INVESTISSEMENT ET CLIMAT DES AFFAIRES (SUJET MEF 2023)
« Un Maroc de prospérité, d’histoire et lieu d’ancrage d’un développement durable et
inclusif ». Le sujet de développement occupe une place primordiale dans toutes les politiques
publiques des Etats et ne cesse de susciter l’intérêt des responsables. En effet, la notion de
développement a fait l’objet de plusieurs efforts de définitions et de cadrages conceptuels, mais
en grosso modo, le développement est un changement radical qui touche toutes les dimensions,
à savoir, sociale, culturelle, politique, environnementale et en particulier celle économique. La
vocation recherchée par ce terme étoile est d’améliorer les conditions de vie de la population et
la création d’une sphère de vie où règne la dignité et l’équité.
A l’instar des pays développés, Depuis son indépendance en 1956, le Royaume Chérifien, sous
l’ombrelle de ses souverains, s’est engagé dans la mise en exergue de plusieurs réformes
structurantes et multidimensionnelles en vue d’atteindre ladite vocation. Ces réformes ont
touché plusieurs aspects, dont on cite par excellence celui économique. Ainsi, beaucoup
d’efforts ont été consentis par l’Etat pour inculquer un modèle économique à identité
Marocaine, via la mise en œuvre de plusieurs réflexions, notamment, celles relatives à
l’amélioration du climat des affaires et le renforcement de l’investissement privé. Or, malgré les
résultats encourageants escomptés, dont on cite à titre illustratif, l’implantation des opérateurs
stratégique, notamment, l’opérateur automobile « Renault/Dacia et le géant opérateur aérien
Boing, ils existent des dysfonctionnements qui entravent l’atteinte de l’attractivité et la
performance économique voulue par Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’Assiste,
notamment, le taux de contribution de l’investissement privé dans l’investissement national qui
ne dépasse pas le cap de 30%.
C’est dans cette perspective, que notre Souverain a donné ses hautes orientations pour mettre
en place une nouvelle génération de politique économique qui sera axée sur deux principaux
piliers, à savoir, le Fond Mohammed VI pour l’investissement et la Nouvelle Charte
d’Investissement. A cet égard, on se pose la problématique suivante : « dans quelle mesure le
Fond Mohammed VI pour l’investissement et la Nouvelle Charte d’Investissement
contribueront dans l’amélioration du climat des affaires et le renforcement de l’investissement
privé ? »
Répondre sur cette problématique, exige la mise en place du plan suivant, en premier lieu nous
allons mettre la lumière sur les efforts consentis par l’Etat marocain pour booster son climat des
affaires et attirer les investissements privés. Et finalement, nous allons toucher le vif de notre
sujet, à savoir, le rôle qui sera joué par le Fond Mohammed VI de l’investissement et la
nouvelle charte de l’investissement pour atteindre les objectifs voulus, à savoir, un climat des
affaires performant et un investissement privé fort.
1
I. Climat des affaire et investissement privé au Maroc : Diagnostic
Depuis longtemps, le Royaume du Maroc s’est intéressé à l’amélioration du bienêtre de la
population marocaine via la mise en œuvre d’une batterie de politiques publiques qui visent la
consolidation des fondements de l’Etat social, ainsi que la création d’une dynamique
économique.
L’opérationnalisation efficace et efficiente desdites politiques publiques en général, mais en
particulier celles focaliser sur l’aspect économique a nécessité l’implémentation de plusieurs
mesures, dont on cite précisément celles relatives à l’amélioration du climat des affaires et le
renforcement de l’investissement privé.
En effet, en vue de booster notre économie via les deux mesures précitées, le Maroc a mis en
place des efforts considérables, notamment, l’instauration des réformes de l’administration
publiques dès les années 90 pour que nous puissions jouir d’un tissu administratif qui contribue
à l’amélioration du climat des affaires via l’octroi des services de qualités aux usagers et qui
participe aussi à l’attractivité des investissements privé. La quête d'amélioration du climat des
affaires et du renforcement de l'investissement privé s'est poursuivi, cette fois, à travers le canal
de la réforme fiscale. En effet, il est important de noter que notre royaume s'est engagé dans la
favorisation de notre sphère fiscale via la conception de plusieurs lois, à titre illustratif on cite la
loi 69.19. Ces initiatives ont contribué à établir l'équité et la justice fiscale, renforçant ainsi la
confiance des acteurs économiques et stimulant le développement économique. Encore plus,
l'État marocain s'est cette fois-ci tourné vers le renforcement de son aspect territorial en mettant
en œuvre diverses réformes structurantes. Cela s'est manifesté notamment à travers la réforme
des centres régionaux d'investissement et la mise en avant de la réforme 111-14 relative aux
régions. Grâce à ces deux approches stratégiques, l'État marocain a renforcé son territoire en le
positionnant comme un centre vital du développement. Ainsi, de nombreux efforts ont été
investis dans d’autres domaines tels que la sécurité, l'environnement, l’infrastructure et le volet
juridique, tous visant à améliorer notre climat des affaires et à booster la performance du
secteur privé.
En dépit des efforts déployés par l'État marocain pour établir un modèle économique solide, ce
dernier se heurte à des dysfonctionnements, à savoir, des procédures administratives rigides,
une difficulté d’accès au financement, une difficulté d’accès aux foncier, une absence
d’accompagnement et de soutien financier des entreprises, un climat des affaires peu favorable
ainsi qu’un taux d'investissement privé qui contribue dans l’investissement national à hauteur du
1/3.
C’est dans cette perspective, que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'Assiste, a émis
des directives royales de haut niveau, notamment lors de son discours en 2022, enjoignant les
pouvoirs publics à élaborer une nouvelle génération de politiques économiques. Ces politiques
visent spécifiquement à renforcer notre climat des affaires et à accroître la participation du
2
secteur privé dans l'investissement national, tout en mobilisant deux initiatives majeures, à savoir
le Fonds Mohammed VI pour l'Investissement et la nouvelle Charte d'Investissement.
II. Renaissance Économique : Les Clés du Renouveau à travers le Fonds Mohammed VI et la
Nouvelle Charte d'Investissement
Aujourd'hui, le Maroc s'est engagé dans une nouvelle aventure centrée sur le nouveau modèle
de développement. Cette feuille de route stratégique, annoncée par Sa Majesté le Roi
Mohammed VI que Dieu Le glorifie dans son discours royal en 2017, vise à positionner le pays
en tant qu'acteur clé à l'échelle continentale et internationale d'ici 2030. Cette nouvelle
orientation stratégique repose sur quatre axes majeurs : le premier axe vise l'atteinte d'une
économie diversifiée, le second axe se concentre sur la valorisation et le renforcement du
capital humain, le troisième axe œuvre à instaurer l'esprit de la démocratie et de l'inclusion de
tous les Marocains dans le développement, et enfin, le quatrième axe a pour objectif la mise en
place de territoires résilients lieu d’ancrage de développement.
L'opérationnalisation de ces axes requiert la mise en place et la mobilisation de plusieurs
mesures, notamment celles concernant l’optimisation du climat des affaires et l'investissement
privé. Dans cette perspective, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a tracé ces
orientations directives. Elles visent à permettre à l'État marocain de mettre en œuvre des
approches visant à améliorer le climat des affaires d'une part et à renforcer le secteur privé
d'autre part. Ces approches comprennent le Fonds Mohammed VI pour l'Investissement ainsi
que la nouvelle Charte d'Investissement.
Le fonds Mohammed VI pour l'Investissement est une initiative de Sa Majesté le Roi
Mohammed VI, que Dieu l'assiste, visant à faire face aux défis multiples, notamment ceux
d’ordre économique, posés par la pandémie de la COVID-19 en 2020. Cela s'intègre dans le
cadre de la stratégie de relance économique mise en place par notre souverain. En 2020,
l'objectif était de financer les entreprises touchées par cette crise économique, sociale et
sanitaire sans précédent. Le montant alloué à cette initiative est de 45 milliards de dirhams,
représentant 4 % du PIB marocain. Les sources de financement mobilisées pour soutenir le
Fonds Mohammed VI pour l'Investissement incluent en premier lieu un mécanisme de
solidarité, grâce au budget de l'État, et sont également allouées par des partenaires stratégiques
de l'État et des pays amis.
Les efforts pour améliorer le climat des affaires et renforcer le secteur privé se poursuivent,
cette fois à travers l'introduction d'une nouvelle charte d'investissement. Cette initiative, éclairée
par la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, vise à positionner notre pays en tant que hub
économique attractif à l'échelle continentale et internationale. La nouvelle charte
d'investissement comble les lacunes de l'ancienne charte de 1995, notamment en ce qui
concerne les mécanismes de soutien et de financement.
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Globalement, cette nouvelle charte cherche à créer à peu près 550 000 emplois d'ici 2026 et de
positionner le secteur privé comme un acteur stratégique, contribuant à hauteur de 70 % à
l'investissement national. Mais particulièrement, elle cherche aussi à ériger des emplois stables,
de consolider les principes de l'État social, et de promouvoir une économie diversifiée
créatrice de la richesse.
L’atteinte de ces objectifs, passera par la mise en place de trois axes. Le premier axe concerne
le soutien financier, engageant ainsi l'État à financer des investissements stratégiques alignés avec
la vision du nouveau modèle de développement et de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le
deuxième axe vise à instaurer une administration publique performante en tant qu'acteur du
développement, renforcer le capital humain, le rendant compétent et capable de répondre aux
besoins des investisseurs sur le marché local. Ce deuxième axe cherche également à diversifier
les moyens de financement.
En somme, la mise en œuvre de ces deux mesures permettra à notre pays de stimuler une
dynamique économique en constante évolution et de renforcer son attractivité en établissant un
socle économique résilient. Cela sera rendu possible grâce à la contribution de plusieurs
facteurs, dont le climat des affaires et le secteur privé.
Le Maroc, riche en histoire et en prospérité, a vu l'ambition de ses souverains depuis notre
indépendance, visant à établir un royaume chérifien en tant que lieu central du développement,
une réalité indiscutable. En effet, le Maroc s'est sérieusement engagé depuis longtemps dans la
mise en œuvre de plusieurs politiques publiques visant à renforcer le bien-être de la population
et à créer des conditions de vie favorables. Ces politiques ont touché plusieurs aspects, surtout
celui économique. Assurément, l'économie est parmi les facteurs clés du développement, dans
ce contexte, le Royaume du Maroc s'est efforcé de mettre en place des mesures sérieuses visant
à stimuler notre économie, tout en se focalisant en majeur partie, sur le rôle joué par le climat
des affaires et le secteur privé.
Malgré les efforts déployés dans ce sens, notre économie a été confrontée à divers
dysfonctionnements. À cet égard, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a donné
ses hautes instructions royales lors de son discours du trône en 2020 pour mettre en place une
stratégie de relance économique reposant sur une approche, à savoir, La création du Fonds
Mohammed VI pour l'Investissement. Cette réflexion souveraine s’est continué, mais cette fois,
à travers la conception d’une nouvelle charte d'investissement. Cette charte sera destinée à
améliorer notre climat des affaires, renforcer la position du secteur privé au sein de notre
économie, et en particulier, bâtir un Etat fort avec une société forte.
BON COURAGE
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sujet de dissertation 1 investissement.docx………

  • 1.
    INVESTISSEMENT ET CLIMATDES AFFAIRES (SUJET MEF 2023) « Un Maroc de prospérité, d’histoire et lieu d’ancrage d’un développement durable et inclusif ». Le sujet de développement occupe une place primordiale dans toutes les politiques publiques des Etats et ne cesse de susciter l’intérêt des responsables. En effet, la notion de développement a fait l’objet de plusieurs efforts de définitions et de cadrages conceptuels, mais en grosso modo, le développement est un changement radical qui touche toutes les dimensions, à savoir, sociale, culturelle, politique, environnementale et en particulier celle économique. La vocation recherchée par ce terme étoile est d’améliorer les conditions de vie de la population et la création d’une sphère de vie où règne la dignité et l’équité. A l’instar des pays développés, Depuis son indépendance en 1956, le Royaume Chérifien, sous l’ombrelle de ses souverains, s’est engagé dans la mise en exergue de plusieurs réformes structurantes et multidimensionnelles en vue d’atteindre ladite vocation. Ces réformes ont touché plusieurs aspects, dont on cite par excellence celui économique. Ainsi, beaucoup d’efforts ont été consentis par l’Etat pour inculquer un modèle économique à identité Marocaine, via la mise en œuvre de plusieurs réflexions, notamment, celles relatives à l’amélioration du climat des affaires et le renforcement de l’investissement privé. Or, malgré les résultats encourageants escomptés, dont on cite à titre illustratif, l’implantation des opérateurs stratégique, notamment, l’opérateur automobile « Renault/Dacia et le géant opérateur aérien Boing, ils existent des dysfonctionnements qui entravent l’atteinte de l’attractivité et la performance économique voulue par Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’Assiste, notamment, le taux de contribution de l’investissement privé dans l’investissement national qui ne dépasse pas le cap de 30%. C’est dans cette perspective, que notre Souverain a donné ses hautes orientations pour mettre en place une nouvelle génération de politique économique qui sera axée sur deux principaux piliers, à savoir, le Fond Mohammed VI pour l’investissement et la Nouvelle Charte d’Investissement. A cet égard, on se pose la problématique suivante : « dans quelle mesure le Fond Mohammed VI pour l’investissement et la Nouvelle Charte d’Investissement contribueront dans l’amélioration du climat des affaires et le renforcement de l’investissement privé ? » Répondre sur cette problématique, exige la mise en place du plan suivant, en premier lieu nous allons mettre la lumière sur les efforts consentis par l’Etat marocain pour booster son climat des affaires et attirer les investissements privés. Et finalement, nous allons toucher le vif de notre sujet, à savoir, le rôle qui sera joué par le Fond Mohammed VI de l’investissement et la nouvelle charte de l’investissement pour atteindre les objectifs voulus, à savoir, un climat des affaires performant et un investissement privé fort. 1
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    I. Climat desaffaire et investissement privé au Maroc : Diagnostic Depuis longtemps, le Royaume du Maroc s’est intéressé à l’amélioration du bienêtre de la population marocaine via la mise en œuvre d’une batterie de politiques publiques qui visent la consolidation des fondements de l’Etat social, ainsi que la création d’une dynamique économique. L’opérationnalisation efficace et efficiente desdites politiques publiques en général, mais en particulier celles focaliser sur l’aspect économique a nécessité l’implémentation de plusieurs mesures, dont on cite précisément celles relatives à l’amélioration du climat des affaires et le renforcement de l’investissement privé. En effet, en vue de booster notre économie via les deux mesures précitées, le Maroc a mis en place des efforts considérables, notamment, l’instauration des réformes de l’administration publiques dès les années 90 pour que nous puissions jouir d’un tissu administratif qui contribue à l’amélioration du climat des affaires via l’octroi des services de qualités aux usagers et qui participe aussi à l’attractivité des investissements privé. La quête d'amélioration du climat des affaires et du renforcement de l'investissement privé s'est poursuivi, cette fois, à travers le canal de la réforme fiscale. En effet, il est important de noter que notre royaume s'est engagé dans la favorisation de notre sphère fiscale via la conception de plusieurs lois, à titre illustratif on cite la loi 69.19. Ces initiatives ont contribué à établir l'équité et la justice fiscale, renforçant ainsi la confiance des acteurs économiques et stimulant le développement économique. Encore plus, l'État marocain s'est cette fois-ci tourné vers le renforcement de son aspect territorial en mettant en œuvre diverses réformes structurantes. Cela s'est manifesté notamment à travers la réforme des centres régionaux d'investissement et la mise en avant de la réforme 111-14 relative aux régions. Grâce à ces deux approches stratégiques, l'État marocain a renforcé son territoire en le positionnant comme un centre vital du développement. Ainsi, de nombreux efforts ont été investis dans d’autres domaines tels que la sécurité, l'environnement, l’infrastructure et le volet juridique, tous visant à améliorer notre climat des affaires et à booster la performance du secteur privé. En dépit des efforts déployés par l'État marocain pour établir un modèle économique solide, ce dernier se heurte à des dysfonctionnements, à savoir, des procédures administratives rigides, une difficulté d’accès au financement, une difficulté d’accès aux foncier, une absence d’accompagnement et de soutien financier des entreprises, un climat des affaires peu favorable ainsi qu’un taux d'investissement privé qui contribue dans l’investissement national à hauteur du 1/3. C’est dans cette perspective, que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'Assiste, a émis des directives royales de haut niveau, notamment lors de son discours en 2022, enjoignant les pouvoirs publics à élaborer une nouvelle génération de politiques économiques. Ces politiques visent spécifiquement à renforcer notre climat des affaires et à accroître la participation du 2
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    secteur privé dansl'investissement national, tout en mobilisant deux initiatives majeures, à savoir le Fonds Mohammed VI pour l'Investissement et la nouvelle Charte d'Investissement. II. Renaissance Économique : Les Clés du Renouveau à travers le Fonds Mohammed VI et la Nouvelle Charte d'Investissement Aujourd'hui, le Maroc s'est engagé dans une nouvelle aventure centrée sur le nouveau modèle de développement. Cette feuille de route stratégique, annoncée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu Le glorifie dans son discours royal en 2017, vise à positionner le pays en tant qu'acteur clé à l'échelle continentale et internationale d'ici 2030. Cette nouvelle orientation stratégique repose sur quatre axes majeurs : le premier axe vise l'atteinte d'une économie diversifiée, le second axe se concentre sur la valorisation et le renforcement du capital humain, le troisième axe œuvre à instaurer l'esprit de la démocratie et de l'inclusion de tous les Marocains dans le développement, et enfin, le quatrième axe a pour objectif la mise en place de territoires résilients lieu d’ancrage de développement. L'opérationnalisation de ces axes requiert la mise en place et la mobilisation de plusieurs mesures, notamment celles concernant l’optimisation du climat des affaires et l'investissement privé. Dans cette perspective, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a tracé ces orientations directives. Elles visent à permettre à l'État marocain de mettre en œuvre des approches visant à améliorer le climat des affaires d'une part et à renforcer le secteur privé d'autre part. Ces approches comprennent le Fonds Mohammed VI pour l'Investissement ainsi que la nouvelle Charte d'Investissement. Le fonds Mohammed VI pour l'Investissement est une initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, visant à faire face aux défis multiples, notamment ceux d’ordre économique, posés par la pandémie de la COVID-19 en 2020. Cela s'intègre dans le cadre de la stratégie de relance économique mise en place par notre souverain. En 2020, l'objectif était de financer les entreprises touchées par cette crise économique, sociale et sanitaire sans précédent. Le montant alloué à cette initiative est de 45 milliards de dirhams, représentant 4 % du PIB marocain. Les sources de financement mobilisées pour soutenir le Fonds Mohammed VI pour l'Investissement incluent en premier lieu un mécanisme de solidarité, grâce au budget de l'État, et sont également allouées par des partenaires stratégiques de l'État et des pays amis. Les efforts pour améliorer le climat des affaires et renforcer le secteur privé se poursuivent, cette fois à travers l'introduction d'une nouvelle charte d'investissement. Cette initiative, éclairée par la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, vise à positionner notre pays en tant que hub économique attractif à l'échelle continentale et internationale. La nouvelle charte d'investissement comble les lacunes de l'ancienne charte de 1995, notamment en ce qui concerne les mécanismes de soutien et de financement. 3
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    Globalement, cette nouvellecharte cherche à créer à peu près 550 000 emplois d'ici 2026 et de positionner le secteur privé comme un acteur stratégique, contribuant à hauteur de 70 % à l'investissement national. Mais particulièrement, elle cherche aussi à ériger des emplois stables, de consolider les principes de l'État social, et de promouvoir une économie diversifiée créatrice de la richesse. L’atteinte de ces objectifs, passera par la mise en place de trois axes. Le premier axe concerne le soutien financier, engageant ainsi l'État à financer des investissements stratégiques alignés avec la vision du nouveau modèle de développement et de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le deuxième axe vise à instaurer une administration publique performante en tant qu'acteur du développement, renforcer le capital humain, le rendant compétent et capable de répondre aux besoins des investisseurs sur le marché local. Ce deuxième axe cherche également à diversifier les moyens de financement. En somme, la mise en œuvre de ces deux mesures permettra à notre pays de stimuler une dynamique économique en constante évolution et de renforcer son attractivité en établissant un socle économique résilient. Cela sera rendu possible grâce à la contribution de plusieurs facteurs, dont le climat des affaires et le secteur privé. Le Maroc, riche en histoire et en prospérité, a vu l'ambition de ses souverains depuis notre indépendance, visant à établir un royaume chérifien en tant que lieu central du développement, une réalité indiscutable. En effet, le Maroc s'est sérieusement engagé depuis longtemps dans la mise en œuvre de plusieurs politiques publiques visant à renforcer le bien-être de la population et à créer des conditions de vie favorables. Ces politiques ont touché plusieurs aspects, surtout celui économique. Assurément, l'économie est parmi les facteurs clés du développement, dans ce contexte, le Royaume du Maroc s'est efforcé de mettre en place des mesures sérieuses visant à stimuler notre économie, tout en se focalisant en majeur partie, sur le rôle joué par le climat des affaires et le secteur privé. Malgré les efforts déployés dans ce sens, notre économie a été confrontée à divers dysfonctionnements. À cet égard, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a donné ses hautes instructions royales lors de son discours du trône en 2020 pour mettre en place une stratégie de relance économique reposant sur une approche, à savoir, La création du Fonds Mohammed VI pour l'Investissement. Cette réflexion souveraine s’est continué, mais cette fois, à travers la conception d’une nouvelle charte d'investissement. Cette charte sera destinée à améliorer notre climat des affaires, renforcer la position du secteur privé au sein de notre économie, et en particulier, bâtir un Etat fort avec une société forte. BON COURAGE 4