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M A G C O M #1
Édition Décembre 2017
MAGCOM #7
Édition Février 2018
S O M M A I R E
1 Le mécénat......................................................p.4
Interview Christophe Alcantara.........................p.7
La communication événementielle 2.0..............p.9
I l é ta i t u n e f o i s
3 5 blogs incontournables....................................p.21
5 applications à tester d’urgence.......................p.23
T e n da n c e s w e b
Interview Harry Roselmack...............................p.12
Interview Reymir Cardona................................p.18 2
À l a d é c o u v e r t e d e
5 projets tuteurés..............................................p.26
9 moments à partager.......................................p.29 4
V i e d e l a p r o m o
Il était
une fois...
4
Le mécénat
Lemécénatest-ildevenuunoutildecommunicationetdevalorisationdel’imageindispensable
pour les entreprises ? Dans un monde où la question de l’image n’est plus négligeable pour
les entreprises, le mécénat est-il un moyen pour celles-ci de la contrôler ?
Le mécénat à travers l’utilisation qu’en font les entreprises peut en effet jouer sur leur image.
C’est une pratique qui remonte à l’Antiquité romaine et qui a permis à
de nombreux grands hommes d’État de montrer leur puissance par leur
soutien à un ou plusieurs artistes dans le but d’apporter une aura positive
à leur nom. Ce serait donc l’une des premières formes de soft power selon
la théorie de Joseph Nye dans le domaine de la puissance personnelle.
Mais de nos jours il n’est plus seulement l’apanage des politiques ou
des hommes et des femmes ayant les moyens financiers d’exercer cette
fonction. Le mécénat est désormais un moyen de communication utilisé
par les sociétés de toutes tailles et les collectivités publiques et ceci
pour de nombreuses raisons. Les grands groupes ont en majorité créé
une fondation d’entreprise pour mécéner une cause qui tient à coeur à
l’entreprise, comme la Fondation Louis Vuitton qui favorise la création
artistique et son exposition à travers le monde ou la Fondation Mécénat Musical de la Société
Générale qui soutient des artistes musicaux et la réalisation de concert ainsi que des projets tournant
autour de l’art contemporain.
La première raison de réaliser une action de mécénat est de vouloir soutenir une action culturelle,
sportive, ou autre qui tient à cœur à l’entreprise ou au mécène. Dans le cas d’une société, elle
souhaite démontrer qu’elle a des valeurs et qu’elle les défend par des actions concrètes auprès de
la société.
En termes de stratégie d’entreprise, l’objectif fixé est les retombées sociales apportées à la société.
Le mécénat est une stratégie de long terme dans le domaine relationnel, il est vecteur d’opinions
positives envers la société. C’est donc l’opposé du sponsoring qui est une opération à court-terme
visant un retour financier sur cette opération.
La communication autour de cette opération menée par le mécène est une mission importante
notamment dû au fait que nous soyons dans un monde hyper-connecté où tout le monde est
un communiquant en puissance. Dans un tel monde une opinion positive peut, lors de certaines
situations, éclipser sinon atténuer une vérité dès lors qu’elle est adoptée par tous. Dans certains cas
des compagnies auraient pu atténuer certaines crises médiatiques grâce à une opération de mise
en valeur de leurs actions de mécènes.
5
Le cas de Total en est une preuve, l’entreprise a créé une fondation pour le développement social
et la protection de l’environnement. L’un des objectifs de cette fondation est d’atténuer l’image
négative de l’entreprise due aux accidents auxquels elle est mêlée.
Le mécénat peut également être vu comme l’expression d’un phénomène qui touche les entreprises
depuis les années 60. Ce phénomène, c’est la Responsabilité Sociale des Entreprises ou Corporate
Social Responsability. Cette notion fait référence à la prise de conscience des entreprises de leurs
rôles dans des préoccupations culturelles, sociales ou liées au développement durable.
Plus précisément, cette RSE s’applique en premier lieu à
leurs activités, mais elle peut ensuite se décliner par la
création de fondations. Par exemple, l’entreprise Chanel
a créé une fondation pour aider à l’amélioration du statut
économique et social des femmes à travers le monde et
cela grâce à des actions de mécénat.
La RSE peut s’exprimer par le mécénat et donc cette
action peut-être admise comme une action de RSE même
si ce n’est pas son but premier, il peut également s’agir d’une alternative à la publicité, car celle-ci
s’inscrit dans un temps long.
L’entreprise qui mène ce type d’action doit communiquer sur sa fonction de mécène, en interne et
en externe.
Lorsqu’une entreprise décide de mener une action de mécénat, elle doit obtenir l’assentiment de
ses employés afin que toute l’entreprise fasse bloc derrière le projet voir dans certains cas que la
direction laisse le choix de l’action soutenue aux employés.
Il faut que tous les salariés soient unis dans le projet de mécénat puisque celui-ci ne rapportera
aucune contrepartie financière à court terme, mais ils doivent le considérer comme un investissement
sur le long terme.
Par exemple, chez HSBC en 2011, c’était plus de 35% de
leurs employés qui se sont impliqués dans des actions de
mécénat menées par le groupe.
En effet, il peut être facteur de réussite pour cette dernière.
La communication interne autour de l’évènement ou de
l’artiste mécène doit apporter une image valorisante des
employés de leur entreprise et de l’entreprise à l’extérieur.
Sur la communication externe, l’entreprise doit également
démarcher les médias. Il faut qu’elle communique avec eux, mais de manière intelligente. Les
médias doivent se sentir intéressés par l’évènement, car atypique ou non, cet aspect-là doit être
valorisé. Les journalistes doivent avoir envie d’écrire dessus et non y être contraints.
Pour cela l’entreprise est obligée de leur transmettre une information de qualité. Une information qui
valorise le caractère exceptionnel de son action et en lui indiquant un interlocuteur qualifié qui est
capable de répondre à toutes leurs interrogations de manière positive pour l’entreprise.
Il est donc impératif pour ces sociétés qui font du mécénat de réaliser des dossiers de presse pour
les journalistes. Il faut donc avoir un contrôle technique sur cette partie de la communication.
6
La communication sur l’événement mécène et plus généralement sur la qualité de mécène d’une
entreprise doit passer par les réseaux sociaux. La capacité à rassembler autour de son action
de mécène va permettre à l’entreprise d’avoir une certaine maîtrise de sa réputation et de son
e-réputation.
Le mécénat est un outil permettant d’améliorer sa réputation, mais sa réussite dépend de nombreux
facteurs dont celui d’une communication bien réalisée.
La communication sur les réseaux sociaux va permettre également à l’entreprise de se faire
connaître auprès d’un nouveau public qui ne l’aurait pas connu sans son action de mécénat qui les
réunit autour de valeurs communes.
Une entreprise qui devient mécène s’inscrit sur la durée et ainsi que son image auprès de la société.
Aujourd’hui les entreprises ne peuvent plus se limiter à un simple visage commercial auprès des
personnes, elles doivent développer leurs aspects humains autant pour leurs clients que leurs
employés.
Le mécénat a donc pour rôle d’humaniser les entreprises, de les rendre accessibles, de s’ancrer
dans l’inconscient du grand public.
Cela reste une volonté de la part des entreprises, mais à partir du moment où leur choix est fait en
faveur du mécénat, les entreprises doivent l’utiliser comme un outil de communication comme un
autre à leur disposition afin d’influencer leur image. Malgré tout on ne peut exercer un contrôle total
sur son image aujourd’hui, car celle-ci peut-être influencée de manière positive ou négative par
beaucoup de facteurs.
Le mécénat, pour les entreprises mécènes, est donc en effet un outil indispensable qui doit être mis
en avant dans le domaine de la communication et de la valorisation de leur image.
7
Comment vous est venu cette vocation d’enseignant-chercheur ?
C’est une vocation qui est venu au fur à mesure de l’avancée de ma vie professionnelle parce
qu’historiquement je suis diplômé de l’École d’économie de Toulouse. J’étais dans une première vie
analyste crédit, j’ai toujours eu une curiosité de l’internet, une curiosité de la communication et je
me suis intéressé à internet au moment où cela devenait quelque chose de massif, quelque chose
de très structurant dans la société à la fin des années 90.
Ma rencontre avec Serge Regourd qui est donc l’inspirateur et le créateur du Master AGCOM a
été pour moi déterminante. Etant moi-même un ancien diplômé de cette formation, qui était le
début de mon doctorat et de ce que je suis aujourd’hui, enseignant-chercheur spécialisé dans la
communication digitale et de l’identité numérique.
A partir de quand avez-vous pressenti que l’e-réputation allait être fondamentale
dans la politique générale d’une entreprise et de leurs cadres dirigeants ?
A partir du moment où j’ai compris, mais je n’étais pas le seul, que l’économie de la réputation, de
la visibilité sur le web allait devenir stratégique. Que les réseaux sociaux, la notion de viralité et la
notion de capital symbolique devenaient structurants, donc il y a environ 8-10 ans.
Vous avez organisé le premier colloque mondial du domaine, comment vous est
venu cette idée de croiser et de partager les recherches et les savoirs ?
Je suis un curieux, comme beaucoup d’enseignants chercheurs et pour moi, bien appréhender la
réalité de l’internet se fait par l’interdisciplinarité.
Par exemple, lorsque l’on s’intéresse à l’e-réputation, on s’intéresse bien évidemment aux sciences
de l’information et de la communication mais on s’intéresse également à une dimension gestionnaire,
à une dimension juridique mais aussi une dimension informatique.
De plus en plus de recherches nécessitent donc une pluridisciplinarité. Ce qui est loin d’être aisé car
nous avons chacun dans nos pratiques disciplinaires des usages et des façons de faire qui ne sont
pas nécessairement les mêmes mais qui représentent aussi les enjeux de ce type de démarche.
En quoi l’e-réputation est devenue une question économique ?
De mon point de vue, c’est à travers ce que j’appelle la colonisation numérique. Au fond, les données
personnelles deviennent aujourd’hui une matière première, une marchandise, quelque chose qui se
négocie puisque cela participe à créer de la valeur.
Dites-moi qui vous êtes, vos pratiques, vos usages, vos choix, vos goûts et je pourrai vous vendre
des prestations sur mesure.
Donc aujourd’hui, la marchandisation de la donnée personnelle est au cœur même des modèles
économiques des entreprises et en particulier chez les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon
et Microsoft). Leur valeur boursière est bien supérieure à ce qu’ils génèrent en termes de profit
puisque l’on cherche à valoriser la promesse économique que représente les données personnelles.
CHRISTOPHE ALCANTARA
Enseignant-chercheur
Université Toulouse 1 Capitole
8
Faut-il désormais mettre une veille en place pour l’e-réputation ?
Une entreprise est obligée de près ou de loin de mettre en place une veille informationnelle qui peut
être quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou semestrielle en fonction du métier dans lequel elle
opère et en fonction de l’enjeu stratégique.
Mais aujourd’hui, même si vous n’êtes pas sur internet, vos parties prenantes (clients ou fournisseurs)
parlent de vous sur le web. Donc savoir ce qui est dit sur le web ne semble pas être exotique, bien
au contraire.
Quand est-ce que l’on peut dire que l’on a une bonne e-réputation ?
On peut dire que l’on a une bonne e-réputation lorsque les messages les plus visibles sont en phase
avec les valeurs où l’image que vous voulez donner de vous-même.
Donc lorsqu’il y a une convergence entre ce qu’il est dit de vous et ce que vous voulez qu’il soit dit
et que ces résultats sont les plus visibles alors on peut qualifier cela comme une bonne e-réputation.
Comment vous voyez l’évolution de cette e-réputation ?
On pourrait dépasser le cadre de l’e-réputation et se demander comment peut évoluer notre
communication digitale et les enjeux de cette communication digitale. On s’aperçoit que l’on est
véritablement de plus en plus dans une logique d’instantanéité et que les réseaux sociaux cultivent
cette instantanéité et développe une dimension affective très importante. On raisonne donc de
moins en moins et on réagit de plus en plus.
La réaction et surréaction provoquées par le web aujourd’hui peut donc devenir un véritable
catalyseur des populismes les plus exécrables.
Quelles sont les conclusions de votre colloque sur le Big data que vous avez
organisé récemment ?
Tout d’abord que l’on on ne définit pas le Big Data de la même façon si l’on est un informaticien, un
communicant, un gestionnaire ou un juriste donc on a du mal sur un plan scientifique et académique
à s’entendre sur l’objet et la définition de l’objet.
On s’aperçoit également que ce qui est sous-jacent au Big data sont deux types d’algorithmes que
l’on peut qualifier de prédictifs qui se basent sur des séries statistiques pour essayer de donner une
prédictibilité de nos choix à venir.
Il y a aussi l’avènement des algorithmes de création qui font référence à l’intelligence artificielle pour
modéliser et interagir d’une manière autonome avec un environnement. Avec ce type d’algorithme,
nous sommes face à des choix et des enjeux qui relève de l’éthique, des valeurs et qui interroge la
place de l’individu dans la société.
De mon point de vue, nous sommes donc face à un formidable défi et pas nécessairement une
menace car la technique n’est ni bonne, ni mauvaise en soi, c’est l’usage que l’on en fait qui va la
rendre bonne ou mauvaise.
Est-ce que vous pouvez nous parler de votre prochain projet ?
Je m’intéresse en ce moment aux faits religieux en ligne qui relève d’une façon très large de l’e-
réputation et de l’identité numérique, mais suite au prochain épisode...
9
La communication événementielle 2.0
La communication événementielle est aujourd’hui un rouage essentiel de la construction de
la réputation d’une entreprise mais aussi de la gestion des relations avec les publics internes
et externes de celle-ci. A l’époque des réseaux sociaux, la communication événementielle
s’est adaptée et a adoptée des nouvelles techniques pour fédérer de nouveaux publics.
Nous allons donc étudier quels sont les mécanismes mis en œuvre, les enjeux actuels
de la communication événementielle 2.0 et comment mettre en place une bonne stratégie
événementielle sur le web.
Pour commencer, nous pouvons définir la communication événementielle comme une technique de
communication basée sur la création d’événements ayant pour objectif la promotion d’une marque,
d’une enseigne ou d’un produit au travers d’une mise en scène singulière qui confère à l’ensemble
un caractère unique et à l’occasion desquels un public cible est généralement convié.
Ainsi, la communication événementielle se distingue des autres techniques de communication par
sa fonction première de réunir les individus et de créer un espace de communication éphémère,
qu’il soit festif (concert, cocktail, vœux), cérémonieux (inauguration, commémoration), didactique
(congrès, soirées-débats, activités de team building) ou à visée ouvertement commerciale (salon,
lancement de produit) où sont conviés les clients/consommateurs, la presse, les partenaires ou les
salariés de l’entreprise.
L’événement en lui-même a pour objectif de créer un lien affectif entre l’organisateur et les participants
et de rendre l’auditoire ambassadeur de l’entreprise. L’effet de la communication événementielle sur
l’image de l’entreprise est donc résultat de la dimension affective qu’elle apporte et qui exerce un
effet bénéfique sur l’image de la marque ou de la firme en raison du caractère vivant de l’événement.
Alors que la durée de vie de ce type d’opération de communication était assez brève il y a quelques
années, l’avènement des réseaux sociaux a permis une meilleure valorisation de l’événement avant
et après son organisation : c’est la communication événementielle 2.0.
Nous pouvons définir la communication événementielle 2.0 comme « une démarche de
communication consistant à rassembler virtuellement un public via une plateforme disponible sur
Internet (évènementiel virtuel) ou à enrichir un événement physique par l’usage en parallèle d’outils
proposés par le web 2.0 (événement phygital), l’une et l’autre modalité visant à mieux diffuser et
valoriser l’événement et l’organisation qui en est à l’origine. »
Le numérique et les réseaux sociaux ont donc instauré de nouvelles techniques de communication
qui met en oeuvre la viralité et la création de contenu afin de court-circuiter les moyens de
communication traditionnels et de communiquer mieux pour un coût plus faible.
Pour l’événementiel 2.0, il s’agit donc de renforcer l’adhésion à un événement et à son organisateur
sur la durée mais aussi de créer une communauté autour de l’événement.
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Désormais, nous pouvons amplifier l’impact d’un événement grâce à une stratégie en trois temps
sur les réseaux sociaux : avant, pendant et après l’événement.
Avant que ne se déroule l’événement, il faut en assurer la promotion et pousser nos cibles à rejoindre
l’événement.
Pour cela, les réseaux sociaux sont essentiels parce qu’ils vont permettre de faire connaître
l’événement et de faire partager les informations importantes (date, lieu, sujet, etc) auprès d’un
public donné. Les canaux pour cette communication préalable à l’événement seront principalement
Facebook et Twitter afin de s’assurer une audience importante et LinkedIn pour cibler des
professionnels.
Pendant l’événement, il faudra pouvoir apporter un suivi en temps réel au public sur place mais
également au public extérieur en renforçant l’interactivité et le contact entre organisation et public.
Facebook et Twitter se présentent à nouveau comme les outils les plus évidents puisqu’ils permettent
entre autres de relayer en temps réel toutes les informations que vous souhaitez diffuser. Instagram
peut aussi être un relai important dans la construction de l’image de l’événement, tout comme la
diffusion en direct sur Facebook Live.
Après l’événement, il faut raviver le souvenir de celui-ci notamment si on souhaite le reconduire
mais aussi s’assurer d’avoir touché sa cible.
Ainsi, la collecte des retours presse au travers des articles diffusés et des avis des participants grâce
à des questionnaires est important afin d’améliorer l’événement et de percevoir le ressenti général.
De plus, le partage des photos et des vidéos sur la durée permettra de continuer à alimenter les
réseaux sociaux de l’entreprise et de pérenniser l’événement.
La communication événementielle 2.0 est donc principalement tourné vers les réseaux sociaux car
ceux-ci sont un moyen de pouvoir créer, maintenir et garder contact avec une communauté virtuelle
avant, pendant et après l’événement. Ils permettent de transformer la sobriété d’un événement
en interactivité avec leur audience et de profiter d’une portée améliorée pour pouvoir diffuser son
message convenablement.
Les réseaux sociaux permettent donc de dématérialiser un événement, de le transformer en ressenti
et donc de marquer plus largement et plus durablement ses cibles.
Ainsi lors de l’évaluation du succès d’un événement, la réussite technique est désormais reléguée
au second plan vis-à-vis de la reprise de l’événement par les réseaux sociaux.
Mais il faut utiliser cette proximité avec son public en restant organisé autour d’une stratégie de
communication claire et réfléchie afin de pouvoir pleinement mettre en place une communication
événementielle connectée et interactive.
À la
découverte
de...
12
M. Roselmack bonjour, merci de nous recevoir dans les studios de TF1.
Bonjour, c’est un plaisir.
Vous avez eu un mois d’octobre très riche. La
première question que nous avons envie de vous
nous poser c’est : Est-ce que vous aimez New
York ?
Oui, j’aime bien New York, surtout que New York nous a bien
aimé sur ce coup-là.
C’est ma vie professionnelle qui s’est enrichie, et ma vie, tout
court, parce que c’est évidemment une activité qui dépasse
le simple cadre professionnel. Ma vie s’est enrichie d’une
nouvelle activité, puisque depuis deux ans et demi, je me
suis lancé dans le cinéma, j’ai écrit, réalisé et produit un film.
J’ai mis deux ans et demi pour le faire, maintenant le film
existe, et on l’a projeté pour la première fois le 20 octobre
à New York, dans le cadre d’un festival, qui s’appelle le
Chelsea film festival, et on a eu la chance d’avoir une mention
spéciale du jury à ce festival, donc c’est un beau début pour
« Fractures », c’est un beau début pour toute l’équipe qui est
une jeune équipe, très motivée, qui a fait un film indépendant,
dans des conditions qui ne sont pas les plus simples, et donc
on est tous très heureux du début de vie de ce film.
90 films, 26 pays, c’est un gros succès !
Oui, c’est vrai que se retrouver confronté à des cinémas d’ailleurs d’autres horizons avec en plus
un jury et des jurés qui ne sont pas français donc qui n’ont pas une sensibilité particulière pour ce
cinéma français, même si je revendique un peu le fait de sortir un petit peu du cadre de ce que l’on
fait habituellement dans le cinéma hexagonal, c’était quand même un sacré défi, qui a été relevé de
cette manière et j’en suis ravi.
Quel a été votre sentiment après avoir reçu la mention spéciale ?
Et bien quand vous recevez un prix dans un festival de cinéma comme ça, surtout quand vous êtes
un nouvel arrivant dans cet univers et que ne vous connaissez pas les codes, c’est forcément une
grande surprise. En plus, j’ai été doublement bousculé parce que c’est le prix qui a été remis en
premier. Je ne sais pas pourquoi. Ils ont commencé par ça et donc moi qui m’attendait à rentrer
tranquillement dans cette cérémonie de remise, et bien, j’ai été le premier à être appelé. Voilà,
c’était vraiment une très belle surprise. Et ce qui est bien dans cette mention spéciale du jury, c’est
que cela récompense vraiment un travail collectif.
Harry Roselmack
Journaliste et animateur de télévision sur TF1
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Une mention spéciale du jury, ce n’est pas le prix du meilleur réalisateur, ce n’est pas le prix du
meilleur acteur, ce n’est pas le prix du meilleur scénariste, c’est vraiment une récompense globale,
c’est un coup de cœur pour le film, c’est une récompense collective.
Toute l’équipe a participé avec beaucoup d’intensité et beaucoup d’énergie, ça me faisait plaisir
d’avoir un prix qui récompense l’ensemble, le travail d’ensemble et pas l’un ou l’autre d’entre nous.
Nous lui remettons une photo de tous les primés du Chelsea Film Festival.
Ah oui, c’est gentil, merci
Quel a été votre sentiment quand vous avez fait la photo ?
Le sentiment de faire enfin partie d’une nouvelle communauté professionnelle ; parce que quand
vous n’êtes pas cinéaste, quand vous n’avez pas une formation de cinéaste, quand vous n’avez
pas un passé de fréquentations de cette famille du cinéma et que vous arrivez de l’extérieur avec
un film, très honnêtement, en France, c’est peut-être vrai ailleurs, moi je parle de mon expérience,
c’est extrêmement dur. C’est un milieu très fermé, où on cultive l’entre-soi, et où les nouveaux
arrivants, en plus, arrivant de la télé, avec un profil, de personnalité un peu connue qu’on peut
qualifier facilement de people, on n’est pas bien reçu. Donc faire partie de cette famille-là, c’est très
compliqué, je ne sais pas si ça se mérite, mais il y a des choses que moi je ne sais pas faire, et que
je n’ai pas envie de faire pour rentrer dans une famille.
La connaissance d’un savoir-faire, la reconnaissance d’une énergie, la reconnaissance d’une
ambition, ça, c’est quelque chose qui me parle, et c’est cette impression-là que j’ai eue à New York,
à Chelsea quand j’ai reçu mon prix et quand j’ai fait la photo avec une partie des autres lauréats de
cette édition 2017 du Chelsea Film Festival.
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Comment avez eu l’idée de ce long métrage « Fractures » ?
L’idée, elle est venue comme souvent d’une discussion et
elle s’est concrétisée comme souvent chez moi par l’écriture.
La discussion a été avec un garçon qui s’appelle Gaël Bonnel
Sanchez qui a une petite boite de prod et qui au cours d’une
soirée comme ça me dit viens on fait une fiction, j’ai envie de
faire une fiction, j’ai envie de faire un truc, un pilote de série,
réfléchissons à un truc…
Sur le coup, je me suis dit que ça pourrait être sympa, mais
bon, j’ai laissé passer. Sauf que la petite graine était plantée
et quelques jours après je me suis mis à écrire un scénario
qui très vite est devenue cette histoire qu’on a portée à
l’écran. De façon très rapide, assez éruptive, on a construit
une équipe autour de ce texte et un projet qui est celui de
faire ce film ; donc on a rencontré à la fois les comédiens,
les techniciens, tous ceux qui aller pouvoir donner vie à ce
projet. Le projet s’est monté assez vite, il est parti très vite,
après on a eu les difficultés que rencontrent toutes les «
prods » indépendantes, qui sont de trouver les financements.
Ce sont les financements qui nous sont propres, on a fait
avec nos moyens, en investissant nous-mêmes et quelques
personnes que j’ai pu convaincre de nous suivre dans
l’aventure et voilà, on a ce film.
Quel est le canal de diffusion que vous allez privilégier ?
C’est le digital, parce que je pense c’est l’avenir d’une bonne partie du cinéma, et que c’est une
façon pour moi de mettre ce film à la disposition du plus grand nombre et d’être sûr qu’il restera
disponible un certain temps parce que c’est vrai qu’aujourd’hui l’exploitation en salle est devenue
assez cruelle avec les films d’auteurs qui n’ont pas vraiment leur place dans les multiplex, dans les
grandes chaînes de diffusion du cinéma.
Votre prochain projet cinématographique ?
Je ne vais pas vous en parler, mais je peux vous dire qu’il y en a un parce que ça m’a plus et que
j’ai envie de recommencer.
Quel avenir pour la télévision ?
C’est une question vaste à laquelle je dois répondre en combien ? Deux minutes ? (ndlr, rires)
On s’aperçoit que les 16-44 ans consomment de plus en plus de contenu en ligne
avec une communication dite mobile, qu’est-ce vous en pensez ?
La question, elle est hyper pertinente, maintenant elle est complexe, la réponse à cette question
est complexe parce qu’effectivement les usages, et notamment les usages des plus jeunes donnent
des signaux qui ne sont pas très favorables à la télévision.
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Maintenant la télévision, elle a des avantages et des intérêts uniques et la plus évidente d’entre
eux c’est de proposer une communion de l’ensemble des Français en l’occurrence, l’ensemble des
gens qui peuvent au même moment regarder le même programme et communier d’une certaine
façon autour de ce programme, et en parler le lendemain matin autour de la machine à café. Réagir
sur les réseaux sociaux et donc cette capacité à réunir un large public au même moment sur des
événements en direct, ça peut être un match de foot, ça peut être un discours d’une personnalité
x ou y, cette capacité-là, pour l’instant, il n’y a que la télé qui l’a. Est-ce que cela suffira à maintenir
la télévision comme un moyen pour les Français et les autres de consommer du divertissement,
de s’informer, malin est celui qui saura le dire. Je pense que la télévision aujourd’hui, elle n’est pas
morte, contrairement à ce que l’on peut lire parfois, elle doit muter en revanche, elle doit s’adapter,
elle doit se décliner notamment sur le web, sur le digital, mais elle a encore de beaux jours jour
devant elle.
Le mois d’octobre a été exceptionnel pour vous, avec des parts d’audience qui
sont à 22,2%, comment recevez-vous ces chiffres ?
Les chiffres on les reçoit toujours avec plaisir quand ils sont bons, mais il faut savoir prendre du
recul parce que ce sont des choses qui fluctuent, cela fait, moi, plus de 10 ans aujourd’hui que
je présente cette émission Sept à Huit, on a connu des moments très fastes, et on connait en ce
moment, et on a connu des moments plus chahutés. Il faut savoir que la concurrence bouge en
face, il y a de nouveaux programmes, il y a des moments aussi où l’actualité, où les gens ont peut-
être un peu moins envie de se confronter à une actualité qui peut être compliquée, et nous n’avons
pas toutes les raisons qui permettent d’analyser pourquoi on va marcher moins bien à un moment
ou à un autre. Nous aussi on est meilleur à certains moments qu’à d’autres, tout ça fluctue, en ce
moment on est dans une bonne période, notamment liée aux changements qui se sont produits en
face de nous.
Le rendez-vous de Laurent Delahousse a du mal à s’installer, ça nous profite, on en bénéficie, on
s’en réjouit, mais on est très lucide, c’est-à-dire que tout ça peut évoluer à nouveau. Donc les bons
chiffres, ça nous fait plaisir, parce que ça nous montre qu’on est dans la bonne voie et qu’il faut
qu’on conserve ce mode de traitement de l’actualité qui fait notre force en même temps, voilà, on est
lucide et on ne s’enflamme pas, il faut continuer à travailler, il faut continuer à s’améliorer.
Ce statut de STAR vous va à merveille, comment vous le vivez ?
Et bien tout simplement, en ne me considérant pas comme tel. Moi je ne me suis jamais considéré
comme une star, je suis d’abord un journaliste, alors je suis un journaliste connu, célèbre, parce
que je passe à la télé, mais je pense qu’une star, c’est quelqu’un qui a un rapport avec les gens,
un rapport de fascination, qui entretient un rapport de fascinant à fasciné avec son public. Et moi je
n’entretiens pas du tout ce rapport-là, ça serait de toute façon très mal venu, parce qu’un journaliste
il doit être avec les gens, il travaille pour eux, on ne doit pas le regarder comme on peut regarder
une star de pop, ou de rock, qui nous fait rêver.
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Le journaliste il n’est pas là pour faire rêver, il est là pour travailler au service de l’information et
au service des gens qui la consomme, donc moi je ne me considère pas comme une star, et voilà,
certaines personnes voient la notoriété comme un élément suffisant à être star, moi je ne crois pas
que ça suffise à être star, par exemple, je vais prendre sans citer de nom, parce que l’idée ce n’est
pas de cibler un tel ou tel.
Les stars de téléréalité, moi je ne considère pas que ce sont des stars, ce sont des personnes
connues, des personnes célèbres, mais ce n’est pas parce que vous êtes célèbres que vous êtes
une star. Une star, c’est quelqu’un qui apporte quelque chose, c’est quelqu’un qui crée quelque
chose, qui crée de la valeur ajoutée, il ne suffit pas d’être filmer par une caméra pour être une star, il
faut faire des choses qui justifie justement le fait que les caméras viennent vous filmer, dont je trouve
qu’il y a des notions qu’on a un peu tendance à mélanger et on qualifie des stars des personnes
qui n’en sont pas. Je pense que les personnalités qui font de la téléréalité ne sont pas des stars, je
considère que les journalistes ne sont pas des stars, laissons aux stars ce qualificatif-là.
Quel est le secret de longévité de Sept à Huit ?
Le secret du succès de longévité de Sept à Huit, c’est une approche unique de l’actualité, c’est-
à-dire que nous racontons des histoires d’actualité que nous incarnons différemment des autres
rendez-vous d’information.
Un reportage Sept à Huit, c’est une incarnation forte, c’est-à-dire qu’on est avec les gens, qu’ils vont
nous raconter une histoire de vie qui va être soit un fait divers, soit un fait de société, soit un fait de
tendance, soit une ouverture sur une autre culture dans un pays lointain, mais on est avec les gens
et on suit les gens et on travaille en séquences comme on dit dans le métier donc on ne se contente
pas d’interview posée où la personne est assise comme je le suis en ce moment et répond à des
questions comme je le fais en ce moment.
Pour faire un reportage Sept à Huit, il faudrait que vous soyez avec moi dans mon activité et que
je sois sur un plateau de télé, soit sur un plateau de cinéma à faire ce que je fais, et on comprend
mon univers, mais vraiment dans l’action, et en accompagnant la personne, je crois vraiment que
c’est cette écriture là et bien sûr l’information qui est apportée, parce qu’il ne s’agit pas de faire de
la séquence vide de sens.
Pour la séquence, il faut faire de la séquence qui est du sens et de la séquence qui permette
d’apporter de l’information, et je crois que c’est cette alchimie-là, que l’on a trouvé il y a bien
longtemps maintenant qui fait le succès de l’émission. Et tant qu’on va garder cette grammaire de
narration, on va continuer à intéresser des millions de personnes le dimanche soir.
Est-ce qu’il y a un reportage qui vous a vraiment touché ?
Il y a plein de reportages qui me touchent, régulièrement, parmi ceux que moi j’ai pu tourner, le sujet
qui m’a le plus touché, c’était un documentaire en immersion sur la fin de vie. On a suivi des gens qui
étaient dans les derniers mois, les dernières semaines de leur vie, et on a suivi une dame en Suisse
qui avait programmé sa mort et elle a accepté et elle a même tenu à ce que nous soyons présents
le jour, et le moment où elle a tourné le bouton pour partir et c’était donc en plus d’une expérience
professionnelle extrêmement forte, une expérience personnelle et humaine très particulière que
d’être l’un des quelques témoins 5, 6 personnes à assister au départ de cette femme. Donc oui,
c’est le tournage qui m’a le plus marqué, mais il y en a eu plein d’autres, sur les SDF. C’était aussi
très éprouvant de tourner avec eux dans la mesure où, un quand vous faites du journalisme, vous
n’êtes pas là pour modifier ce que vous filmez, quand vous filmer une réalité, il faut la filmer tel
qu’elle existe sans vous, donc vous ne pouvez pas aider la personne.
17
Or quand vous êtes avec un SDF, quand vous êtes avec quelqu’un qui galère avec 4 valises vous avez
envie d’en prendre une et de l’aider, mais si vous faîtes ça vous modifier ce que vous voulez montrer
justement donc il ne faut pas le faire. Quand vous vous rentrez à l’hôtel à 23h et qui commence à
neiger, vous ne pouvez pas lui proposer de lui prendre une chambre, vous êtes obligé de le laisser
dehors, pour le retrouver le lendemain matin à 5 ou 6 heures, tout ça fait qu’humainement, c’est
assez compliqué, en même temps, on est là, pour montrer cette réalité, c’est une façon de la mettre
en lumière, de la dénoncer. Ce n’est pas notre rôle de dire : « ce n’est pas bien », mais chacun se
fait son idée, je pense qu’il est assez évident que de dire qu’en France et bien il y a des gens qui
vivent ça, c’est sensé, voilà prendre un petit peu les gens par les émotions et par la raison pour qu’à
leur façon ils essayent de lutter contre ces choses-là.
Comment vivez-vous cet attachement à ce public qui vous est fidèle depuis 10 ans ?
Je le vis de façon très simple, très naturelle. Pour moi ça peut s’arrêter et ça ne sera pas très grave.
Pourquoi ? Parce que tant que ça a duré, je pense qu’ils m’auront aimé et respecté pour ce que
je leur apporte et pas tellement pour ce que je suis dans la sphère privée. Et moi, j’ai énormément
de respect pour eux aussi, c’est-à-dire, ce ne sont pas des chiffres les gens qui nous regarde, ce
ne sont pas des euros, je n’ai jamais utilisé cette popularité pour aller négocier quoi que ce soit, ce
n’est pas du tout ma façon de faire et d’ailleurs à partir du moment où je suis bien quelque part, je
ne joue par le mercato, je ne suis pas quelqu’un qui a changé de chaîne plusieurs fois. Tout cela
est très loin de ma façon de faire et de penser donc je pense que c’est ce respect réciproque, tout
en sachant les limites que ça a, qui fait que moi je le vis très bien. Je peux aller faire mes courses
en supermarchés, je vais mettre une casquette, un bonnet pour éviter d’être trop interpellé, mais
il y a plein de gens qui me reconnaissent, par exemple et qui ne viennent pas m’embêter, parce
qu’ils savent que ce n’est pas le moment, je suis en train de faire mes courses, je pousse mon cadi.
Les gens me voient et parfois ils me disent des mots sympas et je les remercie, je leur souris et ça
s’arrête là, il n’y a pas « d’hystérisation » du rapport que je peux avoir avec les gens qui m’aiment
bien et je trouve ça très bien.
18
Reymir Cardona
Chargée des affaires publiques
chez Nestlé Waters
Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
Jem’appelleReymirCardona,jesuisVénézuélienned’origine.
Je suis arrivée en France en 2014, j’ai voulu partir de mon
pays. J’ai eu un parcours d’à peu près 8 ans d’expériences
professionnelles dans des entreprises multinationales dans
différents secteurs et dans différentes industries, j’ai toujours
été dans la partie communication, mais aussi responsabilité
sociétale d’entreprise.
Quel est votre rôle aujourd’hui chez Nestlé Waters ?
Chez Nestlé, je travaille dans la partie communication, dans
la création de valeur partagée.
Et au niveau de votre parcours qu’est-ce que le master AGCOM a pu vous apporter
professionnellement ?
Pour moi, c’était tout d’abord la rencontre avec la culture française, mais aussi les spécificités
de la communication ici en France que je ne connaissais pas parce que j’étais très habituée à la
communication aux États-Unis, en Angleterre et en Amérique latine, mais je ne connaissais pas du
tout les moyens de travail ici en France. J’ai pu donc appréhender le monde de la communication en
France, mais aussi de créer un network de gens avec lesquels je suis toujours en contact et donc
de créer des liens avec des communicants qui peuvent fournir des insights et qui faisaient partie du
master.
Vous parliez de communication à l’étranger, quelles sont les grosses différences
avec la France ?
Alors, pour moi, il s’agit de la manière dont on veut communiquer.
Aux États-Unis, j’ai l’impression qu’il y a plus de place pour tester de nouvelles choses, c’est
avec les erreurs que l’on apprend. En France, j’ai l’impression que les décisions sont prises de
façon moins spontanée, les décisions sont validées plusieurs fois afin de s’assurer de ne pas
impacter négativement l’image, la réputation de la personne ou de l’entreprise communicante : la
communication est beaucoup réglementée.
Quels sont les enseignements d’AGCOM qui vous ont marqués ?
Toute la partie juridique, propriété intellectuelle, etc. J’apprenais tout d’abord des choses qui étaient
spécifiques à la France, mais également qui allait être une aide dans mes fonctions, qui allait
m’apporter des connaissances globales de travail.
19
La publicité et l’évaluation des publicités, de leurs impacts : quelle est l’audience et la cible de
chaque publicité, par exemple, parce que ce n’était pas mon domaine donc j’ai pu enrichir mes
connaissances.
Pour vous, quelles sont les qualités d’un bon communicant ?
Un bon communicant doit savoir à qui il s’adresse. Je pense que c’est vraiment la clé, car c’est selon
l’audience que l’on va déterminer les bons messages pour chaque cible, mais aussi quels sont les
moyens de communication adéquats. À chaque type de personne, son message.
Aujourd’hui dans un monde de plus en plus digital, il faut avoir une connaissance de ce domaine
pour bien l’exploiter. Il faut donc des insights, des connaissances sur ce que les gens veulent, quels
sont les messages qui ont le plus d’impacts, quels sont les moyens de communication de chaque
audience. Il faut vraiment comprendre le digital pour agir sur son audience, ses messages et ses
moyens de communication.
Quels sont vos conseils pour les futurs diplômés d’AGCOM qui vont découvrir le
marché du travail ?
Le plus important est de savoir quel domaine vous plaît. Il y a beaucoup de domaines dans la
communication donc il faut tout d’abord utiliser le master comme quelque chose qui peut vous aider
à comprendre là où vous vous sentez le plus à l’aise.
Est-ce que vous préférez la communication digitale ? La communication
d’entreprise ? La publicité ?
Il faut avoir une idée claire de ce que l’on recherche pour se faire une place sur le marché du
travail. Les entreprises recherchent des communicants pour occuper des places précises et cela
commence donc pour vous par une bonne connaissance du monde de la communication et des
différents secteurs de celui-ci.
Si vous montrez à un recruteur que vous possédez une connaissance globale de la communication
et que vous connaissez quel secteur vous intéresse le plus, que vous ne voulez pas « travailler dans
la communication pour travailler dans la communication », vous aurez toutes les clés pour réussir.
Qu’est-ce qui vous passionne dans la communication ?
C’est d’essayer de protéger la réputation d’une
entreprise, de devoir faire passer le message
d’une marque corporate que le consommateur ne
connaissait pas forcément.
C’est le challenge de pouvoir faire passer un message
qui n’est pas forcément voulu, attendu par les gens.
C’est de trouver des manières créatives, innovantes,
de pouvoir passer un message et de protéger en
même temps l’image et la réputation de l’entreprise.
La RSE, le développement durable, la création de
valeurs partagées.
On ne peut pas mentir aux gens, il faut agir et
transmettre un message afin d’avoir un impact positif.
Tendances
web
21
blogs incontournables
5
Date de création : 2013
Auteur : Olivier Cimelière
À travers Le blog du communicant 2.0, Olivier Cimelière, ancien journaliste, pose régulièrement
son regard acéré sur la communication 2.0. Réputation, buzz, transformation digitale de la fonction
de directeur de la communication, journalisme… les sujets dont il traite sont larges et les articles
d’Olivier comportent toujours un point de vue qui nous nourrit.
Date de création : 2013
Auteurs : Valentin Blanchot et Arnaud Verchère / Collaboratif
Siècle Digital est un blog accès sur le marketing digital créé en 2013 par Valentin Blanchot et Arnaud
Vergère.Leblogquiseveutcollaboratifasurapidements’imposerparmilesplusintéressantsenFrance
avec un subtil mélange entre actualités du web et articles d’analyse plus travaillés. Une valeur sûre !
22
Date de création : 2012
Auteur : Cédric Hoareau
Boulevard du web traite du webmarketing depuis 2012. Les articles de Cédric Hoarau sont toujours
pertinents et complets, ce qui est très appréciable.
Date de création : 2013
Auteurs : Gabriel Teisson / Collaboratif
Dans ta pub est un blog qui parle publicité, marketing, digital et création. Créé depuis 2013 par
Gabriel Teisson, il est vite devenu collaboratif. C’est un site idéal pour les étudiants et professionnels
de la communication !
Date de création : 2010
Auteurs : Djivan Minassian et Ibrahim-Yves Amblard / Collaboratif
My community manager créé par Djivan Minassian et Ibrahim-YvesAmblard en 2010 a pour vocation
de proposer le meilleur de l’actualité des réseaux sociaux et de partager des conseils dans un esprit
collaboratif et convivial.
23
Applications à tester d’urgence
5
« Le meilleur moyen de sauvegarder des articles, des vidéos et bien plus encore. »
Date de création : 2007
Catégorie : Actualités et magazine
Prix : Gratuit
« Lorsque vous trouvez du contenu que vous voulez consulter plus tard, ajoutez-le à Pocket.
1) Sauvegarder pour plus tard
Ajoutez à Pocket des articles, des vidéos et toute autre sorte de contenu. Sauvegardez directement
depuis votre navigateur ou depuis des applications telles que Twitter, Flipboard, Pulse et Zite.
2) Afficher lorsque que c’est prêt
Tout élément sauvegardé dans Pocket est disponible sur votre téléphone, tablette ou ordinateur.
Vous n’avez même pas besoin d’une connexion Internet.
Commencer à ajouter dans Pocket, inscrivez-vous, c’est entièrement gratuit ! »
« Mangez mieux, faites les bons choix. »
Date de création : 2017
Catégorie : Santé et remise en forme
Prix : Gratuit
« 1) Évaluez la qualité de vos achats : Savez-vous vraiment ce que vous mangez ? Nous oui !
Yuka scanne vos produits et analyse leur impact sur la santé. En un clin d’œil, il déchiffre pour
vous les étiquettes : vous visualisez les produits qui sont bons et ceux qu’il vaut mieux éviter.
2) Obtenez des recommandations personnalisées : Lorsque vous scannez un produit qui a un
impact négatif sur la santé, Yuka vous recommande un produit équivalent de meilleure qualité.
Ainsi, vous continuez à vous faire plaisir tout en mangeant plus sainement !
3) Découvrez le classement des meilleurs produits : Pour chaque catégorie de produits, Yuka
déniche le top des meilleurs produits, toutes marques confondues. Vous pouvez filtrer les enseignes
dans lesquelles vous faites vos courses, pour avoir un classement qui vous correspond. »
Qu’est-ce que vous attendez pour télécharger Yuka ?
24
« Trouvez les meilleurs pros et artisans près de chez vous. »
Date de création : 2016
Catégorie : Lifestyle
Prix : Gratuit
« DOYOUNO un bon dentiste ?
Avec Doyouno, évitez les psychopathes de la roulette, les serruriers braqueurs et les peintres du
Dimanche ! Doyouno est un site communautaire qui vous permet de trouver les meilleurs artisans /
pros, à côté de chez vous. » Application disponible ici !
« Ô Toulouse : la ville rose en poche. »
Date de création : 2017
Catégorie : Lifestyle
Prix : Gratuit
« L’application Ô Toulouse est un guide mobile collaboratif créé par la startup
Talir à Toulouse. Il permet aux habitants et touristes de profiter pleinement de
la ville et de ses attractions. Pour les acteurs locaux, tels que les commerces
et lieux culturels, c’est un moyen de communiquer efficacement avec les
toulousains. »
On peut donc retrouver sur cette application tous les lieux indispensables
pour sortir, faire du shopping, manger et bien plus encore...
Venez vite la découvrir ici ainsi que les lieux incontournables de la vie
toulousaine !
« Nous allons vous faire adorer la télé ! »
Date de création : 2016
Catégorie : Divertissement
Prix : Gratuit
« La façon de regarder la télé n’a finalement pas beaucoup évolué depuis 30 ans.Aujourd’hui, Molotov
révolutionne la façon dont on accède à la télévision. Avec 34 chaînes dans sa version gratuite, et plus
de soixante dix dans sa version étendue pour moins de 10 € par mois, vous regarderez la télévision
d’une façon radicalement nouvelle, intelligente, et intuitive. C’est la télévision que vous connaissez,
organisée comme vous ne l’avez encore jamais vue. Téléchargez Molotov sur votre ordinateur,
smartphone, tablette, Apple TV ou téléviseur connecté. Et installez-vous confortablement. Nous
allons vous faire adorer la télévision ! »
Vie de
la promo
26
Projets tuteurés
7
Équipe : PAYET Julien - PERROT Alice
[PROJET TUTEURÉ] - Letzlove
[PROJET TUTEURÉ] - Concours de courts
« C’est à votre tour de jouer !
Vous voulez soutenir Concours de Courts, pour permettre à notre festival de rester gratuit et de
continuer à prospérer ?
Ça tombe bien, on vient de mettre notre campagne Ulule en ligne !
Nous comptons sur vous pour nous aider à atteindre nos objectifs, un petit pas pour l’homme, un
grand pas pour Concours de Courts !
Mathilde vous fait son cours de Concours de Courts pour vous rappeler ce dont il s’agit, et pour
participer c’est sur : https://fr.ulule.com/15eme-edition-concours-de-courts/ »
Équipe : HUC Martin - KALLOUA Yasmina - MOYA SÁNCHEZ Lina - PÉAULT Elsa - REY Mathilde
- TEIXEIRA Nadia - TRONCI Maura
27
[PROJET TUTEURÉ] - Conférence AGCOM
« Viens faire la fête pour la bonne cause !
Pour ça le principe est simple : tu achètes ton bracelet à 5€. Ca te permet de profiter de l’Happy
Night toute la nuit (1 bière achetée = 1 bière offerte / 1 Jagger acheté = 1 Jagger offert).
Et tu fais une bonne action parce que tes 5€ seront directement reversés à l’asso La Chaine de
l’Espoir qui vient en aide aux enfants malades du monde entier.
Plutôt pas mal comme deal ;)
(Et en plus c’est une soirée karaoké si jamais tu as toujours rêvé d’être chanteur ou chanteuse
secrètement.) »
Équipe : ANDOH Cynthia - MIRAMBEAU Fanny - MTIBAA Mariem
[PROJET TUTEURÉ] - La Chaîne de l’Espoir
« La #ConfAGCOM c’est fini !
Merci à tous ceux qui étaient présents, à ceux qui ont participé sur les réseaux sociaux, à nos
partenaires et aux étudiants du M2 AGCOM pour leur aide.
Et surtout un grand merci à nos intervenants, Céline Mas et Thibault Di Maria, d’être venus jusqu’à
Toulouse pour animer cette conférence très intéressante et ludique !
Restez à l’affût, prochaine édition de la conférence AGCOM l’année prochaine ! »
Équipe : LANOY Morgane - VERDIER Léa - ZAHN Emma
28
[PROJET TUTEURÉ] - Communication M2 AGCOM
« [VIDÉO PROMOTIONNELLE] - #DeviensunAGCOM
Certains l’attendaient : voici la vidéo de présentation du Master 2 Administration et Gestion de la
Communication, à l’université Toulouse I - Capitole réalisée par et pour les étudiants.
----------
#m2agcom #master #ut1capitole #projettuteuré #video #etudiant #promotion #toulouse #occitanie
#welovewherewestudy #welovewhatwestudy #deviensunagcom »
« [TROMBINOSCOPE] - #DeviensunAGCOM
Certains l’attendaient : voici le trombinoscope de la promotion 2017-2018 du Master 2 Administration
et Gestion de la Communication, à l’université Toulouse I - Capitole réalisé par les étudiants.
----------
#m2agcom #master #ut1capitole #projettuteuré #trombinosocope #etudiant #promotion #toulouse
#occitanie #welovewherewestudy #welovewhatwestudy #deviensunagcom »
Équipe : CALVET Bruno - LESPAGNOL Joris - PY Gautier - SANTEIX Stanislas - VIDAL Charline
29
moments à partager
9
Théâtre Garonne Théâtre Capitole
Toulouse Trombinoscope Petit-déjeuner
Bonne année ! Dior Love Chain Rentrée
Conférence AGCOM
Facebook : Master 2 AGCOM
Instagram : master2agcom
Master 2 AGCOM 2017-2018
Réalisé par :
CALVET Bruno, LESPAGNOL Joris, PY Gautier,
SANTEIX Stanislas et VIDAL Charline

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MAGCOM #7

  • 1. M A G C O M #1 Édition Décembre 2017 MAGCOM #7 Édition Février 2018
  • 2. S O M M A I R E 1 Le mécénat......................................................p.4 Interview Christophe Alcantara.........................p.7 La communication événementielle 2.0..............p.9 I l é ta i t u n e f o i s 3 5 blogs incontournables....................................p.21 5 applications à tester d’urgence.......................p.23 T e n da n c e s w e b Interview Harry Roselmack...............................p.12 Interview Reymir Cardona................................p.18 2 À l a d é c o u v e r t e d e 5 projets tuteurés..............................................p.26 9 moments à partager.......................................p.29 4 V i e d e l a p r o m o
  • 4. 4 Le mécénat Lemécénatest-ildevenuunoutildecommunicationetdevalorisationdel’imageindispensable pour les entreprises ? Dans un monde où la question de l’image n’est plus négligeable pour les entreprises, le mécénat est-il un moyen pour celles-ci de la contrôler ? Le mécénat à travers l’utilisation qu’en font les entreprises peut en effet jouer sur leur image. C’est une pratique qui remonte à l’Antiquité romaine et qui a permis à de nombreux grands hommes d’État de montrer leur puissance par leur soutien à un ou plusieurs artistes dans le but d’apporter une aura positive à leur nom. Ce serait donc l’une des premières formes de soft power selon la théorie de Joseph Nye dans le domaine de la puissance personnelle. Mais de nos jours il n’est plus seulement l’apanage des politiques ou des hommes et des femmes ayant les moyens financiers d’exercer cette fonction. Le mécénat est désormais un moyen de communication utilisé par les sociétés de toutes tailles et les collectivités publiques et ceci pour de nombreuses raisons. Les grands groupes ont en majorité créé une fondation d’entreprise pour mécéner une cause qui tient à coeur à l’entreprise, comme la Fondation Louis Vuitton qui favorise la création artistique et son exposition à travers le monde ou la Fondation Mécénat Musical de la Société Générale qui soutient des artistes musicaux et la réalisation de concert ainsi que des projets tournant autour de l’art contemporain. La première raison de réaliser une action de mécénat est de vouloir soutenir une action culturelle, sportive, ou autre qui tient à cœur à l’entreprise ou au mécène. Dans le cas d’une société, elle souhaite démontrer qu’elle a des valeurs et qu’elle les défend par des actions concrètes auprès de la société. En termes de stratégie d’entreprise, l’objectif fixé est les retombées sociales apportées à la société. Le mécénat est une stratégie de long terme dans le domaine relationnel, il est vecteur d’opinions positives envers la société. C’est donc l’opposé du sponsoring qui est une opération à court-terme visant un retour financier sur cette opération. La communication autour de cette opération menée par le mécène est une mission importante notamment dû au fait que nous soyons dans un monde hyper-connecté où tout le monde est un communiquant en puissance. Dans un tel monde une opinion positive peut, lors de certaines situations, éclipser sinon atténuer une vérité dès lors qu’elle est adoptée par tous. Dans certains cas des compagnies auraient pu atténuer certaines crises médiatiques grâce à une opération de mise en valeur de leurs actions de mécènes.
  • 5. 5 Le cas de Total en est une preuve, l’entreprise a créé une fondation pour le développement social et la protection de l’environnement. L’un des objectifs de cette fondation est d’atténuer l’image négative de l’entreprise due aux accidents auxquels elle est mêlée. Le mécénat peut également être vu comme l’expression d’un phénomène qui touche les entreprises depuis les années 60. Ce phénomène, c’est la Responsabilité Sociale des Entreprises ou Corporate Social Responsability. Cette notion fait référence à la prise de conscience des entreprises de leurs rôles dans des préoccupations culturelles, sociales ou liées au développement durable. Plus précisément, cette RSE s’applique en premier lieu à leurs activités, mais elle peut ensuite se décliner par la création de fondations. Par exemple, l’entreprise Chanel a créé une fondation pour aider à l’amélioration du statut économique et social des femmes à travers le monde et cela grâce à des actions de mécénat. La RSE peut s’exprimer par le mécénat et donc cette action peut-être admise comme une action de RSE même si ce n’est pas son but premier, il peut également s’agir d’une alternative à la publicité, car celle-ci s’inscrit dans un temps long. L’entreprise qui mène ce type d’action doit communiquer sur sa fonction de mécène, en interne et en externe. Lorsqu’une entreprise décide de mener une action de mécénat, elle doit obtenir l’assentiment de ses employés afin que toute l’entreprise fasse bloc derrière le projet voir dans certains cas que la direction laisse le choix de l’action soutenue aux employés. Il faut que tous les salariés soient unis dans le projet de mécénat puisque celui-ci ne rapportera aucune contrepartie financière à court terme, mais ils doivent le considérer comme un investissement sur le long terme. Par exemple, chez HSBC en 2011, c’était plus de 35% de leurs employés qui se sont impliqués dans des actions de mécénat menées par le groupe. En effet, il peut être facteur de réussite pour cette dernière. La communication interne autour de l’évènement ou de l’artiste mécène doit apporter une image valorisante des employés de leur entreprise et de l’entreprise à l’extérieur. Sur la communication externe, l’entreprise doit également démarcher les médias. Il faut qu’elle communique avec eux, mais de manière intelligente. Les médias doivent se sentir intéressés par l’évènement, car atypique ou non, cet aspect-là doit être valorisé. Les journalistes doivent avoir envie d’écrire dessus et non y être contraints. Pour cela l’entreprise est obligée de leur transmettre une information de qualité. Une information qui valorise le caractère exceptionnel de son action et en lui indiquant un interlocuteur qualifié qui est capable de répondre à toutes leurs interrogations de manière positive pour l’entreprise. Il est donc impératif pour ces sociétés qui font du mécénat de réaliser des dossiers de presse pour les journalistes. Il faut donc avoir un contrôle technique sur cette partie de la communication.
  • 6. 6 La communication sur l’événement mécène et plus généralement sur la qualité de mécène d’une entreprise doit passer par les réseaux sociaux. La capacité à rassembler autour de son action de mécène va permettre à l’entreprise d’avoir une certaine maîtrise de sa réputation et de son e-réputation. Le mécénat est un outil permettant d’améliorer sa réputation, mais sa réussite dépend de nombreux facteurs dont celui d’une communication bien réalisée. La communication sur les réseaux sociaux va permettre également à l’entreprise de se faire connaître auprès d’un nouveau public qui ne l’aurait pas connu sans son action de mécénat qui les réunit autour de valeurs communes. Une entreprise qui devient mécène s’inscrit sur la durée et ainsi que son image auprès de la société. Aujourd’hui les entreprises ne peuvent plus se limiter à un simple visage commercial auprès des personnes, elles doivent développer leurs aspects humains autant pour leurs clients que leurs employés. Le mécénat a donc pour rôle d’humaniser les entreprises, de les rendre accessibles, de s’ancrer dans l’inconscient du grand public. Cela reste une volonté de la part des entreprises, mais à partir du moment où leur choix est fait en faveur du mécénat, les entreprises doivent l’utiliser comme un outil de communication comme un autre à leur disposition afin d’influencer leur image. Malgré tout on ne peut exercer un contrôle total sur son image aujourd’hui, car celle-ci peut-être influencée de manière positive ou négative par beaucoup de facteurs. Le mécénat, pour les entreprises mécènes, est donc en effet un outil indispensable qui doit être mis en avant dans le domaine de la communication et de la valorisation de leur image.
  • 7. 7 Comment vous est venu cette vocation d’enseignant-chercheur ? C’est une vocation qui est venu au fur à mesure de l’avancée de ma vie professionnelle parce qu’historiquement je suis diplômé de l’École d’économie de Toulouse. J’étais dans une première vie analyste crédit, j’ai toujours eu une curiosité de l’internet, une curiosité de la communication et je me suis intéressé à internet au moment où cela devenait quelque chose de massif, quelque chose de très structurant dans la société à la fin des années 90. Ma rencontre avec Serge Regourd qui est donc l’inspirateur et le créateur du Master AGCOM a été pour moi déterminante. Etant moi-même un ancien diplômé de cette formation, qui était le début de mon doctorat et de ce que je suis aujourd’hui, enseignant-chercheur spécialisé dans la communication digitale et de l’identité numérique. A partir de quand avez-vous pressenti que l’e-réputation allait être fondamentale dans la politique générale d’une entreprise et de leurs cadres dirigeants ? A partir du moment où j’ai compris, mais je n’étais pas le seul, que l’économie de la réputation, de la visibilité sur le web allait devenir stratégique. Que les réseaux sociaux, la notion de viralité et la notion de capital symbolique devenaient structurants, donc il y a environ 8-10 ans. Vous avez organisé le premier colloque mondial du domaine, comment vous est venu cette idée de croiser et de partager les recherches et les savoirs ? Je suis un curieux, comme beaucoup d’enseignants chercheurs et pour moi, bien appréhender la réalité de l’internet se fait par l’interdisciplinarité. Par exemple, lorsque l’on s’intéresse à l’e-réputation, on s’intéresse bien évidemment aux sciences de l’information et de la communication mais on s’intéresse également à une dimension gestionnaire, à une dimension juridique mais aussi une dimension informatique. De plus en plus de recherches nécessitent donc une pluridisciplinarité. Ce qui est loin d’être aisé car nous avons chacun dans nos pratiques disciplinaires des usages et des façons de faire qui ne sont pas nécessairement les mêmes mais qui représentent aussi les enjeux de ce type de démarche. En quoi l’e-réputation est devenue une question économique ? De mon point de vue, c’est à travers ce que j’appelle la colonisation numérique. Au fond, les données personnelles deviennent aujourd’hui une matière première, une marchandise, quelque chose qui se négocie puisque cela participe à créer de la valeur. Dites-moi qui vous êtes, vos pratiques, vos usages, vos choix, vos goûts et je pourrai vous vendre des prestations sur mesure. Donc aujourd’hui, la marchandisation de la donnée personnelle est au cœur même des modèles économiques des entreprises et en particulier chez les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Leur valeur boursière est bien supérieure à ce qu’ils génèrent en termes de profit puisque l’on cherche à valoriser la promesse économique que représente les données personnelles. CHRISTOPHE ALCANTARA Enseignant-chercheur Université Toulouse 1 Capitole
  • 8. 8 Faut-il désormais mettre une veille en place pour l’e-réputation ? Une entreprise est obligée de près ou de loin de mettre en place une veille informationnelle qui peut être quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou semestrielle en fonction du métier dans lequel elle opère et en fonction de l’enjeu stratégique. Mais aujourd’hui, même si vous n’êtes pas sur internet, vos parties prenantes (clients ou fournisseurs) parlent de vous sur le web. Donc savoir ce qui est dit sur le web ne semble pas être exotique, bien au contraire. Quand est-ce que l’on peut dire que l’on a une bonne e-réputation ? On peut dire que l’on a une bonne e-réputation lorsque les messages les plus visibles sont en phase avec les valeurs où l’image que vous voulez donner de vous-même. Donc lorsqu’il y a une convergence entre ce qu’il est dit de vous et ce que vous voulez qu’il soit dit et que ces résultats sont les plus visibles alors on peut qualifier cela comme une bonne e-réputation. Comment vous voyez l’évolution de cette e-réputation ? On pourrait dépasser le cadre de l’e-réputation et se demander comment peut évoluer notre communication digitale et les enjeux de cette communication digitale. On s’aperçoit que l’on est véritablement de plus en plus dans une logique d’instantanéité et que les réseaux sociaux cultivent cette instantanéité et développe une dimension affective très importante. On raisonne donc de moins en moins et on réagit de plus en plus. La réaction et surréaction provoquées par le web aujourd’hui peut donc devenir un véritable catalyseur des populismes les plus exécrables. Quelles sont les conclusions de votre colloque sur le Big data que vous avez organisé récemment ? Tout d’abord que l’on on ne définit pas le Big Data de la même façon si l’on est un informaticien, un communicant, un gestionnaire ou un juriste donc on a du mal sur un plan scientifique et académique à s’entendre sur l’objet et la définition de l’objet. On s’aperçoit également que ce qui est sous-jacent au Big data sont deux types d’algorithmes que l’on peut qualifier de prédictifs qui se basent sur des séries statistiques pour essayer de donner une prédictibilité de nos choix à venir. Il y a aussi l’avènement des algorithmes de création qui font référence à l’intelligence artificielle pour modéliser et interagir d’une manière autonome avec un environnement. Avec ce type d’algorithme, nous sommes face à des choix et des enjeux qui relève de l’éthique, des valeurs et qui interroge la place de l’individu dans la société. De mon point de vue, nous sommes donc face à un formidable défi et pas nécessairement une menace car la technique n’est ni bonne, ni mauvaise en soi, c’est l’usage que l’on en fait qui va la rendre bonne ou mauvaise. Est-ce que vous pouvez nous parler de votre prochain projet ? Je m’intéresse en ce moment aux faits religieux en ligne qui relève d’une façon très large de l’e- réputation et de l’identité numérique, mais suite au prochain épisode...
  • 9. 9 La communication événementielle 2.0 La communication événementielle est aujourd’hui un rouage essentiel de la construction de la réputation d’une entreprise mais aussi de la gestion des relations avec les publics internes et externes de celle-ci. A l’époque des réseaux sociaux, la communication événementielle s’est adaptée et a adoptée des nouvelles techniques pour fédérer de nouveaux publics. Nous allons donc étudier quels sont les mécanismes mis en œuvre, les enjeux actuels de la communication événementielle 2.0 et comment mettre en place une bonne stratégie événementielle sur le web. Pour commencer, nous pouvons définir la communication événementielle comme une technique de communication basée sur la création d’événements ayant pour objectif la promotion d’une marque, d’une enseigne ou d’un produit au travers d’une mise en scène singulière qui confère à l’ensemble un caractère unique et à l’occasion desquels un public cible est généralement convié. Ainsi, la communication événementielle se distingue des autres techniques de communication par sa fonction première de réunir les individus et de créer un espace de communication éphémère, qu’il soit festif (concert, cocktail, vœux), cérémonieux (inauguration, commémoration), didactique (congrès, soirées-débats, activités de team building) ou à visée ouvertement commerciale (salon, lancement de produit) où sont conviés les clients/consommateurs, la presse, les partenaires ou les salariés de l’entreprise. L’événement en lui-même a pour objectif de créer un lien affectif entre l’organisateur et les participants et de rendre l’auditoire ambassadeur de l’entreprise. L’effet de la communication événementielle sur l’image de l’entreprise est donc résultat de la dimension affective qu’elle apporte et qui exerce un effet bénéfique sur l’image de la marque ou de la firme en raison du caractère vivant de l’événement. Alors que la durée de vie de ce type d’opération de communication était assez brève il y a quelques années, l’avènement des réseaux sociaux a permis une meilleure valorisation de l’événement avant et après son organisation : c’est la communication événementielle 2.0. Nous pouvons définir la communication événementielle 2.0 comme « une démarche de communication consistant à rassembler virtuellement un public via une plateforme disponible sur Internet (évènementiel virtuel) ou à enrichir un événement physique par l’usage en parallèle d’outils proposés par le web 2.0 (événement phygital), l’une et l’autre modalité visant à mieux diffuser et valoriser l’événement et l’organisation qui en est à l’origine. » Le numérique et les réseaux sociaux ont donc instauré de nouvelles techniques de communication qui met en oeuvre la viralité et la création de contenu afin de court-circuiter les moyens de communication traditionnels et de communiquer mieux pour un coût plus faible. Pour l’événementiel 2.0, il s’agit donc de renforcer l’adhésion à un événement et à son organisateur sur la durée mais aussi de créer une communauté autour de l’événement.
  • 10. 10 Désormais, nous pouvons amplifier l’impact d’un événement grâce à une stratégie en trois temps sur les réseaux sociaux : avant, pendant et après l’événement. Avant que ne se déroule l’événement, il faut en assurer la promotion et pousser nos cibles à rejoindre l’événement. Pour cela, les réseaux sociaux sont essentiels parce qu’ils vont permettre de faire connaître l’événement et de faire partager les informations importantes (date, lieu, sujet, etc) auprès d’un public donné. Les canaux pour cette communication préalable à l’événement seront principalement Facebook et Twitter afin de s’assurer une audience importante et LinkedIn pour cibler des professionnels. Pendant l’événement, il faudra pouvoir apporter un suivi en temps réel au public sur place mais également au public extérieur en renforçant l’interactivité et le contact entre organisation et public. Facebook et Twitter se présentent à nouveau comme les outils les plus évidents puisqu’ils permettent entre autres de relayer en temps réel toutes les informations que vous souhaitez diffuser. Instagram peut aussi être un relai important dans la construction de l’image de l’événement, tout comme la diffusion en direct sur Facebook Live. Après l’événement, il faut raviver le souvenir de celui-ci notamment si on souhaite le reconduire mais aussi s’assurer d’avoir touché sa cible. Ainsi, la collecte des retours presse au travers des articles diffusés et des avis des participants grâce à des questionnaires est important afin d’améliorer l’événement et de percevoir le ressenti général. De plus, le partage des photos et des vidéos sur la durée permettra de continuer à alimenter les réseaux sociaux de l’entreprise et de pérenniser l’événement. La communication événementielle 2.0 est donc principalement tourné vers les réseaux sociaux car ceux-ci sont un moyen de pouvoir créer, maintenir et garder contact avec une communauté virtuelle avant, pendant et après l’événement. Ils permettent de transformer la sobriété d’un événement en interactivité avec leur audience et de profiter d’une portée améliorée pour pouvoir diffuser son message convenablement. Les réseaux sociaux permettent donc de dématérialiser un événement, de le transformer en ressenti et donc de marquer plus largement et plus durablement ses cibles. Ainsi lors de l’évaluation du succès d’un événement, la réussite technique est désormais reléguée au second plan vis-à-vis de la reprise de l’événement par les réseaux sociaux. Mais il faut utiliser cette proximité avec son public en restant organisé autour d’une stratégie de communication claire et réfléchie afin de pouvoir pleinement mettre en place une communication événementielle connectée et interactive.
  • 12. 12 M. Roselmack bonjour, merci de nous recevoir dans les studios de TF1. Bonjour, c’est un plaisir. Vous avez eu un mois d’octobre très riche. La première question que nous avons envie de vous nous poser c’est : Est-ce que vous aimez New York ? Oui, j’aime bien New York, surtout que New York nous a bien aimé sur ce coup-là. C’est ma vie professionnelle qui s’est enrichie, et ma vie, tout court, parce que c’est évidemment une activité qui dépasse le simple cadre professionnel. Ma vie s’est enrichie d’une nouvelle activité, puisque depuis deux ans et demi, je me suis lancé dans le cinéma, j’ai écrit, réalisé et produit un film. J’ai mis deux ans et demi pour le faire, maintenant le film existe, et on l’a projeté pour la première fois le 20 octobre à New York, dans le cadre d’un festival, qui s’appelle le Chelsea film festival, et on a eu la chance d’avoir une mention spéciale du jury à ce festival, donc c’est un beau début pour « Fractures », c’est un beau début pour toute l’équipe qui est une jeune équipe, très motivée, qui a fait un film indépendant, dans des conditions qui ne sont pas les plus simples, et donc on est tous très heureux du début de vie de ce film. 90 films, 26 pays, c’est un gros succès ! Oui, c’est vrai que se retrouver confronté à des cinémas d’ailleurs d’autres horizons avec en plus un jury et des jurés qui ne sont pas français donc qui n’ont pas une sensibilité particulière pour ce cinéma français, même si je revendique un peu le fait de sortir un petit peu du cadre de ce que l’on fait habituellement dans le cinéma hexagonal, c’était quand même un sacré défi, qui a été relevé de cette manière et j’en suis ravi. Quel a été votre sentiment après avoir reçu la mention spéciale ? Et bien quand vous recevez un prix dans un festival de cinéma comme ça, surtout quand vous êtes un nouvel arrivant dans cet univers et que ne vous connaissez pas les codes, c’est forcément une grande surprise. En plus, j’ai été doublement bousculé parce que c’est le prix qui a été remis en premier. Je ne sais pas pourquoi. Ils ont commencé par ça et donc moi qui m’attendait à rentrer tranquillement dans cette cérémonie de remise, et bien, j’ai été le premier à être appelé. Voilà, c’était vraiment une très belle surprise. Et ce qui est bien dans cette mention spéciale du jury, c’est que cela récompense vraiment un travail collectif. Harry Roselmack Journaliste et animateur de télévision sur TF1
  • 13. 13 Une mention spéciale du jury, ce n’est pas le prix du meilleur réalisateur, ce n’est pas le prix du meilleur acteur, ce n’est pas le prix du meilleur scénariste, c’est vraiment une récompense globale, c’est un coup de cœur pour le film, c’est une récompense collective. Toute l’équipe a participé avec beaucoup d’intensité et beaucoup d’énergie, ça me faisait plaisir d’avoir un prix qui récompense l’ensemble, le travail d’ensemble et pas l’un ou l’autre d’entre nous. Nous lui remettons une photo de tous les primés du Chelsea Film Festival. Ah oui, c’est gentil, merci Quel a été votre sentiment quand vous avez fait la photo ? Le sentiment de faire enfin partie d’une nouvelle communauté professionnelle ; parce que quand vous n’êtes pas cinéaste, quand vous n’avez pas une formation de cinéaste, quand vous n’avez pas un passé de fréquentations de cette famille du cinéma et que vous arrivez de l’extérieur avec un film, très honnêtement, en France, c’est peut-être vrai ailleurs, moi je parle de mon expérience, c’est extrêmement dur. C’est un milieu très fermé, où on cultive l’entre-soi, et où les nouveaux arrivants, en plus, arrivant de la télé, avec un profil, de personnalité un peu connue qu’on peut qualifier facilement de people, on n’est pas bien reçu. Donc faire partie de cette famille-là, c’est très compliqué, je ne sais pas si ça se mérite, mais il y a des choses que moi je ne sais pas faire, et que je n’ai pas envie de faire pour rentrer dans une famille. La connaissance d’un savoir-faire, la reconnaissance d’une énergie, la reconnaissance d’une ambition, ça, c’est quelque chose qui me parle, et c’est cette impression-là que j’ai eue à New York, à Chelsea quand j’ai reçu mon prix et quand j’ai fait la photo avec une partie des autres lauréats de cette édition 2017 du Chelsea Film Festival.
  • 14. 14 Comment avez eu l’idée de ce long métrage « Fractures » ? L’idée, elle est venue comme souvent d’une discussion et elle s’est concrétisée comme souvent chez moi par l’écriture. La discussion a été avec un garçon qui s’appelle Gaël Bonnel Sanchez qui a une petite boite de prod et qui au cours d’une soirée comme ça me dit viens on fait une fiction, j’ai envie de faire une fiction, j’ai envie de faire un truc, un pilote de série, réfléchissons à un truc… Sur le coup, je me suis dit que ça pourrait être sympa, mais bon, j’ai laissé passer. Sauf que la petite graine était plantée et quelques jours après je me suis mis à écrire un scénario qui très vite est devenue cette histoire qu’on a portée à l’écran. De façon très rapide, assez éruptive, on a construit une équipe autour de ce texte et un projet qui est celui de faire ce film ; donc on a rencontré à la fois les comédiens, les techniciens, tous ceux qui aller pouvoir donner vie à ce projet. Le projet s’est monté assez vite, il est parti très vite, après on a eu les difficultés que rencontrent toutes les « prods » indépendantes, qui sont de trouver les financements. Ce sont les financements qui nous sont propres, on a fait avec nos moyens, en investissant nous-mêmes et quelques personnes que j’ai pu convaincre de nous suivre dans l’aventure et voilà, on a ce film. Quel est le canal de diffusion que vous allez privilégier ? C’est le digital, parce que je pense c’est l’avenir d’une bonne partie du cinéma, et que c’est une façon pour moi de mettre ce film à la disposition du plus grand nombre et d’être sûr qu’il restera disponible un certain temps parce que c’est vrai qu’aujourd’hui l’exploitation en salle est devenue assez cruelle avec les films d’auteurs qui n’ont pas vraiment leur place dans les multiplex, dans les grandes chaînes de diffusion du cinéma. Votre prochain projet cinématographique ? Je ne vais pas vous en parler, mais je peux vous dire qu’il y en a un parce que ça m’a plus et que j’ai envie de recommencer. Quel avenir pour la télévision ? C’est une question vaste à laquelle je dois répondre en combien ? Deux minutes ? (ndlr, rires) On s’aperçoit que les 16-44 ans consomment de plus en plus de contenu en ligne avec une communication dite mobile, qu’est-ce vous en pensez ? La question, elle est hyper pertinente, maintenant elle est complexe, la réponse à cette question est complexe parce qu’effectivement les usages, et notamment les usages des plus jeunes donnent des signaux qui ne sont pas très favorables à la télévision.
  • 15. 15 Maintenant la télévision, elle a des avantages et des intérêts uniques et la plus évidente d’entre eux c’est de proposer une communion de l’ensemble des Français en l’occurrence, l’ensemble des gens qui peuvent au même moment regarder le même programme et communier d’une certaine façon autour de ce programme, et en parler le lendemain matin autour de la machine à café. Réagir sur les réseaux sociaux et donc cette capacité à réunir un large public au même moment sur des événements en direct, ça peut être un match de foot, ça peut être un discours d’une personnalité x ou y, cette capacité-là, pour l’instant, il n’y a que la télé qui l’a. Est-ce que cela suffira à maintenir la télévision comme un moyen pour les Français et les autres de consommer du divertissement, de s’informer, malin est celui qui saura le dire. Je pense que la télévision aujourd’hui, elle n’est pas morte, contrairement à ce que l’on peut lire parfois, elle doit muter en revanche, elle doit s’adapter, elle doit se décliner notamment sur le web, sur le digital, mais elle a encore de beaux jours jour devant elle. Le mois d’octobre a été exceptionnel pour vous, avec des parts d’audience qui sont à 22,2%, comment recevez-vous ces chiffres ? Les chiffres on les reçoit toujours avec plaisir quand ils sont bons, mais il faut savoir prendre du recul parce que ce sont des choses qui fluctuent, cela fait, moi, plus de 10 ans aujourd’hui que je présente cette émission Sept à Huit, on a connu des moments très fastes, et on connait en ce moment, et on a connu des moments plus chahutés. Il faut savoir que la concurrence bouge en face, il y a de nouveaux programmes, il y a des moments aussi où l’actualité, où les gens ont peut- être un peu moins envie de se confronter à une actualité qui peut être compliquée, et nous n’avons pas toutes les raisons qui permettent d’analyser pourquoi on va marcher moins bien à un moment ou à un autre. Nous aussi on est meilleur à certains moments qu’à d’autres, tout ça fluctue, en ce moment on est dans une bonne période, notamment liée aux changements qui se sont produits en face de nous. Le rendez-vous de Laurent Delahousse a du mal à s’installer, ça nous profite, on en bénéficie, on s’en réjouit, mais on est très lucide, c’est-à-dire que tout ça peut évoluer à nouveau. Donc les bons chiffres, ça nous fait plaisir, parce que ça nous montre qu’on est dans la bonne voie et qu’il faut qu’on conserve ce mode de traitement de l’actualité qui fait notre force en même temps, voilà, on est lucide et on ne s’enflamme pas, il faut continuer à travailler, il faut continuer à s’améliorer. Ce statut de STAR vous va à merveille, comment vous le vivez ? Et bien tout simplement, en ne me considérant pas comme tel. Moi je ne me suis jamais considéré comme une star, je suis d’abord un journaliste, alors je suis un journaliste connu, célèbre, parce que je passe à la télé, mais je pense qu’une star, c’est quelqu’un qui a un rapport avec les gens, un rapport de fascination, qui entretient un rapport de fascinant à fasciné avec son public. Et moi je n’entretiens pas du tout ce rapport-là, ça serait de toute façon très mal venu, parce qu’un journaliste il doit être avec les gens, il travaille pour eux, on ne doit pas le regarder comme on peut regarder une star de pop, ou de rock, qui nous fait rêver.
  • 16. 16 Le journaliste il n’est pas là pour faire rêver, il est là pour travailler au service de l’information et au service des gens qui la consomme, donc moi je ne me considère pas comme une star, et voilà, certaines personnes voient la notoriété comme un élément suffisant à être star, moi je ne crois pas que ça suffise à être star, par exemple, je vais prendre sans citer de nom, parce que l’idée ce n’est pas de cibler un tel ou tel. Les stars de téléréalité, moi je ne considère pas que ce sont des stars, ce sont des personnes connues, des personnes célèbres, mais ce n’est pas parce que vous êtes célèbres que vous êtes une star. Une star, c’est quelqu’un qui apporte quelque chose, c’est quelqu’un qui crée quelque chose, qui crée de la valeur ajoutée, il ne suffit pas d’être filmer par une caméra pour être une star, il faut faire des choses qui justifie justement le fait que les caméras viennent vous filmer, dont je trouve qu’il y a des notions qu’on a un peu tendance à mélanger et on qualifie des stars des personnes qui n’en sont pas. Je pense que les personnalités qui font de la téléréalité ne sont pas des stars, je considère que les journalistes ne sont pas des stars, laissons aux stars ce qualificatif-là. Quel est le secret de longévité de Sept à Huit ? Le secret du succès de longévité de Sept à Huit, c’est une approche unique de l’actualité, c’est- à-dire que nous racontons des histoires d’actualité que nous incarnons différemment des autres rendez-vous d’information. Un reportage Sept à Huit, c’est une incarnation forte, c’est-à-dire qu’on est avec les gens, qu’ils vont nous raconter une histoire de vie qui va être soit un fait divers, soit un fait de société, soit un fait de tendance, soit une ouverture sur une autre culture dans un pays lointain, mais on est avec les gens et on suit les gens et on travaille en séquences comme on dit dans le métier donc on ne se contente pas d’interview posée où la personne est assise comme je le suis en ce moment et répond à des questions comme je le fais en ce moment. Pour faire un reportage Sept à Huit, il faudrait que vous soyez avec moi dans mon activité et que je sois sur un plateau de télé, soit sur un plateau de cinéma à faire ce que je fais, et on comprend mon univers, mais vraiment dans l’action, et en accompagnant la personne, je crois vraiment que c’est cette écriture là et bien sûr l’information qui est apportée, parce qu’il ne s’agit pas de faire de la séquence vide de sens. Pour la séquence, il faut faire de la séquence qui est du sens et de la séquence qui permette d’apporter de l’information, et je crois que c’est cette alchimie-là, que l’on a trouvé il y a bien longtemps maintenant qui fait le succès de l’émission. Et tant qu’on va garder cette grammaire de narration, on va continuer à intéresser des millions de personnes le dimanche soir. Est-ce qu’il y a un reportage qui vous a vraiment touché ? Il y a plein de reportages qui me touchent, régulièrement, parmi ceux que moi j’ai pu tourner, le sujet qui m’a le plus touché, c’était un documentaire en immersion sur la fin de vie. On a suivi des gens qui étaient dans les derniers mois, les dernières semaines de leur vie, et on a suivi une dame en Suisse qui avait programmé sa mort et elle a accepté et elle a même tenu à ce que nous soyons présents le jour, et le moment où elle a tourné le bouton pour partir et c’était donc en plus d’une expérience professionnelle extrêmement forte, une expérience personnelle et humaine très particulière que d’être l’un des quelques témoins 5, 6 personnes à assister au départ de cette femme. Donc oui, c’est le tournage qui m’a le plus marqué, mais il y en a eu plein d’autres, sur les SDF. C’était aussi très éprouvant de tourner avec eux dans la mesure où, un quand vous faites du journalisme, vous n’êtes pas là pour modifier ce que vous filmez, quand vous filmer une réalité, il faut la filmer tel qu’elle existe sans vous, donc vous ne pouvez pas aider la personne.
  • 17. 17 Or quand vous êtes avec un SDF, quand vous êtes avec quelqu’un qui galère avec 4 valises vous avez envie d’en prendre une et de l’aider, mais si vous faîtes ça vous modifier ce que vous voulez montrer justement donc il ne faut pas le faire. Quand vous vous rentrez à l’hôtel à 23h et qui commence à neiger, vous ne pouvez pas lui proposer de lui prendre une chambre, vous êtes obligé de le laisser dehors, pour le retrouver le lendemain matin à 5 ou 6 heures, tout ça fait qu’humainement, c’est assez compliqué, en même temps, on est là, pour montrer cette réalité, c’est une façon de la mettre en lumière, de la dénoncer. Ce n’est pas notre rôle de dire : « ce n’est pas bien », mais chacun se fait son idée, je pense qu’il est assez évident que de dire qu’en France et bien il y a des gens qui vivent ça, c’est sensé, voilà prendre un petit peu les gens par les émotions et par la raison pour qu’à leur façon ils essayent de lutter contre ces choses-là. Comment vivez-vous cet attachement à ce public qui vous est fidèle depuis 10 ans ? Je le vis de façon très simple, très naturelle. Pour moi ça peut s’arrêter et ça ne sera pas très grave. Pourquoi ? Parce que tant que ça a duré, je pense qu’ils m’auront aimé et respecté pour ce que je leur apporte et pas tellement pour ce que je suis dans la sphère privée. Et moi, j’ai énormément de respect pour eux aussi, c’est-à-dire, ce ne sont pas des chiffres les gens qui nous regarde, ce ne sont pas des euros, je n’ai jamais utilisé cette popularité pour aller négocier quoi que ce soit, ce n’est pas du tout ma façon de faire et d’ailleurs à partir du moment où je suis bien quelque part, je ne joue par le mercato, je ne suis pas quelqu’un qui a changé de chaîne plusieurs fois. Tout cela est très loin de ma façon de faire et de penser donc je pense que c’est ce respect réciproque, tout en sachant les limites que ça a, qui fait que moi je le vis très bien. Je peux aller faire mes courses en supermarchés, je vais mettre une casquette, un bonnet pour éviter d’être trop interpellé, mais il y a plein de gens qui me reconnaissent, par exemple et qui ne viennent pas m’embêter, parce qu’ils savent que ce n’est pas le moment, je suis en train de faire mes courses, je pousse mon cadi. Les gens me voient et parfois ils me disent des mots sympas et je les remercie, je leur souris et ça s’arrête là, il n’y a pas « d’hystérisation » du rapport que je peux avoir avec les gens qui m’aiment bien et je trouve ça très bien.
  • 18. 18 Reymir Cardona Chargée des affaires publiques chez Nestlé Waters Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Jem’appelleReymirCardona,jesuisVénézuélienned’origine. Je suis arrivée en France en 2014, j’ai voulu partir de mon pays. J’ai eu un parcours d’à peu près 8 ans d’expériences professionnelles dans des entreprises multinationales dans différents secteurs et dans différentes industries, j’ai toujours été dans la partie communication, mais aussi responsabilité sociétale d’entreprise. Quel est votre rôle aujourd’hui chez Nestlé Waters ? Chez Nestlé, je travaille dans la partie communication, dans la création de valeur partagée. Et au niveau de votre parcours qu’est-ce que le master AGCOM a pu vous apporter professionnellement ? Pour moi, c’était tout d’abord la rencontre avec la culture française, mais aussi les spécificités de la communication ici en France que je ne connaissais pas parce que j’étais très habituée à la communication aux États-Unis, en Angleterre et en Amérique latine, mais je ne connaissais pas du tout les moyens de travail ici en France. J’ai pu donc appréhender le monde de la communication en France, mais aussi de créer un network de gens avec lesquels je suis toujours en contact et donc de créer des liens avec des communicants qui peuvent fournir des insights et qui faisaient partie du master. Vous parliez de communication à l’étranger, quelles sont les grosses différences avec la France ? Alors, pour moi, il s’agit de la manière dont on veut communiquer. Aux États-Unis, j’ai l’impression qu’il y a plus de place pour tester de nouvelles choses, c’est avec les erreurs que l’on apprend. En France, j’ai l’impression que les décisions sont prises de façon moins spontanée, les décisions sont validées plusieurs fois afin de s’assurer de ne pas impacter négativement l’image, la réputation de la personne ou de l’entreprise communicante : la communication est beaucoup réglementée. Quels sont les enseignements d’AGCOM qui vous ont marqués ? Toute la partie juridique, propriété intellectuelle, etc. J’apprenais tout d’abord des choses qui étaient spécifiques à la France, mais également qui allait être une aide dans mes fonctions, qui allait m’apporter des connaissances globales de travail.
  • 19. 19 La publicité et l’évaluation des publicités, de leurs impacts : quelle est l’audience et la cible de chaque publicité, par exemple, parce que ce n’était pas mon domaine donc j’ai pu enrichir mes connaissances. Pour vous, quelles sont les qualités d’un bon communicant ? Un bon communicant doit savoir à qui il s’adresse. Je pense que c’est vraiment la clé, car c’est selon l’audience que l’on va déterminer les bons messages pour chaque cible, mais aussi quels sont les moyens de communication adéquats. À chaque type de personne, son message. Aujourd’hui dans un monde de plus en plus digital, il faut avoir une connaissance de ce domaine pour bien l’exploiter. Il faut donc des insights, des connaissances sur ce que les gens veulent, quels sont les messages qui ont le plus d’impacts, quels sont les moyens de communication de chaque audience. Il faut vraiment comprendre le digital pour agir sur son audience, ses messages et ses moyens de communication. Quels sont vos conseils pour les futurs diplômés d’AGCOM qui vont découvrir le marché du travail ? Le plus important est de savoir quel domaine vous plaît. Il y a beaucoup de domaines dans la communication donc il faut tout d’abord utiliser le master comme quelque chose qui peut vous aider à comprendre là où vous vous sentez le plus à l’aise. Est-ce que vous préférez la communication digitale ? La communication d’entreprise ? La publicité ? Il faut avoir une idée claire de ce que l’on recherche pour se faire une place sur le marché du travail. Les entreprises recherchent des communicants pour occuper des places précises et cela commence donc pour vous par une bonne connaissance du monde de la communication et des différents secteurs de celui-ci. Si vous montrez à un recruteur que vous possédez une connaissance globale de la communication et que vous connaissez quel secteur vous intéresse le plus, que vous ne voulez pas « travailler dans la communication pour travailler dans la communication », vous aurez toutes les clés pour réussir. Qu’est-ce qui vous passionne dans la communication ? C’est d’essayer de protéger la réputation d’une entreprise, de devoir faire passer le message d’une marque corporate que le consommateur ne connaissait pas forcément. C’est le challenge de pouvoir faire passer un message qui n’est pas forcément voulu, attendu par les gens. C’est de trouver des manières créatives, innovantes, de pouvoir passer un message et de protéger en même temps l’image et la réputation de l’entreprise. La RSE, le développement durable, la création de valeurs partagées. On ne peut pas mentir aux gens, il faut agir et transmettre un message afin d’avoir un impact positif.
  • 21. 21 blogs incontournables 5 Date de création : 2013 Auteur : Olivier Cimelière À travers Le blog du communicant 2.0, Olivier Cimelière, ancien journaliste, pose régulièrement son regard acéré sur la communication 2.0. Réputation, buzz, transformation digitale de la fonction de directeur de la communication, journalisme… les sujets dont il traite sont larges et les articles d’Olivier comportent toujours un point de vue qui nous nourrit. Date de création : 2013 Auteurs : Valentin Blanchot et Arnaud Verchère / Collaboratif Siècle Digital est un blog accès sur le marketing digital créé en 2013 par Valentin Blanchot et Arnaud Vergère.Leblogquiseveutcollaboratifasurapidements’imposerparmilesplusintéressantsenFrance avec un subtil mélange entre actualités du web et articles d’analyse plus travaillés. Une valeur sûre !
  • 22. 22 Date de création : 2012 Auteur : Cédric Hoareau Boulevard du web traite du webmarketing depuis 2012. Les articles de Cédric Hoarau sont toujours pertinents et complets, ce qui est très appréciable. Date de création : 2013 Auteurs : Gabriel Teisson / Collaboratif Dans ta pub est un blog qui parle publicité, marketing, digital et création. Créé depuis 2013 par Gabriel Teisson, il est vite devenu collaboratif. C’est un site idéal pour les étudiants et professionnels de la communication ! Date de création : 2010 Auteurs : Djivan Minassian et Ibrahim-Yves Amblard / Collaboratif My community manager créé par Djivan Minassian et Ibrahim-YvesAmblard en 2010 a pour vocation de proposer le meilleur de l’actualité des réseaux sociaux et de partager des conseils dans un esprit collaboratif et convivial.
  • 23. 23 Applications à tester d’urgence 5 « Le meilleur moyen de sauvegarder des articles, des vidéos et bien plus encore. » Date de création : 2007 Catégorie : Actualités et magazine Prix : Gratuit « Lorsque vous trouvez du contenu que vous voulez consulter plus tard, ajoutez-le à Pocket. 1) Sauvegarder pour plus tard Ajoutez à Pocket des articles, des vidéos et toute autre sorte de contenu. Sauvegardez directement depuis votre navigateur ou depuis des applications telles que Twitter, Flipboard, Pulse et Zite. 2) Afficher lorsque que c’est prêt Tout élément sauvegardé dans Pocket est disponible sur votre téléphone, tablette ou ordinateur. Vous n’avez même pas besoin d’une connexion Internet. Commencer à ajouter dans Pocket, inscrivez-vous, c’est entièrement gratuit ! » « Mangez mieux, faites les bons choix. » Date de création : 2017 Catégorie : Santé et remise en forme Prix : Gratuit « 1) Évaluez la qualité de vos achats : Savez-vous vraiment ce que vous mangez ? Nous oui ! Yuka scanne vos produits et analyse leur impact sur la santé. En un clin d’œil, il déchiffre pour vous les étiquettes : vous visualisez les produits qui sont bons et ceux qu’il vaut mieux éviter. 2) Obtenez des recommandations personnalisées : Lorsque vous scannez un produit qui a un impact négatif sur la santé, Yuka vous recommande un produit équivalent de meilleure qualité. Ainsi, vous continuez à vous faire plaisir tout en mangeant plus sainement ! 3) Découvrez le classement des meilleurs produits : Pour chaque catégorie de produits, Yuka déniche le top des meilleurs produits, toutes marques confondues. Vous pouvez filtrer les enseignes dans lesquelles vous faites vos courses, pour avoir un classement qui vous correspond. » Qu’est-ce que vous attendez pour télécharger Yuka ?
  • 24. 24 « Trouvez les meilleurs pros et artisans près de chez vous. » Date de création : 2016 Catégorie : Lifestyle Prix : Gratuit « DOYOUNO un bon dentiste ? Avec Doyouno, évitez les psychopathes de la roulette, les serruriers braqueurs et les peintres du Dimanche ! Doyouno est un site communautaire qui vous permet de trouver les meilleurs artisans / pros, à côté de chez vous. » Application disponible ici ! « Ô Toulouse : la ville rose en poche. » Date de création : 2017 Catégorie : Lifestyle Prix : Gratuit « L’application Ô Toulouse est un guide mobile collaboratif créé par la startup Talir à Toulouse. Il permet aux habitants et touristes de profiter pleinement de la ville et de ses attractions. Pour les acteurs locaux, tels que les commerces et lieux culturels, c’est un moyen de communiquer efficacement avec les toulousains. » On peut donc retrouver sur cette application tous les lieux indispensables pour sortir, faire du shopping, manger et bien plus encore... Venez vite la découvrir ici ainsi que les lieux incontournables de la vie toulousaine ! « Nous allons vous faire adorer la télé ! » Date de création : 2016 Catégorie : Divertissement Prix : Gratuit « La façon de regarder la télé n’a finalement pas beaucoup évolué depuis 30 ans.Aujourd’hui, Molotov révolutionne la façon dont on accède à la télévision. Avec 34 chaînes dans sa version gratuite, et plus de soixante dix dans sa version étendue pour moins de 10 € par mois, vous regarderez la télévision d’une façon radicalement nouvelle, intelligente, et intuitive. C’est la télévision que vous connaissez, organisée comme vous ne l’avez encore jamais vue. Téléchargez Molotov sur votre ordinateur, smartphone, tablette, Apple TV ou téléviseur connecté. Et installez-vous confortablement. Nous allons vous faire adorer la télévision ! »
  • 26. 26 Projets tuteurés 7 Équipe : PAYET Julien - PERROT Alice [PROJET TUTEURÉ] - Letzlove [PROJET TUTEURÉ] - Concours de courts « C’est à votre tour de jouer ! Vous voulez soutenir Concours de Courts, pour permettre à notre festival de rester gratuit et de continuer à prospérer ? Ça tombe bien, on vient de mettre notre campagne Ulule en ligne ! Nous comptons sur vous pour nous aider à atteindre nos objectifs, un petit pas pour l’homme, un grand pas pour Concours de Courts ! Mathilde vous fait son cours de Concours de Courts pour vous rappeler ce dont il s’agit, et pour participer c’est sur : https://fr.ulule.com/15eme-edition-concours-de-courts/ » Équipe : HUC Martin - KALLOUA Yasmina - MOYA SÁNCHEZ Lina - PÉAULT Elsa - REY Mathilde - TEIXEIRA Nadia - TRONCI Maura
  • 27. 27 [PROJET TUTEURÉ] - Conférence AGCOM « Viens faire la fête pour la bonne cause ! Pour ça le principe est simple : tu achètes ton bracelet à 5€. Ca te permet de profiter de l’Happy Night toute la nuit (1 bière achetée = 1 bière offerte / 1 Jagger acheté = 1 Jagger offert). Et tu fais une bonne action parce que tes 5€ seront directement reversés à l’asso La Chaine de l’Espoir qui vient en aide aux enfants malades du monde entier. Plutôt pas mal comme deal ;) (Et en plus c’est une soirée karaoké si jamais tu as toujours rêvé d’être chanteur ou chanteuse secrètement.) » Équipe : ANDOH Cynthia - MIRAMBEAU Fanny - MTIBAA Mariem [PROJET TUTEURÉ] - La Chaîne de l’Espoir « La #ConfAGCOM c’est fini ! Merci à tous ceux qui étaient présents, à ceux qui ont participé sur les réseaux sociaux, à nos partenaires et aux étudiants du M2 AGCOM pour leur aide. Et surtout un grand merci à nos intervenants, Céline Mas et Thibault Di Maria, d’être venus jusqu’à Toulouse pour animer cette conférence très intéressante et ludique ! Restez à l’affût, prochaine édition de la conférence AGCOM l’année prochaine ! » Équipe : LANOY Morgane - VERDIER Léa - ZAHN Emma
  • 28. 28 [PROJET TUTEURÉ] - Communication M2 AGCOM « [VIDÉO PROMOTIONNELLE] - #DeviensunAGCOM Certains l’attendaient : voici la vidéo de présentation du Master 2 Administration et Gestion de la Communication, à l’université Toulouse I - Capitole réalisée par et pour les étudiants. ---------- #m2agcom #master #ut1capitole #projettuteuré #video #etudiant #promotion #toulouse #occitanie #welovewherewestudy #welovewhatwestudy #deviensunagcom » « [TROMBINOSCOPE] - #DeviensunAGCOM Certains l’attendaient : voici le trombinoscope de la promotion 2017-2018 du Master 2 Administration et Gestion de la Communication, à l’université Toulouse I - Capitole réalisé par les étudiants. ---------- #m2agcom #master #ut1capitole #projettuteuré #trombinosocope #etudiant #promotion #toulouse #occitanie #welovewherewestudy #welovewhatwestudy #deviensunagcom » Équipe : CALVET Bruno - LESPAGNOL Joris - PY Gautier - SANTEIX Stanislas - VIDAL Charline
  • 29. 29 moments à partager 9 Théâtre Garonne Théâtre Capitole Toulouse Trombinoscope Petit-déjeuner Bonne année ! Dior Love Chain Rentrée Conférence AGCOM Facebook : Master 2 AGCOM Instagram : master2agcom
  • 30. Master 2 AGCOM 2017-2018 Réalisé par : CALVET Bruno, LESPAGNOL Joris, PY Gautier, SANTEIX Stanislas et VIDAL Charline