Rafael del Moral UNIVERSITÉ DE BRETAGNE-SUD LE DICTIONNAIRE DES CHAMPS SÉMANTIQUES DANS LA TRADITION DE LA LANGUE ESPAGNOLE
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DANS LA TRADITION DE LA LANGUE ESPAGNOLE 
UNIVERSITÉ DE BRETAGNE-SUD 
Rafael de...
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- Et Manuel Alvar Ezquerra, qui a dirigé un groupe de lexicologues qui ont construit le Diccionario ideoló...
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rationnelle à plus de deux cents mille mots et expres- sions. Ces champs, en même temps, sont classés par des catégorie...
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Qu’est-ce que nous faisons, alors, avec les neuf autres parties de notre patrimoine lexique ? Pouvons- nou...
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Ferdinand de Saussure a expliqué le signe linguis- tique comme l’union intime d’un signifiant et un signi- fié. Comme l...
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dillo, montado, pepito, sándwich et hamburguesa, et nous ajouterons que l’espagnol familier a introduit le...
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Imaginons maintenant que nous avons une magni- fique collection de 85.000 pièces de monnaies. Comme elles ont toutes le...
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Et bien, cette logique habillée de sens qui est appli- quée pour les pièces de monnaies dans les classe- m...
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Quelles sont les langues qui ont déjà cette énorme armoire avec des étagères et de petits tiroirs pour con- server de ...
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plus tard popularisé comme Vocabulaire immortel ou Trésor d’Amara. Aujourd’hui il fait partie de la bibli...
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Le lexique de la langue française fut organisé par une équipe de lexicologues dirigés par Daniel Péchoin. Les travaux ...
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Casares n’ose pas aller aussi loin qu’il aurait dû. Ses classifications, ses étagères, ses tiroirs, reste...
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A l’époque, au courant de l’automne 1995, j’ai pro- posé à mes éditeurs l’élaboration d’un modeste dic- tionnaire des ...
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C’est pour cela que j’ai dû concevoir l’univers de la lexicographie onomasiologique. Et Dieu sait que j’a...
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Chacune de ces huit parties contiennent dix chapitres pour leur développement. 
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mots voisins ou proches. Nous retrouvons, en défini-tive, 
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Nariz, coloquial: napias, trompa, trufa, picota, 
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même expression serait au Mexique «ya mero», et dans la République Dominicaine «de una vez…» 
Il est certain que la la...
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Moliner, n’était pas décrite de façon conceptuelle comme dans le Thesaurus de Roget. 
Le Atlas léxico de ...
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Diccionarios españoles de campos semánticos. Historia, evolución y valoración.

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  1. 1. Rafael del Moral UNIVERSITÉ DE BRETAGNE-SUD LE DICTIONNAIRE DES CHAMPS SÉMANTIQUES DANS LA TRADITION DE LA LANGUE ESPAGNOLE
  2. 2. 2 LE DICTIONNAIRE DES CHAMPS SÉMANTIQUES DANS LA TRADITION DE LA LANGUE ESPAGNOLE UNIVERSITÉ DE BRETAGNE-SUD Rafael del Moral Le 16 novembre 2010 Chers collègues, chers amis, Ce n’est pas très normal d’écouter un auteur parler de son oeuvre. Cela, comprenez moi, n’est pas évident. J’avoue que cette fois-ci je ne peux pas y échapper. Le thème et les circonstances l’exigent. Je vous prie de bien vouloir excuser mon audace. Ma contribution dans ce domaine du lexique, mon mérite, si l’on peut dire, est celui d’avoir fait un clas- sement des mots et expressions de ma langue, l’espagnol. Les lexicologues qui ont fait cette sorte de dictionnaire avant moi sont les suivants : - Julio Casares et son Diccionario Ideológico. Ce classement date de la moitié du siècle passé. - María Moliner et son Diccionario de uso de la lengua española, bien que ce classement de mots soit très particulier et secondaire dans l’ensemble de l’information. - Fernando Corripio et son Diccionario de ideas afines. Présenté en ordre alphabétique.
  3. 3. Página 3 de 21 - Et Manuel Alvar Ezquerra, qui a dirigé un groupe de lexicologues qui ont construit le Diccionario ideológico Vox. Seul le Dictionnaire Vox a un classement idéolo- gique pur, mais il ne contient pas une grande quan- tité de mots, et il ne contient pas d’expressions. Le renouvellement que j’ai voulu faire dans mon Atlas léxico tient compte de : 1. Un classement logique, idéologique ou pu- rement analogique, et non alphabétique. 2. La possibilité de différencier entre les mots disparus, les mots sans usage, ceux qui sont en vigueur et ceux qui viennent de s’incorporer à notre langue procédant de l’anglais, d’autres langues ou de l’invention des locuteurs. 3. La possibilité de consulter les mots régionaux de la péninsule et ceux des pays hispano- phones d’Amérique. 4. La possibilité de distinguer entre les mots sa- vants et les familiaux, et même les mots vul- gaires. Pendant mes années de travail, une quinzaine peut-être, j’ai voulu donner une place sémantique et
  4. 4. 4 rationnelle à plus de deux cents mille mots et expres- sions. Ces champs, en même temps, sont classés par des catégories et sous-catégories avec un objectif clair : combler les besoins sémantiques, c'est-à-dire, la nécessité de donner un nom à tout ce qui est autour de nous, matériel ou spirituel, concret ou abstrait. Cette collection de mots classés a reçu un nom de la tradition lexicographique espagnole, Diccionario ideológico, et un surnom innovateur: Atlas léxico de la lengua española. ----- Les dictionnaires les plus importants en langue es- pagnole contiennent aux alentours de cents mille mots. Dix fois plus que les besoins dans les meilleurs des cas. La vie quotidienne se contente de quelques trois mille mots ; l’étudiant universitaire peut doubler le chiffre, et l’écrivain le plus érudit, disons Cervantes ou Quevedo, peuvent aller jusqu’à dix mille.
  5. 5. Página 5 de 21 Qu’est-ce que nous faisons, alors, avec les neuf autres parties de notre patrimoine lexique ? Pouvons- nous les collectionner en ordre alphabétique pour sentir avec fierté notre richesse inutile? Devons-nous les réserver pour les grandes occasions, pour les cé- rémonies, pour les solennités même si à ce moment- là, surpris par l’événement, nous ne soyons pas ca- pables de les localiser, de nous en souvenir? Nous savons tous que la majorité des mots d’un dictionnaire ne sont pas strictement nécessaires. Sans les cultiver, sans les récolter, notre trésor lexique est destiné à disparaître pour les futures générations. Nous constatons déjà une détérioration progressive des formules, une détérioration de richesse lexique. Cette perte ne peut être remplacée que par un effort intellectuel, un soin permanent. Sans les précautions nécessaires, sans la semence, la culture et la récolte, les générations qui nous suivent, peu intéressées par cette sorte bizarre de richesse, oublieront l’héritage et ne s’inquiéteront pas si le temps leur donne sépulture.
  6. 6. 6 Ferdinand de Saussure a expliqué le signe linguis- tique comme l’union intime d’un signifiant et un signi- fié. Comme le signe linguistique est arbitraire, nous avons besoin d’un répertoire semasiologique, c'est-à- dire, du dictionnaire normatif, le traditionnel, de celui qui nous permet de chercher un mot ou signifiant et choisir, parmi les acceptions, un signifié. Ces diction- naires normatifs ou traditionnels aussi appelés sema- siologiques offrent, donc, des signifiants alphabétisés, suivis des correspondants signifiés. Les dictionnaires qui font le contraire, c'est-à-dire, les onomasiologiques, permettent de trouver des si- gnifiants pour un signifié. Ils sont, à ma connaissance, aussi nécessaires que les autres, mais incompréhensi- blement oubliés. Voyons un exemple, et permettez-moi que je le donne en espagnol. Si le mot emparedado est défini dans un diction- naire semasiologique comme « porción pequeña de jamón u otra vianda entre dos rebanadas de pan de molde » (petite portion de viande entre deux tranches de pain), le dictionnaire onomasiologique, lui, avec un regard inverse nous montrera les signifiés qui parta- gent l’espace sémantique d’une tranche de pain avec un morceau de viande. Nous trouverons, donc: boca-
  7. 7. Página 7 de 21 dillo, montado, pepito, sándwich et hamburguesa, et nous ajouterons que l’espagnol familier a introduit le mot bocata, c’est à dire, un sandwich fait avec la moi- tié d’une baguette et bien garni de viande, qui sert comme repas aux ouvriers. Pour bien remplir notre espace lexique, nous devons ajouter qu’en Argentine on dit choripán, au Mexique torta, au Pérou butifarra, y en Uruguay refuerzo. Le parcours ne peut pas encore finir parce qu’il faudrait introduire le populaire perrito caliente, appelé pancho en Argentine, hot dog eau Chili et au Mexique, et franfurter en Uruguay. Voisins avec ces mots nous en trouvons d’autres, et je conti- nue à citer mon Atlas léxico, qui possèdent une signi- fication dans laquelle le morceau de viande n’est ac- compagné qu’avec une seule tranche de pain : tosta- da, tostón, untada, sopa, sopetón · rebanada, melada, pringada, pampringada · picatoste, remojón et torrija. Et encore il ne faudrait pas oublier le tout petit sand- wich que, avec un tendre déplacement métaphorique, nous appelons de manière familiale bikini, mais aussi, de façon plus élégante, canapé et medianoche. Cette même tranche de pain avec quelque chose est appelé saladito en Argentine et Uruguay, et pasapalo au Ve- nezuela. Si nous voulons bien remplir le champ sé- mantique, touchant un peu les frontières, il faut ajou- ter le mot empanada.
  8. 8. 8 Imaginons maintenant que nous avons une magni- fique collection de 85.000 pièces de monnaies. Comme elles ont toutes leur nom, nous les rangeons en ordre alphabétique. Puis, nous nous reposons tranquilles dans la croyance d’avoir achevé un travail excellent. Un raisonnement plus logique nous laisse voir que nous n’avons pas travaillé pour le mieux. Un critère historique ou géographique semblerait bien plus utile.
  9. 9. Página 9 de 21 Et bien, cette logique habillée de sens qui est appli- quée pour les pièces de monnaies dans les classe- ments numismatiques, cette logique qui s’applique aux tableaux d’art dans les pinacothèques et dans un atelier mécanique aux outils, est, par contre, éclipsée, et presque méprisée par la tradition semasiologique, en général la seule qui rende service à l’étudiant. Les langues qui ont consolidé leur propriété, leur fortune lexique dans un dictionnaire semasiologique sont nombreuses. Mais seulement quelques unes ajoutent le dictionnaire onomasiologique, c’est-à-dire, le classement capable de photographier, de cons- truire, de classer les mots et les expressions, notre pa- trimoine lexique, comme dans un énorme musée, en champs sémantiques.
  10. 10. 10 Quelles sont les langues qui ont déjà cette énorme armoire avec des étagères et de petits tiroirs pour con- server de façon aussi élégante qu’utile leur lexique? La première, il fallait s’y attendre, est le grec. L’auteur, un grammairien helléniste né à Nauratis, en Egypte. Son nom, Julius Pollux. Son époque, le deuxième siècle. Son diction- naire s’appelle Onomasticon, c’est à dire, livre pour donner un nom aux choses. Passons à la seconde langue qui s’est dotée de ce répertoire. Un moine bouddhiste, Amhara Simha, a travaillé vers l’année 375 pour donner au sanscrit un dictionnaire analogique. En construisant son vocabu- laire il avait l’intention d’aider pour actualiser un mot, et aussi placer dans la mémoire perpétuelle les mots oubliés. Il appela son traité Amara Kosha,
  11. 11. Página 11 de 21 plus tard popularisé comme Vocabulaire immortel ou Trésor d’Amara. Aujourd’hui il fait partie de la biblio- graphie de référence obligée dans les traités de philo- logie indo-aryenne. Et la troisième langue, moderne cette fois, qui gar- dé son lexique dans des tiroirs ordonnés, c’est l’anglais. La langue anglaise a ce privilège depuis 1852. A l’époque, Peter Mark Roget, un médecin intéressé par la linguistique, ou peut-être un linguiste qui avait travaillé comme médecin, construit un classement ex- traordinaire. Il ne savait pas encore que l’anglais allait devenir la langue la plus étudiée du monde. Et son dic- tionnaire, le plus consulté. Il est connu comme The- saurus de Roget, ou simplement le Roget. Le médecin lexicologue fait les fondations, enrichit les bâtiments, réveille l’intérêt, et aimante l’attraction. Il a fallu un siècle pour que les lexicologues non an- glophones commencent à s’y intéresser. Cela a commencé par la langue portugaise. En 1952 Carlos Spitzer classe les mots de la langue portu- gaise inspiré dans l’action de Roget. Il appela son livre Dictionnaire analo- gique, qui est aussi la racine préférée en français.
  12. 12. 12 Le lexique de la langue française fut organisé par une équipe de lexicologues dirigés par Daniel Péchoin. Les travaux s’inspirent du classement de Roget. Ils en- richissent et élargissent les champs et appellent le dic- tionnaire Thesaurus. Ce sont les éditions Larousse qui le publient. Une décennie d’années plus tard, les édi- teurs changent le titre pour celui-ci : Le dictionnaire analogique de la langue française. Dans cette nouvelle édition le classement abandonne la logique des idées pour revenir à l’ordre alphabétique des 998 champs qu’il contemple. Personne ne s’intéresse au lexique de la langue es- pagnole jusqu'aux efforts de l’académicien Julio Ca- sares. C’était l’année 1942. Casares propose à ses col- lègues académiciens l’élaboration en équipe d’un dic- tionnaire de champs sémantiques inspiré dans l’action de Roget, mais ils semblent ne pas approuver ses idées. Il se propose alors de travailler en solitaire. Connaissant les réticences des usagers espagnols, Ca- sares renonce à la structure de Roget et classe les mots sans hiérarchie. Son dictionnaire est composé de quelques deux mille hyperonymes classés en ordre alphabétique qui contiennent des listes de mots, plus ou moins extensives, avec des synonymes et d’autres analogies.
  13. 13. Página 13 de 21 Casares n’ose pas aller aussi loin qu’il aurait dû. Ses classifications, ses étagères, ses tiroirs, restent à mi- chemin, en effort interrompu. L’Université madrilène ignorait les principes classi- ficatoires de Roget. Les étudiants des années 1970 se servaient du dictionnaire semasiologique de l’Académie espagnole; et les étudiants des années 1980 du dictionnaire de Maria Moliner, une lexico- logue exceptionnelle, peut être comparable à Emile Littré en France par l’ampleur d’un travail sans équipe. A l’époque, le Diccionario de Uso de María Moliner entre en compétition avec l’Académie. Par ailleurs, peu d’étudiants et même de professeurs, connaissaient à l’époque le recueil de Roget et sa contribution à la lexicographie moderne. Peu d’étudiants et de professeurs savaient que les pages du Thesaurus ouvraient les portes à tout un univers de mots, voix-guide comme les galaxies, pleines de constellations, en même temps enrichies avec des mots-étoiles qui fonctionnent comme hyperonymes, et des milliers d’autres mots de champ significatif plus réduit. Tout cela je l’avais ressenti lorsque j’ai connu le recueil de Roget en 1994.
  14. 14. 14 A l’époque, au courant de l’automne 1995, j’ai pro- posé à mes éditeurs l’élaboration d’un modeste dic- tionnaire des mots classés en champs sémantiques. Mon objectif, faciliter l'apprentissage d’étudiants étrangers à la recherche de notre lexique populaire et savant. C’est avec cet élan que quatre ans plus tard, en 1999, est né mon Diccionario temático del espa- ñol. La racine thématique avait déjà été employée dans un dictionnaire russe. Le classement, précurseur de L’Atlas léxico, offre 60.000 mots et expressions. La vie du livre réveille immédiate- ment l’intérêt d’un secteur des enthousiastes qui m’animent à aller plus loin. Quelques mois plus tard je me mets à réviser, à ajou- ter, à classer et à reclasser en construisant mes champs des mots à la façon qu’un collection- neur donne les places à ses varié- tés de papillons. Il est certain qu’avec un regard éloigné on peut trouver des normes pour l’élaboration d’un diction- naire des champs sémantiques. La pratique, c’est cela que j’ai ressenti, les annule. Le lexique s’accroît en fonction de nos besoins, et ceux-ci ne sont pas du tout mathématiques. Ils tiennent plus de l’intuition que des sciences.
  15. 15. Página 15 de 21 C’est pour cela que j’ai dû concevoir l’univers de la lexicographie onomasiologique. Et Dieu sait que j’ai cherché des principes comme un pèlerin adepte d’un sain ingrat. Et tous les amis lexicographes qui se sont croisés dans mon chemin (Concha Maldonado, Marisol Palés, Ignacio Bosque, Celia Villar…) m’ont fait cadeau de leurs idées, même pour les plus modestes classe- ments. Ce n’est pas à moi de dire quel en a été le résultat. Je crois, par ailleurs, que l’apport le plus important est, peut-être, celui des catégories, de la hiérarchie des mots, les dépendances. Le Thesaurus de Roget s’organise en six parties et un millier de champs sémantiques. Dans chacun coha- bitent toutes les catégories grammaticales. L’Atlas léxico en huit parties qui contiennent en tout 1.600 champs sémantiques. Ceux-ci sont purs en catégories, particulièrement les noms, les verbes et les adjectifs. La première hiérarchie conçoit trois parties, comme dans le Trésor d’Amara. L’une dédiée à l’ordre de la nature et ses principes. L’autre est pour l’homme, tant la dimension matérielle que la spirituelle. Et la troi- sième pour la vie des hommes entre eux : société, ac- tivités économiques, communication, art, loisirs…
  16. 16. 16 Chacune de ces huit parties contiennent dix chapitres pour leur développement. Et on arrive ainsi aux niveaux qui concernent l’apport de ce dictionnaire, les 1.600 champs séman- tiques. Chacun de ces champs englobent une collec- tion de mots de la même catégorie grammaticale. A l’intérieur, de petites parcelles, quelques 20.000, qui sont des mots très proches des plus petits champs, presque des synonymes.
  17. 17. Página 17 de 21 1600 campos semánticos Desarrollo del capítulo 63 en 37 campos semánticos 14 Atlas léxico de la lengua española 63.01 economía 63.02 políticas económicas 63.03 situaciones económicas 63.04 cifras económicas 63.05 negocio 63.06 capital 63.07 dinero 63.08 dinero y valores 63.09 dinero y documentos 63.10 dinero y objetos 63.11 moneda 63.12 ingreso 63.13 pago 63.14 crédito 63.15 empresario 63.16 comerciante 63.17 cliente 63.18 cobrador 63.19 establecimiento comercial 63.20 publicidad 63.21 caro 63.22 barato 63.23 rico 63.24 pobre 63.25 enriquecerse 63.26 empobrecerse 63.27 tener 63.28 no tener 63.29 comprar 63.30 vender 63.31 ahorrar 63.32 gastar 63.33 pedir 63.34 prestar 63.35 pagar 63.36 cobrar 63.37 negociar Nous pouvons aussi faire un parcours à l’inverse. Le mot esfenoides (sphénoïde), se trouve entre etmoides et vómer (ethmoïde et vomer), précédés d’un brève apport sémantique: huesos (os). La petite liste des mots est en dépendance hiérarchique de l’hyperonyme nariz (nez). Le compartiment appartient à l’épigraphe 30.02, cabeza (tête). Cette épigraphe fait partie du chapitre 30, anatomía (anatomie), et le cha-pitre 30 à la partie 3, cuerpo humano (corps humain). C’est à dire que le mot esfenoides est défini par les hyperonymes cuerpo humano (corps humain), ana-tomía (anatomie), cabeza (tête), nariz (nez) y hueso (os), qui en même temps servent à définir d’autres
  18. 18. 18 mots voisins ou proches. Nous retrouvons, en défini-tive, la même définition que dans un dictionnaire se-masiologique: hueso de la nariz perteneciente a la anatomía del cuerpo (os du nez appartenant à l’anatomie du corps). campo semántico 63.07 15 Atlas léxico de la lengua española 63.07 dinero, América: plata - dinero en efectivo, dinero contante - el que al cobrar se reintegra para ajustar la cuenta: vuelta, América: vuelto - dineral, dinerada, dineralada, ANT dinarada, doblonada, SAL Y ZAM canchal, CHILE platal, platada, MÉX billetiza, feria - dinero suelto, ARG suelto, moneditas, más chico, ARG Y UR chirolas, CHILE Y VEN sencillo, MÉX morralla - billete · fajo de billetes, ARG fangote, CHILE turro, MÉX Y VEN paca, UR Y VEN faco - moneda, DESUS argén, argent, ANT cumquibus COLOQUIAL: — pasta · cuartos, parné, perras, tela, trigo, lana, oro, plata · peculio, pecunia, pella, viruta · contante y sonante · pastón, pasta gansa, potosí, ARG toco de guita, fangote de guita, VEN realero — calderilla, cuatro cuartos, ARG Y CHILE una chaucha, COL lupia — chatarra, níquel, china, guita, monis, mosca, vil metal, china, chipe, din, luz, moni, monises, morusa, mosca, numo, talega, ARG Y UR mangos, MÉX lana, feria, varos, VEN reales, cobres, billuyo — neto: limpio de polvo y paja — antiguas pesetas: calandrias, calas, candongas, castañas, cucas, chuchas, leandras, leas, lúas, pelas, petas, lumas, púas, rubias, las del ala — antiguos duros: bolos, machacantes, machos, pavos, tejos — billete: talego, pápiro, sábana, verderón, de los grandes — sin dinero: a ruche, a dos velas, en blanca, sin blanca, sin un chavo, en las últimas, a la cuarta pregunta
  19. 19. Página 19 de 21 esfenoide 16 Atlas léxico de la lengua española Nariz, coloquial: napias, trompa, trufa, picota, narigón, narizota, naricilla, narigueta, nariguilla, naso — PARTES: ala o aleta, cornete, caballete, fosas nasales, orificio nasal o coana, narina, lóbulo, pituitaria, cornete, silla turca, membrana pituitaria, ventana — HUESOS: tabique nasal, etmoide, esfenoide, vómer — AÑADIDO EVENTUAL: mucosa, vegetaciones, mucosidad, moquita, mocarrera, moco o coloquial: velas Consulta onomasiológica: Consulta semasiológica: 3 CUERPO HUMANO 30 Anatomía … 30.02 Cabeza … - Huesos Lectura: Hueso de la nariz, parte de la cabeza, en la anatomía del cuerpo humano A quoi d’autre peut servir une disposition de mots à la façon d’un Atlas du lexique? Et bien, dans ce dic-tionnaire nous pouvons découvrir les frontières entre les mots, choisir le terme qui nous convient le mieux, renouveler le mot que nous avons connu et oublié, ou bien tomber sur un nouveaux terme dont nous igno-rions l’existence. De même, un locuteur d’Argentine peut chercher comment on dit pollera (jupe) à Madrid, et un espagnol chercher comment un argentin dirait en un periquete. Quels sont les hispanophones qui savent que «de ahora para ahorita» veut dire rapidement, sauf les cubains? Et bien, il est plus difficile de savoir que la
  20. 20. 20 même expression serait au Mexique «ya mero», et dans la République Dominicaine «de una vez…» Il est certain que la langue écrite, assez homogène, emploierait le terme adolescencia (adolescence), y non «edad del pavo» (âge bête), mais à Cuba on pour- rait dire edad de la punzada, ainsiqu’au Mexique, mais à El Salvador il faudrait employer «edad del chucho». De même, argentins, boliviens et uruguayen nomment “pive” al muchacho (garçon), et à Cuba “chamaco”. Les espagnols nous ne savons pas ce que veut dire «agarrar un agua» (prendre une eau en traduction lit- térale). On pourrait croire qu’il a beaucoup plu, mais les cubains ne savent pas non plus que la même idée peut être exprimée à Séville ou Barcelone comme «pil- lar una tranca» («être rond», en français populaire), et à Santiago de Chile «entrar agua al bote» ou bien, avec plus d’humour, «quedar como piojo», littérale- ment «rester comme un pou». Les langues du monde qui ont le privilège d’avoir une étude sémantique, idéologique, conceptuelle ou thématique de leur vocabulaire ne sont pas très nom- breuses. La langue espagnole, touchée par les listes de Julio Casares, protégée dans les catalogues de María
  21. 21. Página 21 de 21 Moliner, n’était pas décrite de façon conceptuelle comme dans le Thesaurus de Roget. Le Atlas léxico de la lengua española est né il y a à peine un an pour servir comme fichier des idées, clas- seur des mots de notre patrimoine lexique actif, de celui qui est connu mais pas employé, et de celui qui a voyagé dans les vastes domaines de la langue espa- gnole. Ce recueil doit avoir confiance en lui-même, dans sa propre structure. Et servir comme répertoire sema- siologique et aussi, et surtout, comme dictionnaire onomasiologique. J’ai voulu que ce soit un instrument de travail utile et agréable, généreux à offrir et accueillant à recevoir, et qu’il rende service aux centaines de millions d’hispanophones répandus par le monde, et, si cela est possible, qu’il se prolonge perméable et fortuné à travers le temps. Rafael del Moral

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