Risque sismique

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Risque sismique

  1. 1. Répartition des séismes
  2. 2. Trois types de limite de plaque Rides ou rift Failles transformantes Zones de subduction
  3. 3. Séismes = ruptures = formation de failles Faille = plan de faiblesse dans la lithosphère
  4. 4. Trois classes de séismes en fonction de la profondeur à laquelle ils se produisent: - les séismes normaux ou superficiels (profondeur<60 km) = frontières de plaques divergentes et frontières de plaque convergentes (fosses océaniques) - les séismes intermédiaires (60<profondeur<300 km) = frontières de plaques convergentes - les séismes profonds (jusqu’à 700 km de profondeur) = frontières de plaques convergentes
  5. 5. Ride ou rift = zone de divergence SEISMES SUPERFICIELS
  6. 6. Les séismes intraplaques sont superficiels.
  7. 7. Les frontières convergentes concentrent les trois catégories de séismes
  8. 8. 5% Zones divergentes Zones de décrochement 15% Zones convergentes 75% Dissipation de l’énergie sismique de la planète
  9. 9. Séisme = rupture Accumulation + Relâchement des contraintes • • Un matériau rigide soumis à des contraintes de cisaillement, se déforme de manière élastique puis de manière plastique Au point de rupture, il se rompt DEFORMATION Élastique : le matériau reprend sa forme et son volume lorsque la contrainte est relachée Plastique : le matériau reste déformé lorsque la contrainte est relachée Point de rupture: libération de l’énergie accumulée lors de la déformation plastique
  10. 10. Foyer ou hypocentre L'endroit où démarre la rupture est appelé foyer du séisme ou hypocentre (0 à 700 km profondeur) Epicentre L'épicentre microsismique est le point de la surface du sol le plus proche du foyer (latitude, longitude) L'épicentre macrosismique = lieu de plus forte intensité ressentie -Peut être différent de l'épicentre réel
  11. 11. Rais sismiques Structure sismique
  12. 12. Les différents types d’ondes Déclenchement d’un séisme = Propagation d’un front d'ondes sismiques Deux types d'ondes : Ondes de fond qui se propagent à l'intérieur de la terre (ondes S et ondes P) Ondes de surface qui se propagent seulement en surface (ondes de Love et ondes de Rayleigh)
  13. 13. Ondes P = ondes premières/ondes de Compression. Dans tous les états de la matière Les particules se déplacent selon un mouvement avant-arrière dans la direction de la propagation de l'onde Ondes S = ondes de cisaillement seulement dans les solides. Les particules oscillent dans un plan vertical, à angle droit par rapport à la direction de propagation de l'onde Ondes L (ondes de Love) = ondes de cisaillement qui oscillent dans un plan horizontal Impriment au sol un mouvement de vibration latéral Les ondes de Rayleigh = vague les particules du sol se déplacent selon une ellipse = vague qui affecte le sol lors des grands tremblements de terre
  14. 14. Propriété qui permet de localiser un séisme = Propagation des ondes P plus rapide que celle des ondes S Ondes sismiques enregistrées en plusieurs endroits du globe Enregistrement par sismomètres Les vibrations verticales et horizontales du sol sont transmises à une aiguille qui les inscrit sur un cylindre qui tourne à une vitesse constante
  15. 15. En un lieu donné, ondes P puis décalage et enregistrement des ondes S Exemple: retard de 6 minutes des ondes S par rapport aux ondes P
  16. 16. Les vitesses de propagation des deux types d'ondes (S et P) dans la croûte terrestre établies = courbes étalonnées Pour une distance entre séisme et point d’enregistrement de 2000 Km, l'onde P mettra 4,5 min et l'onde S mettra 7,5 min = décalage de 3 min Dans l’exemple, distance correspondant à un décalage de 6 min = 5000 Km
  17. 17. La méthode des cercles basée sur la différence de propagation des ondes P et S Pour une station: temps d'arrivée de l'onde P: tp = t0 + (d/Vp) temps d'arrivée de l'onde S: ts = t0 + (d/Vs) Différence entre les deux relations précédentes : ts - tp = d . ( 1/Vs - 1/Vp) On connaît les vitesses des ondes P et S dans la croûte et on admet que : (1/Vs - 1/Vp) = 1/8 D’où : d = 8 * (ts - tp) On établit des abaques et on obtient directement d en fonction de (ts - tp)
  18. 18. La triangulation d1 Le séisme se trouve sur le périmètre d’un cercle de rayon d1 centré sur une première station d’enregistrement d1 d2 Avec une seconde station, on détermine la distance (d2) séparant cette station de l’épicentre du séisme Les deux points d’intersection des deux cercles définissent les deux localisations possibles de l’épicentre du séisme enregistré d1 Avec une troisième station, détermination de la distance (d3) séparant cette station de l’épicentre du séisme d2 Un seul point d ’intersection possible entre les trois cercles définit la position précise de l ’épicentre du séisme enregistré d3
  19. 19. Effet des ondes sur les constructions Ondes L et R - gamme des "basses fréquences » (< à 1 hertz) - nocives pour les bâtiments élevés -destructrices à des distances plus grandes que les -ondes P et S (quelques dizaines de kilomètres) Ondes P et S - gamme des "hautes fréquences » (> à 1 hertz) -dangereuses pour diverses catégories de bâtiments bas deux types de mouvements (et leurs combinaisons) - à la verticale du foyer, à l’ épicentre = mouvement vertical - plus loin effet dominant = horizontal, lié au mouvement de la faille
  20. 20. La magnitude Energie développée au foyer du séisme La magnitude est mesurée par le logarithme de l’amplitude maximale des ondes, mesurée en microns, à partir d’un sismomètre placé à une distance d’environ 100 km par rapport à l’épicentre M = log A/T + F(∆) A amplitude en microns T période en secondes F(∆) terme empirique = amortissement du signal sismique en fonction de la distance ∆ et de la profondeur
  21. 21. Echelle de Richter instaurée en 1935 Calculée à partir de la quantité d'énergie dégagée au foyer Fournit la magnitude (M) d'un séisme: log (E) = 11,4 + 1,5M Un séisme de magnitude 8,5 est 100 millions de fois plus fort qu’un séisme de magnitude 3 Valeur objective = une seule valeur pour un séisme donné A ce jour, plus fort séisme = 9,5 sur l'échelle de Richter (Chili). Depuis janvier 2000, nouvelle échelle adoptée par les pays européens : EMS 98 (European Macroseismic Scale 1998)
  22. 22. L’intensité lusieurs échelles pour évaluer l’intensité des tremblements de terre ) Echelle de Mercalli développée en 1902 et modifiée en 1956 ) Echelle MSK (Medvedev, Sponheuer et Karnik, 1964) es deux échelles comportent douze degrés notés généralement en chiffres romains e I à XII ntensité déterminée par: Ampleur des dégâts causés par un séisme perception de la population varient en fonction de la distance à l'épicentre. chelle subjective chelle variable géographiquement
  23. 23. Perception à l’intérieur Enregistrement par les sismomètres Perception à l’extérieur Quelques dommages Dommages légers aux « bonnes constructions » destruction des « mauvaises » Dommages considérables Modification des paysages
  24. 24. Les séismes entre 1990 et 2001
  25. 25. Un risque majeur Conséquences secondaires: • Glissements de terrains, éboulements • Incendies • Tsunamis 1436 Naples-Brindisi Italie 30 000 morts 1531 Lisbonne Portugal 30 000 morts 1693 Catane Italie 60 000 morts 1737 Calcutta Inde ~50 000 morts 1797 Quito Equateur 1906 San Francisco Etats-Unis 1908 Messine Italie 65 000 morts 1920 Ganzu (ou Kan-sou) Chine 180 000 morts 1923 Tokyo Japon 143 000 morts 1976 Tangshan Chine 800 000 morts 1980 El-Asnam Algérie 3 500 morts 1985 Mexico Mexique 20 000 morts 1995 Kobe Japon 1999 Izmit Turquie 40 000 morts 700 morts 5 000 morts 20 000 morts
  26. 26. aléas et enjeux sismiques • Aléa : probabilité du séisme • Enjeux : hommes, centres de vie, environnement Risque • Pertes humaines (morts, blessés…) • Impacts environnementaux (glissement de terrain, pollution…) • Destruction des biens (habitations, infrastructures…)
  27. 27. Prévision du risque sismique
  28. 28. La prédiction = prévoir précisément lieu / date / magnitude du séisme 2 approches: Approche probabiliste: identification zones à risque + probabilité d’occurrence Approche déterministe: identification de signes précurseurs  interprétation par des processus physiques réalistes  élaboration d’un modèle physique prédictif
  29. 29. 3 modes de prévision et de réponse adaptée A long terme: plusieurs dizaines d’années = définition de l’aléa, du mode de construction adapté et renforcement du bâti A moyen terme: quelques mois, 1 an = surveillance et instrumentation des sites à risque A court terme : quelques heures à quelques jours = mise en alerte des réseaux d’intervention, préparation des secours et évacuation des bâtiments
  30. 30. A court et moyen terme Beaucoup de difficultés pour la prédiction: • Méconnaissances des facteurs déclenchants • Paramètres très nombreux à entrer en jeu • Paramètres physiques des roches difficiles à mesurer en profondeur A long terme Evaluation du risque sismique pour une zone donnée = donner la magnitude maximale pouvant être atteinte + un pourcentage de chance pour que cette valeur soit atteinte sur une période de référence.
  31. 31. Evaluation du risque 1.Définition de l’aléa sismique dans une région donnée: • Installation d’un réseau de surveillance (Bornes GPS, sismomètres, géodésie spatiale…) • Identification des failles actives •Etude de l’histoire sismologique de la région 2. Connaissances de tous les éléments susceptibles d’entraîner des dégâts •Nature des sous-sols •Topographie •Nature et emplacements des bâtiments… Cartographie du risque sismique
  32. 32. Différentes sciences étudient les séismes
  33. 33. Etude des « effets de site » :  Nature du sous sol (amplifications des ondes)  Instabilité des versants (réaction en chaîne)  Types de bâtiments  Topographie
  34. 34. Etude et surveillance des phénomènes précurseurs Déformation crustale (faille asismique) Variation des paramètres hydrologiques Variation des vitesses de propagation des ondes Phénomènes géochimiques ex: augmentation radon dans les eaux souterraines (dégazage lors de la friction des roches) Variation de la résistivité électrique des roches (plusieurs %) et du potentiel électrique Variation des émissions électromagnétiques Variation du champ magnétique
  35. 35. Récapitulatif des méthodes de mesure • Enregistrement des secousses par des sismomètres • Mesure de la déformation sismique d’un lieu : géodésie spatiale mesure des déplacements verticaux (nivellement) de la surface et des déplacement horizontaux (triangulation) Ex: surveillance de la faille de San Andreas (Californie) • Mesure des déformations de la Terre : Méthode des satellites GPS Mesure du « retard au glissement » des plaques
  36. 36. Réseaux français d’observation et de surveillance Deux réseaux connectés: Le laboratoire de Détection Géophysique du CEA et le Réseau National de surveillance sismique à Strasbourg Infos au Bureau Central Sismologique Français
  37. 37. Le réseau GEOSCOPE 25 stations dispersées dans le monde Centralisation et diffusion des données (avant d'être archivées au centre GEOSCOPE, les données sont envoyées à l'PGP, à l'EOST et aux centres de l'IRD dans le monde)
  38. 38. Exemple de site surveillé par la France en coopération avec: Instituts de physique du globe (I.P.G.) de Paris et de Strasbourg, soutenus par l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU/CNRS) le ministère des Affaires étrangères et l’Institut de Recherche et Développement (IRD) Nord du Chili subduction de la plaque Nazca sous la cordillère andine (plaque Amérique du Sud) = pas de grand séisme depuis celui de 1887 (magnitude 8,5) rapprochement de 10 mètres environ sur une longueur de 300 km Mesure du « retard au glissement » = 10m depuis 110 ans stocké dans la déformation élastique des roches (séisme magnitude >5 prédit dans la décennie) Installation de réseaux sismologiques de surveillance aux deux extrémités de cette “lacune sismique” et d’une station multiparamètre (gravimètre, station sismologique de large bande spectrale, inclinomètres et antenne G.P.S. de positionnement par satellite)
  39. 39. L’évaluation complète du risque sismique est primordiale pour la mise en place d’une politique de prévention efficace et adaptée. • constructions aux normes parasismiques • développement de la recherche en matière de construction parasismique • information et préparation de la population exposée au risque • organisation des moyens de secours et de l’information d’urgence en cas de séisme
  40. 40. Prévention du risque dans le monde
  41. 41. Génie parasismique = réalisation d’ouvrages et d’installations capables de résister dans de bonnes conditions à des secousses importantes 1. Normes de construction parasismique – Symétrie des bâtiments – Abaissement du centre de gravité – Eloignement minimum des bâtiments mitoyens pour éviter l’entrechoquement •USA: Uniform Building Code (UBC) •Europe: Eurocode 8, partie 1998-1-1 et 1998-2 – Renforcement des angles – Limitation du percement d’éléments porteurs • Projet RADIUS: Secrétariat de la Décennie internationale de prévention des catastrophes (IDNDR) •Partenariat Japon-Roumanie 2. Partenariats concernant – Le développement d’outils de prévision – La conduite d’études comparatives – L’échange d’informations
  42. 42. En France •1ères lois parasismiques en 1969, modifiées en 1982 et 1992  Lois parmi les plus complètes au monde •PPR: Plan de Prévention des Risques (loi du 2 février 1995) Cartographie des risques naturels en France  définition des règles d’urbanisme, de construction et de sauvegarde des bâtis existants et futurs.  définition des mesures de protection et de sauvegarde des populations
  43. 43. Gestion du risque sismique
  44. 44. Cartes d’isoséistes Etude macrosismique Enquête directe sur le terrain envoi de questionnaires aux autorités (maires, instituteurs) de la région intéressée Carte des courbes isoséistes = zones de même intensité L’épicentre macrosismique dans l’aire pléistoséiste = isoséiste de degré le plus élevé Forme des isoséistes renseigne sur l’influence des terrains sur la propagation du mouvement sismique - Rôle important de la nature du sous-sol = intensité plus grande sur les terrains meubles et alluvionnaires Isoséistes resserrées et allongées, = existence d’un accident tectonique (faille), siège du séisme Forme et écartement des isoséistes = fonction de la profondeur du foyer du séisme.
  45. 45. Cartographie des zones à risques ise en sécurité de deux catégories d’installations Ouvrages à risque « normal » conséquences = dommages immédiats subis ar l’ouvrage, ses occupants et son contenu = constructions civiles ou industrielles autres ouvrages de génie civil Installations « à haut risque » désordres, même mineurs = suites extrêmement aves pour la population et l’environnement: ndustries chimiques traitant ou stockant des produits hautement toxiques sceptibles de se répandre nstallations de sécurité nucléaire rands barrages rbitrage entre exigences de sécurité et coût des mesures de protection
  46. 46. QuickTime™ et un décompresseur TIFF (LZW) sont requis pour visionner cette image.
  47. 47. • Développement d’outils pratiques (manuels, logiciels) pour la prévision • Promotion de l’échange d’informations entre les pays • Préparation aux conséquences d’un séisme - simulation de catastrophe - exercice d’évacuation - diffusion des consignes de sécurité etc… (surtout en pratique au Japon, en Califormie mais aussi dans le sud de la France)
  48. 48. Exemple d’affichage utilisé dans l’Aude
  49. 49. Séismes en France en 2002

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