ROBIN Caroline
Rapport de stage
Licence Sciences de l’information et de la communication
16 janvier - 10 février 2017
Tuteur entreprise : Christine Le Hesran
Tuteur académique : Nathalie Hochet
Établissement de la formation : France 3 Aquitaine
Établissement d’accueil : Université Bordeaux Montaigne
Remerciements
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Avant toute chose, je tiens à remercier Laurence Mayerfeld, désormais
Directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine, qui m’a accepté en tant que
contact sur Linkedin et qui m’a ainsi permis, avec l’accord de Christine Le
Hesran, désormais chef d’édition du service web de la rédaction, d’obtenir
un stage d’une durée d’un mois au sein de la rédaction basée à Bordeaux
alors que je ne suis pas encore étudiante en école de journalisme.
Je suis également très reconnaissante envers l’ensemble des journalistes
qui m’ont encadré au service web pour m’avoir transmis leurs savoirs et
savoir-faire. Et je salue la confiance que Christine Le Hesran m’a accordée
tout au long du stage.
Enfin, je suis reconnaissante envers Ludovic Cagnato, Journaliste repor-
ter d’images, qui m’a permis dès la classe de 3e, de conforter mon pro-
jet professionnel. Il a de nouveau été mon tuteur lors d’un second stage
d’observation d’une semaine, effectué à l’issue de ma première année de
licence sciences de l’information et de la communication en mai 2015.
Au cours de ce troisième stage au sein du service web de la rédaction,
Christine le Hesran m’a permis de confirmer et de préciser mes ambitions
professionnelles. En effet, je suis ravie d’avoir intégré la rédaction pour
une durée d’un mois et d’avoir pu aller au delà de la simple observation.
J’ai effectivement pu signer mes articles publiés sur le site web de France
3 Nouvelle-Aquitaine.
J’espère que toutes les connaissances et compétences acquises au
cours de ce stage, qui complètent mes précédentes expériences profes-
sionnelles au sein des rédactions France 3, La Tribune Bordeaux et l’AFP
Bordeaux, me permettront d’intégrer l’Institut de journalisme de Bordeaux
Aquitaine ou le master journalisme de Sciences Po Bordeaux.
3
Sommaire
Introduction 5
Pourquoi le journalisme 5
Description ethnographique 6
Historique 9
Stratégie 10
France 3 Aquitaine 6
Statut juridique et ressources humaines 11
Tâches et responsabilités 12
La rédaction 12
L’accueil de la rédaction 13
Tâches et missions confiées 14
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Sommaire
Analyse critique 23
Milieu du stage 23
Tâches et responsabilités confiées 23
Déroulement du stage 24
Capacités à agir dans ce milieu 25
Quelle conception du journalisme
­aujourd’hui ?
26
Perspectives professionnelles 28
Lexique 128
Annexes 29
Dans la continuité de mon projet professionnel qui est d’embrasser la carrière de jour-
naliste, j’ai choisi d’effectuer mon stage au sein de la rédaction bordelaise de France 3
Nouvelle-Aquitaine du 16 janvier au 10 février 2017. En 2011 et 2015, j’ai réalisé dans la
même structure, deux courts stages d’observation d’une semaine qui m’ont permis de découvrir les
métiers de JRI (Journaliste reporter d’images) et de journaliste rédacteur. Dans le cadre de ma troi-
sième année de licence sciences de l’information et de la communication, j’ai intégré le service web
de la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine. J’ai ainsi pu mettre en pratique les connaissances
et savoirs théoriques acquis au cours de mes études et améliorer mes compétences rédactionnelles
en produisant des articles publiés sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Cela peut paraître banal mais le journalisme est une profession qui m’attire particulièrement depuis
des années. J’ai toujours été curieuse, j’aime apprendre de nouvelles choses et m’exercer à l’écri-
ture. Des compétences nécessaires pour exercer le métier de journaliste rédacteur. Je pratique
aussi la photographie et la vidéo, c’est pourquoi je suis ouverte à tout type de média : presse écrite,
radio, télévision et internet.
Depuis la première année de licence à l’Isic (Institut des sciences de l’information et de la communi-
cation) de l’université Bordeaux Montaigne, je m’investis pleinement en parallèle de mes études pour
enrichir mon expérience et mes compétences en journalisme. C’est la raison pour laquelle j’ai intégré
le journal étudiant de l’université Bordeaux Montaigne, le Tintamarre et que j’ai effectué mon second
stage conventionné par l’Université Bordeaux Montaigne d’une semaine à France 3 Aquitaine, sous
la houlette de Ludovic Cagnato, Journaliste reporter d’images.
J’ai ensuite découvert la presse écrite en intégrant la rédaction de La Tribune-Objectif Aquitaine,
désormais La Tribune Bordeaux avec Mikaël Lozano, rédacteur en chef, comme tuteur. Ce stage
conventionné m’a permis de mettre en pratique les savoirs théoriques acquis au cours de ma pre-
mière année de licence et de m’initier à la conduite de projets d’enquête. J’ai eu l’opportunité de
publier et signer quelques articles sur le site web et de réaliser une enquête sur les véhicules auto-
nomes à l’occasion du congrès ITS d’octobre 2015 à Bordeaux. Un reportage publié sur une double
page dans le trimestriel n°226 de septembre-novembre 2015 du magazine.
Pendant l’été 2016, je me suis initiée à l’écriture et à la traduction (anglais-français / espagnol-fran-
çais) de dépêches pendant un stage conventionné d’un mois au sein de la rédaction de l’AFP Bor-
deaux,
J’espère que mon investissement dans mes études et au cours de mes différents stages me permet-
tront d’intégrer une école de journalisme, en particulier l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux
Aquitaine) ou le master journalisme de Sciences Po Bordeaux. Ces formations me permettront d’at-
teindre mon objectif : devenir journaliste rédactrice spécialisée en économie, politique, sciences
sociales et technologie.
Pourquoi le journalisme ?
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Introduction
France 3 Aquitaine est une des 24 antennes régionales de France 3 faisant partie du pôle Sud-Ouest
de France Télévisions. La chaîne ne se limite pas à diffuser l’information régionale. L’information
locale est également traitée au sein de quatre rédactions : Bordeaux, Bayonne, Pau et Périgueux.
C’est en ce sens qu’on peut dire que l’antenne régionale est leader de l’information de proximité en
Aquitaine. En plus de l’édition régionale, une édition locale est diffusée au journal télévisé du soir :
Bordeaux métropole, Euskal-Herri Pays Basque, Pau Sud-Aquitaine et Périgord.
De puis le 1er
janvier 2017, l’antenne régionale est devenue France 3 Nouvelle-Aquitaine et se joint
aux deux autres antennes du Limousin et du Poitou-Charentes dans une volonté de conformité avec
la nouvelle configuration régionale du territoire français survenue avec la loi NOTRe (Nouvelle orga-
nisation territoriale de la République), promulguée le 7 août 2015 (cf annexe 1 p.30).
La rédaction
L’élaboration d’un journal télévisé ne dépend pas seulement de la belle plume des rédacteurs. La vie
de l’antenne est également animée par la régie, les monteurs, mixeurs, scripts, ect… Savoir travailler
en équipe, tel est le mot d’ordre pour mener à bien les missions de la chaîne télévisée.
Rédacteurs en chef, journalistes rédacteurs, JRI, présenta-
teurs, rédacteurs web, et documentalistes animent le ser-
vice rédaction de France 3 Aquitaine.
Chaque journée suit le même rythme organisationnel. Elle
débute par une première conférence de rédaction à 8h30.
Les rédacteurs en chef et journalistes rédacteurs déter-
minent ensemble après avoir lu la presse et écouté la ra-
dio, les sujets qui seront évoqués au 12/13, le journal télé-
visé du midi.
La conférence est en général animée par le rédacteur en
chef et/ou les rédacteurs en chef adjoints. Xavier Riboulet
est le rédacteur en chef de la rédaction de France 3 Aqui-
taine. Ses adjoints sont Philippe Chollet, Laurent Lataste,
Frank Omer et Bernard Tavitian.
Pendant la conférence, ces derniers prennent contact avec
les autres locales de la région Aquitaine, à savoir Périgueux, Bayonne et
Pau, mais aussi les bureaux d’informations de proximité implantés à Mont-de-Marsan, Dax
et Agen. Cela permet d’être tenu informé des sujets traités dans l’ensemble de la région Aquitaine et
de sélectionner quelques sujets à diffuser pour le JT régional.
Une revue de presse est effectuée par la documentaliste, Catherine Julien. Il s’agit d’une synthèse
de la presse sur un sujet donné ou différents thèmes pertinents. La revue de presse permet d’enrichir
le choix des sujets à développer, aussi bien pour les journaux télévisés, que pour le site internet. Les
Description ethnographique
6
France 3 Aquitaine
dépêches diffusées par les agences de presse comme l’AFP (Agence France Presse), Reuters, et
AP (Associated Press) sont également consultées.
Une fois les sujets choisis, les rédacteurs en chef et journalistes déterminent la forme qu’ils sou-
haitent donner aux informations qui seront diffusées. En effet, un journal télévisé n’est pas unique-
ment constitué de reportages classiques. Le journaliste présentateur peut également annoncer les
informations lui-même, accompagnées par des images (off) ou sans image (brèves). L’équipe choisit
également les invités potentiels pour approfondir tel ou tel sujet d’actualité.
A l’issue de la conférence, les rédacteurs en chef élaborent avec l’aide des scriptes, le conducteur de
du journal télévisé (cf annexe 2 p.31). Réalisé sous le logiciel MonaLisa de France 3, le conducteur
présente les sujets qui seront évoqués durant l’émission en précisant les durées de chaque repor-
tage et les rebours pour les lancements des sujets. La difficulté pour les antennes régionales est de
se raccrocher à temps à la chaîne nationale puisque le JT national vient en suivant du JT régional.
Une seconde conférence se tient à 9h. Celle-ci suit la même procédure pour élaborer le journal té-
lévisé du soir, à savoir le 19/20. Puis le rédacteur en chef, le présentateur et la scripte se réunissent
de nouveau vers 11h pour affiner le conducteur de l’édition du soir. Une troisième conférence réunit
à 15h l’équipe pour finaliser le JT de 19h.
L’actualité étant imprévisible, on dit souvent que les conducteurs des journaux télévisés sont «vi-
vants» car ils peuvent être modifiés à tout moment, y compris pendant le JT. Tout dépend de
l’importance d’une information lorsqu’elle survient.
La rédaction est également animée par le service web, dirigé
par Christine Le Hesran, rédactrice en chef information nu-
mérique. Le service est généralement composé d’une équipe
de quatre journalistes qui rédigent des articles et réalisent
des reportages accompagnés parfois de vidéos, destinés à
être publiés sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aqui-
taine. Certains reportages diffusés lors des JT sont égale-
ment repris et complétés par des articles publiés sur le site
web.
Depuis le 1er février, le site internet a évolué et devient
conforme avec la nouvelle cartographie régionale du ter-
ritoire français. En effet, avant cette date, les 24 anciennes régions
avaient leur propre site internet. Désormais, le site de la région Aquitaine s’est fusionné
avec ceux du Limousin et du Poitou-Charentes, ce qui crée le site de France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Cette configuration s’opère également pour les autres grandes régions de France.
Le service web
7
Le montage
En plus d’écrire des articles et de réaliser des reportages uniquement pour le site internet, l’équipe
de journalistes web se charge également de monter des «modules» à l’aide du logiciel Final Cut Pro
X sur un macbook. Il s’agit de reportages diffusés pendant les JT auxquels les journalistes ajoutent
des commentaires écrits, comme des sous-titres. Ils mettent en évidence par l’emploi de certaines
couleurs les informations plus ou moins importantes à retenir. Ces reportages «sous-titrés» seront
ensuite partagés sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook. Ce type d’offre d’information
répond à une problématique actuelle qui survient depuis quelque temps avec l’usage des réseaux
sociaux sur les smartphones. En effet, nombreux sont les utilisateurs qui visionnent les vidéos pos-
tées sur les réseaux sociaux sans activer le son. Les modules permettent donc aux utilisateurs des
réseaux sociaux de se tenir informé en regardant l’image et en lisant le texte.
Les missions du journaliste web sont donc d’écrire les articles, mener des reportages, monter des
modules, partager sur les réseaux sociaux.... Autant dire que les journalistes de demain doivent être
multitâches !
L’étape du montage consiste en ce que l’on appelle le
«dérushage» des images tournées sur le terrain. Il a
pour but de trier les images et à ne garder que celles qui
peuvent servir le sujet selon l’angle défini. Il n’est donc
pas rare de tourner une demie-heure ou une heure de
rushes pour réaliser un reportage qui une fois diffusé à
l’antenne ne durera qu’une ou deux minutes.
Avant, on utilisait des feuilles de «dérushage» complexes
et fastidieuses à remplir mais les systèmes de montage
numérique utilisés aujourd’hui les ont simplifiées. Les
feuilles de «dérushage» sont désormais utiles uniquement pour l’analyse qui oblige le journaliste et
le monteur à être attentifs et à repérer tous les composants du reportage. Le monteur et le journa-
liste travaillent ensemble directement à la console de montage : visionnement rapide des images,
sélection à la volée, assemblage et retouches. Même si ce travail est plus facile qu’avant, il faut tout
de même compter une bonne heure de travail pour 1 à 2 minutes de reportage diffusé !
Le mixage
Les scriptes
Le rôle des scriptes est d’élaborer le
conducteur, autrement dit le déroulé du
JT. Le conducteur contient les sujets qui
seront diffusés. Pour chaque sujet, les
scriptes précisent les durées prédéfinies,
ainsi que les équipes qui sont parties en
tournage pour réaliser les sujets.
Le mixage audio est l’opération technique par laquelle un certain nombre de sources sonores diffé-
rentes prises pendant le reportage sont mélangées pour parvenir à une continuité sonore unifiée,
en intervenant sur le niveau, le timbre, la dynamique ou la spatialisation des signaux sonores du
reportage qui va être diffusé à l’antenne. Il permet d’harmoniser les commentaires du journaliste aux
différents plans pris en extérieur et / ou en intérieur. Le mixage est fait en studio par un ingénieur du
son qui utilise une table de mixage, aus-
si appelée console, sur laquelle se trouve
un grand nombre de potentiomètres. Il
doit également caler le son à l’image.
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La régie
Si le présentateur du journal télévisé peut être com-
paré à un soliste, le technicien qui officie en régie
peut l’être à un chef d’orchestre, qui dirige et anti-
cipe constamment. Il fait la mise en images des édi-
tions du midi et du soir.
Pour cela, il utilise un mélangeur vidéo. Un outil
qui permet comme son nom l’indique, de mélan-
ger diverses sources, telles que les caméras et
les sources extérieures lorsqu’il y a des directs en
­Nouvelle-Aquitaine. Le technicien a également pour
mission d’«habiller» le JT. Par définition, l’habillage
du JT consiste à incruster les vignettes ou bandeaux
qui permettent d’indiquer les noms des interlocu-
teurs et les lieux où ont été effectués les reportages. Il est également possible d’incruster des cartes
pour géocaliser les lieux des reportages.
Le régisseur effectue donc le choix des caméras et donne le top pour les lancements des reportages
et des « incrustations » (vignettes, bandeaux, cartes, ect). À ses côtés, le ou la scripte surveille le
timing, chronomètre en main. Il est impératif de bien suivre le conducteur de l’émission d’autant plus
que le JT est diffusé en direct !
Historique
La télévision régionale publique n’a cessé d’évoluer depuis plus de 50 ans, sous des appellations
diverses : RTF, ORTF, FR3 Aquitaine, France 3 Aquitaine... et bientôt France 3 Nouvelle-Aquitaine !
Les premières émissions régionales et journaux télévisés en Aquitaine voient le jour en 1962 après
la création du centre de télévision régionale de Bordeaux. En 1974, les aquitains assistent au pre-
mier journal de la Direction régionale de FR3 Aquitaine à la suite de l’éclatement de l’ORTF.
Il faut attendre 1992 pour que FR3 Aquitaine arbore les couleurs de France 3 et devienne France 3
Aquitaine. Cette même année, on assiste à la naissance de France 3 Euskal-Herri à Bayonne, pre-
mière télévision locale de France 3 en Aquitaine.
En 1999, les bordelais assistent au lancement de «Bordeaux Première», édition locale de la
­Communauté Urbaine de Bordeaux (désormais Bordeaux Métropole). Les éditions locales de France
3 Pau Sud-Aquitaine et France 3 Périgord voient le jour en 2003.
En 2005, France 3 Aquitaine se lance dans le numérique et crée son site internet. En 2014, l’émis-
sion «Aquitaine Matin» voit le jour et offre aux téléspectateurs l’opportunité de découvrir les associa-
tions de la région. Avec le redécoupage régional du territoire français, l’émission est diffusée à la fois
en Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes depuis septembre 2015.
9
Stratégie
La directrice de France 3, Dana Hastier, et la directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine, Laurence
Mayerfeld ont présenté à la fin du mois de janvier la stratégie à adopter et qui sera développée dans
l’année 2017.
Au 1er janvier 2017, le nouveau réseau France 3 est désormais composé de 13 directions régionales
et territoriales (12 directions régionales, la Corse demeurant une direction territoriale), 24 antennes
régionales et 116 implantations parmi lesquelles il faut distinguer les locales et les bureaux d’infor-
mation de proximité.
Chaque direction régionale du réseau France 3 suit la configuration illustrée par le schéma ci-des-
sous :
Selon Yannick Letranchant, Directeur délégué de France 3, en charge du réseau régional, l’objectif
de cette nouvelle organisation est d’opérer un recentrage sur les contenus mais aussi de créer plus
de fluidité entre la direction du réseau et les régions. Cette stratégie commence à se faire remarquer
depuis le 1er février, date du lancement des sites internets des nouvelles directions régionales et
territoriales. À l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, ce site web rassemble les actualités de l’Aquitaine,
du Limousin et du Poitou-Charentes.
En 2017 et pour les années à venir, le média télévisuel ne se souciera plus seulement de sa straté-
gie audiovisuelle. La stratégie numérique fait partie intégrante du bon fonctionnement de la chaîne.
10
France 3 Aquitaine est une chaîne télévisée du service public faisant partie du groupe France Télé-
visions. Cette chaîne à vocation régionale, s’est développée à travers ses 24 antennes installées en
France Métropolitaine.
Les ressources humaines ont légèrement été impactées par la loi NOTRe qui a reconfiguré le terri-
toire régional. En effet l’organisation du Pôle Sud-Ouest va changer. Auparavant, France 3 Aquitaine
était lié à France 3 Midi-Pyrénées.
Désormais, France 3 Aquitaine fait partie de France 3 Nouvelle-Aquitaine et se détache de France
3 Midi-Pyrénées qui fait partie de France 3 Occitanie. France 3 Nouvelle-Aquitaine comprend 473
salariés au total. (cf annexe 3 p.34)
En avril 2015, on comptait 230 salariés permanents à France 3 Aquitaine dont 87 journalistes,114
personnels techniques et administratifs et 29 dans la filière Pro-
duction sud-ouest.
Statut juridique et ressources humaines
15 implantations
La carte ci-contre illustre l’organisation du réseau de
France 3 en Nouvelle-Aquitaine. La plus grande
­région de France est régie par une direction régionale
et territoriale située à Bordeaux, lieu où j’ai effectué
mon stage. (cf annexe 4 p.35)
Le réseau compte également deux antennes de
­proximité à Limoges et à Poitiers ainsi que cinq
­éditions locales dont trois en Aquitaine : Bayonne, Pau
et ­Périgueux en Aquitaine, Brive en Limousin et La
Rochelle en Poitou-Charentes.
France 3 Nouvelle-Aquitaine dispose enfin de
sept bureaux d’information de proximité dont
trois en ­Aquitaine, un en Limousin et deux en
­Poitou-Charentes : Agen, Dax et ­Mont-de-Marsan
pour l’Aquitaine, Guéret pour le Limousin,
­ainsi que Angoulême, Niort et Royan pour le
­Poitou-Charentes.
France 3 Nouvelle-Aquitaine est à l’heure
­actuelle le seul média qui couvre l’actualité de
l’ensemble de la région. En effet, sa zone de couverture
s’étend à douze départements dont cinq en Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, ­Lot-et-Garonne
et ­Pyrénées-Atlantiques), trois en Limousin (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne) et quatre en
­Poitou-Charentes (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne).
11
La rédaction
Le service rédaction que j’ai intégré à Bordeaux est dirigé par le rédacteur en chef, les rédacteurs en
chef adjoints, et la rédactrice en chef information numérique, qui supervisent le travail des équipes
de reportage (rédacteurs accompagnés de JRI) et des rédacteurs web.
Xavier Riboulet
Rédacteur en chef
Philippe Chollet
Rédacteur en chef
adjoint
Laurent Lataste
Rédacteur en chef
adjoint
Frank Omer
Rédacteur en chef
adjoint
Bernard Tavitian
Rédacteur en chef
adjoint
Christine Le Hesran
Rédactrice en
chef information
­numérique
Journalistes rédacteurs, JRI, rédacteurs web
L’ensemble de l’équipe œuvre chaque jour pour assurer le bon dérou-
lement des journaux télévisés du midi (12/13) et du soir (19/20) tout
en collaborant avec les locales de Bayonne, Pau et Périgueux et les
bureaux d’informations de proximité de Mont-de-Marsan, Dax et Agen.
Les rédacteurs web quant à eux sont chargés de restituer l’actualité de
l’ensemble de l’Aquitaine sur le site internet. Il peut s’agir d’articles qui
complètent des reportages diffusés lors des JT mais également des repor-
tages menés exclusivement pour le web.
Quoiqu’il en soit, le travail au sein d’une rédaction repose avant tout sur l’esprit
d’équipe et le savoir-vivre. Être journaliste suppose en effet une étroite collaboration
avec les autres membres de la rédaction.
Il ne suffit pas de manier une belle plume et de faire preuve d’une excellente culture générale pour
mener à bien les missions. Un contact permanent avec les autres journalistes pour obtenir des
informations complémentaires sur tel ou tel sujet traité ou non, et pour bénéficier d’une éventuelle
relecture avant publication d’un article sur le web n’est pas négligeable. Bien au contraire !
Efficacité, esprit d’équipe et convivialité semblent être les mots d’ordre d’une rédaction pour mener
à bien les missions qui lui sont confiées.
12
Tâches et responsabilités
L’accueil au sein de la rédaction
J’ai très bien été accueillie par l’ensemble de l’équipe
de la rédaction. Pendant les deux premières se-
maines, ma tutrice, Christine Le Hesran, Rédactrice
en chef information numérique, était absente car elle
suivait une formation dans d’autres antennes régio-
nales de France 3.
Pendant les quatre premiers jours du stage, j’ai fait
de l’observation en accompagnant les équipes de
rédacteurs et de JRI en tournage. Je suis donc allée
sur le terrain pour comprendre comment se déroulait
un reportage de A à Z.
Les journalistes rédacteurs m’ont expliqué la mé-
thode qu’ils suivaient pour élaborer les questions
qu’ils posent lors des interviews. Les JRI quant à eux m’ont montré comment ils faisaient les prises
de vues qui permettent d’illustrer les commentaires du journaliste rédacteur.
Après les tournages, j’ai accompagné les rédacteurs en salle de montage puis en mixage. L’étape du
montage est essentielle. C’est elle qui permet au rédacteur de mettre en forme l’information qui sera
diffusée au journal télévisé. Le montage du reportage correspond au «dérushage» des images tour-
nées sur le terrain. Cela suppose un très bon travail d’équipe et par conséquent une bonne écoute
entre le rédacteur et le monteur.
Enfin après le montage, vient le mixage, étape pendant laquelle le journaliste vient apposer sa voix
sur le reportage qui sera diffusé pendant le journal télévisé. La difficulté est donc de parler de façon
claire et audible et de manière synchronisée par rapport aux images.
C’est à partir du cinquième jour de stage, que j’ai intégré le service web de la rédaction même si ma
tutrice n’était pas encore de retour de formation. En son absence, j’ai été supervisée par Christophe
Roux, pilote et éditeur web de France 3 Aquitaine et les rédacteurs web.
Christophe Roux m’a initié à l’écriture d’articles destinés à être publié sur le site internet en me trans-
mettant « La Bible de l’editing » envoyée par Stéphane Mazzorato, Directeur des sites régionaux à
France Télévisions, à l’ensemble des contributeurs web de France 3 (cf annexe 5 p.36)
À partir de ce jour, j’ai pu me rendre utile en écrivant et signant des articles complémentaires des
reportages diffusés sur la chaîne de télévision régionale. Au retour de ma tutrice, Christine Le Hes-
ran, j’ai pu mener des reportages exclusivement pour le web. Je la remercie infiniment pour toute la
confiance qu’elle m’a accordée.
13
Tâches et missions confiées
Le reportage audiovisuel
Pendant les quatre premiers jours du stage, j’ai assisté les équipes de rédacteurs et de JRI en
tournage sur le terrain. J’ai ensuite accompagné les rédacteurs en salle de montage où j’ai appris
comment se structure un reportage audiovisuel. L’étape du montage correspond au dérushage des
images tournées sur le terrain. Il s’agit de sélectionner les images pertinentes qui permettent d’illus-
trer les commentaires du journaliste.
Pour cela, on sélectionne les plans à l’aide du logiciel de montage vidéo AVID Media Composer en
se repérant sur le timecode. À la différence de la timeline, le timecode correspond à une informa-
tion temporelle stockée conjointement à chaque image enregistrée. Cette information est conservée
dans le format heures:minutes:secondes:images. Cela permet de repérer aisément pendant le
montage une image ou une séquence d’images à sélectionner.
Exemple 01:30:25:40
Le time code ci-dessus signifie la 40e image de la 25e seconde de la 90e minute enregistrée.
Après la sélection des images, j’ai aidé le journaliste rédacteur à élaborer son commentaire. Celui-ci
a pour objectif de fournir l’essentiel de l’information à retenir. L’information transmise aux téléspecta-
teurs doit être claire, synthétique, fiable et compréhensible par tous.
C’est en ce sens qu’on peut considérer le journaliste comme un vulgarisateur ou un pédagogue. En
effet, l’objectif n’est surtout pas de fournir une information en employant un jargon trop technique
sans pour autant déteriorer la fiabilité et la véracité des informations transmises.
Le journaliste rédacteur s’entraîne à dire son commentaire d’abord en salle de montage avant de
poser sa voix en cabine de mixage. Cela lui permet d’apporter d’éventuelles modifications pour
améliorer la diction en remplaçant un mot par un autre par exemple. La difficulté est aussi d’être
synchonisé avec le déroulement des images.
À la fin du montage, le reportage audiovisuel doit suivre la configuration illustrée par le schéma sui-
vant :
Ambiance Commentaire Interview
CommentaireInterview
Commentaire
pied
1
6
2 3
45
Il est récurent de démarrer un reportage audiovisuel par des images d’ambiance. Il peut s’agir de
lieux publics, ou d’interactions quotidiennes entre les interlocuteurs que le journaliste rédacteur et le
JRI ont rencontré. Le sujet est ensuite structuré par une alternance de commentaires effectués par
le journaliste rédacteur et d’images d’interviews des personnes interrogées. D’autres images d’am-
biances peuvent bien évidemment se glisser au cœur du reportage. Enfin, le reportage se clôt par
un commentaire final du journaliste rédacteur, qu’on appelle le commentaire pied.
14
Le service web
J’ai intégré le service web de la rédaction après quatre jours d’observation sur le terrain. Différentes
tâches m’ont été attribuées : rédaction d’articles complémentaires des reportages audiovisuels diffu-
sés lors des JT, partage des articles et vidéos sur les réseaux sociaux (Facebook
et Twitter), veille informationnelle, reportages sur le terrain
et montage vidéo. (cf annexe 6 p.53)
Rédaction d’articles
Contribuer au site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine
en rédigeant des articles requiert une très grande rigueur
de la part de tous les journalistes.
Généralement, le choix des sujets à diffuser sur le site
web s’effectue en fonction du conducteur des journaux té-
lévisés élaborés dès la première conférence de rédaction
qui se tient à 8h30.
Les sujets à
­traiter sont également choisis ­parmi
les informations diffusées sur les fils des
agencesdepressecommel’AFP,­consultables
à partir du logiciel MonaLisa de France 3. Ce
logiciel permet également aux journalistes de
suivre en temps réel l’évolution des conduc-
teurs des journaux télévisés.
La réalisation d’une veille informationnelle
peut également faire ressortir des sujets im-
portants à traiter, aussi bien pour les JT que
pour le site internet.
Après avoir déterminé les sujets à traiter pour
une diffusion sur le site web, les rédacteurs
web se répartissent les articles à produire
pour éviter tout risque de «doublons». Une
bonne communication au sein de l’équipe est
donc indispensable à l’efficacité et à la réacti-
vité des contributeurs.
C’est pour cette raison que Christine Le Hesran, rédactrice en chef Information numérique, prenait
soin d’envoyer à l’ensemble des contributeurs et moi-même un mail récapitulant ce qu’elle nomme
le «menu du jour web». Dans ce mail, figure chaque sujet destiné à être publié sur le site internet de
France 3 Nouvelle-Aquitaine en précisant l’auteur de l’article en cours de rédaction.
Que cela soit en presse écrite ou sur internet, la rédaction d’un article repose presque sur la même
méthode. Plusieurs règles d’écriture sont communes aux deux médias comme le schéma de la py-
ramide inversée et la loi traditionnelle des 5 W (Who, What, When, Where, Why).
Comment écrire un article ?
15
Selon la règle de la «pyramide in-
versée», il est attendu du journaliste
rédacteur de condenser l’essentiel de
l’information dans le lead (premier pa-
ragraphe) ou plus communément dans le
titre et le chapô de l’article.
Le titre et le chapô doivent répondre aux 5W,
c’est à dire les questions suivantes : who (qui),
what (quoi), when (quand), where (où) et why
(pourquoi).
Ces deux premiers éléments déterminent si le lecteur
poursuit sa lecture ou non. Le journaliste doit donc dé-
marrer son article par une phrase d’accroche et pour-
suivre en employant une écriture concise.
Le paragraphe qui suit le titre et le chapô peut apporter des
informations complémentaires répondant aux 2H : how many
(combien), how (comment). Il peut donc s’agir de données chif-
frées. Par exemple, si un article traite les attentats à la mosquée
au Québec, le journaliste essaiera de fournir (s’il a des informa-
tions fiables et vérifiées), le nombre d’assaillants et de victimes.
Les paragraphes suivants apporteront quant à eux des détails qui sont moins importants à retenir
pour le lecteur. L’essentiel à connaître doit donc résider dans le lead ou le titre et le chapô.
Il existe néanmoins quelques différences d’écriture entre la presse écrite et le web. En effet, la lecture
d’une page internet se faisant en quelques secondes en diagonale, le journaliste se doit d’employer
une écriture consice et des parapgraphes courts. Chaque paragraphe doit de préférence corres-
pondre à une idée. L’utilisation de mots-clés dans les phrases courtes est donc vivement encouragé !
Comment éditer un article ?
Quand on est rédacteur web, il ne suffit pas d’avoir une belle écriture pour que les articles publiés at-
tirent l’attention des lecteurs. Un certain travail d’édition est indispensable. Celui-ci permet de guider
la lecture de l’internaute en mettant en exergue l’essentiel de l’information à retenir.
Après avoir écrit mes articles, je les édite sur le Drupal, back-office du site internet de France 3 Nou-
velle-Aquitaine.
Il s’agit d’une interface sur laquelle les contri-
buteurs de France 3 Nouvelle-Aquitaine rédi-
gent et éditent leurs articles qui sont ensuite
publiés sur le site web.
J’ai donc comme les autres rédacteurs web
édité l’ensemble de mes articles sur cette
interface. Christophe Roux, pilote et éditeur
web de France 3 Aquitaine, et Jeanne Tra-
vers, une journaliste étudiante de l’IJBA (Ins-
titut de journalisme de Bordeaux Aquitaine)
16
m’ont appris comment utiliser le back-office et m’ont enseigné les bases de l’écriture SEO (Search
Engine Optimization). L’important est de trouver un titre accrocheur, et d’utiliser des mots-clés dans
les paragraphes pour optimiser le référencement. Ils m’ont également conseillé de ne pas hésiter à
user abondamment de codes typographiques : gras, souligné, italique...
Dès que possible, j’essaye également d’insérer des liens hypertextes. Il peut s’agir des sites inter-
net d’associations, de ministères ou d’entreprises évoquées dans les articles. Attention cependant
à bien préciser dans les paramètres d’ouvrir la cible du lien hypertexte sur une nouvelle fenêtre du
navigateur web. Cela permet de conserver l’internaute sur la page web de l’article publié sur le site
internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Enfin, l’article aurait l’air pauvre s’il n’était pas accompagné de photos ou de vidéos. En effet, in-
ternet est un média qui combine à la fois le texte de la presse écrite, l’audio de la radio et l’image
en séquence de l’audiovisuel. Il est donc conseillé de mettre en avant une photo ou le reportage
audiovisuel (s’il a été réalisé) pour accompagner
l’article. La mise en exergue des citations est vive-
ment encouragée.
Exemple
L’illustration ci-contre est un des articles que j’ai
écrit et publié sur le site internet de France 3 Nou-
velle-Aquitaine. Dans cet article on peut remar-
quer que j’ai pris le soin de respecter les règles
de l’écriture journalistique sur le web.
En effet, dans le titre j’ai utilisé des mots-clés
comme «Jumping de Bordeaux», «technologie»
et «équitation» qui permettent un meilleur réfé-
rencement par les moteurs de recherche.
J’ai également mis en avant certaines informa-
tions en les mettant en gras. J’ai mis en valeur les
citations les plus pertinentes et j’ai créé un lien
hypertexte dont la cible envoie l’internaute vers le
site internet du Jumping de Bordeaux.
Comment signer un article ?
Chaque article publié sur le site de France 3 Nou-
velle-Aquitaine doit être signé par l’auteur. Il peut
signer soit par ses initiales, soit par son prénom
suivi de son nom. C’est important car la signature
marque l’approbation de son auteur et engage sa responsabilité éditoriale. Elle permet également
de créer un lien de proximité avec le lecteur internaute.
Cette signature est aussi un moyen de prouver aux lecteurs que la rédaction des articles publiés sur
le site web, aussi nombreux qu’ils puissent être, n’est pas réalisée par des robots mais bel et bien
par des journalistes en chair et en os !
17
Comment choisir les photos ?
Lorsque les rédacteurs web ne disposent pas des reportages audiovisuels effectués par leurs
confrères et consœurs sur le terrain au moment de la publication de l’article, ces derniers doivent
choisir une photo en guise d’illustration.
Une étape qui n’est pas aussi facile qu’on le croit, notamment lorsque la médiathèque à disposition
des rédacteurs n’est pas riche en photographies de haute qualité ! En effet, depuis le 1er février, les
sites internet de France 3 Aquitaine, France 3 Limousin et France 3 Poitou-Charentes ont fusionné
pour devenir France 3 Nouvelle-Aquitaine. Qui dit nouveau site internet, dit nouvelle charte gra-
phique qui se veut être au goût du jour. France 3 a donc adopté le style «responsive». Par définition,
un site internet dit «responsive», offre une expérience de lecture et de navigation optimales pour
l’utilisateur, quelque soit l’appareil technologique qu’il utilise (ordinateur, smartphone, tablette).
Celui-ci est caractérisé par des photographies mises en avant sur la page d’accueil mais aussi au
sein des articles. Cette mise en avant requiert des photographies de très haute qualité , ce qui attire
davantage l’oeil de l’internaute et du mobinaute.
J’ai donc proposé à ma tutrice, Christine Le Hesran, rédactrice en chef information numérique de
prendre des photographies à l’aide de mon appareil photo semi-professionnel Canon 550D lors de
mes différentes excursions sur le terrain.
L’objectif était de prendre des photographies permettant
d’illustrer au mieux le sujet traité sur le terrain mais aussi
d’autres sujets dits «similaires». Par exemple, la photo ci-
contre illustrant le chantier de la Meca (Maison de l’éco-
nomie créative et culturelle en Nouvelle-Aquitaine) peut
être réutilisée par tout contributeur web de France 3 Nou-
velle-Aquitaine pour illustrer un article ayant un thème rela-
tif au chantier.
Afin que ces photographies soient facilement accessibles
par tous les rédacteurs web dans la médiathèque du
back-office du site internet, il est recommandé d’utiliser des
mots-clés pertinents.
Par exemple, pour la photographie du chantier, on peut uti-
liser les mots-clés suivants : chantier / meca / bordeaux.
Enfin, chaque photo doit être légendée et créditée.
18
Community management
Par exemple, quand on partage un article complétant un reportage audiovisuel diffusé lors du JT, une
certaine démarche est à suivre. Tout d’abord il faut télécharger la vidéo du reportage au format mp4
sur Imedia, la base de données dans laquelle tous les contributeurs de France 3 peuvent trouver les
rushes et reportages en cours de fabrication, les reportages aboutis ainsi que les JT en intégralité
avec les «synthés» (noms des interlocuteurs interviewés, mentions des lieux où ont été effectués
les différents reportages...).
Si le reportage audiovisuel a déjà été diffusé au JT, il est préférable que le journaliste sélectionne
l’extrait du JT correspondant au reportage plutôt que d’aller télécharger le reportage monté. En effet,
c’est uniquement lorsque les reportages audiovisuels sont diffusés aux JT que les «synthés» ap-
paraissent. Ces «synthés» apportent des informations plus ou moins importantes sur l’identité des
interlocuteurs rencontrés et interviewés ainsi que sur les lieux du reportage.
Après avoir téléchargé le reportage audiovisuel du JT, il faut le télécharger directement sur Facebook
et non pas l’héberger sur Youtube pour ensuite la partager sur Facebook. C’est ce qu’on appelle
partager une vidéo «en natif» sur Facebook. En effet, une vidéo directement téléchargée sur Face-
book sera davantage mise en valeur qu’une vidéo hébergée sur Youtube puis partagée sur le réseau
social.
Dans le message qui accompagne la vidéo, il convient d’ajouter un lien qui dirige l’utilisateur vers
l’article publié sur le site internet de France 3 Aquitaine. Il est préférable que les liens partagés sur les
réseaux sociaux soient courts. C’est pourquoi pour chaque partage de mes articles sur Facebook,
je raccourcissais les URL via Bitly, un service gratuit de réduction d’URL. Enfin, il est encouragé et
conseillé d’utiliser des emojis dans les posts facebook. Christophe Roux m’a donc conseillé d’utiliser
le site internet «piliapp» qui propose l’ensemble des emojis disponibles sur smartphones et tablettes.
Après avoir rédigé et publié mes articles sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine, je dois
ensuite les partager sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Partager les articles sur les
pages Facebook et Twitter de France 3 Aquitaine permet de créer une communauté d’internautes
qui s’intéressent à l’actualité de leur région.
Le rédacteur web doit donc avoir le réflexe de partager ses articles sur les réseaux sociaux après
les avoir publiés sur le site internet. Là aussi, le journaliste doit faire preuve de rigieur dans chaque
post qu’il effectue.
Comment partager sur Facebook ?
19
Veille informationnelle
Reportages sur le terrain
Comment partager sur Twitter ?
Un esprit synthétique est indispensable pour partager les articles et reportages audiovisuels sur
Twitter. En effet, Twitter est un réseau social sur lequel les utilisateurs ne peuvent poster que des
messages courts de 140 caractères. D’où l’importance de recourir à Bitly pour raccourcir l’URL de
l’article publié sur le site web de France 3 Nouvelle-Aquitaine ! La difficulté reste donc d’être synthé-
tique et de trouver les bons mots à mettre en «hashtag» pour gagner en visibilité sur le réseau so-
cial. Souvent, on accompagne les tweets d’une illustration ou d’un court extrait vidéo, ce qui permet
d’enrichir l’information qu’on souhaite transmettre.
Le travail de journaliste web ne se résume pas à la simple rédaction d’articles et à leurs partages sur
les réseaux sociaux. Parmi les missions qui m’ont été confiées, figurait celle de la veille information-
nelle. Plusieurs outils permettent d’effectuer une veille informationnelle : flux RSS, google Alerts, les
réseaux sociaux, ect...
En plus de consulter les fils de l’AFP disponibles sur le logiciel MonaLisa de France 3 pour «guet-
ter» d’éventuelles informations pouvant nourrir l’actualité régionale, j’étais chargée de scruter les fils
d’actualités sur Facebook et notamment Twitter. Dans ce cas-là, il s’agit d’une veille sur des sujets
précis.
Au moment du «Penelope Gate», je devais guetter les éventuelles réactions des députés, sénateurs,
et autres personnalités politiques de la région sur Twitter. Par exemple, Alain Juppé avait insisté sur
le fait qu’il refusait de servir de «plan B» en cas de mise en examen de François Fillon, candidat Les
Républicains (LR) aux élections présidentielles de 2017.
Christine Le Hesran, m’avait ensuite chargée d’approfondir mes recherches en vue d’un éventuel
article identifiant les députés et sénateurs de la région employant des membres de leur famille en
tant qu’attaché parlementaire.
Pour cela, elle m’avait conseillé d’effectuer mes recherches sur le site web de la Haute autorité pour la
transparence de la vie publique. Site internet sur lequel sont répertoriés l’ensemble des déclarations
des responsables publics de chaque région de France. Finalement l’article qu’on souhaitait réaliser
n’a pas vu le jour pour une raison majeure : manque d’informations fiables. Comme les conjoints des
hommes et femmes politiques ne portent pas forcément le même nom de famille que ces derniers,
il était difficile de déterminer avec exactitude si certains attachés parlementaires des députés et sé-
nateurs étaient en réalité leur conjoint ou non. De même, lorsqu’une attachée parlementaire portait
le même nom de famille de l’homme politique pour lequel elle travaille, il était souvent impossible de
déterminer s’il s’agissait de sa femme, sa fille, sa sœur, sa cousine, ect...
De plus, je n’avais que peu d’informations fiables et vérifiées en mains : seulement 3 députés et sé-
nateurs de la région collaborant avec des membres de leur famille. Un chiffre bien trop faible et peu
fiable pour faire l’objet d’un article visant à faire un état des lieux. L’objectif étant, en effet, de dresser
un panorama du nombre de députés et sénateurs de la région, partis politiques confondus, ayant
employé ou employant actuellement des membres de leur famille en tant que collaborateur parle-
mentaire tout en précisant que cette pratique reste légale (bien que fortement décriée) si le travail
rémunéré est réellement effectué.
Voici une des tâches les plus passionnantes que Christine Le Hesran m’a confié : le reportage sur le
terrain. Après avoir écrit un certain nombres d’articles accompagnant et développant les sujets des
reportages diffusés lors des JT, j’ai mené deux reportages sur le terrain. Une mission journalistique
qui demande un sérieux travail du journaliste avant d’aller à la rencontre des interlocuteurs concer-
20
nés sur le terrain. Bien évidemment, une fois que le journaliste ait pris connaissance du sujet du
reportage qu’il doit effectuer sur le terrain, ce dernier effectue une recherche d’informations et une
veille informationnelle pour comprendre le sujet à traiter et/ou approfondir ses connaissances. Cette
recherche lui permettra de déterminer un angle à l’article qu’il devra rédiger et donc d’élaborer les
questions à poser aux interlocuteurs qu’il rencontrera.
Souvent, le journaliste dispose d’un communiqué de presse, voire même d’un dossier presse pré-
sentant exactement le sujet. (voir annexe 7 p.94) Attention néanmoins à ne pas prendre pour acquis
toutes les informations présentées dans ces documents qui souvent, ont tendance à «embellir la ré-
alité» (notamment lorsqu’il s’agit d’entreprise souhaitant promouvoir leurs activités et leurs produits).
21
J’ai mené mon premier reportage avec l’aide de ma tutrice Christine Le Hesran. Ce reportage portait
sur le chantier de la Méca (Maison de l’économie créative et culturelle en Aquitaine). Christine Le
Hesran m’a accompagné sur le chantier pour aller interviewer les acteurs de ce futur monument situé
dans le quartier Bordeaux Euratlantique. On a réalisé des interviews filmées à l’aide d’un iPhone 6
puis j’ai réalisé des photos avec mon appareil photo semi-professionnel canon 550D. Les photos du
chantier ont permis d’enrichir la médiathèque en photos de bonne résolution pour le site web.
J’ai ensuite écrit le lendemain du reportage mon article que j’ai enrichi en mettant en avant un diapo-
rama des photographies du chantier que j’ai réalisées et des illustrations de l’édifice une fois terminé
(le bâtiment sera ouvert au public dès septembre 2018). J’ai également inséré au sein même de
l’article les différentes vidéos des interviews réalisées sur les lieux du reportage.
L’article a ensuite été relu et validé par Christine Le Hesran avant d’être publié sur le site internet de
France 3 Nouvelle-Aquitaine.
À la découverte de la Méca
Rencontre avec Luc Jacquet, réalisateur de «l’empereur»
Christine Le Hesran m’a ensuite confié un reportage à réaliser sur la sortie du film «L’empereur»
réalisé par le cinéaste Luc Jacquet qui est venu présenter son dernier long-métrage aux journalistes
à Bordeaux.
Cette fois-ci, j’étais seule à mener le reportage de A à Z. Ma tutrice m’a transféré par mail le dossier
de presse présentant la genèse du film. Puis je me suis rendue à une séance de visionnage du film
organisée à destination des journalistes par la production à l’UGC de Bordeaux.
J’ai ensuite rencontré le réalisateur lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au Grand hôtel
Intercontinental de Bordeaux, situé en face du Grand Théâtre, place de la Comédie. J’ai eu l’occa-
sion de rencontrer des journalistes de radio et de presse écrite et d’interviewer Luc Jacquet.
Avant de me rendre à la conférence de presse, j’ai étudié le dossier de presse et les notes que j’avais
prises lors du visionnage du long-métrage afin de déterminer un angle à l’article que j’allais rédiger
le lendemain. Comme France 3 Nouvelle-Aquitaine a pour volonté de fournir une information régio-
nale, il paraissait évident d’axer l’article sur l’impact du message environnemental du film à l’échelle
de la région. En effet, ce film est la continuité du premier documentaire de Luc Jacquet intitulé «La
marche de l’empereur» et retrace le quotidien des manchots en Antarctique. En mettant en évidence
les impacts des changements climatiques sur la vie de ces animaux, Luc Jacquet espère sensibiliser
les spectateurs et faire en sortes que chacun se sente concerné par les changements climatiques.
J’ai donc veillé lors de la conférence de presse, à demander au réalisateur si les Néoaquitains de-
vaient s’inquiéter des changements climatiques de la région et si oui pourquoi. Pour enrichir mon
article, je m’étais équipée de mon appareil photo et de l’iPhone 6 du service web pour prendre un
portrait photographique du réalisateur et filmer la conférence de presse.
Après avoir écrit mon article, j’ai réalisé un montage de l’interview de Luc Jacquet lors de la confé-
rence de presse, à l’aide du logiciel de montage vidéo Final Cut Pro X. C’était la première fois que
j’utilisais ce logiciel même si je n’ai pas vraiment été dépaysée car je dispose du logiciel imovie sur
mon macbook pro qui offre une interface et des fonctionnalités similaires.
Pour ne pas montrer que des images de la conférence de presse, j’ai pris contact avec la directrice
de communication de Disney France pour disposer des droits d’usage des extraits du film. Cela m’a
permis d’illustrer les propos de Luc Jacquet par des images des empereurs en Antarctique.
22
France 3 Nouvelle-Aquitaine comprend au total 473 salariés dont 230 salariés en Aquitaine (en avril
2015). Le risque majeur était donc que je ne sois pas suffisamment encadrée en tant que stagiaire,
ce qui arrive régulièrement dans les grandes structures qui accueillent des stagiaires.
Heureusement, j’ai très bien été accueillie par l’ensemble de la rédaction, et en particulier par les
journalistes du service web en attendant le retour de ma tutrice, Christine Le Hesran, Rédactrice
en chef information numérique qui était en formation. En effet, chaque rédacteur a pris soin de ne
pas me laisser au dépourvu et m’a confié des articles à écrire pour le site internet de France 3 Nou-
velle-Aquitaine.
Je les salue donc pour cet accueil et cet encadrement qu’ils m’ont réservé car en aucun cas ils
n’étaient obligés de me prendre en charge durant l’absence de Christine Le Hesran.
Milieu du stage
Tâches et responsabilités confiées
Au début du stage, j’ai eu peur d’être contrainte à l’observation sur le terrain comme je l’avais fait lors
de mes deux précédents stages d’observation (dont un dans le cadre de ma L1), pendant les deux
premières semaines en attendant le retour de ma tutrice.
Finalement, je n’ai fait de l’observation que pendant les quatre premiers jours et les journalistes que
j’ai accompagné ont pris soin de m’expliquer comment ils procédaient pour préparer les interviews,
les reportages et comment on montait un reportage audiovisuel en me faisant participer aux choix
des séquences à conserver et à l’élaboration du commentaire en voix-off.
Au cinquième jour de mon stage, j’ai intégré le service web de la rédaction et je tiens à remercier
Christophe Roux, pilote et éditeur web de France 3 Aquitaine, pour l’accueil qu’il m’a réservé. J’ai
donc pu après quatre jours d’observation me rendre plus utile et me sentir impliquée en tant que
rédactrice web et ce jusqu’à la fin de mon stage.
Les rédacteurs web m’ont accordé une grande confiance en me prêtant leurs codes d’accès à Dru-
pal, le back-office du site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine afin que je puisse être la plus
autonome possible pour écrire et éditer mes articles. Ces derniers n’avaient plus qu’à être relus par
des journalistes rédacteurs avant publication.
Le poste de rédacteur web m’a beaucoup plu car contrairement à certaines idées reçues, les tâches
sont très variées, on ne passe pas la journée entière à écrire uniquement des articles à publier sur le
site web, même s’il s’agit d’une des principales missions des journalistes rédacteurs web.
J’ai en effet été chargée de partager mes articles sur les réseaux sociaux en respectant une certaine
démarche qui m’a été transmise. J’ai aussi effectué des veilles informationnelles notamment au mo-
ment du Penelope Gate pour relever des éventuelles réactions de députés ou sénateurs de la région
23
Analyse critique
en vue d’écrire potentiellement un article pour le site internet.
Enfin j’ai constaté que le rédacteur web ne reste pas constamment derrière son ordinateur pour écrire
des articles complémentaires des reportages audiovisuels diffusés lors des JT. Bien au contraire,
ces derniers partent également sur le terrain pour mener des reportages exclusifs pour le web, ce qui
peut d’ailleurs susciter davantage d’intérêt chez les lecteurs et téléspectateurs de la chaine à aller
consulter les articles publiés sur le site internet puisqu’il ne s’agit pas d’un simple copier-coller des
informations évoquées dans les journaux télévisés.
Désormais à chaque JT, le téléspectateur est d’ailleurs invité à consulter le site web de France 3
Nouvelle-Aquitaine qui a vu le jour le 1er février 2017. Une initiative qui correspond à la stratégie
numérique enclenchée par le réseau France 3 depuis janvier 2017.
J’ai moi même mené deux reportages. Le premier avec la présence de ma tutrice Christine Le Hes-
ran sur les chantiers de la Méca (Maison de l’économie créative et culturelle en Aquitaine). Chris-
tine Le Hesran m’a ensuite confié un reportage sur la sortie du dernier film de Luc Jacquet, intitulé
« L’empereur » que j’ai mené seule de A à Z.
Un très bon exercice qui m’a permis de mettre à l’épreuve mes connaissances et compétences jour-
nalistiques. J’ai ainsi préparé l’interview de Luc Jacquet en tenant compte des conseils de Christine
Le Hesran.
La difficulté principale pour traiter ce sujet était de suivre la ligne éditoriale du site internet qui
s’adresse aux citoyens de la Nouvelle-Aquitaine. Le film mettant en exergue les conséquences des
changements climatiques sur la vie des empereurs en Antarctique, j’ai donc orienté mes questions
sur les changements climatiques dans la région, comme la fonte des glaces dans les Pyrénées.
Déroulement du stage
Au début du stage j’ai pu paraître réservée car je ne suis pas de nature exubérante. En fait, quand
j’arrive dans un nouveau milieu, j’ai souvent une courte période où j’observe avant de me sentir
complètement à l’aise. Les journalistes m’ont aidé à prendre confiance en moi et je me suis sentie
rapidement intégrée.
En ce qui concerne les tâches qui m’ont été confiées tout au long du stage, j’ai rencontré très peu
de difficultés.
En effet, j’ai déjà acquis des compétences rédactionnelles lors de mes précédents stages à La Tri-
bune Bordeaux (à l’issue de ma L1) et l’AFP Bordeaux (à l’issue de ma L2). Ces deux stages m’ont
permis de comprendre, et d’appliquer les méthodes de rédaction journalistiques comme les règles
des 5W et des 2H (how (comment), how many (combien)) ainsi que la structure de l’article en pyra-
mide inversée.
Ces compétences acquises m’ont été d’une grande utilité dans la rédaction de l’ensemble de mes
articles publiés sur le site web de France 3 Nouvelle-Aquitaine.
La seule difficulté que j’ai réellement rencontrée concerne ma mission d’effectuer une veille infor-
mationnelle visant à identifier les députés et sénateurs de la région employant des membres de leur
famille en tant qu’attachés parlementaires. En effet, j’ai effectué cette veille sur le site internet de la
Haute autorité pour la transparence de la vie publique, seule source fiable sur la Toile.
Mais parmi les renseignements à disposition sur les déclarations publiées sur le site de la Haute au-
24
torité pour la transparence de la vie publique, il était difficile d’identifier les potentiels liens d’affiliation
entre les députés/sénateurs et leurs collaborateurs parlementaires. En effet, les conjoints peuvent
porter un nom de famille différents de ceux des députés et sénateurs par exemple.
Au total, je n’ai identifié que trois députés ou sénateurs employant des membres de leur famille en
tant qu’attaché parlementaire dans la région. Pour m’assurer qu’il n’y a aucune autre personnali-
té qui recourt à cette pratique légale du point de vue de la loi en France, Christine Le Hesran m’a
conseillé de contacter un politologue qui enseigne à Sciences Po Bordeaux et qui avait été l’invité du
JT du 12/13 présenté par Sandrine Papin.
Je l’ai donc contacté par téléphone afin qu’il puisse, s’il le souhaite, me confirmer les informations
que j’avais trouvé lors de la veille informationnelle que j’ai effectuée sur internet et qu’il m’apporte
d’autres informations si nécessaire.
Ce dernier a néanmoins refusé catégoriquement de répondre à mes questions alors même que je
n’ai pas eu le temps d’expliquer l’objectif de l’article qu’on souhaitait écrire. En aucun cas la rédaction
ne souhaitait blâmer les députés ou sénateurs qui recourent à cette pratique légale du point de vue
du droit français.
Le but était uniquement d’établir un état des lieux pour que les citoyens français aient conscience du
nombre de députés et sénateurs qui emploient des membres de leur famille en tant que collabora-
teur parlementaire. Cela aurait également permis de comparer la situation de la Nouvelle-Aquitaine
avec les chiffres publiés par d’autres régions.
Mais le politologue n’a rien voulu savoir et a écourté l’entretien téléphonique. Voici un événement
qui s’est passé pendant mon stage et qui montre que la prise de contacts avec d’éventuels interlo-
cuteurs en vue d’effectuer un reportage ne se réalise pas toujours avec succès.
À travers cet entretien, j’ai appris à garder mon calme malgré la difficulté de la situation. Je suis res-
tée polie et courtoise tout au long de l’entretien tout en essayant d’expliquer l’intérêt des recherches
que nous effectuons sur les députés et sénateurs de la région qui emploient des membres de leur
famille en tant qu’attaché parlementaire.
25
Capacités à agir dans ce milieu
Pendant mon stage, je n’ai pas seulement effectué les tâches et missions qu’on me confiait, j’ai éga-
lement pris des initiatives.
Par exemple, après le passage au nouveau site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine le 1er
­février, j’ai proposé à ma tutrice, Christine Le Hesran de prendre des photographies avec mon canon
550D lorsque que j’allais sur le terrain afin d’alimenter la médiathèque du site internet en photogra-
phies de bonnes résolution (le site internet ne pouvant plus se permettre de recourir à de simples
captures d’écran des reportages audiovisuels ou à des photographies de mauvaise qualité).
De plus j’ai rapidement fait preuve d’autonomie. C’est à dire que pour chaque sujet qui m’étais
confié, si j’avais besoin de contacter un journaliste auteur d’un reportage diffusé lors d’un JT pour
avoir des renseignements complémentaires concernant le sujet qu’il avait traité et les interlocuteurs
qu’il avait rencontré, Christine Le Hesran me transmettait leurs coordonnées pour que je les appelle
moi-même.
J’ai ainsi dû à plusieurs reprises, contacter des journalistes situés dans les locales ou dans les bu-
reaux d’informations de proximité de la région dans le cadre de la rédaction de mes articles, pour
obtenir des informations supplémentaire ou complémentaires.
Pour mon reportage sur le film « L’empereur » de Luc Jacquet, j’ai pris l’initiative de réaliser un mon-
tage vidéo sous Final Cut Pro X. L’objectif était d’illustrer les propos de Luc Jacquet lors de l’inter-
view filmée que j’ai menée en conférence de presse avec des extraits du film. Pour obtenir les droits
d’utilisation, j’ai contacté la directrice de la communication de Disney à Paris, dont les coordonnées
étaient indiquées sur le dossier de presse.
Différentes initiatives qui m’ont permis de faire preuve d’autonomie et surtout d’avoir confiance en
moi. Enfin, ce que j’ai apprécié pendant ce stage, c’est que même si en tant que stagiaire, j’étais
présente pour apprendre, l’apprentissage était un véritable échange avec les journalistes qui ont tra-
vaillé avec moi. Ils m’ont transmis leur savoir et leurs savoir-faire en terme d’écriture journalistique,
de méthode d’interview et de recherche. Mais j’ai pu également leur apporter de nouvelles choses
comme des astuces pour embarquer une publication instagram dans un article édité sur Drupal, le
back-office de France 3 Nouvelle-Aquitaine, ou sur les fonctionnalités d’un mac, ect…
C’est ce qui rend passionnant le métier de journaliste, car chaque jour on apprend de nouvelles
choses, qu’elles proviennent des personnes qu’on interview sur le terrain, ou des collègues de ­travail.
Quelle conception du journalisme aujourd’hui ?
Ce n’est pas une surprise d’avancer l’idée que le journalisme est une profession en profonde muta-
tion. Mais il serait très réducteur de penser à la « mort du journalisme » comme on peut l’entendre
un peu partout sur la planète.
Certes la presse écrite souffre de l’essor des médias numériques. Mais au final, chaque média tradi-
tionnel, que cela soit la presse écrite, la radio ou la télévision, a migré progressivement sur internet.
Le journal « Sud-Ouest » publie un grand nombre d’articles sur son site web et met à disposition de
ses lecteurs une application mobile. Il en va de même pour France Bleu dont chaque antenne régio-
nale publie des articles sur internet tout comme le réseau France 3.
Personnellement je ne pense pas qu’il faut voir internet et les outils numériques comme une menace
mais plutôt comme une chance, une opportunité à saisir pour assurer l’avenir du journalisme et s’ins-
crire dans l’ère du temps comme un prolongement.
D’abord, le média numérique offre de sérieux avantages. En plus d’être à un moindre coût, ce média
combine à la fois l’écrit, le son et l’image fixe ou en séquence. Internet symbolise en quelque sorte
le mariage entre la presse écrite, la radio et la télévision. Il suffit de consulter un article sur le site
de France Nouvelle-Aquitaine ou n’importe quel autre média pour en prendre conscience. Internet
permet à un journaliste d’enrichir le plus possible son article en l’accompagnant avec du son comme
un extrait d’interview radiophonique ou même téléphonique, ou de la vidéo (extrait d’un reportage
télévisuel ou reportage tourné exclusivement pour le web). La photographie reste également bien
présente.
Auparavant un journaliste de Sud-Ouest ne pouvait pas mettre de vidéos dans ses articles puisqu’il
s’agissait uniquement d’un quotidien papier. Aujourd’hui rien ne l’empêche d’accompagner son ar-
ticle d’une vidéo sur le site web. Il en va de même pour les journalistes de France 3 qui peuvent
désormais ajouter du texte à leurs images.
Les missions du journaliste ont-elles changé ?
Avec ou sans internet et la prolifération intense des outils numériques, le journaliste garde la même
mission qui consiste à fournir une information fiable et compréhensible par tous. C’est-à-dire qu’après
26
un sérieux travail d’enquête tant prôné par le célèbre journaliste Albert Londres, le journaliste doit se
poser en tant que pédagogue ou plutôt vulgarisateur.
Quand on parle de remède ou de soin curatif pour une maladie en médecine, il est inutile de recourir
au jargon des médecins que le journaliste lui-même aura sans doute des difficultés à maîtriser dans
le détail. L’intérêt est de vulgariser l’information sans la détériorer, ni la déformer.
Un principe que j’ai tenté de respecter au mieux pour chaque article que j’ai écrit. Raison pour la-
quelle j’ai pris soin de contacter des journalistes de France 3 ayant traité les sujets en reportage
audiovisuel sur lesquels je devais écrire pour le site web. Ces derniers m’ont répondu à chacune de
mes interrogations et m’ont permis d’écarter le moindre doute avant l’écriture et la publication d’un
article. Car pour pouvoir vulgariser une information, il est primordial pour le journaliste de la com-
prendre de A à Z et de maitriser totalement le sujet.
Comme Christine Le Hesran me l’a bien expliqué, le travail journalistique donne des éléments de
contexte au citoyen, que cela soit au niveau international, national ou régional, pour qu’il puisse dé-
crypter le monde dans lequel il évolue et se forger une opinion. C’est en ce sens que le journaliste
peut être considéré comme un « traducteur ».
27
De plus en plus, nous pouvons trouver sur internet comme à la télévision des informations qui ne
tiennent que sur deux lignes qui sont à caractère urgent. Il s’agit principalement d’informations re-
layées par les agences de presse comme l’AFP lorsqu’elles parviennent aux journalistes. Ces infor-
mations concernent des événements ou des faits d’actualité majeurs comme des attentats. Dans ce
cas, on fournit d’abord une information factuelle non développée. Ce type d’information n’existait pas
vraiment ou se faisait plutôt rare avant la naissance d’internet. Les journalistes négligent-ils alors la
qualité de l’information au profit de la quantité ?
Néanmoins, aucune information reste négligée. Toute information diffusée dans l’urgence sera en-
suite développée par les journalistes qui vont la travailler sous un certain angle d’analyse.
Ainsi même si les stratégies numériques des médias d’information visent à ce que les journalistes
rédacteurs web produisent davantage de contenus, la mission principale du journaliste rappelle bien
qu’il faut privilégier une information fiable, claire, compréhensible et complète, donc une information
de qualité au profit d’une quantité d’information purement factuelle sans analyse et travail de fond
réalisé par le rédacteur. L’enquête, l’investigation et la recherche constituent, comme l’expliquait si
bien Albert Londres, l’essence même du journalisme.
Internet permet-il de fournir une information
­complète ?
Ce stage d’un mois au sein de la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux m’a permis
de confirmer mon projet professionnel d’embrasser la carrière de journaliste à l’issue de mes études.
Mon projet professionnel était déjà bien défini avant cette nouvelle expérience professionnelle
puisque j’ai effectué deux autres stages à France 3 Aquitaine (dont un à l’issue de ma L1), un stage
de deux mois et demi à La Tribune Bordeaux, et un stage d’un mois à l’AFP Bordeaux.
Mes deux précédents stages à La Tribune Bordeaux et l’AFP Bordeaux m’ont permis de mettre en
pratique mes connaissances et d’acquérir des compétences en termes d’écriture journalistique et de
projet d’enquête. Des compétences qui m’ont été très utiles lors de ce dernier stage d’un mois à la
rédaction web de France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Ce stage m’a également fait prendre conscience que le média internet m’attire particulièrement pour
différentes raisons.
Internet est un média très décrié mais qui permet à moindre coût de réunir les potentialités des trois
autres médias traditionnels que sont la presse écrite, la radio et la télévision. Cela permet donc au
journaliste web d’accomplir des tâches très variées allant de simple rédaction d’article à la réalisation
d’enquête sur le terrain et de montage vidéo en vue de diffuser un reportage audiovisuel exclusive-
ment pour le site internet.
Un profil qui correspond donc à ma personnalité et mes goûts, car j’ai bien évidemment un goût pour
l’écriture mais je suis également assez « geek ». J’ai beaucoup de plaisir à exprimer ma créativité en
utilisant les logiciels de PAO (Indesign, photoshop, Illustrator de la suite Adobe) et les applications
de montage vidéo comme iMovie et Final Cut Pro X.
Je me suis formée à ces logiciels grâce aux tutoriels disponibles sur Youtube et étant plutôt autodi-
dacte, je me suis rapidement familiarisée aux fonctionnalités offertes par ces logiciels.
J’espère intégrer le master journalisme de l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine) à
l’issue de ma licence sciences de l’information et de la communication. D’autant plus que je dispose
de trois lettres de recommandation effectuées par le rédacteur en chef de La Tribune Bordeaux, Mi-
kaël Lozano, le chef de la rédaction de l’AFP Bordeaux, Laurent Banguet et de ma tutrice Christine
Le Hesran, rédactrice en chef information numérique à France 3 Nouvelle-Aquitaine. (cf annexe 8
p.121, 122 et 123)
De plus, si j’intègre cette école, Christine Le Hesran m’a évoqué la possibilité d’effectuer une alter-
nance au sein de la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine au cours de ma deuxième année de
master. Une opportunité que je suis prête à saisir sans hésiter !
Perspectives professionnelles
28
Annexes
29
Annexe 2 : Exemple de conducteur
Annexe 3 : Organigramme de France 3
­Nouvelle-Aquitaine
Annexe 5 : La Bible de l’Éditing
Annexe 6 : Mes articles
Annexe 8 : Lettres de recommandation
Annexe 1 : Le réseau France 3
Annexe 9 : Attestations de stage
Annexe 4 : France 3 Nouvelle-Aquitaine - les
chiffres clés
53
30
31
34
35
36
121
124
Annexe 10 : Évaluation de stage 126
Annexe 7 : Exemple d’un dossier de presse 94
JANVIER 2017
Hors-série
BORDEAUX
TOULOUSE
RENNES
ROUEN
ORLÉANS
VANVES
NANTES
STRASBOURG
LILLE
DIJON
LYON
MARSEILLE
AJACCIO
La Rochelle
Bourges
Brest
Le Havre
sur-Mer
Metz
Le Mans
Mulhouse
BrivePérigueux
Bayonne
Pau
Perpignan
Albi
Rodez
Toulon
Saint-Étienne
Boulogne-
Tours
Nîmes
Nice
Poitiers
Limoges
Montpellier Antibes
Grenoble
Clermont-Ferrand
Besançon
Caen
Amiens
Nancy
Reims
Angoulême
La Roche-
sur-Yon
Niort
Royan
Angers
Laval
Saint-Brieuc
Avranches
Cherbourg
Dieppe
Valenciennes
Arras
Soissons
Beauvais
Cergy-
Pontoise
Mézières
Sarreguemines
Bar-le-Duc
Troyes
Évreux
Alençon
Chartres Melun
Versailles
Mende
Blois
Nevers
Auxerre
Montargis
Chaumont
Épinal
Montbéliard
Pontarlier
Vesoul
Lons-le-Saunier
Mâcon
Moulins
Guéret
de-Marsan
Agen
Dax
Tarbes
Foix
Carcassonne
Millau
Cahors
Aurillac
Le Puy
Aubenas
Avignon
Draguignan
Digne
Menton
Valence
Chambéry
Annecy
ArchampsBourg-en-Bresse
Châteauroux
Bastia
Quimper
Le Creusot
Saint-Nazaire
Bobigny
Arles
Lorient
Charleville-
Mont-
Gap
Montchanin-
Dunkerque
AUVERGNE
RHÔNE-ALPES
CORSE
OCCITANIE
PROVENCE-ALPES
CÔTE D’AZUR
PARIS
ÎLE-DE-FRANCE
GRAND EST
BOURGOGNE
FRANCHE-COMTÉ
NOUVELLE-AQUITAINE
CENTRE-VAL DE LOIRE
PAYS DE LA LOIRE
BRETAGNE
HAUTS-DE-FRANCE
NORMANDIE
Châlons-
en-Champagne
Chamonix
FTV SIÈGE
LYON-VAISE
Le nouveau réseau
France 3
ANTENNES
RÉGIONALES24 IMPLANTATIONS
11613
DIRECTIONS
REGIONALE ET
TERRITORIALE
BUREAUX D’INFORMATION
DE PROXIMITÉ
LOCALES
Annexe 1 : le réseau France 3
30
Annexe 2 : Exemple de conducteur
31
32
33
Annexe 4 : OrganigrammeDanaHastier
DirectricedeFrance3
LaurenceMayerfeld
DirectriceRégionaledeFrance3Nouvelle-Aquitaine
DelphineVialanet
Déléguéenumérique
Éditorial
RédacteurenchefPoitou-Charentes
Pasencorenommé
RédacteurenchefLimousin
Pasencorenommé
DominiquePapon,
Déléguéantennes
Marie-GenevièveRouzy
Déléguéecommunication
XavierRiboulet
RédacteurenchefAquitaine
PauBayonnePérigueuxBordeaux
SébastienBouwy
Rédacteurenchef
BernardTavitian
LaurentLataste
PhilippeChollet
FrankOmer
Rédacteursenchefadjoints
ChristineLeHesran
Rédactriceenchef
InformationNumérique
TtotteDarguy
Rédacteurenchef
HélèneHarté
Rédactriceenchefadjointe
Journalistesrédacteurs,JRI,etrédacteursweb
EnraisondelareconfigurationduréseauFrance3quidevientdepuisle1erjanvier2017,conformeaunouveaudessinrégionalduterritoirefrançais,certains
rédacteursenchefetrédacteursenchefadjointsn’ontpasencoreéténommés.
34
Annexe 3 : France 3 nouvelle-aquitaine
les chiffres clés
France 3 Nouvelle-Aquitaine est le seul média qui couvre l’ensemble de la région. Une force d’intervention puissante qui
nous légitime plus que jamais en tant que média de proximité. Notre ambition éditoriale est étoffée par le développement
de l’offre numérique avec l’avénement du site unique na.france3.fr
15 implantations
•	 1 direction régionale et territoriale : Bordeaux
•	 2 antennes de proximité : Limoges-Poitiers
•	 5 éditions locales : Bayonne - Pau - Périgueux - Brive - La Rochelle
•	 7 BIP (Bureaux d’Information de Proximité) : Agen - Dax - Mont-de-Marsan - Guéret - Angoulême - Niort - Royan
1 site filière production à Bordeaux.
Zone de couverture
12 départements
•	 Aquitaine : 5 départements
Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques
•	 Limousin : 3 départements
Corrèze, Creuse, Haute-Vienne
•	 Poitou-Charentes : 4 départements
Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne
JT
•	 6 journaux régionaux quotidiens (lundi/dimanche)
•	 5 éditions locales quotidiennes (lundi/vendredi)
France 3 Euskal Herri 			 Bayonne
France 3 Périgords 			 Périgueux
France 3 Pau Sud-Aquitaine 		 Pau
France 3 Pays de Corrèze		 Brive
France 3 Atlantique 			 La Rochelle
Volume des programmes diffusés en 2016
2 458 heures de programmes diffusés au total dont
•	 904 heures en Aquitaine
•	 777 heures en Limousin
•	 777 heures en Poitou-Charentes
Documentaires
30 documentaires (coproduction, préachat, achat) pour un budget d’1 million 280 000 € en 2016
Langues vernaculaires
•	 Txirrita : magazine basque (1 dimanche sur 3 à 10h45 en Aquitaine)
Piloté par l’édition locale France 3 Euskal Herri
•	 Viure al Pais occitan : magazine occitan (2 dimanches sur 3 à 10h45 en Aquitaine)
Magazines
•	 Cap Sud Ouest : magazine de territoire piloté par Aquitaine (le dimanche à 12h55 en Nouvelle-Aquitaine)
•	 Péché Gourmand : magazine culinaire piloté par Limousin (le samedi à 11h30 en Limousin et en Poitou-Charentes)
Région Nouvelle-Aquitaine
La Nouvelle-Aquitaine est la plus vaste des nouvelles régions françaises.
84 100 kilomètres carrés
5,8 millions d’habitants
720 kilomètres de littoral
10 agglomérations de + de 100 000 habitants
35
Annexe 5 : La bible de l’éditing
36
37
France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
3
Organisation
● Lorsque des journalistes de la rédaction partent sur le terrain, penser à leur
demander une photo ou une séquence vidéo d’ambiance. Avec un smartphone, la
qualité est au rendez-vous, et suffisante pour illustrer un article
● Une présence lors des conférences de rédaction est importante, il faut ancrer dans
l’esprit de tous que l’équipe web, si petite soit-elle, est présente et qu’elle existe en
complément de l’antenne
● Les jours où plusieurs journalistes (au moins deux) sont présents sur le site, ne pas
hésiter à se concerter pour différer les horaires de travail. Si possible, il est judicieux
de se diviser la journée ainsi : 8h - 17h pour le premier, 10h - 19h pour le second.
3. Des pages-articles structurées et riches en médias
Le site joue la réactivité, avec des textes clairs et l’apport d’images. La photo et la vidéo sont
mises en avant.
Une simple déclaration (interview, micro-trottoir, … ), un simple chiffre (parution d’une
statistique, etc.) peuvent donner lieu à un article.
Un article peut être amendé au fil de la journée (info feuilletonnée).
L’information est toujours développée sous forme de texte ; la vidéo seule ne suffit pas.
La simple mise en ligne de sujets des JT antenne ne constitue pas une offre adaptée au web.
Les publics connectés attendent plus, et des contenus différents, adaptés dans leur forme,
leur rythme et leur temporalité à ces supports : ordinateur, mobile ou tablette.
Les sujets issus des JT sont systématiquement enrichis, avec du texte (remise en contexte,
rappel des faits, informations pratiques,…), des liens, des cartes, des images, etc.
Le site propose des « inédits » : premières images, interviews in extenso (durée maximum de
3’), …
DES ARTICLES STRUCTURES
L’article de base contient un titre, une accroche et au moins deux à trois paragraphes :
- le titre doit contenir de mots clés en rapport avec le sujet, a minima le lieu géographique.
- le premier paragraphe répond aux 5 W (qui, quoi, quand, où, comment)
- le deuxième paragraphe restitue le contexte en quelques lignes.
- le troisième paragraphe, éventuellement, donne des informations complémentaires, des
détails ou des développements.
L’article peut être complété de photos légendées, d’un diaporama (5 à 10 photos), de
vidéos (document brut, plan d’ensemble, avant-sujet, qui donne l’ambiance, sujet du JT
avant ou après sa diffusion, …).
38
France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
4
Pour illustrer l’info, on peut utiliser les ressources du web (présenter une vidéo issue d’un
site de partage, intégrer un tweet) et les outils du web (créer une carte interactive avec, une
infographie, une frise chronologique, une image enrichie, etc.).
DES ARTICLES COMPLETS ET ILLUSTRES
Le titre : simple et informatif, le titre est une phrase qui attise la curiosité du lecteur, et doit
rester compréhensible même en dehors du contexte du site (dans Google News par
exemple).
On peut utiliser fréquemment la forme interrogative et/ou l’interpellation des lecteurs. Pas
de jeu de mots ou de métaphores dans un titre. Pas de crochets, pas de tirets. N’annoncer
le type de contenu (Vidéo, Diaporama, Infographie,…) que si ces éléments apportent une
véritable valeur ajoutée à l’article. Inutile de préciser systématiquement que telle frise ou
telle carte est « interactive », c’est désormais une évidence sur le web aujourd’hui et ne
constitue pas en soi un argument.
Chapô : se rapproche d’un lead de dépêche d’agence et doit répondre aux 5 W. Il reprend les
mots clés du titre. Doit tenir en 250 caractères.
Illustration : dans la mesure du possible, les articles sont illustrés par une photo qui permet
d’identifier le sujet, les personnes, les lieux d’un événement (l’illustration peut être une
carte de licalisation).
Corps de texte : ne doit pas être trop court. Les articles de quelques lignes seulement sont
très décevants à l’ouverture et ne donnent pas envie de revenir ; et en dessous de 1000
signes l’article ne sera pas référencé dans Google Actu.
A l’inverse, plutôt qu’un très long article de 15 paragraphes, préférer scinder en deux
contenus distincts plus concis, avec des angles différents.
Les articles affichent textes, liens, images (photos, diaporamas, …), infographies, et bien sûr
des vidéos.
IMPORTANT - Tous les articles sont signés : prénom et nom de l’auteur ou initiales, avec la
mention de la source si reprise d’agence ou du collectif de contributeurs.
La signature marque l’approbation de son auteur, engage sa responsabilité éditoriale et
permet aussi de créer un lien de proximité avec le lecteur internaute. Elle prouve aussi que
la rédaction de nos articles n’est pas robotisée.
Il s’agit de monter que le web n’est pas le terrain de l’anonymat sans invoquer une
obligation légale. Dans une époque où notre mode de fonctionnement est inconnu de la
jeune génération. Ou on ne sait plus qui donne, fabrique l’info. Il est utile de montrer qu’il y
a un journaliste derrière l’ordinateur. Et que celui-ci est abordable.
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France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
5
UN ARTICLE N’EST PAS UNE IMPASSE ET DOIT PROPOSER DES LIENS
Un article doit toujours inviter le lecteur à continuer la lecture sur un autre article, une autre
page de rubrique, voire un autre site :
• Dans le corps de texte de l’article, insérer des liens qui enrichissent l’info : liens
internes vers d’autres articles ou rubriques du site (articles sur le même thème, dans
d’autres régions, etc.) et liens externes vers des sites qui donnent des suppléments
d’information, des références.
• A la suite de l’article, utiliser la zone « A lire aussi » pour faire des liens vers d’autres
articles, soit traitant du même sujet, soit présentant un angle ou un traitement
proche de l’article en cours.
• En regard de l’article, privilégier les blocs proposant des liens vers d’autres articles
(liste des derniers articles d’un tag, mise en avant d’un article donné, etc), plutôt que
ceux n’en proposant pas (texte brut, vidéo Dailymotion hors contexte, etc)
LES ARTICLES SONT « TAGGES »
Chaque article est associé à plusieurs « tags », qui désignent le thème ou le sujet de l’info
et la localisation du sujet. On associe en général 3 à 5 tags à un contenu.
• Le tag principal : dans la majorité des cas, c’est un tag de localisation de
l’événement. Les départements, les principaux bassins de vie, les « pays » et les
communes principales sont des tags référencés dans l’outil de publication.
Sinon, c’est le tag d’un événement très spécifique (ex. : Tour de France, Festival de
Cannes, Carnaval de Dunkerque, Journées du patrimoine, …)
• Les tags secondaires : le plus précis possible. Si le sujet de l’article fait l’objet d’un tag
dédié (ex : affaire Merah, finale du Top 14), choisir ce tag en priorité.
A défaut, choisir la rubrique thématique la plus proche (ex : PSG plutôt que football).
Au minimum, une thématique générale (faits-divers, sport, météo, culture,…).
Les tags « parents » sont générés automatiquement par l’outil. Ex. : le tag « bac »
fera apparaître automatiquement les tags examens et éducation.
Sur internet, on écrit aussi pour être référencé par les moteurs de recherche.
On se pose toujours la question : quels mots taperait l’internaute dans Google pour
retrouver mon article ?
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France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
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4. Une mise en forme soignée
La page article est lisible et structurée, les informations prioritaires apparaissent au premier
coup d’œil : article découpé en paragraphes courts, utilisation fréquente d’intertitres,
alternance de texte et d’éléments visuels et/ou interactifs, mise en forme type « citation »
utilisée comme respiration dans l’article, mots-clés ou phrases-clés en gras, etc.
Veiller à supprimer les sauts de lignes obsolètes avant et après le contenu, et à ne pas laisser
plus d’un saut de ligne entre deux éléments de l’article.
Le rendu final de l’article sur le site est vérifié avant et après publication : apparence
générale, taille et qualité des visuels, taille des paragraphes, espaces entre les éléments,
orthographe, ponctuation, vérification des liens et du bon fonctionnement des vidéos et
HTML libre, etc.
La mise en forme reste cohérente d’un article à l’autre (ex : intertitres toujours en bleu et
toujours de la même taille).
Il faut que l’actualité « bouge » de façon visible tout au long de la journée. Ne pas différer la
petite mise à jour, le changement d’image, la permutation des positions en Une, qui
contribuent à l’animation de la page d’accueil, ou la reformulation des titres et chapôs
quand l’info évolue.
Tous les articles ne sont pas forcément publiés avec une image. Eviter néanmoins de placer
un article sans illustration en première position de la Une, afin de conserver une hiérarchie
visuelle cohérente.
Les pages habillées (bandeau et image de fond) restent exceptionnelles sur le site, afin de
conserver cohérence et lisibilité. Réserver les habillages aux évènements attendus, et
uniquement si l’habillage constitue une véritable valeur ajoutée.
Les tags d’actualité récurrente, et en particulier les faits divers, ne sont jamais habillés
graphiquement.
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France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
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5. L’éditing des photos
Une information peut être publiée sans illustration. Celle-ci peut être ajoutée
ultérieurement, dès qu’elle est disponible.
La photo illustre et accompagne le sujet de l'article. En voyant la photo, le lecteur doit
comprendre immédiatement le sujet.
Attention aux illustrations prétexte qui peuvent parfois conduire à un contre sens. Il vaut
souvent mieux utiliser une capture de carte Google Maps pour illustrer le lieu d’un fait divers
plutôt qu’une photo hors contexte.
Pas de logo ni de photo pouvant être assimilée à de la publicité détournée.
La photo est la plus actuelle possible. Une interview doit toujours montrer le portrait de la
personne. Photos efficaces : le gros plan, l’action, l’humain, le symbole.
Chaque illustration est accompagnée d’une légende qui inclut des mots clés et situe l’action
dans l’espace et dans le temps.
Toutes les photos sont créditées, elles affichent la source et/ou le nom de l’auteur. La
source peut être une adresse de site Internet.
Une image libre de droits, partagée via Creative Commons reste soumise à la propriété
intellectuelle, il ne faut pas oublier de citer l'auteur et d'attribuer à l'image les codes relatifs
à sa licence.
Toute photo utilisée doit être libre de droits. La mention « DR » ne suffit pas à se dégager
de toute responsabilité.
Une jaquette de livre, une affiche de film, sont des images libres de droit.
Sur FlickR, les pictos Creative Commons permettent de savoir si l’auteur libère les droits
pour un usage commercial. Voir le post à ce sujet sur notre blog : « Comment trouver et
utiliser une image libre de droit en 4 étapes » (http://bit.ly/11sK1ZX)
On peut utiliser une image provenant d’un internaute. Mais attention à ne pas mélanger des
photos provenant des internautes et images France 3 dans un même diaporama.
Les illustrations des articles occupent une large place sur les sites, et à ce titre exercent une
énorme influence sur la façon dont l’audience, au premier coup d’œil, estime le contenu.
Les photos floues, pixellisées, peu claires, de pauvre qualité visuelle, mal cadrées ou qui ne
montrent rien sont donc à proscrire.
Si la capture d'un sujet vidéo peut être remplacée par une photo de meilleure qualité, c'est
un choix à privilégier. L'illustration est un produit d'appel pour le contenu et une image de
bonne facture incitera toujours plus l'internaute à accéder à l'information qu'une image de
mauvaise qualité, quand bien même cette dernière illustre parfaitement le sujet.
Les images des articles doivent respecter les dimensions minimales requises pour illustrer
un article : 1000x540px.
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France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
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6. Les vidéos (sont partout)
Un sujet important pour les JT peut être mis en ligne dès qu’il est prêt (PAD), sans attendre
sa diffusion à l’antenne. Il est toujours accompagné d’un titre et d’une accroche a minima.
Le titre de la vidéo est informatif et peut aussi renseigner l’internaute sur l’angle du sujet ou
le genre journalistique utilisé. Le sous-titre permet de donner le nom de l’équipe de
reportage et/ou le nom de la personne interviewée.
Les bandes annonces n’ont pas d’intérêt, sauf très exceptionnellement, sur les sites et
pages de réseaux sociaux. C’est un format TV qui ne trouve pas d’écho en ligne.
Une vidéo d’ambiance lors d’un événement public, un entretien au long avec une
personnalité, etc., sont autant « d’inédits» pour le web. Ils n’auraient pas leur place dans les
émissions, mais apportent un vrai complément sur Internet.
Une vidéo sur le Web a une durée de 2 minutes environ.
Une séquence de 5 secondes d’ambiance, ou 15 secondes d’interview ne servent à rien,
mieux vaut raconter l’information en une phrase ou une photo.
Si un article est centré sur une unique vidéo, qui est le cœur de l’info, cette vidéo peut être
mise en avant en tête de l’article à la place de l’illustration.
Sur une actu chaude (inondations, intempéries, exploits sportifs, fait divers, …), des vidéos
pertinentes d’internautes en provenance des réseaux sociaux peuvent être mises en valeur
et éditorialisées dans un article (en citant clairement la source et l’auteur).
Plutôt que d’utiliser des plans d’illustration où il ne se passe rien, il vaut mieux privilégier
une vidéo au cœur de l’action, même s’il s’agit d’un sujet tourné par un internaute.
Les vidéos peuvent être sur-titrées pour afficher des compléments d’information ou une
compréhension du sujet si elle est regardée sans le son activé. Notamment les vidéos
publiées sur Facebook (85 % des internautes/mobinautes regardent des vidéos sans activer
le son sur Facebook ! ).
A lire :
• Moi, journaliste, à quoi le sert mon smartphone ?
• Mojo, du contenu sorti de la poche
QUELLES VIDEOS SUR LES SITES ET SUR LES RESEAUX SOCIAUX ?
Sur les sites France 3 : les sujets des JT, les extraits, les bonus, les inédits, et bien sûr le direct
et le replay de tous les programmes.
Sur Facebook : publiées en natif, des sujets ad hoc, sur-titrés (sous-titrées pour les itw), pour
être vus sans le son activé. Privilégier les sujets d’actu viraux, courts (1 à 3 min.), sur des
actualités de société, politiques, sportifs ou culturels. La majorité des vues se font dans un
laps de temps de 2 jours maximum sur les vidéos sur Facebook.
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France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
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Les vidéos concernantes pour les autres régions du réseau France 3 doivent être soumises au
crosspostage (la vidéo est proposée aux fans de la page qui la reprend, mais les audiences –
ou vues – sont comptabilisées pour le compte qui l’a publiée initialement).
IMPORTANT - Inversement, il est crucial de crossposter quotidiennement des vidéos des
autres antennes de France 3 et de franceinfo sur Facebook.
Facebook permet désormais de diffuser des Live.  10 min. minimum ; 90 min. maximum.
cf. http://bit.ly/2iA12jC
Sur Youtube : contrairement à Facebook, Youtube est propice aux vidéos dont l’attrait ou
l’intérêt peut durer plusieurs jours à plusieurs mois.
En outre, les vidéos peuvent durer plusieurs minutes. Cela peut être des extraits longs de
programmes ou de documentaires, des chroniques issues des émissions régionales.
Cela peut être des intégrales, notamment dans le cadre d’événements ou partenariats.
7. Les formats éditoriaux du web
Un format adapté est à trouver pour chaque information de la brève au dossier complet.
Une information inédite et exceptionnelle peut être affichée dans un Urgent, en haut de la
Une du site au dessus de tous les titres, ou dans une brève qui sera ensuite développée tout
au long de la journée. L’urgent peut être envoyé par mail et/ou message sur mobiles
simultanément à sa publication en ligne.
L’urgent n’est pas fait pour rester longtemps en ligne, même quand il s’agit d’une
information importante : dès publication d’un article complet sur le sujet il peut être retiré.
Une brève, i.e. une information courte (deux paragraphes), simple et non impactante,
souvent d’ordre serviciel ou pratique, est traitée comme un article. La brève peut aisément
être accompagnée d’un lien (pour en savoir plus) et d’une carte de géolocalisation
(intégration d’une carte Mappy ou Google dans l’article).
Les brèves ne doivent pas constituer la majorité de l’offre d’info en ligne. Elles ne suffisent
pas à nourrir l’info d’une journée ni à satisfaire les attentes des publics connectés. En outre,
elles ne sont pas propices au référencement par les moteurs de recherche. Les brèves sont
souvent plus lues et reprises sur les réseaux sociaux (Facebook notamment) que sur les sites.
Une liste (idées de sorties, top-liste, …) est un format court et efficace, pour une sélection
pratique offerte aux internautes. Ce format est apprécié des lecteurs car facile à consulter
et très impliquant. La liste peut être accompagnée d'un diaporama, dans le cas d'un top des
sportifs de l'année, par exemple.
Une infographie est une manière moderne de compiler une grande quantité d’information
(chiffres, schéma explicatif, …) en une seule page, facile à lire et à partager. De nombreux
outils gratuits existent en ligne pour éditer des graphiques (courbes, histogrammes,
tableaux) et autres schémas.
44
France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
10
Plus exceptionnellement, un contenu à forte valeur ajoutée et à plus longue durée de vie
(long reportage, regroupement inédit d’archives,…) pourra être mis en scène dans un
« multimedia enrichi » (« long format », webdoc).
Le « 3 questions à » est un format d'article rapide à réaliser et très vivant.
La présence quotidienne d'invités en plateau pour l'antenne est un atout à exploiter. Ces
invités ont souvent quelques minutes à nous accorder (au maquillage, par exemple) et sont
sur place, permettant de prendre une photo pour illustrer l'article. Il ne faut pas hésiter dans
les questions à dévier de l'angle adopté par la rédaction télé. Le « 3 questions à » devient
alors complémentaire de l'antenne.
De manière générale, l'interview est un format toujours apprécié des lecteurs. La
retranscription des réponses est rapide, et si elle est bien anglée, l'interview peut apporter
de nombreuses informations.
Un mini-dossier (portraits, analyses, carte, photos, …) peut s’agréger au fil des heures au
sein d’une page de tag et accompagner l’info.
Des images fortes peuvent raconter une histoire dans un diaporama, sans autre texte que
les légendes.
Les directs vidéo sont mis à l’honneur dans une « Une évènementielle », éventuellement
accompagnés d’un Fil minute par minute ou d’un fil Twitter.
La Une évènementielle est réservée pour le direct lui-même (publiée au dernier moment,
dépubliée dès la fin du direct). La promotion d’un direct, en dehors de ses horaires de
diffusion, est assurée en Une par des articles classiques.
Tchats, questions aux lecteurs et Direct-Live sont des outils pour emmener l’internaute au
cœur de l’événement.
Le « minute-par-minute » est un format efficace pour couvrir un évènement en direct dans
un seul et même article (cf. : http://bit.ly/19IBgmi). L'outil développé dans le cadre des
élections municipales de 2014 est réutilisable à loisir, dans le cadre d'évènements majeurs.
Celui-ci permet de substituer la Une en mode « minute-par-minute » à la Une classique, en
offrant de larges possibilités d'enrichissement et une immersion totale au cœur du sujet.
Une revue du Web (sélection de liens ou de posts sur les réseaux sociaux) élargit l’horizon
du site et de l’internaute. C'est l'occasion de présenter des contenus intéressants repérés
lors de votre veille en ligne par les journalistes, et de leur présenter des sources
d'informations vers lesquelles ils ne se tourneraient pas naturellement. (sites de médias ou
d’institutions, blogs, pages Facebook d'associations, ...)
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France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
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8. La part de l’audience
L’interactivité, la parole des publics, doit être rendue possible partout sur le site. On a tous
les jours un motif d’interpeller son public : question sur une actu, appel à témoignage, appel
à contribution, ... Il suffit de proposer la contribution dans un article classique.
Toute contribution de l’audience doit être cadrée et contrôlée / modérée.
Toute participation est dûment valorisée : La page d’accueil du site met à l’honneur les
activités des internautes (commentaires, témoignages, …)
Il est plus facile de recueillir les contributions d'internautes sur certains sujets. C'est le cas
des intempéries par exemple (neige, inondations), nombreux sont les gens qui prennent des
photos et les partagent.
Désormais, une interactivité est possible sur le web et via l’antenne. Toutes les stations
régionales sont équipées en régie pour afficher une sélection des réactions sur les réseaux
sociaux pendant une émission en direct (direct sportif, débat, matinale, JT). On parle de
« Social TV ».
Organiser des débats participatifs, par webcam interposées, permet de proposer des
échanges en ligne mais aussi à l’antenne, avec des personnalités de la région : politiques,
entrepreneurs, associatifs, artistes, sportifs, …
9. La modération de l’audience
Les commentaires sont modérés a posteriori (après mise en ligne par l’internaute) sur les
sites régionaux et sur les pages Facebook des stations, par un prestataire spécialisé
(NETINO).
IMPORTANT - En cas de débordement (afflux de spams, attaque coordonnée de
commentaires, …) sur vos sites, blogs ou sur Facebook, signalez-le par mail à
ftvicontactregions@francetv.fr + francetv@netino.com . Indiquez toujours dans vos mails le
motif de la réclamation avec un lien vers les pages concernées. Précisez bien votre nom,
votre antenne régionale et vos coordonnées (mail et tel direct).
Il faut garder un œil sur les commentaires après avoir publié un article, afin de rester
réactif : pour mettre à jour l’article en cas de coquille relevé par un internaute ; pour
intervenir dans les commentaires si besoin de répondre à une question justifiée et
pertinente ; pour repérer et signaler au plus vite d’éventuels dérapages.
Les contenus participatifs (vidéos, photos, témoignages) postés par les internautes sont
modérés a priori (avant la mise en ligne, par la rédaction). L’équipe numérique a la charge de
vérifier, valider et sélectionner les meilleures contributions.
Procédure en cas de litige sur un contenu publié par FTV : alerter Isabelle Dupré
(01 56 22 52 96 ; isabelle.dupre@francetv.fr) et la direction numérique
(ftvicontactrégions@francetv.fr).
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France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
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Procédure en cas de messages suicidaires sur un site :
Ne pas dépublier le message suicidaire car l'internaute "en détresse" attend
généralement du réconfort de la part des autres internautes.
Parallèlement, le modérateur ou tout salarié de FTV prenant connaissance d'un message
suicidaire peut :
- contacter Isabelle Dupré (01 56 22 52 96 ; isabelle.dupre@francetv.fr) afin qu’elle puisse
alerter l'Office Central de lutte contre la criminalité liées aux nouvelles technologies de
l'Information et de la Communication. Cet office prendra contact avec l'internaute concerné.
- alerter directement l'Office Central de lutte contre la criminalité liées aux nouvelles
technologies de l'Information et de la Communication via leur site :
https://www.internet-signalement.gouv
10. La dissémination sur les réseaux sociaux
Tout contenu sur le site peut être partagé sur les réseaux sociaux et les plate-formes de
blogs ou de partage vidéo (Facebook, Twitter, Instagram, SnapChat, Youtube, …). A fortiori
un Urgent.
Les réseaux sociaux sont utilisés pour ramener des internautes sur le site régional. On y
affiche un contenu pour un public qui n’aurait pas l’idée d’aller sur le site (mise en avant de
vidéos sur Dailymotion, Youtube, sur Facebook).
Les réseaux sociaux sont désormais des antennes, qui s’ajoutent à celle de la TV et du site,
complémentaires de l’offre de nos chaînes. Ces antennes, virales par essence, doivent être
alimentées avec soin quotidiennement.
Facebook peut aussi être utilisé pour partager une info dont on estime qu'elle n'a pas sa
place sur notre site.
Il faut utiliser un langage propre à Facebook et Twitter, qui ont leurs propres codes. Sur
Facebook, il est possible de développer une information de manière plus conséquente afin
d'inciter le lecteur à se rendre sur notre site.
11. Les notifications « push » vers les mobiles
Une partie de l’audience est connectée via l’application « France 3 Régions » sur mobiles et
tablettes.
Le Push diffère de l'urgent sur le site, il peut renvoyer vers un article du site, ou simplement
diffuser une information. Il est possible de l'utiliser pour partager une information pratique,
concernant le trafic par exemple.
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France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017
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12. La journée type du site et des réseaux sociaux
Une variété de formats éditoriaux alimentent le site et les réseaux sociaux
quotidiennement, 7 j./7 : articles enrichis, vidéos ad hoc sur-titrées, sujets de JT et extraits
de programmes, diaporamas photos, infographies, cartes interactives, listes et revues de
web, blogs, chroniques des matinales, etc.
Les sites doivent utiliser tout l’éventail des formats d’expression et montrer une large
palette de propos journalistiques.
La vidéo, et les contenus issus des antennes TV – ré-édités si besoin pour le web – sont des
atouts concurrentiels pour France 3, qui doivent être largement valorisés sur les sites et les
réseaux sociaux.
Les publics sont sollicités tout au long de la journée, et les contenus sont promus sur les
réseaux sociaux.
Une veille permanente du web régional est faite, qui permet d’afficher des liens vers les
meilleurs contenus, y compris des médias locaux, et de faire des revues de web.
Le matin, le site peut démarrer par une question aux publics, sur un sujet d’actualité. Cette
question est immédiatement diffusée sur les réseaux sociaux, elle permet d’interpeller des
internautes qui ne viendraient pas spontanément sur le site de la chaîne.
Dans la matinée, le site propose une vue d’ensemble de l’info de la veille au soir et des
rendez-vous de la journée. C’est le moment également de faire des appels à
témoignage/contributions, si l’actualité le demande.
En milieu de journée, l’actu du jour est promue, avec la mise en ligne de sujets PAD ou
d’inédits (interviews au long, images d’ambiance sur une manifestation), …
Dans l’après-midi, l’info mise en scène est privilégiée : articles enrichis, diaporamas, vidéos,
infographies, … Les blogueurs, invités ou journalistes de la rédaction, sont mis à l’honneur.
En fin d’après-midi, le site revient sur l’essentiel de la journée, avec des synthèses (« round
up » texte ou vidéo, no comment, …) et une mise en avant des contributions des publics :
les meilleurs commentaires, les témoignages photo ou vidéo.
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La publication de contenus démarre à 8h – 8h30 et se poursuit tout au long de la journée,
jusqu’en début de soirée.
Les principaux rendez-vous de la journée :
• 8h-10h : prévisions météo, info-service, agendas, … et sur Facebook, interpellation
des publics, info locale et pratique.
• 10h-12h : actu chaude et mise en ligne de sujets phares PAD du JT à venir. Liens vers
le site sur Facebook
• 13 h : la newsletter quotidienne est envoyée automatiquement. Elle présente les 8
derniers contenus mis en ligne. Elle doit présenter des contenus du jour, sur des faits
d’actu nouveaux. Il convient donc de vérifier que les contenus les plus importants
sont en haut du fleuve de Une un peu avant 13h, pour qu’ils apparaissent dans la
newsletter.
• 14h : au moins 1 « module » vidéo est publié (vidéo ad hoc, sur-titrée) sur le site et
sur Facebook. Au moins 1 chronique de la matinale est mise en ligne, sur le site et sur
Youtube.
• 16h : la page Youtube est mise à jour, avec au moins 1 vidéo nouvelle.
• 17h : au moins 1 format enrichi est mis en ligne (article développé et incluant des
vidéos, infographies, cartes, ...)
• 18h-19h : synthèses d’actu, actu chaude, sujet phare PAD du JT à venir.
Sur les sites, mais aussi sur les réseaux sociaux, certains contenus peuvent être préparés à
l’avance et leur publication programmée, notamment pour alimenter le site le matin très tôt
(prévisions météo, agenda de la journée, annonce de rendez-vous sur les antennes TV et/ou
numériques, …) ou les soirées ou le week-end (synthèses d’actualité, contributions des
internautes et mobinautes, récits au long cours et feuilletons, extraits phares des
programmes et avant-premières).
Le week-end, la production de contenus d’actualité peut démarrer plus tard dans la
matinée. L’offre est centrée sur les événements régionaux et locaux, les festivités et rendez-
vous culturels, les résultats sportifs et la valorisation des programmes de France 3 (extraits,
bonus, …). Une partie de ces contenus est préparée dans la semaine.
En fin de journée, le chef d’info web doit compléter un document de liaison à l’attention
des contributeurs du lendemain, pour démarrer la journée suivante avec :
• Les événements attendus
• Les rendez-vous du web (PAE, Live Facebook, invité du JT, …)
• La question d’actu
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13. Les points d’editing à ne pas oublier
En Une
● Les liens “dans l’actu” du header doivent renvoyer vers de l’actu chaude (tag
évènementiel, article..). Typiquement, le tag “fait divers” ne doit pas figurer dans cette
liste.
● Une question d’actu est publiée à la Une, elle porte sur une actualité liée à la région.
Sa durée de vie est entre 1 jour et 8 jours.
● La revue du web est renouvelée entièrement tous les deux ou trois jours, elle renvoit
vers de l’info locale, publiée sur tous types de supports (sites nationaux ou locaux,
blogs, pages Facebook…).
● Le bloc “Dossiers” donne accès à des thèmes phares, des multimédias
● Le bloc “Rendez-vous” donne accès à des contenus réguliers (chroniques, émission,
feuilleton, …)
Dans les articles
● Le titre ne dépasse pas deux lignes, au delà, il est possible de le raccourcir
● Le titre ne contient pas de crochets ou de parenthèses
● Le format du titre n’est pas à chaque fois sur le modèle : “Lieu de l’info : ce qu’il s’est
passé” ; il faut varier
● Les paragraphes ne sont pas trop longs (éviter de dépasser les 8-10 lignes) et sont
entrecoupés d’intertitres.
● Les liens hypertextes viennent apporter des sources aux informations, mais aussi des
éléments contextuels. Ils offrent la possibilité d’approfondir un sujet.
● Il y a au moins 1 lien hypertexte dans un article.
● Les articles “à lire aussi” donnent à l’internaute la possibilité de consulter le contenu
déjà produit par la rédaction autour d’un sujet, il faut les utiliser, toujours.
● Les “à lire aussi” ne doivent pas être trop nombreux après un même article (4 max.)
● Chaque article est rattaché à un ou plusieurs tags, il ne faut pas oublier de lui
attribuer également un tag de localisation (département, pays, commune)
● Toute publication est suivie d’une relecture par un pair, utile pour traquer les
coquilles, mais aussi les espaces en trop au milieu ou à la fin de l’article.
Iconographie
● Si l’on n’a pas d’illustration, mieux vaut s’en passer (et éventuellement ajouter une
image plus tard)
● La photo d’illustration doit faire au minimum 1000 pixels de large
● La légende est obligatoire, elle apporte une ou plusieurs informations
● Quelle que soit la source, elle doit être indiquée dans la case “copyright”
● Une capture vidéo ne doit être utilisée qu’en dernier recours pour illustrer un article
● Des abonnements à l’AFP et à MaxPPP sont souscrits, il faut s’en servir
● Une carte n’est pas une illustration, un logo ou une affiche officielle non plus
● Dans un diaporama, plus les photos seront grandes, meilleur sera le résultat
● Un diaporama doit comprendre au moins 5 photos
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Sur Facebook
● Des contenus sont postés tout au long de la journée
● Les posts ne sont pas uniquement centrés sur l’actualité
● Facebook permet de faire des brèves notamment d’info service (trafic routier, météo,
…) qui ne nécessitent pas la création d’un article sur le site → info en 1 ligne.
● Les posts valorisent l’antenne, les événements de la chaîne régionale
● En plus des articles, la rédaction produit et partage des photos, vidéos, quiz
spécifiquement pour Facebook
● La page Facebook est un support utile pour créer de l’interactivité avec les
internautes et les amener à contribuer, c’est un lieu d’échange
● Les contributions d’internautes sont à solliciter, elles peuvent d’ailleurs être réutilisées
dans les articles du site (envoi de photos ou vidéos via la messagerie de Facebook,
par exemple lors d’intempéries)
● Les commentaires insultants, diffamatoires ou violents sont modérés par une équipe
dédiée, et peuvent être signalés
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14. Les 20 erreurs d’editing à éviter
1. Un article avec un corps de texte vide ou de moins de 5 lignes
2. Un article dont le corps ne contient qu’une vidéo, sans aucun texte
d’accompagnement. Toute vidéo est dûment légendée et complétée par un
développement rédigé
3. Un article dont le corps ne contient qu’un HTML libre (carte, infographie, fil Twitter,
…), sans aucun texte d’accompagnement
4. Une image récupérée sur Google et publiée sans vérification des droits
5. Une image copyrightée « Google Images »
6. Une image prise sur un site média, même si elle présente le nom du site en copyright
7. Une image sans copyright ni source
8. Une même image utilisée comme illustration de plusieurs articles
9. Une image utilisée à la fois comme illustration d’un article et visuel d’habillage
10. Une illustration présentant des bords noirs du fait d’un mauvais découpage
11. Une capture d’écran non recadrée, c’est-à-dire montrant tous les onglets et toutes
les fenêtres ouverts par l’auteur de la capture
12. Un « urgent » conservé toute la journée en ligne
13. Une « Une » entièrement dédiée à un seul sujet d’actualité
14. Une « Une évènementielle » qui, dans l’attente du direct, propose un écran noir ou
une vidéo en erreur
15. Une « Une évènementielle » continuant à diffuser le streaming du national après la
fin d’un direct, parce que le flux n’a pas été coupé
16. Une information non mise à jour mais conservée en Une
17. Un « minute par minute » pour raconter autre chose qu’une actu en direct
18. Un habillage de page de tag trop éloigné de la charte graphique du site
19. Un habillage de page de tag pouvant faire penser à de la publicité (présence de logo,
de noms de marque, etc.)
20.Un bloc Twitter affichant le flux brut d’un hashtag donné, ni modéré ni surveillé, et
affichant par défaut les images présentes dans les tweets sur une « Une
événementielle »
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Annexe 6 : Mes articles
À Dax, la fréquentation des cures thermales est en hausse
Monbazillac : après les vendanges et l’écoulage, place à l’assemblage
Qu’est-ce que la drépanocytose ?
Audiovisuel : le Fipa ouvre la séance ce mardi 24 janvier à Biarritz
Oloron-Sainte-Marie : une mère dénonce l’agression de son fils
Des retrouvailles glaciales entre François Fillon et Alain Juppé à Bordeaux
Initiatives solidaires envers les plus démunis à Bordeaux et au Bassin
­d’Arcachon
À Bordeaux, des étudiants proposent un restaurant éphémère au menu
unique à 16 euros
Retour sur la foire au pottok des 24 et 25 janvier à Espelette
Sécurité routière : 2016, une année noire pour la Dordogne
Opération «quartier mort» menée par les cheminots à Périgueux
Jumping de Bordeaux : quand la technologie se met au service de
­l’équitation
Bordeaux : les auditeurs de justice font leur rentrée à l’École Nationale de
la Magistrature
Zoo de Pessac : le quotidien des animaux en hiver
La vie de l’exploratrice du Tibet Alexandra David-Néel, retracée dans une
bande dessinée
Bordeaux : à la découverte du chantier de la Méca, le futur temple de la
création culturelle en Nouvelle-Aquitaine
Aquitaine : en 2016, plus de 1.000 emplois ont été créés grâce au
­microcrédit
Bordeaux : un projet étudiant mené au profit des enfants et adultes
­malades de l’hôpital Bergonié
Lot-et-Garonne : portrait d’un entrepreneur de territoire
A Bordeaux, le cinéaste Luc Jacquet donne l’alerte aux changements
­climatiques en Antarctique
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Brexit : en Lot-et-Garonne, les ressortissants britanniques sont inquiets
face à leur avenir
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A Talence, l’association “Rock et Chanson” révolutionne la pédagogie
­musicale
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Grippe aviaire : réactions après l’ouverture de l’enquête 90
A Dax, la fréquentation des cures thermales
est en hausse
A Dax, la fréquentation des cures thermales en hausse
Dans les Landes, a Dax, on se plaît à aller dans les cures thermales. L’année 2016 a confirmé le regain d’intérêt
avec 60.000 curistes sur le Grand Dax. - France 3 Aquitaine - PANNIER Patrick, LECUYER Pascal
Dans les Landes, a Dax, on se plaît à aller dans les cures thermales. L’année
2016 a confirmé le regain d’intérêt avec 60.000 curistes sur le Grand Dax.
Par Caroline Robin
Publié le 20/01/2017 à 12:07
Il n’y a pas de raison majeure pour qu’en 2017, cette tendance soit inversée dans les Landes, si ce
n’est la parenthèse électorale au printemps prochain qui pourrait perturber la saison.
Innovation, formation et installation boostent le secteur en pleine santé. Les patients sont en quête
de bien-être mais aussi de conseils pour bien vieillir. Depuis deux ans, le Grand Dax a mis en place
des programmes d’éducation axés sur l’arthrose pour atténuer les douleurs pendant et après la cure.
"La médecine thermale est une médecine douce, naturelle et humaine. Nous travaillons également
sur des programmes d’éducation de la santé, des programmes d’éducation thérapeutique du patient,
qui permettent de renforcer l’effet de la cure en offrant la possibilité de suivre des ateliers", affirme
Michel Baqué, président de cluster "aqui o thermes".
86 millions d’euros de chiffre d’affaires
Dans les deux prochaines années, l’accent devrait être porté sur la fybromyalgie, syndrome rhuma-
tismal caractérisé par un état douloureux, musculaire et diffus, évoluant de façon chronique et qui
s’associe à une fatigue et des troubles du sommeil.
Dans les Landes, le thermalisme représente plus de 9.000 emplois 86 millions d’euros de chiffre
d’affaires, dont 58 sont réinjectés dans l’économie locale.
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Monbazillac : après les vendanges et
­l’écoulage, place à l’assemblage
Monbazillac : après les vendanges et l’écoulage, place à l’assemblage
A la suite des vendanges dans le bergeracois, puis quelques semaines plus tard, l’écoulage, place à l’assem-
blage du vin au cœur de l’hiver.
A la suite des vendanges dans le bergeracois, et après l’écoulage quelques
­semaines plus tard, place à l’assemblage du vin au cœur de l’hiver.
Par Caroline Robin
Publié le 20/01/2017 à 14:45 Mis à jour le 20/01/2017 à 14:52
Gilles Beaudoin, viticulteur à Monbazillac a confié, pendant une année, des échantillons de sa
production à Caroline Chauveton, ingénieure-œnologue consultante en matière de vinification.
«C’est vraiment le moment ultime où on voit si on a bien ou mal travaillé», explique-t-il.
Après avoir déterminé les propriétés de chaque échantillon, des propositions d’assemblage sont
réalisées, l’objectif étant de révéler la beauté du futur vin
“On est plutôt sur des vins très fruités et on essaye
d’enrober, de donner un peu plus de longueur avec
une autre cuve, affirme Caroline Chauveton. ”
Grâce aux conseils de l’œnologue, et une fois les consignes d’assemblage pratiquées, Gilles Beau-
doin pourra passer à la prochaine étape de la fabrication : l’élevage en barrique. 
55
Qu’est ce que la drépanocytose ?
Santé : la drépanocytose, un combat au quotidien
Première maladie génétique au monde, la drépanocytose est liée à une anomalie
de l’hémoglobine touchant certaines populations. Des patients de l’hôpital des
enfants du CHU de Bordeaux témoignent.
Par Caroline Robin avec HC
Publié le 23/01/2017 à 16:09 Mis à jour le 26/01/2017 à 13:16
Invité plateau : Dr Camille Runel-Belliard praticien hospitalier, centre de compétence de la drépa-
nocytose, pôle pédiatrie - CHU de Bordeaux. Date de diffusion : lundi 23 janvier 2017
Cette maladie chronique qui concerne notamment les populations afro-américaines, arabes,
grecques, italiennes, les latino-américains ainsi que les indiens d’Amérique, n’a pour l’instant, pas
de traitement curatif et se traduit par de multiples symptômes. « Les globules rouges sont mal for-
més et s’agglutinent dans les petits vaisseaux, bloquent la circulation dans les vaisseaux, ce qui
crée des douleurs et beaucoup d’anémie » explique le Dr Céline Belleau, chef de clinique au service
d’urgences pédiatriques du CHU de Bordeaux.
Gainsbert, 16 ans, a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral) il y a 9 ans. Chaque mois,
il doit passer une journée au CHU de Bordeaux pour faire un échange de sang, seul traitement
adapté pour éviter des complications sur les vaisseaux de son cerveau.
Pour Trycia, cette maladie se manifeste par des crises douloureuses et imprévisibles. Cette
jeune femme de 22 ans est arrivée du Gabon il y a dix ans pour se faire soigner dans un service de
référence.
56
“C’est tellement des douleurs intenses. Je n’ai
­jamais ressenti de telles douleurs dans la vie, décrit
Trycia.”
Quand la maladie de Trycia a été dépistée il y a 20 ans, les médecins prévoyaient une courte espé-
rance de vie comme l’explique Damaris, la mère de Trycia :
“Quand on m’a annoncé la maladie de ma fille,
on m’a clairement dit que ma fille était atteinte de la
drépanocytrose et que les enfants ne dépassaient
pas 10 ans
”
En France, le dépistage néonatal est obligatoire depuis 2000 rappelle le Dr Céline Belleau. «
Le but du dépistage est justement de mettre en place toutes ces mesures de prévention. Le fait de
donner des antibiotiques pour éviter les infections permet aux enfants, non pas de mener une vie
normale car ils ont un suivi mais d’avoir une très bonne qualité de vie ».
Malgré les progrès de la recherche, l’arsenal thérapeutique est limité : transfusions, médicaments
ou greffe de moelle osseuse sont les seules alternatives.
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Audiovisuel : le Fipa ouvre la séance ce mardi
24 janvier à Biarritz
La 30e édition du Festival international de programmes audiovisuels débute
mardi 24 janvier à Biarritz. Près de 1200 films issus de 70 pays s’inscrivent
chaque année au festival qui est en constant renouvellement.
Par Caroline Robin avec HC
Publié le 24/01/2017 à 08:42
« Trente ans de Fipa, c’est plus de 35.000 programmes sélectionnés, plus de 4.000 films sélection-
nés, plus de 600 trophées distribués et une ouverture au monde de plus en plus large », considère
Didier Decoin, président du Fipa.
Pour les 30 ans du festival, un « Focus Canada » mettra en lumière les liens qui unissent les indus-
tries canadiennes et françaises.
« Œuvres en compétition, cartes blanches à des festivals de renom, événements professionnels,
réseautage ; ce Focus Canada promet de belles et constructives rencontres, des expériences et des
expertises à partager, des talents à découvrir et des synergies fortes à explorer », affirme Florence
Girot, directrice de production et Erika Denis, consultante en nouveaux médias, télévisions et indus-
tries culturelles.
Parmi les films inscrits au festival, 130 seront présentés en compétition et hors compétition, dans
tous les genres. Les films en compétition se disputeront autour de 6 catégories : fiction, série, docu-
mentaire de création, grand reportage et investigation, musique et spectacle, smart et Fipa.
Pour chaque catégorie, un jury composé de personnalités venues du monde de la création interna-
tionale, remettra un Fipa d’or lors de la cérémonie de clôture le 29 janvier. Pour les catégories Fiction
et Série, le jury remettra un Fipa d’or à la meilleure réalisation, aux meilleures interprétations fémi-
nines et masculines, au meilleur scénario original ainsi qu’à la meilleure musique originale.
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Oloron-Sainte-Marie : Une mère de famille
­dénonce l’agression de son fils
Un rassemblement contre la violence à Oloron
Marie Essimi a lancé un appel au rassemblement sur les réseaux sociaux, ce mardi matin à 10h30, devant la
mairie d’Oloron dans le Béarn pour dénoncer les violences physiques subies par son fils âgé de 25 ans vendredi
soir. - France 3 Pau-Sud Aquitaine - D.Salles / C.Pipard
Marie Essimi a lancé un appel au rassemblement sur les réseaux sociaux, ce
mardi matin à 10h30, devant la mairie d’Oloron dans le Béarn pour dénoncer les
violences physiques subies par son fils âgé de 25 ans vendredi soir.
Par Caroline Robin
Publié le 24/01/2017 à 11:50 Mis à jour le 25/01/2017 à 15:48
La mère de famille aurait déposé plainte ce lundi après-midi. Son fils aurait été agressé, vendredi
soir, à coups de barre de fer, selon les propos recueillis auprès d’un témoin par La République
des Pyrénées :
“quatre individus se sont acharnés sur lui. Ils l’ont
frappé à coups de barre de fer : on se serait cru
dans le film « American History X ».”
Marie Essimi, qui a publié une vidéo sur Facebook vendredi soir pour dénoncer l’agression de son
fils, souhaite connaître les auteurs de l’attaque.
“Oloron, c’est une ville paisible où tout le monde vit
en harmonie […] mais il y a une bande de racailles
qui font la loi...
”
59
Dans cette vidéo, elle précise que son fils aurait fait «deux kilomètres en sang pour marcher dans les
rues» avant qu’elle l’amène à l’hôpital. 
Un appel au rassemblement
Marie Essimi a posté une seconde vidéo dimanche sur le même réseau social dans laquelle elle
lance un appel au rassemblement ce mardi.
“J’aimerais qu’on fasse bouger les choses, sinon
nos enfants ne sortiront plus dans la rue en paix […]
Un jour, il y aura un mort et cela sera trop tard.
”Cette dernière bénéficie du soutien du maire d’Oloron, Hervé Lucbéreilh, qui n’était pas tenu au cou-
rant de l’agression par la gendarmerie et qui a précisé qu’une police municipale sera prochainement
installée sur la commune.
Le maire a néanmoins tâché de calmer le jeu mardi matin au rassemblement devant la mairie d’Olo-
ron : « Il faut arrêter les choses maintenant avant que les gens veuillent faire justice eux-mêmes […]
Je comprend la colère qu’ils ont aujourd’hui, mais je veux aussi leur dire qu’il faut garder son calme,
que ce n’est pas par la surenchère qu’on règlera le problème mais par la persuasion auprès des
pouvoirs publics ».
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Des retrouvailles glaciales entre Alain Juppé
et François Fillon à Bordeaux
La visite de François Fillon à Bordeaux entâchée par les révélations du Canard Enchaîné
Réalisé par Elise Galand, Didier Bonnet et Xavier Granger
Le candidat à la présidentielle François Fillon a été invité par son rival des pri-
maires de la droite, Alain Juppé pour déjeuner ce mercredi 25 janvier. Ils visite-
ront différents sites et rencontreront plusieurs entrepreneurs locaux.
Par Caroline Robin
Publié le 25/01/2017 à 11:18 Mis à jour le 26/01/2017 à 15:40
Le candidat républicain a entamé sa journée par une visite du site de Thalès basé à Mérignac.
Interrogé par les journalistes présents, il a réagi aux révélations du Canard Enchaîné qui soup-
çonne l’emploi fictif de sa femme, Penelope Fillon, rémunérée 500 000 euros comme attachée par-
lementaire.
“Je vois que la séquence des boules puantes est
ouverte [...] Je voudrais simplement dire que je suis
scandalisé par le mépris et par la misogynie de cet
article, a-t-il déclaré.”Après avoir déjeuné avec Alain Juppé au restaurant La Tupiña, l’ancien premier ministre de Nicolas
Sarkozy visitera la Cité du vin dans l’après-midi où il échangera avec le conseil des entrepreneurs et
professionnels du monde du vin.
François Fillon assistera également en fin d'après-midi, au lancement officiel du mouvement poli-
tique Droitelib par l'adjointe d'Alain Juppé, Viriginie Calmels. Mouvement qui servira de soutien à la
campagne présidentielle du vainqueur de la primaire de la droite et du centre. 
Cette rencontre permettra-t-elle aux deux anciens premiers ministres d'enterrer la hache de guerre ? 
61
Initiatives solidaires envers les plus démunis
à Bordeaux et au Bassin d’Arcachon
Lutte contre la pauvreté : initiatives et solidarité
Avec la vague de froid qui vient de frapper le pays, des initiatives solidaires se
développent à Bordeaux et au Bassin d’Arcachon pour venir en aide aux plus
démunis. Focus sur les concepts de «bus solidaire» et de la «baguette suspen-
due».
Par Caroline Robin
Publié le 25/01/2017 à 16:06
Depuis 2010, les communes d’Arcachon, La Teste-de-Buch et de Gujan-Mestras s’engagent en-
vers les plus démunis à travers le concept du «bus solidaire». Celui-ci s’adresse en particulier
aux SDF et personnes isolées, notamment en termes de santé et de logement. 
«Je dois vivre dans une tente et je n’ai pas les moyens de faire la cuisine. Alors je viens prendre mon
petit déjeuner ici», confie Charles qui vient régulièrement dans ce bus qui accueille une douzaine de
personnes par jour à La Teste-de-Buch.
“En 2016, on est à plus de 3.000 visites avec 1.300
personnes différentes. Il y a autant des locaux des
trois communes que des personnes qui viennent
de passage, explique Marie-Paul Schiltz-Rousset,
adjointe aux affaires sociales à la commune de La
Teste-de-Buch.
”
62
A Bordeaux, un boulanger fait également preuve de solidarité en développant le concept de la «ba-
guette suspendue» qui a vu le jour en 2013. Les clients peuvent acheter deux baguettes, dont une
est offerte aux plus démunis.
Malgré les 2.000 baguettes offertes en trois ans, le concept de la «baguette suspendue» s’essouffle
à Bordeaux. 
“Il n’y a pas beaucoup de gens qui donnent des
baguettes donc j’en rajoute  [...] C’est donc bien
d’en parler pour refaire prendre conscience de ça,
déclare Noël Capron, boulanger à l’initiative du
concept.
”Que cela soit à l’échelle de plusieurs communes ou à partir d’une démarche individuelle, l’objectif de
ces initiatives reste le même : accompagner et aider ceux qui en ont besoin. 
63
A Bordeaux, des étudiants proposent un res-
taurant éphémère au menu unique à 16 euros
Restaurant Ephémère Ferrandi Bordeaux
L’ALMA’S, ouvre ses portes pendant 3 jours, du 24 au 26 janvier. Il s’agit d’un resto éphémère tenu et créé par les
étudiants de la 1ère promo des Bachelors Ferrandi. Plusieurs formules seront disponibles à partir de 16 euros
les 2 plats à midi, et jusqu’à 38 euros pour 7 plats le soir. - Gladys Cuadrat et Thierry Julien
Cinq étudiants de la première promotion de l’école Ferrandi ont créé et géré,
pendant trois jours, un restaurant éphémère au menu unique à 16 euros, situé
en bord de Garonne à Bordeaux. Rencontre avec l’équipe et les responsables
de leur formation.
Par Caroline Robin
Publié le 25/01/2017 à 17:49 Mis à jour le 25/01/2017 à 19:24
Laëtitia Offredi est étudiante en 3e année du Bachelor Ferrandi et a mené, avec quatre camarades
de sa promotion, le projet de création du restaurant éphémère, Almas, entièrement conçu par
eux, de la décoration de la salle jusqu’au menu. Un projet de fin de promotion dont le maître mot est
«éco-responsabilité». 
“Le contexte initial est de créer un restaurant dans
des conteneurs, explique Laëtitia Offredi.
”La gestion d’une enveloppe de 500 euros pour la décoration fait partie de la formation de ces futurs
gestionnaires de la restauration. 
“C’est l’essence même de notre formation qui consiste
à leur donner les outils pour être un jour gestionnaire, dé-
cideur de leur propre centre de profit ou d’une activité qui
leur sera confiée, affirme Stéphanie Mérillou, responsable
de Bordeaux Ecole Supérieure de la Table.
”Côté cuisine, l’équipe conjugue nature et gastronomie avec la même philosophie. Produits locaux et
de saison ainsi que les légumes retravaillés sont privilégiés. 
Une fois l’expérience terminée, chaque étudiant de la promotion partira en stage de fin d’études
d’une durée de cinq mois. 
64
Retour sur la foire au pottok des 24 et 25
­janvier à Espelette
Le concours des chevaux de trait anime le deuxième jour de la foire au pottok d’Espelette
Rien de mieux qu’un cheval en liberté dans la foule pour dynamiser le 2e jour
de la foire au pottok d’Espelette qui a eu lieu du mardi 24 au mercredi 25 janvier.
Rencontre avec les éleveurs de chevaux lourds qui ont participé au concours
de chevaux de traits.
Par Caroline Robin
Publié le 26/01/2017 à 11:08 Mis à jour le 26/01/2017 à 11:27
L’association des chevaux lourds rassemble 80 éleveurs au Pays Basque. Certains d’entre eux
ont présenté leurs étalons, juments et poulains à la foire au pottok d’Espelette. Les poulains sont
souvent pour la boucherie où le marché semble à la hausse.
“Depuis l’an dernier, on vend mieux les poulains,
affirme Christian Cornu, éleveur à Hasparren.
”Un marché relancé en partie par les Japonais : «L’année dernière, les Japonais sont venus. Je pense
qu’ils ont relancé un petit peu le marché. Cette année, il y a des poulains qui sont partis entre 1,85 et
2,00 euros le kilo. C’est une bonne année», explique Pantxo Bidart, éleveur à Saint-Pée-sur-Nivelle. 
«Grâce à eux, les cours sont à la hausse», ajoute Jean-Baptiste Lamotte, membre de l’association
des éleveurs de chevaux lourds. Les Japonais achètent en effet les poulains pour les engraisser. 
65
Sécurité routière : 2016, une année noire pour
la Dordogne
Image d’illustration / MAXPPP
200 accidents, 250 blessés, 43 morts... 2016 est une année noire pour la Dor-
dogne selon les chiffres provisoires révélés par le bilan de la sécurité routière
dans le département.
Par Caroline Robin
Publié le 26/01/2017 à 13:07
Après une diminution constante du nombre d’accidents de 2007 à 2015, l’accidentalité repart à la
hausse en 2016 avec une augmentation de 13,64% des accidents en Dordogne en 2016. Para-
doxe, la sécurité routière enregistre ailleurs de faibles augmentations : 0,26% pour la Nouvelle-Aqui-
taine et 1,14% en France métropolitaine.
2016 est également l’année la plus meurtrière en Dordogne depuis 2012. La sécurité routière enre-
gistre un total de 43 tués dans les accidents. Parmi ces victimes, figurent principalement les seniors
(20 personnes tuées), la moitié des décès sur les routes de Dordogne. Les conducteurs des deux-
roues motorisés, suivis par les piétons et les cyclistes figurent parmi les personnes vulnérables les
plus impliqués dans les accidents.
Quelle est la cause de ces accidents ? Selon le bilan, ce sont les mauvais comportements des
usagers : le non-respect des priorités (+23%), des feux rouges et stops (+2%), ainsi que l’usage du
téléphone portable (+6,42 %), sans oublier les excès de vitesse en hausse de 115% pour les radars
fixes et de 140% pour les radars mobiles. En 2016, la vitesse et l’alcool ont causé respectivement un
accident sur cinq et un accident sur quatre en Dordogne.
Un mort sur deux est un senior
66
Priorité de l’année 2017
Ce mauvais bilan pour la Dordogne est un des chantiers de la préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc,
qui soulignait lors de ses voeux que la sécurité routière serait une priorité en 2017.
67
Opération “quartier mort” menée par les
­cheminots à Périgueux
Opération «quartier mort» menée par les cheminots à Périgueux
L’intersyndicale CGT-Unsa, Sud et CFDT a invité cheminots et commerçants à
manifester, ce jeudi 26 janvier dans l’après-midi, contre les suppressions de
postes, devant le Technicentre de Toulon, rue Pierre-Sémard à Périgueux.
Par Caroline Robin
Publié le 26/01/2017 à 15:55 Mis à jour le 27/01/2017 à 09:39
Inquiets pour l’avenir des ateliers périgourdins, les cheminots ont commencé à bloquer la rue
Pierre-Sémard du quartier du Toulon dès 13h30 ce jeudi après-midi. 
Ces derniers s’étaient déjà mobilisés au mois de novembre à la suite de l’annonce d’un plan social
prévoyant la suppression de 90 postes à Périgueux et 30 emplois à Saintes pour l’année 2017. Dif-
férents métiers sont menacés par ce plan. 
Depuis décembre, ce ne sont plus 90 mais 60 postes qui seront supprimés cette année au quartier
du Toulon. Ces ateliers de maintenance gèrent majoritairement l’entretien et la réparation des trains
Corail voués à disparaître. Près de 600 cheminots avaient alors manifesté pour réclamer «d’autres
charges de travail» pour maintenir l’emploi.
68
Jumping de Bordeaux : quand la technologie
se met au service de l’équitation
Jumping de Bordeaux : quand la technologie se met au service de l’équitation
C’est l’une des étapes de la coupe du monde de saut d’obstacles, le jumping de Bordeaux débutera jeudi 2
février. Parmi les plus grands cavaliers du monde attendus, Kevin Staut, médaillé olympique, monte une selle
connectée, une révolution technologique inventée par une entreprise de Dordogne.
C’est l’une des étapes de la coupe du monde de saut d’obstacles, le jumping
de Bordeaux débutera jeudi 2 février. Parmi les plus grands cavaliers du monde
attendus, Kevin Staut, médaillé olympique, monte une selle connectée, une ré-
volution technologique inventée par une entreprise de Dordogne.
Par Caroline Robin
Publié le 30/01/2017 à 11:25 Mis à jour le 30/01/2017 à 12:26
C’est dans une atmosphère futuriste que commencera le Jumping international de Bordeaux ce
jeudi 2 février, événement qui rassemble les plus grands cavaliers du monde. Parmi eux, Kevin
Staut, champion olympique par équipe de saut d’obstacle, monte une selle loin d’être ordinaire : une
selle connectée. 
Cette selle e-jump transmet en direct des informations sur sa séance de saut filmée avec un télé-
phone. Elle permet de mesurer les paramètres de locomotion du cheval. 
“Cette selle connectée, pour les sports équestres,
est une véritable révolution. On a besoin de ces don-
nées là justement pour améliorer aussi la position du
cavalier sur son cheval pour lui donner un galop le
plus pur possible, affirme Kevin Staut.
”Il est désormais possible, à l’aide d’un smartphone, de mesurer la régularité de la foulée, la vitesse
moyenne, la fréquence des foulées à l’abord avant l’obstacle, la vrille du garrot et la reprise d’équi-
libre
69
Une innovation née en Dordogne
C’est précisément à Nontron, en Dordogne que cette innovation technologique a vu le jour. Pas
moins de quatre ans et demi de recherche et développement pour le sellier CWD. 
“Le principe, ça a été vraiment de comprendre la
locomotion du cheval [...] pour être en capacité de
développer des produits qui vont être plus perfor-
mants et permettre au cheval de pouvoir fonction-
ner le plus possible comme s’il était en liberté dans
un mouvement le plus naturel possible, explique
Laurent Duray, PDG Sellier CWD.
”
Lancement du produit en juin
Seuls 100 cavaliers bénéficieront de cette selle e-jump pour son lancement prévu en juin. Une
volonté du sellier d’assurer à ses pionniers un suivi personnalisé pour cette première mondiale. 
70
Bordeaux : les auditeurs de justice font leur
rentrée à l’École Nationale de la Magistrature
Bordeaux : les auditeurs de justice font leur rentrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature
La promotion 2017 d’auditeurs de justice a fait sa rentrée ce lundi matin à l’Ecole Nationale de la Magistrature à
Bordeaux. Parmi eux, 71 % sont des étudiants en droit admis au premier concours et 29 % sont des profession-
nels en reconversion. - France 3 Aquitaine - J.Stahl / P.Lecuyer
342 auditeurs de justice de la nouvelle promotion 2017 ont effectué leur rentrée
ce lundi matin à l’Ecole Nationale de la Magistrature à Bordeaux. Les magistrats
de demain s’apprêtent à entamer une formation de 31 mois.
Par Caroline Robin
Publié le 30/01/2017 à 16:16 Mis à jour le 31/01/2017 à 13:08
Chaque élève magistrat prêtera serment le 3 février à la cour d’appel de Bordeaux en pré-
sence du garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas avant d’entamer une formation de 31
mois, renouvelée et axée sur la prévention de la radicalisation et le traitement judiciaire du
terrorisme. 
Des magistrats sensibilisés au terrorisme
Depuis plus de dix ans, l’Ecole Nationale de la Magistrature forme des magistrats en matière de
lutte contre le terrorisme. Une formation qui s’adresse à tout type de magistrat d’autant plus que
face à l’accroissement de la menace terroriste et l’augmentation des cibles, les acteurs judiciaires
chargés de la lutte contre le terrorisme ont été renforcés depuis 2014.
Lutte contre le terrorisme et prévention de la radicalisation font donc partie intégrante des 31 mois
de la formation initiale des auditeurs de justice. Cette sensibilisation fait également l’objet d’une
formation continue renforcée comprenant par exemple six stages collectifs ou individuels de dé-
couverte des acteurs de la lutte contre le terrorisme : Direction centrale de la police, la Direction
générale ou le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. 
71
Le stage d’avocat réduit à 3 mois
Cette année, le stage de six mois chez l’avocat, initialement mis en place en 2009 à la suite de l’af-
faire d’Outreau, sera réduit à une durée de trois mois. Cette réduction va permettre de rallonger
d’une semaine les stages de juges d’instruction, juges des enfants, ou d’application des peines, de
mieux appréhender la fonction du greffe et d’huissier mais aussi de s’ouvrir sur le monde.
“L’idée, c’est justement de faire en sorte que les
futurs magistrats qu’ils sont, s’intègrent dans la cité,
aient conscience des débats, des enjeux de la so-
ciété civile et puissent rendre une justice adaptée et
humaine, déclare Emmanuelle Perreux, Directrice
adjointe de l’ENM en charge de la formation initiale.”
Après un stage en juridiction, chaque auditeur de justice de la nouvelle promotion effectuera un
stage de 15 jours au cœur des services de police et de gendarmerie.
Qui sont les magistrats de demain ?
Au total, la promotion 2017 des auditeurs de justice, dont la moyenne d’âge s’élève désormais
à 28 ans, est majoritairement composée de femmes : seuls 26% des auditeurs sont des hommes.
242 futurs magistrats sont admis au 1er concours qui s’adresse aux étudiants. 
“C’est l’aboutissement d’un long parcours. C’est
l’achèvement de 7 ans d’études. Donc une très
grande fierté, une très grande joie mais aussi un
honneur, affirme Marie-Cécile Santin, 24 ans, origi-
naire de Caen, admise au premier concours.
”
Les 100 autres auditeurs sont des professionnels en reconversion admis sur titre ou aux 2e
et 3e concours réservés respectivement aux fonctionnaires ou agents de l’Etat ayant quatre ans
d’exercice, âgés de 48 ans et 5 mois au plus et aux salariés du secteur privé ayant 8 ans d’exercice
âgés de 40 ans au plus.
“Pour ma part, j’ai une carrière assez variée. J’ai
été à la fois éducateur spécialisé. Puis ensuite j’ai
travaillé comme ingénieur commercial puis directeur
commercial, explique Claude Henri Weiller, 58 ans,
originaire de Paris, admis au 3e concours.
”
72
Zoo de Pessac : le quotidien des animaux en hiver
Zoo de Pessac : le quotidien des animaux en hiver
Le bien-être animal devient une réelle préoccupation. Quel est alors le quotidien des animaux en captivité en
cette période hivernale ? Rencontre avec les soigneurs animaliers du zoo de Pessac. - France 3 Bordeaux Mé-
tropole - G.Decaix / L.Cagnato
Quel est le quotidien des animaux en captivité en cette période hivernale ? Ren-
contre avec les soigneurs animaliers du zoo de Pessac. 
Par Caroline Robin
Publié le 01/02/2017 à 09:29 Mis à jour le 01/02/2017 à 10:17
Les parcs zoologiques ont aujourd’hui deux missions : préserver certaines espèces et trans-
mettre au grand public.
“Il y a quelques dizaines d’années, on considérait
les parcs zoologiques un peu désués, avec beau-
coup de barreaux, beaucoup de conditions carcé-
rales. Et tout ça a très bien évolué dans le temps.
On a aujourd’hui vraiment le souci du bien-être
animal. On met en place des programmes d’enri-
chissement du milieu pour occuper les animaux en
captivité, affirme Mathieu Dorval, directeur du zoo de
Pessac.
”
73
Le quotidien des animaux en captivité
Avant de libérer les animaux, chaque journée commence par l’inspection des clôtures.
“Le grillage sert de clôture primaire pour empêcher
les animaux de sortir. Il y a la clôture électrique en
plus pour les dissuader de s’approcher du grillage,
explique Arthur Beraud, soigneur animalier
”
Un contact radio permanent est fondamental : les six soigneurs du zoo de Pessac ne peuvent
pénétrer les enclos des animaux dangereux qu’une fois par jour. 
Les températures négatives ne posent étonnamment pas de problèmes pour les félins, pourtant tail-
lés pour la savane africaine. 
“Ce sont des animaux qui sont nés en captivité. Ils
n’ont jamais connu une vie en Afrique. C’est donc
des animaux qui sont beaucoup plus habitués au
climat français et européen, déclare Eléa Le Rider,
soigneuse.
”Contrairement aux guépards, certaines des cinquante espèces du zoo telles que les autruches et les
girafes préfèrent rester au chaud pendant cette vague de froid. 
74
La vie de l’exploratrice du Tibet, Alexandra
­David-Néel, retracée dans une bande-dessinée
La vie de l’exploratrice du Tibet, Alexandra David-Néel retracée dans une bande-dessinée
Considérée comme le plus grand explorateur du 20e siècle, Alexandra David-Néel est la première femme oc-
cidentale entrée au Tibet. Sa vie est retracée par la bande-dessinée «Une vie avec Alexandra David-Néel» de
Frédéric Campoy et Mathieu Blanchot, dont le second tome vient de paraître.
- France 3 Pau Sud-Aquitaine - J.Géa / C.Pipard
Première femme occidentale entrée au Tibet, c’est une vie de voyages à travers
le 20e siècle que retrace la bande-dessinée de Frédéric Campoy et Mathieu Blan-
chot. Le second tome de cet ouvrage intitulé Une vie avec Alexandra David-Néel
vient de paraître. 
Par Caroline Robin
Publié le 01/02/2017 à 12:30 Mis à jour le 01/02/2017 à 12:37
Ce sont des lectures sur le Tibet, sur le bouddhisme qui ont amené le dessinateur pallois Fré-
déric Campoy à cette femme exploratrice hors du commun. 
“Le terme le plus important, c’est l’émancipation, et
le fait qu’une femme, à la fin du 19e siècle, décide
par son tempéramment, d’aller au-delà de tout ce
qu’on pensait sur les femmes, affirme Frédéric Cam-
poy, dessinateur. 
”
Considérée comme le plus grand explorateur du 20e siècle, Alexandra David-Néel était égale-
ment écrivain, journaliste et féministe. Elle a fini ses jours à Digne-les-Bains en 1969. 
C’est Dix ans avec Alexandra David-Néel, ouvrage de Marie-Madeleine Peyronnet, la dernière se-
crétaire particulière de l’exploratrice qui a inspiré la bande-dessinée de Frédéric Campoy et Mathieu
Blanchot dont le second tome vient de paraître. Le premier s’est vendu à plus de 15.000 exem-
plaires. 
75
Bordeaux : à la découverte du chantier de la Méca, le futur
temple de la création culturelle en Nouvelle-Aquitaine
© Caroline Robin
DIAPORAMA Aperçu du chantier de la Méca et du résultat final
Pourtant méconnue du grand public, la Méca (Maison de l’économie créative
et culturelle en Nouvelle-Aquitaine) deviendra le nouvel édifice de la création
culturelle de notre nouvelle région. En chantier à Bordeaux depuis 2015, le bâti-
ment devrait être ouvert au public dès septembre 2018.
Par Caroline Robin
Publié le 02/02/2017 à 15:56 Mis à jour le 03/02/2017 à 13:22
Elle devrait être le phare de la création culturelle en Nouvelle-Aquitaine. Un lieu dédié au cœur
du nouveau quartier Bordeaux Euratlantique , sur les bords de la Garonne, à deux pas de la
gare St-Jean. Conçue par les architectes Big (Bjarke ingels group) et Freaks, la Méca réunira trois
agences de création culturelle de la région : le Frac (Fond régional d’art contemporain), Oara
(Office artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine) et l’Ecla (Ecrit cinéma livre audiovisuel).
Un édifice qui marquera le renouveau du quartier de Paludate et des Abattoirs.
Méca : interview de Frédéric Vilcocq
Conseiller culture, économie créative, francophonie et sports au Conseil régional de la Nou-
velle-Aquitaine, Frédéric Vilcocq explique la genèse de la Méca (Maison de l’économie créative et
culturelle en Nouvelle-Aquitaine). Un projet enclenché dès 2006 par le président de la région, Alain
Rousset. En chantier depuis 2015, l’édifice devrait être abouti et ouvert au public en septembre
2018. - France 3 Aquitaine - C.Le Hesran / C.Robin
76
Cette colocation est le résultat d’une réflexion engagée dès 2006 par le président de la région Alain
Rousset. Celle-ci  portait initialement sur la nécessité d’investir un espace plus important et adapté
pour héberger le Frac Aquitain. Un projet qui a risqué de ne pas voir le jour à la suite de la tempête
Xynthia survenue en février 2010. 
“On attendait une sortie de décret qui pouvait in-
terdire toute constructibilité le long du fleuve à une
distance de 100 mètres environ, explique Frédéric
Vilcoq, conseiller culture, économie créative, fran-
cophonie et sports au Conseil régional de la Nou-
velle-Aquitaine.
”
Ce projet d’un budget de 60 millions d’euros dont 42 millions sont affectés aux travaux, entraîne
une refonte du quartier dans lequel le nouvel édifice est implanté. La voie rapide va être réduite au
profit d’un aménagement à l’image des quais historiques de Bordeaux. Ce qui devrait baisser ainsi
la limitation de vitesse autorisée pour circuler. 
Vers une bulle créatrice culturelle ?
L’objectif principal de ce nouvel édifice est d’accompagner les acteurs professionnels dans un
monde culturel en mutation constante. La Méca offre au Frac, à l’Ecla et Oara des lieux où cha-
cune de ces agences culturelles trouvera du soutien et des ressources à la fois financières et hu-
maines. Et bien sûr un lieu totalement étudié et adapté aux besoins.
“L’intention d’Alain Rousset était à la fois de donner
de la visibilité, ce qu’il appelle le fait culturel. Depuis
quelques années, les régions en France se sont ins-
tallées comme étant de vrais acteurs de soutien au
monde de la culture, explique Frédéric Vilcocq.
”
C’est donc une «coloc’active» qui se profile puisque chacune des trois agences culturelles pourra
exercer sur un espace qui lui est particulièrement dédié.
•	 Le Frac se verra attribuer une surface de 4.600 m² sur laquelle figureront des salles d’expo-
sitions temporaires et semi-permanentes, des espaces de stockage des œuvres, un auditorium
de 90 places, un foyer auditorium, un espace de documentation, un accueil des scolaires et des
expérimentations, ainsi qu’un atelier médiation.
•	 Oara occupera une surface de 3.600 m² constituée d’une salle avec balcon et d’un studio de
création.
•	 Ecla s’étalera quant à elle sur 1.900 m² avec une salle de projection, un foyer salle de projec-
tion, et un lieu de consultation documentaire. Un ouvrage en béton brut apparent.
77
Méca : interview d’Ivan Mata
Architecte chez Freaks, Ivan Mata explique la typicité et l’originalité du projet auquel il contribue. -
France 3 Aquitaine - C. Le Hesran / C. Robin
Un ouvrage en béton brut apparent
L’architecture de la Méca donne une place prépondérante au béton. Les parements bétons ne re-
çoivent aucun traitement particulier après leur mise en œuvre. La Méca est ainsi habillée de plus de
7.500 m² de panneaux de béton blanc, assemblés pour laisser croire à un «rocher facetté».
Méca : interview de Fabrice De Lassus
Directeur de projet chez Vinci Construction, Fabrice De Lassus explique la typicité du projet auquel
il contribue. Un édifice construit de béton apparent. - France 3 Aquitaine - C.Le Hesran / C.Robin
20 millions de visiteurs potentiels à l’année
Le bâtiment étant situé à moins de dix minutes de la Gare Saint-Jean actuellement en rénova-
tion et avec l’arrivée de la LGV en juillet 2017, près de 20 millions de visiteurs potentiels par an
sont espérés. Ils pourront circuler dans la Méca. Le site veut aussi accueillir le public, les prome-
neurs sur une esplanade donnant sur la Garonne.
78
Aquitaine : en 2016, plus de 1.000 emplois ont
été créés grâce au microcrédit
Aquitaine : en 2016, plus de 1.000 emplois ont été créés grâce au microcrédit
Depuis 25 ans, l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) accompagne les personnes sans res-
sources à créer leur propre entreprise grâce au microcrédit. Une aide qui a permis à Sandrine Ruiz, opticienne,
à fonder sa société de services à domicile. En France, le microcrédit permet la création de près de 240 emplois
par semaine - France 3 Aquitaine - Y.De Solminihac / N.Pressigout
Depuis 25 ans, l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) ac-
compagne les personnes sans ressources à créer leur propre entreprise grâce
au microcrédit. Une aide qui a permis à Sandrine Ruiz, opticienne, de fonder sa
société de services à domicile.
Par Caroline Robin
Publié le 04/02/2017 à 09:00
Après avoir travaillé en magasin, Sandrine Ruiz a créé sa société et travaille à son compte depuis
un an. Son entreprise baptisée «Home optic» a pour vocation de fournir des services à domicile.
Un concept plutôt prometteur au regard des clients.
“Pour, moi c’est beaucoup plus pratique que d’aller
chez l’opticienne parce que je garde ma maman qui
a plus de 80 ans et on ne peut pas la laisser seule,
affirme Myriam Duboué, une cliente de l’opticienne.
”
Le microcrédit, une solution alternative
Comme les banques ne voulaient pas prêter de l’argent à Sandrine Ruiz, l’opticienne a recouru au
microcrédit en présentant son projet à l’Adie. 7.500 euros remboursables qui lui ont permis de voir
plus loin dans sa vie professionnelle.
79
“La solution alternative était le microcrédit. Sans
ça, je n’aurais pas pu monter ma société, explique
Sandrine Ruiz.
”
Sans boutique et avec un site internet en guise de vitrine, l’opticienne parvient à serrer les prix.
“Par rapport aux lunettes que j’ai achetées avant,
je trouve que c’est beaucoup moins cher, déclare
Myriam Duboué.
”
240 emplois créés par semaine en France
Selon l’Adie, le microcrédit crée en France, plus de 240 emplois par semaine.
L’an dernier, l’Association pour le droit à l’initiative économique a été sollicitée par près de
3.500 personnes en Aquitaine. 800 d’entre elles ont reçu un financement, ce qui a permis de
créer plus de 1.000 emplois dans la région.
“Ce qui compte pour nous, c’est le taux d’insertion
professionnelle. 84 % des personnes qu’on a financé
se sont réinsérées professionnellement, affirme Jé-
rôme Laffitte, adjoint au directeur régional de l’Adie.”
80
Trois étudiants de l’équipe «Le Raid Wine» devant leur véhicule : un pick-up prochainement customisé pour le
voyage qui débutera le 18 février. / © Caroline Robin
Quatre étudiants en commerce de vins et spiritueux à Bordeaux s’apprêtent à
faire un road trip pour explorer les techniques de vinification à l’étranger. Ce
projet intitulé «Le Raid Wine» est mené en partenariat avec l’association «Sur
un lit de couleurs» afin d’aider les enfants et adultes malades.
Par Caroline Robin
Publié le 05/02/2017 à 09:06
Un pick-up décoré par les patients de l’hôpital Bergonié
Pour mener à bien ce projet dont le budget prévisionnel s’élève à 6.600 euros, les quatre étudiants
se sont dotés d’un pick-up, «un moyen de transport fiable, robuste et doté d’un grand espace pour
transporter quatre jeunes, du matériel et les produits locaux découverts lors du raid».
Un véhicule qui sera prochainement customisé par les dessins créés par les enfants et adultes ma-
lades de l’hôpital Bergonié. Une occasion de sortir de la vie quotidienne en milieu hospitalier. 
Brice, Tanguy, Miguel et Emeric sont quatre étudiants en BTSA technico-commercial de vins et
spiritueux à l’Isnab (Institut des sciences de la nature et de l’agroalimentaire de Bordeaux). Dans
le cadre de leur association «Le Raid Wine», ils effectueront un voyage de Bordeaux à Porto afin
d’explorer les techniques de vinification à l’étranger.
Un projet mené en partenariat avec l’association «Sur un lit de couleurs» qui anime des ateliers
dédiés à la créativité et la culture en milieu hospitalier. 
Bordeaux : un projet étudiant mené au profit des en-
fants et adultes malades de l’hôpital Bergonié
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“Cela me permet de voir d’autres personnes, de
voir autre chose à Bergonié, affirme Jaëlle, une
jeune patiente de 19 ans.
”
Un enfant malade qui dessine pour contribuer à la customisation du pick-up des
quatre jeunes étudiants qui commenceront leur voyage le 18 février. /
© Caroline Robin
Les jeunes artistes réalisent des dessins colorés en suivant les conseils de Daphné Dufour, profes-
seure d’arts appliqués qui œuvre pour l’association «Sur un lit de couleurs». 
“Ce qui m’a inspiré, c’est que je suis professeure
avec des lycéens et j’ai été sensible à la proposition
des étudiants, de leur générosité de leur manière de
penser aux autres; explique Daphné Dufour. ”
Des actions qui touchent les quatre étudiants qui commenceront leur périple le 18 février. Un
voyage qui fait d’ailleurs écho à un projet mené par la grand-mère de Brice. 
“Elle avait fait le 4L pour Bamako. C’était un projet
similaire où les enfants avaient peint sur la 4L qui
a ensuite été donnée à des instituts à Bamako, dé-
clare Brice Géricot, étudiant en BTSA technico-com-
mercial de vins et spiritueux à l’Isnab.”
Après le raid, le véhicule sera mis en vente. L’argent sera reversé à l’association «Sur un lit de
couleurs». 
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Elagage dans les champs. / © Kelly Pujar
Lot-et-Garonne : portrait d’un entrepreneur de
territoire
Très présents dans la région, les entrepreneurs de territoire «sous-traitent»
pour les agriculteurs, éleveurs, exploitants forestiers... La fédération nationale
des entrepreneurs des territoires rassemble aujourd’hui 21.000 entreprises et
97.000 emplois permanents et saisonniers.
Par Caroline Robin
Publié le 06/02/2017 à 17:58
D’une exploitation agricole familiale qui produisait des céréales et du tabac, l’entreprise Capy
Frères s’est dirigée en 2005 vers les prestations d’entretiens des parcelles agricoles et
d’élagages.
Mais en raison de difficultés financières survenues lors de la crise économique de 2008, les agri-
culteurs ont cessé d’entretenir leurs parcelles. Une crise qui a contraint la société de mettre un
terme à ses activités.
Une solution alternative : la biomasse
Après la production céréalière, puis les prestations d’entretiens des parcelles agricoles, Capy Frères
se tourne en 2012 vers la biomasse. 
“En 2012, on nous a demandé de trouver une solu-
tion pour valoriser le bois que l’on coupait en bord de
route. Là est née la biomasse, explique Christophe
Capy, entrepreneur de territoire.
”
83
L’entreprise a donc investi près de 500.000 euros par an et créé une plateforme à proximité de
Monflanquin. Aujourd’hui, elle traite 8.000 tonnes de déchets verts provenant de 27 points de
collectes du nord du département.
Le composte créé est ensuite rendu aux déchetteries et aux agriculteurs. Les résidus quant à eux,
sont retravaillés pour faire des copeaux destinés à des chaufferies collectives.
Aujourd’hui, Capy Frères réalise un chiffre d’affaires d’un millions d’euros avec une progres-
sion de 40 % par an. La société emploie 10 personnes. 
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A Talence, l’association “Rock et Chanson”
révolutionne la pédagogie musicale
Elagage dans les champs. / © Kelly Pujar
300 groupes en répétition, 400 élèves, des dizaines de concerts... Depuis 30 ans,
l’association «Rock et Chanson» accompagne les musiciens professionnels en
leur proposant toute une gamme de services.
Par Caroline Robin
Publié le 07/02/2017 à 16:05 Mis à jour le 08/02/2017 à 08:34
De l’apprentissage à la scène en passant par l’enregistrement en studio, l’association «Rock et
Chanson» offre désormais tous les possibles de la musique amplifiée.
“En 32 ans, on s’est professionnalisé, on a structu-
ré la façon de travailler, explique Patrice Dugornay,
directeur de l’association «Rock et Chanson».
”
Avec 300 groupes en répétition, 400 élèves, une dizaine de concerts et 5 albums réalisés au
compteur, l’association devient un tremplin idéal vers la musique amplifiée et un accompagnement
de haut niveau.
Un tremplin pour les professionnels
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“Pour une petite structure comme ça, ils ont quand
même un savoir-faire et un vécu qui est très inté-
ressant quand on a certaines exigences, affirme
Laurent Béchade, batteur du groupe Marcellus Rex.”
Des conditions qui incitent les groupes à animer l’Antirouille, la salle de l’association située à Ta-
lence.
Quand Mark Daumail compose pour les enfants...
Auteur du célèbre titre «American boy», Mark Daumail, du groupe Cocoon, marquera l’histoire de
l’association. Il s’est donné pour mission de composer une mélodie à destination des enfants.
American boy, Cocoon
Le groupe à succès se fait plaisir à Talence...
“C’est d’ailleurs un des thèmes centraux de mes
chansons, la famille, l’enfance, l’héritage, ce qu’on
laisse derrière soi..., confie-t-il.
”
«Rock et Chanson» intervient également auprès des enfants dans les écoles, sans doute pour
susciter quelques vocations.
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A Bordeaux, le cinéaste Luc Jacquet donne
l’alerte aux changements climatiques en
­Antarctique
A Bordeaux, le cinéaste Luc Jacquet donne l’alerte aux changements climatiques en Antarctique
Douze ans après le succès de «La marche de l’empereur», Luc Jacquet a présenté à Bordeaux son dernier do-
cumentaire intitulé «L’empereur». Un film qui sensibilise les spectateurs aux conséquences des changements
climatiques sur la qualité de vie des manchots en Antarctique. - France 3 Aquitaine - C.Robin
Douze ans après le succès de «La marche de l’empereur», Luc Jacquet a dévoi-
lé à Bordeaux les secrets de «L’empereur», son dernier documentaire. Fervent
protecteur de la nature, le fondateur de l’association française Wild Touch re-
court aux hautes technologies pour sensibiliser le grand public.
Par Caroline Robin
Publié le 09/02/2017 à 11:35 Mis à jour le 09/02/2017 à 12:57
Après avoir décroché l’oscar du meilleur documentaire et le césar du meilleur son en 2006
pour «La marche de l’empereur», Luc Jacquet s’immerge de nouveau dans l’Antarctique. A
travers son dernier long-métrage intitulé «L’empereur», le réalisateur déplore la qualité de vie des
manchots.
C’est l’histoire d’un jeune manchot qui se prépare à vivre son premier voyage à travers le regard et
les souvenirs de son aîné. Sur le chemin de l’océan, il devra traverser des épreuves remarquables
pour accomplir son destin, assurer sa survie et celle de son espèce.
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Luc Jacquet invite les spectateurs à «marcher avec lui dans les paysages éphémères de l’Antarc-
tique», à ressentir «la morsure du vent et du froid» et à «plonger avec lui dans les fonds marins
jusqu’alors inexplorés».
Un fervent protecteur de la nature
A travers ses périples en Antarctique et au cœur des forêts tropicales qui ont notamment fait
l’objet du film «Il était une forêt», le cinéaste se pose comme un fervent défenseur de la nature.
“Vous savez, une fois que vous avez vécu ça sur
le terrain, la question de la conservation ne se pose
même plus, affirme-t-il.
”Depuis 2010, il s’engage dans l’association et organisation non gouvernementale Wild Touch qu’il a
lui-même fondé. Une ONG qui œuvre pour «recréer le lien entre l’homme et la nature».
Selon le réalisateur qui passé près de trois ans et demi en temps cumulé auprès des empereurs,
cela fait environ cinq ans que leur qualité de vie en Antarctique ne cesse de décliner.
“Très clairement aujourd’hui, l’espèce est touchée
par le bouleversement climatique. Principalement
parce qu’elle est très dépendante du cycle de la ban-
quise, déplore le réalisateur.
”
Les banquises fondent, s’étendent, et créent des trajets trop longs pour l’empereur. Il ne revient donc
pas à temps pour nourrir son poussin. Cela fait ainsi près de quatre générations où il n’y a quasi-
ment aucun poussin qui part à l’océan.
Faut-il s’inquiéter du changement climatique en Nouvelle-Aquitaine ?
Que cela soit à l’échelle mondiale ou au niveau de la région, tout le monde est concerné par les
changements climatiques. D’autant plus qu’avec l’accélération de la fonte des glaces, le littoral
aquitain subira une montée des eaux.
“Ce n’est pas la planète qui est en danger, c’est
l’espèce humaine, affirme Luc Jacquet.
”
Pour le réalisateur engagé, l’important, c’est la capacité des êtres humains à transmettre un monde
viable aux générations futures.
À la découverte du monde sous-marin
Ce deuxième opus a permis au réalisateur de livrer une vision plus réaliste de la vie des manchots en
Antarctique. Un réalisme qui n’aurait pu voir le jour sans l’évolution des moyens techniques. Après
la qualité d’images 16mm en 2003, l’équipe du tournage a adopté pour ce nouveau film le nu-
mérique 4K, les drones et les vidéos 360°.
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“Il y a douze ans, on était complètement passé à
côté du monde sous-marin de l’empereur, explique
le réalisateur du film
”
C’est grâce aux images récoltées par l’équipe de plongeurs menée par Laurent Ballesta, biolo-
giste naturaliste marin, spécialiste mondial de la photographie sous-marine que les specta-
teurs pourront observer l’empereur sous l’eau, dans son élément. Des images obtenues à 70 mètres
de profondeur sous l’Antarctique, une première mondiale. Sortie en salles le 15 février.
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Grippe aviaire : réactions après l’ouverture de
l’enquête
Interview de Sylvie Girard
Une enquête administrative a révélé que des élevages du Tarn avaient envoyé des canards porteurs du virus
H5N8 dans le Gers, le Lot-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées. L’enquête ouverte par le Parquet de Paris essaie
de déterminer si la livraison des lots contaminés constitue une tromperie aggravée. Présidente de la Coordina-
tion rurale, Sylvie Girard réagit - France 3 Aquitaine
Une enquête administrative a révélé que des élevages du Tarn avaient envoyé
des canards porteurs du virus H5N8 dans le Gers, le Lot-et-Garonne et les
Hautes-Pyrénées. L’enquête ouverte par le Parquet de Paris essaie de détermi-
ner si la livraison des lots contaminés constitue une tromperie aggravée.
Par Caroline Robin
Publié le 10/02/2017 à 14:31 Mis à jour le 10/02/2017 à 20:03
Le Parquet de Paris a ouvert hier, une enquête préliminaire pour «tromperie aggravée» afin de
déterminer les responsabilités dans la propagation de l’épidémie de la grippe aviaire.
Des élevages rattachés à la coopérative Vivadour avaient envoyé le 30 novembre et le 1er décembre
des canetons destinés à être gavés par des éleveurs du Gers, du Lot-et-Garonne et des Hautes-Py-
rénées. Mais ces derniers étaient porteurs du virus H5N8.
L’enquête cherche à déterminer si les fournisseurs ont livré des animaux, tout en sachant qu’ils
étaient malades.
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“Partout nous savons que dans un cas comme ça,
il faut bloquer les mouvements d’animaux. Pourquoi
a-t-on livré malgré tout ces animaux à s’éteindre ?
déplore Sylvie Girard, présidente de la Coordination
rurale.
”
La propagation du virus avait conduit les autorités à mener une politique d’abattage massive et
préventive des palmipèdes dès le 4 janvier.
Le coût pour l’interprofession du foie gras est estimé à 120 millions d’euros.
Grippe aviaire : une enquête ouverte pour «tromperie aggravée»
Une enquête vient d’être ouverte à Paris afin de déterminer s’il y a eu «tromperie aggravée», fin
2016, lors de la vente de palmipèdes qui a entraîné une vague de grippe aviaire dans le Sud-Ouest.
Reportage de Marie Martin et Ophélie Le Pivert.
► REVOIR le reportage de France 3 Occitanie sur cette enquête :
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Brexit : en Lot-et-Garonne, les ressortissants
britanniques sont inquiets face à leur avenir
Brexit : en Lot-et-Garonne, les ressortissants britanniques sont inquiets face à leur avenir
Alors que les députés britanniques viennent d’enclencher le processus de divorce avec l’Europe, les anglais de
la région s’inquiètent de leur futur statut d’étranger non européen. Rencontre avec des ressortissants britan-
niques à Lauzun, dans le Lot-et-Garonne. - France 3 Aquitaine - B.Morin / B.Bracot
Alors que les députés britanniques viennent d’enclencher le processus de di-
vorce avec l’Europe, les Anglais de la région s’inquiètent de leur futur statut
d’étranger non européen. Rencontre avec des ressortissants britanniques à
Lauzun, dans le Lot-et-Garonne.
Par Caroline Robin
Publié le 10/02/2017 à 15:17 Mis à jour le 10/02/2017 à 15:20
Au lendemain du vote du parlement britannique, l’inquiétude s’empare des ressortissants anglais
à Lauzun dans le Lot-et-Garonne.
“Continuer dans cette direction, à mon avis, c’est
une catastrophe, déplore Maggie Morton, une res-
sortissante britannique.
”
92
Une association pour défendre les droits des citoyens britanniques
L’association Fair deal for expats rassemble à Lauzin et dans 18 pays les ressortissants britan-
niques. Une organisation créée pour protéger les droits des citoyens britanniques si le Royaume-
Uni quittait l’Union Européenne. Elle a lutté, en vain, pour que le parlement contredise le référen-
dum qui s’est tenu le 23 juin 2016.
A Lauzun, commune limitrophe du Lot-et-Garonne et de la Dordogne, on compte 90 britanniques
sur 750 habitants. Les Anglais s’impliquent activement dans la vie municipale. Deux d’entre eux
sont conseillers municipaux. Mais en devenant non européens, ils ne pourront plus exercer leurs
fonctions d’élus.
“Dans un avenir plus ou moins proche, ils vont
perdre leur statut d’élu. Ce qui est très ennuyeux
pour nous parce qu’ils participent beaucoup à la vie
communale, explique Fabrice Esposito, maire de
Lauzun.
”
Solution alternative : l’obtention de la nationalité française
Refusant de devenir non européens, certains Britanniques de Lauzin envisagent d’obtenir la double
nationalité. En France, près de 200.000 Britanniques s’apprêtent à faire le grand saut dans l’in-
connu.
93
Annexe 7 : exemple d’un dossier de presse
Conseil régional
Dossier de presse
Jeudi 2 Février 2017
Bordeaux
Quai de Paludate
Site des anciens abattoirs
La Méca,
c'est parti !
Maison de l’économie
créative et culturelle
en Nouvelle-Aquitaine
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1
Sommaire
« Lʼambition culturelle de la Région Nouvelle-Aquitaine a un nom : Méca » .............................2
Programme de la matinée ........................................................................................................4
La Méca, le nouveau lieu de lʼéconomie créative......................................................................5
Un signal architectural fort........................................................................................................6
Frac, Oara, Écla : une colocʼ créative.......................................................................................8
Les espaces partagés ..............................................................................................................13
1% Artistique............................................................................................................................14
BIG, Freaks : lʼarchitecture de lʼaudace ....................................................................................15
GTM Vinci ................................................................................................................................16
Bordeaux Euratlantique : Opération dʼintérêt national...............................................................19
Budget, financement, intervenants ...........................................................................................20
Chiffres-clés et avancées du chantier.......................................................................................25
Contact presse
Rachid Belhadj - 05 57 57 02 75 - 06 18 48 01 79 - presse@nouvelle-aquitaine.fr
95
2
« Lʼambition culturelle de la Région Nouvelle-
Aquitaine a un nom : Méca » - Alain Rousset
En engageant dès 2006, avec Jacques Rigaud, une réflexion sur la nécessité dʼinvestir un
espace plus important et adapté pour héberger notre Frac Aquitain et sa collection
exceptionnelle, je proposais également de regrouper nos agences culturelles Écla et Oara
au sein dʼun pôle dédié à la création artistique et aux économies créatives.
La maison de lʼhybridation créative
Ce pôle va ainsi permettre dʼaccroître la visibilité de lʼaction culturelle régionale en
rapprochant sur un même site les trois structures.
La Méca comme hub de la création Nouvelle-Aquitaine prendra encore plus de sens en
devenant le véritable outil dʼaccompagnement des nouvelles économies culturelles et des
mutations numériques, liées à lʼécrit, à lʼimage, au spectacle vivant et à la création
plastique contemporaine, tout en générant une synergie de projets transdisciplinaires.
La Méca incarne lʼengagement de la Région en faveur des économies créatives et de
lʼinnovation artistique. Chaque espace a été pensé comme un lieu vivant
dʼexpérimentation artistique, en phase avec la création contemporaine, où lʼaccueil des
professionnels comme des citoyens est une priorité.
Une grande réalisation architecturale pour une nouvelle porte dʼentrée régionale
Par cette colocation baptisée « MÉCA » : la Région signe un acte de transformation
essentiel du quartier Saint-Jean, nouvelle porte dʼentrée régionale et carrefour du TGV
européen. La proximité de la gare LGV symbolise cette ouverture vers le territoire de la
nouvelle région et ses acteurs, car la fonction première dʼÉCLA, du FRAC et de lʼOARA est
bien dʼaccompagner les acteurs culturels et structures professionnelles sur lʼensemble de la
Nouvelle-Aquitaine.
À travers cet équipement phare, située sur les berges de la Garonne, se joue le
rayonnement dʼun quartier mais aussi dʼun territoire. Avec ses formes monumentales (37 m
de haut, 120 m de long et 14 000 m2
) Ce projet est un élément pivot de la nouvelle
dynamique de la ville et de la région.
96
3
BIG, le choix de lʼinnovation, de la jeunesse et de lʼEurope
Lʼéquipe lauréate, BIG – Bjarke Ingels Group (Copenhague - Danemark) associée à Freaks
(Paris), a proposé ainsi une architecture “vivante” jusque dans sa présence urbaine et au-
delà de ses frontières. BIG a décliné une histoire de mécanique, mécanique huilée dʼune
machine à réfléchir, à créer, à produire, à montrer, à diffuser. Une mutualisation dʼoutils
avancés, dʼespaces généreux et atypiques, de savoir-faire, de connaissances et de
ressources.
Lʼambition du geste architecturale affichée par la Méca me permet dʼaffirmer ainsi un
engagement fort au service de la création et de lʼinnovation en Nouvelle-Aquitaine.
Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine
97
4
Programme de la matinée
9h30 Accueil
10h00 Visite de presse avec Alain Rousset et l'architecte Bjarke Ingels
11h00 Geste inaugural : coulage voile de béton
11h15 Prises de parole sous chapiteau :
- Alain Rousset
- lʼarchitecte Bjarke Ingels
- le Directeur régional des affaires culturelles, Arnaud Littardi
Qui est Bjarke Ingels?
Il a fondé son agence - Bjarke Ingels Group - en 2006,
après avoir co-fondé en 2001 PLOT Architects avec Julien
de Smedt et a collaboré avec Rem Koolhaas chez Office
for Metropolitan Architecture (OMA).
À travers une série de projets récompensés, Bjarke Ingels
sʼest créé une réputation internationale comme pilier de la
nouvelle génération dʼarchitectes qui combinent analyse
judicieuse, expérimentation espiègle, responsabilité
sociale et humour à leur pratique.
Des projets de lʼagence sont actuellement en construction
dans plus de 10 pays différents, plusieurs dʼentre eux ayant déjà reçu de nombreuses
distinctions, dont deux prix du World Architecture Festival, une récompense de lʼAIA et un
prix dʼexcellence de lʼULI.
En outre, Bjarke a été personnellement désigné comme “Innovateur de lʼannée 2011” par le
Wall Street Journal. Il a été sélectionné comme lʼune des 100 personnes les plus créatives
en affaires par la revue américaine Fast Company. Il a également reçu le Prix de la Culture
du Danemark.
Parallèlement à sa pratique architecturale, Bjarke Ingels est actif en tant que professeur
invité aux universités Harvard, Yale et Columbia, combinant souvent des cours dʼarchitecture
à des cours de développement des affaires. Il a également co-fondé KiBiSi, un cabinet de
design industriel qui poursuit la tradition scandinave de produits utilitaires simples et
élégants.
11h45-12h30 Visites sur parcours simplifié par groupes (2 à 3 groupes)
13h00 Casse-croûte convivial sur le chantier
98
5
La Méca, le nouveau lieu de lʼéconomie créative
La Méca, comme Hub de la création régionale, incarne lʼengagement de la nouvelle
Région en faveur des économies créatives et de lʼinnovation artistique. Cette maison est un
véritable outil dʼaccompagnement des nouvelles économies culturelles et des mutations
numériques, liées à lʼécrit, à lʼimage, au spectacle vivant et à la création plastique
contemporaine. Elle génèrera une synergie de projets transdisciplinaires entre les agences
régionales Écla, lʼOara et le Frac.
La Méca est une maison de l'hybridation créative, où chaque espace est pensé comme
un lieu vivant dʼexpérimentation artistique, en phase avec la création contemporaine.
Lʼaccueil des professionnels comme des publics est une priorité.
Chacun sera invité à traverser la Méca en empruntant les rampes et escaliers pour accéder
à la « chambre urbaine » dans un parcours surplombant la Garonne.
La Méca cʼest l'histoire d'une mécanique à réfléchir, à créer, à produire, à montrer, à diffuser
la création régionale.
Les architectes BIG – Bjarke Ingels Group (Copenhague - Danemark) associés à Freaks
(Paris), proposent une architecture dynamique avec cette arche asymétrique aux formes
monumentales.
99
6
Un signal architectural fort
Le projet se compose dʼun socle biseauté en rez-de-chaussée, de deux “jambes” latérales
asymétriques et dʼun volume en pont reliant lʼensemble en partie haute.
Ce bâtiment forme donc une boucle verticale qui lie dans un seul mouvement les
anciens abattoirs au futur pôle multimodal, à la passerelle Eiffel et aux berges de la
Garonne en créant un espace en creux, au centre de lʼédifice. La dynamique du bâtiment
est renforcée par un traitement topographique dʼune partie de lʼespace public avec un jeu
dʼescaliers et de rampes.
Le matériau de la promenade se plie pour former le toit de lʼentrée principale, puis se
développe à la verticale le long de la cage de scène de lʼOara, se replie horizontalement le
long du volume en suspens du Frac pour redescendre de lʼautre côté le long des bureaux et
des archives dʼÉcla.
Un matériau, un mouvement pour réunir dans une seule boucle lʼespace public et les
agences culturelles
Lʼasymétrie générale fait que le bâtiment regarde le Bordeaux historique vers lʼouest tout en
pointant le nouveau quartier à venir, vers lʼest.
Ses jeux de géométries et ses lignes très affirmées confèrent au projet un caractère
cinétique : lʼentrée de ville, que ce soit par le train ou par la voiture, donne lʼillusion étonnante
dʼun bâtiment en mouvement, dont les perspectives et les points de fuite semblent se
distordre à mesure que lʼon sʼen approche.
Ce projet est un élément pivot dans la nouvelle dynamique de la ville et de la Région,
tant par son emplacement que par sa programmation, ce pourquoi il doit sʼassumer en tant
que première entité publique construite comme celle qui devra communiquer son dynamisme
au reste du développement urbain de lʼopération dʼintérêt national Bordeaux Euratlantique.
Le processus du projet Méca, au-delà du programme et de la combinatoire des trois entités
quʼil abrite, propose un véritable cadre pour la vie de tous les jours. Les activités
extérieures du bâtiment font se diffuser lʼart dans la ville et font dans le même temps entrer
100
7
un peu de la ville dans son architecture. Un projet dʼarchitecture, cʼest aussi une affaire de
suppositions : envisager un maximum dʼusages et de scénarii, les rendre possibles,
permettre les transformations, favoriser les détournements... Cʼest précisément la flexibilité
et la prospective dʼune proposition architecturale qui assurent au final une belle
rencontre entre un bâtiment et ses usagers citoyens.
Taillé sur mesure pour respecter les proportions de la cage de scènes, des stockages, des
galeries dʼexposition, des bureaux, la boucle est légèrement vrillée pour accompagner ces
programmes et les intégrer dans une même dynamique pour former au final un
bâtiment unique mais multiple.
La Méca, un bâtiment HQE
• Bâtiment culturel en démarche environnementale suivant les standards de certification
HQE
• Recours en partie à des isolants biosourcés
• Chantier à faible impact environnemental
• Performance énergétique maintenue suivant la RT 2012
• Raccordement au réseau de chaleur de la ZAC ayant obtenu un titre V (innovation
validée par le ministère de lʼénergie)
• Performance de la sélection des systèmes afin dʼallier limitation de consommations
énergétiques et respect des conditions hygrothermiques de conservation des œuvres
• Etude poussée sur la diffusion dʼair afin dʼassurer le confort des occupants
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8
Frac, Oara, Écla : une coloc’ créative
Trois structures sur un même site pour un soutien renforcé à la culture et à la
création
Comment faire coexister trois institutions culturelles indépendantes dans un même projet ?
Comment permettre le maximum dʼinterdisciplinarité tout en préservant lʼintimité des
futurs occupants ? Comment proposer un accès aux coulisses, au stockage des œuvres
dʼart et aux espaces de médiation tout en privilégiant la dimension publique du projet ?
Comment intégrer un bâtiment dʼéchelle conséquente dans la balade piétonne qui lie les
quais historiques de Bordeaux aux anciennes halles des abattoirs ?
À quelques pas de la nouvelle Gare Saint-Jean, en bordure de Garonne, là où les Bordelais
pour la plupart nʼenvisageaient que la subsistance des abattoirs et de quelques bars et
boîtes de nuit, un bâtiment monolithique émergera du tissu urbain hétéroclite.
Le départ de la réflexion a été dʼenvisager le projet du Pôle régional de la culture et de
lʼéconomie créative comme la métaphore dʼune maison commune.
Une grande maison partagée permettant de regrouper sur un même site les trois
agences culturelles régionales intervenant dans le domaine de la création ou des
industries créatives et numériques : lʼagence Écla - Écrit cinéma livre audiovisuel, le Frac -
Fonds régional dʼart contemporain et lʼOara - Office artistique de la Région Nouvelle-
Aquitaine.
Par cette colocation, la Région Nouvelle-Aquitaine souhaite générer une véritable synergie
entre ces entités pour que la Méca devienne un outil de soutien à la culture et la
création identifié, à lʼéchelle de la ville, du territoire néo-aquitain, mais aussi au-delà.
102
9
Frac – Fonds régional dʼart contemporain
Depuis sa création en 1982, le Frac Aquitaine poursuit sa mission de soutien à la création
contemporaine, par le biais de la constitution dʼune collection, quʼil diffuse à travers des
expositions en région, en France et à lʼétranger. Financé par le Conseil régional de Nouvelle-
Aquitaine et par lʼÉtat, le Frac Aquitaine incarne lʼambition dʼune politique territoriale menée
en faveur de lʼart contemporain, favorisant les interactions culturelles des citoyens.
Au sein de la Méca, le Frac Aquitaine dit de « nouvelle génération » disposera
dʼespaces dʼexpositions, de réserves et de salles dédiées à lʼexpérimentation
dʼactions innovantes qui lui permettront de développer ses missions de conservation,
diffusion et médiation et dʼaccueillir artistes, professionnels et publics, usagers
privilégiés de lʼinstitution.
Installé sur le pont supérieur de la Méca, le Frac Aquitaine se déploie sur trois niveaux aux
fonctionnalités distinctes :
- Le R+4 accueille les réserves de la collection, organisées en fonction de la typologie des
œuvres (sculptures, photographies, dessins, peintures…) dans le respect de toutes les
prescriptions et protocoles de conservation. A proximité, sʼagencent les espaces de la régie
nécessaires au conditionnement et à la manipulation des œuvres dont 60% sont en
mouvement chaque année. Sur ce même niveau à caractère technique, se trouve une des
nouveautés du futur Frac : le pôle de production de prototype qui a vocation à accueillir des
artistes en résidence pour faciliter la production de nouvelles œuvres et engager une relation
durable avec les entreprises et le secteur économique du territoire.
- Au R+5, au cœur du « vaisseau », se situent les espaces dʼexpositions, là où le public
pourra se confronter aux œuvres de notre temps : un plateau de 1 000m² accompagné de 2
espaces adjacents (Black Box) sʼétend jusquʼà lʼaccès dʼune terrasse offrant une vue unique
sur le centre-ville. Modulable et en capacité dʼaccueillir les œuvres les plus novatrices, cet
espace vivra au rythme dʼexpositions temporaires et permanentes, dont les projets entreront
en résonnance avec les ressources du territoire et constitueront une des facettes dʼun
programme régional plus large. Portant toute son attention aux publics accueillis et aux
professionnels avec qui les projets sʼéchafauderont, lʼéquipe se situera non loin, sur le même
étage où bureaux et centre de ressources seront autant de lieux laboratoires et de
recherche.
103
10
- Au R+6, lʼexpérience de la visite se poursuit à travers le poste dʼaccueil des salles de
médiation, dʼexpérimentation et dʼaccueil des scolaires. Les visiteurs peuvent bénéficier
dʼune vue transversale sur les espaces dʼexpositions grâce à de grandes baies vitrées.
Lʼauditorium du Frac (90 places + projection numérique), au service des acteurs de la filière
des arts visuels, est également orienté vers la Garonne, avec un foyer belvédère sur les
espaces expositions. Chacun pourra expérimenter les multiples approches de lʼart
contemporain, dans un esprit collaboratif et interactif.
Frac (R+4 - R+5 - R+6)
Surface : 4 600 m²
Salles dʼexpositions temporaires et semi permanentes : 1 200 m²
Espaces de stockage des œuvres : 1 200 m²
Auditorium (90 places) : 120 m²
Foyer auditorium (avec lʼœuvre de pascal convert) : 130 m²
Espace de documentation : 150 m²
Accueil des scolaires + expérimentation : 150 m²
Atelier médiation : 120 m²
Oara – Office artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine
Agence culturelle de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge du spectacle vivant,
lʼOara accompagne le développement des équipes artistiques, contribue à la
structuration et à lʼanimation de la filière et favorise une offre artistique et culturelle
équitable en région. Au sein de la Méca, lʼOara disposera dʼun plateau de travail de
400 m², autorisant les productions les plus innovantes, et dʼun studio de création.
Avec cette nouvelle de scène de 380 m2
et 7 m sous gril et un plateau technique le plus
performant de la Nouvelle-Aquitaine, lʼOara va pouvoir améliorer ces dispositifs de résidence
en accueillant en résidences longues de travail (création et pré-production) pour une
qualification au national et à lʼinternational.
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11
Lʼessentiel est dʼoffrir aux artistes (théâtre, danse, musiques, performances
pluridisciplinaires) un travail en toute liberté, avec la possibilité de confronter leurs étapes de
création/recherche au public lors des sorties publiques qui concluent chaque résidence
ouvert au public.
Le plateau scénique et la grande salle de 266 places (226 sièges fixes en gradin et 40
places au 1er
balcon), sont pensés comme un lieu de création, avec une technologie ultra-
performante (modularité totale) et une géométrie du lieu rendant possible la reproduction des
conditions de jeu présentes dans la plupart des scènes de Nouvelle-aquitaine.
Les approches scénographiques et techniques sont basées sur le schéma dʼun théâtre
classique (cage de scène et salle orientée vers le proscenium), mais la machinerie permet
une grande variété dʼutilisation, avec gradins rétractables pour des présentations de
spectacles (création, répétition et expérimentation), en frontale, frontale avec avant-scène
agrandie, et bi-frontale.
Habiter et travailler à lʼOara
Au premier étage se trouve le foyer des artistes en résidences avec loges
(costumes/maquillage) et cuisine. Cʼest lʼétage dédié aux artistes, à leur confort, et à la
garantie de leur créativité et de leur bon séjour à lʼOara.
Au 2ème
étage se trouve le studio de création qui est traité de façon très généreuse et qui se
positionne en balcon sur la chambre urbaine. Cʼest également le niveau dʼune pépinière
« dʼartistes en émergence ».
Le troisième étage est dédié au pôle administratif et salle de réunion.
Oara (RDC - R+1 - R+2)
Surface : 3 600 m²
Salle Oara avec balcon (266 sièges) : 640 m² dont 310 m² pour la scène
Studio de création : 85 m²
Écla – Écrit cinéma livre audiovisuel
Lʼagence culturelle régionale est lʼinterlocuteur des professionnels du livre et de
lʼécrit, du cinéma et de lʼaudiovisuel de la Région Nouvelle-Aquitaine. Au sein de la
Méca, un centre de documentation et de ressources et une salle de projection
permettront à lʼAgence de développer son action en direction des professionnels de la
Région Nouvelle-Aquitaine.
Depuis le Grand Foyer, lʼentrée dʼÉcla est signifiée par un escalier généreux qui mène dans
un grand hall à lʼétage dʼoù le visiteur accède directement au centre de ressources, et aux
bureaux de lʼautre côté du plateau.
Ce grand hall est en interface directe avec lʼAgora grâce à une large baie vitrée. La majeure
partie des espaces du centre de ressources se trouve rassemblée côté quartier Saint-Jean
Belcier.
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12
Un auditorium traité comme une salle de cinéma
Cʼest à ce niveau que se trouve lʼauditorium qui est proposé comme une vraie salle de
cinéma de 80 places. Cet équipement permet donc un confort optimum de projection cinéma
et acoustique lors de conférences ou de rencontres. À lʼétage se trouvent également les
salles de casting et dʼécriture.
Une circulation riche et généreuse
La logique collaborative et transversale dʼÉcla est renforcée par un double système de
circulation aux étages 2 et 3 qui permet des liens multiples entre les différents secteurs.
Toutes les salles de réunions et de travail se trouvent au niveau 2 ainsi que les bureaux de
lʼadministration. Sʼy trouvent également les archives permanentes.
Au troisième niveau les départements Cinéma et Livre partagent le plateau, de part et
dʼautre du noyau central ainsi que la partie Cinéma du centre de ressources. Cʼest un
espace optimisé et pratique qui est surtout proposé pour répondre à la flexibilité et à
lʼévolutivité des équipes de travail. Il accueillera également la pépinière économie du livre à
disposition de jeunes éditeurs.
Une entrée indépendante est également prévue pour le pôle Aquitaine tournage, les équipes
de productions pourront aussi accéder à leurs locaux directement depuis la chambre
urbaine.
Ecla (R+1 - R+2 - R+3)
Surface : 1 900 m²
Salle de projection (80 sièges) : 110 m²
Foyer salle de projection : 110 m²
Consultation documentaire : 140 m²
production/tournage de film
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13
Les espaces partagés
Promenade et « chambre urbaine » : la dynamique du bâtiment est renforcée par le jeu
des rampes (175m) et escaliers permettant aux visiteurs de traverser la Méca pour accéder
à une « chambre urbaine », et formant une promenade surplombant la Garonne. Ainsi même
lorsque la Méca est fermée, elle reste totalement accessible aux promeneurs 24/24h et 7/7j.
Grand Foyer - Agora 700 m2
: Lʼaccès à la Méca se fait par le grand foyer depuis lʼextérieur
côté quai de Paludate et côté Garonne. Une borne dʼaccueil/boutique mobile permettra à
lʼensemble des visiteurs dʼêtre orienté. Cet espace est en connexion visuelle directe avec
lʼextérieur grâce à un très grand « miroir-périscope » qui renvoie lʼimage de la chambre
urbaine, créant un lien visuel ludique entre intérieur et extérieur. Lʼespace Agora, petit
auditorium partagé se présente comme une topographie organique, creusée dans le sol,
permettant conférences, concerts, performances.
Restaurant : rdc avec vue sur la Garonne - 55 couverts x 2 services midi&soir – ouvert
7/7. Entre café du coin et rendez-vous des artistes, le Café-restaurant se veut avant tout un
espace de convivialité. Situé à proximité de la gare, il sera une halte pour les voyageurs
mais aussi le lieu idéal pour les rendez-vous professionnels, un endroit paisible pour lʼesprit
et le corps.
Terrasse + espace Café : R+5 1050 m2
- 850 m2
de terrasse plein air avec exposition
des œuvres monumentales du Frac (vue sur Bordeaux à 24m de hauteur) accessible à
tous sur les horaires dʼouverture de la Méca, avec Café couvert de 200m2
.
107
14
1% Artistique
Le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a décidé dʼinitier une politique de commande
publique artistique et de donner suite aux propositions dʼintervention artistique dans le cadre
du 1% artistique.
Ainsi, pour la mise en valeur du projet Méca, il a été engagé un budget de 300 000 €pour la
procédure du 1% artistique.
Les espaces dʼintervention choisis pour lʼœuvre artistique sont les gradins extérieurs du
bâtiment qui forment le socle de la Méca. En effet, les gradins, situées de part et dʼautre de
lʼédifice, extensions monumentales architecturales en dénivellation du bâtiment, sont des
faces inclinées qui présentent un potentiel immense pour accueillir des interventions
artistiques.
Ces dernières, envisagées ponctuelles à raison dʼune ou deux de chaque côté, viendraient
habiter les gradins, les animer, piquer la curiosité des passants et les inviter à sʼy asseoir et
y passer du temps. Elles devront être appréciables à lʼéchelle humaine et devraient faire
participer le visiteur, ne serait-ce que par la réflexion, pour que celui-ci puisse sʼinscrire dans
lʼœuvre et la Méca.
La surface cumulée des gradins représente 1 490 m² (710 m² au Nord et 780 m² au Sud).
Lʼappel à candidatures est en cours. Après avis du Comité artistique et décision de la
Région, 4 candidats seront admis à concourir, avant le choix dʼun lauréat en juillet 2017.
108
15
BIG, Freaks : lʼarchitecture de lʼaudace
BIG (Bjarke Ingels Group) regroupe des architectes, des designers et des penseurs
travaillant dans les domaines de lʼarchitecture, du design urbain, de la recherche et du
développement.
Au cours des dernières années, cette agence sʼest créé une réputation internationale grâce
à la réalisation de projets qui sont hautement avant-gardistes des points de vue techniques
et programmatiques, tout en étant conçus pour utiliser des ressources et des coûts
raisonnables. La production architecturale de BIG fait preuve dʼaudace, mais démontre
également une remarquable sensibilité au contexte et à la commande du client.
Plusieurs projets achevés ont reçu une grande reconnaissance internationale. Entre autre,
les ensembles de logements The Mountain et 8-house ont remporté en 2008 et 2011 le très
prestigieux premier prix au World Architecture festival. De plus, lʼagence a remporté en 2011
pas moins de 11 premiers prix à des compétitions internationales, incluant
“Stockholmsporten” en Suède, “Waste-to-energy” au Danemark, la Galerie Nationale de
Nuuk au Groenland, et Paris PARC, en France.
Ces projets sont représentatifs des continuels efforts de BIG pour libérer lʼimagination
architecturale du design générique et des typologies standardisées, et ce, dans le but de
faire face à la constante évolution des contraintes et besoins de la vie contemporaine.
Freaks freearchitects est une agence dʼarchitecture basée à Paris, dirigée par trois
architectes (Guillaume Aubry, Cyril Gauthier, Yves Pasquet) qui favorise la prospection, la
recherche et lʼexpérimentation architecturales à travers différents types de projets qui ont de
lʼinstallation artistique de petite échelle aux grands concours dʼarchitecture internationaux.
Bien quʼaujourdʼhui la grande majorité de leurs projets réalisés se situent en France, les
associés de Freaks ont eu lʼoccasion, chacun au cours de leurs carrières, dʼexpérimenter
des contextes de travail étrangers aussi éclectiques que San Francisco, Tokyo, Beijing,
Berlin, Mumbai, Singapore, Istanbul… Ces contextes urbains parfois chaotiques les ont
conduits à intégrer à leur pratique un vocabulaire riche et décomplexé de scénarii urbains et
dʼesthétiques architecturales.
En mars 2010, Freaks freearchitects a obtenu le prix des AJAP 2010, Albums des Jeunes
Architectes et Paysagistes, décernés par le Ministère de la Culture, qui valorisent,
soutiennent et encouragent la jeune production architecturale et paysagère.
109
16
La Méca, cette « mécanique huilée dʼune machine à réfléchir, à produire, à montrer, à
diffuser » est, pour GTM Bâtiment Aquitaine et les équipes de VINCI Construction France, un
nouveau défi à partager avec les équipes de BIG et Freaks, associées à La Région
Nouvelle-Aquitaine et son mandataire, BMA.
Lʼexcellence opérationnelle du groupe VINCI Construction France et sa capacité à mobiliser
les ressources nécessaires ont été de véritables moteurs pour relever les challenges liés à la
réalisation dʼune telle construction
Ouvrage en béton brut apparent
Lʼarchitecture de la Méca laisse une large place au béton, que les équipes de GTM Bâtiment
Aquitaine ont le plaisir de travailler sur lʼensemble de leurs chantiers. Lʼensemble des
compétences réunies autour de ce projet permettront de redonner, à ce matériau, ses lettres
de noblesse.
Les parements bétons de la Méca, pour la grande majorité dʼentre
eux, ne reçoivent aucun traitement particulier après leur mise en
œuvre.
Les nombreuses ouvertures présentes dans le bâtiment imposant au
constructeur de « bien faire du premier coup ».
Un niveau dʼexigence voulu par les maîtres dʼœuvre et dʼouvrage.
Les équipes de GTM Bâtiment ont réalisé plusieurs prototypes,
en interne, afin de maîtriser lʼensemble du processus de mise en
œuvre (choix des peaux de coffrages, méthodologie de mise en
œuvre du béton, étude de la chimie de ce matériau….).
Cʼest bien dʼune œuvre à part entière dont il sʼagit et cʼest le sentiment partagé par
lʼensemble des acteurs gravitant autour de cet objet. Les équipes de GTM Bâtiment
Aquitaine et de VINCI Construction France sont fières aujourdʼhui de pouvoir laisser leur
empreinte sur cet « objet merveilleux ».
110
17
R&D pour fixer la vêture de la façade
La Méca, « une émergence du tissu urbain hétéroclite », est habillée de plus de 7 500 m² de
panneaux de béton blanc, assemblés pour laisser croire à un « rocher facetté ».
En plus de concevoir lʼensemble du système de fixation de ces éléments dont le poids varie
de 450 à plus de 1 000 kg, les équipes de GTM Bâtiment Aquitaine lʼont fait valider auprès
du Centre Scientifique Technique du Bâtiment (établissement public validant le procédé
technique inventé, formalisé par la délivrance dʼun Avis Technique dʼExpérimentation).
Un travail de recherche et développement
méticuleux, maîtrisé par les bureaux dʼétudes
internes de GTM Bâtiment Aquitaine et VINCI
Construction France, qui a permis dʼélaborer un
système respectant les souhaits architecturaux
dans leur moindre détail. Le tout dans un délai
extrêmement court.
Des acteurs / partenaires complémentaires
Pour lancer la Méca, il a fallu dʼabord la fonder.
Ce sont les équipes de Soletanche Bachy, filiale de VINCI Construction France, qui ont
réalisé les 251 pieux, à 35 m de profondeur qui permettent dʼancrer la Méca dans le sol
bordelais.
La Méca est lancée. Après le temps de la construction des deux piles en béton viendra celui
de la charpente métallique (de plus de 750 T) qui les reliera lʼune à lʼautre. Pour réaliser
cette jonction, qui donne à la Méca toute sa volumétrie et ancrant définitivement son
caractère asymétrique, GTM Bâtiment Aquitaine sʼest associé à Martifer, leader européen de
Charpente Métallique. Un partenaire connu par les équipes de Vinci Construction France
pour avoir réalisé, ensemble, le stade des Lumières à Lyon.
Des partenaires régionaux
Lʼentreprise Coveris a également rejoint lʼéquipe mandatée par GTM Bâtiment Aquitaine.
Concernée par les 3 000 m² de menuiseries extérieures, Coveris est un partenaire fiable, de
111
18
longue date, avec qui VINCI Construction France compte déjà de nombreuses collaborations
(pont Chaban-Delmas, Cité du Vin…)
Enfin la toiture à deux plans, fermant la « boîte Méca » sera réalisée par Cobarec, ainsi que
lʼensemble des étanchéités et des barreaudages en aluminium brut qui donneront vie à cette
machine Mécanique réglée, depuis sa conception, avec la plus grande des précisions.
Contact presse :
Julie Simon
julie.simon@vinci-construction.fr
05.56.18.63.22 - 06.34.63.39.83
112
19
Quartier créatif
La MECA se situe dans Le quartier Créatif de Bordeaux-Euratlantique. Imprégné par son histoire économique
et industrielle (chais, abattoirs, habitat traditionnel et halle Debat Ponsan), ce quartier fonctionnera de jour
comme de nuit. A la fois quartier d’affaires et de loisirs, il sera occupé par des immeubles de bureaux
accueillant de nombreux sièges régionaux comme la Caisse d’Epargne, Mazars, Compagnie Fiduciaire,
Millésima, etc. Il comprendra également un hôtel 4 étoiles du groupe Hilton, une auberge de jeunesse, des
ateliers d’artistes, des bars, des établissements de nuit, des commerces, des restaurants, un bar à vin, des
boutiques, et une piscine gérée par l’UCPA.
Des voies de transports doux permettront aux cyclistes et piétons de se déplacer sereinement dans le
quartier, d’accéder à gare, de longer les quais ou de rejoindre les quartiers Carle Vernet et Armagnac.
Stratégie culturelle de Bordeaux-Euratlantique
Bordeaux-Euratlantique accompagne l’expression artistique et impulse une dynamique vertueuse en matière
de création culturelle et d’économie créative. L’objectif ? Développer les filières d’économie créative, créer de
l’emploi et favoriser la cohésion sociale sur le territoire.
Nos actions
Accueil de résidence d’artistes et de manifestations artistiques sur les sites en mutations, implantation
d’œuvres d’art, installation d’équipements culturels, travail avec les structures culturelles locales pour les
inaugurations, recours à l’artisanat pour la signalétique, etc.
A propos
Bordeaux-Euratlantique est l’une des plus vastes opérations d’aménagement de France avec plus de 730 ha
sur les communes de Bordeaux, Bègles et Floirac. Opération d’intérêt national (OIN), elle est menée par
l’Etablissement public d’aménagement (EPA) Bordeaux-Euratlantique créé en 2010. Avec une programmation
exigeante de 2 500 000 m² de logements, bureaux et équipements publics, ce sont à terme 40 000 nouveaux
habitants et 30 000 nouveaux emplois qui sont attendus sur ce territoire au sud de la métropole bordelaise.
Les représentants de l’Etat, les présidents de la Région Nouvelle-Aquitaine, du Conseil départemental de la
Gironde et de Bordeaux Métropole et les maires des communes de Bègles, Bordeaux et Floirac, siègent au
sein du Conseil d’administration de l’EPA Bordeaux-Euratlantique, présidé par la Vice-présidente de Bordeaux
Métropole en charge du développement économique et adjointe au maire de Bordeaux.
Chiffres clés
Aujourd'hui 1/3 des projets Bordeaux-Euratlantique est engagé et le taux de commercialisation (au
sens développement économique) atteint les 50%.
Création de 2000 emplois/ans dont 50% exogènes
En 2017 : 650 emplois
Prévisions 2019 :4000 emplois
Contact presse : Marion Le Fur
marion.lefur@bordeaux-euratlantique.fr
05.57.14.44.86 - 06.38.98.29.00
113
20
Budget et financement
Budget Opération : 60 millions €TDC (toutes dépenses confondues) dont Budget Travaux :
42 millions €TTC
Financement :
Région Nouvelle-Aquitaine, maître dʼouvrage : 56 millions €
Ministère de la Culture et de la Communication : 4 millions €
Les intervenants
Maitre dʼouvrage
Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine
14 rue François de Sourdis - 33077 Bordeaux Cedex
Mandataire délégué
Bordeaux Métropole Aménagement (BMA)
38 rue de Cursol - 33000 Bordeaux
Aménageur Zac Saint-Jean/Belcier
EPA Bordeaux Euratlantique
140, rue des Terres de Borde - 33081 Bordeaux Cedex
Partenaires du projet
Ministère de la Culture et de la Communication
DRAC Nouvelle-Aquitaine
54 rue Magendie - 33074 Bordeaux Cedex
Écla – Ecrit - Cinéma - Livres- Audiovisuel
Bat.36-37 rue des Terres Neuves 33130 - Bègles
Contact presse : Géraldine Arnoux
geraldine.arnoux@ecla.aquitaine.fr - 05 47 50 10 04 - 06 19 52 40 35
Frac – Fond régional dʼart contemporain
Hangar G2, Bassins à flots n°1,
Quai Armand Lalande 33000 - Bordeaux
Contact presse : Cyril Vergès
cv@frac-aquitaine.net - 05 56 13 25 60 – 06 07 62 28 54
Oara – Office artistique de la Nouvelle-Aquitaine
33 rue du Temple - BP163 - 33036 Bordeaux Cedex
Contact presse : Malika Béchame
malika.bechame@oara.aquitaine.fr - 05 56 01 45 67
114
21
Assistance à maitrise dʼouvrage
Programmiste
Aubry & Guiguet Programmation
13 Rue de Mont-Louis - 75011 Paris
Contrôleur technique
Bureau Veritas
40 Avenue Ferdinand de Lesseps - 33610 Canéjan
Coordonnateur Prévention Santé
Coordis
156 Rue Raymond Poincaré - 33110 Le Bouscat
Lʼéquipe de maitrise dʼœuvre
Architectes mandataires
BIG – Bjarke Ingels Group
Kløverbladsgade 56, 2500 Valby, Copenhague-Danemark
Architectes associés
Freaks Architecture
25 rue des Cascades, 75020 Paris
Architecte (chantier)
Lafourcade & Rouquette Architectes
61 Rue du Professeur Lannelongue, 33300 Bordeaux
Bureau dʼétude fluides
Alto Ingénierie
40 rue de la Rousselle, 33000 Bordeaux
Bureau dʼétude structure
Khephren Ingénierie
40 rue de la Rousselle, 33000 Bordeaux
Amo Hqe
Cap Terre
4 rue Fontgrasse, 31700 Blagnac
Bureau dʼétude économie
VPEAS
40 rue de la Rousselle, 33000 Bordeaux
Bureau dʼétude acoustique
Cabinet Conseil Vincent Hedont
72 rue de Leybardie, 33300 Bordeaux
115
22
Bureau dʼétude façade
Dr. Lüchinger+Meyer Bauingenieure AG
Limmatstrasse 275, 8005 Zürich, Suisse
Bureau dʼétude scénographie
Ducks Sceno
1 rue Dr Fleury Pierre Papillon F-69100 Villeurbanne
Bureau dʼétude lumière et design
Ph.A & A-Concepteurs Lumière et Design
6 Cité Paradis, 75010 Paris
Artiste
Petra Mrzyk
1 rue des Mines, 49570 Montjean-sur-Loire
Graphistes
ABM Studio
25 rue des Cascades, 75020 Paris
Ordonancement, Pilotage, Coordination
CRX Ouest
3 Allée Saint-Alexis, 87000 Limoge
24 entreprises dont 16 de Nouvelle-Aquitaine
Lot Gros-œuvre Clos-couvert
GTM Bâtiment Aquitaine (Mandataire)
5 rue Gay Lussac - 33700 Mérignac
Cobarec
12 Z.A. Lapin-33750 – Beychac-et-Caillau
Coveris
35 allée Megève - 33170 Gradignan
Freyssinet France
280 avenue N. Bonaparte- 92500 Rueil-Malmaison
Martifer Constructions
106 rue des Gémeaux Silic - 94150 Rungis
Soletanche Bachy Pieux
18 rue des Pyrenées Silic 582 - 91320 Wissous
Structures Ile De France
20 rue Jacques Daguerre - 92500 Rueil-Malmaison
116
23
Lot Cloisons-Doublages-Plâtrerie
Alphabat
334 allée de Migelane - 33650 Saucats
Lot Faux-plafonds
Plafondecor
ZI du Phare - 33700 Mérignac
Lot Menuiseries intérieures - Mobilier fixe
Legendre Lureau
7 Lieu-dit Boutinard - 33910 Sablons
Lot Revêtements de sol souples
Sols Prestige 33
Parc d'activités Pays de Langon - 33210 Mazères
Lot Revêtements de sol durs-Faïences
Plamursol
Parc d'activités du Courneau - 33610 Canéjan
Lot Chapes-revêtements de sols décoratifs
Plamursol
Parc d'activités du Courneau - 33610 Canéjan
Lot Peinture
David Davitec
123 Quai de Brazza - 33072 Bordeaux
Lot Signalétique
L'Atelier
30 avenue de Pauline 63000 Clermont-Ferrand
Lot Serrurerie
Jouneau System
Lieu-dit Lande 33880 Baurech
Lot Electricité CFO CFA - Eclairages spécifiques
CIMEA
ZI de la Briquetterie - 33610 Canéjan
Lot Chauffage Ventilation Climatisation (CVC) – Plomberie
Tunzini Toulouse
20 rue Gaspard Monge - 33610 Canéjan
Lot Gestion technique du bâtiment (GTB)
Siemens + Faccer
6 avenue Henry le Chatelier - 33700 Mérignac
117
24
Lot Monte-charge-Ascenseurs
Sa Kone
14 rue François Arago - 33700 Mérignac
Lot Scénographie - Machinerie et serrurerie scénique
Tambe
8 rue du Déluge - 60110 Corbeil Cerf
Lot Scénographie - Tribune et fauteuils
Hugon
ZI ZAC Grands Camps 46090 Mercues
Lot Scénographie - Audiovisuel scénique
Tech Audio
46, rue Duhesme 75018 Paris
Lot Scénographie-Eclairage scénique
Tech Audio
46, rue Duhesme - 75018 Paris
Lot Voirie et réseaux divers - Aménagements extérieurs
Colas Sud Ouest
126, rue Emile Combes - 33270 Floirac
118
25
La Méca, cʼest…
19 lots
24 entreprises dont 16 en Nouvelle-
Aquitaine
50 ouvriers sur le chantier en janvier
2017
16 620 heures dédiées à la clause
dʼinsertion par lʼéconomie
Nombre de pieux : 251
Béton : 11 000 m3
Armatures : 800 tonnes
Charpente : 750 tonnes
Fenêtres : 980 (3 000 m²)
Panneaux de vêture : 4 800 pièces
Dimensions d'un panneau standard : 3.6 m x 0.60 m
Poids d'un panneau standard : 432 kg
Longueur de la poutre métallique du pont (entre les
2 piles) : 31 m
Point le plus haut : 36.60 m
Surface plancher : 12 700 m²
Shon (Surface hors œuvre nette) : 14 700 m²
Superficie du terrain : 10 280 m²
Hauteur de la construction : 36.60 m
Nombre de niveaux : r+6
Terrasse (R+5) : 850 m² avec café-bar : 200 m²
Restaurant (rdc) pour 50 couverts (2 services à
midi et 2 services le soir)
119
26
Un chantier qui avance
Livraison prévue en septembre 2018
120
Annexe 8 : lettre de recommandation
121
122
123
Annexe 9 : attestations de stage
124
125
Annexe 10 : fiche d’évaluation de stage
126
127
Revue de presse
Synthèse de la presse sur un sujet donné ou différents thèmes pertinents. La revue de presse
­permet d’enrichir et de développer le choix des sujets à développer.
Veille informationnelle
Tâche essentielle pour les journalistes, la veille informationnelle permet de resté informé. Parmi
les outils utilisés par les journalistes, figurent les fils des agences de presse comme l’AFP (Agence
France Presse), Reuters ou AP (Associated Press), mais aussi les réseaux sociaux comme les fils
d’actualités de Twitter. Les journalistes doivent tout de même rester vigilants quant à la fiabilité des
informations trouvées.
Journal télévisé
Émission d’informations animée par un présentateur ou un couple de présentateurs. Pendant le
journal télévisé (JT), le présentateur a pour mission d’introduire les sujets avant de lancer la diffusion
des reportages. Les reportages des JT sont généralement courts et ne dépassent pas les 2min30.
Off
Information accompagnée d’images, annoncée directement par le présentateur du journal télévisé.
Brèves
Information annoncée directement par le présentateur du journal télévisé, sans qu’elle soit accom-
pagnée par des images.
Rushes
Ensemble des prises tournées par un JRI en reportage sur le terrain.
Drupal
Drupal est un logiciel utilisé par l’ensemble du réseau France 3 et qui permet aux contributeurs web
de gérer et d’organiser le contenu du site web. Il s’agit en quelques sortes du back-office du site
internet de France 3 Nouvelle Aquitaine par exemple.
Conférence de rédaction
Réunion des journalistes d’un média pour traiter et décider des sujets qui feront l’actualité du jour.
Chaque journaliste peut, s’il le souhaite, défendre un sujet en particulier, qui n’est pas forcément
abordé dans les titres de presse du jour.
Commentaire pied
Le commentaire pied est le commentaire final qu’effectue un journaliste rédacteur pour clore son
reportage audiovisuel.
128
Lexique

Rapport de stage_france3

  • 1.
    ROBIN Caroline Rapport destage Licence Sciences de l’information et de la communication 16 janvier - 10 février 2017 Tuteur entreprise : Christine Le Hesran Tuteur académique : Nathalie Hochet Établissement de la formation : France 3 Aquitaine Établissement d’accueil : Université Bordeaux Montaigne
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    Remerciements 2 Avant toute chose,je tiens à remercier Laurence Mayerfeld, désormais Directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine, qui m’a accepté en tant que contact sur Linkedin et qui m’a ainsi permis, avec l’accord de Christine Le Hesran, désormais chef d’édition du service web de la rédaction, d’obtenir un stage d’une durée d’un mois au sein de la rédaction basée à Bordeaux alors que je ne suis pas encore étudiante en école de journalisme. Je suis également très reconnaissante envers l’ensemble des journalistes qui m’ont encadré au service web pour m’avoir transmis leurs savoirs et savoir-faire. Et je salue la confiance que Christine Le Hesran m’a accordée tout au long du stage. Enfin, je suis reconnaissante envers Ludovic Cagnato, Journaliste repor- ter d’images, qui m’a permis dès la classe de 3e, de conforter mon pro- jet professionnel. Il a de nouveau été mon tuteur lors d’un second stage d’observation d’une semaine, effectué à l’issue de ma première année de licence sciences de l’information et de la communication en mai 2015. Au cours de ce troisième stage au sein du service web de la rédaction, Christine le Hesran m’a permis de confirmer et de préciser mes ambitions professionnelles. En effet, je suis ravie d’avoir intégré la rédaction pour une durée d’un mois et d’avoir pu aller au delà de la simple observation. J’ai effectivement pu signer mes articles publiés sur le site web de France 3 Nouvelle-Aquitaine. J’espère que toutes les connaissances et compétences acquises au cours de ce stage, qui complètent mes précédentes expériences profes- sionnelles au sein des rédactions France 3, La Tribune Bordeaux et l’AFP Bordeaux, me permettront d’intégrer l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine ou le master journalisme de Sciences Po Bordeaux.
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    3 Sommaire Introduction 5 Pourquoi lejournalisme 5 Description ethnographique 6 Historique 9 Stratégie 10 France 3 Aquitaine 6 Statut juridique et ressources humaines 11 Tâches et responsabilités 12 La rédaction 12 L’accueil de la rédaction 13 Tâches et missions confiées 14
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    4 Sommaire Analyse critique 23 Milieudu stage 23 Tâches et responsabilités confiées 23 Déroulement du stage 24 Capacités à agir dans ce milieu 25 Quelle conception du journalisme ­aujourd’hui ? 26 Perspectives professionnelles 28 Lexique 128 Annexes 29
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    Dans la continuitéde mon projet professionnel qui est d’embrasser la carrière de jour- naliste, j’ai choisi d’effectuer mon stage au sein de la rédaction bordelaise de France 3 Nouvelle-Aquitaine du 16 janvier au 10 février 2017. En 2011 et 2015, j’ai réalisé dans la même structure, deux courts stages d’observation d’une semaine qui m’ont permis de découvrir les métiers de JRI (Journaliste reporter d’images) et de journaliste rédacteur. Dans le cadre de ma troi- sième année de licence sciences de l’information et de la communication, j’ai intégré le service web de la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine. J’ai ainsi pu mettre en pratique les connaissances et savoirs théoriques acquis au cours de mes études et améliorer mes compétences rédactionnelles en produisant des articles publiés sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine. Cela peut paraître banal mais le journalisme est une profession qui m’attire particulièrement depuis des années. J’ai toujours été curieuse, j’aime apprendre de nouvelles choses et m’exercer à l’écri- ture. Des compétences nécessaires pour exercer le métier de journaliste rédacteur. Je pratique aussi la photographie et la vidéo, c’est pourquoi je suis ouverte à tout type de média : presse écrite, radio, télévision et internet. Depuis la première année de licence à l’Isic (Institut des sciences de l’information et de la communi- cation) de l’université Bordeaux Montaigne, je m’investis pleinement en parallèle de mes études pour enrichir mon expérience et mes compétences en journalisme. C’est la raison pour laquelle j’ai intégré le journal étudiant de l’université Bordeaux Montaigne, le Tintamarre et que j’ai effectué mon second stage conventionné par l’Université Bordeaux Montaigne d’une semaine à France 3 Aquitaine, sous la houlette de Ludovic Cagnato, Journaliste reporter d’images. J’ai ensuite découvert la presse écrite en intégrant la rédaction de La Tribune-Objectif Aquitaine, désormais La Tribune Bordeaux avec Mikaël Lozano, rédacteur en chef, comme tuteur. Ce stage conventionné m’a permis de mettre en pratique les savoirs théoriques acquis au cours de ma pre- mière année de licence et de m’initier à la conduite de projets d’enquête. J’ai eu l’opportunité de publier et signer quelques articles sur le site web et de réaliser une enquête sur les véhicules auto- nomes à l’occasion du congrès ITS d’octobre 2015 à Bordeaux. Un reportage publié sur une double page dans le trimestriel n°226 de septembre-novembre 2015 du magazine. Pendant l’été 2016, je me suis initiée à l’écriture et à la traduction (anglais-français / espagnol-fran- çais) de dépêches pendant un stage conventionné d’un mois au sein de la rédaction de l’AFP Bor- deaux, J’espère que mon investissement dans mes études et au cours de mes différents stages me permet- tront d’intégrer une école de journalisme, en particulier l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine) ou le master journalisme de Sciences Po Bordeaux. Ces formations me permettront d’at- teindre mon objectif : devenir journaliste rédactrice spécialisée en économie, politique, sciences sociales et technologie. Pourquoi le journalisme ? 5 Introduction
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    France 3 Aquitaineest une des 24 antennes régionales de France 3 faisant partie du pôle Sud-Ouest de France Télévisions. La chaîne ne se limite pas à diffuser l’information régionale. L’information locale est également traitée au sein de quatre rédactions : Bordeaux, Bayonne, Pau et Périgueux. C’est en ce sens qu’on peut dire que l’antenne régionale est leader de l’information de proximité en Aquitaine. En plus de l’édition régionale, une édition locale est diffusée au journal télévisé du soir : Bordeaux métropole, Euskal-Herri Pays Basque, Pau Sud-Aquitaine et Périgord. De puis le 1er janvier 2017, l’antenne régionale est devenue France 3 Nouvelle-Aquitaine et se joint aux deux autres antennes du Limousin et du Poitou-Charentes dans une volonté de conformité avec la nouvelle configuration régionale du territoire français survenue avec la loi NOTRe (Nouvelle orga- nisation territoriale de la République), promulguée le 7 août 2015 (cf annexe 1 p.30). La rédaction L’élaboration d’un journal télévisé ne dépend pas seulement de la belle plume des rédacteurs. La vie de l’antenne est également animée par la régie, les monteurs, mixeurs, scripts, ect… Savoir travailler en équipe, tel est le mot d’ordre pour mener à bien les missions de la chaîne télévisée. Rédacteurs en chef, journalistes rédacteurs, JRI, présenta- teurs, rédacteurs web, et documentalistes animent le ser- vice rédaction de France 3 Aquitaine. Chaque journée suit le même rythme organisationnel. Elle débute par une première conférence de rédaction à 8h30. Les rédacteurs en chef et journalistes rédacteurs déter- minent ensemble après avoir lu la presse et écouté la ra- dio, les sujets qui seront évoqués au 12/13, le journal télé- visé du midi. La conférence est en général animée par le rédacteur en chef et/ou les rédacteurs en chef adjoints. Xavier Riboulet est le rédacteur en chef de la rédaction de France 3 Aqui- taine. Ses adjoints sont Philippe Chollet, Laurent Lataste, Frank Omer et Bernard Tavitian. Pendant la conférence, ces derniers prennent contact avec les autres locales de la région Aquitaine, à savoir Périgueux, Bayonne et Pau, mais aussi les bureaux d’informations de proximité implantés à Mont-de-Marsan, Dax et Agen. Cela permet d’être tenu informé des sujets traités dans l’ensemble de la région Aquitaine et de sélectionner quelques sujets à diffuser pour le JT régional. Une revue de presse est effectuée par la documentaliste, Catherine Julien. Il s’agit d’une synthèse de la presse sur un sujet donné ou différents thèmes pertinents. La revue de presse permet d’enrichir le choix des sujets à développer, aussi bien pour les journaux télévisés, que pour le site internet. Les Description ethnographique 6 France 3 Aquitaine
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    dépêches diffusées parles agences de presse comme l’AFP (Agence France Presse), Reuters, et AP (Associated Press) sont également consultées. Une fois les sujets choisis, les rédacteurs en chef et journalistes déterminent la forme qu’ils sou- haitent donner aux informations qui seront diffusées. En effet, un journal télévisé n’est pas unique- ment constitué de reportages classiques. Le journaliste présentateur peut également annoncer les informations lui-même, accompagnées par des images (off) ou sans image (brèves). L’équipe choisit également les invités potentiels pour approfondir tel ou tel sujet d’actualité. A l’issue de la conférence, les rédacteurs en chef élaborent avec l’aide des scriptes, le conducteur de du journal télévisé (cf annexe 2 p.31). Réalisé sous le logiciel MonaLisa de France 3, le conducteur présente les sujets qui seront évoqués durant l’émission en précisant les durées de chaque repor- tage et les rebours pour les lancements des sujets. La difficulté pour les antennes régionales est de se raccrocher à temps à la chaîne nationale puisque le JT national vient en suivant du JT régional. Une seconde conférence se tient à 9h. Celle-ci suit la même procédure pour élaborer le journal té- lévisé du soir, à savoir le 19/20. Puis le rédacteur en chef, le présentateur et la scripte se réunissent de nouveau vers 11h pour affiner le conducteur de l’édition du soir. Une troisième conférence réunit à 15h l’équipe pour finaliser le JT de 19h. L’actualité étant imprévisible, on dit souvent que les conducteurs des journaux télévisés sont «vi- vants» car ils peuvent être modifiés à tout moment, y compris pendant le JT. Tout dépend de l’importance d’une information lorsqu’elle survient. La rédaction est également animée par le service web, dirigé par Christine Le Hesran, rédactrice en chef information nu- mérique. Le service est généralement composé d’une équipe de quatre journalistes qui rédigent des articles et réalisent des reportages accompagnés parfois de vidéos, destinés à être publiés sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aqui- taine. Certains reportages diffusés lors des JT sont égale- ment repris et complétés par des articles publiés sur le site web. Depuis le 1er février, le site internet a évolué et devient conforme avec la nouvelle cartographie régionale du ter- ritoire français. En effet, avant cette date, les 24 anciennes régions avaient leur propre site internet. Désormais, le site de la région Aquitaine s’est fusionné avec ceux du Limousin et du Poitou-Charentes, ce qui crée le site de France 3 Nouvelle-Aquitaine. Cette configuration s’opère également pour les autres grandes régions de France. Le service web 7
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    Le montage En plusd’écrire des articles et de réaliser des reportages uniquement pour le site internet, l’équipe de journalistes web se charge également de monter des «modules» à l’aide du logiciel Final Cut Pro X sur un macbook. Il s’agit de reportages diffusés pendant les JT auxquels les journalistes ajoutent des commentaires écrits, comme des sous-titres. Ils mettent en évidence par l’emploi de certaines couleurs les informations plus ou moins importantes à retenir. Ces reportages «sous-titrés» seront ensuite partagés sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook. Ce type d’offre d’information répond à une problématique actuelle qui survient depuis quelque temps avec l’usage des réseaux sociaux sur les smartphones. En effet, nombreux sont les utilisateurs qui visionnent les vidéos pos- tées sur les réseaux sociaux sans activer le son. Les modules permettent donc aux utilisateurs des réseaux sociaux de se tenir informé en regardant l’image et en lisant le texte. Les missions du journaliste web sont donc d’écrire les articles, mener des reportages, monter des modules, partager sur les réseaux sociaux.... Autant dire que les journalistes de demain doivent être multitâches ! L’étape du montage consiste en ce que l’on appelle le «dérushage» des images tournées sur le terrain. Il a pour but de trier les images et à ne garder que celles qui peuvent servir le sujet selon l’angle défini. Il n’est donc pas rare de tourner une demie-heure ou une heure de rushes pour réaliser un reportage qui une fois diffusé à l’antenne ne durera qu’une ou deux minutes. Avant, on utilisait des feuilles de «dérushage» complexes et fastidieuses à remplir mais les systèmes de montage numérique utilisés aujourd’hui les ont simplifiées. Les feuilles de «dérushage» sont désormais utiles uniquement pour l’analyse qui oblige le journaliste et le monteur à être attentifs et à repérer tous les composants du reportage. Le monteur et le journa- liste travaillent ensemble directement à la console de montage : visionnement rapide des images, sélection à la volée, assemblage et retouches. Même si ce travail est plus facile qu’avant, il faut tout de même compter une bonne heure de travail pour 1 à 2 minutes de reportage diffusé ! Le mixage Les scriptes Le rôle des scriptes est d’élaborer le conducteur, autrement dit le déroulé du JT. Le conducteur contient les sujets qui seront diffusés. Pour chaque sujet, les scriptes précisent les durées prédéfinies, ainsi que les équipes qui sont parties en tournage pour réaliser les sujets. Le mixage audio est l’opération technique par laquelle un certain nombre de sources sonores diffé- rentes prises pendant le reportage sont mélangées pour parvenir à une continuité sonore unifiée, en intervenant sur le niveau, le timbre, la dynamique ou la spatialisation des signaux sonores du reportage qui va être diffusé à l’antenne. Il permet d’harmoniser les commentaires du journaliste aux différents plans pris en extérieur et / ou en intérieur. Le mixage est fait en studio par un ingénieur du son qui utilise une table de mixage, aus- si appelée console, sur laquelle se trouve un grand nombre de potentiomètres. Il doit également caler le son à l’image. 8
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    La régie Si leprésentateur du journal télévisé peut être com- paré à un soliste, le technicien qui officie en régie peut l’être à un chef d’orchestre, qui dirige et anti- cipe constamment. Il fait la mise en images des édi- tions du midi et du soir. Pour cela, il utilise un mélangeur vidéo. Un outil qui permet comme son nom l’indique, de mélan- ger diverses sources, telles que les caméras et les sources extérieures lorsqu’il y a des directs en ­Nouvelle-Aquitaine. Le technicien a également pour mission d’«habiller» le JT. Par définition, l’habillage du JT consiste à incruster les vignettes ou bandeaux qui permettent d’indiquer les noms des interlocu- teurs et les lieux où ont été effectués les reportages. Il est également possible d’incruster des cartes pour géocaliser les lieux des reportages. Le régisseur effectue donc le choix des caméras et donne le top pour les lancements des reportages et des « incrustations » (vignettes, bandeaux, cartes, ect). À ses côtés, le ou la scripte surveille le timing, chronomètre en main. Il est impératif de bien suivre le conducteur de l’émission d’autant plus que le JT est diffusé en direct ! Historique La télévision régionale publique n’a cessé d’évoluer depuis plus de 50 ans, sous des appellations diverses : RTF, ORTF, FR3 Aquitaine, France 3 Aquitaine... et bientôt France 3 Nouvelle-Aquitaine ! Les premières émissions régionales et journaux télévisés en Aquitaine voient le jour en 1962 après la création du centre de télévision régionale de Bordeaux. En 1974, les aquitains assistent au pre- mier journal de la Direction régionale de FR3 Aquitaine à la suite de l’éclatement de l’ORTF. Il faut attendre 1992 pour que FR3 Aquitaine arbore les couleurs de France 3 et devienne France 3 Aquitaine. Cette même année, on assiste à la naissance de France 3 Euskal-Herri à Bayonne, pre- mière télévision locale de France 3 en Aquitaine. En 1999, les bordelais assistent au lancement de «Bordeaux Première», édition locale de la ­Communauté Urbaine de Bordeaux (désormais Bordeaux Métropole). Les éditions locales de France 3 Pau Sud-Aquitaine et France 3 Périgord voient le jour en 2003. En 2005, France 3 Aquitaine se lance dans le numérique et crée son site internet. En 2014, l’émis- sion «Aquitaine Matin» voit le jour et offre aux téléspectateurs l’opportunité de découvrir les associa- tions de la région. Avec le redécoupage régional du territoire français, l’émission est diffusée à la fois en Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes depuis septembre 2015. 9
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    Stratégie La directrice deFrance 3, Dana Hastier, et la directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine, Laurence Mayerfeld ont présenté à la fin du mois de janvier la stratégie à adopter et qui sera développée dans l’année 2017. Au 1er janvier 2017, le nouveau réseau France 3 est désormais composé de 13 directions régionales et territoriales (12 directions régionales, la Corse demeurant une direction territoriale), 24 antennes régionales et 116 implantations parmi lesquelles il faut distinguer les locales et les bureaux d’infor- mation de proximité. Chaque direction régionale du réseau France 3 suit la configuration illustrée par le schéma ci-des- sous : Selon Yannick Letranchant, Directeur délégué de France 3, en charge du réseau régional, l’objectif de cette nouvelle organisation est d’opérer un recentrage sur les contenus mais aussi de créer plus de fluidité entre la direction du réseau et les régions. Cette stratégie commence à se faire remarquer depuis le 1er février, date du lancement des sites internets des nouvelles directions régionales et territoriales. À l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, ce site web rassemble les actualités de l’Aquitaine, du Limousin et du Poitou-Charentes. En 2017 et pour les années à venir, le média télévisuel ne se souciera plus seulement de sa straté- gie audiovisuelle. La stratégie numérique fait partie intégrante du bon fonctionnement de la chaîne. 10
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    France 3 Aquitaineest une chaîne télévisée du service public faisant partie du groupe France Télé- visions. Cette chaîne à vocation régionale, s’est développée à travers ses 24 antennes installées en France Métropolitaine. Les ressources humaines ont légèrement été impactées par la loi NOTRe qui a reconfiguré le terri- toire régional. En effet l’organisation du Pôle Sud-Ouest va changer. Auparavant, France 3 Aquitaine était lié à France 3 Midi-Pyrénées. Désormais, France 3 Aquitaine fait partie de France 3 Nouvelle-Aquitaine et se détache de France 3 Midi-Pyrénées qui fait partie de France 3 Occitanie. France 3 Nouvelle-Aquitaine comprend 473 salariés au total. (cf annexe 3 p.34) En avril 2015, on comptait 230 salariés permanents à France 3 Aquitaine dont 87 journalistes,114 personnels techniques et administratifs et 29 dans la filière Pro- duction sud-ouest. Statut juridique et ressources humaines 15 implantations La carte ci-contre illustre l’organisation du réseau de France 3 en Nouvelle-Aquitaine. La plus grande ­région de France est régie par une direction régionale et territoriale située à Bordeaux, lieu où j’ai effectué mon stage. (cf annexe 4 p.35) Le réseau compte également deux antennes de ­proximité à Limoges et à Poitiers ainsi que cinq ­éditions locales dont trois en Aquitaine : Bayonne, Pau et ­Périgueux en Aquitaine, Brive en Limousin et La Rochelle en Poitou-Charentes. France 3 Nouvelle-Aquitaine dispose enfin de sept bureaux d’information de proximité dont trois en ­Aquitaine, un en Limousin et deux en ­Poitou-Charentes : Agen, Dax et ­Mont-de-Marsan pour l’Aquitaine, Guéret pour le Limousin, ­ainsi que Angoulême, Niort et Royan pour le ­Poitou-Charentes. France 3 Nouvelle-Aquitaine est à l’heure ­actuelle le seul média qui couvre l’actualité de l’ensemble de la région. En effet, sa zone de couverture s’étend à douze départements dont cinq en Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, ­Lot-et-Garonne et ­Pyrénées-Atlantiques), trois en Limousin (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne) et quatre en ­Poitou-Charentes (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne). 11
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    La rédaction Le servicerédaction que j’ai intégré à Bordeaux est dirigé par le rédacteur en chef, les rédacteurs en chef adjoints, et la rédactrice en chef information numérique, qui supervisent le travail des équipes de reportage (rédacteurs accompagnés de JRI) et des rédacteurs web. Xavier Riboulet Rédacteur en chef Philippe Chollet Rédacteur en chef adjoint Laurent Lataste Rédacteur en chef adjoint Frank Omer Rédacteur en chef adjoint Bernard Tavitian Rédacteur en chef adjoint Christine Le Hesran Rédactrice en chef information ­numérique Journalistes rédacteurs, JRI, rédacteurs web L’ensemble de l’équipe œuvre chaque jour pour assurer le bon dérou- lement des journaux télévisés du midi (12/13) et du soir (19/20) tout en collaborant avec les locales de Bayonne, Pau et Périgueux et les bureaux d’informations de proximité de Mont-de-Marsan, Dax et Agen. Les rédacteurs web quant à eux sont chargés de restituer l’actualité de l’ensemble de l’Aquitaine sur le site internet. Il peut s’agir d’articles qui complètent des reportages diffusés lors des JT mais également des repor- tages menés exclusivement pour le web. Quoiqu’il en soit, le travail au sein d’une rédaction repose avant tout sur l’esprit d’équipe et le savoir-vivre. Être journaliste suppose en effet une étroite collaboration avec les autres membres de la rédaction. Il ne suffit pas de manier une belle plume et de faire preuve d’une excellente culture générale pour mener à bien les missions. Un contact permanent avec les autres journalistes pour obtenir des informations complémentaires sur tel ou tel sujet traité ou non, et pour bénéficier d’une éventuelle relecture avant publication d’un article sur le web n’est pas négligeable. Bien au contraire ! Efficacité, esprit d’équipe et convivialité semblent être les mots d’ordre d’une rédaction pour mener à bien les missions qui lui sont confiées. 12 Tâches et responsabilités
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    L’accueil au seinde la rédaction J’ai très bien été accueillie par l’ensemble de l’équipe de la rédaction. Pendant les deux premières se- maines, ma tutrice, Christine Le Hesran, Rédactrice en chef information numérique, était absente car elle suivait une formation dans d’autres antennes régio- nales de France 3. Pendant les quatre premiers jours du stage, j’ai fait de l’observation en accompagnant les équipes de rédacteurs et de JRI en tournage. Je suis donc allée sur le terrain pour comprendre comment se déroulait un reportage de A à Z. Les journalistes rédacteurs m’ont expliqué la mé- thode qu’ils suivaient pour élaborer les questions qu’ils posent lors des interviews. Les JRI quant à eux m’ont montré comment ils faisaient les prises de vues qui permettent d’illustrer les commentaires du journaliste rédacteur. Après les tournages, j’ai accompagné les rédacteurs en salle de montage puis en mixage. L’étape du montage est essentielle. C’est elle qui permet au rédacteur de mettre en forme l’information qui sera diffusée au journal télévisé. Le montage du reportage correspond au «dérushage» des images tour- nées sur le terrain. Cela suppose un très bon travail d’équipe et par conséquent une bonne écoute entre le rédacteur et le monteur. Enfin après le montage, vient le mixage, étape pendant laquelle le journaliste vient apposer sa voix sur le reportage qui sera diffusé pendant le journal télévisé. La difficulté est donc de parler de façon claire et audible et de manière synchronisée par rapport aux images. C’est à partir du cinquième jour de stage, que j’ai intégré le service web de la rédaction même si ma tutrice n’était pas encore de retour de formation. En son absence, j’ai été supervisée par Christophe Roux, pilote et éditeur web de France 3 Aquitaine et les rédacteurs web. Christophe Roux m’a initié à l’écriture d’articles destinés à être publié sur le site internet en me trans- mettant « La Bible de l’editing » envoyée par Stéphane Mazzorato, Directeur des sites régionaux à France Télévisions, à l’ensemble des contributeurs web de France 3 (cf annexe 5 p.36) À partir de ce jour, j’ai pu me rendre utile en écrivant et signant des articles complémentaires des reportages diffusés sur la chaîne de télévision régionale. Au retour de ma tutrice, Christine Le Hes- ran, j’ai pu mener des reportages exclusivement pour le web. Je la remercie infiniment pour toute la confiance qu’elle m’a accordée. 13
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    Tâches et missionsconfiées Le reportage audiovisuel Pendant les quatre premiers jours du stage, j’ai assisté les équipes de rédacteurs et de JRI en tournage sur le terrain. J’ai ensuite accompagné les rédacteurs en salle de montage où j’ai appris comment se structure un reportage audiovisuel. L’étape du montage correspond au dérushage des images tournées sur le terrain. Il s’agit de sélectionner les images pertinentes qui permettent d’illus- trer les commentaires du journaliste. Pour cela, on sélectionne les plans à l’aide du logiciel de montage vidéo AVID Media Composer en se repérant sur le timecode. À la différence de la timeline, le timecode correspond à une informa- tion temporelle stockée conjointement à chaque image enregistrée. Cette information est conservée dans le format heures:minutes:secondes:images. Cela permet de repérer aisément pendant le montage une image ou une séquence d’images à sélectionner. Exemple 01:30:25:40 Le time code ci-dessus signifie la 40e image de la 25e seconde de la 90e minute enregistrée. Après la sélection des images, j’ai aidé le journaliste rédacteur à élaborer son commentaire. Celui-ci a pour objectif de fournir l’essentiel de l’information à retenir. L’information transmise aux téléspecta- teurs doit être claire, synthétique, fiable et compréhensible par tous. C’est en ce sens qu’on peut considérer le journaliste comme un vulgarisateur ou un pédagogue. En effet, l’objectif n’est surtout pas de fournir une information en employant un jargon trop technique sans pour autant déteriorer la fiabilité et la véracité des informations transmises. Le journaliste rédacteur s’entraîne à dire son commentaire d’abord en salle de montage avant de poser sa voix en cabine de mixage. Cela lui permet d’apporter d’éventuelles modifications pour améliorer la diction en remplaçant un mot par un autre par exemple. La difficulté est aussi d’être synchonisé avec le déroulement des images. À la fin du montage, le reportage audiovisuel doit suivre la configuration illustrée par le schéma sui- vant : Ambiance Commentaire Interview CommentaireInterview Commentaire pied 1 6 2 3 45 Il est récurent de démarrer un reportage audiovisuel par des images d’ambiance. Il peut s’agir de lieux publics, ou d’interactions quotidiennes entre les interlocuteurs que le journaliste rédacteur et le JRI ont rencontré. Le sujet est ensuite structuré par une alternance de commentaires effectués par le journaliste rédacteur et d’images d’interviews des personnes interrogées. D’autres images d’am- biances peuvent bien évidemment se glisser au cœur du reportage. Enfin, le reportage se clôt par un commentaire final du journaliste rédacteur, qu’on appelle le commentaire pied. 14
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    Le service web J’aiintégré le service web de la rédaction après quatre jours d’observation sur le terrain. Différentes tâches m’ont été attribuées : rédaction d’articles complémentaires des reportages audiovisuels diffu- sés lors des JT, partage des articles et vidéos sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter), veille informationnelle, reportages sur le terrain et montage vidéo. (cf annexe 6 p.53) Rédaction d’articles Contribuer au site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine en rédigeant des articles requiert une très grande rigueur de la part de tous les journalistes. Généralement, le choix des sujets à diffuser sur le site web s’effectue en fonction du conducteur des journaux té- lévisés élaborés dès la première conférence de rédaction qui se tient à 8h30. Les sujets à ­traiter sont également choisis ­parmi les informations diffusées sur les fils des agencesdepressecommel’AFP,­consultables à partir du logiciel MonaLisa de France 3. Ce logiciel permet également aux journalistes de suivre en temps réel l’évolution des conduc- teurs des journaux télévisés. La réalisation d’une veille informationnelle peut également faire ressortir des sujets im- portants à traiter, aussi bien pour les JT que pour le site internet. Après avoir déterminé les sujets à traiter pour une diffusion sur le site web, les rédacteurs web se répartissent les articles à produire pour éviter tout risque de «doublons». Une bonne communication au sein de l’équipe est donc indispensable à l’efficacité et à la réacti- vité des contributeurs. C’est pour cette raison que Christine Le Hesran, rédactrice en chef Information numérique, prenait soin d’envoyer à l’ensemble des contributeurs et moi-même un mail récapitulant ce qu’elle nomme le «menu du jour web». Dans ce mail, figure chaque sujet destiné à être publié sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine en précisant l’auteur de l’article en cours de rédaction. Que cela soit en presse écrite ou sur internet, la rédaction d’un article repose presque sur la même méthode. Plusieurs règles d’écriture sont communes aux deux médias comme le schéma de la py- ramide inversée et la loi traditionnelle des 5 W (Who, What, When, Where, Why). Comment écrire un article ? 15
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    Selon la règlede la «pyramide in- versée», il est attendu du journaliste rédacteur de condenser l’essentiel de l’information dans le lead (premier pa- ragraphe) ou plus communément dans le titre et le chapô de l’article. Le titre et le chapô doivent répondre aux 5W, c’est à dire les questions suivantes : who (qui), what (quoi), when (quand), where (où) et why (pourquoi). Ces deux premiers éléments déterminent si le lecteur poursuit sa lecture ou non. Le journaliste doit donc dé- marrer son article par une phrase d’accroche et pour- suivre en employant une écriture concise. Le paragraphe qui suit le titre et le chapô peut apporter des informations complémentaires répondant aux 2H : how many (combien), how (comment). Il peut donc s’agir de données chif- frées. Par exemple, si un article traite les attentats à la mosquée au Québec, le journaliste essaiera de fournir (s’il a des informa- tions fiables et vérifiées), le nombre d’assaillants et de victimes. Les paragraphes suivants apporteront quant à eux des détails qui sont moins importants à retenir pour le lecteur. L’essentiel à connaître doit donc résider dans le lead ou le titre et le chapô. Il existe néanmoins quelques différences d’écriture entre la presse écrite et le web. En effet, la lecture d’une page internet se faisant en quelques secondes en diagonale, le journaliste se doit d’employer une écriture consice et des parapgraphes courts. Chaque paragraphe doit de préférence corres- pondre à une idée. L’utilisation de mots-clés dans les phrases courtes est donc vivement encouragé ! Comment éditer un article ? Quand on est rédacteur web, il ne suffit pas d’avoir une belle écriture pour que les articles publiés at- tirent l’attention des lecteurs. Un certain travail d’édition est indispensable. Celui-ci permet de guider la lecture de l’internaute en mettant en exergue l’essentiel de l’information à retenir. Après avoir écrit mes articles, je les édite sur le Drupal, back-office du site internet de France 3 Nou- velle-Aquitaine. Il s’agit d’une interface sur laquelle les contri- buteurs de France 3 Nouvelle-Aquitaine rédi- gent et éditent leurs articles qui sont ensuite publiés sur le site web. J’ai donc comme les autres rédacteurs web édité l’ensemble de mes articles sur cette interface. Christophe Roux, pilote et éditeur web de France 3 Aquitaine, et Jeanne Tra- vers, une journaliste étudiante de l’IJBA (Ins- titut de journalisme de Bordeaux Aquitaine) 16
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    m’ont appris commentutiliser le back-office et m’ont enseigné les bases de l’écriture SEO (Search Engine Optimization). L’important est de trouver un titre accrocheur, et d’utiliser des mots-clés dans les paragraphes pour optimiser le référencement. Ils m’ont également conseillé de ne pas hésiter à user abondamment de codes typographiques : gras, souligné, italique... Dès que possible, j’essaye également d’insérer des liens hypertextes. Il peut s’agir des sites inter- net d’associations, de ministères ou d’entreprises évoquées dans les articles. Attention cependant à bien préciser dans les paramètres d’ouvrir la cible du lien hypertexte sur une nouvelle fenêtre du navigateur web. Cela permet de conserver l’internaute sur la page web de l’article publié sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine. Enfin, l’article aurait l’air pauvre s’il n’était pas accompagné de photos ou de vidéos. En effet, in- ternet est un média qui combine à la fois le texte de la presse écrite, l’audio de la radio et l’image en séquence de l’audiovisuel. Il est donc conseillé de mettre en avant une photo ou le reportage audiovisuel (s’il a été réalisé) pour accompagner l’article. La mise en exergue des citations est vive- ment encouragée. Exemple L’illustration ci-contre est un des articles que j’ai écrit et publié sur le site internet de France 3 Nou- velle-Aquitaine. Dans cet article on peut remar- quer que j’ai pris le soin de respecter les règles de l’écriture journalistique sur le web. En effet, dans le titre j’ai utilisé des mots-clés comme «Jumping de Bordeaux», «technologie» et «équitation» qui permettent un meilleur réfé- rencement par les moteurs de recherche. J’ai également mis en avant certaines informa- tions en les mettant en gras. J’ai mis en valeur les citations les plus pertinentes et j’ai créé un lien hypertexte dont la cible envoie l’internaute vers le site internet du Jumping de Bordeaux. Comment signer un article ? Chaque article publié sur le site de France 3 Nou- velle-Aquitaine doit être signé par l’auteur. Il peut signer soit par ses initiales, soit par son prénom suivi de son nom. C’est important car la signature marque l’approbation de son auteur et engage sa responsabilité éditoriale. Elle permet également de créer un lien de proximité avec le lecteur internaute. Cette signature est aussi un moyen de prouver aux lecteurs que la rédaction des articles publiés sur le site web, aussi nombreux qu’ils puissent être, n’est pas réalisée par des robots mais bel et bien par des journalistes en chair et en os ! 17
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    Comment choisir lesphotos ? Lorsque les rédacteurs web ne disposent pas des reportages audiovisuels effectués par leurs confrères et consœurs sur le terrain au moment de la publication de l’article, ces derniers doivent choisir une photo en guise d’illustration. Une étape qui n’est pas aussi facile qu’on le croit, notamment lorsque la médiathèque à disposition des rédacteurs n’est pas riche en photographies de haute qualité ! En effet, depuis le 1er février, les sites internet de France 3 Aquitaine, France 3 Limousin et France 3 Poitou-Charentes ont fusionné pour devenir France 3 Nouvelle-Aquitaine. Qui dit nouveau site internet, dit nouvelle charte gra- phique qui se veut être au goût du jour. France 3 a donc adopté le style «responsive». Par définition, un site internet dit «responsive», offre une expérience de lecture et de navigation optimales pour l’utilisateur, quelque soit l’appareil technologique qu’il utilise (ordinateur, smartphone, tablette). Celui-ci est caractérisé par des photographies mises en avant sur la page d’accueil mais aussi au sein des articles. Cette mise en avant requiert des photographies de très haute qualité , ce qui attire davantage l’oeil de l’internaute et du mobinaute. J’ai donc proposé à ma tutrice, Christine Le Hesran, rédactrice en chef information numérique de prendre des photographies à l’aide de mon appareil photo semi-professionnel Canon 550D lors de mes différentes excursions sur le terrain. L’objectif était de prendre des photographies permettant d’illustrer au mieux le sujet traité sur le terrain mais aussi d’autres sujets dits «similaires». Par exemple, la photo ci- contre illustrant le chantier de la Meca (Maison de l’éco- nomie créative et culturelle en Nouvelle-Aquitaine) peut être réutilisée par tout contributeur web de France 3 Nou- velle-Aquitaine pour illustrer un article ayant un thème rela- tif au chantier. Afin que ces photographies soient facilement accessibles par tous les rédacteurs web dans la médiathèque du back-office du site internet, il est recommandé d’utiliser des mots-clés pertinents. Par exemple, pour la photographie du chantier, on peut uti- liser les mots-clés suivants : chantier / meca / bordeaux. Enfin, chaque photo doit être légendée et créditée. 18
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    Community management Par exemple,quand on partage un article complétant un reportage audiovisuel diffusé lors du JT, une certaine démarche est à suivre. Tout d’abord il faut télécharger la vidéo du reportage au format mp4 sur Imedia, la base de données dans laquelle tous les contributeurs de France 3 peuvent trouver les rushes et reportages en cours de fabrication, les reportages aboutis ainsi que les JT en intégralité avec les «synthés» (noms des interlocuteurs interviewés, mentions des lieux où ont été effectués les différents reportages...). Si le reportage audiovisuel a déjà été diffusé au JT, il est préférable que le journaliste sélectionne l’extrait du JT correspondant au reportage plutôt que d’aller télécharger le reportage monté. En effet, c’est uniquement lorsque les reportages audiovisuels sont diffusés aux JT que les «synthés» ap- paraissent. Ces «synthés» apportent des informations plus ou moins importantes sur l’identité des interlocuteurs rencontrés et interviewés ainsi que sur les lieux du reportage. Après avoir téléchargé le reportage audiovisuel du JT, il faut le télécharger directement sur Facebook et non pas l’héberger sur Youtube pour ensuite la partager sur Facebook. C’est ce qu’on appelle partager une vidéo «en natif» sur Facebook. En effet, une vidéo directement téléchargée sur Face- book sera davantage mise en valeur qu’une vidéo hébergée sur Youtube puis partagée sur le réseau social. Dans le message qui accompagne la vidéo, il convient d’ajouter un lien qui dirige l’utilisateur vers l’article publié sur le site internet de France 3 Aquitaine. Il est préférable que les liens partagés sur les réseaux sociaux soient courts. C’est pourquoi pour chaque partage de mes articles sur Facebook, je raccourcissais les URL via Bitly, un service gratuit de réduction d’URL. Enfin, il est encouragé et conseillé d’utiliser des emojis dans les posts facebook. Christophe Roux m’a donc conseillé d’utiliser le site internet «piliapp» qui propose l’ensemble des emojis disponibles sur smartphones et tablettes. Après avoir rédigé et publié mes articles sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine, je dois ensuite les partager sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Partager les articles sur les pages Facebook et Twitter de France 3 Aquitaine permet de créer une communauté d’internautes qui s’intéressent à l’actualité de leur région. Le rédacteur web doit donc avoir le réflexe de partager ses articles sur les réseaux sociaux après les avoir publiés sur le site internet. Là aussi, le journaliste doit faire preuve de rigieur dans chaque post qu’il effectue. Comment partager sur Facebook ? 19
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    Veille informationnelle Reportages surle terrain Comment partager sur Twitter ? Un esprit synthétique est indispensable pour partager les articles et reportages audiovisuels sur Twitter. En effet, Twitter est un réseau social sur lequel les utilisateurs ne peuvent poster que des messages courts de 140 caractères. D’où l’importance de recourir à Bitly pour raccourcir l’URL de l’article publié sur le site web de France 3 Nouvelle-Aquitaine ! La difficulté reste donc d’être synthé- tique et de trouver les bons mots à mettre en «hashtag» pour gagner en visibilité sur le réseau so- cial. Souvent, on accompagne les tweets d’une illustration ou d’un court extrait vidéo, ce qui permet d’enrichir l’information qu’on souhaite transmettre. Le travail de journaliste web ne se résume pas à la simple rédaction d’articles et à leurs partages sur les réseaux sociaux. Parmi les missions qui m’ont été confiées, figurait celle de la veille information- nelle. Plusieurs outils permettent d’effectuer une veille informationnelle : flux RSS, google Alerts, les réseaux sociaux, ect... En plus de consulter les fils de l’AFP disponibles sur le logiciel MonaLisa de France 3 pour «guet- ter» d’éventuelles informations pouvant nourrir l’actualité régionale, j’étais chargée de scruter les fils d’actualités sur Facebook et notamment Twitter. Dans ce cas-là, il s’agit d’une veille sur des sujets précis. Au moment du «Penelope Gate», je devais guetter les éventuelles réactions des députés, sénateurs, et autres personnalités politiques de la région sur Twitter. Par exemple, Alain Juppé avait insisté sur le fait qu’il refusait de servir de «plan B» en cas de mise en examen de François Fillon, candidat Les Républicains (LR) aux élections présidentielles de 2017. Christine Le Hesran, m’avait ensuite chargée d’approfondir mes recherches en vue d’un éventuel article identifiant les députés et sénateurs de la région employant des membres de leur famille en tant qu’attaché parlementaire. Pour cela, elle m’avait conseillé d’effectuer mes recherches sur le site web de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Site internet sur lequel sont répertoriés l’ensemble des déclarations des responsables publics de chaque région de France. Finalement l’article qu’on souhaitait réaliser n’a pas vu le jour pour une raison majeure : manque d’informations fiables. Comme les conjoints des hommes et femmes politiques ne portent pas forcément le même nom de famille que ces derniers, il était difficile de déterminer avec exactitude si certains attachés parlementaires des députés et sé- nateurs étaient en réalité leur conjoint ou non. De même, lorsqu’une attachée parlementaire portait le même nom de famille de l’homme politique pour lequel elle travaille, il était souvent impossible de déterminer s’il s’agissait de sa femme, sa fille, sa sœur, sa cousine, ect... De plus, je n’avais que peu d’informations fiables et vérifiées en mains : seulement 3 députés et sé- nateurs de la région collaborant avec des membres de leur famille. Un chiffre bien trop faible et peu fiable pour faire l’objet d’un article visant à faire un état des lieux. L’objectif étant, en effet, de dresser un panorama du nombre de députés et sénateurs de la région, partis politiques confondus, ayant employé ou employant actuellement des membres de leur famille en tant que collaborateur parle- mentaire tout en précisant que cette pratique reste légale (bien que fortement décriée) si le travail rémunéré est réellement effectué. Voici une des tâches les plus passionnantes que Christine Le Hesran m’a confié : le reportage sur le terrain. Après avoir écrit un certain nombres d’articles accompagnant et développant les sujets des reportages diffusés lors des JT, j’ai mené deux reportages sur le terrain. Une mission journalistique qui demande un sérieux travail du journaliste avant d’aller à la rencontre des interlocuteurs concer- 20
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    nés sur leterrain. Bien évidemment, une fois que le journaliste ait pris connaissance du sujet du reportage qu’il doit effectuer sur le terrain, ce dernier effectue une recherche d’informations et une veille informationnelle pour comprendre le sujet à traiter et/ou approfondir ses connaissances. Cette recherche lui permettra de déterminer un angle à l’article qu’il devra rédiger et donc d’élaborer les questions à poser aux interlocuteurs qu’il rencontrera. Souvent, le journaliste dispose d’un communiqué de presse, voire même d’un dossier presse pré- sentant exactement le sujet. (voir annexe 7 p.94) Attention néanmoins à ne pas prendre pour acquis toutes les informations présentées dans ces documents qui souvent, ont tendance à «embellir la ré- alité» (notamment lorsqu’il s’agit d’entreprise souhaitant promouvoir leurs activités et leurs produits). 21 J’ai mené mon premier reportage avec l’aide de ma tutrice Christine Le Hesran. Ce reportage portait sur le chantier de la Méca (Maison de l’économie créative et culturelle en Aquitaine). Christine Le Hesran m’a accompagné sur le chantier pour aller interviewer les acteurs de ce futur monument situé dans le quartier Bordeaux Euratlantique. On a réalisé des interviews filmées à l’aide d’un iPhone 6 puis j’ai réalisé des photos avec mon appareil photo semi-professionnel canon 550D. Les photos du chantier ont permis d’enrichir la médiathèque en photos de bonne résolution pour le site web. J’ai ensuite écrit le lendemain du reportage mon article que j’ai enrichi en mettant en avant un diapo- rama des photographies du chantier que j’ai réalisées et des illustrations de l’édifice une fois terminé (le bâtiment sera ouvert au public dès septembre 2018). J’ai également inséré au sein même de l’article les différentes vidéos des interviews réalisées sur les lieux du reportage. L’article a ensuite été relu et validé par Christine Le Hesran avant d’être publié sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine. À la découverte de la Méca Rencontre avec Luc Jacquet, réalisateur de «l’empereur» Christine Le Hesran m’a ensuite confié un reportage à réaliser sur la sortie du film «L’empereur» réalisé par le cinéaste Luc Jacquet qui est venu présenter son dernier long-métrage aux journalistes à Bordeaux. Cette fois-ci, j’étais seule à mener le reportage de A à Z. Ma tutrice m’a transféré par mail le dossier de presse présentant la genèse du film. Puis je me suis rendue à une séance de visionnage du film organisée à destination des journalistes par la production à l’UGC de Bordeaux. J’ai ensuite rencontré le réalisateur lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au Grand hôtel Intercontinental de Bordeaux, situé en face du Grand Théâtre, place de la Comédie. J’ai eu l’occa- sion de rencontrer des journalistes de radio et de presse écrite et d’interviewer Luc Jacquet. Avant de me rendre à la conférence de presse, j’ai étudié le dossier de presse et les notes que j’avais prises lors du visionnage du long-métrage afin de déterminer un angle à l’article que j’allais rédiger le lendemain. Comme France 3 Nouvelle-Aquitaine a pour volonté de fournir une information régio- nale, il paraissait évident d’axer l’article sur l’impact du message environnemental du film à l’échelle de la région. En effet, ce film est la continuité du premier documentaire de Luc Jacquet intitulé «La marche de l’empereur» et retrace le quotidien des manchots en Antarctique. En mettant en évidence les impacts des changements climatiques sur la vie de ces animaux, Luc Jacquet espère sensibiliser les spectateurs et faire en sortes que chacun se sente concerné par les changements climatiques. J’ai donc veillé lors de la conférence de presse, à demander au réalisateur si les Néoaquitains de- vaient s’inquiéter des changements climatiques de la région et si oui pourquoi. Pour enrichir mon article, je m’étais équipée de mon appareil photo et de l’iPhone 6 du service web pour prendre un portrait photographique du réalisateur et filmer la conférence de presse.
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    Après avoir écritmon article, j’ai réalisé un montage de l’interview de Luc Jacquet lors de la confé- rence de presse, à l’aide du logiciel de montage vidéo Final Cut Pro X. C’était la première fois que j’utilisais ce logiciel même si je n’ai pas vraiment été dépaysée car je dispose du logiciel imovie sur mon macbook pro qui offre une interface et des fonctionnalités similaires. Pour ne pas montrer que des images de la conférence de presse, j’ai pris contact avec la directrice de communication de Disney France pour disposer des droits d’usage des extraits du film. Cela m’a permis d’illustrer les propos de Luc Jacquet par des images des empereurs en Antarctique. 22
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    France 3 Nouvelle-Aquitainecomprend au total 473 salariés dont 230 salariés en Aquitaine (en avril 2015). Le risque majeur était donc que je ne sois pas suffisamment encadrée en tant que stagiaire, ce qui arrive régulièrement dans les grandes structures qui accueillent des stagiaires. Heureusement, j’ai très bien été accueillie par l’ensemble de la rédaction, et en particulier par les journalistes du service web en attendant le retour de ma tutrice, Christine Le Hesran, Rédactrice en chef information numérique qui était en formation. En effet, chaque rédacteur a pris soin de ne pas me laisser au dépourvu et m’a confié des articles à écrire pour le site internet de France 3 Nou- velle-Aquitaine. Je les salue donc pour cet accueil et cet encadrement qu’ils m’ont réservé car en aucun cas ils n’étaient obligés de me prendre en charge durant l’absence de Christine Le Hesran. Milieu du stage Tâches et responsabilités confiées Au début du stage, j’ai eu peur d’être contrainte à l’observation sur le terrain comme je l’avais fait lors de mes deux précédents stages d’observation (dont un dans le cadre de ma L1), pendant les deux premières semaines en attendant le retour de ma tutrice. Finalement, je n’ai fait de l’observation que pendant les quatre premiers jours et les journalistes que j’ai accompagné ont pris soin de m’expliquer comment ils procédaient pour préparer les interviews, les reportages et comment on montait un reportage audiovisuel en me faisant participer aux choix des séquences à conserver et à l’élaboration du commentaire en voix-off. Au cinquième jour de mon stage, j’ai intégré le service web de la rédaction et je tiens à remercier Christophe Roux, pilote et éditeur web de France 3 Aquitaine, pour l’accueil qu’il m’a réservé. J’ai donc pu après quatre jours d’observation me rendre plus utile et me sentir impliquée en tant que rédactrice web et ce jusqu’à la fin de mon stage. Les rédacteurs web m’ont accordé une grande confiance en me prêtant leurs codes d’accès à Dru- pal, le back-office du site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine afin que je puisse être la plus autonome possible pour écrire et éditer mes articles. Ces derniers n’avaient plus qu’à être relus par des journalistes rédacteurs avant publication. Le poste de rédacteur web m’a beaucoup plu car contrairement à certaines idées reçues, les tâches sont très variées, on ne passe pas la journée entière à écrire uniquement des articles à publier sur le site web, même s’il s’agit d’une des principales missions des journalistes rédacteurs web. J’ai en effet été chargée de partager mes articles sur les réseaux sociaux en respectant une certaine démarche qui m’a été transmise. J’ai aussi effectué des veilles informationnelles notamment au mo- ment du Penelope Gate pour relever des éventuelles réactions de députés ou sénateurs de la région 23 Analyse critique
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    en vue d’écrirepotentiellement un article pour le site internet. Enfin j’ai constaté que le rédacteur web ne reste pas constamment derrière son ordinateur pour écrire des articles complémentaires des reportages audiovisuels diffusés lors des JT. Bien au contraire, ces derniers partent également sur le terrain pour mener des reportages exclusifs pour le web, ce qui peut d’ailleurs susciter davantage d’intérêt chez les lecteurs et téléspectateurs de la chaine à aller consulter les articles publiés sur le site internet puisqu’il ne s’agit pas d’un simple copier-coller des informations évoquées dans les journaux télévisés. Désormais à chaque JT, le téléspectateur est d’ailleurs invité à consulter le site web de France 3 Nouvelle-Aquitaine qui a vu le jour le 1er février 2017. Une initiative qui correspond à la stratégie numérique enclenchée par le réseau France 3 depuis janvier 2017. J’ai moi même mené deux reportages. Le premier avec la présence de ma tutrice Christine Le Hes- ran sur les chantiers de la Méca (Maison de l’économie créative et culturelle en Aquitaine). Chris- tine Le Hesran m’a ensuite confié un reportage sur la sortie du dernier film de Luc Jacquet, intitulé « L’empereur » que j’ai mené seule de A à Z. Un très bon exercice qui m’a permis de mettre à l’épreuve mes connaissances et compétences jour- nalistiques. J’ai ainsi préparé l’interview de Luc Jacquet en tenant compte des conseils de Christine Le Hesran. La difficulté principale pour traiter ce sujet était de suivre la ligne éditoriale du site internet qui s’adresse aux citoyens de la Nouvelle-Aquitaine. Le film mettant en exergue les conséquences des changements climatiques sur la vie des empereurs en Antarctique, j’ai donc orienté mes questions sur les changements climatiques dans la région, comme la fonte des glaces dans les Pyrénées. Déroulement du stage Au début du stage j’ai pu paraître réservée car je ne suis pas de nature exubérante. En fait, quand j’arrive dans un nouveau milieu, j’ai souvent une courte période où j’observe avant de me sentir complètement à l’aise. Les journalistes m’ont aidé à prendre confiance en moi et je me suis sentie rapidement intégrée. En ce qui concerne les tâches qui m’ont été confiées tout au long du stage, j’ai rencontré très peu de difficultés. En effet, j’ai déjà acquis des compétences rédactionnelles lors de mes précédents stages à La Tri- bune Bordeaux (à l’issue de ma L1) et l’AFP Bordeaux (à l’issue de ma L2). Ces deux stages m’ont permis de comprendre, et d’appliquer les méthodes de rédaction journalistiques comme les règles des 5W et des 2H (how (comment), how many (combien)) ainsi que la structure de l’article en pyra- mide inversée. Ces compétences acquises m’ont été d’une grande utilité dans la rédaction de l’ensemble de mes articles publiés sur le site web de France 3 Nouvelle-Aquitaine. La seule difficulté que j’ai réellement rencontrée concerne ma mission d’effectuer une veille infor- mationnelle visant à identifier les députés et sénateurs de la région employant des membres de leur famille en tant qu’attachés parlementaires. En effet, j’ai effectué cette veille sur le site internet de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, seule source fiable sur la Toile. Mais parmi les renseignements à disposition sur les déclarations publiées sur le site de la Haute au- 24
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    torité pour latransparence de la vie publique, il était difficile d’identifier les potentiels liens d’affiliation entre les députés/sénateurs et leurs collaborateurs parlementaires. En effet, les conjoints peuvent porter un nom de famille différents de ceux des députés et sénateurs par exemple. Au total, je n’ai identifié que trois députés ou sénateurs employant des membres de leur famille en tant qu’attaché parlementaire dans la région. Pour m’assurer qu’il n’y a aucune autre personnali- té qui recourt à cette pratique légale du point de vue de la loi en France, Christine Le Hesran m’a conseillé de contacter un politologue qui enseigne à Sciences Po Bordeaux et qui avait été l’invité du JT du 12/13 présenté par Sandrine Papin. Je l’ai donc contacté par téléphone afin qu’il puisse, s’il le souhaite, me confirmer les informations que j’avais trouvé lors de la veille informationnelle que j’ai effectuée sur internet et qu’il m’apporte d’autres informations si nécessaire. Ce dernier a néanmoins refusé catégoriquement de répondre à mes questions alors même que je n’ai pas eu le temps d’expliquer l’objectif de l’article qu’on souhaitait écrire. En aucun cas la rédaction ne souhaitait blâmer les députés ou sénateurs qui recourent à cette pratique légale du point de vue du droit français. Le but était uniquement d’établir un état des lieux pour que les citoyens français aient conscience du nombre de députés et sénateurs qui emploient des membres de leur famille en tant que collabora- teur parlementaire. Cela aurait également permis de comparer la situation de la Nouvelle-Aquitaine avec les chiffres publiés par d’autres régions. Mais le politologue n’a rien voulu savoir et a écourté l’entretien téléphonique. Voici un événement qui s’est passé pendant mon stage et qui montre que la prise de contacts avec d’éventuels interlo- cuteurs en vue d’effectuer un reportage ne se réalise pas toujours avec succès. À travers cet entretien, j’ai appris à garder mon calme malgré la difficulté de la situation. Je suis res- tée polie et courtoise tout au long de l’entretien tout en essayant d’expliquer l’intérêt des recherches que nous effectuons sur les députés et sénateurs de la région qui emploient des membres de leur famille en tant qu’attaché parlementaire. 25 Capacités à agir dans ce milieu Pendant mon stage, je n’ai pas seulement effectué les tâches et missions qu’on me confiait, j’ai éga- lement pris des initiatives. Par exemple, après le passage au nouveau site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine le 1er ­février, j’ai proposé à ma tutrice, Christine Le Hesran de prendre des photographies avec mon canon 550D lorsque que j’allais sur le terrain afin d’alimenter la médiathèque du site internet en photogra- phies de bonnes résolution (le site internet ne pouvant plus se permettre de recourir à de simples captures d’écran des reportages audiovisuels ou à des photographies de mauvaise qualité). De plus j’ai rapidement fait preuve d’autonomie. C’est à dire que pour chaque sujet qui m’étais confié, si j’avais besoin de contacter un journaliste auteur d’un reportage diffusé lors d’un JT pour avoir des renseignements complémentaires concernant le sujet qu’il avait traité et les interlocuteurs qu’il avait rencontré, Christine Le Hesran me transmettait leurs coordonnées pour que je les appelle moi-même. J’ai ainsi dû à plusieurs reprises, contacter des journalistes situés dans les locales ou dans les bu- reaux d’informations de proximité de la région dans le cadre de la rédaction de mes articles, pour
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    obtenir des informationssupplémentaire ou complémentaires. Pour mon reportage sur le film « L’empereur » de Luc Jacquet, j’ai pris l’initiative de réaliser un mon- tage vidéo sous Final Cut Pro X. L’objectif était d’illustrer les propos de Luc Jacquet lors de l’inter- view filmée que j’ai menée en conférence de presse avec des extraits du film. Pour obtenir les droits d’utilisation, j’ai contacté la directrice de la communication de Disney à Paris, dont les coordonnées étaient indiquées sur le dossier de presse. Différentes initiatives qui m’ont permis de faire preuve d’autonomie et surtout d’avoir confiance en moi. Enfin, ce que j’ai apprécié pendant ce stage, c’est que même si en tant que stagiaire, j’étais présente pour apprendre, l’apprentissage était un véritable échange avec les journalistes qui ont tra- vaillé avec moi. Ils m’ont transmis leur savoir et leurs savoir-faire en terme d’écriture journalistique, de méthode d’interview et de recherche. Mais j’ai pu également leur apporter de nouvelles choses comme des astuces pour embarquer une publication instagram dans un article édité sur Drupal, le back-office de France 3 Nouvelle-Aquitaine, ou sur les fonctionnalités d’un mac, ect… C’est ce qui rend passionnant le métier de journaliste, car chaque jour on apprend de nouvelles choses, qu’elles proviennent des personnes qu’on interview sur le terrain, ou des collègues de ­travail. Quelle conception du journalisme aujourd’hui ? Ce n’est pas une surprise d’avancer l’idée que le journalisme est une profession en profonde muta- tion. Mais il serait très réducteur de penser à la « mort du journalisme » comme on peut l’entendre un peu partout sur la planète. Certes la presse écrite souffre de l’essor des médias numériques. Mais au final, chaque média tradi- tionnel, que cela soit la presse écrite, la radio ou la télévision, a migré progressivement sur internet. Le journal « Sud-Ouest » publie un grand nombre d’articles sur son site web et met à disposition de ses lecteurs une application mobile. Il en va de même pour France Bleu dont chaque antenne régio- nale publie des articles sur internet tout comme le réseau France 3. Personnellement je ne pense pas qu’il faut voir internet et les outils numériques comme une menace mais plutôt comme une chance, une opportunité à saisir pour assurer l’avenir du journalisme et s’ins- crire dans l’ère du temps comme un prolongement. D’abord, le média numérique offre de sérieux avantages. En plus d’être à un moindre coût, ce média combine à la fois l’écrit, le son et l’image fixe ou en séquence. Internet symbolise en quelque sorte le mariage entre la presse écrite, la radio et la télévision. Il suffit de consulter un article sur le site de France Nouvelle-Aquitaine ou n’importe quel autre média pour en prendre conscience. Internet permet à un journaliste d’enrichir le plus possible son article en l’accompagnant avec du son comme un extrait d’interview radiophonique ou même téléphonique, ou de la vidéo (extrait d’un reportage télévisuel ou reportage tourné exclusivement pour le web). La photographie reste également bien présente. Auparavant un journaliste de Sud-Ouest ne pouvait pas mettre de vidéos dans ses articles puisqu’il s’agissait uniquement d’un quotidien papier. Aujourd’hui rien ne l’empêche d’accompagner son ar- ticle d’une vidéo sur le site web. Il en va de même pour les journalistes de France 3 qui peuvent désormais ajouter du texte à leurs images. Les missions du journaliste ont-elles changé ? Avec ou sans internet et la prolifération intense des outils numériques, le journaliste garde la même mission qui consiste à fournir une information fiable et compréhensible par tous. C’est-à-dire qu’après 26
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    un sérieux travaild’enquête tant prôné par le célèbre journaliste Albert Londres, le journaliste doit se poser en tant que pédagogue ou plutôt vulgarisateur. Quand on parle de remède ou de soin curatif pour une maladie en médecine, il est inutile de recourir au jargon des médecins que le journaliste lui-même aura sans doute des difficultés à maîtriser dans le détail. L’intérêt est de vulgariser l’information sans la détériorer, ni la déformer. Un principe que j’ai tenté de respecter au mieux pour chaque article que j’ai écrit. Raison pour la- quelle j’ai pris soin de contacter des journalistes de France 3 ayant traité les sujets en reportage audiovisuel sur lesquels je devais écrire pour le site web. Ces derniers m’ont répondu à chacune de mes interrogations et m’ont permis d’écarter le moindre doute avant l’écriture et la publication d’un article. Car pour pouvoir vulgariser une information, il est primordial pour le journaliste de la com- prendre de A à Z et de maitriser totalement le sujet. Comme Christine Le Hesran me l’a bien expliqué, le travail journalistique donne des éléments de contexte au citoyen, que cela soit au niveau international, national ou régional, pour qu’il puisse dé- crypter le monde dans lequel il évolue et se forger une opinion. C’est en ce sens que le journaliste peut être considéré comme un « traducteur ». 27 De plus en plus, nous pouvons trouver sur internet comme à la télévision des informations qui ne tiennent que sur deux lignes qui sont à caractère urgent. Il s’agit principalement d’informations re- layées par les agences de presse comme l’AFP lorsqu’elles parviennent aux journalistes. Ces infor- mations concernent des événements ou des faits d’actualité majeurs comme des attentats. Dans ce cas, on fournit d’abord une information factuelle non développée. Ce type d’information n’existait pas vraiment ou se faisait plutôt rare avant la naissance d’internet. Les journalistes négligent-ils alors la qualité de l’information au profit de la quantité ? Néanmoins, aucune information reste négligée. Toute information diffusée dans l’urgence sera en- suite développée par les journalistes qui vont la travailler sous un certain angle d’analyse. Ainsi même si les stratégies numériques des médias d’information visent à ce que les journalistes rédacteurs web produisent davantage de contenus, la mission principale du journaliste rappelle bien qu’il faut privilégier une information fiable, claire, compréhensible et complète, donc une information de qualité au profit d’une quantité d’information purement factuelle sans analyse et travail de fond réalisé par le rédacteur. L’enquête, l’investigation et la recherche constituent, comme l’expliquait si bien Albert Londres, l’essence même du journalisme. Internet permet-il de fournir une information ­complète ?
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    Ce stage d’unmois au sein de la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux m’a permis de confirmer mon projet professionnel d’embrasser la carrière de journaliste à l’issue de mes études. Mon projet professionnel était déjà bien défini avant cette nouvelle expérience professionnelle puisque j’ai effectué deux autres stages à France 3 Aquitaine (dont un à l’issue de ma L1), un stage de deux mois et demi à La Tribune Bordeaux, et un stage d’un mois à l’AFP Bordeaux. Mes deux précédents stages à La Tribune Bordeaux et l’AFP Bordeaux m’ont permis de mettre en pratique mes connaissances et d’acquérir des compétences en termes d’écriture journalistique et de projet d’enquête. Des compétences qui m’ont été très utiles lors de ce dernier stage d’un mois à la rédaction web de France 3 Nouvelle-Aquitaine. Ce stage m’a également fait prendre conscience que le média internet m’attire particulièrement pour différentes raisons. Internet est un média très décrié mais qui permet à moindre coût de réunir les potentialités des trois autres médias traditionnels que sont la presse écrite, la radio et la télévision. Cela permet donc au journaliste web d’accomplir des tâches très variées allant de simple rédaction d’article à la réalisation d’enquête sur le terrain et de montage vidéo en vue de diffuser un reportage audiovisuel exclusive- ment pour le site internet. Un profil qui correspond donc à ma personnalité et mes goûts, car j’ai bien évidemment un goût pour l’écriture mais je suis également assez « geek ». J’ai beaucoup de plaisir à exprimer ma créativité en utilisant les logiciels de PAO (Indesign, photoshop, Illustrator de la suite Adobe) et les applications de montage vidéo comme iMovie et Final Cut Pro X. Je me suis formée à ces logiciels grâce aux tutoriels disponibles sur Youtube et étant plutôt autodi- dacte, je me suis rapidement familiarisée aux fonctionnalités offertes par ces logiciels. J’espère intégrer le master journalisme de l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine) à l’issue de ma licence sciences de l’information et de la communication. D’autant plus que je dispose de trois lettres de recommandation effectuées par le rédacteur en chef de La Tribune Bordeaux, Mi- kaël Lozano, le chef de la rédaction de l’AFP Bordeaux, Laurent Banguet et de ma tutrice Christine Le Hesran, rédactrice en chef information numérique à France 3 Nouvelle-Aquitaine. (cf annexe 8 p.121, 122 et 123) De plus, si j’intègre cette école, Christine Le Hesran m’a évoqué la possibilité d’effectuer une alter- nance au sein de la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine au cours de ma deuxième année de master. Une opportunité que je suis prête à saisir sans hésiter ! Perspectives professionnelles 28
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    Annexes 29 Annexe 2 :Exemple de conducteur Annexe 3 : Organigramme de France 3 ­Nouvelle-Aquitaine Annexe 5 : La Bible de l’Éditing Annexe 6 : Mes articles Annexe 8 : Lettres de recommandation Annexe 1 : Le réseau France 3 Annexe 9 : Attestations de stage Annexe 4 : France 3 Nouvelle-Aquitaine - les chiffres clés 53 30 31 34 35 36 121 124 Annexe 10 : Évaluation de stage 126 Annexe 7 : Exemple d’un dossier de presse 94
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    JANVIER 2017 Hors-série BORDEAUX TOULOUSE RENNES ROUEN ORLÉANS VANVES NANTES STRASBOURG LILLE DIJON LYON MARSEILLE AJACCIO La Rochelle Bourges Brest LeHavre sur-Mer Metz Le Mans Mulhouse BrivePérigueux Bayonne Pau Perpignan Albi Rodez Toulon Saint-Étienne Boulogne- Tours Nîmes Nice Poitiers Limoges Montpellier Antibes Grenoble Clermont-Ferrand Besançon Caen Amiens Nancy Reims Angoulême La Roche- sur-Yon Niort Royan Angers Laval Saint-Brieuc Avranches Cherbourg Dieppe Valenciennes Arras Soissons Beauvais Cergy- Pontoise Mézières Sarreguemines Bar-le-Duc Troyes Évreux Alençon Chartres Melun Versailles Mende Blois Nevers Auxerre Montargis Chaumont Épinal Montbéliard Pontarlier Vesoul Lons-le-Saunier Mâcon Moulins Guéret de-Marsan Agen Dax Tarbes Foix Carcassonne Millau Cahors Aurillac Le Puy Aubenas Avignon Draguignan Digne Menton Valence Chambéry Annecy ArchampsBourg-en-Bresse Châteauroux Bastia Quimper Le Creusot Saint-Nazaire Bobigny Arles Lorient Charleville- Mont- Gap Montchanin- Dunkerque AUVERGNE RHÔNE-ALPES CORSE OCCITANIE PROVENCE-ALPES CÔTE D’AZUR PARIS ÎLE-DE-FRANCE GRAND EST BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ NOUVELLE-AQUITAINE CENTRE-VAL DE LOIRE PAYS DE LA LOIRE BRETAGNE HAUTS-DE-FRANCE NORMANDIE Châlons- en-Champagne Chamonix FTV SIÈGE LYON-VAISE Le nouveau réseau France 3 ANTENNES RÉGIONALES24 IMPLANTATIONS 11613 DIRECTIONS REGIONALE ET TERRITORIALE BUREAUX D’INFORMATION DE PROXIMITÉ LOCALES Annexe 1 : le réseau France 3 30
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    Annexe 2 :Exemple de conducteur 31
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    Annexe 4 :OrganigrammeDanaHastier DirectricedeFrance3 LaurenceMayerfeld DirectriceRégionaledeFrance3Nouvelle-Aquitaine DelphineVialanet Déléguéenumérique Éditorial RédacteurenchefPoitou-Charentes Pasencorenommé RédacteurenchefLimousin Pasencorenommé DominiquePapon, Déléguéantennes Marie-GenevièveRouzy Déléguéecommunication XavierRiboulet RédacteurenchefAquitaine PauBayonnePérigueuxBordeaux SébastienBouwy Rédacteurenchef BernardTavitian LaurentLataste PhilippeChollet FrankOmer Rédacteursenchefadjoints ChristineLeHesran Rédactriceenchef InformationNumérique TtotteDarguy Rédacteurenchef HélèneHarté Rédactriceenchefadjointe Journalistesrédacteurs,JRI,etrédacteursweb EnraisondelareconfigurationduréseauFrance3quidevientdepuisle1erjanvier2017,conformeaunouveaudessinrégionalduterritoirefrançais,certains rédacteursenchefetrédacteursenchefadjointsn’ontpasencoreéténommés. 34
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    Annexe 3 :France 3 nouvelle-aquitaine les chiffres clés France 3 Nouvelle-Aquitaine est le seul média qui couvre l’ensemble de la région. Une force d’intervention puissante qui nous légitime plus que jamais en tant que média de proximité. Notre ambition éditoriale est étoffée par le développement de l’offre numérique avec l’avénement du site unique na.france3.fr 15 implantations • 1 direction régionale et territoriale : Bordeaux • 2 antennes de proximité : Limoges-Poitiers • 5 éditions locales : Bayonne - Pau - Périgueux - Brive - La Rochelle • 7 BIP (Bureaux d’Information de Proximité) : Agen - Dax - Mont-de-Marsan - Guéret - Angoulême - Niort - Royan 1 site filière production à Bordeaux. Zone de couverture 12 départements • Aquitaine : 5 départements Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques • Limousin : 3 départements Corrèze, Creuse, Haute-Vienne • Poitou-Charentes : 4 départements Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne JT • 6 journaux régionaux quotidiens (lundi/dimanche) • 5 éditions locales quotidiennes (lundi/vendredi) France 3 Euskal Herri Bayonne France 3 Périgords Périgueux France 3 Pau Sud-Aquitaine Pau France 3 Pays de Corrèze Brive France 3 Atlantique La Rochelle Volume des programmes diffusés en 2016 2 458 heures de programmes diffusés au total dont • 904 heures en Aquitaine • 777 heures en Limousin • 777 heures en Poitou-Charentes Documentaires 30 documentaires (coproduction, préachat, achat) pour un budget d’1 million 280 000 € en 2016 Langues vernaculaires • Txirrita : magazine basque (1 dimanche sur 3 à 10h45 en Aquitaine) Piloté par l’édition locale France 3 Euskal Herri • Viure al Pais occitan : magazine occitan (2 dimanches sur 3 à 10h45 en Aquitaine) Magazines • Cap Sud Ouest : magazine de territoire piloté par Aquitaine (le dimanche à 12h55 en Nouvelle-Aquitaine) • Péché Gourmand : magazine culinaire piloté par Limousin (le samedi à 11h30 en Limousin et en Poitou-Charentes) Région Nouvelle-Aquitaine La Nouvelle-Aquitaine est la plus vaste des nouvelles régions françaises. 84 100 kilomètres carrés 5,8 millions d’habitants 720 kilomètres de littoral 10 agglomérations de + de 100 000 habitants 35
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    Annexe 5 :La bible de l’éditing 36
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 3 Organisation ● Lorsque des journalistes de la rédaction partent sur le terrain, penser à leur demander une photo ou une séquence vidéo d’ambiance. Avec un smartphone, la qualité est au rendez-vous, et suffisante pour illustrer un article ● Une présence lors des conférences de rédaction est importante, il faut ancrer dans l’esprit de tous que l’équipe web, si petite soit-elle, est présente et qu’elle existe en complément de l’antenne ● Les jours où plusieurs journalistes (au moins deux) sont présents sur le site, ne pas hésiter à se concerter pour différer les horaires de travail. Si possible, il est judicieux de se diviser la journée ainsi : 8h - 17h pour le premier, 10h - 19h pour le second. 3. Des pages-articles structurées et riches en médias Le site joue la réactivité, avec des textes clairs et l’apport d’images. La photo et la vidéo sont mises en avant. Une simple déclaration (interview, micro-trottoir, … ), un simple chiffre (parution d’une statistique, etc.) peuvent donner lieu à un article. Un article peut être amendé au fil de la journée (info feuilletonnée). L’information est toujours développée sous forme de texte ; la vidéo seule ne suffit pas. La simple mise en ligne de sujets des JT antenne ne constitue pas une offre adaptée au web. Les publics connectés attendent plus, et des contenus différents, adaptés dans leur forme, leur rythme et leur temporalité à ces supports : ordinateur, mobile ou tablette. Les sujets issus des JT sont systématiquement enrichis, avec du texte (remise en contexte, rappel des faits, informations pratiques,…), des liens, des cartes, des images, etc. Le site propose des « inédits » : premières images, interviews in extenso (durée maximum de 3’), … DES ARTICLES STRUCTURES L’article de base contient un titre, une accroche et au moins deux à trois paragraphes : - le titre doit contenir de mots clés en rapport avec le sujet, a minima le lieu géographique. - le premier paragraphe répond aux 5 W (qui, quoi, quand, où, comment) - le deuxième paragraphe restitue le contexte en quelques lignes. - le troisième paragraphe, éventuellement, donne des informations complémentaires, des détails ou des développements. L’article peut être complété de photos légendées, d’un diaporama (5 à 10 photos), de vidéos (document brut, plan d’ensemble, avant-sujet, qui donne l’ambiance, sujet du JT avant ou après sa diffusion, …). 38
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 4 Pour illustrer l’info, on peut utiliser les ressources du web (présenter une vidéo issue d’un site de partage, intégrer un tweet) et les outils du web (créer une carte interactive avec, une infographie, une frise chronologique, une image enrichie, etc.). DES ARTICLES COMPLETS ET ILLUSTRES Le titre : simple et informatif, le titre est une phrase qui attise la curiosité du lecteur, et doit rester compréhensible même en dehors du contexte du site (dans Google News par exemple). On peut utiliser fréquemment la forme interrogative et/ou l’interpellation des lecteurs. Pas de jeu de mots ou de métaphores dans un titre. Pas de crochets, pas de tirets. N’annoncer le type de contenu (Vidéo, Diaporama, Infographie,…) que si ces éléments apportent une véritable valeur ajoutée à l’article. Inutile de préciser systématiquement que telle frise ou telle carte est « interactive », c’est désormais une évidence sur le web aujourd’hui et ne constitue pas en soi un argument. Chapô : se rapproche d’un lead de dépêche d’agence et doit répondre aux 5 W. Il reprend les mots clés du titre. Doit tenir en 250 caractères. Illustration : dans la mesure du possible, les articles sont illustrés par une photo qui permet d’identifier le sujet, les personnes, les lieux d’un événement (l’illustration peut être une carte de licalisation). Corps de texte : ne doit pas être trop court. Les articles de quelques lignes seulement sont très décevants à l’ouverture et ne donnent pas envie de revenir ; et en dessous de 1000 signes l’article ne sera pas référencé dans Google Actu. A l’inverse, plutôt qu’un très long article de 15 paragraphes, préférer scinder en deux contenus distincts plus concis, avec des angles différents. Les articles affichent textes, liens, images (photos, diaporamas, …), infographies, et bien sûr des vidéos. IMPORTANT - Tous les articles sont signés : prénom et nom de l’auteur ou initiales, avec la mention de la source si reprise d’agence ou du collectif de contributeurs. La signature marque l’approbation de son auteur, engage sa responsabilité éditoriale et permet aussi de créer un lien de proximité avec le lecteur internaute. Elle prouve aussi que la rédaction de nos articles n’est pas robotisée. Il s’agit de monter que le web n’est pas le terrain de l’anonymat sans invoquer une obligation légale. Dans une époque où notre mode de fonctionnement est inconnu de la jeune génération. Ou on ne sait plus qui donne, fabrique l’info. Il est utile de montrer qu’il y a un journaliste derrière l’ordinateur. Et que celui-ci est abordable. 39
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 5 UN ARTICLE N’EST PAS UNE IMPASSE ET DOIT PROPOSER DES LIENS Un article doit toujours inviter le lecteur à continuer la lecture sur un autre article, une autre page de rubrique, voire un autre site : • Dans le corps de texte de l’article, insérer des liens qui enrichissent l’info : liens internes vers d’autres articles ou rubriques du site (articles sur le même thème, dans d’autres régions, etc.) et liens externes vers des sites qui donnent des suppléments d’information, des références. • A la suite de l’article, utiliser la zone « A lire aussi » pour faire des liens vers d’autres articles, soit traitant du même sujet, soit présentant un angle ou un traitement proche de l’article en cours. • En regard de l’article, privilégier les blocs proposant des liens vers d’autres articles (liste des derniers articles d’un tag, mise en avant d’un article donné, etc), plutôt que ceux n’en proposant pas (texte brut, vidéo Dailymotion hors contexte, etc) LES ARTICLES SONT « TAGGES » Chaque article est associé à plusieurs « tags », qui désignent le thème ou le sujet de l’info et la localisation du sujet. On associe en général 3 à 5 tags à un contenu. • Le tag principal : dans la majorité des cas, c’est un tag de localisation de l’événement. Les départements, les principaux bassins de vie, les « pays » et les communes principales sont des tags référencés dans l’outil de publication. Sinon, c’est le tag d’un événement très spécifique (ex. : Tour de France, Festival de Cannes, Carnaval de Dunkerque, Journées du patrimoine, …) • Les tags secondaires : le plus précis possible. Si le sujet de l’article fait l’objet d’un tag dédié (ex : affaire Merah, finale du Top 14), choisir ce tag en priorité. A défaut, choisir la rubrique thématique la plus proche (ex : PSG plutôt que football). Au minimum, une thématique générale (faits-divers, sport, météo, culture,…). Les tags « parents » sont générés automatiquement par l’outil. Ex. : le tag « bac » fera apparaître automatiquement les tags examens et éducation. Sur internet, on écrit aussi pour être référencé par les moteurs de recherche. On se pose toujours la question : quels mots taperait l’internaute dans Google pour retrouver mon article ? 40
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 6 4. Une mise en forme soignée La page article est lisible et structurée, les informations prioritaires apparaissent au premier coup d’œil : article découpé en paragraphes courts, utilisation fréquente d’intertitres, alternance de texte et d’éléments visuels et/ou interactifs, mise en forme type « citation » utilisée comme respiration dans l’article, mots-clés ou phrases-clés en gras, etc. Veiller à supprimer les sauts de lignes obsolètes avant et après le contenu, et à ne pas laisser plus d’un saut de ligne entre deux éléments de l’article. Le rendu final de l’article sur le site est vérifié avant et après publication : apparence générale, taille et qualité des visuels, taille des paragraphes, espaces entre les éléments, orthographe, ponctuation, vérification des liens et du bon fonctionnement des vidéos et HTML libre, etc. La mise en forme reste cohérente d’un article à l’autre (ex : intertitres toujours en bleu et toujours de la même taille). Il faut que l’actualité « bouge » de façon visible tout au long de la journée. Ne pas différer la petite mise à jour, le changement d’image, la permutation des positions en Une, qui contribuent à l’animation de la page d’accueil, ou la reformulation des titres et chapôs quand l’info évolue. Tous les articles ne sont pas forcément publiés avec une image. Eviter néanmoins de placer un article sans illustration en première position de la Une, afin de conserver une hiérarchie visuelle cohérente. Les pages habillées (bandeau et image de fond) restent exceptionnelles sur le site, afin de conserver cohérence et lisibilité. Réserver les habillages aux évènements attendus, et uniquement si l’habillage constitue une véritable valeur ajoutée. Les tags d’actualité récurrente, et en particulier les faits divers, ne sont jamais habillés graphiquement. 41
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 7 5. L’éditing des photos Une information peut être publiée sans illustration. Celle-ci peut être ajoutée ultérieurement, dès qu’elle est disponible. La photo illustre et accompagne le sujet de l'article. En voyant la photo, le lecteur doit comprendre immédiatement le sujet. Attention aux illustrations prétexte qui peuvent parfois conduire à un contre sens. Il vaut souvent mieux utiliser une capture de carte Google Maps pour illustrer le lieu d’un fait divers plutôt qu’une photo hors contexte. Pas de logo ni de photo pouvant être assimilée à de la publicité détournée. La photo est la plus actuelle possible. Une interview doit toujours montrer le portrait de la personne. Photos efficaces : le gros plan, l’action, l’humain, le symbole. Chaque illustration est accompagnée d’une légende qui inclut des mots clés et situe l’action dans l’espace et dans le temps. Toutes les photos sont créditées, elles affichent la source et/ou le nom de l’auteur. La source peut être une adresse de site Internet. Une image libre de droits, partagée via Creative Commons reste soumise à la propriété intellectuelle, il ne faut pas oublier de citer l'auteur et d'attribuer à l'image les codes relatifs à sa licence. Toute photo utilisée doit être libre de droits. La mention « DR » ne suffit pas à se dégager de toute responsabilité. Une jaquette de livre, une affiche de film, sont des images libres de droit. Sur FlickR, les pictos Creative Commons permettent de savoir si l’auteur libère les droits pour un usage commercial. Voir le post à ce sujet sur notre blog : « Comment trouver et utiliser une image libre de droit en 4 étapes » (http://bit.ly/11sK1ZX) On peut utiliser une image provenant d’un internaute. Mais attention à ne pas mélanger des photos provenant des internautes et images France 3 dans un même diaporama. Les illustrations des articles occupent une large place sur les sites, et à ce titre exercent une énorme influence sur la façon dont l’audience, au premier coup d’œil, estime le contenu. Les photos floues, pixellisées, peu claires, de pauvre qualité visuelle, mal cadrées ou qui ne montrent rien sont donc à proscrire. Si la capture d'un sujet vidéo peut être remplacée par une photo de meilleure qualité, c'est un choix à privilégier. L'illustration est un produit d'appel pour le contenu et une image de bonne facture incitera toujours plus l'internaute à accéder à l'information qu'une image de mauvaise qualité, quand bien même cette dernière illustre parfaitement le sujet. Les images des articles doivent respecter les dimensions minimales requises pour illustrer un article : 1000x540px. 42
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 8 6. Les vidéos (sont partout) Un sujet important pour les JT peut être mis en ligne dès qu’il est prêt (PAD), sans attendre sa diffusion à l’antenne. Il est toujours accompagné d’un titre et d’une accroche a minima. Le titre de la vidéo est informatif et peut aussi renseigner l’internaute sur l’angle du sujet ou le genre journalistique utilisé. Le sous-titre permet de donner le nom de l’équipe de reportage et/ou le nom de la personne interviewée. Les bandes annonces n’ont pas d’intérêt, sauf très exceptionnellement, sur les sites et pages de réseaux sociaux. C’est un format TV qui ne trouve pas d’écho en ligne. Une vidéo d’ambiance lors d’un événement public, un entretien au long avec une personnalité, etc., sont autant « d’inédits» pour le web. Ils n’auraient pas leur place dans les émissions, mais apportent un vrai complément sur Internet. Une vidéo sur le Web a une durée de 2 minutes environ. Une séquence de 5 secondes d’ambiance, ou 15 secondes d’interview ne servent à rien, mieux vaut raconter l’information en une phrase ou une photo. Si un article est centré sur une unique vidéo, qui est le cœur de l’info, cette vidéo peut être mise en avant en tête de l’article à la place de l’illustration. Sur une actu chaude (inondations, intempéries, exploits sportifs, fait divers, …), des vidéos pertinentes d’internautes en provenance des réseaux sociaux peuvent être mises en valeur et éditorialisées dans un article (en citant clairement la source et l’auteur). Plutôt que d’utiliser des plans d’illustration où il ne se passe rien, il vaut mieux privilégier une vidéo au cœur de l’action, même s’il s’agit d’un sujet tourné par un internaute. Les vidéos peuvent être sur-titrées pour afficher des compléments d’information ou une compréhension du sujet si elle est regardée sans le son activé. Notamment les vidéos publiées sur Facebook (85 % des internautes/mobinautes regardent des vidéos sans activer le son sur Facebook ! ). A lire : • Moi, journaliste, à quoi le sert mon smartphone ? • Mojo, du contenu sorti de la poche QUELLES VIDEOS SUR LES SITES ET SUR LES RESEAUX SOCIAUX ? Sur les sites France 3 : les sujets des JT, les extraits, les bonus, les inédits, et bien sûr le direct et le replay de tous les programmes. Sur Facebook : publiées en natif, des sujets ad hoc, sur-titrés (sous-titrées pour les itw), pour être vus sans le son activé. Privilégier les sujets d’actu viraux, courts (1 à 3 min.), sur des actualités de société, politiques, sportifs ou culturels. La majorité des vues se font dans un laps de temps de 2 jours maximum sur les vidéos sur Facebook. 43
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 9 Les vidéos concernantes pour les autres régions du réseau France 3 doivent être soumises au crosspostage (la vidéo est proposée aux fans de la page qui la reprend, mais les audiences – ou vues – sont comptabilisées pour le compte qui l’a publiée initialement). IMPORTANT - Inversement, il est crucial de crossposter quotidiennement des vidéos des autres antennes de France 3 et de franceinfo sur Facebook. Facebook permet désormais de diffuser des Live.  10 min. minimum ; 90 min. maximum. cf. http://bit.ly/2iA12jC Sur Youtube : contrairement à Facebook, Youtube est propice aux vidéos dont l’attrait ou l’intérêt peut durer plusieurs jours à plusieurs mois. En outre, les vidéos peuvent durer plusieurs minutes. Cela peut être des extraits longs de programmes ou de documentaires, des chroniques issues des émissions régionales. Cela peut être des intégrales, notamment dans le cadre d’événements ou partenariats. 7. Les formats éditoriaux du web Un format adapté est à trouver pour chaque information de la brève au dossier complet. Une information inédite et exceptionnelle peut être affichée dans un Urgent, en haut de la Une du site au dessus de tous les titres, ou dans une brève qui sera ensuite développée tout au long de la journée. L’urgent peut être envoyé par mail et/ou message sur mobiles simultanément à sa publication en ligne. L’urgent n’est pas fait pour rester longtemps en ligne, même quand il s’agit d’une information importante : dès publication d’un article complet sur le sujet il peut être retiré. Une brève, i.e. une information courte (deux paragraphes), simple et non impactante, souvent d’ordre serviciel ou pratique, est traitée comme un article. La brève peut aisément être accompagnée d’un lien (pour en savoir plus) et d’une carte de géolocalisation (intégration d’une carte Mappy ou Google dans l’article). Les brèves ne doivent pas constituer la majorité de l’offre d’info en ligne. Elles ne suffisent pas à nourrir l’info d’une journée ni à satisfaire les attentes des publics connectés. En outre, elles ne sont pas propices au référencement par les moteurs de recherche. Les brèves sont souvent plus lues et reprises sur les réseaux sociaux (Facebook notamment) que sur les sites. Une liste (idées de sorties, top-liste, …) est un format court et efficace, pour une sélection pratique offerte aux internautes. Ce format est apprécié des lecteurs car facile à consulter et très impliquant. La liste peut être accompagnée d'un diaporama, dans le cas d'un top des sportifs de l'année, par exemple. Une infographie est une manière moderne de compiler une grande quantité d’information (chiffres, schéma explicatif, …) en une seule page, facile à lire et à partager. De nombreux outils gratuits existent en ligne pour éditer des graphiques (courbes, histogrammes, tableaux) et autres schémas. 44
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 10 Plus exceptionnellement, un contenu à forte valeur ajoutée et à plus longue durée de vie (long reportage, regroupement inédit d’archives,…) pourra être mis en scène dans un « multimedia enrichi » (« long format », webdoc). Le « 3 questions à » est un format d'article rapide à réaliser et très vivant. La présence quotidienne d'invités en plateau pour l'antenne est un atout à exploiter. Ces invités ont souvent quelques minutes à nous accorder (au maquillage, par exemple) et sont sur place, permettant de prendre une photo pour illustrer l'article. Il ne faut pas hésiter dans les questions à dévier de l'angle adopté par la rédaction télé. Le « 3 questions à » devient alors complémentaire de l'antenne. De manière générale, l'interview est un format toujours apprécié des lecteurs. La retranscription des réponses est rapide, et si elle est bien anglée, l'interview peut apporter de nombreuses informations. Un mini-dossier (portraits, analyses, carte, photos, …) peut s’agréger au fil des heures au sein d’une page de tag et accompagner l’info. Des images fortes peuvent raconter une histoire dans un diaporama, sans autre texte que les légendes. Les directs vidéo sont mis à l’honneur dans une « Une évènementielle », éventuellement accompagnés d’un Fil minute par minute ou d’un fil Twitter. La Une évènementielle est réservée pour le direct lui-même (publiée au dernier moment, dépubliée dès la fin du direct). La promotion d’un direct, en dehors de ses horaires de diffusion, est assurée en Une par des articles classiques. Tchats, questions aux lecteurs et Direct-Live sont des outils pour emmener l’internaute au cœur de l’événement. Le « minute-par-minute » est un format efficace pour couvrir un évènement en direct dans un seul et même article (cf. : http://bit.ly/19IBgmi). L'outil développé dans le cadre des élections municipales de 2014 est réutilisable à loisir, dans le cadre d'évènements majeurs. Celui-ci permet de substituer la Une en mode « minute-par-minute » à la Une classique, en offrant de larges possibilités d'enrichissement et une immersion totale au cœur du sujet. Une revue du Web (sélection de liens ou de posts sur les réseaux sociaux) élargit l’horizon du site et de l’internaute. C'est l'occasion de présenter des contenus intéressants repérés lors de votre veille en ligne par les journalistes, et de leur présenter des sources d'informations vers lesquelles ils ne se tourneraient pas naturellement. (sites de médias ou d’institutions, blogs, pages Facebook d'associations, ...) 45
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 11 8. La part de l’audience L’interactivité, la parole des publics, doit être rendue possible partout sur le site. On a tous les jours un motif d’interpeller son public : question sur une actu, appel à témoignage, appel à contribution, ... Il suffit de proposer la contribution dans un article classique. Toute contribution de l’audience doit être cadrée et contrôlée / modérée. Toute participation est dûment valorisée : La page d’accueil du site met à l’honneur les activités des internautes (commentaires, témoignages, …) Il est plus facile de recueillir les contributions d'internautes sur certains sujets. C'est le cas des intempéries par exemple (neige, inondations), nombreux sont les gens qui prennent des photos et les partagent. Désormais, une interactivité est possible sur le web et via l’antenne. Toutes les stations régionales sont équipées en régie pour afficher une sélection des réactions sur les réseaux sociaux pendant une émission en direct (direct sportif, débat, matinale, JT). On parle de « Social TV ». Organiser des débats participatifs, par webcam interposées, permet de proposer des échanges en ligne mais aussi à l’antenne, avec des personnalités de la région : politiques, entrepreneurs, associatifs, artistes, sportifs, … 9. La modération de l’audience Les commentaires sont modérés a posteriori (après mise en ligne par l’internaute) sur les sites régionaux et sur les pages Facebook des stations, par un prestataire spécialisé (NETINO). IMPORTANT - En cas de débordement (afflux de spams, attaque coordonnée de commentaires, …) sur vos sites, blogs ou sur Facebook, signalez-le par mail à ftvicontactregions@francetv.fr + francetv@netino.com . Indiquez toujours dans vos mails le motif de la réclamation avec un lien vers les pages concernées. Précisez bien votre nom, votre antenne régionale et vos coordonnées (mail et tel direct). Il faut garder un œil sur les commentaires après avoir publié un article, afin de rester réactif : pour mettre à jour l’article en cas de coquille relevé par un internaute ; pour intervenir dans les commentaires si besoin de répondre à une question justifiée et pertinente ; pour repérer et signaler au plus vite d’éventuels dérapages. Les contenus participatifs (vidéos, photos, témoignages) postés par les internautes sont modérés a priori (avant la mise en ligne, par la rédaction). L’équipe numérique a la charge de vérifier, valider et sélectionner les meilleures contributions. Procédure en cas de litige sur un contenu publié par FTV : alerter Isabelle Dupré (01 56 22 52 96 ; isabelle.dupre@francetv.fr) et la direction numérique (ftvicontactrégions@francetv.fr). 46
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 12 Procédure en cas de messages suicidaires sur un site : Ne pas dépublier le message suicidaire car l'internaute "en détresse" attend généralement du réconfort de la part des autres internautes. Parallèlement, le modérateur ou tout salarié de FTV prenant connaissance d'un message suicidaire peut : - contacter Isabelle Dupré (01 56 22 52 96 ; isabelle.dupre@francetv.fr) afin qu’elle puisse alerter l'Office Central de lutte contre la criminalité liées aux nouvelles technologies de l'Information et de la Communication. Cet office prendra contact avec l'internaute concerné. - alerter directement l'Office Central de lutte contre la criminalité liées aux nouvelles technologies de l'Information et de la Communication via leur site : https://www.internet-signalement.gouv 10. La dissémination sur les réseaux sociaux Tout contenu sur le site peut être partagé sur les réseaux sociaux et les plate-formes de blogs ou de partage vidéo (Facebook, Twitter, Instagram, SnapChat, Youtube, …). A fortiori un Urgent. Les réseaux sociaux sont utilisés pour ramener des internautes sur le site régional. On y affiche un contenu pour un public qui n’aurait pas l’idée d’aller sur le site (mise en avant de vidéos sur Dailymotion, Youtube, sur Facebook). Les réseaux sociaux sont désormais des antennes, qui s’ajoutent à celle de la TV et du site, complémentaires de l’offre de nos chaînes. Ces antennes, virales par essence, doivent être alimentées avec soin quotidiennement. Facebook peut aussi être utilisé pour partager une info dont on estime qu'elle n'a pas sa place sur notre site. Il faut utiliser un langage propre à Facebook et Twitter, qui ont leurs propres codes. Sur Facebook, il est possible de développer une information de manière plus conséquente afin d'inciter le lecteur à se rendre sur notre site. 11. Les notifications « push » vers les mobiles Une partie de l’audience est connectée via l’application « France 3 Régions » sur mobiles et tablettes. Le Push diffère de l'urgent sur le site, il peut renvoyer vers un article du site, ou simplement diffuser une information. Il est possible de l'utiliser pour partager une information pratique, concernant le trafic par exemple. 47
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 13 12. La journée type du site et des réseaux sociaux Une variété de formats éditoriaux alimentent le site et les réseaux sociaux quotidiennement, 7 j./7 : articles enrichis, vidéos ad hoc sur-titrées, sujets de JT et extraits de programmes, diaporamas photos, infographies, cartes interactives, listes et revues de web, blogs, chroniques des matinales, etc. Les sites doivent utiliser tout l’éventail des formats d’expression et montrer une large palette de propos journalistiques. La vidéo, et les contenus issus des antennes TV – ré-édités si besoin pour le web – sont des atouts concurrentiels pour France 3, qui doivent être largement valorisés sur les sites et les réseaux sociaux. Les publics sont sollicités tout au long de la journée, et les contenus sont promus sur les réseaux sociaux. Une veille permanente du web régional est faite, qui permet d’afficher des liens vers les meilleurs contenus, y compris des médias locaux, et de faire des revues de web. Le matin, le site peut démarrer par une question aux publics, sur un sujet d’actualité. Cette question est immédiatement diffusée sur les réseaux sociaux, elle permet d’interpeller des internautes qui ne viendraient pas spontanément sur le site de la chaîne. Dans la matinée, le site propose une vue d’ensemble de l’info de la veille au soir et des rendez-vous de la journée. C’est le moment également de faire des appels à témoignage/contributions, si l’actualité le demande. En milieu de journée, l’actu du jour est promue, avec la mise en ligne de sujets PAD ou d’inédits (interviews au long, images d’ambiance sur une manifestation), … Dans l’après-midi, l’info mise en scène est privilégiée : articles enrichis, diaporamas, vidéos, infographies, … Les blogueurs, invités ou journalistes de la rédaction, sont mis à l’honneur. En fin d’après-midi, le site revient sur l’essentiel de la journée, avec des synthèses (« round up » texte ou vidéo, no comment, …) et une mise en avant des contributions des publics : les meilleurs commentaires, les témoignages photo ou vidéo. 48
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 14 La publication de contenus démarre à 8h – 8h30 et se poursuit tout au long de la journée, jusqu’en début de soirée. Les principaux rendez-vous de la journée : • 8h-10h : prévisions météo, info-service, agendas, … et sur Facebook, interpellation des publics, info locale et pratique. • 10h-12h : actu chaude et mise en ligne de sujets phares PAD du JT à venir. Liens vers le site sur Facebook • 13 h : la newsletter quotidienne est envoyée automatiquement. Elle présente les 8 derniers contenus mis en ligne. Elle doit présenter des contenus du jour, sur des faits d’actu nouveaux. Il convient donc de vérifier que les contenus les plus importants sont en haut du fleuve de Une un peu avant 13h, pour qu’ils apparaissent dans la newsletter. • 14h : au moins 1 « module » vidéo est publié (vidéo ad hoc, sur-titrée) sur le site et sur Facebook. Au moins 1 chronique de la matinale est mise en ligne, sur le site et sur Youtube. • 16h : la page Youtube est mise à jour, avec au moins 1 vidéo nouvelle. • 17h : au moins 1 format enrichi est mis en ligne (article développé et incluant des vidéos, infographies, cartes, ...) • 18h-19h : synthèses d’actu, actu chaude, sujet phare PAD du JT à venir. Sur les sites, mais aussi sur les réseaux sociaux, certains contenus peuvent être préparés à l’avance et leur publication programmée, notamment pour alimenter le site le matin très tôt (prévisions météo, agenda de la journée, annonce de rendez-vous sur les antennes TV et/ou numériques, …) ou les soirées ou le week-end (synthèses d’actualité, contributions des internautes et mobinautes, récits au long cours et feuilletons, extraits phares des programmes et avant-premières). Le week-end, la production de contenus d’actualité peut démarrer plus tard dans la matinée. L’offre est centrée sur les événements régionaux et locaux, les festivités et rendez- vous culturels, les résultats sportifs et la valorisation des programmes de France 3 (extraits, bonus, …). Une partie de ces contenus est préparée dans la semaine. En fin de journée, le chef d’info web doit compléter un document de liaison à l’attention des contributeurs du lendemain, pour démarrer la journée suivante avec : • Les événements attendus • Les rendez-vous du web (PAE, Live Facebook, invité du JT, …) • La question d’actu 49
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 15 13. Les points d’editing à ne pas oublier En Une ● Les liens “dans l’actu” du header doivent renvoyer vers de l’actu chaude (tag évènementiel, article..). Typiquement, le tag “fait divers” ne doit pas figurer dans cette liste. ● Une question d’actu est publiée à la Une, elle porte sur une actualité liée à la région. Sa durée de vie est entre 1 jour et 8 jours. ● La revue du web est renouvelée entièrement tous les deux ou trois jours, elle renvoit vers de l’info locale, publiée sur tous types de supports (sites nationaux ou locaux, blogs, pages Facebook…). ● Le bloc “Dossiers” donne accès à des thèmes phares, des multimédias ● Le bloc “Rendez-vous” donne accès à des contenus réguliers (chroniques, émission, feuilleton, …) Dans les articles ● Le titre ne dépasse pas deux lignes, au delà, il est possible de le raccourcir ● Le titre ne contient pas de crochets ou de parenthèses ● Le format du titre n’est pas à chaque fois sur le modèle : “Lieu de l’info : ce qu’il s’est passé” ; il faut varier ● Les paragraphes ne sont pas trop longs (éviter de dépasser les 8-10 lignes) et sont entrecoupés d’intertitres. ● Les liens hypertextes viennent apporter des sources aux informations, mais aussi des éléments contextuels. Ils offrent la possibilité d’approfondir un sujet. ● Il y a au moins 1 lien hypertexte dans un article. ● Les articles “à lire aussi” donnent à l’internaute la possibilité de consulter le contenu déjà produit par la rédaction autour d’un sujet, il faut les utiliser, toujours. ● Les “à lire aussi” ne doivent pas être trop nombreux après un même article (4 max.) ● Chaque article est rattaché à un ou plusieurs tags, il ne faut pas oublier de lui attribuer également un tag de localisation (département, pays, commune) ● Toute publication est suivie d’une relecture par un pair, utile pour traquer les coquilles, mais aussi les espaces en trop au milieu ou à la fin de l’article. Iconographie ● Si l’on n’a pas d’illustration, mieux vaut s’en passer (et éventuellement ajouter une image plus tard) ● La photo d’illustration doit faire au minimum 1000 pixels de large ● La légende est obligatoire, elle apporte une ou plusieurs informations ● Quelle que soit la source, elle doit être indiquée dans la case “copyright” ● Une capture vidéo ne doit être utilisée qu’en dernier recours pour illustrer un article ● Des abonnements à l’AFP et à MaxPPP sont souscrits, il faut s’en servir ● Une carte n’est pas une illustration, un logo ou une affiche officielle non plus ● Dans un diaporama, plus les photos seront grandes, meilleur sera le résultat ● Un diaporama doit comprendre au moins 5 photos 50
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 16 Sur Facebook ● Des contenus sont postés tout au long de la journée ● Les posts ne sont pas uniquement centrés sur l’actualité ● Facebook permet de faire des brèves notamment d’info service (trafic routier, météo, …) qui ne nécessitent pas la création d’un article sur le site → info en 1 ligne. ● Les posts valorisent l’antenne, les événements de la chaîne régionale ● En plus des articles, la rédaction produit et partage des photos, vidéos, quiz spécifiquement pour Facebook ● La page Facebook est un support utile pour créer de l’interactivité avec les internautes et les amener à contribuer, c’est un lieu d’échange ● Les contributions d’internautes sont à solliciter, elles peuvent d’ailleurs être réutilisées dans les articles du site (envoi de photos ou vidéos via la messagerie de Facebook, par exemple lors d’intempéries) ● Les commentaires insultants, diffamatoires ou violents sont modérés par une équipe dédiée, et peuvent être signalés 51
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    France Télévisions –Direction numérique – janvier 2017 17 14. Les 20 erreurs d’editing à éviter 1. Un article avec un corps de texte vide ou de moins de 5 lignes 2. Un article dont le corps ne contient qu’une vidéo, sans aucun texte d’accompagnement. Toute vidéo est dûment légendée et complétée par un développement rédigé 3. Un article dont le corps ne contient qu’un HTML libre (carte, infographie, fil Twitter, …), sans aucun texte d’accompagnement 4. Une image récupérée sur Google et publiée sans vérification des droits 5. Une image copyrightée « Google Images » 6. Une image prise sur un site média, même si elle présente le nom du site en copyright 7. Une image sans copyright ni source 8. Une même image utilisée comme illustration de plusieurs articles 9. Une image utilisée à la fois comme illustration d’un article et visuel d’habillage 10. Une illustration présentant des bords noirs du fait d’un mauvais découpage 11. Une capture d’écran non recadrée, c’est-à-dire montrant tous les onglets et toutes les fenêtres ouverts par l’auteur de la capture 12. Un « urgent » conservé toute la journée en ligne 13. Une « Une » entièrement dédiée à un seul sujet d’actualité 14. Une « Une évènementielle » qui, dans l’attente du direct, propose un écran noir ou une vidéo en erreur 15. Une « Une évènementielle » continuant à diffuser le streaming du national après la fin d’un direct, parce que le flux n’a pas été coupé 16. Une information non mise à jour mais conservée en Une 17. Un « minute par minute » pour raconter autre chose qu’une actu en direct 18. Un habillage de page de tag trop éloigné de la charte graphique du site 19. Un habillage de page de tag pouvant faire penser à de la publicité (présence de logo, de noms de marque, etc.) 20.Un bloc Twitter affichant le flux brut d’un hashtag donné, ni modéré ni surveillé, et affichant par défaut les images présentes dans les tweets sur une « Une événementielle » 52
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    53 Annexe 6 :Mes articles À Dax, la fréquentation des cures thermales est en hausse Monbazillac : après les vendanges et l’écoulage, place à l’assemblage Qu’est-ce que la drépanocytose ? Audiovisuel : le Fipa ouvre la séance ce mardi 24 janvier à Biarritz Oloron-Sainte-Marie : une mère dénonce l’agression de son fils Des retrouvailles glaciales entre François Fillon et Alain Juppé à Bordeaux Initiatives solidaires envers les plus démunis à Bordeaux et au Bassin ­d’Arcachon À Bordeaux, des étudiants proposent un restaurant éphémère au menu unique à 16 euros Retour sur la foire au pottok des 24 et 25 janvier à Espelette Sécurité routière : 2016, une année noire pour la Dordogne Opération «quartier mort» menée par les cheminots à Périgueux Jumping de Bordeaux : quand la technologie se met au service de ­l’équitation Bordeaux : les auditeurs de justice font leur rentrée à l’École Nationale de la Magistrature Zoo de Pessac : le quotidien des animaux en hiver La vie de l’exploratrice du Tibet Alexandra David-Néel, retracée dans une bande dessinée Bordeaux : à la découverte du chantier de la Méca, le futur temple de la création culturelle en Nouvelle-Aquitaine Aquitaine : en 2016, plus de 1.000 emplois ont été créés grâce au ­microcrédit Bordeaux : un projet étudiant mené au profit des enfants et adultes ­malades de l’hôpital Bergonié Lot-et-Garonne : portrait d’un entrepreneur de territoire A Bordeaux, le cinéaste Luc Jacquet donne l’alerte aux changements ­climatiques en Antarctique 54 55 56 57 59 61 62 64 65 66 68 69 71 73 75 76 79 81 83 87 Brexit : en Lot-et-Garonne, les ressortissants britanniques sont inquiets face à leur avenir 92 A Talence, l’association “Rock et Chanson” révolutionne la pédagogie ­musicale 85 Grippe aviaire : réactions après l’ouverture de l’enquête 90
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    A Dax, lafréquentation des cures thermales est en hausse A Dax, la fréquentation des cures thermales en hausse Dans les Landes, a Dax, on se plaît à aller dans les cures thermales. L’année 2016 a confirmé le regain d’intérêt avec 60.000 curistes sur le Grand Dax. - France 3 Aquitaine - PANNIER Patrick, LECUYER Pascal Dans les Landes, a Dax, on se plaît à aller dans les cures thermales. L’année 2016 a confirmé le regain d’intérêt avec 60.000 curistes sur le Grand Dax. Par Caroline Robin Publié le 20/01/2017 à 12:07 Il n’y a pas de raison majeure pour qu’en 2017, cette tendance soit inversée dans les Landes, si ce n’est la parenthèse électorale au printemps prochain qui pourrait perturber la saison. Innovation, formation et installation boostent le secteur en pleine santé. Les patients sont en quête de bien-être mais aussi de conseils pour bien vieillir. Depuis deux ans, le Grand Dax a mis en place des programmes d’éducation axés sur l’arthrose pour atténuer les douleurs pendant et après la cure. "La médecine thermale est une médecine douce, naturelle et humaine. Nous travaillons également sur des programmes d’éducation de la santé, des programmes d’éducation thérapeutique du patient, qui permettent de renforcer l’effet de la cure en offrant la possibilité de suivre des ateliers", affirme Michel Baqué, président de cluster "aqui o thermes". 86 millions d’euros de chiffre d’affaires Dans les deux prochaines années, l’accent devrait être porté sur la fybromyalgie, syndrome rhuma- tismal caractérisé par un état douloureux, musculaire et diffus, évoluant de façon chronique et qui s’associe à une fatigue et des troubles du sommeil. Dans les Landes, le thermalisme représente plus de 9.000 emplois 86 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 58 sont réinjectés dans l’économie locale. 54
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    Monbazillac : aprèsles vendanges et ­l’écoulage, place à l’assemblage Monbazillac : après les vendanges et l’écoulage, place à l’assemblage A la suite des vendanges dans le bergeracois, puis quelques semaines plus tard, l’écoulage, place à l’assem- blage du vin au cœur de l’hiver. A la suite des vendanges dans le bergeracois, et après l’écoulage quelques ­semaines plus tard, place à l’assemblage du vin au cœur de l’hiver. Par Caroline Robin Publié le 20/01/2017 à 14:45 Mis à jour le 20/01/2017 à 14:52 Gilles Beaudoin, viticulteur à Monbazillac a confié, pendant une année, des échantillons de sa production à Caroline Chauveton, ingénieure-œnologue consultante en matière de vinification. «C’est vraiment le moment ultime où on voit si on a bien ou mal travaillé», explique-t-il. Après avoir déterminé les propriétés de chaque échantillon, des propositions d’assemblage sont réalisées, l’objectif étant de révéler la beauté du futur vin “On est plutôt sur des vins très fruités et on essaye d’enrober, de donner un peu plus de longueur avec une autre cuve, affirme Caroline Chauveton. ” Grâce aux conseils de l’œnologue, et une fois les consignes d’assemblage pratiquées, Gilles Beau- doin pourra passer à la prochaine étape de la fabrication : l’élevage en barrique.  55
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    Qu’est ce quela drépanocytose ? Santé : la drépanocytose, un combat au quotidien Première maladie génétique au monde, la drépanocytose est liée à une anomalie de l’hémoglobine touchant certaines populations. Des patients de l’hôpital des enfants du CHU de Bordeaux témoignent. Par Caroline Robin avec HC Publié le 23/01/2017 à 16:09 Mis à jour le 26/01/2017 à 13:16 Invité plateau : Dr Camille Runel-Belliard praticien hospitalier, centre de compétence de la drépa- nocytose, pôle pédiatrie - CHU de Bordeaux. Date de diffusion : lundi 23 janvier 2017 Cette maladie chronique qui concerne notamment les populations afro-américaines, arabes, grecques, italiennes, les latino-américains ainsi que les indiens d’Amérique, n’a pour l’instant, pas de traitement curatif et se traduit par de multiples symptômes. « Les globules rouges sont mal for- més et s’agglutinent dans les petits vaisseaux, bloquent la circulation dans les vaisseaux, ce qui crée des douleurs et beaucoup d’anémie » explique le Dr Céline Belleau, chef de clinique au service d’urgences pédiatriques du CHU de Bordeaux. Gainsbert, 16 ans, a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral) il y a 9 ans. Chaque mois, il doit passer une journée au CHU de Bordeaux pour faire un échange de sang, seul traitement adapté pour éviter des complications sur les vaisseaux de son cerveau. Pour Trycia, cette maladie se manifeste par des crises douloureuses et imprévisibles. Cette jeune femme de 22 ans est arrivée du Gabon il y a dix ans pour se faire soigner dans un service de référence. 56
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    “C’est tellement desdouleurs intenses. Je n’ai ­jamais ressenti de telles douleurs dans la vie, décrit Trycia.” Quand la maladie de Trycia a été dépistée il y a 20 ans, les médecins prévoyaient une courte espé- rance de vie comme l’explique Damaris, la mère de Trycia : “Quand on m’a annoncé la maladie de ma fille, on m’a clairement dit que ma fille était atteinte de la drépanocytrose et que les enfants ne dépassaient pas 10 ans ” En France, le dépistage néonatal est obligatoire depuis 2000 rappelle le Dr Céline Belleau. « Le but du dépistage est justement de mettre en place toutes ces mesures de prévention. Le fait de donner des antibiotiques pour éviter les infections permet aux enfants, non pas de mener une vie normale car ils ont un suivi mais d’avoir une très bonne qualité de vie ». Malgré les progrès de la recherche, l’arsenal thérapeutique est limité : transfusions, médicaments ou greffe de moelle osseuse sont les seules alternatives. 57
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    Audiovisuel : leFipa ouvre la séance ce mardi 24 janvier à Biarritz La 30e édition du Festival international de programmes audiovisuels débute mardi 24 janvier à Biarritz. Près de 1200 films issus de 70 pays s’inscrivent chaque année au festival qui est en constant renouvellement. Par Caroline Robin avec HC Publié le 24/01/2017 à 08:42 « Trente ans de Fipa, c’est plus de 35.000 programmes sélectionnés, plus de 4.000 films sélection- nés, plus de 600 trophées distribués et une ouverture au monde de plus en plus large », considère Didier Decoin, président du Fipa. Pour les 30 ans du festival, un « Focus Canada » mettra en lumière les liens qui unissent les indus- tries canadiennes et françaises. « Œuvres en compétition, cartes blanches à des festivals de renom, événements professionnels, réseautage ; ce Focus Canada promet de belles et constructives rencontres, des expériences et des expertises à partager, des talents à découvrir et des synergies fortes à explorer », affirme Florence Girot, directrice de production et Erika Denis, consultante en nouveaux médias, télévisions et indus- tries culturelles. Parmi les films inscrits au festival, 130 seront présentés en compétition et hors compétition, dans tous les genres. Les films en compétition se disputeront autour de 6 catégories : fiction, série, docu- mentaire de création, grand reportage et investigation, musique et spectacle, smart et Fipa. Pour chaque catégorie, un jury composé de personnalités venues du monde de la création interna- tionale, remettra un Fipa d’or lors de la cérémonie de clôture le 29 janvier. Pour les catégories Fiction et Série, le jury remettra un Fipa d’or à la meilleure réalisation, aux meilleures interprétations fémi- nines et masculines, au meilleur scénario original ainsi qu’à la meilleure musique originale. 58
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    Oloron-Sainte-Marie : Unemère de famille ­dénonce l’agression de son fils Un rassemblement contre la violence à Oloron Marie Essimi a lancé un appel au rassemblement sur les réseaux sociaux, ce mardi matin à 10h30, devant la mairie d’Oloron dans le Béarn pour dénoncer les violences physiques subies par son fils âgé de 25 ans vendredi soir. - France 3 Pau-Sud Aquitaine - D.Salles / C.Pipard Marie Essimi a lancé un appel au rassemblement sur les réseaux sociaux, ce mardi matin à 10h30, devant la mairie d’Oloron dans le Béarn pour dénoncer les violences physiques subies par son fils âgé de 25 ans vendredi soir. Par Caroline Robin Publié le 24/01/2017 à 11:50 Mis à jour le 25/01/2017 à 15:48 La mère de famille aurait déposé plainte ce lundi après-midi. Son fils aurait été agressé, vendredi soir, à coups de barre de fer, selon les propos recueillis auprès d’un témoin par La République des Pyrénées : “quatre individus se sont acharnés sur lui. Ils l’ont frappé à coups de barre de fer : on se serait cru dans le film « American History X ».” Marie Essimi, qui a publié une vidéo sur Facebook vendredi soir pour dénoncer l’agression de son fils, souhaite connaître les auteurs de l’attaque. “Oloron, c’est une ville paisible où tout le monde vit en harmonie […] mais il y a une bande de racailles qui font la loi... ” 59
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    Dans cette vidéo,elle précise que son fils aurait fait «deux kilomètres en sang pour marcher dans les rues» avant qu’elle l’amène à l’hôpital.  Un appel au rassemblement Marie Essimi a posté une seconde vidéo dimanche sur le même réseau social dans laquelle elle lance un appel au rassemblement ce mardi. “J’aimerais qu’on fasse bouger les choses, sinon nos enfants ne sortiront plus dans la rue en paix […] Un jour, il y aura un mort et cela sera trop tard. ”Cette dernière bénéficie du soutien du maire d’Oloron, Hervé Lucbéreilh, qui n’était pas tenu au cou- rant de l’agression par la gendarmerie et qui a précisé qu’une police municipale sera prochainement installée sur la commune. Le maire a néanmoins tâché de calmer le jeu mardi matin au rassemblement devant la mairie d’Olo- ron : « Il faut arrêter les choses maintenant avant que les gens veuillent faire justice eux-mêmes […] Je comprend la colère qu’ils ont aujourd’hui, mais je veux aussi leur dire qu’il faut garder son calme, que ce n’est pas par la surenchère qu’on règlera le problème mais par la persuasion auprès des pouvoirs publics ». 60
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    Des retrouvailles glacialesentre Alain Juppé et François Fillon à Bordeaux La visite de François Fillon à Bordeaux entâchée par les révélations du Canard Enchaîné Réalisé par Elise Galand, Didier Bonnet et Xavier Granger Le candidat à la présidentielle François Fillon a été invité par son rival des pri- maires de la droite, Alain Juppé pour déjeuner ce mercredi 25 janvier. Ils visite- ront différents sites et rencontreront plusieurs entrepreneurs locaux. Par Caroline Robin Publié le 25/01/2017 à 11:18 Mis à jour le 26/01/2017 à 15:40 Le candidat républicain a entamé sa journée par une visite du site de Thalès basé à Mérignac. Interrogé par les journalistes présents, il a réagi aux révélations du Canard Enchaîné qui soup- çonne l’emploi fictif de sa femme, Penelope Fillon, rémunérée 500 000 euros comme attachée par- lementaire. “Je vois que la séquence des boules puantes est ouverte [...] Je voudrais simplement dire que je suis scandalisé par le mépris et par la misogynie de cet article, a-t-il déclaré.”Après avoir déjeuné avec Alain Juppé au restaurant La Tupiña, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy visitera la Cité du vin dans l’après-midi où il échangera avec le conseil des entrepreneurs et professionnels du monde du vin. François Fillon assistera également en fin d'après-midi, au lancement officiel du mouvement poli- tique Droitelib par l'adjointe d'Alain Juppé, Viriginie Calmels. Mouvement qui servira de soutien à la campagne présidentielle du vainqueur de la primaire de la droite et du centre.  Cette rencontre permettra-t-elle aux deux anciens premiers ministres d'enterrer la hache de guerre ?  61
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    Initiatives solidaires enversles plus démunis à Bordeaux et au Bassin d’Arcachon Lutte contre la pauvreté : initiatives et solidarité Avec la vague de froid qui vient de frapper le pays, des initiatives solidaires se développent à Bordeaux et au Bassin d’Arcachon pour venir en aide aux plus démunis. Focus sur les concepts de «bus solidaire» et de la «baguette suspen- due». Par Caroline Robin Publié le 25/01/2017 à 16:06 Depuis 2010, les communes d’Arcachon, La Teste-de-Buch et de Gujan-Mestras s’engagent en- vers les plus démunis à travers le concept du «bus solidaire». Celui-ci s’adresse en particulier aux SDF et personnes isolées, notamment en termes de santé et de logement.  «Je dois vivre dans une tente et je n’ai pas les moyens de faire la cuisine. Alors je viens prendre mon petit déjeuner ici», confie Charles qui vient régulièrement dans ce bus qui accueille une douzaine de personnes par jour à La Teste-de-Buch. “En 2016, on est à plus de 3.000 visites avec 1.300 personnes différentes. Il y a autant des locaux des trois communes que des personnes qui viennent de passage, explique Marie-Paul Schiltz-Rousset, adjointe aux affaires sociales à la commune de La Teste-de-Buch. ” 62
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    A Bordeaux, unboulanger fait également preuve de solidarité en développant le concept de la «ba- guette suspendue» qui a vu le jour en 2013. Les clients peuvent acheter deux baguettes, dont une est offerte aux plus démunis. Malgré les 2.000 baguettes offertes en trois ans, le concept de la «baguette suspendue» s’essouffle à Bordeaux.  “Il n’y a pas beaucoup de gens qui donnent des baguettes donc j’en rajoute  [...] C’est donc bien d’en parler pour refaire prendre conscience de ça, déclare Noël Capron, boulanger à l’initiative du concept. ”Que cela soit à l’échelle de plusieurs communes ou à partir d’une démarche individuelle, l’objectif de ces initiatives reste le même : accompagner et aider ceux qui en ont besoin.  63
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    A Bordeaux, desétudiants proposent un res- taurant éphémère au menu unique à 16 euros Restaurant Ephémère Ferrandi Bordeaux L’ALMA’S, ouvre ses portes pendant 3 jours, du 24 au 26 janvier. Il s’agit d’un resto éphémère tenu et créé par les étudiants de la 1ère promo des Bachelors Ferrandi. Plusieurs formules seront disponibles à partir de 16 euros les 2 plats à midi, et jusqu’à 38 euros pour 7 plats le soir. - Gladys Cuadrat et Thierry Julien Cinq étudiants de la première promotion de l’école Ferrandi ont créé et géré, pendant trois jours, un restaurant éphémère au menu unique à 16 euros, situé en bord de Garonne à Bordeaux. Rencontre avec l’équipe et les responsables de leur formation. Par Caroline Robin Publié le 25/01/2017 à 17:49 Mis à jour le 25/01/2017 à 19:24 Laëtitia Offredi est étudiante en 3e année du Bachelor Ferrandi et a mené, avec quatre camarades de sa promotion, le projet de création du restaurant éphémère, Almas, entièrement conçu par eux, de la décoration de la salle jusqu’au menu. Un projet de fin de promotion dont le maître mot est «éco-responsabilité».  “Le contexte initial est de créer un restaurant dans des conteneurs, explique Laëtitia Offredi. ”La gestion d’une enveloppe de 500 euros pour la décoration fait partie de la formation de ces futurs gestionnaires de la restauration.  “C’est l’essence même de notre formation qui consiste à leur donner les outils pour être un jour gestionnaire, dé- cideur de leur propre centre de profit ou d’une activité qui leur sera confiée, affirme Stéphanie Mérillou, responsable de Bordeaux Ecole Supérieure de la Table. ”Côté cuisine, l’équipe conjugue nature et gastronomie avec la même philosophie. Produits locaux et de saison ainsi que les légumes retravaillés sont privilégiés.  Une fois l’expérience terminée, chaque étudiant de la promotion partira en stage de fin d’études d’une durée de cinq mois.  64
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    Retour sur lafoire au pottok des 24 et 25 ­janvier à Espelette Le concours des chevaux de trait anime le deuxième jour de la foire au pottok d’Espelette Rien de mieux qu’un cheval en liberté dans la foule pour dynamiser le 2e jour de la foire au pottok d’Espelette qui a eu lieu du mardi 24 au mercredi 25 janvier. Rencontre avec les éleveurs de chevaux lourds qui ont participé au concours de chevaux de traits. Par Caroline Robin Publié le 26/01/2017 à 11:08 Mis à jour le 26/01/2017 à 11:27 L’association des chevaux lourds rassemble 80 éleveurs au Pays Basque. Certains d’entre eux ont présenté leurs étalons, juments et poulains à la foire au pottok d’Espelette. Les poulains sont souvent pour la boucherie où le marché semble à la hausse. “Depuis l’an dernier, on vend mieux les poulains, affirme Christian Cornu, éleveur à Hasparren. ”Un marché relancé en partie par les Japonais : «L’année dernière, les Japonais sont venus. Je pense qu’ils ont relancé un petit peu le marché. Cette année, il y a des poulains qui sont partis entre 1,85 et 2,00 euros le kilo. C’est une bonne année», explique Pantxo Bidart, éleveur à Saint-Pée-sur-Nivelle.  «Grâce à eux, les cours sont à la hausse», ajoute Jean-Baptiste Lamotte, membre de l’association des éleveurs de chevaux lourds. Les Japonais achètent en effet les poulains pour les engraisser.  65
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    Sécurité routière :2016, une année noire pour la Dordogne Image d’illustration / MAXPPP 200 accidents, 250 blessés, 43 morts... 2016 est une année noire pour la Dor- dogne selon les chiffres provisoires révélés par le bilan de la sécurité routière dans le département. Par Caroline Robin Publié le 26/01/2017 à 13:07 Après une diminution constante du nombre d’accidents de 2007 à 2015, l’accidentalité repart à la hausse en 2016 avec une augmentation de 13,64% des accidents en Dordogne en 2016. Para- doxe, la sécurité routière enregistre ailleurs de faibles augmentations : 0,26% pour la Nouvelle-Aqui- taine et 1,14% en France métropolitaine. 2016 est également l’année la plus meurtrière en Dordogne depuis 2012. La sécurité routière enre- gistre un total de 43 tués dans les accidents. Parmi ces victimes, figurent principalement les seniors (20 personnes tuées), la moitié des décès sur les routes de Dordogne. Les conducteurs des deux- roues motorisés, suivis par les piétons et les cyclistes figurent parmi les personnes vulnérables les plus impliqués dans les accidents. Quelle est la cause de ces accidents ? Selon le bilan, ce sont les mauvais comportements des usagers : le non-respect des priorités (+23%), des feux rouges et stops (+2%), ainsi que l’usage du téléphone portable (+6,42 %), sans oublier les excès de vitesse en hausse de 115% pour les radars fixes et de 140% pour les radars mobiles. En 2016, la vitesse et l’alcool ont causé respectivement un accident sur cinq et un accident sur quatre en Dordogne. Un mort sur deux est un senior 66
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    Priorité de l’année2017 Ce mauvais bilan pour la Dordogne est un des chantiers de la préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, qui soulignait lors de ses voeux que la sécurité routière serait une priorité en 2017. 67
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    Opération “quartier mort”menée par les ­cheminots à Périgueux Opération «quartier mort» menée par les cheminots à Périgueux L’intersyndicale CGT-Unsa, Sud et CFDT a invité cheminots et commerçants à manifester, ce jeudi 26 janvier dans l’après-midi, contre les suppressions de postes, devant le Technicentre de Toulon, rue Pierre-Sémard à Périgueux. Par Caroline Robin Publié le 26/01/2017 à 15:55 Mis à jour le 27/01/2017 à 09:39 Inquiets pour l’avenir des ateliers périgourdins, les cheminots ont commencé à bloquer la rue Pierre-Sémard du quartier du Toulon dès 13h30 ce jeudi après-midi.  Ces derniers s’étaient déjà mobilisés au mois de novembre à la suite de l’annonce d’un plan social prévoyant la suppression de 90 postes à Périgueux et 30 emplois à Saintes pour l’année 2017. Dif- férents métiers sont menacés par ce plan.  Depuis décembre, ce ne sont plus 90 mais 60 postes qui seront supprimés cette année au quartier du Toulon. Ces ateliers de maintenance gèrent majoritairement l’entretien et la réparation des trains Corail voués à disparaître. Près de 600 cheminots avaient alors manifesté pour réclamer «d’autres charges de travail» pour maintenir l’emploi. 68
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    Jumping de Bordeaux: quand la technologie se met au service de l’équitation Jumping de Bordeaux : quand la technologie se met au service de l’équitation C’est l’une des étapes de la coupe du monde de saut d’obstacles, le jumping de Bordeaux débutera jeudi 2 février. Parmi les plus grands cavaliers du monde attendus, Kevin Staut, médaillé olympique, monte une selle connectée, une révolution technologique inventée par une entreprise de Dordogne. C’est l’une des étapes de la coupe du monde de saut d’obstacles, le jumping de Bordeaux débutera jeudi 2 février. Parmi les plus grands cavaliers du monde attendus, Kevin Staut, médaillé olympique, monte une selle connectée, une ré- volution technologique inventée par une entreprise de Dordogne. Par Caroline Robin Publié le 30/01/2017 à 11:25 Mis à jour le 30/01/2017 à 12:26 C’est dans une atmosphère futuriste que commencera le Jumping international de Bordeaux ce jeudi 2 février, événement qui rassemble les plus grands cavaliers du monde. Parmi eux, Kevin Staut, champion olympique par équipe de saut d’obstacle, monte une selle loin d’être ordinaire : une selle connectée.  Cette selle e-jump transmet en direct des informations sur sa séance de saut filmée avec un télé- phone. Elle permet de mesurer les paramètres de locomotion du cheval.  “Cette selle connectée, pour les sports équestres, est une véritable révolution. On a besoin de ces don- nées là justement pour améliorer aussi la position du cavalier sur son cheval pour lui donner un galop le plus pur possible, affirme Kevin Staut. ”Il est désormais possible, à l’aide d’un smartphone, de mesurer la régularité de la foulée, la vitesse moyenne, la fréquence des foulées à l’abord avant l’obstacle, la vrille du garrot et la reprise d’équi- libre 69
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    Une innovation néeen Dordogne C’est précisément à Nontron, en Dordogne que cette innovation technologique a vu le jour. Pas moins de quatre ans et demi de recherche et développement pour le sellier CWD.  “Le principe, ça a été vraiment de comprendre la locomotion du cheval [...] pour être en capacité de développer des produits qui vont être plus perfor- mants et permettre au cheval de pouvoir fonction- ner le plus possible comme s’il était en liberté dans un mouvement le plus naturel possible, explique Laurent Duray, PDG Sellier CWD. ” Lancement du produit en juin Seuls 100 cavaliers bénéficieront de cette selle e-jump pour son lancement prévu en juin. Une volonté du sellier d’assurer à ses pionniers un suivi personnalisé pour cette première mondiale.  70
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    Bordeaux : lesauditeurs de justice font leur rentrée à l’École Nationale de la Magistrature Bordeaux : les auditeurs de justice font leur rentrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature La promotion 2017 d’auditeurs de justice a fait sa rentrée ce lundi matin à l’Ecole Nationale de la Magistrature à Bordeaux. Parmi eux, 71 % sont des étudiants en droit admis au premier concours et 29 % sont des profession- nels en reconversion. - France 3 Aquitaine - J.Stahl / P.Lecuyer 342 auditeurs de justice de la nouvelle promotion 2017 ont effectué leur rentrée ce lundi matin à l’Ecole Nationale de la Magistrature à Bordeaux. Les magistrats de demain s’apprêtent à entamer une formation de 31 mois. Par Caroline Robin Publié le 30/01/2017 à 16:16 Mis à jour le 31/01/2017 à 13:08 Chaque élève magistrat prêtera serment le 3 février à la cour d’appel de Bordeaux en pré- sence du garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas avant d’entamer une formation de 31 mois, renouvelée et axée sur la prévention de la radicalisation et le traitement judiciaire du terrorisme.  Des magistrats sensibilisés au terrorisme Depuis plus de dix ans, l’Ecole Nationale de la Magistrature forme des magistrats en matière de lutte contre le terrorisme. Une formation qui s’adresse à tout type de magistrat d’autant plus que face à l’accroissement de la menace terroriste et l’augmentation des cibles, les acteurs judiciaires chargés de la lutte contre le terrorisme ont été renforcés depuis 2014. Lutte contre le terrorisme et prévention de la radicalisation font donc partie intégrante des 31 mois de la formation initiale des auditeurs de justice. Cette sensibilisation fait également l’objet d’une formation continue renforcée comprenant par exemple six stages collectifs ou individuels de dé- couverte des acteurs de la lutte contre le terrorisme : Direction centrale de la police, la Direction générale ou le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale.  71
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    Le stage d’avocatréduit à 3 mois Cette année, le stage de six mois chez l’avocat, initialement mis en place en 2009 à la suite de l’af- faire d’Outreau, sera réduit à une durée de trois mois. Cette réduction va permettre de rallonger d’une semaine les stages de juges d’instruction, juges des enfants, ou d’application des peines, de mieux appréhender la fonction du greffe et d’huissier mais aussi de s’ouvrir sur le monde. “L’idée, c’est justement de faire en sorte que les futurs magistrats qu’ils sont, s’intègrent dans la cité, aient conscience des débats, des enjeux de la so- ciété civile et puissent rendre une justice adaptée et humaine, déclare Emmanuelle Perreux, Directrice adjointe de l’ENM en charge de la formation initiale.” Après un stage en juridiction, chaque auditeur de justice de la nouvelle promotion effectuera un stage de 15 jours au cœur des services de police et de gendarmerie. Qui sont les magistrats de demain ? Au total, la promotion 2017 des auditeurs de justice, dont la moyenne d’âge s’élève désormais à 28 ans, est majoritairement composée de femmes : seuls 26% des auditeurs sont des hommes. 242 futurs magistrats sont admis au 1er concours qui s’adresse aux étudiants.  “C’est l’aboutissement d’un long parcours. C’est l’achèvement de 7 ans d’études. Donc une très grande fierté, une très grande joie mais aussi un honneur, affirme Marie-Cécile Santin, 24 ans, origi- naire de Caen, admise au premier concours. ” Les 100 autres auditeurs sont des professionnels en reconversion admis sur titre ou aux 2e et 3e concours réservés respectivement aux fonctionnaires ou agents de l’Etat ayant quatre ans d’exercice, âgés de 48 ans et 5 mois au plus et aux salariés du secteur privé ayant 8 ans d’exercice âgés de 40 ans au plus. “Pour ma part, j’ai une carrière assez variée. J’ai été à la fois éducateur spécialisé. Puis ensuite j’ai travaillé comme ingénieur commercial puis directeur commercial, explique Claude Henri Weiller, 58 ans, originaire de Paris, admis au 3e concours. ” 72
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    Zoo de Pessac: le quotidien des animaux en hiver Zoo de Pessac : le quotidien des animaux en hiver Le bien-être animal devient une réelle préoccupation. Quel est alors le quotidien des animaux en captivité en cette période hivernale ? Rencontre avec les soigneurs animaliers du zoo de Pessac. - France 3 Bordeaux Mé- tropole - G.Decaix / L.Cagnato Quel est le quotidien des animaux en captivité en cette période hivernale ? Ren- contre avec les soigneurs animaliers du zoo de Pessac.  Par Caroline Robin Publié le 01/02/2017 à 09:29 Mis à jour le 01/02/2017 à 10:17 Les parcs zoologiques ont aujourd’hui deux missions : préserver certaines espèces et trans- mettre au grand public. “Il y a quelques dizaines d’années, on considérait les parcs zoologiques un peu désués, avec beau- coup de barreaux, beaucoup de conditions carcé- rales. Et tout ça a très bien évolué dans le temps. On a aujourd’hui vraiment le souci du bien-être animal. On met en place des programmes d’enri- chissement du milieu pour occuper les animaux en captivité, affirme Mathieu Dorval, directeur du zoo de Pessac. ” 73
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    Le quotidien desanimaux en captivité Avant de libérer les animaux, chaque journée commence par l’inspection des clôtures. “Le grillage sert de clôture primaire pour empêcher les animaux de sortir. Il y a la clôture électrique en plus pour les dissuader de s’approcher du grillage, explique Arthur Beraud, soigneur animalier ” Un contact radio permanent est fondamental : les six soigneurs du zoo de Pessac ne peuvent pénétrer les enclos des animaux dangereux qu’une fois par jour.  Les températures négatives ne posent étonnamment pas de problèmes pour les félins, pourtant tail- lés pour la savane africaine.  “Ce sont des animaux qui sont nés en captivité. Ils n’ont jamais connu une vie en Afrique. C’est donc des animaux qui sont beaucoup plus habitués au climat français et européen, déclare Eléa Le Rider, soigneuse. ”Contrairement aux guépards, certaines des cinquante espèces du zoo telles que les autruches et les girafes préfèrent rester au chaud pendant cette vague de froid.  74
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    La vie del’exploratrice du Tibet, Alexandra ­David-Néel, retracée dans une bande-dessinée La vie de l’exploratrice du Tibet, Alexandra David-Néel retracée dans une bande-dessinée Considérée comme le plus grand explorateur du 20e siècle, Alexandra David-Néel est la première femme oc- cidentale entrée au Tibet. Sa vie est retracée par la bande-dessinée «Une vie avec Alexandra David-Néel» de Frédéric Campoy et Mathieu Blanchot, dont le second tome vient de paraître. - France 3 Pau Sud-Aquitaine - J.Géa / C.Pipard Première femme occidentale entrée au Tibet, c’est une vie de voyages à travers le 20e siècle que retrace la bande-dessinée de Frédéric Campoy et Mathieu Blan- chot. Le second tome de cet ouvrage intitulé Une vie avec Alexandra David-Néel vient de paraître.  Par Caroline Robin Publié le 01/02/2017 à 12:30 Mis à jour le 01/02/2017 à 12:37 Ce sont des lectures sur le Tibet, sur le bouddhisme qui ont amené le dessinateur pallois Fré- déric Campoy à cette femme exploratrice hors du commun.  “Le terme le plus important, c’est l’émancipation, et le fait qu’une femme, à la fin du 19e siècle, décide par son tempéramment, d’aller au-delà de tout ce qu’on pensait sur les femmes, affirme Frédéric Cam- poy, dessinateur.  ” Considérée comme le plus grand explorateur du 20e siècle, Alexandra David-Néel était égale- ment écrivain, journaliste et féministe. Elle a fini ses jours à Digne-les-Bains en 1969.  C’est Dix ans avec Alexandra David-Néel, ouvrage de Marie-Madeleine Peyronnet, la dernière se- crétaire particulière de l’exploratrice qui a inspiré la bande-dessinée de Frédéric Campoy et Mathieu Blanchot dont le second tome vient de paraître. Le premier s’est vendu à plus de 15.000 exem- plaires.  75
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    Bordeaux : àla découverte du chantier de la Méca, le futur temple de la création culturelle en Nouvelle-Aquitaine © Caroline Robin DIAPORAMA Aperçu du chantier de la Méca et du résultat final Pourtant méconnue du grand public, la Méca (Maison de l’économie créative et culturelle en Nouvelle-Aquitaine) deviendra le nouvel édifice de la création culturelle de notre nouvelle région. En chantier à Bordeaux depuis 2015, le bâti- ment devrait être ouvert au public dès septembre 2018. Par Caroline Robin Publié le 02/02/2017 à 15:56 Mis à jour le 03/02/2017 à 13:22 Elle devrait être le phare de la création culturelle en Nouvelle-Aquitaine. Un lieu dédié au cœur du nouveau quartier Bordeaux Euratlantique , sur les bords de la Garonne, à deux pas de la gare St-Jean. Conçue par les architectes Big (Bjarke ingels group) et Freaks, la Méca réunira trois agences de création culturelle de la région : le Frac (Fond régional d’art contemporain), Oara (Office artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine) et l’Ecla (Ecrit cinéma livre audiovisuel). Un édifice qui marquera le renouveau du quartier de Paludate et des Abattoirs. Méca : interview de Frédéric Vilcocq Conseiller culture, économie créative, francophonie et sports au Conseil régional de la Nou- velle-Aquitaine, Frédéric Vilcocq explique la genèse de la Méca (Maison de l’économie créative et culturelle en Nouvelle-Aquitaine). Un projet enclenché dès 2006 par le président de la région, Alain Rousset. En chantier depuis 2015, l’édifice devrait être abouti et ouvert au public en septembre 2018. - France 3 Aquitaine - C.Le Hesran / C.Robin 76
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    Cette colocation estle résultat d’une réflexion engagée dès 2006 par le président de la région Alain Rousset. Celle-ci  portait initialement sur la nécessité d’investir un espace plus important et adapté pour héberger le Frac Aquitain. Un projet qui a risqué de ne pas voir le jour à la suite de la tempête Xynthia survenue en février 2010.  “On attendait une sortie de décret qui pouvait in- terdire toute constructibilité le long du fleuve à une distance de 100 mètres environ, explique Frédéric Vilcoq, conseiller culture, économie créative, fran- cophonie et sports au Conseil régional de la Nou- velle-Aquitaine. ” Ce projet d’un budget de 60 millions d’euros dont 42 millions sont affectés aux travaux, entraîne une refonte du quartier dans lequel le nouvel édifice est implanté. La voie rapide va être réduite au profit d’un aménagement à l’image des quais historiques de Bordeaux. Ce qui devrait baisser ainsi la limitation de vitesse autorisée pour circuler.  Vers une bulle créatrice culturelle ? L’objectif principal de ce nouvel édifice est d’accompagner les acteurs professionnels dans un monde culturel en mutation constante. La Méca offre au Frac, à l’Ecla et Oara des lieux où cha- cune de ces agences culturelles trouvera du soutien et des ressources à la fois financières et hu- maines. Et bien sûr un lieu totalement étudié et adapté aux besoins. “L’intention d’Alain Rousset était à la fois de donner de la visibilité, ce qu’il appelle le fait culturel. Depuis quelques années, les régions en France se sont ins- tallées comme étant de vrais acteurs de soutien au monde de la culture, explique Frédéric Vilcocq. ” C’est donc une «coloc’active» qui se profile puisque chacune des trois agences culturelles pourra exercer sur un espace qui lui est particulièrement dédié. • Le Frac se verra attribuer une surface de 4.600 m² sur laquelle figureront des salles d’expo- sitions temporaires et semi-permanentes, des espaces de stockage des œuvres, un auditorium de 90 places, un foyer auditorium, un espace de documentation, un accueil des scolaires et des expérimentations, ainsi qu’un atelier médiation. • Oara occupera une surface de 3.600 m² constituée d’une salle avec balcon et d’un studio de création. • Ecla s’étalera quant à elle sur 1.900 m² avec une salle de projection, un foyer salle de projec- tion, et un lieu de consultation documentaire. Un ouvrage en béton brut apparent. 77
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    Méca : interviewd’Ivan Mata Architecte chez Freaks, Ivan Mata explique la typicité et l’originalité du projet auquel il contribue. - France 3 Aquitaine - C. Le Hesran / C. Robin Un ouvrage en béton brut apparent L’architecture de la Méca donne une place prépondérante au béton. Les parements bétons ne re- çoivent aucun traitement particulier après leur mise en œuvre. La Méca est ainsi habillée de plus de 7.500 m² de panneaux de béton blanc, assemblés pour laisser croire à un «rocher facetté». Méca : interview de Fabrice De Lassus Directeur de projet chez Vinci Construction, Fabrice De Lassus explique la typicité du projet auquel il contribue. Un édifice construit de béton apparent. - France 3 Aquitaine - C.Le Hesran / C.Robin 20 millions de visiteurs potentiels à l’année Le bâtiment étant situé à moins de dix minutes de la Gare Saint-Jean actuellement en rénova- tion et avec l’arrivée de la LGV en juillet 2017, près de 20 millions de visiteurs potentiels par an sont espérés. Ils pourront circuler dans la Méca. Le site veut aussi accueillir le public, les prome- neurs sur une esplanade donnant sur la Garonne. 78
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    Aquitaine : en2016, plus de 1.000 emplois ont été créés grâce au microcrédit Aquitaine : en 2016, plus de 1.000 emplois ont été créés grâce au microcrédit Depuis 25 ans, l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) accompagne les personnes sans res- sources à créer leur propre entreprise grâce au microcrédit. Une aide qui a permis à Sandrine Ruiz, opticienne, à fonder sa société de services à domicile. En France, le microcrédit permet la création de près de 240 emplois par semaine - France 3 Aquitaine - Y.De Solminihac / N.Pressigout Depuis 25 ans, l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) ac- compagne les personnes sans ressources à créer leur propre entreprise grâce au microcrédit. Une aide qui a permis à Sandrine Ruiz, opticienne, de fonder sa société de services à domicile. Par Caroline Robin Publié le 04/02/2017 à 09:00 Après avoir travaillé en magasin, Sandrine Ruiz a créé sa société et travaille à son compte depuis un an. Son entreprise baptisée «Home optic» a pour vocation de fournir des services à domicile. Un concept plutôt prometteur au regard des clients. “Pour, moi c’est beaucoup plus pratique que d’aller chez l’opticienne parce que je garde ma maman qui a plus de 80 ans et on ne peut pas la laisser seule, affirme Myriam Duboué, une cliente de l’opticienne. ” Le microcrédit, une solution alternative Comme les banques ne voulaient pas prêter de l’argent à Sandrine Ruiz, l’opticienne a recouru au microcrédit en présentant son projet à l’Adie. 7.500 euros remboursables qui lui ont permis de voir plus loin dans sa vie professionnelle. 79
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    “La solution alternativeétait le microcrédit. Sans ça, je n’aurais pas pu monter ma société, explique Sandrine Ruiz. ” Sans boutique et avec un site internet en guise de vitrine, l’opticienne parvient à serrer les prix. “Par rapport aux lunettes que j’ai achetées avant, je trouve que c’est beaucoup moins cher, déclare Myriam Duboué. ” 240 emplois créés par semaine en France Selon l’Adie, le microcrédit crée en France, plus de 240 emplois par semaine. L’an dernier, l’Association pour le droit à l’initiative économique a été sollicitée par près de 3.500 personnes en Aquitaine. 800 d’entre elles ont reçu un financement, ce qui a permis de créer plus de 1.000 emplois dans la région. “Ce qui compte pour nous, c’est le taux d’insertion professionnelle. 84 % des personnes qu’on a financé se sont réinsérées professionnellement, affirme Jé- rôme Laffitte, adjoint au directeur régional de l’Adie.” 80
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    Trois étudiants del’équipe «Le Raid Wine» devant leur véhicule : un pick-up prochainement customisé pour le voyage qui débutera le 18 février. / © Caroline Robin Quatre étudiants en commerce de vins et spiritueux à Bordeaux s’apprêtent à faire un road trip pour explorer les techniques de vinification à l’étranger. Ce projet intitulé «Le Raid Wine» est mené en partenariat avec l’association «Sur un lit de couleurs» afin d’aider les enfants et adultes malades. Par Caroline Robin Publié le 05/02/2017 à 09:06 Un pick-up décoré par les patients de l’hôpital Bergonié Pour mener à bien ce projet dont le budget prévisionnel s’élève à 6.600 euros, les quatre étudiants se sont dotés d’un pick-up, «un moyen de transport fiable, robuste et doté d’un grand espace pour transporter quatre jeunes, du matériel et les produits locaux découverts lors du raid». Un véhicule qui sera prochainement customisé par les dessins créés par les enfants et adultes ma- lades de l’hôpital Bergonié. Une occasion de sortir de la vie quotidienne en milieu hospitalier.  Brice, Tanguy, Miguel et Emeric sont quatre étudiants en BTSA technico-commercial de vins et spiritueux à l’Isnab (Institut des sciences de la nature et de l’agroalimentaire de Bordeaux). Dans le cadre de leur association «Le Raid Wine», ils effectueront un voyage de Bordeaux à Porto afin d’explorer les techniques de vinification à l’étranger. Un projet mené en partenariat avec l’association «Sur un lit de couleurs» qui anime des ateliers dédiés à la créativité et la culture en milieu hospitalier.  Bordeaux : un projet étudiant mené au profit des en- fants et adultes malades de l’hôpital Bergonié 81
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    “Cela me permetde voir d’autres personnes, de voir autre chose à Bergonié, affirme Jaëlle, une jeune patiente de 19 ans. ” Un enfant malade qui dessine pour contribuer à la customisation du pick-up des quatre jeunes étudiants qui commenceront leur voyage le 18 février. / © Caroline Robin Les jeunes artistes réalisent des dessins colorés en suivant les conseils de Daphné Dufour, profes- seure d’arts appliqués qui œuvre pour l’association «Sur un lit de couleurs».  “Ce qui m’a inspiré, c’est que je suis professeure avec des lycéens et j’ai été sensible à la proposition des étudiants, de leur générosité de leur manière de penser aux autres; explique Daphné Dufour. ” Des actions qui touchent les quatre étudiants qui commenceront leur périple le 18 février. Un voyage qui fait d’ailleurs écho à un projet mené par la grand-mère de Brice.  “Elle avait fait le 4L pour Bamako. C’était un projet similaire où les enfants avaient peint sur la 4L qui a ensuite été donnée à des instituts à Bamako, dé- clare Brice Géricot, étudiant en BTSA technico-com- mercial de vins et spiritueux à l’Isnab.” Après le raid, le véhicule sera mis en vente. L’argent sera reversé à l’association «Sur un lit de couleurs».  82
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    Elagage dans leschamps. / © Kelly Pujar Lot-et-Garonne : portrait d’un entrepreneur de territoire Très présents dans la région, les entrepreneurs de territoire «sous-traitent» pour les agriculteurs, éleveurs, exploitants forestiers... La fédération nationale des entrepreneurs des territoires rassemble aujourd’hui 21.000 entreprises et 97.000 emplois permanents et saisonniers. Par Caroline Robin Publié le 06/02/2017 à 17:58 D’une exploitation agricole familiale qui produisait des céréales et du tabac, l’entreprise Capy Frères s’est dirigée en 2005 vers les prestations d’entretiens des parcelles agricoles et d’élagages. Mais en raison de difficultés financières survenues lors de la crise économique de 2008, les agri- culteurs ont cessé d’entretenir leurs parcelles. Une crise qui a contraint la société de mettre un terme à ses activités. Une solution alternative : la biomasse Après la production céréalière, puis les prestations d’entretiens des parcelles agricoles, Capy Frères se tourne en 2012 vers la biomasse.  “En 2012, on nous a demandé de trouver une solu- tion pour valoriser le bois que l’on coupait en bord de route. Là est née la biomasse, explique Christophe Capy, entrepreneur de territoire. ” 83
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    L’entreprise a doncinvesti près de 500.000 euros par an et créé une plateforme à proximité de Monflanquin. Aujourd’hui, elle traite 8.000 tonnes de déchets verts provenant de 27 points de collectes du nord du département. Le composte créé est ensuite rendu aux déchetteries et aux agriculteurs. Les résidus quant à eux, sont retravaillés pour faire des copeaux destinés à des chaufferies collectives. Aujourd’hui, Capy Frères réalise un chiffre d’affaires d’un millions d’euros avec une progres- sion de 40 % par an. La société emploie 10 personnes.  84
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    A Talence, l’association“Rock et Chanson” révolutionne la pédagogie musicale Elagage dans les champs. / © Kelly Pujar 300 groupes en répétition, 400 élèves, des dizaines de concerts... Depuis 30 ans, l’association «Rock et Chanson» accompagne les musiciens professionnels en leur proposant toute une gamme de services. Par Caroline Robin Publié le 07/02/2017 à 16:05 Mis à jour le 08/02/2017 à 08:34 De l’apprentissage à la scène en passant par l’enregistrement en studio, l’association «Rock et Chanson» offre désormais tous les possibles de la musique amplifiée. “En 32 ans, on s’est professionnalisé, on a structu- ré la façon de travailler, explique Patrice Dugornay, directeur de l’association «Rock et Chanson». ” Avec 300 groupes en répétition, 400 élèves, une dizaine de concerts et 5 albums réalisés au compteur, l’association devient un tremplin idéal vers la musique amplifiée et un accompagnement de haut niveau. Un tremplin pour les professionnels 85
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    “Pour une petitestructure comme ça, ils ont quand même un savoir-faire et un vécu qui est très inté- ressant quand on a certaines exigences, affirme Laurent Béchade, batteur du groupe Marcellus Rex.” Des conditions qui incitent les groupes à animer l’Antirouille, la salle de l’association située à Ta- lence. Quand Mark Daumail compose pour les enfants... Auteur du célèbre titre «American boy», Mark Daumail, du groupe Cocoon, marquera l’histoire de l’association. Il s’est donné pour mission de composer une mélodie à destination des enfants. American boy, Cocoon Le groupe à succès se fait plaisir à Talence... “C’est d’ailleurs un des thèmes centraux de mes chansons, la famille, l’enfance, l’héritage, ce qu’on laisse derrière soi..., confie-t-il. ” «Rock et Chanson» intervient également auprès des enfants dans les écoles, sans doute pour susciter quelques vocations. 86
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    A Bordeaux, lecinéaste Luc Jacquet donne l’alerte aux changements climatiques en ­Antarctique A Bordeaux, le cinéaste Luc Jacquet donne l’alerte aux changements climatiques en Antarctique Douze ans après le succès de «La marche de l’empereur», Luc Jacquet a présenté à Bordeaux son dernier do- cumentaire intitulé «L’empereur». Un film qui sensibilise les spectateurs aux conséquences des changements climatiques sur la qualité de vie des manchots en Antarctique. - France 3 Aquitaine - C.Robin Douze ans après le succès de «La marche de l’empereur», Luc Jacquet a dévoi- lé à Bordeaux les secrets de «L’empereur», son dernier documentaire. Fervent protecteur de la nature, le fondateur de l’association française Wild Touch re- court aux hautes technologies pour sensibiliser le grand public. Par Caroline Robin Publié le 09/02/2017 à 11:35 Mis à jour le 09/02/2017 à 12:57 Après avoir décroché l’oscar du meilleur documentaire et le césar du meilleur son en 2006 pour «La marche de l’empereur», Luc Jacquet s’immerge de nouveau dans l’Antarctique. A travers son dernier long-métrage intitulé «L’empereur», le réalisateur déplore la qualité de vie des manchots. C’est l’histoire d’un jeune manchot qui se prépare à vivre son premier voyage à travers le regard et les souvenirs de son aîné. Sur le chemin de l’océan, il devra traverser des épreuves remarquables pour accomplir son destin, assurer sa survie et celle de son espèce. 87
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    Luc Jacquet inviteles spectateurs à «marcher avec lui dans les paysages éphémères de l’Antarc- tique», à ressentir «la morsure du vent et du froid» et à «plonger avec lui dans les fonds marins jusqu’alors inexplorés». Un fervent protecteur de la nature A travers ses périples en Antarctique et au cœur des forêts tropicales qui ont notamment fait l’objet du film «Il était une forêt», le cinéaste se pose comme un fervent défenseur de la nature. “Vous savez, une fois que vous avez vécu ça sur le terrain, la question de la conservation ne se pose même plus, affirme-t-il. ”Depuis 2010, il s’engage dans l’association et organisation non gouvernementale Wild Touch qu’il a lui-même fondé. Une ONG qui œuvre pour «recréer le lien entre l’homme et la nature». Selon le réalisateur qui passé près de trois ans et demi en temps cumulé auprès des empereurs, cela fait environ cinq ans que leur qualité de vie en Antarctique ne cesse de décliner. “Très clairement aujourd’hui, l’espèce est touchée par le bouleversement climatique. Principalement parce qu’elle est très dépendante du cycle de la ban- quise, déplore le réalisateur. ” Les banquises fondent, s’étendent, et créent des trajets trop longs pour l’empereur. Il ne revient donc pas à temps pour nourrir son poussin. Cela fait ainsi près de quatre générations où il n’y a quasi- ment aucun poussin qui part à l’océan. Faut-il s’inquiéter du changement climatique en Nouvelle-Aquitaine ? Que cela soit à l’échelle mondiale ou au niveau de la région, tout le monde est concerné par les changements climatiques. D’autant plus qu’avec l’accélération de la fonte des glaces, le littoral aquitain subira une montée des eaux. “Ce n’est pas la planète qui est en danger, c’est l’espèce humaine, affirme Luc Jacquet. ” Pour le réalisateur engagé, l’important, c’est la capacité des êtres humains à transmettre un monde viable aux générations futures. À la découverte du monde sous-marin Ce deuxième opus a permis au réalisateur de livrer une vision plus réaliste de la vie des manchots en Antarctique. Un réalisme qui n’aurait pu voir le jour sans l’évolution des moyens techniques. Après la qualité d’images 16mm en 2003, l’équipe du tournage a adopté pour ce nouveau film le nu- mérique 4K, les drones et les vidéos 360°. 88
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    “Il y adouze ans, on était complètement passé à côté du monde sous-marin de l’empereur, explique le réalisateur du film ” C’est grâce aux images récoltées par l’équipe de plongeurs menée par Laurent Ballesta, biolo- giste naturaliste marin, spécialiste mondial de la photographie sous-marine que les specta- teurs pourront observer l’empereur sous l’eau, dans son élément. Des images obtenues à 70 mètres de profondeur sous l’Antarctique, une première mondiale. Sortie en salles le 15 février. 89
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    Grippe aviaire :réactions après l’ouverture de l’enquête Interview de Sylvie Girard Une enquête administrative a révélé que des élevages du Tarn avaient envoyé des canards porteurs du virus H5N8 dans le Gers, le Lot-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées. L’enquête ouverte par le Parquet de Paris essaie de déterminer si la livraison des lots contaminés constitue une tromperie aggravée. Présidente de la Coordina- tion rurale, Sylvie Girard réagit - France 3 Aquitaine Une enquête administrative a révélé que des élevages du Tarn avaient envoyé des canards porteurs du virus H5N8 dans le Gers, le Lot-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées. L’enquête ouverte par le Parquet de Paris essaie de détermi- ner si la livraison des lots contaminés constitue une tromperie aggravée. Par Caroline Robin Publié le 10/02/2017 à 14:31 Mis à jour le 10/02/2017 à 20:03 Le Parquet de Paris a ouvert hier, une enquête préliminaire pour «tromperie aggravée» afin de déterminer les responsabilités dans la propagation de l’épidémie de la grippe aviaire. Des élevages rattachés à la coopérative Vivadour avaient envoyé le 30 novembre et le 1er décembre des canetons destinés à être gavés par des éleveurs du Gers, du Lot-et-Garonne et des Hautes-Py- rénées. Mais ces derniers étaient porteurs du virus H5N8. L’enquête cherche à déterminer si les fournisseurs ont livré des animaux, tout en sachant qu’ils étaient malades. 90
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    “Partout nous savonsque dans un cas comme ça, il faut bloquer les mouvements d’animaux. Pourquoi a-t-on livré malgré tout ces animaux à s’éteindre ? déplore Sylvie Girard, présidente de la Coordination rurale. ” La propagation du virus avait conduit les autorités à mener une politique d’abattage massive et préventive des palmipèdes dès le 4 janvier. Le coût pour l’interprofession du foie gras est estimé à 120 millions d’euros. Grippe aviaire : une enquête ouverte pour «tromperie aggravée» Une enquête vient d’être ouverte à Paris afin de déterminer s’il y a eu «tromperie aggravée», fin 2016, lors de la vente de palmipèdes qui a entraîné une vague de grippe aviaire dans le Sud-Ouest. Reportage de Marie Martin et Ophélie Le Pivert. ► REVOIR le reportage de France 3 Occitanie sur cette enquête : 91
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    Brexit : enLot-et-Garonne, les ressortissants britanniques sont inquiets face à leur avenir Brexit : en Lot-et-Garonne, les ressortissants britanniques sont inquiets face à leur avenir Alors que les députés britanniques viennent d’enclencher le processus de divorce avec l’Europe, les anglais de la région s’inquiètent de leur futur statut d’étranger non européen. Rencontre avec des ressortissants britan- niques à Lauzun, dans le Lot-et-Garonne. - France 3 Aquitaine - B.Morin / B.Bracot Alors que les députés britanniques viennent d’enclencher le processus de di- vorce avec l’Europe, les Anglais de la région s’inquiètent de leur futur statut d’étranger non européen. Rencontre avec des ressortissants britanniques à Lauzun, dans le Lot-et-Garonne. Par Caroline Robin Publié le 10/02/2017 à 15:17 Mis à jour le 10/02/2017 à 15:20 Au lendemain du vote du parlement britannique, l’inquiétude s’empare des ressortissants anglais à Lauzun dans le Lot-et-Garonne. “Continuer dans cette direction, à mon avis, c’est une catastrophe, déplore Maggie Morton, une res- sortissante britannique. ” 92
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    Une association pourdéfendre les droits des citoyens britanniques L’association Fair deal for expats rassemble à Lauzin et dans 18 pays les ressortissants britan- niques. Une organisation créée pour protéger les droits des citoyens britanniques si le Royaume- Uni quittait l’Union Européenne. Elle a lutté, en vain, pour que le parlement contredise le référen- dum qui s’est tenu le 23 juin 2016. A Lauzun, commune limitrophe du Lot-et-Garonne et de la Dordogne, on compte 90 britanniques sur 750 habitants. Les Anglais s’impliquent activement dans la vie municipale. Deux d’entre eux sont conseillers municipaux. Mais en devenant non européens, ils ne pourront plus exercer leurs fonctions d’élus. “Dans un avenir plus ou moins proche, ils vont perdre leur statut d’élu. Ce qui est très ennuyeux pour nous parce qu’ils participent beaucoup à la vie communale, explique Fabrice Esposito, maire de Lauzun. ” Solution alternative : l’obtention de la nationalité française Refusant de devenir non européens, certains Britanniques de Lauzin envisagent d’obtenir la double nationalité. En France, près de 200.000 Britanniques s’apprêtent à faire le grand saut dans l’in- connu. 93
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    Annexe 7 :exemple d’un dossier de presse Conseil régional Dossier de presse Jeudi 2 Février 2017 Bordeaux Quai de Paludate Site des anciens abattoirs La Méca, c'est parti ! Maison de l’économie créative et culturelle en Nouvelle-Aquitaine 94
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    1 Sommaire « Lʼambition culturellede la Région Nouvelle-Aquitaine a un nom : Méca » .............................2 Programme de la matinée ........................................................................................................4 La Méca, le nouveau lieu de lʼéconomie créative......................................................................5 Un signal architectural fort........................................................................................................6 Frac, Oara, Écla : une colocʼ créative.......................................................................................8 Les espaces partagés ..............................................................................................................13 1% Artistique............................................................................................................................14 BIG, Freaks : lʼarchitecture de lʼaudace ....................................................................................15 GTM Vinci ................................................................................................................................16 Bordeaux Euratlantique : Opération dʼintérêt national...............................................................19 Budget, financement, intervenants ...........................................................................................20 Chiffres-clés et avancées du chantier.......................................................................................25 Contact presse Rachid Belhadj - 05 57 57 02 75 - 06 18 48 01 79 - presse@nouvelle-aquitaine.fr 95
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    2 « Lʼambition culturellede la Région Nouvelle- Aquitaine a un nom : Méca » - Alain Rousset En engageant dès 2006, avec Jacques Rigaud, une réflexion sur la nécessité dʼinvestir un espace plus important et adapté pour héberger notre Frac Aquitain et sa collection exceptionnelle, je proposais également de regrouper nos agences culturelles Écla et Oara au sein dʼun pôle dédié à la création artistique et aux économies créatives. La maison de lʼhybridation créative Ce pôle va ainsi permettre dʼaccroître la visibilité de lʼaction culturelle régionale en rapprochant sur un même site les trois structures. La Méca comme hub de la création Nouvelle-Aquitaine prendra encore plus de sens en devenant le véritable outil dʼaccompagnement des nouvelles économies culturelles et des mutations numériques, liées à lʼécrit, à lʼimage, au spectacle vivant et à la création plastique contemporaine, tout en générant une synergie de projets transdisciplinaires. La Méca incarne lʼengagement de la Région en faveur des économies créatives et de lʼinnovation artistique. Chaque espace a été pensé comme un lieu vivant dʼexpérimentation artistique, en phase avec la création contemporaine, où lʼaccueil des professionnels comme des citoyens est une priorité. Une grande réalisation architecturale pour une nouvelle porte dʼentrée régionale Par cette colocation baptisée « MÉCA » : la Région signe un acte de transformation essentiel du quartier Saint-Jean, nouvelle porte dʼentrée régionale et carrefour du TGV européen. La proximité de la gare LGV symbolise cette ouverture vers le territoire de la nouvelle région et ses acteurs, car la fonction première dʼÉCLA, du FRAC et de lʼOARA est bien dʼaccompagner les acteurs culturels et structures professionnelles sur lʼensemble de la Nouvelle-Aquitaine. À travers cet équipement phare, située sur les berges de la Garonne, se joue le rayonnement dʼun quartier mais aussi dʼun territoire. Avec ses formes monumentales (37 m de haut, 120 m de long et 14 000 m2 ) Ce projet est un élément pivot de la nouvelle dynamique de la ville et de la région. 96
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    3 BIG, le choixde lʼinnovation, de la jeunesse et de lʼEurope Lʼéquipe lauréate, BIG – Bjarke Ingels Group (Copenhague - Danemark) associée à Freaks (Paris), a proposé ainsi une architecture “vivante” jusque dans sa présence urbaine et au- delà de ses frontières. BIG a décliné une histoire de mécanique, mécanique huilée dʼune machine à réfléchir, à créer, à produire, à montrer, à diffuser. Une mutualisation dʼoutils avancés, dʼespaces généreux et atypiques, de savoir-faire, de connaissances et de ressources. Lʼambition du geste architecturale affichée par la Méca me permet dʼaffirmer ainsi un engagement fort au service de la création et de lʼinnovation en Nouvelle-Aquitaine. Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine 97
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    4 Programme de lamatinée 9h30 Accueil 10h00 Visite de presse avec Alain Rousset et l'architecte Bjarke Ingels 11h00 Geste inaugural : coulage voile de béton 11h15 Prises de parole sous chapiteau : - Alain Rousset - lʼarchitecte Bjarke Ingels - le Directeur régional des affaires culturelles, Arnaud Littardi Qui est Bjarke Ingels? Il a fondé son agence - Bjarke Ingels Group - en 2006, après avoir co-fondé en 2001 PLOT Architects avec Julien de Smedt et a collaboré avec Rem Koolhaas chez Office for Metropolitan Architecture (OMA). À travers une série de projets récompensés, Bjarke Ingels sʼest créé une réputation internationale comme pilier de la nouvelle génération dʼarchitectes qui combinent analyse judicieuse, expérimentation espiègle, responsabilité sociale et humour à leur pratique. Des projets de lʼagence sont actuellement en construction dans plus de 10 pays différents, plusieurs dʼentre eux ayant déjà reçu de nombreuses distinctions, dont deux prix du World Architecture Festival, une récompense de lʼAIA et un prix dʼexcellence de lʼULI. En outre, Bjarke a été personnellement désigné comme “Innovateur de lʼannée 2011” par le Wall Street Journal. Il a été sélectionné comme lʼune des 100 personnes les plus créatives en affaires par la revue américaine Fast Company. Il a également reçu le Prix de la Culture du Danemark. Parallèlement à sa pratique architecturale, Bjarke Ingels est actif en tant que professeur invité aux universités Harvard, Yale et Columbia, combinant souvent des cours dʼarchitecture à des cours de développement des affaires. Il a également co-fondé KiBiSi, un cabinet de design industriel qui poursuit la tradition scandinave de produits utilitaires simples et élégants. 11h45-12h30 Visites sur parcours simplifié par groupes (2 à 3 groupes) 13h00 Casse-croûte convivial sur le chantier 98
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    5 La Méca, lenouveau lieu de lʼéconomie créative La Méca, comme Hub de la création régionale, incarne lʼengagement de la nouvelle Région en faveur des économies créatives et de lʼinnovation artistique. Cette maison est un véritable outil dʼaccompagnement des nouvelles économies culturelles et des mutations numériques, liées à lʼécrit, à lʼimage, au spectacle vivant et à la création plastique contemporaine. Elle génèrera une synergie de projets transdisciplinaires entre les agences régionales Écla, lʼOara et le Frac. La Méca est une maison de l'hybridation créative, où chaque espace est pensé comme un lieu vivant dʼexpérimentation artistique, en phase avec la création contemporaine. Lʼaccueil des professionnels comme des publics est une priorité. Chacun sera invité à traverser la Méca en empruntant les rampes et escaliers pour accéder à la « chambre urbaine » dans un parcours surplombant la Garonne. La Méca cʼest l'histoire d'une mécanique à réfléchir, à créer, à produire, à montrer, à diffuser la création régionale. Les architectes BIG – Bjarke Ingels Group (Copenhague - Danemark) associés à Freaks (Paris), proposent une architecture dynamique avec cette arche asymétrique aux formes monumentales. 99
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    6 Un signal architecturalfort Le projet se compose dʼun socle biseauté en rez-de-chaussée, de deux “jambes” latérales asymétriques et dʼun volume en pont reliant lʼensemble en partie haute. Ce bâtiment forme donc une boucle verticale qui lie dans un seul mouvement les anciens abattoirs au futur pôle multimodal, à la passerelle Eiffel et aux berges de la Garonne en créant un espace en creux, au centre de lʼédifice. La dynamique du bâtiment est renforcée par un traitement topographique dʼune partie de lʼespace public avec un jeu dʼescaliers et de rampes. Le matériau de la promenade se plie pour former le toit de lʼentrée principale, puis se développe à la verticale le long de la cage de scène de lʼOara, se replie horizontalement le long du volume en suspens du Frac pour redescendre de lʼautre côté le long des bureaux et des archives dʼÉcla. Un matériau, un mouvement pour réunir dans une seule boucle lʼespace public et les agences culturelles Lʼasymétrie générale fait que le bâtiment regarde le Bordeaux historique vers lʼouest tout en pointant le nouveau quartier à venir, vers lʼest. Ses jeux de géométries et ses lignes très affirmées confèrent au projet un caractère cinétique : lʼentrée de ville, que ce soit par le train ou par la voiture, donne lʼillusion étonnante dʼun bâtiment en mouvement, dont les perspectives et les points de fuite semblent se distordre à mesure que lʼon sʼen approche. Ce projet est un élément pivot dans la nouvelle dynamique de la ville et de la Région, tant par son emplacement que par sa programmation, ce pourquoi il doit sʼassumer en tant que première entité publique construite comme celle qui devra communiquer son dynamisme au reste du développement urbain de lʼopération dʼintérêt national Bordeaux Euratlantique. Le processus du projet Méca, au-delà du programme et de la combinatoire des trois entités quʼil abrite, propose un véritable cadre pour la vie de tous les jours. Les activités extérieures du bâtiment font se diffuser lʼart dans la ville et font dans le même temps entrer 100
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    7 un peu dela ville dans son architecture. Un projet dʼarchitecture, cʼest aussi une affaire de suppositions : envisager un maximum dʼusages et de scénarii, les rendre possibles, permettre les transformations, favoriser les détournements... Cʼest précisément la flexibilité et la prospective dʼune proposition architecturale qui assurent au final une belle rencontre entre un bâtiment et ses usagers citoyens. Taillé sur mesure pour respecter les proportions de la cage de scènes, des stockages, des galeries dʼexposition, des bureaux, la boucle est légèrement vrillée pour accompagner ces programmes et les intégrer dans une même dynamique pour former au final un bâtiment unique mais multiple. La Méca, un bâtiment HQE • Bâtiment culturel en démarche environnementale suivant les standards de certification HQE • Recours en partie à des isolants biosourcés • Chantier à faible impact environnemental • Performance énergétique maintenue suivant la RT 2012 • Raccordement au réseau de chaleur de la ZAC ayant obtenu un titre V (innovation validée par le ministère de lʼénergie) • Performance de la sélection des systèmes afin dʼallier limitation de consommations énergétiques et respect des conditions hygrothermiques de conservation des œuvres • Etude poussée sur la diffusion dʼair afin dʼassurer le confort des occupants 101
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    8 Frac, Oara, Écla: une coloc’ créative Trois structures sur un même site pour un soutien renforcé à la culture et à la création Comment faire coexister trois institutions culturelles indépendantes dans un même projet ? Comment permettre le maximum dʼinterdisciplinarité tout en préservant lʼintimité des futurs occupants ? Comment proposer un accès aux coulisses, au stockage des œuvres dʼart et aux espaces de médiation tout en privilégiant la dimension publique du projet ? Comment intégrer un bâtiment dʼéchelle conséquente dans la balade piétonne qui lie les quais historiques de Bordeaux aux anciennes halles des abattoirs ? À quelques pas de la nouvelle Gare Saint-Jean, en bordure de Garonne, là où les Bordelais pour la plupart nʼenvisageaient que la subsistance des abattoirs et de quelques bars et boîtes de nuit, un bâtiment monolithique émergera du tissu urbain hétéroclite. Le départ de la réflexion a été dʼenvisager le projet du Pôle régional de la culture et de lʼéconomie créative comme la métaphore dʼune maison commune. Une grande maison partagée permettant de regrouper sur un même site les trois agences culturelles régionales intervenant dans le domaine de la création ou des industries créatives et numériques : lʼagence Écla - Écrit cinéma livre audiovisuel, le Frac - Fonds régional dʼart contemporain et lʼOara - Office artistique de la Région Nouvelle- Aquitaine. Par cette colocation, la Région Nouvelle-Aquitaine souhaite générer une véritable synergie entre ces entités pour que la Méca devienne un outil de soutien à la culture et la création identifié, à lʼéchelle de la ville, du territoire néo-aquitain, mais aussi au-delà. 102
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    9 Frac – Fondsrégional dʼart contemporain Depuis sa création en 1982, le Frac Aquitaine poursuit sa mission de soutien à la création contemporaine, par le biais de la constitution dʼune collection, quʼil diffuse à travers des expositions en région, en France et à lʼétranger. Financé par le Conseil régional de Nouvelle- Aquitaine et par lʼÉtat, le Frac Aquitaine incarne lʼambition dʼune politique territoriale menée en faveur de lʼart contemporain, favorisant les interactions culturelles des citoyens. Au sein de la Méca, le Frac Aquitaine dit de « nouvelle génération » disposera dʼespaces dʼexpositions, de réserves et de salles dédiées à lʼexpérimentation dʼactions innovantes qui lui permettront de développer ses missions de conservation, diffusion et médiation et dʼaccueillir artistes, professionnels et publics, usagers privilégiés de lʼinstitution. Installé sur le pont supérieur de la Méca, le Frac Aquitaine se déploie sur trois niveaux aux fonctionnalités distinctes : - Le R+4 accueille les réserves de la collection, organisées en fonction de la typologie des œuvres (sculptures, photographies, dessins, peintures…) dans le respect de toutes les prescriptions et protocoles de conservation. A proximité, sʼagencent les espaces de la régie nécessaires au conditionnement et à la manipulation des œuvres dont 60% sont en mouvement chaque année. Sur ce même niveau à caractère technique, se trouve une des nouveautés du futur Frac : le pôle de production de prototype qui a vocation à accueillir des artistes en résidence pour faciliter la production de nouvelles œuvres et engager une relation durable avec les entreprises et le secteur économique du territoire. - Au R+5, au cœur du « vaisseau », se situent les espaces dʼexpositions, là où le public pourra se confronter aux œuvres de notre temps : un plateau de 1 000m² accompagné de 2 espaces adjacents (Black Box) sʼétend jusquʼà lʼaccès dʼune terrasse offrant une vue unique sur le centre-ville. Modulable et en capacité dʼaccueillir les œuvres les plus novatrices, cet espace vivra au rythme dʼexpositions temporaires et permanentes, dont les projets entreront en résonnance avec les ressources du territoire et constitueront une des facettes dʼun programme régional plus large. Portant toute son attention aux publics accueillis et aux professionnels avec qui les projets sʼéchafauderont, lʼéquipe se situera non loin, sur le même étage où bureaux et centre de ressources seront autant de lieux laboratoires et de recherche. 103
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    10 - Au R+6,lʼexpérience de la visite se poursuit à travers le poste dʼaccueil des salles de médiation, dʼexpérimentation et dʼaccueil des scolaires. Les visiteurs peuvent bénéficier dʼune vue transversale sur les espaces dʼexpositions grâce à de grandes baies vitrées. Lʼauditorium du Frac (90 places + projection numérique), au service des acteurs de la filière des arts visuels, est également orienté vers la Garonne, avec un foyer belvédère sur les espaces expositions. Chacun pourra expérimenter les multiples approches de lʼart contemporain, dans un esprit collaboratif et interactif. Frac (R+4 - R+5 - R+6) Surface : 4 600 m² Salles dʼexpositions temporaires et semi permanentes : 1 200 m² Espaces de stockage des œuvres : 1 200 m² Auditorium (90 places) : 120 m² Foyer auditorium (avec lʼœuvre de pascal convert) : 130 m² Espace de documentation : 150 m² Accueil des scolaires + expérimentation : 150 m² Atelier médiation : 120 m² Oara – Office artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine Agence culturelle de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge du spectacle vivant, lʼOara accompagne le développement des équipes artistiques, contribue à la structuration et à lʼanimation de la filière et favorise une offre artistique et culturelle équitable en région. Au sein de la Méca, lʼOara disposera dʼun plateau de travail de 400 m², autorisant les productions les plus innovantes, et dʼun studio de création. Avec cette nouvelle de scène de 380 m2 et 7 m sous gril et un plateau technique le plus performant de la Nouvelle-Aquitaine, lʼOara va pouvoir améliorer ces dispositifs de résidence en accueillant en résidences longues de travail (création et pré-production) pour une qualification au national et à lʼinternational. 104
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    11 Lʼessentiel est dʼoffriraux artistes (théâtre, danse, musiques, performances pluridisciplinaires) un travail en toute liberté, avec la possibilité de confronter leurs étapes de création/recherche au public lors des sorties publiques qui concluent chaque résidence ouvert au public. Le plateau scénique et la grande salle de 266 places (226 sièges fixes en gradin et 40 places au 1er balcon), sont pensés comme un lieu de création, avec une technologie ultra- performante (modularité totale) et une géométrie du lieu rendant possible la reproduction des conditions de jeu présentes dans la plupart des scènes de Nouvelle-aquitaine. Les approches scénographiques et techniques sont basées sur le schéma dʼun théâtre classique (cage de scène et salle orientée vers le proscenium), mais la machinerie permet une grande variété dʼutilisation, avec gradins rétractables pour des présentations de spectacles (création, répétition et expérimentation), en frontale, frontale avec avant-scène agrandie, et bi-frontale. Habiter et travailler à lʼOara Au premier étage se trouve le foyer des artistes en résidences avec loges (costumes/maquillage) et cuisine. Cʼest lʼétage dédié aux artistes, à leur confort, et à la garantie de leur créativité et de leur bon séjour à lʼOara. Au 2ème étage se trouve le studio de création qui est traité de façon très généreuse et qui se positionne en balcon sur la chambre urbaine. Cʼest également le niveau dʼune pépinière « dʼartistes en émergence ». Le troisième étage est dédié au pôle administratif et salle de réunion. Oara (RDC - R+1 - R+2) Surface : 3 600 m² Salle Oara avec balcon (266 sièges) : 640 m² dont 310 m² pour la scène Studio de création : 85 m² Écla – Écrit cinéma livre audiovisuel Lʼagence culturelle régionale est lʼinterlocuteur des professionnels du livre et de lʼécrit, du cinéma et de lʼaudiovisuel de la Région Nouvelle-Aquitaine. Au sein de la Méca, un centre de documentation et de ressources et une salle de projection permettront à lʼAgence de développer son action en direction des professionnels de la Région Nouvelle-Aquitaine. Depuis le Grand Foyer, lʼentrée dʼÉcla est signifiée par un escalier généreux qui mène dans un grand hall à lʼétage dʼoù le visiteur accède directement au centre de ressources, et aux bureaux de lʼautre côté du plateau. Ce grand hall est en interface directe avec lʼAgora grâce à une large baie vitrée. La majeure partie des espaces du centre de ressources se trouve rassemblée côté quartier Saint-Jean Belcier. 105
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    12 Un auditorium traitécomme une salle de cinéma Cʼest à ce niveau que se trouve lʼauditorium qui est proposé comme une vraie salle de cinéma de 80 places. Cet équipement permet donc un confort optimum de projection cinéma et acoustique lors de conférences ou de rencontres. À lʼétage se trouvent également les salles de casting et dʼécriture. Une circulation riche et généreuse La logique collaborative et transversale dʼÉcla est renforcée par un double système de circulation aux étages 2 et 3 qui permet des liens multiples entre les différents secteurs. Toutes les salles de réunions et de travail se trouvent au niveau 2 ainsi que les bureaux de lʼadministration. Sʼy trouvent également les archives permanentes. Au troisième niveau les départements Cinéma et Livre partagent le plateau, de part et dʼautre du noyau central ainsi que la partie Cinéma du centre de ressources. Cʼest un espace optimisé et pratique qui est surtout proposé pour répondre à la flexibilité et à lʼévolutivité des équipes de travail. Il accueillera également la pépinière économie du livre à disposition de jeunes éditeurs. Une entrée indépendante est également prévue pour le pôle Aquitaine tournage, les équipes de productions pourront aussi accéder à leurs locaux directement depuis la chambre urbaine. Ecla (R+1 - R+2 - R+3) Surface : 1 900 m² Salle de projection (80 sièges) : 110 m² Foyer salle de projection : 110 m² Consultation documentaire : 140 m² production/tournage de film 106
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    13 Les espaces partagés Promenadeet « chambre urbaine » : la dynamique du bâtiment est renforcée par le jeu des rampes (175m) et escaliers permettant aux visiteurs de traverser la Méca pour accéder à une « chambre urbaine », et formant une promenade surplombant la Garonne. Ainsi même lorsque la Méca est fermée, elle reste totalement accessible aux promeneurs 24/24h et 7/7j. Grand Foyer - Agora 700 m2 : Lʼaccès à la Méca se fait par le grand foyer depuis lʼextérieur côté quai de Paludate et côté Garonne. Une borne dʼaccueil/boutique mobile permettra à lʼensemble des visiteurs dʼêtre orienté. Cet espace est en connexion visuelle directe avec lʼextérieur grâce à un très grand « miroir-périscope » qui renvoie lʼimage de la chambre urbaine, créant un lien visuel ludique entre intérieur et extérieur. Lʼespace Agora, petit auditorium partagé se présente comme une topographie organique, creusée dans le sol, permettant conférences, concerts, performances. Restaurant : rdc avec vue sur la Garonne - 55 couverts x 2 services midi&soir – ouvert 7/7. Entre café du coin et rendez-vous des artistes, le Café-restaurant se veut avant tout un espace de convivialité. Situé à proximité de la gare, il sera une halte pour les voyageurs mais aussi le lieu idéal pour les rendez-vous professionnels, un endroit paisible pour lʼesprit et le corps. Terrasse + espace Café : R+5 1050 m2 - 850 m2 de terrasse plein air avec exposition des œuvres monumentales du Frac (vue sur Bordeaux à 24m de hauteur) accessible à tous sur les horaires dʼouverture de la Méca, avec Café couvert de 200m2 . 107
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    14 1% Artistique Le Conseilrégional de Nouvelle-Aquitaine a décidé dʼinitier une politique de commande publique artistique et de donner suite aux propositions dʼintervention artistique dans le cadre du 1% artistique. Ainsi, pour la mise en valeur du projet Méca, il a été engagé un budget de 300 000 €pour la procédure du 1% artistique. Les espaces dʼintervention choisis pour lʼœuvre artistique sont les gradins extérieurs du bâtiment qui forment le socle de la Méca. En effet, les gradins, situées de part et dʼautre de lʼédifice, extensions monumentales architecturales en dénivellation du bâtiment, sont des faces inclinées qui présentent un potentiel immense pour accueillir des interventions artistiques. Ces dernières, envisagées ponctuelles à raison dʼune ou deux de chaque côté, viendraient habiter les gradins, les animer, piquer la curiosité des passants et les inviter à sʼy asseoir et y passer du temps. Elles devront être appréciables à lʼéchelle humaine et devraient faire participer le visiteur, ne serait-ce que par la réflexion, pour que celui-ci puisse sʼinscrire dans lʼœuvre et la Méca. La surface cumulée des gradins représente 1 490 m² (710 m² au Nord et 780 m² au Sud). Lʼappel à candidatures est en cours. Après avis du Comité artistique et décision de la Région, 4 candidats seront admis à concourir, avant le choix dʼun lauréat en juillet 2017. 108
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    15 BIG, Freaks :lʼarchitecture de lʼaudace BIG (Bjarke Ingels Group) regroupe des architectes, des designers et des penseurs travaillant dans les domaines de lʼarchitecture, du design urbain, de la recherche et du développement. Au cours des dernières années, cette agence sʼest créé une réputation internationale grâce à la réalisation de projets qui sont hautement avant-gardistes des points de vue techniques et programmatiques, tout en étant conçus pour utiliser des ressources et des coûts raisonnables. La production architecturale de BIG fait preuve dʼaudace, mais démontre également une remarquable sensibilité au contexte et à la commande du client. Plusieurs projets achevés ont reçu une grande reconnaissance internationale. Entre autre, les ensembles de logements The Mountain et 8-house ont remporté en 2008 et 2011 le très prestigieux premier prix au World Architecture festival. De plus, lʼagence a remporté en 2011 pas moins de 11 premiers prix à des compétitions internationales, incluant “Stockholmsporten” en Suède, “Waste-to-energy” au Danemark, la Galerie Nationale de Nuuk au Groenland, et Paris PARC, en France. Ces projets sont représentatifs des continuels efforts de BIG pour libérer lʼimagination architecturale du design générique et des typologies standardisées, et ce, dans le but de faire face à la constante évolution des contraintes et besoins de la vie contemporaine. Freaks freearchitects est une agence dʼarchitecture basée à Paris, dirigée par trois architectes (Guillaume Aubry, Cyril Gauthier, Yves Pasquet) qui favorise la prospection, la recherche et lʼexpérimentation architecturales à travers différents types de projets qui ont de lʼinstallation artistique de petite échelle aux grands concours dʼarchitecture internationaux. Bien quʼaujourdʼhui la grande majorité de leurs projets réalisés se situent en France, les associés de Freaks ont eu lʼoccasion, chacun au cours de leurs carrières, dʼexpérimenter des contextes de travail étrangers aussi éclectiques que San Francisco, Tokyo, Beijing, Berlin, Mumbai, Singapore, Istanbul… Ces contextes urbains parfois chaotiques les ont conduits à intégrer à leur pratique un vocabulaire riche et décomplexé de scénarii urbains et dʼesthétiques architecturales. En mars 2010, Freaks freearchitects a obtenu le prix des AJAP 2010, Albums des Jeunes Architectes et Paysagistes, décernés par le Ministère de la Culture, qui valorisent, soutiennent et encouragent la jeune production architecturale et paysagère. 109
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    16 La Méca, cette« mécanique huilée dʼune machine à réfléchir, à produire, à montrer, à diffuser » est, pour GTM Bâtiment Aquitaine et les équipes de VINCI Construction France, un nouveau défi à partager avec les équipes de BIG et Freaks, associées à La Région Nouvelle-Aquitaine et son mandataire, BMA. Lʼexcellence opérationnelle du groupe VINCI Construction France et sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires ont été de véritables moteurs pour relever les challenges liés à la réalisation dʼune telle construction Ouvrage en béton brut apparent Lʼarchitecture de la Méca laisse une large place au béton, que les équipes de GTM Bâtiment Aquitaine ont le plaisir de travailler sur lʼensemble de leurs chantiers. Lʼensemble des compétences réunies autour de ce projet permettront de redonner, à ce matériau, ses lettres de noblesse. Les parements bétons de la Méca, pour la grande majorité dʼentre eux, ne reçoivent aucun traitement particulier après leur mise en œuvre. Les nombreuses ouvertures présentes dans le bâtiment imposant au constructeur de « bien faire du premier coup ». Un niveau dʼexigence voulu par les maîtres dʼœuvre et dʼouvrage. Les équipes de GTM Bâtiment ont réalisé plusieurs prototypes, en interne, afin de maîtriser lʼensemble du processus de mise en œuvre (choix des peaux de coffrages, méthodologie de mise en œuvre du béton, étude de la chimie de ce matériau….). Cʼest bien dʼune œuvre à part entière dont il sʼagit et cʼest le sentiment partagé par lʼensemble des acteurs gravitant autour de cet objet. Les équipes de GTM Bâtiment Aquitaine et de VINCI Construction France sont fières aujourdʼhui de pouvoir laisser leur empreinte sur cet « objet merveilleux ». 110
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    17 R&D pour fixerla vêture de la façade La Méca, « une émergence du tissu urbain hétéroclite », est habillée de plus de 7 500 m² de panneaux de béton blanc, assemblés pour laisser croire à un « rocher facetté ». En plus de concevoir lʼensemble du système de fixation de ces éléments dont le poids varie de 450 à plus de 1 000 kg, les équipes de GTM Bâtiment Aquitaine lʼont fait valider auprès du Centre Scientifique Technique du Bâtiment (établissement public validant le procédé technique inventé, formalisé par la délivrance dʼun Avis Technique dʼExpérimentation). Un travail de recherche et développement méticuleux, maîtrisé par les bureaux dʼétudes internes de GTM Bâtiment Aquitaine et VINCI Construction France, qui a permis dʼélaborer un système respectant les souhaits architecturaux dans leur moindre détail. Le tout dans un délai extrêmement court. Des acteurs / partenaires complémentaires Pour lancer la Méca, il a fallu dʼabord la fonder. Ce sont les équipes de Soletanche Bachy, filiale de VINCI Construction France, qui ont réalisé les 251 pieux, à 35 m de profondeur qui permettent dʼancrer la Méca dans le sol bordelais. La Méca est lancée. Après le temps de la construction des deux piles en béton viendra celui de la charpente métallique (de plus de 750 T) qui les reliera lʼune à lʼautre. Pour réaliser cette jonction, qui donne à la Méca toute sa volumétrie et ancrant définitivement son caractère asymétrique, GTM Bâtiment Aquitaine sʼest associé à Martifer, leader européen de Charpente Métallique. Un partenaire connu par les équipes de Vinci Construction France pour avoir réalisé, ensemble, le stade des Lumières à Lyon. Des partenaires régionaux Lʼentreprise Coveris a également rejoint lʼéquipe mandatée par GTM Bâtiment Aquitaine. Concernée par les 3 000 m² de menuiseries extérieures, Coveris est un partenaire fiable, de 111
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    18 longue date, avecqui VINCI Construction France compte déjà de nombreuses collaborations (pont Chaban-Delmas, Cité du Vin…) Enfin la toiture à deux plans, fermant la « boîte Méca » sera réalisée par Cobarec, ainsi que lʼensemble des étanchéités et des barreaudages en aluminium brut qui donneront vie à cette machine Mécanique réglée, depuis sa conception, avec la plus grande des précisions. Contact presse : Julie Simon julie.simon@vinci-construction.fr 05.56.18.63.22 - 06.34.63.39.83 112
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    19 Quartier créatif La MECAse situe dans Le quartier Créatif de Bordeaux-Euratlantique. Imprégné par son histoire économique et industrielle (chais, abattoirs, habitat traditionnel et halle Debat Ponsan), ce quartier fonctionnera de jour comme de nuit. A la fois quartier d’affaires et de loisirs, il sera occupé par des immeubles de bureaux accueillant de nombreux sièges régionaux comme la Caisse d’Epargne, Mazars, Compagnie Fiduciaire, Millésima, etc. Il comprendra également un hôtel 4 étoiles du groupe Hilton, une auberge de jeunesse, des ateliers d’artistes, des bars, des établissements de nuit, des commerces, des restaurants, un bar à vin, des boutiques, et une piscine gérée par l’UCPA. Des voies de transports doux permettront aux cyclistes et piétons de se déplacer sereinement dans le quartier, d’accéder à gare, de longer les quais ou de rejoindre les quartiers Carle Vernet et Armagnac. Stratégie culturelle de Bordeaux-Euratlantique Bordeaux-Euratlantique accompagne l’expression artistique et impulse une dynamique vertueuse en matière de création culturelle et d’économie créative. L’objectif ? Développer les filières d’économie créative, créer de l’emploi et favoriser la cohésion sociale sur le territoire. Nos actions Accueil de résidence d’artistes et de manifestations artistiques sur les sites en mutations, implantation d’œuvres d’art, installation d’équipements culturels, travail avec les structures culturelles locales pour les inaugurations, recours à l’artisanat pour la signalétique, etc. A propos Bordeaux-Euratlantique est l’une des plus vastes opérations d’aménagement de France avec plus de 730 ha sur les communes de Bordeaux, Bègles et Floirac. Opération d’intérêt national (OIN), elle est menée par l’Etablissement public d’aménagement (EPA) Bordeaux-Euratlantique créé en 2010. Avec une programmation exigeante de 2 500 000 m² de logements, bureaux et équipements publics, ce sont à terme 40 000 nouveaux habitants et 30 000 nouveaux emplois qui sont attendus sur ce territoire au sud de la métropole bordelaise. Les représentants de l’Etat, les présidents de la Région Nouvelle-Aquitaine, du Conseil départemental de la Gironde et de Bordeaux Métropole et les maires des communes de Bègles, Bordeaux et Floirac, siègent au sein du Conseil d’administration de l’EPA Bordeaux-Euratlantique, présidé par la Vice-présidente de Bordeaux Métropole en charge du développement économique et adjointe au maire de Bordeaux. Chiffres clés Aujourd'hui 1/3 des projets Bordeaux-Euratlantique est engagé et le taux de commercialisation (au sens développement économique) atteint les 50%. Création de 2000 emplois/ans dont 50% exogènes En 2017 : 650 emplois Prévisions 2019 :4000 emplois Contact presse : Marion Le Fur marion.lefur@bordeaux-euratlantique.fr 05.57.14.44.86 - 06.38.98.29.00 113
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    20 Budget et financement BudgetOpération : 60 millions €TDC (toutes dépenses confondues) dont Budget Travaux : 42 millions €TTC Financement : Région Nouvelle-Aquitaine, maître dʼouvrage : 56 millions € Ministère de la Culture et de la Communication : 4 millions € Les intervenants Maitre dʼouvrage Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine 14 rue François de Sourdis - 33077 Bordeaux Cedex Mandataire délégué Bordeaux Métropole Aménagement (BMA) 38 rue de Cursol - 33000 Bordeaux Aménageur Zac Saint-Jean/Belcier EPA Bordeaux Euratlantique 140, rue des Terres de Borde - 33081 Bordeaux Cedex Partenaires du projet Ministère de la Culture et de la Communication DRAC Nouvelle-Aquitaine 54 rue Magendie - 33074 Bordeaux Cedex Écla – Ecrit - Cinéma - Livres- Audiovisuel Bat.36-37 rue des Terres Neuves 33130 - Bègles Contact presse : Géraldine Arnoux geraldine.arnoux@ecla.aquitaine.fr - 05 47 50 10 04 - 06 19 52 40 35 Frac – Fond régional dʼart contemporain Hangar G2, Bassins à flots n°1, Quai Armand Lalande 33000 - Bordeaux Contact presse : Cyril Vergès cv@frac-aquitaine.net - 05 56 13 25 60 – 06 07 62 28 54 Oara – Office artistique de la Nouvelle-Aquitaine 33 rue du Temple - BP163 - 33036 Bordeaux Cedex Contact presse : Malika Béchame malika.bechame@oara.aquitaine.fr - 05 56 01 45 67 114
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    21 Assistance à maitrisedʼouvrage Programmiste Aubry & Guiguet Programmation 13 Rue de Mont-Louis - 75011 Paris Contrôleur technique Bureau Veritas 40 Avenue Ferdinand de Lesseps - 33610 Canéjan Coordonnateur Prévention Santé Coordis 156 Rue Raymond Poincaré - 33110 Le Bouscat Lʼéquipe de maitrise dʼœuvre Architectes mandataires BIG – Bjarke Ingels Group Kløverbladsgade 56, 2500 Valby, Copenhague-Danemark Architectes associés Freaks Architecture 25 rue des Cascades, 75020 Paris Architecte (chantier) Lafourcade & Rouquette Architectes 61 Rue du Professeur Lannelongue, 33300 Bordeaux Bureau dʼétude fluides Alto Ingénierie 40 rue de la Rousselle, 33000 Bordeaux Bureau dʼétude structure Khephren Ingénierie 40 rue de la Rousselle, 33000 Bordeaux Amo Hqe Cap Terre 4 rue Fontgrasse, 31700 Blagnac Bureau dʼétude économie VPEAS 40 rue de la Rousselle, 33000 Bordeaux Bureau dʼétude acoustique Cabinet Conseil Vincent Hedont 72 rue de Leybardie, 33300 Bordeaux 115
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    22 Bureau dʼétude façade Dr.Lüchinger+Meyer Bauingenieure AG Limmatstrasse 275, 8005 Zürich, Suisse Bureau dʼétude scénographie Ducks Sceno 1 rue Dr Fleury Pierre Papillon F-69100 Villeurbanne Bureau dʼétude lumière et design Ph.A & A-Concepteurs Lumière et Design 6 Cité Paradis, 75010 Paris Artiste Petra Mrzyk 1 rue des Mines, 49570 Montjean-sur-Loire Graphistes ABM Studio 25 rue des Cascades, 75020 Paris Ordonancement, Pilotage, Coordination CRX Ouest 3 Allée Saint-Alexis, 87000 Limoge 24 entreprises dont 16 de Nouvelle-Aquitaine Lot Gros-œuvre Clos-couvert GTM Bâtiment Aquitaine (Mandataire) 5 rue Gay Lussac - 33700 Mérignac Cobarec 12 Z.A. Lapin-33750 – Beychac-et-Caillau Coveris 35 allée Megève - 33170 Gradignan Freyssinet France 280 avenue N. Bonaparte- 92500 Rueil-Malmaison Martifer Constructions 106 rue des Gémeaux Silic - 94150 Rungis Soletanche Bachy Pieux 18 rue des Pyrenées Silic 582 - 91320 Wissous Structures Ile De France 20 rue Jacques Daguerre - 92500 Rueil-Malmaison 116
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    23 Lot Cloisons-Doublages-Plâtrerie Alphabat 334 alléede Migelane - 33650 Saucats Lot Faux-plafonds Plafondecor ZI du Phare - 33700 Mérignac Lot Menuiseries intérieures - Mobilier fixe Legendre Lureau 7 Lieu-dit Boutinard - 33910 Sablons Lot Revêtements de sol souples Sols Prestige 33 Parc d'activités Pays de Langon - 33210 Mazères Lot Revêtements de sol durs-Faïences Plamursol Parc d'activités du Courneau - 33610 Canéjan Lot Chapes-revêtements de sols décoratifs Plamursol Parc d'activités du Courneau - 33610 Canéjan Lot Peinture David Davitec 123 Quai de Brazza - 33072 Bordeaux Lot Signalétique L'Atelier 30 avenue de Pauline 63000 Clermont-Ferrand Lot Serrurerie Jouneau System Lieu-dit Lande 33880 Baurech Lot Electricité CFO CFA - Eclairages spécifiques CIMEA ZI de la Briquetterie - 33610 Canéjan Lot Chauffage Ventilation Climatisation (CVC) – Plomberie Tunzini Toulouse 20 rue Gaspard Monge - 33610 Canéjan Lot Gestion technique du bâtiment (GTB) Siemens + Faccer 6 avenue Henry le Chatelier - 33700 Mérignac 117
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    24 Lot Monte-charge-Ascenseurs Sa Kone 14rue François Arago - 33700 Mérignac Lot Scénographie - Machinerie et serrurerie scénique Tambe 8 rue du Déluge - 60110 Corbeil Cerf Lot Scénographie - Tribune et fauteuils Hugon ZI ZAC Grands Camps 46090 Mercues Lot Scénographie - Audiovisuel scénique Tech Audio 46, rue Duhesme 75018 Paris Lot Scénographie-Eclairage scénique Tech Audio 46, rue Duhesme - 75018 Paris Lot Voirie et réseaux divers - Aménagements extérieurs Colas Sud Ouest 126, rue Emile Combes - 33270 Floirac 118
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    25 La Méca, cʼest… 19lots 24 entreprises dont 16 en Nouvelle- Aquitaine 50 ouvriers sur le chantier en janvier 2017 16 620 heures dédiées à la clause dʼinsertion par lʼéconomie Nombre de pieux : 251 Béton : 11 000 m3 Armatures : 800 tonnes Charpente : 750 tonnes Fenêtres : 980 (3 000 m²) Panneaux de vêture : 4 800 pièces Dimensions d'un panneau standard : 3.6 m x 0.60 m Poids d'un panneau standard : 432 kg Longueur de la poutre métallique du pont (entre les 2 piles) : 31 m Point le plus haut : 36.60 m Surface plancher : 12 700 m² Shon (Surface hors œuvre nette) : 14 700 m² Superficie du terrain : 10 280 m² Hauteur de la construction : 36.60 m Nombre de niveaux : r+6 Terrasse (R+5) : 850 m² avec café-bar : 200 m² Restaurant (rdc) pour 50 couverts (2 services à midi et 2 services le soir) 119
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    26 Un chantier quiavance Livraison prévue en septembre 2018 120
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    Annexe 8 :lettre de recommandation 121
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    Annexe 9 :attestations de stage 124
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    Annexe 10 :fiche d’évaluation de stage 126
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    Revue de presse Synthèsede la presse sur un sujet donné ou différents thèmes pertinents. La revue de presse ­permet d’enrichir et de développer le choix des sujets à développer. Veille informationnelle Tâche essentielle pour les journalistes, la veille informationnelle permet de resté informé. Parmi les outils utilisés par les journalistes, figurent les fils des agences de presse comme l’AFP (Agence France Presse), Reuters ou AP (Associated Press), mais aussi les réseaux sociaux comme les fils d’actualités de Twitter. Les journalistes doivent tout de même rester vigilants quant à la fiabilité des informations trouvées. Journal télévisé Émission d’informations animée par un présentateur ou un couple de présentateurs. Pendant le journal télévisé (JT), le présentateur a pour mission d’introduire les sujets avant de lancer la diffusion des reportages. Les reportages des JT sont généralement courts et ne dépassent pas les 2min30. Off Information accompagnée d’images, annoncée directement par le présentateur du journal télévisé. Brèves Information annoncée directement par le présentateur du journal télévisé, sans qu’elle soit accom- pagnée par des images. Rushes Ensemble des prises tournées par un JRI en reportage sur le terrain. Drupal Drupal est un logiciel utilisé par l’ensemble du réseau France 3 et qui permet aux contributeurs web de gérer et d’organiser le contenu du site web. Il s’agit en quelques sortes du back-office du site internet de France 3 Nouvelle Aquitaine par exemple. Conférence de rédaction Réunion des journalistes d’un média pour traiter et décider des sujets qui feront l’actualité du jour. Chaque journaliste peut, s’il le souhaite, défendre un sujet en particulier, qui n’est pas forcément abordé dans les titres de presse du jour. Commentaire pied Le commentaire pied est le commentaire final qu’effectue un journaliste rédacteur pour clore son reportage audiovisuel. 128 Lexique