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Geneviève Goudreault
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17Réseau local de services de Laval • 2011- 2016
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19Réseau local de services de Laval • 2011- 2016
Portrait de santé et
Plan d’action local (PAL)
en santé publique
Chapitre 1
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Message de la directrice
de santé publique
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23Réseau local de services de Laval • 2011- 2016
Préambule 
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  1. 1. 20162011 s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité Projet clinique, Réseau local de services de Laval 2e édition
  2. 2. s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité Projet clinique, Réseau local de services de Laval 201620112e édition
  3. 3. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité2 Coordination Geneviève Goudreault Conception et rédaction Marie-Claude Boudreau Denis Chabot Geneviève Goudreault Mélanie Léonard Ginette Paré Françoise Roy Rédaction du Portrait de santé et du Plan d’action local en santé publique Alain Carrier, Direction de santé publique de Laval Aude-Christine Guédon, Direction de santé publique de Laval Jean-Guy Vallée, Direction de santé publique de Laval Collaboration Serge Asselin Réjean Ayotte Sylvie Bourassa Marc Boutin Christophe Cadoz Lucie Charlebois Daniel Corbeil Dre Nicole Damestoy Annie Dion Stéphane Drouin Annie Dubois Diane Filiatrault Jean-Pierre Fraser Diane Gauthier Claudette Girard Ginette Leblanc Luc Lepage Céline Morissette Caroline Racine Benoit Tétreault Louise Villeneuve Vérification linguistique Point Virgule Conception et réalisation graphiques 2NSB Design graphique Impression Lithosol Édition et diffusion Disponible gratuitement à partir de la section « Documentation » du site Internet du CSSS de Laval : www.cssslaval.qc.ca ©Centre de santé et de service sociaux de Laval, 2012 Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité. Réseau local de services de Laval. 2011-2016, 2e édition Dépôt légal — Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2011 Dépôt légal — Bibliothèque et Archives Canada, 2011 ISBN-978-2-9812791-0-1 (imprimée) ISBN-978-2-9812791-1-8 (PDF) Ce document peut être reproduit pour une utilisation personnelle ou publique à des fins non commerciales, à la condition d’en mentionner la source comme suit : Centre de santé et de service sociaux de Laval, Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité. Réseau local de services de Laval. 2011-2016, 2e édition, numéro de la page.
  4. 4. 3Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Tables des matières Message du président du comité directeur du Réseau local de services de Laval ............................................................... 07 Liste des acronymes.................................................................................... 08 Projet clinique du Réseau local de services de Laval............................................. 10 Les objectifs du projet clinique..................................................................... 11 Les principes du projet clinique.................................................................. 11 Rôles et responsabilités........................................................................... 12 La démarche du projet clinique du Réseau local de services de Laval..................... 14 Chapitre 1 – Portrait de santé et Plan d’action local en santé publique................... 21 Message de la directrice de santé publique.................................................... 22 Préambule........................................................................................... 23 Portrait de santé.................................................................................... 25 Plan d’action local en santé publique........................................................... 55 Chapitre 2 – Cibles transversales................................................................... 75 Cibles transversales interregroupements....................................................... 77 Défis liés à la clientèle âgée entre 15 et 24 ans................................................ 77 Cible transversale communautaire............................................................... 78 Chapitre 3 – Cibles prioritaires...................................................................... 81 Regroupement clientèle Famille-Enfance-Jeunesse (FEJ).................................... 84 Table Périnatalité................................................................................. 86 Table 0-4 ans pour les clientèles vulnérables incluant SIPPE et Négligence........................ 88 Table Promotion-Prévention pour les 5-17 ans.................................................... 90 Table Jeunes en difficulté......................................................................... 92 Table Dépendances jeunesse..................................................................... 94 Table Déficience intellectuelle et trouble envahissant du développement 0-21 ans................. 96 Table Déficience physique 0-21 ans.............................................................. 98 Table Santé mentale jeunesse................................................................... 100
  5. 5. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité4 Regroupement clientèle Personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement (PPALV).................................................................... 102 COCRSI Personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement............................................................................ 102 Regroupement clientèle Services généraux et fonction coordination – liaison................................................................ 106 COCRSI Déficience intellectuelle – Trouble envahissant du développement.......................................................... 107 COCRSI Déficience physique..................................................................... 110 COCRSI Dépendances........................................................................... 113 COCRSI Violence conjugale et agression sexuelle (jeunes et adultes).............................. 116 Regroupement clientèle Santé mentale adulte (SMA)........................................ 122 COCRSI Santé mentale adulte.................................................................... 122 Regroupement clientèle Santé physique....................................................... 128 COCRSI Santé respiratoire....................................................................... 128 COCRSI Cardiologie-neurologie.................................................................. 131 COCRSI Médecine métabolique.................................................................. 134 COCRSI Lutte contre le cancer................................................................... 136 Chapitre 4 – Mise en œuvre du projet clinique................................................. 145 Conclusion............................................................................................... 148 Annexe Annexe A - Questionnaire d’appréciation des cibles potentielles........................... 152 Annexe B - Rôles et responsabilités des équipes de projet................................. 156 Bibliographie............................................................................................ 158
  6. 6. 5Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Table des figures Figure 1 — Calendrier de réalisation-Phase de planification-Projet clinique du RLS de Laval ........................................ 16 Figure 2 — Structure – Projet clinique du RLS de Laval.............................................. 18 Figure 3 — Évolution de la population, Laval, 2001-2031........................................... 25 Figure 4 — Densité de la population, Laval, 2011.................................................... 26 Figure 5 — Profil démographique, Laval, 2011........................................................ 27 Figure 6 — Proportion d’immigrants dans chacune des ex-municipalités, Laval, 2006........... 28 Figure 7 — Indice synthétique de fécondité, Laval, Québec, 1981-2009.......................... 29 Figure 8 — Structure des ménages, Laval, 2006..................................................... 30 Figure 9 — Revenu personnel par habitant avant impôt, Laval, Québec, 2005 à 2009p......... 32 Figure 10 — Proportion d’adultes prestataires de l’assistance sociale selon les territoires de CLSC, 18-64 ans, mars 2009......................................... 33 Figure 11 — Répartition de l’indice de défavorisation de Pampalon et ses collaborateurs, Laval, 2006........................................................ 34 Figure 12 — Espérance de vie à la naissance, Laval, 1995-2009p.................................. 35 Figure 13 — Nombre annuel moyen de nouveaux cas de cancer, résidents lavallois, 1986-1988 à 2004-2006............................................ 37 Figure 14 — Prévalence du diabète selon l’âge, Laval, 2008-2009................................. 38 Figure 15 — Le portrait du diabète à Laval.............................................................. 39 Figure 16 — Nombre d’hospitalisations et de décès par maladie cardiovasculaire selon le type de maladie, résidents lavallois, 2009-2010.............................. 40 Figure 17 — Hospitalisations de courte durée selon le diagnostic principal, maladies respiratoires, 0-17 ans, Laval, 2009-2010 .............................................................. 41 Figure 18 — Hospitalisations de courte durée selon le diagnostic principal, maladies respiratoires, 18 ans et plus, Laval, 2009-2010 ............................. 41
  7. 7. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité6 Figure 19 — Proportion de la population de 12 ans et plus atteinte d’un trouble de l’humeur ou d’un trouble d’anxiété diagnostiqué par un professionnel de la santé, résidents lavallois, Québec, 2007-2008................................... 42 Figure 20 — Infections à Chlamydia trachomatis, Laval, Québec, 2001-2010...................... 43 Figure 21 — Proportion de la population de 12 ans et plus ayant connu une limitation dans ses activités en 2007-2008, résidents lavallois, Québec........................ 44 Figure 22 — Proportion des personnes consommant des fruits et légumes moins de cinq fois par jour, résidents lavallois, 2007-2008.................................... 46 Figure 23 — Proportion de fumeurs, résidents lavallois, Québec, 2007-2008...................... 47 Figure 24 — Proportion de gens actifs, activités de loisirs, résidents lavallois, Québec, 2007-2008....................................................................... 49 Figure 25 — Répartition des adultes lavallois selon leur statut pondéral, résidents lavallois, 2007-2008............................................................ 50 Figure 26 — Évolution du nombre de chirurgies d’un jour et d’hospitalisations, résidents lavallois, 2000-2001 à 2009-2010............................................ 53 Liste des tableaux Tableau 1 — Évolution de la répartition de la population selon la langue, Laval, 1996, 2001, 2006.................................................................. 31 Tableau 2 — Statistiques sur l’emploi et le chômage, Laval, Québec, 1er trimestre 2011........................................................................... 31 Tableau 3 — Les dix problèmes de santé chronique les plus fréquemment déclarés au sein de la population lavalloise (2007-2008) ....................................... 36 Tableau 4 — Taux et nombre estimé d’incapacité selon le type d’incapacité chez les enfants de moins de 15 ans, Québec (Laval), 2006.......................... 45 Tableau 5 — Répartition des services médicaux dispensés aux Lavallois, 2009......................................................................... 52
  8. 8. 7Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Message du président du Réseau local (RLS) de services de Laval L e R é s e a u l o c a l d e s e r v i c e s d e L a v a l est formé de tous les partenaires dispensateurs de services en santé et services sociaux. Ce réseau a été mis en place en 2007, dans le but d’assurer une meilleure complémentarité entre les différents dispensateurs de services et de faciliter le cheminement des usagers entre la première, la deuxième et la troisième ligne de services. C’est d’ailleurs grâce au projet clinique du Réseau local de services que les partenaires réussissent collectivement à mieux cerner les besoins de la population et à mesurer les écarts entre ce que nous offrons et ce que nous devrions offrir pour mieux répondre aux besoins. C’est avec fierté que nous constatons l’immense travail qui s’est effectué autour d’enjeux communs canalisés dans une stratégie unique, et ce, dans un contexte de mobilisation, de collaboration et de concertation des équipes impliquées dans le projet. Le défi de ces trois dernières années consistait à identifier les diverses pistes d’amélioration et de développement de services afin d’être en mesure de mieux répondre aux besoins de la population lavalloise. Pour ce faire, il a fallu développer des méthodes de travail collaboratives en respectant les réalités et les enjeux de chacun, tout en gardant en tête que nous devons assurer à notre clientèle une accessibilité, une continuité et une qualité de nos services. La première phase de la planification du projet a mis en place les assises nécessaires au travail d’équipes intersectorielles et interdisciplinaires qui permettra une poursuite efficace de la deuxième phase, soit la mise en œuvre du projet clinique. Bien que certaines équipes aient déjà entrepris leurs travaux d’actualisation des cibles, la plupart d’entre elles amorceront leurs activités dès le mois de janvier 2012. Elles travailleront à mettre en œuvre les priorités déterminées, et c’est au cours de cette étape que nous pourrons voir nos travaux se concrétiser. Au nom des membres du comité directeur du Réseau local de services de Laval et à titre de président, je tiens à féliciter tous nos partenaires dans ce projet. Nous souhaitons réitérer notre appui à la phase de mise en œuvre du projet clinique ainsi que pour les initiatives qui ont été prises avec la région. Nous reconnaissons également la qualité du travail effectué et le souci de cohérence entre les différents regroupements clientèles. Le président du comité du RLS de Laval, Luc Lepage
  9. 9. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité8 LISTE DES ACRONYMES ADS Analyse différenciée selon les sexes AÉS Approche École en santé APPR Agent de planification et de programmation et de recherche ASSS Agence de la santé et des services sociaux AVC Accident vasculaire cérébral CASAL Comité d’action en sécurité alimentaire de Laval CAT Centre d’abandon du tabagisme CDC Corporation de développement communautaire CEA Centre d’éducation aux adultes CFP Centre de formation professionnelle CHOC Carrefour d’Hommes en Changement CHSLD Centre d’hébergement de soins de longue durée CICL Centre intégré de cancérologie de Laval CJL Centre jeunesse de Laval CLSC Centre local de services communautaires COCRSI Comité d’orientation et coordination des réseaux de services intégrés CPE Centre de la petite enfance CR Centre de réadaptation CRÉ Conférence régionale des élus CRAM Comité régional d’allaitement maternel CRDI Centre de réadaptation en déficience intellectuelle Normand-Laramée CRDL Centre régional du diabète de Laval CSL Cité-de-la-Santé de Laval CSSS Centre de santé et de services sociaux de Laval CSST Commission de la santé et de la sécurité du travail DI Déficience intellectuelle DP Déficience physique DPJ Direction de la protection de la jeunesse DPP Direction prévention-promotion DSP Direction de santé publique FEJ Famille-Enfance-Jeunesse GESTRED Système de suivi de gestion et de reddition de comptes GMF Groupe de médecine familiale GPCAI Groupe permanent de coordination des activités en immunisation HJR Hôpital juif de réadaptation HSCM Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal HTA Hypertension artérielle IAB Initiative Amis des bébés ICT Ischemie cérébrale transitoire INLB Institut Nazareth et Louis-Braille IPIM Identification préhospitalière de l’infarctus du myocarde
  10. 10. 9Centre de santé et de services sociaux de Laval • 2011- 2016 IPS Infirmière praticienne spécialisée ITSS Infection transmise sexuellement et par le sang LSSSS Loi sur les services de santé et les services sociaux MPOC Maladie pulmonaire obstructive chronique MSSS Ministère de la Santé et des Services sociaux PAL Plan d’action local de santé publique PAP Pavillon Albert-Prévost PAR Plan d’action régional de santé publique P.I.E.D. Programme intégré d’équilibre dynamique PIQ Protocole d’immunisation du Québec PNSP Plan national de santé publique PPALV Personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement PQDCS Programme québécois de dépistage de cancer du sein PRAG Programme régional ambulatoire gériatrique PSI Plan de services individualisé PSL Programme de soutien au logement RAMQ Régie de l’assurance maladie du Québec RESPIR Réseau externe de soins intégrés aux patients avec insuffisance respiratoire RI Ressource intermédiaire RLS Réseau local de services RNI Ressource non institutionnelle RSI Réseau de services intégrés SAD Soutien à domicile SIPPE Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance SP Sclérose en plaques SIV Suivi d’intensité variable SMA Santé mentale adulte TED Trouble envahissant du développement TEDNS Trouble envahissant du développement non spécifié TDA/H Touble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité VPH Virus du papillon humain
  11. 11. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité10 Projet clinique du RLS de Laval En 2003, le gouvernement du Québec adopte le projet de Loi 25 visant une nouvelle organisation du système de santé et de services sociaux, dont l’assise est l’intégration des services. Deux composantes fondamentales sont essentielles pour guider la planification du projet clinique, soit de : • Passer d’une logique de production de services à une logique visant à améliorer la santé et le bien-être de sa population, c’est-à-dire de tenir compte des besoins de santé et de bien-être de toute la population et non uniquement des clientèles de chaque organisation pour ajuster l’offre de service et l’allocation des ressources du réseau local; • Travailler en réseau intégré de services avec les divers partenaires sectoriels et intersectoriels du réseau local et en lien avec les niveaux régional et provincial. Comme tous les centres de santé et de services sociaux (CSSS) du Québec, le CSSS de Laval doit agir à titre d’instance locale et élaborer un projet clinique avec les partenaires du Réseau local de services de Laval. Ce nouveau modèle d’organisation de l’offre de service clinique vise à répondre aux besoins de santé et de bien-être de la population du territoire à partir de divers modes de prestation de services adaptés aux réalités locales et régionales, articulés entre eux et qui englobent le continuum des interventions relatives: • À la prévention-promotion de la santé et du bien-être; • À l’évaluation et au diagnostic; • Aux traitements; • Au suivi; • À l’adaptation et au soutien à l’intégration sociale; • À la réadaptation et au soutien en fin de vie. Ultimement, le projet clinique doit contribuer à l’amélioration de la santé et du bien-être de la population. En ce sens, nous devons accorder une attention particulière à la base du continuum de la santé, soit la prévention et la promotion de la santé et du bien-être.
  12. 12. 11Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Les objectifs du projet clinique Cette transformation du réseau de services vise essentiellement à rapprocher davantage les services de la population et à faciliter le cheminement des personnes dans ce réseau. En ce sens, le projet clinique vise trois objectifs principaux : Améliorer l’accessibilité. Pour ce faire, le RLS de Laval doit : • Offrir des services de santé publique adaptés à sa population; • Offrir une gamme équilibrée de services généraux et spécialisés adaptés aux besoins des clientèles particulières; • Accueillir et diriger les personnes vers les services pertinents; • Assurer l’accès aux services. Améliorer la continuité. Pour ce faire, le RLS de Laval doit : • Prendre en charge le processus de services, accompagner et soutenir les personnes en vue de favoriser la continuité entre les épisodes de soins et les interventions sociales à l’intérieur du réseau; • Définir et mettre en place des mécanismes de référence et de transfert; • Conclure des ententes avec les divers dispensateurs de services. Améliorer la qualité des services. Pour ce faire, le RLS de Laval doit : • Adopter une stratégie d’amélioration continue de la qualité des services; • Établir des collaborations intersectorielles; • Informer et consulter la population. Les principes du projet clinique Le projet clinique intègre également deux grands principes, soit : La responsabilité populationnelle qui signifie que les intervenants offrant des services à la population d’un territoire (CSSS et ses partenaires du réseau local de services) partagent collectivement une responsabilité afin de maintenir et d’améliorer la santé et le bien-être de la population; La hiérarchisation des services qui implique essentiellement d’améliorer la complémentarité pour faciliter le cheminement des personnes entre les niveaux de services selon des mécanismes de référence entre les intervenants de première, de deuxième et de troisième ligne de services.1 1 MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX. Les documents ministériels en appui aux projets cliniques – Projet clinique jeunesse, Québec, 2006, 48 p.
  13. 13. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité12 Rôles et responsabilités En tant qu’instance locale le centre de santé et de services sociaux a une double responsabilité : élaborer un projet clinique pour son territoire et favoriser la collaboration avec tous ses partenaires pour son élaboration et sa mise en œuvre. À ce titre, la participation des usagers et de la population est aussi nécessaire pour influencer la prise de décision en matière d’organisation des services de santé et sociaux.2 Pour assurer une coordination efficace, les centres de santé et de services sociaux doivent, conjointement avec l’ensemble des intervenants du réseau et hors réseau, convenir des : • Moyens mis en œuvre pour assurer le partage d’information; • Moyens permettant d’assurer la complémentarité des rôles et responsabilités des divers intervenants et autres partenaires intersectoriels. Selon l’article 48 de la Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSS) et d’autres dispositions législatives : « L’instance locale est responsable de définir un projet clinique et organisationnel identifiant, pour le territoire du réseau local de services de santé et de services sociaux, les éléments suivants : • Les besoins sociosanitaires et les particularités de la population en fonction d’une connaissance de l’état de santé et de bien-être de celle-ci; • Les objectifs poursuivis concernant l’amélioration de la santé et du bien-être de la population; • L’offre de service requise pour satisfaire aux besoins et aux particularités de la population; • Les modes d’organisation et les contributions attendues des différents partenaires de ce réseau. Le projet clinique et organisationnel doit être conforme aux orientations ministérielles et régionales et respecter les normes d’accès, d’intégration, de qualité, d’efficacité et d’efficience reconnues ainsi que les ressources disponibles. Afin de définir son projet clinique et organisationnel, une instance locale doit, pour le territoire de son réseau local, mobiliser les établissements offrant des services spécialisés et surspécialisés, les divers groupes de professionnels, les organismes communautaires, les entreprises d’économie sociale, les ressources privées et les intervenants des autres secteurs d’activités ayant un impact sur les services de santé et les services sociaux et s’assurer de leur participation ». 2 MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX. Projet clinique-Cadre de référence pour les réseaux locaux de services de santé et de services sociaux-Document principal, 2004, Québec, 76 p.
  14. 14. 13Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 La loi précise les rôles et responsabilités des partenaires autres que ceux de l’instance locale : « Tout établissement, autre qu’une instance locale, doit contribuer significativement à la définition du projet clinique et organisationnel initié par une instance locale et préciser à l’agence concernée l’offre de service qu’il rend disponible au palier local, régional ou suprarégional. Un tel établissement doit également conclure avec l’instance locale, à l’intérieur des délais déterminés par l’agence, les ententes nécessaires pour permettre à cette instance d’assurer la coordination des services requis pour la population du territoire du réseau local de services de santé et de services sociaux. À défaut d’entente à l’intérieur des délais déterminés par l’agence, celle-ci précise la contribution attendue de chacun des établissements. » « Les établissements ont pour fonction d’assurer la prestation de services de santé et de services sociaux de qualité, qui soient continus, accessibles et respectueux des droits des personnes et de leurs besoins spirituels et qui visent à réduire ou à solutionner les problèmes de santé et de bien-être et à satisfaire les besoins des groupes de la population. À cette fin, ils doivent gérer avec efficacité et efficience leurs ressources humaines, matérielles et financières et collaborer avec les autres intervenants du milieu incluant le milieu communautaire, en vue d’agir sur les déterminants de la santé et d’améliorer l’offre de service à rendre à la population. De plus, dans le cas d’une instance locale, celle-ci doit susciter et animer de telles collaborations. » Le CSSS de Laval, avec la contribution de ses partenaires, entend participer à l’amélioration de la santé et du bien-être de sa population (l’exercice de sa responsabilité populationnelle) et au cheminement des personnes dans un réseau intégré des services (l’exercice de la hiérarchisation et de la continuité des services), d’une part par un projet global d’offre de service à la population et, d’autre part, par un ou plusieurs projets cliniques visant une ou des clientèles spécifiques. « Il s’agit de répondre aux besoins de santé et de bien-être de toute la population du territoire grâce à des modes de prestation adaptés, articulés entre eux et englobant l’ensemble des interventions de la promotion-prévention au soutien en fin de vie ».
  15. 15. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité14 La démarche du projet clinique du RLS de Laval La démarche préalable à la réalisation du projet clinique à implanter sur le plan local porte sur les éléments suivants : • Définir un portrait des besoins de la population du territoire à partir de profils démographique, socioéconomique et sanitaire; • Inventorier les ressources et les services disponibles pour y répondre; • Analyser les écarts à combler pour atteindre les objectifs d’accès, de continuité et de qualité; • Établir les cibles cliniques prioritaires; • Articuler les programme-services avec l’ensemble des services offerts; • Assurer le suivi des impacts sur les services et sur la santé et le bien-être de la population. Le CSSS de Laval a donc adopté la démarche suggérée par le ministère de la Santé et des Services sociaux et a mobilisé les partenaires autour de ces étapes de janvier 2009 à janvier 2011. Le calendrier de réalisation est illustré à la figure 1. Portrait des besoins de la population À la demande du CSSS, la Direction régionale de santé publique a produit au-delà d’une dizaine de portraits de santé, chacun correspondant aux clientèles spécifiques de chacun des regroupements clientèles ou de leurs continuums. Cet outil a permis de bien connaître les besoins de la population de Laval et servira de base à l’élaboration du projet clinique. Inventaire de l’offre de service Parallèlement à cette étape, chacun des partenaires a documenté son offre de service. Les éléments suivants ont été considérés : •  Mission •  Objectifs •  Territoire •  Nombre de points de services •  Clientèle visée •  Services offerts par étape de continuum •  Plages horaires et accessibilité Les étapes du continuum étant : •  Prévention-promotion •  Dépistage •  Accueil •  Évaluation-diagnostic •  Interventions biopsychosociales •  Soutien •  Adaptation-réadaptation •  Soins palliatifs et fin de vie
  16. 16. 15Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Analyse des écarts et identification des cibles potentielles Les deux étapes précédentes étant préalables à l’analyse des écarts, c’est à cette étape que les travaux de concertation ont été amorcés. Ensemble, les partenaires ont procédé à l’identification des écarts entre les services offerts et les besoins de la population. Pour chacun des écarts identifiés, une analyse a été réalisée consistant à aborder les dimensions suivantes : • Lien avec les objectifs d’accessibilité, de qualité et de continuité; • Lien avec les données probantes; • Lien avec les orientations ministérielles, régionales ainsi qu’avec le Plan d’action régionale (PAR) en santé publique; • Lien avec des comités régionaux déjà existants. Chaque écart a ensuite été traduit en objectifs de développement, communément nommés « cibles ». Au terme de cette étape, plus de 500 cibles ont été identifiées. Compte tenu du nombre important, un exercice de catégorisation a été entrepris, permettant de distinguer trois types de cibles : • Catégorie 1 : en cours de réalisation; • Catégorie 2 : pouvant être mises en œuvre sans ajout de ressources; • Catégorie 3 : pouvant être mises en œuvre, mais nécessitant des investissements. Choix des cibles prioritaires La dernière étape de la phase de planification consistait à identifier les cibles régionales prioritaires, visant d’abord les cibles nécessitant des investissements. Une grille d’appréciation des cibles, inspirée de celle utilisée par le CSSS Haut-Richelieu-Rouville, a été élaborée en partenariat avec la Direction régionale de santé publique (annexe A). Besoins de santé et de bien-être • Proportion de personnes visées • Impact sur la qualité de vie des personnes atteintes Puissance de l’intervention • Efficacité de l’intervention • Conformité aux orientations État du déploiement actuel • L’accessibilité • La continuité Disponibilité des ressources Cet outil d’aide à la décision, comprenant une dizaine de questions pondérées selon les critères
  17. 17. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité16 énumérés précédemment, permet d’attribuer une note par cible et ainsi éclairer l’établissement des priorités. Cet exercice a été réalisé par l’ensemble des équipes pour les cibles nécessitant du financement. Étant donné que les autres cibles peuvent être actualisées sans ajout de ressources, elles ont quant à elles été ordonnancées de sorte à identifier à quel moment elles seront implantées, dans un horizon de cinq ans (2011-2016). Réalisations Même si plusieurs cibles ont une incidence financière, des actions sont proposées pour amorcer la mise en œuvre de certaines de ces cibles. L’actualisation des plans d’action va demander un travail de concertation étroit entre les partenaires du RLS, les étapes franchies ont déjà montré que les conditions sont présentes afin d’assurer la mise en œuvre des cibles priorisées. Au-delà du travail de planification, plusieurs actions concrètes ont été amorcées depuis 2007. Plusieurs cibles ont été implantées, compte tenu de facteurs favorables ou de ressources disponibles. Figure 1  Calendrier de réalisation, phase de planification, Projet clinique du RLS de Laval janvier 09 février 09 - août 09 avril 09 - juin 10 octobre 09 - décembre10 décembre 10
  18. 18. 17Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Structure Comme proposé dans le cadre de référence « Modèle de coordination et de concertation du Réseau local de services de Laval », un comité directeur a chapeauté l’ensemble des travaux et a approuvé les biens livrables présentés à chacune des étapes. Les travaux ont été réalisés par des comités d’orientation et coordination des réseaux de services intégrés (COCRSI) par regroupement clientèle ou par des tables de travail relevant de ces derniers. La démarche du projet a été coordonnée par la Direction générale adjointe du CSSS de Laval et appuyée par un comité de pilotage, composée de : • Directeurs des regroupements clientèles du CSSS de Laval • Coordonnateurs des regroupements clientèles du CSSS de Laval • Agents de planification de programmation et de recherche (APPR) du CSSS de Laval • Directeur général adjoint du CSSS de Laval • Adjointe au directeur général adjoint du CSSS de Laval L’avancement des travaux, le partage d’information, l’organisation des rencontres et le souci de cohérence entre les différentes équipes de travail ont été assumés par un comité de suivi, piloté par la direction générale adjointe et composé des agents de planification du CSSS de Laval.
  19. 19. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité18 Figure 2  Structure – Projet clinique du RLS de Laval
  20. 20. 19Réseau local de services de Laval • 2011- 2016
  21. 21. Portrait de santé et Plan d’action local (PAL) en santé publique Chapitre 1
  22. 22. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité22 Message de la directrice de santé publique L’élaboration du projet clinique du Réseau local de services de Laval est une démarche de réflexion, d’analyse et de questionnement sur les services de santé et les services sociaux rendus sur le territoire lavallois. Le but ultime de cette démarche est l’amélioration de l’état de santé et du bien-être des personnes et des communautés vivant à Laval. Cette révision a permis de consolider les acquis et prendre de nouvelles orientations. Ce travail s’est fait en identifiant les besoins de la population et des clientèles vulnérables, en dressant la liste des services offerts et, finalement, en identifiant les écarts entre l’offre actuelle et les besoins. Les cibles d’actions prioritaires ainsi identifiées ont également tenu compte des différentes orientations ministérielles et régionales. Ce projet clinique vise donc à offrir le bon service à la bonne personne et au bon moment. Notre projet clinique s’appuie sur deux principes : la responsabilité populationnelle et la hiérarchisation des services. Afin d’améliorer la santé et le bien-être de toute la population, et non seulement des utilisateurs de services, cette responsabilité populationnelle exige des efforts concertés de protection et de promotion de la santé ainsi que de prévention de la maladie. Quant à la hiérarchisation des services, il s’agit de rapprocher les services de la population et de faciliter le cheminement des individus dans le réseau de la santé et des services sociaux selon la complexité de leurs besoins. Le projet clinique poursuit trois grands objectifs : améliorer l’accessibilité aux soins de santé et services sociaux, et s’assurer de la continuité et de la qualité des services rendus. Au cours des prochaines années, les défis seront grands. C’est d’abord grâce à la concertation entre les différents partenaires des réseaux de la santé et des autres secteurs que le projet clinique se développera à son plein potentiel. La concertation est l’une des forces du réseau lavallois. Toujours en constante évolution, le travail de révision des priorités et d’évaluation de l’atteinte des résultats de santé permettra de constamment améliorer l’offre de service. Voilà le défi auquel nous sommes tous conviés afin d’améliorer la santé et le bien- être de la population qui réside, travaille et étudie à Laval. La directrice de santé publique, Nicole Damestoy, M.D., FRCPC
  23. 23. 23Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Préambule  Laval est une « ville-région » où la qualité des interactions entre les différents partenaires est primordiale. Un environnement qui permet de profiter d’occasions et d’échanges comme nulle part ailleurs. Pour bénéficier de cet avantage, l’exercice des responsabilités régionales et des responsabilités locales doit se faire de façon cohérente. À cet égard, les interventions de prévention et de promotion de la santé nécessitent un effort particulier de cohésion. Côte à côte, la Direction régionale de santé publique et les cinq directions des regroupements clientèles du CSSS de Laval doivent assurer à une même population une offre de services de santé publique optimale, une situation unique au Québec. Chacun ayant ses responsabilités propres et une volonté affirmée d’action conjointe. Dans le cadre de la Loi sur la santé publique, le PAL doit se conformer aux orientations du Plan national de santé publique (PNSP) et du Plan d’action régional. Il doit également être produit en concertation, notamment avec les organismes communautaires. Dans le contexte lavallois d’un seul réseau local de services, la production du PAL a bénéficié de la démarche d’élaboration du projet clinique au point de constituer le chapitre 1 de celui-ci. Des centaines d’heures de travaux et de consultation, des investissements majeurs de l’ensemble des partenaires sectoriels et intersectoriels permettent de proposer une gamme d’activités de santé publique qui satisfont essentiellement aux priorités et aux cibles du projet clinique (2011-2016), tout en se référant aux prescriptions du PNSP et aux orientations du PAR. C’est du moins le défi que s’est lancé la Direction de la prévention-promotion (DPP) du CSSS de Laval. Le PAL se veut une synthèse des cibles en prévention et promotion de la santé du projet clinique (2011-2016) et du PAR adopté en 2008 par l’Agence de la santé et des services sociaux de Laval. Il propose une série de mesures opérationnelles qui permettront à la région d’assumer ses responsabilités populationnelles dans l’organisation des services préventifs, et ce, tout en respectant les recommandations du RLS. Le PAL est constitué de trois grandes sections. La première est un portrait de santé qui trace les grandes lignes de la situation sociosanitaire du territoire. La seconde partie dégage les enjeux, les défis et les grandes orientations que pose la mise en œuvre du plan d’action local. Finalement, le PAL présente les priorités, les actions à réaliser en lien avec la prévention- promotion, les cibles et les directions clientèles du CSSS responsables ou associées à sa mise en œuvre. Dans le contexte spécifique de Laval, la DPP assume le double mandat de direction locale et de direction régionale de santé publique. La DPP poursuivra ses activités d’accompagnement des différentes directions clientèles du CSSS de Laval. La DPP animera également le suivi du PAL par l’intermédiaire du comité de pilotage qui mettra à profit l’ensemble des structures dont s’est doté le CSSS de Laval, notamment pour animer son RLS. Comme exemple, les
  24. 24. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité24 travaux du COCRSI Famille-Enfance-Jeunesse et de sa table promotion-prévention 5-17 ans permettront d’assurer la planification et le suivi d’une part importante des priorités et des cibles qui visent cette population. Le comité de pilotage s’assurera également de l’arrimage entre le déploiement du PAL et les différents plans d’action découlant du projet clinique. Le partenariat, l’intersectorialité, les actions concrètes, le travail conjoint, l’importance du développement des communautés, de la contribution des organismes communautaires et de la prévention en milieux cliniques seront des mots clés de nos stratégies de prévention et de promotion de la santé au cours des prochaines années. Nous souhaitons inscrire le PAL au même registre que le projet clinique pour que le caractère particulier d’une « ville-région » facilite l’atteinte des objectifs du RLS dans son travail de maintien et d’amélioration de l’état de santé physique et sociale des Lavallois. Dans la foulée du PAR, le PAL est une responsabilité partagée. L’engagement de tous les acteurs est indispensable au succès des principaux objectifs. Une part relève évidemment du secteur de la santé, celui-ci devant exercer son leadership. Pour l’essentiel, cependant, sans la contribution d’une diversité de partenaires, l’impact de nos actions de santé publique sera limité.
  25. 25. 25Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Portrait de santé Laval est le fruit de la fusion des 14 anciennes municipalités du territoire de l’île Jésus auxquelles nous ferons parfois référence dans ce portrait. Le territoire desservi par le Centre de santé et de services sociaux de Laval constitue à la fois une municipalité, une municipalité régionale de comté, une région administrative et sociosanitaire, ainsi qu’un réseau local de services. La population lavalloise Évolution de la population lavalloise • Lors de sa fondation, en 1965, Laval comptait moins de 200 000 personnes. Depuis cette époque, une véritable transformation s’est opérée : de ville-dortoir, elle prend maintenant des allures de métropole. Selon les projections démographiques, sa population devrait atteindre près de 480 000 personnes en 2031. Figure 3  Évolution de la population, Laval, 2001-2031 0 50 000 100 000 150 000 200 000 250 000 300 000 350 000 400 000 450 000 500 000 2000 2005 2010 2015 2020 2025 2030 2035 Populationlavalloise Population totale 18-64 ans 0-17 ans 65 ans et plus Source : MSSS. La population du Québec par territoire des centres locaux de services communautaires, par territoire de réseaux locaux des services et par région sociosanitaire, de 1981 à 2031, édition 2010.
  26. 26. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité26 • D’ici 10 ans : - On prévoit une croissance démographique de l’ordre de 11 % à Laval (comparativement à 7 % pour l’ensemble du Québec). - Le nombre de jeunes de moins de 18 ans devrait augmenter au même rythme que l’ensemble de la population (comparativement à 5 % pour l’ensemble du Québec). - La population de 65 ans et plus représentera près d’une personne sur cinq (une personne sur quatre en 2031). La densité de la population • Laval se situe au huitième rang en ce qui concerne la région sociosanitaire la plus populeuse de la province de Québec (sur 18 régions), mais elle est la moins peuplée de la région métropolitaine de Montréal (MSSS, 2010). • Sa superficie est de 246 km2 avec une densité de 1 621 personnes au km2 ; la deuxième plus forte densité au Québec après Montréal. À titre de comparaison, la densité est de 6 personnes au km2 pour l’ensemble du Québec (ISQ, 2010). Figure 4 Densité de la population, Laval, 2011 Source : Statistique Canada. Recensement 2006, Compilation réalisée par la Direction de santé publique de Laval à partir des résultats du recensement de 2006.
  27. 27. 27Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 • En raison de facteurs historiques liés au développement de la ville, sa population est concentrée au sud de l’île, surtout dans les quartiers Chomedey, Laval-des-Rapides et Pont-Viau. Les secteurs se situant à proximité du boulevard des Laurentides (Duvernay) et de l’autoroute 15 (Fabreville et Sainte-Rose) sont également densément peuplés. • Les zones les moins densément peuplées se retrouvent dans les extrémités est et ouest de l’île, ainsi que dans le centre. La population lavalloise actuelle • En 2011, la population lavalloise est estimée à 401 870 personnes. • Sa distribution par âge est similaire à celle du Québec : les moins de 18 ans représentent 21 % de la population totale, les 18-64 ans, 64 % et les 65 ans et plus, 15 %. Figure 5 Profil démographique, Laval, 2011 0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000 35 000 40 000 0-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34' 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80-84 85+ Âge Nombredepersonnes Hommes Femmes Source : MSSS. La population du Québec par territoire de centres locaux des services communautaires, par territoire de réseaux locaux des services et par région sociosanitaire, de 1981 à 2031, édition 2010.
  28. 28. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité28 L’immigration • En 2008-2009 (ISQ, 2011a, 2011b, 2011c ; MSSS, 2010) : - Près de 70 % de la croissance démographique de Laval était due à l’immigration interrégionale ou internationale. - La ville de Laval a accueilli 2 335 immigrants internationaux pour un solde migratoire international de 2 029 personnes. • Selon le recensement 2006, plus d’un Lavallois sur cinq est né à l’extérieur du Canada; une proportion presque deux fois plus élevée que dans l’ensemble du Québec. Près du quart d’entre eux ont immigré il y a moins de dix ans, ce qui correspond à environ 18 800 personnes en 2011. Figure 6  Proportion d’immigrants dans chacune des ex-municipalités, Laval, 2006 32,7% 20,4% 18,5% 17,8% 15,7% 15,0% 14,1% 12,9% 12,3% 12,0% 11,1% 10,9% 20,2% 21,5% 16,2% Chomedey Sainte-Dorothée Laval-des-Rapides Duvernay Vimont Les Îles-Laval Pont-Viau Saint-François Fabreville Auteuil Saint-Vincent-de-Paul Sainte-Rose Laval-sur-le-Lac Laval-Ouest Laval Source : Statistique Canada. Recensement 2006. • L’ancienne municipalité de Chomedey abrite, à elle seule, 40 % de tous les immigrants lavallois; une personne sur trois n’est pas née au Canada. Par conséquent, une grande proportion de ses résidents (42 %) ont, comme langue maternelle, une langue non officielle et plus de 3 % ne connaissent ni le français ni l’anglais.
  29. 29. 29Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Naissances, décès et accroissement naturel • En 2009, il y a eu 4 447 naissances et 2 407 décès pour un accroissement naturel de 2 040 individus. Parmi ces naissances, 1 672 (38 %) étaient de mères immigrantes.3 Figure 7  Indice synthétique de fécondité4 , Laval, Québec, 1981-2009 Source : MSSS. Fichier des naissances (produit électronique), actualisation découpage territorial version M34-2010; MSSS. Estimations (janvier 2010) et projections (avril 2010) démographiques (produit électronique). • En 2009, l’indice synthétique de fécondité lavallois a atteint 1,76 enfant par femme, comparativement à 1,72 au Québec. Bien qu’encore en deçà du seuil de renouvellement des générations (2,1 enfants par femme), il s’agit d’un niveau inégalé depuis au moins 1981. 3 MSSS. Fichier des naissances 2009. 4 Le taux de fécondité représente le nombre moyen d’enfants qu’aurait une cohorte de femmes dans l’hypothèse où ces femmes seraient soumises tout au long de leur période de procréation aux taux de fécondité par âge observés durant une période donnée. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 1,8 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 Laval Qc Source : MSSS. Fichier des naissances (produit électronique), actualisation découpage territorial version M34-2010; MSSS. Estimations (janvier 2010) et projections (avril 2010) démographiques (produit électronique).
  30. 30. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité30 Données socioéconomiques La structure des ménages • Lors du recensement 2006, on a dénombré 144 200 ménages lavallois. Figure 8  Structure des ménages, Laval, 2006 Personnes vivant seules; 25% Personnes vivant avec une ou plusieurs personnes non apparentées; 3% Couples mariés ou en union libre avec enfants; 31% Couples mariés ou en union libre sans enfant; 29% Familles monoparentales; 12% Ménages familiaux; 72% Source : Statistique Canada. Recensement 2006. • Une proportion de 44 % des familles5 a au moins un enfant de moins de 18 ans. Parmi ces familles, plus d’une sur cinq est monoparentale. • Le quart des ménages est constitué de personnes vivant seules, représentant ainsi plus d’un Lavallois sur dix (12 %) de 15 ans et plus. Notons que 36 % de ces personnes sont âgées de 65 ans et plus, soit environ 13 000 personnes. L’origine ethnique et la langue d’usage • Selon le recensement de 2006, 73 % des Lavallois sont d’origine canadienne ou française. Par ordre d’importance, les autres origines les plus fréquemment mentionnées sont : italienne, grecque, irlandaise et haïtienne. • Sur l’ensemble du territoire lavallois, on remarque que, sur dix ans, le français a perdu du terrain en ce qui concerne la langue maternelle, surtout au profit des langues non officielles, les plus fréquentes étant l’italien, l’arabe, le grec, l’espagnol et l’arménien. 5 Un ménage familial peut être composé d’un couple en union libre ou marié avec ou sans enfant, ou bien d’une famille monoparentale.
  31. 31. 31Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Tableau 1  Évolution de la répartition de la population selon la langue, Laval, 1996, 2001, 2006 Langue maternelle ( %*) Langue la plus souvent utilisée à la maison ( %*) 1996 2001 2006 1996 2001 2006 Français 76,6 75,0 68,1 79,9 78,8 73,5 Anglais 6,4 6,2 7,1 10,5 10,8 13,1 Autres 17,1 18,8 24,8 9,6 10,4 13,4 * Les pourcentages sont établis en fonction des réponses uniques, ce qui représente plus ou moins 98 % des réponses. Source : Statistique Canada. Recensement 1996, 2001 et 2006. • On observe également qu’une part importante des personnes ayant une langue non officielle comme langue maternelle adopte l’une des deux langues officielles à la maison et que ces transferts linguistiques se répartissent presque également entre le français et l’anglais. Scolarité • Lors du recensement de 2006, 28 525 Lavallois de 25 à 64 ans ne détenaient aucun diplôme, ce qui correspond à 14 % de la population, soit une proportion inférieure à celle du Québec (17 %). • Les jeunes fréquentent proportionnellement plus les universités que leurs prédécesseurs : 32 % des 25 à 44 ans ont un certificat ou diplôme universitaire, comparativement à une proportion de 24 % pour les Lavallois de 45 à 64 ans. - On trouve tout de même près de 11 000 individus de 25 à 44 non diplômés. L’emploi et le chômage • Au premier trimestre de 2011, il y avait environ 14 300 chômeurs et 212 100 travailleurs lavallois pour un taux de chômage de 6,3 % et un taux d’emploi de 64,1 %. Tableau 2  Statistiques sur l’emploi et le chômage, Laval, Québec, 1er trimestre 2011 Taux d’activité6 Taux d’emploi7 Taux de chômage8 Source : Statistique Canada. Enquête sur la population active. Compilation par l’Institut de la statistique du Québec. 6  Le taux d’activité est la proportion de la population de 15 ans et plus active (travailleurs ou chômeurs) par rapport à la population de 15 ans et plus non pensionnaire d’institution. 7  Le taux d’emploi est la proportion de la population de 15 ans et plus occupée (travailleurs) par rapport à la population de 15 ans et plus non pensionnaire d’institution. 8  Le taux de chômage est la proportion de la population en chômage par rapport à la population active de 15  ans et plus non pensionnaire d’institution. Laval ( %) Québec ( %) 68,4 65,5 64,1 60,4 6,3 7,8
  32. 32. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité32 • En 2009, les cinq secteurs fournissant le plus d’emploi aux Lavallois étaient, par ordre d’importance : le commerce, la fabrication, les soins de santé et d’assistance sociale, les services professionnels, scientifiques et techniques et les services d’enseignement. • Les femmes occupent plus fréquemment un emploi à temps partiel que les hommes. En fait, près du tiers de leurs emplois sont des emplois à temps partiel, alors que cette proportion est deux fois moindre (15 %) chez les hommes. • Elles sont également plus susceptibles de travailler à Laval (39 % vs 29 %). Au total, c’est un travailleur lavallois sur trois qui travaille dans sa ville de résidence. Le revenu • Entre 2005 et 2008, le revenu personnel par habitant avant impôt a augmenté de façon plutôt constante, mais une baisse est survenue en 2009, probablement en raison de la crise économique. Il faudra suivre cette évolution de près. Figure 9  Revenu personnel par habitant avant impôt, Laval, Québec, 2005 à 2009p 29 000 30 000 31 000 32 000 33 000 34 000 35 000 36 000 2005 2006 2007 2008 2009 Laval Québec p : provisoire Source : ISQ. Services des statistiques sectorielles et du développement durable, 2005-2009; Statistique Canada. Division des comptes des revenus et dépenses, Comptes économiques provinciaux. • En ce qui concerne le revenu moyen avant impôt des ménages privés, il s’établissait à 66 555 $ en 2005 (comparativement à 58 954 $ au Québec). Quant au revenu moyen avant impôt des travailleurs, il s’élevait à 34 293 $ (hommes : 40 030 $, femmes : 28 156 $).9 9 Statistique Canada. Recensement 2006.
  33. 33. 33Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 La défavorisation • En 2005, 16 % des Lavallois vivaient sous le seuil de faible revenu (17 % pour l’ensemble du Québec). Chez les jeunes de moins de 18 ans, cette proportion s’élevait à 19 %, soit près d’une personne sur cinq.10 • En mars 2009, 4,6 % des adultes lavallois de 18 à 64 ans étaient prestataires d’un programme d’assistance sociale11 (comparativement à 7,5 % dans l’ensemble du Québec). C’est dans le territoire des CLSC du Marigot et du Ruisseau-Papineau que les proportions sont les plus élevées. Figure 10  Proportion d’adultes prestataires de l’assistance sociale selon les territoires de CLSC, 18-64 ans, mars 2009 Source : Ministère de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, mars 2009. • On comptait également 4 066 enfants prestataires, dont 3 731 avaient moins de 18 ans. • En 2005, plus d’un ménage locataire sur trois consacrait 30 % ou plus de son revenu au loyer brut. Chez les propriétaires, c’était 17 % des ménages qui consacraient 30 % ou plus de leur revenu aux dépenses de propriété.12 10 Idem. 11 L’expression « programmes d’assistance sociale » est utilisée depuis mars 2008 en lieu et place de « programme de base de sécurité du revenu ». Elle regroupe trois programmes, à savoir le Programme d’aide sociale, le Programme de solidarité sociale et le Programme alternative jeunesse. 12 Statistique Canada. Recensement 2006. 3,4 5,7 6,8 2,7 4,6 7,5 0 1 2 3 4 5 6 7 8 Mille-Iles Ruisseau- Papineau Marigot Sainte-Rose Laval Ensemble du Québec %
  34. 34. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité34 • La carte suivante présente l’indice de défavorisation matérielle et sociale conçu par Robert Pampalon et ses collaborateurs. - On observe une concentration de la défavorisation dans les quartiers de Chomedey, Laval-des-Rapides et Pont-Viau. - On retrouve également des zones défavorisées un peu partout à Laval. Elles côtoient parfois des secteurs beaucoup plus favorisés, illustrant ainsi l’hétérogénéité de certains quartiers. Figure 11  Répartition de l’indice de défavorisation de Pampalon et ses collaborateurs, Laval, 2006 Défavorisation sociale Défavorisationmatérielle FaibleForte ForteFaible Aire de diffusion Ex-municipalité Source : ISQ. Indice de défavorisation 2006, Table d’équivalence du Québec, 2009.
  35. 35. 35Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 État de santé L’espérance de vie à la naissance • Selon les données les plus récentes, l’espérance de vie à la naissance des hommes lavallois atteint 81,1 ans et celles des femmes, 84,6 ans; des niveaux statistiquement plus élevés qu’au Québec (79,6 ans pour les hommes et 83,7 ans pour les femmes). • En 2006, si l’on considérait seulement l’espérance de vie en bonne santé, définie ici comme étant hors institution et sans incapacité fréquente, on avait 73,8 ans pour les hommes et 76,1 ans pour les femmes. Figure 12  Espérance de vie à la naissance, Laval, 1995-2009p 75,7 76,2 76,7 76,8 77,6 78 78,3 78,6 78,9 79,1 79,8 79,4 80,4 81,181,1 81,5 81,5 82,6 82,3 82,3 82,3 83,4 83,3 83,2 83,8 83,5 84,3 84,6 75,9 81,6 60 65 70 75 80 85 90 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 Hommes Femmes p p p p p: provisoire Source : MSSS. Fichier des décès (produit électronique), actualisation découpage territorial version M34-2011; MSSS. Estimations (avril 2011) et projections (avril 2011) démographiques (produit électronique); MSSS. Fichier des naissances (produit électronique), actualisation découpage territorial version M34-2011. Compilation par l’Infocentre. • Tout comme dans l’ensemble du Québec, les femmes lavalloises ont une espérance de vie significativement plus élevée que les hommes, autant en ce qui concerne l’espérance de vie à la naissance que l’espérance de vie à 65 ans, ou bien que l’espérance de vie en bonne santé.
  36. 36. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité36 3.2  Les maladies chroniques • En 2007-2008, les dix problèmes de santé chroniques les plus fréquemment déclarés au sein de la population lavalloise étaient : Tableau 3  Les dix problèmes de santé chronique les plus fréquemment déclarés au sein de la population lavalloise, 2007-2008 1. Maux de dos 18,8 % 2. Hypertension 14,1 % 3. Migraines 9,6 % 4. Arthrite 9,5 % 5. Asthme 7,6 % 6. Diabète 6,1 % 7. Maladies cardiaques 5,3 % 8. Cancer 1,8 %* 9. Bronchite chronique 1,6 %** 10. Accident vasculaire cérébral 1,1 %** * Estimation marginale, coefficient entre 16,6 % et 33,3 %, à interpréter avec prudence. ** Coefficient de variation supérieur à 33,3 %. La valeur n’est présentée qu’à titre indicatif. Source : Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (cycle 4.1, 2007/2008). Cancer • Le cancer est la première cause de mortalité : en 2009, un peu plus du tiers (36 %) des décès de notre territoire étaient attribuables à cette maladie.13 • Chez les deux sexes, le cancer causant le plus grand nombre de décès est celui du poumon, - suivi par le cancer du sein et le cancer colorectal chez les femmes; - et par le cancer colorectal et le cancer du pancréas chez les hommes. • On observe que le nombre annuel moyen de nouveaux cas de cancer du poumon, du sein, colorectal et de la prostate a beaucoup augmenté en vingt ans sur le territoire lavallois. Toutefois, le nombre de nouveaux cas de cancer du sein semble stable depuis 1998, année durant laquelle le Programme québécois de dépistage du cancer du sein a débuté. 13 MSSS. Fichier des décès 2009.
  37. 37. 37Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Figure 13  Nombre annuel moyen de nouveaux cas de cancer, résidents lavallois, 1986-1988 à 2004-2006 0 50 100 150 200 250 300 350 1986-1988 1989-1991 1992-1994 1995-1997 1998-2000 2001-2003 2004-2006 Côlon rectum Poumon Sein femme Prostate Source : Registre des tumeurs, 1986-2006. • Selon le niveau de 2006, chaque jour, environ six nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués auprès de résidents lavallois. Chez les femmes, le cancer du sein est le plus fréquent, puis vient le cancer du poumon. Ce dernier arrive en deuxième chez les hommes, devancé par le cancer de la prostate. Diabète • En 2008-2009, 8,6 % des Lavallois (7,7 % chez les femmes vs 9,5 % chez les hommes) de 20 ans et plus souffraient de diabète (cas diagnostiqués), comparativement à 5,4 % en 2000- 2001. La prévalence lavalloise du diabète ne cesse d’augmenter et demeure au-dessus de celle du Québec. • Plus de la moitié des Lavallois souffrant de diabète sont âgés de 65 ans et plus, et près de 40 % sont âgés de 50 à 64 ans.
  38. 38. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité38 Figure 14 Prévalence du diabète selon l’âge, Laval, 2008-2009 0 5 10 15 20 25 30 20-44 ans 45-64 ans 65 ans et + % Femmes Hommes Source : INSPQ. Données régionales de surveillance du diabète, mai 2011. • On estime que 30 à 40 % des gens souffrant de diabète ignorent leur état. De ce fait, entre 10 200 et 15 900 diabétiques lavallois ne seraient pas diagnostiqués (Diabète Québec, Santé Canada, 2002).
  39. 39. 39Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Figure 15 Le portrait du diabète à Laval Décès 2009 Cause initiale : 71 Mention de diabète :221 Hospitalisations 2008-2009 Cause principale : 168 Cause secondaire : 4488 Prévalence estimée du diabète 20 ans et plus, 2011 Type 1 : 2600 Type 2 : 23 800 connus et de 10 200 à 15 900 non diagnostiqués Population lavalloise de 20 ans et plus en 2011 307 199 Source : Fichier des décès 2009, Med-ÉCHO 2008-2009. INSPQ. Données régionales de surveillance du diabète mai 2011. MSSS. La population du Québec par territoire de centres locaux des services communautaires, par territoire de réseaux locaux des services et par région sociosanitaire, de 1981 à 2031, édition 2010. • Selon Santé Canada, le nombre de décès relié au diabète pourrait être cinq fois plus élevé que le nombre de décès pour lesquels on a noté le diabète comme cause sous-jacente du décès (Santé Canada, 2003). Maladies cardiovasculaires • En 1999, les maladies cardiovasculaires ont reculé au deuxième rang parmi les causes de mortalité à Laval. En fait, le taux de mortalité par maladie cardiovasculaire n’a pas cessé de diminuer entre 2000 et 2009p14 15  : - Le taux standardisé, qui tient compte de la structure démographique, a fondu de 38 %. - Le taux brut de mortalité a diminué de 28 %, autant chez les 18 à 64 ans que chez les 65 ans et plus. 14 p : provisoire 15 MSSS. Fichier des décès 2000 à 2009.
  40. 40. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité40 • Les cardiopathies ischémiques, les maladies vasculaires cérébrales, l’insuffisance cardiaque, les troubles du rythme cardiaque et les maladies des artères sont les cinq maladies cardiovasculaires les plus fréquentes concernant les hospitalisations et les décès. Figure 16 Nombre d’hospitalisations et de décès par maladie cardiovasculaire selon le type de maladie, résidents lavallois, 2009-2010 1382 635 560 471 322346 105 40 19 16 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 Cardiopathie ischémique Maladies vasculaires cérébrales Insuffisance cardiaque Trouble du rythme cardiaque Maladies des artères Hospitalisations Décès p : provisoire Source : Fichier Med-ÉCHO 2009-2010, Fichier des décès 2009. • On estime que plus d’un résident lavallois de 20 ans et plus sur cinq souffre d’hypertension, ce qui est une proportion similaire à l’ensemble du Québec (Blais et Rochette, 2011). Maladies respiratoires • En 2007-2008, plus d’un Lavallois sur dix déclarait souffrir d’une maladie pulmonaire chronique (asthme, emphysème, bronchite chronique, broncho-pneumopathie chronique obstructive); une proportion moins importante que dans l’ensemble du Québec.16 16 Statistique Canada. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (cycle 4.1, 2007/2008).
  41. 41. 41Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 • Les maladies respiratoires sont à l’origine de 2 586 épisodes d’hospitalisation de résidents lavallois en 2009-2010, les maladies les plus fréquentes étant la pneumonie, la grippe et les maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC). • L’asthme cause une beaucoup plus grande part des hospitalisations de courte durée pour maladie respiratoire chez les plus jeunes que chez les adultes. Chez ces derniers, les MPOC sont très présentes, alors qu’elles sont pratiquement absentes chez les plus jeunes. - Bien qu’une hausse de la prévalence de l’asthme chez les enfants québécois de 2 à 7 ans ait été observée entre 1994-1995 et 2000-2001, la tendance est maintenant à la baisse, passant de 13,2 % à 10,6 % entre 2000-2001 et 2008-2009 (Thomas, décembre 20.10). • Près de quatre décès causés par les maladies respiratoires sur cinq surviennent chez les personnes âgées de 75 ans et plus.17 17 MSSS. Fichier des décès 2009. Asthme 3% Pneumonie et grippe 34% MPOC 37% Autres 30% Asthme 17% Pneumonie et grippe 34% Bronchiolite aiguë 19% Autres 31% Asthme 3% Pneumonie et grippe 34% MPOC 37% Autres 30% Asthme 17% Pneumonie et grippe 34% Bronchiolite aiguë 19% Autres 31% Figure 17  Hospitalisations de courte durée selon le diagnostic principal, maladies respiratoires, 0-17 ans, Laval, 2009-2010 Figure 18  Hospitalisations de courte durée selon le diagnostic principal, maladies respiratoires, 18 ans et plus, Laval, 2009-2010 Sources : Fichier Med-ÉCHO 2009-2010. Sources : Fichier Med-ÉCHO 2009-2010.
  42. 42. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité42 La santé mentale • En 2007-2008, plus de trois Lavallois sur quatre évaluaient leur santé mentale comme étant excellente ou très bonne. Cependant, 27 % subissaient quotidiennement un stress intense et 18 % présentaient des symptômes de forte détresse psychologique. Les troubles de l’humeur et les troubles de l’anxiété constituent les deux troubles mentaux qui affectent le plus la population. En 2007-2008, 7,5 % de la population lavalloise âgée de 12 ans et plus souffrait au moins d’un trouble de l’humeur ou d’un trouble de l’anxiété diagnostiqué par un professionnel de la santé. - Les Lavalloises sont proportionnellement plus nombreuses à souffrir de l’un ou de l’autre de ces troubles comparativement aux hommes (11 % vs 4 %). - Chez les personnes âgées de 75 ans et plus au Québec, on estime cette prévalence à 8,5 %. Cependant, il est fort probable qu’il y ait sous-estimation du phénomène. Figure 19  Proportion de la population de 12 ans et plus atteinte d’un trouble de l’humeur ou d’un trouble d’anxiété diagnostiqué par un professionnel de la santé, résidents lavallois, Québec, 2007-2008 4,4 10,5 7,5 6,1 10,0 8,1 0,0 2,0 4,0 6,0 8,0 10,0 12,0 Hommes Femmes Total % Laval Québec * * Estimation marginale, coefficient entre 16,6 % et 33,3 %, à interpréter avec prudence. Source : Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (cycle 4.1, 2007/2008).
  43. 43. 43Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 • En 2008, 13 % des Lavallois de 15 ans et plus déclaraient avoir déjà eu des idées suicidaires sérieuses ou tenté de se suicider au cours de leur vie. Les proportions des hommes et des femmes étaient similaires. - Il y a dix ans, le nombre annuel de décès par suicide enregistré à Laval tournait autour de 50. Depuis, ce nombre semble être à la baisse, atteignant 37 décès en 2008.18 - Dans la grande majorité des cas, il s’agissait d’un homme (30 sur 37). Infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) • Depuis 2001, le nombre de cas déclarés d’ITSS augmente de façon alarmante, autant à Laval qu’au Québec. - En ce qui concerne l’ITSS la plus fréquente, soit les infections à Chlamydia trachomatis, le nombre de cas a doublé à Laval, passant de 402 à 808. Figure 20  Infections à Chlamydia trachomatis, Laval, Québec, 2001-2010 Source : Fichier MADO, 2001 à 2010. 18 MSSS. Fichier des décès 1999 à 2008. 0 50 100 150 200 250 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Tauxpour100000 Laval Québec
  44. 44. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité44 - Quant aux infections gonococciques, le nombre de cas lavallois a atteint 85 en 2010, alors qu’il était de 20 en 2001. - Pour ce qui est de la syphilis infectieuse, touchant presque uniquement les hommes (principalement les HARSAH19 , concernés dans 88 % des cas), le nombre de cas lavallois s’élevait à 16 en 2010, comparativement à 9 en 2009. Il y a dix ans, aucun cas n’avait été déclaré. • Les jeunes sont particulièrement à risque d’attraper une ITSS : en 2010, 80 % des cas d’infections gonococciques ou à Chlamydia trachomatis touchaient des individus âgés de 15 à 29 ans (62 % pour les 15 à 24 ans). Les incapacités • En 2007-2008, un Lavallois de 12 ans et plus sur cinq déclarait connaître parfois ou souvent une limitation à long terme dans leurs activités20 , que la cause soit physique ou mentale. • Les limitations dans les activités deviennent plus fréquentes avec l’âge, surtout chez les 65 ans et plus où 35 % des individus sont touchés. 19 Hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. 20 Les personnes ayant une limitation d’activités sont celles qui ont déclaré que leur état de santé physique ou mental ou un problème de santé réduisait parfois ou souvent la quantité ou le genre d’activités qu’elles pouvaient faire à la maison, au travail, à l’école ou dans d’autres circonstances (Statistique Canada et Institut canadien de l’information sur la santé, 2005). 13,6 14,6 20,9 29,5 44,7 12,6 16,7 25,9 35,9 52,4 0 10 20 30 40 50 60 12-17 ans 18-44 ans 45-64 ans 65-74 ans 75 ans et plus % Laval Québec * * * Figure 21  Proportion de la population de 12 ans et plus ayant connu une limitation dans ses activités en 2007-2008, résidents lavallois, Québec * Estimation marginale, coefficient entre 16,6 % et 33,3 %, à interpréter avec prudence. Source : Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (cycle 4.1, 2007/2008).
  45. 45. 45Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 • Trois lavallois sur quatre souffrant d’incapacité associent cet état à une maladie/mal (36 %), au vieillissement (23 %) ou à une blessure (16 %). • En se basant sur des statistiques québécoises21 de 2006, on estime qu’environ 3 % des enfants lavallois de moins de 15 ans souffrent d’une incapacité, ce qui correspond à environ 2 000 enfants lavallois. Pour environ la moitié d’entre eux, l’incapacité est qualifiée de légère à modérée, et pour l’autre moitié, de grave à très grave. Tableau 4  Taux et nombre estimé d’incapacité selon le type d’incapacité chez les enfants de moins de 15 ans, Québec (Laval), 2006 21 Données régionales non disponibles. Type d’incapacité Taux québécois Estimation du nombre d’enfants lavallois en 2011 Audition 0,3 % 203 Vision 0,3 % 203 Parole** 1,2 % 532 Mobilité** 0,3 % 133 Dextérité** 0,7 % 310 Apprentissage** 2,0 % 886 Retard de développement*** 0.9 % 210 Déficience intellectuelle** 1,3 % 576 Psychologique** 1,0 % 443 Problème de santé chronique 2,0 % 1 353 Indéterminée 0,1* % 68 N.B. Un enfant peut présenter plus d’un type d’incapacité. * Coefficient de variation entre 15 % et 25 %; interpréter avec prudence. ** S’applique aux enfants de 5 à 14 ans. *** S’applique aux enfants de 0 à 4 ans. Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités de 2006, Statistique Canada. Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, La population du Québec par territoire de centres locaux des services communautaires, par territoire de réseaux locaux des services et par région sociosanitaire, de 1981 à 2031, édition 2010.
  46. 46. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité46 Habitudes de vie La consommation de fruits et légumes • En 2007-2008, près d’un Lavallois sur deux de 12 ans et plus déclarait consommer des fruits et légumes moins de cinq fois par jour; une proportion semblable à celle de l’ensemble du Québec. • Les hommes sont d’ailleurs plus susceptibles d’être dans cette situation que les femmes (56 % vs 41 %) et la consommation de fruits et légumes semble fléchir avec l’âge. Figure 22  Proportion des personnes consommant des fruits et légumes moins de cinq fois par jour, résidents lavallois, 2007-2008 12 –19 ans 20 – 24 ans 25 – 44 ans 45 – 64 ans 65 ans et + 38% 49% 45% 51% 57% * Estimation marginale, coefficient entre 16,6 % et 33,3 %, à interpréter avec prudence. Source : Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (cycle 4.1, 2007/2008).
  47. 47. 47Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Tabagisme • Malgré la baisse du tabagisme au cours des dernières années, 23 % des Lavallois de 12 ans et plus ont déclaré fumer en 2007-2008, que ce soit tous les jours (18,4 %) ou occasionnellement (4,4 %22 ). - On remarque que l’usage du tabac semble plus fréquent chez les hommes et chez les jeunes de 20 à 24 ans et de 25 à 44 ans. Figure 23  Proportion de fumeurs, résidents lavallois, Québec, 2007-2008 * Estimation marginale, coefficient entre 16,6 % et 33,3 %, à interpréter avec prudence. Source : Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (cycle 4.1, 2007/2008). • Le tabagisme débute très jeune : près des trois quarts des fumeurs déclaraient avoir commencé à fumer lorsqu’ils étaient âgés de moins de 20 ans, soit 21 %23 entre 12 et 14 ans, et 52 % entre 15 et 19 ans. 22 Coefficient de variation supérieur à 16,6 % et inférieur ou égal à 33,3 %. La valeur doit être interprétée avec prudence. 23 Coefficient de variation supérieur à 16,6 % et inférieur ou égal à 33,3 %. La valeur doit être interprétée avec prudence. 19,1 34,9 25,8 23,2 13,4 15,4 33,2 29,3 26,0 12,2 0 5 10 15 20 25 30 35 40 12-19 ans 20-24 ans 25-44 ans 45-64 ans 65 ans et plus % Laval Québec * * *
  48. 48. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité48 • Chez les non-fumeurs, environ une personne sur dix disait être exposée à la fumée secondaire à la maison, chaque jour ou presque. À l’échelle de la province24 , cette proportion augmentait à 24 % chez les 12 à 19 ans. Alcool, drogues et jeux de hasard et d’argent25 • En 2007-2008, une part importante de la population lavalloise consommait de l’alcool, soit 82 %. Cependant, cela ne devient problématique que lorsqu’il y a excès. À Laval, c’est une personne sur dix de 12 ans et plus qui présentait une consommation excessive d’alcool (cinq verres ou plus) 12 fois ou plus au cours d’une année. - Ce comportement semble plus fréquent chez les jeunes de 20 à 24 ans, et on l’observe davantage chez les hommes que chez les femmes (16 % vs 5 %26 ). • Parmi la population lavalloise de 15 ans et plus, 10 % ont déclaré être consommateur de drogue (surtout du cannabis) en 2008. Cependant, chez les 15 à 24 ans, cette proportion atteignait près du tiers des individus. - Selon les statistiques québécoises27 , plus du tiers des utilisateurs de cannabis en consommaient une fois par semaine ou plus. • En 2007-2008, on estimait que 1,3 % des Québécois28 était considéré comme un joueur à risque modéré ou joueur pathologique, ce qui correspondrait à 4 400 Lavallois en 2011. L’activité physique • En 2007-2008, les adultes lavallois étaient considérés plus sédentaires que l’ensemble du Québec. En effet, un Lavallois sur trois était sédentaire, comparativement à approximativement un Québécois sur quatre. - Le plus grand nombre de sédentaires se retrouvait dans le groupe des 45 à 64 ans, ce qui correspondrait à 47 000 Lavallois en 2011. 24 La statistique au niveau régional était trop peu fiable pour être utilisée. 25 Statistique Canada. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (cycle 4.1, 2007/2008). 26 Coefficient de variation supérieur à 16,6 % et inférieur ou égal à 33,3 %. La valeur doit être interprétée avec prudence. 27 La statistique régionale était trop peu fiable pour être utilisée. 28 Idem.
  49. 49. 49Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Figure 24  Proportion de gens actifs, activités de loisirs, résidents lavallois, Québec, 2007-2008 32,5 23,7 24,5 28,8 49,0 36,9 32,2 29,9 35,4 40,5 0 10 20 30 40 50 60 18-24 25-44 45-64 65 ans et plus 18 ans et plus % Laval Québec * * Estimation marginale, coefficient entre 16,6 % et 33,3 %, à interpréter avec prudence. Source : Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (cycle 4.1, 2007/2008). • Les jeunes de 12 à 17 ans, et plus particulièrement les garçons, sont plus actifs que les adultes : ils étaient 48 % à être considérés actifs dans leurs activités de loisirs, alors que seulement 29 % des adultes l’étaient.
  50. 50. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité50 Le poids corporel • En 2007-2008, près d’un adulte lavallois sur deux présentait un surplus de poids, soit qu’il était en situation d’embonpoint ou d’obésité. Figure 25  Répartition des adultes lavallois selon leur statut pondéral, résidents lavallois, 2007-2008 Poids insuffisant 2%** Poids normal 50% Embonpoint 34% Obésité 14% **Coefficient de variation supérieur à 33,3 %. La valeur n’est présentée qu’à titre indicatif. Source : Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (cycle 4.1, 2007/2008). • Les hommes sont plus susceptibles d’être en surplus de poids que les femmes, autant chez les adultes (59 % vs 38 %) que chez les jeunes de 12 à 17 ans (19 % vs 13 %). • Le statut pondéral est également influencé par l’âge : la proportion de personnes en surpoids augmente avec les années, passant de 27 % chez les 18-24 ans à 54 % chez les 65 ans et plus.
  51. 51. 51Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Services de santé Les services préventifs • En 2008, la grande majorité des femmes lavalloises de 18 à 69 ans (73 %) disait avoir passé un test Pap au cours des trois dernières années.29 • Plus des deux tiers des femmes de 35 ans et plus disaient, en 2005, avoir passé une mammographie, et pour la majorité d’entre elles, l’examen avait eu lieu durant les deux années précédentes.30 - Le taux de participation au Programme québécois de dépistage du cancer du sein, offert aux femmes de 50 à 69 ans, est passé de 29 % en 1998-1999 à 52 % en 2008, toujours en deçà de l’objectif de 70 % (Rochette, 2009). • En 2009, près de la moitié des enfants de 0 à 9 ans ont eu recours aux services dentaires couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Chez les prestataires d’une aide financière de dernier recours (10 ans et plus), cette proportion était de 40 % (RAMQ, 2009). • En 2007-2008, environ 60 % des Lavallois âgés de 65 ans et plus avaient été vaccinés contre l’influenza. La proportion était semblable concernant la vaccination contre le pneumocoque en 2008. Au Québec, ces deux taux de couverture atteignaient 63 % et 48 % respectivement.31 Les services médicaux • En 2009, plus de 3 millions de services médicaux ont été dispensés aux Lavallois : 43 % par des omnipraticiens et 57 % par des spécialistes. - Une grande partie de ces services consistait en des services ambulatoires ou en des actes diagnostiques et thérapeutiques. 29 ISQ. Enquête québécoise sur la santé de la population 2008. 30 Statistique Canada. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (cycle 3.1, 2005). 31 ISQ. Enquête québécoise sur les couvertures vaccinales contre l’influenza et le pneumocoque 2008.
  52. 52. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité52 Tableau 5  Répartition des services médicaux dispensés aux Lavallois, 2009 Services Services dispensés Taux de rétention Nombre  %  % Services ambulatoires 1 549 047 50,9 58,6 Actes diagnostiques et thérapeutiques 624 192 20,5 54,1 Examens de malades hospitalisés 282 915 9,3 53,7 Consultations 203 217 6,7 43,4 Actes chirurgicaux 138 363 4,6 38,3 Traitements psychiatriques 132 212 4,3 44,1 Autres services 115 798 3,8 77,4 Total 3 045 744 100 55,4 Source : RAMQ. Nombre et coût des services médicaux selon la région de dispensation et la région de provenance des personnes assurées, rémunération à l’acte, médecine et chirurgie. Services médicaux, Québec, 2009. Les services hospitaliers • En 2009-2010, 30  641 épisodes d’hospitalisation de Lavallois ont eu lieu pour un taux d’hospitalisation de 79/1 000 personnes. - Les causes les plus fréquentes étaient liées à la grossesse/accouchement/puerpéralité, à l’appareil circulatoire, aux tumeurs, aux appareils digestif et respiratoire. - En ce qui a trait au nombre d’hospitalisations, le taux de rétention observé était de 46 %. Si l’on tient compte du nombre de jours-présence, il s’élève plutôt à 54 %.
  53. 53. 53Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Figure 26  Évolution du nombre de chirurgies d’un jour et d’hospitalisations, résidents lavallois, 2000-2001 à 2009-2010 8000 12000 16000 20000 24000 28000 32000 2000 2001 2001 2002 2002 2003 2003 2004 2004 2005 2005 2006 2006 2007 2007 2008 2008 2009 2009 2010 Nombre d’hospitalisationsNombre de chirurgies d’un jour Source : Med-ÉCHO 2000-2001 à 2009-2010. • Durant la même année, les résidents lavallois ont subi 15  371 chirurgies d’un jour, une augmentation de l’ordre de 46 % par rapport à 2000-2001. - Ces chirurgies ont eu lieu à la Cité-de-la-Santé de Laval dans 37 % des cas. - Les cataractes étaient la cause la plus fréquente enregistrée (4 402 chirurgies). Les services en Centre local de services communautaires (CLSC)32 • En 2010-2011, plus de 760 000 services ont été offerts à plus de 93 000 Lavallois par les CLSC. - Les actions à caractère physique (soins de plaie, infiltration et injection de médicament, changement d’appareils spécialisés, etc.), celles reliées à la vie quotidienne (alimentation, soins des pieds, habillement, toilette, etc.) et les actions d’observation ou de suivi physique, psychique ou psychosocial constituaient les services les plus fréquemment rendus. - Les profils les plus fréquemment mentionnés étaient la perte d’autonomie liée au vieillissement, la santé physique à court terme, ainsi que la déficience physique. 32 MSSS. Fichier I-CLSC 2009-2010.
  54. 54. 55Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Plan d’action local en santé publique LES ENJEUX DANS NOTRE ACTION DE PROMOTION ET DE PRÉVENTIONAUPRÈSDESPERSONNESETDESCOMMUNAUTÉS S’ajuster à la diversité culturelle • Un Lavallois sur cinq est né hors du Canada, c’est près du double de la moyenne québécoise (20,2 % versus 11,5 %, 2006). L’augmentation de la population immigrante est plus rapide à Laval que pour l’ensemble du Québec. • Le tiers des Lavallois n’a pas le français comme langue maternelle en 2006, alors que c’était le quart en 1996. Nous devons anticiper dès aujourd’hui les défis que pose la communication avec ces nouveaux Lavallois. • Les services offerts à la population lavalloise doivent faire face à différentes réalités socioculturelles qui vont bien au-delà de la langue parlée. L’ensemble de nos approches est mis à l’épreuve. Se préoccuper de la littératie en santé « La littératie en santé est la capacité pour des individus de repérer, comprendre, évaluer et communiquer de l’information pour être capables de composer avec les divers contextes de santé afin de promouvoir la santé tout au long de leur vie. » (Rootman et al, 2006). • Nous devrons adapter nos interventions au niveau de la littératie de la population ciblée afin que la prise en charge individuelle et collective de la santé ait de meilleures chances de se concrétiser. • Les conséquences d’un faible niveau de littératie sont documentées : un manque de compliance, un faible intérêt envers la prévention, un mauvais usage des médicaments et une incapacité de gérer sa condition physique et psychologique. • Un effort de sensibilisation de notre réseau à cette problématique est nécessaire. Réduire les inégalités sociales de santé • La population lavalloise démontre un bon état de santé. L’usage des moyennes dans le portrait de santé régional dissimule d’importantes inégalités de santé. Les personnes profitant d’une bonne situation économique ont, en général, une meilleure santé. Ces iniquités de santé sont déterminées socialement et modifiables à long terme.
  55. 55. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité56 • L’individu a une part de responsabilité dans son état de santé. Il a le droit de faire ses propres choix qui sont influencés par des facteurs environnementaux souvent hors de son contrôle. Le statut socioéconomique, le niveau d’éducation et la capacité de socialiser ont un impact sur les habitudes de vie qui déterminent les conditions de santé et l’espérance de vie de l’individu. • Le défi est de préserver le bon état de santé de ceux qui en jouissent et de hausser le niveau des quelque 25 % de la population lavalloise qui sont, soit sous le seuil de faible revenu ou légèrement au-dessus. La question est de « niveler vers le haut » et de réduire les écarts dans les conditions sociales des Lavallois. Procéder à l’analyse différenciée selon les sexes (ADS) « L’analyse différenciée selon les sexes est un processus d’analyse favorisant l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes par l’entremise des orientations et des actions des instances décisionnelles de la société sur le plan local, régional et national. Elle a pour objet de discerner de façon préventive les effets distincts sur les femmes et sur les hommes que pourra avoir l’adoption d’un projet à l’intention des citoyennes et des citoyens. Elle peut mener à une offre de mesures différentes faites aux femmes et aux hommes. » (MFAC, 2007). • En matière de santé et de bien-être, les hommes et les femmes présentent des facteurs de risque et de vulnérabilité parfois différents. Ainsi, l’offre de services préventifs et curatifs doit être adaptée à leurs besoins respectifs. LES DÉFIS EN SANTÉ PUBLIQUE La situation budgétaire actuelle : La révision systématique du financement dédié aux activités de santé publique et l’optimisation • La situation financière actuelle rend plus que jamais nécessaire et urgent de revoir la pertinence et le financement dédié aux activités de santé publique. Il en va de la capacité du réseau lavallois à promouvoir la santé au cours des années à venir. • Les marges de manœuvre identifiées feront l’objet de discussions d’optimisation visant l’intensification des activités existantes ou le développement de nouvelles activités reconnues pour leur efficacité. Des initiatives pleines de promesses à consolider en jeunesse et en promotion de saines habitudes de vie • La lutte aux infections transmissibles sexuellement et par le sang chez les jeunes doit s’intensifier. Une offre de service adaptée sera implantée sur le territoire. Les travaux du RLS ont confirmé l’importance d’agir auprès des jeunes âgés de 15 à 24 ans.
  56. 56. 57Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 • Le Plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et le programme 0·5·30 COMBINAISON PRÉVENTION seront déployés dans différents milieux avec plus d’intensité afin de contribuer au plan de lutte contre le cancer et à la prévention des maladies chroniques. Des réponses à donner à une population vieillissante • Une révision des activités préventives et de promotion de la santé chez les aînés sera effectuée afin de réduire les facteurs de vulnérabilité chez les personnes âgées. La mobilisation communautaire et la concertation locale seront mises à contribution. • Il est impératif de proposer des solutions concrètes afin que les aînés restent actifs et qu’ils puissent rester dans leur milieu de vie le plus longtemps possible. L’intervention préventive en milieu clinique à étendre • Davantage d’alliances avec les cliniciens de première ligne (médecins, infirmières de liaison, infirmières praticiennes spécialisées (IPS), pharmaciens communautaires) seront créées. • Les pratiques cliniques préventives et l’utilisation d’ordonnances collectives seront encouragées et adaptées aux besoins des cliniciens. • Les programmes d’éducation, les suivis pluridisciplinaires et les interventions de groupe seront facilités. La promotion de la santé mentale à définir concrètement • Le prochain rapport de la directrice de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Laval portera sur la promotion de la santé mentale. L’objectif est de s’engager dans une démarche collective permettant de faire reculer les différentes manifestations de la détresse psychologique. • Des mesures transversales seront planifiées et mises en œuvre.
  57. 57. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité58 LES GRANDES ORIENTATIONS DU PLAN D’ACTION LOCAL EN SANTÉ PUBLIQUE L’amélioration de la santé de la population par des actions concrètes • La responsabilité populationnelle prend son sens réel dans l’adoption de pratiques cliniques préventives dans les services de première ligne, par le travail assidu des cliniciens qui permet d’augmenter les taux de vaccination, par le soutien prodigué aux groupes vulnérables et par des alliances intersectorielles qui enracinent des solutions durables dans les communautés. Un effort de cohésion entre les regroupements clientèles du CSSS, les partenaires des COCRSI et la Direction de la prévention-promotion • Dans la foulée du projet clinique, les regroupements clientèles devront tisser des liens plus serrés entre eux. Au-delà de l’imputabilité d’une direction spécifique, la responsabilité d’une mise en œuvre réussie du PAL est partagée. • Les partenaires du Réseau local de services devront s’approprier le PAL et s’impliquer dans sa réalisation. Tous ont un rôle primordial souvent dans des contextes différents, mais complémentaires. • La Direction de la prévention-promotion sera présente à chaque étape. Son rôle de conseiller sera en constante évolution au regard des besoins du CSSS de Laval. Des pratiques probantes et des transformations à engager L’évolution démographique de la population lavalloise et des connaissances en santé publique auxquelles s’ajoute l’expérience acquise par les intervenants seront constamment sollicitées pour : • améliorer nos compétences et nos interventions; • assurer la cohésion de nos actions pour augmenter le capital santé de la population; • porter une attention particulière aux individus les plus vulnérables; • proposer des solutions pragmatiques et innover dans nos façons de faire.
  58. 58. 59Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Des priorités locales qui déclinent concrètement le Programme national de santé publique • En 2008, après une vaste consultation, le Plan d’action régional proposait les priorités de santé publique dans notre région. Une préoccupation majeure restée simple dans le discours, utile et concrète dans l’action. Des priorités de promotion, de prévention et de protection ont été identifiées en tenant compte des travaux du projet clinique, des cibles du PAR et de la mise en œuvre de 85 % des activités du PNSP. • Des actions ont été privilégiées afin d’agir : - auprès de l’ensemble de la population, des personnes vulnérables et de leurs environnements; - auprès des enfants, des jeunes et des jeunes adultes; - auprès des personnes âgées. Des possibilités de partenariat intersectoriel et interministériel à explorer • Des interventions avec des partenaires de nombreux secteurs seront nécessaires pour que nos communautés se développent vraiment et que les actions sur les déterminants de la santé produisent l’effet anticipé. • En plus des partenaires de longue date dans l’organisation des services préventifs que sont le réseau de l’éducation et les organismes communautaires, de nouvelles alliances seront à multiplier avec : - la municipalité et la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Laval; - les cliniciens de première ligne; - les organismes philanthropiques; - les agents de développement économique; - les ministères concernés par la promotion de la santé.
  59. 59. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité60 Priorités Actions à réaliser 1. L’action auprès de l’ensemble de la population, des personnes vulnérables et de leurs environnements : - Prévenir les maladies infectieuses; - Promouvoir de saines habitudes de vie; - Prévenir le cancer et les maladies chroniques; - Promouvoir la santé mentale et prévenir le suicide. EN PROTECTION : Améliorer le taux de couverture vaccinale contre l’influenza et le pneumocoque auprès : - du personnel soignant; - des personnes vulnérables identifiées par le Protocole d’immunisation du Québec (PIQ). • Mettre en œuvre les recommandations du Groupe permanent de coordination des activités en immunisation (GPCAI) du CSSS de Laval. Réduire les risques à la santé en milieu de travail. • Actualiser l’entente spécifique de gestion et d’imputabilité entre l’Agence de la santé et des services sociaux de Laval et la direction régionale de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). Limiter le nombre d’éclosions associées aux bactéries multirésistantes en milieu hospitalier ainsi qu’en centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD). • Réaliser des audits sur le lavage de mains selon la Campagne canadienne de l’hygiène des mains; • Appliquer les lignes directrices en hygiène et salubrité en mettant un accent particulier sur les zones grises; • Mettre à jour les normes de pratiques et de gestion en regard des bactéries multirésistantes selon les dernières recommandations provinciales. PLAN D’ACTION LOCAL EN SANTÉ PUBLIQUE DU CSSS DE LAVAL
  60. 60. 61Réseau local de services de Laval • 2011- 2016 Cibles Directions associées 1. L’action auprès de l’ensemble de la population, des personnes vulnérables et de leurs environnements : - Prévenir les maladies infectieuses; - Promouvoir de saines habitudes de vie; - Prévenir le cancer et les maladies chroniques; - Promouvoir la santé mentale et prévenir le suicide. EN PROTECTION : • Augmentation du nombre de personnes vaccinées par le CSSS de Laval et le réseau local de services. 99 Services généraux et fonction coordination-liaison (R) : - Personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement; - Santé physique; - Ressources humaines; - Famille-Enfance-Jeunesse. • Révision et signature annuelle d’une entente de gestion et d’imputabilité entre l’Agence de la santé et des services sociaux de Laval et le CSSS de Laval conformément au cahier de charges de la Commission de la santé et de la sécurité du travail. 99 Services généraux et fonction coordination-liaison (R). • Diminution des taux d’incidence par rapport aux années antérieures; • Amélioration de la surveillance et de l’usage des antibiotiques. 99 Direction des services professionnels et hospitaliers (R) : - Direction des soins infirmiers; - Personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement; - Santé physique; - Direction des ressources techniques. PLAN D’ACTION LOCAL EN SANTÉ PUBLIQUE DU CSSS DE LAVAL R : Responsable - COR : Corresponsable
  61. 61. Projet clinique, s’arrimer pour la continuité, la qualité et l’accessibilité62 Priorités Actions à réaliser EN PROmotion-prévention : Mettre en œuvre le plan d’action conjoint de promotion de saines habitudes de vie (CSSS de Laval-DSP) : - lutte au tabagisme; - nutrition; - activité physique. • Déployer le Programme 0•5•30 COMBINAISON- PRÉVENTION; • Consolider l’équipe de promotion de saines habitudes de vie conjointe CSSS de Laval-Direction de santé publique (DSP); • Arrimer le plan d’action conjoint de promotion de saines habitudes de vie (CSSS de Laval - DSP) : - à la planification régionale de prévention des maladies chroniques et au plan de lutte au cancer. • Élaborer et actualiser le plan de mise en œuvre de la politique alimentaire du CSSS de Laval; • Déployer une offre de service dans les centres d’abandon du tabagisme (CAT) en milieu hospitalier et dans la communauté. Soutenir l’intégration de la prévention dans les services de première ligne et auprès des pharmaciens communautaires : - habitudes de vie et maladies chroniques; - ITSS; - prévention des chutes à domicile chez les personnes âgées. • Constituer une équipe de soutien aux pratiques préventives en milieu clinique conjointement avec la DSP; • Faire les arrimages entre les différentes initiatives destinées au milieu clinique (projet TRANSIT, 0•5•30, projets-réseaux, etc.); • Élaborer un plan de mise en œuvre destiné aux groupes de médecine familiale (GMF) en collaboration avec la DSP. Mettre en œuvre le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS). • Coordonner le PQDCS à l’échelle régionale en conformité des directives nationales. PLAN D’ACTION LOCAL EN SANTÉ PUBLIQUE DU CSSS DE LAVAL

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