© Les Éditions de la Chenelière inc., 2006, Savoir plus : outils et méthodes de travail intellectuel, 2e
éd. 1
(Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier)
LE RAPPORT DE RECHERCHE
Un rapport de recherche est un texte qui rend compte d’un travail de recherche. Il présente
la problématique de recherche, les méthodologies employées, les résultats et une discussion
de ceux-ci en lien avec la problématique. Le rapport de laboratoire est une forme de
rapport de recherche d’une portée limitée, puisqu’il ne concerne qu’un aspect de la
recherche. L’article scientifique est un rapport de recherche destiné à être publié dans un
périodique spécialisé.
Nous entendons par rapport de recherche divers types de textes apparentés, soit: le
rapport de recherche lui-même, le rapport de laboratoire qui en est une forme simplifiée, le
rapport de terrain, qui est l’équivalent du rapport de laboratoire pour les études dans un
milieu donné, et l’article scientifique, qui est un rapport de recherche condensé pour fins
de publication. Ces textes étant de même nature, nous utiliserons l’expression «rapport de
recherche» comme terme générique, laissant le soin aux lecteurs d’adapter les règles
générales à leurs cas particuliers, en abrégeant telle partie ou en approfondissant telle
autre.
Le rapport de recherche est donc un texte visant à présenter des travaux de recherche
empiriques ou théoriques à une communauté d’étudiants ou de chercheurs intéressés au
type de questions qui y sont abordées (généralement à l’intérieur d’une discipline donnée,
quoique certains travaux de recherche aient un caractère interdisciplinaire). Dans un
rapport de recherche, on doit faire état de la problématique, des méthodes utilisées et des
résultats obtenus; on doit également faire une discussion des résultats et tirer une
conclusion. Un rapport doit être rédigé dans un style direct et clair, et éviter toute
discussion n’ayant pas de rapport avec les travaux dont on rend compte. On doit présenter
le plus brièvement possible tout élément nécessaire à la bonne compréhension du
déroulement effectif de la recherche, mais éviter les énumérations interminables ou
répétitives. Examinons quelques éléments importants du rapport de recherche (dont on
trouvera un canevas un peu plus loin).
Les éléments d’un rapport de recherche
Le titre de la recherche doit être aussi précis et complet que possible, sans être trop long ni
comporter de détails inutiles à la compréhension de l’objet de la recherche. Un résumé doit
présenter en 10 ou 20 lignes le problème abordé, les principaux résultats et la conclusion de
l’étude. Dans le cas de travaux de plus de 20 pages, on inclura une table des matières
présentant les principales parties du travail.
L’introduction
Dans l’introduction, on doit exposer les objectifs de la recherche et préciser le problème et
la question à laquelle on souhaite répondre. On doit également faire une recension des
écrits portant directement sur le même problème. Il faut s’efforcer de dégager le consensus
des chercheurs sur la question et de souligner les points controversés. On fera également
ressortir la pertinence de l’étude dans ce contexte, en montrant en quoi elle contribue à ce
champ de recherche. On ne doit pas oublier de définir les concepts et de mentionner les
théories auxquelles on se réfère. Finalement, on énonce l’hypothèse ou les hypothèses de
travail.
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éd. 2
(Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier)
Les méthodes
Cette section doit comporter les éléments suivants, lorsqu’ils sont pertinents. Veuillez noter
qu’il s’agit d’une partie très technique qui doit présupposer certains acquis chez les lecteurs.
• LE PLAN D’EXPÉRIENCE, L’ÉCHANTILLONNAGE. Il faut établir les variables dépendantes et
indépendantes, de même que les variables intervenantes. On doit aussi expliquer les
procédures d’échantillonnage et décrire la population testée.
• LES PROTOCOLES, LES TESTS ET LES INSTRUMENTS. On doit décrire les protocoles
expérimentaux, semi-expérimentaux ou les protocoles d’observation et d’entrevue en
prenant soin d’expliquer dans quelle mesure on a respecté le principe du double-aveugle.
On décrit les tests utilisés et les instruments utilisés.
• LA CUEILLETTE DES DONNÉES. On explique comment on a procédé à la cueillette, au
classement, à la saisie et au traitement des données.
• CHRONOLOGIE DES OBSERVATIONS OU DES EXPÉRIENCES. On décrit le déroulement de
l’observation ou de l’expérimentation dans l’ordre où les événements se sont produits.
• MÉTHODES STATISTIQUES. On présente les procédures et les calculs statistiques ayant
présidé à la confection des tests ou au traitement des données, en discutant de la valeur
relative de ces procédures et des limites que les traitements statistiques posent à
l’interprétation des données.
Les résultats
La présentation des résultats doit être brève et explicite, sans redondance: on ne doit
mettre en évidence que les données significatives. Il est approprié dans cette section
d’utiliser des illustrations, des histogrammes, des nuages de points, des tableaux, des tartes
ou tout autre moyen graphique pertinent pour présenter les résultats de manière explicite
et claire (module 15 du manuel).
La discussion des résultats
C’est dans cette partie qu’on souligne les principes ou les relations que les résultats
autorisent. On donne l’interprétation des résultats, et on montre en quoi l’hypothèse de
travail se trouve corroborée ou infirmée. Il faut également faire état des restrictions et des
limites interprétatives. De la même façon, il faut faire état des exceptions, des résultats
aberrants et de la mortalité expérimentale en expliquant les raisons de ces écarts dans
chaque cas.
On fera ensuite état de la fidélité et de la validité des instruments de mesure et du degré de
validité des résultats qui en découlent. Il faut surtout éviter de généraliser ses résultats de
façon abusive, ou de gonfler indûment la valeur des tests. Il serait également requis
d’apporter toute correction méthodologique utile pour les chercheurs qui voudraient
reprendre ces observations ou expériences à leur propre compte, afin qu’ils ne répètent pas
des erreurs qui auraient été faites.
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éd. 3
(Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier)
On doit également comparer les résultats de la recherche avec ceux de toute étude
similaire. Il faut insister sur les convergences et les différences entre ces études et celle qui
est l’objet du rapport. De manière générale, il faut faire ressortir la signification des résultats
dans le cadre de la problématique, c’est-à-dire montrer en quoi ces résultats modifient, le
cas échéant, la manière de poser les problèmes ou de conceptualiser la question. Il faut
analyser les implications théoriques ou pratiques de la recherche.
La conclusion
Finalement, en conclusion, on résume les objectifs et les hypothèses de recherche. Il faut
énoncer les conclusions logiques de l’étude et indiquer comment les principaux résultats
soutiennent cette conclusion. Si la recherche a une visée pratique, il faut aussi faire les
recommandations qui découlent des résultats obtenus.
CANEVAS D’UN RAPPORT DE RECHERCHE
La page de titre
Titre de la recherche ou de l’activité
Nom de l’auteur
Organisme, institution, établissement
Date
Le résumé
(10 à 20 lignes)
La table des matières
1. L’introduction
La problématique
L’état de la question et la recension des écrits
Les objectifs
L’hypothèse
2. Les méthodes
Le plan d'expérience, l’échantillonnage
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éd. 4
(Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier)
Les protocoles, les tests et les instruments
La cueillette des données
Chronologie des observations ou des expériences
Méthodes statistiques
3. Les résultats
Présentation des données significatives
4. La discussion des résultats
Principes et relations issus des résultats
Restrictions et exceptions
Fidélité des instruments de mesure et validité des résultats
Corrections méthodologiques
Comparaison avec des études similaires
Signification des résultats dans le cadre de la problématique
Implications théoriques
Implications pratiques
5. La conclusion
Rappel de l’objectif et des hypothèses
Abrégé des résultats en faveur des conclusions logiques
Conclusions logiques
Recommandations
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éd. 5
(Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier)
La bibliographie
La bibliographie ne doit comporter que les titres qui ont servi directement à la recherche et
non être une bibliographie générale sur le sujet (module 14 du manuel).
Dans l’ensemble, un rapport de recherche doit être un texte concis, précis et clair où la
démarche et les résultats d’une recherche, d’un travail de laboratoire ou d’une étude de
terrain sont présentés et soumis à l’attention critique des pairs, d’un professeur ou d’un jury
d’évaluation. Il doit rendre compte du déroulement effectif de la recherche en faisant
ressortir les éléments les plus significatifs. En effet, il est inutile de faire une description
détaillée de toutes les péripéties de la recherche; il importe plutôt de s’en tenir aux résultats
obtenus. Le rapport de recherche doit en tirer les leçons et conclure adéquatement.
Marche à suivre
1. Une fois votre recherche terminée, faites l’analyse des données que vous avez recueillies;
faites l’analyse statistique, s’il y a lieu.
2. Établissez vos conclusions.
3. Sélectionnez les graphiques et les illustrations qui feront partie du rapport.
4. Rédigez votre rapport en suivant le canevas présenté ici.
5. Révisez votre texte et établissez-en la version finale.
Exercice
1. Choisissez quelques numéros de trois périodiques scientifiques dans votre domaine
d’étude.
2. Examinez les normes de publication.
3. Comparez la structure des articles scientifiques originaux. En quoi cette structure précise-
t-elle le canevas suggéré plus haut?
Plus encore!
Si votre rapport comporte des citations, comme c’est plus souvent le cas dans des études
théoriques, assurez-vous que ces citations soient les plus brèves possible et présentées selon
les normes (module 14 du manuel). Il ne faut jamais abuser des citations. On peut se référer
aisément à un ouvrage et le résumer sans nécessairement le citer. On ne cite textuellement
que les passages essentiels à la compréhension d’un aspect important de la problématique,
pour attirer l’attention des lecteurs sur un ouvrage particulier.
Les graphiques et les tableaux sont d’une grande utilité pour présenter des informations
techniques, conceptuelles ou mathématiques (module 15 du manuel). Ils permettent de
synthétiser l’information de manière agréable, claire et complète sans imposer aux lecteurs
des descriptions interminables. Il ne faut cependant pas en abuser: seuls les tableaux et
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éd. 6
(Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier)
graphiques importants pour discuter l’hypothèse ou établir les conclusions doivent être
retenus.
Il faut toujours laisser vieillir un manuscrit avant d’y apporter les corrections finales. Après la
première révision, il est bon de laisser dormir le texte pendant une semaine ou deux.
Lorsqu’on le relit, on a un meilleur regard critique et on apporte généralement des
corrections plus judicieuses que si on l’avait corrigé immédiatement.
Complément à l’ouvrage Savoir plus, 2e
éd.
© 2006, Les Éditions de la Chenelière inc.

Rapport recherche

  • 1.
    © Les Éditionsde la Chenelière inc., 2006, Savoir plus : outils et méthodes de travail intellectuel, 2e éd. 1 (Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier) LE RAPPORT DE RECHERCHE Un rapport de recherche est un texte qui rend compte d’un travail de recherche. Il présente la problématique de recherche, les méthodologies employées, les résultats et une discussion de ceux-ci en lien avec la problématique. Le rapport de laboratoire est une forme de rapport de recherche d’une portée limitée, puisqu’il ne concerne qu’un aspect de la recherche. L’article scientifique est un rapport de recherche destiné à être publié dans un périodique spécialisé. Nous entendons par rapport de recherche divers types de textes apparentés, soit: le rapport de recherche lui-même, le rapport de laboratoire qui en est une forme simplifiée, le rapport de terrain, qui est l’équivalent du rapport de laboratoire pour les études dans un milieu donné, et l’article scientifique, qui est un rapport de recherche condensé pour fins de publication. Ces textes étant de même nature, nous utiliserons l’expression «rapport de recherche» comme terme générique, laissant le soin aux lecteurs d’adapter les règles générales à leurs cas particuliers, en abrégeant telle partie ou en approfondissant telle autre. Le rapport de recherche est donc un texte visant à présenter des travaux de recherche empiriques ou théoriques à une communauté d’étudiants ou de chercheurs intéressés au type de questions qui y sont abordées (généralement à l’intérieur d’une discipline donnée, quoique certains travaux de recherche aient un caractère interdisciplinaire). Dans un rapport de recherche, on doit faire état de la problématique, des méthodes utilisées et des résultats obtenus; on doit également faire une discussion des résultats et tirer une conclusion. Un rapport doit être rédigé dans un style direct et clair, et éviter toute discussion n’ayant pas de rapport avec les travaux dont on rend compte. On doit présenter le plus brièvement possible tout élément nécessaire à la bonne compréhension du déroulement effectif de la recherche, mais éviter les énumérations interminables ou répétitives. Examinons quelques éléments importants du rapport de recherche (dont on trouvera un canevas un peu plus loin). Les éléments d’un rapport de recherche Le titre de la recherche doit être aussi précis et complet que possible, sans être trop long ni comporter de détails inutiles à la compréhension de l’objet de la recherche. Un résumé doit présenter en 10 ou 20 lignes le problème abordé, les principaux résultats et la conclusion de l’étude. Dans le cas de travaux de plus de 20 pages, on inclura une table des matières présentant les principales parties du travail. L’introduction Dans l’introduction, on doit exposer les objectifs de la recherche et préciser le problème et la question à laquelle on souhaite répondre. On doit également faire une recension des écrits portant directement sur le même problème. Il faut s’efforcer de dégager le consensus des chercheurs sur la question et de souligner les points controversés. On fera également ressortir la pertinence de l’étude dans ce contexte, en montrant en quoi elle contribue à ce champ de recherche. On ne doit pas oublier de définir les concepts et de mentionner les théories auxquelles on se réfère. Finalement, on énonce l’hypothèse ou les hypothèses de travail.
  • 2.
    © Les Éditionsde la Chenelière inc., 2006, Savoir plus : outils et méthodes de travail intellectuel, 2e éd. 2 (Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier) Les méthodes Cette section doit comporter les éléments suivants, lorsqu’ils sont pertinents. Veuillez noter qu’il s’agit d’une partie très technique qui doit présupposer certains acquis chez les lecteurs. • LE PLAN D’EXPÉRIENCE, L’ÉCHANTILLONNAGE. Il faut établir les variables dépendantes et indépendantes, de même que les variables intervenantes. On doit aussi expliquer les procédures d’échantillonnage et décrire la population testée. • LES PROTOCOLES, LES TESTS ET LES INSTRUMENTS. On doit décrire les protocoles expérimentaux, semi-expérimentaux ou les protocoles d’observation et d’entrevue en prenant soin d’expliquer dans quelle mesure on a respecté le principe du double-aveugle. On décrit les tests utilisés et les instruments utilisés. • LA CUEILLETTE DES DONNÉES. On explique comment on a procédé à la cueillette, au classement, à la saisie et au traitement des données. • CHRONOLOGIE DES OBSERVATIONS OU DES EXPÉRIENCES. On décrit le déroulement de l’observation ou de l’expérimentation dans l’ordre où les événements se sont produits. • MÉTHODES STATISTIQUES. On présente les procédures et les calculs statistiques ayant présidé à la confection des tests ou au traitement des données, en discutant de la valeur relative de ces procédures et des limites que les traitements statistiques posent à l’interprétation des données. Les résultats La présentation des résultats doit être brève et explicite, sans redondance: on ne doit mettre en évidence que les données significatives. Il est approprié dans cette section d’utiliser des illustrations, des histogrammes, des nuages de points, des tableaux, des tartes ou tout autre moyen graphique pertinent pour présenter les résultats de manière explicite et claire (module 15 du manuel). La discussion des résultats C’est dans cette partie qu’on souligne les principes ou les relations que les résultats autorisent. On donne l’interprétation des résultats, et on montre en quoi l’hypothèse de travail se trouve corroborée ou infirmée. Il faut également faire état des restrictions et des limites interprétatives. De la même façon, il faut faire état des exceptions, des résultats aberrants et de la mortalité expérimentale en expliquant les raisons de ces écarts dans chaque cas. On fera ensuite état de la fidélité et de la validité des instruments de mesure et du degré de validité des résultats qui en découlent. Il faut surtout éviter de généraliser ses résultats de façon abusive, ou de gonfler indûment la valeur des tests. Il serait également requis d’apporter toute correction méthodologique utile pour les chercheurs qui voudraient reprendre ces observations ou expériences à leur propre compte, afin qu’ils ne répètent pas des erreurs qui auraient été faites.
  • 3.
    © Les Éditionsde la Chenelière inc., 2006, Savoir plus : outils et méthodes de travail intellectuel, 2e éd. 3 (Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier) On doit également comparer les résultats de la recherche avec ceux de toute étude similaire. Il faut insister sur les convergences et les différences entre ces études et celle qui est l’objet du rapport. De manière générale, il faut faire ressortir la signification des résultats dans le cadre de la problématique, c’est-à-dire montrer en quoi ces résultats modifient, le cas échéant, la manière de poser les problèmes ou de conceptualiser la question. Il faut analyser les implications théoriques ou pratiques de la recherche. La conclusion Finalement, en conclusion, on résume les objectifs et les hypothèses de recherche. Il faut énoncer les conclusions logiques de l’étude et indiquer comment les principaux résultats soutiennent cette conclusion. Si la recherche a une visée pratique, il faut aussi faire les recommandations qui découlent des résultats obtenus. CANEVAS D’UN RAPPORT DE RECHERCHE La page de titre Titre de la recherche ou de l’activité Nom de l’auteur Organisme, institution, établissement Date Le résumé (10 à 20 lignes) La table des matières 1. L’introduction La problématique L’état de la question et la recension des écrits Les objectifs L’hypothèse 2. Les méthodes Le plan d'expérience, l’échantillonnage
  • 4.
    © Les Éditionsde la Chenelière inc., 2006, Savoir plus : outils et méthodes de travail intellectuel, 2e éd. 4 (Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier) Les protocoles, les tests et les instruments La cueillette des données Chronologie des observations ou des expériences Méthodes statistiques 3. Les résultats Présentation des données significatives 4. La discussion des résultats Principes et relations issus des résultats Restrictions et exceptions Fidélité des instruments de mesure et validité des résultats Corrections méthodologiques Comparaison avec des études similaires Signification des résultats dans le cadre de la problématique Implications théoriques Implications pratiques 5. La conclusion Rappel de l’objectif et des hypothèses Abrégé des résultats en faveur des conclusions logiques Conclusions logiques Recommandations
  • 5.
    © Les Éditionsde la Chenelière inc., 2006, Savoir plus : outils et méthodes de travail intellectuel, 2e éd. 5 (Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier) La bibliographie La bibliographie ne doit comporter que les titres qui ont servi directement à la recherche et non être une bibliographie générale sur le sujet (module 14 du manuel). Dans l’ensemble, un rapport de recherche doit être un texte concis, précis et clair où la démarche et les résultats d’une recherche, d’un travail de laboratoire ou d’une étude de terrain sont présentés et soumis à l’attention critique des pairs, d’un professeur ou d’un jury d’évaluation. Il doit rendre compte du déroulement effectif de la recherche en faisant ressortir les éléments les plus significatifs. En effet, il est inutile de faire une description détaillée de toutes les péripéties de la recherche; il importe plutôt de s’en tenir aux résultats obtenus. Le rapport de recherche doit en tirer les leçons et conclure adéquatement. Marche à suivre 1. Une fois votre recherche terminée, faites l’analyse des données que vous avez recueillies; faites l’analyse statistique, s’il y a lieu. 2. Établissez vos conclusions. 3. Sélectionnez les graphiques et les illustrations qui feront partie du rapport. 4. Rédigez votre rapport en suivant le canevas présenté ici. 5. Révisez votre texte et établissez-en la version finale. Exercice 1. Choisissez quelques numéros de trois périodiques scientifiques dans votre domaine d’étude. 2. Examinez les normes de publication. 3. Comparez la structure des articles scientifiques originaux. En quoi cette structure précise- t-elle le canevas suggéré plus haut? Plus encore! Si votre rapport comporte des citations, comme c’est plus souvent le cas dans des études théoriques, assurez-vous que ces citations soient les plus brèves possible et présentées selon les normes (module 14 du manuel). Il ne faut jamais abuser des citations. On peut se référer aisément à un ouvrage et le résumer sans nécessairement le citer. On ne cite textuellement que les passages essentiels à la compréhension d’un aspect important de la problématique, pour attirer l’attention des lecteurs sur un ouvrage particulier. Les graphiques et les tableaux sont d’une grande utilité pour présenter des informations techniques, conceptuelles ou mathématiques (module 15 du manuel). Ils permettent de synthétiser l’information de manière agréable, claire et complète sans imposer aux lecteurs des descriptions interminables. Il ne faut cependant pas en abuser: seuls les tableaux et
  • 6.
    © Les Éditionsde la Chenelière inc., 2006, Savoir plus : outils et méthodes de travail intellectuel, 2e éd. 6 (Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier) graphiques importants pour discuter l’hypothèse ou établir les conclusions doivent être retenus. Il faut toujours laisser vieillir un manuscrit avant d’y apporter les corrections finales. Après la première révision, il est bon de laisser dormir le texte pendant une semaine ou deux. Lorsqu’on le relit, on a un meilleur regard critique et on apporte généralement des corrections plus judicieuses que si on l’avait corrigé immédiatement. Complément à l’ouvrage Savoir plus, 2e éd. © 2006, Les Éditions de la Chenelière inc.