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LA BOURGOGNE À L’AUNE DE LA RÉFORME
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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Bourgogne

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L'édition 2015 de l'étude de l'Apec sur l'attractivité et l'emploi cadre en région Bourgogne.
Les effectifs cadres du privé en Bourgogne apparaissent
fortement polarisés sur 3 des 16 zones d’emploi qui la
composent. La zone d’emploi de Dijon réunit 40 % de
l’emploi cadre régional et celles de Chalon-sur-Saône et
d’Auxerre plus de 20 % à elles deux.
Implantées de part et d’autre du territoire, les activités liées à la métallurgie de pointe, à la mécanique ou aux
équipements électriques figurent parmi les principaux domaines de spécificité de l’économie bourguignonne.
Leur importance, associée à celle des transports, pourrait
se voir renforcée avec la réforme territoriale et le regroupement de la Bourgogne et de la Franche-Comté.
Le redécoupage territorial placera la future région Bourgogne / Franche-Comté au 11e rang des 13 nouveaux
espaces régionaux en termes de population et d’emplois
salariés, et au 12e rang pour les emplois cadres. La future région rassemblera au global 3 % des cadres du privé de France métropolitaine.

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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Bourgogne

  1. 1. – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN BOURGOGNE– LESÉTUDESDEL’EMPLOICADRE – Cartographie de l’emploi régional. – Concentration des cadres du secteur privé. – Spécificités sectorielles de la région. – Perspectives à l’aune de la réforme territoriale. Dossiers attractivité régionale de l’Apec N°2015-23 JANVIER 2015 Les effectifs cadres du privé en Bourgogne apparaissent fortement polarisés sur 3 des 16 zones d’emploi qui la composent. La zone d’emploi de Dijon réunit 40 % de l’emploi cadre régional et celles de Chalon-sur-Saône et d’Auxerre plus de 20 % à elles deux. Implantées de part et d’autre du territoire, les activités liées à la métallurgie de pointe, à la mécanique ou aux équipements électriques figurent parmi les principaux domaines de spécificité de l’économie bourguignonne. Leur importance, associée à celle des transports, pour- rait se voir renforcée avec la réforme territoriale et le regroupement de la Bourgogne et de la Franche-Comté. Le redécoupage territorial placera la future région Bour- gogne / Franche-Comté au 11e rang des 13 nouveaux espaces régionaux en termes de population et d’emplois salariés, et au 12e rang pour les emplois cadres. La future région rassemblera au global 3 % des cadres du privé de France métropolitaine. ZOOM SUR LES ZONES D’EMPLOI
  2. 2. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN BOURGOGNE2 – DES DIFFÉRENCES SIGNIFICATIVES ENTRE ZONES D’EMPLOI SUR LE PLAN DÉMOGRAPHIQUE – La zone d’emploi de Dijon est la plus peuplée de la région. Elle compte 425 000 habitants, soit 26 % de la population régionale et le double de la population auxerroise (210 000 habitants, 13 % de la popula- tion régionale). La zone d’emploi de Chalon-sur-Saône est la troisième plus importante de Bourgogne, en nombre d’habitants (195 000, 12 %). Les zones d’emploi de Chatillon et d’Avallon sont en revanche les moins peuplées de la région. Elles comptent cha- cune moins de 25 000 habitants. En termes de dynamisme démographique, les zones d’emploi de Sens, de Mâcon et de Louhans sont celles qui ont gagné le plus d’habitants en proportion entre 2006 et 2011 (entre 3 et 5 % d’habitants en plus). –CARTOGRAPHIE DE L’EMPLOI RÉGIONAL– 1. http://www.insee.fr/fr/ methodes/default. asp?page=zonages/zones_emploi.htm – DÉFINITION DES ZONES D’EMPLOI – La Bourgogne comporte 16 zones d’emploi, dont l’une s’étend sur la région Rhône-Alpes (Mâcon) et une autre sur le Centre (Cosne-Clamecy). Les zones d’emploi sont définies par l’Insee comme des « es- paces à l’intérieur desquels la plupart des actifs rési- dent et travaillent et dans lesquels les établisse- ments peuvent trouver l’essentiel de la main-d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». Fon- dées sur le critère des déplacements des actifs en emploi entre leur commune de domicile et leur commune de travail, elles sont définies de façon à ce que parmi les actifs résidant dans la zone d’em- ploi, le plus grand nombre d’entre eux travaillent également dans la zone. Chaque zone d’emploi est ainsi constituée d’un ensemble de communes en- tières et contiguës aboutissant à un bassin d’emploi où la plupart des actifs résident et travaillent1 . La France compte 322 zones d’emploi, dont 304 en métropole. La France compte 322 zones d’emploi, dont 304 en métropole. Celles du Morvan et de Châtillon sont celles qui en ont perdu le plus (-3 % chacune). Au global, la crois- sance démographique s’est avérée relativement mo- dérée dans la région (+0,9 %), en comparaison de la hausse de 3 % constatée au niveau national. De plus, si la Bourgogne se caractérise actuellement par une proportion d’habitants âgés de plus de 60 ans plus importante qu’à l’échelle hexagonale (28 % contre 23 %), cette part est particulièrement élevée dans certaines zones d’emploi. Elle se situe autour de 33 % à Chatillon, Autun, Louhans et Charolais, et atteint même 40 % pour la zone du Morvan. De son côté, la part de jeunes de moins de 30 ans est de 33 % en région Bourgogne. Seules les zones d’emploi de Sens, Mâcon et Dijon affichent une proportion supérieure (entre 35 % et 38 %). Dans cette dernière zone, la part de jeunes de moins de 30 ans est d’ail- leurs plus élevée qu’à l’échelle métropolitaine (37 %). Limite régionale Limite des zones d’emploi Avallon Montbard Cosne - Clamecy Morvan Nevers Charolais Mâcon Le Creusot - Montceau Autun Chalon-sur- Saône Louhans Beaune Dijon Sens Auxerre Châtillon –Carte 1– Carte des zones d’emploi de Bourgogne
  3. 3. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN BOURGOGNE 3 2. L’établissement est une unité de production géographique individualisée, mais juridiquement dépendante de l’entreprise. Seuls les établissements employeurs sont ici considérés, c’est-à-dire les établissements comptant un salarié au moins. Les données sont par ailleurs comprises hors Administration publique, enseignement, santé et action sociale. – UNE FORTE CONCENTRATION DES SALARIÉS DU PRIVÉ SUR LA ZONE D’EMPLOI DE DIJON – Au 2e trimestre 2014, on compte en Bourgogne 398 000 salariés dans le secteur privé (source Acoss). Les emplois sont essentiellement concentrés sur la zone d’emploi de Dijon (122 000 salariés, soit 31 % des salariés régionaux). Les zones d’emploi de Cha- lon-sur-Saône (48 000 salariés) et d’Auxerre (près de 47 000 salariés) rassemblent à elles deux 24 % des salariés de la région. Ainsi, ces trois zones d’emploi concentrent plus de la moitié des salariés du secteur privé dans la région. De leur côté, les zones d’emploi de Chatillon et du Morvan sont les moins impor- tantes de la région en termes de nombre de salariés. Elles en rassemblent chacune moins de 5 000 (soit chacune à peine 1 % des salariés régionaux). – 41 000 ÉTABLISSEMENTS EMPLOYEURS RECENSÉS EN BOURGOGNE DONT UN QUART À DIJON – Parmi les établissements employeurs2 de Bourgogne, 25 % se situent sur la zone d’emploi de Dijon et une proportion similaire sur les zones de Chalon-sur- Saône (12 %) et Auxerre (13 %). Par ailleurs, 84 % de ces établissements comptent moins de 10 salariés (soit un point de plus qu’à l’échelle métropolitaine). Les 165 établissements de plus de 200 salariés (hors administration) recensés dans la région se répar- tissent inégalement sur le territoire : Dijon en concentre un tiers, Chalon-sur-Saône et Auxerre 12 % chacune, Mâcon 9 %. Quant à Beaune, Chatillon et Morvan, elles ne comptent quasiment aucun grand établissement. – EN 5 ANS, LE NOMBRE D’EMPLOIS SALARIÉS A RECULÉ EN BOURGOGNE – Entre le 2e trimestre 2009 et le 2e trimestre 2014, la Bourgogne a connu un recul de l’emploi salarié de 2,9 % (tableau 1), alors qu’il a progressé de 0,5 % à l’échelle nationale. Quasiment toutes les zones d’emploi de la région ont enregistré des destructions d’emploi, celles-ci ayant été particulièrement mar- quées dans les petites zones d’emploi du Morvan, d’Autun et de Chatillon (entre 8 % et 10,4 % d’em- plois en moins sur ces territoires). Parmi les plus im- portantes zones d’emploi de la région, Dijon, Auxerre et Nevers ont également souffert. Sur ces territoires, entre 2 000 et 3 000 emplois ont été détruits entre 2009 et 2014. Dans ce contexte, Chalon-sur-Saône et Montbard se démarquent par une stabilité relative de l’emploi salarié, tandis que Beaune apparaît comme la seule zone d’emploi de Bourgogne où l’emploi salarié a évolué de manière positive avec une progression de 400 emplois, soit une hausse de 2,8 %. L’extension d’un parc logistique sur la zone d’aménagement concerté de Beaune en est l’un des facteurs explicatifs. Entre le 2e trimestre 2013 et le 2e trimestre 2014, le taux de chômage dans la région a baissé de 0,5 point pour atteindre 8,8 %, situant la Bourgogne parmi les régions métropolitaines les moins touchées par le chômage (moyenne de 9,7 % en France métropoli- taine). Plus résistante à la crise que les autres zones d’emploi de la région, Beaune se démarque aussi par un taux de chômage bien inférieur à la moyenne ré- gionale (7,1 %). Parmi les principales zones d’emploi de la région, celles de Dijon et de Mâcon se dis- tinguent également par des taux de chômage relati- vement faibles (respectivement 8,2 % et 7,8 %). Quant aux zones d’emploi de Sens et du Creusot- Montceau, elles connaissent de leur côté les plus forts taux de chômage de la région (respectivement 10,8 % et 11,6 %). Nom de la zone d’emploi Nombre de salariés du secteur privé en 2014 Évolution du nombre de salariés entre 2009 et 2014 Taux de chômage au 2e trimestre 2014 Dijon 122 042 -1,8 % 8,2 % Chalon-sur-Saône 48 160 0,2 % 9,0 % Auxerre 46 636 -5,6 % 9,0 % Mâcon (partie Bourgogne) 29 312 -2,5 % 7,8 % Nevers 28 733 -7,1 % 9,3 % Le Creusot-Montceau 23 442 -2,2 % 11,6 % Sens 21 998 -2,3 % 10,8 % Bourgogne 397 767 -2,9 % 8,8 % Sources : Données Acoss au 2e trimestre 2009 et au 2e trimestre 2014 pour le nombre de salariés. Données Insee pour le taux de chômage. –Tableau 1– Indicateurs clefs pour les principales zones d’emploi de la région
  4. 4. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN BOURGOGNE4 –CONCENTRATION DE L’EMPLOI CADRE DU PRIVÉ– Nom de la zone d’emploi Estimation Apec du volume de cadres du privé Part de la zone d’emploi dans les cadres régionaux Rang parmi les 304 zones d'emploi en France métropolitaine Dijon 20 400 39,8 % 24 Chalon-sur-Saône 5 600 11,0 % 86 Auxerre 5 300 10,3 % 89 Mâcon (partie Bourgogne) 3 600 7,0 % 100* Nevers 3 400 6,6 % 118 Le Creusot-Montceau 2 700 5,2 % 141 Sens 2 500 4,9 % 145 Beaune 2 100 4,1 % 173 Charolais 1 500 3,0 % 205 Cosne-Clamecy (partie Bourgogne) 1 000 1,9 % 220** Montbard 800 1,7 % 262 Autun 600 1,3 % 277 Louhans 600 1,2 % 280 Avallon < 600 < 1% 292 Morvan < 600 < 1% 297 Chatillon < 600 < 1% 302 –Tableau 2– Estimation du volume des cadres du privé dans les zones d’emploi de la région – LA BOURGOGNE COMPTE 51 200 CADRES DU PRIVÉ DONT 40 % SUR LA ZONE D’EMPLOI DE DIJON – Selon les estimations de l’Apec3 , 20 400 emplois de cadres du privé sont recensés dans la zone d’emploi de Dijon, ce qui fait d’elle la plus importante de la région pour l’emploi cadre. Celle-ci se situe au 24e rang des 304 zones d’emploi de France métropoli- taine pour le nombre de cadres, se plaçant juste de- vant Roubaix-Tourcoing (19 500 cadres) mais derrière Marne-La-Vallée (21 800 cadres). La 2e zone d’emploi cadre de Bourgogne est celle de Chalon-sur-Saône. Elle rassemble 5 600 cadres du privé et se situe au 86e rang des zones d’emploi métropolitaines, soit quelques rangs devant Auxerre qui compte 5 300 cadres du privé. Au global, plus de 60 % de l’emploi cadre régional est ainsi concentré sur 3 des 16 zones d’emploi de la région (tableau 2). Mâcon, Nevers et Le Creusot-Monceau sont les autres zones d’emploi de la région à comptabiliser le plus de cadres du privé. À l’opposé, Chatillon, Morvan et Avallon, au profil très rural, réunissent moins de 600 cadres cha- cune. – PLUS DE DIPLÔMÉS DU SUPÉRIEUR PARMI LES ACTIFS POUR DIJON – Les actifs travaillant dans la région Bourgogne sont globalement moins qualifiés qu’à l’échelle nationale : 29 % sont diplômés du supérieur contre 36 % en France. Pour autant, cette proportion augmente de manière significative dans la zone d’emploi comptant le plus de cadres : Dijon (36 % de diplômés parmi ses actifs). La zone d’emploi de Beaune est la deu- xième en proportion à comptabiliser le plus de diplô- més du supérieur parmi ses actifs (30 %). Par ailleurs, les trois quarts des étudiants de la région sont concentrés sur la seule zone d’emploi de Dijon (33 000 étudiants). – DIJON, ZONE D’EMPLOI ATTIRANT LE PLUS D’ACTIFS QUALIFIÉS – De toutes les zones d’emploi de la Bourgogne, Dijon est celle qui attire, proportionnellement au nombre d’emplois, le plus d’actifs qualifiés4 . En revanche, Chatillon, Morvan et Louhans sont, de leur côté, les zones d’emploi les moins attractives sur ce plan. 3. Cette estimation a été réalisée à partir de la base du recensement 2011 (Insee). Les cadres en activité dans le secteur privé ont été repérés et répartis par zone d’emploi. Cette répartition a été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. 4. http://www.insee.fr/fr/themes/ document.asp?reg_id=0&ref_ id=ip1416 (*) : Le rang de Mâcon intègre le territoire de la zone d’emploi situé en Rhône-Alpes : 4 300 cadres au total sur la zone. (**) : Le rang de Cosne-Clamecy intègre la partie de la zone d’emploi située dans le Centre : 1 200 cadres au total sur la zone. Source : Apec, 2014.
  5. 5. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN BOURGOGNE 5 –LES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES DE LA RÉGION– – EN BOURGOGNE, LES TROIS QUARTS DES SALARIÉS TRAVAILLENT DANS LE SECTEUR TERTIAIRE – En Bourgogne, 40 % des salariés travaillent dans le secteur tertiaire marchand, ce qui dénote une sous- représentation de cette activité comparée à l’échelle métropolitaine (tableau 3). Celle-ci reste cependant le 1er secteur d’activité de la région (comme dans l’Hexagone), suivie par le tertiaire non-marchand (qui réunit 35 % des effectifs salariés régionaux). La pré- pondérance du tertiaire marchand se vérifie dans quasiment toutes les zones d’emploi, à l’exception de Montbard, Morvan et Cosne-Clamecy où la sphère non-marchande prédomine. Les activités industrielles rassemblent quant à elles 17 % des effectifs salariés de la région. Elles sont surreprésentées à Montbard et Le Creusot-Montceau, dans lesquelles près de trois salariés sur dix travaillent dans ce domaine d’activité (respectivement 29 % et 28 %). Ces deux zones d’emploi sont donc les plus industrialisées de la ré- gion, à l’inverse de la zone d’emploi plus rurale du Morvan qui ne compte que 8 % de salariés travaillant dans l’industrie. Quant à la part des salariés exerçant dans le secteur de la construction, elle apparait rela- tivement homogène d’une zone d’emploi à l’autre, oscillant de 5 % à Beaune et Nevers, à 9 % pour la zone d’emploi du Morvan. Enfin, si la Bourgogne dis- pose d’un riche patrimoine agricole et viticole, seuls 2 % des salariés régionaux exercent dans ce domaine d’activité. À Chatillon et à Beaune, ce sont toutefois Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand5 Tertiaire non-marchand6 Région Bourgogne 2 % 17 % 6 % 40 % 35 % Valeurs les plus élevées par zone d'emploi Beaune (9 %). Chatillon (7 %) Montbard (29 %). Le Creusot- Montceau (28 %) Morvan (9 %). Louhans (8%) Beaune (48%). Avallon (46 %) Morvan (43 %). Dijon, Nevers, Cosne-Clamecy (38 %) France métropolitaine 1 % 14 % 6 % 47 % 32 % France hors Île-de-France 1 % 15 % 7 % 43 % 34 % Source:Insee(Estel)2011,traitementsApec.–Tableau 3– Répartition des salariés de la région Bourgogne par secteur d’activité entre 7 % et 9 % des effectifs salariés locaux qui sont dédiés à cette activité. Forte de sa dominante indus- trielle, Le Creusot-Montceau n’en rassemble même pas 1 %. – DES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES INFRARÉGIONALES MARQUÉES – Les différents territoires régionaux présentent cha- cun, au regard de la structure sectorielle régionale, des spécificités fortes (tableau 4). Ainsi, la recherche-développement scientifique et l’industrie pharmaceutique ressortent comme étant les deux principales spécificités sectorielles de Dijon (avec des indices de spécificité7 respectifs de 3,1 et 2,5). Sur ce dernier domaine, Dijon peut compter sur la présence d’entreprises de renom, tel que les Labo- ratoires Urgo (dont le siège social et une unité de production se situent sur la zone d’emploi) ou Merck Medication Familiale (qui est dédié à la commercia- lisation des produits d’automédication innovants). De son côté, Chalon-sur-Saône affiche une orienta- tion sectorielle forte dans le domaine de la fabrica- tion de produits minéraux non métalliques (indice de 2,6). La fabrication du verre dans laquelle s’illustre Saint-Gobain via son pôle de conditionnement Veral- lia) explique cette dominante. On peut citer égale- ment la présence d’Areva NP, spécialisé dans la chaudronnerie nucléaire, qui explique la forte spéci- ficité de la zone sur la fabrication de produits métal- liques (indice de 2,4). 5. Transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières. 6. Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale. 7. Ce niveau de spécificité est calculé en faisant le rapport de la part occupée par tel ou tel secteur d’activité dans une zone d’emploi donnée, par rapport à celle qu’il occupe au niveau régional. Seuls ont été pris en compte ici, les secteurs représentant 1 % au moins des effectifs propres à chaque zone d’emploi et un nombre significatif de salariés.
  6. 6. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN BOURGOGNE6 Autre exemple, la zone d’emploi du Creusot-Mont- ceau se démarque dans le champ de la fabrication de matériels de transport autres qu’automobiles (in- dice de 10,6). La présence d’Alstom Transport et de ses activités dédiées au ferroviaire illustre cette forte spécialisation. Bien que plus modestes, d’autres zones d’emploi de la région n’en restent pas moins marquées elles aussi par de fortes spécificités sectorielles. C’est le cas par exemple d’Autun qui, avec la présence de Dim, s’il- lustre dans l’industrie de l’habillement (indice de 20,5). À l’échelle plus globale de la Bourgogne, on remar- quera une surreprésentation par rapport aux réparti- tions nationales des salariés de deux domaines d’activités spécifiques que sont la métallurgie et la fabrication d’équipements électriques. La première de ces activités est particulièrement asso- ciée à la zone d’emploi de Montbard (indice de 12,9). Celle-ci est en effet considérée comme le cœur même de la Métal’Valley, territoire qui regroupe 8 entre- prises locales dédiées à la métallurgie dont Cablofil (groupe Legrand), Metal Deploye ou le groupe Vallou- rec. Dans une moindre mesure, les zones d’emploi de Charolais et de Nevers sont aussi associées au do- maine de la métallurgie (indices respectifs de 3,9 et de 1,9). La métallurgie, tout comme la mécanique ou la sidérurgie, alimente en Bourgogne la filière du nucléaire (représentée notamment par le pôle de compétitivité PNB – Pôle de l’industrie nucléaire à Chalon-sur Saône, CEA de Valduc près de Dijon ou le groupe Areva à Chalon-sur-Saône et au Creusot). Cette filière repose sur des technologies de haute précision et nécessite de fait des compétences quali- fiées (techniciens et ingénieurs). Le deuxième domaine d’activité dans laquelle la Bourgogne se démarque est la fabrication d’équipe- ments électriques. Celle-ci est particulièrement surre- présentée sur la zone d’emploi de Sens (indice de 3,7) avec la présence d’entreprises telles que Valeo Vision ou encore Prysmian Cables et Systèmes. Elle est aussi présente à Mâcon (indice de 1,4). Zone d’emploi Principaux domaines de spécificité Indice de spécificité % des salariés de la zone travaillant dans ce domaine Dijon 1 Recherche-développement scientifique 3,1 1,4 % 2 Industrie pharmaceutique 2,5 1,0 % Chalon-sur-Saône 1 Fabrication de produits minéraux non métalliques 2,6 2,1 % 2 Fabrication de produits métalliques 2,4 6,0 % Auxerre 1 Fabrication de meubles 3,5 1,6 % 2 Culture et production animale 1,7 3,1 % Mâcon (partie Bourgogne) 1 Administration 1,5 16,3 % 2 Fabrication d’équipements électriques 1,4 1,7 % Nevers 1 Métallurgie 1,9 1,9 % 2 Transports terrestres 1,5 6,3 % Le Creusot- Montceau 1 Fabrication d’autres métériels de transport 10,6 2,8 % 2 Fabrication de machines et équipements 3,6 5,3 % Sens 1 Fabrication d’équipements électriques 3,7 4,6 % Hébergement médico-social 2,4 10,9 % Région Bourgogne 1 Métallurgie 2,4 1,0 % 2 Fabrication d’équipements électriques 2,3 1,2 % Source:Insee(Clap),TraitementsApec. –Tableau 4– Domaines de spécificités sectorielles dans les 7 zones d’emploi de Bourgogne comptant le plus de salariés Lecture : La part des salariés dans la « recherche-développement scientifique » est 3,1 fois plus importante dans la zone d’emploi de Dijon qu’à l’échelle régionale. Lecture : La part des salariés dans la métallurgie est 2,4 fois plus importante dans la région Bourgogne qu’à l’échelle nationale. Seuls les secteurs comptant un volume significatif de salariés (généralement au moins 1 000 salariés et/ou au moins 1 % des effectifs salariés de la zone ou de la région) sont ici considérés.
  7. 7. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN BOURGOGNE 7 –PERSPECTIVES POUR LA BOURGOGNE– – LA BOURGOGNE À L’AUNE DE LA RÉFORME TERRITORIALE – Le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales, et modi- fiant le calendrier électoral a été adopté par l’Assem- blée nationale le 17 décembre 2014. Aussi, au 1er janvier 2016, la France métropolitaine comptera 13 régions au lieu de 22. Dans ce cadre, la Bourgogne et la Franche-Comté ne feront qu’une. Avec 2,8 mil- lions d’habitants, la future région deviendra l’une des moins peuplées de France métropolitaine (au 11e rang), devant le Centre (2,6 millions), mais derrière la Bretagne (3,2 millions). En matière d’emploi, ce regroupement permettra de rassembler près de 674 000 emplois salariés, dont 59 % en Bourgogne. La future région se situera au 11e rang des régions métropolitaines pour le nombre de salariés, derrière la Bretagne (780 000), mais devant le Centre (627 000). Par ailleurs, elle rassemblera 3 % des cadres métropolitains (soit 87 900 environ), ce qui permettrait de la situer au 12e rang des régions hexa- gonales, derrière le Centre (92 400 cadres, 3,2 % des effectifs). Seule la Corse comptera moins de cadres du privé (7 300 environ). Au sein de ce nouvel ensemble, la zone d’emploi de Dijon devrait affirmer sa position de chef de file, en regroupant 15 % de la population de la future ré- gion, 18 % des emplois salariés et 23 % des cadres du privé. Sur ce dernier point, elle devancera ainsi au sein du nouvel espace territorial les zones d’emploi franc-comtoises de Belfort - Montbéliard - Héricourt (17 % des cadres) et de Besançon (12 %). Parmi les zones d’emploi bourguignonnes hors Dijon, seules celles de Chalon-sur-Saône et d’Auxerre permettront de réunir une proportion significative des cadres de la future région (6 % chacune). – QUELLES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES POUR LA BOURGOGNE ? – La Bourgogne et la Franche-Comté sont toutes deux engagées dans le pôle de compétitivité Vitagora qui promeut les recherches sur l’agriculture, le goût et la sensorialité. Le domaine alimentaire, dans son en- semble, constitue par ailleurs un axe reconnu comme stratégique pour chacune de ces entités territoriales, que ce soit en Bourgogne sur la question plus spéci- fique de la qualité des aliments, ou en Franche-Comté sur celle des produits du terroir. Aussi, des synergies pourraient être amenées à se consolider sur ce do- maine entre ces deux territoires. Le développement des partenariats interrégionaux pourrait aussi favoriser la conception de véhicules innovants. Sur ce point, la Bourgogne possède de riches atouts. On peut citer une tradition industrielle dans la Nièvre associée à l’implantation du cluster Mecateam sur la zone d’emploi du Creusot-Montceau (cluster dédié à la sidérurgie et à la mécanique), ou la présence de nombreux acteurs de l’automobile et de l’aéronautique en Saône-et-Loire (comme Snecma ou Alstom Transport). La Franche-Comté est égale- ment en pointe sur ce domaine, avec notamment l’implantation à Montbéliard du pôle de compétiti- vité Véhicule du futur. La future région Bourgogne/ Franche-Comté devrait donc asseoir sa spécialisation sur ce point. Au-delà de ces synergies interrégionales, la Bour- gogne pourrait continuer de renforcer son expertise dans le domaine de la santé (Urgo, Sanofi-Aventis, Oncodesign sont par exemple présents en Côte-d’Or) et dans celui de l’énergie (le Pôle de l’industrie nu- cléaire et le cluster Wind for Future dédié à l’éolien sont implantés sur le territoire).
  8. 8. www.apec.fr 05NOVEMBRE 2013 © Apec, 2015 Cet ouvrage a été créé à l’initiative de l’Apec, Association pour l’emploi des cadres, régie par la loi du 1er juillet 1901, et publié sous sa direction et en son nom. Il s’agit d’une œuvre collective, l’Apec en a la qualité d’auteur. L’Apec a été créée en 1966 et est administrée par les partenaires sociaux (MEDEF, CGPME, UPA, CFDT Cadres, CFE-CGC, FO-Cadres, UGICA-CFTC, UGICT-CGT). Toute reproduction totale ou partielle par quelque procédé que ce soit, sans l’autorisation expresse et conjointe de l’Apec, est strictement interdite et constituerait une contrefaçon (article L122-4 et L335-2 du code de la Propriété intellectuelle). ISBN 978-2-7336-0799-2 JANVIER 2015 Cette étude a été réalisée par le département études et recherche de l’Apec. Pilotage de l’étude : Gaël Bouron. Analyse et rédaction Caroline Legrand. Maquette : Daniel Le Henry. Direction de l’étude : Maïmouna Fossorier. Direction du département : Pierre Lamblin. ASSOCIATION POUR L’EMPLOI DES CADRES 51 BOULEVARD BRUNE – 75689 PARIS CEDEX 14 CENTRE DE RELATIONS CLIENTS 0810 805 805* DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H À 19H *prix d’un appel local –MÉTHODOLOGIE– Ce dossier a été réalisé à partir de recherches documentaires et d’analyses spé- cifiques réalisées par l’Apec. Pour des raisons de lisibilité, les sources précises de chaque donnée indiquée n’ont pas été systématiquement signalées. La grande majorité des informations indiquées proviennent des données officielles, en par- ticulier publiées par l’Insee. Quatre sources principales ont été utilisées • Les données du recensement 2011 : exploitation principale et base Activité professionnelle. La base Activité professionnelle a notamment permis de calculer, pour chaque région de France métropolitaine, la proportion de cadres du secteur privé travaillant dans chaque zone d’emploi. Cette répartition a ensuite été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. • La base Clap de l’Insee. Le dispositif Connaissance locale de l’appareil productif (Clap) est conçu pour fournir des statistiques sur le tissu économique local. • Les estimations d’emploi localisées (Estel) de l’Insee. Les estimations d’emploi ont pour objectif de fournir une photographie exhaustive de l’emploi au lieu de travail cohérente entre les différents échelons géographiques et les divers postes de nomenclature d’activité. • La base de données des Acoss et des Urssaf. Le champ couvre l’ensemble des cotisants du secteur « concurrentiel » qui comprend tous les secteurs d’activité économique sauf les administrations publiques, l’éducation non marchande, la santé non marchande et l’emploi par les ménages de salariés à domicile. Ce sont les données les plus récentes disponibles pour l’évolution des emplois du secteur privé. D’autres bases de données (par exemple la base des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur par commune fournie par le ministère de l’enseigne- ment supérieur et de la recherche) et différentes publications (en particulier les publications de l’Insee régional) ont également été exploitées. Enfin, les sources spécifiques suivantes ont notamment été utilisées pour réaliser ce dossier : • Programme opérationnel FEDER-FSE 2014-2020 Bourgogne, Conseil Régional Bourgogne, février 2014. • Attractivité, compétences et emploi cadre en Bourgogne. Apec, septembre 2013.

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