Améliorer en permanencela qualité, le coût et la productivité :
C’est l’enjeu des années 2000 pour les entreprises
Augmentation
de la concurrence
Augmentation
de la qualité
Augmentation
de la réactivité
Diminution des
coûts de
fabrication.
Diversité
des produits
Quels outils donner au décideur pour comprendre,
dimensionner, piloter, et gérer ces systèmes
Ouverture des
marchés
Introduction
Introduction
2
3.
Ensemble complexe,composé de données et
de liens.
Décrit une activité.
Plusieurs valeurs possibles.
3
L’information…?
L’information…?
4.
Un système d'Information(noté SI) représente
l'ensemble des éléments participant :
à la gestion,
au traitement,
au transport et,
à la diffusion,
de l'information au sein de l'organisation.
Système d’information - Définition
Système d’information - Définition
4
5.
5
Définitions clés
•Système :Ensemble d’éléments en interaction
organisé pour atteindre un but commun.
Exemple : Le corps humain, une voiture, une
organisation.
•Entreprise : Organisation économique qui produit
des biens ou services pour satisfaire un marché,
avec un but lucratif ou social.
•Système d’information (SI) : Ensemble organisé
de ressources permettant de collecter, traiter,
stocker et diffuser de l’information pour soutenir les
activités d’une organisation.
6.
6
Introduction et définitionsfondamentales
1. Comprendre l’importance des Systèmes d’Information (SI)
Définition simple : Un SI est un ensemble organisé de ressources
(personnes, matériels, logiciels, données, procédures) permettant de
collecter, stocker, traiter et diffuser de l’information.
Rôle stratégique : Le SI est au cœur de la gestion moderne des
entreprises, facilitant la communication, la coordination et la prise de
décision.
Exemples concrets :
o
Une entreprise de vente utilise un SI pour gérer ses stocks et
ses commandes.
o
Une banque utilise un SI pour traiter les transactions
financières en temps réel.
7.
7
Les composantes del’entreprise
•Humains : Les personnes (employés, managers, clients,
fournisseurs) qui interviennent dans les processus.
•Matériels : Infrastructures physiques (locaux, machines,
ordinateurs, serveurs).
•Méthodes : Processus, procédures, règles, savoir-faire.
8.
8
SI dans l’entreprise: rôle et interactions
•Rôle du SI :
• Supporter les processus métiers (production, vente,
gestion, finance).
• Faciliter la circulation de l’information entre services.
• Mémoriser l’historique des activités.
• Aider à la prise de décision rapide et efficace.
•Interactions :
• Le SI interagit avec les acteurs humains et matériels.
• Il est intégré dans les méthodes et processus de
l’entreprise.
9.
Mémoire et décisions
LeSI agit comme la mémoire de
l’entreprise, stockant les données
historiques.
Il permet des analyses et rapports qui
nourrissent la prise de décision.
9
10.
10
Représentation systémique etfonctions
du SI
Représentation systémique de l’entreprise
•L’entreprise comme un système global composé de sous-
systèmes interdépendants :
• SO (Système Opérationnel) : Les opérations concrètes
(fabrication, vente).
• SD (Système de Décision) : Analyse et prise de
décision.
• SI (Système d’Information) : Collecte, traitement,
diffusion des informations.
11.
Système de
DECISION
Système
d’INFORMATION
Système
OPERANT
Décider desactions à conduire.
Collecter,
mémoriser,
traiter,
distribuer,
l’information.
Assurer les fonctions :
. facturer les clients,
. fabriquer les produits,
. …
Vision globale d’une entreprise
Vision globale d’une entreprise
11
12.
Fonctions principales duSI
Fonctions principales du SI
Recueil de l’information : Saisie des données
issues des opérations.
Traitement de l’information : Calculs,
analyses, regroupements.
Stockage : Bases de données, archives.
Diffusion : Rapports, tableaux de bord,
communication interne et externe.
12
13.
Exemples d’applications concrètes
Exemplesd’applications concrètes
Traitement des commandes en ligne.
Gestion des ressources humaines via un
logiciel dédié.
Analyse financière pour le pilotage.
13
Module 2 :Vocabulaire SI
Module 2 : Vocabulaire SI
15
16.
Objectifs, qualités etcomposants du SI
Objectifs, qualités et composants du SI
Objectifs du SI dans l’entreprise
Aide à la décision : Fournir des informations
pertinentes pour des choix éclairés.
Communication : Faciliter l’échange
d’information entre collaborateurs et avec
l’extérieur.
Pilotage : Suivi des indicateurs clés de
performance (KPI), contrôle et optimisation.
16
17.
Qualités attendues duSI
Qualités attendues du SI
Rapidité : Réponses et traitements en
temps utile.
Fiabilité : Données correctes et sûres.
Pertinence : Information adaptée au
besoin.
Sécurité : Protection des données
contre les accès non autorisés.
17
18.
Composants principaux duSI
Composants principaux du SI
ERP (Enterprise Resource Planning) :
Progiciels intégrés pour gérer les processus
(comptabilité, production, achats).
CRM (Customer Relationship
Management) : Gestion des relations clients
(suivi des ventes, marketing).
Réseaux : Infrastructure de communication
(LAN, WAN, Internet).
Bases de données : Stockage structuré des
informations.
Sécurité : Systèmes de protection,
authentification, chiffrement.
18
19.
Atelier / débat
Atelier/ débat
Étude comparative : Deux entreprises fictives
Entreprise A : "TechLine"
◦ Taille : Moyenne
◦ Domaine : Vente de matériel informatique
◦ Système d’information : Bien structuré, intégré (ERP, CRM,
BI)
Entreprise B : "InfoPlus"
◦ Taille : Moyenne (même secteur)
◦ Système d’information : Faible ou inexistant (processus
manuels, outils dispersés)
19
20.
20
Aspect Entreprise A(SI performant) Entreprise B (SI faible)
Gestion des commandes
Traitement automatisé, confirmation
immédiate
Traitement manuel, erreurs fréquentes,
retards
Suivi des stocks
Stock en temps réel, alertes
automatiques
Suivi sur tableurs, ruptures fréquentes
Relation client (CRM)
Historique client accessible, service
personnalisé
Aucun suivi, relance difficile
Analyse financière (BI)
Tableaux de bord dynamiques, pilotage
précis
Comptabilité manuelle, vision floue
Sécurité des données
Données centralisées, sauvegardes
régulières, accès contrôlés
Données dispersées, risques élevés de
perte/vol
Prise de décision
Données actualisées, rapports
automatiques
Intuition ou rapports partiels
Communication interne Outils collaboratifs, intranet structuré
Échanges informels, manque de
coordination
Productivité globale
Élevée, tâches automatisées, peu
d'erreurs
Faible, perte de temps, surcharge des
employés
Tableau comparatif des SI de A et B
Tableau comparatif des SI de A et B
1. Définitions fondamentales
dansle contexte des SI
Donnée : Une donnée est un élément brut,
non interprété, capté, saisi ou généré par un
système. C’est une valeur isolée, souvent issue
d’un capteur, d’un formulaire ou d’un processus
automatisé.
Exemple : « 52 », « Jean », « 2025-07-01 » sont
des données.
Exemple SI : Un formulaire de saisie client
enregistre "âge = 25" ou "nom = Karima".
23
24.
Information :Une information est une
donnée contextualisée et interprétée. Elle
permet de répondre à une question :
qui ? quoi ? quand ? combien ?
Exemple : "Karima a 25 ans" est une
information.
Exemple SI : En combinant la donnée
d’âge avec le nom du client, le système
produit une fiche profil.
24
25.
Connaissance :La connaissance est une
synthèse ou agrégation d’informations
validées, exploitables pour la décision. Elle se
construit sur l’expérience, la logique ou
l’apprentissage automatique.
Exemple : "Les clients âgés entre 18 et 30
ans préfèrent les paiements mobiles."
Exemple SI : À partir des historiques de
commandes, un système de BI déduit une
segmentation client.
25
26.
Cycle de transformation: Donnée →
Cycle de transformation : Donnée →
Information Connaissance
→
Information Connaissance
→
Étape Description Exemple en SI
Donnée Élément brut sans
signification
"Produit A, vendu 3 fois"
Information Mise en relation ou
contextualisation
"Produit A est vendu
majoritairement le lundi"
Connaissance Formulation d’un
savoir/action
"Le lundi est le jour fort →
prévoir le stock"
26
Ce cycle est essentiel dans l’architecture décisionnelle des SI :
27.
Codification dans lesSI :
Objectifs, Enjeux, et Critères
Objectifs de codification :
Unicité : éviter la redondance et garantir
l’identification unique d’un élément (client,
commande, produit).
Efficacité : traitement rapide par des
algorithmes ou systèmes.
Interopérabilité : intégration des
systèmes (ex : CRM, ERP, entrepôts de
données).
27
28.
Objectifs de codification:
Unicité : éviter la redondance et garantir
l’identification unique d’un élément (client,
commande, produit).
Efficacité : traitement rapide par des
algorithmes ou systèmes.
Interopérabilité : intégration des
systèmes (ex : CRM, ERP, entrepôts de
données).
28
29.
Types de codificationavec
scénarios SI
Type Description Scénario SI
Séquentielle Code auto-incrémenté ID de commande :
ORD0001,
ORD0002…
Par tranches Répartition par plages Codes régionaux pour
agences : 1000-1999,
2000-2999…
Articulée Composition logique
de plusieurs segments
EMP-MAR-IT-2025-
015 : Employé Maroc,
IT, année, numéro
Mnémonique À base de lettres
faciles à retenir
RH23 pour
Ressources Humaines
2023
29
30.
Exemples concrets de
codificationdans les systèmes
Matricule employé : EMP-MAR-0001
identifie clairement un collaborateur
→
Numéro de dossier patient : HOS-
CHR-2024-067
Code produit : EAN-13 ou GTIN-14
utilisés dans les ERP
CNE : Code d’identification unique
étudiant dans les systèmes universitaires
30
31.
Tables de décisiondans les SI :
un outil puissant
Les tables de décision permettent
d’automatiser des choix dans un système.
On les retrouve dans les moteurs de
règles, les workflows, ou les interfaces
d’administration.
31
32.
Structure générale :
Conditions : variables testées (âge,
stock, type client…)
Actions : instructions exécutées par le
système (envoi mail, alerte, refus…)
Règles : lignes combinant conditions et
actions
32
33.
Types de tablesde décision
dans les entreprises
Type Caractéristique
principale
Exemple d’usage
SI
Limitée Peu de conditions,
logique binaire
simple
Valider une
commande si stock
> 0
Étendue Multitude de
combinaisons de
conditions
Priorisation
d’interventions
techniques
Mixte Hybride avec arbre
décisionnel pour
simplifier
Gestion des congés
+ validation
hiérarchique
33
34.
Calcul de règlesdans un
moteur décisionnel
Règle simple : une condition une
→
action
◦ Ex : si solde client < 0 bloquer commande
→
Règle combinée : plusieurs conditions
action spécifique
→
◦ Ex : client VIP + stock faible réserver
→
Règle ELSE : règle par défaut
◦ Ex : si aucune des conditions précédentes
n’est remplie ne rien faire
→
34
35.
Cas pratique détaillé:
Gravité Client VIP Produit
critique ?
Action SI
Haute Oui Oui Escalade +
appel
immédiat
Haute Oui Non Notification au
support
manager
Moyenne Non Oui Ticket
prioritaire
Basse - - Mise en
attente
35
36.
Pseudo-code associé :
if gravite == "Haute" and client.vip and
produit_critique:
action = "Escalade + appel immédiat"
elif gravite == "Haute" and client.vip:
action = "Notifier support manager"
elif gravite == "Moyenne" and produit_critique:
action = "Ticket prioritaire"
else:
action = "Mise en attente"
36
37.
Exercices:
Exercices:
Exercice 1: Classification
Pour les codes suivants, préciser leur
type (séquentiel, mnémonique, articulé,
etc.) :
CL2024-0009
95120
CODE-MKG-2025
RH87
37
38.
Exercice 2 :Élaborer une table de
pénalités
Client pro ? Retard de
paiement ?
Montant dû >
1000 ?
Pénalité
appliquée
Oui Oui Oui 10% + courrier
recommandé
Oui Non Non Aucune pénalité
Non Oui Oui 5% sur montant
dû
Non Non - Aucune pénalité
38
39.
Exercice 3 :Ajouter une règle
ELSE à une table
Créer une table de traitement
automatique des commandes avec stock
faible, client prioritaire, produit
périssable. Ajouter une action par défaut.
39
40.
Exercice 4 :Écrire un pseudo-
code SI
Solde insuffisant
?
Client premium
?
Action
Oui Oui Reporter paiement
Oui Non Bloquer
commande
Non - Valider
normalement
40
41.
Cas pratique:
Cas pratique:Table de gestion
Table de gestion
RH
RH
Créer une table pour un système de
gestion des congés avec conditions
suivantes :
◦ Ancienneté > 3 ans
◦ Solde de congés > 5 jours
◦ Congés demandés en période critique
Déterminer les actions : Valider,
Reporter, Refuser.
Rédiger le pseudo-code associé.
41
Objectif général :
Objectifgénéral :
Comprendre comment le Système
d’Information (SI) s’intègre à la stratégie
globale de l’entreprise et soutient sa
performance, son agilité et son
innovation. Identifier les composantes
essentielles d’un SI et les adapter aux
besoins métiers.
43
44.
Plan du cours
Plandu cours
Séquence Thème Contenu
S1
Alignement stratégique SI / Objectifs
métiers
Théorie, schémas, exemples
S2
Rôle des SI dans la performance
(efficacité, agilité, innovation)
Analyse, cas concrets
S3
Composants fonctionnels du SI : ERP,
CRM, SCM, bases de données
Fonctionnement, interactions
S4
Infrastructure SI : réseau, serveurs,
logiciels métiers
Architecture, cloud,
cybersécurité
S5 Exemples de stratégies SI par secteur Santé, finance, retail, éducation
S6 Cartographie fonctionnelle du SI
Méthode, représentation
graphique
Exercices
pratiques +
corrigés
Tous les thèmes 6 exercices
44
45.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 1: Alignement
: Alignement
stratégique SI / Objectifs métiers
stratégique SI / Objectifs métiers
Définition et enjeu
Alignement stratégique SI / métiers :
capacité d’une organisation à faire en sorte
que son système d’information serve
efficacement les objectifs de son activité
principale.
Objectifs métiers : ce sont les buts fixés
par la direction (ex. : augmenter les parts de
marché, fidéliser les clients, réduire les coûts).
45
46.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 1: Alignement
: Alignement
stratégique SI / Objectifs métiers
stratégique SI / Objectifs métiers
Aligner, c’est assurer la cohérence entre :
◦ ce que l’entreprise veut faire (sa stratégie)
◦ et les moyens numériques qu’elle mobilise pour
y arriver (son SI)
46
47.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 1: Alignement
: Alignement
stratégique SI / Objectifs métiers
stratégique SI / Objectifs métiers
Aligner, c’est assurer la cohérence entre :
◦ ce que l’entreprise veut faire (sa stratégie)
◦ et les moyens numériques qu’elle mobilise pour
y arriver (son SI)
47
48.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 1: Alignement
: Alignement
stratégique SI / Objectifs métiers
stratégique SI / Objectifs métiers
Conséquence Exemple
Coûts élevés sans retour SI surdimensionné pour une PME
Résistance au changement
SI imposé sans prise en compte des
processus métiers
Mauvais usage des technologies
CRM acheté mais inutilisé par les
commerciaux
Perte d’agilité stratégique
Projets SI longs et rigides, freinant
l’innovation
48
Problèmes liés au non-alignement
49.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 1: Alignement
: Alignement
stratégique SI / Objectifs métiers
stratégique SI / Objectifs métiers
Pourquoi aligner stratégie SI et stratégie
métier ?
49
Bénéfices attendus Explication
Création de valeur
Le SI devient levier de
performance, pas un coût
Soutien à la croissance
SI accompagne le développement
(ex : passage à l’international)
Meilleure prise de décision
Données fiables et accessibles
rapidement
Réduction des risques
Moins de projets informatiques
inutiles ou inefficaces
50.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 1: Alignement
: Alignement
stratégique SI / Objectifs métiers
stratégique SI / Objectifs métiers
Modèles de référence :
Modèle de Henderson & Venkatraman :
alignement entre stratégie d’entreprise,
stratégie SI, infrastructure organisationnelle
et technologique.
50
51.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 1: Alignement
: Alignement
stratégique SI / Objectifs métiers
stratégique SI / Objectifs métiers
Ce modèle repose sur 4 domaines
interconnectés :
51
Domaine Contenu
Stratégie métier
Vision, positionnement
concurrentiel
Infrastructure
organisationnelle
Structure, processus
Stratégie SI
Choix technologiques,
priorités informatiques
Infrastructure SI
Réseaux, applications,
ressources humaines IT
52.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 1: Alignement
: Alignement
stratégique SI / Objectifs métiers
stratégique SI / Objectifs métiers
Il existe 4 modes d’alignement :
◦ Stratégique exécutif : stratégie métier
pilote tout
◦ Transformation technologique : nouvelle
technologie pilote le métier
◦ Potentiel compétitif : stratégie SI est
source d’innovation métier
◦ Amélioration des services : infrastructure
SI soutient les opérations
52
53.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 1:
: Étapes de mise
Étapes de mise
en œuvre
en œuvre
Traduire les objectifs en besoins
fonctionnels
Ex : pour fidéliser le client besoin de
→
suivi des réclamations CRM
→
53
54.
SÉQUENCE 1
SÉQUENCE 1:
: Étapes de mise
Étapes de mise
en œuvre
en œuvre
Choisir les solutions SI appropriées
◦ Logiciels, architecture technique, gouvernance
Déployer les solutions avec implication
métier
◦ Formation, conduite du changement
Évaluer régulièrement et ajuster
◦ Tableaux de bord, KPIs, audits internes
54
55.
Étude de cas: entreprise fictive
Étude de cas : entreprise fictive
"GreenMarket"
"GreenMarket"
Activité : Vente de produits bio en ligne
Objectif métier : Doubler le nombre de clients d’ici 2
ans
Alignement SI :
◦ Implantation d’un CRM pour suivre les clients et
automatiser les relances
◦ Plateforme e-commerce avec base de données
client segmentée
◦ Utilisation de Google Analytics + reporting pour
orienter le marketing
◦ Application mobile développée pour fidéliser et notifier
les clients
55
56.
Synthèse
Synthèse
Élément Rôle
Objectifs métiersDonnent le cap
SI
Doit fournir les moyens
efficaces, flexibles et
mesurables
Alignement
Repose sur la
compréhension mutuelle des
métiers et du numérique
56
57.
Exercice 1 :
ChoixSI Objectif métier
Implémentation d’un CRM ?
Passage au cloud ?
Automatisation de la
facturation
?
57
Associer les choix SI suivants à leurs objectifs
métiers :
58.
Correction
Correction :
:
Choix SIObjectif stratégique Justification
CRM
Amélioration relation
client
Personnaliser la
communication,
augmenter la fidélité
ERP
Optimisation des
processus internes
Meilleure
coordination entre
production, finance,
RH
Cloud
Réduction des coûts
+ flexibilité
Évolutivité, réduction
des investissements
en serveurs
Analyse prédictive
Anticipation de la
demande
Prévoir les pics de
ventes, mieux gérer
les stocks
58
59.
SÉQUENCE 2 :
SÉQUENCE2 : Le rôle des SI dans
Le rôle des SI dans
la performance de l’entreprise
la performance de l’entreprise
Objectifs pédagogiques
◦ À l’issue de cette séquence, les apprenants seront
capables de :
◦ Comprendre les dimensions de la performance
influencées par le SI
◦ Identifier les apports du SI en matière d’efficacité,
d’agilité et d’innovation
◦ Illustrer avec des cas réels ou simulés le lien entre
SI et performance
◦ Proposer des leviers SI pour améliorer la
performance d’une organisation
59
60.
Introduction
Introduction
Le Systèmed’Information (SI) est plus
qu’un simple support technique : il
devient un levier stratégique, un moteur
d’innovation et un facteur d’agilité
organisationnelle.
Son rôle ne se limite pas à stocker des
données, mais à créer de la valeur
pour tous les métiers de l’entreprise.
60
61.
Trois dimensions dela performance
Trois dimensions de la performance
liées au SI
liées au SI
Dimension Description Rôle du SI
Efficacité
Capacité à faire
bien avec moins
Automatisation,
réduction des coûts,
suppression des
tâches redondantes
Agilité
Capacité à
s’adapter
rapidement
SI modulable,
solutions cloud,
architecture orientée
services
Innovation
Capacité à
transformer les
produits/services
SI comme plateforme
d’expérimentation (IA,
big data, IoT)
61
62.
Exemple pour chaque
Exemplepour chaque
dimension
dimension
Efficacité : Un SI de gestion automatisée des
factures permet de réduire les délais de
paiement et les erreurs humaines.
Agilité : Une entreprise utilisant des outils
collaboratifs cloud (Google Workspace,
Microsoft 365) peut facilement passer au
télétravail.
Innovation : Une banque met en place un
chatbot IA pour assister les clients 24h/24 →
amélioration de l'expérience client.
62
63.
Comment mesurer laperformance
Comment mesurer la performance
du SI ?
du SI ?
Indicateurs financiers
◦ ROI (Return On Investment) d’un projet SI
◦ Réduction du coût opérationnel
Indicateurs opérationnels
◦ Disponibilité des systèmes (SLA)
◦ Taux d’automatisation des processus
◦ Temps moyen de traitement
63
64.
Comment mesurer laperformance
Comment mesurer la performance
du SI ?
du SI ?
Indicateurs humains et organisationnels
◦ Satisfaction des utilisateurs
◦ Taux d’adoption des nouveaux outils
◦ Amélioration du temps de réponse client
64
65.
Balanced Scorecard (BSC)adapté au
Balanced Scorecard (BSC) adapté au
SI
SI
Perspective Objectifs liés au SI
Financière Réduction des coûts IT
Clients
Améliorer l'expérience
client numérique
Processus internes Automatiser les workflows
Apprentissage
Former les employés aux
nouveaux outils
66.
Études de casconcrets
Études de cas concrets
Cas 1 – Carrefour : SI et logistique
◦ Mise en place d’un SCM intégré (Supply Chain
Management) meilleure gestion des stocks baisse
→ →
des ruptures amélioration de la satisfaction client.
→
66
67.
Études de casconcrets
Études de cas concrets
Cas 2 – Amazon : performance basée sur les SI
◦ Utilisation de l’analyse prédictive, IA, robotique
en entrepôt
◦ Livraison rapide, traçabilité totale gain
→
concurrentiel majeur
Cas 3 – Université connectée
◦ SI académique (ERP étudiant, LMS) gestion des
→
inscriptions, cours en ligne, suivi des notes gain de
→
temps pour enseignants et étudiants
67
68.
Leviers SI pouraméliorer la
Leviers SI pour améliorer la
performance
performance
68
Levier Effet
Automatisation
Gains de productivité,
réduction des erreurs
Centralisation des données Meilleure prise de décision
Applications mobiles
Accessibilité des services,
temps réel
Intelligence artificielle
Personnalisation, anticipation
des besoins
Internet des objets (IoT)
Optimisation des processus
physiques (industrie,
logistique)
69.
Risques liés auSI sur la
Risques liés au SI sur la
performance
performance
Risque Impact
SI mal adapté Coûts élevés sans bénéfice
Dépendance excessive Panne SI = arrêt activité
Surcharge de données
Décisions ralentis sans
analyse pertinente
Mauvaise conduite du
changement
Rejet par les utilisateurs
69
70.
Récapitulatif
Récapitulatif
Le SI estun catalyseur de performance,
à condition qu’il soit :
◦ Aligné avec les besoins métiers
◦ Bien intégré aux processus
◦ Évalué et ajusté régulièrement
70
71.
EXERCICE 2
EXERCICE 2
Énoncé:
Une entreprise de e-commerce souhaite
améliorer sa performance sur trois axes :
◦ Réduction des délais de livraison
◦ Personnalisation des offres aux clients
◦ Réduction des coûts de gestion
Questions :
a) Proposez un levier SI pour chaque objectif
b) Justifiez en une phrase par levier proposé
71
72.
CORRIGÉ
CORRIGÉ
Objectif Levier SIJustification
Réduction délais
livraison
SCM avec suivi
temps réel
Permet de localiser les
colis, anticiper les
retards
Personnalisation de
l’offre
Analyse des
données client
(IA)
Adapter les
recommandations
produits aux profils
utilisateurs
Réduction coûts
gestion
Automatisation
facturation /
support
Réduction de la charge
de travail manuel et du
nombre d’erreurs
72
73.
SÉQUENCE 3
SÉQUENCE 3: Composants
: Composants
fonctionnels du SI
fonctionnels du SI
73
•Identifier les grands composants fonctionnels d’un SI
•Comprendre leurs rôles dans l’organisation
•Analyser leurs interactions dans un SI global
•Appliquer ces connaissances à des contextes métiers
concrets
Objectifs pédagogiques:
74.
SÉQUENCE 3
SÉQUENCE 3: Composants
: Composants
fonctionnels du SI
fonctionnels du SI
Introduction
Le SI d'une organisation ne se limite pas à un logiciel ou
une base de données. Il est composé de briques
fonctionnelles qui couvrent l’ensemble des processus
internes : gestion, relation client, chaîne logistique,
traitement de données…
Chaque composant répond à un besoin métier
spécifique tout en interagissant avec les autres.
74
75.
Les composants fonctionnelsclés du SI
Les composants fonctionnels clés du SI
ERP – Enterprise Resource Planning
Définition
Un ERP est un système d’information intégré qui
centralise et gère les processus opérationnels d’une
entreprise en temps réel.
Modules typiques :
◦ Comptabilité/Finance
◦ Achats
◦ Ventes
◦ Ressources Humaines
◦ Stock / logistique / production
75
Les composants fonctionnelsclés du SI
Les composants fonctionnels clés du SI
Avantages :
77
Point fort Explication
Intégration
Toutes les données sont
cohérentes et partagées
Temps réel Meilleure réactivité
Réduction des doublons
Une seule saisie, moins
d’erreurs
78.
Les composants fonctionnelsclés du SI
Les composants fonctionnels clés du SI
CRM – Customer Relationship Management
Définition
Le CRM est un outil qui gère toutes les interactions
avec les clients et prospects, tout au long du cycle de
vie client.
Fonctionnalités :
•Fiches client (historique, préférences)
•Gestion des campagnes marketing
•Suivi des réclamations
•Analyse du comportement client
78
79.
Les composants fonctionnelsclés du SI
Les composants fonctionnels clés du SI
Objectifs :
Exemples :
Salesforce, Zoho, Hubspot, Microsoft CRM,
Pipedrive
79
Objectif Exemple
Fidéliser
Relances personnalisées,
newsletter
Cibler Segmentation client
Améliorer
Expérience client (temps de
réponse, qualité service)
80.
Les composants fonctionnelsclés du SI
Les composants fonctionnels clés du SI
SCM – Supply Chain Management
Définition
Le SCM vise à optimiser la gestion de la
chaîne logistique, depuis l’approvisionnement
jusqu’à la livraison client.
Fonctions :
◦ Planification des besoins en approvisionnement
◦ Gestion des entrepôts
◦ Suivi des livraisons (tracking)
◦ Prévisions de demande
80
81.
Les composants fonctionnelsclés du SI
Les composants fonctionnels clés du SI
Bénéfice Explication
Réduction des stocks
Grâce à une meilleure
anticipation
Réduction des délais
Coordination fournisseurs /
transporteurs
Diminution des coûts Processus automatisés
81
Bénéfices :
Exemples :
•SAP SCM, Oracle SCM Cloud, IBM Sterling
82.
Les composants fonctionnelsclés du SI
Les composants fonctionnels clés du SI
Bases de données – Le socle technique
82
Type Usage Exemple
Relationnelle (SQL)
Données
structurées,
transactions
MySQL, Oracle,
PostgreSQL
NoSQL
Données
volumineuses, non
structurées
MongoDB,
Cassandra
Définition
Une base de données (BDD) est un système permettant de
stocker, organiser et interroger efficacement de grandes
quantités d'informations.
Types :
83.
Intégration des composantsdans un
Intégration des composants dans un
SI global
SI global
Exemple de flux :
Un client passe une commande via un
CRM
Le SCM vérifie la disponibilité produit
Le ERP génère la facture et met à jour la
comptabilité
Toutes les données sont stockées dans
une base de données centralisée
83
84.
Cas concret :entreprise "EcoDistrib"
Cas concret : entreprise "EcoDistrib"
Processus
Composant SI
utilisé
Fonction
Gestion des
commandes
CRM + ERP
Suivi des ventes,
mise à jour des
stocks
Livraison SCM
Optimisation des
itinéraires
Paie ERP – module RH
Calcul
automatique,
déclaration sociale
Reporting BDD + BI
Analyse des
données ventes,
clients, retours
84
EXERCICE 3
EXERCICE 3
Enoncé:
Associez chaque outil à son usage
principal dans une entreprise. Puis,
proposez un composant SI pour chacune
des fonctions suivantes :
86
87.
EXERCICE 3
EXERCICE 3
Partie A – Associer
87
Outil Fonction principale
Salesforce ?
SAP ?
MongoDB ?
Oracle SCM ?
88.
EXERCICE 3
EXERCICE 3
PartieB – Proposer
88
Fonction métier
Composant SI
recommandé
Suivi des réclamations
clients
?
Calcul des salaires ?
Prévision des ventes ?
Stockage des données
produits
?
89.
SÉQUENCE 4 :
SÉQUENCE4 : Infrastructure SI –
Infrastructure SI –
Réseaux, serveurs, logiciels métiers
Réseaux, serveurs, logiciels métiers
Objectifs pédagogiques
Décrire les composants techniques d’une
infrastructure SI
Distinguer les rôles des réseaux, serveurs et
logiciels métiers
Comprendre l’architecture physique et logique
d’un SI
Identifier les enjeux de disponibilité, sécurité et
évolutivité
Proposer des infrastructures adaptées aux
besoins d’une organisation
89
90.
SÉQUENCE 4 :
SÉQUENCE4 : Infrastructure SI –
Infrastructure SI –
Réseaux, serveurs, logiciels métiers
Réseaux, serveurs, logiciels métiers
L’infrastructure SI constitue la colonne vertébrale
technique qui permet à tous les composants
fonctionnels (ERP, CRM, BDD, etc.) de fonctionner.
Elle comprend :
Les ressources matérielles (serveurs, postes, réseaux)
Les logiciels système
Les services d’exploitation (stockage, sauvegarde,
virtualisation, cloud)
Les protocoles de communication
90
91.
Les principaux élémentsde
Les principaux éléments de
l’infrastructure SI
l’infrastructure SI
Type de réseau Utilisation
LAN (Local Area Network)
Réseau local interne (bureaux,
usine)
WAN (Wide Area Network) Connexion entre plusieurs sites
VPN (Virtual Private Network) Connexion sécurisée à distance
Wi-Fi, 5G Mobilité, flexibilité
91
Fonction : Assurent l’échange d’informations entre les
différents composants du SI
92.
Les principaux élémentsde
Les principaux éléments de
l’infrastructure SI
l’infrastructure SI
Composants techniques :
Routeurs, switches, pare-feu, câblage,
antennes Wi-Fi
Enjeux :
Bande passante, latence, sécurité,
redondance
92
93.
Serveurs
Serveurs
Fonction : Stockeret fournir des services,
données ou applications aux utilisateurs
93
Type de serveur Rôle
Serveur de fichiers Stockage des documents
Serveur applicatif Hébergement des ERP, CRM, sites
Serveur de base de données Accès aux données des applications
Serveur de messagerie Gestion des e-mails
Serveur d’authentification (ex.
LDAP)
Contrôle des accès utilisateurs
Enjeux de l’infrastructureSI
Enjeux de l’infrastructure SI
Enjeu Détail Exemple
Disponibilité
Continuité de service
(24h/24)
Hôpital ou banque
Sécurité
Protection contre les
cyberattaques
Firewall, antivirus,
chiffrement
Évolutivité
(scalabilité)
Capacité à s’adapter à
la croissance
Ajouter des serveurs
virtuels
Mobilité Accès distant sécurisé Travail hybride
Sauvegarde &
reprise
Résilience face aux
pannes
PRA / PCA (plan de
reprise/continuité
97
98.
Tendances modernes d’infrastructure
Tendancesmodernes d’infrastructure
Tendance Explication
Cloud computing
Infrastructure externalisée, évolutive à
la demande (IaaS, PaaS, SaaS)
Virtualisation
Plusieurs machines virtuelles sur un
même serveur physique (VMware,
Hyper-V)
Conteneurisation
Application légère et portable
(Docker, Kubernetes)
Edge computing
Traitement local des données proches
des capteurs
Green IT
Réduction de l’empreinte énergétique
des SI
98
99.
Cas concret –Entreprise "MedixLab"
Cas concret – Entreprise "MedixLab"
Composant Solution choisie
Réseau VPN + Wi-Fi sécurisé
Serveurs Cloud hybride pour les DME
Logiciels métiers
Application de gestion de
laboratoire
Mobilité
Accès sécurisé aux dossiers via
tablette
Sauvegarde
Automatisée sur datacenter cloud
externe
99
100.
Récapitulatif
Récapitulatif
L'infrastructure SI estun facteur clé de
succès :
Elle soutient la performance des
applications métiers
Elle garantit la sécurité, disponibilité et
flexibilité
Elle doit être conçue en alignement
avec les besoins stratégiques
100
101.
EXERCICE 4
EXERCICE 4
Énoncé:
Une entreprise e-commerce constate des lenteurs dans le
traitement des commandes en ligne et des coupures
fréquentes de ses services.
Analysez deux causes possibles au niveau de l’infrastructure
SI
Proposez des solutions adaptées à chaque problème
Quelle solution recommanderiez-vous si l’entreprise
souhaite passer au télétravail généralisé ?
101
102.
CORRIGÉ
CORRIGÉ
Problème Cause probableSolution
Lenteurs
Serveur surchargé ou
mauvaise bande passante
Virtualisation +
hébergement sur cloud
avec auto-scaling
Coupures fréquentes
Absence de redondance
ou d’onduleur
Mise en place d’un PRA +
serveur de secours
102
103.
CORRIGÉ
CORRIGÉ
Télétravail :
Mise en place de VPN sécurisé
Outils collaboratifs en cloud (Microsoft
Teams, Google Workspace)
Authentification multi-facteurs (MFA)
103
104.
SÉQUENCE 5
SÉQUENCE 5: Exemples de
: Exemples de
stratégies SI dans différents secteurs
stratégies SI dans différents secteurs
Identifier des stratégies SI spécifiques à
différents secteurs d’activité
Comprendre comment les SI soutiennent
les enjeux propres à chaque métier
Proposer des stratégies SI sectorielles
alignées avec les besoins réels
Comparer les approches SI selon les
contraintes des domaines étudiés
104
105.
Introduction : pourquoidifférencier
Introduction : pourquoi différencier
les stratégies SI ?
les stratégies SI ?
Chaque secteur d’activité a :
des contraintes spécifiques (réglementation,
confidentialité, réactivité)
des objectifs métier particuliers
des attentes technologiques adaptées à son
environnement
👉 Il est donc illusoire d’appliquer une
stratégie SI identique à tous les secteurs. Le
SI doit être personnalisé pour maximiser sa
valeur ajoutée.
105
106.
Analyse par secteur
Analysepar secteur
Exemple : Hôpitaux publics français avec le projet Mon
Espace Santé
106
Enjeux métiers Solutions SI stratégiques
Confidentialité et accès aux données
patients
Dossier Médical Partagé (DMP),
chiffrement
Continuité des soins Cloud privé avec redondance
Communication interprofessionnelle
Plateformes collaboratives entre
hôpitaux et médecins
Traçabilité des actes
Systèmes de gestion de laboratoire,
imagerie, prescriptions électroniques
107.
Secteur de lafinance / banque / assurance
Secteur de la finance / banque / assurance
Enjeux métiers Solutions SI stratégiques
Sécurité et conformité
Blockchain, cryptage, audits
informatiques
Temps réel
Systèmes transactionnels haute
disponibilité
Accessibilité client
Applications mobiles, chatbots IA
24/7
Analyse prédictive des risques
Big Data + IA (scoring de crédit,
détection fraude)
107
Exemple : BNP Paribas – migration vers le cloud hybride
sécurisé, IA pour lutte anti-blanchiment
108.
Secteur du commerce/ retail
Secteur du commerce / retail
Enjeux métiers Solutions SI stratégiques
Omnicanal (web, mobile,
boutique)
ERP + CRM intégré + site e-
commerce
Gestion des stocks SCM + RFID
Personnalisation client CRM + IA recommandations
Réactivité aux tendances
Analyse temps réel via BI
(Power BI, Qlik)
108
Exemple : Zara – chaîne logistique pilotée numériquement
(design → vente < 15 jours)
109.
Secteur de l’éducation/ formation
Secteur de l’éducation / formation
Enjeux métiers Solutions SI stratégiques
Accessibilité des contenus
LMS (Moodle, Blackboard,
Google Classroom)
Suivi des étudiants
ERP étudiant, tableaux de
bord pédagogiques
Pédagogie numérique
Intégration de
visioconférences, e-learning
Évaluation automatisée
Outils d’examens en ligne
(Forms, Socrative)
109
Exemple : Université de Montréal – campus virtuel intégré
110.
Secteur logistique /transport
Secteur logistique / transport
Enjeux métiers Solutions SI stratégiques
Optimisation des trajets
GPS, calculs d’itinéraires
dynamiques
Suivi temps réel
IoT + tableaux de bord
logistiques
Gestion des flottes
SI intégré transporteurs –
entrepôts – clients
Réduction du carbone
SI d’analyse d’empreinte
logistique (Green IT)
110
Exemple : DHL – SI embarqué dans les camions + entrepôts
automatisés
111.
Comparaison transversale des
Comparaisontransversale des
stratégies SI
stratégies SI
Secteur
Orientation SI
dominante
Technologies
phares
Santé
Confidentialité,
disponibilité
DMP, cloud privé
Finance Sécurité, vitesse Blockchain, IA
Retail Réactivité client CRM, BI, SCM
Éducation
Accessibilité,
interactivité
LMS, cloud
Logistique Suivi, optimisation IoT, GPS, SCM
111
112.
Étude de casguidée : "TargeoTech"
Étude de cas guidée : "TargeoTech"
(entreprise fictive multisectorielle)
(entreprise fictive multisectorielle)
112
Contexte :
TargeoTech est une entreprise diversifiée avec 3
branches :
•Une clinique privée
•Un service de livraison express
•Une boutique en ligne de matériel médical
Proposez une stratégie SI intégrée et différenciée pour
ses 3 branches.
113.
Réponse possible
Réponse possible
Branche
ObjectifSI
principal
Solution
proposée
Clinique
Sécurisation
données patient
DMP interne +
hébergement
certifié HDS
Livraison
Suivi en temps
réel
Application mobile
+ IoT pour colis
Boutique e-
commerce
Expérience client
fluide
CRM +
plateforme e-
commerce
omnicanale
113
114.
EXERCICE 5
EXERCICE 5
Énoncé :
Vous êtes consultant SI. Une entreprise fictive,
"AgriSud", est un groupement coopératif
agricole situé en milieu rural. Elle veut
moderniser ses activités avec un système
d'information stratégique.
Tâches :
Identifiez 3 enjeux spécifiques à son secteur
Proposez 3 solutions SI concrètes adaptées
Justifiez en une phrase chaque solution
114
115.
CORRIGÉ
CORRIGÉ
Enjeu Solution SIJustification
Suivi des stocks
agricoles
ERP de gestion
agricole
Optimise l'entrée et
sortie des semences,
engrais, récoltes
Traçabilité des
produits
SCM adapté au
secteur agro
Assure le suivi du
champ à la
distribution
Accès distant à
l'information
Plateforme
web/mobile
coopérative
Permet aux
agriculteurs de
consulter les données
même en zone rurale
115
116.
SÉQUENCE 6
SÉQUENCE 6: Cartographie
: Cartographie
fonctionnelle du Système
fonctionnelle du Système
d’Information
d’Information
Objectifs pédagogique :
◦ Comprendre l’utilité d’une cartographie
fonctionnelle du SI
◦ Identifier les composants applicatifs et leur
relation avec les processus métiers
◦ Construire une cartographie simple mais
lisible d’un SI
◦ Analyser les dépendances entre métiers et
technologies
116
117.
SÉQUENCE 6
SÉQUENCE 6: Cartographie
: Cartographie
fonctionnelle du Système
fonctionnelle du Système
Définition
La cartographie fonctionnelle du SI est
une représentation visuelle qui met en
relation les processus métiers avec les
applications ou modules qui les
soutiennent.
C’est un outil de pilotage, de
diagnostic et de communication
entre la DSI et les directions métiers.
117
118.
Objectifs de lacartographie SI :
Objectifs de la cartographie SI :
Objectif Utilité
Comprendre l’organisation
du SI
Vision globale, partagée
Identifier les redondances Optimiser les coûts
Visualiser les points
critiques
Mieux gérer les risques
Préparer une refonte ou un
audit
Définir des priorités claires
118
119.
Méthodologie en 4étapes
Méthodologie en 4 étapes
Étape 1 : Identifier les processus
métiers
Exemples : Gestion des ressources
humaines, gestion commerciale, relation
client, facturation, logistique…
Utiliser des entretiens avec les responsables
de chaque service
119
120.
Méthodologie en 4étapes
Méthodologie en 4 étapes
Étape 2 : Recenser les applications
existantes:
ERP, CRM, SCM, BDD, logiciels spécifiques
Collecter les noms, fournisseurs,
utilisateurs, périmètre fonctionnel
120
121.
Méthodologie en 4étapes
Méthodologie en 4 étapes
Étape 3 : Établir les liens entre
processus et outils
Construire un tableau croisé ou un
schéma visuel, en mettant :
◦ Les processus en lignes
◦ Les applications en colonnes
◦ Une coche ou flèche si l'application soutient le
processus
121
122.
Méthodologie en 4étapes
Méthodologie en 4 étapes
Étape 4 : Catégoriser / Colorer
Par domaine : RH, Finance, Commercial…
Par criticité : Haute / Moyenne / Faible
Par type : Métier / Support / Infrastructure
122
123.
Exemple de cartographie
Exemplede cartographie
fonctionnelle (simplifiée)
fonctionnelle (simplifiée)
Processus métier Application support
Gestion du personnel ERP – Module RH
Recrutement
Logiciel e-recrutement (ex :
TalentSoft)
Facturation client ERP – Module Finance
Suivi client CRM (ex : Zoho, Salesforce)
Gestion des stocks SCM intégré
Analyse des ventes BI – Tableau de bord
123
124.
Cas pratique :SI d’une université
Cas pratique : SI d’une université
Processus Application
Inscriptions ERP étudiant
Emploi du temps
Outil de planification (ADE
Campus)
Pédagogie Moodle (LMS)
Notes & examens Module notes intégré ERP
Communication Email + intranet étudiant
Paie enseignants SIRH
124
125.
Bonnes pratiques pourune
cartographie efficace
Bonnes pratiques Détails
Travailler avec les métiers
Obtenir une vision
fonctionnelle fidèle
Mettre à jour régulièrement Refléter l’évolution des outils
Visualiser par domaine RH / Finance / Production
Mettre en évidence les
dépendances critiques
Identifier les risques
opérationnels
Associer la cartographie à un
audit applicatif
Pour préparer les projets de
modernisation
125
EXERCICE 6
EXERCICE 6
Enoncé :
Vous êtes responsable du SI d’un lycée privé. Vous devez construire
une cartographie fonctionnelle simple du SI à partir des
processus suivants :
◦ Gestion des inscriptions
◦ Suivi des absences
◦ Communication avec les parents
◦ Paiement des frais de scolarité
◦ Saisie des notes
◦ Organisation des emplois du temps
Tâches :
Associez à chaque processus une application SI (existante ou fictive)
Représentez la cartographie dans un tableau ou un schéma
Identifiez un processus critique et justifiez pourquoi
127
128.
CORRIGÉ
CORRIGÉ
Processus Application SI
Inscriptions
ERPscolaire (ex : Scolarix,
Pronote)
Absences
Module de gestion de
présence intégré
Communication parents Intranet + App mobile
Paiement
Plateforme de paiement
(PaySchool)
Notes Pronote / ENT
Emploi du temps
Logiciel de planification (ex :
EDT)
128
Processus critique : Paiement des frais → impact financier direct,
nécessite haute disponibilité, sécurisation.
Partie 1 :Définition et
importance d’un projet SI
I. Introduction générale
A. Contexte
Avec la numérisation croissante des activités,
les systèmes d’information (SI) sont devenus
des leviers majeurs de transformation et de
création de valeur. Un projet SI vise à mettre
en place ou faire évoluer un SI afin de
répondre à des besoins stratégiques,
organisationnels ou opérationnels.
130
131.
Objectifs de laséquence
Comprendre la nature et les spécificités
d’un projet SI
Appréhender les enjeux et l’importance
stratégique de ces projets
Identifier les acteurs, les facteurs clés de
succès et les livrables attendus
Discuter les échecs classiques des projets
SI et leurs causes
131
132.
Définition générale
Unprojet de système d’information est
une démarche temporaire visant à
développer, évoluer ou intégrer un SI
(ensemble de moyens humains,
techniques, financiers, informationnels)
pour atteindre des objectifs opérationnels
et stratégiques.
132
133.
Caractéristiques d’un projetSI
Temporaire : avec un début et une fin
Unique : produit un résultat spécifique
Multi-acteurs : MOA, MOE, utilisateurs
finaux
Complexe : techniques,
organisationnelles, humaines
Orienté valeur : ROI attendu
(productivité, qualité, agilité,
compétitivité)
133
134.
Typologie des projetsSI
Projets de développement d’applications
(web/mobile)
Projets d’intégration (ERP, CRM, SCM)
Projets de migration (vers le cloud, vers
un nouveau SI)
Projets d’automatisation (RPA, IA)
Projets de gouvernance de la donnée
(MDM, RGPD)
134
135.
Livrables typiques d’unprojet
SI
Cahier des charges
Architecture fonctionnelle et technique
Code, bases de données, APIs
Plans de tests, résultats de recette
Documentation utilisateur
135
136.
Importance et enjeux
stratégiques
A.Moteur de transformation digitale
◦ Les projets SI permettent aux entreprises de
repenser leurs modèles d’affaires, d’innover,
dématérialiser, réduire les coûts.
B. Amélioration de l’efficacité
opérationnelle
◦ Automatisation des processus (workflow, RPA)
◦ Accès temps réel à l’information
◦ Réduction des erreurs humaines
136
137.
Importance et enjeux
stratégiques
C.Contribution à la prise de décision
(décisionnel/BI)
◦ Tableaux de bord
◦ Indicateurs de performance (KPI)
◦ Reporting automatisé
D. Création de valeur et compétitivité
◦ Différenciation (ex. : UX, digitalisation du parcours client
◦ Rapidité d’exécution des projets stratégiques
E. Respect des obligations réglementaires
◦ Projets RGPD, audits, cybersécurité
137
138.
Spécificités des projetsSI vs
projets classiques
Aspect Projet SI
Projet
d’ingénierie
classique
Matérialité Immatériel, invisible
Concret (bâtiment,
route)
Évolution du
besoin
Fréquente Stable
Livrables
Logiciels, flux,
données, UX
Plans, matériaux
Mode de pilotage Agile, itératif, souple Prédictif, figé
138
139.
Activités pédagogiques etcas
pratiques
Activité 1 : QCM
Un projet SI est toujours :
. a) court terme
. b) temporaire avec objectif métier
. c) improvisé
Un ERP est :
. a) Un logiciel de gestion de bases de données
. b) Un progiciel de gestion intégrée
. c) Une méthode de gestion de projet
139
140.
Activités pédagogiques etcas
pratiques
Contexte : L’entreprise FreshFood veut
dématérialiser ses processus de gestion de
commandes. Aujourd’hui, tout est géré par
appel téléphonique ou e-mail.
Travail demandé :
Identifier les livrables d’un tel projet SI
Expliquer les enjeux pour la direction et
les utilisateurs
Prévoir 3 risques majeurs
140
141.
Corrigé :
Corrigé :
Livrables : plateforme de commande en
ligne, base client, documentation
utilisateur
Enjeux : satisfaction client, réduction des
erreurs, gain de temps
Risques : adoption faible, bugs de
commande, surcharge serveur
141
142.
Partie 2 :Étapes du projet SI
I. Introduction
Un projet SI se décompose en plusieurs
étapes clés. Chacune est indispensable
pour transformer un besoin métier en
solution informatique fiable, adaptée et
adoptée par les utilisateurs.
142
143.
Les grandes étapesd’un projet
SI
1. Cadrage du projet
◦ Objectifs : comprendre le besoin, définir objectifs,
évaluer faisabilité, identifier parties prenantes et risques.
◦ Actions : recueil des besoins (interviews, ateliers),
analyse existant, définition objectifs SMART, étude
faisabilité, charte projet, cahier des charges fonctionnel,
identification risques.
◦ Livrables : charte projet, cahier des charges
fonctionnel, analyse des risques.
◦ Exemple : PME souhaitant automatiser gestion
congés ; audit montre tableau Excel non partagé,
erreurs fréquentes.
143
144.
Les grandes étapesd’un projet
SI
2. Conception
◦ Objectifs : traduire besoins en solutions techniques,
créer maquettes, valider architecture.
◦ Actions : conception fonctionnelle (maquettes,
parcours utilisateur), conception technique
(architecture, choix technos), spécifications détaillées,
validation ateliers.
◦ Livrables : spécifications fonctionnelles détaillées,
maquettes, schémas architecture.
◦ Exemple : portail RH avec écran saisie congé,
validation workflows.
144
145.
Les grandes étapesd’un projet
SI
3. Réalisation
◦ Objectifs : développer composants logiciels,
intégrer systèmes, garantir qualité.
◦ Actions : développement front-end/back-
end, intégration ERP/CRM, paramétrage, tests
unitaires, revue code.
◦ Livrables : code source, documentation
technique, interfaces opérationnelles.
◦ Exemple : module facturation automatisée
relié base clients.
145
146.
Les grandes étapesd’un projet
SI
4. Tests
◦ Objectifs : vérifier conformité solution,
corriger anomalies, valider métiers.
◦ Actions : plan de test, tests fonctionnels,
performance, sécurité, recette utilisateur,
corrections.
◦ Livrables : plan tests, rapports anomalies, PV
recette.
◦ Exemple : vérification rapports, droits
utilisateurs, montée en charge.
146
147.
Les grandes étapesd’un projet
SI
5. Déploiement
◦ Objectifs : mettre en production, assurer
montée en charge, former utilisateurs, support.
◦ Actions : préparation environnement,
installation, migration données, formation,
communication, support initial.
◦ Livrables : guides utilisateur, rapport
déploiement, plan support.
◦ Exemple : déploiement ERP avec formation
équipe comptable, support 3 mois.
147
148.
Activités pédagogiques
QCM rapide:
Étape précédant réalisation ?
◦ a) Tests
◦ b) Cadrage
◦ c) Conception
◦ d) Déploiement
Livrable des tests ?
◦ a) Cahier des charges
◦ b) PV de recette
◦ c) Charte
◦ d) Maquettes
148
Étude de cas:
Entreprise remplaçant logiciel congés par
SaaS.
Questions :
Décrire étapes et livrables
Identifier risques et mitigations
Identifier acteurs et rôles
150
151.
Partie 3 –Cycle de vie d’un
projet SI
I. Objectifs pédagogiques
◦ Décrire les différentes méthodes de gestion
du cycle de vie d’un projet SI
◦ Distinguer les approches classiques (cycle en
V) des méthodes agiles
◦ Choisir une méthode adaptée selon le
contexte du projet
◦ Apprécier les forces et limites de chaque
approche à travers des cas pratiques
151
152.
II. Cycle encascade (cycle en
V)
Le cycle en V est une méthode de
gestion de projet séquentielle et
linéaire, où chaque phase doit être
finalisée avant de passer à la suivante. Le
« V » symbolise la relation entre les
phases de conception et les phases
de tests correspondants.
152
153.
Étapes clés ducycle en V
Expression des besoins
Spécifications fonctionnelles
Spécifications techniques
Développement
Tests unitaires
Intégration
Recette fonctionnelle
Déploiement
153
Inconvénients
Faible réactivitéaux changements
Temps long avant de livrer un résultat visible
Mauvaise gestion de l’incertitude
Exemples d’usage
Développement d’un logiciel bancaire soumis à
audit
Systèmes embarqués ou critiques (ex : aérospatial,
médical)
Logiciels publics avec appels d’offres cadrés
155
AGILITÉ : LEMANIFESTE AGILE
AGILITÉ : LE MANIFESTE AGILE
Les individus et leurs interactions
plus que les processus et les outils
Des logiciels opérationnels
plus qu’une documentation exhaustive
La collaboration avec les clients
plus que la négociation contractuelle
L’adaptation au changement
plus que le suivi d’un plan
Environnement de travail
Confiance
Rythmesoutenable
Reconnaissance par les pairs
Motivation
Montée en compétence
Compréhension des objectifs
AGILITÉ = ÉPANOUISSEMENT
AGILITÉ = ÉPANOUISSEMENT
ROLES SCRUM
ROLES SCRUM
EQUIPEDE DÉVELOPPEMENT
EQUIPE DE DÉVELOPPEMENT
• Entre 5 et 9 personnes
• Pluridisciplinaire
• Dédiée au projet
• Auto organisée
170.
ROLES
ROLES
SCRUM
SCRUM
SCRUM MASTER
SCRUM MASTER• Responsable de la mise en œuvre des
valeurs et des pratiques de SCRUM
• Eliminer les obstacles
• S’assurer que l’équipe est fonctionnelle
et
productive
• Permettre la bonne coopération entre les
divers rôles et fonctions
• Protéger l’équipe de toute intervention
extérieure
171.
ET AUSSI…
ET AUSSI…
PARTIESPRENANTES
PARTIES PRENANTES
• Personne, ou groupe de personnes qui
a des intérêts sur un projet et qui est
concerné par les résultats obtenus
• Exemple de parties prenantes :
• Marché
• Client final / utilisateur
• Stratégie d’innovation
• Autres équipes de l’entreprise
CÉRÉMONIES
CÉRÉMONIES
SPRINT PLANNING :PARTIE 1
SPRINT PLANNING : PARTIE 1
• Présentation de l’objectif du
sprint
• Présentation des stories
• Construction du backlog de sprint
• Engagement de l’équipe
NEGOCIATION
NEGOCIATION
Pour arrêterles développements
Pour prioriser les fonctionnalités
Un bon PO est celui qui sait mettre le bon niveau de flou.
Un bon PO part du principe que le client ne sait pas ce qu’il
veut et qu’on décrouvrira ensemble ce qu’il veut
« … capablede transporter une douzaine d'œufs sans
les casser au travers d'un champ labouré ! »
USER STORIES
USER STORIES
LE POINT DE VUE UTILISATEUR
LE POINT DE VUE UTILISATEUR
USER STORIES
USER STORIES
UNEXEMPLE DE CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE…
UN EXEMPLE DE CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE…
« As a trader, I want to trade because I want to trade »
« En tant que développeur, je veux que le DBA ajoute un index
sur la colonne Country afin d’améliorer les perfs »
194.
Méthodes agiles –Approche
adaptative et incrémentale
L’agilité repose sur un développement
itératif, collaboratif et évolutif, basé
sur un cycle court de production et
une forte interaction avec les
utilisateurs. La méthode Scrum est la
plus répandue dans les projets SI.
194
195.
Principes fondamentaux (selon
leManifeste Agile)
Les individus et leurs interactions plus
que les processus
Des logiciels opérationnels plus que des
documents exhaustifs
La collaboration client plus que la
contractualisation
L’adaptation au changement plus que le
suivi d’un plan
195
Avantages
Flexibilité etadaptation rapide
Visibilité fréquente des avancées
Engagement des utilisateurs
Qualité et amélioration continue
198
199.
Limites
Nécessite uneforte implication client
Peut être perçu comme flou sans bonne
maturité agile
Moins adapté aux grands projets
réglementés
199
200.
Exemples d’usage
Exemples d’usage
Application mobile pour le grand public
MVP (Minimum Viable Product) en
startup
Expérimentation de services numériques
200
201.
Tableau comparatif
synthétique
Critère Cycleen V Agile (Scrum)
Approche Prédictive
Adaptative /
Incrémentale
Flexibilité Faible Forte
Implication
utilisateur
Faible (en amont) Forte (continue)
Livrables
Uniquement en fin de
projet
À chaque itération
Documentation Complète dès le départ Allégée, évolutive
Réactivité aux
changements
Faible Très forte
Suivi de
l'avancement
Par jalons fixes
Par vélocité / Burndown
Chart
Exemple typique
Système comptable
d'État
Appli mobile pour
gestion de budget
201
202.
Études de caspratiques
Cas 1 : Projet réglementaire – Cycle
en V
Contexte : La DGI (Direction Générale des
Impôts) souhaite développer un portail de
télédéclaration sécurisé.
Contrainte : cadre légal, cahier des charges
strict
Choix : cycle en V pour garantir conformité,
documentation, auditabilité
202
203.
Études de caspratiques
Cas 2 : Application client – Approche
agile
Contexte : Une startup veut lancer une
application de nutrition personnalisée.
Contrainte : besoin évolutif, retour rapide des
utilisateurs
Choix : méthode Scrum, développement par
sprints de 2 semaines
203
204.
Activités pédagogiques
QCM
La méthodeagile se distingue par :
a) L'absence de planification
b) Des sprints itératifs avec implication du client
c) Une documentation complète avant
développement
Le cycle en V est appelé « prédictif » car :
a) Il permet d’anticiper toutes les erreurs
b) Il suit des étapes strictement séquentielles
planifiées à l’avance
204
205.
Mini-projet de groupe
Sujet : Proposez une application simple
(gestion d’emploi du temps, d’inventaire
ou de quiz étudiant). Choisissez la
méthode de gestion de projet appropriée
(agile ou cascade) et justifiez ce choix.
205
206.
Partie 4 :Acteurs d’un projet
SI
Objectifs de la séquence
◦ Identifier les rôles fondamentaux dans un
projet SI
◦ Distinguer les responsabilités de la maîtrise
d’ouvrage (MOA), la maîtrise d’œuvre (MOE)
et des utilisateurs finaux
◦ Comprendre les interactions entre ces
acteurs tout au long du projet
◦ Illustrer ces rôles par des exemples concrets
et des mises en situation
206
207.
Présentation des principauxacteurs
1. Maîtrise d’Ouvrage (MOA)
◦ Définition : Représente les besoins métier, commanditaire du
projet.
◦ Responsabilités principales :
Définir les objectifs stratégiques et opérationnels du projet
Établir le cahier des charges fonctionnel
Arbitrer les priorités et valider les livrables
Contrôler les coûts, les délais, la conformité
◦ Rôle dans le cycle de vie : très présent au début (expression
de besoin), en fin (recette), et lors des arbitrages
◦ Exemples supplémentaires :
MOA = Direction commerciale souhaitant un CRM
MOA = Direction des achats pour un portail fournisseurs
207
208.
2. Maîtrise d’Œuvre(MOE)
Définition : Réalise le projet techniquement.
Responsabilités principales :
◦ Analyser le cahier des charges et proposer des solutions
techniques
◦ Réaliser le développement, les tests techniques, le déploiement
◦ Assurer la documentation technique, le support et la
maintenance
Profils impliqués : architecte SI, développeurs, testeurs,
administrateurs systèmes
Exemples supplémentaires :
◦ MOE = équipe interne IT + ESN (prestataire)
◦ MOE = éditeur logiciel paramétrant une solution SaaS
208
209.
Utilisateurs finaux
Utilisateurs finaux
Définition: Ils utilisent le système dans leur quotidien.
Responsabilités :
◦ Participer aux ateliers de recueil des besoins
◦ Tester les fonctionnalités clés (recette utilisateur)
◦ Remonter les bugs, suggestions, résistances au changement
◦ Suivre les formations, adopter les nouveaux usages
Rôle essentiel dans l’adhésion au changement
Exemples :
◦ Employés de la comptabilité sur un nouveau logiciel ERP
◦ Agents terrain avec une application mobile de suivi
209
210.
Relations et interactionsentre
acteurs
Interaction Objectifs clés
Risques si
absente
MOA MOE
↔
Traduire
correctement le
besoin métier en
solution
Solution inadéquate,
dépassement des
coûts
MOA ↔
Utilisateurs
Validation
fonctionnelle,
acceptation du
changement
Rejet du SI,
mauvaise adoption
MOE ↔
Utilisateurs
Tests, retours
concrets,
assistance
Mauvaise
ergonomie, bugs
non anticipés 210
211.
Bonne pratique :désigner un « référent
utilisateur » au sein des équipes métiers
211
212.
Étude de casenrichie : Projet
de gestion des temps
Contexte : Mise en place d’un logiciel de
pointage et de gestion des absences dans
une entreprise multisite.
MOA : DRH centrale (pilotage, définition
des règles RH)
MOE : SSII partenaire + service
informatique interne
Utilisateurs : Managers de proximité,
salariés, services paie
212
213.
Étapes collaboratives clés
Étapescollaboratives clés :
:
Recueil des spécificités locales (filiales,
sites distants)
Démonstration d’un prototype aux
managers
Recette par un groupe pilote avant
déploiement total
Support de proximité les 3 premières
semaines
213
214.
Problème rencontré :
Les utilisateurs de deux sites n’ont pas
été consultés. Résultat : mauvaises
pratiques, surcharge de travail, rejet
partiel.
Leçon : l’implication de tous les acteurs,
dès le départ, évite les blocages futurs.
214
215.
Activité pédagogique
Exercice :Qui fait quoi ?
Attribuez chaque tâche ci-dessous au bon
acteur (MOA, MOE, Utilisateur final) et
justifiez votre réponse :
◦ Rédaction du cahier des charges
◦ Choix de la base de données PostgreSQL
◦ Identification des absences types (RTT, congé
maladie, formation)
◦ Élaboration d’un guide utilisateur
◦ Réalisation des tests d’acceptation
215
216.
Correction
MOA –C’est un document décrivant le
besoin fonctionnel
MOE – Décision technique sur l’infrastructure
Utilisateur final + MOA – Savoir métier sur
les types d’absence
MOE + MOA – Rédaction technique avec
validation pédagogique
Utilisateur final – Validation réelle du bon
fonctionnement
216
217.
Conclusion
Un projetSI réussi repose sur une gouvernance claire,
fondée sur la coopération entre la MOA, la MOE et les
utilisateurs finaux.
Une MOA forte mais à l’écoute, une MOE
compétente et transparente, et des utilisateurs
impliqués garantissent l’adhésion au changement, la
qualité de la solution et sa pérennité.
Astuce pour les entreprises : intégrer les
représentants des utilisateurs dès les phases amont,
organiser des ateliers de co-conception et prévoir une
cellule de conduite du changement transversale.
217
218.
Partie 5 :Risques dans les projets
SI et moyens de mitigation
Objectifs pédagogiques:
◦ Identifier les principaux risques rencontrés
dans les projets SI
◦ Comprendre l’impact de ces risques sur le
projet
◦ Connaître les stratégies et outils pour les
prévenir ou les atténuer
◦ Mettre en place un plan de gestion des
risques adapté au contexte
218
219.
Introduction
Introduction
Un projetSI réunit des composantes techniques,
humaines, financières et organisationnelles complexes.
Des aléas et incertitudes peuvent compromettre le
projet à chaque étape.
En moyenne, 1 projet SI sur 3 échoue à cause d’une
mauvaise gestion des risques (retards, dépassements,
qualité insuffisante).
Un risque non anticipé peut rapidement devenir un
problème majeur.
La gestion proactive des risques améliore la maîtrise, la
confiance des parties prenantes, et réduit les coûts
cachés.
219
220.
Introduction aux risquesdans
les projets SI
Un projet SI est complexe et multi-
acteurs, ce qui engendre de nombreux
risques pouvant compromettre son
succès (retard, dépassement de budget,
non-conformité, rejet par les
utilisateurs…).
Définition du risque : Événement
incertain qui, s’il se réalise, peut avoir un
impact négatif sur les objectifs du projet.
220
221.
Typologie des risquesdans les
projets SI
Catégorie Description Exemple concret
Risques techniques
Problèmes liés à la
technologie, infra, qualité
Bugs critiques,
incompatibilités systèmes
Risques humains
Problèmes liés aux équipes
et compétences
Turnover, conflit, mauvaise
communication
Risques organisationnels
Manque de coordination,
procédures inefficaces
Défauts de pilotage,
conflits de priorités
Risques liés aux
exigences
Mauvaise définition ou
évolution des besoins
Cahier des charges
incomplet, changements
fréquents
Risques financiers
Dépassement des coûts,
sous-estimation du budget
Surcoûts, financement
insuffisant
Risques externes
Facteurs hors contrôle
direct
Changements législatifs,
fournisseurs défaillants 221
222.
Analyse détaillée desrisques
Méthodes courantes :
◦ Brainstorming avec les équipes projet
◦ Analyse des projets précédents similaires
◦ Consultation des experts métiers et techniques
◦ Utilisation de checklists standardisées
Exemple : Liste initiale de risques pour un
projet ERP
◦ Retards dans la migration des données
◦ Résistance des utilisateurs à la nouveauté
◦ Problèmes d’intégration avec les systèmes existants
222
223.
Évaluation (priorisation) des
risques
Exemple :
◦ Un risque à haute probabilité et forte gravité
(ex : perte de données critiques) doit être
traité en priorité.
223
Gravité
Probabilité
Faible Moyenne Élevée
Faible Risque mineur Risque modéré Risque modéré
Moyenne Risque modéré Risque élevé Risque critique
Élevée Risque élevé Risque critique Risque critique
224.
Impact des risques
Retard de livraison
Insatisfaction des utilisateurs
Coûts supplémentaires
Non conformité réglementaire
Abandon du projet
224
225.
Approche globale dela gestion
des risques
Identification : Recenser les risques
possibles via ateliers, interviews, analyse
documentaire
Analyse et évaluation : Estimer la
probabilité et l’impact (matrice risque)
Planification de la réponse : Prévenir,
atténuer, transférer, ou accepter le risque
Suivi et contrôle : Mettre en place des
indicateurs, réévaluer régulièrement
225
226.
Planification des réponsesau
risque
4 stratégies principales :
◦ Éviter : Modifier le plan pour éliminer le
risque (ex : choisir une technologie éprouvée)
◦ Réduire : Actions pour diminuer la
probabilité ou l’impact (ex : formation, tests
intensifs)
◦ Transférer : Déléguer le risque (ex :
assurance, sous-traitance)
◦ Accepter : Tolérer le risque en planifiant
une réaction si besoin (ex : plan de secours)
226
227.
Exemples de moyensde
mitigation
227
Risque spécifique
Action / Outil de
mitigation
Exemple concret
Bugs et défauts
techniques
Intégration continue, tests
automatisés
Jenkins + tests unitaires
automatisés
Évolution non
maîtrisée des besoins
Mise en place d’une
gouvernance agile, backlog
priorisé
Sprint review
hebdomadaire avec PO
Manque de
compétence
Plan de formation,
recrutement ciblé
Ateliers techniques
hebdomadaires
Communication
défaillante
Réunions régulières, outils
collaboratifs (Slack,
Teams)
Mise en place d’une
plateforme collaborative
Dépassement budget
Suivi budgétaire avec
alertes, plan de
contingence
Tableau de bord
budgétaire avec seuils
d’alerte
Défaillance fournisseur
Clause contractuelle
stricte, audit fournisseurs
Contrat avec pénalités en
cas de retard
228.
Étude de caspratique
Contexte : La PME veut digitaliser sa
gestion commerciale et comptable via un
ERP intégré.
Risques identifiés :
◦ Manque d’implication des commerciaux
(risque humain et organisationnel)
◦ Difficultés techniques liées à l’intégration avec
le logiciel comptable existant
◦ Budget initial sous-estimé
228
229.
Étude de caspratique
Plan de mitigation appliqué :
◦ Organisation d’ateliers réguliers entre métiers et IT
pour aligner les besoins
◦ Mise en place d’une phase pilote avec un périmètre
restreint
◦ Contrôle mensuel des dépenses avec comité de pilotage
Résultat :
◦ Meilleure adhésion des utilisateurs
◦ Détection précoce des problèmes techniques
◦ Projet livré dans les délais malgré quelques ajustements
budgétaires
229
230.
Activités pédagogiques
Queltype de risque correspond à une mauvaise
définition du cahier des charges ?
a) Technique
b) Humain
c) Exigences
Quelle stratégie consiste à anticiper et réduire
la probabilité d’un risque ?
a) Accepter
b) Prévenir
c) Transférer
230
231.
Activités pédagogiques
Lagestion des risques doit être :
a) Un acte ponctuel au début du projet
b) Un processus continu pendant tout le
projet
c) Réalisée uniquement en cas de
problème
231
232.
Exercice pratique :Élaboration d’un
plan de gestion des risques
Contexte : Une entreprise veut
déployer un nouvel outil CRM. Identifiez
5 risques possibles, évaluez leur
probabilité et gravité, et proposez une
stratégie de mitigation.
232
233.
Correction :
Correction :
RisqueProbabilité Gravité Stratégie
Action
proposée
Résistance
des
utilisateurs
Moyenne Élevée Réduire
Formation,
communication
Intégration
avec ERP
existant
Élevée Moyenne Éviter
Choix d’un
module
compatible
Dépassement
budgétaire
Moyenne Élevée Suivi / accepter
Suivi budgétaire
serré
Perte de
données lors
migration
Faible Critique Transférer
Plan de
sauvegarde
rigoureux
Manque de
compétences
techniques
Moyenne Moyenne Réduire
Recrutement /
coaching
233
234.
Conclusion
La gestiondes risques est une discipline
indispensable pour augmenter les chances
de succès des projets SI. Elle demande
rigueur, collaboration et vigilance. Elle est
d’autant plus efficace quand elle est
intégrée dès le démarrage et suivie tout
au long du projet.
234
235.
Partie 6 :Suivi et évaluation d’un
projet SI — indicateurs, livrables
Objectifs pédagogiques
◦ Comprendre l’importance du suivi et de
l’évaluation dans un projet SI
◦ Connaître les principaux indicateurs de
performance (KPIs) utilisés
◦ Identifier les livrables clés à chaque phase du
projet
◦ Savoir mettre en place un tableau de bord efficace
◦ Maîtriser les méthodes d’évaluation qualitative et
quantitative
235
236.
Introduction : Pourquoisuivre
et évaluer un projet SI
Le suivi permet de détecter les écarts par
rapport au planning, au budget et aux
objectifs.
L’évaluation mesure la qualité, l’efficacité et la
satisfaction des utilisateurs.
Ces actions facilitent la prise de décisions
correctives en temps utile.
Le suivi et l’évaluation sont indispensables
pour garantir la réussite et la pérennité du
projet.
236
237.
Les indicateurs clés(KPIs) du
projet SI
Catégorie Indicateur Description
Exemple
d’utilisation
Gestion de
temps
Respect des
délais
% des tâches
réalisées dans les
temps
85% des jalons
livrés à date
Gestion de
coûts
Écart
budgétaire
Différence entre
budget prévu et réel
Budget dépassé de
10%
Qualité Taux de défauts
Nombre de bugs
détectés par rapport
au total
3 bugs majeurs /
100 fonctionnalités
Satisfaction
utilisateur
Note de
satisfaction
Résultat des enquêtes
auprès des
utilisateurs
4,5/5 après
formation
Performance
Vélocité (pour
agile)
Points de travail
réalisés par sprint
30 points par
sprint
237
238.
Les livrables clésà chaque phase
Phase Livrable principal
Description
succincte
Cadrage
Cahier des charges,
charte projet
Définition claire des
objectifs et périmètre
Conception
Spécifications
fonctionnelles et
techniques
Description détaillée du
système à construire
Réalisation
Code source,
documentation
technique
Réalisation concrète
des composants
Tests
Rapports de tests, plan
de recette
Validation qualité et
conformité
Déploiement
Manuel utilisateur,
guide formation
Support à l’utilisation et
adoption
Suivi post-
déploiement
Rapport de clôture,
bilan projet
Évaluation finale et
retour d’expérience 238
239.
Méthodes et outilsde suivi et
d’évaluation
Tableau de bord projet : centralise les
indicateurs en temps réel
Réunions régulières : comités de pilotage,
revues de sprint
Outils collaboratifs : Jira, Trello, MS Project
pour suivi des tâches
Enquêtes de satisfaction : questionnaires
utilisateurs
Audit qualité : vérification des standards et
bonnes pratiques
239
240.
Étude de cas: Suivi d’un projet
CRM dans une PME
Mise en place d’un tableau de bord simple
avec :
◦ Respect des délais (objectif : 90%)
◦ Écart budgétaire (objectif : <5%)
◦ Nombre de tickets support ouverts après
déploiement
◦ Note de satisfaction utilisateur à 3 mois
Résultat : grâce au suivi, une dérive sur le
planning a été corrigée à temps, évitant un
retard majeur.
240
241.
Activités pédagogiques
Quel indicateurmesure la qualité d’un logiciel ?
a) Respect des délais
b) Taux de défauts
c) Écart budgétaire
Quel livrable est typiquement produit lors de la
phase de conception ?
a) Cahier des charges
b) Documentation technique
c) Spécifications fonctionnelles
241
Exercice pratique
Sujet: Proposez 5 indicateurs pertinents
à suivre pour un projet de
développement d’une application mobile
et justifiez votre choix.
243
244.
Conclusion
Un suivirigoureux et une évaluation
continue sont indispensables pour
maîtriser un projet SI. Ils permettent
d’anticiper les problèmes, d’améliorer la
qualité et d’assurer la satisfaction des
utilisateurs.
244
BLOC 1 –Fondements de la
Gouvernance des SI
Définition de la gouvernance des SI:
La gouvernance des SI est un système de règles, de
pratiques, de rôles et de processus qui permet
d’assurer que les ressources informatiques :
◦ Créent de la valeur pour l’entreprise
◦ Atténuent les risques associés à l’informatique
◦ Soutiennent l’atteinte des objectifs stratégiques
Elle ne concerne pas seulement la gestion IT,
mais bien la capacité de l’entreprise à piloter
stratégiquement l’usage du SI.
246
247.
Portée :
ITGovernance = sous-ensemble de la
gouvernance d’entreprise.
Elle touche les aspects organisationnels,
humains, financiers, techniques et
juridiques du SI.
247
BLOC 1 – Fondements de la
Gouvernance des SI
248.
Objectifs détaillés :
ObjectifDétail
Alignement stratégique
Veiller à ce que le SI serve les
priorités business.
Création de valeur
Maximiser le retour sur
investissement des SI.
Maîtrise des risques
Identifier, évaluer, réduire les
risques IT et cyber.
Optimisation des
ressources
Réduire les gaspillages, éviter
les doublons technologiques.
Performance et
conformité
Suivre les indicateurs clés
(KPI) et respecter les normes
(ex : RGPD).
248
249.
Exemple réel :
Uneentreprise dans l’agroalimentaire
utilisant un ERP (SAP) peut, grâce à une
bonne gouvernance SI :
◦ Synchroniser les ventes et les stocks
◦ Améliorer la traçabilité des produits
◦ Répondre aux exigences des audits qualité
(ISO 22000)
249
250.
BLOC 2 –Cadres de
Gouvernance des SI
Objectifs pédagogiques
◦ Expliquer les principes fondamentaux des
référentiels ITIL, COBIT et ISO/IEC 27001
◦ Comparer les objectifs, périmètres et logiques de
mise en œuvre
◦ Identifier les rôles, processus et documents
associés à chaque cadre
◦ Choisir un référentiel adapté à un contexte métier
◦ Déployer les référentiels en articulation avec la
gouvernance globale de l’organisation
250
251.
Introduction aux référentiels
degouvernance SI
Définition :
Un référentiel de gouvernance SI est
un ensemble de bonnes pratiques,
normes, processus, rôles et
indicateurs permettant de piloter,
mesurer et améliorer les systèmes
d'information.
251
252.
Objectifs des référentiels:
Objectif Explication
Normaliser les pratiques
Mettre en place des standards
internationaux
Améliorer la qualité IT
Fournir un service stable,
sécurisé, efficient
Sécuriser les données
Réduire les risques de perte,
vol, corruption
Aligner SI et métiers
Mieux répondre aux besoins
métier
Faciliter l’audit
Produire des documents de
preuve et de traçabilité
252
253.
ITIL v4 :Gestion des services
informatiques
Origine :
◦ ITIL = Information Technology
Infrastructure Library
◦ Développé par le gouvernement britannique
(OGC) dans les années 1980.
◦ Dernière version : ITIL v4 (2019)
Objectif :
◦ Optimiser la gestion du cycle de vie des
services IT, du design à l’amélioration continue.
253
254.
Concepts clés :
ÉlémentDescription
Service
Moyen de fournir de la valeur
aux clients sans qu’ils
prennent en charge les
coûts/risques
Valeur
Résultat attendu du service
en termes de bénéfices,
coûts, risques
Organisation ITIL
Producteur de services (DSI,
prestataires, infogérants…)
254
255.
Structure ITIL v4
4 dimensions de la gestion des services
:
◦ Organisation et personnes
◦ Information et technologies
◦ Partenaires et fournisseurs
◦ Flux de valeur et processus
7 principes directeurs (exemples) :
◦ Concentrez-vous sur la valeur
◦ Commencez là où vous êtes
◦ Progresser par itérations avec feedback
255
256.
Service Value System(SVS)
Le SVS représente l’environnement global
dans lequel les services IT sont créés, délivrés
et améliorés.
[ Opportunité / Demande ]
↓
Gouvernance Chaîne de valeur des services Amélioration continue
→ →
↑
Pratiques ITIL + principes + flux
256
257.
Pratiques (précédemment
“processus”) ITILv4
Domaine Exemples de pratiques
Gouvernance
Gestion des risques, de la
conformité
Technique
Développement logiciel,
infrastructure cloud
Service
Catalogue de services, gestion des
incidents, gestion des niveaux de
service
257
258.
Exemple : gestiond’incident
selon ITIL
Signalement incident client
Enregistrement et catégorisation
Résolution de niveau 1 ou escalade vers
niveau 2
Fermeture après validation du client
Analyse des causes si récurrent
258
259.
COBIT 5 /COBIT 2019 :
Pilotage global du SI
Définition :
COBIT = Control Objectives for
Information and related Technology
Créé par l’ISACA
COBIT 5 (2012), COBIT 2019 = dernières
évolutions
Cadre de gouvernance stratégique des
SI
259
260.
COBIT 5 /COBIT 2019 :
Pilotage global du SI
Objectifs:
◦ Piloter les performances et les risques du
SI
◦ Assurer la conformité réglementaire
◦ Maintenir l’alignement stratégique
260
261.
Composants COBIT :
ÉlémentDescription
Objectifs de gouvernance
Finalité du SI (ex. : optimisation des
coûts, gestion des risques)
Facteurs de conception
Taille de l’organisation, besoins
métiers, risques, conformité
Domaine d’évaluation
Alignement SI, livrables, coûts,
efficacité
261
262.
Modèle de gouvernanceCOBIT :
5 domaines de processus :
◦ EDM (Évaluer, Diriger, Surveiller)
◦ APO (Aligner, Planifier, Organiser)
◦ BAI (Bâtir, Acquérir, Implémenter)
◦ DSS (Livrer, Soutenir, Supporter)
◦ MEA (Mesurer, Évaluer, Auditer)
262
263.
Exemple d’application :
Banque X veut lancer un service
bancaire mobile.
◦ EDM : décide si le projet est conforme à la
stratégie
◦ APO : définit le budget et les priorités
◦ BAI : développe l’application mobile
◦ DSS : gère la disponibilité de l’appli
◦ MEA : mesure la satisfaction client et les
incidents
263
264.
ISO/IEC 27001 :sécurité de
l’information
Définition :
L’ISO/IEC 27001 est une norme internationale
qui définit les exigences pour un Système de
Management de la Sécurité de
l’Information (SMSI).
Objectif :
Mettre en œuvre des contrôles de sécurité
adaptés, documentés, mesurés et
continuellement améliorés.
264
265.
Composantes du SMSI:
Élément Description
Politique de sécurité Engagement de la direction
Analyse de risques
Identification des actifs
critiques
Mesures de sécurité
Contrôles organisationnels et
techniques
Documentation Procédures, audits, registres
Amélioration continue
Revue de direction, plan
d’action
265
266.
Exemples de mesuresISO
27001 :
Authentification à deux facteurs (2FA)
Chiffrement des données sensibles
Journaux d’audit et de traçabilité
Politique de mot de passe
266
267.
Comparaison ITIL /COBIT /
ISO 27001
Critère ITIL v4 COBIT 2019 ISO 27001
Objectif
Qualité des
services IT
Gouvernance
globale du SI
Sécurité de
l’information
Origine UK (OGC) ISACA (USA)
ISO
(International)
Méthode Cycle de service
Gouvernance
stratégique
SMSI (PDCA)
Utilisateurs
DSI, gestionnaires
de service
DG, RSSI,
auditeurs
RSSI,
responsables
qualité
Certification
Oui (personne et
organisation)
Non (guidance) Oui (entreprise)
267
268.
Mise en œuvrecombinée des
référentiels
Exemple de combinaison :
◦ Une entreprise certifiée ISO 27001 applique ITIL pour
son helpdesk et COBIT pour piloter la stratégie SI.
◦ ISO 27001 = socle de sécurité
◦ ITIL = amélioration de la qualité de service
◦ COBIT = gouvernance et alignement avec les enjeux
business
Recommandations :
◦ Débuter par COBIT pour cadrer la stratégie
◦ ITIL pour structurer l’opérationnel
◦ ISO 27001 pour sécuriser les actifs critiques
268
269.
Activités pédagogiques
Étude decas : Projet e-Santé
Une clinique veut déployer un Dossier
Médical Partagé. Quels référentiels
utiliser ? Pourquoi ? Quelles pratiques clés
appliquer ? Comment sécuriser les données
?
269
270.
Réponse attendue :
Réponseattendue :
ISO 27001 pour protéger les données
médicales
ITIL pour la gestion du service
COBIT pour le pilotage global et la
conformité
270
271.
Principes de lagouvernance
d’entreprise appliqués au SI
La gouvernance SI hérite des 4 grands piliers de la
gouvernance d’entreprise :
Responsabilité (Accountability)
Chaque décision IT est portée par un acteur
→
responsable.
Transparence
Reporting clair sur les performances, incidents, coûts.
→
Équité
Prise en compte de toutes les parties prenantes.
→
Conformité
Respect des règles internes et externes (ex. : CNIL).
→
271
272.
Tableau d’application
Principe ExempleSI
Responsabilité
Le DSI est responsable du
bon fonctionnement du SI
Transparence
Tableau de bord mensuel
présenté au comité de
direction
Équité
Le service RH et commercial
participent aux choix SI
Conformité
Mise en œuvre du RGPD
avec registre des traitements
272
273.
Cas d’étude :
Entreprise GÉOLOGIX (bureau d’études
géologiques)
Mise en place d’un SIG (système d'information
géographique) interservices :
◦ La direction valide l’outil,
◦ Le service topographique exprime ses besoins métier,
◦ La DSI choisit la solution open-source QGIS,
◦ Un référentiel d’usage et de support est établi,
◦ Un comité de suivi assure l’amélioration continue.
273
274.
Rôle stratégique duSI dans
l’organisation
Le SI comme levier stratégique :
◦ Le système d'information devient un facteur
clé de compétitivité, à travers :
◦ L’innovation (produits/services numériques)
◦ La différenciation client (UX, self-service,
personnalisation)
◦ La rapidité opérationnelle (décisions temps
réel, automatisation)
274
275.
Fonctions du SI:
Fonction Rôle
Collecte
Données de clients, capteurs IoT,
documents…
Traitement
Analyse, calculs, moteur de
recommandation…
Stockage
Base de données relationnelles,
NoSQL, data lake
Diffusion
Intranet, mobile, dashboards BI,
alertes
275
276.
Intégration dans lastratégie
Exemple dans le secteur e-commerce :
◦ SI = plateforme de vente + CRM + BI +
moteur de recommandation
◦ Objectif : augmenter les ventes, réduire les
coûts de service client, mieux cibler les
campagnes marketing
276
277.
Schéma synthétique :
StratégieBusiness
⇩
Besoins fonctionnels
⇩
Solutions SI (ERP, CRM, IA, BI…)
⇩
Résultats mesurables (ROI, satisfaction, gain
de temps)
277
278.
Acteurs impliqués dansla
gouvernance SI
Acteurs internes
278
Acteur Rôle principal
DG / COMEX Définir les priorités stratégiques
DSI
Alignement technologique et
pilotage des projets
RSSI
Sécurité de l’information (risques,
conformité, résilience)
MOA Représente les besoins métiers
MOE Implémente la solution IT
Utilisateurs
Apportent retours et demandes
d’évolution
279.
Acteurs impliqués dansla
gouvernance SI
Comités :
◦ Comité de pilotage SI : supervision des projets
majeurs
◦ Comité stratégique SI : arbitrage et priorisation
◦ Comité sécurité (ou cyber) : pilotage des plans
de sécurité
• Outils utilisés :
◦ Matrices RACI
◦ Rôles ITIL (Service Owner, Process Owner)
◦ Diagrammes organisationnels
279
280.
Exemple :
Dans unegrande école :
◦ Le SI pédagogique (plateforme Moodle) est
géré par la DSI.
◦ La direction des études joue le rôle de MOA.
◦ Les enseignants et étudiants sont les
utilisateurs finaux.
◦ Un comité de pilotage se réunit chaque
semestre pour décider des évolutions.
280
281.
Alignement stratégique SI/
objectifs métiers
Définition :
L’alignement stratégique désigne la
cohérence et la synergie entre les
objectifs métiers (ex : croissance,
qualité, réduction des délais) et le
système d’information.
281
282.
Alignement stratégique SI/
objectifs métiers
Modèle de Henderson & Venkatraman :
Alignement stratégique = alignement
fonctionnel + alignement structurel
◦ Implication du top management + coopération SI /
métiers
Étapes pour un bon alignement :
◦ Cartographier les processus métier
◦ Identifier les besoins en SI associés
◦ Définir des indicateurs partagés (KPI)
◦ Mettre en place des comités de liaison réguliers
282
283.
Tableau de cas:
Objectif métier Alignement SI possible
Réduire les délais de
livraison
Intégration logistique via un
TMS
Augmenter la satisfaction
client
CRM + chatbot intelligent
Optimiser la production MES + dashboard temps réel
283
284.
ACTIVITÉS PÉDAGOGIQUES
QCM
a)Parmi lesobjectifs suivants, lequel relève
le plus directement de la gouvernance SI ?
a) Réduction de la consommation énergétique
b) Recrutement d'ingénieurs DevOps
c) Alignement SI / objectifs métiers
d) Formation en bureautique
284
285.
ACTIVITÉS PÉDAGOGIQUES
Quiest responsable de l’analyse des
risques SI ?
a) MOE
b) RSSI
c) MOA
d) Développeurs
285
286.
Exercice d’application –Cas "IzyLab"
L’entreprise IzyLab (laboratoire de
biotechnologie) utilise plusieurs outils non
intégrés pour gérer ses projets, ses clients et sa
documentation. Le DG souhaite mettre en place
une gouvernance SI pour moderniser l’ensemble.
Travail à faire :
◦ Identifiez 4 objectifs de gouvernance SI dans ce
contexte.
◦ Citez les rôles que devront jouer au moins 5 acteurs.
◦ Proposez un plan d’action pour aligner le SI avec les
besoins de l’équipe de recherche.
286
287.
Corrigé
Centraliser lesoutils, garantir la sécurité des
données, fluidifier la collaboration,
documenter les processus.
DG (stratégie), DSI (architecture SI), RSSI
(sécurité des données biomédicales), MOA
(chef de recherche), MOE (intégrateur
logiciel).
Diagnostic existant, ateliers de besoins,
sélection d’un outil intégré (ex : suite
Atlassian), comité de suivi mensuel.
287
288.
BLOC 3 –Gouvernance
réglementaire des SI au Maroc
Objectifs pédagogiques
◦ Comprendre les textes juridiques marocains en
matière de gouvernance des données
◦ Connaître les obligations des entreprises en
matière de SI
◦ Identifier le rôle de la CNDP
◦ Appliquer les exigences légales au niveau des
systèmes informatiques (traçabilité, sécurité,
conformité)
◦ Réduire les risques juridiques dans la gestion de
l'information
288
289.
Loi 09-08 (Maroc): Protection
des données personnelles
Contexte :
La loi 09-08, promulguée par le Dahir n° 1-09-15 du 18
février 2009, encadre la protection des personnes
physiques à l’égard du traitement des données à
caractère personnel.
Objectifs :
◦ Garantir le respect de la vie privée
◦ Assurer une utilisation licite, loyale et
transparente des données
◦ Prévenir les abus et les dérives technologiques
289
290.
Définitions clés
Terme Définition
Donnéepersonnelle
Toute information permettant
d’identifier une personne (CIN,
email, n° de téléphone, biométrie...)
Traitement
Toute opération liée aux données
(collecte, conservation,
modification, transmission,
suppression)
Personne concernée
Individu dont les données sont
traitées
Responsable du traitement
Organisation qui détermine les
moyens et finalités du traitement
Consentement
Accord exprès, libre, spécifique et
éclairé
290
291.
Obligations des entreprises:
Obligations des entreprises :
Demander l’autorisation de la CNDP
pour tout traitement de données
Informer les personnes concernées de
leurs droits
Sécuriser les données : pare-feu, mots de
passe, chiffrement, traçabilité
Déclarer ou demander autorisation
préalable auprès de la CNDP
Respecter les droits des personnes :
accès, rectification, opposition
291
292.
Exemples de traitements
soumisà autorisation :
Vidéosurveillance
Géolocalisation
Fichiers RH ou CRM contenant des
données sensibles
Transferts internationaux de données
292
293.
Sanctions prévues :
Avertissements, amendes, retrait
d’autorisation
En cas de manquement : amende
pénale de 10 000 à 300 000 dirhams
+ emprisonnement (en cas de
récidive)
293
294.
CNDP (Commission Nationalede contrôle de la
protection des Données à caractère Personnel)
Présentation :
Créée par la loi 09-08, la CNDP est une
autorité administrative indépendante
chargée de :
◦ Contrôler la légalité des traitements
◦ Protéger les citoyens marocains contre les
abus
◦ Veiller à la conformité des entreprises et
administrations
294
295.
Missions principales :
MissionDescription
Autoriser les traitements
En fonction de leur nature et
sensibilité
Contrôler les organismes Sur pièces ou sur site
Informer et sensibiliser Grand public et entreprises
Sanctionner
En cas de manquement à la loi
09-08
295
296.
Rôle dans lagouvernance SI :
Veille à l’intégration des obligations
juridiques dans les outils SI
Encourage la tenue d’un registre de
traitement
Implique un responsable interne de
conformité
Peut recommander ou exiger des
mesures de sécurité (chiffrement,
authentification forte, etc.)
296
297.
Cas réel :
Une société de transport collecte les
données de géolocalisation des employés
sans déclaration préalable.
→ Sanction : retrait du traitement +
obligation de conformité +
avertissement officiel.
297
298.
Traçabilité et auditdu SI
Objectif :
Permettre une surveillance, preuve et
contrôle des accès, opérations, erreurs et
anomalies dans le SI.
298
299.
Exemples de traçabilité:
Composant Données tracées
Bases de données
Requêtes SQL, suppressions,
exports
SI Ressources Humaines
Connexions,
ajouts/modifications de
dossier salarié
Plateforme web
Logs de connexion, tentatives
d’accès
299
300.
Exemples de traçabilité:
Outils :
◦ Journaux de logs (ex : Apache, Windows
Event Viewer)
◦ SIEM (Security Information and Event
Management)
◦ Outils d’audit (Wazuh, Splunk, etc.)
◦ Mécanismes de versionnage et sauvegarde
300
301.
Responsabilité juridique et
risquesSI
Principaux risques juridiques liés au SI :
301
Risque Exemple
Non-déclaration du
traitement
CRM client non déclaré à la
CNDP
Fuite de données Fichier RH envoyé par erreur
Absence de politique de
sécurité
Données clients non chiffrées
Transfert non autorisé
Envoi vers un serveur en
France sans autorisation
CNDP
302.
Conséquences :
Responsabilitécivile et pénale du dirigeant
Risques réputationnels
Pertes financières (amendes, actions en justice)
Suspension du traitement par la CNDP
302
303.
Bonnes pratiques àmettre en
place :
Audit juridique des traitements
Nomination d’un correspondant
CNDP
Rédaction d’une politique de
protection des données
Procédures de gestion des violations de
données
303
304.
Activités pédagogiques
Quelorganisme contrôle la légalité des
traitements de données personnelles au
Maroc ?
La loi 09-08 impose-t-elle une
autorisation préalable pour la
vidéosurveillance ?
Un traitement peut-il être sanctionné
même s’il est sécurisé mais non déclaré ?
304
305.
Étude de cas
Étudede cas
Cas de l’entreprise "Medisoft" (logiciel médical
privé) :
Elle collecte les antécédents médicaux, contacts
d’urgence et identifiants biométriques des patients. Les
données sont stockées sur des serveurs en Espagne, sans
consentement explicite ni déclaration à la CNDP.
Questions :
Quels manquements identifiez-vous ?
Quelles obligations légales auraient dû être respectées ?
Donnez trois mesures correctives à mettre en œuvre.
305
306.
Réponses
Manquements :absence de déclaration
CNDP, absence de consentement,
transfert non autorisé.
Obligations : déclaration CNDP,
information des patients, sécurisation.
Mesures : demande d’autorisation CNDP,
modification des CGU, hébergement local
ou autorisation du transfert.
306
307.
BLOC 4 –Composantes et Outils de
Sécurité des Systèmes d’Information (SI)
Objectifs pédagogiques
◦ Comprendre les notions fondamentales de sécurité
du SI (disponibilité, intégrité, confidentialité)
◦ Identifier les menaces et vulnérabilités principales
◦ Connaître les principaux outils de protection et leurs
fonctionnements
◦ Mettre en place une stratégie cohérente de défense
du SI
◦ Réaliser des audits et tests de sécurité simples
307
308.
Les 3 piliersde la sécurité SI
Disponibilité
◦ Définition : Assurer que les données et
services sont accessibles quand ils sont
nécessaires.
◦ Exemple : Un site bancaire en ligne doit être
disponible 24/7, une panne de plusieurs
heures entraîne des pertes financières.
◦ Outils liés : Redondance, sauvegardes,
PRA/PCA (plan de reprise d’activité).
308
309.
Les 3 piliersde la sécurité SI
Intégrité
◦ Définition : Garantir que les données ne sont
pas modifiées ou corrompues de façon
non autorisée.
◦ Exemple : Un document financier modifié
frauduleusement peut fausser la comptabilité.
◦ Outils liés : Checksums, signatures
numériques, contrôle d’accès.
309
310.
Les 3 piliersde la sécurité SI
Confidentialité
◦ Définition : Assurer que seules les personnes
autorisées peuvent accéder aux données
sensibles.
◦ Exemple : Les dossiers médicaux doivent être
accessibles uniquement aux médecins
concernés.
◦ Outils liés : Chiffrement, gestion des droits
d’accès, authentification forte.
310
311.
Menaces, vulnérabilités et
risques
Typede menace Exemple concret
Conséquence
possible
Malware (virus,
ransomware)
Crypter les fichiers et
demander une rançon
Perte d’accès aux
données
Attaque par déni de
service (DDoS)
Saturation des serveurs
d’un site web
Indisponibilité du
service
Phishing
Vol d’identifiants
bancaires
Fraude financière
Failles logicielles
Exploitation d’une faille
dans une application
Intrusion dans le
système
Erreur humaine
Mauvaise configuration
d’un serveur
Fuite de données
311
312.
Outils de sécurité
Pare-feu (Firewall)
◦ Fonction : Filtrer les flux entrants et sortants selon des
règles définies.
◦ Types : Pare-feu matériel, logiciel, pare-feu nouvelle
génération (NGFW).
◦ Exemple : Bloquer tout trafic suspect venant d’une IP
étrangère.
Antivirus et antimalwares
◦ Fonction : Détecter, bloquer et supprimer les programmes
malveillants.
◦ Fonctionnement : Signature, heuristique, sandboxing.
◦ Exemple : Windows Defender, Avast.
312
313.
Chiffrement
◦ But: Rendre illisible les données sans la clé.
◦ Types : Symétrique (AES), asymétrique (RSA).
◦ Applications : Emails chiffrés, disques durs, VPN.
Gestion des accès
◦ Contrôle d’accès basé sur les rôles (RBAC), gestion
des identités (IAM).
◦ Authentification forte : Mot de passe + OTP,
biométrie.
◦ Exemple : Active Directory, Azure AD.
313
314.
Gestion des accèset des
identités
Importance de limiter les droits selon le
principe du moindre privilège
Processus d’attribution, révocation, revue
régulière des accès
Authentification multifactorielle (MFA)
Surveillance des accès et alertes en cas
d’anomalie
314
315.
Exercices pratiques etcas
d’étude
Exercice 1 – Analyse de risque
◦ Identifier les menaces potentielles sur un système
bancaire en ligne
◦ Proposer les mesures de sécurité adaptées
Exercice 2 – Configuration d’un
pare-feu
◦ Définir des règles simples pour un réseau
d’entreprise (ex : autoriser HTTP/HTTPS, bloquer le
P2P)
315
316.
Étude de cas– Ransomware
chez "MedTech"
Analyse de l’attaque
Plan de réponse immédiate et prévention
future
316
317.
BLOC 5 –PCA / PRA : Plan de
Continuité et de Reprise d’Activité
Objectifs pédagogiques
◦ Comprendre les différences entre PCA et PRA
◦ Évaluer les impacts d'une interruption du SI
◦ Élaborer une stratégie de continuité adaptée
◦ Définir les ressources critiques et les priorités de
reprise
◦ Concevoir un plan opérationnel de reprise après
sinistre
◦ Tester et maintenir les plans en condition
opérationnelle
317
318.
Définitions et enjeuxdu PCA /
PRA
PCA (Plan de Continuité d’Activité) :
ensemble de dispositifs organisationnels,
techniques et humains destinés à garantir la
continuité minimale des services
critiques, même en cas de sinistre majeur.
PRA (Plan de Reprise d’Activité) : partie
du PCA qui vise à rétablir les systèmes et
infrastructures IT après une interruption
(panne, cyberattaque, incendie…).
318
319.
Exemples d’incidents nécessitantun
PCA/PRA :
Incident Impact potentiel
Incendie du datacenter
Perte de données, arrêt de
production
Cyberattaque
(ransomware)
Blocage total du SI, chantage,
perte financière
Panne réseau nationale
Indisponibilité totale des
services
319
320.
Objectifs du PCA/ PRA :
Minimiser les pertes d’exploitation
Maintenir un service minimal aux
clients
Préserver la confiance des partenaires
Réduire les délais de rétablissement
du SI
Être conforme aux exigences
réglementaires (banque, santé, etc.)
320
321.
Phases d’élaboration d’un
PCA/ PRA
Étape 1 – Analyse d’impact (BIA)
◦ Identifier les activités critiques
◦ Estimer les pertes en cas d’interruption
◦ Fixer des priorités
Étape 2 – Définition des objectifs de
reprise
◦ RTO (Recovery Time Objective) : temps
maximum d’interruption acceptable
◦ RPO (Recovery Point Objective) : perte
maximale de données acceptable
321
322.
Phases d’élaboration d’un
PCA/ PRA
Étape 3 – Stratégies de continuité
◦ Hébergement redondant (data center secondaire)
◦ Sauvegarde dans le cloud
◦ Virtualisation des serveurs
◦ Bascule automatique
Étape 4 – Documentation des
procédures
◦ Liste des contacts d’urgence
◦ Procédures techniques de restauration
◦ Plans de communication interne/externe
322
323.
Phases d’élaboration d’un
PCA/ PRA
Étape 5 – Tests et simulations
régulières
◦ Test de restauration à blanc
◦ Simulation de basculement réseau
◦ Audit de conformité annuelle
323
324.
Analyse d’Impact Métier(BIA)
Objectifs :
◦ Identifier les processus critiques (ex :
facturation, paie, gestion clients)
◦ Évaluer l’impact financier et organisationnel
d’un arrêt
◦ Classer les priorités de reprise
324
325.
Exemple de matriceBIA :
Processus Impact (1-5)
Durée max
d’interruption
Système
associé
Paiement des
salaires
5 1 jour ERP RH
Commandes
clients
4 2 jours CRM
Comptabilité 3 3 jours Système compta
325
326.
Architecture de continuitédu SI
Moyens techniques :
326
Solution Fonction
Sauvegardes automatiques
Permettent la restauration à un état
antérieur
Site de secours (cold, warm,
hot)
Redondance du SI à différents
niveaux
Clusters et load balancing Résilience réseau et serveur
Virtualisation (VMware,
Hyper-V)
Reprise rapide sur un autre serveur
Sauvegarde cloud
Externalisation et sécurisation des
données critiques
327.
Architecture de continuitédu SI
Typologies de sites :
327
Type
Délai de
reprise
Coût Exemple
Cold Site > 24h Faible
Salle vide pré-
câblée
Warm Site 4h–24h Moyen
Serveurs
préconfigurés
Hot Site < 1h Élevé
SI répliqué en
temps réel
328.
Tests, maintenance etretour
d’expérience
Types de tests :
◦ Test papier : vérification des procédures
◦ Test technique : restauration réelle
◦ Test d’interruption simulée : évaluation
complète du PRA
Maintenance :
◦ Mettre à jour les contacts, systèmes et
procédures régulièrement
◦ Intégrer les changements SI dans le PCA
328
329.
Retour d’expérience (REX):
Après chaque test ou incident réel
Documenter les points faibles
Améliorer les procédures
329
330.
Activités pédagogiques
Étude decas : entreprise e-commerce «
MarocNet »
MarocNet subit une cyberattaque par ransomware.
Tous les serveurs sont chiffrés. Le site est inaccessible
depuis 8h. Les commandes sont bloquées.
Travail demandé :
◦ Quels sont les impacts directs ?
◦ Quels RTO et RPO recommandez-vous ?
◦ Proposez une stratégie PRA adaptée.
◦ Listez les outils à mettre en place.
330
331.
QCM
Le PCAvise à :
a) Remplacer les SI existants
b) Continuer les activités critiques en cas de crise
c) Tester les performances réseau
d) Améliorer le site web
RTO désigne :
a) Le volume de données perdues
b) Le temps de reprise maximal
c) Le système d’exploitation
d) Le nombre d’utilisateurs
Un hot site permet :
a) Une restauration en plus de 24h
b) Un fonctionnement en parallèle du SI
c) Un accès uniquement manuel
d) Une sauvegarde physique mensuelle
331
332.
BLOC 6 –Gouvernance de la sécurité
des Systèmes d’Information
Objectifs pédagogiques
◦ Comprendre les rôles, responsabilités et
structures de gouvernance de la sécurité SI
◦ Concevoir une politique de sécurité cohérente
◦ Mettre en place une stratégie organisationnelle
de gestion des risques
◦ Identifier les indicateurs de suivi de la sécurité
(KPI)
◦ Connaître les bonnes pratiques et standards de
gouvernance sécurité
332
333.
Principes de gouvernancede la
sécurité SI
La gouvernance de la sécurité SI
consiste à définir les structures, règles,
stratégies et mécanismes permettant
d’assurer une cybersécurité
cohérente, alignée avec les objectifs
métiers.
333
334.
Principes de gouvernancede la
sécurité SI
Objectifs :
◦ Définir la vision stratégique en sécurité
◦ Assigner des rôles clairs et responsabilités
◦ Garantir la conformité légale et
réglementaire
◦ Suivre les performances de sécurité et
améliorer en continu
334
335.
Principes de gouvernancede la
sécurité SI
Enjeux :
◦ Complexification des systèmes (cloud, IoT,
télétravail)
◦ Multiplication des cybermenaces (phishing,
ransomware)
◦ Nécessité de protéger les données et la
réputation
335
336.
Acteurs et responsabilités
Rôles clés dans la gouvernance sécurité :
336
Acteur Rôle principal
RSSI (Responsable Sécurité
des SI)
Piloter la stratégie de cybersécurité
Direction Générale
Arbitrage budgétaire, vision
stratégique
DSI
Implémentation technique des
politiques de sécurité
DPO (ou CIL)
Conformité des traitements de
données
Utilisateurs
Respect des règles d’usage et de
vigilance
Prestataires externes
Respect des clauses de sécurité
contractuelles
337.
Bonnes pratiques :
Instaurer un comité de sécurité SI
Mettre en place une charte
informatique
Former les utilisateurs et administrateurs
337
338.
Politique de Sécuritédes Systèmes
d’Information (PSSI)
La PSSI est un document stratégique qui définit les règles, objectifs, procédures
et contrôles en matière de cybersécurité dans une organisation.
Contenu d’une PSSI type :
Objectifs généraux
◦ Protection des données, conformité légale
Champ d’application
◦ Utilisateurs, équipements, applications, réseau
Règles de sécurité
◦ Mots de passe, mises à jour, contrôle d’accès
Procédures
◦ Réponse aux incidents, sauvegardes, audits
Sanctions
◦ Responsabilité en cas de non-respect
Suivi et mise à jour
◦ Révision annuelle, indicateurs de pilotage
338
339.
Politique de Sécuritédes Systèmes
d’Information (PSSI)
Exemple :
Dans une université, la PSSI impose
l’utilisation d’un VPN pour accéder aux
serveurs depuis l’extérieur et interdit le
stockage de données étudiantes sur des
clés USB.
339
340.
Normes, standards etbonnes pratiques
Norme / Cadre Objectif
ISO/IEC 27001
Système de management de la
sécurité de l'information
NIST SP 800-53
Standards de sécurité pour les
systèmes d’information
CIS Controls
Liste de contrôles de cybersécurité
prioritaires
ANSSI (France) / DGSSI
(Maroc)
Recommandations nationales
340
341.
Bonnes pratiques :
Application du principe du moindre
privilège
Ségrégation des responsabilités
Journaux de logs et auditabilité
Revue périodique des accès
Politique claire de gestion des mots de
passe
341
342.
Indicateurs et tableauxde bord
sécurité
Pourquoi mesurer ?
◦ Évaluer l'efficacité des dispositifs mis en place
◦ Démontrer la conformité
◦ Anticiper les dérives et risques
342
343.
Exemples de KPIsécurité :
Indicateur Objectif
Nombre d’incidents bloqués
Mesure de l'efficacité du pare-feu /
antivirus
Taux de mise à jour des postes
Suivi de conformité du parc
informatique
Nombre de tests de phishing
réussis
Indice de sensibilisation des
employés
Délai moyen de correction des
failles
Réactivité de l’équipe sécurité
343
344.
Tableau de bord:
Doit être simple, visuel (graphes, jauges)
Présenté régulièrement à la direction
Doit inclure alertes sur seuils critiques
344
345.
Étude de cas: PME "DataFiducia"
PME dans la comptabilité, 30 employés, héberge
les données de 500 clients. Suite à une attaque
par ransomware, la direction décide de structurer
la gouvernance cybersécurité.
Travail demandé :
◦ Proposer une structure de gouvernance adaptée.
◦ Élaborer un sommaire d’une PSSI pour cette
entreprise.
◦ Identifier 3 indicateurs de sécurité pertinents à
suivre.
345
346.
Activités pédagogiques
a) Lerôle du RSSI est :
a) Administrer la base de données
b) Piloter la cybersécurité de l’entreprise
c) Former le personnel
d) Contrôler les budgets RH
b) Une PSSI est :
a) Une politique de sécurité publique
b) Un document interne définissant les règles
de sécurité
c) Une base de données des utilisateurs
d) Une norme ISO
346