Traitements phyto en
arboriculture fruitière
    Gérard Chapuis (BayerCropScience) – Xavier
                  Crété (CEHM)...
Le parc matériel (1)

   Une très grande majorité d’appareils à
   jet porté (> 85% du parc):
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Le parc matériel (2)

   Quelques appareils pneumatiques:
     La bouillie est amenée, à basse pression jusqu’à diffuseurs...
Les pratiques (1)

   Volume par hectare
     En général adapté au parcellaire et à la capacité
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Les pratiques (2)

   Réglages
    Bonne maîtrise du respect des volumes
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   Le mode de conduite :Grandes variations du
   mode de conduite des arbres en fonctio...
Les contraintes liées à la culture

   Le mode gobelet :




   Le mode haie fruitière
Les contraintes liées à la culture

   Le volume de végétation varie beaucoup
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Les problèmes rencontrés

  La dérive de pulvérisation
    Des buses à turbulence « classiques » équipent la quasi-
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Les problèmes rencontrés

  La dérive de pulvérisation
    Un arrêté publié en septembre 2006 règlemente l’emploi des
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Des pistes de solutions ?

   Des buses à limitation de dérive
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Des questions subsistent

   Les filets sont-ils réellement efficaces ?
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Des questions subsistent

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Des questions subsistent

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Des débuts de réponse
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Des débuts de réponse

  Des techniques différentes en
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Traitement phyto en arboriculture fruitière

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Vincent Polveche (GIP Pulvés) présente les verrous et les freins, les pistes d'innovations dans le cadre de la problématique de la pulvérisation en arboriculture

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Traitement phyto en arboriculture fruitière

  1. 1. Traitements phyto en arboriculture fruitière Gérard Chapuis (BayerCropScience) – Xavier Crété (CEHM) Présentation: Vincent POLVECHE (GIP Pulvés)
  2. 2. Le parc matériel (1) Une très grande majorité d’appareils à jet porté (> 85% du parc): La bouillie sort de l’appareil par des buses, le plus souvent par un jet conique, à une pression de 10 à 15 bars et est pulsée dans la végétation par un ventilateur qui brasse l’air à moins de 150 km/h.
  3. 3. Le parc matériel (2) Quelques appareils pneumatiques: La bouillie est amenée, à basse pression jusqu’à diffuseurs ou un vent de plus de 300 km/h génère de très fines gouttelettes. Les gouttes généralement plus fines qu’en « jet porté » permettent théoriquement des volumes plus bas.
  4. 4. Les pratiques (1) Volume par hectare En général adapté au parcellaire et à la capacité des cuves pour simplifier le travail, des tendances géographiques sont néanmoins sensibles (habitudes locales et arguments des vendeurs de matériel…) Val de Loire : 300 à 500 litres Sud-ouest : 200 à 1000 litres Sud-est : 500 à 1200 litres
  5. 5. Les pratiques (2) Réglages Bonne maîtrise du respect des volumes désirés et une vitesse moyenne de l’ordre de 6 km/h dans presque tous les cas. - Les « contrôles volontaires » réalisés dans le cadre des organisations de producteurs depuis près de 10 ans ont souvent optimisé les réglages
  6. 6. Les contraintes liées à la culture Le mode de conduite :Grandes variations du mode de conduite des arbres en fonction des espèces et des habitudes… Beaucoup d’arbres à pépins conduits en haie fruitière Les pommiers des Alpes mesurent parfois 5 à 6 mètres de haut, dans d’autres régions ils sont 2 fois moins hauts… Les noyers sont des arbres énormes et la bouillie doit monter à 12 mètres de haut; Les abricotiers sont conduits en gobelet, la végétation forme une voute sous le tracteur.
  7. 7. Les contraintes liées à la culture Le mode gobelet : Le mode haie fruitière
  8. 8. Les contraintes liées à la culture Le volume de végétation varie beaucoup Grandes variations du volume de végétation en fonction de l’âge du verger et de l’époque de l’année (présence de feuilles ou pas…). Les parties à « protéger » sont constituées par les feuilles et les fruits, mais la surface développée à traiter n’est pas la même à chaque application.
  9. 9. Les problèmes rencontrés La dérive de pulvérisation Des buses à turbulence « classiques » équipent la quasi- totalité des appareils à jet porté. Ces buses sont disposées selon une couronne et produisent de très fines gouttelettes. Il y a donc inévitablement des gouttes avec une trajectoire verticale et des embruns susceptibles de sortir de la parcelle en cas de vent latéral..
  10. 10. Les problèmes rencontrés La dérive de pulvérisation Un arrêté publié en septembre 2006 règlemente l’emploi des produits en fonction des risques environnementaux, en particulier pour protéger les cours d’eau. Une zone tampon « non traitée » doit être respectée variable en fonction du degré de toxicité du produit. Pour lutter contre certains insectes, il n’existe pas de produits de substitution et le respect de « zones non traitées » parfois étendues (50m) est impératif. Pour la limiter à 5m l’arboriculteur doit mettre en œuvre un moyen réduisant la dérive par un facteur 3 (mais aucun moyen n’est à ce jour homologué)
  11. 11. Des pistes de solutions ? Des buses à limitation de dérive Des buses à turbulence à injection d’air sont en cours de développement. Leur usage se généralise en grandes cultures. En arboriculture, elles ne sont pratiquement pas utilisées, mais il a été prouvé qu’elles réduisaient la dérive en dehors de la parcelle par un facteur 2 à 2,5. Cela constitue déjà un progrès notable pour l’environnement. D’autre part, certains travaux du CTIFL tendent à indiquer qu’elles augmentent les quantités déposées sur la végétation (ce qui ne tomberait plus au sol ou sortirait de la parcelle arriverait sur la cible…)
  12. 12. Des pistes de solutions ? Des architectures de matériel adaptées Au lieu de travailler avec des buses éloignées de plusieurs mètres de la végétation à traiter, avec un ventilateur qui génère un flux d’air à grande vitesse, et génére un brouillard qui se disperse, il est possible de construire une sorte de rampe qui les rapproche de leur cible et canaliser un flux d’air important à faible vitesse. Des appareils ainsi conçus existent déjà. Leur usage est plus adapté aux vergers en haie fruitière qu’aux gobelets. Evolution des modes de conduite à prévoir ??? …
  13. 13. Des pistes de solutions ? Des aménagements parcellaires Les filets paragrêle semblent limiter la diffusion des gouttelettes en dehors de la parcelle. Des mesures précises de cet effet sont en cours. On peut espérer qu’un filet halt-carpo fonctionne de la même façon, en piégeant ainsi la bouillie dans la parcelle on peut espérer optimiser la dose utile et diminuer d’autant les embruns de dérive. Ce type de filet ne constitue pas un moyen efficace à 100% sur les insectes, mais associé à une lutte chimique mesurée il permet de combiner intelligemment des moyens « alternatifs », si en plus on optimise l’application on gagne sur les 2 tableaux…
  14. 14. Des pistes de solutions ? Des matériels hi-tech ? Une expérimentation réalisée en Espagne avec un prototype capable de moduler les doses et la trajectoire de la bouillie en fonction du volume de végétation (détecté par des capteurs laser et à ultrason) a permis de démontrer qu’on pouvait réduire les doses /ha de 50 % tout en continuant d’appliquer la même dose /cm² sur chaque feuille. On est donc tenté de conclure que 50 % du produit appliqué dans une parcelle arrive finalement au sol, sur les branches, le tronc ou sort de la parcelle… Cela montre la marge de progrès qu’on est en droit d’espérer à travers les techniques d’application pour réduire les doses appliquées à l’ha tout en conservant une bonne efficacité biologique
  15. 15. Des questions subsistent Les filets sont-ils réellement efficaces ? Il existe encore des zones d’ombre à préciser : la quantification de l’effet anti dérive d’un filet paragrêle est soumis à des tests complémentaires fastidieux (en cours)… Les effets du filet alt’carpo sur l’application d’un fongicide n’ont pas encore été mesurés…
  16. 16. Des questions subsistent Le coût des investissements ? Le prix qu’un arboriculteur est prêt à consacrer à un pulvérisateur « intelligent » ou à des aménagements est une inconnue lourde de conséquence pour qu’un constructeur de machines agricoles passe du stade « recherche » au « développement. En pleine crise de la filière avec des pommes à 0,14 € /kg, la question mérite d’être évoquée…
  17. 17. Des questions subsistent Les buses anti-dérive restent-elles efficaces ? Les arboriculteurs ne passent que très difficilement aux buses à injection d’air. Ils craignent un baisse d’efficacité des traitements et reprochent à ces buses de devoir travailler « en aveugle » (plus d’embruns, on ne voit plus si une buse se bouche…) C’est en définissant clairement les limites d’emploi des buses à injection d’air (probablement lié au volume/ha et au produit concerné…) qu’on rassurera les arboriculteurs pour généraliser leur emploi
  18. 18. Des débuts de réponse Essai d’efficacité des buse à réduction de dérive sur la tavelure du pommier réalisé au CEHM en 2008 2 types de buses x 2 solutions chimiques x 2 modes d’application ATR orange TVI jaunes ATR orange ATR orange 10 bars 9 bars 12 bars 12 bars Modalités 1 seule 1 seule face traitée face traitée X2 540 l/ha 540 l/ha 290 l/ha 580 l/ha captane T1 T3 T5 T7 captane + T2 T4 T6 T8 trifloxystrobine
  19. 19. Des débuts de réponse Des techniques différentes en situation réelle
  20. 20. Des débuts de réponse Fruits tavelés par arbre au 05 juin 08 Les résultats 150 Fréquence sur feuilles au 20 mai 2008 Nombre de fruits tachés par arbre 120 15% 87 84 Nb feuilles avec tache / Nb feuilles total 90 10% 60 9,0% 38 39 7,5% 30 5% 3,8% 3,7% 0 captane capt+strobi captane capt+strobi ATR TVI 0% captane capt+strobi captane capt+strobi ATR TVI Pas de différences !!!
  21. 21. Conclusions Concilier les exigences environnementales, la protection sanitaire du verger et les impératifs économiques peut sembler parfois une gageure… Mais des solutions réalistes semblent apparaître, et des validations sont encore à produire Il convient dans tous les cas de prendre en compte les spécificités de chaque système cultural car la « solution universelle » n’existe pas !

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