DIRECTION DES RELATIONS ÉCONOMIQUES EXTÉRIEURES
LES TECHNOLOGIES DE
L’INFORMATION ET DES
COMMUNICATIONS EN
EGYPTE
Août 2001
P.E.E. du Caire
LES ÉTUDES
DES POSTES
D’EXPANSION
ÉCONOMIQUE
Cette étude a été réalisée par Renaud Cochet pour le Poste d’Expansion
Economique du Caire en Egypte, sous la responsabilité de Olivier Andrétic,
attaché commercial au PEE. L’auteur peut être contacté par e-mail à l’adresse
suivante : renaud.cochet@altavista.fr, et tient à remercier tous ceux qui ont
participé à l’élaboration de cette étude.
Pour de plus amples informations sur le sujet ou pour des réactualisations,
merci de contacter M. Andrétic dont les coordonnés au PEE sont :
olivier.andretic@dree.org, téléphone ligne directe : (20 2) 394 0115.
Poste d’Expansion Économique du Caire
10, rue Aziz Osman, Zamalek, Le Caire, Egypte
Téléphone : (20 2) 738 07 22/33/34, Télécopie : (20 2) 736 82 38
lecaire@dree.org – http://www.dree.org/egypte/
LES T.I.C. EN EGYPTE
Table des matières
Résumé....................................................................................
1
1. Le contexte Egyptien...............................................................2
1.1. Présentation de l'Egypte..............................................................2
Présentation ;
Population ;
Education & Développement.
1.2. Infrastructure des télécommunications..........................................3
Historique du secteur ;
L’ART ;
La téléphonie fixe ;
La téléphonie mobile ;
Le réseau.
1.3. Politique
gouvernementale...........................................................6
Une nouvelle donne politique ;
National Telecom & IT plan ;
Les grands objectifs ;
Partenariats franco-égyptiens.
1.4. Environnement
juridique............................................................10
1.4.1. La
législation............................................................................10
Investissements ;
Régulation des Telecoms ;
Noms de domaines ;
CyberLois égyptiennes.
1.4.2. L’appui
gouvernemental.............................................................13
Zones Franches ;
Taxes ;
La disponibilité aux industriels.
1.4.3. La propriété
intellectuelle...........................................................14
1.5. Environnement
économique........................................................15
Une position stratégique ;
Une économie saine ;
Le marché des nouvelles technologies.
1.6. Les
financements......................................................................17
1.6.1. Les acteurs
locaux.....................................................................17
L’état ;
Les investisseurs locaux .
1.6.2. Les acteurs
extérieurs................................................................18
1.7. Historique du
secteur.................................................................19
Le développement de l’internet ;
Les nouvelles technologies .
2. Etat des lieux du
secteur........................................................21
LES T.I.C. EN EGYPTE
2.1. Equipement
informatique...........................................................21
2.1.1. des
entreprises.........................................................................22
2.1.2. des
particuliers.........................................................................22
La fracture numérique ;
Accès universel à l’internet.
2.2 Le marché des fournisseurs d’accès à internet (ISP)......................24
Evolution du marché ;
Organisation du réseau ;
Les principaux ISP égyptiens.
2.3. La main d’œuvre qualifiée..........................................................27
Un système éducatif à revoir ;
Les initiatives dans le domaine IT ;
L’exode des cerveaux.
2.4. Solutions
internet......................................................................28
2.4.1. Le profil de l’internaute
égyptien.................................................28
2.4.2. e-
Commerce.............................................................................30
B2B ;
B2C ;
Le WAP.
2.4.3. e-
Gouvernement.......................................................................34
Le développement ;
Le contenu.
2.4.4. e-
Banking................................................................................36
2.4.5. Les portails thématiques............................................................36
2.4.6. Le développement des N-
TIC......................................................38
La téléphonie IP ;
La téléphonie mobile de 3ème
génération.
2.5. Les grands
projets.....................................................................39
2.5.1. Les
smartVillages......................................................................39
Le SmartVillage des pyramides.
2.5.2. L’informatisation du service
public...............................................41
La poste égyptienne.
2.6. Analyse : impact sur les
marchés................................................43
3. Approche du marché..............................................................44
3.1. Pénétration du
marché...............................................................44
Considération du marché égyptien ;
Considérations culturelles.
3.2. Outsourcer en
Egypte................................................................45
3.3. Les
salons......................................................................................4
6
3.4. La presse
spécialisée.................................................................47
3.5. COMESA : partenariats
LES T.I.C. EN EGYPTE
éventuels................................................48
4. Les acteurs principaux...........................................................49
4.1. Les
intégrateurs........................................................................49
4.2. Le software, les service et les
télécommunications.........................54
4.3. Les circuits de
distribution..........................................................62
4.3.1. Software..................................................................................6
2
4.3.2. Hardware.................................................................................6
2
4.4. Les institutions, organisations et associations...............................63
Conclusion.............................................................................67
5. Annexes.................................................................................6
8
5.1. Quelques sites
web....................................................................68
5.2. Les Internet Services Providers
égyptiens.....................................68
5.3. Le marché des
IT......................................................................72
5.4. Liste des fabricants hardware.....................................................73
5.5. Les banques égyptiennes...........................................................75
LES T.I.C. EN EGYPTE / RESUME
1
’Egypte se positionne aujourd’hui, du fait de sa position géographique
géographique stratégique au croisement du monde Arabe, Africain et
Africain et Européen, comme un véritable « hub » régional en matière de
matière de commerce et d’échanges internationaux. Devant l’explosion
mondiale du secteur économique des technologies de l’information et des
communications, forte de son potentiel de 70 millions d’habitants et de sa
position de fournisseur de contenu culturel de toute la région Arabe, l’Egypte
s’est lancé depuis quelques années avec énergie dans l’ère de la société de
l’information.
L’économie nationale, en pleine restructuration avec les processus de
privatisation et de libéralisation, présente donc un contexte favorable,
notamment avec la dérégulation des télécommunications, à l’émergence des
TIC. Car si, dans ce secteur, le pays n’est entré dans la course que dans les
années 90, une volonté nationale du secteur privé et surtout du domaine public
avec un président et un ministre des télécommunications particulièrement
enclins à promouvoir leur développement, ajoutés à des programmes
internationaux d’aides bilatérales avec les Etats-Unis et l’Europe notamment
ont engendrés une croissance exponentielle des marchés des nouvelles
technologies.
Le pays offre donc des bases de travail et d’investissement saines dans ce
secteur, doté d’infrastructures de télécommunications abouties : Telecom
Egypt, l’opérateur national a su en quelques années développer un réseau
structuré et fiable. Sur ces acquis, l’éclosion du marché des nouvelles
technologies avec notamment l’internet et ses applicatifs était inéluctable et
c’est ce à quoi on peut assister aujourd’hui : malgré une population nombreuse
et à faible revenus, le nombre d’abonnés aux services de téléphonie mobile
double chaque année et le nombre d’utilisateur de l’internet connaît une
croissance très importante et devrait atteindre le million à la fin de cette année.
Parallèlement, la volonté affirmée du gouvernement et particulièrement du
ministre des télécommunications de suivre l’exemple de développement de
l’Inde dans le secteur a pour conséquence la mise en place de nombreuses
initiatives destinées à favoriser l’ouverture du marché à l’international. Ainsi de
nombreux programmes d’éducation visent à former un réservoir de main
d’œuvre de compétences internationales, et, réciproquement, le travail
coordonné avec des entreprises étrangères est favorisé : établissement de
zones franches, construction de « Technologies Business Park », défiscalisation,
baisse des droits de douanes.
Cependant, l’inertie et la bureaucratie inhérentes au pays ne sont pas sans
conséquences sur le développement économique du secteur : si le secteur privé
se porte bien malgré la récente baisse de régime de la e-Economie, le
gouvernement, principal employeur du pays, malgré ses efforts, n’a pas encore
propulsé l’Egypte dans la société de l’information. En effet, l’intégralité des
organisations étatiques reste à informatiser même si quelques projets sont en
cours, notamment avec la Poste et les bases de données nationales1
qui sont à
construire.
Un vaste champ d’investissement est donc possible en Egypte, où à la fois les
infrastructures nécessaires à l’installation d’entreprises étrangères sont
présentes, et à la fois tout reste à faire en matière d’informatisation et de
services informatiques.
1
Sur les informations civiles ou de santé par exemple.
L
LES T.I.C. EN EGYPTE / RESUME
2
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
2
1. Le contexte Egyptien
1.1. Présentation de l'Egypte
La république Arabe
d'Egypte est située au
Nord-Est de l'Afrique.
Frontalière avec la Libye,
le Soudan et Israël,
bordée par la mer Rouge
à l'Est et la mer Méditer-
ranée au Nord, elle pos-
sède donc une place
stratégique de choix
dans le paysage Arabe.
Sa superficie totale est
de 1.002.000 km².
Administrativement, elle
est partagée en 8 ré-
gions géographiques et
26 gouvernorats.
Son président, Hosni
Mubarak, pratique une
politique plus libérale
que son prédécesseur El
Sadat depuis son
accession au pouvoir en
Octobre 1981. Sa mon-
naie est la Livre Egyptienne (LE), dont la valeur est égale à 2 Francs français.
Population
La population totale est de 65 millions d'habitants environ, dont 45% vivent en
ville : les principales agglomérations sont la capitale Le Caire avec 16 millions
d'habitants et Alexandrie avec 3.5 millions d'habitants. La croissance
démographique est de 2.1%, l'espérance de vie atteint 66 ans et la population
est donc plutôt jeune puisque 35% a moins de 15 ans et 60% a entre 15 et 60
ans. La population se concentre sur moins de 5% du territoire et si la densité
réelle est de 1300 hab./km², dans certains quartiers du Caire celle-ci dépasse
100.000 hab./km². L'une des principaux objectifs de la politique égyptienne est
de redistribuer la population pour tirer parti des zones inexploitées.
Education et développement
48% environ de la population est illettré, même si les plus de 15 ans savent lire
et écrire. La langue officielle est l'arabe mais l'anglais est très répandu: il est
écrit et compris par les classes instruites et plus ou moins par la plupart des
gens. Le français est lui aussi utilisé par les plus instruits.
L'Egypte occupe la 174ème
place dans le classement mondial du programme des
Nations Unis, le HDI1
. Si elle figure dans les pays à moyen HDI, sa progression
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
3
est une des plus significative depuis 1975 où elle occupait le bas du
classement2
. Le revenu moyen annuel des Egyptiens est de $1500 environ.
1
HDI (Human development Indicator) : indice créé par les Nations Unis pour rendre compte du
degré de développement d'un pays, basé sur des critères tels que l'espérance de vie, le taux
d'alphabétisation et l'accès à l'éducation.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
4
1.2. Infrastructure des télécommunications
Historique du secteur
La structure de l'industrie des télécommunications en Egypte est relativement
classique puisque l'opérateur national, Telecom Egypt, en reste le principal
acteur. L'opérateur historique, créé en 1982 sous le nom d'ARENTO1
, s'est vu
confier par le gouvernement le monopole du trafic égyptien comme
international, dans le but de promouvoir le développement des télécoms en
Egypte. Mais des signes de changement sont apparus dès 1998, quand le
gouvernement lance le processus de libéralisation et de dérégulation des
télécoms, affirmant son rang de pays Arabe le plus en avance dans ce
domaine. En 1998 deux licences d'exploitation de réseaux publiphones3
(Menatel et Nile Telecom) puis deux de téléphonie mobile (MobiNil et ClickGSM)
sont attribuées.
Le nouveau gouvernement nommé en octobre 1999 a marqué très vite son
intérêt pour les secteurs technologiques : le Ministère des Transports et des
Communications a été scindé, donnant naissance à la faveur du remaniement
ministériel au Ministère de la Communication et des Technologies de
l’Information1
. Le ministre Ahmed Nazif et ses principaux conseillers sont pour
la plupart issus d’entreprises IT. Le nouveau ministère oeuvre de manière à
développer rapidement le secteur des technologies de l’information et à doter
l’Egypte d’une industrie puissante dans le domaine informatique s’inspirant en
partie du modèle indien. Il poursuit donc le processus de libéralisation avec
l’attribution de nouvelles licences concernant la construction d’un Internet
backbone (Nile on Line) et d’un data backbone pour le secteur financier
(Egynet), puis en avril 2000, à moindre échelle, avec deux licences pour les
services audio texte (Telemedia Misr et Telecom Media). Ce processus passe
également par la privatisation de Telecom Egypt afin de lui donner les moyens
de se développer : 20% de son capital a été mis sur le marché jusqu'à présent.
Depuis sa nomination, le gouvernement travaille à l’élaboration d’un nouvel
environnement juridique dans le secteur des télécommunications, appelé le
"Telecom Act". Cette nouvelle loi renforce les pouvoirs de l’autorité de
régulation des télécommunications et élabore un calendrier du processus de
libéralisation et d’ouverture à la concurrence prévue dans tous les secteurs
pour 2005. Le président Moubarak considère le développement du secteur des
télécommunications comme l’une des priorités nationales, afin d’offrir aux
futurs investisseurs dans le secteur IT des conditions optimales de
développement grâce à des d’infrastructures de télécommunications
performantes : ainsi sa visite aux Etats-Unis durant le mois de mars 2000 a été
en partie consacrée au secteur IT et à la signature d’accords de partenariat
dans le domaine de la formation avec des grands groupes américains comme
Lucent, Microsoft, IBM, Cisco... Le gouvernement espère continuer à susciter de
nombreux investissements dans ce secteur.
L'autorité de régulation
L’ancienne Autorité Nationale des Télécommunications instituée par la loi
66/1979 jouait le rôle de régulateur, mais dépendait de l’ARENTO et ne pouvait
donc pas demeurer dans le giron de Telecom Egypt. Le décret présidentiel
101/1998 a donc institué «The Telecommunications Utility Organization
Agency». Cette direction doit s’attacher à réorganiser le secteur des
1
Arento : Arab Republic of Egypt Telecommunication Organization.
2
Publiphone : réseau publique de téléphonie (cabines téléphonique).
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
5
télécommunications en appliquant la politique gouvernementale, en veillant à
répondre aux besoins individuels tout en assurant des prix raisonnables, à
encourager les investissements dans ce secteur, à favoriser la concurrence
entre les différents acteurs et à veiller à un usage optimal du spectre hertzien.
A titre indicatif, cette nouvelle ART, dépendante du Ministère des
télécommunications, dispose d’un budget de 167 millions de LE pour l’année
fiscale 2000-2001.
La téléphonie fixe
En juillet 2001 la capacité d’autocommutation atteignait 8 millions de lignes
fixes gérées par Telecom Egypt. Le gouvernement avait lancé en 1997 un plan
quinquennal4
destiné à augmenter considérablement la télédensité, qui en
juillet 2001, a presque doublé pour atteindre 12%, portant le nombre total de
lignes fixes en service à 6.3 millions. Le gouvernement souhaiterait cependant
porter ce nombre à plus de 14 million en 2005 (soit une multiplication par trois
en 10 ans). Actuellement encore, de nombreuses personnes sont en attente
d’une ligne téléphonique et on considère qu’1 million de personnes par an
s’abonnent. Le réseau de Telecom Egypt est relativement moderne : c’est un
réseau digital à 90% un nouveau centre de contrôle et de gestion de l’ensemble
du réseau est actuellement en cours de construction. Telecom Egypt a
augmenté ses revenus par le biais de services à valeur ajoutée et le
développement de réseaux intelligents. Dans le domaine de la publiphonie,
trois acteurs se partagent le marché. Aux 5000 publiphones à pièces et cartes
magnétiques de Telecom Egypt, se rajoutent les 9200 cabines à cartes à puces
de Menatel5
et les 5120 cabines à cartes optiques de Nile Telecom. Ces cartes
prépayées rencontrent un succès important et les deux opérateurs privés
devraient dépasser chacun les 20.000 cabines durant l’année 2001.
nombre de lignes fixes en service
en Egypte
(en milliers)
2586 2876
3238
3708
4700
5700
6650
7550
8400
9350
10560
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004année
Telecom Egypt jouit du monopole des lignes fixes et donc des communications
internationales et services vocaux. Les accès aux lignes internationales sont
4
Projet Nile Vision avec Alcatel pour la fourniture de 1,96 millions de lignes, projet Egypt 2000
avec Siemens pour 2,1 millions de lignes, Golden Pyramid avec Lucent.
5
Menatel : France Telecom possède 44% du capital
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
6
assez restreints et requièrent un dépôt préalables de 100 LE et une
autorisation. 148 000 utilisateurs en Egypte ont une ligne internationale, le
réseau en place couvrant 254 villes Egyptiennes. Durant l'année 1999, le
volume total du trafic international s'élevait à 681 millions de minutes, en forte
augmentation chaque année. Il y a en moyenne 4 fois plus de communications
entrantes que sortantes, mais ce ratio varie beaucoup selon les pays : si les
Etats-Unis et l'Arabie Saoudite envoient 10 fois plus qu'il ne reçoivent
d'information, l'Egypte envoie plus qu'elle ne reçoit vers l'Italie, le Liban et le
Canada. Durant les 5 dernières années, le trafic international Egyptien s'est vu
augmenter d'environ 10% par an.
La téléphonie mobile
Deux opérateurs se partagent le marché depuis 1998 : MobiNil6
et Misrfone7
ou ClickGSM pour le nom commercial . Dans le domaine de la téléphonie
mobile, le marché comptait, en juillet 2001, près de 3 millions d’abonnés, soit
un taux de pénétration de 4.5%, se répartissant de la manière suivante : 1 600
000 pour MobiNil (53,3% de PDM) et 1 400 000 pour Click GSM (46,7% de
PDM) alors que fin 1999 on comptait 545.680 abonnés pour MobiNil contre
335.830 pour ClickGSM. On estime actuellement le marche potentiel dans le
domaine de la téléphonie mobile à environ 14 millions d’usagers.
6
Mobinil : actionnaires principaux Orascom environ 25%, France Telecom environ 75%.
7
Misrfone : actionnaires principaux Vodaphone AirTouch 60%, Alkan 10%, EFG-Hermès 10%, Mobil
Systems International 8%, Cegetel 7%, Banque du Caire 5%.
7
FLAG : Fiber Optic Link around the Globe.
L’évolution du marché sera
marquée par l’arrivée d’un
troisième opérateur des la fin
de la période d’exclusivité en
novembre 2002. Le mois de
mai 2000 a vu l'arrivée des
premiers portables Wireless
Application Protocol (WAP).
Le portail financier de
MobiNil est créé en
partenariat avec la National
Société Générale Bank, et le
portail d’information de Click
GSM en partenariat avec
CNN. Dans le cadre du
processus de privatisation de
l'opérateur historique, le
gouvernement s’est engagé
à attribuer cette troisième
licence à Telecom Egypt. Les
opérateurs doivent faire face
nombre d'abonnés (en millions)
perpectives de marché,
source efg-hermes
0
1
2
3
4
5
6
7
8
1999 2000 2001 2002 2003 2004
3ème opérateur
Click
Mobinil
à une nette prédominance des offres prépayées qui représentent 80% des
ventes, ce qui nuit fortement à leur "average revenue per subscriber per
month" (ARPU) : MobiNil a eu ainsi un ARPU de $97 en 1999 mais celui-ci
devrait chuter de près de 29% en 2000 pour atteindre $69, et de 34% d'ici
2004.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
7
Le réseau
De part sa situation géographique, l’Egypte est un important nœud de
télécommunication avec de nombreuses connexions à des câbles sous-marins.
Elle dispose dès à présent des infrastructures suffisantes pour devenir un
véritable hub régional. Elle s’est connectée dès 1986 au câble transcontinental
SEA-ME-WE 1 reliant l’Europe à l’Asie ; en 1994 elle s’est abonnée au nouveau
câble en fibre optique SEA-ME-WE 2 ; en 1997 au câble FLAG7
et, en 1999, au
câble SEA-ME-WE 3. Parallèlement à ces connexions à des câbles
internationaux, l’Egypte a su développer ses propres connexions : Telecom
Egypt dispose ainsi d’une connexion en fibre optique avec le Liban et la Syrie
appelée ALETAR-BRYTAR, susceptible d’évoluer en un véritable réseau fibre
optique pan-arabe reliant les pays du Maghreb et d’Afrique du Nord aux pays
du Moyen-Orient ainsi qu’un câble à destination de la Grèce et de l’Italie.
Telecom Egypt dispose également d’une autre connexion en fibre optique vers
la Libye de 180 canaux et améliore sa connexion hertzienne avec la Jordanie
avec 960 canaux en développant une capacité SDH STM 1. Telecom Egypt
envisage également la construction d’un réseau entre Abou Simbel et Wadi
Halfa au Soudan.
Les satellites jouent un rôle important dans les télécoms Egyptiens car ils
permettent d’assurer une diversité d’accès par rapport aux câbles sous-marins.
Nile Sat 101 a été lancé en avril 1998 et est opérationnel depuis mai 1998 alors
que Nile Sat 102 a été lancé en août 2000 . Les « Nile Satellite Earth Station »
sont maintenant opérationnelles près de Maadi et offrent des services radio et
TV mais aussi des services dans le domaine de la transmission de données et
des télécommunications. Désormais l’Egypte compte 10 stations terrestres de
réception : 2 pour Intelsat, 1 pour Arabsat, 1 pour Inmarsat, 4 pour la
réception de 11 chaînes de télévision via Intelsat, Arabsat, Asiasat. En 1996,
Telecom Egypt a commencé à développer ses services VSAT à destination des
zones rurales. Des entreprises privées utilisent à présent la technologie
développée par Hughes et NEC et proposent des services VSAT qui comptaient
début 2000 99 abonnés tels que l’Aviation Civile, les compagnies pétrolières .
En développant une politique tarifaire et marketing adéquate, l’Egypte dispose
donc de tous les atouts nécessaire pour devenir le véritable centre du trafic
régional, permettant de rerouter le trafic à destination des autres opérateurs
africains.
1.3. Politique gouvernementale
Une nouvelle donne politique
Le nouveau gouvernement nommé en novembre 1999 a très vite marqué son
intérêt pour les secteurs technologiques : l’ancien Ministère des Transports et
de la Communication a été scindé, donnant naissance, à la faveur du
remaniement gouvernemental, au Ministère de la Communication et des
Technologies de l’Information.
Le ministre Ahmed Nazif et ses conseillers Tarek Kamel et Ali El-Hefnaoui8
sont
tous trois issus d’entreprises IT, choix démontrant bien la volonté de dynamiser
8
respectivement en charge des télécommunications et de l’informatique.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
8
le secteur: le nouveau ministère travaille de manière à développer rapidement
le secteur des technologies de l’information et doter l’Egypte d’une industrie
puissante dans le domaine informatique. Selon les propres mots du très actif M.
Nazif, « Les réussites dans le développement et le software sont aujourd'hui
associées à l'Inde et à l'Israël. Je veux que l'Egypte devienne une vraie
alternative. Nous voulons créer des partenariats avec les multinationales
européennes et américaines. Notre objectif principal est de faire de l'Egypte la
plaque tournante de la régions en matière de développement ». C'est pourquoi
il a récemment effectué des voyages notamment en France et en Irlande pour
bâtir une politique de partenariats.
Le président Moubarak quant à lui considère le développement du secteur
comme l’une des priorités nationales, afin d’offrir aux futurs investisseurs dans
le secteur IT des conditions optimales de développement grâce à des
d’infrastructures de télécommunications performantes : ainsi sa visite aux
Etats-Unis durant le mois de mars 20009
puis dans les pays européens ont été
entre autres consacrées à la signature d'accords de partenariats dans le
domaine . Le gouvernement espère continuer à susciter de nombreux
investissements dans ce secteur. C’est dans ce nouveau contexte qu'il travaille
à un nouveau plan de développement « The national Telecommunication and IT
Plan », dont les principaux objectifs sont de développer des infrastructures de
télécommunications, d’assurer le développement des ressources humaines, et
de favoriser l’éclosion d’une industrie IT grâce par exemple à de véritables
incubateurs de start-up10
.
National Telecommunication & IT Plan
Les objectifs en matière de télécommunications sont exprimés dans «The
National Telecommunication & IT Plan». Ces changements se font en étroite
concertation avec tous les acteurs du secteur : des groupes de travail11
ouverts
au public ont été mis en place au ministère et se réunissent chaque semaine
pour débattre et échanger des idées sur les différents choix stratégiques
possibles concernant l’avenir de Telecom Egypt, la construction du réseau, la
mise en place de nouvelles réglementations. Ces groupes rencontrent un écho
très favorable chez les industriels qui voient leurs remarques prises en
considération. Sa mission principale est de «développer l’usage des moyens de
télécommunications et des technologies de l’information afin de servir les
objectifs de développement de l’Egypte». Ainsi deux objectifs principaux sont
affichés: le développement d’une société de l’information en Egypte et la
création d’une nouvelle industrie capable de contribuer à la création d’emplois
et hausse des exportations12
.
9
Accords avec de grands groupes américains: Lucent, Microsoft, IBM , Cisco.
10
concept de SmartVillage, dont le concept est proche de celui de la Silicon Valley.
11
"Legal group" le lundi, "Technical group" le mardi et "Business group" le mercredi.
12
voir ci-contre prévision des exportations (software). Source : MCIT.
Il se décompose en quatre
grandes parties: le dével-
oppement des infrastru-
ctures, le développement
des ressources humaines,
le développement du
secteur IT, et enfin la
construction d'un système
d'information et de bases
de données publiques. La
lecture de ce plan permet
de mieux comprendre la
nouvelle dynamique insu-fflée par le nouveau
ministre et de prendre conscience de
certains
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
9
E x p o r t a t i o n s 	
   p r év i s o n n e l l e s
d e 	
   l o g i c i e l s 	
   E g y p t i e n s
0
5 0 0
10 0 0
15 0 0
2 0 0 0
2 5 0 0
3 0 0 0
19 9 9 2 0 0 1 2 0 0 3 2 0 0 5 2 0 0 7 2 0 0 9
(mi l l i ons 	
  de	
  $ )
enjeux, tout particulièrement en matière de ressources humaines. Conscients
que l’Egypte détient une position stratégique au moyen orient et pourrait
devenir le centre de ces échanges, les objectifs affichés sont ambitieux afin
d'accélérer l'entrée de l’Egypte dans la nouvelle société de l’information. Le
gouvernement cherche donc à attirer les investisseurs étrangers ainsi qu’à
favoriser des investissements de la part des acteurs déjà présents dans le
domaine informatique-télécommunication, et l’attribution de contrats futurs
prenant en compte l’adhésion à cette nouvelle politique de développement.
Les grands objectifs
Si les objectifs de l’Egypte paraissent ambitieux, le ministère ne s’en tient pas
là pour autant et joint les actes à la parole en se donnant les moyens de sa
réussite au travers de la mise en place de projets à grande échelle, souvent en
rapport avec le domaine publique et l’éducation, de manière en quelque sorte à
montrer l’exemple. Il mène une politique de long terme, visant plus un
développement durable de l’économie IT que la brève explosion économique
maintenant symbolisé par l’exemple des dotcom.
Ainsi le gouvernement dote chacun des ministère et autorités de services
internet, et travaille ainsi à la construction d’un e-Gouvernement structuré et
complet, avec pour objectif à terme de rendre plus accessible des services tels
que le règlement des factures, le contrôle du budget et des inventaires, le
paiement des taxes par exemple. Bien sûr, ces opérations, inévitablement,
imposent au préalable d’avoir informatisé la société et c’est pourquoi le
gouvernement construit progressivement ses bases de données nationales :
informations d’état civil, registres du commerce, propriétaires terriens,
législation,...
Le MCIT accompagne ces révolutions dans la société Egyptienne par une
politique visant à générer du commerce électronique, tant dans le domaine
financier que dans le tourisme, la vente en ligne, etc... et ce en favorisant les
investissements dans le domaine des télécommunication pour apporter les
infrastructures adéquates, et dans celui des IT. Il pratique donc une politique
dynamique et particulièrement réactive dans l’élaboration des lois (relatives au
paiement en ligne par exemple), l’exonération d’impôts et de taxes (zone
franche de Nasr City, SmartVillages), et même prends des parts dans le capital
de projets ne relevant pas du secteur publique13
.
Parallèlement, demeure prioritaire l’éducation des populations dans l’utilisation
quotidienne de l’informatique mais aussi, à un niveau plus élevé, la formation
13
à hauteur de 300 millions de $ en 2000, à travers les fonds d’investissement IT Invesments, EFG
Hermes et Menanet.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
10
de nombreux étudiant dans ce domaine relativement neuf. En effet, l’ouverture
au marché de masse de l’internet et de l’informatique internationale plus
généralement se heurte en Egypte à des problèmes financiers des particuliers
(l’achat d’un simple PC est réservé à moins de 2% de la population), mais aussi
à des problèmes culturels (peu de connaissance de l’anglais, encore moins des
technologies informatiques). Toutefois, l’intérêt manifeste que porte la nouvelle
génération de jeunes égyptiens aux nouvelles technologies présage des
changements radicaux, et le gouvernement lance des grands projets
d’accessibilité à tous de l’internet : les TACCs14
, les Kafelet el-Internet15
, les
Technologies Clubs16
. Dans la profession, pour pallier à un cruel manque
d’informaticiens qualifiés, des partenariats financiers dans le domaine de la
formation se sont donc créés entre le gouvernement et de grands groupes :
IBM, Cisco, Microsoft, Qualcomm, Compaq et Oracle. Ainsi ont-ils planifié de
former chaque année 5000 étudiants dans le domaine IT chaque année dès
2001, alors que ce nombre représentait le total de la main d’œuvre égyptienne
dans le domaine.
Partenariats Franco-Egyptiens
Les liens historiques et culturels qui lient la France et l’Egypte, pays dont la
classe sociale la plus éduquée est francophone, sont autant d’avantages pour
les entreprises françaises en Egypte. Mais leur préférence affective est loin de
toujours tenir lieu de réalité puisque beaucoup d’entre eux ont conscience de
l’inertie (souvent réputée) de nos entreprises. De plus, si les entreprises
égyptiennes se déclarent intéressées par des partenariats avec la France, elle
ne souhaitent pas proposer des services en termes d’intégration, c’est à dire de
n’être utilisées sur le marché local qu’en sous-traitance. Elle préfèrent plutôt
des schémas d’outsourcing ou des partenariats à long terme sur des marchés
extérieurs où l’emploi d’ingénieurs égyptiens représenterait une économie de
coût substantielle.
Pour autant, les liens diplomatiques entre les deux pays sont fort et les efforts
de M. Nazif pour établir des relations économiques dans le domaine des IT en
rendant visite aux Etats-Unis et à l’Europe portent leur fruits. Pour preuve la
rencontre à Paris entre M. Nazif et M.Pierret, Secrétaire d’Etat à l’Industrie,
ayant pour but un tour d’horizon des projets et réalisations des deux pays dans
le secteur de la poste, des télécommunications et des technologies de
l’information. Les deux ministres ont alors à cette occasion identifiés un certain
nombre de sujets prioritaires dont ils sont convenus qu’ils devraient faire l’objet
d’une coopération approfondie entre les deux pays :
· Coopération entre les deux Autorités de Régulation: la TRA17
, dotée d’un
nouveau directeur et de 60 nouveaux recrutés, devrait bénéficier d’une
assistance technique de l’ART française, dont les axes restent à préciser.
· Liens entre universités françaises et égyptiennes: Les relations engagées pour
le développement du secteur des NTIC, qui ont notamment bénéficié du
soutien d’Alcatel, doivent se poursuivre et se renforcer. M. El-Hefnaoui,
présent à l’entretien, qui a été le maître d’œuvre principal de cette démarche,
est l’interlocuteur désigné pour la suite de cette coopération.
· Secteur postal: dans le cadre de l’évolution de la Poste égyptienne vers un
statut d’entreprise, l’expérience de la poste française pourrait constituer un
atout important, sur les questions d’organisation générale mais également
dans le secteur des services financiers.
· e-Commerce, e-Gouvernement: sur différents points de ces secteurs qui
constituent une priorité pour le MCIT, les deux ministres sont convenus de
14
TACCs : Technology Access Community Centers.
15
Kafelet el-Internet : cybercafés itinérants rencontrant un fort succès.
16
Technologies Clubs : cybercafés financés par l’état.
17
TRA : Telecommunication Regulation Authority.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
11
développer des liens de coopération, notamment par le biais d’échanges
d’informations réguliers et de visites d’experts.
· Partenariat Euro-Mediterrannéen : les deux ministres ont insisté sur le rôle
majeur que devaient jouer leurs pays respectifs dans le contexte des relations
entre les pays de l’UE et du pourtour méditerranéen, tout particulièrement
dans le domaine de la société de l’information, et sont convenus d’accroître la
collaboration entre responsables égyptiens et français en charge des
différents programmes18
relatifs à ce sujet.
Compte tenu de la multiplicité et de la richesse des différents points identifiés
par les deux ministres comme porteurs d’une coopération accrue entre les deux
pays, un séminaire conjoint franco-égyptien pourrait être organisé avant la fin
de l’année, à Paris ou au Caire.
18
EUMEDIS notamment.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
12
1.4. Environnement juridique
1.4.1. La législation
Le système judiciaire égyptien, peu moderne, bureaucrate et lent, a grand
besoin de réforme. Les quelques 15000 juges du pays traitent en moyenne
chacun 4000 dossiers par mois (chacun d’environ 50 pages) et se chargent
d’environ 1300 projets de loi par mois: ils ne peuvent faire face à un telle
demande et le système est engorgé.
De plus, le domaine de la législation électronique, relativement nouveau,
nécessite constamment des adaptations et de nouvelles lois, notamment pour
ce qui concerne par exemple la signature électronique ou le paiement en ligne,
où le texte de référence est la loi 354 de 1954 amendée en 1993 et 1994. Pour
l’instant, les entreprises en Egypte font face à un vide total en matière
juridique dans le domaine.
Le MCIT, très réactif, a cependant créé un comité légal pour l’électronique,
organisant une coopération entre l’IDSC et le ministère de la justice en mars
2000. Le comité a donc proposé un projet de loi qui actuellement est en cours
d’adoption par l’assemblée : celui-ci n’ayant pas été voté avant la session de
juin, on suppose qu’il devrait être adopté après l’été, lors de la session de fin
d’année.
Investissements
Pour attirer les investisseurs à pénétrer le marché égyptien, de nouvelles lois
ont été adoptées depuis 1997, favorisant l’émergence d’investissements dans
les entreprises IT et Télécoms.
L’Egypte a réalisé que la valeur des « Return-On-Invesments19
» et qu’une
croissance importante était la ligne de conduite pour attirer les investisseurs.
Pour maximiser les opportunités d’investissements et retourner « in the startup
years », la loi ci-dessous a été adoptée en 1997 :
Loi sur les investissements IT & Telecoms
(1997)
All IT and telecommunication investments fall under Investments Law 8 of 1997,
which includes :
· Unrestricted ownership of investment capital by local and foreign investors;
· Right to freely transfer funds in and out of the country, including unlimited
profit repatriation and invested capital re-exportation;
· 5-10 years tax exemption on distrubuted profits, plus, under certain conditions, 2
additionnal years;
· Right to acquire and own land and real estate;
· Right to operate on behalf of third parties;
· No price control or profit cellings;
· Guarantees for projects assets and funds;
· Entitlement to export and import independantly; and
· Approved projects cannot be nationalized, expropriated, or confiscated.
Source : MCIT.
19
ROI : mesure de la valeur d’ un investissement de part le profit de l’entreprise.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
13
Ces textes, destinés à attirer les capitaux étrangers et rassurer les
investisseurs, s’ajoutent aux garanties d’un régime politique stable, d’une
inflation contrôlée (4% en 2000) et d’une croissance de 5% par an. Cette
politique liée à l’intérêt que génère le marché égyptien portent leurs fruits
puisque en 2000 plus de 1 milliard de $ ont été investis dans le domaine IT et
infrastructure des télécommunications. Les investissements privés ont doublés
par rapport à 1999.
Régulation des télécoms
Dans ce domaine, le cadre législatif est plus rigoureux et avancé, mais chaque
évolution du marché (monopole par exemple) peut amener la TRA20
à légiférer.
Ainsi, devant la croissance énorme du nombre d’utilisateur de mobiles (110%
d’augmentation en 2000), Telecom Egypt s’est vu attribuer une licence GSM et
sera donc le troisième opérateur mobile dès décembre 2002. L’explosion des
besoins dans l’internet a poussé la TRA à allouer aux compagnies privées le
droit d’exploitation de 300 à 350 Mb/s21
.
Les évolutions majeures à venir dans les prochains mois concernent le domaine
de l’attribution du spectre hertzien. Jusqu’à aujourd’hui, l’utilisation des
fréquences hertziennes reste floue, car même si elle est réglementée pour les
compagnies privées de télécommunication (GSM, satellites,...), beaucoup
d’institutions, notamment d’état, utilisent les ondes comme bon leur semble,
sans en être redevable à personne. Ainsi donc l’autorité militaire, le ministère
de l’intérieur, la télévision ne paient pas de redevance à la TRA, et, bien sûr,
ont donnés beaucoup de mal à la TRA pour faire passer leurs nouvelles lois au
parlement. Les nouvelles lois, en attente d’être débattues à l’assemblée,
mettent fin à cette liberté et , hormis celles protégées par le secret militaire,
toutes les organisations, fussent-elles d’état, devront acquitter à la TRA la
location de l’espace hertzien.
Les fourchettes de facturation des services d’accès à l’internet sont également
sous le contrôle de la TRA. Plusieurs offres existent, des lignes dédiée ou des
connections dial-up22
, tous pré-payés ou sous forme d’abonnements (post-
payés). Depuis juin 2001, le prix d’un abonnement à vie internet est à 90 LE et
les connections dial-up oscillent autour de 10 piastres23
les 6 minutes. Mais
l’arrivée de l’accès à
l’internet gratuit (seules
les communications locales
resteront à la charge de
l’utilisateur) est prévue
pour décembre 2001.
En ce qui concerne les
lignes à haut débit, il est
très difficile d’avoir des
informations des ISP et seuls les chiffres de Telecom Egypt, ci-contre, peuvent
nous donner un ordre d’idée.
20
TRA : Telecommunication Regulation Authority
21
contre 15 Mb/s il ya quelques mois.
22
dial-up : système de paiement avec lequel l’opérateur téléphonique et le fournisseur d’accès à
internet se rémunèrent tous deux sur la base d’une communication téléphonique plus chère mais
où il n’y pas d’abonnement internet.
23
1/10ème
de livre.
vitesse de la ligne prix (LE)
64 kb/s 833
lignes dédiées 128 kb/s 1333
numériques 265 kb/s 2083
384 kb/s 2917
512 kb/s 3500
ISDN 83
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
14
Noms de domaines
C’est le Conseil Suprême des Universités, à travers le EUN24
, qui administre
officiellement les noms de domaines internet égyptiens, les « .eg ». Il existe
ensuite des nom de domaine de second niveau (.com.eg ; .eun.eg ; .net.eg ;
.sci.eg ; .gov.eg ; .org.eg ; edu.eg).
La responsabilité pour l’enregistrement de ces noms de domaine est cependant
partagée entre l’EUN (eun,edu,sci) et l’IDSC (gov,com,org). Le suffixe
« .com.eg » est réservé au secteur privé égyptien, mais soumis à des
conditions particulières : le serveur hébergeur dont être physiquement situé en
Égypte, et, sur le même modèle qu’en France, le nom de domaine dont être en
rapport avec le nom de l’entité représentée, de manière à protéger le
copyright. De plus, le nom doit commencer avec une lettre ou un chiffre et ne
peut dépasser 22 caractères.
Ni l’IDSC ni l’EUN ne font payer leurs services d’enregistrement mais délèguent
aux ISPs la facturation de celui-ci. Les prix varient de environ 400 LE (Egypt
OnLine) à 150 LE (Commnet) l’année. Telecom Egypt est désormais et depuis
peu un enregistreur officiel de « .eg » et « .com ».
Malgré l’absence de statistiques nationales sur les domaines « .eg », l’Internet
Software Consortium en a comptabilisé 5422 en juillet 2000. C’est un chiffre
faible comparé aux autres pays arabes, toutes proportions gardées. Ceci est
probablement du au fait que beaucoup d’entreprises égyptiennes préfèrent
utiliser le « .com ».
CyberLois Egyptiennes
Dès la fin de l’année, deux projets de loi25
concernant la signature électronique
devraient être étudiés pour enfin combler le vide juridique en la matière,
donnant enfin le départ à l’essor de nombreux services de transactions et
d’échanges répandus dans le monde. Le contenu de ces textes devrait être
proche de la législation en vigueur en Europe ou aux Etats-Unis, en matière de
sécurité et de défense du consommateur.
En voilà les principaux axes :
· En Egypte comme en France, le code civil pose le principe de la supériorité de
la preuve écrite préconstituée et signées. En Egypte, la preuve écrite est
obligatoire si la valeur de l’opération est supérieure à 500 LE, de même en
France si l’opération est supérieure à 5000 FF. On pourrait voir apparaître, sur
le modèle Tunisien, un ensemble de loi qui permettra enfin l’authentification
de documents électroniques par des organismes certifiés26
.
· En France, la télécopie a été admise comme preuve écrite, ce qui n’est pas le
cas en Egypte.
· Les transactions bancaires par carte Visa : si les banques sont prêtes (au
moins techniquement) à donner à leurs clients le droit d’acheter en ligne via
leur numéro de carte, jusqu’ici la loi faisait défaut vis à vis du commerçant
voulant proposer ses services.
· Sécurité : série de texte sur la sécurisation de tous les échanges via internet,
utilisant les protocoles internationaux dans le domaine (https27
,...)
24
EUN : Egytpian University Network
25
Le premier préparé par le centre régional d’arbitrage du Caire s’inspire des règles de l’UNCITRAL;
le deuxième est mit au point par le MCIT.
26
En Tunisie, c’est l’Agence Nationale de Certification Electronique, entreprise nationale mais à
caractère non administratif.
27
HTTPS : abbreviation pour HTTPSecured.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
15
Cet ensemble de lois complet, bâti sur le modèle et les expériences passées
des pays les plus industrialisés et parfois en collaboration directe avec ces
derniers devrait permettre à l’Egypte d’entrer de plein pied dans l’économie IT
et d’acquérir une dimension internationale que ses lois ne lui permettaient pas.
1.4.2. L’appui gouvernemental
La politique du MCIT en matière de technologies de l’information et des
communications est une politique à long terme, privilégiant l’éducation de la
population, les investissements d’informatisation à la pratique de la détaxe et
de l’aide financière directe aux entreprises.
Cependant, c’est aussi grâce à ces aides directes que le coût d’un ingénieur
égyptien reste extrêmement compétitif tout en évoluant dans un
environnement de compétences international.
Zones franches
Pour favoriser l’implantation d’entreprise (égyptiennes comme étrangères) en
Egypte et particulièrement au Caire, l’Etat, par l’intermédiaire du MCIT, a créé
des zones franches appelées « Technology Free Zones », réservées au
entreprises IT, dont la plus connue est située à Nasr-City, ville nouvelle
dynamique et génératrice de nombreux projets, tant dans le domaine IT que de
manière plus générale.
Le principe est de favoriser le plus possible les investissements à l’étranger, à
travers une série d’aide gouvernementales. En premier lieu, le ministère fourni
aux entreprises décidées à s’y installer le terrain pour la somme symbolique de
$1 le mètre carré, aide à la mise en place des infrastructures et assiste les
multinationales dans leur démarches administratives. En second lieu,
l’entreprise bénéficie du statut de zone franche, c’est à dire d’une exonération
d’impôts et de taxes douanières sur une période de 5 à 10 ans reconductible
sous conditions, et reçoit des bénéfices supplémentaires sur l’import et l’export.
Les seules charges dues à l’état sont de 1% sur la valeur ajoutée des produits
finis et de 1% du bénéfice total pour les services rendus par le gouvernement
sur le projet.
Des entreprises à dimension internationales telles que Sakhr28
s’y sont déjà
installées.
Taxes
Compte tenu du revenu annuel moyen des particuliers en Egypte, et des faibles
moyens de nombreuses entreprises, le prix du matériel et du logiciel
informatique est une priorité pour le bon développement du domaine des
technologies de l’information. Ainsi depuis la création en 1999 du nouveau
ministère, les taxes douanières concernant le biens informatiques ont chutés de
40% pour atteindre le niveau des 5% pour le hardware, et de 5 à 10% pour le
software, à ajouter à la taxe sur la vente de 10%.
Cependant, depuis juillet 2001 est effective la nouvelle taxe sur la valeur
ajoutée de 17%, sur le modèle français de la TVA. Cette taxe, mal acceptée par
la majorité de la population trouve une certaine difficulté pour l’instant à être
réellement appliquée et est déjà promise à de nombreux remaniements : taux
de taxations différents selon les secteurs par exemple.
28
Sakhr : companie Saoudienne de production de software. C’est le plus gros employeur de
développeur en Egypte.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
16
La disponibilité aux Industriels
Dans le domaine des IT, une bonne réactivité de l’état au niveau législatif est
indispensable à l’expansion de l’activité des entreprises locales : ces dernières
ne doivent pas être bridées par une loi inexistante ou obsolète. C’est dans cette
optique que le MCIT, dirigé par des personnalités issues du domaine privé,
restent à l’écoute des besoins de leurs entreprises.
Ainsi le « legal group », le groupe de travail du lundi au ministère des
technologies de l’information voit se confronter les points de vues des
industriels, des intellectuels, des administrateurs,... en fin de compte de tous
les professionnels concernés.
Dans un domaine plus informatif, le projet mené par M. Sennara, de
l’entreprise égyptienne BIT29
, conjointement avec le parlement égyptien se
projette dans le cadre de « Using IT for Democracy ». C’est un projet
d’informatisation complet du parlement, centré autour de l’internet : un site
web englobant informations en temps réel, documentation, archives et forum,
un cybercafé à l’intérieur même du parlement30
, et un système d’adresses
électroniques publiques des MP31
pour que tous citoyen soit en mesure de
joindre ses législateurs.
1.4.3. La propriété intellectuelle
Un des obstacle au développement de l’industrie logicielle en Egypte est
constitué par le manque de respect pour les droits de propriété intellectuelle.
La BSA32
, qui représente les plus importantes compagnies de software
internationales, affirmait en 1999 qu’environ 90% des logiciels utilisés en
Egypte sont piratés. En ce qui concerne le matériel, en 1999, 70% des
processeurs et 90% des puces RAM auraient été fournis par la contrebande.
L’ Egypte amorce cependant un virage dans ce domaine puisque, dans la
continuation de la stratégie de développement des IT, ces chiffres ne sont pas
acceptables et que l’état, gros utilisateur de matériel informatique (universités,
hôpitaux,...) en était il y a quelques années la principale cause. Depuis, moins
de fraude dans les organismes étatiques et une prise de conscience collective a
permis une baisse du piratage aux alentours de 75%.
Il n'y a que peu d'alternatives au piratage car la grande majorité de la
population ne peut se permettre le luxe d'acheter des logiciels vendus au moins
au prix pratiqués au Etats-Unis, le revenu des familles égyptiennes étant
évidemment incomparable. On estime ainsi que le principal acheteur est le
gouvernement, alors que la demande émanant des PME et ménages est
évaluée à 6%, en raison du piratage couramment répandu sur ce segment.
La baisse significative du piratage passe donc par un effort des producteurs de
software, qui reste impossible sans une augmentation des volumes de ventes,
et également par une réelle politique de sanctions de la part de la police
compétente. En effet, proclame le ministre M.Nazif dont le ministère est à
l’origine d’amendements récemment approuvés33
sur la propriété intellectuelle,
« nous prenons très au sérieux le combat contre le piratage », et il affirme que
« une application plus stricte loi en place est nécessaire » ; les peines
encourues pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement, la confiscation du matériel
et de 10000 LE à 50000 LE en cas de récidive.
29
BIT : Business Information Technology.
30
La légende veut que lors d’une session parlementaire, un député mécontent du discours
ministériel, s’absenta quelques minutes au cybercafé pour imprimer des informations et arguments
contradictoires, avec un certain succès.
31
MP : Member of Parliament (député).
32
Business Software Alliance.
33
en juin 2001 à l’assemblée.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
17
1.5. Environnement économique
Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, qui comptent 250 millions
d’habitants, ont commencé à émerger dans les années 90, après une longue
période de stagnation économique. Dans un contexte géopolitique de détente,
des politiques de libéralisation ont été mises en oeuvre, avec l’appui des
organisations multilatérales.
La récente hausse des prix du pétrole devrait générer un fort volume
d’investissements dans les pays les plus prometteurs de la régions, dont
l’Egypte, qui se sont dotés de places financières actives.
Sans sous-estimer l’importance et le pouvoir d’attraction des Etats-Unis, il faut
souligner que l’Union Européenne est le principal partenaire économique et
financier de la plupart des pays méditerranéens (45% pour l’Egypte).
Internet et le développement des nouvelles technologies de communication
vont agir comme des outils multiplicateurs des mutations politiques et
économique dans lesquelles s’implique une communauté d’affaire de plus en
plus large.
Une position stratégique
Géographiquement et historiquement, l’Egypte détient une position stratégique
dans le monde Arabe. Elle est le lieu de transit obligatoire des échanges et des
flux entre les pays du golfe et l’Afrique, mais aussi dans les échanges avec
l’Europe. De plus, culturellement, l’Egypte est un fournisseur de contenu (films,
musique,...) qui rayonne dans tous les pays du monde Arabe.
Ainsi elle devient et renforce sa position de hub régional, notamment dans le
domaine des technologies de l’information, et joue un rôle dans le
développement des autres pays voisins.
Elle participe activement dans le développement économique de la région : en
juin 2001, les ministres de l’économie de l’Egypte et de 8 autres pays Arabes
ont signés un accord à Bagdad visant à augmenter les échanges commerciaux
de 8.6% à 20% dans les 5 prochaines années, et de faciliter au niveau
administratif les déplacements des hommes d’affaires de la zone. Dans le
même temps, l’Egypte s’est mis d’accord avec la Syrie, l’Iraq et la Libye pour
mettre en place entre ces 4 pays une zone franche d’échanges commerciaux,
toujours dans le but de construire une communauté Arabe plus forte. Dans cet
optique, un fond de compensation sera créé pour pallier aux déficiences des
états arabes les moins développés, ainsi qu’une étude de marché pour
l’établissement d’une Académie Arabe pour le commerce électronique.
Une économie saine
La performance de la macro-économie égyptienne reste très impressionnante.
Le gouvernement a oeuvré pour une politique de stabilisation économique
depuis 1991 qui a porté ses fruits et induit une croissance positive d’environ 4
à 5% ces dernières années, une inflation contrôlée (4% actuellement), une
balance de paiements équilibrée, un stock de devises étrangères en pleine
expansion et une monnaie stable.
L’Egypte poursuit son ambitieux programme structurel de réformes
économiques, le pays produisant de réels efforts pour ouvrir son économie. Un
des objectifs phares est le processus de privatisation des entreprises d’état,
mais aussi une série de mesures telles que la réduction du temps de service
militaire, la segmentation des activités du secteur privé, l’augmentation des
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
18
investissements et la baisse des taux d’intérêts. Cette restructuration a permit
à l’Egypte de faire face à la crise économique des marchés émergents ces 2
dernières années. Le but de l’Egypte est de rejoindre l’économie mondiale
grâce à la privatisation, la libéralisation et une restructuration économique, et
c’est pourquoi le président Hosni Mubarak a placé à la tête de l’effort de
privatisation l’ancien premier ministre Atef Obeid.
Le marché des nouvelles technologies
L’Egypte s’est imposé comme le plus important marché du monde arabe et,
selon Microsoft, le marché égyptien de l’informatique, en terme de croissance,
est seulement comparable à celui de
la Chine34
.
34
en partant bien sûr d’un point plus bas.
En effet, avec une croissance de
30% par an depuis 1999, le
secteur des nouvelles technologies
est en pleine expansion et se veut
porteur pour l’économie du pays
tout entier. Sa croissance est
exponentielle et, dans les 12
derniers mois, plus de $1 milliard
ont été investis dans les TIC.
Le potentiel de l’Egypte dans ce
domaine est exemplaire, tant
l’équipement des particuliers
comme des entreprises est désuet.
Ainsi le nombre de lignes de
téléphones mobiles a-t-il connu
une augmentation de plus de
100% et celui des abonnés à
l’internet 70% en l’an 2000. Si en
1999, comme le montre la figure
ci-contre, l’essentiel des dépenses
étaient ciblées sur le matériel, ce
marché en évolution constante et
maintenant mieux équipé se
rapproche des modèles européens
Le marché informatique
égyptien en 2000
source: EICC
60%
23%
12%
5%
Hardware Services
Logiciels Réseaux
avec une tendance prédominante pour la demande de services et de logiciels.
Augmentation du PNB
(en %)
0
1
2
3
4
5
6
7
1992 1994 1996 1998
Inflation annuelle
moyenne
(en %)
0
5
10
15
20
25
1992 1994 1996 1998 2000
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
19
1.6. Les financements
Le secteur financier égyptien, dont la valeur estimée est d’environ $60
milliards, a connu une forte augmentation durant ces 20 dernières années. Il a
bénéficié d’un appui important du ministère de l’économie avec la
restructuration de l’économie égyptienne, qui a conduit à une croissance du
secteur d’environ 25% par an ces 3 dernières années. Cependant,
l’accessibilité, en terme de capitaux, des financements nationaux en livres
égyptienne comme en devises étrangères reste trop inhibé par l’importance
que requièrent les bonnes relations avec l’organisme de crédit et par des taux
d’intérêts prohibitifs35
. Par ailleurs, la chute vertigineuse de la e-Economie a
atteint les entreprises Egyptiennes avec les mêmes ravages que l’on connaît un
Europe et aux Etats-Unis et il est presque impossible d’obtenir des fonds
directement de banques qui jugent l’investissement trop risqué. Heureusement,
il existe d’autres sources de financement par des organismes étrangers et les
banques continuent d’avoir confiance dans les grands groupes d’investissement
égyptiens solides, qui injectent le capital dans l’économie IT. Le total cumulé
des fonds d’investissements représente 400 à 500 millions de LE.
Pour plus de renseignements sur les financements en Egypte, notamment au
niveau juridique, pratiques bancaires, organismes financiers, voir l’étude
« Domestic and International Financing » disponible sur le site internet
www.tradeport.org.
1.6.1. Les acteurs locaux
L’état
L’état joue un rôle très important dans le développement des technologies de
l’information sans pour autant investir massivement dans le secteur, son
budget annuel étant, toutes proportions gardées, assez limité. Plutôt que
d’alimenter artificiellement un marché, sa politique de long terme a plutôt pour
but de l’établir de manière durable : entreprises IT comme investisseurs
bénéficient d’avantages, mais l’état prend peu de parts dans les entreprises
privées. Toutefois, il possède un fond d’investissement36
de 50 millions de LE,
ainsi qu’un fond géré par Telecom Egypt ; 20000m² d’immeuble de TE ont
également servit d’investissement pour les incubateurs. Il participe activement
au monde IT en finançant par exemple pour 150 millions de LE un « centre
d’évaluation et d’approbation de l’ingénierie logicielle », organisme chargé de
tester les performances des produits de l’Afrique et du Moyen-Orient.
Le MCIT participe également aux financements des grands travaux comme la
construction des autoroutes de l’information à travers Telecom Egypt par
exemple puisque par ce biais $620 millions ont été investis dans les
infrastructures en 2000 et plus de 21 milliards de LE devraient suivre dans les
5 prochaines années. Il s’est aussi porté actionnaire de SmartVillage Project37
à
hauteur de 20%, apportant ainsi un capital de ½ milliard de LE sous forme
d’infrastructures et principalement de terrains constructibles.
Une autre forme d’investissement pratiquée par le MCIT est d’investir dans les
ressources humaines : pour aider au développement du secteur, qui ne
représente que quelques 10000 personnes sur l’ensemble du marché de la
main d’oeuvre en Egypte38
, l’état finance à hauteur de 50% les frais de
35
Stable : entre 10% et 10.5% par an depuis 1997. 2000 : 10.1%.
36
(Incubator fund)
37
SmartVillage Project : compagnie privée chargée de gérer le(s) SmartVillages.
38
25 millions de travailleurs en activité environ.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
20
nouveaux diplômes IT délivrés par de grands groupes39
comme Microsoft, IBM,
Cisco,...
Les investisseurs locaux
La multiplicité des activités des grands groupes égyptiens a fait que peu de
groupes sont spécialisés dans les IT, à l’instar de Bahgat Group par exemple,
ou encore Orascom40
qui sont de grands acteurs dans les investissements IT.
Ainsi, les investisseurs spécialisés dans les nouvelles technologies les plus
connus sont IT Investments avec un fond de $100 millions, Raya Holding qui
gère un fond propre avec efg-Hermès et bien sûr NTC41
, une Holding qui est
entre autres le propriétaire d’Egynet. Par ailleurs, si aux Etats-Unis plus de 600
incubateurs de technologies fournissent des services techniques, financier et
logistiques aux entrepreneurs IT, en Egypte les prémisses de ce concept
commencent à voir le jour, avec l’appui prioritaire du MCIT. Encube, le premier
incubateur égyptien, a orienté, depuis sa création en juin 2000, sa politique
vers le e-Business et son portefeuille inclus entre autres le portail
Misrcities.com42
et le site Youthlife.com43
.
1.6.2. Les acteurs extérieurs
Les financements étrangers proviennent en grande partie de grandes
multinationales, conscientes des avantages du marché égyptien, du fait de son
expansion impressionnante, de son potentiel encore presque inexploité, de la
main d’œuvre locale peu onéreuse.
Ainsi la chambre de commerce américaine est-elle très développée en Egypte,
pour des raisons liées intimement à la politique : un système d’aide
internationale de la part des Etats-Unis avait été mis en place dans le passé en
direction de l’Egypte, en contrepartie de la non hostilité du pays envers Israël.
Toujours plus ou moins d’actualité et devenue une tradition, cette aide,
reversée par l’USAID44
, donne sous la forme de programmes divers (dont entre
autres le « Commodity Import Program ») une assistance à l’importation, à
l’exportation, aux investissements,...etc. L’USAID gère un fond
d’investissement et est présente dans beaucoup de domaines en Egypte : le
domaine privé mais aussi les partenariats avec le gouvernement égyptien,
notamment pour ce qui concerne les projets de formation d’ingénieurs IT lancé
l’année dernière.
Hormis les fond propres de l’USAID, des investisseurs puissants comme EFG-
Hermes45
/CIIC qui gèrent à eux deux plus de $350 millions ou Menatel46
investissent tout particulièrement dans les IT, tout comme tant de
multinationales américaines qui sont présentes sur le territoire : Lucent,
Microsoft, Cisco, IBM, Oracle,... ou qui comptent s’y implanter : Intel qui songe
à installer une usine, Hewlett Packard monte HP Egypt,...
Un programme de coopération pour la formation de 5000 nouveaux ingénieurs
IT par an a été signé entre l’état et Microsoft, Lucent, IBM et Cisco qui
s’engagent à former puis diplômer les jeunes universitaires (déjà diplômés par
l’université) en les intégrant dans leur locaux, pour un investissement total de
45 millions de LE, pris en charge pour la moitié par ces groupes.
39
Voir chapitre « la main d’oeuvre qualifiée ».
40
Orascom possède cependant une branche spécialisé IT, Orascom Technologies.
41
NTC : National Telecommunication Company
42
Misrcities.com : portail destiné aux nouvelles communautés égyptiennes des villes nouvelles du 6
Octobre, de Shorouk, de New Cairo,...etc
43
Youthlife.com : site éducationnel et ludique pour les universitaires et étudiants égyptiens.
44
USAID : U.S. Agency for International Development
45
EFG-Hermes : groupe issu de la fusion entre Hermes et Egyptian Financial Group, qui a
récemment fusionné avec CIIC.
46
Menatel : groupe (44% France Telecom) et possédant un fond d’investissement propre.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
21
Le ralentissement général de l’économie IT, les mésaventures des dot-com ont
atteint l’Egypte, bien sûr, mais le marché égyptien des nouvelles technologies,
en croissance de 30%/an, semble promettre d’être rentable. Car en plus des
avantages fiscaux proposées par le MCIT aux investisseurs, l’Egypte et
particulièrement les organismes d’états restent en grande partie à informatiser.
1.7. Historique du secteur
Le développement de l’internet
Les premiers services Internet furent introduits en Egypte en octobre 1993
grâce à l’établissement d’un portail par l’Egyptian Universities Network (EUN).
Depuis 1994 le domaine égyptien est divisé en trois sous-domaines : le
domaine académique desservi via l'EUN et son portail du Supreme Council of
Universities, le domaine scientifique qui profite au secteur de la recherche
scientifique via Entsinet, le domaine gouvernemental qui est desservi
conjointement par l'IDSC et le RITSEC.
L’IDSC est à l’origine du réseau Internet en Egypte en coopération avec le
RITSEC et l’ARENTO. L’accès à la toile fut alors assuré via le câble SEMEWE-2
ou via Intelsat. Lors de cette première étape, l’accès fut réglementé et limité
principalement aux agences gouvernementales, ainsi qu’à quelques
organisations non gouvernementales et quelques organismes professionnels
selon la politique du "free Internet access". L’Egypte ne comptait alors qu’un
seul fournisseur privé, Intouch, et environ 10.000 utilisateurs fin 1995. Cette
première phase a permis l’établissement d’une base solide propice à un essor
d’Internet.
Le gouvernement a alors mené une politique qualifiée d’ "open Internet access"
marquée par la libéralisation de ce secteur : 12 fournisseurs de services
commencent alors à opérer afin de développer les services Internet à
destination du secteur privé et des particuliers. L’IDSC et le RITSEC
entreprennent alors, conjointement avec Telecom Egypt, le développement
d’un Internet backbone. Ils installent des "Internets Points of Presence" (PoPs)
dans les principales villes égyptiennes (les villes desservies passent de 4 [Le
Caire, Alexandrie, Sharm El Sheikh, Hurghada] à 11 [Port Said, Tanta,
Mansoura, Gharbia, Monofia, Fayoum, Menia et Assiout]), si bien que le nombre
d’utilisateurs passe de 25.000 début 1997 à 100.000 à la mi-98 pour un total
de 40 fournisseurs d'accès. Fin 1998, 70% du trafic Internet à destination de
l’étranger passe par le réseau installé conjointement par l’IDSC et le RITSEC.
L’Egypte est alors reliée directement
par un lien 2,048Mbps à deux
providers américains47
, mais, par la
suite, un système de lien
asymétrique a été développé : la
connexion entrante se fait par
satellite alors que la connexion
sortante se fait par câbles. Le réseau
est géré par Telecom Egypt qui a
installé des switchs utilisant la
technologie Frame Relay. Pour les
connexions à partir des zones rurales
qui souffrent de l’absence
d’infrastructures de
télécommunication, le RITSEC a mis
en place des petits terminaux VSATs
qui ont permis de connecter en 1998
47
MCI et Global One
six centres ruraux d’information
à des vitesses de 64 Kbps.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
22
évolution du
nombre d'utilisateurs
d'internet
0
100000
200000
300000
400000
500000
600000
700000
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
Actuellement, l’Egypte compte près de 600.000 usagers pour seulement 70.000
abonnés (fin 1999 on comptait 200.000 utilisateurs à titre privé et 180.000
usagers à titre professionnel). Ainsi pour chaque abonné il y aurait plus de huit
utilisateurs alors que le ratio dans les pays arabes est en moyenne de 3,5.
Les nouvelles technologies
Le secteur des nouvelles technologies, fondammentalement lié au
développement de l’internet, connaît une évolution parallèle similaire. Le
nombre croissant d’entreprises et de particuliers équipés en informatique, un
réseau structuré et la nécéssité de ces technologies dans les nouvelles
méthodes de travail ont occasionnés une explosion du marché ces dernières
années.
Depuis 2000, date à laquelle Egynet débute l’exploitation de son réseau de
transmission de données bancaire et d’assurances, le développement des
nouvelles technologies de communication dans le secteur bancaire connait une
croissance très importante, avec la mise en place dans ces établissements de
systèmes informatiques complexes. Tout comme en France, le marché du
consulting financier et des solutions ERP48
, ici seulement à ses balbutiements,
explose littéralement.
Parallèlement à l’augmentation du nombre d’utilisateurs d’internet apparaissent
toutes les applications que l’on connait sur le net. Les portails tels que
Arabia.com ou Ajeeb.com pour les plus connus sont créés, puis en 1999
apparaissent les premiers sites de e-commerce B2C49
avec Otlob.com.
Cependant, l’absence de législation en ce qui concerne les paiements sécurisés
oblige le consommateur à régler à la livraison ce qu’il a commandé sur internet.
En Aout 2000, lancé par le groupe Raya et CityBank apparaît le 1er
site
égyptien de B2B50
, Ciranet, un portail dédié aux échanges pharmaceutiques,
dans lesquels le groupe a une bonne expérience.
Concernant la technologie VoiceIP, l’Egypte a interdit les systèmes tels que
Net2Phone de peur de voir concurrencer l’opérateur national qui tire une partie
de ses ressources des appels internationaux qui sont facturés à des tarifs très
élevés51
. Cette interdiction est en fait destinée à donner le temps à Telecom
48
ERP : Enterprise Ressource Planning system.
49
B2C : Business to Consumer. E-commerce d’une entreprise à un particulier.
50
B2B : Business to Business. E-commerce d’entreprise à entreprise.
51
Le marché à l’international des communication téléphoniques est évalué à près de 2,5 milliards
de dollars.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN
23
Egypt de développer son propre service : une licence a été ainsi attribuée par
Telecom Egypt à la mi-mars 2000 à eGlobe qui se chargera de convoyer le
trafic VoIP pour le compte de Telecom Egypt. Les futurs utilisateurs peuvent
déjà se faire enregistrer auprès de l’IDSC.
ES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
24
2. Etat des lieux du secteur
Il est en premier lieu
important d’avoir une
idée de la segmen-
tation du marché du
logiciel en Egypte ;
ainsi on se rend
compte des efforts que
l’Egypte doit produire
pour devenir,
conformément à ses
ambitions, un véritable
pôle mondial en
matière de software
et nouvelles technolo-
Segmentation du marché
du logiciel
source : IDSC
55%
19%
16%
10%
Packages importés
Développement local
Contrats
Arabisation
gies, tant les importations de systèmes étrangers sont encore importantes.
2.1. Equipement informatique
Le marché des ordinateurs individuels en Egypte, le plus important des pays
Arabes, est estimé à environ $350 millions, soit environ 2/5ème
du marché total
des IT. Le nombre de PC vendus augmente d’environ 35% par an et il est
estimé que seulement 10% du marché potentiel est informatisé avec un parc
national d’environ 500000 machines utilisables. Aujourd’hui, les dépenses
moyennes d’un Egyptien représentent moins d’ 1/6ème
de celles d’un américain.
Environ 150000 nouveaux PC sont vendus en 2000, dont un tiers environ sont
assemblés localement, donc sans marque.
Cette croissance est la conséquence des efforts du gouvernement pour
promulguer l’industrie IT donc le secteur privé, mais aussi des besoins
importants du secteur publique. En effet, les ministères, entreprises d’états,
écoles, hôpitaux52
, actuellement sous-équipés car il n’auraient à leur disposition
qu’un parc de 120000 machines, ajoutés aux besoins de renouvellement du
matériel désuet créent à eux seuls un marché qui constitue environ 20% du
total. On peut noter également l’intérêt croissant des particuliers pour l’internet
et la nécessité économique pour une entreprise d’être équipée
informatiquement.
L’Egypte importe presque la totalité de son équipement informatique, et 60%
environ du marché est dominé par les produits américains qui jouissent la-bas
d’une excellente réputation, notamment IBM. 699 vendeurs et 1499
manufacturiers sont répertoriés en Egypte.
52
Le décret présidentiel no 627 de 1983 stipule l’obligation des organismes d’états de créer des
centre d’informations les concernant, les amenant ainsi à s’informatiser.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
25
Utilisateurs des terminaux informatiques
source: CAPMAS23%
17%
18%
12%
6%
6%
6%
12%
Gouvernement Compagnies pétrolières
Banques Universités
Hôtels Aéroports
Ecoles Autres
2.1.1. des entreprises
D’après des statistiques récentes, un peu plus de 80% des 400.000 entreprises
égyptiennes seraient non équipée en ordinateurs. En effet, beaucoup de PME
n’ont pas les moyens ni l’utilité immédiate en terme de rentabilité de s’équiper.
L’informatisation est réservée aux entreprises à dimension internationale,
nécessitant des moyens de communications modernes, ou les entreprises IT
elles-mêmes. Pourtant, même dans ce dernier domaine, si toutes sont
équipées, une importante proportion est loin de posséder le matériel adéquat :
il n’est pas rare de s’apercevoir que certaines d’entre elles travaillent avec
seulement quelques PCs à peine connectés en réseau. A cela s’ajoute le
problème du piratage informatique, encore répandu.
C’est pourquoi les marchés porteurs restent encore les gros systèmes tels que
les systèmes bancaires, ou de télécommunication, ou encore les hôtels,
hôpitaux ou aéroports.
Malgré tout, la société de l’information égyptienne étant en train de vivre une
révolution informatique encore plus rapide que celle des pays plus développés
sous l’impulsion gouvernementale, la tendance au sous-équipement disparaît
de plus en plus.
2.1.2. des particuliers
La fracture numérique
La fracture numérique est une réalité en Egypte : on estime a moins de 10%
les ventes de terminaux aux particuliers, soit environ 20000 unités par an.
Plusieurs obstacles entravent le développement de la société de
l’information aux particuliers:
· Un taux d’analphabétisme très élevé et une méconnaissance de l’outil
informatique en général ;
· Un revenu moyen par habitant ne permettant souvent pas aux familles de
s’acheter un ordinateur ;
· Un réseau de télécommunication toujours en voie de développement et une
absence d’accès aux réseaux mondiaux dans certaines zones rurales ;
· Un taux d’analphabétisme très élevé ;
· Des régulations et une législation en gestation : impossibilité de régler en
ligne,... ;
· Un support encore trop peu arabisé ;
· et enfin, une méconnaissance de l’outil informatique sous toutes ses formes,
c’est à dire tant à l’utilisation qu’à la réalisation de l’apport en valeur
ajoutée.
Cependant, l’intérêt que porte les nouvelles générations d’égyptiens aux
nouvelles technologies, associée à une politique gouvernementale active
pourrait effacer tous ces obstacles. Des études de marché montrent que dans
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
26
les 2 ou 3 prochaines années, au regard du nombre de familles en Egypte et de
leur revenu moyen53
, environ 1 million d’unités seraient potentiellement
vendues, avec l’aide peut-être d’un système de crédit à l’achat plus souple que
ce qui existe actuellement.
Accès universel à l’internet
Dans la perspective profitable à tous, d’expansion de l’internet au-delà des
classes sociales les plus privilégiées, le nombre d’initiatives d’origines publiques
comme privées est sans cesse croissant, promulguant l’accès comme
l’information à tous.
53
Environ 6 millions de familles de 5 individus en moyenne.
Une vaste majorité des
utilisateurs de l’infor-
matique est une
population urbaine ;
partant de ce constat, le
MCIT a lancé un
programme d’accessibilité
dans les 26 gouvernorats
d’Egypte. L’ouverture de
plus de 300 « community
telecenter », en accord
avec des partenaires
locaux, est planifiée avant
la fin 2002. Chaque
centre, dont le local sera
Distribution des
ISPs en Egypte
source: IDSC
0 10 20 30
Cairo
Gharbiyah
Bani Seif
Port Said
Asyut
Buhaira
Sinai
Suhag
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
27
fournit par la commune (école, bibliothèque,...), se verra doté de 10
ordinateurs connectés à l’internet par un réseau local, dont l’accès sera ouvert
à tous pour des sommes symboliques de l’ordre de 1 LE de l’heure. De surcroît,
ces centres, chapeautés par une autorité compétente, prodigueront des
conseils informatiques techniques mais aussi auront pour but de familiariser la
population à d’autres pans de l’économie. Parallèlement, le programme de
développement des Nations Unies débute une opération similaire avec le
lancement des TACC54
depuis mars 1999. Pendant la première année, ces
centres ont attiré la curiosité et plus de 3000 utilisateurs réguliers sont d’ores
et déjà répertoriés. Ils ont également montré l’importance du web en tant que
contenu culturel, ayant généré au cours de la même année plus de mille pages
html.
Dans la même perspective, des initiatives sont lancées par le gouvernement
pour faciliter l’accès à tous, en utilisant à cet effet les quelques 3500 bureaux
de postes égyptiens et les 1300 bibliothèques nationales...plus
hypothétiquement, ces locaux étant encore très loin d’être informatisés ne
serait-ce que pour leur propres besoins.
On peut également citer le programme du « 21st
Century Kids Computer
Club », établi dès 1997 pour préparer les enfants égyptiens au IIIème
millénaire.
Ces clubs forment les jeunes Egyptiens aux techniques informatiques et à
Internet. C’est un bon exemple de la réelle coopération entre le MCIT et le
secteur privé qui fournit ici le matériel et les logiciels. Plus de 40 clubs ont déjà
été ouverts, avec comme objectifs d’atteindre 2000 clubs en 2002.
En ce qui concerne les cybercafés, les quelques 60 implantés au Caire
proposent une connexion pour 10 LE de l’heure. Mais leur position semble
délicate, tant les clients sont en majorité des touristes ou des étudiants
étrangers, pour une part de 85%.
L’IDSC, à travers le projet "Kafelet el-Internet" et son "cybercafé itinérant" a
décidé de faire découvrir les possibilités offertes par Internet. Trois cents
agglomérations, sélectionnées pour leur foyer universitaire, vont
successivement et pendant cinq jours, se connecter au village global. La
première expérience à Nafesha, ville du Delta de 65 000 habitants a attiré plus
de 1 000 personnes dans la petite maison des jeunes aménagée à cet effet,
avec 12 PCs et une connexion ISDN.
En développant ce genre d'expérience, l'IDSC et, par son entremise, le
gouvernement égyptien, espère insuffler en quelques années le vent des
nouvelles technologies sur la campagne égyptienne.
2.2. Le marché des fournisseurs d’accès à internet (ISP)
Evolution du marché
Les derniers chiffres de l’été 2001 dénombre un nombre d’utilisateur total de
plus de 600000 utilisateurs d’internet. Cependant, il faut spécifier le nombre
d’utilisateurs payant, c’est à dire excluant les étudiants, les personnes qui se
servent de l’internet au bureau,...etc : les ISP recensent environ 50000 à
60000 abonnés.
Le marché devrait connaître sur la période 2000-2005 une croissance de plus
de 1500% pour atteindre 7,2 millions d’usagers. Le nombre de fournisseurs
d’accès, supérieur à 50, devrait fortement diminuer prochainement55
suite à
des mouvements de fusions et de rachats. En effet, de nombreux fournisseurs
n’affichent qu’une centaine de clients. Les acteurs majeurs de ce secteur sont
LINKdotNET56
, Soficom et Geganet. Le principal acteur du marché d’Internet en
54
TACC : Technology Access Community Center. Pour plus d’information, voir www.tacc.egnet.net
55
seuls une dizaine pourrait subsister
56
avec environ 30000 abonnés et plus de 100000 utilisateurs.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
28
Egypte est en fait le groupe Orascom. Il détient ainsi plus de la moitié du parc
d’abonnés égyptiens avec LINKdotNET. Ces prises de participation dans
l’Internet ainsi que sa politique d’investissements dans la téléphonie mobile lui
permettront de profiter pleinement de la convergence mobile-Internet des
prochaines années.
Le développement rapide des services Internet, dans un secteur très
concurrentiel, favorise la baisse des prix. Si depuis le début du second
semestre le prix de l'accès Internet est passé uniformément à environ 100 LE
pour un abonnement à vie, dès la fin de l’année 2001 les fournisseurs d’accès
ont prévu la gratuité totale de l'accès, hors communications bien sur. Cette
initiative souhaité par le gouvernement à été initiée par LINKdotNET et suivie
par les autres providers, qui proposent d’ores et déjà l’accès DSL57
.
Organisation du réseau Internet
Les différents portails ont été réorganisés selon le schéma directeur suivant,
selon notre source l’Internet Society of Egypt :
L'IDSC était le principal fournisseur de bandes passantes nationales, et la
nouvelle attribution augmente la part du secteur privé avec Noor, Egynet,
Raya, Nile-On-Line, GegaNet, LINKdotNET et MilaNet. Telecom Egypt gère
l’intégralité du réseau, soit environ 50 nœuds de communications à travers le
pays.
En cumulant les bandes passantes, l'IDSC est capable de proposer des prix
inférieurs à ceux de Telecom Egypt que ce soit pour les connexion dial-up ou la
vente de bande passante. Le service fourni par l'IDSC est souvent de mauvaise
qualité et les connexions saturées, conséquence d’une vente de connectivité au
delà de ses capacités. L'IDSC a également installé des multiplexeurs digitaux
aux switches publics rendant possible la création d'un réseau digital en Egypte.
Le réseau est géré par Telecom Egypt.
Il existe ainsi deux réseaux particuliers :
· EUN58
, un réseau reliant les universités et les centres de recherche ainsi que
certaines institutions gouvernementales. Créé en 1993, il bénéficie d'une
57
DSL : Digital Subscriber Line
58
Voir site web www.frcu.eun.eg.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
29
vitesse de 2Mbit/s.. Il fournit également des connexion dial-up à plus de 4000
abonnés, notamment au personnel universitaire et étudiants.
· ENTSINET, sous-réseau de l’EUN qui dispose de 11 nœuds et qui relie
différentes administrations dans le domaine des affaires sociales, la
construction, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, les sciences et techniques.
Théoriquement, le marché des ISP est ouvert. Il n'y a donc pas d'autorisation à
demander ni de commission à payer pour devenir ISP. La réalité est un peu
différente et il semble qu'il faille demander l'accord de l'IDSC afin de pouvoir
opérer. Par ailleurs, les ISP ne sont généralement pas autorisés à se doter de
leurs propres infrastructures mais doivent "louer" des lignes domestiques et de
la connectivité internationale à l'IDSC et à TE. On compte cependant trois ISPs
qui ont un accès direct à la connectivité internationale59
. La bande passante
internationale totale est de 300 à 350 Mb/s et promet d’augmenter rapidement.
L'investissement étranger dans le capital d'un ISP n'est pas limité. Si Telecom
Egypt détient un monopole en matière de passerelle terrestre pour Internet, il
existe un certain nombre de fournisseurs de bandes passantes offrant des liens
domestiques via satellites. On peut citer à ce titre iSkySat qui offre une gamme
de services complets aux ISPs dont des possibilités d'achat de connectivité via
satellites. iSkySat utilise un combinaison de connexions par voies terrestres et
satellitaires. Les informations montantes sont transportées par voie terrestre,
les informations descendantes volumineuses empruntent elles les voies
satellitaires60
. Cette asymétrie défavorise les sites égyptiens à l'étranger, ils
sont en effet souvent difficiles d'accès. L'utilisateur égyptien a quant à lui un
accès facilité aux sites étrangers. Il faut également citer la réalisation d'un
câble sous-marin à travers la Méditerranée : le Nautilus 1 (MN1). La capacité
de sa bande passante est de 3.84 térabits/s., elle sera théoriquement capable
de transporter 45 millions d'appels téléphoniques simultanés ou encore 300
heures de vidéo numérique par seconde.
Telecom Egypt a également dernièrement annoncé son projet de mettre en
place un nouveau réseau d'accès Internet. Cela consisterait à transformer
l'infrastructure téléphonique existante qui utilise un système commutation par
circuit par un système de commutation par paquet qui permettrait de
transporter séparément la voix des données.
Les principaux ISP égyptiens
L'Egypte compte une cinquantaine de fournisseurs d'accès Internet. La plupart
sont localisés au Caire. Si la compétition entre les ISPs au Caire est donc forte,
les utilisateurs des autres villes n'ont souvent le choix qu'entre un et deux
ISPs. L'IDSC essaie de minimiser ce phénomène en proposant des prix
avantageux sur les bandes passantes pour les ISPs s'établissant ailleurs qu'au
Caire et à Alexandrie. Il est difficile de pouvoir évaluer avec précision les poids
respectifs de tous les ISPs sur le marché. En effet ceux là sont souvent
réticents à fournir des informations telles que leur nombre d'abonnés. Il est
vraisemblable que la plupart aient un nombre très faible d'abonnés, ce qui
laisse présager la disparition de certains d'entre eux et la fusion d'autres dans
un avenir proche.
Ci-dessous est présentée la liste complète des ISP égyptiens :
ISP Web Site City
ALEXCOMM (MADENTEX) www.alexcomm.net Alexandrie
ALEXNET www.alexnet.com.eg Alexandrie
DATA EXPRESS www.dataxprs.com.eg Alexandrie
59
LINKdotNET, GegaNet et Internet Egypt via Cable and Wireless et MCI.
60
ratio : 4 pour 1.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
30
TECHNOMINA www.tecmina.com Alexandrie
INTERNET ALEXANDRIA www.inetalex.ie-eg.com Alexandrie
GLOBALNET www.globalnet.com.eg Alexandrie
CNS www.cns-egypt.com Alexandrie
ACCESS www.access.com.eg Le Caire
COMMNET GROUP www.commnet.com.eg Le Caire
DATUM www.datum.com.eg Le Caire
EGYPT ONLINE www.egyptonline.com Le Caire
EIS www.eis.com.eg Le Caire
GEGANET www.gega.net Le Caire
IEC www.iec.egnet.net Le Caire
INFINITY www.infinity.com.eg Le Caire
LINKdotNET www.link.net Le Caire
MIST www.mist-net.com Le Caire
PAN ARAB COMPUTER CENTER www.pacc.com.eg Le Caire
RITE www.rite.com Le Caire
CLICK www.click.com.eg Le Caire
S.C.C. www.scc.com.eg Le Caire
ETSNET www.etsnet.com.eg Le Caire
STARNET www.starnet.com.eg Le Caire
THE WAY OUT www.wayout.net Le Caire
WORLDNET www.worldnet.com.eg Le Caire
INTERNET EGYPT www.ie-eg.com Le Caire
SHAHD www.shahd.com Le Caire
ONLINE www.online.com.eg Le Caire
PURENET www.purenet.com.eg Le Caire
NIEREC www.nierec.com.eg Le Caire
MENA NET www.menanet.net Le Caire
SOFICOM www.soficom.com.eg Le Caire/Alex.
BEC www.bec.com.eg Port Said
SINAINET www.sinainet.com.eg Sinaï
CONSULTANT INFORMATION CENTER www.cic.com.eg Tanta
INTERNET ISMAILIA www.ie-eg.com Ismailia
INTERNET SIXTH of OCTOBER www.ie-eg.com 6
th
of October
INTERNET HURGHADA www.ie-eg.com Hurghada
Il nous est tout de même possible de déclarer avec certitude que les cinq
principaux acteurs dans le domaine des ISPs en Egypte sont LINKdotNET,
GegaNet, Internet Egypt, Soficom et MenaNet.
Pour plus de précision sur chacun de ces acteurs majeurs, voir les fiches
entreprises dans la partie : « 3. Les acteurs principaux ».
Les coordonnées détaillées des ISP (adresse, contact, services,...) sont listées
dans l’annexe.
2.3. La main d’œuvre qualifiée
Un système éducatif à revoir
Actuellement, en Egypte, moins de 1000 diplômés dans les technologies de
l'information sont formés chaque année, la plupart émigrant aux Etats-Unis ou
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
31
en Europe. L’Egypte compte donc un réservoir d’environ 5000 ingénieurs des
nouvelles technologies
sur son territoire.
Ces chiffres particu-
lièrement faibles
sont la conséquence
d’un système
éducationnel à
réformer. En effet, il
est basé sur un
principe d’appren-
tissage par cœur ,
Diplômes délivrés par catégorie
source: LIRHE
3%
12%
85%
Sciences naturelles
Ingénierie et technologie
Autres
les examens ne portant souvent que sur un seul ouvrage, amenant peu les
étudiants à la réflexion et à l’ouverture personnelle. De surcroît, les moyens
financiers ne permettent pas d’entraînement suffisant en laboratoire ni de
salarier suffisamment les professeurs qui doivent avoir recours, pour compléter
leur salaire, à donner des cours particuliers. Pour entrer dans l’ère de
l’information, le gouvernement a décidé d’équiper chaque école en ordinateurs
et connexion internet, malheureusement bien souvent avec du matériel désuet
ou parfois avec un seul terminal. Les universités, fortes de budget plus
conséquents et de 2 millions d’étudiants, ne semblent pas mieux loties et sont
gratifiés de cours trop généraux, souvent pas mis à jour. Si aujourd’hui toutes
les universités dispensent des cours d’informatique, beaucoup moins possèdent
les ressources matérielles correspondant à ces cours.
Les initiatives dans le domaine IT
Conscients de ce constat alarmant, l’IDSC, à travers son organisme ressources
humaines le RITI61
, a lancé un programme de formation d’ingénieurs des
nouvelles technologies en 1992. Sponsorisé depuis mars 2000 par les grandes
multinationales américaines que sont Microsoft, IBM, Cisco et Oracle, l'objectif
est d'atteindre 5000 ingénieurs formés par an, et de les encourager à rester en
Egypte par des rémunérations attractives. L’idée est de former à l’université
des ingénieurs qui une fois diplômés effectuent un stage de 6 mois dans une de
ces compagnies, et qui se voient délivrer à la fin de celui-ci un diplôme
spécifique entreprise, très valorisant. Ce programme représente un budget
total de 9000 LE par étudiant, pris en charge à hauteur de 50% par d’un côté le
gouvernement, de l’autre côté l’entreprise qui accueille. IBM, le plus gros
formateur, hébergera 3000 étudiants par an. En Juillet 2000, 1300 étudiants
ont été formés, dont 15% sont partis à l’étranger.
Côté égyptien, Raya Holding, un groupe spécialisé, a créé son propre centre de
formation, tandis que le français Alcatel pratique une politique de formation
également, au sein des locaux de l’entreprise.
Parallèlement, le RITI partage ses activités de formation entre des cours
d’informatique payants mais subventionnés ouverts à tous, dont le prix est
d’environ 55 LE de l’heure62
, et la délivrance de diplômes de mastères et MBA
spécialisés dans les IT. Ces mastères, ouverts aux étrangers qui représentent
20% des étudiants, forment environ 600 élèves par an, dont 12% partent à
l’étranger ensuite.
Dans l’optique d’une coopération franco-égyptienne, un projet d’ouverture
d’une université française au Caire est en cours. Initié par M. El Hefnawy,
ancien conseiller du ministre et francophone, ce projet aurait cependant du mal
61
RITI : Regional IT Institute.
62
Environ 2000 cours différents, également accessibles à distance via leur site internet.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
32
à trouver des financements auprès des entreprises françaises et seules les
entreprises égyptiennes semblent disposés à y participer.
L’exode des cerveaux
Environ 10 à 15% des nouveaux diplômés dans les IT partent travailler à
l’étranger, pour la plupart aux Etats-Unis ou aux Emirats. Il y a en effet une
large disproportion salariale entre l’Egypte, dont le revenu moyen pour un
jeune diplômé IT est de 1400 à 2000 LE par mois, comparé à une embauche
comparable aux Etats-Unis, qui représente au moins 17000 LE par mois. Mais
l’exode ne concerne pas que les jeunes diplômés mais aussi beaucoup de
salariés dont une expérience dans une entreprise égyptienne renommée
permet de s’expatrier ensuite. On peut également remarquer que Microsoft,
IBM, Cisco et Oracle, sponsors de formations avec le gouvernement, se
réservent le droit de pré-embaucher pour une formation aux Etats-Unis leurs
meilleurs éléments, environ 10% de leur « promotion ».
Les faiblesses du système éducatifs, ajoutés à l’émigration des meilleurs
éléments, engendre pour l’Egypte une période de manque en ressources
humaines, surtout en ce qui concerne les managers, les experts marketing, des
ventes et les analystes de marché.
2.4. Solutions internet
2.4.1. Le profil de l’internaute égyptien
Dans une étude du début de l’année 2001 de l’ISI63
publiée par le BT64
Egypt,
basée sur des critères d’infrastructure, d’utilisation et de prise de conscience de
la population, l’Egypte atteignait le 51ème
rang mondial dans le développement
des autoroutes de l’information.
En effet, malgré un prix65
de l’accès à internet comparativement inférieur aux
pays du golfe, la proportion de la population connectée reste inférieure. D’après
une étude publiée par Mohamed El-Nawawy66
, titrée « Profiling internet users in
Egypt : understanding the primary deterrent against their growth in number »,
les principaux freins à l’augmentation des abonnés à internet ne sont ni les
infrastructures, suffisamment développées en Egypte, ni la culture ou la langue
(les pays du golfe surmontent le même problème). Le revenu moyen ne semble
pas être non plus une barrière significative, tant le prix d’achat d’un climatiseur
d’une ligne téléphonique est sensiblement le même que celui d’un ordinateur,
autour de 5000 LE. En revanche, un des obstacles est le manque de prise de
conscience de l’utilité de services internet, qui c’est vrai ne sont pas encore
véritablement adaptés au mode de vie égyptien, tant ils ont été basés sur le
modèle de sociétés culturellement différentes comme les Etats-Unis par
exemple, diamétralement opposés à la culture de commerce de proximité
égyptienne. Ainsi les sites proposent soit des services déjà très répandus en T-
commerce67
comme commander un menu de fast-food, soit des services dont
les égyptiens ne voient pas l’utilité, comme se faire livrer des fleurs. Les
services proposés aujourd’hui sur internet sont donc sans réelle valeur ajoutée
63
ISI : Information Society Index
64
Business Today, magazine hebdomadaire égyptien en anglais.
65
Ramené au revenu moyen des particuliers.
66
SAE In Touch Communication devenue depuis LINKdotNET.
67
T-commerce : Telephone-Commerce (commande par téléphone).
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
33
et la meilleure preuve en est le taux de saturation extrêmes des connections
internet lorsqu’un service attire l’attention : lors des résultats du bac égyptien
2001, les listes des diplômés ont été publiées sur 5 ou 6 sites, littéralement
pris d’assaut dès leur ouverture. Les Egyptiens ne voient donc pas encore dans
l’investissement d’une machine et d’une connexion une rentabilité valable et
préfèrent utiliser du système D lorsqu’ils en ont vraiment besoin68
.
Voici les résultats d’une étude de comportement sur les utilisateurs d’internet :
Application Utilisation
fréquente
Utilisation
modérée
Utilisation
occasionnelle
Pas
D’utilité
e-Mail 25% 24% 27% 24%
Communications
interactives
(icq,...)
14% 9% 31% 46%
Surf 66% 20% 13% 1%
LAN & VPN 17% 0% 2% 81%
Loisirs 43% 24% 27% 6%
News 48% 15% 25% 12%
Professionnel 5% 21% 45% 29%
Téléchargement 47% 23% 10% 20%
Shopping 13% 19% 20% 48%
Education 20% 1% 40% 39%
Fréquence
d’utilisation
15%
(> 3h/jour)
48%
(>1h/j, <3h/j)
11%
(<1h/j)
26%
(<15mn/j)
Nombre d’utilisateurs
par compte
23% : utilisent exclusivement leur compte
38% : un seul terminal utilise le compte dans l’entreprise
39% : 2 personnes ou plus utilisent le compte
Quelle est la caractéristique
la plus importante lors de
votre choix d’ISP ?
34%
le prix du
service
28%
la vitesse de
la connexion
20%
le service client
18%
disponibilité de la
ligne
Aux ISP : quant internet est-il
le plus utilisé ?
++
(20h-3h)
+
(14h-17h)
-
(17h-20h)
--
(3h-14h)
2.4.2. e-Commerce
68
Pour preuve le ratio d’utilisateurs par abonné, dépassant le 8:1, et qui représente bien
l’utilisation opportuniste occasionnelle du réseau.
Abonnés
depuis :
3 4 %
3 3 %
3 3 %
1 mois
1 trimestre
1 an
Sexe :
6 6 %
3 4 %
Homme
Femme
Statut:
5 0 %5 0 %
Particuliers
Entreprises
Répartition
géographique :
7 9 %
19 %
2 %
Le Caire
Alexandrie
Autres
Possèdent une
carte de crédit:
10 %
9 0 %
Oui Non
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
34
Le marché de l’e-Commerce dans
les pays Arabes ne représente
que 0.09% du marché mondial.
Cependant, des études
américaines envisagent avec
optimisme une explosion de
secteur , qui passerait de $95
millions en 2000 à plus de $40
milliards en 2003, au regard du
retard et de la croissance
extraordinaire de la région
Moyen-Orient dans ce domaine.
En effet, le commerce
électronique n’en est qu’à ses
balbutiements en Egypte, même
si un comité du e-Commerce
existe depuis Octobre 1997 et
qu’une action gouvernementale
planifiée a été entreprise en
1999. Ce plan a pour objectifs
Estimations du marché
de l'e-Commerce dans
les pays Arabes
(en millions de $)
source: BNG, 2001
0
5000
10000
15000
20000
25000
30000
35000
40000
45000
2000 2001 2002 2003
principaux : l’établissement d’une autorité de certification électronique,
l’adaptation du système fiscal, le soutien de projets privés, la construction d’un
réseau adapté et l’information de la population. Malgré les quelques 4000 sites
égyptiens, les échanges électroniques ne représentent qu’environ 1% du
commerce total égyptien, et ne semblent pour l’instant indispensables que dans
une perspective internationale, tant l’économie égyptienne est centralisée sur
Le Caire. Du fait de la méconnaissance globale du média internet par la
population et donc de retombées la rentabilité qui s’ensuit, l’implantation du
B2B, propice dans les secteurs verticaux est beaucoup plus avancée en Egypte
que celle du B2C, encore dans les starting-blocks si l’on peut dire.
B2B
Malgré la volonté gouvernementale de privatiser le plus possible son secteur
économique, une majorité des entreprises commerciales et financières restent
du domaine public, à hauteur d’environ 60%. C’est pourquoi ce secteur
représente un potentiel énorme dans le domaine du B2B et du B2A69
.
Cependant, les initiatives dans ce domaine ne sont encore que des
balbutiements.
C’est du domaine privé que viennent les projets les plus aboutis. Le commerce
électronique ne peut voir le jour d’entreprise à entreprise qu’avec un back-
office (gestion des ressources et des hommes) totalement automatisé, c’est
pourquoi il ne concerne encore que peu de secteurs, l’Egypte étant encore en
cours d’informatisation. Les entreprises à dimensions internationales et celles
concernant certaines niches en Egypte ont cependant lancé avec succès des
places de marché virtuelles :
· Damietta & PortSaid Containers Handling & Cargo Companies : ces
entreprises ont sécurisé les échanges informatisés avec les 5 plus grandes
entreprises de transport mondiales.
· Egyptian Aluminium Co : une des plus grandes entreprises publique d’Egypte,
qui produit 1% de l’aluminium mondial, propose ses produits sur internet.
· Capital Exchange : place de marché d’échanges de stocks égyptienne
automatisée.
69
B2A : Business to Administration.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
35
· Banques : un nombre important d’entre elles ont pris des initatives pour
incorporer des services accessibles à distance, services intranet et internet.
· Ciranet : née d’une joint-venture entre Raya et CityBank, Ciranet Pharma est
un site B2B, place de marché de produits pharmaceutiques, en activité depuis
aout 2000, qui rassemble fabricants, distributeurs (15) et pharmacies (80) et
représente une place de marché totalisant des échanges d’un montant de plus
de $1.5 milliard par an. Plus qu’un hub commercial, c’est aussi un portail à
l’attention de toute la communauté pharmaceutique et médicale. L’expérience
de Ciranet dans le milieu pharmaceutique et l’adoption des dernières
technologies en matière de services électroniques financiers et commerciaux
ont fait de Ciranet Pharma une réussite exemplaire dans le monde de
l’internet.
B2C
L’approche de ce type de commerce électronique est complètement différente,
car elle concerne le marché des particuliers, c’est à dire une stratégie de
consommation de masse, avec des achats dépassant rarement les $100. Le
marché actuel égyptien se comptabilise en quelques dizaines de milliers
d’utilisateurs ayant accès à l’internet et représentant moins de 0.15% de la
population totale. Quelques tentatives ont cependant été initiées depuis la fin
de années 1990, mais la douloureuse expérience des dotcoms n’a pas épargné
l’Egypte avec plus de 90% de dépôts de bilan. Si il est vrai que le marché sous
sa forme actuelle ne pouvait leur permettre d’espérer survivre, beaucoup
appartenaient à la catégories des « soft launch », un euphémisme signifiant un
départ baclé, sans réelle préparation et sans aucun conseil économique. Seuls
les plus importants et les mieux assistés (Otlob par exemple est un
investissement de CIIC) se partagent aujourd’hui le marché :
· NileMart.com : spécialisé dans la vente on-line de livres et musique.
· Masrawy.com : portail web pratiquant le e-commerce. Vend des fleurs à la
voiture et a même pendant le mois précédent l’Eid Al Adha70
cette année
inauguré le e-Sheep en vendant du bétail (vivant) en ligne. Possibilité de
règlement en envoyant par fax son numéro de carte de crédit.
· Otlob.com : le plus connu des sites de B2C en Egypte, ne fait que du
commerce indirect. Vends et loue en partenariats avec des grands noms dans
chaque spécialité des fleurs, des produits pharmaceutiques, des cassettes
vidéos et surtout prends les commandes des restaurants et fast-foods les plus
connus. Otlob, le seul site vraiment fonctionnel en Egypte, n’a pas de
concurrence réelle et affirme avoir près de 10000 utilisateurs enregistrés et
passer plus de 150 commandes par jour.
Les causes de cette absence de développement du e-Commerce en Egypte sont
multiples et constituent les challenges de demain pour faire entrer la population
égyptienne dans l’ère de l’information :
La loi : les nouveaux textes sur la signature électronique, la certification
d’organisme et la sécurisation des transactions est très attendue par les acteurs
de l’e-Commerce. En effet, elle ne peut qu’être le point de départ puisque sans
elle les entreprises ne peuvent facturer on-line sans passer par des moyens
détourné, comme des sites de facturation étranger ou faire passer le n° de
carte bancaire par fax !
70
Eid Al Adha : le fête musulmane du sacrifice du mouton.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
36
La logistique : avant de proposer de vendre en ligne leurs produits, une étape
importante souvent « oubliée » par les possesseurs de site est une
automatisation totale du back-office. Comment un site de vente en ligne
pourrait-il fonctionner sans un accès au stock et aux ressources de
l’entreprise ? C’est pourquoi les sites qui ont survécu à la récession économique
sont ceux qui avaient déjà accumulé de l’expérience dans un domaine avant de
décider d’arriver sur internet.
La culture : du succès de l’e-Commerce en Egypte dépend l’évolution des
mentalités. Le commerce en Egypte, et il en va de même pour la capitale Le
Caire, est un commerce de proximité, axé sur une foule de petites épiceries
capables plus ou moins de satisfaire n’importe quelle requête. Les grands
supermarchés eux-mêmes n’envahissent pas le marché et ne connaissent pas
le succès européen : pour preuve Sainsburry’s, une chaîne de supermarchés
anglais ayant tenté vainement de s’installer en Egypte. La société égyptienne
ne connaît pas l’individualisme et la course contre le temps propice au
développement du commerce on-line sur certains créneaux. C’est pourquoi les
égyptiens ne voient pas de réelle valeur ajoutée dans le commerce
électronique, qui nécessite un investissement de base important, si il fournit
des services, qui, comme aujourd’hui, ne sont que des copies des modèles des
pays développés initiateurs de l’e-Commerce. Ce type de commerce ne revêtira
de réel intérêt que lorsqu’il sera adapté à la demande égyptienne. De plus, la
culture conservatrice du pays ne favorise pas l’internet, comme le prouve le
comportement des managers : l’utilisation de l’informatique ne fait pas partie
de leur quotidien et bien souvent c’est leur secrétaire qui imprime leurs e-
mails. Cependant, le renouvellement de la population, avec une natalité
extrêmement forte, va ouvrir de nouvelles portes tant la nouvelle génération
est plus ouverte et même friande de nouvelles technologies.
Un problème culturel de taille à surmonter est celui de la culture du paiement
cash : en effet, il est estimé qu’en Egypte seulement 257000 carte de crédits
sont en circulation, avec, du fait que ceux qui en possèdent en possèdent
plusieurs, un nombre d’utilisateurs ne dépassant pas les 70000. De surcroît,
l’utilisation de telles cartes se limite au retrait d’espèces dans les distributeurs
automatiques puisque aucun commerce ne propose de règlement par carte.
Ainsi, si comparativement, la société américaine est préparée depuis longtemps
au règlement par carte sans le numéro avec le télé-achat par exemple, les
égyptiens n’ont pas confiance et préfèrent le règlement en espèces. Une étude
récemment mené par le site d’e-Commerce Masrawy auprès de leurs visiteurs
montre que 88% préfèrent payer en espèces à la livraison, tandis que
seulement 12% préfèrent la carte de crédit. M. Heikal, directeur général de
Masrawy, souligne que « l’on doit s’adapter aux souhaits du public égyptien, et
s’adapter aux contraintes du marché local. Qui veut commencer dans le e-
Commerce en Egypte doit faire sans les cartes de crédit. Il faut se concentrer
sur la livraison du produit, rapide et avec le sourire ». Peut-être l’Egypte
s’engage-t-elle d’abord à cours terme vers une autre forme d’e-Commerce ?
La prise de conscience : c’est probablement le domaine sur lequel doivent se
focaliser les efforts, tant les égyptiens manquent d’information sur internet et
ce qu’il peut leur apporter. Une étude affirme que moins de 1% de la
population a déjà réalisé un achat en ligne. Des efforts sont conjointement
effectués par le secteur comme le secteur publique, avec notamment le soutien
depuis 1997 du comité pour le commerce électronique71
.
71
Electronic Commerce Committee : www.ise.org.eg
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
37
Les financements : sur le modèle des starts-up américaines et européennes, les
jeunes entreprises qui se lancent dans le e-Commerce ne peuvent être
immédiatement rentable. C’est pourquoi l’éclosion du marché nécessite une
solide structure d’investisseurs, absente en Egypte : les banques refusent de
financer un secteur qui leur semble risqué et les fonds privés et incubateurs,
seuls capables de fournier les multiples aides aux dotcom, sont relativement
peu nombreux.
L’accessibilité : plus d’un cinquième de la population égyptienne vit sous le
seuil de pauvreté. Le développement du e-Commerce est fortement lié à celui
des technologies de l’information72
, domaine dans lequel beaucoup de travail
reste à faire. En conséquence de quoi les prix des opérations relatives au e-
Commerce restent élevés en Egypte. Par exemple, l’implémentation d’un site
internet varie dans une fourchette de $500 à $35000, et le prix des machines
reste plus élevé à performances égales.
Le WAP
Les services WAP73
ont vus le jour récemment en Egypte, notamment dans les
milieux bancaires comme les services de consultation de compte PortaBank de
la NSGB. Ces services rencontrent un certains succès mais le prix n’est pas un
facteur limitant pour la population à laquelle ils s’adressent.
Ainsi le nombre très élevé de terminaux téléphoniques en Egypte (2,5 millions
d’unités) comparé à la faiblesse en équipement informatique pourrait être
utilisé74
dans l’accessibilité au marché de l’e-Commerce. Malheureusement les
services sont pour l’instant trop limités et les communications encore trop
chères.
2.4.3. e-Gouvernement
Le développement
72
accès internet, informatisation de la société, hébergement,...
73
WAP : Wireless Application Protocol, protocole de communication internet sur les téléphones
portables.
74
même si tous ne sont pas des terminaux compatibles WAP.
dépenses
individuelles
annuelles dans les
IT (en $)
5
995
0
200
400
600
800
1000
1200
Egypte Suisse
Prix de
l'hébergement
(en $/mois)
60
25
0
10
20
30
40
50
60
70
Egypte USA
Prix d'une connection T1
(en $/an)
80000
14000
0
10000
20000
30000
40000
50000
60000
70000
80000
90000
Egypte USA
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
38
Le gouvernement égyptien emploie 5.2 millions de personnes, soit 38% de la
population active du pays. Il joue donc un grand rôle dans le développement de
la société de l’information en Egypte. Conscients de cette responsabilité, le
MCIT, relayant l’action entreprise par l’IDSC en 1995 avec le programme
« Information Highway », investit depuis 1999 dans la mise en place de
services et d’information e-Gouvernement plus de 100 millions de LE par an
depuis 3 ans. Les grands instigateurs de ces initiatives sont le co-fondateur du
RITSEC et actuel président de IT Investments Hisham El Sherif et l’actuel
conseiller du ministre le Dr Tarek Kamel.
L’objectif est de doter les 86 ministères et autorités du gouvernement de sites
d’information voire de services, et de former plus de 20000 employés
gouvernementaux aux techniques informatiques. Ainsi, les 26 gouvernorats75
bénéficient d’une présence sur le net, de même que 32 ministères et d’autres
organisations gouvernementales. Le portail d’entrée au e-Gouvernement est le
site www.alhokoma.gov.eg76
, en langue arabe. Aujourd’hui, plus de 500 sites
de e-Gouvernement (.gov.eg) sont répertoriés, et ces initiatives du
gouvernement ont été à de multiples occasions récompensées de prix
internationaux, comme le « Global Bangemann Challenge Award », soutenu par
la Communauté Européenne.
Si le lancement du projet concernait plus le côté informatif avec l’idée de
rendre accessible à tous, locaux comme expatriés, une information souvent
inaccessible du fait même de la bureaucratie égyptienne, avec des sites de
tourisme, santé, culture, environnement et politique, les services e-
Gouvernement se sont affinés avec le temps, avec la possibilité de retirer via le
net des formulaires administratifs, automatiser la démarche d’un nouvel
abonnement à l’électricité, accéder à des informations judiciaires et législatives,
consulter sa facture de téléphone et la payer77
,... Cependant, les limites sont
vite atteintes, notamment en raison de l’absence de possibilité de paiement en
ligne78
.
Très récemment, le 03 avril 2001, le ministre des technologies de l’information
et des communications Ahmed Nazif et le président de Microsoft EMEA Jean-
Philippe Courtois ont signé un accord de coopération concernant le
développement du e-Gouvernement égyptien. « L’objectif de cette initiative e-
Gouvernement est de fournir des méthodes simples et rapides pour répondre
aux demandes des citoyens concernant les différents services
gouvernementaux. Elle doit également fournir un support intra-
gouvernemental interactif à même de satisfaire les besoins en terme
d’information pertinente pour faciliter la prise de décision.» dit le ministre M.
Nazif. La participation de Microsoft sera d’une part un apport financier de 4.5
millions de LE par an sous forme d’expertise dans le domaine informatique et
d’implémentation des systèmes, et d’autre part l’apport des dernières
innovation de l’entreprise en matière de logiciels pour les institutions
gouvernementales, le tout pour une période de 5 ans.
Le contenu
75
Gouvernorats : www.ipgd.idsc.gov.eg.
76
alhokoma signifie gouvernement en arabe.
77
Avec une carte spéciale toutefois, service accessible depuis début août 2001.
78
voir chapitre e-Commerce.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
39
L’ « Egypt’s State Information Service »79
, sous la tutelle du ministère de
l’information, fournit des informations mises à jour régulièrement sur l’Egypte,
à propos de politique, de culture, d’histoire, d’économie et de tourisme.
Le ministère des affaires étrangères80
a des informations sur les compagnies
intéressées pour investir en Egypte. Il fournit aussi un service d’impression
pour les formulaires de visas et d’information pour les missions diplomatiques.
Le ministère de l’économie81
, dont la création du site est récente, commence à
publier des rapports économiques mensuels. Des statistiques sur l’économie et
le développement du pays sont disponibles.
Le site présidentiel égyptien82
contient des informations quant au président, au
système politique égyptien et à Abdeen Palace. On peut consulter le calendrier
du président, ou lire des données socio-économiques sur le pays comme par
exemple le trafic du canal de Suez ou l’inflation.
L’ « Egyptian International Trade Point »83
ou EITP, sous tutelle du ministère de
l’économie et du commerce international fournit des informations sur le monde
des affaires égyptien comme étranger, comme par exemple des précisions sur
les secteurs d’investissement, les zones franches, les statistiques
commerciales, les lois et démarches pour obtenir une carte d’import/export,...
Le ministère de l’émigration84
offre ses services aux expatriés égyptiens, avec
des fonctionnalités du ministère de l’intérieure comme les procédures de double
nationalité, de renouvellement de passeports,...
L’agence des affaires environnementales85
, sous tutelle du ministère de
l’environnement, fournit des informations législatives et politiques sur les
programmes de protection de l’environnement, de recherche environnementale
nationale, sur les fonds de protection,...
« HealthNet »86
est une initiative de l’IDSC pour soutenir l’effort sur la santé,
seulement 100 sur les 350 hôpitaux égyptiens étant connectés au web. C’est
un site pilote contenant des informations sur l’industrie de la santé, favorisant
les échanges entre les chercheurs du domaine,...
« Tour Egypt »87
est un site supervisé par le ministère du tourisme et l’autorité
de tourisme égyptienne. Il propose des services d’information mais aussi
commerciaux puisqu’il permet la comparaison des prix des tours operators,
liste les compagnies aériennes, les services de croisières,...
Le ministère de l’éducation88
vient de lancer son site, contenant des liens vers
les universités. Accessible seulement pendant les heures de bureau.
La nouvelle bibliothèque d’Alexandrie89
a aussi son site, encore en construction
tout comme la véritable bibliothèque, qui propose un tour virtuel de la
bibliothèque et des informations quant à la bibliothèque historique.
2.4.4. e-Banking
79
www.sis.gov.eg
80
www.mfa.gov.eg
81
www.economy.gov.eg
82
www.presidency.gov.eg
83
www.tpegypt.gov.eg
84
www.emigration.gov.eg
85
www.eeaa.gov.eg
86
www.highway.idsc.gov.eg/health
87
www.touregypt.net
88
www.egy-mhe.gov.eg
89
www.bibalex.gov.eg
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
40
La construction d’un réseau et d’une structure bancaire fiable et compétente
est une condition indispensable au bon développement d’un pays. C’est
pourquoi dès 1999 EgyNet a obtenu une licence d’exploitation de 10 ans avec
exclusivité d’1 an pour construire et gérer un réseau de transmission de
données à l’attention du secteur bancaire et assurancier. L’investissement,
assuré par les propriétaires d’EgyNet, NTC et Telecom Egypt, représente une
somme d’environ $600 millions. Le réseau est en service depuis début 2001 et
compte parmi ses utilisateurs et clients les principales banques égyptiennes.
Les banques, dans une moindre mesure que le reste du pays cependant, ne
sont pas encore informatisées de manière optimale et actuellement
représentent une grosse part de la clientèle pour les installations d’ERP et de
solutions informatiques à gros budget.
Liste des banques implantées en Egypte :
http://www.tpegypt.gov.eg/links1.htm ou voir annexe.
Devant le manque de proximité des égyptiens avec leur banque90
et le manque
d’accessibilité des médias interactifs de masse (internet sécurisé+ téléphone),
les services bancaires à distance connaissent une certaine lenteur à la mise en
place. Cependant, la NSGB avec son service PortaBank lancé en mai 2000 et
permettant l’accès aux services bancaires par le biais de son téléphone portable
connaît un certain succès et pourrait laisser présager d’un certain avenir pour
ce type de services à forte valeur ajoutée, déjà adoptés dans les pays plus
développés.
2.4.5. Les portails thématiques
Les portails échangent des flux d’informations numériques avec des Internautes
à partir de sites web. Ces échanges d’information leur permettent de valoriser
le trafic qu’ils génèrent, soit en l’acheminant contre paiement vers d’autres
firmes, soit en poursuivant l’échange d’informations commerciales jusqu’à
finaliser une transaction en ligne. Ainsi les portails, croisant des logiques
économiques de média et de distributeurs, sont des infomédiaires, c’est-à-dire
des vecteurs d’information qui s’insèrent entre des consommateurs-internautes
et des « vendeurs » et captant une valeur ajoutée sur l’acheminement du trafic
vers les lieux de consommation (en ligne ou hors du web).
La logique économique du portail est donc structurée autour de trois processus:
l’attraction des internautes, leur fidélisation, et la valorisation de ce flux de
trafic par le routage, c’est-à-dire l’acheminement vers un autre point du web,
ou la transaction. Le modèle d’affaires du portail consiste à dégager une valeur
ajoutée sur la valorisation du trafic, c’est-à-dire entre le coût d’acquisition du
trafic et les revenus issus de son exploitation.
Depuis l’avènement du net en Egypte à la fin des années 90, les portails
fleurissent sur le réseau national. Sans réelle valeur ajoutée, il représentent
l’investissement typique des nouvelles technologies : une valorisation à très
long terme, basée sur une capitalisation en terme de nombre d’abonnés
(service d’e-mail et accès internet gratuit, de clients e-Commerce) et de
densité de trafic. Peu ont survécu au crash des nouvelles technologies, et
90
culture du paiement en espèces et du retrait au guichet le plus rarement possible.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
41
certains ont disparu ou ne proposent plus qu’un service réduit et ne sont jamais
remis à jour comme les anciens EgyptServ.com ou EgyptSide.com.
Si jusqu’à présent les égyptiens utilisaient Yahoo, Altavista ou LookSmart, leur
contenu américain ne pouvait leur convenir et la forte identité culturelle du
monde Arabe fait le succès des formules adaptées, comme les 3 sites les plus
visités par les égyptiens : Masrawy.com, Orientation.com et Arabia.com et
génère des nouveaux investissements puisque 2 nouveaux portails vont naître
sous peu : Bayt.com et Nomad.com.
Les principaux portails généralistes sont, par ordre d’importance
décroissante91
:
Arabia.com :
91
Cette liste est évidemment un apercu et ne prétend ni être exhaustive ni être parfaitement à
jour, l’évolution de ce type de marché étant très rapide.
Le plus connu et le plus complet
de la communauté Arabe,
disponible en anglais comme en
arabe. Propose des services de
mail gratuit, chat, forums,
news, recherche avec Google,
services gratuits divers (e-
cards,...), e-Commerce indép-
endant mais aussi avec des
liens. Existe depuis 1995, date
de sa création aux EAU par
Arabia Online, il emploie
aujourd’hui 65 personnes.
Adr: POBox 500032 Dubai, UAE
Tél : 971 4 3915 400
E-mail : arabia@dubai.com
Ajeeb.com :
Le concurrent le plus important de Arabia.com, Ajeeb propose sensiblement les
mêmes services mais son contenu est plus orienté sur le monde Arabe avec
beaucoup de liens vers des sites Islamiques et de l’information sur les
indicateurs de développement et de ressources des pays arabes. La dualité
anglais et arabe est très bien gérée avec un site dans les 2 langues et un
service de traduction élaboré. Propriété de Sakhr, il est lui aussi basé à Dubai.
Adr: Building 2, office number G05, Dubai Internet City,Dubai, UAE
Tel: +9714 - 3911555
Fax: +9714 - 3911540
E-Mail: info@ajeeb.com
Masrawy.com:
Un des sites les plus connus en Egypte, notamment pour ses fonctionnalités de
e-Commerce en plus des services classiques. En anglais et arabe sur la même
page.
Orientation.com:
Portail international visant à rapprocher toutes les communautés mondiales,
son site égyptien est eg.orientation.com et propose tous les services classiques
d’un portail généraliste.
Egypt.com EgyptSearch.com
Kufta.com Emall-Egypt.com
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
42
2.4.6. Le développement des N-TIC
La téléphonie IP
Le marché mondial de la
téléphonie IP est en pleine
explosion, provoquant une
révolution, en provenance des
Etats-Unis, dans le monde des
opérateurs téléphoniques. En
effet, la téléphonie IP, procédé
qui consiste à utiliser le protocole
IP pour transporter la voix par
l’internet est une technologie
naissante, car elle nécessite des
ressources disponibles depuis
peu. Cependant, malgré sa
jeunesse, la prise de conscience
des opérateurs nationaux de tous
les pays est immédiate, car le
Marché mondial de
la téléphonie IP
(en $millions)
source:
Gartner group
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
18000
20000
1999 2000 2001 2002 2003 2004
car le marché sur lequel elle empiète, celui des communications
internationales, est un marché énorme qui génère de gros bénéfices. La
différence entre une communication classique et une VoIP est telle que le gain
en terme financier est de l’ordre de 95%. D’après ESSL Technologies, dès 2006
35% des appels longue distance passeront par internet pour dépasser les 50%
en 2010.
Telecom Egypt, suivant la politique de l’ARENTO et de tout le continent
Africain, et profitant de sa position de décideur puisque aucune loi ne régit
encore le domaine, a commencé par interdire tout trafic VoiceIP, de manière à
conserver le monopole sur les communication internationales, marché
représentant environ 2.5 milliards de LE par an. Ainsi les ISP, liés par des
accords avec Telecom Egypt, doivent contrôler leur trafic de données et
interdire le service de téléphonie IP. Ils sont responsables devant la loi et toute
entreprise contrevenante s’expose a des amendes et l’emprisonnement de ses
dirigeants. Les activités de net2phone par exemple ont été arrêtées en Egypte.
Cependant, devant l’ampleur internationale du phénomène, le ministre Ahmed
Nazif pratique la politique « if you can’t beat them, join them » et Telecom
Egypt, parallèlement à une baisse des tarifs de ses appels internationaux vers
les Etats-Unis, lance des services de VoiceIP, qu’il garde néanmoins sous
contrôle. Ainsi, le 07 avril 2001, l’Egypte devient le premier pays Africain à
autoriser la téléphonie sur IP, puisque ont été convenus des accords de sous-
traitance exclusifs jusqu’en 2005 du service VoiceIP liant Telecom Egypt et le
duopole de 2 entreprises privées qui gèreront le système : E-globe et ITC. E-
globe, une joint- venture entre e-Globe et Trans Global Communications a
supporté en 2001 la mise en place des infrastructures en accord avec Ericsson
pour un contrat d’à peine $70000 et opère déjà dans le monde entier92
.
L’enjeu de la téléphonie sur IP en Egypte est très important au vu du revenu
généré par les communications internationales et la nouvelle loi sur les
télécoms devrait malgré la volonté de libéralisation des communications
continuer dans le même sens, c’est à dire laisser à Telecom Egypt les pleins
pouvoirs. Ce dernier a fixé les tarifs des communications IP à 0.8 LE/minute
contre 3.5 LE/minute communication classique, et encourage l’utilisation du
service en offrant une remise de 10% sur ces communications aux ISP.
92
E-Globe est implanté en Asie, Amérique Latine et Europe, et Trans Global Communication opère
aux Etats-Unis (NY, LA, Miami,SF).
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
43
La téléphonie mobile de 3ème
génération
Existe-t-il un véritable marché pour l’UMTS en Egypte à partir de 2002 ? On
peut en douter lorsqu’on voit le profil de l’abonné égyptien qui opte pour
l'abonnement prépayé et qui consomme peu. L’intérêt de l’UMTS réside dans
son débit de transmission mais beaucoup d’utilisateurs ne se contenterons pas
des contenus proposés, encore faibles. L’apparition de l’UMTS avant 2005 ne
semble donc pas une hypothèse crédible selon certains analystes.
Pourtant, le marché de la téléphonie mobile explose en Egypte avec près de
30000 nouvelles lignes mobiles ouvertes par semaine. Les 2 opérateurs
actuels, Mobinil et ClickGSM préparent l’arrivée du nouveau protocole GPRS93
:
Click, en partenariat avec Alcatel pour les infrastructures, investit 40 millions
d’Euros dans des nouveaux équipements radios.
ClickGSM, qui est d’ailleurs Click-Vodafone94
, se prépare ainsi avec son
partenaire Vodafone à se propulser dans la téléphonie de troisième génération
avec un investisseur d’envergure. L’arrivée sur le marché de la téléphonie
mobile d’un troisième opérateur en décembre 2002, à la fin de l’exclusivité des
licences Mobinil et Click, génère beaucoup de questions. En effet, pour
effectuer une pénétration significative, devant le retard accumulé vis à vis des
2 opérateurs en place, et devant les problèmes de saturation du spectre
hertzien, Mohamed Ali el Hamamsy, PDG de ClickGSM, pense que le bon sens
voudra que la licence attribuée par l’ART à Telecom Egypt soit une licence
UMTS, dite de 3ème
génération.
2.5. Les grands projets
2.5.1. Les SmartVillages
La politique gouvernementale mené par le MCIT en terme d’aide et d’appui aux
entreprises IT en vue de développer le secteur a donné naissance, sous l’égide
de M. Ali El-Efnaoui, conseiller du ministre à l’époque, au projet des
« SmartVillages ». Ces villes industrielles seront basées sur le modèle des
Technology Business Park95
, dont le but est de rassembler en milieu extra-
urbain des entreprises IT et leurs amener les infrastructures nécessaires à une
meilleure efficacité : bureaux, centres de conférence, hôtels, salles
d’exposition, administrations,...
93
GPRS : General Packet Radio Service (débit : 115kb/s)
94
Vodafone-AirTouch est actionnaire à hauteur de 60% de Click, par l’intermédiaire duquel il va
implanter l’UMTS en Egypte.
95
Par opposition aux Sciences Parks (qui rassemblent chercheurs+universités) et aux Urbans Parks
type Sophia Antipolis (recherche+universités+entreprises+investisseurs en milieu urbain).
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
44
Ci dessous figurent les prémisses des plans architecturaux représentant le
premier des multiples SmartVillages en incubation : celui proche du centre du
Caire et des Pyramides. Au moins 2 autres sont prévus à court terme, dont un
à Alexandrie et un dans la ville du 10 de Ramadan, proche du Caire.
Le SmartVillage des Pyramides
Situé à 20 minutes du centre du Caire, à 10 kilomètres des pyramides, sur la
desert road d’Alexandrie, ce premier SmartVillage, qui devrait être
complètement achevé durant l’année 2002
représentera la vitrine technologique de l’Egypte en
matière de IT, avec un design96
invoquant le Hi-Tech
et une architecture très planifiée : les nouvelles
constructions doivent rester fidèle à un cahier des
charges strict. Ainsi les immeubles ne devront pas
dépasser 12 mètres de haut, avoir une surface de
1000, 2000, 4000, 6000 m² ou un de leur multiples,
devront présenter des façades blanches à 60% contrastée d’acier et de verre,
et un certain cota d’espaces vert, de lacs, rivières et fontaines. Ce premier Hi-
Technology Business Park, s’étendant sur une superficie totale de 340000 m²,
devrait accueillir à maturité environ 50 immeubles de bureaux et environ
12000 employés.
La location ou l’implantation de bureaux est réservé aux entreprises IT, à
l’exception des fabricant hardware, pour qui cependant tout est fait pour
favoriser l’environnement de travail :
· L’exemption des taxes d’entreprise pour une période de 10 ans renouvelable.
96
Illustrations : source SmartVillage Project, MCIT.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
45
· Des infrastructures adéquates : un réseau haut débit pour les données, la
voix et la vidéo, des connections VPN, un réseau VoIP, un centre de données,
des systèmes de vidéo conférence,...
· Les services administratifs sur place avec des antennes de la poste, un centre
d’information, la sécurité, une bibliothèque publique, et même les bureaux du
ministère des technologies de l’information et des communications.
· Un renforcement des commodités comme par exemple un service de navette
vers le centre du Caire, un Héliport, un centre d’affaire, un parc d’exposition,
des hôtels, un centre de conférence, des services financiers, une clinique et
des restaurants...
Le principe de fonctionnement est donc le suivant : la société SmartVillage
project met à disposition des entreprises certaines infrastructures et se charge
d’attirer sur le site tous les acteurs indispensables. Les entreprises bénéficient
des avantages fiscaux et du terrain gratuit, reste à leur charge la construction
de leurs bâtiments propres sur le site.
Ce projet est administré par un groupement de 51 actionnaires principaux, dont
80% appartiennent au domaine privé, les 20% restant étant la propriété de
l’Etat. L’investissement initial était de 100 millions de LE, le capital de l’Etat
égyptien correspond à un investissement foncier (340000m² de terrain).
Actuellement, les divers bâtiments sont en cours de construction, avec
l’implantation d’entreprises comme Cisco, Microsoft, Oracle, Qualcomm,
Compaq, Alcatel et IBM dont les bureaux situés à 2 kilomètres de là
n’appartiennent pas vraiment au Village mais sont déjà construit. Les premiers
occupant devraient s’installer dans la première moitié de 2002.
Par ailleurs, le gouvernement a investit 500 millions de LE supplémentaires
dans la construction de bureaux à louer, des infrastructures et du centre de
conférence.
Ce beau rêve au goût de Silicon Valley est cependant récrié par certains, qui
dans le domaine des petites et moyennes entreprises, se sentent moins
soutenus. Le concept des SmartVillages, en effet, ne joue pas du tout le rôle
d’incubateur pour des petites sociétés inventives, qui ont fait le succès de la e-
Economy, mais plutôt à de vastes multinationales à qui, peut-être, l’identité
culturelle égyptienne échappe...
2.5.2. L’informatisation du service public
Depuis 1985, l’IDSC oeuvre pour la mise en place de la société de l’information
en Egypte ; mais devant le manque de moyens qui leur était alloués et
l’immensité de la tâche dans un pays finalement très peu préparé aux
technologies informatiques, les véritables avancements dans ce domaine n’ont
pu être effectués qu’à partir de 1999, date à laquelle le nouveau ministère est
entré en scène et où le développement des technologies de l’information est
devenu une des priorités nationales.
Ce passage dans l’ère de l’information et la croissance du secteur IT doit au
préalable reposer sur des bases saines, et c’est alors le rôle de l’état que
d’automatiser ses grandes institutions. Ainsi ont fleuris les initiatives e-
gouvernementales mais les grands challenges sont aussi et surtout
d’informatiser et de réorganiser la manière de travailler de l’état : équiper la
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
46
poste, les hôpitaux, les administrations et les ministères et les doter de bases
de données97
sur les citoyens égyptiens.
La mise en place de ces systèmes est longue et complexe, mais les initiatives
ne manquent pas et l’on peut suivre l’une d’elle à travers les efforts qui sont
fait pour réorganiser la poste égyptienne :
La poste égyptienne
L’ ENPO98
, connue sous ce nom depuis 1982 et sous tutelle du ministère des
technologies de l’information et des communications, gère à la manière
française, le courrier, des flux monétaires avec les mandats postaux, mais
aussi quelques opérations financières sans pour autant être une banque. C’est
une institution qui a bien sûr hérité de la bureaucratie égyptienne et reste
encore à 100% manuelle avec des formulaires de toutes sortes. Elle possède
plus de 3000 bureaux de poste sur le territoire et emploie des dizaines de
milliers de personnes.
Un des objectifs du MCIT est d’automatiser au moins partiellement ces
bureaux, et les connecter en réseau via l’internet pour effectuer les opérations
avec plus de simplicité. Ainsi se déroulent parallèlement deux grands projets
concernant la poste.
D’abord, l’équipement en matériel informatique des 25099
bureaux qu’il est
possible d’informatiser au vu de leur localisation géographique, de leur taille et
de leur accessibilité à l’internet. A ce jour,
moins d’une centaine d’entre eux
possèdent un ou plusieurs terminaux
informatiques, dont une proportion
estimée variant de 60 à 90% est
connectée au réseau de la poste. C’est la société NCR qui a obtenu le marché
et qui fournit donc la NPO en matériel, du terminal au serveur, et qui s’occupe
également du développement du système de gestion des opérations qui
automatise complètement les services des opérations postales et bancaires.
Dans le même temps a été inauguré en mars 2001 par le président de la poste
M. El Soly en collaboration avec la société ITSC100
, un projet de mise en place
d’échanges de documents électroniques sécurisés. Portant le nom d’EDI POST
SERV pour Electronic Data Interchange Post Service, ce service permet à des
entreprises des envois et réceptions fiables et efficaces de formulaires
standardisés en toute sécurité : des clients du domaine de la distribution, de la
vente, des assurances, des banques et mêmes des autorités portuaires se
seraient déjà manifestés. En voici les applications principales :
· Entre deux entreprises. Exemple : pour les formulaires entres les entreprises
de fret maritime et les autorités portuaires égyptiennes, ou les factures entre
un fournisseur de pièces détachées et un assembleur local (Mitsubishi, Xerox
seraient intéressés). Ils comptent à terme offrir près de 200 documents de
standard mondial. C'est un service répandu dans le monde entier.
· Au sein d'une même entreprise entre le siège et les branches, en l'absence de
réseau privé virtuel : telles les informations standards qui se sont
communiquées, encore aujourd'hui, par télécopie dans certaines banques,
comme la Banque du Caire.
97
Pour l’instant inexistantes.
98
ENPO: Egyptian National Postal Organization, www.stamps.npo.gov.eg
99
ce nombre est amené à augmenter.
100
ITSC : Information Technology & Services Company : une joint-venture ITSC-GE maintenant
joint-venture ITSC-ENPO.
Localisation Bureaux équipés
Le Caire 50
Alexandrie 12
Port Said 1
LES T.I.C. EN EGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR
47
· Au sein de La Poste Egyptienne pour son service de mandats postaux.
Auparavant, le récepteur devait attendre l'arrivée physique de l'argent et d’un
formulaire pour toucher son mandat, et en cas de perte de l’un des deux tout
était à recommencer, portant l’opération de 3 semaines à plusieurs mois. Le
système EDI permettra une gestion instantanée et surtout plus de souplesse
dans les conditions du mandat (plafond plus élevé, sécurité accrue,...),
augmentant par là même les perspectives du marché.
L’opérateur ITSC espère ainsi 144000 transactions dans la première année
d’exploitation uniquement sur la zone Cairote. Une douzaine de serveurs dédiés
au service sont en cours d’installation dans les villes du Caire, d’Alexandrie, du
10 du Ramadan, d’Asciut, de Damietta, de Suez, d’Ismailia et de Port Said.
ITSC prend également en charge la formation informatique des employés de la
poste amenés à utiliser son système.
Le partenariat ITSC-ENPO est relativement original dans le sens où ITSC
apporte le financement, la technologie et le personnel, constitué d’une
vingtaine d'employés qui demeurent salariés d'ITSC. Le concours de la Poste
Egyptienne se résume, à "son cachet de la poste faisant foi", à leurs contacts
dans le secteur public, et au réseau des bureaux de poste. EDI POST SERV est
aujourd'hui un département de La Poste Egyptienne. Mais d'après ITSC, la
transformation en co-entreprise privée n'est pas exclue à terme. A l'heure
actuelle, ce statut permet à EDI d'être fournisseur exclusif de l'ENPO sans
passer par un appel d 'offres.
2.6. Analyse : impact sur les marchés
Les IT décisifs dans les choix des secteur non-IT
L’état actuel de la société de l’information en Egypte est-il un inconvénient
remarquable pour une multinationale qui viendrais s’installer ? Le progrès
foudroyant effectué par le pays concernant toutes les facettes des TIC dans la
dernière décennie et plus particulièrement depuis 1999 incite à penser que non.
Les tarifs, la qualité de service, et l’accès aux télécommunications et
notamment de l’internet acquièrent une dimension et une compétitivité
internationale. L’Egypte est d’ailleurs de loin l’exemple de développement du
continent Africain dans ce domaine. Combinant un environnement IT favorable
et une position géographique à la croisée du monde Arabe, de l’Afrique et
proche de l’Europe, le choix de l’Egypte est un choix stratégique plus
qu’envisageable.
Un excellent exemple dans ce domaine est la réussite des joint-ventures
bancaires établie entre les partenaires internationaux et locaux, qui bien sûr
dépendent pour beaucoup de l’environnement IT dans les 2 pays, et de BMW
qui a implanté une usine en Egypte, s’ouvrant les portes du marché du monde
Arabe.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 3. APPROCHE DU MARCHÉ
48
3. Approche du marché
3.1. Pénétration du marché
L’explosion de la demande en matière de développement des nouvelles
technologies et du domaine des télécommunication fait de l’Egypte un champ
d’investissements vaste et d’avenir.
Mais il ne faut pas pour autant négliger le fait que, si s’ouvrent depuis quelques
année les portes d’un marché prometteur, les considérations qui lui sont
propres et les considérations culturelles du pays sont à prendre en compte avec
beaucoup de sérieux.
Considérations du marché égyptien
Le marché des nouvelles technologies en Egypte est sensiblement différent de
celui des pays développé. D’une part l’Egypte prend en cours de route le train
des IT, et le secteur est en prise à un retard considérable du fait de son assise
sur des bases inexistantes depuis moins d’une décennie. D’autre part elle
bénéficie des dernières technologies, importés souvent par les Américains mais
aussi les Européens dans le domaine des télécommunications101
. Ainsi se
côtoient en Egypte les entreprises Hi-Tech n’ayant rien a envier à leurs
homologues outre-méditerranéens, et les institutions qui souvent fonctionnent
sans machines, avec des formulaires manuels. Il en va de même pour une
population majoritairement peu concernée mais dont la classe sociale éduquée
comprend les enjeux de la société de l’information.
C’est pourquoi des secteurs comme le B2C peuvent encore mettre des années à
éclore, par opposition au B2B qui offre de réelles opportunités. Le marché de
l’internet aux particulier est un marché de long terme mais destiné à connaître
dans les prochaines années le succès expérimenté ailleurs.
En revanche, les besoins en informatisation sont tels que l’année 2002 sera
déterminante en terme d’opportunités : plusieurs facteurs comme la nouvelle
loi, l’accès gratuit à l’internet et les grands plans d’informatisation
gouvernementaux vont générer une demande accrue pour les entreprises IT.
De nouveaux appels d’offre sont en préparation du côté du gouvernement pour
informatiser leurs institutions et il ne faut oublier que le gouvernement emploie
à lui seul presque la moitié102
de la population active égyptienne.
Les banques ,hôtels, aéroports, hôpitaux et grosses entreprises ayant à leurs
disposition plus de moyens, sont très demandeurs actuellement de solutions
ERP clés en mains et commencent seulement à générer des marchés
importants.
Des sociétés de service françaises, en prenant appui sur de bon partenaires
locaux103
, peuvent sur un modèle différent de celui pratiqué par les américains
que l’on peut qualifier de totalitaire104
, proposer une alternative valable et
fructueuse, comme le montre l’exemple d’Alcatel, concernant il est vrai plutôt
le domaine des télécommunications.
101
Avec Alcatel notamment, très présent dans la mise en place des infrastructures réseau.
102
38%
103
voir : 4. Les acteurs principaux.
104
Les multinationales américaines s’implante en Egypte sous couvert d’aides à l’investissement
USAID et ne sous-traitent qu’au autres américains, sans impliquer les entreprises locales.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 3. APPROCHE DU MARCHÉ
49
Considérations culturelles
Culturellement, les mentalités égyptiennes sont associées au monde Arabe
auquel elle appartient plus qu’à l’Afrique. En cela, les mœurs et manières de
traiter les affaires sont radicalement différentes du monde Américain et
Européen. Les lenteurs des démarches dans le pays, dues à l’administration , à
la bureaucratie, à la hiérarchie très respectée,...etc sont les conséquences
d’une culture fortement ancrée dans le pays. Ainsi si les premières impression
tendent à laisser croire que rien n’est possible en Egypte, l’expérience prouve le
contraire. Ainsi les quelques recommandations suivantes reflètent bien le
propre de la culture locale :
· Lors d’une visite d’affaires, ne pas simplement arriver, serrer la main et parler
du business. Si ce n’est pas la première rencontre, discuter au préalable des
amis communs, de la famille, des enfants,...
· Les égyptiens sont un peuple fier. Il faut prendre le temps de découvrir la
culture et de développer des appréciations sur l’Islam.
· Les formulaires administratifs pourtant souvent anglophones et les longues
procédures peuvent parfois dérouter. Il ne faut pas espérer passer une
semaine au Caire et repartir avec un contrat. Cela prend plus de temps,
parfois des mois ou même des années, mais finit toujours par se concrétiser.
· Les acteurs importants du domaine privé et les hauts-fonctionnaires, surtout
dans le domaine des IT, parlent couramment l’anglais. Mais apprendre un peu
d’Arabe et connaître quelques phrases clés (« sabah el kheir » pour
« bonjour », « messa el kheir » pour « bonsoir »,...), amène immédiatement
de meilleures relations.
· Avoir une expérience approfondie dans son domaine est une meilleure
attitude que celle du « jeune cadre dynamique », certes valorisante en
Europe, mais qui ne sera pas aussi efficace avec des interlocuteurs égyptiens,
plus sensibles à l’âge et à l’expérience.
· Faire des affaires en Egypte, c’est se préparer à le faire à la manière
égyptienne, sous peine de perdre son temps. Quelques rares sociétés
étrangères ont failli105
mais la plupart d’entre elles profitent d’un marché
égyptien plein d’opportunités.
La prise en compte de tous ces paramètres amène inéluctablement à la
conclusion que des partenaires locaux sont nécessaires, voire indispensables au
bon déroulement d’un quelconque échange économique. Ainsi les démarches
dans le domaine des douanes, de la législation, de l’administration, et de
manière plus générale des relations avec les entreprises et clients égyptien en
seront grandement facilitées.
3.2. Outsourcer en Egypte
Le marché des IT en Egypte est sain et attire toutes les convoitises comme
partenaire pour outsourcer, sur le modèle de ce qui a fait le succès de l’Inde et
plus récemment de l’Irlande. Si les opportunités valables commencent tout
juste à ce préciser, c’est dû à la relative nouveauté du phénomène puisque
quelques années auparavant l’Egypte n’avait aucune infrastructure et donc
aucun poids dans le domaine.
105
Exemple de société française d’informatique CGA, qui a vainement tenté de s’implanter il y a
quelques années en Egypte, se heurtant, à sa décharge à un marché encore trop fermé.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 3. APPROCHE DU MARCHÉ
50
Cependant, l’outsourcing auprès de sociétés égyptienne présente de nombreux
avantages :
· D’abord le faible coût de la main d’œuvre : si un ingénieur européen est
facturé environ $1000 de la journée, un ingénieur égyptien, à compétences
égales, est facturé lui $400. L’Egypte prend donc un avantage sensible par
rapport à la main d’œuvre Irlandaise ou Indienne par exemple, dont le succès
a fait considérablement augmenter les coûts.
· Ensuite la proximité relative de l’Egypte vis a vis de l’Europe. Si certains
argumenterons du caractère immédiat des connections internet, l’Egypte a cet
avantage d’être situé sur un fuseau horaire identique (facilité de
communication téléphoniques pendant les horaires de bureau) et surtout
d’être à 3 heures d’avion de Paris (en cas d’intervention en urgence).
· Et pour terminer le fait que la compétence égyptienne à l’étranger est de plus
en plus reconnue. Si il y a quelques années la bureaucratie et les méthodes
de travail égyptiennes pouvaient constituer un handicap, il n’en est plus de
même aujourd’hui. Les entreprises IT égyptiennes ont travaillé leur crédibilité
et sont actuellement tout à fait aptes à montrer d’une qualité de service
dignes des entreprises européennes. Pour preuve entreprise une égyptienne,
GMT, qui travaille beaucoup en outsourcing de ses entreprises partenaires
égyptiennes vers l’Europe.
3.3. Les salons
Parmi les initiatives dynamisant le secteur des IT en Egypte et dans le monde
Arabe, de nombreux salons et conférences sont organisées. Ainsi les
entreprises font-elles part de leur nouvelles avancées aux spécialistes du
domaine, mais également et surtout ils permettent les rencontres d’affaire et
les ouvertures au gouvernement, toujours présent avec M. Nazif qui représente
le MCIT. Les principaux salons sont :
Le Gitex :
Axé sur les technologies de l’information, ce salon annuel international
sponsorisé par Telecom Egypt connaît un énorme succès. Il a tenu ses portes
du 04 au 07 avril 2001 au Caire, attirant plus de 40000 visiteurs et 30000
professionnels IT de 18 pays. Les contrats signés sur place ont atteint un
montant de 6.5 millions de LE et 30% des exposants avaient prévu dès avril d’y
être présent en 2002.
Le ComDex :
Autre grand salon à succès, celui-ci est plus également focalisé sur les
technologies de l’information. Il a eu lieu du 27 au 30 mai 2001 au Caire.
Telecomp :
Axé sur les télécommunications, les réseaux et la diffusion, il tiendra ses portes
du 14 au 17 janvier 2002 au Caire. La dernière édition a eu lieu du 16 au 19
août 2001 au Palais des Exposition à Alger, rassemblant les ISP, fabricants
informatiques et fournisseurs de services de tous les pays. Etaient présent
entre autre 3Com, 3M, Acer, Alcatel, Apple, Arabsat, Cisco, Compaq, Vodafone,
Nokia, Siemens,... Les débats ont bénéficiés de la présence d’experts IT et
télécoms internationaux.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 3. APPROCHE DU MARCHÉ
51
Pour plus de renseignement, contacter le PEE ou le CICC, ou directement
FairTrade106
.
CaiNet :
Focalisé sur l’internet107
, ce salon naît en 1996 de l’initiative du RITI, dans la
perspective gouvernementale de promotion de l’internet et des IT en Egypte. Il
rassemble les professionnels du secteur pour des exhibitions, conférences,
rencontre avec les entreprises étrangères,...
Internet World Egypt:
Du 1er
au 4 aout 2001 s’est déroulé au « Cairo International Convention
Center » la première édition de ce salon international sur les technologies
internet et services en ligne. La liste des entreprises présentes comprenait des
acteurs du domaine des logiciels, de l’e-Commerce, du web, de l’e-Banking,...
3.4. La presse spécialisée
Dans l’optique d’une implantation sur le marché des nouvelles technologies en
Egypte, il peut être intéressant sinon nécessaire de communiquer sur son
secteur. Le BITF108
, situé dans les mêmes locaux que le Poste d’Expansion
Economique du Caire109
, est un intermédiaire dans les opérations
internationales de communication. Il se charge d’entrer en contact avec les
différentes autorités de publication. Voici les journaux ou magazines
égyptiens principaux :
Nom Adresse Tirage
Al-Ahram Rue Al Galaa Journal quotidien
900000 exemplaires
Al-Akhbar 6, rue El Sehafa Journal quotidien
1 million d’exemplaires
Al Alam El Youm
Itissalat110
Al Youm
48, rue guezirat el arab,
mohandessine
80000 exemplaires
Al Goumhourya 24, rue zakareya Journal quotidien
300000 exemplaires
Loghat El Asr Rue Al Galaa Magazine mensuel
60000 exemplaires
PC World Egypt 24, rue Syria, Mohandessine Magazine mensuel
70000 exemplaires
Computer Guide Maadi 10000 exemplaires
Internet Shopper Corniche El Nil, Maadi 15000 exemplaires
Alaam Al Computer 21, rue Salah Salem 20000 exemplaires
106
Fairtrade: +06221/456519, ou m.schaedel@fairtrade-messe.de.
107
CaiNet : CAIro interNET.
108
BITF : Bureau d’Information sur les Techniques Françaises.
Contact au Caire : Tél Amir Naguib: (20 2) 738 0925 / Fax Amir Naguib : (20 2) 738 0917.
109
10, Aziz Osman street, Zamalek, Cairo.
110
Itissalat signifie en arabe télécommunication.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 3. APPROCHE DU MARCHÉ
52
3.5. COMESA : partenariats éventuels
L’Egypte appartient au groupement de pays formant la COMESA111
, dont les
autres membres
sont : Angola, Burundi, Comores, D.R.Congo, Djib-outi, Erithrée, Ethiopie,
Kenya,
Madagascar, Mal-
awi, Maurice,
Namibie, Rwanda,
Seychelles, Sou-
dan, Swaziland,
Uganda, Zambie,
Zimbabwe. Ces 21
états membres
forment une zone
d’échanges écon-
omiques totalisant
plus de 385
millions d’hab-
itants, dont la
création remonte
à 1965 où
quelques chefs
d’états africains
avaient signé un
traité en vue de
favoriser les
échanges
économiques à
Lusaka. Depuis, la COMESA ne cesse de s’étendre mais elle doit faire face à de
nombreux problèmes, comme l’économie peu développée de la plupart de ses
membres, le peu d’investissements locaux qui en résulte, et le surendettement
global de la zone vis à vis des pays développés.
Cependant, l’Afrique dans les prochaines années représentera un marché
important, preuve en est avec l’Egypte, qui, c’est vrai, est le pays à l’économie
la plus aboutie de la zone, mais dont les échanges avec l’Europe sont
importants. La zone COMESA, qui va tenter d’instaurer dans les prochaines
années une monnaie commune, propose les avantages suivants entre pays
membres: pas de droits de douanes, libre circulation des capitaux, des
travailleurs et des biens. L’appartenance de l’Egypte à la COMESA en fait donc
une porte d’entrée vers non seulement le monde Arabe (c’est à dire le golfe)
avec qui elle a en commun des liens culturels, mais aussi vers la presque
totalité de l’Afrique.
111
COMESA: Common Market for Eastern & Southern Africa, www.comesa.int
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
53
4. Les acteurs principaux
4.1. Les intégrateurs
Le marché du logiciel
source: IDSC
21%
19%
18%
15%
12%
10%
5%
institutions financières et banques
service, consulting
secteur commercial et ventes
secteur industriel
éducation et recherche
particuliers
tourisme
Le marché pour les intégrateurs et fournisseurs de services en Egypte est le
plus prospère de l’industrie des IT. Même si les plus grosses entreprises
égyptiennes de service dépassent rarement 300 employés, leurs activité est
importante. Le modèle classique des sociétés de service en Egypte est de
partager son activité en trois secteurs ayant une dimension égale au sein de la
structure : le service, le consulting et l’installation/paramétrage de leurs
applications.
En voici les acteurs principaux en Egypte :
KPMG
Hazem Hassan Management Consultants
74, Mohy El-Din Abul Ezz street, Mohandessin, Giza, Le Caire
tel: (20 2) 336 9094
fax: (20 2) 349 7224
www.kpmg.com.eg
contact:
Mme. Noura Hazem Hassan, General Manager
tel: (20 2) 331 0220
noura@kpmg.com.eg
activités:
La société est membre de KPMG depuis 20 ans (le plus important dans le M-O).
Spécialiste dans le consulting financier et technique, la compagnie emploie plus
de 300 personnes, plus des consultants extérieurs. KPMG intègre un haut
niveau de compétence réparti en 7 pôles : finance, nouvelles technologies,
gestion de RH, recrutement, consulting environnemental, normalisation,
gestion, optimisation de procédé, département de développement international.
Un projet moyen-terme (10 mois en moyenne) peut donc être suivi,
parallèlement ou successivement par les services concernés. La société fournit
une solution complète à l'entreprise.
L'entreprise travaille à 80 % avec le secteur privé et n'a que peu de contrats
avec le secteur public. Un des plus important a été signé avec Egypt Telecom.
La compagnie a déjà travaillé avec de nombreuses sociétés françaises telles
que Accor, SG, Compagnie du Métro, CIF...
Concernant leur secteur IT, le service représente 30 % de l'activité de la
société. La consultance s'effectue à tous les niveaux de compétences (soft,
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
54
hard). 70 consultants externes reconnus comme experts dans le domaine
peuvent être appelés. La société propose deux grands types de service :
- l'installation et le paramétrage d'ERP en finance, distribution ou industriel
(projet de 10 mois en moyenne).
- la mise en place d'un BP (business processing - gestion et traitement de
données en conservant le système initial. Le but du jeu consistant à adapter
des systèmes obsolètes avec les technologies actuelles).
La phase d'installation Hardware est sous-traitée.
DMS
(Data Management System)
20, Mohamed Al Halawany street, Heliopolis, Le Caire
www.dms.com.eg
contact:
M. Magdy K. Khairallah, Chairman
tel: (20 2) 266 7419 / 266 8621
activités:
C’est la plus grosse entreprise IT égyptienne, avec près de 200 employés. Elle
fournit des solutions informatiques comme par exemple du software pour les
hôpitaux, un de leur produit phare.
C’est un intégrateur de système IBM qui implémente des solutions locales et
régionales sur des plates-formes IBM.
BIT
(Business Information Technologies)
12, Rashdan street, Mesha square, Dokki
tel: (20 2) 748 49 41
fax: (20 2) 748 8265
bit@sc.soficom.com.eg
contact:
M. Mahmoud Sennara, General Manager
mob : (20 2) 012 218 1069
activités:
Présente depuis le début (1983) sur le marché de l’informatique puis des IT,
BIT est une entreprise moyenne (35 employés dont 30 développeurs) qui fait
du consulting, fourni des solutions logicielles et travaille également comme
intégrateur de systèmes. Son président connaît parfaitement la scène IT en
Egypte et travaille avec principalement le gouvernement pour 90% de son
CA : ministère de l’économie (promotion du e-trade), assemblée, parlement
(gros projets actuels d’informatisation de ces institutions : sites internet
diffusant en temps réel l’actualité de l’assemblée, forums, internet café,
système de courriers aux députés,...).
ISIS
(Information System Int’l Service)
36, Shooting Club street, Dokki, Le Caire
tel: (20 2) 338 4523
fax: (20 2) 336 0574
site : www.isisintl.com
contacts:
M. Alaa S. Al Agamawi, Group Chairman and CEO
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
55
tel: (20 2) 761 3837 (ligne directe)
mob : (20 2) 012 210 6192
activités:
Groupe IT composé de 4 compagnies :
ISIS : Propose des services informatiques au marché international, possède des
partenariats dans le software avec des entreprises américaines, canadiennes,
françaises (Windsoft à Grenoble).
Info Arab : entreprise pionnière dans les technologies linguistiques. Présente
sur le marché depuis 1987, elle fourni des solutions informatiques arabisées.
Par exemple, elle a été la première à proposer un dictionnaire Arabe-Anglais.
ISG : Depuis 1999, fourni des solutions informatiques destinées à de grands
groupe comme Bahagat, Xerox, le gouvernement.
QS2 (Quality Soft System) : société initialement basée en Suisse, elle bénéficie
de partenariats privilégiés avec l’Europe via cette plate-forme Suisse.
TEAM MISR
4, Al-Ahram street, upper plateau, Mokattam, Le Caire
tel: (20 2) 508 0191
fax: (20 2) 508 0194
www.teammisr.com
contact:
M. Mahmoud Makram, Director Consulting,
mahmak@link.com.eg
activités:
Team Misr est une société privée implantée au Caire depuis 1980. La société
est largement représentée dans le MO et Afrique. Team Misr regroupe environ
250 consultants externes dans un large domaine de compétences. Le cœur de
métier de la compagnie réside dans la maîtrise :des RH et de la gestion RH, du
management, des IT et secteur informatique, des normes qualité et
certification ISO, des études de faisabilité et investissement, incluant du
"software design", de l'"engineering & technical design"...
La société développe aussi un pôle "formation" qui propose des programmes
d'apprentissage aux NTIC assez important puisqu'il a déjà formé plus de 80
000 participants dans le monde entier (Egypte, MO, Afrique, Europe, Japon et
USA).
ABOU SAADA
& Partners Nexia Int’l
122, El Tahrir street, Dokki, Le Caire
tel: (20 2) 761 1003
fax: (20 2) 761 1009
contact:
M. Ahmed Abou Saada, Chairman
aspnexia@intouch.com
activités:
Premier domaine d'activité : audit financier et consultance depuis 1960.
Partenaire unique avec Nexia, groupe international de consultance. Travaille
notamment sur un projet avec BNP. Concernant les IT, une société a été créée
il y a 10 ans, sous le nom de AITEC et emploie 6 pers. Le "IT consultant" est le
Dr Mohamed Hashish, ancien General Manager d'IBM Moyen-Orient.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
56
GIZA SYSTEMS ENGINEERING
17, rue Tiba – Mohandessin, Le Caire
tél : (20 2) 760 88 01
fax : (20 2) 338 57 75
www.gizasystems.com
contacts :
M. Mohamed Shehab El Nawawi, Diecteur Général
M. Mohamed Nosseir, Chairman
tél : (20 2) 349 9098
activités:
Créée en 1974, cette filiale du groupe Alkan a été la première société privée à
débuter une activité sur le secteur de l'informatique en Egypte. GSE était
l'agent de Digital, et est devenu par voie de conséquence un des distributeurs
de Compaq. Hier tourné vers la distribution de hardware et software, secteur
très compétitif, GSE adopte aujourd'hui une politique de prestation de service
avec une plus haute valeur ajoutée. Cette extension de l'activité prend la forme
d'intégration de systèmes sur les domaines Hi Tech suivants : systèmes
informatiques, développement de logiciels, mise en place de réseaux. Des
partenariats ont ainsi été noués avec ORACLE et MICROSOFT, pour lesquels
GSE joue le rôle de revendeur, centre d'assistance et de formation. A titre
d'exemple, GSE gère les systèmes informatiques de l'Université Américaine et
de l'hôpital universitaire de Mansoura, et a déjà travaillé sur des applications
militaires. La société vend des packages informatiques adaptés aux secteurs de
la santé, de la finance, etc...
A l'avenir, GSE envisage de développer des applications pour le secteur de
l'environnement.
PROSYLAB
10, Mesaha square, Dokki, Giza, Le Caire
www.prosylab.com
tel: (20 2) 337 0914
fax: (20 2) 7600205
contact:
M. Mahmoud Morsi, Chairman
activités:
L’idée de Prosylab est née avec Mahmoud Morsi, son actuel président, lorsqu’il
travaillait pour Giza System Engeenering, où il a créé un département
spécialisé dans les applicatifs particuliers (hôpitaux,...). Il a ensuite créé
Prosylab pour s’établir à son compte en 1994. Depuis, l’entreprise appartient
aux plus florissantes dans le domaine des IT. Elle a obtenu les contrats
d’équipement des écoles égyptiennes dans le cadre de projets
gouvernementaux et génère actuellement plus de 170 millions de LE de
bénéfice par an. Elle possède une compagnie soeur, prosylab IT, partenaire de
Compaq, Oracle, Silicon Graphics entre autres qui dégage 76 millions de LE de
bénéfice par an.
Ses services sont axés sur les nouvelles technologies, le hardware, les solutions
logicielles spécialisées surtout dans la santé et le service après vente. Elle est
impliquée dans l’équipement des hôpitaux égyptiens, la télémédecine et a
recemment travaillé sur un projet de réalité virtuelle avec le « Suzan Mubarak
Center City Project », où la tombe de Nefertiti, pour être préservée, a été
recréée en réalité virtuelle.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
57
DELTA SOFTWARE
World Trade Center, 1191 Corniche el Nile Street, 15th floor, Le Caire
tel: (20 2) 578 6260
fax: (20 2) 352 5599
contact:
M. Hussein Massoud, Chairman
activités:
L'activité de Delta Computer comprend le développement de logiciels, les
études de faisabilité dans le domaine des technologies de l'information : Delta
offre des solutions complètes aux problèmes techniques, opérationnels, et de
gestion. L'activité couvre également l'installation de réseaux et l'intégration de
systèmes. La clientèle couvre tous les secteurs d'activité, aussi bien
administrations gouvernementales, ministères, entreprises publiques et privées
IT WORX
1, rue Saada Roxi, Heliopolis, Le Caire
tel: (20 2) 452 7892
fax: (20 2) 453 07 87
www.itworx.com
contact:
M. Helmy Youssri, Chairman
activités:
Fournit des services et produits IT à des clients du Moyen-Orient, Europe et
Amérique du Nord depuis 1994. Ces services sont principalement de
l’outsourcing de développement et d’intégration, de l’analyse de systèmes, du
logiciel pour les compagnies de télécommunication.
Clients principaux : Adobe, Corel, Microsoft, Intersoft, United technology,
Mobinil, Comverse,...
SCALA EGYPT
14, Hadaeq Ramo, Nasr Road, Nasr City, Flat 901, Le Caire
www.scale-me.com
tel: (20 2) 414 58 00
fax: (20 2) 419 64 44
contact :
M. Ahmed K. Abu Seif, sales and marketing manager
Mob: (20 2) 012 214 59 43
activités:
Scala egypt est une succursale égyptienne (9 consultants) du groupe suédois
Scala. Il fournit des solution ERP (Enterprise Resources Planning system) :
création et implémentation. Spécialisé dans le backoffice financier. Investit
dans 35 projets environ en egypte et à l'étranger. Ses client principaux sont :
Sheraton, Servolas, Schneider Egypt, Novart Agro, Alcon, Jansen wax.
BAYANET
13, Ahmed Orabi street, Mohandessin, Le Caire
tel: (20 2) 346 1122 / 346 5394
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
58
fax: (20 2) 346 0652
www.bayanet.net
contact:
M. Adel Danish, Chairman
adanish@bayanet.net
activités:
Bayanet, entreprise créée par M. Danish, regroupe en fait les activités de
l’ancien département de gestion de Standardata, dont M. Danish est general
manager et qui est en train d’éclater en plus petites entités. Bayanet, qui
emploie 30 personnes et dont le CA est d’environ 4 millions de LE, fournit des
solutions ERP et de gestion entreprises (stocks, personnes), le plus souvent clé
en main. Ses clients sont des PME comme Jacob Delafon Egypte, Procter &
Gamble Egypte,...
Bayanet travaille surtout en Egypte et dans le Golfe, et si elle ses partenaires
au niveau matériel sont Compaq, IBM, Dell.
CAIRO 2000
Service + Consultants
Service: 2 El-Sheikh Ghorab St., Le Caire
tel: (20 2) 453 3706
fax: (20 2) 257 0453
Consultants: 5 El-Shaheed Mohamed Hasouna St., Heliopolis, Le Caire
tel: (20 2) 414 5055
fax: (20 2) 414 5065
www.cairo2000.com
contacts :
Service: Said Masaoud Shahin, General Manager
Consultants : Ayman Samir Abdel Aal, Chairman
activités:
Shareholding présente sur le marché du logiciel et qui offre des services de
développement, d’ingénierie, de consulting sur le marché international.
Partenaires : Oracle, IBM, Microsoft,...
4.2. Le software, les services & les télécommunications
La diversification des entreprises égyptiennes dans le secteur IT fait que la
plupart des structures incontournables en Egypte dans le domaine sont
présentes au paragraphe précédent. Néanmoins, celles suivantes sont plus
axées développement logiciel ou service type ISP, ou encore gros groupes
télécoms :
GEGA NET
84, Al Thawra St, Almaza, Le Caire
tel: (20 2) 414 9771
fax: (20 2) 414 9800
www.gega.net
contact:
M. Reham El-Deeb, Account Manager
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
59
activités:
C’est le second principal ISP égyptien. L'Egyptian German Telecommunication
Industries (EGTI) est une JV entre Telecom Egypt et Siemens créée en 1990.
Aujourd'hui Telecom Egypt a revendu la plus grande partie de ses parts à
Siemens et ne tient plus qu'une place symbolique. EGTI a installé des digital
switches qui peuvent être utilisés par les ISPs en temps que PoPs. En 1996,
EGTI a créé GegaNet. Telecom Egypt et GegaNet possèdent également
Commnet, un autre ISP. GegaNet offre une large gamme de services tels que
les connexions dial-up (par lignes téléphoniques), ISDN, les lignes dédiées
(possibilité de choisir parmi les options pré-payée, post-payée et le "service"
premium). Geganet compte aujourd'hui de 6000 abonnés dial-up et fournit des
lignes dédiées à plus de trente sociétés (connectivité comprise entre 64 et 512
kbit/s.). On compte en moyenne 10 à 15 utilisateurs par lignes dédiées.
GegaNet achète de la bande passante à l'étranger (1.5Mbit/s. à Teleglobe à un
coût de 15 000 US$/mois) ainsi que de la bande passante entrante via le
satellite iSkySat (30 000US$/mois).
INTERNET EGYPT
2, place Simon Bolivar - Kasr El-Doubara, Garden City, Le Caire
tel: (20 2) 796 2882
fax: (20 2) 794 9611
site : www.internetegypt.com
contacts:
M. Ahmed Fattouh, Chairman
tel: (20 2) 356 3560
activités:
Internet Egypt est considéré comme le troisième ISP majeur en Egypte.
Internet Egypt annonce 4000 abonnés individuels et 105 entreprises. Internet
Egypt offre une gamme de service allant des connexions dial-up, à la fourniture
de lignes dédiées. Il propose également des prestations d'hébergement et de
développement Internet. Un abonnement à une connexion dial-up coûte
environ 224 US$/an ou 18US$ par jour.
Internet Egypt dispose d'une connexion terrestre T1 (1.5Mbit/s.) vers les Etats
Unis via Cable & Wireless ainsi qu'une connexion satellitaire entrante E1
(2Mbit/s.). Internet Egypt a également été autorisé par RIPE a agir en temps
que registrant en Egypte et au Moyen Orient. Internet Egypt a ouvert sept
Internet Cafés au Caire.
LINKdotNET
3, Musaddak St., Dokki, Le Caire
www.link.net
tel: (20 2) 336 7711
fax : (20 2) 336 4910
contacts:
M. Khaled Beshara, General Menager
activités :
LINKdotNET est le premier exemple de rapprochement entre deux ISPs : Link
Egypt et InTouch en juin 2000. LINKdotNET compte 230 employés. L'ISP
recense 100 000 utilisateurs et des centaines de clients entreprises. Cela fait de
LINKdotNET le principal ISP égyptien et potentiellement le principal dans tout le
Monde Arabe. Orascom détient plus de 75% de LINKdotNET. Les autres 25%
appartiennent à Link Egypt. Avant la fusion, Link Egypt était un des principaux
ISP avec 7000 abonnés. Link Egypt avait été créé en mars 1996 par Khaled
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
60
Bichara ainsi que 11 camarades d'école avec un capital initial d'environ 300 000
US$. La société employait 130 personnes, toutes âgées de moins de 30 ans.
Selon M. Bichara, la société a connu un taux de croissance annuel moyen de
100% sur les quatre dernières années d'activité. Link Egypt avait également
ouvert des bureaux à Dubai. Elle offrait des prestations de développement de
solutions web et de e-commerce dans les Emirats Arabes Unis, en Arabie
Saoudite et au Koweit. La société disposait également de points opérationnels
de présence (PoPs) au Caire et à Alexandrie. 90% de ses abonnés étaient
situés au Caire. Link Egypt offrait une gamme de services tels que des
connexions dial-up post et pré-payées (connexion via des lignes
téléphoniques), lignes dédiées, web development... La société comptait 70
clients entreprises (de tous secteurs : pétrole, services financiers, média,
etc...) avec des lignes dédiées aux capacités s'échelonnant de 28.8 à 256
kbit/s.. Les prestations de web development représentaient une part
grandissante des revenus de la société, l'équipe responsable de ces prestations
est passée de 2 personnes à 30 en 3 ans. Link Egypt est la première société
égyptienne a avoir offert des flat rate pricing. Initialement les prix étaient de
42US$ par mois, ils ont baissés pour atteindre 22US$ par mois.
Consécutivement à la fusion, les prix ont encore baissés jusqu'à 12US$/mois.
C'est eux qui ont l'initiative de passer à la gratuité de l'accès à l'internet, sur
les modèles américains et européens, l'utilisateur n'ayant plus qu'a payer ses
communications locales. Ce système sera mis en place à la fin 2001 et
succèdera au système actuel (en place depuis le 2nd
semestre 2001) de
l'abonnement à vie pour 100 LE.
La seconde société impliquée dans la fusion a été créée en janvier 1992 par
Mohamed El-Nawawy. Il s'agit de InTouch Communication. L'Internet n'était
pas encore disponible à l'époque mais InTouch offrait déjà une gamme de data
services via le réseau X.25. La société s'est alors présentée comme le
CompuServe local. La société a également introduit un service de messagerie
sous la norme X.400 pour un abonnement mensuel de 50US$. En juin 1993,
InTouch a été la première entreprise égyptienne à être enregistrée sous le nom
de domaine ".com". En 1995, la société a commencé a fournir des connexions
dial-up. InTouch disposait de deux gateways internationaux vers l'Europe : le
circuit terrestre via IDSC ainsi qu'un circuit satellitaire récepteur uniquement
dont la capacité n'est pas connue (InTouch avance une capacité multiple de
E1).
SOFICOM
10, road 213, Maadi, Le Caire
www.soficom.com.eg
tel: (20 2) 754 7412
fax: (20 2) 754 7415
contact :
M. Amr M. Aboualam, General Manager
aabualam@soficom.com.eg
activités:
Soficom a été créée en 1995, et est maintenant depuis 2000 la propriété de 2
grands groupes des IT : Egynet et Batelco (Bahrain Telecommunication
Company). Avec ses 70 employés répartis dans 4 antennes en Egypte (2 au
Caire, 1 à Alexandrie,1 dans la ville de 10 du ramadan), elle fournit une large
gamme de service dans le domaine de l’internet.
D’abord, pour 80% de son activité, c’est un fournisseur d’accès internet de
lignes dédiées, ATM/Frame Relay, DSL, Dial-up, ISDN qui achète de la bande
passante auprès de 5 organismes : Egynet, Nile-on-line, IDSC, TeleGlobe,
iSkySat. C’est un des plus important ISP d’Egypte. Le service DSL est
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
61
disponible depuis juin 2001 (environ 100 LE/mois) tandis que l’accès classique
à internet devrait passer à la gratuité à la fin de l’année, Soficom étant un des
moteurs du « free internet access ».
Parallèlement, fort de ses partenariats avec Microsoft et Oracle, dont elle
fournit des solutions en Egypte, Soficom développe des solutions dans le
domaine de l’internet : hébergement et développement de sites, e-Commerce,
promotion & marketing, et consulting intranet/extranet. Un de ses produits
phare sont les solutions professionnelles personnalisées développées par leur
département SWIS (Soficom Web / Intranet Solutions).
Elle concentre ses activités en Egypte mais travaille aussi avec l’étranger,
notamment dans les pays du Golfe. Serait-très intéressée par une coopération
avec des entreprises françaises dans le cadre de ses activités.
EGYNET
2, Assan El-Sherie, Heliopolis, Le Caire
tel: (20 2) 291 4545 / 418 0796 /414 3606
fax: (20 2) 290 2670
www.egynet.com.eg
contact:
Dr Abdel El-Sawy, Chairman
aelsawy@egynet.com.eg
activités:
Egynet a obtenu en juillet 1999 une licence d’exploitation de 10 ans (dont 18
mois d’exclusivité) pour construire un réseau de transmission de données pour
le secteur des assurances et des banques, qui autorise l’interconnexion entre
les différentes agences ainsi qu’une connexion à Internet et à des services
vidéo. Le consortium est détenu à 80% par NTC (National Telecommunications
Company) et à 20 % par Telecom Egypt. Ce consortium propose ses services
depuis fin 2000 dès lors que le réseau couvrant toute l’Egypte et ses 44 nœuds
d’accès a été opérationnel. Le montant total des investissements est de près de
600 millions de $. Le principal fournisseur est Lucent avec lequel Egynet a déjà
signé un contrat d’extension du réseau avec 25 nœuds supplémentaires. Ce
contrat, d’un montant de 51 millions de dollars, permettra d’augmenter la
couverture de ce réseau et les services proposés grâce à l’utilisation conjointe
des technologies ATM, Frame Relay, XDSL. Egynet utilise depuis 2000 ce
réseau existant comme un tremplin pour bâtir un réseau national dans le
domaine de la transmission de données et est ainsi devenu un acteur majeur
de le secteur de l’internet. Egynet fournit aux providers Internet appartenant
au groupe (Internet Egypt & Soficom) des accès haut débit, et travaille
actuellement sur un projet de portail internet arabe (prévu avant la fin 2001).
Les actionnaires d’Egynet sont parmi les plus gros investisseurs IT en Egypte
(NTC, CWIC, TE, QIB) et le groupe représente plus de 4000 employés pour un
investissement annuel (2001) d’environ 250 million de LE.
IT Investments
11A, Hassan Sabri Street, Zamalek, Le Caire
tel: (20 2) 339 1300 /339 1376
fax: (20 2) 341 21 39
contact:
Dr Hisham El Sherif, Chairman
activités:
Egalement appelée IT Venture, IT Investment a été créé en 1995 avec pour
mission de servir de bras financier de l'ONG RITSEC, dont le rôle est de
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
62
promouvoir le développement des services informatiques (réseaux, intégration
de systèmes, logiciels...) en Egypte. Doté initialement d'un capital de 5 millions
de LE, sa réelle activité consistait à effectuer des études de faisabilité et
assister la création des sociétés dans les nouvelles branches du secteur de
l'informatique. Suite à une prise de conscience de la limitation de moyens, une
augmentation de capital est intervenue en 1998 pour l'amener à 375 millions
de LE, avec une entrée massive dans l'actionnariat de banques
d'investissement et organismes institutionnels divers, portant le nombre
d'actionnaires à 23. Fort de ces nouveaux fonds, IT Investment a évolué pour
devenir l'une des principales entreprises de capital-investissement égyptienne
spécialisée sur les technologies de l'information. ITI est désormais en recherche
permanente d'opportunités d'investissement. Pour ce, ITI n'est pas exclusif et
est près à investir dans des sociétés étrangères, pour peu qu'elles soient sur le
secteur IT. C’est d’ailleurs concrètement le cas puisque les investissement se
font pour une part de 60% en Egypte, 20% en Afrique et 20% aux Etats-Unis
et dans la zone Asie-Pacifique. L’un des investissement majeur de ITI est
l’entrée à hauteur de 20% dans le capital de Nile-On-Line.
Dans la gestion des entreprises filiales, IT Investment se contente de fournir
des orientations et lignes de conduite lors des conseils d'administration, mais
n'intervient pas dans la gestion quotidienne. IT Investment est ouvert à toute
proposition émanant d'entreprises étrangères, et peut orienter la demande vers
une de ses filiales, voire proposer directement la création d'une nouvelle
structure.
ORASCOM TECHNOLOGIES
(Groupe Orascom)
160, 26th July Street, Aguza, Le Caire
www.orascom.com
tel: (20 2) 302 6930
fax : (20 2) 346 1133
*-contacts:
M. Jean-Baptiste de Boissière, Directeur Général Orascom Telecom
M. Naguib Sawiris, Directeur commercial Groupe Orascom
activités :
Le principal acteur privé du marché de l'Internet en Egypte est le groupe
Orascom. En effet, celui-ci détient l’intégralité du capital de LinkdotNet,
couvrant ainsi près de la moitié du parc d’abonnés égyptiens. Ces prises de
participations dans l’Internet ainsi que sa politique d’investissement dans la
téléphonie mobile lui permettront de profiter pleinement de la convergence
mobile-Internet des prochaines années. Orascom, détenu par la famille Sawiris,
est l’un des grands groupes égyptiens présents dans le secteur de la
construction, du tourisme et de l’informatique avec Orascom Technologies. Le
groupe a récemment créé une nouvelle filiale Orascom Telecom qui regroupe
les intérêts du groupe dans le secteur des télécommunications : Orascom
Telecom possède 23,8% de MobiNil (opérateur de téléphonie mobile), 10% de
Menatel (publiphonie) et près de la moitié du parc d’abonnés égyptiens à
l’Internet via son portail LINKdotNET. En février 2000, Orascom a racheté 80%
de Telecel International qui a des participations dans les principaux opérateurs
de téléphonie mobile en Afrique. Aujourd'hui, Orascom détient 20 licences
GMS.
Orascom Technologies est l'une des 3 principales divisions du groupe Orascom,
première entreprise privée égyptienne. Orascom Technologies est impliqué
dans toutes les technologies de l'information. Par ailleurs, la filiale Orascom
Distribution (Oras.com) représente entre autres les entreprises suivantes :
Hewlett Packard, Microsoft, Compaq, 3 Com, MGE, Creative Labs, Accton, et
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
63
Motorola. cela lui permet d'offrir une gamme de prestations substantielle, aussi
bien grâce à son savoir faire propre qu'à l'appui technique disponible via les
marques internationales.
RAYA Holding
72 Mohey El Din Abu El Ezz Street, Dokki, Le Caire
www.rayaholding.com
tel: (33 2) 749 63 53
fax: (33 2) 749 63 43
contact :
M. Magda Habib, Marketing Manager
tel :(20 2) 749 6353
fax : (20 2) 749 6343
activités:
Raya est née de la volonté des actionnaires de 7 des plus grandes entreprises
égyptiennes des Technologies de l’Information de créer une holding puissante
qui serait une force stratégique importante pour l’Egypte. Début 1999, la fusion
est officielle et une stratégie de rachat d’entreprises est entamée par le groupe,
dont le capital atteint 63 millions de LE. A partir de 2000, Raya Holding se
focalise plus sur l’internet en investissant majoritairement dans le e-Business et
les télécommunications. Raya comprend entre autres 8 filiales spécialisées dans
différents domaines :
·Tritech spécialisée dans les systèmes d'intégration et l'implantation de
réseaux.
·Mega qui assure le développement de logiciels.
·Infocus qui propose des solutions et des packages informatiques.
·Unitech pour les applications de vidéoconférence, télémédecine, et
l'apprentissage à distance.
·Protech, distributeur de produits électroniques. Protech est aussi l'agent
exclusif de Nokia en Egypte. Contrairement aux autres fabricants de mobiles,
Nokia a choisi un unique représentant en Egypte. Protech a mis alors en place
un réseau de 600 détaillants et revendeurs, 6 points de vente principaux en
charge du suivi de la clientèle et 3 centres de maintenance en charge de
l'assistance technique. Les parts de marché de Nokia (chiffres établis en
fonction de l'augmentation du nombre d'abonnés et d'une évaluation du
marché du remplacement) tournent autour de 35% du marché égyptien du
portable. C'est un marché où la concurrence qui est évidemment importante
s'estompe du fait de son importante croissance.
·Oratech qui propose des solutions et des systèmes de gestion aux agents
financiers.
·Horizon qui développe des systèmes de gestion de bases de données.
·Pronet qui est l'agent de Nortel Networks en Egypte pour le secteur
télécommunications. Nortel a récemment obtenu un contrat pour
l'établissement de 310.000 lignes téléphoniques dans la région de Six-
Octobre.
·Ciranet (JV Raya-Citybank) est le premier marché virtuel pour les produits
pharmaceutiques (B2B).
Raya est donc présent dans tous les domaines des technologies de l'information
et des télécommunications, y compris Internet. Pour pallier au manque de main
d'oeuvre qualifiée dans le domaine des technologies de l'information
(actuellement Raya recrute des jeunes diplômés dans tous les secteurs et leur
fournit une mise a niveau de 3 à 6 mois), Raya envisage d'ouvrir une académie
qui formerait chaque année des étudiants dans ce secteur.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
64
TELECOM EGYPT
26, rue Ramses, Le Caire
tel : (20 2) 577 7551 / 574 4909
fax : (20 2) 574 4244
www.telecomegypt.com.eg
contact :
M. Akil Beshir, Chairman
activités:
Opérateur national des télécommunications en Egypte.
DE l'ARENTO A TELECOM EGYPT : L'Arab Republic of Egypt National
Telecommunication Organisation, de son vrai nom The National
Telecommunications Authority, a été créé par la loi 153/1980. Cet organisme
avait en charge l'ensemble du secteur des télécommunications en Egypte et
était le seul à assumer la responsabilité du fonctionnement et du
développement du réseau national en conformité avec la politique de l'Etat.
Une loi (texte 19/1988) promulguée en mars 1998 transformait
considérablement les statuts de l'entreprise puisqu'elle devenait une société
par actions qui prenait le nom de Egyptian Telecommunications Company,
couramment appelée Telecom Egypt. Cette loi instituait également une
nouvelle autorité de régulation qui n'existait pas auparavant. Le jour d'entrée
en vigueur de la loi, le capital de l'entreprise était estimé à 19 milliards de LE.
Les statuts définitifs de Telecom Egypt sont explicités dans le décret 74/1999
promulguant "The articles of association of Telecom Egypt (Egyptian Joint Stock
Company SAE)". Le décret institue définitivement l'appellation Telecom Egypt
et régit l'organisation du conseil d'administration, le déroulement des
assemblées générales, la répartition du capital...Une copie de ce document est
transmise par valise diplomatique mais on peut d'ores et déjà retenir les
éléments suivants : elle est soumise au droit égyptien sur les sociétés, elle peut
directement contracter avec des sociétés étrangères (opérateurs, fournisseurs,
investisseurs), elle peut participer à la création d'une société mixte et faire des
apports en capital, elle dispose de la totalité de ses revenus en devises.
DE LA PRIVATISATION DE TELECOM EGYPT
Après le report, en novembre dernier, de la mise sur le marché de 20% des
actions de Telecom Egypt, son Président, M. Akil BESHIR, a indiqué la stratégie
relative à la privatisation, tout au moins partielle, de l'opérateur national. De
fait, TE déclare rechercher un partenaire stratégique pour chacune des activités
du groupe, i.e. le réseau de téléphonie fixe, le nouveau réseau mobile (dont la
licence sera effective en 2002 selon les engagements des autorités égyptiennes
vis à vis des deux opérateurs existants, Mobinil et Click GSM), le transfert de
données et les services internet. TE souhaite trouver un seul partenaire
stratégique, tout au moins pour l'exploitation et la gestion des réseaux fixes et
mobile, étant entendu que le réseau fixe a de facto la priorité. Ce partenaire
stratégique ne jouirait que d'un pourcentage minoritaire des actions mais, dans
le cas du réseau mobile, pour lequel une nouvelle société sera créée, devrait en
obtenir la gestion. En tout état de cause, et même si les investissements et les
travaux d'installation nécessaires à un démarrage de l'exploitation de ce réseau
en 2002 devraient commencer dès le début du deuxième semestre 2001, TE
déclare vouloir conclure un accord pour le "fixe" avant d'envisager un
partenariat sur le mobile, ce qui rend de facto le respect du calendrier difficile.
Akil Beshir soutient toutefois que, parallèlement, l'idée de la mise sur le marché
boursier d'une partie du capital de TE n'est pas abandonnée et pourrait
intervenir avant fin 2001.
3EME LICENCE DE TELEPHONIE MOBILE :
Elle sera exploitée dès le 1er décembre 2002 par Telecom Egypt, l'installation
du réseau débutant à la mi-2001. D'après leurs estimations, le marché de la
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
65
téléphonie mobile s'élèvera à 9 millions d'abonnés en 2004, soit une
pénétration de 13%. Il y a donc largement une place pour un troisième
opérateur, et Telecom Egypt espère bien glaner 1/3 du marché.
COOPERATION AVEC LA FRANCE :
M. Beshir reconnait qu'Alcatel est le principal fournisseur de Telecom Egypt,
notamment à travers le projet Nile Vision d'installation de lignes téléphoniques
fixes. Il considère favorablement le fait qu'Alcatel continue à fournir des
équipements clé en main. Il a par ailleurs bien accueilli et jugé utile la
possibilité de faire garantir des financements par la Coface.
A son sens, Telecom Egypt ne recherche pas un partenaire stratégique pour la
partie fixe de son activité. De même pour Internet en raison de leur association
avec Siemens dans le fournisseur d'accès Geganet. En revanche, la partie
service à valeur ajoutée est à développer (contenu, portail, e-commerce). Des
accords sont aussi recherchés dans la transmission de données et la téléphonie
mobile.
GMT
(Global Marketing of Technology)
20, Mohamed Al Halawany street, Heliopolis, Le Caire
tel: (20 2) 267 3949
fax: (20 2) 266 9898
www.gmt-int.com
contact:
M. Hossam El Gamal, Sales & Marketing Director
hossam@gmt-int.com
activités:
Société IT dont les principales activités sont les études marketing et l’export
des ressources d’autres sociétés dans les domaines des télecommunication
(payphone system, pairgame,...) et les services informatiques (services
bancaires, services médicaux,...). Travaille beaucoup dans l'outsourcing
européen (Irelande, France, Angleterre, Allemagne) et par ailleurs cherche a
monter un partenariat dans l'outsourcing avec des consultants et sociétés
francais, et pour le développement de logiciels. Travaille avec le Maroc, le
Boswana, la Namibie, la Lybie (monte une joint-venture avec une entreprise en
Lybie, qui sera GMT Lybia)
ITSC
(Information Technology & Services Company)
10 Talaat Harb street, Evergreen Center, Cairo
tel: (20 2) 578 0707
fax: (20 2) 578 0747
contact:
M. Ashraf M. Fawzy, General Manager
mob: (20 2) 012 210 3119
ashraf.fawzy@gxs.ge.com
activités:
ITSC est issue d'une joint venture avec GE (General Electric). Elle est depuis
redevenue indépendante puis une autre joint venture avec la poste égyptienne
a été opérée sans pour autant perdre les liens fort qui existent avec GE. Cette
entreprise fourni des solutions complètes de transactions sécurisées en réseau:
gère le transport physique (accord avec exploitants de lignes : Egynet, Nile-on-
line, TE,...) et l'implémentation de leurs logiciels sur place. Travaille entre
autres avec la poste égyptienne sur la mise en place d'un système permettant
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
66
le transfert sécurisé de documents électroniques standards (applicatifs : grands
réseaux de distribution, assurances, banques et avec la poste informatisation
des mandats postaux).
4.3. Les circuits de distribution
4.3.1. Software
Les circuits de distribution de software standard sont très flous. Le marché est
complètement éclaté, sans réel dominant sur le marché. Des multitudes de
petites, partenaire des plus grands comme Microsoft ou IBM, importent en
petite quantité pour distribuer sur le marché. Cet éclatement est du en partie
au fort taux de piratage en Egypte, même si celui-ci à tendance à décroître : le
marché est désorganisé mais aura tendance à se structurer dans l’avenir.
Cette configuration de distribution ne facilite pas l’intégration des petits
producteurs de software : les égyptiens, peu au courant des évolutions des
logiciels, préfèrent faire confiance aux grandes marques américaines. Ainsi
l’hégémonie de Microsoft et d’IBM est-elle totale en Egypte : la culture du
logiciel alternatif112
ne les a pas atteint. Microsoft, conscient de cette situation,
n’hésite pas à enfoncer le clou et, à travers des aides bilatérales EU-Egypte,
fournit encore ses suites de logiciels à l’intégralité du gouvernement.
L’Egypte totalise plus de 1200 distributeurs de logiciels. Nous en avons
rencontré un, significatif du type de distribution ici :
EGYPT COMP
6, Ebn Malek street, Giza, Cairo
www.egyptcomp.com
contact:
M. Zakaria Issa, General Manager
(également chairman de l’Egyptian Society for Computer Companies)
tel: (20 2) 349 0133 / 3375032 / 337 5086 / 337 8366/ 3378338
fax: (20 2) 349 0134
mob: (20 2) 012 210 2349 / 010 510 0555
zissa@egyptcomp.com
activités:
Entreprise IT d’importance moyenne (35 employés), qui propose des solutions
informatiques et des solutions clés en main, prenant en charge la partie
matérielle et la partie logicielle, cependant limitée à des software préexistants.
Ses principaux clients étant le gouvernement (MCIT et IDSC) à qui il fournit PC,
serveurs et logiciels (OS, ...), les hôpitaux égyptiens, et l’armée (hôpitaux et
BD). Il est partenaire et revendeur Microsoft, IBM, Oracle,... Pionnier dans le
domaine de la revente de parcs d’occasions (en l’occurrence français) aux
organisations égyptiennes.
112
type linux ou même netscape face à internet explorer.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
67
4.3.2. Hardware
Les circuits de distribution du matériel sont confrontés aux mêmes problèmes
que dans le logiciel : un éclatement total. 1409 entreprises travaillent dans le
domaine de la fabrication, et 699 dans la distribution au premier niveau, ce qui
sous-entends des milliers de revendeurs éparpillés, sans véritable leader. Les
gros manufacturiers américains ont des accords d’exclusivité avec des
distributeurs locaux113
Face à la demande très hétéroclite égyptienne, même les gros producteurs
comme Hewlett-Packard produisent 2 gammes de matériel : une gamme
portant leur marque, sensiblement la même que celle que l’on peut trouver en
France, et une autre assemblée localement par leurs soins, de manière à
satisfaire la clientèle nombreuse désireuse de produits bon marché.
De même que pour le software, le piratage (entrée en fraude d’éléments
informatiques) et le coût trop élevé pour les égyptiens du matériel ont été la
cause du la désorganisation du marché.
ORASCOM Distribution
162B, 26th
July street, Giza, Le Caire
tél: (20 2) 303 8620
fax: (20 2) 303 8480
contact:
M. Sherif Hashem, Business Manager
sherif_hashem@oras.com.eg
MICROS
7, Okasha street, Messaha sq, Dokki, Le Caire
tél: (20 2) 338 2085
fax: (20 2) 748 8313
contact:
M. Ahmed Ali, sailer
4.4. Les institutions, organisation & associations
BSA Egypt
(Business Software Alliance)
20A, Jihad street
Lubnan square, Al Muhandeseen 12411
P.O.Box 92, New Egypt 11341
113
Par exemple Orascom distribution est revendeur exclusif HP et Compaq, mais revend le matériel
à des centaines de petits distributeurs.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
68
HotLine: (20 2) 3032031
activités:
Organisation internationale d’information et de suivi du piratage informatique,
logiciel comme matériel. C’est la référence en ce qui concerne les statistiques
égyptiennes.
Possibilité de télécharger gratuitement leur étude internationale très précise
statistiquement sur le piratage à l’adresse suivante :
http://www.ameinfo.com/copyright/stats.htm
Chamber of Software
(membre de la FEI - Federation of Egyptian Industry)
20, Mohamed Al Halawany street, Heliopolis, Le Caire
tel: (20 2) 268 0471 / 268 0918
contact:
M. Sayed Ismail, Chairman
(également président de GMT et du Commodity Council)
activités:
Association regroupant tous les principaux industriels égyptiens intervenant
dans les IT. Représente ses membres auprès du gouvernement, participe à la
politique nationale, contribue au développement du secteur en Egypte, aide à la
coordination et à l’organisation de ses membres, supporte les petites et
moyennes entreprises, supervise et contrôle la libre concurrence sur le marché,
fourni à ses membres ses publication et informations susceptible des les
intéresser.
EICC
(European Information Correspondance Center)
21, Aziz Abaza street, Zamalek, Cairo
tel: (20 2) 735 9602
fax: (20 2) 735 03 64
www.eiccegypt.com
contact:
Mme. Noha El Sayed, Center Manager
noha@eiccegypt.com
activités:
Le rôle du centre est un travail de support à toutes les entreprises européennes
sous forme documentation, qui doivent cependant pour bénéficier de leurs
services être membre (100 LE). Possède une importante documentation sur le
secteur, une BD complète sur les entreprises égyptiennes et leur activités et a
accès aux statistiques nationales égyptiennes.
EHITA
(Egyptian High Tech Association)
35, El-Obour buildings, Salah Salem road, Heliopolis, Le Caire
tel: (20 2) 403 2500
fax: (20 2) 403 2500
ehita@gega.net
contact:
M. Mohamed Moussa, Executive Director
activités:
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
69
L’EHITA est une association très importante dans le secteur IT en egypte : elle
comprends dans ses membres toutes les plus importantes compagnies
étrangères et égyptiennes au nombre de 93: Microsoft, IBM, NCR, Lucent, ICC,
GE, Alcatel, Siemens, Raya, Orascom, Bahagat, DMS, ICL,... Le conseil de
l'association comporte 13 membres des plus impliqués dans les IT en egypte
(ministère, grosses entreprises) qui se rassemble 2 fois par mois pour discuter
de l'actualité du marché dans le secteur. M. Moussa, seul résident fixe à
l'association, est un contact précieux car est en rapport avec tous les
personnages importants dans le domaine.
IDSC
(Information and Decision Center)
1, rue Magless Al-Shaab, Le Caire
tel: (20 2) 792 9292
fax: (20 2) 792 9222
site : www.idsc.org.eg
contacts:
M. Ahmed Abdul Monem, Director of Decision Support Center
Mme Moushira, Coordinatrice (francophone)
tel: (20 2) 366 8500
fax: (20 2) 366 8266
activités:
Organisme gouvernemental impliqué dans la construction de l'internet en
egypte, et passé un peu au second plan depuis 1999, création du ministère des
telecom et technologies de l’information. Reste puissant et en charge de
promouvoir l'internet et son accès par tous en egypte.
MCIT
(Ministry of Communications and Information Technologies)
1, Mahmoud El-Hossrawy street, Le Caire
www.mcit.gov.eg
tel: (20 2) 344 4544
contacts:
M. Tarek Kamel,conseiller du ministre
assistant : mfatah@mcit.gov.eg
M. Ali El Hefnaoui, ancien conseiller, ex-pdt du café, chairman SmartVillages.
assistante : dbibars@mcit.gov.eg
activités :
Le ministère des télécommunications et des technologies de l’information, dont
le ministre est M.Nazif, est très dynamique et intervient dans tous les domaines
visant à augmenter le degré d’informatisation de la société égyptienne
(internet,...).
RITSEC
(Regional Information Technology and Software Engineering Center)
11, rue Hassan Sabry, Zamalek, Le Caire
www.ritsec.com.eg
tel: (20 2) 340 4592
fax: (20 2) 339 1343
activités:
LES T.I.C. EN EGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX
70
Création en 1992, sous tutelle de l'IDSC. Objectifs principaux : promouvoir et
aider le développement des pays arabes dans les technologies de l’information
et le software pour concurrencer au niveau mondial les autres acteurs de ce
secteur.
RITI
(Regional Information Technology Institute)
villa 5, Dr Mohamed Sobhy Street, Giza, Le Caire
www.riti.org
contact:
M. Kamel Sherif, Director
sherif.kamel@riti.org
tel: (20 2) 572 0995 / 573 0625 / 573 0627
fax: (20 2) 739 1380
activités:
Le RITI est un organisme gouvernemental dépendant du RITSEC. Crée en
1992, il a pour but de développer le domaine des ressources humaines IT en
egypte. Pour cela, il gère un mastère degree (600 élèves par an), donne des
cours (aux particuliers comme aux entreprises) subventionnés par l'état,
organise des conférences avec des intervenants internationaux, organise des
salons de rencontres, notamment le célèbre Cainet (Cairo Internet) qui propose
rencontres d'entreprises, exhibitions, conférences,... Il est financé par le
gouvernement et par des partenaires et sponsors tels que Cisco, Oracle, IBM,
des universités américaines,...
TRA
(Telecommunication Regulation Authority)
3, Abu El-Feda street, Zamalek, Le Caire
contact :
Mme Fikrya Allam, chairman
tel: (20 2) 404 7800
mob: (20 2) 012 210 0049
activités:
Organisation gouvernementale chargée de la dérégulation des télécoms et de la
mise en place des nouvelles structures télécoms après TE. L'autorité de
régulation assume quatre grandes fonctions : gestion du spectre hertzien, suivi
des prix, attribution des licences, contrôle des produits d'importation. L'autorité
exerce également des pouvoirs de représentation du gouvernement dans des
manifestations ou des organismes internationaux tels que l'International
Telecommunication Union (ITU).
LES T.I.C. EN EGYPTE / CONCLUSION
71
Conclusion
onstituant déjà une plate-forme régionale internationale dans tous les
tous les secteurs de l’économie, l’Egypte et plus particulièrement Le Caire
particulièrement Le Caire s’est doté de tous les atouts nécessaires pour
nécessaires pour conforter sa position de « hub » en matière de
communications et technologies de l’information. Ce secteur, bénéficiant de
l’impulsion conjointe des domaines publics et privés tant locaux
qu’internationaux, est indéniablement porteur en terme d’opportunités
d’investissement, de fourniture d’équipement ou de services et d’ingénierie
informatique, avec un marché en hausse doté d’une croissance constante de
30% par an.
Le développement et la modernisation des réseaux, ainsi que les lacunes
nationales en matière d’équipement informatique fournissent et vont fournir
particulièrement à partir de l’année prochaine des débouchés aux sociétés
d’ingénierie et de conseil. Si la culture locale laisse présager d’un certain temps
d’adaptation des particuliers à ces nouvelles technologies, le gouvernement et
les entreprises privées sont d’ores et déjà très demandeuses en équipement
informatique avec des besoins considérables en solutions clés en main
complètes : matériel mais aussi et surtout conseil et développement
d’applications de gestion comme les ERP.
Parallèlement, le gouvernement égyptien participe activement à la dynamique
créée autour du secteur, et les restructurations économiques ainsi que la
libéralisation laissent présager d’un marché plus ouvert que de par le passé :
affaiblissement des positions monopolistiques du passé, politique d’ouverture
aux capitaux et investisseurs étrangers. Ce volontarisme, souvent associé à des
initiatives sur le long terme, semble à lui seul une garantie suffisante pour
inscrire la réussite de l’expérience des nouvelles technologies dans la durée.
Pour preuve la réaction immédiate des majors américaines comme Microsoft,
IBM, Cisco, HP, Oracle et d’autres qui s’installent durablement en Egypte. De
même, la présence française dans le secteur des télécommunications est
ancienne et fructueuse, engendrant des partenariats forts, avec notamment
l’équipementier Alcatel et les investisseurs dont France Telecom : nos
compétences techniques en matière de technologie et d’ingénierie sont
reconnues et appréciées, et la culture française est historiquement ancrée dans
l’affectif égyptien114
.
Il s’agit donc pour nos entreprises d’un marché à la fois vaste et prometteur,
mais également dynamique et ouvert aux technologies les plus novatrices.
Hormis dans le domaine purement des télécommunications, rares sont celles
conscientes de cet état de fait, puisque aucune présence de nos majors du
service informatique n’est notable. C’est particulièrement regrettable au
moment où les foisonnements de projets liés au e-Gouvernement, au e-
Banking, aux solutions spécialisées115
entre autres ouvrent de très nombreuses
opportunités dans ce pays.
Espérant que cette étude amènera les lecteurs à en savoir d’avantage sur le
secteur des TIC en Egypte, l’équipe du PEE du Caire se tient à leur disposition
114
Notamment en conséquence de la période Napoléonienne puis grâce aux travaux d’ingénieurs
renommés comme Ferdinand De Lesseps sur le canal de Suez.
115
Logiciels spécialisés pour les hôpitaux, hôtels, groupes pétroliers et gaz, ...
C
LES T.I.C. EN EGYPTE / CONCLUSION
72
pour évaluer leurs opportunités et assister leur éventuelle démarche de
prospection et, espérons-le, d’implantation.
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
73
5. Annexes
5.1. Quelques sites web
Arabic News http://www.arabicnews.com
AME Info http://www.ameinfo.com/copyright/egypt.htm
American chamber of
commerce in Egypt
http://www.amcham.org.eg/HTML/Amcham.htm
Business Today in
Egypt
http://www.businesstoday-eg.com
Guide for investors in
Egypt
http://www.euromed.net/investment/egypt/normal/index.html
The African Connection http://www.africanconnection.org
PC World http://www.pcworld.com.eg
Internet Society of
Egypt
http://www.ise.org.eg
USAID http://www.info.usaid.gov.eg
Mobinil http://www.mobinil.com
International
Telecommunication
Union (ITU)
http://www.itu.int
Tradeport http://www.tradeport.org
Click GSM http://www.clickgsm.com
5.2. Les Internet Services Providers égyptiens
Service Provider BEC (British Electronics & Computer Co.)
Web Site http://www.bec.com.eg/
Email bec@bec.com.eg
Telephone (20 6) 638 8888
Fax (20 6) 638 8883
Connections modem Oui
connectionsISDN Oui
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Commentaire Couvre la zone du Canal de Suez
(Damitta, Suez, Ismallia, Sainai & Port
Said)
Service Provider Computer Networks Services
Web Site http://www.cns-egypt.com/index.html
Email Sales.CNS@cns.sisnet.net
Telephone (20 3) 484 1570 /3/4
Fax N/A
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
74
Service Provider Data Express Group
Web Site http://www.dataxprs.com.eg/
Email sales@dataxprs.com.eg
Telephone (20 3) 420 4324
Fax (20 3) 419 0041
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Service Provider Datum - IDS
Web Site http://www.datum.com.eg/
Email info@mailer.datum.com.eg
Telephone (20 2) 290 3501
Fax (20 2) 290 3527
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Service Provider Egypt for Information Technology
Web Site http://www.egyfit.com.eg/
Email n/a
Telephone (20 2) 338 9151
Fax (20 2) 336 8308
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Service Provider Egyptian Information Services
Web Site http://www.eis.com.eg/
Email info@eis.com.eg
Telephone (20 2) 267 9006
Fax (20 2) 267 9005
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Service Provider El-Safwa For Consultation & Systems
Web Site http://www.safwa.com.eg/
Email safwa@safwa.com.eg
Telephone (20 3) 424 0838
Fax (20 3) 424 0151
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Service Provider Gega Net
Web Site http://www.gega.net/
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
75
Email info@gega.net
Telephone (20 2) 414 9700
Fax (20 2) 414 9800
Modem connections Oui
ISDN connections Oui
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Commentaires E-commerce applications, content
developing
Service Provider Instinct Net
Web Site http://www.instinct.net/
Email info@instinct.net
Telephone (20 2) 342 3441
Fax NC
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Non
Web hosting Oui
Email services Oui
Service Provider International Electronic Company
Web Site http://www.iec.egnet.net/
Email InternetSales@iec.egnet.net
Telephone (20 2) 416 1400
Fax (20 2) 305 5434
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Service Provider Internet Egypt
Web Site http://www.internetegypt.com/
Email info@internetegypt.com
Telephone (20 2) 356 2882
Fax (20 2) 354 9611
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Service Provider LINKdotNET Egypt
Web Site www.link.net
Telephone (20 2) 336 7711
Fax (20 2) 336 4910
Modem connections Oui
ISDN connections Oui
Lignes dédiées Oui
Web hostingOui
Email services Oui
Service Provider Misr for Information Services & Trading
Web Site http://www.mist-net.com/
Email mist@mist-net.net
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
76
Telephone (20 2) 305 2962
Fax (20 2) 3034213
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Commentaires Couvre la zone du Canal de Suez
(Damitta, Suez, Ismallia, Mansoura,kafr-
el-shekh & Port Said)
Service Provider Omega Computer Center
Web Site http://www.omega-eg.com/
Email info@omega-eg.com
Telephone (20 2) 5732 4405
Fax (20 2) 5735 4407
Modem connections Oui
ISDN connections Oui
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Commentaires Couvre la zone du Canal de Suez
(Damitta, Suez, Ismallia, Mansoura,kafr-
el-shekh & Port Said)
Service Provider Soficom
Web Site http://www.soficom.com.eg/
Email info@soficom.com.eg
Telephone (20 2) 342 1954
Fax (20 2) 342 1951
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Service Provider StarNet
Web Site http://www.starnet.com.eg/
Email sales@starnet.com.eg
Telephone (20 2) 395 4440/1/2/3
Fax N/A
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
Service Provider Way Out
Web Site http://www.wayout.net/
Email info@wayout.net
Telephone (20 2) 302 7922
Fax (20 2) 304 6470
Modem connections Oui
ISDN connections Non
Lignes dédiées Oui
Web hosting Oui
Email services Oui
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
77
5.3. Le marché des IT
IT Markets in Egypt, 1997-2003 ($M)
1997 1998 1999 2003
Multiuser Systems
High-end servers 7,3 4,5 6,1 8,2
Midrange systems 19,1 29,2 34,6 77,6
Low-end servers 42,0 37,7 44,2 92,3
Server Total 68,5 71,4 84,9 178,2
Server add-ons 16,0 19,3 23,5 40,8
Multiuser systems total 84,5 90,7 108,4 219,0
Single-User Systems
Personal Computers 137,4 162,0 190,5 463,3
Traditional Workstations 6,0 5,9 6,3 12,3
PC/workstation base systems 135,1 158,7 187,4 459,4
PC/workstation initial storage 6,0 7,1 8,2 13,0
PC/workstation bundled OS 2,2 2,1 1,2 3,2
PC/Workstations Add-ons 37,6 52,4 66,3 106,5
Single-user systems total 180,9 220,2 263,1 582,1
Data Communications Equipment
LAN Hardware 18,5 20,9 24,2 44,7
Other Data Communications equipment 3,5 4,1 4,7 10,2
Data Communications Equipment total 22,0 25,0 28,9 54,9
Packaged Software
System infrastructure software 7,3 10,2 13,4 36,0
Application Tools 13,3 17,1 22,2 53,8
Application Solutions 28,3 36,2 42,3 113,2
Packaged software total 48,9 63,5 77,9 203,0
IT Services
Consulting 12,9 16,7 21,2 63,0
Implementation 14,1 17,9 26,0 70,0
Operations management 16,6 22,1 29,3 80,5
Training 14,6 18,4 24,5 74,2
Support services 32,8 41,3 51,0 148,7
IT services total 91,0 116,4 152,0 436,4
Total IT 427,3 515,9 630,3 1 495,3
Source: International Data Corporation, July 1999
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
78
5.4. Liste des fabricants hardware
Egypt Egypt & Middle East Import Export
Egypt Egypt Markets
Egypt PC Soft for Computer Systems/PC Soft
Egypt Technology Park/TPC
Egypt Zein El-Dein & Co.
Egypt 2 W Consultant-Eng.Wasfy Migally & Co.
Egypt African Chemicals
Egypt Alarm System
Egypt Alex Computer Distribution Center
Egypt Alfa Computer & Technology/AC & T
Egypt American Nation Power/A.N Power
Egypt Amir Nouri Khattab & Co.
Egypt Apecs Control Systems
Egypt Apple Pie
Egypt Arab American Computer Electronics
Egypt Arab Group Modern Information System-Samir Akl
Egypt Arabic Computer Consulting Office/Acco
Egypt Artec for Import; Export & Commercial Agencies
Egypt Asserag Knowledge Systems
Egypt Auto Computer
Egypt Aya Group
Egypt Bess for Computers & Games
Egypt Cairo Systems
Egypt Cambio Star
Egypt Commerce & Technology Group/C & T
Egypt Compu Mall
Egypt Compu Misr
Egypt Compu Serv
Egypt Connex Distribution
Egypt D.M. Computers
Egypt Dary Trading
Egypt Dary/Building & Decoration Shopping Center
Egypt Deaf Dodo Digital Systems/3 D.S
Egypt Delta Int'l Trade
Egypt Egypt Comp
Egypt Egyptian Air Conditioning/Shadico
Egypt Egyptian American Engineering & Computer
Egypt Egyptian Computer Center/E.C.C
Egypt Egyptian Electronic Systems Information System/ (Data Egypt)
Egypt Egyptian Engineering Projects/Quality
Egypt Egyptian for Advanced Technology/Egygraphix
Egypt Egyptian German Center
Egypt Egyptian Micro Solutions/E.M.S
Egypt Electro Int'l Trading
Egypt Electromitry
Egypt Emac Group
Egypt Engineering & Contracting Technical Office/Ecto
Egypt Engineering & Technological Projects
Egypt Engineering for Computer & Systems/E.C.S
Egypt Etreby Int'l/E.I.T
Egypt Fadco Development & Computer Services
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
79
Egypt Falcon Misr for Int'l Freight
Egypt Fame Trading & Contracting
Egypt Farid Khouri Engineering Projects & Agencies
Egypt Ferrometalco-FMC/ (Egyptian German Metallic Construction)
Egypt Free Tec
Egypt Future & Art Computer & Advertising
Egypt Future Trend
Egypt Gabr Trading & Technology/GTT
Egypt Gama for Intergrated Solutions
Egypt Gamma Electronics
Egypt General Engineering Works
Egypt Gimpex
Egypt Giza Systems Engineering
Egypt Golden Comp
Egypt Hadeya for Arabic Software
Egypt Hassan for Computer Systems
Egypt High Tech
Egypt HighTech/High Technology Systems
Egypt I-DNS-Net
Egypt Industrial Union Factories/Union Gas
Egypt Infotech
Egypt Ingycoo Agencies
Egypt Innovations Import & Commercial Agencies
Egypt Int'l Data Systems/Datum
Egypt Int'l Distribution & Trade Group
Egypt Int'l Internet Center Computer
Egypt Int'l Trade & Technology
Egypt Int'l Turnkey Systems/I.T.S
Egypt Integrated Computers & Systems
Egypt Integrated Solutions Int'l/ISI
Egypt Inter Cairo for Trading/Inter Cairo
Egypt Inter Line
Egypt Israa Export & Import
Egypt Kahro Mechanica Engineering Works
Egypt Kalila Establishment
Egypt M.D & A
Egypt Mahmoud Mohamed Yehia Rashdan & Co.
Egypt Media Pro Computer
Egypt Media Services
Egypt Media Tronic
Egypt Mesreon Trade
Egypt Micro Computer Center/M.C.C
Egypt Micro Hard Systems
Egypt Micro Max Egypt
Egypt Middle East Communication/Emco
Egypt Middle East Trading Ass./Gat Egypt
Egypt Misr Advanced Scientific Solution/Mass
Egypt Misr Computer
Egypt Misr Int'l for Telecommunications
Egypt Modern Communication Systems/MCS
Egypt Modern Systems Center
Egypt Motadco
Egypt N.C.R Corporation
Egypt Nagmat El-Nasr
Egypt Nasr Tarde & Computer
Egypt National Systems & Communications
Egypt Nekhily & Brothers
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
80
Egypt North Africa Systems & Engineering/NAC
Egypt Odec
Egypt Orascom Technology Systems
Egypt Overseas Computers
Egypt Perfect Data Systems
Egypt Perfect for Security Systems
Egypt Personal Computer Systems/P.C.S
Egypt Pico/Petroleum Services & Investment
Egypt Power In Technology
Egypt Qualitek Systems
Egypt Quick Com Group/Q.C.G
Egypt Safa Industries/SMC
Egypt Shenawy Shops
Egypt Sherbenal Trade
Egypt Sherouk Trading/Setco
Egypt Sidler Export & Import
Egypt Sky Soft
Egypt Smoud for Computer
Egypt Sparktech Ltd.
Egypt Taib Trade
Egypt Target Comp El-Maadi
Egypt Tawil Int'l Trade/Etitco El-Tawil
Egypt Technical Center for Importer of Scientific & Electronic Equipment
Egypt Technotrade S.A.E
Egypt Tecknomart
Egypt Tecnologica
Egypt Ultra Trade
Egypt United Technology Systems/U.T.S
Egypt Winner
Egypt Wonder for Trade & Agencies/Wonder
Egypt World Import & Export/Wimpex
5.5. Les banques égyptiennes
Central Bank Of Egypt
http://www.cbe.org.eg/
National Bank of
Egypt
http://www.nbe.com.eg/
Banque Misr
http://www.banque
misr.com.eg/
Banque Du
Caire
http://www.bdc.com.
eg/
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
81
Bank of Alexandria
http://www.alexbank.com/
Arab Investment
Bank
Credit
International
D'Egypte
National Societe
Generale Bank
http://www.nsgb.com
.eg/
Alexandria
Commercial &
Maritime Bank
National Bank of
Abu Dhabi
Housing &
Development
Bank
http://www.hdb-
eg.com/
Egyptian
Saudi Finance
Bank
Commercial
International Bank
http://www.cibeg.com/
Bank of Commerce
& Development
Industrial
Development
Bank of
Egypt
Delta
International
Bank
CITIBANK
Societe Arabe
Internationale De
Banque Egyptian
Arab Land
Bank
Egyptian
Workers Bank
Arab African
International Bank
http://www.aaibank.com/
Arab Bank
http://www.arabbank.com/
Faisal
Islamic Bank
of Egypt
Suez Canal
Bank
http://www.scbank.c
om.eg
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
82
Cairo Barclays Banque Du Caire Et
De Paris
Cairo Far
East Bank
Export
Development
Bank of Egypt
Misr Romanian Bank
http://www.mrb.com.eg/
Mohandes Bank
http://www.mohandesbank.c
om/
Arab Banking
Corporation –
Egypt
http://www.arabba
nking.com/
Egyptian
American Bank
http://www.eab-
online.com/
Egyptian British
Bank
Misr America
International Bank
Misr Iran
Development
Bank
Misr
International
Bank
Egyptian
Commercial Bank
Misr Exterior Bank
http://www.misrext.com/
Egyptian Gulf
Bank Arab
International
Bank
http://mailer.datum.c
om.eg/aib/
Mashreq Bank
The Nile Bank
Al-Watany
Bank of Egypt
http://www.alwatan
y.com.eg/
National Bank
Of Oman
http://www.nbo.com/
LES T.I.C. EN EGYPTE / 5. ANNEXES
83

Les TIC en egypte 2001

  • 1.
    DIRECTION DES RELATIONSÉCONOMIQUES EXTÉRIEURES LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DES COMMUNICATIONS EN EGYPTE Août 2001 P.E.E. du Caire LES ÉTUDES DES POSTES D’EXPANSION ÉCONOMIQUE
  • 2.
    Cette étude aété réalisée par Renaud Cochet pour le Poste d’Expansion Economique du Caire en Egypte, sous la responsabilité de Olivier Andrétic, attaché commercial au PEE. L’auteur peut être contacté par e-mail à l’adresse suivante : renaud.cochet@altavista.fr, et tient à remercier tous ceux qui ont participé à l’élaboration de cette étude. Pour de plus amples informations sur le sujet ou pour des réactualisations, merci de contacter M. Andrétic dont les coordonnés au PEE sont : olivier.andretic@dree.org, téléphone ligne directe : (20 2) 394 0115.
  • 3.
    Poste d’Expansion Économiquedu Caire 10, rue Aziz Osman, Zamalek, Le Caire, Egypte Téléphone : (20 2) 738 07 22/33/34, Télécopie : (20 2) 736 82 38 lecaire@dree.org – http://www.dree.org/egypte/
  • 4.
    LES T.I.C. ENEGYPTE Table des matières Résumé.................................................................................... 1 1. Le contexte Egyptien...............................................................2 1.1. Présentation de l'Egypte..............................................................2 Présentation ; Population ; Education & Développement. 1.2. Infrastructure des télécommunications..........................................3 Historique du secteur ; L’ART ; La téléphonie fixe ; La téléphonie mobile ; Le réseau. 1.3. Politique gouvernementale...........................................................6 Une nouvelle donne politique ; National Telecom & IT plan ; Les grands objectifs ; Partenariats franco-égyptiens. 1.4. Environnement juridique............................................................10 1.4.1. La législation............................................................................10 Investissements ; Régulation des Telecoms ; Noms de domaines ; CyberLois égyptiennes. 1.4.2. L’appui gouvernemental.............................................................13 Zones Franches ; Taxes ; La disponibilité aux industriels. 1.4.3. La propriété intellectuelle...........................................................14 1.5. Environnement économique........................................................15 Une position stratégique ; Une économie saine ; Le marché des nouvelles technologies. 1.6. Les financements......................................................................17 1.6.1. Les acteurs locaux.....................................................................17 L’état ; Les investisseurs locaux . 1.6.2. Les acteurs extérieurs................................................................18 1.7. Historique du secteur.................................................................19 Le développement de l’internet ; Les nouvelles technologies . 2. Etat des lieux du secteur........................................................21
  • 5.
    LES T.I.C. ENEGYPTE 2.1. Equipement informatique...........................................................21 2.1.1. des entreprises.........................................................................22 2.1.2. des particuliers.........................................................................22 La fracture numérique ; Accès universel à l’internet. 2.2 Le marché des fournisseurs d’accès à internet (ISP)......................24 Evolution du marché ; Organisation du réseau ; Les principaux ISP égyptiens. 2.3. La main d’œuvre qualifiée..........................................................27 Un système éducatif à revoir ; Les initiatives dans le domaine IT ; L’exode des cerveaux. 2.4. Solutions internet......................................................................28 2.4.1. Le profil de l’internaute égyptien.................................................28 2.4.2. e- Commerce.............................................................................30 B2B ; B2C ; Le WAP. 2.4.3. e- Gouvernement.......................................................................34 Le développement ; Le contenu. 2.4.4. e- Banking................................................................................36 2.4.5. Les portails thématiques............................................................36 2.4.6. Le développement des N- TIC......................................................38 La téléphonie IP ; La téléphonie mobile de 3ème génération. 2.5. Les grands projets.....................................................................39 2.5.1. Les smartVillages......................................................................39 Le SmartVillage des pyramides. 2.5.2. L’informatisation du service public...............................................41 La poste égyptienne. 2.6. Analyse : impact sur les marchés................................................43 3. Approche du marché..............................................................44 3.1. Pénétration du marché...............................................................44 Considération du marché égyptien ; Considérations culturelles. 3.2. Outsourcer en Egypte................................................................45 3.3. Les salons......................................................................................4 6 3.4. La presse spécialisée.................................................................47 3.5. COMESA : partenariats
  • 6.
    LES T.I.C. ENEGYPTE éventuels................................................48 4. Les acteurs principaux...........................................................49 4.1. Les intégrateurs........................................................................49 4.2. Le software, les service et les télécommunications.........................54 4.3. Les circuits de distribution..........................................................62 4.3.1. Software..................................................................................6 2 4.3.2. Hardware.................................................................................6 2 4.4. Les institutions, organisations et associations...............................63 Conclusion.............................................................................67 5. Annexes.................................................................................6 8 5.1. Quelques sites web....................................................................68 5.2. Les Internet Services Providers égyptiens.....................................68 5.3. Le marché des IT......................................................................72 5.4. Liste des fabricants hardware.....................................................73 5.5. Les banques égyptiennes...........................................................75
  • 7.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / RESUME 1 ’Egypte se positionne aujourd’hui, du fait de sa position géographique géographique stratégique au croisement du monde Arabe, Africain et Africain et Européen, comme un véritable « hub » régional en matière de matière de commerce et d’échanges internationaux. Devant l’explosion mondiale du secteur économique des technologies de l’information et des communications, forte de son potentiel de 70 millions d’habitants et de sa position de fournisseur de contenu culturel de toute la région Arabe, l’Egypte s’est lancé depuis quelques années avec énergie dans l’ère de la société de l’information. L’économie nationale, en pleine restructuration avec les processus de privatisation et de libéralisation, présente donc un contexte favorable, notamment avec la dérégulation des télécommunications, à l’émergence des TIC. Car si, dans ce secteur, le pays n’est entré dans la course que dans les années 90, une volonté nationale du secteur privé et surtout du domaine public avec un président et un ministre des télécommunications particulièrement enclins à promouvoir leur développement, ajoutés à des programmes internationaux d’aides bilatérales avec les Etats-Unis et l’Europe notamment ont engendrés une croissance exponentielle des marchés des nouvelles technologies. Le pays offre donc des bases de travail et d’investissement saines dans ce secteur, doté d’infrastructures de télécommunications abouties : Telecom Egypt, l’opérateur national a su en quelques années développer un réseau structuré et fiable. Sur ces acquis, l’éclosion du marché des nouvelles technologies avec notamment l’internet et ses applicatifs était inéluctable et c’est ce à quoi on peut assister aujourd’hui : malgré une population nombreuse et à faible revenus, le nombre d’abonnés aux services de téléphonie mobile double chaque année et le nombre d’utilisateur de l’internet connaît une croissance très importante et devrait atteindre le million à la fin de cette année. Parallèlement, la volonté affirmée du gouvernement et particulièrement du ministre des télécommunications de suivre l’exemple de développement de l’Inde dans le secteur a pour conséquence la mise en place de nombreuses initiatives destinées à favoriser l’ouverture du marché à l’international. Ainsi de nombreux programmes d’éducation visent à former un réservoir de main d’œuvre de compétences internationales, et, réciproquement, le travail coordonné avec des entreprises étrangères est favorisé : établissement de zones franches, construction de « Technologies Business Park », défiscalisation, baisse des droits de douanes. Cependant, l’inertie et la bureaucratie inhérentes au pays ne sont pas sans conséquences sur le développement économique du secteur : si le secteur privé se porte bien malgré la récente baisse de régime de la e-Economie, le gouvernement, principal employeur du pays, malgré ses efforts, n’a pas encore propulsé l’Egypte dans la société de l’information. En effet, l’intégralité des organisations étatiques reste à informatiser même si quelques projets sont en cours, notamment avec la Poste et les bases de données nationales1 qui sont à construire. Un vaste champ d’investissement est donc possible en Egypte, où à la fois les infrastructures nécessaires à l’installation d’entreprises étrangères sont présentes, et à la fois tout reste à faire en matière d’informatisation et de services informatiques. 1 Sur les informations civiles ou de santé par exemple. L
  • 8.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / RESUME 2
  • 9.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 2 1. Le contexte Egyptien 1.1. Présentation de l'Egypte La république Arabe d'Egypte est située au Nord-Est de l'Afrique. Frontalière avec la Libye, le Soudan et Israël, bordée par la mer Rouge à l'Est et la mer Méditer- ranée au Nord, elle pos- sède donc une place stratégique de choix dans le paysage Arabe. Sa superficie totale est de 1.002.000 km². Administrativement, elle est partagée en 8 ré- gions géographiques et 26 gouvernorats. Son président, Hosni Mubarak, pratique une politique plus libérale que son prédécesseur El Sadat depuis son accession au pouvoir en Octobre 1981. Sa mon- naie est la Livre Egyptienne (LE), dont la valeur est égale à 2 Francs français. Population La population totale est de 65 millions d'habitants environ, dont 45% vivent en ville : les principales agglomérations sont la capitale Le Caire avec 16 millions d'habitants et Alexandrie avec 3.5 millions d'habitants. La croissance démographique est de 2.1%, l'espérance de vie atteint 66 ans et la population est donc plutôt jeune puisque 35% a moins de 15 ans et 60% a entre 15 et 60 ans. La population se concentre sur moins de 5% du territoire et si la densité réelle est de 1300 hab./km², dans certains quartiers du Caire celle-ci dépasse 100.000 hab./km². L'une des principaux objectifs de la politique égyptienne est de redistribuer la population pour tirer parti des zones inexploitées. Education et développement 48% environ de la population est illettré, même si les plus de 15 ans savent lire et écrire. La langue officielle est l'arabe mais l'anglais est très répandu: il est écrit et compris par les classes instruites et plus ou moins par la plupart des gens. Le français est lui aussi utilisé par les plus instruits. L'Egypte occupe la 174ème place dans le classement mondial du programme des Nations Unis, le HDI1 . Si elle figure dans les pays à moyen HDI, sa progression
  • 10.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 3 est une des plus significative depuis 1975 où elle occupait le bas du classement2 . Le revenu moyen annuel des Egyptiens est de $1500 environ. 1 HDI (Human development Indicator) : indice créé par les Nations Unis pour rendre compte du degré de développement d'un pays, basé sur des critères tels que l'espérance de vie, le taux d'alphabétisation et l'accès à l'éducation.
  • 11.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 4 1.2. Infrastructure des télécommunications Historique du secteur La structure de l'industrie des télécommunications en Egypte est relativement classique puisque l'opérateur national, Telecom Egypt, en reste le principal acteur. L'opérateur historique, créé en 1982 sous le nom d'ARENTO1 , s'est vu confier par le gouvernement le monopole du trafic égyptien comme international, dans le but de promouvoir le développement des télécoms en Egypte. Mais des signes de changement sont apparus dès 1998, quand le gouvernement lance le processus de libéralisation et de dérégulation des télécoms, affirmant son rang de pays Arabe le plus en avance dans ce domaine. En 1998 deux licences d'exploitation de réseaux publiphones3 (Menatel et Nile Telecom) puis deux de téléphonie mobile (MobiNil et ClickGSM) sont attribuées. Le nouveau gouvernement nommé en octobre 1999 a marqué très vite son intérêt pour les secteurs technologiques : le Ministère des Transports et des Communications a été scindé, donnant naissance à la faveur du remaniement ministériel au Ministère de la Communication et des Technologies de l’Information1 . Le ministre Ahmed Nazif et ses principaux conseillers sont pour la plupart issus d’entreprises IT. Le nouveau ministère oeuvre de manière à développer rapidement le secteur des technologies de l’information et à doter l’Egypte d’une industrie puissante dans le domaine informatique s’inspirant en partie du modèle indien. Il poursuit donc le processus de libéralisation avec l’attribution de nouvelles licences concernant la construction d’un Internet backbone (Nile on Line) et d’un data backbone pour le secteur financier (Egynet), puis en avril 2000, à moindre échelle, avec deux licences pour les services audio texte (Telemedia Misr et Telecom Media). Ce processus passe également par la privatisation de Telecom Egypt afin de lui donner les moyens de se développer : 20% de son capital a été mis sur le marché jusqu'à présent. Depuis sa nomination, le gouvernement travaille à l’élaboration d’un nouvel environnement juridique dans le secteur des télécommunications, appelé le "Telecom Act". Cette nouvelle loi renforce les pouvoirs de l’autorité de régulation des télécommunications et élabore un calendrier du processus de libéralisation et d’ouverture à la concurrence prévue dans tous les secteurs pour 2005. Le président Moubarak considère le développement du secteur des télécommunications comme l’une des priorités nationales, afin d’offrir aux futurs investisseurs dans le secteur IT des conditions optimales de développement grâce à des d’infrastructures de télécommunications performantes : ainsi sa visite aux Etats-Unis durant le mois de mars 2000 a été en partie consacrée au secteur IT et à la signature d’accords de partenariat dans le domaine de la formation avec des grands groupes américains comme Lucent, Microsoft, IBM, Cisco... Le gouvernement espère continuer à susciter de nombreux investissements dans ce secteur. L'autorité de régulation L’ancienne Autorité Nationale des Télécommunications instituée par la loi 66/1979 jouait le rôle de régulateur, mais dépendait de l’ARENTO et ne pouvait donc pas demeurer dans le giron de Telecom Egypt. Le décret présidentiel 101/1998 a donc institué «The Telecommunications Utility Organization Agency». Cette direction doit s’attacher à réorganiser le secteur des 1 Arento : Arab Republic of Egypt Telecommunication Organization. 2 Publiphone : réseau publique de téléphonie (cabines téléphonique).
  • 12.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 5 télécommunications en appliquant la politique gouvernementale, en veillant à répondre aux besoins individuels tout en assurant des prix raisonnables, à encourager les investissements dans ce secteur, à favoriser la concurrence entre les différents acteurs et à veiller à un usage optimal du spectre hertzien. A titre indicatif, cette nouvelle ART, dépendante du Ministère des télécommunications, dispose d’un budget de 167 millions de LE pour l’année fiscale 2000-2001. La téléphonie fixe En juillet 2001 la capacité d’autocommutation atteignait 8 millions de lignes fixes gérées par Telecom Egypt. Le gouvernement avait lancé en 1997 un plan quinquennal4 destiné à augmenter considérablement la télédensité, qui en juillet 2001, a presque doublé pour atteindre 12%, portant le nombre total de lignes fixes en service à 6.3 millions. Le gouvernement souhaiterait cependant porter ce nombre à plus de 14 million en 2005 (soit une multiplication par trois en 10 ans). Actuellement encore, de nombreuses personnes sont en attente d’une ligne téléphonique et on considère qu’1 million de personnes par an s’abonnent. Le réseau de Telecom Egypt est relativement moderne : c’est un réseau digital à 90% un nouveau centre de contrôle et de gestion de l’ensemble du réseau est actuellement en cours de construction. Telecom Egypt a augmenté ses revenus par le biais de services à valeur ajoutée et le développement de réseaux intelligents. Dans le domaine de la publiphonie, trois acteurs se partagent le marché. Aux 5000 publiphones à pièces et cartes magnétiques de Telecom Egypt, se rajoutent les 9200 cabines à cartes à puces de Menatel5 et les 5120 cabines à cartes optiques de Nile Telecom. Ces cartes prépayées rencontrent un succès important et les deux opérateurs privés devraient dépasser chacun les 20.000 cabines durant l’année 2001. nombre de lignes fixes en service en Egypte (en milliers) 2586 2876 3238 3708 4700 5700 6650 7550 8400 9350 10560 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004année Telecom Egypt jouit du monopole des lignes fixes et donc des communications internationales et services vocaux. Les accès aux lignes internationales sont 4 Projet Nile Vision avec Alcatel pour la fourniture de 1,96 millions de lignes, projet Egypt 2000 avec Siemens pour 2,1 millions de lignes, Golden Pyramid avec Lucent. 5 Menatel : France Telecom possède 44% du capital
  • 13.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 6 assez restreints et requièrent un dépôt préalables de 100 LE et une autorisation. 148 000 utilisateurs en Egypte ont une ligne internationale, le réseau en place couvrant 254 villes Egyptiennes. Durant l'année 1999, le volume total du trafic international s'élevait à 681 millions de minutes, en forte augmentation chaque année. Il y a en moyenne 4 fois plus de communications entrantes que sortantes, mais ce ratio varie beaucoup selon les pays : si les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite envoient 10 fois plus qu'il ne reçoivent d'information, l'Egypte envoie plus qu'elle ne reçoit vers l'Italie, le Liban et le Canada. Durant les 5 dernières années, le trafic international Egyptien s'est vu augmenter d'environ 10% par an. La téléphonie mobile Deux opérateurs se partagent le marché depuis 1998 : MobiNil6 et Misrfone7 ou ClickGSM pour le nom commercial . Dans le domaine de la téléphonie mobile, le marché comptait, en juillet 2001, près de 3 millions d’abonnés, soit un taux de pénétration de 4.5%, se répartissant de la manière suivante : 1 600 000 pour MobiNil (53,3% de PDM) et 1 400 000 pour Click GSM (46,7% de PDM) alors que fin 1999 on comptait 545.680 abonnés pour MobiNil contre 335.830 pour ClickGSM. On estime actuellement le marche potentiel dans le domaine de la téléphonie mobile à environ 14 millions d’usagers. 6 Mobinil : actionnaires principaux Orascom environ 25%, France Telecom environ 75%. 7 Misrfone : actionnaires principaux Vodaphone AirTouch 60%, Alkan 10%, EFG-Hermès 10%, Mobil Systems International 8%, Cegetel 7%, Banque du Caire 5%. 7 FLAG : Fiber Optic Link around the Globe. L’évolution du marché sera marquée par l’arrivée d’un troisième opérateur des la fin de la période d’exclusivité en novembre 2002. Le mois de mai 2000 a vu l'arrivée des premiers portables Wireless Application Protocol (WAP). Le portail financier de MobiNil est créé en partenariat avec la National Société Générale Bank, et le portail d’information de Click GSM en partenariat avec CNN. Dans le cadre du processus de privatisation de l'opérateur historique, le gouvernement s’est engagé à attribuer cette troisième licence à Telecom Egypt. Les opérateurs doivent faire face nombre d'abonnés (en millions) perpectives de marché, source efg-hermes 0 1 2 3 4 5 6 7 8 1999 2000 2001 2002 2003 2004 3ème opérateur Click Mobinil à une nette prédominance des offres prépayées qui représentent 80% des ventes, ce qui nuit fortement à leur "average revenue per subscriber per month" (ARPU) : MobiNil a eu ainsi un ARPU de $97 en 1999 mais celui-ci devrait chuter de près de 29% en 2000 pour atteindre $69, et de 34% d'ici 2004.
  • 14.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 7 Le réseau De part sa situation géographique, l’Egypte est un important nœud de télécommunication avec de nombreuses connexions à des câbles sous-marins. Elle dispose dès à présent des infrastructures suffisantes pour devenir un véritable hub régional. Elle s’est connectée dès 1986 au câble transcontinental SEA-ME-WE 1 reliant l’Europe à l’Asie ; en 1994 elle s’est abonnée au nouveau câble en fibre optique SEA-ME-WE 2 ; en 1997 au câble FLAG7 et, en 1999, au câble SEA-ME-WE 3. Parallèlement à ces connexions à des câbles internationaux, l’Egypte a su développer ses propres connexions : Telecom Egypt dispose ainsi d’une connexion en fibre optique avec le Liban et la Syrie appelée ALETAR-BRYTAR, susceptible d’évoluer en un véritable réseau fibre optique pan-arabe reliant les pays du Maghreb et d’Afrique du Nord aux pays du Moyen-Orient ainsi qu’un câble à destination de la Grèce et de l’Italie. Telecom Egypt dispose également d’une autre connexion en fibre optique vers la Libye de 180 canaux et améliore sa connexion hertzienne avec la Jordanie avec 960 canaux en développant une capacité SDH STM 1. Telecom Egypt envisage également la construction d’un réseau entre Abou Simbel et Wadi Halfa au Soudan. Les satellites jouent un rôle important dans les télécoms Egyptiens car ils permettent d’assurer une diversité d’accès par rapport aux câbles sous-marins. Nile Sat 101 a été lancé en avril 1998 et est opérationnel depuis mai 1998 alors que Nile Sat 102 a été lancé en août 2000 . Les « Nile Satellite Earth Station » sont maintenant opérationnelles près de Maadi et offrent des services radio et TV mais aussi des services dans le domaine de la transmission de données et des télécommunications. Désormais l’Egypte compte 10 stations terrestres de réception : 2 pour Intelsat, 1 pour Arabsat, 1 pour Inmarsat, 4 pour la réception de 11 chaînes de télévision via Intelsat, Arabsat, Asiasat. En 1996, Telecom Egypt a commencé à développer ses services VSAT à destination des zones rurales. Des entreprises privées utilisent à présent la technologie développée par Hughes et NEC et proposent des services VSAT qui comptaient début 2000 99 abonnés tels que l’Aviation Civile, les compagnies pétrolières . En développant une politique tarifaire et marketing adéquate, l’Egypte dispose donc de tous les atouts nécessaire pour devenir le véritable centre du trafic régional, permettant de rerouter le trafic à destination des autres opérateurs africains. 1.3. Politique gouvernementale Une nouvelle donne politique Le nouveau gouvernement nommé en novembre 1999 a très vite marqué son intérêt pour les secteurs technologiques : l’ancien Ministère des Transports et de la Communication a été scindé, donnant naissance, à la faveur du remaniement gouvernemental, au Ministère de la Communication et des Technologies de l’Information. Le ministre Ahmed Nazif et ses conseillers Tarek Kamel et Ali El-Hefnaoui8 sont tous trois issus d’entreprises IT, choix démontrant bien la volonté de dynamiser 8 respectivement en charge des télécommunications et de l’informatique.
  • 15.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 8 le secteur: le nouveau ministère travaille de manière à développer rapidement le secteur des technologies de l’information et doter l’Egypte d’une industrie puissante dans le domaine informatique. Selon les propres mots du très actif M. Nazif, « Les réussites dans le développement et le software sont aujourd'hui associées à l'Inde et à l'Israël. Je veux que l'Egypte devienne une vraie alternative. Nous voulons créer des partenariats avec les multinationales européennes et américaines. Notre objectif principal est de faire de l'Egypte la plaque tournante de la régions en matière de développement ». C'est pourquoi il a récemment effectué des voyages notamment en France et en Irlande pour bâtir une politique de partenariats. Le président Moubarak quant à lui considère le développement du secteur comme l’une des priorités nationales, afin d’offrir aux futurs investisseurs dans le secteur IT des conditions optimales de développement grâce à des d’infrastructures de télécommunications performantes : ainsi sa visite aux Etats-Unis durant le mois de mars 20009 puis dans les pays européens ont été entre autres consacrées à la signature d'accords de partenariats dans le domaine . Le gouvernement espère continuer à susciter de nombreux investissements dans ce secteur. C’est dans ce nouveau contexte qu'il travaille à un nouveau plan de développement « The national Telecommunication and IT Plan », dont les principaux objectifs sont de développer des infrastructures de télécommunications, d’assurer le développement des ressources humaines, et de favoriser l’éclosion d’une industrie IT grâce par exemple à de véritables incubateurs de start-up10 . National Telecommunication & IT Plan Les objectifs en matière de télécommunications sont exprimés dans «The National Telecommunication & IT Plan». Ces changements se font en étroite concertation avec tous les acteurs du secteur : des groupes de travail11 ouverts au public ont été mis en place au ministère et se réunissent chaque semaine pour débattre et échanger des idées sur les différents choix stratégiques possibles concernant l’avenir de Telecom Egypt, la construction du réseau, la mise en place de nouvelles réglementations. Ces groupes rencontrent un écho très favorable chez les industriels qui voient leurs remarques prises en considération. Sa mission principale est de «développer l’usage des moyens de télécommunications et des technologies de l’information afin de servir les objectifs de développement de l’Egypte». Ainsi deux objectifs principaux sont affichés: le développement d’une société de l’information en Egypte et la création d’une nouvelle industrie capable de contribuer à la création d’emplois et hausse des exportations12 . 9 Accords avec de grands groupes américains: Lucent, Microsoft, IBM , Cisco. 10 concept de SmartVillage, dont le concept est proche de celui de la Silicon Valley. 11 "Legal group" le lundi, "Technical group" le mardi et "Business group" le mercredi. 12 voir ci-contre prévision des exportations (software). Source : MCIT. Il se décompose en quatre grandes parties: le dével- oppement des infrastru- ctures, le développement des ressources humaines, le développement du secteur IT, et enfin la construction d'un système d'information et de bases de données publiques. La lecture de ce plan permet de mieux comprendre la nouvelle dynamique insu-fflée par le nouveau ministre et de prendre conscience de certains
  • 16.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 9 E x p o r t a t i o n s   p r év i s o n n e l l e s d e   l o g i c i e l s   E g y p t i e n s 0 5 0 0 10 0 0 15 0 0 2 0 0 0 2 5 0 0 3 0 0 0 19 9 9 2 0 0 1 2 0 0 3 2 0 0 5 2 0 0 7 2 0 0 9 (mi l l i ons  de  $ ) enjeux, tout particulièrement en matière de ressources humaines. Conscients que l’Egypte détient une position stratégique au moyen orient et pourrait devenir le centre de ces échanges, les objectifs affichés sont ambitieux afin d'accélérer l'entrée de l’Egypte dans la nouvelle société de l’information. Le gouvernement cherche donc à attirer les investisseurs étrangers ainsi qu’à favoriser des investissements de la part des acteurs déjà présents dans le domaine informatique-télécommunication, et l’attribution de contrats futurs prenant en compte l’adhésion à cette nouvelle politique de développement. Les grands objectifs Si les objectifs de l’Egypte paraissent ambitieux, le ministère ne s’en tient pas là pour autant et joint les actes à la parole en se donnant les moyens de sa réussite au travers de la mise en place de projets à grande échelle, souvent en rapport avec le domaine publique et l’éducation, de manière en quelque sorte à montrer l’exemple. Il mène une politique de long terme, visant plus un développement durable de l’économie IT que la brève explosion économique maintenant symbolisé par l’exemple des dotcom. Ainsi le gouvernement dote chacun des ministère et autorités de services internet, et travaille ainsi à la construction d’un e-Gouvernement structuré et complet, avec pour objectif à terme de rendre plus accessible des services tels que le règlement des factures, le contrôle du budget et des inventaires, le paiement des taxes par exemple. Bien sûr, ces opérations, inévitablement, imposent au préalable d’avoir informatisé la société et c’est pourquoi le gouvernement construit progressivement ses bases de données nationales : informations d’état civil, registres du commerce, propriétaires terriens, législation,... Le MCIT accompagne ces révolutions dans la société Egyptienne par une politique visant à générer du commerce électronique, tant dans le domaine financier que dans le tourisme, la vente en ligne, etc... et ce en favorisant les investissements dans le domaine des télécommunication pour apporter les infrastructures adéquates, et dans celui des IT. Il pratique donc une politique dynamique et particulièrement réactive dans l’élaboration des lois (relatives au paiement en ligne par exemple), l’exonération d’impôts et de taxes (zone franche de Nasr City, SmartVillages), et même prends des parts dans le capital de projets ne relevant pas du secteur publique13 . Parallèlement, demeure prioritaire l’éducation des populations dans l’utilisation quotidienne de l’informatique mais aussi, à un niveau plus élevé, la formation 13 à hauteur de 300 millions de $ en 2000, à travers les fonds d’investissement IT Invesments, EFG Hermes et Menanet.
  • 17.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 10 de nombreux étudiant dans ce domaine relativement neuf. En effet, l’ouverture au marché de masse de l’internet et de l’informatique internationale plus généralement se heurte en Egypte à des problèmes financiers des particuliers (l’achat d’un simple PC est réservé à moins de 2% de la population), mais aussi à des problèmes culturels (peu de connaissance de l’anglais, encore moins des technologies informatiques). Toutefois, l’intérêt manifeste que porte la nouvelle génération de jeunes égyptiens aux nouvelles technologies présage des changements radicaux, et le gouvernement lance des grands projets d’accessibilité à tous de l’internet : les TACCs14 , les Kafelet el-Internet15 , les Technologies Clubs16 . Dans la profession, pour pallier à un cruel manque d’informaticiens qualifiés, des partenariats financiers dans le domaine de la formation se sont donc créés entre le gouvernement et de grands groupes : IBM, Cisco, Microsoft, Qualcomm, Compaq et Oracle. Ainsi ont-ils planifié de former chaque année 5000 étudiants dans le domaine IT chaque année dès 2001, alors que ce nombre représentait le total de la main d’œuvre égyptienne dans le domaine. Partenariats Franco-Egyptiens Les liens historiques et culturels qui lient la France et l’Egypte, pays dont la classe sociale la plus éduquée est francophone, sont autant d’avantages pour les entreprises françaises en Egypte. Mais leur préférence affective est loin de toujours tenir lieu de réalité puisque beaucoup d’entre eux ont conscience de l’inertie (souvent réputée) de nos entreprises. De plus, si les entreprises égyptiennes se déclarent intéressées par des partenariats avec la France, elle ne souhaitent pas proposer des services en termes d’intégration, c’est à dire de n’être utilisées sur le marché local qu’en sous-traitance. Elle préfèrent plutôt des schémas d’outsourcing ou des partenariats à long terme sur des marchés extérieurs où l’emploi d’ingénieurs égyptiens représenterait une économie de coût substantielle. Pour autant, les liens diplomatiques entre les deux pays sont fort et les efforts de M. Nazif pour établir des relations économiques dans le domaine des IT en rendant visite aux Etats-Unis et à l’Europe portent leur fruits. Pour preuve la rencontre à Paris entre M. Nazif et M.Pierret, Secrétaire d’Etat à l’Industrie, ayant pour but un tour d’horizon des projets et réalisations des deux pays dans le secteur de la poste, des télécommunications et des technologies de l’information. Les deux ministres ont alors à cette occasion identifiés un certain nombre de sujets prioritaires dont ils sont convenus qu’ils devraient faire l’objet d’une coopération approfondie entre les deux pays : · Coopération entre les deux Autorités de Régulation: la TRA17 , dotée d’un nouveau directeur et de 60 nouveaux recrutés, devrait bénéficier d’une assistance technique de l’ART française, dont les axes restent à préciser. · Liens entre universités françaises et égyptiennes: Les relations engagées pour le développement du secteur des NTIC, qui ont notamment bénéficié du soutien d’Alcatel, doivent se poursuivre et se renforcer. M. El-Hefnaoui, présent à l’entretien, qui a été le maître d’œuvre principal de cette démarche, est l’interlocuteur désigné pour la suite de cette coopération. · Secteur postal: dans le cadre de l’évolution de la Poste égyptienne vers un statut d’entreprise, l’expérience de la poste française pourrait constituer un atout important, sur les questions d’organisation générale mais également dans le secteur des services financiers. · e-Commerce, e-Gouvernement: sur différents points de ces secteurs qui constituent une priorité pour le MCIT, les deux ministres sont convenus de 14 TACCs : Technology Access Community Centers. 15 Kafelet el-Internet : cybercafés itinérants rencontrant un fort succès. 16 Technologies Clubs : cybercafés financés par l’état. 17 TRA : Telecommunication Regulation Authority.
  • 18.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 11 développer des liens de coopération, notamment par le biais d’échanges d’informations réguliers et de visites d’experts. · Partenariat Euro-Mediterrannéen : les deux ministres ont insisté sur le rôle majeur que devaient jouer leurs pays respectifs dans le contexte des relations entre les pays de l’UE et du pourtour méditerranéen, tout particulièrement dans le domaine de la société de l’information, et sont convenus d’accroître la collaboration entre responsables égyptiens et français en charge des différents programmes18 relatifs à ce sujet. Compte tenu de la multiplicité et de la richesse des différents points identifiés par les deux ministres comme porteurs d’une coopération accrue entre les deux pays, un séminaire conjoint franco-égyptien pourrait être organisé avant la fin de l’année, à Paris ou au Caire. 18 EUMEDIS notamment.
  • 19.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 12 1.4. Environnement juridique 1.4.1. La législation Le système judiciaire égyptien, peu moderne, bureaucrate et lent, a grand besoin de réforme. Les quelques 15000 juges du pays traitent en moyenne chacun 4000 dossiers par mois (chacun d’environ 50 pages) et se chargent d’environ 1300 projets de loi par mois: ils ne peuvent faire face à un telle demande et le système est engorgé. De plus, le domaine de la législation électronique, relativement nouveau, nécessite constamment des adaptations et de nouvelles lois, notamment pour ce qui concerne par exemple la signature électronique ou le paiement en ligne, où le texte de référence est la loi 354 de 1954 amendée en 1993 et 1994. Pour l’instant, les entreprises en Egypte font face à un vide total en matière juridique dans le domaine. Le MCIT, très réactif, a cependant créé un comité légal pour l’électronique, organisant une coopération entre l’IDSC et le ministère de la justice en mars 2000. Le comité a donc proposé un projet de loi qui actuellement est en cours d’adoption par l’assemblée : celui-ci n’ayant pas été voté avant la session de juin, on suppose qu’il devrait être adopté après l’été, lors de la session de fin d’année. Investissements Pour attirer les investisseurs à pénétrer le marché égyptien, de nouvelles lois ont été adoptées depuis 1997, favorisant l’émergence d’investissements dans les entreprises IT et Télécoms. L’Egypte a réalisé que la valeur des « Return-On-Invesments19 » et qu’une croissance importante était la ligne de conduite pour attirer les investisseurs. Pour maximiser les opportunités d’investissements et retourner « in the startup years », la loi ci-dessous a été adoptée en 1997 : Loi sur les investissements IT & Telecoms (1997) All IT and telecommunication investments fall under Investments Law 8 of 1997, which includes : · Unrestricted ownership of investment capital by local and foreign investors; · Right to freely transfer funds in and out of the country, including unlimited profit repatriation and invested capital re-exportation; · 5-10 years tax exemption on distrubuted profits, plus, under certain conditions, 2 additionnal years; · Right to acquire and own land and real estate; · Right to operate on behalf of third parties; · No price control or profit cellings; · Guarantees for projects assets and funds; · Entitlement to export and import independantly; and · Approved projects cannot be nationalized, expropriated, or confiscated. Source : MCIT. 19 ROI : mesure de la valeur d’ un investissement de part le profit de l’entreprise.
  • 20.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 13 Ces textes, destinés à attirer les capitaux étrangers et rassurer les investisseurs, s’ajoutent aux garanties d’un régime politique stable, d’une inflation contrôlée (4% en 2000) et d’une croissance de 5% par an. Cette politique liée à l’intérêt que génère le marché égyptien portent leurs fruits puisque en 2000 plus de 1 milliard de $ ont été investis dans le domaine IT et infrastructure des télécommunications. Les investissements privés ont doublés par rapport à 1999. Régulation des télécoms Dans ce domaine, le cadre législatif est plus rigoureux et avancé, mais chaque évolution du marché (monopole par exemple) peut amener la TRA20 à légiférer. Ainsi, devant la croissance énorme du nombre d’utilisateur de mobiles (110% d’augmentation en 2000), Telecom Egypt s’est vu attribuer une licence GSM et sera donc le troisième opérateur mobile dès décembre 2002. L’explosion des besoins dans l’internet a poussé la TRA à allouer aux compagnies privées le droit d’exploitation de 300 à 350 Mb/s21 . Les évolutions majeures à venir dans les prochains mois concernent le domaine de l’attribution du spectre hertzien. Jusqu’à aujourd’hui, l’utilisation des fréquences hertziennes reste floue, car même si elle est réglementée pour les compagnies privées de télécommunication (GSM, satellites,...), beaucoup d’institutions, notamment d’état, utilisent les ondes comme bon leur semble, sans en être redevable à personne. Ainsi donc l’autorité militaire, le ministère de l’intérieur, la télévision ne paient pas de redevance à la TRA, et, bien sûr, ont donnés beaucoup de mal à la TRA pour faire passer leurs nouvelles lois au parlement. Les nouvelles lois, en attente d’être débattues à l’assemblée, mettent fin à cette liberté et , hormis celles protégées par le secret militaire, toutes les organisations, fussent-elles d’état, devront acquitter à la TRA la location de l’espace hertzien. Les fourchettes de facturation des services d’accès à l’internet sont également sous le contrôle de la TRA. Plusieurs offres existent, des lignes dédiée ou des connections dial-up22 , tous pré-payés ou sous forme d’abonnements (post- payés). Depuis juin 2001, le prix d’un abonnement à vie internet est à 90 LE et les connections dial-up oscillent autour de 10 piastres23 les 6 minutes. Mais l’arrivée de l’accès à l’internet gratuit (seules les communications locales resteront à la charge de l’utilisateur) est prévue pour décembre 2001. En ce qui concerne les lignes à haut débit, il est très difficile d’avoir des informations des ISP et seuls les chiffres de Telecom Egypt, ci-contre, peuvent nous donner un ordre d’idée. 20 TRA : Telecommunication Regulation Authority 21 contre 15 Mb/s il ya quelques mois. 22 dial-up : système de paiement avec lequel l’opérateur téléphonique et le fournisseur d’accès à internet se rémunèrent tous deux sur la base d’une communication téléphonique plus chère mais où il n’y pas d’abonnement internet. 23 1/10ème de livre. vitesse de la ligne prix (LE) 64 kb/s 833 lignes dédiées 128 kb/s 1333 numériques 265 kb/s 2083 384 kb/s 2917 512 kb/s 3500 ISDN 83
  • 21.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 14 Noms de domaines C’est le Conseil Suprême des Universités, à travers le EUN24 , qui administre officiellement les noms de domaines internet égyptiens, les « .eg ». Il existe ensuite des nom de domaine de second niveau (.com.eg ; .eun.eg ; .net.eg ; .sci.eg ; .gov.eg ; .org.eg ; edu.eg). La responsabilité pour l’enregistrement de ces noms de domaine est cependant partagée entre l’EUN (eun,edu,sci) et l’IDSC (gov,com,org). Le suffixe « .com.eg » est réservé au secteur privé égyptien, mais soumis à des conditions particulières : le serveur hébergeur dont être physiquement situé en Égypte, et, sur le même modèle qu’en France, le nom de domaine dont être en rapport avec le nom de l’entité représentée, de manière à protéger le copyright. De plus, le nom doit commencer avec une lettre ou un chiffre et ne peut dépasser 22 caractères. Ni l’IDSC ni l’EUN ne font payer leurs services d’enregistrement mais délèguent aux ISPs la facturation de celui-ci. Les prix varient de environ 400 LE (Egypt OnLine) à 150 LE (Commnet) l’année. Telecom Egypt est désormais et depuis peu un enregistreur officiel de « .eg » et « .com ». Malgré l’absence de statistiques nationales sur les domaines « .eg », l’Internet Software Consortium en a comptabilisé 5422 en juillet 2000. C’est un chiffre faible comparé aux autres pays arabes, toutes proportions gardées. Ceci est probablement du au fait que beaucoup d’entreprises égyptiennes préfèrent utiliser le « .com ». CyberLois Egyptiennes Dès la fin de l’année, deux projets de loi25 concernant la signature électronique devraient être étudiés pour enfin combler le vide juridique en la matière, donnant enfin le départ à l’essor de nombreux services de transactions et d’échanges répandus dans le monde. Le contenu de ces textes devrait être proche de la législation en vigueur en Europe ou aux Etats-Unis, en matière de sécurité et de défense du consommateur. En voilà les principaux axes : · En Egypte comme en France, le code civil pose le principe de la supériorité de la preuve écrite préconstituée et signées. En Egypte, la preuve écrite est obligatoire si la valeur de l’opération est supérieure à 500 LE, de même en France si l’opération est supérieure à 5000 FF. On pourrait voir apparaître, sur le modèle Tunisien, un ensemble de loi qui permettra enfin l’authentification de documents électroniques par des organismes certifiés26 . · En France, la télécopie a été admise comme preuve écrite, ce qui n’est pas le cas en Egypte. · Les transactions bancaires par carte Visa : si les banques sont prêtes (au moins techniquement) à donner à leurs clients le droit d’acheter en ligne via leur numéro de carte, jusqu’ici la loi faisait défaut vis à vis du commerçant voulant proposer ses services. · Sécurité : série de texte sur la sécurisation de tous les échanges via internet, utilisant les protocoles internationaux dans le domaine (https27 ,...) 24 EUN : Egytpian University Network 25 Le premier préparé par le centre régional d’arbitrage du Caire s’inspire des règles de l’UNCITRAL; le deuxième est mit au point par le MCIT. 26 En Tunisie, c’est l’Agence Nationale de Certification Electronique, entreprise nationale mais à caractère non administratif. 27 HTTPS : abbreviation pour HTTPSecured.
  • 22.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 15 Cet ensemble de lois complet, bâti sur le modèle et les expériences passées des pays les plus industrialisés et parfois en collaboration directe avec ces derniers devrait permettre à l’Egypte d’entrer de plein pied dans l’économie IT et d’acquérir une dimension internationale que ses lois ne lui permettaient pas. 1.4.2. L’appui gouvernemental La politique du MCIT en matière de technologies de l’information et des communications est une politique à long terme, privilégiant l’éducation de la population, les investissements d’informatisation à la pratique de la détaxe et de l’aide financière directe aux entreprises. Cependant, c’est aussi grâce à ces aides directes que le coût d’un ingénieur égyptien reste extrêmement compétitif tout en évoluant dans un environnement de compétences international. Zones franches Pour favoriser l’implantation d’entreprise (égyptiennes comme étrangères) en Egypte et particulièrement au Caire, l’Etat, par l’intermédiaire du MCIT, a créé des zones franches appelées « Technology Free Zones », réservées au entreprises IT, dont la plus connue est située à Nasr-City, ville nouvelle dynamique et génératrice de nombreux projets, tant dans le domaine IT que de manière plus générale. Le principe est de favoriser le plus possible les investissements à l’étranger, à travers une série d’aide gouvernementales. En premier lieu, le ministère fourni aux entreprises décidées à s’y installer le terrain pour la somme symbolique de $1 le mètre carré, aide à la mise en place des infrastructures et assiste les multinationales dans leur démarches administratives. En second lieu, l’entreprise bénéficie du statut de zone franche, c’est à dire d’une exonération d’impôts et de taxes douanières sur une période de 5 à 10 ans reconductible sous conditions, et reçoit des bénéfices supplémentaires sur l’import et l’export. Les seules charges dues à l’état sont de 1% sur la valeur ajoutée des produits finis et de 1% du bénéfice total pour les services rendus par le gouvernement sur le projet. Des entreprises à dimension internationales telles que Sakhr28 s’y sont déjà installées. Taxes Compte tenu du revenu annuel moyen des particuliers en Egypte, et des faibles moyens de nombreuses entreprises, le prix du matériel et du logiciel informatique est une priorité pour le bon développement du domaine des technologies de l’information. Ainsi depuis la création en 1999 du nouveau ministère, les taxes douanières concernant le biens informatiques ont chutés de 40% pour atteindre le niveau des 5% pour le hardware, et de 5 à 10% pour le software, à ajouter à la taxe sur la vente de 10%. Cependant, depuis juillet 2001 est effective la nouvelle taxe sur la valeur ajoutée de 17%, sur le modèle français de la TVA. Cette taxe, mal acceptée par la majorité de la population trouve une certaine difficulté pour l’instant à être réellement appliquée et est déjà promise à de nombreux remaniements : taux de taxations différents selon les secteurs par exemple. 28 Sakhr : companie Saoudienne de production de software. C’est le plus gros employeur de développeur en Egypte.
  • 23.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 16 La disponibilité aux Industriels Dans le domaine des IT, une bonne réactivité de l’état au niveau législatif est indispensable à l’expansion de l’activité des entreprises locales : ces dernières ne doivent pas être bridées par une loi inexistante ou obsolète. C’est dans cette optique que le MCIT, dirigé par des personnalités issues du domaine privé, restent à l’écoute des besoins de leurs entreprises. Ainsi le « legal group », le groupe de travail du lundi au ministère des technologies de l’information voit se confronter les points de vues des industriels, des intellectuels, des administrateurs,... en fin de compte de tous les professionnels concernés. Dans un domaine plus informatif, le projet mené par M. Sennara, de l’entreprise égyptienne BIT29 , conjointement avec le parlement égyptien se projette dans le cadre de « Using IT for Democracy ». C’est un projet d’informatisation complet du parlement, centré autour de l’internet : un site web englobant informations en temps réel, documentation, archives et forum, un cybercafé à l’intérieur même du parlement30 , et un système d’adresses électroniques publiques des MP31 pour que tous citoyen soit en mesure de joindre ses législateurs. 1.4.3. La propriété intellectuelle Un des obstacle au développement de l’industrie logicielle en Egypte est constitué par le manque de respect pour les droits de propriété intellectuelle. La BSA32 , qui représente les plus importantes compagnies de software internationales, affirmait en 1999 qu’environ 90% des logiciels utilisés en Egypte sont piratés. En ce qui concerne le matériel, en 1999, 70% des processeurs et 90% des puces RAM auraient été fournis par la contrebande. L’ Egypte amorce cependant un virage dans ce domaine puisque, dans la continuation de la stratégie de développement des IT, ces chiffres ne sont pas acceptables et que l’état, gros utilisateur de matériel informatique (universités, hôpitaux,...) en était il y a quelques années la principale cause. Depuis, moins de fraude dans les organismes étatiques et une prise de conscience collective a permis une baisse du piratage aux alentours de 75%. Il n'y a que peu d'alternatives au piratage car la grande majorité de la population ne peut se permettre le luxe d'acheter des logiciels vendus au moins au prix pratiqués au Etats-Unis, le revenu des familles égyptiennes étant évidemment incomparable. On estime ainsi que le principal acheteur est le gouvernement, alors que la demande émanant des PME et ménages est évaluée à 6%, en raison du piratage couramment répandu sur ce segment. La baisse significative du piratage passe donc par un effort des producteurs de software, qui reste impossible sans une augmentation des volumes de ventes, et également par une réelle politique de sanctions de la part de la police compétente. En effet, proclame le ministre M.Nazif dont le ministère est à l’origine d’amendements récemment approuvés33 sur la propriété intellectuelle, « nous prenons très au sérieux le combat contre le piratage », et il affirme que « une application plus stricte loi en place est nécessaire » ; les peines encourues pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement, la confiscation du matériel et de 10000 LE à 50000 LE en cas de récidive. 29 BIT : Business Information Technology. 30 La légende veut que lors d’une session parlementaire, un député mécontent du discours ministériel, s’absenta quelques minutes au cybercafé pour imprimer des informations et arguments contradictoires, avec un certain succès. 31 MP : Member of Parliament (député). 32 Business Software Alliance. 33 en juin 2001 à l’assemblée.
  • 24.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 17 1.5. Environnement économique Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, qui comptent 250 millions d’habitants, ont commencé à émerger dans les années 90, après une longue période de stagnation économique. Dans un contexte géopolitique de détente, des politiques de libéralisation ont été mises en oeuvre, avec l’appui des organisations multilatérales. La récente hausse des prix du pétrole devrait générer un fort volume d’investissements dans les pays les plus prometteurs de la régions, dont l’Egypte, qui se sont dotés de places financières actives. Sans sous-estimer l’importance et le pouvoir d’attraction des Etats-Unis, il faut souligner que l’Union Européenne est le principal partenaire économique et financier de la plupart des pays méditerranéens (45% pour l’Egypte). Internet et le développement des nouvelles technologies de communication vont agir comme des outils multiplicateurs des mutations politiques et économique dans lesquelles s’implique une communauté d’affaire de plus en plus large. Une position stratégique Géographiquement et historiquement, l’Egypte détient une position stratégique dans le monde Arabe. Elle est le lieu de transit obligatoire des échanges et des flux entre les pays du golfe et l’Afrique, mais aussi dans les échanges avec l’Europe. De plus, culturellement, l’Egypte est un fournisseur de contenu (films, musique,...) qui rayonne dans tous les pays du monde Arabe. Ainsi elle devient et renforce sa position de hub régional, notamment dans le domaine des technologies de l’information, et joue un rôle dans le développement des autres pays voisins. Elle participe activement dans le développement économique de la région : en juin 2001, les ministres de l’économie de l’Egypte et de 8 autres pays Arabes ont signés un accord à Bagdad visant à augmenter les échanges commerciaux de 8.6% à 20% dans les 5 prochaines années, et de faciliter au niveau administratif les déplacements des hommes d’affaires de la zone. Dans le même temps, l’Egypte s’est mis d’accord avec la Syrie, l’Iraq et la Libye pour mettre en place entre ces 4 pays une zone franche d’échanges commerciaux, toujours dans le but de construire une communauté Arabe plus forte. Dans cet optique, un fond de compensation sera créé pour pallier aux déficiences des états arabes les moins développés, ainsi qu’une étude de marché pour l’établissement d’une Académie Arabe pour le commerce électronique. Une économie saine La performance de la macro-économie égyptienne reste très impressionnante. Le gouvernement a oeuvré pour une politique de stabilisation économique depuis 1991 qui a porté ses fruits et induit une croissance positive d’environ 4 à 5% ces dernières années, une inflation contrôlée (4% actuellement), une balance de paiements équilibrée, un stock de devises étrangères en pleine expansion et une monnaie stable. L’Egypte poursuit son ambitieux programme structurel de réformes économiques, le pays produisant de réels efforts pour ouvrir son économie. Un des objectifs phares est le processus de privatisation des entreprises d’état, mais aussi une série de mesures telles que la réduction du temps de service militaire, la segmentation des activités du secteur privé, l’augmentation des
  • 25.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 18 investissements et la baisse des taux d’intérêts. Cette restructuration a permit à l’Egypte de faire face à la crise économique des marchés émergents ces 2 dernières années. Le but de l’Egypte est de rejoindre l’économie mondiale grâce à la privatisation, la libéralisation et une restructuration économique, et c’est pourquoi le président Hosni Mubarak a placé à la tête de l’effort de privatisation l’ancien premier ministre Atef Obeid. Le marché des nouvelles technologies L’Egypte s’est imposé comme le plus important marché du monde arabe et, selon Microsoft, le marché égyptien de l’informatique, en terme de croissance, est seulement comparable à celui de la Chine34 . 34 en partant bien sûr d’un point plus bas. En effet, avec une croissance de 30% par an depuis 1999, le secteur des nouvelles technologies est en pleine expansion et se veut porteur pour l’économie du pays tout entier. Sa croissance est exponentielle et, dans les 12 derniers mois, plus de $1 milliard ont été investis dans les TIC. Le potentiel de l’Egypte dans ce domaine est exemplaire, tant l’équipement des particuliers comme des entreprises est désuet. Ainsi le nombre de lignes de téléphones mobiles a-t-il connu une augmentation de plus de 100% et celui des abonnés à l’internet 70% en l’an 2000. Si en 1999, comme le montre la figure ci-contre, l’essentiel des dépenses étaient ciblées sur le matériel, ce marché en évolution constante et maintenant mieux équipé se rapproche des modèles européens Le marché informatique égyptien en 2000 source: EICC 60% 23% 12% 5% Hardware Services Logiciels Réseaux avec une tendance prédominante pour la demande de services et de logiciels. Augmentation du PNB (en %) 0 1 2 3 4 5 6 7 1992 1994 1996 1998 Inflation annuelle moyenne (en %) 0 5 10 15 20 25 1992 1994 1996 1998 2000
  • 26.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 19 1.6. Les financements Le secteur financier égyptien, dont la valeur estimée est d’environ $60 milliards, a connu une forte augmentation durant ces 20 dernières années. Il a bénéficié d’un appui important du ministère de l’économie avec la restructuration de l’économie égyptienne, qui a conduit à une croissance du secteur d’environ 25% par an ces 3 dernières années. Cependant, l’accessibilité, en terme de capitaux, des financements nationaux en livres égyptienne comme en devises étrangères reste trop inhibé par l’importance que requièrent les bonnes relations avec l’organisme de crédit et par des taux d’intérêts prohibitifs35 . Par ailleurs, la chute vertigineuse de la e-Economie a atteint les entreprises Egyptiennes avec les mêmes ravages que l’on connaît un Europe et aux Etats-Unis et il est presque impossible d’obtenir des fonds directement de banques qui jugent l’investissement trop risqué. Heureusement, il existe d’autres sources de financement par des organismes étrangers et les banques continuent d’avoir confiance dans les grands groupes d’investissement égyptiens solides, qui injectent le capital dans l’économie IT. Le total cumulé des fonds d’investissements représente 400 à 500 millions de LE. Pour plus de renseignements sur les financements en Egypte, notamment au niveau juridique, pratiques bancaires, organismes financiers, voir l’étude « Domestic and International Financing » disponible sur le site internet www.tradeport.org. 1.6.1. Les acteurs locaux L’état L’état joue un rôle très important dans le développement des technologies de l’information sans pour autant investir massivement dans le secteur, son budget annuel étant, toutes proportions gardées, assez limité. Plutôt que d’alimenter artificiellement un marché, sa politique de long terme a plutôt pour but de l’établir de manière durable : entreprises IT comme investisseurs bénéficient d’avantages, mais l’état prend peu de parts dans les entreprises privées. Toutefois, il possède un fond d’investissement36 de 50 millions de LE, ainsi qu’un fond géré par Telecom Egypt ; 20000m² d’immeuble de TE ont également servit d’investissement pour les incubateurs. Il participe activement au monde IT en finançant par exemple pour 150 millions de LE un « centre d’évaluation et d’approbation de l’ingénierie logicielle », organisme chargé de tester les performances des produits de l’Afrique et du Moyen-Orient. Le MCIT participe également aux financements des grands travaux comme la construction des autoroutes de l’information à travers Telecom Egypt par exemple puisque par ce biais $620 millions ont été investis dans les infrastructures en 2000 et plus de 21 milliards de LE devraient suivre dans les 5 prochaines années. Il s’est aussi porté actionnaire de SmartVillage Project37 à hauteur de 20%, apportant ainsi un capital de ½ milliard de LE sous forme d’infrastructures et principalement de terrains constructibles. Une autre forme d’investissement pratiquée par le MCIT est d’investir dans les ressources humaines : pour aider au développement du secteur, qui ne représente que quelques 10000 personnes sur l’ensemble du marché de la main d’oeuvre en Egypte38 , l’état finance à hauteur de 50% les frais de 35 Stable : entre 10% et 10.5% par an depuis 1997. 2000 : 10.1%. 36 (Incubator fund) 37 SmartVillage Project : compagnie privée chargée de gérer le(s) SmartVillages. 38 25 millions de travailleurs en activité environ.
  • 27.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 20 nouveaux diplômes IT délivrés par de grands groupes39 comme Microsoft, IBM, Cisco,... Les investisseurs locaux La multiplicité des activités des grands groupes égyptiens a fait que peu de groupes sont spécialisés dans les IT, à l’instar de Bahgat Group par exemple, ou encore Orascom40 qui sont de grands acteurs dans les investissements IT. Ainsi, les investisseurs spécialisés dans les nouvelles technologies les plus connus sont IT Investments avec un fond de $100 millions, Raya Holding qui gère un fond propre avec efg-Hermès et bien sûr NTC41 , une Holding qui est entre autres le propriétaire d’Egynet. Par ailleurs, si aux Etats-Unis plus de 600 incubateurs de technologies fournissent des services techniques, financier et logistiques aux entrepreneurs IT, en Egypte les prémisses de ce concept commencent à voir le jour, avec l’appui prioritaire du MCIT. Encube, le premier incubateur égyptien, a orienté, depuis sa création en juin 2000, sa politique vers le e-Business et son portefeuille inclus entre autres le portail Misrcities.com42 et le site Youthlife.com43 . 1.6.2. Les acteurs extérieurs Les financements étrangers proviennent en grande partie de grandes multinationales, conscientes des avantages du marché égyptien, du fait de son expansion impressionnante, de son potentiel encore presque inexploité, de la main d’œuvre locale peu onéreuse. Ainsi la chambre de commerce américaine est-elle très développée en Egypte, pour des raisons liées intimement à la politique : un système d’aide internationale de la part des Etats-Unis avait été mis en place dans le passé en direction de l’Egypte, en contrepartie de la non hostilité du pays envers Israël. Toujours plus ou moins d’actualité et devenue une tradition, cette aide, reversée par l’USAID44 , donne sous la forme de programmes divers (dont entre autres le « Commodity Import Program ») une assistance à l’importation, à l’exportation, aux investissements,...etc. L’USAID gère un fond d’investissement et est présente dans beaucoup de domaines en Egypte : le domaine privé mais aussi les partenariats avec le gouvernement égyptien, notamment pour ce qui concerne les projets de formation d’ingénieurs IT lancé l’année dernière. Hormis les fond propres de l’USAID, des investisseurs puissants comme EFG- Hermes45 /CIIC qui gèrent à eux deux plus de $350 millions ou Menatel46 investissent tout particulièrement dans les IT, tout comme tant de multinationales américaines qui sont présentes sur le territoire : Lucent, Microsoft, Cisco, IBM, Oracle,... ou qui comptent s’y implanter : Intel qui songe à installer une usine, Hewlett Packard monte HP Egypt,... Un programme de coopération pour la formation de 5000 nouveaux ingénieurs IT par an a été signé entre l’état et Microsoft, Lucent, IBM et Cisco qui s’engagent à former puis diplômer les jeunes universitaires (déjà diplômés par l’université) en les intégrant dans leur locaux, pour un investissement total de 45 millions de LE, pris en charge pour la moitié par ces groupes. 39 Voir chapitre « la main d’oeuvre qualifiée ». 40 Orascom possède cependant une branche spécialisé IT, Orascom Technologies. 41 NTC : National Telecommunication Company 42 Misrcities.com : portail destiné aux nouvelles communautés égyptiennes des villes nouvelles du 6 Octobre, de Shorouk, de New Cairo,...etc 43 Youthlife.com : site éducationnel et ludique pour les universitaires et étudiants égyptiens. 44 USAID : U.S. Agency for International Development 45 EFG-Hermes : groupe issu de la fusion entre Hermes et Egyptian Financial Group, qui a récemment fusionné avec CIIC. 46 Menatel : groupe (44% France Telecom) et possédant un fond d’investissement propre.
  • 28.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 21 Le ralentissement général de l’économie IT, les mésaventures des dot-com ont atteint l’Egypte, bien sûr, mais le marché égyptien des nouvelles technologies, en croissance de 30%/an, semble promettre d’être rentable. Car en plus des avantages fiscaux proposées par le MCIT aux investisseurs, l’Egypte et particulièrement les organismes d’états restent en grande partie à informatiser. 1.7. Historique du secteur Le développement de l’internet Les premiers services Internet furent introduits en Egypte en octobre 1993 grâce à l’établissement d’un portail par l’Egyptian Universities Network (EUN). Depuis 1994 le domaine égyptien est divisé en trois sous-domaines : le domaine académique desservi via l'EUN et son portail du Supreme Council of Universities, le domaine scientifique qui profite au secteur de la recherche scientifique via Entsinet, le domaine gouvernemental qui est desservi conjointement par l'IDSC et le RITSEC. L’IDSC est à l’origine du réseau Internet en Egypte en coopération avec le RITSEC et l’ARENTO. L’accès à la toile fut alors assuré via le câble SEMEWE-2 ou via Intelsat. Lors de cette première étape, l’accès fut réglementé et limité principalement aux agences gouvernementales, ainsi qu’à quelques organisations non gouvernementales et quelques organismes professionnels selon la politique du "free Internet access". L’Egypte ne comptait alors qu’un seul fournisseur privé, Intouch, et environ 10.000 utilisateurs fin 1995. Cette première phase a permis l’établissement d’une base solide propice à un essor d’Internet. Le gouvernement a alors mené une politique qualifiée d’ "open Internet access" marquée par la libéralisation de ce secteur : 12 fournisseurs de services commencent alors à opérer afin de développer les services Internet à destination du secteur privé et des particuliers. L’IDSC et le RITSEC entreprennent alors, conjointement avec Telecom Egypt, le développement d’un Internet backbone. Ils installent des "Internets Points of Presence" (PoPs) dans les principales villes égyptiennes (les villes desservies passent de 4 [Le Caire, Alexandrie, Sharm El Sheikh, Hurghada] à 11 [Port Said, Tanta, Mansoura, Gharbia, Monofia, Fayoum, Menia et Assiout]), si bien que le nombre d’utilisateurs passe de 25.000 début 1997 à 100.000 à la mi-98 pour un total de 40 fournisseurs d'accès. Fin 1998, 70% du trafic Internet à destination de l’étranger passe par le réseau installé conjointement par l’IDSC et le RITSEC. L’Egypte est alors reliée directement par un lien 2,048Mbps à deux providers américains47 , mais, par la suite, un système de lien asymétrique a été développé : la connexion entrante se fait par satellite alors que la connexion sortante se fait par câbles. Le réseau est géré par Telecom Egypt qui a installé des switchs utilisant la technologie Frame Relay. Pour les connexions à partir des zones rurales qui souffrent de l’absence d’infrastructures de télécommunication, le RITSEC a mis en place des petits terminaux VSATs qui ont permis de connecter en 1998 47 MCI et Global One six centres ruraux d’information à des vitesses de 64 Kbps.
  • 29.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 22 évolution du nombre d'utilisateurs d'internet 0 100000 200000 300000 400000 500000 600000 700000 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 Actuellement, l’Egypte compte près de 600.000 usagers pour seulement 70.000 abonnés (fin 1999 on comptait 200.000 utilisateurs à titre privé et 180.000 usagers à titre professionnel). Ainsi pour chaque abonné il y aurait plus de huit utilisateurs alors que le ratio dans les pays arabes est en moyenne de 3,5. Les nouvelles technologies Le secteur des nouvelles technologies, fondammentalement lié au développement de l’internet, connaît une évolution parallèle similaire. Le nombre croissant d’entreprises et de particuliers équipés en informatique, un réseau structuré et la nécéssité de ces technologies dans les nouvelles méthodes de travail ont occasionnés une explosion du marché ces dernières années. Depuis 2000, date à laquelle Egynet débute l’exploitation de son réseau de transmission de données bancaire et d’assurances, le développement des nouvelles technologies de communication dans le secteur bancaire connait une croissance très importante, avec la mise en place dans ces établissements de systèmes informatiques complexes. Tout comme en France, le marché du consulting financier et des solutions ERP48 , ici seulement à ses balbutiements, explose littéralement. Parallèlement à l’augmentation du nombre d’utilisateurs d’internet apparaissent toutes les applications que l’on connait sur le net. Les portails tels que Arabia.com ou Ajeeb.com pour les plus connus sont créés, puis en 1999 apparaissent les premiers sites de e-commerce B2C49 avec Otlob.com. Cependant, l’absence de législation en ce qui concerne les paiements sécurisés oblige le consommateur à régler à la livraison ce qu’il a commandé sur internet. En Aout 2000, lancé par le groupe Raya et CityBank apparaît le 1er site égyptien de B2B50 , Ciranet, un portail dédié aux échanges pharmaceutiques, dans lesquels le groupe a une bonne expérience. Concernant la technologie VoiceIP, l’Egypte a interdit les systèmes tels que Net2Phone de peur de voir concurrencer l’opérateur national qui tire une partie de ses ressources des appels internationaux qui sont facturés à des tarifs très élevés51 . Cette interdiction est en fait destinée à donner le temps à Telecom 48 ERP : Enterprise Ressource Planning system. 49 B2C : Business to Consumer. E-commerce d’une entreprise à un particulier. 50 B2B : Business to Business. E-commerce d’entreprise à entreprise. 51 Le marché à l’international des communication téléphoniques est évalué à près de 2,5 milliards de dollars.
  • 30.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 1. LE CONTEXTE ÉGYPTIEN 23 Egypt de développer son propre service : une licence a été ainsi attribuée par Telecom Egypt à la mi-mars 2000 à eGlobe qui se chargera de convoyer le trafic VoIP pour le compte de Telecom Egypt. Les futurs utilisateurs peuvent déjà se faire enregistrer auprès de l’IDSC.
  • 31.
    ES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 24 2. Etat des lieux du secteur Il est en premier lieu important d’avoir une idée de la segmen- tation du marché du logiciel en Egypte ; ainsi on se rend compte des efforts que l’Egypte doit produire pour devenir, conformément à ses ambitions, un véritable pôle mondial en matière de software et nouvelles technolo- Segmentation du marché du logiciel source : IDSC 55% 19% 16% 10% Packages importés Développement local Contrats Arabisation gies, tant les importations de systèmes étrangers sont encore importantes. 2.1. Equipement informatique Le marché des ordinateurs individuels en Egypte, le plus important des pays Arabes, est estimé à environ $350 millions, soit environ 2/5ème du marché total des IT. Le nombre de PC vendus augmente d’environ 35% par an et il est estimé que seulement 10% du marché potentiel est informatisé avec un parc national d’environ 500000 machines utilisables. Aujourd’hui, les dépenses moyennes d’un Egyptien représentent moins d’ 1/6ème de celles d’un américain. Environ 150000 nouveaux PC sont vendus en 2000, dont un tiers environ sont assemblés localement, donc sans marque. Cette croissance est la conséquence des efforts du gouvernement pour promulguer l’industrie IT donc le secteur privé, mais aussi des besoins importants du secteur publique. En effet, les ministères, entreprises d’états, écoles, hôpitaux52 , actuellement sous-équipés car il n’auraient à leur disposition qu’un parc de 120000 machines, ajoutés aux besoins de renouvellement du matériel désuet créent à eux seuls un marché qui constitue environ 20% du total. On peut noter également l’intérêt croissant des particuliers pour l’internet et la nécessité économique pour une entreprise d’être équipée informatiquement. L’Egypte importe presque la totalité de son équipement informatique, et 60% environ du marché est dominé par les produits américains qui jouissent la-bas d’une excellente réputation, notamment IBM. 699 vendeurs et 1499 manufacturiers sont répertoriés en Egypte. 52 Le décret présidentiel no 627 de 1983 stipule l’obligation des organismes d’états de créer des centre d’informations les concernant, les amenant ainsi à s’informatiser.
  • 32.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 25 Utilisateurs des terminaux informatiques source: CAPMAS23% 17% 18% 12% 6% 6% 6% 12% Gouvernement Compagnies pétrolières Banques Universités Hôtels Aéroports Ecoles Autres 2.1.1. des entreprises D’après des statistiques récentes, un peu plus de 80% des 400.000 entreprises égyptiennes seraient non équipée en ordinateurs. En effet, beaucoup de PME n’ont pas les moyens ni l’utilité immédiate en terme de rentabilité de s’équiper. L’informatisation est réservée aux entreprises à dimension internationale, nécessitant des moyens de communications modernes, ou les entreprises IT elles-mêmes. Pourtant, même dans ce dernier domaine, si toutes sont équipées, une importante proportion est loin de posséder le matériel adéquat : il n’est pas rare de s’apercevoir que certaines d’entre elles travaillent avec seulement quelques PCs à peine connectés en réseau. A cela s’ajoute le problème du piratage informatique, encore répandu. C’est pourquoi les marchés porteurs restent encore les gros systèmes tels que les systèmes bancaires, ou de télécommunication, ou encore les hôtels, hôpitaux ou aéroports. Malgré tout, la société de l’information égyptienne étant en train de vivre une révolution informatique encore plus rapide que celle des pays plus développés sous l’impulsion gouvernementale, la tendance au sous-équipement disparaît de plus en plus. 2.1.2. des particuliers La fracture numérique La fracture numérique est une réalité en Egypte : on estime a moins de 10% les ventes de terminaux aux particuliers, soit environ 20000 unités par an. Plusieurs obstacles entravent le développement de la société de l’information aux particuliers: · Un taux d’analphabétisme très élevé et une méconnaissance de l’outil informatique en général ; · Un revenu moyen par habitant ne permettant souvent pas aux familles de s’acheter un ordinateur ; · Un réseau de télécommunication toujours en voie de développement et une absence d’accès aux réseaux mondiaux dans certaines zones rurales ; · Un taux d’analphabétisme très élevé ; · Des régulations et une législation en gestation : impossibilité de régler en ligne,... ; · Un support encore trop peu arabisé ; · et enfin, une méconnaissance de l’outil informatique sous toutes ses formes, c’est à dire tant à l’utilisation qu’à la réalisation de l’apport en valeur ajoutée. Cependant, l’intérêt que porte les nouvelles générations d’égyptiens aux nouvelles technologies, associée à une politique gouvernementale active pourrait effacer tous ces obstacles. Des études de marché montrent que dans
  • 33.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 26 les 2 ou 3 prochaines années, au regard du nombre de familles en Egypte et de leur revenu moyen53 , environ 1 million d’unités seraient potentiellement vendues, avec l’aide peut-être d’un système de crédit à l’achat plus souple que ce qui existe actuellement. Accès universel à l’internet Dans la perspective profitable à tous, d’expansion de l’internet au-delà des classes sociales les plus privilégiées, le nombre d’initiatives d’origines publiques comme privées est sans cesse croissant, promulguant l’accès comme l’information à tous. 53 Environ 6 millions de familles de 5 individus en moyenne. Une vaste majorité des utilisateurs de l’infor- matique est une population urbaine ; partant de ce constat, le MCIT a lancé un programme d’accessibilité dans les 26 gouvernorats d’Egypte. L’ouverture de plus de 300 « community telecenter », en accord avec des partenaires locaux, est planifiée avant la fin 2002. Chaque centre, dont le local sera Distribution des ISPs en Egypte source: IDSC 0 10 20 30 Cairo Gharbiyah Bani Seif Port Said Asyut Buhaira Sinai Suhag
  • 34.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 27 fournit par la commune (école, bibliothèque,...), se verra doté de 10 ordinateurs connectés à l’internet par un réseau local, dont l’accès sera ouvert à tous pour des sommes symboliques de l’ordre de 1 LE de l’heure. De surcroît, ces centres, chapeautés par une autorité compétente, prodigueront des conseils informatiques techniques mais aussi auront pour but de familiariser la population à d’autres pans de l’économie. Parallèlement, le programme de développement des Nations Unies débute une opération similaire avec le lancement des TACC54 depuis mars 1999. Pendant la première année, ces centres ont attiré la curiosité et plus de 3000 utilisateurs réguliers sont d’ores et déjà répertoriés. Ils ont également montré l’importance du web en tant que contenu culturel, ayant généré au cours de la même année plus de mille pages html. Dans la même perspective, des initiatives sont lancées par le gouvernement pour faciliter l’accès à tous, en utilisant à cet effet les quelques 3500 bureaux de postes égyptiens et les 1300 bibliothèques nationales...plus hypothétiquement, ces locaux étant encore très loin d’être informatisés ne serait-ce que pour leur propres besoins. On peut également citer le programme du « 21st Century Kids Computer Club », établi dès 1997 pour préparer les enfants égyptiens au IIIème millénaire. Ces clubs forment les jeunes Egyptiens aux techniques informatiques et à Internet. C’est un bon exemple de la réelle coopération entre le MCIT et le secteur privé qui fournit ici le matériel et les logiciels. Plus de 40 clubs ont déjà été ouverts, avec comme objectifs d’atteindre 2000 clubs en 2002. En ce qui concerne les cybercafés, les quelques 60 implantés au Caire proposent une connexion pour 10 LE de l’heure. Mais leur position semble délicate, tant les clients sont en majorité des touristes ou des étudiants étrangers, pour une part de 85%. L’IDSC, à travers le projet "Kafelet el-Internet" et son "cybercafé itinérant" a décidé de faire découvrir les possibilités offertes par Internet. Trois cents agglomérations, sélectionnées pour leur foyer universitaire, vont successivement et pendant cinq jours, se connecter au village global. La première expérience à Nafesha, ville du Delta de 65 000 habitants a attiré plus de 1 000 personnes dans la petite maison des jeunes aménagée à cet effet, avec 12 PCs et une connexion ISDN. En développant ce genre d'expérience, l'IDSC et, par son entremise, le gouvernement égyptien, espère insuffler en quelques années le vent des nouvelles technologies sur la campagne égyptienne. 2.2. Le marché des fournisseurs d’accès à internet (ISP) Evolution du marché Les derniers chiffres de l’été 2001 dénombre un nombre d’utilisateur total de plus de 600000 utilisateurs d’internet. Cependant, il faut spécifier le nombre d’utilisateurs payant, c’est à dire excluant les étudiants, les personnes qui se servent de l’internet au bureau,...etc : les ISP recensent environ 50000 à 60000 abonnés. Le marché devrait connaître sur la période 2000-2005 une croissance de plus de 1500% pour atteindre 7,2 millions d’usagers. Le nombre de fournisseurs d’accès, supérieur à 50, devrait fortement diminuer prochainement55 suite à des mouvements de fusions et de rachats. En effet, de nombreux fournisseurs n’affichent qu’une centaine de clients. Les acteurs majeurs de ce secteur sont LINKdotNET56 , Soficom et Geganet. Le principal acteur du marché d’Internet en 54 TACC : Technology Access Community Center. Pour plus d’information, voir www.tacc.egnet.net 55 seuls une dizaine pourrait subsister 56 avec environ 30000 abonnés et plus de 100000 utilisateurs.
  • 35.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 28 Egypte est en fait le groupe Orascom. Il détient ainsi plus de la moitié du parc d’abonnés égyptiens avec LINKdotNET. Ces prises de participation dans l’Internet ainsi que sa politique d’investissements dans la téléphonie mobile lui permettront de profiter pleinement de la convergence mobile-Internet des prochaines années. Le développement rapide des services Internet, dans un secteur très concurrentiel, favorise la baisse des prix. Si depuis le début du second semestre le prix de l'accès Internet est passé uniformément à environ 100 LE pour un abonnement à vie, dès la fin de l’année 2001 les fournisseurs d’accès ont prévu la gratuité totale de l'accès, hors communications bien sur. Cette initiative souhaité par le gouvernement à été initiée par LINKdotNET et suivie par les autres providers, qui proposent d’ores et déjà l’accès DSL57 . Organisation du réseau Internet Les différents portails ont été réorganisés selon le schéma directeur suivant, selon notre source l’Internet Society of Egypt : L'IDSC était le principal fournisseur de bandes passantes nationales, et la nouvelle attribution augmente la part du secteur privé avec Noor, Egynet, Raya, Nile-On-Line, GegaNet, LINKdotNET et MilaNet. Telecom Egypt gère l’intégralité du réseau, soit environ 50 nœuds de communications à travers le pays. En cumulant les bandes passantes, l'IDSC est capable de proposer des prix inférieurs à ceux de Telecom Egypt que ce soit pour les connexion dial-up ou la vente de bande passante. Le service fourni par l'IDSC est souvent de mauvaise qualité et les connexions saturées, conséquence d’une vente de connectivité au delà de ses capacités. L'IDSC a également installé des multiplexeurs digitaux aux switches publics rendant possible la création d'un réseau digital en Egypte. Le réseau est géré par Telecom Egypt. Il existe ainsi deux réseaux particuliers : · EUN58 , un réseau reliant les universités et les centres de recherche ainsi que certaines institutions gouvernementales. Créé en 1993, il bénéficie d'une 57 DSL : Digital Subscriber Line 58 Voir site web www.frcu.eun.eg.
  • 36.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 29 vitesse de 2Mbit/s.. Il fournit également des connexion dial-up à plus de 4000 abonnés, notamment au personnel universitaire et étudiants. · ENTSINET, sous-réseau de l’EUN qui dispose de 11 nœuds et qui relie différentes administrations dans le domaine des affaires sociales, la construction, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, les sciences et techniques. Théoriquement, le marché des ISP est ouvert. Il n'y a donc pas d'autorisation à demander ni de commission à payer pour devenir ISP. La réalité est un peu différente et il semble qu'il faille demander l'accord de l'IDSC afin de pouvoir opérer. Par ailleurs, les ISP ne sont généralement pas autorisés à se doter de leurs propres infrastructures mais doivent "louer" des lignes domestiques et de la connectivité internationale à l'IDSC et à TE. On compte cependant trois ISPs qui ont un accès direct à la connectivité internationale59 . La bande passante internationale totale est de 300 à 350 Mb/s et promet d’augmenter rapidement. L'investissement étranger dans le capital d'un ISP n'est pas limité. Si Telecom Egypt détient un monopole en matière de passerelle terrestre pour Internet, il existe un certain nombre de fournisseurs de bandes passantes offrant des liens domestiques via satellites. On peut citer à ce titre iSkySat qui offre une gamme de services complets aux ISPs dont des possibilités d'achat de connectivité via satellites. iSkySat utilise un combinaison de connexions par voies terrestres et satellitaires. Les informations montantes sont transportées par voie terrestre, les informations descendantes volumineuses empruntent elles les voies satellitaires60 . Cette asymétrie défavorise les sites égyptiens à l'étranger, ils sont en effet souvent difficiles d'accès. L'utilisateur égyptien a quant à lui un accès facilité aux sites étrangers. Il faut également citer la réalisation d'un câble sous-marin à travers la Méditerranée : le Nautilus 1 (MN1). La capacité de sa bande passante est de 3.84 térabits/s., elle sera théoriquement capable de transporter 45 millions d'appels téléphoniques simultanés ou encore 300 heures de vidéo numérique par seconde. Telecom Egypt a également dernièrement annoncé son projet de mettre en place un nouveau réseau d'accès Internet. Cela consisterait à transformer l'infrastructure téléphonique existante qui utilise un système commutation par circuit par un système de commutation par paquet qui permettrait de transporter séparément la voix des données. Les principaux ISP égyptiens L'Egypte compte une cinquantaine de fournisseurs d'accès Internet. La plupart sont localisés au Caire. Si la compétition entre les ISPs au Caire est donc forte, les utilisateurs des autres villes n'ont souvent le choix qu'entre un et deux ISPs. L'IDSC essaie de minimiser ce phénomène en proposant des prix avantageux sur les bandes passantes pour les ISPs s'établissant ailleurs qu'au Caire et à Alexandrie. Il est difficile de pouvoir évaluer avec précision les poids respectifs de tous les ISPs sur le marché. En effet ceux là sont souvent réticents à fournir des informations telles que leur nombre d'abonnés. Il est vraisemblable que la plupart aient un nombre très faible d'abonnés, ce qui laisse présager la disparition de certains d'entre eux et la fusion d'autres dans un avenir proche. Ci-dessous est présentée la liste complète des ISP égyptiens : ISP Web Site City ALEXCOMM (MADENTEX) www.alexcomm.net Alexandrie ALEXNET www.alexnet.com.eg Alexandrie DATA EXPRESS www.dataxprs.com.eg Alexandrie 59 LINKdotNET, GegaNet et Internet Egypt via Cable and Wireless et MCI. 60 ratio : 4 pour 1.
  • 37.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 30 TECHNOMINA www.tecmina.com Alexandrie INTERNET ALEXANDRIA www.inetalex.ie-eg.com Alexandrie GLOBALNET www.globalnet.com.eg Alexandrie CNS www.cns-egypt.com Alexandrie ACCESS www.access.com.eg Le Caire COMMNET GROUP www.commnet.com.eg Le Caire DATUM www.datum.com.eg Le Caire EGYPT ONLINE www.egyptonline.com Le Caire EIS www.eis.com.eg Le Caire GEGANET www.gega.net Le Caire IEC www.iec.egnet.net Le Caire INFINITY www.infinity.com.eg Le Caire LINKdotNET www.link.net Le Caire MIST www.mist-net.com Le Caire PAN ARAB COMPUTER CENTER www.pacc.com.eg Le Caire RITE www.rite.com Le Caire CLICK www.click.com.eg Le Caire S.C.C. www.scc.com.eg Le Caire ETSNET www.etsnet.com.eg Le Caire STARNET www.starnet.com.eg Le Caire THE WAY OUT www.wayout.net Le Caire WORLDNET www.worldnet.com.eg Le Caire INTERNET EGYPT www.ie-eg.com Le Caire SHAHD www.shahd.com Le Caire ONLINE www.online.com.eg Le Caire PURENET www.purenet.com.eg Le Caire NIEREC www.nierec.com.eg Le Caire MENA NET www.menanet.net Le Caire SOFICOM www.soficom.com.eg Le Caire/Alex. BEC www.bec.com.eg Port Said SINAINET www.sinainet.com.eg Sinaï CONSULTANT INFORMATION CENTER www.cic.com.eg Tanta INTERNET ISMAILIA www.ie-eg.com Ismailia INTERNET SIXTH of OCTOBER www.ie-eg.com 6 th of October INTERNET HURGHADA www.ie-eg.com Hurghada Il nous est tout de même possible de déclarer avec certitude que les cinq principaux acteurs dans le domaine des ISPs en Egypte sont LINKdotNET, GegaNet, Internet Egypt, Soficom et MenaNet. Pour plus de précision sur chacun de ces acteurs majeurs, voir les fiches entreprises dans la partie : « 3. Les acteurs principaux ». Les coordonnées détaillées des ISP (adresse, contact, services,...) sont listées dans l’annexe. 2.3. La main d’œuvre qualifiée Un système éducatif à revoir Actuellement, en Egypte, moins de 1000 diplômés dans les technologies de l'information sont formés chaque année, la plupart émigrant aux Etats-Unis ou
  • 38.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 31 en Europe. L’Egypte compte donc un réservoir d’environ 5000 ingénieurs des nouvelles technologies sur son territoire. Ces chiffres particu- lièrement faibles sont la conséquence d’un système éducationnel à réformer. En effet, il est basé sur un principe d’appren- tissage par cœur , Diplômes délivrés par catégorie source: LIRHE 3% 12% 85% Sciences naturelles Ingénierie et technologie Autres les examens ne portant souvent que sur un seul ouvrage, amenant peu les étudiants à la réflexion et à l’ouverture personnelle. De surcroît, les moyens financiers ne permettent pas d’entraînement suffisant en laboratoire ni de salarier suffisamment les professeurs qui doivent avoir recours, pour compléter leur salaire, à donner des cours particuliers. Pour entrer dans l’ère de l’information, le gouvernement a décidé d’équiper chaque école en ordinateurs et connexion internet, malheureusement bien souvent avec du matériel désuet ou parfois avec un seul terminal. Les universités, fortes de budget plus conséquents et de 2 millions d’étudiants, ne semblent pas mieux loties et sont gratifiés de cours trop généraux, souvent pas mis à jour. Si aujourd’hui toutes les universités dispensent des cours d’informatique, beaucoup moins possèdent les ressources matérielles correspondant à ces cours. Les initiatives dans le domaine IT Conscients de ce constat alarmant, l’IDSC, à travers son organisme ressources humaines le RITI61 , a lancé un programme de formation d’ingénieurs des nouvelles technologies en 1992. Sponsorisé depuis mars 2000 par les grandes multinationales américaines que sont Microsoft, IBM, Cisco et Oracle, l'objectif est d'atteindre 5000 ingénieurs formés par an, et de les encourager à rester en Egypte par des rémunérations attractives. L’idée est de former à l’université des ingénieurs qui une fois diplômés effectuent un stage de 6 mois dans une de ces compagnies, et qui se voient délivrer à la fin de celui-ci un diplôme spécifique entreprise, très valorisant. Ce programme représente un budget total de 9000 LE par étudiant, pris en charge à hauteur de 50% par d’un côté le gouvernement, de l’autre côté l’entreprise qui accueille. IBM, le plus gros formateur, hébergera 3000 étudiants par an. En Juillet 2000, 1300 étudiants ont été formés, dont 15% sont partis à l’étranger. Côté égyptien, Raya Holding, un groupe spécialisé, a créé son propre centre de formation, tandis que le français Alcatel pratique une politique de formation également, au sein des locaux de l’entreprise. Parallèlement, le RITI partage ses activités de formation entre des cours d’informatique payants mais subventionnés ouverts à tous, dont le prix est d’environ 55 LE de l’heure62 , et la délivrance de diplômes de mastères et MBA spécialisés dans les IT. Ces mastères, ouverts aux étrangers qui représentent 20% des étudiants, forment environ 600 élèves par an, dont 12% partent à l’étranger ensuite. Dans l’optique d’une coopération franco-égyptienne, un projet d’ouverture d’une université française au Caire est en cours. Initié par M. El Hefnawy, ancien conseiller du ministre et francophone, ce projet aurait cependant du mal 61 RITI : Regional IT Institute. 62 Environ 2000 cours différents, également accessibles à distance via leur site internet.
  • 39.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 32 à trouver des financements auprès des entreprises françaises et seules les entreprises égyptiennes semblent disposés à y participer. L’exode des cerveaux Environ 10 à 15% des nouveaux diplômés dans les IT partent travailler à l’étranger, pour la plupart aux Etats-Unis ou aux Emirats. Il y a en effet une large disproportion salariale entre l’Egypte, dont le revenu moyen pour un jeune diplômé IT est de 1400 à 2000 LE par mois, comparé à une embauche comparable aux Etats-Unis, qui représente au moins 17000 LE par mois. Mais l’exode ne concerne pas que les jeunes diplômés mais aussi beaucoup de salariés dont une expérience dans une entreprise égyptienne renommée permet de s’expatrier ensuite. On peut également remarquer que Microsoft, IBM, Cisco et Oracle, sponsors de formations avec le gouvernement, se réservent le droit de pré-embaucher pour une formation aux Etats-Unis leurs meilleurs éléments, environ 10% de leur « promotion ». Les faiblesses du système éducatifs, ajoutés à l’émigration des meilleurs éléments, engendre pour l’Egypte une période de manque en ressources humaines, surtout en ce qui concerne les managers, les experts marketing, des ventes et les analystes de marché. 2.4. Solutions internet 2.4.1. Le profil de l’internaute égyptien Dans une étude du début de l’année 2001 de l’ISI63 publiée par le BT64 Egypt, basée sur des critères d’infrastructure, d’utilisation et de prise de conscience de la population, l’Egypte atteignait le 51ème rang mondial dans le développement des autoroutes de l’information. En effet, malgré un prix65 de l’accès à internet comparativement inférieur aux pays du golfe, la proportion de la population connectée reste inférieure. D’après une étude publiée par Mohamed El-Nawawy66 , titrée « Profiling internet users in Egypt : understanding the primary deterrent against their growth in number », les principaux freins à l’augmentation des abonnés à internet ne sont ni les infrastructures, suffisamment développées en Egypte, ni la culture ou la langue (les pays du golfe surmontent le même problème). Le revenu moyen ne semble pas être non plus une barrière significative, tant le prix d’achat d’un climatiseur d’une ligne téléphonique est sensiblement le même que celui d’un ordinateur, autour de 5000 LE. En revanche, un des obstacles est le manque de prise de conscience de l’utilité de services internet, qui c’est vrai ne sont pas encore véritablement adaptés au mode de vie égyptien, tant ils ont été basés sur le modèle de sociétés culturellement différentes comme les Etats-Unis par exemple, diamétralement opposés à la culture de commerce de proximité égyptienne. Ainsi les sites proposent soit des services déjà très répandus en T- commerce67 comme commander un menu de fast-food, soit des services dont les égyptiens ne voient pas l’utilité, comme se faire livrer des fleurs. Les services proposés aujourd’hui sur internet sont donc sans réelle valeur ajoutée 63 ISI : Information Society Index 64 Business Today, magazine hebdomadaire égyptien en anglais. 65 Ramené au revenu moyen des particuliers. 66 SAE In Touch Communication devenue depuis LINKdotNET. 67 T-commerce : Telephone-Commerce (commande par téléphone).
  • 40.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 33 et la meilleure preuve en est le taux de saturation extrêmes des connections internet lorsqu’un service attire l’attention : lors des résultats du bac égyptien 2001, les listes des diplômés ont été publiées sur 5 ou 6 sites, littéralement pris d’assaut dès leur ouverture. Les Egyptiens ne voient donc pas encore dans l’investissement d’une machine et d’une connexion une rentabilité valable et préfèrent utiliser du système D lorsqu’ils en ont vraiment besoin68 . Voici les résultats d’une étude de comportement sur les utilisateurs d’internet : Application Utilisation fréquente Utilisation modérée Utilisation occasionnelle Pas D’utilité e-Mail 25% 24% 27% 24% Communications interactives (icq,...) 14% 9% 31% 46% Surf 66% 20% 13% 1% LAN & VPN 17% 0% 2% 81% Loisirs 43% 24% 27% 6% News 48% 15% 25% 12% Professionnel 5% 21% 45% 29% Téléchargement 47% 23% 10% 20% Shopping 13% 19% 20% 48% Education 20% 1% 40% 39% Fréquence d’utilisation 15% (> 3h/jour) 48% (>1h/j, <3h/j) 11% (<1h/j) 26% (<15mn/j) Nombre d’utilisateurs par compte 23% : utilisent exclusivement leur compte 38% : un seul terminal utilise le compte dans l’entreprise 39% : 2 personnes ou plus utilisent le compte Quelle est la caractéristique la plus importante lors de votre choix d’ISP ? 34% le prix du service 28% la vitesse de la connexion 20% le service client 18% disponibilité de la ligne Aux ISP : quant internet est-il le plus utilisé ? ++ (20h-3h) + (14h-17h) - (17h-20h) -- (3h-14h) 2.4.2. e-Commerce 68 Pour preuve le ratio d’utilisateurs par abonné, dépassant le 8:1, et qui représente bien l’utilisation opportuniste occasionnelle du réseau. Abonnés depuis : 3 4 % 3 3 % 3 3 % 1 mois 1 trimestre 1 an Sexe : 6 6 % 3 4 % Homme Femme Statut: 5 0 %5 0 % Particuliers Entreprises Répartition géographique : 7 9 % 19 % 2 % Le Caire Alexandrie Autres Possèdent une carte de crédit: 10 % 9 0 % Oui Non
  • 41.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 34 Le marché de l’e-Commerce dans les pays Arabes ne représente que 0.09% du marché mondial. Cependant, des études américaines envisagent avec optimisme une explosion de secteur , qui passerait de $95 millions en 2000 à plus de $40 milliards en 2003, au regard du retard et de la croissance extraordinaire de la région Moyen-Orient dans ce domaine. En effet, le commerce électronique n’en est qu’à ses balbutiements en Egypte, même si un comité du e-Commerce existe depuis Octobre 1997 et qu’une action gouvernementale planifiée a été entreprise en 1999. Ce plan a pour objectifs Estimations du marché de l'e-Commerce dans les pays Arabes (en millions de $) source: BNG, 2001 0 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000 40000 45000 2000 2001 2002 2003 principaux : l’établissement d’une autorité de certification électronique, l’adaptation du système fiscal, le soutien de projets privés, la construction d’un réseau adapté et l’information de la population. Malgré les quelques 4000 sites égyptiens, les échanges électroniques ne représentent qu’environ 1% du commerce total égyptien, et ne semblent pour l’instant indispensables que dans une perspective internationale, tant l’économie égyptienne est centralisée sur Le Caire. Du fait de la méconnaissance globale du média internet par la population et donc de retombées la rentabilité qui s’ensuit, l’implantation du B2B, propice dans les secteurs verticaux est beaucoup plus avancée en Egypte que celle du B2C, encore dans les starting-blocks si l’on peut dire. B2B Malgré la volonté gouvernementale de privatiser le plus possible son secteur économique, une majorité des entreprises commerciales et financières restent du domaine public, à hauteur d’environ 60%. C’est pourquoi ce secteur représente un potentiel énorme dans le domaine du B2B et du B2A69 . Cependant, les initiatives dans ce domaine ne sont encore que des balbutiements. C’est du domaine privé que viennent les projets les plus aboutis. Le commerce électronique ne peut voir le jour d’entreprise à entreprise qu’avec un back- office (gestion des ressources et des hommes) totalement automatisé, c’est pourquoi il ne concerne encore que peu de secteurs, l’Egypte étant encore en cours d’informatisation. Les entreprises à dimensions internationales et celles concernant certaines niches en Egypte ont cependant lancé avec succès des places de marché virtuelles : · Damietta & PortSaid Containers Handling & Cargo Companies : ces entreprises ont sécurisé les échanges informatisés avec les 5 plus grandes entreprises de transport mondiales. · Egyptian Aluminium Co : une des plus grandes entreprises publique d’Egypte, qui produit 1% de l’aluminium mondial, propose ses produits sur internet. · Capital Exchange : place de marché d’échanges de stocks égyptienne automatisée. 69 B2A : Business to Administration.
  • 42.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 35 · Banques : un nombre important d’entre elles ont pris des initatives pour incorporer des services accessibles à distance, services intranet et internet. · Ciranet : née d’une joint-venture entre Raya et CityBank, Ciranet Pharma est un site B2B, place de marché de produits pharmaceutiques, en activité depuis aout 2000, qui rassemble fabricants, distributeurs (15) et pharmacies (80) et représente une place de marché totalisant des échanges d’un montant de plus de $1.5 milliard par an. Plus qu’un hub commercial, c’est aussi un portail à l’attention de toute la communauté pharmaceutique et médicale. L’expérience de Ciranet dans le milieu pharmaceutique et l’adoption des dernières technologies en matière de services électroniques financiers et commerciaux ont fait de Ciranet Pharma une réussite exemplaire dans le monde de l’internet. B2C L’approche de ce type de commerce électronique est complètement différente, car elle concerne le marché des particuliers, c’est à dire une stratégie de consommation de masse, avec des achats dépassant rarement les $100. Le marché actuel égyptien se comptabilise en quelques dizaines de milliers d’utilisateurs ayant accès à l’internet et représentant moins de 0.15% de la population totale. Quelques tentatives ont cependant été initiées depuis la fin de années 1990, mais la douloureuse expérience des dotcoms n’a pas épargné l’Egypte avec plus de 90% de dépôts de bilan. Si il est vrai que le marché sous sa forme actuelle ne pouvait leur permettre d’espérer survivre, beaucoup appartenaient à la catégories des « soft launch », un euphémisme signifiant un départ baclé, sans réelle préparation et sans aucun conseil économique. Seuls les plus importants et les mieux assistés (Otlob par exemple est un investissement de CIIC) se partagent aujourd’hui le marché : · NileMart.com : spécialisé dans la vente on-line de livres et musique. · Masrawy.com : portail web pratiquant le e-commerce. Vend des fleurs à la voiture et a même pendant le mois précédent l’Eid Al Adha70 cette année inauguré le e-Sheep en vendant du bétail (vivant) en ligne. Possibilité de règlement en envoyant par fax son numéro de carte de crédit. · Otlob.com : le plus connu des sites de B2C en Egypte, ne fait que du commerce indirect. Vends et loue en partenariats avec des grands noms dans chaque spécialité des fleurs, des produits pharmaceutiques, des cassettes vidéos et surtout prends les commandes des restaurants et fast-foods les plus connus. Otlob, le seul site vraiment fonctionnel en Egypte, n’a pas de concurrence réelle et affirme avoir près de 10000 utilisateurs enregistrés et passer plus de 150 commandes par jour. Les causes de cette absence de développement du e-Commerce en Egypte sont multiples et constituent les challenges de demain pour faire entrer la population égyptienne dans l’ère de l’information : La loi : les nouveaux textes sur la signature électronique, la certification d’organisme et la sécurisation des transactions est très attendue par les acteurs de l’e-Commerce. En effet, elle ne peut qu’être le point de départ puisque sans elle les entreprises ne peuvent facturer on-line sans passer par des moyens détourné, comme des sites de facturation étranger ou faire passer le n° de carte bancaire par fax ! 70 Eid Al Adha : le fête musulmane du sacrifice du mouton.
  • 43.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 36 La logistique : avant de proposer de vendre en ligne leurs produits, une étape importante souvent « oubliée » par les possesseurs de site est une automatisation totale du back-office. Comment un site de vente en ligne pourrait-il fonctionner sans un accès au stock et aux ressources de l’entreprise ? C’est pourquoi les sites qui ont survécu à la récession économique sont ceux qui avaient déjà accumulé de l’expérience dans un domaine avant de décider d’arriver sur internet. La culture : du succès de l’e-Commerce en Egypte dépend l’évolution des mentalités. Le commerce en Egypte, et il en va de même pour la capitale Le Caire, est un commerce de proximité, axé sur une foule de petites épiceries capables plus ou moins de satisfaire n’importe quelle requête. Les grands supermarchés eux-mêmes n’envahissent pas le marché et ne connaissent pas le succès européen : pour preuve Sainsburry’s, une chaîne de supermarchés anglais ayant tenté vainement de s’installer en Egypte. La société égyptienne ne connaît pas l’individualisme et la course contre le temps propice au développement du commerce on-line sur certains créneaux. C’est pourquoi les égyptiens ne voient pas de réelle valeur ajoutée dans le commerce électronique, qui nécessite un investissement de base important, si il fournit des services, qui, comme aujourd’hui, ne sont que des copies des modèles des pays développés initiateurs de l’e-Commerce. Ce type de commerce ne revêtira de réel intérêt que lorsqu’il sera adapté à la demande égyptienne. De plus, la culture conservatrice du pays ne favorise pas l’internet, comme le prouve le comportement des managers : l’utilisation de l’informatique ne fait pas partie de leur quotidien et bien souvent c’est leur secrétaire qui imprime leurs e- mails. Cependant, le renouvellement de la population, avec une natalité extrêmement forte, va ouvrir de nouvelles portes tant la nouvelle génération est plus ouverte et même friande de nouvelles technologies. Un problème culturel de taille à surmonter est celui de la culture du paiement cash : en effet, il est estimé qu’en Egypte seulement 257000 carte de crédits sont en circulation, avec, du fait que ceux qui en possèdent en possèdent plusieurs, un nombre d’utilisateurs ne dépassant pas les 70000. De surcroît, l’utilisation de telles cartes se limite au retrait d’espèces dans les distributeurs automatiques puisque aucun commerce ne propose de règlement par carte. Ainsi, si comparativement, la société américaine est préparée depuis longtemps au règlement par carte sans le numéro avec le télé-achat par exemple, les égyptiens n’ont pas confiance et préfèrent le règlement en espèces. Une étude récemment mené par le site d’e-Commerce Masrawy auprès de leurs visiteurs montre que 88% préfèrent payer en espèces à la livraison, tandis que seulement 12% préfèrent la carte de crédit. M. Heikal, directeur général de Masrawy, souligne que « l’on doit s’adapter aux souhaits du public égyptien, et s’adapter aux contraintes du marché local. Qui veut commencer dans le e- Commerce en Egypte doit faire sans les cartes de crédit. Il faut se concentrer sur la livraison du produit, rapide et avec le sourire ». Peut-être l’Egypte s’engage-t-elle d’abord à cours terme vers une autre forme d’e-Commerce ? La prise de conscience : c’est probablement le domaine sur lequel doivent se focaliser les efforts, tant les égyptiens manquent d’information sur internet et ce qu’il peut leur apporter. Une étude affirme que moins de 1% de la population a déjà réalisé un achat en ligne. Des efforts sont conjointement effectués par le secteur comme le secteur publique, avec notamment le soutien depuis 1997 du comité pour le commerce électronique71 . 71 Electronic Commerce Committee : www.ise.org.eg
  • 44.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 37 Les financements : sur le modèle des starts-up américaines et européennes, les jeunes entreprises qui se lancent dans le e-Commerce ne peuvent être immédiatement rentable. C’est pourquoi l’éclosion du marché nécessite une solide structure d’investisseurs, absente en Egypte : les banques refusent de financer un secteur qui leur semble risqué et les fonds privés et incubateurs, seuls capables de fournier les multiples aides aux dotcom, sont relativement peu nombreux. L’accessibilité : plus d’un cinquième de la population égyptienne vit sous le seuil de pauvreté. Le développement du e-Commerce est fortement lié à celui des technologies de l’information72 , domaine dans lequel beaucoup de travail reste à faire. En conséquence de quoi les prix des opérations relatives au e- Commerce restent élevés en Egypte. Par exemple, l’implémentation d’un site internet varie dans une fourchette de $500 à $35000, et le prix des machines reste plus élevé à performances égales. Le WAP Les services WAP73 ont vus le jour récemment en Egypte, notamment dans les milieux bancaires comme les services de consultation de compte PortaBank de la NSGB. Ces services rencontrent un certains succès mais le prix n’est pas un facteur limitant pour la population à laquelle ils s’adressent. Ainsi le nombre très élevé de terminaux téléphoniques en Egypte (2,5 millions d’unités) comparé à la faiblesse en équipement informatique pourrait être utilisé74 dans l’accessibilité au marché de l’e-Commerce. Malheureusement les services sont pour l’instant trop limités et les communications encore trop chères. 2.4.3. e-Gouvernement Le développement 72 accès internet, informatisation de la société, hébergement,... 73 WAP : Wireless Application Protocol, protocole de communication internet sur les téléphones portables. 74 même si tous ne sont pas des terminaux compatibles WAP. dépenses individuelles annuelles dans les IT (en $) 5 995 0 200 400 600 800 1000 1200 Egypte Suisse Prix de l'hébergement (en $/mois) 60 25 0 10 20 30 40 50 60 70 Egypte USA Prix d'une connection T1 (en $/an) 80000 14000 0 10000 20000 30000 40000 50000 60000 70000 80000 90000 Egypte USA
  • 45.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 38 Le gouvernement égyptien emploie 5.2 millions de personnes, soit 38% de la population active du pays. Il joue donc un grand rôle dans le développement de la société de l’information en Egypte. Conscients de cette responsabilité, le MCIT, relayant l’action entreprise par l’IDSC en 1995 avec le programme « Information Highway », investit depuis 1999 dans la mise en place de services et d’information e-Gouvernement plus de 100 millions de LE par an depuis 3 ans. Les grands instigateurs de ces initiatives sont le co-fondateur du RITSEC et actuel président de IT Investments Hisham El Sherif et l’actuel conseiller du ministre le Dr Tarek Kamel. L’objectif est de doter les 86 ministères et autorités du gouvernement de sites d’information voire de services, et de former plus de 20000 employés gouvernementaux aux techniques informatiques. Ainsi, les 26 gouvernorats75 bénéficient d’une présence sur le net, de même que 32 ministères et d’autres organisations gouvernementales. Le portail d’entrée au e-Gouvernement est le site www.alhokoma.gov.eg76 , en langue arabe. Aujourd’hui, plus de 500 sites de e-Gouvernement (.gov.eg) sont répertoriés, et ces initiatives du gouvernement ont été à de multiples occasions récompensées de prix internationaux, comme le « Global Bangemann Challenge Award », soutenu par la Communauté Européenne. Si le lancement du projet concernait plus le côté informatif avec l’idée de rendre accessible à tous, locaux comme expatriés, une information souvent inaccessible du fait même de la bureaucratie égyptienne, avec des sites de tourisme, santé, culture, environnement et politique, les services e- Gouvernement se sont affinés avec le temps, avec la possibilité de retirer via le net des formulaires administratifs, automatiser la démarche d’un nouvel abonnement à l’électricité, accéder à des informations judiciaires et législatives, consulter sa facture de téléphone et la payer77 ,... Cependant, les limites sont vite atteintes, notamment en raison de l’absence de possibilité de paiement en ligne78 . Très récemment, le 03 avril 2001, le ministre des technologies de l’information et des communications Ahmed Nazif et le président de Microsoft EMEA Jean- Philippe Courtois ont signé un accord de coopération concernant le développement du e-Gouvernement égyptien. « L’objectif de cette initiative e- Gouvernement est de fournir des méthodes simples et rapides pour répondre aux demandes des citoyens concernant les différents services gouvernementaux. Elle doit également fournir un support intra- gouvernemental interactif à même de satisfaire les besoins en terme d’information pertinente pour faciliter la prise de décision.» dit le ministre M. Nazif. La participation de Microsoft sera d’une part un apport financier de 4.5 millions de LE par an sous forme d’expertise dans le domaine informatique et d’implémentation des systèmes, et d’autre part l’apport des dernières innovation de l’entreprise en matière de logiciels pour les institutions gouvernementales, le tout pour une période de 5 ans. Le contenu 75 Gouvernorats : www.ipgd.idsc.gov.eg. 76 alhokoma signifie gouvernement en arabe. 77 Avec une carte spéciale toutefois, service accessible depuis début août 2001. 78 voir chapitre e-Commerce.
  • 46.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 39 L’ « Egypt’s State Information Service »79 , sous la tutelle du ministère de l’information, fournit des informations mises à jour régulièrement sur l’Egypte, à propos de politique, de culture, d’histoire, d’économie et de tourisme. Le ministère des affaires étrangères80 a des informations sur les compagnies intéressées pour investir en Egypte. Il fournit aussi un service d’impression pour les formulaires de visas et d’information pour les missions diplomatiques. Le ministère de l’économie81 , dont la création du site est récente, commence à publier des rapports économiques mensuels. Des statistiques sur l’économie et le développement du pays sont disponibles. Le site présidentiel égyptien82 contient des informations quant au président, au système politique égyptien et à Abdeen Palace. On peut consulter le calendrier du président, ou lire des données socio-économiques sur le pays comme par exemple le trafic du canal de Suez ou l’inflation. L’ « Egyptian International Trade Point »83 ou EITP, sous tutelle du ministère de l’économie et du commerce international fournit des informations sur le monde des affaires égyptien comme étranger, comme par exemple des précisions sur les secteurs d’investissement, les zones franches, les statistiques commerciales, les lois et démarches pour obtenir une carte d’import/export,... Le ministère de l’émigration84 offre ses services aux expatriés égyptiens, avec des fonctionnalités du ministère de l’intérieure comme les procédures de double nationalité, de renouvellement de passeports,... L’agence des affaires environnementales85 , sous tutelle du ministère de l’environnement, fournit des informations législatives et politiques sur les programmes de protection de l’environnement, de recherche environnementale nationale, sur les fonds de protection,... « HealthNet »86 est une initiative de l’IDSC pour soutenir l’effort sur la santé, seulement 100 sur les 350 hôpitaux égyptiens étant connectés au web. C’est un site pilote contenant des informations sur l’industrie de la santé, favorisant les échanges entre les chercheurs du domaine,... « Tour Egypt »87 est un site supervisé par le ministère du tourisme et l’autorité de tourisme égyptienne. Il propose des services d’information mais aussi commerciaux puisqu’il permet la comparaison des prix des tours operators, liste les compagnies aériennes, les services de croisières,... Le ministère de l’éducation88 vient de lancer son site, contenant des liens vers les universités. Accessible seulement pendant les heures de bureau. La nouvelle bibliothèque d’Alexandrie89 a aussi son site, encore en construction tout comme la véritable bibliothèque, qui propose un tour virtuel de la bibliothèque et des informations quant à la bibliothèque historique. 2.4.4. e-Banking 79 www.sis.gov.eg 80 www.mfa.gov.eg 81 www.economy.gov.eg 82 www.presidency.gov.eg 83 www.tpegypt.gov.eg 84 www.emigration.gov.eg 85 www.eeaa.gov.eg 86 www.highway.idsc.gov.eg/health 87 www.touregypt.net 88 www.egy-mhe.gov.eg 89 www.bibalex.gov.eg
  • 47.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 40 La construction d’un réseau et d’une structure bancaire fiable et compétente est une condition indispensable au bon développement d’un pays. C’est pourquoi dès 1999 EgyNet a obtenu une licence d’exploitation de 10 ans avec exclusivité d’1 an pour construire et gérer un réseau de transmission de données à l’attention du secteur bancaire et assurancier. L’investissement, assuré par les propriétaires d’EgyNet, NTC et Telecom Egypt, représente une somme d’environ $600 millions. Le réseau est en service depuis début 2001 et compte parmi ses utilisateurs et clients les principales banques égyptiennes. Les banques, dans une moindre mesure que le reste du pays cependant, ne sont pas encore informatisées de manière optimale et actuellement représentent une grosse part de la clientèle pour les installations d’ERP et de solutions informatiques à gros budget. Liste des banques implantées en Egypte : http://www.tpegypt.gov.eg/links1.htm ou voir annexe. Devant le manque de proximité des égyptiens avec leur banque90 et le manque d’accessibilité des médias interactifs de masse (internet sécurisé+ téléphone), les services bancaires à distance connaissent une certaine lenteur à la mise en place. Cependant, la NSGB avec son service PortaBank lancé en mai 2000 et permettant l’accès aux services bancaires par le biais de son téléphone portable connaît un certain succès et pourrait laisser présager d’un certain avenir pour ce type de services à forte valeur ajoutée, déjà adoptés dans les pays plus développés. 2.4.5. Les portails thématiques Les portails échangent des flux d’informations numériques avec des Internautes à partir de sites web. Ces échanges d’information leur permettent de valoriser le trafic qu’ils génèrent, soit en l’acheminant contre paiement vers d’autres firmes, soit en poursuivant l’échange d’informations commerciales jusqu’à finaliser une transaction en ligne. Ainsi les portails, croisant des logiques économiques de média et de distributeurs, sont des infomédiaires, c’est-à-dire des vecteurs d’information qui s’insèrent entre des consommateurs-internautes et des « vendeurs » et captant une valeur ajoutée sur l’acheminement du trafic vers les lieux de consommation (en ligne ou hors du web). La logique économique du portail est donc structurée autour de trois processus: l’attraction des internautes, leur fidélisation, et la valorisation de ce flux de trafic par le routage, c’est-à-dire l’acheminement vers un autre point du web, ou la transaction. Le modèle d’affaires du portail consiste à dégager une valeur ajoutée sur la valorisation du trafic, c’est-à-dire entre le coût d’acquisition du trafic et les revenus issus de son exploitation. Depuis l’avènement du net en Egypte à la fin des années 90, les portails fleurissent sur le réseau national. Sans réelle valeur ajoutée, il représentent l’investissement typique des nouvelles technologies : une valorisation à très long terme, basée sur une capitalisation en terme de nombre d’abonnés (service d’e-mail et accès internet gratuit, de clients e-Commerce) et de densité de trafic. Peu ont survécu au crash des nouvelles technologies, et 90 culture du paiement en espèces et du retrait au guichet le plus rarement possible.
  • 48.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 41 certains ont disparu ou ne proposent plus qu’un service réduit et ne sont jamais remis à jour comme les anciens EgyptServ.com ou EgyptSide.com. Si jusqu’à présent les égyptiens utilisaient Yahoo, Altavista ou LookSmart, leur contenu américain ne pouvait leur convenir et la forte identité culturelle du monde Arabe fait le succès des formules adaptées, comme les 3 sites les plus visités par les égyptiens : Masrawy.com, Orientation.com et Arabia.com et génère des nouveaux investissements puisque 2 nouveaux portails vont naître sous peu : Bayt.com et Nomad.com. Les principaux portails généralistes sont, par ordre d’importance décroissante91 : Arabia.com : 91 Cette liste est évidemment un apercu et ne prétend ni être exhaustive ni être parfaitement à jour, l’évolution de ce type de marché étant très rapide. Le plus connu et le plus complet de la communauté Arabe, disponible en anglais comme en arabe. Propose des services de mail gratuit, chat, forums, news, recherche avec Google, services gratuits divers (e- cards,...), e-Commerce indép- endant mais aussi avec des liens. Existe depuis 1995, date de sa création aux EAU par Arabia Online, il emploie aujourd’hui 65 personnes. Adr: POBox 500032 Dubai, UAE Tél : 971 4 3915 400 E-mail : arabia@dubai.com Ajeeb.com : Le concurrent le plus important de Arabia.com, Ajeeb propose sensiblement les mêmes services mais son contenu est plus orienté sur le monde Arabe avec beaucoup de liens vers des sites Islamiques et de l’information sur les indicateurs de développement et de ressources des pays arabes. La dualité anglais et arabe est très bien gérée avec un site dans les 2 langues et un service de traduction élaboré. Propriété de Sakhr, il est lui aussi basé à Dubai. Adr: Building 2, office number G05, Dubai Internet City,Dubai, UAE Tel: +9714 - 3911555 Fax: +9714 - 3911540 E-Mail: info@ajeeb.com Masrawy.com: Un des sites les plus connus en Egypte, notamment pour ses fonctionnalités de e-Commerce en plus des services classiques. En anglais et arabe sur la même page. Orientation.com: Portail international visant à rapprocher toutes les communautés mondiales, son site égyptien est eg.orientation.com et propose tous les services classiques d’un portail généraliste. Egypt.com EgyptSearch.com Kufta.com Emall-Egypt.com
  • 49.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 42 2.4.6. Le développement des N-TIC La téléphonie IP Le marché mondial de la téléphonie IP est en pleine explosion, provoquant une révolution, en provenance des Etats-Unis, dans le monde des opérateurs téléphoniques. En effet, la téléphonie IP, procédé qui consiste à utiliser le protocole IP pour transporter la voix par l’internet est une technologie naissante, car elle nécessite des ressources disponibles depuis peu. Cependant, malgré sa jeunesse, la prise de conscience des opérateurs nationaux de tous les pays est immédiate, car le Marché mondial de la téléphonie IP (en $millions) source: Gartner group 0 2000 4000 6000 8000 10000 12000 14000 16000 18000 20000 1999 2000 2001 2002 2003 2004 car le marché sur lequel elle empiète, celui des communications internationales, est un marché énorme qui génère de gros bénéfices. La différence entre une communication classique et une VoIP est telle que le gain en terme financier est de l’ordre de 95%. D’après ESSL Technologies, dès 2006 35% des appels longue distance passeront par internet pour dépasser les 50% en 2010. Telecom Egypt, suivant la politique de l’ARENTO et de tout le continent Africain, et profitant de sa position de décideur puisque aucune loi ne régit encore le domaine, a commencé par interdire tout trafic VoiceIP, de manière à conserver le monopole sur les communication internationales, marché représentant environ 2.5 milliards de LE par an. Ainsi les ISP, liés par des accords avec Telecom Egypt, doivent contrôler leur trafic de données et interdire le service de téléphonie IP. Ils sont responsables devant la loi et toute entreprise contrevenante s’expose a des amendes et l’emprisonnement de ses dirigeants. Les activités de net2phone par exemple ont été arrêtées en Egypte. Cependant, devant l’ampleur internationale du phénomène, le ministre Ahmed Nazif pratique la politique « if you can’t beat them, join them » et Telecom Egypt, parallèlement à une baisse des tarifs de ses appels internationaux vers les Etats-Unis, lance des services de VoiceIP, qu’il garde néanmoins sous contrôle. Ainsi, le 07 avril 2001, l’Egypte devient le premier pays Africain à autoriser la téléphonie sur IP, puisque ont été convenus des accords de sous- traitance exclusifs jusqu’en 2005 du service VoiceIP liant Telecom Egypt et le duopole de 2 entreprises privées qui gèreront le système : E-globe et ITC. E- globe, une joint- venture entre e-Globe et Trans Global Communications a supporté en 2001 la mise en place des infrastructures en accord avec Ericsson pour un contrat d’à peine $70000 et opère déjà dans le monde entier92 . L’enjeu de la téléphonie sur IP en Egypte est très important au vu du revenu généré par les communications internationales et la nouvelle loi sur les télécoms devrait malgré la volonté de libéralisation des communications continuer dans le même sens, c’est à dire laisser à Telecom Egypt les pleins pouvoirs. Ce dernier a fixé les tarifs des communications IP à 0.8 LE/minute contre 3.5 LE/minute communication classique, et encourage l’utilisation du service en offrant une remise de 10% sur ces communications aux ISP. 92 E-Globe est implanté en Asie, Amérique Latine et Europe, et Trans Global Communication opère aux Etats-Unis (NY, LA, Miami,SF).
  • 50.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 43 La téléphonie mobile de 3ème génération Existe-t-il un véritable marché pour l’UMTS en Egypte à partir de 2002 ? On peut en douter lorsqu’on voit le profil de l’abonné égyptien qui opte pour l'abonnement prépayé et qui consomme peu. L’intérêt de l’UMTS réside dans son débit de transmission mais beaucoup d’utilisateurs ne se contenterons pas des contenus proposés, encore faibles. L’apparition de l’UMTS avant 2005 ne semble donc pas une hypothèse crédible selon certains analystes. Pourtant, le marché de la téléphonie mobile explose en Egypte avec près de 30000 nouvelles lignes mobiles ouvertes par semaine. Les 2 opérateurs actuels, Mobinil et ClickGSM préparent l’arrivée du nouveau protocole GPRS93 : Click, en partenariat avec Alcatel pour les infrastructures, investit 40 millions d’Euros dans des nouveaux équipements radios. ClickGSM, qui est d’ailleurs Click-Vodafone94 , se prépare ainsi avec son partenaire Vodafone à se propulser dans la téléphonie de troisième génération avec un investisseur d’envergure. L’arrivée sur le marché de la téléphonie mobile d’un troisième opérateur en décembre 2002, à la fin de l’exclusivité des licences Mobinil et Click, génère beaucoup de questions. En effet, pour effectuer une pénétration significative, devant le retard accumulé vis à vis des 2 opérateurs en place, et devant les problèmes de saturation du spectre hertzien, Mohamed Ali el Hamamsy, PDG de ClickGSM, pense que le bon sens voudra que la licence attribuée par l’ART à Telecom Egypt soit une licence UMTS, dite de 3ème génération. 2.5. Les grands projets 2.5.1. Les SmartVillages La politique gouvernementale mené par le MCIT en terme d’aide et d’appui aux entreprises IT en vue de développer le secteur a donné naissance, sous l’égide de M. Ali El-Efnaoui, conseiller du ministre à l’époque, au projet des « SmartVillages ». Ces villes industrielles seront basées sur le modèle des Technology Business Park95 , dont le but est de rassembler en milieu extra- urbain des entreprises IT et leurs amener les infrastructures nécessaires à une meilleure efficacité : bureaux, centres de conférence, hôtels, salles d’exposition, administrations,... 93 GPRS : General Packet Radio Service (débit : 115kb/s) 94 Vodafone-AirTouch est actionnaire à hauteur de 60% de Click, par l’intermédiaire duquel il va implanter l’UMTS en Egypte. 95 Par opposition aux Sciences Parks (qui rassemblent chercheurs+universités) et aux Urbans Parks type Sophia Antipolis (recherche+universités+entreprises+investisseurs en milieu urbain).
  • 51.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 44 Ci dessous figurent les prémisses des plans architecturaux représentant le premier des multiples SmartVillages en incubation : celui proche du centre du Caire et des Pyramides. Au moins 2 autres sont prévus à court terme, dont un à Alexandrie et un dans la ville du 10 de Ramadan, proche du Caire. Le SmartVillage des Pyramides Situé à 20 minutes du centre du Caire, à 10 kilomètres des pyramides, sur la desert road d’Alexandrie, ce premier SmartVillage, qui devrait être complètement achevé durant l’année 2002 représentera la vitrine technologique de l’Egypte en matière de IT, avec un design96 invoquant le Hi-Tech et une architecture très planifiée : les nouvelles constructions doivent rester fidèle à un cahier des charges strict. Ainsi les immeubles ne devront pas dépasser 12 mètres de haut, avoir une surface de 1000, 2000, 4000, 6000 m² ou un de leur multiples, devront présenter des façades blanches à 60% contrastée d’acier et de verre, et un certain cota d’espaces vert, de lacs, rivières et fontaines. Ce premier Hi- Technology Business Park, s’étendant sur une superficie totale de 340000 m², devrait accueillir à maturité environ 50 immeubles de bureaux et environ 12000 employés. La location ou l’implantation de bureaux est réservé aux entreprises IT, à l’exception des fabricant hardware, pour qui cependant tout est fait pour favoriser l’environnement de travail : · L’exemption des taxes d’entreprise pour une période de 10 ans renouvelable. 96 Illustrations : source SmartVillage Project, MCIT.
  • 52.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 45 · Des infrastructures adéquates : un réseau haut débit pour les données, la voix et la vidéo, des connections VPN, un réseau VoIP, un centre de données, des systèmes de vidéo conférence,... · Les services administratifs sur place avec des antennes de la poste, un centre d’information, la sécurité, une bibliothèque publique, et même les bureaux du ministère des technologies de l’information et des communications. · Un renforcement des commodités comme par exemple un service de navette vers le centre du Caire, un Héliport, un centre d’affaire, un parc d’exposition, des hôtels, un centre de conférence, des services financiers, une clinique et des restaurants... Le principe de fonctionnement est donc le suivant : la société SmartVillage project met à disposition des entreprises certaines infrastructures et se charge d’attirer sur le site tous les acteurs indispensables. Les entreprises bénéficient des avantages fiscaux et du terrain gratuit, reste à leur charge la construction de leurs bâtiments propres sur le site. Ce projet est administré par un groupement de 51 actionnaires principaux, dont 80% appartiennent au domaine privé, les 20% restant étant la propriété de l’Etat. L’investissement initial était de 100 millions de LE, le capital de l’Etat égyptien correspond à un investissement foncier (340000m² de terrain). Actuellement, les divers bâtiments sont en cours de construction, avec l’implantation d’entreprises comme Cisco, Microsoft, Oracle, Qualcomm, Compaq, Alcatel et IBM dont les bureaux situés à 2 kilomètres de là n’appartiennent pas vraiment au Village mais sont déjà construit. Les premiers occupant devraient s’installer dans la première moitié de 2002. Par ailleurs, le gouvernement a investit 500 millions de LE supplémentaires dans la construction de bureaux à louer, des infrastructures et du centre de conférence. Ce beau rêve au goût de Silicon Valley est cependant récrié par certains, qui dans le domaine des petites et moyennes entreprises, se sentent moins soutenus. Le concept des SmartVillages, en effet, ne joue pas du tout le rôle d’incubateur pour des petites sociétés inventives, qui ont fait le succès de la e- Economy, mais plutôt à de vastes multinationales à qui, peut-être, l’identité culturelle égyptienne échappe... 2.5.2. L’informatisation du service public Depuis 1985, l’IDSC oeuvre pour la mise en place de la société de l’information en Egypte ; mais devant le manque de moyens qui leur était alloués et l’immensité de la tâche dans un pays finalement très peu préparé aux technologies informatiques, les véritables avancements dans ce domaine n’ont pu être effectués qu’à partir de 1999, date à laquelle le nouveau ministère est entré en scène et où le développement des technologies de l’information est devenu une des priorités nationales. Ce passage dans l’ère de l’information et la croissance du secteur IT doit au préalable reposer sur des bases saines, et c’est alors le rôle de l’état que d’automatiser ses grandes institutions. Ainsi ont fleuris les initiatives e- gouvernementales mais les grands challenges sont aussi et surtout d’informatiser et de réorganiser la manière de travailler de l’état : équiper la
  • 53.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 46 poste, les hôpitaux, les administrations et les ministères et les doter de bases de données97 sur les citoyens égyptiens. La mise en place de ces systèmes est longue et complexe, mais les initiatives ne manquent pas et l’on peut suivre l’une d’elle à travers les efforts qui sont fait pour réorganiser la poste égyptienne : La poste égyptienne L’ ENPO98 , connue sous ce nom depuis 1982 et sous tutelle du ministère des technologies de l’information et des communications, gère à la manière française, le courrier, des flux monétaires avec les mandats postaux, mais aussi quelques opérations financières sans pour autant être une banque. C’est une institution qui a bien sûr hérité de la bureaucratie égyptienne et reste encore à 100% manuelle avec des formulaires de toutes sortes. Elle possède plus de 3000 bureaux de poste sur le territoire et emploie des dizaines de milliers de personnes. Un des objectifs du MCIT est d’automatiser au moins partiellement ces bureaux, et les connecter en réseau via l’internet pour effectuer les opérations avec plus de simplicité. Ainsi se déroulent parallèlement deux grands projets concernant la poste. D’abord, l’équipement en matériel informatique des 25099 bureaux qu’il est possible d’informatiser au vu de leur localisation géographique, de leur taille et de leur accessibilité à l’internet. A ce jour, moins d’une centaine d’entre eux possèdent un ou plusieurs terminaux informatiques, dont une proportion estimée variant de 60 à 90% est connectée au réseau de la poste. C’est la société NCR qui a obtenu le marché et qui fournit donc la NPO en matériel, du terminal au serveur, et qui s’occupe également du développement du système de gestion des opérations qui automatise complètement les services des opérations postales et bancaires. Dans le même temps a été inauguré en mars 2001 par le président de la poste M. El Soly en collaboration avec la société ITSC100 , un projet de mise en place d’échanges de documents électroniques sécurisés. Portant le nom d’EDI POST SERV pour Electronic Data Interchange Post Service, ce service permet à des entreprises des envois et réceptions fiables et efficaces de formulaires standardisés en toute sécurité : des clients du domaine de la distribution, de la vente, des assurances, des banques et mêmes des autorités portuaires se seraient déjà manifestés. En voici les applications principales : · Entre deux entreprises. Exemple : pour les formulaires entres les entreprises de fret maritime et les autorités portuaires égyptiennes, ou les factures entre un fournisseur de pièces détachées et un assembleur local (Mitsubishi, Xerox seraient intéressés). Ils comptent à terme offrir près de 200 documents de standard mondial. C'est un service répandu dans le monde entier. · Au sein d'une même entreprise entre le siège et les branches, en l'absence de réseau privé virtuel : telles les informations standards qui se sont communiquées, encore aujourd'hui, par télécopie dans certaines banques, comme la Banque du Caire. 97 Pour l’instant inexistantes. 98 ENPO: Egyptian National Postal Organization, www.stamps.npo.gov.eg 99 ce nombre est amené à augmenter. 100 ITSC : Information Technology & Services Company : une joint-venture ITSC-GE maintenant joint-venture ITSC-ENPO. Localisation Bureaux équipés Le Caire 50 Alexandrie 12 Port Said 1
  • 54.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 2. ETAT DES LIEUX DU SECTEUR 47 · Au sein de La Poste Egyptienne pour son service de mandats postaux. Auparavant, le récepteur devait attendre l'arrivée physique de l'argent et d’un formulaire pour toucher son mandat, et en cas de perte de l’un des deux tout était à recommencer, portant l’opération de 3 semaines à plusieurs mois. Le système EDI permettra une gestion instantanée et surtout plus de souplesse dans les conditions du mandat (plafond plus élevé, sécurité accrue,...), augmentant par là même les perspectives du marché. L’opérateur ITSC espère ainsi 144000 transactions dans la première année d’exploitation uniquement sur la zone Cairote. Une douzaine de serveurs dédiés au service sont en cours d’installation dans les villes du Caire, d’Alexandrie, du 10 du Ramadan, d’Asciut, de Damietta, de Suez, d’Ismailia et de Port Said. ITSC prend également en charge la formation informatique des employés de la poste amenés à utiliser son système. Le partenariat ITSC-ENPO est relativement original dans le sens où ITSC apporte le financement, la technologie et le personnel, constitué d’une vingtaine d'employés qui demeurent salariés d'ITSC. Le concours de la Poste Egyptienne se résume, à "son cachet de la poste faisant foi", à leurs contacts dans le secteur public, et au réseau des bureaux de poste. EDI POST SERV est aujourd'hui un département de La Poste Egyptienne. Mais d'après ITSC, la transformation en co-entreprise privée n'est pas exclue à terme. A l'heure actuelle, ce statut permet à EDI d'être fournisseur exclusif de l'ENPO sans passer par un appel d 'offres. 2.6. Analyse : impact sur les marchés Les IT décisifs dans les choix des secteur non-IT L’état actuel de la société de l’information en Egypte est-il un inconvénient remarquable pour une multinationale qui viendrais s’installer ? Le progrès foudroyant effectué par le pays concernant toutes les facettes des TIC dans la dernière décennie et plus particulièrement depuis 1999 incite à penser que non. Les tarifs, la qualité de service, et l’accès aux télécommunications et notamment de l’internet acquièrent une dimension et une compétitivité internationale. L’Egypte est d’ailleurs de loin l’exemple de développement du continent Africain dans ce domaine. Combinant un environnement IT favorable et une position géographique à la croisée du monde Arabe, de l’Afrique et proche de l’Europe, le choix de l’Egypte est un choix stratégique plus qu’envisageable. Un excellent exemple dans ce domaine est la réussite des joint-ventures bancaires établie entre les partenaires internationaux et locaux, qui bien sûr dépendent pour beaucoup de l’environnement IT dans les 2 pays, et de BMW qui a implanté une usine en Egypte, s’ouvrant les portes du marché du monde Arabe.
  • 55.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 3. APPROCHE DU MARCHÉ 48 3. Approche du marché 3.1. Pénétration du marché L’explosion de la demande en matière de développement des nouvelles technologies et du domaine des télécommunication fait de l’Egypte un champ d’investissements vaste et d’avenir. Mais il ne faut pas pour autant négliger le fait que, si s’ouvrent depuis quelques année les portes d’un marché prometteur, les considérations qui lui sont propres et les considérations culturelles du pays sont à prendre en compte avec beaucoup de sérieux. Considérations du marché égyptien Le marché des nouvelles technologies en Egypte est sensiblement différent de celui des pays développé. D’une part l’Egypte prend en cours de route le train des IT, et le secteur est en prise à un retard considérable du fait de son assise sur des bases inexistantes depuis moins d’une décennie. D’autre part elle bénéficie des dernières technologies, importés souvent par les Américains mais aussi les Européens dans le domaine des télécommunications101 . Ainsi se côtoient en Egypte les entreprises Hi-Tech n’ayant rien a envier à leurs homologues outre-méditerranéens, et les institutions qui souvent fonctionnent sans machines, avec des formulaires manuels. Il en va de même pour une population majoritairement peu concernée mais dont la classe sociale éduquée comprend les enjeux de la société de l’information. C’est pourquoi des secteurs comme le B2C peuvent encore mettre des années à éclore, par opposition au B2B qui offre de réelles opportunités. Le marché de l’internet aux particulier est un marché de long terme mais destiné à connaître dans les prochaines années le succès expérimenté ailleurs. En revanche, les besoins en informatisation sont tels que l’année 2002 sera déterminante en terme d’opportunités : plusieurs facteurs comme la nouvelle loi, l’accès gratuit à l’internet et les grands plans d’informatisation gouvernementaux vont générer une demande accrue pour les entreprises IT. De nouveaux appels d’offre sont en préparation du côté du gouvernement pour informatiser leurs institutions et il ne faut oublier que le gouvernement emploie à lui seul presque la moitié102 de la population active égyptienne. Les banques ,hôtels, aéroports, hôpitaux et grosses entreprises ayant à leurs disposition plus de moyens, sont très demandeurs actuellement de solutions ERP clés en mains et commencent seulement à générer des marchés importants. Des sociétés de service françaises, en prenant appui sur de bon partenaires locaux103 , peuvent sur un modèle différent de celui pratiqué par les américains que l’on peut qualifier de totalitaire104 , proposer une alternative valable et fructueuse, comme le montre l’exemple d’Alcatel, concernant il est vrai plutôt le domaine des télécommunications. 101 Avec Alcatel notamment, très présent dans la mise en place des infrastructures réseau. 102 38% 103 voir : 4. Les acteurs principaux. 104 Les multinationales américaines s’implante en Egypte sous couvert d’aides à l’investissement USAID et ne sous-traitent qu’au autres américains, sans impliquer les entreprises locales.
  • 56.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 3. APPROCHE DU MARCHÉ 49 Considérations culturelles Culturellement, les mentalités égyptiennes sont associées au monde Arabe auquel elle appartient plus qu’à l’Afrique. En cela, les mœurs et manières de traiter les affaires sont radicalement différentes du monde Américain et Européen. Les lenteurs des démarches dans le pays, dues à l’administration , à la bureaucratie, à la hiérarchie très respectée,...etc sont les conséquences d’une culture fortement ancrée dans le pays. Ainsi si les premières impression tendent à laisser croire que rien n’est possible en Egypte, l’expérience prouve le contraire. Ainsi les quelques recommandations suivantes reflètent bien le propre de la culture locale : · Lors d’une visite d’affaires, ne pas simplement arriver, serrer la main et parler du business. Si ce n’est pas la première rencontre, discuter au préalable des amis communs, de la famille, des enfants,... · Les égyptiens sont un peuple fier. Il faut prendre le temps de découvrir la culture et de développer des appréciations sur l’Islam. · Les formulaires administratifs pourtant souvent anglophones et les longues procédures peuvent parfois dérouter. Il ne faut pas espérer passer une semaine au Caire et repartir avec un contrat. Cela prend plus de temps, parfois des mois ou même des années, mais finit toujours par se concrétiser. · Les acteurs importants du domaine privé et les hauts-fonctionnaires, surtout dans le domaine des IT, parlent couramment l’anglais. Mais apprendre un peu d’Arabe et connaître quelques phrases clés (« sabah el kheir » pour « bonjour », « messa el kheir » pour « bonsoir »,...), amène immédiatement de meilleures relations. · Avoir une expérience approfondie dans son domaine est une meilleure attitude que celle du « jeune cadre dynamique », certes valorisante en Europe, mais qui ne sera pas aussi efficace avec des interlocuteurs égyptiens, plus sensibles à l’âge et à l’expérience. · Faire des affaires en Egypte, c’est se préparer à le faire à la manière égyptienne, sous peine de perdre son temps. Quelques rares sociétés étrangères ont failli105 mais la plupart d’entre elles profitent d’un marché égyptien plein d’opportunités. La prise en compte de tous ces paramètres amène inéluctablement à la conclusion que des partenaires locaux sont nécessaires, voire indispensables au bon déroulement d’un quelconque échange économique. Ainsi les démarches dans le domaine des douanes, de la législation, de l’administration, et de manière plus générale des relations avec les entreprises et clients égyptien en seront grandement facilitées. 3.2. Outsourcer en Egypte Le marché des IT en Egypte est sain et attire toutes les convoitises comme partenaire pour outsourcer, sur le modèle de ce qui a fait le succès de l’Inde et plus récemment de l’Irlande. Si les opportunités valables commencent tout juste à ce préciser, c’est dû à la relative nouveauté du phénomène puisque quelques années auparavant l’Egypte n’avait aucune infrastructure et donc aucun poids dans le domaine. 105 Exemple de société française d’informatique CGA, qui a vainement tenté de s’implanter il y a quelques années en Egypte, se heurtant, à sa décharge à un marché encore trop fermé.
  • 57.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 3. APPROCHE DU MARCHÉ 50 Cependant, l’outsourcing auprès de sociétés égyptienne présente de nombreux avantages : · D’abord le faible coût de la main d’œuvre : si un ingénieur européen est facturé environ $1000 de la journée, un ingénieur égyptien, à compétences égales, est facturé lui $400. L’Egypte prend donc un avantage sensible par rapport à la main d’œuvre Irlandaise ou Indienne par exemple, dont le succès a fait considérablement augmenter les coûts. · Ensuite la proximité relative de l’Egypte vis a vis de l’Europe. Si certains argumenterons du caractère immédiat des connections internet, l’Egypte a cet avantage d’être situé sur un fuseau horaire identique (facilité de communication téléphoniques pendant les horaires de bureau) et surtout d’être à 3 heures d’avion de Paris (en cas d’intervention en urgence). · Et pour terminer le fait que la compétence égyptienne à l’étranger est de plus en plus reconnue. Si il y a quelques années la bureaucratie et les méthodes de travail égyptiennes pouvaient constituer un handicap, il n’en est plus de même aujourd’hui. Les entreprises IT égyptiennes ont travaillé leur crédibilité et sont actuellement tout à fait aptes à montrer d’une qualité de service dignes des entreprises européennes. Pour preuve entreprise une égyptienne, GMT, qui travaille beaucoup en outsourcing de ses entreprises partenaires égyptiennes vers l’Europe. 3.3. Les salons Parmi les initiatives dynamisant le secteur des IT en Egypte et dans le monde Arabe, de nombreux salons et conférences sont organisées. Ainsi les entreprises font-elles part de leur nouvelles avancées aux spécialistes du domaine, mais également et surtout ils permettent les rencontres d’affaire et les ouvertures au gouvernement, toujours présent avec M. Nazif qui représente le MCIT. Les principaux salons sont : Le Gitex : Axé sur les technologies de l’information, ce salon annuel international sponsorisé par Telecom Egypt connaît un énorme succès. Il a tenu ses portes du 04 au 07 avril 2001 au Caire, attirant plus de 40000 visiteurs et 30000 professionnels IT de 18 pays. Les contrats signés sur place ont atteint un montant de 6.5 millions de LE et 30% des exposants avaient prévu dès avril d’y être présent en 2002. Le ComDex : Autre grand salon à succès, celui-ci est plus également focalisé sur les technologies de l’information. Il a eu lieu du 27 au 30 mai 2001 au Caire. Telecomp : Axé sur les télécommunications, les réseaux et la diffusion, il tiendra ses portes du 14 au 17 janvier 2002 au Caire. La dernière édition a eu lieu du 16 au 19 août 2001 au Palais des Exposition à Alger, rassemblant les ISP, fabricants informatiques et fournisseurs de services de tous les pays. Etaient présent entre autre 3Com, 3M, Acer, Alcatel, Apple, Arabsat, Cisco, Compaq, Vodafone, Nokia, Siemens,... Les débats ont bénéficiés de la présence d’experts IT et télécoms internationaux.
  • 58.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 3. APPROCHE DU MARCHÉ 51 Pour plus de renseignement, contacter le PEE ou le CICC, ou directement FairTrade106 . CaiNet : Focalisé sur l’internet107 , ce salon naît en 1996 de l’initiative du RITI, dans la perspective gouvernementale de promotion de l’internet et des IT en Egypte. Il rassemble les professionnels du secteur pour des exhibitions, conférences, rencontre avec les entreprises étrangères,... Internet World Egypt: Du 1er au 4 aout 2001 s’est déroulé au « Cairo International Convention Center » la première édition de ce salon international sur les technologies internet et services en ligne. La liste des entreprises présentes comprenait des acteurs du domaine des logiciels, de l’e-Commerce, du web, de l’e-Banking,... 3.4. La presse spécialisée Dans l’optique d’une implantation sur le marché des nouvelles technologies en Egypte, il peut être intéressant sinon nécessaire de communiquer sur son secteur. Le BITF108 , situé dans les mêmes locaux que le Poste d’Expansion Economique du Caire109 , est un intermédiaire dans les opérations internationales de communication. Il se charge d’entrer en contact avec les différentes autorités de publication. Voici les journaux ou magazines égyptiens principaux : Nom Adresse Tirage Al-Ahram Rue Al Galaa Journal quotidien 900000 exemplaires Al-Akhbar 6, rue El Sehafa Journal quotidien 1 million d’exemplaires Al Alam El Youm Itissalat110 Al Youm 48, rue guezirat el arab, mohandessine 80000 exemplaires Al Goumhourya 24, rue zakareya Journal quotidien 300000 exemplaires Loghat El Asr Rue Al Galaa Magazine mensuel 60000 exemplaires PC World Egypt 24, rue Syria, Mohandessine Magazine mensuel 70000 exemplaires Computer Guide Maadi 10000 exemplaires Internet Shopper Corniche El Nil, Maadi 15000 exemplaires Alaam Al Computer 21, rue Salah Salem 20000 exemplaires 106 Fairtrade: +06221/456519, ou m.schaedel@fairtrade-messe.de. 107 CaiNet : CAIro interNET. 108 BITF : Bureau d’Information sur les Techniques Françaises. Contact au Caire : Tél Amir Naguib: (20 2) 738 0925 / Fax Amir Naguib : (20 2) 738 0917. 109 10, Aziz Osman street, Zamalek, Cairo. 110 Itissalat signifie en arabe télécommunication.
  • 59.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 3. APPROCHE DU MARCHÉ 52 3.5. COMESA : partenariats éventuels L’Egypte appartient au groupement de pays formant la COMESA111 , dont les autres membres sont : Angola, Burundi, Comores, D.R.Congo, Djib-outi, Erithrée, Ethiopie, Kenya, Madagascar, Mal- awi, Maurice, Namibie, Rwanda, Seychelles, Sou- dan, Swaziland, Uganda, Zambie, Zimbabwe. Ces 21 états membres forment une zone d’échanges écon- omiques totalisant plus de 385 millions d’hab- itants, dont la création remonte à 1965 où quelques chefs d’états africains avaient signé un traité en vue de favoriser les échanges économiques à Lusaka. Depuis, la COMESA ne cesse de s’étendre mais elle doit faire face à de nombreux problèmes, comme l’économie peu développée de la plupart de ses membres, le peu d’investissements locaux qui en résulte, et le surendettement global de la zone vis à vis des pays développés. Cependant, l’Afrique dans les prochaines années représentera un marché important, preuve en est avec l’Egypte, qui, c’est vrai, est le pays à l’économie la plus aboutie de la zone, mais dont les échanges avec l’Europe sont importants. La zone COMESA, qui va tenter d’instaurer dans les prochaines années une monnaie commune, propose les avantages suivants entre pays membres: pas de droits de douanes, libre circulation des capitaux, des travailleurs et des biens. L’appartenance de l’Egypte à la COMESA en fait donc une porte d’entrée vers non seulement le monde Arabe (c’est à dire le golfe) avec qui elle a en commun des liens culturels, mais aussi vers la presque totalité de l’Afrique. 111 COMESA: Common Market for Eastern & Southern Africa, www.comesa.int
  • 60.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 53 4. Les acteurs principaux 4.1. Les intégrateurs Le marché du logiciel source: IDSC 21% 19% 18% 15% 12% 10% 5% institutions financières et banques service, consulting secteur commercial et ventes secteur industriel éducation et recherche particuliers tourisme Le marché pour les intégrateurs et fournisseurs de services en Egypte est le plus prospère de l’industrie des IT. Même si les plus grosses entreprises égyptiennes de service dépassent rarement 300 employés, leurs activité est importante. Le modèle classique des sociétés de service en Egypte est de partager son activité en trois secteurs ayant une dimension égale au sein de la structure : le service, le consulting et l’installation/paramétrage de leurs applications. En voici les acteurs principaux en Egypte : KPMG Hazem Hassan Management Consultants 74, Mohy El-Din Abul Ezz street, Mohandessin, Giza, Le Caire tel: (20 2) 336 9094 fax: (20 2) 349 7224 www.kpmg.com.eg contact: Mme. Noura Hazem Hassan, General Manager tel: (20 2) 331 0220 noura@kpmg.com.eg activités: La société est membre de KPMG depuis 20 ans (le plus important dans le M-O). Spécialiste dans le consulting financier et technique, la compagnie emploie plus de 300 personnes, plus des consultants extérieurs. KPMG intègre un haut niveau de compétence réparti en 7 pôles : finance, nouvelles technologies, gestion de RH, recrutement, consulting environnemental, normalisation, gestion, optimisation de procédé, département de développement international. Un projet moyen-terme (10 mois en moyenne) peut donc être suivi, parallèlement ou successivement par les services concernés. La société fournit une solution complète à l'entreprise. L'entreprise travaille à 80 % avec le secteur privé et n'a que peu de contrats avec le secteur public. Un des plus important a été signé avec Egypt Telecom. La compagnie a déjà travaillé avec de nombreuses sociétés françaises telles que Accor, SG, Compagnie du Métro, CIF... Concernant leur secteur IT, le service représente 30 % de l'activité de la société. La consultance s'effectue à tous les niveaux de compétences (soft,
  • 61.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 54 hard). 70 consultants externes reconnus comme experts dans le domaine peuvent être appelés. La société propose deux grands types de service : - l'installation et le paramétrage d'ERP en finance, distribution ou industriel (projet de 10 mois en moyenne). - la mise en place d'un BP (business processing - gestion et traitement de données en conservant le système initial. Le but du jeu consistant à adapter des systèmes obsolètes avec les technologies actuelles). La phase d'installation Hardware est sous-traitée. DMS (Data Management System) 20, Mohamed Al Halawany street, Heliopolis, Le Caire www.dms.com.eg contact: M. Magdy K. Khairallah, Chairman tel: (20 2) 266 7419 / 266 8621 activités: C’est la plus grosse entreprise IT égyptienne, avec près de 200 employés. Elle fournit des solutions informatiques comme par exemple du software pour les hôpitaux, un de leur produit phare. C’est un intégrateur de système IBM qui implémente des solutions locales et régionales sur des plates-formes IBM. BIT (Business Information Technologies) 12, Rashdan street, Mesha square, Dokki tel: (20 2) 748 49 41 fax: (20 2) 748 8265 bit@sc.soficom.com.eg contact: M. Mahmoud Sennara, General Manager mob : (20 2) 012 218 1069 activités: Présente depuis le début (1983) sur le marché de l’informatique puis des IT, BIT est une entreprise moyenne (35 employés dont 30 développeurs) qui fait du consulting, fourni des solutions logicielles et travaille également comme intégrateur de systèmes. Son président connaît parfaitement la scène IT en Egypte et travaille avec principalement le gouvernement pour 90% de son CA : ministère de l’économie (promotion du e-trade), assemblée, parlement (gros projets actuels d’informatisation de ces institutions : sites internet diffusant en temps réel l’actualité de l’assemblée, forums, internet café, système de courriers aux députés,...). ISIS (Information System Int’l Service) 36, Shooting Club street, Dokki, Le Caire tel: (20 2) 338 4523 fax: (20 2) 336 0574 site : www.isisintl.com contacts: M. Alaa S. Al Agamawi, Group Chairman and CEO
  • 62.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 55 tel: (20 2) 761 3837 (ligne directe) mob : (20 2) 012 210 6192 activités: Groupe IT composé de 4 compagnies : ISIS : Propose des services informatiques au marché international, possède des partenariats dans le software avec des entreprises américaines, canadiennes, françaises (Windsoft à Grenoble). Info Arab : entreprise pionnière dans les technologies linguistiques. Présente sur le marché depuis 1987, elle fourni des solutions informatiques arabisées. Par exemple, elle a été la première à proposer un dictionnaire Arabe-Anglais. ISG : Depuis 1999, fourni des solutions informatiques destinées à de grands groupe comme Bahagat, Xerox, le gouvernement. QS2 (Quality Soft System) : société initialement basée en Suisse, elle bénéficie de partenariats privilégiés avec l’Europe via cette plate-forme Suisse. TEAM MISR 4, Al-Ahram street, upper plateau, Mokattam, Le Caire tel: (20 2) 508 0191 fax: (20 2) 508 0194 www.teammisr.com contact: M. Mahmoud Makram, Director Consulting, mahmak@link.com.eg activités: Team Misr est une société privée implantée au Caire depuis 1980. La société est largement représentée dans le MO et Afrique. Team Misr regroupe environ 250 consultants externes dans un large domaine de compétences. Le cœur de métier de la compagnie réside dans la maîtrise :des RH et de la gestion RH, du management, des IT et secteur informatique, des normes qualité et certification ISO, des études de faisabilité et investissement, incluant du "software design", de l'"engineering & technical design"... La société développe aussi un pôle "formation" qui propose des programmes d'apprentissage aux NTIC assez important puisqu'il a déjà formé plus de 80 000 participants dans le monde entier (Egypte, MO, Afrique, Europe, Japon et USA). ABOU SAADA & Partners Nexia Int’l 122, El Tahrir street, Dokki, Le Caire tel: (20 2) 761 1003 fax: (20 2) 761 1009 contact: M. Ahmed Abou Saada, Chairman aspnexia@intouch.com activités: Premier domaine d'activité : audit financier et consultance depuis 1960. Partenaire unique avec Nexia, groupe international de consultance. Travaille notamment sur un projet avec BNP. Concernant les IT, une société a été créée il y a 10 ans, sous le nom de AITEC et emploie 6 pers. Le "IT consultant" est le Dr Mohamed Hashish, ancien General Manager d'IBM Moyen-Orient.
  • 63.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 56 GIZA SYSTEMS ENGINEERING 17, rue Tiba – Mohandessin, Le Caire tél : (20 2) 760 88 01 fax : (20 2) 338 57 75 www.gizasystems.com contacts : M. Mohamed Shehab El Nawawi, Diecteur Général M. Mohamed Nosseir, Chairman tél : (20 2) 349 9098 activités: Créée en 1974, cette filiale du groupe Alkan a été la première société privée à débuter une activité sur le secteur de l'informatique en Egypte. GSE était l'agent de Digital, et est devenu par voie de conséquence un des distributeurs de Compaq. Hier tourné vers la distribution de hardware et software, secteur très compétitif, GSE adopte aujourd'hui une politique de prestation de service avec une plus haute valeur ajoutée. Cette extension de l'activité prend la forme d'intégration de systèmes sur les domaines Hi Tech suivants : systèmes informatiques, développement de logiciels, mise en place de réseaux. Des partenariats ont ainsi été noués avec ORACLE et MICROSOFT, pour lesquels GSE joue le rôle de revendeur, centre d'assistance et de formation. A titre d'exemple, GSE gère les systèmes informatiques de l'Université Américaine et de l'hôpital universitaire de Mansoura, et a déjà travaillé sur des applications militaires. La société vend des packages informatiques adaptés aux secteurs de la santé, de la finance, etc... A l'avenir, GSE envisage de développer des applications pour le secteur de l'environnement. PROSYLAB 10, Mesaha square, Dokki, Giza, Le Caire www.prosylab.com tel: (20 2) 337 0914 fax: (20 2) 7600205 contact: M. Mahmoud Morsi, Chairman activités: L’idée de Prosylab est née avec Mahmoud Morsi, son actuel président, lorsqu’il travaillait pour Giza System Engeenering, où il a créé un département spécialisé dans les applicatifs particuliers (hôpitaux,...). Il a ensuite créé Prosylab pour s’établir à son compte en 1994. Depuis, l’entreprise appartient aux plus florissantes dans le domaine des IT. Elle a obtenu les contrats d’équipement des écoles égyptiennes dans le cadre de projets gouvernementaux et génère actuellement plus de 170 millions de LE de bénéfice par an. Elle possède une compagnie soeur, prosylab IT, partenaire de Compaq, Oracle, Silicon Graphics entre autres qui dégage 76 millions de LE de bénéfice par an. Ses services sont axés sur les nouvelles technologies, le hardware, les solutions logicielles spécialisées surtout dans la santé et le service après vente. Elle est impliquée dans l’équipement des hôpitaux égyptiens, la télémédecine et a recemment travaillé sur un projet de réalité virtuelle avec le « Suzan Mubarak Center City Project », où la tombe de Nefertiti, pour être préservée, a été recréée en réalité virtuelle.
  • 64.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 57 DELTA SOFTWARE World Trade Center, 1191 Corniche el Nile Street, 15th floor, Le Caire tel: (20 2) 578 6260 fax: (20 2) 352 5599 contact: M. Hussein Massoud, Chairman activités: L'activité de Delta Computer comprend le développement de logiciels, les études de faisabilité dans le domaine des technologies de l'information : Delta offre des solutions complètes aux problèmes techniques, opérationnels, et de gestion. L'activité couvre également l'installation de réseaux et l'intégration de systèmes. La clientèle couvre tous les secteurs d'activité, aussi bien administrations gouvernementales, ministères, entreprises publiques et privées IT WORX 1, rue Saada Roxi, Heliopolis, Le Caire tel: (20 2) 452 7892 fax: (20 2) 453 07 87 www.itworx.com contact: M. Helmy Youssri, Chairman activités: Fournit des services et produits IT à des clients du Moyen-Orient, Europe et Amérique du Nord depuis 1994. Ces services sont principalement de l’outsourcing de développement et d’intégration, de l’analyse de systèmes, du logiciel pour les compagnies de télécommunication. Clients principaux : Adobe, Corel, Microsoft, Intersoft, United technology, Mobinil, Comverse,... SCALA EGYPT 14, Hadaeq Ramo, Nasr Road, Nasr City, Flat 901, Le Caire www.scale-me.com tel: (20 2) 414 58 00 fax: (20 2) 419 64 44 contact : M. Ahmed K. Abu Seif, sales and marketing manager Mob: (20 2) 012 214 59 43 activités: Scala egypt est une succursale égyptienne (9 consultants) du groupe suédois Scala. Il fournit des solution ERP (Enterprise Resources Planning system) : création et implémentation. Spécialisé dans le backoffice financier. Investit dans 35 projets environ en egypte et à l'étranger. Ses client principaux sont : Sheraton, Servolas, Schneider Egypt, Novart Agro, Alcon, Jansen wax. BAYANET 13, Ahmed Orabi street, Mohandessin, Le Caire tel: (20 2) 346 1122 / 346 5394
  • 65.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 58 fax: (20 2) 346 0652 www.bayanet.net contact: M. Adel Danish, Chairman adanish@bayanet.net activités: Bayanet, entreprise créée par M. Danish, regroupe en fait les activités de l’ancien département de gestion de Standardata, dont M. Danish est general manager et qui est en train d’éclater en plus petites entités. Bayanet, qui emploie 30 personnes et dont le CA est d’environ 4 millions de LE, fournit des solutions ERP et de gestion entreprises (stocks, personnes), le plus souvent clé en main. Ses clients sont des PME comme Jacob Delafon Egypte, Procter & Gamble Egypte,... Bayanet travaille surtout en Egypte et dans le Golfe, et si elle ses partenaires au niveau matériel sont Compaq, IBM, Dell. CAIRO 2000 Service + Consultants Service: 2 El-Sheikh Ghorab St., Le Caire tel: (20 2) 453 3706 fax: (20 2) 257 0453 Consultants: 5 El-Shaheed Mohamed Hasouna St., Heliopolis, Le Caire tel: (20 2) 414 5055 fax: (20 2) 414 5065 www.cairo2000.com contacts : Service: Said Masaoud Shahin, General Manager Consultants : Ayman Samir Abdel Aal, Chairman activités: Shareholding présente sur le marché du logiciel et qui offre des services de développement, d’ingénierie, de consulting sur le marché international. Partenaires : Oracle, IBM, Microsoft,... 4.2. Le software, les services & les télécommunications La diversification des entreprises égyptiennes dans le secteur IT fait que la plupart des structures incontournables en Egypte dans le domaine sont présentes au paragraphe précédent. Néanmoins, celles suivantes sont plus axées développement logiciel ou service type ISP, ou encore gros groupes télécoms : GEGA NET 84, Al Thawra St, Almaza, Le Caire tel: (20 2) 414 9771 fax: (20 2) 414 9800 www.gega.net contact: M. Reham El-Deeb, Account Manager
  • 66.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 59 activités: C’est le second principal ISP égyptien. L'Egyptian German Telecommunication Industries (EGTI) est une JV entre Telecom Egypt et Siemens créée en 1990. Aujourd'hui Telecom Egypt a revendu la plus grande partie de ses parts à Siemens et ne tient plus qu'une place symbolique. EGTI a installé des digital switches qui peuvent être utilisés par les ISPs en temps que PoPs. En 1996, EGTI a créé GegaNet. Telecom Egypt et GegaNet possèdent également Commnet, un autre ISP. GegaNet offre une large gamme de services tels que les connexions dial-up (par lignes téléphoniques), ISDN, les lignes dédiées (possibilité de choisir parmi les options pré-payée, post-payée et le "service" premium). Geganet compte aujourd'hui de 6000 abonnés dial-up et fournit des lignes dédiées à plus de trente sociétés (connectivité comprise entre 64 et 512 kbit/s.). On compte en moyenne 10 à 15 utilisateurs par lignes dédiées. GegaNet achète de la bande passante à l'étranger (1.5Mbit/s. à Teleglobe à un coût de 15 000 US$/mois) ainsi que de la bande passante entrante via le satellite iSkySat (30 000US$/mois). INTERNET EGYPT 2, place Simon Bolivar - Kasr El-Doubara, Garden City, Le Caire tel: (20 2) 796 2882 fax: (20 2) 794 9611 site : www.internetegypt.com contacts: M. Ahmed Fattouh, Chairman tel: (20 2) 356 3560 activités: Internet Egypt est considéré comme le troisième ISP majeur en Egypte. Internet Egypt annonce 4000 abonnés individuels et 105 entreprises. Internet Egypt offre une gamme de service allant des connexions dial-up, à la fourniture de lignes dédiées. Il propose également des prestations d'hébergement et de développement Internet. Un abonnement à une connexion dial-up coûte environ 224 US$/an ou 18US$ par jour. Internet Egypt dispose d'une connexion terrestre T1 (1.5Mbit/s.) vers les Etats Unis via Cable & Wireless ainsi qu'une connexion satellitaire entrante E1 (2Mbit/s.). Internet Egypt a également été autorisé par RIPE a agir en temps que registrant en Egypte et au Moyen Orient. Internet Egypt a ouvert sept Internet Cafés au Caire. LINKdotNET 3, Musaddak St., Dokki, Le Caire www.link.net tel: (20 2) 336 7711 fax : (20 2) 336 4910 contacts: M. Khaled Beshara, General Menager activités : LINKdotNET est le premier exemple de rapprochement entre deux ISPs : Link Egypt et InTouch en juin 2000. LINKdotNET compte 230 employés. L'ISP recense 100 000 utilisateurs et des centaines de clients entreprises. Cela fait de LINKdotNET le principal ISP égyptien et potentiellement le principal dans tout le Monde Arabe. Orascom détient plus de 75% de LINKdotNET. Les autres 25% appartiennent à Link Egypt. Avant la fusion, Link Egypt était un des principaux ISP avec 7000 abonnés. Link Egypt avait été créé en mars 1996 par Khaled
  • 67.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 60 Bichara ainsi que 11 camarades d'école avec un capital initial d'environ 300 000 US$. La société employait 130 personnes, toutes âgées de moins de 30 ans. Selon M. Bichara, la société a connu un taux de croissance annuel moyen de 100% sur les quatre dernières années d'activité. Link Egypt avait également ouvert des bureaux à Dubai. Elle offrait des prestations de développement de solutions web et de e-commerce dans les Emirats Arabes Unis, en Arabie Saoudite et au Koweit. La société disposait également de points opérationnels de présence (PoPs) au Caire et à Alexandrie. 90% de ses abonnés étaient situés au Caire. Link Egypt offrait une gamme de services tels que des connexions dial-up post et pré-payées (connexion via des lignes téléphoniques), lignes dédiées, web development... La société comptait 70 clients entreprises (de tous secteurs : pétrole, services financiers, média, etc...) avec des lignes dédiées aux capacités s'échelonnant de 28.8 à 256 kbit/s.. Les prestations de web development représentaient une part grandissante des revenus de la société, l'équipe responsable de ces prestations est passée de 2 personnes à 30 en 3 ans. Link Egypt est la première société égyptienne a avoir offert des flat rate pricing. Initialement les prix étaient de 42US$ par mois, ils ont baissés pour atteindre 22US$ par mois. Consécutivement à la fusion, les prix ont encore baissés jusqu'à 12US$/mois. C'est eux qui ont l'initiative de passer à la gratuité de l'accès à l'internet, sur les modèles américains et européens, l'utilisateur n'ayant plus qu'a payer ses communications locales. Ce système sera mis en place à la fin 2001 et succèdera au système actuel (en place depuis le 2nd semestre 2001) de l'abonnement à vie pour 100 LE. La seconde société impliquée dans la fusion a été créée en janvier 1992 par Mohamed El-Nawawy. Il s'agit de InTouch Communication. L'Internet n'était pas encore disponible à l'époque mais InTouch offrait déjà une gamme de data services via le réseau X.25. La société s'est alors présentée comme le CompuServe local. La société a également introduit un service de messagerie sous la norme X.400 pour un abonnement mensuel de 50US$. En juin 1993, InTouch a été la première entreprise égyptienne à être enregistrée sous le nom de domaine ".com". En 1995, la société a commencé a fournir des connexions dial-up. InTouch disposait de deux gateways internationaux vers l'Europe : le circuit terrestre via IDSC ainsi qu'un circuit satellitaire récepteur uniquement dont la capacité n'est pas connue (InTouch avance une capacité multiple de E1). SOFICOM 10, road 213, Maadi, Le Caire www.soficom.com.eg tel: (20 2) 754 7412 fax: (20 2) 754 7415 contact : M. Amr M. Aboualam, General Manager aabualam@soficom.com.eg activités: Soficom a été créée en 1995, et est maintenant depuis 2000 la propriété de 2 grands groupes des IT : Egynet et Batelco (Bahrain Telecommunication Company). Avec ses 70 employés répartis dans 4 antennes en Egypte (2 au Caire, 1 à Alexandrie,1 dans la ville de 10 du ramadan), elle fournit une large gamme de service dans le domaine de l’internet. D’abord, pour 80% de son activité, c’est un fournisseur d’accès internet de lignes dédiées, ATM/Frame Relay, DSL, Dial-up, ISDN qui achète de la bande passante auprès de 5 organismes : Egynet, Nile-on-line, IDSC, TeleGlobe, iSkySat. C’est un des plus important ISP d’Egypte. Le service DSL est
  • 68.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 61 disponible depuis juin 2001 (environ 100 LE/mois) tandis que l’accès classique à internet devrait passer à la gratuité à la fin de l’année, Soficom étant un des moteurs du « free internet access ». Parallèlement, fort de ses partenariats avec Microsoft et Oracle, dont elle fournit des solutions en Egypte, Soficom développe des solutions dans le domaine de l’internet : hébergement et développement de sites, e-Commerce, promotion & marketing, et consulting intranet/extranet. Un de ses produits phare sont les solutions professionnelles personnalisées développées par leur département SWIS (Soficom Web / Intranet Solutions). Elle concentre ses activités en Egypte mais travaille aussi avec l’étranger, notamment dans les pays du Golfe. Serait-très intéressée par une coopération avec des entreprises françaises dans le cadre de ses activités. EGYNET 2, Assan El-Sherie, Heliopolis, Le Caire tel: (20 2) 291 4545 / 418 0796 /414 3606 fax: (20 2) 290 2670 www.egynet.com.eg contact: Dr Abdel El-Sawy, Chairman aelsawy@egynet.com.eg activités: Egynet a obtenu en juillet 1999 une licence d’exploitation de 10 ans (dont 18 mois d’exclusivité) pour construire un réseau de transmission de données pour le secteur des assurances et des banques, qui autorise l’interconnexion entre les différentes agences ainsi qu’une connexion à Internet et à des services vidéo. Le consortium est détenu à 80% par NTC (National Telecommunications Company) et à 20 % par Telecom Egypt. Ce consortium propose ses services depuis fin 2000 dès lors que le réseau couvrant toute l’Egypte et ses 44 nœuds d’accès a été opérationnel. Le montant total des investissements est de près de 600 millions de $. Le principal fournisseur est Lucent avec lequel Egynet a déjà signé un contrat d’extension du réseau avec 25 nœuds supplémentaires. Ce contrat, d’un montant de 51 millions de dollars, permettra d’augmenter la couverture de ce réseau et les services proposés grâce à l’utilisation conjointe des technologies ATM, Frame Relay, XDSL. Egynet utilise depuis 2000 ce réseau existant comme un tremplin pour bâtir un réseau national dans le domaine de la transmission de données et est ainsi devenu un acteur majeur de le secteur de l’internet. Egynet fournit aux providers Internet appartenant au groupe (Internet Egypt & Soficom) des accès haut débit, et travaille actuellement sur un projet de portail internet arabe (prévu avant la fin 2001). Les actionnaires d’Egynet sont parmi les plus gros investisseurs IT en Egypte (NTC, CWIC, TE, QIB) et le groupe représente plus de 4000 employés pour un investissement annuel (2001) d’environ 250 million de LE. IT Investments 11A, Hassan Sabri Street, Zamalek, Le Caire tel: (20 2) 339 1300 /339 1376 fax: (20 2) 341 21 39 contact: Dr Hisham El Sherif, Chairman activités: Egalement appelée IT Venture, IT Investment a été créé en 1995 avec pour mission de servir de bras financier de l'ONG RITSEC, dont le rôle est de
  • 69.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 62 promouvoir le développement des services informatiques (réseaux, intégration de systèmes, logiciels...) en Egypte. Doté initialement d'un capital de 5 millions de LE, sa réelle activité consistait à effectuer des études de faisabilité et assister la création des sociétés dans les nouvelles branches du secteur de l'informatique. Suite à une prise de conscience de la limitation de moyens, une augmentation de capital est intervenue en 1998 pour l'amener à 375 millions de LE, avec une entrée massive dans l'actionnariat de banques d'investissement et organismes institutionnels divers, portant le nombre d'actionnaires à 23. Fort de ces nouveaux fonds, IT Investment a évolué pour devenir l'une des principales entreprises de capital-investissement égyptienne spécialisée sur les technologies de l'information. ITI est désormais en recherche permanente d'opportunités d'investissement. Pour ce, ITI n'est pas exclusif et est près à investir dans des sociétés étrangères, pour peu qu'elles soient sur le secteur IT. C’est d’ailleurs concrètement le cas puisque les investissement se font pour une part de 60% en Egypte, 20% en Afrique et 20% aux Etats-Unis et dans la zone Asie-Pacifique. L’un des investissement majeur de ITI est l’entrée à hauteur de 20% dans le capital de Nile-On-Line. Dans la gestion des entreprises filiales, IT Investment se contente de fournir des orientations et lignes de conduite lors des conseils d'administration, mais n'intervient pas dans la gestion quotidienne. IT Investment est ouvert à toute proposition émanant d'entreprises étrangères, et peut orienter la demande vers une de ses filiales, voire proposer directement la création d'une nouvelle structure. ORASCOM TECHNOLOGIES (Groupe Orascom) 160, 26th July Street, Aguza, Le Caire www.orascom.com tel: (20 2) 302 6930 fax : (20 2) 346 1133 *-contacts: M. Jean-Baptiste de Boissière, Directeur Général Orascom Telecom M. Naguib Sawiris, Directeur commercial Groupe Orascom activités : Le principal acteur privé du marché de l'Internet en Egypte est le groupe Orascom. En effet, celui-ci détient l’intégralité du capital de LinkdotNet, couvrant ainsi près de la moitié du parc d’abonnés égyptiens. Ces prises de participations dans l’Internet ainsi que sa politique d’investissement dans la téléphonie mobile lui permettront de profiter pleinement de la convergence mobile-Internet des prochaines années. Orascom, détenu par la famille Sawiris, est l’un des grands groupes égyptiens présents dans le secteur de la construction, du tourisme et de l’informatique avec Orascom Technologies. Le groupe a récemment créé une nouvelle filiale Orascom Telecom qui regroupe les intérêts du groupe dans le secteur des télécommunications : Orascom Telecom possède 23,8% de MobiNil (opérateur de téléphonie mobile), 10% de Menatel (publiphonie) et près de la moitié du parc d’abonnés égyptiens à l’Internet via son portail LINKdotNET. En février 2000, Orascom a racheté 80% de Telecel International qui a des participations dans les principaux opérateurs de téléphonie mobile en Afrique. Aujourd'hui, Orascom détient 20 licences GMS. Orascom Technologies est l'une des 3 principales divisions du groupe Orascom, première entreprise privée égyptienne. Orascom Technologies est impliqué dans toutes les technologies de l'information. Par ailleurs, la filiale Orascom Distribution (Oras.com) représente entre autres les entreprises suivantes : Hewlett Packard, Microsoft, Compaq, 3 Com, MGE, Creative Labs, Accton, et
  • 70.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 63 Motorola. cela lui permet d'offrir une gamme de prestations substantielle, aussi bien grâce à son savoir faire propre qu'à l'appui technique disponible via les marques internationales. RAYA Holding 72 Mohey El Din Abu El Ezz Street, Dokki, Le Caire www.rayaholding.com tel: (33 2) 749 63 53 fax: (33 2) 749 63 43 contact : M. Magda Habib, Marketing Manager tel :(20 2) 749 6353 fax : (20 2) 749 6343 activités: Raya est née de la volonté des actionnaires de 7 des plus grandes entreprises égyptiennes des Technologies de l’Information de créer une holding puissante qui serait une force stratégique importante pour l’Egypte. Début 1999, la fusion est officielle et une stratégie de rachat d’entreprises est entamée par le groupe, dont le capital atteint 63 millions de LE. A partir de 2000, Raya Holding se focalise plus sur l’internet en investissant majoritairement dans le e-Business et les télécommunications. Raya comprend entre autres 8 filiales spécialisées dans différents domaines : ·Tritech spécialisée dans les systèmes d'intégration et l'implantation de réseaux. ·Mega qui assure le développement de logiciels. ·Infocus qui propose des solutions et des packages informatiques. ·Unitech pour les applications de vidéoconférence, télémédecine, et l'apprentissage à distance. ·Protech, distributeur de produits électroniques. Protech est aussi l'agent exclusif de Nokia en Egypte. Contrairement aux autres fabricants de mobiles, Nokia a choisi un unique représentant en Egypte. Protech a mis alors en place un réseau de 600 détaillants et revendeurs, 6 points de vente principaux en charge du suivi de la clientèle et 3 centres de maintenance en charge de l'assistance technique. Les parts de marché de Nokia (chiffres établis en fonction de l'augmentation du nombre d'abonnés et d'une évaluation du marché du remplacement) tournent autour de 35% du marché égyptien du portable. C'est un marché où la concurrence qui est évidemment importante s'estompe du fait de son importante croissance. ·Oratech qui propose des solutions et des systèmes de gestion aux agents financiers. ·Horizon qui développe des systèmes de gestion de bases de données. ·Pronet qui est l'agent de Nortel Networks en Egypte pour le secteur télécommunications. Nortel a récemment obtenu un contrat pour l'établissement de 310.000 lignes téléphoniques dans la région de Six- Octobre. ·Ciranet (JV Raya-Citybank) est le premier marché virtuel pour les produits pharmaceutiques (B2B). Raya est donc présent dans tous les domaines des technologies de l'information et des télécommunications, y compris Internet. Pour pallier au manque de main d'oeuvre qualifiée dans le domaine des technologies de l'information (actuellement Raya recrute des jeunes diplômés dans tous les secteurs et leur fournit une mise a niveau de 3 à 6 mois), Raya envisage d'ouvrir une académie qui formerait chaque année des étudiants dans ce secteur.
  • 71.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 64 TELECOM EGYPT 26, rue Ramses, Le Caire tel : (20 2) 577 7551 / 574 4909 fax : (20 2) 574 4244 www.telecomegypt.com.eg contact : M. Akil Beshir, Chairman activités: Opérateur national des télécommunications en Egypte. DE l'ARENTO A TELECOM EGYPT : L'Arab Republic of Egypt National Telecommunication Organisation, de son vrai nom The National Telecommunications Authority, a été créé par la loi 153/1980. Cet organisme avait en charge l'ensemble du secteur des télécommunications en Egypte et était le seul à assumer la responsabilité du fonctionnement et du développement du réseau national en conformité avec la politique de l'Etat. Une loi (texte 19/1988) promulguée en mars 1998 transformait considérablement les statuts de l'entreprise puisqu'elle devenait une société par actions qui prenait le nom de Egyptian Telecommunications Company, couramment appelée Telecom Egypt. Cette loi instituait également une nouvelle autorité de régulation qui n'existait pas auparavant. Le jour d'entrée en vigueur de la loi, le capital de l'entreprise était estimé à 19 milliards de LE. Les statuts définitifs de Telecom Egypt sont explicités dans le décret 74/1999 promulguant "The articles of association of Telecom Egypt (Egyptian Joint Stock Company SAE)". Le décret institue définitivement l'appellation Telecom Egypt et régit l'organisation du conseil d'administration, le déroulement des assemblées générales, la répartition du capital...Une copie de ce document est transmise par valise diplomatique mais on peut d'ores et déjà retenir les éléments suivants : elle est soumise au droit égyptien sur les sociétés, elle peut directement contracter avec des sociétés étrangères (opérateurs, fournisseurs, investisseurs), elle peut participer à la création d'une société mixte et faire des apports en capital, elle dispose de la totalité de ses revenus en devises. DE LA PRIVATISATION DE TELECOM EGYPT Après le report, en novembre dernier, de la mise sur le marché de 20% des actions de Telecom Egypt, son Président, M. Akil BESHIR, a indiqué la stratégie relative à la privatisation, tout au moins partielle, de l'opérateur national. De fait, TE déclare rechercher un partenaire stratégique pour chacune des activités du groupe, i.e. le réseau de téléphonie fixe, le nouveau réseau mobile (dont la licence sera effective en 2002 selon les engagements des autorités égyptiennes vis à vis des deux opérateurs existants, Mobinil et Click GSM), le transfert de données et les services internet. TE souhaite trouver un seul partenaire stratégique, tout au moins pour l'exploitation et la gestion des réseaux fixes et mobile, étant entendu que le réseau fixe a de facto la priorité. Ce partenaire stratégique ne jouirait que d'un pourcentage minoritaire des actions mais, dans le cas du réseau mobile, pour lequel une nouvelle société sera créée, devrait en obtenir la gestion. En tout état de cause, et même si les investissements et les travaux d'installation nécessaires à un démarrage de l'exploitation de ce réseau en 2002 devraient commencer dès le début du deuxième semestre 2001, TE déclare vouloir conclure un accord pour le "fixe" avant d'envisager un partenariat sur le mobile, ce qui rend de facto le respect du calendrier difficile. Akil Beshir soutient toutefois que, parallèlement, l'idée de la mise sur le marché boursier d'une partie du capital de TE n'est pas abandonnée et pourrait intervenir avant fin 2001. 3EME LICENCE DE TELEPHONIE MOBILE : Elle sera exploitée dès le 1er décembre 2002 par Telecom Egypt, l'installation du réseau débutant à la mi-2001. D'après leurs estimations, le marché de la
  • 72.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 65 téléphonie mobile s'élèvera à 9 millions d'abonnés en 2004, soit une pénétration de 13%. Il y a donc largement une place pour un troisième opérateur, et Telecom Egypt espère bien glaner 1/3 du marché. COOPERATION AVEC LA FRANCE : M. Beshir reconnait qu'Alcatel est le principal fournisseur de Telecom Egypt, notamment à travers le projet Nile Vision d'installation de lignes téléphoniques fixes. Il considère favorablement le fait qu'Alcatel continue à fournir des équipements clé en main. Il a par ailleurs bien accueilli et jugé utile la possibilité de faire garantir des financements par la Coface. A son sens, Telecom Egypt ne recherche pas un partenaire stratégique pour la partie fixe de son activité. De même pour Internet en raison de leur association avec Siemens dans le fournisseur d'accès Geganet. En revanche, la partie service à valeur ajoutée est à développer (contenu, portail, e-commerce). Des accords sont aussi recherchés dans la transmission de données et la téléphonie mobile. GMT (Global Marketing of Technology) 20, Mohamed Al Halawany street, Heliopolis, Le Caire tel: (20 2) 267 3949 fax: (20 2) 266 9898 www.gmt-int.com contact: M. Hossam El Gamal, Sales & Marketing Director hossam@gmt-int.com activités: Société IT dont les principales activités sont les études marketing et l’export des ressources d’autres sociétés dans les domaines des télecommunication (payphone system, pairgame,...) et les services informatiques (services bancaires, services médicaux,...). Travaille beaucoup dans l'outsourcing européen (Irelande, France, Angleterre, Allemagne) et par ailleurs cherche a monter un partenariat dans l'outsourcing avec des consultants et sociétés francais, et pour le développement de logiciels. Travaille avec le Maroc, le Boswana, la Namibie, la Lybie (monte une joint-venture avec une entreprise en Lybie, qui sera GMT Lybia) ITSC (Information Technology & Services Company) 10 Talaat Harb street, Evergreen Center, Cairo tel: (20 2) 578 0707 fax: (20 2) 578 0747 contact: M. Ashraf M. Fawzy, General Manager mob: (20 2) 012 210 3119 ashraf.fawzy@gxs.ge.com activités: ITSC est issue d'une joint venture avec GE (General Electric). Elle est depuis redevenue indépendante puis une autre joint venture avec la poste égyptienne a été opérée sans pour autant perdre les liens fort qui existent avec GE. Cette entreprise fourni des solutions complètes de transactions sécurisées en réseau: gère le transport physique (accord avec exploitants de lignes : Egynet, Nile-on- line, TE,...) et l'implémentation de leurs logiciels sur place. Travaille entre autres avec la poste égyptienne sur la mise en place d'un système permettant
  • 73.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 66 le transfert sécurisé de documents électroniques standards (applicatifs : grands réseaux de distribution, assurances, banques et avec la poste informatisation des mandats postaux). 4.3. Les circuits de distribution 4.3.1. Software Les circuits de distribution de software standard sont très flous. Le marché est complètement éclaté, sans réel dominant sur le marché. Des multitudes de petites, partenaire des plus grands comme Microsoft ou IBM, importent en petite quantité pour distribuer sur le marché. Cet éclatement est du en partie au fort taux de piratage en Egypte, même si celui-ci à tendance à décroître : le marché est désorganisé mais aura tendance à se structurer dans l’avenir. Cette configuration de distribution ne facilite pas l’intégration des petits producteurs de software : les égyptiens, peu au courant des évolutions des logiciels, préfèrent faire confiance aux grandes marques américaines. Ainsi l’hégémonie de Microsoft et d’IBM est-elle totale en Egypte : la culture du logiciel alternatif112 ne les a pas atteint. Microsoft, conscient de cette situation, n’hésite pas à enfoncer le clou et, à travers des aides bilatérales EU-Egypte, fournit encore ses suites de logiciels à l’intégralité du gouvernement. L’Egypte totalise plus de 1200 distributeurs de logiciels. Nous en avons rencontré un, significatif du type de distribution ici : EGYPT COMP 6, Ebn Malek street, Giza, Cairo www.egyptcomp.com contact: M. Zakaria Issa, General Manager (également chairman de l’Egyptian Society for Computer Companies) tel: (20 2) 349 0133 / 3375032 / 337 5086 / 337 8366/ 3378338 fax: (20 2) 349 0134 mob: (20 2) 012 210 2349 / 010 510 0555 zissa@egyptcomp.com activités: Entreprise IT d’importance moyenne (35 employés), qui propose des solutions informatiques et des solutions clés en main, prenant en charge la partie matérielle et la partie logicielle, cependant limitée à des software préexistants. Ses principaux clients étant le gouvernement (MCIT et IDSC) à qui il fournit PC, serveurs et logiciels (OS, ...), les hôpitaux égyptiens, et l’armée (hôpitaux et BD). Il est partenaire et revendeur Microsoft, IBM, Oracle,... Pionnier dans le domaine de la revente de parcs d’occasions (en l’occurrence français) aux organisations égyptiennes. 112 type linux ou même netscape face à internet explorer.
  • 74.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 67 4.3.2. Hardware Les circuits de distribution du matériel sont confrontés aux mêmes problèmes que dans le logiciel : un éclatement total. 1409 entreprises travaillent dans le domaine de la fabrication, et 699 dans la distribution au premier niveau, ce qui sous-entends des milliers de revendeurs éparpillés, sans véritable leader. Les gros manufacturiers américains ont des accords d’exclusivité avec des distributeurs locaux113 Face à la demande très hétéroclite égyptienne, même les gros producteurs comme Hewlett-Packard produisent 2 gammes de matériel : une gamme portant leur marque, sensiblement la même que celle que l’on peut trouver en France, et une autre assemblée localement par leurs soins, de manière à satisfaire la clientèle nombreuse désireuse de produits bon marché. De même que pour le software, le piratage (entrée en fraude d’éléments informatiques) et le coût trop élevé pour les égyptiens du matériel ont été la cause du la désorganisation du marché. ORASCOM Distribution 162B, 26th July street, Giza, Le Caire tél: (20 2) 303 8620 fax: (20 2) 303 8480 contact: M. Sherif Hashem, Business Manager sherif_hashem@oras.com.eg MICROS 7, Okasha street, Messaha sq, Dokki, Le Caire tél: (20 2) 338 2085 fax: (20 2) 748 8313 contact: M. Ahmed Ali, sailer 4.4. Les institutions, organisation & associations BSA Egypt (Business Software Alliance) 20A, Jihad street Lubnan square, Al Muhandeseen 12411 P.O.Box 92, New Egypt 11341 113 Par exemple Orascom distribution est revendeur exclusif HP et Compaq, mais revend le matériel à des centaines de petits distributeurs.
  • 75.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 68 HotLine: (20 2) 3032031 activités: Organisation internationale d’information et de suivi du piratage informatique, logiciel comme matériel. C’est la référence en ce qui concerne les statistiques égyptiennes. Possibilité de télécharger gratuitement leur étude internationale très précise statistiquement sur le piratage à l’adresse suivante : http://www.ameinfo.com/copyright/stats.htm Chamber of Software (membre de la FEI - Federation of Egyptian Industry) 20, Mohamed Al Halawany street, Heliopolis, Le Caire tel: (20 2) 268 0471 / 268 0918 contact: M. Sayed Ismail, Chairman (également président de GMT et du Commodity Council) activités: Association regroupant tous les principaux industriels égyptiens intervenant dans les IT. Représente ses membres auprès du gouvernement, participe à la politique nationale, contribue au développement du secteur en Egypte, aide à la coordination et à l’organisation de ses membres, supporte les petites et moyennes entreprises, supervise et contrôle la libre concurrence sur le marché, fourni à ses membres ses publication et informations susceptible des les intéresser. EICC (European Information Correspondance Center) 21, Aziz Abaza street, Zamalek, Cairo tel: (20 2) 735 9602 fax: (20 2) 735 03 64 www.eiccegypt.com contact: Mme. Noha El Sayed, Center Manager noha@eiccegypt.com activités: Le rôle du centre est un travail de support à toutes les entreprises européennes sous forme documentation, qui doivent cependant pour bénéficier de leurs services être membre (100 LE). Possède une importante documentation sur le secteur, une BD complète sur les entreprises égyptiennes et leur activités et a accès aux statistiques nationales égyptiennes. EHITA (Egyptian High Tech Association) 35, El-Obour buildings, Salah Salem road, Heliopolis, Le Caire tel: (20 2) 403 2500 fax: (20 2) 403 2500 ehita@gega.net contact: M. Mohamed Moussa, Executive Director activités:
  • 76.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 69 L’EHITA est une association très importante dans le secteur IT en egypte : elle comprends dans ses membres toutes les plus importantes compagnies étrangères et égyptiennes au nombre de 93: Microsoft, IBM, NCR, Lucent, ICC, GE, Alcatel, Siemens, Raya, Orascom, Bahagat, DMS, ICL,... Le conseil de l'association comporte 13 membres des plus impliqués dans les IT en egypte (ministère, grosses entreprises) qui se rassemble 2 fois par mois pour discuter de l'actualité du marché dans le secteur. M. Moussa, seul résident fixe à l'association, est un contact précieux car est en rapport avec tous les personnages importants dans le domaine. IDSC (Information and Decision Center) 1, rue Magless Al-Shaab, Le Caire tel: (20 2) 792 9292 fax: (20 2) 792 9222 site : www.idsc.org.eg contacts: M. Ahmed Abdul Monem, Director of Decision Support Center Mme Moushira, Coordinatrice (francophone) tel: (20 2) 366 8500 fax: (20 2) 366 8266 activités: Organisme gouvernemental impliqué dans la construction de l'internet en egypte, et passé un peu au second plan depuis 1999, création du ministère des telecom et technologies de l’information. Reste puissant et en charge de promouvoir l'internet et son accès par tous en egypte. MCIT (Ministry of Communications and Information Technologies) 1, Mahmoud El-Hossrawy street, Le Caire www.mcit.gov.eg tel: (20 2) 344 4544 contacts: M. Tarek Kamel,conseiller du ministre assistant : mfatah@mcit.gov.eg M. Ali El Hefnaoui, ancien conseiller, ex-pdt du café, chairman SmartVillages. assistante : dbibars@mcit.gov.eg activités : Le ministère des télécommunications et des technologies de l’information, dont le ministre est M.Nazif, est très dynamique et intervient dans tous les domaines visant à augmenter le degré d’informatisation de la société égyptienne (internet,...). RITSEC (Regional Information Technology and Software Engineering Center) 11, rue Hassan Sabry, Zamalek, Le Caire www.ritsec.com.eg tel: (20 2) 340 4592 fax: (20 2) 339 1343 activités:
  • 77.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 4. LES ACTEURS PRINCIPAUX 70 Création en 1992, sous tutelle de l'IDSC. Objectifs principaux : promouvoir et aider le développement des pays arabes dans les technologies de l’information et le software pour concurrencer au niveau mondial les autres acteurs de ce secteur. RITI (Regional Information Technology Institute) villa 5, Dr Mohamed Sobhy Street, Giza, Le Caire www.riti.org contact: M. Kamel Sherif, Director sherif.kamel@riti.org tel: (20 2) 572 0995 / 573 0625 / 573 0627 fax: (20 2) 739 1380 activités: Le RITI est un organisme gouvernemental dépendant du RITSEC. Crée en 1992, il a pour but de développer le domaine des ressources humaines IT en egypte. Pour cela, il gère un mastère degree (600 élèves par an), donne des cours (aux particuliers comme aux entreprises) subventionnés par l'état, organise des conférences avec des intervenants internationaux, organise des salons de rencontres, notamment le célèbre Cainet (Cairo Internet) qui propose rencontres d'entreprises, exhibitions, conférences,... Il est financé par le gouvernement et par des partenaires et sponsors tels que Cisco, Oracle, IBM, des universités américaines,... TRA (Telecommunication Regulation Authority) 3, Abu El-Feda street, Zamalek, Le Caire contact : Mme Fikrya Allam, chairman tel: (20 2) 404 7800 mob: (20 2) 012 210 0049 activités: Organisation gouvernementale chargée de la dérégulation des télécoms et de la mise en place des nouvelles structures télécoms après TE. L'autorité de régulation assume quatre grandes fonctions : gestion du spectre hertzien, suivi des prix, attribution des licences, contrôle des produits d'importation. L'autorité exerce également des pouvoirs de représentation du gouvernement dans des manifestations ou des organismes internationaux tels que l'International Telecommunication Union (ITU).
  • 78.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / CONCLUSION 71 Conclusion onstituant déjà une plate-forme régionale internationale dans tous les tous les secteurs de l’économie, l’Egypte et plus particulièrement Le Caire particulièrement Le Caire s’est doté de tous les atouts nécessaires pour nécessaires pour conforter sa position de « hub » en matière de communications et technologies de l’information. Ce secteur, bénéficiant de l’impulsion conjointe des domaines publics et privés tant locaux qu’internationaux, est indéniablement porteur en terme d’opportunités d’investissement, de fourniture d’équipement ou de services et d’ingénierie informatique, avec un marché en hausse doté d’une croissance constante de 30% par an. Le développement et la modernisation des réseaux, ainsi que les lacunes nationales en matière d’équipement informatique fournissent et vont fournir particulièrement à partir de l’année prochaine des débouchés aux sociétés d’ingénierie et de conseil. Si la culture locale laisse présager d’un certain temps d’adaptation des particuliers à ces nouvelles technologies, le gouvernement et les entreprises privées sont d’ores et déjà très demandeuses en équipement informatique avec des besoins considérables en solutions clés en main complètes : matériel mais aussi et surtout conseil et développement d’applications de gestion comme les ERP. Parallèlement, le gouvernement égyptien participe activement à la dynamique créée autour du secteur, et les restructurations économiques ainsi que la libéralisation laissent présager d’un marché plus ouvert que de par le passé : affaiblissement des positions monopolistiques du passé, politique d’ouverture aux capitaux et investisseurs étrangers. Ce volontarisme, souvent associé à des initiatives sur le long terme, semble à lui seul une garantie suffisante pour inscrire la réussite de l’expérience des nouvelles technologies dans la durée. Pour preuve la réaction immédiate des majors américaines comme Microsoft, IBM, Cisco, HP, Oracle et d’autres qui s’installent durablement en Egypte. De même, la présence française dans le secteur des télécommunications est ancienne et fructueuse, engendrant des partenariats forts, avec notamment l’équipementier Alcatel et les investisseurs dont France Telecom : nos compétences techniques en matière de technologie et d’ingénierie sont reconnues et appréciées, et la culture française est historiquement ancrée dans l’affectif égyptien114 . Il s’agit donc pour nos entreprises d’un marché à la fois vaste et prometteur, mais également dynamique et ouvert aux technologies les plus novatrices. Hormis dans le domaine purement des télécommunications, rares sont celles conscientes de cet état de fait, puisque aucune présence de nos majors du service informatique n’est notable. C’est particulièrement regrettable au moment où les foisonnements de projets liés au e-Gouvernement, au e- Banking, aux solutions spécialisées115 entre autres ouvrent de très nombreuses opportunités dans ce pays. Espérant que cette étude amènera les lecteurs à en savoir d’avantage sur le secteur des TIC en Egypte, l’équipe du PEE du Caire se tient à leur disposition 114 Notamment en conséquence de la période Napoléonienne puis grâce aux travaux d’ingénieurs renommés comme Ferdinand De Lesseps sur le canal de Suez. 115 Logiciels spécialisés pour les hôpitaux, hôtels, groupes pétroliers et gaz, ... C
  • 79.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / CONCLUSION 72 pour évaluer leurs opportunités et assister leur éventuelle démarche de prospection et, espérons-le, d’implantation.
  • 80.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 73 5. Annexes 5.1. Quelques sites web Arabic News http://www.arabicnews.com AME Info http://www.ameinfo.com/copyright/egypt.htm American chamber of commerce in Egypt http://www.amcham.org.eg/HTML/Amcham.htm Business Today in Egypt http://www.businesstoday-eg.com Guide for investors in Egypt http://www.euromed.net/investment/egypt/normal/index.html The African Connection http://www.africanconnection.org PC World http://www.pcworld.com.eg Internet Society of Egypt http://www.ise.org.eg USAID http://www.info.usaid.gov.eg Mobinil http://www.mobinil.com International Telecommunication Union (ITU) http://www.itu.int Tradeport http://www.tradeport.org Click GSM http://www.clickgsm.com 5.2. Les Internet Services Providers égyptiens Service Provider BEC (British Electronics & Computer Co.) Web Site http://www.bec.com.eg/ Email bec@bec.com.eg Telephone (20 6) 638 8888 Fax (20 6) 638 8883 Connections modem Oui connectionsISDN Oui Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Commentaire Couvre la zone du Canal de Suez (Damitta, Suez, Ismallia, Sainai & Port Said) Service Provider Computer Networks Services Web Site http://www.cns-egypt.com/index.html Email Sales.CNS@cns.sisnet.net Telephone (20 3) 484 1570 /3/4 Fax N/A Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui
  • 81.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 74 Service Provider Data Express Group Web Site http://www.dataxprs.com.eg/ Email sales@dataxprs.com.eg Telephone (20 3) 420 4324 Fax (20 3) 419 0041 Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Service Provider Datum - IDS Web Site http://www.datum.com.eg/ Email info@mailer.datum.com.eg Telephone (20 2) 290 3501 Fax (20 2) 290 3527 Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Service Provider Egypt for Information Technology Web Site http://www.egyfit.com.eg/ Email n/a Telephone (20 2) 338 9151 Fax (20 2) 336 8308 Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Service Provider Egyptian Information Services Web Site http://www.eis.com.eg/ Email info@eis.com.eg Telephone (20 2) 267 9006 Fax (20 2) 267 9005 Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Service Provider El-Safwa For Consultation & Systems Web Site http://www.safwa.com.eg/ Email safwa@safwa.com.eg Telephone (20 3) 424 0838 Fax (20 3) 424 0151 Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Service Provider Gega Net Web Site http://www.gega.net/
  • 82.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 75 Email info@gega.net Telephone (20 2) 414 9700 Fax (20 2) 414 9800 Modem connections Oui ISDN connections Oui Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Commentaires E-commerce applications, content developing Service Provider Instinct Net Web Site http://www.instinct.net/ Email info@instinct.net Telephone (20 2) 342 3441 Fax NC Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Non Web hosting Oui Email services Oui Service Provider International Electronic Company Web Site http://www.iec.egnet.net/ Email InternetSales@iec.egnet.net Telephone (20 2) 416 1400 Fax (20 2) 305 5434 Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Service Provider Internet Egypt Web Site http://www.internetegypt.com/ Email info@internetegypt.com Telephone (20 2) 356 2882 Fax (20 2) 354 9611 Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Service Provider LINKdotNET Egypt Web Site www.link.net Telephone (20 2) 336 7711 Fax (20 2) 336 4910 Modem connections Oui ISDN connections Oui Lignes dédiées Oui Web hostingOui Email services Oui Service Provider Misr for Information Services & Trading Web Site http://www.mist-net.com/ Email mist@mist-net.net
  • 83.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 76 Telephone (20 2) 305 2962 Fax (20 2) 3034213 Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Commentaires Couvre la zone du Canal de Suez (Damitta, Suez, Ismallia, Mansoura,kafr- el-shekh & Port Said) Service Provider Omega Computer Center Web Site http://www.omega-eg.com/ Email info@omega-eg.com Telephone (20 2) 5732 4405 Fax (20 2) 5735 4407 Modem connections Oui ISDN connections Oui Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Commentaires Couvre la zone du Canal de Suez (Damitta, Suez, Ismallia, Mansoura,kafr- el-shekh & Port Said) Service Provider Soficom Web Site http://www.soficom.com.eg/ Email info@soficom.com.eg Telephone (20 2) 342 1954 Fax (20 2) 342 1951 Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Service Provider StarNet Web Site http://www.starnet.com.eg/ Email sales@starnet.com.eg Telephone (20 2) 395 4440/1/2/3 Fax N/A Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui Service Provider Way Out Web Site http://www.wayout.net/ Email info@wayout.net Telephone (20 2) 302 7922 Fax (20 2) 304 6470 Modem connections Oui ISDN connections Non Lignes dédiées Oui Web hosting Oui Email services Oui
  • 84.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 77 5.3. Le marché des IT IT Markets in Egypt, 1997-2003 ($M) 1997 1998 1999 2003 Multiuser Systems High-end servers 7,3 4,5 6,1 8,2 Midrange systems 19,1 29,2 34,6 77,6 Low-end servers 42,0 37,7 44,2 92,3 Server Total 68,5 71,4 84,9 178,2 Server add-ons 16,0 19,3 23,5 40,8 Multiuser systems total 84,5 90,7 108,4 219,0 Single-User Systems Personal Computers 137,4 162,0 190,5 463,3 Traditional Workstations 6,0 5,9 6,3 12,3 PC/workstation base systems 135,1 158,7 187,4 459,4 PC/workstation initial storage 6,0 7,1 8,2 13,0 PC/workstation bundled OS 2,2 2,1 1,2 3,2 PC/Workstations Add-ons 37,6 52,4 66,3 106,5 Single-user systems total 180,9 220,2 263,1 582,1 Data Communications Equipment LAN Hardware 18,5 20,9 24,2 44,7 Other Data Communications equipment 3,5 4,1 4,7 10,2 Data Communications Equipment total 22,0 25,0 28,9 54,9 Packaged Software System infrastructure software 7,3 10,2 13,4 36,0 Application Tools 13,3 17,1 22,2 53,8 Application Solutions 28,3 36,2 42,3 113,2 Packaged software total 48,9 63,5 77,9 203,0 IT Services Consulting 12,9 16,7 21,2 63,0 Implementation 14,1 17,9 26,0 70,0 Operations management 16,6 22,1 29,3 80,5 Training 14,6 18,4 24,5 74,2 Support services 32,8 41,3 51,0 148,7 IT services total 91,0 116,4 152,0 436,4 Total IT 427,3 515,9 630,3 1 495,3 Source: International Data Corporation, July 1999
  • 85.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 78 5.4. Liste des fabricants hardware Egypt Egypt & Middle East Import Export Egypt Egypt Markets Egypt PC Soft for Computer Systems/PC Soft Egypt Technology Park/TPC Egypt Zein El-Dein & Co. Egypt 2 W Consultant-Eng.Wasfy Migally & Co. Egypt African Chemicals Egypt Alarm System Egypt Alex Computer Distribution Center Egypt Alfa Computer & Technology/AC & T Egypt American Nation Power/A.N Power Egypt Amir Nouri Khattab & Co. Egypt Apecs Control Systems Egypt Apple Pie Egypt Arab American Computer Electronics Egypt Arab Group Modern Information System-Samir Akl Egypt Arabic Computer Consulting Office/Acco Egypt Artec for Import; Export & Commercial Agencies Egypt Asserag Knowledge Systems Egypt Auto Computer Egypt Aya Group Egypt Bess for Computers & Games Egypt Cairo Systems Egypt Cambio Star Egypt Commerce & Technology Group/C & T Egypt Compu Mall Egypt Compu Misr Egypt Compu Serv Egypt Connex Distribution Egypt D.M. Computers Egypt Dary Trading Egypt Dary/Building & Decoration Shopping Center Egypt Deaf Dodo Digital Systems/3 D.S Egypt Delta Int'l Trade Egypt Egypt Comp Egypt Egyptian Air Conditioning/Shadico Egypt Egyptian American Engineering & Computer Egypt Egyptian Computer Center/E.C.C Egypt Egyptian Electronic Systems Information System/ (Data Egypt) Egypt Egyptian Engineering Projects/Quality Egypt Egyptian for Advanced Technology/Egygraphix Egypt Egyptian German Center Egypt Egyptian Micro Solutions/E.M.S Egypt Electro Int'l Trading Egypt Electromitry Egypt Emac Group Egypt Engineering & Contracting Technical Office/Ecto Egypt Engineering & Technological Projects Egypt Engineering for Computer & Systems/E.C.S Egypt Etreby Int'l/E.I.T Egypt Fadco Development & Computer Services
  • 86.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 79 Egypt Falcon Misr for Int'l Freight Egypt Fame Trading & Contracting Egypt Farid Khouri Engineering Projects & Agencies Egypt Ferrometalco-FMC/ (Egyptian German Metallic Construction) Egypt Free Tec Egypt Future & Art Computer & Advertising Egypt Future Trend Egypt Gabr Trading & Technology/GTT Egypt Gama for Intergrated Solutions Egypt Gamma Electronics Egypt General Engineering Works Egypt Gimpex Egypt Giza Systems Engineering Egypt Golden Comp Egypt Hadeya for Arabic Software Egypt Hassan for Computer Systems Egypt High Tech Egypt HighTech/High Technology Systems Egypt I-DNS-Net Egypt Industrial Union Factories/Union Gas Egypt Infotech Egypt Ingycoo Agencies Egypt Innovations Import & Commercial Agencies Egypt Int'l Data Systems/Datum Egypt Int'l Distribution & Trade Group Egypt Int'l Internet Center Computer Egypt Int'l Trade & Technology Egypt Int'l Turnkey Systems/I.T.S Egypt Integrated Computers & Systems Egypt Integrated Solutions Int'l/ISI Egypt Inter Cairo for Trading/Inter Cairo Egypt Inter Line Egypt Israa Export & Import Egypt Kahro Mechanica Engineering Works Egypt Kalila Establishment Egypt M.D & A Egypt Mahmoud Mohamed Yehia Rashdan & Co. Egypt Media Pro Computer Egypt Media Services Egypt Media Tronic Egypt Mesreon Trade Egypt Micro Computer Center/M.C.C Egypt Micro Hard Systems Egypt Micro Max Egypt Egypt Middle East Communication/Emco Egypt Middle East Trading Ass./Gat Egypt Egypt Misr Advanced Scientific Solution/Mass Egypt Misr Computer Egypt Misr Int'l for Telecommunications Egypt Modern Communication Systems/MCS Egypt Modern Systems Center Egypt Motadco Egypt N.C.R Corporation Egypt Nagmat El-Nasr Egypt Nasr Tarde & Computer Egypt National Systems & Communications Egypt Nekhily & Brothers
  • 87.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 80 Egypt North Africa Systems & Engineering/NAC Egypt Odec Egypt Orascom Technology Systems Egypt Overseas Computers Egypt Perfect Data Systems Egypt Perfect for Security Systems Egypt Personal Computer Systems/P.C.S Egypt Pico/Petroleum Services & Investment Egypt Power In Technology Egypt Qualitek Systems Egypt Quick Com Group/Q.C.G Egypt Safa Industries/SMC Egypt Shenawy Shops Egypt Sherbenal Trade Egypt Sherouk Trading/Setco Egypt Sidler Export & Import Egypt Sky Soft Egypt Smoud for Computer Egypt Sparktech Ltd. Egypt Taib Trade Egypt Target Comp El-Maadi Egypt Tawil Int'l Trade/Etitco El-Tawil Egypt Technical Center for Importer of Scientific & Electronic Equipment Egypt Technotrade S.A.E Egypt Tecknomart Egypt Tecnologica Egypt Ultra Trade Egypt United Technology Systems/U.T.S Egypt Winner Egypt Wonder for Trade & Agencies/Wonder Egypt World Import & Export/Wimpex 5.5. Les banques égyptiennes Central Bank Of Egypt http://www.cbe.org.eg/ National Bank of Egypt http://www.nbe.com.eg/ Banque Misr http://www.banque misr.com.eg/ Banque Du Caire http://www.bdc.com. eg/
  • 88.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 81 Bank of Alexandria http://www.alexbank.com/ Arab Investment Bank Credit International D'Egypte National Societe Generale Bank http://www.nsgb.com .eg/ Alexandria Commercial & Maritime Bank National Bank of Abu Dhabi Housing & Development Bank http://www.hdb- eg.com/ Egyptian Saudi Finance Bank Commercial International Bank http://www.cibeg.com/ Bank of Commerce & Development Industrial Development Bank of Egypt Delta International Bank CITIBANK Societe Arabe Internationale De Banque Egyptian Arab Land Bank Egyptian Workers Bank Arab African International Bank http://www.aaibank.com/ Arab Bank http://www.arabbank.com/ Faisal Islamic Bank of Egypt Suez Canal Bank http://www.scbank.c om.eg
  • 89.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 82 Cairo Barclays Banque Du Caire Et De Paris Cairo Far East Bank Export Development Bank of Egypt Misr Romanian Bank http://www.mrb.com.eg/ Mohandes Bank http://www.mohandesbank.c om/ Arab Banking Corporation – Egypt http://www.arabba nking.com/ Egyptian American Bank http://www.eab- online.com/ Egyptian British Bank Misr America International Bank Misr Iran Development Bank Misr International Bank Egyptian Commercial Bank Misr Exterior Bank http://www.misrext.com/ Egyptian Gulf Bank Arab International Bank http://mailer.datum.c om.eg/aib/ Mashreq Bank The Nile Bank Al-Watany Bank of Egypt http://www.alwatan y.com.eg/ National Bank Of Oman http://www.nbo.com/
  • 90.
    LES T.I.C. ENEGYPTE / 5. ANNEXES 83