Le Gouvernement camerounais a entrepris durant ces dernières années des initiatives visant à formaliser le secteur informel. Cependant, force est de constater que ces tentatives n’ont pas abouti aux résultats escomptés avec le secteur informel qui gagne de plus en plus du terrain. L’objectif de cette étude est d’identifier les déterminants de la formalisation des unités de production vers le secteur formel. La base de données utilisée est celle de l’EESI2 par l’INS Cameroun en 2010. Les résultats montrent que les variables telles que la région, le milieu de résidence, le principal intérêt de se faire enregistrer, le chiffre d’affaires, la connaissance de la sécurité sociale, le type de local et le sexe du promoteur, l’âge du promoteur et le secteur d’activité influencent la décision de formalisation des UPI. En effet, avoir un promoteur de sexe féminin influence négativement la décision de se formaliser. Aussi, l’âge influence la formalisation dans ce sens que les promoteurs âgés entre 20 à 59 ans sont plus susceptibles de formaliser leurs UPI. Nos résultats nous ont également révélé qu’avoir un local professionnel pour son activité, des connaissances sur la sécurité sociale et être implanté en milieu urbain favorisent la formalisation de l’unité de production. Enfin, suivant la région ou le type d’activité, l’UPI peut être amenée à se formaliser ou pas. Au vu de ces résultats, nous recommandons au gouvernement camerounais de mettre en place des programmes de sensibilisation et d’information, de soutenir les UPI dirigées par des femmes et de cibler les interventions dans les zones rurales.