Info patients-guide-bpco

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  1. 1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Guide pratique pour l'information du patient  Connaître  Comprendre  Agir Merci de prendre le temps de lire et relire ce document à plusieurs reprises. Et également de le faire lire à vos proches et aux différents professionnels de santé qui vous accompagnement en plus du médecin qui vous a prescrit ce médicament. En effet, ce guide pratique contient des informations particulièrement utiles pour vous organiser au mieux avec ce traitement. Il a été réalisé par des représentants des associations de malades et des professionnels de santé qui ont l’habitude de conseiller les personnes qui prennent ce traitement. A la fin de ce document, vous trouverez des renvois sur d’autres sources d’information qui peuvent également vous être utiles pour arriver à mieux gérer certains aspects de votre situation. EXPErimentation Bien connaître votre traitement pour agir efficacement Nom de marque® DCI Exemple n°7 : expérimentation d’un guide pratique médicament par inhalation dans le traitement contre la BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive) Guide élaboré par guide élaboré par le Dr Marie-Laure Alby, Mme Dominique Bacrie, le Dr Martial Fraysse, M. Alain Murez, M. Jean- Claude Roussel, ... Version fabriquée et testée en février 2010
  2. 2. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3>> s o m m a i r e La bpco : une obstruction chronique des bronches1. qui entraîne un vieillissement accéléré des poumons 7 la bpco : ni une bonchite, ni de l'asthme, mais une maladie2. potentiellement grave quand elle évolue 9 une maladie à vie qui est freinée à l'aide de traitements3. adaptés 14 contre la bpco : arrêter de fumer et pratiquer des4. exercices respiratoires 16 contre la bpco : les clés de réussite de votre traitement5. 18 les spécificités de votre traitement6. 19 les points clés de votre vie quotidienne avec votre7. traitement 24
  3. 3. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5>> La BPCO : une maladie chronique des bronches (souvent liée au tabac) qui entraîne une obstruction des bronches et un vieillissement accéléré des poumons La BPCO : ni une bronchite, ni de l’asthme. C'est une maladie potentiellement grave quand elle évolue La BPCO : une maladie à vie qui est freinée à l’aide de traitements adaptés Contre la BPCO : arrêter de fumer et consulter un médecin en cas de toux persistante. Ne pas sous-estimer cette maladie qui peut paraître peu dangereuse au départ Penser à prendre votre traitement tous les jours, même si vous vous sentez mieux Apprendre à manipuler votre dispositif d’inhalation contre la BPCO (appareil qui nécessite quelques gestes simples pour libérer le médicament). 1 2 3 4 5 6 7 P o i n t s i m p o r t a n t s à m é m o r i s e r
  4. 4. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7>> Votre médecin vous a indiqué que vous souffrez d’une maladie appelée BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive). Cette appellation médicale signifie que le fonctionnement de vos bronches (les conduits dans lesquels circule l’air des poumons) est perturbé de façon constante (partiellement réversible) et que l’air a du mal à entrer et sortir des poumons. Cela se traduit par : de l’essoufflement>> une toux quotidienne>> une fatigue dès le moindre effort>> Dans la plupart des cas, la maladie est présente depuis au moins une dizaine d’années avant qu’elle ne soit dépistée. Dans 8 cas sur 10, cette maladie est liée au fait d’avoir fumé des cigarettes. Dans les autres cas, la maladie peut être liée à une exposition à des polluants dans le cadre de sa vie professionnelle. LaBPCO:uneobstructionchroniquedes bronchesquientraîneun vieillissement accéléré des poumons1 L a B P C O : u n e m a l a d i e c h r o n i q u e une maladie mal connue, qui reste silencieuse de>> nombreuses années mais qui évolue souvent vers l’insuffisance respiratoire
  5. 5. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9>> L'origine de la maladie : La fumée ou le polluant a joué un rôle de décapant qui a endommagé progressivement la surface des bronches La réaction des bronches : Elles se gonflent et s'épaississent>> Elles fabriquent du liquide (sécrétions) en quantité>> importante Les conséquences : Le passage de l'air est réduit>> Les sécrétions favorisent le développement>> d’infections bactériennes au niveau des bronches Les complications : Les parties des poumons qui ne reçoivent plus suffisamment d’air se détériorent, souvent de façon irréversible (on parle alors d’emphysème) «Je tousse depuis plusieurs années et me rends compte que je n’arrive plus à faire certaines choses sans être essoufflée. J’ai dû faire des tests pour évaluer mon souffle. Mon médecin m’a dit que j’ai la BPCO. J’ai du mal à comprendre de quoi il s’agit.» Si la BPCO reste non traitée, les poumons finiront pas être endommagés (on parle souvent de vieillissement accéléré des poumons) aboutissant à une insuffisance respiratoire (qui nécessite de respirer plusieurs heures par jour à l’aide d’un appareil qui fournit de l’oxygène). Magali, 46 ans Que se passe-t-il à l'intérieur des poumons ?>> 1 2 3 4 L a B P C O : u n e m a l a d i e c h r o n i q u e U n e m a l a d i e p o t e n t i e l l e m e n t g r a v e La BPCO touche un grand nombre de personnes (près de 3,5 millions de personnes en France) et est la 3ème cause de mortalité en France (après les cancers et les maladies cardiovasculaires), avec 17 000 décès par an liés à l’insuffisance respiratoire. LaBPCO:niunebronchite,nidel’asthme, mais une maladie potentiellement grave quand elle évolue La BPCO est une maladie mal connue : souvent les personnes entendent parler de cette maladie au nom «étrange »la 1ère fois au moment du diagnostic. Par le passé, on parlait plutôt de bronchite chronique (inflammation chronique des bronches) et d’emphysème (destruction irréversible de certaines parties du poumon). Ni une bronchite, ni un asthme>> Une bronchite est habituellement liée à une infection (virale ou bactérienne). Elle peut durer quelques mois puis finit toujours pas disparaître. Contrairement à la BPCO qui ne disparaît pas. La BPCO n’est pas non plus de l’asthme. Le seul point commun entre la BPCO et l’asthme est d’être deux maladies chroniques (qui ne se guérissent pas, même si il existe des traitements efficaces pour arriver à les contrôler). L’asthme est une maladie engendrée par des « facteurs déclenchants » (ex : allergie) différents d’une personne à l’autre et est à l’origine de « crises » parfois violentes où la personne a le sentiment de ne plus pouvoir respirer. 2
  6. 6. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11>> un impact réel au quotidien>> Les signes de la BPCO peuvent paraître discrets (toux quotidienne, besoin de cracher le matin, essoufflement qui s’installe progressivement jusqu’à limiter le moindre effort physique, sensation d’oppression des poumons). Les signes de la BPCO L'impact de la BPCO sur la vie quotidienne Toux quotidienne Essoufflement Sport Travail Sexualité Déplacement Sensation d'oppression des poumons Besoin de cracher On note des alternances de périodes (en général quelques jours) où ces signes sont particulièrement intenses, ce qui réduit la capacité à mener les activités de tous les jours (sport, travail, déplacements, sexualité), avec des périodes où on se sent un peu moins perturbé. L a B P C O : u n e m a l a d i e un degré de sévérité mesurable>> La sévérité de la BPCO est déterminée en fonction des résultats des tests respiratoires appelés EFP (épreuves fonctionnelles respiratoires) où l’on mesure votre capacité respiratoire normale puis après avoir pris un médicament (appelé broncho-dilatateur). BPCO légère>> : toux, essoufflement qui diminue la capacité à faire des efforts physiques intenses (ex : sport) BPCO modérée>> : toux, essoufflement à l’effort avec alternances de périodes où l’on se sent diminué pour réaliser des efforts physiques et des périodes où on se sent moins perturbé BPCO sévère>> : essoufflement au moindre effort physique, forte détérioration des capacités à réaliser les activités quotidiennes BPCO très sévère>> : insuffisance respiratoire qui nécessite un traitement quotidien avec de l’oxygène Les EFP mesurent votre capacité respiratoire Traitement par oxygène en cas d'insuffisance respiratoire avancée p o t e n t i e l l e m e n t g r a v e
  7. 7. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13>> Une maladie à fort impact sur la qualité de vie>> Difficultés à respirer après l'effort Renforcement des aptitudes Souffle retrouvé et autonomie évitement des efforts physiques Adaptation aux situations Affaiblissement musculaire Maîtrise du souffle Sensation de stress permanent renforcement du stress et découragement Acceptation du handicapDifficulté à respirer (dypnée) permanente Nutrition équilibrée Affaiblissement généralisé Réentraînement Incapacité à se déplacer (handicap) Accompagnement psychologique Répercussions psychologiques et stress important Apprentissage (éducation) Dépression optimisation des médicaments effondrement de la qualité de la vie amélioration de la qualité de la vie «Mes poumons sont malades depuis plusieurs années. On m’a expliqué qu’en fait, ce sont mes bronches qui ne laissent plus passer assez d’air. J’ai cru que c’était de l’asthme, comme ma femme. Mais moi, j’ai du mal à respirer tous les jours.» Jean, 67 ans Spirale des conséquences négatives de la BPCO Spirale des améliorations possibles grâce à une bonne prise en charge de la BPCO L a B P C O : u n e m a l a d i e les complications possibles de la bpco>> En s’aggravant, la BPCO peut entraîner une destruction progressive (dégénérescence) des poumons. D’autre part, comme la BPCO réduit la quantité d’oxygène présente dans le sang, le cœur doit travailler plus pour envoyer plus de sang vers les organes et ainsi leur assurer un apport en oxygène suffisant. Au bout de plusieurs années, le muscle cardiaque se fatigue, ce qui peut aboutir à une insuffisance cardiaque, qui va également nécessiter une prise en charge médicale. des solutions efficaces pour prévenir les risques>> d'aggravation Il convient de combiner 2 éléments pour lutter efficacement contre la BPCO : des traitements à prendre tous les jours (dès que la BPCO est considérée>> comme modérée), efficaces pour freiner la dégénérescence des poumons des techniques de respiration à pratiquer régulièrement pour développer sa>> capacité respiratoire malgré la maladie (on parle de gymnastique respiratoire que l’on apprend auprès de kinésithérapeutes respiratoires). « Je prends un traitement à aspirer par la bouche tous les jours. Au début, j’ai eu du mal à y penser, surtout quand je me sentais mieux. Maintenant, c’est devenu une habitude et j’oublie rare- ment de le prendre. » Marina, 53 ans p o t e n t i e l l e m e n t g r a v e
  8. 8. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15>> Une maladie à vie qui est freinée à l’aide de traitements adaptés Une fois la maladie dépistée, le médecin est souvent amené à prescrire deux types de traitement : 1. Un traitement dit "traitement de fond" à prendre tous les jours (une à deux fois par jour suivant le médicament prescrit) par aspiration par la bouche. C’est votre inspiration qui se charge de véhiculer le médicament vers les bronches. Les médicaments efficaces contre la BPCO se présentent sous la forme d’un spray ou autre dispositif qui délivre une poudre à aspirer par la bouche (en inspirant fortement pour bien gonfler les poumons). Ce traitement quotidien fait appel à des molécules de la famille des bronchodilatateurs qui permettent aux bronches de s’ouvrir suffisamment (se dilater) en demandant aux muscles qui les entourent de se relâcher : l’air a ainsi plus d’espace pour circuler dans les poumons. 3 P o u r f r e i n e r l a B P C O : d e s t r a i t e m e n t s e x i s t e n t Dans les cas de BPCO sévère, le traitement à prendre tous les jours peut faire appel à une association de médicaments. En complément de la molécule de la famille des bronchodilateurs, peut être associée une molécule de la famille des anti-inflammatoires pour réduire l’inflammation des bronches. Il existe des médicaments qui combinent les deux molécules (bronchodilatateur et anti- inflammatoire) dans un même dispositif d’aspiration. 2. si besoin, Un traitement oCcasionnel Un traitement occasionnel peut être prescrit dans les cas où les bronches sont particulièrement encombrées (ex: toux et crachats importants, sensation d’oppression au niveau des poumons) et où la respiration devient difficile (on parle d’exacerbation). Comme le précédent, ce traitement se prend par aspiration (spray ou dispositif qui libère le médicament sous la forme d’une poudre à aspirer) et il fait également appel à des molécules de la famille des bronchodilateurs. Cependant, son action rapide sur les muscles qui entourent les bronches est de courte durée. Un traitement par antibiotique − prescrit par votre médecin − est parfois nécessaire pendant les périodes où les bronches sont exposées à des infections (en particulier lorsque de grandes quantités de liquide se sont accumulées dans les poumons). Il est également possible d’utiliser des inhalateurs (on respire plusieurs minutes à l’aide d’un tube placé dans la bouche alors que le nez est pincé) pour dégager les bronches lorsqu’elle sont fortement encombrées. IMPORTANT : la BPCO est une maladie chronique qui nécessite de prendre un traitement tous les jours − même lorsque l’on se sent mieux − afin de freiner la destruction des poumons.
  9. 9. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17>> L e s c o m p o r t e m e n t s Contre la BPCO : d'abord arrêter de fumer et pratiquer des exercices respiratoires Arrêter de fumer>> Dans 8 cas sur 10, la BPCO est liée au tabac. étant souvent à l’origine du problème, il faut arrêter de fumer pour éviter d’aggraver les dommages aux bronches. Tout le monde sait que c’est difficile d’arrêter alors n’hésitez pas à demander à votre médecin traitant, à votre pharmacien ou à une association de malades des conseils, voire des orientations vers les professionnels qui pourraient vous aider efficacement. 4 « Arrêter de fumer n’a pas été facile après plus de 42 ans de dépendance. J’ai appris à me détendre autrement, en marchant plus tous les jours ce qui m’a aussi aidé à ne pas prendre de poids !» Catherine 61 ans Pratiquer des exercices respiratoires pour augmenter>> la capacité respiratoire des poumons Certaines formes de « gymnastique » respiratoire réalisées par des kinésithérapeutes (dans des centres de réhabilitation respiratoire) sont efficaces pour développer sa capacité respiratoire malgré la maladie et pour apprendre à expectorer efficacement chaque matin. La marche à pied, la marche nordique (à l’aide de bâtons flexibles en fibre de carbone), la balnéothérapie, la natation, le Tai Chi (etc.) pratiqués de façon régulière peuvent également améliorer vos performances respiratoires. TABLEAU RÉCAPITULATIF DES TRAITEMENTS UTILES CONTRE LA BPCO Arrêt du tabac Votre traitement de fond : (tous les jours ) Votre médicament à prendre tous les jours, pour la vie.>> Pratique d’exercices respiratoires pour augmenter la capacité respiratoire>> des poumons Si besoin pendant quelques semaines : untraitementoccasionnelpouraméliorerlarespiration(bronchodilatateurs>> dits à courte durée) un traitement antibiotique en cas d’accumulation importante de liquide>> dans les bronches et de signes infectieux. e f f i c a c e s c o n t r e l a B P C O
  10. 10. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19>> La première des choses est de ne pas sous-estimer cette maladie car au départ elle entraîne peu de désagréments. Les clés de la réussite de votre traitement sont :>> Apprendre à utiliser correctement le dispositif d’inhalation de votre1. médicament : demander à un professionnel de santé de vous montrer comment l’utiliser et à votre tour, montrez-lui comment vous allez vous y prendre. Trouver le traitement2. (médicament seul ou associations de plusieurs médicaments) qui vous convient : cela peut prendre plusieurs semaines, voire mois, et quelques tentatives de traitements pour trouver celui qui sera à la fois efficace, que vous supporterez sans trop de désagrément et qui sera compatible avec les traitements de vos éventuels autres problèmes de santé. Être rigoureux dans la prise de votre traitement3. contre la BPCO même si cela nécessite des efforts pour arriver à le prendre tous les jours (une à deux fois par jour selon le médicament prescrit), et quelque soient vos modifications de rythme de vie (ex : vacances), pour maintenir son efficacité le plus longtemps possible. Contre la BPCO : Les clés de la réussite de votre traitement5 « Cela m’a demandé plusieurs années et quelques épisodes difficiles avant d’accepter que j’avais une maladie sérieuse. Maintenant, j’en parle facilement à mes amis et suis content de mon traitement. » Raphaël, 52 ans L e s c l é s d e l a r é u s s i t e Les spécificités de votre traitement 6 Votre médecin vous a prescrit un médicament par voie inhalée dans le cadre du traitement qui doit agir contre votre maladie chronique des bronches (BPCO). Ce médicament est constitué d’une molécule appelée le DCI. Cette molécule appartient à la famille des bronchodilatateurs (dits de «longue durée d’action» car ils restent actifs plusieurs heures) : elle agit sur les muscles qui entourent les bronches pour qu’ils se relâchent et ainsi les bronches peuvent mieux s’ouvrir et laisser passer l’air. Marque® (DCI) dégage les voies respiratoires et facilite la respiration. Il agit également en continu sur les bronches pour freiner l’évolution de la BPCO et la dégradation de l’état respiratoire. A noter que Marque® (DCI) fait partie de la famille des médicaments à action cholinergique. Les autorités de santé ont autorisé la commercialisation de Marque® (DCI) comme «traitement continu destiné à soulager les symptômes des patients présentant une bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO », ce qui rappelle que marque® (DCI) doit être pris «en continu» c’est-à-dire tous les jours, à vie. B i e n c o n n a î t r e v o t r e t r a i t e m e n t L'exemple de>> marque® (DCI)
  11. 11. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21>> Comment se prend Marque®>> (DCI) ? Le médicament Marque® (DCI) a une action locale au niveau des bronches. Il se prend par aspiration par la bouche au moment où on inspire fortement pour bien gonfler les poumons. Marque® (DCI) doit être pris tous les jours pour être efficace contre la BPCO et freiner la dégradation de votre qualité de vie. « Une seule prise par jour est nécessaire et suffisante : si possible au même moment de la journée, de préférence le matin ou au lever. Il est inutile de prendre Marque® (DCI) plusieurs fois par jour. En cas de prescription d’un autre traitement par aérosol (ou appareil qui libère un médicament à aspirer), vérifiez avec votre médecin l’ordre et le délai de temps à respecter entre les prises de vos différents médicaments. Apprendre à utiliser Marque®>> (DCI) Marque® (DCI) se présente sous la forme d’un appareil en plastique qui permet de libérer le médicament au moment où vous l’aspirez par la bouche. La poudre à aspirer est contenue dans une gélule à placer dans le dispositif juste avant la prise (attention : contrairement aux autres médicaments, les gélules ne doivent pas être avalées, sinon la poudre active n’arrivera pas à l’intérieur des poumons). Utiliser Marque® (DCI) nécessite de réaliser quelques gestes. Demandez à votre médecin ou pharmacien de vous les montrez, puis montrez lui à votre tour la manière dont vous vous y prenez. Dès la 1ère utilisation, vous vous rendrez compte qu’ils sont assez simples à réaliser et après quelques utilisations, vous n’aurez plus besoin du guide ci-dessous pour vous rappeler les différentes étapes. B i e n c o n n a î t r e les 3 manipulations à réaliser pour prendre Marque®>> (DCI) ? PRÉCAUTIONS D’EMPLOI Il est préférable d’utiliser l’appareil à température ambiante. Si la température est froide réchauffez l’appareil et la nouvelle gélule quelques instants entre vos mains. Une gélule trop froide peut parfois mal se perforer. étape n°1 : Ouvrir l’appareil et insérer une nouvelle gélule Libérer le capuchon anti-poussière (couvercle) en appuyant sur le bouton vert.1. Ouvrir l’embout buccal blanc en le tirant vers le haut.2. Libérer une nouvelle gélule de son emballage en relevant la feuille d’aluminium.3. Placer la gélule dans l’emplacement central du dispositif.4. étape n°2 : Fermer l’appareil et percer la gélule Refermer l’embout blanc jusqu’à entendre un "clic" de fermeture.1. Tenir l’appareil verticalement et pousser avec le pouce le bouton vert afin de2. perforer la gélule. Relâcher le pouce et le bouton vert.3. 1 2 3 1 2 3 4 v o t r e t r a i t e m e n t
  12. 12. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23>> étape n°3 : Aspirer la poudre par la bouche Vider l’air des poumons (attention de ne pas souffler à l’intérieur de1. l’appareil). Porter l’appareil à la bouche et refermer fermement les lèvres autour de2. l’embout. Respirer doucement et profondément par la bouche en maintenant la tête3. droite jusqu’à entendre la gélule vibrer. Retirer l’appareil et retenir sa respiration aussi longtemps que possible afin4. de remplir ses poumons. Reprendre sa respiration normalement.5. Répéter l’opération une deuxième fois afin d’aspirer totalement le contenu6. de la gélule. Il reste parfois un peu de poudre dans le dispositif. Faites attention de ne pas mettre en contact cette poudre avec vos yeux (par exemple, éviter de toucher vos yeux après avoir manipulé le médicament) B i e n c o n n a î t r e Comment se mesure l’efficacité de Marque®>> (DCI) ? La perception des bénéfices de Marque® (DCI) est différente d’une personne à l’autre. Même si Marque® (DCI) agit dès les premières prises, cela peut prendre plusieurs semaines avant de ressentir une amélioration de la respiration. Une fois l’objectif atteint (amélioration de la respiration), il est important de continuer à prendre Marque® (DCI) tous les jours, à la même heure (de préférence le matin). En effet, son efficacité pour améliorer votre respiration n’est possible que grâce à une prise régulière quotidienne (sans interruption). Quels sont les principaux effets indésirables de Marque®>> (DCI) ? En général, Marque® (DCI) entraîne peu d’effets indésirables. Les effets indésirables les plus fréquents, plus ou moins gênants, sont : Bouche et gorge sèches (baisse de la salivation). Il existe des moyens efficaces>> pour réduire ce désagrément : bien se rincer la bouche après chaque utilisation de Marque® (DCI) et boire régulièrement. Constipation ou difficultés à uriner.>> Enrouement et dégradation des cordes vocales. Là aussi penser à se rincer la>> bouche après chaque utilisation de Marque® (DCI). L’ensemble des effets indésirables possibles est listé dans la notice présente dans la boîte du médicament. N’hésitez pas à la consulter pour mieux les reconnaître. De même faites part des désagréments que vous ressentez depuis le démarrage du traitement à votre médecin. Il vous aidera à trouver des solutions pour faire en sorte que la prise de Marque® (DCI) soit la plus confortable possible. v o t r e t r a i t e m e n t Attention, en cas de toux persistant plus de deux jours, prenez contact avec votre médecin. Un traitement peut être utile pour éviter que la toux ne s’installe sur une longue période. 1 2-3 5 64
  13. 13. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25>> Les points clés de votre vie quotidienne avec votre traitement Cette section a été créée pour récapituler l’ensemble des points importants à savoir quand on prend Marque® (DCI) et répondre aux questions que vous pouvez vous poser sur les éventuels changements à effectuer dans votre vie quotidienne. D’une façon générale, peu de changements sont à réaliser hormis ceux liés à la prise quotidienne du médicament et à sa conservation. 7 La prise quotidienne>> Marque® (DCI) doit être pris toutes les 24 heures, si possible à la même heure. Il est préférable de prendre Marque® (DCI) le matin ou au lever afin de bénéficier de son efficacité et de ses effets tout au long de la journée. Marque® (DCI) peut être pris avant, pendant ou après votre petit déjeuner, ou même sans manger si vous ne déjeunez pas le matin. Ne pas avaler les gélules : elles doivent être placées correctement dans le dispositif en plastique et percées juste avant d’aspirer la poudre qu’elles contiennent. V i v r e a u q u o t i d i e n Sexualité et grossesse>> Marque® (DCI) n’a pas d’impact sur le désir sexuel (libido) et la capacité à avoir des relations sexuelles. De même Marque® (DCI) n’entraine pas de toxicité particulière sur la fertilité (capacité à avoir des enfants). Il convient d’éviter les situations d’excès qui conduiraient à des oublis ou à une mauvaise utilisation de Marque® (DCI) (qui doit être pris tous les jours). Consommation d'alcool>> Marque®>> (DCI) et vos autres traitements D’une façon générale, il faut toujours informer vos différents médecins et pharmaciens que vous prenez Marque® (DCI) pour qu’ils vérifient si la prise d’un nouveau médicament est compatible avec celle de Marque® (DCI). Pour la liste des médicaments qui sont contre- indiqués avec Marque® (DCI), consultez la notice du médicament présente à l’intérieur de la boîte. Attention aux médicaments qui peuvent être contre- indiqués avec la famille des anticholinergiques (à laquelle appartient Marque® (DCI)) et utilisés par exemple contre le glaucome, la dépression, l’hypertrophie de la prostate et certains problèmes cardiaques. a v e c v o t r e t r a i t e m e n t
  14. 14. EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26>> EXPErimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27>> Pour les voyages et déplacements à l’étranger>> Il n’y a pas de précautions particulières à prendre, si ce n’est de partir avec une quantité suffisante de médicament pour la durée du séjour. Il est également conseillé de toujours voyager avec la dernière ordonnance de votre médecin au cas où vous auriez besoin de vous procurer une boîte supplémentaire. Enfin, si vous prenez l’avion, prenez Marque® (DCI) dans votre bagage à main au cas où votre valise arrive plusieurs jours après vous. Vie professionnelle, sport et activités de loisirs>> Marque® (DCI) n’entraîne pas de troubles de la concentration ou de baisse des aptitudes au travail. Au contraire, lorsque Marque® (DCI) est efficace et que votre respiration s’améliore, souvent la capacité de travailler, de réaliser un sport ou une activité physique ou de mener des activités de loisirs est renforcée. Conserver Marque®>> (DCI) hors de portée des enfants Comme tous les médicaments, conservez Marque® (DCI) à l’abri de l’humidité et de la chaleur pour éviter que le médicament se dégrade et perde de son efficacité. Placez Marque® (DCI) hors de portée des enfants qui pourraient s’intoxiquer en jouant avec le médicament. V i v r e a u q u o t i d i e n Conduite de véhicule>> Marque® (DCI) n’entraîne pas de troubles de la concentration ou de baisse d’aptitude à la conduite de véhicules. Que faire en cas d’oubli ?>> Si vous oubliez une prise, prendre la prochaine à l’horaire prévu sans doubler la dose. Identifiez les raisons qui ont conduit à l’oubli et tenter de trouver des solutions pour que l’oubli ne se reproduise pas à l’avenir. N’hésitez pas à parler de vos doutes et difficultés avec>> le traitement Pensez à noter tout ce qui vous préoccupe sur votre traitement et l’évolution de votre santé et parlez-en à votre médecin ou pharmacien dès que vous les revoyez. Si vous avez des difficultés à accepter votre traitement ou votre maladie, n’hésitez pas non plus à contacter des associations de malades pour apprendre de leur expérience, ou à faire appel au soutien d’un professionnel de type psychologue ou psychiatre. a v e c v o t r e t r a i t e m e n t
  15. 15. Pour plus d’explications sur la BPCO : N’hésitez pas à poser des questions à votre médecin ou à votre pharmacien. Vous pouvez également vous procurer la brochure d'information éditée par : > la FFAAIR, brochure BPCO www.bpco.ffaair.org > le Comité National Contre les Maladies Respiratoires, www.lesouffle.org . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . EXPErimentation

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