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La formation au pensée interculturel   pour jeunes scouts, futurs chefs de groupe:   l‘Atelier des narrations Mariangela Giusti Università degli Studi Milano Bicocca-Italie
L’Atelier de formation  à été proposé à des jeunes scouts en trois différentes occasions de formation  Objectives: réaliser des actionnes de reconnaissance réciproque  expérimenter une méthode auto formatif qu'il prévoit de:  observer, écouter, narrer, relier, réfléchir, soutenir, agir mettre en relation formateur et sujets en formation, cultures individuelles, familiales Une  version  de l’Atelier est  contenue  dans:  M. Giusti,  Pedagogia interculturale. Teorie, metodologia, laboratori , Roma-Bari, Laterza, 2007 4
Les  points de dé part  sont deux:  L a conviction que le scoutisme peut connaître, gouverner, valoriser la diversité linguistique et culturelle qui se determine avec le développement de la mobilité entre et extra européenne et globale. Le scoutisme doit jouer de plus en plus sur l’idée de  la  co-responsabilité
L a société ou nous vivons est  une aventure en cours  (Rorty: 2001) à laquelle nous sommes en train de participer, ce n'est pas une structure statique à observer d’ailleurs. Est une  aventure  de laquelle on ne peut pas prendre les distances et les jeunes scouts, futurs chefs de groupes, devraient avoir la conscience que les activités proposées aux scouts  doivent  retomber aussi sur leurs comportements au dehors du groupe: dans leurs relations familiales et dans les lieux du vivre commun civile.
L'attitude morale de la co-responsabilité devrait être une pratique quotidienne à partager, à apprendre et à mettre à exécution   Les chefs/éducateurs scouts sont souvent trop concentrées dans les situations internes aux groupes   I ls se montrent pas beaucoup intéressés à la rechute familiale, sociale, politique du travail qu ’ils  déroulent
Les jeunes chefs scouts devraient réussir à transmettre la conviction que leur rôle ne se limite pas aux réunions, au groupe, aux sorties   Ce que les chefs proposent et font faire peut contribuer à combattre l'intolérance pas seulement à l'intérieur des groupes des scouts mais dans la société aussi. Ceci c’est un service important que le scoutisme puisse rendre à la société du vingt et unième siècle
I l faut chercher des passages de communication, pour  se reconnaître   (Habermas, Taylor, 2001) Le scoutisme ne doit pas rester une île: il doit chercher à ouvrir des passages dans l'indifférence répandue vers les présences des groupes étrangers
Les premiers à être convaincus de cela devraient être vraiment les jeunes scout qu'ils ont intention de devenir des chefs de groupes.  Un grand nombre d’entre eux n'est pas formé à ces questions. Il faut prévoir une formation graduelle à la pensée interculturelle.  Et donc, quoi on pourrait faire ?
Réfléchir beaucoup sur soi même, sur les mouvements dans le temps et dans l’espace qui ont caractérisé sa propre famille, son group d’appartenance.  Réfléchir sur les thèmes dé l’hospitalité et de l'accueil.  M ettre en acte les valeurs de l'intégration en faisant un travail de promotion du scoutisme vis-à-vis d'adolescents étrangers qui ont expérimenté tout seuls l'expérience de la migration et ils vivent prés de structures publiques d'accueil, prés de centres de solidarité, de maisons/famille.
Aider les garçons et les filles autochtones à se regarder autour, à prendre conscience des nouvelles présences, à se sentir participes dans la vie des villes .  La pensée interculturelle devrait induire de chercher des dimensions qu'ils unissent à travers le recours aux langages de la narrative, qui narrent les identités en équilibre instable des enfants et des adolescents émigrants .
La reconnaissance de l'autre est un besoin humain vital, vu que l'existence humaine est fondamentalement faite de dialogue: on peut avoir la reconnaissance seulement dans   la  relation. «Être dans la relation» il doit représenter un point de référence constante, même qualifiante, pour chaque action éducative pas occasionnelle et impromptue, pédagogiquement fondée   (Bertolini:1990)
A’ partir de ces réflexions et prémisses théoriques on a projeté un Atelier pour la formation de jeunes scouts qui ont le projet de devenir chefs de groupes. L’Atelier n’est pas alternatif aux parcours traditionnels   (les champs de formation et de spécialisation), il peut avec profit s’ajouter à eux.
Mon père s'appelle Zao et ma mère Marie. Moi, c’est Zoé.  Je suis née dans un pays, très loin, là-bas, au bord de l’eau.  J’ai des perles dans les cheveux et la peau noire comme Papa .  Celles qui me rassemblent dansent en marchant, un panier sur la tête dans le soir qui descend... là-bas...
Papa est né dans un pays jaune et gris où il a laissé des morceaux de lui. Maman est venue sur terre, un soir de neige. La maison sous les sapins, elle dit qu’il n’en reste rien qu’un petit volcan de pierres...
Et moi, je rêve de montagnes de Maman aux soirs safran de Papa... Je suis flocon ou grain de sable c’est selon la chanson.  J’ai une ville, une école, un huitième étage et le dimanche, un balcon au-dessus des frontières. Un pied ici, un pied là bas... Je suis au-dessus d’un fleuve de boue triste où vont boire les lions de cinq heures, au-dessus des sapin immense sous des cavernes de neige blanche.  Papa joue du balafon entouré d’enfants tout blonds, et Maman joue de l’accordéon sur le dos d’un hippopotame …
Le dimanche, je m’assois sur mon balcon, les jambes au-dessus de la ville et je regard passer la vie.  Papa joue du balafon, Maman de l’accordéon… . (de: Delerem M.1999)
Lorsque «Le Chêne d'Irlande» appareilla de Cork dans l'octobre de 1949, nous pensions arriver à New York dans une semaine, par contre après quelques jours nous annoncèrent que nous serions débarqués à Albany, là pour d'aller à New York devions prendre un train. Alors me passa un fait singulier. Je m'en avais été assis sur le pont sous les beau soleil d’octobre avec l'Atlantique bleu et merveilleux tout autour et cherchais à m'imaginer New York. Je cherchais à me figurer Central Park  […]  Mais saint Dieu, que  me prend, me demandais-je, que déjà sens la nostalgie de Limerick, ville gris de misères dans lesquelles rêvais de fuir à New York ? Et je ressentais la voix de ma mère qui me mettait en garde: … (de McCourt,2002)
Mon vrai nom est Jussufà, mais je préfère Joseph, certains m'appelle Jusuf. Tous ces noms veulent dire Giuseppe. En effet ici certains m'appellent Giuseppe, Beppe, Beppo... mais je préfère Joseph... J’ai douze  a ns, je viens du Maroc […] je pense que ma maman peut avoir ce qu’elle veut, même une femelle, je suis presque devenu un italien… (de: Giusti,  2007 4   )
L e formateur assigne des activités  à partire de narrations: Si  l’Atelier  est tenu  dans l’espace d’une fin de semaine (huit heures le samedi et quatre heures le dimanche matin, pour un total de douze heures)  on peut  suggérer : Reflechir sur les nomes Reflechir sur les images Dialogue
Si l’Atelier est tenu en quatre rencontres  de trois heures chacun (douze heures également) :   On peut ajouter des travaux de micro enquête avec l’utilise de deux simples questionnaires que les participants doivent utiliser entre un rencontre et l’autre.  En tout cas, le group en  formation doit être de  vingt/-vingt cinq personnes
Questionnaire 1- Familles et lieux Objectif:  aider les partecipants à l’Atelier à reconstruire des noms de lieux, villes, régions mais même reconstruire des entrelacements et des déplacements à l'intérieur de leurs  familles On demande de chercher les lieux de provenence des membres de sa propre famille
Questionnaire 2-  Amis  du même pays  Objectif:  élargir l a question de la double identité Pour  personnes de l’entourage de chacun du groupe, personnes qu’on sait que proviennent d'ailleurs ou d'autres pays.  L'engagement pour chacun est e fournir le questionnaire et de le faire remplir au moins à une personne adulte du pays qu’il connaît (le huissier de l'école, le boulanger, un collègue de travail, le barman, ect.....).
Références Bauman Z., (1999),  La società dell’incertezza , Bologna, Il Mulino (ed. or.1999) Bertolini P., (1990),  L’esistere pedagogico , Firenze, la Nuova Italia  Delerem M.,(1999),  Zoé , Paris, Seuil McCourt F .,  (2002),  Quel pays, l'Amérique,  Milano,   Adelphi (ed.or.1999) Giusti M. (2007 4 ),  Pedagogia interculturale , Roma-Bari, Laterza  Habermas  J., Taylor C. (2001),  Multiculturalismo , Milano, Feltrinelli  (ed.or.1996,1992) b Rorty R., Baslev A., (2001),  Noi e loro. Dialogo sulla diversità culturale , Milano, Il saggiatore (ed.or. 1991)

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  • 1. La formation au pensée interculturel pour jeunes scouts, futurs chefs de groupe: l‘Atelier des narrations Mariangela Giusti Università degli Studi Milano Bicocca-Italie
  • 2. L’Atelier de formation à été proposé à des jeunes scouts en trois différentes occasions de formation Objectives: réaliser des actionnes de reconnaissance réciproque expérimenter une méthode auto formatif qu'il prévoit de: observer, écouter, narrer, relier, réfléchir, soutenir, agir mettre en relation formateur et sujets en formation, cultures individuelles, familiales Une version de l’Atelier est contenue dans: M. Giusti, Pedagogia interculturale. Teorie, metodologia, laboratori , Roma-Bari, Laterza, 2007 4
  • 3. Les points de dé part sont deux: L a conviction que le scoutisme peut connaître, gouverner, valoriser la diversité linguistique et culturelle qui se determine avec le développement de la mobilité entre et extra européenne et globale. Le scoutisme doit jouer de plus en plus sur l’idée de la co-responsabilité
  • 4. L a société ou nous vivons est une aventure en cours (Rorty: 2001) à laquelle nous sommes en train de participer, ce n'est pas une structure statique à observer d’ailleurs. Est une aventure de laquelle on ne peut pas prendre les distances et les jeunes scouts, futurs chefs de groupes, devraient avoir la conscience que les activités proposées aux scouts doivent retomber aussi sur leurs comportements au dehors du groupe: dans leurs relations familiales et dans les lieux du vivre commun civile.
  • 5. L'attitude morale de la co-responsabilité devrait être une pratique quotidienne à partager, à apprendre et à mettre à exécution Les chefs/éducateurs scouts sont souvent trop concentrées dans les situations internes aux groupes I ls se montrent pas beaucoup intéressés à la rechute familiale, sociale, politique du travail qu ’ils déroulent
  • 6. Les jeunes chefs scouts devraient réussir à transmettre la conviction que leur rôle ne se limite pas aux réunions, au groupe, aux sorties Ce que les chefs proposent et font faire peut contribuer à combattre l'intolérance pas seulement à l'intérieur des groupes des scouts mais dans la société aussi. Ceci c’est un service important que le scoutisme puisse rendre à la société du vingt et unième siècle
  • 7. I l faut chercher des passages de communication, pour se reconnaître (Habermas, Taylor, 2001) Le scoutisme ne doit pas rester une île: il doit chercher à ouvrir des passages dans l'indifférence répandue vers les présences des groupes étrangers
  • 8. Les premiers à être convaincus de cela devraient être vraiment les jeunes scout qu'ils ont intention de devenir des chefs de groupes. Un grand nombre d’entre eux n'est pas formé à ces questions. Il faut prévoir une formation graduelle à la pensée interculturelle. Et donc, quoi on pourrait faire ?
  • 9. Réfléchir beaucoup sur soi même, sur les mouvements dans le temps et dans l’espace qui ont caractérisé sa propre famille, son group d’appartenance. Réfléchir sur les thèmes dé l’hospitalité et de l'accueil. M ettre en acte les valeurs de l'intégration en faisant un travail de promotion du scoutisme vis-à-vis d'adolescents étrangers qui ont expérimenté tout seuls l'expérience de la migration et ils vivent prés de structures publiques d'accueil, prés de centres de solidarité, de maisons/famille.
  • 10. Aider les garçons et les filles autochtones à se regarder autour, à prendre conscience des nouvelles présences, à se sentir participes dans la vie des villes . La pensée interculturelle devrait induire de chercher des dimensions qu'ils unissent à travers le recours aux langages de la narrative, qui narrent les identités en équilibre instable des enfants et des adolescents émigrants .
  • 11. La reconnaissance de l'autre est un besoin humain vital, vu que l'existence humaine est fondamentalement faite de dialogue: on peut avoir la reconnaissance seulement dans la relation. «Être dans la relation» il doit représenter un point de référence constante, même qualifiante, pour chaque action éducative pas occasionnelle et impromptue, pédagogiquement fondée   (Bertolini:1990)
  • 12. A’ partir de ces réflexions et prémisses théoriques on a projeté un Atelier pour la formation de jeunes scouts qui ont le projet de devenir chefs de groupes. L’Atelier n’est pas alternatif aux parcours traditionnels (les champs de formation et de spécialisation), il peut avec profit s’ajouter à eux.
  • 13. Mon père s'appelle Zao et ma mère Marie. Moi, c’est Zoé. Je suis née dans un pays, très loin, là-bas, au bord de l’eau. J’ai des perles dans les cheveux et la peau noire comme Papa . Celles qui me rassemblent dansent en marchant, un panier sur la tête dans le soir qui descend... là-bas...
  • 14. Papa est né dans un pays jaune et gris où il a laissé des morceaux de lui. Maman est venue sur terre, un soir de neige. La maison sous les sapins, elle dit qu’il n’en reste rien qu’un petit volcan de pierres...
  • 15. Et moi, je rêve de montagnes de Maman aux soirs safran de Papa... Je suis flocon ou grain de sable c’est selon la chanson. J’ai une ville, une école, un huitième étage et le dimanche, un balcon au-dessus des frontières. Un pied ici, un pied là bas... Je suis au-dessus d’un fleuve de boue triste où vont boire les lions de cinq heures, au-dessus des sapin immense sous des cavernes de neige blanche. Papa joue du balafon entouré d’enfants tout blonds, et Maman joue de l’accordéon sur le dos d’un hippopotame …
  • 16. Le dimanche, je m’assois sur mon balcon, les jambes au-dessus de la ville et je regard passer la vie. Papa joue du balafon, Maman de l’accordéon… . (de: Delerem M.1999)
  • 17. Lorsque «Le Chêne d'Irlande» appareilla de Cork dans l'octobre de 1949, nous pensions arriver à New York dans une semaine, par contre après quelques jours nous annoncèrent que nous serions débarqués à Albany, là pour d'aller à New York devions prendre un train. Alors me passa un fait singulier. Je m'en avais été assis sur le pont sous les beau soleil d’octobre avec l'Atlantique bleu et merveilleux tout autour et cherchais à m'imaginer New York. Je cherchais à me figurer Central Park […] Mais saint Dieu, que me prend, me demandais-je, que déjà sens la nostalgie de Limerick, ville gris de misères dans lesquelles rêvais de fuir à New York ? Et je ressentais la voix de ma mère qui me mettait en garde: … (de McCourt,2002)
  • 18. Mon vrai nom est Jussufà, mais je préfère Joseph, certains m'appelle Jusuf. Tous ces noms veulent dire Giuseppe. En effet ici certains m'appellent Giuseppe, Beppe, Beppo... mais je préfère Joseph... J’ai douze a ns, je viens du Maroc […] je pense que ma maman peut avoir ce qu’elle veut, même une femelle, je suis presque devenu un italien… (de: Giusti, 2007 4 )
  • 19. L e formateur assigne des activités à partire de narrations: Si l’Atelier est tenu dans l’espace d’une fin de semaine (huit heures le samedi et quatre heures le dimanche matin, pour un total de douze heures) on peut suggérer : Reflechir sur les nomes Reflechir sur les images Dialogue
  • 20. Si l’Atelier est tenu en quatre rencontres de trois heures chacun (douze heures également) : On peut ajouter des travaux de micro enquête avec l’utilise de deux simples questionnaires que les participants doivent utiliser entre un rencontre et l’autre. En tout cas, le group en formation doit être de vingt/-vingt cinq personnes
  • 21. Questionnaire 1- Familles et lieux Objectif: aider les partecipants à l’Atelier à reconstruire des noms de lieux, villes, régions mais même reconstruire des entrelacements et des déplacements à l'intérieur de leurs familles On demande de chercher les lieux de provenence des membres de sa propre famille
  • 22. Questionnaire 2- Amis du même pays Objectif: élargir l a question de la double identité Pour personnes de l’entourage de chacun du groupe, personnes qu’on sait que proviennent d'ailleurs ou d'autres pays. L'engagement pour chacun est e fournir le questionnaire et de le faire remplir au moins à une personne adulte du pays qu’il connaît (le huissier de l'école, le boulanger, un collègue de travail, le barman, ect.....).
  • 23. Références Bauman Z., (1999), La società dell’incertezza , Bologna, Il Mulino (ed. or.1999) Bertolini P., (1990), L’esistere pedagogico , Firenze, la Nuova Italia Delerem M.,(1999), Zoé , Paris, Seuil McCourt F ., (2002), Quel pays, l'Amérique, Milano, Adelphi (ed.or.1999) Giusti M. (2007 4 ), Pedagogia interculturale , Roma-Bari, Laterza Habermas J., Taylor C. (2001), Multiculturalismo , Milano, Feltrinelli (ed.or.1996,1992) b Rorty R., Baslev A., (2001), Noi e loro. Dialogo sulla diversità culturale , Milano, Il saggiatore (ed.or. 1991)