Proposition:«LA POSSIBILITE D’UN RECOURS AU       SUKUK SOUVERAIN»                                  1
 Pour réaliser des projets en Tunisie, les « Sukuk » peuvent être un moyen definancement tant sur le plan économique que ...
La Tunisie n’a pas réussi à exploiter une partie du potentiel de la financeislamique datant du début des années 1980 avec...
I- Préparation :1-Définition du référentiel de financement:* le défi consiste maintenant à transformer cette ambition en a...
2- un plan de financement par l’émission de sukuk:La création dun Conseil national consultatif de la charia à la banquecen...
II- Réalisation :La Banque centrale peut consacrer maintenant une section à la financeislamique et présenter lapproche de...
III/Amélioration et perspectives :Pour plusieurs raisons, l’introduction graduelle des produits de la finance islamique d...
En effet, le marché de la finance islamique mondial se chiffre à 1.000milliards de dollars. Cependant, la pénurie de monta...
LEgypte, lAfrique du Sud, le Sénégal et le Kenya ont tous exprimé leur intérêt danslémission de sukuk souverains. Mais Co...
•Le marché des sukuk nest pas un marché unifié puisque même dans cesrégions, il existe de grandes différences dans les fac...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

La Possibilite D’Un Recours Au Sukuk Souverain

1 175 vues

Publié le

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 175
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
12
Actions
Partages
0
Téléchargements
55
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

La Possibilite D’Un Recours Au Sukuk Souverain

  1. 1. Proposition:«LA POSSIBILITE D’UN RECOURS AU SUKUK SOUVERAIN» 1
  2. 2.  Pour réaliser des projets en Tunisie, les « Sukuk » peuvent être un moyen definancement tant sur le plan économique que sur le plan des infrastructures.La technique classique de la titrisation est possible pour les investisseursdisposant de ressources à placer, selon la formule du Sukuk, pour autant queles créances tant dans leur objet que dans leur modalité respectent les principeset les interdictions de la Chari’a, en permettant d’obtenir une rémunération sansversement d’intérêts. Sur le plan pratique, des sociétés ad hoc (Special Purpose Vehicules)peuvent jouer le rôle d’intermédiaires en procédant à l’acquisition d’actifs et enles donnant en crédit-bail à l’Etat tunisien ou aux entreprises intéressées quipeuvent acquérir à terme les actifs financés. 2
  3. 3. La Tunisie n’a pas réussi à exploiter une partie du potentiel de la financeislamique datant du début des années 1980 avec l’agrément donné à la BESTdu groupe Al Baraka même avec la création de la banque Zitouna à cause desa lente évolution par rapport à l’intérêt grandissant qu’on en fait dans d’autrespays, pas nécessairement musulmans comme l’Angleterre et Luxembourg.Lengagement du Luxembourg par le biais de son adhésion à lIFSB etlInternational Islamic Liquidity Management Corporation (IILM) - le seul paysde lUnion européenne à adhérer à ces organisations - et le fait que leLuxembourg a saisi cette opportunité est une leçon à tirer par la Tunisie.
  4. 4. I- Préparation :1-Définition du référentiel de financement:* le défi consiste maintenant à transformer cette ambition en actes concrets etlancer ainsi le développement dun nouveau modèle de la finance islamique.En outre, émettre des Sukuks souverains serait un signal de la volonté de laTunisie d’être une place financière régionale tant pour la financeconventionnelle que pour la finance islamique.* les émetteurs doivent voir les sukuks comme une alternative véritablementconcurrentielle et une manière attrayante de collecte de fonds et donc un outilde diversification des sources de financement et il ne faut pas croire qu’elle esttoujours plus cher que les obligations classiques et encore compliquée àcause des exigences de conformité à la Shariah. .* Encore, on ne peut s’empêcher de se demander à quel paramétrage desproduits financiers islamiques, obéira le référentiel tunisien en lamatière, puisqu’on ne dénombre pas moins de cinq écoles de certificationdans le monde. A moins qu’on envisage de doter la Tunisie de son propre‘’Charia compliance board’’. 4
  5. 5. 2- un plan de financement par l’émission de sukuk:La création dun Conseil national consultatif de la charia à la banquecentrale et le niveau de réglementation financière qui fixe les règles du jeupour lindustrie dans son ensemble sont envisageables:Dans une première étape, ce Conseil doit être considérée comme uncomité consultatif et non pas comme un organisme de certification oulendosseur de produit jusquà ce quil soit bien établi et permettraitdaméliorer la crédibilité de la proposition de la finance islamique en Tunisie. la banque centrale peut toujours nommer un comité ad hoc consultatif enguidant ses directives et circulaires dans le respect nécessaire de la charia.Le gouverneur de la banque centrale avec le Groupement professionneldes banques tunisiennes peuvent établir le référentiel légal adéquat pourl’introduction des bons Sukuk à l’instar du Maroc qui est en train de saisirl’opportunité d’émettre des sukuk pour un montant de 900 millions deDirhams. 5
  6. 6. II- Réalisation :La Banque centrale peut consacrer maintenant une section à la financeislamique et présenter lapproche de la réglementation financière à cetteindustrie en améliorant la transparence du processus et les procéduresdautorisation à travers un organisme intersectoriel indépendant de lapromotion de la finance islamique de la Tunisie et les services professionnelsconnexes dans la place financière.Cet organisme ne peut exister qu’avec des groupes de travail viables quicontribuent aux différents aspects bancaire et d’assurance, juridiques etcomptables avec lambition dêtre un centre complet de services financiersislamiques. 6
  7. 7. III/Amélioration et perspectives :Pour plusieurs raisons, l’introduction graduelle des produits de la finance islamique doit s’opérer avec plus de célérité, ne serait-ce que pour donner une chance au futur pôle financier tunisien de jouer un rôle de leader régional dans le domaine.La Tunisie est si petite dans la carte du monde que nous sommes forcés de penser au-delà de nos rivages dêtre pertinent et d’avoir une visibilité international pour être reconnue comme un centre financier pour la finance islamique mondiale a l’instar du Luxembourg pour domicilier des fonds et émettre des sukuk. 7
  8. 8. En effet, le marché de la finance islamique mondial se chiffre à 1.000milliards de dollars. Cependant, la pénurie de montages de sukuk et lalenteur de lactivité de ce marché peut suggérer la prudence desinvestisseurs malgré que les émissions souveraines de Sukuk sontestimées à 37 milliards de dollars en haut à la fin de 2011, puisque lepotentiel émetteurs souverains reste restreint:Le Royaume-Uni et le Luxembourg ont reporté sans date leurs émissions. La Francereste ambivalente.La Turquie ne lancera pas une émission souveraine jusquà après les électionsgénérales le 12 Juin 2011.LArabie saoudite ne semble pas avoir besoin de lever des fonds par un sukuk et ilest satisfait des émetteurs gouvernementaux liés.Le Koweït est encore embourbé dans une bataille politique entre le gouvernement etcertaines factions à lAssemblée nationale sur un projet de loi sukuk.Le Qatar a exclu un rôle de sukuk dans la construction dinfrastructures pour laCoupe du monde 2022. 8
  9. 9. LEgypte, lAfrique du Sud, le Sénégal et le Kenya ont tous exprimé leur intérêt danslémission de sukuk souverains. Mais Compte tenu de la notation de ces trois pays et le tempsque l’émission sort sur le marché et du cadre réglementaire et juridique nécessaires qui devrontêtre introduits par des modifications à la législation existante, il est probable que les émissionsne seront pas prometteuses.La Malaisie, Bahreïn et le Pakistan sont des émetteurs de sukuk réguliers, mais la plupart deleurs émissions sont sur le marché intérieur et en monnaie locale.La République de Russie, a mandaté la banque dinvestissement Amanah de la Malaisie demener une étude de faisabilité pour l’émission des sukuk souverains.Le Soudan est également lintention daller au marché pour recueillir plus de 250 millions dedollars grâce à une émission de monnaie locale.LIran a aussi été décevant, puisque un haut fonctionnaire de la Banque centrale dIran aconfirmé récemment que le gouvernement na pas lintention dobtenir du financement grâce àune émission de sukuk souverains 9
  10. 10. •Le marché des sukuk nest pas un marché unifié puisque même dans cesrégions, il existe de grandes différences dans les facteurs qui influent le marchédes sukuk.• il existe aussi une hétérogénéité importante dans les régions sur la base des différences entre les climats politiques, réglementaires et financiers pour les banques islamiques et pour les émetteurs de sukuk.• Les marchés sukuk, la répartition géographique et le type de lémetteur dans le monde entier sont incroyablement variés et il y a beaucoup de facteurs locaux qui affectent de nombreuses raisons démission des sukuk et qui dépendent des conditions favorables de marché.• les gouvernements européens émetteurs peuvent être hésitants sur ​lidée dêtre directement impliqués sur les marchés sukuk.• Tout comme les marchés financiers classiques (par exemple, les marchés obligataires), les raisons pour lesquelles les sukuk sont émis a beaucoup plus trait à lémetteur, le pays où lémetteur et les investisseurs se trouvent et des facteurs historiques autour du stade de développement de lindustrie de la finance islamique du pays et son poids dans la croissance dans le marché des sukuk mondiale dans son ensemble. 10

×