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Professeur: HABBOUCH Sami
ENCG Kénitra
Année Universitaire 2019/2020
Master Finance, Audit et Contrôle
de Gestion
Système d’Information Comptable
SOMMAIRE
A) Le système d’information (S.I)
A- 1 Définition d’un S.I
A- 2 Les caractéristiques d’un S.I
A- 3 Les étapes d’un S.I
A- 4 Les composants d’un S.I
A- 5 Les objectifs d’un S.I
B) Le système d’information comptable
B- 1 L’information comptable
B- 2 Le système classique
B- 3 Le système centralisateur
B- 4 Le progiciel comptable
A) Le système d’information
L’information est un ensemble d’éléments directement
constitutif de son existence :
- une forme : numérique, papier…etc.
-un contenu : la phrase, le son, la musique, les images, la
valeur, le texte, …
-un contexte : son environnement, les acteurs, clients,
fournisseurs, produits, météo, … attachés à cette
information,
-des dépendances techniques : son format nécessite un
lecteur particulier, un réseau particulier (grand volume), un
logiciel particulier …etc.
- un poids : est ce une information importante ou pas ?
- un classement : est elle catégorisée et reconnue comme tel,
structurée et clairement définie, ou sans classement?
-un cycle de vie: une commande se transforme en facture,
une demande de crédit en crédit …etc.
L’INFORMATION:
Fiable
Pertinente
Actuelle
Licite
Disponible
Utilisable
Non redondante
Sélective
Synthétique Précise
Évaluable
Quelle est la différence entre l’information et les
données?
• Les données, images, sons, etc., constituent la matière
première de l’information.
• La notion d’information est relative au destinataire :
ce qui est information pour l’un n’est pas
obligatoirement information pour l’autre.
• Le plus important dans l’information : sa
pertinence.
L’information et l’organisation
Chaque organisation poursuit un objectif et fonctionne
sur la base d’une division du travail entre ses membres.
Comment, ainsi, assurer le respect de l’unicité de
l’objectif global malgré la division des tâches entre ses
membres?
Le partage de l’information permet la coordination.
Pour faire face à l’ensemble de ces besoins
fondamentaux en information, les organisations
développent des activités de traitement de l’information
essentielles pour leur survie.
C’est à dire des systèmes d’information.
Pour identifier le système d’information, on utilise
l’approche systémique qui considère l’organisation
comme un système dont lequel on peut distinguer trois
sous-système :
- Le système de décisions : désigne les actions de
pilotage et de régulation tant au niveau global
(l’entreprise dans sa totalité) qu’au niveau local
(départements, services…).
- Le système opérant : il se trouve à la base de toute
organisation car c'est lui qui effectue les opérations de
transformation des flux de ressources (matériels,
humains, et financiers) en flux de produits (biens ou
services).
C'est le niveau de la production, des opérations, de
chaque service, chaque unité.
- Le système d’information : c’est l’interface entre le
système d’opérations et le système de décision.
L’ENTREPRISE EST UN SYSTÈME…
COMPLEXE
LE SYSTEME DE
DECISIONS :
. Détermine les objectifs
. Réunit les moyens
. Contrôle (régule)
Informations
de décision
SYSTEME OPERANT
. Assure les achats, la
production, …
Flux d ’entrée Flux de sortie
Informations
sur les opérations
et les réalisations.
SYSTÈME D’INFORMATION
A- 1 Définition d’un S.I
« Un système d’information est un ensemble
organisé de ressources : matériel, logiciel,
personnel, données, procédures, …, permettant
d ’ acquérir, de traiter, de stocker des
informations (sous forme de données, textes,
images, sons, etc.) dans et entre les
organisations. »
Quelle est la différence entre système
informatique et S.I ?
C'est là une première différence palpable entre
les deux systèmes:
- le Système informatique (I.T) est l'ensemble
des actifs matériels et logiciels de l'entreprise
ayant pour vocation à automatiser le traitement
de l'information.
- le Système d’information (S.I) est l’ensemble
des actifs de l’I.T (matériels et logiciels), qui
comprend aussi et surtout les actifs humains et
immatériels, les procédés, les procédures, et
les processus.
A- 2 Les caractéristiques d’un S.I
Un SI est caractérisé par trois composantes :
1. Un aspect technologique : les outils de
traitement dont la technologie nous permet
de bénéficier (informatique, statistiques…);
2. Un aspect organisationnel : interaction avec
les autres composantes de l’entreprise ;
3. Et un aspect informationnel : gestion,
traitement et restitution des informations
obtenues.
• Collecter : c’est à partir de là que naît la donnée,
qu’on acquière les informations provenant de
l’environnement interne ou externe à l’entreprise.
• Stocker : dès que l’information est acquise, le
système d’information la conserve. Elle doit
pouvoir être disponible et doit pouvoir être
conservée dans le temps.
• Traiter : cette phase permet de transformer
l’information et choisir le support adapté pour
traiter l’information. Ici ont construit de nouvelles
informations en modifiant le fond ou la forme.
• Diffuser : le S.I transmet ensuite l’information
dans son environnement interne ou externe.
A-3 Les étapes d’un S.I
Les étapes d’un S.I
Collecte de l’information
Stockage de l’information
Traitement de
l’information
Diffusion de l’information
A- 4 Les composants d’un S.I
Chaque entreprise a son système d’information, et la
multiplication des solutions, outils, technologies, amplifie
ce phénomène. Pour faire simple, les composants du S.I :
• L’infrastructure, serveurs, stockage, bases de données,
réseaux, virtualisation, cloud, Big Data, …etc.
• Les applications, généralement l’Enterprise Resource
Planning (ERP) est le cœur du S.I, s’y greffent le CRM
(clients), le SIRH (Système d'Information des
Ressources Humaines), le marketing, les verticaux
métiers, les développements spécifiques, les services, les
API (Application Programming Interface) …etc.
• Les utilisateurs, plus précisément les outils et services du
poste de travail jusqu’en mobilité.
• L’administration, la gestion du SI et de ses composants.
Système
d’information
Les personnes
utilisateurs de l’information produite
par le système ou qui participent à
l’acquisition, traitement, stockage et à
la diffusion des informations.
Matériels
supports physiques de l’information
(outils informatique, papier,…)
Logiciels et procédures
programmes, méthodes, logiciels
nécessaires au fonctionnement du
matériel informatique et procédures
manuelles.
Données
informations brutes collectées
Composants Fonctionnement
Collecte de l’information
Traitement des informations
Stockage des informations
Diffusion des informations
A- 5 Les objectifs d’un S.I
La première fonction du S.I est de restituer une
information à la bonne personne et au bon moment sous le
format approprié; cependant un système d’information a
une triple finalité:
- il constitue une aide aux opérations dans la mesure où il
fournit les informations nécessaires à la réalisation des
opérations (instructions, commandes, normes),
- une aide à la décision car il met à la disposition des
dirigeants les informations utiles pour leur mission de
pilotage : informations de représentation, informations
de préparation des décisions, informations d’évaluation
et de contrôle de réalisations ;
- et une aide à la communication puisqu’il assure et
coordonne les échanges d’informations à l’intérieur de
l’entreprise et entre l’entreprise et son environnement
(communication interne et externe).
Finalités d’un S.I
Diminuer les délais d’exécution
Améliorer la qualité de l’information
Adapter les ressources aux objectifs
Aider à la prise de décision: mesures des actions administratives
Fiabiliser les procédures
Anticiper les dysfonctionnements
Communiquer en interne et en externe
A retenir sur le S.I
Un ensemble d’individus (informaticiens, comptables,
contrôleurs de gestion, assistants administratifs…),
d’éléments matériels (ordinateurs, réseaux, panneaux
d’affichage…) et d’éléments immatériels (organisation
des informations, des traitements, règles du Plan
comptable…) qui transforment les flux élémentaires
d’informations (bons de commande, factures…) en flux
d’informations élaborées (bilan, tableau de bord…)
afin de permettre la prise de décision.
B) Le système d’information comptable
Le système d'information comptable représente une
composante fondamentale du système d’information
global de l’entreprise.
Le Système d’Information Comptable (SIC) organise et
transforme les diverses données financières d’une
entreprise en informations cohérentes et utiles aux
gestionnaires et aux utilisateurs externes.
Il rempli deux grandes fonctions:
➢ La fonction patrimoniale
Elle concerne particulièrement la comptabilité générale
(ou financière), car cette dernière est utilisée comme un
moyen de contrôle et de protection du patrimoine de
l’entreprise, elle permet notamment le contrôle des
dépenses et des recettes, le contrôle des magasiniers (des
stocks, des réceptions, des livraisons)…etc.
C’est une garantie contre les malversations,
détournements, vols, par le personnel et par les clients.
Elle assure la protection des créanciers, des banquiers, elle
surveille la solvabilité de l’entreprise et la transparence.
C’est aussi un moyen de suivre l’évolution des grandes
masses de chiffres, de repérer les anomalies, de comparer
les masses dans l’entreprise et entre les entreprises
(analyse financière).
➢ La fonction d’aide à la gestion
Cette fonction fait appel à la comptabilité analytique, sans
ignorer le rôle de la comptabilité générale bien sûr. Les
objectifs de la comptabilité analytique peuvent être
regroupés selon trois axes :
- calcul des coûts et analyse de la rentabilité: elle permet
aux entreprises la connaissance des coûts de revient des
produits, nécessaire pour la fixation de leur prix de vente.
- contrôle de gestion: l’analyse des écarts entre les
prévisions et les réalisations (tableaux de bord).
- l’aide à la prise des décisions : la détection des erreurs
et des responsabilités dans le processus de prévision ou de
décision et la mise en place d’actions correctives.
B.1 L’information comptable
- Les supports de l’information.
• Parmi les documents que l’entreprise manipule, certains
constituent des pièces comptables et d’autres non.
• Seules les pièces comptables attestent de flux (servent de
preuve) et sont traitées par la comptabilité financière.
• Les principales pièces comptables sont les factures (doit
et avoir) les documents attestant de paiements (chèques,
souches, pièces de caisse…), les livres de paie.
23
- Le traitement des pièces comptables
• Toutes les pièces comptables sont soit émises par
l’entreprise soit reçues par l’entreprise
• Elles sont la preuve d’une opération qui donne
naissance à des flux physiques ou monétaires.
• Ces flux sont enregistrés en comptabilité suivant la
technique de la partie double. Pour une opération,
emploi = ressource (ou débit = crédit)
- La normalisation comptable
L’état a une place très importante dans l'élaboration des
règles comptables. La mise en place d’une comptabilité
générale lui a permis, d'une part de contrôler et réguler
l'information financière, mais surtout lui a permis
d'asseoir et de percevoir plus facilement l'impôt.
Pour cela, la présentation et l’évaluation de
l’information comptable font l’objet d’une
normalisation.
C’est le Code Général de la Normalisation Comptable
(CGNC) qui fixe ces normes.
Ces normes sont principalement constituées :
- de règles d’évaluation et de présentation,
- d’un Plan Comptable Général Marocain : une liste de
comptes que les comptables doivent utiliser.
Chaque compte est caractérisé par un numéro et un
intitulé.
B.2 Le système classique
- L’organisation générale de la comptabilité
• Tri des documents : pièces comptables et autres pièces
• Classement par ordre chronologique.
• Enregistrement au journal : partie double.
• Report dans les comptes du grand-livre.
• Vérification par la balance des comptes.
• Elaboration des documents de synthèse : bilan et le
C.P.C
- La vérification de la partie double
• Pour vérifier qu’aucune erreur de partie double n’a
été commise, les entreprises établissent
périodiquement une balance des comptes.
• La balance est un document qui présente pour chaque
compte classé par numéro du PCGM : le total débit,
le total crédit et le solde.
• Si aucune erreur de partie double n’a été commise, on
doit vérifier les égalités : total débit = total crédit et
total des soldes débiteurs = total des soldes créditeurs.
- L’établissement des documents de synthèse
• Le bilan et le C.P.C sont établis à partir d’une
balance à une date donnée.
• Le résultat est reporté au bilan dans les capitaux
propres, si c’est une perte, il est précédé du signe
« - ».
Schéma du système classique
Pièces justificatives externes Pièces justificatives internes
Travaux
Journaliers
Travaux
Périodiques
JOURNAL
(chronologie des
opérations)
GRAND LIVRE
(ensemble des
comptes)
BALANCE
(situation de
chaque compte)
BILAN
Situation
patrimoniale
de l’entreprise
CPC
Activité de
l’entreprise
L’enregistrement des opérations en articles de « journal
classique » comporte plusieurs inconvénients :
• la succession des articles ne correspond qu’à un ordre
chronologique dont la lecture ne permet pas d’avoir une
idée précise et rapide de chaque catégorie d’opération
enregistrée pendant la période ;
• le Journal étant « unique », seule une personne peut y
travailler à un moment donné ; donc le travail sur ce
journal ne peut être réparti entre plusieurs personnes;
B.3 Le Système centralisateur
Pour pallier ces « inconvénients » on a recours à un
autre système dit « système centralisateur »:
• En ouvrant autant de journaux qu’il y a de catégories
d’opérations à enregistrer ; ainsi, la lecture de chaque
journal permet d’avoir une vue précise et rapide de
chaque catégorie d’opérations ;
• En spécialisant les journaux par catégorie
d’opérations, ils sont multiples et l’on peut envisager
une division du travail.
- Principes du système centralisateur
L’organisation du système centralisateur comprend deux
séries de travaux:
➢ Des travaux journaliers
C’est la comptabilité auxiliaire qui consiste:
- a trier des documents et pièces comptables de base;
- a enregistrer les opérations dans les journaux auxiliaires
soit un journal auxiliaire par catégorie d’opérations.
Exemple: opérations de caisse; opérations de banque;
opérations d’achats; opérations de ventes; opérations
sur les effets, opérations diverses.
- aux reports dans les «grands livres auxiliaires » (grand
livre auxiliaire des clients et grand livre auxiliaire des
fournisseurs essentiellement).
➢ Des travaux périodiques
C’est la comptabilité centralisatrice qui consiste:
• en l’établissement du journal général dans lequel
chaque journal auxiliaire est résumé au moyen d’un
seul article récapitulatif;
• aux reports au grand livre général à partir du journal
général; en l’établissement de la balance générale des
comptes.
- Le fractionnement du journal unique en journaux
auxiliaires
L’entreprise crée les journaux auxiliaires, selon ses besoins.
❖ Le regroupement analogique des opérations de
l’entreprise
- des achats de biens et services et de leurs règlements :
• les achats de marchandises, d’autres biens et de services ;
• les sorties d’effets à payer ;
• les sorties d’espèces de caisse;
• les paiements par la banque ;
• les paiements par le CCP.
- des ventes de biens et services et de leurs
règlements :
• les ventes de marchandises, de biens et services;
• Les entrées d’effets à recevoir ;
• Les recettes en espèces;
• Les recettes en banque ;
• Les recettes aux chèques postaux.
❖ Les journaux auxiliaires pouvant être créés
- Journal auxiliaire de Caisse - débit ;
- Journal auxiliaire de Caisse - crédit ;
- Journal auxiliaire de Banque - débit ;
- Journal auxiliaire de banque - crédit ;
- Journal auxiliaire de Chèques postaux - débit ;
- Journal auxiliaire de Chèques postaux - crédit ;
- Journal auxiliaire des achats à crédit ;
- Journal auxiliaire des ventes à crédit ;
- Journal auxiliaire des Entrées d’effets à recevoir ;
- Journal auxiliaire des Sorties d’effets à recevoir ;
- Journal des opérations diverses.
- Tracé des journaux auxiliaires
Le journal auxiliaire jouer pour chaque opération à
enregistrer :
- un compte appelé « compte support » à colonne
principales qui est suivant le cas toujours débité ou
toujours crédité ;
- en contre partie de ce compte, un ou plusieurs comptes
crédités ou débités appelés « colonnes spéciales » à
débiter ou à créditer.
Remarque :
Pour éviter le grand nombre de colonnes de répartition,
on utilise une colonne appelée divers, dans laquelle on
inscrit les opérations peu nombreuses effectuées
pendant le mois.
Dates Réf Libellés
Comptes à débiter Comptes à créditer
5161 7111 4455 Divers
sommes comptes
16/02 V105 Vente de Mses 7200 6000 1200
Totaux à centraliser au Journal
Général
7200 6000 1200
Compte-
support
Opérations peu
nombreuses
effectuées pdt
le mois
Exemple du journal auxiliaire Caisse – débit (recettes)
EXEMPLE:
Le 16/02 Facture V105 vente de marchandise brut 6 000dh; taux de TVA 20% ;
contre espèces.
- La division du Grand Livre
Exemple : le tracé du relevé nominatif des comptes de
tiers
Le 30 mars 2000, les clients Mrabti et Adlouni ont respectivement
une créance de 3000 dh et 12 000 dh. Nouvelle créance au mois
d’avril du client Harti d’un montant de 4 800 dh.
N° de
compte
Références du
client
Sommes Soldes
Débits Crédits Débiteurs Créditeurs
3421-01
3421-02
3421-03
Mrabti
Adlouni
Harti
3 000,00
12 000,00
4 800,00
3 000,00
6 000,00
-
6 000,00
4 800,00
-
Totaux 19 800,00 9 000,00 10 800,00
B- 4 Progiciels comptables spécialisés
Les éditeurs de logiciel ont développé des bases de
données spécialisées dans le domaine de la gestion
comptable (Ciel comptabilité, Sage, Bilan plus…etc.).
Les modes opératoires de ces applications varient
légèrement mais suivent toujours globalement le schéma
suivant :
• de définir le cadre comptable : définition des exercices,
journaux, plan comptable, comptes…etc.
• la saisie des écritures : courantes, abonnement, avec
un contrôle automatique…etc.
• édition –consultation : comptes : lettrage, journaux:
générateurs d’états, brouillard, Balance…etc.
• gestion technique : sauvegarde, liaison avec d’autres
progiciels (interface automatique)…etc.
L’INTÉGRATION DES SYSTÈMES
D’INFORMATION COMPTABLE
Type de SIC Architecture
informatique
Organisation de la
comptabilité
Taille de
l’entreprise
Comptabilité
autonome
•Micro-
ordinateur
•Progiciel
comptable
•Saisie manuelle
centralisée
•Axe réglementaire
(juridique et fiscal)
Petite
Comptabilité
semi-intégrée
•Réseau local
•Applications
fonctionnelles
interfacées
•Génération
automatique des
écritures comptables
•Axe réglementaire et
axe gestion
Moyenne à
grande
Comptabilité
intégrée
•Architecture
client-serveur
•Applications
« intégrées »
•Saisie unique des
évènements
•Axes d’analyse
multiples
Grande à très
grande
Différentes architectures et niveaux d’intégration des SIC
• Comptabilité générale autonome Les données proviennent
des autres applications sous forme de documents « papier
» ou sur des supports magnétiques. Les autres opérations
sont saisies directement à partir des pièces comptables. Le
service comptable exerce ainsi un contrôle direct sur toutes
les données saisies
• Comptabilité semi intégrée Dans une comptabilité semi
intégrée et a fortiori dans une comptabilité intégrée, la
saisie ne s'effectue plus uniquement sur les pièces de base.
Elle se fait à partir des événements réels soit
automatiquement, soit par des personnes qui, en général,
ne sont pas des comptables.
• Comptabilité intégrée Dans une comptabilité intégrée, les
modules comptables sont difficiles à distinguer des
modules dits opérationnels. Les écritures comptables sont
un "sous-produit" des opérations traitées en amont. La
pièce justificative et l'enregistrement comptable
correspondant sont alors séparés par un processus long et
parfois difficile à comprendre.

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  • 1. Professeur: HABBOUCH Sami ENCG Kénitra Année Universitaire 2019/2020 Master Finance, Audit et Contrôle de Gestion Système d’Information Comptable
  • 2. SOMMAIRE A) Le système d’information (S.I) A- 1 Définition d’un S.I A- 2 Les caractéristiques d’un S.I A- 3 Les étapes d’un S.I A- 4 Les composants d’un S.I A- 5 Les objectifs d’un S.I B) Le système d’information comptable B- 1 L’information comptable B- 2 Le système classique B- 3 Le système centralisateur B- 4 Le progiciel comptable
  • 3. A) Le système d’information L’information est un ensemble d’éléments directement constitutif de son existence : - une forme : numérique, papier…etc. -un contenu : la phrase, le son, la musique, les images, la valeur, le texte, … -un contexte : son environnement, les acteurs, clients, fournisseurs, produits, météo, … attachés à cette information, -des dépendances techniques : son format nécessite un lecteur particulier, un réseau particulier (grand volume), un logiciel particulier …etc. - un poids : est ce une information importante ou pas ? - un classement : est elle catégorisée et reconnue comme tel, structurée et clairement définie, ou sans classement? -un cycle de vie: une commande se transforme en facture, une demande de crédit en crédit …etc.
  • 5. Quelle est la différence entre l’information et les données? • Les données, images, sons, etc., constituent la matière première de l’information. • La notion d’information est relative au destinataire : ce qui est information pour l’un n’est pas obligatoirement information pour l’autre. • Le plus important dans l’information : sa pertinence.
  • 6. L’information et l’organisation Chaque organisation poursuit un objectif et fonctionne sur la base d’une division du travail entre ses membres. Comment, ainsi, assurer le respect de l’unicité de l’objectif global malgré la division des tâches entre ses membres? Le partage de l’information permet la coordination. Pour faire face à l’ensemble de ces besoins fondamentaux en information, les organisations développent des activités de traitement de l’information essentielles pour leur survie. C’est à dire des systèmes d’information.
  • 7. Pour identifier le système d’information, on utilise l’approche systémique qui considère l’organisation comme un système dont lequel on peut distinguer trois sous-système : - Le système de décisions : désigne les actions de pilotage et de régulation tant au niveau global (l’entreprise dans sa totalité) qu’au niveau local (départements, services…). - Le système opérant : il se trouve à la base de toute organisation car c'est lui qui effectue les opérations de transformation des flux de ressources (matériels, humains, et financiers) en flux de produits (biens ou services). C'est le niveau de la production, des opérations, de chaque service, chaque unité. - Le système d’information : c’est l’interface entre le système d’opérations et le système de décision.
  • 8. L’ENTREPRISE EST UN SYSTÈME… COMPLEXE LE SYSTEME DE DECISIONS : . Détermine les objectifs . Réunit les moyens . Contrôle (régule) Informations de décision SYSTEME OPERANT . Assure les achats, la production, … Flux d ’entrée Flux de sortie Informations sur les opérations et les réalisations. SYSTÈME D’INFORMATION
  • 9. A- 1 Définition d’un S.I « Un système d’information est un ensemble organisé de ressources : matériel, logiciel, personnel, données, procédures, …, permettant d ’ acquérir, de traiter, de stocker des informations (sous forme de données, textes, images, sons, etc.) dans et entre les organisations. »
  • 10. Quelle est la différence entre système informatique et S.I ? C'est là une première différence palpable entre les deux systèmes: - le Système informatique (I.T) est l'ensemble des actifs matériels et logiciels de l'entreprise ayant pour vocation à automatiser le traitement de l'information. - le Système d’information (S.I) est l’ensemble des actifs de l’I.T (matériels et logiciels), qui comprend aussi et surtout les actifs humains et immatériels, les procédés, les procédures, et les processus.
  • 11. A- 2 Les caractéristiques d’un S.I Un SI est caractérisé par trois composantes : 1. Un aspect technologique : les outils de traitement dont la technologie nous permet de bénéficier (informatique, statistiques…); 2. Un aspect organisationnel : interaction avec les autres composantes de l’entreprise ; 3. Et un aspect informationnel : gestion, traitement et restitution des informations obtenues.
  • 12. • Collecter : c’est à partir de là que naît la donnée, qu’on acquière les informations provenant de l’environnement interne ou externe à l’entreprise. • Stocker : dès que l’information est acquise, le système d’information la conserve. Elle doit pouvoir être disponible et doit pouvoir être conservée dans le temps. • Traiter : cette phase permet de transformer l’information et choisir le support adapté pour traiter l’information. Ici ont construit de nouvelles informations en modifiant le fond ou la forme. • Diffuser : le S.I transmet ensuite l’information dans son environnement interne ou externe. A-3 Les étapes d’un S.I
  • 13. Les étapes d’un S.I Collecte de l’information Stockage de l’information Traitement de l’information Diffusion de l’information
  • 14. A- 4 Les composants d’un S.I Chaque entreprise a son système d’information, et la multiplication des solutions, outils, technologies, amplifie ce phénomène. Pour faire simple, les composants du S.I : • L’infrastructure, serveurs, stockage, bases de données, réseaux, virtualisation, cloud, Big Data, …etc. • Les applications, généralement l’Enterprise Resource Planning (ERP) est le cœur du S.I, s’y greffent le CRM (clients), le SIRH (Système d'Information des Ressources Humaines), le marketing, les verticaux métiers, les développements spécifiques, les services, les API (Application Programming Interface) …etc. • Les utilisateurs, plus précisément les outils et services du poste de travail jusqu’en mobilité. • L’administration, la gestion du SI et de ses composants.
  • 15. Système d’information Les personnes utilisateurs de l’information produite par le système ou qui participent à l’acquisition, traitement, stockage et à la diffusion des informations. Matériels supports physiques de l’information (outils informatique, papier,…) Logiciels et procédures programmes, méthodes, logiciels nécessaires au fonctionnement du matériel informatique et procédures manuelles. Données informations brutes collectées Composants Fonctionnement Collecte de l’information Traitement des informations Stockage des informations Diffusion des informations
  • 16. A- 5 Les objectifs d’un S.I La première fonction du S.I est de restituer une information à la bonne personne et au bon moment sous le format approprié; cependant un système d’information a une triple finalité: - il constitue une aide aux opérations dans la mesure où il fournit les informations nécessaires à la réalisation des opérations (instructions, commandes, normes), - une aide à la décision car il met à la disposition des dirigeants les informations utiles pour leur mission de pilotage : informations de représentation, informations de préparation des décisions, informations d’évaluation et de contrôle de réalisations ; - et une aide à la communication puisqu’il assure et coordonne les échanges d’informations à l’intérieur de l’entreprise et entre l’entreprise et son environnement (communication interne et externe).
  • 17. Finalités d’un S.I Diminuer les délais d’exécution Améliorer la qualité de l’information Adapter les ressources aux objectifs Aider à la prise de décision: mesures des actions administratives Fiabiliser les procédures Anticiper les dysfonctionnements Communiquer en interne et en externe
  • 18. A retenir sur le S.I Un ensemble d’individus (informaticiens, comptables, contrôleurs de gestion, assistants administratifs…), d’éléments matériels (ordinateurs, réseaux, panneaux d’affichage…) et d’éléments immatériels (organisation des informations, des traitements, règles du Plan comptable…) qui transforment les flux élémentaires d’informations (bons de commande, factures…) en flux d’informations élaborées (bilan, tableau de bord…) afin de permettre la prise de décision.
  • 19. B) Le système d’information comptable Le système d'information comptable représente une composante fondamentale du système d’information global de l’entreprise. Le Système d’Information Comptable (SIC) organise et transforme les diverses données financières d’une entreprise en informations cohérentes et utiles aux gestionnaires et aux utilisateurs externes. Il rempli deux grandes fonctions:
  • 20. ➢ La fonction patrimoniale Elle concerne particulièrement la comptabilité générale (ou financière), car cette dernière est utilisée comme un moyen de contrôle et de protection du patrimoine de l’entreprise, elle permet notamment le contrôle des dépenses et des recettes, le contrôle des magasiniers (des stocks, des réceptions, des livraisons)…etc. C’est une garantie contre les malversations, détournements, vols, par le personnel et par les clients. Elle assure la protection des créanciers, des banquiers, elle surveille la solvabilité de l’entreprise et la transparence. C’est aussi un moyen de suivre l’évolution des grandes masses de chiffres, de repérer les anomalies, de comparer les masses dans l’entreprise et entre les entreprises (analyse financière).
  • 21. ➢ La fonction d’aide à la gestion Cette fonction fait appel à la comptabilité analytique, sans ignorer le rôle de la comptabilité générale bien sûr. Les objectifs de la comptabilité analytique peuvent être regroupés selon trois axes : - calcul des coûts et analyse de la rentabilité: elle permet aux entreprises la connaissance des coûts de revient des produits, nécessaire pour la fixation de leur prix de vente. - contrôle de gestion: l’analyse des écarts entre les prévisions et les réalisations (tableaux de bord). - l’aide à la prise des décisions : la détection des erreurs et des responsabilités dans le processus de prévision ou de décision et la mise en place d’actions correctives.
  • 22. B.1 L’information comptable - Les supports de l’information. • Parmi les documents que l’entreprise manipule, certains constituent des pièces comptables et d’autres non. • Seules les pièces comptables attestent de flux (servent de preuve) et sont traitées par la comptabilité financière. • Les principales pièces comptables sont les factures (doit et avoir) les documents attestant de paiements (chèques, souches, pièces de caisse…), les livres de paie.
  • 23. 23 - Le traitement des pièces comptables • Toutes les pièces comptables sont soit émises par l’entreprise soit reçues par l’entreprise • Elles sont la preuve d’une opération qui donne naissance à des flux physiques ou monétaires. • Ces flux sont enregistrés en comptabilité suivant la technique de la partie double. Pour une opération, emploi = ressource (ou débit = crédit)
  • 24. - La normalisation comptable L’état a une place très importante dans l'élaboration des règles comptables. La mise en place d’une comptabilité générale lui a permis, d'une part de contrôler et réguler l'information financière, mais surtout lui a permis d'asseoir et de percevoir plus facilement l'impôt. Pour cela, la présentation et l’évaluation de l’information comptable font l’objet d’une normalisation.
  • 25. C’est le Code Général de la Normalisation Comptable (CGNC) qui fixe ces normes. Ces normes sont principalement constituées : - de règles d’évaluation et de présentation, - d’un Plan Comptable Général Marocain : une liste de comptes que les comptables doivent utiliser. Chaque compte est caractérisé par un numéro et un intitulé.
  • 26. B.2 Le système classique - L’organisation générale de la comptabilité • Tri des documents : pièces comptables et autres pièces • Classement par ordre chronologique. • Enregistrement au journal : partie double. • Report dans les comptes du grand-livre. • Vérification par la balance des comptes. • Elaboration des documents de synthèse : bilan et le C.P.C
  • 27. - La vérification de la partie double • Pour vérifier qu’aucune erreur de partie double n’a été commise, les entreprises établissent périodiquement une balance des comptes. • La balance est un document qui présente pour chaque compte classé par numéro du PCGM : le total débit, le total crédit et le solde. • Si aucune erreur de partie double n’a été commise, on doit vérifier les égalités : total débit = total crédit et total des soldes débiteurs = total des soldes créditeurs.
  • 28. - L’établissement des documents de synthèse • Le bilan et le C.P.C sont établis à partir d’une balance à une date donnée. • Le résultat est reporté au bilan dans les capitaux propres, si c’est une perte, il est précédé du signe « - ».
  • 29. Schéma du système classique Pièces justificatives externes Pièces justificatives internes Travaux Journaliers Travaux Périodiques JOURNAL (chronologie des opérations) GRAND LIVRE (ensemble des comptes) BALANCE (situation de chaque compte) BILAN Situation patrimoniale de l’entreprise CPC Activité de l’entreprise
  • 30. L’enregistrement des opérations en articles de « journal classique » comporte plusieurs inconvénients : • la succession des articles ne correspond qu’à un ordre chronologique dont la lecture ne permet pas d’avoir une idée précise et rapide de chaque catégorie d’opération enregistrée pendant la période ; • le Journal étant « unique », seule une personne peut y travailler à un moment donné ; donc le travail sur ce journal ne peut être réparti entre plusieurs personnes; B.3 Le Système centralisateur
  • 31. Pour pallier ces « inconvénients » on a recours à un autre système dit « système centralisateur »: • En ouvrant autant de journaux qu’il y a de catégories d’opérations à enregistrer ; ainsi, la lecture de chaque journal permet d’avoir une vue précise et rapide de chaque catégorie d’opérations ; • En spécialisant les journaux par catégorie d’opérations, ils sont multiples et l’on peut envisager une division du travail.
  • 32. - Principes du système centralisateur L’organisation du système centralisateur comprend deux séries de travaux: ➢ Des travaux journaliers C’est la comptabilité auxiliaire qui consiste: - a trier des documents et pièces comptables de base; - a enregistrer les opérations dans les journaux auxiliaires soit un journal auxiliaire par catégorie d’opérations. Exemple: opérations de caisse; opérations de banque; opérations d’achats; opérations de ventes; opérations sur les effets, opérations diverses. - aux reports dans les «grands livres auxiliaires » (grand livre auxiliaire des clients et grand livre auxiliaire des fournisseurs essentiellement).
  • 33. ➢ Des travaux périodiques C’est la comptabilité centralisatrice qui consiste: • en l’établissement du journal général dans lequel chaque journal auxiliaire est résumé au moyen d’un seul article récapitulatif; • aux reports au grand livre général à partir du journal général; en l’établissement de la balance générale des comptes.
  • 34. - Le fractionnement du journal unique en journaux auxiliaires L’entreprise crée les journaux auxiliaires, selon ses besoins. ❖ Le regroupement analogique des opérations de l’entreprise - des achats de biens et services et de leurs règlements : • les achats de marchandises, d’autres biens et de services ; • les sorties d’effets à payer ; • les sorties d’espèces de caisse; • les paiements par la banque ; • les paiements par le CCP.
  • 35. - des ventes de biens et services et de leurs règlements : • les ventes de marchandises, de biens et services; • Les entrées d’effets à recevoir ; • Les recettes en espèces; • Les recettes en banque ; • Les recettes aux chèques postaux.
  • 36. ❖ Les journaux auxiliaires pouvant être créés - Journal auxiliaire de Caisse - débit ; - Journal auxiliaire de Caisse - crédit ; - Journal auxiliaire de Banque - débit ; - Journal auxiliaire de banque - crédit ; - Journal auxiliaire de Chèques postaux - débit ; - Journal auxiliaire de Chèques postaux - crédit ; - Journal auxiliaire des achats à crédit ; - Journal auxiliaire des ventes à crédit ; - Journal auxiliaire des Entrées d’effets à recevoir ; - Journal auxiliaire des Sorties d’effets à recevoir ; - Journal des opérations diverses.
  • 37. - Tracé des journaux auxiliaires Le journal auxiliaire jouer pour chaque opération à enregistrer : - un compte appelé « compte support » à colonne principales qui est suivant le cas toujours débité ou toujours crédité ; - en contre partie de ce compte, un ou plusieurs comptes crédités ou débités appelés « colonnes spéciales » à débiter ou à créditer. Remarque : Pour éviter le grand nombre de colonnes de répartition, on utilise une colonne appelée divers, dans laquelle on inscrit les opérations peu nombreuses effectuées pendant le mois.
  • 38. Dates Réf Libellés Comptes à débiter Comptes à créditer 5161 7111 4455 Divers sommes comptes 16/02 V105 Vente de Mses 7200 6000 1200 Totaux à centraliser au Journal Général 7200 6000 1200 Compte- support Opérations peu nombreuses effectuées pdt le mois Exemple du journal auxiliaire Caisse – débit (recettes) EXEMPLE: Le 16/02 Facture V105 vente de marchandise brut 6 000dh; taux de TVA 20% ; contre espèces.
  • 39. - La division du Grand Livre Exemple : le tracé du relevé nominatif des comptes de tiers Le 30 mars 2000, les clients Mrabti et Adlouni ont respectivement une créance de 3000 dh et 12 000 dh. Nouvelle créance au mois d’avril du client Harti d’un montant de 4 800 dh. N° de compte Références du client Sommes Soldes Débits Crédits Débiteurs Créditeurs 3421-01 3421-02 3421-03 Mrabti Adlouni Harti 3 000,00 12 000,00 4 800,00 3 000,00 6 000,00 - 6 000,00 4 800,00 - Totaux 19 800,00 9 000,00 10 800,00
  • 40.
  • 41. B- 4 Progiciels comptables spécialisés Les éditeurs de logiciel ont développé des bases de données spécialisées dans le domaine de la gestion comptable (Ciel comptabilité, Sage, Bilan plus…etc.). Les modes opératoires de ces applications varient légèrement mais suivent toujours globalement le schéma suivant : • de définir le cadre comptable : définition des exercices, journaux, plan comptable, comptes…etc. • la saisie des écritures : courantes, abonnement, avec un contrôle automatique…etc. • édition –consultation : comptes : lettrage, journaux: générateurs d’états, brouillard, Balance…etc. • gestion technique : sauvegarde, liaison avec d’autres progiciels (interface automatique)…etc.
  • 42. L’INTÉGRATION DES SYSTÈMES D’INFORMATION COMPTABLE Type de SIC Architecture informatique Organisation de la comptabilité Taille de l’entreprise Comptabilité autonome •Micro- ordinateur •Progiciel comptable •Saisie manuelle centralisée •Axe réglementaire (juridique et fiscal) Petite Comptabilité semi-intégrée •Réseau local •Applications fonctionnelles interfacées •Génération automatique des écritures comptables •Axe réglementaire et axe gestion Moyenne à grande Comptabilité intégrée •Architecture client-serveur •Applications « intégrées » •Saisie unique des évènements •Axes d’analyse multiples Grande à très grande Différentes architectures et niveaux d’intégration des SIC
  • 43. • Comptabilité générale autonome Les données proviennent des autres applications sous forme de documents « papier » ou sur des supports magnétiques. Les autres opérations sont saisies directement à partir des pièces comptables. Le service comptable exerce ainsi un contrôle direct sur toutes les données saisies • Comptabilité semi intégrée Dans une comptabilité semi intégrée et a fortiori dans une comptabilité intégrée, la saisie ne s'effectue plus uniquement sur les pièces de base. Elle se fait à partir des événements réels soit automatiquement, soit par des personnes qui, en général, ne sont pas des comptables. • Comptabilité intégrée Dans une comptabilité intégrée, les modules comptables sont difficiles à distinguer des modules dits opérationnels. Les écritures comptables sont un "sous-produit" des opérations traitées en amont. La pièce justificative et l'enregistrement comptable correspondant sont alors séparés par un processus long et parfois difficile à comprendre.