L'appropriation de l'écoute musicale mobile

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Présentation de ma thèse lors des journées doctorales de la SFSIC. CNAM, Paris, 30-31 mai 2013

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L'appropriation de l'écoute musicale mobile

  1. 1. l’appropriation de l’écoutemusicale mobile• Journées doctorales SFSIC, Paris, 30-31 mai 2013 •Lionel DetryGroupe de Recherche en Médiationdes Savoirs (GReMS)RECOM, UCLouvain
  2. 2. l’écoute musicale mobile mobilité de l’écoute n’est pas neuve rupture du Walkman (Hosokawa, Thibaud) environnement sonore et urbain ethnographies de Michael Bull (2000, 2007) gestion du quotidien2
  3. 3. la pratique et non l’objet l’écoute musicale mobile s’ancre sur diversobjets : iPod, Smartphone, lecteur mp3,tablette ne pas se centrer sur l’objet mais sur lapratique d’écoute portabilité de l’appareil écoute individuelle avec des écouteurs/casque collection musicale personnelle3
  4. 4. pratique et appropriation certaine part créative de l’usager (De Certeau) usage / pratique (Jouët) utilisation / appropriation pratique : dimensions technique, individuelle, sociale(Jauréguiberry et Proulx) appropriation : ensemble de pratiques observées dansun processus temporel mise en usage dans le quotidien (Bardini, Millerand) médiation de l’objet technique et activité du sujet représentations sociales et valeurs projetées (De Smedt)4
  5. 5. phase exploratoire préciser la problématique mini-ethnographie des pratiques 15 observations 9 entretiens semi-directifs description fine interprétation5
  6. 6. partir des affordances de la pratique histoire des médias d’écoute individualisation portabilité navigation organisation6
  7. 7. observations des usages potentialité : écoute attentive en tout lieud’une musique choisie et programmée aumoment de l’écoute ethnographie : écoute largementautomatique, peu attentive en peu de lieux MAIS il existe certaines pratiques quis’éloignent de cette tendance7
  8. 8. des pratiques opposées (1) hypothèse qu’il y a deux pratiques principalesqui s’opposent l’autorésonance (Rosa) de l’usager : écoutecomme moyen ; retour sur soi la « créativité » de l’usager : écoute comme fin ;curiosité et ouverture8
  9. 9. des pratiques opposées (2)Affordances Variables Autorésonance de lusager Créativité de lusagerIndividualisationFocalisation delattentionLusager focalise son attentionde manière non-dirigée.Lauditeur place la musique enfond sonore.Lusager focalise sonattention de manièredirigée. Lauditeur place lamusique à lavant-plan.Interactions socialesLusager limite les interactionssociales afin de ne pas percersa bulle phonique.Lusager qui vise une écoutede qualité ne réalisera pasdécoute lorsquuneinteraction sociale estenvisageable.Mise en dispositionsonoreLusager ne porte pas dintérêtau confort découte et à lamanière de le réaliser : volume,matériel adapté,…Lusager considère le confortdécoute comme préalable àune écoute potentielle. Iladapte son écoute au niveaudu volume et du matérielutilisé.9
  10. 10. des pratiques opposées (3)Affordances Variables Autorésonance de lusager Créativité de lusagerPortabilitéLieux/temps découteLusager écoute en tout lieuet en toute occasion.Lusager écoute en certains lieuxet certaines occasions. Il estcapable de préciser les lieux etles moments où il nécoute pas.Activité concomitanteMultitâche : lusager réaliseau moins une autreactivité. Il ny a pas de co-construction mais unefonctionnalisation delécoute pour lactivité.Mono-tâche : lusager considèrelécoute comme son activité. Lemultitâche est ici une co-construction de lactivité et delécoute.10
  11. 11. des pratiques opposées (4)Affordances Variables Autorésonance de lusager Créativité de lusagerNavigationEcoute aléatoireLusager utilise peulaléatoire ou par facilité.Lusager utilise laléatoire pourdécouvrir ou se faire surprendre.& organisationPréparation delécouteLusager prépare sonécoute de manièreroutinière. Lécoute estautomatique.Lusager prépare son écoute enfonction de linstant. Lécouteest organisée.PlaylistsLusager crée peu deplaylists et il se définit descontraintes faibles pourleur création.Lusager crée des playlists en sedéfinissant des contraintesorganisatrices.Gestion de lacollectionLusager passe peu detemps à gérer sa collectionmusicale.Lusager prend le temps de gérersa collection musicale.11
  12. 12. précisions sur le modèle considérer les colonnes comme destendances modèle-hypothèse à tester pour faireapparaître d’autres combinaisons devariables typologie de pratiques et non d’usagers : unmême utilisateur peut pratiquer les deux12
  13. 13. méthodologie envisagée être au plus près de la pratique sans ladéranger « filature » et entretien (Pecqueux) besoin d’un point de vue large(appropriation) carnet d’écoutes selon la méthode desjournaux de bord = embrayeur entretien d’explicitation (Vermersch)13
  14. 14. perspectives de recherche question : la technologie d’écoute musicalemobile banalise-t-elle l’écoute ou permet-ellel’émergence d’une écoute approfondie ? détour vers une histoire culturelle de l’écoute(Maisonneuve, Sterne, Tournès) soumission / créativité avec d’autres médias14

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