Biofeedback

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  • Voyons la différence qu'il y a entre un examen médical et une séance de biofeedback. Cette comparaison un peu simpliste devrait permettre, dans un premier temps, de clarifier les choses en faisant un parallèle entre deux utilisations de matériels similaires, voire identiques (capteurs et électrodes par exemple). - Le but d'un examen médical par électroencéphalographie (EEG) ou électrocardiographie (ECG) est le dépistage d'un éventuel problème. Après avoir passé l'examen, le praticien fait son diagnostic et vous en donne le résultat, dans un délai plus ou moins long. - Le but d'une séance de biofeedback (EEG, ECG ou autre) n'est pas de procéder au dépistage d'une éventuelle maladie. Durant une séance, vous avez accès en temps réel à certaines informations sur le fonctionnement interne des organes analysés, de manière à pouvoir en modifier progressivement leur mode de fonctionnement. L'appareil de biofeedback ne fait que renseigner et rien d'autre. C'est seulement l'utilisation des informations reçues qui en fera une méthode de relaxation, de rééducation ou une technique thérapeutique... Les informations en provenance de l'organisme peuvent être : la résistance musculaire, la température corporelle, les ondes cérébrales, le rythme cardiaque ou la conductance cutanée. Certains appareils de biofeedback sont conçus pour ne recueillir qu'une sorte d'information tandis que d'autres peuvent recueillir plusieurs informations. En fonction du praticien ou du thérapeute, l'appareil utilisé sera donc différent. Ainsi, on aura des biofeedbacks EEG, EMG, EDG/SR/SC, ECG/HRV, TEMP, RESP, etc.
  • Biofeedback

    1. 1. Biofeedback EF – AVCN 2012
    2. 2. Définition Le biofeedback ou rétroaction biologique est un ensemble de techniques, relatives à la bioélectricité, basées sur la visualisation (avec des appareils électroniques ou informatiques) des signaux physiologiques dun sujet, conscient de ces mesures. Plus précisément, il y a biofeedback lorsque le sujet en question peut réguler consciemment / contrôler volontairement les fonctions organiques mesurées (daprès les résultats et pour corriger un stress par exemple). Le biofeedback peut s’exercer de différentes manières, avec différents appareils : – L’électrocardiogramme (ECG) mesure l’activité cardiaque, en particulier la variabilité de la fréquence cardiaque => cohérence cardiaque – L’électromyogramme (EMG) mesure la tension des muscles – L’électroencéphalogramme (EEG) mesure les signaux électriques résultant de lactivité des neurones du cerveau – La magnéto-encéphalographie (MEG) mesure les signaux magnétiques résultant de lactivité cérébrale Le biofeedback ne vise pas à établir un état de santé, ni à diagnostiquer des! pathologies; il ne fait que renseigner => c’est l’utilisation par le thérapeute et le patient qui produira un effet
    3. 3. Un peu d’histoireMesurer l’activité psychophysiologique ne date pas d’aujourd’hui… 1780 – découverte de Galvani (médecin, physicien) sur la présence d’électricité dans le corps 1888 – Féré reprend ses travaux et montre la relation entre la résistance à la surface de la peau et l’état émotionnel 1903 – invention de l’électrocardiographe 1929 – 1ers enregistrements électroencéphalographiques par Hans Berger (professeur de psychiatrie et neurophysiologie) 1948 – apparition de la cybernétique (N. Wiener) = science qui étudie la communication et le traitement de l’information appliquée au contrôle comportemental des systèmes biologiques, physiques, chimiques ex. le détecteur de mensonges : pouls, rythme cardiaque, modifications de la respiration et réponse électrodermale
    4. 4. La place du biofeedbackLe biofeedback a véritablement vu le jour après la II Guerre Mondiale.Il est né dans les années 1960 d’interactions entre chercheursen médecine, psychologie, neurophysiologie et cybernétique. Jacobsen et la relaxation musculaire progressive Joseph Kamiya (psychologue) et le contrôle des ondes cérébrales Skinner (psychologue) et le contrôle opérant de type II Travaux et expériences des psychologues Les Fehmi et Neal Miller Le pionner au Canada : John Basmajian; les électrodes permettent de contrôler des « unités motrices » musculaires => repris par la kinésithérapie et la rééducation le couple Green (physicien et biopsychologue) : les ondes alpha et la relaxationCréation en 1969 de la Biofeedback Research Society en Californie.Il n’existe pas de règlement relatif à la formation ou à la pratique de la discipline. Cependant, ilexiste le Biofeedback Certification Institute of America.
    5. 5. Préalable à la séanceUne 1ère consultation comprend un entretien sur :- les antécédents médicaux du patient (historique de la plainte)- les changements physiologiques souhaitables (objectifs)Pour installer l’appareil, on positionne des capteurs sur des muscles spécifiques, le cuir chevelu,le bout des doigts ou les orteils.
    6. 6. Déroulement d’une séance  En 1, des capteurs (électrode, sonde) sont chargés de récupérer des signaux sur le corps. En 2, les signaux sont traités (encodés) par lappareil. En 3, les signaux sont analysés par un ordinateur afin dobtenir de multiples informations. En 4, on reçoit ces différentes informations visuelles et/ou auditives et on en prend conscience. En 5, à laide dexercices mentaux et/ou musculaires et/ou respiratoires (indiqués par le praticien), on agit sur son corps. En 1, le capteur récupère à nouveau les réponses du corps aux différents exercices... En 2, ces signaux sont convertis et amplifiés. En 3, ils sont envoyés vers lordinateur et analysés. En 4, on reçoit ces nouvelles informations en provenance du corps et on prend conscience des modifications obtenues. En 5, à laide des exercices, on peut agir à nouveau... => Ce processus sera répété durant toute la séance.
    7. 7. Applications Les domaines de prédilection du biofeedback sont : la relaxation, la gestion du stress et l’anxiété, la rééducation musculaire, la préparation physique et sportive. Cependant, elle a montré de bons résultats dans le traitement d’autres affections. L’efficacité du biofeedback a été évaluée par une étude de l’AAPB (Association of Applied Psychophysiology and Biofeedback). Le rapport, paru dans l’ouvrage « Evidence-Based Practice in Biofeedback and Neurofeedback », évalue sur une échelle de 1 à 5 l’efficacité de la technique selon les affections à traiter (5 étant la meilleure note) :=> Dès le milieu des années 1970, le protocole de biofeedback était jugé efficace dans letraitement de l’énurésie et l’hypertension.
    8. 8. Des types de biofeedback RPG = Réflexe Psychogalvanique => mesure les changements électriques à la surface de la peau pendant l’activité du SN sympathique ; souvent utilisée comme adjuvant à une psychothérapie ou thérapie comportementale EMGS = électromyographie de surface => mesure l’activité électrique de la fibre musculaire; elle rééduque le muscle et soulage douleurs musculaires et céphalées Feedback thermique => mesure la température du corps (thermographique) pour évaluer la circulation sanguine; favorise la relaxation et soulage des affections comme la maladie de Raynaud, l’hypertension et les migraines Biofeedback cérébral (neurofeedback ou EEG) => ondes cérébrales enregistrées par électro-encéphalographe; traitement courant de la dépression, l’anxiété, troubles du déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH), migraines et crises convulsives Enregistrements de la fréquence du rythme respiratoire avec un pneumographe Mesure du rythme cardiaque et du volume sanguin par sonde optique pléthysmographique Mesure de la contraction du muscle vaginal avec un périnéomètre pour combattre les fuites urinaires, associée à des exercices de tonification vaginale
    9. 9. Un cas particulier : Quantum Biofeedback Le « Biofeedback quantique » n’est pas un biofeedback au sens propre du terme, dans la mesure où le patient n’a pas de rôle volontaire dans la boucle de rétroaction. L’appareil donne au patient des mesures, des indications et il renvoie des fréquences qui vont les modifier sans l’ intervention active du patient. Le SCIO (Scientific Counciousness Interface Operation) a été mis au point par Bill Nelson, un scientifique de la NASA (ou Physioscan). Il effectue une lecture globale des vibrations physiques et émotives du patient au moyen de sondes de carbone (attachées aux chevilles, poignets et front) qui mesurent et transmettent l’information de résonance entre l’appareil et le patient. Les échanges ioniques permettant les réactions (à la vitesse de la lumière) dans l’organisme sont mesurés en tant que composantes énergétiques. Grâce à une boucle rétroactive, l’appareil mesure l’impulsion de résonance du patient et renvoie une impulsion alternative à laquelle le corps répond 55000 fois/sec. L’appareil envoie des signaux électriques, environ 65 millions de micro-impulsions électromagnétiques/sec. Alternativement, le corps change sa propre impulsion de réactance, créant ainsi un changement allant du déséquilibre à l’équilibre de l’organisme.
    10. 10. Sources www.biofeedback.fr www.adnf.org (Association pour la Diffusion du Neurofeedback en France) Le neurofeedback dynamique, Corinne Fournier et Pierre Bohn – Éditions Broché, 2011 Encyclopédie pratique de la Nouvelle Médecine occidentale et alternative pour tous les âges – Éditions Robert Laffont, 2007

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