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OCTOBRE 2011 /                           MAI 2011 /DOSSIER SPÉCIAL                          DOSSIER SPÉCIAL               ...
EDITORIAL /L      e monde financier a encore récemment              Mais cette succession des nouvelles sur le      connu ...
SOMMAIRE /3                                                           25EDITORIAL /                                       ...
NOTRE ACTUALITÉ / Un groupe bancaire mutualiste    LE PÔLE TRANSPORT  a retenu Altime Associates       ET POSTE  pour l’a...
« G É N É R A L IS ATI O N S E PA :                                 LES BANQUES FRANÇAISES                                ...
Selon les éléments communiqués, tous les paiements et       fournisseurs ou des clients dans la zone SEPA, baissevirements...
BÂLE 3 :                                        VERS UN RENFORCEMENT DU                                        P I L O TA ...
Pour cela, l’établissement bancaire doit explorer           Le but est de veiller au ralentissement de laquatre axes fonda...
VEILLE REGLEMENTAIRE                                      FAT C A : U N E M I S E À J O U R                               ...
RETENUES À LA SOURCE /                                        pays ne sont plus tenues de passer un agrément              ...
VEILLE REGLEMENTAIRE                                          TROISIÈME DIRECTIVE                                         ...
Sur le plan national, les banques représentent toujours     clients à partir des listes de sanctions relayées le plus(2010...
RÉDUIRE LES COÛTS DE PROJETS                DE 8% EN PROFESSIONNALISANT                L A R E C E T T E D E L A S T R AT ...
Quel est le modèle de l’organisation retenue ?              En conclusion, avez-vous des conseils à donner                ...
LE PILOTAGE DES PROGRAMMES                S T R AT ÉG I Q UES I N T E R N ATI O N A U X :                UN ENJEU IMPORTAN...
Quels sont les Facteurs clés de succès                        communauté partage une veille méthodologie, unequi vous ont ...
ECONOMIE NUMÉRIQUE                                 ET USAGES 2.0                                 MENACES OU OPPORTUNITÉS  ...
TÉMOIGNAGE /Ces ruptures technologiques et comportementales se                              JEAN-PIERRE CORNIOUcristallise...
LES IMPACTS SUR L’ENTREPRISE DE DEMAIN À L’AUBE             d’une vision étendue de l’entreprise. En effet l’entrepriseDU ...
Source : témoignage de Jean-Pierre CORNIOU, DGA SIA Conseil - La révolution numérique : quelles ambitions ?Mais l’entrepri...
LES RÉFÉRENTIELS : QUELS ENJEUX                  P O U R L A S T R AT É G I E D E S B A N Q U E S                  E T C O...
Altime Associates Newsletter Finances Mars 2012
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Altime Associates Newsletter Finances Mars 2012

  1. 1. Newsletter Finances Mars 2012 L’ACTUALITÉ DU SECTEUR FINANCIER / UNE INTERVIEW UNE INTERVIEW DE PIERRE DUMAS / DE CHRISTIAN MOUTTON / Head of International Directeur de la Maîtrise Program & Project - CNP d’ouvrage et des Processus LCL « Le pilotage des programmes stratégiques internationaux : un enjeu pour les directions « Réduire les coûts de projets de 8% générales » en professionnalisant la recette de la stratégie à l’exécution »STRATEGIE ET VEILLE BANCAIRE /• « Généralisation SEPA : les banques françaises et les entreprises face au défi du compte à rebours » / ACTUALITÉ RÉGLEMENTAIRE / • Solvabilité 2 : troisième directive « LAB-FT » : tout a été dit et écrit… mais est-ce en place ? R2M Partners / • FATCA : la nouvelle notice : une mise à jour contrastée / • Bâle 3 : Vers un renforcement du pilotage stratégique des banques / EFFICACITÉ OPÉRATIONNELLE DES PROCESSUS / • Economie numérique et usages 2.0 : Menaces ou Opportunités pour les Processus / Un retour des 7èmes rencontres du Club des Pilotes de Processus qui se sont tenues le 23 Novembre 2011 /ARCHITECTURE DES SI ET ALIGNEMENT STRATÉGIQUE /• Les Référentiels : quels enjeux pour la stratégie des banques et compagnies d’assurance ? / Paris – Casablanca - Tunis
  2. 2. OCTOBRE 2011 / MAI 2011 /DOSSIER SPÉCIAL DOSSIER SPÉCIAL PROCHAIN NUMÉRO :INDUSTRIALISATION ET MUTUALISATION RÈGLEMENTAIRE :DANS LE SECTEUR FINANCIER BÂLE III ET SOLVENCY II 2e TRIMESTRE 2012Stratégie et veille bancassurance • Stratégie et règlementation • Les ALTIME ASSOCIATES /La bancassurance, une nouvelle enjeux de Bâle III sur les liquiditésdynamique pour les assureurs des établissements financiers • La Altime Associates Finances souhaiteétrangers en Chine • La Chine face à Bâle III • Le besoin partager avec les acteurs du marchécannibalisation des offres et d’une nouvelle gouvernance financier ses réflexions, ses apports,services de paiement • Enrayer les incorporant les risques structurels • ses offres et son cadrepertes de revenus : du prix le plus Les enjeux de Solvency II pour les méthodologique.bas au prix optimal • assureurs • Nous avons inclus les réflexions deActualité réglementaire • Solvabilité Stratégie de distribution • nos équipes pluridisciplinaires et2 : une mise en œuvre sûrement Les impacts des nouvelles normes multiculturelles sur les sujetsreportée • Les enjeux de Bâle III sur le mix produit ou comment une d’actualité.pour le Crédit Agricole • FATCA ou réforme a priori financière touche leun effort dans l’incertitude • marketing stratégique • VOS SUGGESTIONS /Stratégie de distribution • Entreprise Efficacité opérationnelle des Notre newsletter est conçueétendue et maîtrise de bout en bout processus • La vision de l’expert sur comme un espace d’échange avecde la promesse au client : quels les impacts opérationnels et vous. Nous recueillerons avec intérêtenjeux et quelles réponses ? • Un financiers de Solvency II sur le vos remarques et suggestions.retour du 2nd symposium du Club métier de l’assurance. Une interview Nhésitez pas à nous contacter àdes Pilotes de Processus et du Club de Olivier de Lagarde - Directeur l’adresse : newsletter.finances@altimeassociates.comUrba qui s’est tenu le 26 mai 2011 adjoint de l’ENASS • Les impactsau MEDEF • des besoins de liquidité imposés par Bâle III sur les processus et les ABONNEMENT /Efficacité opérationnelle des systèmes • Vous désirez vous abonner ?processus • L’industrialisation des Pour vous inscrire :BO bancaires, l’optimisation et le Architecture des SI et alignementpartage des moyens de production stratégique • «Bouger les lignes», newsletter.finances@altimeassociates.comdu cœur de métier bancaire • la fonction informatique porte les DÉSABONNEMENT /L’Industrialisation du processus de ambitions du projet d’entreprise.recette dans les projets SI ou Comment dégager des marges de Vous ne souhaitez plus recevoir notrecomment gagner des jours hommes manœuvre et conserver la newsletter, merci de nous adresseret des délais dans vos projets • différenciation stratégique un email à l’adresse suivante : de LCL ? Une interview de Stéphane desabonnementsp@altimeassociates.comArchitecture des SI et alignement Priami - Directeur Technologie etstratégique • Mutualisation d’un SI Immobilier LCL• Un exemple dede distribution dans la banque de solutions au service de la gestiondétail : un grand projet de des risques par notre partenairetransformation à forte valeur STATLOGICS •ajoutée •COMITÉ DE RÉDACTION /DIRECTRICE DE LA RÉDACTION : Brigitte MOURAUD, Directrice associéeONT CONTRIBUÉ À LA RÉDACTION DE CE NUMÉRO : Bernard BOUGEL  Sébastien GERTISER  Perceval HARDION  Gérard MAILLET Mehdi MAZHOUD  Emna MHEDHEBI  Ghita OUAZIZ  François RUDENT Lilette THEBAULT  Raphael HAGGEGE de R2MPARTNERS  Page 2 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  3. 3. EDITORIAL /L e monde financier a encore récemment Mais cette succession des nouvelles sur le connu un rebond avec un revirement de front des marchés financiers, qui focalise l’ISDA (organisme responsable pour décider les projecteurs sur une situation économique ou non de l’activation des Credit Default difficile, masque les formidables mutations Swaps) qui a finalement décidé que en cours que les banques principalement, l’opération actuelle de restructuration de la mais aussi les assureurs, sont en train de dette grecque correspondait à un défaut. mettre en place pour adapter leur business model, leur stratégie et leur métier à la La raison de ce revirement trouve son nouvelle donne liée aux évolutions macro- origine dans la décision de la Grèce économiques et règlementaires. d’activer les Clauses d’Actions Collective, ce qui lui permet de contraindre les créanciers Ces transformations sont majeures sur bien récalcitrants ayant rejeté la restructuration des fronts : à commencer par une négociée (seuls 85% des créanciers avaient modification du positionnement stratégique accepté). de certain acteurs (abandon de certaines activités, renforcement d’autres métiers, Les conséquences certaines et potentielles questionnement sur le modèle banque de ce nouvel événement sont multiples : d’investissement – banque de détail – tout d’abord cela déclenche le paiement des banque universelle), de multiples Credit Default Swaps pour plusieurs réorganisations, des changements culturels milliards de dollars -ce qui est après tout forts, une adaptation des Ressources leur office-, ensuite cela positionne la Grèce Humaines, une révision des processus, des en défaut (cf. les nouvelles notations des Systèmes d’Information, …. agences) et donc de nouveau en situation d’extrême faiblesse et dépendance vis-à-vis des fonds européens. Dans cette newsletter, tout en n’oubliant Enfin, cela donne à la fois raison et victoire pas les contraintes règlementaires, nous à ceux qui ont spéculé pour faire tomber la avons choisi de nous focaliser d’une part Grèce avec toutes les implications pour la sur des illustrations de l’adaptation en suite…. cours des banques avec 2 interviews de nos clients et d’autre part sur les opportunités Plus près de nous, les nouvelles ne sont par externes et internes à ces transformations : ailleurs pas florissantes dans le domaine de externes avec l’utilisation de Bâle 3 pour l’Assurance, avec notamment les lourdes renforcer le pilotage stratégique des pertes annoncées par Groupama (d’ailleurs banques et l’avènement de l’économie en partie liées à la crise Grecque et aux numérique, internes avec les opportunités turbulences des marchés financiers), avec pour les processus métiers et l’utilisation l’année noire pour la collecte en assurance des référentiels pour répondre aux enjeux vie et plus généralement l’assurance de des entreprises. personnes, dont le chiffre daffaires du secteur de lassurance est en recul de 9% sur 2011. Consolons nous avec la Bonne lecture progression de 4% de lassurance dommages et soyons attentifs à la manière dont la Commission Européenne va François RUDENT considérer les activités d’assurance au sein Directeur associé des groupes bancaires dans le cadre de la Responsable du pôle directive CRD4, avec l’espoir que l’option Altime Associates Finances retenue ne pénalise pas trop les bancassureurs. Page 3 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  4. 4. SOMMAIRE /3 25EDITORIAL / AGENDA DES PROCHAINS ÉVÈNEMENTS / 15 mars 2012 / Rendez-Vous Expert organisé5  par le bureau de TunisNOTRE ACTUALITÉ / Comment renforcer le recouvrement en période de crise ? Le témoignage de Dalila Koubaa,6 Directrice Générale Adjoint, Chargée du Développement et de la Production Banque de l’HabitatSTRATEGIE ET VEILLE BANCASSURANCE / Généralisation SEPA : les banques françaises et les entreprises face au défi du compte à rebours /  22 mars 2012 / Rendez-Vous Altime Associates « Conforter sa position de leader par8 l’innovation et l’optimisation des processus. Se doter d’un outil de conquête de nouveauxACTUALITE REGLEMENTAIRE / marchés. » Solvabilité 2 : troisième directive « LAB-FT » : tout a Hichem ZGHAL – Directeur Général Adjoint été dit et écrit… mais est-ce en place ? – R2M / TLG Tunisie Leasing Group FATCA : une mise à jour contrastée / Bâle 3 Vers un renforcement du pilotage stratégique des banques / En partenariat avec Cassiopae,14  13 avril 2012 / Rendez-vous Altime AssociatesEFFICACITE OPERATIONNELLE DES PROCESSUS / « FATCA, les enjeux, les impacts et la mise en œuvre d’une réglementation contraignante et encore instable » Interview de Pierre Dumas - Directeur de la Maitrise Françoise Leroy – Responsable du projet FATCA au d’ouvrage et des Processus – LCL « Réduire les Secrétariat Général Groupe Crédit du Nord coûts de projets de 8% en professionnalisant la recette de la stratégie à l’exécution » Interview de Christian Moutton - Head of International Program & Project - CNP « Le pilotage  31 mai 2012 / des programmes stratégiques internationaux : un 3ème Symposium enjeu pour les directions générales » du Club des Pilotes de processus et du Club Urba Economie numérique et usages 2.0 : Menaces ou « Le Cloud, ses impacts sur l’Architecture d’Entreprise et Opportunités pour les Processus / sur le Pilotage par les Processus ». Point de vue – Bilan Un retour des 7èmes rencontres du Club des réalisations et perspectives des Pilotes de Processus qui se sont tenues le 23 Novembre 2011 / EVÈNEMENT À VENIR / Table ronde « les référentiels » : Dans un monde de plus en22 plus exigeant en termes de performance et de souplesse, les référentiels et leur utilisation constituent un formidableARCHITECTURE DES SI ET ALIGNEMENT accélérateur ou au contraire un frein très puissantSTRATEGIQUE / Avec l’éclairage de plusieurs groupes bancaires Les Référentiels : quels enjeux pour la stratégie des banques et compagnies d’assurance ? / 26 ALTIME ASSOCIATES EN BREF /  Nos offres, nos références, nos atouts / Page 4 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  5. 5. NOTRE ACTUALITÉ / Un groupe bancaire mutualiste LE PÔLE TRANSPORT a retenu Altime Associates ET POSTE pour l’accompagner dans la D’ALTIME ASSOCIATES a organisé le 7 décembre dernier création de sa Maitrise un petit-déjeuner pendant lequel d’ouvrage groupe ont été présentés l’enquête « les des fonctions centrales. franciliens et les gares tgv » réalisée en partenariat avec l’IFOP Le pôle Consumer Finance et le retour d’expérience de la de ce groupe a sélectionné SNCF sur le thème « Prospective Altime Associates pour former des mobilités contemporaines » . Un débat a conclu cette matinée ses collaborateurs à la autour su sujet « Pourquoi un démarche processus. business model Gare » ? Une banque française a choisi Altime Associates pour définir Si vous souhaitez recevoir le support, la vision de son SI à horizon merci de contacter 2015. nathalie.leloup@altimeassociates.com Une usine commune à deux groupes bancaires a demandé Notre actualité à Altime Associates de l’accompagner dans la formalisation des axes de progrès dans la maîtrise de ses coûts et l’optimisation de son efficacité. Page 5 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  6. 6. « G É N É R A L IS ATI O N S E PA : LES BANQUES FRANÇAISES E T L E S E N T R E P RI S ES FA C E A U D É F I DU COMPTE À REBOURS » /Avec le vote du règlement 924/2009 en séance plénière impactés, la perspective d’investissements lourds etdu Parlement Européen le 2 février 2012, la date- pourtant potentiellement « jetables » à court/moyenbutoir (end-date) pour le passage généralisé aux terme est peu enthousiasmante.virements et aux prélèvements SEPA (Single EuroPayments Area) a été entérinée pour le 1er février 2014. Une autre incertitude est le remplacement de certainesCette date s’imposera à tous les acteurs de la chaîne solutions de paiements au plan national. Cede paiements en Europe pour utiliser les virements et remplacement n’a pas été éclairci au travers desprélèvements SEPA en remplacement strict des travaux menés par les instances en charge de SEPAsolutions nationales actuellement en utilisation. Si les telles que la LCR (Lettre de Change Relevé) ou le TIPtravaux sur le virement SEPA (SEPA Credit Transfer) ont (Titre Interbancaire de Paiement) largement utilisés parété lancés dès 2008, le calendrier souhaité laisse certains fournisseurs d’énergie nationaux, par exemple,songeur tant les incertitudes restent importantes pour grands remettants de surcroit.les acteurs bancaires et les entreprises et tant lesinvestissements et migrations sont lourds dans un Même si d’autres éléments du dispositif SEPA sont plustiming si serré. A fortiori sur le prélèvement SEPA clairement définis, leur mise en application semble(SEPA Direct Debit) qui en reste à ses balbutiements. ambitieuse dans les délais impartis.Si le passage des pays de la zone Euro aux paiements UNE MISE EN APPLICATION AMBITIEUSESEPA est une opportunité indéniable d’un point de vuepolitique et économique (quelques 123 milliards d’euros Ainsi, l’IBANisation de la numérotation des comptesselon les institutions européennes), plusieurs zones (passage à la norme International Bank Accountd’ombre et une série de challenges restent à surmonter Number) rendue obligatoire avec SEPA constitue une Stratégie et veille bancairepar les institutions financières ; l’ensemble en marche à franchir importante par rapport aux différentsentravant son déploiement. systèmes européens types BBAN (Basic Bank Account Number) ou RIB (Relevé d’Identité Bancaire) en France.LES INCERTITUDES PERSISTANTES Les systèmes comptables s’appuient généralement sur les usages locaux et ne permettent pas forcément laAu chapitre des incertitudes, on peut notamment reconnaissance de l’IBAN. Certaines fonctions centralesavancer la disparition annoncée du BIC (Bank Identifier des systèmes bancaires (système de tenue de compte,Code) qui permet d’identifier la banque teneuse de de facturation ou de paiement par exemple) pourraientcompte selon la nomenclature Swift et qui sous-tend être impactées et rendre ainsi nécessaire desune partie de l’architecture des Systèmes d’Information investissements conséquents. Pour palier cela,(SI) des banques et des entreprises européens, heureusement des solutions de type « intergiciel »notamment français. La date de la disparition du BIC existent (solutions à intégrer au SI bancaire quicomme élément d’identification bancaire n’est transforme le RIB en IBAN par exemple) mais l’impactaujourd’hui pas connue, laissant les banques et leurs sur le SI n’est pas neutre compte tenu de la date de finpartenaires dans l’expectative des investissements à annoncée.réaliser pour s’adapter au SEPA. Pour les acteurs Page 6 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  7. 7. Selon les éléments communiqués, tous les paiements et fournisseurs ou des clients dans la zone SEPA, baissevirements devront à partir de février 2014 être émis des commissions bancaires liées aux paiements,…). Pourpar les entreprises au format XML (eXtended Markup les banques, ce passage aussi constitue desLangage) ISO 20022 et transmis entre les banques et opportunités d’offrir de nouveaux services à forte valeurétablissements financiers dans ce même format. Si les ajoutée à leurs clients (centrales de paiement et deadaptations nécessaires font parties de la « vie gestion de trésorerie, e-invoicing, information sur lenormale » des établissements bancaires, il n’en va pas pilotage du risque au quotidien dans les reporting…).de même pour les entreprises qui repoussent lesinvestissements en la matière et risquent de ne pas se Mais les banques et leurs clients ne doivent pastrouver prêtes à temps. Cela est d’autant plus vrai pour négliger les impacts que le passage généralisé aules acteurs de type PME/TPE qui se croient souvent, à SEPA aura pour eux aussi bien sur leur organisation,tort, non concernés par le passage au SEPA car ils sur leurs processus et sur leur SI et doivent donc s’yn’effectuent pas de virements ou de prélèvements en préparer avec précaution et volontarisme dès à présentdehors des frontières nationales. Il s’agit d’une erreur car l’horloge tourne. Afin de pallier les défis du comptecar le dispositif SEPA s’impose à tous en remplacement à rebours SEPA, les banques doivent, d’une part, menerdes solutions nationales y compris pour les virements un lobbying actif auprès des institutions nationales etet prélèvements domestiques. Une longue marche reste européennes en charge de l’édiction des détails deencore à parcourir alors que 40% des entreprises l’application de la norme SEPA afin que des solutionshexagonales disent « ne pas savoir du tout de quoi il claires soient établies de manière exhaustive ou às’agit » à propos du SEPA1. Cela coïncide de surcroit défaut que des plannings précis soient définis. D’autreavec l’arrêt des protocoles ETEBAC qui doivent être part, les établissements bancaires nationaux qui neremplacés par des solutions EBICS ou SwiftNet. A coup disposent pas d’une taille suffisante sur le plansûr, une bonne opportunité de moderniser le parc des européen vont devoir anticiper l’accroissement desolutions télématiques détenues par les clients et de l’avantage concurrentiel des réseaux multinationauxpréparer l’avenir mais dans une fenêtre de temps si dans la mesure où la disparition des spécificitéscourte, il s’agit d’un vrai challenge pour les banques et nationales en matière de paiement va rendre lesles institutions nationales ou européennes soutenant entreprises encore plus enclins à concentrer leurces changements relation bancaire entre quelques grands acteurs en mesure de leur rendre un service uniforme sur unPour les SEPA Direct Debit (SDD), le mode de territoire transnational. Enfin les banques etfonctionnement avancé par SEPA renverse également la établissements doivent étendre et intensifier leurslogique de certaines pratiques nationales bien ancrées. campagnes de conseil auprès de leurs clients pour leurEn effet, contrairement à la logique actuellement en faire prendre la mesure des changements à venir etvigueur en France quant à la gestion des mandats, accélérer la conversion des entreprises et de leursdans le cas d’un prélèvement SEPA, c’est à la banque systèmes de gestion au « tout SEPA ». / Stratégie et veille bancairedu créancier d’assurer un contrôle sur les données dumandat. La responsabilité juridique s’inverse avec lepassage d’un modèle Debtor Mandate Flow (DMF) aumodèle Creditor Mandate Flow (CMF). Les impacts pourles entreprises et leurs banques ne sont pas anodins Forts de leur expérience en matière deen termes de conservation et de communication des transformation des organisations bancaires etmandats de leur expertise en matière d’innovation et deDES DÉFIS MAIS AUSSI DE BELLES OPPORTUNITÉS prospective bancaires, les consultants Altime Associates peuvent accompagner les banquesCes changements majeurs liés au passage aux outils dans l’amélioration de l’efficacité de leurSEPA représentent certes des défis mais surtout et programme de « conversion clients » auxégalement de véritables opportunités en matière de outils SEPA et les aider dans leur réflexionconcurrence, d’harmonisation et d’intensification des autour de la redéfinition de leurs chaînes deéchanges au sein de l’Espace Européen. Pour les valeur post-SEPAentreprises tout d’abord, le SEPA constitue uneoccasion de dégager des marges de manœuvre enréduisant leurs coûts opérationnels (réduction dunombre de solutions de paiement à gérer, diminution de 1 Sondage CIO onlinetâches manuelles, simplification des échanges avec des Page 7 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  8. 8. BÂLE 3 : VERS UN RENFORCEMENT DU P I L O TA G E S T R AT É G IQ UE D E S BANQUES/Parallèlement aux nouvelles exigences réglementaires, On parle ici de Balanced Scorecard qui est un outil deles banques sont soumises à des exigences de planning stratégique ou un tableau de bord permettantperformance croissantes. En effet, la réforme Bâle III la traduction des objectifs stratégiques en mise ensurvenue suite à la crise dans le secteur financier de œuvre opérationnelle. Les aspects qui y sont analysés2008 impose une augmentation de la qualité et du et quantifiés sont les résultats financiers, laniveau des fonds propres. En revanche, les résultats performance vis-à-vis des clients, les processusdépendent fortement de la capacité de l’établissement internes (vision métier) et l’apprentissageà disposer de liquidités et à l’optimisation de ses organisationnel.coûts. Qu’entendons-nous par résultats financiers ? Cet aspectFace à ces contraintes, les banques renforcent leur mesure les attentes des actionnaires en matière dedispositif de pilotage de la stratégie dans le but performance financière. Les indicateurs financiers sontd’allier la mesure de la performance opérationnelle et donc orientés vers la mesure de la rentabilité tels quele respect des normes réglementaires. le ROA, le ROE, l’EBE, l’EBITDA, etc.ZOOM SUR LES ENJEUX D’UN PILOTAGE L’axe « perspective clients » répond à la question :STRATÉGIQUE EFFICIENT : Comment doit-on créer de la valeur au sens du client pour atteindre les objectifs financiers ? Les indicateursLes banques devront faire face à trois enjeux de cet axe sont généralement orientés vers l’évaluationprincipaux pour un pilotage optimal de leurs activités. de la satisfaction et de la fidélité des clients, la mesure de l’accroissement de la clientèle et deElles auront besoin de disposer, à temps, d’une l’amélioration de la rentabilité par client.information objective favorisant la prise de décision etl’anticipation au bon niveau. Les deux perspectives précédentes alimentent laElles devront mettre en place, au meilleur coût, un perspective processus interne. Quels sont les processussystème optimisé d’analyse de la performance et de qui méritent une attention particulière pour satisfairepilotage répondant également aux besoins des métiers clients et actionnaires ? Cette catégorie englobe touset supports. les processus contribuant étroitement à la création de Actualité réglementaire valeurs sans omettre les processus à cycle plus longEnfin, il sera nécessaire d’adapter les indicateurs aux comme ceux liés à l’innovation.contraintes réglementaires et aux objectifs fixés par lastratégie, répondant à chaque niveau de préoccupation : Enfin, la perspective apprentissage organisationnelopérationnel, tactique et stratégique. mesure l’alignement des personnes, systèmes et cultureDans ce cadre, trois types d’indicateurs sont à pour améliorer les processus critiques. Le progrès àdistinguer : Les indicateurs d’activités sur les mesurer porte essentiellement sur la formation desréalisations en termes de coûts (ressources, budgets, hommes pour accéder à de nouvelles compétences,délais, qualité), les indicateurs de la performance et du l’amélioration du système d’information et la mise endegré d’atteinte des objectifs et enfin, les indicateurs adéquation des procédures et des pratiques.opérationnels qui peuvent être segmentés en quatre En partant de cette analyse, le pilotage de la stratégieaxes d’analyse : est défini au niveau de la Direction Générale puis est décliné de façon opérationnelle au niveau des différents métiers grâce à la mise en place de variables d’action, de responsabilités, d’indicateurs de performance, de critères, etc. Page 8 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  9. 9. Pour cela, l’établissement bancaire doit explorer Le but est de veiller au ralentissement de laquatre axes fondamentaux. croissance du bilan, au rééquilibrage du financement vers plus de ressources clientèle qui sont plus chèresLe premier axe concerne les résultats réalisés et tout en maintenant un niveau de fonds propres élevé.prévisionnels ainsi que les différents indicateurs Tout ceci nécessite un pilotage adapté, un travail enassociés tels que le coefficient d’exploitation. étroite collaboration avec les métiers, l’ALM et lesLe second axe porte sur les données liées au capital équipes Finances.notamment les actifs pondérés et le ratio desolvabilité. Il est possible également de renforcer le lien entre la liquidité et le pilotage économique des métiers. LesLe troisième axe s’intéresse aux données liées à la activités des métiers seront ainsi également analyséesliquidité, notamment les nouveaux ratios de liquidité en termes de dynamique d’actifs et de passifs etqui sont le Liquidity Coverage Ratio (ratio à court permettront d’analyser la performance des métiers enterme qui impose aux banques de détenir matière d’évolution de bilan et de consommation desuffisamment d’actifs liquides pour faire face à de liquidité.graves difficultés de financement pendant 30 jours)et le Net Stable Funding Ratio (ratio de liquidité à Gérer la liquidité est un processus quotidien demandantlong terme a été conçu pour corriger les asymétries aux banques de piloter et de projeter leurs flux dede liquidité pendant un an). trésorerie pour assurer le maintien d’une liquiditéLe dernier axe concerne la gouvernance, les normes suffisante.et systèmes permettant une symbiose complète avecl’analyse de la performance des métiers. Le défi d’aujourd’hui est donc d’assurer la cohérence entre les indicateurs internes de liquidité, les ratios de liquidité (LCR/ NFSR) et les données financières dansLA LIQUIDITÉ, AU CŒUR DES NOUVELLES leur ensemble.STRATÉGIES BANCAIRES En conclusion, face aux enjeux de liquidités mis enLa liquidité, qui est la capacité à faire face à ses avant par la réforme Bâle 3, les banques sontengagements quand ils deviennent exigibles, est au conduites à déployer des efforts en matière de pilotagecœur des réflexions stratégiques. stratégique.Comment assurer le maintien de la rentabilité des La mise en place de tels efforts permettra d’aligner aubanques en se soumettant à la forte pression qu’elles quotidien les actions opérationnelles sur les objectifssubissent ? stratégiques et rendre le système de pilotage plusUn des éléments clé est le pilotage étroit des efficient. Pour cela, une adaptation de la gouvernancedifférents composants du bilan et de son hors bilan. est nécessaire pour permettre aux métiers de devenir Actualité réglementaireLes Directions stratégiques doivent travailler en étroite des acteurs majeurs en fournissant l’information, encollaboration avec l’ALM pour rénover les normes de utilisant les indicateurs et en étant contributeurs dansgestion relatives à l’ALM et à la liquidité. Cette leurs définitions et leurs évolutions.collaboration doit prendre la forme d’une équipe dédiéeau pilotage interne de la liquidité. En fonction de ce Les banques sont aujourd’hui prêtes à renforcer leurdispositif mis en place, certaines activités devront être système de pilotage de la stratégie en se conformantréorientées, d’autres plus fortement contraintes telles aux nouvelles contraintes réglementaires. /que les activités de crédit bail. Page 9 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  10. 10. VEILLE REGLEMENTAIRE FAT C A : U N E M I S E À J O U R CONTRASTÉE /RAPPEL DE LA RÈGLEMENTATION / LA FINALISATION PRÉVUE EN FIN D’ANNÉE 2012 /FATCA - Foreign Account Tax Compliance Act -, loi Fruit des longs efforts de lobbying de place, suscitésvotée le 18 mars 2010 à l’initiative du président Obama par les positions précédemment énoncées et jugées parpour lutter contre l’évasion fiscale, impose que trop complexes à mettre en œuvre, notamment sur lel’ensemble des intérêts financiers détenus par des volet des retenues à la source, cette Notice 2012assujettis fiscaux américains (US persons) en dehors du apporte à la fois des simplifications, mais aussi desterritoire des Etats-Unis soit déclaré à l’IRS, Internal subtilités nouvelles.Revenue Service – le fisc américain. Cette déclarationse fera désormais par l’intermédiaire des institutions La date de la mise en place effective de la loi a étéfinancières étrangères (non américaines) - banques, maintenue à juillet 2013 pour la recherche des clientssociétés d’investissement et distributeurs de fonds - américains tant dans le stock que parmi les nouveauxqui devront mettre en place un ensemble de procédures clients.pour non seulement identifier et documenter toutes les Parmi les « innovations » présentées, il est à noter : la« US persons » - tant personnes physiques que prise en compte de délais d’implémentation plus longpersonnes morales - parmi leurs clients et tant des reportings à l’IRS que des échéances de misecontreparties, mais également parmi les actionnaires de en application des retenues à la source, l’application deces mêmes clients, dans le cas où leur activité serait seuils sensiblement plus élevés d’avoirs cumulés desqualifiée « société d’investissement passive » (passive clients personnes physiques pour lesquels lesnon-financial foreign entity). recherches d’indices d’américanité son plus poussés,La réglementation requiert que ces américains soient mais également l’utilisation de tels seuils pour lesdocumentés (formulaire fiscal US appelé « W9 » afin entreprises déjà clientes des institutions financièresque leurs avoirs, puis leurs crédits en comptes avant le 1 juillet 2013, qui en dessous des 250 000 USDfinanciers soient déclarés à l’IRS de façon annuelle. d’avoirs ne seront pas inquiétées.Toute personne physique ou morale qui présenterait un De plus les classifications des entreprises se sontindice d’américanité (caractère U.S. de la nationalité, de singulièrement simplifiées, avec l’utilisation desla résidence fiscale, du pays d’immatriculation, des nomenclatures d’activités internationales qui ontactionnaires, etc.) sans se conformer aux exigences chacune été mises en correspondance avec lesréglementaires de documentation fiscale appropriée typologies FATCA : si ces entités ne sont pas(dont un formulaire fiscal U.S. justifiant la fiscalisation américaines, elles seront soient « Institutions Actualité réglementaireaméricaine ou non américaine) se verra appliquer une Financières » (Financial Foreign Entities) suivant uneretenue à la source de 30% sur ses revenus américains, courte liste de code NAF par exemple, soit « sociétédirects ou indirects et ses produits bruts de cession. La d’investissement passive » (passive non-financialcharge de la preuve incombe au client de l’institution, foreign entity) suivant une autre série de ces mêmesqui sera présumé « U.S. » puis « récalcitrant » s’il ne codes, ou tout simplement « sociétés non financièrestransmet pas la documentation exigée. Les personnes actives » (Active NFFE) dans les autres cas.« U.S. » identifiées et dument documentées sont dites Seules les sociétés US, FFI ou passive NFFE devront« Compliant U.S. persons » et font l’objet d’une être documentées (formulaire W9 pour les premières,déclaration de leurs avoirs, crédits en compte et numéro d’enregistrement ou d’agrément et statut vis-à-revenus à l’IRS. vis de FTAC pour les secondes, identité et formulairesAprès avoir été énoncée au travers de quatre W9 des actionnaires US substantiels pour les« Notices » en 2010 et 2011, l’IRS avait octroyé un troisièmes). A cela il faut ajouter un certain nombre dedroit de réponse aux institutions financières mondiales, cas et de conditions d’exemption ou d’exception auxafin de réagir face à l’ensemble des exigences : une contraintes de documentation et de reporting denouvelle version est parue le 14 février dernier, en certaines entités du fait de leur caractère spécifiqueréponses aux demandes et actions de l’année. pour l’IRS : gouvernemental, public, international, coté sur un marché reconnu, par exemple. Page 10 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  11. 11. RETENUES À LA SOURCE / pays ne sont plus tenues de passer un agrément individuel avec l’IRS, sous condition d’audit externeLes limites actuelles des systèmes de place tiennent à périodique, mais sont réputées participer à lace qu’en dehors des transactions de Titres, ils ne réglementation, sur simple déclaration etdistinguent ni la nature des mouvements (ex. virements enregistrement auprès de l’IRS, soumises à un simplede salaire, loyer, facture, etc.), ni leur origine (au-delà audit interne et la garantie des cinq autorités fiscalesde l’émetteur immédiat, la source d’un virement qui Les institutions financières non américaines, situées entransite entre plusieurs opérateurs n’est pas traçable dehors des cinq pays partenaires, devraient quand àde bout en bout pour en identifier la source et la elles suivre le protocole d’agrément individuel auprèsdestination finale) – limitant de fait la faisabilité d’une de l’IRS, suivant deux types de modalités (participationfiscalisation de certains « revenus de source à FATCA, ou mise en conformité par l’absence de clientaméricaine ». ou de relation d’affaire avec des clients ouLa simplification s’arrête là, car des subtilités sont contreparties US). Celles qui ne se conformeraient pasapparues sur les modalités de reporting à l’IRS, suivant à la réglementation ne seraient pas agréées par l’IRS etdeux axes : se verraient appliquer des retenues à la source de la part de leurs homologues participant à FATCA, surD’abord, est maintenant demandée une « Déclaration l’ensemble de leurs revenus ou produits de cessionscommune relative à une approche intergouvernementale bruts de source américaine directe puis indirecte.de promotion internationale du civisme fiscal et demise en œuvre du dispositif FATCA », qui consiste en Restent pour les établissements concernés à travaillerune lettre d’intention sans valeur de loi de cinq pays sur de nombreux sujets encore tels que les tenants etd’Europe (France, Allemagne, Italie, Espagne, Grande impacts de l’accord des 5 pays avec les US, laBretagne) visant à des accords d’échanges bilatéraux et multiplication des reportings pour les groupesréciproques d’informations (reporting) avec le fisc implantés dans chacune des zones (US, 5 pays, autresaméricain,. pays), la déclinaison de l’aléa supplémentaire de l’accord pour lequel on attend maintenant lesEnsuite, il a été introduit de sous-catégories contraintes et attendus des 5 fiscs, les mécaniquesd’Institutions Financières pour tenir compte des degrés subtiles des calculs d’avoirs cumulés, les impacts surd’adhésion dans le temps et dans la forme à la les processus d’entrée en relation sans parler des paysréglementation FATCA, notamment vis-à-vis des accords disposant de délais de recherche supplémentaires, pourbilatéraux. tenir compte des contraintes réglementaires fortes surFATCA était jusqu’alors en porte à faux avec des le secret bancaire (Luxembourg, iles anglo-normandes,réglementations locales, telles que la protection des Singapour, Monaco, …).données personnelles (CNIL), le secret bancaire Encore de beaux jours pour le projet FATCA ! /(nécessitant un accord de levée), la loi sur laDiscrimination (fermeture des comptes d’U.S. personsavérées mais non documentées), la fiscalisation de Actualité réglementairerevenus pour un Etat étranger, etc. Ces questions setrouvent en grande partie traitées par l’accord des cinqpays européens avec l’IRS.De fait, la réciprocité des échanges d’informations entreétats est posée comme principe. Les institutionsfinancières de chacun des pays partenaires de l’accord Forts de leur expérience éprouvée dansne devront plus faire leur reporting qu’à leur propres l’accompagnement de la mise en œuvre duautorités fiscales locales, levant un certain nombre de cadre réglementaire, les consultants Altimecontraintes légales, sans les contourner toutes. La Associates disposent d’une large expertise pourfermeture des comptes de clients « récalcitrants » aider les établissements concernés dans la(refusant de se documenter) n’est plus de mise, mais déclinaison de la FATCA. /les obligations de retenues à la source sontmaintenues. Les institutions financières de ces cinq Page 11 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  12. 12. VEILLE REGLEMENTAIRE TROISIÈME DIRECTIVE « LAB-FT » : TOUT A ÉTÉ DIT ET ÉCRIT… MAIS EST-CE EN PLACE ? /PAR N O TRE PARTE N AI RE R2 M PARTN E RSLa troisième directive « Anti-blanchiment et lutte Il convient donc, pour que l’approche risques soitcontre le terrorisme », connue sous le sigle LABFT, a efficiente, d’avoir une bonne connaissance du client.été. Elle est, aujourd’hui encore, source édictée fin 2005, Connue sous l’acronyme anglo-saxon KYC (Know Youret transposée dans le droit français en 2009d’articles et Customer), cette démarche, maintenant répandue dansde débats, et plus particulièrement dans le secteur de le monde bancaire, a été étendue à l’assurance. Maisl’assurance ces derniers mois. Mais où en est-on à les sociétés d’assurances ont des difficultés à remplirprésent dans l’avancement de la mise en place du cette mission pour plusieurs raisons : leur moindredispositif LAB-FT ? proximité avec le client (délégation auprès desDu point de vue réglementaire, les sociétés d’assurance courtiers), les systèmes d’information à adapter, lane sont pas dépourvues de cadres référents combinaison des composantes connaissance client/bénéficiaires effectifs/adéquation avec le produitpour donner les lignes directrices, relayées par les souscrit, et enfin, la réticence commerciale dans laassociations professionnelles auprès des sociétés quête des informations auprès de la clientèle.d’assurances. À l’international, le GAFI (FATF),organisme de type intergouvernemental, émet Or, tant que ces informations fondamentales n’ont pasrégulièrement des recommandations sur le dispositif été collectées, la vigilance client (Due Diligence) neLAB-FT, et sur le plan national, l’ACP (Autorité de peut être efficiente. La troisième directive implique troiscontrôle prudentiel) est notre superviseur. démarches : la mise à niveau de la base clients, la capacité de répondre aux enquêtes de conformité, laAu sein même des organismes d’assurances, l’une desdifficultés rencontrées pour la mise en place de la possibilité de suivre les opérations clients et, surtout,troisième directive est d’abandonner une disposition de détecter automatiquement celles qui sont atypiquesstatique et sans nuances, pour adopter un dispositif au regard de leur profil.reposant sur une description des processusorganisationnels préalable afin d’obtenir au final une Ainsi toute une chaîne de contrôle dans la vie des Actualité réglementairemodularité des vigilances en fonction des risques. opérations peut devenir vertueuse jusqu’à celle deL’instauration du dispositif de contrôle comporte déclaration de soupçon. Car l’objectif recherché avecplusieurs aspects. À partir d’une matrice réglementaire ces nouvelles dispositions est bien de rendre lapersonnalisée peut s’élaborer un dispositif LAB-FT. Trois démarche plus efficiente et plus large par rapport auinnovations sont issues de la troisième directive : risque de laisser passer sans contrôle des filières del’approche par les risques, la connaissance client, le blanchiment. À différentes échelles, on relève une forterôle vis-à-vis des Unités d’intelligence financière (UIF, disparité des volumes de déclarations entre, d’une part,Tracfin pour la France). Reposant sur une cartographie celles des pays, et d’autre part, celles issues desdes processus organisationnels, le dispositif doit faire différents secteurs sur le plan national. Sur le planintervenir un ensemble d’indicateurs (critères européen, il existe un rapport de 1 à 10 entre lesgéographiques, origine des fonds, catégoriessocioprofessionnelles…). Ces indicateurs doivent être déclarations effectuées au Royaume-Uni rapprochées decombinés aux quatre risques impliqués dans le celles produites par les pays européens continentaux,dispositif (produits, clients, canal de distribution, comme la France et l’Allemagne. Il y a bien eu uneréalisation des transactions) en prenant éventuellement différence culturelle dans l’approche de ce thème.en compte des calculs de scoring, afin d’aboutir à desgrilles de risques. Page 12 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  13. 13. Sur le plan national, les banques représentent toujours clients à partir des listes de sanctions relayées le plus(2010) plus de 70 % des déclarations, et les souvent par l’UIF local. Ces dernières se sont amplifiéesassurances, seulement 4 %1. L’équilibrage a été amorcé avec l’actualité géopolitique récente, ce qui alimentepuisqu’on relève une augmentation de l’activité encore la nécessité, primo, d’avoir ce dispositif LAB-FTdéclarative de la part des assurances entre 2007 et opérationnel afin de faire face aux surcroîts imprévus2009, mais ce mouvement régresse en 2010 et il de sollicitations, secundo, d’avoir une documentationsemble qu’il existe une marge de progression du précise et ouverte aux amendements, et tertio, desecteur dans le nouveau processus. Toutefois la relation disposer d’une équipe LAB-FT efficace, écoutée etclient est plus directe avec un banquier, au contraire de disposant de moyens.celle avec un assureur qui est « intermédiée » par les La définition précise des responsabilités, la formationcourtiers. Ces derniers, sans formation et incitation et la mise en place d’une culture permanente deadéquate, sont susceptibles de minimiser le devoir de réaction, le contrôle de l’application des mesuresvigilance, ou de ne pas être en mesure de contribuer à prescrites participent à la performance du dispositifl’analyse des faits préalable à la déclaration de interne.soupçon. À ce stade de la description, il semblerait qu’uneLe rapport d’évaluation mutuelle élaboré pour la France latence demeure entre la transposition effective de lapar le Gafi met en lumière un certain nombre de directive et le démarrage des programmes de mise enmarges de progrès qui devraient être menées par conformité de la part des participants. De plus,Tracfin, plus particulièrement cette année et souligne l’ampleur des différents projets a parfois pu être sous-des lacunes en termes de moyens alloués aux estimée, d’où cette impression d’une course de fond noncontrôles, et d’éléments quantifiables nécessaires achevée en dépit d’efforts consentis. /produits par les déclarants permettant des suitesjudiciaires.Enfin, en lien avec les critères de zones géographiquesdites « sensibles » viennent se greffer dans les Un article paru dans L’ACTUARIEL d’Octobre 2011objectifs de déclaration celles des PPE (Personnespolitiquement exposées), et le contrôle de l’existence de 1. Source : rapport d’activité Tracfin 2010 L E PA R T E N A I R E D ’ A LT I M E A S S O C I AT E S , EXPERT RISQUE, CONTRÔLE, CONFORMITÉ ET SÉCURITÉ FINANCIÈRE /R2M en quelques motsR2M Partners est un cabinet de conseil fondé par d’anciens opérationnels de la banque de financement etd’investissement et spécialistes des risques et du contrôleLe cabinet est spécialisé en :• Organisation et Modélisation des Processus• Gestion & Quantification des Risques• Sécurité Financière / Sécurité des Systèmes d’Information• Compliance, Contrôle Interne / Permanent• Continuité d’Activité R2M Partners est spécialisé dans les secteurs de la banque et de l’assurance et compte parmi ses dirigeantsl’ancien chargé des risques opérationnels de la Commission Bancaire, ancien membre des instances de régulationinternationale (Comité de Bâle et CEBS). R2M Partners propose des services innovants en modélisation des risques, audit de modèles, capital management,assistance à l’homologation, validation interne…R2M Partners intervient en Conseil, Audit et Formation. Page 13 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  14. 14. RÉDUIRE LES COÛTS DE PROJETS DE 8% EN PROFESSIONNALISANT L A R E C E T T E D E L A S T R AT É G I E À L’EXÉCUTION/ UNE INTERVIEW DE PIERRE DUMAS DIRECTEUR DE LA MAÎTRISE D’OUVRAGE ET DES PROCESSUS DE LCLIndustrialisation de la recette, comment gagner Quel était l’objectif de cette phase d’expérimentation ?en efficience même en temps de crise. Cette phase avait deux objectifs : prouver l’efficacité dePouvez-vous nous présenter les enjeux et les objectifs l’entité recette et préparer la transformation de lade la mission réalisée par Altime Associates ? MOAP.L’enjeu principal de LCL est de dégager des marges de Nous avons conduit, avec nos consultants,manœuvre afin d’investir dans des projets permettant la six chantiers d’organisation de la structure cibledifférenciation par rapport à la concurrence. Pour (Structure, Hommes, Processus, Méthodes et outils,atteindre cet objectif, une optimisation des processus Offre de services et Système de Management) ainsi quede gestion des systèmes d’information et de la dépense quatre chantiers de préparation spécifique deinformatique de bout en bout est nécessaire. l’expérimentation : définition du périmètre (choisir des projets représentatifs et obtenir l’adhésion des chefs dePouvez-vous nous exposer les raisons qui vous ont projet), bascule (préparer soigneusement avec chaque Efficacité opérationnelle des processuspoussées à mettre en place un pôle recette ? projet le calendrier et les modalités de prise en charge par l’entité expérimentale), critères d’évaluationAltime Associates a réalisé une étude portant sur (partager une vision commune des résultats à atteindrel’ensemble des processus SI de bout en bout, à savoir : et des critères d’évaluation) et conduite du changement.le pilotage du système d’information, la conduite desprojets et des évolutions, le fonctionnement des En parallèle de l’expérimentation nous avons égalementprocessus et des applications. conduit une étude de faisabilité afin d’identifier les problèmes que nous aurions à affronter lorsque nousCette première étude a permis d’identifier plusieurs prendrons la décision de généraliser. En effet, la misepistes d’optimisation représentant des économies en place d’une telle entité implique de transférer despotentielles d’environ 4% du budget informatique. Parmi ressources des équipes projet vers l’entité recette. Et,elles, celle consistant à « industrialiser la recette » par conséquent, il faut prendre en compte lesnous est apparue intéressante. perturbations qu’un tel transfert va induire surUne étude complémentaire ciblée a permis d’affiner le l’organisation du travail : réaffectation des activités,diagnostic concernant cette activité et de proposer des maintien de la compétence fonctionnelle, par exemple.axes de progrès. Altime Associates nous préconisait la Et puis nous n’étions pas sûrs de disposer descréation d’un pôle recette transverse. compétences nécessaires et de la motivation des personnes pressenties pour rejoindre une telle entité.En effet nos équipes projets sont composées degénéralistes, n’ayant pas une grande maturité dans lesméthodes et outils spécifiques à la recette. Regrouperceux qui, parmi eux, consacrent déjà une partimportante de leur activité à la recette, les former àces méthodes et outils spécifiques nous permettrait,selon nos consultants, d’envisager des gains d’environ20%,Nous avons par ailleurs rencontré quelques confrèresqui nous ont fait part d’un retour d’expérience positif.Pour mettre davantage en évidence les gains et lesimpacts sur l’organisation, nos experts nous ontproposé une phase d’expérimentation de 6 mois.Nous avons donc lancé cette expérimentation. Page 14 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  15. 15. Quel est le modèle de l’organisation retenue ? En conclusion, avez-vous des conseils à donner à nos lecteurs qui souhaiteraient mener ce typeLe pôle recette regroupe les pilotes de recette, de transformation ?spécialistes fonctionnels qui assurent le pilotage et lastratégie de recette, l’équipe d’analystes-recetteurs Je dirai qu’il est nécessaire de bien préparer sonmutualisée en charge de la conception et de l’exécution, opération et de prendre son temps. Les risques sontle gestionnaire de ressources qui négocie et affecte les d’autant plus grands que la situation de départ estressources aux projets. Il y a également deux experts perçue comme satisfaisante.méthodes et outils. J’ajouterai qu’il ne faut pas négliger la résistance des collaborateurs, de les associer au processus deComment avez-vous quantifié les gains construction, de prendre en compte leurs remarques,de ce Pôle Recette ? leurs craintes et de prévoir un retour arrière possible siUn objectif quantitatif a été fixé en termes de l’opération échoue.jours/hommes attendus, cohérent avec la promesse de Si l’on souhaite une vraie transformation, je conseilleraidépart. Six leviers de gains ont été retenus : l’analyse de se faire accompagner par un conseil externe pourdes risques, l’anticipation dans la préparation des s’obliger à sortir des cadres habituels (organisationnels,environnements, la détection des anomalies suite aux process, outils, etc.). Cet acteur externe a latests statiques, le non « rejeu » des cas passants disponibilité nécessaire pour concevoir les scénarii, lesexécutés par la MOE lors des tests d’intégration, le cibles, les trajectoires et les processus desuivi fin de l’activité et la capitalisation. Pour chacun changements. Il a l’avantage aussi d’apporter desnous avons fait une évaluation contradictoire à partir benchmarks et d’offrir des opportunités pour rencontrerdes prévisions du chef de projet, des bonnes pratiques des confrères.du marché ou, lorsque c’était possible, par une mesure Efficacité opérationnelle des processusdirecte. Et enfin, il faut y croire soi-même ! /La mesure de la charge réelle de l’entité a étécomparée à la prévision initiale du Chef de ProjetMOAP.Pour compléter cette mesure quantitative, nous avonsmesuré, grâce à un questionnaire, l’appréciation desacteurs concernés (Chefs de Projets MOAP et MOE).Cette évaluation portait sur l’apport de valeur del’entité recette, la qualité des relations avec l’entitérecette et l’évaluation globale de l’expérimentation.Au final tant l’atteinte des objectifs quantitatifs quel’appréciation globalement positive des acteurs nousont convaincu du bien fondé de l’organisation. Nousavons donc décidé de la généraliser à l’ensemble desprojets et demandes d’évolution de la MOAP.La trajectoire de bascule des équipes est prévue pourdurer 18 mois en passant par 3 paliers. Le gain à Une interview réalisée lors de notre petit-déjeunerchaque palier a été préalablement quantifié. du 15 novembre 2011 Page 15 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  16. 16. LE PILOTAGE DES PROGRAMMES S T R AT ÉG I Q UES I N T E R N ATI O N A U X : UN ENJEU IMPORTANT POUR LES DIRECTIONS GÉNÉRALES UNE INTERVIEW DE CHRISTIAN MOUTTON HEAD OF INTERNATIONAL PROGRAM & PROJECT - CNPQuelle est la mission du Département Programmes et Quels sont les enjeux du système de pilotageProjets Transverses ? mis en place ?Le Département Programmes et Projets Transverses a été L’objectif est simple : garantir au managementcréé fin 2009 pour accompagner le déploiement des local/siège que les projets et les programmes menés auprojets stratégiques dans les filiales du groupe CNP sein des filiales contribuent à la réalisation de laAssurances. Cette démarche de coordination et de stratégie du groupe.facilitation siège/filiales vise également à s’assurer du Ainsi, le pilotage de la performance industrielle etrespect des orientations stratégiques, de la maîtrise des opérationnelle peut apparaitre tel un phare pour lecoûts de gestion et de l’amélioration de la qualité de dirigeant de l’entreprise Efficacité opérationnelle des processusservices fournie aux clients/partenaires distributeurs. Cedispositif contribue au renforcement de la performance Quelle est la démarche adoptée pour la mise en placeindustrielle et opérationnelle de chaque entité. du pilotage stratégique ?Ce département est rattaché à la Direction La déclinaison des projets dans les filiales est passéeInternationale. par :La Direction Internationale pilote la croissance du • La conduite du changement aussi bien au niveauGroupe sur ses nouveaux marchés dont l’activité central que dans les filialesreprésente 20% du chiffre d’affaires consolidé et • L’optimisation des processus et de l’organisationcontribue à 40% du produit net d’assurance. • La mise en place d’une organisation matricielle auLe Département Programmes et Projets intervient sein du départementégalement auprès des filiales en tant que : • La présence sur le terrain pour accompagner les• Project Management Office garantissant le bon équipes locales avancement des projets via la production de • La revue périodique des projets et le suivi des KPI reportings d’indicateurs tels que les coûts, la • L’innovation s’appuyant sur les démarches processus qualité, les délais, les risques … et Lean• Conseil et assistance en proposant un support méthodologique/contribution au management local pour le cadrage, le lancement, le pilotage et la clôture des projets. Le départementLes principaux projets sur lesquels nousintervenons sont de nature :• Réglementaire (mise en place de Solvency II) et financier (production des comptes consolidés du Groupe)• Processus/organisation/informatique menés par filiale dans le cadre de leurs activités. Page 16 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  17. 17. Quels sont les Facteurs clés de succès communauté partage une veille méthodologie, unequi vous ont permis d’atteindre ces résultats ? capitalisation sur les projets, des témoignages en internes et externes.Les facteurs clé de succès pour la mise en place d’unsystème de pilotage des programmes et projets sont un Cette action est essentielle dans l’animation dufort sponsoring de la Direction, le choix des dispositif de pilotage mis en place. Elle décloisonne etcollaborateurs (parcours et compétences), la crée la transversalité siège/filiale et filiale/filiale. Elleconnaissance du métier et du Groupe, la présence sur le permet aux experts d’échanger, non plus sous le seulterrain et la communication. angle du contrôle des projets par le siège mais, entre pairs confrontés aux problématiques identiques quel quePar ailleurs, l’équipe doit être en capacité à défendre les soit l’orient où ils se situent. /intérêts du Groupe tout en faisant montre d’une écouteactive et d’une humilité sincère.A noter que l’équipe du Département Programmes etProjets Transverses est composée de fortes expertises enIT, Risque, Audit, Organisation, Qualité et Processus avecune connaissance en banque assurance.Enfin, nous avons développé le Knowledge Managementpar la création d’une communauté d’expertsprocessus/qualité/IT/Risques composée de plus de30 correspondants dans les filiales ou au siège. Via un Efficacité opérationnelle des processussite internet et des visios conférences, cette Page 17 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  18. 18. ECONOMIE NUMÉRIQUE ET USAGES 2.0 MENACES OU OPPORTUNITÉS POUR LES PROCESSUS /Le 23 novembre, les 7èmes Rencontres organisées par médias,...). Une rupture comportementale ensuite avec lale Club des Pilotes de processus portaient sur généralisation du besoin de disposer immédiatement etl’économie numérique et prenaient comme point d’appui tout le temps des informations souhaitées. Une ruptureque le numérique envahit tout, y compris la sphère industrielle enfin car les producteurs et lespersonnelle. La dématérialisation bat son plein. Le distributeurs de contenu se multiplient,volume des échanges électroniques double tous les 18 s’interconnectent et deviennent dépendants les uns desmois. La convergence des réseaux (Internet, mobile, autres. Ces trois ruptures font directement évoluercloud…) abat les frontières et booste la collaboration trois acteurs majeurs de la chaîne de valeur que sont lesous toutes ses formes. Les récents réseaux sociaux ne client (en tant qu’auditeur, téléspectateur, internaute ousont que la genèse de l’ère digitale… Les mobinaute), qui souhaite disposer de sourcescomportements individuels et collectifs sont d’information variées tout le temps et partout ;bouleversés. l’actionnaire qui voit dans ces nouveaux besoins des Efficacité opérationnelle des processus sources potentielles de profit et l’entreprise qui anticipeDans l’entreprise, le management, les flux d’information, l’opportunité de revoir sa chaîne de valeur enet donc les processus, sont touchés de plein fouet par minimisant ses coûts et en attaquant de nouveauxcette révolution. Certaines professions prennent en marchés.compte plus rapidement cette évolution : quelle est leurexpérience ? Comment faire de ce « printempsnumérique » un levier pour l’entreprise, son TÉMOIGNAGE /management, ses processus ? JEAN-PHILIPPE ARESU DÉLÉGUÉ À L’ORGANISATIONSous la plume de Gérard MAILLET ET AUX PROCESSUS À RADIO FRANCE /(gerard.maillet@altimeassociates.com) , membrefondateur - administrateur du Club et co-organisateur LES RUPTURES TECHNOLOGIQUES :de l’évènement, nous vous proposons une courte • Production des contenus facilitée par lessynthèse des principales interventions. Pour en savoir performances des outils informatiques.plus, rendez-vous sur le site du Club des Pilotes de • Traitement des données numériquesProcessus (www.pilotesdeprocessus.org) et dans le (compression, codage, stockage).dernier numéro de Transversus, le magazine du Club • Distribution des contenus (multiplication etdes Pilotes de Processus. diversification des modes de transmission). LES RUPTURES COMPORTEMENTALES : • Besoin de satisfaction immédiate et de partageLE CONTEXTE DE L’ECONOMIE NUMÉRIQUE ET DES des contenus (tendance sociétale).USAGES 2.0 / • Maîtrise des outils numériques entrainant une évolution des usages (Flux versus AOD,L’économie numérique comporte dans son ADN une Podcast).surabondance d’information distribuée. Aujourd’hui, nous • Consommation des contenus tous le temps,constatons que la diffusion large et collective n’importe où sur tout type de plate-forme,d’information intègre trois grandes ruptures. (ATAWAD). LES RUPTURES INDUSTRIELLES :Une rupture technologique tout d’abord à travers la • Stratégie de diversification de la chaîne denumérisation des contenus et la facilitation de leur valeur : créateurs de contenus, éditeurs,diffusion (accès à l’informatique partout et tout le plates-formes de distribution, réseaux,temps, multiplication des plateformes d’échange et des terminaux Page 18 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  19. 19. TÉMOIGNAGE /Ces ruptures technologiques et comportementales se JEAN-PIERRE CORNIOUcristallisent dans l’influence qu’a pris l’Internet dans le DGA SIA CONSEIL /processus de consommation et sont finalement le LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE DU MONDEterreau de la rupture industrielle. En effet, l’explosion DE LA DISTRIBUTION /d’Internet (38 millions d’Internautes et 32 milliardsd’€uro d’achat sur la toile en 2011 en France) a Pour comprendre la puissance de l’impact du webaugmenté la concurrence entre tous les acteurs de la afin de réconcilier le magasin et le web, il estchaîne de valeur a un niveau encore jamais atteint : les nécessaire de prendre en compte les donnéesfournisseurs perdent du pouvoir (notamment de liées à l’explosion de la communication mobile etnégociation) au profit des clients, les nouveaux entrants de l’usage du web :et leurs nouveaux produits frappent continuellement à • 5 millions d’utilisateurs de téléphone mobilela porte de tous les marchés jusque là sanctuarisés… Et • 2,1 millions utilisateurs d’internetc’est bien l’information et sa disponibilité partout et Avec ses conséquences économiques notammenttout le temps qui est au cœur de ces bouleversements. sur:En effet le consommateur n’a jamais été informé avec • Accroissement de lintensité concurrentielle.autant d’abondance (sites marchands, comparateurs de • Concurrences multi-fournisseurs, multi-canaux.prix, blogs, forums, « consommateur-expert »,…). De la • Affaiblissement du pouvoir de négociation desmême manière les producteurs et les distributeurs ont fournisseurs.la possibilité d’avoir une information très précise sur • Le fournisseur est constamment mis enles achats (les acheteurs du géant Wal-Mart disposent concurrence.par exemple avec RetailLink en temps réel de l’état • Renforcement du pouvoir de négociation desexact du stock dans les quelques 8400 magasins du clients.groupe dans le monde) ce qui alimente le choix des • L’abondance de choix de produits et de Efficacité opérationnelle des processusproduits, des prix, des tactiques de marketing. canaux leur donne une manœuvrabilité totale. • Menace des nouveaux entrants sur le marché. • Nouveaux produits, nouvelles enseignes. • Menace des produits de substitution. • Concurrence sur le budget-temps. • Limitation de laction des pouvoirs publics …..Cette profusion d’information modifie en profondeur les distributeurs vis-à-vis de leur métier avec une mise àhabitudes des consommateurs avec l’intensification de disposition d’information plus riche et plus pertinentela rationalité dans les achats réalisés (nul n’ignore plus avec le recours aux étiquettes RFID, aux scanneurs deoù et comment trouver le meilleur rapport qualité/prix, caisse ou aux comparateurs de prix proposés par lesparfois à l’échelle mondiale) et le recours à des distributeurs eux-mêmes. Cette nouvelle donne permetsolutions alternatives d’accès aux produits (sites de d’enrichir l’expérience d’achat des clients.troc). Mais elle modifie également l’approche des Page 19 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  20. 20. LES IMPACTS SUR L’ENTREPRISE DE DEMAIN À L’AUBE d’une vision étendue de l’entreprise. En effet l’entrepriseDU 2.0 / numérique n’est plus un sanctuaire aux frontières clairement établies et strictement définies. L’environnement 2.0 en perpétuelle fusion forceCette modification radicale de l’environnement dans l’entreprise à briser son armure historique pour s’ouvrirlequel évolue les entreprises et le basculement de la sur l’extérieur, prendre conscience de son environementrelation client dans une nouvelle ère obligent à et à s’envisager autrement, notamment à travers une(re)penser l’organisation, la gouvernance et les mise en réseau de savoirs-faire, de volontés et de liensprocessus de l’entreprise pour s’adapter à l’univers 2.0. humains. Ce « flou » qui entoure l’organisation des entreprises 2.0 oblige à gérer une complexité croissanteLes évolutions à anticiper, et à commencer à mettre en intégrant de nombreux acteurs et de multiples supportsœuvre dès à présent, s’articulent tout d’abord autour de gestion et de diffusion de l’information. Efficacité opérationnelle des processus Source : témoignage de Jean-Pierre CORNIOU, DGA SIA Conseil - La révolution numérique : quelles ambitions ?L’entreprise doit s’adapter pour répondre au défi del’ATAWAD (Any Time, Any Where, Any Device). Cettecomplexité a deux impacts majeurs sur l’entreprise. TÉMOIGNAGE / EDDIE SOULIER ENSEIGNANT – CHERCHEUR UTT TROYES / LA RÉVOLUTION DANS LES ORGANISATIONS POST MODERNES / Sommes-nous à l’aube des organisations postmodernes avec des agencements numériques (plutôt que des processus étayés par des Systèmes d’Information), tapissés d’interactions sociales, à toutes les échelles (micro‐méso‐macro) où la relation de service remplace le rapport de production, dans un monde pluraliste, imprédictible et événementiel aspirant à une gouvernance participativeElle doit tout d’abord adapter son organisation et sesprocessus pour les rendre plus agiles, à l’écoute del’environnement et des évolutions pour dégager des Il apparaît alors comme une évidence que les Systèmessynergies. La gestion de l’imprévu, du changement doit d’Information doivent se renouveler pour s’aligner surdevenir une norme, une habitude car la stabilité même ces nouvelles exigences à travers une modularité et unede moyen terme se fait rare. Les processus eux-mêmes mise à disposition de l’information partout et tout ledoivent perdre de leur formalité et de leur rigidité pour temps à un très grand nombre d’utilisateursgagner en évolutivité, en dynamique et en pro-activité. collaboratifs. Page 20 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  21. 21. Source : témoignage de Jean-Pierre CORNIOU, DGA SIA Conseil - La révolution numérique : quelles ambitions ?Mais l’entreprise numérique doit également repenser lesmodes et les méthodes de management qu’elle associeà cette nouvelle vision de l’entreprise. En effet lacomplexité générée par l’ouverture et ladématérialisation des échanges rend obsolètes les TÉMOIGNAGE / Efficacité opérationnelle des processusméthodes issues d’un Fordisme même renouvelé. La ANDRÉ-YVES PORTNOFFcréation de valeur ne se fait plus par l’additionordonnée de sous-ensemble mais par l’imbrication DIRECTEUR DE RECHERCHES ASSOCIÉ GROUPEcomplexe d’ensembles (souvent d’informations) liées FUTURIBLE & PROFESSEUR ASSOCIÉ À HAUTEentre eux par une créativité agissant comme un ciment. ECOLE DE GESTIONLa manière d’apprécier la performance doit alors être À FRIBOURG /renouvelée pour s’inscrire dans des relations durables, … A LA PROSPECTIVE DU MANAGEMENT DEsaines, soutenables afin de développer les synergies au L’INNOVATION À UN MANAGEMENT INNOVANT /sein et avec l’extérieur (s’il y a encore un intérieur etun extérieur…) de l’entreprise. Dans l’ère actuelle, la société de l’ubiquité conduit à une connexion permanente où que l’on soit, quandAfin d’assurer sa pérennité dans ce nouvel on le veut ce qui a pour conséquenceenvironnement numérique, l’entreprise d’aujourd’hui doit d’interpénétrer les vies privées, sociales,s’interroger sur la forme et l’organisation qu’elle professionnelles nomades et en réseaux. Ce qui aproposera demain à ses collaborateurs et ses clients en pour corollaire d’observer une évolution et unpensant notamment les évolutions à apporter à sa passage d’un management de la présence (et ducréation de valeur(s), au sens aussi bien mercantile que respect des procédures) à un management de lamoral, aux contenus et aux services qu’elle propose en conviction et de la cohérence (et de l’analyse descherchant les leviers de son développement futur. Une résultats).entreprise nouvelle est à créer dans un monde qui enest à la genèse de ses bouleversements. / Vous retrouverez l’intégralité de ces témoignages sur www.pilotesdeprocessus.org Page 21 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /
  22. 22. LES RÉFÉRENTIELS : QUELS ENJEUX P O U R L A S T R AT É G I E D E S B A N Q U E S E T C O M PA G N I E S D ’ A S S U R A N C E ? /On entend de plus en plus souvent parler des Pouvez-vous nous donner quelques exemplesRéférentiels, de leurs enjeux et de la stratégie des de Référentiels ?banques et des compagnies d’Assurance. Beaucoup de domaines peuvent donner lieu à desEn quoi consiste ce domaine ? Quels sont ces enjeux ? Référentiels.Pour éclairer le sujet, nous avons interviewé notre Les plus connus sont les Référentiels Tiers Personnesexpert métier dans ce domaine, François RUDENT. physiques & personnes morales (clients ou prospects ou autres personnes intervenant dans la relation avec leOn parle beaucoup des Référentiels, banquier ou l’assureur) ou les Référentiels d’offres.de quoi s’agit-il exactement ? Moins connus, mais tout aussi importants pour le bon fonctionnement de l’entreprise, les Référentiels deDe manière générique, une entreprise a besoin de Structures et d’Organisations.s’appuyer sur des informations dites « de référence » -l’identité de ses clients, son catalogue d’offres et/ou de Ils décrivent, notamment, le fonctionnement, les besoins Architecture du SI et alignement stratégiqueproduits .. -définies, valorisées et partagées sur un de pilotage ainsi que les acteurs de l’entreprisepérimètre (d’activités, d’entités, …) donné. (salariés ou intervenants pour le compte de l’entreprise).Partant de cette notion, plusieurs définitions du terme Il existe également des Référentiels utilisés sur des« Référentiel » existent et différent selon l’axe retenu. périmètres d’activités plus restreints : les plans deSelon l’axe Système d’Information : les Référentiels sont compte comptables, en sont un bon exemple.parfois assimilés à des bases de données (des tables Enfin, il existe tout un ensemble de données dede clients, de produits, avec des relations entre ces références que l’on qualifie plutôt detables), ou à l’outil de gestion du référentiel. « nomenclatures » car elles sont moins complexes etSelon l’axe «Référence » : la notion de référentiel est ont souvent peu (voire pas) de règles de gestion métierparfois limitée aux informations dont la valorisation de leur valorisation (nomenclature des codes pays, desvarie peu (comme les nomenclatures de type liste de départements, des codes devises…)pays) ou au contraire englobe toutes les informations(par exemple, la liste des opérations financières En quoi les Référentiels sont-ils si importantseffectuées par un client). pour les entreprises ?Chez Altime Associates, nous retenons une définition qui Les Référentiels sont importants pour quatre raisons.a le mérite de ne pas rester conceptuelle et qui répondà un besoin. Les deux premières sont connues et assez propagées. Elles concernent, d’une part, la qualité des informationsLe besoin est de disposer pour certains processus du Référentiel et d’autre part leur cohérence.métiers, d’informations de qualité, correctement mises àjour et partagées sur un périmètre donné. Celles-ci concernent aussi bien les processus métiers opérationnels que les processus de pilotage.Dans ce cadre, un référentiel est constitué de la Qui n’a jamais connu des erreurs d’adresses dans sondéfinition de son périmètre et de sa portée (un fichier clients ?périmètre d’activité métier sur la totalité d’un Groupepar exemple), d’un modèle de données métier (concepts De même pour le pilotage, quels sont leset objets dont la définition est donnée par les acteurs établissements qui ne perdent pas du temps àmétiers ainsi que les règles de relation entre ces rapprocher certains éléments parce qu’ils s’appuientobjets), de la définition des informations associées, des notamment sur des Référentiels différents ?règles de gestion de ces informations, de la La prise de conscience des deux autres raisons est plusgouvernance et des processus de gestion associés (qui récente.est responsable de l’évolution des définitions, de la Il s’agit, d’une part, du besoin d’industrialiser et/ou demise à jour des valorisations ?) , des règles de mise à mutualiser certaines activités (ce qui requiert desdisposition et d’utilisation, …. . informations de référence partagées et structurées) etUn référentiel n’est donc pas simplement une base de d’autre part, du contexte de mutation actuel : lesdonnées mais le reflet de l’organisation d’une entreprise entreprises du secteur bancaire et assuranciel,et de ses besoins de pilotage. connaissent des mutations profondes. Les Référentiels peuvent être un accélérateur de ces mutations . Page 22 - NEWSLETTER FINANCES – MARS 2012 /

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