→ 32 14Si + x4 2He + y0 1e Exercice 12.2 : On suppose que les transformations nucléaires suivantes sont acceptables. Ecrire l’équation cor- respondant à chacune d’elles. 1- Transformation de l’Indinium 115 (115 49In) en Argent 107 (107 47Ag) avec émission de particules α et β− . 2- Transformation du Fer 54 (54 26Fe) en Scandium 46 (46 21Sc) avec émission de particules α et β+ . 3- Transformation du Fer 56 (56 26Fe) en Chrome 52 (52 24Cr) avec émission de protons et de parti- cules β− . 4- Transformation de l’Or 197 (197 79Au) en Thulium 169 (169 69Tm) avec émission de particules α et de neutrons. 5- Transformation du Tellure 128 (128 52Te) en Cadmium 114 (114 48Cd) avec émission de protons et de neutrons. Exercice 12.3 : La masse atomique du Rhénium 185 (185 75Re) vaut m = 186, 207 u. 1- Calculer le défaut de masse ∆m du Rhénium 185 (185 75Re). 2- En déduire son énergie de liaison E` et son énergie de liaison par nucléon E`A. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ637 Exercice 12.4 : L’énergie de liaison du Hafnium 180 (180 72Hf) vaut E` = 2766, 28 MeV. 1- Calculer son énergie de liaison par nucléon E`A. 2- Calculer le défaut de masse ∆m du Hafnium 180. 3- En déduire la masse m du Hafnium 180. Exercice 12.5 : La fission induite de l’Uranium 235 (235 92U) par absorption d’un neutron donne naissance à un noyau de Strontium 94 (94 38Sr), un noyau de Xénon 140 (140 Xe) et certains neutrons. On donne : m 235 92U = 235, 0134 u ; m 94 38Sr = 93, 8946 u ; m 140 Xe = 140, 1057 u 1- Combien de neutrons sont-ils émis par la fission ? Ecrire l’équation de cette fission. 2- Calculer la perte de masse δm. 3- En déduire l’énergie E libérée par cette fission. Exercice 12.6 : La fusion d’un noyau de Deutérium (2 1H) et d’un noyau de Tritium (3 1H) (deux isotopes de l’Hydrogène) donne naissance à une particule α et à une autre particule. On donne : m 2 1H = 2, 0141 u ; m 3 1H = 3, 01605 u ; m (α) = 4, 002602 u 1- Quelle est cette autre particule ? Ecrire l’équation de cette fusion. 2- Calculer la perte de masse δm. 3- En déduire l’énergie E libérée par cette fusion. Exercice 12.7 : La désintégration du Néodyme 144 (144 60Nd) en Cérium 140 (Ce) est de type α. Sa demi-vie est de 2, 29 × 1015 années. On considère un échantillon radioactif contenant initialement N0 = 1030 noyaux de Néodyme 144. 1- Ecrire l’équation de la désintégration du Néodyme 144 en Cérium 140. 2- Calculer la constante radioactive λ du Néodyme 144. 3- Calculer l’activité initiale A0 de l’échantillon. 4- Déterminer le nombre N1 de noyaux de Néodyme 144 restants ainsi que l’activité A1 de l’échantillon au bout de 1015 ans. 5- Déterminer le nombre N2 de noyaux de Néodyme 144 désintégrés ainsi que l’activité A2 de l’échantillon au bout de 1016 ans. Exercice 12.8 : Le Strontium 90 (90 38Sr) se désintègre en Yttrium 90 (Y) en émettant un électron. On considère un échantillon radioactif contenant initialement N0 = 1012 noyaux de Strontium 90 et dont l’ac- tivité initiale vaut A0 = 763, 71 Bq. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ638 1- De quel type de désintégration s’agit-il ? Ecrire l’équation de cette désintégration. 2- Calculer la constante radioactive λ et la période radioactive t1/2 du Strontium 90. 3- Après combien de temps ne reste-t-il plus que 109 noyaux de Strontium 90 dans l’échan- tillon ? 4- Après combien de temps 1011 noyaux de Yttrium 90 se sont formés dans l’échantillon ? Exercice 12.9 : La désintégration de l’Oxygène 15 (15 8O) en Azote 15 (N) est de type β+ . La constante ra- dioactive de l’Oxygène 15 vaut λ = 5, 675 × 10−3 s−1 . On considère un échantillon radioactif contenant initialement une masse m0 = 12, 46 Kg d’Oxygène 15. On prendra la masse molaire de l’Oxygène 15 M = 15 g.mol−1 . 1- Ecrire l’équation de la désintégration de l’Oxygène 15. 2- Calculer le nombre initial N0 de noyaux dans l’échantillon, ainsi que son activité initiale A0. 3- Calculer la demi-vie t1/2 de l’Oxygène 15. 4- Déterminer la masse m1 d’Oxygène 15 dans l’échantillon après 10 minutes. 5- Après combien de temps l’échantillon ne contiendra plus que 1 mg d’Oxygène 15 ? Exercice 12.10 : La désintégration d’un noyau d’Erbium 169 (169 68Er) conduit à un noyau de Thulium 169 (169 69Tm) et une particule élémentaire. La période radioactive de l’Erbium 169 est de 9, 4 jours. 1- Quelle est cette particule élémentaire et de quel type de désintégration s’agit-il ? Ecrire son équation. 2- Calculer la constante radioactive λ de l’Erbium 169. 3- Après combien de temps ne reste-t-il plus que 80% de noyaux d’Erbium 169 dans un échan- tillon radioactif contenant initialement de l’Erbium 169 ? 4- Après combien de temps l’activité d’un chantillon radioactif contenant de l’Erbium 169 aura dimunié de 95% ? Exercice 12.11 : Un isotope de Germanium (Ge) subit deux désintégrations β− donnant naissance au Sélenium 76 (76 34Se). On considère un échantillon radioactif contenant des noyaux de cet isotope. A travers des expériences, on a observé que son activité a diminué de 1% après 1, 45 × 1019 années. 1- De quel isotope s’agit-il ? Ecrire l’équation de sa désintégration. 2- Calculer la constante radioactive λ et la demi-vie t1/2 de cet isotope. 3- Quel est le pourcentage de noyaux de Germanium présents dans l’échantillon après 1020 années ? 4- Quel est le pourcentage de noyaux de Germanium qui se sont désintégrés dans l’échantillon après 1022 années ? GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ639 Exercice 12.12 : On considère un échantillon radioactif contenant des noyaux de Thorium 231 (231 90Th). On mesure l’activité A de l’échantillon en fonction du temps t. Les données ont été consignées dans le Tableau 12.2 ci-dessous. On note λ la constante radioactive du Thorium 231. Tableau 12.2 – Exercice 12.5. t (h) 6 30 55 80 105 130 150 174 200 230 A (109 Bq) 440 229, 2 116, 1 58, 8 29, 8 15, 1 8, 8 4, 6 2, 3 1 ln A 1- Ecrire l’équation de la désintégration du Thorium 231 sachant qu’elle conduit au Protacti- nium 231 (231 91Pa). 2- Exprimer ln A en fonction de λ, de t et de l’activité initiale A0. 3- Compléter le Tableau 12.2. 4- Tracer le graphe ln A = f (t). Echelle : 1 cm −→ 20 h et 1 cm −→ 2 unité en ordonnée. 5- Déterminer une équation de la courbe obtenue. 6- Déterminer les valeurs λ et de la période radioactive t1/2 du Thorium 231. 7- Déterminer l’activité initiale A0 de l’échantillon et le nombre initial N0 de noyaux qu’il contient. Exercice 12.13 : Pour un rayonnement électromagnétique d’énergie donnée, le coefficient d’atténuation linéaire du Carbone vaut µ = 0, 335 cm−1 . 1- Calculer la couche de demi-atténuation x1/2 du Carbone. 2- Déterminer le pourcentage de photons transmis sans atténuation sur une épaisseur de 5 cm de Carbone. 3- Déterminer le pourcentage de photons atténués sur une épaisseur de 10 cm de Carbone. Exercice 12.14 : Le coefficient d’atténuation massique de l’Aluminium vaut µm = 8, 4 mm2 .g−1 . 1- Calculer le coefficient d’atténuiation linéaire de l’Aluminium sachant que sa masse volumique vaut ρAl = 2, 7 g.cm−3 . 2- En déduire la couche de demi-atténuation x1/2 de l’Aluminium. 3- Déterminer l’épaisseur e1 d’Aluminium permettant à 80% de photons de le traverser. 4- Déterminer l’épaisseur e2 d’Aluminium permettant d’atténuer 60% de photons. Exercice 12.15 : La couche de demi-atténuation du Cuivre vaut x1/2 = 1, 824 mm et sa masse volumique vaut ρCu = 8, 96 g.cm−3 . Lorsqu’on soumet une couche de Cuivre d’épaisseur e = 181, 8 mm à un rayonnement de photons, on détecte à la sortie de la couche un seul photon. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ640 1- Calculer le coefficient d’atténuiation linéaire µ et le coefficient d’atténuation massique µm du Cuivre. 2- Calculer le nombre N0 de photons incident. 3- Quel aurait du être l’épaisseur e0 de la couche pour que 10 photons de plus soient détectés à la sortie de la couche. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ641 Evaluations des compétences Evaluation 12.1 : La courbe de la Figure 12.4 ci-dessous se trouve sur un papier qu’a découvert un élève de Terminale. Il s’agit de l’évolution de l’activité d’un échantillon radioactif en fontion du temps. Figure 12.4 – Evaluation 12.1. Aider cet élève à déterminer le nombre de noyaux radioactifs que contenait initialement l’échan- tillon. Evaluation 12.2 : La demi-vie du Radium 226 de masse molaire MRa = 226 g.mol−1 est de 1602 années. Il est radioactif α et se désintègre en Radon 222 de masse molaire MRn = 222 g.mol−1 . En ana- lysant un échantillon radioactif, on constate qu’il contient mRa = 569, 424 g de Radium et mRn = 302, 817 g de Radon. Quel est l’âge de cet échantillon ? Evaluation 12.3 : On considère deux couches de matériaux (M1) et (M2) d’épaisseurs respectives e1 = 10 mm et e2 = 15 mm et de coefficients d’atténuation respectifs µ1 et µ2. Pour un même rayonnement de photons, le pourcentage de photons atténués par les deux couches est le même. On soumet la couche de matériau (M1) à un rayonnement de photons, et on place juste dèrrière elle la couche de matériau (M2). A la sortie de cette couche, on se rend compte que les photons ont été atténués de 90%. Calculer µ1 et µ2. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ642 Corrections des exercices Exercice 12.1 : On utilise la loi de conservation de Soddy pour chaque transformation. 1- On a : 4x + y + 205 = 210 et 2x + y + 81 = 84 Soit :      4x + y = 5 2x + y = 3 D’où : x = 1 et y = 1 2- On a : 4x + 231 = 239 et 2x − y + 91 = 94 Soit :      4x = 8 2x − y = 3 D’où : x = 2 et y = 1 3- On a : 4x + 166 = 174 et 2x − y + 68 = 70 Soit :      4x = 8 2x − y = 2 D’où : x = 2 et y = 2 4- On a : x + 85 = 90 et x − y + 37 = 40 Soit :      x = 5 x − y = 3 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ643 D’où : x = 5 et y = 2 5- On a : 4x + 32 = 44 et 2x + y + 14 = 22 Soit :      4x = 12 2x + y = 8 D’où : x = 3 et y = 2 Exercice 12.2 : 1- L’équation de la transformation s’écrit : 115 49In −→ 107 47Ag + x4 2He + y 0 −1e Des lois de conservation, on a : 4x + 107 = 115 et 2x − y + 47 = 49 Soit : x = 2 et y = 2 L’équation s’écrit donc : 115 49 In −→ 107 47 Ag + 24 2He + 2 0 −1e 2- L’équation de la transformation s’écrit : 54 26Fe −→ 46 21Sc + x4 2He + y0 1e Des lois de conservation, on a : 4x + 46 = 54 et 2x + y + 21 = 26 Soit : x = 2 et y = 1 L’équation s’écrit donc : 54 26Fe −→ 46 21Sc + 24 2He + 0 1e GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ644 3- L’équation de la transformation s’écrit : 56 26Fe −→ 52 24Cr + x1 1p + y 0 −1e De la loi de conservation de Soddy, on a : x + 52 = 56 et x − y + 24 = 26 Soit : x = 4 et y = 2 L’équation s’écrit donc : 56 26Fe −→ 52 24Cr + 41 1p + 2 0 −1e 4- L’équation de la transformation s’écrit : 197 79Au −→ 169 69Tm + x4 2He + y1 0n De la loi de conservation de Soddy, on a : 4x + y + 169 = 197 et 2x + 69 = 79 Soit : x = 5 et y = 8 L’équation s’écrit donc : 197 79 Au −→ 169 69 Tm + 54 2He + 81 0n 5- L’équation de la transformation s’écrit : 128 52Te −→ 114 48Cd + x1 1p + y1 0n De la loi de conservation de Soddy, on a : x + y + 114 = 128 et x + 48 = 52 Soit : x = 4 et y = 10 L’équation s’écrit donc : 128 52 Te −→ 114 48 Cd + 41 1p + 101 0n GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ645 Exercice 12.3 : 1- Le 185 75Re contient A = 185 nucléons et Z = 75 protons. Son défaut de masse ∆m vaut : ∆m = Zmp + mn (A − Z) − m Application numérique : ∆m = 75 × 1, 0072764 + 1, 0086649 × (185 − 75) − 186, 207 Soit : ∆m = 0, 2918 u = 271, 875 Mev/C2 2- L’énergie de liaison s’exprime par : E` = ∆mC2 Soit : E` = 271, 875 MeV L’énergie de liaison par nucléon est quant à elle donnée par : E`A = E` A Application numérique : E`A = 271, 875 185 Soit : E`A = 1, 469 MeV Exercice 12.4 : 1- L’énergie de liaison par nucléon du Hafnium 180 est donnée par : E`A = E` A Application numérique : E`A = 2766, 28 180 Soit : E`A = 15, 368 MeV GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ646 2- Le défaut de masse ∆m du Hafnium vérifie la relation : E` = ∆mC2 D’où : ∆m = E` C2 Soit : ∆m = 2766, 28 MeV/C2 = 2, 969 u 3- La masse m du noyau d’Hafnium 180 vérifie : ∆m = Zmp + (A − Z) mn − m D’où : m = Zmp + (A − Z) mn − ∆m Application numérique : m = 72 × 1, 0072764 + 1, 0086649 × (180 − 72) − 2, 969 Soit : m = 178, 49 u Exercice 12.5 : 1- Soit x le nombre de neutrons émis. L’équation de la fission s’écrit : 235 92U + 1 0n −→ 94 38Sr + 140 y Xe + x1 0n De la loi de conservation de Soddy, on a : x + 140 + 94 = 235 + 1 et y + 38 = 92 Soit : x = 2 et y = 54 La fission libère donc 2 neutrons, et son équation s’écrit : 235 92 U + 1 0n −→ 94 38Sr + 140 54 Xe + 21 0n GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ647 2- La perte de masse δm s’exprime par : δm = m 94 38Sr + m 140 Xe + 2mn − m 235 92U − mn D’où : δm = m 94 38Sr + m 140 Xe + mn − m 235 92 U Application numérique : δm = 93, 8946 + 140, 1057 + 1, 0086649 − 235, 0134 Soit : δm = −4, 4351 × 10−3 u = −4, 131 MeV/C2 3- L’énergie E libérée par cette fission est donnée par : E = |δm| C2 Soit : E = 4, 131 Mev Exercice 12.6 : 1- L’équation de la fusion s’écrit : 2 1H + 3 1H −→ 4 2He + A Z X De la loi de conservation de Soddy, on a : A + 4 = 3 + 2 et Z + 2 = 1 + 1 Soit : A = 1 et Z = 0 Cette autre particule émise est donc le neutron 1 0n. L’équation de cette fusion s’écrit donc : 2 1H + 3 1H −→ 4 2He + 1 0n 2- La perte de masse δm s’exprime par : δm = m (α) + mn − m 2 1H − m 3 1H Application numérique : δm = 4, 002602 + 1, 0086649 − 2, 0141 − 3, 01605 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ648 Soit : δm = −0, 01888 × 10−3 u = −17, 589 MeV/C2 3- L’énergie E libérée par cette fusion est donnée par : E = |δm| C2 Soit : E = 17, 589 Mev Exercice 12.7 : 1- La désintégration du Néodyme 144 en Cérium étant de type α, l’équation de cette désinté- gration s’écrit : 144 60 Nd −→ 140 58 Ce + 4 2He 2- Soit t1/2 = 2, 29 × 1015 ans la demi-vie du Néodyme 144. Sa constante radioactive λ vaut : λ = ln 2 t1/2 Application numérique : λ = ln 2 2, 29 × 1015 × 365 × 24 × 3600 D’où : λ = 9, 598 × 10−24 s−1 3- L’activité initiale A0 de l’échantillon est liée au nombre initial N0 de noyaux selon la relation : A0 = λN0 Application numérique : A0 = 9, 598 × 10−24 × 1030 Soit : A0 = 9, 598 × 106 Bq 4- Le nombre N1 de noyaux de Néodyme 144 restants au bout de t1 = 1015 ans est donné par GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ649 la relation : N1 = N0 exp (−λt1) Application numérique : N1 = 1030 × exp −9, 598 × 10−24 × 1015 × 365 × 24 × 3600 Soit : N1 = 7, 388 × 1029 noyaux L’activité A1 de l’échantillon au bout de t1 = 1015 ans. est donnée par : A1 = λN1 Application numérique : A1 = 9, 598 × 10−24 × 7, 388 × 1029 Soit : A1 = 7, 091 × 106 Bq 5- Le nombre N2 de noyaux de Néodyme 144 désintégrés au bout de t2 = 1016 ans est donné par la relation : N2 = N0 [1 − exp (−λt2)] Application numérique : N2 = 1030 × 1 − exp −9, 598 × 10−24 × 1016 × 365 × 24 × 3600 Soit : N2 = 9, 515 × 1029 noyaux L’activité A2 de l’échantillon au bout de t2 = 1016 ans est donnée par : A2 = λ (N0 − N2) Application numérique : A2 = 9, 598 × 10−24 × 1030 − 9, 515 × 1029 Soit : A2 = 4, 652 × 105 Bq GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ650 Exercice 12.8 : 1- Etant donné que la désintégration s’accompagne de l’émission d’un électron, il s’agit d’une désintégration β− . L’équation de cette désintégration s’écrit : 90 38Sr −→ 90 39Y + 0 −1e 2- La constante radioactive λ du Strontium 90 vérifie la relation ci-dessous : A0 = λN0 D’où : λ = A0 N0 Application numérique : λ = 763, 71 1012 Soit : λ = 7, 6371 × 10−10 La période radioactive t1/2 du Strontium 90 vérifie la relation : t1/2 = ln 2 λ Application numérique : t1/2 = ln 2 7, 6371 × 10−10 s−1 Soit : t1/2 = 9, 076 × 108 s = 28, 78 ans 3- Le nombre Nr de noyaux de Strontium 90 restants dans l’échantillon à une date t s’exprime par : Nr = N0 exp (−λt) =⇒ exp (−λt) = Nr N0 =⇒ −λt = ln  Nr N0 ‹ =⇒ t = − ln € Nr N0 Š λ = ln N0 − ln Nr λ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ651 Soit t1 la date à laquelle il ne reste plus que 109 noyaux. On a donc : t1 = ln 1012 − ln 109 7, 6371 × 10−10 Donc, il reste 109 noyaux de Strontium 90 après 286, 815 ans. 4- Le nombre Nd de noyaux d’Yttrium 90 contenus dans l’échantillon à une date t s’exprime par : Nd = N0 [1 − exp (−λt)] =⇒ 1 − exp (−λt) = Nd N0 =⇒ exp (−λt) = N0 − Nd N0 =⇒ −λt = ln  N0 − Nd N0 ‹ =⇒ t = − ln € N0−Nd N0 Š λ = ln N0 − ln (N0 − Nd) λ Soit t2 la date à laquelle 1010 noyaux d’Yttrium 90 se sont formés. On a donc : t2 = ln 1012 − ln (1012 − 1011 ) 7, 6371 × 10−10 Donc, 1011 noyaux d’d’Yttrium 90 se sont formés dans l’échantillon après 4, 37 ans. Exercice 12.9 : 1- L’équation de la désintégration de l’Oxygène 15 en Azote 15 s’écrit : 15 8 O −→ 15 7 N + 0 1e 2- Le nombre initial N0 de noyaux contenus dans l’échantillon vérifie la relation : N0 NA = m0 M D’où : N0 = NAm0 M Application numérique : N0 = 6, 02 × 1023 × 12, 46 × 103 15 Soit : N0 = 5 × 1026 noyaux GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ652 L’activité initiale A0 de l’échantillon est donnée par : A0 = λN0 Application numérique : A0 = 5, 675 × 10−3 × 5 × 1026 Soit : A0 = 2, 837 × 1024 Bq 3- La demi-vie t1/2 de l’Oxygène 15 est donnée par : t1/2 = ln 2 λ Application numérique : t1/2 = ln 2 5, 675 × 10−3 Soit : t1/2 = 122, 14 s = 2, 035 min 4- La masse m1 de l’échantillon après t1 = 10 min est donnée par : m1 = m0 exp (−λt1) Application numérique : m1 = 12, 46 × exp −5, 675 × 10−3 × 10 × 60 Soit : m1 = 413, 757 g 5- La masse m de l’échantillon à un instant t est donnée par la relation : m = m0 exp (−λt) =⇒ exp (−λt) = m m0 =⇒ −λt = ln  m m0 ‹ =⇒ t = − ln € m m0 Š λ = ln m0 − ln m λ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ653 Soit t2 la date à laquelle l’échantillon ne contient plus que 1 mg d’Oxygène 15. On a donc : t2 = ln (12, 46 × 106 ) − ln 1 5, 675 × 10−3 Donc, l’échantillon ne contient plus que 1 mg d’Oxygène 15 après 47, 98 minutes, donc presque 48 minutes. Exercice 12.10 : 1- Soit A Z X la particule élémentaire émise lors de la désintégration de l’Erbium 169 en Thulium 169. L’équation de la désintégration s’écrit : 169 68Er −→ 169 69Tm + A Z X De la loi de conservation de Soddy, on a : A + 169 = 169 et Z + 69 = 68 Soit : A = 0 et Z = −1 La particule élémentaire émise est donc l’électron 0 −1e. Il s’agit donc d’une désintégration β− . L’équation de cette désintégration s’écrit finalement : 169 68 Er −→ 169 69 Tm + 0 −1e 2- Soit t1/2 = 9, 4 jours la période radioactive de l’Erbium 169. Sa constante radioactive λ s’exprime par : λ = ln 2 t1/2 Application numérique : λ = ln 2 9, 4 × 24 × 3600 D’où : λ = 8, 534 × 10−7 s−1 3- Soit N0 le nombre de noyaux d’Erbium 169 contenus initialement dans un échantillon radio- actif. Le nombre Nr de noyaux restants dans l’échantillon à une date t s’exprime par : Nr = N0 exp (−λt) =⇒ exp (−λt) = Nr N0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 665.
    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ654 =⇒ −λt = ln  Nr N0 ‹ =⇒ t = − ln € Nr N0 Š λ Soit t1 la date à laquelle il ne reste plus que 80% de noyaux d’Erbium 169 dans l’échantillon. On a : Nr N0 = 80% = 0, 8 Donc : t1 = − ln (0, 8) 8, 534 × 10−7 Donc, il reste 80% de noyaux d’Erbium 169 contenus dans un échantillon radioactif après 3, 026 jours. 4- Soit A0 l’activité initiale d’un échantillon radioactif contenant de l’Erbium 169. L’activité A de l’échantillon à une date t s’exprime par : A = A0 exp (−λt) La diminution relative ∆Ar de l’activité s’exprime donc par : ∆Ar = A0 − A A0 = A0 − A0 exp (−λt) A0 = 1 − exp (−λt) =⇒ exp (−λt) = 1 − ∆Ar =⇒ −λt = ln (1 − ∆Ar) =⇒ t = − ln (1 − ∆Ar) λ Soit t2 la date à laquelle l’activité d’un chantillon radioactif contenant de l’Erbium 169 a dimunié de 95%. On a : ∆Ar = 95% = 0, 95 Donc : t2 = − ln (1 − 0, 95) 8, 534 × 10−7 Donc, l’activité d’un échantillon radioactif contenant de l’Erbium 169 aura dimunié de 95% après 40, 626 jours. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 666.
    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ655 Exercice 12.11 : 1- Soit A Z Ge l’isotope en question. L’équation de sa désintégration s’écrit : A Z Ge −→ 76 34Se + 2 0 −1e De la loi de conservation de Soddy, on a : A = 76 et Z = 34 − 2 = 32 L’isotope en question est donc le Germanium 76 76 32Ge . L’équation de sa désintégration s’écrit donc : 76 32Ge −→ 76 34Se + 2 0 −1e 2- Soit A0 l’activité initiale de l’échantion et λ la constante radioactive du Germanium 76. L’activité A de l’échantillon à une date t s’exprime par : A = A0exp (−λt) La diminution relative ∆Ar de l’activité s’exprime par : ∆Ar = A0 − A A0 = 1 − exp (−λt) =⇒ exp (−λt) = 1 − ∆Ar =⇒ −λt = ln (1 − ∆Ar) =⇒ λ = − ln (1 − ∆Ar) t Soit t = 1, 45 × 1019 années la date à laquelle l’activité de l’échantillon a diminué de 1%. On a ainsi : ∆Ar = 1% = 0, 01 Donc : λ = − ln (1 − 0, 01) 1, 45 × 1019 × 365 × 3600 × 24 D’où : λ = 2, 197 × 10−29 s−1 La demi-vie t1/2 du Germanium 76 est donnée par : t1/2 = ln 2 λ Application numérique : t1/2 = ln 2 2, 197 × 10−29 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
  • 667.
    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ656 Soit : t1/2 = 1021 ans 3- Soit N0 le nombre de noyaux de Germanium 76 contenus initialement dans l’échantillon. Le nombre Nr de noyaux restants à la date t1 = 1020 années s’exprime par : Nr = N0 exp (−λt1) =⇒ Nr N0 = exp (−λt1) = exp −2, 197 × 10−29 s−1 × 1020 × 365 × 3600 × 24 Donc, après 1020 ans, il reste 93, 3% de noyaux de Germanium 76. 4- Le nombre Nd de noyaux de Germanium désintégrés à la date t2 = 1022 années s’exprime par : Nd = N0 [1 − exp (−λt2)] =⇒ Nd N0 = 1 − exp (−λt2) = 1 − exp −2, 197 × 10−29 s−1 × 1022 × 365 × 3600 × 24 Donc, après 1022 ans, 99, 9% de noyaux de Germanium se sont désintégrés. Exercice 12.12 : 1- Soit A Z X la particule émise lors de la désintégration radioactive du Thorium 231 en Protac- tinium 231. L’équation de la désintégration s’écrit : 231 90Th −→ 231 91Pa + A Z X De la loi de conservation de Soddy, on a : A + 231 = 231 et Z + 91 = 90 Soit : A = 0 et Z = −1 La désintégration émet donc un électron et est par conséquent de type β− . Son équation s’écrit : 231 90 Th −→ 231 91 Pa + 0 −1e 2- L’activité A de l’échantillon à une date t s’exprime par : A = A0exp (−λt) =⇒ ln A = ln [A0exp (−λt)] = ln A0 + ln [exp (−λt)] D’où : ln A = −λt + ln A0 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ657 3- Le Tableau 12.2 a été complété dans le Tableau 12.3 ci-dessous. Tableau 12.3 – Solution de l’exercice 12.5. t (h) 6 30 55 80 105 130 150 174 200 230 A (109 Bq) 440 229, 2 116, 1 58, 8 29, 8 15, 1 8, 8 4, 6 2, 3 1 ln A 26, 81 26, 15 25, 47 24, 79 24, 11 23, 43 22, 89 22, 24 21, 55 20, 72 4- Le graphe ln A = f (t) a été tracé à la Figure 12.5 ci-dessous. Figure 12.5 – Solution de l’exercice 12. 5- L’équation de la courbe obtenue peut se mettre sous la forme ci-dessous : ln A = k1t + k2 On a : k1 = ∆ ln A ∆t = 20, 72 − 26, 81 3600 × (230 − 6) = −7, 548 × 10−6 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ658 On a également : 26, 81 = k1 × 6 × 3600 + k2 Soit : k2 = 26, 81 + 7, 548 × 10−6 × 6 × 3600 = 26, 973 Une équation de la courbe obtenue s’écrit donc : ln A = −7, 548 × 10−6 t + 26, 973 avec t en s 6- En comparant l’expression de ln A obtenue à la question 2 et l’équation de la courbe tracée, on en déduit la valeur de la constante radioactive λ : λ = 7, 548 × 10−6 s−1 La période radioactive t1/2 du Thorium 231 est donnée par : t1/2 = ln 2 λ Application numérique : t1/2 = ln 2 7, 548 × 10−6 Soit : t1/2 = 25, 5 h 7- En comparant encore l’expression de ln A obtenue à la question 2 et l’équation de la courbe tracée, on peut écrire la relation : ln A0 = 26, 973 D’où : A0 = 5, 179 × 1011 Bq Le nombre initial N0 de noyaux contenus dans l’échantillon s’exprime par : N0 = A0 λ Application numérique : N0 = 5, 179 × 1011 7, 548 × 10−6 Soit : N0 = 6, 86 × 1016 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ659 Exercice 12.13 : 1- La couche de demi-atténuation x1/2 du Carbone est donnée par : x1/2 = ln 2 µ Application numérique : x1/2 = ln 2 0, 335 Soit : x1/2 = 20, 69 mm 2- Soit N0 le nombre de photons incident dans une couche de carbone. Le nombre Nt de photons transmis sans atténuation sur l’épaisseur e1 = 5 cm de Carbone s’exprime par : Nt = N0 exp (−µe1) Soit : Nt N0 = exp (−µe1) = exp (−0, 335 × 5) Donc, 18, 73% de photons sont transmis sans atténuation sur une épaisseur de 5 cm de Carbone. 3- Le nombre Na de photons atténués sur l’épaisseur e2 = 10 cm de Carbone s’exprime par : Na = N0 [1 − exp (−µe2)] Soit : Na N0 = 1 − exp (−µe2) = 1 − exp (−0, 335 × 10) Donc, 96, 49% de photons sont atténués sur une épaisseur de 10 cm de Carbone. Exercice 12.14 : 1- Le coefficient d’atténuation linéaire µ de l’Aluminium vérifie la relation : µm = µ ρAl D’où : µ = µmρAl Application numérique : µ = 8, 4 × 10−2 × 2, 7 Soit : µ = 0, 2268 cm−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ660 2- La couche de demi-atténuation x1/2 de l’Aluminium est donnée par : x1/2 = ln 2 µ Application numérique : x1/2 = ln 2 0, 2268 Soit : x1/2 = 30, 562 mm 3- Soit N0 le nombre de photons incident dans une couche d’Aluminium. Le nombre Nt de photons transmis sans atténuation sur l’épaisseur e1 de Carbone s’exprime par : Nt = N0 exp (−µe1) =⇒ exp (−µe1) = Nt N0 =⇒ −µe1 = ln  Nt N0 ‹ =⇒ e1 = − ln € Nt N0 Š µ Si 80% de photons traversent la couche d’Aluminium sans atténuation, on a : Nt N0 = 80% = 0, 8 Soit : e1 = − ln 0, 8 0, 2268 D’où : e1 = 9, 83 mm 4- Le nombre Na de photons atténués sur l’épaisseur e2 de Carbone s’exprime par : Na = N0 [1 − exp (−µe2)] =⇒ 1 − exp (−µe2) = Na N0 =⇒ exp (−µe2) = 1 − Na N0 =⇒ −µe2 = ln  1 − Na N0 ‹ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ661 =⇒ e2 = − ln € 1 − Na N0 Š µ Si 60% des photons sont atténués dans la couche d’Aluminium, on a : Na N0 = 60% = 0, 6 Soit : e2 = − ln (1 − 0, 6) 0, 2268 D’où : e2 = 40, 4 mm Exercice 12.15 : 1- Le coefficient d’atténuation linéaire µ du Cuivre est donné par : µ = ln 2 x1/2 Application numérique : µ = ln 2 0, 1824 Soit : µ = 3, 8 cm−1 Le coefficient d’atténuation massique µm du Cuivre s’exprime par : µm = µ ρCu Application numérique : µm = 3, 8 8, 96 Soit : µm = 42, 41 mm2 .g−1 2- Etant donné qu’un seul photon est transmis à la traversée de la couche d’épaisseur e, on a : 1 = N0 exp (−µe) D’où : N0 = 1 exp (−µe) GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ662 Application numérique : N0 = 1 exp (−3, 8 × 18, 18) Soit : N0 = 1030 3- Soit e0 l’épaisseur de la couche pour que 10 photons de plus soient détectés à la sortie de la couche, donc 11 au total. On a ainsi : 11 = N0 exp (−µe0 ) =⇒ exp (−µe0 ) = 11 N0 =⇒ −µe0 = ln  11 N0 ‹ D’où : e0 = − ln € 11 N0 Š µ Application numérique : e0 = − ln 11 1030 3, 8 Soit : e0 = 175, 472 mm GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ663 Corrections des évaluations des compétences Evaluation 12.1 : Le nombre initial N0 de noyaux contenus dans l’échantillon dépend de l’activité initiale A0 et de la constante radioactive λ selon la relation : N0 = A0 λ Soit t1/2 la demi-vie. On a : λ = ln 2 t1/2 D’où : N0 = A0t1/2 ln 2 De la Figure 12.4, on trouve que A0 = 6 × 1012 Bq. La demi-vie correspond à la date où l’activité est égale à la moitié de l’activité initiale, soit 3 × 1012 Bq. A partir du graphe de la Figure 12.4, on trouve t1/2 = 3 mois. On a donc : N0 = 6 × 1012 × 3 × 30 × 24 × 3600 ln 2 L’échantillon contenait donc initialement 6, 731 × 1019 noyaux. Evaluation 12.2 : Soient NRa et NRn le nombre de noyaux de Radium et de Radon présents à la date t dans l’échantillon. On a : NRa = mRaNA MRa et NRn = mRnNA MRn Soit N0 le nombre initial de noyaux de Radium contenus dans l’échantillon. On a : NRa = N0 exp  − ln 2 t1/2 t ‹ NRn = N0 • 1 − exp  − ln 2 t1/2 t ‹˜ On a donc : NRn NRa = mRnMRa mRaMRn = N0 h 1 − exp − ln 2 t1/2 t i N0 exp − ln 2 t1/2 t = exp  ln 2 t1/2 t ‹ − 1 =⇒ exp  ln 2 t1/2 t ‹ = 1 + mRnMRa mRaMRn =⇒ ln 2 t1/2 t = ln  1 + mRnMRa mRaMRn ‹ GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ664 D’où : t = t1/2 ln € 1 + mRnMRa mRaMRn Š ln 2 Application numérique : t = 1602 × ln € 1 + 302,817×226 569,424×222 Š ln 2 Donc, l’âge de l’échantillon est de 1000 ans. Evaluation 12.3 : Le nombre N1 de photons transmis sans atténuation à la sortie de la couche du matériau (M1) s’exprime par : N1 = N0 exp (−µ1e1) Le nombre N2 de photons transmis sans atténuation à la sortie de la couche du matériau (M2) s’exprime par : N2 = N1 exp (−µ2e2) = N0 exp (−µ1e1) exp (−µ2e2) = N0 exp (−µ1e1 − µ2e2) =⇒ exp (−µ1e1 − µ2e2) = N2 N0 =⇒ −µ1e1 − µ2e2 = ln  N2 N0 ‹ Puisque pour un même faisceau de photons, les deux matériaux atténuent la même proportion de photons, on a : N0 exp (−µ1e1) = N0 exp (−µ2e2) =⇒ −µ1e1 = −µ2e2 On a donc : −2µ1e1 = ln  N2 N0 ‹ =⇒ µ1e1 = µ2e2 = − ln € N2 N0 Š 2 Soit : µ1 = − ln € N2 N0 Š 2e1 µ2 = − ln € N2 N0 Š 2e2 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    CHAPITRE 12. RADIOACTIVITÉ665 Or, on a : N2 N0 = 90% = 0, 9 Donc : µ1 = − ln 0, 9 2 × 0, 1 µ2 = − ln 0, 9 2 × 0, 15 D’où : µ1 = 0, 526 cm−1 µ2 = 0, 351 cm−1 GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    ANNEXES − DISPOSITIFSÉLECTRONIQUES 666 Annexes − Dispositifs électroniques Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. Philippiens 4 : 7 A.1 Dipôles commandés Un dipôle commandé est un dispositif possédant deux bornes et pouvant être mis en marche à partir d’un ou de plusieurs points. On distingue les dipôles commandés manuel- lement dont le meilleur exemple est le rhéostat, et les dipôles commandés électriquement. A.1.1 Rhéostat Un rhéostat, pouvant aussi être appelé potentiomètre est une résistance électrique ré- glable permettant de modifier l’intensité du courant électrique circulant dans un circuit élec- trique dans lequel il est intercalé. Le terme rhéostat a été introduit en 1843 par le physicien anglais Charles Wheastone. Le rhéostat est constitué d’un fil résistif enroulé autour d’un iso- lant semi-circulaire et d’un palpeur en translation rectiligne (curseur) ou tournant (bouton), pouvant faire contact avec les spires de l’enroulement. La résistance du rhéostat est réglée en déplaçant le palpeur le long des spires par l’intermédiaire du curseur ou du bouton. Le symbole d’un rhéostat a été représenté à la Figure A.1 ci-dessous. Figure A.1 – Symbole d’un rhéostat. Les rhéostats sont utilisés pour le réglage de puissance des moteurs à courants continus, des postes de soudage ou des générateurs électriques. Cependant, parce qu’ils entraînent des pertes d’énergie énormes sous forme de chaleur, on évite de les utiliser de manière permanante. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    ANNEXES − DISPOSITIFSÉLECTRONIQUES 667 A.1.2 Dipôles commandés électriquement A.1.2.1 Relais électromagnétique Un relais est un composant électromagnétique qui commande l’ouverture et la fermeture d’un interrupteur électrique grâce à un signal de commande. A la différence des interrupteurs mécaniques dont la manipulation est manuelle, la manœuvre d’un relais électomagnétique s’ef- fectue en faisant circuler un courant dans son circuit d’excitation, constitué par une bobine d’excitation ou bobine de commande. Un relais comporte un autre circuit appelé circuit de puissance. Pour commander un relais, on alimente la bobine de commande. On crée un champ magnétique qui attire la lamelle (contact) métallique du relais : La lamelle est en position de travail. Lorsque la bobine n’est plus alimentée, un ressort ramène la lamelle dans sa position initiale : La lamelle dans ce cas est en position de repos. On appelle tension d’accrochage ou d’enclenchement la tension minimale à appliquer aux bornes de la bobine de commande pour permettre le passage des interrupteurs en position de travail. Le circuit de puissance doit pour cela être initialement ouvert. La tension de décrochage ou de déclen- chement est la tension maximale que l’on peut appliquer aux bornes de la bobine de commande pour permettre le retour des interrupteurs en position de repos. Le circuit de puissance doit pour cela être initialement fermé. Le paramètre indiquant la durée de vie de l’interrupteur d’un relais est le nombre maximum de manœuvres possibles. La fréquence maximale d’uti- lisation indique la fréquence maximale à laquelle l’interrupteur peut être utilisé. Le pouvoir de coupure est la puissance maximale que l’on peut fournir au circuit de commande pour l’ouverture ou la fermeture grâce aux contacts du relais. Les interrupteurs sont égalemment caractéristés par leurs résistances de contact. A.1.2.2 VDR Le VDR, acronyme anglais de Voyage Data Recorder se traduit en français par en- registreur de données du voyage. Encore appelé boîte noire, le VDR est un composant utilisé dans le domaine aéronautique dans le but d’aider à faire l’analyse par l’examen des don- nées des douze dernières heures des circonstances ayant mené à un accident. Les données sont collectées automatiquement et sont numérisées, compressées puis stockées sur deux supports informatiques. L’un de ces supports peut être soit un disque dur extractible soit une clé USB. L’autre support est un flash disk présent dans une capsule orange solidaire du navire. Les VDR standards sont constitués d’un DAU (Data Acquisition Unit) qui est l’élément central, de quatre micros passerelles, deux micros externes, la capsule contenant le flash disk, le BAU (Bridge Alarm Unit) qui informe la passerelle lorsqu’une donnée n’est plus enregistrée, et le SIU (Sensor Interface Unit) qui collecte toutes les autres données, les codifie et les retransmet au DAU. Le DAU comprend deux entrées VHF (Very High Frequency), deux entrées Radar, un disque dur ou flash disk extractible et une batterie de secours autonome d’une capacité de deux heures. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    ANNEXES − DISPOSITIFSÉLECTRONIQUES 668 A.1.2.3 Diodes Une diode est un dipôle électrique possédant deux bornes, la cathode repérée par un anneau, et l’anode. Il existe plusieurs types de diodes, parmi lesquelles la diode à jonction et la diode Zener. La fonction d’une diode à jonction est de faire passer le courant uniquement dans un seul sens, de l’anode vers la cathode. Ce sens est dit passant. La diode est polarisée en direct. Les diodes à jonctions sont utilisées en électronique de puissance pour redresser le courant alternatif. Le symbole normalisé d’une diode à jonction a été représenté à la Figure A.2 ci-dessous. Figure A.2 – Symbole d’une diode à jonction. Les diodes Zener ont la particularité de faire passer le courant électrique dans le sens non- passant, c’est à dire de la cathode vers l’anode. La diode dans ce cas est dite polarisée en inverse. Le symbole normalisé d’une diode Zener a été représenté à la Figure A.3 ci-dessous. Figure A.3 – Symbole d’une diode Zener. Les diodes Zener permettent de stabiliser le courant continu. A.1.2.4 Transistors Un transistor est un composant électronique à trois électrodes permettant de contrôler un courant ou une tension sur l’électrode de sortie grâce à une électrode d’entrée. Des milliards de transistors sont contenus dans des circuits intégrés servant à réaliser des microprocesseurs et des mémoires. On distingue principalement les transistors bipolaires et les transistors à effet de champ. Un transistor bipolaire est constitué de deux diodes à jonction dont l’une est polarisée en direct et l’autre en inverse. Les trois électrodes du transistor bipolaire sont la base B qui constitue l’électrode d’entrée, le collecteur C qui constitue l’électrode de sortie et l’émetteur E. Lorsqu’on injecte un courant entre la base et l’émetteur, un courant multiplié par le gain du transistor se crée entre l’émetteur et le collecteur. Un transitor bipolaire est de type NPN si le courant d’émetteur sort du transistor. Dans le cas où le courant d’émetteur entre dans le transistor, il est de type PNP. Les transistors bipolaires NPN sont plus rapides que les transistors bipolaires PNP. Les symboles de ces deux types de transistors bipolaires ont été représentés à la Figure A.4. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    ANNEXES − DISPOSITIFSÉLECTRONIQUES 669 Figure A.4 – Symboles de transistors bipolaires. Contrairement aux transistors bipolaires qui fonctionnent suite à un passage du courant élec- trique, les transistors à effet de champ agissent par application d’un champ électrique. Les trois électrodes du transistor à effet de champ sont la grille G qui constitue l’électrode d’entrée, le drain D qui constitue l’électrode de sortie et la source S. Lorsqu’on applique une tension entre le grille et la source, on peut contrôler le courant entre la source et le drain. A.1.2.5 Electrodes Une électrode est un conducteur électronique ou ionique pouvant capter ou libérer des électrons. Les électrodes sont principalement utilisées dans les générateurs et les récepteurs électriques. En biologie, les électrodes permettent de capter les variations de potentiel électrique chez un organisme vivant. Dans les piles, le pôle positif est une électrode dans laquelle a lieu une réaction de réduction ; il s’agit de la cathode. Le pôle négatif est une électrode dans laquelle a lieu une réaction d’oxydation ; il s’agit de l’anode. Lorsqu’un électrolyseur est connecté à un générateur, son électrode connectée à la borne négative du générateur est le siège d’une réaction de réduction ; c’est la cathode de l’électrolyseur. L’électrode connectée à la borne positive du générateur est le siège d’une réaction d’oxydation ; c’est l’anode de l’électrolyseur. En chimie, les électrodes sont utilisées en potentiométrie, pH-métrie, Polarographie ou encore en Voltammétrie. A.2 Capteurs Un capteur est un organe qui, moyennant la fourniture d’énergie électrique, génère à partir d’une grandeur physique une autre grandeur de nature différente, très souvent électrique. On appelle étendue de mesure l’ensemble des valeurs extrêmes pouvant être mesurées par le capteur. La résolution est la plus petite variation de grandeur mesurable par le capteur. La sensibilité est la variation du signal de sortie par rapport à la variation du signal d’entrée. La précision est l’aptitude du capteur à donner une mesure proche de la valeur vraie. La rapidité quant à elle est le temps de réaction du capteur. Elle est liée à la bande passante. Le schéma de principe d’un capteur à été représenté à la Figure A.5. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    ANNEXES − DISPOSITIFSÉLECTRONIQUES 670 Figure A.5 – Schéma de principe d’un capteur. A.2.1 Capteurs de température A.2.1.1 Thermistances Une thermistance est un dipôle symétrique dont la résistance varie en fonction de la tem- pérature. Elle est caractérisée par son coefficient de température. On distingue deux types de thermistances ; les CTN (Coefficient de Température Négatif) dont le coefficient de température est négatif et les CTP (Coefficient de Température Positif) dont le coefficient de température est positif. Les CTN sont utilisées pour mesurer et contrôler la température et les flux de liquides. Les CTP peuvent être utilisées pour détecter la température, protéger contre les surintensités ou détecter les niveaux de liquides. Les symboles de ces deux types de thermistances ont été représentées à la Figure A.6 ci-dessous. Figure A.6 – Symboles de thermistances. A.2.1.2 KTY Les capteurs KTY sont des détecteurs de températures utilisés pour la mesure, le contrôle et la régulation de l’air, des gaz et des liquides. Le circuit interne d’un KTY permet d’obtenir une image de la température de ce composant en mesurant la résistance à ses bornes. Ces deux grandeurs varient dans le même sens. Le circuit interne d’un KTY est généralement utilisé pour protéger les moteurs ou les circuits électroniques contre des dysfonctionnements entraînant une surchauffe du système considéré. Sa température varie selon qu’il est entouré d’air ou de liquide. A.2.2 Capteurs de lumière A.2.2.1 Photorésistances Une photorésistance encore appelée résistance photogénique ou cellule photocon- ductrice est un composant électronique dont la résistivité varie en fonction de la quantité de GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    ANNEXES − DISPOSITIFSÉLECTRONIQUES 671 lumière incidente. Plus elle est éclairée, plus sa résistivité (et donc sa résistance) baisse. Le symbole d’une photorésistance a été représenté à la Figure A.7 ci-dessous. Figure A.7 – Symbole d’une photorésistance. Les photorésistances ont un bonne sensibilité, sont robustes, et accessibles à un faible coût. Par contre, elles ont un temps de réponsé élevé, une bande passante étroite et elles sont sensibles à la chaleur. Les photorésistances permettent de détecter les flammes, détecter les présences, détecters les UV (Ultraviolets) et les IR (Infrarouges), allumer les lumières ou encore mesurer la luminosité d’une zone. A.2.2.2 Photodiodes Une photodiode est une diode dont la jonction peut être soumise à un éclairement lumineux. Les photodiodes ont une bonne sensibilité, un faible temps de réponse et une bande passante élevée. Elles sont cependant d’un coût élevé, et nécessitent un circuit de polarisation précis. Les photodiodes sont utilisées pour la transmission des données dans les télécommandes IR ou la fibre optique. Elles sont également utilisées dans la roue codeuse avec la mesure d’angles et de vitesses ou le comptage d’impulsions. A.2.3 Capteurs d’ondes A.2.3.1 Antennes Une antenne est un dispositif utilisé en radioélectricité pour rayonner ou capter les ondes électromagnétiques. L’antenne est un élément fondamental dans un système radioélectrique, et ses caractéristiques de rendement (gain, diagramme de rayonnement) influencent directement les performances de qualité et de portée du système. Une antenne radioélectrique convertit les grandeurs électriques existantes dans un conducteur ou une ligne de transmission en grandeurs électromagnétiques dans l’espace. Inversement, en réception, le champ électromagnétique est converti en signal électrique pouvant être amplifié. A.2.3.2 Microphones Un microphone, appelé très souvent micro est un transducteur électroacoustique capable de convertir un signal acoustique (un son) en un signal électrique. Les microphones sont utilisés pour les télécommunications (notamment les téléphones), la sonorisation, la radiodiffusion, la télévision ou encore la mesure acoustique. Le composant électronique qui produit ou module la tension ou le courant électrique selon la pression acoustique est appelé capsule. Un tissu ou une grille protège généralement cette partie fragile. On distingue les microphones à condensateur, les microphones à électret ou encore les microphones à bobine mobile. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    ANNEXES − DISPOSITIFSÉLECTRONIQUES 672 A.2.4 Capteurs de force ou de pression Lorsqu’un corps sous forme solide, liquide ou gazeuse exerce une force sur une paroi, celle-ci est soumise de la part de ce corps à une pression correspondant à la force par unité de surface. Un capteur de pression ou de force permet de mesurer la somme des pressions sur ses deux faces. A.3 Chaînes électroniques Une chaîne électronique est un dispositif électronique permettant, moyennant la fourniture d’énergie électrique, de transformer une grandeur physique en une autre. A l’entrée, une chaîne électronique comprend un dispositif de commandes constitué d’un ou de plusiseurs capteurs. Dans la chaîne se trouve également un dispositif électronique ou unité centrale constitué d’un bloc électronique de traitement et d’un bloc de commande. A la sortie de la chaîne se trouve un appareil d’utilisation ou transducteur constitué d’un ou de plusieurs actionneurs. L’organigramme d’une chaîne électronique se présente selon le schéma de la Figure A.8 ci- dessous. Figure A.8 – Organigramme d’une chaîne électronique. Les dispositifs de commande sont généralement fragiles et ne peuvent supporter que des intensi- tés ou des tensions faibles. Ils transforment des signaux de nature diverses en signal électrique. Le dispositif pourra être éventuellement situé à grande distance de la chaîne car les fils de connexion ne seront parcourus que par un courant de faible intensité. Les appareils d’utili- sation sont des dispositifs qui transforment un signal électrique en un autre signal de nature diverses. Pour les faire fonctionner, il est souvent nécessaire de disposer d’une puissance conve- nable qui sera fournie par l’alimentation de la chaîne électronique. La Figure A.9 représente GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    ANNEXES − DISPOSITIFSÉLECTRONIQUES 673 une chaîne électronique permettant d’amplifier le son. Il comprend à l’entrée un capteur sonore (le microphone) qui constitue le dispositif de commande. Figure A.9 – Chaîne électronique permettant d’amplification du son. En sortie se trouve un actionneur sonore (le haut-parleur) constituant l’appareil d’utilisation générant un son d’amplitude élevée. Le dispositif électronique responsable de l’amplification du son capté par le microphone est constitué de résistors, de condensateurs, d’un rhéostat et d’un transistor. GLOIRE AU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !
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    L’Évangile de JÉSUS-CHRIST par laPhysique Terminales – Séries scientifiques Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. Romains 6 : 23 Dans un monde gouverné par de nombreuses religions, il est difficile de discerner la véritable voie qui mène à notre Créateur, le Dieu Tout-Puissant qui, ayant tellement aimé le monde, a livré Son Fils unique Jésus-Christ afin que par Sa mort, quiconque croit en Lui ne demeure plus esclave du péché et de la mort, mais ait part à la Vie éternelle. Après S'être fait connaître aux Hommes à travers les apôtres, les prophètes, les pasteurs, les docteurs et les évangélistes, le Seigneur Jésus-Christ a décidé de Se révéler aux jeunes élèves au moyen de cette discipline scolaire qu'est la Physique. Il a pour cela désigné l'un de Ses plus misérables serviteurs pour éditer ce présent manuel dont la principale mission est d’annoncer la bonne nouvelle de Son Évangile. En second plan, ce document vise à dispenser un enseignement de Physique aux élèves des classes de Terminales Scientifiques, et à tous ceux qui s'intéressent à ce programme. Il est subdivisé en plusieurs chapitres qui débutent tous par un verset tiré de la version Louis Segond, 1910 du Nouveau Testament de la Sainte Bible et qui comprennent un cours suivi d'exercices corrigés ainsi que d'évaluations des compétences corrigées. Pour en savoir plus sur le Seigneur Jésus-Christ qui est le véritable Auteur de cet ouvrage, les lecteurs sont invités à lire attentivement et à répétition les Évangiles selon Matthieu, Marc, Luc et Jean qui figurent au début du Nouveau Testament de la Sainte Bible.