De l’Oxygène pour l’école                      RAPPORT SUR L’ECOLE        DU GROUPE DE TRAVAIL DU GROUPE UMP     Animé par...
Sommaire    I.       Quelle mission pour l’école ?          A. Inventaire des principes idéologiques qui sous-tendent le p...
Groupe de travail sur l’école animé par                 Xavier BRETON, Jean-Frédéric POISSON et Frédéric REISS            ...
Personnalités auditionnées par le Groupe de travail.    Monsieur Luc CHATEL, ancien Ministre de l’Education nationale.    ...
Tables rondes syndicats avec des représentants de                      •   la FSU : Madame Valérie SIPAHIMALANI, Monsieur ...
Introduction       Les socialistes n’ont pas de mots assez durs pour qualifier « la casse » de notresystème scolaire sur l...
l’ambition d’une phase de l’école républicaine, celle d’une performance accrue dusystème éducatif français qui résidera da...
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SYNTHESE DES PROPOSITIONSReconnaître et réaffirmer dans la loi que les parents sont les premiers éducateurs deleurs enfant...
I. Quelle mission pour l’école ?    L’enjeu de ce chapitre est de proposer une vision politique de l’école. Comme l’écritV...
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l’instauration de groupes de niveaux dans les classes ou encore la mise en place defilières différentes mais égales adapté...
La question du numérique        La question du numérique illustre parfaitement cette question épineuse du rapport entreéco...
II. Redonnons à l’école les moyens d’assurer         sa mission.    Les comparaisons internationales qui ont pu être menée...
Reconnaître et réaffirmer dans la loi que les parents sont les premiers éducateurs       de leurs enfants et leur redonner...
recherche, expérimentation et formation initiale et continue des enseignants et       cela au sein des universités.       ...
Donner un vrai statut au directeur d’école, qui lui permette de mettre en œuvre le       projet d’établissement et une vér...
Diffuser les méthodes qui marchent : le programme P.A.R.L.E.R. mis en place dans       les ZEP à Grenoble donne d’excellen...
psychologiques des élèves et répondre aux situations que les professeurs des écoles nepouvaient pas gérer dans le cadre de...
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De l'oxygène pour l'école 26 02 2013

  1. 1. De l’Oxygène pour l’école RAPPORT SUR L’ECOLE DU GROUPE DE TRAVAIL DU GROUPE UMP Animé par Xavier Breton, Jean-Frédéric Poisson et Frédéric Reiss1
  2. 2. Sommaire I. Quelle mission pour l’école ? A. Inventaire des principes idéologiques qui sous-tendent le projet socialiste en matière d’éducation1/ L’égalité comme refus des différences2/ La liberté conçue comme un déracinement3/ L’école au service de la transformation de la société4/ L’élève constructeur du savoir B. Les principes qui devraient fonder une rénovation de notre école.1/ Revenir à la vocation première de l’école.2/ Restaurer la relation parent-enfant-enseignant3/ Octroyer une vraie liberté aux acteurs et valoriser la diversité des talents des élèves etdes réalités territoriales4/ Faire de l’école « un sanctuaire ouvert » II. Redonnons à l’école les moyens d’assurer sa mission. A. Redonnons toute leur place aux familles et leur autorité aux enseignants.1 / Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants2 / L’enseignant doit retrouver toute son autorité3/ Mieux prendre en compte les réalités territoriales B. Libérons les initiatives1 / Poursuivre sur la voie de l’autonomie donnée aux établissements2 / L’évaluation est le corollaire indispensable de l’autonomie C. Deux priorités d’action1 / La lutte contre l’échec et le décrochage scolaire2 / Pour une école toujours plus inclusive2
  3. 3. Groupe de travail sur l’école animé par Xavier BRETON, Jean-Frédéric POISSON et Frédéric REISS Députés membresBenoist APPARU Patrick HETZELJulien AUBERT Valérie LACROUTEJean-Pierre BARBIER Jacques LAMBLINXavier BRETON Bruno LE MAIREJean-Michel COUVE Philippe LE RAYGérald DARMANIN Céleste LETTOlivier DASSAULT Lionel LUCAClaude de GANAY Alain MARCJean-Pierre DECOOL Laurent MARCANGELIVirginie DUBY MULLER Patrice MARTIN-LALANDEDaniel FASQUELLE Dominique NACHURYAnnie GENEVARD Bernard PERRUTGuy GEOFFROY Jean-Frédéric POISSONClaude GOASGUEN Frédéric REISSPhilippe GOSSELIN André SCHNEIDERClaude GREFF Jean-Marie SERMIERMichel HEINRICH Jean-Sébastien VIALATTE3
  4. 4. Personnalités auditionnées par le Groupe de travail. Monsieur Luc CHATEL, ancien Ministre de l’Education nationale. Monsieur Frédéric GUILLAUD, essayiste, ancien directeur des études de l’UMP Madame Anne COFFINIER, Directrice générale de la Fondation pour l’école. Monsieur Laurent BIGORGNE, Directeur de l’Institut Montaigne Monsieur Alain REI, Président du Groupement de défense des idées des directeurs (GDID) Madame Monique SASSIER, Médiatrice de l’Education nationale. Monsieur Eric CHARBONNIER, analyste de lOCDE sur les questions déducation Des représentants des parents d’élèves : o Mme Pascale de LAUZUN, Membre du Conseil national de l’APEL et Monsieur Christophe ABRAHAM, Délégué national de l’ APEL. o Monsieur Jean-Jacques HAZAN, Président de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves des écoles publiques) et Mme Cécile BLANCHARD, Chargée de Mission o Madame Valérie MARTY, Présidente de la Fédération des Parents dElèves de lEnseignement Public (PEEP) et Madame Myriam MENEZ, Secrétaire générale de la Fédération. o Mme Hélène LE MEUR, Responsable du Département « Droit des personnes handicapées » de l’UNAPEI Un représentant de l’ANDEV (Association Nationale des Directeurs Education des Villes), Monsieur Benoît MAQUEDA (Directeur du pôle éducation et petite enfance de la Mairie de Rosny-sous-Bois)4
  5. 5. Tables rondes syndicats avec des représentants de • la FSU : Madame Valérie SIPAHIMALANI, Monsieur Michel FOUQUET, Monsieur Daniel LABAQUERE, Monsieur Pierre GARNIER (SNES, SNEP et SNUipp) • la FAEN : Monsieur Jean-Denis MERLE, SNCL et Madame Céline VIVIER (SNEP) • Monsieur Frédéric SÈVE, Secrétaire général et Madame Chantal DEMONQUE, Secrétaire nationale (Sgen-CFDT) • Monsieur Denis Adam, secrétaire fédéral à l’éducation et Madame Claire KREPPER, secrétaire nationale « Education » du SE-UNSA. • CSEN : Monsieur Pierre FAVRE, SNE-FGAF (premier degré), Monsieur J.C. HALTER Marie-Jeanne PHILIPPE, ancien Recteur de Lille Eric LABAYE, Directeur associé chez McKinsey Claude THELOT, Conseiller maître honoraire à la Cour des comptes Nicole dANGLEJAN, Directrice des politiques et ressources éducatives dApprentis dAuteuil et Madame Priscille GARET, Chargée de mission. Jean-François CHEMAIN, Enseignant l’histoire en ZEP en banlieue lyonnaise, auteur de Kiffe la France5
  6. 6. Introduction Les socialistes n’ont pas de mots assez durs pour qualifier « la casse » de notresystème scolaire sur les 5 dernières années… Peut-on raisonnablement penser qu’il yaurait d’un côté ceux qui aiment l’école et de l’autre ceux qui ne l’aimeraient pas ? Lesdéputés du Groupe UMP qui ont souhaité travailler pendant plusieurs mois sur le sujetde la réforme de d’école s’insurgent devant cette vision manichéenne et souhaitentréaffirmer leur profond attachement à l’école de notre République et la confiance qu’ilsportent à tous les enseignants qui la font vivre. Qu’en est-il vraiment ? Nous avons des moyens statistiques fiables et descomparaisons internationales claires qui nous permettent de sortir du misérabilismeambiant sur ce sujet pour dresser un diagnostic plus nuancé sur l’état de notre école. Qu’en est-il vraiment ? Nous avons des moyens statistiques fiables et descomparaisons internationales claires qui nous permettent de sortir du misérabilismeambiant sur ce sujet pour dresser un diagnostic plus nuancé. La France est 22ème sur 65 en 2009 dans le classement PISA (étude de l’OCDEsur le système éducatif de 65 pays.) : notre pays fait partie d’un peloton, dans lequel denombreux pays sont au coude à coude. 20 pays se retrouvent entre 481 points(Espagne) et 508 (Pays Bas). Notre système scolaire est bon : il a des défauts et nous nepouvons pas nous en contenter, mais l’enjeu est de progresser d’un système qui a desatouts vers l’excellence d’un système qui donne sa chance à chaque enfant. En 2012, 85 % d’une génération a, pour la première fois, atteint le niveau dubaccalauréat et le taux d’accès au diplôme vient d’atteindre un record historique avec77,5 % de bacheliers dans une génération, une progression qui doit beaucoup à la fortehausse du taux d’accès au baccalauréat professionnel, conséquence de l’achèvement dela réforme de cette voie. Après la mise en place de l’école obligatoire par Jules Ferry, nous avons achevé laseconde phase de la massification de l’enseignement, il s’agit maintenant de réussir6
  7. 7. l’ambition d’une phase de l’école républicaine, celle d’une performance accrue dusystème éducatif français qui résidera dans une personnalisation de l’enseignement. En effet, sous l’action conjuguée de la massification scolaire indifférenciée,notamment autour du collège unique, du déclin des valeurs traditionnelles et dedifficultés d’intégration, le public accueilli par l’école s’est métamorphosé, sans quenotre système éducatif n’évolue en conséquence. Le résultat, c’est que dans denombreuses classes de France, il est devenu difficile tout simplement de « faire cours »et qu’un pourcentage d’élèves, qui semble incompressible depuis de trop nombreusesannées, décroche et quitte notre système scolaire sans aucune qualification. Le Groupe UMP souhaite prendre toute sa place dans le débat autour de la futureloi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, c’estla raison pour laquelle un Groupe de travail a été créé, autour de MM Xavier Breton,Jean-Frédéric Poisson et Frédéric Reiss, composé d’une trentaine de Députés, qui ontauditionné de nombreuses personnalités sur le thème de la réforme de l’école. A la suite de ces nombreuses auditions, ils proposent ici une analyse du projet de loirédigé par Vincent Peillon et livrent leur vision pour une rénovation de l’école. Il sembletout d’abord que l’on peut distinguer trois principales faiblesses dans notre système. Ilva falloir les corriger car notre pays ne peut se contenter des résultats moyens qu’ilobtient dans les comparaisons internationales : il en va de l’avenir de notre jeunesse. 1. En premier lieu, le fait que le nombre d’élèves en très grande difficulté et en difficulté stagne sans que l’on parvienne à le faire baisser, et l’importance d’un fort déterminisme social dans la réussite des élèves. Un écart se creuse entre les élèves « très performants » et ceux en très grande difficulté, et la France ne parvient plus à corriger les inégalités de départ. La problématique du décrochage scolaire est telle que 15% des élèves sont en grande difficulté pour l’assimilation des savoirs fondamentaux et on sait qu’environ 10% des établissements concentrent les difficultés alors qu’en 2011, 12% des jeunes âgés de 18 à 24 ans ont quitté le système scolaire sans diplôme ou seulement avec le Brevet des collèges. 2. Les acteurs de l’école sont déboussolés. « On a trop chargé la barque » nous a dit le représentant d’un syndicat d’enseignant, comme si on avait chargé l’école de pallier tous les manquements de la société et des familles. La médiatrice de l’éducation fait le même constat : les gens attendent tellement tout de l’école qu’à la moindre contrariété, ils se mettent en situation de la rejeter violemment. Il est paradoxal de constater comme nous l’ont dit plusieurs intervenants, que, depuis que l’on assigne de plus en plus un rôle et des objectifs socio-politiques à l’école7
  8. 8. notamment en matière de réduction des inégalités, cette dernière est de plus en plus inégalitaire puisque un enfant d’ouvrier a par exemple aujourd’hui 20 fois moins de chance d’intégrer polytechnique qu’avant 1968. 3. Le système est trop centralisateur et il a tendance à étouffer les initiatives. En outre, il ne sait pas prendre en compte la diversité des aspirations et des aptitudes des élèves et de leurs familles. Enfin, une nécessaire autonomie des établissements peine à s’imposer dans le paysage. On ne fait pas assez confiance aux professeurs, alors même que l’on sait que l’ « effet-maître » est primordial dans les performances des élèves et les chefs d’établissements n’ont pas les moyens de mettre les meilleurs professeurs devant les élèves les plus en difficulté. F. Hollande et V. Peillon nous annoncent « une refondation » ce qui devrait setraduire si l’on en croit le dictionnaire, par « une reconstruction des bases et des valeursnouvelles » : rien de tout cela dans le projet de loi tel qu’il est rédigé. Comme le ditNatacha Polony dans le Figaro du 12 octobre dernier: « Trois mois de concertation, descentaines de personnes réunies à la Sorbonne, des débats dans toute la France, et lerésultat est tombé par la voix du président lui-même : plus de devoirs à la maison, plus deredoublements, plus de notes. Et pour ne rien gâcher, retour des IUFM et de lInstitutnational de la recherche pédagogique, qui ont fait « tant de bien » aux professeurs, etrecréation de lInstitut national des programmes, qui a produit des usines à gaz pétriesdidéologie constructiviste. Non, vous nêtes pas en 1990, mais bien en 2012. » Les grandsprincipes fondateurs de notre système ne sont pas remis en cause, en revanche uncertain nombre d’annonces faites par le ministre de l’éducation nationale nousinquiètent. Il est urgent de rendre l’école aux Français, cette dernière doit redevenir cetteinstitution qui rassemble les jeunes Français autour des mêmes repères intellectuels etculturels. Alors que le sentiment d’une école à deux vitesses s’impose de plus en plusdans les esprits, il faut prendre acte de l’échec des excès de certains courantspédagogistes et réfléchir à la notion d’une juste égalité devant le système scolaire pouren tirer toutes les conséquences organisationnelles8
  9. 9. SYNTHESE DES PROPOSITIONSReconnaître et réaffirmer dans la loi que les parents sont les premiers éducateurs deleurs enfants et leur redonner toute leur place au sein de l’école.Mettre en place une formation initiale en alternance avec un véritable coaching desjeunes enseignants par des enseignants expérimentés (pour qui ce tutorat pourraitconstituer une perspective d’évolution de carrière) et dont les résultats sont reconnus etinstaurer une formation continue régulière tout au long de la carrière des enseignants.Poursuivre la revalorisation du statut des enseignants qui passe par la poursuite de larevalorisation salariale, commencée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy et réfléchir àune réforme du statut des enseignants, notamment pour mieux y intégrer lareconnaissance du travail de suivi des élèves.Aller plus loin dans l’autonomie donnée aux établissements : un vrai statut de directeurd’école doit permette de mettre en œuvre un projet d’établissement et une véritablegestion des ressources éducatives. Les enseignants qui choisissent d’enseigner au sein del’établissement doivent adhérer au projet éducatif d’établissement.L’évaluation du système éducatif est essentielle et elle doit être indépendante : il fautrevoir le rôle de l’inspection et séparer les fonctions de conseil et de contrôle que l’ondonnerait à un organisme indépendant qui pourrait mesurer les performances des élèveset non les méthodes utilisées. 100% des élèves doivent savoir lire à l’issue du CE1La liste de toutes les pr opositions détaillées tout au long du r appor t découle de ces 5 axes quisont appar us essentiels pour qui souhaite r éfor mer avec succès notr e système scolair e.9
  10. 10. I. Quelle mission pour l’école ? L’enjeu de ce chapitre est de proposer une vision politique de l’école. Comme l’écritVincent Peillon dans son Rapport pour la refondation de l’école, « la définition de l’école àla française ne relève pas de l’évidence. C’est même un projet politique qui continue àêtre singulier au regard des expériences étrangères. » La réflexion sur la finalité del’école constitue en effet le préalable inconditionnel à toute réforme. Quelles sont les principes idéologiques et anthropologiques qui sous-tendent leprojet du gouvernement ? Quels peuvent être les grands principes proposés parl’opposition pour peser sur cette « refondation » ? A. Inventaire des principes idéologiques qui sous-tendent le projet socialiste en matière d’éducation1/ L’égalité comme refus des différences « Atteindre l’égalité, objectif historiquement au cœur du projet politique scolaire républicain » (Rapport de la concertation sur la refondation de l’école, page 23) L’école est vue par la gauche comme étant prioritairement le lieu durétablissement de l’égalité des chances. L’enjeu de transformisme social tend ainsi àdevenir supérieur à l’enjeu de la transmission des savoirs.10
  11. 11. Or, tout le projet des socialistes repose sur une fausse conception de légalité,selon laquelle toute différence est une discrimination à éradiquer. Au nom de cette conception viciée de l’égalité, on refuse de prendre en compte ladiversité des enfants, de leurs aptitudes et aspirations : Refus de filialisation, Suppression de l’apprentissage à 14 ans, Affirmation quasi dogmatique du collège unique, Maintien de la classe hétérogène (malgré la préconisation par le rapport lui- même de la mise en place de petits groupes de travail pour lutter plus efficacement contre la difficulté scolaire). Il est assez curieux de constater que depuis que l’école s’est assigné pour missionprioritaire la réduction des inégalités, le système scolaire est devenu de plus en plusinégalitaire. Il convient donc de réinterroger cette notion d’égalité. Les disparités et lesdifférences sont-elles un problème en tant que telles ? Quel niveau d’inégalité et dedifférence sommes-nous prêts à accepter ? Comment restaurer une différencecréatrice et proposer aux enfants des filières adaptées à leurs besoins ?2/ La liberté conçue comme un déracinement « Arracher lélève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel » (Entretien de Vincent Peillon avec le journal du dimanche, 1er septembre 2012) L’instauration d’une morale laïque est la mesure emblématique de Vincent Peillon,elle correspond à sa vision de l’école, ainsi qu’il l’a développée dans ses ouvrages ( LaRévolution française n’est pas terminée, ou encore Une religion pour la République : la foilaïque de Ferdinand Buisson). L’Ecole est pour lui l’instrument pour transformer lasociété en éradiquant toute forme de dogme. Elle est le meilleur moyen d’arracher lesenfants à leurs déterminismes, sociaux, culturels, familiaux. Cette volonté d’arracher l’élève correspond à une vision erronée de la liberté. Laliberté n’est pas le refus de tout attachement mais le choix d’un meilleur enracinement.Cette volonté d’éloigner le plus possible les enfants de leurs groupes d’appartenances,permet certes de les soustraire à des oppressions bien connues. Mais elles lesremplacent par d’autres appartenances, en apparences neutres, mais qui savèrent peut-être plus oppressives, quoique à linsu de tous.11
  12. 12. 3/ L’école au service de la transformation de la société « Refonder l’école pour refonder la République » (Rapport de la concertation sur la refondation de l’école, page 23) Avec la lutte contre les stéréotypes, l’instauration d’une morale laïque, ou encorel’éducation sexuelle dès le plus jeune âge, et plus globalement la priorité donnée auxobjectifs socio-politiques (formation citoyenne, lutte contre les inégalités), VincentPeillon fait primer l’éducation sur l’instruction, l’idéologie sur la neutralité. Il est urgent de dépolitiser l’école et de la recentrer sur son rôle primordiald’instruction et de transmission des connaissances. D’autant que cetteinstrumentalisation politique de l’école est incompatible avec les prérogatives desparents qui sont les premiers éducateurs et les premiers responsables de l’éducation deleurs enfants.4/ L’élève constructeur du savoir « Mettre l’enfant au centre du système éducatif » (Célestin Freinet) Si lÉducation nationale persiste à choisir des méthodes « qui ne marchent pas » -comme la méthode semi-globale pour l’apprentissage de la lecture - c’est parce qu’ellen’a toujours pas fait le deuil des idéologies et plus précisément de l’anthropologie qui lessous-tendent. En faisant le choix des méthodes constructivistes, tout le système part de l’enfant,plutôt que de s’appuyer sur la relation entre le professeur et l’élève. Or un enfant ne peutpas construire lui-même son propre savoir. Pour devenir libre, il faut d’abord ne pasl’être : l’enfant doit d’abord accepter l’héritage avant de le transformer ; il doit maîtriserle code avant de l’interpréter. La transmission suppose une inégalité de départ entrel’élève et le maître, sans quoi elle n’a plus de raison d’être. B. Les principes qui devraient fonder une rénovation de notre école.1/ Revenir à la vocation première de l’école Il ne pourra y avoir de réforme cohérente de l’école sans une clarificationpréalable des finalités actuelles. L’école est aujourd’hui débordée par de multiplestâches : préparation à la vie professionnelle, formation citoyenne, activitésparascolaires, éducation affective et sexuelle, etc…12
  13. 13. Face à ces injonctions contradictoires que l’école ne sait et ne peut gérer, il estplus que jamais nécessaire de rappeler la vocation première de l’école qui est latransmission ordonnée du savoir en vue de former l’intelligence et de préparerles élèves à l’usage de leur liberté dans la société. En cela, la notion de socle commun de connaissances et de compétencesintroduite par la loi Fillon de 2005 qui désigne un ensemble de connaissances et decompétences que les élèves doivent maîtriser à lissue de la scolarité obligatoire pourpoursuivre leur formation, construire leur avenir professionnel et réussir leur vie ensociété est une innovation majeure.2/ Restaurer la relation parent-enfant-enseignant On oublie trop souvent que les parents sont les premiers éducateurs de leursenfants. Ce principe figure dans tous les textes de droits nationaux ou internationaux. Réaffirmer ce principe suppose en premier lieu que l’école n’empiète pas sur ledroit des parents. En matière d’éducation à la sexualité par exemple, qui touche auxconvictions les plus intimes, l’intervention de l’Etat n’est pas légitime. Commel’expliquait en son temps Jules Ferry dans sa lettre aux instituteurs : « vous êtesl’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille [...]. Au moment deproposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve àvotre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allezdire. » Il s’agit également de tirer toutes les conséquences de ce principe en matièred’organisation scolaire et de garantir aux parents le droit, reconnu par notreConstitution, de choisir librement l’école de leurs enfants.3/ Octroyer une vraie liberté aux acteurs et valoriser la diversité des talents desélèves et des réalités territoriales Le premier défi qui se pose en matière d’organisation est de passer d’un systèmehypercentralisé qui étouffe les initiatives à un système souple organisé sur le principede la subsidiarité. Ce qui exige d’assurer le respect de la liberté pédagogique desprofesseurs et de la liberté d’initiative des directeurs d’établissement. Le rôle de lacollectivité territoriale dans l’organisation d’une offre scolaire adaptée aux territoiresdoit être réaffirmé. Le deuxième défi est de passer d’une vision égalitariste et uniforme de la réussitedes élèves à une différence créatrice : les différences sont des richesses. Cela passe par13
  14. 14. l’instauration de groupes de niveaux dans les classes ou encore la mise en place defilières différentes mais égales adaptées aux spécificités des élèves.4/ Faire de l’école « un sanctuaire ouvert » La jeune génération grandit dans un monde bouleversé en proie à des mutationsaussi rapides que profondes : passage de l’imprimé aux nouvelles technologies, dématérialisation croissante du monde, défi posé par l’intégration de populations immigrées, accès de plus en plus libre et diversifié au savoir, éclatement et recomposition des familles. C’est un fait, les élèves et la société ont changé. Méconnaître ces évolutions serait uneerreur. Faut-il pour autant, comme le préconise Vincent Peillon dans son rapport, « mettrel’école en harmonie avec les mutations de fond qui touchent notre société » ? Nous ne lepensons pas. En effet, certaines de ces mutations – comme l’accélération du temps et leprésentéisme encouragés par les nouvelles technologies de l’information, l’ultra-sollicitation, le morcellement du savoir ou la remise en cause de l’autorité - ne sont paspropices au développement de la pensée, et donc pas à la construction progressive del’autonomie des élèves. Il s’agit donc de trouver un juste équilibre entre le souci de prendre en compte cesévolutions et la volonté de préserver la mission fondamentale de l’école qui est latransmission du savoir de génération en génération. A nos yeux, l’école doit rester endehors des enjeux économiques, politiques, médiatiques. Elle ne doit en aucun cas céderà la tentation utilitariste pour ne pas devenir une fabrique à employabilités. De même,elle doit être protégée de toute l’instrumentalisation politique pour ne pas devenir unemachine à transformer la société. L’école doit rester ce lieu privilégié de l’apprentissagedu temps long, de la patience, du contact prolongé avec les œuvres, seuls moyens dedévelopper une pensée et d’accéder à la liberté. Comme nous l’a indiqué Claude Thélot, l’école ne doit pas être un reflet de la société,ni se mettre à la remorque de l’économie. Elle doit rester un sanctuaire mais unsanctuaire ouvert, et instaurer notamment une collaboration étroite avec lesfamilles.14
  15. 15. La question du numérique La question du numérique illustre parfaitement cette question épineuse du rapport entreécole et mutations de la société. La technique doit être faite pour l’homme et non l’homme pour la technique. En vertu decette sagesse, la question du numérique doit être intégrée non pas comme une fin mais comme unmoyen, comme un support dont l’école peut apprendre aux élèves à en maîtriser les usages. Dans un monde de plus en plus dématérialisé, il convient de protéger l’école du « toutnumérique » et de réaffirmer la nécessaire confrontation à la matière pour l’apprentissage dessavoirs, de la patience et de l’effort, le développement des sens. Il est en effet scientifiquement prouvé que le texte imprimé permet un niveau deconcentration, de compréhension et de mémorisation bien supérieur à celle de l’écran. On peutégalement se poser la question de la relation élèves-professeurs qui ne doit pas être détournée parl’écran. Enfin, le numérique facilite-t-il la hiérarchisation et la structuration des connaissances ? Il estpermis d’en douter. Pour toutes ces raisons et en vertu du principe de précaution, l’introduction des pédagogiesnumériques doit se faire de manière circonscrite et prudente. Dans cette perspective, le numérique peut être utilisé à profit de manière ciblée pourpersonnaliser certains enseignements comme celui des langues étrangères ou bien maintenir un lienrégulier avec les parents (cahier de texte électronique) ou encore s’adresser à des publicsparticuliers (les élèves handicapées ou les décrocheurs scolaires qui peuvent retrouver motivation etconfiance en eux via les nouvelles technologies). L’école peut aussi être le lieu de l’éducation au numérique et comporter unesensibilisation aux risques d’un usage non raisonné et immodéré des outils numériques. Manque desommeil, nervosité, ultra-sollicitation, zapping, intrusion publicitaire, risque d’addiction sont deseffets bien connus de l’abus de supports électroniques.15
  16. 16. II. Redonnons à l’école les moyens d’assurer sa mission. Les comparaisons internationales qui ont pu être menées ne montrent aucunecorrélation entre l’augmentation des moyens qu’un pays consacre à l’éducation etl’augmentation de l’efficience d’un système éducatif. Pour autant, il existe selon uneobservation de l’OCDE, une corrélation certaine entre performance d’un système etl’autonomie donnée aux établissements, pour peu que cette autonomie s’accompagned’une réelle évaluation (inspection portant sur le résultat et non sur la méthode, mesuredes performances des élèves effectuée par un organisme indépendant). Ce sont les équipes de terrain, et la transmission des bonnes pratiques qui font ladifférence dans les systèmes qui obtiennent les meilleurs résultats. A. Redonnons toute leur place aux familles et leur autorité aux enseignants.1 / Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants Nous sommes persuadés que c’est en ouvrant plus largement l’école aux familles, etparticulièrement celles qui en sont le plus naturellement éloignées, que l’on aidera aumieux les élèves à réussir.16
  17. 17. Reconnaître et réaffirmer dans la loi que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et leur redonner toute leur place au sein de l’école. Des dispositifs comme « La Mallette des parents » qui proposent aux parents qui le souhaitent de se rencontrer en groupe afin de les aider à réinvestir le champ de l’école qui leur fait souvent peur doivent être favorisés. Prévoir une élection départementale tous les 3 ans des représentants des parents d’élèves2 / L’enseignant doit retrouver toute son autorité L’ « effet-maître » est primordial dans la réussite des élèves et il est impératif deredonner toute leur place et leur autorité aux enseignants. Les pays qui possèdent lessystèmes éducatifs les plus performants ont réussi à combiner les bons processus desélection et de formation, afin attirer les meilleurs étudiants vers le métier d’enseignant.Ils cultivent également une image prestigieuse du métier d’enseignant auxquels ilsoffrent, en début de carrière, des rémunérations compétitives. Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, la moitié des économies réalisées par le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux ont été réaffectées à l’augmentation du salaire des jeunes professeurs qui a atteint, l’année dernière, 2000€ brut par an. Il convient de continuer dans cette voie. La nouvelle majorité se lie les mains en embauchant 60 000 enseignants supplémentaires, alors que les crédits qui sont consacrés à ces nouvelles embauches devraient plutôt servir à améliorer la condition des enseignants, notamment des professeurs des écoles. Prévoir un concours qui permette de déceler la motivation et les « vocations », mieux vaut un jeune motivé qui va se former plutôt qu’un étudiant qui finit par choisir cette voie par défaut, un pré-recrutement doit pouvoir être mis en œuvre, même s’il ne doit pas forcement être le seul moyen d’accès au métier Mettre en place une formation initiale en alternance avec un véritable coaching des jeunes enseignants par des enseignants expérimentés (pour qui ce tutorat pourrait constituer une perspective d’évolution de carrière) et dont les résultats sont reconnus et instaurer une formation continue régulière tout au long de la carrière des enseignants Favoriser la recherche sur l’éducation afin de diffuser les bonnes pratiques (cognisciences, économie de l’éducation, etc.), cette voie pouvant constituer une perspective de carrière pour les professeurs expérimentés. Le Haut conseil de l’Education rappelle d’ailleurs qu’il est important d’assurer un lien étroit entre17
  18. 18. recherche, expérimentation et formation initiale et continue des enseignants et cela au sein des universités. Les enseignants doivent avoir les mêmes droits qu’ils exercent à l’école publique ou dans le privé sous contrat.3/ Mieux prendre en compte les réalités territoriales Créer des regroupements scolaires. La taille critique nécessaire au bon fonctionnement de l’école primaire ne peut être éludée. La qualité de l’enseignement, si elle résulte avant toute chose de celle du geste pédagogique, dépend pour une grande part de l’organisation de l’action collective et de ses conditions d’exercice. Le regroupement scolaire serait à créer par convention entre l’autorité académique et la (ou les) commune (s) ou intercommunalité (s) concernée (s) après avis du conseil académique de l’Éducation nationale. Le motif principal du regroupement a vocation à être pédagogique, l’objectif suprême restant l’amélioration des apprentissages. Un décret donnerait une définition des regroupements scolaires et surtout conditionnerait leur existence à la volonté de mettre en œuvre un projet éducatif commun : pas de projet, pas de regroupement. Gérer la problématique des rythmes scolaires au niveau local, notamment autour d’une contractualisation. B. Libérons les initiatives C’est la mise en œuvre du principe de subsidiarité qui permettra de redonner touteleur place aux enseignants : ils sont les mieux à même d’adapter leur pédagogie auxréalités qu’ils rencontrent. Il faut donc aller plus loin dans la nécessaire autonomie àdonner aux établissements autour d’un chef d’établissement avec un vrai statut.1 / Poursuivre sur la voie de l’autonomie donnée aux établissements Création d’un projet éducatif d’établissement signé par les parents, les professeurs, les élèves et les représentants des collectivités territoriales.18
  19. 19. Donner un vrai statut au directeur d’école, qui lui permette de mettre en œuvre le projet d’établissement et une véritable gestion des ressources éducatives. Les enseignants qui choisissent d’enseigner au sein de l’établissement doivent adhérer au projet éducatif d’établissement.2 / L’évaluation est le corollaire indispensable de l’autonomie Cette autonomie n’est constructive et n’assure une réelle égalité de tous devant leservice public de l’enseignement que si elle est évaluée et contrôlée. Revoir le rôle de l’inspection : séparer les fonctions de conseil et de contrôle que l’on donnerait à un organisme indépendant qui pourrait mesurer les performances des élèves. 100% des élèves doivent savoir lire à l’issue du CE1. Pour donner corps au principe de la liberté pédagogique inscrit dans la loi d’avril 2005, l’inspection devrait porter d’abord sur le résultat et sur les méthodes seulement en second. Assouplir encore la carte scolaire afin de permettre aux parents de choisir l’établissement dans lequel ils souhaitent inscrire leur enfant. C. Deux priorités d’action Deux priorités se font jour et nous avons la conviction avec beaucoup d’experts,qu’il est possible d’avancer, à moyens constants.1 / La lutte contre l’échec et le décrochage scolaire Les moyens doivent être concentrés sur les élèves qui sont en difficulté, tous lesélèves doivent savoir lire, écrire et compter à l’issue du CE1 et, ce qui en est biensouvent la conséquence, aucun jeune ne doit sortir du système scolaire sans aucunequalification. Il existe un consensus sur la priorité qui doit être donnée à l’école primaire etl’acquisition des fondamentaux autour d’un socle commun simplifié. Recentrer le socle commun de connaissances sur les fondamentaux. L’acquisition du socle doit être évaluée, comme le rappelle le Haut Conseil de l’Education dans son avis sur le Projet de loi.19
  20. 20. Diffuser les méthodes qui marchent : le programme P.A.R.L.E.R. mis en place dans les ZEP à Grenoble donne d’excellents résultats. Comme le détaille l’Institut Montaigne, ce programme montre que les recherches donnent toujours les mêmes résultats sur : o les compétences à travailler de façon prioritaire : la phonologie, le code alphabétique et la compréhension des textes ; o la façon de travailler la plus performante : une approche structurée et le travail en petits groupes de niveaux homogènes. Créer des « jardins d’éveil » adaptés pour les enfants de moins de 3 ans en particulier dans les zones les plus défavorisées. La scolarisation précoce n’est pas une solution, ses bienfaits sont sujets à polémique chez les professionnels de l’enfance. Concernant l’absentéisme scolaire, remettre en place un dispositif qui permette de responsabiliser les parents. En effet, l’absentéisme est souvent le premier pas vers le décrochage scolaire. La loi Ciotti avait créé un dispositif gradué et proportionné pour alerter, accompagner, et le cas échéant, sanctionner par la suspension des allocations familiales, les parents dont les enfants auraient été absents à l’école de manière répétée et non justifiée. Pour les décrocheurs scolaires : mettre en place dans les classes un binôme composé d’un maître et d’un éducateur. L’expérience menée par la Fondation d’Auteuil, a montré que pour les élèves présentant des difficultés d’apprentissage liées à une précarité sociale, il était nécessaire de doubler la compétence : l’une scolaire/ enseignante, l’autre éducative. La présence de l’éducateur permet notamment d’instaurer des travaux en petits groupes et permettre au reste de la classe d’avancer.2 / Pour une école toujours plus inclusive Depuis la loi de 2005, beaucoup a été fait pour favoriser l’accueil des élèves ensituation de handicap. Jamais un gouvernement n’avait fait autant que le précédentGouvernement, en faveur des enfants handicapés : en 2012, 214 000 enfants handicapésétaient accueillis à l’école, soit 60% de plus qu’en 2005. La qualité de l’accompagnement de ces enfants s’est améliorée, avec des personnelsplus qualifiés, et mieux considérés. Cela s’est accompagné d’un mouvement deréintégration du traitement de la difficulté, voire de la très grande difficulté au sein desclasses par les enseignants. En effet, l’action des RASED a été réinvestie spécifiquementpour intervenir sur les plus graves difficultés dapprentissage comportementales et20
  21. 21. psychologiques des élèves et répondre aux situations que les professeurs des écoles nepouvaient pas gérer dans le cadre des dispositifs daide personnalisée. Il faut continuer à toujours mieux articuler l’aide personnalisée et l’aide spécialisée,en focalisant l’aide spécialisée sur les difficultés graves et persistantes et de maintenirune école inclusive sans surcharger les interventions extérieures. L’aide personnaliséemise en place en 2008 a permis aux enseignants affectés dans les classes de traiter eux-mêmes, en prolongement de la classe, un certain nombre de difficultés d’apprentissagequ’ils ne pouvaient auparavant prendre en charge efficacement, et ceci à raison de 2hpar semaine. Maintenir une aide personnalisée prise en charge par les enseignants en petits groupes, à raison de 2 heures par semaine. Réfléchir à une solution pérenne pour les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) La formation initiale des enseignants doit intégrer la question du handicap Mettre en place dans chaque rectorat, un professionnel référent qui puisse répondre aux enseignants accueillant dans leur classe, un enfant handicapé.21

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