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Éthique et déontologie
professionnelle
Rappel de la compétence à développer du sous-
module:
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Capacité:
Analyser un cas éthique.
Habilité :
 Expliquer la démarche éthique
 Présenter un cas éthique ;
 Introduction
 La démarche éthique: processus décisionnel
 Exemple d’application du processus
décisionnel: Etude d’un cas éthique
 conclusion
 Une démarche éthique vise, dans un processus
continu, à nous permettre, comme soignant, de
renforcer notre capacité éthique en acceptant de
se laisser questionner et interpeller dans nos
pratiques de soins au quotidien et en étant
attentif au respect des valeurs humaines.
 Pour dépasser la perplexité éthique que les
soignants rencontrent dans l’exercice de leur
pratique, il est nécessaire de mettre en place
un cadre pour réfléchir ensemble sur une
situation clinique qui pose problème.
 s’engager dans une discussion argumentée
rend possible de mettre en œuvre une
réflexion éthique. Pour ce faire, une
démarche à suivre permet aux équipes de
soins l’analyse des enjeux éthiques d’une
situation clinique.
La démarche éthique:
Processus décisionnel
Il existe dans la littérature plusieurs processus
décisionnels servant à l’analyse d’un cas éthique,
notamment le modèle deCrowe et Durand basé sur
une approche par clarification des valeurs. Ce
modèle présente les étapes suivantes :
1- Identifier la question éthique
2- Identifier la problématique, les faits: cliniques,
psychologiques, sociales…
3- Option spontanée
4- Identifier les valeurs
5- Préciser les enjeux éthiques
6- Identifier les alternatives
7- Retour sur son option spontanée :
8- Décision
A partir du cas, il faut identifier la question qui
regroupe les personnes qui ont à discuter de la
situation. Pour cela il faut répondre à la
question:
L'identification de la question fait appel à une
confrontation de principes, de valeurs et de
normes des différents intervenants.
 Cette étape est relative aux différents faits liés
à la situation. Ces faits s'intéressent aux trois
paliers : bénéficiaire, famille et intervenants.
Il s'agit de circonscrire les éléments en jeu
dans leurs différents niveaux ainsi que leur
importance objective et subjective.
* Faits cliniques :
 Maladie actuelle, maladies concomitantes du
patient, ils sont liés à la maladie actuelle et à l'état du
patient, au savoir médical, à l'état actuel des
connaissances scientifiques de la maladie et à
l'interprétation de la famille et des intervenants.
 Fonctions mentales supérieures du patient pour la
considération de son aptitude mentale vis à vis de la
demande.
 Diagnostic, pronostic : la précision du diagnostic est
importante dans la mesure ou elle va préciser le
pronostic qui va influencer directement la décision.
Faits psychosociaux :
 Histoire sociale: Le respect exige sa
reconnaissance comme quelqu'un qui a son
histoire propre et sa vie personnelle.
 Dynamique familiale : c'est le lien
d'appartenance du patient qu'on ne peut pas
négliger et qui joue un rôle prépondérant dans
la prise de décision.
 Volonté du patient : le patient a des droits
qu'on doit considérer (autonomie,
autodétermination, qualité de vie…)
Faits psychosociaux (2) :
 Réactions du patient et de la famille face à la
situation : ces réactions montrent leur position
positive ou négative face à la situation.
 Réaction de l'équipe de soins : Cette dernière
est confrontée à une personne dont la maladie
prend un sens particulier et qui, à l'égard de
l'équipe, a des attentes personnelles. De même
l'équipe est formée de personnes qui ont des
valeurs et des devoirs.
 Cette étape vise surtout une réflexion sur les mécanismes de
prise de décision afin de s'éloigner des impressions
subjectives. A ce niveau chacun peut avoir des impressions
qu'on peut garder pour soi et faire une réflexion au fur et à
mesure que les autres étapes sont précisées. Un retour sur ce
point est validé au septième point de la grille.
 Ce sont les valeurs morales et religieuses du patient, les
valeurs de la famille ou de son groupe d'appartenance et les
valeurs personnelles et professionnelles de l'équipe impliquée
dans l'analyse de cas.
 Il s'agit de dégager les valeurs étiques, enjeux et
d'identifier celles qui viennent en conflit.
Il s'agit dans cette étape servant à:
 Énumérer toutes les options possibles en évoquant leurs
aspects normatifs et légaux.
 Énumérer les conséquences probables de chacune des
options choisies.
 Identifier les valeurs qui sous-tendent chaque option.
 Argumenter sur la priorité éventuelle de chaque option
choisie.
 Il s'agit surtout d'une prise de conscience
personnelle relative à l'option spontanée au
niveau de la troisième étape.
 Dans cette étape, il faut trancher entre des
options possibles pour choisir la meilleure
option possible sous justification.
Exemple d’application du processus décisionnel:
Etude d’un cas éthique
-Il s’agit de M.X, âgé de 48 ans, marié et père
d’une petite fille de deux ans. Il habite avec
sa mère. Il est fonctionnaire dans la poste;
- C’est un grand fumeur ;
- Il est hospitalisé au niveau du service de
pneumologie il y a 15 jours pour une
hémoptysie.
- Les examens effectués étaient en faveur d’un
néo pulmonaire avec métastases;
- L’équipe soignante a informé le patient, sa
femme , sa mère et son frère sur son état de
santé et la nécessité du démarrage du
traitement anti-néoplasique;
- Face à ces nouvelles; M.X refuse toute sorte de
traitement et demande de revenir chez lui
pour mourir entre les personnes qui lui sont
chères.
Avons-nous le droit de prendre
la décision de démarrer le
traitement sans le consentement
de Mr X ou bien respecter sa
décision ?
Les faits cliniques
- Monsieur X a fait une hémoptysie pour
laquelle il a été hospitalisé ;
- Il est atteint d’un néo pulmonaire
métastasique;
- Le pronostic de la maladie est sombre ;
- Ses facultés intellectuelles ne sont pas
altérées.
Les faits psycho-sociaux
- Sentiment d’inutilité dans la société suite à
l’handicap de la maladie;
- Angoisse à l’égard de la perception de la
société(pitié et compassion).
- Perte de l’espoir de guérir: pas de projet de
vie.
Les faits culturels
- Désir de M. X de mourir dans sa maison en
compagnie des personnes qui lui sont
chères pour préserver sa dignité.
L’option spontanée consistera en:
le recours à la bienfaisance vis-à-vis de la
personne pour prendre la décision.
Pour le patient
- Le respect: de son honneur, de sa dignité et de sa
réputation.
- L’autonomie (décider son devenir);
- Droit à la liberté: l’individu fonde ses valeurs, exerce
le contrôle sur ses actions.
- Valeurs religieuses: croyance au destin, préparation à
la mort
Pour la famille
- L’autonomie;
- Le pouvoir de décision.
- Le soutien de leur proche
Pour les professionnels:
• Valeurs personnelles
Concordent aux valeurs de la société et aux normes
religieuses:
- compassion, soutien aux nécessiteux, humanisme,
pitié,
Pour les professionnels:
a- Valeurs éthiques
La bienfaisance et la non malfaisance.
b- Valeurs issues de la déontologie :
Inexistence d’un code marocain;
Code du CII (2006):
1. L’infirmière s’assure que l’individu reçoit suffisamment
d’informations pour donner ou non son consentement, en pleine
connaissance de cause, en ce qui concerne les soins et le
traitements qu’il devrait recevoir (CII,2006).
Pour les professionnels
« Les infirmières mettent de l’avant et défendent
les intérêts de toutes les personnes qu’elles
soignent »
Pour les professionnels
- L’authenticité
- La conscience professionnelle
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- Le consentement libre
- Le respect de l’autre
- La responsabilité
- Humanisme
- Esthétique
- Le respect du principe de la bienfaisance et
la non malfaisance en démarrant le
traitement pour M.X afin de préserver sa
vie;
- Le respect du principe de l’autonomie qui
confère à son détenteur la liberté de
prendre les décisions qui le concerne.
Confrontation entre:
• L’autonomie des personnes;
• La bienfaisance des professionnels.
CONFLIT
5- Identification du dilemme éthique
Autonomie Bienfaisance
5- Identification du dilemme éthique
Les valeurs et principes en jeu
( A.Favreau, 2009)
L’autonomie La bienfaisance
•Un princip
•C’est la personne qui décide.
•Elle est maître de son destin.
•Les limites se présentent
lorsque la liberté des uns
limite la liberté des autres.
•Un principe
•respecter la vie.
•Faire du bien.
•Chercher le meilleur intérêt
pour la personne.
•Prodiguer les soins requis
pour soulager la personne,
améliorer son bien-être et si
possible lui redonner la santé.
Questionnement
Suite à la divergence de vues entre des professionnels
de la santé et le patient au sujet de la pertinence des
traitements à un patient qu’on ne s’attend pas à voir se
rétablir de sa maladie , les questionnements qui se
posent:
Questionnement
 Est-ce que l’équipe soignante doit protéger M. X de ce
qu’elle croit mauvais pour sa santé en le privant de
son autonomie?
 Est-ce que la bienfaisance de l’équipe soignante à
certains droits de limiter l’autonomie du patient?
Alternatives
Démarrer le traitement
Protéger la vie de M.X
Retarder l’évoluer des métastases
Préserver la qualité de sa vie
Respect de la bienfaisance et la
non malfaisance
Ne pas administrer le
traitement
Altération de la santé
Souffrance de M.X
Respect de
l’auto-détérmination
Souffrance à cause du traitement
Alopécie…
Coût élevé du traitement
Complications ,Douleur
atroce de M.X
AUTONOMIE
Respect des droits et libertés
Maintien des capacités
physiques et cognitives
Qualité de vie
Dignité
Estime de soi
Bienfaisance
Respect de droit de l’homme
au traitement
Soulagement du patient
Amélioration de la
qualité de sa vie
Rétablissement
possible
Après discussion et consensus, l’équipe
s’est mis d’accord sur le recours au respect de
l’autonomie de M.X et lui laisser le choix de
prise de décision à l’égard du traitement et de
l’hospitalisation.
La responsabilité demeure à la
personne qui choisit, le choix du
risque est pris par la personne. Il est
nécessaire de respecter donc son
autonomie
Respecter la volonté et le choix de M.X.
 Ce processus décisionnel devrait être intégré à la
pratique de manière à prévenir les conflits,
problèmes et dilemmes éthiques qui s'y présentent
avant qu’ils ne dégénèrent.
 Importance de créer un environnement éthique
(comités d’éthique) (Storch et al, 2004; Reigle &
Boyle, 2000; Aroskar, 1998 ) dans chaque structure
de soins et de pratiquer une démarche réflexive qui
intègre la dimension éthique.
 Quelles sont les étapes du processus
décisionnel de la démarche éthique?
 Quel est le but de la démarche éthique?
 Dans quel contexte la démarche éthique est
pratiquée?
 Participation, recherches, travaux de GP
volontaires: (40%)
 Évaluation en classe (60% ):
Lundi 2 Mars 2015
Activité d’apprentissage: Étude de cas
 formez des groupes de 4 étudiants
 Lisez bien le cas éthique
 En se basant sur le processus décisionnel
étudié, analysez le cas éthique et déterminez la
décision la plus appropriée à prendre.
Évaluation de
l’enseignement/apprentissage
de l’élément du module de
l’éthique et déontologie
professionnelle en se basant sur
la grille
Merci pour votre
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du sous-module de
l’éthique et
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professionnelle

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  • 2. Rappel de la compétence à développer du sous- module: 2
  • 3. Capacité: Analyser un cas éthique. Habilité :  Expliquer la démarche éthique  Présenter un cas éthique ;
  • 4.  Introduction  La démarche éthique: processus décisionnel  Exemple d’application du processus décisionnel: Etude d’un cas éthique  conclusion
  • 5.  Une démarche éthique vise, dans un processus continu, à nous permettre, comme soignant, de renforcer notre capacité éthique en acceptant de se laisser questionner et interpeller dans nos pratiques de soins au quotidien et en étant attentif au respect des valeurs humaines.
  • 6.  Pour dépasser la perplexité éthique que les soignants rencontrent dans l’exercice de leur pratique, il est nécessaire de mettre en place un cadre pour réfléchir ensemble sur une situation clinique qui pose problème.
  • 7.  s’engager dans une discussion argumentée rend possible de mettre en œuvre une réflexion éthique. Pour ce faire, une démarche à suivre permet aux équipes de soins l’analyse des enjeux éthiques d’une situation clinique.
  • 9. Il existe dans la littérature plusieurs processus décisionnels servant à l’analyse d’un cas éthique, notamment le modèle deCrowe et Durand basé sur une approche par clarification des valeurs. Ce modèle présente les étapes suivantes :
  • 10. 1- Identifier la question éthique 2- Identifier la problématique, les faits: cliniques, psychologiques, sociales… 3- Option spontanée 4- Identifier les valeurs 5- Préciser les enjeux éthiques 6- Identifier les alternatives 7- Retour sur son option spontanée : 8- Décision
  • 11. A partir du cas, il faut identifier la question qui regroupe les personnes qui ont à discuter de la situation. Pour cela il faut répondre à la question: L'identification de la question fait appel à une confrontation de principes, de valeurs et de normes des différents intervenants.
  • 12.  Cette étape est relative aux différents faits liés à la situation. Ces faits s'intéressent aux trois paliers : bénéficiaire, famille et intervenants. Il s'agit de circonscrire les éléments en jeu dans leurs différents niveaux ainsi que leur importance objective et subjective.
  • 13. * Faits cliniques :  Maladie actuelle, maladies concomitantes du patient, ils sont liés à la maladie actuelle et à l'état du patient, au savoir médical, à l'état actuel des connaissances scientifiques de la maladie et à l'interprétation de la famille et des intervenants.  Fonctions mentales supérieures du patient pour la considération de son aptitude mentale vis à vis de la demande.  Diagnostic, pronostic : la précision du diagnostic est importante dans la mesure ou elle va préciser le pronostic qui va influencer directement la décision.
  • 14. Faits psychosociaux :  Histoire sociale: Le respect exige sa reconnaissance comme quelqu'un qui a son histoire propre et sa vie personnelle.  Dynamique familiale : c'est le lien d'appartenance du patient qu'on ne peut pas négliger et qui joue un rôle prépondérant dans la prise de décision.  Volonté du patient : le patient a des droits qu'on doit considérer (autonomie, autodétermination, qualité de vie…)
  • 15. Faits psychosociaux (2) :  Réactions du patient et de la famille face à la situation : ces réactions montrent leur position positive ou négative face à la situation.  Réaction de l'équipe de soins : Cette dernière est confrontée à une personne dont la maladie prend un sens particulier et qui, à l'égard de l'équipe, a des attentes personnelles. De même l'équipe est formée de personnes qui ont des valeurs et des devoirs.
  • 16.  Cette étape vise surtout une réflexion sur les mécanismes de prise de décision afin de s'éloigner des impressions subjectives. A ce niveau chacun peut avoir des impressions qu'on peut garder pour soi et faire une réflexion au fur et à mesure que les autres étapes sont précisées. Un retour sur ce point est validé au septième point de la grille.
  • 17.  Ce sont les valeurs morales et religieuses du patient, les valeurs de la famille ou de son groupe d'appartenance et les valeurs personnelles et professionnelles de l'équipe impliquée dans l'analyse de cas.
  • 18.  Il s'agit de dégager les valeurs étiques, enjeux et d'identifier celles qui viennent en conflit.
  • 19. Il s'agit dans cette étape servant à:  Énumérer toutes les options possibles en évoquant leurs aspects normatifs et légaux.  Énumérer les conséquences probables de chacune des options choisies.  Identifier les valeurs qui sous-tendent chaque option.  Argumenter sur la priorité éventuelle de chaque option choisie.
  • 20.  Il s'agit surtout d'une prise de conscience personnelle relative à l'option spontanée au niveau de la troisième étape.
  • 21.  Dans cette étape, il faut trancher entre des options possibles pour choisir la meilleure option possible sous justification.
  • 22. Exemple d’application du processus décisionnel: Etude d’un cas éthique
  • 23. -Il s’agit de M.X, âgé de 48 ans, marié et père d’une petite fille de deux ans. Il habite avec sa mère. Il est fonctionnaire dans la poste; - C’est un grand fumeur ; - Il est hospitalisé au niveau du service de pneumologie il y a 15 jours pour une hémoptysie.
  • 24. - Les examens effectués étaient en faveur d’un néo pulmonaire avec métastases; - L’équipe soignante a informé le patient, sa femme , sa mère et son frère sur son état de santé et la nécessité du démarrage du traitement anti-néoplasique; - Face à ces nouvelles; M.X refuse toute sorte de traitement et demande de revenir chez lui pour mourir entre les personnes qui lui sont chères.
  • 25. Avons-nous le droit de prendre la décision de démarrer le traitement sans le consentement de Mr X ou bien respecter sa décision ?
  • 26. Les faits cliniques - Monsieur X a fait une hémoptysie pour laquelle il a été hospitalisé ; - Il est atteint d’un néo pulmonaire métastasique; - Le pronostic de la maladie est sombre ; - Ses facultés intellectuelles ne sont pas altérées.
  • 27. Les faits psycho-sociaux - Sentiment d’inutilité dans la société suite à l’handicap de la maladie; - Angoisse à l’égard de la perception de la société(pitié et compassion). - Perte de l’espoir de guérir: pas de projet de vie.
  • 28. Les faits culturels - Désir de M. X de mourir dans sa maison en compagnie des personnes qui lui sont chères pour préserver sa dignité.
  • 29. L’option spontanée consistera en: le recours à la bienfaisance vis-à-vis de la personne pour prendre la décision.
  • 30. Pour le patient - Le respect: de son honneur, de sa dignité et de sa réputation. - L’autonomie (décider son devenir); - Droit à la liberté: l’individu fonde ses valeurs, exerce le contrôle sur ses actions. - Valeurs religieuses: croyance au destin, préparation à la mort
  • 31. Pour la famille - L’autonomie; - Le pouvoir de décision. - Le soutien de leur proche
  • 32. Pour les professionnels: • Valeurs personnelles Concordent aux valeurs de la société et aux normes religieuses: - compassion, soutien aux nécessiteux, humanisme, pitié,
  • 33. Pour les professionnels: a- Valeurs éthiques La bienfaisance et la non malfaisance. b- Valeurs issues de la déontologie : Inexistence d’un code marocain; Code du CII (2006): 1. L’infirmière s’assure que l’individu reçoit suffisamment d’informations pour donner ou non son consentement, en pleine connaissance de cause, en ce qui concerne les soins et le traitements qu’il devrait recevoir (CII,2006).
  • 34. Pour les professionnels « Les infirmières mettent de l’avant et défendent les intérêts de toutes les personnes qu’elles soignent »
  • 35. Pour les professionnels - L’authenticité - La conscience professionnelle - Le dévouement - Le consentement libre - Le respect de l’autre - La responsabilité - Humanisme - Esthétique
  • 36. - Le respect du principe de la bienfaisance et la non malfaisance en démarrant le traitement pour M.X afin de préserver sa vie; - Le respect du principe de l’autonomie qui confère à son détenteur la liberté de prendre les décisions qui le concerne.
  • 37. Confrontation entre: • L’autonomie des personnes; • La bienfaisance des professionnels. CONFLIT 5- Identification du dilemme éthique
  • 38. Autonomie Bienfaisance 5- Identification du dilemme éthique Les valeurs et principes en jeu
  • 39. ( A.Favreau, 2009) L’autonomie La bienfaisance •Un princip •C’est la personne qui décide. •Elle est maître de son destin. •Les limites se présentent lorsque la liberté des uns limite la liberté des autres. •Un principe •respecter la vie. •Faire du bien. •Chercher le meilleur intérêt pour la personne. •Prodiguer les soins requis pour soulager la personne, améliorer son bien-être et si possible lui redonner la santé.
  • 40. Questionnement Suite à la divergence de vues entre des professionnels de la santé et le patient au sujet de la pertinence des traitements à un patient qu’on ne s’attend pas à voir se rétablir de sa maladie , les questionnements qui se posent:
  • 41. Questionnement  Est-ce que l’équipe soignante doit protéger M. X de ce qu’elle croit mauvais pour sa santé en le privant de son autonomie?  Est-ce que la bienfaisance de l’équipe soignante à certains droits de limiter l’autonomie du patient?
  • 42. Alternatives Démarrer le traitement Protéger la vie de M.X Retarder l’évoluer des métastases Préserver la qualité de sa vie Respect de la bienfaisance et la non malfaisance Ne pas administrer le traitement Altération de la santé Souffrance de M.X Respect de l’auto-détérmination Souffrance à cause du traitement Alopécie… Coût élevé du traitement Complications ,Douleur atroce de M.X
  • 43. AUTONOMIE Respect des droits et libertés Maintien des capacités physiques et cognitives Qualité de vie Dignité Estime de soi
  • 44. Bienfaisance Respect de droit de l’homme au traitement Soulagement du patient Amélioration de la qualité de sa vie Rétablissement possible
  • 45. Après discussion et consensus, l’équipe s’est mis d’accord sur le recours au respect de l’autonomie de M.X et lui laisser le choix de prise de décision à l’égard du traitement et de l’hospitalisation.
  • 46. La responsabilité demeure à la personne qui choisit, le choix du risque est pris par la personne. Il est nécessaire de respecter donc son autonomie
  • 47. Respecter la volonté et le choix de M.X.
  • 48.  Ce processus décisionnel devrait être intégré à la pratique de manière à prévenir les conflits, problèmes et dilemmes éthiques qui s'y présentent avant qu’ils ne dégénèrent.  Importance de créer un environnement éthique (comités d’éthique) (Storch et al, 2004; Reigle & Boyle, 2000; Aroskar, 1998 ) dans chaque structure de soins et de pratiquer une démarche réflexive qui intègre la dimension éthique.
  • 49.  Quelles sont les étapes du processus décisionnel de la démarche éthique?  Quel est le but de la démarche éthique?  Dans quel contexte la démarche éthique est pratiquée?
  • 50.  Participation, recherches, travaux de GP volontaires: (40%)  Évaluation en classe (60% ): Lundi 2 Mars 2015
  • 51. Activité d’apprentissage: Étude de cas  formez des groupes de 4 étudiants  Lisez bien le cas éthique  En se basant sur le processus décisionnel étudié, analysez le cas éthique et déterminez la décision la plus appropriée à prendre.
  • 52. Évaluation de l’enseignement/apprentissage de l’élément du module de l’éthique et déontologie professionnelle en se basant sur la grille
  • 53. Merci pour votre patience tout au long du sous-module de l’éthique et déontologie professionnelle