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5.2. Les résultat de l’enquête
L’enquête a permis de retrouver les paramètres soulignés dans la phase théorique de notre
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réellement intégrées. Les actions de démolitions et de réhabilitation doivent être clairement
définies. Or, notre enquête ...
4. B.BELKHEMSA. Une nouvelle manière de penser la ville à travers le projet urbain :
Barcelone- Lyon -Alger. Mémoire de ma...
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  1. 1. L’héritage architectural colonial du XIXe- XXe siècle en Algérie : entre continuité et rupture Mlle Saïd Aïssa Kahina Encadrée par Dr Chabou Meriam ( EPAU) Université Mouloud Mammeri, département d’architecture, Tizi-Ouzou, Algérie. Email : ninaarchi@yahoo.fr Résumé Au cours de l'histoire, l'Algérie a été à la fois l'horizon commun d'innombrables cultures, le lieu de rencontre entre les civilisations, celle-ci en effet, recèle un patrimoine colonial très important qui témoigne d'un échange d'influences pendant une période donnée et qui représente un type de construction illustrant une période significative de l'histoire. Ce patrimoine colonial du XIX siècle, représentatif d'une valeur culturelle, est devenu au fil du temps vulnérable face à des mutations irréversibles. En effet, les héritages coloniaux en Algérie se trouvent de plus en plus menacés par des problèmes d’ordre politique, économique et social, par des étalements urbains et d'immenses opérations de destruction, des séismes ou encore de menaces par des modes d'exploitation irrationnels1 . Les politiques adoptées par notre pays ont rarement pris en considération le facteur patrimoine , bien au contraire, les changements de stratégies et de plans de développement ont été souvent nuisibles à des biens et des richesses légués par la colonisation. Et actuellement après plus de 50ans de l'indépendance de l'Algérie, le rapport de la société algérienne au patrimoine « colonial » reste problématique. Ce patrimoine est abordé essentiellement sur son angle politique et pour sa valeur architecturale, et le volet historique du patrimoine de cette période reste dans la posture du déni. Le vide en matière de recherche historique concernant la période de colonisation Française en Algérie empêche toute appropriation complète du patrimoine de cette période, Ainsi, on a opté pour une politique de « purification de l'espace urbain des signes d'une histoire abolie », qualifiant l'architecture de cette époque péjorativement d'« architecture coloniale ». 2 La volonté de construire une histoire scientifique et surtout architecturale, dépassant les séquelles du colonialisme, s’est affirmée en Algérie à partir des années 80. En effet la nécessité de protéger et transmettre le patrimoine, héritage culturel défini comme « bien commun » est aujourd’hui une idée largement répandue. Tout responsable urbain, élu ou technicien, semble désormais persuadé qu’une ville qui valorise ses héritages coloniaux architecturaux et urbanistiques, quelque soit le passé qu’ils recèlent, se donne les moyens de mieux préparer son avenir. Nous espérons à travers cette communication mettre en lumière les enjeux se rapportant autant à l’héritage colonial qu’aux pratiques de sa prise en charge en Algérie, en prenant appui sur le cas des quartiers d’Alger dégradés et menacés légués par les Français. Par conséquent, comment faire de l’héritage architectural colonial un levier privilégié pour agir sur la cohésion sociale et la solidarité entre les individus ? Quels sont les moyens à mettre 1 : A.HADJIEDJ « le grand Alger, Activités économique, problèmes socio-urbains et aménagement du territoire », édition OPU, Alger 1994. 2 : Inspiré de l’ouvrage de N.OULEBSIR. Les Usages du patrimoine. Monuments, musées et politique coloniale en Algérie (1830-1930),préface de Daniel Nordman, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, X- 418 p., 129 ill. 2004.
  2. 2. en œuvre afin de doter cet héritage colonial d’un pouvoir rassembleur tout en favorisant le brassage social et en dépassant le rejet d’un pan important de notre histoire ? Mots clés: Héritage colonial architectural, conservation et mise en valeur, continuité et rupture historiques et architecturales, quartiers coloniaux d’Alger. Introduction La prise en charge du patrimoine colonial dans le cadre des opérations de réhabilitation urbaine en algérie nécessite une pensée spécifique se rapportant surtout aux exigences du quartier et de ses habitants. Pour cela, il est recommandé de se référer à un certain nombre de principes et de règles méthodologiques pour guider la conception des intentions et la conduite des opérations de réhabilitation. Ces principes et ces règles ont une valeur relativement générale à partir desquels se réalisent les choix stratégiques concernant les objectifs à atteindre, les problèmes à résoudre, les moyens à mettre en œuvre et les opérations à engager.3 Belouizded-Hamma, au vu et au su des gens concernés par les projets de réhabilitation, constitue un quartier riche par son legs colonial bâti, cependant, mal entretenu, ce dernier se trouve dans une situation de dégradation alarmante, il a également fait objet de plusieurs recherches scientifiques qui ont mis en évidence l’urgence de sa prise en charge, il nous est, cependant, apparu important d’explorer cette problématique mettre en lumière les enjeux se rapportant autant à ce quartier comme héritage colonial qu’aux pratiques de sa prise en charge. Cette communication se propose, donc, de faire une étude comparative entre les politiques de réhabilitation menées à l’étranger (la France et la Tunisie) et celle menées en Algérie. A l’issu de cette étude comparative nous essayons de répondre à la question suivante: «quels sont les freins à la mise en place d’un processus de prise en charge du patrimoine colonial en Algérie tel qu’il se fait à l’étranger ? ». Pour cela, nous avons tenté d’analyser les projets de requalification qu’a subie le quartier colonial du Hamma et sur la base des entretiens effectués auprès des acteurs de la réhabilitation à Alger, nous mettons en lumiére la vétusté de ce quartier tout en déduisons le degré de réussite ou de l’échec des opérations de prise en charge de ce legs colonial en mauvais état. 1. Rappel des resultats obtenus suite à l’analyses des projets d’intervention sur le quartiers coloniaux dégradés à l’etranger Notre recherche s’est proposée de fournir un outil qui permet la compréhension des éléments qui aident au succès des interventions sur les quartiers anciens à l’étranger afin de sensibiliser les décideurs locaux sur le rôle qu’ils peuvent jouer dans la prise en charge de leur patrimoine colonial. Ces exemples nous ont démontré que la réhabilitation urbaine constitue un champ très vaste et propose une palette de choix à établir et qui permettront d’adapter les quartiers dégradés aux besoins des habitants. Ces choix relèvent surtout d’un ensemble de critères qui encouragent la population pour la réhabilitation de leurs logements en vue de freiner la dégradation du quartier. Au final, notre recherche nous a permis de mettre en lumiére un certain nombre de paramettres encourageants qui peuvent être considérés comme élements de référence pour une 3 : M.HACHOUF. « Objectifs et stratégies de la réhabilitation urbaine : Application au patrimoine colonial bâti ».Revue Sciences et technologie D-N°28, Décembre (2008), pp.51-58.
  3. 3. éventuelle transposition des principes de base des opérations de réhabilitation sur le cas de l’Algérie. En effet, il nous apparait très clairement que la maîtrise des projets de réhabilitation urbaine suppose la prise en compte des enjeux auquels leur élaboration est confrontée: Le pilotage stratégique, le pilotage opérationnel, le financement, la maîtrise d’ouvrage, les partenariats..etc, sont autant de paramettres qui assurent la faisabilité des opérations de requalification, de mise en valeur des quartiers dégradés et d’amelioration du bâti existant et des conditions de vie de leurs habitants4 . 2. La confrontation des résultrats obtenus au cas de l’algérie En Algérie la prise de conscience, quant à la valeur historique du patrimoine colonial ne sera reconnue qu’après des destructions ponctuelles mais irréparables de certains immeubles dont les occupants ont fait l’objet de déplacement et de relogement.5 la relecture de la politique de réhabilitation vue à l’étranger et la situation des politiques de requalification des legs coloniaux en Algérie nous a permis de mettre fortement l’accent sur l’urgence de la problématique de la requalification du patrimoine colonial afin d’appréhender de plus prêt les freins qui s’opposent à la faisabilité des projets opérationnels de réhabilitation du bâti colonial et de l’amélioration des conditions de vie des habitants tout en les sensibilisant à leur patrimoine. Dans une opération de requalification du patrimoine il ne suffit pas de réhabiliter mais il faut penser à des formules, de mécanismes et de techniques relatives au quartier et aux exigences particulières de ses occupants. Pour cela, il est recommandé de se référer à un certain nombre de principes se rapportant aux règles méthodologiques qui permettent de rehausser l’estime de notre patrimoine. Ces principes et ces règles renvoient aux pratiques à partir desquelles se réalisent les choix stratégiques concernant les objectifs à atteindre, les problèmes à résoudre, les moyens à mettre en œuvre et les opérations à engager, or en Algérie, mis à part quelques projets d’aménagement tel que le Grand Projet Urabain (GPU), dont l’unique enjeu est de l’ordre de l’image6 , les opérations d’intervention sur les quartiers coloniaux à travers la réhabilitation du bâti pour une amélioration des conditions de vie des habitants, sont inexistantes, cela revient, probablement à l’absence de volonté politique et de cadre d’action permettant de prendre en charge notre patrimoine. En effet, ces quartiers menacés d’un niveau de dégradation alarmant et d’un cadre de vie contraignant subissent des actions qui consistent uniquement à traiter les aspects visibles des bâtiment à travers le renouvellement des revêtements de façades et des trottoirs, sans pour autant envisager un programme de réhabilitation global et cohérent touchant aux aspects d’un projet urbain global. Il suffit de citer, pour illustrer ces propos, l’exemple de l'effondrement du dimanche 16 novembre 2008 au petit matin d'un immeuble de cinq étages à Bab-el-Oued, ayant entraîné, une nouvelle fois, des vies humaines, qui vient encore sonner le rappel du 4 : M. RAMMAH « fiche sommaire de réhabilitation urbaine, Hafsia- Médina de Tunis ». RehabiMed. Disponible sur : URL : http://www.arru.nat.tn/. 5 : Ibid op cit p 02. 6 : E. BEREZOWSKA-AZZAG, « la planification urbaine, orientations récentes », in ALGER, paysage urbain et architecture, 1800-2000, sous la direction de : COHEN jean-luis, OULEBSIR Nabila et kanoun Youcef, aout 2003 .p.266. 342 pages.
  4. 4. rapport quasiment maléfique qu'entretient ce populeux faubourg de la capitale avec les politiques urbaines non soucieuses des dangers imminents.7 3. Devenir du patrimoine colonial du quartier Hamma Hussein Dey et de ses habitants dans le cadre d’un projet de Réhabilitation urbaine Cet axe constitue la problématique de notre intervention que nous essayons d’analyser en faisant une comparaison avec des cas similaires de réhabilitation urbaine à l’étranger pour tirer des invariantes et proposer une éventuelle politique de réhabilitation urbaine opérationnelle pour le cas d’étude choisi, Le cas d’étude choisi, pour mener une étude comparative entre les projets de réhabilitation urbaine étudiés à travers les cas étrangers (La Tunisie et la France) et les projets de requalification d’Alger, est celui de Beluoizded-Hamma Hussein Dey. Depuis peu, ce quartier est engagé dans une nouvelle étape de requalification combinant plusieurs actions (rénovation, restructuration, réhabilitation…). Cette situation suscite plusieurs questionnements quant à la nature des procédures, des outils et méthodes adoptés, ainsi que la concrétisation ou non des objectifs fixés. 4. Présentation du Quartier Hamma-Hussein Dey Le quartier Hamma Hussein Dey occupe une place de premier choix dans la demi- couronne de la baie d’Alger entre la place du 1er Mai et Oued El Harrache. Cette situation stratégique est caractérisée par : 8  Une situation centrale dans la ville, dans le sens de l’extension du futur centre de la capitale.  Un espace urbain largement occupé par des activités secondaires et d’entreposage sans rapport avec cette situation centrale.  L’existence dans ce tissue d’énormes disponibilités foncières sous forme de terrain mal occupé.  Une bonne accessibilité par la présence d’infrastructure de grandes envergures (autoroute de l’Est, pénétrantes des Annassers, les trémies et à l’avenir proche le métro et le tramway.). Ce quartier fait partie des pôles de développement du GPU. Celui-ci se trouve à la rencontre de tissus urbains différents: logements, zone industrielles, etc. Malgré la vétusté du tissu urbain, le site comporte des programmes importants tels que la bibliothèque Nationale, des équipements sportifs, un monument…etc. En Mars 1997, la ville d’Alger développe le grand projet urbain (GPU) dont le but est de valoriser le cadre de vie et de réhabiliter le cadre bâti et les espaces publics centraux, le quartier Belouizdad- Hamma Hussein Dey en fait partie9 . 4.1 Genèse et évolution historique du quartier 7 : S.TIKOUK « le vieux bâti à Bab-El-Oued, péril en la demeure », le Soir d’Algérie, 19 novembre 2008, page 03. 8 : Centre National d’Etude et de Réalisations Urbaines « Restructuration des quartiers Hamma Hussein Dey, diagnostic et plan d’action ». CNERU, 2005. 9 : Alger capitale du 21éme siècle « le grand projet urbain de la capital ».Gouvernorat du Grand Alger 1998. 319 Pages.
  5. 5. Photo2 : Le quartier Belouizdad- Hamma Hussein Dey. Source: CNERU. Agricole au cours des premières années de la colonisation, le parcellaire de la zone du Hamma a progressivement subit une mutation de son parcellaire agricole vers un parcellaire urbain. Ce quartier connaitra un véritable essor d’urbanisation à partir du 1880. Le Hamma revêt alors un caractère industriel et, quoique périphérique à la ville, devient un quartier fortement prisé, essentiellement en raison de sa proximité du centre, de sa topographie avantageuse (vaste plaine), de la proximité du port d’Alger et de son accessibilité facile, y compris jusqu’à l’existence de la ligne de chemin de fer.10 4.2. . Diagnostic et état actuel du quartier Belouizded-Hamma et de son cadre bâti Belouizded- Hamma constitue un quartier d’Alger dont le cadre bâti est majoritairement patrimoine colonial. Cependant la qualité visuelle de ce quartier est controversé par différentes visions, politiques et stratégies non soucieuses de la valeur du patrimoine qu’il recèle. 10 E.Berezowska-Azzag, « Sidi M’Hamed-Belouizdad, dossier d’information» .In séminaire international « stratégie pour le développement durable local : Renouvellement urbain ». EPAU.2007.P180.
  6. 6. D’après l’étude diagnostic du CNERU11 , dans la commune de Belouizded, 80% des bâtisses sont à démolir. Le séisme de 2003 et les travaux de métro ont contribué de façon importante à la fragilisation de leur structure. Selon l’enquête du CNERU, Le quartier concerné par une réhabilitation à court terme est celui de Belouizded- Hamma , on y distingue un bâti en très mauvais état, le quartier totalise 1027 logements inoccupés, ce qui atteste de l’abandon en raison de la vétusté importante. En l’absence d’une politique adéquate de réhabilitation et d’outils y afférents, à travers le temps, les facteurs comme la vétusté, les aléas naturels et la mauvaise ou sur occupation du patrimoine immobilier ont largement participé à sa dégradation. Dans la commune de Belouizded, 80% des bâtisses sont à démolir. Le séisme de 2003 et les travaux de métro ont contribué de façon importante à la fragilisation de leur structure. 2.3. Les actions engagées pour la requalification du quartier Hamma-Belouizded Vu l’état vétuste du bâti existant, les dégradations subites après le séisme de 2003, le manque de confort de logement et la faiblesse des revenus des ménages, la densité résidentielle très élevée et le caractère architectural plutôt médiocre, une réhabilitation et une restructuration générale de certaines zones se sont imposées nous citons: A. Un grand projet urbain pour le quartier Hamma-Belouizded Le PDAU, à peine approuvé en 1995, allait être renvoyé aux oubliettes par le nouveau Gouvernorat d’Alger installé en 1997, porteur d’une nouvelle ambition; la conception d’un « Grand Projet Urbain pour la capitale ».12 Peu après sa création, le gouvernorat édite un nouveau document appelé le Grand Projet Urbain (1998), qui n’est pas cependant un instrument d’urbanisme, mais un recueil d’analyses et d’orientations. La nouvelle politique d’aménagement exprimée par le GPU est audacieuse et généreuse, il fait d’abord le point sur la situation en effectuant le diagnostic indispensable de l’état de développement, il dresse un constat sur l’état des lieux et avance, trop timidement peut-être,13 quelques suggestions quant aux actions à engager dans l’avenir proche ; il opère un repli sur le centre d’Alger par le renouvellement urbain, engageant des actions ambitieuses dont nous citons :14  La restructuration du quartier Hamma-Hussein Dey et la récupération des friches industrielles.  La résorption de l’habitat précaire et la requalification des grands ensembles coloniaux.  Le réaménagement du front de mer.  La restructuration des centralités et l’affirmation de l’hyper centre allant de la basse Casbah à El Mohammadia.  Aménagement des espaces centraux et réhabilitation, rénovation et restructuration des périphéries.  Traitement des quartiers historiques et la valorisation des quartiers en difficultés.  Engager des opérations de relogement avec l’implication des propriétaires. 11 : Le CNERU est créé conformément au décret N° 80.275 du 22 novembre 1980. Un organisme chargé de mise en œuvre et du suivi de l’opération de restructuration du Hamma-Hussein Dey. 12 : Alger capitale du 21éme siècle « le grand projet urbain de la capital ».Gouvernorat du Grand Alger 1998. 319 Pages. 13 : E. BEREZOWSKA-AZZAG, « la planification urbaine, orientations récentes ».Op Cit. 14 : Alger capitale du 21éme siècle « le grand projet urbain de la capital ».Gouvernorat du Grand Alger 1998. 319 Pages.
  7. 7. Carte1: les actions projetées dans le cadre du GPU par le Gouvernorat d'Alger 1997-2000. (Source : Actes du colloque international, Alger métropole : région, ville, quartier, Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme / EPAU, 2000.  La réhabilitation et la restructuration de l’ancien tissu colonial.  Réhabilitation du tissu existant et l’amélioration des conditions de vie des habitants. Cependant, non accompagné de mesures juridiques indispensables, de nouveaux mécanismes de gestion ni de mesures budgétaires suffisantes, le GPU échoue malheureusement avec la dissolution du Gouvernorat du grand Alger.15 B. Le projet de restructuration du Hamma-Hussein Dey et ses impacts16 Suite à la décision du conseil des ministres, tenue le 30 septembre 1979, les premières études de restructuration du Hamma-Hussein Dey ont été lancées. Confié au bureau d’étude CNERU, un dossier diagnostic pré opérationnel, élaboré sur la base d’orientation a été remis le 30 septembre 1980, il vise la décongestion du tissu urbain et l’utilisation rationnelle du sol, en dégageant les assiettes occupées par des activités qui nuisent, dépôts et hangars qui s’étalent sur des grandes emprises. Il a été complété par un bilan opérationnel et un planning de réalisation jusqu'à 1990. Ce dossier diagnostic a fait l’objet de plusieurs réunions et interventions, notamment au conseil exécutif de la wilaya d’Alger du 28 février 1981 qui a conclu sur la nécessité de créer une structure de suivi et de contrôle pour une telle opération complexe et délicate. Suite à cette décision, une réunion s’est tenue le 22 mars 1982, au ministère de l’habitat et de l’urbanisme au cours de laquelle il a été de: • Lancer la rénovation de l’ilot des Halles (3,5 ha avec un programme de 500 logement + équipements). 15 : E. BEREZOWSKA-AZZAG, « la planification urbaine, orientations récentes ». Op. Cit. 16 : Alger capitale du 21éme siècle « le grand projet urbain de la capital ».Op cit.
  8. 8. • La mise en place d’un groupe de travail, en vu d’un éventuel transfert des activités implantées sur le site. Le 08 mars 1983, les autorités centrales ont décidé de confier au CNERU une étude de restructuration de l’ensemble du périmètre qui devrait déboucher sur un plan d’aménagement général. C. Réhabilitation et confortement des immeubles endommagés par le Séisme du 21/05/2003 « Beaucoup d’immeubles construits au début du siècle dernier sont appelés à disparaître pour la simple et unique raison que d’un point de vue de la réhabilitation, il n’existe pas de procédés ordinaires pour les conforter sérieusement et à un coût raisonnable. Les murs porteurs en pierres ont vieilli. Les premiers se sont fissurés et parfois disloqués et comme ils sont dépourvus de chaînages ou de structures métalliques ou en béton armé sur lesquels on peut agir pour les conforter, ils finiront par s’effondrer tôt ou tard et immanquablement si un séisme comparable à celui du 21 Mai 2003 devait se reproduire ….».17 En plus du GPU et de l’opération de la restructuration du Hamma-Hussein dey, le projet de réhabilitation et du confortement des immeubles endommagés par le séisme de 2003 constitue une des initiatives de l’Etat afin de préserver et de remettre en bon état un bâti colonial existant vétuste dont celui du quartier Belouizded-Hamma en fait parti. En effet, l’enquête et le classement des bâtiments dégradés de la commune Belouizded (Zone 06), ont été effectués par la direction du logement C/A : Hussein Dey et le suivi du projet de réhabilitation a été pris en charge par l’OFARES. Sur la base d’expertises, parfois plusieurs comme pour notre cas d’étude (OFARES, CNERU, Direction de logement, du contrôle technique et de la construction..), a décidé de procéder à la démolition de certains bâtiments très dégradés classés « Rouges », c’est d’abord et avant tout dans le but de préserver les habitants ; il s’agit véritablement des bâtiments qui ont mal vieilli, très dégradés par l’effet du séisme, ils constituent une réelle menace pour les habitants. 5. Etude comparative entre les politiques de réhabilitation menées en France et en Tunisie, et celles menées en Algérie 5.1. l’enquête sur terrain Au sein de notre travail de recherche, nous avons initié une comparaison entre les projets de réhabilitations menés à l’étranger, et ceux menés en Algérie, nous avons essayé à travers une enquête sur terrain, d’identifier les paramètres qui permettent l’aboutissement de ces projets à l’étranger, et ceux qui empêchent leur mise en œuvre en Algérie. Plus précisément cette enquête vise les objectifs suivants :  Faire une étude critique et un diagnostic des opérations urbaines menées sur le quartier Belouizded-Hamma.  Etudier la cohérence des résultats obtenus par le recours à l’entretien et faire une comparaison avec les résultats obtenus dans la partie théorique.  Recueillir les avis et le point de vue des organismes ayant pris en charge les opérations de réhabilitation urbaine menées sur le quartier étudié. 17 : M.SAHRAOUI « Site des anciens du Ruisseau-Alger », Revue « vie des villes ». N° 09 Mai 2008.
  9. 9. 5.2. Les résultat de l’enquête L’enquête a permis de retrouver les paramètres soulignés dans la phase théorique de notre recherche sur les conditions de réussite d’une opération de réhabilitation urbaine et les paramètres qui constituent des freins pour l’Algérie. En effet, Les résultats indiquent que la politique de réhabilitation urbaine, en Algérie, est à l’état embrouillé. Il ressort dans le discours des enquêtés des notions de désengagement et un manque de volonté politique dans ce domaine. Les experts, quant à eux, évoquent des notions d’échange, ils se sentent impliqués, cependant, dépassés par un manque de moyens nécessaires pour l’élaboration d’une véritable politique de réhabilitation du patrimoine colonial. A la lumière des renseignements fournis par le questionnaire, les réponses relatives aux paramètres qui constituent le secrets de réussite de la politique de réhabilitation à l’étranger sont malheureusement inexistants en Algérie. Ce constat est aussi confirmé par B.BELKHEMSA18 en concluant ce qui suit:  « Le projet urbain global : A la différence des GPU initiés à l’étranger (en France et en Tunisie), qui favorisent la prise en compte des facteurs importants d’ordre organisationnel, financier et technique, le GPU d’Alger, selon les résultats de l’enquête, était dépourvu de tout ce panel de dispositifs.  Sur le plan décisionnel: Le projet est décidé d’une manière unilatérale et ponctuelle et sans coordination réelle entre les différents acteurs urbains, la pratique de concertation et de négociation n’est pas encore rentrée dans les mœurs du système de la gestion des projets en Algérie.  Sur le plan financier: Selon les enquêtés, c’est à ce niveau que se situe la plus grande défaillance. En effet, le montage financier n’existait pas, la culture de la pratique de partenariat multiple, qui associait l’état, les collectivités locales, les promoteurs privés et les partenaires internationaux n’est pas encore ancrée dans le mode de gestion des projets en Algérie.  Sur le plan technique: Vu l’ampleur des enjeux que suscite un grand projet urbain, des structures techniques ont été crées, en l’occurrence URBANIS et OFFARES. Cependant, leur rôle qui s’est limité au suivi et au contrôle des études, leur faiblesse en tant que maîtrise d’ouvrage ainsi que la faiblesse du budget alloué, témoignent de la défaillance du projet » 6. Comparaison entre les politiques de prise en charge du patrimoine colonial en France, en Tunisie et en Algérie Partant de la compraison et de la discussion des résultats de notre entretien d’où découlent les réponses aux interrogations posées dans la problématique, à savoir qu’il existe une prise de conscience de la menace qui pèse sur le devenir de notre patrimoine colonial, mais la pratique sur le terrain à travers des opérations de réhabilitation reste à l’état embrouillé. Par rapport à notre problématique, il est déduit que le devenir du quartier Belouizded- Hamma dépend des actions de réhabilitation à venir et d’une volonté politique qui fera débloquer la situation alarmante, dont se trouve le vieux bâti d’Alger, et améliorer les conditions de vie des habitants. La comparaison nous a aussi permis de confirmer que dans une opération de réhabilitation, la transparence et la pluridisciplinarité ainsi que la concertation constituent des éléments clefs qui permettent la requlification du legs colonial, et que les attentes des habitants doivent êtres 18 B.BELKHEMSA. Une nouvelle manière de penser la ville à travers le projet urbain : Barcelone- Lyon -Alger. Mémoire de magistère soutenu le 14/12/2008 à l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme (EPAU).
  10. 10. réellement intégrées. Les actions de démolitions et de réhabilitation doivent être clairement définies. Or, notre enquête a révélé la rareté de ces actions en Algérie dont les causes reviennent, sans doute, au manque de compétence et de savoir-faire dans ce domaine, ce qui induit des opérations de réhabilitation superficielles touchant uniquement les parties communes sans pour autant intervenir à l’intérieur des logements. Enfin, l’analyse des exemples étrangers nous a permis de confirmer que les expériences étrangères atteignent des résultats considérables et positifs, leur analyse nous a été profitable, elle nous a permis de proposer des principes de bases pour une méthode de réhabilitation efficace à savoir :  Une volonté politique forte comme vecteur majeur de changement.  Des habitants placés au centre du projet de revitalisation.  Des quartiers anciens associés au développement de la ville et du territoire.  Des montages décisionnels et financiers, un partenariat, une maîtrise d’ouvrage et le pilotage de l’ensemble dans la limite d’un projet urbain global.  La transversalité et la pluridisciplinarité.  La transparence et la participation.  Tirer des leçons des échecs pour des futures interventions .  Concevoir si nécessaire de nouvelles règles et de nouvelles lois. 6. Conclusion A travers ce présent article, nous ésperons avoir contribué à mettre en lumiére les différents éléments qui conditionnent la réussite d’une opération de réhabilitation urbaine à savoir que, le processus décisionnel et technique ainsi que l’association de tous les acteurs avec la concertation élargie, constituent les paramètres qui permettent la mise en valeur de notre legs colonial. Nous ésperons aussi avoir mis l’accent sur notre legs colonial bâti porteur d’une valeur historique mais qui reste mencé et en péril tout en sensibilisant les décideurs de l’urgence de sa prise en charge. Tirer des leçons des expériences réussies dans d’autres territoires en intégrant les nouvelles adaptées aux quartiers constitue un des facteurs clés, pour notre cas, les deux cas étrangers analysés (France et Tunisie) constituent deux expériences réussies qui fournissent des outils permettant la compréhension des paramètres qui garantissent la faisabilité des opérations de réhabilitation des quartiers dégradés, Références 1. A.BATHELEVY « Réhabilitation dans la ville, Ile de France- l’habitat ancien, oui, mais comment ?».Revue patrimoine N°162/163, Janvier 1978. 2. A.COUVREUR F.LEHUEDE « des quartiers historiques pour tous, une approche sociale et humaine pour une revitalisation durable ». Guide des quartiers historiques. In séminaire international, UNESCO. Septembre 2008. 3. AREN, Ile-de-France « Quartiers durables : Guide d’expériences européennes ». IMBE (Institut Méditerranéen du Bâtiment et de l’Environnement), Avril 2005.
  11. 11. 4. B.BELKHEMSA. Une nouvelle manière de penser la ville à travers le projet urbain : Barcelone- Lyon -Alger. Mémoire de magistère soutenu le 14/12/2008 à l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme (EPAU). 5. Dossier diagnostic « Intervention sur le permettre Hamma-Hussein Dey, Office d’Amenagement et de Restructuration de la zone du Hussein-Dey ». OFARES – 222, Rue Mohamed Belouizdad El-Annassers / Alger. 6. Gouvernorat du Grand Alger « Alger capitale du 21éme siècle ». Le grand projet urbain de la capitale, 1998. 7. HADJIED « le grand Alger, Activités économique, problèmes socio-urbains et aménagement du territoire ». Edition OPU, Alger 1994. 8. J.L.COHEN, N.OULEBSIR Y.KANOUN « Alger : Paysage urbain et architectural, 1800- 2000 ». Collection tranche de villes, AOUT 2003. 9. M.ABBADIE, A. HADJIEDJ, « quelques politiques urbaines pour la capitale ?». Courrier du Savoir – N°06, Juin 2005. 10. M.CHABOU « renouvellement urbain, une alternative : transformation informelle de la ville d’Alger : paradoxes et réalités ». Publication Algérie-2007. 11. N.OULEBSIR. Les Usages du patrimoine. Monuments, musées et politique coloniale en Algérie (1830-1930),préface de Daniel Nordman, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, X-418 p., 129 ill. 2004. 12. X.BENOIST « Le cadre de gouvernance et de la participation citoyenne » In « Méthode RehabiMed, architecture traditionnelle méditerranéenne ». Barcelone, le 30 juin 2007.

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