Ceci n’est pas 
un livre 
Ceci est une ouverture au dialogue 
Pour chaque article venez : 
poser des questions à nos experts rejoindre la communauté associée 
INTERNET MARKETING 
2009 
Partie articles 
S 
ommaire Général 
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Accès direct au site
BLUE ACACIA 
Xavier Baillet - Directeur Associé de Blue Acacia 
Le Petit Livre Rouge du Marketing Internet est la 
preuve concrète que le Marketing Interactif est tout 
sauf Bling-Bling. Le Marketing Interactif est efficace ; 
il crée du lien tout en étant en mouvement perpétuel. 
Ainsi de bonnes idées et de bonnes stratégies naissent 
tous les jours grâce à la créativité des marques aidées 
par le couple agence/internautes. 
Si j’ai un conseil à vous donner : sautez sur cette édi-tion 
originale et pratique, et faites la révolution com-me 
nous. 
Valérie Legat - Directeur Général - Business lab 
BUSINES LAB 
J’espère chaque année que le Petit Livre Rouge sera 
périmé dès sa commercialisation. Mais non. Le fond de 
l’ouvrage reste un formidable outil pédagogique, les cas 
contribuent à aider le marché à prendre conscience des 
enjeux et à mieux les appréhender. 
Je suis persuadée que cette nouvelle version contribue-ra 
à faire avancer les réflexions stratégiques de déve-loppement 
des ventes et de fidélisation. 
Si non, Le Petit livre Rouge reste une cale d’ordinateur 
portable formidable. 
CYBERCITE 
Jean-François Longy - Directeur Général de CyberCité 
Chaque jour, je peux constater et vérifier l’efficacité et 
surtout l’accessibilité du marketing interactif, notam-ment 
dans notre domaine, la mise en place de straté-gies 
de search marketing – marketing de la recherche 
naturelle ou payante. 
Pour tous ceux qui hésitent encore à franchir le pas ou 
ne savent pas encore toutes les ressources que le web-marketing 
peuvent leur offrir, le Petit Livre Rouge me 
semble être un excellent outil de démocratisation des 
stratégies interactives. 
Laurent Deluermoz - Fondateur 
DIRECT INTERACTIVE 
« Le Petit Livre Rouge du Marketing Interactif repré-sente 
une référence incontournable pour qui veut être 
au courant des dernières opérations innovantes en 
terme de marketing interactif ou pour qui veut trouver 
une donnée statistique précise sur le marché. 
Au-delà de l’aspect « métier » et de l’utilité qu’il peut re-présenter 
en agence lorsqu’on se penche sur telle ou tel-le 
problématique, il permet aussi d’aborder l’ensemble 
des sujets couvrant le secteur, cela avec une approche 
très pragmatique et très concrète qui facilite la lecture 
et la compréhension. » 
DOUBLE CLICK 
Sonia Mamin - Directrice DoubleClick France 
Le marché de la publicité et du marketing online est en 
perpétuel évolution. Les problématiques se complexi-fient, 
de nombreux dispositifs se mettent en place et 
un nombre important d’acteurs intervient. Comment 
s’y retrouver ? Quel dispositif mettre en place ? Telles 
sont les questions que se pose un certain nombre d’an-nonceurs 
curieux d’en savoir plus sur ce média. 
Le Petit Livre Rouge est un trésor d’informations sur 
le marché, les acteurs avec des exemples concrets de 
campagnes. C’est un excellent livre pour en savoir plus 
sur les dernières tendances et découvrir les meilleures 
pratiques pour réussir dans le monde complexe et frag-menté 
du marketing interactif. 
Sylvestre Kranjcevic - Directeur Associé 
EFFILIATION 
Le web marketing est une discipline qui évolue, nous 
apprenons chaque jour à mieux vendre et à mieux gé-rer 
les relations avec les internautes. Il nous paraissait 
donc utile de contribuer modestement à cet apprentis-sage 
commun en partageant nos expériences et nos 
réflexions. 
EMAIL VISION 
Nick Heys - Fondateur et PDG Emailvision 
Depuis 10 ans, j’observe l’évolution de l’usage de l’email 
marketing qui est devenu le canal de marketing de fi-délisation 
le plus rentable. 
De l’envoi massif d’un message unique à l’ensemble de 
leur base d’adresses email, les e-marketeurs dévelop-pent 
aujourd’hui un véritable dialogue one-to-one avec 
leurs clients en fonction de leurs centres d’intérêts, 
comportements et cycle de vie. 
Avec Le Petit Livre Rouge, les annonceurs peuvent vi-sualiser 
des campagnes interactives originales et par-tager 
les meilleures pratiques et résultats de tactiques 
avancées mises en place par des marques renommées 
ou des e-commerçants. 
Yan Claeyssen - DG d’ETO 
ETO 
Depuis sa première édition, le Petit Livre Rouge est 
pour moi la référence du marketing digital. Illustré 
de business cases innovants et performants, ce livre 
constitue une excellente source d’inspiration pour les 
planeurs stratégiques et les créatifs d’ETO. 
Surtout, il nous aide à exposer aux annonceurs la ri-chesse 
et les possibilités du net. Il démontre qu’inter-net 
est plus que jamais un média ET un canal ET un ré-seau 
social incontournable du marketing relationnel ! 
GROUPE REFLECT 
Manuel Diaz - Fondateur Groupe Reflect 
Du moment qu’on y goûte, l’EBG devient rapidement 
une gourmandise addictive. Ses rendez-vous sont un 
bon thermomètre des sujets et un bon moyen d’y pren-dre 
température, sans parler du carrefour propice aux 
rencontres qu’il constitue. Ils sont aussi largement peu-plés 
de ces études de cas qui sont un des carburants de 
nos métiers, le Petit Livre Rouge (qui n’a de petit que le 
nom), produisant l’effort de mémoire nécessaire et for-mant 
le rocher sur l’appui duquel nous pouvons nous 
projeter. 
Pascal Dasseux - CEO HAVAS DIGITAL 
HAVAS DIGITAL 
Notre rôle d’agence conseil suppose que nous connais-sions 
parfaitement notre écosystème et ses enjeux, 
afin de proposer à nos clients les meilleures solutions 
pour eux. Or le monde du web dans lequel nous évoluons 
est en perpétuelle mutation, et ne propose que peu de 
repères fixes et tangibles, tant les rachats, fusions ou 
naissances sont légions. 
C’est dans ce paysage complexe, que l’EBG s’impose 
comme un observatoire incontournable pour nous et 
nos pairs – les événements, mais également le Petit Li-vre 
Rouge, sont en effet devenus des rendez-vous clé de 
la profession, auxquels nous participons à chaque fois 
avec plaisir et enthousiasme, au service du web ! 
L’édito 
des experts
JET MULTIMEDIA 
Axel Mery : Responsable de l’activité mobilité Jet Multimédia 
Toute action d’évangélisation et de démocratisation du 
marketing interactif auprès des marques est essentiel-le. 
C’est pourquoi nous souhaitons nous associer à cette 
démarche. Un tel ouvrage est particulièrement adapté 
à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur le marke-ting 
interactif et le marketing mobile. 
Opérateur de services en ligne, Jet Multimédia s’inves-tit 
fortement en la matière, que ce soit via le téléphone, 
l’Internet ou le mobile et ce depuis près de 20 ans…Nous 
souhaitons donc longue vie à ce bel ouvrage. 
Sabine Maréchal - Présidente Directrice Générale de L’Agitateur e-Media 
L’AGITATEUR E-MEDIA 
Internet est pour beaucoup l’objet de grandes frustra-tions. 
On ne peut pas tout voir, on ne peut pas tout sa-voir. 
La lecture du Petit Livre Rouge est donc fortement 
recommandée à tous ceux qui ont peur d’être « passés à 
côté » cette année ou à ceux qui souhaitent entrer plus en 
profondeur dans le contexte et les objectifs des marques 
sur ce media. Le nombre et la diversité des cas abordés 
montrent la complexité des problématiques et l’exigence 
de plus en plus forte dans la profondeur des stratégies et 
la qualité des opérations qui naissent sur la Toile. 
NURUN 
Antoine Pabst - PDG de Nurun France et DG Nurun Europe 
Petit : au fil des ans et de la croissance de l’interactif, le 
livre a pris une dimension qui n’a plus rien à voir avec 
les feuillets du début, je proposerais donc le grand livre 
rouge. (Note de la rédaction : bien noté, c’est fait ;-) ) 
Livre : épatant comme support pour parler de numéri-que, 
livresque donc, encyclopédique, exhaustif et docu-menté, 
un ouvrage de référence. 
Rouge : les clins d’oeils aux circonvolutions chinoises 
ne sont plus très à propos par les temps qui courent, 
mais la révolution est en mouvement camarade, vive le 
parti du numérique! 
Bruno Walther - Ogilvy Interactive 
OGILVY 
« La bouse de vache est plus utile que les dogmes : on 
peut en faire de l’engrais » 
Mao Tsé-Toung, Grand Timonier de la révolution cultu-relle 
chinoise 
Le Petit Livre rouge est à la révolution digitale ce qu’il 
fut à la révolution culturelle. Un guide pratique et non 
dogmatique, mais inspiré. Car nous vivons bel et bien 
une révolution. Pas une révolution jacobine ou maoïste 
qui couperait les têtes et se contenterait de remplacer un 
pouvoir par un autre. Non, une vraie révolution, au sens 
copernicien du terme. Un changement radical d’axe et de 
perspective qui nous impose une nouvelle réalité, une 
nouvelle manière de penser et de vivre le monde. 
Orange publicité 
Agnès Laval - Directrice marketing Orange publicité 
Avec le phénomène actuel de digitalisation des médias, 
la consommation média change, le marché de la publi-cité 
entre ainsi dans une nouvelle ère. 
Orange publicité, grâce à ses offres internet-TV-mobile 
accompagne les annonceurs à prendre le virage de cet-te 
révolution numérique. 
Pour démocratiser ces nouveaux usages, ces nouvelles 
tendances etc… le Petit Livre Rouge du Marketing Inte-ractif 
m’a semblé une excellent outil ! 
Sylvain Gross - Directeur Général de Public-Idées 
PUBLIC IDEES 
Le marché de la communication évolue : la consigne 
est claire : cap sur la rentabilité ! Message reçu, mais 
comment atteindre cet objectif ? Pour cela, il faut dis-poser 
des outils de « navigation » adaptés. Les experts 
du marketing et de la communication savent voyager 
et vous faire voyager, encore faut-il qu’ils soient munis 
d’une boussole et de la bonne carte pour vous conduire 
à destination. Le petit livre rouge, en tant que panora-ma 
de toutes les - bonnes - opérations de marketing en 
ligne innovantes, sera sans votre livre de chevet pour 
les prochaines vacances ! 
TRADEDOUBLER 
Germain Bos - Country Manager 
Le petit Livre Rouge du Marketing Interactif est pour 
moi, depuis sa création, une référence dans le domaine. 
Ambitieux sans être vaniteux, et complet sans être 
exhaustif (qui pourrait prétendre couvrir l’immense 
diversité du web ?) voilà un ouvrage qui, pour les profes-sionnels 
comme les profanes, donne une vision claire 
et illustrée de la richesse du web et de la créativité mar-keting 
qu’il engendre. 
A lire sans modération ! 
Emmanuel Vivier - Cofondateur Vanksen Group 
VANKSEN 
Dans un environnement de plus en plus concurrentiel 
et complexe il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver 
parmi les différents acteurs. Le petit Livre Rouge per-met 
au non initiés de découvrir par des cas concrets, 
une nouvelle approche du marketing et pour les initiés 
il est une source constante d’idées. Les cas pratiques of-frent 
de véritables retours d’expériences sur la mise en 
place de stratégies interactives efficaces et ciblées. 
VIRTUOZ 
Pascal Levy-Garboua - VP Business Development 
Dans un monde de plus en plus numérique, jamais l’in-dividu 
n’a été si présent. Ce paradoxe provient du déve-loppement 
même des technologies. Les 
forums, blogs, agents virtuels etc. fournissent une voix 
et un pouvoir nouveaux aux consommateurs, et obli-gent 
les marques à intégrer cette 
nouvelle donne à leur stratégie. 
Pour tous ceux qui cherchent à renouveler leurs ins-pirations 
en matière de marketing interactif, le petit 
Livre Rouge est un véritable annuaire de tendances, à 
utiliser et réutiliser. 
David Ferrara - Président & François Garcia - Directeur Général 
X-PRIME 
X-PRIME participe au guide du Marketing Interactif 
de l’EBG avec plaisir car nous sommes convaincus de 
vivre une époque intense d’innovations technologi-ques. 
Leur appropriation rapide par le public est un 
véritable défi pour les marques qui peuvent enrichir 
leurs relations avec les consommateurs. La création di-gitale 
2008 sera évidemment dépassée par les prochai-nes 
innovations et comportements. Cependant, ce qui 
est sûr, c’est que les marques qui sauront s’approprier 
les précieux conseils du « Guide » anticiperont mieux 
que les autres ces évolutions. Bonne lecture et rendez 
vous en 2009 ! 
Martin Tissier - Chef de projet EBG 
EBG 
Une année de travail, plus de 300 agences contactées, 
des interviews, des tonnes de blogs et livres lus, des 
litres de café… 
Et voilà… 
Quelques jours avant la sortie officielle de ce livre, j’ai 
la conviction, partagée avec tous les partenaires, que 
vous tenez entre les mains LA référence incontourna-ble 
pour qui veut dompter, booster et moderniser sa 
présence sur Internet… 
Dans l’attente de vos questions et impressions ! 
=>martin.tissier@ebg.net !
79 
DOMPTER 
LES BANNIERES 
DE PUBLICITE 
Formats Publicitaires 
CPM, CPC, CPA, CPI 
Campagne d’Affiliation 
Segmentation 
Dernières Tendances 
Publicité dans le Format Vidéo 
59 
APPRIVOISER 
LES MOTEURS 
DE RECHERCHES 
Référencement Naturel 
Liens Sponsorisés 
Optimisation 
Dernières Tendances 
Pilotage des Campagnes 
35 
MODERNISER 
SON SITE 
INTERNET 
Flash 
Widget 
Interfaces Riches 
Agents Conversationnels 
Vidéos Cliquables 
7 
CRÉER 
SON SITE 
INTERNET 
Ergonomie 
Intégration de Catalogue Produit, 
Taux de conversion, 
Netchandising, 
Tracking 360° 
Back office 
Nom de domaine 
121 
GERER 
DES CAMPAGNES 
E-MAILING 
Création et Optimisation de Campagne 
Coregistration 
Taux de délivrabilité 
Analyse des Résultats 
Dernières Tendances 
101 
OPTIMISER 
LA RELATION 
AVEC 
L’INTERNAUTE 
Nouveaux Défis 
Fidélisation` 
Ciblage Comportemental 
Connaissance de l’internaute 
Cybercriminalité 
4 
sommaire
227 
SE PREPARER 
à DEMAIN 
Modernité 
Entreprise 2.0 
Interfaces Tactiles 
et autres Innovations Technologiques 
175 
INFILTRER LES 
COMMUNAUTES 
Réseaux Sociaux 
Bouche à Oreille 
Univers Virtuel 
Podcast 
Web TV 
153 
INTéGRER 
L’UNIVERS 
DES BLOGGUEURS 
Communication 
Blog Seeding 
Création de Blogs 
Flux RSS 
Sites et Blogs Marketing 
Microblogging 
135 
GENERER 
DU BOUCHE 
à OREILE 
Buzz Marketing 
Marketing viral 
Street Marketing 
Advergame 
Serious Game, 
Définition 
Création de Campagnes et Exemples 
191 
Développer 
un site/service 
mobile 
Flow Marketing 
Site Mobile 
Applications Embarquées 
Géolocalisation 
Marketing viral mobile 
Réseaux sociaux mobiles 
209 
Diversifier 
les usages 
du mobile 
Publicité d’un Site Mobile 
RFID 
Code 2D 
Bluetooth 
Reconnaissance d’images 
113 
AU VERSO 
+ DE 60 
OPéRATIONS 
DE MARKETING 
INTERACTIF 
ANALYSéES 
Source d’inspiration pour : 
Vous faîre connaître 
Augmenter vos ventes 
Fidéliser votre clientèle ! 
PRéSENTATION 
DES PARTENAIRES 
DU LIVRE 
+ LES CHIFFRES DU WEB 
MARKETING 
EN PARTIE 
CENTRALE 
5
7 
CRéER 
SON SITE 
INTERNET 
SOM M A I R E 
Réussir l’ergonomie de son site - P.8 
Réussir l’intégration de son catalogue produit sur un site - P.12 
Réenchanter le parcours client avec le Netchandising - P.15 
Améliorer son taux de conversion - P.20 
L’importance d’un tracking à 360° - P.26 
Réussir son Back office - P.28 
Protéger ses noms de domaines - P.30 
Juridique - P.33 
Sommaire Général
TECHNIQUE 
À qui est destiné votre site Internet ? 
La seule manière de réussir l’ergonomie 
d’un site consiste à comprendre et prendre 
en compte ses visiteurs. 
Interrogez-vous donc sur qui sont vos 
internautes, et surtout sur ce qu’ils viennent 
faire sur votre site. Cela vous aidera à les 
satisfaire, et à pondérer de manière plus 
ou moins forte chacune des règles que 
nous présentons dans cet article. 
Règle n° 1. 
UN SITE BIEN ARCHITECTURé 
Votre site Internet doit être bien rangé ! Avant de vous 
intéresser à l’apparence du site à l’écran, vous devez faire 
la liste des contenus, et les organiser de manière logique. 
a) Catégorisez : 
opérez les regroupements qui sembleront le plus naturel 
pour vos internautes (par thème, par ordre alphabétique, 
par ordre chronologique, etc.). 
b) Structurez : 
faites ressortir les éléments les plus intéressants pour vos 
internautes, en vous adaptant à leurs besoins et à leurs 
stratégies de consultation. Le web est l’endroit rêvé pour 
atteindre un objet par différents chemins, profitez-en ! 
Vu sur le web : 
Sur le site de The Body Shop, une entrée « Shop by line » 
permet de transgresser l’arborescence thématique (hair, 
skin care, body, etc.), pour parcourir les produits par 
gamme (White Musk, Wise Woman, Vitamin E, etc.) 
Source : www.thebodyshop.com 
Règle n° 2. 
UN SITE COHéRENT 
Rien de mieux que d’être cohérent pour que vos internautes 
apprennent à vous connaître ! Dans cet objectif, veillez à 
rester homogène sur quatre dimensions : 
Les endroits où vous placez les choses (par exemple, une 
barre de navigation ne doit pas changer d’emplacement) 
La manière dont vous nommez les choses (un mot pour 
chaque objet !) 
La manière dont vous présentez les choses (attention 
notamment aux formats des éléments cliquables) 
La manière dont le site réagit (les réactions suite à un 
clic notamment) 
Règle n° 3. 
DES PAGES BIEN ORGANISéES 
Ranger vos pages web, c’est commencer par jeter tout ce 
qui est superflu. Supprimez donc les éléments inutiles, 
aussi bien au niveau macroscopique (exemple : un bloc 
entier de contenu) qu’au niveau microscopique (exemple : 
un mot, un bouton, un lien, une puce, etc.). 
Pensez aussi au fait que les animations augmentent 
la charge visuelle, même si elles occupent strictement 
le même espace écran qu’une version statique. Même 
chose pour les images de fond, qui ne doivent pas réduire la 
lisibilité ! 
Vu sur le web : 
Sur le site de VistaPrint, les éléments permettant de 
trier les cartes de visite sont mal organisés. Ainsi on a 
le sentiment que la case à cocher «vertical» se réfère à la 
colonne de droite, mais ça n’est pas le cas. 
Source : www.vistaprint.fr 
Réussir 
l’ergonomie 
de son site 
Altima (People Square) 
8 
créer son site internet 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
113 
créer son site internet 
Règle n° 4. 
UN SITE QUI RESPECTE 
LES CONVENTIONS 
Profitez du bagage Internet de vos visiteurs ! Ils ont appris 
sur d’autres sites un bon nombre de choses, qu’il vous faut 
réutiliser si vous souhaitez que votre site paraisse intuitif. 
Si vous cherchez à être original, faites-le sur d’autres 
points (service, design, ton éditorial, etc.) ou sur des points 
d’ergonomie non critiques. 
Dans cet objectif, veillez à respecter les conventions suivantes : 
Les endroits où vous placez les choses (ex. l’accès au 
panier dans la partie supérieure du site) 
La manière dont vous nommez les choses (ex. « panier » 
plutôt que « chariot ») 
La manière dont le site est présenté et fonctionne (ex. ne 
pas utiliser une alerte Javascript pour donner une simple 
indication à votre internaute). 
Vu sur le web : 
Sur le site de Canon, le survol de la rubrique « À propos 
de Canon » affiche à la manière d’une navigation des 
informations qui semblent être des liens vers des sous-rubriques. 
Or, lorsque l’internaute dirige sa souris vers ces 
informations, ces dernières disparaissent (car elles ne font 
qu’indiquer le type de contenus). 
Source : www.canon.fr 
Règle n° 5. 
UN SITE QUI INFORME 
L’INTERNAUTE 
a) Informez vos visiteurs 
Soyez poli, et indiquez toujours à l’internaute qui vous 
êtes, ce que vous faites, ce que vous lui offrez. En outre, 
informez-le sur l’endroit où il se trouve dans votre site, 
ainsi que sur les pages qu’il a déjà visitées. 
De plus, vous pouvez accompagner vos éléments d’interface 
de descriptions textuelles chaque fois que c’est nécessaire 
à une bonne compréhension. 
Vu sur le web : 
Sur le site de The Body Shop, la barre de navigation de 
gauche ne comporte pas de repère situationnel. Ainsi, dans 
cet exemple, rien n’indique que l’on se trouve dans la sous-rubrique 
« Soap » de la rubrique « Bath ». 
Source : www.thebodyshop.com 
b) Répondez à vos visiteurs 
Toute action de l’internaute (exemple : enregistrement 
d’une page, ajout d’un article au panier, tri d’une liste, etc.) 
implique une réponse de la part du site. D’autre part, cette 
réponse doit être parfaitement visible. 
Règle n° 6. 
UN SITE LOGIQUE 
ET QUI AIDE L’INTERNAUTE 
Un site Internet doit savoir répondre aux besoins de ses 
visiteurs, et les assister dans leur parcours. Dans cette opti-que, 
vérifiez que les éléments qui doivent être utilisés par 
vos internautes sont bien placés et suffisamment visibles. 
Veillez aussi à ce que le format des objets traduise bien leur 
usage : l’utilisateur doit bien faire la distinction entre ce qui 
est cliquable, actionnable, saisissable, et ce qui ne l’est pas. 
Faites donc attention à ne pas diriger de manière erronée ! 
Vu sur le web : 2 exemples d’éléments qui donnent 
très envie de cliquer, et génèrent un effet déceptif suite à 
l’absence de réaction du site : 
Une pastille rouge clignotante « Mes soins minceur jusqu’à 
– 50% » sur le site d’Yves Rocher 
La photo et le nom d’un téléphone sur le site d’Universal Mobile 
Sources : www.yves-rocher.fr 
Enfin, sachez accompagner vos internautes pas à pas, et 
les aider au moment où ils peuvent en avoir besoin. 
Règle n° 7. 
UN SITE COMPRéHENSIBLE 
Parlez le langage de vos visiteurs, et évitez d’utiliser 
des termes ambigus, des icônes ou des codes graphiques 
difficilement compréhensibles. 
Vu sur le web : 
Sur le site de Fnac Eveil & Jeux, le libellé « Commande 
directe » n’est pas immédiatement compréhensible. La 
Redoute a nommé cette catégorie « commander avec les 
références catalogues ». C’est plus clair. 
Source : www.eveiletjeux.com 
9 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
116 
Règle n° 8. 
À BAS LES ERREURS 
a) Evitez que l’internaute fasse une erreur 
La première façon de gérer les erreurs, c’est de tout faire 
pour éviter que l’internaute en fasse. Pensez à la fois 
aux interactions (ex. message de confirmation avant la 
suppression), et aux objets d’interface (ex. légende de 
format de renseignement d’un champ). 
Veillez particulièrement aux erreurs irrécupérables ! 
Vu sur le web : 
Je viens de passer 10 minutes à personnaliser ma paire de 
chaussures sur le site de Converse. A ce stade de l’opération, 
si je clique ailleurs dans le site, sur le bouton « fermer » ou 
sur « Design your own », on efface tous mes choix. 
Source : www.converse.com 
b) Aidez l’internaute à corriger son erreur 
Une fois que l’erreur a été commise, on doit faciliter la vie 
de l’internaute qui s’y trouve confronté. 
Repérage de l’erreur : 
a) fournir un message général visible, qui attire l’attention 
sur le fait que quelque chose ne s’est pas bien passé. 
b) mettre en valeur les champs concernés 
Compréhension de l’erreur : 
fournir un message qui explique la teneur de l’erreur. 
Correction de l’erreur : 
faciliter le travail de modification. En effet, la bonne 
compréhension est nécessaire à une bonne correction, 
mais pas suffisante. (par exemple si un champ email est 
défaillant car le caractère @ a été oublié, ne pas effacer 
l’email entré par l’internaute). 
Règle n° 9. 
RAPIDITé 
Sur Internet, chaque seconde compte. Le temps de réalisa-tion 
d’une action a un impact sur la perception de la flui-dité 
et du caractère agréable de la visite. Vous devez donc 
tout mettre en oeuvre pour optimiser le critère de rapidité. 
Attention ! La rapidité ne se compte pas en nombre de 
clics. Il s’agit plutôt de faciliter les actions, et de prévoir 
des accès multiples, des raccourcis ou fonctionnalités pour 
satisfaire les visiteurs les plus avertis. 
a) Facilitez le clic et la saisie clavier 
Plus on peut agir vite, plus on est rapide. Cela se joue souvent 
à peu de choses. Prévoyez par exemple des éléments cliqua-bles 
suffisamment grands, et qui prévoient le caractère 
imprécis de la visée à la souris ! (En savoir plus ? tapez sur 
votre moteur de recherche « Loi de Fitts »). 
Vu sur le web : 
Dans cet exemple tiré du site Fnac Eveil & Jeux, seuls les 
titres sont cliquables (et non la totalité de l’onglet qui les 
accueille sous forme d’un bouton). 
Source : www.eveiletjeux.com 
b) Evitez toute action inutile 
Pensez toujours à vous mettre dans la peau de vos visiteurs, 
et faites l’exercice consistant à accomplir les mêmes 
actions qu’eux, afin de vous rendre compte du niveau de 
complexité d’une action. 
Vu sur le web : 
Sur les pages multi-produits du site The Body Shop, on est 
obligé de saisir la quantité souhaitée, avant de cliquer sur le 
bouton « Add to cart ». On demande donc à l’internaute beau-coup 
d’actions pour un simple ajout d’article au panier. 
Source : www.thebodyshop.com 
c) Prévoyez des accélérateurs 
Les accélérateurs sont primordiaux sur les sites 
fréquemment consultés par leurs visiteurs. Ils permettent 
à ces derniers d’atteindre plus rapidement l’information 
qui les intéresse, ou d’accomplir plus rapidement une 
action. 
Vu sur le web : 
Sur le site de Télérama, des fonctions de personnalisation 
de la grille (chaînes affichées, ordre des chaînes, etc.) 
permettent aux internautes d’enregistrer leur propre 
configuration, et ainsi de consulter plus rapidement leur 
grille de programmes TV. 
Source : www.telerama.fr 
10 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Règle n° 10. 
Liberté : c’est l’internaute 
qui commande 
Internet est un media sur lequel les utilisateurs s’attendent 
à avoir un rôle actif. Il est important que le site Internet 
respecte les conventions d’usage, et ne semble pas hors du 
contrôle de l’internaute. 
Attention donc aux pratiques suivantes, qui pourraient 
vous attirer les foudres de vos visiteurs : 
Déclenchement automatique du son 
Animations intempestives et qu’on ne peut pas interrompre 
Actions lancées au passage de la souris 
Affichages au passage de la souris qui bloquent l’internaute 
Difficultés de retour en arrière ou de correction 
Demande de données personnelles sans réelle justification 
etc. 
Vu sur le web : 
À chaque visite sur le site de Zadig et Voltaire, on doit 
saisir son adresse email. De plus, à l’occasion de la première 
visite, on se voit forcé de déclarer que l’on souhaite recevoir 
la newsletter (en cliquant sur non, rien ne se passe). 
Source : www.zadig-et-voltaire.com 
Règle n° 11. 
UN SITE QUI SATISFAIT 
SES INTERNAUTES 
Enfin, un site ergonomique est un site qui satisfait ses 
internautes, notamment parce qu’il les connaît bien. Au-delà 
des 11 règles précédentes, les critères suivants entrent 
donc en ligne de compte dans la perception de la qualité 
d’utilisation de votre site web : 
Esthétique et expérience utilisateur 
Qualité du service 
Fonctionnalités et services proposés 
Fiabilité technique 
Vu sur le web : 
Sur le site du Body Shop, une fonction “E-mail me when in 
stock” permet aux internautes d’être avertis de la mise en 
disponibilité d’un produit. 
Source : www.thebodyshop.com 
Règle n° 12. 
UN SITE FACILE D’ACCèS 
POUR TOUS 
Quelque soit le matériel utilisé par l’internaute lorsqu’il 
visite votre site, ou quelque soit ses capacités perceptives, 
motrices ou cognitives, il doit pouvoir accéder à vos 
contenus et services. Ayez donc toujours cet objectif en 
tête ! 
En bref : 
12 règles 
à utiliser 
à bon escient 
Voici donc un rapide panorama des objectifs à atteindre 
pour concevoir un site web confortable. Ces règles sont 
essentielles, mais ne sont pourtant que la partie immergée 
de l’iceberg ! Pour engager une véritable démarche 
d’ergonomie, rencontrez vos internautes, faites leur tester 
vos maquettes et réagir sur vos idées. Vous verrez que les 
données alors obtenues sont irremplaçables ! 
AUTEUR 
Altima (People Square) 
Amélie Boucher 
Ergonome et Architecte de l’information 
Auteur du livre Ergonomie web (Eyrolles) 
11 
créer son site internet 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TECHNIQUE 
Comment aider les internautes à trouver le(s) 
produit(s) qu’ils recherchent et leur proposer une 
expérience utilisateur « riche » ? Cet article s’articule 
autour du trio « recherche / liste de résultats / fiche 
produit » et dispense quelques conseils et des « nice 
to have » qui permettent d’améliorer l’expérience 
utilisateur. 
La recherche 
Vous ne pouvez pas vendre un produit si vos clients 
ne le trouvent pas. C’est pour cela que de plus en plus de 
e-commerçants mettent en place un module d’assistance à 
l’achat. Une étude de Aberdeen Group montre que 68% des 
sites d’e-commerce intitulés les « best-in-class » utilisent 
les données saisies dans leurs propres moteurs de recher-che 
pour optimiser leur tactique de merchandising online 
et proposer aux clients ce qu’ils recherchent. 
On s’oriente de plus en plus vers des modules de recherches 
plus évolués. Il est donc primordial de faire le bon choix du 
mode de recherche, celui qui permettra aux utilisateurs de 
chercher et de trouver le produit tant désiré. 
La recherche « simple » 
Composée le plus souvent d’un champ de saisie et d’un 
bouton de validation, c’est le mode de recherche le plus 
ancien et certainement le plus répandu. Sur les sites 
disposant d’une arborescence importante, un menu 
déroulant est ajouté, permettant de réduire le champ de 
la recherche à une rubrique ou une catégorie du site. Mais 
on voit de plus en plus apparaître des modes de recherches 
simples mais « riches » : des compléments à la requête 
initiale sont directement affichés pendant la saisie 
(l’autocomplétion) C’est ainsi le cas sur Yahoo. Le site de 
Apple quant à lui propose des résultats « incitatifs » : des 
résultats prioritaires sont « poussés » vers l’utilisateur 
directement sous le champs de saisie. On essaie donc 
de l’aiguiller vers les pages les plus pertinentes tout en 
lui laissant la possibilité de visualiser l’ensemble des 
résultats. 
La recherche multicritères 
Cette recherche est en quelque sorte le reflet de la structure 
de votre catalogue produit. Simple à utiliser, elle est encore 
trop souvent assez peu travaillée graphiquement. C’est 
un tort, multicritère ne rime pas forcément avec austère. 
Sur le site e-commerce de Jules, les catégories de critè-res 
(produits, coloris...) sont illustrés par un visuel qui 
attire le regard, et les critères similaires (ex : pantalons 
jeans et bermudas) sont regroupés. Enfin des filets gris 
permettent de structurer l’ensemble, qui reste lisible et 
agréable à l’oeil malgré le nombre important de critères. 
Sur le site de Jules, l’ensemble de la page de recherche est 
lisible et clair malgré le nombre important de critères de 
recherche. 
La recherche visuelle 
Sur le site de Like, l’internaute peut effectuer une 
recherche visuelle basée sur un détail du produit. Il lui 
suffit d’entourer la partie du produit qui l’intéresse. Ce 
détail devient un critère de sélection et le site affiche 
des produits similaires en terme de couleur, de forme et 
de motif. C’est un mode de recherche très utile lorsque 
le processus de choix est plus subjectif qu’objectif. 
Egalement, pour faciliter la compréhension des critères 
par l’utilisateur, les cases à cocher sont remplacées dès que 
possibles par l’illustration des différents critères (ex : des 
carrés colorés pour les couleurs, la forme du produit pour 
les différents styles, les motifs sont dessinés, etc…) 
La recherche experte / avancée 
Ce mode de recherche est à envisager lorsque le site propose 
par exemple un service bien particulier et qu’une recherche 
multicritère n’est pas suffisante pour trouver le bon 
produit. Sur le site de Blue Nile l’utilisateur a la possibilité 
de se confectionner une bague sur mesure. Pour ce faire, la 
recherche est scénarisée en 2 grandes étapes : sélection du 
diamant et choix du sertissage. A chacune de ces 2 étapes, 
de multiples critères à renseigner sont présentés soit avec 
des cases à cocher illustrées (pour bien visualiser la forme 
du diamant par exemple) soit avec des sliders, ces petites 
tirettes à déplacer en drag’n’drop (ou glisser déposer / pour 
définir des tranches minimum et maximum, comme le 
caratage ou le prix). 
La mise en page de type « mini-tableau de bord » qui est 
utilisée est lisible bien qu’un certain nombre de critères 
soient affichés. Même si la fonctionnalité de confection sur-mesure 
est réservée à un public averti en joaillerie, sa mise 
en scène reste relativement simple à utiliser notamment 
grâce à la scénarisation en différentes étapes. 
Réussir l’intégration 
de son catalogue 
produit sur un site 
12 
créer son seit eeinnrtt Nnruu 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Quelques « nice to have » 
créer son site internet 
Quelques « nice to have » 
13 
pré-afficher le nombre de résultats avant l’affichage de 
la requête (Jules) 
mettre en place un système d’autocomplétion (Apple 
ou Yahoo!) 
en fonction du type de site, permettre une sauvegarde 
des recherches. C’est très pratique sur les sites d’enchère 
par exemple, lorsque les recherches sont identiques et 
récurrentes à différents moments (eBay) 
La liste de résultats 
Après avoir sélectionné les critères importants pour sa 
recherche, l’utilisateur arrive sur une SERP - « Search 
Engine Result Page » (une page de résultats). Là encore, 
quelques conseils permettent de fluidifier la navigation et 
améliorer ainsi l’expérience utilisateur. 
Etre complémentaire avec la page de recherche 
Même si elle se trouve souvent sur une page distincte, la 
liste de résultat est la continuité logique de la recherche. 
Et parce que la recherche est rarement fructueuse du 1er 
coup, il est judicieux de laisser les critères de recherche 
sur la page de résultat (comme sur le site de Endless) et ce, 
pour plusieurs raisons : 
l’utilisateur voit toujours les critères qu’il a sélectionnés. 
Ainsi en cas d’erreur, il peut s’en apercevoir et corriger. 
il peut donc modifier ses critères ou effectuer une 
nouvelle recherche sans avoir à revenir sans cesse sur la 
page de recherche. 
au lieu de faire des allers-retours entre les pages de 
résultats et de recherche, cela lui donne l’impression de 
progresser et d’avancer dans sa recherche. 
Rafraîchir localement la page 
Lorsqu’un critère est sélectionné, la liste de résultats 
doit se mettre à jour. Auparavant, lorsque les sites étaient 
intégralement en HTML, c’est la page toute entière qui 
se rafraîchissait, mais avec l’utilisation de plus en plus 
fréquente d’Ajax notamment, on peut mettre à jour 
uniquement certaines zones de la page. C’est ainsi que 
fonctionne Kayak, un des premiers sites à avoir mis en 
place cela. Ainsi, on évite-t-on l’utilisation de frames ou 
de iframes. Tout s’enchaîne parfaitement, il n’y a pas de 
rupture dans la navigation. 
Adapter sa liste de résultats 
Bien que très usuelle, la page de résultats doit toujours 
être conçue en fonction du positionnement du site. Voici 
2 exemples de SERP très différentes alors que les 2 sites 
sont dans le secteur de la Joaillerie. 
Tiffany a opté pour une mise en page simple et épurée 
qui fait la part belle aux produits. La composition hori-zontale 
à 12 produits est originale : elle permet, grâce aux 
différences de taille de visuels, de mettre en valeur les 2 
produits présents aux extrémités gauche et droite et ce, 
sans avoir de scroll vertical. Les informations textuelles 
sont affichées dans une infobulle et apparaissent unique-ment 
au survol du visuel produit. Les informations sont 
donc présentes sans pour autant alourdir la page et para-siter 
les visuels. C’est beau et fonctionnel à la fois, et c’est 
surtout adapté au reste du site : simple, luxe et épuré. 
Sur le site de Blue Nile, la liste de résultats a été conçue 
autour de la notion de confection sur mesure et d’expertise 
joaillière (cf. paragraphe sur la recherche experte). La 
mise en page est donc plus complexe. Comme le visuel du 
produit n’a pas d’importance, il laisse sa place à toute une 
série de critères (forme de la pierre, caratage, découpe…) 
présentés directement dans un « mini-tableau de bord ». 
Cela permet de comparer rapidement les critères de 
chacune des pierres. La liste se rafraîchit « à la volée », des 
informations supplémentaires sont affichées dans une 
vignette prédictive au survol du produit, on peut trier ses 
résultats… Le système permet même l’ajout de critères de 
sélection supplémentaires ! 
Tiffany et Blue Nile, deux sites dans le domaine de 
la joaillerie dont les SERP sont fondamentalement 
différentes. 
proposer plusieurs modes de visualisation : en vignette, 
en liste… (Decathlon ) Cela permet de mettre en avant 
différentes informations en fonction du mode sélectionné 
proposer des tris supplémentaires une fois les résultats 
affichés : trier par nouveauté, par prix, par best-selling, 
par marque… (Endless) 
permettre à l’utilisateur de changer le nombre de résul-tats 
affichés par page (Like) 
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Quelques « nice to have » 
La fiche produit 
Là encore, il faut penser cette page dans une dynamique 
d’enchaînement avec la liste de résultat. Si le produit A 
n’est pas exactement celui que l’internaute cherchait, peut-être 
que le produit B correspondra. Il faut donc toujours 
faciliter la navigation de l’internaute, même sur la fiche 
produit. 
Permettre l’accès aux autres résultats 
depuis la fiche produit 
Sur les sites de Tiffany et Endless, lorsqu’il y reste par 
exemple 15 produits qui correspondent à une recherche et 
que l’internaute clique sur la fiche produit de l’un d’entre-eux, 
les visuels des 14 autres produits sont affichés sur 
la page produit. Le fait de les laisser accessibles permet 
d’accéder directement à la fiche détaillée sans avoir à 
revenir sur la liste de résultats. Cela évite ainsi des allers-retours 
à l’internaute (remarquez qu’on ne pourra que très 
difficilement combiner cette option avec la mise en place 
de ventes additionnelles - cross-selling / up-selling…- car 
les 2 fonctionnalités risquent de se parasiter) 
Sur le site de Endless, les produits correspondants à ma 
recherche sont toujours accessibles sur la fiche produit. 
Sur la fiche produit du site de Jules, on permet à l’internaute 
une découverte linéaire de ses résultats de recherche 
en affichant les liens « produit précédent » et « produit 
suivant ». Au survol des 2 liens, le visuel du produit 
suivant/précédent apparaît, et un lien permet de revenir 
à la liste de recherche. 
Have a (quick) look ! 
Certains sites comme Piperlime ou Gap proposent à 
leurs utilisateurs un « quick look ». Le « quick look » est 
un « condensé » de la fiche produit affiché en popin ou 
sous la forme d’une vignette prédictive. Il contient les 
informations indispensables à la concrétisation de l’achat 
(ex : le choix de la taille et de la quantité) et ne permet 
pas généralement l’affichage du cross-selling ou du zoom 
produit. 
Fiches produits 
Sur les sites de prêt-à-porter, les produits sont souvent 
présentés sous la forme d’un « total look » (ex : un 
mannequin porte le jean, la ceinture, le t-shirt et la veste) 
Si l’internaute souhaite acheter l’ensemble, au lieu de lui 
imposer des allers-retours entre les différentes fiches 
produits, mettez en place une fiche produit comprenant 
l’intégralité des articles comme le fait American Eagle. 
Ainsi l’internaute aura plus de facilité à acheter l’ensemble 
car tous les articles du look sont sur la même page. 
Une légère variante peut être envisagée, celle de l’achat 
multiple d’un même produit mais avec des variations de 
couleur. C’est ce que propose le site de Victoria’s Secret : 
à la demande de l’internaute, des menus déroulants 
supplémentaires s’affichent et permettent d’acheter 
le même produit dans des couleurs et des quantités 
différentes à partir d’une seule fiche produit. 
choix d’une couleur : la couleur « pourpre » sera perçue 
différemment d’une personne à l’autre. Le fait d’afficher 
un carré coloré en plus du nom de la couleur permet de 
lever des ambiguïtés. C’est également très pratique pour 
les visualiser les motifs. 
choix de la taille : pour éviter de frustrer l’utilisateur, il 
vaut mieux proposer, si possible, uniquement les tailles 
disponibles. Ainsi, on évite de lui donner de faux espoirs 
avant qu’il n’appuie sur le bouton « acheter ». 
visuel produit : proposer plusieurs vues du produit peut 
jouer un rôle décisif dans l’acte d’achat lorsqu’une seule 
vue ne permet pas de se faire une bonne idée du produit. 
NB : ces fonctionnalités ne sont pas adaptées à tous les 
produits. 
Conclusion 
Les sites d’e-commerce se sont multipliés depuis ces 
dernières années. Aucun détail ne doit être laissé au 
hasard et tout doit être pensé pour favoriser la fluidité de 
la navigation, permettre à l’internaute de trouver ce qu’il 
est venu chercher, et augmenter le taux de conversion. 
Il n’y a donc pas de « recette miracle » ni de bons conseils 
à appliquer de manière automatique. Même si l’on peut 
faire ressortir de grandes pratiques, l’ergonomie d’un 
site e-commerce doit être conçue au cas par cas pour 
répondre à vos objectifs et être adaptée à votre cible, 
votre positionnement… 
AUTEUR 
Nurun 
Eric Di Pol 
Chef de projet 
14 
AUJOURD’HUI... 
fluide 
riche 
refresh local 
ET DEMAIN 
« all in one 
experience » 
(ex : le site de 
« Bag, Borrow 
or Steal ») 
HIER 
cloisons 
linéaire 
unilatéral 
refresh global 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
créer son site internet 
TECHNIQUE 
Business Lab 
créer son site internet 
15 
Dans la peau de l’acheteur 
Dans une relation entre individus, on ne présente pas 
toujours le même visage à l’autre en fonction des situations 
et des contextes. Il en va de même par rapport aux marques, 
quand le consommateur devient acheteur. 
C’est le même individu, mais qui présente une facette 
différente de lui-même dans sa relation avec la marque. 
Le consommateur est d’abord spectateur de la marque, 
il est en contact avec elle à travers des représentations 
médiatisées (publicité, mailing, etc.). Tout change quand 
il est en situation d’achat puisqu’il devient acteur dans 
cette relation. Comprendre le shopper, c’est véritablement 
se mettre dans la peau de cet individu qui doit réaliser 
une interaction d’achat avec la marque. 
Son action est alors influencée par trois contraintes 
spécifiques. Il a une tâche à accomplir (l’achat), dans un 
temps limité et avec un budget limité. On sait ainsi qu’en 
Europe une femme passera en moyenne vingt minutes au 
supermarché pour un panier moyen de vingt à vingt-cinq 
euros (étude européenne POPAI). C’est aussi comprendre 
le paradoxe de l’acheteur moderne : le choix aujourd’hui 
nous rend malheureux, en ligne comme en point de vente 
réel, parce qu’il est source de stress et de frustration. Face 
à ces contraintes l’individu-acheteur se replie souvent sur 
ce qu’il connaît, voire sur des routines pour optimiser son 
processus d’achat, mais il est aussi en attente de surprise 
et de découverte durant ce parcours d’achat… 
Analyser et prévoir 
ses comportements d’achat 
C’est la compréhension de cet état psychologique 
et physique du shopper en situation d’achat qui est 
essentielle pour identifier les freins et les leviers propres 
à chaque transaction. C’est le point d’ancrage du taux 
de transformation immédiat autant que du ré-achat 
futur. Trois phases constituent le cycle d’achat complet 
du shopper : le pré-achat (l’identification du besoin par 
exemple), la phase instore (virtuelle ou réelle), le post-achat. 
Chaque phase est l’occasion d’arbitrages et d’évaluations 
pour l’acheteur. Le moment du déballage ou « unpacking 
» peut être ainsi crucial. Une grande marque de brosses 
à dents électriques a réalisé que le moment de déballage 
du produit, sous coque plastique, était si malaisé qu’il 
nécessitait des ciseaux et contredisait l’image de produit 
technologique et premium aux yeux de l’acheteur. 
La catégorie de produit, le type d’achat (planifié, plaisir, 
etc.) et l’occasion de consommation génèrent ensuite 
des barrières à l’achat spécifiques, qu’on pourra lever 
par des modifications qui feront basculer le choix vers 
la marque à promouvoir, dans un contexte online comme 
offline. Lors de l’achat d’un accessoire de téléphone 
portable par exemple (batterie, kit mains libres, etc.), 
la barrière principale s’est révélée être, au niveau mondial, 
l’incertitude sur la compatibilité du produit acheté 
avec le portable possédé. Dans la catégorie des céréales 
pour enfants par exemple, l’achat est déterminé par une 
négociation entre la valeur nutritionnelle pour la mère 
et la nouveauté de la prime pour l’enfant. 
Le shopper est trop complexe et contradictoire dans ses 
comportements pour chercher à appliquer des recettes. 
Il serait en effet trop simpliste de penser que pour vendre 
des produits de consommation courante, il suffit d’être 
pratique ou ésotérique pour vendre du luxe. L’achat de 
son premier produit Bio implique qu’on ait été conquis 
par un discours préliminaire, que l’on nous a aidé à 
naviguer au sein des univers de choix, que l’on nous a aussi 
accompagné dans une logique d’éducation. L’achat d’un 
voyage professionnel privilégiera certainement le confort 
au prix… 
La scénarisation de la mise en contact avec les produits et/ 
ou marques doit donc intégrer l’ensemble de ces critères, 
en offrant différents modes d’accès aux produits, basés 
sur une analyse très fine des shoppers ciblés et de leurs 
comportements d’achat. 
ré-enchanter 
le parcours client 
avec le « netchandising » 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Et c’est pour définir une méthodologie d’analyse 
et de construction des interfaces transactionnelles, 
d’optimisation des surfaces de vente virtuelles, qu’est né le 
Netchandising™, en 1998. 
A cette époque, les quelques sites marchands français 
étaient réalisés par des créatifs ou des ingénieurs, mais 
rarement pas une association des deux. Le résultat ? 
Des sites soit très créatifs, soit très… techniques, mais 
en aucun cas des interfaces propices au déclenchement 
d’actes d’achats impulsifs. 
La segmentation de ces « cyber-consommateurs » en sous 
groupe (les indécis, les récurrents, les curieux, les 
opportunistes…), puis l’adaptation technologique et 
créative du site à ces profils marque la naissance du 
Netchandising™. 
Cette adaptation passe par la construction d’une trame, 
d’un parcours utilisateur fondé sur des bouquets serviciels, 
éditoriaux, affinitaires, communautaires, identitaires, 
mais surtout des bouquets rentables et profitables, avant 
tout dédié à l’augmentation des taux de transformation. 
Un exemple ? 
Prenons le cas des Webcamers du Printemps. 
L’idée était de mettre à disposition du public, exclusive-ment 
via le site web, des personnes équipées de rollers, 
d’une webcam, d’un PC portable relié à Internet pouvant 
se substituer à des vendeurs réels en dispensant des con-seils 
personnalisés. Les interactions se faisaient par chat, 
le Webcamer se promenant dans les allées, en filmant la 
montre qu’il recommandait, en présentant la simplicité de 
pliage de la poussette… 
Les objectifs étaient clairs : rassurer les Internautes, 
toucher des consommateurs hors de la zone de chalandise, 
vendre durant les horaires de fermeture et améliorer 
l’image d’innovation du grand magasin pour faire face aux 
Galeries Lafayette. 
De nombreux autres cas illustrent qu’il est possible de 
créer de la valeur en scénarisant le produit et en faisant 
de l’expérience d’achat un plaisir, et de retrouver les ratios 
de la grande distribution – acheter un shampoing Ushuaïa, 
c’est acheter 80% d’Ushuaïa et 20% de shampoing. Et bien 
faisons en sorte de valoriser l’écrin de présentation des 
produits, de vendre l’expérience, de valoriser le moment 
d’interaction. Montrons à nos clients que nous avons 
anticipé leurs préoccupations, que nous ne sommes pas 
seulement une plateforme transactionnelle ! 
Offrir des solutions 
à l’acheteur 
Parce que l’acheteur est en proie à la complexité 
permanente, la scénarisation des produits et les niveaux de 
message tout au long du parcours d’achat doivent apporter 
des solutions aux problèmes qu’il se pose, aussi bien online 
que offline. Ainsi les femmes qui font leurs courses le soir 
pour le dîner sont mentalement en recherche de solutions, 
pas de produits. C’est pourquoi le distributeur hollandais 
Albert Heijn a placé dans tous ses points de vente une tête 
de gondole baptisée « Le menu du jour », qui rassemble 
les composants du dîner du jour, sélectionnés par un 
grand Chef. Voila une solution qui répond aux contraintes 
mentionnées plus haut, et qui nourrit la relation autant 
avec les marques produit qu’avec le distributeur. 
Restons dans la distribution avec FreshDirect.com, 
service de livraison alimentaire sur New York, proposent 
des centaines de 4-Minute Meals, du Ready to Cook 
incluant un choix d’au moins 6 marinades lorsque vous 
achetez du poisson, des plateaux repas frais et équilibrés 
à commander pour le bureau à la dernière minute, des 
produits traiteurs pour votre apéro entre amis… et puis 
tous les produits Kasher, Bio, Low Fat, Low Cholesterol, 
No OGM, le blog du primeur, du boucher, du poissonnier… 
Tout pour aider des working girls and men, à se nourrir 
sans en avoir le temps, à faire un choix sans en avoir 
besoin, bref, à commander en ligne de manière récurrente ! 
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Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Deux exemples de plus produit 
offert aux clients : 
créer son site internet 
Soigner les étapes 
de transformation 
Car c’est bien la fidélisation qui est en jeu dès les étapes de 
la première transaction. Dans le processus de choix et de 
décision propre à l’achat, en particulier en ligne, l’acheteur 
a besoin de limiter l’incertitude et l’inconnu. L’achat est 
fortement influencé par la peur de se tromper, de faire le 
mauvais choix. Chez Wal-Mart aux Etats-Unis une étude 
shopper sur la catégorie lingerie a ainsi révélé que le frein 
principal à l’achat de soutien-gorge était l’incertitude sur 
la politique d’échange en cas de problème de taille. Cette 
crainte de se tromper est accrue dans l’achat en ligne par 
ce qu’on peut appeler l’angoisse de l’irréversibilité, c’est-à-dire 
la peur de ne pas pouvoir revenir en arrière. 
Rassurer l’acheteur, le conforter dans son choix tout au 
long du process est donc essentiel pour créer les conditions 
de la fidélisation. N’hésitez pas à revendiquer votre 
positionnement, à expliquer en quoi vous êtes différents. 
Vantez les avantages de l’achat en ligne (prix, disponibilité, 
livraison, tracking commande, exclusivités…). Rassurez 
sur le respect de la vie privée. Soyez pédagogique, en 
n’ayant pas peur d’expliquer la prochaine étape. N’oubliez 
pas la gestion de l’aide, trop souvent laissée pour compte 
et négligée. Et encouragez le multicanal. S’il souhaite 
terminer sa commande au téléphone, laissez-le faire. 
Si l’expérience d’achat a été vécue comme aisée, maîtrisée 
et agréable, le shopper a une image valorisée de sa 
compétence d’acheteur-internaute qui favorisera le ré-achat 
et la fidélité. 
Même pas une carte postale…. ? 
Sans oublier le soin manifeste porté à l’évaluation de 
l’usage. Étiez-vous satisfait ? Oui ? Non ? Montrer de 
l’intérêt post-achat et vous initierez les premiers pas d’une 
relation fidèle. 
Pour finir 
L’observation précise des comportements du shopper 
montre que pour favoriser l’acte d’achat online comme 
offline, il ne faut pas penser comme un vendeur… mais 
comme un acheteur. Et se souvenir que tout ce qui participe 
au cycle d’achat d’un produit ou d’un service compte autant 
que le produit ou le service en lui-même. C’est en effet 
l’expérience d’achat dans sa globalité qui va laisser une 
trace indélébile sur l’acheteur et orienter ses conduites 
d’achat ou de rachat futures. Il est donc stratégique 
d’envisager le déclenchement de l’achat non comme une 
transaction mais comme une facette particulière d’une 
relation plus large entre un individu et une marque, qui 
contribue à chaque interaction à générer des perceptions 
positives pour l’acheteur, sur lui-même et sur la marque 
en question. Une belle ambition relationnelle pour les 
marques dans leur stratégie de déclenchement d’achat que 
d’être, comme on dit, d’ « un commerce agréable ». 
Un enrichissement produit phénoménal, 
sur des dizaines de critères… 
Utilisation (à griller, fondre, couper, trancher, etc) mais 
également goût (intense, moyen, doux…). Des services 
de préparation détonants (possibilité sur certains 
fromages achetés au poids de demander une coupe en 
dés, en tranche, en boule !). 
La shopping list d’une star pour aider 
le cyber-consommateurs dans son acte d’achat. 
Si malgré les conseils et les promos vous hésitez 
encore, inspirez-vous de la shopping list d’une star ! 
AUTEUR 
Business Lab 
Valérie Legat 
Directrice générale 
17 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
TECHNIQUE 
C’est quoi le taux 
de conversion ? 
Sur un site marchand, vous avez les visiteurs qui entrent 
et les visiteurs qui sortent. 
Vous avez plusieurs façon de rentrer : via un moteur de 
recherche, via des sites affiliés, des moteurs de shopping 
(kelkoo…). 
Vous avez également plusieurs façon de sortir : en fermant 
brutalement le navigateur, en tapant une autre URL dans 
le navigateur, … en achetant un produit. 
Le taux de conversion, c’est justement le ratio entre le 
nombre de commandes et le nombre de visiteurs : 
Cet indicateur mesure donc la performance, la capacité 
d’un site à transformer un visiteur en client. 
Attention toutefois, ce ratio doit être utilisé parmi un 
ensemble d’autres indicateurs. 
Pris isolément, cet indicateur de donne pas d’information 
sur votre capacité à faire revenir les clients, ni sur votre 
chiffre d’affaires, votre rentabilité, … 
C’est néanmoins un indicateur important, parce qu’il 
permet d’analyser le e-marketing du site. 
Autre point important : il n’y a pas un taux de conversion 
pour un site, mais plusieurs. On doit en effet mesurer 
la performance d’une campagne d’emailing (combien 
de clients ont acheté, par rapport au nombre de mails 
envoyés), la performance d’une campagne de publicité de 
type Adwords, … 
Autre élément à prendre en compte : le chemin parcouru 
par le client, et en particulier le site d’où il vient : La 
conversion ne sera pas la même s’il vient d’un moteur de 
recherche, d’un moteur de shopping, d’une bannière de 
publicité, … 
Améliorer le taux 
de conversion 
Plusieurs paramètres impactent le taux de conversion : 
la cohérence globale du service, l’ergonomie, le chemin 
de l’utilisateur conduisant à l’achat, mais avant tout, le 
premier paramètre que l’on ne doit pas perdre de vue est le 
mix marketing : produit, prix… 
En effet, transformer, c’est un acte de vente, avec un « 
statut » binaire : on vend ou pas. Réussir à vendre, c’est 
franchir tous les obstacles. Il ne s’agit donc pas de régler 
un paramètre particulier, mais plutôt de jouer gagnant sur 
l’ensemble des paramètres. 
Marketing Mix 
C’est donc « LE » paramètre clé. Quel est mon produit ? 
A quel prix ? Avec quels messages ? Comment ? 
Si on parle de taux de conversion, c’est qu’on vend en ligne. 
Mais cela ne dit pas comment on le vend : on peut vendre 
directement dans sa propre boutique, ou sur des places de 
marchés type eBay ou PriceMinister, ou encore via des gros 
revendeurs du net (Amazon), ou enfin via des revendeurs 
du type ventes privées. 
Au sujet du prix : on sait tous à quel point le prix est un 
facteur clé sur Internet, parce que la comparaison y est plus 
facile qu’ailleurs. Certains des très gros succès Français se 
sont construits en développant des outils permettant de 
récupérer automatiquement le prix des concurrents ! 
Qualité « globale » du site 
Avant de rentrer dans les détails, et de porter l’attention 
sur tels ou tels détails, il est important d’avoir un regard 
« global » sur la qualité du site. 
Quand un utilisateur arrive sur votre site, il se fait une 
opinion très rapidement, certaines études parlent de 200 ms ! 
Qu’est-ce qui permet à l’utilisateur de se faire un avis, aussi 
rapidement ? 
Beaucoup de petites choses : le temps de réponse du site, la 
charte graphique, la qualité globale de la mise en page et le 
bon alignement des différents éléments, … 
Cette première impression est tout à fait fondamentale ! 
Améliorer son taux 
de conversion 
20 
créer son seit eeinnrtt ARAOK 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
créer son site internet 
21 
Ergonomie du site 
Un site ergonomique, c’est un site où l’utilisateur 
comprend très rapidement ce qu’il doit faire pour 
« utiliser le service ». 
L’Internaute ne doit pas avoir besoin de lire les petits 
textes d’aide. En moins d’une seconde, il doit comprendre 
comment est structuré l’information, et les actions qu’il 
doit entreprendre pour « avancer ». 
Pour atteindre ce résultat, il faut travailler différents 
éléments : le « zoning » du site, les codes couleurs, avec 
en particulier des codes explicites pour les éléments 
cliquables. 
Ergonomie incitative 
Respecter des règles d’ergonomie bien claires, c’est bien, 
mais ce n’est pas suffisant. 
Pour augmenter le taux de transformation, il faut que 
l’utilisateur ait un nombre très réduit de choix. C’est 
tout l’enjeu de l’ergonomie incitative : guider l’utilisateur 
sur chaque page. 
Dans certaines pages clés (panier, paiement), on ne met en 
fait qu’un seul élément en valeur : le bouton permettant 
de valider et de passer à l’étape suivante. 
Le chemin de l’utilisateur est ainsi bien « canalisé ». 
Les éléments ainsi mis en avant doivent avoir un code 
couleur spécifique, qu’on ne doit retrouver nulle part 
ailleurs dans le site. 
Exemple de bouton « incitatif » sur Amazon. Ce code 
couleur est réservé aux boutons vers lesquels ont veut 
guider l’utilisateur. 
L’ergonomie incitative conduit ainsi les e-marchands à 
simplifier au maximum les pages du processus d’achat. 
Parcours de l’utilisateur 
Par quel enchaînement d’actions doit passer l’internaute, 
depuis son entrée sur le site jusqu’à l’achat ? 
Ce chemin doit être naturel, clair, « évident ». 
Exemple de question : que se passe-t-il 
quand l’utilisateur clique sur « acheter » ? 
La réponse dépend des produits : 
Si votre site est un supermarché en ligne, la métaphore 
adaptée est celle du caddy : le client remplit son caddy, et 
décide de passer en caisse quand il a trouvé tout ce qu’il 
cherche. Pas question dans ce cas de lui présenter « la 
caisse » à chaque ajout dans le panier ! 
Si vous vendez des produits chers (disons plus de 50€), 
la situation est complètement différente. Une fois que le 
client a choisi un produit, il est sans doute raisonnable de 
lui proposer de passer à la caisse. 
Autre point important : aider l’utilisateur à s’y retrouver 
dans le « dédale des pages ». 
Une solution classique consiste à afficher à l’utilisateur le 
processus complet, ainsi que sa position dans ce chemin : 
Entête très dépouillé du site endless, avec, bien mis en 
avant, les différentes étapes 
Enfin, un dernier critère important au sujet du parcours 
de l’utilisateur : le nombre de clics. Combien de fois 
l’Internaute a-t-il du cliquer pour aller de son point d’entrée 
dans le site à la validation de la commande ? Réduire ce 
nombre de clic est important, pour une raison très simple : 
on perd des utilisateurs à chaque étape. Si on a moins 
d’étapes, on perd moins d’utilisateurs ! 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Formulaires 
Au moment d’acheter, il faut demander à l’utilisateur 
tout un tas de renseignements. Ces pages de formulaires 
constituent un point important, qui est en général le point 
de fuite le plus important. 
Exemple à ne pas suivre : 
un formulaire de l’administration. 
Une seule envie : partir ! 
Bien faire un formulaire est un véritable challenge. C’est 
tout sauf simple, et la réalisation doit être impeccable. 
Voici quelques points clés : 
Un formulaire doit être court. Il vaut mieux découper le 
formulaire en plusieurs pages, plus digestes ; 
Un formulaire doit être aéré, bien dessiné et bien 
structuré. 
Les libellés des champs doivent être très explicites. 
L’internaute devra comprendre en un coup d’oeil ce qu’on 
attend de lui. 
Le traitement des erreurs est un point particulièrement 
sensible. Le mieux est d’afficher un message d’erreur 
attaché à la zone de saisie. Il faut donc faire un traitement 
d’erreur contextuel. 
La programmation Ajax permet d’améliorer le traitement 
du formulaire, avec une validation au fil de la saisie, en 
temps réel donc. 
Exemple de formulaire « Ajax » bien fait : clair, simple, avec 
un traitement temps réel des actions de l’utilisateur 
Tout cela peut sembler simple et évident, mais dans la 
réalité, très peu de formulaires sont réellement bien faits, 
et pourtant, c’est un moyen très efficace pour améliorer 
son taux de conversion ! 
Une page – Un objectif 
Chaque page doit être pensée pour répondre à un objectif 
bien identifié. 
Exemples : 
Une page catalogue doit permettre à l’utilisateur de 
bien choisir son produit, et de trouver très rapidement le 
produit qu’il cherche. 
Une page produit doit avant tout mettre en avant le 
produit (j’y reviendrai), donner les clés pour l’achat : 
avantages du produit, prix, … et enfin avoir un bouton 
d’achat bien visible. 
Bien présenter les produits 
La façon dont on présente les produits est bien évidemment 
tout à fait fondamentale. 
Bien présenter le produit, c’est bien souvent avoir de 
bonnes photos du produit. Le produit doit ainsi bien 
être mis en valeur, sous plusieurs angles, avec différents 
niveaux de détails. 
Les photos doivent être nettes, suffisamment grandes, 
sans être trop lourdes à charger. 
Avec l’Ajax (technique de programmation web), il est 
possible d’afficher un zoom sur la photo sans ouvrir 
de nouvelle fenêtre ni rajouter de clic : le zoom est 
automatique, quand on déplace sa souris sur le produit : 
Exemple de zoom automatique 
sur le site marchand de GAP 
Certains sites utilisent d’autres médias pour vendre les 
produits : vidéo, animation 3D, … Pour certains produits, 
cela peut être particulièrement adapté. La vidéo peut par 
exemple être une bonne solution pour présenter un produit 
qui n’est pas évident à expliquer. 
Autre élément clé : la description du produit. On est 
parfois étonné devant la pauvreté des descriptions, qui 
sont soit inexistantes, soit incomplètes, soit uniquement 
techniques. 
Enfin, le client doit trouver toutes les informations 
essentielles : prix, disponibilité, … 22 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
créer son site internet 
Répondre aux attentes des internautes 
Les internautes arrivent sur le site 
via différentes sources : 
Moteur de recherche ; 
Publicité (Adwords ou autre) ; 
eMailing ; 
Moteur de shopping ; 
… 
S’il a cliqué sur un lien, et qu’il arrive chez vous, c’est parce 
qu’il a vu ou lu quelque chose qui l’a intéressé. 
Il est donc très important qu’il ne soit pas déçu en arrivant 
sur le site. 
Prenons un exemple avec des campagnes Adwords. La 
cohérence globale d’une telle campagne est tout à fait 
fondamentale : 
Premier critère : le message, le texte de la publicité. C’est 
la promesse. 
Deuxième critère : les mots clé. Quels sont les mots clé 
que doit taper l’internaute pour afficher la publicité ? 
Troisième critère : la cible. Quels sont les internautes 
que vous allez cibler avec cette publicité ? Sur quelle zone 
géographique, sur quelles plages horaires ? 
Quatrième critère : la page de destination. Sur quelle 
page arrive l’internaute s’il clique sur votre publicité. 
L’ensemble de ces critères doivent être travaillé de 
manière à « raconter une histoire » cohérente. Il doit ainsi 
y avoir une grande corrélation entre la promesse et le 
produit vendu. Concrètement, si vous faites une promesse 
dans la publicité, cette promesse doit être tenue lorsque 
l’utilisateur arrive sur votre site. 
Messages de réassurance 
Acheter sur Internet est un acte toujours un petit peu 
délicat, surtout quand on a une marque peu connue, et que 
l’Internaute fait son premier achat. 
C’est pourquoi il est très important de rassurer le client, 
sur toutes les questions qu’il peut se poser : 
Le produit est bien en stock ; 
Les conditions de paiement, date à laquelle le client sera 
débité (à la livraison ? à la commande ?) ; 
La sécurité mise en oeuvre sur le paiement (partenaire 
bancaire) ; 
Le délai de livraison ; 
… 
En synthèse 
Sur certains sites, avec un petit peu d’application, on peut 
arriver à doubler le taux de transformation. Cela veut 
dire doubler le chiffre d’affaires, avec le même nombre de 
visiteurs (expérience vécue, avec une grande marque, et en 
moins de 6 mois) ! 
Pour arriver à un tel résultat, il est indispensable de 
prendre du recul, et de traiter l’ensemble des paramètres. 
L’investissement est bien vite rentabilité ! 
AUTEUR 
ARAOK 
Francois Ziserman 
Directeur général 
créateur du blog www.ziserman.Com 
23 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
TECHNIQUE 
Tout ce qu’il faut savoir 
pour un tracking unifié 
des opérations 
marketing online. 
Comment mesurer l’impact 
de campagnes multicanal ? 
Jusqu’à maintenant, il n’est pas très compliqué de suivre et 
de mesurer ses opérations de marketing online de manière 
indépendante. 
Un annonceur peut mesurer son ROI display, son ROI search, 
son ROI affiliation en traquant chacun de ces canaux. 
Par contre, rares sont ceux qui sont en mesure de détermi-ner 
la contribution de chacun de ses canaux les uns avec 
les autres pour aboutir à la conversation. 
Si nous analysons une campagne marketing online de 
manière très simple, la plupart des annonceurs vont 
mesurer la performance de leur campagne en attribuant la 
conversion au dernier clic effectué. Or, il est intéressant de 
voir qu’en agissant ainsi, l’annonceur va occulter une part 
non négligeable des transformations réalisées suite à une 
exposition à une bannière. Nous avons pu constater pour 
certains clients raisonnant ainsi qu’ils ne comptabilisaient 
que 15% des conversions post clics. En utilisant un 
Adserver, nous avons pu mesurer que 85% des conversions 
étaient liées à une activité post-impression, c’est-à-dire 
des transformations réalisées suite à une exposition à la 
campagne. Il est donc important et nécessaire d’utiliser un 
Adserver dans le cadre de campagne de marketing online. 
Si nous continuons d’analyser le dispositif d’investissement 
online des annonceurs, nombreux sont ceux qui gèrent 
des campagnes display, search, affiliation, sponsoring de 
manière simultanée…. Si un internaute A clique sur une 
bannière d’affiliation, arrive sur le site web de l’annonceur 
et achète un produit, nous allons pouvoir l’identifier. Si un 
internaute B clique sur un lien sponsorisé, arrive sur le site 
de l’annonceur et achète un produit, nous allons également 
pouvoir l’identifier et déterminer pour chacun d’eux le 
coût d’acquisition pour chacun de ces canaux. Par contre, 
ce qui est primordial aujourd’hui, c’est de comprendre 
quel a été le parcours de l’internaute avant d’effectuer son 
achat et de mieux appréhender la contribution de chacun 
des dispositifs les uns par rapport aux autres. Grâce à 
la technologie des Adservers nous sommes en mesure 
d’apporter ce genre d’analyse. 
Si nous reprenons l’exemple de l’internaute A qui a cliqué 
sur une bannière d’affiliation, cet internaute a peut-être 
également surfé sur le web et ainsi pu être exposé à une 
campagne display sur laquelle il pourra avoir cliqué. Il aura 
également pu effectuer des recherches sur un moteur de 
recherche et cliquer sur le lien sponsorisé avant d’acheter 
un produit sur le site de l’annonceur. A qui doit-on attri-buer 
la conversion ? 
Si, les campagnes sont gérées de manière indépendante, 
nous allons comptabiliser trois conversions : une conver-sion 
par l’affiliation, une conversion par la campagne dis-play 
et une conversion au travers du search. Chacune de 
ces conversions va avoir un coût d’acquisition propre ainsi 
qu’un taux de conversion. 
Si nous attribuons la conversion au dernier clic, ce qui est 
très souvent le cas, alors la conversion sera attribuée au 
moteur de recherche et l’influence des autres supports ne 
sera pas prise en considération. 
Si maintenant nous analysons le parcours de l’internaute 
avant l’achat et que nous nous concentrons sur les cinq 
ou dix dernières actions, alors l’annonceur comprendra et 
maîtrisera mieux ses investissements médias. 
Nous pourrons alors identifier la contribution des diffé-rents 
canaux dans les conversions et gérer la déduplication 
des conversions. Pourquoi comptabiliser trois conversions 
pour une conversion unique ? 
L’ Importance du 
tracking à 360° : 
focus sur le comportement 
de l’internaute 
créer son site internet 
26 
DoubleClick France 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
créer son site internet 
27 
Comment acquérir une meilleure 
connaissance du comportement 
des internautes lors des différentes 
étapes du cycle d’achat ? 
Grace aux technologies d’adserving, l’annonceur pourra 
connaître les dernières expositions/actions avant la 
conversion. Ainsi pourra-t-il analyser le parcours de 
l’internaute et l’influence d’un support par rapport à un 
autre et connaître le poids de chacun d’entre eux. N’est-il 
pas intéressant pour un annonceur de savoir que le search 
a contribué à hauteur de 40% à ses conversions, le display 
post impression à 40% et le display clic à 20% ? Ce sont des 
données qui permettent alors à l’annonceur de se conforter 
dans sa stratégie et d’actionner les leviers nécessaires 
pour les campagnes futures. 
Vers un tracking unique... 
Pour mettre en place un tel dispositif, nous conseillons 
la mise en place d’un tracking unique ou encore appelé 
tracking universel. 
Les avantages de ce dispositif sont multiples. 
En effet, l’annonceur ne pose qu’un seul tag sur son site 
Internet pour mesurer ses activités en ligne, ceci induit 
également une grande réactivité dès lors que l’annonceur 
souhaite travailler avec de nombreux prestataires sans 
avoir à rajouter divers tags de tracking sur son site. 
L’annonceur bénéficie également d’une interface de 
reporting unique pour mesurer et contrôler ses investisse-ments 
sur tous les canaux online. 
L’annonceur est en mesure d’attribuer la/les conversions 
au bon canal. 
L’annonceur peut identifier le cheminement de l’internaute 
avant l’achat. 
L’annonceur peut comprendre la relation qui existe entre 
les différents canaux. 
L’annonceur peut travailler en vue d’obtenir un ROI 
conforme à ses objectifs de marketing online et d’ajuster 
ses budgets en fonction. 
Optimisation des campagnes en 
fonction des résultats de ces analyses 
pour maximiser le ROI et les taux de 
conversion des campagnes multicanal 
Afin d’optimiser ses campagnes, il est aussi très important 
de mieux comprendre le cheminement de l’internaute en 
analysant particulièrement le processus d’achat. 
En effet, si l’on analyse uniquement le nombre de visiteurs 
arrivés sur le site et le nombre de conversions réalisées, 
sans prendre en compte les étapes entre deux, nous man-quons 
des opportunités de leviers d’optimisation. 
Dans tout processus d’achat, nous avons pu identifier six 
types d’étapes : 
1. Notoriété initiale de la marque 
2. Implication envers la marque 
3. Découverte du produit 
4. Considération / Options 
5. Sélection du produit 
6. Achat 
Chacune de ces étapes peut être considérée comme étant 
un point de transformation. Il est ainsi nécessaire de 
mesurer le taux de transformation à chacune des étapes 
du processus d’achat et de retracer le nombre de visites 
converties à chacune de ces étapes. 
En fonction des résultats étape par étape, l’annonceur 
aura alors la possibilité d’actionner certains leviers afin 
d’optimiser les taux de transformation comme celui du 
ciblage comportemental, changement d’offre produit,.. 
L’intégration de l’ensemble des canaux online permet de 
délivrer un message cohérent, d’accroître la performance 
du marketing online et de déployer des campagnes 
extrêmement ciblées. 
AUTEUR 
DoubleClick France 
Sonia Mamin 
Directrice 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TECHNIQUE 
Les interfaces riches 
en back-office 
Le back-office est un espace web sécurisé permettant 
l’administration et la gestion d’un site ou d’un blog. Conçu 
le plus souvent par des équipes techniques, il est trop 
souvent difficile à appréhender par les utilisateurs. Négligé 
par les webdesigners et les graphistes, il est pourtant 
la colonne vertébrale du site. Cet article dresse un état 
des lieux des possibilités offertes par les back-offices. 
A l’origine … 
L’évolution du back-office est évidemment liée au 
développement des sites Internet et son histoire est 
parallèle à l’évolution de ces mêmes sites. L’administra-tion 
des interfaces web était à l’origine de la seule 
responsabilité des professionnels, conçue par des 
techniciens pour des techniciens. L’évolution des sites, 
du statique vers le dynamique, a logiquement posé la 
question de la gestion et de l’administration de leurs 
contenus. Il est apparu nécessaire de réfléchir à la 
conception des back-offices et de leur facilité d’appréhen-sion. 
Il a fallu ainsi donner la possibilité aux différents 
intervenants d’influer sur leurs contenus et d’en déléguer 
l’administration. 
On doit cependant concéder que les mentalités sont 
difficiles à changer. S’attarder sur le back office à 
longtemps été considéré par les agences interactives 
comme un cadeau, un plus « offert » aux clients et non un 
outil réfléchi, moteur du site. 
Contraint par la persistance de la demande, le back-office 
trouve tant bien que mal une part dans la phase 
de conception d’un site. Dans ce contexte, de nombreux 
outils ont vu le jour avec de nombreuses fonctionnalités 
fournies à l’utilisateur. Des innovations technologiques 
ont profité également aux back-offices et à leur conception 
ergonomique, multipliant ainsi les fonctionnalités qu’ils 
proposaient aux utilisateurs non techniques. 
L’architecture Ajax révolutionne l’approche 
du développement du back-office 
L’architecture Ajax a donné un nouvel élan aux back-offices, 
notamment en matière d’ergonomie, offrant un 
confort d’utilisation qui n’est pas sans rappeler celui 
des applications de type desktop. Reposant sur des 
technologies standards éprouvées comme le JavaScript ou 
l’HTML, l’Ajax a permis à de nombreuses agences de faire 
le deuil du modèle CRUD, un modèle très basique d’accès 
au contenu dynamique d’un site et limitant essentiel-lement 
l’utilisateur à quatre fonctionnalités principales 
(create / read / update / delete). Désormais, la place est aux 
interfaces riches, puissantes et ergonomiques. 
Si l’Ajax a participé si largement à la mutation des back-offices 
et à leur utilisation, c’est sans conteste grâce à sa 
capacité à isoler et à recharger uniquement les données 
affectées par l’action de l’utilisateur ou tout autre 
évènement extérieur. En évitant de recharger l’intégralité 
d’une page, l’Ajax a permis de réduire de manière 
substantielle les temps de réaction des applications 
web. Puisque les pages n’avaient plus à être rafraîchies, 
l’utilisateur pouvait en outre garder à tout moment le 
contact visuel avec son interface. Ces deux avancées 
fondamentales ont ouvert la voie à une nouvelle génération 
d’interfaces « riches » intégrant des fonctionnalités 
réservées jusqu’alors au monde du desktop : glisser-déplacer, 
menus contextuels, éditions à la volée, contrôles 
modaux, formulaires validés en cours de frappe, etc. 
C’est une véritable évolution d’approche qu’offre Ajax. Les 
entreprises qui possèdent des interfaces avec plusieurs 
utilisateurs et niveaux d’administration trouveront dans 
cette technologie relativement jeune des avantages non 
négligeables. 
En revanche, certaines adaptations ergonomiques doivent 
impérativement être réalisées, Ajax reposant sur des 
motifs de conception SPI (Single Page Interface), l’absence 
de certaines fonctionnalités (bouton suivant/précédent, 
possibilité d’ajouter une page en favori) mais aussi une 
adaptation pour la programmation ainsi que des difficultés 
pour les utilisateurs d’Internet Explorer, ce navigateur ne 
répondant pas de la même façon, les librairies Ajax n’étant 
pas gérées à l’identique. 
Au final, ces contraintes sont largement compensées par 
l’accueil des utilisateurs, généralement unanimes sur 
l’apport de ces interfaces en termes de confort d’utilisation 
et de productivité. 
Ces évolutions ravissent les utilisateurs qui se retrouvent 
face à des interfaces qui leur semblent de plus en plus 
familières tant elles se rapprochent d’interfaces client/ 
serveur. C’est pourquoi on observe des projets web sans 
utilisation d’Ajax en front-office, mais une utilisation 
massive en back-office, afin que les utilisateurs ne 
rejettent pas l’outil. 
Réussir son 
back-office 
28 
créer son seit eeinnrtt Dceirt Iaceeinrttv 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
créer son site internet 
29 
Ne multipliez pas les fonctionnalités ! 
Les éditeurs ont pris l’habitude de fournir des outils ultra 
complets, si complets qu’ils arrivaient in fine à un résultat 
à l’opposé de l’objectif initial. Ainsi dans ce domaine, 
l’adage « le mieux est l’ennemi du bien » s’est vérifié. 
Le besoin de pouvoir administrer s’est transformé en 
besoin d’être formé. Il ne faut donc pas chercher à être 
exhaustif... La multiplicité des fonctionnalités dans un 
souci de satisfaction de la demande client ne doit pas se 
faire au détriment du synthétisme. 
Pensez à demain ! 
Une autre erreur très répandue lors de la conception et du 
développement est de ne pas laisser la porte ouverte aux 
éventuelles évolutions du back-office. Il faut quand cela est 
possible éviter le codage en dur (le manque de temps en fin de 
développement du projet conduit souvent malheureusement 
à cette décision) et anticiper les modifications et ajouts qui 
s’accumulent à la fin d’un projet. 
Utilisez le langage métier ! 
Si le design joue un rôle important dans la conception du 
back-office, c’est surtout la facilité de compréhension de 
l’interface et la précision des libellés qui conduira à son 
adoption par les utilisateurs finaux. 
Puisque l’on est dans une démarche « user-centric », évitez 
au maximum le wording trop ésotérique pour l’utilisateur. 
Un exemple, la fonction d’enregistrement (record, en 
informatique). Dans la conception du back-office, tout est 
ramené à sa valeur informatique et non à l’environnement 
métier. Ne pourrait-on pas ajouter un article ou une image ? 
Mieux encore, imaginons un back-office de site sur la 
beauté. Il serait judicieux d’utiliser le langage métier et 
de proposer d’ajouter un parfum, un rouge à lèvres plutôt 
qu’un enregistrement ! 
La navigation aujourd’hui se fait avec trop d’entrées, 
l’utilisateur s’y perd très souvent. 
Soyez User-Centric ! 
Le back-office doit être conçu dès le départ avec une réflexion 
conjointe des concepteurs et des utilisateurs finaux. 
Le but ultime d’un back-office est de simplifier le travail 
de son utilisateur, en allégeant les tâches et en offrant 
un grand confort d’utilisation. Il faut donc penser aux 
utilisateurs qui vont y travailler, se rapprocher d’eux. 
N’hésitez pas à les rencontrer afin d’étudier leurs besoins 
réels et leurs comportements dans leur utilisation 
quotidienne. Cela vous permettra de travailler l’ergonomie 
de l’interface. 
Investissez du temps ! 
On concède généralement que le back-office représente 
entre 50 et 75% du temps de développement, suivant le 
type de site développé. Traitez correctement votre back-office 
et vos clients vous le rendront bien. Soigner son 
back-office c’est s’épargner (et épargner à son client) du 
temps de travail perdu. 
Plus de la moitié du temps passé sur votre back-office le 
sera pour des actions relativement répétitives liées à la 
gestion du site, comme l’importation de fichiers, l’édition 
et la suppression de contenus, la modération, etc. Toutes ces 
actions bien qu’extrêmement simples sont alourdies par 
une conception non adaptée. Le bon sens est primordial, 
les outils de CMS l’ont compris, une interface intuitive 
permet à l’utilisateur de se sentir à l’aise avec son outil et 
lui fait ainsi gagner du temps.. 
S’il est vrai qu’un back-office n’est pas un centre de profit 
direct, il joue pour les sites de commerce en ligne un rôle 
fondamental qui peut « freiner » ou « accélérer » le business. 
Le back-office, c’est le coeur du business. Les chefs de 
projet fonctionnels s‘accordent à le dire. Le back-office se 
transforme en un véritable ERP qui va prendre en charge les 
échanges clients, les flux de stocks, la gestion des retours 
produits ainsi que les flux comptables. Le back-office 
fluidifie la gestion produit, la relance client et l’on peut 
alors l’envisager comme participant à la productivité. 
Ces dernières années voient se développer une nouvelle 
génération de back-office : les back-office cross média. 
Ces outils proposent un environnement collaboratif 
permettant, sur la base d’un contenu mutualisé, 
d’optimiser les moyens d’échanges et les interactions 
entre des contributeurs communicants qui visent un 
même objectif : publier des contenus adaptés à leur 
audience et aux enjeux de leur entreprise. 
Conclusion 
Les interfaces demandent de plus en plus de développements 
« riches ». 
Ainsi il apparaît de plus en plus probable que la multiplicité 
des utilisateurs et des administrateurs habilités à gérer 
et éditer les contenus du site, conduisent les équipes 
techniques à travailler sur les capacités fonctionnelles et 
la facilité de navigation du site en amont, en concertation 
avec les utilisateurs finaux. 
Les technologies Web 2.0 et l’enrichissement des 
applications sont à l’origine d’une nouvelle façon d’aborder 
les back-offices et plus généralement le web, par une 
ergonomie améliorant le confort utilisateur. Elles favorisent 
des interactions plus fortes entre le site et les utilisateurs. 
Elles contribuent alors à la montée en puissance d’un 
Web plus collaboratif, replaçant l’utilisateur au coeur des 
services et des applications front et back qui finissent par 
se ressembler et dont les exigences convergent. 
Les back-offices ne seront bientôt plus les parents pauvres 
des développements Internet. 
AUTEUR 
Direct Interactive 
Encadré de Wedia 
C’est tendance : 
les back office d’entreprise 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TECHNIQUE 
Le cybersquattage 
Les marques sont confrontées à de nombreuses agressions 
et plus les marques sont notoires plus les risques sont élevés. 
Ainsi, le problème des ventes de contrefaçons de tous 
genres sur Internet, (médicaments, pièces détachées de 
voitures ou encore produits de luxe) est devenu un véritable 
fléau mondial (le marché de la contrefaçon représenterait 
5 à 9% du commerce mondial). 
Un terrain fertile pour les cybercriminels qui n’ont qu’à 
exploiter les failles dans les stratégies de protection des 
grandes marques sur Internet pour spéculer ou vendre 
leurs produits. 
Il existe dans le monde plus de 146 millions de noms de 
domaine (+60% depuis 2005), dont 73 millions de .com. Les 
extensions pays les plus représentées sont le .de et le .cn 
(Chine), avec respectivement plus de 11 millions et 9 millions 
d’enregistrements. Cette croissance soutenue s’explique 
en partie par le modèle économique du CPC (Coût Par 
Clic) qui a fait monter en flèche l’enregistrement de noms 
de domaine susceptibles d’être tapés par les internautes, 
pour capter un maximum de revenus via leurs clics. Ainsi 
tout le monde peut créer une page remplie de liens, et être 
rémunéré a chaque fois qu’un de ces liens sera cliqué. 
Ce modèle économique a développé une forte spéculation 
sur les noms de domaine selon leur potentiel de clic. 
L’augmentation de la valeur de revente des noms de 
domaine a favorisé la création de nouvelles initiatives, 
comme la création d’une bourse des noms de domaine en 
Europe. 
Nouveau marché, nouvelles opportunités : le cybersquattage : 
Certains malhonnêtes ingénieux ont bien vite compris 
qu’en exploitant la notoriété des marques pour enregistrer 
et spéculer sur des noms de domaine enregistrés dans des 
pays stratégiques, ou sur des noms de domaine exploitant 
les fautes de frappe des internautes ils ouvriraient un 
nouveau marché. 
Prenons l’exemple de la page www.ogole.fr. 
Un cybersquatteur a acheté le nom de domaine pour y 
mettre une page de liens sponsorisés. Si l’internaute fait 
une faute dans l’adresse de www.google.fr, il atterrit sur 
cette page et clique sur un des liens, le cybersquatteur 
sera rémunéré par l’annonceur possédant ce lien. 
Paul Sloan de Business 2.0 vient de mettre à la lueur du 
jour l’escroquerie qui tourne autour du domaine .CM. Un 
distributeur de nom de domaine a réussi à convaincre le 
gouvernement du Cameroun qui contrôle les domaines 
en .cm de traiter tous les noms de domaines mal saisis 
comme par exemple Google.cm (à la place de Google. 
com) et de redirigier le visiteur vers une page publicitaire 
(dont les pubs sont servies par Yahoo!). 
Les pages en .CM sont servies de manière anonyme. Si le 
nom de domaine n’a pas été enregistré alors l’utilisateur 
est redirigé vers agoga.com. Les redirections étant 
anonymes et les domaines n’étant pas enregistrés, il y a 
peu de choses que les propriétaires de marques peuvent 
faire pour combattre cela (à part bien entendu enregistrer 
le nom de domaine par eux mêmes). 
Il s’agit là d’une des escroqueries autour des noms de 
domaines les mieux organisées. L’ICANN qui supervise 
les domaines comme .com .net et .info ne dispose pas 
de moyens de contrôle et de pouvoir de régulations sur 
cette terminaison. C’est à chaque pays de décider ce qui 
est éthique ou pas. Et quand l’argent est au rendez-vous, 
il semble que certains pays n’hésitent pas à déléguer leur 
terminaison de domaine à un spéculateur inconnu. 
Protéger 
ses noms 
de domaines 
30 
LegitiName – Vanksen Group 
EXEMPLE 2 : 
LE .CM DU CAMEROUN 
EXEMPLE 1 : 
www.ogole.fr 
créer son site internet 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
créer son site internet 
31 
Les attaques 
viennent 
de partout ! 
Protection du nom de domaine 
Le nom de domaine est la carte d’identité d’une marque 
ou d’une société sur Internet. Il renferme toutes les 
informations indispensables à la visibilité d’un site web 
sur la toile. Perdre un nom de domaine peut être comparé 
à fermer l’un de ses meilleurs points de vente du jour au 
lendemain. Vouloir le récupérer pourrait coûter de quelques 
milliers à plusieurs centaines de milliers d’euros. 
En un mot « stratégie de protection de marque » et « gestion 
de portefeuille de noms de domaine » sont désormais 
indissociables. 
Que vaut une marque si son propriétaire n’a pas enregistré 
son .com, et les extensions des pays stratégiques liées à 
l’activité de la société ? 
Gérer un portefeuille de noms de domaine permet 
d’anticiper les risques. 
Protection sur les moteurs de recherche 
Les marques subissent également des atteintes lorsqu’elles 
sont utilisées illicitement dans les campagnes de liens 
sponsorisés (Google, Yahoo!, MSN…). 
En plus simple ? Certains annonceurs désirant promouvoir 
leurs produits, vont faire apparaitre leur annonce dans les 
moteurs de recherche lorsqu’un internaute recherchera une 
marque plus notoire que la leur. A cela s’ajoute l’utilisation 
abusive des noms de marque dans le code source de sites 
Internet, ou encore la reproduction sans licence d’images 
de produits ou du logo… Autant de menaces que les grandes 
marques ne devront surtout pas négliger ! 
Plus la marque sera attaquée plus elle verra sa visibilité 
réduite sur le web et plus les risques d’atteinte à sa 
notoriété seront grands ! 
PROTEGEZ VOTRE MARQUE ! 
Les responsables marketing vont devoir se concerter 
avec les juristes et les experts en matière de protection de 
marque afin de préparer la meilleure défense possible car 
la guerre est officiellement ouverte ! 
Alors quelle stratégie adopter ? 
Offensive ou défensive ? 
En fonction de la situation, la stratégie de marque pourra être 
anticipée ou mise en place suite à l’identification d’un abus. 
Comme nous venons de le voir, la première action que peut 
mener une société pour protéger efficacement son identité 
numérique est de consulter des experts pour gérer leur 
portefeuille de noms de domaine. 
Le marché étant en perpétuelle évolution, cette 
consultation va permettre d’optimiser la stratégie de 
dépôts des noms de domaine, et d’anticiper les potentiels 
risques de cybersquatting. 
Il va s’avérer vital pour une entreprise d’associer sa 
stratégie de marque à celle de ses noms de domaine. 
Par ailleurs, il est impensable de lancer une nouvelle 
marque sans s’assurer de sa disponibilité au niveau des 
extensions de noms de domaine incontournables, et sans 
vérifier si celle-ci n’est pas déjà présente dans les résultats 
des moteurs de recherche. 
Oubliez cette étape et vous risquez de ruiner des heures de 
réflexion et de recherche d’un nom de marque. 
Si, l’extension incontournable reste le .com, celle-ci 
commence à être saturée, d’où le fort développement du 
marché de la revente ou de la location de noms de domaine. 
La stratégie adoptée dépendra aussi de la localisation de la 
société et de ses implantations géographiques. 
De plus, sur le long terme, une stratégie optimisée 
permettra d’augmenter la valeur financière de la marque 
dans le cas où celle-ci serait revendue. 
La meilleure défense, c’est l’attaque : 
Pour valoriser l’ensemble de l’activité d’une marque il est 
aussi possible d’opter pour une stratégie plus offensive. 
La technique à adopter ? Occuper le terrain pour capter le 
maximum de trafic sur son site. Concrètement ? 
Prenons l’exemple d’une chaine d’hôtels, si elle enregistre 
toutes les combinaisons « hotel-ville » de ses affiliés et 
crée une page pour chacune de ces destinations en les liant 
au site institutionnel de la marque, ces noms vont prendre 
de la valeur et le site de la marque qui reçoit du trafic 
supplémentaire aussi. Presque élémentaire ! 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
UTILISEZ DES OUTILS DE VEILE ! 
Mais une bonne stratégie de protection de marque sur 
Internet implique également la mise en place d’une 
surveillance sur Internet pour réagir plus rapidement en 
cas d’identification d’abus. 
Pour qu’une marque puisse défendre son image, il lui 
est indispensable de disposer d’outils de surveillance 
performants. 
Surveiller l’enregistrement de noms de domaine dérivés 
d’un nom de marque permet de réaliser un état des lieux 
exhaustif de l’utilisation d’une marque sur Internet et de 
réagir contre les abus les plus dommageables pour celle-ci. 
Pour une entreprise multinationale il est également utile 
d’identifier qui sont les affiliés, revendeurs agréés ou les 
utilisateurs illégitimes qui utilisent le nom de la marque 
pour être visibles au niveau des liens sponsorisés (Google, 
Yahoo, MSN..). 
Effectivement toutes ces annonces parasitent souvent 
tous les efforts marketing des marques. 
Il faudra aussi surveiller l’utilisation d’images de produits 
ou de logos. Un outil capable d’identifier parmi des milliers 
de sites les images de produits contrefaits, ou encore 
d’analyser rapidement des centaines de sites dans le but de 
vérifier l’intégration d’un nouveau logo, permet d’apporter 
des solutions efficaces et complémentaires à une stratégie 
de protection de marque sur Internet. 
L’ensemble de ces approches, pour être efficaces, peuvent 
être complétées par une surveillance de l’utilisation d’une 
marque dans les sites Internet. Cette dernière peut se faire 
par exemple sur des plateformes de vente comme E-bay, 
des réseaux de sites de contrefaçon ou des sites dénigrant 
la marque… 
Opter pour une approche combinatoire permettra de mettre 
en évidence les tendances et de dégager des priorités 
d’action. Ces stratégies de protection de marques sont 
particulièrement pertinentes dans le secteur de la lutte 
anti-contrefaçon pour les marques de luxe par exemple, 
sachant qu’il existe des milliers de sites contrefaisants. 
LES RESULTATS ! 
Ce qu’il faut retenir ? 
Un portefeuille de noms de domaine optimisé permettra 
de valoriser le capital immatériel d’une marque. 
Anticiper, c’est éviter des dépenses conséquentes en 
tentatives de récupération de noms de domaine. 
La surveillance de l’enregistrement de nouveaux noms 
de domaine à partir d’une marque s’avère indispensable 
dès qu’une marque bénéficie d’une certaine notoriété 
mondiale, afin de réagir rapidement en cas d’atteinte à 
l’image de la marque. 
La récupération de noms de domaine abusifs pour une 
marque est elle aussi capitale. Elle peut se faire soit 
directement en négociant avec l’actuel propriétaire, soit 
en ayant recours à une procédure juridique. 
Les campagnes de liens sponsorisés sont elles aussi à 
surveiller et les recours pour lutter contre sont nombreux : 
mise en demeure, plainte auprès des régies publicitaires 
de Google, Yahoo ou MSN … 
Lorsqu’une marque a les moyens de combiner les diverses 
approches de surveillance sur Internet, les résultats obte-nus 
permettent de rassembler le maximum d’informations 
sur des réseaux de sites contrefaisants et toute autre 
activité pouvant s’avérer dommageable à l’image d’une 
marque dans l’avenir. 
Au final la protection d’une marque sur Internet s’avère 
indispensable quelque soit la taille de l’entreprise 
concernée car elle donne de la valeur à la marque. Les 
moyens mis en oeuvre varient selon les enjeux de la 
marque et les résultats escomptés. Actuellement se sont 
les secteurs pharmaceutiques et du luxe qui ont le plus 
pris conscience de l’importance de la surveillance et de la 
protection de leur identité numérique, car elle permet de 
garder la confiance de leurs clients et de choyer leur nom 
et les valeurs qu’ils véhiculent. 
Un domaine à surveiller absolument dans les années à 
venir tant les enjeux sont grands. 
AUTEURs 
LegitiName – Vanksen Group 
Encadré exemple 1 : Martin Tissier 
Encadré exemple 2 : Extrait de TechCrunch.fr 
Rédigé par Michael Arrington (adaptation : Ouriel Ohayon) 
32 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Juridique 
créer son seit eeinnrtt PDGB 
créer son site internet 
33 
Les Mentions légales 
Les éditeurs de site web (personnes morales) sont soumis 
à certaines obligations juridiques, et notamment celles 
d’informer les internautes sur le nom du directeur / 
responsable de la publication ; l’identité de l’hébergeur 
(nom, dénomination / raison sociale, adresse, numéro de 
téléphone) ; sa dénomination / raison sociale, son siège 
social, son numéro de téléphone, son numéro d’inscription 
au RCS ou au répertoire des métiers, ainsi que son capital 
social. 
Notons que si le site est édité par une personne physique 
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A défaut de telles informations, l’éditeur est passible de 
sanctions pénales. 
Il est donc hautement recommandé d’insérer dans la 
barre de navigation du site des mentions légales aux fins 
de mettre à la disposition du public ces informations. 
L’éditeur a également tout intérêt à y décrire sa politique 
de collecte, de stockage et d’utilisation des données 
personnelles ; l’utilisation de cookies ; la loi applicable 
au site en question ; les modalités de création de liens 
hypertexte vers le site… 
Il est courant de trouver, au sein des mentions légales 
ou dans d’autres parties du site, une mention dite de 
« copyright » accompagnée du signe « © ». Pourtant, 
l’apposition du fameux sigle ©, notion anglo-saxonne, n’a 
que peu d’intérêt en France. 
Pour protéger un site web, plusieurs options sont 
envisageables : l’enveloppe SOLEAU à déposer auprès de 
l’INPI ; le watermarking (tatouage numérique) ; le dépôt 
légal auprès de la BNF (Bibliothèque Nationale de France). 
Ces formalités ont pour objet de prouver la paternité et la 
date de création, qu’il s’agisse de créations graphiques, 
d’articles, de visuels, d’arborescence… 
Réservation du nom de domaine 
Les noms de domaine en « .fr » se déposent auprès de 
l’AFNIC, et en « .com » auprès de l’ICANN, par l’intermédiaire 
d’un prestataire généralement dénommé « registrar » ou 
unité d’enregistrement. 
Bien entendu, le nom de domaine ne doit pas porter atteinte 
à des droits de tiers (marque ; droit d’auteur ; pseudonyme ; 
AOC ; dénomination sociale…). 
Plusieurs types d’infractions peuvent 
être relevées à cet égard : 
Le cybersquatting, mentionné précédemment, consiste 
à enregistrer un nom de domaine correspondant à une 
marque, dans le but de le revendre au titulaire de la marque 
ou de lui nuire. 
Le typosquatting diffère du cybersquatting en ce qu’il 
consiste à réserver un nom de domaine en modifiant 
légèrement une ou plusieurs lettres du nom de domaine 
original correspondant à une marque ou une dénomination 
protégée. 
Dans un tel cas, la proximité des signes en cause engendre 
un risque de confusion, souvent volontairement recherchée 
par le titulaire du nom de domaine litigieux, afin de 
détourner la clientèle vers son site. 
De tels actes peuvent être sanctionnés sur le terrain de la 
contrefaçon et de la concurrence déloyale. 
Les noms de domaine typosquattés ou cybersquattés 
peuvent ainsi être récupérés par la voie judiciaire. Il 
existe également une voie non contentieuse (procédure 
UDRP) qui consiste à déposer une plainte auprès du Centre 
d’Arbitrage et de Médiation de l’OMPI (www.wipo.int). 
A noter que cette procédure est réservée à certains types 
de noms de domaine (tels que les noms de domaine .com, 
.net ou .org). 
Le requérant qui estime qu’un nom de domaine porte 
atteinte à ses droits peut engager une telle procédure en 
ligne : il lui appartient de démontrer un enregistrement 
et une utilisation de mauvaise foi. Tel est le cas quand 
le réservataire a intentionnellement tenté d’attirer les 
internautes vers son site en créant un risque de confusion, 
dans le but d’en tirer un profit commercial. 
AUTEURs 
PDGB Cabinet d’avocats 
Banjamin & Julie Jacob 
Juridique 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
35 moDerniser 
SON SITE 
INTERNET 
SOM M A I R E 
Créer un Widget - P.36 
Développer une interface riche - P.38 
Interfaces Riches : Exemples - P.44 
Humaniser votre site avec les agents conversationnels - P.46 
Intégrer des vidéos cliquables - P.51 
Sites en Flash : Exemples - P.54 
Sommaire Général
TENDANCE 
Qu’est ce qu’un Widget ? 
Le Nom Widget vient de la contraction de Windows et gadget. 
Depuis l’apparition du Web, les informations à disposition 
sont en perpétuelle augmentation. L’apparition de techno-logies 
récentes, comme AJAX, permet de déporter de 
nouvelles applications sur le Web. Avant l’apparition des 
Widgets, seuls les navigateurs permettaient d’accéder à ces 
informations; aujourd’hui cette contrainte n’existe plus et 
permet l’accès à l’information à partir de supports comme 
le bureau de son ordinateur et son téléphone Mobile. 
Le Widget représente un module déporté dans lequel son 
créateur va pouvoir mettre en avant des messages ou 
proposer des fonctionnalités basées sur des informations 
récupérées en ligne. 
Ce module a pour vocation d’être installé de façon autonome 
sur le bureau de l’internaute ou sur une page Web sans que 
l’utilisateur soit obligé de passer par le site Web. 
L’objectif de ce type de support est d’apporter l’information 
en temps réel aux utilisateurs et non d’amener l’utilisateur 
à l’information. 
On distingue trois grandes familles de Widgets : 
Les Widgets de Bureau (à installer sur l’ordinateur). 
Les Widgets Web. 
Les Widgets Mobile. 
a/ Les Widgets de Bureau 
Les Widgets Bureau sont installés sur l’ordinateur de 
l’internaute. Ils récupèrent des informations lors de la 
connexion Internet pour proposer un service à l’usager. 
Ces Widgets permettent de mettre en place une relation de 
proximité avec l’internaute en créant un nouveau canal de 
diffusion. 
Ils s’installent sur des moteurs de Widgets comme Windows 
Vista, Apple DashBoard, Opera, Yahoo! Widgets. 
b/ Les Widgets Web 
Les Widgets Web correspondent à des bouts de codes 
sur des pages Web afin de proposer de l’information ou 
des services additionnels sur le site. Ils fonctionnent 
indépendamment de la page sur laquelle ils sont installés. 
L’avantage de ces widgets est de permettre une grande 
viralité sur leur utilisation. 
Ils s’installent sur des sites Web, sur des Blogs, sur les 
start pages (Netvibes, iGoogle...) et sur les réseaux sociaux 
(FaceBook, Myspace ...). 
c/ Les Widgets Mobiles 
Ces widgets ont vu 
leur naissance avec 
le lancement de 
l’Iphone d’Apple. 
Ils permettent 
de conserver en 
permanence une 
relation avec 
l’utilisateur grâce 
à leur téléphone Mobile. 
Ces widgets vont 
permettre de proposer 
des services liés à la 
mobilité de l’usager. 
Créer un Widget 
MODERNISER SON SITE INTERNET 
36 
Effiliation 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
MODERNISER SON SITE INTERNET 
37 
Dans quel cas faut-il 
utiliser un Widget ? 
La force du Widget passe par la viralité et la proximité 
avec les utilisateurs. 
Son utilisation va donc permettre de reprendre les 
différents dispositifs de communication en ligne : 
fidélisation, prescription et animation événementielle. 
L’installation du widget dans un environnement privilégié 
(page de démarrage du navigateur ou bureau) facilite le 
lien de proximité entre la marque et l’internaute. 
Comment diffuser 
son widget ? 
Le lancement de Widgets ne cessant de croître, la question 
de la diffusion deviendra de plus en plus importante. 
Cette diffusion va reprendre la même logique que pour les 
sites Internet classiques. 
Nous retrouverons les modèles d’annuaires de Widgets 
comme widgetbox.com, widgipedia.com ou gadgetvista.fr 
permettant de proposer son widget aux différents types 
d’utilisateurs. 
Le modèle « Liens sponsorisés » se retrouve sur certains 
moteurs de Widgets comme Ginger de Netvibes. 
Ainsi ce moteur intègre les widgets des annonceurs à son 
site gratuitement. 
Le créateur du Widget paye à chaque fois qu’un internaute 
télécharge l’application. 
C’est le principe du CPI où « coût par installation » (cf 
partie « dompter les bannières de publicités » pour plus 
d’informations ). 
Il est important d’intégrer un module d’installation multi-plateforme 
sur le widget lui-même. Ainsi l’internaute 
ayant téléchargé le widget pourra le mettre en place sur 
divers réseaux sociaux, et pages personnalisables en un 
clic, et la viralité sera favorisée. Des sociétés comme gigya. 
com et clearspring.com facilitent la mise en place de cette 
fonctionnalité. 
Quelques exemples 
de widget 
Le Widget e-commerce est un canal de distribution 
supplémentaire pour les marques. 
Cet espace va permettre à un e-commerçant de mettre 
en avant des informations ponctuelles (mode push) et 
de proposer des fonctions de recherche aux utilisateurs 
(mode pull). 
Ce contact privilégié avec l’internaute va permettre 
d’augmenter le taux de transformation et de mieux suivre 
son comportement sur le web. 
A l’avenir, le Widget e-commerce permettra d’effectuer 
le paiement directement sur son bureau ou sur un site 
partenaire, sans aller sur le site e-commercant. 
AUTEUR 
Effiliation 
Christophe Bosquet 
Directeur Associé 
C’est tendance : 
les back office d’entreprise 
Le widget vente privée permet, depuis son bureau, 
de surveiller l’actualité du site ( ventes à venir et en cours, 
invitations, bandes annonces, etc.) 
Widget Fidélisation 
Le widget permettant un contact permanent avec l’utilisateur 
doit proposer des services à valeur ajoutée pour fidéliser 
l’internaute. Cette fidélisation se retrouve dans le e-commerce 
avec des outils « pratiques » 
Le widget Amazon permet 
de faire des recherches avec 
des filtres par catégorie 
et avec des classements 
par meilleures ventes, 
sans ouvrir son navigateur. 
Le widget Telemarket permet 
d’afficher sur le bureau sa 
liste de course et de l’expor-ter 
en un clic sur le site, 
D’avoir accès à l’historique 
des commandes réalisées 
Le widget UPS permet de 
suivre jusqu’à 100 expédi-tions, 
tout en étant tenus 
informés de l’actualité 
qui vous intéresse, via un 
lecteur RSS personnalisable. 
Le Widget AlloCine.com pré-sente 
un diaporama des films 
de la semaine, agrémenté 
d’informations concises et de 
liens vers les fiches associées 
du site AlloCiné. 
Le Widget Gmail permet 
de surveiller l’arrivée 
de nouveau mail, cet 
outil a notamment aidé 
au déploiement massif 
de ce mailer. 
Le Widget ClubMetro met 
en avant les derniers articles 
du journal en ligne via 
des Flux RSS et génère ainsi 
des visiteurs sur le site. 
Le widget Benharper 
présente les nouveautés de 
l’artiste (dates de concerts, 
photos, vidéos, extraits de 
chansons, ventes de Cds…). 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
Le web en mode « page à page » construit sur 
une base de langage HTML, de javascript et de 
XML, présente des possibilités d’interactions 
et des performances limitées. A chaque 
besoin d’information de l’internaute, le 
navigateur impose un temps de latence pour 
le chargement d’une nouvelle page, une 
approche qui réclame de multiples allers et 
retours vers le serveur et rend pratiquement 
caduque toute tentative d’interaction en 
temps réel avec l’internaute. C’est bien là 
qu’interviennent les applications Internet 
riches. En quoi les applications Internet 
riches constituent elles une rupture ? 
Réinventer l’expérience 
utilisateur 
Associer l’interactivité avec toute la puissance d’une 
application bureautique, telle est la promesse des 
applications Internet riches, les RIA (Rich Internet 
Application). A quoi cela sert-il ? A rendre l’expérience de 
l’internaute à la fois riche, personnalisable et participative. 
L’internaute n’est plus passif, il devient actif et manipule 
du contenu multimédia et interactif. Une révolution ! 
Si pour être pertinente, une application Internet riche doit 
offrir des fonctionnalités bien plus importantes qu’un 
site web classique, c’est surtout la qualité visuelle de son 
interface qui joue un rôle majeur dans son appréhension 
par l’internaute. L’application Internet riche se présente 
comme une application bureautique standard. Elle est 
riche par sa capacité à agréger toutes sortes de contenu, 
en particulier de la vidéo et de l’interactivité Flash. Mais 
elle est surtout novatrice, parce que son interface, qui 
rompt avec les règles classiques de navigation web apporte 
un avantage fort à l’utilisateur : son ergonomie. Ainsi, 
dans une même fenêtre, elle rend accessible un contenu 
multimédia, avec de la vidéo, de l’audio, des photos, des 
objets animés. Elle permet également à l’utilisateur de 
contrôler sa navigation, agir sur les boutons, ses fenêtres, 
ses palettes, accéder à des graphiques et à toutes sortes 
de fonctionnalités comme le zoom à l’aide d’un curseur 
par exemple, ou encore comme l’annotation sur une carte 
géographique. Le ciment d’une telle interface ? L’abandon 
du concept de la page web. Lorsqu’on saisit une demande 
sur un site classique, il faut patienter le temps nécessaire 
au chargement de la nouvelle page web contenant 
l’information demandée. L’application Internet riche 
s’affranchit de la pagination web traditionnelle au profit 
d’une interface donnant un accès immédiat à toutes les 
fonctionnalités du site, sans rafraîchissement. 
Cette démarche implique une réflexion forte du designer 
sur l’ergonomie de l’application, et la mise en place d’une 
navigation intelligente. L’application Internet riche se 
conçoit comme un « espace de travail » où l’interaction entre 
les informations va gagner en fluidité et où l’information 
va pouvoir être personnalisée. C’est une richesse en termes 
de fonctionnalités qu’il faut parvenir à contrôler et à gérer. 
L’impact visuel est donc fondamental, voire même au coeur 
de son utilisation par l’internaute. L’enjeu des RIA pour le 
designer consiste à réinventer l’expérience de l’utilisateur 
en fondant de nouveaux schémas de navigation, en 
remplacement de ceux en cours avec l’Internet classique. 
Il s’agit pour lui de donner une visibilité à toutes les 
fonctionnalités de la RIA au moyen d’une interface simple 
à appréhender, intuitive et visuelle. L’application Internet 
riche a une autre conséquence, celle de modifier le flux 
de production entre le designer et le développeur. Le fond 
ne se dissocie plus de la forme, et les deux métiers sont 
amenés à renforcer leur collaboration. 
Simplifier le workflow 
designer/développeur 
Le développement d’une application Internet riche est-il 
plus complexe que celui d’un site web classique ? La 
tentation est grande de l’estimer plus facile que celui 
d’un site classique. Les RIA s’appuient en effet sur des 
technologies éprouvées. Designers et développeurs n’ont 
ainsi pas à changer leurs palettes d’outils logiciels, tout 
juste à adapter leur méthodologie de travail. Plusieurs 
technologies se proposent aujourd’hui de faciliter le 
développement des RIA. Chez Adobe, le socle technologique 
des applications riches repose sur ces outils de création web 
et de développement que sont Flash et Flex. Chez Microsoft, 
la solution logicielle Silverlight repose sur la technologie 
.NET. C’est aussi le cas de Sun avec JavaFX, ou encore de 
solutions logicielles libres, comme XUL, développé dans le 
cadre du projet Mozilla. Sur quels critères opérer son choix 
technologique ? Sur la maturité de la solution, la fluidité 
du workflow de développement, la richesse fonctionnelle 
et le déploiement multiposte de la technologie. 
développer une 
interface riche 
38 
MODERNISER SON SITE INTERNET adobe 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
La solution doit prendre en compte aussi bien les besoins 
des designers que ceux des développeurs. Au-delà du 
moteur d’exécution de l’application Internet riche, c’est 
avant tout la cohérence et la richesse fonctionnelle entre 
les outils de création et ceux du développement qui va 
permettre de concevoir une RIA. La notion de productivité 
est essentielle. 
Un relais 
de croissance 
pour l’entreprise 
Retouche photo, manipulation de données sur une carte 
interactive en 3D, personnalisation de produits, boutique 
en ligne, catalogue interactif de produits, service de 
billetterie, les usages potentiels des RIA paraissent sans 
limite : en se positionnant à la croisée d’Internet et des 
applications bureautiques, les RIA ouvrent la voie à toutes 
sortes d’applications nouvelles. En outre, ces usages ne 
sont pas limités à la seule relation entre l’entreprise et 
son client. La capacité des RIA à intégrer tout type de 
contenu et à fluidifier l’interaction entre les données les 
rend particulièrement attractives pour l’amélioration 
des processus en entreprise. Aucun secteur d’activité n’y 
échappe. Si le e-commerce semble un domaine d’activité 
tout désigné, la finance, la banque, les assurances, le 
tourisme, les transports, l’industrie aéronautique, les 
services de partage et d’impression de photos notamment 
peuvent également tirer profit de ces applications de 
nouvelle génération. 
Des bénéfices 
considérables 
à venir 
Si l’on en croit une étude Forrester, réalisée en 2007 auprès 
des concepteurs et fournisseurs de technologies RIA et 
de leurs clients, des applications riches bien conçues 
« peuvent générer des résultats spectaculaires, à même 
d’optimiser les investissements existants et de fournir des 
arguments convaincants en faveur de futurs projets RIA ». 
Les RIA permettent en effet de donner une meilleure 
compréhension des caractéristiques des produits de la 
marque. Elles facilitent la recherche, la prévisualisation 
et la comparaison des produits grâce au développement 
de catalogues ou de comparateurs interactifs. Ce sont 
donc des outils d’aide à l’achat pour le consommateur. 
Pour l’entreprise, elles sont un relais de croissance car 
elles fidélisent le client et permettent d’augmenter le 
taux de transaction en ligne tout en abaissant les coûts 
de prise en charge. Deux éléments jouent en faveur d’une 
augmentation des volumes de commandes et donc des 
bénéfices des entreprises : d’une part la faculté des RIA 
à intégrer du contenu vidéo et à développer par ce moyen 
l’aide contextuelle pour l’utilisateur et d’autre part la 
simplicité de la navigation pour faciliter le parcours 
du client au sein d’une boutique interactive ou d’une 
billetterie pour le voyage par exemple. Pris en charge, 
guidé, impliqué, l’internaute ira plus facilement au terme 
d’une commande avec une RIA plutôt qu’avec un site web 
classique. 
Quel avenir 
pour les RIA ? 
Les RIA placent l’utilisateur au coeur de l’application 
Internet. Tout est en effet conçu pour lui simplifier 
l’existence et l’aider dans son parcours interactif : une 
navigation fluide, une personnalisation des interfaces 
et des contenus ou encore la liberté d’interagir avec un 
service quand l’utilisateur est connecté ou déconnecté. 
Les RIA ne manquent pas d’atouts pour impliquer 
davantage les clients. Il leur faudra pourtant sans doute 
du temps pour séduire massivement les internautes : 
les applications Internet riches induisent une évolution 
des comportements chez l’utilisateur. Il est plus facile 
d’imaginer un déploiement rapide des applications riches 
au coeur des processus des entreprises, pour fluidifier 
la transmission de l’information et simplifier les modes 
collaboratifs. Car malgré leur intérêt, des freins subsistent 
encore au déploiement des RIA. 
Bien que prometteuses, les RIA ne sont pas encore arrivées 
à maturité. Plusieurs solutions technologiques tentent de 
s’imposer, chez Adobe, Microsoft, Mozilla ou encore Sun. 
L’approche consiste à proposer une solution logicielle 
complète, intégrant une plateforme de développement 
avec des outils créatifs, afin de faciliter la collaboration 
entre les designers et les développeurs. Si par ailleurs 
Ajax montre ses limites, il ne faut pas oublier le lancement 
attendu en 2009 du HTML 5, censé répondre aux attentes 
en matière de RIA. Les entreprises doivent donc faire un 
choix technologique pour assurer leur développement 
sans savoir encore quelle technologie prédominera 
sur le marché. Un dilemme classique dans l’histoire 
informatique. 
MODERNISER SON SITE INTERNET 
39 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Profiter 
du bureau 
de l’utilisateur 
Autre possibilité de communication pour une marque : la 
création de Desktop RIA. 
Ces applications s’affranchissent du navigateur, restent 
accessibles en mode déconnecté et ont surtout la capacité 
de s’installer directement sur le bureau de l’utilisateur et 
d’exploiter ses ressources locales en déportant les données 
vers son disque dur ! 
Cette spécificité est précieuse et fait toute la richesse de 
la Desktop RIA : elle renforce l’autonomie de l’internaute 
en rendant possible le travail en mode connecté ou 
déconnecté. Sur son application déconnectée, l’internaute 
remplit des champs de formulaire ou modifie les données 
d’un graphique, d’une courbe, d’un tableau. Lorsqu’il se 
relie au web et passe donc en mode connecté, les données 
sont automatiquement mises à jour. Pour l’entreprise, c’est 
la possibilité de proposer à l’internaute une application 
totalement indépendante du web, sortie du navigateur, 
mais qui va offrir une souplesse d’utilisation, une fluidité 
et une richesse fonctionnelle bien plus importante qu’une 
application bureautique traditionnelle. Ces applications 
représentent donc une évolution majeure dans les futurs 
usages du web : elles donnent la possibilité de profiter 
de la puissance d’une application bureautique, sans en 
avoir la lourdeur et en tirant profit de l’interactivité du 
web. Elles s’affranchissent également des plateformes 
et environnements du poste client. Elles combinent une 
expérience utilisateur proche de celle offerte aujourd’hui 
par les applications client/serveur, avec l’intuitivité d’une 
interface graphique et des fonctionnalités interactives 
poussées. Ce sont des applications légères, qui peuvent 
se déployer facilement sur tous les terminaux, quel que 
soit la plateforme ou l’environnement. Elles sont faciles à 
développer et surtout, simples à utiliser. A ce jour, la seule 
technologie multi plateforme permettant de déployer une 
application riche de type Desktop RIA aisément est Adobe 
AIR. 
Les bénéfices ne se calculent plus uniquement en termes 
de croissance du chiffre d’affaires, mais aussi en termes 
de réductions de coût et d’optimisation des processus. La 
capacité à déporter le stockage de données sur le disque 
dur de l’utilisateur et à s’installer directement sur son 
bureau présentent au moins deux atouts majeurs. Cela 
permet par exemple de synchroniser des contenus en ligne 
et des contenus stockés sur le disque dur. L’interaction de 
l’information en mode connecté et en mode déconnecté 
gagne en fluidité. Cela permet aussi, et c’est une autre 
facette fondamentale des desktop RIA, de libérer l’entreprise 
d’un certain nombre de contraintes. Conçue pour le web, 
une telle application est consultable à distance et depuis 
n’importe quel terminal. Les notions de déploiement, 
de nomadisme, d’accessibilité sont ici fondamentales. 
Conçue comme une application client/serveur, une telle 
application peut s’installer sur le poste de l’utilisateur. Elle 
décharge ainsi l’entreprise des contraintes d’hébergement, 
voire de maintenance de l’application, et allège le serveur 
en limitant le nombre de requêtes. Elle représente par 
ailleurs un outil de visibilité inédit pour la marque : la 
desktop RIA lui offre une persistance sur le bureau du 
poste client. Une telle application pourra par ailleurs être 
très bientôt accessible sur n’importe quel terminal mobile. 
Troisième forme d’applications Internet riches, les Mobile 
RIA, auront ainsi vocation à déployer ces services vers les 
terminaux mobile en offrant à l’utilisateur une expérience 
riche et attrayante. 
En conclusion, les applications Internet riches, que ce soit 
sous la forme de RIA ou de desktop RIA proposent aux 
internautes une expérience immersive totale, qui va ouvrir 
de nouveaux champs d’application pour le commerce 
et les entreprises. Et c’est un monde Internet qui reste 
aujourd’hui encore à inventer. 
AUTEUR 
adobe 
40 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
41 
MODERNISER SON SITE INTERNET 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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Les RIA (Rich Internet Application) sont des 
applications Internet riches accessibles de-puis 
le navigateur Web, capables d’agréger 
tous les types de contenus et de garantir 
une expérience utilisateur riche et novatrice. 
Les Desktop RIA (Desktop Rich Internet 
Application) sont des applications Internet 
riches capables de s’affranchir du naviga-teur 
web et de s’installer directement sur le 
bureau de l’utilisateur en tirant profit des 
ressources de son ordinateur. 
Quelques exemples de RIA et Desktop RIA 
Exemples 
d’interface s riches 
Pikeo (France Telecom) 
Enjeux : Réaliser un site internet communautaire de 
partage de photos. Intégrer les outils communautaires 
classiques (tags, commentaires, groupes de contacts…). 
Structurer les échanges de photos autour d’une carte 
géographique interactive. 
Partager ses photos avec sa famille ou ses amis, situer sur 
une carte interactive le lieu de prise de vue, poster des 
commentaires sur les photos… Pikeo, une application internet 
riche (RIA), où l’interactivité est la clé de tous les échanges. 
Lancée officiellement en décembre 2006, Pikeo connaît une 
croissance de 15% de nouveaux utilisateurs par mois. 
Lien : www.pikeo.com 
AOL 
AOL Top 100 Videos est un service de consultation de 
vidéos, proposant des contenus contextuels et de la 
publicité intégrée directement sur le bureau. L’utilisateur 
peut ainsi consulter, personnaliser et partager ses vidéos 
préférées. 
Lien : www.aol.com 
44 
Adobe 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
FEDEX / NYC 
Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te 
de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. 
Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les 
rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures 
de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment 
(les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits 
de corrections avec les passages piétons). 
Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz 
sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations 
a été reprise sur les principaux blogs français parlant de 
marketing et communication. 
Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 
FEDEX / NYC 
Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te 
de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. 
Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les 
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(les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits 
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Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz 
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Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 
FEDEX / NYC 
Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te 
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Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les 
rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures 
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(les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits 
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a été reprise sur les principaux blogs français parlant de 
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Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 
FEDEX / NYC 
Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te 
de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. 
Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les 
rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures 
de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment 
(les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits 
de corrections avec les passages piétons). 
Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz 
sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations 
a été reprise sur les principaux blogs français parlant de 
marketing et communication. 
Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 
NASDAQ Stock Market, Inc 
Depuis sa creation en 1971, le NASDAQ a toujours été 
précurseur en terme de choix technologique . 
Lorsque les investisseurs reçoivent leur confirmation 
d’ordre, ils ne savent généralement pas ce qu’il s’est passé 
sur le marché entre le moment où ils ont placé leur ordre et 
celui où l’ordre s’est exécuté. NASDAQ Market Replay est 
une application dynamique qui permet aux utilisateurs 
de visualiser instantanément et de façon excessivement 
détaillée tout ce qui se passe sur le marché à n’importe 
quel moment de la journée. 
lien : www.nasdaq.com 
Nickelodeon Online 
Nickelodeon, a pour philisophie de proposer aux enfants 
des contenus innovants et passionnants, que ce soit au 
travers des productions TV mondialement connues ou sur 
son site web. Le projet a pour but de faire découvrir le site 
de Nickelodeon aux enfants de façon ludique. Pour cela, 
ils doivent reconstituer un puzzle vidéo grâce aux pièces 
parsemées dans tout le site. Chaque semaine une nouvelle 
pièce du puzzle est rendue disponible pour fidéliser les 
joueurs. Une fois le puzzle reconstitué, l’enfant peut regar-der 
la vidéo en local ou cliquer sur le lien dirigeant vers 
d’autres vidéos sur le site Nickelodeon. 
lien : www.nick.com 
EBAY 
eBay, premier site d’enchères en ligne, cherchait à éten-dre 
les possibilités de son site web interactif pour que ses 
clients puissent y accéder à tout moment. C’est chose faite 
avec l’application eBay Desktop. 
Résultats : les utilisateurs peuvent dorénavant utiliser 
une application légère et intuitive pour placer et suivre 
leurs enchères en temps réel sans avoir à ouvrir le naviga-teur 
ou attendre des emails de notification 
LIEN : http://desktop.ebay.com/ 
finetune 
Finetune est un service dont la vocation est d’aider les 
utilisateurs à trouver leur musique préférée au sein d’une 
large bibliothèque, regroupant les titres et artistes des 
principales majors. Il permet de gérer simplement ses play-lists, 
de les partager sur son blog ou via tout autre réseau 
social. 
Les utilisateurs peuvent bénéficier de la puissance du ser-vice 
web au sein d’une application bureautique. Cela per-met 
l’intégration de données stockées en local – comme les 
préférences iTunes par ex – dans le moteur de recherche 
Finetune. 
lien : www.finetune.com MODERNISER SON SITE INTERNET 
11435 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
46 
MODERNISER SON SITE INTERNET 
émergence d’un nouvel 
outil de communication 
Contexte 
Dans un contexte de multiplication des canaux de 
communication, le nombre de contacts entre une entreprise 
et ses clients ne cesse d’augmenter. Le web, accessible par 
une multitude de terminaux (mobile, ordinateur, console 
de jeu…), est devenu un canal incontournable pour la 
majorité des entreprises. 
Pour répondre à cette augmentation des contacts entrants 
issus du web (email, chat, téléphone...), les entreprises 
réalisent des investissements massifs dans les outils de 
GRI : Gestion de la Relation avec l’Internaute, ou de GRA : 
Gestion de la Relation avec l’Administré, dans le cadre 
de l’administration électronique. Ces investissements 
sont toutefois insuffisants, car la masse d’information 
toujours plus grande disponible sur les sites ne facilite 
pas la compréhension et l’assistance des internautes, voire 
dégrade l’image de la marque et du service client. 
Définition générale des agents conversationnels 
C’est dans ce contexte que les agents conversationnels 
intelligents interviennent : ces programmes capables 
de discuter avec un être humain en chat (dialogue écrit 
instantané) sont en passe de révolutionner le monde 
de la relation-client. Si les premiers logiciels de type 
« chatterbots » existent depuis la fin des années 60, 
l’arrivée de nouveaux acteurs proposant des technologies 
innovantes et la croissance du web grand public avec le 
développement du haut débit a accéléré le développement 
de ce marché depuis quelques années. 
Des origines à l’utilisation comme outil CRM 
Revenons rapidement sur l’histoire de ces agents : le 
premier agent conversationnel, ELIZA, a été développé dès 
1966 par Joseph Weizenbaum au MIT. Ce programme, qui 
reposait sur un système très simple de pattern-matching 
(une question de l’interlocuteur humain correspond à 
une réponse de la machine), était conçu pour simuler un 
psychanalyste. 
L’étape suivante est le projet ALICE du Dr. Wallace, 
qui débute en 1995. Open Source dès sa conception, le 
programme bénéficie d’une large base de connaissances, 
enrichie par un très grand nombre de contributeurs 
bénévoles. Déjà, un public de niche s’approprie l’idée, mais 
les agents conversationnels devront attendre le nouveau 
millénaire pour s’infiltrer dans le privé. 
Ces agents, basés sur une technologie simple à base de 
mots clés, tels les chatterbots d’Encarta, réalisé par la 
société Colloquis sur MSN Messenger, ou Anna d’Ikea, 
réalisé par Artificial Solutions, ont apporté des exemples 
rudimentaires qui ont montré la voie à des solutions 
plus élaborées incluant une dimension prédictive et une 
dimension métier verticale, permettant de réduire les 
temps et coûts de mise en place de l’agent et d’améliorer 
l’expérience utilisateur. 
améliorer sa relation 
client en ligne 
Un accès aux réponses partout et à tout moment 
Les agents virtuels permettent aux internautes d’accéder 
à la bonne information rapidement et à tout moment. 
En fournissant une réponse immédiate, les agents 
intelligents évitent ainsi aux internautes la frustration 
d’une attente téléphonique longue, de la navigation à 
travers une arborescence lourde et compliquée de FAQs 
ou l’utilisation de moteurs de recherche d’aide en ligne qui 
n’aident personne. 
Un service personnalisé 
L’agent conversationnel est capable de refléter l’expérience 
du client en magasin. En se connectant à la base de données 
de l’entreprise qui « l’emploie », il récupère l’historique du 
client et lui apporte une réponse précise, rapide et très 
personnalisée. 
Le self-service est encouragé, 
et l’accès aux contenus web est amélioré 
L’agent conversationnel permet d’accéder à l’information 
aisément, même pour un débutant : quoi de plus intuitif 
que d’exposer son problème en langage naturel ? L’agent 
intelligent permet le cobrowsing et ouvre la page du 
site recherchée par le visiteur, perdu dans la navigation 
d’un site ou recherchant une information spécifique. En 
facilitant la découverte de services et contenus en ligne, 
l’agent virtuel devient un outil essentiel de la vente en 
ligne en renforçant la marque qu’il soutient. 
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avec Les agents 
conversationnels 
OSN Viortuz 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
MODERNISER SON SITE INTERNET 
47 
Une approche proactive 
de la résolution des problèmes 
En simulant des conversations chat, encourageant la visite de 
certaines pages, et proposant une aide à la navigation, l’agent 
virtuel est une aide efficace et peu coûteuse pour l’entreprise. 
Afin d’optimiser la pertinence de la réponse, l’agent 
conversationnel a une démarche proactive envers le 
client : il identifie son problème par des questions de 
plus en plus précises, ou en proposant diverses solutions 
jusqu’à ce que l’internaute soit satisfait du résultat. En 
occupant des fonctions commerciales et marketing, l’agent 
conversationnel peut devenir un outil efficace de marketing 
viral, récoltant une base de données, comme de vente, 
rassemblant une liste de prospects qualifiés ou effectuant 
la transaction directement en cours de conversation. 
Une interaction humanisée 
La forme humaine de l’agent et sa capacité de dialogue 
en font une interface intuitive et facile à aborder pour 
les internautes de tous âges. Afin de faciliter l’approche, 
l’entreprise définit en amont une fiche d’identité et une 
personnalité qui rend l’ensemble de son discours cohérent. 
Par exemple, Léa (voyages-sncf.com) a un chat qui s’appelle 
Cookie, et chaque tentative de séduction de Clara (Fnac. 
com) se soldera par un refus poli. Il a été observé que cette 
approche humanisée du dialogue est réciproque du côté 
des utilisateurs, qui, pour 70% d’entre eux, disent « au 
revoir » ou « merci » à l’agent. 
En d’autres termes, discuter de la pluie et du beau temps, 
de la vie privée de l’agent virtuel facilite la prise de contact 
avec l’internaute et rassure ce dernier quant à l’aptitude du 
programme à résoudre ses problèmes. 
De la même façon, le choix de la représentation graphique 
peut donner aux internautes une immersion nouvelle 
dans l’univers de la marque. L’annonceur peut en fonction 
de la mission confiée à l’agent et de sa stratégie de 
communication utiliser l’image d’un magasin et de ses 
vendeurs (ex : Fnac.com), un avatar symbole de la marque 
(ex : Crédito de Cetelem), imaginaire (Neuf Telecom), ou 
reproduisant l’image d’une vedette qui donne son image à 
une marque (ex : Fabien Galtié avec GMF Vie) 
Compléter la délocalisation par la « virtualisation » 
Aux entreprises ou groupes nécessitant d’importants 
services clients, l’agent conversationnel permet de 
rediriger une partie du flux de contacts entrants vers le 
virtuel en mode self-service, et ainsi de maîtriser les coûts 
des outils mis en place. 
La capacité de l’agent à répondre à un nombre illimité de 
requêtes simultanées, à n’importe quelle heure du jour 
ou de la nuit, décharge considérablement le call center 
traditionnel, en réduisant le besoin d’un investissement 
croissant en temps et en moyen financier, alors que le 
chiffre d’affaires de l’entreprise continue de croître. Ainsi, 
bon nombre d’agents conversationnels actuellement en 
ligne traite directement plus de 30% de l’ensemble des 
contacts entrants d’une entreprise. 
Une dimension prédictive 
qui permet une adaptation en temps réel 
au comportement du client 
Contrairement à la précédente génération d’agent, basée 
sur la reconnaissance de mots-clés, les technologies les 
plus avancées du marché sont capables d’évaluer, d’après 
les tendances comportementales et les actions antérieures 
du client, le cours des interactions à venir. L’agent peut 
ainsi adapter sa stratégie en temps réel afin de répondre 
aux besoins du client et d’accomplir dans le même temps 
ses missions. Il peut également proposer aux internautes 
une discussion si l’utilisateur reste anormalement 
longtemps sur une page ou bloque dans le remplissage 
d’un formulaire. 
Optimisation de la productivité 
des calls center existants 
Un internaute ne doit jamais voir son problème rester sans 
réponse. Pour satisfaire à cette exigence, une stratégie 
d’escalade est mise en place en cas d’échec de la conversation 
avec l’agent virtuel vers les canaux « humains » existants. 
Les agents conversationnels s’interfacent ainsi facilement 
avec d’autres services web existants, (formulaires de 
contact, systèmes de callback, solutions de chat humain) 
pour rendre le service client plus efficace et plus agréable 
pour le client. 
Les agents catégorisent automatiquement les problèmes et 
demandes clients, soit pour les résoudre efficacement, soit 
pour les transférer au service adéquat. Ce dispositif permet 
une résolution plus rapide, et plus efficace des problèmes 
des internautes et par conséquent une efficacité accrue 
du service client. Les rapports disponibles où chaque 
conversation est enregistrée, permettent un contrôle 
qualité rigoureux, et donnent accès aux managers en temps 
réel à des données précises sur les besoins et demandes de 
leurs clients. 
Intégration aux autres services web 
Le même agent est disponible pour aider et accompagner 
vos utilisateurs ou clients sur l’ensemble des canaux 
online : sur un site web bien sûr, mais aussi une bannière, 
un widget, via les messageries instantanées, les SMS, 
les blogs, les réseaux sociaux ainsi que dans des mondes 
virtuels comme Second Life. Un annonceur peut ainsi, grâce 
aux agents virtuels fournir une expérience homogène et 
personnalisée sur l’ensemble des canaux online, entourant 
ainsi ses clients. 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
Acquisition 
Bannières 
Mini site viral 
Interface MSN 
venteDevis en ligne 
Simulations 
Bons de commande 
guideconseil 
Navigation 
Aide à la saisie 
Push de proposition 
Fidélisation 
Relances 
Up-Selling 
Cross-Selling 
assistanceSAV 
Suivi de commande 
Résolution de problème 
Quel avenir 
pour les agents 
conversationnels ? 
Vers des assistants personnels intelligents 
pour les internautes. 
L’usage des agents conversationnels est en pleine 
évolution : autrefois perçu par les annonceurs comme 
une FAQ intelligente et humanisée, il évolue vers une 
personnalisation de la relation avec l’utilisateur toujours 
plus forte jusqu’à proposer de véritables assistants 
personnels intelligents à ces clients. Ainsi, demain, les 
annonceurs proposeront plusieurs images d’assistants 
avec lesquels les internautes pourront interagir et 
développer une relation. De même, avec le développement 
d’API ou l’interconnexion avec des bases de données, l’agent 
proposera une expérience d’aide ou de vente complètement 
personnalisée en fonction du profil, fournissant une 
expérience unique à l’utilisateur. C’est déjà le cas dans 
une certaine mesure aujourd’hui, par exemple chez eBay 
France. 
Une nécessaire démocratisation des outils 
de publication des agents conversationnels 
Avec le développement de l’usage des agents 
conversationnels, les responsables marketing online 
comme les responsables du support voudront maitriser 
directement leur agent pour faire évoluer directement sa 
mission en fonction de problématiques opérationnelles 
ponctuelles. L’accès à des outils en self-service, permettant 
non seulement de mettre à jour les connaissances d’un 
agent en temps réel comme c’est le cas actuellement mais 
de créer un agent de zéro, entrainera une prolifération 
de ces outils pour des utilisations qui seront sans doute 
toujours plus originales et / ou efficaces. 
Au-delà du browser et d’un site web 
De la même manière que les annonceurs cherchent à 
suivre leurs clients et prospects et à leur proposer une 
expérience homogène selon différents canaux, les agents 
conversationnels suivront les clients et pourront être 
« exportés » au-delà même du browser classique vers 
un univers virtuel en chat ou même un numéro d’appel 
spécifique en répondant directement au téléphone à un 
client / prospect. 
Conclusion 
Plusieurs points à retenir : les agents conversationnels 
sont aujourd’hui des outils efficaces pour améliorer les 
ventes en ligne ou diminuer vos couts de support, tout en 
humanisant la relation client en ligne avec les internautes. 
Exportables sur des supports variés (widgets, IM, site web, 
mobile, Intranet, SMS… et bientôt accessibles par la voix), 
ils peuvent être intégrés comme un élément pivot de la 
communication d’une marque ou d’une entreprise avec ses 
clients ou ses employés. Aux marques de leur donner vie en 
leur insufflant une personnalité ! 
AUTEUR 
Virtuoz 
Pascal Levy-Garboua 
Directeur du Business Development 
50 
Quels résultats? 
Les agents conversationnels peuvent intervenir sur 
différents verticaux tout au long du cycle de vie du 
produit. 
Aujourd’hui, les trois plus gros sites d’e-commerce en 
France, eBay.fr, Fnac.com et Voyages-sncf.com ont choisi 
« d’embaucher » un agent conversationnel afin d’optimiser 
leur relation client en ligne. Quelques mois (1 à 3) après 
la mise en place du produit, tous ont vu une diminution 
significative du nombre de contacts emails ou d’appels 
entrants, et une amélioration de la satisfaction client, 
entrainant un retour sur investissement quasi immédiat. 
Pour eBay.fr par exemple, le volume de mails entrant 
a diminué de façon significative, tandis que le niveau 
de qualification des emails augmentait, grâce à la 
pré-qualification par l’agent virtuel, améliorant par la 
même occasion la productivité du service client humain. 
Autre exemple frappant, l’opérateur Neuf Telecom 
économise l’équivalent d’un appel par client et par an grâce 
à son agent virtuel, Chloé. 
La mise en place des agents virtuels dans un contexte de 
vente produit des résultats là encore significatifs : avec la 
mise en place d’Emma, l’assureur MMA a enregistré une 
hausse des devis en ligne de plus de 30% sur son site et a 
même arrêté le canal de chat humain, moins efficace et 
plus couteux. 
Domaine d’intervention d’un agent conversationnel : 
résultats des agents de la société VirtuOz 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
51 
TENDANCE 
MODERNISER OSN SITE INTERNET HIT Tceghlnooy 
MODERNISER SON SITE INTERNET 
définition 
La vidéo cliquable, 
un nouveau modèle 
interactif 
Introduction : 
La révolution Internet a rendu possible l’interactivité sur 
le media texte, qui s’est développée sur le media image, et 
aujourd’hui sur le media audiovisuel. 
La vidéo cliquable est un support qui permet un certain 
nombre d’actions supplémentaires à l’intérieur d’un même 
contenu. Un concept qui pousse toujours un peu plus loin 
les possibilités du web 2.0… 
Préambule 
1er constat : 
Avec le web 2.0, nous sommes passés d’un web statique 
à un web en mouvement. L’utilisateur sait, depuis qu’il 
utilise Internet, que normalement tout est cliquable. En 
réalité jusqu’à présent tout était interactif sauf… la vidéo. 
2ème constat : 
Les possibilités d’action pendant le visionnage d’une vidéo 
étaient très limitées : « marche », « arrêt », « avance », 
« retour ». Avec la vidéo cliquable de nouvelles fonctions 
sont pensées, de nouveaux univers s’ouvrent avec pour 
seule portée la possibilité de fournir une visite plus 
« rich » à l’internaute. 
Video Cliquable : Féminin, singulier – expression qui 
désigne l’application qui rend possible une interaction 
sur tous supports de diffusions interactifs (Internet, 
téléphonie mobile, télévision, consoles de jeux). 
- Termes associés- vidéo enrichie, vidéo augmentée, 
« hyperlink » vidéo et hyper vidéo. 
Depuis les années 2000, la vidéo cliquable a été envisagée, 
fantasmée jusqu’à devenir le saint-graal des entreprises 
du « online » marketing. Tous les visionnaires du secteur 
en rêvaient mais ne parvenaient pas à percer le mur de 
la technologie. Le marché aidant, la consommation se 
développant, l’environnement technologique évoluant, 
cette évolution est devenue possible. 
Il convient de faire évoluer le terme de vidéo cliquable 
vers celui de vidéo augmentée dans la mesure où 
l’enrichissement du contenu est à l’infini. 
Par vidéo augmentée, on entend alors un principe 
fonctionnel qui rend possible l’action proactive du 
spectateur pendant la diffusion de la vidéo et la 
possibilité de gérer le résultat en temps réel sans altérer 
la perception naturelle du contenu audiovisuel. 
Les termes « actions proactives » font ici opposition à 
l’idée d’un visionnage passif durant lequel l’internaute 
ne peut pas interagir à l’intérieur même de la vidéo. Il 
subit le contenu, il ne peut pas varier les éléments. Son 
seul pouvoir : appuyer sur stop si la vidéo ne lui convient 
plus. Avec la vidéo cliquable, l’agrégation de contenus 
devient réalisable à partir d’une même vidéo de départ. 
D’un clip vidéo par exemple, l’utilisateur aura accès à 
d’autres clips, à des scènes coupées, à des éléments 
inédits… 
La vidéo augmentée devient un outil marketing de 
taille puisqu’elle permet de quantifier les actions de 
l’utilisateur en temps réel. La marque peut ainsi faire 
une analyse comportementale précise de l’utilisateur 
en étudiant le nombre de clics sur tel produit, l’action 
enclenchée (demande d’information ou achat) et d’en 
tirer les conclusions nécessaires. 
Un environnement favorable 
Au-delà de l’aspect technique (création de logiciels, 
développement d’un savoir faire…), la vidéo cliquable 
se positionne dans un contexte multimédia favorable. 
Plusieurs facteurs concordants gagent d’un succès certain : 
L’essor du web 
En quelques années, Internet a su s’implanter dans le 
paysage médiatique, au point de supplanter les médias 
traditionnels. Le haut débit favorise un tel succès avec 
un accès toujours plus performant. Selon la même source, 
93,9% des internautes déclarent surfer sur la toile en haut 
débit. 
Le haut débit permet d’intégrer des contenus plus riches dans 
les interfaces visitées. Logiquement, la vidéo se positionne 
en grand favori ! Rapidité de téléchargement, qualité de 
l’image… autant d’atouts qui séduisent l’internaute. 
intégrer 
des vidéos 
cliquables 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Le succès des vidéos sur le web 
C’est alors que tout naturellement de nombreuses 
plateformes de vidéos ont éclos sur la toile de type 
Daily Motion, You tube… L’heure est plus que jamais aux 
contenus audiovisuels sur le net. Les marques assimilent 
de mieux en mieux ce fait et tendent à communiquer de 
manière interactive et instantanée. Rapidité du message, 
simplicité d’utilisation… Un spot publicitaire de 20 
secondes va avoir bien plus d’impact qu’un fascicule 
d’informations de 30 pages. Pour preuve, de plus en plus 
de marques font le pari de réaliser des films à destination 
uniquement du web. 
Le placement de produit incontournable 
Au-delà de la publicité commerciale traditionnelle, le 
placement de produit représente une alternative de taille 
pour les marques. Le public s’identifie aux acteurs qui 
deviennent ambassadeurs des marques. C’est un principe 
très classique du marketing : la prescription. Ce faisant, 
le média audiovisuel a toujours été le prescripteur en 
assurant le lien entre la marque et le public. Qui ne s’est 
jamais intéressé au dernier bolide de James Bond ? Quelle 
femme n’a pas louché sur une robe dans Sex and The City 
? Combien de spectateur se sont inspirés d’émissions de 
déco pour relooker leur maison ? 
Mais quel impact réel porte ce type de placement de 
produit sur le consommateur ? Les marques ne peuvent 
absolument pas quantifier le retour d’une apparition sur 
une production. En revanche, le placement de produit 
interactif le peut puisque la prescription peut susciter une 
réaction immédiate. La vidéo augmentée offre la possibilité 
de faire des achats d’impulsion, des achats immédiats. Ils 
sont liés à un contenu, à une image présentant le produit 
et offrant un accès direct au point de vente. Ces actions 
peuvent être quantifiées de manière très précise avec un 
retour statistique en temps réel. Un lien nouveau, direct et 
concret se crée alors entre le distributeur et la cible. 
Le boom du e-commerce 
Selon les chiffres de la FEVAD (Fédération du e-commerce 
et de la vente à distance) publiés fin 2007, 19,8 millions de 
Français ont effectué un achat sur le net, ce qui représente 
une somme totale de 16 milliards d’euros pour l’année 
2007. Tout âge et genre confondu le e-commerce explose 
dans des domaines variés: site de ventes aux enchères, 
VPciste, vente d’électroménager…les sites e-marchands 
se multiplient. Pour faire face à cette demande, les 
marques doivent penser des sites attractifs et lisibles pour 
accéder à leurs catalogues. La vidéo augmentée trouve un 
intérêt tout particulier dans ce genre de développement 
puisqu’elle permet de fournir une vitrine virtuelle simple 
d’utilisation. Au lieu de se perdre dans des onglets à 
rallonge, l’internaute aurait juste besoin de cliquer dans 
une vidéo (défilé, show-room…) et acheter en un simple clic 
le produit sélectionné. 
La limite de la publicité 
Avec l’annonce de la suppression de la publicité dans 
la télévision publique, les annonceurs recherchent de 
nouveaux modèles économiques. Là encore, la vidéo 
enrichie s’impose comme une évidence comme un modèle 
de publicité non-intrusive. A défaut d’avoir une visibilité 
sur un spot de télévision, les marques pourraient se diriger 
vers Internet et communiquer à travers des productions 
audiovisuelles. L’impact est plus ciblé que jamais puisque 
l’internaute devient un potentiel client. C’est ainsi que 
Quelle s’est créée un lien privilégié avec les spectateurs de 
la série Plus Belle La Vie à travers son site Internet (cf cas 
pratique). Le placement de produit interactif est novateur 
dans le sens où il s’inscrit dans une logique de « permission 
marketing », Le spectateur a le choix de demander des 
informations supplémentaires sur le produit (mais il n’y 
est pas obligé). Il n’est plus envahi par de la publicité mais 
n’est pas non plus frustré dans son acte d’achat. 
52 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
53 
MODERNISER SON SITE INTERNET 
Les possibilités 
Comme nous l’avons souligné la vidéo augmentée permet 
un nombre infini d’applications. 
La plus évidente est celle de la valorisation du 
placement de produit. Les produits « placés » dans un 
contenu interactif disposent d’une visibilité nouvelle 
puisqu’ils sont cliquables. Le spectateur, en sélectionnant 
la zone sensible, peut obtenir toutes les informations que 
souhaite communiquer la marque (de la simple description 
à l’achat en ligne de ce produit). Cependant le spectateur a 
toujours le choix de continuer son visionnage et de revenir 
plus tard aux produits, soit de les sélectionner au fur et à 
mesure. 
Le e-learning (ou l’apprentissage en ligne) est une 
modalité pédagogique et technologique qui concerne 
la formation continue, l’enseignement supérieur mais 
aussi la formation en entreprise. L’e-learning, enrichi de 
vidéos d’apprentissage cliquables est une autre possibilité 
d’application de l’ « l’hyperlink vidéo » : l’information est 
acquise en temps réel, le parcours utilisateur est tracé et 
l’apprentissage guidé au besoin par les statistiques. La 
vidéo cliquable devient alors un outil pédagogique d’un 
genre nouveau, qui place l’enseignement sous un angle 
ludique en permettant un suivi précis. 
La vidéo cliquable agit aussi d’une façon simple et 
intuitive dans le jeu du « qui est qui ? ». Qu’il s’agisse 
d’une personnalité ou d’un anonyme, n’importe quel 
intervenant dans une vidéo peut faire l’objet d’un « clic ». 
Cette action permettrait ensuite d’acquérir un maximum 
d’informations sur cette personne ou d’être redirigé sur 
un autre site informatif. De la même façon, il est possible 
d’enrichir sa connaissance sur un lieu touristique, une 
musique, un événement historique… 
Au-delà de la simple demande d’informations, l’internaute 
peut accéder à des univers variés à partir d’une même 
vidéo. En un simple clic sur une zone sensible, le spectateur 
est dirigé dans un décor différent, un champ plus large de 
la vidéo… Les possibilités sont à l’infini en fonction de 
l’intérêt de la marque et de la cible choisie. 
Une application du futur 
La vidéo cliquable s’adapte à tous les supports audiovisuels : 
son portage sur la téléphonie mobile, la télévision et les 
consoles de jeux est en cours. 
La téléphonie mobile : entre la diffusion de chaînes de télé 
sur des opérateurs privilégiés, la convergence entre l’offre 
de télévision mobile et d’Internet, et l’évolution toujours 
plus performante des appareils de la 3ème voir 4ème 
génération…Il est loin le temps où le téléphone portable 
servait à téléphoner ! Selon une étude de l’institut GfK, 3 
millions de français ont surfé sur le web via leur mobile 
en 2007. Les chiffres ne manquent pas pour expliquer la 
pertinence de la vidéo augmentée sur ce support. Les 
marques possèdent un nouveau support pour diffuser leur 
message via une vidéo…qui plus est interactive ! 
La télévision : selon les estimations de NPA conseils, 
plus de 96 % des foyers pourront recevoir la télévision 
numérique en 2011, par la TNT, le câble, le satellite ou 
l’ADSL. Et autant de possibilités d’intégrer des programmes 
interactifs à cette offre ! La vidéo augmentée deviendrait 
alors une référence non négligeable pour faire le lien entre 
le prescripteur et l’utilisateur. 
Les consoles de jeux : ce secteur dispose d’un renouveau 
certain avec l’entrée sur le marché d’applications 
interactives (type WII). De toute évidence, la vidéo 
cliquable apporterait une couche sensible supplémentaire 
qui séduirait de nombreux annonceurs. 
En lice d’un marché Rich media en pleine croissance, la 
vidéo enrichie est ainsi incontournable pour la multiplicité 
de son utilisation sur de nombreux supports. Génératrice 
de trafic, de transaction et de fidélisation, la vidéo 
augmentée ouvre indéniablement une ère nouvelle dans le 
monde du e-marketing. A intégrer donc au plus vite… 
AUTEUR 
HIT Technology 
(société spécialisée dans la vidéo cliquable) 
Grégory Cohen 
Fondateur 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
EXEMPLES 
DE SITES 
EN FLASH 
Avec l’avènement du web 2.0, les marques 
doivent, pour se démarquer, savoir créer 
des sites web associant de riches contenus 
interactifs à des vidéos, graphismes et 
animations. 
Avec l’explosion de la vidéo sur Internet, 
la consommation de divertissements vidéo 
connaît actuellement une transformation 
radicale. La technologie Adobe® Flash® 
s’impose comme le standard de facto de 
la vidéo web. Plus de 75 % des diffuseurs 
assurant le streaming de vidéos sur le web 
utilisent la technologie Flash. 
Voici quelques exemples de sites full Flash 
particulièrement innovants soit par leur 
forme ou par leur approche. 
EXEMPLES Abdeo 
ALLOCINé 
AlloCiné a lancé en novembre 2007, TiViMi, sa Web TV 
entièrement réalisée avec Adobe Flash. Bénéfices : 
Des vidéos de qualité DVD avec une lecture vidéo enri-chie 
de liens interactifs vers d’autres contenus vidéo 
Un enrichissement du contenu par des émissions produi-tes 
en interne par AlloCiné 
Une interface optimisée avec l’affichage plein écran ou la 
détection automatique de la configuration de l’utilisateur 
pour diffuser la vidéo la mieux adaptée à son débit... 
AlloCiné a réussi a fédérer plus de 40 000 visiteurs autour 
de ce nouveau Programme 
www.tivimi.fr 
CALIFORNIA MILK PROCESSOR 
La campagne « Got milk » propose une expérience immer-sive 
imitant un jeu de plateau traditionnel, et incitant 
les consommateurs à passer le plus de temps possible en 
contact avec les valeurs de « the California Milk Proces-sor 
Board ». Bénéfices : Crée une expérience immersive 
avec un temps moyen passé de plus de 10 minutes Impact 
positif et meilleure perception de la marque CMPB 
Repousse les limites de la créativité Les temps de 
chargement réduits grâce à la compression optimisée 
des gros fichiers vidéo en 3D. Plus d’un million de visites 
durant les 6 premières semaines suivant son lancement 
www.gettheglass.com / Agence : North Kingdom 
54 
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Red Bull Flugtag Flight Lab 
Ce site Flash recrée le célèbre Flutag Redbull, journée au 
cours de laquelle les participants s’élancent dans l’eau à 
partir d’une rampe à bord de leurs propres machines volan-tes. 
Sur le site, vous pouvez commencer tout simplement en 
dessinant les contours de votre machine volante, qui sera 
ensuite assemblée en 3D. Vous pouvez choisir la couleur, 
les matières, la taille et les caractéristiques de votre avion. 
Ensuite, vous le testez au cours d’un vol dont le simulateur 
a été créé pour donner les sensations d’un vol réel. 
www.redbull.com/flightlab / Agence : Less Rain 
55 
Le jeu Coca Zero 
A l’occasion de l’UEFA Euro 2008, Coca Cola Allemagne 
lance un advergame à couper le souffle. 
Rentrez dans la peau d’un jeune homme qui a 10 minutes 
pour rejoindre le stade et son espace Coke Zero Lounge. 
Pour cela, des PomPom girls hyper sexy vous lancent 4 
défis : sauter une rivière en voiture, faire un shoot de la 
mort pour exploser un mur, impressionner leurs copines 
en faisant de jongles et accéder à la clé du lounge dans 
un flipper géant. Le tout réalisé avec un mix de vidéos et 
de séquences d’animation. Le rendu est particulièrement 
beau et la fluidité est rendez-vous. 
www.cokezerogame.com / Agence : North Kingdom 
DAUM 
A l’occasion du nouveau positionnement de Daum, « L’art 
est le luxe ultime », la célèbre marque de décoration 
artistique haut de gamme a souhaité un nouveau site plus 
en phase avec son image. Son site est une vitrine on-line 
moderne et luxueuse, répondant à trois objectifs : 
Exposer l’ensemble de son offre (800 sculptures, 350 
artistes), Installer une relation durable avec les clients et 
prospects, Encourager le trafic dans les boutiques Daum 
du monde entier. 
Daum.fr s’enrichira prochainement d’une plateforme de 
e-commerce. 
www.daum.com / Agence : Mégalo(s) 
Race control 
Megalo(s) a développé pour le portail de Renault F1 
une application permettant de diffuser en temps réel les 
informations télémétriques de l’équipe Renault : 
géolocalisation, vitesse instantanée, etc. Le module 
«Race Control» est le fruit d’un partenariat poussé avec 
les ingénieurs du constructeur automobile, réalisé en 3D 
papervision. 
www.renaultf1.com / Agence : Mégalo(s) 
MODERNISER SON SITE INTERNET 
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Diesel Parfum 
« Fuel for Life », premier parfum de la marque Diesel, s’adresse 
à tous ceux qui veulent se sentir vivant. Dédiée à la vente, 
la partie centrale du site présente le parfum « Fuel for Life » 
au travers de descriptions multimédias des flacons, des 
gammes, des jus et des fragrances. L’internaute a la possibilité 
d’acheter le produit en ligne, ou de commander une version 
personnalisée avec une modélisation du produit en 3D qui 
permet de visualiser les variantes de la personnalisation. La 
page d’accueil du site propose ainsi à l’internaute de tourner 
une roue, comme s’il relevait un défi (« Spin the wheel of life ») 
pour participer à différentes expériences. 
www.diesel-parfums.fr / Agence : FFL 
The Passenger 
Ce jeu en ligne entraîne le joueur dans une poursuite à 
travers Paris, tout en mettant en avant les fonctionnalités 
du kit main libre pour voiture Nokia CK 20W. C’est un mix 
de vidéo réelle, remixée sur After Effects et de jeu qui met 
l’utilisateur dans le siège du conducteur. The Passenger 
a généré plus de 300 000 visites avec une moyenne de 6 
minutes par visite. 60% des joueurs étaient dans l’audience 
ciblée des hommes de 25 à 40 ans. 
Le projet a été repris sur plusieurs blogs et reconnu dans 
l’industrie de la publicité interactive. Il a été primé à de 
nombreuses reprises. 
www.the-passenger.com / Fuel Industries | Karbon Arc 
56 
Rip Curl 
Rip Curl souhaitait se positionner sur la web TV tout en donnant 
la possibilité aux internautes de contribuer au site en 
soumettant leurs propres vidéos de snow ou de surf. 
Un concours permettra aux internautes de participer à une vaste 
opération de sélection de riders amateurs de gros talent pour 
partir sur ces événements rider avec les Pros. Pour participer, 
il leur suffira de poster sur la Rip Curl TV leurs propres vidéos. 
Un jury composé exclusivement de professionnels déterminera 
une short-list de riders qui partiront pour une épreuve de sélec-tion 
finale. Deux chanceux suffisamment déterminés pourront 
alors partir avec la team et vivre cette expérience unique. 
www.ripcurl.tv / Agence : Megalo(s) 
HARRY POTTER 5 
Le site propose aux internautes de rejoindre l’armée de 
Dumbledore et d’exercer leurs talents de magiciens issus 
de Poudlard. Ceux-ci peuvent s’affronter au sein d’un jeu 
multijoueur dans plus de 600 salles. Ils peuvent aussi s’entraîner 
à l’usage de leurs baguettes magiques sur un ennemi factice. 
Les internautes peuvent également implanter sur leurs blogs 
une banner du film et donner la possibilité à leurs visiteurs 
de jouer en mode mono joueur, ainsi que de télécharger la 
bande annonce et des wallpapers du film. Cette opération 
intercontinentale exceptionnelle, a été déployée dans 42 pays. 
Traduite en 33 langues, elle a réuni plus d’un million de joueurs. 
www.darkarts-defence.com / Agence : Megalo(s) 
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MODERNISER SON SITE INTERNET 
57 
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59 APPRIVOISER 
LES MOTEURS 
DE RECHERCHE 
SOM M A I R E 
Réussir son référencement naturel - P.60 
Moteurs de recherche innovants : Exemples - P.64 
Réussir sa campagne de liens sponsorisés - P.66 
TendanceS des liens sponsorisés - P.70 
LIENS entre référencement naturel et payant - P.72 
Piloter ses campagnes avec un tableau de bord - P.73 
Juridique - P.75 
Sommaire Général
TECHNIQUE 
Le référencement est statistiquement le premier moyen de toucher le 
trafic disponible en France et à l’international. Les instituts de mesure 
d’audience indiquent depuis plusieurs années que le premier moyen 
d’accès aux sites web en France sont les moteurs de recherche. Aussi 
avoir intégré le plus tôt possible les problématiques de référencement 
et de positionnement d’un site, lui permettre d’être en « tête de 
gondole » des moteurs de recherche est devenu un incontournable 
de toute stratégie de communication sur le web. 
Trois types d’interventions doivent être activés 
dans une action de référencement : 
1 - Une phase technique dite d’optimisation, 
2 - Une phase stratégique basée sur le contenu 
du site et la définition des mots-clés, 
3 - Une phase de « linking » (création de liens) 
dite de maillage . 
Reussir son 
référencement naturel 
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE 
60 
Cybercité 
En tête de gondole des moteurs de recherche 
Les 3 sphères de l’optimisation du référencement 
La phase technique 
d’optimisation 
Les techniques approuvées par les moteurs de recherche 
dites « white hat » : 
Optimisation des balises meta : Les metas sont des 
balises html contenues dans l’entête d’une page web 
permettant de fournir des informations aux moteurs sur 
son contenu. Les plus courantes sont les balises meta 
«description», « title » et «keywords». 
La réécriture d’url : Technique consistant à faire réécrire 
(par le serveur web) sous forme plus simple des URL 
complexes comportant des espaces, des accents, des 
caractères exotiques (?, !, , %,). Cette technique est 
fréquemment utilisée lors de création de sites comportant 
des bases de données dynamiques. 
Exemple : www.lepetitlivrerougedumarketinginteractif.com/ 
index.php?nom=ma%!page 
devient : www.lepetitlivrerougedumarketinginteractif.com/ 
mapage.html 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE 
61 
D’autres techniques sont parfois employées mais totalement 
interdites par les moteurs de recherche et dites « Black 
Hat ». Ces techniques sont proscrites et n’ont pas d’effets 
positifs à moyen et long terme : 
La duplication de contenu : un contenu identique pour 
plusieurs URL différentes, 
L’achat de lien. Plus le nombre de liens de sites de qualité 
pointant vers votre page est important, plus votre site sera 
jugé comme pertinent par Google… L’achat de liens sur des 
sites de références pourrait donc logiquement améliorer 
le référencement de votre site, mais cette technique est 
interdite par Google. 
Les pages satellites : ce sont des pages d’un site dédiées 
au référencement sur les moteurs de recherche. Elles ne 
sont, en général, pas visibles par le visiteur qui se voit 
rediriger vers une autre page du site. Ces pages contiennent 
un texte avec parfois une répétition de mots clés qui leur 
permettent de se positionner dans les premiers résultats 
d’une recherche. 
L’optimisation du contenu 
du site et la définition 
des mots-clés : 
Le contenu est parfois le parent pauvre du référencement, 
alors qu’il n’y a pas de référencement sans contenu et 
sans mots-clés stratégiquement définis. Le contenu est le 
moteur du référencement. 
Comment choisir ses mots clés ? 
Les mots clés « cibles » doivent être en adéquation avec 
l’activité du client, 
Ils doivent également correspondre à un contenu présent 
ou disponible sur le site, 
Ils doivent présenter un potentiel d’audience significatif, 
Ils doivent faire preuve d’un certain « réalisme » par 
rapport au site, 
L’annonceur doit veiller en choisissant ses mots-clefs à 
ne pas porter atteinte aux droits des tiers et notamment à 
ne pas reproduire, sauf autorisation expresse et préalable 
de signes distinctifs protégés (marque, nom de domaine, 
dénomination sociale, nom commercial…) notamment ceux 
de ses concurrents, cette pratique pouvant en effet être 
assimilée à de la contrefaçon ou à de la concurrence déloyale. 
NB : grâce aux outils de mesure d’audience et notamment 
de tracking, il est possible d’affiner et de redéfinir a 
posteriori les mots-clés en choisissant ceux qui ont le 
potentiel de transformation le plus élevé. 
Comment écrire son contenu pour les moteurs 
de recherche ? 
En fonction de la liste de mots-clés générateurs de trafic 
préalablement établi entre le client et son référenceur 
lors de l’analyse du site, il est possible d’intervenir sur 
le contenu même du site. Le contenu d’un site doit avant 
tout être clair, concis, pertinent et intégrer la notion 
de thésaurus. Le thésaurus est l’ensemble structuré de 
termes qui définit de façon hiérarchisée les mots-clés 
génériques et spécifiques qui permettent de décrire 
facilement le domaine auquel se réfère le site et de 
faciliter ainsi le traitement de l’information. 
C’est autour de ce thésaurus que le travail sur le contenu 
devra se concentrer. L’optimisation doit également se faire 
en travaillant et surtout en respectant la notion de densité 
de mots-clé. Cet indice définit le rapport entre le nombre 
de fois que ce mot-clé apparaît dans la page et le nombre 
total de mots présents dans la page. Plus le mot-clé 
apparaît dans le contenu de la page, plus le site a des 
chances d’être positionné sur ce mot-clé. Il est important 
de respecter un indice de densité de mot-clé de 7 à 10%, 
au delà, on parle d’abus donc de spamming. 
Il est également possible de créer des pages de contenu 
éditorial, dédiées aux mots-clés et se référant au 
thésaurus, qui seront réalisées « en dur » directement 
dans le site et visibles par les internautes. Attention, ces 
pages ne sont pas des pages satellites (voir plus haut) 
et ne doivent pas tromper les internautes et les moteurs. 
Focus Contenu : 
Et Google invente la « Recherche universelle » 
Depuis mai 2007 Google propose sa nouvelle interface 
unifiée et « universelle » pour la recherche, qui combine 
la recherche classique à des services de recherche plus 
spécialisés comme les nouvelles, les images, la vidéo… 
Jusqu’à présent, Google avait privilégié les sites à 
fort contenu textuel pour leur positionnement. Mais 
l’intégration des portails verticaux (Google Video, 
Youtube, Google Image) et autres widgets (Google Méteo 
par exemple) change la donne et certaines méthodes 
de référencement vont ainsi s’en trouver changées. A 
terme, tous les contenus disponibles sur le web seront 
susceptibles de faire partie intégrante d’une stratégie de 
Stratégie et définitions des mots clés 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
ZOM 
référencement et de visibilité. Il est donc important de 
se poser la question du référencement de ces nouveaux 
contenus, notamment la vidéo. On note par exemple que 
pour le mois de janvier 2008, 17% des requêtes demandées 
sur Google affichaient un résultat intégrant la recherche 
universelle. 
De nombreux sites et articles (ex : www.recherche-universelle. 
com) traitent de ce sujet. Le référencement de ces nouveaux 
contenus n’en est pour l’instant qu’à ses débuts. 
La phase de maillage 
Les moteurs de recherche et tout particulièrement Google 
sont friands de « liens », c’est à dire de toutes les fois où 
le nom de domaine est cité sur d’autres sites (échanges 
le liens entre sites, articles de presse en ligne citant 
l’URL d’un annonceur, communiqué de presse en ligne…). 
Plusieurs techniques peuvent être mises en place pour 
créer ces fameux liens. 
L’inscription sur des annuaires thématiques, des 
blogs spécialisés. 
Il s’agit d’outils spécialisés ou géolocalisés, contrairement 
aux grands outils de recherche comme Google. L’intérêt 
de ces annuaires et outils est double. Ils peuvent d’une 
part générer une audience ciblée, filtrée sur un thème 
particulier, et d’autre part assurer au site une meilleure 
prise en compte par les moteurs de recherche. Google et son 
PageRankTM sont d’ailleurs basés sur les liens hypertextes 
qui pointent vers le site. La croissance régulière du nombre 
de liens qui pointent vers le site et leur qualité impactent 
à moyen terme le PageRankTM du site et sa prise en compte 
finale par Google. Cette opération va être un accélérateur 
du référencement naturel. 
A propos du PagerankTM : 
Le PageRankTM est une technologie spécifique au moteur 
Google permettant de déterminer un indice de popularité 
pour chaque page du web. Une page « populaire » sera 
globalement mieux positionnée dans les pages de résultat 
des moteurs de recherche. Elément autrefois déterminant 
aux débuts des moteurs de recherche, la suprématie du 
PagerankTM est aujourd’hui remise en cause et ce seul 
indice ne suffit plus à mesurer la popularité d’un site. Pour 
analyser cette popularité, les moteurs se contentaient 
bien souvent de mesurer le nombre de liens menant vers 
une page Web. Si les liens étaient nombreux, la popularité 
de cette page ne faisait pas de doute. Un raisonnement 
qui ne comptait pas sur un détournement de ce critère. Le 
« Google Bombing » - bombardement de Google - a mis à mal 
le concept de popularité. Cette technique de référencement 
particulière a pour but d’influencer artificiellement le 
classement des résultats sur Google, en créant de nombreux 
liens hypertextes menant vers un même site. 
La notion de confiance est donc venue s’ajouter aux 
différents critères composant l’algorithme des moteurs… 
ainsi s’est ajouté au PagerankTM, le « Trustrank»TM du nom 
de l’algorithme, marque déposée par Google, cherchant à 
réduire le spam dans les moteurs de recherche. 
Pour connaître son PagerankTM, il suffit de télécharger la 
Google ToolbarTM. 
Campagnes de linking 
Le linking consiste à créer, sur des sites à fort trafic ou 
possédant une thématique intéressante et proche du site 
à référencer, un impact publicitaire en plaçant un lien 
texte vers le site en cours de référencement. Si le site à 
référencer le permet, il est possible de négocier un échange 
de liens «un pour un» entre site en cours de référencement 
et le site cible choisi. La mise en place d’une campagne de 
linking de qualité, menée avec logique, visant à cibler les 
sites phares, en accompagnant ce lien d’un discours et en 
le plaçant harmonieusement dans la page permet à long 
terme d’influencer le PagerankTM. 
Diffusion de communiqués de presse en ligne 
Plusieurs sites proposent de diffuser gratuitement (ex : 
www.news-eco.com) du contenu sous forme de communiqués 
de presse (environ 400 mots) sur une thématique précise 
dans lequel il est possible d’insérer quelques liens vers des 
pages précises du site à référencer. 
Les bénéfices du référencement thématique sont 
nombreux et complémentaires d’autres résultats obtenus 
avec le positionnement naturel : trafic ciblé sectoriel, 
génération de microtrafics additionnels, meilleure prise 
en compte du site par les grands outils de recherche. 
les facteurs bloquants du référencement 
La construction en frameset (Frame ou iframe) bien 
qu’aujourd’hui assez exceptionnelle et peu utilisée, 
Le développement en «Full Flash», qui empêche la lecture 
du contenu par les moteurs de recherche, et de manière 
générale l’utilisation de flash pour les liens internes du 
site. Cependant les nouveaux sites développés en 
Flash intègrent de plus en plus de contenu en format 
XML, facilitant les mises à jour, l’insertion de bases de 
données produits. Un script SEO a été mis au point 
afin de créer des URL fictives. Ce script permet de créer 
des urls du type : www.monsite.com/#/ma-page.html et de 
déclarer le contenu interne à l’animation flash chargée 
sur cette page. Mais ces url ne sont pas indexées dans 
Google. Cette technique ne permet pas l’indexation et donc 
le positionnement des sites Full Flash. Afin d’augmenter 
le référencement d’un site full Flash, il est donc nécessaire 
de générer de vraies pages statiques, donc de passer le 
contenu de son site Full Flash en html. - Une utilisation 
systématique des images pour du contenu textuel (il est 
préférable de bien mettre en avant le contenu textuel 
«en dur»), 
Les urls trop longues, avec des paramètres GET en trop 
grand nombre, 
Les url avec des caractères exotiques (espaces, accents, 
caractères exotiques ( ?, !, , %,) etc.). Toutes les urls doivent 
avoir une forme statique, propre : les é, è, ê, ù, ô, … doivent 
être replacés par leurs homologues : e, u, o … 
Les longues fonctions javascript dans les pages. 
AUTEUR 
Cybercité 
Jean-Francois Longy 
Directeur général 
ZOM 
62 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
AUDIENCE 
CONTACTS 
VENTES 
TRAFIC 
Vous reprendrez bien 
une part de marché ? 
www.cybercite.fr 
WEBMARKETING  REFERENCEMENT 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Exemples de moteurs 
de recherche innovants 
Quelles sont donc les voies de réflexion suivies en 2008-2009 
par les nouveaux acteurs du monde des moteurs de recherche ? 
Olivier Andrieu Editeur du site www.abondance.com 
Like.com 
Des outils de deuxième et troisième génération voient le jour 
et permettront rapidement d’aller beaucoup plus loin dans la 
recherche : images proposant certaines caractéristiques 
(Exalead et Google proposent déjà des filtres sur les photos 
de visages uniquement, des outils comme Like.com testent la 
similarité de couleurs ou de formes entre différents produits 
commercialisés en ligne, etc.) recherche par mots-clés sur 
«ce qui est dit» à l’intérieur des vidéos par l’intermédiaire de 
technologies de reconnaissance vocale, etc. reconnaissance 
de formes, de textures, de couleurs, d’objets, de voix… les 
laboratoires de recherche regorgent de tels projets qui vont 
révolutionner la recherche multimédia ! 
La recherche par similarité 
Ms Dewey 
Microsoft a, pour sa part, testé des stratégies d’approche 
intéressantes avec des systèmes d’agents conversationnels, 
sur des sites comme Mrs Dewey (http://www.msdewey.com/). 
Une jeune fille se propose de vous aider dans vos recherches, 
un peu comme les avatars dans certains sites de commerce 
électronique. Une vision finalement assez humaine de 
la recherche sur le Web qui vous permet de chatter avec 
«quelqu’un» pour vous permettre d’aller plus rapidement à 
la quête de résultats pertinents. Pourquoi pas, même si les 
réflexes pris sur des outils comme Google (taper rapidement 
de un à cinq mots clés et attendre le résultat proposé) seront 
certainement longs à perdre ? 
recherche par Les agents conversationnels 
64 
Wikia Search 
L’idée : bâtir un moteur de recherche dans lequel l’utilisateur 
peut donner son avis sur la pertinence des résultats renvoyés. 
Un lien peu intéressant par rapport à la requête demandée ? 
Vous le descendez « à la main» dans la page de résultats. 
Un lien intéressant ? Vous le remontez d’un coup de souris. 
Vous connaissez une page qui répond parfaitement à une 
requête ? Vous la proposez au moteur. Etc. Ce dernier prend 
ensuite en compte toutes ces informations pour proposer des 
résultats de plus en plus pertinents. L’idée est séduisante, 
même si les risques de fraude sont multiples et devront être 
gérés au mieux. Mais l’aspect social reste l’une des voies les 
plus intéressantes à suivre dans un proche avenir... 
la force de la communauté 
Ms Dewey en action... 
Le site Like.com permet de trouver des objets similaires à une requête initiale 
Wikia Search, un moteur de recherche communautaire en phase alpha 
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
powerset 
Dans le même ordre d’idée, le fait de taper sa requête en 
langage naturel («je cherche des documents sur la Révolution 
Française et la Prise de la Bastille le 14 juillet 1789») n’a jamais 
convaincu les internautes jusqu’à maintenant. Plusieurs 
moteurs de recherche se sont attelés à la tâche depuis près de 
15 ans mais aucun d’entre eux n’a jamais réussi à réellement 
transformer l’essai, les utilisateurs préférant aujourd’hui 
encore taper des mots clés «à la queue leu leu». Dommage. 
Mais des projets comme Powerset (http://www.powerset. 
com/), basés sur des techniques avancées de reconnaissance 
du langage naturel, réussiront-ils à infléchir cette tendance ? 
L’avenir le dira... 
recherche en langage naturel 
65 
KARTO 
Lorsque vous tapez le mot clé «apache» dans un moteur de 
recherche, celui-ci ne peut identifier l’objet de votre recherche… 
Des informations sur les serveurs Apache ? Sur les indiens ? 
Sur l’hélicoptère éponyme ? Certains moteurs tentent de 
«clusteriser», c’est-dire scinder en dossiers les résultats de 
recherche. Libre à vous de filtrer ensuite la thématique désirée... 
La clusterisation thématique peut également être accompagnée 
d’outils cartographiques comme sur Kartoo (http://www.kartoo. 
com/) qui permet de délimiter les catégories de façon graphique 
et souvent remarquablement pertinente. Les internautes sont-ils 
cependant prêts à «sauter le pas» et à utiliser en masse ce 
type d’interface utilisateur très différente de leurs habitudes ? 
Cartographie et clusterisation 
redzee 
Enfin, les progrès et innovations peuvent également se 
dessiner à petites touches qui, sans être des révolutions, 
peuvent apparaître comme des évolutions dignes d’inté-rêts 
pour un meilleur confort de recherche. 
Ainsi, la présence de vignettes de prévisualisation ou 
thumbnails peut aider à reconnaître une page web déjà 
consultée, sur des moteurs comme Exalead (http://www. 
exalead.fr/), Redzee (http://www.redzee.com/) ou SearchMe 
(http://www.searchme.com/) entre autres. 
Prévisualisation des pages de résultats 
semantique 
Nul doute que la prochaine évolution forte dans le 
milieu des moteurs web tournera autour de la recherche 
sémantique. 
De quoi s’agit-il ? D’une part, comprendre la recherche de 
l’internaute en lui demandant de saisir dix à quinze mots qui 
la décrivent puis en extraire le sens. D’autre part, analyser 
les milliards de documents et pages web disponibles en 
ligne et, là aussi, en extraire le sens. Puis faire se rencontrer 
l’offre et la demande en fournissant des résultats pertinents 
en prenant en compte des algorithmes «intelligents». 
La sémantique au coeur des moteurs du futur 
Illustration du Web Semantique. Image tirée de blogs.nesta.org.uk 
Redzee propose une navigation dans ses résultats en «faisant glisser» les pages web 
Métamoteur Kartoo : les résultats sont cartographiés par thématique donnée 
L’outil Powerset comprend les requêtes en langage naturel 
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TECHNIQUE 
Entre 800 et 900 millions de requêtes sont générées chaque 
mois en France sur les outils de recherche. Sur des domaines 
ultra-concurrentiels, il est complexe de positionner un site 
via des techniques de référencement naturel. Se placer sur 
des mots clés génériques comme «voyage», «vacances», 
«ski», est devenu irréaliste. Le positionnement publicitaire 
permet de garantir des positions sur la première page 
des outils de recherche majeurs, sur des mots clés 
génériques et fortement concurrentiels. Une campagne 
de positionnement publicitaire de par sa nature et le 
coût du trafic délivré est particulièrement adaptée à ces 
occasions : 
Accroître la notoriété d’une société, d’une marque 
ou d’un produit 
Lancer un produit ou un site Internet 
Communiquer avec une campagne éphémère : 
salon, événement, promotion 
Générer un trafic saisonnier : 
tourisme, immobilier, cadeaux 
Le principe 
Les liens sponsorisés constituent une technique 
publicitaire initialement propre aux moteurs de recherche 
et qui permet de placer des annonces en rapport avec son 
site dans les moteurs de recherche en tête des résultats sur 
un ou plusieurs mots clés et ce avant les résultats naturels 
des moteurs de recherche. Le modèle de facturation des 
campagnes de positionnement publicitaire est le coût par 
clic (CPC). L’annonceur ne paie que le trafic qui lui a été 
délivré (nombre de clics multiplié par le coût au clic). Le 
modèle économique est dit à la performance, c’est-à-dire 
que l’annonceur paye en fonction des résultats obtenus 
– résultats mesurés en termes d’audience (nombre de clics 
sur les annonces). 
Le positionnement publicitaire est une technique 
complémentaire au référencement naturel qui permet : 
D’obtenir du trafic en quelques heures 
De cibler très finement les mots clés 
D’obtenir des positions garanties dans les moteurs 
de recherche 
De contrôler le coût au clic en temps réel 
par un système d’enchères 
De mesurer au jour le jour le trafic généré 
et le coût quotidien 
D’évaluer finement le retour sur investissement (ROI) 
De contrôler exactement le message associé au site 
et au mot clé 
De se positionner sur des mots clés très spécifiques, 
ne générant pas un volume de trafic important, 
peu coûteux à acheter, mais transformants 
Réussir sa campagne 
de liens sponsorisés 
66 
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE Cbceirtyé 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE 
67 
Les bénéfices des liens sponsorisés sont immédiats : 
visibilité garantie sur des requêtes génériques, 
trafic ciblé instantané, présence locale ou mondiale, 
exposition événementielle, trafic de courte durée, 
ciblage géographique des internautes, choix exact des 
expressions, gestion du budget… 
Les supports des liens sponsorisés : 
Les annonces Google, qui prennent traditionnellement la 
forme d’annonces textuelles, peuvent également être décli-nées 
dans les formats bannières et vidéo et être diffusées à 
la fois sur Google, les moteurs de recherche partenaires de 
Google, les sites de contenu partenaires du réseau Google 
(Réseau Adsense), Google Map et Google Mobile. 
Disponibilité des formats pub selon les supports : 
Support / 
Format pub 
Annonce 
textuelle 
Annonce 
illustrée 
Annonce 
vidéo 
Google™ moteur 
de recherche X 
Moteurs de recher-che 
partenaires de 
Google™ X 
Sites de contenu par-tenaires 
de Google™ X X X 
Google Maps™ X 
Google Mobile™ X 
Si les annonces textuelles diffusées sur le moteur de 
recherche Google™ restent la pratique la plus courante, la 
diffusion d’annonces textuelles et autres formats sur les 
sites de contenu partenaires de Google™ se démocratise 
de plus en plus. Plusieurs raisons à cela, parmi lesquelles la 
possibilité de choisir les sites, les formats de diffusion et 
les enchères pour son annonce permettant ainsi un ciblage 
fin. Les taux de clics (CTR) sont nettement moins bons que 
les CTR constaté sur le search mais la configuration n’est 
pas la même et les objectifs peuvent varier (visibilité sur 
des sites de contenu à forte notoriété par exemple). Google 
offre à ce titre deux possibilités : 
définir les sites sur lesquels diffuser les annonces 
demander à Google de diffuser l’annonce sur les sites 
dont le contenu rédactionnel est proche du référentiel de 
l’annonce. Google compare alors le contenu textuel des 
sites ciblés (analyse sémantique) avec le contenu textuel 
des landing pages des annonces. 
Comment mettre 
en place une campagne 
de liens sponsorisés ? 
A – Mise en place et gestion 
Définition des mots-clés et choix d’un réseau de diffusion 
Rédaction des annonces 
Définition des enchères 
Définition d’un budget journalier maximum 
Définition des landing pages 
Mise en place du tracking (suivi de campagne) 
Plusieurs options peuvent être ajoutées à ces critères de 
base : géolocalisation, programmation horaire… 
B – Gestion, analyse, mesure de la performance 
Cette seconde phase va permettre de mesurer la 
performance des mots-clés, du réseau de diffusion, de la 
rédaction des annonces et des différentes landing pages 
et d’opérer les arbitrages suivants : 
Ajustement des enchères 
Elimination des annonces les plus faibles et régénération 
des annonces porteuses de trafic et de transformation 
Redéfinition ou optimisation des landing pages 
Réévaluation des enchères à la hausse ou à la baisse 
NB : Quels mots clés choisir ? 
La promotion d’un produit ou d’un service sur un site 
passe par une déclinaison de ce produit/service sous forme 
de mots clés (combinaisons de mots). Les mots clés d’une 
campagne de positionnement publicitaire peuvent être 
différents de ceux d’une campagne de référencement dans 
la mesure où il n’y a pas de contrainte technique. Les mots 
clés sont choisis selon leur capacité à drainer un trafic 
sur le site et la capacité du site à transformer ce trafic en 
contacts / ventes. 
Conseils d’optimisation d’une campagne 
de liens sponsorisés : 
Le découpage des campagnes (ex : 3 types de produits 
différents = 3 groupes d’annonces différents, un dédié à 
chaque produit), 
Le gain de temps pour l’internaute : amener l’annonce 
directement au produit voulu, que l’internaute ait un 
minimum de clics à faire 
le choix des mots-clés : éviter les mots-clés trop 
généralistes, tester des types de ciblage différents (exact, 
large). 
La « landing page » (page qui apparait après un 
clic sur l’annonce) doit dans la mesure du possible 
comporter une redondance lexicale des mots-clés 
utilisés dans l’annonce. 
Tester plusieurs annonces au sein d’un même groupe : 
Google™ fera passer en rotation les annonces et mettra en 
pause la ou les moins efficaces. 
Tester également les titres en champs libre : ce que 
va saisir l’internaute va venir se positionner en titre de 
l’annonce. Ainsi, l’internaute se reconnaît parfaitement 
dans la manière dont il a écrit son mot-clé (notamment des 
fautes d’orthographe). 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
EN Résumé 
Zoom : Comment fonctionne 
aujourd’hui le système d’enchères ? 
Auparavant positionnement = enchère de sorte que 
plus un annonceur mettait une enchère élevée, plus 
son annonce était haute dans le classement. 
Aujourd’hui pour des raisons tout autant économiques que 
de pertinence des résultats, la formule de positionnement 
des annonces Google™ s’est complexifiée et est désormais 
grosso modo la suivante : 
Positionnement = enchère * CTR * QS 
où CTR correspond au taux de clic (ratio nb clics/nb 
d’affichages) et QS au Quality Score, note attribuée par 
l’algorithme Adrank™ de Google™. 
On comprend dès lors tout l’enjeu d’avoir un bon QS et CTR. 
En effet, il est possible de positionner ses annonces devant 
celles de ses concurrents en payant moins cher au clic ! 
Par exemple : 
Annonceurs Enchère 
sur le même 
mot-clé 
CTR Quality 
Score 
Note 
(enchère* 
CTR*QS) 
Positionne-ment 
annonces 
A 0,2 3% 2 0,012 1 
B 0,3 1% 1 0,003 2 
L’annonceur A paye bien moins cher que l’annonceur B, 
pourtant son annonce se positionne devant grâce à son 
meilleur CTR et QS. 
Le CTR et le QS sont donc deux éléments d’optimisation 
essentiels d’une campagne de liens sponsorisés bien gérée. 
L’optimisation du CTR passe par : 
La qualité de rédaction des annonces (le mot-clé acheté 
dans l’annonce, l’incitation à l’action…) 
La stratégie d’enchère (le CTR reste intrinsèquement lié 
à l’enchère, donc prévoir par exemple un CPC plutôt à la 
hausse au début à diminuer par la suite). 
Le choix du découpage de la campagne (choix du 
découpage campagne/groupe d’annonces/annonces/mots-clés 
selon les problématiques annonceurs de budget, 
géolocalisation, planification de la diffusion des annonces) 
impactant directement le CTR. 
L’optimisation du QS passe par : 
la pertinence mot-clé acheté / annonce / landing page 
(présenter un résultat directement en relation avec la 
recherche des internautes), 
la qualité de la landing page (bien référencée naturelle-ment 
? temps de chargement rapide ? directement en rela-tion 
avec mon annonce et mon mot-clé ?), 
l’historique des performances CPC et CTR de la campagne. 
NB: qu’est-ce que le Quality Score ? 
QS : Quality Score (= Niveau de Qualité) ou la promesse de 
diminution de son budget Adwords, ou de l’augmentation 
de son trafic à budget égal. 
Ce nouveau paramètre de Google Adwords permet 
d’améliorer ses positions sans augmenter ses enchères, en 
appliquant quelques principes de base, il promet ainsi pour 
les détenteurs de QS élevés de partir sur des enchères très 
basses par mots-clés, car l’annonceur se montre pertinent 
pour l’internaute. A l’inverse, Google mettra des enchères 
élevées à un annonceur au QS faible et qui ferait donc 
« perdre son temps à l’internaute ». Pour une campagne 
identique, avec annonce semblable, l’annonceur pourra 
payer du simple au double, voire plus selon son QS. 
Le QS est calculé selon l’historique des performance 
CPC / CTR notamment et de l’analyse des mots-clés 
par annonce ainsi que des landing pages choisies. 
Actuellement Google Adwords™ ne donne pas exactement 
à l’annonceur son QS, mais on sait que l’algorithme 
AdRank™ en calcule la pertinence (la corrélation entre 
le mot-clé capital présent dans l’annonce et celui dans la 
page de destination) : plus le mot-clé défini dans l’annonce 
est retrouvé dans la landing page, mieux vous optimiserez 
votre QS. Tout comme une page de référencement naturel, 
la landing page orientée « liens sponsorisés » devra être 
riche en contenu, en redondance lexicale liée à notre 
mot-clé produit (indice de densité), en backlink, avoir si 
possible un PageRank™ élevé, une page de contacts (qui 
est l’annonceur ?), un Trust Rank™ fort, une politique claire 
du site quant à l’utilisation des données personnelles de 
l’internaute, enfin l’ergonomie et la facilité de navigation 
au sein du site. 
Le but étant de faire gagner du temps à l’internaute, qu’il 
arrive sur le produit exact annoncé dans l’annonce. Google 
Adwords™ tenterait ainsi de lutter contre le faux contenu 
et récompenserait les annonceurs essayant de qualifier 
au maximum leurs annonces, de mettre en pause celles au 
CTR le plus faible, de travailler le contenu de leur page de 
destination. 
A prendre en compte : Google Adwords™ réévalue le 
temps de chargement des pages de manière peu régulière, 
une fois par mois environ et le Quality Score peut voir 
son niveau augmenter tous les deux ou trois mois, autant 
dire que dès la création de la campagne, il faut l’optimiser 
au maximum et ne pas attendre le passage d’un nouveau 
robot deux mois plus tard. 
NB : Il est indispensable d’utiliser un système de tracking 
permettant d’analyser chaque campagne, chaque groupe 
d’annonces et ainsi connaître les mots-clés exacts saisis 
par l’internaute et suivre ceux qui transforment. Ainsi on 
pourra optimiser les enchères, en mettant l’accent sur les 
mots-clés les plus générateurs de transformations (ventes, 
remplissage de formulaire de mise en relation, de prise de 
RDV ou d’inscription à une conférence...), et en coupant 
ceux amenant du flux sans vente si c’est l’objectif de 
l’opération. 
Les clefs du succès d’une campagne de liens sponsorisés : 
Tester sur des périodes courtes et ajuster le budget, 
Cibler géographiquement, 
Définir les bonnes landing pages, 
« Tracker » les campagnes avec un outil de mesure 
indépendant de Google ™ 
Ajuster et redéployer les campagnes en fonctions des 
résultats. 
AUTEUR 
Cybercité 
Jean-Francois Longy 
Directeur général 
68 
ZOM 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
*Liste non exhaustive des moteurs de recherche 
**GoogleTM est une marque déposée de Google Inc 
Développez votre audience de façon pérenne et rentable 
grâce aux moteurs de recherche* 
Référencement 
Liens sponsorisés 
Générez du trafic qualifié en moins de 24 heures : 
visibilité garantie avec Google AdwordsTM 
Affiliation 
Créez votre réseau virtuel de distribution rémunéré 
à la performance 
Tracking 
Mesurez l’efficacité de vos actions marketing en ligne R.O.I. 
avec TRACKflow 
www.cybercite.fr 
PARIS  LYON  CHAMBERY  NANTES 
™ 
™ 
™ 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
tendances 
des liens 
sponsorisés 
Dès 2002, les liens commerciaux contextuels 
ont révolutionné la communication publici-taire 
et assuré la fortune de Google. Ils ont 
ouvert un nouveau champs de possibilités 
pour des milliers d’annonceurs, du commerce 
de quartier à la multinationale, mais aussi 
les associations, les politiques... 
Les avantages incomparables de cette 
technique de communication lui ont permis 
de récolter près de 40 % des investissements 
publicitaires sur internet. 
Les évolutions récentes proposées par Google, 
Yahoo ou MSN permettront ils de confirmer 
cette domination ou est-on à la veille d’un 
retournement de marché en faveur d’autres 
moyens innovants (marketing comportemen-tal, 
marketing à la performance, marketing 
mobile…) ? 
Voici un focus sur les tendances et évolutions 
du search engine marketing face à la satura-tion 
des internautes et à l’émergence des 
nouvelles techniques marketing. 
acdeennts L’aceehnnrtu des Naeouuvx Madei Cbceirtyé 
mobile 
Les liens commerciaux sont désormais disponibles sur les 
mobiles, ouvrant ainsi un nouveau levier de puissance qui 
se développera à la mesure du développement de l’Internet 
mobile. 
Raffinement ROI pertinent, le click-per-call permet d’ores 
et déjà au mobinaute de demander à être rappelé par 
l’annonceur en cliquant sur un lien commercial. 
Les annonces mobiles contiennent deux lignes de description 
avec possibilité pour l’annonceur de se faire appeler 
directement par les internautes. 
Les liens sponsorisés sur téléphone mobile 
google map 
Les outils de géolocalisation proposés par Google permet-tent 
de cibler par continents, pays, régions, départements, 
latitude et longitude… Les campagnes géolocalisées répon-dent 
de manière pertinente à la montée en puissance du 
« local search ». On considère que l’origine géographique 
des internautes peut être déterminée dans les deux tiers 
des cas. L’annonceur ne perd donc pas trop en puissance ce 
qu’il gagne en précision de ciblage. 
Bientôt les liens sponsorisés proposeront aux internautes 
d’afficher le positionnement de l’annonceur utilisant la 
géolocalisation sur la carte « google map ». 
Le géomarketing et le local search 
70 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
FEDEX / NYC 
Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te 
de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. 
Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les 
rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures 
de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment 
(les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits 
de corrections avec les passages piétons). 
Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz 
sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations 
a été reprise sur les principaux blogs français parlant de 
marketing et communication. 
Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 
113 
FEDEX / NYC 
Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te 
de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. 
Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les 
rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures 
de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment 
(les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits 
de corrections avec les passages piétons). 
Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz 
sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations 
a été reprise sur les principaux blogs français parlant de 
marketing et communication. 
Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 
FEDEX / NYC 
Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te 
de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. 
Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les 
rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures 
de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment 
(les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits 
de corrections avec les passages piétons). 
Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz 
sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations 
a été reprise sur les principaux blogs français parlant de 
marketing et communication. 
Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 
FEDEX / NYC 
Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te 
de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. 
Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les 
rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures 
de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment 
(les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits 
de corrections avec les passages piétons). 
Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz 
sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations 
a été reprise sur les principaux blogs français parlant de 
marketing et communication. 
Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 
google 
A l’heure actuelle, le texte associé à un lien sponsorisé est 
déterminé lors de l’écriture de l’annonce et ne peut être 
mis à jour automatiquement. Les annonceurs disposeront 
bientôt de liens intégrant des éléments dynamiques qui se 
mettront à jour automatiquement, avec la mise à jour d’une 
base de données. 
Informations sur les quantités restantes en stocks, affi-chage 
du prix, compte à rebours avant un événement, les 
possibilités offertes sont multiples ! 
Les liens dynamiques 
google 
L’une des innovations les plus récentes a été introduite sous le 
nom de «recherche universelle». Le principe est simple : propo-ser 
dans les pages de résultats non plus dix liens correspondant 
à des pages web, mais également des résultats issus de l’actua-lité 
(Google News), des photos, des vidéos, etc. Les pages de ré-sultats 
sont alors agrémentées de possibilités multimédias qui 
ouvrent fortement le champ de recherche à des domaines con-nexes. 
De plus, ces pages de résultats devenant bien plus illus-trées, 
il en sera de même à courte échéance des liens sponsori-sés 
qui vont s’ouvrir à de nouveaux formats (images, animation, 
vidéos) qui étaient jusqu’à maintenant persona non grata sur le 
moteur web de Google... Les annonceurs vont apprécier... 
La recherche universelle ou le search «3 en 1»... 
CPA 
Le CPA, correspond au montant que l’on est prêt à payer pour 
la réalisation d’une action précise sur son site (ex : action = 
remplissage d’un formulaire de contact, demande de documen-tation, 
vente en ligne...). Ce coût varie en fonction du produit 
et du type d’action. L’annonceur fixe lui-même le CPA de cha-que 
action lors de la création de sa campagne. La promesse du 
marketing à la performance peut dès lors être tenue de manière 
convaincante. L’agence peut alors piloter et optimiser la campa-gne 
non plus sur le seul critère du volume de trafic ou du coût 
par clic, mais en fonction de données business objectives : vo-lume 
de collecte de prospects qualifiés, volume d’achats, coût 
d’acquisition de ces actions pour chaque mot clé... 
Le développement du CPA : Coût par action 
Google Adwords 
Système d’enchères récent permettant non plus de partir sur 
des enchères maximales mais sur des enchères souhaitées. 
Google Adwords™ fera en sorte de faire apparaître les cam-pagnes 
au plus près des enchères souhaitées en minimisant 
les pertes de position dans la page. Attention toutefois de ne 
pas mettre des enchères à coût souhaité trop basses, sinon 
Google™ « punit » les annonceurs en mettant en pause le mot-clé 
et en demandant une enchère minimum plus élevée pour 
pouvoir le réactiver, voire une enchères de 4 € ou 8 € du clic s’il 
n’est pas considéré comme pertinent, si son QS est mauvais, 
ou si sa page de destination n’est pas en corrélation avec le 
texte de l’annonce. 
Utilisation des enchères à coûts souhaités 
71 
La recherche universelle 
selon Google : des vidéos 
(notamment) sont insérées 
dans les pages de recherche 
web mais on peut y 
apercevoir également des 
liens issus de Google News, 
des images, etc. 
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TECHNIQUE 
Référencement naturel 
et liens sponsorisés : 
où se situe le ROI ? 
Une étude conduite en 2007 par eConsultancy sur le search 
marketing au Royaume-Uni révèle que 44% des annonceurs 
ne mesurent pas l’importance du retour sur investissement 
(ROI) provenant de leurs activités de liens sponsorisés et 
que 64% ne mesurent pas l’importance du ROI généré par 
les activités de référencement naturel. 
Pourtant, l’étude révèle également que les annonceurs qui 
analysent leur ROI obtiennent des résultats supérieurs à 
300% pour la moitié de leurs activités de liens sponsorisés 
et de 68% pour leurs activités de référencement naturel. 
Alors comment les annonceurs peuvent-ils investir de 
copieuses sommes d’argent sans exploiter les outils de 
tracking dédiés aux liens sponsorisés et au référencement 
naturel pour mieux analyser le succès de leur campagne ? 
Il apparaît clairement que ceux qui suivent efficacement 
leurs activités de search marketing en bénéficient d’ores 
et déjà au détriment de ceux qui ne le font pas. 
Que vous soyez un annonceur astucieux effectuant déjà le 
suivi de ces deux activités ou que vous vous perdiez dans 
les méandres du search marketing, les quelques conseils 
ci-dessous vous aideront à tirer le meilleur profit de vos 
campagnes de liens sponsorisés et / ou de référencement 
naturel : 
1. Comprenez comment les clients utilisent les liens 
sponsorisés et le référencement naturel alors qu’ils 
progressent dans le cycle d’achat (de la recherche de mots 
clés au clic). Ces données ne sont accessibles que par le 
biais d’une technologie capable de suivre les expositions 
publicitaires précédant la dernière exposition. Ces 
expositions préalables permettent d’identifier les termes 
qui ont été recherchés par les clients, si ces derniers ont 
cliqué sur des liens sponsorisés ou sur des résultats 
naturels et l’évolution de la nature de ces termes (du 
terme générique à la marque, au produit spécifique par 
exemple.) Ces expositions publicitaires peuvent révéler 
des schémas de cheminement qui peuvent être exploités 
par une optimisation appropriée de chacun des termes ou 
des deux termes ayant généré des liens sponsorisés et un 
référencement naturel. 
2. Trouvez des mots clés très performants pour les liens 
sponsorisés, puis optimisez-les pour le référencement 
naturel. Si ces termes fonctionnent bien pour les liens 
sponsorisés, il est fort probable qu’en les optimisant pour 
le référencement naturel vous obteniez un taux de clic 
supérieur avec un nombre limité d’impressions disponibles 
pour ce terme. Une fois qu’un clic vers le site est effectué, 
il y a de fortes chances pour qu’il bénéficie des mêmes 
taux de conversion élevés que les clics provenant des liens 
sponsorisés. 
3. Et vice-versa : repérez les trafics importants, les termes 
de la recherche organique qui entraînent de forts taux 
de conversion et intégrez-les à vos campagnes de liens 
sponsorisés. En sachant ce que les clients recherchent 
vraiment (par opposition aux termes de la recherche sur 
lesquels vous effectuez des enchères) vous découvrirez 
des mots clés auxquels vous n’avez pas encore pensé 
et qui pourront se révéler très efficaces pour les liens 
sponsorisés. 
4. Dans un monde parfait, vous aimeriez obtenir un 
bon positionnement sur les résultats naturels et les 
liens sponsorisés avec tous les mots clés. Néanmoins, 
avec l’accroissement de la concurrence, les CPC des 
liens sponsorisés pourraient atteindre des niveaux 
incommensurables. Réduisez donc les dépenses consacrées 
à ces mots clés de la recherche payante pour maintenir 
l’efficacité globale du programme, tout en continuant 
à bénéficier d’un bon positionnement et d’un trafic 
important grâce au référencement naturel. Diminuez 
la présence des liens sponsorisés pour les termes qui 
sont continuellement bien positionnés sur les résultats 
naturels et qui génèrent régulièrement un fort trafic. 
5. Et vice-versa : augmentez la présence des liens 
sponsorisés sur les mots clés qui ne génèrent pas de 
bon positionnement avec les résultats naturels. Il existe 
sans doute certains mots clés importants pour lesquels, 
malgré tous vos efforts, vous n’arrivez pas à obtenir 
de positionnement en première page. Utilisez les liens 
sponsorisés pour assurer une couverture à ces termes. 
Au bout du compte, un suivi efficace des mots clés relatifs 
aux liens sponsorisés et au référencement naturel vous 
permettra de maximiser votre retour sur investissement. 
La complexité de la publicité en ligne et des sites Internet 
étant de plus en plus forte, pourquoi ne pas procéder à 
une analyse et à un suivi de ce que les consommateurs 
recherchent dès à présent ? 
AUTEUR 
DOUBLECLICK 
Créer des passerelles 
entre référencement naturel 
et référencement payant 
72 
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE DbelouCcikl 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE Waabemor 
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE 
73 
Piloter ses campagnes 
avec un tableau de bord 
Internet se démarque des autres supports de communica-tion 
par son facteur de «mesurabilité». 
En effet, différentes technologies de tracking permettent 
aujourd’hui de mesurer en temps réel et dans les moindres 
détails les actions marketing et leurs retombées. 
Mais Internet se distingue surtout par la multiplicité des 
vecteurs de promotion qu’il comprend et leurs différentes 
formes de commercialisation. A la fois média et hors média, 
Internet permet à l’annonceur d’exposer sa marque tout en 
générant des contacts commerciaux ou des ventes. 
Cette spécificité rend nécessaire la mise en place d’un 
tableau de bord proposant des indicateurs de performance 
adaptés et permettant un pilotage de l’ensemble des 
actions online. 
Définir les indicateurs 
à suivre 
La combinaison de technologies de tracking permet 
aux outils les plus avancés de proposer des indicateurs 
clés de performance sur toute la chaîne de valeur du e-marketing, 
depuis la première exposition à un élément de 
promotion jusqu’à la conversion de l’internaute sur le site 
web, en passant par ses différentes interactions avec les 
bannières, e-mail promotionnels, liens sponsorisés, etc. ou 
à sa navigation sur le site de l’annonceur. 
En fonction de leurs objectifs, les annonceurs disposent 
donc d’indicateurs différents, permettant d’évaluer la 
performance directe et le retour sur investissement 
des campagnes, mais aussi de disposer de données plus 
qualitatives pour améliorer leur connaissance client, 
évaluer la pertinence du plan media et l’impact de leurs 
campagnes publicitaires. 
a. Les indicateurs de performance directe 
Les indicateurs de performance sont des indicateurs 
« business », qui permettent d’évaluer l’impact des 
campagnes online en termes d’activité. 
Les indicateurs clés à surveiller diffèrent selon l’objectif 
même du dispositif online. On peut distinguer différents 
indicateurs selon qu’il s’agisse, par exemple : 
d’un site marchand dont l’objectif va être de générer des 
ventes et du chiffre d’affaires tout en limitant les budgets 
affectés, 
d’un site B to B dont l’objectif va être de générer des 
contacts qualifiés (leads), 
d’un site media ou de contenu visant à augmenter le 
lectorat et le degré d’intérêt. 
Le tableau ci-dessous, reprend les principaux indicateurs 
clés de performance et de rentabilité pour les trois 
principaux objectifs listés (liste non exhaustive). 
Site marchand Site B to B Site de contenu 
Indicateurs 
de 
performance 
Nombre 
de ventes 
Taux de 
transformation 
Taux de clients 
fidèles vs 
nouveaux clients 
Temps moyen 
de transformation 
Taux d’abandon 
aux principales 
étapes du 
processus de 
transformation 
Nombre 
d’inscription 
(newsletter, 
alertes…) 
Nombre de télé-chargements 
de 
documentation 
Taux d’abandon 
sur la page de 
contact 
Temps moyen 
de visite 
Nombre de 
projets détectés 
Part de projets 
aboutis 
Nombre de 
visiteurs uniques 
Temps moyen 
de visite 
Nombre moyen 
de pages vues 
Taux d’abandon 
à une page 
Nombre 
d’inscription 
à la newsletter 
Taux 
d’inscription 
Taux de 
désabonnement 
Taux de visiteurs 
fidèles 
Indicateurs 
de 
rentabilité 
CA généré 
Panier moyen 
Coût pour 
100 € de CA 
Coût par 
transformation 
Coût par 
nouveau client 
CA généré 
Coût par lead 
Coût par lead 
abouti 
Coût par visite 
Coût par page 
vues différents 
b. Les indicateurs de connaissance client 
Les outils d’analyse d’audience permettent de recueillir des 
informations relatives au comportement et à la typologie 
des visiteurs, telles que : 
les requêtes saisies par les internautes dans les moteurs 
les parcours types des internautes depuis leur entrée 
jusqu’à la sortie du site, 
les pages ou les contenus les plus visités 
le profil des visiteurs (âge, genre, centres d’intérêts…), 
informations collectées sur la base de panels anonymes. 
En intégrant dans son tableau de bord ce type d’indicateurs, 
l’annonceur peut identifier les attentes de ses visiteurs à 
un temps T et détecter de nouveaux besoins. 
Cela lui permet également de nourrir continuellement la 
connaissance qu’il a de ses cibles (clients et prospects). 
Cette connaissance est essentielle car elle permet ensuite 
de mener des actions ciblées et par conséquent d’en 
améliorer l’efficacité et d’en optimiser les coûts. 
TENDANCE 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
c. Les indicateurs de media-planning 
Certains indicateurs pouvant être obtenus en fin de 
campagne, fournissent des indications quant à la qualité 
et la pertinence du plan media (choix des sites supports, 
des moments et des volumes de diffusion, définition du 
«capping» : limitation du nombre de publicités affichées 
à un même internaute). 
Parmi les indicateurs de media-planning 
on distingue notamment : 
La pression publicitaire sur les internautes, permettant 
de mesurer le niveau de répétition du message sur 
les internautes et de vérifier qu’il n’y a pas eu une 
surexposition, 
Les recouvrements d’audience entre les sites supports, 
permettant d’identifier les sites permettant de répéter 
le message sur une même audience ou au contraire de 
toucher des audiences différentes, 
L’analyse du profil des internautes exposés, permettant 
d’identifier les sites les plus en affinité avec les différentes 
cibles marketing de l’annonceur. 
L’ensemble de ces indicateurs va permettre à l’annonceur 
d’enrichir sa connaissance de la manière dont il peut 
toucher sa cible et lui permettre d’ajuster ces choix d’une 
campagne à l’autre. 
d. Les indicateurs d’impact publicitaire 
En recueillant des informations sur l’ensemble des vecteurs 
de communication online, certains outils permettent 
d’évaluer l’impact de la campagne sur la visibilité et la 
mémorisation, donc sur la notoriété. 
Les indicateurs à prendre en compte 
dans ce cadre sont par exemple : 
la couverture (nombre d’internautes uniques ayant eu 
l’occasion de voir la campagne publicitaire) 
la répétition du message (nombre de fois ou les internau-tes 
ont été exposés à la campagne sur la période définie) 
l’impact sur cible (part d’internautes touchés apparte-nant 
à la cible visée) 
l’analyse des requêtes effectuées par les internautes 
préalablement exposés à une campagne de bannière ou 
d’emailing (portent-elles davantage sur les mots-clés de la 
marque et du message publicitaire de la campagne ?) 
l’analyse du parcours d’exposition (différents contacts 
avec la marque) des internautes ayant effectué une 
transformation « spontanée » (non directement liée à une 
action publicitaire). 
Ces indicateurs peuvent être également complétés par 
des études post-test : enquêtes portant sur un échantillon 
d’internautes et permettant d’évaluer plus précisément si 
ceux-ci se souviennent du message publicitaire auquel ils 
ont été exposés et si la campagne a modifié leur intention 
d’achat et l’image qu’ils ont de la marque. 
Mettre en place 
un pilotage efficace 
Faire son choix entre les différents indicateurs de 
performance marketing ne suffit pas à garantir la mise 
en place d’un système de pilotage efficace, encore faut-il 
que le tableau de bord constitué remplisse trois conditions 
primordiales : que le suivi des indicateurs sélectionnés 
soit réalisé dans un seul et même outil, que les indicateurs 
soit réellement personnalisés en fonction de l’activité de 
l’annonceur, et que ce tableau de bord permette d’initier un 
processus continuel d’optimisation pour pouvoir passer de 
l’observation à l’action. 
a. Se garantir une vision centralisée, homogène 
et indépendante 
La mise en place d’un outil de tracking et de mesure de 
performance doit fournir à l’annonceur un point contrôle 
unique pour superviser toutes ses actions de commu-nication 
online. C’est la condition sine qua non pour lui 
procurer une vue d’ensemble permettant d’analyser 
objectivement l’efficacité en s’affranchissant des doublons 
(actions des internautes comptabilisées plusieurs fois). 
Cela permet également une analyse cohérente et fiable en 
s’appuyant sur des données indépendantes de toutes les 
parties prenantes (agences, régies …) et sur des indicateurs 
homogènes. En effet, en bénéficiant de données collectées 
selon un référentiel méthodologique unique sur l’ensemble 
du dispositif, l’annonceur peut comparer réellement 
l’efficacité des différentes actions entre elles et faire des 
arbitrages pertinents. 
b. Disposer d’indicateurs personnalisés 
La flexibilité de l’outil de tracking, sa capacité de 
personnalisation des données en rapport direct avec 
l’activité de l’annonceur et ses spécificités (différents types 
de produits, de clientèles, de formes de commercialisation….) 
est un élément déterminant à prendre en compte au 
moment de choisir l’outil à mettre en place. 
En parallèle, la capacité d’interfaçage avec d’autres outils 
(tracking, CRM ou back office du site…) prend aussi de 
l’importance et doit permettre à l’annonceur d’intégrer 
à son pilotage des données telles que le nombre de 
commandes réellement validées ou de projets concrétisés, 
le nombre d’annulations ou de retours clients… 
c. Disposer d’une capacité de réaction et 
d’optimisation immédiate 
La plupart des outils permettent désormais un tracking 
en temps réel des actions. Cela confère une capacité de 
réaction immédiate à l’annonceur. Il peut ainsi suivre à la 
seconde près l’activité des campagnes, détecter un défaut 
(message publicitaire erroné, un lien cassé) et y remédier 
immédiatement. 
Les outils les plus performants procurent un niveau d’action 
supplémentaire. Ils exploitent les données collectées dans 
un moteur d’optimisation en temps réel pour diffuser les 
messages publicitaires les plus efficaces en fonction des 
objectifs définis par l’annonceur. 
Conclusion : 
Il est devenu indispensable à l’annonceur de disposer 
d’outils d’aide à la décision. Les outils technologiques de 
tracking et de mesure de performance doivent permettre à 
celui-ci de disposer d’un tableau de bord individualisé, seul 
levier possible d’amélioration de son activité online. 
La mise en place d’un outil de tracking spécifique garanti 
une lecture globale et objective de l’impact du dispositif de 
communication online. La tendance est à l’ouverture des 
outils pour permettre d’intégrer des données de différentes 
sources et permettre un pilotage de plus en plus pointu. 
Parallèlement, les annonceurs peuvent désormais s’appuyer 
sur la puissance technologique et la capacité d’analyse en 
temps réel fournie par certains outils pour accéder à un 
premier niveau d’optimisation des actions. 
AUTEUR 
weborama 
74 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Juridique 
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE PDBG 
75 
Liens commerciaux 
L’achat de liens commerciaux (liens sponsorisés ou 
adwords) auprès des moteurs de recherche est un gage de 
visibilité sur le net, mais leur sélection par l’annonceur 
doit être opérée avec précaution. 
Le mot-clé choisi ne doit porter atteinte à aucun droit de 
tiers (marque ; patronyme, droit d’auteur, dénomination 
sociale…) au risque d’une condamnation sur le terrain de la 
contrefaçon, du parasitisme ou de la publicité trompeuse. 
En cas de constat de l’utilisation illicite par un tiers 
d’un droit de propriété intellectuelle protégé, il est 
recommandé de faire dresser un constat par un agent 
assermenté (huissier de justice ; CELOG ; APP…) et 
d’adresser à l’annonceur, ainsi qu’au moteur de recherche, 
une demande de blocage du nom illicitement utilisé, seul 
ou en combinaison avec d’autres termes. 
Bien souvent, cette situation s’accompagne de la 
reproduction de la marque contrefaite dans les « méta-tags 
» (balises insérées dans le code source d’une page 
web) du site en cause. Dans ce cas, la réclamation adressée 
à l’éditeur du site en cause devra également viser cette 
infraction. 
Spamdexing et Google bombing 
La bonne fréquentation d’une page web dépend en grande 
partie de son référencement sur les moteurs de recherche. A 
cet égard, il existe de nombreuses méthodes, plus ou moins 
recommandables, pour améliorer le référencement naturel 
d’un site web, dont certaines doivent être jugées abusives, 
à l’instar du « Spamdexing » et du « Google bombing ». 
Le « Spamdexing » désigne une technique visant à tromper 
les logiciels utilisés par les moteurs de recherche pour 
explorer le web – couramment appelés « spiders » –, et ce 
afin d’obtenir un meilleur référencement. A cet effet, le « 
Spamdexing », contraction des mots « spam » et « indexing 
», peut reposer sur un nombre varié de manoeuvres, telles 
que, par exemple, l’insertion de mots clés invisibles à l’oeil 
nu, l’utilisation de pages satellites truffées de mots clés, 
ou encore la création de nombreuses pages pointant les 
unes vers les autres. 
Pour sa part, le « Google bombing » vise également à 
améliorer le référencement d’une page web, en insérant 
dans un maximum d’autres pages un mot ou une phrase 
clé intégrant un lien hypertexte pointant vers la première. 
Le but recherché, généralement nuire à un tiers ou en faire 
la promotion, est atteint dès lors qu’en saisissant le mot ou 
la phrase clé dans un moteur de recherche, la page web en 
question apparaît en tête des résultats. 
Le « Spamdexing » et le « Google bombing » contreviennent 
le plus souvent aux règles d’utilisation fixées par les 
moteurs de recherche, qui n’hésitent pas à sanctionner 
les pages utilisant ces techniques en les déréférençant. 
Les moteurs de recherche pourraient aller plus loin et, par 
exemple, invoquer les dispositions de l’article 323-2 du 
Code Pénal, qui sanctionne de cinq ans d’emprisonnement 
et de 75.000 euros d’amende le fait d’entraver ou de fausser 
le fonctionnement d’un système de traitement automatisé 
de données. 
La première victime d’une opération de « Spamdexing » ou 
de « Google bombing » est le plus souvent un concurrent, qui 
peut par exemple voir sa marque, sa dénomination sociale 
ou encore son nom de domaine exploités abusivement par 
un tiers, et subir de ce fait un préjudice et ce, d’autant plus 
que le « Google bombing » a souvent pour ambition de nuire 
à l’image de sa victime. Cette victime dispose toutefois 
d’un panel d’actions judiciaires efficaces lui permettant 
de lutter contre ces attaques. 
Si l’attaque a nécessité l’utilisation de la marque de la 
victime à titre de mot clé, cette dernière pourra envisager 
d’agir sur le fondement de la contrefaçon de marque. Si 
c’est le patronyme de la victime qui est utilisé, celle-ci 
pourra agir sur le fondement du droit à la protection du 
nom, résultant de l’article 9 du Code Civil. Sous certaines 
conditions, la victime pourrait par ailleurs agir sur le 
fondement de la concurrence déloyale afin de mettre 
en cause la responsabilité civile du responsable de la 
manoeuvre. 
En matière de « Google bombing », il n’est pas rare de 
constater l’utilisation de mots-clés à caractère injurieux 
ou diffamatoire. Dans ces cas, l’article 29 de la loi du 29 
juillet 1881 sur la liberté de la presse trouve pleinement 
à s’appliquer et permet, sous réserve d’agir dans le bref 
délai imposé par cette loi, de faire cesser et sanctionner 
ces actes. Rappelons à cet égard que sur le plan pénal, la 
diffamation et l’injure publique sont sanctionnées de 
12.000 euros d’amende. 
AUTEURs 
PDGB 
cabinet d’avocats 
benjamin et julie jacob 
Juridique 
APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
79 DOMPTER 
LES BANNIèRES 
DE PUBLICITE 
SOM M A I R E 
L’évolution des formats de publicité en ligne - P.80 
CPM, CPC, CPA, Les différents modes de rémunération - P.84 
La tendance du CPI, coût par installation - P.85 
Réussir sa campagne d’affiliation - P.86 
Segmenter et s’adapter à ses affiliés - P.88 
Les tendances de l’affiliation - P.92 
Intégrer la publicité dans le format vidéo - P.96 
Sommaire Général
TENDANCE 
La préhistoire 
Un flash-back de seulement quinze petites années suffit à 
nous téléporter à l’ère de la préhistoire. Personne n’avait 
alors encore entendu parler de « Page Avec Publicité » 
(PAP), et pour cause : la première du genre n’a vu le jour 
qu’en 1994. Il s’agissait de la page d’accueil de HotWired, 
sur laquelle un bandeau ATT cliquable avait squatté du-rant 
trois mois pour le loyer exorbitant de 33000$. 
Le format gif 468x60 pixels était né ! 
Les contraintes du montage HTML, les performances 
d’affichage des premiers navigateurs, les cadences 
infernales des processeurs d’alors et la bande passante 
antédiluvienne ne permettant guère les fantaisies 
interactives ou visuelles, ce format a perduré une éternité 
! En tout cas, du point de vue du créatif qui n’a eu droit qu’à 
32 ou 64 couleurs pour un maximum de 12ko, et ce pendant 
de très longues années … 
Notons que cela n’aura cependant pas empêché une très 
âpre compétition sur les taux de clic, et quelques splendides 
performances, en termes de retour sur investissement, au 
vu des modestes moyens engagés. 
Et c’est d’ailleurs vraisemblablement ce qui a pérennisé 
le web et lui a permis d’évoluer : cette exceptionnelle 
rentabilité des premières années aura été sans nul doute 
un formidable tremplin pour ce nouveau support. Sans 
la publicité en ligne et les crédits qu’elle a drainés, sa 
progression aurait sûrement été beaucoup plus lente. 
Du gif animé au flash 
Fin 1996, de nouvelles technologies telles que Shockwave 
ou Flash vont permettre l’apparition de véritables 
publicités interactives. C’est Hewlett Packard qui va 
ouvrir la marche en donnant la possibilité de jouer, dans 
une bannière, au fameux Pong d’Atari. Succès garanti ! 
Derrière, de gros annonceurs tels que Nike ou Absolut vont 
s’engouffrer dans la brèche interactive : ils sont aujourd’hui 
considérés comme historiques sur ce média et ont pris une 
avance insondable sur leurs challengers, à tel point qu’ils 
façonnent les tendances et la manière d’annoncer plus 
qu’ils ne les suivent. 
Nous en étions encore à l’âge d’or du taux de clic comme 
unique référence et gage absolu d’efficacité. A l’époque, 
il faut bien dire que l’internaute était curieux de tout et 
avait le clic plutôt facile : jugez-en, on approchait alors 
encore régulièrement les 10% ! 
Les premiers « interstitiels » vont ensuite faire leur 
apparition : en attendant que la page demandée soit chargée, 
une pub s’introduit subrepticement dans l’intervalle ! Ce 
modèle, à l’origine destiné à l’aide à la navigation, saura 
séduire les annonceurs, qui lui consacreront plus de 5% 
des investissements en ligne entre 97 et 98. Et en 1999, ce 
sont les bandeaux flash à gratter, de mini jeux en ligne, 
qui créeront la nouveauté, sans toutefois trop déroger à 
l’indétrônable format 468x60, et ce malgré la disponibilité 
de nouveaux formats tels que le carré (250x250), le 
skyscraper ou les toutes premières fenêtres pop-up. 
De la pop-up à l’intégration 
En l’an 2000, la fin de l’année verra la suprématie du meilleur 
format de tous les temps : le fameux pop-up (avec l’appari-tion 
d’une fenêtre de pub en plus de la page visitée) ! Enfin, 
meilleur en terme de taux de clic, devrais-je dire. La nuance 
est importante, car paradoxalement, si ce format obtient 
d’excellents résultats, il finira par modifier radicalement 
la donne de la publicité interactive en s’attirant les foudres 
des internautes qui supportent de plus en plus mal son 
intrusion quasi systématique. Son utilisation intensive 
entre 2001 et 2004 finira par susciter l’intégration d’un 
bloqueur de fenêtres intempestives au sein même des 
navigateurs, obligeant les publicitaires à repenser leurs straté-gies 
de fond en comble, ce qui n’était finalement pas un luxe. 
Entre temps, le DHTML et le flash transparent ont fait leur 
apparition et semblent vouloir mieux s’intégrer aux pages. 
En outre, les publicités « rich media » intégrant du son, 
voire de la vidéo, ont déjà largement fait leurs preuves, et, 
bien que toujours pénalisées par le diamètre des tuyaux, 
elles commencent à se généraliser. 
Ce qui, encore une fois, donne à penser que l’évolution de 
l’Internet est intimement lié à l’évolution de la publicité sur 
ce média. Avec la baisse inexorable des taux de clic, les pubs 
vont devenir plus créatives, plus interactives, plus fun. 
L’évolution des formats 
de publicité en ligne 
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
80 
X-Prime 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
81 
Malgré la crise, qui éclate en 2001, les agences 
vont persévérer, et, sur fond de réorganisation et 
d’assainissement du marché, elles vont continuer à 
produire et à innover. Elles n’ont pas réellement eu le 
temps de se laisser impressionner par la dépression, pour 
la simple raison qu’en 2002, en plein « aplatissement » de 
la bulle Internet, les investissements publicitaires sur la 
toile ont continué à progresser. Fortes de ce constat, elles 
vont donc simplement se recentrer sur les concepts et sur 
le design, en tâchant de faire abstraction des contraintes 
techniques, afin de tirer tout le secteur vers le haut et de 
créer le besoin. 
Nul besoin d’expliquer que si l’annonceur et l’internaute 
adhèrent, il ne reste plus aux autres acteurs qu’à s’adapter. 
Aux régies de s’organiser et d’étoffer leurs offres d’achat 
d’espace, aux FAI de proposer des débits plus importants… 
Et voilà comment, malgré les apparences, la dynamique 
sera relancée, et profitera au web dans son entier. 
A ce stade de l’évolution, on n’en est cependant pas encore 
à la symbiose. On travaille plus volontiers dans le sens de 
l’internaute, en priorisant le contenu et en prônant une 
intégration des spots ne nuisant pas à la lisibilité. Mais 
les annonceurs cherchant toujours le meilleur rendement, 
et n’étant pas forcément enclins à suivre les conseils 
avisés des agences, d’autres balbutiements et égarements 
verront le jour, tentant désespérément de reproduire la 
rentabilité des pop-up. Cela étant, le web ne permettant 
pas de revenir en arrière, les comportements manquant 
d’éthique seront systématiquement condamnés par les 
internautes, décidément bien moins passifs que leurs 
cousins téléspectateurs. 
Du marketing à la stratégie 
interactive 
C’est d’ailleurs certainement cette tendance générale 
des internautes à être globalement proactifs qui explique 
que le ciblage, c’est-à-dire l’utilisation des informations 
de l’internaute pour lui apporter des publicités en 
rapport avec ses centres d’intêret, ne soit pas plus mal 
perçu. Visiblement, la clé, c’est la personnalisation. 
Elle utilise l’ego comme levier : en tant qu’internaute 
unique, on affiche ses goûts, voire ses convictions, et on 
devient compatible avec l’esprit d’une marque dès lors 
qu’elle affiche des valeurs communes. De ce simple 
fait contributif découle une perception plus positive du 
discours de la marque comme de la personnalisation, qui 
sera perçue comme « donnant-donnant » : moins de pub, 
mais qui colle mieux à l’image que l’on a de soi. 
Et, côté annonceur, on commence à voir se profiler des 
atouts tels qu’on n’en avait jamais rêvés avec les canaux 
standard de diffusion : récolte et affinage des données, 
ciblage des leaders d’opinion, fidélisation, retours 
d’utilisation … Tout devient possible, simplement parce 
que l’internaute, qui s’est installé au coeur des processus, 
l’autorise. 
Parallèlement à l’explosion des réseaux sociaux, 
l’avènement de la vidéo, avec notamment l’arrivée de 
You Tube et Daily Motion, va parfaire la mécanique de 
validation des campagnes. Les contenus créés par les 
marques deviennent « présentables » et se partagent sans 
retenue particulière sur les blogs et les réseaux sociaux. 
Partage, voilà bien le maître mot de la communication 
dont le principal trait de caractère de ces trois dernières 
années aura été de se vouloir virale. Cette publicité virale 
sait s’adapter à sa cible, et à ses relais pour transmettre 
l’information, notamment les blogueurs. Quant aux 
recettes pour le séduire, il n’y en a pas de particulière. Il 
suffit a priori d’avoir une information à faire passer, ou 
à défaut d’être drôle, imaginatif ou novateur, pour que le 
relais se mette en place de façon quasi automatique. 
Pour autant, une vraie bonne grosse mayonnaise qui monte, 
qui monte, cela reste la plupart du temps inexplicable. On 
peut toujours disserter sur les 17 millions de vues pour le 
clip « Chocolate rain », je ne peux pas croire qu’il y ait quoi 
que ce soit de rationnel là-dedans ! 
Reste à noter qu’une fois de plus, la communication 
des marques aura été intimement liée à l’évolution des 
tendances du web, allant jusqu’à en épouser les contours. 
Les marques auront tôt fait de comprendre l’intérêt du côté 
participatif du web 2.0, et l’auront promu de façon active, 
ne serait-ce qu’en adaptant les stratégies de campagnes à 
sa topographie particulière. 
Prospectives 
Participation, retours d’expérience, implication, pour 
finir par aller jusqu’à l’immersion avec les derniers 
concepts US de distraction publicitaire, de jeux de 
marques ou de publicités via les fils RSS. 
Même s’il est encore trop tôt pour dire si ces modèles seront 
adaptés au marché européen, gageons que l’on ne saurait 
faire l’économie d’un test grandeur nature. D’autant 
que les « advergames » affichent, en terme de ciblage 
comme de retombées, d’excellentes performances. Quant 
à la tendance « advertainment », elle semble être dans 
la suite logique de cette nouvelle façon de communiquer. 
Même si, en l’occurrence, la logique de l’annonceur n’est 
pas nécessairement la même que celle de l’internaute… 
Celle de l’annonceur voudrait croire à l’avènement de mini 
boutiques, déportées dans des widgets devenus des modèles 
d’ergonomie dédiés à l’achat compulsif en ligne, alors que 
celle de l’internaute serait plus encline à espérer un espace 
pub totalement customisé et compatible avec son réseau, 
où toutes les marques qu’il aime s’entendraient pour lui 
faire un max de ristournes, voire des petits cadeaux, en 
échange d’un petit article sympa sur le blog … 
Reste un point sur lequel ils seront toujours d’accord, parce 
qu’il profite à tous : la taille du tuyau ! Encore un petit effort 
et le territoire sera entièrement équipé en fibre optique. Et 
d’ici là, il reste encore plein de tendances à émerger et de 
concepts à inventer. 
AUTEURs 
X-Prime 
Renaud Spenale 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
CPM, CPC, CPA… ces sigles vous sont étrangers ? 
Ils désignent pourtant des réalités à connaî-tre 
pour tout annonceur désireux d’acheter de 
l’espace sur Internet. 
Le CPM (coût pour mille). 
Le principe : l’annonceur paye pour 1000 visiteurs ayant 
vu la publicité. 
Il est en fait l’extension du modèle économique de la pub 
télé, l’annonceur paye pour diffuser un message à une 
audience ciblée. Le nombre de visiteurs (comparable 
au niveau d’audience en télé) et la thématique du site 
(comparable au type de programme en télé) permettent 
d’estimer en amont l’impact qu’aura la campagne. 
Il est apprécié par les sites diffuseurs de publicité. 
En effet il permet une rentabilisation directe dans la 
mesure où l’annonceur paye l’espace qu’il utilise pour la 
diffusion de son message. 
Malgré tout, il n’y a pas d’assurance de résultats pour la 
marque. 
Le CPC (coût par clic) 
Le principe : l’annonceur paye pour chaque clic sur sa 
publicité. 
Ce modèle est plus rassurant pour l’annonceur qui paye 
proportionnellement à l’impact de sa publicité. 
Ce mode de négociation est le domaine réservé des 
réseaux, ces fameuses régies qui rassemblent des milliers 
de sites et vous permettent une diffusion très volumineuse 
de votre publicité. Ils est également possible d’affiner 
la diffusion de votre message en fonction de critères 
thématiques (femmes, B to B, etc.). Ils permettent ainsi de 
diffuser des messages sur publics ciblés sans assumer les 
coûts souvent très lourds d’un même ciblage au CPM sur 
sites affinitaires. A noté que les sites à très forte audience 
ne commercialisent pas leur espace au CPC mais il reste 
encore des opportunités à saisir sur de grands portails ou 
des sites media. 
Le CPL (coût par lead) ou CPA (coût par action) 
Le principe : l’annonceur ne paye que lorsque l’internaute 
clique sur une bannière et effectue une action. Ces 
actions peuvent prendre différentes formes : une simple 
participation à un jeu, une inscription opt-in, un devis 
rempli en ligne, une demande de documentation, une 
réservation, une vente directe…. Bref, selon votre activité 
et vos actions de communication, le CPL/CPA peut être 
adapté à plusieurs objectifs. Les plates-formes d’affiliation 
sont les plus gros acteurs de ce secteur. Elles fédèrent de 
nombreux sites dits « affiliés » autour de campagnes 
d’annonceur réalisées généralement sur l’année. C’est 
un excellent moyen de communication pour tester ses 
messages à peu de frais car seuls les résultats sont 
rémunérés (+ honoraires ou frais de la plate-forme choisie). 
Attention toutefois : les campagnes au CPL ne peuvent à 
elles seules générer les visites et surtout les ventes dont 
un site de e-commerce ou un portail de marques a besoin 
pour se faire connaître et faire croître son activité. 
De plus, il faut des messages adaptés à ce type de diffusion, 
c’est-à-dire très promotionnels. 
2 visions qui permettent de mieux comprendre les 
enjeux autour de ces différents coûts 
D’un point de vue annonceur, ces 3 modèles peuvent 
coexister. La différence se situera au niveau de votre 
objectif : 
le CPM est utile pour une marque qui veut augmenter 
sa visibilité ou sa notoriété ; 
le CPC est intéressant pour un annonceur qui veut 
acquérir du trafic qualifié ; 
le CPL/CPA est adapté à ceux qui ont un dispositif 
marchand performant et qui souhaitent limiter leurs 
investissements publicitaires. 
D’un point de vue sites, les éditeurs imposent bien 
souvent leur mode de rémunération : 
CPM pour les incontournables 
CPC pour les sites de jeux, de clics de validations ou de 
sites thématique à fort trafic 
CPL/CPA pour les autres, les petits, la masse, mais qui 
font la majorité du Web. 
Toutefois, il n’y a pas de règles absolues mais un mix 
indispensable à opérer en fonction des objectifs de la 
marque, du phasing et de la typologie de ses actions. 
Une attitude de test and learn est la meilleure à adopter 
pour optimiser ses résultats et ne pas commettre 
d’investissement trop lourd de conséquences… 
AUTEURs 
L’agitateur e-media 
Encadré tiré du blog de Frederic Cavazza 
CPM, CPC, CPa, 
Les différents modes 
de rémunération 
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
84 
L’agitateur e-media 
TECHNIQUE 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
Et si la publicité 
sur Internet 
n’était plus visible ? 
Imaginons que des outils comme Tivo permettant de ne 
pas enregistrer la publicité à la télévision, se généralisent 
pour le net. Plus aucun site ne pourrait télécharger de 
publicité, plus aucun des internautes ne serait exposé à 
un message d’un annonceur passivement. Plus de CPC, 
CPM, CPL etc… plus de mesure de la performance d’une 
campagne d’autant plus que la technologie flash serait 
généralisée, les mails à connotation marketing seraient 
directement adressés dans une boite de spam, aucun outil 
d’e-CRM ne pourrait fonctionner. La publicité sur Internet 
serait morte pour ne laisser place qu’à la mesure du temps 
passé sur un site d’une adresse IP ! 
Dans ce cadre ubuesque quelle serait la voie pour la 
publicité sur le net ? Comment exposer ou faire participer 
les internautes à des campagnes de promotion de tel ou 
tel produit ? Comment constater l’efficience d’un message 
d’un annonceur ? 
La réponse réside sans doute dans l’engagement du 
consommateur envers la marque. 
En effet, l’internaute devient libre de bâtir son 
environnement Internet, il devient, à la manière d’une 
chaîne de télévision, le directeur des programmes. Ses 
programmes sont exposés dans une même mosaïque 
de type CanalSat. Évidemment, il y a fort à penser que 
l’internaute ne va pas naturellement choisir d’installer 
de la publicité qui est montrée par une étude de Forester 
comme trop intrusive sur le net. En revanche, l’internaute 
va choisir des contenus qui l’intéressent, l’amusent ou 
l’excitent. 
La stratégie du contenu devient alors pour les annonceurs 
une stratégie de communication. 
Proactif, l’internaute va devoir répondre à ses propres 
sollicitations et à celles qui lui seront proposées. Le 
contenu sera l’aune de nouveaux usages sur la toile. 
La tendance 
du CPI, Coût 
par Installation 
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
85 
Ogilvy 
Ainsi pour exemple, la widgetisation accrue d’applications 
digitales révèle la tendance du libre choix des internautes. 
Installer un widget, est une action active. C’est alors que 
naît la notion de l’intégration d’une solution dans un 
environnement entièrement contrôlé par l’internaute. 
Dans ce cadre, l’internaute en choisissant telle ou telle 
application d’un annonceur devient un ambassadeur de la 
marque, la forme assumée d’un distributeur en ligne. 
À l’instar des blogueurs sur leur blog, l’internaute de plus 
en plus libre de choisir ce qu’il met ou non sur son interface, 
sa page personnalisable, voire son mobile… bref sa porte 
d’entrée à l’Internet, devient un élément incontournable 
d’une stratégie marketing sur le net. Ainsi se pose la 
question pour l’annonceur de la mesure de ce nouveau type 
de campagnes. 
Il revient alors de créer un nouvel outil pour ce nouveau 
comportement. Un outil de mesure de l’intégration des 
nouveaux liens créés par la marque avec l’internaute. 
Ce coût par intégration (CPI) sera le calcul du coût de 
l’installation des solutions pour suivre une marque au 
travers de ses contenus. Par exemple : Une marque de luxe 
proposerait du contenu exceptionnel, exclusif sur son site 
avec une régularité certaine. Un internaute pour suivre 
de près ces instants particuliers installerait une alerte, 
un flux RSS, un widget voire un player vidéo sur sa page 
Internet afin de ne pas manquer un seul épisode. Sans 
jamais être exposé aux produits, l’internaute serait exposé 
en permanence à la marque… 
L’évolution des usages sur Internet, l’arrivée de nouveaux 
outils de mesure comme le CPI montrent à quel point il 
est important pour la marque de travailler de plus en plus 
l’expérience consommateur. 
AUTEURs 
Ogilvy 
Emery Doligé 
Content Director 
Ogilvy One Worldwide 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Le marketing en a rêvé, Internet l’a 
inventé ! Il est désormais possible de faire 
du marketing en ne payant que pour les 
résultats effectivement générés ! Ce modèle 
économique, le CPA (Cost per Action) est le 
fondement de cette technique marketing 
que l’on appelle l’Affiliation. 
L’affiliation, 
qu’est-ce que c’est ? 
Au confluent des techniques de promotions des ventes, 
du marketing direct, et de la publicité, l’affiliation est un 
métier nouveau né de la capacité qu’offre Internet, sur un 
support unique de mener une action marketing, et d’en 
tracer, suivre et mesurer l’efficacité en temps réel. 
Entièrement basée sur la performance, l’affiliation 
s’inscrit le plus souvent dans une démarche long-terme 
et consiste à constituer pour un annonceur un réseau de 
distribution en ligne, parfois assimilé à une force de vente 
virtuelle qui alimente son site en trafic qualifié, tout au 
long de l’année. 
Si l’affiliation a longtemps été majoritairement utilisée par 
des annonceurs e-marchands pour la promotion de leurs 
ventes, elle s’adresse aujourd’hui beaucoup plus largement à 
des annonceurs souhaitant utiliser la puissance d’Internet 
pour qualifier des prospects, recruter des membres dans le 
cadre d’un programme de marketing relationnel, créer du 
trafic en points de vente physiques, etc… 
Néanmoins, aussi alléchant que soit ce modèle économique, 
sa réussite dépend d’un certain nombre de facteurs 
qui nécessitent une compréhension et une implication 
forte de la part de l’annonceur. L’affiliation devant être 
envisagée comme un partenariat gagnant-gagnant entre 
un annonceur et un affilié. 
Une plate forme d’affiliation 
qu’est ce que c’est ? 
Un service de mise en relation 
entre affiliés et annonceurs 
Les affiliés 
Ceux-ci ont un site et vont chercher à le monétiser. Ils vont 
donc se rendre sur une plateforme d’affiliation, et choisir 
l’offre qui leur semble la plus intéressante. 
Et du choix ils en ont ! 
On recense environ 1200 programmes disponibles sur 
le marché français- , il faut donc garder à l’esprit qu’il ne 
suffit pas d’être présent sur une plateforme d’affiliation 
pour que son offre soit relayée : il est désormais essentiel 
de séduire des affiliés globalement sur-sollicités. 
Les annonceurs 
Désireux de communiquer sur leurs marques, les annon-ceurs 
cherchent à communiquer sur un maximum de site 
à moindre coût… 
Il va pour cela leur falloir bâtir une offre attractive pour 
les affiliés. 
Le mécanisme d’acceptation 
La validation est à double sens : l’affilié postule aux 
programmes des annonceurs avec lesquels il lui semble 
intéressant de travailler, puis l’annonceur valide ou refuse 
la candidature de l’affilié : il est important de garder à 
l’esprit que la relation naît généralement de la démarche 
de l’affilié… 
Au-delà de cette mise en relation, la plateforme d’affiliation 
fournit un service qui repose sur 3 fondamentaux : 
La technologie : la plupart des plateformes sont proprié-taires 
de leur technologie, qui intègre des fonctionnalités 
de tracking, d’adserving, de facturation et de paiement des 
affiliés. 
Le réseau d’affiliés : l’inscription à la plateforme est 
gratuite, et la plupart des webmasters qui souhaitent 
monétiser leur audience sont inscrits sur les principales 
plateformes. Néanmoins, la force d’un réseau est liée à la 
force de l’offre de la plateforme. Plus les annonceurs de 
qualité y sont nombreux, plus les affiliés sont nombreux, 
et actifs. 
L’expertise : l’affiliation est un métier d’experts. La 
plateforme dispose de ressources humaines spécialisées, 
dont les métiers tournent autour de la technologie, de 
l’alimentation et de la gestion du réseau d’affiliés, et bien 
sûr de l’expertise sectorielle. 
Comment réussir sa campagne d’affiliation ? 
Pour réussir sa campagne d’affiliation, il faut définir : 
L’offre dont va disposer l’internaute final après avoir 
cliqué sur la publicité de l’affilié. 
Celle-ci conditionne le « taux de transformation » (du 
visiteur en acheteur ou prospect qualifié) qui lui-même 
conditionne les revenus des affiliés, et donc l’attractivité 
de l’offre d’affiliation. 
Réussir 
sa campagne 
d’affiliation 
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
86 
Tradedoubler 
TECHNIQUE 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
87 
Plus l’offre est large, et susceptible de toucher un public 
large, plus le nombre d’affiliés potentiel est grand, et 
inversement 
Un positionnement trop segmentant (marché de niches 
notamment) réduit l’attractivité du programme 
Plus le positionnement prix/produit est bon, plus les 
chances d’être mis en avant sont grandes 
Un processus transactionnel (achat / lead) simple, court 
et rapide est décisif : un formulaire complexe de 3 pages 
sera, par exemple, un frein considérable. Il convient donc 
d’optimiser au maximum sa landing page, en procédant à 
plusieurs tests pour ne garder que la plus efficace. 
Des incentives régulières : réductions, frais de livraison 
offerts, etc… 
Enfin, la notoriété constitue également, dans une 
certaine mesure, un facteur de transformation favorable, 
car rassurante pour l’internaute. 
La rémunération offerte aux affiliés : évidemment 
ce critère est déterminant dans l’attractivité de l’offre 
d’affiliation, car il est pour l’affilié, le seul critère de 
comparaison a priori. 
Pour établir la meilleure rémunération, il est souhaitable 
d’étudier les rémunérations offertes par les offres des 
concurrents ou des offres comparables : benchmarker ! 
Si l’on paye pour des performances, cela ne signifie pas 
pour autant que l’on doit systématiquement travailler 
dans une logique de partage de revenus. En effet, même si 
l’affiliation permet de connaître et de maîtriser son coût 
d’acquisition, elle a néanmoins plus souvent qu’on ne le 
croit un coût marketing ! 
Le choix de la rémunération est entièrement lié au taux 
de transformation : un mauvais taux de conversion sera 
compensé par une rémunération forte, et inversement 
La rémunération doit être évolutive et segmentée : il est 
en effet souhaitable de moduler son offre d’affiliation en 
fonction de l’actualité marketing, mais aussi en fonction 
du type de partenaire, et de leur force de frappe. 
De manière générale, si l’adéquation entre le trafic généré 
par un affilié et l’offre est déterminante, la clé du succès est 
aussi très largement entre les mains des annonceurs. Il est 
en effet essentiel de toujours garder à l’esprit que l’affilié 
se rémunère en fonction des performances réalisées, et 
que, dès lors qu’il renvoie du trafic qualifié vers le site de 
l’annonceur, ce sont l’offre et le processus transactionnel 
sur le site de ce dernier qui permettent de boucler la boucle 
et de créer le cercle virtueux : gagnant / gagnant. 
Comment réussir sa campagne d’affiliation ? 
Un programme d’affiliation s’inscrit le plus souvent sur le 
long terme, et donc dans une démarche empirique : il doit 
être vivant, animé, et évolutif. Avant de faire la promotion 
de son offre auprès des internautes, il est donc d’abord 
nécessaire de faire la promotion de son programme 
d’affiliation auprès des affiliés. 
Communiquer ! 
La communication avec les affiliés est l’une des clés de 
voute du succès d’un programme d’affiliation. La plate-forme 
dispose d’un certain nombre d’outils de promotion 
mutualisés ou propres à chaque annonceur : newsletters, 
mise en avant sur l’interface affilié, promotions sur des 
carrefours de webmasters, etc… 
Mais pour une communication efficace, le mieux reste 
encore de porter un message personnalisé aux affiliés, soit 
en fonction de leur typologie : emails / comparateurs / sites 
de fidélisation, etc… ; soit en fonction de leur poids dans le 
programme d’affiliation. Les plus gros affiliés demandent 
un suivi personnalisé car mieux comprendre leurs modes 
de fonctionnement et leurs besoins permet d’optimiser 
leurs résultats : gagnant/gagnant ! 
Animer ! 
Une fois le réseau d’affilié constitué, et le programme en 
« vitesse de croisière », il devient nécessaire de l’animer. 
Cette animation du réseau est primordiale pour rendre 
le programme vivant et attractif dans la durée, mais 
également particulièrement efficace pendant les périodes 
stratégiques. 
Si la saisonnalité, et les pics d’activité varient selon les 
industries, permettant une rotation des annonceurs tout au 
long de l’année chez certains affiliés, la concurrence entre 
annonceurs d’un même secteur s’amplifie également sur 
des périodes clés. Il devient donc plus que jamais essentiel 
de se différencier et de produire l’offre d’affiliation la plus 
attractive possible. Afin de motiver les sites éditeurs à 
mettre en avant sur ses pages un annonceur plutôt qu’un 
autre, il est souhaitable de mettre en place des challenges 
affiliés. Ceux-ci peuvent prendre différentes formes : 
des challenges inter-affiliés qui récompensent, sous la 
forme d’une rémunération bonus, les meilleurs affiliés du 
mois ; des augmentations de rémunérations en fonction 
du nombre de commissions générées ; des primes sur 
objectifs… 
Se différencier ! 
L’ensemble de ces points tendent globalement à un objectif 
unique : se différencier. 
Que ce soit par une implication forte dans son programme, 
par des animations régulières, ou par du matériel 
promotionnel varié et créatif, l’objectif d’un programme 
d’affiliation est de séduire le plus grand nombre d’affiliés, 
et d’obtenir la meilleure part de voix possible sur leurs sites, 
pour maximiser le trafic, et donc les volumes générés. 
Segmenter ses affiliés ! 
Cette étape va vous permettre de mieux connaître vos 
affiliés, et donc de répondre pleinement à leur besoin. 
AUTEUR 
Tradedoubler 
Germain bos 
Directeur général 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Les réseaux d’affiliés sont bien entendu, au 
coeur de toute campagne de publicité en 
ligne. Combien sont-ils ? Difficile à dire, 
plusieurs dizaines de milliers avec chacun 
sa spécificité. 
Face à une telle profusion, une approche 
unique est inopérante, il devient nécessaire 
de segmenter ces partenaires pour optimi-ser 
la relation qu’un marchand peut avoir 
avec chacun d’entre eux. 
Comment ? tel est l’enjeu de cet article… 
Comment 
segmenter ? 
Plusieurs segmentations sont possibles, 
L’approche géographique : 
Elle concerne essentiellement les programmes multinationaux. 
Elle vise bien évidemment à adapter les supports, à la 
langue, mais également au niveau de la structure de 
rémunération. 
Par exemple, les affiliés du sud de l’Europe tendent à 
privilégier les pays anglo-saxons. 
Les tops affiliés et les autres : 
Cette segmentation est la plus souvent mise en oeuvre. 
Elle consiste à classer les affiliés en fonction de leur 
contribution au programme d’affiliation du marchand. 
Elle distingue notamment les « top affiliés » des autres. 
Les premiers se voient accorder principalement une 
rémunération plus importante afin de les fidéliser. 
D’autres techniques de fidélisation peuvent se révéler 
très puissantes sans pour autant venir grever le coût 
d’acquisition, par exemple, en réservant aux tops affiliés 
l’accès à des opérations à fort taux de transformations 
(déstockages, séries limitées…). 
A contrario, cette typologie conduit à s’interroger sur le 
traitement réservé aux affiliés moindre contributeurs, la 
« long tail » du réseau. 
En matière d’animation, il est ainsi important de 
prévoir régulièrement des opérations de stimulation 
les impliquant, par exemple en valorisant non pas tant 
la contribution brute (comme le C.A.), mais plutôt la 
progression de la performance. 
Les sites de la « long tail » sont souvent des sites 
thématiques. Aussi, les supports permettant d’enrichir la 
dimension éditoriale du site – flux RSS, vidéos, bannières 
comportementales – sont particulièrement attrayants 
pour leur webmaster. 
Pour indispensable qu’elle soit, cette segmentation a pour 
effet induit de « figer » l’existant. Elle ne facilite notam-ment 
pas la recherche de canaux d’acquisition alternatifs. 
L’approche par type d’usage : 
L’approche par type d’affiliés fournit un éclairage particu-lièrement 
utile aux marchands. 
La démarche consiste à classer les affiliés par l’usage que 
font les internautes des sites. 
Un blog, par exemple, n’a pas la même fonction qu’un 
comparateur ou encore qu’un site de bons de réduction. 
Le même internaute peut tout à fait consulter ces différents 
sites, mais il ne s’y rend pas dans les mêmes dispositions 
d’esprit. 
Il peut ainsi se renseigner sur une famille de produits 
via un blog ou un site de social shopping. S’il décide 
de poursuivre son achat, il peut alors se rendre sur un 
comparateur pour avoir une vision synthétique de l’offre. 
Son choix fait, il peut enfin chercher, sur un site de bons de 
réduction, la remise qui va déclencher l’acte d’achat. 
Cet exemple le montre, chacun des sites a contribué à 
l’acte d’achat. Le marchand se doit donc d’être présent sur 
chacun d’entre eux. 
Pour autant, la présence de celui-ci ne peut être de même 
nature à chaque point de contact avec le consommateur. 
Elle doit, au contraire, être adaptée à son attente lorsqu’il 
consulte tel ou tel type de sites. 
Segmenter 
et s’adapter 
à ses affiliés 
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88 
Effiliation 
TECHNIQUE 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
89 
Comment 
s’adapter 
à ses affiliés ? 
Si la nature de la présence doit être différente sur chacun 
de ces sites (contenu éditorial sur le blog, coupon promo 
sur le site de bons de réduction), toutes les composantes 
du mix d’affiliation sont également affectées : 
L’offre : 
Les sites prescripteurs (blogs) seront alimentés en 
information, les sites déclencheurs en promotion 
Les supports : 
Comment un annonceur doit-il être présent chez l’affilié? 
Les formats envisageables sont multiples : catalogue XML 
(cf fiche tendance), email, liens textes, codes de réduction, 
contenus éditoriaux, corners, sondages, jeux, simulateurs… 
et plus récemment, vidéos, bannières comportementales, 
et widgets. 
En fonction de l’affilié on privilégiera un modèle plutôt 
qu’un autre 
La rémunération : 
Dans un modèle d’affiliation classique, seul le site de bons 
de réduction est rémunéré dans l’exemple ci-dessus. La 
présence d’un code promo ad’hoc a certes déclenché la 
vente, mais sans la contribution des autres sites, l’achat 
n’aurait peut être pas eu lieu. Comment rémunérer dans ce 
contexte, chacun des acteurs ? 
L’animation : La performance étant différente pour chaque 
type d’affiliés, les challenges doivent être adaptés en 
conséquence. L’information fournie aux uns et aux autres 
est de la même manière à ajuster. 
La landing page : La landing page peut être aussi adaptée 
en fonction de l’origine du site et de la motivation de 
l’internaute : s’il est en recherche d’information, la landing 
page sur le blog sera orientée sur le contenu, s’il désire 
effectuer un achat on privilégiera une landing page axée 
sur une fiche produit sur un comparateur. 
La matrice 
Le tableau ci-après propose une typologie des affiliés 
et fournit des pistes d’activation du mix sur chacun des 
segments concernés. 
De plus, la relation avec chacun de ces types d’affiliés 
impose des contraintes propres (ligne 5 du tableau). Ainsi, 
la présence d’une enseigne sur un comparateur, le plus 
souvent rémunéré au clic, est assortie d’une exigence de 
pilotage des investissements pour maintenir le R.O.I à des 
niveaux intéressants. 
La ligne 6 propose des réponses possibles pour traiter ces 
contraintes. Dans le cas du comparateur : se doter d’un 
outil de gestion des comparateurs. 
Cette matrice ne fournit pas en tant que telle des réponses 
à chaque situation. 
Ce tableau propose juste une approche de traitement de 
l’animation de ses affiliés : après avoir segmenté, classé les 
affiliés, et pris en compte les paramètres propres à chaque 
campagne, l’annonceur ou le marchand doit se créer son 
propre mix: rémunération, offre, supports et animation. 
Comme dans toute opération de marketing, cette mise en 
oeuvre doit se faire progressivement c’est à dire en testant 
et en évaluant chacune des actions. 
Elle doit également laisser une large place à l’innovation 
tant il est vrai qu’en matière d’affiliation et, plus 
généralement en webmarketing il reste encore bien des 
choses à apprendre ! 
AUTEUR 
Effiliation 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
90 
adapter l’affiliation en fonction du type d’affilié 
Keyworders Comparateurs Bons de réductions Social Shopping Définition 
«Affilié redirigeant 
chez des annonceurs 
via l’achat 
de mots-clés» 
Site proposant 
de comparer 
les produits sur 
plusieurs critères : 
Prix, popularité 
des recherches, 
nb de clics, note 
des consommateurs 
«Site proposant aux 
internautes 
des réductions chez 
des cybermarchands» 
« Comportement 
d’achat lié 
à une dynamique 
communautaire de 
recommandations 
et de comparaisons 
avec les autres clients 
d’un même site. » 
Type d’usages 
Moteur 
de recherche 
Recherche 
du meilleur prix 
pour un produit 
donné 
« Obtenir une 
réduction sur l’achat 
d’un produit 
ou d’un service » 
Recherche d’avis, 
retours d’expériences 
de consommation 
et d’utilisation 
d’un produit 
ou d’un service 
Rémunération CPC, CPA CPC, CPA CPA, Forfait CPC, CPM, CPA Supports Lien texte 
«Catalogues XML, 
CSV, TXT » 
« Codes 
Personnalisés 
Kit Mailing 
+ Bannières » 
« Catalogues XML, 
CSV, TXT. 
Bannières 
classiques, 
vidéos ou 
comportementales. 
Vidéo Produit » 
Contraintes 
« Coexistence 
avec activité 
en direct. 
Contrôle 
des mots utilisés. 
Logique 
opportuniste » 
Optimisation 
du ROI 
Trafic Cher. 
Contrôle des bons 
de réductions. 
Réalité de la 
contribution 
Image de marque, 
Trafic très qualifié 
mais encore limité 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
91 
Blogs Mailers Régies Thématiques Jeux-concours 
Journal 
Sites proposant 
des campagnes 
emailing à leurs 
internautes 
Réseau de « petits 
sites » mutualisant 
leur monétisation 
« Site à contenu 
traitant d’un thème 
en particulier » 
Site proposant 
aux internautes 
des jeux-concours 
pour remporter 
des dotations 
Visu de photos, 
de vidéos, 
infos spécifiques, 
buzz relayé 
Inscription à un service 
ou collecte du profil 
lors d’un achat. 
Recherche de 
LA bonne affaire 
Sites thématiques 
essentiellement 
« S’informer 
sur un sujet, 
recherche d’une 
info spécifique » 
Recherche 
de primes, 
de distractions 
CPM, Forfait 
CPL, CPA (éventuelle-ment 
avec mix CPC) 
CPC, CPA CPM, CPC, CPA 
CPC (forcé ou non), 
CPL, CPA 
Base documentaire 
Kit Mailing, 
Mailing Vidéo 
Bannières, 
Site Under 
Bannières classiques, 
vidéos ou compor-tementales. 
Corners 
thématiques… 
Kit mailing, 
Bannières 
classiques 
Contrôle contenu 
et diffusion, 
Faible Taux de 
transformation. 
Forte capacité 
prescriptive 
Qualité du fichier 
et du routage. 
Surexploitation 
de la base 
Faible contrôle 
des sites 
de diffusion 
Trafic qualifié, 
mais Taux 
de transformation 
souvent plus faible. 
Forte capillarité 
Qualité 
des contacts. 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
Aujourd’hui, les annonceurs se concen-trent 
sur des formats et des contenus 
plus vivants, conçus exclusivement pour 
l’affiliation. Ces contenus sont toujours 
plus finement intégrés au site éditeur, si 
bien qu’au final, ils perdent tout aspect de 
publicité et trouvent une place naturelle 
dans les pages du site éditeur. 
Cette intégration fine de la publicité 
s’impose comme l’une des principales 
nouvelles tendances en affiliation. 
La déportation 
du catalogue annonceur 
dans le site éditeur 
Afin de proposer un contenu plus interactif et mieux 
adapté à la vente, les annonceurs mettent de plus en 
plus à disposition des affiliés leurs catalogues produits 
(généralement sous format XML). Les affiliés choisissent 
de mettre en ligne l’intégralité du catalogue ou les articles 
qui correspondent à leurs thématiques. Par exemple, un 
site dédié au multimédia pourra opter pour la mise en 
ligne des seules offres d’appareils photos numériques 
d’une grande enseigne de distribution plus généraliste. 
Cette utilisation des catalogues produits permet de proposer 
à l’internaute un comparateur de prix, des boutiques dépor-tées 
ou de présenter des blocs de contenus en adéquation 
avec la thématique et la charte graphique du site éditeur. 
Lorsque l’internaute clique sur un produit qui l’intéresse, 
il se retrouve dirigé vers le site marchand de l’annonceur 
où il lui est possible d’effectuer l’achat. Moins il y a d’étapes 
entre le catalogue produit et l’espace de vente, plus il y a de 
chances que l’internaute achète au final. 
Le taux de clics sur ce genre de contenu parfaitement 
intégré dans le site éditeur se situe entre 5 et 10%, il est 
bien au-delà de celui d’une simple bannière GIF qui tourne 
autour de 1%. 
La marque blanche 
et le cobranding 
Au-delà des réseaux de boutiques personnelles et des barres 
de recommandations, l’affiliation a de plus en plus recours 
à la marque blanche et au cobranding pour accentuer 
l’intégration du contenu dans le site éditeur. Cette mise 
en scène des offres promotionnelles contribue également 
à augmenter les ventes en ligne en s’adaptant au niveau de 
notoriété de la marque annonceur. 
La marque blanche : le contexte du site éditeur 
en renfort de marques annonceurs faibles 
La marque blanche permet à un site éditeur d’afficher 
l’offre d’un annonceur sous ses propres couleurs. Lorsque 
l’internaute clique sur la promotion qui l’intéresse, il est 
dirigé vers le site marchand de l’annonceur où il peut 
effectuer son achat. Dans le cadre d’une campagne de 
e-commerce pur, il est conseillé de soumettre une note 
informative aux internautes qui précise qui est qui du 
e-marchand et du site éditeur, ceci afin que l’internaute 
sache vers qui se tourner en cas de question ou de 
réclamation. 
Cette démarche s’adapte particulièrement bien aux 
problématiques marketing de marques faibles (par 
exemple les produits de logos ou de sonneries de portables). 
Les produits profitent alors d’une véritable mise en valeur 
dans les pages du site éditeur par un jeu de contexte de 
présentation. A titre d’exemple, la marque blanche peut se 
présenter sous forme d’un module de vente privée où les 
produits sont ceux de l’annonceur et le module lui-même 
celui de l’éditeur. Là encore, l’intégration naturelle dans le 
site éditeur sert de levier au taux de transformation. 
Le cobranding : La marque forte d’un annonceur 
porte toute la campagne 
Le cobranding consiste à présenter les offres de 
l’annonceur dans les pages d’un site éditeur sous leurs 
deux marques. Le processus est particulièrement efficace 
lorsque la marque annonceur jouit d’une forte notoriété. 
Le site éditeur profite ainsi de son label de qualité sans 
rien débourser pour qu’elle apparaisse dans ses pages. 
Ces offres cobrandées fournissent en général un taux de 
transformation excellent. 
Les tendances 
de l’affiliation 
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92 
Public-Idées 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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93 
Affiliation et blogs : 
l’intégration ultime 
La force d’un blog réside dans la personnalité du blogueur 
et son aura (sociale, professionnelle par exemple). Il se 
positionne comme un véritable ‘influenceur’ et le solliciter 
pour défendre une marque peut s’avérer très efficace. 
Il importe de faire une bonne sélection des blogs pour 
s’assurer que l’offre de l’annonceur est en adéquation avec 
leurs contenus et les valeurs qu’ils véhiculent. 
L’affiliation a pris ses marques dans la blogosphère où il 
lui est possible de pousser plus avant l’intégration de la 
marque. Ici, au travers de ses articles qui promeuvent les 
produits de l’annonceur, le blogueur place la campagne 
au sein même du contenu éditorial de son site. Un article, 
une actualité sur le blog fait écho à l’offre et se conclut en 
général par un lien vers le site marchand où l’internaute 
peut passer à l’achat. 
Il est à noter que dans cette démarche, le blogueur garde 
l’entière liberté de promouvoir telle ou telle marque. Cette 
liberté est d’ailleurs garante de l’impact positif auprès des 
lecteurs. La relation annonceur / blogueur se veut ici plus 
confidentielle et personnalisée qu’avec les webmasters des 
sites éditeurs et la rémunération se pense plutôt en forfait 
qu’en coût par action. Cette nouvelle tendance ‘blog’ dans 
l’affiliation illustre une intégration poussée au maximum 
auprès d’une audience en parfaite affinité avec l’offre, 
donc d’autant plus réactive. 
Comment augmenter 
la force de frappe de 
l’intégration des publicités ? 
L’intégration des campagnes d’affiliation peut donner des 
résultats plus performants encore lorsqu’elle se combine 
à une qualification des audiences et à leur ciblage. La 
démarche de ciblage et de qualification permet d’identifier 
et de choisir dans des délais extrêmement courts les 
sites partenaires les plus pertinents pour porter l’offre 
de l’annonceur. Ceux-ci présentent le trafic d’audience le 
mieux ajusté au public cible de la marque et des produits. 
Les annonceurs ont encore tendance à faire passer les 
questions de ROI avant le qualitatif. Pourtant, une logique 
d’intégration ciblée n’est pas contradictoire avec le volume 
des ventes effectuées au cours d’une campagne. Au 
contraire, plus un annonceur travaille qualitativement, plus 
ses campagnes sont efficaces. Annonceurs et sites éditeurs 
vont devoir aller de plus en plus vers cette démarche de 
qualification de leur audience pour l’analyser en termes 
de ‘valeur client’, d’affinité avec les marques, de budget 
d’achat online moyen. Ces données donnent une visibilité 
à l’annonceur sur ses internautes et sur ce qui les amène 
sur son site. De plus, cette analyse l’aide à maîtriser son 
réseau d’affiliés en terme de contenus et de se concentrer 
sur les 20% d’entre eux qui fournissent 80% des ventes. La 
plateforme d’affiliation joue par ailleurs ici un rôle clé. Il 
lui revient en effet de fournir les outils de qualification des 
audiences et de systématiser la démarche à l’entrée sur sa 
plateforme pour garantir à tous des interlocuteurs de qualité. 
Conclusion 
L’affiliation évolue de plus en plus vers une publicité 
intégrée et adaptée à l’audience, occupant une place 
naturelle dans les pages des sites éditeurs. Après les 
sites et les blogs, il ne fait aucun doute que l’affiliation 
va prendre pied dans de nouveaux univers Internet. Les 
communautés web, par exemple, détiennent un potentiel 
non négligeable pour les campagnes dont l’intégration s’y 
opérera selon une véritable adéquation comportementale 
avec les visiteurs. Le téléphone mobile également devient 
incontournable. Dans ce cas, en routant du trafic Internet 
classique vers du trafic Internet mobile, l’affiliation 
conduira les campagnes de promotion sur un média très 
personnel pour l’utilisateur. Le qualitatif et le ciblage 
devront d’emblée faire la différence. Ces nouveaux défis ne 
pourront qu’entériner les démarches d’analyse d’audience 
et confirmer que qualitatif rime aussi avec volumétrie. 
AUTEUR 
public-idées 
sylvain gross 
Directeur général 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
Les différentes formes d’intégration de la 
pub dans le format video 
Le succès des plates-formes vidéo auprès des 
internautes attirent les annonceurs qui ne 
savent pas toujours comment communiquer 
sur ses sites où les formats traditionnels 
proposés (pavé et mégabannière) ne sont 
plus les seuls recours. 
Parmi les nouveaux formats proposés, 
Le pré-roll est certainement le plus courant. Il s’agit d’un 
format classique de 10 à 15 secondes diffusé avant le 
contenu vidéo. Si l’internaute a montré quelques signes 
d’exaspération à la sortie de ce format, les crispations 
semblent s’être calmées. Les internautes ne sont pas dupes 
et savent que la gratuité des plates-formes vidéo tient 
à la publicité. Aussi, l’annonceur qui choisit le pré-roll, 
format captif s’il en est (on est obligé d’y passer !) doit bien 
comprendre ce contexte de diffusion s’il veut laisser une 
trace positive dans l’esprit de l’internaute. 
Le Toaster Ad nous semble donc plus intéressant. 
Ce petit format publicitaire interactif vient se superposer 
au contenu de façon visible mais non gênante. Il s’inscrit 
bien dans l’esprit d’Internet car il laisse le choix à 
l’internaute d’en savoir plus sur un simple clic. Le contenu 
publicitaire apparaît alors en superposition du contenu 
vidéo consulté qui se fige. Le Toaster Ad se referme d’un 
simple clic, l’internaute revient alors sur la vidéo initiale. 
Le Toaster Ad est un format impactant car il laisse une vraie 
place à un contenu publicitaire soigné (vidéo), il assure une 
véritable attention de l’internaute qui clique pour le voir 
sans qu’on le lui impose (permission marketing) et permet 
le ciblage contextuel si l’on prend soin de bien adapter le 
message publicitaire aux contenus sur lesquels il viendra 
se greffer. 
Le lever du rideau, pour les marques en recherche d’effet 
« wouah », nous conseillons davantage le « lever de rideau ». 
Littéralement, il s’agit d’un format de 5 secondes qui 
s’ouvre ensuite pour laisser place à la vidéo, tel un rideau 
devant une scène de théâtre. A réserver à des annonces 
fortes, notamment sur le plan visuel comme des sorties 
de DVD par exemple. Même remarque pour le format HD 
Vidéo qui permet de diffuser des publicités d’une qualité 
visuelle nettement améliorée. 
Le Companion Sponsor Logo est à réserver à des 
objectifs plus tactiques. Le format est initié par un logo ; 
en un clic, l’internaute arrête le contenu et ouvre un 
format publicitaire qui demande des informations bien 
ciblées (email, numéro de mobile etc.). 
Et ce ne sont que 4 exemples… Les plateformes de UGC 
(Youtube, Dailymotion) et sites vidéos ont chacun 
développé des modèles propres. Eh oui, les formats vidéo 
sont aujourd’hui variés et servent aussi bien des objectifs 
d’image, d’impact que de recrutement. Un point commun : 
ils demandent tous une bonne réflexion créative en amont 
et une excellente déclinaison graphique et technique. 
Les formats vidéos sont une vraie carte à jouer pour de 
nombreuses marques qui veulent toucher différemment 
leur public, car ils représentent aujourd’hui un mode de 
communication innovant et financièrement accessible 
pour des taux de clics au-dessus de la norme… peut-être 
plus pour longtemps, alors dépêchez-vous ! 
La publicité vidéo au service du R.O.I. ? 
La publicité vidéo est d’abord apparue sur la Toile comme 
simple copie du spot Tv de la marque. Le succès fut rarement 
au rendez-vous. C’est que les internautes ne trouvent 
aucun intérêt à revoir et encore à moins à cliquer sur un 
spot qu’ils ont déjà vu. Les marques ont dû comprendre que 
leur communication vidéo sur Internet devait répondre 
à la promesse de ce media : trouver ici ce qu’on ne trouve pas 
ailleurs. Logiquement, les annonceurs se sont donc lancés 
dans la production de contenus spécifiques, se voulant à 
l’image des contenus amateurs qui remportaient la faveur 
des internautes : drôles, trash, complètement décalés. Le 
succès fut là encore bien inégal. La preuve : combien de 
vidéos « virales » de marques pouvez-vous vous rappeler ?… 
pas beaucoup voire aucune. Aië ! C’est que le viral ne 
s’improvise pas non plus, et demande une stratégie arrêtée 
vs une opportunité non réfléchie, des parti-pris très forts au 
niveau créatif vs une vidéo qui a été tellement « softisée » 
pour plaire à tous les services internes de l’Annonceur 
qu’elle ne fait plus rire personne à la sortie et enfin, une 
vraie médiatisation vs une simple mise en ligne sur une 
Intégrer la publicité 
dans le format video 
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
96 
L’agitateur e-media 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 
97 
plate-forme vidéo car c’est bien connu « ça va marcher tout 
seul ! ». Bref, le marketing viral en a déçu plus d’un mais 
il y a de vraies raisons à cela et quelques marques qui ont 
fait l’effort de s’investir fortement avec valeurs, créativité, 
objectifs et budget ont remporté de belles victoires (Pirelli 
et sa déesse de feu Naomi Campbell ou encore plus loin de 
nous, BMW et sa Madonna en piteuse posture). Mais comme 
le calme après la tempête, les initiatives intelligentes se 
multiplient : des vidéos à contenus spécifiques pour le web 
qui vont plus loin que le spot tv, des extraits de films ou 
d’émission détournées, des peoples porteurs de messages, 
etc. Et tout cela, pas uniquement pour des marques en 
quête d’impact qualitatif, de construction d’image ou de 
notoriété. Aujourd’hui, les domaines des services et du 
e-commerce n’hésitent plus à utiliser la vidéo pour faire la 
différence dans un contexte de plus en plus concurrentiel. 
Et ça marche ! Nous avons aujourd’hui moult statistiques 
qui prouvent que la vidéo (pour peu qu’elle soit bien 
faite évidemment) a un réel impact sur les ventes. Les 
annonceurs ROIste et autres VPCistes encore frileux, 
hésitent à franchir le pas. Pourtant, les coûts ne sont 
pas forcément ceux qu’ils croient. Les vidéos ne sont pas 
obligatoirement tournées ad hoc. Les banques d’images 
regorgent de contenus utilisables rapidement et à moindre 
coût. Bien sûr, le coût d’une campagne vidéo reste supérieur 
d’environ 20% à une campagne classique (adserving 
compris) mais les résultats réalisés rentabilisent souvent 
bien mieux l’euro investi qu’une campagne classique. Pas 
étonnant au vu de ces chiffres qu’un annonceur qui teste 
la vidéo y revienne dans la majorité des cas et l’intègre à 
son mix créatif, voire (pour une minorité actuellement) la 
choisisse comme mode de communication unique. 
AUTEUR 
L’agitateur e-mediA 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
mobile gagnant, toujours plus de contacts en pocheLa 1ère base de données OPT-IN qualifiée avec près de 1,4 million d’adresses* une qualification pousséesocio-démographique : sexe, tranche d’âge, année de naissance, CSP, constitution du foyercentres d’intérêts : maison, quotidien, finances, loisirsgéographique : département, CP, villeune offre clé en mainciblagediffusionsuivi de campagneplus d’infos sur orangepublicite.frOrange publicitéFrance Télécom - S.A. au capital de 10 457 395 644 d - RCS PARIS : 380 129 86 - Grenade* Source interne Janvier 2008Ratecard_
Orange publicité, la régie de l’opérateur intégré Orange : 8 millions de foyers abonnés internet* 1,2 million de foyers abonnés à la TV d’Orange* 24,2 millions de clients mobile** plus d’infos sur orangepublicite.frOrange publicitéFrance Télécom - S.A. au capital de 10 457 395 644 d - RCS PARIS : 380 129 86 - Grenadepassez au plan media du 3ème type*Source interne - janvier 2008**Source interne - décembre 2007Ratecard_
101 OPTIMISER 
LA RELATION 
AVEC L’INTERNAUTE 
SOM M A I R E 
Les nouveaux défis du marketing client - P.102 
L’e-fidélisation - P.106 
Introduction au ciblage - P.110 
Mieux connaître le client pour mieux le cibler - P.112 
Cybercriminalité, frein à la confiance client - P.115 
Juridique - P.118 
Sommaire Général
TENDANCE 
Le monde change et les consommateurs également. 
L’objectif de ce texte est de partager quelques réflexions 
sur ce que peut apporter le marketing client (d’autres 
diraient le CRM ou encore le marketing relationnel...) 
aux marques dans ce nouveau contexte particulièrement 
complexe et inédit. 
Le contexte 
Hyper fragmentation des media 
S’il était relativement simple de lancer une marque ou 
un produit il y a encore une dizaine d’années au travers 
d’un plan media sur les principaux supports de masse, 
ce n’est absolument plus le cas aujourd’hui. Le paysage 
des media a littéralement explosé : multiplication des 
chaînes télé (câble, TNT, Internet), des radios (idem…), 
de la presse gratuite et émergence de nouveaux pôles 
de contenus (portails, sites web, blog, podcast…). Cette 
explosion a considérablement fragmenté l’audience et 
donc complexifié la mise en place des plans media. 
Multiplication des points 
de contact avec les marques 
Au même titre que les media, les points de contact voire de 
dialogue entre une marque et ses clients se sont multipliés 
depuis quelques années. Au point de vente, au téléphone et 
au courrier postal se sont ajoutés l’email, le SMS, le web, les 
flux RSS, les bornes interactives et bientôt les puces RFID. 
Concrètement, cela se traduit notamment par la 
multiplication des bases de données et des flux 
d’informations clients-marques. Les bases se sont 
accumulées au fil des années et des projets : clients 
magasin, acheteurs e-commerce, abonnés newsletters, 
participants à des jeux, etc. Souvent hétérogènes, ces 
bases de données sont encore très rarement connectées 
entre elles et très peu de marques possèdent aujourd’hui 
une vision à 360 degrés de leurs clients. 
Un client multicanal et exigeant 
Plus mobiles que jamais, les consommateurs bougent et 
veulent garder un contact de plus en plus constant, réactif 
et interactif avec les marques. Où qu’ils soient, ils veulent 
être reconnus quel que soit le canal qu’ils utilisent. 
Saturation des supports traditionnels 
et recherche d’une relation plus personnalisée 
La publicité est aujourd’hui partout. Elle a envahi la totalité 
de l’espace public mais également privé. Les milliers de 
messages qu’un consommateur voit chaque jour réduisent 
l’efficacité des campagnes et commencent à susciter un 
sentiment de saturation. 
Pour être efficace, la communication devra nécessairement 
aller vers davantage de personnalisation aussi bien dans 
sa forme que dans son contenu : moins de messages, mais 
plus de ciblage. 
Le constat 
A travers ces éléments clés de la nouvelle société de 
consommation, un nouveau modèle structurant est 
sans aucun doute en train d’émerger. Nous passons 
indéniablement du modèle des mass media à celui « des 
media des masses » pour reprendre l’expression de Joël De 
Rosnay. Depuis quelques années, les consommateurs (tout 
comme les citoyens) s’approprient les media et y diffusent 
leurs propres messages. Le web 2.0 reflète, accélère et 
amplifie cette prise de parole en donnant aux masses 
des outils de diffusion conviviaux, quasiment gratuits et 
terriblement efficaces. 
Ce changement de modèle a des conséquences dans toutes 
les sphères de la société (éducation, presse, politique, 
économie…) et bien évidement dans le marketing et la 
communication. 
Au niveau de la publicité, ce changement de paradigme va 
sans doute remettre en cause la prééminence du modèle 
de la publicité tel qu’il existe depuis plus de cinquante 
ans. Les annonceurs qui voudront exister ne pourront 
plus le faire uniquement via les media de masse (s’ils 
continuent d’exister…) mais en entrant intelligemment 
dans les conversations digitales : forums, blogs, sites 
consuméristes, media et portails 2.0… 
Il en est de même pour la relation client et le CRM : 
auparavant, on avait coutume de dire qu’un client 
mécontent le disait à 10 personnes ; aujourd’hui il peut le 
faire savoir facilement à des centaines de milliers voire 
à des millions ! La formidable caisse de résonnance du 
web donne aux consommateurs un nouveau pouvoir qu’il 
appartient aux marques de prendre en compte. 
Les nouveaux défis 
du marketing client 
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
102 
ETO 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
103 
Vers une relation client 
renouvelée 
Face à ce constat, une réflexion s’impose : la relation client 
deviendra l’un des éléments constitutifs de la marque. 
Dans un monde où les consommateurs joueront un rôle 
primordial dans la construction et la vie des marques, une 
marque qui ne saura pas maîtriser son dialogue client 
prendra des risques considérables. Il devient alors essentiel 
pour les annonceurs de mettre en place des dispositifs 
d’écoute, de relais et d’animation clients. 
Certains de ces dispositifs existent déjà. Depuis plusieurs 
années, le CRM, la relation client ou le marketing 
relationnel fournissent aux annonceurs des outils et des 
méthodologies pour mieux appréhender les clients et 
établir avec eux des liens interactifs et pérennes. Pour 
autant, il faut aujourd’hui aller plus loin et relever les 
nouveaux défis que nous impose ce contexte inédit. 
En effet, les annonceurs doivent comprendre qu’il est 
désormais indispensable de mettre en place une réelle 
démarche de marketing orientée client pour que leur 
marque s’enrichisse de la relation client et non l’inverse. 
Le nouveau marketing client 
Il est encore difficile d’établir précisément les 
fondamentaux de ce nouveau marketing client. Toutefois, 
on peut en esquisser les enjeux de la manière suivante : 
Les marques doivent exploiter le marketing 
client pour entamer une relation directe avec leurs 
consommateurs sans passer par les media de masse 
en perte de vitesse. 
A ce titre, les supports de communication relationnelle 
(site web relationnel, email, mailing, podcast…) deviennent 
de véritables media propres à la marque. C’est à partir de 
ces supports propriétaires que la marque peut diffuser et 
faire diffuser ses messages. 
En poussant plus loin la réflexion, la base de données clients 
devient même un capital participant à la valorisation de la 
marque. Comme c’est le cas depuis plusieurs années pour 
les sociétés de vente à distance, le fichier client/prospect 
fait partie intégrante de l’actif de l’entreprise. 
Best Practices : Leroy Merlin avec Du coté de chez vous 
(http://www.dccv.tv), PG avec Home Made Simple (http:// 
www.homemadesimple.com)... 
Le marketing client doit permettre d’identifier les 
ambassadeurs de la marque et de créer avec eux des 
liens privilégiés pour qu’ils deviennent les nouveaux 
supports de diffusion des messages de la marque. 
D’un coté la marque devient un media, de l’autre, les 
consommateurs ont eux aussi la possibilité de créer des 
contenus, de les diffuser et de devenir des pôles d’audience 
considérables. Le rôle des marques sera donc de faire en 
sorte que leurs produits et leurs services deviennent l’objet 
des conversations digitales entre les consommateurs. 
L’un des moyens sera d’identifier les ambassadeurs de la 
marque et de leur fournir les outils pour qu’ils puissent 
co-créer et diffuser les messages de la marque auprès de 
leurs différentes communautés. People are the medium ! 
Best Practices : Les Cercles des Parfums Thierry Mugler, 
la plateforme Armani Exchange sur MySpace, Wikirider de 
Rip Curl 
Le marketing client permettra également d’identifier 
rapidement les éventuels problèmes liés aux produits 
ou aux services de la marque pour être à même de 
les régler en one to one avec le client et éviter ainsi la 
diffusion de messages et de buzz négatifs. 
Les marques devront mettre en place des dispositifs 
d’écoute et de veille. Un simple numéro vert ne sera plus 
suffisant surtout si les insatisfactions ne sont pas ensuite 
traitées et résolues. Une veille constante de ce qui est dit 
et écrit sur les produits et services sera indispensable pour 
identifier à la source les éventuels problèmes. 
Best Practices : Open for Discussion de Mc Donald’s 
(http://www.homemadesimple.com) et Idea Storm de Dell 
(http://www.dellideastorm.com/). 
Si des messages négatifs circulent néanmoins, le 
nouveau marketing client permettra aux marques de 
réagir plus rapidement et d’allumer éventuellement 
des contre-feux via le réseau d’ambassadeurs. 
Lorsque des produits d’Apple sont attaqués sur les forums, 
ce ne sont pas les équipes de la marque qui répondent mais 
les fans. 
La fonction Marketing Client 
Au niveau organisationnel, la fonction marketing client 
sera revalorisée et son périmètre sera beaucoup plus 
large qu’il ne l’est aujourd’hui. Véritable ambassadrice du 
client au sein de l‘entreprise, son rôle sera primordial pour 
représenter les attentes des clients mais aussi fédérer les 
communautés en orbite autour de la marque. 
Cette fonction devra être garante des valeurs de la marque 
au sein des communautés, de la maîtrise et de la cohérence 
de l’information client. 
Vers une relation client renouvelée 
Le marketing client sera bien éloigné des pratiques 
actuelles du marketing direct et du CRM. Il est en effet 
essentiel de définir les modalités d’une relation client 
renouvelée. 
Une relation consensuelle, constructive et personnalisée 
Face à la saturation des messages publicitaires que 
ressentent les consommateurs, le marketing client doit 
offrir la possibilité à chacun de gérer lui-même la pression 
publicitaire à laquelle il consent. Ce marketing consensuel 
doit permettre aux clients d’énoncer ce qui les intéresse 
à court terme (centres d’intérêt, types de produits ou de 
services…), ce qui les intéressera à moyen-long termes, à 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
quelle fréquence ils désirent recevoir des messages de la 
part de l’annonceur, par quels canaux …et quels sont les 
canaux qu’il faut absolument éviter ! 
Best Practices : la fonction My Profil sur Amazon.com 
Une relation nomade dans laquelle le virtuel et le 
réel sont entrelacés et indifférenciés 
L’Internet mobile et les technologies interactives vont 
considérablement modifier les comportements de 
consommation. Ils introduiront de manière inédite 
l’interactivité dans le réel et tout au long de l’acte d’achat 
(information sur le produit, recherche du meilleur rapport 
qualité/prix, achat, service après-vente…). Les vitrines 
interactives, les mobiles tag, les packaging RFID seront 
autant de liens hypertextes sur lesquels les consommateurs 
pourront cliquer pour mieux acheter. 
On comprend dès lors l’enjeu d’une gestion cohérente 
des informations clients. La convergence de toutes les 
données clients au sein d’un seul et unique système 
d’information sera indispensable pour rendre possible ces 
interactions via tous les points de contacts possibles entre 
les consommateurs et la marque. 
Best Practices : Vitrines interactives des boutiques 
Morgan, caddy intelligent de Stop and Shop… 
Une relation plus transparente et plus responsable 
L’exploitation des nouvelles technologies permet d’aller 
très loin dans la connaissance du comportement des 
consommateurs. Il est alors impératif d’être transparent 
avec eux sur les modalités d’exploitation des données 
personnelles ainsi récoltées. Face à la peur d’un « big 
brother » marchand, les marques devront rassurer les 
consommateurs sur la manière dont ils traitent les 
informations les concernant. 
Best Practices : la page Privacy Policy sur Amazon.fr 
Conclusion 
Au-delà du CRM, du marketing relationnel ou de la relation 
client, il semble plus que jamais nécessaire de réfléchir 
aux fondements d’un véritable marketing client qui 
prenne la mesure des dernières évolutions de la société de 
consommation. 
Si des années 50 aux années 80, les industriels avaient 
le pouvoir et ont fondé les bases du marketing produit et 
de la publicité, les années 90 ont vu les distributeurs s’en 
emparer. Ils ont rapidement compris l’intérêt de mieux 
connaître leurs clients et ont mis en place les premiers 
dispositifs CRM notamment au travers des cartes de 
fidélité. Ces systèmes ont connu leurs heures de gloire et 
leurs déboires (de nombreuses entreprises se sont perdues 
dans les méandres technologiques du CRM version SSII au 
début des années 2000…). Pour autant, certaines marques-enseignes 
ont réussi à générer des revenus considérables 
en ne privilégiant pas une vision techniciste de la relation 
client ( Tesco, Leroy Merlin….). 
Aujourd’hui se profile une nouvelle révolution 
copernicienne : après l’industriel et le distributeur, c’est 
au tour du consommateur de prendre sinon le pouvoir du 
moins la parole. Cela ne veut pas dire que la partie soit 
perdue pour les annonceurs (industriels ou distributeurs). 
Après le mythe du tout CRM dans les années 90-00, il faut 
se garder de sombrer dans le mythe du tout participatif ! 
Les marques auront toujours la possibilité et les moyens de 
prendre la parole. Mais la donne a changé et elles devront 
désormais tenir compte du consommateur. 
AUTEURs 
ETO 
Yann CLAEYSSEN 
Directeur général 
104 
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OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
105 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TECHNIQUE 
A l’heure où le consommacteur utilise Internet comme 
un outil indispensable de comparaison et d’aide à l’achat ; 
à l’heure où la publicité se remet en question face aux 
nouvelles préoccupations du pouvoir d’achat ou du 
développement durable, la stratégie de fidélisation d’une 
marque prouve qu’elle est un levier business ultra efficace 
et souvent plus économe pour l’annonceur. 
La fidélité c’est l’amitié, une relation durable et 
constructive. Aristote estime que la seule véritable amitié 
est l’amitié vertueuse. Cette relation d’amitié naît très 
souvent de la découverte d’affinités ou de points communs. 
Ainsi, plus les centres d’intérêts communs sont nombreux, 
plus l’amitié s’intensifie et cela implique très souvent un 
partage de valeurs morales communes. 
Internet, media en ébullition constante, est avant tout 
un lieu d’échange, de partage et de dialogue entre les 
internautes et donc entre une marque et ses aficionados. 
Après l’ère des LoveMarks (Kevin Roberts, Saatchi  Saatchi) 
où le publicitaire créatif rêvait déjà d’une dépendance 
amoureuse avec les marques-passions, voici venir l’ère 
durable de la Consumer Friendly où le consommateur et la 
marque échangent et progressent ensemble. 
Comme en amitié, il faut donc savoir donner pour que 
cela fonctionne : cadeaux, écoutes réciproques, échanges 
de conseils, entraide, soutien et partage de loisirs sont 
autant de bons plans pour fidéliser ses clients. Internet est 
incontestablement le media le plus efficace pour booster 
la fidélisation et développer une relation durable entre 
une marque et son ami acheteur. 
Bienvenue dans le monde magique de la e-fidélisation… 
Analyser et comprendre 
l’internaute pour 
identifier les clients 
porteurs de profit. 
Fidéliser et/ou capter le consommateur au comportement 
zappeur implique de bien le connaître. Internet apporte 
des solutions fiables pour analyser le comportement 
d’achat des clients. Nous touchons là un point essentiel de 
la fidélisation et de la stratégie e-business : comprendre et 
réfléchir avant d’actionner des mécanismes de fidélisation 
inadaptés à ses cibles. Imaginons un instant le discours 
entre une marque et son client… 
Cher client, apprenons à nous connaître et plus si affinités. 
J’ai à ma disposition des outils d’analyses passifs mais très 
utiles via des tiers de confiance. L’objectif est d’apprendre 
à mieux te connaître pour adapter mes rubriques, les 
principes de navigation et aussi mes services en fonction 
de ton parcours. Ces outils m’expliquent comment tu es 
venu sur mon site, combien de fois tu es venu et combien 
de pages tu as lu. Mais cela ne suffit pas si l’on veut mieux 
se connaître. J’ai besoin d’en savoir plus… 
Je vais donc prendre la bonne habitude d’analyser 
activement, via différents formulaires courts et efficaces, 
tes besoins, tes envies, tes réactions et tes exigences. 
Je te propose alors de renseigner certaines questions (à 
ton rythme) à chaque étape de ton processus de visite ou 
d’achat afin de mieux te comprendre pour toujours mieux 
te servir. En échange de ces informations je vais te prouver 
que je privilégie la qualité à la quantité. 
D’ailleurs, en me laissant ton mobile, qui devient 
progressivement un lieu d’échange privé entre nous, je 
serais ainsi plus proche de toi pour t’annoncer de bonnes 
nouvelles ;) 
Les discours des annonceurs évoluent et s’adaptent 
en gardant comme objectif de structurer leur base de 
données. Les données récoltées deviennent la source et la 
matière première de toutes les décisions stratégiques pour 
développer au mieux le business. Les systèmes de gestion 
de base de données en back et middle office doivent être 
pensés et développés de façon à ce qu’ils soient des outils 
efficaces d’aides à la décision. 
Fidélisation interactive 
ou comment créer du lien 
avec le consonaute 
Dès le premier achat, un site Internet doit proposer 
de nombreux outils (pour la plupart dérivés des outils 
classiques offline) destinés à accroitre durablement la 
politique relationnelle. Des tactiques de récompenses à la 
CRM en passant par les clubs ; Internet pousse toujours 
plus loin les limites de la fidélisation. 
Cher ami client, je te fais gagner du temps 
Tu cherches un produit ? Avec un moteur de recherche 
suggestif intelligent, une ergonomie bien pensée et un 
design épuré je te facilite la vie et je fais en sorte que tu ne 
te fatigues plus à cliquer dans tous les sens pour trouver 
l’e-fidélisation 
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
106 
Blue Acacia 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
107 
les produits qui te correspondent le mieux (e-profiling) 
Tu as repéré un produit qui te plaît ? Je te propose de le 
voir sous toutes les coutures (zoom, vidéo, configurateur) 
et je te propose des produits associés (cross selling ou up 
selling) qui iront très bien ensemble. De plus, je te montre 
que nos amis communs ont choisi aussi tel produit ou tel 
autre nouveau produit. 
Tu souhaites t’informer ? Je te propose de t’inscrire aux 
différents flux RSS (conseils, produits, services ou 
actualités) et à une newsletter personnalisée quand tu 
veux et à l’adresse que tu veux, avec une liste de produits 
et de services qui te conviennent parfaitement. Grâce à ces 
services, tu ne seras pas obligé de revenir sans arrêt sur le 
site pour repérer de nouveaux produits ;) 
Sur Internet, il est possible de personnaliser à l’extrême 
grâce aux Nouvelles Technologies et au développement 
du haut débit. Par exemple : les agents virtuels qui aident 
le consonaute à faire des choix à toutes les étapes de son 
processus d’achat (formulaires, inscription, choix des 
produits ou encore mode d’emploi). Quelques expériences 
en ligne d’intelligence artificielle donnent des idées pour 
pousser plus loin les services en ligne et donc la fidélisation 
interactive. 
Cher ami client, je t’offre 
un espace de communication 
Au-delà de la notion de Club, mécanisme banalisé, une 
marque sur Internet peut proposer un lieu privilégié avec 
différents niveaux de services en fonction des besoins et 
de l’implication du client. 
Deviens un nouveau membre de la famille. Je t’offre la 
possibilité de communiquer avec tous les amis de la 
marque. Partage, échange, dialogue avec ceux qui partagent 
les mêmes passions et les mêmes intérêts que toi. 
Je vais te faire vivre de nouvelles expériences ! Pour cela je 
te propose de réagir (avant tout le monde) sur un nouveau 
produit. Le consommateur, acteur de la marque à part 
entière peut réagir et interagir sur de nouveaux produits 
en test avant même la vente grand public. 
Prends le pouvoir. En achetant un produit, tu en deviens 
propriétaire. Je te laisse donc la possibilité de rédiger 
des critiques, de noter les produits et de commenter nos 
services. Tu peux aussi témoigner ou envoyer des astuces 
de consommation grâce à la vidéo 
Cher ami client, je te remercie de me faire 
confiance et pour cela je te récompense 
Il existe 3 types de récompense : le bon d’achat, le cadeau et 
le droit à des remises. Le premier coûte très cher, le deuxième 
n’a aucune conséquence directe sur le chiffre d’affaires… Le 
dernier mode de rémunération est sûrement le plus efficace 
pour augmenter durablement le chiffre d’affaires. 
Il est, de plus, toujours possible d’adhérer à un programme 
mutualisé avant de mettre en place son propre programme. 
Ce choix se fait principalement en fonction du temps et 
des moyens que l’on peut y consacrer. 
Dans tous les cas il est nécessaire d’être généreux. 
La gestion du cycle d’achat booster 
par l’e-commerce 
La gestion du cycle d’achat est un moyen de fidélisation 
décuplée sur Internet. Les outils sont complexes à imaginer 
et mettre en place en fonction de la cible, des services et 
produits, même si techniquement cela revient à mettre 
en place une routine automatique qui relance l’acheteur 
suivant un cycle pré déterminé. 
Les modules de gestion du cycle d’achat actuels peuvent 
fonctionner par email et/ou de plus en plus via sms en 
push wap (envoi d’un sms qui embarque un lien vers un site 
wap qui vous permet de déclencher une commande en un 
clic). La vente à des internautes déjà clients est plus rapide 
et le retour sur investissement devient beaucoup plus 
intéressant que le coût d’acquisition et de transformation 
réalisés dans le cadre d’une campagne de conquête de 
nouveaux clients. 
Vers la fidélisation 
de la Marque 
Cher ami, nous partageons des valeurs 
communes, échangeons et dialoguons ensemble 
sur des sujets qui nous rapprochent plus. 
Développement durable, commerce équitable, besoin de 
bien être et de temps face au stress… l’achat raisonné 
et raisonnable est une motivation importante pour le 
consommateur. 
Ainsi, au-delà des objectifs de fidélisation pour vendre mieux 
et durablement, Internet offre la possibilité aux marques de 
partager des valeurs communes avec ses clients. 
L’ami fidèle accompagnera la marque dans sa lutte contre 
le gaspillage (Edf), pour un pouvoir d’achat plus important 
(Leclerc) ou pour des objets plus beaux, plus pratiques 
(Apple)… 
Conclusion 
Ainsi avec une meilleure compréhension des 
consommateurs et des dernières tendances ergonomiques, 
un site e-commerce (ou vitrine) répondra plus précisément 
aux attentes des clients afin de les fidéliser durablement. 
Mais au-delà de la e-fidélisation sur Internet il est 
impératif pour une marque de réconcilier le message avec 
les différents media (online et offline) et surtout hors 
media. Mieux fidéliser c’est aussi penser Multicanal avec 
une stratégie transversale et innovante. 
Enfin, il est important de rappeler que tout programme de 
fidélisation fonctionne si et seulement si les pré-requis de 
base sont remplis : bon produit, bon prix, site bien dessiné, 
bon merchandising, bonne communication et bon service. 
Pour fidéliser, il est donc capital de réfléchir à un bon mix 
marketing (produit, place, prix, promotion). 
AUTEURs 
Blue Acacia 
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TENDANCE 
Ciblage : 
origine et technologies 
Définition générale 
Le ciblage est une technique marketing consistant à 
identifier un segment de population sur lequel concentrer 
les investissements publicitaires d’une marque. Ce segment 
de population, cette cible, est particulièrement susceptible 
de s’intéresser aux produits de la marque en question. 
Il y a plusieurs critères pour juger le potentiel d’un segment 
de population. En particulier les segments doivent être : 
Substantiels (volume significatif) 
Homogènes 
Distincts (d’autres segments) 
Identifiables, accessibles et mesurables 
Utiles (notamment en terme de pouvoir d’achat !) 
L’utilisation de cette technique sur Internet permet un 
ciblage très fin grâce auquel les marques diffusent leurs 
campagnes publicitaires à des internautes identifiés 
en fonction des critères cités précédemment. L’objectif 
pour l’annonceur est de ne communiquer qu’auprès des 
internautes qui sont a priori prêts à l’écouter ! 
Description des différentes formes de ciblage 
Sur Internet, il existe 6 types de ciblages : 
Sociodémographique 
Le ciblage sociodémographique part du principe que les 
internautes d’une certaine tranche d’âge, ou appartenant 
à une catégorie socioprofessionnelle particulière ont des 
comportements d’achats ou des centres d’intérêts communs. 
Typiquement, les femmes seront plus sollicitées sur les 
produits de beauté, les hommes sur les voitures, les CSP + 
sur les produits de luxe, etc. 
Le ciblage sociodémographique peut être effectué selon 3 
critères : 
Age : généralement on distingue les moins de 15 ans, 
les 18-24 ans, les 25-34 ans, les 35-49 ans et les 
internautes de 50 ans et plus. 
Genre : hommes / femmes 
Catégories socioprofessionnelles. Les segments les 
plus usités sont : CSP +, CSP -, étudiants, retraités, 
inactifs. On peut aussi trouver une segmentation par 
métiers (enseignants, médecins, cadres…) ou par 
tranches de revenus. 
Géographique 
Le ciblage géographique se base sur la localisation physique 
de l’internaute : pays, régions, départements et villes. Ce type 
de ciblage est particulièrement utile pour un annonceur 
dont les offres sont locales. Par exemple, une pizzeria qui 
fait de la livraison à domicile peut choisir de ne diffuser sa 
publicité qu’auprès des internautes résidant dans sa zone de 
chalandise. 
Usage 
L’usage est lié au type et au mode de connexion sur Internet : 
bas débit ou ADSL, horaires et jour de connexion, surf depuis 
le domicile ou le lieu de travail de l’internaute. 
Ce ciblage part du principe qu’un même internaute a des 
comportements de surf très différents selon qu’il se connecte 
à Internet depuis son poste de travail mardi matin, ou depuis 
son domicile vendredi soir. 
Ainsi, pour des campagnes BtoB, les annonceurs ne cibleront 
que les internautes se connectant depuis leur poste de travail, 
aux jours et horaires de bureau. 
Contextuel 
Le ciblage contextuel porte sur le contenu des sites visités par 
les internautes ou les requêtes qu’ils tapent dans les moteurs 
de recherche. Les liens sponsorisés sont spécifiques à ce type 
de ciblage. Les annonceurs font des enchères sur des mots-clés 
de leurs univers et lorsque l’internaute tape ces mots-clés 
sur un moteur de recherche, la publicité de l’annonceur est 
diffusée. De la même manière, il existe des liens sponsorisés 
qui s’insèrent dans le contenu des sites Internet, au coeur de 
ce qui intéresse les internautes : un site parle de cuisine et 
dans son texte apparaît le mot « sucre ». Si un e-commerçant a 
enchéri sur ce mot, sa publicité contextuelle sera affichée. 
Thématique 
Le ciblage peut également se réaliser en fonction des 
thématiques des sites. N’importe quel internaute qui visite 
un site sera exposé aux mêmes publicités que les autres 
visiteurs. Par exemple : 
sur un site de décoration, il pourra y avoir les publicités 
des annonceurs de cet univers 
sur un site auto moto, des publicités de constructeurs 
automobiles 
sur un site d’actualité informatique, des publicités 
hardware / software 
Comportemental 
Le ciblage comportemental est la technique qui permet 
aux annonceurs de se rapprocher le plus de leurs contacts 
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
110 
Weborama 
introduction 
au ciblage 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
111 
utiles car les internautes sont ciblés selon leurs centres 
d’intérêts propres. 
Le ciblage comportemental peut se baser sur un ensemble de 
critères : 
Les requêtes des internautes 
Les publicités auxquelles ils ont été exposés et sur 
lesquelles ils ont (ou non) cliqué 
Les contenus des sites visités 
Les comportements de navigation sur les sites 
annonceurs 
Le ciblage et l’analyse 
marketing au service du 
branding et de l’efficacité 
des campagnes 
Le ciblage est maintenant une composante essentielle du 
succès des campagnes de publicité online, tous objectifs 
confondus : clics, achats, notoriété… Les messages des 
annonceurs passent d’autant mieux qu’ils sont en phase 
avec ce qui intéresse les internautes. 
Un pré-requis est indispensable à l’efficacité du type 
de ciblage choisi par l’annonceur : la connaissance 
marketing de sa cible, de ses centres d’intérêt et de ses 
comportements sur Internet. Si l’annonceur ne sait pas 
définir qui est susceptible de s’intéresser à ses offres, il 
n’y pas de ciblage possible. 
A contrario, l’annonceur teste et affine la connaissance 
de sa propre cible en réalisant des campagnes ciblées 
sur Internet. Considérons par exemple que l’annonceur 
diffuse sa campagne auprès des femmes de 18-24 ans qui « 
transforment » moins que prévu. L’annonceur ajuste son tir 
et décide de diffuser auprès d’une cible un peu plus âgée. La 
campagne est un succès. L’annonceur sait maintenant que « 
son » public est plutôt constitué de femmes de 25 à 34 ans. 
Cette connaissance plus approfondie de la cible servira 
pour les campagnes suivantes, qu’elles soient off ou 
online. 
On peut en conclure que le ciblage est une solution de mise 
en contact des annonceurs avec leurs cibles en très grande 
affinité. Cette technique répond aux besoins de branding 
des annonceurs et permet de construire une relation 
pérenne entre les annonceurs et leurs contacts utiles. 
Evolutions du marché 
Le ciblage comportemental va dans le sens de l’histoire : 
nos sociétés de consommation sont entrées dans l’ère 
des conso-acteurs informés, plus individualistes, qui 
consultent des media de plus en plus fragmentés et de plus 
en plus ciblés. Ces internautes « zappent » ce qui ne les 
intéresse pas et, au contraire, valorisent les marques qui 
comprennent leur « unicité ». 
Dans ce cadre, les marques ont tout intérêt à jouer le 
jeu du ciblage et à se rendre « plus proches » de leurs 
consommateurs pour gagner en efficacité. 
Cette meilleure connaissance des cibles se traduit pour 
les annonceurs par plus d’affinité entre les messages et les 
internautes qui y sont exposés et in fine par une meilleure 
efficacité des campagnes off et online. 
Enfin, le ciblage comportemental crée une véritable 
révolution sur le marché et amène les annonceurs et leurs 
agences vers de nouveaux plans media qui s’affranchissent 
de supports déterminés pour s’intéresser aux véritables 
cibles, où qu’elles soient. Dans ce sens, les régies ne seront 
plus amenées à commercialiser des espaces publicitaires 
mais des profils anonymes d’internautes. 
AUTEURs 
Weborama 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TECHNIQUE 
Introduction 
Aujourd’hui les entreprises disposent d’une masse 
impressionnante d’informations sur leurs internautes. 
Les nouvelles technologies de l’information permettent 
en effet une croissance exponentielle et une récupération 
aisée des données web. La problématique qui en découle 
est bien entendu le traitement de ces données en grand 
nombre. 
La multiplicité des points d’accès avec le client a 
notamment permis d’adapter l’information communiquée 
au client. Mais au-delà de l’adaptation de l’information, 
il est désormais nécessaire d’adapter le discours. Dans 
un milieu de plus en plus concurrentiel, où la réactivité 
est le maître mot, les entreprises qui se démarquent et 
se démarqueront sont celles qui sauront tirer profit des 
nouvelles technologies pour optimiser la relation qu’elles 
entretiennent avec leurs clients. De plus, l’essor du 
e-commerce et l’utilisation de technologies de plus en plus 
avancées ont engendré l’ère de la haute personnalisation 
et il est désormais possible de tendre vers un marketing 
« one to one ». 
On l’a bien compris, la connaissance de l’internaute est une 
problématique primordiale et les outils d’aujourd‘hui nous 
permettent de relever ce défi et d’explorer intelligemment 
la multitude de données laissées par chaque internaute 
après sa visite sur un site. Le Web Mining s’inscrit donc 
dans la réponse à cette problématique et se met au service 
de la connaissance client. 
Quelques définitions 
préléminaires 
Que sont les logs ? Ce sont des fichiers contenant l’activité 
du serveur web et répertoriant ainsi toutes les requêtes 
HTTP sur le site (demande de connexion, affichage de 
texte, affichage d’une image, …) 
Que sont les cookies ? Ce sont des fichiers texte stockés sur 
le disque dur de l’internaute à chaque visite. Ils sont surtout 
utilisés pour suivre l’internaute au fil de ses visites et 
déterminer qui il est et ce qu’il a fait sur le site. Les cookies 
contiennent généralement l’identifiant client, la date de la 
dernière visite sur le site, le numéro de session, le code de 
transaction. Il est possible pour l’internaute de désactiver 
les cookies, rendant alors impossible l’utilisation de ces 
informations. 
Que sont les tags ? Ce sont des marqueurs en Javascript 
qui sont insérés sur les pages d’un site. Lorsqu’une page 
contenant des tags est chargée, elle envoie des informations 
relatives à la navigation de l’internaute. 
Quelle est la différence entre segmentation et typologie ? 
La principale différence entre ces deux techniques repose 
sur leurs méthodes : on parlera de méthode séparative 
pour la segmentation puisqu’elle permet un découpage 
successif en partant de la population totale, alors qu’on 
parlera de méthode agrégative pour la typologie puisque 
on cherche à regrouper les individus selon leurs points 
communs. 
Qu’est-ce que le Web Mining ? 
Définition 
Le Web Mining est l’application des techniques du 
Data Mining à l’Internet. Il consiste en l’extraction 
d’informations pertinentes liées aux données collectées 
sur le web afin de mieux les connaître et de mieux 
appréhender leurs comportements. 
Le Web Mining remplit trois objectifs principaux : 
Améliorer la performance et le confort du site 
Augmenter le rendement des espaces publicitaires 
Améliorer la rentabilité de chaque internaute et la 
personnalisation du site 
Les deux visions du Web Mining 
Vision « site centric » 
Web Structure Mining : analyse structurelle du web 
Le Web Structure Mining analyse la structure des sites 
Internet ainsi que le cheminement de liens en liens. Il 
permet ainsi d’améliorer la performance des sites en 
anticipant le parcours des internautes selon leurs centres 
d’intérêt et de les y amener de façon plus immédiate tout 
en améliorant le confort de navigation (liens directs). 
Web Content Mining : étude du contenu des pages 
Le Web Content Mining s’intéresse au contenu des pages 
web : texte, images, liens et processus de découverte des 
sources d’information à travers les pages Web. 
Le plus courant reste le Text Mining basé sur des 
techniques de description, de classification et d’analyse 
d’expressions. 
Il est principalement utilisé par les moteurs de recherche 
pour aider les utilisateurs à trouver ce qu’ils recherchent. 
Mieux connaître le client 
pour mieux le cibler 
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
112 
ETO 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
113 
Vision « client centric » 
Web Usage Mining : Analyse des comportements 
internautes 
Le Web Usage Mining consiste à analyser le comportement 
de l’utilisateur à travers son parcours de navigation sur 
le site, afin d’affiner au maximum les profils clients et les 
modèles comportementaux. 
On identifie deux tendances dans le Web Usage Mining: 
 Le General Access Tracking : analyse des fichiers logs 
pour comprendre les mécanismes d’accès et les tendances. 
 Le Customized Access Tracking : analyse des tendances 
individuelles afin de personnaliser les sites en fonction 
des utilisateurs. 
Les principales sources 
d’information du Web Mining : 
Au-delà des données « classiques » (montant et détail de 
commandes, données sociodémographiques…), on collecte 
aujourd’hui des informations comportementales sur le 
web qui constituent de véritables « DataWebHouse ». 
Ces informations récupérées grâce aux solutions d’analyse 
de logs, de cookies et tags sont nombreuses : la provenance 
de l’internaute (moteur de recherche, affiliation, emailing), 
centres d’intérêt (quelles pages a-t-il visité, sur quelles 
pages est-il resté assez longtemps et a-t-il porté un intérêt 
tout particulier, quelle est la fréquence de ses visites, …). 
Comment appliquer le Web 
Mining à la connaissance 
client ? 
Différentes méthodes statistiques sont utilisées dans 
le développement d’applications de Web Mining afin 
d’améliorer la connaissance client. Parmi elles, voici les 
plus fréquemment utilisées : 
L’amélioration des segmentations clients et 
typologies existantes 
Très répandues en offline, les segmentations et typologies 
clients peuvent être très largement appliquées au web. 
L’objectif consiste à créer des groupes de clients homogènes 
entre eux mais bien distincts afin de les animer de manière 
différenciée et adaptée. 
Exemple d’une segmentation web dans le cadre d’un 
site e-commerce : 
Sur une période d’étude fixée, chaque visiteur se voit 
attribuer une note pour chacune de ses visites. Cette note 
est fonction de la qualification de la visite (par exemple, 
note = 1 pour une visite entrante, note = 2 pour une visite 
comprenant au moins 10 pages vues, note = 3 pour une 
visite au cours de laquelle des produits auront été ajoutés 
au panier…). 
Pour chaque visiteur, on ajoute les notes obtenues pour 
chacune de ses visites. 
L’analyse des combinaisons de scores va permettre 
d’identifier des groupes d’internautes aux comportements 
bien particuliers (gros consommateurs, petits 
consommateurs fidèles, …), pour lesquels on pourra par la 
suite adapter l’offre et le message. 
L’anticipation des attentes clients par l’analyse 
des associations 
L’objectif est de constituer des profils d’internautes 
partageant les mêmes centres d’intérêts pour recommander 
à un internaute certains produits qui ont satisfait d’autres 
utilisateurs au profil similaire. Ce type d’analyse a un 
fonctionnement asynchrone et fait appel la plupart du 
temps à des entrepôts de données sur lesquels les profils 
ont été préconfigurés. 
Exemple d’une analyse des associations dans le cadre 
d’un site e-commerce : 
L’exemple le plus simple concerne le développement 
d’offres croisées afin d’augmenter le panier moyen des 
internautes. Prenons un site de vente en ligne de livres 
qui veut construire un système de recommandation en 
fonction des livres dont l’internaute consulte la fiche 
produit. 
Le principe consiste à calculer le nombre de fois où des 
livres X et Y auront été vus au cours de la même session. 
Grâce à l’utilisation de trois indicateurs statistiques 
d’associations, il est possible d’extraire les combinaisons 
de livres les plus pertinentes : 
L’indice de confiance représentant la part de clients 
ayant vu les fiches produits X et Y parmi les clients 
ayant vu la fiche produit X 
L’indice de support désignant la part de clients ayant 
vu les fiches produits X et Y parmi la population 
totale (fréquence de l’association) 
Le taux d’amélioration confrontant l’indice de 
confiance à l’indice de support afin de mesurer la 
pertinence de l’association. 
Sur chacune des fiches produits, une zone est réservée 
à l’affichage des recommandations et viendra 
automatiquement se baser sur le fichier des associations 
pertinentes. L’algorithme sera alors fréquemment 
rafraîchi et intégré au site pour suivre les évolutions 
comportementales. 
Cette technique peut être étendue aux données de 
transactions : on s’intéressera alors aux livres ayant été 
achetés au cours d’une même commande. 
La personnalisation 
Véritable défi du Web Mining, la personnalisation 
comporte de multiples applications. Parmi elles, les 
ciblages emailing, les offres publicitaires personnalisées, 
le Behavioral Targeting. 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Les ciblages emailing 
Grâce à certains outils de web analytique, il est possible de 
connaître précisément les pages qu’un internaute a visité 
et ainsi identifier ses centres d’intérêt pour lui proposer 
une offre adaptée à ses besoins. 
Exemple : un internaute s’identifie sur un site et consulte 
certaines pages de la catégorie « Enfant ». On est capable 
de récupérer l’information par une simple extraction des 
visiteurs ayant consulté la catégorie « Enfant ». 
On comprend bien l’intérêt lors de ciblages emailing : « Vous 
avez montré un intérêt tout particulier pour notre sélection 
de produits Enfant, voici une offre commerciale applicable 
pour tout achat de produits dans cette catégorie ! ». 
Les offres publicitaires personnalisées 
L’objectif de ce type de publicité est de toucher une 
clientèle ciblée, on parle d’ailleurs plus généralement de 
publicité contextuelle adaptée (proposée notamment par 
les géants du moteur de recherche). 
Le principe s’appuie sur des techniques de Web Content 
Mining, couplées ou non à de la géolocalisation par IP, 
ce qui permet un ciblage par intérêt mais également par 
localisation géographique. 
Les liens sponsorisés en sont l’application la plus répandue : 
lorsqu’un internaute effectue une recherche sur un moteur, 
des annonces publicitaires en relation avec sa recherche 
sont mises en valeur sur le côté droit de la page de résultats. 
On peut également insérer des annonces publicitaires sur 
un site qui seront automatisées et adaptées au contenu de 
la page sur laquelle elles se trouvent. Ces fonctionnalités 
se développent également dans les boîtes de messagerie où 
l’affichage de publicité s’adapte au contenu des messages. 
Le ciblage comportemental (Behavioral Targeting) 
Le Behavioral Targeting permet de réaliser un ciblage en 
temps réel pour personnaliser l’affichage de publicité, 
de contenu éditorial ou d’offres de e-commerce. Cette 
technique permet de suivre un internaute à la trace lors 
de son parcours sur le site, de manière à lui proposer des 
informations concernant son propre profil, calculé en 
fonction des informations obtenues sur lui lors de ses 
visites précédentes mais également lors de la session 
en cours. Ainsi, si l’intérêt de l’internaute change d’une 
manière ou d’une autre en cours de session, ce qui lui est 
affiché sera adapté en temps réel. 
Exemple d’un ciblage comportemental dans le cadre 
d’un site de vente en ligne de CD : 
Un visiteur saisit « Mozart » dans le moteur de recherche 
du site, son profil est alors mis à jour en tant qu’amateur de 
musique classique. Le site pourra tout de suite lui proposer 
d’autres CD en rapport avec la musique classique et éviter 
la mise en avant du dernier album de Metallica ! Mais, si 
cet internaute tape ensuite « Rage against the machine », 
son profil sera automatiquement enrichi en temps réel, et 
il n’est pas impossible qu’il ait, dès lors, le dernier album de 
Metallica recommandé ! La force de ce type d’application 
repose sur sa réactivité. 
Quelle évolution pour 
le Web Mining ? 
La mise en place d’applications issues du Web Mining 
nécessite des ressources importantes, en termes de coûts 
et de compétences. Seuls les géants du e-commerce peuvent 
aujourd’hui bénéficier de telles applications. Toutefois, 
on peut s’attendre à une certaine démocratisation de 
ces techniques aux moyennes, voire même aux petites 
entreprises. En effet, les outils gratuits de web analytique 
commencent à proposer des applications d’optimisation de 
site (A/B Testing notamment), même s’ils ne permettent 
pas de conduire des analyses très complexes en matière 
de Web Mining. Les solutions payantes, quant à elles, vont 
de plus en plus loin techniquement (certaines solutions 
proposent des applicatifs basés sur des algorithmes 
complexes de Web Mining, notamment en ce qui concerne 
les ventes croisées). De plus, les coûts de ces solutions 
payantes deviennent abordables, leurs tarifs étant calculés 
en fonction de la volumétrie des sites (notion de pages 
vues). 
Le coût n’est donc plus l’obstacle principal au développement 
du Web Mining dans les entreprises. L’élément déterminant 
reste en effet les ressources, puisqu’une entreprise voulant 
pleinement bénéficier du Web Mining doit nécessairement 
avoir une équipe dédiée et experte dans le domaine, à 
moins de faire appel à un prestataire extérieur. 
Autre changement : le domaine d’intervention du Web 
Mining. Aujourd’hui, les techniques de Web Mining 
sont principalement utilisées dans le cadre des sites 
e-commerce. Mais la récupération aisée des données web 
permet également leur application pour les blogs, sites 
communautaires, forums et autres. L’avènement du 
collaboratif et du participatif avec le Web 2.0 est donc 
au coeur du sujet sur le Web Mining, certaines solutions 
venant d’ailleurs de voir le jour pour tracker l’intérêt des 
internautes, à l’article près ! 
Enfin, le Web Mining a un rôle très important à jouer dans le 
multicanal. Aujourd’hui, même si des stratégies se mettent 
en place sur les différents canaux de communication, 
rares sont les entreprises qui parviennent à suivre 
finement les comportements de leurs clients d’un canal 
à l’autre. Elles n’ont, la plupart du temps, qu’une vision 
morcelée du client. Or, pour s’inscrire dans une véritable 
problématique multicanale, il est indispensable de réaliser 
une intégration globale des différents canaux de contact : 
l’essor des solutions de web analytique d’une part, pour la 
récupération des données web, et les techniques de Data 
Mining d’autre part, pour le traitement de l’information, 
vont enfin permettre la réalisation concrète d’études 
multicanales, avec une vision à 360° des clients sur 
l’ensemble des canaux de communication. 
AUTEURs 
ETO 
114 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE ENVISIONAL 
115 
Cybercriminalité, 
frein à la confiance client 
La cyberdélinquance 
Banques, magasins, jeux, offres d’emploi et spectacles : tout 
le monde se met en ligne depuis quatre ou cinq ans. Internet 
a favorisé de nouvelles opportunités très intéressantes 
pour une nouvelle génération de criminels astucieux. 
Vols à mains armées et trafic de drogue apparaissent 
soudainement très risqués quand la vente de contrefaçons, 
sachet de thé, sac à main, DVD ou Viagra sur Internet offre 
un retour sur investissement bien supérieur au 10 pour 1 
du trafic d’héroïne. 
L’hameçonnage («phishing») est un procédé consistant à 
usurper l’identité d’une personne. 
Le principe est le suivant : un internaute reçoit un email non 
sollicité reprenant l’identité graphique d’un site existant 
(portail, banque, etc.). L’objectif est d’attirer l’internaute 
sur un faux site afin de mettre à jour ses informations 
personnelles (carte bancaire, numéro de téléphone...). Ces 
informations, saisies dans un faux formulaire, sont alors 
utilisées à mauvais escient par des escrocs et génèrent 
un flot de revenus enviable. Nul besoin d’armes à feu pour 
profiter des cartes de crédit volées ! 
Avec un faible risque de se faire attraper et des 
condamnations pénales moins sévères que pour des délits 
classiques, Internet a permis aux classes moyennes de 
s’initier au crime. 
Cela ne signifie pas que ces délits du 21è siècle sont 
exécutés par une élite polie de criminels bien éduqués. Les 
pionniers du hameçonnage et du piratage de films étaient 
des illuminés ou des amateurs, mais les personnes derrière 
la plupart des crimes sur Internet ressemblent aujourd’hui 
à leurs aînés : ironiques, cyniques, méchants, violents.. 
En outre, l’intérêt porté par les gangsters et les groupes 
terroristes est de plus en plus évident. Interpol a établi des 
liens entre le commerce illégal de baskets Nike ou les jeans 
Calvin Klein et Al-Qaeda ou le Hezbollah ; par ailleurs, il a 
été prouvé que les triades chinoises et les chefs de la mafia 
marchaient main dans la main. 
Mais Internet, ce n’est pas que le Web. Et pour ceux qui ne 
veulent pas être trouvés ni surveillés, l’Internet «profond», 
hors de portée des moteurs de recherche, procure un point 
de rendez-vous et un forum de vente importants. 
Les canaux IRC (Internet Relay Chat) sont devenus les 
vecteurs d’une activité criminelle substantielle, centrée 
largement sur les informations d’identification des cartes 
de crédit et des données financières. C’est là que les pirates 
se remplissent les poches en convainquant les gens de leur 
communiquer leurs secrets financiers. Le monde de l’IRC est 
difficile à infiltrer et à surveiller en l’absence de systèmes 
spécialisés et automatisés. Cependant, les banques et les 
sociétés de services financiers, les fournisseurs d’accès et 
même les associations caritatives doivent être conscientes 
des risques de détournement des données confidentielles 
de leurs clients dans cette zone trouble de l’univers en 
ligne. 
Si les canaux IRC sont les endroits les plus secrets, ils 
ne sont pas les seuls vecteurs échappant aux recherches 
et à la surveillance. De nombreux canaux commerciaux 
inter-entreprises, les ventes aux enchères, les panneaux 
d’informations, les newsgroups et les sites communautaires 
sont protégés par différents niveaux de sécurité et ne sont 
accessibles et analysables que par un système de recherche 
plus sophistiqué, appelé moteur de reconnaissance. 
Les enregistrements de noms de domaine représentent 
une autre source importante d’informations dignes 
de surveillance. Un bon hameçonnage passe souvent 
par l’enregistrement, à l’avance, d’un nom de domaine 
ressemblant à celui d’une banque ou d’autres sociétés 
visées par les pirates. En conséquence, une banque alertée 
de l’enregistrement d’un nom particulièrement suspect 
peut se préparer à une attaque prochaine et se défendre 
contre celle-ci dès qu’elle se produit. Des études récentes 
ont montré que les tentatives d’hameçonnage font environ 
25 victimes le premier jour, puis environ 10 par jour 
les jours suivants, d’où l’intérêt de bloquer l’attaque le 
plus vite possible pour éviter les pertes financières et la 
détresse des clients. A environ $500 par victime, chaque 
heure gagnée pèse son poids. 
Chaque mois, des centaines d’attaques se concentrent sur 
les banques, les organismes financiers et les distributeurs 
dans le monde entier. Microsoft estime à 7 000 le nombre 
de sites frauduleux opérant au même moment. Les 
cibles les plus communes sont les grandes institutions 
internationales, mais toutes les banques françaises ont 
été attaquées, tout comme de nombreuses banques, petites 
ou grandes aux USA, en Grande-Bretagne, Australie, 
Allemagne, Espagne, à Singapour, en Chine, au Japon... 
Dans les huit mois précédant la fin du mois de mars 2008, 
28 noms de domaine français ont été utilisés par des sites 
d’hameçonnage, notamment free.fr, détourné 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
116 
98 fois. Pendant cette période, free.fr a servi à 27 sites 
d’hameçonnage ciblant Bank of America, et 19 s’attaquant 
aux clients de l’organisme de crédit immobilier Abbey en 
Grande-Bretagne. 
Ce type de fraude en ligne fait du tort aux banques et 
à leurs clients. Elle mine la confiance dans la banque en 
ligne et dans l’intégrité des transactions sur Internet. Les 
banques ont lourdement investi pour encourager leurs 
clients à se servir des services en ligne ; cet investissement 
est maintenant menacé par les attaques en tout genre. 
Même si l’hameçonnage a été largement décrit par les 
media, de nombreuses banques considèrent désormais 
que les chevaux de Troie et autres logiciels malveillants 
représentent une menace encore plus importante. 
Les logiciels malveillants les plus connus sont les virus (des 
programmes qui se reproduisent tout seuls), les chevaux 
de Troie (des programmes qui déclenchent des actions 
malveillantes) et les vers (des programmes qui se propagent 
sur les réseaux). Un cheval de Troie est en général conçu 
pour s’installer tout seul lorsqu’un utilisateur affiche 
une pièce jointe ou qu’il accède à un site Web infecté. 
Les chevaux de Troie peuvent être utilisés de différentes 
façons, ceux qui sont le plus dangereux sont en fait une 
extension logique de l’hameçonnage. Ces programmes 
reposent tranquillement en arrière-plan, ne s’activant que 
lorsqu’un utilisateur accède à un site donné (comme celui 
d’une banque en ligne). A cet instant, le cheval de Troie 
lance un consignateur de clés, c’est-à-dire un programme 
qui enregistre automatiquement les saisies au clavier 
de l’utilisateur et qui transmet ensuite ces données au 
créateur du cheval de Troie. L’objectif est de capturer les 
mots de passe, les codes d’identification et autres données 
personnelles. 
L’un des chevaux de Troie les plus agressifs et ambitieux a 
été identifié récemment au Brésil : Trj/Banbra-BTM a essayé 
de percer les défenses de Bradesco (une grande banque) en 
volant les clés privées des clients, ainsi que les certificats 
numériques et les clés de chiffrement. Il conseillait même 
aux utilisateurs d’ordinateurs infectés d’insérer le CD 
contenant le certificat numérique de la banque, de manière 
à lire directement les données recherchées. 
Lorsqu’un hameçonneur capture les données personnelles 
d’une victime, il dispose de deux moyens pour en retirer 
un profit. Il peut se servir lui-même des données de compte 
pour voler sa victime. Cependant, la plupart des pirates 
préfèrent revendre ces informations. Le commerce de 
données de cartes de crédit et d’identités se déroule sur 
les canaux IRC «carder», sur les sites Web carder et les 
panneaux d’information en ligne. Les sites du Web sont en 
général identifiables par les moteurs de recherche, alors 
que les affaires criminelles se déroulent en général sur les 
canaux de chat, où les criminels ont beaucoup moins de 
chance d’être repérés ou surveillés. Dans cette zone cachée 
de l’Internet profond, les données de cartes de crédit sont 
proposées ouvertement à la vente par milliers, pour un prix 
variant entre $3 à $10 par victime. 
Voici un exemple de conversation par canal IRC. L’acheteur 
veut des numéros de cartes de crédit (cc), ainsi que les 
codes de sécurité (cvv). Il se voit proposer les données de 
300 cartes de crédit britanniques à $10, ce qu’il accepte. Le 
transfert de fonds est mis en oeuvre par Western Union et 
concerne au bout du compte toute l’Europe. 
rizing y’m faut des cc anglaises avec 
leurs cvv complets 
graham ouais? combien? 
rizing disons 500 
graham juste l’angleterre? 
rizing ouais, ca suffit 
rizing je peux avec wu ou egold 
graham attends 
graham ok, j’en ai 300 
rizing $? 
graham 10 chaque 
rizing cvvs? 
graham c’est ce k tu voulais, non? 
rizing ok ok 
rizing que l’angleterre, hein? 
graham on dirait bien qu’oui 
graham je reviens dans une heure et je te dis 
combien j’en ai 
graham pourquoi que l’angleterre? 
toute l’europe si tu veux 
rizing j’ai mes raisons 
rizing ok, 10 chaque si tu peux fournir avant ce soir 
[le vendeur donne ensuite un nom et une adresse à 
Bucarest en Roumanie.] 
Autre méthode à la disposition des criminels pour se faire 
de l’argent sur le dos de marques établies sur le Web : les 
fausses offres d’emploi. D’alléchantes offres d’emploi sont 
proposées par des sociétés multinationales spécialisées 
par exemple dans le pétrole, l’ingénierie ou le bâtiment. 
Les usurpateurs se font passer pour ces sociétés ou pour 
des recruteurs engagés par elles. Lorsque les candidats 
postulent, on leur donne l’impression qu’ils sont presque 
engagés. On leur demande alors de verser un «dépôt 
d’inscription» ou autre prestation bidon ; ensuite, plus 
rien ne se passe. Même si les sommes engagées sont 
relativement modestes, ce genre de pratique fait des 
centaines de victimes, qui se plaignent ensuite auprès des 
sociétés dont le nom et les marques ont été «empruntés». 
L’une des fraudes les plus connues et les plus anciennes 
est le scam 419 par email (419 est la section du code pénal 
nigérian portant sur les mécanismes de fraude). Des 
milliers de gens se font abuser chaque année ; la plupart du 
temps, l’origine se trouve au Nigeria. La plupart des emails 
419 se prévalent d’un dignitaire de haut rang, d’un banquier 
ou d’un avocat, et décrit un plan alléchant pour récupérer 
des fonds perdus sur un compte et les «libérer» pour les 
partager. Le destinataire se voit bien sûr promettre une 
large part du gâteau en récompense de son aide. 
Selon les experts, le scam 419 coûte aux victimes 100 
millions de dollars par an aux USA, et 1.5 milliard de dollars 
dans le monde. Le FBI estime que le coût par scam 419 est 
de $5 000 pour chaque victime, comparé à un coût de $500 
par victime pour les autres arnaques en ligne. L’escroquerie 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
117 
419 est prise très au sérieux par les organismes financiers 
car, outre les problèmes de sécurité liés à la divulgation 
des données de comptes, la plupart des emails font croire 
qu’ils sont envoyés par les dirigeants de vraies banques. 
La mise en place d’un système de défense contre ce 
type d’activité particulièrement menaçante implique la 
surveillance automatique des mots clés, comme les noms de 
sociétés ou de produits, dans le trafic des emails 419. Une 
analyse permanente des messages indésirables attrapés 
dans les pièges à spam peut au moins générer des alertes, 
de sorte que l’entreprise puisse être avertie sans délai que 
son nom est utilisé en vain par les escrocs 419. 
Un des soucis spécifiques des propriétaires de marques 
de luxe nombreuses en France est le suivi de la fourniture 
et de la vente de contrefaçons sur le Web. A un niveau 
superficiel, ce suivi peut s’effectuer très facilement, à l’aide 
d’une simple recherche sur des mots clés. Tapez le nom 
de votre marque ou de votre produit et regardez ce qui se 
passe. Les résultats ne manquent pas. Ce qui est difficile, 
c’est de faire le tri dans cette masse d’informations et bien 
les comprendre : quelles sont les conséquences pour votre 
marque ou les dangers pour vos clients ? Les meilleurs 
services de surveillance commerciale utilisent des 
systèmes de recherche à base d’intelligence artificielle, 
très sophistiqués, qui sont capables de trier et d’ordonner 
par ordre de gravité les résultats d’une recherche. Vous 
obtenez une vue pyramidale des résultats pertinents, 
correspondants à vos critères définis avec précision. 
Certains systèmes peuvent même effectuer des recherches 
visuelles en même temps, en recherchant une image (logo, 
photo de produit ou version trafiquée). 
Cette technologie avancée vous aide à identifier les sites de 
vente et les enchères en ligne proposant des contrefaçons ; 
elle peut en outre vous aider à remonter à la source des 
fournisseurs. Il s’agit souvent de plateformes de vente inter-entreprises 
chinoises, comme ec21, EC Plaza et Alibaba, sur 
lesquelles une recherche simple montrera des fabricants 
proposant toutes sortes de contrefaçons, des maillots du 
PSG aux sacs Louis Vuitton en passant par des iPhones, des 
motos Honda, du shampoing et des médicaments contre le 
cancer, sans oublier l’incontournable Viagra. 
Ces nouveaux systèmes de recherche intelligents peuvent 
également vous aider à identifier les usurpations d’identité, 
lorsque votre logo est utilisé sans votre autorisation. 
Autre aspect de la surveillance en ligne : les propriétaires 
des droits TV et cinéma et les distributeurs français ont 
besoin de savoir quels films TV et cinéma sont piratés 
et adaptés au marché local. Les groupes de piraterie 
organisée comme VOSTFR sortent des versions sous-titrées 
à la va-vite des séries populaires comme Lost, 
Desperate Housewives et Heroes. Elles sont disponibles 
en téléchargement quelques heures après leur première 
diffusion à la télévision américaine, des mois avant la 
version française officielle. De la même façon, des groupes 
tels VCDFRV et CiNEFOX prennent des copies piratées de 
films nouveaux et ajoutent des pistes audio enregistrées 
directement depuis les systèmes pour malentendants 
fréquents dans les salles de cinéma en France. 
L’organisation mise en oeuvre pour coordonner les 
attaques et les actions détaillées dans ce rapport sont 
impressionnantes. Il y a une raison simple à cela. De 
nos jours, les bénéficiaires sont en général des bandes 
criminelles organisées, notamment celles des ex-pays de 
l’est et de Russie, la mafia américaine et sicilienne, les 
trafiquants chinois, les yakusa japonais, les cartels de la 
drogue colombiens, etc. 
Le hameçonnage, le spam et les attaques de logiciels 
malveillants sont dirigés principalement contre les 
grandes entreprises ; le piratage informatique change 
la structure de l’industrie du divertissement et la 
distribution de produits de contrefaçon atteint des 
sommets inimaginables. Les fraudeurs ont des stratégies 
très agressives et une discipline quasi-militaire. 
Sur une note plus positive, outre la protection contre 
les activités frauduleuses concentrées sur les grandes 
marques sur le Net, vous avez tout intérêt à surveiller la 
notoriété de vos produits et de votre société. Vous avez 
besoin de savoir ce qui se dit sur les sites Web standard, 
sur les blogs et également, le cas échéant, sur les sites 
communautaires comme Skyrock, MySpace et Badoo. 
Vous pouvez tout simplement commencer vos recherches 
sur Google (accédez à Google.fr, plus Ä, Blogs) ou via le 
site Wikio.fr, qui affiche des images miniatures en regard 
des résultats qu’il trouve. Ces recherches vont produire un 
grand nombre de résultats non triés et des pans entiers 
d’Internet ne sont pas analysés. Par exemple, un moteur 
de recherche ne trouvera de résultats que sur les pages 
qu’il a indexé. Un moteur de reconnaissance intelligent 
peut trouver des résultats sur des pages non indexées, 
car il utilise sa propre «initiative» pour fouiller les 
liens potentiellement intéressants et analyser les pages 
correspondantes, sans limitation. Alors que les moteurs 
de recherche traditionnels sont bloqués à la seule mention 
d’un mot de passe, d’un formulaire de connexion ou d’un 
groupe fermé d’utilisateurs, le moteur intelligent peut 
souvent trouver une solution pour contourner ces barrières 
et rechercher les informations dont vous avez besoin. 
La surveillance d’Internet devient de plus en plus complexe 
et sophistiquée, suivant en cela le monde en ligne, de plus 
en plus compliqué. Le développement des outils est rapide 
et les exigences des entreprises et des secteurs d’activité 
sont de plus en plus variées. Le principe général ne change 
pas. L’information, c’est le pouvoir, et ce depuis la nuit des 
temps. Si vous n’êtes pas au courant de ce qui se passe, vous 
faites confiance à la chance ou au destin ; vous êtes sous 
la menace de personnes à l’affût des bonnes affaires mal 
protégées. 
AUTEURs 
ENVISIONAL 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
JURIDIQUE 
Le ciblage comportemental : 
Le ciblage comportemental implique le traitement de 
données à caractère personnel (ainsi que leur collecte en 
amont), afin de présenter à l’internaute des publicités 
aussi pertinentes que possible au regard des pages qu’il 
visite habituellement, des achats qu’il effectue en ligne, ou 
encore des réseaux sociaux auxquels il appartient. 
Outre la vie privée des internautes, l’entité mettant en 
oeuvre des procédés de ciblage comportemental doit 
impérativement respecter les dispositions de la loi du 6 
janvier 1978 sur l’informatique, les fichiers et les libertés, 
de sorte notamment que l’autorisation préalable de 
l’internaute ciblé est requise, comme l’ont rappelé les 27 « 
CNIL » Européennes dans leur Avis du 4 avril 2008. 
La collecte des données permettant le ciblage peut 
notamment s’effectuer grâce aux « cookies » placés sur 
l’ordinateur de l’internaute alors qu’il navigue sur Internet. 
L’utilisation de cookies doit impérativement être portée à 
la connaissance de l’internaute, lequel doit être informé 
des moyens dont il dispose pour s’y opposer. 
Les données récoltées grâce aux cookies ne doivent pas 
être conservées pendant une durée excessive au regard de 
la finalité de leur traitement. 
Si, à ce jour, la loi ne prévoit pas en la matière de durée 
légale de conservation, il peut être noté, à titre d’exemple, 
que les 27 « CNIL » Européennes ont recommandé dans 
leur Avis du 4 avril 2008 que les moteurs de recherche ne 
doivent pas conserver de données à caractère personnel 
plus de 6 mois à compter de leur collecte. 
AUTEURs 
PDGB 
CABINET D’AVOCATS 
BENJAMIN ET JULIE JACOB 
OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
118 
PDGB 
juridique 
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OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 
119 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
121 GéRER DES CAMPAGNES 
E-MAILING 
SOM M A I R E 
Réussir sa campagne emailing - P.122 
Focus sur la coregistration - P.125 
Améliorer son taux de délivrabilité - P.127 
Analyser les résultats - P.130 
Les 10 dernières tendances dE L’e-mailing - P.131 
Juridique - P.133 
Sommaire Général
TECHNIQUE 
Comment réussir la mise en place d’une campagne 
d’emailing ? Voici les questions à se poser : 
A quel objectif répond 
ma campagne E-Mailing ? 
Objectif : Informer = Newsletter 
La newsletter est une campagne dont le contenu est prin-cipalement 
rédactionnel (lettre d’information, campagne 
de notoriété...). 
Les objectifs peuvent être : 
de maintenir une relation avec vos contacts en les tenant 
régulièrement informés de l’actualité et de la vie de 
l’entreprise 
d’apporter une valeur ajoutée aux destinataires du message 
Objectif : Acquérir de Nouveaux Clients 
= Emailing de prospection 
L’emailing de prospection est une campagne à objectif 
commercial visant exclusivement des prospects. 
Les objectifs sont multiples : 
générer un premier achat, 
élargir votre base de contacts, 
qualifier vos prospects en identifiant leurs besoins 
et centres d’intérêt, 
faire connaître votre produit ou service, 
générer des leads en qualifiant les centres d’intérêts 
et les besoins des prospects 
Objectif : Fidéliser vos clients 
= Campagne de fidélisation 
Les campagnes de fidélisation ont un objectif commercial 
et doivent être, autant que faire se peut, personnalisées 
et adaptées à chaque contact. 
Les objectifs peuvent être : 
de générer des achats en ligne ou en magasin 
de mettre en place des actions de cross selling et d’up selling 
d’animer un programme de fidélité 
de communiquer avec vos clients en fonction du cycle 
de vie de vos produits ou services 
Objectif : Recueillir des infos 
complémentaires sur vos clients 
= Campagne de qualification 
Ces campagnes peuvent intégrer, en fonction de vos 
objectifs, tout type d’enquête : un sondage, une étude de 
satisfaction client, un système de parrainage, une étude 
préalable au lancement d’un nouveau produit ou service... 
Objectif : Promouvoir un événement 
= Campagne événementielle 
Ces campagnes permettent d’assurer la promotion d’un 
salon, séminaire, petit-déjeuner, le lancement d’un nouveau 
produit ou service, en scénarisant plusieurs vagues de 
communication afin d’atteindre les objectifs fixés. 
Objectif : diffuser par email 
un contenu de « service » 
= Emailing de traitement de la prestation 
Ces campagnes à contenu rédactionnel n’ont pas de forte 
valeur commerciale, mais permettent à vos contacts d’être 
informés du bon déroulé d’une prestation, d’un service, 
d’une commande ou d’un achat, d’une inscription, d’une 
livraison... 
Elles peuvent être complètement automatisées en fonction 
du cycle de vie client. 
Comment se constituer 
une base de données ? 
Les sources de collecte : 
Les moyens internes : 
il s’agit de moyens habituels comme le téléphone, le 
courrier, la force commerciale et les systèmes de collecte 
on-line (2 exemples ci-dessous) 
Le formulaire de parrainage et de jeux concours : 
il s’agit de faire participer un maximum de personnes 
et donner la possibilité à vos contacts d’inviter leurs 
connaissances à découvrir vos offres. 
Ce principe de marketing viral permet : 
de compenser l’érosion naturelle de la base de contacts 
d’utiliser les clients les plus satisfaits comme ambassa-deurs 
de la marque, 
de déterminer le potentiel de prescripteurs dans votre base. 
Le formulaire d’inscription online intégré 
dans votre site web : 
Il s’agit du moyen le plus simple à mettre en oeuvre ; 
il se doit d’être simple et rapide à renseigner par 
l’internaute. 
Les informations collectées doivent vous être utiles à 
des fins de segmentation ou de personnalisation. Vous 
devez également instaurer un climat de confiance entre 
l’internaute et vous en jouant la transparence sur les 
raisons pour lesquelles vous collectez ces informations. 
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING 
122 
CABESTAN 
RéUSSIR SA 
CAMPAGNE 
EMAILING 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING 
123 
les moyens externes : 
il s’agit de louer ou d’acheter des fichiers d’adresses emails 
auprès d’éditeurs de bases de données. L’une des méthodes 
les plus efficaces pour la collecte d’ emails opt-in est appelée 
coregistration. (cf article suivant pour en savoir plus). 
Collecter l’adresse e-mail, oui, mais également : 
les informations dites déclaratives : il s’agit de collecter 
le nom, prénom, l’adresse postale, le numéro de téléphone, 
la fonction... de votre contact 
les informations dites comportementales : s’il est 
abonné, désabonné, prescripteur, acheteur, réactif à votre 
campagne email marketing. 
A qui envoyer les mails ? 
Toucher les personnes les plus à même de répondre à vos 
messages, voila tout l’enjeu ! Pour cela, il faut recourir à 
une segmentation de votre base... 
La segmentation : 
Un segment est un ensemble de contacts défini à partir 
d’un ou plusieurs critères. 
La segmentation peut se faire sur les critères de la base de 
données et/ou sur le comportement des internautes. 
Ces critères peuvent être issus de : 
données déclaratives : civilité, type d’emploi, tranche 
d’âge, fonction, civilité,... 
données comportementales : prospect ou client, réactif 
ou non aux messages, acheteur ou non, 
données agrégées ou scorées : récence d’achat, récence de 
réaction... 
Chaque annonceur se doit de déterminer lui-même la 
segmentation qui correspond le mieux à son marché cible 
et à sa stratégie de communication. 
Parce que l’e-mail marketing peut réellement toucher des 
cibles très spécifiques et parce que chacune des cibles a 
des attentes et des besoins distincts, il est important et 
judicieux de s’attarder sur la segmentation de votre base 
de données. 
Quelques exemples de segmentations : 
Segmentation par tranche d’âge 
But : envoyer vos offres de produits à la tranche d’âge 
susceptible d’être intéressée. 
Segmentation par type de client 
But : envoyer une offre privilégiée aux clients les plus fidèles. 
Segmentation par comportement du client 
But : relancer ceux qui ne profitent pas de vos offres. 
Segmentation par comportement d’achat 
But : envoyer des offres sur des produits complémentaires 
au dernier achat effectué. 
Segmentation par typologie de contact 
But : la stratégie de communication étant différente 
auprès d’un prospect, client, acheteur ou prescripteur, des 
messages différents seront adressés à chaque typologie de 
contact. 
Comment optimiser 
la rédaction du mail ? 
Votre email a une importance immédiate sur l’impact 
de votre campagne : l’information est-elle bien ciblée ? 
Bien perçue ? Les bénéfices de votre offre sont-ils mis en 
évidence ? Le contenu est-il adapté aux objectifs fixés ? 
L’objectif est clair : convaincre votre interlocuteur. 
Bien paramétrer votre e-mail : 
L’objet : mettez en valeur l’intérêt du message. Vous 
pouvez personnaliser l’objet en y intégrant le prénom et / 
ou le nom du destinataire. 
L’objet doit être court pour être visible en un seul coup 
d’oeil par le plus grand nombre de systèmes de messageries 
possible. 
Le libellé de l’expéditeur doit avoir un intitulé clair 
et personnalisé pour une bonne reconnaissance de 
l’émetteur. 
L’objet et le libellé de l’expéditeur sont les deux 
éléments qui conditionnent l’ouverture du message. 
L’adresse e-mail de l’expéditeur doit refléter votre nom 
car certaines messageries l‘affichent à la place du libellé. 
L’adresse de réponse doit être bien valide afin de 
recevoir les remarques des internautes qui souhaiteraient 
vous répondre. 
Le lien de désabonnement est obligatoire au sein d’un 
email. Ce lien redirige vers le formulaire de désabonnement 
puis la confirmation du désabonnement. Vous respectez 
ainsi la volonté de vos abonnés de ne plus recevoir vos 
communications. 
Le contenu du message : 
Il est primordial d’apporter un soin particulier à la 
rédaction du message. 
Etre clair, concis et aéré pour une lecture rapide : utiliser 
si possible le format flyer. C’est le format qui permet au 
destinataire de lire la totalité du message sans navigation 
verticale. 
Privilégier la partie supérieure : il est important d’afficher 
les bénéfices de votre offre ou le contenu représentant le 
plus de valeur ajoutée dès le début du message pour deux 
raisons : 
elle apparaît dans les fenêtres de prévisualisation des 
boîtes de réception du type Outlook 
elle est visible sans navigation verticale 
Dans le cadre de campagnes de prospection, préciser en 
introduction la source de collecte qui permet à l’internaute 
d’identifier la raison pour laquelle il reçoit cette campagne. 
Cela garantit ainsi une relation de confiance et une totale 
transparence. 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
124 
Utiliser des visuels afin d’attirer l’attention de 
l’internaute. Toute photo doit être cliquable et renvoie 
systématiquement vers des articles ou des produits qu’elle 
illustre. 
Intégrer des liens : l’email est reconnu pour être interactif, 
il ne faut pas hésiter à mettre des liens hypertextes pour 
orienter le destinataire vers des pages de votre site web. 
Les images n’étant pas appelées automatiquement à la 
réception du message, il est indispensable d’insérer un 
texte de remplacement aux images. 
Le format du message : 
Le format multipart est systématiquement utilisé. Il 
combine deux formats dans chaque e-mail envoyé : le 
format TEXTE et le format HTML. Lors de la réception de 
l’e-mail, le logiciel de messagerie de l’internaute affiche le 
format HTML, s’il l’accepte, ou le format TEXTE dans le cas 
contraire. 
Le format HTML comporte des textes mis en forme et des 
images. Il est visuellement identique à une page web. 
Le format TEXTE comporte uniquement des caractères 
non mis en forme 
Astuces : 
la taille du message est limitée à 80ko pour une optimi-sation 
de l’affichage, notamment pour les utilisateurs ayant 
une connexion bas débit 
En largeur, la taille du message ne doit pas excéder 600 pixels : 
cela permet d’autoriser la consultation du message dans la fe-nêtre 
de prévisualisation des messageries de type Outlook sans 
avoir à utiliser la barre de navigation horizontale. 
Centrez votre message pour une meilleure visibilité 
Utilisez un mix de textes et d’images 
Pourquoi éviter l’e-mail 
construit uniquement 
d’images ? 
La politique anti-spam des FAI a pour conséquence direct 
de bloquer l’affichage par défaut des images aussi bien 
dans les webmails que sur les clients de messagerie, ceci no-tamment 
en raison du SPAM image (Un Spam Image est un 
courrier, avec très peu de texte, et incluant une image. Cette 
image représente un texte, souvent à but commercial). 
Voici ci-dessous un tableau indiquant la gestion de l’afficha-ge 
des images chez différents FAI ou clients de messagerie. 
La personnalisation du message : 
En B to C, la personnalisation peut être : 
nominative : utilisation du nom et prénom 
affective : individualisation du contenu autour des 
centres d’intérêts du destinataire 
déclarative : utilisation de l’âge, de la civilité... 
En B to B, la personnalisation est plus axée sur des 
éléments d’individualisation de l’entreprise tels que la 
charte graphique, le logo, la signature du représentant de 
l’entreprise, le nom du commercial... 
AUTEURs 
CABESTAN 
Philippe SIMONETI 
Directeur Marketing 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING 
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING Pbcilu Idées 
125 
La coregistration 
Le besoin en bases de données connaît une évolution 
notable dans l’univers du web marketing. Les bases de 
données ont longtemps servi à nourrir le trafic d’un site, 
via la simple offre d’inscription à une newsletter. 
Aujourd’hui ces bases sont monétisées et participent à 
une véritable politique de conquête et de fidélisation des 
internautes. A nouvel enjeu, nouveau profil de bases : les 
annonceurs entrent de plus en plus dans une course à la 
‘méga base’ de plusieurs centaines de milliers d’adresses, 
levier puissant pour leur stratégie web marketing. 
Collecter puis travailler finement de telles quantités de 
données ne doit sacrifier en rien à l’impératif d’accord des 
internautes. Acquérir de nouveaux contacts en masse, soit, 
mais à condition d’avoir demandé à chaque personne la 
permission de la solliciter. 
La coregistration – ou ‘co-abonnement’ – gagne en ce 
moment ses lettres de noblesse car elle permet justement 
de récolter de très gros volumes tout en montrant patte 
blanche quant aux contraintes d’opt-in. 
Un tour d’horizon de cette technique de permission 
marketing en plein essor s’impose. 
La coregistration : 
en quoi consiste-t-elle ? 
Le terme de coregistration l’explique : la méthode consiste à 
proposer deux inscriptions en ligne au même moment à un 
internaute. En coulisses, un accord entre un site relais et un 
annonceur consiste, lorsqu’un internaute s’inscrit à l’une 
de ses offres du premier, à lui proposer automatiquement 
un abonnement à une offre de l’annonceur - qu’il est libre 
d’accepter ou non. 
Le principe de coregistration est apparu à la fin des années 
90 dans les pages Hotmail. Lors de l’enregistrement d’un 
compte, l’internaute se voyait proposer l’inscription à 
l’une des offres couplées au service du webmail. Racheté 
par Microsoft, le principe a perduré et s’est ouvert aux 
offres de tiers : la coregistration était née. 
Les premiers acteurs à en avoir fait un métier et une offre 
à part entière sont apparus d’abord dans les pays anglo-saxons. 
En France, ce sont historiquement les grands 
sites de loterie en ligne qui ont proposé le principe aux 
annonceurs au début des années 2000, forts de leur 
importante audience. Depuis 2005, des spécialistes 
hexagonaux ont pris position sur le marché et aident 
les annonceurs à mettre en place des campagnes de 
coregistration auprès d’un réseau de sites qualifiés. 
Opt-in et ciblage : 
la coregistration 
joue sa différence 
OPT-IN 
L’opt-in est incontournable en coregistration et s’effectue 
toujours de façon proactive par l’internaute lors de 
l’inscription. Ce dernier est invité à donner son accord 
soit en cochant une check box, soit en sélectionnant 
‘oui’ ou ‘non’ quant à son souhait de s’inscrire. Ainsi, les 
inscriptions dépendent d’un authentique opt-in, et non 
d’un ‘défaut d’opt-out’. 
Le mécanisme d’opt-in est doublé par l’envoi d’un email 
de bienvenue qui confirme l’inscription. Dans le cas 
d’inscription à un club, cet email proposera un identifiant 
et un mot de passe construits sur le nom de l’internaute, 
générés automatiquement et personnalisables. En allant 
se connecter une première fois et en changeant son mot 
de passe, l’internaute est là encore dans une démarche 
proactive d’accord pour finaliser son inscription. 
CIBLAGE DES DONNEES 
La qualité des données clients recrutées en coregistration 
est une exigence des annonceurs. Celle-ci dépend en grande 
partie de l’outil technique sur lequel s’appuie une offre de 
coregistration. 
L’outil doit permettre un ciblage très précis des profils. 
Idéalement il doit proposer un ciblage par nature 
d’audience. Il doit également être capable de s’adapter en 
fonction du profil rempli au cours d’une inscription en 
ligne. L’internaute confirme habiter dans un département 
ciblé par l’annonceur? Au moment où il saisit son code 
postal, son profil est retenu pour être collecté. La phrase 
d’accroche également intervient comme filtre pour 
récolter les données recherchées. Par exemple, pour une 
offre dédiée aux jeunes familles, l’outil ne collectera que 
les profils des internautes qui ont répondu par l’affirmatif 
à une question du type ‘Vos enfants ont moins de 10 ans ? 
Inscrivez-vous !’. 
Ce ciblage est d’autant plus pertinent que les meilleurs 
outils de coregistration utilisent des sites relais en 
Focus sur la 
coregistration 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG 
adéquation avec l’offre de l’annonceur. Lorsque le contenu 
de ces sites interpelle les internautes sur un même thème 
qu’une offre annonceur, la qualité des profils collectés n’en 
est que meilleure car elle garantit un excellent taux de 
transformation. 
Il est à noter que dans les versions les plus élaborées, 
l’outil de coregistration permet à l’annonceur de tester 
une campagne sur des échantillons de quelques dizaines 
de milliers de profils collectés sur différents types de sites, 
afin de diriger ensuite la campagne vers les plus efficaces 
d’entre eux. 
Les autres atouts 
de la coregistration 
Le volume : la coregistration constitue un relais à la collecte 
traditionnelle de leads. Lorsqu’elle s’appuie sur tout un 
réseau de sites partenaires, elle permet de constituer des 
bases allant jusqu’à 300 000 contacts. 
Le coût : la coregistration fonctionne sur un principe de 
rémunération des sites partenaires à la performance. Le 
coût d’une adresse tourne autour de 0.30 euro, alors qu’il 
vaut plus du double en affiliation. 
L’intérêt des offres: la coregistration permet d’entrer 
en contact avec les internautes par le biais d’offres plus 
élaborées qu’un simple abonnement à une newsletter. 
Par exemple, l’annonceur peut proposer l’inscription à un 
club, puis solliciter ses membres pour qu’ils y participent 
activement et soient ainsi régulièrement présents sur ses 
pages (intervention dans des forums, échanges au sein du 
club, utilisation de services). 
La variété des informations collectées : tout se joue ici 
dans le formulaire d’inscription. Outre les traditionnelles 
données sur l’identité, l’âge, les coordonnées email, 
postales et téléphoniques, le formulaire de coregistration 
doit permettre aux annonceurs d’ajouter des champs pour 
des questions de leur choix. Par exemple, l’internaute peut 
être questionné sur ses centres d’intérêt, ses habitudes 
d’achat en ligne, une thématique précise, etc.… 
Le contexte de collecte : contrairement aux méthodes de 
collecte d’adresses qui s’appuient sur un mécanisme de 
promotion, la coregistration prend place dans un contexte 
plus neutre, où l’internaute effectue à la base une première 
inscription de son plein gré. S’il choisit de répondre à la 
deuxième inscription qui lui est soumise, aucun enjeu de 
gain n’entre en ligne de compte. La démarche est ainsi plus 
authentique, et par conséquent plus fiable pour la relation 
à suivre avec l’annonceur. 
AUTEURs 
Public Idées 
Sylvain Gross 
Directeur Général 
Coregistration : 
mode d’emploi en 4 étapes 
Pour mener à bien une campagne de coregistration, il 
convient de travailler en quatre étapes comme suit : 
1 – Définition de l’objet de la collecte 
Il s’agit ici de définir le ciblage, le coût de rémunération du 
lead et les délais de collecte. 
2 – Conception de l’accroche 
Une ou plusieurs phrases d’accroche peuvent servir à une 
même campagne, selon les objectifs. Le prestataire de 
coregistration aide également l’annonceur à faire la bonne 
sélection de sites relais pour la campagne. 
3 - Mise en place de la campagne 
sur les sites relais 
La rapidité de mise en ligne est essentielle à ce stade. L’idéal 
consiste à travailler avec une solution de coregistration 
qui accélère cette étape en utilisant un script unique pré 
configuré entre le prestataire de coregistration et les sites 
éditeurs. 
4 – Contrôle qualitatif des données collectées 
et transfert de la base 
La solution de coregistration doit être en mesure de trier 
les adresses email réellement utilisées, donc valides, 
en vérifiant le nom de domaine (existe-t-il bien ?) et la 
sémantique des adresses. Cette étape d’épuration des 
données garantit à l’annonceur une collecte d’adresses avec 
un bon taux de transformation à la clé sur les prochaines 
sollicitations. Lorsque la base collectée répond à une 
stratégie de recrutement de prospects, il importe de la 
dédoublonner avec celle de l’annonceur pour que les données 
des internautes déjà clients ne soient pas retenues. 
Vient ensuite la transmission de toutes ces données sur 
la base de l’annonceur. Ici, la vitesse de transferts est 
cruciale, car la nouvelle base doit être exploitée rapidement 
pour donner signe de vie aux prospects sous 48 heures 
maximum après leur inscription en ligne. La solution 
de coregistration doit ici dialoguer avec le système 
d’information du client pour permettre une transmission 
automatisée et rapide. Autre alternative : l’annonceur doit 
pouvoir télécharger sa base collectée depuis la plateforme 
de son prestataire de coregistration en toute simplicité. 
Il est alors prêt pour les exploiter dans ses campagnes de 
communication. 
Conclusion 
La coregistration concrétise une nouvelle façon de 
communiquer en misant sur la publicité non-intrusive 
qui gagne du terrain en web-marketing. Elle constitue 
ainsi un relais de communication supplémentaire 
pour l’annonceur qui soigne son image de marque en 
respectant les désirs de l’internaute. 
La coregistration va s’étendre sous peu au mobile 
marketing. Déjà certaines solutions de coregistration 
permettent de collecter les numéros de téléphone des 
mobinautes. Le portable est un objet bien plus personnel 
que l’ordinateur et pour réussir le passage au mobile 
marketing, l’annonceur devra plus que jamais appliquer 
des stratégies de ‘permission marketing’. La coregistration 
va sans aucun doute s’imposer comme le relais idéal vers 
ce nouvel eldorado du marketing interactif. 
126
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING 
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING EMAILVISION 
technique 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG 
Message bien reçu ! 
127 
La croissance exponentielle des messages commerciaux 
non sollicités (UCE ou Spam) a conduit les autorités à 
légiférer, les fournisseurs d’accès Internet (FAI) à filtrer 
les envois de messages et les entreprises ou individus, 
à se protéger via des solutions technologiques. Mais la 
multiplication de ces protections entraîne également le 
blocage des messages marketing légitimes et autorisés, 
entraînant une baisse significative du nombre de messages 
livrés dans la boîte de réception (Inbox) des internautes. 
Jusqu’à 30% des messages autorisés peuvent ainsi être tout 
simplement supprimés ou redirigés automatiquement 
dans la boîte Spam des internautes. 
Face à ces enjeux, les e-marketeurs sont confrontés à une 
problématique technologique complexe, en perpétuelle 
évolution, pour déterminer la cause de ces blocages, se 
prémunir en agissant de façon proactive afin de maintenir 
le lien de communication avec ses clients enregistrés et 
améliorer la rentabilité du canal de l’email marketing. 
Au-delà de la partie technologique, il faut tenir compte 
d’un nouveau phénomène avec le web 2.0 : les internautes 
ont un nouveau pouvoir sur les marques et peuvent nuire à 
leur bonne réputation, soit via les sites communautaires, 
blogs ou simplement en cliquant sur le bouton « C’est du 
spam » de leur système de messagerie ou webmail. 
Les conseils et bonnes pratiques couvrent 6 aspects 
complémentaires et indispensables pour améliorer la 
qualité de livraison (ou délivrabilité) de vos campagnes 
d’email marketing : 
Technique 
Gestion des Données 
Message (création et contenu) 
Supervision 
White listing 
Pression marketing et Pertinence 
Technique 
Pour lutter efficacement contre le blocage et filtrage de 
vos envois d’emails, il faut tout d’abord comprendre le 
mécanisme et le cheminement de vos messages entre le 
moment où vous programmez l’envoi de votre campagne et 
celui où il arrive effectivement dans la boîte de réception 
du destinataire. 
La première étape consiste à mettre en place l’ensemble 
des protocoles d’authentification et la configuration DNS 
(adresse IP, SIDF, DKIM, boucles de rétroaction). Vis-à-vis 
des FAI représentatifs de votre base d’email, il est important 
de procéder auprès de chacun d’eux à votre inscription 
sur leur « liste blanche » ou white-list et de configurer les 
serveurs d’envoi en respectant leurs normes et limitations 
respectives, en termes de nombre de messages envoyés à 
l’heure. 
Le plus simple reste tout de même, si vous n’avez pas 
la disponibilité en interne de ressources dédiées à la 
délivrabilité de vos campagnes, de confier cette partie 
technique à un prestataire en email marketing ou ESP qui 
vous fera bénéficier de sa connaissance et de ses relations 
privilégiées avec les FAI. 
Données 
Vos données sont-elles de bonne qualité ? 
Pour répondre à cette question, il faut analyser tout 
d’abord le mode de collecte de ces données et ensuite les 
moyens mis en oeuvre pour garantir dans le temps leur 
bonne qualité. 
En fonction des lois applicables en France pour le BtoC, il 
faut s’assurer que ces adresses email ont été obtenues en 
opt’in (acceptation de recevoir des informations par email), 
voir double opt’in auprès de tous vos points de contacts 
Améliorer son 
taux de délivrabilité
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG 
clients (call center, Internet, magasins, commandes). 
Attention à vérifier ces informations si vous louez un 
fichier externe dans le cadre d’une opération ! 
Pour maintenir dans le temps et améliorer la qualité et la 
richesse des données en votre possession, il faut mettre en 
oeuvre une série de process : 
les adresses email incorrectes (soft et hard bounces) 
doivent être mises en quarantaine et retirées des envois, 
les plaintes reçues sur vos adresses Abuse/Postmaster 
et sur les boucles de rétroaction doivent être gérées 
rapidement et traitées comme un désabonnement, 
faciliter les échanges d’informations entre votre solution 
d’email marketing et l’ensemble des solutions internes 
(CRM, Data-Mining, Web Analytics, SFA, etc.) par une 
intégration ou une synchronisation régulière. 
Cela permet d’une part d’enrichir la connaissance de votre 
clientèle pour affiner vos opérations de fidélisation et de 
maintenir à jour vos données (changement d’adresse email, 
désabonnements, etc.). 
Message 
Vient enfin le moment de la création du message ! 
Enfin un peu de rêve et de créativité ? Pas vraiment, 
car là aussi les règles de construction d’un message 
peuvent s’avérer frustrantes et stopper net dans son 
élan votre délire imaginatif ! 
Il faut en effet appliquer un certain nombre de bonnes 
pratiques pour appliquer exactement l’inverse de ce que 
peuvent faire les spammeurs ! 
Quelques conseils simples : 
Ne pas concevoir votre créa comme une image unique, 
Respecter un ratio entre le texte et l’image où le contenu 
texte doit représenter au moins 50% du poids du message 
Développer un code html propre qui respecte les standards 
du W3C 
Ne pas utiliser de scripts ou de feuilles de style 
Eviter d’utiliser des termes qui pourraient être interprétés 
comme du spam (dans l’objet et le contenu du message) 
Il est également fortement recommandé de personnaliser 
votre message en y insérant le prénom et/ou le nom du 
destinataire et en proposant un contenu dynamique qui 
corresponde aux centres d’intérêts de votre client. 
Impératif : insérez dans chacun de vos messages un lien 
de désabonnement simple, en un temps et garantissez à 
votre internaute qu’il sera pris en compte rapidement. La 
gestion des désabonnements est cruciale pour éviter un 
grand nombre de plaintes d’internautes qui soit n’arrivent 
pas à se désabonner, soit se sont désabonnés et reçoivent 
toujours des emails. 
Pour renforcer ce lien direct avec vos clients, proposez-lui 
d’enregistrer l’adresse d’expéditeur de votre message dans 
son carnet d’adresses. 
Et avant de lancer votre campagne sur le segment cible de 
votre base, n’hésitez pas à abuser des tests d’envoi pour 
vérifier leur bonne livraison et le rendu graphique dans 
vos boîtes aux lettres tests (créez des boîtes aux lettres 
auprès des principaux fournisseurs d’accès ou utilisez des 
solutions dédiées pour prévisualiser vos messages). 
128
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG 
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING 
Supervision 
Votre campagne est enfin lancée ! 
Que se passe-t-il alors ? 
Que faut-il surveiller ? 
Pour contrôler en permanence la bonne livraison de vos 
campagnes, investiguer et agir rapidement lors d’un 
éventuel problème, les éléments clés à surveiller sont le 
taux de bounces (adresse incorrecte, inactive, problème 
technique, blacklisting), le taux de désabonnement, le taux 
de plaintes et tout cela par famille et par FAI. 
En complément, pour connaître votre réputation sur 
le web, vous pouvez consulter des sites externes, tels 
que senderbase.org, senderscore.org, trustedsource.org, 
karmasphere.org ou utiliser des solutions logicielles 
dédiées. 
Il faut également surveiller les « listes noires » ou blacklists 
internes de chaque FAI ou celles qui sont publiques, pour 
éviter de se retrouver bloqué pour l’envoi de ces messages. 
Si, malgré tout, cela arrivait, soit votre prestataire email 
peut intervenir pour vous plaider votre cause et vous faire 
débloquer, soit vous devrez apporter en direct les preuves 
de bonne foi de l’usage d’un email marketing autorisé. Ces 
blacklists sont enrichies chaque jour par les internautes 
qui cliquent parfois très rapidement sur le bouton « C’est du 
spam » alors qu’ils voulaient simplement se désabonner ! 
Et enfin, ne jamais relâcher l’attention, les techniques 
évoluent constamment ! 
Whitelisting 
Vous voulez aller plus loin ? 
Des sociétés spécialisées (Return Path, Goodmail Systems) 
proposent des solutions d’accréditation payantes 
permettant, après avoir passé avec succès les process 
de certification, que vous soyiez inscrits sur les listes 
blanches de certains FAI, garantissant ainsi la livraison 
dans la boîte Inbox de vos clients. 
Garantir la bonne réception peut en effet s’avérer 
indispensable dans le cadre d’une confirmation de 
commande ou de livraison, ou d’une alerte. 
Pression 
Marketing 
et Pertinence 
Vous l’avez vu, le chemin que suit votre message entre 
vous e-marketeurs et votre client est sinueux et semé 
d’embuches ! 
Il faut donc tendre de plus en plus vers une communication 
one-to-one ciblée et pertinente qui apporte de la valeur à 
votre client pour qu’il participe activement à renforcer 
votre bonne réputation sur le web. 
Proposez-lui d’accéder à son profil via un centre de 
préférence, où il pourra vous indiquer le jour et la fréquence 
auquel il souhaite recevoir vos informations, ses centres 
d’intérêts. Vous créerez ainsi une relation de confiance 
durable vous permettant ainsi de mieux fidéliser votre 
clientèle. 
En conclusion 
L’authentification, la réputation, l’audit et la qualité 
des données sont essentiels pour affirmer votre bonne 
réputation sur le web et garantir ainsi la livraison optimale 
des campagnes d’emailing. 
L’email marketing est un canal de vente très rentable, il 
faut en prendre soin au quotidien pour éviter le risque 
de dégrader durablement son image de marque et sa 
bonne réputation. 
AUTEURs 
EMAILVISION 
Nathalie Chaboche 
Directeur Marketing 
129
TECHNIQUE 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG 
L’analyse des performances 
des campagnes 
Plus de 20 indicateurs peuvent être relevés suite à 
l’envoi d’une campagne d’email marketing. Toutefois, 6 
indicateurs clés permettent de mesurer la performance et 
la rentabilité de vos campagnes. 
Quels sont les principaux indicateurs définissant 
l’efficacité de vos campagnes et les recommandations 
pour optimiser chacun d’eux ? 
Le taux d’ouverture : 
Il s’agit du pourcentage d’internautes ayant ouvert le 
message parmi ceux qui l’ont reçu. 
Le taux d’ouverture est un indicateur de plus en plus 
imparfait puisque la mesure de l’ouverture est liée à une 
image virtuelle présente dans le message. Les messageries 
actuelles bloquent par défaut l’ouverture des images. Le taux 
d’ouverture réelle peut donc être supérieur au taux mesuré. 
Comment l’optimiser ? 
notoriété de l’émetteur : utiliser le nom de la société 
pertinence de l’objet du message 
personnalisation : écrire le prénom dans l’objet du message 
date et heure d’envoi : déterminer le moment le plus pro-pice 
à une bonne ouverture des messages. 
Ces différents éléments doivent être testés 
afin d’atteindre les objectifs que vous vous fixez. 
Le taux de clic : 
Il s’agit du rapport entre le nombre d’internautes ayant 
cliqué sur au moins un des liens trackés présents dans le 
message et le nombre d’emails reçus. 
Comment l’optimiser ? 
nombre de liens dans la page : trop ou pas assez ? 
formulation des liens 
segmenter sa base et mieux cibler le message 
personnalisation du message 
création graphique en HTML 
Le taux de réactivité : 
Il s’agit du rapport entre le nombre de clics et le nombre 
d’ouvertures. Le taux de réactivité et son évolution tempo-relle 
permettent de mesurer la fidélisation des contacts. 
Comment l’optimiser ? 
Le taux de réactivité étant lié au taux de clic et au taux 
d’ouverture de votre campagne, les moyens d’optimiser le taux 
de réactivité sont donc identiques à ceux de ces deux taux. 
Le ROI (Return On Investment) : 
Le web tracking permet de suivre la navigation des inter-nautes 
sur votre site web. Dans le cas où le site permet de 
commander ou d’acheter en ligne, le web tracking mesure 
précisément et en temps réel le chiffre d’affaires généré 
par campagne en identifiant : 
qui est venu ? 
qui s’est inscrit ? 
qui a commandé ? 
qui a acheté ? Pour quel montant ? 
Quel produit a été commandé ? 
qui a demandé de l’information complémentaire ? 
Pour chaque campagne, des informations précises sont 
obtenues sur les coûts d’acquisition, le taux de conversion 
prospect/client, le panier moyen des internautes, le chiffre 
d’affaires, les commandes... On peut ainsi évaluer le ROI 
de chacune des actions de vos contacts. 
Le taux de désabonnement : 
Il s’agit du rapport entre le nombre de désabonnements et 
le nombre d’emails reçus. 
Le taux de désabonnement et son évolution temporelle 
permettent de mesurer le taux de fidélisation des contacts. 
Comment le réduire ? 
adapter le contenu de vos campagnes en fonction du 
profil et des centres d’intérêts de vos contacts, 
mener une enquête pour que vos contacts puissent donner leur 
avis sur vos campagnes, en terme de fréquence, de contenu... 
proposer plusieurs types d’abonnement afin qu’un 
contact puisse, par exemple, se désabonner de la newsletter 
et continuer à recevoir les offres commerciales 
Le taux de plainte : 
Il s’agit du nombre de personnes qui ont cliqué sur le 
bouton « ceci est un spam » considérant le message reçu 
comme étant illégitime. Un taux de plainte élevé peut 
nuire fortement à la notoriété de votre société et avoir une 
incidence directe sur la délivrabilité des messages. 
Comment le réduire ? 
adopter une méthode de collecte saine et transparente 
actualiser régulièrement sa base de contacts 
segmenter sa base pour ne pas sur-solliciter 
Tester pour optimiser 
L’email marketing permet de tester très simplement sur 
un échantillon déterminé, différentes versions d’un même 
message jusqu’à entière satisfaction. 
Cercle vertueux de l’amélioration de la campagne : 
Tester = Mesurez et analyser vos résultats = Isolez les fac-teurs 
clés de succès et fixez vous des axes d’amélioration. 
AUTEURs 
CABESTAN 
Philippe SIMONETI 
Directeur Marketing 
Analyser 
les résultats 
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING 
130 
CABESTAN
TENDANCE 
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING 
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING EMAILVISION 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG 
PersonNalisation 
Vous avez dépensé des budgets marketing importants 
pour acquérir des nouveaux clients et collecter une base 
d’adresses emails opt’in. 
Il s’agit maintenant d’individualiser votre relation, pour 
créer une vraie relation one-to-one avec votre clientèle. 
Il vous faut donc améliorer tous les jours au fil des 
campagnes la connaissance de votre client pour lui adresser 
les messages personnalisés qu’il souhaite recevoir … 
N’hésitez pas à leur envoyer de façon régulière de courts 
questionnaires qui vous permettront de tendre vers 
une communication one-to-one, et les résultats de vos 
campagnes seront sans commune mesure avec un envoi 
massif d’un message standard… 
Vous créez ainsi un lien intime entre lui et votre marque et 
développez les ventes croisées, additionnelles, les offres de 
fidélité, les propositions de parrainage, etc. 
Planification 
Pour optimiser le potentiel de votre fichier client emailing, 
vous êtes amené à intégrer, dans votre planning et votre 
programme de communication par email, un nombre 
croissant d’événements extérieurs (fêtes, jours fériés, 
congés, rentrée scolaire, etc.), d’événements propres à 
votre entreprise (lancement d’un nouveau produit, sortie 
du nouveau catalogue, ouverture d’un magasin, soldes, etc.) 
et d’événements liés à votre client (anniversaires, offre 
d’extension de garantie, période d’abonnement, etc.). 
Dans le cadre de cette évolution, les outils d’automatisation 
de cette planification sont indispendables... 
Collaboration 
Les campagnes d’email marketing impliquent un nombre 
plus ou moins important d’intervenants internes ou 
externes à l’entreprise. Vous serez d’autant plus efficace 
que chaque tâche aura été attribuée à l’avance à une 
personne de l’équipe, avec un process de validation facile et 
rapide. Un outil collaboratif permet d’améliorer la qualité 
et le contrôle des campagnes et de diminuer le temps de 
production. 
Interconnexion 
L’individualisation de la relation passe par une 
centralisation de l’information issue de différents 
canaux. 
L’internaute a abandonné son panier sur le site Web 
envoyez lui un bon de réduction par mail ! 
L’internaute a fait l’acquisition d’une voiture chez un 
concessionnaire 
renvoyez lui un mail de rappel des contrôles techniques 
4 ans après son achat. 
Vous êtes devant une mine d’informations sur le client, 
à vous de déterminer les informations stratégiques dont 
vous aurez besoin et d’exploiter les facilités d’intégration 
entre les principales solutions du marché. 
Réputation 
Ces derniers mois ont vu l’accroissement du pouvoir des 
Fournisseur d’Accès Internet (FAI) sur la délivrance des 
emails en réponse aux problématiques de spam. 
Cette problématique a donné naissance à la notion de 
réputation. 
Acquérir une bonne réputation est essentielle vis-à-vis des 
FAI pour garantir que vos messages autorisés ne seront 
pas bloqués par les filtres et techniques développés pour 
lutter contre le fléau du spam. 
Quelques conseils: n’utiliser que des listes d’adresses email 
opt’in, vérifier les modes de collectes d’adresses, afficher 
une transparence dans vos messages, respecter les normes 
liées à la qualité de la création (standard html), intégrer 
un lien de désabonnement dans le message et développer 
des procédures automatiques de prise en compte de ces 
demandes. 
Assurez vous également que votre prestataire 
technologique développe au quotidien des relations 
privilégiées avec FAI. Par une surveillance permanente de 
la bonne distribution de vos campagnes, il pourra agir à 
vos côtés de façon préventive et curative. 
Automatisation 
On assiste ces derniers temps à une industrialisation de 
l’email Marketing, avec des phases de préparation et de 
production de campagnes de plus en plus automatisées. 
Elle vous permet d’optimiser les envois en proposant la 
bonne offre au bon moment. 
Vous pouvez générer des ventes additionnelles automati-quement 
tout en améliorant la productivité de vos équipes 
marketing. 
Les dernières 
tendances 
de l’e-mailing 
131
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG 
Vous créez une fois pour toute des scénarios multiples 
de campagnes automatiques, votre logiciel de gestion de 
campagnes s’occupe du reste et se charge ensuite d’envoyer 
les messages personnalisés. 
Vous pouvez ainsi vous concentrer sur votre coeur de 
métier, analyser les résultats et mettre en place de 
nouveaux scénarios. 
Envoi avec répétition 
Dans un monde où vos clients reçoivent de plus en 
plus d’offres par des canaux marketing de plus en plus 
fragmentés, vos messages email peuvent se perdre dans la 
masse. 
Ces rappels vous permettent de renvoyer le message dans 
le cas de non ouverture ou de non clic du message. 
Ceci permet à vos clients de ne pas rater une bonne affaire 
et, à vous, de maximiser le retour sur investissement par 
campagne. 
Test et Optimisation 
L’email marketing n’est pas une science exacte mais vous 
pouvez gagner un avantage compétitif en appliquant une 
approche méthodique de testing et d’optimisation. A moins 
d’être devin, il est très difficile de connaître à l’avance 
les résultats en termes de taux d’ouverture et de clics en 
fonction du nom de l’expéditeur, de l’objet du message ou 
du contenu des pages et des offres. Il est donc essentiel de 
tester en permanence ces éléments. Les résultats feront 
apparaître des écarts significatifs, il est ainsi très facile 
d’améliorer la rentabilité de vos campagnes. 
Vous pouvez également tester l’envoi de vos campagnes 
à différents jours et heures de la semaine et analyser les 
résultats pour déterminer le meilleur créneau horaire 
pour les envoyer de façon régulière. 
La Révolution 
des Logiciels 
on-demand 
Il y a quelques années les logiciels et plateformes 
technologiques nécessaires pour automatiser et 
industrialiser les programmes de marketing par email 
représentaient des investissements prohibitifs, réservés 
aux très grandes entreprises. Aujourd’hui, avec la 
révolution des logiciels « on demand », distribués via 
Internet, des solutions professionnelles sont à la portée de 
tous les budgets et faciles à mettre en oeuvre sans passer 
par le service informatique. L’avenir est au logiciel « on-demand 
» ! Le modèle archaïque de logiciel traditionnel 
est dépassé. Disposez de ces nouvelles architectures vous 
apportent immédiatement des bénéfices exceptionnels. 
Ne vous cassez plus la tête avec les soucis techniques : 
aucun logiciel à installer, à maintenir, pas d’infrastructure 
à déployer, vous êtes opérationnels en un temps record. 
L’éditeur vous garantit la disponibilité de la plate-forme et 
le support. Vous vous consacrez à la définition et création 
de vos campagnes, vous programmez l’envoi et l’éditeur se 
charge du reste ! Aujourd’hui les outils sont là, profitez-en ! 
Quel confort ! Vous vous rappelez comment c’était avant 
Internet ? 
Pour les milliers d’entreprises pour qui l’emailing 
représente encore une énorme opportunité de croissance et 
de retour sur investissement, il est grand temps de passer 
à la vitesse supérieure en industrialisant et automatisant 
leur stratégie de marketing par email. Par la mise en oeuvre 
de ces pratiques et techniques avancées, vous renforcerez 
de façon très significative la profitabilité de votre activité 
et la fidélisation de votre clientèle. 
AUTEURs 
EMAILVISION 
Nathalie Chaboche 
Directeur Marketing 
132
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG 
JURIDIQUE 
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING 
GERER DES CAMPAGNES E-MAILING Cabinet d’avocats Baaijmnn  Jeilu Jabco 
La récolte d’adresses mails 
Une opération d’« emailing » suppose la constitution de 
fichiers d’adresses électroniques. 
Or, dans la mesure où une adresse électronique constitue 
une donnée nominative, il convient de respecter les règles 
relatives à la protection des données personnelles, prévues 
par la loi Informatiques et Libertés du 6 janvier 1978, 
ainsi que les dispositions de la Loi du 21 juin 2004 pour la 
Confiance dans l’Economie Numérique (dite « LCEN »). 
A titre liminaire, le responsable de la campagne d’emailing 
doit préalablement déclarer son fichier auprès de la CNIL, 
sous peine d’être pénalement sanctionné jusqu’à 5 ans 
d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende. 
La collecte des adresses électroniques 
Le responsable du fichier a l’obligation de collecter les 
adresses de messageries de manière loyale. En d’autres 
termes, la loi impose que l’internaute soit informé, dès 
la collecte, de l’éventuelle utilisation de son adresse 
électronique à des fins commerciales et /ou publicitaires. 
La CNIL recommande à cet égard que l’internaute ait la 
faculté d’accepter ou de s’y opposer au moyen d’une case 
à cocher (et non pré-cochée), figurant sur le formulaire de 
collecte. 
Il s’agit là de recueillir le consentement préalable du 
destinataire du message (principe dit de l’opt-in) ; étant 
précisé que son consentement doit être libre, spécifique et 
informé. 
Soulignons qu’il est strictement interdit de collecter des 
adresses électroniques dans les espaces publics d’Internet, 
tels que les sites web, les blogs, les forums de discussion… 
à l’insu des utilisateurs. 
A titre d’exemple, l’accord du destinataire du message ne 
doit pas être dilué dans une acceptation des conditions 
générales ou couplé à une demande de bons de réduction. 
Précisons que le non-respect du principe du consentement 
préalable expose le contrevenant à une amende de 750 € 
pour chaque message irrégulièrement expédié (article 
R 10-1 du Code des postes et des communications 
électroniques). 
Notons par ailleurs qu’il existe une exception au principe 
du consentement préalable, lorsque la prospection concer-ne 
des « produits ou services analogues » à ceux déjà four-nis 
par la même entité qui avait recueilli les coordonnées 
électroniques de l’intéressé. C’est alors la règle du droit 
d’opposition (dit « opt-out ») qui s’applique, permettant à 
l’expéditeur d’envoyer les messages sans le consentement 
préalable du destinataire. A charge pour ce dernier d’avertir 
l’expéditeur qu’il s’oppose à l’envoi de messages ultérieurs. 
Quoiqu’il en soit et dans tous les cas, il convient d’offrir, dans 
chaque message envoyé, une possibilité de désinscription. 
Les mentions obligatoires 
L’auteur de la campagne doit respecter les droits reconnus 
aux internautes, à savoir : 
Le droit d’information 
Au moment de la collecte, les questionnaires doivent 
impérativement mentionner les informations suivantes : 
La nature du message envoyé ; 
L’identité de l’annonceur ; 
La durée de conservation des données (qui dépend de la 
durée de l’opération d’« emailing ») ; 
L’objectif de la collecte d’informations ; 
Le caractère obligatoire ou facultatif des réponses 
fournies ; 
Les droits reconnus aux internautes. 
Le droit d’opposition 
Il est interdit d’utiliser l’adresse électronique des inter-nautes 
qui s’y sont opposés. 
Le droit d’opposition reconnu à l’internaute s’exerce au 
moment de la collecte d’informations ou, plus tard, en 
s’adressant au responsable du fichier. 
Notons que l’exercice de ce droit d’opposition ne doit 
occasionner aucun frais à la personne qui souhaite en 
bénéficier. 
Le droit d’accès 
L’auteur de la campagne a l’obligation de renseigner 
tout internaute qui souhaiterait savoir s’il détient des 
informations personnelles à son sujet, et le cas échéant, de 
les lui communiquer. 
Le droit de rectification et de suppression 
L’auteur de la campagne doit également faire droit 
à la demande de tout internaute qui souhaite faire 
rectifier, compléter, actualiser, verrouiller ou effacer des 
informations qui la concernent en raison des erreurs ou 
des inexactitudes constatées. 
A peine de nullité, toute demande de rectification ou 
de suppression doit être accompagnée d’un justificatif 
d’identité. L’auteur de la campagne doit répondre à la 
demande présentée par l’internaute dans le délai de deux 
mois suivant sa réception. 
En conclusion, tout annonceur qui souhaite utiliser un 
fichier d’adresses électroniques loué ou acheté auprès de 
prestataires spécialisés, doit s’assurer que la réutilisation 
de ces adresses électroniques a été opt-inisée. 
A défaut, l’annonceur s’expose aux mêmes sanctions 
pénales que le propriétaire initial du fichier. 
juridique 
133
135 GéNéRER 
DU BOUCHE 
a OREILE 
SOM M A I R E 
Quelques définitions - P.136 
Comment rater sa campagne de Buzz Marketing - P.139 
Buzz Marketing : Exemples - P.142 
Guérilla Marketing : Exemples - P.146 
Serious Game  Advergame : Exemples - P.148 
Juridique - P.151 
Sommaire Général
TENDANCE 
Buzz, marketing Viral, 
bouche à oreille, UGC : 
quelles différences ? 
Buzz marketing, Engagement marketing, P2P marketing, 
permission marketing, marketing alternatif, hors media, 
marketing viral, marketing 2.0… nous avons affaire depuis 
peu à une avalanche de termes pour parler du marketing 
du Bouche à Oreille… et il n’est pas rare que l’on se demande 
au final quelle est la différence entre du buzz marketing et 
du marketing viral. 
Voici donc un petit éclairage sur ces nouvelles pratiques 
du marketing dont le succès ne semble pas faiblir à une 
époque où le consom’acteur n’est plus une simple cible mais 
un relais potentiel pour les actions de communication. 
Le bouche à oreille. 
Cette communication de personne à personne (sur 
les marques, produits et services entre autre) ne date 
évidemment pas d’aujourd’hui. Mais ce qui est nouveau, 
c’est la puissance, l’étendue et la rapidité que lui a conféré 
l’arrivée d’Internet et plus récemment des media sociaux, 
des blogs et des plateformes vidéos... 
Avec le web, une information, qu’elle soit sous forme 
d’images, de textes ou de vidéos, peut désormais être 
répliquée et diffusée de manière quasiment instantanée à 
un grand nombre de personnes sans limites géographiques. 
Là où auparavant on passait le mot à quelques membres de 
sa famille, de son voisinage ou de son bureau, l’internaute 
bénéficie désormais d’outils de communication à la 
puissance inégalée jusqu’ici. 
Depuis quelques années, un nombre croissant de marques 
a réalisé l’intérêt de ce phénomène. Les premières 
expérimentations en marketing du bouche à oreille 
comme Hotmail, Budweiser (qui a marqué les esprits alors 
que cette marque n’est même pas vendue en France !) ou le 
film « le projet Blair Witch » ont désormais laissé place à 
de véritables stratégies pensées pour relayer un message, 
une vidéo,… par l’internaute qui devient lui-même le media. 
Voici une petite typologie de ces nouvelles approches 
marketing : 
Le Marketing viral 
Il s’agit ici de faciliter la transmission d’un message de 
personne à personne. Malgré une appellation anxiogène 
rappelant les virus informatiques, le marketing viral 
est inoffensif. L’idée est comme le fonctionnement d’un 
rhume, de « contaminer » une personne qui contaminera 
elle-même plusieurs personnes et ainsi de suite, créant 
une dynamique exponentielle. 
Pour ce faire, contrairement au côté interruptif de la 
publicité traditionnelle (on force l’audience à être exposée 
au message publicitaire), il faut proposer à l’internaute 
un contenu suffisamment original, drôle, surprenant, 
intéressant pour qu’il décide de le faire suivre à son 
entourage. Un module trop commercial ou trop convenu 
risque de ne pas prendre. 
Bien que l’humour, le sexe ou la provocation soient souvent 
des ingrédients à succès, le marketing viral peut prendre 
de nombreuses formes en fonction de la cible, du message 
et du but à atteindre. En B2B, par exemple, la publication 
d’un livre blanc téléchargeable est un très bon exemple de 
marketing viral. 
La personnalisation du message (via l’ajout de son nom 
ou de sa photo dans un jeu ou une vidéo), l’incentive (prix 
symbolique ou réel à gagner dans un jeu par exemple) et 
l’intuitivité seront des éléments clefs pour le succès de ce 
type de campagne. 
Formats : vidéo virale, email, module téléchargeable, 
widget, livre blanc et étude, application facebook, podcast 
audio et vidéos… 
Le Buzz Marketing 
Autre tactique pour générer du bouche à oreille. Le concept 
ici est de diffuser de l’information vers le consommateur 
grâce à un évènement, un dispositif ou une action 
spectaculaire, surprenante et mémorable associée à une 
marque,… Réussie, une action buzz marketing génère du 
bouche à oreille et des retombées media. L’important est de 
créer une réaction et d’attirer l’attention, quitte à créer la 
polémique ou la provocation. 
Le relais des media (via une action RP) est essentiel 
pour éviter de seulement toucher les quelques personnes 
exposées directement au dispositif. Il faut faciliter 
Générer du Bouche à oreille 
136 
Vanksen Group 
Quelques 
définitions 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Générer du Bouche à oreille 
137 
l’expérience indirecte à l’action grâce à des vidéos diffusées 
dans les media, les plateformes de partage vidéos,.. Et bien 
évidemment proposer une action suffisamment visuelle 
pour qu’elle marque les esprits. 
Ce type d’action demande un véritable savoir-faire 
logistique et juridique pour pouvoir vaincre les règlements 
et autorisations indispensables (sauf si vous êtes prêt à 
prendre le risque de devoir payer une amende) mais souvent 
complexes et longues à obtenir. Il faut aussi anticiper que 
ces « dispositifs créatifs » peuvent être ressentis comme 
un envahissement forcé dans l’environnement urbain par 
un certain nombre de personnes ou d’administrations… 
attention aux réactions donc… 
Formats : évènement ou dispositif exceptionnel, 
streetmarketing, guérilla marketing, ambient marketing, 
ambush marketing… 
Le street Marketing est une technique marketing utilisant 
la rue et les lieux publics pour promouvoir un évènement, 
un produit ou une marque. Le street marketing utilise 
généralement des affichages ou des mises en scènes 
originales pour promouvoir une opération de manière non 
conventionnelle. 
EXEMPLE 
http://www.culture-buzz.fr/blog/Street-Marketing- 
Monster-vous-envoie-des-oranges-Luxembourg-1855.html 
Le guerilla marketing est semblable au street marketing, il 
ne se différencie de ce dernier que par son caractère illégal. 
Effectivement les campagnes de guerilla marketing sont 
montées sans l’autorisation des institutions concernées. 
http://www.culture-buzz.fr/blog/Mercedes-fait-sa-guerilla-marketing- 
a-Stuttgart-1294.html 
L’ambient Marketing consiste en la réappropriation de 
lieux ou objets de la vie publique par les marques, dans le 
but de communiquer de manière originale et marquante. 
http://www.culture-buzz.fr/blog/Ambient-Marketing- 
Japan-Airlines-UK-1802.html 
L’ambush Marketing est un dérivé du guerilla marketing. Il 
consiste a promouvoir une marque de manière alternative 
durant un évènement dont elle n’est pas le sponsor officiel. 
http://www.culture-buzz.fr/blog/Ambush-Marketing-Les- 
Dim-Dim-Girls-ont-trouve-la-parade-1504.html 
Le Marketing d’influence 
Il regroupe le seeding (créer du bouche à oreille en faisant 
tester des produits par des leaders d’opinions), et le 
community management. Le but est de générer du bouche 
à oreille en impliquant les leaders d’opinions online et 
offline (blogueurs, consommateurs influents, vip, stars) en 
les motivant à relayer le message auprès de leur audience 
en leur proposant de tester un produit, de participer à un 
évènement exclusif ou en les fédérant au sein d’un espace : 
blog, forum, réseau social. 
Cette approche nécessite du temps et une certaine 
sensibilité mais elle peut payer énormément sur le long 
terme. Pouvoir échanger avec ses consommateurs, les 
fidéliser et peu à peu les transformer en « ambassadeurs » 
permet d’améliorer le taux de recommandation et donc la 
croissance d’une marque. Malheureusement les marques 
ne se donnent pas toujours les moyens humains ou 
financiers suffisants pour suivre chaque jour et dans 
le temps la relation initiée. Les influents sont à manier 
avec précaution et contrairement à un espace publicitaire 
classique, ils ne s’achètent pas… Une approche maladroite 
et trop commerciale suscitera au mieux leur désintérêt 
et au pire leurs rires et leurs critiques. Une mauvaise 
campagne pourra mener à un vrai retour de buzz si la 
marque a tenté de manipuler ou de mentir aux influents 
ou bien tout simplement si ces derniers ont été déçus. 
Formats : Campagne de seeding auprès des blogueurs 
influents, billets sponsorisés et régie 2.0, mise en place de 
blogs et de réseaux sociaux de marque, évènements VIP 
Le seeding est le fait d’envoyer des produits aux blogueurs 
afin de leur faire vivre une véritable expérience avec la 
marque 
ht t p : // fr.bl o g.b u z z p a ra d i s e. c om / ? s = a s _ p er fo rm _ 
advancedsearchas_perform_advancedsearch=trueas_ 
searchquery=passionata 
Les billets sponsorisés sont des billets rémunérés que les 
blogueurs mettent en avant pour des marques. 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Le Consumer Generated 
Media (CGM), ou User 
Generated Media (UGM). 
Ce type d’actions consiste à faire participer l’audience à 
la communication d’une marque et plus rarement à la co-création 
d’un produit ou d’une offre. Un certain nombre 
de marques a ainsi offert aux internautes de proposer 
leurs vidéos ou photos pour participer à un concours ou 
un module collaboratif (Wat.tv, Gmail, ou Joga Bonito 
pour Nike). Certaines vont même jusqu’à « pitcher » les 
internautes pour inventer le scénario (Honda pour le 
Superball) ou même réaliser leur futur spot ou affiche. 
Si ce type de campagnes surfe bien sur le nouveau 
phénomène du consommateur 2.0 ou consom’acteur, il 
rencontre parfois l’échec. En effet, la qualité n’est pas 
toujours au rendez-vous et le nombre de participations est 
parfois très faible car l’implication et le temps demandés 
aux internautes sont très importants. 
Il faudra aussi certainement attendre un peu avant que 
tout le monde maîtrise totalement les outils et métiers 
nécessaires à la création d’un spot. De plus le nombre de 
talents n’est peut-être pas illimité, qu’on le veuille ou non 
tout le monde n’est pas un Spielberg en puissance. 
Formats : concours contributif de vidéos ou photos, module 
collaboratif, co-création 
Si toutes ces approches sont différentes, elles peuvent être 
utilisées de manière indépendante ou complémentaire, 
voire être conjuguées à des actions de communication 
plus traditionnelles (spot tv ou banner publicitaire 
online, affichage, presse ou radio). On parlera alors de 
communication intégrée ou de marketing à 360°. Pourtant, 
tous les media ne sont pas forcément nécessaires, on 
devrait alors parler de 125° ou 247° selon le nombre de 
media sélectionné … 
AUTEURs 
Vanksen Group 
Emmanuel VIVIER 
Directeur général 
138 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TECHNIQUE 
Générer du Bouche à oreille 
Généerr du Bocehu à oeirlle Vaeknns Gopru 
139 
9 IDEES « REVOLUTIONNAIRES » 
POUR RATER SA CAMPAGNE DE 
BUZZ MARKETING A COUP SÛR. 
Il y a 9 ans, seule une poignée d’initiés osait s’aventurer 
dans les méandres du buzz marketing. A présent toute 
agence comptant une machine à café, une fontaine à eau 
et plus de 2 employés se targue d’être virtuose de cet art 
mêlant créativité, psychologie et stratégie. 
Pourtant cette nouvelle approche marketing nous fait 
entrer dans une dimension bien supérieure au classique 
« bouche-à-oreille ». Les dispositifs de marketing 2.0 
permettent d’accélérer la propagation du message et de 
décupler l’ampleur d’une campagne traditionnelle. Comme 
l’expliquait l’ancien vice-président marketing d’Hotmail, 
Steve Douty, le marketing viral, est du « bouche-à-oreille 
dopé aux stéroïdes ». 
Pourtant cet art, est loin d’être un chemin paisible et il est 
semé d’embûches et de fausses perceptions ou clichés. Cet 
article a pour but de vous mettre en garde par l’absurde 
contre les pièges à éviter lors de la mise en place d’une 
campagne de marketing viral. Il s’adresse aussi bien aux 
professionnels d’agences qu’aux directeurs marketing 
de sociétés tentés par l’aventure.. Nous faisons tous des 
erreurs, à des niveaux différents, mais si nous pouvions 
éviter les plus évidentes le chemin vers l’accomplissement 
ultime de toute campagne de marketing viral couronnée de 
succès n’en serait que simplifié. Ensuite à vous les lauriers, 
la poignée de main du président et le siège en cuir dans le 
bureau de 12m2. 
1. Le contexte n’a aucune 
incidence sur la réussite 
de ma campagne. 
C’est une erreur fatale que de penser que le contexte n’est 
pas intimement lié au succès de votre action. L’élément 
« timing » est une donnée essentielle dans la mise en 
place d’une action de marketing viral. Selon le contexte, 
une même action pourra avoir un succès retentissant ou 
générer autant de trafic que la messe du dimanche matin 
de l’église du village. 
Chaque agence (ou département marketing) devrait, en 
début d’année, créer une frise chronologique pour l’année 
en cours et y intégrer l’ensemble des dates clés relatives 
à la société, aux clients, à l’actualité, aux fêtes… Cela 
permet d’être proactif et d’aligner la réflexion créative 
d’une campagne avec l’actualité, les tendances et ainsi de 
garantir une adéquation parfaite entre le contenu et le 
contexte. 
Du côté agence, les équipes créatives pourront démarcher 
un client avec une idée en accord avec l’actualité et lancer 
une action ponctuelle afin de rebondir sur la tendance du 
moment avant la concurrence. L’utilisation de l’actualité 
est un bon moyen d’obtenir l’intérêt et le relais des media 
car elle peut donner une utilisation originale d’un fait de 
société déjà traité par tous de manière traditionnelle. 
2. Evitons la simplicité 
et lançons une action 
sophistiquée et complexe. 
Gardons toujours en tête cette phrase d’un gourou de la 
publicité qui disait « le peuple est con, c’est sur cette base 
qu’il faut établir ta réflexion ». Cela peut paraître « cru » 
mais si nous acceptons de tous faire partie de ce « peuple » 
la phrase prend tout son sens. Lors de la mise en place d’une 
campagne (virale ou non), il faut absolument permettre 
à l’ensemble de la population de déchiffrer le message 
rapidement, de l’assimiler et de le comprendre. 
Il faudra ainsi éviter les private jokes parisiennes pour 
« happy few », les concepts Freudiens, ou « artistiques » 
dans les campagnes au risque de se retrouver seul à les 
comprendre (à moins d’y joindre une explication de 20 
minutes). Parler et tester ses concepts avec des personnes 
non-initiées pourra s’avérer des plus révélateurs. 
Ce constat est encore plus vrai concernant les campagnes 
de marketing viral car le média permet de rapidement « 
zapper » et passer à côté des campagnes. La règle pour la 
mise en place d’un concept de marketing viral est celle 
du K.I.S.S. (Keep It Simple  Stupid). Le succès d’une 
action tient parfois juste à l’ergonomie ou au libellé d’un 
formulaire. Le viral se travaille dans le détail. 
Comment rater 
sa campagne 
de buzz Marketing 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
3. Internet est un domaine 
à part où tout est permis, 
prenons des risques ! 
Le medium Internet n’est qu’un support, chacun est donc 
soumis aux mêmes règles et aux mêmes lois que les 
agences traditionnelles. Penser que ce média donne une 
totale impunité est une erreur qui peut coûter très cher. Il 
faudra s’assurer de respecter l’ensemble des lois en vigueur 
sous peine de sanction. 
Cependant certaines lois sur le commerce datant de plus de 
40 ans ne pouvaient tenir compte de la donnée « Internet » 
et pourront donc être contournées. Ces dernières, si nous 
les suivions, rendraient en effet la quasi totalité des 
campagnes de marketing viral illégales. Il ne faut pas 
oublier que les représentants de la justice sont des êtres 
humains capables d’être compréhensifs. Hormis des abus 
flagrants, ils laisseront souvent place à la créativité. 
4. Les internautes sont tous 
suréquipés. Pourquoi ne 
lancerions-nous pas une 
application mobile 2.0 basée 
sur la dernière évolution 
annoncée à Las Vegas 
l’année dernière ? 
Beaucoup de clients (et même d’agences) sont subitement 
« éblouis » par la dernière fonctionnalité qu’ils ont 
découvert sur le téléphone portable de leur voisin lors du 
dernier barbecue de l’été. Ils ont bien entendu directement 
acheté ce merveilleux joujou pour la modique somme de 
850 Euros et arrivent un matin en réunion avec LA bonne 
idée pour la mise en place d’une prochaine campagne : 
utiliser la dernière technologie de ce superbe engin. 
C’est effectivement tentant mais cela revient à diffuser 
un spot au cinéma 30 minutes avant la séance : à part 
le projectionniste et les 2 femmes de ménages, cette 
campagne ne touchera pas grand monde. 
Il est souvent assez dur de convaincre l’équipe d’abandonner 
cette piste à laquelle ils ont rêvé pendant un long week-end 
mais, lorsque l’on met quelques chiffres en avant il devient 
plus aisé de faire primer la raison. 
C’est en effet une utopie que de mettre en place une 
campagne de marketing viral jouant, par exemple, sur 
une combinaison web/mobile ne pouvant être utilisée que 
par 0,04% de la population. A part si vous avez un plan B 
de même niveau pour les 99,96% restants, votre action 
se soldera sans aucun doute par un échec retentissant et 
coûteux. 
Dans un premier temps il sera plus pertinent de privilégier 
l’écriture d’un mémo sur cette mécanique afin de la ressortir 
15 mois plus tard lorsqu’elle se sera démocratisée.S’il faut 
retenir une chose c’est que l’on ne communique surtout 
pas pour se faire plaisir en faisant des clients de gentils 
cobayes. 
5. Pour être sûr de « buzzer », 
une seule règle : soyons 
trash ! 
Il faut reconnaître que les campagnes de marketing viral 
réussies font souvent le bonheur de l’internaute moyen. 
Ce dernier passera ainsi sa matinée à faire circuler 
l’information à l’ensemble de ses collègues et amis. Les 
créatifs ont trouvé ici un environnement où ils peuvent 
faire preuve d’originalité, de créativité et souvent ils 
n’hésitent pas à utiliser un humour complètement décalé, 
voire même à transgresser certains tabous pour titiller la 
curiosité et attirer l’attention de chacun. 
Il est important néanmoins de ne pas confondre créativité 
et provocation ou vulgarité gratuite. Quelques marques ont 
testé ce registre et la sanction a été claire et instantanée : 
un rejet de la campagne par une majorité d’internautes 
et la mise en place d’un « bad buzz » via des milliers de 
blogueurs (certains très influents) ou forums s’insurgeant 
contre les pratiques de la marque incriminée. 
Le dosage se doit donc d’être stratégique. Il est possible 
de briser certains tabous sans pour autant faire preuve de 
vulgarité choquante n’ayant rien de créative. 
6. Ne nous remettons pas 
en question et appliquons 
la « bonne vieille méthode » 
La bonne vieille méthode fait sûrement encore recette 
pour l’annonce de la Fête de fin d’année de l’école de votre 
fils. Pour le reste, il faut pouvoir évoluer et vivre avec son 
temps. 
Le marketing viral ouvre des possibilités assez fabuleuses 
qui, combinées avec les media traditionnels, permettent 
d’avoir un impact particulièrement intéressant. Le 
marketing viral suscite l’intérêt tandis que les médias 
traditionnels réaffirment le message et confortent le 
consommateur. L’addition des deux instaure une sorte de 
magie surprenante d’efficacité. 
Pour ne citer que quelques facteurs expliquant la puissance 
du phénomène « marketing viral », il suffit de se pencher 
sur les bienfaits qu’offre le lien hypertexte. En quelques 
secondes, il est possible d’envoyer par email à plusieurs 
centaines de collègues/amis une campagne qui nous a 
interpellé. Ces derniers pourront, derrière le lien hypertexte 
de cet email, trouver une multitude de contenus tous plus 
différents que surprenants (films, musiques, animations, 
vues en temps réel avec éventuellement possibilité de 
personnalisation). 
Le faible coût et la facilité de transmission, les 
phénomènes pyramidaux qui sont la base de ces 
mécaniques et la présence de communautés (ciblage plus 
efficace, pertinence) permettent de créer une diffusion 
exponentielle très efficace et rentable. 
140 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
141 
Générer du Bouche à oreille 
7. Nous sommes leader sur 
le marché. Annonçons juste 
notre dernière promo sans 
aucun artifice. 
Dans le cadre d’une campagne de marketing viral, il faut 
rendre le consommateur actif en le laissant devenir 
vecteur de promotion. 
Les méthodologies utilisées reposent sur un concept 
simplissime : plutôt que de draguer le consommateur en 
lui faisant avaler de force un message, il faudra le pousser 
à devenir actif et à faire lui-même la pub du produit en lui 
donnant l’irrésistible envie de faire partager sa découverte… 
Il deviendra, par la même occasion, ambassadeur de la 
marque. 
Si vous voulez que le consommateur puisse véhiculer 
votre message, il faudra lui raconter une histoire (et de 
préférence une belle histoire) qu’il va pouvoir à son tour 
raconter à son entourage proche. 
Une des valeurs clefs du marketing viral est l’ego. Si 
vous avez une histoire surprenante à raconter, elle sera 
reprise rapidement par l’ensemble des consommateurs qui 
voudront absolument être les premiers à faire partager 
cette « histoire » à leur entourage. 
8. Mettons notre spot sur 
Youtube. Cela ne peut que 
réussir (sans compter qu’il 
m’a déjà coûté très cher). 
Il est toujours drôle d’entendre exposer ce genre de 
stratégie « poker ». Oubliez purement et simplement 
l’idée que réaliser une vidéo et la placer sur Youtube et/ 
ou Dailymotion va vous apporter gloire et bénéfices de 
manière instantanée. Plus de 250.000 nouvelles vidéos 
sont ajoutées chaque jour sur Youtube et Dailymotion en 
reçoit plus de 15.000 par jour. 
Sans stratégie ni plan de communication associé, votre 
campagne de marketing viral risquera purement et 
simplement de se consumer tel un feu de paille. Malgré ce 
que l’on peut lire et entendre, une action virale a besoin 
d’être soutenue pour son lancement. Ce soutien peut venir 
de campagnes classiques, d’emailing ciblé ou encore de 
bannering. D’expérience, une bonne action de marketing 
viral se doit d’être accompagnée d’une campagne de RP 
(Relation Presse). Il est important de prendre en compte 
les retombées annexes. La couverture presse d’une action 
« osée » et particulièrement créative peut apporter une 
visibilité qui coûterait à la marque plusieurs centaines de 
milliers d’euros si cet espace devait être acheté. 
Il faut retenir ce fait très simple mais essentiel : plus la 
population initiale lors du lancement sera grande, plus 
l’impact viral de la campagne sera exponentiel. 
Après 14 années d’expérience, j’ai participé personnelle-ment 
à 2 actions qui sont devenues des succès internatio-naux 
sans aucun « boost » lors du lancement. Ayant tra-vaillé 
sur plus de 400 projets, le risque de lancer un concept 
viral « libre » semble encore très grand. Il l’est de plus en 
plus aujourd’hui avec la multitude d’actions qui apparais-sent 
sur la toile et la concurrence acharnée que se font les 
différents acteurs du secteur pour gagner l’attention des 
internautes. 
9. Ne lisons pas cet article 
et demandons au fils de 
Josiane de la compta. Il est 
doué en informatique et 
saura sans doute nous aider. 
Le fils de Josiane est sûrement un brave petit gars mais il 
ne disposera sans doute pas de l’ensemble des compétences 
pour mettre en oeuvre un projet de marketing viral de 
grande ampleur. 
Jusqu’il y a 10 ans, nous avions encore énormément de 
« Rémy Bricka* du web » , personnes capables de jongler 
avec l’ensemble des connaissances nécessaires pour la 
mise en place d’un site web. 
Aujourd’hui, force est de constater que le marché s’est 
fortement spécialisé et qu’il n’est pas rare de retrouver plus 
de 10 spécialistes autour du lancement d’une campagne de 
marketing viral. 
Ces derniers conçoivent et déploient des dispositifs 
incluant plusieurs actions coordonnées nécessitant 
plusieurs expertises particulièrement pointues. Ils 
permettront non seulement d’atteindre les résultats mais 
également de parfaitement s’intégrer dans la « fresque » 
globale de n’importe quelle campagne tout en n’oubliant pas 
de mettre en place des outils de mesure de performance. 
* Remy Bricka est un homme orchestre et chanteur populaire en 
Belgique qui se produit dans les spectacles pour enfants et tout 
public. 
AUTEURs 
Vanksen Group 
Cédric Rainotte 
Directeur créatif 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
EXEMPLES Jahnno Ccehort 
Exemples 
de campagne s de Buzz 
Marketing 
TRANSAVIA 
Brief : Créer du buzz pour une compagnie aérienne 
Réponse : un jeu concours avec un fort potentiel viral. 
Le site du l’opération, www.gagnezunavion.com offre deux 
possibilités : créer un avion et inviter ses amis 
rejoindre un avion existant 
Tout avion atteignant les 165 personnes participent au 
tirage au sort avec un vol pour Marrakech pour toutes les 
personnes qui ont complété l’avion. 
On voit bien l’idée virale : “Si chacun doit inviter un maximum 
de relations, on aura un coefficient de viralité maximum. » 
Résultat : Non encore connu à la date d’impression 
Agence : H / Juin 2008 
DURACEL 
Brief : Fêter les 35 ans de la marque en montrant un esprit 
jeune et décalé. 
Réponse : Opération avec 35 blogueurs qui ont été enfermés 
pendant 35 heures dans un loft aux couleurs de Duracell 
sous l’oeil de caméras, le tout relayé sur le site dédié 
www.35heuresdulapin.com 
Résultat : Un buzz très important sur la blogosphère grâ-ce 
au nombre important de participants d’une part et aux 
différents relais d’autres blogueurs, quelque soit leur ligne 
éditoriale. 
Agence : Passage Piéton/Client : Duracell /17 mai 2008 
axe 
Brief : Promouvoir la nouvelle déclinaison de sa gamme 
de déodorants Axe Dark Temptation en France. 
Réponse : Mise en ligne d’un site «mangeusesdhommes. 
com» autour d’un jeu viral. Des Playstations 3 à gagner 
pour ceux qui ramènent le plus d’amis sur le site. Chaque 
blogueur a reçu une vidéo personnalisée avant d’être in-vité 
à un dîner en compagnie du brand manager d’Axe. 
Résultat : Des retours très positifs sur la blogosphère 
grâce à l’opération mais aussi la pub TV qui a été très 
appréciée. Seul point négatif : avoir limité le concours à la 
plateforme Skyblog. 
Agence : RPCA / Client : Axe / Février 2008 
142 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Dash 
Brief : Communiquer sur le lancement d’un nouveau par-fum 
de la lessive Dash 2 en 1 en axant sur le plaisir et non 
plus sur l’efficacité du produit. 
Réponse : L’agence a organisé l’élection du plus beau gos-se 
du web avec la possibilité de devenir un représentant de 
la marque mis en avant en vidéo sur le site. 20 blogueurs 
en compétition, leurs profils soumis au vote des internau-tes, 
avant une décision finale du Jury. 
Résultat : 95 blogueurs ont participé à l’opération, 22500 
visiteurs pour le site et environ 150 billets sur les blogs. 
Agence : Passage Piéton / Client : ProcterGamble 
Yamaha / VMAX. 
Brief : Promouvoir de façon originale, et sur le Web, la nou-velle 
moto de Yamaha, la VMAX. 
Réponse : le site volumemax.fr propose un advergame re-posant 
sur le mobile. Il s’agit d’une course de moto ou l’in-ternaute 
est amené à crier pour avancer. 
Résultats : Le concept innovant liant Mobile et Adverga-me 
a généré de très bonnes retombées. L’opération a été 
relayée par des vidéos sur les UGC et par un groupe Face-book. 
Agence : Buzzman / Client : Yamaha / Mai 2008 
Vrai 
Brief : Communiquer sur l’authenticité de « Vrai » et faire 
découvrir la marque au grand public. 
Réponse : Avant le lancement de la campagne TV, une soi-rée 
a été organisée avec 80 blogueurs dans un restaurant 
Bio avec dégustation des produits, présentation de Spots 
TV en exclusivité et discussion avec les représentants de 
la marque. Résultats : Après la soirée, d’excellents retours 
sont alors apparus sur la blogosphère avec diffusion des 
films mis à disposition et avis sur les produits qui leur 
avaient été offerts : 40 articles ont été écrits avec 139 
commentaires laissés par les internautes. 
Agence : Lowe Strateus / Client : Triballat - Vrai 
Quick 
Brief : Promouvoir via les blogueurs influenceurs la sortie 
des deux nouveaux burgers de la marque. 
Réponse : Une quarantaine de blogueurs a reçu un mail 
teasing avec une vidéo personnalisée d’Omar et Fred. Ces 
envois se sont faits 4 jours avant la sortie des publicités à 
la télévision, et la révélation des burgers sur le site. 
Résultats : Un très grand nombre de blogueurs a écrit un 
article sur la vidéo personnalisée qu’ils avaient reçu avec 
un lien sur le site teasing. Puis certains ont relayé sur 
leurs blogs, la sortie des deux nouveaux burgers. 
Agence : Vanksen / Client : Quick / Juin 2008 
Générer du Bouche à oreille 
Janvier 2008 
Avril 2008 
143 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Voyages-Sncf 
Brief : Communiquer sur les services, autres que la vente 
de billets de train, du site voyages-sncf.com 
Réponse : Un concours de vidéos a été lancé sur la plate-forme 
avec des cadeaux à la clé. Les internautes pouvaient 
envoyer leurs idées pour que tout le monde comprenne que 
voyages-sncf ne se résumait pas aux billets de train. 
Résultat : 58 vidéos ont été envoyées et 241 commentaires 
déposés pour un visionnage chiffré à 50.000. Une vidéo a 
notamment fait le tour des blogs et a drainé un trafic im-portant 
sur la page du jeu-concours. 
Dailymotion / Client : Voyages-Sncf / Mars 2008 
salomon 
Brief : Promouvoir la nouvelle chaussure XT Wings de 
Salomon. Réponse : 20 blogueurs du monde entier ont 
reçu une paire de chaussures, des habits de course et un 
Nokia N82. Ils devaient relever des défis de course qu’ils 
avaient eux même proposé, et demander à leurs lecteurs 
de les soutenir grâce à un widget personnel. Parallèlement, 
un concours grand public, demandant aux internautes de 
proposer des défis et de les réaliser peut-être eux-mêmes 
après sélection, a été lancé. 
Résultat : Un buzz bien ciblé avec plus de 30 billets postés 
sur des blogs. 
Agence : Vanksen / Client : Salomon / Mai 2008 
Samsung M110 
Brief : Promouvoir le nouveau Samsung M110 et communi-quer 
sur sa robustesse. 
Réponse : Une opération en plusieurs actes en communi-quant 
via les blogueurs influents : un site évènementiel 
montrant un parachutiste s’écraser sur une vache, des goo-dies 
envoyés (boite à meuh, petit parachutiste en jouet), 
puis des morceaux d’animaux en buzz kit. 
Résultat : BAD BUZZ ! Les blogueurs participant à l’opéra-tion 
ont été choqués par les morceaux de vache reçus à do-micile 
et l’ont fait savoir. De nombreux blogs ont également 
repris l’information en fustigeant l’agence et la marque. 
Client : Samsung / Mars 2008 
Monopoly 
Brief : Communiquer sur la nouvelle édition «France» du 
Monopoly en rajeunissant son image. 
Réponse : Organiser un grand concours sur Internet en 
laissant voter les internautes sur les choix des villes qui 
apparaîtront sur le plateau du jeu. 
Résultat : BAD BUZZ ! la célèbre petite ville de Montcuq 
est arrivée première mais ce choix a été invalidé par Has-bro 
qui a préféré en faire un plateau spécial pour la petite 
ville du Lot. Les réactions de déception se sont enchaînées 
catalysées par la création de http://montcuqsurleplateau. 
free.fr. 
Client : Hasbro / De Septembre à Novembre 2007 
144 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Bonjour .......................... (a) ! 
Ton ami .......................... (b) nous a 
communiqué le numéro de page 
que tu allais lire dans cette édition 
du livre « Internet Marketing 2009 ». 
Vanksen Group est heureux 
de t’offrir cette première 
page de pub virale 
entièrement personnalisable. 
A Company | Benelux - France - Germany - Hong Kong - Italy - Spain - Switzerland - USA | Tél. : 01 55 33 89 00 
Mode d’emploi : 
1. Ecris ton prénom dans l’espace (a). 
2. Ecris le prénom de ton ami dans l’espace (b). 
3. Referme le livre « Internet Marketing 2009 » 
et recommence sa lecture une nouvelle fois. 
4. Arrivé sur cette page, lis le texte ci-dessus à haute voix. 
5. Prends un air surpris (“Whaouuuuuuw !! Il parle de moi…”) 
et invite tes amis à lire cette page (tu peux également 
la copier et la distribuer à l’ensemble de tes collègues). 
www.culture-buzz.fr 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
De plus en plus d’entreprises utilisent de 
nouveaux moyens que l’on peut regrouper 
sous le terme de marketing alternatif : 
viral, buzz et influential marketing, 
ambient, street,  guerrilla marketing... 
Le Guerrilla marketing est par nature 
inattendu, souvent spectaculaire et dans 
certains cas dérangeant ou amusant. 
Il est utilisé pour surprendre, créer le contact 
et générer des conversations et donc du Buzz 
(ou bouche-à-oreille) à la fois offline 
(dans les entreprises, dans les écoles, lycées 
et facs) et online à travers la blogosphère. 
Créer du buzz au travers de la blogosphère, 
c’est très souvent l’objectif principal des 
opérations de guerrilla marketing dont voici 
quelques exemples. Dans ce cadre, une action 
locale offre une portée internationale. 
EXEMPLES TRIBECA 
FEDEX / NYC 
Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te 
de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. 
Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les 
rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures 
de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment 
(les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits 
de corrections avec les passages piétons). 
Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz 
sur la blogosphère... mais nous savons que cette opération 
a été reprise sur les principaux blogs français parlant de 
marketing et communication. 
Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 
LEE / Paris 
Brief : Faire savoir que LEE ouvre son premier store dans le 
Marais auprès des professionnels présents au salon Who’s 
Next (porte de Versaille) et à la cible (Etienne Marcel et le 
Marais). 
Réponse : une opération de guerrilla maketing sur les 
points stratégiques avec des jeans accrochés à des fils à 
linge entre les arbres et les immeubles et rhabillés les po-teaux 
anti-stationnement en jean. 
Résultat : l’opération a été reprise par une centaine de 
blogs internationaux générant plus d’un million d’impres-sions 
sur la campagne. 
Agence : TriBeCa / Client : LEE 
Guerilla 
Marketing : 
Morceaux choisis 
146 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Death Proof / Amsterdam 
Brief : Faire la promotion de la sortie du DVD avec un 
budget modeste et générer du bouche à oreille. 
Réponse : S’inspirer de l’univers assez gore du film en 
dispersant dans la ville des bras coupés tenant la vidéo. 
Des kits de presse ont été envoyés aux journalistes non 
présents sur place. 
Résultat : un puissant impact visuel auprès de la cible directe 
lors de l’opération et indirect à travers le bouche-à-oreille. 
L’agence estime avoir touché une audience de plus de 2,5 mil-lions 
de personnes. L’opération a été postée sur plus de 75 blogs 
internationaux. Le DVD s’est très bien vendu aux pays-bas. 
Agence : New Message / Client : Grindhouse, Death Proof 
Arrivez en vie / Afrique du Sud 
Brief : Faire réfléchir les jeunes adultes sur les risques 
engendrés par l’alcool sur la conduite avec un budget très 
modeste. 
Réponse : être présent là où ils vont consommer l’alcool 
avant de conduire le soir : les bars et discothèques avec une 
mise en scène forte. Le matériel nécessaire fut offert par 
des fabricants et les gérants des endroits ont accepté sans 
contre partie financière. 
Résultat : L’idée fut si innovante qu’elle offrit de très for-tes 
retombées en RP au niveau national et une excellente 
couverture internationale à travers la blogosphère. 
Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 
L’argus / Paris 
Brief : Communiquer sur l’utilité des contenus du magazine au 
service des lecteurs dans leur processus d’achat. 
Réponse : Opération de guerrilla dans les rues parisiennes 
avec des véhicules remplis de faux billets de 100€ ornés d’une 
accroche on ne peut plus directe : “Ne Jetez plus tout votre 
argent dans votre voiture” Lisez L’argus. Un dispositif mo-bile 
embarqué et développé par la division mobile de l’agence 
transmet le message en Bluetooth à proximité des véhicules. 
Résultat : + De 70 blogs en France et à l’étranger reprenant 
l’événement et dans la presse Stratégie, Cbnews, Choc, presse 
auto spécialisée… et une augmentation des ventes sur la pé-riode 
de 7% (action couplée à une communication PDV). 
Agence : The Jupiter Drawing Room / Client : Arrive Alive 
Stop Whaling Now / Sidney 
Brief : Attirer l’attention de la population australienne 
sur le massacre annuel orchestré par les Japonais sur les 
baleines. 
Réponse : L’opération a eu lieu à Sidney car au bord de 
l’océan où les baleines viennent séjourner. L’affichage a 
été réalisé dans une douzaine d’endroits. 
Retour sur les blogs : Les médias locaux ont relaté l’opéra-tion 
et elle fût reprise par une cinquantaine de blogs inter-nationaux. 
Le nombre de visite sur le site internet stopwha-ling. 
com.au est passé de de 400 à 4000 visites par mois. 
Agence : Republic Of Every One / Client : IFAW* 
Générer du Bouche à oreille 
147 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Derrière ce nom barbare se cache un 
secteur d’activité en plein développement 
sur le net. Le principe consiste à adapter 
les techniques du jeu vidéo pour concevoir 
des applications « sérieuses » destinées 
à la formation, à la pédagogie ou 
au recrutement. 
Souvent les serious games sont diffusés 
sous forme de gratuiciels. Cela s’explique 
entre autres par le fait que la stratégie 
de diffusion de ces serious games est basée 
sur le marketing viral. 
Voici un tour d’horizon des principales 
expériences dans le domaine. 
EXEMPLES Ndeiiinostv 
Le plus cher ! 
Dix millions de dollars, rien que ça, c’est le prix qu’a coûté 
la réalisation de PULSE!, un serious game qui simule de 
manière réaliste un service d’urgence médicale, l’unité 
de soins intensifs du National Naval Medical Center dans 
le Maryland. PULSE! décroche donc la médaille d’or du 
jeu sérieux le plus cher du monde. PULSE! se veut une 
simulation très immersive et hyperréaliste dont l’objectif 
est de réduire les risques médicaux en permettant aux 
médecins de se former à des situations d’extrême urgence. 
Ce qui justifie le coût exorbitant de ce jeu, c’est la qualité 
de réalisation. 
Le plus sérieux 
Ce jeu en ligne vous permet d’incarner le président «des 
Nations européennes» et de montrer votre talent pour 
arbitrer toutes les situations dans l’équilibre entre efficacité 
et démagogie. Il vous faudra d’un côté prendre les décisions 
qui s’imposent pour enrayer les menaces climatiques qui 
pèsent sur le monde, et de l’autre veiller à prendre des mesures 
suffisamment populaires pour conserver votre fauteuil. 
Le jeu se complique car il va également falloir ménager vos 
petits amis des autres aires géographiques lors d’assemblées 
de négociations, veiller à ne pas vider les caisses de l’Etat, et 
contenter la presse qui est à l’affût du moindre faux pas pour 
vous faire tomber. 
www.bbc.co.uk/sn/hottopics/climatechange/climate_challenge 
Serious Game 
 advergame 
morceaux choisis 
148 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Le plus pro 
Destiné aux jeunes sortis d’une école de coiffure, HairBe12 
permet de recréer un an de la vie d’un salon de coiffure. 
À la manière des jeux de simulation tels les « Sims », cha-cun 
peut choisir son avatar, son salon, et faire évoluer sa 
clientèle au fil des saisons. Des épreuves et des incidents 
permettent de se plonger dans la vie d’un salon de coiffure 
et de se sensibiliser à sa dimension business. 
www.hair-be12.com 
Le plus connu 
Destiné à l’origine à sensibiliser les enfants de 8 à 12 ans 
sur la fin dans le monde, FoodForce a réussi à devenir le 
hit planétaire des 7 à 77 ans traduit en plus de 20 langues. 
Lancé par l’ONU, ce jeu a été le premier à proposer de rem-plir 
des missions humanitaires dans le monde en s’inspi-rant 
des techniques du jeu vidéo. 
www.foodforce.com 
Le plus drôle 
Un illustre père de famille, à la tête d’une banque non moins 
illustre, réuni sa progéniture lors d’un solennel repas. Il leur 
annonce son prochain départ à la retraite et leur confie un 
défi : le gagnant assurera sa succession. Et c’est un de ces 
enfants, que la banque Barclays vous propose d’incarner dans 
ce serious-game des plus originaux. En charge d’un pécule 
virtuel de 10 000 Euro, il vous faut les placer en bourse en 
prenant en compte les risques de chaque placement. Un 
camembert dans lequel vous faites glisser vos investissements 
symbolise simplement les zones de risques. Et tous les jours, 
à 8h15 précises, après la clôture des principaux marchés 
financiers, votre portefeuille est réactualisé. 
Le plus abouti 
Peacemaker est sorti ! C’est un jeu-outil, développé 
dans le but d’amener le joueur à mieux comprendre le 
conflit Israëlo- Palestinien et par là même, un moyen de 
réflexion sur une solution de paix. Vous incarnez soit le 
président palestinien, soit le premier ministre israélien, 
et il faut réagir aux événements, aux actualités de 
votre mandat (attentats terroristes, attaques militaires, 
interventionnisme des puissances mondiales…) tout en 
proposant une ligne de conduite pour sortir du conflit. 
www.peacemakergame.com 
Générer du Bouche à oreille 
149 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Le plus méchant 
Conçu par les activistes italiens de Molle Industria, ce jeu 
simule la gestion de la multinationale Mac Donald’s sous 
ses différents aspects pour en démonter les secrets les 
moins ragoûtants : déforestation, surexploitation, OGM, 
précarisation sociale et … j’en passe. A disposition 4 mo-dules 
de jeux qui permettent de tenter de gérer au mieux 
la multinationale : attention aux pièges ! Et ce qui ne gâte 
rien : le graphisme est très pro. 
www.mcvideogame.com 
150 
Le plus constructif 
ArcelorMittal qui, en collaboration avec des professionnels 
du jeu vidéo, a produit Building World, un jeu de gestion 
qui à partir d’un cahier des charges et d’un terrain, propose 
d’ériger le bâtiment demandé. Il vous faudra tout gérer : re-cruter 
et administrer votre équipe d’ouvriers, leur donner 
les bons ordres, s’occuper de l’approvisionnement de maté-riaux, 
en passant par toutes les étapes de la construction. 
Le jeu comporte un tutoriel bien fourni pour vous appren-dre 
à quoi servent les poutrelles ou quand il est temps de 
s’occuper de l’installation électrique. 
www.creative-patterns.com/spip.php?rubrique27lang=frGame=1 
Le plus branché 
Dans Electrocity, on a la charge d’une petite ville, dont on doit 
développer les activités, tout en prenant garde a entretenir 
son approvisionnement en énergie et en maintenant l’équili-bre 
environnemental. Tout l’intérêt du jeu se tient dans l’art 
de combiner au mieux ce fameux trio : énergie, économie, 
écologie. Et croyez le, lorsque votre population atteint quel-ques 
dizaines de milliers d’habitants, Electrocity devient un 
vrai casse-tête. Vous avez également la possibilité d’entamer 
de grandes campagnes de sensibilisation auprès de la popula-tion 
locale, pour démontrer que si chacun fait un petit effort, 
la combinaison de tous ces petits riens entraîne une notable 
économie d’énergie. 
www.electrocity.co.nz 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
JURIDIQUE 
Générer du Bouche à oreille 
151 
Bad buzz 
et droit de réponse 
en ligne 
Le traditionnel droit de réponse peut désormais être exercé 
sur Internet depuis le décret du 24 octobre 2007. 
En effet, la demande d’exercice de droit de réponse peut 
être mise en oeuvre sur un site web quand l’internaute est 
mis en cause. 
Pour les sites types blog ou forum de discussion, cette 
demande d’exercice n’est pas valide puisque la personne 
mise en cause peut y intervenir librement. 
Attention, il est prévu à peine d’irrecevabilité de l’exercice 
du droit de réponse un certain formalisme. 
Il faut clairement distinguer les références du message, 
ses conditions d’accès, la mention des passages contestés, 
et ce, soit en les reproduisant dans leur intégralité, soit en 
les identifiant de manière extrêmement précise. 
Le refus d’insertion d’une réponse sur un site Internet 
constitue une infraction pénale, punie d’une amende de 
3.750 € (LCEN du 21 juin 2004, article 6-IV, alinéa 3). 
Le droit de réponse - ouvert aux personnes physiques 
ainsi qu’aux personnes morales (représentées par leurs 
organes qualifiés) - doit être exercé dans un délai de 3 mois 
à compter de la mise en ligne de l’article litigieux. 
AUTEURs 
PDGB 
Cabinet d’avocats 
Banjamin  Julie Jacob 
Générer du Bouche à oreille PDGB 
juridique 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
153 INTéGRER 
L’UNIVERS 
DES BLOGGUEURS 
SOM M A I R E 
Communiquer vers les blogueurs - P.155 
Les typologies de blogs - P.158 
Réussir sa création de blog - P.160 
Focus sur les flux RS - P.164 
Quelques outils pour lire les flux RS : EXEMPLES - P.165 
Sites et blogs marketing : EXEMPLES - P.166 
Focus sur le microblogging - P.170 
Juridique - P.172 
Sommaire Général
technique 
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS VANKSEN GROUP 
155 
Voici les messages qu’une personne a laissé sur Twitter (cf 
article sur « le microblogging » à la fin de ce chapitre pour 
en savoir plus sur Twitter) : 
« A la recherche d’un bon appareil photo numérique 
qualité/ objectif/ performance/ autonomie). Un modèle à me 
recommander dans cette jungle ? » 
Puis, dans la foulée : « benchmark reflex numérique.... pfff 
trop trop de choix :-( » 
Cet appel à l’aide d’un internaute chevronné, aussi 
anecdotique puisse-t-il paraître, est très révélateur d’un 
malaise de notre société de consommation. L’explosion 
des canaux d’information a fini par « noyer » l’information 
et amène le consommateur à se tourner vers son réseau / 
entourage. 
Le bouche-à-oreille : le 
média le plus efficace 
La fin de la seconde guerre mondiale a sonné l’avènement 
de la société de consommation et avec elle une société du 
surchoix. 
Aujourd’hui, comme nous l’explique Barry Schwartz dans 
son ouvrage « The Paradox of Choice: Why More Is Less » 
nous avons tellement de possibilités que nous ne savons 
plus vraiment ni quoi ni comment choisir… 
Une vinaigrette ? Combien de sel, de poivre, d’huiles, 
d’aromates, de vinaigres ou même de vinaigrettes déjà 
préparées sont disponibles ? Des milliers de choix auxquels 
nous sommes confrontés quotidiennement dans le rayon 
d’un seul supermarché. 
Cette société s’est construite avec le développement des 
médias de masse (dont la télévision fait figure d’image de 
proue). 
Plus de produits a conduit à plus d’achat d’espace ce qui a 
tout naturellement fait augmenter les prix des médias. 
Mais le consommateur était, de son coté, en pleine 
mutation. 
Tout d’abord, son « temps de cerveau humain disponible » 
(Patrick Le Lay – Les Dirigeants face au changement) a peu 
à peu glissé vers Internet qui mobilise actuellement 20% du 
temps consacré aux médias jusqu’à devenir le 1er média 
chez les Européens âgés de 16 à 24 ans (étude réalisée en 
2007 par l’European Interactive advertising association). 
Mais plus important, avec le développement du web 
2.0 (web communautaire) le consommateur partage 
(vidéos, photos, expériences, informations…), s’implique 
et devient consom’acteur (Thierry Maillet – Génération 
Participation). 
Désormais, il interagit, consomme intelligemment, 
maîtrise la communication des entreprises et fait de moins 
en moins confiance à la publicité traditionnelle (76% des 
consommateurs pensent que les entreprises mentent dans 
les publicités. Source : Yankelowich ) .Par conséquent, la 
communication corporate n’est plus vraiment un critère 
de choix dans l’achat d’un produit … 
Médias spécialisés, comparateurs de prix, moteurs de 
recherche (79% des internautes français considèrent 
Internet comme un outil de recherche – Etude TNS Sofres – 
novembre 2007), relations, le consommateur se renseigne, 
discute, évalue, échange et s’exprime. 
Ainsi le bouche-à-oreille est devenu l’un des médias les 
plus efficaces ! 
Dans ce contexte les blogs sont l’illustration parfaite de 
cette tendance (100 millions dans le monde et 9 millions 
hors Skyblog pour la France). 
Ces derniers répondent particulièrement bien à l’ensemble 
des critères de référencement fixés par Google et sont 
très régulièrement classés sur la 1ère page du moteur 
de recherche (70% des internautes ne vont pas plus loin). 
Les internautes vont donc consulter ces avis, sans parfois 
même réaliser qu’ils passent sur des blogs. 
Les blogueurs ont donc ce premier avantage d’être visibles 
en monopolisant les 1ères pages des moteurs de recherche 
lorsqu’ils traitent d’un sujet ou d’une marque. 
Ils sont d’autant plus pertinents qu’ils expliquent leurs 
expériences à leur manière en utilisant des termes d’usage, 
des mots que les internautes recherchent dans les moteurs 
de recherche. 
Mais les quelques blogueurs que l’on surnomme « influents 
» ne sont pas uniquement des « machines à référencement 
», ce sont surtout des personnes qui réussissent à se créer 
une communauté et à la faire vivre. Ils ont une relation 
forte avec des lecteurs fidèles qui leurs font confiance. 
Leur proposer d’avoir une expérience avec un produit ou 
une marque permet donc : 
De récupérer des avis de spécialistes qui pourront 
éventuellement recommander des améliorations du 
produit ou du service (dans le cas d’un test en bêta) 
De créer de la recommandation auprès des communautés 
de chacun. 
D’améliorer le référencement naturel de la marque grâce 
au lien pointant vers son site (indice de popularité). 
CommuniQUER 
vers les blogueurs 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
D’améliorer la visibilité sur un ensemble de mots-clés sur 
le long terme puisque les notes de blogs restent en ligne. 
Ainsi, la 1ère page de Google pour « recommandation reflex 
numérique » est trustée par les avis de consommateurs et 
les blogs. 
Vous l’aurez compris, même s’il ne faut pas confondre 
audience et influence, il y a divers avantages à travailler 
avec des communautés en ligne et principalement avec des 
blogueurs et il ne s’agit pas d’un effet de mode mais plutôt 
d’une tendance de fond. 
Quelles sont les 
possibilités? 
Le blog seeding : envoyer un produit ou donner un accès 
à un service aux blogueurs sélectionnés. Cela leur donne 
la possibilité d’avoir une expérience avec ce dernier et de 
faire partager cette expérience sur leur blog. 
Attention toutefois, si le produit/service n’a pas bonne 
presse, il faut éviter ce type d’action qui ne fera qu’amplifier 
les points faibles. 
Evénement : il est toujours préférable de rencontrer 
les blogueurs dans un cadre privilégié afin de présenter 
l’innovation produit. 
L’événement sera l’occasion de donner une expérience 
inédite (rencontres, visite d’un lieu fermé au public) aux 
blogueurs 
Billets sponsorisés : Certaines plateformes mettent à 
disposition des billets déjà rédigés, ou des thématiques 
à aborder par les blogueurs en contrepartie d’une 
rémunération. 
Collaborer en bonne 
intelligence 
Les consommateurs et les blogueurs, ont une volonté de 
transparence, de discussion et de partage, il faut donc que 
l’entreprise soit prête à ce type de communication, ce qui 
implique de : 
Connaître le buzz (bruit) autour de sa marque 
Que ce soit sur les blogs, les forums, les plateformes de vidéos 
ou les réseaux sociaux, il y a actuellement des milliers 
de discussions à propos des marques. Il est primordial de 
savoir ce qui se dit – En d’autres termes, quel est le niveau 
actuel de recommandation autour de sa marque? 
Etre prêt à accepter la critique 
La critique n’est pas forcément destructrice, les avis 
d’internautes s’avèrent positifs 6 fois sur 7 et à minima 
constructifs, en particulier lorsqu’on fait appel à des 
blogueurs pour tester un produit ou un service. A l’instar 
d’une étude qualitative, cette critique permet de mieux 
comprendre les vraies attentes des consommateurs dans 
un contexte d’usage qui est déterminant pour les ventes 
futures. 
Connaître les règles d’éthique du marketing d’influence 
Il existe un certain nombre de règles qui relèvent du bon 
sens mais qu’il est primordial de suivre : 
 Respecter les personnes avec qui on entre en relation : ce 
ne sont pas des panneaux publicitaires ni des journalistes 
(rien ne sert d’envoyer un communiqué de presse, ca ne 
marchera pas). 
 Ne pas cacher son identité : une entreprise, doit se 
présenter clairement, les blogueurs finiront toujours par 
trouver la vérité et cela aura un effet extrêmement néfaste 
sur la marque (certaines essaient encore de s’en relever 3 
ans après). 
Avoir des attentes raisonnables 
Le marketing d’influence n’est pas la recette magique qui 
va répondre à l’ensemble des besoins à moindre prix. 
Une campagne d’influence permettra d’accélérer la 
courbe d’expérience du produit à travers une véritable 
recommandation en ligne. Par ailleurs, elle permettra de 
rendre le produit/service plus visible sur les moteurs de 
recherche. 
Elle va également permettre d’améliorer le référencement 
naturel à travers un ensemble de liens entrants générés 
vers le site de la marque. 
Par contre, une campagne de marketing d’influence jouera 
moins sur la notoriété pour laquelle les media traditionnels 
sont beaucoup plus efficaces. 
Finalement, une bonne stratégie d’influence s’inscrit dans 
un concept global et devient un média complémentaire 
aux autres. 
Déterminer les objectifs et les indices de mesure. 
Comme pour toute opération de communication, il est 
primordial de savoir d’où l’on part, de fixer des objectifs 
clairs et surtout des indices de mesure. Il est assez courant 
de prendre le nombre d’articles, le nombre de visiteurs 
uniques touchés. Il est également possible de se référer au 
nombre d’occurrences sur la 1ère page de Google. 
Informer vos collaborateurs de l’action 
Les employés sont les premiers défenseurs de votre marque, 
ils sauront toujours promouvoir l’action d’une entreprise, 
participer à la discussion…peut être même que certains 
salariés sont des blogueurs reconnus… 
156 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
157 
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 
Touchez les blogueurs 
pertinents 
Pour ce faire, il ne s’agit pas de prendre un classement de 
blogs (aucun n’est officiel) et d’envoyer un mail flattant 
l’égo des 15 premiers ce qui aboutirait au mieux à de 
l’ignorance et au pire à un « bad buzz ». 
Afin de mettre en place une campagne de marketing 
d’influence, il faut définir les blogs qui sont influents et 
spécialistes dans le secteur de l’entreprise. 
Dans ce cadre, il faut toucher à la fois des blogueurs connus 
mais également d’autres un peu moins réputés. Ainsi vous 
serez certain que le « buzz » se répandra efficacement sur 
la toile. 
Pour trouver et contacter ces blogueurs, le plus simple est 
de travailler en collaboration avec une communauté de 
blogueurs existante. 
Il existe également d’autres sphères d’influence qui peuvent 
être intéressantes comme BzzAgent aux Etats-Unis qui 
possède une base très importante de consommateurs 
influents (n’étant pas tous impérativement blogueurs). 
Par ailleurs, les différents réseaux sociaux comme 
Facebook mais également Small World (communauté de 
personnes triées sur le volet) peuvent aider à sélectionner 
des personnes proches d’une marque, à travers les groupes 
notamment. 
L’avantage des communautés comme BuzzParadise est le 
relationnel existant, la taille de la base de données, le fait 
qu’elle soit optin et parfois internationale la capacité à 
construire une opération qui maximisera les retours et le 
conseil apporté à la marque pour entrer en relation avec les 
consommateurs. 
Ce travail pourrait s’avérer fastidieux dans la mesure où 
il est compliqué et long d’identifier les bons blogueurs, 
d’établir une relation de confiance avec eux et de créer un 
dialogue à double sens. 
Et les toucher de manière 
efficace ! 
Une fois les blogueurs pertinents identifiés et la relation 
mise en place, il faut leur donner envie de parler de la 
marque. 
Les quelques règles de base à respecter sur la forme : 
Garder un ton respectable (vous n’écrivez pas à des 
enfants) 
Ne mentez pas (« Je lis votre blog régulièrement… ») 
Rester humble (« nous pensons que ce contenu peut vous 
intéresser ainsi que vos lecteurs ») 
Soyez court dans la présentation de votre marque 
Evitez de mettre les personnes en copie 
Demandez leur avis 
N’utilisez pas comme argument que d’autres blogueurs 
en ont déjà parlé (ils aiment la primauté de l’information) 
Dans l’idéal, personnalisez vos mails bien sûr, mais 
également votre communication… Par exemple de plus en 
plus d’annonceurs réalisent une vidéo personnalisée par 
blogueur. 
Efforcez vous de bâtir une relation sur le long terme, 
en impliquant le blogueur dans le développement de la 
marque, l’entreprise y gagne énormément, puisque qu’elle 
met en place au fur et à mesure des ambassadeurs de 
marques actifs. 
Sur le fond, pour donner envie aux blogueurs de s’intéresser 
à la marque, il faut, dans la mesure du possible, étonner, 
flatter mais surtout leur donner accès à de l’information 
en avant première. 
Et demain ? 
Les blogs sont une première étape pour la compréhension 
du mouvement sociétale en cours. Demain, les 
entreprises et leurs agences devront réussir à trouver 
le point d’accroche entre leurs marques et la passion des 
consommateurs afin de permettre aux consommateurs 
de reprendre le pouvoir à travers leurs marques. 
D’ailleurs, comme le souligne Chuck Bryner dans une 
interview «ce qui rend les marques influentes n’est pas 
leurs tailles mais leurs communautés». 
AUTEURs 
Vanksen Group / Buzz Paradise 
Gregory Pouy 
Directeur Stratégie et communication 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
J’ai déjà un site web : 
pourquoi avoir un blog ? 
Il est légitime de se poser la question de l’intérêt d’avoir 
un blog entreprise, surtout quand on a déjà un site web, 
un intranet, un extranet, un wiki, un forum et plusieurs 
dizaines d’applications et d’outils divers. 
Les 7 valeurs ajoutées d’un blog par rapport à 
un site web : 
Le référencement : un blog est souvent mieux référencé 
sur les moteurs de recherche qu’un site web 
L’interactivité : le blog permet de dialoguer avec ses 
lecteurs qui peuvent réagir en laissant des commentaires 
La facilité d’édition : il n’est pas nécessaire de connaître 
le langage HTML ou d’être webmaster pour publier des 
articles et y ajouter des liens, des images et des vidéos 
La rapidité de mise à jour : il est facile et rapide de 
mettre à jour le blog plusieurs fois par semaine en y 
ajoutant de nouveaux articles. Idéal quand il faut réagir à 
une actualité ou gérer une crise. 
La fidélisation de l’audience : un internaute n’a pas 
d’intérêt particulier à revenir fréquemment sur un site 
web. En revanche, un blog est vivant : c’est un journal auquel 
l’internaute peut s’abonner (email, flux RSS, favoris) et 
consulter régulièrement 
Le mode de communication : le ton est plus libre, moins 
commercial et moins institutionnel qu’un site web 
L’image : aujourd’hui, il est tout à fait commun pour une 
entreprise d’avoir un site web. En revanche, une entreprise 
qui a un blog fait partie de celles qui peuvent revendiquer 
une image jeune, innovante et web 2.0. 
Un blog ne doit pas remplacer le site web : les 2 outils sont 
complémentaires. On « vend » sur un site web tandis qu’on 
discute sur un blog. Mais dans un processus d’achat, une 
discussion peut aussi déboucher sur une vente. 
Quels sont les différents 
types de blogs d’entreprise? 
Il y a 2 familles de blogs : les blogs personnels et les blogs 
d’entreprise. Les premiers sont soit des journaux intimes, 
appelés aussi parfois « les blogs de filles », soit des blogs 
sur un thème cher à son auteur : photographie, BD, cuisine, 
politique, high-tech, Internet … 
A l’autre bout, il y a les blogs d’entreprises : moins nombreux, 
moins connus mais avec de nombreux intérêts. On peut les 
classer en plusieurs catégories selon leur contenu, leur 
rédacteur et le fait qu’ils soient internes ou publiques. 
Blogs de CEO 
Du chef de TPE/PME au PDG de grand groupe en passant 
par le serial «entreprenaute», les blogs de CEO permettent 
d’avoir une communication humaine et personnelle 
avec ses clients, ses partenaires, ses actionnaires et ses 
collaborateurs. Citons Michel-Edouard Leclerc [michel-edouard- 
leclerc.com/blog/], Pierre Bigler [www.blogbilger. 
com] (ancien PDG d’Alstom), Thomas Lot [tics-et-tips. 
blogspot.com] (PDG de Chronopost International - Ancien 
Vice-Pdt d’Amazom), Bill Marriott [blogs.marriott. 
com] et Randy Tinseth [boeingblogs.com/randy/](VP 
marketing de Boeing). Sur un blog de CEO, ce n’est pas 
l’entreprise qui parle par l’intermédiaire de sa direction 
de la communication, c’est un homme (ou une femme). 
En l’occurrence, le numéro 1 de la société. Il a à la fois la 
crédibilité et la légitimité pour s’exprimer sur l’actualité 
de son secteur, de son industrie ou de son marché car il 
en est un des principaux acteurs. Exemples de thèmes 
abordés : pouvoir d’achat, OGM, obésité des enfants, 
subprime, parachute doré … 
Blogs de salariés 
Il y a les blogs qui sont lancés à l’initiative d’un ou plusieurs 
salariés (blog d’une caissière [caissierenofutur.over-blog. 
com]), parfois de manière anonyme et parfois dans le cadre 
d’un mouvement contestataire (blog du syndicat CFTC de 
HP [ftchp.blogspot.com] ou des salariés de SFR service 
client [sfrencolere.canalblog.com]). Et il y a des sociétés 
qui prennent l’initiative de lancer leur propre plateforme 
de blogs où chaque salarié, qui en fait la demande, peut 
avoir un blog dédié, offert et hébergé par son entreprise. 
C’est notamment le cas pour les salariés de Microsoft 
[blogs.microsoft.fr]. 
Blogs RH 
Le recrutement, des jeunes diplômés entre autres, est une 
priorité stratégique dans certains secteurs. Or, les candi-dats, 
qui recherchent surtout des explications sur le conte-nu 
des différents postes et la différence entre telle ou telle 
société, n’ont pour source d’information que la rubrique 
RH des sites web où chaque société revendique souvent 
les mêmes valeurs que sa concurrente. Les candidats, peu 
réceptifs à la communication institutionnelle des dépar-tements 
RH, souhaitent surtout discuter et échanger avec 
les salariés afin de comprendre leur métier au quotidien. 
Ce qui était possible de manière ponctuelle et à petite 
échelle avec les salons et forums de recrutement devient 
possible de manière permanente et à l’échelle du web grâce 
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS Youtoyou 
Les typologies 
de blogs 
158 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 
159 
au blog. En terme de blog RH, le blog de la police national 
[blog-police-recrutement.com] fait partie des pionniers : 
on y trouve des articles rédigés par de vrais policiers en 
fonction et des témoignages vidéos pour informer les can-didats 
sur le recrutement, les concours, les formations, les 
différentes fonctions et le métier de policier au quotidien. 
Des marques comme Cadbury Schweppes [www.cadburys-chweppes. 
com/EN/Careers/UKGradRec/] au Royaume-Uni 
ou encore Sephora [blogrh.sephora.fr/] utilisent également 
le blog comme outil de communication RH. 
Blogs de marque 
Des internautes fans d’une marque sont parfois à 
l’initiative du lancement d’un blog sur un produit (le 
blog iphon [www.iphon.fr] sur le téléphone d’Apple) ou 
d’un service (le blog Apprendre Facebook [facebook. 
typepad.com] d’Alban Martin). Si votre marque n’a pas 
la chance d’avoir une communauté de fans actifs qui 
bloguent des articles sur l’actualité de vos produits, vous 
pouvez toujours le faire vous-mêmes à l’instar de Knacki 
Ball [www.cestbondavoirlesboules.fr] ou Playstation [blog. 
us.playstation.com]. Le blog de marque est une opportunité 
formidable d’animer et de faire grandir une communauté 
d’ambassadeurs : les fans de la marque. 
Blogs d’expertise 
Il n’est pas rare qu’un blog soit la vitrine de l’expertise d’une 
entreprise ou d’un professionnel sur son domaine d’activité. 
Ainsi, on trouve des blogs dans les professions libérales 
comme des blogs d’avocats (Maitre Eolas [www.maitre-eolas. 
fr], Philippe Bilger [www.philippebilger.com], Cedric 
Manara [domaine.blogspot.com] et les blogs d’avocats.fr), 
de comptables (Zefyr [zefyr-comptabilite.blogspot.com]) et 
de nombreux blogs de consultants dans divers domaines. 
Les sociétés ne sont pas en reste. Plusieurs agences de 
communication et de marketing entretiennent un blog afin 
de prouver leur expertise et d’offrir un contenu gratuit et 
publique à leurs lecteurs qu’ils soient partenaires, clients, 
prospects, étudiants, fournisseurs ou même concurrents ! 
Le fait de bloguer son expertise a plus d’avantages (gains de 
contrats commerciaux, recrutement, notoriété, image) que 
d’inconvénients (contenu accessible à la concurrence). 
Blogs internes 
Il existe plusieurs utilisations des blogs en interne : la 
veille et la gestion projet en sont les 2 principales. 
-Blog de veille 
La division Haut Débit Mobile d’Orange a permis à 
plusieurs dizaines de collaborateurs de bénéficier d’une 
formation sur les blogs afin de devenir eux-mêmes 
blogueurs sur le haut-débit mobile. Depuis plusieurs mois, 
les collaborateurs d’Orange rédigent, lisent, commentent 
et partagent des informations sur l’actualité de leur 
métier : wifi, offres mobiles, concurrents, évènements, 
terminaux, innovations technologiques … autrement dit, 
une mise en ligne des discussions professionnelles qui se 
déroulent d’ordinaire autour de la machine à café. Ensuite, 
un rédacteur en chef sélectionne les meilleurs articles et 
les publient sur l’un des 3 sites Internet d’Orange sur le 
wifi, le blackberry et l’offre Business Everywhere afin d’en 
faire profiter les internautes. 
D’autres entreprises comme Alcatel-Lucent partagent en 
interne un blog à part entière, consacrée à l’actualité de 
leurs concurrents. 
-Blogs de projet : 
Le principe est de bloguer tout ce qui se passe pendant la 
vie d’un projet. Les intérêts sont de désengorger les boites 
emails des acteurs du projet, d’avoir à tout moment accès 
à l’historique du projet avec les contributions de chacun et 
de garder en un seul lieu une trace des différents échanges 
de manière exhaustive et bien classée (Un sujet= un article. 
Les réponses= les commentaires). 
Et les autres blogs d’entreprises 
D’autres applications peuvent être imaginées dans le 
cadre des blogs d’entreprise comme les blogs d’e-commerce 
(Spartoo [blog.spartoo.com]), les blogs sponsorisés (le blog 
Giiks par Bouygues Telecom [www.giiks.com], les podcasts 
de Deedee parrainés par Garnier [www.deedeeparis.com/ 
blog/index.php?Les-deedeecast], VousLesHommes par 
Celio [vousleshommes.blogs.com]), les blogs de salons 
(salon des entrepreneurs [blog.salondesentrepreneurs. 
com]), les blogs de livre, les blogs de marketing participatif 
(la Fraise [www.lafraise.com/blog]) et bien d’autres … 
Les 7 facteurs clés de succès 
d’un blog d’entreprise : 
Transparence : précisez qui rédige les articles ? Quel est 
l’objectif du blog? 
Ouverture : lisez, commentez et citez les blogs qui parlent 
des mêmes sujets, mettez des liens vers des sites extérieurs, 
parlez des concurrents et de ce qui se fait à l’étranger. 
Régularité : bloguez au moins 2 fois par semaine 
Valeur ajoutée : ne vous contentez pas de copier coller 
des informations publiées ailleurs : analysez, compilez, 
synthétisez, commentez, critiquez, traduisez, rebondissez 
sur l’actualité, prenez parti, proposez du contenu exclusif 
Commentaires : Ne censurez pas les commentaires, y 
compris ceux qui critiquent votre société ou vos produits. 
Répondez-y, régulièrement. Supprimez uniquement les 
commentaires à caractère racistes, diffamatoires, vulgaires 
ou publicitaires (spams) 
Vidéo : Réalisez des podcasts vidéo, des interviews de 
vos experts, chefs de produits, dirigeants, collaborateurs et 
filmez les évènements auxquels vous participez. 
Tell, don’t sell. Autrement dit : sur la forme et sur le 
fond, ne vendez pas, discutez ! 
Blogueurs : la blogosphère répond à des codes particuliers. 
Entourez-vous de collaborateurs ou partenaires agences 
blogueurs et qui sauront décrypter et intégrer ces codes. 
AUTEURs 
Youtoyou 
Nael Hamameh 
Directeur Associé 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
technique 
La création de sites de 
type blogs : technologie 
et éditorialité 
Du choix de la plateforme aux écueils de la montée 
en charge, de la compréhension des codes et limites à 
l’animation de l’instrument, voici un tour d’horizon des 
bonnes pratiques du parfait blogueur ! 
Deux ou trois choses pour bien 
comprendre la suite 
Les blogs sont faciles à mettre en place et à gérer à l’aide 
d’un outil de gestion de contenu (CMS). 
L’usage d’un CMS ne nécessite aucune compétence 
technique particulière et permet d’administrer les blogs. 
On distinguera la partie publique, celle utile 
aux utilisateurs, et la partie privée, ou espace 
d’administration, où le blog est paramétré, les billets 
publiés, les commentaires modérés. 
Les blogs répondent à un genre bien précis, et se sont au 
fil du temps enrichis de fonctions additionnelles. Il y en a 
deux grands types : 
Celles qui touchent à la présentation et à la gestion des 
contenus et auteurs (permettre la notation des billets par 
exemple). Elles sont implémentées sous forme de modules 
logiciels additionnels au CMS (plug-in en bon anglais). 
Certaines technologies autorisent d’en fabriquer. 
Celles qui enrichissent la partie publique, ne serait-ce 
que pour y faire figurer des visuels renvoyant vers 
d’autres sites (magnets), voire des modules (widgets) qui 
affichent par exemple la liste des derniers visiteurs connus 
(l’incontournable MyBlogLog), ou le classement du blog 
(chez Wikio par exemple). Les magnets et widgets se gèrent 
en insérant le code informatique qu’ils proposent via les 
fonctions d’édition dédiées en partie privée. 
Pas de blog sans flux RSS. (cf article sur les flux RSS pour 
en savoir plus) 
La technologie 
Il y a deux grandes façons de faire un blog : 
passer par un service en ligne dédié (une plateforme), 
comme le font l’immense majorité des blogueurs ; 
se doter d’un blog sur-mesure, en s’appuyant sur un 
CMS ; 
Les services dédiés 
Exemples : TypePad, Blogger, WordPress.com, Skyblog ou 
encore celles portées par des grands médias comme Le 
Monde. 
Avec un service en ligne dédié, on peut lancer un blog très 
vite et avec tous les outils du genre, pour un budget très 
faible voire nul. Cela dit, il y a des limites à l’exercice : 
Le look : certaines plateformes proposent des 
bibliothèques permettant d’habiller son blog avec style, 
mais ce n’est le cas de toutes. TypePad ou WordPress. 
com le permettent. Sur ces plateformes, les blogs se 
ressemblent bien trop souvent. En faisant appel à un 
webdesigner compétent, il est toutefois possible de se 
faire composer un style personnel. 
Les fonctions : TypePad et WordPress.com sont les plus 
riches en paramètres et services mais ont tout de même 
leurs limites et peuvent freiner la créativité de certains 
blogueurs. 
Le nom de domaine : par défaut, c’est une adresse du type 
http://nomdusite.typepad.com. Il est toutefois possible de 
changer cette adresse avec une prestation annexe. 
La maîtrise des contenus : les services dédiés hébergent 
votre blog et les contenus qui s’y trouvent. Il convient de 
bien vérifier les clauses des conditions générales de service 
en terme de propriété intellectuelle. C’est surtout lorsque 
l’on souhaite migrer de service ou récupérer le contenu afin 
de nourrir une nouvelle version faite ailleurs que les choses 
se gâtent. Une seule exception : WordPress.com. 
Le trafic : les plateformes dédiées ne sont pas spécialement 
destinées à supporter de forts trafics, d’où des pertes de 
performances, à l’exception de TypePad qui compense 
par des surcoûts. À ce stade, il convient de se donner les 
moyens de ses ambitions. 
En synthèse, ces plateformes sont parfaitement 
adaptées pour lancer facilement et rapidement des blogs 
caractéristiques du genre mais isolés de tout système ou 
site web. 
TypePad ou WordPress sont deux excellents services 
généralistes, le premier coûte quelques euros d’abonnement, 
mais a l’avantage d’être un excellent support parfaitement 
francisé. Trop connotées (ex. Skyblog, spécialisée sur les 
ados), ou trop marquées (ex. Blogger), les autres plateformes 
restent d’un usage grand public. 
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS Groupe Reflekt 
Réussir sa 
création de blog 
160 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 
161 
Le blog sur-mesure 
Un blog peut être réalisé de deux façons, soit avec un CMS 
spécifique aux blogs, soit avec un CMS « standard », qui 
permettent la création de sites Web. 
S’il ne s’agit que d’un blog, on préférera évidemment une 
solution dédiée. Cela dit, les CMS « standards » tels que 
SPIP, Drupal, EzPublish, mais aussi Sharepoint peuvent 
être utilisés. 
S’il s’agit d’un blog intégré à un site, il est généralement 
préférable de conserver le CMS qui sert à faire le site. 
Avantages : 
 on reste dans un cadre technologique cohérent et le 
blog se gère avec le reste du site. 
 On maîtrise la gestion des droits d’accès, notamment 
dans le cas d’usage en mode intranet ou extranet. Si les 
CMS dédiés savent se synchroniser avec un LDAP ou un 
Active Directory, ils ne font que nourrir leur base auteur 
et gérer l’authentification sur une partie privée et ne 
proposent pas une gestion fine des droits. 
Inconvénients : cela oblige à « réinventer » les fonctions 
d’un blog, là où un CMS dédié les propose en standard. De 
fait, le résultat aura tout l’air d’un blog, mais passera à côté 
des particularités du genre (telles que les trackbacks ou le 
fait de référencer les billets sur les moteurs spécialisés 
par exemple). 
MovableType, version 4 et + WordPress 2 et plus 
Modèle 
Solution éditeur (SixAppart). Logiciel 
propriétaire, socle gratuit, options et packs 
sur licence payante. 
www.movabletype.org/ 
Logiciel libre et gratuit. 
Communauté dynamique 
www.wordpress.com 
Mise en oeuvre 
En environnement Linux ou Windows, sur 
base PERL/SQL ou Oracle (payant). 
S’installe de préférence sur un serveur dédié 
par souci de performance et de maîtrise de 
l’environnement. 
En environnement Linux ou Windows, sur base 
PHP/MySQL 
S’installe facilement. 
Adaptabilité 
Bibliothèque de plug-ins pour enrichir 
les fonctionnalités. Possibilité d’en créer 
en PERL, un langage solide mais pas 
nécessairement très tendance. 
Très grande richesse de plug-ins, faciles à créer 
au besoin. La contrepartie c’est qu’à trop en 
installer, il y a des risques d’instabilité ou de sous-performance. 
WordPress gère également des pages en plus des 
billets et commentaires du blog. 
Performance 
MovableType a la particularité de générer le 
site visible en html, ce qui est exigeant côté 
performances de l’administration du site, 
mais très efficace côté visiteurs, même à 
haut niveau de volumétrie et de trafic. 
WordPress appelle la base de données pour 
construire les pages à la volée comme le font la 
plupart des CMS. Il nécessite alors une gestion 
du cache pour tenir la charge en cas de forte 
volumétrie ou trafic ; ceci passe par des plug-ins. 
Multi-auteurs 
Oui. L’outil permet aussi de gérer et valoriser 
facilement tous les utilisateurs (y compris 
les commentateurs). 
Oui 
Multi-blogs 
(capacité à être une 
plateforme de blogs) 
C’est la grande force de MovableType Non 
Mesure d’audience et 
statistiques 
Pour faire simple… 
MovableType est la solution adaptée 
pour gérer plusieurs blogs. C’est aussi 
une solution répondant bien aux enjeux 
de performance et de connectivité à un 
environnement informatique d’entreprise. 
WordPress est plus adapté à des projets de blog 
privilégiant souplesse et facilité de mise en 
oeuvre. C’est la solution la plus répandue. 
Les CMS dédiés sont nombreux, mais la compétition est aujourd’hui essentiellement établie entre deux solutions : 
MovableType et WordPress. 
Dans les deux cas, il vaut mieux installer une solution fiable type Xiti, eStat ou encore Google Analytics. 
À noter que la consultation passant beaucoup par les flux RSS et les agrégateurs qui les lisent ; passer 
par FeedBurner, outil de gestion de suivi d’audience spécialisé sur cette modalité, reste d’actualité. 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
l’essence d’un blog. 
Le blog n’est pas qu’un format de site web, son contenu 
doit répondre à certaines exigences. Un propos trop lisse 
et impersonnel n’intéressera personne. Il vaut mieux être 
transparent quant aux intentions. Beaucoup de marques 
s’y sont ainsi laissées prendre. 
Personnalité : un blog est l’expression d’une identité 
forte. Certes, Opel a bien fait bloguer sa Corsa, mais c’est 
parce qu’il a su lui conférer une vraie identité. Un blog, 
c’est du dialogue, il faut donc marquer de la conviction et 
démontrer une vraie envie d’échanger, ne pas craindre la 
contradiction. 
Constance et discipline : un bon blog, c’est comme une 
bonne série. Il raconte une histoire, mais l’essentiel, c’est 
qu’il s’y trouve un ton et surtout qu’il respecte un rythme 
de publication. 
Un bon billet c’est d’abord un bon titre : il se comprend 
d’emblée. Il fait sonner les bons mots-clés pour le lecteur 
mais aussi pour Google. 
Un bon billet apporte quelque chose et ne se contente 
pas d’être le simple relais du buzz ambiant. Un bon billet 
est soit très réfléchi et long, soit spontané et bref, presque 
volontairement imparfait pour susciter des commentaires, 
la vraie richesse d’un blog. 
Rythmer le propos est essentiel, car lire à l’écran est 
pénible, : faire des paragraphes courts, des mots mis en 
gras, des listes à puces. Un billet n’en est pas vraiment un 
s’il n’est pas peuplé de liens, une autre manière de faire 
ressortir des choses. 
« Les blogs sont des conversations » a dit Loïc Le Meur. En 
effet, un blog n’est vraiment lu que s’il y a des commentaires, 
qui plus est dignes d’intérêts. Un constat à modérer quand 
le propos est pointu. Dans ce cas, le commentaire se fait 
rare, mais du coup il en est d’autant plus qualifié. Un blog 
expert ou métier fidélise des connaisseurs qui commentent 
avec parcimonie. 
Les commentaires sont une richesse, il ne faut pas les 
craindre, simplement garder en tête que les blogueurs 
sont joueurs et appliquent parfaitement les ficelles de la 
rhétorique. Il est d’usage qu’un blog d’une personne ou d’un 
personnage ait ses commentaires directement publiés. 
Ils sont modérés dans le cas d’un groupe. Cette règle doit 
donner lieu à une mention explicite associée au bouton de 
publication. 
Le trackback ou rétrolien : plutôt que de faire un simple 
commentaire au billet d’un blog, faites un vrai billet sur 
le vôtre. L’url de trackback du premier fera apparaître le 
vôtre comme un commentaire. Vaincu par le spam, cette 
fonction est tombée en désuétude, c’était pourtant une 
source inestimable de liens entrants (ce qui vous fait 
monter en pertinence chez Google). 
Un blog sans flux RSS n’est pas un blog, d’autant 
plus que l’agrégateur de flux est la source première de 
consultation des blogueurs. Dans cet environnement, exit 
le design, seul le contenu apparaît. Aussi, la tentation est 
grande de n’y faire apparaître que le début du billet afin 
d’obliger à consulter l’intégralité sur le site, mais cela se 
révèle contre-productif. 
Dans les formulaires d’édition de billets des plateformes 
dédiées, se trouvent fréquemment des champs de mots-clés 
(ou Tags en anglais). Leurs saisies permettent à la 
plateforme de référencer le billet sur les moteurs de 
recherche dédiés aux blogs, notamment Technorati. C’est 
un facteur important de visibilité. 
Enfin et surtout, un blog gagne sa notoriété par la capacité 
de son dépositaire à aller commenter ceux des autres, en 
veillant bien à saisir l’adresse de son blog pour faire venir 
le trafic généré par son commentaire chez lui. 
En conclusion 
Le mot « blog » caractérise un service en ligne qui est 
bien plus qu’un site web. Sa forme et son fond doivent 
répondre à un positionnement et un projet clair en terme 
d’inscription AU SEIN du web, c’est-à-dire auprès des 
réseaux et univers fréquentés par les cibles. Il en résultera 
des choix technologiques, graphiques, mais aussi de 
politique éditoriale d’inscription dans le réseau. Un blog 
ou un site qui utilise les codes du bloguing est plus que 
jamais un projet global dont la réussite tient beaucoup à 
la préparation et plus encore à ce qui se passe une fois qu’il 
est lancé. 
AUTEURs 
Groupe Reflekt 
Alexis Mons 
Co-fondateur 
162 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 
163 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
technique 
N’avez-vous jamais rêvé d’être tenu au courant 
de tout ce qui se passe sur vos sites préférés sans 
avoir à y passer chaque jour? Cette technologie 
existe et porte le nom de RSS. Si vous avez 
l’habitude de parcourir les blogs ou les sites d’informations 
il vous aura été difficile de passer à côté de la petite icône 
orange qui signale la présence d’un tel flux de données. 
Ayant longtemps intrigué les experts en marketing et les 
utilisateurs qui se demandaient bien comment dompter 
cette technologie un peu obscure, le RSS, acronyme de 
Really Simple Syndication, est aujourd’hui essentiel dans 
la mouvance “Web 2.0”. Il permet à l’utilisateur de se tenir 
informé et surtout d’être notifié automatiquement dès que 
des nouveautés sont mises à sa disposition. 
Contrairement à la newsletter qui rend l’utilisateur passif 
mais lui envoie l’information quoiqu’il arrive, le flux RSS 
permet à ce même utilisateur d’être plus interactif puisque 
c’est lui qui va interroger régulièrement le site distant 
pour savoir quelles en sont les nouveautés. Cette liberté 
accrue et ce côté actif participent à l’émergence du RSS 
au dépend de la newsletter qui a de plus en plus mauvaise 
réputation à cause des problématiques liées au spam. 
Le RSS est né entre 1995 et 1997, époque à laquelle 
Ramanathan V. Guha et d’autres ingénieurs chez Apple 
travaillent à un format de données permettant de 
structurer efficacement l’information contenue dans les 
sites Internet. Ramanathan V. Guha part peu de temps 
après chez Netscape où en 1999, avec Tim Bray et Dan 
Libby il va consolider ce format. En même temps, un 
développeur du nom de Dave Winer, fondateur d’une petite 
société intitulée UserLand Software, fait dériver le format 
en différentes versions jusqu’en 2002, date où une nouvelle 
scission a encore lieu dans la famille du RSS pour donner 
naissance à un dérivé nommé Atom. 
Ces différentes querelles autour du format font 
qu’aujourd’hui on peut trouver des services Internet propo-sants 
des formats RSS 0.91, RSS 1.0, RSS 2.0 ou Atom 1.0 
Dans cette multitude de formats la bonne nouvelle est que 
les programmes, qui lisent ces flux savent pour la plupart 
décrypter les différentes versions et afficher leur contenu, 
peu importe la variante. 
Ces logiciels sont aussi appelés agrégateurs car ils 
permettent de centraliser au sein d’un même outil plusieurs 
flux RSS provenant de sources différentes. Ils peuvent être 
classés en deux familles : 
les agrégateurs dits “online” (en ligne) et qui sont en fait 
des services Internet accessibles depuis n’importe quel 
ordinateur pourvu qu’il soit connecté au réseau. Les plus 
populaires sont Netvibes. Google Reader ou Bloglines ; 
les agrégateurs dits “desktop” (de bureau) qui nécessitent 
l’installation du logiciel directement sur l’ordinateur. 
Les plus performants sont FeedDemon (pour Windows) 
ou NetNewsWire (pour Mac OS X). Il est à noter que des 
navigateurs Internet comme Firefox, Internet Explorer 7, 
Opera ou Safari possèdent un tel agrégateur intégré. 
On signalera également la possibilité pour les éditeurs de 
flux d’attacher au RSS un fichier multimédia, de type audio 
ou vidéo, comme on le ferait sur une pièce jointe dans un 
email. Cette technique est appelée “podcasting”, mot né de 
la concaténation de “broadcasting” qui signifie “diffusion” 
et du nom commercial iPod, le baladeur numérique 
dominant le marché. Nos amis Québécois préfèrent pour 
leur part parler de “baladodiffusion”. 
En terme de contenu les éditeurs 
sont tout à fait libres d’intégrer 
dans un flux RSS les textes 
qu’ils souhaitent. Généralement 
il s’agit des articles du blog 
de la société, mais on peut 
tout à fait imaginer, pour une 
société n’ayant pas le temps 
d’en alimenter un, un flux qui 
ne contiendrait que les dernières actualités produit ou les 
communiqués de presse. 
Les grands quotidiens publient quant à eux généralement 
dans leurs RSS des résumés des derniers articles en 
demandant à l’utilisateur de venir visiter le site pour en 
lire l’intégralité et être exposé par la même occasion aux 
bannières publicitaires. Il est toutefois tout à fait possible de 
proposer des contenus entiers en y intégrant au besoin ces 
mêmes publicités car l’encodage d’un article dans un tel flux 
RSS est identique à l’encodage d’une page Internet classique. 
Les flux RSS et surtout les logiciels permettant de tous 
les agréger sont de formidables outils de veille puisqu’ils 
permettent à l’utilisateur de se tenir systématiquement 
au courant des thèmes qui l’intéressent. Sur des services 
photos comme Flickr, on peut surveiller des mots-clés ; sur 
Google on peut suivre toutes les discussions de blogs ayant 
trait à un terme spécifique (idéal pour voir qui parle de 
votre marque ou de ceux de vos concurrents par exemple) ; 
sur Dailymotion on peut suivre toutes les vidéos abordant 
un sujet déterminé (pourquoi pas le dernier événement 
organisé par votre société). Il n’y a donc plus de raison de 
passer à côté d’une information qui peut vous intéresser, 
de la commenter et/ou de réagir en conséquence. 
AUTEURs 
Netvibes 
Franck Mahon - VP Product development 
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS Netvibes 
Focus sur 
les flux RSS 
164 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
EXEMPLES L’éqeipu de www.bceghlmoot.cmo 
Quelques 
outils 
pour lire 
les flux RSS 
165 
Et tant d’autres : 
Les dernières versions de Firefox (Firefox 3.0) et d’Inter-net 
Explorer (Internet Explorer 8) disposent tous deux d’un 
lecteur intégré efficace et simple d’utilisation. 
La possibilité de recevoir des flux RSS directement 
par mail est possible via des outils comme rmail. 
www.r-mail.org 
Des lecteurs Desktop permettent également de gérer ses 
flux RSS directement depuis son poste de travail. 
www.geste.fr/alertinfo/telecharger.html 
www.rssxpress.net 
www.rssreader.com 
La possibilité de naviguer en 3D entre les flux RSS 
http://rssvoyage.com 
GOGLE READER 
Si vous voulez effectuer de la vraie veille sur le web, avec 
de nombreux flux RSS, vous pouvez utiliser Google Reader. 
Cet agrégateur fonctionne un peu à la manière de 
votre boite mail, avec à gauche de la page votre « boite de 
réception » vous indiquant le nombre d’articles que vous 
n’avez pas encore lu et à droite, la liste de ceux que vous 
pouvez classer selon différents critères. 
Recherche dans les flux, statistiques sur les flux, possibilité 
d’être informé en temps réel des mises à jours avec l’add-on 
Google Reader Notifier, lecture offline, les possibilités 
sont nombreuses… 
www.google.fr/reader 
NETVIBES 
Netvibes est un portail web personnalisable. Derrière cette 
formule un peu barbare ce cache une idée tout simple : et 
si vous rassembliez tous vos sites favoris sur une seule et 
même page ? Netvibes vous permet de voir en temps réel 
l’intégralité des mises à jour de vos sites favoris, le tout 
accessible depuis n’importe quel ordinateur. Cerise sur 
le gâteau, vous pourrez accéder à tout un tas de petits 
gadgets qui simplifient franchement la vie au quotidien 
(connaître l’état de vos transactions sur eBay, la météo 
de la semaine, les infos relatives à votre compte Facebook, 
le programme télévisé de la soirée...). 
www.netvibes.com INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
EXEMPLES L’éqeipu de www.bceghlmoot.cmo 
journal du net 
On ne présente plus ce site… Sa newsletter est une référen-ce 
pour toutes les personnes qui s’intéressent à l’actualité 
du net ! Mise à jour quotidiennement, il vous permettra 
d’assurer une veille permanente sur les dernières tendan-ces 
du webmarketing. 
Vous y trouverez également les chiffres clés, les change-ments 
de poste, les renseignements sur des sociétés, des 
interviews d’experts, et bien d’autres choses… 
www.journaldunet.com 
l’atelier numérique 
Le site de l’atelier numérique est une mine d’informations 
pour faire de la veille sur l’actualité du web et du emarketing... 
Leur implantation aux Etats-Unis et en Asie leur permet 
d’être à la pointe de l’information… Des podcasts de l’émis-sion 
« L’atelier numérique » de BFM, des études, des inter-views, 
des dossiers… tout un programme ! 
www.atelier.fr 
Sites et blogs 
influents pour 
une veille 
marketing réussie 
166 
EBG 
Charité bien ordonné commence par soi même ! 
Au travers de conférences, de tables rondes, et d’édition 
(comme le livre que vous tenez entre vos mains !), l’EBG 
se veut un espace de partage pour tous les acteurs du 
Webmarketing. Les membres de l’EBG ont accès à toutes 
les conférences, à des podcasts, et à des événements qui 
rassemblent des personnalités comme Vincent BOLLORE 
(Président du groupe Bolloré), Jean-Bernard LEVY (Pré-sident 
de Vivendi), Mark ZALESKI (Président de Daily-motion), 
Sir Martin SORRELL (Président du WPP), Henri 
MOISSINAC, (eDirecteur Facebook mobile)… 
www.ebg.net 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
NETECO 
« Le rendez vous des acteurs du ebusiness » 
Site d’informations très complet sur le e-business… 
La rubrique eMarketers est un concentré d’actu, avec des 
articles de fond, des interviews vidéos, les chiffres clés, une 
revue de blogs, etc… 
Les sous catégories comme « Référencement naturel » , « 
Liens sponsorisés », « Affiliation » se révèlent très pratiques 
pour effectuer une veille sur un domaine précis… 
Un site à ne pas manquer ! 
www.neteco.com 
fred cavazza 
Frédéric Cavazza est un sérial blogueur ». En plus de 
son blog éponyme, il est l’auteur de InterfacesRiches.fr 
 RichCommerce.fr (sur les interfaces riches), Virtual 
WorldsNews.fr (sur l’actualité des univers virtuels et 
du v-business), MediasSociaux.com (sur les blogs, wikis, ré-seaux 
sociaux, sites de partage… 
Quelques exemples de titres : 
Social Networks + Casual Games = Social Games 
L’actualité des univers virtuels et du v-marketing (Mai 2008) 
Une conférence sur le E-commerce 2.0 la semaine pro-chaine 
à Paris Un nouvel âge d’or pour les widgets 
www.fredcavazza.net 
Conseils Marketing 
ConseilsMarketing.fr porte bien son nom ! Le but est clai-rement 
énoncé : aider à développer ses ventes et fidéliser 
ses clients (de l’acheteur au simple visiteur). Les conseils 
s’appliquent aux marques, aux blogueurs et aux agences de 
communication. Un top 10 des conseils est présent et peut 
s’avérer très enrichissant lorsqu’on aborde les basiques de 
l’emarketing. Quelques exemples de titres : 
Comment hisser votre site dans les premiers résultats de 
Google en 2 étapes Testez vos connaissances en marke-ting 
! 7 conseils pour conquérir le coeur d’un blogueur ! 
Comment faire un Powerpoint “à l’américaine” ? 
www.conseilsmarketing.fr 
BlogtheCom 
BlogtheCom a pour vocation de mettre en relation les mar-ques 
et les internautes, par l’intermédiaire de leurs cam-pagnes 
de communication tout support confondu. Celles-ci 
sont exposées, décortiquées, et libre au visiteur de voter, 
de la commenter, et d’alimenter le débat sur des probléma-tiques 
liées au marketing. 
Quelques exemples de titres : 
Le Red Bull autorisé en France : que la campagne commence! 
Sécurité routière : affiches et spot du moment 
Honda : publicité en direct dans un reality show ! 
Interview de Bruno Walther pour BlogtheCom 
www.blogthecom.com 
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 
167 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Roycod 
Roycod est un blog qui traite des dernières campagnes 
marketing sur internet (mini sites, advergame, vidéos 
virales, buzz...) mais aussi off line (affichages, guerilla 
marketing, street marketing, spot TV...), des dernières 
tendances du marketing on line, de quelques services 
web 2.0 que son auteur affectionne au quotidien mais 
également des TIC, domaine dans lequel il a étudié. 
Quelques exemples de titres : 
Le téléphone pop-corn : le reveal 
Bad Buzz : Le Renault Koleos se fait tailler ! 
Vidéo virale : Levi’s gonflé à l’hélium 
Ambiant Marketing : MM’s dans le cinéma 
www.roycod.com 
gaduman 
Sur gaduman.com, vous trouverez principalement des in-fos, 
analyses, décryptages, expérimentations autour de la 
publicité, le tout online. Sites de campagne et advergames 
sont le quotidien de ce jeune mordu de la communication 
et du marketing. Le blog est par ailleurs mis à jour très 
régulièrement et bien organisé . 
Quelques exemples de titres : 
Ce que le spotlight de Youtube va changer dans la pub 
Le hug Coca Cola euro 2008 home-made 
Dotred : rachetez virtuellement Paris 
35h du lapin par Duracell : bonne idée, très mal exécutée 
www.gaduman.com 
168 
Culture-buzz 
Culture-buzz est l’agence spécialisée dans le buzz marketing 
du groupe Vanksen. Leur blog, qui existe depuis 2002 est 
devenu une référence dans le marketing sur Internet, grâce 
à une expertise indéniable et des billets très réguliers. On y 
trouve donc toute l’actualité de la communication dite de bou-che 
à oreilles, et près d’une centaine d’interview vidéo sur le 
marketing interactif. Quelques exemples de titres : Quand 
l’internaute devient prescripteur de la Wii Lettre ouverte 
aux bloggers « Influents » Buzzcast#71 / François Laurent - 
Le marketing est une grosse machine qui s’est déshumanisée 
Dim Dance Club - Le retour des Dim Dim Girls en musiques 
www.culture-buzz.fr 
Marketing20.fr 
Marketing20.fr est le blog de l’agence Youtoyou. Il nous fait 
donc profiter de leur veille sectorielle, effectuée par les colla-borateurs 
de l’agence ! On y trouve et retrouve les dernières 
opérations de marketing viral, les dernières news en prove-nance 
de la blogosphère, des analyses pertinentes sur le mar-keting 
2.0. Quelques exemples de titres : 
Quand le buzz marketing internet devient pub TV 
Statistiques d’usage des blogs, podcasts, forums, réseaux 
sociaux: les français en retard sur leurs voisins européens? 
3 façons de percevoir le marketing du bouche-à-oreille 
Pub TV zaOza: déjà fait il y a 20 ans!!! 
www.marketing20.fr 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Grégory Pouy 
Malgré un design vieillissant (ce qui devrait être corrigé 
bientôt !) le blog de Grégory Pouy traite à la fois des messages 
passés par les marques et visible de tous, en soulignant 
certaines campagnes qui ont attiré son attention, mais aborde 
également une vision d’agence, de marketing, avec par exemple 
les étapes d’avant ou d’après la phase de communication : études 
de cibles, de produit, analyse du marché, analyse des résultats, 
etc. Quelques exemples de titres : Etude quali, études quanti : 
quelques explications pour mieux comprendre ! La rupture 
entre le consommateur et le publicitaire Le gender marketing 
ou la segmentation produit par sexe Le Football peut être 
BOOTYful avec Burger King 
http://gregorypouy.blogs.com 
Seth Godin 
Seth Godin est l’auteur de ce blog… Retenez ce nom, cet 
homme est un génie, un visionnaire qui n’hésite pas à 
aller à l’encontre des idées reçues… Auteurs de nombreux 
best seller dont « Permission Marketing », il tient LE blog 
anglophone de référence. Chaque billet est une pépite. 
Seth vous donne entre autres des conseils de marketing, et 
des astuces pour optimiser votre travail au jour le jour… 
How to organize the room for conferences 
The marketing of fear 
Email checklist (things to do before sending a mail 
7 Tips for Amateur Type Designers 
http://sethgodin.typepad.com 
Et tant d’autres !... 
Je vous invite à envoyer vos bonnes adresses 
du Marketing (martin.tissier@ebg.net), 
pour éventuellement les mettre en avant 
dans la version 6 du livre. 
L’équipe de www.blogthecom.com  Martin Tissier 
169 
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
Aux origines : Twitter 
What are you doing ? : depuis sa création en mars 2006, 
Twitter martèle cette même question auprès de tous 
les utilisateurs de son service. Ces derniers sont invités 
à répondre en ne dépassant pas les 140 caractères. Ils 
peuvent envoyer et recevoir leurs messages par email, 
IM, SMS, via le site web Twitter ou d’autres sites web en 
lien avec le service. L’envoi de ces tweets depuis le web est 
gratuit. En revanche, l’utilisation depuis un mobile est 
facturée comme pour l’envoi traditionnel d’un SMS. 
Pour comprendre l’origine de Twitter, il faut remonter 
au début des années 2000. Jack Dorsey, son créateur, 
était alors un utilisateur assidu de la « page des amis » 
du service de blog « Live Journal », fasciné par l’usage 
de la messagerie instantanée (IM) et des indicateurs de 
présence (« disponible », « en réunion », « à la maison », …). 
Il rêvait d’encore plus d’instantanéité et de souplesse de 
publication. En mars 2006, son chemin croise celui de la 
start-up américaine Obvious qui lui donne les moyens de 
réaliser un outil à la mesure de son rêve. Twitter est né. 
Aujourd’hui Twitter est un outil emblématique, qui a su 
rassembler et fédérer une grosse communauté autour 
de son service (350 000 membres annoncés par Vnunet 
en juillet 2007) et stimuler l’émergence de services 
concurrents. 
Du micro au macro 
phénomène ? 
En effet, depuis 2006, les services de micro-blogging ne 
cessent d’éclore, intimement liés aux réseaux sociaux. On 
observe deux tendances parallèles. D’une part de nouveaux 
services se fondent sur le micro-blogging, comme StudiQG, 
Pownce ou Bloggino, afin de fédérer des utilisateurs aux 
profils semblables, (étudiants, professionnels, jeunes…), 
avec l’espoir de créer de nouveaux réseaux sociaux d’intérêt. 
D’autre part des réseaux sociaux déjà constitués, comme 
Facebook, Xanga ou Bebo, intègrent des fonctionnalités 
de micro-blogging au sein de leurs plateformes (« Status 
Update »). Enfin des services dont la vocation première 
varie de l’IM (Google Talk) au partage de photos (Flickr) 
en passant par la construction de son identité Web (Ziki) 
viennent compléter cette panoplie : l’utilisateur s’y voit 
accorder la possibilité de publier instantanément un 
court commentaire, même si ce n’est pas l’usage premier 
du service. Des services hybrides mêlant blog et micro-blogging 
sont également apparus, comme Tumblr ou 
Soup.io – nommés communément des Tumblelogs – qui 
proposent de poster des messages courts sur une page 
web sans ligne éditoriale précise, tel un carnet de notes en 
ligne, qui n’appelle à aucun commentaire extérieur mais 
est néanmoins rendu public. 
Malgré son intitulé, l’univers du micro-blogging n’a en 
revanche que peu de points communs avec la blogosphère, 
si ce n’est le profil des utilisateurs eux-mêmes qui sont 
plutôt des internautes expérimentés. 
L’engouement des geeks – informaticiens passionnés – pour 
cette nouvelle forme de communication, mais aussi les 
passions qu’elle déchaîne, en font un étonnant phénomène de 
société. Lancer une bouteille à la mer ou écrire sur un mur. 
Il est difficile d’obtenir des statistiques fiables sur la 
véritable portée du micro-blogging auprès des internautes 
auteurs et lecteurs. Dans l’univers des early adopters, le 
micro-blogging est un outil de communication qui s’ancre 
progressivement dans le quotidien. Pour ceux qui ne sont 
pas accros aux dernières innovations du web, le phénomène 
reste très confidentiel ou emprunt d’une dose de mystère. 
Pour certains, le micro-blogging irait jusqu’à véhiculer des 
tendances malsaines, mêlant exhibitionnisme, voyeurisme 
ou égotisme. Il est également critiqué pour la pauvreté de 
son contenu communicationnel. 
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS Orange 
FOCUS SUR LE 
Microblogging 
170 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 
171 
Pierre Chappaz – fondateur de Kelkoo et Président de Wikio 
– dans un article publié en mai 2007 sur son blog, évoque 
notamment « la logorrhée informe » provoquée par Twitter 
ou parle encore d’un « outil futile et chronophage, … une 
caricature de conversation superficielle sans participant 
». Exotech.bizz s’interroge : « Twitter: Micro-blogging ou 
Macro-égo ? », et Zelab conclut : « Oui, il y a une hype assez 
horripilante autour de Twitter, et effectivement 99% des 
flux sont absolument sans intérêt ». 
Si pour André Gunthert, chercheur et maître de conférences 
à l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales), 
la fonctionnalité « Status Update » de Facebook est 
comparable à une bouteille à la mer, Jack Dorsey quant 
à lui, file une autre métaphore, expliquant que rédiger 
un tweet équivaut à écrire sur un mur, devant lequel des 
passants peuvent lire le message ou l’ignorer. Il s’agirait de 
satisfaire une double aspiration : un besoin d’expression 
brute et un besoin d’imaginer que le message pourra être lu 
par un passant qui partagera alors à cet instant-là quelque 
chose avec l’auteur. 
Dans le cadre professionnel 
Le micro-blogging peut être un outil d’informations 
utile à tous les membres d’une même équipe projet 
éclatée géographiquement et qui n’est donc pas en 
mesure de se retrouver physiquement autour de la 
machine à café pour échanger de façon informelle. 
Ainsi, le micro-blogging permet de se poser des 
questions rapides –éventuellement enrichies de fichiers 
multimédia- entre membres d’une équipe et d’obtenir 
des réponses dans l’instant, à l’image d’un collègue 
de bureau qui n’aurait qu’à toquer à la porte voisine 
avec une photo sous le bras. 
Le micro-blogging trouve également son intérêt dans 
des professions où l’expert reconnu d’une thématique 
utilise ce vecteur pour donner à connaître ses réflexions 
du jour, indiquer une url ou une étude de référence, 
faire état de son agenda prévisionnel. 
Le micro-blogging est également un nouveau vecteur 
de messages marketing qui permet de communiquer 
de façon masquée sur la marque. La BC et le New 
York Times diffusent ainsi, à qui veut les suivre, des 
nouvelles fraîches, en avant première 
Sur mon mobile 
Parce que le micro-blogging est particulièrement bien 
adapté à la configuration mobile (taille de l’écran), les 
fonctionnalités les plus innovantes qui se développent 
aujourd’hui autour de ce nouvel outil sont fortement 
liées aux situations de mobilité. Certains services 
proposent des fonctionnalités automatiques de géo-localisation 
via l’antenne mobile à laquelle est relié le 
terminal de l’utilisateur (« je suis ici »), des indicateurs de 
disponibilité en fonction du mode d’activation sélectionné 
par l’utilisateur pour la sonnerie de son téléphone (mode 
silencieux en situation de réunion), des informations sur 
les activités futures de l’utilisateur grâce à un lien direct 
avec son agenda électronique, ou encore une information 
sur l’entourage immédiat de l’utilisateur grâce à une 
détection bluetooth des terminaux mobiles proches de son 
terminal. Jaiku est un des services de micro-blogging qui 
innovent le plus dans ces domaines. 
Micro-blogging-mania. 
L’addiction de certains utilisateurs pour ce nouveau mode 
de communication instantanée semble réelle, à l’image de 
l’accoutumance qui s’est développée autour du téléphone 
mobile. 
Pour les accros, des aggrégateurs de plateformes de micro-blogging 
ont fait leur apparition en offrant la possibilité 
de poster simultanément un même message sur plusieurs 
plateformes, comme Brabblr, (compatible avec Twitter, 
Jaiku, Frazr et Wamadu) ou TextIn (compatible avec Twitter, 
Jaiku, Yappd, Meemi, Beemood et Tumblr). 
Peut-être est-on simplement conquis par le micro-blogging 
parce qu’il nous plonge dans un état d’alerte permanente ou 
que, comme le souligne Linda Stone, écrivain et consultante 
américaine spécialiste des NTIC, la connexion continue 
répondrait à un besoin de reconnaissance sociale : « être 
occupé, être connecté, c’est être en vie, c’est être reconnu, 
c’est être important aux yeux des autres ». 
Dans le cadre de cette tendance 
microblogging Orange avec Mobile Open 
Community offre des services d’upload de 
contenus et prépare également des services 
de géolocalisation. Enfin, Mysocialplace est 
la porte d’entrée du Web communautaire dans le mobile. 
AUTEURs 
Orange 
extrait de http://www.dreamorange.fr/ 
Stéphanie Hospital et Marcelle Blandel 
Marketing Audience  publicité en ligne 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
JURIDIQUE 
Le blog se distingue habituellement des sites 
web traditionnels de par la multiplicité de leurs 
contributeurs. Ainsi, le blog s’illustre par son double mode 
d’approvisionnement en informations : le contenu du blog 
est principalement mis en ligne par l’éditeur du blog, son 
créateur et, accessoirement, chaque « billet » de l’éditeur 
du blog peut en principe être publiquement commenté par 
ses lecteurs. 
Compte tenu de cette approche duale, le rôle et la 
responsabilité des blogueurs méritent d’être clairement 
encadrés. Si la question de la responsabilité du blogueur 
au regard des contenus qu’il publie sur son blog ne pose pas 
véritablement de difficultés, reste à savoir si le blogueur 
doit être tenu responsable des messages et contenus 
éventuellement postés sur le blog par ses lecteurs (qui 
deviennent par là-même contributeurs). 
Rappelons à ce stade que l’article 6 de la loi sur l’Economie 
Numérique (LCEN) du 21 juin 2004 opère une distinction 
fondamentale entre trois principaux acteurs du web : 
le fournisseur d’accès (prestataire technique mettant à 
disposition un accès au réseau), l’hébergeur (prestataire 
technique stockant sur ses serveurs le site ou blog en vue 
de sa mise à disposition du public), et l’éditeur (à savoir 
celui qui détermine le contenu du site ou blog). 
Là où l’éditeur est normalement responsable des contenus 
qu’il publie sur son site, le fournisseur d’accès et l’hébergeur 
ne sont en principe pas responsables desdits contenus. On 
comprend alors tout l’intérêt de cette distinction. 
Ainsi, l’hébergeur n’est pas soumis à une obligation de 
surveillance à priori des contenus qu’il héberge, et n’est 
pas responsable du contenu des données qu’il héberge. 
Cependant, il doit supprimer ou rendre inaccessibles les 
données qui lui sont notifiées comme ayant un caractère 
manifestement illicite. 
Compte tenu de la source duale des contenus d’un blog, 
on peut donc légitimement s’interroger sur le statut du 
blogueur, lequel apparaît nécessairement hybride au 
regard des carcans imposés par la LCEN. 
S’agissant des éléments de toute nature (textes, images, 
vidéos, musiques, liens hypertextes, etc.) mis en ligne par 
le responsable du blog lui-même, il ne fait pas de doute que 
ce dernier en sera tenu responsable. 
S’agissant des éléments mis en ligne sur le blog par les 
internautes, en réponse à un message du responsable 
du blog, plusieurs régimes de responsabilité peuvent 
s’appliquer selon que le responsable procède à une 
modération avant la mise en ligne des messages 
(modération « à priori ») ou après la mise en ligne 
(modération « à posteriori »). Il s’agit là d’une distinction 
déjà opérée pour les forums de discussion. 
Si les messages sont modérés à priori, le responsable du 
blog prend connaissance du message avant d’autoriser sa 
mise en ligne, de sorte qu’il en endosse la responsabilité. 
En cas de modération à posteriori, le responsable du 
blog devrait en principe bénéficier du même régime de 
faveur que celui bénéficiant aux responsables de forums 
de discussion modérés à posteriori, à savoir du régime de 
l’hébergeur. 
On comprend donc que si le blogueur prend le parti de 
modérer les messages de ses lecteurs avant leur mise en 
ligne, pour éviter tout débordement, sa responsabilité sera 
plus facilement engagée. 
En tout état de cause, quel que soit le mode de modération 
choisi, le blogueur doit respecter les obligations mises à la 
charge de tout éditeur de site web par la LCEN. Il doit donc 
notamment prendre soin de s’identifier conformément aux 
dispositions de ce texte, directement sur le blog ou auprès 
de son hébergeur (dont les coordonnées figureront sur le 
blog) s’il s’agit d’un blog non professionnel. 
AUTEURs 
PDGB 
Cabinet d’avocats 
Banjamin  Julie Jacob 
INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS PDGB 
juridique 
172 
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INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 
173 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
175 INFILTRER 
LES COMMUNAUTéS 
SOM M A I R E 
Typologie des réseaux sociaux - P.176 
Utiliser Facebook pour générer du bouche à oreille - P.181 
Créer un univers virtuel autour d’une marque - P.184 
Fédérer une communauté autour d’un podcast ou d’une Webtv - P.186 
Juridique - P.188 
Sommaire Général
TENDANCE 
I. L’origine 
Un peu d’histoire 
Le concept du réseau social n’est pas nouveau. On peut 
trouver son origine dans les années 50, puis l’émergence 
d’une théorie des réseaux sociaux à partir des années 60. 
Un réseau social consiste en plusieurs groupes, 
organisations ou individus reliés entre eux par des liens 
créés lors d’interactions sociales. Tout réseau social 
possède une structure propre, où chaque membre y a une 
place définie. Le pouvoir de chacun au sein d’un réseau 
social dépend de ses relations sociales avec les autres 
membres. 
Les réseaux sociaux jouent divers rôles, dans 
l’accomplissement de soi, dans l’appartenance à un groupe, 
dans l’aide à l’embauche, dans le succès des sociétés ou 
dans l’accomplissement professionnel par exemple. 
Les réseaux sociaux modernes 
Alors que ces réseaux sociaux appartenaient à notre 
vie réelle, désormais, nous rejoignons de plus en plus de 
réseaux sociaux créés et mis à notre disposition sur le 
web. Le web communautaire n’a eu de cesse de s’amplifier 
ces dernières années, et avec lui, le besoin de retrouver nos 
amis perdus, de créer de nouveaux contacts via cette vie 
virtuelle, et bien sûr, de trouver de nouvelles formes de 
communication intemporelles avec nos amis. 
Le premier site web de réseau social fut SixDegree.com, 
ouvert en 1997, mais fermé en 2001. Ce site avait pour but 
de se construire un réseau à partir d’un cercle d’amis. Avec 
le web 2.0, les réseaux sociaux sont apparus aux quatres 
coins du web, et comptent désormais des objectifs et genres 
très différents les uns des autres. On peut aujourd’hui 
dénombrer un grand nombre de types de réseaux sociaux. 
Mais qu’est-ce qui fait le succès des réseaux sociaux ? 
Retrouver d’anciens amis et s’en faire des nouveaux : 
MySpace, Facebook, Orkut, tous ces réseaux sociaux visent 
à retrouver sur le web vos amis, vos groupes d’amis, ou de 
vieilles connaissances dont vous auriez pu perdre la trace, 
ou à faire de nouvelles rencontres. 
élargir ses contacts professionnels : 
Pour cela, on peut citer Viadeo, LinkedIn ou Ziki. Ces 
sites sont du pain béni pour les recruteurs. On peut aussi 
trouver des entreprises utilisant ces réseaux sociaux afin 
de développer leurs activités, ou de trouver de nouveaux 
partenaires. 
Animer le voisinage : 
Des sites tels que peuplade proposent d’échanger entre 
voisins les bons plans d’un quartier, ou de faire passer 
des petites annonces. On peut également y parler des 
évènements liés à son quartier, et faire des rencontres. 
Voisineo, créé en 2003, permet aussi de faire des échanges 
de services, de profiter des promotions des commerçants 
du quartier, et permet la visualisation d’une carte des 
inscrits. 
Le partage d’un centre d’intérêt : 
Des sites comme Babelio permettent la création de 
communautés autour d’un loisir commun. Babelio regroupe 
des férus de litérature, et propose de créer une bibliothèque 
virtuelle, et de partager vos lectures favorites. 
II. FONCTIONS … 
De l’usage des réseaux sociaux 
Internet est devenu le lieu privilégié pour entrer en 
communication, échanger et partager avec son réseau, 
surtout pour les jeunes générations. 
Les réseaux sociaux constituent à cet égard l’interface 
idéale pour remplir cette mission. La première moti-vation 
pour s’inscrire sur un réseau social est de pou-voir 
rester en contact avec son entourage. Deuxième 
TYPOLOGIE 
Des réseaux 
sociaux 
infiltrer les communautés 
176 
Orange  Isobar 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
infiltrer les communautés 
177 
attrait des réseaux sociaux, la possibilité de partager 
ses centres d’intérêts et ses passions constitue pour 
la moitié des inscrits une des motivations à s’inscrire. 
Si les réseaux permettent de découvrir de nouveaux 
contenus, de nouveaux centres d’intérêt, ils offrent 
également la possibilité d’aller à la rencontre de 
nouvelles personnes. Cette caractéristique est donc la 
troisième motivation pour s’inscrire sur un réseau. 
L’inscription à un réseau 
social est le plus souvent 
le fruit d’une démarche 
personnelle, 75% des inter-nautes 
qui se sont inscrits 
à un réseau social l’ont fait 
spontanément. Pour ces 
inscriptions spontanées, on 
observe toutefois quelques 
disparités d’un réseau à un 
autre. Si 93% des inscrits à 
Y ! Question Réponse le font 
spontanément, ce chiffre 
tombe à 52% sur Viadéo et 
19% sur Facebook. Ce phéno-mène 
est dû au système de 
parrainage. 
Pour plus d’un tiers des inter-nautes 
inscrits, l’ancienneté 
de l’inscription est supérieure à un an. Toutefois, si 71% des 
inscrits à Skyblog, 58% à Meetic et 55% à Copains d’Avant le 
sont depuis plus d’un an, ces réseaux continuent de béné-ficier 
de nouvelles adhésions malgré l’arrivée de réseaux 
concurrents comme MySpace ou Facebook. 
L’adhésion à un réseau social semble ne pas être exclusive, 
les internautes pourraient privilégier une multi-inscription 
afin de tirer profit du potentiel de chaque réseau. 
La connexion à son espace personnel fait désormais partie 
d’un usage presque quotidien de la part des internautes à 
l’image des connexions à sa messagerie. 
En effet, en moyenne, près de la moitié des inscrits (46%) à 
un réseau le consulte tous les jours ou presque. MySpace, 
Skyblog et MSN Spaces sont les réseaux sur lesquels 
les internautes sont le plus assidus. Ce sont également 
des plateformes qui proposent d’éditer des blogs, cette 
particularité explique la connexion quasi quotidienne à 
son espace personnel. 
Parce que pour rester en 
contact avec son entourage, 
il est plus facile de conserver 
son identité, la plupart des 
internautes (67%) utilisent 
leur identité réelle sur les 
réseaux sociaux. 
Toutefois, on observe une 
certaine disparité selon les 
réseaux sociaux considérés. 
En effet, cette tendance 
est inversée sur certains réseaux, notamment Match. 
com où 67% des inscrits utilisent une identité modifiée (ils 
sont 48% sur Meetic), 59% des inscrits de Yahoo ! Questions 
Réponses et 49% des inscrits à MySpace s’identifient sous 
la forme d’un surnom ou d’un avatar. 
Si pour 42% des inscrits, l’une 
des principales motivations 
à l’inscription est d’obtenir 
un maximum de contacts, 
la plupart des internautes 
(61%) totalisent moins de 
10 contacts sur leur réseau. 
En revanche, c’est sur Sky-blog 
(66%), Facebook (62%) 
et MySpace (58%) que les 
internautes disposent d’un 
carnet d’adresses plus étof-fé 
(supérieur à 10 contacts). 
Pour 55% d’entre eux, ils 
connaissent réellement ces 
personnes. 
L’invasion des réseaux sociaux verticaux 
Le paysage des réseaux sociaux est aujourd’hui dominé 
par Facebook. Mieux conçu, mieux positionné et 
surtout ouvert à des éditeurs-tiers grâce à sa Facebook 
Platform. De part sa position dominante (et sa croissance 
exponentielle), Facebook est en théorie à l’abri d’autres 
concurrents (MySpace, Hi5…). En théorie car les réseaux 
sociaux de niche vont venir bousculer la donne en 
proposant des espaces de rencontre et d’échanges bien 
plus ciblés, c’est en quelques sorte la théorie de la 
longue traîne appliquée aux réseaux sociaux. 
En plus des réseaux sociaux de niche (ciblés sur des centres 
d’intérêts comme l’automobile, le sport…) nous voyons 
apparaître des réseaux sociaux verticaux qui vont venir 
grignoter les platebandes de réseaux comme LinkedIn, 
Xing ou Viadeo. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils 
s’adressent à des métiers non (ou très peu) couverts par 
ces réseaux à tendance élitiste. 
Il existe ainsi un certain nombre de réseaux sociaux verti-caux 
s’adressant à des professions parfaitement ciblées : 
Hairflix pour les professionnels de la coiffure et de la 
beauté ; 
MilitaryNetworks pour les militaires ; 
Sermo pour les chercheurs et professionnels de la santé ; 
VirtualWorldsConnect pour les professionnels des uni-vers 
virtuels ; 
Zolve pour les agents immobiliers ; 
Catalyze pour les ergonomes et experts de l’utilisabilité… 
Il est bien évident que la somme des membres de ces 
réseaux sociaux verticaux ne dépasse pas encore le nom-bre 
de membres de Facebook. Par contre ces réseaux 
offrent un niveau de ciblage beaucoup plus fin qui peut 
fortement intéresser les annonceurs. 
Encadré billet du 9 octobre 2007 du blog www.fredcavazza.net. 
Quelles ont été les princi-pales 
motivations pour vous 
inscrire sur ces sites ? 
A quelle fréquence vous 
connectez-vous 
à votre espace personnel ? 
Lorsque vous avez créé 
votre espace personnel 
vous avez donné...? 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
Du virtuel au réel 
En plus de rester en contact avec son entourage, les 
réseaux sociaux représentent également l’opportunité de 
rencontrer de nouvelles personnes. C’est d’ailleurs pour 48% 
des inscrits une des motivations de leur démarche. Dans 
ce contexte, 44% des internautes inscrits ont déjà établi de 
nouveaux contacts. Ces nouvelles relations donnent lieu 
à des échanges «virtuels» peu réguliers. Toutefois, il y a 
un relais du virtuel au réel puisque 32% des individus 
ayant établi de nouveaux contacts les ont déjà rencontrés 
physiquement. Ces rencontres se sont pour l’essentiel 
(92%) déroulées pour des raisons personnelles et ont été 
relativement satisfaisantes (87%). 
III. ADHESION… 
Et la pub ? 
60% des internautes inscrits 
sur un réseau social ont été 
exposés à de la publicité. 
Jugée majoritairement 
intrusive (56%), la publicité 
est néanmoins appréciée 
par 34% des internautes 
pour son caractère infor-matif 
et par 18% pour son 
aspect divertissant. 
Près de 40% des internau-tes 
ont cliqué sur le format 
publicitaire pour y découvrir 
le site de la marque. 
Parmi eux, les trois-quarts ont 
participé à un jeu concours et 
60% ont rempli un question-naire. 
Une marque peut être présente 
de différentes manières sur 
les réseaux sociaux. Toutefois, 
les réseaux sociaux offrent 
la possibilité pour un 
annonceur d’adopter une 
nouvelle posture en prenant 
la parole en tant qu’indi-vidu 
et en engageant ainsi 
la conversation avec ses 
consommateurs. 
Les marques peuvent créer des espaces dédiés, à l’instar 
des internautes qui créent leur page personnelle sur ces 
sites, donner des informations, présenter leurs produits et 
offrir des contenus exclusifs (vidéos, clips, goodies…) aux 
internautes. 
Les internautes ayant déjà visité des espaces de marques 
ont le plus souvent (58%) consulté du contenu ou visionné 
des vidéos. 
La messagerie instantanée : 
premier réseau social 
Lorsque vous avez visité l’espace dédié de la marque 
au sein du réseau, qu’avez-vous fait ? 
Avec 80% des internautes interrogés qui l’utilisent, 
la messagerie instantanée constitue le premier réseau 
social du fait de ses multiples caractéristiques (converser 
en direct, avec une ou plusieurs personnes simultanément, 
disposer de l’intégralité de son carnet d’adresses, informer 
directement son entourage de son statut…). 
Par ailleurs, si 94% des 15-24 ans utilisent une messagerie 
instantanée, cet outil de communication s’est généralisé 
aux générations plus âgées (83% des 25-34 ans l’utilisent 
ainsi que 71% des 25-49 ans). 
Au-delà d’un usage massivement répandu, l’utilisation 
d’une messagerie instantanée fait désormais partie du 
quotidien des internautes. En effet, 62% des utilisateurs 
s’en servent tous les jours ou presque et essentiellement 
pour un usage personnel (84%). 
Les internautes peuvent disposer sur leur messagerie de 
l’intégralité de leur répertoire, aussi, le nombre de contacts 
est souvent supérieur à ceux précédemment indiqués dans 
les réseaux sociaux. Une majorité (59%) dispose de 10 à 50 
contacts sur leur messagerie instantanée. 
Plus de la moitié des utilisateurs (53%) a déjà été exposée 
à de la publicité sur leur messagerie, la moitié d’entre 
eux l’a jugée intrusive, mais 30% d’entre eux l’ont trouvé 
divertissante. 
Les annonceurs peuvent utiliser cet outil de commu-nication 
comme support publicitaire de différentes 
manières. Ils peuvent proposer aux internautes de 
télécharger des goodies (émoticônes, fonds d’écran, 
avatar…) pour personnaliser leur messagerie, 26% des 
utilisateurs l’ont déjà fait. 
La marque peut également converser via la messagerie 
avec ses consommateurs, c’est le cas de 8% des internautes 
qui ont déjà eu une conversation avec une marque via leur 
messagerie… 
AUTEURs 
Orange pour la partie I 
ISOBAR pour le reste 
Et www.fredcavazza.net 
180 pour l’encadré sur les réseaux sociaux verticaux 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG 
Au sein de vos différents 
réseaux sociaux, avez-vous 
déjà été exposé à...? 
Si vous avez cliqué sur 
le format publicitaire, 
qu’avez-vous fait sur le site 
de la marque ?
technique 
fiinlerrt les coammntuués Beinsssu Lab 
infiltrer les communautés 
181 
Le plus social des réseaux… 
Créé en février 2004 comme « trombinoscope » destiné 
aux étudiants d’Harvard, Facebook était encore un 
réseau social inconnu de la majorité des internautes il y 
a moins d’un an. C’est aujourd’hui une véritable machine 
de guerre communautaire qui se propage à travers la 
planète comme une traîné de poudre : plus de 70 millions 
de membres dans le monde(1) dont plus de 1,3 millions de 
Français(2), 400 000 nouveaux utilisateurs par jour(3), 
c’est aujourd’hui le deuxième réseau social dans le monde 
en termes de trafic(4). Plus de 20 000 applications ont 
été créées sur la plateforme Facebook et 140 nouvelles 
applications sont ajoutées chaque jour(5). On pourrait sans 
crainte se lancer dans la surenchère aux chiffres, presque 
instantanément obsolètes, tant le phénomène semble 
irrésistible. Au-delà de ce développement spectaculaire, 
il est urgent de s’interroger sur les enjeux et le potentiel 
réels que constitue Facebook, et de manière générale, les 
réseaux sociaux pour les marques. 
Facebook est d’abord un réseau social qui permet à ses 
utilisateurs d’entrer des informations personnelles 
(page profil) et d’interagir avec d’autres utilisateurs. 
Les informations renseignées concernent l’état civil, 
les études et les centres d’intérêt. Ces informations 
permettent de retrouver les utilisateurs partageant les 
mêmes centres d’intérêt. Ces derniers peuvent former des 
groupes et y inviter d’autres personnes. Les interactions 
entre membres, d’abord fondées sur la convivialité 
(« poker » un ami, offrir un drink), incluent le partage de 
correspondance et de documents multimédias. On touche 
là le « nerf sensible », le point de levier fantastique que 
peut offrir Facebook : être intégré dans des groupes liés 
par une communauté d’intérêt, aussi varié que les goûts 
culinaires, le rugby, l’insertion des handicapés, les jeux 
video, etc. Car les marques peuvent évidemment jouer 
un rôle de support, de signe ou de stimulateur de ces 
multiples centres d’intérêt des internautes. Mais dans un 
environnement communicationnel où la marque ne peut 
être intrusive : elle n’« entre » dans une communauté qu’à 
la condition d’y avoir été « invitée » par un utilisateur. Sur 
Facebook, les marques sont d’une certaine façon logées à la 
même enseigne que les utilisateurs. Pour être introduites 
et mises en relation avec le réseau, elles doivent être 
« cooptées » par les internautes. La marque sort donc 
de son univers purement commercial et contrôlé pour 
« appartenir » davantage à ses consommateurs et circuler 
plus librement dans leurs échanges. 
La force d’un modèle 
fondé sur l’«électif» 
et le «sélectif» 
La plate-forme offre différents moyens de rentrer en 
contact avec des coeurs de cible plus ou moins importants, 
toujours unis par une logique affinitaire : 
La marque, comme l’utilisateur, peut créer son profil 
sur une page. L’un et l’autre peuvent aussi créer des 
applications « brandées » que chacun peut installer sur son 
profil, son bureau d’ordinateur ou sa page web personnelle. 
C’est le cas de l’application Jobster qui permet de trouver 
un emploi sur Facebook, ou de l’application « Recettes de 
cuisine » de Goosto.fr qui propose un éventail de recettes 
qu’on peut afficher sur son profil et partager avec son 
réseau. On peut aussi organiser des événements et des 
rencontres qui fédéreront certains groupes d’intérêt, et 
inviter ainsi les « gamers » au lancement de Grand Theft IV, 
ou bien encore monter un groupe réunissant des contacts 
autour d’une initiative (« qui veut se cotiser pour m’offrir 
un I-phone ? »). Dans tous les cas de figure, l’enjeu pour 
les marques consiste à utiliser les réseaux des acteurs du 
web et des influenceurs pour diffuser des messages et des 
applications. Les applications développées par les marques 
aujourd’hui sont surtout ludiques mais elles peuvent 
prendre par leur souplesse et leur simplicité de multiples 
aspects business, comme recruter des collaborateurs 
en ligne, créer une place de marché mondiale ou encore 
développer des partenariats avec d’autres marques. C’est 
aussi un outil fédérateur pour l’interne, lorsque l’on fait 
participer les employés au déploiement de la marque sur 
Facebook. Il est également possible d’utiliser Facebook 
comme un média à part entière, en achetant de l’espace 
et en diffusant des spots publicitaires, sur sa page ou son 
application par exemple. Mais on l’a compris, l’essentiel 
n’est pas là. La singularité absolue de Facebook, c’est de 
renouveler complètement le modèle de communication, 
puisque c’est l’utilisateur qui devient une sorte d’ « interface 
media » sélective de la marque pour d’autres utilisateurs. En 
rentrant sur Facebook, une marque a soudain l’opportunité 
d’exister dans un espace qui n’appartient pas aux marques 
mais à des individus liés par des communautés d’intérêt. 
Pour autant, bien sûr, qu’elle accepte les règles du jeu de 
ce nouveau territoire, sur lequel règne en maître la toute-puissance 
de l’intérêt communautaire. 
Utiliser Facebook 
pour générer 
du bouche à oreille 
(1) Statistiques Facebook, mai 2008 
(2) AndreaMedia (date ?) 
(3) Idem, statistiques novembre 2007 
(4) Statistiques ComScore, mai 2008 
(5) Statistiques Facebook, mai 2008 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Ce qu’implique 
le régime 
communautaire 
pour une marque 
On voit se dessiner un des défis principaux sur Facebook : 
comment intéresser une communauté de prescripteurs et 
d’early adopters, dans une relation libre, tout en gardant 
un minimum la main sur sa communication ? Car le prix à 
payer pour bénéficier de la prescription et de la propagation 
communautaires, c’est d’accepter de ne pouvoir contrôler à 
100% l’image de sa marque et sa communication, accepter 
de « lâcher prise » dans une certaine mesure…En effet 
les commentaires échangés par une communauté sur 
l’événement organisé par une marque ou sur un lancement 
de produit ne sont pas maitrisables. Mais prendre le 
risque de cette neutralité, c’est précisément ce qui fonde 
la force des informations qui circulent et ce qui crée de 
la valeur à la fois pour l’internaute et pour la marque. 
En revanche la marque peut garder la main sur certains 
types d’information, comme les commentaires postés sur 
le « discussion board » ou les « reviews » de sa page. Les 
commentaires des utilisateurs du jeu Grand Theft Auto IV 
postés sur la page de Sony Playstation sont, on s’en doute, 
filtrés au préalable. Mais ils ne posséderont pas la même 
force d’attraction et de conversion que si l’application 
du même jeu m’est présentée par un ami sur sa page de 
profil. 
En outre, qui dit logique communautaire dit logique 
égalitaire. Ce qui signifie que tout le monde étant sur le 
même modèle, les utilisateurs aussi bien que les marques, 
la concurrence est forte entre les annonceurs. Facebook 
exige aussi une très forte réactivité des annonceurs, face 
au temps d’actualité très court d’une application, vite 
démodée par de nouvelles applications. 
Mais on ne doit pas s’y tromper. La richesse des perspectives 
qu’ouvre Facebook dépasse largement la somme de ses 
inconvénients potentiels, pour peu qu’on comprenne 
sa logique et ses principaux axes d’utilisation pour les 
marques. 
Les quatre modes 
de communication 
principaux 
sur Facebook 
Regardons à présent d’un peu plus près les quatre grands 
axes de communication offerts par la plate-forme aux 
marques et annonceurs. 
1- L’application 
Les annonceurs peuvent assez facilement créer une 
application sur Facebook grâce à l’API Opensource, pour 
proposer une activité aux utilisateurs, ludique ou utile, 
en rapport avec leur champ de compétence. L’application 
Sony Music Box met ainsi à disposition des inscrits des 
clips musicaux à disposer sur son profil Facebook. Ce qui 
permet aux amateurs de se reconnaître et de partager, et à 
Sony de communiquer et de promouvoir ses artistes. Dans 
un tout autre registre, l’application Jobster est avant tout 
un moteur d’offres d’emploi, qui fait aussi le lien entre 
l’annonce du recruteur et le profil Facebook de l’utilisateur 
et qui liste les entreprises dans lesquelles travaillent les 
amis de l’utilisateur. Dès l’instant où l’utilisateur installe 
l’application d’une marque sur sa page, cette dernière 
va voir sa diffusion croître automatiquement grâce au 
réseau d’amis et bénéficier d’une visibilité sans frontière. 
L’intérêt pour la marque étant en outre de « rendre un 
service » à tous ces utilisateurs, quelque soit la nature 
de son application. Les limites actuelles résident dans la 
difficulté de se différencier parmi les 20 000 applications 
existantes, compte tenu de l’obligation de se conformer 
au graphisme Facebook. Mais la personnalisation est 
aujourd’hui envisageable, moyennant une augmentation 
des coûts. 
2- La page de profil 
A l’image d’un utilisateur individuel, une marque 
peut créer sa page de profil Facebook. C’est un espace 
entièrement géré par la marque. Elle peut y regrouper des 
fans ou des prospects, recruter des influenceurs ou des 
early adopters. Elle y diffuse toute sorte d’informations 
auxquelles peuvent réagir les utilisateurs. On peut 
aussi vendre en ligne et gérer des événements. La page 
Sony Playstation présente par exemple des videos sur la 
Playstation 3 commentées ensuite par les utilisateurs ; 
mais également un « discussion board » où les utilisateurs 
s’échangent des conseils pour se connecter au PSP store en 
ligne lorsque le pays d’origine ne possède pas de magasin 
PSP…Les membres peuvent discuter entre eux grâce au 
wall post et au forum. Le simple visiteur de la page peut 
activer la rubrique « Become a fan » et constituer ainsi une 
base de données pour la marque qui peut diffuser alors des 
messages ciblés à ce public qualifié qui pourra jouer un 
rôle de prescripteur auprès de son réseau. 
182 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
infiltrer les communautés 
183 
3- Les événements 
Dans cet univers affinitaire, les marques ont la possibilité 
d’organiser des événements et d’y inviter les communautés 
concernées. Sur sa page événement, Victoria Secret invite 
les Facebookers à venir au défilé de la marque. La marque 
fait ainsi découvrir sa nouvelle collection en exclusivité 
à un groupe qui devient privilégié. Les fans reçoivent 
l’invitation ou découvrent des informations en avant-première 
et peuvent ensuite relayer vers leur réseau d’amis, 
avec une efficacité bien supérieure à ce qu’obtiendrait 
la marque elle-même. La gestion d’événement à partir de 
Facebook vient donc nourrir et maximiser la logique de 
cooptation et d’invitation qui régit la communauté. 
4- Les groupes sponsorisés 
Enfin n’importe quel Facebooker peut monter un groupe 
autour d’un objectif. Il peut s’agir de rassembler des 
gens « qui veulent se cotiser pour offrir des caleçons à 
Franck », ou plus sérieusement, comme le fait le groupe 
Apple Student, de proposer des produits qui renvoient 
directement sur l’Apple store américain. Pour Apple, c’est 
la possibilité d’entrer en relation avec les participants 
et de promouvoir les nouveaux produits ciblés sur les 
étudiants. La marque crée du trafic sur son site de vente 
en ligne, tout en regroupant ses fans. Apple compte plus de 
420 000 membres dans son groupe. A partir d’un groupe, 
une marque peut véritablement engager un processus 
collaboratif et même co-créatif avec les membres, en 
recueillant leurs avis pour améliorer un service ou un 
développement de nouveau produit, ou générer des idées 
pour une communication de lancement par exemple. 
Opportunité 
ou obligation ? 
A l’heure où l’on écrit, Facebook est encore en train 
d’évoluer, dans ses chiffres, dans ses pratiques, dans ses 
applications. Matière perpétuellement mouvante, elle n’est 
aujourd’hui que partiellement explorée. Mais il est certain 
que sa souplesse, alliée à l’importance croissante du fait 
communautaire, font de sa plate-forme un territoire 
stratégique que toute marque devra explorer et conquérir, 
pour peu qu’elle ait saisi l’ampleur du renversement de 
perspective que Facebook est en train d’installer. Facebook 
signe l’affaiblissement d’un modèle de communication 
« monarchiste », qui impose un message contrôlé à la 
masse, pour populariser un modèle de communication 
« égalitaire », mais électif, éclairé et participatif. Faut-il 
résister à un mouvement qui s’inscrit dans le sens de 
l’Histoire, ou bien plutôt l’anticiper et l’accompagner ? 
AUTEUR 
Business Lab 
Directeur des Stratégies 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TECHNIQUE 
A une époque où les jeunes regardent de moins en moins 
la télévision et l’on étend l’interdiction de la publicité à 
un nombre croissant de produits destinés aux jeunes, 
comment une marque peut elle continuer de communiquer 
avec les jeunes en utilisant les nouveaux supports de la 
communication interactive et en apportant une valeur 
ajoutée qui légitime et renforce sa présence ? 
Les univers virtuels communautaires qui rencontrent un 
succès considérable auprès des jeunes constituent une 
réponse efficace, à condition d’en respecter les codes. 
Un phénomène puissant 
qui peut être utilisé 
par les marques 
Définition générale des univers virtuels 
Les univers virtuels sont des reproductions numériques 
en 3D d’univers réels ou imaginaires dans lesquels les 
internautes peuvent évoluer à l’aide d’avatars. Ces univers 
sont multi-joueurs car ils permettent à des milliers 
d’internautes de se connecter en même temps, d’agir et de 
dialoguer ensemble. 
Le plus souvent ces univers proposent des expériences sans 
fin, dans la mesure ou la mécanique repose le plus souvent 
dans l’amélioration continuelle de leurs personnages et de 
leurs possessions virtuelles. 
L’interaction en temps réel de milliers de joueurs –parfois 
à un niveau international- apportent une forte dimension 
communautaire à ces univers ou les joueurs se regroupent 
par affinité en groupes d’amis. 
L’attachement des internautes à leurs joueurs et à 
l’univers qu’ils contribuent à créer explique la puissance 
de fidélisation, qui va parfois jusqu’à l’addiction plus ou 
moins temporaire, à ces univers. Ces univers font office 
de mondes parallèles dans lesquels les joueurs peuvent 
développer d’autres aspects de leur personnalité. 
On peut distinguer : 
Les MMORPG, univers virtuels de jeux massivement 
multi-joueurs, de type World of Warcraft, fondés essentiel-lement 
sur des mécaniques de jeux et de quêtes 
Les univers virtuels communautaires, organisés essentiel-lement 
autour du développement par les joueurs de leurs 
personnages, animaux familiers, attributs ou lieux (chambre, 
ville, zoo…), et les échanges entres les internautes. Dans ce 
groupe on retrouve des univers comme Second Life ou Habbo. 
Comment ces univers 
peuvent-il être appréhendés 
et utilisés par les marques ? 
Quels sont les bénéfices 
que les marques peuvent 
tirer de ces univers virtuels ? 
La présence d’une marque dans un univers virtuel poursuit 
les mêmes objectifs et apportent les mêmes bénéfices que 
sa présence dans le monde réel, dont le monde virtuel n’est 
le plus souvent qu’une reproduction imaginaire : notoriété, 
image, proximité, fidélisation, conquête de nouveaux 
prospects et même vente en ligne. 
Les différentes approches 
Les univers virtuels édités par les éditeurs de jeux 
n’autorisent pas toujours la présence des marques (à l’image 
de world of warcraft). Les marques peuvent néanmoins 
intervenir via les extensions Internet que génèrent le 
plus souvent ces jeux en réseau (portails d’information et 
communautaires de joueurs, blogs…). Une marque peut par 
exemple afficher des bannières sur ces sites, sponsoriser 
des compétitions, organiser des événements et animations 
qui mettent en valeur les joueurs… 
D’autres univers multi-joueurs sont ouverts aux marques 
dans la mesure ou elles contribuent à l’animation et au 
développement du monde virtuel (Second life, habbo…). 
Enfin, une marque peut créer un univers parallèle pour ses 
propres besoins de marketing relationnel avec ses clients 
et prospects. C’est le cas de Mattel avec barbiegirls.com, de 
Bratz avec be-bratz.com, d’Intermarché avec le Zigosclub 
(univers virtuel pour les enfants, dans le cadre de son 
programme de fidélisation) ou de Pepsi avec Pepsi World. 
CréER UN UNIVERS virtuel autour d’une marque 
infiltrer les communautés 
184 
L’Enchanteur des nouveaux médias 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
infiltrer les communautés 
185 
On voit également des associations ou des campagnes 
d’intérêt général s’emparer de cette manière innovante de 
toucher les jeunes afin de faire de la pédagogie et rendre 
ludique et attractive des informations qui ne le sont pas 
à priori. Ainsi la collective du sucre a développé le monde 
virtuel de sucreville pour les enfants. L’INPES a créé un 
univers dans l’immeuble de la Toxic corp afin d’encourager 
aux adolescents de prendre connaisance d’infomation sur 
le tabac. La filière professionnelle de la Boucherie a recrée 
une boucherie virtuelle pour donner une idée moderne de 
son activité, etc… Les applications sont infinies. 
Les règles, 
ou plutôt les codes, 
à respecter 
Le règle essentiel pour les marques est de respecter les 
codes de l’univers dans lequel elles interviennent, de 
comprendre les motivations des internautes, afin de leur 
apporter une valeur ajoutée qui leur permettra d’être 
acceptées et appréciées. 
Quelques univers virtuels créés par les marques sont des 
échecs car la marque a crée un monde ou son auto promotion 
et trop prégnante. Dans un monde virtuel, la marque doit 
savoir rester discrète, avoir une approche subtile de sa 
communication, créer de la notoriété et de l’adhésion en 
proposant une contribution appréciée des internautes, 
qui fait sens vis à vis de ses objectifs marketing mais aussi 
au sein de la communauté. 
Une tendance puissante 
que les marques devront 
prendre en compte 
Un marché en pleine explosion 
Le succès extraordinaire et durable de World of Warcraft 
(20 millions de joueurs, sur tous les continents, depuis 3 
ans), de Habbo (7,5 millions de visiteurs), de Second Life ou 
de Neopets (8 millions de visiteurs) marquent l’entrée en 
scène d’une nouvelle forme de communication interactive 
qui est peut être le prélude à une nouvelle manière 
d’aborder l’Internet et la vie sociale dans son ensemble. 
Ces univers sont très fidélisateurs et chronophages. Le 
temps passé l’est au détriment des autres médias. Les 
marques qui négligeront ces nouveaux supports et cette 
nouvelle approche s’excluront donc d’elle-même d’un 
espace important. Elles se privent aussi d’un moyen de 
communication innovant, riche de possibilités, performant 
en terme de marketing relationnel et valorisant pour la 
marque. 
En conclusion 
Dans un proche avenir les marques souhaitant fidéliser les 
jeunes et entretenir avec eux des relations fructueuses et 
durables devront prendre en compte les univers virtuels, 
soit pour s’intégrer dans des univers existant (publicité, 
marketing viral, vente…), soit pour en créer un nouveau à 
destination de leurs clients dans le cadre de leur marketing 
relationnel et de leur programme de fidélisation. 
AUTEUR 
L’Enchanteur 
des nouveaux médias 
Arnaud Dassier 
Directeur associé 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
WEB TV ET PODCASTS 
Portés par des avancées technologiques significatives 
mais tributaires de ces mêmes évolutions, ces deux 
supports de contenus ont eu un parcours différent dans 
leur développement et leur démocratisation. Ils sont 
cependant devenus des outils prépondérants dans 
l’utilisation que font du Web, medias, annonceurs et 
internautes alléchés par les 63 millions d’auditeurs de 
podcasts et les 160 millions de consommateurs de vidéos 
en ligne attendus en 2010. 
Les Web TV et les Podcasts ont en commun d’être corollaires 
aux progrès et initiatives technologiques. 
Le podcasting (contraction du nom iPod, le baladeur 
numérique d’Apple et du terme anglais broadcasting) est 
un procédé de diffusion automatique de fichiers sonores 
ou vidéo sur Internet. 
Le podcasting utilise, en plus du contenu audio ou vidéo, 
des données descriptives et des métadonnées liées aux 
fichiers, comme la date ou le titre, un résumé, un chapitrage 
(une fonctionnalité capitale à l’air du tout zapping qui 
assoit sa position privilégiée dans le nomadisme actuel), 
etc. Ces fonctionnalités avancées sont disponibles sur les 
fichiers au format MPEG-4. 
Les fichiers podcasts sont généralement mis à disposition 
gratuitement. Ils sont émis par différents types de sources 
et reçus dans un lecteur qui compile les émissions. On peut 
alors les écouter sur ce lecteur, les télécharger sur son 
ordinateur ou les transférer sur son baladeur. 
L’approche technologique du podcasting se différencie de 
la radiodiffusion et de la télédiffusion par une action pull 
plutôt que push. Les auteurs publient des fichiers mais 
c’est aux auditeurs d’administrer une liste de lecture avec 
leurs différentes souscriptions. Le téléchargement des 
fichiers est alors automatisé et issu des multiples sources 
qu’ils ont choisi. En d’autres termes, c’est l’auditeur qui 
décide et les mises à jour des nouvelles émissions seront 
automatiques dans leur propre agrégateur. 
En ajoutant les technologies nécessaires au télécharge-ment 
automatique de fichiers audio et vidéo, le podcast 
a été popularisé par les blogs ainsi que sur les sites de 
certains diffuseurs « traditionnels ». La disponibilité des 
baladeurs numériques et le virage qu’ont pris les diffuseurs 
de masse (radio et télévision) augmentent rapidement la 
popularité de ce mode de diffusion. On retrouve très vite 
l’ensemble des Tycoon des medias qui diffusent leurs 
émissions en différé par la méthode des flux RSS. 
Si Podcasts et WEB TV semblent être parallèles dans 
leur montée en puissance, l’histoire des WEB TV est plus 
accidentée. 
C’est en janvier 1997 qu’apparait le mot WebTV bien qu’il ne 
caractérisait à l’époque que la connexion d’un téléviseur 
sur Internet ! Bien loin en effet du diffuseur de contenus. 
Mais 1997 est bien l’année clé, avec l’arrivée sur du logiciel 
gratuit Real Vidéo de la firme Real Network, permettant de 
lire de la vidéo en ligne. 
Les années 2000 s’ouvrent sur une mini révolution pour 
les WEB TV : le streaming. 
L’apparition d’offres à haut débit (Akamai, KpnQwest…) 
permet alors une augmentation sensible des vitesses de 
transferts de données et permet, en effet, la possibilité 
aux premiers streaming de vidéos de naitre. 3 standards 
s’opposaient alors : la technologie Real media, la plus utili-sée, 
suivi par Windows media Player et QuickTime d’Apple. 
Ce moment verra l’émergence des entreprises multimédia. 
La bataille du Streaming s’engage alors. La bulle Internet, 
comme elle sera nommée, n’est pas encore sur le point 
d’éclater et les analystes financiers s’enflamment très 
logiquement autour de ce nouveau segment. Acteurs 
majeurs, capital risker, le monde des technologies est en 
effervescence. 
Après Canal Web en 1998, pionnier du genre, le début 
des années 2000 voit naître de nombreuses sociétés qui 
se partagent le haut de l’affiche. Apparaissent alors de 
nombreuses Web TV positionnées sur des segments très 
divers, dont certaines viennent même s’opposer de manière 
frontale aux mastodontes des medias. 
Canal Web s’associe au syndicat de la presse quotidienne 
régionale afin d’étendre son champ. L’engouement est 
énorme. Les stars des medias, les milieux les plus branchés 
cèdent aux sirènes de ce mouvement « libertaire et révolu-tionnaire 
». Chacun voulait en être et tous en étaient. A tel 
point que des programmes de niches improbables (bridge 
tv !) trouvaient sans problème une place sur ces nouvelles TV. 
Et la bulle explosât ! 
Manque de rationalité, modèle économique fantasque, 
technologies immatures, les raisons sont diverses mais le 
résultat sans équivoque. La bulle aurait pu faire Pschitt, 
elle a fait Paff ! 
Groggy, sonné, le monde des web tv accuse le coup et les 
défections sont légions. 
Canalweb leader européen, dépose son bilan et met en veille 
ses activités de production d’émissions. Elle rejoint donc 
le cercle conséquent des web télés mortes certainement 
fédérer une communauté 
autour d’un podcast 
ou d’une Webtv 
infiltrer les communautés 
186 
Direct Interactive 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
infiltrer les communautés 
187 
de n’avoir pas su garder et de n’avoir pu limiter une 
implication financière disproportionnée face à un mode 
de diffusion si jeune. 
La gueule de bois durera un moment. Il faudra attendre 2005 
et plusieurs facteurs convergents pour que la diffusion de 
programme audiovisuel connaisse un second souffle. 
L’arrivée du haut débit et les renforts technologiques 
relancent les Web TV 
La diffusion étendue du haut débit avec des coûts compé-titifs 
de bande passante, la démocratisation de la techno-logie 
Flash, une maitrise des modèles économiques sur 
Internet et les Web TV reviennent à la vie. 85% des internau-tes 
français sont connectés en haut débit, la France étant 
le pays le mieux connecté d’Europe. Cette véritable révolu-tion 
déroule un boulevard aux diffusions de contenus. 
Les jeunes particulièrement plébiscitent les WEB TV. Cette 
fois-ci moins de place à l’amateurisme. Les grands groupes 
s’accaparent ce renouveau avec une diffusion de contenus 
essentiellement d’Entertainment. Vidéos divertissantes, 
séries, clips font le bonheur des 15-24 ans, les plus de 35 
ans privilégiant quant à eux l’information et le sport. 
Selon une étude réalisée par l’association des éditeurs en 
ligne et Franck N. Magid Associates, 5% des internautes 
américains regardent des vidéos quotidiennement, 24 % de 
manière hebdomadaire, et 46 % chaque mois. Au moins 66% 
de la population consultée a vu de la vidéo en ligne et 29% 
a réagi sur le contenu. 
Les premières publicités vidéo apparaissent sur les 
réseaux tels YouTube ou Daylimotion. D’abord sur un mode 
« influenceurs ». Les networks et autres maisons de disques 
proposent des vidéos de leurs artistes, des bandes annonces 
de films ou de séries. Puis de façon plus assumée. En plus 
des liens sponsorisés, YouTube propose ses premières 
publicités vidéo, mélangées avec les contributions des 
internautes. Baptisées «Participatory Vidéo Ads », ces 
vidéos, réels outils promotionnels peuvent - au même titre 
que les autres vidéos - être commentées, notées ou ajoutées 
en lien sur les blogs de façon à créer un buzz. 
Les deux modes de diffusion de contenus deviennent 
une manne financière qui ne peut laisser indifférent. 
Google, grand sachem du web comprend très vite 
l’importance et l’impact de l’e-vidéo et se positionne. 
Google entame très vite la généralisation de la publicité 
vidéo. La diffusion de vidéos trouve là son utilisation 
commerciale la plus aboutie à ce jour. 
Le podcasting, quant à lui connait ces trois dernières 
années une mue toute aussi libératrice. Mot de l’année 
2005 par le New Oxford American Dictionary, le podcast 
continue son déploiement et trouve sa place sur l’échiquier 
de la communication online. De nombreuses études 
révèlent année après année une pénétration de plus en plus 
importante. Des chiffres sans doute surestimés surtout 
pour ce qui concerne l’Europe, mais qui confirme le fait que 
les podcasts sont loin d’être un épiphénomène. Aux Etats- 
Unis, par exemple, près d’un tiers des internautes sait ce 
qu’est un podcast et les deux tiers sont familiers avec le 
terme, selon une étude menée par TNS pour Podtrac fin 
2005. Le profil des consommateurs de podcasts semblent 
se diversifier. Très jeune et masculin il y a encore 4 ans, 
les femmes sont de plus en plus nombreuses à écouter des 
podcasts et l’âge des utilisateurs s’étend. Cependant les 
experts s’entendent sur le fait que nous ne sommes qu’au 
début de l’ère podcast. Le cabinet Bridge Rating parie sur 
un public en forte croissance avec un nombre d’auditeurs 
de podcasts qui pourrait atteindre 63 millions d’ici 2010. 
Aujourd’hui maitrisés, la maturité de ces supports 
permet enfin d’entrer dans une phase de prospective et 
d’explorer les possibilités offertes sur le plan des contenus, 
professionnalisés, et de l’exploitation de ces plates-formes 
pour les entreprises et les publicitaires. 
Les publicitaires et leurs annonceurs encore circonspects 
sur l’impact du web il y a quelques années ont bien saisi 
aujourd’hui que la libération du haut débit ajoutée au 
mode de consommation de plus en plus nomade et une 
volonté d’avoir des contenus libérés de toutes contraintes 
rendent Internet non seulement incontournable mais 
surtout attractif dans sa possibilité de couverture de cible 
et son coût encore accessible. 
Les amateurs de vidéos en ligne seront de plus en plus 
nombreux selon les spécialistes, comme le cabinet 
eMarketer. D’après ses estimations, ils devraient passer à 
près de 157 millions en 2010. Selon les spécialistes l’e-pub 
vidéo représente en 2007 près de 3% des investissements 
publicitaires en ligne, pour un montant qui serait proche 
de 500 millions de dollars. En France, la publicité classique 
sur Internet est passée en 2007 devant l’affichage en 
terme d’investissements publicitaires brut et selon les 
prévisions devrait dépasser la radio cette année. Mais le 
Net a très vite généré des actions publicitaires alternatives 
et les grands groupes media comme les marques ont pris 
possession des web tv et du podcasting pour promouvoir 
leurs produits. Les web TV se posent en vecteur d’image 
pouvant installer une relation plus « décontractée » avec 
les internautes. Certaines entreprises pensent aujourd’hui 
leur positionnement de marque avec plusieurs entrées. 
Des contenus plus subversifs et moins consensuels sont 
réfléchis pour le net et ses fidèles. 
La consommation des podcasts si elle est en plein essor de-meure 
encore aujourd’hui marginale. C’est l’appropriation 
en cours par les grands acteurs des medias de ce mode de 
diffusion qui contribue largement à sa démocratisation. 
Comme les magnétoscopes au siècle dernier les podcasts 
et web tv offrent une possibilité de consommation asyn-chrone 
des contenus totalement dans l’air du temps et la 
présence de publicité sur podcasts et web tv semble inéluc-table 
tant l’émiettement et la dispersion de l’audience des 
medias classiques se confirment. 
Comme les radios libres en leur temps, les Web TV et les 
podcasts sont nées d’un besoin de parole libérée de toute 
censure et carcan. Comme les radios libres cet espace de 
liberté est rattrapé par la réalité du monde économique et 
par l’incroyable potentiel publicitaire dont ces supports de 
contenus disposent. 
Ce pouvoir d’attraction garantit leurs développements 
et rationnalise leurs modèles économiques au détriment 
d’une forme de spontanéité. 
Il en a été ainsi de tous les medias arrivés à maturité. 
AUTEUR 
Direct Interactive 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Juridique 
Sites communautaires 
Le statut des sites communautaires n’est pas clair : 
hébergeur ou éditeur, leur rôle varie au gré des décisions 
de justice, parfois incohérentes et contradictoires ! 
L’hébergeur ne peut voir sa responsabilité engagée du 
fait des contenus qu’il stocke, sauf s’il a eu connaissance 
de leur caractère manifestement illicite et qu’il n’a pas 
agi promptement pour les retirer ou rendre leur accès 
impossible. Il lui appartient donc d’agir promptement 
pour retirer les données dont il lui est notifié le caractère 
illicite. En cas de doute sur le caractère illicite du contenu 
(appréciation d’une diffamation par exemple), l’hébergeur 
doit s’en remettre au juge. 
La qualification de prestataire d’hébergement offrirait 
donc une certaine protection juridique aux éditeurs de 
services web 2.0. 
Reste que l’hébergeur est soumis à une obligation de 
conservation des données de ses contributeurs. Notons 
qu’à ce jour, aucun texte ne définit les données que doivent 
conserver les hébergeurs. 
L’éditeur est, quant à lui, celui qui prend l’initiative de 
diffuser des contenus (musicaux, audiovisuels…) ou des 
services (RSS, blogs, forums, petites annonces…). L’éditeur 
est responsable du contenu qu’il communique ou publie. Sa 
responsabilité est directement engagée en cas d’atteinte à 
des droits de tiers : diffamation ; injure ; contrefaçon… 
Aux fins d’aménager les responsabilités, les mentions 
légales et/ou les conditions générales d’utilisation du 
site constituent de bons outils pour encadrer les rôles de 
chacun. Les mentions légales ne sont toutefois pas 
suffisantes et ne sauraient contraindre le juge, lequel 
est de plus en plus souvent confronté à la question de la 
responsabilité (ou de l’absence de responsabilité) des 
éditeurs de services « web 2.0 ». 
Deux courants jurisprudentiels s’affrontent actuellement, 
dans l’attente d’une éventuelle modification de la LCEN. 
Le premier vise à engager la responsabilité des éditeurs de 
services « web 2.0 » par quelque moyen que ce soit. Dans 
cette lignée jurisprudentielle, les tribunaux considèrent 
par exemple qu’en ayant procédé à un certain agencement 
des contenus ou catégories de contenus mis en ligne par les 
internautes, l’éditeur du site a effectué un choix éditorial 
dont il doit assumer la responsabilité, de sorte qu’il ne peut 
plus bénéficier du régime favorable de l’hébergeur. 
Ce raisonnement, s’appuyant sur des critères environne-mentaux, 
peut laisser perplexe, dans la mesure où l’agen-cement 
et la présentation initiale des rubriques d’un site 
participatif ou communautaire sont généralement 
effectués avant même la publication des contenus, et 
que l’automatisation est de rigueur sur ce type de sites. 
Un autre critère, basé sur la perception par le service « web 
2.0 » de revenus publicitaires, n’est guère plus convaincant. 
Le second courant adopte un raisonnement radicalement 
opposé en retenant que l’éditeur, en matière de 
responsabilité sur Internet, est celui qui détermine les 
contenus mis à la disposition du public sur son service. 
Or, tel n’est pas le cas lorsque le contenu est « posté » par 
un internaute sans contrôle préalable du propriétaire du 
site. Dans ce courant, peut être moins pragmatique mais 
plus respectueux du cadre juridique instauré par la LCEN, 
la circonstance selon laquelle le propriétaire du service 
« web 2.0 » bénéficie des recettes publicitaires résultant 
de l’affichage de bandeaux publicitaires en marge des 
contenus mis en ligne par les internautes, n’est pas décisive 
au regard de la distinction éditeur / hébergeur. 
Il résulte de ces différentes approches une certaine 
insécurité juridique, tant pour les éditeurs de services « web 
2.0 », que pour les personnes dont les droits seraient violés 
par la publication de contenus sur ces services, de sorte 
qu’une révision de la LCEN, visant à nuancer la dichotomie 
actuelle, est attendue par certains. D’autres considèrent 
que la LCEN souffre actuellement de sa jeunesse, et qu’il 
revient au juge d’en faire une juste application en fonction 
des évolutions techniques et éditoriales, pour lui assurer 
une certaine pérennité. 
Il est vrai que les modèles de diffusion des contenus sur 
Internet évoluent sans cesse et qu’une adaptation de la 
loi aux spécificités du web 2.0 ne répondrait peut-être 
pas aux enjeux d’un prochain web 3.0, qu’on sait pourtant 
inéluctable. 
infiltrer les communautés 
188 
PDGB 
Juridique 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
infiltrer les communautés 
189 
Le « mash-up » 
Le « mash-up » (ou mashup), est généralement défini 
comme un site Internet dont les contenus résultent de la 
combinaison de sources distinctes d’informations en ligne 
(contenus rédactionnels, photos, vidéos, etc.), agrégées 
à l’initiative de l’éditeur du site. Le « mash-up » repose 
principalement sur l’utilisation de techniques de diffusion 
automatisée de contenus, telles que, par exemple, les 
« flux RSS » ou les « API ». 
Il est important de préciser que l’éditeur d’un site « mash-up 
» ne va pas sélectionner tel ou tel contenu pour le 
rendre accessible directement sur son site, mais plutôt les 
sources de ces contenus, de sorte que ces derniers devien-dront 
automatiquement accessibles sur le site « mash-up » 
dès leur mise en ligne sur leur site d’origine, sans même 
que l’éditeur du site « mash-up » n’en ait pris connaissance 
préalablement. 
Compte tenu du développement des sites « mash-up » sur 
le web, la mise en ligne d’un contenu sur un service « web 
2.0 » peut aboutir à la publication de ce même contenu 
sur une multitude de sites « mash-up », ce qui accroît bien 
entendu la diffusion dudit contenu, ainsi que le préjudice 
subi par toute personne dont les droits seraient violés 
par la publication initiale, que ce soit par exemple sur le 
terrain de la contrefaçon ou de l’atteinte à la vie privée. 
De même, la diffusion par « flux RSS » d’un lien hypertexte, 
illustré par un titre et un résumé de l’article vers lequel le 
lien renvoie, peut aboutir à une surexposition du lien, du 
titre et du résumé sur de nombreux sites « mash-up ». 
Dans l’hypothèse où le contenu agrégé est illicite, car 
contrefaisant ou portant atteinte au droit au respect de la 
vie privé, la question de la responsabilité de l’éditeur du 
site « mash-up » se pose avec acuité. 
A ce jour, les procédures judiciaires mettant en cause des 
sites « mash-up » restent rares et les jugements auxquels 
elles ont donné lieu ne sont pas toujours convaincants. 
Reste que la tendance actuelle semble être à la respon-sabilisation 
de ces acteurs du web, qui, à la différence 
des hébergeurs visés par la LCEN – c’est important de le 
noter – ne stockent pas les contenus accessibles sur leurs 
services à la demande d’un tiers. 
AUTEURs 
PDGB 
Cabinet d’avocats 
Banjamin  Julie Jacob 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
191 Développer 
UN SITE/service 
MOBILE 
SOM M A I R E 
Le flow Marketing - P.192 
Créer son site mobile - P.195 
Les applications embarquées - P.198 
La géolocalisation - P.201 
Marketing viral et mobilité - P.204 
Les réseaux sociaux mobiles - P.206 
Sommaire Général
TENDANCE 
En un peu plus de 10 ans, les technologies d’accès à l’infor-mation, 
fixes ou mobiles, se sont définitivement infiltrées 
dans notre quotidien à tous. 
Le « Flow Marketing », c’est la prise en compte par les 
responsables marketing du caractère dynamique, perma-nent 
et contextuel du besoin du consommateur dans son 
rapport avec ses marques. La technologie lui a apporté les 
moyens d’obtenir informations et services où et quand il 
en avait besoin. 
Les marques doivent se donner les moyens d’assouvir 
ce besoin, en (ré)inventant de vrais services interactifs 
disponibles depuis tous ces nouveaux équipements digitaux. 
A l’heure de la convergence numérique, la réflexion sur 
la relation entre un consommateur et une marque doit 
s’entendre comme un champ de possibles s’articulant 
autour de « l’homme mobile » : ses besoins, ses attentes 
et ses comportements d’interaction avec son environne-ment. 
La mobilité « égocentrée » devra répondre à trois 
types de besoins distincts de l’utilisateur : l’information, 
la communication et le divertissement. 
Bien entendu, la mobilité numérique n’a pas inventé ces 
besoins, ils existaient préalablement. Le web n’a pas créé 
les réseaux sociaux, le téléphone portable n’a pas créé 
la communication, le GPS n’a pas créé l’orientation... 
Mais ces nouveaux outils sont en train d’en bouleverser 
les modalités, redéfinissant les pratiques et permettant 
l’émergence de nouveaux comportements vis-à-vis de ces 
besoins. 
Nous sommes persuadés que les marques doivent 
aujourd’hui se concentrer sur le sens des contenus et des 
services qu’elles peuvent offrir à leurs clients en état de 
mobilité, au moment précis et à l’endroit spécifique de 
leurs besoins et seulement alors se préoccuper des outils 
pour les distribuer. La technique suivra toujours ! 
L’information 
est le carburant 
de la mobilité 
« Sans information, qu’elle soit circonstanciée, personna-lisée, 
prévisionnelle ou en temps réel, pas de mobilité »[1]. 
La mobilité numérique c’est pour chaque utilisateur la 
possibilité d’accéder à la plus pertinente des informations 
en temps réel. Selon une étude de Forrester, l’utilisateur 
accède à Internet en état de mobilité afin de se renseigner 
principalement sur le temps, l’actualité, les résultats spor-tifs 
ainsi que sur son itinéraire [2]. 
Nous avons toujours eu besoin d’information pour arbitrer 
nos décisions et adapter nos stratégies. La spécificité de 
l’information en temps réel est d’être un outil puissant 
d’aide à la décision « Ici et Maintenant ». Elle nous 
permet ainsi d’économiser du temps et de l’énergie. 
Le consommateur mobile cherche ainsi à trouver rapide-ment 
des réponses à ses questions urgentes. Par exemple: 
Le périphérique roule t-il ? 
Où est le restaurant indien le plus proche ? 
Ai-je reçu le mail de mon client ? 
Qui a gagné le match ? 
Un consommateur attendra beaucoup de la part d’une 
marque s’il a les moyens de lui dire où il est et ce qu’il 
veut au moment où il en a besoin. 
Le Flow 
Marketing 
Développer un site/service mobile 
192 
Nurun 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Développer un site/service mobile 
193 
Mon téléphone 
ou mon iPod, 
c’est un peu 
chez moi 
La notion d’espace personnel désigne l’espace subjectif 
autour de l’individu. Une sorte de bulle psychologique 
dont la frontière ne peut être franchie par autrui sans 
que cette intrusion ne soit perçue comme une agression 
caractérisée. Tout comme la voiture est un prolongement 
de son chez soi, l’objet mobile est une partie intégrante de 
l’espace personnel. La mobilité permet à chaque utilisateur 
de transporter avec lui quotidiennement son espace 
personnel et son intimité (documents personnels, photos, 
contacts). L’objet atone, acculturé, uniforme et utilitaire a 
été investi affectivement par l’utilisateur. Fait révélateur, 
les objets mobiles ne sont pas différents d’un pays à l’autre, 
mais bien d’un individu à l’autre. Parfois même il devient 
un véritable marqueur de statut social comme Boucheron 
avec sa collection de mobiles ornés de diamants. 
Les objets mobiles sont des extensions de soi qui parlent à 
autrui (sonneries personnalisées, stickers, fonds d’écrans, 
bijoux décoratifs…). Objets tellement de l’ordre de l’intime 
qu’on ne se résout pas à les jeter. On les garde ou on les 
donne. Objets tellement sécurisants qu’ils agissent parfois 
comme des remparts contre les agressions du monde 
extérieur : 54% des jeunes femmes de moins de 25 ans 
déclarent simuler un appel pour dissuader les tentatives 
d’approches ! [3] 
Véritable cordon social, le mobile nous relie à autrui. 
Il contient tous nos correspondants. Toutefois, nous ne 
sommes en contact régulier qu’avec une dizaine de cor-respondants, 
notre réseau intime (amis et famille proche). 
Seuls 5% des plus de 60 ans et 25% des moins de 25 ans sont 
en contact régulier avec plus de 10 correspondants. [4] 
Entre adolescents et parents, le mobile rassure. 44% des 
parents déclarent qu’ils seraient moins disposés à laisser 
leurs enfants de plus de 15 ans rentrer tard s’ils n’en avaient 
pas [5]. « Véritable doudou pour toutes les générations 
au sein de la famille », le téléphone portable a largement 
contribué à l’amélioration des relations familiales (à 70% 
pour les relations entre parents et enfants et à 50% pour les 
relations entre grands-parents et petits enfants). [6] 
Cordon affectif avec nos proches avec qui nous 
sommes reliés en permanence par de multiples outils : 
téléphone, SMS, MMS, email, IM, chat, Skype etc. Grâce 
à la communication de l’instant, les réseaux sociaux se 
densifient. La fréquence des rapports avec ses proches 
s’intensifie. Nous faisons davantage appel à nos pairs 
pour résoudre un problème ou prendre une décision. Selon 
une étude, le recours à son réseau social pour obtenir des 
conseils (changement de situation professionnelle, achat 
d’une voiture, vie amoureuse, investissements financiers) 
aurait triplé depuis 2002 [7]. 
Les différences de canaux utilisés sont générationnelles. 
De manière assez caricaturale on pourrait dire que la 
« génération mobile » privilégie le SMS et les messageries 
instantanées, la « génération rationnelle » privilégie 
les appels sur portable et les emails, la « génération 
distanciée » se sert peu des applications mobiles en dehors 
des appels. [8] 
Mais ce n’est pas toujours si évident puisque l’adhésion à 
un service n’est pas fonction de la génération mais bien de 
la perception du bénéfice obtenu. 
« Ma grand-mère de 75 ans n’a jamais su faire marcher 
un magnétoscope. Mais un jour, elle m’a demandé si 
j’avais Skype. J’ai été bluffée. Non je ne l’avais pas. En fait, 
sa soeur et ses neveux/nièces habitent au Brésil ». 
Pour la marque, proposer un service communiquant, 
c’est l’occasion de faire parti de l’espace personnel de 
son consommateur et de nouer une relation affective 
avec lui. 
Grâce à mes objets mobiles, 
je profite de chaque instant 
Nous sommes sans cesse en mouvement, soumis à la 
réactivité et l’interactivité. Le temps mort que représente 
l’inactivité forcée est du temps de loisirs. Amusez vous à 
observer les occupations des anonymes que vous croisez 
dans les transports en communs : si l’on aperçoit encore 
des livres et des journaux, il devient évident que l’objet 
mobile devient le passe-temps par excellence : baladeurs 
MP3, jeux sur téléphones portables etc. 
Une étude de Jupiter Research portant sur les fonctions les 
plus utilisées montre que si les fonctions de communications 
sont celles qui remportent le plus d’adhésion, les fonctions 
de divertissement sont importantes et en progression : 
prendre des photos (29%), écouter de la musique (28%), 
jouer (14%), utiliser la calculatrice (8%), lire un livre (4%) et 
regarder la TV (4%) [9]. Dans une autre étude concernant 
l’utilisation de la TV mobile, les motivations d’utilisation 
s’avèrent être: passer le temps lorsqu’on attend quelque 
chose, se relaxer ou encore créer son propre espace 
personnel. [10] 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Lorsque les premiers téléphones ont été équipés d’appa-reils- 
photos, nous avons presque tous considéré que ce 
n’était qu’une fonction gadget. Le succès de cette fonction 
en a surpris plus d’un. Il est révélateur d’un besoin jusque 
là ignoré des consommateurs : celui d’immortaliser un mo-ment 
lorsqu’on n’a pas son appareil photo. Peu importe la 
faible résolution de l’image, l’important c’est de pouvoir 
garder une trace. Il en est de même avec les vidéos, l’utilisa-tion 
de l’email ou les jeux. Peu importe la taille de l’écran, le 
manque de visibilité ou le manque de praticité d’un clavier 
de téléphone. Le besoin est plus fort que les réelles possi-bilités 
techniques. Il est vrai que ce type d’utilisation est 
souvent générationnelle. La « génération mobile » utilise 
son téléphone portable comme un couteau suisse et a un 
taux d’équipement plus élevé en lecteur MP3, consoles de 
jeux et ordinateurs. La « génération rationnelle » utilise 
moins les différentes fonctions. Quant à la « génération 
distanciée », elle n’en utilise aucune ou presque. [11] 
Pour la marque, se positionner sur les services commu-niquants 
c’est être actrice au sein de l’espace de loisirs 
de son consommateur. 
Comment une marque 
peut-elle initier 
une démarche 
de flow marketing ? 
Accepter l’idée que les règles 
sont en train de changer 
Dans un paysage médiatique en constante évolution, les 
consommateurs prennent progressivement le contrôle de 
leurs moyens de communication. La communication ne 
peut plus s’entendre comme une consommation de masse, 
de la marque vers l’ensemble de ses clients. A mesure 
que la mobilité numérique se développe et évolue, les 
consommateurs s’impliquent de plus en plus sur des canaux 
non traditionnels pour l’information, les interactions 
sociales, le divertissement et plus généralement leurs 
activités quotidiennes. Le consommateur est pragmatique : 
il rejette les messages traditionnels et s’investit dans une 
relation à la marque centrée sur lui. 
Ne pas penser communication. Il s’agit de 
Penser services communicants 
Déplacer la communication vers la communication par le 
service. Un service en état de mobilité est par essence un 
service « utilitariste ». Il doit répondre à un besoin existant 
du consommateur ou en révéler un. Comme l’apparition de 
la fonction appareil photo sur les téléphones dont nous vous 
avons déjà parlé. Les bénéfices consommateurs induits 
par les services communicants doivent être suffisamment 
forts pour emporter l’adhésion. 
Penser en terme de bénéfices 
consommateurs. il ne faut pas oublier 
l’essentiel : de répondre à un besoin 
Une fois la cible déterminée et le service communicant 
choisi, le support s’imposera de lui-même. 
Identifier ce que la marque 
peut proposer au « point of need » 
Qui est mon consommateur ? 
Quelle est sa maturité en terme de mobilité ? 
Quels sont les services que ma marque peut proposer 
pour répondre à son besoin d’information ? Son besoin 
d’interaction ? Son besoin de divertissement ? 
Quelles sont mes ressources disponibles ? Y a-t-il des 
services déjà disponibles que ma marque pourrait proposer 
en tant que « services communicants » ? 
Certains services existent peut être déjà en interne mais 
n’ont pas été mis à disposition de clients, comme par exemple 
le tracking des colis/courriers réservé antérieurement aux 
entreprises de logistique. D’autres sont des services déjà 
proposé mais pas encore en état de mobilité (coupons de 
réduction, informations sur les produits etc). 
D’autres encore permettent de récompenser le client ou de 
répondre à son besoin de divertissement. 
Initier une démarche de « Flow marketing », c’est par 
conséquent offrir à son consommateur les services et les 
contenus qu’il attend de ses marques, dans le contexte où 
il les attend, afin de fluidifier les rapports qu’il entretient 
avec elles. Dans d’autres temps, on aurait sans doute appelé 
cela du CRM… 
AUTEURs 
Jean Pascal Mathieu, VP Stratégie Nurun 
Aurore Carlo, consultante Nurun Lab 
Références 
[1] Marzloff B. (mai 2005), La 3ème révolution du mobile, Chronos, op cit. 
[2] Forrester’s Consumer technographics Q4 2005 North American 
Healthcare, Customer Experience and retail online survey 
[3] [4] [5] The mobile life 2006, étude conduite auprès de 16 500 
britanniques par YouGov pour The Carphone Waterhouse 
[6] AFOM/TNS SOFRES (octobre 2006), Observatoire sociétal du 
téléphone mobile, étude sur un échantillon de 1224 personnes 
[7] Pew Internet Project, (janvier 2006), The strengh of Internet ties, 
[8] Segmentation dégagée par AFOM/TN Sofres in Observatoire 
sociétal du téléphone mobile, op cit 
[9] Etude en ligne sur un échantillon de 1 795 consommateurs, 
effectuée par Jupiter Research en juillet 2005 
[10] Research International, étude réalisée pour Nokia en Finlande 
sur les motivations des utilisateurs de la TV mobile 
[11] AFOM/TNS Sofres in l’Observatoire societal du téléphone 
mobile, Op. cit 
194 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
technique 
Déevloeppr nu seit/sceeirv mobile Saeemortzz 
Développer un site/service mobile 
195 
Le téléphone mobile 
« a new way of surfing » ? 
3 Milliards de Mobinautes potentiels 
dans le monde 
3 milliards de téléphones mobiles dans le monde, ce qui 
représente 3 fois plus de téléphones que d’ordinateurs. 
Au 4ème trimestre 2007, 40 millions de personnes ont 
téléchargé une sonnerie au prix moyen de 2,42e et 20 
millions de personnes ont téléchargé un jeu au prix moyen 
de 4,29e (source M:Metrics, inc). Ces quelques chiffres 
nous montrent à quel point le téléphone s’est démocratisé 
en une dizaine d’années à peine. Il est aisé de constater 
que cet outil est devenu en peu de temps un medium à 
part entière, un canal incontournable de communication. 
Un outil que les annonceurs regardent et observent comme 
l’objet de tous les fantasmes. 
Un appareil spécifique 
Quel est le point commun entre votre téléphone mobile, 
votre portefeuille et vos clefs ? 
Simplement que vous les avez toujours sur vous… 
Pour le moment car bientôt on réglera ses achats ou on 
démarrera sa voiture avec son téléphone. Autre détail 
qui a son importance, votre mobile est en permanence 
allumé et connecté. Vous n’éteignez pas votre appareil 
quand vous arrivez au bureau ou quand vous rentrez chez 
vous. Et de là à l’éteindre en voiture….Enfin, de plus en 
plus de téléphones embarquent des options et des outils 
comme le GPS et la capture d’image. Il est ainsi possible 
de créer une communication novatrice en synergie avec 
un plan média plus classique (vous prenez la photo d’un 
logo d’un panneau publicitaire dans la rue, vous l’envoyez 
au numéro indiqué sur l’affiche, on vous géo-localise et 
on vous affiche le plan pour vous rendre à la boutique la 
plus proche)… On imagine donc aisément tous les usages 
marketing que l’on peut en faire. 
Le téléphone mobile 
n’est pas un PC 
Saviez-vous que vous pouvez téléphoner 
avec votre mobile ? 
Faites l’expérience. Prenez n’importe quelle publicité à 
la télévision ou dans la presse vantant les mérites d’un 
téléphone mobile. Qu’est-ce qui est mis en avant ? 
Son confort d’écoute, sa simplicité pour rédiger des sms… ? 
Non. Aujourd’hui vidéo, musique, surf, photo, GPS sont 
autant de promesses qui donnent l’impression que vous 
pouvez tenir dans votre main un monstre de puissance. 
Plus fort qu’un PC ou plus portable qu’un téléviseur. 
Mais si on est objectif, malgré des progrès techniques 
indéniables, notre téléphone est encore loin d’apporter 
tout le confort et l’ergonomie souhaités : 
Le contrôle limité : Le clavier du téléphone n’arrive pas à 
la cheville d’une souris ou d’une télécommande. Cela parait 
une évidence, mais c’est un réel handicap. Vouloir surfer 
le web en utilisant un clavier alphanumérique qui a les 
dimensions d’une boite d’allumette n’est pas aussi intuitif 
que de se balader et de cliquer sur un lien avec sa souris. 
La taille de l’écran : Elle est loin d’offrir l’espace et le 
confort visuel que peuvent offrir l’écran LCD 19 pouces 
de votre PC ou de votre téléviseur Plasma Full HD. Un 
site Internet créé pour une définition d’écran PC type 
1024x768, risque de perdre de son impact en 240x 320 voir 
d’être illisible. 
La configuration matérielle : Il serait illusoire de croire 
que tous les téléphones ont la puissance nécessaire pour 
faire tourner des vidéos. Seuls les heureux possesseurs de 
téléphone dernière génération comme l’Iphone d’Apple ou 
le N95 de Nokia ont la puissance suffisante et le confort 
pour le visionnage de film. Mais cela à un coût : entre 300 
et 400 euros. 
Créer son 
site mobile 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
La fragmentation technologique, 
un frein pour votre site 
Saviez-vous qu’il existe une multitude d’OS (Operating 
System) en fonction du pays ou de la marque de votre 
téléphone ? Les OS ou plateforme servent de moteur 
pour toutes les applications de votre téléphone. Il existe 
Symbian, Java, Windows Mobile, Linux, Brew et Android… 
c’est ce que l’on nomme la fragmentation technologique. Et 
cette fragmentation est une vraie contrainte. 
Pour illustrer le phénomène il suffit d’imaginer que vous 
développiez un site Internet en PHP et HTML, qui sont les 
standards du web. N’importe quel possesseur de PC ayant 
une connexion Internet pourra le visiter. Développer un 
site pour mobile est beaucoup plus compliqué. Si vous 
le créez pour un téléphone avec la technologie Windows 
Mobile, les possesseurs de Sony Ericsson (dont la plupart 
sont basés sur Java) ne pourront pas y accéder. 
Créer son site mobile 
Quelle stratégie adopter ? 
La plupart des téléphones embarquant un navigateur 
sont capables de se connecter au web. A l’annonceur 
d’imaginer la stratégie à adopter pour pouvoir toucher les 
mobinautes tout en restant dans des temps et des coûts de 
développement raisonnables. Il y a 3 grandes approches 
quant à la stratégie des sites sur mobile. 
Ne rien faire en particulier 
Si votre site Internet est développé en HTML, avec du CSS 
et du Javascript, la plupart des mobiles pourront y accéder 
via le navigateur. Si votre appareil rencontre une difficulté 
technique sur un script, au mieux il le simplifiera, au pire 
il l’ignorera. De plus vous aurez sur la plupart des modèles 
de téléphones l’impression de regarder votre écran de PC 
au travers d’une loupe. C’est donc une solution acceptable, 
mais en terme d’expérience utilisateur, elle est loin d’être 
satisfaisante pour en plus un coût qui risque d’être élevé. 
Créer un site « mobile » 
Créer un site mobile peut être la bonne solution…mais 
aussi la pire. En effet si vous décidez de faire un miroir 
de votre site Internet cela induit que vous aurez deux fois 
plus de travail pour les mises à jour. Par contre, certains 
services ont tout intérêt à développez un site mobile 
comme par exemple des sites de cartographies ou de 
localisation. Quoi de plus utile que de pouvoir retrouver 
son chemin quand allant à un rendez-vous on a égaré 
l’itinéraire que l’on avait imprimé quelques minutes 
auparavant. La plupart de ces sites sont réalisés avec 
une technologie dédiée à la téléphonie mobile : le WAP. 
Le « Wireless Application Protocol » est une simplification 
du langage HTML. Mais simplification est synonyme de 
dégradation. Le résultat, bien plus convaincant en termes 
de temps de chargement, d’affichage et de navigation que 
le browsing d’un site Internet est bien souvent austère. 
Encore une fois l’expérience utilisateur, sûrement plus 
satisfaisante que le cas de figure un, n’en reste pas moins 
limitée. 
Créer un site optimisé pour les mobiles 
Certaines technologies permettent de développer des sites 
adaptés aux mobiles qui affichent et prennent en compte 
images, sons, animations et applications interactives... 
Le Rich-Media est un environnement qui permet de 
manipuler des modules de façon à créer un site mobile qui 
répond à la contrainte du support. Vous pouvez ainsi créer 
un site mobile avec des illustrations et du texte adapté à 
la taille de l’écran, aux spécificités du clavier (accès au 
contenu en deux clics), et au débit. Votre site pourra contenir 
de la vidéo qui respectera la puissance du téléphone et 
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Développer un site/service mobile 
197 
s’affichera de façon instantanée sans avoir à patienter de 
longs moments pendant le chargement. Autre avantage, 
la création d’applications téléchargeables depuis votre 
site, comme les fameux « Widgets » (petits icônes qui une 
fois installés, exécutent une action spécifique comme 
vous donner la météo de votre ville). Le Rich-Media est 
le moyen le plus sûr de réconcilier le mobinaute avec son 
portable et d’en convertir de nombreux autres. Surtout que 
cette technologie permet la création d’un site qui pourra 
être déployé sur plus de 250 modèles de téléphone mobile 
(« Develop once, Run Anywhere ») et donc surmonter 
la fragmentation technologique. Fin 2007 SFR à lancé 
son nouveau Portail Vodafone Live 2.0 en utilisant la 
technologie Rich-Media développée par Streamezzo. 
Les étapes pour créer un site Mobile 
Pour développer un site, il vous faut un ordinateur et 
des outils logiciels d’« Authoring » (édition). Une fois 
le design créé et le contenu intégré, il faut héberger le 
site sur un serveur connecté aux réseaux mobiles. La 
partie statique du site pourra être embarquée sur le 
téléphone, mais la partie dynamique (contenu mis à jours 
régulièrement comme les actualités, la météo…) devra 
être hébergée sur un serveur. Le téléphone se connecte au 
serveur à travers le réseau et se met à jour à la demande, 
ou automatiquement. Aujourd’hui, la création d’un site et 
son administration est donc fortement dépendante d’un 
environnement informatique comprenant des machines 
pour le développement et des serveurs pour le faire vivre. 
Contrairement au site Internet que l’on peut créer à partir 
d’un simple fichier texte depuis son ordinateur, il n’est pas 
possible de créer son site mobile à partir de votre téléphone 
portable. Par contre les mobinautes peuvent participer à 
la vie du site en envoyant commentaires et photos. C’est 
ce que l’on appelle le UGC (« User Generated Content »). 
Youtube® est un site Internet dont le contenu est généré 
par les internautes. Sa version mobile est mise à jour 
par les Mobinautes. Il suffit de prendre une vidéo filmée 
avec votre mobile/camera et de l’envoyer « over the air » 
(par le réseau Mobile) sur le site. Un blog mobile traitant 
d’actualité peut aussi recevoir des contributions rédigées 
et envoyées directement depuis un mobile. Il suffit de créer 
une interface simplifiée basée sur des champs à remplir et 
adaptée aux mobiles. 
Les composants réutilisables : 
Une solution économique et rapide 
La création d’un site mobile peut passer par la mise en 
place de composants existants que vous adaptez à vos 
couleurs. Par exemple vous pouvez très bien faire un 
site présentant votre dernière voiture, en mettant un 
composant « Instant Messaging » pour permettre aux 
mobinautes d’échanger leurs impressions, un composant 
« Location Based Services » servant à se repérer par 
rapport au concessionnaire le plus proche et un dernier 
« Click to call » qui, par une simple pression, permet 
d’être rappeler par le constructeur. Inutile de développer 
du spécifique. Les mêmes outils peuvent être utilisés 
pour un site de sauce tomate…il suffit juste de changer 
le logo et le design général. Votre « Time To Market » en 
sera d’autant plus réduit, car les composants existants 
déjà, vous vous épargnez de longues et couteuses heures 
de développement. Ceci est un excellent moyen d’investir 
le terrain de l’Internet mobile avec un investissement 
minime. 
et surtout : 
La révolution est en marche. Le portable est partout et 
(presque) partout on peut s’en servir. Ce territoire encore 
neuf demande un minimum de réflexion si l’on veut y 
déployer son site mobile. Quels sont les services que je 
propose, sont-ils adaptés aux mobinautes, … ? Autant de 
questions qui vous permettront de gagner du temps et de 
l’argent. Mais surtout utiliser une technologie qui offre 
un réel environnement adapté aux caractéristiques du 
mobile et capable de toucher les masses afin d’adresser 
la plus grande gamme de terminaux. 
Enfin la démocratisation de l’usage et de la consom-mation 
de data, comme le surf sur les sites mobiles, ne 
se fera vraiment que le jour où les opérateurs offriront 
des véritables forfaits illimités pour 5 à 10€ par mois. 
Aujourd’hui les forfaits dits illimités sont plutôt dans les 
40 euros avec accès libre aux sites partenaires. Dès que 
l’on sort des sentiers battus, attention à la note. 
AUTEUR 
Streamezzo 
Julien Amouroux 
Communication Manager 
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TENDANCE 
A ce jour, sur 55 millions d’abonnés(1) au téléphone 
mobile, 14 millions(2) sont utilisateurs actifs d’Internet 
mobile. Dans les années à venir, l’usage des services sur 
mobile vont croître de manière significative. Les opéra-teurs 
proposent déjà de véritables forfaits illimités pour 
accéder à l’Internet mobile. Les constructeurs annoncent, 
pour leur part, le lancement de terminaux mobiles d’uti-lisation 
simple, ergonomique et conviviale. 
Ce contexte est propice au développement des applica-tions 
embarquées. Celles-ci enregistrées dans le mobile 
donnent à l’utilisateur un accès direct au portail mobile 
d’une marque, d’un annonceur ou d’un média. Plus 
besoin de connexion au réseau pour consulter le contenu ! 
La connexion est réservée à la mise à jour du portail. 
Les applications embarquées sont, un nouvel outil de 
communication pour les marques qui s’imposent dans 
toutes les poches des consommateurs. 
(1) Source Arcep 2008 
(2) Ibid 1 
Qu’est-ce qu’une application 
embarquée ? 
Depuis le développement annoncé des services mobiles, 
les constructeurs et les éditeurs de logiciels rivalisent 
d’ingéniosité pour concevoir des services répondant à 
cinq critères essentiels : 
Simplicité d’utilisation 
Simplicité d’accès 
Ergonomie et graphisme agréable 
Potentiel de monétisation 
Compatibilité maximale avec les différents terminaux 
du marché 
De ces principes fondamentaux émanent des applications 
dites embarquées dans le téléphone. Par embarqué il faut 
comprendre : enregistré et stocké dans la mémoire du 
terminal lui-même. 
L’application embarquée appelée aussi « On Device Portal » 
(ODP) définit donc un ensemble de services mobiles 
préalablement intégré dans le téléphone ou téléchargé par 
son utilisateur. L’application prend la forme d’un portail 
de contenus se déclinant vers une multitude de supports 
marketing. 
Les applications embarquées ne nécessitent pas de 
connexion à l’Internet mobile. Après les avoir enregistrée 
dans le téléphone, l’utilisateur peut la consulter à sa guise 
sans être connecté. Cependant, la particularité de ce type 
de services est que l’on peut mettre son application à jour 
en fonction des besoins du service. La mise à jour sera 
proposée à l’utilisateur lorsqu’il ouvrira son application, 
celui-ci est libre de l’activer ou non. Cette mise à jour 
implique une connexion au réseau pour télécharger les 
informations. 
Un annonceur, une marque, un média ou un éditeur peut 
alors adapter ses services sur mobiles ou en créer de 
nouveaux. Appelées aussi Rich media, les applications 
mobiles offrent un potentiel graphique élargi et prennent 
en compte l’expérience utilisateur intégrant interactivité 
et publicité. La différence principale entre une application 
embarquée et une application connectée (site Internet 
Mobile) se situe au niveau de l’ergonomie des services. La 
navigation et le graphisme sont optimisés au maximum 
pour une utilisation mobile et privilégient le confort 
d’utilisation. 
Ce potentiel ergonomique associé à la rapidité d’exécution 
sont directement liés aux technologies utilisées : 
Java 
Symbian 
Windows Mobile 
Celles-ci sont intégrées dans la plupart des terminaux 
de troisième génération. Toutefois, un système de 
téléchargement peut être mis en place pour les téléphones 
ne disposant pas de ces technologies. 
Les applications 
embarquées 
Développer un site/service mobile 
198 
Jet Multimédia 
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Développer un site/service mobile 
199 
utilisation 
Les applications embarquées sont à considérer comme 
un «contenant». Elles permettent une accessibilité à son 
propriétaire quasiment permanente et permettent de 
développer de nouveaux services, de prolonger la relation 
avec le client, et de générer des revenus additionnels. 
Une marque ou un média qui est «embarqué» dans le 
téléphone d’un utilisateur rentre dans l’intimité du 
mobinaute. Cet accès rapide au service permet d’augmenter 
considérablement les visites et les temps de connexion. 
Un service développé sur une application embarquée est 
non connecté mais génère des flux sortants de plusieurs 
types : 
Une connexion Internet Mobile (WAP) 
Un appel téléphonique 
Un SMS / MMS 
Cette caractéristique évite au mobinaute de rester dans un 
environnement clos et fermé et suscite son intérêt de par 
l’interactivité qu’elle supposé. 
Le téléchargement de l’application peut être réalisé depuis 
une multitude de support : 
A partir d’un site Web, l’utilisateur renseigne son numé-ro 
de téléphone et reçoit un SMS qui le redirige sur l’appli-cation 
de téléchargement. 
Depuis un numéro court, L’utilisateur envoie un SMS 
afin de recevoir un autre SMS en retour qui le renverra sur 
l’application de téléchargement 
Depuis un site WAP, bluetooth,… 
Des contenus distribués en toute simplicité 
Type de services, quelques exemples 
Entertainement : communiquer sur les produits 
de divertissement 
A l’occasion d’un nouveau disque, un artiste développe un 
service mobile faisant référence à son univers et met à 
disposition des contenus exclusifs pour le mobile. 
Pour la sortie d’un film le service diffuse des extraits en 
avant-première. 
Marque : mise en place d’un service 
institutionnel ou promotionnel 
Les services ne s’arrêtent pas au divertissement, mais 
s’étendent à la diffusion d’informations : une enseigne 
de vêtements crée un contenu rédactionnel relatant des 
tendances de la prochaine saison pour conseiller son client 
en amont de son acte d’achat. 
Restauration à domicile : commander via mobile 
Il est aisé de commander sa pizza depuis son mobile avant 
de rentrer chez soi. Le restaurateur diffuse son menu et 
crée des promotions spécifiques au mobile. Le client choisit 
son repas puis appelle ou envoie un SMS pour valider la 
commande. Arrivé chez lui, sa pizza l’attend. 
m-commerce : vendre sur mobile 
De part son ergonomie, le service peut présenter une 
multitude de produits en conservant une bonne visibilité. 
Sur un service de m-commerce, il est possible de générer 
des achats et de les facturer grâce au paiement en carte 
bancaire, par SMS (pour les petits montants) ou à travers 
une connexion associée à un paiement Gallery. 
Média : diffuser votre contenu 
Une application mobile reflète avant tout un univers, une 
identité. Il est possible de retrouver sa chaîne de télévision 
favorite et le dernier journal en Vidéo On Demand. L’univers 
de sa radio avec des extraits d’émissions enregistrées s’y 
prêtent également. La presse écrite peut imaginer publier 
des contenus exclusifs et des chroniques à ses abonnés etc. 
Au-delà de ces exemples concrets, les applications mobiles 
répondent à des besoins de services variés : LBS (Location 
Based Services), musique, loisirs, sports, informations 
générales, entreprise, finance, informations pratiques, 
shopping, User Generated Content, social networking,… 
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Monétisation du contenu 
Plusieurs solutions s’offrent à une entreprise pour qu’elle 
puisse lancer un service et générer des revenus : la vente 
de contenu ou de produits, la mise à disposition d’accès 
payants ou encore la publicité. 
En effet, l’intégration de la publicité sur un service est 
aujourd’hui un élément déterminant dans la construction 
du business model. La publicité finance en grande partie 
un lancement de services et offre une vraie expérience à 
l’utilisateur qui retrouve du contenu et des exclusivités. 
La publicité intégrée dans les services prend plusieurs 
formes : 
Insertion de publicité contextuelle (en fonction des 
requêtes et résultats) 
Insertion de publicité rotative en offline 
Insertion de publicité dynamique (cliquable, clic vers un 
appel, player, browser,..) 
Les formats restent proches de ceux du web : bannière pre 
roll / post roll, sponsoring, interstitiel. 
Sur les applications mobiles, il est possible de mesurer le 
succès d’une campagne de publicité grâce à un reporting 
d’analyse du service. Le trafic sur l’application est alors 
enregistré et donne une vision précise du parcours 
utilisateur. 
Quel avenir pour les 
apllications embarquées? 
Le développement des applications mobiles est une réalité. 
Pour preuve, le lancement du dernier disque de Jenifer a été 
relayé par une application dédiée à l’artiste avec des photos 
de la jeune chanteuse et des liens vers les sites de vente 
de titres en téléchargement. Pour diffuser l’application, 
une vraie convergence Web / mobile a été mis en place. 
Sur le site Internet de la chanteuse l’utilisateur pouvait 
entrer son numéro de téléphone pour recevoir un SMS 
permettant de télécharger le service sur son mobile. Quant 
à l’opérateur SFR, il a développé son portail opérateur sur 
une application rich media. L’expérience poussée jusqu’au 
bout démontre un réel potentiel de navigation et un 
confort d’utilisation. Coté fabricant, fort de ses 38% de part 
de marché, Nokia intègre dans ses téléphones en natif des 
applications mobiles brandés à son nom. Une manière de 
prolonger sa relation avec ses utilisateurs et de délivrer 
un vrai service sur le «quatrième écran» : un éventail de 
contenus de divertissements, un partenariat avec Google 
sur la recherche sur mobile, un service de navigation 
piétonne… rien n’est laissé au hasard. 
Les analystes et consultants de Londres, du cabinet 
d’études ARCchart ont évalué le marché des applications 
embarquées à 1.4 billion de dollars en 2009 ! Alors que 
celui-ci, en 2005, était de 30 millions de dollars. La 
convergence entre les différents supports médiatiques est 
en marche et les applications mobiles ont un rôle à jouer 
dans la multiplication des services en fonction des outils. 
Les utilisateurs ne s’attardent pas sur les technologies qui 
se cachent derrière les services. Mais bien au contraire, ils 
sont en attente de services qui prolongeront l’expérience 
qu’ils vivent sur le Web. 
Les applications mobiles sont, tout simplement, un 
nouveau support mobile à utiliser en complémentarité 
des autres outils. Leur efficacité tient lieu et place de la 
pertinence des services et de la bonne convergence entre 
les supports existants. 
En conclusion, l’application embarquée répond aux besoins 
marketing des marques, des annonceurs et des médias. Un 
service développé sur une application mobile prend en 
compte tous les facteurs clés de succès à savoir : 
L’expérience utilisateur 
Un accès direct et rapide 
La monétisation des services 
Une problématique de marché de masse. 
…Alors pourquoi s’en priver? 
AUTEUR 
Jet Multimédia 
Géraldine Tilly 
Responsable Solutions Marketing Mobile 
200 
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TENDANCE 
Développer un site/service mobile 
Déevloeppr nu seit/sceeirv mobile aegnor 
201 
Retrouver des amis qui passent à proximité, personnaliser 
son portail mobile en fonction du lieu où l’on se trouve, 
recevoir des offres commerciales ciblées en fonction de 
son profil et de cette même localisation… Ces idées 
de services ont émergé voilà plus de dix ans et ce n’est 
qu’aujourd’hui que les conditions de marché paraissent 
être réunies pour un lancement commercial qui connaisse 
enfin le succès attendu. 
Les services de géolocalisation (ou LBS, pour Location 
Based Services) sont nés dans le giron des administrations 
et des grandes entreprises. Que ce soit pour des services 
liés à la sécurité (défense), à la santé et à l’urgence 
(météo, SAMU) ou à l’aménagement du territoire (services 
d’information géographique), ces services nécessitaient 
des ressources techniques et financières que seuls les 
administrations et les grandes entreprises (gestion de 
flottes) pouvaient s’offrir. 
L’évolution technique et économique des composants 
électroniques, associée à l’émergence d’une connexion 
réseau bas coût (Internet) a permis de faire basculer 
progressivement nombre de ces services dans le domaine 
grand public. 
Ainsi, la navigation routière, une application élitiste pour 
véhicules haut de gamme, s’est complètement banalisée 
avec la multiplication des GPS nomades à moins de 200 
euros. 
Dans le domaine des loisirs, de nombreux produits ont pu 
cibler des clientèles spécifiques (amateurs de randonnée 
ou de navigation en mer). L’arrivée de la fonction GPS sur 
des terminaux plus grand public, comme le téléphone 
mobile, laisse entrevoir le développement d’un marché 
grand public encore plus conséquent pour ce type de 
services de loisirs. 
Les services de géolocalisation sont le plus souvent 
associés aux terminaux nomades et c’est ce thème qui 
est abordé dans cet article. Pour autant, il est possible de 
localiser un équipement et une personne de nombreuses 
autres manières (un achat par carte bancaire dans un 
point de vente, par exemple). 
I/ De la navigation 
aux services de vie 
quotidienne 
Si la géolocalisation a d’abord servi les administrations 
et les entreprises, les premiers services grand public à 
succès ne sont pas récents. Que ce soient les pages jaunes 
ou la recherche d’itinéraire, ces services datent du minitel 
(annuaire électronique, 3615 ITI). 
Ces services sont d’ailleurs passés avec succès sur Internet, 
où, il faut le reconnaître, la distinction entre services de 
recherche localisée (de type annuaire) et services de 
cartographie, devient de plus en plus mince. 
La facilité d’interconnexion des services que procurent les 
technologies Internet va démultiplier considérablement 
les usages de la géolocalisation dans les services. Au 
point que la géolocalisation n’est plus considérée comme 
un service en tant que tel, mais comme une fonction 
technique disponible pour de nombreux autres services. 
Tableau montrant l’évolution du nombre d’utilisateurs 
envisagé par service géolocalisé (en millions au niveau 
mondial) 
Source : Strategy Analytics Wireless Media Strategy, WMS, 
Strategic Advisery Service, octobre 2007 
Il faut s’attendre ces prochaines années à ce que 
l’intégration en matière de microélectronique permette 
de disposer de téléphones mobiles intégrant en standard 
la fonction GPS (et même A-GPS, c’est-à-dire GPS assistée 
par le réseau des opérateurs télécoms) et embarquant des 
applications de cartographie et de navigation, de GPS 
nomades disposant d’une ou plusieurs technologies de 
connectique réseau (Bluetooth, WiFi, mais aussi GSM/3G). 
La géolocalisation 
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Dès lors la base installée de terminaux adressables en 
quasi temps réel deviendra suffisamment conséquente 
pour intéresser les développeurs de services et de contenus 
riches (prix des stations essence, disponibilité de parkings, 
infos cinémas ou guides urbains). 
D’autant plus que la généralisation du guidage piéton 
renforcera l’attractivité de nombreux services (notamment 
dans le domaine du jeu, du tourisme ou du shopping). 
II/ Le monde 
communautaire 
et le 2.0 
La géolocalisation vient aujourd’hui enrichir les services 
communautaires. Associée à une information de présence, 
cela permet de connaître les membres de sa communauté 
qui sont à proximité et d’entrer en contact avec eux. Cette 
fonction peut s’appliquer au carnet d’adresses, comme à la 
liste de contacts de son client de messagerie instantanée 
ou de ses différents services web communautaires. 
Certains services de rencontre (tel Dodgeball) sont 
même majoritairement basés sur cette caractéristique 
technique. 
Chat, localisation des contacts de sa «buddy list» 
dans Orange Messenger by Windows Live pour mobile 
L’orientation actuelle est bien d’aller au-delà des modèles 
de diffusion ou de recherche/publication traditionnels 
et de s’orienter sur des pratiques communautaires avec 
l’intégration d’une dimension sociale importante dans les 
informations publiées. 
La possibilité de créer, d’éditer, de commenter des points 
d’intérêts se retrouve sous différentes formes : 
Cela va des fonctions les plus simples, comme l’ajout 
de texte (pour commenter un hôtel dans Tripadvisor, ou 
Yelp), à l’intégration d’images (les photos de panoramio 
postées dans Google Earth aux endroits visités, les photos 
de Flickr Mobile sur une carte dans le service Mspatial) 
jusqu’à des services très riches et structurés dans certaines 
communautés spécifiques (les bonnes étapes, sur le site 
«camping car en liberté», par exemple). 
Les acteurs du Web accompagnent fortement cette 
mouvance en introduisant cette dynamique communautaire 
dans leurs services ou en les concevant de la sorte dès 
l’origine. 
Le challenge revient alors à mixer efficacement des sources 
d’informations commerciales que l’on a pu acquérir ou 
créer avec l’enrichissement fournit par la communauté. 
Cet enrichissement se fait généralement au niveau des 
points d’intérêts (exemple : des lieux commerciaux, des 
sites touristiques) ou de leur assemblage (des itinéraires 
de voyages, comme dans Yahoo! Trip Planner). 
Des services de cartographie peuvent aisément être 
assemblés avec d’autres éléments pour créer ce qu’on 
appelle des mashups. 
On estime ainsi à 50 000 le nombre de mashups réalisés en 
2 ans à partir de l’API Google Maps. 
Notons enfin que les utilisateurs peuvent être mis à 
contribution pour la mise à jour des données utilisées 
dans les services de géolocalisation : 
de manière active (par exemple : la mise à jour des cartes 
avec TomTom Mapshare) 
ou transparente avec utilisation des données 
anonymisées (remontées d’info trafic de Dash Express aux 
Etats-Unis). 
202 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Développer un site/service mobile 
203 
III/ La publicité contextuelle 
et le branding d’applications 
comme modèles 
économiques 
IDC montre, dans une étude commanditée par TruePosition, 
que 70% des personnes préfèrent un service de recherche 
d’information géolocalisée financé par la publicité qu’un 
service payant (étude menée aux Etats-Unis, en Grande- 
Bretagne et en Espagne). 
Pour certains acteurs, l’un des premiers enjeux est par 
conséquent de renforcer l’offre de contenus locaux avec 
des services de proximité accessibles en mobilité. Cela 
permet d’offrir aux annonceurs locaux une meilleure 
présence en ligne et de générer ainsi davantage de revenus 
publicitaires. C’est tout l’enjeu de rachats, comme celui de 
Cityvox par Orange. 
D’autres acteurs renforcent leur position sur les outils de 
cartographie et de serveurs publicitaires (cf. Nokia). 
L’envoi (en push) de publicité ciblée grâce à la 
géolocalisation est une idée qui traîne depuis dix ans et 
qui peine à trouver son marché. Mais le service semble 
trouver une nouvelle jeunesse avec l’arrivée de start-ups 
du Web 2.0 et des services qui paraissent moins intrusifs 
(JotYou, Buzzd). 
Une autre approche consiste à partir des applications que 
lance l’utilisateur depuis son mobile pour y fournir des 
informations contextualisées. 
Deux types d’applications sont incontournables pour les 
annonceurs à court terme : 
les annuaires qui permettent la recherche localisée 
les applications d’aide à la navigation qui intègrent des 
points d’intérêts commerciaux. 
Il reste que ces applications génériques ne sont pas idéales 
pour tous les annonceurs, ou en tous cas ne sauraient être 
les seules solutions. 
Pour des marques nationales/internationales qui cherchent 
un contact plus fort avec leurs clients, ou des annonceurs 
qui ciblent certains segments, voire des communautés, il 
faut envisager d’autres solutions complémentaires. On 
va ici retrouver des environnements permettant de créer 
des mini-applications (ou des widgets) mobiles, avec 
une logique qui peut parfois tenir plus du sponsoring 
événementiel. 
Ces applications peuvent aussi être utilisées pour établir 
une relation plus pérenne (avec des services comme 
la localisation de magasins, des news de la marque, du 
couponing…). 
Where de uLocate est le premier environnement majeur de 
ce type sur le marché, mais il est destiné exclusivement au 
mobile et distribués par les seuls opérateurs mobiles nord-américains 
à ce jour. 
Les autres acteurs présents sur les environnements de 
Widgets, tel Yahoo!, Netvibes et Orange (Bubbletop) ont tous 
des solutions disponibles ou qui le seront prochainement, 
avec une orientation vers les marques peut-être moins 
affirmée aujourd’hui que celle de uLocate. 
Image : Trimble 
Signe des temps, certaines applications qui étaient jusqu’à 
ce jour commercialisées via des abonnements chez les 
opérateurs, arrivent maintenant sur le marché avec un 
modèle économique publicitaire. Trimble Outdoors va ainsi 
fournir gratuitement son jeu de Geocaching en Europe. 
Trimble espère que les marques vont investir le jeu pour 
proposer de nouvelles caches aux joueurs. 
AUTEUR 
Orange 
Stéphanie Hospital et Marcelle Blandel 
Marketing Audience  publicité en ligne 
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TENDANCE 
Si le marketing viral est sur toutes les lèvres des 
marketeux depuis les années 90, et encore plus depuis 
ces quelques années avec l’essor du Web 2.0, beaucoup 
de choses laissent à penser que la discipline va prendre 
une nouvelle dimension dès lors qu’elle va s’intéresser 
au mobile. 
Le téléphone mobile, que l’on peut considérer comme le 
septième média, apporte en effet tout un ensemble de 
caractéristiques essentielles à des dynamiques virales ou 
à des approches faisant entrer en jeu le bouche à oreille. 
Ce média est arrivé à un niveau de maturité suffisant 
en ce qui concerne les technologies et les usages. Par 
ailleurs, la main-mise des opérateurs s’estompant, 
il y’a de plus en plus de place et de liberté pour que 
s’expriment les annonceurs, les agences, les start-ups sur 
le média mobile. 
Le média mobile, 
terrain propice 
au bouche à oreille 
Qu’est ce qui fait du mobile un média si intéressant 
pour du marketing de bouche à oreille ? 
Comme l’explique Tomi Ahonen, auteur et consultant en 
stratégie, spécialisé sur les problématiques du mobile, le 
mobile est le septième media (les six précédents étant : 
Presse, Enregistrements, Cinéma, Radio, Télévision, 
Internet). Avec Internet il possède toutes les caracté-ristiques 
de ses prédécesseurs : lire les news, écouter de la 
musique, regarder des films, écouter la radio, regarder la 
télévision, naviguer sur le web. Mais et surtout : il ajoute 
en plus six composantes que n’ont pas ses prédécesseurs, 
dans la mesure ou il est : 
le premier media de masse personnel : le téléphone mobile 
est strictement personnel, il ne s’échange pas, n’est utilisé 
que par une seule personne, est fortement personnalisé. 
le premier media toujours porté : il est difficile 
maintenant de se séparer du téléphone mobile (70% des 
personnes dorment avec le mobile à portée de main). 
le premier media toujours allumé : beaucoup de personnes 
n’éteignent même pas leur téléphone pendant la nuit. 
Les gens veulent rester joignables tout le temps. 
le premier media avec système de paiement incorporé : il 
est possible de payer directement avec le téléphone mobile. 
Cette fonction a été essentielle en Afrique par exemple ou 
le téléphone mobile est devenu un moyen de paiement 
essentiel. 
le premier media présent au moment de l’impulsion 
créative : le mobile, grâce à ses outils multimédia tel que 
la photo ou la vidéo permet de générer très rapidement du 
contenu créatif mais aussi de la partager via les fonctions 
de communication du téléphone. 
le premier media où l’audience peut être identifiée 
précisément : à la différence des autres medias, le mobile 
permet de connaître précisément, quantitativement et 
qualitativement une audience. 
Ces caractéristiques sont essentielles pour le bouche 
à oreille : 
le bouche à oreille est une communication directe et 
personnelle entre deux personnes, en « one to one » 
le mobile est personnel 
le bouche à oreille a cela de particulier qu’il peut se produire 
n’importe quand, n’importe où et ne peut être prévu 
le mobile est toujours porté 
une communication par bouche à oreille est susceptible 
d’avoir lieu quelle que soit l’heure, le bouche à oreille est 
indépendant du temps 
le mobile est toujours allumé 
le marketing de bouche à oreille reste du marketing : 
l’objectif reste donc de vendre des produits ou des services 
le mobile a un système de paiement intégré 
le bouche à oreille se produit principalement lors d’une 
découverte, lors d’une nouvelle expérience 
le mobile est présent lors de l’impulsion créative. 
le marketing de bouche à oreille reste du marketing : il 
est essentiel de pouvoir mesurer et de connaître qui est à 
l’origine 
le mobile permet de connaître précisément l’utilisateur. 
Marketing viral 
et mobilitE 
Développer un site/service mobile 
204 
Goojet 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Le marketing viral mobile 
Le mobile est par nature un terrain propice au Marketing 
viral. Comme l’explique D. Wiedemann dans son étude sur 
le marketing viral mobile, le futur du bouche à oreille n’est 
ni online, ni offline. Il est quelque part entre les deux. 
Cette zone intermédiaire est parfaitement couverte par le 
mobile. 
Tout comme pour le buzz Marketing, le marketing viral 
mobile, se base sur les consommateurs pour diffuser 
l’information, en les incitant à transmettre une opération 
dans leur sphère sociale, via mobile. 
Le marketing mobile viral peut être décomposé en 4 
sous-catégories qui ne sont pas pour autant disjointes : 
une campagne peut tout à fait faire partie de plusieurs 
sous-catégories. Ces 4 types de marketing viral mobile se 
divisent selon deux facteurs : rôle de persuasion actif ou 
passif pour le communiquant, degré d’intérêt commun 
pour la viralité faible ou élevé. 
D. Wiedemann, dans son étude, propose 8 facteurs clefs du 
succès du marketing viral que l’on pourra reprendre ici. 
Si ces critères ne sont pas tous essentiels, ils augmentent 
tous les chances de réussite d’une opération de marketing 
viral. 
Les 8 facteurs clé sont donc : 
utilité pour le destinataire : celui qui reçoit l’information 
doit en percevoir de suite l’intérêt et l’utilité 
récompense pour le communiquant : celui qui transmet 
l’information, doit se sentir valorisé et être récompensé. 
facilité d’utilisation : pour qu’une campagne virale fonc-tionne 
il faut que la transmission soit très simple, facteur 
encore plus valable sur le mobile. 
contenu mobile viral gratuit : les utilisateurs ont été 
habitués au tout gratuit sur le web, ils en attendent la 
même chose du mobile maintenant. 
contacts initiaux : comme toute campagne virale, il faut 
débuter avec des contacts initiaux de qualité. Il s’agit de 
cibler les gens qui ont de l’influence, mais surtout ceux qui 
ont une crédibilité vis à vis du message transmis. 
avantage au premier entrant : les utilisateurs ne se 
posent pas la question de savoir s’il y a des concurrents. 
Etre le premier est donc un atout pour la réussite virale. 
masse critique : Valable notamment pour les services 
et applications mobiles, et pour éviter l’effet de déception, 
il faut s’assurer que la campagne va trouver écho auprès 
d’un nombre conséquent de cibles, puisque une partie de 
la valeur du service repose dans le nombre de personnes 
inscrites. 
scalabilité : propension du système à soutenir la charge 
et ainsi assurer l’utilisateur de la fiabilité du système 
(critères : temps de réponse, nombre d’utilisateurs élevé, 
etc...) très important notamment lorsque la viralité 
nécessite un fort degré d’intérêt commun. 
AUTEUR 
Goojet 
Cedric Giorgi 
Marketing Manager 
Développer un site/service mobile 
205 
Elevé Evangélisme 
Motivé 
Signaler l’usage, 
appartenance 
à un groupe 
Faible Recommanda-tion 
ciblée 
Rendre connu, 
signaler les 
avantages 
Actif Passif 
Rôle de persuasion 
du communiquant 
Degré 
d’intérêt 
commun 
pour 
la viralité 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
Les réseaux sociaux 
arrivent sur nos mobiles 
Avec le développement de l’Internet mobile, notament 
depuis l’iPhone proposé en France par Orange, les 
propriétaires de téléphones mobiles accèdent de plus en 
plus à leurs réseaux sociaux depuis leur téléphone. Le 
phénomène des réseaux sociaux pouvait difficilement 
échapper aux acteurs de l’industrie mobile, et les premiers 
mouvements se font sentir. 
En 2012, Pyramid Research estime à 950 millions le 
nombre de mobinautes qui utiliseront une plateforme 
communautaire, soit un utilisateur mobile sur cinq. 
Sur un ordinateur, les gens passent environ 40 minutes sur 
les sites de réseaux sociaux, contre 24h potentiellement sur 
les mobiles, ce qui constitue une audience non négligeable 
a capter. 
MySpace offre ainsi à ses utilisateurs mobiles de gérer 
leur profil directement depuis leurs mobiles, de s’échanger 
des messages, de rechercher ses amis, de laisser des 
commentaires et d’utiliser le moteur de recherche. 
Facebook, qui a lancé sa plateforme 
mobile, a vite fait réagir Vodafone, qui 
propose désormais le téléchargement 
de cette application. Aujourd’hui, 
Facebook dans sa version mobile croît 
plus vite que sa version ordinateur. 
Facebook serait également en train de 
négocier avec Nokia pour pré-installer 
sa plateforme sur ses téléphones. 
Bebo, 3e réseau social, a quant à lui passé plusieurs accords, 
notament avec Orange au Royaume-Uni. Le service proposé 
envoie des SMS aux contacts d’un utilisateur mettant à 
jour son statut ou rajoutant de nouvelles photos. 
Au Japon, pionnier des services Internet mobile, le réseau 
Mixi est le plus populaire et est déjà sur les mobiles. 
Ses membres qui se connectaient à 90% par ordinateur 
se connectent aujourd’hui majoritairement par leurs 
mobiles. 
Orange et son Mobile 
Open Community se po-sitionne 
lui comme un 
agrégateur des commu-nautés. 
En France, sa 
version MySocial Place a 
été lancée en Mars 2008, et propose via une entrée en un 
seul point sur Orange World, un accès à tous les sites com-munautaires 
de ses clients. Ce service propose également 
une agrégation des contenus mis sur les différents sites, 
comme vos photos et vos vidéos. A noter qu’une seconde 
version sous forme d’une application intégrée au télépho-ne 
sera disponible dans un second temps. 
Yahoo! a présenté au dernier Mobile 
World Congress de Barcelone one- 
Connect, une plateforme de télépho-nie 
mobile intégrant les réseaux. 
Elle permet entre autres de retrouver 
tous nos contacts des différents 
réseaux comme Facebook, MySpace ou LinkIn, et de 
mettre à jour automatiquement les informations les 
concernant. La nouvelle application de Yahoo! permet 
aussi de détecter les contacts présents dans les alentours, 
grâce à la localisation GPS, un service donnant aux réseaux 
sociaux un certain avantage par rapport aux versions 
ordinateur. Si cela peut poser des problèmes de vie privée, 
certains pensent que les utilisateurs sont prêts à donner ce 
genre d’informations. Des systèmes de messagerie instan-tanée 
pourront également être interfacés avec oneConnect. 
Yahoo! prône donc une certaine ouverture, afin d’attirer 
les développeurs pour enrichir les fonctionnalités de la 
plateforme. 
D’autres réseaux sociaux mobiles sont également présents 
depuis plus longtemps, comme ZYB, qui est une extension 
d’une application de sauvegarde de carnet d’adresses. A 
ce titre, ZYB possède un potentiel d’utilisateurs plutôt 
impressionnant. Mig33 quant à lui, regroupe déjà plus de 
Les réseaux 
sociaux 
mobiles 
Développer un site/service mobile 
206 
Orange 
  
VTFST	NJMMJPOT
 
     
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Exhibit 1 : 
Worldwide Social Networking Users, 
2006-2012. 
source : Pyramid Research 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
7 millions de membres grâce à son service de VoIP. Mais 
aucun de ces deux réseaux n’incorpore la géolocalisation, 
pourtant un atout de poids dans les domaines des réseaux 
sociaux sur mobiles. 
La géolocalisation, facteur clé de succès 
La géolocalisation sur mobile est effectivement un usage 
des réseaux sociaux qui peut se révéler très prometteur. 
Grâce à celui-ci, n’importe qui pourra apprendre un grand 
nombre d’informations sur les personnes dans le lieu où 
l’on se trouve (nom, photos, statut sentimental, CV, etc…). 
Cela vous permettra en temps réel de rencontrer des gens 
avec qui vous partagez des centres d’intérêts, ou de voir à 
tout moment vos amis et parents dans les endroits vous 
entourant. Mais pour cela, il faut d’abord que l’usage des 
réseaux sociaux se banalise. 
C’est un problème que n’arrive pas à résoudre Meetro, un 
service de messagerie instantanée, qui n’arrive pas à sédui-re 
assez d’utilisateurs, malgré la possibilité de trouver ses 
amis en fonction de leur localisation physique. Le problème 
posé aujourd’hui est bien d’atteindre une masse critique 
d’utilisateurs. C’est une des raisons qui ont vu les échecs 
des applications telles que Nokia Senior de Nokia (envoie 
d’informations vous concernant à d’autres utilisateurs par 
Bluetooth) et Dodgeball de Google (signale aux membres 
d’un réseau qui fait quoi dans un quartier donné). 
De nouveaux essais 
De nouvelles start’ups voient le jour afin d’atteindre ce 
dont d’autres rêvent. On les voit surtout en Europe du fait 
de l’utilisation d’applications Java, alors que les terminaux 
et opérateurs américains par exemple, ne sont pas 
compatibles avec le java. 
Mobileluck, une start’up basée sur Paris, est une application 
téléchargeable qui fait vibrer votre téléphone dès que vous 
vous approchez d’un autre utilisateur. Vous pouvez alors 
discuter avec lui et lui envoyer des photos entre autres. 
Un service qui ressemble à celui de Flobbi, qui affiche les 
profils des utilisateurs de son application Bluetooth à 
proximité de vous, en vous proposant de chatter avec eux. 
Frengo a quant à lui intégré des jeux ainsi que d’autres 
divertissements sur sa plateforme. Il permet aussi aux 
utilisateurs de créer leurs propres jeux, et de rester 
en contact permanent avec ses amis. Frengo propose 
également des widgets, qui peuvent être exportés sur les 
pages de blogs. 
Plus récemment, Kyte, une start’up de San Francisco, a 
de nouveau levé des fonds et ambitionne de devenir le 
MySpace du mobile. Kyte voudrait permettre aux artistes 
des labels et majors de créer des chaines thématiques pour 
y diffuser vidéos, photos et textes. 
La monétisation des réseaux 
sociaux mobiles 
Les enjeux liés aux réseaux sociaux sur mobiles sont 
importants pour les opérateurs tels qu’Orange. L’audience 
de ces sites et le flux de données échangées sont une source 
nouvelle de revenus. 
Avec la géolocalisation, facteur clé de réussite des réseaux 
sociaux sur mobiles, la publicité pourrait même être 
géolocalisée, et pourquoi pas couplée avec des modes 
de campagnes publicitaires urbaines qui existent déjà 
aujourd’hui avec le Bluetooth. Toutefois, des problèmes 
de bandes passantes et d’accès sont autant de freins 
dont les fournisseurs de combinés et de réseaux doivent 
s’affranchir pour ne pas empêcher le développement de 
sites communautaires. 
Selon le cabinet Juniper Research, les revenus mobiles 
devraient atteindre 5,7 milliards de dollars en 2012, contre 
dix fois moins aujourd’hui, avec à la tête les réseaux 
sociaux, s’accaparant plus de la moitié de ces revenus.. 
Par ailleurs, ce cabinet estime le nombre de membres de 
sites communautaires mobiles à 600 millions en 2012. Il 
incombe donc aux fournisseurs de trouver de nouvelles 
pistes de monétisation de cette audience. 
Parmi les schémas les plus classiques, on retrouve 
l’abonnement, qui contre une somme payée chaque mois 
ouvre aux utilisateurs de nouvelles fonctionnalités, 
permettant de profiter toujours plus du communautarisme 
et du nomadisme de l’Internet mobile. Mais on retrouve 
également le financement par la publicité, permettant la 
gratuité des services en échange d’encarts publicitaires 
vendus aux annonceurs. C’est le nouveau choix de 
MySpace, qui permet un accès gratuit à son site mobile, 
soutenu par la publicité, alors que jusque là, ATT et Hélio, 
des opérateurs américains, proposaient un accès au site 
via un abonnement payant. 
Facebook, qui a passé un accord avec Vodafone, n’a pour 
l’instant pas la moindre pub sur son site. Et bien que les 
détails financiers de l’accord ne soient pas communiqués, 
il a été dit que les opérateurs seraient capables de générer 
des revenus grâce aux services de récupération d’info sur 
le profil, lorsque les utilisateurs vont sur Facebook. 
D’autres systèmes prévoient de faire payer aux utilisateurs 
les services, comme l’envoi de SMS depuis l’application, 
comme le fait Frengo. 
Développer un site/service mobile 
207 
Source : 
Jupiter Research 
AUTEURs 
Orange 
Stéphanie Hospital et Marcelle Blandel 
Marketing Audience  publicité en ligne 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
209 Diversifier 
les usages 
du mobile 
SOM M A I R E 
Faire connaître son site mobile - P.210 
code 2D et reconnaissance d’images... - P.212 
rfid - P.214 
Bluetooth - P.216 
Interactions avec le mobile : Exemples - P.218 
Code 2D : exemple - P.222 
Juridique - P.225 
Sommaire Général
TECHNIQUE 
La médiatisation d’un service mobile pré-suppose 
une approche pluri-média. Ceci 
afin notamment de dépasser les limites 
d’utilisation fixées par la taille de l’écran 
du téléphone, la contrainte ergonomique 
et l’usage de certains services qui est enco-re 
à développer. Ainsi, une médiatisation 
à 360° permet notamment d’assurer une 
couverture du message plus importante. 
Bien entendu, cette communication à 360° 
ne doit pas délaisser l’approche média 
mobile pour autant. C’est en effet ainsi 
qu’elle réussira à toucher la majorité de 
sa cible utile, en lui proposant un moyen 
simple et ergonomique d’accès au site 
mobile. Elle s’avère donc nécessaire mais 
on ne la jugera pas suffisante. 
Il est intéressant de travailler en termes 
de « parcours » média pour mettre en 
place la stratégie de médiatisation mobile 
idéale. Ce parcours s’initie sur des médias 
traditionnels passe par le média mobile 
pour enfin aboutir au site mobile qui est 
médiatisé. 
La boite à outils de nos 
« media planeurs mobiles » 
Le wap push 
Il s’agit d’un message poussé sur le téléphone de la cible. 
Assez proche du sms il est constitué de textes mais 
comporte également un lien cliquable pour renvoyer vers 
un site mobile. 
Une campagne wap push peut être réalisée sur une 
base de donnée collectée par un annonceur (campagne 
de fidélisation) ou sur une base de donnée optin louée 
(campagne d’acquisition). 
Intérêt : Ces campagnes permettent d’exposer rapidement 
une population ciblée sur des critères pertinents à un 
message leur permettant un accès direct au site mobile. 
Les messages étant envoyés de façon quasi instantanées 
le wap push permet d’exposer la population cible au 
message dans un délai très court. De plus, le message s’il 
est conservé par l’utilisateur dans son téléphone peut être 
utilisé à nouveau et devenir une sorte de signet mobile. 
Le web to mobile 
Cette fonctionnalité permet à l’internaute en remplissant 
un formulaire web simple de s’envoyer un message de type 
wap push sur son mobile. 
Intérêt : Lorsqu’un annonceur lance son service mobile 
et qu’il dispose déjà d’un site Internet il semble logique 
de proposer aux personnes consommatrices du service 
Internet de découvrir le service mobile sans pour autant 
provoquer une rupture dans la navigation. 
Le SMS+ 
Le SMS+ permet de proposer à un consommateur d’envoyer 
un mot clé à un numéro court et ainsi de recevoir un message 
spécifique en retour. Cela permet donc un grand nombre 
de cinématiques (tirages aux sorts, instants gagnants, 
qualification de BDD, etc…) mais aussi de renvoyer en 
retour un message incorporant un lien renvoyant vers un 
service mobile. 
Intérêt : Le SMS+ se base sur l’envoi d’un SMS, or cette 
fonction est très populaire et est donc familière du grand 
public. De plus, cette fonction peut être proposée sur un 
grand nombre de supports (presse, tv, affichage, plv, on 
pack etc…) et ainsi intégrer des mécaniques cross média 
de façon simple. 
Faire connaître 
son site mobile 
Diversifier les usages du mobile 
210 
Havas 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Diversifier les usages du mobile 
211 
Les bannières ou liens 
publicitaires mobiles 
Les bannières et les liens sont diffusés sur des sites Internet 
mobiles ayant ouvert leurs supports à la commercialisation 
d’espace. Leur modalité d’achat est de façon quasi exclusive 
au CPM. Le rôle du média planneur est de définir en 
fonction du site à médiatiser la combinaison de rubriques 
alliant la meilleure puissance et affinité. 
Intérêt : En plus d’un intérêt certain de ciblage permettant 
de combiner une cible 100% consommatrice d’Internet 
mobile et d’un contexte affinitaire (en fonction de la 
thématique du site), cette modalité de médiatisation 
apporte un plus en terme d’ergonomie. En effet la saisie 
d’adresse URL reste une tache fastidieuse qui se voit ainsi 
remplacée par une modalité de clic beaucoup plus simple. 
Les liens sponsorisés: 
Cette modalité de médiatisation est très proche de ce qui 
est proposé sur Internet, le principe restant le même : 
affichage de liens textes cliquables dans les pages de 
résultats de moteurs de recherche, contextualisé en 
fonction de la requête. 
Intérêt : comme sur le web cette modalité permet un ciblage 
directement lié à ce que cherche l’utilisateur ce qui permet 
des mécaniques très ciblées. Néanmoins la recherche 
mobile est encore peu démocratisée car elle nécessite une 
certaine maturité des consommateurs mobiles et se heurte 
à une saisie des critères de recherche plus fastidieuse sur le 
clavier d’un téléphone. Peu usitée par les consommateurs 
cette fonction est pourtant en hausse régulière. 
Et demain, quels outils ? 
Nous avons vu fleurir un grand nombre de nouvelles tech-nologies 
qui enthousiasment annonceurs et marketeurs. 
Parmi les plus avancées nous retiendrons : 
La TMP (télévision mobile personnelle) 
Si la 3G a permis de voir apparaître les premiers bouquets 
de TV sur le mobile en mode streaming nous sommes 
aujourd’hui à l’aube d’une nouvelle norme le DVB-H qui 
va permettre de passer à un mode broadcast. Nous ne 
connaissons pas à date la nature exacte des formats 
publicitaires qui seront proposés sur ce support, mais il 
est fortement probable que certains supports proposent 
des formats interactifs permettant ainsi de drainer de 
l’audience sur le site mobile d’un annonceur. 
Les codes 2D/ le RFID/ La reconnaissance 
d’image/ Le bluetooth 
Ces différentes passerelles permettent de remédier à 
l’interface de saisie peu ergonomique des téléphones 
mobiles dotés d’une caméra. Plutôt que de taper l’URL sur 
le clavier du téléphone, il s’agira de créer une interaction 
entre le mobile et l’objet communiquant (prise de photos, 
approche physique …) 
Ces éléments permettent ainsi des rebonds interactifs 
sur des supports traditionnels (packaging, PLV, annonce 
publicitaire…) 
Ces technologies bien que démocratisées dans les marchés 
Est asiatiques plus matures ne permettent, pour le moment, 
de toucher qu’une petite partie de la population française. 
AUTEUR 
Havas 
Dimitri Dautel 
Responsable du pôle mobile d’Havas Digital 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
Le million de consoles Wii vendues par 
Nintendo en un peu plus d’un an té-moigne 
de la réussite de sa stratégie 
consistant à capitaliser sur une interac-tion 
plus simple et plus naturelle entre 
réel et virtuel. A l’origine du succès de la 
console, la manette appelée « Wiimote » 
permet de retranscrire les mouvements 
du joueur à l’écran. 
L’interface entre réel et virtuel est alors 
d’une grande simplicité, favorisant ainsi 
une véritable immersion du joueur. Le 
grand public a donc tout de suite adopté 
cette nouvelle façon de télécommander, 
d’interagir avec le jeu. 
L’évolution incessante du mobile nous 
invite à faire le parallèle avec la Wiimo-te. 
Les technologies Bluetooth, code 2D, 
reconnaissance d’image ou encore NFC 
participent à transformer le téléphone 
mobile en une interface permettant d’in-teragir 
avec le monde qui nous entoure. 
Le mobile devient ainsi une véritable 
Wiimote ou la télécommande de notre 
quotidien. 
Fort de ce constat, l’objectif de cet article 
est de faire le point sur ces différentes 
technologies, la façon dont elles vont 
permettre de créer une interactivité mo-bile 
de plus en plus contextuelle. 
Des technologies 
au service 
de l’interactivité 
Présentation des technologies Bluetooth, 
Codes 2D, Reconnaissance d’images et 
NFC ; toutes ces nouvelles technologies 
ne bénéficient pas de la même maturité, 
mais elles apportent toutes une nouvelle 
forme d’interactivité par l’intermédiaire 
du mobile. 
Le tableau ci-contre fait le point sur ces 
différentes technologies. 
Code 2D 
Reconnaissance 
d’images... 
212 
Deirvsefiir les usaegs du mobile Aceoopp 
Technologie Description 
Niveau 
de maturité 
Bluetooth Conçu dans le but de remplacer les câbles 
entre les ordinateurs et ses périphériques, le 
Bluetooth est un standard de transmission de 
données sans fil par les ondes radio. 
Les bornes Bluetooth installées en point de 
vente permettent de diffuser des contenus 
(images, vidéos ou applications) sur le mo-bile 
des consommateurs situés à proximité. 
Le mobile de l’utilisateur doit donc être 
Bluetooth et cette fonction doit être 
activée pour qu’il puisse recevoir les 
informations. 
2008 : 
plus de 60% du 
parc mobile français 
compatible. 
2010 : 
plus de 90% du parc 
sera compatible. 
Codes 2D Dotés de plusieurs noms (QR codes, Data-matrix, 
Flashcode) liés aux principaux stan-dards 
du marché, les codes barres en deux 
dimensions permettent d’encrypter une in-formation. 
Les Codes 2D sont principalement utilisés 
pour faciliter l’accès à des services Internet 
mobile. 
L’utilisateur prend en photo le code à l’aide 
de son mobile ; le code est décrypté par l’ap-plication 
qui fait ensuite le lien vers le service 
mobile associé. 
L’application de lecture doit être télé-chargée 
par l’utilisateur ou être pré-ins-tallée 
par le constructeur. 
2008 : 
moins de 6% du 
parc français est 
compatible avec 
l’application de lec-ture 
des Flashcodes 
(standard adopté 
par les trois opéra-teurs 
français). 
2010 : 
plus de 30% du 
parc sera équipé de 
l’application en natif 
(Source AFMM). 
Recon-naissance 
d’images 
Basée sur des technologies de reconnaissan-ce 
de forme et de points, la reconnaissance 
d’images permet de faire le lien entre un 
visuel et une information. 
L’utilisateur prend en photo le visuel (une pu-blicité, 
un logo,…) à l’aide de son mobile, 
l’envoie par MMS et reçoit en retour l’accès 
au site Internet mobile associé. 
Cette technologie nécessite que le mo-bile 
soit compatible MMS et Wap activé. 
2008 : 
plus de 60% du 
parc mobile français 
compatible. 
2010 : 
plus de 90% du parc 
sera compatible. 
NFC Le NFC (Near Field Communication) est une 
technologie d’échanges de données à une 
distance de quelques centimètres. 
Il permet la communication entre un lecteur 
et un terminal mobile ou entre plusieurs ter-minaux 
selon plusieurs usages : 
émulation d’une carte : pour s’identifier et 
authentifier. 
lecture de tags passifs : pour lire des infor-mations. 
peer to peer : échange des informations. 
Les mobiles doivent intégrer une puce 
spécifique 
Prévisions 
15 % du parc 
compatible en 2012 
23 % du parc 
compatible en 2013 
Source : Greenwich 
Consulting (2008) 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Complémentarité des technologies 
Chaque technologie couvre une partie du champ des 
interactions possibles et répond ainsi à des objectifs 
spécifiques. 
Le code 2D et la reconnaissance d’image apportent un lien 
simple et à faible coût entre une publication papier, de 
l’affichage et un service interactif (Internet mobile). 
De son côté, Bluetooth offre la possibilité de diffuser un 
contenu riche en point de vente à l’aide de bornes intégrées 
dans la PLV. 
La richesse du NFC ouvre la porte à de nouveaux services 
et de nouveaux usages. 
Grâce à cette technologie, le mobile fusionne avec le porte 
monnaie, la carte de paiement, la carte de fidélité, le coupon 
de transport et même le trousseau de clé. Lancée au Japon 
depuis plus de 5 ans par NTT Docomo et Sony, 50% des 
terminaux sont maintenant équipés de cette technologie 
et 30% de ses possesseurs l’utilisent déjà. A titre d’exemple, 
20 000 foyers sont déjà équipés des services KESAKA de 
clés de maison via NFC. 
Néanmoins, même si tous les acteurs de la chaîne de valeur 
(opérateurs, banques, organismes de certification,…) 
travaillent activement sur le sujet, cette technologie ne 
devrait décoller qu’à partir de 2012 en Europe. 
Un consommateur 
de plus en plus acteur 
Un utilisateur initiateur de l’interaction 
L’analyse des usages de ces technologies montre très 
clairement que l’utilisateur est dans la plupart des cas sur 
le mode actif. 
D’un point de vue marketing, le consommateur devient 
acteur de ces nouvelles technologies. Il peut facilement 
accéder à une vidéo, un jeu, ou une promotion en 
photographiant une affiche ou en activant son Bluetooth. 
La vague du Web 2.0 a fait couler beaucoup d’encre sur la 
prise de parole du consommateur alors que celle-ci demeure 
généralement cloisonnée à l’écran de son ordinateur 
personnel. Ces nouveaux dispositifs vont rendre la prise 
de parole et de pouvoir omniprésentes, quels que soient le 
lieu et le moment. 
Une réponse aux attentes des marques 
De leur côté, les annonceurs demandent de plus de plus 
une mesure de la performance des campagnes réalisées. 
Quels que soient les canaux, ces campagnes doivent 
répondre à des objectifs d’image mais également amener 
le consommateur à s’engager vis-à-vis de la marque. 
Ces technologies mobiles apportent une réponse à cette 
demande des annonceurs. 
Elles proposent de nouveaux outils pour activer les clients 
et les prospects au plus proche de l’acte d’achat. Elles 
permettent également de mesurer autrement les retours 
d’une campagne de publicité presse, affichage ou encore 
évènementielle. 
Les marques et leurs agences ont donc la capacité de donner 
de l’interactivité aux canaux traditionnels. En réponse, 
le consommateur a le pouvoir d’initier directement un 
dialogue avec elles et de leur dire « stop » ou « encore ». Le 
dialogue peut alors continuer sur le mobile, sur le Web fixe 
ou dans le point de vente le plus proche. 
De nouvelles perspectives de dispositifs multicanaux 
apparaissent ainsi. 
Néanmoins ces nouvelles possibilités font émerger un enjeu 
important : la nécessité de proposer au consommateur 
une expérience (de marque ou de service) pertinente en 
situation de mobilité. 
Le contexte de l’utilisateur, 
déclencheur 
de l’interactivité 
Les chiffres publiés par IPSOS Media fin 2007 confirment le 
succès des services pratiques sur mobile. Ces derniers sont 
classés seconds des services les plus utilisés sur le mobile. 
La réussite des services montre que le contexte du 
consommateur impacte donc déjà sur son mode de 
consommation. Cette tendance risque de se généraliser 
dès l’arrivée de dispositifs exploitant la dimension 
contextuelle de façon plus importante. Le moment, le 
lieu, l’état (occupé, libre,…) et même le « contexte média » 
deviennent les clés d’entrée de l’interaction. 
conclusion : 
Nous pouvons retenir que ces nouvelles technologies 
mobiles vont permettre de faire sortir l’interactivité de nos 
PCs et de nos consoles de jeux et de la faire descendre 
dans la rue. Cette interactivité sera au bénéfice du 
consommateur car il en sera, dans la plupart des cas, 
l’initiateur et l’acteur. De leur côté, les marques auront 
la possibilité de proposer à leur « public » de nouvelles 
expériences qui prolongeront, sans les cannibaliser, 
les médias traditionnels. Cette nouvelle relation entre 
marques et consommateurs sera plus intime mais plus 
exigeante. Les annonceurs doivent donc commencer dès 
aujourd’hui à tester ses dispositifs à l’aide de pilotes ou de 
dispositifs basés sur les technologies les plus matures. 
AUTEUR 
Apocope 
Jean-Philippe Briguet 
Directeur Marketing 
Diversifier les usages du mobile 
213 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
La RFID (Radio Frequency Identification) est une 
technologie qui permet de stocker et de récupérer des 
données à distance, par le biais de petits marqueurs appelés 
tags RFID et ayant souvent la forme de petits autocollants. 
Ces balises sont dotées d’une petite puce électronique 
associée à une antenne et peuvent ainsi recevoir et émettre 
des informations via des ondes radio. 
A l’origine, cette technologie était destinée essentiellement 
à des applications liées aux domaines de la logistique. 
Les logisticiens ont très vite perçu le potentiel qu’offre 
la RFID en termes de productivité et de traçabilité. Wall 
Mart, géant américain de la distribution, s’est ainsi rendu 
compte que l’utilisation de la RFID permettait de réduire 
de 30% les ruptures d’inventaires. 
La RFID est aujourd’hui très largement utilisée et peuple 
notre vie quotidienne sans que nous nous en rendions 
compte. 
Tags RFID « sous-cutanés » pour les animaux, suivi 
logistique de palettes, localisation de bagages dans les 
aéroports, badge d’indentification au sein d’une entreprise, 
ouverture sans contact dans l’automobile et dans les 
transports en commun (Pass Navigo, Carte Velib’…) sont 
quelques exemples d’utilisation de la RFID.…., 
En Asie, la puce RFID commence à remplacer la carte à puce 
sur les cartes de crédit et rend ainsi possible un paiement 
à l’aide d’une carte sans contact. 
La puce RFID est une technologie simple, peu coûteuse 
et qui est en train d’échapper à son terrain d’origine, la 
logistique, pour devenir une technologie populaire qui 
offre des perspectives créatives très fortes. 
De la gestion de la relation client en passant par l’expérience 
magasin et l’innovation produit, la RFID offre un terrain 
de jeu sans limite aux marketeurs et va probablement 
redéfinir bien des disciplines. 
Apple la marque 100% RFID 
Apple est sans doute la marque qui utilise le plus et le 
mieux les puces RFID. Elle utilise ainsi de manière assez 
conventionnelle des puces RFID à l’intérieur des MacBook 
pour reconnaître facilement un ordinateur au sein d’un 
réseau sans fil. Mais Apple utilise aussi la puce en dehors 
des sentiers battus. Les joggeurs et inconditionnels de 
l’iPod ne le réalisent pas forcément, mais c’est l’intégration 
d’un « tag RFID » au sein de la basket qui permet à Nike+ de 
communiquer avec l’iPod. Apple adore les puces RFID et en 
truffe ses produits. 
Face à un Google, qui contrôle le Quoi (ce que je recherche), 
et à un Facebook contrôlant le Qui (mes centres d’intérêt 
et mes amis), Apple pourrait rapidement, en traquant les 
comportements au travers de l’ensemble des puces RFID 
embarquées dans ses produits, contrôler le Où… 
On peut par exemple imaginer qu’un point de vente détecte 
automatiquement la présence d’une puce RFID d’un 
produit Apple. Moyennant une rémunération, la firme de 
Steve Jobs pourrait envoyer à l’intérieur du produit Apple 
(iPhone, iTouch, Nike+, MacBook…) une publicité ciblée… 
Le réfrigérateur nouvel 
espace de vente 
Des fabricants ont commencé à fabriquer des réfrigérateurs 
dotés de capteur RFID qui sont en situation de proposer 
une multitude de bénéfices réels pour le consommateur. 
Le réfrigérateur est ainsi en mesure d’identifier 
l’ensemble des produits qu’il contient et ainsi de prévenir 
le consommateur quand un produit vient à manquer 
ou de lancer automatiquement des commandes sur des 
sites e-marchands. Il est aussi capable de contrôler et de 
signaler automatiquement l’ensemble des dates limites 
d’utilisation. Le réfrigérateur peut ainsi conseiller aux 
consommateurs d’utiliser tel ou tel produit avant qu’il 
n’arrive à date d’expiration. 
Le terrain de jeu offert par les réfrigérateurs dotés de 
puces RFID est très large pour les marques. Il est possible 
d’envisager un service simple qui proposerait des recettes 
facilement réalisables à partir des produits stockés dans 
mon réfrigérateur. 
L’implémentation des lecteurs RFID dans les 
réfrigérateurs va créer pour les fabricants et les marques 
du secteur alimentaire de formidables opportunités pour 
se réapproprier à leur profit une relation plus directe et 
plus émotionnelle avec le consommateur final. 
La RFID et le 
développement durable 
C’est une voie d’application inattendue pour la RFID, mais 
il est probable que sous la pression des consommateurs et 
des associations de protection de l’environnement vers 
plus de transparence, de traçabilité et d’éco-responsabilité 
les puces RFID s’imposent sur bon nombre d’emballages. 
Aujourd’hui, le territoire d’expression sur un pack est par 
définition limité et se mesure souvent en centimètres 
carrés. Dès lors, comment est-il possible d’y faire figurer 
RFID 
214 
Deirvsefiir les usaegs du mobile Ogilvy Iaceeinrttv 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
l’ensemble des informations et notices légales, les bons « 
insights », mais aussi les informations nutritionnelles, les 
lieux et modes de production ? 
C’est une mission impossible. Sauf à recourir à une puce 
RFID qui pourrait contenir une multitude d’informations 
sur le produit : lieu de production, traçabilité, équilibre 
nutritionnel, empreinte carbone, composants… La RFID 
est aujourd’hui l’un des seuls supports technologiques 
à répondre aux exigences d’éco-transparence des 
consommateurs. 
Nous pouvons envisager que dans un futur très proche la 
puce RFID devienne le coeur de l’information marketing 
d’un produit. 
Par exemple, il est totalement concevable qu’un 
consommateur puisse en approchant son téléphone 
d’un produit déclencher le téléchargement d’un widget, 
d’une vidéo de présentation, d’une information produit. 
Ainsi la puce RFID contenue à l’intérieur du pack 
pourrait littéralement raconter l’histoire du produit aux 
consommateurs. 
De même, un distributeur souhaitant aller plus loin dans 
la transparence et l’éco-responsabilité pourrait décider 
d’équiper l’ensemble des produits qu’il distribue de 
puces RFID contenant des informations sur l’empreinte 
carbone des produits. Ainsi, le consommateur pourrait en 
remplissant son caddie connaître exactement l’incidence 
carbone de ses courses. 
Vers une disparition 
des caissières 
Dans les dix prochaines années, les caissières seront 
inévitablement remplacées par des systèmes de 
reconnaissance RFID à haute fréquence qui seront capables 
d’indiquer le montant des achats au fur et à mesure que 
s’ajoute un article. Le paiement se fera probablement 
automatiquement en quittant la surface de vente, à l’aide 
d’une carte sans contact. 
La disparition des caissières, au-delà des conséquences 
sociales, risque de modifier en profondeur l’organisation 
des surfaces de vente, les parcours clients, et offrira des 
potentialités majeures pour développer des services à 
haute valeur pour les distributeurs. 
Dès lors, pourquoi ne pas imaginer des systèmes intelligents 
qui dès que vous mettez un produit dans un caddie vous 
propose, dans une logique de « cross selling » (à l’instar 
des sites de vente en ligne comme Amazon), un produit 
connexe. Les programmes de fidélité iront probablement 
plus loin dans la logique de personnalisation de la relation 
en proposant des promotions personnalisées au coeur des 
rayons. 
RFID, RSS et WiFi, la nouvelle 
trinité de l’innovation 
produit 
Le lapin Nabaztag est en train de dessiner les principales 
innovations produit pour les prochaines années à venir. 
Cet objet nomade se connecte à Internet via des ondes 
WiFi. Il communique avec son utilisateur en émettant des 
messages vocaux, lumineux ou en remuant les oreilles. 
Le lapin utilise des flux RSS, via Internet, pour diffuser 
des informations comme la météo, la bourse, la qualité 
de l’air ou l’arrivée de nouveaux messages. Il sait aussi 
communiquer avec son environnement immédiat car il 
sait communiquer avec une puce RFID. 
Gallimard Jeunesse vient ainsi de lancer le premier livre 
RFID. Le principe est simplissime : votre enfant place le 
livre contenant la puce RFID devant le nez du Nabaztag 
et le lapin lui lit une histoire. Technologiquement, la puce 
RFID déclenche le téléchargement d’un fichier MP3 que le 
lapin diffuse localement. 
On imagine l’ensemble des applications et des services 
rendus possible par ces trois technologies : WiFi 
(communication sans fil), flux RSS (rendant possible une 
widgetisation de l’ensemble des services) et RFID qui rend 
l’ensemble des objets potentiellement intelligents. Ces 
trois acronymes un peu barbares sont la nouvelle trinité du 
marketing et de l’innovation produit et offrent aux marques 
innovantes la possibilité de totalement réinventer leurs 
modèles de communication et leurs stratégies de services. 
Les perspectives de la RFID 
La RFID est promise à un bel avenir parce qu’elle répond 
à des besoins profonds des consommateurs, tant en 
termes de sécurité, de traçabilité et de personnalisation 
que de ludisme. Elle est aujourd’hui la technologie la plus 
simple et la moins coûteuse pour créer des expériences de 
consommation totalement novatrices. 
Le défi va consister à surmonter les enjeux de protection 
des données personnelles et du respect des libertés 
individuelles. Car, comme toutes les technologies à très 
fort potentiel, la RFID génère beaucoup de fantasmes et 
d’inquiétudes de voir tout le monde fiché et identifiable à 
tout moment et à tout endroit. Déjà, ici ou là, des initiatives 
dangereuses sont en train de prendre forme. Aujourd’hui, 
des sociétés commercialisant des tags RFID destinés à être 
placés sous la peau d’êtres humains n’est plus de domaine 
de la science-fiction. Ces solutions permettent une 
identification et une sécurisation totales des accès à des 
sites sensibles et une lutte impitoyable contre la fraude ou 
les enlèvements. A Mexico, certains officiers de police ont 
des tags RFID implantés sous la peau pour permettre de 
prévenir les tentatives d’enlèvements. 
L’enjeu principal pour la RFID n’est donc pas technologique 
mais sociétal. Les législateurs et les marketeurs devront 
encadrer l’utilisation des applications RFID par la mise 
en place de pratiques garantissant le respect des données 
personnelles et l’interdiction de dispositifs attentatoires 
aux libertés individuelles. Faute de quoi, la RFID pourrait 
connaître le même sort que le programme Beacon, initié par 
Facebook, qui offrait théoriquement et technologiquement 
une solution de communication optimale mais qui, face 
aux rejets massifs des internautes, a dû être rapidement 
supprimé par son initiateur. 
AUTEUR 
Ogilvy Interactive 
Bruno Walther 
Diversifier les usages du mobile 
215 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
Qu’est ce que le Bluetooth ? 
Une technologie de réseau personnel 
sans fils 
D’une faible portée, le Bluetooth permet de relier des 
appareils entre eux comme les périphériques (véhicules, 
imprimantes, téléphones portables, appareils domestiques, 
souris, clavier), ordinateurs ou assistants personnels sans 
utiliser la liaison filaire. 
Plus besoin d’une ligne de vue directe pour communiquer ! 
Son utilisation est donc plus souple que l’infrarouge et 
favorise l’échange croisé d’informations d’une pièce à une 
autre ou sur de petits espaces. 
Le transfert de données s’effectue entre des équipements 
possédant un circuit radio sur un rayon de l’ordre d’une 
dizaine à un peu moins d’une centaine de mètres. Très 
utilisée dans la téléphonie mobile, la technologie Bluetooth 
permet de communiquer avec ordinateurs, assistants 
personnels et kits mains-libres. 
Un outil adapté au Marketing Direct 
Le Bluetooth favorise la distribution localisée de messages 
publicitaires multimédias : images, vidéos et MP3. 
Le Bluecasting caractérise l’utilisation de ce bluetooth 
dans le cadre d’une opération de Marketing et de 
communication. Il consiste à envoyer à un destinataire 
des messages ou des contenus via Bluetooth, par exemple à 
partir d’une borne, d’une affiche ou de tout autre émetteur. 
Depuis quelques années, les annonceurs proposent ainsi 
des contenus interactifs de valeur et bien scénarisés. Les 
bons résultats successifs des campagnes d’incitation 
à s’approcher d’un point particulier prouvent que les 
utilisateurs sont de plus en plus souvent séduits. 
Pourquoi utiliser 
le Bluetooth? 
Pour réaliser des économies 
À la différence du SMS ou du MMS, l’envoi du message 
est totalement gratuit pour l’utilisateur et l’annonceur. 
L’investissement dans une campagne Bluetooth se limite 
à la mise en place de bornes et de capteurs sans fil. 
Dynamiser sa marque 
La communication Bluetooth véhicule une image 
dynamique, rapide et efficace. Les messages innovants, 
qu’elle permet d’échanger, sont très bien perçus par les 
utilisateurs. 
Respecter la liberté des utilisateurs 
Pour recevoir les messages, les utilisateurs n’ont qu’à 
donner leur accord. S’ils refusent, un programme les 
mémorise et ils ne sont plus sollicités. Le Bluetooth est 
donc beaucoup moins intrusif que les contenus MMS et 
SMS lesquels sont directement envoyés sur le numéro de 
téléphone personnel de l’utilisateur. 
Protéger l’environnement 
La technologie Bluetooth est conçue pour consommer peu 
d’énergie. Avec ce boîtier, plus de mailing et surtout plus 
de tract papier pour communiquer. 
Faire évoluer sa démarche promotionnelle 
Les messages sont totalement programmables. Ils peuvent 
évoluer avec des contenus différents à chaque étape du 
plan marketing. 
Mieux analyser ses résultats marketing 
L’étude des résultats et de la rentabilité des campagnes 
sont facilitées par des rapports d’activité. A tout moment, 
l’annonceur peut vérifier l’impact de la campagne de façon 
détaillée et la modifier si nécessaire. 
Bluetooth 
216 
Deirvsefiir les usaegs du mobile Oaegnr 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Les différentes étapes 
d’une campagne de Bluecasting 
1. Le contenu du message à envoyer (photo, vidéo, 
chanson, jeu, texte, application, offre promotionnelle, 
information…) est programmé depuis un PC. 
2. Le message est envoyé à un boîtier Bluetooth 
(soit par Internet, soit par connexion sans fil, 
soit par téléchargement local). 
3. Le boîtier est programmé pour émettre dans la zone 
de chalandise identifiée. 
4. Le boîtier localise tous les mobiles à proximité, 
demande l’accord à l’utilisateur et envoie le message. 
5. Le boîtier enregistre les informations de connexion 
et établit les rapports d’activité et les statistiques. 
A qui s’adresse 
le Bluetooth Marketing ? 
Aux annonceurs 
…souhaitant développer leur relation à destination de 
leurs prospects et leurs clients dans les salons, évènements 
culturels, cinémas… 
Aux entreprises 
…voulant atteindre leurs clients, les informer ou les faire 
réagir à tout instant et quelque soit l’endroit (lancement 
de produit, invitations, messages de marque, promotions, 
jeux…). 
A toutes les Collectivités Locales 
ou Territoriales 
…désirant mettre en place des services utiles pour leurs 
administrés ou touristes : informations, actualité, sites 
touristiques, plans, campagnes électorales … 
Et demain ? 
Parmi l’ensemble des prétendants, deux se distinguent : 
Wibree, 
plus économe que le Bluetooth 
Wibree est une technologie de transmission sans fil créée, 
à l’origine, par Nokia sous forme d’un standard ouvert et 
désormais co-propriété du Working Group ULP. 
Comparé à Bluetooth, Wibree permet un débit du même 
ordre de grandeur (2,1 Mb/s) pour une consommation 
d’énergie 10 fois moindre. Cela permettra d’intégrer 
cette technologie dans de nouveaux types d’équipements : 
montres, monitoring médical ou capteurs pour sportifs. 
Zigbee, 
moins chère et plus simple 
Zigbee est un protocole permettant la communication de 
petites radios, à consommation réduite, pour les réseaux 
à dimension personnelle. Cette technologie a pour objectif 
la communication de courte distance telle que le propose 
déjà la technologie Bluetooth, tout en étant moins chère 
et plus simple. On retrouve Zigbee dans les contrôles in-dustriels, 
les applications médicales mais aussi sur les dé-tecteurs 
de fumée et d’intrusion. 
Et tous les autres 
D’autres challengers comme le Wifi, le Winmax, le 3G, la 
technologie NFC et le RFID sont également des challengeurs 
potentiels permettant l’inter-communication. 
Le Bluetooth va intégrer le Wifi à sa norme de transmission 
sans fil. Cette incorporation devrait conduire à l’élaboration 
de puces et de périphériques dotées à la fois du potentiel du 
Wifi en termes de bande passante et des fonctionnalités et 
services propres au Bluetooth. 
AUTEURs 
Orange 
Stéphanie Hospital et Marcelle Blandel 
Marketing Audience  publicité en ligne 
Diversifier les usages du mobile 
217 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Interactions 
avec le mobile : 
Exemples 
EXEMPLES aceoopp - aegnor - beeilmnotv 
La promotion d’artiste 
Brief : Communiquer sur la sortie du nouvel album de Calo-gero 
et participer à une opération concours en s’appuyant 
sur un affichage événementiel. 
Solution : Les passants recevaient via bluetooth une 
vidéo de présentation du concours ainsi qu’un extrait du 
nouveau clip et un lien wap vers le site officiel de l’artiste. 
Ils pouvaient ensuite participer à un concours photo leur 
permettant de gagner la basse de CALOGERO mise en avant 
dans le cadre d’une campagne d’affichage événementielle. 
Résultats : Plus de 500 participants au concours et 15% de 
vidéos téléchargées. 
Agence : MobilEvent / Client : Universal/Mercury 
Peroni 
Brief : 
Lancement de la Bière italienne Peroni à Monaco, inviter 
le public à venir tester la bière italienne dans des soirées 
Peroni. 
Solution : 
Campagne de street marketing bluetooth proposant aux 
passants de télécharger sur leur mobile une invitation pour 
l’une des soirées et un coupon pour une Peroni gratuite. 
Résultat : 
17% de téléchargements 
Agence : MobilEvent / Client : Peroni 
218 
De l’arbre à la tasse 
Brief : Renforcer la confiance du consommateur final en 
assurant la traçabilité des produits labellisés commerce 
équitable (« de l’arbre à la tasse »). 
Réponse : Dans chaque point de vente, le consommateur 
a la possibilité d’accéder à des informations sur son café 
en approchant son téléphone portable compatible RFID de 
l’emballage sur lequel est apposé un « tag ». Il peut connaî-tre 
la plantation, la récolte, le goût et la région d’origine et, 
d’un simple clic, téléphoner à la coopérative du café choisi 
ou encore localiser l’exploitation du petit producteur via 
Google Earth, voir sa photo, etc. 
Université de Nice  D’Haïti / Client : Malongo 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Cours Forest ! Cours ! 
Brief : Imaginer une campagne mobile innovante pour les 
« Zoom » de Nike qui maintienne l’esprit de créativité de 
la marque. Réponse : Panneaux d’information Bluetooth 
invitant la destinataire du signal téléphonique à se rendre 
au plus vite dans le magasin Nike indiqué pour gagner une 
paire de « Zoom ». L’utilisateur déclenche un chronomètre 
arrêté par un second signal une fois en magasin. Le 
mobile enregistre le temps et la vitesse du participant. Le 
meilleur temps du jour gagne. Résultats : En 3 semaines, 
250 000 messages Bluetooth délivrés, 15 000 participants, 
63 paires de chaussures gagnées. 
Mindshare China / Nike via Wieden+Kennedy Kinko 
Pepsi libère des bulles mobiles ! 
Brief : Inciter à l’achat en créant du trafic online et 
distrayant offline. Réponse : Mise à disposition du public 
d’affiches interactives permettant de brancher son casque 
baladeur pour écouter des titres exclusifs disponibles 
contre preuves d’achat sur le site musical Pepsiaccess. 
USA : diffusion des clips vidéo Hip Hop gratuitement 
aux utilisateurs via la Bluetooth activé de leur mobile. 
Résultats : Cette campagne constitue, à ce jour, la plus 
grande opération marketing Bluetooth multi-sites 
élaborée sur le sol américain, avec 1000 points ou relais de 
diffusion Bluetooth. 
Agence : BBDO/Qwikker / Client : Pepsi Cola 
Orange en musique ! 
Brief : Créer du trafic en magasin et dynamiser son 
image. Réponse : Début 2006, Orange a installé des 
bornes Bluetooth dans ses plus grandes boutiques. Depuis 
les vitrines interactives, les passants « utilisateurs de 
Smartphone ou PDA Phone » pouvaient télécharger un 
Mobitube de Patrick Bruel 24h/24. L’utilisateur connecté 
recevait un SMS lui proposant de télécharger le Mobitube 
(extrait de single) au format spécialement adapté à tous 
les mobiles. Résultats : Le téléchargement effectué, on 
pouvait accéder au site mobile de Patrick Bruel sur Orange 
World pour acheter le single grâce au réseau UMTS. 
Agence : Kameleon / Client : Orange 
Mobiguides 
Brief : Informer différemment passants et utilisateurs de 
Velib’. 
Réponse : Durant l’été 2007, la mairie de Paris et Velib’ 
ont installé 25 bornes Bluetooth dans les 1er, 2eme et 
4eme arrondissements. Ces dispositifs urbains, équipés de 
mobizones, relayaient des informations pratiques sur les 
mobiles des usagés du Velib’. Il était donc possible de consulter, 
gratuitement et dans un rayon de 15 mètres autour de la 
borne, les actus, plans, informations municipales (patrimoine, 
administration…), services (taxis, parking…) et autres numéros 
d’urgences utiles aux déplacements quotidiens. 
Agence : Kameleon / Client : Mairie de Paris 
219 
Diversifier les usages du mobile 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Un container étrange et captivant 
Brief : Attirer le chaland vers une zone de présentation 
de produit. Réponse : Pour présenter sa nouvelle C30 en 
Grèce, Volvo l’a caché dans un container « promotionnel » 
dans un centre commercial. Premièrement les curieux ont 
pu observer la voiture par une ouverture dans le container... 
Puis, ils ont pu observer la voiture de plus près. Une 
borne, installée dans la voiture, proposait la possibilité 
de télécharger des contenus mobiles concernant la C30. 
3 fonds d‘écran et 2 vidéos ont été distribués selon un 
scénario sur les 15 jours. Résultats : 1651 visiteurs, 2005 
téléchargements de contenus 
Agence : Llitoo NA / Client : Volvo 
220 
Une file d’attente interactive 
Brief : Faire patienter le chaland en le divertissant lors 
d’un festival. Réponse : Jours 1- Rien n’étant prévu pour 
guider le public, la foule entassée diminue les effets 
du dispositif Bluetooth recherchés. Jours 2 - Dispositif 
repensé. Une file entrée gratuite et une payante sont 
créées. Téléchargement multiplié par 2. Jours 3 – Même 
chose que la veille. Résultats : Le public fût agréablement 
surpris par le dispositif Bluetooth : gratuit, innovant et 
facile d’utilisation. 30 000 visiteurs sur le festival. Les 
taux de téléchargements passent de 19% à 35%. Un impact 
majeur pour Europe 2 TV. 
Blue TouchCommunication / Client : Europe 2 TV 
Un aéroport pas comme les autres 
Brief : Pousser à l’achat impulsif. Réponse : Un opérateur 
de téléphonie mobile canadien a fait mettre en place 
une solution de diffusion permanente de messages 
par Bluetooth dans les salles d’attente de l’aéroport de 
Montréal. L’objectif : pousser les voyageurs d’affaire à 
la consommation rapide de forfaits. Le message diffusé 
incitait les voyageurs à se mettre en relation avec un 
conseiller clientèle. Le processus d’abonnement ne prenait 
que 3 minutes en moyenne. Résultats : 30 % de taux 
d’acceptation du message. 10 % des clients d’affaire de 
l’opérateur ont pu bénéficier d’un nouveau forfait. 
Agence : Llitoo NA / Client : Aéroport de Montréal 
AUTEURs 
APOcope 
jean philippe briguet 
directeur marketing 
Orange 
Stéphanie Hospital et Marcelle Blandel 
Marketing Audience  publicité en ligne 
mobileventbr 
uno smadja 
co-fondateur 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
mobile gagnant, toujours plus de contacts en pocheLa 1ère base de données OPT-IN qualifiée avec près de 1,4 million d’adresses* une qualification pousséesocio-démographique : sexe, tranche d’âge, année de naissance, CSP, constitution du foyercentres d’intérêts : maison, quotidien, finances, loisirsgéographique : département, CP, villeune offre clé en mainciblagediffusionsuivi de campagneplus d’infos sur orangepublicite.frOrange publicitéFrance Télécom - S.A. au capital de 10 457 395 644 d - RCS PARIS : 380 129 86 - Grenade* Source interne Janvier 2008Ratecard_S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
exemple 
Diversifier les usages du mobile 
222 
Jet Multimédia 
Au début des années 90 apparaissent des alternatives 
aux codes barres : Les codes 2D. Ces codes utilisent, 
contrairement au code barre, deux dimensions de 
l’espace. 
Cette technologie va augmenter considérablement la 
densité d’informations, jusqu’à plusieurs centaines voire 
milliers de caractères par centimètre carré ! L’information 
n’est plus limitée à des chiffres, tout type de texte peut 
y être stocké : données logistiques, caractéristiques du 
produit, informations dédiées aux consommateurs, carte 
de visite, adresse de site Internet, etc. 
Tous ces avantages ont conduit les codes 2D à trouver 
très vite des utilisations novatrices et opérationnelles 
dans l’industrie. On les trouve aujourd’hui sur un grand 
nombre d’articles : produits pharmaceutiques en Europe, 
et composants électroniques. 
QUELQUES EXEMPLES D’UTILISATION DU CODE 2D 
Datamatrix QR Code Maxicode 
Aztec Le «code Aztec» est utilisé par 
les compagnies ferroviaires allemande 
et suisse pour l’impression des billets 
à domicile. 
Le «Datamatrix» est le code 2D de l’industrie. Il est nor-malisé 
et reconnu comme un standard par la normalisa-tion 
ISO et par le GS1. Le GS1 étant l’organisme à l’ori-gine 
de la standardisation du code barres, avec le succès 
qu’on lui connaît. Le Datamatrix est le format retenu par 
la grande distribution partout dans le monde. 
Le FlashCode est un standard propriétaire dérivé du 
Datamatrix. Il a été choisi par les opérateurs mobiles 
Français et l’Association Française du Marketing Mobile 
comme norme de code 2D. 
«Le QR Code» est aujourd’hui très largement utilisé au 
Japon où tous les téléphones mobiles sont capables de 
lire ce format. 
Enfin le «Maxicode», créé par UPS, est utilisé dans le 
secteur de la logistique. 
Voici un focus sur un exemple d’utilisation dans le cadre 
d’un opération Marketing : 
Exemple d’une opération 
de fidélisation 
Au cours d’une opération de fidélisation, les clients d’une 
marque ont l’occasion d’accumuler des points trouvés sur 
le verso du packaging d’un ou de plusieurs produits de 
la marque. Au terme de l’opération marketing, ces points 
fidélité sont transformés en bons d’achat. 
La première étape consiste à informer les participants de 
l’opération et de ses modalités. Cette communication se fait 
via les canaux habituels de la marque, voire directement 
sur le packaging. Le client est alors invité à s’inscrire 
à l’opération en envoyant un SMS sur un numéro court 
gratuit, il reçoit en réponse un lien vers le site Internet 
mobile de la marque. 
Sur ce site, le client est invité à renseigner des infor-mations 
personnelles : c’est la phase de profilage. Puis 
l’application mobile qui lui permettra de lire les codes 2D 
et de cumuler ses points fidélité lui est envoyée. Une fois 
téléchargée et enregistrée dans la mémoire du téléphone, 
cette application aux couleurs de la marque apparaît clai-rement 
dans le menu du mobile. 
Principe de la phase d’inscription avec téléchargement 
de l’application mobile 
Une fois l’application installée sur son mobile, le client 
peut commencer à cumuler des points fidélité. Après 
avoir acheté un produit faisant partie de l’opération, il 
Code 2D : 
Exemple 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Diversifier les usages du mobile 
223 
découvre le code 2D imprimé à l’intérieur du packaging, 
il démarre alors l’application en sélectionnant l’icône de la 
marque dans le menu de son mobile. L’application active la 
caméra du mobile et invite l’utilisateur à scanner un code 
2D. L’utilisateur présente le code 2D devant la caméra et 
l’application affiche un message confirmant la lecture du 
code. 
L’application valide alors le code 2D et communique via le 
WAP avec un serveur qui valide que ce code n’a pas déjà été 
utilisé et ajoute le nombre de points fidélité correspondant 
au crédit du client. 
L’application affiche alors un message de confirmation au 
client et lui présente son nouveau solde de points fidélité. 
Afin de réduire les coûts d’utilisation de ce nouveau mode 
d’accès à toute l’information il est aussi possible d’adapter 
un fonctionnement en mode» non connecté». Dans ce mode, 
l’application ne communique pas systématiquement avec le 
serveur, elle effectue une première validation locale du code 
et l’enregistre dans la mémoire du téléphone. Lorsqu’un 
certain nombre de codes ont été lus et enregistrés de cette 
façon, l’application les envoie tous au serveur en une seule 
fois, ceci permet de réduire considérablement les coûts de 
communication pour l’utilisateur. 
Au terme de l’opération, ou lorsque l’utilisateur a cumulé 
un nombre de points fidélité suffisant, la marque convertit 
ces points en bons d’achat pouvant être transmis via les 
canaux habituels : postal ou e-mail à imprimer. 
On peut bien sûr imaginer différentes variantes en partant 
de ce schéma de base, que ce soit sur la phase de recrutement 
de nouveaux consommateurs qui peut se faire directement 
sur le site Internet de la marque plutôt que par SMS, ou sur 
la phase finale où le bon d’achat peut être envoyé sous la 
forme d’un code barre par MMS afin d’être présenté en 
point de vente et créer du trafic supplémentaire. 
Facteurs clés de succès 
En l’état actuel du parc des mobiles, tous les téléphones 
ne sont pas encore capables de lire un code 2D. Il est 
donc nécessaire, au cours de la phase de recrutement, de 
filtrer les utilisateurs pouvant participer en fonction des 
fonctionnalités de leur mobile. 
Le code 2D donne l’occasion de constituer de nouvelles ba-ses 
de données ou d’affiner celles existantes, il représente 
un moyen supplémentaire pour … 
Cette opération peut se faire facilement lors de la phase 
de profilage. En effet, lorsque l’utilisateur accède au site 
Internet Mobile, il est possible de connaître la marque et 
le modèle de son téléphone et donc informer l’utilisateur 
d’un éventuel problème de compatibilité entre le terminal 
et l’application. 
Toutefois, afin de ne pas causer une certaine frustration 
chez les clients de la marque qui souhaiteraient participer 
mais ne le pourront pas, faute d’un téléphone compatible, 
il est préférable de n’annoncer l’opération qu’aux seuls 
clients disposant d’un mobile compatible. 
Ceci implique de disposer d’une base de données clients qui 
inclut cette information cruciale pour établir la relation 
avec le client dans le cadre de campagne de fidélisation. 
Une autre option est de n’annoncer l’opération que sur 
le site Internet Mobile de la marque. De cette façon, la 
marque et le modèle du téléphone des mobinautes du site 
étant préalablement connus, il est possible de ne proposer 
l’opération qu’aux visiteurs ayant un mobile compatible. 
Il est également important de garder à l’esprit qu’une partie 
du grand public n’est pas encore sensibilisée à ce type 
d’usage novateur du téléphone mobile. Afin de maximiser 
les chances de succès il est donc nécessaire de cibler une 
population susceptible d’être déjà familière avec ce type 
d’application : population plutôt jeune, cliente de produits 
high-tech, etc. 
L’utilisation du site Internet Mobile pour le recrutement 
rejoint d’ailleurs ce point, le visiteur d’un site mobile étant 
naturellement déjà sensible à une utilisation du mobile 
qui dépasse les simples appels téléphoniques et les envois 
de SMS. 
Outre l’aspect principal de fidélisation à la marque, ce type 
d’opération permet d’établir un canal de relation privilégié 
avec le client. En effet, la marque apparaît directement dans 
le menu du mobile de l’utilisateur, elle reste accessible à 
tout moment et en tout lieu et rien n’empêche de l’enrichir 
de nouvelles fonctionnalités non liées à la lecture de codes 
barres, de type « On Device Portal ». 
AUTEUR 
Jet Multimédia 
Christophe Teyssier 
Responsable Technique Marketing Mobile 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Réalisez vos sites Internet Mobileen quelques clicswww.huria.frPowered by Jet Multimédia© Jet Multimédia France - 2008 www.huria.fr ACCÉLÉRATEUR DE SERVICES MOBILESJe bosse au sein du pôlerecherche et développement. Mon job : Réaliser un siteInternet Mobile sur leréchauffement climatique. Vu les délais, c'est plutôtchaud. Heureusement, j'aitrouvé LA solution simpleet rapide sur www.huria.fr. Et voilà, je viens de publiermon premier site. Merci Huria!
juridique 
Deirvsefiir les usaegs du mobile PDGB 
Diversifier les usages du mobile 
225 
Les systèmes de géolocalisation (qu’ils reposent sur un 
dispositif GPS ou sur une technique de triangulation sur 
le réseau de téléphonie mobile), lorsqu’ils sont couplés 
aux technologies de communication embarquées sur 
les téléphones mobiles récents (SMS, MMS, Bluetooth, 
Wifi, etc.) permettent la mise en oeuvre de campagnes 
marketing certes innovantes, mais également intrusives 
et potentiellement attentatoires à la vie privée, voire à la 
liberté d’aller et venir. 
Leur mise en oeuvre doit donc être précisément encadrée 
pour d’une part, ne pas être répulsive pour les personnes 
prospectées, et d’autre part, pour ne pas engager la 
responsabilité de l’annonceur. 
Une telle opération met en oeuvre des collectes et traite-ments 
distincts de données à caractère personnel, lesquel-les 
doivent intervenir en conformité avec les dispositions 
de la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978. 
Ainsi, la mise en oeuvre du système de géolocalisation d’une 
part, et de la communication électronique vers le prospect 
d’autre part, dès lors qu’elle implique une collecte et/ou un 
traitement de données à caractère personnel, est soumise 
à l’information et l’acceptation préalable de la personne 
concernée, et les traitements occasionnés doivent faire 
l’objet d’une déclaration à la CNIL. 
L’information préalablement donnée à la personne 
géolocalisée devra porter tant sur la finalité du dispositif 
(par exemple l’accès à des offres promotionnelles sur 
certains lieux de passage), que sur la nature des données 
collectées, la durée de leur conservation (qui doit être 
pertinente au regard de la finalité du traitement), et 
l’existence pour la personne géolocalisée d’un droit d’accès, 
de rectification, de suppression et d’opposition, dont les 
conditions de mise en oeuvre devront être suffisamment 
détaillées. 
Par ailleurs, bien que la loi ne le précise pas, l’analogie doit 
certainement être faite entre de tels dispositifs complexes 
de prospection et les techniques plus habituellement 
mises en oeuvres (prospection par télécopieur, et plus 
récemment par courrier électronique), de sorte que la 
question de l’applicabilité de la règle de « l’opt-in » doit 
se poser, quand bien même le consentement préalable du 
prospect est déjà requis au titre du traitement de données 
à caractère personnel le concernant (conformément à la loi 
Informatique et Libertés de 1978). 
A cet égard, il faut noter que l’article L. 34-5 du Code des 
Postes et des Communications Electroniques interdit la 
prospection directe au moyen d’un automate d’appel, d’un 
télécopieur ou d’un courrier électronique utilisant, sous 
quelque forme que ce soit, les coordonnées d’une personne 
physique qui n’a pas exprimé son consentement préalable 
à recevoir des prospections directes par ce moyen. 
Précisons que constitue une prospection directe, au sens 
de ce texte, l’envoi de tout message destiné à promouvoir, 
directement ou indirectement, des biens, des services ou 
l’image d’une personne vendant des biens ou fournissant 
des services. Compte tenu de la similitude (certes relative) 
de leur fonctionnement et de leur finalité, il convient 
certainement de traiter les systèmes de prospection 
par SMS, MMS, Bluetooth ou encore Wifi comme des 
automates d’appel, de sortes que l’autorisation du prospect 
devrait encore une fois être requise préalablement à la 
prospection. 
Le même article L. 34-5 interdit de dissimuler l’identité de 
l’annonceur et impose également d’indiquer au prospect 
les coordonnées auxquelles il peut transmettre son 
éventuelle demande de désinscription, qui doit pouvoir 
être faite sans autres frais que ceux liés à la transmission 
de sa demande. 
AUTEURs 
PDGB 
Cabinet d’avocats 
Banjamin  Julie Jacob 
Juridique 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
SOM M A I R E 
Métro boulot Dodo en 2018 - P.228 
Entreprise 2.0 - P.235 
Nouvelles technologies au service d’événements Marketing : Exemples - P.238 
227 ANTICIPER 
LES éVOLUTIONS 
DU MARKETING 
Sommaire Général
X-PRIME 
anticiper 
les évolutions du marketing 
228 
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
229 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
230 
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
231 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
232 
S 
ommaire chapitre 
S 
ommaire Général 
Discutez-en sur le site de l’EBG
233 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Glossaire de la BD 
PIA : La Personal Interactive Application est un outil inte-ractif 
connecté et relié à la personne par la nano puce : 
téléphone, réveil, agenda… 
Douche nuage solaire : douche à dispersion de vapeur 
d’eau avec luminothérapie intégrée. 
Frigordi : réfrigérateur intelligent à écran plasma et ava-tar 
interchangeable avec comparateur de prix web 4.2 in-tégré. 
Comparateur de prix web 4.2 : service en ligne ultra 
personnalisable intégré au frigordi qui permet de gérer les 
réserves alimentaires, leur date de péremption ou de sug-gérer 
des recettes. Des alertes proposent de commander et 
de livrer les produits manquants grâce à un comparateur de 
prix renvoyant aux commerces environnants. 
Chaise ergomémorielle : mobilier souple et ergonomi-que 
à mémoire de forme. 
Déicoon : avatar du vendeur de la boutique X’Trem Sport 
qu’Hercule préfère et a choisi comme lien entre lui et les 
communautés de la marque. 
Yacuba world : monde virtuel dédié à l’E-Learning où les 
participants développent leurs compétences professionnel-les, 
ou participent à des sessions de recrutement nationales 
ou internationales au sein de l’entreprise. 
Herculeumus : avatar transversal d’Hercule, utilisé notam-ment 
sur Yacuba world, dont le profil est mis à jour après 
chaque bilan psycho-comportemental. 
Bilan psycho-comportemental : bilan ayant pour objec-tif 
de dégager les compétences des individus en adéquation 
avec leur personnalité psychique en vue de définir le profil 
du participant, ses point forts, les efforts à fournir, les res-sources 
à améliorer et les progrès à fournir en priorité. 
Nano puce intradermique : puce reliée à la PIA veillant 
au bon équilibre physiologique de la personne. 
Sources de la BD Hercule 
Transversal : 
Des relations homme/machine en quête de (sur)naturel, 
Dream Orange, dreamorange.fr 
La publicité interactive en 2012, présentée 
par Michael Kleindl, www.webcastory.com 
Conférence EBG, « Marketing comportemental », 
www.ebg.net/compte-rendu 
Scène 1 : 
Douche nuage solaire : sur l’idée de la douche vainqueur 
du concours organisé par Electrolux : «2007 Electrolux 
Design Lap competition» gagné par un jeune étudiant 
en design brésilien Joao Diego Schlmansky. 
« 2020, Sept heures du matin, ma table bipe… », 
par André Mora, Newzy, Avril 2008 
Scène 3 : 
10 Emerging Technologies 2008 : Modeling surprise, 
by the MIT (Massachusetts Institute of Technology) 
« Mini innove avec ses billboards interactifs », 
CulturBuzz 
« Destination Bluetooth » : APN Outdoor takes transit 
advertising to the next level”, Australian Interactive 
Media Industry Association 
« Google Earth + Google Vidéo + Google Local = bannière 
pour Saturn », par Fred Cavazza, septembre 2006 
Ambient Marketing : Aquarius, run and refresh 
Scène 5 : 
« A real yardstick for virtual worlds ? », by Daniel 
Terdiman, CNET News.com, October 17, 2007 
Scène 6: 
Nokia Morph concept (http://fr.youtube.com/ 
watch?v=IX-gTobCJHs) 
« Google confirme que l’avenir de la publicité sera... 
mobile », NetEco, Alexandre Habian, 28 Janvier 2008 
Scène 7 : 
« Le «neuromarketing» est-il l’avenir de la publicité ? », 
par Olivier Oullier, Le Monde, 24.10.03 
« Il suffit d’inventer des produits géniaux et il n’y aura 
plus besoin de faire de la pub », par Jean-Marc Manach, 
internetACTU.net, septembre 2005 
« La communication intégrée, c’est leur métier », 
Alexandre Debouté, Stratégies, 1/5/2008 
« Le multicanal adopté par les marques et les 
consommateurs », Isabelle Sallard, Marketing Direct, 
Mai 2008 
234 
AUTEUR x-eimpr 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
TENDANCE 
anticiper les évolutions du marketing 
aceiinprt les évolituons du aegikmnrt Extrait de www.aaacdefrvzz.ent 
Définition : 
De plus en plus on parle d’Entreprise 2.0 car on utilise 
de plus en plus les outils qui ont fait le succès du web 
2.0 dans le monde de l’entreprise. Il ne s’agit pas juste 
de lancer un blog ou un wiki interne, l’Entreprise 2.0 
recoupe des pratiques bien plus riches et engendre des 
mutations profondes qui vont changer petit à petit « le 
monde du travail ». 
Le professeur Andrew McAfee nous propose cette 
définition très académique : « L’entreprise 2.0 correspond 
à une utilisation de plateformes sociales émergentes au 
sein de sociétés ou entre des sociétés, leurs partenaires 
et leurs clients ». Indus Khaitan résumera simplement par 
« Enterprise 2.0 = Writable Intranet ». Nous pouvons 
compléter cette définition avec l’acronyme SLATES qui 
liste les composantes essentielles de la collaboration : 
Search, Links, Authoring, Tags, Extentions et Signals. 
1. L’Entreprise 2.0 
au-delà des évolutions 
technologiques : 
La genèse de l’Entreprise 2.0 ressemble à celle du web 2.0. 
Elle ne repose pas sur des innovations technologiques mais 
y est néanmoins indirectement liée. En fait elle répond 
surtout à de nouvelles pratiques de collaboration et d’usage 
du web qui ne nécessitent à priori pas d’aménagement de 
votre système d’information. Pas à priori car les véritables 
bénéfices de l’Entreprise 2.0 ne se feront ressentir 
qu’après avoir déployé une nouvelle architecture logicielle 
de votre SI. Autrement dit il n’y aura pas de révolution 
dans les méthodes et outils de travail sans révolution 
informatique. 
Et ce n’est pas plus mal qu’il faille mériter son statut 
Entreprise 2.0. C’est un processus long où les premières 
étapes (pratiques de collaboration de base type blog et wiki 
assimilées par les employés) n’ont quasiment pas d’impact 
sur le SI. Ensuite les grands travaux peuvent commencer 
pour adopter progressivement un SI plus flexible. Un 
impératif tout au long du processus : mettre les employés 
et ses informaticiens bien sûr au coeur du processus. 
2. La philosophie 
de l’Entreprise 2.0 : 
L’Entreprise 2.0 c’est avant tout l’école du partage et de la 
collaboration. Sans l’adhésion des collaborateurs les blogs, 
wikis ou espaces de travail en ligne n’auront aucun succès. 
Et l’adhésion n’est pas si facile à obtenir car les vieilles 
habitudes font légions. L’information (la bonne, la vraie) 
est une denrée rare que les collaborateurs s’arrachent 
et qui est jalousement protégée par des mots de passe et 
autres répertoires non partagés. 
Travailler en mode « wiki », délivrer son expérience et 
son savoir-faire sur un blog sont des pratiques qui vont à 
l’encontre de ce que le monde du travail nous apprend. A 
savoir se débrouiller seul, justifier son salaire en se rendant 
indispensable et se fournir seul les armes permettant 
de gravir les échelons hiérarchiques. Seulement la 
concurrence des pays comme la Chine ou l’Inde nous force à 
modifier nos habitudes, méthodes et outils de travail pour 
rester compétitifs. Le but de la manoeuvre : faire circuler 
la bonne information à la bonne personne. Les américains 
appellent ça la business-critical information. 
Bien sûr on ne peut pas changer tout seul et il faudra que 
tous changent avec nous : collaborateurs, RH et dirigeants. 
L’Entreprise 2.0 nécessite donc de revoir entièrement 
la gestion des carrières et les modèles d’évaluation des 
collaborateurs. Impossible par exemple d’utiliser des 
critères quantitatifs pour faire du qualitatif (comme 
imposer des objectifs de volume type 10 billets à publier 
par mois). 
De plus on ne peut pas simplifier en pensant que ceux 
qui produisent de l’information sont forcément les plus 
utiles. Encore faut-il l’a sélectionner, la filtrer, la faire 
circuler etc… Cependant il n’est pas impossible d’évaluer 
et de valoriser l’importance d’un collaborateur en fonction 
de ses rôles / actions formelles et informelles dans un 
système collaboratif. Il suffira d’identifier qui fait quoi et 
ce que cela apporte à l’entreprise. 
L’entreprise 2.0 
235 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
3. Comment ça marche ? 
Le schéma récapitulatif qui suit permet de décortiquer 
les différentes composantes de l’Entreprise 2.0. Ok ça fait 
beaucoup de flèches mais dans le modèle « Entreprise 
2.0 » ce sont les collaborateurs qui sont au centre et les 
informations / outils qui gravitent autour. 
Infrastructures : 
Tout d’abord le modèle Entreprise 2.0 nécessite que 
l’essentiel de l’activité d’un collaborateur se fasse en ligne 
(sur l’intranet ou avec des accès sécurisés quand il est en 
déplacement ou en télétravail). Le portail de l’entreprise 
devient alors l’épine dorsale sur laquelle repose un certain 
nombre de briques essentielles : 
Le tableau de bord qui sert à concentrer l’attention 
des collaborateurs sur un écran unique d’où ils pourront 
accéder à l’ensemble des informations, services et 
applications utiles au quotidien (indicateurs, raccourcis, 
alertes). C’est en quelque sorte un Netvibes d’entreprise. 
Le profil du collaborateur qui va lui permettre de 
contextualiser et de personnaliser l’information mais 
également l’accès aux différents services. Ce profil sera 
également le point de départ (et d’arrivée) de l’ensemble de 
l’activité sociale du collaborateur (cocktail de Facebook et 
LinkedIn) 
Le mécanisme d’authentification qui va lui permettre 
d’avoir un accès complet ou restreint aux applications 
internes, partagées ou externes (un OpenID mais en plus 
robuste) 
Les filtres seront particulièrement utiles pour ne pas 
le noyer sous une masse d’information. Ils pourront être 
individuels (en fonction des critères du collaborateur) 
ou collaboratifs (en fonction des critères et paramètres 
communs à un groupe d’utilisateurs ciblés) 
Le moteur de recherche sera enfin un outil essentiel pour 
pouvoir accéder à la fameuse business-critical information. 
Ce moteur pourra être sémantique (fonctionnant à partir 
d’un thésaurus), empirique (auto-apprenant comme l’index 
de Google) ou social (utilisant de tags et de systèmes de 
notation) ; ou pourquoi pas les trois. 
4. Pourquoi ça marche ? 
Si l’Entreprise 2.0 fait tellement parler d’elle c’est 
qu’elle apporte des réponses adaptées à certains besoins 
spécifiques présents depuis longtemps dans le monde du 
travail. Ainsi on identifie autant de besoins que de facettes 
de l’Entreprise 2.0 y répondant. 
Les blogs  wikis en réponse 
aux lacunes des fichiers : 
Par définition, un fichier ça s’égare, ça ne tient pas 
forcément dans la limite imposée par votre boîte email, ça 
encombre les serveurs… bref c’est un outil qui date d’une 
autre époque, celle des années 90 où Microsoft et sa suite 
Office étaient vues comme des accélérateurs de business. 
Aujourd’hui la réalité est tout autre : nous rédigeons sous 
Powerpoint, faisons des tableaux dans Word et des schémas 
dans Excel. Bref, il est temps que ça change et c’est là où 
les blogs et wikis entrent en scène. 
Les blogs : 
Les blogs ont des tas d’avantages qui les rendent 
particulièrement pratiques d’utilisation. D’abord leur 
moteur de publication simple permet de commencer 
à rédiger sans avoir à consulter une notice ou à suivre 
une formation. Ces blogs et leurs interfaces intuitives 
permettent également aux novices de « consommer » 
l’information avec plus de précision (système de catégories, 
d’archives, de mots clés) et d’éfficacité (abonnement 
aux flux RSS). Dans certains grands groupes les milliers 
de blogs sont regroupés dans des fermes de blogs : 
horizontales (par métiers), verticales (par business unit 
ou pays) et transversales. Les blogs sont un moyen très 
simple d’extraire l’information de systèmes propriétaires 
(fichiers, emails…) et de la partager à grande échelle (le 
blog du patron) ou de façon plus locale (blog d’une petite 
équipe de projet). 
La communication n’en devient alors que plus simple : plus 
d’emails qui se perdent, plus de réponses enchevêtrées où 
il manque toujours quelqu’un en copie, plus de doublons, 
plus de susceptibilités ( « ce message m’était adressé en 
priorité, pourquoi ne suis-je qu’en copie ? »). Tout est géré 
par le moteur du blog : la publication, les commentaires, 
l’archivage, la catégorisation. Cerise sur le gâteau : 
un nouvel entrant dans une équipe peut avoir accès à 
l’historique des échanges en quelques clics. La règle d’or : 
si vous avez plus de 5 personnes en copie d’un email, 
faites-en plutôt un billet. 
De plus, les moteurs de blog intègrent tous la possibilité de 
publier des flux RSS qui sont un pré-requis indispensable 
à la circulation de l’information : légers, flexibles et 
universels. 
Les blogs externes font également partis de la blogosphère 
d’une entreprise : les collaborateurs peuvent y souscrire 
individuellement ou les inscrire au sein de grands 
bookmarks collectifs. Ceux-ci peuvent être spécifiques à 
un métier ou un département. 
Les wikis : 
Les wikis sont également l’occasion de se simplifier la vie 
(professionnelle) : plus de conflits de version, plus de d’his-torique 
des modifications indéchiffrables, plus d’aller / re-tour 
incessants par email, plus de noms de fichiers à la noix 
236 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
(”cr_reunion_final_fr_V2_Fred_OK_print.doc”)… Les wikis 
sont des applications en ligne qui sont nativement collabo-ratives 
: chacun apporte sa petite contribution (rédac-tion, 
compléments, corrections…) et l’information est 
toujours à jour. De plus, l’historisation est automatique, 
la modération peut se faire à postériori, les droits peuvent 
être gérés en fonction du profil (lecture, modification, 
modération…). Dans le cadre de bases de connaissance 
verticalisées (marketing, juridique, S.I….) les wikis offrent 
une alternative très simple aux systèmes de gestion de la 
connaissance. Beaucoup moins sophistiquée, certes, mais 
beaucoup plus simple à mettre en oeuvre. 
Univers virtuels et micro-blogs 
comme supports de formation : 
Grâce à la formation en ligne on peut réaliser de nombreux 
progrès comme utiliser les blogs dans le cadre de micro-formation. 
Ainsi en envoyant des bouts de formation 
par email ou par flux RSS, on évite de déplacer les 
collaborateurs, de leur faire immobiliser une journée de 
travail ou encore de louer une salle. De plus cette méthode 
permet de travailler sur le long terme en gardant la même 
trace de la formation pour tout le monde. 
Par ailleurs, le v-learning peut aider à palier aux 
contraintes logistiques en proposant une alternative très 
crédible aux conférences téléphoniques : les espaces de 
collaboration 3D peuvent en proposer. Les univers virtuels 
peuvent aussi être exploités dans le cadre de simulation 
ultra-réalistes (serious games) pour tester les réactions 
et comportements des employés face à des situations de 
crise très difficiles. C’est une sorte de nouvelle itération 
du théâtre d’entreprise. 
Extranet+collaboration=Collaboranet ? 
Toujours dans le domaine de la collaboration, les espaces 
de travail collaboratifs présentent l’énorme avantage de 
simplifier le déploiement et la gestion des participants. 
Ceux qui ont déjà dû endurer (subir ?) MS Project ou Lotus 
Notes savent de quoi je parle. Les applications de gestion 
de projet en ligne ou des extranets applicatifs sont un 
modèle d’efficacité et d’intuitivité. 
Ce type de plate-forme collaborative existait déjà dans 
le monde du logiciel mais peut être adapté à tout type 
d’activité. Nous pouvons également citer les plate-formes de 
collaboration qui fonctionnent comme des boîtes à idées 
collaboratives, c’est la cas de FeedBack 2.0 qui propose une 
solution de collaboration basée sur des recommandations. 
Réseau social d’entreprise 
et système de coaching social 
pour favoriser l’intégration : 
C’est très certainement dans la dimension sociale d’une 
entreprise que l’on peut réaliser les plus gros progrès car il 
y a un manque de communication entre les collaborateurs 
qui ne savent pas forcément qui fait quoi etc… C’est là où 
les réseaux sociaux trouvent leur place : mettre en 
relation les bonnes personnes, que ce soit pour récupérer 
une information, pour mutualiser des compétences ou pour 
monter des équipes. L’idée est de fluidifier les échanges. 
Ces réseaux sociaux internes reposent sur des profils de 
collaborateurs extrêmement détaillés qui permettraient de 
rassembler des collaborateurs par compétences / affinités 
voir de proposer un principe de coaching d’entreprise : les 
collaborateurs poursuivant le même objectif (apprendre le 
chinois par exemple) se regroupent pour s’entre-aider. 
Enfin, il serait tout à fait possible dans un second temps 
d’étendre ce réseau social d’entreprise aux anciens 
collaborateurs : retraités, stagiaires, prestataires… 
pour pouvoir rapidement retrouver une compétence / 
information perdue avec un système de prime (boonty) 
comme on en trouve sur les plateformes de crowdsoucing. 
Micro-blogging et lifelog 
pour documenter le quotidien : 
Pour finir, il serait également intéressant d’implémenter 
des solutions de micro-blogging pour animer des micro-communautés 
(et désengorger la messagerie d’email parasites). 
Ces services pourraient également servir à “documenter” 
(historiser ?) l’activité quotidienne d’un collaborateur. 
En poussant cette idée un peu plus loin, il serait même 
possible d’implémenter de nouveaux services pour éviter 
aux collaborateurs d’avoir à saisir leurs journées de travail 
dans des systèmes de time reporting. 
Le principe de lifelog d’entreprise est peut-être celui 
qui vous fera le plus grimacer. Son côté surveillance au 
quotidien a de quoi faire peur mais il pourrait s’avérer 
très utile pour déterminer quel a été l’apport global d’un 
collaborateur. 
Conclusion : La philosophie de l’Entreprise 2.0 : 
« Un pour tous et tous pour un » 
Tous ces outils ne servent à rien s’ils ne sont pas 
adoptés par les collaborateurs. 
L’efficacité de ces outils est décuplée s’ils fonctionnent 
ensemble 
Par où commencer ? 
Choisir une approche graduelle : 
1. Recenser dans votre organisation des initiatives déjà 
menées 
2. Faites un sondage pour savoir quels services web 2.0 
vos collaborateurs utilisent déjà (Netvibes, LinkedIn, 
Wikipedia, blogs…) 
3. Identifiez les collaborateurs-clés faciles à convaincre 
et pouvant faire du prosélytisme (des “champions” de 
l’Entreprise 2.0) 
4. Trouvez un service de petite à moyenne taille avec des 
collaborateurs à l’esprit ouvert et proposez-leur un blog ou 
un wiki 
5. Mettez en place des indicateurs de performance (KPI) 
pour pouvoir mesurer l’apport de ces outils 
6. Soutenez-les au quotidien dans l’utilisation de cet outil 
7. Faites-le point avec eux au bout de 2-3 mois (entretiens 
individuels ou de groupe) 
8. Monter un dossier qui explique le contexte, décrit la 
valeur ajoutée (avec KPI et témoignages) et proposez un 
déploiement à plus grande échelle à votre direction 
9. Rédigez une feuille de route où vous lancerez différentes 
expérimentations en parallèle dans différents services 
10. Passez votre entretien annuel d’évaluation et touchez 
votre prime de fin d’année pour avoir “démontré une 
forte capacité d’innovation et joué un rôle majeur dans la 
mutation des processus internes et l’enrichissement de la 
vie sociale de l’entreprise“. 
AUTEUR 
frederic cavazza 
auteur de www.fredcavazza.net 
237 
anticiper les évolutions du marketing 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Nouvelles technologies 
au service d’événements marketing : 
Morceaux choisis 
EXEMPLES ByVolta 
Magic book 
Tournez virtuellement les pages d’un livre! 
Ce livre interactif saura captiver les petits et les grands 
enfants. En effet, les petits apprécieront l’aspect ludique 
de l’objet tandis que les grands enfants seront émerveillés 
par cet objet innovant et intuitif. 
Tout comme pour le Living Surface, le système est 
totalement autonome, ce qui permet d’ajouter autant de 
textes, images et vidéos que vous le désirez quand vous le 
souhaitez. 
Table interactive 
Le système multitouch permet de pouvoir reconnaitre 
et interpréter plusieurs points de contacts simultanés sur 
l’écran. Cette technologie ouvre la possibilité de créer des 
interactions riches par le biais d’une gestuelle intuitive 
et de pouvoir supporter simultanément plusieurs utilisa-teurs 
sur le même système. 
En fonction des besoins, une solution multitouch sur 
mesure est développée car ce système peut recevoir tout 
type d’applications. 
238 
Living surface 
Ce tapis magique permet la projection d’une image ou 
vidéo au sol ou sur un mur avec laquelle le consommateur 
interagit. L’animation est accompagnée d’un effet sonore 
afin de permettre l’immersion totale des passants. 
L’avantage de ce système est qu’il est évolutif c’est-à-dire 
que l’on peut intégrer de nouveaux contenus à tout 
moment. De plus, il est possible d’adapter les effets selon 
les différents besoins. 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
Vitrine interactive 
La vitrine audioactive de la photo ci contre est constituée 
d’un mur de LED, de Vibrasound qui diffusent du son 
et qui font vibrer la vitrine. En posant sa main sur les 
différents CD, on déclenche la musique tandis que l’écran 
réagit comme un équaliseur ce qui permet une interac-tion 
totale avec les passants. L’objectif pour la Fnac était 
de créer une écoute de proximité, non intruse par les 
autres passants tout en incitant ces derniers à entrer 
dans le magasin. 
l’horloge H2O 
Le projet était de faire du centre un lieu de vie 
et d’interaction habité par une nature magnifiée 
et interactive. Cette horloge permet 
de jouer avec une eau virtuelle en s’approchant de la 
fontaine ou en passant la main au dessus de cette surface. 
De diffuser des informations en temps réel sous l’eau. 
De donner l’heure ! 
Douche sonore 
Flatphone permet de créer des douches sonores aux 
applications multiples. Que vous l’utilisiez pour sonoriser 
un espace d’attente, une borne d’écoute CD, des zones 
distinctes à l’intérieur de surfaces de vente, l’effet 
« douche sonore » permet de créer des zones clairement 
délimitées. Le système peut être adapté en fonction de 
l’utilisation définie et habillé de sorte à ce qu’il se fonde 
dans un décor précis. 
239 
anticiper les évolutions du marketing 
Mur de pixels 
Ce nouveau système permet d’animer vos murs. 
Ses possibilités sont multiples : 
Modification des pixels à souhait (tailles, nombre, couleur…) 
Création de vos propres séquences avec plusieurs effets 
successifs 
Incorporation de vidéos et d’images de votre choix en fond 
Imaginer des scénographies complexes grâce au 
système de cache qui permet de choisir les zones 
d’interactions. 
Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG

Theorie internet-marketing-2009

  • 1.
    Ceci n’est pas un livre Ceci est une ouverture au dialogue Pour chaque article venez : poser des questions à nos experts rejoindre la communauté associée INTERNET MARKETING 2009 Partie articles S ommaire Général Chaque bas de page est cliquable Accès direct au site
  • 2.
    BLUE ACACIA XavierBaillet - Directeur Associé de Blue Acacia Le Petit Livre Rouge du Marketing Internet est la preuve concrète que le Marketing Interactif est tout sauf Bling-Bling. Le Marketing Interactif est efficace ; il crée du lien tout en étant en mouvement perpétuel. Ainsi de bonnes idées et de bonnes stratégies naissent tous les jours grâce à la créativité des marques aidées par le couple agence/internautes. Si j’ai un conseil à vous donner : sautez sur cette édi-tion originale et pratique, et faites la révolution com-me nous. Valérie Legat - Directeur Général - Business lab BUSINES LAB J’espère chaque année que le Petit Livre Rouge sera périmé dès sa commercialisation. Mais non. Le fond de l’ouvrage reste un formidable outil pédagogique, les cas contribuent à aider le marché à prendre conscience des enjeux et à mieux les appréhender. Je suis persuadée que cette nouvelle version contribue-ra à faire avancer les réflexions stratégiques de déve-loppement des ventes et de fidélisation. Si non, Le Petit livre Rouge reste une cale d’ordinateur portable formidable. CYBERCITE Jean-François Longy - Directeur Général de CyberCité Chaque jour, je peux constater et vérifier l’efficacité et surtout l’accessibilité du marketing interactif, notam-ment dans notre domaine, la mise en place de straté-gies de search marketing – marketing de la recherche naturelle ou payante. Pour tous ceux qui hésitent encore à franchir le pas ou ne savent pas encore toutes les ressources que le web-marketing peuvent leur offrir, le Petit Livre Rouge me semble être un excellent outil de démocratisation des stratégies interactives. Laurent Deluermoz - Fondateur DIRECT INTERACTIVE « Le Petit Livre Rouge du Marketing Interactif repré-sente une référence incontournable pour qui veut être au courant des dernières opérations innovantes en terme de marketing interactif ou pour qui veut trouver une donnée statistique précise sur le marché. Au-delà de l’aspect « métier » et de l’utilité qu’il peut re-présenter en agence lorsqu’on se penche sur telle ou tel-le problématique, il permet aussi d’aborder l’ensemble des sujets couvrant le secteur, cela avec une approche très pragmatique et très concrète qui facilite la lecture et la compréhension. » DOUBLE CLICK Sonia Mamin - Directrice DoubleClick France Le marché de la publicité et du marketing online est en perpétuel évolution. Les problématiques se complexi-fient, de nombreux dispositifs se mettent en place et un nombre important d’acteurs intervient. Comment s’y retrouver ? Quel dispositif mettre en place ? Telles sont les questions que se pose un certain nombre d’an-nonceurs curieux d’en savoir plus sur ce média. Le Petit Livre Rouge est un trésor d’informations sur le marché, les acteurs avec des exemples concrets de campagnes. C’est un excellent livre pour en savoir plus sur les dernières tendances et découvrir les meilleures pratiques pour réussir dans le monde complexe et frag-menté du marketing interactif. Sylvestre Kranjcevic - Directeur Associé EFFILIATION Le web marketing est une discipline qui évolue, nous apprenons chaque jour à mieux vendre et à mieux gé-rer les relations avec les internautes. Il nous paraissait donc utile de contribuer modestement à cet apprentis-sage commun en partageant nos expériences et nos réflexions. EMAIL VISION Nick Heys - Fondateur et PDG Emailvision Depuis 10 ans, j’observe l’évolution de l’usage de l’email marketing qui est devenu le canal de marketing de fi-délisation le plus rentable. De l’envoi massif d’un message unique à l’ensemble de leur base d’adresses email, les e-marketeurs dévelop-pent aujourd’hui un véritable dialogue one-to-one avec leurs clients en fonction de leurs centres d’intérêts, comportements et cycle de vie. Avec Le Petit Livre Rouge, les annonceurs peuvent vi-sualiser des campagnes interactives originales et par-tager les meilleures pratiques et résultats de tactiques avancées mises en place par des marques renommées ou des e-commerçants. Yan Claeyssen - DG d’ETO ETO Depuis sa première édition, le Petit Livre Rouge est pour moi la référence du marketing digital. Illustré de business cases innovants et performants, ce livre constitue une excellente source d’inspiration pour les planeurs stratégiques et les créatifs d’ETO. Surtout, il nous aide à exposer aux annonceurs la ri-chesse et les possibilités du net. Il démontre qu’inter-net est plus que jamais un média ET un canal ET un ré-seau social incontournable du marketing relationnel ! GROUPE REFLECT Manuel Diaz - Fondateur Groupe Reflect Du moment qu’on y goûte, l’EBG devient rapidement une gourmandise addictive. Ses rendez-vous sont un bon thermomètre des sujets et un bon moyen d’y pren-dre température, sans parler du carrefour propice aux rencontres qu’il constitue. Ils sont aussi largement peu-plés de ces études de cas qui sont un des carburants de nos métiers, le Petit Livre Rouge (qui n’a de petit que le nom), produisant l’effort de mémoire nécessaire et for-mant le rocher sur l’appui duquel nous pouvons nous projeter. Pascal Dasseux - CEO HAVAS DIGITAL HAVAS DIGITAL Notre rôle d’agence conseil suppose que nous connais-sions parfaitement notre écosystème et ses enjeux, afin de proposer à nos clients les meilleures solutions pour eux. Or le monde du web dans lequel nous évoluons est en perpétuelle mutation, et ne propose que peu de repères fixes et tangibles, tant les rachats, fusions ou naissances sont légions. C’est dans ce paysage complexe, que l’EBG s’impose comme un observatoire incontournable pour nous et nos pairs – les événements, mais également le Petit Li-vre Rouge, sont en effet devenus des rendez-vous clé de la profession, auxquels nous participons à chaque fois avec plaisir et enthousiasme, au service du web ! L’édito des experts
  • 3.
    JET MULTIMEDIA AxelMery : Responsable de l’activité mobilité Jet Multimédia Toute action d’évangélisation et de démocratisation du marketing interactif auprès des marques est essentiel-le. C’est pourquoi nous souhaitons nous associer à cette démarche. Un tel ouvrage est particulièrement adapté à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur le marke-ting interactif et le marketing mobile. Opérateur de services en ligne, Jet Multimédia s’inves-tit fortement en la matière, que ce soit via le téléphone, l’Internet ou le mobile et ce depuis près de 20 ans…Nous souhaitons donc longue vie à ce bel ouvrage. Sabine Maréchal - Présidente Directrice Générale de L’Agitateur e-Media L’AGITATEUR E-MEDIA Internet est pour beaucoup l’objet de grandes frustra-tions. On ne peut pas tout voir, on ne peut pas tout sa-voir. La lecture du Petit Livre Rouge est donc fortement recommandée à tous ceux qui ont peur d’être « passés à côté » cette année ou à ceux qui souhaitent entrer plus en profondeur dans le contexte et les objectifs des marques sur ce media. Le nombre et la diversité des cas abordés montrent la complexité des problématiques et l’exigence de plus en plus forte dans la profondeur des stratégies et la qualité des opérations qui naissent sur la Toile. NURUN Antoine Pabst - PDG de Nurun France et DG Nurun Europe Petit : au fil des ans et de la croissance de l’interactif, le livre a pris une dimension qui n’a plus rien à voir avec les feuillets du début, je proposerais donc le grand livre rouge. (Note de la rédaction : bien noté, c’est fait ;-) ) Livre : épatant comme support pour parler de numéri-que, livresque donc, encyclopédique, exhaustif et docu-menté, un ouvrage de référence. Rouge : les clins d’oeils aux circonvolutions chinoises ne sont plus très à propos par les temps qui courent, mais la révolution est en mouvement camarade, vive le parti du numérique! Bruno Walther - Ogilvy Interactive OGILVY « La bouse de vache est plus utile que les dogmes : on peut en faire de l’engrais » Mao Tsé-Toung, Grand Timonier de la révolution cultu-relle chinoise Le Petit Livre rouge est à la révolution digitale ce qu’il fut à la révolution culturelle. Un guide pratique et non dogmatique, mais inspiré. Car nous vivons bel et bien une révolution. Pas une révolution jacobine ou maoïste qui couperait les têtes et se contenterait de remplacer un pouvoir par un autre. Non, une vraie révolution, au sens copernicien du terme. Un changement radical d’axe et de perspective qui nous impose une nouvelle réalité, une nouvelle manière de penser et de vivre le monde. Orange publicité Agnès Laval - Directrice marketing Orange publicité Avec le phénomène actuel de digitalisation des médias, la consommation média change, le marché de la publi-cité entre ainsi dans une nouvelle ère. Orange publicité, grâce à ses offres internet-TV-mobile accompagne les annonceurs à prendre le virage de cet-te révolution numérique. Pour démocratiser ces nouveaux usages, ces nouvelles tendances etc… le Petit Livre Rouge du Marketing Inte-ractif m’a semblé une excellent outil ! Sylvain Gross - Directeur Général de Public-Idées PUBLIC IDEES Le marché de la communication évolue : la consigne est claire : cap sur la rentabilité ! Message reçu, mais comment atteindre cet objectif ? Pour cela, il faut dis-poser des outils de « navigation » adaptés. Les experts du marketing et de la communication savent voyager et vous faire voyager, encore faut-il qu’ils soient munis d’une boussole et de la bonne carte pour vous conduire à destination. Le petit livre rouge, en tant que panora-ma de toutes les - bonnes - opérations de marketing en ligne innovantes, sera sans votre livre de chevet pour les prochaines vacances ! TRADEDOUBLER Germain Bos - Country Manager Le petit Livre Rouge du Marketing Interactif est pour moi, depuis sa création, une référence dans le domaine. Ambitieux sans être vaniteux, et complet sans être exhaustif (qui pourrait prétendre couvrir l’immense diversité du web ?) voilà un ouvrage qui, pour les profes-sionnels comme les profanes, donne une vision claire et illustrée de la richesse du web et de la créativité mar-keting qu’il engendre. A lire sans modération ! Emmanuel Vivier - Cofondateur Vanksen Group VANKSEN Dans un environnement de plus en plus concurrentiel et complexe il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver parmi les différents acteurs. Le petit Livre Rouge per-met au non initiés de découvrir par des cas concrets, une nouvelle approche du marketing et pour les initiés il est une source constante d’idées. Les cas pratiques of-frent de véritables retours d’expériences sur la mise en place de stratégies interactives efficaces et ciblées. VIRTUOZ Pascal Levy-Garboua - VP Business Development Dans un monde de plus en plus numérique, jamais l’in-dividu n’a été si présent. Ce paradoxe provient du déve-loppement même des technologies. Les forums, blogs, agents virtuels etc. fournissent une voix et un pouvoir nouveaux aux consommateurs, et obli-gent les marques à intégrer cette nouvelle donne à leur stratégie. Pour tous ceux qui cherchent à renouveler leurs ins-pirations en matière de marketing interactif, le petit Livre Rouge est un véritable annuaire de tendances, à utiliser et réutiliser. David Ferrara - Président & François Garcia - Directeur Général X-PRIME X-PRIME participe au guide du Marketing Interactif de l’EBG avec plaisir car nous sommes convaincus de vivre une époque intense d’innovations technologi-ques. Leur appropriation rapide par le public est un véritable défi pour les marques qui peuvent enrichir leurs relations avec les consommateurs. La création di-gitale 2008 sera évidemment dépassée par les prochai-nes innovations et comportements. Cependant, ce qui est sûr, c’est que les marques qui sauront s’approprier les précieux conseils du « Guide » anticiperont mieux que les autres ces évolutions. Bonne lecture et rendez vous en 2009 ! Martin Tissier - Chef de projet EBG EBG Une année de travail, plus de 300 agences contactées, des interviews, des tonnes de blogs et livres lus, des litres de café… Et voilà… Quelques jours avant la sortie officielle de ce livre, j’ai la conviction, partagée avec tous les partenaires, que vous tenez entre les mains LA référence incontourna-ble pour qui veut dompter, booster et moderniser sa présence sur Internet… Dans l’attente de vos questions et impressions ! =>martin.tissier@ebg.net !
  • 4.
    79 DOMPTER LESBANNIERES DE PUBLICITE Formats Publicitaires CPM, CPC, CPA, CPI Campagne d’Affiliation Segmentation Dernières Tendances Publicité dans le Format Vidéo 59 APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHES Référencement Naturel Liens Sponsorisés Optimisation Dernières Tendances Pilotage des Campagnes 35 MODERNISER SON SITE INTERNET Flash Widget Interfaces Riches Agents Conversationnels Vidéos Cliquables 7 CRÉER SON SITE INTERNET Ergonomie Intégration de Catalogue Produit, Taux de conversion, Netchandising, Tracking 360° Back office Nom de domaine 121 GERER DES CAMPAGNES E-MAILING Création et Optimisation de Campagne Coregistration Taux de délivrabilité Analyse des Résultats Dernières Tendances 101 OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE Nouveaux Défis Fidélisation` Ciblage Comportemental Connaissance de l’internaute Cybercriminalité 4 sommaire
  • 5.
    227 SE PREPARER à DEMAIN Modernité Entreprise 2.0 Interfaces Tactiles et autres Innovations Technologiques 175 INFILTRER LES COMMUNAUTES Réseaux Sociaux Bouche à Oreille Univers Virtuel Podcast Web TV 153 INTéGRER L’UNIVERS DES BLOGGUEURS Communication Blog Seeding Création de Blogs Flux RSS Sites et Blogs Marketing Microblogging 135 GENERER DU BOUCHE à OREILE Buzz Marketing Marketing viral Street Marketing Advergame Serious Game, Définition Création de Campagnes et Exemples 191 Développer un site/service mobile Flow Marketing Site Mobile Applications Embarquées Géolocalisation Marketing viral mobile Réseaux sociaux mobiles 209 Diversifier les usages du mobile Publicité d’un Site Mobile RFID Code 2D Bluetooth Reconnaissance d’images 113 AU VERSO + DE 60 OPéRATIONS DE MARKETING INTERACTIF ANALYSéES Source d’inspiration pour : Vous faîre connaître Augmenter vos ventes Fidéliser votre clientèle ! PRéSENTATION DES PARTENAIRES DU LIVRE + LES CHIFFRES DU WEB MARKETING EN PARTIE CENTRALE 5
  • 7.
    7 CRéER SONSITE INTERNET SOM M A I R E Réussir l’ergonomie de son site - P.8 Réussir l’intégration de son catalogue produit sur un site - P.12 Réenchanter le parcours client avec le Netchandising - P.15 Améliorer son taux de conversion - P.20 L’importance d’un tracking à 360° - P.26 Réussir son Back office - P.28 Protéger ses noms de domaines - P.30 Juridique - P.33 Sommaire Général
  • 8.
    TECHNIQUE À quiest destiné votre site Internet ? La seule manière de réussir l’ergonomie d’un site consiste à comprendre et prendre en compte ses visiteurs. Interrogez-vous donc sur qui sont vos internautes, et surtout sur ce qu’ils viennent faire sur votre site. Cela vous aidera à les satisfaire, et à pondérer de manière plus ou moins forte chacune des règles que nous présentons dans cet article. Règle n° 1. UN SITE BIEN ARCHITECTURé Votre site Internet doit être bien rangé ! Avant de vous intéresser à l’apparence du site à l’écran, vous devez faire la liste des contenus, et les organiser de manière logique. a) Catégorisez : opérez les regroupements qui sembleront le plus naturel pour vos internautes (par thème, par ordre alphabétique, par ordre chronologique, etc.). b) Structurez : faites ressortir les éléments les plus intéressants pour vos internautes, en vous adaptant à leurs besoins et à leurs stratégies de consultation. Le web est l’endroit rêvé pour atteindre un objet par différents chemins, profitez-en ! Vu sur le web : Sur le site de The Body Shop, une entrée « Shop by line » permet de transgresser l’arborescence thématique (hair, skin care, body, etc.), pour parcourir les produits par gamme (White Musk, Wise Woman, Vitamin E, etc.) Source : www.thebodyshop.com Règle n° 2. UN SITE COHéRENT Rien de mieux que d’être cohérent pour que vos internautes apprennent à vous connaître ! Dans cet objectif, veillez à rester homogène sur quatre dimensions : Les endroits où vous placez les choses (par exemple, une barre de navigation ne doit pas changer d’emplacement) La manière dont vous nommez les choses (un mot pour chaque objet !) La manière dont vous présentez les choses (attention notamment aux formats des éléments cliquables) La manière dont le site réagit (les réactions suite à un clic notamment) Règle n° 3. DES PAGES BIEN ORGANISéES Ranger vos pages web, c’est commencer par jeter tout ce qui est superflu. Supprimez donc les éléments inutiles, aussi bien au niveau macroscopique (exemple : un bloc entier de contenu) qu’au niveau microscopique (exemple : un mot, un bouton, un lien, une puce, etc.). Pensez aussi au fait que les animations augmentent la charge visuelle, même si elles occupent strictement le même espace écran qu’une version statique. Même chose pour les images de fond, qui ne doivent pas réduire la lisibilité ! Vu sur le web : Sur le site de VistaPrint, les éléments permettant de trier les cartes de visite sont mal organisés. Ainsi on a le sentiment que la case à cocher «vertical» se réfère à la colonne de droite, mais ça n’est pas le cas. Source : www.vistaprint.fr Réussir l’ergonomie de son site Altima (People Square) 8 créer son site internet Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
  • 9.
    113 créer sonsite internet Règle n° 4. UN SITE QUI RESPECTE LES CONVENTIONS Profitez du bagage Internet de vos visiteurs ! Ils ont appris sur d’autres sites un bon nombre de choses, qu’il vous faut réutiliser si vous souhaitez que votre site paraisse intuitif. Si vous cherchez à être original, faites-le sur d’autres points (service, design, ton éditorial, etc.) ou sur des points d’ergonomie non critiques. Dans cet objectif, veillez à respecter les conventions suivantes : Les endroits où vous placez les choses (ex. l’accès au panier dans la partie supérieure du site) La manière dont vous nommez les choses (ex. « panier » plutôt que « chariot ») La manière dont le site est présenté et fonctionne (ex. ne pas utiliser une alerte Javascript pour donner une simple indication à votre internaute). Vu sur le web : Sur le site de Canon, le survol de la rubrique « À propos de Canon » affiche à la manière d’une navigation des informations qui semblent être des liens vers des sous-rubriques. Or, lorsque l’internaute dirige sa souris vers ces informations, ces dernières disparaissent (car elles ne font qu’indiquer le type de contenus). Source : www.canon.fr Règle n° 5. UN SITE QUI INFORME L’INTERNAUTE a) Informez vos visiteurs Soyez poli, et indiquez toujours à l’internaute qui vous êtes, ce que vous faites, ce que vous lui offrez. En outre, informez-le sur l’endroit où il se trouve dans votre site, ainsi que sur les pages qu’il a déjà visitées. De plus, vous pouvez accompagner vos éléments d’interface de descriptions textuelles chaque fois que c’est nécessaire à une bonne compréhension. Vu sur le web : Sur le site de The Body Shop, la barre de navigation de gauche ne comporte pas de repère situationnel. Ainsi, dans cet exemple, rien n’indique que l’on se trouve dans la sous-rubrique « Soap » de la rubrique « Bath ». Source : www.thebodyshop.com b) Répondez à vos visiteurs Toute action de l’internaute (exemple : enregistrement d’une page, ajout d’un article au panier, tri d’une liste, etc.) implique une réponse de la part du site. D’autre part, cette réponse doit être parfaitement visible. Règle n° 6. UN SITE LOGIQUE ET QUI AIDE L’INTERNAUTE Un site Internet doit savoir répondre aux besoins de ses visiteurs, et les assister dans leur parcours. Dans cette opti-que, vérifiez que les éléments qui doivent être utilisés par vos internautes sont bien placés et suffisamment visibles. Veillez aussi à ce que le format des objets traduise bien leur usage : l’utilisateur doit bien faire la distinction entre ce qui est cliquable, actionnable, saisissable, et ce qui ne l’est pas. Faites donc attention à ne pas diriger de manière erronée ! Vu sur le web : 2 exemples d’éléments qui donnent très envie de cliquer, et génèrent un effet déceptif suite à l’absence de réaction du site : Une pastille rouge clignotante « Mes soins minceur jusqu’à – 50% » sur le site d’Yves Rocher La photo et le nom d’un téléphone sur le site d’Universal Mobile Sources : www.yves-rocher.fr Enfin, sachez accompagner vos internautes pas à pas, et les aider au moment où ils peuvent en avoir besoin. Règle n° 7. UN SITE COMPRéHENSIBLE Parlez le langage de vos visiteurs, et évitez d’utiliser des termes ambigus, des icônes ou des codes graphiques difficilement compréhensibles. Vu sur le web : Sur le site de Fnac Eveil & Jeux, le libellé « Commande directe » n’est pas immédiatement compréhensible. La Redoute a nommé cette catégorie « commander avec les références catalogues ». C’est plus clair. Source : www.eveiletjeux.com 9 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
  • 10.
    116 Règle n°8. À BAS LES ERREURS a) Evitez que l’internaute fasse une erreur La première façon de gérer les erreurs, c’est de tout faire pour éviter que l’internaute en fasse. Pensez à la fois aux interactions (ex. message de confirmation avant la suppression), et aux objets d’interface (ex. légende de format de renseignement d’un champ). Veillez particulièrement aux erreurs irrécupérables ! Vu sur le web : Je viens de passer 10 minutes à personnaliser ma paire de chaussures sur le site de Converse. A ce stade de l’opération, si je clique ailleurs dans le site, sur le bouton « fermer » ou sur « Design your own », on efface tous mes choix. Source : www.converse.com b) Aidez l’internaute à corriger son erreur Une fois que l’erreur a été commise, on doit faciliter la vie de l’internaute qui s’y trouve confronté. Repérage de l’erreur : a) fournir un message général visible, qui attire l’attention sur le fait que quelque chose ne s’est pas bien passé. b) mettre en valeur les champs concernés Compréhension de l’erreur : fournir un message qui explique la teneur de l’erreur. Correction de l’erreur : faciliter le travail de modification. En effet, la bonne compréhension est nécessaire à une bonne correction, mais pas suffisante. (par exemple si un champ email est défaillant car le caractère @ a été oublié, ne pas effacer l’email entré par l’internaute). Règle n° 9. RAPIDITé Sur Internet, chaque seconde compte. Le temps de réalisa-tion d’une action a un impact sur la perception de la flui-dité et du caractère agréable de la visite. Vous devez donc tout mettre en oeuvre pour optimiser le critère de rapidité. Attention ! La rapidité ne se compte pas en nombre de clics. Il s’agit plutôt de faciliter les actions, et de prévoir des accès multiples, des raccourcis ou fonctionnalités pour satisfaire les visiteurs les plus avertis. a) Facilitez le clic et la saisie clavier Plus on peut agir vite, plus on est rapide. Cela se joue souvent à peu de choses. Prévoyez par exemple des éléments cliqua-bles suffisamment grands, et qui prévoient le caractère imprécis de la visée à la souris ! (En savoir plus ? tapez sur votre moteur de recherche « Loi de Fitts »). Vu sur le web : Dans cet exemple tiré du site Fnac Eveil & Jeux, seuls les titres sont cliquables (et non la totalité de l’onglet qui les accueille sous forme d’un bouton). Source : www.eveiletjeux.com b) Evitez toute action inutile Pensez toujours à vous mettre dans la peau de vos visiteurs, et faites l’exercice consistant à accomplir les mêmes actions qu’eux, afin de vous rendre compte du niveau de complexité d’une action. Vu sur le web : Sur les pages multi-produits du site The Body Shop, on est obligé de saisir la quantité souhaitée, avant de cliquer sur le bouton « Add to cart ». On demande donc à l’internaute beau-coup d’actions pour un simple ajout d’article au panier. Source : www.thebodyshop.com c) Prévoyez des accélérateurs Les accélérateurs sont primordiaux sur les sites fréquemment consultés par leurs visiteurs. Ils permettent à ces derniers d’atteindre plus rapidement l’information qui les intéresse, ou d’accomplir plus rapidement une action. Vu sur le web : Sur le site de Télérama, des fonctions de personnalisation de la grille (chaînes affichées, ordre des chaînes, etc.) permettent aux internautes d’enregistrer leur propre configuration, et ainsi de consulter plus rapidement leur grille de programmes TV. Source : www.telerama.fr 10 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Règle n° 10. Liberté : c’est l’internaute qui commande Internet est un media sur lequel les utilisateurs s’attendent à avoir un rôle actif. Il est important que le site Internet respecte les conventions d’usage, et ne semble pas hors du contrôle de l’internaute. Attention donc aux pratiques suivantes, qui pourraient vous attirer les foudres de vos visiteurs : Déclenchement automatique du son Animations intempestives et qu’on ne peut pas interrompre Actions lancées au passage de la souris Affichages au passage de la souris qui bloquent l’internaute Difficultés de retour en arrière ou de correction Demande de données personnelles sans réelle justification etc. Vu sur le web : À chaque visite sur le site de Zadig et Voltaire, on doit saisir son adresse email. De plus, à l’occasion de la première visite, on se voit forcé de déclarer que l’on souhaite recevoir la newsletter (en cliquant sur non, rien ne se passe). Source : www.zadig-et-voltaire.com Règle n° 11. UN SITE QUI SATISFAIT SES INTERNAUTES Enfin, un site ergonomique est un site qui satisfait ses internautes, notamment parce qu’il les connaît bien. Au-delà des 11 règles précédentes, les critères suivants entrent donc en ligne de compte dans la perception de la qualité d’utilisation de votre site web : Esthétique et expérience utilisateur Qualité du service Fonctionnalités et services proposés Fiabilité technique Vu sur le web : Sur le site du Body Shop, une fonction “E-mail me when in stock” permet aux internautes d’être avertis de la mise en disponibilité d’un produit. Source : www.thebodyshop.com Règle n° 12. UN SITE FACILE D’ACCèS POUR TOUS Quelque soit le matériel utilisé par l’internaute lorsqu’il visite votre site, ou quelque soit ses capacités perceptives, motrices ou cognitives, il doit pouvoir accéder à vos contenus et services. Ayez donc toujours cet objectif en tête ! En bref : 12 règles à utiliser à bon escient Voici donc un rapide panorama des objectifs à atteindre pour concevoir un site web confortable. Ces règles sont essentielles, mais ne sont pourtant que la partie immergée de l’iceberg ! Pour engager une véritable démarche d’ergonomie, rencontrez vos internautes, faites leur tester vos maquettes et réagir sur vos idées. Vous verrez que les données alors obtenues sont irremplaçables ! AUTEUR Altima (People Square) Amélie Boucher Ergonome et Architecte de l’information Auteur du livre Ergonomie web (Eyrolles) 11 créer son site internet Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TECHNIQUE Comment aiderles internautes à trouver le(s) produit(s) qu’ils recherchent et leur proposer une expérience utilisateur « riche » ? Cet article s’articule autour du trio « recherche / liste de résultats / fiche produit » et dispense quelques conseils et des « nice to have » qui permettent d’améliorer l’expérience utilisateur. La recherche Vous ne pouvez pas vendre un produit si vos clients ne le trouvent pas. C’est pour cela que de plus en plus de e-commerçants mettent en place un module d’assistance à l’achat. Une étude de Aberdeen Group montre que 68% des sites d’e-commerce intitulés les « best-in-class » utilisent les données saisies dans leurs propres moteurs de recher-che pour optimiser leur tactique de merchandising online et proposer aux clients ce qu’ils recherchent. On s’oriente de plus en plus vers des modules de recherches plus évolués. Il est donc primordial de faire le bon choix du mode de recherche, celui qui permettra aux utilisateurs de chercher et de trouver le produit tant désiré. La recherche « simple » Composée le plus souvent d’un champ de saisie et d’un bouton de validation, c’est le mode de recherche le plus ancien et certainement le plus répandu. Sur les sites disposant d’une arborescence importante, un menu déroulant est ajouté, permettant de réduire le champ de la recherche à une rubrique ou une catégorie du site. Mais on voit de plus en plus apparaître des modes de recherches simples mais « riches » : des compléments à la requête initiale sont directement affichés pendant la saisie (l’autocomplétion) C’est ainsi le cas sur Yahoo. Le site de Apple quant à lui propose des résultats « incitatifs » : des résultats prioritaires sont « poussés » vers l’utilisateur directement sous le champs de saisie. On essaie donc de l’aiguiller vers les pages les plus pertinentes tout en lui laissant la possibilité de visualiser l’ensemble des résultats. La recherche multicritères Cette recherche est en quelque sorte le reflet de la structure de votre catalogue produit. Simple à utiliser, elle est encore trop souvent assez peu travaillée graphiquement. C’est un tort, multicritère ne rime pas forcément avec austère. Sur le site e-commerce de Jules, les catégories de critè-res (produits, coloris...) sont illustrés par un visuel qui attire le regard, et les critères similaires (ex : pantalons jeans et bermudas) sont regroupés. Enfin des filets gris permettent de structurer l’ensemble, qui reste lisible et agréable à l’oeil malgré le nombre important de critères. Sur le site de Jules, l’ensemble de la page de recherche est lisible et clair malgré le nombre important de critères de recherche. La recherche visuelle Sur le site de Like, l’internaute peut effectuer une recherche visuelle basée sur un détail du produit. Il lui suffit d’entourer la partie du produit qui l’intéresse. Ce détail devient un critère de sélection et le site affiche des produits similaires en terme de couleur, de forme et de motif. C’est un mode de recherche très utile lorsque le processus de choix est plus subjectif qu’objectif. Egalement, pour faciliter la compréhension des critères par l’utilisateur, les cases à cocher sont remplacées dès que possibles par l’illustration des différents critères (ex : des carrés colorés pour les couleurs, la forme du produit pour les différents styles, les motifs sont dessinés, etc…) La recherche experte / avancée Ce mode de recherche est à envisager lorsque le site propose par exemple un service bien particulier et qu’une recherche multicritère n’est pas suffisante pour trouver le bon produit. Sur le site de Blue Nile l’utilisateur a la possibilité de se confectionner une bague sur mesure. Pour ce faire, la recherche est scénarisée en 2 grandes étapes : sélection du diamant et choix du sertissage. A chacune de ces 2 étapes, de multiples critères à renseigner sont présentés soit avec des cases à cocher illustrées (pour bien visualiser la forme du diamant par exemple) soit avec des sliders, ces petites tirettes à déplacer en drag’n’drop (ou glisser déposer / pour définir des tranches minimum et maximum, comme le caratage ou le prix). La mise en page de type « mini-tableau de bord » qui est utilisée est lisible bien qu’un certain nombre de critères soient affichés. Même si la fonctionnalité de confection sur-mesure est réservée à un public averti en joaillerie, sa mise en scène reste relativement simple à utiliser notamment grâce à la scénarisation en différentes étapes. Réussir l’intégration de son catalogue produit sur un site 12 créer son seit eeinnrtt Nnruu Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Quelques « niceto have » créer son site internet Quelques « nice to have » 13 pré-afficher le nombre de résultats avant l’affichage de la requête (Jules) mettre en place un système d’autocomplétion (Apple ou Yahoo!) en fonction du type de site, permettre une sauvegarde des recherches. C’est très pratique sur les sites d’enchère par exemple, lorsque les recherches sont identiques et récurrentes à différents moments (eBay) La liste de résultats Après avoir sélectionné les critères importants pour sa recherche, l’utilisateur arrive sur une SERP - « Search Engine Result Page » (une page de résultats). Là encore, quelques conseils permettent de fluidifier la navigation et améliorer ainsi l’expérience utilisateur. Etre complémentaire avec la page de recherche Même si elle se trouve souvent sur une page distincte, la liste de résultat est la continuité logique de la recherche. Et parce que la recherche est rarement fructueuse du 1er coup, il est judicieux de laisser les critères de recherche sur la page de résultat (comme sur le site de Endless) et ce, pour plusieurs raisons : l’utilisateur voit toujours les critères qu’il a sélectionnés. Ainsi en cas d’erreur, il peut s’en apercevoir et corriger. il peut donc modifier ses critères ou effectuer une nouvelle recherche sans avoir à revenir sans cesse sur la page de recherche. au lieu de faire des allers-retours entre les pages de résultats et de recherche, cela lui donne l’impression de progresser et d’avancer dans sa recherche. Rafraîchir localement la page Lorsqu’un critère est sélectionné, la liste de résultats doit se mettre à jour. Auparavant, lorsque les sites étaient intégralement en HTML, c’est la page toute entière qui se rafraîchissait, mais avec l’utilisation de plus en plus fréquente d’Ajax notamment, on peut mettre à jour uniquement certaines zones de la page. C’est ainsi que fonctionne Kayak, un des premiers sites à avoir mis en place cela. Ainsi, on évite-t-on l’utilisation de frames ou de iframes. Tout s’enchaîne parfaitement, il n’y a pas de rupture dans la navigation. Adapter sa liste de résultats Bien que très usuelle, la page de résultats doit toujours être conçue en fonction du positionnement du site. Voici 2 exemples de SERP très différentes alors que les 2 sites sont dans le secteur de la Joaillerie. Tiffany a opté pour une mise en page simple et épurée qui fait la part belle aux produits. La composition hori-zontale à 12 produits est originale : elle permet, grâce aux différences de taille de visuels, de mettre en valeur les 2 produits présents aux extrémités gauche et droite et ce, sans avoir de scroll vertical. Les informations textuelles sont affichées dans une infobulle et apparaissent unique-ment au survol du visuel produit. Les informations sont donc présentes sans pour autant alourdir la page et para-siter les visuels. C’est beau et fonctionnel à la fois, et c’est surtout adapté au reste du site : simple, luxe et épuré. Sur le site de Blue Nile, la liste de résultats a été conçue autour de la notion de confection sur mesure et d’expertise joaillière (cf. paragraphe sur la recherche experte). La mise en page est donc plus complexe. Comme le visuel du produit n’a pas d’importance, il laisse sa place à toute une série de critères (forme de la pierre, caratage, découpe…) présentés directement dans un « mini-tableau de bord ». Cela permet de comparer rapidement les critères de chacune des pierres. La liste se rafraîchit « à la volée », des informations supplémentaires sont affichées dans une vignette prédictive au survol du produit, on peut trier ses résultats… Le système permet même l’ajout de critères de sélection supplémentaires ! Tiffany et Blue Nile, deux sites dans le domaine de la joaillerie dont les SERP sont fondamentalement différentes. proposer plusieurs modes de visualisation : en vignette, en liste… (Decathlon ) Cela permet de mettre en avant différentes informations en fonction du mode sélectionné proposer des tris supplémentaires une fois les résultats affichés : trier par nouveauté, par prix, par best-selling, par marque… (Endless) permettre à l’utilisateur de changer le nombre de résul-tats affichés par page (Like) Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Quelques « niceto have » La fiche produit Là encore, il faut penser cette page dans une dynamique d’enchaînement avec la liste de résultat. Si le produit A n’est pas exactement celui que l’internaute cherchait, peut-être que le produit B correspondra. Il faut donc toujours faciliter la navigation de l’internaute, même sur la fiche produit. Permettre l’accès aux autres résultats depuis la fiche produit Sur les sites de Tiffany et Endless, lorsqu’il y reste par exemple 15 produits qui correspondent à une recherche et que l’internaute clique sur la fiche produit de l’un d’entre-eux, les visuels des 14 autres produits sont affichés sur la page produit. Le fait de les laisser accessibles permet d’accéder directement à la fiche détaillée sans avoir à revenir sur la liste de résultats. Cela évite ainsi des allers-retours à l’internaute (remarquez qu’on ne pourra que très difficilement combiner cette option avec la mise en place de ventes additionnelles - cross-selling / up-selling…- car les 2 fonctionnalités risquent de se parasiter) Sur le site de Endless, les produits correspondants à ma recherche sont toujours accessibles sur la fiche produit. Sur la fiche produit du site de Jules, on permet à l’internaute une découverte linéaire de ses résultats de recherche en affichant les liens « produit précédent » et « produit suivant ». Au survol des 2 liens, le visuel du produit suivant/précédent apparaît, et un lien permet de revenir à la liste de recherche. Have a (quick) look ! Certains sites comme Piperlime ou Gap proposent à leurs utilisateurs un « quick look ». Le « quick look » est un « condensé » de la fiche produit affiché en popin ou sous la forme d’une vignette prédictive. Il contient les informations indispensables à la concrétisation de l’achat (ex : le choix de la taille et de la quantité) et ne permet pas généralement l’affichage du cross-selling ou du zoom produit. Fiches produits Sur les sites de prêt-à-porter, les produits sont souvent présentés sous la forme d’un « total look » (ex : un mannequin porte le jean, la ceinture, le t-shirt et la veste) Si l’internaute souhaite acheter l’ensemble, au lieu de lui imposer des allers-retours entre les différentes fiches produits, mettez en place une fiche produit comprenant l’intégralité des articles comme le fait American Eagle. Ainsi l’internaute aura plus de facilité à acheter l’ensemble car tous les articles du look sont sur la même page. Une légère variante peut être envisagée, celle de l’achat multiple d’un même produit mais avec des variations de couleur. C’est ce que propose le site de Victoria’s Secret : à la demande de l’internaute, des menus déroulants supplémentaires s’affichent et permettent d’acheter le même produit dans des couleurs et des quantités différentes à partir d’une seule fiche produit. choix d’une couleur : la couleur « pourpre » sera perçue différemment d’une personne à l’autre. Le fait d’afficher un carré coloré en plus du nom de la couleur permet de lever des ambiguïtés. C’est également très pratique pour les visualiser les motifs. choix de la taille : pour éviter de frustrer l’utilisateur, il vaut mieux proposer, si possible, uniquement les tailles disponibles. Ainsi, on évite de lui donner de faux espoirs avant qu’il n’appuie sur le bouton « acheter ». visuel produit : proposer plusieurs vues du produit peut jouer un rôle décisif dans l’acte d’achat lorsqu’une seule vue ne permet pas de se faire une bonne idée du produit. NB : ces fonctionnalités ne sont pas adaptées à tous les produits. Conclusion Les sites d’e-commerce se sont multipliés depuis ces dernières années. Aucun détail ne doit être laissé au hasard et tout doit être pensé pour favoriser la fluidité de la navigation, permettre à l’internaute de trouver ce qu’il est venu chercher, et augmenter le taux de conversion. Il n’y a donc pas de « recette miracle » ni de bons conseils à appliquer de manière automatique. Même si l’on peut faire ressortir de grandes pratiques, l’ergonomie d’un site e-commerce doit être conçue au cas par cas pour répondre à vos objectifs et être adaptée à votre cible, votre positionnement… AUTEUR Nurun Eric Di Pol Chef de projet 14 AUJOURD’HUI... fluide riche refresh local ET DEMAIN « all in one experience » (ex : le site de « Bag, Borrow or Steal ») HIER cloisons linéaire unilatéral refresh global Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    créer son siteinternet TECHNIQUE Business Lab créer son site internet 15 Dans la peau de l’acheteur Dans une relation entre individus, on ne présente pas toujours le même visage à l’autre en fonction des situations et des contextes. Il en va de même par rapport aux marques, quand le consommateur devient acheteur. C’est le même individu, mais qui présente une facette différente de lui-même dans sa relation avec la marque. Le consommateur est d’abord spectateur de la marque, il est en contact avec elle à travers des représentations médiatisées (publicité, mailing, etc.). Tout change quand il est en situation d’achat puisqu’il devient acteur dans cette relation. Comprendre le shopper, c’est véritablement se mettre dans la peau de cet individu qui doit réaliser une interaction d’achat avec la marque. Son action est alors influencée par trois contraintes spécifiques. Il a une tâche à accomplir (l’achat), dans un temps limité et avec un budget limité. On sait ainsi qu’en Europe une femme passera en moyenne vingt minutes au supermarché pour un panier moyen de vingt à vingt-cinq euros (étude européenne POPAI). C’est aussi comprendre le paradoxe de l’acheteur moderne : le choix aujourd’hui nous rend malheureux, en ligne comme en point de vente réel, parce qu’il est source de stress et de frustration. Face à ces contraintes l’individu-acheteur se replie souvent sur ce qu’il connaît, voire sur des routines pour optimiser son processus d’achat, mais il est aussi en attente de surprise et de découverte durant ce parcours d’achat… Analyser et prévoir ses comportements d’achat C’est la compréhension de cet état psychologique et physique du shopper en situation d’achat qui est essentielle pour identifier les freins et les leviers propres à chaque transaction. C’est le point d’ancrage du taux de transformation immédiat autant que du ré-achat futur. Trois phases constituent le cycle d’achat complet du shopper : le pré-achat (l’identification du besoin par exemple), la phase instore (virtuelle ou réelle), le post-achat. Chaque phase est l’occasion d’arbitrages et d’évaluations pour l’acheteur. Le moment du déballage ou « unpacking » peut être ainsi crucial. Une grande marque de brosses à dents électriques a réalisé que le moment de déballage du produit, sous coque plastique, était si malaisé qu’il nécessitait des ciseaux et contredisait l’image de produit technologique et premium aux yeux de l’acheteur. La catégorie de produit, le type d’achat (planifié, plaisir, etc.) et l’occasion de consommation génèrent ensuite des barrières à l’achat spécifiques, qu’on pourra lever par des modifications qui feront basculer le choix vers la marque à promouvoir, dans un contexte online comme offline. Lors de l’achat d’un accessoire de téléphone portable par exemple (batterie, kit mains libres, etc.), la barrière principale s’est révélée être, au niveau mondial, l’incertitude sur la compatibilité du produit acheté avec le portable possédé. Dans la catégorie des céréales pour enfants par exemple, l’achat est déterminé par une négociation entre la valeur nutritionnelle pour la mère et la nouveauté de la prime pour l’enfant. Le shopper est trop complexe et contradictoire dans ses comportements pour chercher à appliquer des recettes. Il serait en effet trop simpliste de penser que pour vendre des produits de consommation courante, il suffit d’être pratique ou ésotérique pour vendre du luxe. L’achat de son premier produit Bio implique qu’on ait été conquis par un discours préliminaire, que l’on nous a aidé à naviguer au sein des univers de choix, que l’on nous a aussi accompagné dans une logique d’éducation. L’achat d’un voyage professionnel privilégiera certainement le confort au prix… La scénarisation de la mise en contact avec les produits et/ ou marques doit donc intégrer l’ensemble de ces critères, en offrant différents modes d’accès aux produits, basés sur une analyse très fine des shoppers ciblés et de leurs comportements d’achat. ré-enchanter le parcours client avec le « netchandising » Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Et c’est pourdéfinir une méthodologie d’analyse et de construction des interfaces transactionnelles, d’optimisation des surfaces de vente virtuelles, qu’est né le Netchandising™, en 1998. A cette époque, les quelques sites marchands français étaient réalisés par des créatifs ou des ingénieurs, mais rarement pas une association des deux. Le résultat ? Des sites soit très créatifs, soit très… techniques, mais en aucun cas des interfaces propices au déclenchement d’actes d’achats impulsifs. La segmentation de ces « cyber-consommateurs » en sous groupe (les indécis, les récurrents, les curieux, les opportunistes…), puis l’adaptation technologique et créative du site à ces profils marque la naissance du Netchandising™. Cette adaptation passe par la construction d’une trame, d’un parcours utilisateur fondé sur des bouquets serviciels, éditoriaux, affinitaires, communautaires, identitaires, mais surtout des bouquets rentables et profitables, avant tout dédié à l’augmentation des taux de transformation. Un exemple ? Prenons le cas des Webcamers du Printemps. L’idée était de mettre à disposition du public, exclusive-ment via le site web, des personnes équipées de rollers, d’une webcam, d’un PC portable relié à Internet pouvant se substituer à des vendeurs réels en dispensant des con-seils personnalisés. Les interactions se faisaient par chat, le Webcamer se promenant dans les allées, en filmant la montre qu’il recommandait, en présentant la simplicité de pliage de la poussette… Les objectifs étaient clairs : rassurer les Internautes, toucher des consommateurs hors de la zone de chalandise, vendre durant les horaires de fermeture et améliorer l’image d’innovation du grand magasin pour faire face aux Galeries Lafayette. De nombreux autres cas illustrent qu’il est possible de créer de la valeur en scénarisant le produit et en faisant de l’expérience d’achat un plaisir, et de retrouver les ratios de la grande distribution – acheter un shampoing Ushuaïa, c’est acheter 80% d’Ushuaïa et 20% de shampoing. Et bien faisons en sorte de valoriser l’écrin de présentation des produits, de vendre l’expérience, de valoriser le moment d’interaction. Montrons à nos clients que nous avons anticipé leurs préoccupations, que nous ne sommes pas seulement une plateforme transactionnelle ! Offrir des solutions à l’acheteur Parce que l’acheteur est en proie à la complexité permanente, la scénarisation des produits et les niveaux de message tout au long du parcours d’achat doivent apporter des solutions aux problèmes qu’il se pose, aussi bien online que offline. Ainsi les femmes qui font leurs courses le soir pour le dîner sont mentalement en recherche de solutions, pas de produits. C’est pourquoi le distributeur hollandais Albert Heijn a placé dans tous ses points de vente une tête de gondole baptisée « Le menu du jour », qui rassemble les composants du dîner du jour, sélectionnés par un grand Chef. Voila une solution qui répond aux contraintes mentionnées plus haut, et qui nourrit la relation autant avec les marques produit qu’avec le distributeur. Restons dans la distribution avec FreshDirect.com, service de livraison alimentaire sur New York, proposent des centaines de 4-Minute Meals, du Ready to Cook incluant un choix d’au moins 6 marinades lorsque vous achetez du poisson, des plateaux repas frais et équilibrés à commander pour le bureau à la dernière minute, des produits traiteurs pour votre apéro entre amis… et puis tous les produits Kasher, Bio, Low Fat, Low Cholesterol, No OGM, le blog du primeur, du boucher, du poissonnier… Tout pour aider des working girls and men, à se nourrir sans en avoir le temps, à faire un choix sans en avoir besoin, bref, à commander en ligne de manière récurrente ! 16 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Deux exemples deplus produit offert aux clients : créer son site internet Soigner les étapes de transformation Car c’est bien la fidélisation qui est en jeu dès les étapes de la première transaction. Dans le processus de choix et de décision propre à l’achat, en particulier en ligne, l’acheteur a besoin de limiter l’incertitude et l’inconnu. L’achat est fortement influencé par la peur de se tromper, de faire le mauvais choix. Chez Wal-Mart aux Etats-Unis une étude shopper sur la catégorie lingerie a ainsi révélé que le frein principal à l’achat de soutien-gorge était l’incertitude sur la politique d’échange en cas de problème de taille. Cette crainte de se tromper est accrue dans l’achat en ligne par ce qu’on peut appeler l’angoisse de l’irréversibilité, c’est-à-dire la peur de ne pas pouvoir revenir en arrière. Rassurer l’acheteur, le conforter dans son choix tout au long du process est donc essentiel pour créer les conditions de la fidélisation. N’hésitez pas à revendiquer votre positionnement, à expliquer en quoi vous êtes différents. Vantez les avantages de l’achat en ligne (prix, disponibilité, livraison, tracking commande, exclusivités…). Rassurez sur le respect de la vie privée. Soyez pédagogique, en n’ayant pas peur d’expliquer la prochaine étape. N’oubliez pas la gestion de l’aide, trop souvent laissée pour compte et négligée. Et encouragez le multicanal. S’il souhaite terminer sa commande au téléphone, laissez-le faire. Si l’expérience d’achat a été vécue comme aisée, maîtrisée et agréable, le shopper a une image valorisée de sa compétence d’acheteur-internaute qui favorisera le ré-achat et la fidélité. Même pas une carte postale…. ? Sans oublier le soin manifeste porté à l’évaluation de l’usage. Étiez-vous satisfait ? Oui ? Non ? Montrer de l’intérêt post-achat et vous initierez les premiers pas d’une relation fidèle. Pour finir L’observation précise des comportements du shopper montre que pour favoriser l’acte d’achat online comme offline, il ne faut pas penser comme un vendeur… mais comme un acheteur. Et se souvenir que tout ce qui participe au cycle d’achat d’un produit ou d’un service compte autant que le produit ou le service en lui-même. C’est en effet l’expérience d’achat dans sa globalité qui va laisser une trace indélébile sur l’acheteur et orienter ses conduites d’achat ou de rachat futures. Il est donc stratégique d’envisager le déclenchement de l’achat non comme une transaction mais comme une facette particulière d’une relation plus large entre un individu et une marque, qui contribue à chaque interaction à générer des perceptions positives pour l’acheteur, sur lui-même et sur la marque en question. Une belle ambition relationnelle pour les marques dans leur stratégie de déclenchement d’achat que d’être, comme on dit, d’ « un commerce agréable ». Un enrichissement produit phénoménal, sur des dizaines de critères… Utilisation (à griller, fondre, couper, trancher, etc) mais également goût (intense, moyen, doux…). Des services de préparation détonants (possibilité sur certains fromages achetés au poids de demander une coupe en dés, en tranche, en boule !). La shopping list d’une star pour aider le cyber-consommateurs dans son acte d’achat. Si malgré les conseils et les promos vous hésitez encore, inspirez-vous de la shopping list d’une star ! AUTEUR Business Lab Valérie Legat Directrice générale 17 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    S ommaire chapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    S ommaire chapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    TECHNIQUE C’est quoile taux de conversion ? Sur un site marchand, vous avez les visiteurs qui entrent et les visiteurs qui sortent. Vous avez plusieurs façon de rentrer : via un moteur de recherche, via des sites affiliés, des moteurs de shopping (kelkoo…). Vous avez également plusieurs façon de sortir : en fermant brutalement le navigateur, en tapant une autre URL dans le navigateur, … en achetant un produit. Le taux de conversion, c’est justement le ratio entre le nombre de commandes et le nombre de visiteurs : Cet indicateur mesure donc la performance, la capacité d’un site à transformer un visiteur en client. Attention toutefois, ce ratio doit être utilisé parmi un ensemble d’autres indicateurs. Pris isolément, cet indicateur de donne pas d’information sur votre capacité à faire revenir les clients, ni sur votre chiffre d’affaires, votre rentabilité, … C’est néanmoins un indicateur important, parce qu’il permet d’analyser le e-marketing du site. Autre point important : il n’y a pas un taux de conversion pour un site, mais plusieurs. On doit en effet mesurer la performance d’une campagne d’emailing (combien de clients ont acheté, par rapport au nombre de mails envoyés), la performance d’une campagne de publicité de type Adwords, … Autre élément à prendre en compte : le chemin parcouru par le client, et en particulier le site d’où il vient : La conversion ne sera pas la même s’il vient d’un moteur de recherche, d’un moteur de shopping, d’une bannière de publicité, … Améliorer le taux de conversion Plusieurs paramètres impactent le taux de conversion : la cohérence globale du service, l’ergonomie, le chemin de l’utilisateur conduisant à l’achat, mais avant tout, le premier paramètre que l’on ne doit pas perdre de vue est le mix marketing : produit, prix… En effet, transformer, c’est un acte de vente, avec un « statut » binaire : on vend ou pas. Réussir à vendre, c’est franchir tous les obstacles. Il ne s’agit donc pas de régler un paramètre particulier, mais plutôt de jouer gagnant sur l’ensemble des paramètres. Marketing Mix C’est donc « LE » paramètre clé. Quel est mon produit ? A quel prix ? Avec quels messages ? Comment ? Si on parle de taux de conversion, c’est qu’on vend en ligne. Mais cela ne dit pas comment on le vend : on peut vendre directement dans sa propre boutique, ou sur des places de marchés type eBay ou PriceMinister, ou encore via des gros revendeurs du net (Amazon), ou enfin via des revendeurs du type ventes privées. Au sujet du prix : on sait tous à quel point le prix est un facteur clé sur Internet, parce que la comparaison y est plus facile qu’ailleurs. Certains des très gros succès Français se sont construits en développant des outils permettant de récupérer automatiquement le prix des concurrents ! Qualité « globale » du site Avant de rentrer dans les détails, et de porter l’attention sur tels ou tels détails, il est important d’avoir un regard « global » sur la qualité du site. Quand un utilisateur arrive sur votre site, il se fait une opinion très rapidement, certaines études parlent de 200 ms ! Qu’est-ce qui permet à l’utilisateur de se faire un avis, aussi rapidement ? Beaucoup de petites choses : le temps de réponse du site, la charte graphique, la qualité globale de la mise en page et le bon alignement des différents éléments, … Cette première impression est tout à fait fondamentale ! Améliorer son taux de conversion 20 créer son seit eeinnrtt ARAOK Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    créer son siteinternet 21 Ergonomie du site Un site ergonomique, c’est un site où l’utilisateur comprend très rapidement ce qu’il doit faire pour « utiliser le service ». L’Internaute ne doit pas avoir besoin de lire les petits textes d’aide. En moins d’une seconde, il doit comprendre comment est structuré l’information, et les actions qu’il doit entreprendre pour « avancer ». Pour atteindre ce résultat, il faut travailler différents éléments : le « zoning » du site, les codes couleurs, avec en particulier des codes explicites pour les éléments cliquables. Ergonomie incitative Respecter des règles d’ergonomie bien claires, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Pour augmenter le taux de transformation, il faut que l’utilisateur ait un nombre très réduit de choix. C’est tout l’enjeu de l’ergonomie incitative : guider l’utilisateur sur chaque page. Dans certaines pages clés (panier, paiement), on ne met en fait qu’un seul élément en valeur : le bouton permettant de valider et de passer à l’étape suivante. Le chemin de l’utilisateur est ainsi bien « canalisé ». Les éléments ainsi mis en avant doivent avoir un code couleur spécifique, qu’on ne doit retrouver nulle part ailleurs dans le site. Exemple de bouton « incitatif » sur Amazon. Ce code couleur est réservé aux boutons vers lesquels ont veut guider l’utilisateur. L’ergonomie incitative conduit ainsi les e-marchands à simplifier au maximum les pages du processus d’achat. Parcours de l’utilisateur Par quel enchaînement d’actions doit passer l’internaute, depuis son entrée sur le site jusqu’à l’achat ? Ce chemin doit être naturel, clair, « évident ». Exemple de question : que se passe-t-il quand l’utilisateur clique sur « acheter » ? La réponse dépend des produits : Si votre site est un supermarché en ligne, la métaphore adaptée est celle du caddy : le client remplit son caddy, et décide de passer en caisse quand il a trouvé tout ce qu’il cherche. Pas question dans ce cas de lui présenter « la caisse » à chaque ajout dans le panier ! Si vous vendez des produits chers (disons plus de 50€), la situation est complètement différente. Une fois que le client a choisi un produit, il est sans doute raisonnable de lui proposer de passer à la caisse. Autre point important : aider l’utilisateur à s’y retrouver dans le « dédale des pages ». Une solution classique consiste à afficher à l’utilisateur le processus complet, ainsi que sa position dans ce chemin : Entête très dépouillé du site endless, avec, bien mis en avant, les différentes étapes Enfin, un dernier critère important au sujet du parcours de l’utilisateur : le nombre de clics. Combien de fois l’Internaute a-t-il du cliquer pour aller de son point d’entrée dans le site à la validation de la commande ? Réduire ce nombre de clic est important, pour une raison très simple : on perd des utilisateurs à chaque étape. Si on a moins d’étapes, on perd moins d’utilisateurs ! Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Formulaires Au momentd’acheter, il faut demander à l’utilisateur tout un tas de renseignements. Ces pages de formulaires constituent un point important, qui est en général le point de fuite le plus important. Exemple à ne pas suivre : un formulaire de l’administration. Une seule envie : partir ! Bien faire un formulaire est un véritable challenge. C’est tout sauf simple, et la réalisation doit être impeccable. Voici quelques points clés : Un formulaire doit être court. Il vaut mieux découper le formulaire en plusieurs pages, plus digestes ; Un formulaire doit être aéré, bien dessiné et bien structuré. Les libellés des champs doivent être très explicites. L’internaute devra comprendre en un coup d’oeil ce qu’on attend de lui. Le traitement des erreurs est un point particulièrement sensible. Le mieux est d’afficher un message d’erreur attaché à la zone de saisie. Il faut donc faire un traitement d’erreur contextuel. La programmation Ajax permet d’améliorer le traitement du formulaire, avec une validation au fil de la saisie, en temps réel donc. Exemple de formulaire « Ajax » bien fait : clair, simple, avec un traitement temps réel des actions de l’utilisateur Tout cela peut sembler simple et évident, mais dans la réalité, très peu de formulaires sont réellement bien faits, et pourtant, c’est un moyen très efficace pour améliorer son taux de conversion ! Une page – Un objectif Chaque page doit être pensée pour répondre à un objectif bien identifié. Exemples : Une page catalogue doit permettre à l’utilisateur de bien choisir son produit, et de trouver très rapidement le produit qu’il cherche. Une page produit doit avant tout mettre en avant le produit (j’y reviendrai), donner les clés pour l’achat : avantages du produit, prix, … et enfin avoir un bouton d’achat bien visible. Bien présenter les produits La façon dont on présente les produits est bien évidemment tout à fait fondamentale. Bien présenter le produit, c’est bien souvent avoir de bonnes photos du produit. Le produit doit ainsi bien être mis en valeur, sous plusieurs angles, avec différents niveaux de détails. Les photos doivent être nettes, suffisamment grandes, sans être trop lourdes à charger. Avec l’Ajax (technique de programmation web), il est possible d’afficher un zoom sur la photo sans ouvrir de nouvelle fenêtre ni rajouter de clic : le zoom est automatique, quand on déplace sa souris sur le produit : Exemple de zoom automatique sur le site marchand de GAP Certains sites utilisent d’autres médias pour vendre les produits : vidéo, animation 3D, … Pour certains produits, cela peut être particulièrement adapté. La vidéo peut par exemple être une bonne solution pour présenter un produit qui n’est pas évident à expliquer. Autre élément clé : la description du produit. On est parfois étonné devant la pauvreté des descriptions, qui sont soit inexistantes, soit incomplètes, soit uniquement techniques. Enfin, le client doit trouver toutes les informations essentielles : prix, disponibilité, … 22 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    créer son siteinternet Répondre aux attentes des internautes Les internautes arrivent sur le site via différentes sources : Moteur de recherche ; Publicité (Adwords ou autre) ; eMailing ; Moteur de shopping ; … S’il a cliqué sur un lien, et qu’il arrive chez vous, c’est parce qu’il a vu ou lu quelque chose qui l’a intéressé. Il est donc très important qu’il ne soit pas déçu en arrivant sur le site. Prenons un exemple avec des campagnes Adwords. La cohérence globale d’une telle campagne est tout à fait fondamentale : Premier critère : le message, le texte de la publicité. C’est la promesse. Deuxième critère : les mots clé. Quels sont les mots clé que doit taper l’internaute pour afficher la publicité ? Troisième critère : la cible. Quels sont les internautes que vous allez cibler avec cette publicité ? Sur quelle zone géographique, sur quelles plages horaires ? Quatrième critère : la page de destination. Sur quelle page arrive l’internaute s’il clique sur votre publicité. L’ensemble de ces critères doivent être travaillé de manière à « raconter une histoire » cohérente. Il doit ainsi y avoir une grande corrélation entre la promesse et le produit vendu. Concrètement, si vous faites une promesse dans la publicité, cette promesse doit être tenue lorsque l’utilisateur arrive sur votre site. Messages de réassurance Acheter sur Internet est un acte toujours un petit peu délicat, surtout quand on a une marque peu connue, et que l’Internaute fait son premier achat. C’est pourquoi il est très important de rassurer le client, sur toutes les questions qu’il peut se poser : Le produit est bien en stock ; Les conditions de paiement, date à laquelle le client sera débité (à la livraison ? à la commande ?) ; La sécurité mise en oeuvre sur le paiement (partenaire bancaire) ; Le délai de livraison ; … En synthèse Sur certains sites, avec un petit peu d’application, on peut arriver à doubler le taux de transformation. Cela veut dire doubler le chiffre d’affaires, avec le même nombre de visiteurs (expérience vécue, avec une grande marque, et en moins de 6 mois) ! Pour arriver à un tel résultat, il est indispensable de prendre du recul, et de traiter l’ensemble des paramètres. L’investissement est bien vite rentabilité ! AUTEUR ARAOK Francois Ziserman Directeur général créateur du blog www.ziserman.Com 23 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    S ommaire chapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    TECHNIQUE Tout cequ’il faut savoir pour un tracking unifié des opérations marketing online. Comment mesurer l’impact de campagnes multicanal ? Jusqu’à maintenant, il n’est pas très compliqué de suivre et de mesurer ses opérations de marketing online de manière indépendante. Un annonceur peut mesurer son ROI display, son ROI search, son ROI affiliation en traquant chacun de ces canaux. Par contre, rares sont ceux qui sont en mesure de détermi-ner la contribution de chacun de ses canaux les uns avec les autres pour aboutir à la conversation. Si nous analysons une campagne marketing online de manière très simple, la plupart des annonceurs vont mesurer la performance de leur campagne en attribuant la conversion au dernier clic effectué. Or, il est intéressant de voir qu’en agissant ainsi, l’annonceur va occulter une part non négligeable des transformations réalisées suite à une exposition à une bannière. Nous avons pu constater pour certains clients raisonnant ainsi qu’ils ne comptabilisaient que 15% des conversions post clics. En utilisant un Adserver, nous avons pu mesurer que 85% des conversions étaient liées à une activité post-impression, c’est-à-dire des transformations réalisées suite à une exposition à la campagne. Il est donc important et nécessaire d’utiliser un Adserver dans le cadre de campagne de marketing online. Si nous continuons d’analyser le dispositif d’investissement online des annonceurs, nombreux sont ceux qui gèrent des campagnes display, search, affiliation, sponsoring de manière simultanée…. Si un internaute A clique sur une bannière d’affiliation, arrive sur le site web de l’annonceur et achète un produit, nous allons pouvoir l’identifier. Si un internaute B clique sur un lien sponsorisé, arrive sur le site de l’annonceur et achète un produit, nous allons également pouvoir l’identifier et déterminer pour chacun d’eux le coût d’acquisition pour chacun de ces canaux. Par contre, ce qui est primordial aujourd’hui, c’est de comprendre quel a été le parcours de l’internaute avant d’effectuer son achat et de mieux appréhender la contribution de chacun des dispositifs les uns par rapport aux autres. Grâce à la technologie des Adservers nous sommes en mesure d’apporter ce genre d’analyse. Si nous reprenons l’exemple de l’internaute A qui a cliqué sur une bannière d’affiliation, cet internaute a peut-être également surfé sur le web et ainsi pu être exposé à une campagne display sur laquelle il pourra avoir cliqué. Il aura également pu effectuer des recherches sur un moteur de recherche et cliquer sur le lien sponsorisé avant d’acheter un produit sur le site de l’annonceur. A qui doit-on attri-buer la conversion ? Si, les campagnes sont gérées de manière indépendante, nous allons comptabiliser trois conversions : une conver-sion par l’affiliation, une conversion par la campagne dis-play et une conversion au travers du search. Chacune de ces conversions va avoir un coût d’acquisition propre ainsi qu’un taux de conversion. Si nous attribuons la conversion au dernier clic, ce qui est très souvent le cas, alors la conversion sera attribuée au moteur de recherche et l’influence des autres supports ne sera pas prise en considération. Si maintenant nous analysons le parcours de l’internaute avant l’achat et que nous nous concentrons sur les cinq ou dix dernières actions, alors l’annonceur comprendra et maîtrisera mieux ses investissements médias. Nous pourrons alors identifier la contribution des diffé-rents canaux dans les conversions et gérer la déduplication des conversions. Pourquoi comptabiliser trois conversions pour une conversion unique ? L’ Importance du tracking à 360° : focus sur le comportement de l’internaute créer son site internet 26 DoubleClick France Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    créer son siteinternet 27 Comment acquérir une meilleure connaissance du comportement des internautes lors des différentes étapes du cycle d’achat ? Grace aux technologies d’adserving, l’annonceur pourra connaître les dernières expositions/actions avant la conversion. Ainsi pourra-t-il analyser le parcours de l’internaute et l’influence d’un support par rapport à un autre et connaître le poids de chacun d’entre eux. N’est-il pas intéressant pour un annonceur de savoir que le search a contribué à hauteur de 40% à ses conversions, le display post impression à 40% et le display clic à 20% ? Ce sont des données qui permettent alors à l’annonceur de se conforter dans sa stratégie et d’actionner les leviers nécessaires pour les campagnes futures. Vers un tracking unique... Pour mettre en place un tel dispositif, nous conseillons la mise en place d’un tracking unique ou encore appelé tracking universel. Les avantages de ce dispositif sont multiples. En effet, l’annonceur ne pose qu’un seul tag sur son site Internet pour mesurer ses activités en ligne, ceci induit également une grande réactivité dès lors que l’annonceur souhaite travailler avec de nombreux prestataires sans avoir à rajouter divers tags de tracking sur son site. L’annonceur bénéficie également d’une interface de reporting unique pour mesurer et contrôler ses investisse-ments sur tous les canaux online. L’annonceur est en mesure d’attribuer la/les conversions au bon canal. L’annonceur peut identifier le cheminement de l’internaute avant l’achat. L’annonceur peut comprendre la relation qui existe entre les différents canaux. L’annonceur peut travailler en vue d’obtenir un ROI conforme à ses objectifs de marketing online et d’ajuster ses budgets en fonction. Optimisation des campagnes en fonction des résultats de ces analyses pour maximiser le ROI et les taux de conversion des campagnes multicanal Afin d’optimiser ses campagnes, il est aussi très important de mieux comprendre le cheminement de l’internaute en analysant particulièrement le processus d’achat. En effet, si l’on analyse uniquement le nombre de visiteurs arrivés sur le site et le nombre de conversions réalisées, sans prendre en compte les étapes entre deux, nous man-quons des opportunités de leviers d’optimisation. Dans tout processus d’achat, nous avons pu identifier six types d’étapes : 1. Notoriété initiale de la marque 2. Implication envers la marque 3. Découverte du produit 4. Considération / Options 5. Sélection du produit 6. Achat Chacune de ces étapes peut être considérée comme étant un point de transformation. Il est ainsi nécessaire de mesurer le taux de transformation à chacune des étapes du processus d’achat et de retracer le nombre de visites converties à chacune de ces étapes. En fonction des résultats étape par étape, l’annonceur aura alors la possibilité d’actionner certains leviers afin d’optimiser les taux de transformation comme celui du ciblage comportemental, changement d’offre produit,.. L’intégration de l’ensemble des canaux online permet de délivrer un message cohérent, d’accroître la performance du marketing online et de déployer des campagnes extrêmement ciblées. AUTEUR DoubleClick France Sonia Mamin Directrice Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TECHNIQUE Les interfacesriches en back-office Le back-office est un espace web sécurisé permettant l’administration et la gestion d’un site ou d’un blog. Conçu le plus souvent par des équipes techniques, il est trop souvent difficile à appréhender par les utilisateurs. Négligé par les webdesigners et les graphistes, il est pourtant la colonne vertébrale du site. Cet article dresse un état des lieux des possibilités offertes par les back-offices. A l’origine … L’évolution du back-office est évidemment liée au développement des sites Internet et son histoire est parallèle à l’évolution de ces mêmes sites. L’administra-tion des interfaces web était à l’origine de la seule responsabilité des professionnels, conçue par des techniciens pour des techniciens. L’évolution des sites, du statique vers le dynamique, a logiquement posé la question de la gestion et de l’administration de leurs contenus. Il est apparu nécessaire de réfléchir à la conception des back-offices et de leur facilité d’appréhen-sion. Il a fallu ainsi donner la possibilité aux différents intervenants d’influer sur leurs contenus et d’en déléguer l’administration. On doit cependant concéder que les mentalités sont difficiles à changer. S’attarder sur le back office à longtemps été considéré par les agences interactives comme un cadeau, un plus « offert » aux clients et non un outil réfléchi, moteur du site. Contraint par la persistance de la demande, le back-office trouve tant bien que mal une part dans la phase de conception d’un site. Dans ce contexte, de nombreux outils ont vu le jour avec de nombreuses fonctionnalités fournies à l’utilisateur. Des innovations technologiques ont profité également aux back-offices et à leur conception ergonomique, multipliant ainsi les fonctionnalités qu’ils proposaient aux utilisateurs non techniques. L’architecture Ajax révolutionne l’approche du développement du back-office L’architecture Ajax a donné un nouvel élan aux back-offices, notamment en matière d’ergonomie, offrant un confort d’utilisation qui n’est pas sans rappeler celui des applications de type desktop. Reposant sur des technologies standards éprouvées comme le JavaScript ou l’HTML, l’Ajax a permis à de nombreuses agences de faire le deuil du modèle CRUD, un modèle très basique d’accès au contenu dynamique d’un site et limitant essentiel-lement l’utilisateur à quatre fonctionnalités principales (create / read / update / delete). Désormais, la place est aux interfaces riches, puissantes et ergonomiques. Si l’Ajax a participé si largement à la mutation des back-offices et à leur utilisation, c’est sans conteste grâce à sa capacité à isoler et à recharger uniquement les données affectées par l’action de l’utilisateur ou tout autre évènement extérieur. En évitant de recharger l’intégralité d’une page, l’Ajax a permis de réduire de manière substantielle les temps de réaction des applications web. Puisque les pages n’avaient plus à être rafraîchies, l’utilisateur pouvait en outre garder à tout moment le contact visuel avec son interface. Ces deux avancées fondamentales ont ouvert la voie à une nouvelle génération d’interfaces « riches » intégrant des fonctionnalités réservées jusqu’alors au monde du desktop : glisser-déplacer, menus contextuels, éditions à la volée, contrôles modaux, formulaires validés en cours de frappe, etc. C’est une véritable évolution d’approche qu’offre Ajax. Les entreprises qui possèdent des interfaces avec plusieurs utilisateurs et niveaux d’administration trouveront dans cette technologie relativement jeune des avantages non négligeables. En revanche, certaines adaptations ergonomiques doivent impérativement être réalisées, Ajax reposant sur des motifs de conception SPI (Single Page Interface), l’absence de certaines fonctionnalités (bouton suivant/précédent, possibilité d’ajouter une page en favori) mais aussi une adaptation pour la programmation ainsi que des difficultés pour les utilisateurs d’Internet Explorer, ce navigateur ne répondant pas de la même façon, les librairies Ajax n’étant pas gérées à l’identique. Au final, ces contraintes sont largement compensées par l’accueil des utilisateurs, généralement unanimes sur l’apport de ces interfaces en termes de confort d’utilisation et de productivité. Ces évolutions ravissent les utilisateurs qui se retrouvent face à des interfaces qui leur semblent de plus en plus familières tant elles se rapprochent d’interfaces client/ serveur. C’est pourquoi on observe des projets web sans utilisation d’Ajax en front-office, mais une utilisation massive en back-office, afin que les utilisateurs ne rejettent pas l’outil. Réussir son back-office 28 créer son seit eeinnrtt Dceirt Iaceeinrttv Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    créer son siteinternet 29 Ne multipliez pas les fonctionnalités ! Les éditeurs ont pris l’habitude de fournir des outils ultra complets, si complets qu’ils arrivaient in fine à un résultat à l’opposé de l’objectif initial. Ainsi dans ce domaine, l’adage « le mieux est l’ennemi du bien » s’est vérifié. Le besoin de pouvoir administrer s’est transformé en besoin d’être formé. Il ne faut donc pas chercher à être exhaustif... La multiplicité des fonctionnalités dans un souci de satisfaction de la demande client ne doit pas se faire au détriment du synthétisme. Pensez à demain ! Une autre erreur très répandue lors de la conception et du développement est de ne pas laisser la porte ouverte aux éventuelles évolutions du back-office. Il faut quand cela est possible éviter le codage en dur (le manque de temps en fin de développement du projet conduit souvent malheureusement à cette décision) et anticiper les modifications et ajouts qui s’accumulent à la fin d’un projet. Utilisez le langage métier ! Si le design joue un rôle important dans la conception du back-office, c’est surtout la facilité de compréhension de l’interface et la précision des libellés qui conduira à son adoption par les utilisateurs finaux. Puisque l’on est dans une démarche « user-centric », évitez au maximum le wording trop ésotérique pour l’utilisateur. Un exemple, la fonction d’enregistrement (record, en informatique). Dans la conception du back-office, tout est ramené à sa valeur informatique et non à l’environnement métier. Ne pourrait-on pas ajouter un article ou une image ? Mieux encore, imaginons un back-office de site sur la beauté. Il serait judicieux d’utiliser le langage métier et de proposer d’ajouter un parfum, un rouge à lèvres plutôt qu’un enregistrement ! La navigation aujourd’hui se fait avec trop d’entrées, l’utilisateur s’y perd très souvent. Soyez User-Centric ! Le back-office doit être conçu dès le départ avec une réflexion conjointe des concepteurs et des utilisateurs finaux. Le but ultime d’un back-office est de simplifier le travail de son utilisateur, en allégeant les tâches et en offrant un grand confort d’utilisation. Il faut donc penser aux utilisateurs qui vont y travailler, se rapprocher d’eux. N’hésitez pas à les rencontrer afin d’étudier leurs besoins réels et leurs comportements dans leur utilisation quotidienne. Cela vous permettra de travailler l’ergonomie de l’interface. Investissez du temps ! On concède généralement que le back-office représente entre 50 et 75% du temps de développement, suivant le type de site développé. Traitez correctement votre back-office et vos clients vous le rendront bien. Soigner son back-office c’est s’épargner (et épargner à son client) du temps de travail perdu. Plus de la moitié du temps passé sur votre back-office le sera pour des actions relativement répétitives liées à la gestion du site, comme l’importation de fichiers, l’édition et la suppression de contenus, la modération, etc. Toutes ces actions bien qu’extrêmement simples sont alourdies par une conception non adaptée. Le bon sens est primordial, les outils de CMS l’ont compris, une interface intuitive permet à l’utilisateur de se sentir à l’aise avec son outil et lui fait ainsi gagner du temps.. S’il est vrai qu’un back-office n’est pas un centre de profit direct, il joue pour les sites de commerce en ligne un rôle fondamental qui peut « freiner » ou « accélérer » le business. Le back-office, c’est le coeur du business. Les chefs de projet fonctionnels s‘accordent à le dire. Le back-office se transforme en un véritable ERP qui va prendre en charge les échanges clients, les flux de stocks, la gestion des retours produits ainsi que les flux comptables. Le back-office fluidifie la gestion produit, la relance client et l’on peut alors l’envisager comme participant à la productivité. Ces dernières années voient se développer une nouvelle génération de back-office : les back-office cross média. Ces outils proposent un environnement collaboratif permettant, sur la base d’un contenu mutualisé, d’optimiser les moyens d’échanges et les interactions entre des contributeurs communicants qui visent un même objectif : publier des contenus adaptés à leur audience et aux enjeux de leur entreprise. Conclusion Les interfaces demandent de plus en plus de développements « riches ». Ainsi il apparaît de plus en plus probable que la multiplicité des utilisateurs et des administrateurs habilités à gérer et éditer les contenus du site, conduisent les équipes techniques à travailler sur les capacités fonctionnelles et la facilité de navigation du site en amont, en concertation avec les utilisateurs finaux. Les technologies Web 2.0 et l’enrichissement des applications sont à l’origine d’une nouvelle façon d’aborder les back-offices et plus généralement le web, par une ergonomie améliorant le confort utilisateur. Elles favorisent des interactions plus fortes entre le site et les utilisateurs. Elles contribuent alors à la montée en puissance d’un Web plus collaboratif, replaçant l’utilisateur au coeur des services et des applications front et back qui finissent par se ressembler et dont les exigences convergent. Les back-offices ne seront bientôt plus les parents pauvres des développements Internet. AUTEUR Direct Interactive Encadré de Wedia C’est tendance : les back office d’entreprise Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TECHNIQUE Le cybersquattage Les marques sont confrontées à de nombreuses agressions et plus les marques sont notoires plus les risques sont élevés. Ainsi, le problème des ventes de contrefaçons de tous genres sur Internet, (médicaments, pièces détachées de voitures ou encore produits de luxe) est devenu un véritable fléau mondial (le marché de la contrefaçon représenterait 5 à 9% du commerce mondial). Un terrain fertile pour les cybercriminels qui n’ont qu’à exploiter les failles dans les stratégies de protection des grandes marques sur Internet pour spéculer ou vendre leurs produits. Il existe dans le monde plus de 146 millions de noms de domaine (+60% depuis 2005), dont 73 millions de .com. Les extensions pays les plus représentées sont le .de et le .cn (Chine), avec respectivement plus de 11 millions et 9 millions d’enregistrements. Cette croissance soutenue s’explique en partie par le modèle économique du CPC (Coût Par Clic) qui a fait monter en flèche l’enregistrement de noms de domaine susceptibles d’être tapés par les internautes, pour capter un maximum de revenus via leurs clics. Ainsi tout le monde peut créer une page remplie de liens, et être rémunéré a chaque fois qu’un de ces liens sera cliqué. Ce modèle économique a développé une forte spéculation sur les noms de domaine selon leur potentiel de clic. L’augmentation de la valeur de revente des noms de domaine a favorisé la création de nouvelles initiatives, comme la création d’une bourse des noms de domaine en Europe. Nouveau marché, nouvelles opportunités : le cybersquattage : Certains malhonnêtes ingénieux ont bien vite compris qu’en exploitant la notoriété des marques pour enregistrer et spéculer sur des noms de domaine enregistrés dans des pays stratégiques, ou sur des noms de domaine exploitant les fautes de frappe des internautes ils ouvriraient un nouveau marché. Prenons l’exemple de la page www.ogole.fr. Un cybersquatteur a acheté le nom de domaine pour y mettre une page de liens sponsorisés. Si l’internaute fait une faute dans l’adresse de www.google.fr, il atterrit sur cette page et clique sur un des liens, le cybersquatteur sera rémunéré par l’annonceur possédant ce lien. Paul Sloan de Business 2.0 vient de mettre à la lueur du jour l’escroquerie qui tourne autour du domaine .CM. Un distributeur de nom de domaine a réussi à convaincre le gouvernement du Cameroun qui contrôle les domaines en .cm de traiter tous les noms de domaines mal saisis comme par exemple Google.cm (à la place de Google. com) et de redirigier le visiteur vers une page publicitaire (dont les pubs sont servies par Yahoo!). Les pages en .CM sont servies de manière anonyme. Si le nom de domaine n’a pas été enregistré alors l’utilisateur est redirigé vers agoga.com. Les redirections étant anonymes et les domaines n’étant pas enregistrés, il y a peu de choses que les propriétaires de marques peuvent faire pour combattre cela (à part bien entendu enregistrer le nom de domaine par eux mêmes). Il s’agit là d’une des escroqueries autour des noms de domaines les mieux organisées. L’ICANN qui supervise les domaines comme .com .net et .info ne dispose pas de moyens de contrôle et de pouvoir de régulations sur cette terminaison. C’est à chaque pays de décider ce qui est éthique ou pas. Et quand l’argent est au rendez-vous, il semble que certains pays n’hésitent pas à déléguer leur terminaison de domaine à un spéculateur inconnu. Protéger ses noms de domaines 30 LegitiName – Vanksen Group EXEMPLE 2 : LE .CM DU CAMEROUN EXEMPLE 1 : www.ogole.fr créer son site internet Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    créer son siteinternet 31 Les attaques viennent de partout ! Protection du nom de domaine Le nom de domaine est la carte d’identité d’une marque ou d’une société sur Internet. Il renferme toutes les informations indispensables à la visibilité d’un site web sur la toile. Perdre un nom de domaine peut être comparé à fermer l’un de ses meilleurs points de vente du jour au lendemain. Vouloir le récupérer pourrait coûter de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers d’euros. En un mot « stratégie de protection de marque » et « gestion de portefeuille de noms de domaine » sont désormais indissociables. Que vaut une marque si son propriétaire n’a pas enregistré son .com, et les extensions des pays stratégiques liées à l’activité de la société ? Gérer un portefeuille de noms de domaine permet d’anticiper les risques. Protection sur les moteurs de recherche Les marques subissent également des atteintes lorsqu’elles sont utilisées illicitement dans les campagnes de liens sponsorisés (Google, Yahoo!, MSN…). En plus simple ? Certains annonceurs désirant promouvoir leurs produits, vont faire apparaitre leur annonce dans les moteurs de recherche lorsqu’un internaute recherchera une marque plus notoire que la leur. A cela s’ajoute l’utilisation abusive des noms de marque dans le code source de sites Internet, ou encore la reproduction sans licence d’images de produits ou du logo… Autant de menaces que les grandes marques ne devront surtout pas négliger ! Plus la marque sera attaquée plus elle verra sa visibilité réduite sur le web et plus les risques d’atteinte à sa notoriété seront grands ! PROTEGEZ VOTRE MARQUE ! Les responsables marketing vont devoir se concerter avec les juristes et les experts en matière de protection de marque afin de préparer la meilleure défense possible car la guerre est officiellement ouverte ! Alors quelle stratégie adopter ? Offensive ou défensive ? En fonction de la situation, la stratégie de marque pourra être anticipée ou mise en place suite à l’identification d’un abus. Comme nous venons de le voir, la première action que peut mener une société pour protéger efficacement son identité numérique est de consulter des experts pour gérer leur portefeuille de noms de domaine. Le marché étant en perpétuelle évolution, cette consultation va permettre d’optimiser la stratégie de dépôts des noms de domaine, et d’anticiper les potentiels risques de cybersquatting. Il va s’avérer vital pour une entreprise d’associer sa stratégie de marque à celle de ses noms de domaine. Par ailleurs, il est impensable de lancer une nouvelle marque sans s’assurer de sa disponibilité au niveau des extensions de noms de domaine incontournables, et sans vérifier si celle-ci n’est pas déjà présente dans les résultats des moteurs de recherche. Oubliez cette étape et vous risquez de ruiner des heures de réflexion et de recherche d’un nom de marque. Si, l’extension incontournable reste le .com, celle-ci commence à être saturée, d’où le fort développement du marché de la revente ou de la location de noms de domaine. La stratégie adoptée dépendra aussi de la localisation de la société et de ses implantations géographiques. De plus, sur le long terme, une stratégie optimisée permettra d’augmenter la valeur financière de la marque dans le cas où celle-ci serait revendue. La meilleure défense, c’est l’attaque : Pour valoriser l’ensemble de l’activité d’une marque il est aussi possible d’opter pour une stratégie plus offensive. La technique à adopter ? Occuper le terrain pour capter le maximum de trafic sur son site. Concrètement ? Prenons l’exemple d’une chaine d’hôtels, si elle enregistre toutes les combinaisons « hotel-ville » de ses affiliés et crée une page pour chacune de ces destinations en les liant au site institutionnel de la marque, ces noms vont prendre de la valeur et le site de la marque qui reçoit du trafic supplémentaire aussi. Presque élémentaire ! Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    UTILISEZ DES OUTILSDE VEILE ! Mais une bonne stratégie de protection de marque sur Internet implique également la mise en place d’une surveillance sur Internet pour réagir plus rapidement en cas d’identification d’abus. Pour qu’une marque puisse défendre son image, il lui est indispensable de disposer d’outils de surveillance performants. Surveiller l’enregistrement de noms de domaine dérivés d’un nom de marque permet de réaliser un état des lieux exhaustif de l’utilisation d’une marque sur Internet et de réagir contre les abus les plus dommageables pour celle-ci. Pour une entreprise multinationale il est également utile d’identifier qui sont les affiliés, revendeurs agréés ou les utilisateurs illégitimes qui utilisent le nom de la marque pour être visibles au niveau des liens sponsorisés (Google, Yahoo, MSN..). Effectivement toutes ces annonces parasitent souvent tous les efforts marketing des marques. Il faudra aussi surveiller l’utilisation d’images de produits ou de logos. Un outil capable d’identifier parmi des milliers de sites les images de produits contrefaits, ou encore d’analyser rapidement des centaines de sites dans le but de vérifier l’intégration d’un nouveau logo, permet d’apporter des solutions efficaces et complémentaires à une stratégie de protection de marque sur Internet. L’ensemble de ces approches, pour être efficaces, peuvent être complétées par une surveillance de l’utilisation d’une marque dans les sites Internet. Cette dernière peut se faire par exemple sur des plateformes de vente comme E-bay, des réseaux de sites de contrefaçon ou des sites dénigrant la marque… Opter pour une approche combinatoire permettra de mettre en évidence les tendances et de dégager des priorités d’action. Ces stratégies de protection de marques sont particulièrement pertinentes dans le secteur de la lutte anti-contrefaçon pour les marques de luxe par exemple, sachant qu’il existe des milliers de sites contrefaisants. LES RESULTATS ! Ce qu’il faut retenir ? Un portefeuille de noms de domaine optimisé permettra de valoriser le capital immatériel d’une marque. Anticiper, c’est éviter des dépenses conséquentes en tentatives de récupération de noms de domaine. La surveillance de l’enregistrement de nouveaux noms de domaine à partir d’une marque s’avère indispensable dès qu’une marque bénéficie d’une certaine notoriété mondiale, afin de réagir rapidement en cas d’atteinte à l’image de la marque. La récupération de noms de domaine abusifs pour une marque est elle aussi capitale. Elle peut se faire soit directement en négociant avec l’actuel propriétaire, soit en ayant recours à une procédure juridique. Les campagnes de liens sponsorisés sont elles aussi à surveiller et les recours pour lutter contre sont nombreux : mise en demeure, plainte auprès des régies publicitaires de Google, Yahoo ou MSN … Lorsqu’une marque a les moyens de combiner les diverses approches de surveillance sur Internet, les résultats obte-nus permettent de rassembler le maximum d’informations sur des réseaux de sites contrefaisants et toute autre activité pouvant s’avérer dommageable à l’image d’une marque dans l’avenir. Au final la protection d’une marque sur Internet s’avère indispensable quelque soit la taille de l’entreprise concernée car elle donne de la valeur à la marque. Les moyens mis en oeuvre varient selon les enjeux de la marque et les résultats escomptés. Actuellement se sont les secteurs pharmaceutiques et du luxe qui ont le plus pris conscience de l’importance de la surveillance et de la protection de leur identité numérique, car elle permet de garder la confiance de leurs clients et de choyer leur nom et les valeurs qu’ils véhiculent. Un domaine à surveiller absolument dans les années à venir tant les enjeux sont grands. AUTEURs LegitiName – Vanksen Group Encadré exemple 1 : Martin Tissier Encadré exemple 2 : Extrait de TechCrunch.fr Rédigé par Michael Arrington (adaptation : Ouriel Ohayon) 32 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Juridique créer sonseit eeinnrtt PDGB créer son site internet 33 Les Mentions légales Les éditeurs de site web (personnes morales) sont soumis à certaines obligations juridiques, et notamment celles d’informer les internautes sur le nom du directeur / responsable de la publication ; l’identité de l’hébergeur (nom, dénomination / raison sociale, adresse, numéro de téléphone) ; sa dénomination / raison sociale, son siège social, son numéro de téléphone, son numéro d’inscription au RCS ou au répertoire des métiers, ainsi que son capital social. Notons que si le site est édité par une personne physique (particulier non professionnel), seules les coordonnées de l’hébergeur doivent être tenues à la disposition du public. A défaut de telles informations, l’éditeur est passible de sanctions pénales. Il est donc hautement recommandé d’insérer dans la barre de navigation du site des mentions légales aux fins de mettre à la disposition du public ces informations. L’éditeur a également tout intérêt à y décrire sa politique de collecte, de stockage et d’utilisation des données personnelles ; l’utilisation de cookies ; la loi applicable au site en question ; les modalités de création de liens hypertexte vers le site… Il est courant de trouver, au sein des mentions légales ou dans d’autres parties du site, une mention dite de « copyright » accompagnée du signe « © ». Pourtant, l’apposition du fameux sigle ©, notion anglo-saxonne, n’a que peu d’intérêt en France. Pour protéger un site web, plusieurs options sont envisageables : l’enveloppe SOLEAU à déposer auprès de l’INPI ; le watermarking (tatouage numérique) ; le dépôt légal auprès de la BNF (Bibliothèque Nationale de France). Ces formalités ont pour objet de prouver la paternité et la date de création, qu’il s’agisse de créations graphiques, d’articles, de visuels, d’arborescence… Réservation du nom de domaine Les noms de domaine en « .fr » se déposent auprès de l’AFNIC, et en « .com » auprès de l’ICANN, par l’intermédiaire d’un prestataire généralement dénommé « registrar » ou unité d’enregistrement. Bien entendu, le nom de domaine ne doit pas porter atteinte à des droits de tiers (marque ; droit d’auteur ; pseudonyme ; AOC ; dénomination sociale…). Plusieurs types d’infractions peuvent être relevées à cet égard : Le cybersquatting, mentionné précédemment, consiste à enregistrer un nom de domaine correspondant à une marque, dans le but de le revendre au titulaire de la marque ou de lui nuire. Le typosquatting diffère du cybersquatting en ce qu’il consiste à réserver un nom de domaine en modifiant légèrement une ou plusieurs lettres du nom de domaine original correspondant à une marque ou une dénomination protégée. Dans un tel cas, la proximité des signes en cause engendre un risque de confusion, souvent volontairement recherchée par le titulaire du nom de domaine litigieux, afin de détourner la clientèle vers son site. De tels actes peuvent être sanctionnés sur le terrain de la contrefaçon et de la concurrence déloyale. Les noms de domaine typosquattés ou cybersquattés peuvent ainsi être récupérés par la voie judiciaire. Il existe également une voie non contentieuse (procédure UDRP) qui consiste à déposer une plainte auprès du Centre d’Arbitrage et de Médiation de l’OMPI (www.wipo.int). A noter que cette procédure est réservée à certains types de noms de domaine (tels que les noms de domaine .com, .net ou .org). Le requérant qui estime qu’un nom de domaine porte atteinte à ses droits peut engager une telle procédure en ligne : il lui appartient de démontrer un enregistrement et une utilisation de mauvaise foi. Tel est le cas quand le réservataire a intentionnellement tenté d’attirer les internautes vers son site en créant un risque de confusion, dans le but d’en tirer un profit commercial. AUTEURs PDGB Cabinet d’avocats Banjamin & Julie Jacob Juridique Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    35 moDerniser SONSITE INTERNET SOM M A I R E Créer un Widget - P.36 Développer une interface riche - P.38 Interfaces Riches : Exemples - P.44 Humaniser votre site avec les agents conversationnels - P.46 Intégrer des vidéos cliquables - P.51 Sites en Flash : Exemples - P.54 Sommaire Général
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    TENDANCE Qu’est cequ’un Widget ? Le Nom Widget vient de la contraction de Windows et gadget. Depuis l’apparition du Web, les informations à disposition sont en perpétuelle augmentation. L’apparition de techno-logies récentes, comme AJAX, permet de déporter de nouvelles applications sur le Web. Avant l’apparition des Widgets, seuls les navigateurs permettaient d’accéder à ces informations; aujourd’hui cette contrainte n’existe plus et permet l’accès à l’information à partir de supports comme le bureau de son ordinateur et son téléphone Mobile. Le Widget représente un module déporté dans lequel son créateur va pouvoir mettre en avant des messages ou proposer des fonctionnalités basées sur des informations récupérées en ligne. Ce module a pour vocation d’être installé de façon autonome sur le bureau de l’internaute ou sur une page Web sans que l’utilisateur soit obligé de passer par le site Web. L’objectif de ce type de support est d’apporter l’information en temps réel aux utilisateurs et non d’amener l’utilisateur à l’information. On distingue trois grandes familles de Widgets : Les Widgets de Bureau (à installer sur l’ordinateur). Les Widgets Web. Les Widgets Mobile. a/ Les Widgets de Bureau Les Widgets Bureau sont installés sur l’ordinateur de l’internaute. Ils récupèrent des informations lors de la connexion Internet pour proposer un service à l’usager. Ces Widgets permettent de mettre en place une relation de proximité avec l’internaute en créant un nouveau canal de diffusion. Ils s’installent sur des moteurs de Widgets comme Windows Vista, Apple DashBoard, Opera, Yahoo! Widgets. b/ Les Widgets Web Les Widgets Web correspondent à des bouts de codes sur des pages Web afin de proposer de l’information ou des services additionnels sur le site. Ils fonctionnent indépendamment de la page sur laquelle ils sont installés. L’avantage de ces widgets est de permettre une grande viralité sur leur utilisation. Ils s’installent sur des sites Web, sur des Blogs, sur les start pages (Netvibes, iGoogle...) et sur les réseaux sociaux (FaceBook, Myspace ...). c/ Les Widgets Mobiles Ces widgets ont vu leur naissance avec le lancement de l’Iphone d’Apple. Ils permettent de conserver en permanence une relation avec l’utilisateur grâce à leur téléphone Mobile. Ces widgets vont permettre de proposer des services liés à la mobilité de l’usager. Créer un Widget MODERNISER SON SITE INTERNET 36 Effiliation Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    MODERNISER SON SITEINTERNET 37 Dans quel cas faut-il utiliser un Widget ? La force du Widget passe par la viralité et la proximité avec les utilisateurs. Son utilisation va donc permettre de reprendre les différents dispositifs de communication en ligne : fidélisation, prescription et animation événementielle. L’installation du widget dans un environnement privilégié (page de démarrage du navigateur ou bureau) facilite le lien de proximité entre la marque et l’internaute. Comment diffuser son widget ? Le lancement de Widgets ne cessant de croître, la question de la diffusion deviendra de plus en plus importante. Cette diffusion va reprendre la même logique que pour les sites Internet classiques. Nous retrouverons les modèles d’annuaires de Widgets comme widgetbox.com, widgipedia.com ou gadgetvista.fr permettant de proposer son widget aux différents types d’utilisateurs. Le modèle « Liens sponsorisés » se retrouve sur certains moteurs de Widgets comme Ginger de Netvibes. Ainsi ce moteur intègre les widgets des annonceurs à son site gratuitement. Le créateur du Widget paye à chaque fois qu’un internaute télécharge l’application. C’est le principe du CPI où « coût par installation » (cf partie « dompter les bannières de publicités » pour plus d’informations ). Il est important d’intégrer un module d’installation multi-plateforme sur le widget lui-même. Ainsi l’internaute ayant téléchargé le widget pourra le mettre en place sur divers réseaux sociaux, et pages personnalisables en un clic, et la viralité sera favorisée. Des sociétés comme gigya. com et clearspring.com facilitent la mise en place de cette fonctionnalité. Quelques exemples de widget Le Widget e-commerce est un canal de distribution supplémentaire pour les marques. Cet espace va permettre à un e-commerçant de mettre en avant des informations ponctuelles (mode push) et de proposer des fonctions de recherche aux utilisateurs (mode pull). Ce contact privilégié avec l’internaute va permettre d’augmenter le taux de transformation et de mieux suivre son comportement sur le web. A l’avenir, le Widget e-commerce permettra d’effectuer le paiement directement sur son bureau ou sur un site partenaire, sans aller sur le site e-commercant. AUTEUR Effiliation Christophe Bosquet Directeur Associé C’est tendance : les back office d’entreprise Le widget vente privée permet, depuis son bureau, de surveiller l’actualité du site ( ventes à venir et en cours, invitations, bandes annonces, etc.) Widget Fidélisation Le widget permettant un contact permanent avec l’utilisateur doit proposer des services à valeur ajoutée pour fidéliser l’internaute. Cette fidélisation se retrouve dans le e-commerce avec des outils « pratiques » Le widget Amazon permet de faire des recherches avec des filtres par catégorie et avec des classements par meilleures ventes, sans ouvrir son navigateur. Le widget Telemarket permet d’afficher sur le bureau sa liste de course et de l’expor-ter en un clic sur le site, D’avoir accès à l’historique des commandes réalisées Le widget UPS permet de suivre jusqu’à 100 expédi-tions, tout en étant tenus informés de l’actualité qui vous intéresse, via un lecteur RSS personnalisable. Le Widget AlloCine.com pré-sente un diaporama des films de la semaine, agrémenté d’informations concises et de liens vers les fiches associées du site AlloCiné. Le Widget Gmail permet de surveiller l’arrivée de nouveau mail, cet outil a notamment aidé au déploiement massif de ce mailer. Le Widget ClubMetro met en avant les derniers articles du journal en ligne via des Flux RSS et génère ainsi des visiteurs sur le site. Le widget Benharper présente les nouveautés de l’artiste (dates de concerts, photos, vidéos, extraits de chansons, ventes de Cds…). Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE Le weben mode « page à page » construit sur une base de langage HTML, de javascript et de XML, présente des possibilités d’interactions et des performances limitées. A chaque besoin d’information de l’internaute, le navigateur impose un temps de latence pour le chargement d’une nouvelle page, une approche qui réclame de multiples allers et retours vers le serveur et rend pratiquement caduque toute tentative d’interaction en temps réel avec l’internaute. C’est bien là qu’interviennent les applications Internet riches. En quoi les applications Internet riches constituent elles une rupture ? Réinventer l’expérience utilisateur Associer l’interactivité avec toute la puissance d’une application bureautique, telle est la promesse des applications Internet riches, les RIA (Rich Internet Application). A quoi cela sert-il ? A rendre l’expérience de l’internaute à la fois riche, personnalisable et participative. L’internaute n’est plus passif, il devient actif et manipule du contenu multimédia et interactif. Une révolution ! Si pour être pertinente, une application Internet riche doit offrir des fonctionnalités bien plus importantes qu’un site web classique, c’est surtout la qualité visuelle de son interface qui joue un rôle majeur dans son appréhension par l’internaute. L’application Internet riche se présente comme une application bureautique standard. Elle est riche par sa capacité à agréger toutes sortes de contenu, en particulier de la vidéo et de l’interactivité Flash. Mais elle est surtout novatrice, parce que son interface, qui rompt avec les règles classiques de navigation web apporte un avantage fort à l’utilisateur : son ergonomie. Ainsi, dans une même fenêtre, elle rend accessible un contenu multimédia, avec de la vidéo, de l’audio, des photos, des objets animés. Elle permet également à l’utilisateur de contrôler sa navigation, agir sur les boutons, ses fenêtres, ses palettes, accéder à des graphiques et à toutes sortes de fonctionnalités comme le zoom à l’aide d’un curseur par exemple, ou encore comme l’annotation sur une carte géographique. Le ciment d’une telle interface ? L’abandon du concept de la page web. Lorsqu’on saisit une demande sur un site classique, il faut patienter le temps nécessaire au chargement de la nouvelle page web contenant l’information demandée. L’application Internet riche s’affranchit de la pagination web traditionnelle au profit d’une interface donnant un accès immédiat à toutes les fonctionnalités du site, sans rafraîchissement. Cette démarche implique une réflexion forte du designer sur l’ergonomie de l’application, et la mise en place d’une navigation intelligente. L’application Internet riche se conçoit comme un « espace de travail » où l’interaction entre les informations va gagner en fluidité et où l’information va pouvoir être personnalisée. C’est une richesse en termes de fonctionnalités qu’il faut parvenir à contrôler et à gérer. L’impact visuel est donc fondamental, voire même au coeur de son utilisation par l’internaute. L’enjeu des RIA pour le designer consiste à réinventer l’expérience de l’utilisateur en fondant de nouveaux schémas de navigation, en remplacement de ceux en cours avec l’Internet classique. Il s’agit pour lui de donner une visibilité à toutes les fonctionnalités de la RIA au moyen d’une interface simple à appréhender, intuitive et visuelle. L’application Internet riche a une autre conséquence, celle de modifier le flux de production entre le designer et le développeur. Le fond ne se dissocie plus de la forme, et les deux métiers sont amenés à renforcer leur collaboration. Simplifier le workflow designer/développeur Le développement d’une application Internet riche est-il plus complexe que celui d’un site web classique ? La tentation est grande de l’estimer plus facile que celui d’un site classique. Les RIA s’appuient en effet sur des technologies éprouvées. Designers et développeurs n’ont ainsi pas à changer leurs palettes d’outils logiciels, tout juste à adapter leur méthodologie de travail. Plusieurs technologies se proposent aujourd’hui de faciliter le développement des RIA. Chez Adobe, le socle technologique des applications riches repose sur ces outils de création web et de développement que sont Flash et Flex. Chez Microsoft, la solution logicielle Silverlight repose sur la technologie .NET. C’est aussi le cas de Sun avec JavaFX, ou encore de solutions logicielles libres, comme XUL, développé dans le cadre du projet Mozilla. Sur quels critères opérer son choix technologique ? Sur la maturité de la solution, la fluidité du workflow de développement, la richesse fonctionnelle et le déploiement multiposte de la technologie. développer une interface riche 38 MODERNISER SON SITE INTERNET adobe Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    La solution doitprendre en compte aussi bien les besoins des designers que ceux des développeurs. Au-delà du moteur d’exécution de l’application Internet riche, c’est avant tout la cohérence et la richesse fonctionnelle entre les outils de création et ceux du développement qui va permettre de concevoir une RIA. La notion de productivité est essentielle. Un relais de croissance pour l’entreprise Retouche photo, manipulation de données sur une carte interactive en 3D, personnalisation de produits, boutique en ligne, catalogue interactif de produits, service de billetterie, les usages potentiels des RIA paraissent sans limite : en se positionnant à la croisée d’Internet et des applications bureautiques, les RIA ouvrent la voie à toutes sortes d’applications nouvelles. En outre, ces usages ne sont pas limités à la seule relation entre l’entreprise et son client. La capacité des RIA à intégrer tout type de contenu et à fluidifier l’interaction entre les données les rend particulièrement attractives pour l’amélioration des processus en entreprise. Aucun secteur d’activité n’y échappe. Si le e-commerce semble un domaine d’activité tout désigné, la finance, la banque, les assurances, le tourisme, les transports, l’industrie aéronautique, les services de partage et d’impression de photos notamment peuvent également tirer profit de ces applications de nouvelle génération. Des bénéfices considérables à venir Si l’on en croit une étude Forrester, réalisée en 2007 auprès des concepteurs et fournisseurs de technologies RIA et de leurs clients, des applications riches bien conçues « peuvent générer des résultats spectaculaires, à même d’optimiser les investissements existants et de fournir des arguments convaincants en faveur de futurs projets RIA ». Les RIA permettent en effet de donner une meilleure compréhension des caractéristiques des produits de la marque. Elles facilitent la recherche, la prévisualisation et la comparaison des produits grâce au développement de catalogues ou de comparateurs interactifs. Ce sont donc des outils d’aide à l’achat pour le consommateur. Pour l’entreprise, elles sont un relais de croissance car elles fidélisent le client et permettent d’augmenter le taux de transaction en ligne tout en abaissant les coûts de prise en charge. Deux éléments jouent en faveur d’une augmentation des volumes de commandes et donc des bénéfices des entreprises : d’une part la faculté des RIA à intégrer du contenu vidéo et à développer par ce moyen l’aide contextuelle pour l’utilisateur et d’autre part la simplicité de la navigation pour faciliter le parcours du client au sein d’une boutique interactive ou d’une billetterie pour le voyage par exemple. Pris en charge, guidé, impliqué, l’internaute ira plus facilement au terme d’une commande avec une RIA plutôt qu’avec un site web classique. Quel avenir pour les RIA ? Les RIA placent l’utilisateur au coeur de l’application Internet. Tout est en effet conçu pour lui simplifier l’existence et l’aider dans son parcours interactif : une navigation fluide, une personnalisation des interfaces et des contenus ou encore la liberté d’interagir avec un service quand l’utilisateur est connecté ou déconnecté. Les RIA ne manquent pas d’atouts pour impliquer davantage les clients. Il leur faudra pourtant sans doute du temps pour séduire massivement les internautes : les applications Internet riches induisent une évolution des comportements chez l’utilisateur. Il est plus facile d’imaginer un déploiement rapide des applications riches au coeur des processus des entreprises, pour fluidifier la transmission de l’information et simplifier les modes collaboratifs. Car malgré leur intérêt, des freins subsistent encore au déploiement des RIA. Bien que prometteuses, les RIA ne sont pas encore arrivées à maturité. Plusieurs solutions technologiques tentent de s’imposer, chez Adobe, Microsoft, Mozilla ou encore Sun. L’approche consiste à proposer une solution logicielle complète, intégrant une plateforme de développement avec des outils créatifs, afin de faciliter la collaboration entre les designers et les développeurs. Si par ailleurs Ajax montre ses limites, il ne faut pas oublier le lancement attendu en 2009 du HTML 5, censé répondre aux attentes en matière de RIA. Les entreprises doivent donc faire un choix technologique pour assurer leur développement sans savoir encore quelle technologie prédominera sur le marché. Un dilemme classique dans l’histoire informatique. MODERNISER SON SITE INTERNET 39 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Profiter du bureau de l’utilisateur Autre possibilité de communication pour une marque : la création de Desktop RIA. Ces applications s’affranchissent du navigateur, restent accessibles en mode déconnecté et ont surtout la capacité de s’installer directement sur le bureau de l’utilisateur et d’exploiter ses ressources locales en déportant les données vers son disque dur ! Cette spécificité est précieuse et fait toute la richesse de la Desktop RIA : elle renforce l’autonomie de l’internaute en rendant possible le travail en mode connecté ou déconnecté. Sur son application déconnectée, l’internaute remplit des champs de formulaire ou modifie les données d’un graphique, d’une courbe, d’un tableau. Lorsqu’il se relie au web et passe donc en mode connecté, les données sont automatiquement mises à jour. Pour l’entreprise, c’est la possibilité de proposer à l’internaute une application totalement indépendante du web, sortie du navigateur, mais qui va offrir une souplesse d’utilisation, une fluidité et une richesse fonctionnelle bien plus importante qu’une application bureautique traditionnelle. Ces applications représentent donc une évolution majeure dans les futurs usages du web : elles donnent la possibilité de profiter de la puissance d’une application bureautique, sans en avoir la lourdeur et en tirant profit de l’interactivité du web. Elles s’affranchissent également des plateformes et environnements du poste client. Elles combinent une expérience utilisateur proche de celle offerte aujourd’hui par les applications client/serveur, avec l’intuitivité d’une interface graphique et des fonctionnalités interactives poussées. Ce sont des applications légères, qui peuvent se déployer facilement sur tous les terminaux, quel que soit la plateforme ou l’environnement. Elles sont faciles à développer et surtout, simples à utiliser. A ce jour, la seule technologie multi plateforme permettant de déployer une application riche de type Desktop RIA aisément est Adobe AIR. Les bénéfices ne se calculent plus uniquement en termes de croissance du chiffre d’affaires, mais aussi en termes de réductions de coût et d’optimisation des processus. La capacité à déporter le stockage de données sur le disque dur de l’utilisateur et à s’installer directement sur son bureau présentent au moins deux atouts majeurs. Cela permet par exemple de synchroniser des contenus en ligne et des contenus stockés sur le disque dur. L’interaction de l’information en mode connecté et en mode déconnecté gagne en fluidité. Cela permet aussi, et c’est une autre facette fondamentale des desktop RIA, de libérer l’entreprise d’un certain nombre de contraintes. Conçue pour le web, une telle application est consultable à distance et depuis n’importe quel terminal. Les notions de déploiement, de nomadisme, d’accessibilité sont ici fondamentales. Conçue comme une application client/serveur, une telle application peut s’installer sur le poste de l’utilisateur. Elle décharge ainsi l’entreprise des contraintes d’hébergement, voire de maintenance de l’application, et allège le serveur en limitant le nombre de requêtes. Elle représente par ailleurs un outil de visibilité inédit pour la marque : la desktop RIA lui offre une persistance sur le bureau du poste client. Une telle application pourra par ailleurs être très bientôt accessible sur n’importe quel terminal mobile. Troisième forme d’applications Internet riches, les Mobile RIA, auront ainsi vocation à déployer ces services vers les terminaux mobile en offrant à l’utilisateur une expérience riche et attrayante. En conclusion, les applications Internet riches, que ce soit sous la forme de RIA ou de desktop RIA proposent aux internautes une expérience immersive totale, qui va ouvrir de nouveaux champs d’application pour le commerce et les entreprises. Et c’est un monde Internet qui reste aujourd’hui encore à inventer. AUTEUR adobe 40 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Découvrez une intégrationrévolutionnairequi vous permet de passer d’une applicationet d’un média à l’autre avec une parfaite uidité, grâce aux éditions pour le web, la conception et la vidéo. Explorez de nouveaux horizons sur adobe.com/go/creativelicenseLibérez votre créativité. À exploiter sans modération avec le nouvel Adobe® Creative Suite®. ©2008 Adobe Systems Incorporated. Tous droits réservés. Adobe, le logo Adobe et Creative Suite sont des marques ou des marques déposées d’Adobe Systems Incorporated aux Etats-Unis et/ou dans d’autres pays.
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    Les RIA (RichInternet Application) sont des applications Internet riches accessibles de-puis le navigateur Web, capables d’agréger tous les types de contenus et de garantir une expérience utilisateur riche et novatrice. Les Desktop RIA (Desktop Rich Internet Application) sont des applications Internet riches capables de s’affranchir du naviga-teur web et de s’installer directement sur le bureau de l’utilisateur en tirant profit des ressources de son ordinateur. Quelques exemples de RIA et Desktop RIA Exemples d’interface s riches Pikeo (France Telecom) Enjeux : Réaliser un site internet communautaire de partage de photos. Intégrer les outils communautaires classiques (tags, commentaires, groupes de contacts…). Structurer les échanges de photos autour d’une carte géographique interactive. Partager ses photos avec sa famille ou ses amis, situer sur une carte interactive le lieu de prise de vue, poster des commentaires sur les photos… Pikeo, une application internet riche (RIA), où l’interactivité est la clé de tous les échanges. Lancée officiellement en décembre 2006, Pikeo connaît une croissance de 15% de nouveaux utilisateurs par mois. Lien : www.pikeo.com AOL AOL Top 100 Videos est un service de consultation de vidéos, proposant des contenus contextuels et de la publicité intégrée directement sur le bureau. L’utilisateur peut ainsi consulter, personnaliser et partager ses vidéos préférées. Lien : www.aol.com 44 Adobe Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    FEDEX / NYC Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment (les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits de corrections avec les passages piétons). Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations a été reprise sur les principaux blogs français parlant de marketing et communication. Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko FEDEX / NYC Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment (les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits de corrections avec les passages piétons). Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations a été reprise sur les principaux blogs français parlant de marketing et communication. Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko FEDEX / NYC Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment (les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits de corrections avec les passages piétons). Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations a été reprise sur les principaux blogs français parlant de marketing et communication. Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko FEDEX / NYC Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment (les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits de corrections avec les passages piétons). Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations a été reprise sur les principaux blogs français parlant de marketing et communication. Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko NASDAQ Stock Market, Inc Depuis sa creation en 1971, le NASDAQ a toujours été précurseur en terme de choix technologique . Lorsque les investisseurs reçoivent leur confirmation d’ordre, ils ne savent généralement pas ce qu’il s’est passé sur le marché entre le moment où ils ont placé leur ordre et celui où l’ordre s’est exécuté. NASDAQ Market Replay est une application dynamique qui permet aux utilisateurs de visualiser instantanément et de façon excessivement détaillée tout ce qui se passe sur le marché à n’importe quel moment de la journée. lien : www.nasdaq.com Nickelodeon Online Nickelodeon, a pour philisophie de proposer aux enfants des contenus innovants et passionnants, que ce soit au travers des productions TV mondialement connues ou sur son site web. Le projet a pour but de faire découvrir le site de Nickelodeon aux enfants de façon ludique. Pour cela, ils doivent reconstituer un puzzle vidéo grâce aux pièces parsemées dans tout le site. Chaque semaine une nouvelle pièce du puzzle est rendue disponible pour fidéliser les joueurs. Une fois le puzzle reconstitué, l’enfant peut regar-der la vidéo en local ou cliquer sur le lien dirigeant vers d’autres vidéos sur le site Nickelodeon. lien : www.nick.com EBAY eBay, premier site d’enchères en ligne, cherchait à éten-dre les possibilités de son site web interactif pour que ses clients puissent y accéder à tout moment. C’est chose faite avec l’application eBay Desktop. Résultats : les utilisateurs peuvent dorénavant utiliser une application légère et intuitive pour placer et suivre leurs enchères en temps réel sans avoir à ouvrir le naviga-teur ou attendre des emails de notification LIEN : http://desktop.ebay.com/ finetune Finetune est un service dont la vocation est d’aider les utilisateurs à trouver leur musique préférée au sein d’une large bibliothèque, regroupant les titres et artistes des principales majors. Il permet de gérer simplement ses play-lists, de les partager sur son blog ou via tout autre réseau social. Les utilisateurs peuvent bénéficier de la puissance du ser-vice web au sein d’une application bureautique. Cela per-met l’intégration de données stockées en local – comme les préférences iTunes par ex – dans le moteur de recherche Finetune. lien : www.finetune.com MODERNISER SON SITE INTERNET 11435 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE 46 MODERNISERSON SITE INTERNET émergence d’un nouvel outil de communication Contexte Dans un contexte de multiplication des canaux de communication, le nombre de contacts entre une entreprise et ses clients ne cesse d’augmenter. Le web, accessible par une multitude de terminaux (mobile, ordinateur, console de jeu…), est devenu un canal incontournable pour la majorité des entreprises. Pour répondre à cette augmentation des contacts entrants issus du web (email, chat, téléphone...), les entreprises réalisent des investissements massifs dans les outils de GRI : Gestion de la Relation avec l’Internaute, ou de GRA : Gestion de la Relation avec l’Administré, dans le cadre de l’administration électronique. Ces investissements sont toutefois insuffisants, car la masse d’information toujours plus grande disponible sur les sites ne facilite pas la compréhension et l’assistance des internautes, voire dégrade l’image de la marque et du service client. Définition générale des agents conversationnels C’est dans ce contexte que les agents conversationnels intelligents interviennent : ces programmes capables de discuter avec un être humain en chat (dialogue écrit instantané) sont en passe de révolutionner le monde de la relation-client. Si les premiers logiciels de type « chatterbots » existent depuis la fin des années 60, l’arrivée de nouveaux acteurs proposant des technologies innovantes et la croissance du web grand public avec le développement du haut débit a accéléré le développement de ce marché depuis quelques années. Des origines à l’utilisation comme outil CRM Revenons rapidement sur l’histoire de ces agents : le premier agent conversationnel, ELIZA, a été développé dès 1966 par Joseph Weizenbaum au MIT. Ce programme, qui reposait sur un système très simple de pattern-matching (une question de l’interlocuteur humain correspond à une réponse de la machine), était conçu pour simuler un psychanalyste. L’étape suivante est le projet ALICE du Dr. Wallace, qui débute en 1995. Open Source dès sa conception, le programme bénéficie d’une large base de connaissances, enrichie par un très grand nombre de contributeurs bénévoles. Déjà, un public de niche s’approprie l’idée, mais les agents conversationnels devront attendre le nouveau millénaire pour s’infiltrer dans le privé. Ces agents, basés sur une technologie simple à base de mots clés, tels les chatterbots d’Encarta, réalisé par la société Colloquis sur MSN Messenger, ou Anna d’Ikea, réalisé par Artificial Solutions, ont apporté des exemples rudimentaires qui ont montré la voie à des solutions plus élaborées incluant une dimension prédictive et une dimension métier verticale, permettant de réduire les temps et coûts de mise en place de l’agent et d’améliorer l’expérience utilisateur. améliorer sa relation client en ligne Un accès aux réponses partout et à tout moment Les agents virtuels permettent aux internautes d’accéder à la bonne information rapidement et à tout moment. En fournissant une réponse immédiate, les agents intelligents évitent ainsi aux internautes la frustration d’une attente téléphonique longue, de la navigation à travers une arborescence lourde et compliquée de FAQs ou l’utilisation de moteurs de recherche d’aide en ligne qui n’aident personne. Un service personnalisé L’agent conversationnel est capable de refléter l’expérience du client en magasin. En se connectant à la base de données de l’entreprise qui « l’emploie », il récupère l’historique du client et lui apporte une réponse précise, rapide et très personnalisée. Le self-service est encouragé, et l’accès aux contenus web est amélioré L’agent conversationnel permet d’accéder à l’information aisément, même pour un débutant : quoi de plus intuitif que d’exposer son problème en langage naturel ? L’agent intelligent permet le cobrowsing et ouvre la page du site recherchée par le visiteur, perdu dans la navigation d’un site ou recherchant une information spécifique. En facilitant la découverte de services et contenus en ligne, l’agent virtuel devient un outil essentiel de la vente en ligne en renforçant la marque qu’il soutient. humaniser votre site avec Les agents conversationnels OSN Viortuz Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    MODERNISER SON SITEINTERNET 47 Une approche proactive de la résolution des problèmes En simulant des conversations chat, encourageant la visite de certaines pages, et proposant une aide à la navigation, l’agent virtuel est une aide efficace et peu coûteuse pour l’entreprise. Afin d’optimiser la pertinence de la réponse, l’agent conversationnel a une démarche proactive envers le client : il identifie son problème par des questions de plus en plus précises, ou en proposant diverses solutions jusqu’à ce que l’internaute soit satisfait du résultat. En occupant des fonctions commerciales et marketing, l’agent conversationnel peut devenir un outil efficace de marketing viral, récoltant une base de données, comme de vente, rassemblant une liste de prospects qualifiés ou effectuant la transaction directement en cours de conversation. Une interaction humanisée La forme humaine de l’agent et sa capacité de dialogue en font une interface intuitive et facile à aborder pour les internautes de tous âges. Afin de faciliter l’approche, l’entreprise définit en amont une fiche d’identité et une personnalité qui rend l’ensemble de son discours cohérent. Par exemple, Léa (voyages-sncf.com) a un chat qui s’appelle Cookie, et chaque tentative de séduction de Clara (Fnac. com) se soldera par un refus poli. Il a été observé que cette approche humanisée du dialogue est réciproque du côté des utilisateurs, qui, pour 70% d’entre eux, disent « au revoir » ou « merci » à l’agent. En d’autres termes, discuter de la pluie et du beau temps, de la vie privée de l’agent virtuel facilite la prise de contact avec l’internaute et rassure ce dernier quant à l’aptitude du programme à résoudre ses problèmes. De la même façon, le choix de la représentation graphique peut donner aux internautes une immersion nouvelle dans l’univers de la marque. L’annonceur peut en fonction de la mission confiée à l’agent et de sa stratégie de communication utiliser l’image d’un magasin et de ses vendeurs (ex : Fnac.com), un avatar symbole de la marque (ex : Crédito de Cetelem), imaginaire (Neuf Telecom), ou reproduisant l’image d’une vedette qui donne son image à une marque (ex : Fabien Galtié avec GMF Vie) Compléter la délocalisation par la « virtualisation » Aux entreprises ou groupes nécessitant d’importants services clients, l’agent conversationnel permet de rediriger une partie du flux de contacts entrants vers le virtuel en mode self-service, et ainsi de maîtriser les coûts des outils mis en place. La capacité de l’agent à répondre à un nombre illimité de requêtes simultanées, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, décharge considérablement le call center traditionnel, en réduisant le besoin d’un investissement croissant en temps et en moyen financier, alors que le chiffre d’affaires de l’entreprise continue de croître. Ainsi, bon nombre d’agents conversationnels actuellement en ligne traite directement plus de 30% de l’ensemble des contacts entrants d’une entreprise. Une dimension prédictive qui permet une adaptation en temps réel au comportement du client Contrairement à la précédente génération d’agent, basée sur la reconnaissance de mots-clés, les technologies les plus avancées du marché sont capables d’évaluer, d’après les tendances comportementales et les actions antérieures du client, le cours des interactions à venir. L’agent peut ainsi adapter sa stratégie en temps réel afin de répondre aux besoins du client et d’accomplir dans le même temps ses missions. Il peut également proposer aux internautes une discussion si l’utilisateur reste anormalement longtemps sur une page ou bloque dans le remplissage d’un formulaire. Optimisation de la productivité des calls center existants Un internaute ne doit jamais voir son problème rester sans réponse. Pour satisfaire à cette exigence, une stratégie d’escalade est mise en place en cas d’échec de la conversation avec l’agent virtuel vers les canaux « humains » existants. Les agents conversationnels s’interfacent ainsi facilement avec d’autres services web existants, (formulaires de contact, systèmes de callback, solutions de chat humain) pour rendre le service client plus efficace et plus agréable pour le client. Les agents catégorisent automatiquement les problèmes et demandes clients, soit pour les résoudre efficacement, soit pour les transférer au service adéquat. Ce dispositif permet une résolution plus rapide, et plus efficace des problèmes des internautes et par conséquent une efficacité accrue du service client. Les rapports disponibles où chaque conversation est enregistrée, permettent un contrôle qualité rigoureux, et donnent accès aux managers en temps réel à des données précises sur les besoins et demandes de leurs clients. Intégration aux autres services web Le même agent est disponible pour aider et accompagner vos utilisateurs ou clients sur l’ensemble des canaux online : sur un site web bien sûr, mais aussi une bannière, un widget, via les messageries instantanées, les SMS, les blogs, les réseaux sociaux ainsi que dans des mondes virtuels comme Second Life. Un annonceur peut ainsi, grâce aux agents virtuels fournir une expérience homogène et personnalisée sur l’ensemble des canaux online, entourant ainsi ses clients. Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    S ommaire chapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    S ommaire chapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    Acquisition Bannières Minisite viral Interface MSN venteDevis en ligne Simulations Bons de commande guideconseil Navigation Aide à la saisie Push de proposition Fidélisation Relances Up-Selling Cross-Selling assistanceSAV Suivi de commande Résolution de problème Quel avenir pour les agents conversationnels ? Vers des assistants personnels intelligents pour les internautes. L’usage des agents conversationnels est en pleine évolution : autrefois perçu par les annonceurs comme une FAQ intelligente et humanisée, il évolue vers une personnalisation de la relation avec l’utilisateur toujours plus forte jusqu’à proposer de véritables assistants personnels intelligents à ces clients. Ainsi, demain, les annonceurs proposeront plusieurs images d’assistants avec lesquels les internautes pourront interagir et développer une relation. De même, avec le développement d’API ou l’interconnexion avec des bases de données, l’agent proposera une expérience d’aide ou de vente complètement personnalisée en fonction du profil, fournissant une expérience unique à l’utilisateur. C’est déjà le cas dans une certaine mesure aujourd’hui, par exemple chez eBay France. Une nécessaire démocratisation des outils de publication des agents conversationnels Avec le développement de l’usage des agents conversationnels, les responsables marketing online comme les responsables du support voudront maitriser directement leur agent pour faire évoluer directement sa mission en fonction de problématiques opérationnelles ponctuelles. L’accès à des outils en self-service, permettant non seulement de mettre à jour les connaissances d’un agent en temps réel comme c’est le cas actuellement mais de créer un agent de zéro, entrainera une prolifération de ces outils pour des utilisations qui seront sans doute toujours plus originales et / ou efficaces. Au-delà du browser et d’un site web De la même manière que les annonceurs cherchent à suivre leurs clients et prospects et à leur proposer une expérience homogène selon différents canaux, les agents conversationnels suivront les clients et pourront être « exportés » au-delà même du browser classique vers un univers virtuel en chat ou même un numéro d’appel spécifique en répondant directement au téléphone à un client / prospect. Conclusion Plusieurs points à retenir : les agents conversationnels sont aujourd’hui des outils efficaces pour améliorer les ventes en ligne ou diminuer vos couts de support, tout en humanisant la relation client en ligne avec les internautes. Exportables sur des supports variés (widgets, IM, site web, mobile, Intranet, SMS… et bientôt accessibles par la voix), ils peuvent être intégrés comme un élément pivot de la communication d’une marque ou d’une entreprise avec ses clients ou ses employés. Aux marques de leur donner vie en leur insufflant une personnalité ! AUTEUR Virtuoz Pascal Levy-Garboua Directeur du Business Development 50 Quels résultats? Les agents conversationnels peuvent intervenir sur différents verticaux tout au long du cycle de vie du produit. Aujourd’hui, les trois plus gros sites d’e-commerce en France, eBay.fr, Fnac.com et Voyages-sncf.com ont choisi « d’embaucher » un agent conversationnel afin d’optimiser leur relation client en ligne. Quelques mois (1 à 3) après la mise en place du produit, tous ont vu une diminution significative du nombre de contacts emails ou d’appels entrants, et une amélioration de la satisfaction client, entrainant un retour sur investissement quasi immédiat. Pour eBay.fr par exemple, le volume de mails entrant a diminué de façon significative, tandis que le niveau de qualification des emails augmentait, grâce à la pré-qualification par l’agent virtuel, améliorant par la même occasion la productivité du service client humain. Autre exemple frappant, l’opérateur Neuf Telecom économise l’équivalent d’un appel par client et par an grâce à son agent virtuel, Chloé. La mise en place des agents virtuels dans un contexte de vente produit des résultats là encore significatifs : avec la mise en place d’Emma, l’assureur MMA a enregistré une hausse des devis en ligne de plus de 30% sur son site et a même arrêté le canal de chat humain, moins efficace et plus couteux. Domaine d’intervention d’un agent conversationnel : résultats des agents de la société VirtuOz Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    51 TENDANCE MODERNISEROSN SITE INTERNET HIT Tceghlnooy MODERNISER SON SITE INTERNET définition La vidéo cliquable, un nouveau modèle interactif Introduction : La révolution Internet a rendu possible l’interactivité sur le media texte, qui s’est développée sur le media image, et aujourd’hui sur le media audiovisuel. La vidéo cliquable est un support qui permet un certain nombre d’actions supplémentaires à l’intérieur d’un même contenu. Un concept qui pousse toujours un peu plus loin les possibilités du web 2.0… Préambule 1er constat : Avec le web 2.0, nous sommes passés d’un web statique à un web en mouvement. L’utilisateur sait, depuis qu’il utilise Internet, que normalement tout est cliquable. En réalité jusqu’à présent tout était interactif sauf… la vidéo. 2ème constat : Les possibilités d’action pendant le visionnage d’une vidéo étaient très limitées : « marche », « arrêt », « avance », « retour ». Avec la vidéo cliquable de nouvelles fonctions sont pensées, de nouveaux univers s’ouvrent avec pour seule portée la possibilité de fournir une visite plus « rich » à l’internaute. Video Cliquable : Féminin, singulier – expression qui désigne l’application qui rend possible une interaction sur tous supports de diffusions interactifs (Internet, téléphonie mobile, télévision, consoles de jeux). - Termes associés- vidéo enrichie, vidéo augmentée, « hyperlink » vidéo et hyper vidéo. Depuis les années 2000, la vidéo cliquable a été envisagée, fantasmée jusqu’à devenir le saint-graal des entreprises du « online » marketing. Tous les visionnaires du secteur en rêvaient mais ne parvenaient pas à percer le mur de la technologie. Le marché aidant, la consommation se développant, l’environnement technologique évoluant, cette évolution est devenue possible. Il convient de faire évoluer le terme de vidéo cliquable vers celui de vidéo augmentée dans la mesure où l’enrichissement du contenu est à l’infini. Par vidéo augmentée, on entend alors un principe fonctionnel qui rend possible l’action proactive du spectateur pendant la diffusion de la vidéo et la possibilité de gérer le résultat en temps réel sans altérer la perception naturelle du contenu audiovisuel. Les termes « actions proactives » font ici opposition à l’idée d’un visionnage passif durant lequel l’internaute ne peut pas interagir à l’intérieur même de la vidéo. Il subit le contenu, il ne peut pas varier les éléments. Son seul pouvoir : appuyer sur stop si la vidéo ne lui convient plus. Avec la vidéo cliquable, l’agrégation de contenus devient réalisable à partir d’une même vidéo de départ. D’un clip vidéo par exemple, l’utilisateur aura accès à d’autres clips, à des scènes coupées, à des éléments inédits… La vidéo augmentée devient un outil marketing de taille puisqu’elle permet de quantifier les actions de l’utilisateur en temps réel. La marque peut ainsi faire une analyse comportementale précise de l’utilisateur en étudiant le nombre de clics sur tel produit, l’action enclenchée (demande d’information ou achat) et d’en tirer les conclusions nécessaires. Un environnement favorable Au-delà de l’aspect technique (création de logiciels, développement d’un savoir faire…), la vidéo cliquable se positionne dans un contexte multimédia favorable. Plusieurs facteurs concordants gagent d’un succès certain : L’essor du web En quelques années, Internet a su s’implanter dans le paysage médiatique, au point de supplanter les médias traditionnels. Le haut débit favorise un tel succès avec un accès toujours plus performant. Selon la même source, 93,9% des internautes déclarent surfer sur la toile en haut débit. Le haut débit permet d’intégrer des contenus plus riches dans les interfaces visitées. Logiquement, la vidéo se positionne en grand favori ! Rapidité de téléchargement, qualité de l’image… autant d’atouts qui séduisent l’internaute. intégrer des vidéos cliquables Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Le succès desvidéos sur le web C’est alors que tout naturellement de nombreuses plateformes de vidéos ont éclos sur la toile de type Daily Motion, You tube… L’heure est plus que jamais aux contenus audiovisuels sur le net. Les marques assimilent de mieux en mieux ce fait et tendent à communiquer de manière interactive et instantanée. Rapidité du message, simplicité d’utilisation… Un spot publicitaire de 20 secondes va avoir bien plus d’impact qu’un fascicule d’informations de 30 pages. Pour preuve, de plus en plus de marques font le pari de réaliser des films à destination uniquement du web. Le placement de produit incontournable Au-delà de la publicité commerciale traditionnelle, le placement de produit représente une alternative de taille pour les marques. Le public s’identifie aux acteurs qui deviennent ambassadeurs des marques. C’est un principe très classique du marketing : la prescription. Ce faisant, le média audiovisuel a toujours été le prescripteur en assurant le lien entre la marque et le public. Qui ne s’est jamais intéressé au dernier bolide de James Bond ? Quelle femme n’a pas louché sur une robe dans Sex and The City ? Combien de spectateur se sont inspirés d’émissions de déco pour relooker leur maison ? Mais quel impact réel porte ce type de placement de produit sur le consommateur ? Les marques ne peuvent absolument pas quantifier le retour d’une apparition sur une production. En revanche, le placement de produit interactif le peut puisque la prescription peut susciter une réaction immédiate. La vidéo augmentée offre la possibilité de faire des achats d’impulsion, des achats immédiats. Ils sont liés à un contenu, à une image présentant le produit et offrant un accès direct au point de vente. Ces actions peuvent être quantifiées de manière très précise avec un retour statistique en temps réel. Un lien nouveau, direct et concret se crée alors entre le distributeur et la cible. Le boom du e-commerce Selon les chiffres de la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) publiés fin 2007, 19,8 millions de Français ont effectué un achat sur le net, ce qui représente une somme totale de 16 milliards d’euros pour l’année 2007. Tout âge et genre confondu le e-commerce explose dans des domaines variés: site de ventes aux enchères, VPciste, vente d’électroménager…les sites e-marchands se multiplient. Pour faire face à cette demande, les marques doivent penser des sites attractifs et lisibles pour accéder à leurs catalogues. La vidéo augmentée trouve un intérêt tout particulier dans ce genre de développement puisqu’elle permet de fournir une vitrine virtuelle simple d’utilisation. Au lieu de se perdre dans des onglets à rallonge, l’internaute aurait juste besoin de cliquer dans une vidéo (défilé, show-room…) et acheter en un simple clic le produit sélectionné. La limite de la publicité Avec l’annonce de la suppression de la publicité dans la télévision publique, les annonceurs recherchent de nouveaux modèles économiques. Là encore, la vidéo enrichie s’impose comme une évidence comme un modèle de publicité non-intrusive. A défaut d’avoir une visibilité sur un spot de télévision, les marques pourraient se diriger vers Internet et communiquer à travers des productions audiovisuelles. L’impact est plus ciblé que jamais puisque l’internaute devient un potentiel client. C’est ainsi que Quelle s’est créée un lien privilégié avec les spectateurs de la série Plus Belle La Vie à travers son site Internet (cf cas pratique). Le placement de produit interactif est novateur dans le sens où il s’inscrit dans une logique de « permission marketing », Le spectateur a le choix de demander des informations supplémentaires sur le produit (mais il n’y est pas obligé). Il n’est plus envahi par de la publicité mais n’est pas non plus frustré dans son acte d’achat. 52 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    53 MODERNISER SONSITE INTERNET Les possibilités Comme nous l’avons souligné la vidéo augmentée permet un nombre infini d’applications. La plus évidente est celle de la valorisation du placement de produit. Les produits « placés » dans un contenu interactif disposent d’une visibilité nouvelle puisqu’ils sont cliquables. Le spectateur, en sélectionnant la zone sensible, peut obtenir toutes les informations que souhaite communiquer la marque (de la simple description à l’achat en ligne de ce produit). Cependant le spectateur a toujours le choix de continuer son visionnage et de revenir plus tard aux produits, soit de les sélectionner au fur et à mesure. Le e-learning (ou l’apprentissage en ligne) est une modalité pédagogique et technologique qui concerne la formation continue, l’enseignement supérieur mais aussi la formation en entreprise. L’e-learning, enrichi de vidéos d’apprentissage cliquables est une autre possibilité d’application de l’ « l’hyperlink vidéo » : l’information est acquise en temps réel, le parcours utilisateur est tracé et l’apprentissage guidé au besoin par les statistiques. La vidéo cliquable devient alors un outil pédagogique d’un genre nouveau, qui place l’enseignement sous un angle ludique en permettant un suivi précis. La vidéo cliquable agit aussi d’une façon simple et intuitive dans le jeu du « qui est qui ? ». Qu’il s’agisse d’une personnalité ou d’un anonyme, n’importe quel intervenant dans une vidéo peut faire l’objet d’un « clic ». Cette action permettrait ensuite d’acquérir un maximum d’informations sur cette personne ou d’être redirigé sur un autre site informatif. De la même façon, il est possible d’enrichir sa connaissance sur un lieu touristique, une musique, un événement historique… Au-delà de la simple demande d’informations, l’internaute peut accéder à des univers variés à partir d’une même vidéo. En un simple clic sur une zone sensible, le spectateur est dirigé dans un décor différent, un champ plus large de la vidéo… Les possibilités sont à l’infini en fonction de l’intérêt de la marque et de la cible choisie. Une application du futur La vidéo cliquable s’adapte à tous les supports audiovisuels : son portage sur la téléphonie mobile, la télévision et les consoles de jeux est en cours. La téléphonie mobile : entre la diffusion de chaînes de télé sur des opérateurs privilégiés, la convergence entre l’offre de télévision mobile et d’Internet, et l’évolution toujours plus performante des appareils de la 3ème voir 4ème génération…Il est loin le temps où le téléphone portable servait à téléphoner ! Selon une étude de l’institut GfK, 3 millions de français ont surfé sur le web via leur mobile en 2007. Les chiffres ne manquent pas pour expliquer la pertinence de la vidéo augmentée sur ce support. Les marques possèdent un nouveau support pour diffuser leur message via une vidéo…qui plus est interactive ! La télévision : selon les estimations de NPA conseils, plus de 96 % des foyers pourront recevoir la télévision numérique en 2011, par la TNT, le câble, le satellite ou l’ADSL. Et autant de possibilités d’intégrer des programmes interactifs à cette offre ! La vidéo augmentée deviendrait alors une référence non négligeable pour faire le lien entre le prescripteur et l’utilisateur. Les consoles de jeux : ce secteur dispose d’un renouveau certain avec l’entrée sur le marché d’applications interactives (type WII). De toute évidence, la vidéo cliquable apporterait une couche sensible supplémentaire qui séduirait de nombreux annonceurs. En lice d’un marché Rich media en pleine croissance, la vidéo enrichie est ainsi incontournable pour la multiplicité de son utilisation sur de nombreux supports. Génératrice de trafic, de transaction et de fidélisation, la vidéo augmentée ouvre indéniablement une ère nouvelle dans le monde du e-marketing. A intégrer donc au plus vite… AUTEUR HIT Technology (société spécialisée dans la vidéo cliquable) Grégory Cohen Fondateur Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    EXEMPLES DE SITES EN FLASH Avec l’avènement du web 2.0, les marques doivent, pour se démarquer, savoir créer des sites web associant de riches contenus interactifs à des vidéos, graphismes et animations. Avec l’explosion de la vidéo sur Internet, la consommation de divertissements vidéo connaît actuellement une transformation radicale. La technologie Adobe® Flash® s’impose comme le standard de facto de la vidéo web. Plus de 75 % des diffuseurs assurant le streaming de vidéos sur le web utilisent la technologie Flash. Voici quelques exemples de sites full Flash particulièrement innovants soit par leur forme ou par leur approche. EXEMPLES Abdeo ALLOCINé AlloCiné a lancé en novembre 2007, TiViMi, sa Web TV entièrement réalisée avec Adobe Flash. Bénéfices : Des vidéos de qualité DVD avec une lecture vidéo enri-chie de liens interactifs vers d’autres contenus vidéo Un enrichissement du contenu par des émissions produi-tes en interne par AlloCiné Une interface optimisée avec l’affichage plein écran ou la détection automatique de la configuration de l’utilisateur pour diffuser la vidéo la mieux adaptée à son débit... AlloCiné a réussi a fédérer plus de 40 000 visiteurs autour de ce nouveau Programme www.tivimi.fr CALIFORNIA MILK PROCESSOR La campagne « Got milk » propose une expérience immer-sive imitant un jeu de plateau traditionnel, et incitant les consommateurs à passer le plus de temps possible en contact avec les valeurs de « the California Milk Proces-sor Board ». Bénéfices : Crée une expérience immersive avec un temps moyen passé de plus de 10 minutes Impact positif et meilleure perception de la marque CMPB Repousse les limites de la créativité Les temps de chargement réduits grâce à la compression optimisée des gros fichiers vidéo en 3D. Plus d’un million de visites durant les 6 premières semaines suivant son lancement www.gettheglass.com / Agence : North Kingdom 54 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Red Bull FlugtagFlight Lab Ce site Flash recrée le célèbre Flutag Redbull, journée au cours de laquelle les participants s’élancent dans l’eau à partir d’une rampe à bord de leurs propres machines volan-tes. Sur le site, vous pouvez commencer tout simplement en dessinant les contours de votre machine volante, qui sera ensuite assemblée en 3D. Vous pouvez choisir la couleur, les matières, la taille et les caractéristiques de votre avion. Ensuite, vous le testez au cours d’un vol dont le simulateur a été créé pour donner les sensations d’un vol réel. www.redbull.com/flightlab / Agence : Less Rain 55 Le jeu Coca Zero A l’occasion de l’UEFA Euro 2008, Coca Cola Allemagne lance un advergame à couper le souffle. Rentrez dans la peau d’un jeune homme qui a 10 minutes pour rejoindre le stade et son espace Coke Zero Lounge. Pour cela, des PomPom girls hyper sexy vous lancent 4 défis : sauter une rivière en voiture, faire un shoot de la mort pour exploser un mur, impressionner leurs copines en faisant de jongles et accéder à la clé du lounge dans un flipper géant. Le tout réalisé avec un mix de vidéos et de séquences d’animation. Le rendu est particulièrement beau et la fluidité est rendez-vous. www.cokezerogame.com / Agence : North Kingdom DAUM A l’occasion du nouveau positionnement de Daum, « L’art est le luxe ultime », la célèbre marque de décoration artistique haut de gamme a souhaité un nouveau site plus en phase avec son image. Son site est une vitrine on-line moderne et luxueuse, répondant à trois objectifs : Exposer l’ensemble de son offre (800 sculptures, 350 artistes), Installer une relation durable avec les clients et prospects, Encourager le trafic dans les boutiques Daum du monde entier. Daum.fr s’enrichira prochainement d’une plateforme de e-commerce. www.daum.com / Agence : Mégalo(s) Race control Megalo(s) a développé pour le portail de Renault F1 une application permettant de diffuser en temps réel les informations télémétriques de l’équipe Renault : géolocalisation, vitesse instantanée, etc. Le module «Race Control» est le fruit d’un partenariat poussé avec les ingénieurs du constructeur automobile, réalisé en 3D papervision. www.renaultf1.com / Agence : Mégalo(s) MODERNISER SON SITE INTERNET Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Diesel Parfum «Fuel for Life », premier parfum de la marque Diesel, s’adresse à tous ceux qui veulent se sentir vivant. Dédiée à la vente, la partie centrale du site présente le parfum « Fuel for Life » au travers de descriptions multimédias des flacons, des gammes, des jus et des fragrances. L’internaute a la possibilité d’acheter le produit en ligne, ou de commander une version personnalisée avec une modélisation du produit en 3D qui permet de visualiser les variantes de la personnalisation. La page d’accueil du site propose ainsi à l’internaute de tourner une roue, comme s’il relevait un défi (« Spin the wheel of life ») pour participer à différentes expériences. www.diesel-parfums.fr / Agence : FFL The Passenger Ce jeu en ligne entraîne le joueur dans une poursuite à travers Paris, tout en mettant en avant les fonctionnalités du kit main libre pour voiture Nokia CK 20W. C’est un mix de vidéo réelle, remixée sur After Effects et de jeu qui met l’utilisateur dans le siège du conducteur. The Passenger a généré plus de 300 000 visites avec une moyenne de 6 minutes par visite. 60% des joueurs étaient dans l’audience ciblée des hommes de 25 à 40 ans. Le projet a été repris sur plusieurs blogs et reconnu dans l’industrie de la publicité interactive. Il a été primé à de nombreuses reprises. www.the-passenger.com / Fuel Industries | Karbon Arc 56 Rip Curl Rip Curl souhaitait se positionner sur la web TV tout en donnant la possibilité aux internautes de contribuer au site en soumettant leurs propres vidéos de snow ou de surf. Un concours permettra aux internautes de participer à une vaste opération de sélection de riders amateurs de gros talent pour partir sur ces événements rider avec les Pros. Pour participer, il leur suffira de poster sur la Rip Curl TV leurs propres vidéos. Un jury composé exclusivement de professionnels déterminera une short-list de riders qui partiront pour une épreuve de sélec-tion finale. Deux chanceux suffisamment déterminés pourront alors partir avec la team et vivre cette expérience unique. www.ripcurl.tv / Agence : Megalo(s) HARRY POTTER 5 Le site propose aux internautes de rejoindre l’armée de Dumbledore et d’exercer leurs talents de magiciens issus de Poudlard. Ceux-ci peuvent s’affronter au sein d’un jeu multijoueur dans plus de 600 salles. Ils peuvent aussi s’entraîner à l’usage de leurs baguettes magiques sur un ennemi factice. Les internautes peuvent également implanter sur leurs blogs une banner du film et donner la possibilité à leurs visiteurs de jouer en mode mono joueur, ainsi que de télécharger la bande annonce et des wallpapers du film. Cette opération intercontinentale exceptionnelle, a été déployée dans 42 pays. Traduite en 33 langues, elle a réuni plus d’un million de joueurs. www.darkarts-defence.com / Agence : Megalo(s) Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    MODERNISER SON SITEINTERNET 57 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    59 APPRIVOISER LESMOTEURS DE RECHERCHE SOM M A I R E Réussir son référencement naturel - P.60 Moteurs de recherche innovants : Exemples - P.64 Réussir sa campagne de liens sponsorisés - P.66 TendanceS des liens sponsorisés - P.70 LIENS entre référencement naturel et payant - P.72 Piloter ses campagnes avec un tableau de bord - P.73 Juridique - P.75 Sommaire Général
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    TECHNIQUE Le référencementest statistiquement le premier moyen de toucher le trafic disponible en France et à l’international. Les instituts de mesure d’audience indiquent depuis plusieurs années que le premier moyen d’accès aux sites web en France sont les moteurs de recherche. Aussi avoir intégré le plus tôt possible les problématiques de référencement et de positionnement d’un site, lui permettre d’être en « tête de gondole » des moteurs de recherche est devenu un incontournable de toute stratégie de communication sur le web. Trois types d’interventions doivent être activés dans une action de référencement : 1 - Une phase technique dite d’optimisation, 2 - Une phase stratégique basée sur le contenu du site et la définition des mots-clés, 3 - Une phase de « linking » (création de liens) dite de maillage . Reussir son référencement naturel APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE 60 Cybercité En tête de gondole des moteurs de recherche Les 3 sphères de l’optimisation du référencement La phase technique d’optimisation Les techniques approuvées par les moteurs de recherche dites « white hat » : Optimisation des balises meta : Les metas sont des balises html contenues dans l’entête d’une page web permettant de fournir des informations aux moteurs sur son contenu. Les plus courantes sont les balises meta «description», « title » et «keywords». La réécriture d’url : Technique consistant à faire réécrire (par le serveur web) sous forme plus simple des URL complexes comportant des espaces, des accents, des caractères exotiques (?, !, , %,). Cette technique est fréquemment utilisée lors de création de sites comportant des bases de données dynamiques. Exemple : www.lepetitlivrerougedumarketinginteractif.com/ index.php?nom=ma%!page devient : www.lepetitlivrerougedumarketinginteractif.com/ mapage.html Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    APPRIVOISER LES MOTEURSDE RECHERCHE 61 D’autres techniques sont parfois employées mais totalement interdites par les moteurs de recherche et dites « Black Hat ». Ces techniques sont proscrites et n’ont pas d’effets positifs à moyen et long terme : La duplication de contenu : un contenu identique pour plusieurs URL différentes, L’achat de lien. Plus le nombre de liens de sites de qualité pointant vers votre page est important, plus votre site sera jugé comme pertinent par Google… L’achat de liens sur des sites de références pourrait donc logiquement améliorer le référencement de votre site, mais cette technique est interdite par Google. Les pages satellites : ce sont des pages d’un site dédiées au référencement sur les moteurs de recherche. Elles ne sont, en général, pas visibles par le visiteur qui se voit rediriger vers une autre page du site. Ces pages contiennent un texte avec parfois une répétition de mots clés qui leur permettent de se positionner dans les premiers résultats d’une recherche. L’optimisation du contenu du site et la définition des mots-clés : Le contenu est parfois le parent pauvre du référencement, alors qu’il n’y a pas de référencement sans contenu et sans mots-clés stratégiquement définis. Le contenu est le moteur du référencement. Comment choisir ses mots clés ? Les mots clés « cibles » doivent être en adéquation avec l’activité du client, Ils doivent également correspondre à un contenu présent ou disponible sur le site, Ils doivent présenter un potentiel d’audience significatif, Ils doivent faire preuve d’un certain « réalisme » par rapport au site, L’annonceur doit veiller en choisissant ses mots-clefs à ne pas porter atteinte aux droits des tiers et notamment à ne pas reproduire, sauf autorisation expresse et préalable de signes distinctifs protégés (marque, nom de domaine, dénomination sociale, nom commercial…) notamment ceux de ses concurrents, cette pratique pouvant en effet être assimilée à de la contrefaçon ou à de la concurrence déloyale. NB : grâce aux outils de mesure d’audience et notamment de tracking, il est possible d’affiner et de redéfinir a posteriori les mots-clés en choisissant ceux qui ont le potentiel de transformation le plus élevé. Comment écrire son contenu pour les moteurs de recherche ? En fonction de la liste de mots-clés générateurs de trafic préalablement établi entre le client et son référenceur lors de l’analyse du site, il est possible d’intervenir sur le contenu même du site. Le contenu d’un site doit avant tout être clair, concis, pertinent et intégrer la notion de thésaurus. Le thésaurus est l’ensemble structuré de termes qui définit de façon hiérarchisée les mots-clés génériques et spécifiques qui permettent de décrire facilement le domaine auquel se réfère le site et de faciliter ainsi le traitement de l’information. C’est autour de ce thésaurus que le travail sur le contenu devra se concentrer. L’optimisation doit également se faire en travaillant et surtout en respectant la notion de densité de mots-clé. Cet indice définit le rapport entre le nombre de fois que ce mot-clé apparaît dans la page et le nombre total de mots présents dans la page. Plus le mot-clé apparaît dans le contenu de la page, plus le site a des chances d’être positionné sur ce mot-clé. Il est important de respecter un indice de densité de mot-clé de 7 à 10%, au delà, on parle d’abus donc de spamming. Il est également possible de créer des pages de contenu éditorial, dédiées aux mots-clés et se référant au thésaurus, qui seront réalisées « en dur » directement dans le site et visibles par les internautes. Attention, ces pages ne sont pas des pages satellites (voir plus haut) et ne doivent pas tromper les internautes et les moteurs. Focus Contenu : Et Google invente la « Recherche universelle » Depuis mai 2007 Google propose sa nouvelle interface unifiée et « universelle » pour la recherche, qui combine la recherche classique à des services de recherche plus spécialisés comme les nouvelles, les images, la vidéo… Jusqu’à présent, Google avait privilégié les sites à fort contenu textuel pour leur positionnement. Mais l’intégration des portails verticaux (Google Video, Youtube, Google Image) et autres widgets (Google Méteo par exemple) change la donne et certaines méthodes de référencement vont ainsi s’en trouver changées. A terme, tous les contenus disponibles sur le web seront susceptibles de faire partie intégrante d’une stratégie de Stratégie et définitions des mots clés Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    ZOM référencement etde visibilité. Il est donc important de se poser la question du référencement de ces nouveaux contenus, notamment la vidéo. On note par exemple que pour le mois de janvier 2008, 17% des requêtes demandées sur Google affichaient un résultat intégrant la recherche universelle. De nombreux sites et articles (ex : www.recherche-universelle. com) traitent de ce sujet. Le référencement de ces nouveaux contenus n’en est pour l’instant qu’à ses débuts. La phase de maillage Les moteurs de recherche et tout particulièrement Google sont friands de « liens », c’est à dire de toutes les fois où le nom de domaine est cité sur d’autres sites (échanges le liens entre sites, articles de presse en ligne citant l’URL d’un annonceur, communiqué de presse en ligne…). Plusieurs techniques peuvent être mises en place pour créer ces fameux liens. L’inscription sur des annuaires thématiques, des blogs spécialisés. Il s’agit d’outils spécialisés ou géolocalisés, contrairement aux grands outils de recherche comme Google. L’intérêt de ces annuaires et outils est double. Ils peuvent d’une part générer une audience ciblée, filtrée sur un thème particulier, et d’autre part assurer au site une meilleure prise en compte par les moteurs de recherche. Google et son PageRankTM sont d’ailleurs basés sur les liens hypertextes qui pointent vers le site. La croissance régulière du nombre de liens qui pointent vers le site et leur qualité impactent à moyen terme le PageRankTM du site et sa prise en compte finale par Google. Cette opération va être un accélérateur du référencement naturel. A propos du PagerankTM : Le PageRankTM est une technologie spécifique au moteur Google permettant de déterminer un indice de popularité pour chaque page du web. Une page « populaire » sera globalement mieux positionnée dans les pages de résultat des moteurs de recherche. Elément autrefois déterminant aux débuts des moteurs de recherche, la suprématie du PagerankTM est aujourd’hui remise en cause et ce seul indice ne suffit plus à mesurer la popularité d’un site. Pour analyser cette popularité, les moteurs se contentaient bien souvent de mesurer le nombre de liens menant vers une page Web. Si les liens étaient nombreux, la popularité de cette page ne faisait pas de doute. Un raisonnement qui ne comptait pas sur un détournement de ce critère. Le « Google Bombing » - bombardement de Google - a mis à mal le concept de popularité. Cette technique de référencement particulière a pour but d’influencer artificiellement le classement des résultats sur Google, en créant de nombreux liens hypertextes menant vers un même site. La notion de confiance est donc venue s’ajouter aux différents critères composant l’algorithme des moteurs… ainsi s’est ajouté au PagerankTM, le « Trustrank»TM du nom de l’algorithme, marque déposée par Google, cherchant à réduire le spam dans les moteurs de recherche. Pour connaître son PagerankTM, il suffit de télécharger la Google ToolbarTM. Campagnes de linking Le linking consiste à créer, sur des sites à fort trafic ou possédant une thématique intéressante et proche du site à référencer, un impact publicitaire en plaçant un lien texte vers le site en cours de référencement. Si le site à référencer le permet, il est possible de négocier un échange de liens «un pour un» entre site en cours de référencement et le site cible choisi. La mise en place d’une campagne de linking de qualité, menée avec logique, visant à cibler les sites phares, en accompagnant ce lien d’un discours et en le plaçant harmonieusement dans la page permet à long terme d’influencer le PagerankTM. Diffusion de communiqués de presse en ligne Plusieurs sites proposent de diffuser gratuitement (ex : www.news-eco.com) du contenu sous forme de communiqués de presse (environ 400 mots) sur une thématique précise dans lequel il est possible d’insérer quelques liens vers des pages précises du site à référencer. Les bénéfices du référencement thématique sont nombreux et complémentaires d’autres résultats obtenus avec le positionnement naturel : trafic ciblé sectoriel, génération de microtrafics additionnels, meilleure prise en compte du site par les grands outils de recherche. les facteurs bloquants du référencement La construction en frameset (Frame ou iframe) bien qu’aujourd’hui assez exceptionnelle et peu utilisée, Le développement en «Full Flash», qui empêche la lecture du contenu par les moteurs de recherche, et de manière générale l’utilisation de flash pour les liens internes du site. Cependant les nouveaux sites développés en Flash intègrent de plus en plus de contenu en format XML, facilitant les mises à jour, l’insertion de bases de données produits. Un script SEO a été mis au point afin de créer des URL fictives. Ce script permet de créer des urls du type : www.monsite.com/#/ma-page.html et de déclarer le contenu interne à l’animation flash chargée sur cette page. Mais ces url ne sont pas indexées dans Google. Cette technique ne permet pas l’indexation et donc le positionnement des sites Full Flash. Afin d’augmenter le référencement d’un site full Flash, il est donc nécessaire de générer de vraies pages statiques, donc de passer le contenu de son site Full Flash en html. - Une utilisation systématique des images pour du contenu textuel (il est préférable de bien mettre en avant le contenu textuel «en dur»), Les urls trop longues, avec des paramètres GET en trop grand nombre, Les url avec des caractères exotiques (espaces, accents, caractères exotiques ( ?, !, , %,) etc.). Toutes les urls doivent avoir une forme statique, propre : les é, è, ê, ù, ô, … doivent être replacés par leurs homologues : e, u, o … Les longues fonctions javascript dans les pages. AUTEUR Cybercité Jean-Francois Longy Directeur général ZOM 62 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    AUDIENCE CONTACTS VENTES TRAFIC Vous reprendrez bien une part de marché ? www.cybercite.fr WEBMARKETING REFERENCEMENT Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Exemples de moteurs de recherche innovants Quelles sont donc les voies de réflexion suivies en 2008-2009 par les nouveaux acteurs du monde des moteurs de recherche ? Olivier Andrieu Editeur du site www.abondance.com Like.com Des outils de deuxième et troisième génération voient le jour et permettront rapidement d’aller beaucoup plus loin dans la recherche : images proposant certaines caractéristiques (Exalead et Google proposent déjà des filtres sur les photos de visages uniquement, des outils comme Like.com testent la similarité de couleurs ou de formes entre différents produits commercialisés en ligne, etc.) recherche par mots-clés sur «ce qui est dit» à l’intérieur des vidéos par l’intermédiaire de technologies de reconnaissance vocale, etc. reconnaissance de formes, de textures, de couleurs, d’objets, de voix… les laboratoires de recherche regorgent de tels projets qui vont révolutionner la recherche multimédia ! La recherche par similarité Ms Dewey Microsoft a, pour sa part, testé des stratégies d’approche intéressantes avec des systèmes d’agents conversationnels, sur des sites comme Mrs Dewey (http://www.msdewey.com/). Une jeune fille se propose de vous aider dans vos recherches, un peu comme les avatars dans certains sites de commerce électronique. Une vision finalement assez humaine de la recherche sur le Web qui vous permet de chatter avec «quelqu’un» pour vous permettre d’aller plus rapidement à la quête de résultats pertinents. Pourquoi pas, même si les réflexes pris sur des outils comme Google (taper rapidement de un à cinq mots clés et attendre le résultat proposé) seront certainement longs à perdre ? recherche par Les agents conversationnels 64 Wikia Search L’idée : bâtir un moteur de recherche dans lequel l’utilisateur peut donner son avis sur la pertinence des résultats renvoyés. Un lien peu intéressant par rapport à la requête demandée ? Vous le descendez « à la main» dans la page de résultats. Un lien intéressant ? Vous le remontez d’un coup de souris. Vous connaissez une page qui répond parfaitement à une requête ? Vous la proposez au moteur. Etc. Ce dernier prend ensuite en compte toutes ces informations pour proposer des résultats de plus en plus pertinents. L’idée est séduisante, même si les risques de fraude sont multiples et devront être gérés au mieux. Mais l’aspect social reste l’une des voies les plus intéressantes à suivre dans un proche avenir... la force de la communauté Ms Dewey en action... Le site Like.com permet de trouver des objets similaires à une requête initiale Wikia Search, un moteur de recherche communautaire en phase alpha APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    powerset Dans lemême ordre d’idée, le fait de taper sa requête en langage naturel («je cherche des documents sur la Révolution Française et la Prise de la Bastille le 14 juillet 1789») n’a jamais convaincu les internautes jusqu’à maintenant. Plusieurs moteurs de recherche se sont attelés à la tâche depuis près de 15 ans mais aucun d’entre eux n’a jamais réussi à réellement transformer l’essai, les utilisateurs préférant aujourd’hui encore taper des mots clés «à la queue leu leu». Dommage. Mais des projets comme Powerset (http://www.powerset. com/), basés sur des techniques avancées de reconnaissance du langage naturel, réussiront-ils à infléchir cette tendance ? L’avenir le dira... recherche en langage naturel 65 KARTO Lorsque vous tapez le mot clé «apache» dans un moteur de recherche, celui-ci ne peut identifier l’objet de votre recherche… Des informations sur les serveurs Apache ? Sur les indiens ? Sur l’hélicoptère éponyme ? Certains moteurs tentent de «clusteriser», c’est-dire scinder en dossiers les résultats de recherche. Libre à vous de filtrer ensuite la thématique désirée... La clusterisation thématique peut également être accompagnée d’outils cartographiques comme sur Kartoo (http://www.kartoo. com/) qui permet de délimiter les catégories de façon graphique et souvent remarquablement pertinente. Les internautes sont-ils cependant prêts à «sauter le pas» et à utiliser en masse ce type d’interface utilisateur très différente de leurs habitudes ? Cartographie et clusterisation redzee Enfin, les progrès et innovations peuvent également se dessiner à petites touches qui, sans être des révolutions, peuvent apparaître comme des évolutions dignes d’inté-rêts pour un meilleur confort de recherche. Ainsi, la présence de vignettes de prévisualisation ou thumbnails peut aider à reconnaître une page web déjà consultée, sur des moteurs comme Exalead (http://www. exalead.fr/), Redzee (http://www.redzee.com/) ou SearchMe (http://www.searchme.com/) entre autres. Prévisualisation des pages de résultats semantique Nul doute que la prochaine évolution forte dans le milieu des moteurs web tournera autour de la recherche sémantique. De quoi s’agit-il ? D’une part, comprendre la recherche de l’internaute en lui demandant de saisir dix à quinze mots qui la décrivent puis en extraire le sens. D’autre part, analyser les milliards de documents et pages web disponibles en ligne et, là aussi, en extraire le sens. Puis faire se rencontrer l’offre et la demande en fournissant des résultats pertinents en prenant en compte des algorithmes «intelligents». La sémantique au coeur des moteurs du futur Illustration du Web Semantique. Image tirée de blogs.nesta.org.uk Redzee propose une navigation dans ses résultats en «faisant glisser» les pages web Métamoteur Kartoo : les résultats sont cartographiés par thématique donnée L’outil Powerset comprend les requêtes en langage naturel APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TECHNIQUE Entre 800et 900 millions de requêtes sont générées chaque mois en France sur les outils de recherche. Sur des domaines ultra-concurrentiels, il est complexe de positionner un site via des techniques de référencement naturel. Se placer sur des mots clés génériques comme «voyage», «vacances», «ski», est devenu irréaliste. Le positionnement publicitaire permet de garantir des positions sur la première page des outils de recherche majeurs, sur des mots clés génériques et fortement concurrentiels. Une campagne de positionnement publicitaire de par sa nature et le coût du trafic délivré est particulièrement adaptée à ces occasions : Accroître la notoriété d’une société, d’une marque ou d’un produit Lancer un produit ou un site Internet Communiquer avec une campagne éphémère : salon, événement, promotion Générer un trafic saisonnier : tourisme, immobilier, cadeaux Le principe Les liens sponsorisés constituent une technique publicitaire initialement propre aux moteurs de recherche et qui permet de placer des annonces en rapport avec son site dans les moteurs de recherche en tête des résultats sur un ou plusieurs mots clés et ce avant les résultats naturels des moteurs de recherche. Le modèle de facturation des campagnes de positionnement publicitaire est le coût par clic (CPC). L’annonceur ne paie que le trafic qui lui a été délivré (nombre de clics multiplié par le coût au clic). Le modèle économique est dit à la performance, c’est-à-dire que l’annonceur paye en fonction des résultats obtenus – résultats mesurés en termes d’audience (nombre de clics sur les annonces). Le positionnement publicitaire est une technique complémentaire au référencement naturel qui permet : D’obtenir du trafic en quelques heures De cibler très finement les mots clés D’obtenir des positions garanties dans les moteurs de recherche De contrôler le coût au clic en temps réel par un système d’enchères De mesurer au jour le jour le trafic généré et le coût quotidien D’évaluer finement le retour sur investissement (ROI) De contrôler exactement le message associé au site et au mot clé De se positionner sur des mots clés très spécifiques, ne générant pas un volume de trafic important, peu coûteux à acheter, mais transformants Réussir sa campagne de liens sponsorisés 66 APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE Cbceirtyé Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    APPRIVOISER LES MOTEURSDE RECHERCHE 67 Les bénéfices des liens sponsorisés sont immédiats : visibilité garantie sur des requêtes génériques, trafic ciblé instantané, présence locale ou mondiale, exposition événementielle, trafic de courte durée, ciblage géographique des internautes, choix exact des expressions, gestion du budget… Les supports des liens sponsorisés : Les annonces Google, qui prennent traditionnellement la forme d’annonces textuelles, peuvent également être décli-nées dans les formats bannières et vidéo et être diffusées à la fois sur Google, les moteurs de recherche partenaires de Google, les sites de contenu partenaires du réseau Google (Réseau Adsense), Google Map et Google Mobile. Disponibilité des formats pub selon les supports : Support / Format pub Annonce textuelle Annonce illustrée Annonce vidéo Google™ moteur de recherche X Moteurs de recher-che partenaires de Google™ X Sites de contenu par-tenaires de Google™ X X X Google Maps™ X Google Mobile™ X Si les annonces textuelles diffusées sur le moteur de recherche Google™ restent la pratique la plus courante, la diffusion d’annonces textuelles et autres formats sur les sites de contenu partenaires de Google™ se démocratise de plus en plus. Plusieurs raisons à cela, parmi lesquelles la possibilité de choisir les sites, les formats de diffusion et les enchères pour son annonce permettant ainsi un ciblage fin. Les taux de clics (CTR) sont nettement moins bons que les CTR constaté sur le search mais la configuration n’est pas la même et les objectifs peuvent varier (visibilité sur des sites de contenu à forte notoriété par exemple). Google offre à ce titre deux possibilités : définir les sites sur lesquels diffuser les annonces demander à Google de diffuser l’annonce sur les sites dont le contenu rédactionnel est proche du référentiel de l’annonce. Google compare alors le contenu textuel des sites ciblés (analyse sémantique) avec le contenu textuel des landing pages des annonces. Comment mettre en place une campagne de liens sponsorisés ? A – Mise en place et gestion Définition des mots-clés et choix d’un réseau de diffusion Rédaction des annonces Définition des enchères Définition d’un budget journalier maximum Définition des landing pages Mise en place du tracking (suivi de campagne) Plusieurs options peuvent être ajoutées à ces critères de base : géolocalisation, programmation horaire… B – Gestion, analyse, mesure de la performance Cette seconde phase va permettre de mesurer la performance des mots-clés, du réseau de diffusion, de la rédaction des annonces et des différentes landing pages et d’opérer les arbitrages suivants : Ajustement des enchères Elimination des annonces les plus faibles et régénération des annonces porteuses de trafic et de transformation Redéfinition ou optimisation des landing pages Réévaluation des enchères à la hausse ou à la baisse NB : Quels mots clés choisir ? La promotion d’un produit ou d’un service sur un site passe par une déclinaison de ce produit/service sous forme de mots clés (combinaisons de mots). Les mots clés d’une campagne de positionnement publicitaire peuvent être différents de ceux d’une campagne de référencement dans la mesure où il n’y a pas de contrainte technique. Les mots clés sont choisis selon leur capacité à drainer un trafic sur le site et la capacité du site à transformer ce trafic en contacts / ventes. Conseils d’optimisation d’une campagne de liens sponsorisés : Le découpage des campagnes (ex : 3 types de produits différents = 3 groupes d’annonces différents, un dédié à chaque produit), Le gain de temps pour l’internaute : amener l’annonce directement au produit voulu, que l’internaute ait un minimum de clics à faire le choix des mots-clés : éviter les mots-clés trop généralistes, tester des types de ciblage différents (exact, large). La « landing page » (page qui apparait après un clic sur l’annonce) doit dans la mesure du possible comporter une redondance lexicale des mots-clés utilisés dans l’annonce. Tester plusieurs annonces au sein d’un même groupe : Google™ fera passer en rotation les annonces et mettra en pause la ou les moins efficaces. Tester également les titres en champs libre : ce que va saisir l’internaute va venir se positionner en titre de l’annonce. Ainsi, l’internaute se reconnaît parfaitement dans la manière dont il a écrit son mot-clé (notamment des fautes d’orthographe). Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    EN Résumé Zoom: Comment fonctionne aujourd’hui le système d’enchères ? Auparavant positionnement = enchère de sorte que plus un annonceur mettait une enchère élevée, plus son annonce était haute dans le classement. Aujourd’hui pour des raisons tout autant économiques que de pertinence des résultats, la formule de positionnement des annonces Google™ s’est complexifiée et est désormais grosso modo la suivante : Positionnement = enchère * CTR * QS où CTR correspond au taux de clic (ratio nb clics/nb d’affichages) et QS au Quality Score, note attribuée par l’algorithme Adrank™ de Google™. On comprend dès lors tout l’enjeu d’avoir un bon QS et CTR. En effet, il est possible de positionner ses annonces devant celles de ses concurrents en payant moins cher au clic ! Par exemple : Annonceurs Enchère sur le même mot-clé CTR Quality Score Note (enchère* CTR*QS) Positionne-ment annonces A 0,2 3% 2 0,012 1 B 0,3 1% 1 0,003 2 L’annonceur A paye bien moins cher que l’annonceur B, pourtant son annonce se positionne devant grâce à son meilleur CTR et QS. Le CTR et le QS sont donc deux éléments d’optimisation essentiels d’une campagne de liens sponsorisés bien gérée. L’optimisation du CTR passe par : La qualité de rédaction des annonces (le mot-clé acheté dans l’annonce, l’incitation à l’action…) La stratégie d’enchère (le CTR reste intrinsèquement lié à l’enchère, donc prévoir par exemple un CPC plutôt à la hausse au début à diminuer par la suite). Le choix du découpage de la campagne (choix du découpage campagne/groupe d’annonces/annonces/mots-clés selon les problématiques annonceurs de budget, géolocalisation, planification de la diffusion des annonces) impactant directement le CTR. L’optimisation du QS passe par : la pertinence mot-clé acheté / annonce / landing page (présenter un résultat directement en relation avec la recherche des internautes), la qualité de la landing page (bien référencée naturelle-ment ? temps de chargement rapide ? directement en rela-tion avec mon annonce et mon mot-clé ?), l’historique des performances CPC et CTR de la campagne. NB: qu’est-ce que le Quality Score ? QS : Quality Score (= Niveau de Qualité) ou la promesse de diminution de son budget Adwords, ou de l’augmentation de son trafic à budget égal. Ce nouveau paramètre de Google Adwords permet d’améliorer ses positions sans augmenter ses enchères, en appliquant quelques principes de base, il promet ainsi pour les détenteurs de QS élevés de partir sur des enchères très basses par mots-clés, car l’annonceur se montre pertinent pour l’internaute. A l’inverse, Google mettra des enchères élevées à un annonceur au QS faible et qui ferait donc « perdre son temps à l’internaute ». Pour une campagne identique, avec annonce semblable, l’annonceur pourra payer du simple au double, voire plus selon son QS. Le QS est calculé selon l’historique des performance CPC / CTR notamment et de l’analyse des mots-clés par annonce ainsi que des landing pages choisies. Actuellement Google Adwords™ ne donne pas exactement à l’annonceur son QS, mais on sait que l’algorithme AdRank™ en calcule la pertinence (la corrélation entre le mot-clé capital présent dans l’annonce et celui dans la page de destination) : plus le mot-clé défini dans l’annonce est retrouvé dans la landing page, mieux vous optimiserez votre QS. Tout comme une page de référencement naturel, la landing page orientée « liens sponsorisés » devra être riche en contenu, en redondance lexicale liée à notre mot-clé produit (indice de densité), en backlink, avoir si possible un PageRank™ élevé, une page de contacts (qui est l’annonceur ?), un Trust Rank™ fort, une politique claire du site quant à l’utilisation des données personnelles de l’internaute, enfin l’ergonomie et la facilité de navigation au sein du site. Le but étant de faire gagner du temps à l’internaute, qu’il arrive sur le produit exact annoncé dans l’annonce. Google Adwords™ tenterait ainsi de lutter contre le faux contenu et récompenserait les annonceurs essayant de qualifier au maximum leurs annonces, de mettre en pause celles au CTR le plus faible, de travailler le contenu de leur page de destination. A prendre en compte : Google Adwords™ réévalue le temps de chargement des pages de manière peu régulière, une fois par mois environ et le Quality Score peut voir son niveau augmenter tous les deux ou trois mois, autant dire que dès la création de la campagne, il faut l’optimiser au maximum et ne pas attendre le passage d’un nouveau robot deux mois plus tard. NB : Il est indispensable d’utiliser un système de tracking permettant d’analyser chaque campagne, chaque groupe d’annonces et ainsi connaître les mots-clés exacts saisis par l’internaute et suivre ceux qui transforment. Ainsi on pourra optimiser les enchères, en mettant l’accent sur les mots-clés les plus générateurs de transformations (ventes, remplissage de formulaire de mise en relation, de prise de RDV ou d’inscription à une conférence...), et en coupant ceux amenant du flux sans vente si c’est l’objectif de l’opération. Les clefs du succès d’une campagne de liens sponsorisés : Tester sur des périodes courtes et ajuster le budget, Cibler géographiquement, Définir les bonnes landing pages, « Tracker » les campagnes avec un outil de mesure indépendant de Google ™ Ajuster et redéployer les campagnes en fonctions des résultats. AUTEUR Cybercité Jean-Francois Longy Directeur général 68 ZOM Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    *Liste non exhaustivedes moteurs de recherche **GoogleTM est une marque déposée de Google Inc Développez votre audience de façon pérenne et rentable grâce aux moteurs de recherche* Référencement Liens sponsorisés Générez du trafic qualifié en moins de 24 heures : visibilité garantie avec Google AdwordsTM Affiliation Créez votre réseau virtuel de distribution rémunéré à la performance Tracking Mesurez l’efficacité de vos actions marketing en ligne R.O.I. avec TRACKflow www.cybercite.fr PARIS  LYON  CHAMBERY  NANTES ™ ™ ™ Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    tendances des liens sponsorisés Dès 2002, les liens commerciaux contextuels ont révolutionné la communication publici-taire et assuré la fortune de Google. Ils ont ouvert un nouveau champs de possibilités pour des milliers d’annonceurs, du commerce de quartier à la multinationale, mais aussi les associations, les politiques... Les avantages incomparables de cette technique de communication lui ont permis de récolter près de 40 % des investissements publicitaires sur internet. Les évolutions récentes proposées par Google, Yahoo ou MSN permettront ils de confirmer cette domination ou est-on à la veille d’un retournement de marché en faveur d’autres moyens innovants (marketing comportemen-tal, marketing à la performance, marketing mobile…) ? Voici un focus sur les tendances et évolutions du search engine marketing face à la satura-tion des internautes et à l’émergence des nouvelles techniques marketing. acdeennts L’aceehnnrtu des Naeouuvx Madei Cbceirtyé mobile Les liens commerciaux sont désormais disponibles sur les mobiles, ouvrant ainsi un nouveau levier de puissance qui se développera à la mesure du développement de l’Internet mobile. Raffinement ROI pertinent, le click-per-call permet d’ores et déjà au mobinaute de demander à être rappelé par l’annonceur en cliquant sur un lien commercial. Les annonces mobiles contiennent deux lignes de description avec possibilité pour l’annonceur de se faire appeler directement par les internautes. Les liens sponsorisés sur téléphone mobile google map Les outils de géolocalisation proposés par Google permet-tent de cibler par continents, pays, régions, départements, latitude et longitude… Les campagnes géolocalisées répon-dent de manière pertinente à la montée en puissance du « local search ». On considère que l’origine géographique des internautes peut être déterminée dans les deux tiers des cas. L’annonceur ne perd donc pas trop en puissance ce qu’il gagne en précision de ciblage. Bientôt les liens sponsorisés proposeront aux internautes d’afficher le positionnement de l’annonceur utilisant la géolocalisation sur la carte « google map ». Le géomarketing et le local search 70 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    FEDEX / NYC Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment (les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits de corrections avec les passages piétons). Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations a été reprise sur les principaux blogs français parlant de marketing et communication. Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko 113 FEDEX / NYC Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment (les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits de corrections avec les passages piétons). Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations a été reprise sur les principaux blogs français parlant de marketing et communication. Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko FEDEX / NYC Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment (les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits de corrections avec les passages piétons). Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations a été reprise sur les principaux blogs français parlant de marketing et communication. Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko FEDEX / NYC Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment (les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits de corrections avec les passages piétons). Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz sur la blogosphère... mais nous savons que cette opérations a été reprise sur les principaux blogs français parlant de marketing et communication. Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko google A l’heure actuelle, le texte associé à un lien sponsorisé est déterminé lors de l’écriture de l’annonce et ne peut être mis à jour automatiquement. Les annonceurs disposeront bientôt de liens intégrant des éléments dynamiques qui se mettront à jour automatiquement, avec la mise à jour d’une base de données. Informations sur les quantités restantes en stocks, affi-chage du prix, compte à rebours avant un événement, les possibilités offertes sont multiples ! Les liens dynamiques google L’une des innovations les plus récentes a été introduite sous le nom de «recherche universelle». Le principe est simple : propo-ser dans les pages de résultats non plus dix liens correspondant à des pages web, mais également des résultats issus de l’actua-lité (Google News), des photos, des vidéos, etc. Les pages de ré-sultats sont alors agrémentées de possibilités multimédias qui ouvrent fortement le champ de recherche à des domaines con-nexes. De plus, ces pages de résultats devenant bien plus illus-trées, il en sera de même à courte échéance des liens sponsori-sés qui vont s’ouvrir à de nouveaux formats (images, animation, vidéos) qui étaient jusqu’à maintenant persona non grata sur le moteur web de Google... Les annonceurs vont apprécier... La recherche universelle ou le search «3 en 1»... CPA Le CPA, correspond au montant que l’on est prêt à payer pour la réalisation d’une action précise sur son site (ex : action = remplissage d’un formulaire de contact, demande de documen-tation, vente en ligne...). Ce coût varie en fonction du produit et du type d’action. L’annonceur fixe lui-même le CPA de cha-que action lors de la création de sa campagne. La promesse du marketing à la performance peut dès lors être tenue de manière convaincante. L’agence peut alors piloter et optimiser la campa-gne non plus sur le seul critère du volume de trafic ou du coût par clic, mais en fonction de données business objectives : vo-lume de collecte de prospects qualifiés, volume d’achats, coût d’acquisition de ces actions pour chaque mot clé... Le développement du CPA : Coût par action Google Adwords Système d’enchères récent permettant non plus de partir sur des enchères maximales mais sur des enchères souhaitées. Google Adwords™ fera en sorte de faire apparaître les cam-pagnes au plus près des enchères souhaitées en minimisant les pertes de position dans la page. Attention toutefois de ne pas mettre des enchères à coût souhaité trop basses, sinon Google™ « punit » les annonceurs en mettant en pause le mot-clé et en demandant une enchère minimum plus élevée pour pouvoir le réactiver, voire une enchères de 4 € ou 8 € du clic s’il n’est pas considéré comme pertinent, si son QS est mauvais, ou si sa page de destination n’est pas en corrélation avec le texte de l’annonce. Utilisation des enchères à coûts souhaités 71 La recherche universelle selon Google : des vidéos (notamment) sont insérées dans les pages de recherche web mais on peut y apercevoir également des liens issus de Google News, des images, etc. APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TECHNIQUE Référencement naturel et liens sponsorisés : où se situe le ROI ? Une étude conduite en 2007 par eConsultancy sur le search marketing au Royaume-Uni révèle que 44% des annonceurs ne mesurent pas l’importance du retour sur investissement (ROI) provenant de leurs activités de liens sponsorisés et que 64% ne mesurent pas l’importance du ROI généré par les activités de référencement naturel. Pourtant, l’étude révèle également que les annonceurs qui analysent leur ROI obtiennent des résultats supérieurs à 300% pour la moitié de leurs activités de liens sponsorisés et de 68% pour leurs activités de référencement naturel. Alors comment les annonceurs peuvent-ils investir de copieuses sommes d’argent sans exploiter les outils de tracking dédiés aux liens sponsorisés et au référencement naturel pour mieux analyser le succès de leur campagne ? Il apparaît clairement que ceux qui suivent efficacement leurs activités de search marketing en bénéficient d’ores et déjà au détriment de ceux qui ne le font pas. Que vous soyez un annonceur astucieux effectuant déjà le suivi de ces deux activités ou que vous vous perdiez dans les méandres du search marketing, les quelques conseils ci-dessous vous aideront à tirer le meilleur profit de vos campagnes de liens sponsorisés et / ou de référencement naturel : 1. Comprenez comment les clients utilisent les liens sponsorisés et le référencement naturel alors qu’ils progressent dans le cycle d’achat (de la recherche de mots clés au clic). Ces données ne sont accessibles que par le biais d’une technologie capable de suivre les expositions publicitaires précédant la dernière exposition. Ces expositions préalables permettent d’identifier les termes qui ont été recherchés par les clients, si ces derniers ont cliqué sur des liens sponsorisés ou sur des résultats naturels et l’évolution de la nature de ces termes (du terme générique à la marque, au produit spécifique par exemple.) Ces expositions publicitaires peuvent révéler des schémas de cheminement qui peuvent être exploités par une optimisation appropriée de chacun des termes ou des deux termes ayant généré des liens sponsorisés et un référencement naturel. 2. Trouvez des mots clés très performants pour les liens sponsorisés, puis optimisez-les pour le référencement naturel. Si ces termes fonctionnent bien pour les liens sponsorisés, il est fort probable qu’en les optimisant pour le référencement naturel vous obteniez un taux de clic supérieur avec un nombre limité d’impressions disponibles pour ce terme. Une fois qu’un clic vers le site est effectué, il y a de fortes chances pour qu’il bénéficie des mêmes taux de conversion élevés que les clics provenant des liens sponsorisés. 3. Et vice-versa : repérez les trafics importants, les termes de la recherche organique qui entraînent de forts taux de conversion et intégrez-les à vos campagnes de liens sponsorisés. En sachant ce que les clients recherchent vraiment (par opposition aux termes de la recherche sur lesquels vous effectuez des enchères) vous découvrirez des mots clés auxquels vous n’avez pas encore pensé et qui pourront se révéler très efficaces pour les liens sponsorisés. 4. Dans un monde parfait, vous aimeriez obtenir un bon positionnement sur les résultats naturels et les liens sponsorisés avec tous les mots clés. Néanmoins, avec l’accroissement de la concurrence, les CPC des liens sponsorisés pourraient atteindre des niveaux incommensurables. Réduisez donc les dépenses consacrées à ces mots clés de la recherche payante pour maintenir l’efficacité globale du programme, tout en continuant à bénéficier d’un bon positionnement et d’un trafic important grâce au référencement naturel. Diminuez la présence des liens sponsorisés pour les termes qui sont continuellement bien positionnés sur les résultats naturels et qui génèrent régulièrement un fort trafic. 5. Et vice-versa : augmentez la présence des liens sponsorisés sur les mots clés qui ne génèrent pas de bon positionnement avec les résultats naturels. Il existe sans doute certains mots clés importants pour lesquels, malgré tous vos efforts, vous n’arrivez pas à obtenir de positionnement en première page. Utilisez les liens sponsorisés pour assurer une couverture à ces termes. Au bout du compte, un suivi efficace des mots clés relatifs aux liens sponsorisés et au référencement naturel vous permettra de maximiser votre retour sur investissement. La complexité de la publicité en ligne et des sites Internet étant de plus en plus forte, pourquoi ne pas procéder à une analyse et à un suivi de ce que les consommateurs recherchent dès à présent ? AUTEUR DOUBLECLICK Créer des passerelles entre référencement naturel et référencement payant 72 APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE DbelouCcikl Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    APPRIVOISER LES MOTEURSDE RECHERCHE Waabemor APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE 73 Piloter ses campagnes avec un tableau de bord Internet se démarque des autres supports de communica-tion par son facteur de «mesurabilité». En effet, différentes technologies de tracking permettent aujourd’hui de mesurer en temps réel et dans les moindres détails les actions marketing et leurs retombées. Mais Internet se distingue surtout par la multiplicité des vecteurs de promotion qu’il comprend et leurs différentes formes de commercialisation. A la fois média et hors média, Internet permet à l’annonceur d’exposer sa marque tout en générant des contacts commerciaux ou des ventes. Cette spécificité rend nécessaire la mise en place d’un tableau de bord proposant des indicateurs de performance adaptés et permettant un pilotage de l’ensemble des actions online. Définir les indicateurs à suivre La combinaison de technologies de tracking permet aux outils les plus avancés de proposer des indicateurs clés de performance sur toute la chaîne de valeur du e-marketing, depuis la première exposition à un élément de promotion jusqu’à la conversion de l’internaute sur le site web, en passant par ses différentes interactions avec les bannières, e-mail promotionnels, liens sponsorisés, etc. ou à sa navigation sur le site de l’annonceur. En fonction de leurs objectifs, les annonceurs disposent donc d’indicateurs différents, permettant d’évaluer la performance directe et le retour sur investissement des campagnes, mais aussi de disposer de données plus qualitatives pour améliorer leur connaissance client, évaluer la pertinence du plan media et l’impact de leurs campagnes publicitaires. a. Les indicateurs de performance directe Les indicateurs de performance sont des indicateurs « business », qui permettent d’évaluer l’impact des campagnes online en termes d’activité. Les indicateurs clés à surveiller diffèrent selon l’objectif même du dispositif online. On peut distinguer différents indicateurs selon qu’il s’agisse, par exemple : d’un site marchand dont l’objectif va être de générer des ventes et du chiffre d’affaires tout en limitant les budgets affectés, d’un site B to B dont l’objectif va être de générer des contacts qualifiés (leads), d’un site media ou de contenu visant à augmenter le lectorat et le degré d’intérêt. Le tableau ci-dessous, reprend les principaux indicateurs clés de performance et de rentabilité pour les trois principaux objectifs listés (liste non exhaustive). Site marchand Site B to B Site de contenu Indicateurs de performance Nombre de ventes Taux de transformation Taux de clients fidèles vs nouveaux clients Temps moyen de transformation Taux d’abandon aux principales étapes du processus de transformation Nombre d’inscription (newsletter, alertes…) Nombre de télé-chargements de documentation Taux d’abandon sur la page de contact Temps moyen de visite Nombre de projets détectés Part de projets aboutis Nombre de visiteurs uniques Temps moyen de visite Nombre moyen de pages vues Taux d’abandon à une page Nombre d’inscription à la newsletter Taux d’inscription Taux de désabonnement Taux de visiteurs fidèles Indicateurs de rentabilité CA généré Panier moyen Coût pour 100 € de CA Coût par transformation Coût par nouveau client CA généré Coût par lead Coût par lead abouti Coût par visite Coût par page vues différents b. Les indicateurs de connaissance client Les outils d’analyse d’audience permettent de recueillir des informations relatives au comportement et à la typologie des visiteurs, telles que : les requêtes saisies par les internautes dans les moteurs les parcours types des internautes depuis leur entrée jusqu’à la sortie du site, les pages ou les contenus les plus visités le profil des visiteurs (âge, genre, centres d’intérêts…), informations collectées sur la base de panels anonymes. En intégrant dans son tableau de bord ce type d’indicateurs, l’annonceur peut identifier les attentes de ses visiteurs à un temps T et détecter de nouveaux besoins. Cela lui permet également de nourrir continuellement la connaissance qu’il a de ses cibles (clients et prospects). Cette connaissance est essentielle car elle permet ensuite de mener des actions ciblées et par conséquent d’en améliorer l’efficacité et d’en optimiser les coûts. TENDANCE Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    c. Les indicateursde media-planning Certains indicateurs pouvant être obtenus en fin de campagne, fournissent des indications quant à la qualité et la pertinence du plan media (choix des sites supports, des moments et des volumes de diffusion, définition du «capping» : limitation du nombre de publicités affichées à un même internaute). Parmi les indicateurs de media-planning on distingue notamment : La pression publicitaire sur les internautes, permettant de mesurer le niveau de répétition du message sur les internautes et de vérifier qu’il n’y a pas eu une surexposition, Les recouvrements d’audience entre les sites supports, permettant d’identifier les sites permettant de répéter le message sur une même audience ou au contraire de toucher des audiences différentes, L’analyse du profil des internautes exposés, permettant d’identifier les sites les plus en affinité avec les différentes cibles marketing de l’annonceur. L’ensemble de ces indicateurs va permettre à l’annonceur d’enrichir sa connaissance de la manière dont il peut toucher sa cible et lui permettre d’ajuster ces choix d’une campagne à l’autre. d. Les indicateurs d’impact publicitaire En recueillant des informations sur l’ensemble des vecteurs de communication online, certains outils permettent d’évaluer l’impact de la campagne sur la visibilité et la mémorisation, donc sur la notoriété. Les indicateurs à prendre en compte dans ce cadre sont par exemple : la couverture (nombre d’internautes uniques ayant eu l’occasion de voir la campagne publicitaire) la répétition du message (nombre de fois ou les internau-tes ont été exposés à la campagne sur la période définie) l’impact sur cible (part d’internautes touchés apparte-nant à la cible visée) l’analyse des requêtes effectuées par les internautes préalablement exposés à une campagne de bannière ou d’emailing (portent-elles davantage sur les mots-clés de la marque et du message publicitaire de la campagne ?) l’analyse du parcours d’exposition (différents contacts avec la marque) des internautes ayant effectué une transformation « spontanée » (non directement liée à une action publicitaire). Ces indicateurs peuvent être également complétés par des études post-test : enquêtes portant sur un échantillon d’internautes et permettant d’évaluer plus précisément si ceux-ci se souviennent du message publicitaire auquel ils ont été exposés et si la campagne a modifié leur intention d’achat et l’image qu’ils ont de la marque. Mettre en place un pilotage efficace Faire son choix entre les différents indicateurs de performance marketing ne suffit pas à garantir la mise en place d’un système de pilotage efficace, encore faut-il que le tableau de bord constitué remplisse trois conditions primordiales : que le suivi des indicateurs sélectionnés soit réalisé dans un seul et même outil, que les indicateurs soit réellement personnalisés en fonction de l’activité de l’annonceur, et que ce tableau de bord permette d’initier un processus continuel d’optimisation pour pouvoir passer de l’observation à l’action. a. Se garantir une vision centralisée, homogène et indépendante La mise en place d’un outil de tracking et de mesure de performance doit fournir à l’annonceur un point contrôle unique pour superviser toutes ses actions de commu-nication online. C’est la condition sine qua non pour lui procurer une vue d’ensemble permettant d’analyser objectivement l’efficacité en s’affranchissant des doublons (actions des internautes comptabilisées plusieurs fois). Cela permet également une analyse cohérente et fiable en s’appuyant sur des données indépendantes de toutes les parties prenantes (agences, régies …) et sur des indicateurs homogènes. En effet, en bénéficiant de données collectées selon un référentiel méthodologique unique sur l’ensemble du dispositif, l’annonceur peut comparer réellement l’efficacité des différentes actions entre elles et faire des arbitrages pertinents. b. Disposer d’indicateurs personnalisés La flexibilité de l’outil de tracking, sa capacité de personnalisation des données en rapport direct avec l’activité de l’annonceur et ses spécificités (différents types de produits, de clientèles, de formes de commercialisation….) est un élément déterminant à prendre en compte au moment de choisir l’outil à mettre en place. En parallèle, la capacité d’interfaçage avec d’autres outils (tracking, CRM ou back office du site…) prend aussi de l’importance et doit permettre à l’annonceur d’intégrer à son pilotage des données telles que le nombre de commandes réellement validées ou de projets concrétisés, le nombre d’annulations ou de retours clients… c. Disposer d’une capacité de réaction et d’optimisation immédiate La plupart des outils permettent désormais un tracking en temps réel des actions. Cela confère une capacité de réaction immédiate à l’annonceur. Il peut ainsi suivre à la seconde près l’activité des campagnes, détecter un défaut (message publicitaire erroné, un lien cassé) et y remédier immédiatement. Les outils les plus performants procurent un niveau d’action supplémentaire. Ils exploitent les données collectées dans un moteur d’optimisation en temps réel pour diffuser les messages publicitaires les plus efficaces en fonction des objectifs définis par l’annonceur. Conclusion : Il est devenu indispensable à l’annonceur de disposer d’outils d’aide à la décision. Les outils technologiques de tracking et de mesure de performance doivent permettre à celui-ci de disposer d’un tableau de bord individualisé, seul levier possible d’amélioration de son activité online. La mise en place d’un outil de tracking spécifique garanti une lecture globale et objective de l’impact du dispositif de communication online. La tendance est à l’ouverture des outils pour permettre d’intégrer des données de différentes sources et permettre un pilotage de plus en plus pointu. Parallèlement, les annonceurs peuvent désormais s’appuyer sur la puissance technologique et la capacité d’analyse en temps réel fournie par certains outils pour accéder à un premier niveau d’optimisation des actions. AUTEUR weborama 74 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Juridique APPRIVOISER LESMOTEURS DE RECHERCHE PDBG 75 Liens commerciaux L’achat de liens commerciaux (liens sponsorisés ou adwords) auprès des moteurs de recherche est un gage de visibilité sur le net, mais leur sélection par l’annonceur doit être opérée avec précaution. Le mot-clé choisi ne doit porter atteinte à aucun droit de tiers (marque ; patronyme, droit d’auteur, dénomination sociale…) au risque d’une condamnation sur le terrain de la contrefaçon, du parasitisme ou de la publicité trompeuse. En cas de constat de l’utilisation illicite par un tiers d’un droit de propriété intellectuelle protégé, il est recommandé de faire dresser un constat par un agent assermenté (huissier de justice ; CELOG ; APP…) et d’adresser à l’annonceur, ainsi qu’au moteur de recherche, une demande de blocage du nom illicitement utilisé, seul ou en combinaison avec d’autres termes. Bien souvent, cette situation s’accompagne de la reproduction de la marque contrefaite dans les « méta-tags » (balises insérées dans le code source d’une page web) du site en cause. Dans ce cas, la réclamation adressée à l’éditeur du site en cause devra également viser cette infraction. Spamdexing et Google bombing La bonne fréquentation d’une page web dépend en grande partie de son référencement sur les moteurs de recherche. A cet égard, il existe de nombreuses méthodes, plus ou moins recommandables, pour améliorer le référencement naturel d’un site web, dont certaines doivent être jugées abusives, à l’instar du « Spamdexing » et du « Google bombing ». Le « Spamdexing » désigne une technique visant à tromper les logiciels utilisés par les moteurs de recherche pour explorer le web – couramment appelés « spiders » –, et ce afin d’obtenir un meilleur référencement. A cet effet, le « Spamdexing », contraction des mots « spam » et « indexing », peut reposer sur un nombre varié de manoeuvres, telles que, par exemple, l’insertion de mots clés invisibles à l’oeil nu, l’utilisation de pages satellites truffées de mots clés, ou encore la création de nombreuses pages pointant les unes vers les autres. Pour sa part, le « Google bombing » vise également à améliorer le référencement d’une page web, en insérant dans un maximum d’autres pages un mot ou une phrase clé intégrant un lien hypertexte pointant vers la première. Le but recherché, généralement nuire à un tiers ou en faire la promotion, est atteint dès lors qu’en saisissant le mot ou la phrase clé dans un moteur de recherche, la page web en question apparaît en tête des résultats. Le « Spamdexing » et le « Google bombing » contreviennent le plus souvent aux règles d’utilisation fixées par les moteurs de recherche, qui n’hésitent pas à sanctionner les pages utilisant ces techniques en les déréférençant. Les moteurs de recherche pourraient aller plus loin et, par exemple, invoquer les dispositions de l’article 323-2 du Code Pénal, qui sanctionne de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende le fait d’entraver ou de fausser le fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données. La première victime d’une opération de « Spamdexing » ou de « Google bombing » est le plus souvent un concurrent, qui peut par exemple voir sa marque, sa dénomination sociale ou encore son nom de domaine exploités abusivement par un tiers, et subir de ce fait un préjudice et ce, d’autant plus que le « Google bombing » a souvent pour ambition de nuire à l’image de sa victime. Cette victime dispose toutefois d’un panel d’actions judiciaires efficaces lui permettant de lutter contre ces attaques. Si l’attaque a nécessité l’utilisation de la marque de la victime à titre de mot clé, cette dernière pourra envisager d’agir sur le fondement de la contrefaçon de marque. Si c’est le patronyme de la victime qui est utilisé, celle-ci pourra agir sur le fondement du droit à la protection du nom, résultant de l’article 9 du Code Civil. Sous certaines conditions, la victime pourrait par ailleurs agir sur le fondement de la concurrence déloyale afin de mettre en cause la responsabilité civile du responsable de la manoeuvre. En matière de « Google bombing », il n’est pas rare de constater l’utilisation de mots-clés à caractère injurieux ou diffamatoire. Dans ces cas, l’article 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse trouve pleinement à s’appliquer et permet, sous réserve d’agir dans le bref délai imposé par cette loi, de faire cesser et sanctionner ces actes. Rappelons à cet égard que sur le plan pénal, la diffamation et l’injure publique sont sanctionnées de 12.000 euros d’amende. AUTEURs PDGB cabinet d’avocats benjamin et julie jacob Juridique APPRIVOISER LES MOTEURS DE RECHERCHE Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Soaeimmr Généarl Soaeimmracehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    S ommaire chapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    79 DOMPTER LESBANNIèRES DE PUBLICITE SOM M A I R E L’évolution des formats de publicité en ligne - P.80 CPM, CPC, CPA, Les différents modes de rémunération - P.84 La tendance du CPI, coût par installation - P.85 Réussir sa campagne d’affiliation - P.86 Segmenter et s’adapter à ses affiliés - P.88 Les tendances de l’affiliation - P.92 Intégrer la publicité dans le format vidéo - P.96 Sommaire Général
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    TENDANCE La préhistoire Un flash-back de seulement quinze petites années suffit à nous téléporter à l’ère de la préhistoire. Personne n’avait alors encore entendu parler de « Page Avec Publicité » (PAP), et pour cause : la première du genre n’a vu le jour qu’en 1994. Il s’agissait de la page d’accueil de HotWired, sur laquelle un bandeau ATT cliquable avait squatté du-rant trois mois pour le loyer exorbitant de 33000$. Le format gif 468x60 pixels était né ! Les contraintes du montage HTML, les performances d’affichage des premiers navigateurs, les cadences infernales des processeurs d’alors et la bande passante antédiluvienne ne permettant guère les fantaisies interactives ou visuelles, ce format a perduré une éternité ! En tout cas, du point de vue du créatif qui n’a eu droit qu’à 32 ou 64 couleurs pour un maximum de 12ko, et ce pendant de très longues années … Notons que cela n’aura cependant pas empêché une très âpre compétition sur les taux de clic, et quelques splendides performances, en termes de retour sur investissement, au vu des modestes moyens engagés. Et c’est d’ailleurs vraisemblablement ce qui a pérennisé le web et lui a permis d’évoluer : cette exceptionnelle rentabilité des premières années aura été sans nul doute un formidable tremplin pour ce nouveau support. Sans la publicité en ligne et les crédits qu’elle a drainés, sa progression aurait sûrement été beaucoup plus lente. Du gif animé au flash Fin 1996, de nouvelles technologies telles que Shockwave ou Flash vont permettre l’apparition de véritables publicités interactives. C’est Hewlett Packard qui va ouvrir la marche en donnant la possibilité de jouer, dans une bannière, au fameux Pong d’Atari. Succès garanti ! Derrière, de gros annonceurs tels que Nike ou Absolut vont s’engouffrer dans la brèche interactive : ils sont aujourd’hui considérés comme historiques sur ce média et ont pris une avance insondable sur leurs challengers, à tel point qu’ils façonnent les tendances et la manière d’annoncer plus qu’ils ne les suivent. Nous en étions encore à l’âge d’or du taux de clic comme unique référence et gage absolu d’efficacité. A l’époque, il faut bien dire que l’internaute était curieux de tout et avait le clic plutôt facile : jugez-en, on approchait alors encore régulièrement les 10% ! Les premiers « interstitiels » vont ensuite faire leur apparition : en attendant que la page demandée soit chargée, une pub s’introduit subrepticement dans l’intervalle ! Ce modèle, à l’origine destiné à l’aide à la navigation, saura séduire les annonceurs, qui lui consacreront plus de 5% des investissements en ligne entre 97 et 98. Et en 1999, ce sont les bandeaux flash à gratter, de mini jeux en ligne, qui créeront la nouveauté, sans toutefois trop déroger à l’indétrônable format 468x60, et ce malgré la disponibilité de nouveaux formats tels que le carré (250x250), le skyscraper ou les toutes premières fenêtres pop-up. De la pop-up à l’intégration En l’an 2000, la fin de l’année verra la suprématie du meilleur format de tous les temps : le fameux pop-up (avec l’appari-tion d’une fenêtre de pub en plus de la page visitée) ! Enfin, meilleur en terme de taux de clic, devrais-je dire. La nuance est importante, car paradoxalement, si ce format obtient d’excellents résultats, il finira par modifier radicalement la donne de la publicité interactive en s’attirant les foudres des internautes qui supportent de plus en plus mal son intrusion quasi systématique. Son utilisation intensive entre 2001 et 2004 finira par susciter l’intégration d’un bloqueur de fenêtres intempestives au sein même des navigateurs, obligeant les publicitaires à repenser leurs straté-gies de fond en comble, ce qui n’était finalement pas un luxe. Entre temps, le DHTML et le flash transparent ont fait leur apparition et semblent vouloir mieux s’intégrer aux pages. En outre, les publicités « rich media » intégrant du son, voire de la vidéo, ont déjà largement fait leurs preuves, et, bien que toujours pénalisées par le diamètre des tuyaux, elles commencent à se généraliser. Ce qui, encore une fois, donne à penser que l’évolution de l’Internet est intimement lié à l’évolution de la publicité sur ce média. Avec la baisse inexorable des taux de clic, les pubs vont devenir plus créatives, plus interactives, plus fun. L’évolution des formats de publicité en ligne DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 80 X-Prime Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    DOMPTER LES BANNIERESDE PUBLICITE 81 Malgré la crise, qui éclate en 2001, les agences vont persévérer, et, sur fond de réorganisation et d’assainissement du marché, elles vont continuer à produire et à innover. Elles n’ont pas réellement eu le temps de se laisser impressionner par la dépression, pour la simple raison qu’en 2002, en plein « aplatissement » de la bulle Internet, les investissements publicitaires sur la toile ont continué à progresser. Fortes de ce constat, elles vont donc simplement se recentrer sur les concepts et sur le design, en tâchant de faire abstraction des contraintes techniques, afin de tirer tout le secteur vers le haut et de créer le besoin. Nul besoin d’expliquer que si l’annonceur et l’internaute adhèrent, il ne reste plus aux autres acteurs qu’à s’adapter. Aux régies de s’organiser et d’étoffer leurs offres d’achat d’espace, aux FAI de proposer des débits plus importants… Et voilà comment, malgré les apparences, la dynamique sera relancée, et profitera au web dans son entier. A ce stade de l’évolution, on n’en est cependant pas encore à la symbiose. On travaille plus volontiers dans le sens de l’internaute, en priorisant le contenu et en prônant une intégration des spots ne nuisant pas à la lisibilité. Mais les annonceurs cherchant toujours le meilleur rendement, et n’étant pas forcément enclins à suivre les conseils avisés des agences, d’autres balbutiements et égarements verront le jour, tentant désespérément de reproduire la rentabilité des pop-up. Cela étant, le web ne permettant pas de revenir en arrière, les comportements manquant d’éthique seront systématiquement condamnés par les internautes, décidément bien moins passifs que leurs cousins téléspectateurs. Du marketing à la stratégie interactive C’est d’ailleurs certainement cette tendance générale des internautes à être globalement proactifs qui explique que le ciblage, c’est-à-dire l’utilisation des informations de l’internaute pour lui apporter des publicités en rapport avec ses centres d’intêret, ne soit pas plus mal perçu. Visiblement, la clé, c’est la personnalisation. Elle utilise l’ego comme levier : en tant qu’internaute unique, on affiche ses goûts, voire ses convictions, et on devient compatible avec l’esprit d’une marque dès lors qu’elle affiche des valeurs communes. De ce simple fait contributif découle une perception plus positive du discours de la marque comme de la personnalisation, qui sera perçue comme « donnant-donnant » : moins de pub, mais qui colle mieux à l’image que l’on a de soi. Et, côté annonceur, on commence à voir se profiler des atouts tels qu’on n’en avait jamais rêvés avec les canaux standard de diffusion : récolte et affinage des données, ciblage des leaders d’opinion, fidélisation, retours d’utilisation … Tout devient possible, simplement parce que l’internaute, qui s’est installé au coeur des processus, l’autorise. Parallèlement à l’explosion des réseaux sociaux, l’avènement de la vidéo, avec notamment l’arrivée de You Tube et Daily Motion, va parfaire la mécanique de validation des campagnes. Les contenus créés par les marques deviennent « présentables » et se partagent sans retenue particulière sur les blogs et les réseaux sociaux. Partage, voilà bien le maître mot de la communication dont le principal trait de caractère de ces trois dernières années aura été de se vouloir virale. Cette publicité virale sait s’adapter à sa cible, et à ses relais pour transmettre l’information, notamment les blogueurs. Quant aux recettes pour le séduire, il n’y en a pas de particulière. Il suffit a priori d’avoir une information à faire passer, ou à défaut d’être drôle, imaginatif ou novateur, pour que le relais se mette en place de façon quasi automatique. Pour autant, une vraie bonne grosse mayonnaise qui monte, qui monte, cela reste la plupart du temps inexplicable. On peut toujours disserter sur les 17 millions de vues pour le clip « Chocolate rain », je ne peux pas croire qu’il y ait quoi que ce soit de rationnel là-dedans ! Reste à noter qu’une fois de plus, la communication des marques aura été intimement liée à l’évolution des tendances du web, allant jusqu’à en épouser les contours. Les marques auront tôt fait de comprendre l’intérêt du côté participatif du web 2.0, et l’auront promu de façon active, ne serait-ce qu’en adaptant les stratégies de campagnes à sa topographie particulière. Prospectives Participation, retours d’expérience, implication, pour finir par aller jusqu’à l’immersion avec les derniers concepts US de distraction publicitaire, de jeux de marques ou de publicités via les fils RSS. Même s’il est encore trop tôt pour dire si ces modèles seront adaptés au marché européen, gageons que l’on ne saurait faire l’économie d’un test grandeur nature. D’autant que les « advergames » affichent, en terme de ciblage comme de retombées, d’excellentes performances. Quant à la tendance « advertainment », elle semble être dans la suite logique de cette nouvelle façon de communiquer. Même si, en l’occurrence, la logique de l’annonceur n’est pas nécessairement la même que celle de l’internaute… Celle de l’annonceur voudrait croire à l’avènement de mini boutiques, déportées dans des widgets devenus des modèles d’ergonomie dédiés à l’achat compulsif en ligne, alors que celle de l’internaute serait plus encline à espérer un espace pub totalement customisé et compatible avec son réseau, où toutes les marques qu’il aime s’entendraient pour lui faire un max de ristournes, voire des petits cadeaux, en échange d’un petit article sympa sur le blog … Reste un point sur lequel ils seront toujours d’accord, parce qu’il profite à tous : la taille du tuyau ! Encore un petit effort et le territoire sera entièrement équipé en fibre optique. Et d’ici là, il reste encore plein de tendances à émerger et de concepts à inventer. AUTEURs X-Prime Renaud Spenale Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    CPM, CPC, CPA…ces sigles vous sont étrangers ? Ils désignent pourtant des réalités à connaî-tre pour tout annonceur désireux d’acheter de l’espace sur Internet. Le CPM (coût pour mille). Le principe : l’annonceur paye pour 1000 visiteurs ayant vu la publicité. Il est en fait l’extension du modèle économique de la pub télé, l’annonceur paye pour diffuser un message à une audience ciblée. Le nombre de visiteurs (comparable au niveau d’audience en télé) et la thématique du site (comparable au type de programme en télé) permettent d’estimer en amont l’impact qu’aura la campagne. Il est apprécié par les sites diffuseurs de publicité. En effet il permet une rentabilisation directe dans la mesure où l’annonceur paye l’espace qu’il utilise pour la diffusion de son message. Malgré tout, il n’y a pas d’assurance de résultats pour la marque. Le CPC (coût par clic) Le principe : l’annonceur paye pour chaque clic sur sa publicité. Ce modèle est plus rassurant pour l’annonceur qui paye proportionnellement à l’impact de sa publicité. Ce mode de négociation est le domaine réservé des réseaux, ces fameuses régies qui rassemblent des milliers de sites et vous permettent une diffusion très volumineuse de votre publicité. Ils est également possible d’affiner la diffusion de votre message en fonction de critères thématiques (femmes, B to B, etc.). Ils permettent ainsi de diffuser des messages sur publics ciblés sans assumer les coûts souvent très lourds d’un même ciblage au CPM sur sites affinitaires. A noté que les sites à très forte audience ne commercialisent pas leur espace au CPC mais il reste encore des opportunités à saisir sur de grands portails ou des sites media. Le CPL (coût par lead) ou CPA (coût par action) Le principe : l’annonceur ne paye que lorsque l’internaute clique sur une bannière et effectue une action. Ces actions peuvent prendre différentes formes : une simple participation à un jeu, une inscription opt-in, un devis rempli en ligne, une demande de documentation, une réservation, une vente directe…. Bref, selon votre activité et vos actions de communication, le CPL/CPA peut être adapté à plusieurs objectifs. Les plates-formes d’affiliation sont les plus gros acteurs de ce secteur. Elles fédèrent de nombreux sites dits « affiliés » autour de campagnes d’annonceur réalisées généralement sur l’année. C’est un excellent moyen de communication pour tester ses messages à peu de frais car seuls les résultats sont rémunérés (+ honoraires ou frais de la plate-forme choisie). Attention toutefois : les campagnes au CPL ne peuvent à elles seules générer les visites et surtout les ventes dont un site de e-commerce ou un portail de marques a besoin pour se faire connaître et faire croître son activité. De plus, il faut des messages adaptés à ce type de diffusion, c’est-à-dire très promotionnels. 2 visions qui permettent de mieux comprendre les enjeux autour de ces différents coûts D’un point de vue annonceur, ces 3 modèles peuvent coexister. La différence se situera au niveau de votre objectif : le CPM est utile pour une marque qui veut augmenter sa visibilité ou sa notoriété ; le CPC est intéressant pour un annonceur qui veut acquérir du trafic qualifié ; le CPL/CPA est adapté à ceux qui ont un dispositif marchand performant et qui souhaitent limiter leurs investissements publicitaires. D’un point de vue sites, les éditeurs imposent bien souvent leur mode de rémunération : CPM pour les incontournables CPC pour les sites de jeux, de clics de validations ou de sites thématique à fort trafic CPL/CPA pour les autres, les petits, la masse, mais qui font la majorité du Web. Toutefois, il n’y a pas de règles absolues mais un mix indispensable à opérer en fonction des objectifs de la marque, du phasing et de la typologie de ses actions. Une attitude de test and learn est la meilleure à adopter pour optimiser ses résultats et ne pas commettre d’investissement trop lourd de conséquences… AUTEURs L’agitateur e-media Encadré tiré du blog de Frederic Cavazza CPM, CPC, CPa, Les différents modes de rémunération DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 84 L’agitateur e-media TECHNIQUE Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE DOMPTER LESBANNIERES DE PUBLICITE Et si la publicité sur Internet n’était plus visible ? Imaginons que des outils comme Tivo permettant de ne pas enregistrer la publicité à la télévision, se généralisent pour le net. Plus aucun site ne pourrait télécharger de publicité, plus aucun des internautes ne serait exposé à un message d’un annonceur passivement. Plus de CPC, CPM, CPL etc… plus de mesure de la performance d’une campagne d’autant plus que la technologie flash serait généralisée, les mails à connotation marketing seraient directement adressés dans une boite de spam, aucun outil d’e-CRM ne pourrait fonctionner. La publicité sur Internet serait morte pour ne laisser place qu’à la mesure du temps passé sur un site d’une adresse IP ! Dans ce cadre ubuesque quelle serait la voie pour la publicité sur le net ? Comment exposer ou faire participer les internautes à des campagnes de promotion de tel ou tel produit ? Comment constater l’efficience d’un message d’un annonceur ? La réponse réside sans doute dans l’engagement du consommateur envers la marque. En effet, l’internaute devient libre de bâtir son environnement Internet, il devient, à la manière d’une chaîne de télévision, le directeur des programmes. Ses programmes sont exposés dans une même mosaïque de type CanalSat. Évidemment, il y a fort à penser que l’internaute ne va pas naturellement choisir d’installer de la publicité qui est montrée par une étude de Forester comme trop intrusive sur le net. En revanche, l’internaute va choisir des contenus qui l’intéressent, l’amusent ou l’excitent. La stratégie du contenu devient alors pour les annonceurs une stratégie de communication. Proactif, l’internaute va devoir répondre à ses propres sollicitations et à celles qui lui seront proposées. Le contenu sera l’aune de nouveaux usages sur la toile. La tendance du CPI, Coût par Installation DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 85 Ogilvy Ainsi pour exemple, la widgetisation accrue d’applications digitales révèle la tendance du libre choix des internautes. Installer un widget, est une action active. C’est alors que naît la notion de l’intégration d’une solution dans un environnement entièrement contrôlé par l’internaute. Dans ce cadre, l’internaute en choisissant telle ou telle application d’un annonceur devient un ambassadeur de la marque, la forme assumée d’un distributeur en ligne. À l’instar des blogueurs sur leur blog, l’internaute de plus en plus libre de choisir ce qu’il met ou non sur son interface, sa page personnalisable, voire son mobile… bref sa porte d’entrée à l’Internet, devient un élément incontournable d’une stratégie marketing sur le net. Ainsi se pose la question pour l’annonceur de la mesure de ce nouveau type de campagnes. Il revient alors de créer un nouvel outil pour ce nouveau comportement. Un outil de mesure de l’intégration des nouveaux liens créés par la marque avec l’internaute. Ce coût par intégration (CPI) sera le calcul du coût de l’installation des solutions pour suivre une marque au travers de ses contenus. Par exemple : Une marque de luxe proposerait du contenu exceptionnel, exclusif sur son site avec une régularité certaine. Un internaute pour suivre de près ces instants particuliers installerait une alerte, un flux RSS, un widget voire un player vidéo sur sa page Internet afin de ne pas manquer un seul épisode. Sans jamais être exposé aux produits, l’internaute serait exposé en permanence à la marque… L’évolution des usages sur Internet, l’arrivée de nouveaux outils de mesure comme le CPI montrent à quel point il est important pour la marque de travailler de plus en plus l’expérience consommateur. AUTEURs Ogilvy Emery Doligé Content Director Ogilvy One Worldwide Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Le marketing ena rêvé, Internet l’a inventé ! Il est désormais possible de faire du marketing en ne payant que pour les résultats effectivement générés ! Ce modèle économique, le CPA (Cost per Action) est le fondement de cette technique marketing que l’on appelle l’Affiliation. L’affiliation, qu’est-ce que c’est ? Au confluent des techniques de promotions des ventes, du marketing direct, et de la publicité, l’affiliation est un métier nouveau né de la capacité qu’offre Internet, sur un support unique de mener une action marketing, et d’en tracer, suivre et mesurer l’efficacité en temps réel. Entièrement basée sur la performance, l’affiliation s’inscrit le plus souvent dans une démarche long-terme et consiste à constituer pour un annonceur un réseau de distribution en ligne, parfois assimilé à une force de vente virtuelle qui alimente son site en trafic qualifié, tout au long de l’année. Si l’affiliation a longtemps été majoritairement utilisée par des annonceurs e-marchands pour la promotion de leurs ventes, elle s’adresse aujourd’hui beaucoup plus largement à des annonceurs souhaitant utiliser la puissance d’Internet pour qualifier des prospects, recruter des membres dans le cadre d’un programme de marketing relationnel, créer du trafic en points de vente physiques, etc… Néanmoins, aussi alléchant que soit ce modèle économique, sa réussite dépend d’un certain nombre de facteurs qui nécessitent une compréhension et une implication forte de la part de l’annonceur. L’affiliation devant être envisagée comme un partenariat gagnant-gagnant entre un annonceur et un affilié. Une plate forme d’affiliation qu’est ce que c’est ? Un service de mise en relation entre affiliés et annonceurs Les affiliés Ceux-ci ont un site et vont chercher à le monétiser. Ils vont donc se rendre sur une plateforme d’affiliation, et choisir l’offre qui leur semble la plus intéressante. Et du choix ils en ont ! On recense environ 1200 programmes disponibles sur le marché français- , il faut donc garder à l’esprit qu’il ne suffit pas d’être présent sur une plateforme d’affiliation pour que son offre soit relayée : il est désormais essentiel de séduire des affiliés globalement sur-sollicités. Les annonceurs Désireux de communiquer sur leurs marques, les annon-ceurs cherchent à communiquer sur un maximum de site à moindre coût… Il va pour cela leur falloir bâtir une offre attractive pour les affiliés. Le mécanisme d’acceptation La validation est à double sens : l’affilié postule aux programmes des annonceurs avec lesquels il lui semble intéressant de travailler, puis l’annonceur valide ou refuse la candidature de l’affilié : il est important de garder à l’esprit que la relation naît généralement de la démarche de l’affilié… Au-delà de cette mise en relation, la plateforme d’affiliation fournit un service qui repose sur 3 fondamentaux : La technologie : la plupart des plateformes sont proprié-taires de leur technologie, qui intègre des fonctionnalités de tracking, d’adserving, de facturation et de paiement des affiliés. Le réseau d’affiliés : l’inscription à la plateforme est gratuite, et la plupart des webmasters qui souhaitent monétiser leur audience sont inscrits sur les principales plateformes. Néanmoins, la force d’un réseau est liée à la force de l’offre de la plateforme. Plus les annonceurs de qualité y sont nombreux, plus les affiliés sont nombreux, et actifs. L’expertise : l’affiliation est un métier d’experts. La plateforme dispose de ressources humaines spécialisées, dont les métiers tournent autour de la technologie, de l’alimentation et de la gestion du réseau d’affiliés, et bien sûr de l’expertise sectorielle. Comment réussir sa campagne d’affiliation ? Pour réussir sa campagne d’affiliation, il faut définir : L’offre dont va disposer l’internaute final après avoir cliqué sur la publicité de l’affilié. Celle-ci conditionne le « taux de transformation » (du visiteur en acheteur ou prospect qualifié) qui lui-même conditionne les revenus des affiliés, et donc l’attractivité de l’offre d’affiliation. Réussir sa campagne d’affiliation DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 86 Tradedoubler TECHNIQUE Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    DOMPTER LES BANNIERESDE PUBLICITE 87 Plus l’offre est large, et susceptible de toucher un public large, plus le nombre d’affiliés potentiel est grand, et inversement Un positionnement trop segmentant (marché de niches notamment) réduit l’attractivité du programme Plus le positionnement prix/produit est bon, plus les chances d’être mis en avant sont grandes Un processus transactionnel (achat / lead) simple, court et rapide est décisif : un formulaire complexe de 3 pages sera, par exemple, un frein considérable. Il convient donc d’optimiser au maximum sa landing page, en procédant à plusieurs tests pour ne garder que la plus efficace. Des incentives régulières : réductions, frais de livraison offerts, etc… Enfin, la notoriété constitue également, dans une certaine mesure, un facteur de transformation favorable, car rassurante pour l’internaute. La rémunération offerte aux affiliés : évidemment ce critère est déterminant dans l’attractivité de l’offre d’affiliation, car il est pour l’affilié, le seul critère de comparaison a priori. Pour établir la meilleure rémunération, il est souhaitable d’étudier les rémunérations offertes par les offres des concurrents ou des offres comparables : benchmarker ! Si l’on paye pour des performances, cela ne signifie pas pour autant que l’on doit systématiquement travailler dans une logique de partage de revenus. En effet, même si l’affiliation permet de connaître et de maîtriser son coût d’acquisition, elle a néanmoins plus souvent qu’on ne le croit un coût marketing ! Le choix de la rémunération est entièrement lié au taux de transformation : un mauvais taux de conversion sera compensé par une rémunération forte, et inversement La rémunération doit être évolutive et segmentée : il est en effet souhaitable de moduler son offre d’affiliation en fonction de l’actualité marketing, mais aussi en fonction du type de partenaire, et de leur force de frappe. De manière générale, si l’adéquation entre le trafic généré par un affilié et l’offre est déterminante, la clé du succès est aussi très largement entre les mains des annonceurs. Il est en effet essentiel de toujours garder à l’esprit que l’affilié se rémunère en fonction des performances réalisées, et que, dès lors qu’il renvoie du trafic qualifié vers le site de l’annonceur, ce sont l’offre et le processus transactionnel sur le site de ce dernier qui permettent de boucler la boucle et de créer le cercle virtueux : gagnant / gagnant. Comment réussir sa campagne d’affiliation ? Un programme d’affiliation s’inscrit le plus souvent sur le long terme, et donc dans une démarche empirique : il doit être vivant, animé, et évolutif. Avant de faire la promotion de son offre auprès des internautes, il est donc d’abord nécessaire de faire la promotion de son programme d’affiliation auprès des affiliés. Communiquer ! La communication avec les affiliés est l’une des clés de voute du succès d’un programme d’affiliation. La plate-forme dispose d’un certain nombre d’outils de promotion mutualisés ou propres à chaque annonceur : newsletters, mise en avant sur l’interface affilié, promotions sur des carrefours de webmasters, etc… Mais pour une communication efficace, le mieux reste encore de porter un message personnalisé aux affiliés, soit en fonction de leur typologie : emails / comparateurs / sites de fidélisation, etc… ; soit en fonction de leur poids dans le programme d’affiliation. Les plus gros affiliés demandent un suivi personnalisé car mieux comprendre leurs modes de fonctionnement et leurs besoins permet d’optimiser leurs résultats : gagnant/gagnant ! Animer ! Une fois le réseau d’affilié constitué, et le programme en « vitesse de croisière », il devient nécessaire de l’animer. Cette animation du réseau est primordiale pour rendre le programme vivant et attractif dans la durée, mais également particulièrement efficace pendant les périodes stratégiques. Si la saisonnalité, et les pics d’activité varient selon les industries, permettant une rotation des annonceurs tout au long de l’année chez certains affiliés, la concurrence entre annonceurs d’un même secteur s’amplifie également sur des périodes clés. Il devient donc plus que jamais essentiel de se différencier et de produire l’offre d’affiliation la plus attractive possible. Afin de motiver les sites éditeurs à mettre en avant sur ses pages un annonceur plutôt qu’un autre, il est souhaitable de mettre en place des challenges affiliés. Ceux-ci peuvent prendre différentes formes : des challenges inter-affiliés qui récompensent, sous la forme d’une rémunération bonus, les meilleurs affiliés du mois ; des augmentations de rémunérations en fonction du nombre de commissions générées ; des primes sur objectifs… Se différencier ! L’ensemble de ces points tendent globalement à un objectif unique : se différencier. Que ce soit par une implication forte dans son programme, par des animations régulières, ou par du matériel promotionnel varié et créatif, l’objectif d’un programme d’affiliation est de séduire le plus grand nombre d’affiliés, et d’obtenir la meilleure part de voix possible sur leurs sites, pour maximiser le trafic, et donc les volumes générés. Segmenter ses affiliés ! Cette étape va vous permettre de mieux connaître vos affiliés, et donc de répondre pleinement à leur besoin. AUTEUR Tradedoubler Germain bos Directeur général Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Les réseaux d’affiliéssont bien entendu, au coeur de toute campagne de publicité en ligne. Combien sont-ils ? Difficile à dire, plusieurs dizaines de milliers avec chacun sa spécificité. Face à une telle profusion, une approche unique est inopérante, il devient nécessaire de segmenter ces partenaires pour optimi-ser la relation qu’un marchand peut avoir avec chacun d’entre eux. Comment ? tel est l’enjeu de cet article… Comment segmenter ? Plusieurs segmentations sont possibles, L’approche géographique : Elle concerne essentiellement les programmes multinationaux. Elle vise bien évidemment à adapter les supports, à la langue, mais également au niveau de la structure de rémunération. Par exemple, les affiliés du sud de l’Europe tendent à privilégier les pays anglo-saxons. Les tops affiliés et les autres : Cette segmentation est la plus souvent mise en oeuvre. Elle consiste à classer les affiliés en fonction de leur contribution au programme d’affiliation du marchand. Elle distingue notamment les « top affiliés » des autres. Les premiers se voient accorder principalement une rémunération plus importante afin de les fidéliser. D’autres techniques de fidélisation peuvent se révéler très puissantes sans pour autant venir grever le coût d’acquisition, par exemple, en réservant aux tops affiliés l’accès à des opérations à fort taux de transformations (déstockages, séries limitées…). A contrario, cette typologie conduit à s’interroger sur le traitement réservé aux affiliés moindre contributeurs, la « long tail » du réseau. En matière d’animation, il est ainsi important de prévoir régulièrement des opérations de stimulation les impliquant, par exemple en valorisant non pas tant la contribution brute (comme le C.A.), mais plutôt la progression de la performance. Les sites de la « long tail » sont souvent des sites thématiques. Aussi, les supports permettant d’enrichir la dimension éditoriale du site – flux RSS, vidéos, bannières comportementales – sont particulièrement attrayants pour leur webmaster. Pour indispensable qu’elle soit, cette segmentation a pour effet induit de « figer » l’existant. Elle ne facilite notam-ment pas la recherche de canaux d’acquisition alternatifs. L’approche par type d’usage : L’approche par type d’affiliés fournit un éclairage particu-lièrement utile aux marchands. La démarche consiste à classer les affiliés par l’usage que font les internautes des sites. Un blog, par exemple, n’a pas la même fonction qu’un comparateur ou encore qu’un site de bons de réduction. Le même internaute peut tout à fait consulter ces différents sites, mais il ne s’y rend pas dans les mêmes dispositions d’esprit. Il peut ainsi se renseigner sur une famille de produits via un blog ou un site de social shopping. S’il décide de poursuivre son achat, il peut alors se rendre sur un comparateur pour avoir une vision synthétique de l’offre. Son choix fait, il peut enfin chercher, sur un site de bons de réduction, la remise qui va déclencher l’acte d’achat. Cet exemple le montre, chacun des sites a contribué à l’acte d’achat. Le marchand se doit donc d’être présent sur chacun d’entre eux. Pour autant, la présence de celui-ci ne peut être de même nature à chaque point de contact avec le consommateur. Elle doit, au contraire, être adaptée à son attente lorsqu’il consulte tel ou tel type de sites. Segmenter et s’adapter à ses affiliés DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 88 Effiliation TECHNIQUE Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    DOMPTER LES BANNIERESDE PUBLICITE 89 Comment s’adapter à ses affiliés ? Si la nature de la présence doit être différente sur chacun de ces sites (contenu éditorial sur le blog, coupon promo sur le site de bons de réduction), toutes les composantes du mix d’affiliation sont également affectées : L’offre : Les sites prescripteurs (blogs) seront alimentés en information, les sites déclencheurs en promotion Les supports : Comment un annonceur doit-il être présent chez l’affilié? Les formats envisageables sont multiples : catalogue XML (cf fiche tendance), email, liens textes, codes de réduction, contenus éditoriaux, corners, sondages, jeux, simulateurs… et plus récemment, vidéos, bannières comportementales, et widgets. En fonction de l’affilié on privilégiera un modèle plutôt qu’un autre La rémunération : Dans un modèle d’affiliation classique, seul le site de bons de réduction est rémunéré dans l’exemple ci-dessus. La présence d’un code promo ad’hoc a certes déclenché la vente, mais sans la contribution des autres sites, l’achat n’aurait peut être pas eu lieu. Comment rémunérer dans ce contexte, chacun des acteurs ? L’animation : La performance étant différente pour chaque type d’affiliés, les challenges doivent être adaptés en conséquence. L’information fournie aux uns et aux autres est de la même manière à ajuster. La landing page : La landing page peut être aussi adaptée en fonction de l’origine du site et de la motivation de l’internaute : s’il est en recherche d’information, la landing page sur le blog sera orientée sur le contenu, s’il désire effectuer un achat on privilégiera une landing page axée sur une fiche produit sur un comparateur. La matrice Le tableau ci-après propose une typologie des affiliés et fournit des pistes d’activation du mix sur chacun des segments concernés. De plus, la relation avec chacun de ces types d’affiliés impose des contraintes propres (ligne 5 du tableau). Ainsi, la présence d’une enseigne sur un comparateur, le plus souvent rémunéré au clic, est assortie d’une exigence de pilotage des investissements pour maintenir le R.O.I à des niveaux intéressants. La ligne 6 propose des réponses possibles pour traiter ces contraintes. Dans le cas du comparateur : se doter d’un outil de gestion des comparateurs. Cette matrice ne fournit pas en tant que telle des réponses à chaque situation. Ce tableau propose juste une approche de traitement de l’animation de ses affiliés : après avoir segmenté, classé les affiliés, et pris en compte les paramètres propres à chaque campagne, l’annonceur ou le marchand doit se créer son propre mix: rémunération, offre, supports et animation. Comme dans toute opération de marketing, cette mise en oeuvre doit se faire progressivement c’est à dire en testant et en évaluant chacune des actions. Elle doit également laisser une large place à l’innovation tant il est vrai qu’en matière d’affiliation et, plus généralement en webmarketing il reste encore bien des choses à apprendre ! AUTEUR Effiliation Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    DOMPTER LES BANNIERESDE PUBLICITE 90 adapter l’affiliation en fonction du type d’affilié Keyworders Comparateurs Bons de réductions Social Shopping Définition «Affilié redirigeant chez des annonceurs via l’achat de mots-clés» Site proposant de comparer les produits sur plusieurs critères : Prix, popularité des recherches, nb de clics, note des consommateurs «Site proposant aux internautes des réductions chez des cybermarchands» « Comportement d’achat lié à une dynamique communautaire de recommandations et de comparaisons avec les autres clients d’un même site. » Type d’usages Moteur de recherche Recherche du meilleur prix pour un produit donné « Obtenir une réduction sur l’achat d’un produit ou d’un service » Recherche d’avis, retours d’expériences de consommation et d’utilisation d’un produit ou d’un service Rémunération CPC, CPA CPC, CPA CPA, Forfait CPC, CPM, CPA Supports Lien texte «Catalogues XML, CSV, TXT » « Codes Personnalisés Kit Mailing + Bannières » « Catalogues XML, CSV, TXT. Bannières classiques, vidéos ou comportementales. Vidéo Produit » Contraintes « Coexistence avec activité en direct. Contrôle des mots utilisés. Logique opportuniste » Optimisation du ROI Trafic Cher. Contrôle des bons de réductions. Réalité de la contribution Image de marque, Trafic très qualifié mais encore limité Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    DOMPTER LES BANNIERESDE PUBLICITE 91 Blogs Mailers Régies Thématiques Jeux-concours Journal Sites proposant des campagnes emailing à leurs internautes Réseau de « petits sites » mutualisant leur monétisation « Site à contenu traitant d’un thème en particulier » Site proposant aux internautes des jeux-concours pour remporter des dotations Visu de photos, de vidéos, infos spécifiques, buzz relayé Inscription à un service ou collecte du profil lors d’un achat. Recherche de LA bonne affaire Sites thématiques essentiellement « S’informer sur un sujet, recherche d’une info spécifique » Recherche de primes, de distractions CPM, Forfait CPL, CPA (éventuelle-ment avec mix CPC) CPC, CPA CPM, CPC, CPA CPC (forcé ou non), CPL, CPA Base documentaire Kit Mailing, Mailing Vidéo Bannières, Site Under Bannières classiques, vidéos ou compor-tementales. Corners thématiques… Kit mailing, Bannières classiques Contrôle contenu et diffusion, Faible Taux de transformation. Forte capacité prescriptive Qualité du fichier et du routage. Surexploitation de la base Faible contrôle des sites de diffusion Trafic qualifié, mais Taux de transformation souvent plus faible. Forte capillarité Qualité des contacts. Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE Aujourd’hui, lesannonceurs se concen-trent sur des formats et des contenus plus vivants, conçus exclusivement pour l’affiliation. Ces contenus sont toujours plus finement intégrés au site éditeur, si bien qu’au final, ils perdent tout aspect de publicité et trouvent une place naturelle dans les pages du site éditeur. Cette intégration fine de la publicité s’impose comme l’une des principales nouvelles tendances en affiliation. La déportation du catalogue annonceur dans le site éditeur Afin de proposer un contenu plus interactif et mieux adapté à la vente, les annonceurs mettent de plus en plus à disposition des affiliés leurs catalogues produits (généralement sous format XML). Les affiliés choisissent de mettre en ligne l’intégralité du catalogue ou les articles qui correspondent à leurs thématiques. Par exemple, un site dédié au multimédia pourra opter pour la mise en ligne des seules offres d’appareils photos numériques d’une grande enseigne de distribution plus généraliste. Cette utilisation des catalogues produits permet de proposer à l’internaute un comparateur de prix, des boutiques dépor-tées ou de présenter des blocs de contenus en adéquation avec la thématique et la charte graphique du site éditeur. Lorsque l’internaute clique sur un produit qui l’intéresse, il se retrouve dirigé vers le site marchand de l’annonceur où il lui est possible d’effectuer l’achat. Moins il y a d’étapes entre le catalogue produit et l’espace de vente, plus il y a de chances que l’internaute achète au final. Le taux de clics sur ce genre de contenu parfaitement intégré dans le site éditeur se situe entre 5 et 10%, il est bien au-delà de celui d’une simple bannière GIF qui tourne autour de 1%. La marque blanche et le cobranding Au-delà des réseaux de boutiques personnelles et des barres de recommandations, l’affiliation a de plus en plus recours à la marque blanche et au cobranding pour accentuer l’intégration du contenu dans le site éditeur. Cette mise en scène des offres promotionnelles contribue également à augmenter les ventes en ligne en s’adaptant au niveau de notoriété de la marque annonceur. La marque blanche : le contexte du site éditeur en renfort de marques annonceurs faibles La marque blanche permet à un site éditeur d’afficher l’offre d’un annonceur sous ses propres couleurs. Lorsque l’internaute clique sur la promotion qui l’intéresse, il est dirigé vers le site marchand de l’annonceur où il peut effectuer son achat. Dans le cadre d’une campagne de e-commerce pur, il est conseillé de soumettre une note informative aux internautes qui précise qui est qui du e-marchand et du site éditeur, ceci afin que l’internaute sache vers qui se tourner en cas de question ou de réclamation. Cette démarche s’adapte particulièrement bien aux problématiques marketing de marques faibles (par exemple les produits de logos ou de sonneries de portables). Les produits profitent alors d’une véritable mise en valeur dans les pages du site éditeur par un jeu de contexte de présentation. A titre d’exemple, la marque blanche peut se présenter sous forme d’un module de vente privée où les produits sont ceux de l’annonceur et le module lui-même celui de l’éditeur. Là encore, l’intégration naturelle dans le site éditeur sert de levier au taux de transformation. Le cobranding : La marque forte d’un annonceur porte toute la campagne Le cobranding consiste à présenter les offres de l’annonceur dans les pages d’un site éditeur sous leurs deux marques. Le processus est particulièrement efficace lorsque la marque annonceur jouit d’une forte notoriété. Le site éditeur profite ainsi de son label de qualité sans rien débourser pour qu’elle apparaisse dans ses pages. Ces offres cobrandées fournissent en général un taux de transformation excellent. Les tendances de l’affiliation DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 92 Public-Idées Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    DOMPTER LES BANNIERESDE PUBLICITE 93 Affiliation et blogs : l’intégration ultime La force d’un blog réside dans la personnalité du blogueur et son aura (sociale, professionnelle par exemple). Il se positionne comme un véritable ‘influenceur’ et le solliciter pour défendre une marque peut s’avérer très efficace. Il importe de faire une bonne sélection des blogs pour s’assurer que l’offre de l’annonceur est en adéquation avec leurs contenus et les valeurs qu’ils véhiculent. L’affiliation a pris ses marques dans la blogosphère où il lui est possible de pousser plus avant l’intégration de la marque. Ici, au travers de ses articles qui promeuvent les produits de l’annonceur, le blogueur place la campagne au sein même du contenu éditorial de son site. Un article, une actualité sur le blog fait écho à l’offre et se conclut en général par un lien vers le site marchand où l’internaute peut passer à l’achat. Il est à noter que dans cette démarche, le blogueur garde l’entière liberté de promouvoir telle ou telle marque. Cette liberté est d’ailleurs garante de l’impact positif auprès des lecteurs. La relation annonceur / blogueur se veut ici plus confidentielle et personnalisée qu’avec les webmasters des sites éditeurs et la rémunération se pense plutôt en forfait qu’en coût par action. Cette nouvelle tendance ‘blog’ dans l’affiliation illustre une intégration poussée au maximum auprès d’une audience en parfaite affinité avec l’offre, donc d’autant plus réactive. Comment augmenter la force de frappe de l’intégration des publicités ? L’intégration des campagnes d’affiliation peut donner des résultats plus performants encore lorsqu’elle se combine à une qualification des audiences et à leur ciblage. La démarche de ciblage et de qualification permet d’identifier et de choisir dans des délais extrêmement courts les sites partenaires les plus pertinents pour porter l’offre de l’annonceur. Ceux-ci présentent le trafic d’audience le mieux ajusté au public cible de la marque et des produits. Les annonceurs ont encore tendance à faire passer les questions de ROI avant le qualitatif. Pourtant, une logique d’intégration ciblée n’est pas contradictoire avec le volume des ventes effectuées au cours d’une campagne. Au contraire, plus un annonceur travaille qualitativement, plus ses campagnes sont efficaces. Annonceurs et sites éditeurs vont devoir aller de plus en plus vers cette démarche de qualification de leur audience pour l’analyser en termes de ‘valeur client’, d’affinité avec les marques, de budget d’achat online moyen. Ces données donnent une visibilité à l’annonceur sur ses internautes et sur ce qui les amène sur son site. De plus, cette analyse l’aide à maîtriser son réseau d’affiliés en terme de contenus et de se concentrer sur les 20% d’entre eux qui fournissent 80% des ventes. La plateforme d’affiliation joue par ailleurs ici un rôle clé. Il lui revient en effet de fournir les outils de qualification des audiences et de systématiser la démarche à l’entrée sur sa plateforme pour garantir à tous des interlocuteurs de qualité. Conclusion L’affiliation évolue de plus en plus vers une publicité intégrée et adaptée à l’audience, occupant une place naturelle dans les pages des sites éditeurs. Après les sites et les blogs, il ne fait aucun doute que l’affiliation va prendre pied dans de nouveaux univers Internet. Les communautés web, par exemple, détiennent un potentiel non négligeable pour les campagnes dont l’intégration s’y opérera selon une véritable adéquation comportementale avec les visiteurs. Le téléphone mobile également devient incontournable. Dans ce cas, en routant du trafic Internet classique vers du trafic Internet mobile, l’affiliation conduira les campagnes de promotion sur un média très personnel pour l’utilisateur. Le qualitatif et le ciblage devront d’emblée faire la différence. Ces nouveaux défis ne pourront qu’entériner les démarches d’analyse d’audience et confirmer que qualitatif rime aussi avec volumétrie. AUTEUR public-idées sylvain gross Directeur général Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE Les différentesformes d’intégration de la pub dans le format video Le succès des plates-formes vidéo auprès des internautes attirent les annonceurs qui ne savent pas toujours comment communiquer sur ses sites où les formats traditionnels proposés (pavé et mégabannière) ne sont plus les seuls recours. Parmi les nouveaux formats proposés, Le pré-roll est certainement le plus courant. Il s’agit d’un format classique de 10 à 15 secondes diffusé avant le contenu vidéo. Si l’internaute a montré quelques signes d’exaspération à la sortie de ce format, les crispations semblent s’être calmées. Les internautes ne sont pas dupes et savent que la gratuité des plates-formes vidéo tient à la publicité. Aussi, l’annonceur qui choisit le pré-roll, format captif s’il en est (on est obligé d’y passer !) doit bien comprendre ce contexte de diffusion s’il veut laisser une trace positive dans l’esprit de l’internaute. Le Toaster Ad nous semble donc plus intéressant. Ce petit format publicitaire interactif vient se superposer au contenu de façon visible mais non gênante. Il s’inscrit bien dans l’esprit d’Internet car il laisse le choix à l’internaute d’en savoir plus sur un simple clic. Le contenu publicitaire apparaît alors en superposition du contenu vidéo consulté qui se fige. Le Toaster Ad se referme d’un simple clic, l’internaute revient alors sur la vidéo initiale. Le Toaster Ad est un format impactant car il laisse une vraie place à un contenu publicitaire soigné (vidéo), il assure une véritable attention de l’internaute qui clique pour le voir sans qu’on le lui impose (permission marketing) et permet le ciblage contextuel si l’on prend soin de bien adapter le message publicitaire aux contenus sur lesquels il viendra se greffer. Le lever du rideau, pour les marques en recherche d’effet « wouah », nous conseillons davantage le « lever de rideau ». Littéralement, il s’agit d’un format de 5 secondes qui s’ouvre ensuite pour laisser place à la vidéo, tel un rideau devant une scène de théâtre. A réserver à des annonces fortes, notamment sur le plan visuel comme des sorties de DVD par exemple. Même remarque pour le format HD Vidéo qui permet de diffuser des publicités d’une qualité visuelle nettement améliorée. Le Companion Sponsor Logo est à réserver à des objectifs plus tactiques. Le format est initié par un logo ; en un clic, l’internaute arrête le contenu et ouvre un format publicitaire qui demande des informations bien ciblées (email, numéro de mobile etc.). Et ce ne sont que 4 exemples… Les plateformes de UGC (Youtube, Dailymotion) et sites vidéos ont chacun développé des modèles propres. Eh oui, les formats vidéo sont aujourd’hui variés et servent aussi bien des objectifs d’image, d’impact que de recrutement. Un point commun : ils demandent tous une bonne réflexion créative en amont et une excellente déclinaison graphique et technique. Les formats vidéos sont une vraie carte à jouer pour de nombreuses marques qui veulent toucher différemment leur public, car ils représentent aujourd’hui un mode de communication innovant et financièrement accessible pour des taux de clics au-dessus de la norme… peut-être plus pour longtemps, alors dépêchez-vous ! La publicité vidéo au service du R.O.I. ? La publicité vidéo est d’abord apparue sur la Toile comme simple copie du spot Tv de la marque. Le succès fut rarement au rendez-vous. C’est que les internautes ne trouvent aucun intérêt à revoir et encore à moins à cliquer sur un spot qu’ils ont déjà vu. Les marques ont dû comprendre que leur communication vidéo sur Internet devait répondre à la promesse de ce media : trouver ici ce qu’on ne trouve pas ailleurs. Logiquement, les annonceurs se sont donc lancés dans la production de contenus spécifiques, se voulant à l’image des contenus amateurs qui remportaient la faveur des internautes : drôles, trash, complètement décalés. Le succès fut là encore bien inégal. La preuve : combien de vidéos « virales » de marques pouvez-vous vous rappeler ?… pas beaucoup voire aucune. Aië ! C’est que le viral ne s’improvise pas non plus, et demande une stratégie arrêtée vs une opportunité non réfléchie, des parti-pris très forts au niveau créatif vs une vidéo qui a été tellement « softisée » pour plaire à tous les services internes de l’Annonceur qu’elle ne fait plus rire personne à la sortie et enfin, une vraie médiatisation vs une simple mise en ligne sur une Intégrer la publicité dans le format video DOMPTER LES BANNIERES DE PUBLICITE 96 L’agitateur e-media Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    DOMPTER LES BANNIERESDE PUBLICITE 97 plate-forme vidéo car c’est bien connu « ça va marcher tout seul ! ». Bref, le marketing viral en a déçu plus d’un mais il y a de vraies raisons à cela et quelques marques qui ont fait l’effort de s’investir fortement avec valeurs, créativité, objectifs et budget ont remporté de belles victoires (Pirelli et sa déesse de feu Naomi Campbell ou encore plus loin de nous, BMW et sa Madonna en piteuse posture). Mais comme le calme après la tempête, les initiatives intelligentes se multiplient : des vidéos à contenus spécifiques pour le web qui vont plus loin que le spot tv, des extraits de films ou d’émission détournées, des peoples porteurs de messages, etc. Et tout cela, pas uniquement pour des marques en quête d’impact qualitatif, de construction d’image ou de notoriété. Aujourd’hui, les domaines des services et du e-commerce n’hésitent plus à utiliser la vidéo pour faire la différence dans un contexte de plus en plus concurrentiel. Et ça marche ! Nous avons aujourd’hui moult statistiques qui prouvent que la vidéo (pour peu qu’elle soit bien faite évidemment) a un réel impact sur les ventes. Les annonceurs ROIste et autres VPCistes encore frileux, hésitent à franchir le pas. Pourtant, les coûts ne sont pas forcément ceux qu’ils croient. Les vidéos ne sont pas obligatoirement tournées ad hoc. Les banques d’images regorgent de contenus utilisables rapidement et à moindre coût. Bien sûr, le coût d’une campagne vidéo reste supérieur d’environ 20% à une campagne classique (adserving compris) mais les résultats réalisés rentabilisent souvent bien mieux l’euro investi qu’une campagne classique. Pas étonnant au vu de ces chiffres qu’un annonceur qui teste la vidéo y revienne dans la majorité des cas et l’intègre à son mix créatif, voire (pour une minorité actuellement) la choisisse comme mode de communication unique. AUTEUR L’agitateur e-mediA Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    mobile gagnant, toujoursplus de contacts en pocheLa 1ère base de données OPT-IN qualifiée avec près de 1,4 million d’adresses* une qualification pousséesocio-démographique : sexe, tranche d’âge, année de naissance, CSP, constitution du foyercentres d’intérêts : maison, quotidien, finances, loisirsgéographique : département, CP, villeune offre clé en mainciblagediffusionsuivi de campagneplus d’infos sur orangepublicite.frOrange publicitéFrance Télécom - S.A. au capital de 10 457 395 644 d - RCS PARIS : 380 129 86 - Grenade* Source interne Janvier 2008Ratecard_
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    Orange publicité, larégie de l’opérateur intégré Orange : 8 millions de foyers abonnés internet* 1,2 million de foyers abonnés à la TV d’Orange* 24,2 millions de clients mobile** plus d’infos sur orangepublicite.frOrange publicitéFrance Télécom - S.A. au capital de 10 457 395 644 d - RCS PARIS : 380 129 86 - Grenadepassez au plan media du 3ème type*Source interne - janvier 2008**Source interne - décembre 2007Ratecard_
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    101 OPTIMISER LARELATION AVEC L’INTERNAUTE SOM M A I R E Les nouveaux défis du marketing client - P.102 L’e-fidélisation - P.106 Introduction au ciblage - P.110 Mieux connaître le client pour mieux le cibler - P.112 Cybercriminalité, frein à la confiance client - P.115 Juridique - P.118 Sommaire Général
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    TENDANCE Le mondechange et les consommateurs également. L’objectif de ce texte est de partager quelques réflexions sur ce que peut apporter le marketing client (d’autres diraient le CRM ou encore le marketing relationnel...) aux marques dans ce nouveau contexte particulièrement complexe et inédit. Le contexte Hyper fragmentation des media S’il était relativement simple de lancer une marque ou un produit il y a encore une dizaine d’années au travers d’un plan media sur les principaux supports de masse, ce n’est absolument plus le cas aujourd’hui. Le paysage des media a littéralement explosé : multiplication des chaînes télé (câble, TNT, Internet), des radios (idem…), de la presse gratuite et émergence de nouveaux pôles de contenus (portails, sites web, blog, podcast…). Cette explosion a considérablement fragmenté l’audience et donc complexifié la mise en place des plans media. Multiplication des points de contact avec les marques Au même titre que les media, les points de contact voire de dialogue entre une marque et ses clients se sont multipliés depuis quelques années. Au point de vente, au téléphone et au courrier postal se sont ajoutés l’email, le SMS, le web, les flux RSS, les bornes interactives et bientôt les puces RFID. Concrètement, cela se traduit notamment par la multiplication des bases de données et des flux d’informations clients-marques. Les bases se sont accumulées au fil des années et des projets : clients magasin, acheteurs e-commerce, abonnés newsletters, participants à des jeux, etc. Souvent hétérogènes, ces bases de données sont encore très rarement connectées entre elles et très peu de marques possèdent aujourd’hui une vision à 360 degrés de leurs clients. Un client multicanal et exigeant Plus mobiles que jamais, les consommateurs bougent et veulent garder un contact de plus en plus constant, réactif et interactif avec les marques. Où qu’ils soient, ils veulent être reconnus quel que soit le canal qu’ils utilisent. Saturation des supports traditionnels et recherche d’une relation plus personnalisée La publicité est aujourd’hui partout. Elle a envahi la totalité de l’espace public mais également privé. Les milliers de messages qu’un consommateur voit chaque jour réduisent l’efficacité des campagnes et commencent à susciter un sentiment de saturation. Pour être efficace, la communication devra nécessairement aller vers davantage de personnalisation aussi bien dans sa forme que dans son contenu : moins de messages, mais plus de ciblage. Le constat A travers ces éléments clés de la nouvelle société de consommation, un nouveau modèle structurant est sans aucun doute en train d’émerger. Nous passons indéniablement du modèle des mass media à celui « des media des masses » pour reprendre l’expression de Joël De Rosnay. Depuis quelques années, les consommateurs (tout comme les citoyens) s’approprient les media et y diffusent leurs propres messages. Le web 2.0 reflète, accélère et amplifie cette prise de parole en donnant aux masses des outils de diffusion conviviaux, quasiment gratuits et terriblement efficaces. Ce changement de modèle a des conséquences dans toutes les sphères de la société (éducation, presse, politique, économie…) et bien évidement dans le marketing et la communication. Au niveau de la publicité, ce changement de paradigme va sans doute remettre en cause la prééminence du modèle de la publicité tel qu’il existe depuis plus de cinquante ans. Les annonceurs qui voudront exister ne pourront plus le faire uniquement via les media de masse (s’ils continuent d’exister…) mais en entrant intelligemment dans les conversations digitales : forums, blogs, sites consuméristes, media et portails 2.0… Il en est de même pour la relation client et le CRM : auparavant, on avait coutume de dire qu’un client mécontent le disait à 10 personnes ; aujourd’hui il peut le faire savoir facilement à des centaines de milliers voire à des millions ! La formidable caisse de résonnance du web donne aux consommateurs un nouveau pouvoir qu’il appartient aux marques de prendre en compte. Les nouveaux défis du marketing client OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 102 ETO Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    OPTIMISER LA RELATIONAVEC L’INTERNAUTE 103 Vers une relation client renouvelée Face à ce constat, une réflexion s’impose : la relation client deviendra l’un des éléments constitutifs de la marque. Dans un monde où les consommateurs joueront un rôle primordial dans la construction et la vie des marques, une marque qui ne saura pas maîtriser son dialogue client prendra des risques considérables. Il devient alors essentiel pour les annonceurs de mettre en place des dispositifs d’écoute, de relais et d’animation clients. Certains de ces dispositifs existent déjà. Depuis plusieurs années, le CRM, la relation client ou le marketing relationnel fournissent aux annonceurs des outils et des méthodologies pour mieux appréhender les clients et établir avec eux des liens interactifs et pérennes. Pour autant, il faut aujourd’hui aller plus loin et relever les nouveaux défis que nous impose ce contexte inédit. En effet, les annonceurs doivent comprendre qu’il est désormais indispensable de mettre en place une réelle démarche de marketing orientée client pour que leur marque s’enrichisse de la relation client et non l’inverse. Le nouveau marketing client Il est encore difficile d’établir précisément les fondamentaux de ce nouveau marketing client. Toutefois, on peut en esquisser les enjeux de la manière suivante : Les marques doivent exploiter le marketing client pour entamer une relation directe avec leurs consommateurs sans passer par les media de masse en perte de vitesse. A ce titre, les supports de communication relationnelle (site web relationnel, email, mailing, podcast…) deviennent de véritables media propres à la marque. C’est à partir de ces supports propriétaires que la marque peut diffuser et faire diffuser ses messages. En poussant plus loin la réflexion, la base de données clients devient même un capital participant à la valorisation de la marque. Comme c’est le cas depuis plusieurs années pour les sociétés de vente à distance, le fichier client/prospect fait partie intégrante de l’actif de l’entreprise. Best Practices : Leroy Merlin avec Du coté de chez vous (http://www.dccv.tv), PG avec Home Made Simple (http:// www.homemadesimple.com)... Le marketing client doit permettre d’identifier les ambassadeurs de la marque et de créer avec eux des liens privilégiés pour qu’ils deviennent les nouveaux supports de diffusion des messages de la marque. D’un coté la marque devient un media, de l’autre, les consommateurs ont eux aussi la possibilité de créer des contenus, de les diffuser et de devenir des pôles d’audience considérables. Le rôle des marques sera donc de faire en sorte que leurs produits et leurs services deviennent l’objet des conversations digitales entre les consommateurs. L’un des moyens sera d’identifier les ambassadeurs de la marque et de leur fournir les outils pour qu’ils puissent co-créer et diffuser les messages de la marque auprès de leurs différentes communautés. People are the medium ! Best Practices : Les Cercles des Parfums Thierry Mugler, la plateforme Armani Exchange sur MySpace, Wikirider de Rip Curl Le marketing client permettra également d’identifier rapidement les éventuels problèmes liés aux produits ou aux services de la marque pour être à même de les régler en one to one avec le client et éviter ainsi la diffusion de messages et de buzz négatifs. Les marques devront mettre en place des dispositifs d’écoute et de veille. Un simple numéro vert ne sera plus suffisant surtout si les insatisfactions ne sont pas ensuite traitées et résolues. Une veille constante de ce qui est dit et écrit sur les produits et services sera indispensable pour identifier à la source les éventuels problèmes. Best Practices : Open for Discussion de Mc Donald’s (http://www.homemadesimple.com) et Idea Storm de Dell (http://www.dellideastorm.com/). Si des messages négatifs circulent néanmoins, le nouveau marketing client permettra aux marques de réagir plus rapidement et d’allumer éventuellement des contre-feux via le réseau d’ambassadeurs. Lorsque des produits d’Apple sont attaqués sur les forums, ce ne sont pas les équipes de la marque qui répondent mais les fans. La fonction Marketing Client Au niveau organisationnel, la fonction marketing client sera revalorisée et son périmètre sera beaucoup plus large qu’il ne l’est aujourd’hui. Véritable ambassadrice du client au sein de l‘entreprise, son rôle sera primordial pour représenter les attentes des clients mais aussi fédérer les communautés en orbite autour de la marque. Cette fonction devra être garante des valeurs de la marque au sein des communautés, de la maîtrise et de la cohérence de l’information client. Vers une relation client renouvelée Le marketing client sera bien éloigné des pratiques actuelles du marketing direct et du CRM. Il est en effet essentiel de définir les modalités d’une relation client renouvelée. Une relation consensuelle, constructive et personnalisée Face à la saturation des messages publicitaires que ressentent les consommateurs, le marketing client doit offrir la possibilité à chacun de gérer lui-même la pression publicitaire à laquelle il consent. Ce marketing consensuel doit permettre aux clients d’énoncer ce qui les intéresse à court terme (centres d’intérêt, types de produits ou de services…), ce qui les intéressera à moyen-long termes, à Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    quelle fréquence ilsdésirent recevoir des messages de la part de l’annonceur, par quels canaux …et quels sont les canaux qu’il faut absolument éviter ! Best Practices : la fonction My Profil sur Amazon.com Une relation nomade dans laquelle le virtuel et le réel sont entrelacés et indifférenciés L’Internet mobile et les technologies interactives vont considérablement modifier les comportements de consommation. Ils introduiront de manière inédite l’interactivité dans le réel et tout au long de l’acte d’achat (information sur le produit, recherche du meilleur rapport qualité/prix, achat, service après-vente…). Les vitrines interactives, les mobiles tag, les packaging RFID seront autant de liens hypertextes sur lesquels les consommateurs pourront cliquer pour mieux acheter. On comprend dès lors l’enjeu d’une gestion cohérente des informations clients. La convergence de toutes les données clients au sein d’un seul et unique système d’information sera indispensable pour rendre possible ces interactions via tous les points de contacts possibles entre les consommateurs et la marque. Best Practices : Vitrines interactives des boutiques Morgan, caddy intelligent de Stop and Shop… Une relation plus transparente et plus responsable L’exploitation des nouvelles technologies permet d’aller très loin dans la connaissance du comportement des consommateurs. Il est alors impératif d’être transparent avec eux sur les modalités d’exploitation des données personnelles ainsi récoltées. Face à la peur d’un « big brother » marchand, les marques devront rassurer les consommateurs sur la manière dont ils traitent les informations les concernant. Best Practices : la page Privacy Policy sur Amazon.fr Conclusion Au-delà du CRM, du marketing relationnel ou de la relation client, il semble plus que jamais nécessaire de réfléchir aux fondements d’un véritable marketing client qui prenne la mesure des dernières évolutions de la société de consommation. Si des années 50 aux années 80, les industriels avaient le pouvoir et ont fondé les bases du marketing produit et de la publicité, les années 90 ont vu les distributeurs s’en emparer. Ils ont rapidement compris l’intérêt de mieux connaître leurs clients et ont mis en place les premiers dispositifs CRM notamment au travers des cartes de fidélité. Ces systèmes ont connu leurs heures de gloire et leurs déboires (de nombreuses entreprises se sont perdues dans les méandres technologiques du CRM version SSII au début des années 2000…). Pour autant, certaines marques-enseignes ont réussi à générer des revenus considérables en ne privilégiant pas une vision techniciste de la relation client ( Tesco, Leroy Merlin….). Aujourd’hui se profile une nouvelle révolution copernicienne : après l’industriel et le distributeur, c’est au tour du consommateur de prendre sinon le pouvoir du moins la parole. Cela ne veut pas dire que la partie soit perdue pour les annonceurs (industriels ou distributeurs). Après le mythe du tout CRM dans les années 90-00, il faut se garder de sombrer dans le mythe du tout participatif ! Les marques auront toujours la possibilité et les moyens de prendre la parole. Mais la donne a changé et elles devront désormais tenir compte du consommateur. AUTEURs ETO Yann CLAEYSSEN Directeur général 104 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TECHNIQUE A l’heureoù le consommacteur utilise Internet comme un outil indispensable de comparaison et d’aide à l’achat ; à l’heure où la publicité se remet en question face aux nouvelles préoccupations du pouvoir d’achat ou du développement durable, la stratégie de fidélisation d’une marque prouve qu’elle est un levier business ultra efficace et souvent plus économe pour l’annonceur. La fidélité c’est l’amitié, une relation durable et constructive. Aristote estime que la seule véritable amitié est l’amitié vertueuse. Cette relation d’amitié naît très souvent de la découverte d’affinités ou de points communs. Ainsi, plus les centres d’intérêts communs sont nombreux, plus l’amitié s’intensifie et cela implique très souvent un partage de valeurs morales communes. Internet, media en ébullition constante, est avant tout un lieu d’échange, de partage et de dialogue entre les internautes et donc entre une marque et ses aficionados. Après l’ère des LoveMarks (Kevin Roberts, Saatchi Saatchi) où le publicitaire créatif rêvait déjà d’une dépendance amoureuse avec les marques-passions, voici venir l’ère durable de la Consumer Friendly où le consommateur et la marque échangent et progressent ensemble. Comme en amitié, il faut donc savoir donner pour que cela fonctionne : cadeaux, écoutes réciproques, échanges de conseils, entraide, soutien et partage de loisirs sont autant de bons plans pour fidéliser ses clients. Internet est incontestablement le media le plus efficace pour booster la fidélisation et développer une relation durable entre une marque et son ami acheteur. Bienvenue dans le monde magique de la e-fidélisation… Analyser et comprendre l’internaute pour identifier les clients porteurs de profit. Fidéliser et/ou capter le consommateur au comportement zappeur implique de bien le connaître. Internet apporte des solutions fiables pour analyser le comportement d’achat des clients. Nous touchons là un point essentiel de la fidélisation et de la stratégie e-business : comprendre et réfléchir avant d’actionner des mécanismes de fidélisation inadaptés à ses cibles. Imaginons un instant le discours entre une marque et son client… Cher client, apprenons à nous connaître et plus si affinités. J’ai à ma disposition des outils d’analyses passifs mais très utiles via des tiers de confiance. L’objectif est d’apprendre à mieux te connaître pour adapter mes rubriques, les principes de navigation et aussi mes services en fonction de ton parcours. Ces outils m’expliquent comment tu es venu sur mon site, combien de fois tu es venu et combien de pages tu as lu. Mais cela ne suffit pas si l’on veut mieux se connaître. J’ai besoin d’en savoir plus… Je vais donc prendre la bonne habitude d’analyser activement, via différents formulaires courts et efficaces, tes besoins, tes envies, tes réactions et tes exigences. Je te propose alors de renseigner certaines questions (à ton rythme) à chaque étape de ton processus de visite ou d’achat afin de mieux te comprendre pour toujours mieux te servir. En échange de ces informations je vais te prouver que je privilégie la qualité à la quantité. D’ailleurs, en me laissant ton mobile, qui devient progressivement un lieu d’échange privé entre nous, je serais ainsi plus proche de toi pour t’annoncer de bonnes nouvelles ;) Les discours des annonceurs évoluent et s’adaptent en gardant comme objectif de structurer leur base de données. Les données récoltées deviennent la source et la matière première de toutes les décisions stratégiques pour développer au mieux le business. Les systèmes de gestion de base de données en back et middle office doivent être pensés et développés de façon à ce qu’ils soient des outils efficaces d’aides à la décision. Fidélisation interactive ou comment créer du lien avec le consonaute Dès le premier achat, un site Internet doit proposer de nombreux outils (pour la plupart dérivés des outils classiques offline) destinés à accroitre durablement la politique relationnelle. Des tactiques de récompenses à la CRM en passant par les clubs ; Internet pousse toujours plus loin les limites de la fidélisation. Cher ami client, je te fais gagner du temps Tu cherches un produit ? Avec un moteur de recherche suggestif intelligent, une ergonomie bien pensée et un design épuré je te facilite la vie et je fais en sorte que tu ne te fatigues plus à cliquer dans tous les sens pour trouver l’e-fidélisation OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 106 Blue Acacia Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    OPTIMISER LA RELATIONAVEC L’INTERNAUTE 107 les produits qui te correspondent le mieux (e-profiling) Tu as repéré un produit qui te plaît ? Je te propose de le voir sous toutes les coutures (zoom, vidéo, configurateur) et je te propose des produits associés (cross selling ou up selling) qui iront très bien ensemble. De plus, je te montre que nos amis communs ont choisi aussi tel produit ou tel autre nouveau produit. Tu souhaites t’informer ? Je te propose de t’inscrire aux différents flux RSS (conseils, produits, services ou actualités) et à une newsletter personnalisée quand tu veux et à l’adresse que tu veux, avec une liste de produits et de services qui te conviennent parfaitement. Grâce à ces services, tu ne seras pas obligé de revenir sans arrêt sur le site pour repérer de nouveaux produits ;) Sur Internet, il est possible de personnaliser à l’extrême grâce aux Nouvelles Technologies et au développement du haut débit. Par exemple : les agents virtuels qui aident le consonaute à faire des choix à toutes les étapes de son processus d’achat (formulaires, inscription, choix des produits ou encore mode d’emploi). Quelques expériences en ligne d’intelligence artificielle donnent des idées pour pousser plus loin les services en ligne et donc la fidélisation interactive. Cher ami client, je t’offre un espace de communication Au-delà de la notion de Club, mécanisme banalisé, une marque sur Internet peut proposer un lieu privilégié avec différents niveaux de services en fonction des besoins et de l’implication du client. Deviens un nouveau membre de la famille. Je t’offre la possibilité de communiquer avec tous les amis de la marque. Partage, échange, dialogue avec ceux qui partagent les mêmes passions et les mêmes intérêts que toi. Je vais te faire vivre de nouvelles expériences ! Pour cela je te propose de réagir (avant tout le monde) sur un nouveau produit. Le consommateur, acteur de la marque à part entière peut réagir et interagir sur de nouveaux produits en test avant même la vente grand public. Prends le pouvoir. En achetant un produit, tu en deviens propriétaire. Je te laisse donc la possibilité de rédiger des critiques, de noter les produits et de commenter nos services. Tu peux aussi témoigner ou envoyer des astuces de consommation grâce à la vidéo Cher ami client, je te remercie de me faire confiance et pour cela je te récompense Il existe 3 types de récompense : le bon d’achat, le cadeau et le droit à des remises. Le premier coûte très cher, le deuxième n’a aucune conséquence directe sur le chiffre d’affaires… Le dernier mode de rémunération est sûrement le plus efficace pour augmenter durablement le chiffre d’affaires. Il est, de plus, toujours possible d’adhérer à un programme mutualisé avant de mettre en place son propre programme. Ce choix se fait principalement en fonction du temps et des moyens que l’on peut y consacrer. Dans tous les cas il est nécessaire d’être généreux. La gestion du cycle d’achat booster par l’e-commerce La gestion du cycle d’achat est un moyen de fidélisation décuplée sur Internet. Les outils sont complexes à imaginer et mettre en place en fonction de la cible, des services et produits, même si techniquement cela revient à mettre en place une routine automatique qui relance l’acheteur suivant un cycle pré déterminé. Les modules de gestion du cycle d’achat actuels peuvent fonctionner par email et/ou de plus en plus via sms en push wap (envoi d’un sms qui embarque un lien vers un site wap qui vous permet de déclencher une commande en un clic). La vente à des internautes déjà clients est plus rapide et le retour sur investissement devient beaucoup plus intéressant que le coût d’acquisition et de transformation réalisés dans le cadre d’une campagne de conquête de nouveaux clients. Vers la fidélisation de la Marque Cher ami, nous partageons des valeurs communes, échangeons et dialoguons ensemble sur des sujets qui nous rapprochent plus. Développement durable, commerce équitable, besoin de bien être et de temps face au stress… l’achat raisonné et raisonnable est une motivation importante pour le consommateur. Ainsi, au-delà des objectifs de fidélisation pour vendre mieux et durablement, Internet offre la possibilité aux marques de partager des valeurs communes avec ses clients. L’ami fidèle accompagnera la marque dans sa lutte contre le gaspillage (Edf), pour un pouvoir d’achat plus important (Leclerc) ou pour des objets plus beaux, plus pratiques (Apple)… Conclusion Ainsi avec une meilleure compréhension des consommateurs et des dernières tendances ergonomiques, un site e-commerce (ou vitrine) répondra plus précisément aux attentes des clients afin de les fidéliser durablement. Mais au-delà de la e-fidélisation sur Internet il est impératif pour une marque de réconcilier le message avec les différents media (online et offline) et surtout hors media. Mieux fidéliser c’est aussi penser Multicanal avec une stratégie transversale et innovante. Enfin, il est important de rappeler que tout programme de fidélisation fonctionne si et seulement si les pré-requis de base sont remplis : bon produit, bon prix, site bien dessiné, bon merchandising, bonne communication et bon service. Pour fidéliser, il est donc capital de réfléchir à un bon mix marketing (produit, place, prix, promotion). AUTEURs Blue Acacia Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE Ciblage : origine et technologies Définition générale Le ciblage est une technique marketing consistant à identifier un segment de population sur lequel concentrer les investissements publicitaires d’une marque. Ce segment de population, cette cible, est particulièrement susceptible de s’intéresser aux produits de la marque en question. Il y a plusieurs critères pour juger le potentiel d’un segment de population. En particulier les segments doivent être : Substantiels (volume significatif) Homogènes Distincts (d’autres segments) Identifiables, accessibles et mesurables Utiles (notamment en terme de pouvoir d’achat !) L’utilisation de cette technique sur Internet permet un ciblage très fin grâce auquel les marques diffusent leurs campagnes publicitaires à des internautes identifiés en fonction des critères cités précédemment. L’objectif pour l’annonceur est de ne communiquer qu’auprès des internautes qui sont a priori prêts à l’écouter ! Description des différentes formes de ciblage Sur Internet, il existe 6 types de ciblages : Sociodémographique Le ciblage sociodémographique part du principe que les internautes d’une certaine tranche d’âge, ou appartenant à une catégorie socioprofessionnelle particulière ont des comportements d’achats ou des centres d’intérêts communs. Typiquement, les femmes seront plus sollicitées sur les produits de beauté, les hommes sur les voitures, les CSP + sur les produits de luxe, etc. Le ciblage sociodémographique peut être effectué selon 3 critères : Age : généralement on distingue les moins de 15 ans, les 18-24 ans, les 25-34 ans, les 35-49 ans et les internautes de 50 ans et plus. Genre : hommes / femmes Catégories socioprofessionnelles. Les segments les plus usités sont : CSP +, CSP -, étudiants, retraités, inactifs. On peut aussi trouver une segmentation par métiers (enseignants, médecins, cadres…) ou par tranches de revenus. Géographique Le ciblage géographique se base sur la localisation physique de l’internaute : pays, régions, départements et villes. Ce type de ciblage est particulièrement utile pour un annonceur dont les offres sont locales. Par exemple, une pizzeria qui fait de la livraison à domicile peut choisir de ne diffuser sa publicité qu’auprès des internautes résidant dans sa zone de chalandise. Usage L’usage est lié au type et au mode de connexion sur Internet : bas débit ou ADSL, horaires et jour de connexion, surf depuis le domicile ou le lieu de travail de l’internaute. Ce ciblage part du principe qu’un même internaute a des comportements de surf très différents selon qu’il se connecte à Internet depuis son poste de travail mardi matin, ou depuis son domicile vendredi soir. Ainsi, pour des campagnes BtoB, les annonceurs ne cibleront que les internautes se connectant depuis leur poste de travail, aux jours et horaires de bureau. Contextuel Le ciblage contextuel porte sur le contenu des sites visités par les internautes ou les requêtes qu’ils tapent dans les moteurs de recherche. Les liens sponsorisés sont spécifiques à ce type de ciblage. Les annonceurs font des enchères sur des mots-clés de leurs univers et lorsque l’internaute tape ces mots-clés sur un moteur de recherche, la publicité de l’annonceur est diffusée. De la même manière, il existe des liens sponsorisés qui s’insèrent dans le contenu des sites Internet, au coeur de ce qui intéresse les internautes : un site parle de cuisine et dans son texte apparaît le mot « sucre ». Si un e-commerçant a enchéri sur ce mot, sa publicité contextuelle sera affichée. Thématique Le ciblage peut également se réaliser en fonction des thématiques des sites. N’importe quel internaute qui visite un site sera exposé aux mêmes publicités que les autres visiteurs. Par exemple : sur un site de décoration, il pourra y avoir les publicités des annonceurs de cet univers sur un site auto moto, des publicités de constructeurs automobiles sur un site d’actualité informatique, des publicités hardware / software Comportemental Le ciblage comportemental est la technique qui permet aux annonceurs de se rapprocher le plus de leurs contacts OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 110 Weborama introduction au ciblage Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    OPTIMISER LA RELATIONAVEC L’INTERNAUTE 111 utiles car les internautes sont ciblés selon leurs centres d’intérêts propres. Le ciblage comportemental peut se baser sur un ensemble de critères : Les requêtes des internautes Les publicités auxquelles ils ont été exposés et sur lesquelles ils ont (ou non) cliqué Les contenus des sites visités Les comportements de navigation sur les sites annonceurs Le ciblage et l’analyse marketing au service du branding et de l’efficacité des campagnes Le ciblage est maintenant une composante essentielle du succès des campagnes de publicité online, tous objectifs confondus : clics, achats, notoriété… Les messages des annonceurs passent d’autant mieux qu’ils sont en phase avec ce qui intéresse les internautes. Un pré-requis est indispensable à l’efficacité du type de ciblage choisi par l’annonceur : la connaissance marketing de sa cible, de ses centres d’intérêt et de ses comportements sur Internet. Si l’annonceur ne sait pas définir qui est susceptible de s’intéresser à ses offres, il n’y pas de ciblage possible. A contrario, l’annonceur teste et affine la connaissance de sa propre cible en réalisant des campagnes ciblées sur Internet. Considérons par exemple que l’annonceur diffuse sa campagne auprès des femmes de 18-24 ans qui « transforment » moins que prévu. L’annonceur ajuste son tir et décide de diffuser auprès d’une cible un peu plus âgée. La campagne est un succès. L’annonceur sait maintenant que « son » public est plutôt constitué de femmes de 25 à 34 ans. Cette connaissance plus approfondie de la cible servira pour les campagnes suivantes, qu’elles soient off ou online. On peut en conclure que le ciblage est une solution de mise en contact des annonceurs avec leurs cibles en très grande affinité. Cette technique répond aux besoins de branding des annonceurs et permet de construire une relation pérenne entre les annonceurs et leurs contacts utiles. Evolutions du marché Le ciblage comportemental va dans le sens de l’histoire : nos sociétés de consommation sont entrées dans l’ère des conso-acteurs informés, plus individualistes, qui consultent des media de plus en plus fragmentés et de plus en plus ciblés. Ces internautes « zappent » ce qui ne les intéresse pas et, au contraire, valorisent les marques qui comprennent leur « unicité ». Dans ce cadre, les marques ont tout intérêt à jouer le jeu du ciblage et à se rendre « plus proches » de leurs consommateurs pour gagner en efficacité. Cette meilleure connaissance des cibles se traduit pour les annonceurs par plus d’affinité entre les messages et les internautes qui y sont exposés et in fine par une meilleure efficacité des campagnes off et online. Enfin, le ciblage comportemental crée une véritable révolution sur le marché et amène les annonceurs et leurs agences vers de nouveaux plans media qui s’affranchissent de supports déterminés pour s’intéresser aux véritables cibles, où qu’elles soient. Dans ce sens, les régies ne seront plus amenées à commercialiser des espaces publicitaires mais des profils anonymes d’internautes. AUTEURs Weborama Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TECHNIQUE Introduction Aujourd’huiles entreprises disposent d’une masse impressionnante d’informations sur leurs internautes. Les nouvelles technologies de l’information permettent en effet une croissance exponentielle et une récupération aisée des données web. La problématique qui en découle est bien entendu le traitement de ces données en grand nombre. La multiplicité des points d’accès avec le client a notamment permis d’adapter l’information communiquée au client. Mais au-delà de l’adaptation de l’information, il est désormais nécessaire d’adapter le discours. Dans un milieu de plus en plus concurrentiel, où la réactivité est le maître mot, les entreprises qui se démarquent et se démarqueront sont celles qui sauront tirer profit des nouvelles technologies pour optimiser la relation qu’elles entretiennent avec leurs clients. De plus, l’essor du e-commerce et l’utilisation de technologies de plus en plus avancées ont engendré l’ère de la haute personnalisation et il est désormais possible de tendre vers un marketing « one to one ». On l’a bien compris, la connaissance de l’internaute est une problématique primordiale et les outils d’aujourd‘hui nous permettent de relever ce défi et d’explorer intelligemment la multitude de données laissées par chaque internaute après sa visite sur un site. Le Web Mining s’inscrit donc dans la réponse à cette problématique et se met au service de la connaissance client. Quelques définitions préléminaires Que sont les logs ? Ce sont des fichiers contenant l’activité du serveur web et répertoriant ainsi toutes les requêtes HTTP sur le site (demande de connexion, affichage de texte, affichage d’une image, …) Que sont les cookies ? Ce sont des fichiers texte stockés sur le disque dur de l’internaute à chaque visite. Ils sont surtout utilisés pour suivre l’internaute au fil de ses visites et déterminer qui il est et ce qu’il a fait sur le site. Les cookies contiennent généralement l’identifiant client, la date de la dernière visite sur le site, le numéro de session, le code de transaction. Il est possible pour l’internaute de désactiver les cookies, rendant alors impossible l’utilisation de ces informations. Que sont les tags ? Ce sont des marqueurs en Javascript qui sont insérés sur les pages d’un site. Lorsqu’une page contenant des tags est chargée, elle envoie des informations relatives à la navigation de l’internaute. Quelle est la différence entre segmentation et typologie ? La principale différence entre ces deux techniques repose sur leurs méthodes : on parlera de méthode séparative pour la segmentation puisqu’elle permet un découpage successif en partant de la population totale, alors qu’on parlera de méthode agrégative pour la typologie puisque on cherche à regrouper les individus selon leurs points communs. Qu’est-ce que le Web Mining ? Définition Le Web Mining est l’application des techniques du Data Mining à l’Internet. Il consiste en l’extraction d’informations pertinentes liées aux données collectées sur le web afin de mieux les connaître et de mieux appréhender leurs comportements. Le Web Mining remplit trois objectifs principaux : Améliorer la performance et le confort du site Augmenter le rendement des espaces publicitaires Améliorer la rentabilité de chaque internaute et la personnalisation du site Les deux visions du Web Mining Vision « site centric » Web Structure Mining : analyse structurelle du web Le Web Structure Mining analyse la structure des sites Internet ainsi que le cheminement de liens en liens. Il permet ainsi d’améliorer la performance des sites en anticipant le parcours des internautes selon leurs centres d’intérêt et de les y amener de façon plus immédiate tout en améliorant le confort de navigation (liens directs). Web Content Mining : étude du contenu des pages Le Web Content Mining s’intéresse au contenu des pages web : texte, images, liens et processus de découverte des sources d’information à travers les pages Web. Le plus courant reste le Text Mining basé sur des techniques de description, de classification et d’analyse d’expressions. Il est principalement utilisé par les moteurs de recherche pour aider les utilisateurs à trouver ce qu’ils recherchent. Mieux connaître le client pour mieux le cibler OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 112 ETO Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    OPTIMISER LA RELATIONAVEC L’INTERNAUTE 113 Vision « client centric » Web Usage Mining : Analyse des comportements internautes Le Web Usage Mining consiste à analyser le comportement de l’utilisateur à travers son parcours de navigation sur le site, afin d’affiner au maximum les profils clients et les modèles comportementaux. On identifie deux tendances dans le Web Usage Mining: Le General Access Tracking : analyse des fichiers logs pour comprendre les mécanismes d’accès et les tendances. Le Customized Access Tracking : analyse des tendances individuelles afin de personnaliser les sites en fonction des utilisateurs. Les principales sources d’information du Web Mining : Au-delà des données « classiques » (montant et détail de commandes, données sociodémographiques…), on collecte aujourd’hui des informations comportementales sur le web qui constituent de véritables « DataWebHouse ». Ces informations récupérées grâce aux solutions d’analyse de logs, de cookies et tags sont nombreuses : la provenance de l’internaute (moteur de recherche, affiliation, emailing), centres d’intérêt (quelles pages a-t-il visité, sur quelles pages est-il resté assez longtemps et a-t-il porté un intérêt tout particulier, quelle est la fréquence de ses visites, …). Comment appliquer le Web Mining à la connaissance client ? Différentes méthodes statistiques sont utilisées dans le développement d’applications de Web Mining afin d’améliorer la connaissance client. Parmi elles, voici les plus fréquemment utilisées : L’amélioration des segmentations clients et typologies existantes Très répandues en offline, les segmentations et typologies clients peuvent être très largement appliquées au web. L’objectif consiste à créer des groupes de clients homogènes entre eux mais bien distincts afin de les animer de manière différenciée et adaptée. Exemple d’une segmentation web dans le cadre d’un site e-commerce : Sur une période d’étude fixée, chaque visiteur se voit attribuer une note pour chacune de ses visites. Cette note est fonction de la qualification de la visite (par exemple, note = 1 pour une visite entrante, note = 2 pour une visite comprenant au moins 10 pages vues, note = 3 pour une visite au cours de laquelle des produits auront été ajoutés au panier…). Pour chaque visiteur, on ajoute les notes obtenues pour chacune de ses visites. L’analyse des combinaisons de scores va permettre d’identifier des groupes d’internautes aux comportements bien particuliers (gros consommateurs, petits consommateurs fidèles, …), pour lesquels on pourra par la suite adapter l’offre et le message. L’anticipation des attentes clients par l’analyse des associations L’objectif est de constituer des profils d’internautes partageant les mêmes centres d’intérêts pour recommander à un internaute certains produits qui ont satisfait d’autres utilisateurs au profil similaire. Ce type d’analyse a un fonctionnement asynchrone et fait appel la plupart du temps à des entrepôts de données sur lesquels les profils ont été préconfigurés. Exemple d’une analyse des associations dans le cadre d’un site e-commerce : L’exemple le plus simple concerne le développement d’offres croisées afin d’augmenter le panier moyen des internautes. Prenons un site de vente en ligne de livres qui veut construire un système de recommandation en fonction des livres dont l’internaute consulte la fiche produit. Le principe consiste à calculer le nombre de fois où des livres X et Y auront été vus au cours de la même session. Grâce à l’utilisation de trois indicateurs statistiques d’associations, il est possible d’extraire les combinaisons de livres les plus pertinentes : L’indice de confiance représentant la part de clients ayant vu les fiches produits X et Y parmi les clients ayant vu la fiche produit X L’indice de support désignant la part de clients ayant vu les fiches produits X et Y parmi la population totale (fréquence de l’association) Le taux d’amélioration confrontant l’indice de confiance à l’indice de support afin de mesurer la pertinence de l’association. Sur chacune des fiches produits, une zone est réservée à l’affichage des recommandations et viendra automatiquement se baser sur le fichier des associations pertinentes. L’algorithme sera alors fréquemment rafraîchi et intégré au site pour suivre les évolutions comportementales. Cette technique peut être étendue aux données de transactions : on s’intéressera alors aux livres ayant été achetés au cours d’une même commande. La personnalisation Véritable défi du Web Mining, la personnalisation comporte de multiples applications. Parmi elles, les ciblages emailing, les offres publicitaires personnalisées, le Behavioral Targeting. Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Les ciblages emailing Grâce à certains outils de web analytique, il est possible de connaître précisément les pages qu’un internaute a visité et ainsi identifier ses centres d’intérêt pour lui proposer une offre adaptée à ses besoins. Exemple : un internaute s’identifie sur un site et consulte certaines pages de la catégorie « Enfant ». On est capable de récupérer l’information par une simple extraction des visiteurs ayant consulté la catégorie « Enfant ». On comprend bien l’intérêt lors de ciblages emailing : « Vous avez montré un intérêt tout particulier pour notre sélection de produits Enfant, voici une offre commerciale applicable pour tout achat de produits dans cette catégorie ! ». Les offres publicitaires personnalisées L’objectif de ce type de publicité est de toucher une clientèle ciblée, on parle d’ailleurs plus généralement de publicité contextuelle adaptée (proposée notamment par les géants du moteur de recherche). Le principe s’appuie sur des techniques de Web Content Mining, couplées ou non à de la géolocalisation par IP, ce qui permet un ciblage par intérêt mais également par localisation géographique. Les liens sponsorisés en sont l’application la plus répandue : lorsqu’un internaute effectue une recherche sur un moteur, des annonces publicitaires en relation avec sa recherche sont mises en valeur sur le côté droit de la page de résultats. On peut également insérer des annonces publicitaires sur un site qui seront automatisées et adaptées au contenu de la page sur laquelle elles se trouvent. Ces fonctionnalités se développent également dans les boîtes de messagerie où l’affichage de publicité s’adapte au contenu des messages. Le ciblage comportemental (Behavioral Targeting) Le Behavioral Targeting permet de réaliser un ciblage en temps réel pour personnaliser l’affichage de publicité, de contenu éditorial ou d’offres de e-commerce. Cette technique permet de suivre un internaute à la trace lors de son parcours sur le site, de manière à lui proposer des informations concernant son propre profil, calculé en fonction des informations obtenues sur lui lors de ses visites précédentes mais également lors de la session en cours. Ainsi, si l’intérêt de l’internaute change d’une manière ou d’une autre en cours de session, ce qui lui est affiché sera adapté en temps réel. Exemple d’un ciblage comportemental dans le cadre d’un site de vente en ligne de CD : Un visiteur saisit « Mozart » dans le moteur de recherche du site, son profil est alors mis à jour en tant qu’amateur de musique classique. Le site pourra tout de suite lui proposer d’autres CD en rapport avec la musique classique et éviter la mise en avant du dernier album de Metallica ! Mais, si cet internaute tape ensuite « Rage against the machine », son profil sera automatiquement enrichi en temps réel, et il n’est pas impossible qu’il ait, dès lors, le dernier album de Metallica recommandé ! La force de ce type d’application repose sur sa réactivité. Quelle évolution pour le Web Mining ? La mise en place d’applications issues du Web Mining nécessite des ressources importantes, en termes de coûts et de compétences. Seuls les géants du e-commerce peuvent aujourd’hui bénéficier de telles applications. Toutefois, on peut s’attendre à une certaine démocratisation de ces techniques aux moyennes, voire même aux petites entreprises. En effet, les outils gratuits de web analytique commencent à proposer des applications d’optimisation de site (A/B Testing notamment), même s’ils ne permettent pas de conduire des analyses très complexes en matière de Web Mining. Les solutions payantes, quant à elles, vont de plus en plus loin techniquement (certaines solutions proposent des applicatifs basés sur des algorithmes complexes de Web Mining, notamment en ce qui concerne les ventes croisées). De plus, les coûts de ces solutions payantes deviennent abordables, leurs tarifs étant calculés en fonction de la volumétrie des sites (notion de pages vues). Le coût n’est donc plus l’obstacle principal au développement du Web Mining dans les entreprises. L’élément déterminant reste en effet les ressources, puisqu’une entreprise voulant pleinement bénéficier du Web Mining doit nécessairement avoir une équipe dédiée et experte dans le domaine, à moins de faire appel à un prestataire extérieur. Autre changement : le domaine d’intervention du Web Mining. Aujourd’hui, les techniques de Web Mining sont principalement utilisées dans le cadre des sites e-commerce. Mais la récupération aisée des données web permet également leur application pour les blogs, sites communautaires, forums et autres. L’avènement du collaboratif et du participatif avec le Web 2.0 est donc au coeur du sujet sur le Web Mining, certaines solutions venant d’ailleurs de voir le jour pour tracker l’intérêt des internautes, à l’article près ! Enfin, le Web Mining a un rôle très important à jouer dans le multicanal. Aujourd’hui, même si des stratégies se mettent en place sur les différents canaux de communication, rares sont les entreprises qui parviennent à suivre finement les comportements de leurs clients d’un canal à l’autre. Elles n’ont, la plupart du temps, qu’une vision morcelée du client. Or, pour s’inscrire dans une véritable problématique multicanale, il est indispensable de réaliser une intégration globale des différents canaux de contact : l’essor des solutions de web analytique d’une part, pour la récupération des données web, et les techniques de Data Mining d’autre part, pour le traitement de l’information, vont enfin permettre la réalisation concrète d’études multicanales, avec une vision à 360° des clients sur l’ensemble des canaux de communication. AUTEURs ETO 114 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE OPTIMISER LARELATION AVEC L’INTERNAUTE OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE ENVISIONAL 115 Cybercriminalité, frein à la confiance client La cyberdélinquance Banques, magasins, jeux, offres d’emploi et spectacles : tout le monde se met en ligne depuis quatre ou cinq ans. Internet a favorisé de nouvelles opportunités très intéressantes pour une nouvelle génération de criminels astucieux. Vols à mains armées et trafic de drogue apparaissent soudainement très risqués quand la vente de contrefaçons, sachet de thé, sac à main, DVD ou Viagra sur Internet offre un retour sur investissement bien supérieur au 10 pour 1 du trafic d’héroïne. L’hameçonnage («phishing») est un procédé consistant à usurper l’identité d’une personne. Le principe est le suivant : un internaute reçoit un email non sollicité reprenant l’identité graphique d’un site existant (portail, banque, etc.). L’objectif est d’attirer l’internaute sur un faux site afin de mettre à jour ses informations personnelles (carte bancaire, numéro de téléphone...). Ces informations, saisies dans un faux formulaire, sont alors utilisées à mauvais escient par des escrocs et génèrent un flot de revenus enviable. Nul besoin d’armes à feu pour profiter des cartes de crédit volées ! Avec un faible risque de se faire attraper et des condamnations pénales moins sévères que pour des délits classiques, Internet a permis aux classes moyennes de s’initier au crime. Cela ne signifie pas que ces délits du 21è siècle sont exécutés par une élite polie de criminels bien éduqués. Les pionniers du hameçonnage et du piratage de films étaient des illuminés ou des amateurs, mais les personnes derrière la plupart des crimes sur Internet ressemblent aujourd’hui à leurs aînés : ironiques, cyniques, méchants, violents.. En outre, l’intérêt porté par les gangsters et les groupes terroristes est de plus en plus évident. Interpol a établi des liens entre le commerce illégal de baskets Nike ou les jeans Calvin Klein et Al-Qaeda ou le Hezbollah ; par ailleurs, il a été prouvé que les triades chinoises et les chefs de la mafia marchaient main dans la main. Mais Internet, ce n’est pas que le Web. Et pour ceux qui ne veulent pas être trouvés ni surveillés, l’Internet «profond», hors de portée des moteurs de recherche, procure un point de rendez-vous et un forum de vente importants. Les canaux IRC (Internet Relay Chat) sont devenus les vecteurs d’une activité criminelle substantielle, centrée largement sur les informations d’identification des cartes de crédit et des données financières. C’est là que les pirates se remplissent les poches en convainquant les gens de leur communiquer leurs secrets financiers. Le monde de l’IRC est difficile à infiltrer et à surveiller en l’absence de systèmes spécialisés et automatisés. Cependant, les banques et les sociétés de services financiers, les fournisseurs d’accès et même les associations caritatives doivent être conscientes des risques de détournement des données confidentielles de leurs clients dans cette zone trouble de l’univers en ligne. Si les canaux IRC sont les endroits les plus secrets, ils ne sont pas les seuls vecteurs échappant aux recherches et à la surveillance. De nombreux canaux commerciaux inter-entreprises, les ventes aux enchères, les panneaux d’informations, les newsgroups et les sites communautaires sont protégés par différents niveaux de sécurité et ne sont accessibles et analysables que par un système de recherche plus sophistiqué, appelé moteur de reconnaissance. Les enregistrements de noms de domaine représentent une autre source importante d’informations dignes de surveillance. Un bon hameçonnage passe souvent par l’enregistrement, à l’avance, d’un nom de domaine ressemblant à celui d’une banque ou d’autres sociétés visées par les pirates. En conséquence, une banque alertée de l’enregistrement d’un nom particulièrement suspect peut se préparer à une attaque prochaine et se défendre contre celle-ci dès qu’elle se produit. Des études récentes ont montré que les tentatives d’hameçonnage font environ 25 victimes le premier jour, puis environ 10 par jour les jours suivants, d’où l’intérêt de bloquer l’attaque le plus vite possible pour éviter les pertes financières et la détresse des clients. A environ $500 par victime, chaque heure gagnée pèse son poids. Chaque mois, des centaines d’attaques se concentrent sur les banques, les organismes financiers et les distributeurs dans le monde entier. Microsoft estime à 7 000 le nombre de sites frauduleux opérant au même moment. Les cibles les plus communes sont les grandes institutions internationales, mais toutes les banques françaises ont été attaquées, tout comme de nombreuses banques, petites ou grandes aux USA, en Grande-Bretagne, Australie, Allemagne, Espagne, à Singapour, en Chine, au Japon... Dans les huit mois précédant la fin du mois de mars 2008, 28 noms de domaine français ont été utilisés par des sites d’hameçonnage, notamment free.fr, détourné Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    116 98 fois.Pendant cette période, free.fr a servi à 27 sites d’hameçonnage ciblant Bank of America, et 19 s’attaquant aux clients de l’organisme de crédit immobilier Abbey en Grande-Bretagne. Ce type de fraude en ligne fait du tort aux banques et à leurs clients. Elle mine la confiance dans la banque en ligne et dans l’intégrité des transactions sur Internet. Les banques ont lourdement investi pour encourager leurs clients à se servir des services en ligne ; cet investissement est maintenant menacé par les attaques en tout genre. Même si l’hameçonnage a été largement décrit par les media, de nombreuses banques considèrent désormais que les chevaux de Troie et autres logiciels malveillants représentent une menace encore plus importante. Les logiciels malveillants les plus connus sont les virus (des programmes qui se reproduisent tout seuls), les chevaux de Troie (des programmes qui déclenchent des actions malveillantes) et les vers (des programmes qui se propagent sur les réseaux). Un cheval de Troie est en général conçu pour s’installer tout seul lorsqu’un utilisateur affiche une pièce jointe ou qu’il accède à un site Web infecté. Les chevaux de Troie peuvent être utilisés de différentes façons, ceux qui sont le plus dangereux sont en fait une extension logique de l’hameçonnage. Ces programmes reposent tranquillement en arrière-plan, ne s’activant que lorsqu’un utilisateur accède à un site donné (comme celui d’une banque en ligne). A cet instant, le cheval de Troie lance un consignateur de clés, c’est-à-dire un programme qui enregistre automatiquement les saisies au clavier de l’utilisateur et qui transmet ensuite ces données au créateur du cheval de Troie. L’objectif est de capturer les mots de passe, les codes d’identification et autres données personnelles. L’un des chevaux de Troie les plus agressifs et ambitieux a été identifié récemment au Brésil : Trj/Banbra-BTM a essayé de percer les défenses de Bradesco (une grande banque) en volant les clés privées des clients, ainsi que les certificats numériques et les clés de chiffrement. Il conseillait même aux utilisateurs d’ordinateurs infectés d’insérer le CD contenant le certificat numérique de la banque, de manière à lire directement les données recherchées. Lorsqu’un hameçonneur capture les données personnelles d’une victime, il dispose de deux moyens pour en retirer un profit. Il peut se servir lui-même des données de compte pour voler sa victime. Cependant, la plupart des pirates préfèrent revendre ces informations. Le commerce de données de cartes de crédit et d’identités se déroule sur les canaux IRC «carder», sur les sites Web carder et les panneaux d’information en ligne. Les sites du Web sont en général identifiables par les moteurs de recherche, alors que les affaires criminelles se déroulent en général sur les canaux de chat, où les criminels ont beaucoup moins de chance d’être repérés ou surveillés. Dans cette zone cachée de l’Internet profond, les données de cartes de crédit sont proposées ouvertement à la vente par milliers, pour un prix variant entre $3 à $10 par victime. Voici un exemple de conversation par canal IRC. L’acheteur veut des numéros de cartes de crédit (cc), ainsi que les codes de sécurité (cvv). Il se voit proposer les données de 300 cartes de crédit britanniques à $10, ce qu’il accepte. Le transfert de fonds est mis en oeuvre par Western Union et concerne au bout du compte toute l’Europe. rizing y’m faut des cc anglaises avec leurs cvv complets graham ouais? combien? rizing disons 500 graham juste l’angleterre? rizing ouais, ca suffit rizing je peux avec wu ou egold graham attends graham ok, j’en ai 300 rizing $? graham 10 chaque rizing cvvs? graham c’est ce k tu voulais, non? rizing ok ok rizing que l’angleterre, hein? graham on dirait bien qu’oui graham je reviens dans une heure et je te dis combien j’en ai graham pourquoi que l’angleterre? toute l’europe si tu veux rizing j’ai mes raisons rizing ok, 10 chaque si tu peux fournir avant ce soir [le vendeur donne ensuite un nom et une adresse à Bucarest en Roumanie.] Autre méthode à la disposition des criminels pour se faire de l’argent sur le dos de marques établies sur le Web : les fausses offres d’emploi. D’alléchantes offres d’emploi sont proposées par des sociétés multinationales spécialisées par exemple dans le pétrole, l’ingénierie ou le bâtiment. Les usurpateurs se font passer pour ces sociétés ou pour des recruteurs engagés par elles. Lorsque les candidats postulent, on leur donne l’impression qu’ils sont presque engagés. On leur demande alors de verser un «dépôt d’inscription» ou autre prestation bidon ; ensuite, plus rien ne se passe. Même si les sommes engagées sont relativement modestes, ce genre de pratique fait des centaines de victimes, qui se plaignent ensuite auprès des sociétés dont le nom et les marques ont été «empruntés». L’une des fraudes les plus connues et les plus anciennes est le scam 419 par email (419 est la section du code pénal nigérian portant sur les mécanismes de fraude). Des milliers de gens se font abuser chaque année ; la plupart du temps, l’origine se trouve au Nigeria. La plupart des emails 419 se prévalent d’un dignitaire de haut rang, d’un banquier ou d’un avocat, et décrit un plan alléchant pour récupérer des fonds perdus sur un compte et les «libérer» pour les partager. Le destinataire se voit bien sûr promettre une large part du gâteau en récompense de son aide. Selon les experts, le scam 419 coûte aux victimes 100 millions de dollars par an aux USA, et 1.5 milliard de dollars dans le monde. Le FBI estime que le coût par scam 419 est de $5 000 pour chaque victime, comparé à un coût de $500 par victime pour les autres arnaques en ligne. L’escroquerie Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    OPTIMISER LA RELATIONAVEC L’INTERNAUTE 117 419 est prise très au sérieux par les organismes financiers car, outre les problèmes de sécurité liés à la divulgation des données de comptes, la plupart des emails font croire qu’ils sont envoyés par les dirigeants de vraies banques. La mise en place d’un système de défense contre ce type d’activité particulièrement menaçante implique la surveillance automatique des mots clés, comme les noms de sociétés ou de produits, dans le trafic des emails 419. Une analyse permanente des messages indésirables attrapés dans les pièges à spam peut au moins générer des alertes, de sorte que l’entreprise puisse être avertie sans délai que son nom est utilisé en vain par les escrocs 419. Un des soucis spécifiques des propriétaires de marques de luxe nombreuses en France est le suivi de la fourniture et de la vente de contrefaçons sur le Web. A un niveau superficiel, ce suivi peut s’effectuer très facilement, à l’aide d’une simple recherche sur des mots clés. Tapez le nom de votre marque ou de votre produit et regardez ce qui se passe. Les résultats ne manquent pas. Ce qui est difficile, c’est de faire le tri dans cette masse d’informations et bien les comprendre : quelles sont les conséquences pour votre marque ou les dangers pour vos clients ? Les meilleurs services de surveillance commerciale utilisent des systèmes de recherche à base d’intelligence artificielle, très sophistiqués, qui sont capables de trier et d’ordonner par ordre de gravité les résultats d’une recherche. Vous obtenez une vue pyramidale des résultats pertinents, correspondants à vos critères définis avec précision. Certains systèmes peuvent même effectuer des recherches visuelles en même temps, en recherchant une image (logo, photo de produit ou version trafiquée). Cette technologie avancée vous aide à identifier les sites de vente et les enchères en ligne proposant des contrefaçons ; elle peut en outre vous aider à remonter à la source des fournisseurs. Il s’agit souvent de plateformes de vente inter-entreprises chinoises, comme ec21, EC Plaza et Alibaba, sur lesquelles une recherche simple montrera des fabricants proposant toutes sortes de contrefaçons, des maillots du PSG aux sacs Louis Vuitton en passant par des iPhones, des motos Honda, du shampoing et des médicaments contre le cancer, sans oublier l’incontournable Viagra. Ces nouveaux systèmes de recherche intelligents peuvent également vous aider à identifier les usurpations d’identité, lorsque votre logo est utilisé sans votre autorisation. Autre aspect de la surveillance en ligne : les propriétaires des droits TV et cinéma et les distributeurs français ont besoin de savoir quels films TV et cinéma sont piratés et adaptés au marché local. Les groupes de piraterie organisée comme VOSTFR sortent des versions sous-titrées à la va-vite des séries populaires comme Lost, Desperate Housewives et Heroes. Elles sont disponibles en téléchargement quelques heures après leur première diffusion à la télévision américaine, des mois avant la version française officielle. De la même façon, des groupes tels VCDFRV et CiNEFOX prennent des copies piratées de films nouveaux et ajoutent des pistes audio enregistrées directement depuis les systèmes pour malentendants fréquents dans les salles de cinéma en France. L’organisation mise en oeuvre pour coordonner les attaques et les actions détaillées dans ce rapport sont impressionnantes. Il y a une raison simple à cela. De nos jours, les bénéficiaires sont en général des bandes criminelles organisées, notamment celles des ex-pays de l’est et de Russie, la mafia américaine et sicilienne, les trafiquants chinois, les yakusa japonais, les cartels de la drogue colombiens, etc. Le hameçonnage, le spam et les attaques de logiciels malveillants sont dirigés principalement contre les grandes entreprises ; le piratage informatique change la structure de l’industrie du divertissement et la distribution de produits de contrefaçon atteint des sommets inimaginables. Les fraudeurs ont des stratégies très agressives et une discipline quasi-militaire. Sur une note plus positive, outre la protection contre les activités frauduleuses concentrées sur les grandes marques sur le Net, vous avez tout intérêt à surveiller la notoriété de vos produits et de votre société. Vous avez besoin de savoir ce qui se dit sur les sites Web standard, sur les blogs et également, le cas échéant, sur les sites communautaires comme Skyrock, MySpace et Badoo. Vous pouvez tout simplement commencer vos recherches sur Google (accédez à Google.fr, plus Ä, Blogs) ou via le site Wikio.fr, qui affiche des images miniatures en regard des résultats qu’il trouve. Ces recherches vont produire un grand nombre de résultats non triés et des pans entiers d’Internet ne sont pas analysés. Par exemple, un moteur de recherche ne trouvera de résultats que sur les pages qu’il a indexé. Un moteur de reconnaissance intelligent peut trouver des résultats sur des pages non indexées, car il utilise sa propre «initiative» pour fouiller les liens potentiellement intéressants et analyser les pages correspondantes, sans limitation. Alors que les moteurs de recherche traditionnels sont bloqués à la seule mention d’un mot de passe, d’un formulaire de connexion ou d’un groupe fermé d’utilisateurs, le moteur intelligent peut souvent trouver une solution pour contourner ces barrières et rechercher les informations dont vous avez besoin. La surveillance d’Internet devient de plus en plus complexe et sophistiquée, suivant en cela le monde en ligne, de plus en plus compliqué. Le développement des outils est rapide et les exigences des entreprises et des secteurs d’activité sont de plus en plus variées. Le principe général ne change pas. L’information, c’est le pouvoir, et ce depuis la nuit des temps. Si vous n’êtes pas au courant de ce qui se passe, vous faites confiance à la chance ou au destin ; vous êtes sous la menace de personnes à l’affût des bonnes affaires mal protégées. AUTEURs ENVISIONAL Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    JURIDIQUE Le ciblagecomportemental : Le ciblage comportemental implique le traitement de données à caractère personnel (ainsi que leur collecte en amont), afin de présenter à l’internaute des publicités aussi pertinentes que possible au regard des pages qu’il visite habituellement, des achats qu’il effectue en ligne, ou encore des réseaux sociaux auxquels il appartient. Outre la vie privée des internautes, l’entité mettant en oeuvre des procédés de ciblage comportemental doit impérativement respecter les dispositions de la loi du 6 janvier 1978 sur l’informatique, les fichiers et les libertés, de sorte notamment que l’autorisation préalable de l’internaute ciblé est requise, comme l’ont rappelé les 27 « CNIL » Européennes dans leur Avis du 4 avril 2008. La collecte des données permettant le ciblage peut notamment s’effectuer grâce aux « cookies » placés sur l’ordinateur de l’internaute alors qu’il navigue sur Internet. L’utilisation de cookies doit impérativement être portée à la connaissance de l’internaute, lequel doit être informé des moyens dont il dispose pour s’y opposer. Les données récoltées grâce aux cookies ne doivent pas être conservées pendant une durée excessive au regard de la finalité de leur traitement. Si, à ce jour, la loi ne prévoit pas en la matière de durée légale de conservation, il peut être noté, à titre d’exemple, que les 27 « CNIL » Européennes ont recommandé dans leur Avis du 4 avril 2008 que les moteurs de recherche ne doivent pas conserver de données à caractère personnel plus de 6 mois à compter de leur collecte. AUTEURs PDGB CABINET D’AVOCATS BENJAMIN ET JULIE JACOB OPTIMISER LA RELATION AVEC L’INTERNAUTE 118 PDGB juridique Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    OPTIMISER LA RELATIONAVEC L’INTERNAUTE 119 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    121 GéRER DESCAMPAGNES E-MAILING SOM M A I R E Réussir sa campagne emailing - P.122 Focus sur la coregistration - P.125 Améliorer son taux de délivrabilité - P.127 Analyser les résultats - P.130 Les 10 dernières tendances dE L’e-mailing - P.131 Juridique - P.133 Sommaire Général
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    TECHNIQUE Comment réussirla mise en place d’une campagne d’emailing ? Voici les questions à se poser : A quel objectif répond ma campagne E-Mailing ? Objectif : Informer = Newsletter La newsletter est une campagne dont le contenu est prin-cipalement rédactionnel (lettre d’information, campagne de notoriété...). Les objectifs peuvent être : de maintenir une relation avec vos contacts en les tenant régulièrement informés de l’actualité et de la vie de l’entreprise d’apporter une valeur ajoutée aux destinataires du message Objectif : Acquérir de Nouveaux Clients = Emailing de prospection L’emailing de prospection est une campagne à objectif commercial visant exclusivement des prospects. Les objectifs sont multiples : générer un premier achat, élargir votre base de contacts, qualifier vos prospects en identifiant leurs besoins et centres d’intérêt, faire connaître votre produit ou service, générer des leads en qualifiant les centres d’intérêts et les besoins des prospects Objectif : Fidéliser vos clients = Campagne de fidélisation Les campagnes de fidélisation ont un objectif commercial et doivent être, autant que faire se peut, personnalisées et adaptées à chaque contact. Les objectifs peuvent être : de générer des achats en ligne ou en magasin de mettre en place des actions de cross selling et d’up selling d’animer un programme de fidélité de communiquer avec vos clients en fonction du cycle de vie de vos produits ou services Objectif : Recueillir des infos complémentaires sur vos clients = Campagne de qualification Ces campagnes peuvent intégrer, en fonction de vos objectifs, tout type d’enquête : un sondage, une étude de satisfaction client, un système de parrainage, une étude préalable au lancement d’un nouveau produit ou service... Objectif : Promouvoir un événement = Campagne événementielle Ces campagnes permettent d’assurer la promotion d’un salon, séminaire, petit-déjeuner, le lancement d’un nouveau produit ou service, en scénarisant plusieurs vagues de communication afin d’atteindre les objectifs fixés. Objectif : diffuser par email un contenu de « service » = Emailing de traitement de la prestation Ces campagnes à contenu rédactionnel n’ont pas de forte valeur commerciale, mais permettent à vos contacts d’être informés du bon déroulé d’une prestation, d’un service, d’une commande ou d’un achat, d’une inscription, d’une livraison... Elles peuvent être complètement automatisées en fonction du cycle de vie client. Comment se constituer une base de données ? Les sources de collecte : Les moyens internes : il s’agit de moyens habituels comme le téléphone, le courrier, la force commerciale et les systèmes de collecte on-line (2 exemples ci-dessous) Le formulaire de parrainage et de jeux concours : il s’agit de faire participer un maximum de personnes et donner la possibilité à vos contacts d’inviter leurs connaissances à découvrir vos offres. Ce principe de marketing viral permet : de compenser l’érosion naturelle de la base de contacts d’utiliser les clients les plus satisfaits comme ambassa-deurs de la marque, de déterminer le potentiel de prescripteurs dans votre base. Le formulaire d’inscription online intégré dans votre site web : Il s’agit du moyen le plus simple à mettre en oeuvre ; il se doit d’être simple et rapide à renseigner par l’internaute. Les informations collectées doivent vous être utiles à des fins de segmentation ou de personnalisation. Vous devez également instaurer un climat de confiance entre l’internaute et vous en jouant la transparence sur les raisons pour lesquelles vous collectez ces informations. GERER DES CAMPAGNES E-MAILING 122 CABESTAN RéUSSIR SA CAMPAGNE EMAILING Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    GERER DES CAMPAGNESE-MAILING 123 les moyens externes : il s’agit de louer ou d’acheter des fichiers d’adresses emails auprès d’éditeurs de bases de données. L’une des méthodes les plus efficaces pour la collecte d’ emails opt-in est appelée coregistration. (cf article suivant pour en savoir plus). Collecter l’adresse e-mail, oui, mais également : les informations dites déclaratives : il s’agit de collecter le nom, prénom, l’adresse postale, le numéro de téléphone, la fonction... de votre contact les informations dites comportementales : s’il est abonné, désabonné, prescripteur, acheteur, réactif à votre campagne email marketing. A qui envoyer les mails ? Toucher les personnes les plus à même de répondre à vos messages, voila tout l’enjeu ! Pour cela, il faut recourir à une segmentation de votre base... La segmentation : Un segment est un ensemble de contacts défini à partir d’un ou plusieurs critères. La segmentation peut se faire sur les critères de la base de données et/ou sur le comportement des internautes. Ces critères peuvent être issus de : données déclaratives : civilité, type d’emploi, tranche d’âge, fonction, civilité,... données comportementales : prospect ou client, réactif ou non aux messages, acheteur ou non, données agrégées ou scorées : récence d’achat, récence de réaction... Chaque annonceur se doit de déterminer lui-même la segmentation qui correspond le mieux à son marché cible et à sa stratégie de communication. Parce que l’e-mail marketing peut réellement toucher des cibles très spécifiques et parce que chacune des cibles a des attentes et des besoins distincts, il est important et judicieux de s’attarder sur la segmentation de votre base de données. Quelques exemples de segmentations : Segmentation par tranche d’âge But : envoyer vos offres de produits à la tranche d’âge susceptible d’être intéressée. Segmentation par type de client But : envoyer une offre privilégiée aux clients les plus fidèles. Segmentation par comportement du client But : relancer ceux qui ne profitent pas de vos offres. Segmentation par comportement d’achat But : envoyer des offres sur des produits complémentaires au dernier achat effectué. Segmentation par typologie de contact But : la stratégie de communication étant différente auprès d’un prospect, client, acheteur ou prescripteur, des messages différents seront adressés à chaque typologie de contact. Comment optimiser la rédaction du mail ? Votre email a une importance immédiate sur l’impact de votre campagne : l’information est-elle bien ciblée ? Bien perçue ? Les bénéfices de votre offre sont-ils mis en évidence ? Le contenu est-il adapté aux objectifs fixés ? L’objectif est clair : convaincre votre interlocuteur. Bien paramétrer votre e-mail : L’objet : mettez en valeur l’intérêt du message. Vous pouvez personnaliser l’objet en y intégrant le prénom et / ou le nom du destinataire. L’objet doit être court pour être visible en un seul coup d’oeil par le plus grand nombre de systèmes de messageries possible. Le libellé de l’expéditeur doit avoir un intitulé clair et personnalisé pour une bonne reconnaissance de l’émetteur. L’objet et le libellé de l’expéditeur sont les deux éléments qui conditionnent l’ouverture du message. L’adresse e-mail de l’expéditeur doit refléter votre nom car certaines messageries l‘affichent à la place du libellé. L’adresse de réponse doit être bien valide afin de recevoir les remarques des internautes qui souhaiteraient vous répondre. Le lien de désabonnement est obligatoire au sein d’un email. Ce lien redirige vers le formulaire de désabonnement puis la confirmation du désabonnement. Vous respectez ainsi la volonté de vos abonnés de ne plus recevoir vos communications. Le contenu du message : Il est primordial d’apporter un soin particulier à la rédaction du message. Etre clair, concis et aéré pour une lecture rapide : utiliser si possible le format flyer. C’est le format qui permet au destinataire de lire la totalité du message sans navigation verticale. Privilégier la partie supérieure : il est important d’afficher les bénéfices de votre offre ou le contenu représentant le plus de valeur ajoutée dès le début du message pour deux raisons : elle apparaît dans les fenêtres de prévisualisation des boîtes de réception du type Outlook elle est visible sans navigation verticale Dans le cadre de campagnes de prospection, préciser en introduction la source de collecte qui permet à l’internaute d’identifier la raison pour laquelle il reçoit cette campagne. Cela garantit ainsi une relation de confiance et une totale transparence. Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    124 Utiliser desvisuels afin d’attirer l’attention de l’internaute. Toute photo doit être cliquable et renvoie systématiquement vers des articles ou des produits qu’elle illustre. Intégrer des liens : l’email est reconnu pour être interactif, il ne faut pas hésiter à mettre des liens hypertextes pour orienter le destinataire vers des pages de votre site web. Les images n’étant pas appelées automatiquement à la réception du message, il est indispensable d’insérer un texte de remplacement aux images. Le format du message : Le format multipart est systématiquement utilisé. Il combine deux formats dans chaque e-mail envoyé : le format TEXTE et le format HTML. Lors de la réception de l’e-mail, le logiciel de messagerie de l’internaute affiche le format HTML, s’il l’accepte, ou le format TEXTE dans le cas contraire. Le format HTML comporte des textes mis en forme et des images. Il est visuellement identique à une page web. Le format TEXTE comporte uniquement des caractères non mis en forme Astuces : la taille du message est limitée à 80ko pour une optimi-sation de l’affichage, notamment pour les utilisateurs ayant une connexion bas débit En largeur, la taille du message ne doit pas excéder 600 pixels : cela permet d’autoriser la consultation du message dans la fe-nêtre de prévisualisation des messageries de type Outlook sans avoir à utiliser la barre de navigation horizontale. Centrez votre message pour une meilleure visibilité Utilisez un mix de textes et d’images Pourquoi éviter l’e-mail construit uniquement d’images ? La politique anti-spam des FAI a pour conséquence direct de bloquer l’affichage par défaut des images aussi bien dans les webmails que sur les clients de messagerie, ceci no-tamment en raison du SPAM image (Un Spam Image est un courrier, avec très peu de texte, et incluant une image. Cette image représente un texte, souvent à but commercial). Voici ci-dessous un tableau indiquant la gestion de l’afficha-ge des images chez différents FAI ou clients de messagerie. La personnalisation du message : En B to C, la personnalisation peut être : nominative : utilisation du nom et prénom affective : individualisation du contenu autour des centres d’intérêts du destinataire déclarative : utilisation de l’âge, de la civilité... En B to B, la personnalisation est plus axée sur des éléments d’individualisation de l’entreprise tels que la charte graphique, le logo, la signature du représentant de l’entreprise, le nom du commercial... AUTEURs CABESTAN Philippe SIMONETI Directeur Marketing Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE GERER DESCAMPAGNES E-MAILING GERER DES CAMPAGNES E-MAILING Pbcilu Idées 125 La coregistration Le besoin en bases de données connaît une évolution notable dans l’univers du web marketing. Les bases de données ont longtemps servi à nourrir le trafic d’un site, via la simple offre d’inscription à une newsletter. Aujourd’hui ces bases sont monétisées et participent à une véritable politique de conquête et de fidélisation des internautes. A nouvel enjeu, nouveau profil de bases : les annonceurs entrent de plus en plus dans une course à la ‘méga base’ de plusieurs centaines de milliers d’adresses, levier puissant pour leur stratégie web marketing. Collecter puis travailler finement de telles quantités de données ne doit sacrifier en rien à l’impératif d’accord des internautes. Acquérir de nouveaux contacts en masse, soit, mais à condition d’avoir demandé à chaque personne la permission de la solliciter. La coregistration – ou ‘co-abonnement’ – gagne en ce moment ses lettres de noblesse car elle permet justement de récolter de très gros volumes tout en montrant patte blanche quant aux contraintes d’opt-in. Un tour d’horizon de cette technique de permission marketing en plein essor s’impose. La coregistration : en quoi consiste-t-elle ? Le terme de coregistration l’explique : la méthode consiste à proposer deux inscriptions en ligne au même moment à un internaute. En coulisses, un accord entre un site relais et un annonceur consiste, lorsqu’un internaute s’inscrit à l’une de ses offres du premier, à lui proposer automatiquement un abonnement à une offre de l’annonceur - qu’il est libre d’accepter ou non. Le principe de coregistration est apparu à la fin des années 90 dans les pages Hotmail. Lors de l’enregistrement d’un compte, l’internaute se voyait proposer l’inscription à l’une des offres couplées au service du webmail. Racheté par Microsoft, le principe a perduré et s’est ouvert aux offres de tiers : la coregistration était née. Les premiers acteurs à en avoir fait un métier et une offre à part entière sont apparus d’abord dans les pays anglo-saxons. En France, ce sont historiquement les grands sites de loterie en ligne qui ont proposé le principe aux annonceurs au début des années 2000, forts de leur importante audience. Depuis 2005, des spécialistes hexagonaux ont pris position sur le marché et aident les annonceurs à mettre en place des campagnes de coregistration auprès d’un réseau de sites qualifiés. Opt-in et ciblage : la coregistration joue sa différence OPT-IN L’opt-in est incontournable en coregistration et s’effectue toujours de façon proactive par l’internaute lors de l’inscription. Ce dernier est invité à donner son accord soit en cochant une check box, soit en sélectionnant ‘oui’ ou ‘non’ quant à son souhait de s’inscrire. Ainsi, les inscriptions dépendent d’un authentique opt-in, et non d’un ‘défaut d’opt-out’. Le mécanisme d’opt-in est doublé par l’envoi d’un email de bienvenue qui confirme l’inscription. Dans le cas d’inscription à un club, cet email proposera un identifiant et un mot de passe construits sur le nom de l’internaute, générés automatiquement et personnalisables. En allant se connecter une première fois et en changeant son mot de passe, l’internaute est là encore dans une démarche proactive d’accord pour finaliser son inscription. CIBLAGE DES DONNEES La qualité des données clients recrutées en coregistration est une exigence des annonceurs. Celle-ci dépend en grande partie de l’outil technique sur lequel s’appuie une offre de coregistration. L’outil doit permettre un ciblage très précis des profils. Idéalement il doit proposer un ciblage par nature d’audience. Il doit également être capable de s’adapter en fonction du profil rempli au cours d’une inscription en ligne. L’internaute confirme habiter dans un département ciblé par l’annonceur? Au moment où il saisit son code postal, son profil est retenu pour être collecté. La phrase d’accroche également intervient comme filtre pour récolter les données recherchées. Par exemple, pour une offre dédiée aux jeunes familles, l’outil ne collectera que les profils des internautes qui ont répondu par l’affirmatif à une question du type ‘Vos enfants ont moins de 10 ans ? Inscrivez-vous !’. Ce ciblage est d’autant plus pertinent que les meilleurs outils de coregistration utilisent des sites relais en Focus sur la coregistration Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Soaeimmr Généarl Soaeimmracehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG adéquation avec l’offre de l’annonceur. Lorsque le contenu de ces sites interpelle les internautes sur un même thème qu’une offre annonceur, la qualité des profils collectés n’en est que meilleure car elle garantit un excellent taux de transformation. Il est à noter que dans les versions les plus élaborées, l’outil de coregistration permet à l’annonceur de tester une campagne sur des échantillons de quelques dizaines de milliers de profils collectés sur différents types de sites, afin de diriger ensuite la campagne vers les plus efficaces d’entre eux. Les autres atouts de la coregistration Le volume : la coregistration constitue un relais à la collecte traditionnelle de leads. Lorsqu’elle s’appuie sur tout un réseau de sites partenaires, elle permet de constituer des bases allant jusqu’à 300 000 contacts. Le coût : la coregistration fonctionne sur un principe de rémunération des sites partenaires à la performance. Le coût d’une adresse tourne autour de 0.30 euro, alors qu’il vaut plus du double en affiliation. L’intérêt des offres: la coregistration permet d’entrer en contact avec les internautes par le biais d’offres plus élaborées qu’un simple abonnement à une newsletter. Par exemple, l’annonceur peut proposer l’inscription à un club, puis solliciter ses membres pour qu’ils y participent activement et soient ainsi régulièrement présents sur ses pages (intervention dans des forums, échanges au sein du club, utilisation de services). La variété des informations collectées : tout se joue ici dans le formulaire d’inscription. Outre les traditionnelles données sur l’identité, l’âge, les coordonnées email, postales et téléphoniques, le formulaire de coregistration doit permettre aux annonceurs d’ajouter des champs pour des questions de leur choix. Par exemple, l’internaute peut être questionné sur ses centres d’intérêt, ses habitudes d’achat en ligne, une thématique précise, etc.… Le contexte de collecte : contrairement aux méthodes de collecte d’adresses qui s’appuient sur un mécanisme de promotion, la coregistration prend place dans un contexte plus neutre, où l’internaute effectue à la base une première inscription de son plein gré. S’il choisit de répondre à la deuxième inscription qui lui est soumise, aucun enjeu de gain n’entre en ligne de compte. La démarche est ainsi plus authentique, et par conséquent plus fiable pour la relation à suivre avec l’annonceur. AUTEURs Public Idées Sylvain Gross Directeur Général Coregistration : mode d’emploi en 4 étapes Pour mener à bien une campagne de coregistration, il convient de travailler en quatre étapes comme suit : 1 – Définition de l’objet de la collecte Il s’agit ici de définir le ciblage, le coût de rémunération du lead et les délais de collecte. 2 – Conception de l’accroche Une ou plusieurs phrases d’accroche peuvent servir à une même campagne, selon les objectifs. Le prestataire de coregistration aide également l’annonceur à faire la bonne sélection de sites relais pour la campagne. 3 - Mise en place de la campagne sur les sites relais La rapidité de mise en ligne est essentielle à ce stade. L’idéal consiste à travailler avec une solution de coregistration qui accélère cette étape en utilisant un script unique pré configuré entre le prestataire de coregistration et les sites éditeurs. 4 – Contrôle qualitatif des données collectées et transfert de la base La solution de coregistration doit être en mesure de trier les adresses email réellement utilisées, donc valides, en vérifiant le nom de domaine (existe-t-il bien ?) et la sémantique des adresses. Cette étape d’épuration des données garantit à l’annonceur une collecte d’adresses avec un bon taux de transformation à la clé sur les prochaines sollicitations. Lorsque la base collectée répond à une stratégie de recrutement de prospects, il importe de la dédoublonner avec celle de l’annonceur pour que les données des internautes déjà clients ne soient pas retenues. Vient ensuite la transmission de toutes ces données sur la base de l’annonceur. Ici, la vitesse de transferts est cruciale, car la nouvelle base doit être exploitée rapidement pour donner signe de vie aux prospects sous 48 heures maximum après leur inscription en ligne. La solution de coregistration doit ici dialoguer avec le système d’information du client pour permettre une transmission automatisée et rapide. Autre alternative : l’annonceur doit pouvoir télécharger sa base collectée depuis la plateforme de son prestataire de coregistration en toute simplicité. Il est alors prêt pour les exploiter dans ses campagnes de communication. Conclusion La coregistration concrétise une nouvelle façon de communiquer en misant sur la publicité non-intrusive qui gagne du terrain en web-marketing. Elle constitue ainsi un relais de communication supplémentaire pour l’annonceur qui soigne son image de marque en respectant les désirs de l’internaute. La coregistration va s’étendre sous peu au mobile marketing. Déjà certaines solutions de coregistration permettent de collecter les numéros de téléphone des mobinautes. Le portable est un objet bien plus personnel que l’ordinateur et pour réussir le passage au mobile marketing, l’annonceur devra plus que jamais appliquer des stratégies de ‘permission marketing’. La coregistration va sans aucun doute s’imposer comme le relais idéal vers ce nouvel eldorado du marketing interactif. 126
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    GERER DES CAMPAGNESE-MAILING GERER DES CAMPAGNES E-MAILING EMAILVISION technique Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG Message bien reçu ! 127 La croissance exponentielle des messages commerciaux non sollicités (UCE ou Spam) a conduit les autorités à légiférer, les fournisseurs d’accès Internet (FAI) à filtrer les envois de messages et les entreprises ou individus, à se protéger via des solutions technologiques. Mais la multiplication de ces protections entraîne également le blocage des messages marketing légitimes et autorisés, entraînant une baisse significative du nombre de messages livrés dans la boîte de réception (Inbox) des internautes. Jusqu’à 30% des messages autorisés peuvent ainsi être tout simplement supprimés ou redirigés automatiquement dans la boîte Spam des internautes. Face à ces enjeux, les e-marketeurs sont confrontés à une problématique technologique complexe, en perpétuelle évolution, pour déterminer la cause de ces blocages, se prémunir en agissant de façon proactive afin de maintenir le lien de communication avec ses clients enregistrés et améliorer la rentabilité du canal de l’email marketing. Au-delà de la partie technologique, il faut tenir compte d’un nouveau phénomène avec le web 2.0 : les internautes ont un nouveau pouvoir sur les marques et peuvent nuire à leur bonne réputation, soit via les sites communautaires, blogs ou simplement en cliquant sur le bouton « C’est du spam » de leur système de messagerie ou webmail. Les conseils et bonnes pratiques couvrent 6 aspects complémentaires et indispensables pour améliorer la qualité de livraison (ou délivrabilité) de vos campagnes d’email marketing : Technique Gestion des Données Message (création et contenu) Supervision White listing Pression marketing et Pertinence Technique Pour lutter efficacement contre le blocage et filtrage de vos envois d’emails, il faut tout d’abord comprendre le mécanisme et le cheminement de vos messages entre le moment où vous programmez l’envoi de votre campagne et celui où il arrive effectivement dans la boîte de réception du destinataire. La première étape consiste à mettre en place l’ensemble des protocoles d’authentification et la configuration DNS (adresse IP, SIDF, DKIM, boucles de rétroaction). Vis-à-vis des FAI représentatifs de votre base d’email, il est important de procéder auprès de chacun d’eux à votre inscription sur leur « liste blanche » ou white-list et de configurer les serveurs d’envoi en respectant leurs normes et limitations respectives, en termes de nombre de messages envoyés à l’heure. Le plus simple reste tout de même, si vous n’avez pas la disponibilité en interne de ressources dédiées à la délivrabilité de vos campagnes, de confier cette partie technique à un prestataire en email marketing ou ESP qui vous fera bénéficier de sa connaissance et de ses relations privilégiées avec les FAI. Données Vos données sont-elles de bonne qualité ? Pour répondre à cette question, il faut analyser tout d’abord le mode de collecte de ces données et ensuite les moyens mis en oeuvre pour garantir dans le temps leur bonne qualité. En fonction des lois applicables en France pour le BtoC, il faut s’assurer que ces adresses email ont été obtenues en opt’in (acceptation de recevoir des informations par email), voir double opt’in auprès de tous vos points de contacts Améliorer son taux de délivrabilité
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    Soaeimmr Généarl Soaeimmracehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG clients (call center, Internet, magasins, commandes). Attention à vérifier ces informations si vous louez un fichier externe dans le cadre d’une opération ! Pour maintenir dans le temps et améliorer la qualité et la richesse des données en votre possession, il faut mettre en oeuvre une série de process : les adresses email incorrectes (soft et hard bounces) doivent être mises en quarantaine et retirées des envois, les plaintes reçues sur vos adresses Abuse/Postmaster et sur les boucles de rétroaction doivent être gérées rapidement et traitées comme un désabonnement, faciliter les échanges d’informations entre votre solution d’email marketing et l’ensemble des solutions internes (CRM, Data-Mining, Web Analytics, SFA, etc.) par une intégration ou une synchronisation régulière. Cela permet d’une part d’enrichir la connaissance de votre clientèle pour affiner vos opérations de fidélisation et de maintenir à jour vos données (changement d’adresse email, désabonnements, etc.). Message Vient enfin le moment de la création du message ! Enfin un peu de rêve et de créativité ? Pas vraiment, car là aussi les règles de construction d’un message peuvent s’avérer frustrantes et stopper net dans son élan votre délire imaginatif ! Il faut en effet appliquer un certain nombre de bonnes pratiques pour appliquer exactement l’inverse de ce que peuvent faire les spammeurs ! Quelques conseils simples : Ne pas concevoir votre créa comme une image unique, Respecter un ratio entre le texte et l’image où le contenu texte doit représenter au moins 50% du poids du message Développer un code html propre qui respecte les standards du W3C Ne pas utiliser de scripts ou de feuilles de style Eviter d’utiliser des termes qui pourraient être interprétés comme du spam (dans l’objet et le contenu du message) Il est également fortement recommandé de personnaliser votre message en y insérant le prénom et/ou le nom du destinataire et en proposant un contenu dynamique qui corresponde aux centres d’intérêts de votre client. Impératif : insérez dans chacun de vos messages un lien de désabonnement simple, en un temps et garantissez à votre internaute qu’il sera pris en compte rapidement. La gestion des désabonnements est cruciale pour éviter un grand nombre de plaintes d’internautes qui soit n’arrivent pas à se désabonner, soit se sont désabonnés et reçoivent toujours des emails. Pour renforcer ce lien direct avec vos clients, proposez-lui d’enregistrer l’adresse d’expéditeur de votre message dans son carnet d’adresses. Et avant de lancer votre campagne sur le segment cible de votre base, n’hésitez pas à abuser des tests d’envoi pour vérifier leur bonne livraison et le rendu graphique dans vos boîtes aux lettres tests (créez des boîtes aux lettres auprès des principaux fournisseurs d’accès ou utilisez des solutions dédiées pour prévisualiser vos messages). 128
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    Soaeimmr Généarl Soaeimmracehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG GERER DES CAMPAGNES E-MAILING Supervision Votre campagne est enfin lancée ! Que se passe-t-il alors ? Que faut-il surveiller ? Pour contrôler en permanence la bonne livraison de vos campagnes, investiguer et agir rapidement lors d’un éventuel problème, les éléments clés à surveiller sont le taux de bounces (adresse incorrecte, inactive, problème technique, blacklisting), le taux de désabonnement, le taux de plaintes et tout cela par famille et par FAI. En complément, pour connaître votre réputation sur le web, vous pouvez consulter des sites externes, tels que senderbase.org, senderscore.org, trustedsource.org, karmasphere.org ou utiliser des solutions logicielles dédiées. Il faut également surveiller les « listes noires » ou blacklists internes de chaque FAI ou celles qui sont publiques, pour éviter de se retrouver bloqué pour l’envoi de ces messages. Si, malgré tout, cela arrivait, soit votre prestataire email peut intervenir pour vous plaider votre cause et vous faire débloquer, soit vous devrez apporter en direct les preuves de bonne foi de l’usage d’un email marketing autorisé. Ces blacklists sont enrichies chaque jour par les internautes qui cliquent parfois très rapidement sur le bouton « C’est du spam » alors qu’ils voulaient simplement se désabonner ! Et enfin, ne jamais relâcher l’attention, les techniques évoluent constamment ! Whitelisting Vous voulez aller plus loin ? Des sociétés spécialisées (Return Path, Goodmail Systems) proposent des solutions d’accréditation payantes permettant, après avoir passé avec succès les process de certification, que vous soyiez inscrits sur les listes blanches de certains FAI, garantissant ainsi la livraison dans la boîte Inbox de vos clients. Garantir la bonne réception peut en effet s’avérer indispensable dans le cadre d’une confirmation de commande ou de livraison, ou d’une alerte. Pression Marketing et Pertinence Vous l’avez vu, le chemin que suit votre message entre vous e-marketeurs et votre client est sinueux et semé d’embuches ! Il faut donc tendre de plus en plus vers une communication one-to-one ciblée et pertinente qui apporte de la valeur à votre client pour qu’il participe activement à renforcer votre bonne réputation sur le web. Proposez-lui d’accéder à son profil via un centre de préférence, où il pourra vous indiquer le jour et la fréquence auquel il souhaite recevoir vos informations, ses centres d’intérêts. Vous créerez ainsi une relation de confiance durable vous permettant ainsi de mieux fidéliser votre clientèle. En conclusion L’authentification, la réputation, l’audit et la qualité des données sont essentiels pour affirmer votre bonne réputation sur le web et garantir ainsi la livraison optimale des campagnes d’emailing. L’email marketing est un canal de vente très rentable, il faut en prendre soin au quotidien pour éviter le risque de dégrader durablement son image de marque et sa bonne réputation. AUTEURs EMAILVISION Nathalie Chaboche Directeur Marketing 129
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    TECHNIQUE Soaeimmr GénéarlSoaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG L’analyse des performances des campagnes Plus de 20 indicateurs peuvent être relevés suite à l’envoi d’une campagne d’email marketing. Toutefois, 6 indicateurs clés permettent de mesurer la performance et la rentabilité de vos campagnes. Quels sont les principaux indicateurs définissant l’efficacité de vos campagnes et les recommandations pour optimiser chacun d’eux ? Le taux d’ouverture : Il s’agit du pourcentage d’internautes ayant ouvert le message parmi ceux qui l’ont reçu. Le taux d’ouverture est un indicateur de plus en plus imparfait puisque la mesure de l’ouverture est liée à une image virtuelle présente dans le message. Les messageries actuelles bloquent par défaut l’ouverture des images. Le taux d’ouverture réelle peut donc être supérieur au taux mesuré. Comment l’optimiser ? notoriété de l’émetteur : utiliser le nom de la société pertinence de l’objet du message personnalisation : écrire le prénom dans l’objet du message date et heure d’envoi : déterminer le moment le plus pro-pice à une bonne ouverture des messages. Ces différents éléments doivent être testés afin d’atteindre les objectifs que vous vous fixez. Le taux de clic : Il s’agit du rapport entre le nombre d’internautes ayant cliqué sur au moins un des liens trackés présents dans le message et le nombre d’emails reçus. Comment l’optimiser ? nombre de liens dans la page : trop ou pas assez ? formulation des liens segmenter sa base et mieux cibler le message personnalisation du message création graphique en HTML Le taux de réactivité : Il s’agit du rapport entre le nombre de clics et le nombre d’ouvertures. Le taux de réactivité et son évolution tempo-relle permettent de mesurer la fidélisation des contacts. Comment l’optimiser ? Le taux de réactivité étant lié au taux de clic et au taux d’ouverture de votre campagne, les moyens d’optimiser le taux de réactivité sont donc identiques à ceux de ces deux taux. Le ROI (Return On Investment) : Le web tracking permet de suivre la navigation des inter-nautes sur votre site web. Dans le cas où le site permet de commander ou d’acheter en ligne, le web tracking mesure précisément et en temps réel le chiffre d’affaires généré par campagne en identifiant : qui est venu ? qui s’est inscrit ? qui a commandé ? qui a acheté ? Pour quel montant ? Quel produit a été commandé ? qui a demandé de l’information complémentaire ? Pour chaque campagne, des informations précises sont obtenues sur les coûts d’acquisition, le taux de conversion prospect/client, le panier moyen des internautes, le chiffre d’affaires, les commandes... On peut ainsi évaluer le ROI de chacune des actions de vos contacts. Le taux de désabonnement : Il s’agit du rapport entre le nombre de désabonnements et le nombre d’emails reçus. Le taux de désabonnement et son évolution temporelle permettent de mesurer le taux de fidélisation des contacts. Comment le réduire ? adapter le contenu de vos campagnes en fonction du profil et des centres d’intérêts de vos contacts, mener une enquête pour que vos contacts puissent donner leur avis sur vos campagnes, en terme de fréquence, de contenu... proposer plusieurs types d’abonnement afin qu’un contact puisse, par exemple, se désabonner de la newsletter et continuer à recevoir les offres commerciales Le taux de plainte : Il s’agit du nombre de personnes qui ont cliqué sur le bouton « ceci est un spam » considérant le message reçu comme étant illégitime. Un taux de plainte élevé peut nuire fortement à la notoriété de votre société et avoir une incidence directe sur la délivrabilité des messages. Comment le réduire ? adopter une méthode de collecte saine et transparente actualiser régulièrement sa base de contacts segmenter sa base pour ne pas sur-solliciter Tester pour optimiser L’email marketing permet de tester très simplement sur un échantillon déterminé, différentes versions d’un même message jusqu’à entière satisfaction. Cercle vertueux de l’amélioration de la campagne : Tester = Mesurez et analyser vos résultats = Isolez les fac-teurs clés de succès et fixez vous des axes d’amélioration. AUTEURs CABESTAN Philippe SIMONETI Directeur Marketing Analyser les résultats GERER DES CAMPAGNES E-MAILING 130 CABESTAN
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    TENDANCE GERER DESCAMPAGNES E-MAILING GERER DES CAMPAGNES E-MAILING EMAILVISION Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG PersonNalisation Vous avez dépensé des budgets marketing importants pour acquérir des nouveaux clients et collecter une base d’adresses emails opt’in. Il s’agit maintenant d’individualiser votre relation, pour créer une vraie relation one-to-one avec votre clientèle. Il vous faut donc améliorer tous les jours au fil des campagnes la connaissance de votre client pour lui adresser les messages personnalisés qu’il souhaite recevoir … N’hésitez pas à leur envoyer de façon régulière de courts questionnaires qui vous permettront de tendre vers une communication one-to-one, et les résultats de vos campagnes seront sans commune mesure avec un envoi massif d’un message standard… Vous créez ainsi un lien intime entre lui et votre marque et développez les ventes croisées, additionnelles, les offres de fidélité, les propositions de parrainage, etc. Planification Pour optimiser le potentiel de votre fichier client emailing, vous êtes amené à intégrer, dans votre planning et votre programme de communication par email, un nombre croissant d’événements extérieurs (fêtes, jours fériés, congés, rentrée scolaire, etc.), d’événements propres à votre entreprise (lancement d’un nouveau produit, sortie du nouveau catalogue, ouverture d’un magasin, soldes, etc.) et d’événements liés à votre client (anniversaires, offre d’extension de garantie, période d’abonnement, etc.). Dans le cadre de cette évolution, les outils d’automatisation de cette planification sont indispendables... Collaboration Les campagnes d’email marketing impliquent un nombre plus ou moins important d’intervenants internes ou externes à l’entreprise. Vous serez d’autant plus efficace que chaque tâche aura été attribuée à l’avance à une personne de l’équipe, avec un process de validation facile et rapide. Un outil collaboratif permet d’améliorer la qualité et le contrôle des campagnes et de diminuer le temps de production. Interconnexion L’individualisation de la relation passe par une centralisation de l’information issue de différents canaux. L’internaute a abandonné son panier sur le site Web envoyez lui un bon de réduction par mail ! L’internaute a fait l’acquisition d’une voiture chez un concessionnaire renvoyez lui un mail de rappel des contrôles techniques 4 ans après son achat. Vous êtes devant une mine d’informations sur le client, à vous de déterminer les informations stratégiques dont vous aurez besoin et d’exploiter les facilités d’intégration entre les principales solutions du marché. Réputation Ces derniers mois ont vu l’accroissement du pouvoir des Fournisseur d’Accès Internet (FAI) sur la délivrance des emails en réponse aux problématiques de spam. Cette problématique a donné naissance à la notion de réputation. Acquérir une bonne réputation est essentielle vis-à-vis des FAI pour garantir que vos messages autorisés ne seront pas bloqués par les filtres et techniques développés pour lutter contre le fléau du spam. Quelques conseils: n’utiliser que des listes d’adresses email opt’in, vérifier les modes de collectes d’adresses, afficher une transparence dans vos messages, respecter les normes liées à la qualité de la création (standard html), intégrer un lien de désabonnement dans le message et développer des procédures automatiques de prise en compte de ces demandes. Assurez vous également que votre prestataire technologique développe au quotidien des relations privilégiées avec FAI. Par une surveillance permanente de la bonne distribution de vos campagnes, il pourra agir à vos côtés de façon préventive et curative. Automatisation On assiste ces derniers temps à une industrialisation de l’email Marketing, avec des phases de préparation et de production de campagnes de plus en plus automatisées. Elle vous permet d’optimiser les envois en proposant la bonne offre au bon moment. Vous pouvez générer des ventes additionnelles automati-quement tout en améliorant la productivité de vos équipes marketing. Les dernières tendances de l’e-mailing 131
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    Soaeimmr Généarl Soaeimmracehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG Vous créez une fois pour toute des scénarios multiples de campagnes automatiques, votre logiciel de gestion de campagnes s’occupe du reste et se charge ensuite d’envoyer les messages personnalisés. Vous pouvez ainsi vous concentrer sur votre coeur de métier, analyser les résultats et mettre en place de nouveaux scénarios. Envoi avec répétition Dans un monde où vos clients reçoivent de plus en plus d’offres par des canaux marketing de plus en plus fragmentés, vos messages email peuvent se perdre dans la masse. Ces rappels vous permettent de renvoyer le message dans le cas de non ouverture ou de non clic du message. Ceci permet à vos clients de ne pas rater une bonne affaire et, à vous, de maximiser le retour sur investissement par campagne. Test et Optimisation L’email marketing n’est pas une science exacte mais vous pouvez gagner un avantage compétitif en appliquant une approche méthodique de testing et d’optimisation. A moins d’être devin, il est très difficile de connaître à l’avance les résultats en termes de taux d’ouverture et de clics en fonction du nom de l’expéditeur, de l’objet du message ou du contenu des pages et des offres. Il est donc essentiel de tester en permanence ces éléments. Les résultats feront apparaître des écarts significatifs, il est ainsi très facile d’améliorer la rentabilité de vos campagnes. Vous pouvez également tester l’envoi de vos campagnes à différents jours et heures de la semaine et analyser les résultats pour déterminer le meilleur créneau horaire pour les envoyer de façon régulière. La Révolution des Logiciels on-demand Il y a quelques années les logiciels et plateformes technologiques nécessaires pour automatiser et industrialiser les programmes de marketing par email représentaient des investissements prohibitifs, réservés aux très grandes entreprises. Aujourd’hui, avec la révolution des logiciels « on demand », distribués via Internet, des solutions professionnelles sont à la portée de tous les budgets et faciles à mettre en oeuvre sans passer par le service informatique. L’avenir est au logiciel « on-demand » ! Le modèle archaïque de logiciel traditionnel est dépassé. Disposez de ces nouvelles architectures vous apportent immédiatement des bénéfices exceptionnels. Ne vous cassez plus la tête avec les soucis techniques : aucun logiciel à installer, à maintenir, pas d’infrastructure à déployer, vous êtes opérationnels en un temps record. L’éditeur vous garantit la disponibilité de la plate-forme et le support. Vous vous consacrez à la définition et création de vos campagnes, vous programmez l’envoi et l’éditeur se charge du reste ! Aujourd’hui les outils sont là, profitez-en ! Quel confort ! Vous vous rappelez comment c’était avant Internet ? Pour les milliers d’entreprises pour qui l’emailing représente encore une énorme opportunité de croissance et de retour sur investissement, il est grand temps de passer à la vitesse supérieure en industrialisant et automatisant leur stratégie de marketing par email. Par la mise en oeuvre de ces pratiques et techniques avancées, vous renforcerez de façon très significative la profitabilité de votre activité et la fidélisation de votre clientèle. AUTEURs EMAILVISION Nathalie Chaboche Directeur Marketing 132
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    Soaeimmr Généarl Soaeimmracehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG JURIDIQUE GERER DES CAMPAGNES E-MAILING GERER DES CAMPAGNES E-MAILING Cabinet d’avocats Baaijmnn Jeilu Jabco La récolte d’adresses mails Une opération d’« emailing » suppose la constitution de fichiers d’adresses électroniques. Or, dans la mesure où une adresse électronique constitue une donnée nominative, il convient de respecter les règles relatives à la protection des données personnelles, prévues par la loi Informatiques et Libertés du 6 janvier 1978, ainsi que les dispositions de la Loi du 21 juin 2004 pour la Confiance dans l’Economie Numérique (dite « LCEN »). A titre liminaire, le responsable de la campagne d’emailing doit préalablement déclarer son fichier auprès de la CNIL, sous peine d’être pénalement sanctionné jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende. La collecte des adresses électroniques Le responsable du fichier a l’obligation de collecter les adresses de messageries de manière loyale. En d’autres termes, la loi impose que l’internaute soit informé, dès la collecte, de l’éventuelle utilisation de son adresse électronique à des fins commerciales et /ou publicitaires. La CNIL recommande à cet égard que l’internaute ait la faculté d’accepter ou de s’y opposer au moyen d’une case à cocher (et non pré-cochée), figurant sur le formulaire de collecte. Il s’agit là de recueillir le consentement préalable du destinataire du message (principe dit de l’opt-in) ; étant précisé que son consentement doit être libre, spécifique et informé. Soulignons qu’il est strictement interdit de collecter des adresses électroniques dans les espaces publics d’Internet, tels que les sites web, les blogs, les forums de discussion… à l’insu des utilisateurs. A titre d’exemple, l’accord du destinataire du message ne doit pas être dilué dans une acceptation des conditions générales ou couplé à une demande de bons de réduction. Précisons que le non-respect du principe du consentement préalable expose le contrevenant à une amende de 750 € pour chaque message irrégulièrement expédié (article R 10-1 du Code des postes et des communications électroniques). Notons par ailleurs qu’il existe une exception au principe du consentement préalable, lorsque la prospection concer-ne des « produits ou services analogues » à ceux déjà four-nis par la même entité qui avait recueilli les coordonnées électroniques de l’intéressé. C’est alors la règle du droit d’opposition (dit « opt-out ») qui s’applique, permettant à l’expéditeur d’envoyer les messages sans le consentement préalable du destinataire. A charge pour ce dernier d’avertir l’expéditeur qu’il s’oppose à l’envoi de messages ultérieurs. Quoiqu’il en soit et dans tous les cas, il convient d’offrir, dans chaque message envoyé, une possibilité de désinscription. Les mentions obligatoires L’auteur de la campagne doit respecter les droits reconnus aux internautes, à savoir : Le droit d’information Au moment de la collecte, les questionnaires doivent impérativement mentionner les informations suivantes : La nature du message envoyé ; L’identité de l’annonceur ; La durée de conservation des données (qui dépend de la durée de l’opération d’« emailing ») ; L’objectif de la collecte d’informations ; Le caractère obligatoire ou facultatif des réponses fournies ; Les droits reconnus aux internautes. Le droit d’opposition Il est interdit d’utiliser l’adresse électronique des inter-nautes qui s’y sont opposés. Le droit d’opposition reconnu à l’internaute s’exerce au moment de la collecte d’informations ou, plus tard, en s’adressant au responsable du fichier. Notons que l’exercice de ce droit d’opposition ne doit occasionner aucun frais à la personne qui souhaite en bénéficier. Le droit d’accès L’auteur de la campagne a l’obligation de renseigner tout internaute qui souhaiterait savoir s’il détient des informations personnelles à son sujet, et le cas échéant, de les lui communiquer. Le droit de rectification et de suppression L’auteur de la campagne doit également faire droit à la demande de tout internaute qui souhaite faire rectifier, compléter, actualiser, verrouiller ou effacer des informations qui la concernent en raison des erreurs ou des inexactitudes constatées. A peine de nullité, toute demande de rectification ou de suppression doit être accompagnée d’un justificatif d’identité. L’auteur de la campagne doit répondre à la demande présentée par l’internaute dans le délai de deux mois suivant sa réception. En conclusion, tout annonceur qui souhaite utiliser un fichier d’adresses électroniques loué ou acheté auprès de prestataires spécialisés, doit s’assurer que la réutilisation de ces adresses électroniques a été opt-inisée. A défaut, l’annonceur s’expose aux mêmes sanctions pénales que le propriétaire initial du fichier. juridique 133
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    135 GéNéRER DUBOUCHE a OREILE SOM M A I R E Quelques définitions - P.136 Comment rater sa campagne de Buzz Marketing - P.139 Buzz Marketing : Exemples - P.142 Guérilla Marketing : Exemples - P.146 Serious Game Advergame : Exemples - P.148 Juridique - P.151 Sommaire Général
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    TENDANCE Buzz, marketingViral, bouche à oreille, UGC : quelles différences ? Buzz marketing, Engagement marketing, P2P marketing, permission marketing, marketing alternatif, hors media, marketing viral, marketing 2.0… nous avons affaire depuis peu à une avalanche de termes pour parler du marketing du Bouche à Oreille… et il n’est pas rare que l’on se demande au final quelle est la différence entre du buzz marketing et du marketing viral. Voici donc un petit éclairage sur ces nouvelles pratiques du marketing dont le succès ne semble pas faiblir à une époque où le consom’acteur n’est plus une simple cible mais un relais potentiel pour les actions de communication. Le bouche à oreille. Cette communication de personne à personne (sur les marques, produits et services entre autre) ne date évidemment pas d’aujourd’hui. Mais ce qui est nouveau, c’est la puissance, l’étendue et la rapidité que lui a conféré l’arrivée d’Internet et plus récemment des media sociaux, des blogs et des plateformes vidéos... Avec le web, une information, qu’elle soit sous forme d’images, de textes ou de vidéos, peut désormais être répliquée et diffusée de manière quasiment instantanée à un grand nombre de personnes sans limites géographiques. Là où auparavant on passait le mot à quelques membres de sa famille, de son voisinage ou de son bureau, l’internaute bénéficie désormais d’outils de communication à la puissance inégalée jusqu’ici. Depuis quelques années, un nombre croissant de marques a réalisé l’intérêt de ce phénomène. Les premières expérimentations en marketing du bouche à oreille comme Hotmail, Budweiser (qui a marqué les esprits alors que cette marque n’est même pas vendue en France !) ou le film « le projet Blair Witch » ont désormais laissé place à de véritables stratégies pensées pour relayer un message, une vidéo,… par l’internaute qui devient lui-même le media. Voici une petite typologie de ces nouvelles approches marketing : Le Marketing viral Il s’agit ici de faciliter la transmission d’un message de personne à personne. Malgré une appellation anxiogène rappelant les virus informatiques, le marketing viral est inoffensif. L’idée est comme le fonctionnement d’un rhume, de « contaminer » une personne qui contaminera elle-même plusieurs personnes et ainsi de suite, créant une dynamique exponentielle. Pour ce faire, contrairement au côté interruptif de la publicité traditionnelle (on force l’audience à être exposée au message publicitaire), il faut proposer à l’internaute un contenu suffisamment original, drôle, surprenant, intéressant pour qu’il décide de le faire suivre à son entourage. Un module trop commercial ou trop convenu risque de ne pas prendre. Bien que l’humour, le sexe ou la provocation soient souvent des ingrédients à succès, le marketing viral peut prendre de nombreuses formes en fonction de la cible, du message et du but à atteindre. En B2B, par exemple, la publication d’un livre blanc téléchargeable est un très bon exemple de marketing viral. La personnalisation du message (via l’ajout de son nom ou de sa photo dans un jeu ou une vidéo), l’incentive (prix symbolique ou réel à gagner dans un jeu par exemple) et l’intuitivité seront des éléments clefs pour le succès de ce type de campagne. Formats : vidéo virale, email, module téléchargeable, widget, livre blanc et étude, application facebook, podcast audio et vidéos… Le Buzz Marketing Autre tactique pour générer du bouche à oreille. Le concept ici est de diffuser de l’information vers le consommateur grâce à un évènement, un dispositif ou une action spectaculaire, surprenante et mémorable associée à une marque,… Réussie, une action buzz marketing génère du bouche à oreille et des retombées media. L’important est de créer une réaction et d’attirer l’attention, quitte à créer la polémique ou la provocation. Le relais des media (via une action RP) est essentiel pour éviter de seulement toucher les quelques personnes exposées directement au dispositif. Il faut faciliter Générer du Bouche à oreille 136 Vanksen Group Quelques définitions Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Générer du Boucheà oreille 137 l’expérience indirecte à l’action grâce à des vidéos diffusées dans les media, les plateformes de partage vidéos,.. Et bien évidemment proposer une action suffisamment visuelle pour qu’elle marque les esprits. Ce type d’action demande un véritable savoir-faire logistique et juridique pour pouvoir vaincre les règlements et autorisations indispensables (sauf si vous êtes prêt à prendre le risque de devoir payer une amende) mais souvent complexes et longues à obtenir. Il faut aussi anticiper que ces « dispositifs créatifs » peuvent être ressentis comme un envahissement forcé dans l’environnement urbain par un certain nombre de personnes ou d’administrations… attention aux réactions donc… Formats : évènement ou dispositif exceptionnel, streetmarketing, guérilla marketing, ambient marketing, ambush marketing… Le street Marketing est une technique marketing utilisant la rue et les lieux publics pour promouvoir un évènement, un produit ou une marque. Le street marketing utilise généralement des affichages ou des mises en scènes originales pour promouvoir une opération de manière non conventionnelle. EXEMPLE http://www.culture-buzz.fr/blog/Street-Marketing- Monster-vous-envoie-des-oranges-Luxembourg-1855.html Le guerilla marketing est semblable au street marketing, il ne se différencie de ce dernier que par son caractère illégal. Effectivement les campagnes de guerilla marketing sont montées sans l’autorisation des institutions concernées. http://www.culture-buzz.fr/blog/Mercedes-fait-sa-guerilla-marketing- a-Stuttgart-1294.html L’ambient Marketing consiste en la réappropriation de lieux ou objets de la vie publique par les marques, dans le but de communiquer de manière originale et marquante. http://www.culture-buzz.fr/blog/Ambient-Marketing- Japan-Airlines-UK-1802.html L’ambush Marketing est un dérivé du guerilla marketing. Il consiste a promouvoir une marque de manière alternative durant un évènement dont elle n’est pas le sponsor officiel. http://www.culture-buzz.fr/blog/Ambush-Marketing-Les- Dim-Dim-Girls-ont-trouve-la-parade-1504.html Le Marketing d’influence Il regroupe le seeding (créer du bouche à oreille en faisant tester des produits par des leaders d’opinions), et le community management. Le but est de générer du bouche à oreille en impliquant les leaders d’opinions online et offline (blogueurs, consommateurs influents, vip, stars) en les motivant à relayer le message auprès de leur audience en leur proposant de tester un produit, de participer à un évènement exclusif ou en les fédérant au sein d’un espace : blog, forum, réseau social. Cette approche nécessite du temps et une certaine sensibilité mais elle peut payer énormément sur le long terme. Pouvoir échanger avec ses consommateurs, les fidéliser et peu à peu les transformer en « ambassadeurs » permet d’améliorer le taux de recommandation et donc la croissance d’une marque. Malheureusement les marques ne se donnent pas toujours les moyens humains ou financiers suffisants pour suivre chaque jour et dans le temps la relation initiée. Les influents sont à manier avec précaution et contrairement à un espace publicitaire classique, ils ne s’achètent pas… Une approche maladroite et trop commerciale suscitera au mieux leur désintérêt et au pire leurs rires et leurs critiques. Une mauvaise campagne pourra mener à un vrai retour de buzz si la marque a tenté de manipuler ou de mentir aux influents ou bien tout simplement si ces derniers ont été déçus. Formats : Campagne de seeding auprès des blogueurs influents, billets sponsorisés et régie 2.0, mise en place de blogs et de réseaux sociaux de marque, évènements VIP Le seeding est le fait d’envoyer des produits aux blogueurs afin de leur faire vivre une véritable expérience avec la marque ht t p : // fr.bl o g.b u z z p a ra d i s e. c om / ? s = a s _ p er fo rm _ advancedsearchas_perform_advancedsearch=trueas_ searchquery=passionata Les billets sponsorisés sont des billets rémunérés que les blogueurs mettent en avant pour des marques. Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Le Consumer Generated Media (CGM), ou User Generated Media (UGM). Ce type d’actions consiste à faire participer l’audience à la communication d’une marque et plus rarement à la co-création d’un produit ou d’une offre. Un certain nombre de marques a ainsi offert aux internautes de proposer leurs vidéos ou photos pour participer à un concours ou un module collaboratif (Wat.tv, Gmail, ou Joga Bonito pour Nike). Certaines vont même jusqu’à « pitcher » les internautes pour inventer le scénario (Honda pour le Superball) ou même réaliser leur futur spot ou affiche. Si ce type de campagnes surfe bien sur le nouveau phénomène du consommateur 2.0 ou consom’acteur, il rencontre parfois l’échec. En effet, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous et le nombre de participations est parfois très faible car l’implication et le temps demandés aux internautes sont très importants. Il faudra aussi certainement attendre un peu avant que tout le monde maîtrise totalement les outils et métiers nécessaires à la création d’un spot. De plus le nombre de talents n’est peut-être pas illimité, qu’on le veuille ou non tout le monde n’est pas un Spielberg en puissance. Formats : concours contributif de vidéos ou photos, module collaboratif, co-création Si toutes ces approches sont différentes, elles peuvent être utilisées de manière indépendante ou complémentaire, voire être conjuguées à des actions de communication plus traditionnelles (spot tv ou banner publicitaire online, affichage, presse ou radio). On parlera alors de communication intégrée ou de marketing à 360°. Pourtant, tous les media ne sont pas forcément nécessaires, on devrait alors parler de 125° ou 247° selon le nombre de media sélectionné … AUTEURs Vanksen Group Emmanuel VIVIER Directeur général 138 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TECHNIQUE Générer duBouche à oreille Généerr du Bocehu à oeirlle Vaeknns Gopru 139 9 IDEES « REVOLUTIONNAIRES » POUR RATER SA CAMPAGNE DE BUZZ MARKETING A COUP SÛR. Il y a 9 ans, seule une poignée d’initiés osait s’aventurer dans les méandres du buzz marketing. A présent toute agence comptant une machine à café, une fontaine à eau et plus de 2 employés se targue d’être virtuose de cet art mêlant créativité, psychologie et stratégie. Pourtant cette nouvelle approche marketing nous fait entrer dans une dimension bien supérieure au classique « bouche-à-oreille ». Les dispositifs de marketing 2.0 permettent d’accélérer la propagation du message et de décupler l’ampleur d’une campagne traditionnelle. Comme l’expliquait l’ancien vice-président marketing d’Hotmail, Steve Douty, le marketing viral, est du « bouche-à-oreille dopé aux stéroïdes ». Pourtant cet art, est loin d’être un chemin paisible et il est semé d’embûches et de fausses perceptions ou clichés. Cet article a pour but de vous mettre en garde par l’absurde contre les pièges à éviter lors de la mise en place d’une campagne de marketing viral. Il s’adresse aussi bien aux professionnels d’agences qu’aux directeurs marketing de sociétés tentés par l’aventure.. Nous faisons tous des erreurs, à des niveaux différents, mais si nous pouvions éviter les plus évidentes le chemin vers l’accomplissement ultime de toute campagne de marketing viral couronnée de succès n’en serait que simplifié. Ensuite à vous les lauriers, la poignée de main du président et le siège en cuir dans le bureau de 12m2. 1. Le contexte n’a aucune incidence sur la réussite de ma campagne. C’est une erreur fatale que de penser que le contexte n’est pas intimement lié au succès de votre action. L’élément « timing » est une donnée essentielle dans la mise en place d’une action de marketing viral. Selon le contexte, une même action pourra avoir un succès retentissant ou générer autant de trafic que la messe du dimanche matin de l’église du village. Chaque agence (ou département marketing) devrait, en début d’année, créer une frise chronologique pour l’année en cours et y intégrer l’ensemble des dates clés relatives à la société, aux clients, à l’actualité, aux fêtes… Cela permet d’être proactif et d’aligner la réflexion créative d’une campagne avec l’actualité, les tendances et ainsi de garantir une adéquation parfaite entre le contenu et le contexte. Du côté agence, les équipes créatives pourront démarcher un client avec une idée en accord avec l’actualité et lancer une action ponctuelle afin de rebondir sur la tendance du moment avant la concurrence. L’utilisation de l’actualité est un bon moyen d’obtenir l’intérêt et le relais des media car elle peut donner une utilisation originale d’un fait de société déjà traité par tous de manière traditionnelle. 2. Evitons la simplicité et lançons une action sophistiquée et complexe. Gardons toujours en tête cette phrase d’un gourou de la publicité qui disait « le peuple est con, c’est sur cette base qu’il faut établir ta réflexion ». Cela peut paraître « cru » mais si nous acceptons de tous faire partie de ce « peuple » la phrase prend tout son sens. Lors de la mise en place d’une campagne (virale ou non), il faut absolument permettre à l’ensemble de la population de déchiffrer le message rapidement, de l’assimiler et de le comprendre. Il faudra ainsi éviter les private jokes parisiennes pour « happy few », les concepts Freudiens, ou « artistiques » dans les campagnes au risque de se retrouver seul à les comprendre (à moins d’y joindre une explication de 20 minutes). Parler et tester ses concepts avec des personnes non-initiées pourra s’avérer des plus révélateurs. Ce constat est encore plus vrai concernant les campagnes de marketing viral car le média permet de rapidement « zapper » et passer à côté des campagnes. La règle pour la mise en place d’un concept de marketing viral est celle du K.I.S.S. (Keep It Simple Stupid). Le succès d’une action tient parfois juste à l’ergonomie ou au libellé d’un formulaire. Le viral se travaille dans le détail. Comment rater sa campagne de buzz Marketing Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    3. Internet estun domaine à part où tout est permis, prenons des risques ! Le medium Internet n’est qu’un support, chacun est donc soumis aux mêmes règles et aux mêmes lois que les agences traditionnelles. Penser que ce média donne une totale impunité est une erreur qui peut coûter très cher. Il faudra s’assurer de respecter l’ensemble des lois en vigueur sous peine de sanction. Cependant certaines lois sur le commerce datant de plus de 40 ans ne pouvaient tenir compte de la donnée « Internet » et pourront donc être contournées. Ces dernières, si nous les suivions, rendraient en effet la quasi totalité des campagnes de marketing viral illégales. Il ne faut pas oublier que les représentants de la justice sont des êtres humains capables d’être compréhensifs. Hormis des abus flagrants, ils laisseront souvent place à la créativité. 4. Les internautes sont tous suréquipés. Pourquoi ne lancerions-nous pas une application mobile 2.0 basée sur la dernière évolution annoncée à Las Vegas l’année dernière ? Beaucoup de clients (et même d’agences) sont subitement « éblouis » par la dernière fonctionnalité qu’ils ont découvert sur le téléphone portable de leur voisin lors du dernier barbecue de l’été. Ils ont bien entendu directement acheté ce merveilleux joujou pour la modique somme de 850 Euros et arrivent un matin en réunion avec LA bonne idée pour la mise en place d’une prochaine campagne : utiliser la dernière technologie de ce superbe engin. C’est effectivement tentant mais cela revient à diffuser un spot au cinéma 30 minutes avant la séance : à part le projectionniste et les 2 femmes de ménages, cette campagne ne touchera pas grand monde. Il est souvent assez dur de convaincre l’équipe d’abandonner cette piste à laquelle ils ont rêvé pendant un long week-end mais, lorsque l’on met quelques chiffres en avant il devient plus aisé de faire primer la raison. C’est en effet une utopie que de mettre en place une campagne de marketing viral jouant, par exemple, sur une combinaison web/mobile ne pouvant être utilisée que par 0,04% de la population. A part si vous avez un plan B de même niveau pour les 99,96% restants, votre action se soldera sans aucun doute par un échec retentissant et coûteux. Dans un premier temps il sera plus pertinent de privilégier l’écriture d’un mémo sur cette mécanique afin de la ressortir 15 mois plus tard lorsqu’elle se sera démocratisée.S’il faut retenir une chose c’est que l’on ne communique surtout pas pour se faire plaisir en faisant des clients de gentils cobayes. 5. Pour être sûr de « buzzer », une seule règle : soyons trash ! Il faut reconnaître que les campagnes de marketing viral réussies font souvent le bonheur de l’internaute moyen. Ce dernier passera ainsi sa matinée à faire circuler l’information à l’ensemble de ses collègues et amis. Les créatifs ont trouvé ici un environnement où ils peuvent faire preuve d’originalité, de créativité et souvent ils n’hésitent pas à utiliser un humour complètement décalé, voire même à transgresser certains tabous pour titiller la curiosité et attirer l’attention de chacun. Il est important néanmoins de ne pas confondre créativité et provocation ou vulgarité gratuite. Quelques marques ont testé ce registre et la sanction a été claire et instantanée : un rejet de la campagne par une majorité d’internautes et la mise en place d’un « bad buzz » via des milliers de blogueurs (certains très influents) ou forums s’insurgeant contre les pratiques de la marque incriminée. Le dosage se doit donc d’être stratégique. Il est possible de briser certains tabous sans pour autant faire preuve de vulgarité choquante n’ayant rien de créative. 6. Ne nous remettons pas en question et appliquons la « bonne vieille méthode » La bonne vieille méthode fait sûrement encore recette pour l’annonce de la Fête de fin d’année de l’école de votre fils. Pour le reste, il faut pouvoir évoluer et vivre avec son temps. Le marketing viral ouvre des possibilités assez fabuleuses qui, combinées avec les media traditionnels, permettent d’avoir un impact particulièrement intéressant. Le marketing viral suscite l’intérêt tandis que les médias traditionnels réaffirment le message et confortent le consommateur. L’addition des deux instaure une sorte de magie surprenante d’efficacité. Pour ne citer que quelques facteurs expliquant la puissance du phénomène « marketing viral », il suffit de se pencher sur les bienfaits qu’offre le lien hypertexte. En quelques secondes, il est possible d’envoyer par email à plusieurs centaines de collègues/amis une campagne qui nous a interpellé. Ces derniers pourront, derrière le lien hypertexte de cet email, trouver une multitude de contenus tous plus différents que surprenants (films, musiques, animations, vues en temps réel avec éventuellement possibilité de personnalisation). Le faible coût et la facilité de transmission, les phénomènes pyramidaux qui sont la base de ces mécaniques et la présence de communautés (ciblage plus efficace, pertinence) permettent de créer une diffusion exponentielle très efficace et rentable. 140 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    141 Générer duBouche à oreille 7. Nous sommes leader sur le marché. Annonçons juste notre dernière promo sans aucun artifice. Dans le cadre d’une campagne de marketing viral, il faut rendre le consommateur actif en le laissant devenir vecteur de promotion. Les méthodologies utilisées reposent sur un concept simplissime : plutôt que de draguer le consommateur en lui faisant avaler de force un message, il faudra le pousser à devenir actif et à faire lui-même la pub du produit en lui donnant l’irrésistible envie de faire partager sa découverte… Il deviendra, par la même occasion, ambassadeur de la marque. Si vous voulez que le consommateur puisse véhiculer votre message, il faudra lui raconter une histoire (et de préférence une belle histoire) qu’il va pouvoir à son tour raconter à son entourage proche. Une des valeurs clefs du marketing viral est l’ego. Si vous avez une histoire surprenante à raconter, elle sera reprise rapidement par l’ensemble des consommateurs qui voudront absolument être les premiers à faire partager cette « histoire » à leur entourage. 8. Mettons notre spot sur Youtube. Cela ne peut que réussir (sans compter qu’il m’a déjà coûté très cher). Il est toujours drôle d’entendre exposer ce genre de stratégie « poker ». Oubliez purement et simplement l’idée que réaliser une vidéo et la placer sur Youtube et/ ou Dailymotion va vous apporter gloire et bénéfices de manière instantanée. Plus de 250.000 nouvelles vidéos sont ajoutées chaque jour sur Youtube et Dailymotion en reçoit plus de 15.000 par jour. Sans stratégie ni plan de communication associé, votre campagne de marketing viral risquera purement et simplement de se consumer tel un feu de paille. Malgré ce que l’on peut lire et entendre, une action virale a besoin d’être soutenue pour son lancement. Ce soutien peut venir de campagnes classiques, d’emailing ciblé ou encore de bannering. D’expérience, une bonne action de marketing viral se doit d’être accompagnée d’une campagne de RP (Relation Presse). Il est important de prendre en compte les retombées annexes. La couverture presse d’une action « osée » et particulièrement créative peut apporter une visibilité qui coûterait à la marque plusieurs centaines de milliers d’euros si cet espace devait être acheté. Il faut retenir ce fait très simple mais essentiel : plus la population initiale lors du lancement sera grande, plus l’impact viral de la campagne sera exponentiel. Après 14 années d’expérience, j’ai participé personnelle-ment à 2 actions qui sont devenues des succès internatio-naux sans aucun « boost » lors du lancement. Ayant tra-vaillé sur plus de 400 projets, le risque de lancer un concept viral « libre » semble encore très grand. Il l’est de plus en plus aujourd’hui avec la multitude d’actions qui apparais-sent sur la toile et la concurrence acharnée que se font les différents acteurs du secteur pour gagner l’attention des internautes. 9. Ne lisons pas cet article et demandons au fils de Josiane de la compta. Il est doué en informatique et saura sans doute nous aider. Le fils de Josiane est sûrement un brave petit gars mais il ne disposera sans doute pas de l’ensemble des compétences pour mettre en oeuvre un projet de marketing viral de grande ampleur. Jusqu’il y a 10 ans, nous avions encore énormément de « Rémy Bricka* du web » , personnes capables de jongler avec l’ensemble des connaissances nécessaires pour la mise en place d’un site web. Aujourd’hui, force est de constater que le marché s’est fortement spécialisé et qu’il n’est pas rare de retrouver plus de 10 spécialistes autour du lancement d’une campagne de marketing viral. Ces derniers conçoivent et déploient des dispositifs incluant plusieurs actions coordonnées nécessitant plusieurs expertises particulièrement pointues. Ils permettront non seulement d’atteindre les résultats mais également de parfaitement s’intégrer dans la « fresque » globale de n’importe quelle campagne tout en n’oubliant pas de mettre en place des outils de mesure de performance. * Remy Bricka est un homme orchestre et chanteur populaire en Belgique qui se produit dans les spectacles pour enfants et tout public. AUTEURs Vanksen Group Cédric Rainotte Directeur créatif Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    EXEMPLES Jahnno Ccehort Exemples de campagne s de Buzz Marketing TRANSAVIA Brief : Créer du buzz pour une compagnie aérienne Réponse : un jeu concours avec un fort potentiel viral. Le site du l’opération, www.gagnezunavion.com offre deux possibilités : créer un avion et inviter ses amis rejoindre un avion existant Tout avion atteignant les 165 personnes participent au tirage au sort avec un vol pour Marrakech pour toutes les personnes qui ont complété l’avion. On voit bien l’idée virale : “Si chacun doit inviter un maximum de relations, on aura un coefficient de viralité maximum. » Résultat : Non encore connu à la date d’impression Agence : H / Juin 2008 DURACEL Brief : Fêter les 35 ans de la marque en montrant un esprit jeune et décalé. Réponse : Opération avec 35 blogueurs qui ont été enfermés pendant 35 heures dans un loft aux couleurs de Duracell sous l’oeil de caméras, le tout relayé sur le site dédié www.35heuresdulapin.com Résultat : Un buzz très important sur la blogosphère grâ-ce au nombre important de participants d’une part et aux différents relais d’autres blogueurs, quelque soit leur ligne éditoriale. Agence : Passage Piéton/Client : Duracell /17 mai 2008 axe Brief : Promouvoir la nouvelle déclinaison de sa gamme de déodorants Axe Dark Temptation en France. Réponse : Mise en ligne d’un site «mangeusesdhommes. com» autour d’un jeu viral. Des Playstations 3 à gagner pour ceux qui ramènent le plus d’amis sur le site. Chaque blogueur a reçu une vidéo personnalisée avant d’être in-vité à un dîner en compagnie du brand manager d’Axe. Résultat : Des retours très positifs sur la blogosphère grâce à l’opération mais aussi la pub TV qui a été très appréciée. Seul point négatif : avoir limité le concours à la plateforme Skyblog. Agence : RPCA / Client : Axe / Février 2008 142 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Dash Brief :Communiquer sur le lancement d’un nouveau par-fum de la lessive Dash 2 en 1 en axant sur le plaisir et non plus sur l’efficacité du produit. Réponse : L’agence a organisé l’élection du plus beau gos-se du web avec la possibilité de devenir un représentant de la marque mis en avant en vidéo sur le site. 20 blogueurs en compétition, leurs profils soumis au vote des internau-tes, avant une décision finale du Jury. Résultat : 95 blogueurs ont participé à l’opération, 22500 visiteurs pour le site et environ 150 billets sur les blogs. Agence : Passage Piéton / Client : ProcterGamble Yamaha / VMAX. Brief : Promouvoir de façon originale, et sur le Web, la nou-velle moto de Yamaha, la VMAX. Réponse : le site volumemax.fr propose un advergame re-posant sur le mobile. Il s’agit d’une course de moto ou l’in-ternaute est amené à crier pour avancer. Résultats : Le concept innovant liant Mobile et Adverga-me a généré de très bonnes retombées. L’opération a été relayée par des vidéos sur les UGC et par un groupe Face-book. Agence : Buzzman / Client : Yamaha / Mai 2008 Vrai Brief : Communiquer sur l’authenticité de « Vrai » et faire découvrir la marque au grand public. Réponse : Avant le lancement de la campagne TV, une soi-rée a été organisée avec 80 blogueurs dans un restaurant Bio avec dégustation des produits, présentation de Spots TV en exclusivité et discussion avec les représentants de la marque. Résultats : Après la soirée, d’excellents retours sont alors apparus sur la blogosphère avec diffusion des films mis à disposition et avis sur les produits qui leur avaient été offerts : 40 articles ont été écrits avec 139 commentaires laissés par les internautes. Agence : Lowe Strateus / Client : Triballat - Vrai Quick Brief : Promouvoir via les blogueurs influenceurs la sortie des deux nouveaux burgers de la marque. Réponse : Une quarantaine de blogueurs a reçu un mail teasing avec une vidéo personnalisée d’Omar et Fred. Ces envois se sont faits 4 jours avant la sortie des publicités à la télévision, et la révélation des burgers sur le site. Résultats : Un très grand nombre de blogueurs a écrit un article sur la vidéo personnalisée qu’ils avaient reçu avec un lien sur le site teasing. Puis certains ont relayé sur leurs blogs, la sortie des deux nouveaux burgers. Agence : Vanksen / Client : Quick / Juin 2008 Générer du Bouche à oreille Janvier 2008 Avril 2008 143 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Voyages-Sncf Brief :Communiquer sur les services, autres que la vente de billets de train, du site voyages-sncf.com Réponse : Un concours de vidéos a été lancé sur la plate-forme avec des cadeaux à la clé. Les internautes pouvaient envoyer leurs idées pour que tout le monde comprenne que voyages-sncf ne se résumait pas aux billets de train. Résultat : 58 vidéos ont été envoyées et 241 commentaires déposés pour un visionnage chiffré à 50.000. Une vidéo a notamment fait le tour des blogs et a drainé un trafic im-portant sur la page du jeu-concours. Dailymotion / Client : Voyages-Sncf / Mars 2008 salomon Brief : Promouvoir la nouvelle chaussure XT Wings de Salomon. Réponse : 20 blogueurs du monde entier ont reçu une paire de chaussures, des habits de course et un Nokia N82. Ils devaient relever des défis de course qu’ils avaient eux même proposé, et demander à leurs lecteurs de les soutenir grâce à un widget personnel. Parallèlement, un concours grand public, demandant aux internautes de proposer des défis et de les réaliser peut-être eux-mêmes après sélection, a été lancé. Résultat : Un buzz bien ciblé avec plus de 30 billets postés sur des blogs. Agence : Vanksen / Client : Salomon / Mai 2008 Samsung M110 Brief : Promouvoir le nouveau Samsung M110 et communi-quer sur sa robustesse. Réponse : Une opération en plusieurs actes en communi-quant via les blogueurs influents : un site évènementiel montrant un parachutiste s’écraser sur une vache, des goo-dies envoyés (boite à meuh, petit parachutiste en jouet), puis des morceaux d’animaux en buzz kit. Résultat : BAD BUZZ ! Les blogueurs participant à l’opéra-tion ont été choqués par les morceaux de vache reçus à do-micile et l’ont fait savoir. De nombreux blogs ont également repris l’information en fustigeant l’agence et la marque. Client : Samsung / Mars 2008 Monopoly Brief : Communiquer sur la nouvelle édition «France» du Monopoly en rajeunissant son image. Réponse : Organiser un grand concours sur Internet en laissant voter les internautes sur les choix des villes qui apparaîtront sur le plateau du jeu. Résultat : BAD BUZZ ! la célèbre petite ville de Montcuq est arrivée première mais ce choix a été invalidé par Has-bro qui a préféré en faire un plateau spécial pour la petite ville du Lot. Les réactions de déception se sont enchaînées catalysées par la création de http://montcuqsurleplateau. free.fr. Client : Hasbro / De Septembre à Novembre 2007 144 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Bonjour .......................... (a)! Ton ami .......................... (b) nous a communiqué le numéro de page que tu allais lire dans cette édition du livre « Internet Marketing 2009 ». Vanksen Group est heureux de t’offrir cette première page de pub virale entièrement personnalisable. A Company | Benelux - France - Germany - Hong Kong - Italy - Spain - Switzerland - USA | Tél. : 01 55 33 89 00 Mode d’emploi : 1. Ecris ton prénom dans l’espace (a). 2. Ecris le prénom de ton ami dans l’espace (b). 3. Referme le livre « Internet Marketing 2009 » et recommence sa lecture une nouvelle fois. 4. Arrivé sur cette page, lis le texte ci-dessus à haute voix. 5. Prends un air surpris (“Whaouuuuuuw !! Il parle de moi…”) et invite tes amis à lire cette page (tu peux également la copier et la distribuer à l’ensemble de tes collègues). www.culture-buzz.fr Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    De plus enplus d’entreprises utilisent de nouveaux moyens que l’on peut regrouper sous le terme de marketing alternatif : viral, buzz et influential marketing, ambient, street, guerrilla marketing... Le Guerrilla marketing est par nature inattendu, souvent spectaculaire et dans certains cas dérangeant ou amusant. Il est utilisé pour surprendre, créer le contact et générer des conversations et donc du Buzz (ou bouche-à-oreille) à la fois offline (dans les entreprises, dans les écoles, lycées et facs) et online à travers la blogosphère. Créer du buzz au travers de la blogosphère, c’est très souvent l’objectif principal des opérations de guerrilla marketing dont voici quelques exemples. Dans ce cadre, une action locale offre une portée internationale. EXEMPLES TRIBECA FEDEX / NYC Brief : Faire connaître leur service d’impression et de ven-te de fournitures de bureau auprès des PME de NYC. Réponse : une opération de guerrilla marketing dans les rues de NYC très impactante mettant en scène des fourni-tures de bureaux au format XXL et jouant sur l’environne-ment (les bandes jaunes avec les marqueurs, les produits de corrections avec les passages piétons). Retour sur les blogs : l’agence BBDO n’a pas suivi le buzz sur la blogosphère... mais nous savons que cette opération a été reprise sur les principaux blogs français parlant de marketing et communication. Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko LEE / Paris Brief : Faire savoir que LEE ouvre son premier store dans le Marais auprès des professionnels présents au salon Who’s Next (porte de Versaille) et à la cible (Etienne Marcel et le Marais). Réponse : une opération de guerrilla maketing sur les points stratégiques avec des jeans accrochés à des fils à linge entre les arbres et les immeubles et rhabillés les po-teaux anti-stationnement en jean. Résultat : l’opération a été reprise par une centaine de blogs internationaux générant plus d’un million d’impres-sions sur la campagne. Agence : TriBeCa / Client : LEE Guerilla Marketing : Morceaux choisis 146 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Death Proof /Amsterdam Brief : Faire la promotion de la sortie du DVD avec un budget modeste et générer du bouche à oreille. Réponse : S’inspirer de l’univers assez gore du film en dispersant dans la ville des bras coupés tenant la vidéo. Des kits de presse ont été envoyés aux journalistes non présents sur place. Résultat : un puissant impact visuel auprès de la cible directe lors de l’opération et indirect à travers le bouche-à-oreille. L’agence estime avoir touché une audience de plus de 2,5 mil-lions de personnes. L’opération a été postée sur plus de 75 blogs internationaux. Le DVD s’est très bien vendu aux pays-bas. Agence : New Message / Client : Grindhouse, Death Proof Arrivez en vie / Afrique du Sud Brief : Faire réfléchir les jeunes adultes sur les risques engendrés par l’alcool sur la conduite avec un budget très modeste. Réponse : être présent là où ils vont consommer l’alcool avant de conduire le soir : les bars et discothèques avec une mise en scène forte. Le matériel nécessaire fut offert par des fabricants et les gérants des endroits ont accepté sans contre partie financière. Résultat : L’idée fut si innovante qu’elle offrit de très for-tes retombées en RP au niveau national et une excellente couverture internationale à travers la blogosphère. Agence : BBDO NYC / Client : FedEx Kinko L’argus / Paris Brief : Communiquer sur l’utilité des contenus du magazine au service des lecteurs dans leur processus d’achat. Réponse : Opération de guerrilla dans les rues parisiennes avec des véhicules remplis de faux billets de 100€ ornés d’une accroche on ne peut plus directe : “Ne Jetez plus tout votre argent dans votre voiture” Lisez L’argus. Un dispositif mo-bile embarqué et développé par la division mobile de l’agence transmet le message en Bluetooth à proximité des véhicules. Résultat : + De 70 blogs en France et à l’étranger reprenant l’événement et dans la presse Stratégie, Cbnews, Choc, presse auto spécialisée… et une augmentation des ventes sur la pé-riode de 7% (action couplée à une communication PDV). Agence : The Jupiter Drawing Room / Client : Arrive Alive Stop Whaling Now / Sidney Brief : Attirer l’attention de la population australienne sur le massacre annuel orchestré par les Japonais sur les baleines. Réponse : L’opération a eu lieu à Sidney car au bord de l’océan où les baleines viennent séjourner. L’affichage a été réalisé dans une douzaine d’endroits. Retour sur les blogs : Les médias locaux ont relaté l’opéra-tion et elle fût reprise par une cinquantaine de blogs inter-nationaux. Le nombre de visite sur le site internet stopwha-ling. com.au est passé de de 400 à 4000 visites par mois. Agence : Republic Of Every One / Client : IFAW* Générer du Bouche à oreille 147 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Derrière ce nombarbare se cache un secteur d’activité en plein développement sur le net. Le principe consiste à adapter les techniques du jeu vidéo pour concevoir des applications « sérieuses » destinées à la formation, à la pédagogie ou au recrutement. Souvent les serious games sont diffusés sous forme de gratuiciels. Cela s’explique entre autres par le fait que la stratégie de diffusion de ces serious games est basée sur le marketing viral. Voici un tour d’horizon des principales expériences dans le domaine. EXEMPLES Ndeiiinostv Le plus cher ! Dix millions de dollars, rien que ça, c’est le prix qu’a coûté la réalisation de PULSE!, un serious game qui simule de manière réaliste un service d’urgence médicale, l’unité de soins intensifs du National Naval Medical Center dans le Maryland. PULSE! décroche donc la médaille d’or du jeu sérieux le plus cher du monde. PULSE! se veut une simulation très immersive et hyperréaliste dont l’objectif est de réduire les risques médicaux en permettant aux médecins de se former à des situations d’extrême urgence. Ce qui justifie le coût exorbitant de ce jeu, c’est la qualité de réalisation. Le plus sérieux Ce jeu en ligne vous permet d’incarner le président «des Nations européennes» et de montrer votre talent pour arbitrer toutes les situations dans l’équilibre entre efficacité et démagogie. Il vous faudra d’un côté prendre les décisions qui s’imposent pour enrayer les menaces climatiques qui pèsent sur le monde, et de l’autre veiller à prendre des mesures suffisamment populaires pour conserver votre fauteuil. Le jeu se complique car il va également falloir ménager vos petits amis des autres aires géographiques lors d’assemblées de négociations, veiller à ne pas vider les caisses de l’Etat, et contenter la presse qui est à l’affût du moindre faux pas pour vous faire tomber. www.bbc.co.uk/sn/hottopics/climatechange/climate_challenge Serious Game advergame morceaux choisis 148 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Le plus pro Destiné aux jeunes sortis d’une école de coiffure, HairBe12 permet de recréer un an de la vie d’un salon de coiffure. À la manière des jeux de simulation tels les « Sims », cha-cun peut choisir son avatar, son salon, et faire évoluer sa clientèle au fil des saisons. Des épreuves et des incidents permettent de se plonger dans la vie d’un salon de coiffure et de se sensibiliser à sa dimension business. www.hair-be12.com Le plus connu Destiné à l’origine à sensibiliser les enfants de 8 à 12 ans sur la fin dans le monde, FoodForce a réussi à devenir le hit planétaire des 7 à 77 ans traduit en plus de 20 langues. Lancé par l’ONU, ce jeu a été le premier à proposer de rem-plir des missions humanitaires dans le monde en s’inspi-rant des techniques du jeu vidéo. www.foodforce.com Le plus drôle Un illustre père de famille, à la tête d’une banque non moins illustre, réuni sa progéniture lors d’un solennel repas. Il leur annonce son prochain départ à la retraite et leur confie un défi : le gagnant assurera sa succession. Et c’est un de ces enfants, que la banque Barclays vous propose d’incarner dans ce serious-game des plus originaux. En charge d’un pécule virtuel de 10 000 Euro, il vous faut les placer en bourse en prenant en compte les risques de chaque placement. Un camembert dans lequel vous faites glisser vos investissements symbolise simplement les zones de risques. Et tous les jours, à 8h15 précises, après la clôture des principaux marchés financiers, votre portefeuille est réactualisé. Le plus abouti Peacemaker est sorti ! C’est un jeu-outil, développé dans le but d’amener le joueur à mieux comprendre le conflit Israëlo- Palestinien et par là même, un moyen de réflexion sur une solution de paix. Vous incarnez soit le président palestinien, soit le premier ministre israélien, et il faut réagir aux événements, aux actualités de votre mandat (attentats terroristes, attaques militaires, interventionnisme des puissances mondiales…) tout en proposant une ligne de conduite pour sortir du conflit. www.peacemakergame.com Générer du Bouche à oreille 149 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Le plus méchant Conçu par les activistes italiens de Molle Industria, ce jeu simule la gestion de la multinationale Mac Donald’s sous ses différents aspects pour en démonter les secrets les moins ragoûtants : déforestation, surexploitation, OGM, précarisation sociale et … j’en passe. A disposition 4 mo-dules de jeux qui permettent de tenter de gérer au mieux la multinationale : attention aux pièges ! Et ce qui ne gâte rien : le graphisme est très pro. www.mcvideogame.com 150 Le plus constructif ArcelorMittal qui, en collaboration avec des professionnels du jeu vidéo, a produit Building World, un jeu de gestion qui à partir d’un cahier des charges et d’un terrain, propose d’ériger le bâtiment demandé. Il vous faudra tout gérer : re-cruter et administrer votre équipe d’ouvriers, leur donner les bons ordres, s’occuper de l’approvisionnement de maté-riaux, en passant par toutes les étapes de la construction. Le jeu comporte un tutoriel bien fourni pour vous appren-dre à quoi servent les poutrelles ou quand il est temps de s’occuper de l’installation électrique. www.creative-patterns.com/spip.php?rubrique27lang=frGame=1 Le plus branché Dans Electrocity, on a la charge d’une petite ville, dont on doit développer les activités, tout en prenant garde a entretenir son approvisionnement en énergie et en maintenant l’équili-bre environnemental. Tout l’intérêt du jeu se tient dans l’art de combiner au mieux ce fameux trio : énergie, économie, écologie. Et croyez le, lorsque votre population atteint quel-ques dizaines de milliers d’habitants, Electrocity devient un vrai casse-tête. Vous avez également la possibilité d’entamer de grandes campagnes de sensibilisation auprès de la popula-tion locale, pour démontrer que si chacun fait un petit effort, la combinaison de tous ces petits riens entraîne une notable économie d’énergie. www.electrocity.co.nz Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    JURIDIQUE Générer duBouche à oreille 151 Bad buzz et droit de réponse en ligne Le traditionnel droit de réponse peut désormais être exercé sur Internet depuis le décret du 24 octobre 2007. En effet, la demande d’exercice de droit de réponse peut être mise en oeuvre sur un site web quand l’internaute est mis en cause. Pour les sites types blog ou forum de discussion, cette demande d’exercice n’est pas valide puisque la personne mise en cause peut y intervenir librement. Attention, il est prévu à peine d’irrecevabilité de l’exercice du droit de réponse un certain formalisme. Il faut clairement distinguer les références du message, ses conditions d’accès, la mention des passages contestés, et ce, soit en les reproduisant dans leur intégralité, soit en les identifiant de manière extrêmement précise. Le refus d’insertion d’une réponse sur un site Internet constitue une infraction pénale, punie d’une amende de 3.750 € (LCEN du 21 juin 2004, article 6-IV, alinéa 3). Le droit de réponse - ouvert aux personnes physiques ainsi qu’aux personnes morales (représentées par leurs organes qualifiés) - doit être exercé dans un délai de 3 mois à compter de la mise en ligne de l’article litigieux. AUTEURs PDGB Cabinet d’avocats Banjamin Julie Jacob Générer du Bouche à oreille PDGB juridique Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    153 INTéGRER L’UNIVERS DES BLOGGUEURS SOM M A I R E Communiquer vers les blogueurs - P.155 Les typologies de blogs - P.158 Réussir sa création de blog - P.160 Focus sur les flux RS - P.164 Quelques outils pour lire les flux RS : EXEMPLES - P.165 Sites et blogs marketing : EXEMPLES - P.166 Focus sur le microblogging - P.170 Juridique - P.172 Sommaire Général
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    technique INTEGRER L’UNIVERSDES BLOGUEURS INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS VANKSEN GROUP 155 Voici les messages qu’une personne a laissé sur Twitter (cf article sur « le microblogging » à la fin de ce chapitre pour en savoir plus sur Twitter) : « A la recherche d’un bon appareil photo numérique qualité/ objectif/ performance/ autonomie). Un modèle à me recommander dans cette jungle ? » Puis, dans la foulée : « benchmark reflex numérique.... pfff trop trop de choix :-( » Cet appel à l’aide d’un internaute chevronné, aussi anecdotique puisse-t-il paraître, est très révélateur d’un malaise de notre société de consommation. L’explosion des canaux d’information a fini par « noyer » l’information et amène le consommateur à se tourner vers son réseau / entourage. Le bouche-à-oreille : le média le plus efficace La fin de la seconde guerre mondiale a sonné l’avènement de la société de consommation et avec elle une société du surchoix. Aujourd’hui, comme nous l’explique Barry Schwartz dans son ouvrage « The Paradox of Choice: Why More Is Less » nous avons tellement de possibilités que nous ne savons plus vraiment ni quoi ni comment choisir… Une vinaigrette ? Combien de sel, de poivre, d’huiles, d’aromates, de vinaigres ou même de vinaigrettes déjà préparées sont disponibles ? Des milliers de choix auxquels nous sommes confrontés quotidiennement dans le rayon d’un seul supermarché. Cette société s’est construite avec le développement des médias de masse (dont la télévision fait figure d’image de proue). Plus de produits a conduit à plus d’achat d’espace ce qui a tout naturellement fait augmenter les prix des médias. Mais le consommateur était, de son coté, en pleine mutation. Tout d’abord, son « temps de cerveau humain disponible » (Patrick Le Lay – Les Dirigeants face au changement) a peu à peu glissé vers Internet qui mobilise actuellement 20% du temps consacré aux médias jusqu’à devenir le 1er média chez les Européens âgés de 16 à 24 ans (étude réalisée en 2007 par l’European Interactive advertising association). Mais plus important, avec le développement du web 2.0 (web communautaire) le consommateur partage (vidéos, photos, expériences, informations…), s’implique et devient consom’acteur (Thierry Maillet – Génération Participation). Désormais, il interagit, consomme intelligemment, maîtrise la communication des entreprises et fait de moins en moins confiance à la publicité traditionnelle (76% des consommateurs pensent que les entreprises mentent dans les publicités. Source : Yankelowich ) .Par conséquent, la communication corporate n’est plus vraiment un critère de choix dans l’achat d’un produit … Médias spécialisés, comparateurs de prix, moteurs de recherche (79% des internautes français considèrent Internet comme un outil de recherche – Etude TNS Sofres – novembre 2007), relations, le consommateur se renseigne, discute, évalue, échange et s’exprime. Ainsi le bouche-à-oreille est devenu l’un des médias les plus efficaces ! Dans ce contexte les blogs sont l’illustration parfaite de cette tendance (100 millions dans le monde et 9 millions hors Skyblog pour la France). Ces derniers répondent particulièrement bien à l’ensemble des critères de référencement fixés par Google et sont très régulièrement classés sur la 1ère page du moteur de recherche (70% des internautes ne vont pas plus loin). Les internautes vont donc consulter ces avis, sans parfois même réaliser qu’ils passent sur des blogs. Les blogueurs ont donc ce premier avantage d’être visibles en monopolisant les 1ères pages des moteurs de recherche lorsqu’ils traitent d’un sujet ou d’une marque. Ils sont d’autant plus pertinents qu’ils expliquent leurs expériences à leur manière en utilisant des termes d’usage, des mots que les internautes recherchent dans les moteurs de recherche. Mais les quelques blogueurs que l’on surnomme « influents » ne sont pas uniquement des « machines à référencement », ce sont surtout des personnes qui réussissent à se créer une communauté et à la faire vivre. Ils ont une relation forte avec des lecteurs fidèles qui leurs font confiance. Leur proposer d’avoir une expérience avec un produit ou une marque permet donc : De récupérer des avis de spécialistes qui pourront éventuellement recommander des améliorations du produit ou du service (dans le cas d’un test en bêta) De créer de la recommandation auprès des communautés de chacun. D’améliorer le référencement naturel de la marque grâce au lien pointant vers son site (indice de popularité). CommuniQUER vers les blogueurs Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    D’améliorer la visibilitésur un ensemble de mots-clés sur le long terme puisque les notes de blogs restent en ligne. Ainsi, la 1ère page de Google pour « recommandation reflex numérique » est trustée par les avis de consommateurs et les blogs. Vous l’aurez compris, même s’il ne faut pas confondre audience et influence, il y a divers avantages à travailler avec des communautés en ligne et principalement avec des blogueurs et il ne s’agit pas d’un effet de mode mais plutôt d’une tendance de fond. Quelles sont les possibilités? Le blog seeding : envoyer un produit ou donner un accès à un service aux blogueurs sélectionnés. Cela leur donne la possibilité d’avoir une expérience avec ce dernier et de faire partager cette expérience sur leur blog. Attention toutefois, si le produit/service n’a pas bonne presse, il faut éviter ce type d’action qui ne fera qu’amplifier les points faibles. Evénement : il est toujours préférable de rencontrer les blogueurs dans un cadre privilégié afin de présenter l’innovation produit. L’événement sera l’occasion de donner une expérience inédite (rencontres, visite d’un lieu fermé au public) aux blogueurs Billets sponsorisés : Certaines plateformes mettent à disposition des billets déjà rédigés, ou des thématiques à aborder par les blogueurs en contrepartie d’une rémunération. Collaborer en bonne intelligence Les consommateurs et les blogueurs, ont une volonté de transparence, de discussion et de partage, il faut donc que l’entreprise soit prête à ce type de communication, ce qui implique de : Connaître le buzz (bruit) autour de sa marque Que ce soit sur les blogs, les forums, les plateformes de vidéos ou les réseaux sociaux, il y a actuellement des milliers de discussions à propos des marques. Il est primordial de savoir ce qui se dit – En d’autres termes, quel est le niveau actuel de recommandation autour de sa marque? Etre prêt à accepter la critique La critique n’est pas forcément destructrice, les avis d’internautes s’avèrent positifs 6 fois sur 7 et à minima constructifs, en particulier lorsqu’on fait appel à des blogueurs pour tester un produit ou un service. A l’instar d’une étude qualitative, cette critique permet de mieux comprendre les vraies attentes des consommateurs dans un contexte d’usage qui est déterminant pour les ventes futures. Connaître les règles d’éthique du marketing d’influence Il existe un certain nombre de règles qui relèvent du bon sens mais qu’il est primordial de suivre : Respecter les personnes avec qui on entre en relation : ce ne sont pas des panneaux publicitaires ni des journalistes (rien ne sert d’envoyer un communiqué de presse, ca ne marchera pas). Ne pas cacher son identité : une entreprise, doit se présenter clairement, les blogueurs finiront toujours par trouver la vérité et cela aura un effet extrêmement néfaste sur la marque (certaines essaient encore de s’en relever 3 ans après). Avoir des attentes raisonnables Le marketing d’influence n’est pas la recette magique qui va répondre à l’ensemble des besoins à moindre prix. Une campagne d’influence permettra d’accélérer la courbe d’expérience du produit à travers une véritable recommandation en ligne. Par ailleurs, elle permettra de rendre le produit/service plus visible sur les moteurs de recherche. Elle va également permettre d’améliorer le référencement naturel à travers un ensemble de liens entrants générés vers le site de la marque. Par contre, une campagne de marketing d’influence jouera moins sur la notoriété pour laquelle les media traditionnels sont beaucoup plus efficaces. Finalement, une bonne stratégie d’influence s’inscrit dans un concept global et devient un média complémentaire aux autres. Déterminer les objectifs et les indices de mesure. Comme pour toute opération de communication, il est primordial de savoir d’où l’on part, de fixer des objectifs clairs et surtout des indices de mesure. Il est assez courant de prendre le nombre d’articles, le nombre de visiteurs uniques touchés. Il est également possible de se référer au nombre d’occurrences sur la 1ère page de Google. Informer vos collaborateurs de l’action Les employés sont les premiers défenseurs de votre marque, ils sauront toujours promouvoir l’action d’une entreprise, participer à la discussion…peut être même que certains salariés sont des blogueurs reconnus… 156 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    157 INTEGRER L’UNIVERSDES BLOGUEURS Touchez les blogueurs pertinents Pour ce faire, il ne s’agit pas de prendre un classement de blogs (aucun n’est officiel) et d’envoyer un mail flattant l’égo des 15 premiers ce qui aboutirait au mieux à de l’ignorance et au pire à un « bad buzz ». Afin de mettre en place une campagne de marketing d’influence, il faut définir les blogs qui sont influents et spécialistes dans le secteur de l’entreprise. Dans ce cadre, il faut toucher à la fois des blogueurs connus mais également d’autres un peu moins réputés. Ainsi vous serez certain que le « buzz » se répandra efficacement sur la toile. Pour trouver et contacter ces blogueurs, le plus simple est de travailler en collaboration avec une communauté de blogueurs existante. Il existe également d’autres sphères d’influence qui peuvent être intéressantes comme BzzAgent aux Etats-Unis qui possède une base très importante de consommateurs influents (n’étant pas tous impérativement blogueurs). Par ailleurs, les différents réseaux sociaux comme Facebook mais également Small World (communauté de personnes triées sur le volet) peuvent aider à sélectionner des personnes proches d’une marque, à travers les groupes notamment. L’avantage des communautés comme BuzzParadise est le relationnel existant, la taille de la base de données, le fait qu’elle soit optin et parfois internationale la capacité à construire une opération qui maximisera les retours et le conseil apporté à la marque pour entrer en relation avec les consommateurs. Ce travail pourrait s’avérer fastidieux dans la mesure où il est compliqué et long d’identifier les bons blogueurs, d’établir une relation de confiance avec eux et de créer un dialogue à double sens. Et les toucher de manière efficace ! Une fois les blogueurs pertinents identifiés et la relation mise en place, il faut leur donner envie de parler de la marque. Les quelques règles de base à respecter sur la forme : Garder un ton respectable (vous n’écrivez pas à des enfants) Ne mentez pas (« Je lis votre blog régulièrement… ») Rester humble (« nous pensons que ce contenu peut vous intéresser ainsi que vos lecteurs ») Soyez court dans la présentation de votre marque Evitez de mettre les personnes en copie Demandez leur avis N’utilisez pas comme argument que d’autres blogueurs en ont déjà parlé (ils aiment la primauté de l’information) Dans l’idéal, personnalisez vos mails bien sûr, mais également votre communication… Par exemple de plus en plus d’annonceurs réalisent une vidéo personnalisée par blogueur. Efforcez vous de bâtir une relation sur le long terme, en impliquant le blogueur dans le développement de la marque, l’entreprise y gagne énormément, puisque qu’elle met en place au fur et à mesure des ambassadeurs de marques actifs. Sur le fond, pour donner envie aux blogueurs de s’intéresser à la marque, il faut, dans la mesure du possible, étonner, flatter mais surtout leur donner accès à de l’information en avant première. Et demain ? Les blogs sont une première étape pour la compréhension du mouvement sociétale en cours. Demain, les entreprises et leurs agences devront réussir à trouver le point d’accroche entre leurs marques et la passion des consommateurs afin de permettre aux consommateurs de reprendre le pouvoir à travers leurs marques. D’ailleurs, comme le souligne Chuck Bryner dans une interview «ce qui rend les marques influentes n’est pas leurs tailles mais leurs communautés». AUTEURs Vanksen Group / Buzz Paradise Gregory Pouy Directeur Stratégie et communication Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE J’ai déjàun site web : pourquoi avoir un blog ? Il est légitime de se poser la question de l’intérêt d’avoir un blog entreprise, surtout quand on a déjà un site web, un intranet, un extranet, un wiki, un forum et plusieurs dizaines d’applications et d’outils divers. Les 7 valeurs ajoutées d’un blog par rapport à un site web : Le référencement : un blog est souvent mieux référencé sur les moteurs de recherche qu’un site web L’interactivité : le blog permet de dialoguer avec ses lecteurs qui peuvent réagir en laissant des commentaires La facilité d’édition : il n’est pas nécessaire de connaître le langage HTML ou d’être webmaster pour publier des articles et y ajouter des liens, des images et des vidéos La rapidité de mise à jour : il est facile et rapide de mettre à jour le blog plusieurs fois par semaine en y ajoutant de nouveaux articles. Idéal quand il faut réagir à une actualité ou gérer une crise. La fidélisation de l’audience : un internaute n’a pas d’intérêt particulier à revenir fréquemment sur un site web. En revanche, un blog est vivant : c’est un journal auquel l’internaute peut s’abonner (email, flux RSS, favoris) et consulter régulièrement Le mode de communication : le ton est plus libre, moins commercial et moins institutionnel qu’un site web L’image : aujourd’hui, il est tout à fait commun pour une entreprise d’avoir un site web. En revanche, une entreprise qui a un blog fait partie de celles qui peuvent revendiquer une image jeune, innovante et web 2.0. Un blog ne doit pas remplacer le site web : les 2 outils sont complémentaires. On « vend » sur un site web tandis qu’on discute sur un blog. Mais dans un processus d’achat, une discussion peut aussi déboucher sur une vente. Quels sont les différents types de blogs d’entreprise? Il y a 2 familles de blogs : les blogs personnels et les blogs d’entreprise. Les premiers sont soit des journaux intimes, appelés aussi parfois « les blogs de filles », soit des blogs sur un thème cher à son auteur : photographie, BD, cuisine, politique, high-tech, Internet … A l’autre bout, il y a les blogs d’entreprises : moins nombreux, moins connus mais avec de nombreux intérêts. On peut les classer en plusieurs catégories selon leur contenu, leur rédacteur et le fait qu’ils soient internes ou publiques. Blogs de CEO Du chef de TPE/PME au PDG de grand groupe en passant par le serial «entreprenaute», les blogs de CEO permettent d’avoir une communication humaine et personnelle avec ses clients, ses partenaires, ses actionnaires et ses collaborateurs. Citons Michel-Edouard Leclerc [michel-edouard- leclerc.com/blog/], Pierre Bigler [www.blogbilger. com] (ancien PDG d’Alstom), Thomas Lot [tics-et-tips. blogspot.com] (PDG de Chronopost International - Ancien Vice-Pdt d’Amazom), Bill Marriott [blogs.marriott. com] et Randy Tinseth [boeingblogs.com/randy/](VP marketing de Boeing). Sur un blog de CEO, ce n’est pas l’entreprise qui parle par l’intermédiaire de sa direction de la communication, c’est un homme (ou une femme). En l’occurrence, le numéro 1 de la société. Il a à la fois la crédibilité et la légitimité pour s’exprimer sur l’actualité de son secteur, de son industrie ou de son marché car il en est un des principaux acteurs. Exemples de thèmes abordés : pouvoir d’achat, OGM, obésité des enfants, subprime, parachute doré … Blogs de salariés Il y a les blogs qui sont lancés à l’initiative d’un ou plusieurs salariés (blog d’une caissière [caissierenofutur.over-blog. com]), parfois de manière anonyme et parfois dans le cadre d’un mouvement contestataire (blog du syndicat CFTC de HP [ftchp.blogspot.com] ou des salariés de SFR service client [sfrencolere.canalblog.com]). Et il y a des sociétés qui prennent l’initiative de lancer leur propre plateforme de blogs où chaque salarié, qui en fait la demande, peut avoir un blog dédié, offert et hébergé par son entreprise. C’est notamment le cas pour les salariés de Microsoft [blogs.microsoft.fr]. Blogs RH Le recrutement, des jeunes diplômés entre autres, est une priorité stratégique dans certains secteurs. Or, les candi-dats, qui recherchent surtout des explications sur le conte-nu des différents postes et la différence entre telle ou telle société, n’ont pour source d’information que la rubrique RH des sites web où chaque société revendique souvent les mêmes valeurs que sa concurrente. Les candidats, peu réceptifs à la communication institutionnelle des dépar-tements RH, souhaitent surtout discuter et échanger avec les salariés afin de comprendre leur métier au quotidien. Ce qui était possible de manière ponctuelle et à petite échelle avec les salons et forums de recrutement devient possible de manière permanente et à l’échelle du web grâce INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS Youtoyou Les typologies de blogs 158 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    INTEGRER L’UNIVERS DESBLOGUEURS 159 au blog. En terme de blog RH, le blog de la police national [blog-police-recrutement.com] fait partie des pionniers : on y trouve des articles rédigés par de vrais policiers en fonction et des témoignages vidéos pour informer les can-didats sur le recrutement, les concours, les formations, les différentes fonctions et le métier de policier au quotidien. Des marques comme Cadbury Schweppes [www.cadburys-chweppes. com/EN/Careers/UKGradRec/] au Royaume-Uni ou encore Sephora [blogrh.sephora.fr/] utilisent également le blog comme outil de communication RH. Blogs de marque Des internautes fans d’une marque sont parfois à l’initiative du lancement d’un blog sur un produit (le blog iphon [www.iphon.fr] sur le téléphone d’Apple) ou d’un service (le blog Apprendre Facebook [facebook. typepad.com] d’Alban Martin). Si votre marque n’a pas la chance d’avoir une communauté de fans actifs qui bloguent des articles sur l’actualité de vos produits, vous pouvez toujours le faire vous-mêmes à l’instar de Knacki Ball [www.cestbondavoirlesboules.fr] ou Playstation [blog. us.playstation.com]. Le blog de marque est une opportunité formidable d’animer et de faire grandir une communauté d’ambassadeurs : les fans de la marque. Blogs d’expertise Il n’est pas rare qu’un blog soit la vitrine de l’expertise d’une entreprise ou d’un professionnel sur son domaine d’activité. Ainsi, on trouve des blogs dans les professions libérales comme des blogs d’avocats (Maitre Eolas [www.maitre-eolas. fr], Philippe Bilger [www.philippebilger.com], Cedric Manara [domaine.blogspot.com] et les blogs d’avocats.fr), de comptables (Zefyr [zefyr-comptabilite.blogspot.com]) et de nombreux blogs de consultants dans divers domaines. Les sociétés ne sont pas en reste. Plusieurs agences de communication et de marketing entretiennent un blog afin de prouver leur expertise et d’offrir un contenu gratuit et publique à leurs lecteurs qu’ils soient partenaires, clients, prospects, étudiants, fournisseurs ou même concurrents ! Le fait de bloguer son expertise a plus d’avantages (gains de contrats commerciaux, recrutement, notoriété, image) que d’inconvénients (contenu accessible à la concurrence). Blogs internes Il existe plusieurs utilisations des blogs en interne : la veille et la gestion projet en sont les 2 principales. -Blog de veille La division Haut Débit Mobile d’Orange a permis à plusieurs dizaines de collaborateurs de bénéficier d’une formation sur les blogs afin de devenir eux-mêmes blogueurs sur le haut-débit mobile. Depuis plusieurs mois, les collaborateurs d’Orange rédigent, lisent, commentent et partagent des informations sur l’actualité de leur métier : wifi, offres mobiles, concurrents, évènements, terminaux, innovations technologiques … autrement dit, une mise en ligne des discussions professionnelles qui se déroulent d’ordinaire autour de la machine à café. Ensuite, un rédacteur en chef sélectionne les meilleurs articles et les publient sur l’un des 3 sites Internet d’Orange sur le wifi, le blackberry et l’offre Business Everywhere afin d’en faire profiter les internautes. D’autres entreprises comme Alcatel-Lucent partagent en interne un blog à part entière, consacrée à l’actualité de leurs concurrents. -Blogs de projet : Le principe est de bloguer tout ce qui se passe pendant la vie d’un projet. Les intérêts sont de désengorger les boites emails des acteurs du projet, d’avoir à tout moment accès à l’historique du projet avec les contributions de chacun et de garder en un seul lieu une trace des différents échanges de manière exhaustive et bien classée (Un sujet= un article. Les réponses= les commentaires). Et les autres blogs d’entreprises D’autres applications peuvent être imaginées dans le cadre des blogs d’entreprise comme les blogs d’e-commerce (Spartoo [blog.spartoo.com]), les blogs sponsorisés (le blog Giiks par Bouygues Telecom [www.giiks.com], les podcasts de Deedee parrainés par Garnier [www.deedeeparis.com/ blog/index.php?Les-deedeecast], VousLesHommes par Celio [vousleshommes.blogs.com]), les blogs de salons (salon des entrepreneurs [blog.salondesentrepreneurs. com]), les blogs de livre, les blogs de marketing participatif (la Fraise [www.lafraise.com/blog]) et bien d’autres … Les 7 facteurs clés de succès d’un blog d’entreprise : Transparence : précisez qui rédige les articles ? Quel est l’objectif du blog? Ouverture : lisez, commentez et citez les blogs qui parlent des mêmes sujets, mettez des liens vers des sites extérieurs, parlez des concurrents et de ce qui se fait à l’étranger. Régularité : bloguez au moins 2 fois par semaine Valeur ajoutée : ne vous contentez pas de copier coller des informations publiées ailleurs : analysez, compilez, synthétisez, commentez, critiquez, traduisez, rebondissez sur l’actualité, prenez parti, proposez du contenu exclusif Commentaires : Ne censurez pas les commentaires, y compris ceux qui critiquent votre société ou vos produits. Répondez-y, régulièrement. Supprimez uniquement les commentaires à caractère racistes, diffamatoires, vulgaires ou publicitaires (spams) Vidéo : Réalisez des podcasts vidéo, des interviews de vos experts, chefs de produits, dirigeants, collaborateurs et filmez les évènements auxquels vous participez. Tell, don’t sell. Autrement dit : sur la forme et sur le fond, ne vendez pas, discutez ! Blogueurs : la blogosphère répond à des codes particuliers. Entourez-vous de collaborateurs ou partenaires agences blogueurs et qui sauront décrypter et intégrer ces codes. AUTEURs Youtoyou Nael Hamameh Directeur Associé Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    technique La créationde sites de type blogs : technologie et éditorialité Du choix de la plateforme aux écueils de la montée en charge, de la compréhension des codes et limites à l’animation de l’instrument, voici un tour d’horizon des bonnes pratiques du parfait blogueur ! Deux ou trois choses pour bien comprendre la suite Les blogs sont faciles à mettre en place et à gérer à l’aide d’un outil de gestion de contenu (CMS). L’usage d’un CMS ne nécessite aucune compétence technique particulière et permet d’administrer les blogs. On distinguera la partie publique, celle utile aux utilisateurs, et la partie privée, ou espace d’administration, où le blog est paramétré, les billets publiés, les commentaires modérés. Les blogs répondent à un genre bien précis, et se sont au fil du temps enrichis de fonctions additionnelles. Il y en a deux grands types : Celles qui touchent à la présentation et à la gestion des contenus et auteurs (permettre la notation des billets par exemple). Elles sont implémentées sous forme de modules logiciels additionnels au CMS (plug-in en bon anglais). Certaines technologies autorisent d’en fabriquer. Celles qui enrichissent la partie publique, ne serait-ce que pour y faire figurer des visuels renvoyant vers d’autres sites (magnets), voire des modules (widgets) qui affichent par exemple la liste des derniers visiteurs connus (l’incontournable MyBlogLog), ou le classement du blog (chez Wikio par exemple). Les magnets et widgets se gèrent en insérant le code informatique qu’ils proposent via les fonctions d’édition dédiées en partie privée. Pas de blog sans flux RSS. (cf article sur les flux RSS pour en savoir plus) La technologie Il y a deux grandes façons de faire un blog : passer par un service en ligne dédié (une plateforme), comme le font l’immense majorité des blogueurs ; se doter d’un blog sur-mesure, en s’appuyant sur un CMS ; Les services dédiés Exemples : TypePad, Blogger, WordPress.com, Skyblog ou encore celles portées par des grands médias comme Le Monde. Avec un service en ligne dédié, on peut lancer un blog très vite et avec tous les outils du genre, pour un budget très faible voire nul. Cela dit, il y a des limites à l’exercice : Le look : certaines plateformes proposent des bibliothèques permettant d’habiller son blog avec style, mais ce n’est le cas de toutes. TypePad ou WordPress. com le permettent. Sur ces plateformes, les blogs se ressemblent bien trop souvent. En faisant appel à un webdesigner compétent, il est toutefois possible de se faire composer un style personnel. Les fonctions : TypePad et WordPress.com sont les plus riches en paramètres et services mais ont tout de même leurs limites et peuvent freiner la créativité de certains blogueurs. Le nom de domaine : par défaut, c’est une adresse du type http://nomdusite.typepad.com. Il est toutefois possible de changer cette adresse avec une prestation annexe. La maîtrise des contenus : les services dédiés hébergent votre blog et les contenus qui s’y trouvent. Il convient de bien vérifier les clauses des conditions générales de service en terme de propriété intellectuelle. C’est surtout lorsque l’on souhaite migrer de service ou récupérer le contenu afin de nourrir une nouvelle version faite ailleurs que les choses se gâtent. Une seule exception : WordPress.com. Le trafic : les plateformes dédiées ne sont pas spécialement destinées à supporter de forts trafics, d’où des pertes de performances, à l’exception de TypePad qui compense par des surcoûts. À ce stade, il convient de se donner les moyens de ses ambitions. En synthèse, ces plateformes sont parfaitement adaptées pour lancer facilement et rapidement des blogs caractéristiques du genre mais isolés de tout système ou site web. TypePad ou WordPress sont deux excellents services généralistes, le premier coûte quelques euros d’abonnement, mais a l’avantage d’être un excellent support parfaitement francisé. Trop connotées (ex. Skyblog, spécialisée sur les ados), ou trop marquées (ex. Blogger), les autres plateformes restent d’un usage grand public. INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS Groupe Reflekt Réussir sa création de blog 160 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    INTEGRER L’UNIVERS DESBLOGUEURS 161 Le blog sur-mesure Un blog peut être réalisé de deux façons, soit avec un CMS spécifique aux blogs, soit avec un CMS « standard », qui permettent la création de sites Web. S’il ne s’agit que d’un blog, on préférera évidemment une solution dédiée. Cela dit, les CMS « standards » tels que SPIP, Drupal, EzPublish, mais aussi Sharepoint peuvent être utilisés. S’il s’agit d’un blog intégré à un site, il est généralement préférable de conserver le CMS qui sert à faire le site. Avantages : on reste dans un cadre technologique cohérent et le blog se gère avec le reste du site. On maîtrise la gestion des droits d’accès, notamment dans le cas d’usage en mode intranet ou extranet. Si les CMS dédiés savent se synchroniser avec un LDAP ou un Active Directory, ils ne font que nourrir leur base auteur et gérer l’authentification sur une partie privée et ne proposent pas une gestion fine des droits. Inconvénients : cela oblige à « réinventer » les fonctions d’un blog, là où un CMS dédié les propose en standard. De fait, le résultat aura tout l’air d’un blog, mais passera à côté des particularités du genre (telles que les trackbacks ou le fait de référencer les billets sur les moteurs spécialisés par exemple). MovableType, version 4 et + WordPress 2 et plus Modèle Solution éditeur (SixAppart). Logiciel propriétaire, socle gratuit, options et packs sur licence payante. www.movabletype.org/ Logiciel libre et gratuit. Communauté dynamique www.wordpress.com Mise en oeuvre En environnement Linux ou Windows, sur base PERL/SQL ou Oracle (payant). S’installe de préférence sur un serveur dédié par souci de performance et de maîtrise de l’environnement. En environnement Linux ou Windows, sur base PHP/MySQL S’installe facilement. Adaptabilité Bibliothèque de plug-ins pour enrichir les fonctionnalités. Possibilité d’en créer en PERL, un langage solide mais pas nécessairement très tendance. Très grande richesse de plug-ins, faciles à créer au besoin. La contrepartie c’est qu’à trop en installer, il y a des risques d’instabilité ou de sous-performance. WordPress gère également des pages en plus des billets et commentaires du blog. Performance MovableType a la particularité de générer le site visible en html, ce qui est exigeant côté performances de l’administration du site, mais très efficace côté visiteurs, même à haut niveau de volumétrie et de trafic. WordPress appelle la base de données pour construire les pages à la volée comme le font la plupart des CMS. Il nécessite alors une gestion du cache pour tenir la charge en cas de forte volumétrie ou trafic ; ceci passe par des plug-ins. Multi-auteurs Oui. L’outil permet aussi de gérer et valoriser facilement tous les utilisateurs (y compris les commentateurs). Oui Multi-blogs (capacité à être une plateforme de blogs) C’est la grande force de MovableType Non Mesure d’audience et statistiques Pour faire simple… MovableType est la solution adaptée pour gérer plusieurs blogs. C’est aussi une solution répondant bien aux enjeux de performance et de connectivité à un environnement informatique d’entreprise. WordPress est plus adapté à des projets de blog privilégiant souplesse et facilité de mise en oeuvre. C’est la solution la plus répandue. Les CMS dédiés sont nombreux, mais la compétition est aujourd’hui essentiellement établie entre deux solutions : MovableType et WordPress. Dans les deux cas, il vaut mieux installer une solution fiable type Xiti, eStat ou encore Google Analytics. À noter que la consultation passant beaucoup par les flux RSS et les agrégateurs qui les lisent ; passer par FeedBurner, outil de gestion de suivi d’audience spécialisé sur cette modalité, reste d’actualité. Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    l’essence d’un blog. Le blog n’est pas qu’un format de site web, son contenu doit répondre à certaines exigences. Un propos trop lisse et impersonnel n’intéressera personne. Il vaut mieux être transparent quant aux intentions. Beaucoup de marques s’y sont ainsi laissées prendre. Personnalité : un blog est l’expression d’une identité forte. Certes, Opel a bien fait bloguer sa Corsa, mais c’est parce qu’il a su lui conférer une vraie identité. Un blog, c’est du dialogue, il faut donc marquer de la conviction et démontrer une vraie envie d’échanger, ne pas craindre la contradiction. Constance et discipline : un bon blog, c’est comme une bonne série. Il raconte une histoire, mais l’essentiel, c’est qu’il s’y trouve un ton et surtout qu’il respecte un rythme de publication. Un bon billet c’est d’abord un bon titre : il se comprend d’emblée. Il fait sonner les bons mots-clés pour le lecteur mais aussi pour Google. Un bon billet apporte quelque chose et ne se contente pas d’être le simple relais du buzz ambiant. Un bon billet est soit très réfléchi et long, soit spontané et bref, presque volontairement imparfait pour susciter des commentaires, la vraie richesse d’un blog. Rythmer le propos est essentiel, car lire à l’écran est pénible, : faire des paragraphes courts, des mots mis en gras, des listes à puces. Un billet n’en est pas vraiment un s’il n’est pas peuplé de liens, une autre manière de faire ressortir des choses. « Les blogs sont des conversations » a dit Loïc Le Meur. En effet, un blog n’est vraiment lu que s’il y a des commentaires, qui plus est dignes d’intérêts. Un constat à modérer quand le propos est pointu. Dans ce cas, le commentaire se fait rare, mais du coup il en est d’autant plus qualifié. Un blog expert ou métier fidélise des connaisseurs qui commentent avec parcimonie. Les commentaires sont une richesse, il ne faut pas les craindre, simplement garder en tête que les blogueurs sont joueurs et appliquent parfaitement les ficelles de la rhétorique. Il est d’usage qu’un blog d’une personne ou d’un personnage ait ses commentaires directement publiés. Ils sont modérés dans le cas d’un groupe. Cette règle doit donner lieu à une mention explicite associée au bouton de publication. Le trackback ou rétrolien : plutôt que de faire un simple commentaire au billet d’un blog, faites un vrai billet sur le vôtre. L’url de trackback du premier fera apparaître le vôtre comme un commentaire. Vaincu par le spam, cette fonction est tombée en désuétude, c’était pourtant une source inestimable de liens entrants (ce qui vous fait monter en pertinence chez Google). Un blog sans flux RSS n’est pas un blog, d’autant plus que l’agrégateur de flux est la source première de consultation des blogueurs. Dans cet environnement, exit le design, seul le contenu apparaît. Aussi, la tentation est grande de n’y faire apparaître que le début du billet afin d’obliger à consulter l’intégralité sur le site, mais cela se révèle contre-productif. Dans les formulaires d’édition de billets des plateformes dédiées, se trouvent fréquemment des champs de mots-clés (ou Tags en anglais). Leurs saisies permettent à la plateforme de référencer le billet sur les moteurs de recherche dédiés aux blogs, notamment Technorati. C’est un facteur important de visibilité. Enfin et surtout, un blog gagne sa notoriété par la capacité de son dépositaire à aller commenter ceux des autres, en veillant bien à saisir l’adresse de son blog pour faire venir le trafic généré par son commentaire chez lui. En conclusion Le mot « blog » caractérise un service en ligne qui est bien plus qu’un site web. Sa forme et son fond doivent répondre à un positionnement et un projet clair en terme d’inscription AU SEIN du web, c’est-à-dire auprès des réseaux et univers fréquentés par les cibles. Il en résultera des choix technologiques, graphiques, mais aussi de politique éditoriale d’inscription dans le réseau. Un blog ou un site qui utilise les codes du bloguing est plus que jamais un projet global dont la réussite tient beaucoup à la préparation et plus encore à ce qui se passe une fois qu’il est lancé. AUTEURs Groupe Reflekt Alexis Mons Co-fondateur 162 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    INTEGRER L’UNIVERS DESBLOGUEURS 163 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    technique N’avez-vous jamaisrêvé d’être tenu au courant de tout ce qui se passe sur vos sites préférés sans avoir à y passer chaque jour? Cette technologie existe et porte le nom de RSS. Si vous avez l’habitude de parcourir les blogs ou les sites d’informations il vous aura été difficile de passer à côté de la petite icône orange qui signale la présence d’un tel flux de données. Ayant longtemps intrigué les experts en marketing et les utilisateurs qui se demandaient bien comment dompter cette technologie un peu obscure, le RSS, acronyme de Really Simple Syndication, est aujourd’hui essentiel dans la mouvance “Web 2.0”. Il permet à l’utilisateur de se tenir informé et surtout d’être notifié automatiquement dès que des nouveautés sont mises à sa disposition. Contrairement à la newsletter qui rend l’utilisateur passif mais lui envoie l’information quoiqu’il arrive, le flux RSS permet à ce même utilisateur d’être plus interactif puisque c’est lui qui va interroger régulièrement le site distant pour savoir quelles en sont les nouveautés. Cette liberté accrue et ce côté actif participent à l’émergence du RSS au dépend de la newsletter qui a de plus en plus mauvaise réputation à cause des problématiques liées au spam. Le RSS est né entre 1995 et 1997, époque à laquelle Ramanathan V. Guha et d’autres ingénieurs chez Apple travaillent à un format de données permettant de structurer efficacement l’information contenue dans les sites Internet. Ramanathan V. Guha part peu de temps après chez Netscape où en 1999, avec Tim Bray et Dan Libby il va consolider ce format. En même temps, un développeur du nom de Dave Winer, fondateur d’une petite société intitulée UserLand Software, fait dériver le format en différentes versions jusqu’en 2002, date où une nouvelle scission a encore lieu dans la famille du RSS pour donner naissance à un dérivé nommé Atom. Ces différentes querelles autour du format font qu’aujourd’hui on peut trouver des services Internet propo-sants des formats RSS 0.91, RSS 1.0, RSS 2.0 ou Atom 1.0 Dans cette multitude de formats la bonne nouvelle est que les programmes, qui lisent ces flux savent pour la plupart décrypter les différentes versions et afficher leur contenu, peu importe la variante. Ces logiciels sont aussi appelés agrégateurs car ils permettent de centraliser au sein d’un même outil plusieurs flux RSS provenant de sources différentes. Ils peuvent être classés en deux familles : les agrégateurs dits “online” (en ligne) et qui sont en fait des services Internet accessibles depuis n’importe quel ordinateur pourvu qu’il soit connecté au réseau. Les plus populaires sont Netvibes. Google Reader ou Bloglines ; les agrégateurs dits “desktop” (de bureau) qui nécessitent l’installation du logiciel directement sur l’ordinateur. Les plus performants sont FeedDemon (pour Windows) ou NetNewsWire (pour Mac OS X). Il est à noter que des navigateurs Internet comme Firefox, Internet Explorer 7, Opera ou Safari possèdent un tel agrégateur intégré. On signalera également la possibilité pour les éditeurs de flux d’attacher au RSS un fichier multimédia, de type audio ou vidéo, comme on le ferait sur une pièce jointe dans un email. Cette technique est appelée “podcasting”, mot né de la concaténation de “broadcasting” qui signifie “diffusion” et du nom commercial iPod, le baladeur numérique dominant le marché. Nos amis Québécois préfèrent pour leur part parler de “baladodiffusion”. En terme de contenu les éditeurs sont tout à fait libres d’intégrer dans un flux RSS les textes qu’ils souhaitent. Généralement il s’agit des articles du blog de la société, mais on peut tout à fait imaginer, pour une société n’ayant pas le temps d’en alimenter un, un flux qui ne contiendrait que les dernières actualités produit ou les communiqués de presse. Les grands quotidiens publient quant à eux généralement dans leurs RSS des résumés des derniers articles en demandant à l’utilisateur de venir visiter le site pour en lire l’intégralité et être exposé par la même occasion aux bannières publicitaires. Il est toutefois tout à fait possible de proposer des contenus entiers en y intégrant au besoin ces mêmes publicités car l’encodage d’un article dans un tel flux RSS est identique à l’encodage d’une page Internet classique. Les flux RSS et surtout les logiciels permettant de tous les agréger sont de formidables outils de veille puisqu’ils permettent à l’utilisateur de se tenir systématiquement au courant des thèmes qui l’intéressent. Sur des services photos comme Flickr, on peut surveiller des mots-clés ; sur Google on peut suivre toutes les discussions de blogs ayant trait à un terme spécifique (idéal pour voir qui parle de votre marque ou de ceux de vos concurrents par exemple) ; sur Dailymotion on peut suivre toutes les vidéos abordant un sujet déterminé (pourquoi pas le dernier événement organisé par votre société). Il n’y a donc plus de raison de passer à côté d’une information qui peut vous intéresser, de la commenter et/ou de réagir en conséquence. AUTEURs Netvibes Franck Mahon - VP Product development INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS Netvibes Focus sur les flux RSS 164 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    EXEMPLES L’éqeipu dewww.bceghlmoot.cmo Quelques outils pour lire les flux RSS 165 Et tant d’autres : Les dernières versions de Firefox (Firefox 3.0) et d’Inter-net Explorer (Internet Explorer 8) disposent tous deux d’un lecteur intégré efficace et simple d’utilisation. La possibilité de recevoir des flux RSS directement par mail est possible via des outils comme rmail. www.r-mail.org Des lecteurs Desktop permettent également de gérer ses flux RSS directement depuis son poste de travail. www.geste.fr/alertinfo/telecharger.html www.rssxpress.net www.rssreader.com La possibilité de naviguer en 3D entre les flux RSS http://rssvoyage.com GOGLE READER Si vous voulez effectuer de la vraie veille sur le web, avec de nombreux flux RSS, vous pouvez utiliser Google Reader. Cet agrégateur fonctionne un peu à la manière de votre boite mail, avec à gauche de la page votre « boite de réception » vous indiquant le nombre d’articles que vous n’avez pas encore lu et à droite, la liste de ceux que vous pouvez classer selon différents critères. Recherche dans les flux, statistiques sur les flux, possibilité d’être informé en temps réel des mises à jours avec l’add-on Google Reader Notifier, lecture offline, les possibilités sont nombreuses… www.google.fr/reader NETVIBES Netvibes est un portail web personnalisable. Derrière cette formule un peu barbare ce cache une idée tout simple : et si vous rassembliez tous vos sites favoris sur une seule et même page ? Netvibes vous permet de voir en temps réel l’intégralité des mises à jour de vos sites favoris, le tout accessible depuis n’importe quel ordinateur. Cerise sur le gâteau, vous pourrez accéder à tout un tas de petits gadgets qui simplifient franchement la vie au quotidien (connaître l’état de vos transactions sur eBay, la météo de la semaine, les infos relatives à votre compte Facebook, le programme télévisé de la soirée...). www.netvibes.com INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    EXEMPLES L’éqeipu dewww.bceghlmoot.cmo journal du net On ne présente plus ce site… Sa newsletter est une référen-ce pour toutes les personnes qui s’intéressent à l’actualité du net ! Mise à jour quotidiennement, il vous permettra d’assurer une veille permanente sur les dernières tendan-ces du webmarketing. Vous y trouverez également les chiffres clés, les change-ments de poste, les renseignements sur des sociétés, des interviews d’experts, et bien d’autres choses… www.journaldunet.com l’atelier numérique Le site de l’atelier numérique est une mine d’informations pour faire de la veille sur l’actualité du web et du emarketing... Leur implantation aux Etats-Unis et en Asie leur permet d’être à la pointe de l’information… Des podcasts de l’émis-sion « L’atelier numérique » de BFM, des études, des inter-views, des dossiers… tout un programme ! www.atelier.fr Sites et blogs influents pour une veille marketing réussie 166 EBG Charité bien ordonné commence par soi même ! Au travers de conférences, de tables rondes, et d’édition (comme le livre que vous tenez entre vos mains !), l’EBG se veut un espace de partage pour tous les acteurs du Webmarketing. Les membres de l’EBG ont accès à toutes les conférences, à des podcasts, et à des événements qui rassemblent des personnalités comme Vincent BOLLORE (Président du groupe Bolloré), Jean-Bernard LEVY (Pré-sident de Vivendi), Mark ZALESKI (Président de Daily-motion), Sir Martin SORRELL (Président du WPP), Henri MOISSINAC, (eDirecteur Facebook mobile)… www.ebg.net Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    NETECO « Lerendez vous des acteurs du ebusiness » Site d’informations très complet sur le e-business… La rubrique eMarketers est un concentré d’actu, avec des articles de fond, des interviews vidéos, les chiffres clés, une revue de blogs, etc… Les sous catégories comme « Référencement naturel » , « Liens sponsorisés », « Affiliation » se révèlent très pratiques pour effectuer une veille sur un domaine précis… Un site à ne pas manquer ! www.neteco.com fred cavazza Frédéric Cavazza est un sérial blogueur ». En plus de son blog éponyme, il est l’auteur de InterfacesRiches.fr RichCommerce.fr (sur les interfaces riches), Virtual WorldsNews.fr (sur l’actualité des univers virtuels et du v-business), MediasSociaux.com (sur les blogs, wikis, ré-seaux sociaux, sites de partage… Quelques exemples de titres : Social Networks + Casual Games = Social Games L’actualité des univers virtuels et du v-marketing (Mai 2008) Une conférence sur le E-commerce 2.0 la semaine pro-chaine à Paris Un nouvel âge d’or pour les widgets www.fredcavazza.net Conseils Marketing ConseilsMarketing.fr porte bien son nom ! Le but est clai-rement énoncé : aider à développer ses ventes et fidéliser ses clients (de l’acheteur au simple visiteur). Les conseils s’appliquent aux marques, aux blogueurs et aux agences de communication. Un top 10 des conseils est présent et peut s’avérer très enrichissant lorsqu’on aborde les basiques de l’emarketing. Quelques exemples de titres : Comment hisser votre site dans les premiers résultats de Google en 2 étapes Testez vos connaissances en marke-ting ! 7 conseils pour conquérir le coeur d’un blogueur ! Comment faire un Powerpoint “à l’américaine” ? www.conseilsmarketing.fr BlogtheCom BlogtheCom a pour vocation de mettre en relation les mar-ques et les internautes, par l’intermédiaire de leurs cam-pagnes de communication tout support confondu. Celles-ci sont exposées, décortiquées, et libre au visiteur de voter, de la commenter, et d’alimenter le débat sur des probléma-tiques liées au marketing. Quelques exemples de titres : Le Red Bull autorisé en France : que la campagne commence! Sécurité routière : affiches et spot du moment Honda : publicité en direct dans un reality show ! Interview de Bruno Walther pour BlogtheCom www.blogthecom.com INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS 167 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Roycod Roycod estun blog qui traite des dernières campagnes marketing sur internet (mini sites, advergame, vidéos virales, buzz...) mais aussi off line (affichages, guerilla marketing, street marketing, spot TV...), des dernières tendances du marketing on line, de quelques services web 2.0 que son auteur affectionne au quotidien mais également des TIC, domaine dans lequel il a étudié. Quelques exemples de titres : Le téléphone pop-corn : le reveal Bad Buzz : Le Renault Koleos se fait tailler ! Vidéo virale : Levi’s gonflé à l’hélium Ambiant Marketing : MM’s dans le cinéma www.roycod.com gaduman Sur gaduman.com, vous trouverez principalement des in-fos, analyses, décryptages, expérimentations autour de la publicité, le tout online. Sites de campagne et advergames sont le quotidien de ce jeune mordu de la communication et du marketing. Le blog est par ailleurs mis à jour très régulièrement et bien organisé . Quelques exemples de titres : Ce que le spotlight de Youtube va changer dans la pub Le hug Coca Cola euro 2008 home-made Dotred : rachetez virtuellement Paris 35h du lapin par Duracell : bonne idée, très mal exécutée www.gaduman.com 168 Culture-buzz Culture-buzz est l’agence spécialisée dans le buzz marketing du groupe Vanksen. Leur blog, qui existe depuis 2002 est devenu une référence dans le marketing sur Internet, grâce à une expertise indéniable et des billets très réguliers. On y trouve donc toute l’actualité de la communication dite de bou-che à oreilles, et près d’une centaine d’interview vidéo sur le marketing interactif. Quelques exemples de titres : Quand l’internaute devient prescripteur de la Wii Lettre ouverte aux bloggers « Influents » Buzzcast#71 / François Laurent - Le marketing est une grosse machine qui s’est déshumanisée Dim Dance Club - Le retour des Dim Dim Girls en musiques www.culture-buzz.fr Marketing20.fr Marketing20.fr est le blog de l’agence Youtoyou. Il nous fait donc profiter de leur veille sectorielle, effectuée par les colla-borateurs de l’agence ! On y trouve et retrouve les dernières opérations de marketing viral, les dernières news en prove-nance de la blogosphère, des analyses pertinentes sur le mar-keting 2.0. Quelques exemples de titres : Quand le buzz marketing internet devient pub TV Statistiques d’usage des blogs, podcasts, forums, réseaux sociaux: les français en retard sur leurs voisins européens? 3 façons de percevoir le marketing du bouche-à-oreille Pub TV zaOza: déjà fait il y a 20 ans!!! www.marketing20.fr Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Grégory Pouy Malgréun design vieillissant (ce qui devrait être corrigé bientôt !) le blog de Grégory Pouy traite à la fois des messages passés par les marques et visible de tous, en soulignant certaines campagnes qui ont attiré son attention, mais aborde également une vision d’agence, de marketing, avec par exemple les étapes d’avant ou d’après la phase de communication : études de cibles, de produit, analyse du marché, analyse des résultats, etc. Quelques exemples de titres : Etude quali, études quanti : quelques explications pour mieux comprendre ! La rupture entre le consommateur et le publicitaire Le gender marketing ou la segmentation produit par sexe Le Football peut être BOOTYful avec Burger King http://gregorypouy.blogs.com Seth Godin Seth Godin est l’auteur de ce blog… Retenez ce nom, cet homme est un génie, un visionnaire qui n’hésite pas à aller à l’encontre des idées reçues… Auteurs de nombreux best seller dont « Permission Marketing », il tient LE blog anglophone de référence. Chaque billet est une pépite. Seth vous donne entre autres des conseils de marketing, et des astuces pour optimiser votre travail au jour le jour… How to organize the room for conferences The marketing of fear Email checklist (things to do before sending a mail 7 Tips for Amateur Type Designers http://sethgodin.typepad.com Et tant d’autres !... Je vous invite à envoyer vos bonnes adresses du Marketing (martin.tissier@ebg.net), pour éventuellement les mettre en avant dans la version 6 du livre. L’équipe de www.blogthecom.com Martin Tissier 169 INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE Aux origines: Twitter What are you doing ? : depuis sa création en mars 2006, Twitter martèle cette même question auprès de tous les utilisateurs de son service. Ces derniers sont invités à répondre en ne dépassant pas les 140 caractères. Ils peuvent envoyer et recevoir leurs messages par email, IM, SMS, via le site web Twitter ou d’autres sites web en lien avec le service. L’envoi de ces tweets depuis le web est gratuit. En revanche, l’utilisation depuis un mobile est facturée comme pour l’envoi traditionnel d’un SMS. Pour comprendre l’origine de Twitter, il faut remonter au début des années 2000. Jack Dorsey, son créateur, était alors un utilisateur assidu de la « page des amis » du service de blog « Live Journal », fasciné par l’usage de la messagerie instantanée (IM) et des indicateurs de présence (« disponible », « en réunion », « à la maison », …). Il rêvait d’encore plus d’instantanéité et de souplesse de publication. En mars 2006, son chemin croise celui de la start-up américaine Obvious qui lui donne les moyens de réaliser un outil à la mesure de son rêve. Twitter est né. Aujourd’hui Twitter est un outil emblématique, qui a su rassembler et fédérer une grosse communauté autour de son service (350 000 membres annoncés par Vnunet en juillet 2007) et stimuler l’émergence de services concurrents. Du micro au macro phénomène ? En effet, depuis 2006, les services de micro-blogging ne cessent d’éclore, intimement liés aux réseaux sociaux. On observe deux tendances parallèles. D’une part de nouveaux services se fondent sur le micro-blogging, comme StudiQG, Pownce ou Bloggino, afin de fédérer des utilisateurs aux profils semblables, (étudiants, professionnels, jeunes…), avec l’espoir de créer de nouveaux réseaux sociaux d’intérêt. D’autre part des réseaux sociaux déjà constitués, comme Facebook, Xanga ou Bebo, intègrent des fonctionnalités de micro-blogging au sein de leurs plateformes (« Status Update »). Enfin des services dont la vocation première varie de l’IM (Google Talk) au partage de photos (Flickr) en passant par la construction de son identité Web (Ziki) viennent compléter cette panoplie : l’utilisateur s’y voit accorder la possibilité de publier instantanément un court commentaire, même si ce n’est pas l’usage premier du service. Des services hybrides mêlant blog et micro-blogging sont également apparus, comme Tumblr ou Soup.io – nommés communément des Tumblelogs – qui proposent de poster des messages courts sur une page web sans ligne éditoriale précise, tel un carnet de notes en ligne, qui n’appelle à aucun commentaire extérieur mais est néanmoins rendu public. Malgré son intitulé, l’univers du micro-blogging n’a en revanche que peu de points communs avec la blogosphère, si ce n’est le profil des utilisateurs eux-mêmes qui sont plutôt des internautes expérimentés. L’engouement des geeks – informaticiens passionnés – pour cette nouvelle forme de communication, mais aussi les passions qu’elle déchaîne, en font un étonnant phénomène de société. Lancer une bouteille à la mer ou écrire sur un mur. Il est difficile d’obtenir des statistiques fiables sur la véritable portée du micro-blogging auprès des internautes auteurs et lecteurs. Dans l’univers des early adopters, le micro-blogging est un outil de communication qui s’ancre progressivement dans le quotidien. Pour ceux qui ne sont pas accros aux dernières innovations du web, le phénomène reste très confidentiel ou emprunt d’une dose de mystère. Pour certains, le micro-blogging irait jusqu’à véhiculer des tendances malsaines, mêlant exhibitionnisme, voyeurisme ou égotisme. Il est également critiqué pour la pauvreté de son contenu communicationnel. INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS Orange FOCUS SUR LE Microblogging 170 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    INTEGRER L’UNIVERS DESBLOGUEURS 171 Pierre Chappaz – fondateur de Kelkoo et Président de Wikio – dans un article publié en mai 2007 sur son blog, évoque notamment « la logorrhée informe » provoquée par Twitter ou parle encore d’un « outil futile et chronophage, … une caricature de conversation superficielle sans participant ». Exotech.bizz s’interroge : « Twitter: Micro-blogging ou Macro-égo ? », et Zelab conclut : « Oui, il y a une hype assez horripilante autour de Twitter, et effectivement 99% des flux sont absolument sans intérêt ». Si pour André Gunthert, chercheur et maître de conférences à l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales), la fonctionnalité « Status Update » de Facebook est comparable à une bouteille à la mer, Jack Dorsey quant à lui, file une autre métaphore, expliquant que rédiger un tweet équivaut à écrire sur un mur, devant lequel des passants peuvent lire le message ou l’ignorer. Il s’agirait de satisfaire une double aspiration : un besoin d’expression brute et un besoin d’imaginer que le message pourra être lu par un passant qui partagera alors à cet instant-là quelque chose avec l’auteur. Dans le cadre professionnel Le micro-blogging peut être un outil d’informations utile à tous les membres d’une même équipe projet éclatée géographiquement et qui n’est donc pas en mesure de se retrouver physiquement autour de la machine à café pour échanger de façon informelle. Ainsi, le micro-blogging permet de se poser des questions rapides –éventuellement enrichies de fichiers multimédia- entre membres d’une équipe et d’obtenir des réponses dans l’instant, à l’image d’un collègue de bureau qui n’aurait qu’à toquer à la porte voisine avec une photo sous le bras. Le micro-blogging trouve également son intérêt dans des professions où l’expert reconnu d’une thématique utilise ce vecteur pour donner à connaître ses réflexions du jour, indiquer une url ou une étude de référence, faire état de son agenda prévisionnel. Le micro-blogging est également un nouveau vecteur de messages marketing qui permet de communiquer de façon masquée sur la marque. La BC et le New York Times diffusent ainsi, à qui veut les suivre, des nouvelles fraîches, en avant première Sur mon mobile Parce que le micro-blogging est particulièrement bien adapté à la configuration mobile (taille de l’écran), les fonctionnalités les plus innovantes qui se développent aujourd’hui autour de ce nouvel outil sont fortement liées aux situations de mobilité. Certains services proposent des fonctionnalités automatiques de géo-localisation via l’antenne mobile à laquelle est relié le terminal de l’utilisateur (« je suis ici »), des indicateurs de disponibilité en fonction du mode d’activation sélectionné par l’utilisateur pour la sonnerie de son téléphone (mode silencieux en situation de réunion), des informations sur les activités futures de l’utilisateur grâce à un lien direct avec son agenda électronique, ou encore une information sur l’entourage immédiat de l’utilisateur grâce à une détection bluetooth des terminaux mobiles proches de son terminal. Jaiku est un des services de micro-blogging qui innovent le plus dans ces domaines. Micro-blogging-mania. L’addiction de certains utilisateurs pour ce nouveau mode de communication instantanée semble réelle, à l’image de l’accoutumance qui s’est développée autour du téléphone mobile. Pour les accros, des aggrégateurs de plateformes de micro-blogging ont fait leur apparition en offrant la possibilité de poster simultanément un même message sur plusieurs plateformes, comme Brabblr, (compatible avec Twitter, Jaiku, Frazr et Wamadu) ou TextIn (compatible avec Twitter, Jaiku, Yappd, Meemi, Beemood et Tumblr). Peut-être est-on simplement conquis par le micro-blogging parce qu’il nous plonge dans un état d’alerte permanente ou que, comme le souligne Linda Stone, écrivain et consultante américaine spécialiste des NTIC, la connexion continue répondrait à un besoin de reconnaissance sociale : « être occupé, être connecté, c’est être en vie, c’est être reconnu, c’est être important aux yeux des autres ». Dans le cadre de cette tendance microblogging Orange avec Mobile Open Community offre des services d’upload de contenus et prépare également des services de géolocalisation. Enfin, Mysocialplace est la porte d’entrée du Web communautaire dans le mobile. AUTEURs Orange extrait de http://www.dreamorange.fr/ Stéphanie Hospital et Marcelle Blandel Marketing Audience publicité en ligne Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    JURIDIQUE Le blogse distingue habituellement des sites web traditionnels de par la multiplicité de leurs contributeurs. Ainsi, le blog s’illustre par son double mode d’approvisionnement en informations : le contenu du blog est principalement mis en ligne par l’éditeur du blog, son créateur et, accessoirement, chaque « billet » de l’éditeur du blog peut en principe être publiquement commenté par ses lecteurs. Compte tenu de cette approche duale, le rôle et la responsabilité des blogueurs méritent d’être clairement encadrés. Si la question de la responsabilité du blogueur au regard des contenus qu’il publie sur son blog ne pose pas véritablement de difficultés, reste à savoir si le blogueur doit être tenu responsable des messages et contenus éventuellement postés sur le blog par ses lecteurs (qui deviennent par là-même contributeurs). Rappelons à ce stade que l’article 6 de la loi sur l’Economie Numérique (LCEN) du 21 juin 2004 opère une distinction fondamentale entre trois principaux acteurs du web : le fournisseur d’accès (prestataire technique mettant à disposition un accès au réseau), l’hébergeur (prestataire technique stockant sur ses serveurs le site ou blog en vue de sa mise à disposition du public), et l’éditeur (à savoir celui qui détermine le contenu du site ou blog). Là où l’éditeur est normalement responsable des contenus qu’il publie sur son site, le fournisseur d’accès et l’hébergeur ne sont en principe pas responsables desdits contenus. On comprend alors tout l’intérêt de cette distinction. Ainsi, l’hébergeur n’est pas soumis à une obligation de surveillance à priori des contenus qu’il héberge, et n’est pas responsable du contenu des données qu’il héberge. Cependant, il doit supprimer ou rendre inaccessibles les données qui lui sont notifiées comme ayant un caractère manifestement illicite. Compte tenu de la source duale des contenus d’un blog, on peut donc légitimement s’interroger sur le statut du blogueur, lequel apparaît nécessairement hybride au regard des carcans imposés par la LCEN. S’agissant des éléments de toute nature (textes, images, vidéos, musiques, liens hypertextes, etc.) mis en ligne par le responsable du blog lui-même, il ne fait pas de doute que ce dernier en sera tenu responsable. S’agissant des éléments mis en ligne sur le blog par les internautes, en réponse à un message du responsable du blog, plusieurs régimes de responsabilité peuvent s’appliquer selon que le responsable procède à une modération avant la mise en ligne des messages (modération « à priori ») ou après la mise en ligne (modération « à posteriori »). Il s’agit là d’une distinction déjà opérée pour les forums de discussion. Si les messages sont modérés à priori, le responsable du blog prend connaissance du message avant d’autoriser sa mise en ligne, de sorte qu’il en endosse la responsabilité. En cas de modération à posteriori, le responsable du blog devrait en principe bénéficier du même régime de faveur que celui bénéficiant aux responsables de forums de discussion modérés à posteriori, à savoir du régime de l’hébergeur. On comprend donc que si le blogueur prend le parti de modérer les messages de ses lecteurs avant leur mise en ligne, pour éviter tout débordement, sa responsabilité sera plus facilement engagée. En tout état de cause, quel que soit le mode de modération choisi, le blogueur doit respecter les obligations mises à la charge de tout éditeur de site web par la LCEN. Il doit donc notamment prendre soin de s’identifier conformément aux dispositions de ce texte, directement sur le blog ou auprès de son hébergeur (dont les coordonnées figureront sur le blog) s’il s’agit d’un blog non professionnel. AUTEURs PDGB Cabinet d’avocats Banjamin Julie Jacob INTEGRER L’UNIVERS DES BLOGUEURS PDGB juridique 172 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    INTEGRER L’UNIVERS DESBLOGUEURS 173 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    175 INFILTRER LESCOMMUNAUTéS SOM M A I R E Typologie des réseaux sociaux - P.176 Utiliser Facebook pour générer du bouche à oreille - P.181 Créer un univers virtuel autour d’une marque - P.184 Fédérer une communauté autour d’un podcast ou d’une Webtv - P.186 Juridique - P.188 Sommaire Général
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    TENDANCE I. L’origine Un peu d’histoire Le concept du réseau social n’est pas nouveau. On peut trouver son origine dans les années 50, puis l’émergence d’une théorie des réseaux sociaux à partir des années 60. Un réseau social consiste en plusieurs groupes, organisations ou individus reliés entre eux par des liens créés lors d’interactions sociales. Tout réseau social possède une structure propre, où chaque membre y a une place définie. Le pouvoir de chacun au sein d’un réseau social dépend de ses relations sociales avec les autres membres. Les réseaux sociaux jouent divers rôles, dans l’accomplissement de soi, dans l’appartenance à un groupe, dans l’aide à l’embauche, dans le succès des sociétés ou dans l’accomplissement professionnel par exemple. Les réseaux sociaux modernes Alors que ces réseaux sociaux appartenaient à notre vie réelle, désormais, nous rejoignons de plus en plus de réseaux sociaux créés et mis à notre disposition sur le web. Le web communautaire n’a eu de cesse de s’amplifier ces dernières années, et avec lui, le besoin de retrouver nos amis perdus, de créer de nouveaux contacts via cette vie virtuelle, et bien sûr, de trouver de nouvelles formes de communication intemporelles avec nos amis. Le premier site web de réseau social fut SixDegree.com, ouvert en 1997, mais fermé en 2001. Ce site avait pour but de se construire un réseau à partir d’un cercle d’amis. Avec le web 2.0, les réseaux sociaux sont apparus aux quatres coins du web, et comptent désormais des objectifs et genres très différents les uns des autres. On peut aujourd’hui dénombrer un grand nombre de types de réseaux sociaux. Mais qu’est-ce qui fait le succès des réseaux sociaux ? Retrouver d’anciens amis et s’en faire des nouveaux : MySpace, Facebook, Orkut, tous ces réseaux sociaux visent à retrouver sur le web vos amis, vos groupes d’amis, ou de vieilles connaissances dont vous auriez pu perdre la trace, ou à faire de nouvelles rencontres. élargir ses contacts professionnels : Pour cela, on peut citer Viadeo, LinkedIn ou Ziki. Ces sites sont du pain béni pour les recruteurs. On peut aussi trouver des entreprises utilisant ces réseaux sociaux afin de développer leurs activités, ou de trouver de nouveaux partenaires. Animer le voisinage : Des sites tels que peuplade proposent d’échanger entre voisins les bons plans d’un quartier, ou de faire passer des petites annonces. On peut également y parler des évènements liés à son quartier, et faire des rencontres. Voisineo, créé en 2003, permet aussi de faire des échanges de services, de profiter des promotions des commerçants du quartier, et permet la visualisation d’une carte des inscrits. Le partage d’un centre d’intérêt : Des sites comme Babelio permettent la création de communautés autour d’un loisir commun. Babelio regroupe des férus de litérature, et propose de créer une bibliothèque virtuelle, et de partager vos lectures favorites. II. FONCTIONS … De l’usage des réseaux sociaux Internet est devenu le lieu privilégié pour entrer en communication, échanger et partager avec son réseau, surtout pour les jeunes générations. Les réseaux sociaux constituent à cet égard l’interface idéale pour remplir cette mission. La première moti-vation pour s’inscrire sur un réseau social est de pou-voir rester en contact avec son entourage. Deuxième TYPOLOGIE Des réseaux sociaux infiltrer les communautés 176 Orange Isobar Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    infiltrer les communautés 177 attrait des réseaux sociaux, la possibilité de partager ses centres d’intérêts et ses passions constitue pour la moitié des inscrits une des motivations à s’inscrire. Si les réseaux permettent de découvrir de nouveaux contenus, de nouveaux centres d’intérêt, ils offrent également la possibilité d’aller à la rencontre de nouvelles personnes. Cette caractéristique est donc la troisième motivation pour s’inscrire sur un réseau. L’inscription à un réseau social est le plus souvent le fruit d’une démarche personnelle, 75% des inter-nautes qui se sont inscrits à un réseau social l’ont fait spontanément. Pour ces inscriptions spontanées, on observe toutefois quelques disparités d’un réseau à un autre. Si 93% des inscrits à Y ! Question Réponse le font spontanément, ce chiffre tombe à 52% sur Viadéo et 19% sur Facebook. Ce phéno-mène est dû au système de parrainage. Pour plus d’un tiers des inter-nautes inscrits, l’ancienneté de l’inscription est supérieure à un an. Toutefois, si 71% des inscrits à Skyblog, 58% à Meetic et 55% à Copains d’Avant le sont depuis plus d’un an, ces réseaux continuent de béné-ficier de nouvelles adhésions malgré l’arrivée de réseaux concurrents comme MySpace ou Facebook. L’adhésion à un réseau social semble ne pas être exclusive, les internautes pourraient privilégier une multi-inscription afin de tirer profit du potentiel de chaque réseau. La connexion à son espace personnel fait désormais partie d’un usage presque quotidien de la part des internautes à l’image des connexions à sa messagerie. En effet, en moyenne, près de la moitié des inscrits (46%) à un réseau le consulte tous les jours ou presque. MySpace, Skyblog et MSN Spaces sont les réseaux sur lesquels les internautes sont le plus assidus. Ce sont également des plateformes qui proposent d’éditer des blogs, cette particularité explique la connexion quasi quotidienne à son espace personnel. Parce que pour rester en contact avec son entourage, il est plus facile de conserver son identité, la plupart des internautes (67%) utilisent leur identité réelle sur les réseaux sociaux. Toutefois, on observe une certaine disparité selon les réseaux sociaux considérés. En effet, cette tendance est inversée sur certains réseaux, notamment Match. com où 67% des inscrits utilisent une identité modifiée (ils sont 48% sur Meetic), 59% des inscrits de Yahoo ! Questions Réponses et 49% des inscrits à MySpace s’identifient sous la forme d’un surnom ou d’un avatar. Si pour 42% des inscrits, l’une des principales motivations à l’inscription est d’obtenir un maximum de contacts, la plupart des internautes (61%) totalisent moins de 10 contacts sur leur réseau. En revanche, c’est sur Sky-blog (66%), Facebook (62%) et MySpace (58%) que les internautes disposent d’un carnet d’adresses plus étof-fé (supérieur à 10 contacts). Pour 55% d’entre eux, ils connaissent réellement ces personnes. L’invasion des réseaux sociaux verticaux Le paysage des réseaux sociaux est aujourd’hui dominé par Facebook. Mieux conçu, mieux positionné et surtout ouvert à des éditeurs-tiers grâce à sa Facebook Platform. De part sa position dominante (et sa croissance exponentielle), Facebook est en théorie à l’abri d’autres concurrents (MySpace, Hi5…). En théorie car les réseaux sociaux de niche vont venir bousculer la donne en proposant des espaces de rencontre et d’échanges bien plus ciblés, c’est en quelques sorte la théorie de la longue traîne appliquée aux réseaux sociaux. En plus des réseaux sociaux de niche (ciblés sur des centres d’intérêts comme l’automobile, le sport…) nous voyons apparaître des réseaux sociaux verticaux qui vont venir grignoter les platebandes de réseaux comme LinkedIn, Xing ou Viadeo. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils s’adressent à des métiers non (ou très peu) couverts par ces réseaux à tendance élitiste. Il existe ainsi un certain nombre de réseaux sociaux verti-caux s’adressant à des professions parfaitement ciblées : Hairflix pour les professionnels de la coiffure et de la beauté ; MilitaryNetworks pour les militaires ; Sermo pour les chercheurs et professionnels de la santé ; VirtualWorldsConnect pour les professionnels des uni-vers virtuels ; Zolve pour les agents immobiliers ; Catalyze pour les ergonomes et experts de l’utilisabilité… Il est bien évident que la somme des membres de ces réseaux sociaux verticaux ne dépasse pas encore le nom-bre de membres de Facebook. Par contre ces réseaux offrent un niveau de ciblage beaucoup plus fin qui peut fortement intéresser les annonceurs. Encadré billet du 9 octobre 2007 du blog www.fredcavazza.net. Quelles ont été les princi-pales motivations pour vous inscrire sur ces sites ? A quelle fréquence vous connectez-vous à votre espace personnel ? Lorsque vous avez créé votre espace personnel vous avez donné...? Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    S ommaire chapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    S ommaire chapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    Du virtuel auréel En plus de rester en contact avec son entourage, les réseaux sociaux représentent également l’opportunité de rencontrer de nouvelles personnes. C’est d’ailleurs pour 48% des inscrits une des motivations de leur démarche. Dans ce contexte, 44% des internautes inscrits ont déjà établi de nouveaux contacts. Ces nouvelles relations donnent lieu à des échanges «virtuels» peu réguliers. Toutefois, il y a un relais du virtuel au réel puisque 32% des individus ayant établi de nouveaux contacts les ont déjà rencontrés physiquement. Ces rencontres se sont pour l’essentiel (92%) déroulées pour des raisons personnelles et ont été relativement satisfaisantes (87%). III. ADHESION… Et la pub ? 60% des internautes inscrits sur un réseau social ont été exposés à de la publicité. Jugée majoritairement intrusive (56%), la publicité est néanmoins appréciée par 34% des internautes pour son caractère infor-matif et par 18% pour son aspect divertissant. Près de 40% des internau-tes ont cliqué sur le format publicitaire pour y découvrir le site de la marque. Parmi eux, les trois-quarts ont participé à un jeu concours et 60% ont rempli un question-naire. Une marque peut être présente de différentes manières sur les réseaux sociaux. Toutefois, les réseaux sociaux offrent la possibilité pour un annonceur d’adopter une nouvelle posture en prenant la parole en tant qu’indi-vidu et en engageant ainsi la conversation avec ses consommateurs. Les marques peuvent créer des espaces dédiés, à l’instar des internautes qui créent leur page personnelle sur ces sites, donner des informations, présenter leurs produits et offrir des contenus exclusifs (vidéos, clips, goodies…) aux internautes. Les internautes ayant déjà visité des espaces de marques ont le plus souvent (58%) consulté du contenu ou visionné des vidéos. La messagerie instantanée : premier réseau social Lorsque vous avez visité l’espace dédié de la marque au sein du réseau, qu’avez-vous fait ? Avec 80% des internautes interrogés qui l’utilisent, la messagerie instantanée constitue le premier réseau social du fait de ses multiples caractéristiques (converser en direct, avec une ou plusieurs personnes simultanément, disposer de l’intégralité de son carnet d’adresses, informer directement son entourage de son statut…). Par ailleurs, si 94% des 15-24 ans utilisent une messagerie instantanée, cet outil de communication s’est généralisé aux générations plus âgées (83% des 25-34 ans l’utilisent ainsi que 71% des 25-49 ans). Au-delà d’un usage massivement répandu, l’utilisation d’une messagerie instantanée fait désormais partie du quotidien des internautes. En effet, 62% des utilisateurs s’en servent tous les jours ou presque et essentiellement pour un usage personnel (84%). Les internautes peuvent disposer sur leur messagerie de l’intégralité de leur répertoire, aussi, le nombre de contacts est souvent supérieur à ceux précédemment indiqués dans les réseaux sociaux. Une majorité (59%) dispose de 10 à 50 contacts sur leur messagerie instantanée. Plus de la moitié des utilisateurs (53%) a déjà été exposée à de la publicité sur leur messagerie, la moitié d’entre eux l’a jugée intrusive, mais 30% d’entre eux l’ont trouvé divertissante. Les annonceurs peuvent utiliser cet outil de commu-nication comme support publicitaire de différentes manières. Ils peuvent proposer aux internautes de télécharger des goodies (émoticônes, fonds d’écran, avatar…) pour personnaliser leur messagerie, 26% des utilisateurs l’ont déjà fait. La marque peut également converser via la messagerie avec ses consommateurs, c’est le cas de 8% des internautes qui ont déjà eu une conversation avec une marque via leur messagerie… AUTEURs Orange pour la partie I ISOBAR pour le reste Et www.fredcavazza.net 180 pour l’encadré sur les réseaux sociaux verticaux Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG Au sein de vos différents réseaux sociaux, avez-vous déjà été exposé à...? Si vous avez cliqué sur le format publicitaire, qu’avez-vous fait sur le site de la marque ?
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    technique fiinlerrt lescoammntuués Beinsssu Lab infiltrer les communautés 181 Le plus social des réseaux… Créé en février 2004 comme « trombinoscope » destiné aux étudiants d’Harvard, Facebook était encore un réseau social inconnu de la majorité des internautes il y a moins d’un an. C’est aujourd’hui une véritable machine de guerre communautaire qui se propage à travers la planète comme une traîné de poudre : plus de 70 millions de membres dans le monde(1) dont plus de 1,3 millions de Français(2), 400 000 nouveaux utilisateurs par jour(3), c’est aujourd’hui le deuxième réseau social dans le monde en termes de trafic(4). Plus de 20 000 applications ont été créées sur la plateforme Facebook et 140 nouvelles applications sont ajoutées chaque jour(5). On pourrait sans crainte se lancer dans la surenchère aux chiffres, presque instantanément obsolètes, tant le phénomène semble irrésistible. Au-delà de ce développement spectaculaire, il est urgent de s’interroger sur les enjeux et le potentiel réels que constitue Facebook, et de manière générale, les réseaux sociaux pour les marques. Facebook est d’abord un réseau social qui permet à ses utilisateurs d’entrer des informations personnelles (page profil) et d’interagir avec d’autres utilisateurs. Les informations renseignées concernent l’état civil, les études et les centres d’intérêt. Ces informations permettent de retrouver les utilisateurs partageant les mêmes centres d’intérêt. Ces derniers peuvent former des groupes et y inviter d’autres personnes. Les interactions entre membres, d’abord fondées sur la convivialité (« poker » un ami, offrir un drink), incluent le partage de correspondance et de documents multimédias. On touche là le « nerf sensible », le point de levier fantastique que peut offrir Facebook : être intégré dans des groupes liés par une communauté d’intérêt, aussi varié que les goûts culinaires, le rugby, l’insertion des handicapés, les jeux video, etc. Car les marques peuvent évidemment jouer un rôle de support, de signe ou de stimulateur de ces multiples centres d’intérêt des internautes. Mais dans un environnement communicationnel où la marque ne peut être intrusive : elle n’« entre » dans une communauté qu’à la condition d’y avoir été « invitée » par un utilisateur. Sur Facebook, les marques sont d’une certaine façon logées à la même enseigne que les utilisateurs. Pour être introduites et mises en relation avec le réseau, elles doivent être « cooptées » par les internautes. La marque sort donc de son univers purement commercial et contrôlé pour « appartenir » davantage à ses consommateurs et circuler plus librement dans leurs échanges. La force d’un modèle fondé sur l’«électif» et le «sélectif» La plate-forme offre différents moyens de rentrer en contact avec des coeurs de cible plus ou moins importants, toujours unis par une logique affinitaire : La marque, comme l’utilisateur, peut créer son profil sur une page. L’un et l’autre peuvent aussi créer des applications « brandées » que chacun peut installer sur son profil, son bureau d’ordinateur ou sa page web personnelle. C’est le cas de l’application Jobster qui permet de trouver un emploi sur Facebook, ou de l’application « Recettes de cuisine » de Goosto.fr qui propose un éventail de recettes qu’on peut afficher sur son profil et partager avec son réseau. On peut aussi organiser des événements et des rencontres qui fédéreront certains groupes d’intérêt, et inviter ainsi les « gamers » au lancement de Grand Theft IV, ou bien encore monter un groupe réunissant des contacts autour d’une initiative (« qui veut se cotiser pour m’offrir un I-phone ? »). Dans tous les cas de figure, l’enjeu pour les marques consiste à utiliser les réseaux des acteurs du web et des influenceurs pour diffuser des messages et des applications. Les applications développées par les marques aujourd’hui sont surtout ludiques mais elles peuvent prendre par leur souplesse et leur simplicité de multiples aspects business, comme recruter des collaborateurs en ligne, créer une place de marché mondiale ou encore développer des partenariats avec d’autres marques. C’est aussi un outil fédérateur pour l’interne, lorsque l’on fait participer les employés au déploiement de la marque sur Facebook. Il est également possible d’utiliser Facebook comme un média à part entière, en achetant de l’espace et en diffusant des spots publicitaires, sur sa page ou son application par exemple. Mais on l’a compris, l’essentiel n’est pas là. La singularité absolue de Facebook, c’est de renouveler complètement le modèle de communication, puisque c’est l’utilisateur qui devient une sorte d’ « interface media » sélective de la marque pour d’autres utilisateurs. En rentrant sur Facebook, une marque a soudain l’opportunité d’exister dans un espace qui n’appartient pas aux marques mais à des individus liés par des communautés d’intérêt. Pour autant, bien sûr, qu’elle accepte les règles du jeu de ce nouveau territoire, sur lequel règne en maître la toute-puissance de l’intérêt communautaire. Utiliser Facebook pour générer du bouche à oreille (1) Statistiques Facebook, mai 2008 (2) AndreaMedia (date ?) (3) Idem, statistiques novembre 2007 (4) Statistiques ComScore, mai 2008 (5) Statistiques Facebook, mai 2008 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Ce qu’implique lerégime communautaire pour une marque On voit se dessiner un des défis principaux sur Facebook : comment intéresser une communauté de prescripteurs et d’early adopters, dans une relation libre, tout en gardant un minimum la main sur sa communication ? Car le prix à payer pour bénéficier de la prescription et de la propagation communautaires, c’est d’accepter de ne pouvoir contrôler à 100% l’image de sa marque et sa communication, accepter de « lâcher prise » dans une certaine mesure…En effet les commentaires échangés par une communauté sur l’événement organisé par une marque ou sur un lancement de produit ne sont pas maitrisables. Mais prendre le risque de cette neutralité, c’est précisément ce qui fonde la force des informations qui circulent et ce qui crée de la valeur à la fois pour l’internaute et pour la marque. En revanche la marque peut garder la main sur certains types d’information, comme les commentaires postés sur le « discussion board » ou les « reviews » de sa page. Les commentaires des utilisateurs du jeu Grand Theft Auto IV postés sur la page de Sony Playstation sont, on s’en doute, filtrés au préalable. Mais ils ne posséderont pas la même force d’attraction et de conversion que si l’application du même jeu m’est présentée par un ami sur sa page de profil. En outre, qui dit logique communautaire dit logique égalitaire. Ce qui signifie que tout le monde étant sur le même modèle, les utilisateurs aussi bien que les marques, la concurrence est forte entre les annonceurs. Facebook exige aussi une très forte réactivité des annonceurs, face au temps d’actualité très court d’une application, vite démodée par de nouvelles applications. Mais on ne doit pas s’y tromper. La richesse des perspectives qu’ouvre Facebook dépasse largement la somme de ses inconvénients potentiels, pour peu qu’on comprenne sa logique et ses principaux axes d’utilisation pour les marques. Les quatre modes de communication principaux sur Facebook Regardons à présent d’un peu plus près les quatre grands axes de communication offerts par la plate-forme aux marques et annonceurs. 1- L’application Les annonceurs peuvent assez facilement créer une application sur Facebook grâce à l’API Opensource, pour proposer une activité aux utilisateurs, ludique ou utile, en rapport avec leur champ de compétence. L’application Sony Music Box met ainsi à disposition des inscrits des clips musicaux à disposer sur son profil Facebook. Ce qui permet aux amateurs de se reconnaître et de partager, et à Sony de communiquer et de promouvoir ses artistes. Dans un tout autre registre, l’application Jobster est avant tout un moteur d’offres d’emploi, qui fait aussi le lien entre l’annonce du recruteur et le profil Facebook de l’utilisateur et qui liste les entreprises dans lesquelles travaillent les amis de l’utilisateur. Dès l’instant où l’utilisateur installe l’application d’une marque sur sa page, cette dernière va voir sa diffusion croître automatiquement grâce au réseau d’amis et bénéficier d’une visibilité sans frontière. L’intérêt pour la marque étant en outre de « rendre un service » à tous ces utilisateurs, quelque soit la nature de son application. Les limites actuelles résident dans la difficulté de se différencier parmi les 20 000 applications existantes, compte tenu de l’obligation de se conformer au graphisme Facebook. Mais la personnalisation est aujourd’hui envisageable, moyennant une augmentation des coûts. 2- La page de profil A l’image d’un utilisateur individuel, une marque peut créer sa page de profil Facebook. C’est un espace entièrement géré par la marque. Elle peut y regrouper des fans ou des prospects, recruter des influenceurs ou des early adopters. Elle y diffuse toute sorte d’informations auxquelles peuvent réagir les utilisateurs. On peut aussi vendre en ligne et gérer des événements. La page Sony Playstation présente par exemple des videos sur la Playstation 3 commentées ensuite par les utilisateurs ; mais également un « discussion board » où les utilisateurs s’échangent des conseils pour se connecter au PSP store en ligne lorsque le pays d’origine ne possède pas de magasin PSP…Les membres peuvent discuter entre eux grâce au wall post et au forum. Le simple visiteur de la page peut activer la rubrique « Become a fan » et constituer ainsi une base de données pour la marque qui peut diffuser alors des messages ciblés à ce public qualifié qui pourra jouer un rôle de prescripteur auprès de son réseau. 182 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    infiltrer les communautés 183 3- Les événements Dans cet univers affinitaire, les marques ont la possibilité d’organiser des événements et d’y inviter les communautés concernées. Sur sa page événement, Victoria Secret invite les Facebookers à venir au défilé de la marque. La marque fait ainsi découvrir sa nouvelle collection en exclusivité à un groupe qui devient privilégié. Les fans reçoivent l’invitation ou découvrent des informations en avant-première et peuvent ensuite relayer vers leur réseau d’amis, avec une efficacité bien supérieure à ce qu’obtiendrait la marque elle-même. La gestion d’événement à partir de Facebook vient donc nourrir et maximiser la logique de cooptation et d’invitation qui régit la communauté. 4- Les groupes sponsorisés Enfin n’importe quel Facebooker peut monter un groupe autour d’un objectif. Il peut s’agir de rassembler des gens « qui veulent se cotiser pour offrir des caleçons à Franck », ou plus sérieusement, comme le fait le groupe Apple Student, de proposer des produits qui renvoient directement sur l’Apple store américain. Pour Apple, c’est la possibilité d’entrer en relation avec les participants et de promouvoir les nouveaux produits ciblés sur les étudiants. La marque crée du trafic sur son site de vente en ligne, tout en regroupant ses fans. Apple compte plus de 420 000 membres dans son groupe. A partir d’un groupe, une marque peut véritablement engager un processus collaboratif et même co-créatif avec les membres, en recueillant leurs avis pour améliorer un service ou un développement de nouveau produit, ou générer des idées pour une communication de lancement par exemple. Opportunité ou obligation ? A l’heure où l’on écrit, Facebook est encore en train d’évoluer, dans ses chiffres, dans ses pratiques, dans ses applications. Matière perpétuellement mouvante, elle n’est aujourd’hui que partiellement explorée. Mais il est certain que sa souplesse, alliée à l’importance croissante du fait communautaire, font de sa plate-forme un territoire stratégique que toute marque devra explorer et conquérir, pour peu qu’elle ait saisi l’ampleur du renversement de perspective que Facebook est en train d’installer. Facebook signe l’affaiblissement d’un modèle de communication « monarchiste », qui impose un message contrôlé à la masse, pour populariser un modèle de communication « égalitaire », mais électif, éclairé et participatif. Faut-il résister à un mouvement qui s’inscrit dans le sens de l’Histoire, ou bien plutôt l’anticiper et l’accompagner ? AUTEUR Business Lab Directeur des Stratégies Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TECHNIQUE A uneépoque où les jeunes regardent de moins en moins la télévision et l’on étend l’interdiction de la publicité à un nombre croissant de produits destinés aux jeunes, comment une marque peut elle continuer de communiquer avec les jeunes en utilisant les nouveaux supports de la communication interactive et en apportant une valeur ajoutée qui légitime et renforce sa présence ? Les univers virtuels communautaires qui rencontrent un succès considérable auprès des jeunes constituent une réponse efficace, à condition d’en respecter les codes. Un phénomène puissant qui peut être utilisé par les marques Définition générale des univers virtuels Les univers virtuels sont des reproductions numériques en 3D d’univers réels ou imaginaires dans lesquels les internautes peuvent évoluer à l’aide d’avatars. Ces univers sont multi-joueurs car ils permettent à des milliers d’internautes de se connecter en même temps, d’agir et de dialoguer ensemble. Le plus souvent ces univers proposent des expériences sans fin, dans la mesure ou la mécanique repose le plus souvent dans l’amélioration continuelle de leurs personnages et de leurs possessions virtuelles. L’interaction en temps réel de milliers de joueurs –parfois à un niveau international- apportent une forte dimension communautaire à ces univers ou les joueurs se regroupent par affinité en groupes d’amis. L’attachement des internautes à leurs joueurs et à l’univers qu’ils contribuent à créer explique la puissance de fidélisation, qui va parfois jusqu’à l’addiction plus ou moins temporaire, à ces univers. Ces univers font office de mondes parallèles dans lesquels les joueurs peuvent développer d’autres aspects de leur personnalité. On peut distinguer : Les MMORPG, univers virtuels de jeux massivement multi-joueurs, de type World of Warcraft, fondés essentiel-lement sur des mécaniques de jeux et de quêtes Les univers virtuels communautaires, organisés essentiel-lement autour du développement par les joueurs de leurs personnages, animaux familiers, attributs ou lieux (chambre, ville, zoo…), et les échanges entres les internautes. Dans ce groupe on retrouve des univers comme Second Life ou Habbo. Comment ces univers peuvent-il être appréhendés et utilisés par les marques ? Quels sont les bénéfices que les marques peuvent tirer de ces univers virtuels ? La présence d’une marque dans un univers virtuel poursuit les mêmes objectifs et apportent les mêmes bénéfices que sa présence dans le monde réel, dont le monde virtuel n’est le plus souvent qu’une reproduction imaginaire : notoriété, image, proximité, fidélisation, conquête de nouveaux prospects et même vente en ligne. Les différentes approches Les univers virtuels édités par les éditeurs de jeux n’autorisent pas toujours la présence des marques (à l’image de world of warcraft). Les marques peuvent néanmoins intervenir via les extensions Internet que génèrent le plus souvent ces jeux en réseau (portails d’information et communautaires de joueurs, blogs…). Une marque peut par exemple afficher des bannières sur ces sites, sponsoriser des compétitions, organiser des événements et animations qui mettent en valeur les joueurs… D’autres univers multi-joueurs sont ouverts aux marques dans la mesure ou elles contribuent à l’animation et au développement du monde virtuel (Second life, habbo…). Enfin, une marque peut créer un univers parallèle pour ses propres besoins de marketing relationnel avec ses clients et prospects. C’est le cas de Mattel avec barbiegirls.com, de Bratz avec be-bratz.com, d’Intermarché avec le Zigosclub (univers virtuel pour les enfants, dans le cadre de son programme de fidélisation) ou de Pepsi avec Pepsi World. CréER UN UNIVERS virtuel autour d’une marque infiltrer les communautés 184 L’Enchanteur des nouveaux médias Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    infiltrer les communautés 185 On voit également des associations ou des campagnes d’intérêt général s’emparer de cette manière innovante de toucher les jeunes afin de faire de la pédagogie et rendre ludique et attractive des informations qui ne le sont pas à priori. Ainsi la collective du sucre a développé le monde virtuel de sucreville pour les enfants. L’INPES a créé un univers dans l’immeuble de la Toxic corp afin d’encourager aux adolescents de prendre connaisance d’infomation sur le tabac. La filière professionnelle de la Boucherie a recrée une boucherie virtuelle pour donner une idée moderne de son activité, etc… Les applications sont infinies. Les règles, ou plutôt les codes, à respecter Le règle essentiel pour les marques est de respecter les codes de l’univers dans lequel elles interviennent, de comprendre les motivations des internautes, afin de leur apporter une valeur ajoutée qui leur permettra d’être acceptées et appréciées. Quelques univers virtuels créés par les marques sont des échecs car la marque a crée un monde ou son auto promotion et trop prégnante. Dans un monde virtuel, la marque doit savoir rester discrète, avoir une approche subtile de sa communication, créer de la notoriété et de l’adhésion en proposant une contribution appréciée des internautes, qui fait sens vis à vis de ses objectifs marketing mais aussi au sein de la communauté. Une tendance puissante que les marques devront prendre en compte Un marché en pleine explosion Le succès extraordinaire et durable de World of Warcraft (20 millions de joueurs, sur tous les continents, depuis 3 ans), de Habbo (7,5 millions de visiteurs), de Second Life ou de Neopets (8 millions de visiteurs) marquent l’entrée en scène d’une nouvelle forme de communication interactive qui est peut être le prélude à une nouvelle manière d’aborder l’Internet et la vie sociale dans son ensemble. Ces univers sont très fidélisateurs et chronophages. Le temps passé l’est au détriment des autres médias. Les marques qui négligeront ces nouveaux supports et cette nouvelle approche s’excluront donc d’elle-même d’un espace important. Elles se privent aussi d’un moyen de communication innovant, riche de possibilités, performant en terme de marketing relationnel et valorisant pour la marque. En conclusion Dans un proche avenir les marques souhaitant fidéliser les jeunes et entretenir avec eux des relations fructueuses et durables devront prendre en compte les univers virtuels, soit pour s’intégrer dans des univers existant (publicité, marketing viral, vente…), soit pour en créer un nouveau à destination de leurs clients dans le cadre de leur marketing relationnel et de leur programme de fidélisation. AUTEUR L’Enchanteur des nouveaux médias Arnaud Dassier Directeur associé Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE WEB TVET PODCASTS Portés par des avancées technologiques significatives mais tributaires de ces mêmes évolutions, ces deux supports de contenus ont eu un parcours différent dans leur développement et leur démocratisation. Ils sont cependant devenus des outils prépondérants dans l’utilisation que font du Web, medias, annonceurs et internautes alléchés par les 63 millions d’auditeurs de podcasts et les 160 millions de consommateurs de vidéos en ligne attendus en 2010. Les Web TV et les Podcasts ont en commun d’être corollaires aux progrès et initiatives technologiques. Le podcasting (contraction du nom iPod, le baladeur numérique d’Apple et du terme anglais broadcasting) est un procédé de diffusion automatique de fichiers sonores ou vidéo sur Internet. Le podcasting utilise, en plus du contenu audio ou vidéo, des données descriptives et des métadonnées liées aux fichiers, comme la date ou le titre, un résumé, un chapitrage (une fonctionnalité capitale à l’air du tout zapping qui assoit sa position privilégiée dans le nomadisme actuel), etc. Ces fonctionnalités avancées sont disponibles sur les fichiers au format MPEG-4. Les fichiers podcasts sont généralement mis à disposition gratuitement. Ils sont émis par différents types de sources et reçus dans un lecteur qui compile les émissions. On peut alors les écouter sur ce lecteur, les télécharger sur son ordinateur ou les transférer sur son baladeur. L’approche technologique du podcasting se différencie de la radiodiffusion et de la télédiffusion par une action pull plutôt que push. Les auteurs publient des fichiers mais c’est aux auditeurs d’administrer une liste de lecture avec leurs différentes souscriptions. Le téléchargement des fichiers est alors automatisé et issu des multiples sources qu’ils ont choisi. En d’autres termes, c’est l’auditeur qui décide et les mises à jour des nouvelles émissions seront automatiques dans leur propre agrégateur. En ajoutant les technologies nécessaires au télécharge-ment automatique de fichiers audio et vidéo, le podcast a été popularisé par les blogs ainsi que sur les sites de certains diffuseurs « traditionnels ». La disponibilité des baladeurs numériques et le virage qu’ont pris les diffuseurs de masse (radio et télévision) augmentent rapidement la popularité de ce mode de diffusion. On retrouve très vite l’ensemble des Tycoon des medias qui diffusent leurs émissions en différé par la méthode des flux RSS. Si Podcasts et WEB TV semblent être parallèles dans leur montée en puissance, l’histoire des WEB TV est plus accidentée. C’est en janvier 1997 qu’apparait le mot WebTV bien qu’il ne caractérisait à l’époque que la connexion d’un téléviseur sur Internet ! Bien loin en effet du diffuseur de contenus. Mais 1997 est bien l’année clé, avec l’arrivée sur du logiciel gratuit Real Vidéo de la firme Real Network, permettant de lire de la vidéo en ligne. Les années 2000 s’ouvrent sur une mini révolution pour les WEB TV : le streaming. L’apparition d’offres à haut débit (Akamai, KpnQwest…) permet alors une augmentation sensible des vitesses de transferts de données et permet, en effet, la possibilité aux premiers streaming de vidéos de naitre. 3 standards s’opposaient alors : la technologie Real media, la plus utili-sée, suivi par Windows media Player et QuickTime d’Apple. Ce moment verra l’émergence des entreprises multimédia. La bataille du Streaming s’engage alors. La bulle Internet, comme elle sera nommée, n’est pas encore sur le point d’éclater et les analystes financiers s’enflamment très logiquement autour de ce nouveau segment. Acteurs majeurs, capital risker, le monde des technologies est en effervescence. Après Canal Web en 1998, pionnier du genre, le début des années 2000 voit naître de nombreuses sociétés qui se partagent le haut de l’affiche. Apparaissent alors de nombreuses Web TV positionnées sur des segments très divers, dont certaines viennent même s’opposer de manière frontale aux mastodontes des medias. Canal Web s’associe au syndicat de la presse quotidienne régionale afin d’étendre son champ. L’engouement est énorme. Les stars des medias, les milieux les plus branchés cèdent aux sirènes de ce mouvement « libertaire et révolu-tionnaire ». Chacun voulait en être et tous en étaient. A tel point que des programmes de niches improbables (bridge tv !) trouvaient sans problème une place sur ces nouvelles TV. Et la bulle explosât ! Manque de rationalité, modèle économique fantasque, technologies immatures, les raisons sont diverses mais le résultat sans équivoque. La bulle aurait pu faire Pschitt, elle a fait Paff ! Groggy, sonné, le monde des web tv accuse le coup et les défections sont légions. Canalweb leader européen, dépose son bilan et met en veille ses activités de production d’émissions. Elle rejoint donc le cercle conséquent des web télés mortes certainement fédérer une communauté autour d’un podcast ou d’une Webtv infiltrer les communautés 186 Direct Interactive Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    infiltrer les communautés 187 de n’avoir pas su garder et de n’avoir pu limiter une implication financière disproportionnée face à un mode de diffusion si jeune. La gueule de bois durera un moment. Il faudra attendre 2005 et plusieurs facteurs convergents pour que la diffusion de programme audiovisuel connaisse un second souffle. L’arrivée du haut débit et les renforts technologiques relancent les Web TV La diffusion étendue du haut débit avec des coûts compé-titifs de bande passante, la démocratisation de la techno-logie Flash, une maitrise des modèles économiques sur Internet et les Web TV reviennent à la vie. 85% des internau-tes français sont connectés en haut débit, la France étant le pays le mieux connecté d’Europe. Cette véritable révolu-tion déroule un boulevard aux diffusions de contenus. Les jeunes particulièrement plébiscitent les WEB TV. Cette fois-ci moins de place à l’amateurisme. Les grands groupes s’accaparent ce renouveau avec une diffusion de contenus essentiellement d’Entertainment. Vidéos divertissantes, séries, clips font le bonheur des 15-24 ans, les plus de 35 ans privilégiant quant à eux l’information et le sport. Selon une étude réalisée par l’association des éditeurs en ligne et Franck N. Magid Associates, 5% des internautes américains regardent des vidéos quotidiennement, 24 % de manière hebdomadaire, et 46 % chaque mois. Au moins 66% de la population consultée a vu de la vidéo en ligne et 29% a réagi sur le contenu. Les premières publicités vidéo apparaissent sur les réseaux tels YouTube ou Daylimotion. D’abord sur un mode « influenceurs ». Les networks et autres maisons de disques proposent des vidéos de leurs artistes, des bandes annonces de films ou de séries. Puis de façon plus assumée. En plus des liens sponsorisés, YouTube propose ses premières publicités vidéo, mélangées avec les contributions des internautes. Baptisées «Participatory Vidéo Ads », ces vidéos, réels outils promotionnels peuvent - au même titre que les autres vidéos - être commentées, notées ou ajoutées en lien sur les blogs de façon à créer un buzz. Les deux modes de diffusion de contenus deviennent une manne financière qui ne peut laisser indifférent. Google, grand sachem du web comprend très vite l’importance et l’impact de l’e-vidéo et se positionne. Google entame très vite la généralisation de la publicité vidéo. La diffusion de vidéos trouve là son utilisation commerciale la plus aboutie à ce jour. Le podcasting, quant à lui connait ces trois dernières années une mue toute aussi libératrice. Mot de l’année 2005 par le New Oxford American Dictionary, le podcast continue son déploiement et trouve sa place sur l’échiquier de la communication online. De nombreuses études révèlent année après année une pénétration de plus en plus importante. Des chiffres sans doute surestimés surtout pour ce qui concerne l’Europe, mais qui confirme le fait que les podcasts sont loin d’être un épiphénomène. Aux Etats- Unis, par exemple, près d’un tiers des internautes sait ce qu’est un podcast et les deux tiers sont familiers avec le terme, selon une étude menée par TNS pour Podtrac fin 2005. Le profil des consommateurs de podcasts semblent se diversifier. Très jeune et masculin il y a encore 4 ans, les femmes sont de plus en plus nombreuses à écouter des podcasts et l’âge des utilisateurs s’étend. Cependant les experts s’entendent sur le fait que nous ne sommes qu’au début de l’ère podcast. Le cabinet Bridge Rating parie sur un public en forte croissance avec un nombre d’auditeurs de podcasts qui pourrait atteindre 63 millions d’ici 2010. Aujourd’hui maitrisés, la maturité de ces supports permet enfin d’entrer dans une phase de prospective et d’explorer les possibilités offertes sur le plan des contenus, professionnalisés, et de l’exploitation de ces plates-formes pour les entreprises et les publicitaires. Les publicitaires et leurs annonceurs encore circonspects sur l’impact du web il y a quelques années ont bien saisi aujourd’hui que la libération du haut débit ajoutée au mode de consommation de plus en plus nomade et une volonté d’avoir des contenus libérés de toutes contraintes rendent Internet non seulement incontournable mais surtout attractif dans sa possibilité de couverture de cible et son coût encore accessible. Les amateurs de vidéos en ligne seront de plus en plus nombreux selon les spécialistes, comme le cabinet eMarketer. D’après ses estimations, ils devraient passer à près de 157 millions en 2010. Selon les spécialistes l’e-pub vidéo représente en 2007 près de 3% des investissements publicitaires en ligne, pour un montant qui serait proche de 500 millions de dollars. En France, la publicité classique sur Internet est passée en 2007 devant l’affichage en terme d’investissements publicitaires brut et selon les prévisions devrait dépasser la radio cette année. Mais le Net a très vite généré des actions publicitaires alternatives et les grands groupes media comme les marques ont pris possession des web tv et du podcasting pour promouvoir leurs produits. Les web TV se posent en vecteur d’image pouvant installer une relation plus « décontractée » avec les internautes. Certaines entreprises pensent aujourd’hui leur positionnement de marque avec plusieurs entrées. Des contenus plus subversifs et moins consensuels sont réfléchis pour le net et ses fidèles. La consommation des podcasts si elle est en plein essor de-meure encore aujourd’hui marginale. C’est l’appropriation en cours par les grands acteurs des medias de ce mode de diffusion qui contribue largement à sa démocratisation. Comme les magnétoscopes au siècle dernier les podcasts et web tv offrent une possibilité de consommation asyn-chrone des contenus totalement dans l’air du temps et la présence de publicité sur podcasts et web tv semble inéluc-table tant l’émiettement et la dispersion de l’audience des medias classiques se confirment. Comme les radios libres en leur temps, les Web TV et les podcasts sont nées d’un besoin de parole libérée de toute censure et carcan. Comme les radios libres cet espace de liberté est rattrapé par la réalité du monde économique et par l’incroyable potentiel publicitaire dont ces supports de contenus disposent. Ce pouvoir d’attraction garantit leurs développements et rationnalise leurs modèles économiques au détriment d’une forme de spontanéité. Il en a été ainsi de tous les medias arrivés à maturité. AUTEUR Direct Interactive Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Juridique Sites communautaires Le statut des sites communautaires n’est pas clair : hébergeur ou éditeur, leur rôle varie au gré des décisions de justice, parfois incohérentes et contradictoires ! L’hébergeur ne peut voir sa responsabilité engagée du fait des contenus qu’il stocke, sauf s’il a eu connaissance de leur caractère manifestement illicite et qu’il n’a pas agi promptement pour les retirer ou rendre leur accès impossible. Il lui appartient donc d’agir promptement pour retirer les données dont il lui est notifié le caractère illicite. En cas de doute sur le caractère illicite du contenu (appréciation d’une diffamation par exemple), l’hébergeur doit s’en remettre au juge. La qualification de prestataire d’hébergement offrirait donc une certaine protection juridique aux éditeurs de services web 2.0. Reste que l’hébergeur est soumis à une obligation de conservation des données de ses contributeurs. Notons qu’à ce jour, aucun texte ne définit les données que doivent conserver les hébergeurs. L’éditeur est, quant à lui, celui qui prend l’initiative de diffuser des contenus (musicaux, audiovisuels…) ou des services (RSS, blogs, forums, petites annonces…). L’éditeur est responsable du contenu qu’il communique ou publie. Sa responsabilité est directement engagée en cas d’atteinte à des droits de tiers : diffamation ; injure ; contrefaçon… Aux fins d’aménager les responsabilités, les mentions légales et/ou les conditions générales d’utilisation du site constituent de bons outils pour encadrer les rôles de chacun. Les mentions légales ne sont toutefois pas suffisantes et ne sauraient contraindre le juge, lequel est de plus en plus souvent confronté à la question de la responsabilité (ou de l’absence de responsabilité) des éditeurs de services « web 2.0 ». Deux courants jurisprudentiels s’affrontent actuellement, dans l’attente d’une éventuelle modification de la LCEN. Le premier vise à engager la responsabilité des éditeurs de services « web 2.0 » par quelque moyen que ce soit. Dans cette lignée jurisprudentielle, les tribunaux considèrent par exemple qu’en ayant procédé à un certain agencement des contenus ou catégories de contenus mis en ligne par les internautes, l’éditeur du site a effectué un choix éditorial dont il doit assumer la responsabilité, de sorte qu’il ne peut plus bénéficier du régime favorable de l’hébergeur. Ce raisonnement, s’appuyant sur des critères environne-mentaux, peut laisser perplexe, dans la mesure où l’agen-cement et la présentation initiale des rubriques d’un site participatif ou communautaire sont généralement effectués avant même la publication des contenus, et que l’automatisation est de rigueur sur ce type de sites. Un autre critère, basé sur la perception par le service « web 2.0 » de revenus publicitaires, n’est guère plus convaincant. Le second courant adopte un raisonnement radicalement opposé en retenant que l’éditeur, en matière de responsabilité sur Internet, est celui qui détermine les contenus mis à la disposition du public sur son service. Or, tel n’est pas le cas lorsque le contenu est « posté » par un internaute sans contrôle préalable du propriétaire du site. Dans ce courant, peut être moins pragmatique mais plus respectueux du cadre juridique instauré par la LCEN, la circonstance selon laquelle le propriétaire du service « web 2.0 » bénéficie des recettes publicitaires résultant de l’affichage de bandeaux publicitaires en marge des contenus mis en ligne par les internautes, n’est pas décisive au regard de la distinction éditeur / hébergeur. Il résulte de ces différentes approches une certaine insécurité juridique, tant pour les éditeurs de services « web 2.0 », que pour les personnes dont les droits seraient violés par la publication de contenus sur ces services, de sorte qu’une révision de la LCEN, visant à nuancer la dichotomie actuelle, est attendue par certains. D’autres considèrent que la LCEN souffre actuellement de sa jeunesse, et qu’il revient au juge d’en faire une juste application en fonction des évolutions techniques et éditoriales, pour lui assurer une certaine pérennité. Il est vrai que les modèles de diffusion des contenus sur Internet évoluent sans cesse et qu’une adaptation de la loi aux spécificités du web 2.0 ne répondrait peut-être pas aux enjeux d’un prochain web 3.0, qu’on sait pourtant inéluctable. infiltrer les communautés 188 PDGB Juridique Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    infiltrer les communautés 189 Le « mash-up » Le « mash-up » (ou mashup), est généralement défini comme un site Internet dont les contenus résultent de la combinaison de sources distinctes d’informations en ligne (contenus rédactionnels, photos, vidéos, etc.), agrégées à l’initiative de l’éditeur du site. Le « mash-up » repose principalement sur l’utilisation de techniques de diffusion automatisée de contenus, telles que, par exemple, les « flux RSS » ou les « API ». Il est important de préciser que l’éditeur d’un site « mash-up » ne va pas sélectionner tel ou tel contenu pour le rendre accessible directement sur son site, mais plutôt les sources de ces contenus, de sorte que ces derniers devien-dront automatiquement accessibles sur le site « mash-up » dès leur mise en ligne sur leur site d’origine, sans même que l’éditeur du site « mash-up » n’en ait pris connaissance préalablement. Compte tenu du développement des sites « mash-up » sur le web, la mise en ligne d’un contenu sur un service « web 2.0 » peut aboutir à la publication de ce même contenu sur une multitude de sites « mash-up », ce qui accroît bien entendu la diffusion dudit contenu, ainsi que le préjudice subi par toute personne dont les droits seraient violés par la publication initiale, que ce soit par exemple sur le terrain de la contrefaçon ou de l’atteinte à la vie privée. De même, la diffusion par « flux RSS » d’un lien hypertexte, illustré par un titre et un résumé de l’article vers lequel le lien renvoie, peut aboutir à une surexposition du lien, du titre et du résumé sur de nombreux sites « mash-up ». Dans l’hypothèse où le contenu agrégé est illicite, car contrefaisant ou portant atteinte au droit au respect de la vie privé, la question de la responsabilité de l’éditeur du site « mash-up » se pose avec acuité. A ce jour, les procédures judiciaires mettant en cause des sites « mash-up » restent rares et les jugements auxquels elles ont donné lieu ne sont pas toujours convaincants. Reste que la tendance actuelle semble être à la respon-sabilisation de ces acteurs du web, qui, à la différence des hébergeurs visés par la LCEN – c’est important de le noter – ne stockent pas les contenus accessibles sur leurs services à la demande d’un tiers. AUTEURs PDGB Cabinet d’avocats Banjamin Julie Jacob Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    191 Développer UNSITE/service MOBILE SOM M A I R E Le flow Marketing - P.192 Créer son site mobile - P.195 Les applications embarquées - P.198 La géolocalisation - P.201 Marketing viral et mobilité - P.204 Les réseaux sociaux mobiles - P.206 Sommaire Général
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    TENDANCE En unpeu plus de 10 ans, les technologies d’accès à l’infor-mation, fixes ou mobiles, se sont définitivement infiltrées dans notre quotidien à tous. Le « Flow Marketing », c’est la prise en compte par les responsables marketing du caractère dynamique, perma-nent et contextuel du besoin du consommateur dans son rapport avec ses marques. La technologie lui a apporté les moyens d’obtenir informations et services où et quand il en avait besoin. Les marques doivent se donner les moyens d’assouvir ce besoin, en (ré)inventant de vrais services interactifs disponibles depuis tous ces nouveaux équipements digitaux. A l’heure de la convergence numérique, la réflexion sur la relation entre un consommateur et une marque doit s’entendre comme un champ de possibles s’articulant autour de « l’homme mobile » : ses besoins, ses attentes et ses comportements d’interaction avec son environne-ment. La mobilité « égocentrée » devra répondre à trois types de besoins distincts de l’utilisateur : l’information, la communication et le divertissement. Bien entendu, la mobilité numérique n’a pas inventé ces besoins, ils existaient préalablement. Le web n’a pas créé les réseaux sociaux, le téléphone portable n’a pas créé la communication, le GPS n’a pas créé l’orientation... Mais ces nouveaux outils sont en train d’en bouleverser les modalités, redéfinissant les pratiques et permettant l’émergence de nouveaux comportements vis-à-vis de ces besoins. Nous sommes persuadés que les marques doivent aujourd’hui se concentrer sur le sens des contenus et des services qu’elles peuvent offrir à leurs clients en état de mobilité, au moment précis et à l’endroit spécifique de leurs besoins et seulement alors se préoccuper des outils pour les distribuer. La technique suivra toujours ! L’information est le carburant de la mobilité « Sans information, qu’elle soit circonstanciée, personna-lisée, prévisionnelle ou en temps réel, pas de mobilité »[1]. La mobilité numérique c’est pour chaque utilisateur la possibilité d’accéder à la plus pertinente des informations en temps réel. Selon une étude de Forrester, l’utilisateur accède à Internet en état de mobilité afin de se renseigner principalement sur le temps, l’actualité, les résultats spor-tifs ainsi que sur son itinéraire [2]. Nous avons toujours eu besoin d’information pour arbitrer nos décisions et adapter nos stratégies. La spécificité de l’information en temps réel est d’être un outil puissant d’aide à la décision « Ici et Maintenant ». Elle nous permet ainsi d’économiser du temps et de l’énergie. Le consommateur mobile cherche ainsi à trouver rapide-ment des réponses à ses questions urgentes. Par exemple: Le périphérique roule t-il ? Où est le restaurant indien le plus proche ? Ai-je reçu le mail de mon client ? Qui a gagné le match ? Un consommateur attendra beaucoup de la part d’une marque s’il a les moyens de lui dire où il est et ce qu’il veut au moment où il en a besoin. Le Flow Marketing Développer un site/service mobile 192 Nurun Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Développer un site/servicemobile 193 Mon téléphone ou mon iPod, c’est un peu chez moi La notion d’espace personnel désigne l’espace subjectif autour de l’individu. Une sorte de bulle psychologique dont la frontière ne peut être franchie par autrui sans que cette intrusion ne soit perçue comme une agression caractérisée. Tout comme la voiture est un prolongement de son chez soi, l’objet mobile est une partie intégrante de l’espace personnel. La mobilité permet à chaque utilisateur de transporter avec lui quotidiennement son espace personnel et son intimité (documents personnels, photos, contacts). L’objet atone, acculturé, uniforme et utilitaire a été investi affectivement par l’utilisateur. Fait révélateur, les objets mobiles ne sont pas différents d’un pays à l’autre, mais bien d’un individu à l’autre. Parfois même il devient un véritable marqueur de statut social comme Boucheron avec sa collection de mobiles ornés de diamants. Les objets mobiles sont des extensions de soi qui parlent à autrui (sonneries personnalisées, stickers, fonds d’écrans, bijoux décoratifs…). Objets tellement de l’ordre de l’intime qu’on ne se résout pas à les jeter. On les garde ou on les donne. Objets tellement sécurisants qu’ils agissent parfois comme des remparts contre les agressions du monde extérieur : 54% des jeunes femmes de moins de 25 ans déclarent simuler un appel pour dissuader les tentatives d’approches ! [3] Véritable cordon social, le mobile nous relie à autrui. Il contient tous nos correspondants. Toutefois, nous ne sommes en contact régulier qu’avec une dizaine de cor-respondants, notre réseau intime (amis et famille proche). Seuls 5% des plus de 60 ans et 25% des moins de 25 ans sont en contact régulier avec plus de 10 correspondants. [4] Entre adolescents et parents, le mobile rassure. 44% des parents déclarent qu’ils seraient moins disposés à laisser leurs enfants de plus de 15 ans rentrer tard s’ils n’en avaient pas [5]. « Véritable doudou pour toutes les générations au sein de la famille », le téléphone portable a largement contribué à l’amélioration des relations familiales (à 70% pour les relations entre parents et enfants et à 50% pour les relations entre grands-parents et petits enfants). [6] Cordon affectif avec nos proches avec qui nous sommes reliés en permanence par de multiples outils : téléphone, SMS, MMS, email, IM, chat, Skype etc. Grâce à la communication de l’instant, les réseaux sociaux se densifient. La fréquence des rapports avec ses proches s’intensifie. Nous faisons davantage appel à nos pairs pour résoudre un problème ou prendre une décision. Selon une étude, le recours à son réseau social pour obtenir des conseils (changement de situation professionnelle, achat d’une voiture, vie amoureuse, investissements financiers) aurait triplé depuis 2002 [7]. Les différences de canaux utilisés sont générationnelles. De manière assez caricaturale on pourrait dire que la « génération mobile » privilégie le SMS et les messageries instantanées, la « génération rationnelle » privilégie les appels sur portable et les emails, la « génération distanciée » se sert peu des applications mobiles en dehors des appels. [8] Mais ce n’est pas toujours si évident puisque l’adhésion à un service n’est pas fonction de la génération mais bien de la perception du bénéfice obtenu. « Ma grand-mère de 75 ans n’a jamais su faire marcher un magnétoscope. Mais un jour, elle m’a demandé si j’avais Skype. J’ai été bluffée. Non je ne l’avais pas. En fait, sa soeur et ses neveux/nièces habitent au Brésil ». Pour la marque, proposer un service communiquant, c’est l’occasion de faire parti de l’espace personnel de son consommateur et de nouer une relation affective avec lui. Grâce à mes objets mobiles, je profite de chaque instant Nous sommes sans cesse en mouvement, soumis à la réactivité et l’interactivité. Le temps mort que représente l’inactivité forcée est du temps de loisirs. Amusez vous à observer les occupations des anonymes que vous croisez dans les transports en communs : si l’on aperçoit encore des livres et des journaux, il devient évident que l’objet mobile devient le passe-temps par excellence : baladeurs MP3, jeux sur téléphones portables etc. Une étude de Jupiter Research portant sur les fonctions les plus utilisées montre que si les fonctions de communications sont celles qui remportent le plus d’adhésion, les fonctions de divertissement sont importantes et en progression : prendre des photos (29%), écouter de la musique (28%), jouer (14%), utiliser la calculatrice (8%), lire un livre (4%) et regarder la TV (4%) [9]. Dans une autre étude concernant l’utilisation de la TV mobile, les motivations d’utilisation s’avèrent être: passer le temps lorsqu’on attend quelque chose, se relaxer ou encore créer son propre espace personnel. [10] Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Lorsque les premierstéléphones ont été équipés d’appa-reils- photos, nous avons presque tous considéré que ce n’était qu’une fonction gadget. Le succès de cette fonction en a surpris plus d’un. Il est révélateur d’un besoin jusque là ignoré des consommateurs : celui d’immortaliser un mo-ment lorsqu’on n’a pas son appareil photo. Peu importe la faible résolution de l’image, l’important c’est de pouvoir garder une trace. Il en est de même avec les vidéos, l’utilisa-tion de l’email ou les jeux. Peu importe la taille de l’écran, le manque de visibilité ou le manque de praticité d’un clavier de téléphone. Le besoin est plus fort que les réelles possi-bilités techniques. Il est vrai que ce type d’utilisation est souvent générationnelle. La « génération mobile » utilise son téléphone portable comme un couteau suisse et a un taux d’équipement plus élevé en lecteur MP3, consoles de jeux et ordinateurs. La « génération rationnelle » utilise moins les différentes fonctions. Quant à la « génération distanciée », elle n’en utilise aucune ou presque. [11] Pour la marque, se positionner sur les services commu-niquants c’est être actrice au sein de l’espace de loisirs de son consommateur. Comment une marque peut-elle initier une démarche de flow marketing ? Accepter l’idée que les règles sont en train de changer Dans un paysage médiatique en constante évolution, les consommateurs prennent progressivement le contrôle de leurs moyens de communication. La communication ne peut plus s’entendre comme une consommation de masse, de la marque vers l’ensemble de ses clients. A mesure que la mobilité numérique se développe et évolue, les consommateurs s’impliquent de plus en plus sur des canaux non traditionnels pour l’information, les interactions sociales, le divertissement et plus généralement leurs activités quotidiennes. Le consommateur est pragmatique : il rejette les messages traditionnels et s’investit dans une relation à la marque centrée sur lui. Ne pas penser communication. Il s’agit de Penser services communicants Déplacer la communication vers la communication par le service. Un service en état de mobilité est par essence un service « utilitariste ». Il doit répondre à un besoin existant du consommateur ou en révéler un. Comme l’apparition de la fonction appareil photo sur les téléphones dont nous vous avons déjà parlé. Les bénéfices consommateurs induits par les services communicants doivent être suffisamment forts pour emporter l’adhésion. Penser en terme de bénéfices consommateurs. il ne faut pas oublier l’essentiel : de répondre à un besoin Une fois la cible déterminée et le service communicant choisi, le support s’imposera de lui-même. Identifier ce que la marque peut proposer au « point of need » Qui est mon consommateur ? Quelle est sa maturité en terme de mobilité ? Quels sont les services que ma marque peut proposer pour répondre à son besoin d’information ? Son besoin d’interaction ? Son besoin de divertissement ? Quelles sont mes ressources disponibles ? Y a-t-il des services déjà disponibles que ma marque pourrait proposer en tant que « services communicants » ? Certains services existent peut être déjà en interne mais n’ont pas été mis à disposition de clients, comme par exemple le tracking des colis/courriers réservé antérieurement aux entreprises de logistique. D’autres sont des services déjà proposé mais pas encore en état de mobilité (coupons de réduction, informations sur les produits etc). D’autres encore permettent de récompenser le client ou de répondre à son besoin de divertissement. Initier une démarche de « Flow marketing », c’est par conséquent offrir à son consommateur les services et les contenus qu’il attend de ses marques, dans le contexte où il les attend, afin de fluidifier les rapports qu’il entretient avec elles. Dans d’autres temps, on aurait sans doute appelé cela du CRM… AUTEURs Jean Pascal Mathieu, VP Stratégie Nurun Aurore Carlo, consultante Nurun Lab Références [1] Marzloff B. (mai 2005), La 3ème révolution du mobile, Chronos, op cit. [2] Forrester’s Consumer technographics Q4 2005 North American Healthcare, Customer Experience and retail online survey [3] [4] [5] The mobile life 2006, étude conduite auprès de 16 500 britanniques par YouGov pour The Carphone Waterhouse [6] AFOM/TNS SOFRES (octobre 2006), Observatoire sociétal du téléphone mobile, étude sur un échantillon de 1224 personnes [7] Pew Internet Project, (janvier 2006), The strengh of Internet ties, [8] Segmentation dégagée par AFOM/TN Sofres in Observatoire sociétal du téléphone mobile, op cit [9] Etude en ligne sur un échantillon de 1 795 consommateurs, effectuée par Jupiter Research en juillet 2005 [10] Research International, étude réalisée pour Nokia en Finlande sur les motivations des utilisateurs de la TV mobile [11] AFOM/TNS Sofres in l’Observatoire societal du téléphone mobile, Op. cit 194 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    technique Déevloeppr nuseit/sceeirv mobile Saeemortzz Développer un site/service mobile 195 Le téléphone mobile « a new way of surfing » ? 3 Milliards de Mobinautes potentiels dans le monde 3 milliards de téléphones mobiles dans le monde, ce qui représente 3 fois plus de téléphones que d’ordinateurs. Au 4ème trimestre 2007, 40 millions de personnes ont téléchargé une sonnerie au prix moyen de 2,42e et 20 millions de personnes ont téléchargé un jeu au prix moyen de 4,29e (source M:Metrics, inc). Ces quelques chiffres nous montrent à quel point le téléphone s’est démocratisé en une dizaine d’années à peine. Il est aisé de constater que cet outil est devenu en peu de temps un medium à part entière, un canal incontournable de communication. Un outil que les annonceurs regardent et observent comme l’objet de tous les fantasmes. Un appareil spécifique Quel est le point commun entre votre téléphone mobile, votre portefeuille et vos clefs ? Simplement que vous les avez toujours sur vous… Pour le moment car bientôt on réglera ses achats ou on démarrera sa voiture avec son téléphone. Autre détail qui a son importance, votre mobile est en permanence allumé et connecté. Vous n’éteignez pas votre appareil quand vous arrivez au bureau ou quand vous rentrez chez vous. Et de là à l’éteindre en voiture….Enfin, de plus en plus de téléphones embarquent des options et des outils comme le GPS et la capture d’image. Il est ainsi possible de créer une communication novatrice en synergie avec un plan média plus classique (vous prenez la photo d’un logo d’un panneau publicitaire dans la rue, vous l’envoyez au numéro indiqué sur l’affiche, on vous géo-localise et on vous affiche le plan pour vous rendre à la boutique la plus proche)… On imagine donc aisément tous les usages marketing que l’on peut en faire. Le téléphone mobile n’est pas un PC Saviez-vous que vous pouvez téléphoner avec votre mobile ? Faites l’expérience. Prenez n’importe quelle publicité à la télévision ou dans la presse vantant les mérites d’un téléphone mobile. Qu’est-ce qui est mis en avant ? Son confort d’écoute, sa simplicité pour rédiger des sms… ? Non. Aujourd’hui vidéo, musique, surf, photo, GPS sont autant de promesses qui donnent l’impression que vous pouvez tenir dans votre main un monstre de puissance. Plus fort qu’un PC ou plus portable qu’un téléviseur. Mais si on est objectif, malgré des progrès techniques indéniables, notre téléphone est encore loin d’apporter tout le confort et l’ergonomie souhaités : Le contrôle limité : Le clavier du téléphone n’arrive pas à la cheville d’une souris ou d’une télécommande. Cela parait une évidence, mais c’est un réel handicap. Vouloir surfer le web en utilisant un clavier alphanumérique qui a les dimensions d’une boite d’allumette n’est pas aussi intuitif que de se balader et de cliquer sur un lien avec sa souris. La taille de l’écran : Elle est loin d’offrir l’espace et le confort visuel que peuvent offrir l’écran LCD 19 pouces de votre PC ou de votre téléviseur Plasma Full HD. Un site Internet créé pour une définition d’écran PC type 1024x768, risque de perdre de son impact en 240x 320 voir d’être illisible. La configuration matérielle : Il serait illusoire de croire que tous les téléphones ont la puissance nécessaire pour faire tourner des vidéos. Seuls les heureux possesseurs de téléphone dernière génération comme l’Iphone d’Apple ou le N95 de Nokia ont la puissance suffisante et le confort pour le visionnage de film. Mais cela à un coût : entre 300 et 400 euros. Créer son site mobile Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    La fragmentation technologique, un frein pour votre site Saviez-vous qu’il existe une multitude d’OS (Operating System) en fonction du pays ou de la marque de votre téléphone ? Les OS ou plateforme servent de moteur pour toutes les applications de votre téléphone. Il existe Symbian, Java, Windows Mobile, Linux, Brew et Android… c’est ce que l’on nomme la fragmentation technologique. Et cette fragmentation est une vraie contrainte. Pour illustrer le phénomène il suffit d’imaginer que vous développiez un site Internet en PHP et HTML, qui sont les standards du web. N’importe quel possesseur de PC ayant une connexion Internet pourra le visiter. Développer un site pour mobile est beaucoup plus compliqué. Si vous le créez pour un téléphone avec la technologie Windows Mobile, les possesseurs de Sony Ericsson (dont la plupart sont basés sur Java) ne pourront pas y accéder. Créer son site mobile Quelle stratégie adopter ? La plupart des téléphones embarquant un navigateur sont capables de se connecter au web. A l’annonceur d’imaginer la stratégie à adopter pour pouvoir toucher les mobinautes tout en restant dans des temps et des coûts de développement raisonnables. Il y a 3 grandes approches quant à la stratégie des sites sur mobile. Ne rien faire en particulier Si votre site Internet est développé en HTML, avec du CSS et du Javascript, la plupart des mobiles pourront y accéder via le navigateur. Si votre appareil rencontre une difficulté technique sur un script, au mieux il le simplifiera, au pire il l’ignorera. De plus vous aurez sur la plupart des modèles de téléphones l’impression de regarder votre écran de PC au travers d’une loupe. C’est donc une solution acceptable, mais en terme d’expérience utilisateur, elle est loin d’être satisfaisante pour en plus un coût qui risque d’être élevé. Créer un site « mobile » Créer un site mobile peut être la bonne solution…mais aussi la pire. En effet si vous décidez de faire un miroir de votre site Internet cela induit que vous aurez deux fois plus de travail pour les mises à jour. Par contre, certains services ont tout intérêt à développez un site mobile comme par exemple des sites de cartographies ou de localisation. Quoi de plus utile que de pouvoir retrouver son chemin quand allant à un rendez-vous on a égaré l’itinéraire que l’on avait imprimé quelques minutes auparavant. La plupart de ces sites sont réalisés avec une technologie dédiée à la téléphonie mobile : le WAP. Le « Wireless Application Protocol » est une simplification du langage HTML. Mais simplification est synonyme de dégradation. Le résultat, bien plus convaincant en termes de temps de chargement, d’affichage et de navigation que le browsing d’un site Internet est bien souvent austère. Encore une fois l’expérience utilisateur, sûrement plus satisfaisante que le cas de figure un, n’en reste pas moins limitée. Créer un site optimisé pour les mobiles Certaines technologies permettent de développer des sites adaptés aux mobiles qui affichent et prennent en compte images, sons, animations et applications interactives... Le Rich-Media est un environnement qui permet de manipuler des modules de façon à créer un site mobile qui répond à la contrainte du support. Vous pouvez ainsi créer un site mobile avec des illustrations et du texte adapté à la taille de l’écran, aux spécificités du clavier (accès au contenu en deux clics), et au débit. Votre site pourra contenir de la vidéo qui respectera la puissance du téléphone et 196 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Développer un site/servicemobile 197 s’affichera de façon instantanée sans avoir à patienter de longs moments pendant le chargement. Autre avantage, la création d’applications téléchargeables depuis votre site, comme les fameux « Widgets » (petits icônes qui une fois installés, exécutent une action spécifique comme vous donner la météo de votre ville). Le Rich-Media est le moyen le plus sûr de réconcilier le mobinaute avec son portable et d’en convertir de nombreux autres. Surtout que cette technologie permet la création d’un site qui pourra être déployé sur plus de 250 modèles de téléphone mobile (« Develop once, Run Anywhere ») et donc surmonter la fragmentation technologique. Fin 2007 SFR à lancé son nouveau Portail Vodafone Live 2.0 en utilisant la technologie Rich-Media développée par Streamezzo. Les étapes pour créer un site Mobile Pour développer un site, il vous faut un ordinateur et des outils logiciels d’« Authoring » (édition). Une fois le design créé et le contenu intégré, il faut héberger le site sur un serveur connecté aux réseaux mobiles. La partie statique du site pourra être embarquée sur le téléphone, mais la partie dynamique (contenu mis à jours régulièrement comme les actualités, la météo…) devra être hébergée sur un serveur. Le téléphone se connecte au serveur à travers le réseau et se met à jour à la demande, ou automatiquement. Aujourd’hui, la création d’un site et son administration est donc fortement dépendante d’un environnement informatique comprenant des machines pour le développement et des serveurs pour le faire vivre. Contrairement au site Internet que l’on peut créer à partir d’un simple fichier texte depuis son ordinateur, il n’est pas possible de créer son site mobile à partir de votre téléphone portable. Par contre les mobinautes peuvent participer à la vie du site en envoyant commentaires et photos. C’est ce que l’on appelle le UGC (« User Generated Content »). Youtube® est un site Internet dont le contenu est généré par les internautes. Sa version mobile est mise à jour par les Mobinautes. Il suffit de prendre une vidéo filmée avec votre mobile/camera et de l’envoyer « over the air » (par le réseau Mobile) sur le site. Un blog mobile traitant d’actualité peut aussi recevoir des contributions rédigées et envoyées directement depuis un mobile. Il suffit de créer une interface simplifiée basée sur des champs à remplir et adaptée aux mobiles. Les composants réutilisables : Une solution économique et rapide La création d’un site mobile peut passer par la mise en place de composants existants que vous adaptez à vos couleurs. Par exemple vous pouvez très bien faire un site présentant votre dernière voiture, en mettant un composant « Instant Messaging » pour permettre aux mobinautes d’échanger leurs impressions, un composant « Location Based Services » servant à se repérer par rapport au concessionnaire le plus proche et un dernier « Click to call » qui, par une simple pression, permet d’être rappeler par le constructeur. Inutile de développer du spécifique. Les mêmes outils peuvent être utilisés pour un site de sauce tomate…il suffit juste de changer le logo et le design général. Votre « Time To Market » en sera d’autant plus réduit, car les composants existants déjà, vous vous épargnez de longues et couteuses heures de développement. Ceci est un excellent moyen d’investir le terrain de l’Internet mobile avec un investissement minime. et surtout : La révolution est en marche. Le portable est partout et (presque) partout on peut s’en servir. Ce territoire encore neuf demande un minimum de réflexion si l’on veut y déployer son site mobile. Quels sont les services que je propose, sont-ils adaptés aux mobinautes, … ? Autant de questions qui vous permettront de gagner du temps et de l’argent. Mais surtout utiliser une technologie qui offre un réel environnement adapté aux caractéristiques du mobile et capable de toucher les masses afin d’adresser la plus grande gamme de terminaux. Enfin la démocratisation de l’usage et de la consom-mation de data, comme le surf sur les sites mobiles, ne se fera vraiment que le jour où les opérateurs offriront des véritables forfaits illimités pour 5 à 10€ par mois. Aujourd’hui les forfaits dits illimités sont plutôt dans les 40 euros avec accès libre aux sites partenaires. Dès que l’on sort des sentiers battus, attention à la note. AUTEUR Streamezzo Julien Amouroux Communication Manager Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE A cejour, sur 55 millions d’abonnés(1) au téléphone mobile, 14 millions(2) sont utilisateurs actifs d’Internet mobile. Dans les années à venir, l’usage des services sur mobile vont croître de manière significative. Les opéra-teurs proposent déjà de véritables forfaits illimités pour accéder à l’Internet mobile. Les constructeurs annoncent, pour leur part, le lancement de terminaux mobiles d’uti-lisation simple, ergonomique et conviviale. Ce contexte est propice au développement des applica-tions embarquées. Celles-ci enregistrées dans le mobile donnent à l’utilisateur un accès direct au portail mobile d’une marque, d’un annonceur ou d’un média. Plus besoin de connexion au réseau pour consulter le contenu ! La connexion est réservée à la mise à jour du portail. Les applications embarquées sont, un nouvel outil de communication pour les marques qui s’imposent dans toutes les poches des consommateurs. (1) Source Arcep 2008 (2) Ibid 1 Qu’est-ce qu’une application embarquée ? Depuis le développement annoncé des services mobiles, les constructeurs et les éditeurs de logiciels rivalisent d’ingéniosité pour concevoir des services répondant à cinq critères essentiels : Simplicité d’utilisation Simplicité d’accès Ergonomie et graphisme agréable Potentiel de monétisation Compatibilité maximale avec les différents terminaux du marché De ces principes fondamentaux émanent des applications dites embarquées dans le téléphone. Par embarqué il faut comprendre : enregistré et stocké dans la mémoire du terminal lui-même. L’application embarquée appelée aussi « On Device Portal » (ODP) définit donc un ensemble de services mobiles préalablement intégré dans le téléphone ou téléchargé par son utilisateur. L’application prend la forme d’un portail de contenus se déclinant vers une multitude de supports marketing. Les applications embarquées ne nécessitent pas de connexion à l’Internet mobile. Après les avoir enregistrée dans le téléphone, l’utilisateur peut la consulter à sa guise sans être connecté. Cependant, la particularité de ce type de services est que l’on peut mettre son application à jour en fonction des besoins du service. La mise à jour sera proposée à l’utilisateur lorsqu’il ouvrira son application, celui-ci est libre de l’activer ou non. Cette mise à jour implique une connexion au réseau pour télécharger les informations. Un annonceur, une marque, un média ou un éditeur peut alors adapter ses services sur mobiles ou en créer de nouveaux. Appelées aussi Rich media, les applications mobiles offrent un potentiel graphique élargi et prennent en compte l’expérience utilisateur intégrant interactivité et publicité. La différence principale entre une application embarquée et une application connectée (site Internet Mobile) se situe au niveau de l’ergonomie des services. La navigation et le graphisme sont optimisés au maximum pour une utilisation mobile et privilégient le confort d’utilisation. Ce potentiel ergonomique associé à la rapidité d’exécution sont directement liés aux technologies utilisées : Java Symbian Windows Mobile Celles-ci sont intégrées dans la plupart des terminaux de troisième génération. Toutefois, un système de téléchargement peut être mis en place pour les téléphones ne disposant pas de ces technologies. Les applications embarquées Développer un site/service mobile 198 Jet Multimédia Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Développer un site/servicemobile 199 utilisation Les applications embarquées sont à considérer comme un «contenant». Elles permettent une accessibilité à son propriétaire quasiment permanente et permettent de développer de nouveaux services, de prolonger la relation avec le client, et de générer des revenus additionnels. Une marque ou un média qui est «embarqué» dans le téléphone d’un utilisateur rentre dans l’intimité du mobinaute. Cet accès rapide au service permet d’augmenter considérablement les visites et les temps de connexion. Un service développé sur une application embarquée est non connecté mais génère des flux sortants de plusieurs types : Une connexion Internet Mobile (WAP) Un appel téléphonique Un SMS / MMS Cette caractéristique évite au mobinaute de rester dans un environnement clos et fermé et suscite son intérêt de par l’interactivité qu’elle supposé. Le téléchargement de l’application peut être réalisé depuis une multitude de support : A partir d’un site Web, l’utilisateur renseigne son numé-ro de téléphone et reçoit un SMS qui le redirige sur l’appli-cation de téléchargement. Depuis un numéro court, L’utilisateur envoie un SMS afin de recevoir un autre SMS en retour qui le renverra sur l’application de téléchargement Depuis un site WAP, bluetooth,… Des contenus distribués en toute simplicité Type de services, quelques exemples Entertainement : communiquer sur les produits de divertissement A l’occasion d’un nouveau disque, un artiste développe un service mobile faisant référence à son univers et met à disposition des contenus exclusifs pour le mobile. Pour la sortie d’un film le service diffuse des extraits en avant-première. Marque : mise en place d’un service institutionnel ou promotionnel Les services ne s’arrêtent pas au divertissement, mais s’étendent à la diffusion d’informations : une enseigne de vêtements crée un contenu rédactionnel relatant des tendances de la prochaine saison pour conseiller son client en amont de son acte d’achat. Restauration à domicile : commander via mobile Il est aisé de commander sa pizza depuis son mobile avant de rentrer chez soi. Le restaurateur diffuse son menu et crée des promotions spécifiques au mobile. Le client choisit son repas puis appelle ou envoie un SMS pour valider la commande. Arrivé chez lui, sa pizza l’attend. m-commerce : vendre sur mobile De part son ergonomie, le service peut présenter une multitude de produits en conservant une bonne visibilité. Sur un service de m-commerce, il est possible de générer des achats et de les facturer grâce au paiement en carte bancaire, par SMS (pour les petits montants) ou à travers une connexion associée à un paiement Gallery. Média : diffuser votre contenu Une application mobile reflète avant tout un univers, une identité. Il est possible de retrouver sa chaîne de télévision favorite et le dernier journal en Vidéo On Demand. L’univers de sa radio avec des extraits d’émissions enregistrées s’y prêtent également. La presse écrite peut imaginer publier des contenus exclusifs et des chroniques à ses abonnés etc. Au-delà de ces exemples concrets, les applications mobiles répondent à des besoins de services variés : LBS (Location Based Services), musique, loisirs, sports, informations générales, entreprise, finance, informations pratiques, shopping, User Generated Content, social networking,… Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Monétisation du contenu Plusieurs solutions s’offrent à une entreprise pour qu’elle puisse lancer un service et générer des revenus : la vente de contenu ou de produits, la mise à disposition d’accès payants ou encore la publicité. En effet, l’intégration de la publicité sur un service est aujourd’hui un élément déterminant dans la construction du business model. La publicité finance en grande partie un lancement de services et offre une vraie expérience à l’utilisateur qui retrouve du contenu et des exclusivités. La publicité intégrée dans les services prend plusieurs formes : Insertion de publicité contextuelle (en fonction des requêtes et résultats) Insertion de publicité rotative en offline Insertion de publicité dynamique (cliquable, clic vers un appel, player, browser,..) Les formats restent proches de ceux du web : bannière pre roll / post roll, sponsoring, interstitiel. Sur les applications mobiles, il est possible de mesurer le succès d’une campagne de publicité grâce à un reporting d’analyse du service. Le trafic sur l’application est alors enregistré et donne une vision précise du parcours utilisateur. Quel avenir pour les apllications embarquées? Le développement des applications mobiles est une réalité. Pour preuve, le lancement du dernier disque de Jenifer a été relayé par une application dédiée à l’artiste avec des photos de la jeune chanteuse et des liens vers les sites de vente de titres en téléchargement. Pour diffuser l’application, une vraie convergence Web / mobile a été mis en place. Sur le site Internet de la chanteuse l’utilisateur pouvait entrer son numéro de téléphone pour recevoir un SMS permettant de télécharger le service sur son mobile. Quant à l’opérateur SFR, il a développé son portail opérateur sur une application rich media. L’expérience poussée jusqu’au bout démontre un réel potentiel de navigation et un confort d’utilisation. Coté fabricant, fort de ses 38% de part de marché, Nokia intègre dans ses téléphones en natif des applications mobiles brandés à son nom. Une manière de prolonger sa relation avec ses utilisateurs et de délivrer un vrai service sur le «quatrième écran» : un éventail de contenus de divertissements, un partenariat avec Google sur la recherche sur mobile, un service de navigation piétonne… rien n’est laissé au hasard. Les analystes et consultants de Londres, du cabinet d’études ARCchart ont évalué le marché des applications embarquées à 1.4 billion de dollars en 2009 ! Alors que celui-ci, en 2005, était de 30 millions de dollars. La convergence entre les différents supports médiatiques est en marche et les applications mobiles ont un rôle à jouer dans la multiplication des services en fonction des outils. Les utilisateurs ne s’attardent pas sur les technologies qui se cachent derrière les services. Mais bien au contraire, ils sont en attente de services qui prolongeront l’expérience qu’ils vivent sur le Web. Les applications mobiles sont, tout simplement, un nouveau support mobile à utiliser en complémentarité des autres outils. Leur efficacité tient lieu et place de la pertinence des services et de la bonne convergence entre les supports existants. En conclusion, l’application embarquée répond aux besoins marketing des marques, des annonceurs et des médias. Un service développé sur une application mobile prend en compte tous les facteurs clés de succès à savoir : L’expérience utilisateur Un accès direct et rapide La monétisation des services Une problématique de marché de masse. …Alors pourquoi s’en priver? AUTEUR Jet Multimédia Géraldine Tilly Responsable Solutions Marketing Mobile 200 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE Développer unsite/service mobile Déevloeppr nu seit/sceeirv mobile aegnor 201 Retrouver des amis qui passent à proximité, personnaliser son portail mobile en fonction du lieu où l’on se trouve, recevoir des offres commerciales ciblées en fonction de son profil et de cette même localisation… Ces idées de services ont émergé voilà plus de dix ans et ce n’est qu’aujourd’hui que les conditions de marché paraissent être réunies pour un lancement commercial qui connaisse enfin le succès attendu. Les services de géolocalisation (ou LBS, pour Location Based Services) sont nés dans le giron des administrations et des grandes entreprises. Que ce soit pour des services liés à la sécurité (défense), à la santé et à l’urgence (météo, SAMU) ou à l’aménagement du territoire (services d’information géographique), ces services nécessitaient des ressources techniques et financières que seuls les administrations et les grandes entreprises (gestion de flottes) pouvaient s’offrir. L’évolution technique et économique des composants électroniques, associée à l’émergence d’une connexion réseau bas coût (Internet) a permis de faire basculer progressivement nombre de ces services dans le domaine grand public. Ainsi, la navigation routière, une application élitiste pour véhicules haut de gamme, s’est complètement banalisée avec la multiplication des GPS nomades à moins de 200 euros. Dans le domaine des loisirs, de nombreux produits ont pu cibler des clientèles spécifiques (amateurs de randonnée ou de navigation en mer). L’arrivée de la fonction GPS sur des terminaux plus grand public, comme le téléphone mobile, laisse entrevoir le développement d’un marché grand public encore plus conséquent pour ce type de services de loisirs. Les services de géolocalisation sont le plus souvent associés aux terminaux nomades et c’est ce thème qui est abordé dans cet article. Pour autant, il est possible de localiser un équipement et une personne de nombreuses autres manières (un achat par carte bancaire dans un point de vente, par exemple). I/ De la navigation aux services de vie quotidienne Si la géolocalisation a d’abord servi les administrations et les entreprises, les premiers services grand public à succès ne sont pas récents. Que ce soient les pages jaunes ou la recherche d’itinéraire, ces services datent du minitel (annuaire électronique, 3615 ITI). Ces services sont d’ailleurs passés avec succès sur Internet, où, il faut le reconnaître, la distinction entre services de recherche localisée (de type annuaire) et services de cartographie, devient de plus en plus mince. La facilité d’interconnexion des services que procurent les technologies Internet va démultiplier considérablement les usages de la géolocalisation dans les services. Au point que la géolocalisation n’est plus considérée comme un service en tant que tel, mais comme une fonction technique disponible pour de nombreux autres services. Tableau montrant l’évolution du nombre d’utilisateurs envisagé par service géolocalisé (en millions au niveau mondial) Source : Strategy Analytics Wireless Media Strategy, WMS, Strategic Advisery Service, octobre 2007 Il faut s’attendre ces prochaines années à ce que l’intégration en matière de microélectronique permette de disposer de téléphones mobiles intégrant en standard la fonction GPS (et même A-GPS, c’est-à-dire GPS assistée par le réseau des opérateurs télécoms) et embarquant des applications de cartographie et de navigation, de GPS nomades disposant d’une ou plusieurs technologies de connectique réseau (Bluetooth, WiFi, mais aussi GSM/3G). La géolocalisation Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Dès lors labase installée de terminaux adressables en quasi temps réel deviendra suffisamment conséquente pour intéresser les développeurs de services et de contenus riches (prix des stations essence, disponibilité de parkings, infos cinémas ou guides urbains). D’autant plus que la généralisation du guidage piéton renforcera l’attractivité de nombreux services (notamment dans le domaine du jeu, du tourisme ou du shopping). II/ Le monde communautaire et le 2.0 La géolocalisation vient aujourd’hui enrichir les services communautaires. Associée à une information de présence, cela permet de connaître les membres de sa communauté qui sont à proximité et d’entrer en contact avec eux. Cette fonction peut s’appliquer au carnet d’adresses, comme à la liste de contacts de son client de messagerie instantanée ou de ses différents services web communautaires. Certains services de rencontre (tel Dodgeball) sont même majoritairement basés sur cette caractéristique technique. Chat, localisation des contacts de sa «buddy list» dans Orange Messenger by Windows Live pour mobile L’orientation actuelle est bien d’aller au-delà des modèles de diffusion ou de recherche/publication traditionnels et de s’orienter sur des pratiques communautaires avec l’intégration d’une dimension sociale importante dans les informations publiées. La possibilité de créer, d’éditer, de commenter des points d’intérêts se retrouve sous différentes formes : Cela va des fonctions les plus simples, comme l’ajout de texte (pour commenter un hôtel dans Tripadvisor, ou Yelp), à l’intégration d’images (les photos de panoramio postées dans Google Earth aux endroits visités, les photos de Flickr Mobile sur une carte dans le service Mspatial) jusqu’à des services très riches et structurés dans certaines communautés spécifiques (les bonnes étapes, sur le site «camping car en liberté», par exemple). Les acteurs du Web accompagnent fortement cette mouvance en introduisant cette dynamique communautaire dans leurs services ou en les concevant de la sorte dès l’origine. Le challenge revient alors à mixer efficacement des sources d’informations commerciales que l’on a pu acquérir ou créer avec l’enrichissement fournit par la communauté. Cet enrichissement se fait généralement au niveau des points d’intérêts (exemple : des lieux commerciaux, des sites touristiques) ou de leur assemblage (des itinéraires de voyages, comme dans Yahoo! Trip Planner). Des services de cartographie peuvent aisément être assemblés avec d’autres éléments pour créer ce qu’on appelle des mashups. On estime ainsi à 50 000 le nombre de mashups réalisés en 2 ans à partir de l’API Google Maps. Notons enfin que les utilisateurs peuvent être mis à contribution pour la mise à jour des données utilisées dans les services de géolocalisation : de manière active (par exemple : la mise à jour des cartes avec TomTom Mapshare) ou transparente avec utilisation des données anonymisées (remontées d’info trafic de Dash Express aux Etats-Unis). 202 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Développer un site/servicemobile 203 III/ La publicité contextuelle et le branding d’applications comme modèles économiques IDC montre, dans une étude commanditée par TruePosition, que 70% des personnes préfèrent un service de recherche d’information géolocalisée financé par la publicité qu’un service payant (étude menée aux Etats-Unis, en Grande- Bretagne et en Espagne). Pour certains acteurs, l’un des premiers enjeux est par conséquent de renforcer l’offre de contenus locaux avec des services de proximité accessibles en mobilité. Cela permet d’offrir aux annonceurs locaux une meilleure présence en ligne et de générer ainsi davantage de revenus publicitaires. C’est tout l’enjeu de rachats, comme celui de Cityvox par Orange. D’autres acteurs renforcent leur position sur les outils de cartographie et de serveurs publicitaires (cf. Nokia). L’envoi (en push) de publicité ciblée grâce à la géolocalisation est une idée qui traîne depuis dix ans et qui peine à trouver son marché. Mais le service semble trouver une nouvelle jeunesse avec l’arrivée de start-ups du Web 2.0 et des services qui paraissent moins intrusifs (JotYou, Buzzd). Une autre approche consiste à partir des applications que lance l’utilisateur depuis son mobile pour y fournir des informations contextualisées. Deux types d’applications sont incontournables pour les annonceurs à court terme : les annuaires qui permettent la recherche localisée les applications d’aide à la navigation qui intègrent des points d’intérêts commerciaux. Il reste que ces applications génériques ne sont pas idéales pour tous les annonceurs, ou en tous cas ne sauraient être les seules solutions. Pour des marques nationales/internationales qui cherchent un contact plus fort avec leurs clients, ou des annonceurs qui ciblent certains segments, voire des communautés, il faut envisager d’autres solutions complémentaires. On va ici retrouver des environnements permettant de créer des mini-applications (ou des widgets) mobiles, avec une logique qui peut parfois tenir plus du sponsoring événementiel. Ces applications peuvent aussi être utilisées pour établir une relation plus pérenne (avec des services comme la localisation de magasins, des news de la marque, du couponing…). Where de uLocate est le premier environnement majeur de ce type sur le marché, mais il est destiné exclusivement au mobile et distribués par les seuls opérateurs mobiles nord-américains à ce jour. Les autres acteurs présents sur les environnements de Widgets, tel Yahoo!, Netvibes et Orange (Bubbletop) ont tous des solutions disponibles ou qui le seront prochainement, avec une orientation vers les marques peut-être moins affirmée aujourd’hui que celle de uLocate. Image : Trimble Signe des temps, certaines applications qui étaient jusqu’à ce jour commercialisées via des abonnements chez les opérateurs, arrivent maintenant sur le marché avec un modèle économique publicitaire. Trimble Outdoors va ainsi fournir gratuitement son jeu de Geocaching en Europe. Trimble espère que les marques vont investir le jeu pour proposer de nouvelles caches aux joueurs. AUTEUR Orange Stéphanie Hospital et Marcelle Blandel Marketing Audience publicité en ligne Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE Si lemarketing viral est sur toutes les lèvres des marketeux depuis les années 90, et encore plus depuis ces quelques années avec l’essor du Web 2.0, beaucoup de choses laissent à penser que la discipline va prendre une nouvelle dimension dès lors qu’elle va s’intéresser au mobile. Le téléphone mobile, que l’on peut considérer comme le septième média, apporte en effet tout un ensemble de caractéristiques essentielles à des dynamiques virales ou à des approches faisant entrer en jeu le bouche à oreille. Ce média est arrivé à un niveau de maturité suffisant en ce qui concerne les technologies et les usages. Par ailleurs, la main-mise des opérateurs s’estompant, il y’a de plus en plus de place et de liberté pour que s’expriment les annonceurs, les agences, les start-ups sur le média mobile. Le média mobile, terrain propice au bouche à oreille Qu’est ce qui fait du mobile un média si intéressant pour du marketing de bouche à oreille ? Comme l’explique Tomi Ahonen, auteur et consultant en stratégie, spécialisé sur les problématiques du mobile, le mobile est le septième media (les six précédents étant : Presse, Enregistrements, Cinéma, Radio, Télévision, Internet). Avec Internet il possède toutes les caracté-ristiques de ses prédécesseurs : lire les news, écouter de la musique, regarder des films, écouter la radio, regarder la télévision, naviguer sur le web. Mais et surtout : il ajoute en plus six composantes que n’ont pas ses prédécesseurs, dans la mesure ou il est : le premier media de masse personnel : le téléphone mobile est strictement personnel, il ne s’échange pas, n’est utilisé que par une seule personne, est fortement personnalisé. le premier media toujours porté : il est difficile maintenant de se séparer du téléphone mobile (70% des personnes dorment avec le mobile à portée de main). le premier media toujours allumé : beaucoup de personnes n’éteignent même pas leur téléphone pendant la nuit. Les gens veulent rester joignables tout le temps. le premier media avec système de paiement incorporé : il est possible de payer directement avec le téléphone mobile. Cette fonction a été essentielle en Afrique par exemple ou le téléphone mobile est devenu un moyen de paiement essentiel. le premier media présent au moment de l’impulsion créative : le mobile, grâce à ses outils multimédia tel que la photo ou la vidéo permet de générer très rapidement du contenu créatif mais aussi de la partager via les fonctions de communication du téléphone. le premier media où l’audience peut être identifiée précisément : à la différence des autres medias, le mobile permet de connaître précisément, quantitativement et qualitativement une audience. Ces caractéristiques sont essentielles pour le bouche à oreille : le bouche à oreille est une communication directe et personnelle entre deux personnes, en « one to one » le mobile est personnel le bouche à oreille a cela de particulier qu’il peut se produire n’importe quand, n’importe où et ne peut être prévu le mobile est toujours porté une communication par bouche à oreille est susceptible d’avoir lieu quelle que soit l’heure, le bouche à oreille est indépendant du temps le mobile est toujours allumé le marketing de bouche à oreille reste du marketing : l’objectif reste donc de vendre des produits ou des services le mobile a un système de paiement intégré le bouche à oreille se produit principalement lors d’une découverte, lors d’une nouvelle expérience le mobile est présent lors de l’impulsion créative. le marketing de bouche à oreille reste du marketing : il est essentiel de pouvoir mesurer et de connaître qui est à l’origine le mobile permet de connaître précisément l’utilisateur. Marketing viral et mobilitE Développer un site/service mobile 204 Goojet Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Le marketing viralmobile Le mobile est par nature un terrain propice au Marketing viral. Comme l’explique D. Wiedemann dans son étude sur le marketing viral mobile, le futur du bouche à oreille n’est ni online, ni offline. Il est quelque part entre les deux. Cette zone intermédiaire est parfaitement couverte par le mobile. Tout comme pour le buzz Marketing, le marketing viral mobile, se base sur les consommateurs pour diffuser l’information, en les incitant à transmettre une opération dans leur sphère sociale, via mobile. Le marketing mobile viral peut être décomposé en 4 sous-catégories qui ne sont pas pour autant disjointes : une campagne peut tout à fait faire partie de plusieurs sous-catégories. Ces 4 types de marketing viral mobile se divisent selon deux facteurs : rôle de persuasion actif ou passif pour le communiquant, degré d’intérêt commun pour la viralité faible ou élevé. D. Wiedemann, dans son étude, propose 8 facteurs clefs du succès du marketing viral que l’on pourra reprendre ici. Si ces critères ne sont pas tous essentiels, ils augmentent tous les chances de réussite d’une opération de marketing viral. Les 8 facteurs clé sont donc : utilité pour le destinataire : celui qui reçoit l’information doit en percevoir de suite l’intérêt et l’utilité récompense pour le communiquant : celui qui transmet l’information, doit se sentir valorisé et être récompensé. facilité d’utilisation : pour qu’une campagne virale fonc-tionne il faut que la transmission soit très simple, facteur encore plus valable sur le mobile. contenu mobile viral gratuit : les utilisateurs ont été habitués au tout gratuit sur le web, ils en attendent la même chose du mobile maintenant. contacts initiaux : comme toute campagne virale, il faut débuter avec des contacts initiaux de qualité. Il s’agit de cibler les gens qui ont de l’influence, mais surtout ceux qui ont une crédibilité vis à vis du message transmis. avantage au premier entrant : les utilisateurs ne se posent pas la question de savoir s’il y a des concurrents. Etre le premier est donc un atout pour la réussite virale. masse critique : Valable notamment pour les services et applications mobiles, et pour éviter l’effet de déception, il faut s’assurer que la campagne va trouver écho auprès d’un nombre conséquent de cibles, puisque une partie de la valeur du service repose dans le nombre de personnes inscrites. scalabilité : propension du système à soutenir la charge et ainsi assurer l’utilisateur de la fiabilité du système (critères : temps de réponse, nombre d’utilisateurs élevé, etc...) très important notamment lorsque la viralité nécessite un fort degré d’intérêt commun. AUTEUR Goojet Cedric Giorgi Marketing Manager Développer un site/service mobile 205 Elevé Evangélisme Motivé Signaler l’usage, appartenance à un groupe Faible Recommanda-tion ciblée Rendre connu, signaler les avantages Actif Passif Rôle de persuasion du communiquant Degré d’intérêt commun pour la viralité Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE Les réseauxsociaux arrivent sur nos mobiles Avec le développement de l’Internet mobile, notament depuis l’iPhone proposé en France par Orange, les propriétaires de téléphones mobiles accèdent de plus en plus à leurs réseaux sociaux depuis leur téléphone. Le phénomène des réseaux sociaux pouvait difficilement échapper aux acteurs de l’industrie mobile, et les premiers mouvements se font sentir. En 2012, Pyramid Research estime à 950 millions le nombre de mobinautes qui utiliseront une plateforme communautaire, soit un utilisateur mobile sur cinq. Sur un ordinateur, les gens passent environ 40 minutes sur les sites de réseaux sociaux, contre 24h potentiellement sur les mobiles, ce qui constitue une audience non négligeable a capter. MySpace offre ainsi à ses utilisateurs mobiles de gérer leur profil directement depuis leurs mobiles, de s’échanger des messages, de rechercher ses amis, de laisser des commentaires et d’utiliser le moteur de recherche. Facebook, qui a lancé sa plateforme mobile, a vite fait réagir Vodafone, qui propose désormais le téléchargement de cette application. Aujourd’hui, Facebook dans sa version mobile croît plus vite que sa version ordinateur. Facebook serait également en train de négocier avec Nokia pour pré-installer sa plateforme sur ses téléphones. Bebo, 3e réseau social, a quant à lui passé plusieurs accords, notament avec Orange au Royaume-Uni. Le service proposé envoie des SMS aux contacts d’un utilisateur mettant à jour son statut ou rajoutant de nouvelles photos. Au Japon, pionnier des services Internet mobile, le réseau Mixi est le plus populaire et est déjà sur les mobiles. Ses membres qui se connectaient à 90% par ordinateur se connectent aujourd’hui majoritairement par leurs mobiles. Orange et son Mobile Open Community se po-sitionne lui comme un agrégateur des commu-nautés. En France, sa version MySocial Place a été lancée en Mars 2008, et propose via une entrée en un seul point sur Orange World, un accès à tous les sites com-munautaires de ses clients. Ce service propose également une agrégation des contenus mis sur les différents sites, comme vos photos et vos vidéos. A noter qu’une seconde version sous forme d’une application intégrée au télépho-ne sera disponible dans un second temps. Yahoo! a présenté au dernier Mobile World Congress de Barcelone one- Connect, une plateforme de télépho-nie mobile intégrant les réseaux. Elle permet entre autres de retrouver tous nos contacts des différents réseaux comme Facebook, MySpace ou LinkIn, et de mettre à jour automatiquement les informations les concernant. La nouvelle application de Yahoo! permet aussi de détecter les contacts présents dans les alentours, grâce à la localisation GPS, un service donnant aux réseaux sociaux un certain avantage par rapport aux versions ordinateur. Si cela peut poser des problèmes de vie privée, certains pensent que les utilisateurs sont prêts à donner ce genre d’informations. Des systèmes de messagerie instan-tanée pourront également être interfacés avec oneConnect. Yahoo! prône donc une certaine ouverture, afin d’attirer les développeurs pour enrichir les fonctionnalités de la plateforme. D’autres réseaux sociaux mobiles sont également présents depuis plus longtemps, comme ZYB, qui est une extension d’une application de sauvegarde de carnet d’adresses. A ce titre, ZYB possède un potentiel d’utilisateurs plutôt impressionnant. Mig33 quant à lui, regroupe déjà plus de Les réseaux sociaux mobiles Développer un site/service mobile 206 Orange VTFST NJMMJPOT Exhibit 1 : Worldwide Social Networking Users, 2006-2012. source : Pyramid Research Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    7 millions demembres grâce à son service de VoIP. Mais aucun de ces deux réseaux n’incorpore la géolocalisation, pourtant un atout de poids dans les domaines des réseaux sociaux sur mobiles. La géolocalisation, facteur clé de succès La géolocalisation sur mobile est effectivement un usage des réseaux sociaux qui peut se révéler très prometteur. Grâce à celui-ci, n’importe qui pourra apprendre un grand nombre d’informations sur les personnes dans le lieu où l’on se trouve (nom, photos, statut sentimental, CV, etc…). Cela vous permettra en temps réel de rencontrer des gens avec qui vous partagez des centres d’intérêts, ou de voir à tout moment vos amis et parents dans les endroits vous entourant. Mais pour cela, il faut d’abord que l’usage des réseaux sociaux se banalise. C’est un problème que n’arrive pas à résoudre Meetro, un service de messagerie instantanée, qui n’arrive pas à sédui-re assez d’utilisateurs, malgré la possibilité de trouver ses amis en fonction de leur localisation physique. Le problème posé aujourd’hui est bien d’atteindre une masse critique d’utilisateurs. C’est une des raisons qui ont vu les échecs des applications telles que Nokia Senior de Nokia (envoie d’informations vous concernant à d’autres utilisateurs par Bluetooth) et Dodgeball de Google (signale aux membres d’un réseau qui fait quoi dans un quartier donné). De nouveaux essais De nouvelles start’ups voient le jour afin d’atteindre ce dont d’autres rêvent. On les voit surtout en Europe du fait de l’utilisation d’applications Java, alors que les terminaux et opérateurs américains par exemple, ne sont pas compatibles avec le java. Mobileluck, une start’up basée sur Paris, est une application téléchargeable qui fait vibrer votre téléphone dès que vous vous approchez d’un autre utilisateur. Vous pouvez alors discuter avec lui et lui envoyer des photos entre autres. Un service qui ressemble à celui de Flobbi, qui affiche les profils des utilisateurs de son application Bluetooth à proximité de vous, en vous proposant de chatter avec eux. Frengo a quant à lui intégré des jeux ainsi que d’autres divertissements sur sa plateforme. Il permet aussi aux utilisateurs de créer leurs propres jeux, et de rester en contact permanent avec ses amis. Frengo propose également des widgets, qui peuvent être exportés sur les pages de blogs. Plus récemment, Kyte, une start’up de San Francisco, a de nouveau levé des fonds et ambitionne de devenir le MySpace du mobile. Kyte voudrait permettre aux artistes des labels et majors de créer des chaines thématiques pour y diffuser vidéos, photos et textes. La monétisation des réseaux sociaux mobiles Les enjeux liés aux réseaux sociaux sur mobiles sont importants pour les opérateurs tels qu’Orange. L’audience de ces sites et le flux de données échangées sont une source nouvelle de revenus. Avec la géolocalisation, facteur clé de réussite des réseaux sociaux sur mobiles, la publicité pourrait même être géolocalisée, et pourquoi pas couplée avec des modes de campagnes publicitaires urbaines qui existent déjà aujourd’hui avec le Bluetooth. Toutefois, des problèmes de bandes passantes et d’accès sont autant de freins dont les fournisseurs de combinés et de réseaux doivent s’affranchir pour ne pas empêcher le développement de sites communautaires. Selon le cabinet Juniper Research, les revenus mobiles devraient atteindre 5,7 milliards de dollars en 2012, contre dix fois moins aujourd’hui, avec à la tête les réseaux sociaux, s’accaparant plus de la moitié de ces revenus.. Par ailleurs, ce cabinet estime le nombre de membres de sites communautaires mobiles à 600 millions en 2012. Il incombe donc aux fournisseurs de trouver de nouvelles pistes de monétisation de cette audience. Parmi les schémas les plus classiques, on retrouve l’abonnement, qui contre une somme payée chaque mois ouvre aux utilisateurs de nouvelles fonctionnalités, permettant de profiter toujours plus du communautarisme et du nomadisme de l’Internet mobile. Mais on retrouve également le financement par la publicité, permettant la gratuité des services en échange d’encarts publicitaires vendus aux annonceurs. C’est le nouveau choix de MySpace, qui permet un accès gratuit à son site mobile, soutenu par la publicité, alors que jusque là, ATT et Hélio, des opérateurs américains, proposaient un accès au site via un abonnement payant. Facebook, qui a passé un accord avec Vodafone, n’a pour l’instant pas la moindre pub sur son site. Et bien que les détails financiers de l’accord ne soient pas communiqués, il a été dit que les opérateurs seraient capables de générer des revenus grâce aux services de récupération d’info sur le profil, lorsque les utilisateurs vont sur Facebook. D’autres systèmes prévoient de faire payer aux utilisateurs les services, comme l’envoi de SMS depuis l’application, comme le fait Frengo. Développer un site/service mobile 207 Source : Jupiter Research AUTEURs Orange Stéphanie Hospital et Marcelle Blandel Marketing Audience publicité en ligne Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    209 Diversifier lesusages du mobile SOM M A I R E Faire connaître son site mobile - P.210 code 2D et reconnaissance d’images... - P.212 rfid - P.214 Bluetooth - P.216 Interactions avec le mobile : Exemples - P.218 Code 2D : exemple - P.222 Juridique - P.225 Sommaire Général
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    TECHNIQUE La médiatisationd’un service mobile pré-suppose une approche pluri-média. Ceci afin notamment de dépasser les limites d’utilisation fixées par la taille de l’écran du téléphone, la contrainte ergonomique et l’usage de certains services qui est enco-re à développer. Ainsi, une médiatisation à 360° permet notamment d’assurer une couverture du message plus importante. Bien entendu, cette communication à 360° ne doit pas délaisser l’approche média mobile pour autant. C’est en effet ainsi qu’elle réussira à toucher la majorité de sa cible utile, en lui proposant un moyen simple et ergonomique d’accès au site mobile. Elle s’avère donc nécessaire mais on ne la jugera pas suffisante. Il est intéressant de travailler en termes de « parcours » média pour mettre en place la stratégie de médiatisation mobile idéale. Ce parcours s’initie sur des médias traditionnels passe par le média mobile pour enfin aboutir au site mobile qui est médiatisé. La boite à outils de nos « media planeurs mobiles » Le wap push Il s’agit d’un message poussé sur le téléphone de la cible. Assez proche du sms il est constitué de textes mais comporte également un lien cliquable pour renvoyer vers un site mobile. Une campagne wap push peut être réalisée sur une base de donnée collectée par un annonceur (campagne de fidélisation) ou sur une base de donnée optin louée (campagne d’acquisition). Intérêt : Ces campagnes permettent d’exposer rapidement une population ciblée sur des critères pertinents à un message leur permettant un accès direct au site mobile. Les messages étant envoyés de façon quasi instantanées le wap push permet d’exposer la population cible au message dans un délai très court. De plus, le message s’il est conservé par l’utilisateur dans son téléphone peut être utilisé à nouveau et devenir une sorte de signet mobile. Le web to mobile Cette fonctionnalité permet à l’internaute en remplissant un formulaire web simple de s’envoyer un message de type wap push sur son mobile. Intérêt : Lorsqu’un annonceur lance son service mobile et qu’il dispose déjà d’un site Internet il semble logique de proposer aux personnes consommatrices du service Internet de découvrir le service mobile sans pour autant provoquer une rupture dans la navigation. Le SMS+ Le SMS+ permet de proposer à un consommateur d’envoyer un mot clé à un numéro court et ainsi de recevoir un message spécifique en retour. Cela permet donc un grand nombre de cinématiques (tirages aux sorts, instants gagnants, qualification de BDD, etc…) mais aussi de renvoyer en retour un message incorporant un lien renvoyant vers un service mobile. Intérêt : Le SMS+ se base sur l’envoi d’un SMS, or cette fonction est très populaire et est donc familière du grand public. De plus, cette fonction peut être proposée sur un grand nombre de supports (presse, tv, affichage, plv, on pack etc…) et ainsi intégrer des mécaniques cross média de façon simple. Faire connaître son site mobile Diversifier les usages du mobile 210 Havas Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Diversifier les usagesdu mobile 211 Les bannières ou liens publicitaires mobiles Les bannières et les liens sont diffusés sur des sites Internet mobiles ayant ouvert leurs supports à la commercialisation d’espace. Leur modalité d’achat est de façon quasi exclusive au CPM. Le rôle du média planneur est de définir en fonction du site à médiatiser la combinaison de rubriques alliant la meilleure puissance et affinité. Intérêt : En plus d’un intérêt certain de ciblage permettant de combiner une cible 100% consommatrice d’Internet mobile et d’un contexte affinitaire (en fonction de la thématique du site), cette modalité de médiatisation apporte un plus en terme d’ergonomie. En effet la saisie d’adresse URL reste une tache fastidieuse qui se voit ainsi remplacée par une modalité de clic beaucoup plus simple. Les liens sponsorisés: Cette modalité de médiatisation est très proche de ce qui est proposé sur Internet, le principe restant le même : affichage de liens textes cliquables dans les pages de résultats de moteurs de recherche, contextualisé en fonction de la requête. Intérêt : comme sur le web cette modalité permet un ciblage directement lié à ce que cherche l’utilisateur ce qui permet des mécaniques très ciblées. Néanmoins la recherche mobile est encore peu démocratisée car elle nécessite une certaine maturité des consommateurs mobiles et se heurte à une saisie des critères de recherche plus fastidieuse sur le clavier d’un téléphone. Peu usitée par les consommateurs cette fonction est pourtant en hausse régulière. Et demain, quels outils ? Nous avons vu fleurir un grand nombre de nouvelles tech-nologies qui enthousiasment annonceurs et marketeurs. Parmi les plus avancées nous retiendrons : La TMP (télévision mobile personnelle) Si la 3G a permis de voir apparaître les premiers bouquets de TV sur le mobile en mode streaming nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une nouvelle norme le DVB-H qui va permettre de passer à un mode broadcast. Nous ne connaissons pas à date la nature exacte des formats publicitaires qui seront proposés sur ce support, mais il est fortement probable que certains supports proposent des formats interactifs permettant ainsi de drainer de l’audience sur le site mobile d’un annonceur. Les codes 2D/ le RFID/ La reconnaissance d’image/ Le bluetooth Ces différentes passerelles permettent de remédier à l’interface de saisie peu ergonomique des téléphones mobiles dotés d’une caméra. Plutôt que de taper l’URL sur le clavier du téléphone, il s’agira de créer une interaction entre le mobile et l’objet communiquant (prise de photos, approche physique …) Ces éléments permettent ainsi des rebonds interactifs sur des supports traditionnels (packaging, PLV, annonce publicitaire…) Ces technologies bien que démocratisées dans les marchés Est asiatiques plus matures ne permettent, pour le moment, de toucher qu’une petite partie de la population française. AUTEUR Havas Dimitri Dautel Responsable du pôle mobile d’Havas Digital Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE Le millionde consoles Wii vendues par Nintendo en un peu plus d’un an té-moigne de la réussite de sa stratégie consistant à capitaliser sur une interac-tion plus simple et plus naturelle entre réel et virtuel. A l’origine du succès de la console, la manette appelée « Wiimote » permet de retranscrire les mouvements du joueur à l’écran. L’interface entre réel et virtuel est alors d’une grande simplicité, favorisant ainsi une véritable immersion du joueur. Le grand public a donc tout de suite adopté cette nouvelle façon de télécommander, d’interagir avec le jeu. L’évolution incessante du mobile nous invite à faire le parallèle avec la Wiimo-te. Les technologies Bluetooth, code 2D, reconnaissance d’image ou encore NFC participent à transformer le téléphone mobile en une interface permettant d’in-teragir avec le monde qui nous entoure. Le mobile devient ainsi une véritable Wiimote ou la télécommande de notre quotidien. Fort de ce constat, l’objectif de cet article est de faire le point sur ces différentes technologies, la façon dont elles vont permettre de créer une interactivité mo-bile de plus en plus contextuelle. Des technologies au service de l’interactivité Présentation des technologies Bluetooth, Codes 2D, Reconnaissance d’images et NFC ; toutes ces nouvelles technologies ne bénéficient pas de la même maturité, mais elles apportent toutes une nouvelle forme d’interactivité par l’intermédiaire du mobile. Le tableau ci-contre fait le point sur ces différentes technologies. Code 2D Reconnaissance d’images... 212 Deirvsefiir les usaegs du mobile Aceoopp Technologie Description Niveau de maturité Bluetooth Conçu dans le but de remplacer les câbles entre les ordinateurs et ses périphériques, le Bluetooth est un standard de transmission de données sans fil par les ondes radio. Les bornes Bluetooth installées en point de vente permettent de diffuser des contenus (images, vidéos ou applications) sur le mo-bile des consommateurs situés à proximité. Le mobile de l’utilisateur doit donc être Bluetooth et cette fonction doit être activée pour qu’il puisse recevoir les informations. 2008 : plus de 60% du parc mobile français compatible. 2010 : plus de 90% du parc sera compatible. Codes 2D Dotés de plusieurs noms (QR codes, Data-matrix, Flashcode) liés aux principaux stan-dards du marché, les codes barres en deux dimensions permettent d’encrypter une in-formation. Les Codes 2D sont principalement utilisés pour faciliter l’accès à des services Internet mobile. L’utilisateur prend en photo le code à l’aide de son mobile ; le code est décrypté par l’ap-plication qui fait ensuite le lien vers le service mobile associé. L’application de lecture doit être télé-chargée par l’utilisateur ou être pré-ins-tallée par le constructeur. 2008 : moins de 6% du parc français est compatible avec l’application de lec-ture des Flashcodes (standard adopté par les trois opéra-teurs français). 2010 : plus de 30% du parc sera équipé de l’application en natif (Source AFMM). Recon-naissance d’images Basée sur des technologies de reconnaissan-ce de forme et de points, la reconnaissance d’images permet de faire le lien entre un visuel et une information. L’utilisateur prend en photo le visuel (une pu-blicité, un logo,…) à l’aide de son mobile, l’envoie par MMS et reçoit en retour l’accès au site Internet mobile associé. Cette technologie nécessite que le mo-bile soit compatible MMS et Wap activé. 2008 : plus de 60% du parc mobile français compatible. 2010 : plus de 90% du parc sera compatible. NFC Le NFC (Near Field Communication) est une technologie d’échanges de données à une distance de quelques centimètres. Il permet la communication entre un lecteur et un terminal mobile ou entre plusieurs ter-minaux selon plusieurs usages : émulation d’une carte : pour s’identifier et authentifier. lecture de tags passifs : pour lire des infor-mations. peer to peer : échange des informations. Les mobiles doivent intégrer une puce spécifique Prévisions 15 % du parc compatible en 2012 23 % du parc compatible en 2013 Source : Greenwich Consulting (2008) Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Complémentarité des technologies Chaque technologie couvre une partie du champ des interactions possibles et répond ainsi à des objectifs spécifiques. Le code 2D et la reconnaissance d’image apportent un lien simple et à faible coût entre une publication papier, de l’affichage et un service interactif (Internet mobile). De son côté, Bluetooth offre la possibilité de diffuser un contenu riche en point de vente à l’aide de bornes intégrées dans la PLV. La richesse du NFC ouvre la porte à de nouveaux services et de nouveaux usages. Grâce à cette technologie, le mobile fusionne avec le porte monnaie, la carte de paiement, la carte de fidélité, le coupon de transport et même le trousseau de clé. Lancée au Japon depuis plus de 5 ans par NTT Docomo et Sony, 50% des terminaux sont maintenant équipés de cette technologie et 30% de ses possesseurs l’utilisent déjà. A titre d’exemple, 20 000 foyers sont déjà équipés des services KESAKA de clés de maison via NFC. Néanmoins, même si tous les acteurs de la chaîne de valeur (opérateurs, banques, organismes de certification,…) travaillent activement sur le sujet, cette technologie ne devrait décoller qu’à partir de 2012 en Europe. Un consommateur de plus en plus acteur Un utilisateur initiateur de l’interaction L’analyse des usages de ces technologies montre très clairement que l’utilisateur est dans la plupart des cas sur le mode actif. D’un point de vue marketing, le consommateur devient acteur de ces nouvelles technologies. Il peut facilement accéder à une vidéo, un jeu, ou une promotion en photographiant une affiche ou en activant son Bluetooth. La vague du Web 2.0 a fait couler beaucoup d’encre sur la prise de parole du consommateur alors que celle-ci demeure généralement cloisonnée à l’écran de son ordinateur personnel. Ces nouveaux dispositifs vont rendre la prise de parole et de pouvoir omniprésentes, quels que soient le lieu et le moment. Une réponse aux attentes des marques De leur côté, les annonceurs demandent de plus de plus une mesure de la performance des campagnes réalisées. Quels que soient les canaux, ces campagnes doivent répondre à des objectifs d’image mais également amener le consommateur à s’engager vis-à-vis de la marque. Ces technologies mobiles apportent une réponse à cette demande des annonceurs. Elles proposent de nouveaux outils pour activer les clients et les prospects au plus proche de l’acte d’achat. Elles permettent également de mesurer autrement les retours d’une campagne de publicité presse, affichage ou encore évènementielle. Les marques et leurs agences ont donc la capacité de donner de l’interactivité aux canaux traditionnels. En réponse, le consommateur a le pouvoir d’initier directement un dialogue avec elles et de leur dire « stop » ou « encore ». Le dialogue peut alors continuer sur le mobile, sur le Web fixe ou dans le point de vente le plus proche. De nouvelles perspectives de dispositifs multicanaux apparaissent ainsi. Néanmoins ces nouvelles possibilités font émerger un enjeu important : la nécessité de proposer au consommateur une expérience (de marque ou de service) pertinente en situation de mobilité. Le contexte de l’utilisateur, déclencheur de l’interactivité Les chiffres publiés par IPSOS Media fin 2007 confirment le succès des services pratiques sur mobile. Ces derniers sont classés seconds des services les plus utilisés sur le mobile. La réussite des services montre que le contexte du consommateur impacte donc déjà sur son mode de consommation. Cette tendance risque de se généraliser dès l’arrivée de dispositifs exploitant la dimension contextuelle de façon plus importante. Le moment, le lieu, l’état (occupé, libre,…) et même le « contexte média » deviennent les clés d’entrée de l’interaction. conclusion : Nous pouvons retenir que ces nouvelles technologies mobiles vont permettre de faire sortir l’interactivité de nos PCs et de nos consoles de jeux et de la faire descendre dans la rue. Cette interactivité sera au bénéfice du consommateur car il en sera, dans la plupart des cas, l’initiateur et l’acteur. De leur côté, les marques auront la possibilité de proposer à leur « public » de nouvelles expériences qui prolongeront, sans les cannibaliser, les médias traditionnels. Cette nouvelle relation entre marques et consommateurs sera plus intime mais plus exigeante. Les annonceurs doivent donc commencer dès aujourd’hui à tester ses dispositifs à l’aide de pilotes ou de dispositifs basés sur les technologies les plus matures. AUTEUR Apocope Jean-Philippe Briguet Directeur Marketing Diversifier les usages du mobile 213 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE La RFID(Radio Frequency Identification) est une technologie qui permet de stocker et de récupérer des données à distance, par le biais de petits marqueurs appelés tags RFID et ayant souvent la forme de petits autocollants. Ces balises sont dotées d’une petite puce électronique associée à une antenne et peuvent ainsi recevoir et émettre des informations via des ondes radio. A l’origine, cette technologie était destinée essentiellement à des applications liées aux domaines de la logistique. Les logisticiens ont très vite perçu le potentiel qu’offre la RFID en termes de productivité et de traçabilité. Wall Mart, géant américain de la distribution, s’est ainsi rendu compte que l’utilisation de la RFID permettait de réduire de 30% les ruptures d’inventaires. La RFID est aujourd’hui très largement utilisée et peuple notre vie quotidienne sans que nous nous en rendions compte. Tags RFID « sous-cutanés » pour les animaux, suivi logistique de palettes, localisation de bagages dans les aéroports, badge d’indentification au sein d’une entreprise, ouverture sans contact dans l’automobile et dans les transports en commun (Pass Navigo, Carte Velib’…) sont quelques exemples d’utilisation de la RFID.…., En Asie, la puce RFID commence à remplacer la carte à puce sur les cartes de crédit et rend ainsi possible un paiement à l’aide d’une carte sans contact. La puce RFID est une technologie simple, peu coûteuse et qui est en train d’échapper à son terrain d’origine, la logistique, pour devenir une technologie populaire qui offre des perspectives créatives très fortes. De la gestion de la relation client en passant par l’expérience magasin et l’innovation produit, la RFID offre un terrain de jeu sans limite aux marketeurs et va probablement redéfinir bien des disciplines. Apple la marque 100% RFID Apple est sans doute la marque qui utilise le plus et le mieux les puces RFID. Elle utilise ainsi de manière assez conventionnelle des puces RFID à l’intérieur des MacBook pour reconnaître facilement un ordinateur au sein d’un réseau sans fil. Mais Apple utilise aussi la puce en dehors des sentiers battus. Les joggeurs et inconditionnels de l’iPod ne le réalisent pas forcément, mais c’est l’intégration d’un « tag RFID » au sein de la basket qui permet à Nike+ de communiquer avec l’iPod. Apple adore les puces RFID et en truffe ses produits. Face à un Google, qui contrôle le Quoi (ce que je recherche), et à un Facebook contrôlant le Qui (mes centres d’intérêt et mes amis), Apple pourrait rapidement, en traquant les comportements au travers de l’ensemble des puces RFID embarquées dans ses produits, contrôler le Où… On peut par exemple imaginer qu’un point de vente détecte automatiquement la présence d’une puce RFID d’un produit Apple. Moyennant une rémunération, la firme de Steve Jobs pourrait envoyer à l’intérieur du produit Apple (iPhone, iTouch, Nike+, MacBook…) une publicité ciblée… Le réfrigérateur nouvel espace de vente Des fabricants ont commencé à fabriquer des réfrigérateurs dotés de capteur RFID qui sont en situation de proposer une multitude de bénéfices réels pour le consommateur. Le réfrigérateur est ainsi en mesure d’identifier l’ensemble des produits qu’il contient et ainsi de prévenir le consommateur quand un produit vient à manquer ou de lancer automatiquement des commandes sur des sites e-marchands. Il est aussi capable de contrôler et de signaler automatiquement l’ensemble des dates limites d’utilisation. Le réfrigérateur peut ainsi conseiller aux consommateurs d’utiliser tel ou tel produit avant qu’il n’arrive à date d’expiration. Le terrain de jeu offert par les réfrigérateurs dotés de puces RFID est très large pour les marques. Il est possible d’envisager un service simple qui proposerait des recettes facilement réalisables à partir des produits stockés dans mon réfrigérateur. L’implémentation des lecteurs RFID dans les réfrigérateurs va créer pour les fabricants et les marques du secteur alimentaire de formidables opportunités pour se réapproprier à leur profit une relation plus directe et plus émotionnelle avec le consommateur final. La RFID et le développement durable C’est une voie d’application inattendue pour la RFID, mais il est probable que sous la pression des consommateurs et des associations de protection de l’environnement vers plus de transparence, de traçabilité et d’éco-responsabilité les puces RFID s’imposent sur bon nombre d’emballages. Aujourd’hui, le territoire d’expression sur un pack est par définition limité et se mesure souvent en centimètres carrés. Dès lors, comment est-il possible d’y faire figurer RFID 214 Deirvsefiir les usaegs du mobile Ogilvy Iaceeinrttv Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    l’ensemble des informationset notices légales, les bons « insights », mais aussi les informations nutritionnelles, les lieux et modes de production ? C’est une mission impossible. Sauf à recourir à une puce RFID qui pourrait contenir une multitude d’informations sur le produit : lieu de production, traçabilité, équilibre nutritionnel, empreinte carbone, composants… La RFID est aujourd’hui l’un des seuls supports technologiques à répondre aux exigences d’éco-transparence des consommateurs. Nous pouvons envisager que dans un futur très proche la puce RFID devienne le coeur de l’information marketing d’un produit. Par exemple, il est totalement concevable qu’un consommateur puisse en approchant son téléphone d’un produit déclencher le téléchargement d’un widget, d’une vidéo de présentation, d’une information produit. Ainsi la puce RFID contenue à l’intérieur du pack pourrait littéralement raconter l’histoire du produit aux consommateurs. De même, un distributeur souhaitant aller plus loin dans la transparence et l’éco-responsabilité pourrait décider d’équiper l’ensemble des produits qu’il distribue de puces RFID contenant des informations sur l’empreinte carbone des produits. Ainsi, le consommateur pourrait en remplissant son caddie connaître exactement l’incidence carbone de ses courses. Vers une disparition des caissières Dans les dix prochaines années, les caissières seront inévitablement remplacées par des systèmes de reconnaissance RFID à haute fréquence qui seront capables d’indiquer le montant des achats au fur et à mesure que s’ajoute un article. Le paiement se fera probablement automatiquement en quittant la surface de vente, à l’aide d’une carte sans contact. La disparition des caissières, au-delà des conséquences sociales, risque de modifier en profondeur l’organisation des surfaces de vente, les parcours clients, et offrira des potentialités majeures pour développer des services à haute valeur pour les distributeurs. Dès lors, pourquoi ne pas imaginer des systèmes intelligents qui dès que vous mettez un produit dans un caddie vous propose, dans une logique de « cross selling » (à l’instar des sites de vente en ligne comme Amazon), un produit connexe. Les programmes de fidélité iront probablement plus loin dans la logique de personnalisation de la relation en proposant des promotions personnalisées au coeur des rayons. RFID, RSS et WiFi, la nouvelle trinité de l’innovation produit Le lapin Nabaztag est en train de dessiner les principales innovations produit pour les prochaines années à venir. Cet objet nomade se connecte à Internet via des ondes WiFi. Il communique avec son utilisateur en émettant des messages vocaux, lumineux ou en remuant les oreilles. Le lapin utilise des flux RSS, via Internet, pour diffuser des informations comme la météo, la bourse, la qualité de l’air ou l’arrivée de nouveaux messages. Il sait aussi communiquer avec son environnement immédiat car il sait communiquer avec une puce RFID. Gallimard Jeunesse vient ainsi de lancer le premier livre RFID. Le principe est simplissime : votre enfant place le livre contenant la puce RFID devant le nez du Nabaztag et le lapin lui lit une histoire. Technologiquement, la puce RFID déclenche le téléchargement d’un fichier MP3 que le lapin diffuse localement. On imagine l’ensemble des applications et des services rendus possible par ces trois technologies : WiFi (communication sans fil), flux RSS (rendant possible une widgetisation de l’ensemble des services) et RFID qui rend l’ensemble des objets potentiellement intelligents. Ces trois acronymes un peu barbares sont la nouvelle trinité du marketing et de l’innovation produit et offrent aux marques innovantes la possibilité de totalement réinventer leurs modèles de communication et leurs stratégies de services. Les perspectives de la RFID La RFID est promise à un bel avenir parce qu’elle répond à des besoins profonds des consommateurs, tant en termes de sécurité, de traçabilité et de personnalisation que de ludisme. Elle est aujourd’hui la technologie la plus simple et la moins coûteuse pour créer des expériences de consommation totalement novatrices. Le défi va consister à surmonter les enjeux de protection des données personnelles et du respect des libertés individuelles. Car, comme toutes les technologies à très fort potentiel, la RFID génère beaucoup de fantasmes et d’inquiétudes de voir tout le monde fiché et identifiable à tout moment et à tout endroit. Déjà, ici ou là, des initiatives dangereuses sont en train de prendre forme. Aujourd’hui, des sociétés commercialisant des tags RFID destinés à être placés sous la peau d’êtres humains n’est plus de domaine de la science-fiction. Ces solutions permettent une identification et une sécurisation totales des accès à des sites sensibles et une lutte impitoyable contre la fraude ou les enlèvements. A Mexico, certains officiers de police ont des tags RFID implantés sous la peau pour permettre de prévenir les tentatives d’enlèvements. L’enjeu principal pour la RFID n’est donc pas technologique mais sociétal. Les législateurs et les marketeurs devront encadrer l’utilisation des applications RFID par la mise en place de pratiques garantissant le respect des données personnelles et l’interdiction de dispositifs attentatoires aux libertés individuelles. Faute de quoi, la RFID pourrait connaître le même sort que le programme Beacon, initié par Facebook, qui offrait théoriquement et technologiquement une solution de communication optimale mais qui, face aux rejets massifs des internautes, a dû être rapidement supprimé par son initiateur. AUTEUR Ogilvy Interactive Bruno Walther Diversifier les usages du mobile 215 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE Qu’est ceque le Bluetooth ? Une technologie de réseau personnel sans fils D’une faible portée, le Bluetooth permet de relier des appareils entre eux comme les périphériques (véhicules, imprimantes, téléphones portables, appareils domestiques, souris, clavier), ordinateurs ou assistants personnels sans utiliser la liaison filaire. Plus besoin d’une ligne de vue directe pour communiquer ! Son utilisation est donc plus souple que l’infrarouge et favorise l’échange croisé d’informations d’une pièce à une autre ou sur de petits espaces. Le transfert de données s’effectue entre des équipements possédant un circuit radio sur un rayon de l’ordre d’une dizaine à un peu moins d’une centaine de mètres. Très utilisée dans la téléphonie mobile, la technologie Bluetooth permet de communiquer avec ordinateurs, assistants personnels et kits mains-libres. Un outil adapté au Marketing Direct Le Bluetooth favorise la distribution localisée de messages publicitaires multimédias : images, vidéos et MP3. Le Bluecasting caractérise l’utilisation de ce bluetooth dans le cadre d’une opération de Marketing et de communication. Il consiste à envoyer à un destinataire des messages ou des contenus via Bluetooth, par exemple à partir d’une borne, d’une affiche ou de tout autre émetteur. Depuis quelques années, les annonceurs proposent ainsi des contenus interactifs de valeur et bien scénarisés. Les bons résultats successifs des campagnes d’incitation à s’approcher d’un point particulier prouvent que les utilisateurs sont de plus en plus souvent séduits. Pourquoi utiliser le Bluetooth? Pour réaliser des économies À la différence du SMS ou du MMS, l’envoi du message est totalement gratuit pour l’utilisateur et l’annonceur. L’investissement dans une campagne Bluetooth se limite à la mise en place de bornes et de capteurs sans fil. Dynamiser sa marque La communication Bluetooth véhicule une image dynamique, rapide et efficace. Les messages innovants, qu’elle permet d’échanger, sont très bien perçus par les utilisateurs. Respecter la liberté des utilisateurs Pour recevoir les messages, les utilisateurs n’ont qu’à donner leur accord. S’ils refusent, un programme les mémorise et ils ne sont plus sollicités. Le Bluetooth est donc beaucoup moins intrusif que les contenus MMS et SMS lesquels sont directement envoyés sur le numéro de téléphone personnel de l’utilisateur. Protéger l’environnement La technologie Bluetooth est conçue pour consommer peu d’énergie. Avec ce boîtier, plus de mailing et surtout plus de tract papier pour communiquer. Faire évoluer sa démarche promotionnelle Les messages sont totalement programmables. Ils peuvent évoluer avec des contenus différents à chaque étape du plan marketing. Mieux analyser ses résultats marketing L’étude des résultats et de la rentabilité des campagnes sont facilitées par des rapports d’activité. A tout moment, l’annonceur peut vérifier l’impact de la campagne de façon détaillée et la modifier si nécessaire. Bluetooth 216 Deirvsefiir les usaegs du mobile Oaegnr Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Les différentes étapes d’une campagne de Bluecasting 1. Le contenu du message à envoyer (photo, vidéo, chanson, jeu, texte, application, offre promotionnelle, information…) est programmé depuis un PC. 2. Le message est envoyé à un boîtier Bluetooth (soit par Internet, soit par connexion sans fil, soit par téléchargement local). 3. Le boîtier est programmé pour émettre dans la zone de chalandise identifiée. 4. Le boîtier localise tous les mobiles à proximité, demande l’accord à l’utilisateur et envoie le message. 5. Le boîtier enregistre les informations de connexion et établit les rapports d’activité et les statistiques. A qui s’adresse le Bluetooth Marketing ? Aux annonceurs …souhaitant développer leur relation à destination de leurs prospects et leurs clients dans les salons, évènements culturels, cinémas… Aux entreprises …voulant atteindre leurs clients, les informer ou les faire réagir à tout instant et quelque soit l’endroit (lancement de produit, invitations, messages de marque, promotions, jeux…). A toutes les Collectivités Locales ou Territoriales …désirant mettre en place des services utiles pour leurs administrés ou touristes : informations, actualité, sites touristiques, plans, campagnes électorales … Et demain ? Parmi l’ensemble des prétendants, deux se distinguent : Wibree, plus économe que le Bluetooth Wibree est une technologie de transmission sans fil créée, à l’origine, par Nokia sous forme d’un standard ouvert et désormais co-propriété du Working Group ULP. Comparé à Bluetooth, Wibree permet un débit du même ordre de grandeur (2,1 Mb/s) pour une consommation d’énergie 10 fois moindre. Cela permettra d’intégrer cette technologie dans de nouveaux types d’équipements : montres, monitoring médical ou capteurs pour sportifs. Zigbee, moins chère et plus simple Zigbee est un protocole permettant la communication de petites radios, à consommation réduite, pour les réseaux à dimension personnelle. Cette technologie a pour objectif la communication de courte distance telle que le propose déjà la technologie Bluetooth, tout en étant moins chère et plus simple. On retrouve Zigbee dans les contrôles in-dustriels, les applications médicales mais aussi sur les dé-tecteurs de fumée et d’intrusion. Et tous les autres D’autres challengers comme le Wifi, le Winmax, le 3G, la technologie NFC et le RFID sont également des challengeurs potentiels permettant l’inter-communication. Le Bluetooth va intégrer le Wifi à sa norme de transmission sans fil. Cette incorporation devrait conduire à l’élaboration de puces et de périphériques dotées à la fois du potentiel du Wifi en termes de bande passante et des fonctionnalités et services propres au Bluetooth. AUTEURs Orange Stéphanie Hospital et Marcelle Blandel Marketing Audience publicité en ligne Diversifier les usages du mobile 217 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Interactions avec lemobile : Exemples EXEMPLES aceoopp - aegnor - beeilmnotv La promotion d’artiste Brief : Communiquer sur la sortie du nouvel album de Calo-gero et participer à une opération concours en s’appuyant sur un affichage événementiel. Solution : Les passants recevaient via bluetooth une vidéo de présentation du concours ainsi qu’un extrait du nouveau clip et un lien wap vers le site officiel de l’artiste. Ils pouvaient ensuite participer à un concours photo leur permettant de gagner la basse de CALOGERO mise en avant dans le cadre d’une campagne d’affichage événementielle. Résultats : Plus de 500 participants au concours et 15% de vidéos téléchargées. Agence : MobilEvent / Client : Universal/Mercury Peroni Brief : Lancement de la Bière italienne Peroni à Monaco, inviter le public à venir tester la bière italienne dans des soirées Peroni. Solution : Campagne de street marketing bluetooth proposant aux passants de télécharger sur leur mobile une invitation pour l’une des soirées et un coupon pour une Peroni gratuite. Résultat : 17% de téléchargements Agence : MobilEvent / Client : Peroni 218 De l’arbre à la tasse Brief : Renforcer la confiance du consommateur final en assurant la traçabilité des produits labellisés commerce équitable (« de l’arbre à la tasse »). Réponse : Dans chaque point de vente, le consommateur a la possibilité d’accéder à des informations sur son café en approchant son téléphone portable compatible RFID de l’emballage sur lequel est apposé un « tag ». Il peut connaî-tre la plantation, la récolte, le goût et la région d’origine et, d’un simple clic, téléphoner à la coopérative du café choisi ou encore localiser l’exploitation du petit producteur via Google Earth, voir sa photo, etc. Université de Nice D’Haïti / Client : Malongo Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Cours Forest !Cours ! Brief : Imaginer une campagne mobile innovante pour les « Zoom » de Nike qui maintienne l’esprit de créativité de la marque. Réponse : Panneaux d’information Bluetooth invitant la destinataire du signal téléphonique à se rendre au plus vite dans le magasin Nike indiqué pour gagner une paire de « Zoom ». L’utilisateur déclenche un chronomètre arrêté par un second signal une fois en magasin. Le mobile enregistre le temps et la vitesse du participant. Le meilleur temps du jour gagne. Résultats : En 3 semaines, 250 000 messages Bluetooth délivrés, 15 000 participants, 63 paires de chaussures gagnées. Mindshare China / Nike via Wieden+Kennedy Kinko Pepsi libère des bulles mobiles ! Brief : Inciter à l’achat en créant du trafic online et distrayant offline. Réponse : Mise à disposition du public d’affiches interactives permettant de brancher son casque baladeur pour écouter des titres exclusifs disponibles contre preuves d’achat sur le site musical Pepsiaccess. USA : diffusion des clips vidéo Hip Hop gratuitement aux utilisateurs via la Bluetooth activé de leur mobile. Résultats : Cette campagne constitue, à ce jour, la plus grande opération marketing Bluetooth multi-sites élaborée sur le sol américain, avec 1000 points ou relais de diffusion Bluetooth. Agence : BBDO/Qwikker / Client : Pepsi Cola Orange en musique ! Brief : Créer du trafic en magasin et dynamiser son image. Réponse : Début 2006, Orange a installé des bornes Bluetooth dans ses plus grandes boutiques. Depuis les vitrines interactives, les passants « utilisateurs de Smartphone ou PDA Phone » pouvaient télécharger un Mobitube de Patrick Bruel 24h/24. L’utilisateur connecté recevait un SMS lui proposant de télécharger le Mobitube (extrait de single) au format spécialement adapté à tous les mobiles. Résultats : Le téléchargement effectué, on pouvait accéder au site mobile de Patrick Bruel sur Orange World pour acheter le single grâce au réseau UMTS. Agence : Kameleon / Client : Orange Mobiguides Brief : Informer différemment passants et utilisateurs de Velib’. Réponse : Durant l’été 2007, la mairie de Paris et Velib’ ont installé 25 bornes Bluetooth dans les 1er, 2eme et 4eme arrondissements. Ces dispositifs urbains, équipés de mobizones, relayaient des informations pratiques sur les mobiles des usagés du Velib’. Il était donc possible de consulter, gratuitement et dans un rayon de 15 mètres autour de la borne, les actus, plans, informations municipales (patrimoine, administration…), services (taxis, parking…) et autres numéros d’urgences utiles aux déplacements quotidiens. Agence : Kameleon / Client : Mairie de Paris 219 Diversifier les usages du mobile Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Un container étrangeet captivant Brief : Attirer le chaland vers une zone de présentation de produit. Réponse : Pour présenter sa nouvelle C30 en Grèce, Volvo l’a caché dans un container « promotionnel » dans un centre commercial. Premièrement les curieux ont pu observer la voiture par une ouverture dans le container... Puis, ils ont pu observer la voiture de plus près. Une borne, installée dans la voiture, proposait la possibilité de télécharger des contenus mobiles concernant la C30. 3 fonds d‘écran et 2 vidéos ont été distribués selon un scénario sur les 15 jours. Résultats : 1651 visiteurs, 2005 téléchargements de contenus Agence : Llitoo NA / Client : Volvo 220 Une file d’attente interactive Brief : Faire patienter le chaland en le divertissant lors d’un festival. Réponse : Jours 1- Rien n’étant prévu pour guider le public, la foule entassée diminue les effets du dispositif Bluetooth recherchés. Jours 2 - Dispositif repensé. Une file entrée gratuite et une payante sont créées. Téléchargement multiplié par 2. Jours 3 – Même chose que la veille. Résultats : Le public fût agréablement surpris par le dispositif Bluetooth : gratuit, innovant et facile d’utilisation. 30 000 visiteurs sur le festival. Les taux de téléchargements passent de 19% à 35%. Un impact majeur pour Europe 2 TV. Blue TouchCommunication / Client : Europe 2 TV Un aéroport pas comme les autres Brief : Pousser à l’achat impulsif. Réponse : Un opérateur de téléphonie mobile canadien a fait mettre en place une solution de diffusion permanente de messages par Bluetooth dans les salles d’attente de l’aéroport de Montréal. L’objectif : pousser les voyageurs d’affaire à la consommation rapide de forfaits. Le message diffusé incitait les voyageurs à se mettre en relation avec un conseiller clientèle. Le processus d’abonnement ne prenait que 3 minutes en moyenne. Résultats : 30 % de taux d’acceptation du message. 10 % des clients d’affaire de l’opérateur ont pu bénéficier d’un nouveau forfait. Agence : Llitoo NA / Client : Aéroport de Montréal AUTEURs APOcope jean philippe briguet directeur marketing Orange Stéphanie Hospital et Marcelle Blandel Marketing Audience publicité en ligne mobileventbr uno smadja co-fondateur Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    mobile gagnant, toujoursplus de contacts en pocheLa 1ère base de données OPT-IN qualifiée avec près de 1,4 million d’adresses* une qualification pousséesocio-démographique : sexe, tranche d’âge, année de naissance, CSP, constitution du foyercentres d’intérêts : maison, quotidien, finances, loisirsgéographique : département, CP, villeune offre clé en mainciblagediffusionsuivi de campagneplus d’infos sur orangepublicite.frOrange publicitéFrance Télécom - S.A. au capital de 10 457 395 644 d - RCS PARIS : 380 129 86 - Grenade* Source interne Janvier 2008Ratecard_S ommaire chapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    exemple Diversifier lesusages du mobile 222 Jet Multimédia Au début des années 90 apparaissent des alternatives aux codes barres : Les codes 2D. Ces codes utilisent, contrairement au code barre, deux dimensions de l’espace. Cette technologie va augmenter considérablement la densité d’informations, jusqu’à plusieurs centaines voire milliers de caractères par centimètre carré ! L’information n’est plus limitée à des chiffres, tout type de texte peut y être stocké : données logistiques, caractéristiques du produit, informations dédiées aux consommateurs, carte de visite, adresse de site Internet, etc. Tous ces avantages ont conduit les codes 2D à trouver très vite des utilisations novatrices et opérationnelles dans l’industrie. On les trouve aujourd’hui sur un grand nombre d’articles : produits pharmaceutiques en Europe, et composants électroniques. QUELQUES EXEMPLES D’UTILISATION DU CODE 2D Datamatrix QR Code Maxicode Aztec Le «code Aztec» est utilisé par les compagnies ferroviaires allemande et suisse pour l’impression des billets à domicile. Le «Datamatrix» est le code 2D de l’industrie. Il est nor-malisé et reconnu comme un standard par la normalisa-tion ISO et par le GS1. Le GS1 étant l’organisme à l’ori-gine de la standardisation du code barres, avec le succès qu’on lui connaît. Le Datamatrix est le format retenu par la grande distribution partout dans le monde. Le FlashCode est un standard propriétaire dérivé du Datamatrix. Il a été choisi par les opérateurs mobiles Français et l’Association Française du Marketing Mobile comme norme de code 2D. «Le QR Code» est aujourd’hui très largement utilisé au Japon où tous les téléphones mobiles sont capables de lire ce format. Enfin le «Maxicode», créé par UPS, est utilisé dans le secteur de la logistique. Voici un focus sur un exemple d’utilisation dans le cadre d’un opération Marketing : Exemple d’une opération de fidélisation Au cours d’une opération de fidélisation, les clients d’une marque ont l’occasion d’accumuler des points trouvés sur le verso du packaging d’un ou de plusieurs produits de la marque. Au terme de l’opération marketing, ces points fidélité sont transformés en bons d’achat. La première étape consiste à informer les participants de l’opération et de ses modalités. Cette communication se fait via les canaux habituels de la marque, voire directement sur le packaging. Le client est alors invité à s’inscrire à l’opération en envoyant un SMS sur un numéro court gratuit, il reçoit en réponse un lien vers le site Internet mobile de la marque. Sur ce site, le client est invité à renseigner des infor-mations personnelles : c’est la phase de profilage. Puis l’application mobile qui lui permettra de lire les codes 2D et de cumuler ses points fidélité lui est envoyée. Une fois téléchargée et enregistrée dans la mémoire du téléphone, cette application aux couleurs de la marque apparaît clai-rement dans le menu du mobile. Principe de la phase d’inscription avec téléchargement de l’application mobile Une fois l’application installée sur son mobile, le client peut commencer à cumuler des points fidélité. Après avoir acheté un produit faisant partie de l’opération, il Code 2D : Exemple Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Diversifier les usagesdu mobile 223 découvre le code 2D imprimé à l’intérieur du packaging, il démarre alors l’application en sélectionnant l’icône de la marque dans le menu de son mobile. L’application active la caméra du mobile et invite l’utilisateur à scanner un code 2D. L’utilisateur présente le code 2D devant la caméra et l’application affiche un message confirmant la lecture du code. L’application valide alors le code 2D et communique via le WAP avec un serveur qui valide que ce code n’a pas déjà été utilisé et ajoute le nombre de points fidélité correspondant au crédit du client. L’application affiche alors un message de confirmation au client et lui présente son nouveau solde de points fidélité. Afin de réduire les coûts d’utilisation de ce nouveau mode d’accès à toute l’information il est aussi possible d’adapter un fonctionnement en mode» non connecté». Dans ce mode, l’application ne communique pas systématiquement avec le serveur, elle effectue une première validation locale du code et l’enregistre dans la mémoire du téléphone. Lorsqu’un certain nombre de codes ont été lus et enregistrés de cette façon, l’application les envoie tous au serveur en une seule fois, ceci permet de réduire considérablement les coûts de communication pour l’utilisateur. Au terme de l’opération, ou lorsque l’utilisateur a cumulé un nombre de points fidélité suffisant, la marque convertit ces points en bons d’achat pouvant être transmis via les canaux habituels : postal ou e-mail à imprimer. On peut bien sûr imaginer différentes variantes en partant de ce schéma de base, que ce soit sur la phase de recrutement de nouveaux consommateurs qui peut se faire directement sur le site Internet de la marque plutôt que par SMS, ou sur la phase finale où le bon d’achat peut être envoyé sous la forme d’un code barre par MMS afin d’être présenté en point de vente et créer du trafic supplémentaire. Facteurs clés de succès En l’état actuel du parc des mobiles, tous les téléphones ne sont pas encore capables de lire un code 2D. Il est donc nécessaire, au cours de la phase de recrutement, de filtrer les utilisateurs pouvant participer en fonction des fonctionnalités de leur mobile. Le code 2D donne l’occasion de constituer de nouvelles ba-ses de données ou d’affiner celles existantes, il représente un moyen supplémentaire pour … Cette opération peut se faire facilement lors de la phase de profilage. En effet, lorsque l’utilisateur accède au site Internet Mobile, il est possible de connaître la marque et le modèle de son téléphone et donc informer l’utilisateur d’un éventuel problème de compatibilité entre le terminal et l’application. Toutefois, afin de ne pas causer une certaine frustration chez les clients de la marque qui souhaiteraient participer mais ne le pourront pas, faute d’un téléphone compatible, il est préférable de n’annoncer l’opération qu’aux seuls clients disposant d’un mobile compatible. Ceci implique de disposer d’une base de données clients qui inclut cette information cruciale pour établir la relation avec le client dans le cadre de campagne de fidélisation. Une autre option est de n’annoncer l’opération que sur le site Internet Mobile de la marque. De cette façon, la marque et le modèle du téléphone des mobinautes du site étant préalablement connus, il est possible de ne proposer l’opération qu’aux visiteurs ayant un mobile compatible. Il est également important de garder à l’esprit qu’une partie du grand public n’est pas encore sensibilisée à ce type d’usage novateur du téléphone mobile. Afin de maximiser les chances de succès il est donc nécessaire de cibler une population susceptible d’être déjà familière avec ce type d’application : population plutôt jeune, cliente de produits high-tech, etc. L’utilisation du site Internet Mobile pour le recrutement rejoint d’ailleurs ce point, le visiteur d’un site mobile étant naturellement déjà sensible à une utilisation du mobile qui dépasse les simples appels téléphoniques et les envois de SMS. Outre l’aspect principal de fidélisation à la marque, ce type d’opération permet d’établir un canal de relation privilégié avec le client. En effet, la marque apparaît directement dans le menu du mobile de l’utilisateur, elle reste accessible à tout moment et en tout lieu et rien n’empêche de l’enrichir de nouvelles fonctionnalités non liées à la lecture de codes barres, de type « On Device Portal ». AUTEUR Jet Multimédia Christophe Teyssier Responsable Technique Marketing Mobile Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Réalisez vos sitesInternet Mobileen quelques clicswww.huria.frPowered by Jet Multimédia© Jet Multimédia France - 2008 www.huria.fr ACCÉLÉRATEUR DE SERVICES MOBILESJe bosse au sein du pôlerecherche et développement. Mon job : Réaliser un siteInternet Mobile sur leréchauffement climatique. Vu les délais, c'est plutôtchaud. Heureusement, j'aitrouvé LA solution simpleet rapide sur www.huria.fr. Et voilà, je viens de publiermon premier site. Merci Huria!
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    juridique Deirvsefiir lesusaegs du mobile PDGB Diversifier les usages du mobile 225 Les systèmes de géolocalisation (qu’ils reposent sur un dispositif GPS ou sur une technique de triangulation sur le réseau de téléphonie mobile), lorsqu’ils sont couplés aux technologies de communication embarquées sur les téléphones mobiles récents (SMS, MMS, Bluetooth, Wifi, etc.) permettent la mise en oeuvre de campagnes marketing certes innovantes, mais également intrusives et potentiellement attentatoires à la vie privée, voire à la liberté d’aller et venir. Leur mise en oeuvre doit donc être précisément encadrée pour d’une part, ne pas être répulsive pour les personnes prospectées, et d’autre part, pour ne pas engager la responsabilité de l’annonceur. Une telle opération met en oeuvre des collectes et traite-ments distincts de données à caractère personnel, lesquel-les doivent intervenir en conformité avec les dispositions de la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978. Ainsi, la mise en oeuvre du système de géolocalisation d’une part, et de la communication électronique vers le prospect d’autre part, dès lors qu’elle implique une collecte et/ou un traitement de données à caractère personnel, est soumise à l’information et l’acceptation préalable de la personne concernée, et les traitements occasionnés doivent faire l’objet d’une déclaration à la CNIL. L’information préalablement donnée à la personne géolocalisée devra porter tant sur la finalité du dispositif (par exemple l’accès à des offres promotionnelles sur certains lieux de passage), que sur la nature des données collectées, la durée de leur conservation (qui doit être pertinente au regard de la finalité du traitement), et l’existence pour la personne géolocalisée d’un droit d’accès, de rectification, de suppression et d’opposition, dont les conditions de mise en oeuvre devront être suffisamment détaillées. Par ailleurs, bien que la loi ne le précise pas, l’analogie doit certainement être faite entre de tels dispositifs complexes de prospection et les techniques plus habituellement mises en oeuvres (prospection par télécopieur, et plus récemment par courrier électronique), de sorte que la question de l’applicabilité de la règle de « l’opt-in » doit se poser, quand bien même le consentement préalable du prospect est déjà requis au titre du traitement de données à caractère personnel le concernant (conformément à la loi Informatique et Libertés de 1978). A cet égard, il faut noter que l’article L. 34-5 du Code des Postes et des Communications Electroniques interdit la prospection directe au moyen d’un automate d’appel, d’un télécopieur ou d’un courrier électronique utilisant, sous quelque forme que ce soit, les coordonnées d’une personne physique qui n’a pas exprimé son consentement préalable à recevoir des prospections directes par ce moyen. Précisons que constitue une prospection directe, au sens de ce texte, l’envoi de tout message destiné à promouvoir, directement ou indirectement, des biens, des services ou l’image d’une personne vendant des biens ou fournissant des services. Compte tenu de la similitude (certes relative) de leur fonctionnement et de leur finalité, il convient certainement de traiter les systèmes de prospection par SMS, MMS, Bluetooth ou encore Wifi comme des automates d’appel, de sortes que l’autorisation du prospect devrait encore une fois être requise préalablement à la prospection. Le même article L. 34-5 interdit de dissimuler l’identité de l’annonceur et impose également d’indiquer au prospect les coordonnées auxquelles il peut transmettre son éventuelle demande de désinscription, qui doit pouvoir être faite sans autres frais que ceux liés à la transmission de sa demande. AUTEURs PDGB Cabinet d’avocats Banjamin Julie Jacob Juridique Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    SOM M AI R E Métro boulot Dodo en 2018 - P.228 Entreprise 2.0 - P.235 Nouvelles technologies au service d’événements Marketing : Exemples - P.238 227 ANTICIPER LES éVOLUTIONS DU MARKETING Sommaire Général
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    X-PRIME anticiper lesévolutions du marketing 228 S ommaire chapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    230 S ommairechapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    232 S ommairechapitre S ommaire Général Discutez-en sur le site de l’EBG
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    Glossaire de laBD PIA : La Personal Interactive Application est un outil inte-ractif connecté et relié à la personne par la nano puce : téléphone, réveil, agenda… Douche nuage solaire : douche à dispersion de vapeur d’eau avec luminothérapie intégrée. Frigordi : réfrigérateur intelligent à écran plasma et ava-tar interchangeable avec comparateur de prix web 4.2 in-tégré. Comparateur de prix web 4.2 : service en ligne ultra personnalisable intégré au frigordi qui permet de gérer les réserves alimentaires, leur date de péremption ou de sug-gérer des recettes. Des alertes proposent de commander et de livrer les produits manquants grâce à un comparateur de prix renvoyant aux commerces environnants. Chaise ergomémorielle : mobilier souple et ergonomi-que à mémoire de forme. Déicoon : avatar du vendeur de la boutique X’Trem Sport qu’Hercule préfère et a choisi comme lien entre lui et les communautés de la marque. Yacuba world : monde virtuel dédié à l’E-Learning où les participants développent leurs compétences professionnel-les, ou participent à des sessions de recrutement nationales ou internationales au sein de l’entreprise. Herculeumus : avatar transversal d’Hercule, utilisé notam-ment sur Yacuba world, dont le profil est mis à jour après chaque bilan psycho-comportemental. Bilan psycho-comportemental : bilan ayant pour objec-tif de dégager les compétences des individus en adéquation avec leur personnalité psychique en vue de définir le profil du participant, ses point forts, les efforts à fournir, les res-sources à améliorer et les progrès à fournir en priorité. Nano puce intradermique : puce reliée à la PIA veillant au bon équilibre physiologique de la personne. Sources de la BD Hercule Transversal : Des relations homme/machine en quête de (sur)naturel, Dream Orange, dreamorange.fr La publicité interactive en 2012, présentée par Michael Kleindl, www.webcastory.com Conférence EBG, « Marketing comportemental », www.ebg.net/compte-rendu Scène 1 : Douche nuage solaire : sur l’idée de la douche vainqueur du concours organisé par Electrolux : «2007 Electrolux Design Lap competition» gagné par un jeune étudiant en design brésilien Joao Diego Schlmansky. « 2020, Sept heures du matin, ma table bipe… », par André Mora, Newzy, Avril 2008 Scène 3 : 10 Emerging Technologies 2008 : Modeling surprise, by the MIT (Massachusetts Institute of Technology) « Mini innove avec ses billboards interactifs », CulturBuzz « Destination Bluetooth » : APN Outdoor takes transit advertising to the next level”, Australian Interactive Media Industry Association « Google Earth + Google Vidéo + Google Local = bannière pour Saturn », par Fred Cavazza, septembre 2006 Ambient Marketing : Aquarius, run and refresh Scène 5 : « A real yardstick for virtual worlds ? », by Daniel Terdiman, CNET News.com, October 17, 2007 Scène 6: Nokia Morph concept (http://fr.youtube.com/ watch?v=IX-gTobCJHs) « Google confirme que l’avenir de la publicité sera... mobile », NetEco, Alexandre Habian, 28 Janvier 2008 Scène 7 : « Le «neuromarketing» est-il l’avenir de la publicité ? », par Olivier Oullier, Le Monde, 24.10.03 « Il suffit d’inventer des produits géniaux et il n’y aura plus besoin de faire de la pub », par Jean-Marc Manach, internetACTU.net, septembre 2005 « La communication intégrée, c’est leur métier », Alexandre Debouté, Stratégies, 1/5/2008 « Le multicanal adopté par les marques et les consommateurs », Isabelle Sallard, Marketing Direct, Mai 2008 234 AUTEUR x-eimpr Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    TENDANCE anticiper lesévolutions du marketing aceiinprt les évolituons du aegikmnrt Extrait de www.aaacdefrvzz.ent Définition : De plus en plus on parle d’Entreprise 2.0 car on utilise de plus en plus les outils qui ont fait le succès du web 2.0 dans le monde de l’entreprise. Il ne s’agit pas juste de lancer un blog ou un wiki interne, l’Entreprise 2.0 recoupe des pratiques bien plus riches et engendre des mutations profondes qui vont changer petit à petit « le monde du travail ». Le professeur Andrew McAfee nous propose cette définition très académique : « L’entreprise 2.0 correspond à une utilisation de plateformes sociales émergentes au sein de sociétés ou entre des sociétés, leurs partenaires et leurs clients ». Indus Khaitan résumera simplement par « Enterprise 2.0 = Writable Intranet ». Nous pouvons compléter cette définition avec l’acronyme SLATES qui liste les composantes essentielles de la collaboration : Search, Links, Authoring, Tags, Extentions et Signals. 1. L’Entreprise 2.0 au-delà des évolutions technologiques : La genèse de l’Entreprise 2.0 ressemble à celle du web 2.0. Elle ne repose pas sur des innovations technologiques mais y est néanmoins indirectement liée. En fait elle répond surtout à de nouvelles pratiques de collaboration et d’usage du web qui ne nécessitent à priori pas d’aménagement de votre système d’information. Pas à priori car les véritables bénéfices de l’Entreprise 2.0 ne se feront ressentir qu’après avoir déployé une nouvelle architecture logicielle de votre SI. Autrement dit il n’y aura pas de révolution dans les méthodes et outils de travail sans révolution informatique. Et ce n’est pas plus mal qu’il faille mériter son statut Entreprise 2.0. C’est un processus long où les premières étapes (pratiques de collaboration de base type blog et wiki assimilées par les employés) n’ont quasiment pas d’impact sur le SI. Ensuite les grands travaux peuvent commencer pour adopter progressivement un SI plus flexible. Un impératif tout au long du processus : mettre les employés et ses informaticiens bien sûr au coeur du processus. 2. La philosophie de l’Entreprise 2.0 : L’Entreprise 2.0 c’est avant tout l’école du partage et de la collaboration. Sans l’adhésion des collaborateurs les blogs, wikis ou espaces de travail en ligne n’auront aucun succès. Et l’adhésion n’est pas si facile à obtenir car les vieilles habitudes font légions. L’information (la bonne, la vraie) est une denrée rare que les collaborateurs s’arrachent et qui est jalousement protégée par des mots de passe et autres répertoires non partagés. Travailler en mode « wiki », délivrer son expérience et son savoir-faire sur un blog sont des pratiques qui vont à l’encontre de ce que le monde du travail nous apprend. A savoir se débrouiller seul, justifier son salaire en se rendant indispensable et se fournir seul les armes permettant de gravir les échelons hiérarchiques. Seulement la concurrence des pays comme la Chine ou l’Inde nous force à modifier nos habitudes, méthodes et outils de travail pour rester compétitifs. Le but de la manoeuvre : faire circuler la bonne information à la bonne personne. Les américains appellent ça la business-critical information. Bien sûr on ne peut pas changer tout seul et il faudra que tous changent avec nous : collaborateurs, RH et dirigeants. L’Entreprise 2.0 nécessite donc de revoir entièrement la gestion des carrières et les modèles d’évaluation des collaborateurs. Impossible par exemple d’utiliser des critères quantitatifs pour faire du qualitatif (comme imposer des objectifs de volume type 10 billets à publier par mois). De plus on ne peut pas simplifier en pensant que ceux qui produisent de l’information sont forcément les plus utiles. Encore faut-il l’a sélectionner, la filtrer, la faire circuler etc… Cependant il n’est pas impossible d’évaluer et de valoriser l’importance d’un collaborateur en fonction de ses rôles / actions formelles et informelles dans un système collaboratif. Il suffira d’identifier qui fait quoi et ce que cela apporte à l’entreprise. L’entreprise 2.0 235 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    3. Comment çamarche ? Le schéma récapitulatif qui suit permet de décortiquer les différentes composantes de l’Entreprise 2.0. Ok ça fait beaucoup de flèches mais dans le modèle « Entreprise 2.0 » ce sont les collaborateurs qui sont au centre et les informations / outils qui gravitent autour. Infrastructures : Tout d’abord le modèle Entreprise 2.0 nécessite que l’essentiel de l’activité d’un collaborateur se fasse en ligne (sur l’intranet ou avec des accès sécurisés quand il est en déplacement ou en télétravail). Le portail de l’entreprise devient alors l’épine dorsale sur laquelle repose un certain nombre de briques essentielles : Le tableau de bord qui sert à concentrer l’attention des collaborateurs sur un écran unique d’où ils pourront accéder à l’ensemble des informations, services et applications utiles au quotidien (indicateurs, raccourcis, alertes). C’est en quelque sorte un Netvibes d’entreprise. Le profil du collaborateur qui va lui permettre de contextualiser et de personnaliser l’information mais également l’accès aux différents services. Ce profil sera également le point de départ (et d’arrivée) de l’ensemble de l’activité sociale du collaborateur (cocktail de Facebook et LinkedIn) Le mécanisme d’authentification qui va lui permettre d’avoir un accès complet ou restreint aux applications internes, partagées ou externes (un OpenID mais en plus robuste) Les filtres seront particulièrement utiles pour ne pas le noyer sous une masse d’information. Ils pourront être individuels (en fonction des critères du collaborateur) ou collaboratifs (en fonction des critères et paramètres communs à un groupe d’utilisateurs ciblés) Le moteur de recherche sera enfin un outil essentiel pour pouvoir accéder à la fameuse business-critical information. Ce moteur pourra être sémantique (fonctionnant à partir d’un thésaurus), empirique (auto-apprenant comme l’index de Google) ou social (utilisant de tags et de systèmes de notation) ; ou pourquoi pas les trois. 4. Pourquoi ça marche ? Si l’Entreprise 2.0 fait tellement parler d’elle c’est qu’elle apporte des réponses adaptées à certains besoins spécifiques présents depuis longtemps dans le monde du travail. Ainsi on identifie autant de besoins que de facettes de l’Entreprise 2.0 y répondant. Les blogs wikis en réponse aux lacunes des fichiers : Par définition, un fichier ça s’égare, ça ne tient pas forcément dans la limite imposée par votre boîte email, ça encombre les serveurs… bref c’est un outil qui date d’une autre époque, celle des années 90 où Microsoft et sa suite Office étaient vues comme des accélérateurs de business. Aujourd’hui la réalité est tout autre : nous rédigeons sous Powerpoint, faisons des tableaux dans Word et des schémas dans Excel. Bref, il est temps que ça change et c’est là où les blogs et wikis entrent en scène. Les blogs : Les blogs ont des tas d’avantages qui les rendent particulièrement pratiques d’utilisation. D’abord leur moteur de publication simple permet de commencer à rédiger sans avoir à consulter une notice ou à suivre une formation. Ces blogs et leurs interfaces intuitives permettent également aux novices de « consommer » l’information avec plus de précision (système de catégories, d’archives, de mots clés) et d’éfficacité (abonnement aux flux RSS). Dans certains grands groupes les milliers de blogs sont regroupés dans des fermes de blogs : horizontales (par métiers), verticales (par business unit ou pays) et transversales. Les blogs sont un moyen très simple d’extraire l’information de systèmes propriétaires (fichiers, emails…) et de la partager à grande échelle (le blog du patron) ou de façon plus locale (blog d’une petite équipe de projet). La communication n’en devient alors que plus simple : plus d’emails qui se perdent, plus de réponses enchevêtrées où il manque toujours quelqu’un en copie, plus de doublons, plus de susceptibilités ( « ce message m’était adressé en priorité, pourquoi ne suis-je qu’en copie ? »). Tout est géré par le moteur du blog : la publication, les commentaires, l’archivage, la catégorisation. Cerise sur le gâteau : un nouvel entrant dans une équipe peut avoir accès à l’historique des échanges en quelques clics. La règle d’or : si vous avez plus de 5 personnes en copie d’un email, faites-en plutôt un billet. De plus, les moteurs de blog intègrent tous la possibilité de publier des flux RSS qui sont un pré-requis indispensable à la circulation de l’information : légers, flexibles et universels. Les blogs externes font également partis de la blogosphère d’une entreprise : les collaborateurs peuvent y souscrire individuellement ou les inscrire au sein de grands bookmarks collectifs. Ceux-ci peuvent être spécifiques à un métier ou un département. Les wikis : Les wikis sont également l’occasion de se simplifier la vie (professionnelle) : plus de conflits de version, plus de d’his-torique des modifications indéchiffrables, plus d’aller / re-tour incessants par email, plus de noms de fichiers à la noix 236 Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    (”cr_reunion_final_fr_V2_Fred_OK_print.doc”)… Les wikis sont des applications en ligne qui sont nativement collabo-ratives : chacun apporte sa petite contribution (rédac-tion, compléments, corrections…) et l’information est toujours à jour. De plus, l’historisation est automatique, la modération peut se faire à postériori, les droits peuvent être gérés en fonction du profil (lecture, modification, modération…). Dans le cadre de bases de connaissance verticalisées (marketing, juridique, S.I….) les wikis offrent une alternative très simple aux systèmes de gestion de la connaissance. Beaucoup moins sophistiquée, certes, mais beaucoup plus simple à mettre en oeuvre. Univers virtuels et micro-blogs comme supports de formation : Grâce à la formation en ligne on peut réaliser de nombreux progrès comme utiliser les blogs dans le cadre de micro-formation. Ainsi en envoyant des bouts de formation par email ou par flux RSS, on évite de déplacer les collaborateurs, de leur faire immobiliser une journée de travail ou encore de louer une salle. De plus cette méthode permet de travailler sur le long terme en gardant la même trace de la formation pour tout le monde. Par ailleurs, le v-learning peut aider à palier aux contraintes logistiques en proposant une alternative très crédible aux conférences téléphoniques : les espaces de collaboration 3D peuvent en proposer. Les univers virtuels peuvent aussi être exploités dans le cadre de simulation ultra-réalistes (serious games) pour tester les réactions et comportements des employés face à des situations de crise très difficiles. C’est une sorte de nouvelle itération du théâtre d’entreprise. Extranet+collaboration=Collaboranet ? Toujours dans le domaine de la collaboration, les espaces de travail collaboratifs présentent l’énorme avantage de simplifier le déploiement et la gestion des participants. Ceux qui ont déjà dû endurer (subir ?) MS Project ou Lotus Notes savent de quoi je parle. Les applications de gestion de projet en ligne ou des extranets applicatifs sont un modèle d’efficacité et d’intuitivité. Ce type de plate-forme collaborative existait déjà dans le monde du logiciel mais peut être adapté à tout type d’activité. Nous pouvons également citer les plate-formes de collaboration qui fonctionnent comme des boîtes à idées collaboratives, c’est la cas de FeedBack 2.0 qui propose une solution de collaboration basée sur des recommandations. Réseau social d’entreprise et système de coaching social pour favoriser l’intégration : C’est très certainement dans la dimension sociale d’une entreprise que l’on peut réaliser les plus gros progrès car il y a un manque de communication entre les collaborateurs qui ne savent pas forcément qui fait quoi etc… C’est là où les réseaux sociaux trouvent leur place : mettre en relation les bonnes personnes, que ce soit pour récupérer une information, pour mutualiser des compétences ou pour monter des équipes. L’idée est de fluidifier les échanges. Ces réseaux sociaux internes reposent sur des profils de collaborateurs extrêmement détaillés qui permettraient de rassembler des collaborateurs par compétences / affinités voir de proposer un principe de coaching d’entreprise : les collaborateurs poursuivant le même objectif (apprendre le chinois par exemple) se regroupent pour s’entre-aider. Enfin, il serait tout à fait possible dans un second temps d’étendre ce réseau social d’entreprise aux anciens collaborateurs : retraités, stagiaires, prestataires… pour pouvoir rapidement retrouver une compétence / information perdue avec un système de prime (boonty) comme on en trouve sur les plateformes de crowdsoucing. Micro-blogging et lifelog pour documenter le quotidien : Pour finir, il serait également intéressant d’implémenter des solutions de micro-blogging pour animer des micro-communautés (et désengorger la messagerie d’email parasites). Ces services pourraient également servir à “documenter” (historiser ?) l’activité quotidienne d’un collaborateur. En poussant cette idée un peu plus loin, il serait même possible d’implémenter de nouveaux services pour éviter aux collaborateurs d’avoir à saisir leurs journées de travail dans des systèmes de time reporting. Le principe de lifelog d’entreprise est peut-être celui qui vous fera le plus grimacer. Son côté surveillance au quotidien a de quoi faire peur mais il pourrait s’avérer très utile pour déterminer quel a été l’apport global d’un collaborateur. Conclusion : La philosophie de l’Entreprise 2.0 : « Un pour tous et tous pour un » Tous ces outils ne servent à rien s’ils ne sont pas adoptés par les collaborateurs. L’efficacité de ces outils est décuplée s’ils fonctionnent ensemble Par où commencer ? Choisir une approche graduelle : 1. Recenser dans votre organisation des initiatives déjà menées 2. Faites un sondage pour savoir quels services web 2.0 vos collaborateurs utilisent déjà (Netvibes, LinkedIn, Wikipedia, blogs…) 3. Identifiez les collaborateurs-clés faciles à convaincre et pouvant faire du prosélytisme (des “champions” de l’Entreprise 2.0) 4. Trouvez un service de petite à moyenne taille avec des collaborateurs à l’esprit ouvert et proposez-leur un blog ou un wiki 5. Mettez en place des indicateurs de performance (KPI) pour pouvoir mesurer l’apport de ces outils 6. Soutenez-les au quotidien dans l’utilisation de cet outil 7. Faites-le point avec eux au bout de 2-3 mois (entretiens individuels ou de groupe) 8. Monter un dossier qui explique le contexte, décrit la valeur ajoutée (avec KPI et témoignages) et proposez un déploiement à plus grande échelle à votre direction 9. Rédigez une feuille de route où vous lancerez différentes expérimentations en parallèle dans différents services 10. Passez votre entretien annuel d’évaluation et touchez votre prime de fin d’année pour avoir “démontré une forte capacité d’innovation et joué un rôle majeur dans la mutation des processus internes et l’enrichissement de la vie sociale de l’entreprise“. AUTEUR frederic cavazza auteur de www.fredcavazza.net 237 anticiper les évolutions du marketing Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Nouvelles technologies auservice d’événements marketing : Morceaux choisis EXEMPLES ByVolta Magic book Tournez virtuellement les pages d’un livre! Ce livre interactif saura captiver les petits et les grands enfants. En effet, les petits apprécieront l’aspect ludique de l’objet tandis que les grands enfants seront émerveillés par cet objet innovant et intuitif. Tout comme pour le Living Surface, le système est totalement autonome, ce qui permet d’ajouter autant de textes, images et vidéos que vous le désirez quand vous le souhaitez. Table interactive Le système multitouch permet de pouvoir reconnaitre et interpréter plusieurs points de contacts simultanés sur l’écran. Cette technologie ouvre la possibilité de créer des interactions riches par le biais d’une gestuelle intuitive et de pouvoir supporter simultanément plusieurs utilisa-teurs sur le même système. En fonction des besoins, une solution multitouch sur mesure est développée car ce système peut recevoir tout type d’applications. 238 Living surface Ce tapis magique permet la projection d’une image ou vidéo au sol ou sur un mur avec laquelle le consommateur interagit. L’animation est accompagnée d’un effet sonore afin de permettre l’immersion totale des passants. L’avantage de ce système est qu’il est évolutif c’est-à-dire que l’on peut intégrer de nouveaux contenus à tout moment. De plus, il est possible d’adapter les effets selon les différents besoins. Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG
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    Vitrine interactive Lavitrine audioactive de la photo ci contre est constituée d’un mur de LED, de Vibrasound qui diffusent du son et qui font vibrer la vitrine. En posant sa main sur les différents CD, on déclenche la musique tandis que l’écran réagit comme un équaliseur ce qui permet une interac-tion totale avec les passants. L’objectif pour la Fnac était de créer une écoute de proximité, non intruse par les autres passants tout en incitant ces derniers à entrer dans le magasin. l’horloge H2O Le projet était de faire du centre un lieu de vie et d’interaction habité par une nature magnifiée et interactive. Cette horloge permet de jouer avec une eau virtuelle en s’approchant de la fontaine ou en passant la main au dessus de cette surface. De diffuser des informations en temps réel sous l’eau. De donner l’heure ! Douche sonore Flatphone permet de créer des douches sonores aux applications multiples. Que vous l’utilisiez pour sonoriser un espace d’attente, une borne d’écoute CD, des zones distinctes à l’intérieur de surfaces de vente, l’effet « douche sonore » permet de créer des zones clairement délimitées. Le système peut être adapté en fonction de l’utilisation définie et habillé de sorte à ce qu’il se fonde dans un décor précis. 239 anticiper les évolutions du marketing Mur de pixels Ce nouveau système permet d’animer vos murs. Ses possibilités sont multiples : Modification des pixels à souhait (tailles, nombre, couleur…) Création de vos propres séquences avec plusieurs effets successifs Incorporation de vidéos et d’images de votre choix en fond Imaginer des scénographies complexes grâce au système de cache qui permet de choisir les zones d’interactions. Soaeimmr Généarl Soaeimmr acehiprt Discetuz-en sru le seit de l’EBG