Etude du fonctionnement de 3 zones de rejet végétalisées agence eau Rhin-Meuse

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Etude du fonctionnement de 3 zones de rejet végétalisées agence eau Rhin-Meuse

  1. 1. Etude du fonctionnement de 3 Zones de Rejet Végétalisées Frédéric TISSERAND Responsable du SATESE Conseil Général du Haut-Rhin Didier COLIN Directeur du Soutien aux Interventions Adjoint Agence de l’eau Rhin-Meuse
  2. 2. • Quatre fonctions principales des ZRV – Rétention des boues ou macro-déchets (rétention des MES provenant du by-pass des ouvrages de traitement ou d’un départ de boues accidentel du clarificateur secondaire) – Dispersion du rejet (limitation des flux de polluants via une réduction des volumes d’eau rejetés au milieu superficiel) : infiltration dans le sol et le sous-sol, évapotranspiration liée aux végétaux, évaporation – Lissage hydraulique (atténuation des fortes variations journalières de débit afin d’éviter de perturber l’écoulement du milieu récepteur superficiel) – Abattement complémentaire de la pollution (affinage de l’épuration des eaux traitées)
  3. 3. • Mécanismes mis en jeu dans les ZRV – Infiltration – Évapotranspiration – Mécanismes de dégradation microbiologique par culture libre et fixée – Rétention et l’exportation de nutriments par les végétaux (marginale) – Photodégradation – Décantation des matières particulaires
  4. 4. • On cherche à obtenir une réduction des flux de pollution (MES, phosphore, azote, germes pathogènes et les substances émergentes et prioritaires) • Abattements obtenus corrélés au temps de séjour hydraulique (TSH) – TSH = paramètre critique pour le dimensionnement des ZRV
  5. 5. • Dimensionnement des ZRV – Des recommandations qui s’appuient essentiellement sur le bon sens et les premiers retours d’expérience observés – Approche empirique (utiliser le résiduel d’espace disponible autour de la station) – Surfaces observées : 1 à 3 m² par EH Intégrer dans le dimensionnement la perméabilité du sol et du sous-sol
  6. 6. • Rôle des végétaux – Pas de rôle direct sur les processus d'épuration – Créent des conditions favorables au développement des microorganismes et à leur niveau d'activité biologique qui dégrade la pollution organique – Effet positif sur l'épuration au niveau des racines – Favorables à l'écoulement de l'effluent Expressions "végétaux épurateurs" et "phyto- épuration" scientifiquement fausses
  7. 7. • Rôle des végétaux dans les procédés épuratoires – Rôles physiques • Favoriser le passage de l'effluent à travers la couche de MES en surface • Favoriser le cheminement de l'effluent au travers du substrat • Augmentent la surface de support des microorganismes épurateurs • Créer de l'ombre sur la zone de traitement – Rôles biologiques • Rejeter de l'oxygène au niveau des radicelles dans le substrat • Rejeter des exsudats racinaires • Absorber les métaux lourds, dans certains cas particuliers • Évapotranspirer l'eau
  8. 8. • Etude de trois ZRV haut-rhinoises – STEP de type lits filtrants plantés de roseaux • 2 étages à percolation verticale • 1 ZRV récupérant les eaux traitées et le trop plein du poste de relevage (temps de pluie) – Calculs de rendements pondérés par rapports aux charges mesurées lors des différentes visites
  9. 9. • Cas de LIEBSDORF • 2 noues plantées alimentées en parallèle • 350 EH • 96 m3/j • 22 bilans : - 12 temps sec - 10 temps de pluie
  10. 10. Temps de séjour théorique: Environ 12,5 heures Volume d’une noue : Environ 25 m3
  11. 11. - par temps sec
  12. 12. - par temps de pluie
  13. 13. - globalement Sur ce site, on a régulièrement Qs > Qe - Infiltrations d’ECP dans les noues
  14. 14. • Cas de LUTTER • 1 mare de profondeur irrégulière • 970 EH • 247 m3/j • 21 bilans : - 15 temps sec - 6 temps de pluie
  15. 15. Volume de la zone humide : Environ 425 m3 Temps de séjour théorique: Environ 41 heures
  16. 16. - par temps sec
  17. 17. - par temps de pluie
  18. 18. - globalement Qs < Qe Environ 5 % Diminution des charges
  19. 19. • Cas de WAHLBACH • 1 noue élaborée avec 2 alimentations possibles • 900 EH • 288 m3/j • 14 bilans : - 6 temps sec - 8 temps de pluie
  20. 20. Temps de séjour théorique : Environ 3 heures Volume de la noue : Environ 36 m3
  21. 21. - par temps sec
  22. 22. - par temps de pluie
  23. 23. globalement En général : Qs = Qe Rendements dépendent des teneurs résiduelles
  24. 24. • Suivis particuliers - Diminution du volume maximal horaire - Lissage du débit dans le temps Qe Qs - Restitution hydraulique en cas d’orage
  25. 25. • Suivis particuliers – Traitement des eaux issues du trop plein • Réel intérêt pour le traitement de la pollution carbonée
  26. 26. • Suivis particuliers (traitement des eaux issues du trop plein) – Problèmes • Emplacement du point réglementaire : dans ce cas, la STEP ne respectait pas l’arrêté du 22 juin 2007, ce qui pénalise la commune alors qu’un effort de traitement supplémentaire a été réalisé • Engorgement plus rapide des noues. Or on ne connaît pas la composition de ces « boues » ni la fréquence d’extraction
  27. 27. ZRV Volume utile théorique (m3) Volume accessible au fluide (m3) Volume mort (m3) Temps de séjour théorique (h) Temps de séjour mesuré (h) Commentaires Liebsdorf 50 10 40 12,5 2,5 Comblement de la ZRV, encombrement de la végétation Wahlbach 36 10 26 3 2,7 Modifications topographiques liées à l’inondation de juin2013 Lutter 425 75 350 41 19 Envasement, comblement par les végétaux • Comparaison des volumes/temps de séjour théoriques et mesurés (Source : ENGEES - Evaluation de l’hydrodynamique de trois ZRV par opération de multitraçage)
  28. 28. • Suivis particuliers – Traitement du Pt A part cette campagne de mesure réalisée en juin…. Diminution du rendement après passage dans la ZRV On constate généralement une augmentation de la concentration en Pt durant la période hivernale
  29. 29. • Suivis particuliers – Traitement du Pt • Relargage par certains végétaux ? • Faut il faucarder les ZRV ? – Permettrait en outre, de limiter le risque d’engorgement rapide dans le cas de noues – Par contre, risque de destruction du biotope de la faune locale ?
  30. 30. • Critique des résultats et limites de l’étude – Nombre de visites • Il reste faible à l’échelle d’une année • Conditions météorologiques très changeantes – Situation des collectivités • Evolution du taux de raccordement • Déconnection en cours des fosses toutes eaux • Caractère de « villages dortoirs »
  31. 31. • Critique des résultats et limites de l’étude – Fonctionnement des stations • Abattement déjà important de la pollution carbonée • Générateur de nitrates, ce qui favorise l’effet de dénitrification dans les ZRV : à vérifier sur le long terme – Analyses des paramètres • Faibles concentrations mesurées • Proches, voire inférieures, aux limites de quantification définies par les normes AFNOR
  32. 32. • Critique des résultats et limites de l’étude – Analyses des paramètres • Méthode utilisée : le titrage permet d’avoir un résultat précis • Sur de faibles concentrations, une simple variation peut entraîner une différence importante en terme de rendement
  33. 33. • Critique des résultats et limites de l’étude Gain en terme de concentration après passage en ZRV, en moyenne. Résultats influencés par plus de bilans par temps de pluie et moins de campagnes de mesures que les autres sites
  34. 34. • Conclusion – En efficacité • Même faiblement, amélioration de tous les paramètres • Dénitrification intéressante et amélioration du traitement du Pt • Effet tampon lors d’évènements pluvieux • Bon traitement de la pollution carbonée des eaux issues du by-pass station Solution intéressante derrière certains DO ?
  35. 35. • Conclusion – Interrogations • Evolution dans le temps ? • Curage / faucardage ? • Prise en compte au niveau réglementaire? – Sinon y faire transiter les différents by-pass sans passer par l’ouvrage de comptage des effluents. – Des premières observations intéressantes sur les bénéfices des ZRV qui ne doivent cependant pas être extrapolées…
  36. 36. • Conclusion – ZRV = Zone humide artificielle aménagée entre la station d’épuration et le milieu récepteur – Ne constitue pas une étape propre du dispositif de traitement mais contribue, dans une certaine mesure, à la réduction des impacts des rejets sur le milieu récepteur – Également propice à l’accueil de la biodiversité – Ne peut se substituer à un traitement tertiaire conventionnel : abattements obtenus difficiles à quantifier car faibles
  37. 37. Merci de votre attention Frédéric TISSERAND Conseil Général du Haut-Rhin 03 89 30 10 46 tisserand.f@cg68.fr Didier COLIN Agence de l’eau Rhin-Meuse 03 87 34 47 82 didier.colin@eau-rhin-meuse.fr
  38. 38. Pour en savoir plus : http://www.eau-rhin-meuse.fr/ Retrouvez l’actualité de l’agence de l’eau Rhin-Meuse sur

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