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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Picardie

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L'édition 2015 de l'étude de l'Apec sur l'attractivité et l'emploi cadre en région Picardie.
L’emploi cadre en Picardie apparaît fortement polarisé sur 2 des 13 zones d’emploi qui la composent. Les zones d’emploi d’Amiens et de Roissy - Sud Picardie concentrent en effet 45 % des cadres du privé dans la région. Cette proportion atteint 75 % en rajoutant Compiègne et Beauvais, deux autres zones d’emploi d’importance pour la Picardie. De surcroît, les spécificités sectorielles de ces
zones d’emploi renforcent leur attractivité : l’aéronautique
à Amiens, l’industrie automobile à Beauvais ou encore l’industrie chimique à Compiègne…
Avec la réforme territoriale et le regroupement de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais, la nouvelle région se placera parmi les plus importants des 13 futurs espaces régionaux : au 3e rang en termes de population comme pour le volume d’emplois salariés et les effectifs cadres. Elle réunira 7,4 % des cadres du privé de France métropolitaine.

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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Picardie

  1. 1. – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN PICARDIE– LESÉTUDESDEL’EMPLOICADRE – Cartographie de l’emploi régional. – Concentration des cadres du secteur privé. – Spécificités sectorielles de la région. – Perspectives à l’aune de la réforme territoriale. Dossiers attractivité régionale de l’Apec N°2015-24 JANVIER 2015 L’emploi cadre en Picardie apparaît fortement polarisé sur 2 des 13 zones d’emploi qui la com- posent. Les zones d’emploi d’Amiens et de Roissy - Sud Picardie concentrent en effet 45 % des cadres du privé dans la région. Cette proportion atteint 75 % en rajoutant Compiègne et Beauvais, deux autres zones d’emploi d’importance pour la Picar- die. De surcroît, les spécificités sectorielles de ces zones d’emploi renforcent leur attractivité : l’aéro- nautique à Amiens, l’industrie automobile à Beau- vais ou encore l’industrie chimique à Compiègne… Avec la réforme territoriale et le regroupement de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais, la nouvelle région se placera parmi les plus importants des 13 futurs espaces régionaux : au 3e rang en termes de population comme pour le volume d’emplois sala- riés et les effectifs cadres. Elle réunira 7,4 % des cadres du privé de France métropolitaine. ZOOM SUR LES ZONES D’EMPLOI
  2. 2. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN PICARDIE2 – UNE RÉGION MARQUÉE PAR UNE FAIBLE CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE – La population picarde a enregistré une croissance de 1 % entre 2006 et 2011, contre 3 % à l’échelle natio- nale. Trois zones d’emploi ont toutefois fait preuve d’un certain dynamisme : Château-Thierry (+ 3 %), Beauvais (+ 2,5 %) et la partie picarde de Roissy - Sud Picardie (+ 2 %). Ces trois zones d’emploi ont la particularité d’être frontalières de l’Île-de-France. Elles bénéficient donc du fort dynamisme de cette région et de l’étalement urbain de la grande couronne pari- sienne. La plupart des autres zones d’emploi picardes ont connu, sur la même période, une stagnation de leur population. Dans les zones d’emploi de Tergnier, Thiérache et Vallée de la Bresle - Vimeu (partie pi- carde), la population a même légèrement reculé (-1 %). –CARTOGRAPHIE DE L’EMPLOI RÉGIONAL– 1. http://www.insee.fr/fr/ methodes/default. asp?page=zonages/zones_emploi.htm – DÉFINITION DES ZONES D’EMPLOI – La Picardie se compose de 13 zones d’emploi dont deux sont transrégionales : la zone d’emploi de Val- lée de la Bresle - Vimeu s’étend sur la Haute-Nor- mandie, celle de Roissy - Sud Picardie sur l’Île-de- France. Les zones d’emploi sont définies par l’Insee comme des « espaces à l’intérieur desquels la plu- part des actifs résident et travaillent et dans les- quels les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main-d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». Fondées sur le critère des dépla- cements des actifs en emploi entre leur commune de domicile et leur commune de travail, elles sont définies de façon à ce que parmi les actifs résidant dans la zone d’emploi, le plus grand nombre d’entre eux travaillent également dans la zone. Chaque zone d’emploi est ainsi constituée d’un ensemble de communes entières et contiguës aboutissant à un bassin d’emploi où la plupart des actifs résident et travaillent1 . La France compte 322 zones d’em- ploi, dont 304 en métropole. En dehors de cette faible croissance démographique, la Picardie se caractérise par une population relative- ment jeune. 38 % des habitants ont moins de 30 ans, contre 37 % à l’échelle métropolitaine. Ce taux est même dépassé dans deux zones d’emploi : Amiens et Beauvais (respectivement 40 % et 39 %). Parallèle- ment, 22 % des habitants de la région ont plus de 60 ans. Mais à Thiérache, Abbeville et Péronne cela concerne un habitant sur quatre. 20 % de la population picarde réside sur la zone d’emploi d’Amiens et quasiment tout autant sur celle de Roissy - Sud Picardie (partie picarde). Beauvais est la 3e zone d’emploi de la région pour le nombre d’habitants (247 000, soit 13 % de la population régionale), devant Compiègne (201 000 habitants). Les zones d’emploi de Tergnier, Péronne et Vallée de la Bresle - Vimeu (partie picarde) sont de leur côté les moins peuplées de la région. Roissy-Sud Picardie (partie Picarde) Amiens Beauvais Abbeville Vallée de la Bresle-Vimeu (partie Picarde) Péronne Saint- Quentin Thiérache LaonTergnier Soissons Compiègne Château- Thierry Limite régionale Limite des zones d’emploi –Carte 1– Carte des zones d’emploi en Picardie
  3. 3. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN PICARDIE 3 2. L’établissement est une unité de production géographique individualisée, mais juridiquement dépendante de l’entreprise. Seuls les établissements employeurs sont ici considérés, c’est-à-dire les établissements comptant un salarié au moins. Les données sont par ailleurs comprises hors Administration publique, enseignement, santé et action sociale. – AMIENS RASSEMBLE 22 % DES SALARIÉS RÉGIONAUX – En Picardie, on recense, au 2e trimestre 2014, 409 000 salariés dans le secteur privé (données Acoss). Avec près de 91 000 salariés, la zone d’emploi d’Amiens concentre 22 % des salariés picards. Ceci la place en tête des zones d’emploi de Picardie pour le nombre de salariés, devant la partie picarde de la zone d’emploi de Roissy - Sud Picardie (78 000 sala- riés). Beauvais rassemble de son côté 56 000 salariés et Compiègne 52 000. À elles quatre, ces zones d’emploi réunissent plus des deux tiers des salariés de Picardie (68 %). Parmi les autres zones d’emploi de la région, celles de Tergnier et Thiérache sont celles qui comptent le moins de salariés (environ 10 000 dans chacune de ces zones). – 38 000 ÉTABLISSEMENTS EMPLOYEURS DONT PRÈS DE 40 % SUR AMIENS ET ROISSY - SUD PICARDIE – 20 % des établissements employeurs2 de la région sont situés sur la zone d’emploi d’Amiens et 19 % sur celle de Roissy - Sud Picardie (partie picarde). Beau- vais et Compiègne concentrent de leur côté près d’un quart des établissements employeurs de Picardie. Dans la région, 83 % des établissements emploient moins de 10 salariés, comme à l’échelle métropoli- taine. Mais cette proportion est amplement dépassée dans les petites zones d’emploi de Château-Thierry (88 %) et Abbeville (86 %). Parmi les 216 établisse- ments (hors administration) de plus de 200 salariés que compte la région, Amiens et Roissy - Sud Picardie (partie picarde) en rassemblent chacune 21 %. Quant aux zones d’emploi de Compiègne et Beauvais, elles en recensent ensemble un quart. Les zones d’emploi de Château-Thierry, Soissons et Abbeville comptent de leur côté très peu de grands établissements. – EN 5 ANS, L’EMPLOI SALARIÉ A BAISSÉ EN PICARDIE – Entre le 2e trimestre 2009 et le 2e trimestre 2014, l’emploi salarié régional a diminué de 3,5 % (ta- bleau 1) alors qu’il a augmenté de 0,5 % à l’échelle nationale. À l’exception de Beauvais et de Com- piègne qui ont connu une stabilité relative du nombre d’emplois salariés, toutes les autres zones d’emploi de la région ont fait face à des destructions d’emplois au cours des 5 dernières années. Roissy - Sud Picardie (dans sa partie picarde) est sans conteste la zone d’emploi la plus touchée par ce recul de l’emploi sala- rié, 4 000 pertes d’emploi ayant été enregistrées (soit 5 % d’emplois salariés en moins). Laon, Saint-Quen- tin, Soissons, Amiens et Péronne, ont aussi été forte- ment affectées par la conjoncture, entre 1 200 et 1 600 emplois ayant été détruits sur chacune de ces zones d’emploi. À l’échelle de la région, plusieurs secteurs ont particulièrement pâti de la crise écono- mique comme la construction et la métallurgie. Quant au secteur de la plasturgie, particulièrement présent sur Amiens, il a également durement souffert de la crise. Au 2e trimestre 2014, la Picardie affichait le 3e taux de chômage le plus important de France métropoli- taine (11,3 %), derrière le Nord-Pas-de-Calais (12,6 %) et le Languedoc-Roussillon (13,8 %). Toutes les zones d’emploi de Picardie enregistrent un niveau de chô- mage supérieur à la moyenne métropolitaine (9,7 %), hormis Compiègne qui affiche un taux inférieur (9,6 %). La région compte même deux zones d’emploi au taux de chômage particulièrement élevé. Il s’agit de Thiérache (16,6 %, 2e zone d’emploi de France métropolitaine au taux de chômage le plus élevé) et de Tergnier (15 %, 10e position). Nom de la zone d’emploi Nombre de salariés du secteur privé en 2014 Évolution du nombre de salariés entre 2009 et 2014 Taux de chômage au 2e trimestre 2014 Amiens 90 966 -1,7 % 11,8 % Roissy - Sud Picardie (partie picarde) 77 746 -5,0 % 9,8 % Beauvais 56 033 -0,8 % 10,1 % Compiègne 52 089 -0,8 % 9,6 % Saint-Quentin 28 680 -4,4 % 14,8 % Picardie 409 116 -3,5 % 11,3 % Sources : Données Acoss au 2e trimestre 2009 et au 2e trimestre 2014 pour le nombre de salariés. Données Insee pour le taux de chômage. –Tableau 1– Indicateurs clefs pour les principales zones d’emploi de la région
  4. 4. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN PICARDIE4 –CONCENTRATION DE L’EMPLOI CADRE DU PRIVÉ– Nom de la zone d’emploi Estimation Apec du volume de cadres du privé Part de la zone d’emploi dans les cadres régionaux Rang parmi les 304 zones d'emploi en France métropolitaine Amiens 14 100 23 % 40 Roissy - Sud Picardie (partie Picardie) 13 500 22 % 10* Compiègne 9 000 14,7 % 56 Beauvais 8 600 14,1 % 59 Saint-Quentin 3 500 5,8 % 112 Soissons 2 300 3,7 % 163 Laon 2 300 3,7 % 165 Château-Thierry 1 600 2,6 % 202 Péronne 1 500 2,4 % 208 Abbeville 1 400 2,3 % 212 Vallée de la Bresle-Vimeu (partie Picardie) 1 300 2,1 % 152* Thiérache 1 200 < 2 % 228 Tergnier 1 100 < 2 % 238 –Tableau 2– Estimation du volume des cadres du privé dans les zones d’emploi de la région – 61 400 CADRES DANS LA RÉGION DONT 45 % SUR AMIENS ET ROISSY - SUD PICARDIE – Selon les estimations de l’Apec3 , la zone d’emploi d’Amiens réunit 14 100 cadres du privé, soit 23 % des cadres régionaux, ce qui la place au 40e rang des zones d’emploi métropolitaines (tableau 2). À ce titre, elle se situe juste devant la zone d’emploi d’An- necy (13 600 cadres) mais derrière celle de Créteil (14 800 cadres). La zone d’emploi de Roissy - Sud Picardie, avec 13 500 cadres du privé sur sa partie picarde, en concentre quasiment tout autant (22 % des cadres picards). Les zones d’emploi de Compiègne et de Beauvais comptabilisent un volume très proche de cadres, représentant à elles deux près de 30 % des effectifs cadres de la région. En dehors de Saint- Quentin, aucune autre zone d’emploi de Picardie ne rassemble plus de 5 % de cadres du privé. C’est dans les zones d’emploi de Thiérache et de Tergnier que leur nombre est le plus faible. On peut noter que la zone d’emploi de Roissy - Sud Picardie dans son ensemble (c’est-à-dire en intégrant les territoires picards et franciliens) est d’importance pour l’emploi cadre. Elle compte en tout 53 800 cadres du privé, soit la 10e zone d’emploi française pour le volume de cadres. – AMIENS, ZONE D’EMPLOI COMPTANT LE PLUS D’ACTIFS QUALIFIÉS ET LE PLUS D’ÉTUDIANTS – Les actifs diplômés de l’enseignement supérieur sont proportionnellement moins nombreux dans la région Picardie qu’à l’échelle nationale (29 % contre 36 %). Il n’y a que sur les zones d’emploi de Compiègne et d’Amiens que leur proportion atteint ou dépasse les 30 %. Amiens s’avère par ailleurs être la zone d’em- ploi picarde qui concentre le plus d’étudiants du su- périeur (27 800 étudiants, soit 63 % des étudiants inscrits en Picardie). Compiègne et Beauvais sont les deux autres zones d’emplois de la région à compta- biliser le plus d’étudiants. Elles en rassemblent à elles deux près de 10 000, soit 20 % des étudiants de la région. – COMPIÈGNE, ZONE D’EMPLOI LA PLUS ATTRACTIVE POUR LES ACTIFS QUALIFIÉS – De toutes les zones d’emploi de Picardie, celle de Compiègne s’avère, proportionnellement au nombre d’emplois, la plus attractive pour les actifs qualifiés4 . Celle de Beauvais dispose aussi d’une certaine attrac- tivité, celle-ci étant plus prononcée qu’à Amiens, ou encore Roissy - Sud Picardie. De toutes les zones d’emploi de la région, celles de Laon et de Tergnier apparaissent en revanche comme les moins attrac- tives pour les actifs qualifiés. 3. Cette estimation a été réalisée à partir de la base du recensement 2011 (Insee). Les cadres en activité dans le secteur privé ont été repérés et répartis par zone d’emploi. Cette répartition a été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. 4. http://www.insee.fr/fr/themes/ document.asp?reg_id=0&ref_ id=ip1416 (*) Le rang de Roissy - Sud Picardie intègre le territoire de la zone d’emploi située en Île de France : 53 800 cadres au total sur la zone. (**) Le rang de Vallée de la Bresle - Vimeu intègre le territoire de la zone d’emploi située en Haute-Normandie : 2 400 cadres au total sur la zone. Source : Apec, 2014.
  5. 5. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN PICARDIE 5 –LES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES DE LA RÉGION– – LE SECTEUR TERTIAIRE RÉUNIT 75 % DES SALARIÉS RÉGIONAUX – En Picardie, 39 % des salariés travaillent dans le sec- teur tertiaire marchand, ce qui dénote une nette sous- représentation de cette activité par rapport à l’échelle métropolitaine (tableau 3). Elle reste cependant le 1er secteur d’activité de la région (comme dans l’Hexagone), suivi par le tertiaire non-marchand (qui rassemble 36 % des effectifs salariés régionaux). La prépondérance du tertiaire marchand ne se vérifie pas dans toutes les zones d’emploi. Ainsi, à Tergnier, Thiérache, Amiens et Laon, la sphère non-marchande prédomine. Dans la zone d’emploi de Laon, dont la ville centre bénéficie du statut de préfecture, le ter- tiaire non-marchand réunit même 47 % des salariés locaux. Dans la partie picarde de la Vallée de la Bresle - Vimeu, c’est le secteur industriel qui ras- semble le plus de salariés. Dans cette zone d’emploi, 40 % des salariés travaillent dans l’industrie. Cela fait de cette zone d’emploi la plus industrialisée de la région, devant celles de Thiérache et de Péronne, dont plus d’un quart des salariés relèvent du secteur industriel. De son côté, le secteur de la construction rassemble 6 % des salariés de Picardie. Cette propor- tion varie peu d’une zone d’emploi à l’autre mais atteint 8 % pour Compiègne et Laon. Disposant de riches espaces agricoles, la Picardie ne concentre sur son territoire que 1 % de salariés relevant de l’agri- culture. Ce domaine d’activité est toutefois surrepré- Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand5 Tertiaire non-marchand6 Région Picardie 1 % 18 % 6 % 39 % 36 % Valeurs les plus élevées par zone d'emploi Château-Thierry. Péronne (5 %). Vallée de la Bresle - Vimeu, partie picarde (40 %). Thiérache (27 %). Péronne (26 %). Compiègne. Laon (8%). Roissy - Sud Picardie, partie picarde (45 %). Compiègne (42 %). Laon (47 %). Amiens (40 %). France métropolitaine 1 % 14 % 6 % 47 % 32 % France hors Île-de-France 1 % 15 % 7 % 43 % 34 % Source:Insee(Estel)2011,traitementsApec. –Tableau 3– Répartition des salariés de la région Picardie par secteur d’activité senté sur deux zones d’emploi : à Château-Thierry et à Péronne, territoires respectivement spécialisés dans la viticulture et la culture de la betterave. – DES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES INFRARÉGIONALES MARQUÉES – Principaux territoires régionaux pour l’emploi salarié, Amiens, Roissy - Sud Picardie, Beauvais, Compiègne et Saint-Quentin, présentent chacun, au regard de la structure sectorielle régionale, des spécificités fortes (tableau 4). La fabrication de matériels de transport autres qu’au- tomobiles constitue ainsi une des dominantes secto- rielles d’Amiens (indice de spécificité7 de 2,8). La présence d’Aerolia, filiale d’Airbus Group spécialisée dans les aérostuctures explique grandement le poids de cette industrie. Le site d’Aerolia, sur la commune de Méaulte, regroupe en effet environ 1 400 salariés. Amiens se caractérise en outre par une spécificité dans l’administration publique (indice d’1,4), en lien avec son statut de préfecture de la Somme et de capi- tale régionale. On peut également noter que la fabri- cation de produits en caoutchouc et plastiques a longtemps caractérisé la zone d’emploi d’Amiens, via notamment la présence de Goodyear. La fermeture début 2014 de l’usine Goodyear d’Amiens Nord de- vrait toutefois avoir un impact sur le poids de la filière au sein de la zone d’emploi, même si d’autres acteurs 5. Transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières. 6. Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale. 7. Ce niveau de spécificité est calculé en faisant le rapport de la part occupée par tel ou tel secteur d’activité dans une zone d’emploi donnée, par rapport à celle qu’il occupe au niveau régional. Seuls ont été pris en compte ici, les secteurs représentant 1 % au moins des effectifs propres à chaque zone d’emploi et un nombre significatif de salariés.
  6. 6. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN PICARDIE6 de la plasturgie sont présents localement, comme la PME Deceuninck (fabrication d’éléments en PVC pour le bâtiment). La partie picarde de la zone d’emploi de Roissy - Sud Picardie affiche de son côté une spécialité dans la métallurgie (indice de 1,8). La présence d’une usine d’ArcelorMittal à proximité de Creil explique en partie cette dominante. Le site est spécialisé dans la produc- tion de tôles d’acier à destination du secteur automo- bile. La zone d’emploi de Beauvais se démarque notam- ment dans le domaine automobile (indice de 2,8). L’équipementier Faurecia fait partie des grands ac- teurs positionnés localement sur ce domaine. Beau- vais est également tourné vers la fabrication de pro- duits minéraux non métalliques tels que le verre. L’implantation de Saverglass explique en partie le poids de ce dernier segment industriel dans le tissu sectoriel local. La zone d’emploi bénéficie par ailleurs de l’implantation d’AGCO-Massey Ferguson, l’un des leaders mondiaux de la machinerie agricole. L’industrie chimique fait partie des composantes sec- torielles majeures de la zone d’emploi de Compiègne. Plusieurs grands noms du secteur y sont présents : Novance, filiale de Sofiprotéol spécialisée dans la transformation des oléagineux, DSM Résines, filiale du hollandais DSM, Beauté Recherche Industries, unité de production de cosmétique et de parfumerie du groupe L’Oréal, ou encore Weylchem Lamotte, Bos- tik... L’industrie chimique constitue d’ailleurs un domaine d’activité qui est surreprésenté dans la région, com- parativement à l’échelle nationale. Le secteur compte 3,1 fois plus de salariés, en proportion, en Picardie qu’au niveau national. De nombreux acteurs de la chimie sont présents au sein du territoire régional, notamment sur la zone d’emploi de Compiègne donc, mais aussi sur celles de Roissy - Sud Picardie (BASF), d’Amiens (Procter & Gamble) ou de Tergnier (Dow). Parallèlement, la plasturgie y est fortement représen- tée. Hutchinson notamment y possède plusieurs im- plantations sur les zones d’emploi d’Amiens, de Val- lée de la Bresle - Vimeu et de Roissy - Sud Picardie. Sur ces domaines, la région bénéficie par ailleurs du positionnement du pôle de compétitivité Industries & Agro-Ressources qui promeut la chimie du végétal, c’est-à-dire l’utilisation de biomasse dans le dévelop- pement de technologies et de nouveaux produits (bioplastiques, mais aussi agromatériaux, etc.). Zone d’emploi Principaux domaines de spécificité Indice de spécificité % des salariés de la zone travaillant dans ce domaine Amiens 1 Fabrication d’autres matériels de transport 2,8 1,5 % 2 Administration publique et défense 1,4 14,8 % Roissy – Sud Picardie (partie picarde) 1 Enquêtes et sécurité 2,0 1,2 % 2 Métallurgie 1,8 1,4 % Beauvais 1 Industrie automobile 2,8 2,2 % 2 Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques 2,5 2,5 % Compiègne 1 Construction de bâtiments 3,3 2,7 % 2 Industrie chimique 2,8 5,5 % Saint-Quentin 1 Fabrication d’autres matériels de transport 2,9 1,5 % 2 Fabrication d’équipements électriques 1,9 1,6 % Région Picardie 1 Industrie chimique 3,1 1,9 % 2 Fabrication de produits en caoutchouc et en plastiques8 2,6 2,1 % Source:Insee(Clap),TraitementsApec. –Tableau 4– Domaines de spécificités sectorielles dans les 5 zones d’emploi de Picardie comptant le plus de salariés La part de la fabrication de fabrication d’autres matériels de transports est 2,8 fois plus importante dans la zone d’emploi d’Amiens qu’à l’échelle régionale. La part de l’industrie chimique est 3,1 fois plus importante dans la région Picardie qu’à l’échelle nationale. Seuls les secteurs comptant un volume significatif de salariés (généralement au moins 1 000 salariés et/ou au moins 1 % des effectifs salariés de la zone ou de la région) sont ici considérés. 8. Les données datent de 2011 et comprennent donc les activités du groupe Goodyear qui a fermé son site d’Amiens (environ 1 000 salariés) début 2014.
  7. 7. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN PICARDIE 7 –PERSPECTIVES POUR LA PICARDIE– – LA PICARDIE À L’AUNE DE LA RÉFORME TERRITORIALE – Le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales, et modi- fiant le calendrier électoral a été adopté par l’Assem- blée nationale le 17 décembre 2014. Aussi, au 1er janvier 2016, la France métropolitaine comptera 13 régions au lieu de 22. Dans ce cadre, le Nord-Pas-de- Calais et la Picardie ne feront qu’une. La future région ainsi constituée regroupera 6 mil- lions d’habitants, devenant la 3e région de France pour sa population. En matière d’emploi, le regroupe- ment du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie permet- tra de rassembler 1,4 million d’emplois salariés, dont 29 % en Picardie. La région viendra ainsi se placer au 3e rang des régions métropolitaines pour le nombre de salariés, derrière Auvergne/Rhône-Alpes et l’Île-de-France. Par ailleurs, la future région comp- tera 215 000 cadres du privé, soit 7,4 % des cadres de France métropolitaine, ce qui la placera au 3e rang des régions hexagonales, devant Provence-Alpes-Côte d’Azur (210 000 cadres), mais derrière Auvergne/ Rhône-Alpes (350 000 cadres). Au sein de ce futur ensemble régional, la zone d’em- ploi de Lille affirmera sa position de chef de file, en regroupant 13 % de la population régionale, 20 % des emplois salariés et 30 % des cadres. Elle devan- cera ainsi sur ce dernier plan, les zones d’emploi de Roubaix - Tourcoing (9,1 % des cadres), d’Amiens (6,5 %) et de Roissy - Sud Picardie (6,3 %). – QUELLES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES POUR LA RÉGION ? – Au regard de leurs activités économiques et de leurs filières de spécialisation, le rattachement de la Picar- die au Nord-Pas-de-Calais pourrait conforter la posi- tion de l’ensemble régional dans plusieurs domaines d’activité, comme dans celui des transports et des mobilités. Sur ce domaine, la Picardie bénéficie de la présence d’aéroports internationaux (Beauvais mais aussi Roissy-Charles de Gaulle à proximité immédiate de la région) et d’un acteur majeur de l’aéronautique (Aerolia). La Picardie a par ailleurs fait de la mobilité et de la conception de véhicules intelligents l’un de ses enjeux stratégiques pour demain, sachant que plusieurs équipementiers sont déjà présents sur le territoire (Faurecia, Montupet, SMW Automotive). De son côté, le Nord-Pas-de-Calais dispose aussi, de par sa situation géographique, de riches atouts : trois grands ports maritimes, un aéroport, des liaisons fer- rées vers la Belgique et l’Angleterre. Il accueille, en outre, le siège du pôle de compétitivité i-Trans dédié aux matériels de transport. Des établissements im- plantés à Valenciennes, Lille, mais aussi à Amiens et Roissy - Sud Picardie font vivre ses activités qui vont de la fabrication de matériels de transport à la réali- sation d’analyses techniques ciblées. Des synergies pourraient également s’élaborer entre les deux régions dans la filière agroalimentaire, de- puis la production jusqu’à la consommation. En effet, la Picardie, qui est historiquement un important ter- ritoire agricole, a fait de la production industrielle de la matière végétale (agriculture de précision, machi- nisme agricole, alimentation humaine et animale…) l’un de ses domaines d’actions stratégiques pour le futur. Quant au Nord-Pas-de-Calais, il ambitionne de son côté de faire de la nutrition appliquée au do- maine de la santé l’un de ses axes de développement. Sur ce domaine, cette dernière région dispose déjà d’un pôle de compétitivité dédié : Nutrition Santé Longévité (sur la zone d’emploi de Lille). À celui-ci s’ajoute le pôle Aquimer, situé à Boulogne-sur-Mer et qui fédère des établissements dédiés à l’industrie alimentaire ou encore à la pêche. La filière chimie et matériaux constitue un autre axe autour duquel le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie pourraient mutualiser leur expertise, tant il est vrai que plusieurs pôles de compétitivité sont centrés sur ce domaine d’activité au sein des deux régions. On y trouve ainsi le pôle Industries & Agro-Ressources (pôle transrégional, réunissant les savoir-faire picards et champardennais, et dont le siège social est situé à Laon), et les pôles Matikem et Up-Tex (tous deux im- plantés dans le Nord-Pas-de-Calais). Le premier en- tend promouvoir la chimie du végétal et les agroma- tériaux, le deuxième les matériaux et la chimie verte. Quant au troisième, il œuvre à l’élaboration de maté- riaux nouveaux (matières plastiques à destination de l’industrie textile notamment).
  8. 8. www.apec.fr 05NOVEMBRE 2013 © Apec, 2015 Cet ouvrage a été créé à l’initiative de l’Apec, Association pour l’emploi des cadres, régie par la loi du 1er juillet 1901, et publié sous sa direction et en son nom. Il s’agit d’une œuvre collective, l’Apec en a la qualité d’auteur. L’Apec a été créée en 1966 et est administrée par les partenaires sociaux (MEDEF, CGPME, UPA, CFDT Cadres, CFE-CGC, FO-Cadres, UGICA-CFTC, UGICT-CGT). Toute reproduction totale ou partielle par quelque procédé que ce soit, sans l’autorisation expresse et conjointe de l’Apec, est strictement interdite et constituerait une contrefaçon (article L122-4 et L335-2 du code de la Propriété intellectuelle). ISBN 978-2-7336-0812-8 JANVIER 2015 Cette étude a été réalisée par le département études et recherche de l’Apec. Pilotage de l’étude : Gaël Bouron. Analyse et rédaction Caroline Legrand. Maquette : Daniel Le Henry. Direction de l’étude : Maïmouna Fossorier. Direction du département : Pierre Lamblin. ASSOCIATION POUR L’EMPLOI DES CADRES 51 BOULEVARD BRUNE – 75689 PARIS CEDEX 14 CENTRE DE RELATIONS CLIENTS 0810 805 805* DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H À 19H *prix d’un appel local –MÉTHODOLOGIE– Ce dossier a été réalisé à partir de recherches documentaires et d’analyses spé- cifiques réalisées par l’Apec. Pour des raisons de lisibilité, les sources précises de chaque donnée indiquée n’ont pas été systématiquement signalées. La grande majorité des informations indiquées proviennent des données officielles, en par- ticulier publiées par l’Insee. Quatre sources principales ont été utilisées • Les données du recensement 2011 : exploitation principale et base Activité professionnelle. La base Activité professionnelle a notamment permis de calculer, pour chaque région de France métropolitaine, la proportion de cadres du secteur privé travaillant dans chaque zone d’emploi. Cette répartition a ensuite été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. • La base Clap de l’Insee. Le dispositif Connaissance locale de l’appareil productif (Clap) est conçu pour fournir des statistiques sur le tissu économique local. • Les estimations d’emploi localisées (Estel) de l’Insee. Les estimations d’emploi ont pour objectif de fournir une photographie exhaustive de l’emploi au lieu de travail cohérente entre les différents échelons géographiques et les divers postes de nomenclature d’activité. • La base de données des Acoss et des Urssaf. Le champ couvre l’ensemble des cotisants du secteur « concurrentiel » qui comprend tous les secteurs d’activité économique sauf les administrations publiques, l’éducation non marchande, la santé non marchande et l’emploi par les ménages de salariés à domicile. Ce sont les données les plus récentes disponibles pour l’évolution des emplois du secteur privé. D’autres bases de données (par exemple la base des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur par commune fournie par le ministère de l’enseigne- ment supérieur et de la recherche) et différentes publications (en particulier les publications de l’Insee régional) ont également été exploitées. Enfin, les sources spécifiques suivantes ont notamment été utilisées pour réaliser ce dossier : • Système productif régional. La recherche en Picardie : le secteur privé est pré- pondérant et fortement spécialisé. Insee, Analyses, n°87, 2014. • Picardie : L’ambition de l’excellence. Stratégie régionale de développement éco- nomique. Conseil régional de Picardie, 2014. • Attractivité, compétences et emploi cadre en Picardie. Apec, septembre 2013.

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