des metiers verts à cultiver

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des metiers verts à cultiver

  1. 1. job pour la planète72 PIONNIEREA l ' imaged ' Alexandra Palt, la directrice RSEde L ' Oréalqui a beaucoupoeuvre dansles ONG, les profils parlant la languedu monde associatif intéressent les grandes entreprises. Intégration des logiques « responsables » dans la stratégie , développement des missions de conseil , professionnalisation des entreprises sociales . .. Le point sur les métiers porteurs et les tendances du recrutement. création de valeurpartagée » pour les boissonschezNestlé France depuis deux ans, François- Marie Neycensas accompagne les équipesvers un«marketing durable ». Les communications Nescafé pour montrer auxconsommateurscomment legéant del ' agroalimentaire travaille avec les producteurs de café dans les plantations ,c' est lui . L ' affichage de l ' empreinte environnementale d' un café Nescafé encollaboration avecle gouvernement ,c' est encore lui . Le positionnement «éco »desnouvelles Par Laurence Estival rechargesdeRicoré vendujusqu' à présentdans desboîtes,c' esttoujours lui. « En lien avecle marketing ,les opérationset la R & D ,nous décidons d ' actionsconcrètes pour mettre en avant l' engagementdel' entrepriseenmatière de développement durable . C' est un moyen d ' assurerla pérennité de nos marques par desinitiatives profitables pour nous et la société, en prenant en compte notre impact sur l' environnement»explique-t-il.Un posteenorpour cet ingénieur de formation qui afait toute sacarrière chezlegéantdel' agroalimentaire. Recruté à l ' international dans le conseil interne en stratégie industrielleet d' innovation , il a ensuite rejoint le marketing pour s' occuper d' une gamme decafé enFrance. La quête du mouton à cinq pattes Comme Nestlé ,nombre d' entreprises s' entourent deprofils «hybrides »pour déployer leur politique de Responsabilitésociétale desentreprises (RSE) . Ces moutons àcinq pattes ont mené desactions dansce domaine , connaissentun métier (achat,logistique , marketing,communication ...) et unsecteur d' activité (grande consommation , in- dustrie ...) . «Trilingues », cesprofils renforcent les équipes dédiées au dé- veloppement durable ou essaiment danslesdirections opérationnelles.Hé- lèneValade,directrice du Développementdurable deSuezEnvironnement Tous droits de reproduction réservés PAYS : France PAGE(S) : 72-74;76-77 SURFACE : 0 % PERIODICITE : Bimestriel RUBRIQUE : Un job pour la planète JOURNALISTE : Laurence Estival 1 septembre 2015 - N°33
  2. 2. . FRADIN POUR L ' EXPRESS ALEXANDRA PALT Directrice Responsabilité sociale et environnementale du groupe L ' Oréal Rien ne prédisposait cette juriste autrichienne ,issue du monde des NG, à devenir la chef d ' orchestre de la transformation du groupe L ' Oréal . Pourtant depuis trois ans et demi , Alexandra Pa a pris la tête de la direction RSE. Sa mission ? « Faire évoluer le paquebot vers de nouveaux business models , explique-t-elle , persuadée qu' on ne peut plus se contenter d ' actions ponctuelles . Comment intégrer les préoccupations environnementales dans notre activité? Comment mettre du sens? Ces questions transforment l ' ensemble des métiers . »Pour relever le défi ,Alexandra ne manque pas d ' atouts . Après avoir été brièvement juriste à la Cour de Vienne ,elle décroche au tournant des années 2000 un stage de six mois à Amnesty international où elle traite des relations tumultueuses entre droits de l ' homme et multinationales . Recrutée ensuite par IMS Entreprendre pour la cité , elle met en place les premiers outils pour aider les employeurs à intégrer les minorités. Puis pendant deux ans ,elle s' occupe à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l ' égalité ( Halde) de la promotion de l ' égalité . En2008 , Alexandra Palt crée son cabinet de conseil en développement durable tout en se formant à la conduite du changement .Un profil pionnier et multiforme qui a séduit le géant de la cosmétique. 73 et présidente de C3D ,l ' association des responsables DD mesure le chemin parcouru : « Ce thème est de plus en plus au coeur de la stratégie des entreprises.On assiste à une intégration des logiques RSE dans les offres commerciales, les processus de fabrication ou la supply-chain . Les sociétés s' intéressentpar ailleurs à leur impact social et aux modèles alternatifs . Le développementde la digit alisation des activitéspermet aussi d ' intégrer les partiesprenantes dans les processus de décision énumère-t-elle . Certains postes requièrent des compétences très pointues .« Nous avons ,par exempleconduit une mission pour une banque qui souhaitait intégrer un analystefinancier ,spécialiste du principe Equateur ( 1). Un autre de nos clients une compagnie d ' assurance , recherchaitun professionnel rompu aux ROMANLEDOUX Consultant senior chez Carbone 4 , cabinet de conseil spécialisé dans l ' énergie C' est au lycée ,lors de travaux de recherche sur les changements climatiques ,que Roman Ledoux découvre le site de Carbone 4. Pendant son école d ' ingénieur , à Centrale Nantes , il suit une spécialisation dans les questions énergétiques . C' est donc sans hésiter , il y a quatre ans , qu' il frappe à la porte du cabinet de conseil . Recruté à l ' issue de son stage , il renforce l ' équipe de consultants. « Quand je suis arrivé , la réalisation de bilan carbone constituait l ' essentiel de mes missions . Aujourd ' hui , j' interviens auprès des grandes entreprises pour les aider à définir leurs investissements dans les infrastructures. J' analyse , par exemple , les données statistiques sur la mobilité . J' ai aussi réalisé une mission pour des bailleurs de logements sociaux désireux de réduire le coût de l ' accès à l ' énergie» , raconte-t-il . Son seul regret? « De nombreux acteurs sont aujourd ' hui convaincus de la nécessité d ' agir , mais cela ne va pas toujours aussi vite que l 'on voudrait. Mais j' ai la satisfaction d ' apporter ma pierre à l ' édifice », sourit Roman. Tous droits de reproduction réservés PAYS : France PAGE(S) : 72-74;76-77 SURFACE : 0 % PERIODICITE : Bimestriel RUBRIQUE : Un job pour la planète JOURNALISTE : Laurence Estival 1 septembre 2015 - N°33
  3. 3. Un job pour la planète affairespubliques et bon connaisseurde la RSE afin de renforcer son lobbying en vue de la COP21 »,illustre Caroline Renoux ,fondatrice du cabinetde recrutement Birdeo ,spécialisé dans le repérage de ces profils. Les entreprises déroulent également le tapis rouge aux ingénieurs spécialistesde l ' environnement . Le secteur des énergies renouvelables , qui a recommencéà recruter ,fait les yeux doux aux chefs de projets éoliens maîtrisant les questions énergétiques ,les aspects juridiques et pouvant travailler avec les parties prenantes .«Les recruteurs cherchentégalement des responsables de parcs éoliens ou d ' unités de méthanisation,un métier émergent» ,remarque Jens Bicking , gérant et consultant chez Elatos , cabinet de recrutement DAVID ROGER Fondateur du cabinet Buy Your Way, spécialisé dans les achats durables Son stage au service achat du chocolatier Valrhona à la sortie de l ' Ensiaa ( Ecole nationale supérieure d ' agronomie et des industries alimentaires , à Nancy) a fait office de« détonateur» , se souvient David Roger . « Cacao et questions environnementales ou sociales sont très liés» , explique-t-il . Sensibilisé au développement durable , lejeune homme suit le master Sustainability and Social Innovation d ' HEC. Diplômé en 2007 ,il est recruté par Yves Rocher pour mettre en place un cahier des charges d ' achats durables . Licencié un an et demi plus tard en raison de la crise économique , il reste cependant persuadé que cette problématique va monter en puissance . David Roger se lance alors dans le conseil en indépendant , avant de créer son propre cabinet Buy your way en 2014 . « Notre démarche est très pragmatique : avec les acheteurs , nous regardons comment intégrer la RSE dans leur politique achat . Celle-ci joue un rôle important car elle a un effet d ' entraînement dans la transformation des entreprises» . Le jeune dirigeant accompagne également ses clients lors des négociations . Pas facile , en effet , d ' aborder ces questions ou de répondre aux objections des fournisseurs . « Nous devons aussi parfois convaincre les acheteurs de revoir leurs propositions à la hausse », ajoute David Roger. spécialisé dans l ' environnement .L ' immobiliern' est pas en reste :« Pour développerles écoquartiers , nous embauchonsdes pilotes énergéticiens ;il s' agit d ' ingénieurs férus d ' informatiqueet spécialistes de l ' énergie .Leur mission est de mettre en réseau les bâtimentsà énergie positive », mentionneEric Mazoyer , directeur généraladjoint de Bouygues Immobilier. Ces perles rares n' existent pas encore , l ' entreprise est donc en train de les former elle-même. Des ingénieurs dotés d ' un réel savoir-faire Accompagnant les entreprises dans leurs transformations ,les cabinets de conseil sont ,pour leur part ,davantage ouverts aux jeunes diplômés . « Plus que des titulaires de masters en développementdurable , nous recrutons des ingénieurs dotés d ' un réel savoirfaireen termes de méthodologie et sensibilisés à ces questions lors de leurs stages , ou via des options spécifiquesdans leur cursus », met en avant Jean-Marc Jancovici ,fondateur de Carbone 4 ,un des cabinets pionnierssur les questions de consommationd ' énergie et de lutte contre le réchauffement climatique. Même démarche pour Ekodev , cabinetspécialisé sur l ' écoconception et la mobilité durable .Une ingénieur agronome chargée de mesurer l ' impactdu prélèvement de matières premières entrant dans la conceptiond ' un produit sur la biodiversité vient de renforcer l ' équipe . SALAIRES: LA SITUATION ÉVOLUEPEU» 3 QUESTIONS À CAROLINE RENOUX FONDATRICE DE BIRDEO , CABINET DE RECRUTEMENT SPECIALISÉ DÉVELOPPEMENT DURABLE ET RSE Travailler dans le développement durable, la RSE ou l ' économie sociale et solidaire implique-t-il toujours de faire des sacrifices en matière de salaire? La situation évolue peu . Dans les associations, ONG et dans l ' économie sociale, les rémunérations ont peu progressé, à l ' exception des postes de direction . Il n' y que dans le secteur financier qu' on se rapproche de l ' équilibre. De leur côté , si les grands groupes ont fait des efforts , la situation reste variable selon les profils . Quand des postes de directeurs DD sont pourvus en interne , le salaire du titulaire dépend du poste qu' il occupait avant . Mais si l ' entreprise fait appel à des compétences externes , il est moins élevé . Idem pour les postes de directeurs d ' innovation sociale . La perspective de rémunérations moins élevées décourage-t-elle les candidats ? Pour les débutants , les postes proposés sont globalement pourvus . La situation se complique pour les cadres confirmés , notamment les quadras . Les employeurs recherchent des profils de plus en plus pointus peu nombreux sur le marché . Et , l ' absence de perspective d ' évolution de carrière commence à poser problème. C' est-à-dire ? Les passerelles entre les postes estampillés DD ou RSE et les autres sont encore réduites . On n' a jamais vu un directeur DD devenir patron d ' une entreprisedu CAC 40 ou des analystes ISR ( investissement socialement responsable) devenir directeur financier dans un grand groupe! Ce type de parcours serait pourtantun signe de l ' intégration en cours des compétences développement durable ou RSE dans des métiers traditionnels. Propos recueillis par L . E. * « Ils ne figurent pas dans le tableau des rémunérations ( page 78) car les recrutements restent marginaux » , constate la spécialiste. 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  4. 4. SYLVIA AM ICONE Conceptrice et animatrice de « Tous acteurs du changement » sur LCI Prix Reporter d ' espoirs en octobre 2014, Sylvia Amicone voit dans cette récompense un encouragement poursuivre letravail engagé depuis la mi-2013. Lajournaliste a commencé par médiatiser des initiatives sur le microcrédit , le social business ou encore l ' économie circulaire . « J' ai senti qu' il y avait là de quoi nourrir laréflexion et trouver des solutions aux problèmes actuels en rapportant ceque faisaient des acteurs sur leterrain» , sesouvient-elle. Elle lance alors une chronique hebdomadaire de dix minutes dans laquelle interviennent destêtes d ' affiches comme Pierre Rabhiou Jeremy Rifkin, et desentrepreneurs sociaux des quatre coins de la planète. « J' aidécouvert un dynamisme incroyable et je souhaite que l ' information circule . La France est en retard par rapport aux Etats-Unis, où les émissions sur ces sujets sont plus nombreuses . La chronique est devenue un rendez-vous incontournable sur LCI et ilfaut que de telles initiatives se multiplient dans le paysage audiovisuel français . » Médiatiser pour la planète «Nous abordons dessujets deplus en plus techniques et avons donc besoinde faire appel à des profils plus pointus , renchérit Benjamin Enault , directeur adjoint d' Utopies . Nous avonsrécemment recruté un polytechnicien, spécialiste des flux , pour travaillersur les écobureaux et un économètrepour mesurer l' empreinte locale des entreprises . » Les grands cabinets de conseil font aussi un appel du pied aux diplômés d ' écoles d ' ingénieurs et de commerce généralistes.Chaque année,auniveau mondial ,une vingtaine de consultants rejoignent ainsi Accenture pour planchersur l ' efficacité énergétique ,l ' écononnecirculaire oul ' économie de fonctionnalité. Ils analysent comment s' appuyer sur ces nouveaux concepts pour réviser les businessmodels.«Il ne s' agit plus de modifier à la marge les produits mais decréer desbiens et des services vraiment nouveaux »,précise Bruno Berthon .Le directeur développementdurable monde du cabinet de conseil pointe ainsi du doigt le tournant opéré par certains groupes comme Ikea et BMW autour du covoiturage et de l' autopartage ou Renault avec sesgarages solidaires. Les entreprises sociales recrutent financiers et gestionnaires La professionnalisation des associations, ONG et entreprises sociales, génère,elle aussi,desrecrutements .Baisse dessubventions publiques oblige,cette ouverture bénéficie d' abord aux financiers.Médecins sansfrontières est parti en chasse d' un chargé de la collectedigitale , lorgnant du côté des spécialistes des réseaux sociaux ayant fait leurs armes dans une autre organisationou même dans ' e-commerce. Créé à Aix-en-Provence par 1' oncologueJean-Loup Mouysset afin de changer la vision du cancer ,le Centre Ressource espère se doter d ' un responsabledela collecte de fonds. «Nous voulons nous démultiplier dansd' autres villes de France car notre activité correspondàun besoin »,lance le médecin. Cette association propose aux malades ou àleurs proches le Programme personnaliséd ' accompagnement thérapeutique(PPACT) Ressource qui permetd' apprendre à gérer le stress, d ' améliorer le soutien social , de renforcersesconnaissancessur la maladie et les traitements .. . Objectif : aider les malades à mieux vivre l' épreuve du canceret àdevenir acteursde leur santé. Tous droits de reproduction réservés PAYS : France PAGE(S) : 72-74;76-77 SURFACE : 0 % PERIODICITE : Bimestriel RUBRIQUE : Un job pour la planète JOURNALISTE : Laurence Estival 1 septembre 2015 - N°33
  5. 5. ALEXANDRA PUGLIESE Chargée d ' affaires Open Innovation chez EDF Le monde des incubateurs n' aura bientôt plus de secret pour Alexandra Pugliese. Depuis trois ans, elle arpente l ' Europe - l' Italie en particulier - pour dénicher les start-up spécialisées dans les technologies propres ou l' économie circulaire , et susceptibles de devenir partenaires d ' EDFdans le cadre d ' une démarche d ' innovation ouverte . Ceposte correspond aux aspirations de cette diplômée d ' HECet du master« Global Politics »de la London School of Economics. Après s' yêtre formée au business, elle a approfondi la question des grands enjeux mondiaux, dont l ' environnement . « Je souhaitais travailler dans un domaine qui change la vie des gens.Avec les questions énergétiques , je suis au coeur de ces problématiques! En aidant lesstart-up à se faire connaître et en jouant lesfacilitateurs ,j' ai aussi l ' impression de donner leur chance aux meilleures» , ajoute-t-elle . Après son passage chezEDFà Washington, Alexandra s' est vue proposer un posteen finances, mais a préféré rejoindre l' équipe Open Innovation rattachée à la R& D. Un choix plus risqué, mais qu' elle ne regrette pas! Pour accompagner leur montée en puissance,lesentreprises sociales cherchentpar ailleurs à attirer dans leurs filets des profils rodés à la gestion de projets et aumanagement.En témoigne l ' arrivée deDominique Royet aux commandesde Max Havelaar .Pour remplir samission ,la nouvelle directrice généralede l ' association ne manque pas d' atouts . Elle a notamment travaillé pendant dix ans au WWF où,à la tête d ' une équipe de 12 personnes , elle a lancé et développé lespartenariats avec les entreprises . Elle a ensuite créé puis dirigé son propre cabinet de conseil. Dominique va également s' appuyer sur son expérience du secteur privé .Jeune diplômée ,elle a commencé sa carrière comme commerciale chez Coca-cola avant de devenir chef de produit chez un éditeur belge puis responsable des produits dérivés chezDisney .«Ce nouveauposte me donne la possibilité de faire lasynthèsede tout cequej' aitenté et mis en oeuvre »,insiste-t-elle. Des rémunérations plus faibles que dans le privé L ' exemple deDominique Royettransfugedu privé ,estloin d' être un casisolé : « Les frontières entre les entreprises , le monde du conseil et les associations sont deplus enplus poreuses»,observe Christine Alibert ,présidente du cabinet de chassede tête Boyden et de la fondationéponyme qui accompagne les entrepreneurs sociaux dans la professionnalisationde leur politique RH. «Nous réalisons pour eux trois à quatremissions par an.Comme pour tout recrutement ,nous cherchons une expertise. Elle peut se trouver dans le monde associatif mais aussi, et bien souvent , dans les entreprises privées. Il y achez les cadres dirigeants une véritablequête de sens,que facilite notre travail . Mais les rémunérations dans lesassociations,de30à 50%% inférieures àcelles proposées dans les entreprises privées,empêchent encore certains de franchir le pas»,regrette Véronique de Pompignan , associée du cabinet en charge de la grande consommation et de la distribution .Bonne nouvelle cependantpour les candidats tentés par l' aventure , rejoindre une association ou une entreprise sociale n' estplus un aller sansretour . Les entreprises sont eneffet Mandes deprofils «polyglottes » capables deparler la langue du monde associatif. A l ' image dAlexandra Palt , la directrice RSE de L' Oréal (voir page72) quia fait toute sacarrière dans les ONG .Le secteur public n' estpasen reste,il senourrit désormais de professionnelsissus d' horizons diversifiés. Ainsi , Patrick Jolivet ,le nouveau chef adjoint du Service économie et prospectivedelAgence demaîtrise del ' énergie(Ademe) , estl' ancien responsable du pôle reporting d' Utopies , cabinet qu' il avait rejoint après être passépar l' agence de notation extra-financière BMJ Ratings .La boucle estbouclée . (1)En signantlesprincipesd ' Equateur,une banque s' engageà prendrecompteun certainnombre de critèresd ' évaluationsociauxet environnementaux dansla sélectiondesdossiersretenus. Tous droits de reproduction réservés PAYS : France PAGE(S) : 72-74;76-77 SURFACE : 0 % PERIODICITE : Bimestriel RUBRIQUE : Un job pour la planète JOURNALISTE : Laurence Estival 1 septembre 2015 - N°33

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