P. S. Z. N. I: Marine Ecology, 6 (1): 35-46 (1985)                                Accepted: 17.5.19840 1985 Paul Parey Sci...
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Tricellariainopinata, n. sp.                                                                 39Fig.3. T. inopinaru n. sp. ...
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  1. 1. P. S. Z. N. I: Marine Ecology, 6 (1): 35-46 (1985) Accepted: 17.5.19840 1985 Paul Parey Scientific Publishers, Berlin and HamburgISSN 0173-9565/InterCode: MAECDR Tricellaria inopinata, n. sp., un nouveau Bryozoaire Cheilostome de la faune mediterraneenne Tricellaria inopinata, n. sp., a New Cheilostome Bryozoan from the Mediterranean Fauna JEAN-LOUP D’HONDT’ ANNA & OCCHIPINTI AMBROGI’ * Laboratoire de BioIogie des 1nvertCbrk.s Marins et Malacologie, Musturn National d‘Histoire Naturelle, 55 Rue de Buffon et 57 Rue Cuvier, F-75005 Paris, France. * Istituto di Ecologia anirnale ed Etologia, UniversitB di Pavia, Palavo Botta, 1-27100 Pavia, Italy. With 3 figures and 1 table Key words: Tricellaria inopinata n. sp., Bryozoa Cheilostornida, Lagoon of Venice.Abstract. Tricellaria inopinata n. sp., is described from the lagoon of Venice. This is the first recordof the genus Tricelfaria from the Mediterranean Sea. ProblemeLa faune de la lagune de Venise a fait depuis longtemps l’objet de nombreuxtravaux, notamment en ce qui concerne les Bryozoaires (NEVIANI, 1937;GAUTIER, OCCHIPINTI 1958; AMBROGI, 1980,1983); elle rCserve cependant encoredes surprises et ouvre des perspectives intkressantes du point de vue zoogCo-graphique et Ccologique (SACCHI ul., 1983). et Durant 1’exCcution d’un programme de recherches sur les variations saison-nieres de la macrofaune sessile de la lagune de Venise*, nous avons ddcouvertune nouvelle esp&ce de Bryozoaire Cheilostome, dont nous donnons ici ladescription; elle appartient au genre Tricelluriu, qui n’avait encore jamais CtCsignal6 en MCditerranCe. Materiel et MethodesLes rtcoltes du mattriel ont t t t effectubes par grattage de la surface des piliers en bois (ouabricoles) qui dtlimitent, B l’intbrieur de la lagune, le parcours des canaux navigables reliant la merAdriatique A I’inttrieur des terres.* Recherche r6aIisCe avec une subvention du Ministere Italien de l’Instruction Publique (40 %).U.S.Copyright Clearance Center Code Statement: 0173-9565/85/0601-0035$02.50/0
  2. 2. 36 D’HONDT OCCHIPINTI AWBROGI 84 Fig. 1. Localisation des stations d’bchantillon- nage dam la lagune de Venise. Les stations B Tricellaria inopinata n. sp. sont nurndrottes de 1 B 4. Fig. 1. Position of the sampling stations in the lagoon of Venice. The stations, where Tricel- Iaria inopinata n. sp. was found, are numbered from 1 to 4.M E RM E R A D R I A T I O U E A D R I A T I O U E I Sur ce parcours, depuis le grau septentrional (Bocca di Lido) jusqu’ti I’intbrieur de la ville deVenise, 15 stations ont 6th prospecttes (Fig. 1).Le mattriel rtcoltt, fix6 au formol, a ensuite Ctb tribau laboratoire. Resultats Triceliaria inopinata, n. sp. 1. DiagnoseTricelluriu h ovicelle multiporCe, globuleuse et aussi longue que large (environ150 pm). Autozoecies sans aviculaire frontal mais pourvues d’un aviculairelatkral. Scutum dtcalC vers le bord proximal de l’opksie. Derivafio nominis: le choix du nom spkcifique procbde de la dkcouvertefortuite d’un taxon inattendu dans l’aire geographique de rCcolte. Du Latininopinafus: imprkvu. LocalitC-type: Venise, Canal de Giudecca. Holotype(Fig.2, C) conservC au MusCum national d’Histoire naturelle de Paris(Laboratoire de Biologie des InvertCbrCs Marins et Malacologie), Nod’enregistrement MNHN-BRY-11596. Paratypes conservCs au Museo di Storianaturale di Venezia, No 10481; au Museo di Storia Naturale di Milano, N” r 119et au M. N. H. N. de Paris, N” MNHN-BRY-11597 B 11601.
  3. 3. Tricellaria inopinata, n.sp. 37 2. Description (Fig. 2 et Fig. 3) Le zoarium, dress6 et biserid, trisdriC h la base des ramifications, est form6 d’entre-noeuds de 6 h 10 autozoCcies; ces dernibres, longues de 400 h 650pm, souvent plus courtes h I’extrCmitC distale de I’entre-noeud, ~’Clargissent progres- sivement de leur partie proximale vers leur partie distale oh leur largeur atteint 200pm; I’opdsie ovale a 200-280pm de long et 125-145pm de large. Les aviculaires frontaux font constamment ddfaut. Les aviculaires IatCraux, presqueconstants, sont gCnCralement de grande taille; leur partie saillante mesuregtnCralement 150 B 200 pm de long, mais atteint exceptionnellement, chezquelques zodcies de diverses colonies, la longueur de 300 pm; elle peut dCborderIatCralement de 200pm; la mandibule est triangulaire. I1 n’existe pas de vi-braculaires, mCme aux points de bifurcations des rameaux. On observehabituellement trois grandes Cpines externes, parfois quatre, dont la plusaxillaire est en gtndral trbs allong6e et robuste, et de deux h trois Cpinesinternes; la plus proximale des trois Cpines externes est souvent bifide B sonextr6mitC. L’autozodcie mddiane situke au point de ramification porte unegrosse Cpine en position axiale et, prks de sa base, une petite fenCtre ovale. Lescutum est trbs constant, bien que de forme et de taille differentes selon lescolonies provenant d’une mCme station; bifide (et alors etroit) , trifide ou plusramifi6 (et alors de contours gtnCraux cundiformes, parfois avec des pointes lelong du bord libre), souvent d’assez petite taille (90-140 pm de long, 14C-190 pmde largeur maximale), il ne recouvre que trbs partiellement l’opdsie; il estimplant6 un peu plus proximalement que la mi-longueur de l’optsie, parfoisbeaucoup plus proximalement encore (notamment sur l’autozoCcie mCdiane dela ramification oh il est presque axial). Quelques rhizoides peu nombreux sontCmis par les cBtds du zoarium. L’ovicelle hyperstomiale est globuleuse et a150-160 pm de diambtre; de forme symCtrique par rapport B I’axe longitudinal,elle prdsente une ou deux rangdes de petits pores disposds en un ou deux arcs decercle, souvent assez rdguliers, dont le plus anttrieur est h peu prbs parallble A laconvexit6 du bord ovicellien distal; le premier (distal) de ces arcs compte unehuitaine de pores, le second de 1 B 6; ces divers pores sont reliCs B I’orifice pardes stries radiaires sinueuses et tdnues. Le mode de ramification est I’une desnombreuses variantes du type 9 dCfini par HARMER (1923); les parties proximalesdes deux couples droit et gauche sont courtes et trbs distantes I’une de I’autredans le cas des d e w autozodcies internes. La ramification est dissymdtrique; enexamen dorsal, I’une des deux branches, alternativement la branche droite et labranche gauche de la ramification, s’implante plus proximalement que l’autre,et son plan frontal est oblique par rapport B elle; de ce fait, une ramification enobservation apicale affecte la forme d’un V trbs ouvert. 3. Considerations systematiquesLe type de ramification observe (type 9) est typique du genre TricellariaFLEMING, 1828. La presence de joints, I’absence de vibraculaires et d’anasto-moses le differencient des genres de Scrupocellariidae Caberea, Canda,Cabereopsis, Hoplitella, Eupaxia, Scrupocellaria et Amastigia (genre oh quel-
  4. 4. 38 D’HONDT OCCHIPINII & AMBROGI L l iFig. 2. Tricellaria inopinata n. sp.;A. ramification zoariale. Face dorsale. Echelle 500 pm;B. ramification zoariale. Face frontale. Echelle 500 p;C. groupe d‘autozobcies A scuta t r b dtveloppes. Echelle 500 pm. Holotype;D. dCtail d’une autozotcie. Echelle 500pu.Lkgendes: a: aviculaire lat6ral; e: bpine; j: joint; 0:ovicelle; p: opbsie; s: scutum.Fig. 2. TricelIaria inopinata n. sp.A. branch bifurcation in basal view. Scale 500 pm;B. branching zooid in frontal view. Scale 5oOpm;C. group of zooids with large scuta. Scale 500 pm. Holotype;D. detail of a zooid. Scale 500 pm.Legend: a: lateral avicularium; e: spine; j: joint; 0: ooecia; p: opesia; s: scutum.
  5. 5. Tricellariainopinata, n. sp. 39Fig.3. T. inopinaru n. sp. A, B, C: portions de zoarium (- 50X); I :bifurcation zoariale (- 25X). )Fig.3. T. inopinata n. sp. A, B, C: portions of colony in frontal view (- 50X); D: a branchbifurcation (- 25 X) .
  6. 6. 40 D’HONDT OCCWPINTI & AMBROGIques-unes des espbces possbdent exceptionnellement des joints). Les joints netraversant pas l’opisie, il ne peut s’agir d’une Menipea (= Craspedozoum); lapresence d’ovicelles typiques permet d’exclure le genre Jubellu et la non-pCdiculisation dCmesuree des branches le genre Rhabdozoum. Les zoeciesinternes de la ramification ne prbsentent pas dorsalement la figure en forme deY typique des Notoplites; le zoarium ttant bisQit, il ne s’agit pas d’un Monarth-ron; le grand nombre des autozodcies par entre-noeud montre que ce n’est pasune Muplestonia. Les Bugulopsis sont depourvus d’aviculaires IatCraux, ce quin’est pas le cas ici, et ont nonnalement une omementation ovicellienne enmosaique; mais leur bifurcation est aussi du type 9. L’implantation proximaledes aviculaires, typique des Emma, diffhre de celle des spCcimens CtudiCs. D’aprbs les dCfinitions des Tricellariu donntes par HARMER et 1926), (1923HASTINGS (1943)’ KLUGE (1962) et PRENANT BOBIN & (1966)’ I’espbce Ctudiee iciprCsente en commun avec ce genre des autozodcies Clargies distalement,allongCes et rCtrCcies proximalement; la prCsence d’bpines; I’absenced’hetCrozoCcies basales; le mode de bifurcation selon le type 9 d’HAwER(1923); la rCduction de taille des autozoCcies terminales des ramifications; labribvetC relative et la forme ovale de I’opCsie; la prCsence du scutum. Lapresence ou I’absence d’aviculaires frontaux n’est dans ce genre qu’un caracthrespdcifique (0,l ou 2)’ celle des aviculaires latkraux n’est mCme pas un crittreabsolument specifique, puisque chez certaines espbces leur nombre vane d’unentre-noeud zi un autre. Dans le genre Tricefluria, le nombre d’autozoCcies yvarie d’une espbce zi une autre (de 3 B 10) et parfois au sein d’une meme espbce;dans la majeure partie des cas, il est compris entre 3 et 7, ce qui n’est pasincompatible avec les caracttres prCsentCs par l’espbce CtudiCe ici. La morphologie de I’ovicelle n’est pas un crit6re gdndrique chez les Tricel-luriu. L’ovicelle est en effet, selon les esp&ces, soit lisse, soit percCe d’uneunique (et gCnCralement large) fenetre, soit marqute de stries convergeant versl’orifice, soit perforie (comme ici) d’un nombre assez important de petits pores.Lorsque l’ovicelle est multiporCe, un autre caractbre lui est constarnmentassociC (comme ici), le rejet du point d’implantation du scutum dans la moitiCproximale (et parfois tr&spostCrieurement) de la longueur de I’opesie. La possession d’une ovicelle lisse, parfois ornCe d’une fenCtre unique, carac-tCrise la plupart des esp8ces de Tricellariu actuellement dbcrites, ce qui nepermet pas de les homologuer zi I’esptce Ctudide ici: T. ternutu (ELLIS&SOLANDER, 1786), T. gracilis (VANBENEDEN, 1848) et sa variCtC inermis KLUGE,1902, T. longispinom (YANAGI OKADA,& 1918)’ T. unjoi MAWATARI, 1956, T.pribilofi (ROBERTSON, 1905) et ses differentes formes locales, T. aquilinuHARMER, T. erectu (ROBERTSON, T. ziczac SILBN, 1926, 1900)’ 1941. En outre, T.sympodiu (YANAGI OKADA, & 1918) possbde contrairement 3 notre espbce unaviculaire .en forme de trompette et n’a pas de scutum; T. monotrypa (BUSK,1852) est caractCrisCe par une ovicelle endozodciale, et T. aculeutu (D’ORBIGNY,1839) par des entre-noeuds de 1 zi 3 autozoecies et parfois une tendance li lamonodriation. T. dubiu SCLBN, 1941 a une ovicelle dBprimie concomitante deI’absence d’aviculaires. T. sculuriformis HARMER, 1926 n’a pas d’aviculairelateral; elle prCsente une opCsie rCduite, une spinulation simplifide (une seuleCpine) et un aviculaire frontal. La Tricefluria sp. de HASTINGS (1943)’ ma1connue, difftre au moins de nos Cchantillons par l’absence du scutum, par celle
  7. 7. Tricellaria inopinata, n. sp. 41 des joints chitineux sur l’une des branches de la ramification, la bribvetb de l’opesie, et par I’Cpaississement et la mise en saillie de la partie distale des autozoCcies par rapport ii la partie proximale; il s’agit en fait d’une nouvelle espbce qui, bien que connue par un spCcimen incomplet, prdsente suffisamment de caractbres discriminatifs pour pouvoir &trenommCe, et nous en donnerons la diagnose suivante: Tricelluriu hastingsue, n. sp. (= T. sp. HASTINGS, 1943): Tricelluria sans scutum, ni aviculaire, prksentant 5 longues Cpines isodiamktriques rCgulih-e- ment disposdes autour de la partie distale autozodciale. Cette partie distale est trbs saillante par rapport ii la partie proximale et prksente une courte opCsie beaucoup plus Ctroite ii l’avant qu’ ii l’arribre, parfois de forme presque triangulaire. Branche gauche (en examen frontal) de la ramification sans joints. Ovicelle inconnue. Derivatio nominis: Espbce dCdiCe B la mdmoire d’A. &STINGS, auteur de la premi6re description du spCcimen choisi ici pour Holotype. LocalitC-type: &hallenger* Station 299, au large de Valparaiso, par 3953 m de profondeur. SpCcimen inventoriC dans les collections du British Museum (Natural History) sous le N” 99-7-1-4564 (Tricelluriu sp.). ConformCment B l’opinion de HASTINGS (1943), l’espbce T. uquilina est proche de T. hastingsue; mais son opCsie est rdgulibrement ovale et plus longue (430-500 pn contre 250-300 chez T. hastingsue). CaractCristique de notre nouvelle forme, l’ovicelle multiporee n’Ctait prCsen- tCe que par deux autres espkces: T. occidentulis (TRASK, 1873)’ qui n’est connue que du Pacifique Nord dont les Iles de la Reine Charlotte (cf. OSBURN, 1950) et T. pruescutu OSBURN, 1950, dCcrite de Californie (Santa Cruz Island, Scorpion Harbor, 2-3 fathoms) ii partir d’un seul exemplaire et jamais retrouvCe depuis lors (J. SOULE, communication personnelle). Chez les deux espbces, l’implanta- tion du scutum est comme ici trbs posterieure le long du bord lateral de l’opdsie, il n’y a pas d’aviculaire frontal et il existe un petit aviculaire lateral; mais dans les deux cas, comme nous avons pu le vCrifier sur le matCrie1 original de 1’AllanHancock Pacific Expedition, l’ovicelle diff2re de celle de notre nouvelle espbce: 1.5 ii 2 fois plus long que large chez T. pruescutu, de 1.5 B 2 fois plus large quelong chez T. occidentalis. Chez T. occidentulis, l’entre-noeud, court et large, comporte habituellement3 autozoCcies (exceptionnellement plus en haut des branches, jusqu’ii 7),gCnCralement ornCes de 6 Cpines, et le scutum de forme variable est souventClargi (allant jusqu’51 porter de 3 ii 8 ramifications); la partie proximale deI’autozoCcie est t r b courte (I’Cquivalent de la moiti6 de la longueur de I’opQie),sensiblement comme chez T. inopinutu; l’ovicelle a 320 pm de large et 160 pm dehaut. Chez T. pruescutu, l’entre-noeud comporte plus de 5 autozodcies (limitesextrCmes: 3-15); il existe habituellement 4 Cpines autozodciales (une axiale s’yajoute sur I’autozoCcie mCdiane de la ramification), le scutum est toujours assezlarge; mise 51 part une lCgbre difference dans le nombre des Cpines, c’est de cetteespbce que se rapproche le plus T. inopinatu par la morphologie autozo6ciale.La principale diffkrence entre T. inopinutu et T. praescutu vient de la forme del’ovicelle; celle-ci est aussi large que longue chez I’espbce italienne(150-160 ym);chez T. pruescutu, elle mesure 170 pm de large et 200-250 ym de
  8. 8. 42 D’HONDT OCCHIPINTY & AMBROGIlong et est de forme dissymetrique, divergeant vers I’extbrieur. Les dimensionsautozoeciales et opesiales correspondent dans les deux cas. Enfin, trbs recemment, HAYWARDCOOK & (1979) ont dtcrit une nouvelleespbce de Tricellaria, T. variu, dragu6e au large des c8tes sud africaines. Cetteespbce se differencie de T. inopinutu par le faible nombre de ses 6pines (2),I’ornementation de son ovicelle (percCe d’une unique fenCtre) et la morphologiedu scutum. 4. Validite du genre BugulopsisI1 convient enfin d’envisager ici le probltme des affinites entre les genresTricellaria FLEMING, et Bugulopsis VERRILL, 1828 1880, dont I’espbce-type B.peachii (BUSK, 1851) avait Cte initialement considerbe comme une Tricellaria(de mCme que par HASTINGS, 1943). La disposition des branches issues d’uneramification zoariale est la mCme dans les deux cas, leur orientation l’une parrapport I’autre Ctant, en examen supkrieur, sensiblement en forme de V; lemode de bifurcation de Bugulopsis est celui defini par HARMER (1923) comme letype 9, ce qui avait conduit cet auteur i4 rCunir les deux genres. Chez lesBugulopsis, il n’existe toutefois ni scutum, ni aviculaires, ni vibraculaires; maistoutes les Tricellaria n’ont pas de scutum, si aucune d’entre elles ne presentejamais de vibraculaires, et certaines des espkces en sont ddpourvues de tel ou teltype d’aviculaire (l’aviculaire latCral pouvant en particulier parfois faire defautchez T. grucilis var. inermis); aussi la difference entre les deux genres apparai-trait-elle plutbt, A la vue de ces seuls caractbres, comme relevant d’unphknomhne de degrC, le terme d‘une simplification de la diversite zoarialepresentCe par les Tricellaria. Cependant , B. peachi presente des particularites caracteristiques. Cetteespbce porte en effet des ovicelles d’un type non represent6 chez les Tricelluria;l’ornementation superficielle en est en mosaique (bien que ce ne soit pastoujours Cvident sur tous les Cchantillons), et surtout ies deux series de logesalternantes des ramifications bisdriCes sont situies dans deux plans perpen-diculaires sur presque toute la longueur de l’entre-noeud (PRENANT BOBIN &I’avaient signal6 en 1966 dans leur description de I’espbce, mais n’avaient paspris en considkration ce caractkre pourtant original dans leur diagnose gCn6ri-que). Or ces deux caractbres, et surtout le second, sont 8 notre avis de valeurgCnCrique. L’ambigui‘tC provient en fait de l’insuffisance de la definition gCnCriqueoriginale de VERRILL: Bugulopsis VERRILL, (= Celluluria, pars, BUSK, 1880 nonPALLAS) characterized by the simple, unarmed zoecia arranged in alternat- esting rows, and destitute of avicularia, vibracularia and shields. Type C. peachi(BusK), Gulf of Maine and Bay of Fundy. European Seas, North to Spitz-bergen,. Les diagnoses de HARMER (1923, 1926) ne mettent pas mieux enevidence les rielles caracteristiques de Bugulopsis (et ce d’autant plus qu’ilconsidere ce genre comme synonyme de Tricelluria), de mCme que celle (un peuplus compkte cependant) de KLUGE(1962). PRENANT BOBIN & (1966) donnentde longues diagnoses qui, cependant, pas plus que leur cli de dttermination, nepermettent de determiner les Bugulopsis autrement, que par rapport aux
  9. 9. Tricellaria inopinata, n. sp. 43espkces europkennes de Tricellaria, sans pouvoir Ctre extrapolees B lensembledu genre. RYLAND HAYWARD & (1977) nadmettent pas le genre Bugulopsis,mais ne discutent pas sa validitC. A notre avis, le genre Bugulopsis est B maintenir en raison: 1"- de lornemen-tation particulibre (en mosaique) de son ovicelle; 2"- de la disposition des deuxfiles zoCciales longitudinales selon deux plans perpendiculaires (B la base debifurcations, on observe une trisCriation selon trois plans) qui donnent A chaqueentre-noeud zoarial laspect dune demi-branche dAcunthodesiu. Ces caractbressont B adjoindre B la ddfinition du genre Bugulopsis la plus complete actuelle-rnent, cest-&-dire celle de PRENANTBOBM & (1966). 5. Notes ecologiquesLes quatre stations B Tricellaria se trouvent dans le &anal della Giudeccaw, quiborde le centre historique de Venise. Ce canal est trbs large, bien vivifiC par lescourants de marie, salinitC ClevCe par rapport B dautres zones de la lagune.Le trafic maritime y est trts intense; les navires peuvent y atteindre un tonnageconsidirable, ce qui favorise la turbulence des eaux. Les valeurs de salinitC et detemperature, enregistrkes au moment du prtlCvement, sont rkcapitultes sur letableau 1.Tableau 1. Salinite et temperature de Ieau dans les quatre stations B Tricellaria inopinara n. sp.Table 1. Salinity and water temperature recorded during sampling campaigns in stations where T.inopinata n. sp. has been found. Mai 82 Juillet 82 Octobre 82 Fdvrier 83 Mai 83 S%o t"C S%o t"C S%o t"C S%o t"C S%o t"CStat. 1 32 16 32 24.5 30 16.5 30 7 30 17Stat.2 32 17 33.5 2.5 30 17 31 7 30 17Stat.3 35 17 34 25 30 17 31 7 31 17.5Stat.4 35 17 34.5 24.5 30.5 17 31 7.5 31 17.5 LespCce a CtC retrouvCe dans cinq prelbvements consecutifs, pendant lesmois de mai, juillet et octobre 1982, fevrier et mai 1983. La prCsence de lespkce est constante B la station 2, accidentelle B la station 1et frkquente aux stations 3 et 4. Les colonies sont toujours nombreuses et biendCveloppCes et constituent une part importante de lassociation biologique despoteaux. T. inopinutu etait Iespbce dominante dans le prelkvement de fivrier1983. Certaines ovicelles Ctaient incubantes en juillet et octobre 1982 et mai1983. Les colonies sinstallent de prCfCrence sur les coquilles de Modes, sur desEponges, sur des Ascidies, mais elles recouvrent souvent tout le substratdisponible; mCme les hydrocaules de Tubuluriu croceu ont CtC envahies en mai1983. Lassociation biologique comprend, parmi de nombreuses autres espkcesanimales et vCgCtales, Mytilus galloprovinciulis, Balanus amphitrite, B. ebur-
  10. 10. 44 D’HONDT OCCHIPINTI & AMBROGInew; le Serpulide Hydroides dianthus; les Ascidies Ciona intestinalis, Styelaplicata, Botryllus schlosseri et Diplosoma listerianum; les Eponges Hymeniaci-don sanguinea, Mycale contarenii, Laxosuberites rugosus et Tedania anhelam;les Amphipodes tubicoles des genres Jussa et Corophium. Nous avons en outreidentifie 9 espbces de Bryozoaires voisinant avec les colonies de Tricellaria, avecdominance de Scrupocellaria bertholetii, Cryptosula pallasiana, Bowerbankiagracilis et Bugula stolonifera. DiscussionDans 1’Ctat actuel de nos connaissances et aprbs prise en consid6ration dessynonymies proposees par les auteurs recents, le genre Tricellaria comporte 17espkces, IocalisCes pour la plupart dans les regions septentrionales du globe etdans l’indo-pacifique; aucune n’Ctait connue du Bassin MCditerranCen, et ladecouverte de cette espbce en Italie &end donc I’aire de distribution connuepour ce genre. Le Nord de I’Adriatique et notamment la lagune de Venise ont une grandeimportance biogeographique. La coexistence d’6Kments atlantiques et orien-taux (SACCHI, 1983) en fait le gnoeuds de la zoogeographie mediterranienne. 1 1ne nous semble cependant pas qu’une espbce du genre Tricellaria puisse &treconsidCree comme relicte de faunes temperees froides (atlantiques), tel que leGastCropode Litforina saxatilis (cf. SACCHI TORELLI, & 1974), le Diptkre Cunacenasica (cf. SACCHI NENCIONI, & 1975), la Fucale Fucus virsoides ou peut-Ctrem&me 1’Hydraire Gymnoblastique Garveia franciscana (cf. MORN, 1982). I1s’agit plus vraisemblablement d’une introduction accidentelle due au traficmaritime, dont nous avons de nombreux exemples recents & Venise: Le Pyc-nogonide Ammothea hilgendorfi et 1’Amphipode Elasmopus pectenicrw (cf.KRAPP SCONFIETI?, et 1’Isopode Paracerceis sculpta (FORNIZ SCON- & 1983) &FIETI?, sous presse). D’autre part la rCcolte de cette espbce, bien que limitCe B un secteur assezrestreint de la lagune de Venise, ne saurait Ctre considCrCe comme unphenombne purement accidentel, vu l’abondance et la persistance de sescolonies. Le r61e des conditions Ccologiques de la Haute Adriatique et de seslagunes, qui diffkrent de celles du reste de la MCditerranCe en raison surtoutd’un regime thermo-halin et de marCes particulier, de m&me que par untrophisme assez Cleve, dans la dynamique des espbces nouvellement introduitesdoit Ctre envisage. Ces espbces ont souvent benCfici6 d’un succbs trbs rapide,par exemple les Bivalves Crassostrea gigas et Scapharca inaequivalvis (cf.G H I S O ~RINALDI, & 1976). La relative pauvretk structurale et la faibie diversit6spkcifique dans les biocenoses benthiques peuvent offrir, dans certains cas, 2 desespbces exoghes une nouvelle possibilitk de s’insCrer de faqon ddterminantedans les rCseaux trophiques locaux insuffisamment saturks. Nous sommes heureusement encore bien loin du cas dramatique de la MerNoire, dont la physionomie mCme du benthos des fonds meubles s’est modifieesur quelques annCes en raison d’une pullulation de Mya arenaria; cette dernibrey a supplant6 Lentidiurn (= Corbufa) mediterraneum par un mecanisme quipourrait &re de mCme nature (MANOLELI, 1979).
  11. 11. Tricellaria inopinata, n. sp. 45 ResumeDescription d’une espkce nouvelle de Bryozoaire, trouvke dans la lagune deVenise, dans un canal navigable, pres du centre de la ville. Elle appartient augenre Tricelluriu, dont la distribution connue est surtout boreale et indo-pacifique. Bien que prCsente dans quatre stations seulement, cette espbceapparait bien installee dans la communaut6 qui colonise le biotope Btudit?. SummaryThe authors describe a new Bryozoan species found in the lagoon of Venice in anavigable canal close to the historic centre of the town. It belongs to the genusTricelluriu, whose distribution is mainly boreal and indopacific. It has beenrecorded from four stations in a limited area; however, it appears well estab-lished within the biological assemblage present in the biotope studied. RemerciementsLes auteurs tiennent B temoigner leur vive gratitude B M. le Professeur JOHND. SOULE (Allan Hancock Foundation, Los Angeles, U. S. A.) pour l’aimableprCt de spCcirnens de reference (dont I’holotype de Tricellurzupraescutu); B MissPATRICIA COOKet Mr. J. CHIMONIDES (British Museum, Natural History,Londres) qui nous ont obligeamment permis de consulter sur place etd’emprunter le matCriel nkcessaire B des verifications ComplCmentaires; B M.FRANCESCO J. GHISOTTI I’exCcution de l’iconographie. pour ReferencesFORNIZ, & R. SCONFIElTl: Ritrovamento di Paracerceis sculpta (HOLMES, A. 1904) (Isopoda, Flabel- lifera, Sphaeromatidae) nella laguna di Venezia. Boll. Mus. Civ. Stor. Nat. Venezia, sous presse. Y.GAUTIER, V., 1958: Bryozoaires de la Lagune de Venise. Boll. Mus. Civ. Stor. Nat. Venezia, 11: 103-108.GHIsorn, F. & E. RINALDI, 1976: Osservazioni sulla popolazione di Scapharca, insediatasi in questi ultimi anni su un tratto del litorale romagnolo. Conchiglie, 1U: 183-195. S.HARMER, F., 1923: On Cellularine and other Polyzoa. J. Linn. SOC. London, Zool., 35: 293-361.- -, 1926: The Polyzoa of the Siboga Expedition. Part 11. Cheilostomata Anasca. Siboga-Expeditie, 28 b. E. J. Brill, Leiden: 181-501.HASTINGS, B., 1943: Polyzoa (Wryozoa). I. Scrupocellariidae, Episromiidae, Bicellariellidae, A. Aeteidae, Scrupariidae. Discovery Rep., 12: 301-510.HAYWARD,J. & P. L. COOK, P. 1979: The South African Museum’s Meiring Naude Cruises, Part 9, Bryozoa. Ann. S. Afr. Mus., 79(4): 43-130.KLUGE,H. A., 1962: Bryozoaires des mers du Nord de I‘URSS. Faune SSSR, Ed. Acadtmie des Sciences de I’URSS, Moscou; 584pp. (en russe).~ P P F., & R. SCONFIETTI, 1983: Ammothea hilgendofl (Born, 1879), an adventitious Pycnogonid new for the Mediterranean Sea. P. S.Z. N. I: Marine Ecology, 4 (2): 123-132.MANOLELI, 1979: Des modifications survenues ces 30 dernitres anntes dans la composition de la D., faune benthique du littoral Roumain (Mer Noire). Atti SOC.Toscana Sci. Nat. Pisa, Mem., Ser. B, 86 (Suppl.): 152-159.
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