Présentation à l ’Ecole Supérieure de Banque
Alger, le 28 avril 2002
Séance 2 :
Analyse macroéconomique,
quelques rappels
Par :
Koceila MAAMES
Economiste Afrique et Moyen Orient
Email : koceila.maames@free.fr
2
• Rappel des principales variables macroéconomiques
 Les variables d’analyse des équilibres internes
 Les variables d’analyse des équilibres externes
• Politique monétaire et politique budgétaire
 Élaboration des politiques budgétaires
 Les instruments de politique monétaire
 Quelles combinaisons pour quels effets ?
• Un point clé : le choix du régime de change
 Les différents régimes de change
 Avantages et inconvénients
Plan de la présentation
3
• Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Le PIB représente la somme des valeurs ajoutées crées par
l’ensemble des agents économiques résidents
Valorisé en monnaie locale ou en dollar, le PIB fournit une
indication, internationalement, comparable sur la taille
économique d’un pays
• Le taux de croissance du PIB
Le taux de croissance du PIB mesure le rythme de
progression de la richesse nationale produite par un pays
En fonction du degré d’ouverture d’une économie, de sa
structure productive, de son profil de consommation, la
croissance peut être tirée par de nombreux facteurs
I) Quelques variables macroéconomiques
I.a) Les variables d’équilibre interne
4
• Le taux d’inflation
Le taux d’inflation se définit comme le rythme de
variation des prix, à la production, à la consommation…
Le calcul de ce taux est effectué grâce à la
construction d’indices des prix (CPI, PPI, WPI…) pondérés
• Le taux d’intérêt
Le taux d’intérêt représente le coût du loyer de l’argent
ou le coût d’accès à la ressource financière pour un
agent économique (entreprises, ménages, État)
Le coût de de la ressource financière est une fonction
croissante de l’horizon temporel des emprunts et de la
rareté de la liquidité
I) Quelques variables macroéconomiques
I.a) Les variables d’équilibre interne
5
• Le solde budgétaire
Le solde budgétaire représente la différence entre les
recettes et les dépenses incluses dans le budget de
fonctionnement de l’État.
Le niveau de cette variable est exprimé soit en
monnaie locale soit en pourcentage du PIB
• La dette publique
En cas de multiplication des déficit budgétaires, l’État
accumule une dette publique qu’il peut financer soit
en monnaie locale (dette publique interne), soit en devises
(dette publique externe)
Comme le déficit budgétaire, le niveau de la dette
publique peut être exprimé soit en monnaie locale soit en
pourcentage du PIB
I) Quelques variables macroéconomiques
I.a) Les variables d’équilibre interne
6
• Le taux de change nominal
Le taux de change nominal désigne le prix d’une monnaie
exprimé dans une autre monnaie
Le taux de change peut être exprimé soit au certain (nombre
d’unité de la devise nationale pour une unité de devise
étrangère) soit à l’incertain
• Le taux de change réel
Le taux de change réel entre la devise A et la devise B est
le taux de change nominal entre ces deux monnaies,
corrigé du différentiel d’inflation entre les deux pays
L’évolution du taux de change réel est un indicateur de
l’évolution de la compétitivité prix des exportations
I) Quelques variables macroéconomiques
I.b) Les variables d’équilibre externe
7
I) Quelques variables macroéconomiques
I.b) Les variables d’équilibre externe
Solde Commercial
 Ce solde se calcul par la différence entre
exportations et Importations de biens
 La somme des importations et des
exportations rapporté au PIB est un indicateur
du degré d’ouverture de économie
8
I) Quelques variables macroéconomiques
I.b) Les variables d’équilibre externe
Solde des invisibles
C’est la somme des soldes des opérations avec
l’extérieur ne donnant pas lieu à un mouvement de
marchandise :
 Échanges de services
 Revenus du tourisme
 Transferts privés des expatriés
 Transferts publics
 Rapatriement des dividendes
 Remboursement des intérêts sur la dette extérieurs
9
I) Quelques variables macroéconomiques
I.b) Les variables d’équilibre externe
Solde Courant
= Solde commercial + Solde des invisibles
Le solde courant représente le solde des flux
annuels entre résidents et non-résidants d’un pays
Il peut être exprimé en monnaie locale, en
devise ou en pourcentage du PIB
10
I) Quelques variables macroéconomiques
I.b) Les variables d’équilibre externe
•Le besoin de financement extérieur …
Les pays consacrent prioritairement leurs
excédents courants au remboursement de leurs
dette extérieure (amortissement du principal)
Si le solde courant est courant est inférieur au
service de la dette exigible en principal, le pays
est en situation de besoin de financement extérieur
11
I) Quelques variables macroéconomiques
I.b) Les variables d’équilibre externe
•… et sa couverture
Pour couvrir ce besoin de financement extérieur, un
pays peut compter sur :
I) Les flux d’investissements directs étrangers
II) Les flux d’investissement indirects
III) Le recours à de nouveaux emprunts
IV) La ponction de ses réserves en devises
Si un pays est en position d’excédent de financement
extérieur, cette situation se traduit par une hausse des
réserves en devises
12
II) Politique budgétaire et politique monétaire
II.a) Les composantes du Budget de l’État
• Côté recettes
Les recettes de l’État sont essentiellement constituées
des revenus de la fiscalité : impôt, taxes, droits de
douane
Parfois, l’État peut également compter sur les recettes
de privatisation générée à la suite de la cession
d’entreprises publique
Dans le cas de certain pays, la la structure des recettes
est dominée par la part prépondérante des revenus de
la fiscalité pétrolière ou des droits de douane
13
II) Politique budgétaire et politique monétaire
II.a) Les composantes du Budget de l’État
• Côté dépenses
Les dépenses courantes, ainsi dénommées en raison
de leur caractère récurrent, constituent la part la plus
importante.
Celles ci sont constituées des traitements des
fonctionnaires, des budgets de fonctionnement de l’État et
des services publics (hôpitaux, écoles, universités) et
des remboursements des intérêts sur la dette publique
Les dépenses d’investissement constituent l’autre
pondant des dépenses publiques. Celles ci représentent
les frais engager par l’État pour le financement des
infrastructures (routes, électrification, logements sociaux…
14
II) Politique budgétaire et politique monétaire
II.b) Les instruments de politique monétaire
La politique monétaire vise essentiellement à juguler le niveau
de la liquidité ou de la masse monétaire en circulation. Ses
principaux instruments sont au nombre de trois :
• L’encadrement du crédit
La Banque centrale définit des quotas de crédits à
l’économie réparti sur les banques commerciales
• Les réserves obligatoires
Pour tout crédit consenti, une banque commerciale bloque
un pourcentage de son montant à la Banque centrale
• Les opérations d’Open market
En fixant un taux d’intérêt à court terme, la Banque centrale
commerciales jugule le niveau de la liquidité sur le marché
15
II) Politique budgétaire et politique monétaire
II.c) Quelle combinaison pour quels effets ?
• Effets d’une politique budgétaire expansionniste
Une politique budgétaire expansionniste (progression des
dépenses durablement supérieure à celle des recettes)
peut, sous certaines conditions, stimuler la croissance
Mais une politique budgétaire expansionniste peut avoir des
conséquences multiples :
I) Tensions inflationnistes
II) Mobilisation de l’épargne disponible pour fiancer les
déficits (effet d’éviction)
III) Renchérissement du coût de financement de l’État
IV) Progression non soutenable de la dette publique
V) Nécessité de maintenir des taux d’intérêt élevés qui
pénalisent l’activité économique
16
II) Politique budgétaire et politique monétaire
II.c) Quelle combinaison pour quels effets ?
• La politique monétaire : pondant de la politique budgétaire
Pour contrebalancer les effets d’une politique budgétaire
expansionniste, les autorités peuvent mettre en place une
politique monétaire restrictive (Policy-mix)
Les théories monétaristes considèrent que l’inflation est un
phénomène purement monétaire
Équation de Fisher
pT = MV
T étant indépendant de M et V étant constante, toute
augmentation de la masse monétaire se traduirait par une
hausse des prix
Les prix
Volume des
transactions
Masse
monétaire
Vitesse de
circulation de
la monnaie
17
II) Politique budgétaire et politique monétaire
II.c) Quelle combinaison pour quels effets ?
• Les autres effets de la politique monétaire
Dans la mise en œuvre de sa politique monétaire, la Banque
centrale détermine le niveau des taux d’intérêt en fonction
de :
I) Un objectif de ciblage de l’inflation (Banque
centrale européenne)
II) Un objectif de stimulation de la croissance
(Banque centrale américaine)
S’il contraint la croissance, le maintien de taux d’intérêts
élevés peut favoriser les entrées de capitaux étrangers à la
recherche d’une rémunération plus élevée
En fonction de la nature du régime de change en place, la
politique monétaire peut avoir des effets contrastés
18
III) Le choix du régime de change
III.a) Les différents régimes de change
•Le régime de change fixe
Dans ce cas de figure, la monnaie nationale est
ancrée à une devise ou à un panier de devises avec
une parité fixe
Cette parité est assurée grâce aux interventions
de la Banque centrale sur le marché des changes
La Banque centrale intervient en faisant varier ses
réserves de change. Elle achète ou vend des
devises) pour défendre l’ancrage affiché
19
III) Le choix du régime de change
III.a) Les différents régimes de change
•Le currency board
Le currency board est un cas particulier de régime de
change fixe. Il combine fixité du change à une devise de
référence et une contrainte sur la règle d’amission
monétaire
En stock, les réserves en devises évaluées au taux de
change fixe en vigueur doivent couvrir la masse
monétaire en billets
En flux, il n’y a création monétaire que dans le cas
d’une hausse équivalente des réserves en devises. Il n’ y
a donc pas de politique monétaire autonome.
20
III) Le choix du régime de change
III.a) Les différents régimes de change
•Les régimes de change flexibles
Ils peuvent présenter différents degré de flexibilité :
I) Un ancrage réel avec un taux de change qui
se déprécie du différentiel d’inflation avec le
pays de la devise d’ancrage
II) Une dévaluation rampante (Crawling peg).
Dans ce cas de figure, les autorité affichent
un objectif de change cible et interviennent, au
besoin, pour l’atteindre
III) Une bande de fluctuation autour d’une parité
centrale fixe. La Banque centrale intervient
avec ses réserves de change pour maintenir le
taux de change à l’intérieur de la bande cible.
21
III) Le choix du régime de change
III.a) Les différents régimes de change
•Le régime de change flottant
Dans le cas d’un flottement pur, les fluctuations
du taux de change reflètent fidèlement les forces du
marché
En théorie, il n’y a pas d’interventions de la
Banque centrale. A cet égard, les réserves en
devises restent stables
En pratique, la Banque centrale peut être amenée
à intervenir, notamment dans les cas où sa monnaie
est l’objet d’attaques spéculatives
22
III) Le choix du régime de change
III.b) Que choisir ?
•Apologie de l’ancrage
L’ancrage du taux de change est un
instrument efficace de désinflation. Quand
l’inflation est forte :
I) Via les importations, il stabilise le
prix des intrants
II) Via les anticipations, il « ancre » les
prix internes qui avaient tendance à
s’indexer sur le taux de change
l’ancrage donne de la crédibilité à des
banques centrales qui veulent prouver aux
investisseurs leur caractère vertueux
23
III) Le choix du régime de change
III.b) Que choisir ?
•Les limites de l’ancrage « mou » (soft peg)
Un ancrage prolongé est dangereux car il conduit
à une appréciation réelle insoutenable de la
monnaie.
Cette appréciation nuit à la compétitivité des
exportations et peut conduire à une dégradation de la
balance courante
La fixité du change conduit à des comportements
de prise de risque de change accrue des acteurs
privés (endettement en devises)
24
III) Le choix du régime de change
III.b) Que choisir ?
• Vers une multiplication des solutions en coin
les crises de change à répétition dans les pays
émergents ont montré les dangers de maintien prolongé
d’un régime de change fixe
Depuis la fin des années 1990, les économies
émergentes tournent le dos aux ancrages « mous »
(soft peg)
Ces pays adoptent plutôt des des solutions dites
« en coin » :
I) Ancrages « durs » type currency board
II) Flottement pur

Analyse macro économique: quelques rappels

  • 1.
    Présentation à l’Ecole Supérieure de Banque Alger, le 28 avril 2002 Séance 2 : Analyse macroéconomique, quelques rappels Par : Koceila MAAMES Economiste Afrique et Moyen Orient Email : koceila.maames@free.fr
  • 2.
    2 • Rappel desprincipales variables macroéconomiques  Les variables d’analyse des équilibres internes  Les variables d’analyse des équilibres externes • Politique monétaire et politique budgétaire  Élaboration des politiques budgétaires  Les instruments de politique monétaire  Quelles combinaisons pour quels effets ? • Un point clé : le choix du régime de change  Les différents régimes de change  Avantages et inconvénients Plan de la présentation
  • 3.
    3 • Le ProduitIntérieur Brut (PIB) Le PIB représente la somme des valeurs ajoutées crées par l’ensemble des agents économiques résidents Valorisé en monnaie locale ou en dollar, le PIB fournit une indication, internationalement, comparable sur la taille économique d’un pays • Le taux de croissance du PIB Le taux de croissance du PIB mesure le rythme de progression de la richesse nationale produite par un pays En fonction du degré d’ouverture d’une économie, de sa structure productive, de son profil de consommation, la croissance peut être tirée par de nombreux facteurs I) Quelques variables macroéconomiques I.a) Les variables d’équilibre interne
  • 4.
    4 • Le tauxd’inflation Le taux d’inflation se définit comme le rythme de variation des prix, à la production, à la consommation… Le calcul de ce taux est effectué grâce à la construction d’indices des prix (CPI, PPI, WPI…) pondérés • Le taux d’intérêt Le taux d’intérêt représente le coût du loyer de l’argent ou le coût d’accès à la ressource financière pour un agent économique (entreprises, ménages, État) Le coût de de la ressource financière est une fonction croissante de l’horizon temporel des emprunts et de la rareté de la liquidité I) Quelques variables macroéconomiques I.a) Les variables d’équilibre interne
  • 5.
    5 • Le soldebudgétaire Le solde budgétaire représente la différence entre les recettes et les dépenses incluses dans le budget de fonctionnement de l’État. Le niveau de cette variable est exprimé soit en monnaie locale soit en pourcentage du PIB • La dette publique En cas de multiplication des déficit budgétaires, l’État accumule une dette publique qu’il peut financer soit en monnaie locale (dette publique interne), soit en devises (dette publique externe) Comme le déficit budgétaire, le niveau de la dette publique peut être exprimé soit en monnaie locale soit en pourcentage du PIB I) Quelques variables macroéconomiques I.a) Les variables d’équilibre interne
  • 6.
    6 • Le tauxde change nominal Le taux de change nominal désigne le prix d’une monnaie exprimé dans une autre monnaie Le taux de change peut être exprimé soit au certain (nombre d’unité de la devise nationale pour une unité de devise étrangère) soit à l’incertain • Le taux de change réel Le taux de change réel entre la devise A et la devise B est le taux de change nominal entre ces deux monnaies, corrigé du différentiel d’inflation entre les deux pays L’évolution du taux de change réel est un indicateur de l’évolution de la compétitivité prix des exportations I) Quelques variables macroéconomiques I.b) Les variables d’équilibre externe
  • 7.
    7 I) Quelques variablesmacroéconomiques I.b) Les variables d’équilibre externe Solde Commercial  Ce solde se calcul par la différence entre exportations et Importations de biens  La somme des importations et des exportations rapporté au PIB est un indicateur du degré d’ouverture de économie
  • 8.
    8 I) Quelques variablesmacroéconomiques I.b) Les variables d’équilibre externe Solde des invisibles C’est la somme des soldes des opérations avec l’extérieur ne donnant pas lieu à un mouvement de marchandise :  Échanges de services  Revenus du tourisme  Transferts privés des expatriés  Transferts publics  Rapatriement des dividendes  Remboursement des intérêts sur la dette extérieurs
  • 9.
    9 I) Quelques variablesmacroéconomiques I.b) Les variables d’équilibre externe Solde Courant = Solde commercial + Solde des invisibles Le solde courant représente le solde des flux annuels entre résidents et non-résidants d’un pays Il peut être exprimé en monnaie locale, en devise ou en pourcentage du PIB
  • 10.
    10 I) Quelques variablesmacroéconomiques I.b) Les variables d’équilibre externe •Le besoin de financement extérieur … Les pays consacrent prioritairement leurs excédents courants au remboursement de leurs dette extérieure (amortissement du principal) Si le solde courant est courant est inférieur au service de la dette exigible en principal, le pays est en situation de besoin de financement extérieur
  • 11.
    11 I) Quelques variablesmacroéconomiques I.b) Les variables d’équilibre externe •… et sa couverture Pour couvrir ce besoin de financement extérieur, un pays peut compter sur : I) Les flux d’investissements directs étrangers II) Les flux d’investissement indirects III) Le recours à de nouveaux emprunts IV) La ponction de ses réserves en devises Si un pays est en position d’excédent de financement extérieur, cette situation se traduit par une hausse des réserves en devises
  • 12.
    12 II) Politique budgétaireet politique monétaire II.a) Les composantes du Budget de l’État • Côté recettes Les recettes de l’État sont essentiellement constituées des revenus de la fiscalité : impôt, taxes, droits de douane Parfois, l’État peut également compter sur les recettes de privatisation générée à la suite de la cession d’entreprises publique Dans le cas de certain pays, la la structure des recettes est dominée par la part prépondérante des revenus de la fiscalité pétrolière ou des droits de douane
  • 13.
    13 II) Politique budgétaireet politique monétaire II.a) Les composantes du Budget de l’État • Côté dépenses Les dépenses courantes, ainsi dénommées en raison de leur caractère récurrent, constituent la part la plus importante. Celles ci sont constituées des traitements des fonctionnaires, des budgets de fonctionnement de l’État et des services publics (hôpitaux, écoles, universités) et des remboursements des intérêts sur la dette publique Les dépenses d’investissement constituent l’autre pondant des dépenses publiques. Celles ci représentent les frais engager par l’État pour le financement des infrastructures (routes, électrification, logements sociaux…
  • 14.
    14 II) Politique budgétaireet politique monétaire II.b) Les instruments de politique monétaire La politique monétaire vise essentiellement à juguler le niveau de la liquidité ou de la masse monétaire en circulation. Ses principaux instruments sont au nombre de trois : • L’encadrement du crédit La Banque centrale définit des quotas de crédits à l’économie réparti sur les banques commerciales • Les réserves obligatoires Pour tout crédit consenti, une banque commerciale bloque un pourcentage de son montant à la Banque centrale • Les opérations d’Open market En fixant un taux d’intérêt à court terme, la Banque centrale commerciales jugule le niveau de la liquidité sur le marché
  • 15.
    15 II) Politique budgétaireet politique monétaire II.c) Quelle combinaison pour quels effets ? • Effets d’une politique budgétaire expansionniste Une politique budgétaire expansionniste (progression des dépenses durablement supérieure à celle des recettes) peut, sous certaines conditions, stimuler la croissance Mais une politique budgétaire expansionniste peut avoir des conséquences multiples : I) Tensions inflationnistes II) Mobilisation de l’épargne disponible pour fiancer les déficits (effet d’éviction) III) Renchérissement du coût de financement de l’État IV) Progression non soutenable de la dette publique V) Nécessité de maintenir des taux d’intérêt élevés qui pénalisent l’activité économique
  • 16.
    16 II) Politique budgétaireet politique monétaire II.c) Quelle combinaison pour quels effets ? • La politique monétaire : pondant de la politique budgétaire Pour contrebalancer les effets d’une politique budgétaire expansionniste, les autorités peuvent mettre en place une politique monétaire restrictive (Policy-mix) Les théories monétaristes considèrent que l’inflation est un phénomène purement monétaire Équation de Fisher pT = MV T étant indépendant de M et V étant constante, toute augmentation de la masse monétaire se traduirait par une hausse des prix Les prix Volume des transactions Masse monétaire Vitesse de circulation de la monnaie
  • 17.
    17 II) Politique budgétaireet politique monétaire II.c) Quelle combinaison pour quels effets ? • Les autres effets de la politique monétaire Dans la mise en œuvre de sa politique monétaire, la Banque centrale détermine le niveau des taux d’intérêt en fonction de : I) Un objectif de ciblage de l’inflation (Banque centrale européenne) II) Un objectif de stimulation de la croissance (Banque centrale américaine) S’il contraint la croissance, le maintien de taux d’intérêts élevés peut favoriser les entrées de capitaux étrangers à la recherche d’une rémunération plus élevée En fonction de la nature du régime de change en place, la politique monétaire peut avoir des effets contrastés
  • 18.
    18 III) Le choixdu régime de change III.a) Les différents régimes de change •Le régime de change fixe Dans ce cas de figure, la monnaie nationale est ancrée à une devise ou à un panier de devises avec une parité fixe Cette parité est assurée grâce aux interventions de la Banque centrale sur le marché des changes La Banque centrale intervient en faisant varier ses réserves de change. Elle achète ou vend des devises) pour défendre l’ancrage affiché
  • 19.
    19 III) Le choixdu régime de change III.a) Les différents régimes de change •Le currency board Le currency board est un cas particulier de régime de change fixe. Il combine fixité du change à une devise de référence et une contrainte sur la règle d’amission monétaire En stock, les réserves en devises évaluées au taux de change fixe en vigueur doivent couvrir la masse monétaire en billets En flux, il n’y a création monétaire que dans le cas d’une hausse équivalente des réserves en devises. Il n’ y a donc pas de politique monétaire autonome.
  • 20.
    20 III) Le choixdu régime de change III.a) Les différents régimes de change •Les régimes de change flexibles Ils peuvent présenter différents degré de flexibilité : I) Un ancrage réel avec un taux de change qui se déprécie du différentiel d’inflation avec le pays de la devise d’ancrage II) Une dévaluation rampante (Crawling peg). Dans ce cas de figure, les autorité affichent un objectif de change cible et interviennent, au besoin, pour l’atteindre III) Une bande de fluctuation autour d’une parité centrale fixe. La Banque centrale intervient avec ses réserves de change pour maintenir le taux de change à l’intérieur de la bande cible.
  • 21.
    21 III) Le choixdu régime de change III.a) Les différents régimes de change •Le régime de change flottant Dans le cas d’un flottement pur, les fluctuations du taux de change reflètent fidèlement les forces du marché En théorie, il n’y a pas d’interventions de la Banque centrale. A cet égard, les réserves en devises restent stables En pratique, la Banque centrale peut être amenée à intervenir, notamment dans les cas où sa monnaie est l’objet d’attaques spéculatives
  • 22.
    22 III) Le choixdu régime de change III.b) Que choisir ? •Apologie de l’ancrage L’ancrage du taux de change est un instrument efficace de désinflation. Quand l’inflation est forte : I) Via les importations, il stabilise le prix des intrants II) Via les anticipations, il « ancre » les prix internes qui avaient tendance à s’indexer sur le taux de change l’ancrage donne de la crédibilité à des banques centrales qui veulent prouver aux investisseurs leur caractère vertueux
  • 23.
    23 III) Le choixdu régime de change III.b) Que choisir ? •Les limites de l’ancrage « mou » (soft peg) Un ancrage prolongé est dangereux car il conduit à une appréciation réelle insoutenable de la monnaie. Cette appréciation nuit à la compétitivité des exportations et peut conduire à une dégradation de la balance courante La fixité du change conduit à des comportements de prise de risque de change accrue des acteurs privés (endettement en devises)
  • 24.
    24 III) Le choixdu régime de change III.b) Que choisir ? • Vers une multiplication des solutions en coin les crises de change à répétition dans les pays émergents ont montré les dangers de maintien prolongé d’un régime de change fixe Depuis la fin des années 1990, les économies émergentes tournent le dos aux ancrages « mous » (soft peg) Ces pays adoptent plutôt des des solutions dites « en coin » : I) Ancrages « durs » type currency board II) Flottement pur