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Note 1 :     Lizzie Borden, accusée davoir assassiné à coups de hache son père et sa belle-mère en 1892 dans le Massachuse...
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Le diable dans la ville blanche présentation et extrait

  1. 1. ERIK LARSON LE DIABLE DANS LA VILLE BLANCHE Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Hubert Tézenas Un homme construit le paradis sur Terre, l’autre y fait régner l’enfer. 1893 : l’Exposition universelle de Chicago est l’occasion pour les États-Unis de montrer leur puissance au reste du monde. Au cœur de cet événement sans précédent, lecélèbre architecte Daniel H. Burnham, créateur du premier gratte-ciel, à qui revient la tâche de créerune cité de rêve, la Ville blanche. On attend près de 30 millions de visiteurs, de nombreusespersonnalités, parmi lesquelles Houdini, Frank Lloyd Wright ou Thomas Edison.Mais, dans l’ombre de l’Exposition, une autre figure accomplit de bien plus noirs desseins : H. H.Holmes, un jeune médecin apparemment bien sous tous rapports, en réalité l’un des serial killers lesplus terrifiants de l’histoire du crime. Profitant de l’événement, il va lui aussi être à l’origine d’uneconstruction insensée : un hôtel entièrement dévolu au service de ses pulsions meurtrières, véritablechâteau de Barbe-Bleue, comprenant chambre de torture et four crématoire.Avec un sens de l’intrigue digne des plus grands auteurs de thrillers, Erik Larson mêle dans ce livre àla construction diabolique le destin de ces deux figures légendaires, d’un côté le créateur, levisionnaire, l’architecte de génie qui bouscule tous les obstacles pour que son rêve devienne réalité,de l’autre, le tueur aux 200 victimes, préfigurant ainsi les deux aspects qui vont définir l’Amérique du eXX siècle, ses rêves et ses cauchemars. Il retrace l’enquête menée pour mettre fin aux agissements deHolmes, dans laquelle vont être impliqués un détective de la police de Philadelphie à la ténacitéincroyable et un étrange club de journalistes passionnés de crimes, le Whitechapel Club. Uneformidable histoire où l’on constatera, une fois de plus, que la réalité dépasse toujours la fiction.« Un livre qui vous emporte littéralement. Larson mêle l’Histoire et le divertissement d’une main de maître, obtenant un effet dramatique que peuvent lui envier bien des romanciers. » The New York TimesErik Larson est journaliste. Le Diable dans la Ville blanche est son premier livre traduit en français. Il a étévendu à plus de deux millions d’exemplaires outre-Atlantique. Leonardo DiCaprio vient d’en acheter les droitsd’adaptation audiovisuelle. ExtraitLa Ville noire Rien nétait plus facile que de disparaître. Mille trains desservaient chaque jour Chicago.Beaucoup dentre eux amenaient des jeunes femmes célibataires qui ne savaient pas ce quétait uneville mais espéraient néanmoins élire domicile dans lune des plus grandes et des plus dures quisoient. Comme lécrivit la philosophe et féministe Jane Addams, fondatrice en 1889 du centredœuvres sociales Hull House, «jamais dans la civilisation un tel nombre de jeunes filles nont étésoudainement privées de la protection dun foyer, ni autorisées à marcher sans escorte dans les rues dela ville et à travailler sous des toits étrangers». Ces femmes recherchaient un emploi dedactylographe, de sténographe, de couturière ou de tisseuse. Les hommes qui les embauchaient
  2. 2. étaient pour la plupart des citoyens intègres, en quête defficacité et de profit. Mais pas toujours. Le30 mars 1890, un dirigeant de la First National Bank fit ainsi paraître un avis dans la rubrique «Offresdemploi» du Chicago Tribune pour alerter les sténographes postulantes de «notre convictiongrandissante quaucun employeur entièrement honorable et en pleine possession de ses facultés nepassera jamais dannonce destinée à recruter une sténographe blonde, jolie, seule en ville et prête àenvoyer sa photographie. Toutes les annonces de cet ordre portent la marque patente de la vulgarité,et nous considérons quil nest sûr pour aucune dame de répondre à des formulations aussiinconvenantes ». Pour se rendre à leur travail, ces femmes empruntaient à pied des rues bordées de bars, detripots et de maisons closes. Le vice prospérait à lombre de lindulgence officielle. «Les foyers deshonnêtes gens étaient alors (comme aujourdhui) des lieux plutôt ternes », écrivit au soir de sa vie lescénariste Ben Hecht, cherchant à expliquer la persistance de cette caractéristique du vieux Chicago.«Il était plaisant, en un sens, de savoir que, au-delà de leurs fenêtres, le diable cabriolait encore dansune odeur de soufre.» Max Weber, lui, invoqua une analogie dont il nimaginait pas toute lapertinence en comparant la ville à «un être humain à la peau écorchée ».La mort frappait souvent, anonyme et précoce. Les rails sur lesquels circulaient les 1000 trains de laville étaient posés à même les chaussées. On pouvait, en descendant dun trottoir, se faire écraser parle Chicago Limited. Chaque jour, deux personnes en moyenne mouraient en traversant une voieferrée, atrocement mutilées. Des piétons ramassaient des têtes coupées. Ce nétait pas le seul danger.Il y avait aussi les tramways qui dégringolaient des ponts à bascule. Les chevaux qui semballaient etprécipitaient leur voiture dans la foule. Les incendies qui prenaient chaque jour une dizaine de vies -«rôti» était ladjectif favori des journalistes pour décrire létat des victimes. Il y avait encore ladiphtérie, le typhus, le choléra, la grippe. Et il y avait le meurtre. À lépoque de lExpositionuniverselle, le nombre dhommes et de femmes allant jusquà tuer un de leurs semblables connaissaitune progression spectaculaire dans tout le pays, mais plus encore à Chicago, où la police ne possédaitni les compétences ni les effectifs dont elle aurait eu besoin pour faire face à un tel volume de crimes.Sur les six premiers mois de 1892, la ville connut près de 800 morts violentes - quatre par jour, pourla plupart liées à de banales affaires de vol, de querelle ou de jalousie sexuelle. Des hommes tiraientsur des femmes, des femmes tiraient sur des hommes, des enfants se tiraient dessus par mégarde.Mais tout cela pouvait sexpliquer. On navait encore rien vu de comparable à laffaire deWhitechapel. Les cinq meurtres commis par Jack lÉventreur en 1888 défiaient lentendement etavaient fasciné les lecteurs de lAmérique entière, persuadés quun tel phénomène ne pourrait jamaissurvenir chez eux. Pourtant, les choses changeaient. Où que lon regarde, la frontière entre le moral et limmoralsemblait se brouiller. Elizabeth Cady Stanton se prononça en faveur du divorce. Clarence Darrowdéfendit lamour libre. Une jeune femme du nom de Borden1 tua ses parents. Et à Chicago, un jeune et beau médecin descendit dun train, sa trousse de chirurgie à la main, etse retrouva dans un monde de vociférations, de fumée et de vapeur, où dominait lodeur des porcs etbœufs massacrés. Il le jugea à son goût. Les lettres viendraient plus tard, adressées à cet étrange et lugubre «château» qui occupaitlangle de la 63e Rue et de Wallace Street par les Cigrand, les Williams, les Smythe et dinnombrablesautres, pour senquérir de leur fille ou petite-fille. Rien nétait plus facile que de disparaître, que de feindre lignorance, que de cacher parmi cesfumées et ce vacarme lexistence dune effroyable zone dombre. Ainsi était Chicago à la veille de la plus grande exposition de lhistoire.
  3. 3. Note 1 : Lizzie Borden, accusée davoir assassiné à coups de hache son père et sa belle-mère en 1892 dans le Massachusetts,puis acquittée faute de preuves. Le débat sur lidentité du coupable sest poursuivi jusquà nos jours. Ce fait divers eut àlépoque un impact retentissant. (Toutes les notes sont du traducteur.)Collection « Thriller»656 pages (14x22) – 22 €Mise en vente le 14 avril 2011www.cherche-midi.com

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