Maupassant et les prostituées 2
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×
 

Maupassant et les prostituées 2

on

  • 1,296 vues

 

Statistiques

Vues

Total des vues
1,296
Vues sur SlideShare
1,296
Vues externes
0

Actions

J'aime
0
Téléchargements
1
Commentaires
0

0 Ajouts 0

No embeds

Accessibilité

Catégories

Détails de l'import

Uploaded via as Microsoft PowerPoint

Droits d'utilisation

© Tous droits réservés

Report content

Signalé comme inapproprié Signaler comme inapproprié
Signaler comme inapproprié

Indiquez la raison pour laquelle vous avez signalé cette présentation comme n'étant pas appropriée.

Annuler
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Votre message apparaîtra ici
    Processing...
Poster un commentaire
Modifier votre commentaire

Maupassant et les prostituées 2 Maupassant et les prostituées 2 Presentation Transcript

  • Maupassant et les prostituées Maupassant ‘aim[ait] la chair des femmes du même amour [quil] aim[ait] lherbe, les rivières, la mer.’ (Etude sur Guy de Maupassant : Boule de suif, Maguy Sillam, Ellipses, 1999)
  • Que représente les prostituées pour Maupassant?• La beauté• La marginalité• Le mystère• La séduction qu’elles exercent sur les hommes de tous les temps• La sensualité
  • La fille entretenue• Comme Irma dans la nouvelle Le Lit 29 : ‘la maîtresse, disait-on, de M. Templier-Papon, le riche manufacturier’• Elle a ‘un amant en titre, souvent amant de cœur’ (Maguy Sillam)• Boule de Suif, ‘appétissante et courue’, se situe à un niveau un peu inférieur; elle est ce qu’on appelle à l’époque une demi-mondaine, c’est-à-dire une prostituée dont la clientèle est constituée de riches notables. – Boule de suif vit dans une relative abondance : ‘J’avais ma maison pleine de provisions, et j’aimais mieux nourrir quelques soldats que m’expatrier je ne sais où.’
  • Sa place dans la société• EXCLUE de ‘la société bien pensante’ (Maguy Sillam) et TENUE à distance comme un mal nécessaire• cependant ACCEPTÉE par la communauté sociale, particulièrement en province et à la campagne
  • Autres catégories de prostituées• La fille de maison close comme Rachel dansMademoiselle Fifi• La fille de brasserie, entraîneuse dans unétablissement public• La racoleuse de trottoir qui vit misérablement• La prostituée occasionnelle
  • La personnalité de Boule de suif• Jeune• Désirable• Séduisante• Patriote courageuse : ‘Puis il est venu [des Prussiens] pour loger chez moi; alors jai sauté à la gorge du premier. Ils ne sont pas plus difficiles à étrangler que dautres! Et je laurais terminé, celui-là, si lon ne mavait pas tirée par les cheveux.’
  • ...• Généreuse : elle nourrit tous ses compagnons (partage du panier dans la diligence).• Elle fait preuve de décence et de probité.1. Elle repousse les avances de Cornudet à cause de la présence de soldats allemands dans l’auberge : ‘Non, mon cher, il y a des moments où ces choses-là ne se font pas.’2. Elle refuse avec virulence de coucher avec l’officier prussien : ‘Vous lui direz à cette crapule, à ce saligaud, à cette charogne de Prussien, que jamais je ne voudrai; vous entendez bien, jamais, jamais, jamais!’
  • Réaction face à la proposition indécente de l’officier prussien• Boule de suif ressent la demande de l’officier ennemi comme une offense, une atteinte à son honneur de patriote et à sa liberté de femme.• Elle ressent cet acte comme ‘une souillure.’ (Maguy Sillam)• Bien que consentante - elle cède au Prussien -, elle perçoit cet acte sexuel comme un viol de son intégrité psychologique et morale.
  • Contrastes• Cornudet est un patriote lâche qui fuit Rouen et donc la confrontation avec l’ennemi.• Mme. Carré-Lamadon, ‘la consolation des officiers de bonne famille envoyés en garnison à Rouen’, ‘regrettait même que [l’officier prussien] ne fût pas Français, parce quil ferait un fort joli hussard, dont toutes les femmes assurément raffoleraient.’ Bourgeoise et mariée, elle na aucun scrupule à tromper son mari et est physiquement attirée par l’officier ennemi.
  • Selon Maupassant, il existe donc ‘desprostituées dignes de respect et des femmesdu monde méprisables car amorales’ ethypocrites. (Maguy Sillam)