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Il faut donc aujourd’hui se concentrer sur la question du comportement et de
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Energie 3.0, par Rudy Provoost

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Synthèse du livre de Rudy Provoost, président du directoire de Rexel, paru en octobre 2013

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Energie 3.0, par Rudy Provoost

  1. 1. Énergie RudyPROVOOSTENERGIE3.0 Documents ENERGIE 3.0 Rudy PROVOOST Transformer le monde énergétique pour stimuler la croissance SYNTHÈSE
  2. 2. ÉNERGIE 3.0 Transformer le monde énergétique pour stimuler la croissance À propos du livre de Rudy PROVOOST, Président du Directoire de Rexel
  3. 3. « Énergie 3.0 » : le monde énergétique « sur mesure » Énergie 1.0  Réchauffement climatique, augmentation du prix des hydrocarbures, surcharge des réseaux, pannes géantes... Le système énergétique actuel, qui se concentre essentiellement sur la production centralisée de l’énergie et que l’on peut appeler « Énergie 1.0 », souffre de limites importantes. Si l’on se cantonne au système « Énergie 1.0 », il ne sera pas possible, pour des raisons de coût des matières premières et d’impact écologique, de construire suffisamment de centrales à énergie fossile pour assurer la consommation de 9, puis 12 milliards d’êtres humains. D’autre part, le rôle du consommateur final est actuellement passif : il peut seulement isoler le bâtiment, s’équiper d’appareils performants et… espérer consommer moins. En raison de l’imprécision des informations offertes par les appareils de mesure « Énergie 1.0 », il lui est impossible de piloter sa consommation. Énergie 2.0 Les technologies numériques qui se diffusent progressivement dans tous les secteurs économiques sont en train de converger avec le monde de l’énergie. Sur le modèle du « Web 2.0 », elles permettent aujourd’hui l’émergence d’un système énergétique que l’on peut qualifier d’« Énergie 2.0 ». Le bâtiment, jusqu’alors considéré comme une simple enveloppe à isoler, produit de l’énergie. Une des conséquences de ce nouveau paradigme est le partage de l’énergie, entre bâtiments, mais aussi entre infrastructures de production centralisées et décentralisées. Plus que la production, c’est la distribution qui est essentielle dans ce modèle : en effet, le partage d’énergie s’appuie sur les « smart grids », les réseaux de transport rendus bidirectionnels et interconnectés grâce aux technologies numériques. Mais ce deuxième niveau ne suffit pas. Les outils, aussi performants soient-ils, sont inopérants tant que le consommateur final n’est pas mobilisé et responsabilisé. Se concentrer sur de meilleures façons d’organiser la production et la distribution d’énergie ne répond qu’insuffisamment au problème, tant que la demande et la consommation ne sont pas prises en compte. Les débats relatifs à l’énergie sont trop souvent dominés par les acteurs de l’amont de la filière énergétique, l’accent étant majoritairement mis sur la source ou le système de production énergétique. Énergie 3.0 Pour réussir la transition énergétique, il importe aujourd’hui de changer radicalement de façon de penser : en dernier ressort, ce n’est pas tant à la consommation énergétique des bâtiments ou des villes qu’il convient de s’intéresser mais à celle des individus qui vivent dans ces bâtiments et dans ces villes, et qui ont des besoins bien précis. Ce sont les consommateurs finaux qui vont faire fonctionner le système énergétique, à la fois parce qu’ils seront producteurs d’énergie (bâtiment à énergie positive, énergies renouvelables...) et utilisateurs de systèmes et services énergétiques qu’ils auront choisi.
  4. 4. Il faut donc aujourd’hui se concentrer sur la question du comportement et de l’expérience du consommateur final. Par la notion d’« Énergie 3.0 », l’auteur souhaite insister sur cette dimension qui ne paraît pas suffisamment prise en compte, et qui peut se résumer en une phrase : le consommateur devient maître de son énergie. De plus en plus, sa production et sa consommation seront optimisées, personnalisées, sur mesure. Les gaspillages supprimés, l’énergie adaptée au besoin : la lumière, le chauffage ou la climatisation sont éteints ou baissés en cas d’absence. Quand le consommateur est présent, les systèmes sont personnalisables, pour chaque pièce et par fonction : simulation d’aube au lever, variation de chauffage selon l’occupation, chemins lumineux la nuit... Cette maîtrise de l’énergie passe par des interfaces interactives qui permettent à chacun de créer des scénarios de consommation : un proviseur de collège, par exemple, peut optimiser la dépense énergétique de chaque salle de classe en fonction des horaires des cours. Ces dispositifs de pilotage peuvent être accessibles quel que soit le terminal utilisé, ordinateur, tablette, smartphone, donnant à chacun un accès en temps réel à son propre monde énergétique. Ce nouveau monde est simple, ouvert, évolutif et sans limites. Il englobe l’utilisateur de façon ubiquitaire ; il se fait invisible et pourtant il est indispensable. Le bâtiment s’adapte aux usages et aux besoins grâce à des algorithmes apprenants. Tout est fait pour faciliter la maîtrise de l’énergie. Tableau récapitulatif des caractéristiques des 3 concepts d’Énergie Énergie 2.0 Énergie 3.0Énergie 1.0 Levier Source Système ExpériencePerspective Modèle Communication Information Force Hiérarchique Latéral Ubiquitaire Lots/ Intervalle Requête/ Itératif Instantané/ Temps réel Passif Actif Interactif Partagé/ Décentralisé Offre/ Distribution Demande/ Consommation Fourniture/ Production Personalisé/ Sur-mesure Verticalisé/ Centralisé Énergie 3.0 : la Révolution de l’« energ-eas-y » pour simplifier la transition énergétique et la maîtrise de la demande Il convient aujourd’hui de créer les mécanismes permettant de réduire la complexité à tous les niveaux, production, distribution, consommation, afin de créer un environnement favorable à la transition énergétique. Afin d’insister sur cette dimension de simplicité, cette révolution peut être appelée « Energ-eas-y ». Elle concerne tous les acteurs de la chaîne de valeur de l’énergie.
  5. 5. Les États et les collectivités locales peuvent stimuler la transition par des formes originales de financements, la structuration des innovations et la suppression des freins de marché. Les producteurs et distributeurs d’énergie pourront bénéficier de la transition énergétique s’ils l’accompagnent en investissant dans des partenariats avec les autres acteurs de la filière et dans un environnement de réseaux et compteurs intelligents (« smart grids » et « smart meters »). Les fabricants de produits électriques et les autres acteurs qui se positionnent sur la chaîne de valeur (sociétés de services informatiques, opérateurs télécoms, acteurs du monde numérique, compagnies d’assurances...) gagneront à se concentrer sur la simplicité de leurs offres et produits. Les installateurs doivent se former, se positionner et accentuer leur développement en tant que spécialistes en maîtrise d’énergie. De même, il leur sera de plus en plus utile d’être capables de vendre des solutions ou services d’économie d’énergie et permettre de visualiser facilement le retour sur investissement des solutions de la transition énergétique, voire de garantir leur performance. Enfin dans la chaîne de valeur du monde de l’énergie, le rôle de la distribution est d’abord d’animer et d’activer la filière en tant que point de convergence et plaque tournante entre les fabricants et les installateurs, et de développer de nouveaux marchés de croissance. L’enjeu est de réussir le partage des énergies et des compétences. Aucun acteur de la filière n’est aujourd’hui capable de réussir seul l’intégralité du service, depuis l’invention de nouveaux produits, l’audit énergétique d’un bâtiment ou d’une ville jusqu’à la définition d’une stratégie énergétique, puis la sélection, le financement et l’installation des dispositifs, et enfin la maintenance. Ce n’est qu’en mettant en commun les expertises et en réussissant des partenariats que les technologies de l’« Énergie 3.0 » se diffuseront et que l’énergie pourra être accessible et disponible au meilleur coût, au service de la performance économique et de la qualité de vie de chacun. Énergie 3.0 : une transformation énergétique possible grâce à l’« empowerment » du client final L’équité énergétique, sortir de la précarité énergétique Aujourd’hui, l’énergie est mal partagée. Plusieurs millions de foyers souffrent de précarité énergétique, quand les gaspillages sont par ailleurs colossaux. L’équité énergétique vise à utiliser les technologies de l’efficacité énergétique pour que chacun puisse disposer de l’énergie sur-mesure dont il a besoin, en limitant les gaspillages. Un équilibre entre sobriété et productivisme, générateur de hausse du pouvoir d’achat sans perte de confort Selon les différents sondages réalisés par Rexel à l’échelle internationale, les consommateurs montrent un intérêt certain pour les économies d’énergie. Selon une étude de la filière éco-électrique, pour un investissement d’environ 2 500 euros dans une solution d’efficacité énergétique active, l’économie réalisable sur la facture
  6. 6. énergétique d’un logement moyen français est de 400 euros par an, soit un quart de sa dépense énergétique annuelle. Le potentiel d’économies d’énergie, et donc d’économies financières, est considérable : à l’échelle mondiale et avec les technologies actuelles, plusieurs centaines de milliards d’euros aujourd’hui dépensés inutilement par les consommateurs pourraient être économisés. Au profit du pouvoir d’achat des ménages et sans que leur confort en pâtisse La santé et le confort, des leviers majeurs pour une meilleure qualité de vie L’« Énergie 3.0 » permet l’émergence d’un ensemble de services et d’applications destinés à automatiser des tâches, accroître le confort et globalement améliorer la qualité de la vie. L’un des bénéfices les plus importants de l’« Énergie 3.0 » est le développement de nouveaux services pour la santé des individus. La mauvaise qualité de l’air intérieur (plus mauvaise la plupart du temps que celle de l’air extérieur) est génératrice d’asthme, d’allergies et de maladies respiratoires. Les accidents domestiques génèrent des handicaps ou des décès, notamment chez les personnes âgées ou les enfants. La précarité énergétique est dénoncée comme responsable de plus de décès que les accidents routiers au Royaume-Uni. Or, le système « Énergie 3.0 » représente une opportunité majeure d’amélioration de la santé à travers des services de télémédecine, d’accompagnement des malades et de maintien à domicile des personnes âgées. Voici des exemples de solutions énergétiques qui offriront de véritables services à chacun : des éclairages innovants et adaptés dans le cadre de traitements ou pour permettre aux malvoyants de mieux s’orienter ; des solutions d’amélioration de la qualité de l’air du logement ou du lieu de travail ; des systèmes de contrôle permettant de vérifier qu’une personne âgée prend régulièrement un médicament ; des systèmes de détection de fuite de gaz ou d’eau. Voilà autant de solutions qui contribueront à changer la vie dans les années à venir et auront un impact positif sur les dépenses de santé. Le point commun de ces services et dispositifs est qu’ils aident chacun à prendre soin des autres, à se sentir responsable. La croissance économique porteuse d’emplois Nous sommes donc engagés dans une révolution énergétique qui devrait transformer les modes de vie, à l’image des changements que nous avons connus grâce au développement de l’électricité et de l’informatique au cours du XXe siècle. Cette révolution est durable, fondée sur les impératifs de l’économie circulaire et de la lutte contre le réchauffement climatique. De nouveaux services et de nouvelles technologies devraient générer un nouveau cycle de croissance. Plusieurs millions d’emplois ont été créés ou sont en cours de création dans les secteurs de l’« Énergie 3.0 » (« smart grids », énergies renouvelables, efficacité énergétique...). Ces emplois seront structurés autour de nouvelles compétences, notamment dans le domaine des objets performants et communicants, dans celui des réseaux et dans celui
  7. 7. des logiciels. Les nouveaux enjeux financiers et la dimension de service transforment la logique commerciale et les métiers d’installation des équipements. La filière doit structurer et renforcer sa chaîne de formation afin de diffuser rapidement les innovations les plus pertinentes. Une diffusion et une adoption de la transition énergétique accélérées Les États doivent travailler à lever les freins de marché. Les entreprises doivent créer des modèles économiques simples et « scalables ». Enfin, la filière doit développer des « contrats de confiance » sur la base de formules de garantie de performance. Les décisions d’achat des solutions d’efficacité énergétique sont aujourd’hui particulièrement complexes : profusion de produits aux spécifications inégales, retour sur investissement souvent mal connu, prise de risque opérationnel... La filière doit donc apporter au consommateur l’engagement que la solution peut atteindre ses objectifs et fonctionner à long terme. Meilleur pouvoir d’achat, amélioration de la qualité de vie, lutte contre la précarité énergétique : l’« empowerment » du client final va apporter des bénéfices concrets dans les prochaines années. L’idée d’« Énergie 3.0 » résume l’entrée dans un monde énergétique ; elle est fondée sur trois piliers : le sur-mesure (une production et une consommation réellement adaptées aux besoins), l’« Energ-eas-y » (une nécessaire simplicité à tous les niveaux de la chaîne de valeur de l’énergie) et l’« empowerment » (une maîtrise et une responsabilité accrues du client final en faveur de l’équité énergétique, du pouvoir d’achat, de la qualité de vie, de la croissance économique et de la diffusion accélérée de nouvelles technologies). L’enjeu final est bien de construire un monde où une énergie accessible, sûre et respectueuse de l’environnement permettra de développer un ensemble d’offres et de services destinés à améliorer la vie de tous. C’est dans cet esprit que l’auteur souhaite partager ses idées et ses convictions pour engager le débat avec tous les acteurs afin de trouver les meilleures solutions pour réussir la transition énergétique.
  8. 8. RudyPROVOOSTENERGIE3.0 Couverture:LaurenceHenry-Illustration:©GettyImages-Photo:©LMoreau,Capa Énergie Rudy PROVOOST Energie 3.0 Des bâtiments qui produisent leur propre énergie et nous assistent dans notre vie quotidienne ? Des outils de pilo- tage simples pour rendre la maison confortable, économe et ouverte sur le monde? Des villes plus durables, plus sûres et plus intelligentes facilitant la mobilité, les échanges et la vie des consommateurs-citoyens? Voici quelques exemples des transformations à venir. Le monde de l’énergie vient d’entrer dans une nouvelle phase de son histoire, celle de la révolution numérique, d’une portée similaire à la révolution électrique de la fin du xixe siècle. Cette vague d’innovations est le résultat de la convergence entre le monde de l’énergie et l’univers numérique. Avec ces technologies récentes, les modèles économiques et les systèmes énergétiques de la ville et du bâtiment vont muer fondamentalement, et chacun d’entre nous aura accès à une offre sur mesure, adaptée à ses besoins et à ses moyens. Cet ouvrage explique comment ces changements vont s’opérer et stimuler la croissance; quels outils et services inédits vont apparaître; comment l’ensemble de l’organisation de la filière énergétique va se réinventer et quelles perspectives d’emplois et d’activités nouvelles on peut en attendre. Rudy Provoost est le président du directoire du groupe Rexel, leader mondial de la distribution professionnelle de produits et services pour le monde de l’énergie et le président de la Fondation Rexel pour le progrès énergétique. Ayant occupé des fonctions dirigeantes depuis plus de vingt- cinq ans dans les secteurs électronique et électrique, il est un expert des questions liées à la transformation et à l’innovation. 19€ TTC FRANCE www.cherche-midi.com ISBN 978-2-7491-3247-1 Les droits d’auteur du présent ouvrage seront intégralement reversés à la Fondation Rexel pour le progrès énergétique, sous égide de la Fondation de France. Suivez toutes nos actualités : cherche-midi.com facebook.com/lecherchemidi.editeur twitter.com/lecherchemidi

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