Carnet de voyage : Californie 2012J-1 BruxellesJ’ai toujours côtoyé les Américains. Ou du moins, leur culture. Elle est pa...
J+2 San Simeon - Monterey - San FranciscoSan Francisco par la Highway 1, c’est un peu comme aller { Anvers par l’anciennea...
Et si… Et si je braquais un casino ?Je n’aurais qu’{ trouver onze, douze ou treize repris dejustice (en fonction du scénar...
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Marie Decock

  1. 1. Carnet de voyage : Californie 2012J-1 BruxellesJ’ai toujours côtoyé les Américains. Ou du moins, leur culture. Elle est partout autour demoi, mais moi, je n’ai même jamais mis les pieds outre-Atlantique.Mais ça doit changer. Je vais découvrir les États-Unis d’Amérique. Disons… demain !« Allô, Émilien ? Tu fais quoi demain ? »JJ Los AngelesQuelle idée de partir si précipitamment ! Je sais que ce ne sera pas le tour du monde en80 jours, mais un voyage comme celui-là se prépare un minimum. Eh puis non ! Je suispersuadée que je découvrirai plus sans guide.Nous sommes { l’aéroport de Zaventem. Nous sommes dans l’avion. Nous sommes { LosAngeles. Waw ! 20 heures résumées en 17 mots !Voilà. Je suis aux États-Unis pour des « Holidays, Sir ». Le policier se contentera de cetteréponse, mais jettera tout de même un œil { mon laptop.Heureusement que j’avais prisle soin de supprimer Wikileaks de mes favoris Internet et les films de Michael Moore.Pour la première fois, je me rends compte que je ne suis plus en Europe. Et qu’ils sontparanos.Cette fin de journée passe très vite. Il est déj{ 23 heures et je n’aurai visité que BeverlyHills et ses alentours. À la radio passe Hollywood de Madonna. Je comprends mieuxmaintenant ce qu’elle voulait dire par « Theressomething in the air in Hollywood».J+1 Los Angeles - Santa Barbara - San SimeonAujourd’hui, la plupart des trajets auront été faits { pied : découverte des jardinsbotaniques de Santa Barbara et balades sur les plages. Un type nous propose de partiren mer voir les baleines. Je dis non merci parce que je n’aime pas trop aller en mer.Émilien dit oui merci. Et nous voilà partis ! Le mouvement des vagues depuis un bateaune me rend pas malade, mais presque. Surtout quand il est plus vieux que le plus vieuxdes Rolling Stones.Notre capitaine écoute la radio et chante. Je reconnais la voix de Carlos sous la sienne etsa chanson « Papayou». Tiens, aurait-il des origines françaises ? Ou il est juste passionnépar les baleines ?Je n’ai pas été malade (sauf avec la chanson de Carlos) et je n’ai pas eu peur des baleinesqui n’ont pas eu peur de moi.Ce soir, direction l’Ensemble TheatreCompany. On y joue The 39 steps. Je suis curieusede voir la différence de mise en scène avec les 39 marches que je ne manquerai pasd’aller voir au Public en rentrant à Bruxelles.
  2. 2. J+2 San Simeon - Monterey - San FranciscoSan Francisco par la Highway 1, c’est un peu comme aller { Anvers par l’ancienneautoroute. En beaucoup mieux. Beaucoup, beaucoup mieux. En fait, ça n’a rien { voir !La radio de la voiture grésille. Émilien change de fréquence et tombe sur Sylvie Vartan etcette fameuse chanson sur la panne d’essence. Il ne pourra en tout cas pas tenter cestratagème puisque c’est moi qui conduis ! Par contre, je jette automatiquement un œilsur le réservoir : plein. C’est vrai que l’on vient de partir.J+3 San FranciscoOn gare la voiture et on monte dans un tram(way). On traverse la route et on monte surle Golden Gate(Bridge). La vue est incroyable. Incroyable comme à Beverly Hills.Incroyable comme à Hollywood. Incroyable comme à Santa Barbara. Incroyable commetout dans ce voyage (excepté les chansons de Vartan et de Carlos. Ils écoutent vraimentn’importe quoi ces Américains).Émilien a une mauvaise nouvelle : on reprend le bateau. Mais promis, dit-il, il n’y auraplus de baleines !Non, je vous jure que je n’ai pas eu peur des baleines…On se dirige vers Alcatraz. Cette fameuse prison que je ne connais que par les films.Nicolas Cage a beau briller par son absence (moi qui croyais qu’il vivait ici), cet endroitreste vachement impressionnant. Beaucoup plus que dans les films en fait.On rentre en compagnie de tous ces touristes chinois qui sont un peu moinsimpressionnés que nous: chez eux, toutes les prisons ressemblent à celle-ci, { part qu’iln’y a pas d’eau tout autour.À la radio passe la prière des PussyRiot. Les Russes sontrévoltés. Les Chinois prennent des photos.J+4 San Francisco - Yosemite National Park - FresnoC’est la journée sans voiture : on respire au Yosemite National Park. Ici, on se sent pluspetit que le plus petit des arbres. Mon lecteur mp3 est éteint, mais dans ma tête, jefredonne l’effet papillon de Bénabar. Combien de temps ce parc – qui a déjàcertainement bien changé – tiendra-t-il encore debout ? « Le choix de quelques-uns dansun bureau occidental bouleverse des millions de destins, surtout si le bureau est ovale ».Mais les plantes croient-elles seulement au destin ?J+5Fresno - Bakersfield - Las VegasEn route pour Las Vegas. Las Vegas. Las Veeeeeegaaaaas ! Je me sens aussi folle que dansle film Las Vegas Parano. Sans la coke. Et sans la décapotable. Donc, forcément un peumoins folle.Je me demande qui a eu l’idée de créer cette ville. A) Edison B) Le FMI C) Le QatarJe m’ennuie… Non ! Je déconne !
  3. 3. Et si… Et si je braquais un casino ?Je n’aurais qu’{ trouver onze, douze ou treize repris dejustice (en fonction du scénario) et répéter dans un vieux hangar notre coup. Mais jepars demain matin… OK, je ferai ça la prochaine fois que je viendrai ici. En attendant, jevais aller dépenser tout ce qu’il me reste au black jack.J+6Las Vegas - Los AngelesOn a quitté Vegas plus léger qu’en arrivant. C’était la première fois que je jouais au blackjack. Pas mes adversaires. Je savais qu’on aurait dû braquer ce casino ! Merde !Dans la voiture, un GPS d’un nouveau genre (ou plutôt, d’un ancien genre) vient de selancer: Route 66 des Rolling Stones. Je ne sais pas s’ils savent où on va, mais en tout cas,ils ont l’air de connaître cette route.J+7Los AngelesUne visite de l’Universal Studios s’impose. On a choisi le Studio Tour. Vous savez, ce petittour qui vous fait vivre des scènes de films en live avec un point de vue extérieur ? Voussavez, ce petit tour où des acteurs répètent, inlassablement, heure après heure, jouraprès jour, la même scène ? Je me demande s’ils se lancent parfois des défis. « Les yeuxfermés les gars, regardez ça ! » « T’es cap’ sans les mains ? » « Moi, je le fais à poil ! »« Faut toujours qu’il exagère lui, quel con ! » « Tu vas te retrouver à poil sur Facebook,mec ! Les Chinois te mitraillent. » Ah ces Chinois ! Je pense qu’après être partis envacances, ils doivent reprendre une semaine de congé pour regarder toutes leursphotos.On sort de ce monde fictif (mais néanmoins très intéressant) et on plonge à nouveaudans ce monde réal et étrange (mais néanmoins très intéressant). La radio joueBareNecessities du Livre de la Jungle. C’est vrai qu’il en faut peu pour être heureux : onn’a même pas de guide !J+8Los Angeles - BruxellesJe regarde un dernier film avant d’atterrir en Belgique: Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Jetrouve ça très con de proposer ce film dans ces circonstances. Et je me trouve encoreplus conne de l’avoir choisi. C’est drôle. Mais je me pose quand même des questions…Voilà. The end. C’est fini. Mais qu’est-ce qui est fini ? Mon voyage ? Mon bonheur ? Mavie ? Je crois que rien n’est fini justement. C’est simplement le début de la suite (etsûrement pas de la fin): je sais que je reviendrai un jour.« Tu fais quoi demain ? »

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