Présentation nouvelles technologies ec nantes

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Présentation nouvelles technologies ec nantes

  1. 1. PRÉSENTATION Fernando PINTO da SILVA Association Valentin Haüy 5 rue Duroc 75007 Paris certam@avh.asso.fr 2005 – 2008 : Responsable Imprimerie Braille et Gros Caractères 2008 – … : Responsable du CERTAM 2010 – 2012 : Président Groupe NTIC de l’Observatoire Interministériel de l’Accessibilité et de la Conception Universelle
  2. 2. CERTAM : CENTRE D’ÉVALUATION ET DE RECHERCHE SUR LES TECHNOLOGIES POUR LES AVEUGLES ET LES MALVOYANTS Création : 2008 7 salariés, 30 bénévoles Juin 2010 : www.certam-avh.com 2 pôles distincts:  Évaluation = pôle historique (2008)  Production numérique = loi dite DADVSI (juillet 2010) Twitter : @certam Facebook : http://www.facebook.com/certam
  3. 3. Les NOUVELLES technologies : comment accéder à l’information quand on est non ou malvoyant ? 1. Historique : les modalités « traditionnelles » d’accès à l’information 2. L’informatique : une révolution pour les déficients visuels 3. Des formats pour une lecture adaptée et structurée 4. Penser l’accessibilité en amont
  4. 4. QUELQUES « CHIFFRES » • 5 millions de personnes handicapées recensées en France (MDPH) • 3 millions de personnes ont une atteinte visuelle (INSEE) • 1 700 000 déficients visuels (Plan Déficience Visuelle, 2008-2011) • 1 200 000 personnes très malvoyantes = malvoyance profonde ou moyenne • 500 000 malvoyants légers • 3% de la population est déficiente visuelle • C’est une population vieillissante :  Moins d’enfants DV : progrès médicaux  La DMLA est la maladie qui cause le plus de cécité, incurable aujourd’hui • Personnes aveugles : 65 000, dont 18 000 âgées de 18 à 60 ans, dont 7 000 ont une activité professionnelle (taux de chômage supérieur à la moyenne) • 1/1000 personne est aveugle Braille : • 15% des aveugles ont appris le braille, 7000 le pratiquent • -> le braille n’est pas une solution pour tout le monde
  5. 5. QUELQUES DÉFINITIONS • Cécité = moins d’un vingtième à l’oeil qui voit le mieux. Voir très peu, mais voir quelque chose : un peu de lumière, il fait beau ou pas, se diriger dans l’environnement. • Amblyope = baisse notable de l’acuité visuelle. Les situations de déficit visuel sont très diverses : vision tubulaire, atteinte centrale de la rétine, zones altérées, daltonisme, percevoir l’image globalement mais avec des déformations.  Malvoyants profonds : vision résiduelle limitée à la distinction des silhouettes,  Malvoyants moyens : incapacité à reconnaître un visage à 4 mètres, incapacité à lire et écrire,  Malvoyants légers : quelques difficultés à reconnaître un visage à 4 mètres, quelques difficultés à lire et écrire.
  6. 6. LES MODALITÉS « TRADITIONNELLES » 1. Le Gros Caractères 2. Le sonore 3. Le braille 4. Le relief
  7. 7. LE GROS CARACTÈRE Impression en modifiant la taille des caractères • Entre un corps taille 16 à 20 (éditions commerciales) • Bien au-delà (éditions spécialisées) Exemple de texte agrandi Arial 20, caractères jaunes sur fond bleu
  8. 8. LE SONORE : UN MODE D’ACCÈS POUR TOUS • Lecture à haute voix : souvent unique modalité d’accès (éducation passant par l’oral) • Enregistrements bénévoles sur bandes, cassettes, puis CD Perte d’informations : censure de passages commentaires du « donneur de voix » • Majorité des collections spécialisées dans le monde en cassettes audio mais passage progressif au CD • Collections aussi bien de « loisir » que pour étudiants
  9. 9. LE SONORE : UN MARCHÉ, OUI MAIS… • Gallimard collection Écouter Lire • Audiolib • Prix www.liredanslenoir.com • Versions intégrales ou abrégées • Mises en scène sonores (ajouts de bruitages, jingles…) • Marché trop petit : on ne peut s’appuyer sur le commerce pour constituer des collections précises • On continue donc à procéder à l’enregistrement de beaucoup d’ouvrages
  10. 10. LE SONORE : UNE ACTIVITÉ ASSOCIATIVE • En France, plusieurs associations enregistrent des contenus audio selon différentes modalités : • Une commission d’acquisition choisit, pour l’AVH, les titres à enregistrer (en studio ou à domicile) • Pour d’autres associations, ce sont les adhérents qui choisissent les titres à enregistrer (souvent à domicile) • Situation insatisfaisante : on est dans la situation des personnes valides à la sortie de la seconde guerre mondiale
  11. 11. La synthèse vocale : une nouvelle piste pour le livre sonore •Voix de bonne qualité •Niveau sonore constant •Défauts constants •En 2013, 750 titres produits en TTS (TextToSpeech) •Taux d’acceptation très bon, y compris pour la fiction •Enquête de satisfaction
  12. 12. LE BRAILLE : PETIT HISTORIQUE • Écriture en relief qui se lit avec la pulpe des deux index. • Création au XVIIIème de l'IRJA par Valentin Haüy. • Écriture Valentin Haüy : écriture traditionnelle en relief : très difficile et très lente à lire. • Louis Braille élève de l’IRJA invente le braille au XIXème siècle.
  13. 13. LE BRAILLE : QUELQUES CONSTATS • Livres volumineux, plein d’air au milieu, on peut facilement effacer les points : écriture fragile. • Système alphabétique : façon d’écrire une langue, pas une langue propre. • Vitesse de lecture inférieure à la vitesse de lecture traditionnelle. • On ne peut pas lire en diagonale : on prend connaissance du sommaire et on se déplace dans le livre. • AVH : autant de volumes qu’à la BPI, mais beaucoup moins de titres.
  14. 14. LE BRAILLE PAPIER : DONNÉES DE PRODUCTION ET DE DISTRIBUTION • Utilisation de logiciels de transcription. • Embosser = imprimer du braille. • Papier plus épais, points saillants. • Le braille papier ne peut pas concentrer beaucoup de temps de lecture en peu de volumes. • Braille = onéreux. Transcrire un livre « ordinaire » en braille peut coûter jusqu’à 500 €. • Franchise postale : l’État prend en charge l’acheminement des documents braille et sonores • Perpétuelle pénurie de documents.
  15. 15. Le braille numérique (BRF) • Tout comme pour le sonore avec le TTS, évolution majeure avec BRF • Appareils portables : permettent de lire le braille n’importe où • Plus de problèmes d’encombrement Braille Sense U2 Mini Pronto 18
  16. 16. L’INFORMATIQUE : UNE RÉVOLUTION DANS L’ACCÈS À L’INFORMATION • Logiciels de revue d’écran (ou lecteurs d’écran) : récupèrent l’information pour l’agrandir, la vocaliser et/ou la transmettre à un périphérique braille • Sous Windows  ZoomText (niveau 1 et 2, BV)  JAWS (NV)  NVDA (OpenSource, NV) • Sous Mac OS X  VisioVoice (BV)  VoiceOver (NV) • Sous Linux  ORCA (NV)
  17. 17. LA SYNTHÈSE VOCALE • Deux acteurs prépondérants en France Nuance (Virginie, plus récemment Thomas, Audrey, Aurélie) Acapela (Claire, Alice, Bruno, plus récemment Margot et Antoine) • Accords avec certains fabricants de lecteurs d’écran • Autres synthèses disponibles sur certains lecteurs d’écran : Éloquence (JAWS) EA Speak (NVDA)
  18. 18. LE BRAILLE ÉPHÉMÈRE • Avantage du code alphabétique : maîtriser l’accès au texte (orthographe). • Discrétion lors de prises de notes, d’exposés… • Nombre de caractères restreint : de 12 à 88. • Exemple spécifique : les sourds-aveugles. • Modalité parfois complémentaire à la synthèse vocale.
  19. 19. QUELQUES AFFICHEURS BRAILLE
  20. 20. L’INFORMATIQUE : QUELQUES USAGES « SIMPLES » • Utilisation des outils de bureautique : Word • Gestion du courrier électronique • Possibilité de scanner des livres et de les lire. Équivalent : machines à lire.
  21. 21. L’INFORMATIQUE : ACCÈS À LA PRESSE Consultation de la presse quotidienne •Par les sites des journaux •Par des solutions dédiées comme Vocale Presse de la société Akompas. Par abonnement Installation d’un logiciel auto vocalisé. Les journaux sont téléchargés à chaque nouveau numéro. Avantage de l’instantanéité Interface destinée à des usagers mal à l’aise avec l’informatique. Tout se manipule avec les flèches, tout est vocalisé
  22. 22. L’INFORMATIQUE : ACCÈS AUX BIBLIOTHÈQUES NUMÉRIQUES Consultation bibliothèques ou librairies numériques en ligne •Standard : Gallica : http://gallica.bnf.fr Epagine : http://www.epagine.fr •Adaptées : Éole : http://eole.avh.asso.fr BNFA : http://www.bnfa.fr
  23. 23. ACCÈS À L’INFORMATION EN MOBILITÉ : LA TÉLÉPHONIE MOBILE • Androïd (Nexus, Galaxy…) TalkBack (natif) Telorion (adaptation) • IOS (iPhone, iPad, iPod touch) VoiceOver (natif)
  24. 24. DAISY : UN FORMAT POUR UNE LECTURE ADAPTÉE ET STRUCTURÉE • Consortium DAISY : www.daisy.org • Digital Audio Integrated System = Digital accessible information system • Format tous les publics empêchés
  25. 25. DAISY France • Actuellement 8 membres  AVH  BrailleNet  CFPSAA  FAF  GIAA  Handicap Zéro  INJA  INS HEA • representant@cfpsaa.daisy-france.org
  26. 26. DAISY : PETIT HISTORIQUE • Consortium créé en 1996 par un groupe de bibliothèques sonores offrant des services aux personnes déficientes visuelles • Transition du livre audio analogique (cassettes) au livre audio numérique (CD)
  27. 27. DAISY : DIFFERENTS TYPES DE LIVRES • Norme reposant sur le XML (smil) • Structure permettant une navigation aisée à l’intérieur du texte • Trois grandes catégories de livres Daisy  Livres Daisy audio : avec fichiers audio et un fichier de contrôle de navigation permettant à l’utilisateur de naviguer facilement dans le document  Livres Daisy audio synchronisé texte : livres avec fichiers audio + fichier structuré contenant le texte numérique complet + fichier de synchronisation reliant des points dans les fichiers audio à des points dans le texte numérique + le fichier de contrôle de la navigation  Livre Daisy texte : livres sans fichier audio, avec le fichier structuré contenant le texte numérique complet et le fichier de contrôle de la navigation = restitution par synthèse vocale, afficheur braille ou écran
  28. 28. DAISY : QUELS SUPPORTS ? • Support le plus courant : CD (contient jusqu’à 40 heures d’enregistrement) • Autres supports : carte SD, téléchargement…
  29. 29. DAISY : DES MATERIELS DE LECTURE • Norme implémentée dans la fabrication de matériel spécifique : lecteurs MP3 « classique » difficile à utiliser par les déficients visuels Lecteurs de table Lecteurs nomades
  30. 30. DAISY : QUELQUES MODELES DE LECTEURS
  31. 31. DAISY : QUELQUES LOGICIELS DE LECTURE • Sous windows : Amis, Easy Reader, Fs Reader • Sous Mac OSX : Olearia • Sous Symbian : Mobile Daisy Player , Daisy2Go • Sous IOS : Daisy Worm, VoiceDream, Voice of Daisy, Read2Go
  32. 32. DAISY : QUELQUES FONCTIONALITES DE CES LECTEURS • Vitesse de lecture • Capacité de déposer des signets • Sauvegarde du point d’arrêt de la lecture • Des lecteurs adaptés à tous les besoins
  33. 33. DAISY DANS LE MONDE • Une implantation mondiale • A l’étranger : des services dans les bibliothèques publiques • 2 millions de documents par an en Angleterre • Vers la « global library »
  34. 34. DAISY : UN FORMAT « MAIN STREAM » ? • Vers un format de production pivot : XML DTBOOK • Epub 3 = Daisy 4
  35. 35. DAISY et EPUB : QUELQUES OUTILS DE PRODUCTION Solution promue par le consortium Pipeline (1 et 2) Tobi OBI (3.0.1 en Français) Solution commerciale Dolphin Easy Producer Dolphin Easy Converter Dolphin Easy Publisher My studio PC
  36. 36. EPUB : enfin l’accès pour tous ? • Aujourd’hui : distribution=EPUB2 • Exemple vertueux : iBooks (Apple) • Contre-exemple : Kindle (Amazon, plainte NFB, soutenu par DAISY)
  37. 37. Penser l’accessibilité EN AMONT !!! • Rendre le web accessible à tous • Rendre ses contenus accessibles à tous
  38. 38. QUELQUES EXEMPLES SIMPLES DE MISES EN ACCESSIBILITE • Chaque élément graphique doit comporter une alternative textuelle • Les pages doivent être structurées avec des niveaux de titres • Les cadres doivent être nommés • Les contenus multimédia doivent pouvoir être interrompus • Les liens doivent être explicites : on doit pouvoir les comprendre en dehors du texte de la page
  39. 39. WCAG 2.0 : un standard ISO à respecter • Les WCAG 2.0 (standard ISO/IEC 40500:2012 depuis le 15/10/2012 ) disponibles à l’adresse :  En anglais : http://www.w3.org/TR/WCAG20/  En français : http://www.braillenet.org/accessibilite/wcag20/wcag20_fr/fr_WCAG20_24avr09.htm • Comprendre les WCAG 2.0 :  En français : http://www.w3.org/Translations/NOTE-UNDERSTANDING-WCAG20-fr/  En anglais : http://www.w3.org/TR/2010/NOTE-UNDERSTANDING-WCAG20-20101014/  Pour aider les développeurs à produire des contenus accessibles conformes aux recommandations (anglais) : http://www.w3.org/TR/ATAG20/  Comment appliquer les WCAG à ce qui n’est pas basé sur du HTML (anglais) : http://www.w3.org/TR/wcag2ict/  Concernant la mise en accessibilité de l’univers mobile, reportez-vous à la page (anglais) : http://www.w3.org/WAI/mobile/Overview.html • Les référentiels (ou méthodes d’application) découlant de la norme des WCAG 2.0  Le référentiel AccessiWeb (une des méthodes d’application des WCAG 2.0, compatible RGAA), dans sa version 2.2, est disponible à l’adresse :  http://www.accessiweb.org/index.php/accessiweb_2.2_liste_generale.html  Documents AccessiWeb sur HTML et ARIA :  http://www.accessiweb.org/index.php/accessiweb-html5aria-liste-deployee.html  Le RGAA, référentiel pour les services de communication en ligne de l’Etat et des collectivités qui en dépendent (sites publiques) :  https://references.modernisation.gouv.fr/le-wcag-20
  40. 40. Comment créer des documents accessibles • Comment appliquer les WCAG à ce qui n’est pas basé sur du HTML (anglais) : http://www.w3.org/TR/wcag2ict/ • Comment créer un PDF accessible : http://www.pdf-accessible.com/fr/ • Comment créer un document Word accessible : http://office.microsoft.com/fr- fr/word-help/creation-de-documents-word-accessibles-HA101999993.aspx • Comment rendre des présentations accessibles :  En français : http://www.braillenet.org/accessibilite/wcag20/accessible_fr.html  En anglais : http://www.w3.org/WAI/training/accessible.php

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