Table ronde : Financement de la rénovation 
du parc privé de logement 
Service porté par :
• Etat des lieux en 2014 
– Des objectifs nationaux de rénovation ambitieux : 
500 000 logements par an rénovés BBC 
– Ne pas faire des travaux d'économie d'énergie à moitié, 
sous peine d'avoir à réintervenir sur ces logements 
– Les territoires travaillent sur les outils pour ateindre ces 
objectifs : plates-formes de la rénovation 
– Aujourd'hui 2,4 M de logements/an recoivent dès travaux 
en lien avec l'énergie. 100 000 visent une performance 
correcte. Environ 10 000 ateignent le niveau BBC.
• Le logement « type » rencontré : 
– Murs partiellement voire pas du tout isolés 
– Double vitrage ancien/Simple vitrage 
– Plancher bas non isolé 
– Toiture moyennement isolée 
– Chaudière 10 à 20 ans. 
– Pas de VMC 
– Facture de chauffage: 2000 €/an
C'est quoi une 
rénovation performante ? 
• Montant des travaux d'économie d'énergie à réaliser : 
environ 45 000 € 
– 15000 € isolation extérieure 
– 2500 € isolation sous dalle 
– 4500 € chaudière performante 
– 8000 € fenêtres 
– 2500 € isolation combles 
– 3500 € de menus travaux 
– 5000 € divers (Maîtrise d'oeuvre...) 
La réalisation de ces travaux permet d'aboutir dans une grande 
majorité de cas au niveau de performance « bâtiment basse 
consommation »
Est-ce rentable ? Puis-je le financer ? 
Quelles sont mes aides ? 
• ASE modeste : 35 % de 20 000 € • ASE très 
modeste : 40 à 
50 % de 20000 € • « Mon plombier m'a parlé 
• Prêt à taux bonifié 
d'une prime GDF... » 
• Prime Habitez • Prime « Hollande » : 1350 € 
mieux : 4000 € 
• Région Rhône Alpes : 
3000 à 9000 € 
• Prêt à taux zéro : 20 000 à 30 
000 € à 0 % sur 15 ans 
• CG69 : 500 à 1000 € 
• Certificat d'économie 
d'énergie : 5% 
• Crédit d'impôt : 4800 € 
• « Il paraitrait que Leclerc 
aussi donne des sous... ? »
Mais difficile de s'y retrouver... 
Critère 
techniques à 
valider 
(non exhaustif) 
Crédit d’impôt Eco PTZ Prime 1350 € CEE ANAH Départemen 
t Rhône 
Région Rhône 
Alpes 1000 RBE 
Isolation 
murs 
R>3,7 R>2,8 R>3,7 R>2,8 R>2,3 R>4 
Ecomatériau 
x 
R> 4,5 
Isolation 
combles 
aménagé 
es 
R> 6 R>4 R> 6 R>5 R>4 R>7 
Ecomatériau 
x 
R>7,5 (Isolation 
extérieure) 
Poêle à 
granulé 
[Rendement ≥ 70 
% et un indice de 
performance 
environnementale 
≤2 
Rendeme 
nt> 70 % 
[Rendement ≥ 
70 % et un 
indice de 
performance 
environnementa 
le ≤2 
Rendeme 
nt >70 % 
N/A N/A N/A 
Changem 
ent 
fenêtres 
-Uw ≤ 1,7 W/m².K 
et Sw ≥ 0,36 et 
Ug ≤ 1,1 W/m².K 
Uw ≤ 1,8 
W / 
(m².K) 
-Uw ≤ 1,7 
W/m².K et Sw ≥ 
0,36 et Ug ≤ 1,1 
W/m².K 
Uw<,18 Uw ≤ 2,3 N/A U<1,7 W/m².K 
Critères 
généraux 
Logement >2 ans Logemen 
t <1990 
Logement >2 
ans 
Conditions 
ressources 
Non cumulable 
ANAH 
Non 
cumulable 
ANAH 
Logement 
>15 ans 
Pas de 
PTZ<5ans 
Conditions 
ressources 
Gain 25 % 
sur étiquette 
énergie 
après 
travaux 
Ressources Logement< 2000 
Rénovation de 
niveau BBC
• De nombreux points à vérifier : 
– Votre artisan est-il bien RGE ? 
– Vos fenêtres ont elles bien un Uw<1,3 et Sw>0,3 OU Uw<1,7 et Sw>0,36 ? Est bien marqué 
sur le devis ? 
– Remplacez vous plus de 50 % de la surface de vos fenêtres ? 
– La main d'oeuvre est bien séparée de la fourniture 
– Votre maison a plus de 2 ans est antérieure à 1990, a plus de 15 ans ? 
– Vous avez déjà obtenu un prêt à taux zéro ? 
– Les travaux vont ils réaliser 25 % d'économie d'énergie ? 
– Le demande d'aide est bien formulée par le propriétaire légale du logement ? 
– Le niveau de ressources du ménage au cours des 2 dernières années ? 
– Obtention de crédit d'impôt les années précédentes ? 
– Puis-je cumuler telle et telle aide ? 
– ….
« Tout ça m'a l'air bien compliqué, je vais 
plutôt changer ma chaudière... » 
• Et pendant ce temps... … le prix du gaz augmente de 6 %/an 
• Un ménage qui payait 1100 € de gaz en 2004 en paye 2000 € aujourd'hui. Le 
pouvoir d'achat ne suit malheureusement pas...
• La réalisation d'une rénovation BBC (objectif 50 kWh/m2) avec une 
chaudière performante, permet de ramener la facture de chaufage 
à 400-500 €/an
• Ces travaux peuvent être financés par du prêt à taux zéro sur 15 ans et un 
prêt complémentaire sur 12 ans 
• Surcoût moyen sur 5 ans : 110 €/mois pour le ménage => c'est beaucoup
• En optimisant les aides financières, ce ménage avec son projet 
ambitieux peut collecter 10 000 € d'aides (hors anah) 
• Surcoût moyen sur 5 ans : 30 €/mois pour le ménage => inférieur au 
budget téléphonie moyen des ménages !
• Pour des ménages modestes, on pourrait aller chercher jusqu'à 
25000 € d'aides => le projet devient très rentable
• Dans un monde idéal, un prêt bancaire à 1,5 % sur 20 ans 
permetrait aisément de financer de la rénovation lourde 
performante 
Avec 4000 € d'aides directes seulement, le surcoût moyen sur 5 ans est de 23 
€/mois.
Et si la rénovation n'est pas si performante ? Si le ménage en 
profite pour se chaufer à 22° au lieu de 20, si les travaux 
coûtent un peu plus cher ou peu moins cher ? Cela ne 
changera pas le raisonnement fondamentalement : 
– Si la rénovation abouti à des consommations de 80 kWh/m2 au lieu de 
50, le surcoût de la rénovation avec du prêt longue durée passe de 23 
€/mois à 43 €/mois 
– Les simulations précédentes sont réalisées avec une augmentation du 
prix de l'énergie de +4 %/an. Si l'énergie augmente de 6 %/an -comme 
c'est le cas actuellement- le surcoût passe à 33€/mois 
Simulez tous les cas de figures sur : 
www.ecorenover.org
En conclusion 
• A long terme : des prêts longue durée à faible taux (1 à 2 %) sur 20 ans, 
attribués au logement, seraient des leviers majeurs et éviteraient de 
mobiliser des aides financières directes (voir actions BPCE /Région Bourgogne ou 
Le Service Public de l'efficacité énergétique en Picardie) 
• Les dispositifs de soutien financiers actuels sont suffisants pour justifier 
la rentabilité économique de nombreuses opérations de rénovation (mais 
pas toutes, la Réno à basse consommation doit encore être soutenue car ça n'est pas 
encore un réflexe ni pour les professionnels ni pour les maîtres d'ouvrage). En 
revanche leur complexité & leur manque de visibilité empêche leur 
déploiement à grande échelle. 
• A moyen terme, l'homogénéisation les dispositifs d'aides et de prêts 
(critères techniques et traitement administratif des dossiers) est 
souhaitable. Ceci nécessiterait une délégation des aides publiques : sujet complexe mais les 
expériences passées sont nombreuses : voir notamment chèque énergie pour les CESI ou chaudières 
bois dans de nombreuses régions...
En conclusion 
• A court terme, il faudra se contenter d'apporter l'ingénierie pour assurer 
l'intégralité du montage administratif et financier du projet et de 
garantir leur validité pour l'ensemble des financeurs => les futures 
plateformes de la rénovation ? 
Atention néanmoins au coûts nécessaires de cet accompagnement, qui pourraient à 
moyen terme empêcher la massification de la rénovation à basse consommation. On 
estime aujourd'hui, pour accompagner un maître d'ouvrage à survivre dans cete jungle 
administrative (hors maîtrise d'oeuvre) un coût de 1 000 € par projet environ. 
Indispensable pour les publics en grande précarité, cet accompagnement doit pouvoir 
être réduit au minimum pour la grande majorité de la population capable de passer à 
l'acte mais effrayer par les démarches.
Service porté par :

1.hespul

  • 1.
    Table ronde :Financement de la rénovation du parc privé de logement Service porté par :
  • 2.
    • Etat deslieux en 2014 – Des objectifs nationaux de rénovation ambitieux : 500 000 logements par an rénovés BBC – Ne pas faire des travaux d'économie d'énergie à moitié, sous peine d'avoir à réintervenir sur ces logements – Les territoires travaillent sur les outils pour ateindre ces objectifs : plates-formes de la rénovation – Aujourd'hui 2,4 M de logements/an recoivent dès travaux en lien avec l'énergie. 100 000 visent une performance correcte. Environ 10 000 ateignent le niveau BBC.
  • 3.
    • Le logement« type » rencontré : – Murs partiellement voire pas du tout isolés – Double vitrage ancien/Simple vitrage – Plancher bas non isolé – Toiture moyennement isolée – Chaudière 10 à 20 ans. – Pas de VMC – Facture de chauffage: 2000 €/an
  • 4.
    C'est quoi une rénovation performante ? • Montant des travaux d'économie d'énergie à réaliser : environ 45 000 € – 15000 € isolation extérieure – 2500 € isolation sous dalle – 4500 € chaudière performante – 8000 € fenêtres – 2500 € isolation combles – 3500 € de menus travaux – 5000 € divers (Maîtrise d'oeuvre...) La réalisation de ces travaux permet d'aboutir dans une grande majorité de cas au niveau de performance « bâtiment basse consommation »
  • 5.
    Est-ce rentable ?Puis-je le financer ? Quelles sont mes aides ? • ASE modeste : 35 % de 20 000 € • ASE très modeste : 40 à 50 % de 20000 € • « Mon plombier m'a parlé • Prêt à taux bonifié d'une prime GDF... » • Prime Habitez • Prime « Hollande » : 1350 € mieux : 4000 € • Région Rhône Alpes : 3000 à 9000 € • Prêt à taux zéro : 20 000 à 30 000 € à 0 % sur 15 ans • CG69 : 500 à 1000 € • Certificat d'économie d'énergie : 5% • Crédit d'impôt : 4800 € • « Il paraitrait que Leclerc aussi donne des sous... ? »
  • 6.
    Mais difficile des'y retrouver... Critère techniques à valider (non exhaustif) Crédit d’impôt Eco PTZ Prime 1350 € CEE ANAH Départemen t Rhône Région Rhône Alpes 1000 RBE Isolation murs R>3,7 R>2,8 R>3,7 R>2,8 R>2,3 R>4 Ecomatériau x R> 4,5 Isolation combles aménagé es R> 6 R>4 R> 6 R>5 R>4 R>7 Ecomatériau x R>7,5 (Isolation extérieure) Poêle à granulé [Rendement ≥ 70 % et un indice de performance environnementale ≤2 Rendeme nt> 70 % [Rendement ≥ 70 % et un indice de performance environnementa le ≤2 Rendeme nt >70 % N/A N/A N/A Changem ent fenêtres -Uw ≤ 1,7 W/m².K et Sw ≥ 0,36 et Ug ≤ 1,1 W/m².K Uw ≤ 1,8 W / (m².K) -Uw ≤ 1,7 W/m².K et Sw ≥ 0,36 et Ug ≤ 1,1 W/m².K Uw<,18 Uw ≤ 2,3 N/A U<1,7 W/m².K Critères généraux Logement >2 ans Logemen t <1990 Logement >2 ans Conditions ressources Non cumulable ANAH Non cumulable ANAH Logement >15 ans Pas de PTZ<5ans Conditions ressources Gain 25 % sur étiquette énergie après travaux Ressources Logement< 2000 Rénovation de niveau BBC
  • 7.
    • De nombreuxpoints à vérifier : – Votre artisan est-il bien RGE ? – Vos fenêtres ont elles bien un Uw<1,3 et Sw>0,3 OU Uw<1,7 et Sw>0,36 ? Est bien marqué sur le devis ? – Remplacez vous plus de 50 % de la surface de vos fenêtres ? – La main d'oeuvre est bien séparée de la fourniture – Votre maison a plus de 2 ans est antérieure à 1990, a plus de 15 ans ? – Vous avez déjà obtenu un prêt à taux zéro ? – Les travaux vont ils réaliser 25 % d'économie d'énergie ? – Le demande d'aide est bien formulée par le propriétaire légale du logement ? – Le niveau de ressources du ménage au cours des 2 dernières années ? – Obtention de crédit d'impôt les années précédentes ? – Puis-je cumuler telle et telle aide ? – ….
  • 8.
    « Tout çam'a l'air bien compliqué, je vais plutôt changer ma chaudière... » • Et pendant ce temps... … le prix du gaz augmente de 6 %/an • Un ménage qui payait 1100 € de gaz en 2004 en paye 2000 € aujourd'hui. Le pouvoir d'achat ne suit malheureusement pas...
  • 9.
    • La réalisationd'une rénovation BBC (objectif 50 kWh/m2) avec une chaudière performante, permet de ramener la facture de chaufage à 400-500 €/an
  • 10.
    • Ces travauxpeuvent être financés par du prêt à taux zéro sur 15 ans et un prêt complémentaire sur 12 ans • Surcoût moyen sur 5 ans : 110 €/mois pour le ménage => c'est beaucoup
  • 11.
    • En optimisantles aides financières, ce ménage avec son projet ambitieux peut collecter 10 000 € d'aides (hors anah) • Surcoût moyen sur 5 ans : 30 €/mois pour le ménage => inférieur au budget téléphonie moyen des ménages !
  • 12.
    • Pour desménages modestes, on pourrait aller chercher jusqu'à 25000 € d'aides => le projet devient très rentable
  • 13.
    • Dans unmonde idéal, un prêt bancaire à 1,5 % sur 20 ans permetrait aisément de financer de la rénovation lourde performante Avec 4000 € d'aides directes seulement, le surcoût moyen sur 5 ans est de 23 €/mois.
  • 14.
    Et si larénovation n'est pas si performante ? Si le ménage en profite pour se chaufer à 22° au lieu de 20, si les travaux coûtent un peu plus cher ou peu moins cher ? Cela ne changera pas le raisonnement fondamentalement : – Si la rénovation abouti à des consommations de 80 kWh/m2 au lieu de 50, le surcoût de la rénovation avec du prêt longue durée passe de 23 €/mois à 43 €/mois – Les simulations précédentes sont réalisées avec une augmentation du prix de l'énergie de +4 %/an. Si l'énergie augmente de 6 %/an -comme c'est le cas actuellement- le surcoût passe à 33€/mois Simulez tous les cas de figures sur : www.ecorenover.org
  • 15.
    En conclusion •A long terme : des prêts longue durée à faible taux (1 à 2 %) sur 20 ans, attribués au logement, seraient des leviers majeurs et éviteraient de mobiliser des aides financières directes (voir actions BPCE /Région Bourgogne ou Le Service Public de l'efficacité énergétique en Picardie) • Les dispositifs de soutien financiers actuels sont suffisants pour justifier la rentabilité économique de nombreuses opérations de rénovation (mais pas toutes, la Réno à basse consommation doit encore être soutenue car ça n'est pas encore un réflexe ni pour les professionnels ni pour les maîtres d'ouvrage). En revanche leur complexité & leur manque de visibilité empêche leur déploiement à grande échelle. • A moyen terme, l'homogénéisation les dispositifs d'aides et de prêts (critères techniques et traitement administratif des dossiers) est souhaitable. Ceci nécessiterait une délégation des aides publiques : sujet complexe mais les expériences passées sont nombreuses : voir notamment chèque énergie pour les CESI ou chaudières bois dans de nombreuses régions...
  • 16.
    En conclusion •A court terme, il faudra se contenter d'apporter l'ingénierie pour assurer l'intégralité du montage administratif et financier du projet et de garantir leur validité pour l'ensemble des financeurs => les futures plateformes de la rénovation ? Atention néanmoins au coûts nécessaires de cet accompagnement, qui pourraient à moyen terme empêcher la massification de la rénovation à basse consommation. On estime aujourd'hui, pour accompagner un maître d'ouvrage à survivre dans cete jungle administrative (hors maîtrise d'oeuvre) un coût de 1 000 € par projet environ. Indispensable pour les publics en grande précarité, cet accompagnement doit pouvoir être réduit au minimum pour la grande majorité de la population capable de passer à l'acte mais effrayer par les démarches.
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