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Crise de
l'enseignement au
Maroc
1. Historique du système éducatif marocain
PLAN :
2. Défis liés aux programmes éducatifs et
approches pédagogiques
3. Le métier de l'enseignant au Maroc
4. L’enseignement supérieur au Maroc
Le cas de la Finlande
5.
INTRODUCTION
l'éducation et la scolarité sont les piliers du
développement individuel et social. L'éducation
permet à chacun d'acquérir des connaissances, de
développer ses capacités et de s'épanouir. La
scolarité offre un cadre structuré pour cet
apprentissage. Ensemble, elles réduisent les
inégalités, favorisent la cohésion sociale et
stimulent la croissance économique. Investir dans
l'éducation, c'est investir dans l'avenir.
Historique du système éducatif
marocain depuis l’Université
Quaraouyine jusqu’à l’ère du
numérique :
1.
PRINCIPALES ÉTAPES DU
SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT
SUPÉRIEUR AU MAROC
L’HISTOIRE DU
MAROC MONTRE QUE
L’ENSEIGNEMENT A
TOUJOURS ÉTÉ UNE
PRÉOCCUPATION
PRIORITAIRE, UNE
SOURCE DE
RÉFLEXION SANS
CESSE RENOUVELÉE
ET UN CHOIX DE
SOCIÉTÉ
CONSTAMMENT
AFFIRMÉ
UN SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT DE TYPE RELIGIEUX
Avant le XXe siècle, le système d’enseignement supérieur était essentiellement de type religieux , il Il était localisé à :
ÉCOLE CORANIQUE
QUARAOUYINE À FÈS (859)
• Important centre d’enseignement et une
des
premières universités au monde islamique ;
elle constitua un témoignage vivant et un
merveilleux modèle de l’architecture
islamique.
• L’université propose de nombreux
enseignements tournés vers l’étude de
l’Islam. Elle est subdivisée en facultés
réparties sur plusieurs villes du Maroc
(Fès, Agadir, Tétouan, Marrakech).
L’université délivre des diplômes visés
par l’État marocain en Droit Musulman
(Fès, Agadir), en Théologie (Tétouan) et
en Langue Arabe et Sciences Islamiques
(Marrakech)
UN SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT DE TYPE RELIGIEUX
Avant le XXe siècle, le système d’enseignement supérieur était essentiellement de type religieux , il Il était localisé à :
ÉCOLE CORANIQUE BEN
YOUSSEF À MARRAKECH (1570)
• Les étudiants du monde entier venaient
apprendre notamment la théologie.
• L’enseignement dispensé couvrait
également d’autres disciplines comme :
les mathématiques, la médecine, la
philosophie, le droit, les lettres, la logique,
l’astrologie, etc
8
LE SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT ET LES ÉTABLISSEMENTS CRÉES DURANT LE
PROTECTORAT
Avant l’indépendance, le système d’enseignement était hétérogène et avait connu la création de quelques établissements, tels
L’INSTITUT SCIENTIFIQUE
Institut Scientifique Chérifien premier
établissement de recherche scientifique au
Maroc
Elle contenait six départements de recherche :
Physique du Globe; Géologie;
Géomorphologie; Télédétection; Botanique et
Ecologie Végétale; Zoologie et Ecologie
Animale.
LE SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT ET LES ÉTABLISSEMENTS CRÉES DURANT LE
PROTECTORAT
Avant l’indépendance, le système d’enseignement était hétérogène et avait connu la création de quelques établissements, tels
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
SCIENTIFIQUE
mis en place en novembre 1940 lorsque des
cours de propédeutique ( première année
d'enseignement supérieur) furent organisés
pour 65 étudiants dans les locaux de l’Institut
Scientifique et au lycée Gouraud (Lycée
Hassan II actuellement). A partir de ce noyau
se développera la future Faculté des Sciences
dont le siège actuel a été mis en service, dès
1952, sous l’appellation “Centre d’Etudes
Supérieures Scientifiques”
10
LE SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT APRÈS L’INDÉPENDANCE
Avec l’avènement de l’indépendance, le Maroc a été confronté à plusieurs défis parmi lesquels la mise en place d’un système scolaire et universitaire
national approprié:
FACULTÉ DES SCIENCES JURIDIQUES,
ÉCONOMIQUES ET SOCIALES
Créée en 1957, c’est un établissement
d’enseignement supérieur dont le but est de
développer des programmes d’enseignement
et de recherche dans les domaines juridique,
politique, économique et social.
Elle assure la préparation et la délivrance de
plusieurs diplômes universitaires. Sa mission
de recherche et d’encadrement tend à susciter
et favoriser la réflexion des chercheurs
(enseignants, étudiants, praticiens etc…)
11
LE SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT APRÈS L’INDÉPENDANCE
Avec l’avènement de l’indépendance, le Maroc a été confronté à plusieurs défis parmi lesquels la mise en place d’un système scolaire et universitaire
national approprié:
ENSEIGNEMENT DES SCIENCES DE
L’INGÉNIEUR
Le 24 Octobre 1959, Sa Majesté Feu le Roi
Mohammed V posa la pierre inaugurale de
construction de l’Ecole Mohammadia
d’Ingénieurs. L’EMI a été construite 3 ans
seulement après l’indépendance du Maroc
pour doter le tissu écono?mique encore
naissant de cadres techniques de haut niveau
et de différentes spécia?lités pour en
accompagner le développement
6
PÉRIODE 1957-
1960
PÉRIODE 1960 –
1980
La première université moderne du Maroc
indépendant a vu le jour à Rabat
en 1957 ; c’est l’Université Mohammed V.
Elle a été créée pour répondre aux
besoins pressants et prioritaires en
matière
de formation des cadres notamment pour
l’administration publique et
l’enseignement
le réseau universitaire s’est fortement développé
par la politique de création, d’extension et de
décentralisation menée en matière
d’implantation des établissements universitaires, ainsi que
par les choix adoptés à
savoir :
- le droit de tous les citoyens à l’éducation ;
- l’égalité des hommes et des femmes ;
- la gratuité de l’enseignement ;
- la généralisation des bourses ;
- le développement de l’enseignement originel ;
- l’encouragement de l’enseignement des langues
cette période a été marquée par :
- la création de nouvelles universités à travers le Royaume ;
- la création de nouvelles écoles d’ingénieurs et d’Ecoles
Supérieures de technologie ;
- le développement rapide des établissements d’enseignement
supérieur privé.
PÉRIODE 1980 -
1990
PÉRIODE 1990-
2000
- la poursuite de la décentralisation géographique des
établissements et des universités
- la diversification des filières classiques de formation
- l’instauration d’une dynamique de concertation et de
communication
- la formation et la qualification des ressources humaines
DEPUIS
2000
- la mise en place de la réforme LMD, de stratégies
nationales de développement de l’enseignement supérieur,
du système national de recherche scientifique
- le développement de l’autonomie des universités
- l’instauration des programmes de formation pour
accompagner les projets nationaux de développement
sectoriel
Synthèse
:
Défis liés aux programmes
éducatifs et approches
pédagogiques
2.
Les programmes éducatifs
- Des programmes obsolètes et des
contenus, qui ne répondent plus aux
exigences du monde moderne
- Ils privilégient la quantité sur la qualité,
favorisant l'apprentissage par cœur plutôt
que l'assimilation et le raisonnement
logique.
- Les programmes sont souvent élaborés
sur des bases politiques et démagogiques,
négligeant les réalités socio-
économiques mondiales essentielles
pour permettre aux apprenants de
s'adapter au monde contemporain.
- La conception des programmes est largement
contrôlée par des responsables ministériels
dont l'orientation est souvent politique et
administrative, plutôt que professionnelle et
indépendante.
les orientations pédagogiques pour les manuels scolaires au
Maroc ne semblent pas correspondre à une approche
communicative claire, Il est souligné que depuis les années 2000,
l'enseignement des langues étrangères a évolué vers une perspective
actionnelle recommandée par le CECRL, mais cela nécessite une
clarification du statut du français dans la politique éducative
marocaine.
Le manuel scolaire devrait suivre un cheminement pédagogique
précis pour éviter la monotonie didactique et favoriser une
compréhension approfondie des apprentissages.
De plus, l'intégration des outils
technologiques dans le manuel reste
insuffisante, ce qui ne correspond pas aux
besoins d'une génération connectée.
Analyse critique des manuels
scolaires au Maroc
(APC).
• Le système éducatif marocain a enregistré des avancées pédagogiques depuis
2000, notamment avec l'adoption de l'approche par compétences (APC).
Cependant, ces progrès n'ont pas entraîné d'amélioration significative des
résultats des élèves ni de la qualité de l'enseignement sur le terrain. Les difficultés
rencontrées incluent le manque de clarté sur la mise en œuvre de l'APC, des
infrastructures insuffisantes et des classes surchargées.
les
orientations
pédagogiques
• De plus, les orientations pédagogiques semblent être davantage influencées par
des organismes internationaux que par les mouvements pédagogiques nationaux,
rendant leur appropriation par les enseignants difficile.
des défis
supplémentair
es
• la marginalisation de certaines matières et la négligence de la dimension
temporelle de l'enseignement
Une pédagogie en difficulté
Le Parcours hésite entre deux approches pédagogiques (l’approche par objectifs et
l’approche par compétences) voire une approche communicative, ceci influence
négativement sur la cohérence des séquences et la cohérence au sein d’une même
séquence. Il s’y ajoute que les travaux de groupes, les recherches et l’utilisation des
TIC sont peu favorisés.
Au cours des dernières décennies, la confiance de la
société envers le système éducatif marocain s'est
considérablement affaiblie. Ce phénomène découle en
partie de l'augmentation du chômage parmi les
diplômés, remettant en question le rôle de l'éducation dans
l'ascension sociale, ainsi que des problèmes d'incivisme
persistants dans les écoles, tels que l'absentéisme, la
tricherie et la violence. De plus, les infrastructures
délabrées continuent de ternir l'image de l'école.
Le système d'éducation marocain peine à non
seulement transmettre des connaissances, mais aussi à
inculquer des valeurs civiques et éthiques essentielles pour
une citoyenneté responsable.
Image altérée de l’école
Un manque de personnel qualifié parmi les
enseignants et les administrateurs des
établissements scolaires au Maroc. Le
recrutement actuel ne tient pas suffisamment
compte des compétences et de la motivation, ce
qui compromet la qualité de l'enseignement. Il est
essentiel de sélectionner rigoureusement les
candidats et de leur offrir une formation continue
adaptée.
Actuellement, ces processus sont biaisés ce qui conduit à
des situations où des élèves sont dirigés vers des filières
inappropriées, en dépit de leurs capacités réelles, et où la
promotion d'élèves sans compétences adéquates compromet
l'égalité des chances et le mérite.
l'évaluation et l'orientation
des élèves.
Un manque de personnel
- Le taux de chômage augmente avec le niveau d'instruction, selon les statistiques du
Haut Commissariat au plan (HCP, 2014).
- Pour les demandeurs d'emploi de niveau supérieur âgés de 15 à 24 ans, le taux de
chômage atteint 62,7 %.
- Le chômage des diplômés de certaines filières universitaires à fort effectif, ainsi que les
pénuries de compétences dans certains domaines, soulignent une lacune dans le
système éducatif marocain.
- Le système d'éducation ne fournit pas aux étudiants les compétences nécessaires pour
une insertion professionnelle réussie.
- Il existe un décalage entre les attentes de la société et la qualité de la réponse du système
d'éducation, ce qui montre une inadéquation face aux mutations économiques et
sociales du Maroc.
Inadéquation des formations avec le marché du travail
la mise en place d'un double système éducatif au Maroc, initié par l'arabisation
dans les années 70, a engendre des problèmes notables, notamment en termes
de cohérence entre l'enseignement primaire/secondaire et supérieur. Pour
remédier à cette situation, une proposition serait de favoriser une transition
plus harmonieuse entre les différents niveaux d'enseignement, sans être limitée
par la langue d'enseignement. Toutefois, la concrétisation de cette solution
reste un défi majeur, en particulier en ce qui concerne l'adaptation des
enseignants.
Surmonter les obstacles de la dualité
linguistique
Financement de l’éducation
Diverses parties contribuent au financement de l’éducation au Maroc.
Annuellement, l’Etat consacre 22% de son budget au secteur de l’éducation,
soit donc 7% du PIB national. En revanche, la somme allouée par l’Etat
reste insuffisante, étant donné que 89% de ce budget est attribué à la masse
salariale "ce qui ne laisse au ministère que 11 % de ce qu’il reçoit pour gérer tout ce qui
est chantier pédagogique, accès à la scolarisation (construction, réhabilitation), équipement,
digitalisation, la formation des enseignants et une partie de l’appui social destiné aux
enfants issus de familles à revenus modestes",
. En termes de budget étatique consacré au secteur de l’éducation, le Maroc
se positionne en bas du classement comparé aux pays de l’Organisation de
coopération et de développement économiques (OCDE). En effet, "la part
qui est assurée par l’état représente 68 % du financement global de l’éducation alors que
la moyenne OCDE est de 83,5%, allant jusqu'à 96% pour la Finlande",
LE MÉTIER DE
L'ENSEIGNANT AU
MAROC
3.
Le système de recrutement est en effet peu efficace dans la
sélection de candidats à fort potentiel pour deux raisons
principales :
=> la première est le manque d’attractivité du métier
d’enseignant, ce qui fait de lui un « choix par défaut » faute
d’autres opportunités plus lucratives ou intéressantes. La
nouvelle politique de recrutement et le nouveau statut des
enseignants – perçu et jugé précaire – risquent d’aggraver la
situation.
La deuxième raison est relative au manque d’efficacité des
modalités de recrutement qui souffrent de plusieurs lacunes :
absence de référentiel d’emplois et de compétences qui spécifie
le profil recherché, manque de pertinence des examens écrit et
oral…
Défis du recrutement et de la formation des enseignants
LES PRATIQUES PÉDAGOGIQUES
En termes de pratiques
pédagogiques, les enseignants font
face à plusieurs difficultés qui ne
sont pas sans répercussions sur les
élèves et leur apprentissage.
Certaines de ces difficultés sont
liées aux contraintes du système
éducatif (carte scolaire, sureffectif
des élèves, etc.). D’autres trouvent
leur origine dans la formation
(initiale et continue) et manque
d’accompagnement.
Mais la responsabilité de l’enseignant n’est pas à
écarter : sa compétence, son savoir-faire et son
investissement peuvent exercer une grande
influence sur les élèves. On a vu que les attitudes
et les comportements positifs des enseignants
contribuent à la création d’un climat favorable à
l’apprentissage et à l’implication des élèves. reste
que les enseignants se rabattent généralement sur
des méthodes traditionnelles et sur le « bricolage »
pédagogique qui semblent être ancrés aussi bien
dans les mentalités que dans les pratiques.
L’ÉVALUATION DES ENSEIGNANTS
Le système d'évaluation des enseignants au Maroc est inefficace
et ambigu, ne parvenant pas à améliorer les pratiques
éducatives. Les textes juridiques sont nombreux mais
lacunaires, et les tensions entre les acteurs perturbent sa mise
en œuvre. Les visites d'inspection sont rares et perçues comme
liées uniquement à la promotion, plutôt qu'à un réel
accompagnement professionnel. En conséquence, l'évaluation
est largement considérée comme une formalité administrative
sans réel impact sur l'amélioration du système éducatif.
Les enseignants, en particulier ceux exerçant dans le milieu rural, évoluent dans des
environnements scolaires contraignants. Encombrement des classes, niveau faible des élèves,
absence de matériel pédagogique, etc. Ces conditions peu favorables agissent sur la
motivation des
enseignants et sur l’apprentissage des élèves. Les conditions de travail inconvenables peuvent
également contribuer à détourner les meilleurs candidats du choix de la profession.
VÉCU DU MÉTIER, PERCEPTIONS ET
ASPIRATIONS DES ENSEIGNANTS
 Ces conditions de travail et de vie contribuent,
négativement, au façonnement des perceptions
des enseignants. Et on sait qu’une perception
négative du métier, de sa valeur et de son statut
social impactent négativement l’engagement et le
niveau d’investissement des enseignants. D’où la
nécessité de prendre en compte ces dimensions
dans l’élaboration des politiques publiques.
GESTION DE LA CARRIÈRE ET
RÉMUNÉRATION
Le système d'avancement des enseignants au Maroc est critiqué
pour son manque d'équité et de reconnaissance de la performance.
Les promotions se limitent souvent à des augmentations salariales
sans responsabilités supplémentaires. Bien que la corrélation entre
les salaires des enseignants et les performances des élèves soit
incertaine, des enseignants motivés sont essentiels pour favoriser
l'apprentissage des élèves.
Au Maroc révisions des salaires sont rares et negligeables et le
système de promotion est basé principalement sur l'ancienneté,
manquant d'opportunités de développement professionnel. Une
réforme visant à offrir de meilleures perspectives de carrière aux
enseignants pourrait améliorer la performance du système éducatif
marocain.
L’enseignement supérieur
au Maroc
4.
L’ENSEIGNEMENT
SUPÉRIEUR
L'enseignement supérieur au Maroc est un
pilier essentiel du développement socio-
économique du pays. Depuis son
indépendance en 1956, le Maroc a mis en
place un système éducatif diversifié,
comprenant des universités, des grandes
écoles et des instituts spécialisés.
Cependant, malgré les progrès réalisés, ce
secteur est confronté à plusieurs défis
majeurs qui nécessitent une attention
urgente...
DÉFIS ACTUELS
ACCÈS ET ÉQUITÉ
QUALITÉ DE
L'ENSEIGNEMENT
Bien que des efforts aient été
déployés pour améliorer l'accès
(Les établissements à accès ouvert
accueillaient en 2014-2015 plus de
88% des étudiants de l’université à
l'enseignement supérieur) , des
inégalités persistent. Les étudiants
issus de milieux défavorisés ou
des régions rurales ont souvent
moins d'opportunités d'accéder à
l'enseignement supérieur en raison
de divers obstacles, tels que les
frais de scolarité élevés et le
manque d'infrastructures
éducatives adéquates.
La qualité de l'enseignement
supérieur varie d'une institution
à l'autre. Certaines universités
offrent des programmes de
haute qualité, tandis que
d'autres souffrent de problèmes
tels que le manque de
ressources, les infrastructures
inadéquates et le déficit de
formation des enseignants.
Ceci soulève des
préoccupations quant à la
valeur des diplômes délivrés et
à la compétitivité des diplômés
sur le marché du travail.
PERTINENCE DES
PROGRAMMES
Un défi majeur est l'adéquation
entre les programmes
d'enseignement supérieur et les
besoins du marché du travail.
Les industries marocaines
signalent souvent des lacunes
dans les compétences des
diplômés, ce qui souligne la
nécessité d'une révision des
programmes académiques pour
mieux répondre aux exigences
professionnelles.
FINANCEMENT ET
RESSOURCES
GOUVERNANCE ET
ADMINISTRATION
Les institutions
d'enseignement supérieur au
Maroc sont confrontées à
des contraintes financières,
ce qui limite leur capacité à
investir dans des
infrastructures modernes,
des équipements de pointe
et des programmes de
recherche. Un financement
accru est nécessaire pour
améliorer la qualité de
l'enseignement et de la
recherche.
La gouvernance et
l'administration des
institutions
d'enseignement
supérieur peuvent
parfois être inefficaces
et sujettes à la
bureaucratie, ce qui
entrave la prise de
décision et
l'innovation.
MIGRATION DES
CERVEAUX
De nombreux étudiants
talentueux choisissent
de poursuivre leurs
études à l'étranger en
raison des meilleures
opportunités offertes
par les universités
étrangères ou des
lacunes perçues dans le
système éducatif
marocain. Cela entraîne
une perte de
compétences et de
ressources pour le pays.
PERSPECTIVES D'AMÉLIORATION
Investissement dans l'Éducation : Le gouvernement
marocain doit continuer à investir dans l'expansion des
infrastructures éducatives, l'amélioration de la qualité de
l'enseignement et le soutien financier aux étudiants
défavorisés.
Réforme des Programmes : Une révision des programmes
académiques est nécessaire pour les rendre plus pertinents
et adaptés aux besoins du marché du travail, en mettant
l'accent sur le développement des compétences pratiques
et professionnelles.
Renforcement de la Recherche et de l'Innovation : Encourager la
recherche scientifique et l'innovation est essentiel pour stimuler le
développement économique et social du Maroc. Il est donc
nécessaire d'investir dans des programmes de recherche de haute
qualité et de promouvoir la collaboration entre les universités, le
secteur privé et les institutions de recherche
Promotion de l'Éducation Bilingue : Renforcer
l'enseignement des langues étrangères, en particulier
l'anglais et le français, aidera à améliorer la compétitivité
des diplômés marocains sur le marché du travail mondial.
Le cas de la Finlande
5.
1- Des vertus issues de la
culture des institutions
Des
vertus
issues
de
la
culture
des
institutions
Combinaison des objectifs éducatifs : La Finlande réussit à harmoniser les trois objectifs éducatifs principaux : former des
citoyens bien éduqués, faciliter l'insertion professionnelle et assurer la transmission des connaissances.
Objectif national de "l'éducation fondamentale" : L'éducation scolaire finlandaise vise à aider les élèves à croître en
humanité et à devenir des membres éthiquement responsables en société, tout en leur fournissant les connaissances nécessaires à
la vie.
Attractivité de la profession enseignante : La formation des enseignants est sélective et renforcée, ce qui contribue à l'image
positive de cette profession et à son prestige social. Les enseignants sont hautement qualifiés et investis dans leur travail.
Conditions de travail attrayantes : Les enseignants bénéficient de salaires plus élevés que la moyenne des pays de l'OCDE, de
bonnes conditions de travail avec un faible nombre d'heures de cours par semaine, des salles de classe bien équipées et une
grande liberté pédagogique.
Prédominance de l'école publique : Le système éducatif finlandais est largement public, ce qui favorise l'inclusion sociale et
limite les inégalités entre les élèves, ainsi que la compétition entre les établissements.
Faible taux de redoublement : Le système éducatif finlandais privilégie l'approche par modules et l'enseignement différencié,
ce qui permet de réduire le redoublement et d'offrir un soutien personnalisé aux élèves.
2- Des vertus issues de la pédagogie et des enseignants
Apprentissage de l'autonomie : Les élèves ont la possibilité de choisir leurs études dès l'âge de 13 ans, ce qui favorise leur
autonomie et évite les erreurs d'orientation.
Rythmes scolaires favorables à la performance : Les séances de cours sont courtes, suivies de pauses fréquentes, ce qui
permet une meilleure concentration des élèves. De plus, les emplois du temps sont organisés de manière à optimiser
l'utilisation du temps d'enseignement.
Égalité des chances et soutien personnalisé : Le système éducatif finlandais offre un soutien personnalisé aux élèves en
difficulté, dès le primaire, ce qui permet de réduire les inégalités et d'éviter les redoublements.
Relation de confiance avec les enseignants : Les enseignants suivent les élèves sur plusieurs années, ce qui favorise des
liens forts. Ils sont également plus tolérants envers les comportements des élèves, ce qui renforce la relation de confiance.
Système d'évaluation motivant : Les notes vont de 4 à 10, et aucune note inférieure à 4 n'est attribuée, ce qui réduit le
stress des élèves. De plus, l'évaluation met l'accent sur les acquisitions plutôt que sur les manquements.
CONCLUSION
2
l'amélioration du système éducatif marocain est
essentielle pour garantir le développement socio-
économique du pays et offrir à chaque enfant la
possibilité de réaliser son plein potentiel. Cela
nécessitera un engagement à long terme de la
part du gouvernement, des partenaires nationaux
et internationaux, ainsi que de la société dans son
ensemble. En travaillant ensemble, nous
pouvons créer un système éducatif plus inclusif,
équitable et de qualité pour les générations
futures au Maroc.
Alternative resources
Here’s an assortment of alternative resources whose style fits that of this template:
Illustrations
● Abstract watercolor feathers pack
Equip yourself with a skill that
deeply influences your life
Introduction
L'éducation joue un rôle crucial en tant que pilier essentiel pour
le développement d'une nation prospère, une vérité toujours
affirmée au Maroc et concrétisée notamment par l'adoption de
la charte nationale de l'éducation et de la formation en 1999.
Cette charte, centrée sur la priorité accordée à l'éducation, avait
pour objectif de promouvoir des établissements éducatifs
égalitaires, équitables et performants, en mettant un accent
particulier sur les couches sociales les plus défavorisées. Elle
prônait un enseignement intégré, en phase avec son époque
tout en préservant les valeurs religieuses et l'identité marocaine.
L’école publique marocaine traverse une «crise de l’apprentissage». Les
évaluations qui recourent à des tests standardisés, qu’elles soient
nationales (PNEA) ou internationales, telles que TIMSS, PIRLS et PISA,
confirment le faible niveau des acquis et des compétences d’une part non
négligeable des élèves dans les écoles, essentiellement au niveau de
l’enseignement fondamental.
Dans le classement PISA 2022 qui inclut 81 pays, le Maroc se situe au 71ᵉ
rang en mathématiques, 79ᵉ en compréhension de l’écrit, et 76ᵉ en culture
scientifique. Le rapport indique que 82 % des élèves n’ont pas atteint le
niveau 2 sur une échelle de 6 en mathématiques, se situant bien en
dessous de la moyenne OCDE de 69 %. Seuls 18 % des élèves marocains
sont capables d’appliquer des concepts mathématiques dans des situations
simples, comme la conversion de devises, une performance faible par
rapport aux élèves de certains pays asiatiques qui atteignent les niveaux 5
et 6.
Détail des revendications des enseignants marocains :
1. Formation et accompagnement:
•Amélioration de la qualité des formations continues et initiales.
•Mise en place d'un système d'accompagnement pédagogique individualisé.
•Accès à des ressources pédagogiques et didactiques actualisées.
•Organisation de séminaires et de formations sur les nouvelles technologies
éducatives.
2. Conditions de travail:
•Réduction du nombre d'élèves par classe.
•Amélioration des infrastructures scolaires et des équipements pédagogiques.
•Allègement des tâches administratives.
•Mise en place d'un statut valorisant et protecteur du métier d'enseignant.
3. Rémunération:
•Revalorisation des salaires des enseignants.
•Instauration d'un système de primes et d'incitations.
•Prise en charge des frais de déplacement et de formation.
4. Gouvernance et participation:
•Meilleure implication des enseignants dans la prise de décision.
•Dialogue social constructif et respectueux avec le ministère de l'Education nationale.
•Reconnaissance du rôle crucial des enseignants dans la réussite de la réforme
éducative.
5. Autres revendications:
•Révision du système de notation et d'évaluation des élèves.
•Diminution du stress et des risques psychosociaux liés au métier d'enseignant.
•Meilleure reconnaissance de la valeur ajoutée des enseignants dans la société.
Il est important de noter que les revendications des enseignants ne sont pas
uniformes et peuvent varier d'une région à l'autre et d'un syndicat à l'autre.
ur le volet des fonctions ou missions des
enseignants en classe, Firachine explique:
"On ne doit pas rajouter aux enseignants
d'autres fonctions. Un enseignant enseigne,
évalue et se charge des examens. Dans le
nouveau statut, il doit également suivre des
formations, et effectuer des heures
supplémentaires obligatoires et non
rémunérées. En dehors de leurs fonctions
principales, les enseignants doivent avoir le
choix, et doivent être indemnisés", nous
explique-t-il.
Par ailleurs, la distribution de ces
indemnisations doit être revue. Le tableau
d'indemnisations qui a étéjoint au statut unifié
adopté démontre que les directeurs et
inspecteurs en ont bénéficié,
contrairementaux enseignants en classe.
Cela doit être changé", poursuit-il.
"

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  • 2. 1. Historique du système éducatif marocain PLAN : 2. Défis liés aux programmes éducatifs et approches pédagogiques 3. Le métier de l'enseignant au Maroc 4. L’enseignement supérieur au Maroc Le cas de la Finlande 5.
  • 3. INTRODUCTION l'éducation et la scolarité sont les piliers du développement individuel et social. L'éducation permet à chacun d'acquérir des connaissances, de développer ses capacités et de s'épanouir. La scolarité offre un cadre structuré pour cet apprentissage. Ensemble, elles réduisent les inégalités, favorisent la cohésion sociale et stimulent la croissance économique. Investir dans l'éducation, c'est investir dans l'avenir.
  • 4. Historique du système éducatif marocain depuis l’Université Quaraouyine jusqu’à l’ère du numérique : 1.
  • 5. PRINCIPALES ÉTAPES DU SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AU MAROC L’HISTOIRE DU MAROC MONTRE QUE L’ENSEIGNEMENT A TOUJOURS ÉTÉ UNE PRÉOCCUPATION PRIORITAIRE, UNE SOURCE DE RÉFLEXION SANS CESSE RENOUVELÉE ET UN CHOIX DE SOCIÉTÉ CONSTAMMENT AFFIRMÉ
  • 6. UN SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT DE TYPE RELIGIEUX Avant le XXe siècle, le système d’enseignement supérieur était essentiellement de type religieux , il Il était localisé à : ÉCOLE CORANIQUE QUARAOUYINE À FÈS (859) • Important centre d’enseignement et une des premières universités au monde islamique ; elle constitua un témoignage vivant et un merveilleux modèle de l’architecture islamique. • L’université propose de nombreux enseignements tournés vers l’étude de l’Islam. Elle est subdivisée en facultés réparties sur plusieurs villes du Maroc (Fès, Agadir, Tétouan, Marrakech). L’université délivre des diplômes visés par l’État marocain en Droit Musulman (Fès, Agadir), en Théologie (Tétouan) et en Langue Arabe et Sciences Islamiques (Marrakech)
  • 7. UN SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT DE TYPE RELIGIEUX Avant le XXe siècle, le système d’enseignement supérieur était essentiellement de type religieux , il Il était localisé à : ÉCOLE CORANIQUE BEN YOUSSEF À MARRAKECH (1570) • Les étudiants du monde entier venaient apprendre notamment la théologie. • L’enseignement dispensé couvrait également d’autres disciplines comme : les mathématiques, la médecine, la philosophie, le droit, les lettres, la logique, l’astrologie, etc
  • 8. 8 LE SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT ET LES ÉTABLISSEMENTS CRÉES DURANT LE PROTECTORAT Avant l’indépendance, le système d’enseignement était hétérogène et avait connu la création de quelques établissements, tels L’INSTITUT SCIENTIFIQUE Institut Scientifique Chérifien premier établissement de recherche scientifique au Maroc Elle contenait six départements de recherche : Physique du Globe; Géologie; Géomorphologie; Télédétection; Botanique et Ecologie Végétale; Zoologie et Ecologie Animale.
  • 9. LE SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT ET LES ÉTABLISSEMENTS CRÉES DURANT LE PROTECTORAT Avant l’indépendance, le système d’enseignement était hétérogène et avait connu la création de quelques établissements, tels ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR SCIENTIFIQUE mis en place en novembre 1940 lorsque des cours de propédeutique ( première année d'enseignement supérieur) furent organisés pour 65 étudiants dans les locaux de l’Institut Scientifique et au lycée Gouraud (Lycée Hassan II actuellement). A partir de ce noyau se développera la future Faculté des Sciences dont le siège actuel a été mis en service, dès 1952, sous l’appellation “Centre d’Etudes Supérieures Scientifiques”
  • 10. 10 LE SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT APRÈS L’INDÉPENDANCE Avec l’avènement de l’indépendance, le Maroc a été confronté à plusieurs défis parmi lesquels la mise en place d’un système scolaire et universitaire national approprié: FACULTÉ DES SCIENCES JURIDIQUES, ÉCONOMIQUES ET SOCIALES Créée en 1957, c’est un établissement d’enseignement supérieur dont le but est de développer des programmes d’enseignement et de recherche dans les domaines juridique, politique, économique et social. Elle assure la préparation et la délivrance de plusieurs diplômes universitaires. Sa mission de recherche et d’encadrement tend à susciter et favoriser la réflexion des chercheurs (enseignants, étudiants, praticiens etc…)
  • 11. 11 LE SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT APRÈS L’INDÉPENDANCE Avec l’avènement de l’indépendance, le Maroc a été confronté à plusieurs défis parmi lesquels la mise en place d’un système scolaire et universitaire national approprié: ENSEIGNEMENT DES SCIENCES DE L’INGÉNIEUR Le 24 Octobre 1959, Sa Majesté Feu le Roi Mohammed V posa la pierre inaugurale de construction de l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs. L’EMI a été construite 3 ans seulement après l’indépendance du Maroc pour doter le tissu écono?mique encore naissant de cadres techniques de haut niveau et de différentes spécia?lités pour en accompagner le développement
  • 12. 6 PÉRIODE 1957- 1960 PÉRIODE 1960 – 1980 La première université moderne du Maroc indépendant a vu le jour à Rabat en 1957 ; c’est l’Université Mohammed V. Elle a été créée pour répondre aux besoins pressants et prioritaires en matière de formation des cadres notamment pour l’administration publique et l’enseignement le réseau universitaire s’est fortement développé par la politique de création, d’extension et de décentralisation menée en matière d’implantation des établissements universitaires, ainsi que par les choix adoptés à savoir : - le droit de tous les citoyens à l’éducation ; - l’égalité des hommes et des femmes ; - la gratuité de l’enseignement ; - la généralisation des bourses ; - le développement de l’enseignement originel ; - l’encouragement de l’enseignement des langues cette période a été marquée par : - la création de nouvelles universités à travers le Royaume ; - la création de nouvelles écoles d’ingénieurs et d’Ecoles Supérieures de technologie ; - le développement rapide des établissements d’enseignement supérieur privé. PÉRIODE 1980 - 1990 PÉRIODE 1990- 2000 - la poursuite de la décentralisation géographique des établissements et des universités - la diversification des filières classiques de formation - l’instauration d’une dynamique de concertation et de communication - la formation et la qualification des ressources humaines DEPUIS 2000 - la mise en place de la réforme LMD, de stratégies nationales de développement de l’enseignement supérieur, du système national de recherche scientifique - le développement de l’autonomie des universités - l’instauration des programmes de formation pour accompagner les projets nationaux de développement sectoriel Synthèse :
  • 13. Défis liés aux programmes éducatifs et approches pédagogiques 2.
  • 14. Les programmes éducatifs - Des programmes obsolètes et des contenus, qui ne répondent plus aux exigences du monde moderne - Ils privilégient la quantité sur la qualité, favorisant l'apprentissage par cœur plutôt que l'assimilation et le raisonnement logique. - Les programmes sont souvent élaborés sur des bases politiques et démagogiques, négligeant les réalités socio- économiques mondiales essentielles pour permettre aux apprenants de s'adapter au monde contemporain. - La conception des programmes est largement contrôlée par des responsables ministériels dont l'orientation est souvent politique et administrative, plutôt que professionnelle et indépendante.
  • 15. les orientations pédagogiques pour les manuels scolaires au Maroc ne semblent pas correspondre à une approche communicative claire, Il est souligné que depuis les années 2000, l'enseignement des langues étrangères a évolué vers une perspective actionnelle recommandée par le CECRL, mais cela nécessite une clarification du statut du français dans la politique éducative marocaine. Le manuel scolaire devrait suivre un cheminement pédagogique précis pour éviter la monotonie didactique et favoriser une compréhension approfondie des apprentissages. De plus, l'intégration des outils technologiques dans le manuel reste insuffisante, ce qui ne correspond pas aux besoins d'une génération connectée. Analyse critique des manuels scolaires au Maroc
  • 16. (APC). • Le système éducatif marocain a enregistré des avancées pédagogiques depuis 2000, notamment avec l'adoption de l'approche par compétences (APC). Cependant, ces progrès n'ont pas entraîné d'amélioration significative des résultats des élèves ni de la qualité de l'enseignement sur le terrain. Les difficultés rencontrées incluent le manque de clarté sur la mise en œuvre de l'APC, des infrastructures insuffisantes et des classes surchargées. les orientations pédagogiques • De plus, les orientations pédagogiques semblent être davantage influencées par des organismes internationaux que par les mouvements pédagogiques nationaux, rendant leur appropriation par les enseignants difficile. des défis supplémentair es • la marginalisation de certaines matières et la négligence de la dimension temporelle de l'enseignement Une pédagogie en difficulté
  • 17. Le Parcours hésite entre deux approches pédagogiques (l’approche par objectifs et l’approche par compétences) voire une approche communicative, ceci influence négativement sur la cohérence des séquences et la cohérence au sein d’une même séquence. Il s’y ajoute que les travaux de groupes, les recherches et l’utilisation des TIC sont peu favorisés.
  • 18. Au cours des dernières décennies, la confiance de la société envers le système éducatif marocain s'est considérablement affaiblie. Ce phénomène découle en partie de l'augmentation du chômage parmi les diplômés, remettant en question le rôle de l'éducation dans l'ascension sociale, ainsi que des problèmes d'incivisme persistants dans les écoles, tels que l'absentéisme, la tricherie et la violence. De plus, les infrastructures délabrées continuent de ternir l'image de l'école. Le système d'éducation marocain peine à non seulement transmettre des connaissances, mais aussi à inculquer des valeurs civiques et éthiques essentielles pour une citoyenneté responsable. Image altérée de l’école
  • 19. Un manque de personnel qualifié parmi les enseignants et les administrateurs des établissements scolaires au Maroc. Le recrutement actuel ne tient pas suffisamment compte des compétences et de la motivation, ce qui compromet la qualité de l'enseignement. Il est essentiel de sélectionner rigoureusement les candidats et de leur offrir une formation continue adaptée. Actuellement, ces processus sont biaisés ce qui conduit à des situations où des élèves sont dirigés vers des filières inappropriées, en dépit de leurs capacités réelles, et où la promotion d'élèves sans compétences adéquates compromet l'égalité des chances et le mérite. l'évaluation et l'orientation des élèves. Un manque de personnel
  • 20. - Le taux de chômage augmente avec le niveau d'instruction, selon les statistiques du Haut Commissariat au plan (HCP, 2014). - Pour les demandeurs d'emploi de niveau supérieur âgés de 15 à 24 ans, le taux de chômage atteint 62,7 %. - Le chômage des diplômés de certaines filières universitaires à fort effectif, ainsi que les pénuries de compétences dans certains domaines, soulignent une lacune dans le système éducatif marocain. - Le système d'éducation ne fournit pas aux étudiants les compétences nécessaires pour une insertion professionnelle réussie. - Il existe un décalage entre les attentes de la société et la qualité de la réponse du système d'éducation, ce qui montre une inadéquation face aux mutations économiques et sociales du Maroc. Inadéquation des formations avec le marché du travail
  • 21. la mise en place d'un double système éducatif au Maroc, initié par l'arabisation dans les années 70, a engendre des problèmes notables, notamment en termes de cohérence entre l'enseignement primaire/secondaire et supérieur. Pour remédier à cette situation, une proposition serait de favoriser une transition plus harmonieuse entre les différents niveaux d'enseignement, sans être limitée par la langue d'enseignement. Toutefois, la concrétisation de cette solution reste un défi majeur, en particulier en ce qui concerne l'adaptation des enseignants. Surmonter les obstacles de la dualité linguistique
  • 22. Financement de l’éducation Diverses parties contribuent au financement de l’éducation au Maroc. Annuellement, l’Etat consacre 22% de son budget au secteur de l’éducation, soit donc 7% du PIB national. En revanche, la somme allouée par l’Etat reste insuffisante, étant donné que 89% de ce budget est attribué à la masse salariale "ce qui ne laisse au ministère que 11 % de ce qu’il reçoit pour gérer tout ce qui est chantier pédagogique, accès à la scolarisation (construction, réhabilitation), équipement, digitalisation, la formation des enseignants et une partie de l’appui social destiné aux enfants issus de familles à revenus modestes", . En termes de budget étatique consacré au secteur de l’éducation, le Maroc se positionne en bas du classement comparé aux pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En effet, "la part qui est assurée par l’état représente 68 % du financement global de l’éducation alors que la moyenne OCDE est de 83,5%, allant jusqu'à 96% pour la Finlande",
  • 24. Le système de recrutement est en effet peu efficace dans la sélection de candidats à fort potentiel pour deux raisons principales : => la première est le manque d’attractivité du métier d’enseignant, ce qui fait de lui un « choix par défaut » faute d’autres opportunités plus lucratives ou intéressantes. La nouvelle politique de recrutement et le nouveau statut des enseignants – perçu et jugé précaire – risquent d’aggraver la situation. La deuxième raison est relative au manque d’efficacité des modalités de recrutement qui souffrent de plusieurs lacunes : absence de référentiel d’emplois et de compétences qui spécifie le profil recherché, manque de pertinence des examens écrit et oral… Défis du recrutement et de la formation des enseignants
  • 25. LES PRATIQUES PÉDAGOGIQUES En termes de pratiques pédagogiques, les enseignants font face à plusieurs difficultés qui ne sont pas sans répercussions sur les élèves et leur apprentissage. Certaines de ces difficultés sont liées aux contraintes du système éducatif (carte scolaire, sureffectif des élèves, etc.). D’autres trouvent leur origine dans la formation (initiale et continue) et manque d’accompagnement. Mais la responsabilité de l’enseignant n’est pas à écarter : sa compétence, son savoir-faire et son investissement peuvent exercer une grande influence sur les élèves. On a vu que les attitudes et les comportements positifs des enseignants contribuent à la création d’un climat favorable à l’apprentissage et à l’implication des élèves. reste que les enseignants se rabattent généralement sur des méthodes traditionnelles et sur le « bricolage » pédagogique qui semblent être ancrés aussi bien dans les mentalités que dans les pratiques.
  • 26. L’ÉVALUATION DES ENSEIGNANTS Le système d'évaluation des enseignants au Maroc est inefficace et ambigu, ne parvenant pas à améliorer les pratiques éducatives. Les textes juridiques sont nombreux mais lacunaires, et les tensions entre les acteurs perturbent sa mise en œuvre. Les visites d'inspection sont rares et perçues comme liées uniquement à la promotion, plutôt qu'à un réel accompagnement professionnel. En conséquence, l'évaluation est largement considérée comme une formalité administrative sans réel impact sur l'amélioration du système éducatif.
  • 27. Les enseignants, en particulier ceux exerçant dans le milieu rural, évoluent dans des environnements scolaires contraignants. Encombrement des classes, niveau faible des élèves, absence de matériel pédagogique, etc. Ces conditions peu favorables agissent sur la motivation des enseignants et sur l’apprentissage des élèves. Les conditions de travail inconvenables peuvent également contribuer à détourner les meilleurs candidats du choix de la profession. VÉCU DU MÉTIER, PERCEPTIONS ET ASPIRATIONS DES ENSEIGNANTS  Ces conditions de travail et de vie contribuent, négativement, au façonnement des perceptions des enseignants. Et on sait qu’une perception négative du métier, de sa valeur et de son statut social impactent négativement l’engagement et le niveau d’investissement des enseignants. D’où la nécessité de prendre en compte ces dimensions dans l’élaboration des politiques publiques.
  • 28. GESTION DE LA CARRIÈRE ET RÉMUNÉRATION Le système d'avancement des enseignants au Maroc est critiqué pour son manque d'équité et de reconnaissance de la performance. Les promotions se limitent souvent à des augmentations salariales sans responsabilités supplémentaires. Bien que la corrélation entre les salaires des enseignants et les performances des élèves soit incertaine, des enseignants motivés sont essentiels pour favoriser l'apprentissage des élèves. Au Maroc révisions des salaires sont rares et negligeables et le système de promotion est basé principalement sur l'ancienneté, manquant d'opportunités de développement professionnel. Une réforme visant à offrir de meilleures perspectives de carrière aux enseignants pourrait améliorer la performance du système éducatif marocain.
  • 29.
  • 30.
  • 31.
  • 33. L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR L'enseignement supérieur au Maroc est un pilier essentiel du développement socio- économique du pays. Depuis son indépendance en 1956, le Maroc a mis en place un système éducatif diversifié, comprenant des universités, des grandes écoles et des instituts spécialisés. Cependant, malgré les progrès réalisés, ce secteur est confronté à plusieurs défis majeurs qui nécessitent une attention urgente...
  • 34. DÉFIS ACTUELS ACCÈS ET ÉQUITÉ QUALITÉ DE L'ENSEIGNEMENT Bien que des efforts aient été déployés pour améliorer l'accès (Les établissements à accès ouvert accueillaient en 2014-2015 plus de 88% des étudiants de l’université à l'enseignement supérieur) , des inégalités persistent. Les étudiants issus de milieux défavorisés ou des régions rurales ont souvent moins d'opportunités d'accéder à l'enseignement supérieur en raison de divers obstacles, tels que les frais de scolarité élevés et le manque d'infrastructures éducatives adéquates. La qualité de l'enseignement supérieur varie d'une institution à l'autre. Certaines universités offrent des programmes de haute qualité, tandis que d'autres souffrent de problèmes tels que le manque de ressources, les infrastructures inadéquates et le déficit de formation des enseignants. Ceci soulève des préoccupations quant à la valeur des diplômes délivrés et à la compétitivité des diplômés sur le marché du travail. PERTINENCE DES PROGRAMMES Un défi majeur est l'adéquation entre les programmes d'enseignement supérieur et les besoins du marché du travail. Les industries marocaines signalent souvent des lacunes dans les compétences des diplômés, ce qui souligne la nécessité d'une révision des programmes académiques pour mieux répondre aux exigences professionnelles.
  • 35. FINANCEMENT ET RESSOURCES GOUVERNANCE ET ADMINISTRATION Les institutions d'enseignement supérieur au Maroc sont confrontées à des contraintes financières, ce qui limite leur capacité à investir dans des infrastructures modernes, des équipements de pointe et des programmes de recherche. Un financement accru est nécessaire pour améliorer la qualité de l'enseignement et de la recherche. La gouvernance et l'administration des institutions d'enseignement supérieur peuvent parfois être inefficaces et sujettes à la bureaucratie, ce qui entrave la prise de décision et l'innovation. MIGRATION DES CERVEAUX De nombreux étudiants talentueux choisissent de poursuivre leurs études à l'étranger en raison des meilleures opportunités offertes par les universités étrangères ou des lacunes perçues dans le système éducatif marocain. Cela entraîne une perte de compétences et de ressources pour le pays.
  • 36. PERSPECTIVES D'AMÉLIORATION Investissement dans l'Éducation : Le gouvernement marocain doit continuer à investir dans l'expansion des infrastructures éducatives, l'amélioration de la qualité de l'enseignement et le soutien financier aux étudiants défavorisés. Réforme des Programmes : Une révision des programmes académiques est nécessaire pour les rendre plus pertinents et adaptés aux besoins du marché du travail, en mettant l'accent sur le développement des compétences pratiques et professionnelles. Renforcement de la Recherche et de l'Innovation : Encourager la recherche scientifique et l'innovation est essentiel pour stimuler le développement économique et social du Maroc. Il est donc nécessaire d'investir dans des programmes de recherche de haute qualité et de promouvoir la collaboration entre les universités, le secteur privé et les institutions de recherche Promotion de l'Éducation Bilingue : Renforcer l'enseignement des langues étrangères, en particulier l'anglais et le français, aidera à améliorer la compétitivité des diplômés marocains sur le marché du travail mondial.
  • 37. Le cas de la Finlande 5.
  • 38. 1- Des vertus issues de la culture des institutions Des vertus issues de la culture des institutions Combinaison des objectifs éducatifs : La Finlande réussit à harmoniser les trois objectifs éducatifs principaux : former des citoyens bien éduqués, faciliter l'insertion professionnelle et assurer la transmission des connaissances. Objectif national de "l'éducation fondamentale" : L'éducation scolaire finlandaise vise à aider les élèves à croître en humanité et à devenir des membres éthiquement responsables en société, tout en leur fournissant les connaissances nécessaires à la vie. Attractivité de la profession enseignante : La formation des enseignants est sélective et renforcée, ce qui contribue à l'image positive de cette profession et à son prestige social. Les enseignants sont hautement qualifiés et investis dans leur travail. Conditions de travail attrayantes : Les enseignants bénéficient de salaires plus élevés que la moyenne des pays de l'OCDE, de bonnes conditions de travail avec un faible nombre d'heures de cours par semaine, des salles de classe bien équipées et une grande liberté pédagogique. Prédominance de l'école publique : Le système éducatif finlandais est largement public, ce qui favorise l'inclusion sociale et limite les inégalités entre les élèves, ainsi que la compétition entre les établissements. Faible taux de redoublement : Le système éducatif finlandais privilégie l'approche par modules et l'enseignement différencié, ce qui permet de réduire le redoublement et d'offrir un soutien personnalisé aux élèves.
  • 39. 2- Des vertus issues de la pédagogie et des enseignants Apprentissage de l'autonomie : Les élèves ont la possibilité de choisir leurs études dès l'âge de 13 ans, ce qui favorise leur autonomie et évite les erreurs d'orientation. Rythmes scolaires favorables à la performance : Les séances de cours sont courtes, suivies de pauses fréquentes, ce qui permet une meilleure concentration des élèves. De plus, les emplois du temps sont organisés de manière à optimiser l'utilisation du temps d'enseignement. Égalité des chances et soutien personnalisé : Le système éducatif finlandais offre un soutien personnalisé aux élèves en difficulté, dès le primaire, ce qui permet de réduire les inégalités et d'éviter les redoublements. Relation de confiance avec les enseignants : Les enseignants suivent les élèves sur plusieurs années, ce qui favorise des liens forts. Ils sont également plus tolérants envers les comportements des élèves, ce qui renforce la relation de confiance. Système d'évaluation motivant : Les notes vont de 4 à 10, et aucune note inférieure à 4 n'est attribuée, ce qui réduit le stress des élèves. De plus, l'évaluation met l'accent sur les acquisitions plutôt que sur les manquements.
  • 40. CONCLUSION 2 l'amélioration du système éducatif marocain est essentielle pour garantir le développement socio- économique du pays et offrir à chaque enfant la possibilité de réaliser son plein potentiel. Cela nécessitera un engagement à long terme de la part du gouvernement, des partenaires nationaux et internationaux, ainsi que de la société dans son ensemble. En travaillant ensemble, nous pouvons créer un système éducatif plus inclusif, équitable et de qualité pour les générations futures au Maroc.
  • 41. Alternative resources Here’s an assortment of alternative resources whose style fits that of this template: Illustrations ● Abstract watercolor feathers pack
  • 42.
  • 43. Equip yourself with a skill that deeply influences your life
  • 44. Introduction L'éducation joue un rôle crucial en tant que pilier essentiel pour le développement d'une nation prospère, une vérité toujours affirmée au Maroc et concrétisée notamment par l'adoption de la charte nationale de l'éducation et de la formation en 1999. Cette charte, centrée sur la priorité accordée à l'éducation, avait pour objectif de promouvoir des établissements éducatifs égalitaires, équitables et performants, en mettant un accent particulier sur les couches sociales les plus défavorisées. Elle prônait un enseignement intégré, en phase avec son époque tout en préservant les valeurs religieuses et l'identité marocaine. L’école publique marocaine traverse une «crise de l’apprentissage». Les évaluations qui recourent à des tests standardisés, qu’elles soient nationales (PNEA) ou internationales, telles que TIMSS, PIRLS et PISA, confirment le faible niveau des acquis et des compétences d’une part non négligeable des élèves dans les écoles, essentiellement au niveau de l’enseignement fondamental. Dans le classement PISA 2022 qui inclut 81 pays, le Maroc se situe au 71ᵉ rang en mathématiques, 79ᵉ en compréhension de l’écrit, et 76ᵉ en culture scientifique. Le rapport indique que 82 % des élèves n’ont pas atteint le niveau 2 sur une échelle de 6 en mathématiques, se situant bien en dessous de la moyenne OCDE de 69 %. Seuls 18 % des élèves marocains sont capables d’appliquer des concepts mathématiques dans des situations simples, comme la conversion de devises, une performance faible par rapport aux élèves de certains pays asiatiques qui atteignent les niveaux 5 et 6.
  • 45. Détail des revendications des enseignants marocains : 1. Formation et accompagnement: •Amélioration de la qualité des formations continues et initiales. •Mise en place d'un système d'accompagnement pédagogique individualisé. •Accès à des ressources pédagogiques et didactiques actualisées. •Organisation de séminaires et de formations sur les nouvelles technologies éducatives. 2. Conditions de travail: •Réduction du nombre d'élèves par classe. •Amélioration des infrastructures scolaires et des équipements pédagogiques. •Allègement des tâches administratives. •Mise en place d'un statut valorisant et protecteur du métier d'enseignant. 3. Rémunération: •Revalorisation des salaires des enseignants. •Instauration d'un système de primes et d'incitations. •Prise en charge des frais de déplacement et de formation. 4. Gouvernance et participation: •Meilleure implication des enseignants dans la prise de décision. •Dialogue social constructif et respectueux avec le ministère de l'Education nationale. •Reconnaissance du rôle crucial des enseignants dans la réussite de la réforme éducative. 5. Autres revendications: •Révision du système de notation et d'évaluation des élèves. •Diminution du stress et des risques psychosociaux liés au métier d'enseignant. •Meilleure reconnaissance de la valeur ajoutée des enseignants dans la société. Il est important de noter que les revendications des enseignants ne sont pas uniformes et peuvent varier d'une région à l'autre et d'un syndicat à l'autre. ur le volet des fonctions ou missions des enseignants en classe, Firachine explique: "On ne doit pas rajouter aux enseignants d'autres fonctions. Un enseignant enseigne, évalue et se charge des examens. Dans le nouveau statut, il doit également suivre des formations, et effectuer des heures supplémentaires obligatoires et non rémunérées. En dehors de leurs fonctions principales, les enseignants doivent avoir le choix, et doivent être indemnisés", nous explique-t-il. Par ailleurs, la distribution de ces indemnisations doit être revue. Le tableau d'indemnisations qui a étéjoint au statut unifié adopté démontre que les directeurs et inspecteurs en ont bénéficié, contrairementaux enseignants en classe. Cela doit être changé", poursuit-il. "

Notes de l'éditeur

  1. » Les résultats que nous avons obtenus font ressortir un certain nombre de carences pédagogiques, nous trouvons que celui relatif à l’inscription dans une approche pédagogique floue, située entre une approche par objectifs et une approche par compétences est le plus alarmant. En plus, les Orientations Pédagogiques qui régissent l’élaboration des manuels scolaires au Maroc envisagent, entre autres, le développement des compétences communicatives, cela devrait inscrire le manuel dans une approche communicative qui y est peu identifiable. Il est admissible aujourd’hui que, depuis les années 2000, l’enseignement apprentissage des langues étrangères a pris un autre tournant, celui de la perspective actionnelle préconisée par le CECRL. C’est une voie possible pour l’amélioration de l’enseignement/apprentissage du français au Maroc, mais ceci ne serait possible que si la politique éducative déterminerait le statut du français qui n’a jamais été précisé. Selon (Benzakour, 2010) « depuis l’indépendance, son statut [de la langue française] ne cesse de fluctuer, devenant, au fil des événements politico-linguistiques, de plus en plus opaque ». Le manuel scolaire devrait suivre un cheminement pédagogique clair et précis dans une cohérence d’ensemble évidente sans autant rendre le processus d’apprentissage monotone et par ce fait démotivant, telle conception est rompue au sein du manuel étudié dans la mesure où le changement systématique des supports au sein d’une même séquence ou d’une même période ainsi que le choix d’un seul genre (le conte par exemple) rend le processus d’apprentissage saccadé et mène l’apprenant à perdre le fil conducteur et à la « monotonie didactique ». En plus, pour que l’apprenant s’aperçoive du sens dans ce qu’il fait, les apprentissages devraient être organisés autour des situations-problèmes bien définies, Lebrun (Op.cit) confirme qu’il faut insérer les savoirs à enseigner dans des situations Revue Marocaine de l’évaluation et de la Recherche en Education. N°4. Décembre 2020 -------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 128 C E M E R D significatives, nous pensons que cette signification ne peut être construite que si nous optons pour des choix pédagogiques et didactiques clairs et que nous faisons du manuel un outil, certes complexe, mais cohérent et privilégiant une pédagogie interactive. Dans une optique technologique, le manuel scolaire étudié ne favorise pas ou peu l’intégration des outils technologiques à l’exception de quelques sites internet indiqués pour orienter l’apprenant dans ses recherches. Alors le manuel se place loin des intérêts d’un public adolescent appartenant à une « génération connectée ». Aujourd’hui, selon (Bakkali & Nejjari, 2017), Nous ne devons pas nous interroger sur la question de l’utilisation des TIC mais plutôt sur « les conditions, les approches et les stratégies qui peuvent optimiser une intégration efficace ».
  2. Depuis 2000, tous les cycles de l’enseignement scolaire ont enregistré de nombreuses avancées sur le plan pédagogique : les curricula ont été révisés et de nouvelles orientations pédagogiques ont été -adoptées, telles que l’approche par compétences (APC). De même, les méthodes d’évaluation et l’organisation des examens ont été revues. Cependant, sur le terrain, ces initiatives n’ont pas produit d’amélioration substantielle des résultats des apprenants et de l’acte d’enseignement au sein de la classe, en raison de plusieurs blocages. En effet, l’APC définit les compétences attendues des élèves à certains moments de leurs cursus scolaire mais reste discrète sur la manière de les rendre compétents. En outre, la complexité et l’exigence théorique de l’APC sont très éloignées des conditions concrètes de sa mise en œuvre. Ainsi, les conditions minimales en matière d’infrastructure, d’effectifs des élèves par classe et de formation des enseignants ne sont pas encore généralisées, ce qui limite fortement l’application de l’APC (AFD, 2010). Dans le cadre du Programme d’urgence (2009-2012), le Département de l’éducation nationale avait adopté la pédagogie de l’intégration comme cadre méthodologique en vue d’opérationnaliser l’APC. Cependant, la mise en œuvre de cette pédagogie a rencontré de sérieuses difficultés, qui ont conduit le Département à arrêter sa généralisation en 2012 (CSEFRS, 2014). 10Par ailleurs, les orientations pédagogiques sont davantage portées par les organisations internationales que discutées par les mouvements pédagogiques nationaux. Les contenus sont parfois même directement inspirés des manuels européens. Une telle situation rend difficile voire improbable leur appropriation par les acteurs de terrain que sont les enseignants, renforce la réalité de dépendance dans laquelle baigne le système éducatif marocain, et pourrait emprisonner des générations dans des théories qui peuvent être dépassées en silence au sein du mouvement de la société occidentale. 11En termes d’évaluation, les révisions ont accordé plus de place au contrôle continu dans l’évaluation des élèves à tous les niveaux, ce qui engendre des situations de gonflement des notes dans l’école publique et plus particulièrement dans le secteur privé, marqué par des différences flagrantes entre la moyenne des contrôles continus et la moyenne de l’examen régional et national au baccalauréat. Cette situation permet d’élever les seuils de présélection aux concours, pénalisant ainsi les élèves méritants. De plus, l’adoption des systèmes d’examen régional/national dans le secondaire entraîne une marginalisation par les élèves de certaines matières non incluses dans les épreuves certificatives. 12En outre, on néglige la dimension temporelle dans le processus enseignement/apprentissage, à savoir la répartition horaire des matières enseignées et le nombre d’heures de travail des enseignants assez élevé, surtout dans le primaire.
  3. -l'évaluation et l'orientation des élèves : Pour remédier à cela, il est crucial que l'orientation soit basée sur une évaluation objective et sur les aptitudes réelles des élèves, déterminées par les conseils de classe avec l'implication des enseignants. Cela permettra de garantir que chaque élève soit dirigé vers les filières où il a le plus de chances de réussir, en fonction de ses capacités et de ses intérêts. -Un manque de personnel : De plus, il est nécessaire de former de jeunes cadres administratifs pour garantir une gestion efficace des écoles et des lycées. Ces défis doivent être adressés rapidement, car ils sont essentiels pour l'avenir de l'éducation au Maroc!
  4. Selon les statistiques du Haut Commissariat au plan (HCP, 2014), le taux de chômage augmente avec l’élévation du niveau d’instruction et ceci pour les différentes tranches d’âge (15-24 ans, 25-34 ans et 35-44 ans). En effet, le taux de chômage s’élève à 62,7 % pour les demandeurs d’emploi de niveau supérieur de la tranche d’âge 15-24 ans. Le chômage des diplômés de certaines filières universitaires à fort effectif, d’une part, et les pénuries de compétences dans certains segments, d’autre part, indiquent que le système d’éducation marocain ne transmet pas aux étudiants les compétences nécessaires à une insertion professionnelle réussie. Ainsi s’installe un décalage entre, d’un côté, les attentes des acteurs et de la collectivité et, de l’autre, la qualité de la réponse apportée par le système d’éducation/formation, qui commence à montrer des signes prononcés d’inadéquation au regard des mutations qui touchent l’économie marocaine et l’ensemble de la vie sociale du pays.
  5. 8Dans le rapport qui clôture son mandat (1999-2004), la COSEF (Commission spéciale éducation-formation) a officiellement relié la « crise de l’école » à l’incohérence linguistique scolaire. L’arabisation n’a pas atteint l’enseignement supérieur, si bien qu’un élève titulaire d’un baccalauréat en arabe et qui veut poursuivre ses études scientifiques à l’université doit maîtriser le français. Par ailleurs, l’arabisation, qui était censée réduire les inégalités sociales en remplaçant le français par l’arabe à l’école marocaine, s’est transformée en un processus de sélection sociale. Errihani (2008) évalue la politique d’arabisation au Maroc comme une stratégie idéologique mise en place par les élites pour verrouiller l’accès à la formation qui produit les élites du pays. Devant cette situation, les jeunes marocains adoptent une attitude plutôt hostile à l’égard de l’arabisation. Les élèves marocains font aujourd’hui preuve d’un usage déficitaire de l’arabe, leur langue officielle, et du français, leur première langue étrangère. Cette faiblesse des acquis linguistiques est soulignée par les enseignants et par les acteurs extérieurs au système. Cette situation est inquiétante, lorsqu’on sait que la non maîtrise des langues étrangères constitue un obstacle à l’insertion professionnelle, dans la mesure où une majorité de postes, notamment dans le secteur privé, requiert la maîtrise de l’arabe et d’au moins une langue étrangère. Cette non maîtrise pénalise nombre d’étudiants et favorise ceux, généralement de milieu plus aisé, qui bénéficient d’un enseignement de langues étrangères conséquent. Cette crise linguistique perdure malgré les recommandations des deux dernières réformes du système éducatif marocain, à savoir la Charte nationale de l’éducation et de la formation (1999-2009) et le Plan d’urgence (2009-2012). Notons qu’actuellement, la politique linguistique se trouve confrontée à des choix dictés par des considérations idéologiques et par des conflits politiques opposant différents courants de pensée : les partisans de l’arabisation, les promoteurs de la francophonie, les partisans de l’arabe dialectal et les représentants du mouvement amazigh. Par ailleurs, de nombreux Marocains voient aujourd’hui l’utilité de l’anglais, qui leur offre un meilleur accès à l’information, à la recherche et au marché du travail et demandent que cette langue occupe la place de première langue étrangère au Maroc, au lieu du français. Resume : Contexte et genèse de la crise: Arabisation inachevée: Pas d'arabisation à l'enseignement supérieur. Inégalité des chances entre arabophones et francophones. Arabisation comme stratégie idéologique: Verrouillage de l'accès aux formations d'élite. Hostilité des jeunes envers l'arabisation. II. Conséquences de la crise: Faiblesse des acquis linguistiques: En arabe et en français. Obstacle à l'insertion professionnelle. Inégalité des chances: Favorise les élèves de milieux aisés. III. Échecs des réformes: Charte nationale de l'éducation et de la formation (1999-2009): Echec à résoudre la crise linguistique. Plan d'urgence (2009-2012): Echec à améliorer la maîtrise des langues. IV. Conflits idéologiques et politiques: Partisans de l'arabisation: Privilégier l'arabe comme langue unique de l'enseignement. Promoteurs de la francophonie: Développer l'enseignement du français. Partisans de l'arabe dialectal: Valoriser l'arabe dialectal dans l'éducation. Mouvement amazigh: Reconnaissance de la langue amazighe. Montée en puissance de l'anglais: Demande pour l'anglais comme première langue étrangère. V. Conclusion: Crise linguistique complexe et multidimensionnelle. Enjeux idéologiques et politiques importants. Nécessité d'une approche inclusive et pragmatique pour sortir de la crise. Remarques :
  6. 6- Le Maroc est le pays qui attribue le plus faible salaire en début de carrière aux enseignants du primaire, quoique l’étendue du barème salarial n’est pas des plus étroites en comparaison avec les autres pays. En effet, des pays comme la Lituanie et la Turquie optent pour une échelle salariale à faible évolution salariale. Le rythme d’évolution des salaires des enseignants du primaire au Maroc est approximativement analogue à celui de la Grèce, du Chili et des États-Unis, où les salaires en fin de carrière représentent 1,96 fois, 1,86 fois et 1,71 fois le salaire de départ. À l’image de l’enseignant du primaire, les enseignants marocains du collège sont les moins payés en comparaison avec leurs confrères des autres pays de comparaison y compris les pays arabes (graphique 6). Un enseignant du collégial en début de sa carrière en Jordanie, au Liban, aux Émirats Arabes Unis ou au Qatar perçoit 1,16 fois, 1,14 fois, 5,75 et 13,55 fois plus que son homologue au Maroc. Toutefois, l’écart salarial entre le début et la fin de la carrière pour les enseignants marocains du collégial (2,27) demeure comparable avec l’écart salarial aux pays arabes de comparaison qui se situe entre 2,19 pour le Liban et 2,68 pour la Jordanie. Parmi les pays arabes, le Qatar suivi des Émirats Arabes Unis sont les pays qui proposent des carrières attractives à leurs enseignant du collégial avec des valorisations des salaires importantes le long de la carrière. Les salaires des enseignants du secondaire collégial après 15 ans de carrière au Qatar et aux Émirats représentent respectivement 1,76 fois et 1,5 fois le salaire de départ. Le Qatar offre même des salaires de départ et de fin de carrière beaucoup plus importants que ceux offerts dans des pays comme la Corée du Sud et Singapour, qui figurent en tête des tests internationaux, tels que l’enquête PISA.
  7. 9-Des pays comme la Corée du Sud, Singapour ou les Émirats Arabes Unis procèdent à des valorisations très importantes des salaires des enseignants du qualifiant à différentes étapes de leur carrière : du début de la carrière en passant par le milieu la carrière en arrivant à la fin de la carrière. En confrontant les structures des salaires des enseignants du qualifiant aux scores moyens obtenus au test PISA 2018 (graphique 9), il ressort que le Singapour dont le multiplicateur salarial entre le début et la fin de carrière (3,01) est le plus important en comparaison avec les autres pays de comparaison, enregistre le meilleur score PISA. Le Maroc dont le multiplicateur salarial entre le début et la fin de carrière est comparable à celui de la Jordanie et la Colombie, enregistre un score beaucoup plus bas que le score enregistré dans ces pays. Il est à signaler que même avec des échelles barémiques serrées, des pays comme la Finlande et le Canada enregistrent les scores les plus élevés au monde. 10- Les rémunérations des enseignants par rapport au PIB par habitant fournissent des indications sur la condition économique de la profession enseignante et sur l’ampleur de l’investissement d’un pays donné dans le domaine des ressources pédagogiques, relativement à sa capacité financière(29). En 2002, le Partenariat mondial pour l'éducation, composé de bailleurs de fonds et des pays en développement, a recommandé un salaire moyen des enseignants de 3,5 x PIB par habitant(30). En terme nominal, le salaire des enseignants dans les pays économiquement développés reste supérieur à celui des enseignants dans des pays les moins développés. Cependant, lorsque rapporté à la richesse moyenne disponible par habitant, les enseignants des pays moins développée deviennent favorisés par rapport à ceux des pays développés. En effet, le niveau de rémunération des enseignants exprimé par rapport au PIB par habitant est calculé en fonction du niveau de développement économique de chaque pays dans les pays riches les salaires baissent relativement au PIB par habitant(31). Le Maroc reste parmi les pays dont le ratio des salaires des enseignants par rapport au PIB par habitant est relativement élevé. Le salaire d’un enseignant marocain du primaire représente, en moyenne, 161 % du PIB par habitant, en début de carrière après ajustement en fonction des parités de pouvoir d’achat pour la consommation privée. Le tableau n°9, relatif à la comparaison internationale, montre que le Maroc, avec la Corée du Sud, le Portugal et la Colombie, est parmi les pays dont le ratio des salaires par rapport au PIB par habitant a presque plus que doublé en fin de carrière. Par contraste, le ratio des salaires des enseignants en début de carrière par rapport au PIB ne représente que 57%, 59% et 64% du PIB par habitant en Lituanie, en Norvège et aux États-Unis. C’est au Maroc, en Jordanie, au Liban, au Qatar et en Colombie que les enseignants du premier cycle de l’enseignement secondaire gagnent le plus en pourcentage du revenu national de leurs pays. Dans ces pays, les revenus annuels des enseignants du premier cycle de l’enseignement secondaire représentent entre 126 % et 177 % du PIB par habitant en début de carrière. En fin de carrière, ils représentent entre 274% et 476% du PIB par habitant.
  8. 7- L’enquête PISA apporte un nouvel éclairage en analysant, sous l’angle de la comparaison internationale, l’ampleur de la relation entre la performance des élèves et les salaires des enseignants. Il ressort du graphique 7 que malgré des étendues étroites du barème salarial, despays réussissent à enregistrer les plus hautes performances scolaires. C’est le cas de la Lituanie, de la Turquie et du Danemark 8- Convertis en dollars PPA pour la consommation privée, les salaires des enseignants marocains du qualifiant sont légèrement inférieurs aux salaires des enseignants jordaniens (graphique8). Les salaires de fin de carrière des enseignants marocains sont supérieurs aux salaires de leurs homologues dans des pays comme la Grèce, la Lituanie et la Turquie. Toutefois, les salaires au début de la carrière demeurent des plus faibles parmi les pays de comparaison.