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  1. 1. Détenues tendance La série phénomène Orange IsThe NewBlack arrive en France LOISIRS Netflix, une autre façon de regarder la télévision ( Pages F et G )
  2. 2. Détenues tendance La série phénomène Orange IsThe NewBlack arrive en France LOISIRS Netflix, une autre façon de regarder la télévision ( Pages F et G )
  3. 3. B CAHIER SPÉCIAL Juin 2015 « UNE RÉVOLUTION pour les femmes à la télévision », titrait le New York Post en 2014. « Une série qui fait paraître les autres bien pâles », enchérissait le Los Angeles Times. Dès son lancement, Orange IsTheNewBlack a été acclamée par la critique. Un pari qui n’était pas gagné pour une série qui se déroule en prison et devait cependant sé- duire un public féminin. Basée sur une histoire vraie (lire encadré), « Orange » dépeint l’histoire d’une jeune femme blanche bien sous tous rapports qui se retrouve sous les verrous d’une prison new-yor- kaise pour avoir transporté l’argent d’un trafic de drogue dans sa jeu- nesse. Une erreur impulsée par sa petite amie de l’époque, qu’elle va revoir derrière les barreaux, tout en tentant d’entretenir sa relation avec son fiancé resté à l’extérieur. Un pitch qui fait tout le génie de cette série : le décor planté était suffisamment alléchant pour emmener un large public vers des considérations plus profondes. La prison, lieu craint et mysté- rieux. Que se passe-t-il derrière les barreaux d’un pénitencier ? Si Orange Is The New Black n’a pas la prétention d’être un documen- taire sur le sujet, la série offre une vision suffisamment réaliste pour interpeller le téléspectateur sur les conditions de détention de ces femmes. Nourriture peu appé- tissante, violences quotidiennes, rivalités, jalousies, sexualité plus ou moins consentie et ennui profond figurent parmi les thèmes abordés. Identités sexuelles au pluriel. Orange Is The New Black offre un panel particulièrement complet de femmes ayant des sexualités différentes et montre que chacune rencontre un niveau d’ambiguité plus ou moins prononcé. Entre celles qui sont hétérosexuelles pures et dures et celles qui n’aiment que les filles, la série dévoile tout un éventail d’identités sexuelles complexes et pas toujours assumées, mais décrites sans tabou. Le personnage de Sophia, transexuelle, aborde également le sujet important du traitement hormonal pour les détenu(e)s. Une histoire qui tombait à pic dans une Amérique qui débattait alors du cas Chelsea Manning (ex Bradley Manning), soldat emprisonné pour espion- nage en 2013 et qui souhaitait que l’institution pénitentiaire lui per- mette de suivre son traitement. La famille, les amours, les em- merdes. Qu’est-ce qu’un bon pa- rent ? Un bon amant ? Un bon ami ? Autant de questions qui se posent plus que jamais lorsque l’on se re- trouve incarcéré. Moment où l’on découvre souvent dans la douleur qui sont ceux qui vous aiment assez pour rester... et ceux qui vous laissent tomber. Mère plus sou- cieuse de sa soi- rée d’anniversaire que des conditions d’enfermement de sa fille, conflits sur l’éducation des enfants, petit ami qui doute et se demande s’il ne serait pas plus pratique de se séparer en atten- dant que l’orage passe. Meilleure amie pas si amie que ça... Autant de situations sociales auxquelles chacun peut s’identifier. La vie en communauté pour être validé. Peut-on vivre heureux si l’on est pas accepté par ses pairs ? Dans le pénitencier de Litch- field, les femmes s’organisent en groupes et composent de nouvelles « familles », avec leurs règles de conduite et leur hiérarchie. Comme dans la vie « dehors », celles qui ne se plient pas à cette organisation sont ostracisées et seront éven- tuellement réintégrées si elles font preuves de soumission. Ou d’une intelligence supérieure. Une sélec- tion naturelle basée sur les conven- tions sociales qui peuvent être vécues par tous au quotidien. Le racisme, réalité bien présente. Les femmes d’Orange Is The New Black s’organisent par groupes eth- niques, que ce soit pour les repas ou les douches. Les races ne se mélangent pas et sont en compé- tition. Un phénomène qui choque certainement davantage en France qu’aux Etats-Unis, où la sépara- tion des races et leur désamour les unes pour les autres est une réalité bien plus visible. Orange Is The New Black montre notamment la tension entre les détenues noires et latinos, une rivalité fidèle à la dynamique obser- vée outre-Atlantique. Des histoires de femmes. La prison est une excuse, un lieu de rencontre, un décor. Orange Is The New Black est avant tout une histoire de femmes. D’où viennent- elles, en quoi croient-elles, pourquoisebattent-elles ? Autant de questions pas- sionnantes qui trouvent des réponses au fil des épisodes. Ces personnages authentiques et attachants qui se retrouvent dans une communauté de lieu par le plus grand des hasards offrent une vision de la société rarement dépeinte à la télévision d’une façon aussi juste. Une série sur la vie. Une série sur l’Amérique. MAGALI GRUET PORTRAIT JENJI KOHAN Une créatrice qui incarne le « girl power » nJenjiKohanestréputéepoursessériesféministesetsescoiffurescolorées. Lacréatriced’« OrangeIsTheNewBlack »n’enestpasàsonpremiercoup demaîtreetétaitégalementàl’originede« Weeds »,lasériequiracontaitl’histoire d’unemèredefamilledebanlieuequisemettaitàdealerdelamarijuanapour subvenirauxbesoinsdessiensaprèslamortdesonmari. OriginairedeLosAngeles,Jenjiétudieàl’universitédeColumbia,oùsonpetitami del’époqueluiditqu’elleaplusdechancesdesefaireélireauCongrèsaméricain qued’intégreruneéquipedetélévision.Devanttantdesoutien,ellelequitteetse metàécrire.Leshow-businessestunmilieuqu’elleconnaîtbien.Sonpèreproduisait lesOscarsetsonfrèreaco-créélasérie« WillandGrace ».Ellefaitsesdébutsdansla salled’écrituredu« PrincedeBelAir »,oùelleestlaseulefemme.Faceaumachisme ambiant,ellenetientqu’unépisode.Directionleséquipesplusfémininesde« Sex AndTheCity »et« GilmoreGirls ».Puisellevendl’idéede« Weeds »àunechaîne ducâble.Lasériedurehuitsaisons.NomméeneuffoisauEmmys,elleestdésormais l’unedespersonnalitésincontournablesdupetitécran,etincarneavecShonda Rhimes(« Grey’sAnatomy »,« Scandal »,« HowToGetAwayWithMurder ») laforceféministequifaitbougerleslignes.En2014,« TimeMagazine »l’avait désignéedanssalisteannuelledes100personnalitéslesplusinfluentesaumonde, etle18maidernierlaFondationpourlamajoritéféministe(FMF)américaineluia décernéuntrophéesaluantsonaction.«Jesuisdansunepositionprivilégiéeetje vaism’enservir.Monrôlec’estdedéplacerlecurseur,mêmesicen’estqu’untout petitpeu»,at-elledéclarélorsdelacérémonie.M.G Lasériequifaitdébattrel’Amérique PHÉNOMÈNE. « Orange Is The New Black » passionne outre-Atlantique. La saison 3 de la série débarque en exclusivité sur Netflix et pourrait bien contaminer la France à son tour. Les scénaristes dressent un portrait des personnages qui peut aller à l’encontre des codes établis. Un panel particulièrement complet de femmes ayant des sexualités différentes Jenji Kohan, le 20 mai 2015. ©JoJoWhilden/Netflix©JessicaMiglio/Netflix ©EricCharbonneau/Netflix
  4. 4. CAHIER SPÉCIAL CJuin 2015 Gary Edgerton, doyen de l’université de communication du Butler College (Indiana, États- Unis), professeur en histoire des médias, auteur de « American Television » (Columbia University Press) Pensez-vous que Orange Is The New Black donne une image réalistedelaviedansuneprison pour femmes ? « La prison, dans cette série, est une métaphore. Il n’est pas vraiment question de mon- trer la vie en prison mais plu- tôt un microcosme de vie. C’est une analogie de la société contemporaine. Une variété de femmes interagissent et cha- cun peut se retrouver dans un personnage. C’est pour ça que c’est si populaire et je pense que ça va ouvrir la voie à d’autres projets menés par des équipes féminines. Le monde du ci- néma et de la télévision est très masculin et OrangeIsTheNewBlack change indéniablement la donne. La société américaine moderne est-elle correctement représen- tée aujourd’hui dans les séries ? De mieux en mieux. Par exemple, Modern Family est une version stylisée de la famille américaine mais le message qui est porté c’est qu’il existe des modes de vie alter- natifs, des orientations sexuelles différentes. Dans Orange is The New Black, l’héroïne est bisexuelle, il y a un personnage transsexuel. C’est la réalité de notre vie contemporaine. Est-il plus facile d’innover sur Netflix ? Les chaînes de télévi- sion classiques ont-elles davan- tage de contraintes ? Tout à fait. La télévision améri- caine est tenue par de nombreuses règles (en matière de nudité, de vio- lence, de vocabulaire, NDLR). Net- flix n’y est pas soumise et a compris que l’on pouvait aller plus loin, que l’audience était assez sophistiquée pour suivre. Il ne faut pas sous- estimer les téléspectateurs, ils sont intelligents, éduqués, et veulent des séries authentiques, pas la ver- sion Disney que leur servent les chaînes historiques. Quelles sont les séries qui dé- peignent le mieux la vie améri- caine ? La télévision a vraiment commencé à montrer la réalité de la vie aux Etats-Unis avec Les Soprano, en 1999. L’histoire d’une famille des banlieues américaines dans le New Jersey,oùlespersonnagessontcom- plexes, sombres, pas forcément ami- caux. C’est une chose que l’on voyait auparavant au cinéma mais cette série a vraiment amené l’authenti- cité sur le petit écran. Depuis on a eu House Of Cards, Orange Is The New Blackou SixFeetUnder. Certaines séries privilégient- ellesledivertissementetl’esthé- tiqueauprofitdel’authenticité? Oui mais ce n’est pas grave. Dans Sex AndTheCity,onvoyaitquatrefemmes qui s’exprimaient en toute franchise sur leur sexualité. Cela ne s’était jamais fait. Il y avait des compromis avec la réalité, comme des apparte- mentsqu’ellesn’auraientjamaispuse payer ou des vêtements de créateurs qui n’étaient pas abordables pour leur niveau de revenus. Mais ce qui était important, c’était la complexité de leurs personnages et les thèmes abor- dés. On n’aurait pas Girls aujourd’hui s’iln’yavaitpaseuSexAndTheCity. Uneversionexagéréedelaréalité peut-elle mener les Américains à modifierleurmodedevie? Absolument. La télévision a ten- dance à accroitre les attentes. Elle crée des désirs matériels qui ne sont pas atteignables pour la plupart des téléspectateurs. Sex And The City est un très bon exemple d’encourage- ment à l’hyper consumérisme.» Propos recueillis par M.G Une histoire vraie L’actrice Taylor Schilling et Piper Kerman, dont les Mémoires ont inspiré la série. Les clivages perceptibles dans la prison sont une métaphore de la société. nL’histoire de Piper Chapman, l’héroïne de « Orange Is The New Black », semble tout droit sortie de l’imagination des scénaristes hollywoodiens les plus audacieux. Il n’en est rien. La série est basée sur l’histoire vraie de Piper Kerman, une Américaine originaire de Boston qui, en 1993, avait transporté une mallette d’argent issu d’un trafic de drogue pour sa petite amie de l’époque, Cleary Wolters (renommée Alex Vause dans la série). Une erreur qui la rattrape bien plus tard : elle est condamnée en 2004 à un an de prison. Alors que son petit ami l’avait demandée en mariage avant qu’elle ne soit envoyée derrière les barreaux, elle se retrouve à partager sa cellule avec la femme à la source de son malheur. Asa sortie, elle publie ses Mémoires, « Orange Is The New Black : mon année dans une prison pour femmes ». Si la série comporte des éléments de pure fiction, l’expérience de Piper Kerman, consultante sur le tournage, transpire au fil des saisons. La séparation des races, la composition de « familles » carcérales, la chef cuisinière qui mène toute la prison à la baguette, sont des éléments véridiques. « La vérité est bien plus étrange que la fiction quand il s’agit du système carcéral », avouait-elle lors d’une interview à la radio NPR. Cleary Woltersa quantàellerécemmentexprimédesréservesquantauxconditionsdedétention dépeintesdanslasérie.« Prenezlesexeentredétenusparexemple.Jesuis sûrequeçaarrive,maiscen’estjamaisdanslesdouches,àlavuede toutlemonde.Siçaarrivait,onvousmettraitenisolement. Personnellementjenel’aijamaisobservé ».Elleregrette égalementquel’onnemontrepasassezladéshumanisation subieparlesprisonniers.« Si ça se passait vraiment comme dans la série, les gens feraient la queue pour y aller », ironise-t-elle dans « People Magazine ». M.G ©JessicaMiglio/Netflix «Cefeuilleton,c’estlaréalité denotreviecontemporaine» Trouvez-vousréalistel’image del’Amériquevéhiculée parlesséries? Maria Giraldo, 28 ans West Los Angeles, analyste financier Je trouve la plupart des séries réalistes. Je suis originaire de New York et je pense que Sex And The City décrit bien la vie de New- Yorkaises qui tentent de sortir avec des hommes puis échangent sur ce sujet. Scandal se passe à Washington D.C. et, là-bas, comme dans la série, tout est question de politique. Je suis aussi accro à OrangeIsTheNewBlack, non pas parce que ça reflète la vie en prison — je pense que la réalité est bien pire — mais parce que les personnages sonnent vrai. Piper, l’héroïne, est une gentille fille qui aterrit en prison un peu par malchance et on la suit s’adapter à la situation, se transformer. Je pense que cette évolution ressemblerait plutôt à ça dans la vraie vie, c’est ce qui fait la qualité de la série. Ken Liu, 36 ans Hollywood, conseiller en investissement Lorsque j’étais jeune, je regardais Friends, Sex And The City et Seinfeld parce que j’étais obsédé par New York. Je trouve que ces séries décrivent bien la vie américaine si vous vivez en ville. Orange Is The New Black est intéressante et maline parce que divertis- sante tout en étant éducative. Je pense que les conditions de détention réelles sont bien plus difficiles que ce que l’on nous montre mais c’est compréhensible, la série ne doit pas être trop dramatique et garder une part de légèreté. Ça montre que le système judi- ciaire américain est en piteux état et ça fait réfléchir les téléspectateurs. Et c’est surtout une série sur ces femmes et la façon dont elles intera- gissent, je ne pense pas que les auteurs aient la prétention de montrer la réalité du milieu carcéral. Tripti Chaudhary, 33 ans Santa Monica, ingénieur chef de projet Les aspects culturels sonnent vrai, les scènes de famille, les fêtes en université, les cérémonies de remise de diplôme, c’est très similaire à la réalité, même si c’est romancé. En revanche je pense que la télévision ren- voie une fausse image des relations roman- tiques aux Etats-Unis. La réalité c’est que l’on se rencontre sur Internet désormais, mais on continue de nous dire que l’on va épouser un collègue de travail. Ce que j’aime dans une série comme Orange Is The New Black, c’est les personnages qui sont extrême- ments bien écrits et joués. On se retrouve un peu dans plusieurs d’entre eux. Je ne sais pas si la série représente bien la vie en prison, mais ça me fait suffisamment peur pour ne pas avoir envie d’y séjourner. Kristin Craig, 40 ans Santa Monica, productrice Lessériesaméricainessontassezproches de la réalité... si vous habitez à Los Angeles. Elles sont écrites par des scénaristes instal- lés en Californie qui ont une certaine vision de l’Amérique. Quand deux hommes se pro- mènent main dans la main dans la rue, ça ne choque personne ici. Si ça se passe à Nash- ville, d’où je suis originaire, ce n’est pas réaliste. Pareil pour les couples mixtes. On ne voit pas d’homme Noir avec une Blanche dans le Sud. Et parfois c’est la télévision qui influence la société américaine. La télé- réalité en particulier, Les Kardashian, ou le show de MTV : My Sweet 16, où des gamins super fortunés ont un anniversaire de rêve. Recevoir une BMW pour ses 16 ans n’est pas réaliste pour la plupart des familles, mais ces émissions font croire aux ados qu’ils y ont droit. Nick Dallas, 34 ans West Los Angeles, photographe Il y a des clichés racistes dans 99 % des sériestélé. Les Noirs jouent les criminels, les Asiatiques sont des prostituées, les Latinos font le ménage. Je me rappelle d’un épisode de The Office qui ironisait sur ces stéréotypes où toutes les personnes chargées des basses besognes étaient noires. C’était un moyen de dénoncer. Une série ne se laisse pas embarquer dans ce genre de rac- courcis, c’est Walking Dead. Des homos sont amis avec des hétéros, des Noirs sont gentils, des Blancs sont méchants. Dans Orange Is The New Black, aussi des Blancs sont sous les verrous, et souvent pour des crimes plus graves. Je pense que c’est l’une des raisons pour laquelle la série fonctionne auprès d’un large public. RÉACTIONS ©BrianBowenSmith/Netflix Reportage Magali Gruet à Los Angeles
  5. 5. D CAHIER SPÉCIAL Juin 2015 LES CARTES ont été redistribuées au pénitencier de Litchfield. La se- conde saison s’était terminée avec fracas : nouvelle direction à la tête de la prison, personnage clé assas- siné et retour imminent d’Alex (Laura Prepon), l’ex-petite amie de l’héroïne Piper (Taylor Schilling) sous les verrous. Il y aura aussi cette fois de grands absents : l’ex-fiancé de Piper, Larry (Jason Biggs), qui a entamé une histoire d’amour avec sa meilleure amie, prend la porte. C’est mérité. Même destin pour « Pornstache », le garde sadique et tendre à la fois, emprisonné pour un crime qu’il n’a pas commis, suite à une conspiration des détenues. Il sera regretté. Mais on annonce que sa mère entrera en scène. On ne peut qu’imaginer avec délectation le personnage d’une femme qui a élevé un tel énergumène. De plus en plus sexy La série va également accueillir un nouvel atout charme : Ruby Rose, un top modèle australien qui fera probablement de l’ombre à la belle Taylor Schilling. « Elle va apporter de sérieux instants sexy », confie Selenis Leyva, qui joue le rôle de Gloria Mendoza, la chef des cuisines. « Je ne peux pas vous préciser si elle est amie ou ennemie, mais je ne dirai qu’une chose : des bombes sont lancées », complète Danielle Brooks, qui joue « Taystee ». Enfin, Daya (Dascha Polanco) va accoucher de son enfant, conçu avec le charmant garde John Bennett (Matt McGorry), après ce qui se révèle être l’une des plus longues grossesses jamais vues à la télévision ! Un seul mot d’ordre : croire Toutes les actrices s’accordent sur le thème majeur de cette saison : lafoi.« J’adorequel’onseconcentre sur cette thématique de plein de façons différentes, confie Selenis Leyva. Nous nous raccrochons tous à quelque chose dans la vie et c’est d’autant plus vrai quand vous êtes en prison. C’est une question de survie et chaque femme va vivre cette expérience d’une manière très belle. J’aime que l’on explore ça ». La foi, un élément dont « Taystee » devra également faire bon usage. Taystee a passé sa vie derrière les barreaux, elle est un pur produit du milieu carcéral, raconte Da- nielle Brooks. On la voit devenir une femme dans cet environne- ment et ce n’est pas simple. Elle va passer par de telles épreuves qu’elle va devoir entrer dans une sorte de mode de survie, et se raccrocher à l’espoir d’un futur meilleur ». Dans la bande-annonce de la saison, Suzanne « Crazy Eyes » résume assez bien la situation : « Ça fait du bien d’avoir une chose à laquelle on peut croire. Parce qu’à partir du moment où l’on découvre que le Père Noël n’est pas réel, rien ne va en s’améliorant ». Poussées dans leurs retranchements Les épreuves ne devraient pas man- quer pour les détenues de Litchfield. Le transgenre Sophia (Laverne Cox) tentera de tout mettre en œuvre pour tenir sa place de parent auprès de son fils Michael, troublé par la transformation de son père. Le per- sonnage de Big Boo va « être exploré plus en profondeur, on va mieux comprendre qui elle est en tant qu’individu », promet Lea DeLaria, qui tient ce rôle. Quand à Gloria, les scénaristes ont décidé de la pousser dans ses retranchements. « Elle va vraiment prendre une route sombre et c’est très excitant à jouer en tant qu’actrice » explique Selenis Leyva. On respecte les fondamentaux Une chose est sûre, l’esprit Orange Is The New Black est toujours bien là. « La saison 3 est fidèle à l’idée de départ, qui était de raconter l’histoire de ces femmes de la façon la plus vraie et respectueuse possible », ajoute l’actrice. « Je me suisditquel’ondevaitfairequelque chose de bien quand l’association des femmes en prison s’est mise à nous suivre sur Twitter », complète Lea DeLaria dans un éclat de rire. Des rires, des larmes et des histoires de femmes. Une vie dont les fonda- mentaux ne sont pas si différents devant ou derrière les barreaux. MAGALI GRUET «C’estunendroit merveilleuxpour travailler» Une actrice « Orange Is The New Black » : une saison 3 à tout casser SUCCESS STORY. Disponible en intégralité sur Netflix à partir d’aujourd’hui, la nouvelle saison de la série explore de nouvelles pistes. Tour d’horizon pour ceux qui auraient manqué le début... n Intense parfois, joyeuse souvent. C’est ainsi que les actrices d’« Orange Is The New Black » décrivent l’ambiance qui règne sur le tournage de la série. Les scènes chargées en émotion ne manquent pas mais l’équipe sait faire la part des choses et relâche la pression entre deux prises. « Nous sommes souvent à traîner à proximité de la salle des costumes, assises sur le sol, à discuter, chanter, écouter de la musique, danser. Il se passe beaucoup de choses en coulisses. On prend vraiment du très bon temps », confie Selenis Leyva, qui joue l’intransigeante Gloria. Mais parfois, l’émotion provoquée par le scénario est telle que certaines s’isolent pour entrer dans le personnage. L’équipe est là pour réconforter une fois la scène tournée. « Je me rappelle d’un épisode que je jouais avec Laverne Cox (le transgenre Sophia), si difficile que je n’arrêtais pas de lui demander comment elle allait. A la fin de la journée, je lui ai envoyé un texto pour être sûre qu’elle s’était remise », ajoute Selenis Leyva. Même les matins au réveil difficile ne sauraient perturber l’enthousiasme des actrices. « Parfois, on arrive au studio à 5 heures, on est fatiguées, il neige dehors, on est mortes de froid. Et puis on entre à l’intérieur et tout le monde est là. C’est un endroit merveilleux pour travailler », assure Selenis Leyva dans un sourire. M.G Les techniciens en tournage. ©JessicaMiglio/Netflix Taylor Schilling et Ruby Rose, top modèle australien, nouvelle recrue de la série. SUR LE TOURNAGE d’Orange Is The New Black, les acteurs ne sont pas les seuls à être confrontés à des situations déroutantes. En coulisses, une histoire peu banale s’est déroulée au cours des deux premières saisons de la série. Lauren Morelli a déménagé à Los Angeles pour rejoindre Steve, l’homme qu’elle aimait, il y a près de six ans, et se marier. Scéna- riste en devenir, elle prend alors des cours d’écriture à UCLA (University of California of Los Angeles) quand Steve décide d’envoyer ses travaux à la produc- tion d’Orange Is The New Black, menant, contre toute attente, à son embauche au sein de l’équipe. Elle passe désormais ses journées enfermée avec d’autres scénaristes, parlant de violence, de drogue, mais surtout de la sexualité et de ses nuances, un sujet qui tient une place majeure dans la série. « L’ambiance était très intime et très vite mes collègues ont commencé à dire, en plaisantant, que j’étais la personne la plus gay de la pièce », confie-t-elle au journal L.A. Weekly. Le tournage commence, Lauren y assiste, et le doute s’installe dans l’espritdelascénariste.Elles’identifie notamment au personnage de Piper, qui aime à la fois les hommes et les femmes, alternativement, au gré des rencontres. « Je suis rentrée chez moi unsoiretj’aiditàmonmari:“ j’aipeur d’être lesbienne ” ». Une possibilité qui ne lui avait pas effleuré l’esprit jusqu’alors,maisquis’imposeàl’issue d’unlongtravaild’introspection. Elle décide de demander le divorce, puis commence à sortir avec l’une des actrices de la série, Samira Wiley, qui joue Poussey Washington. Les deux femmes sont photographiées,maindanslamain, à la sortie d’un bar branché de Los Angeles. Une histoire digne d’une sagahollywoodiennequis’apprêteà enflammerlapresse.LesiteInternet people TMZ s’empare de l’affaire en septembre 2014 et Lauren vit les moments « les plus difficiles de [sa] vie ».« Lasériem’afaitcomprendreque j’étais lesbienne ! » titre le tabloïd, qui qualifie son histoire de « fantastique », ironisant sur le fait qu’elle a changé de bord cinq mois seulement après son mariage et donnant les détails de l’accord stipulé dans ses papiers de divorce. Les réseaux sociaux ne lui épargnent rien et elle doit faire face à uneviolencehorsdecontrôle. Depuis, les esprits se sont calmés et Lauren assure n’avoir jamais été plus heureuse de sa vie. « L’avantage, dans monmétier,c’estquel’onpeuttrouver du sens à la douleur », philosophe-t- elle. Les deux jeunes femmes postent désormaisrégulièrementdesphotosde leuramoursurInstagrametl’accueilest beaucoup plus chaleureux, les clichés récoltant des milliers de « like » et de commentaireslouantleurcouple.Love isthenewblack! M.G Laviedelascénaristeabasculécommedanslasérie! ©K.C.Bailey/Netflix Samira Wiley, l’actrice qui partage désormais la vie de Lauren Morelli ©JoJoWhilden/Netflix EN COULISSES
  6. 6. CAHIER SPÉCIAL EJuin 2015 PiperChapman, latransformation Elle purge une peine de 15 mois de prison pour avoir transporté l’argent d’un trafic de drogue dix ans plus tôt, à la demande d’Alex, son ex-pe- tite amie. Désormais fiancée à Larry, ellevoitsontempsenprisoncomme une parenthèse avant de retrouver savie,maisl’incarcérationlachange plus qu’elle ne voudrait l’admettre. Piper se démarque immédiatement dans la prison par son éducation, sa faculté d’analyse et une force de caractère impressionnante. Elle donnera du fil à retordre à l’admi- nistration, menaçant de dénoncer détournements de fonds et irrégu- larités dans les procédures. Elle ap- prendlesrèglesdelaprisonsurletas etcommetpasmald’impairs,maisa l’intelligence pour rebondir et tirer le meilleur de chaque situation. Son histoire avec Larry terminée en fin de saison 2, elle va à nouveau se retrou- ver confrontée à Alex. AlexVause, lacausedetout Celle par qui le drame arrive. L’ex- petite amie de Piper, qu’elle avait rencontrée dans un bar dix ans plus tôt, était activement impliquée dans untraficdedroguequilesafaittom- ber toutes les deux. Elles ne se sont pas vues depuis des années mais se retrouvent dans la même prison. Après quelques instants de tension, elles ne tardent pas à retomber dans lesbrasl’unedel’autreetàretrouver la passion dévorante d’antan. Alex semble bien vivre l’expérience de la prison,particulièrementsatisfaitede s’être sortie de son addiction à l’hé- roïne. Les deux femmes sont ensuite séparéesàl’issued’unprocèsoùAlex trahit à nouveau Piper pour obtenir sa libération. Alex, peu présente dans la saison 2 car libre, retourne derrière les barreaux dans la saison 3 après un coup de maître de Piper. Ganila« Red »Reznikov, lamama Cuisinière en chef dans la première saison, Red est un peu la maman desdétenuesblanches.Elleuti- lisesacuisinepourfairepasser desproduitsdecontrebande qui améliorent le quoti- dien de ses protégées mais refuse d’importer de la drogue, se posant en pilier de la lutte contre les addic- tions. Lorsqu’elle perd sa cuisine puis ses amies, elle s’enferme dans la soli- tude, puis s’ouvre à Piper, sa nouvelle compagne de cellule. « Red », femme russe au caractère bien trempé, a de la fierté mais sait la ravaler lorsqu’elle est en faute. Et elle a de la ressource puisqu’elle trouve le moyen de réta- blir son business de contrebande en utilisant un égout désaffecté. Blessée à la fin de la saison 2, ses jours ne sont toutefois pas en danger et elle devrait réintégrer rapidement les murs dupénitencier. SamHealy, l’officier Le chef des gardiens de prison tient aussi le rôle de conseiller auprès des détenues. Il a à cœur de rendre le sé- jourdecelles-ciplustolérable,notam- ment en offrant une oreille attentive et généralement bienveillante. Il se prend d’amitié pour Piper dans la saison 1, mais se rétracte lorsqu’il dé- couvre ses penchants bisexuels, une idéequiprovoqueenluilaplusgrande répulsion. Il lui inflige des punitions injustesmaisserattrapedanslasaison 2 et lui obtient une permission de sor- tie. Marié à une femme ukrainienne qu’il a payée pour l’épouser et avecquiilpeutàpeinecom- muniquer, Healy est un homme triste qui voudrait rendre le monde meil- leur. Inspiré par sa thérapie, il tente de créer un groupe de soutien pour les détenues, très vite annulé faute de participantes. Nicole« Nikky »Nichols, coolattitude Nikki est la caution cool de la série. Toujours d’humeur taquine, ce per- sonnageaucaractèrerelaxarronditles angleslorsquelestensionssefontsen- tir. Elle est la bonne copine, l’épaule amicale sur laquelle les détenues peuventcompter.Ellenemanquepas d’humour et de sarcasme, servie par des dialogues bien sentis. Lesbienne affichée à l’appétit sexuel insatiable, elle tient un journal des filles qu’elle a pumettredanssonlitetaimeséduire, sans jamais insister. Le spectateur ne connaît presque rien de l’histoire de Nikki, à part qu’elle est une ancienne droguée, addiction contre laquelle elle devra lutter à plusieurs reprises durant son incarcération. Pas un mot en revanche sur ce qui l’a conduite derrière les barreaux pour cinq ans. Une histoire qui devrait vraisembla- blementêtredévoiléeprochainement. Suzanne« CrazyEyes » Warren,fragile Personnage complexe qui peut ef- frayer au premier abord, Suzanne est avant tout une détenue tou- chante à la recherche d’affection et d’interactions. Souffrant de troubles mentaux qui la fond agir et réagir de manière parfois enfan- tine, elle fait preuve d’une extrême sensibilité. Dans la première sai- son, elle se prend d’amour pour Piper qui a vite fait d’anéantir tous ses espoirs. Elle trouve ensuite en Vee, la chef du clan des Noires, une mentor pour qui elle est prête à tout sacrifier. Le décès (pro- bable) de cette dernière à la fin de la saison 2 devrait pousser « Crazy Eyes » ( Yeux Fous ) à prendre son envol et à grandir. Un person- nage qui amène à se demander à quel point le milieu carcéral est adapté aux personnes qui ont des besoins particuliers et dans quelle mesure les conditions d’enfermement ne font qu’ag- graver l’état mental des plus faibles. M.G Des personnages à suivre Les femmes incarcérées au pénitencier de Leetchfield au grand complet. © Jill Greenbey / Netflix © Jill Greenberg / Netflix - K.C. Bailey / Netflix
  7. 7. F CAHIER SPÉCIAL Juin 2015 INSCRIPTIONFACILE Recevoir Netflix est aussi simple que de faire un achat en ligne : C 3FORFAITSAUCHOIX En fonction du nombre de personnes qui voudront regarder Netflix en même temps, depuis un écran différent. 7,99€1 écran à la fois (qualité d’image standard) 1 3 UNSEULCOMPTEPOUR TOUSVOSÉCRANS Une fois inscrit, il suffit de se connecter à son compte Netflix pour accéder à tous les programmes, de manière illimitée et sans aucune publicité. Cela est possible depuis n’importe quel appareil connecté à Internet. 2 Se créer un compte sur www.netflix.fr ou via l’application Netflix Choisir son offre Saisir ses coordonnées bancaires Personnaliser son profil Bénéficier d’un mois d’essai gratuit BienvenuesurNetflix ! EN LANÇANT UNE OFFRE illimi- tée de location de DVD sur Internet en 1997, les entrepreneurs améri- cains Reed Hastings et Marc Ran- dolph n’imaginaient sans doute pas qu’ils allaient un jour révolutionner la manière de regarder la télévision. Leur service, appelé Netflix, a en effet rapidement évolué en profi- tant des avancées techniques du web et des progrès du numérique. En quelques années, Netflix est devenuleleaderdesservicesdevidéo à la demande, permet- tant à ses abonnés de regarder des pro- grammes de manière instantanée et illimi- tée depuis n’importe quel appareil connectéàInternet. Disponible en France depuis sep- tembre dernier, Netflix semble pro- misàunbelavenirdansl’Hexagonesi l’on en croît les dernières statistiques fournies par la société. Le service est désormais proposé dans plus de 50 paysetenregistreplusde10milliards d’heuresdevidéovisionnéespendant lepremiertrimestre2015,soitplusde 100millionsd’heuresparjour. Ce succès, Netflix le doit notamment aux évolutions qu’il a su prendre ses dernières années. D’abord en se met- tant lui-même à produire des séries à succès,commeDaredevil ouOrange Is The New Black. Ensuite en diver- sifiant ses contenus exclusifs au-delà desfilmsetséries,avecdesdocumen- taires de prestige, des programmes gastronomiques, musicaux ou à des- tinationdesenfants. Fin mars 2015, Net- flix comptait plus de 62 millions d’abon- nés dans le monde, soit 10 millions de plus que neuf mois aupara- vant. La Bourse américaine ne s’y est sans doute pas trompée : l’action Netflix enregistrait la meilleure performance de l’indice S&P 500 les quatre premiers mois de l’année ( + 60 % ), loin devant des valeurs stars comme Amazon ou Facebook. Au-delà de sa plateforme de strea- ming,Netflixs’affirmeaussicomme un producteur exclusif. House Of Cards et Orange Is The New Black constituentsesplusbellesréussites. Et de nouvelles séries « maison » arrivent. GRACE ET F R A N K I E réunit à l’écran Jane Fonda et Lily Tomlin dans le rôle de septuagénaires dont les maris demandent le divorce car ils sont tom- bés amoureux l’un de l’autre. Pour ajouter au tragi- comique de la situation, les deux femmes ne peuvent pas se supporter. Elles vont pourtant devoir se serrer les coudes pour surmonter cette épreuve inattendue. Durire,deslarmes...maissurtoutdurire. Touslesépisodessontdisponibles actuellement. SENSE 8 raconte l’histoire de huit personnes qui habitent à différents endroits du monde mais peuvent voir, sentir, entendre ce que vivent les sept autres. Troublés au départ par les raisons de cette connexion, ces parfaits inconnus vont être amenés às’entraiderdanslaluttepourleursur- vie.Unprojetpsychédéliquemontépar lesfrèresWachowskis(Matrix)etJ.Mi- chael Straczynski (World War Z) qui ravira les amateurs de science fiction. Touslesépisodessontdisponibles actuellement. BETWEENest une série dans laquelle les habitants d’une petite ville se mettentàmourirsoudainement,pous- santlegouvernementàconstruireune barrièreautourdelazoneenattendant de comprendre les raisons d’une telle hécatombe.Ilsemblequeseulslesplus de21anssoienttouchésparcemalmys- térieux, laissant les plus jeunes à eux- mêmes. Un peu d’Under The Dome, beaucoupdeContagion,etunsoupçon deJuno.Pourlesamateursdesuspens. Touslesépisodessontdisponibles actuellement. WET HOT AMERICAN SUMMER : FIRSTDAYOFCAMP Le film était sorti en 2001 et dépei- gnait le dernier jour dans un camp de vacances américain à l’été 1981, mar- quantnotammentl’envoldelacarrière de Bradley Cooper. La série proposée par Netflix raconte l’histoire de ce qui s’est passé dans ce même camp, à l’été 1981, mais... le premier jour. Àpartirdu17juillet. NARCOS. Basée sur l’histoire vraie de la guerre contre le trafic de cocaïne en Colombie, la série Nar- cos gravite autour du baron de la drogue Pablo Escobar et du cartel de Medellìn. Un agent secret mexicain est envoyé sur place en ayant pour mission de l’abattre, pendant que les polices colombiennes et amé- ricaines s’unissent pour tenter de contenirl’expansiondutrafic.Scènes sanglantes, drames familiaux, une série de gangsters contemporains. À la rentrée 2015. DRAGONS – AU-DELÀ DES RIVES. Pas de répit pour les dresseurs de dragons. La série dérivée des deux films Dragons arrive pour une troisième saison grâce à un partenariat entre les studios Dreamworks et Net- flix. Les vingt-six épisodes prennent place entre les deux films, et un an avant Dragon 2. Harold et Krokmou vont découvrir le mystérieux Œil du Dragon, uneœuvred’artquivaleurpermettre d’ouvrir de nouveaux mondes... remplis de dragons inconnus. À partir du 26 juin. MAGALI GRUET Les rendez-vous de l’été Netflix,latéléquandetcomme LOISIRS. La première chaine de télévision accessible via Internet est disponible en France depuis neuf mois. n Dès 2013, Netflix est nommé à 31 reprises aux Emmy Awards, les « Oscars » de la télévision américaine, notamment pour la série « Orange Is The New Black » et pour le documentaire « The Square ». C’est la 1re chaîne de télévision sur Internet à être nommée pour des Primetime Emmy Awards, la plus prestigieuse des catégories (programmes diffusés en première partie de soirée). Netflix remportera trois prix pour la série « House Of Cards ». n En 2014, sept Creative Arts Emmy Awards, qui récompensent l’excellence technique des programmes de télévision, vont à Netflix pour « Orange Is The New Black » et « House Of Cards ». n En 2015, deux Golden Globes sont déjà venus s’ajouter aux distinctions de Netflix : pour Kevin Spacey dans « House Of Cards » et Billy Bob Thorton dans « Fargo ». Une pluie de récompenses 62 millions d’abonnés
  8. 8. CAHIER SPÉCIAL G COMMENTÇAMARCHE? SANSENGAGEMENT L’abonnement à Netflix est aussi simple qu’un interrupteur. Vous pouvez arrêter à tout moment et reprendre votre abonnement tout aussi rapidement. Faire une recherche Trouver Appuyer sur lecture Durée de pause illimitée Changement de langue instantané UNEINTERFACE INTUITIVE UNFORMAT FAMILIAL À partir du même abonnement, il est possible de personnaliser jusqu’à 5 profils différents, afin que chacun retrouve ses programmes préférés et reçoive des conseils personnalisés. 11,99€ 4 écrans en simultané (qualité d’image HD + Ultra HD 4K) 8,99€2 écrans en simultané (qualité d’image HD) 4K ACCESSIBLEÀTOUS Netflix est accessible sur tous les appareils connectés à Internet: ordinateurs PC et Mac, tablettes, smartphones, consoles, TV connectées, boxes TV* (Bouygues Telecom, Orange et SFR), lecteurs Blu-Ray, Apple TV, Chromecast. *Disponible sur les boxes Bouygues Sensation et Miami, SFR Android et Orange nouvelle génération. 4 6 5 ON OFF Juin 2015 Netflix est également à l’ori- gine de productions de grand standing. Des films aux docu- mentaires en passant par les sé- ries d’animation, le spectre des créations proposées est très large. FILM BEASTS OF NO NATION. L’histoire d’une jeune garçon, Argu, forcéàrejoindreungroupedesoldats dans un pays ouest africain. Il est pris sous l’aile d’un commandant incarné parIdrisElbaetvasuivretoutunpro- cessus de déshumanisation. Le projet sera réalisé par Cary Fukunaga (True Detective). Le site aurait pour espoir d’êtrenommélorsdelaprochainesai- sondescérémoniesderemisesdeprix aux Etats-Unis avec ce film. À partir d’octobre2015. DOCU WHAT HAPPENED MISS SIMONE ? Nina Simone était un génie de la musique engagée, à la vie compliquée et à l'esprit torturé. Ce documentaire,dela réalisatriceoscariséeLizGarbus,com- pile extraits audios inédits et inter- viewsdecollaborateursetdeproches, notammentdesafille.Lecôtésombre de la chanteuse est particulièrement mis en avant. « Les gens pensent que ma mère devenait Nina Simone quand elle montait sur scène. Mais elle était Nina Simone 24h/24, 7j/7. Et c'est devenu un problème. Tout s'estécroulé »,confiesafille.Solitude, violence,dépression.Unportraitsans concessions.Àpartirdu26juin. ANIMATION BOJACK HORSE- MAN. Cet ovni sur la scène des des- sins animés pour adultes revient pour une saison 2. L'histoire d'un homme à la tête de cheval, plutôt alcoolique, qui était star de sitcom dans les années 1990, avant que la série ne soit annulée. Bien décidé à regagner sa dignité avec l'aide de son meilleur ami humain et de son ex à tête de chat qui lui sert d'agent, il tente de séduire Hollywood à nouveau, non sans difficulté. Sexe, drogues, et réseaux sociaux. Une série pour les grands. À partir du 17 juillet. LIVE CHRIS TUCKER LIVE. Chris Tucker est surtout connu en France pour avoir incarné le rôle du détective James Carter dans la saga RushHourauxcôtés deJackieChanmais, outre-Atlantique, il est aussi l'un des comiquesquicomptent.Histoiresd'en- fanceouanecdotessurHollywood,ilest appréciépoursonénergiesurscène,ses imitations,etsessketchsquimoquent lapopulationafro-américaine.Ils'agit du premier spectacle complet jamais enregistré par l'artiste. À partir du 10juillet. M.G Des séries, mais pas que… Do you speak séries ? Algorithme Il s’agit d’un moyen pour essayer de deviner quels contenus plairont à un utilisateur donné à partir d’un grand nombre d’informations glanées sur sa consommation et sur celle des autres utilisateurs. Il peut s’agir des notes attribuées aux films, de corrélation entre utilisateurs (ex : plusieurs personnes n’ayant pas eu le courage de terminer un film) ou entre les contenus des films (« comédies dramatiques américaines sur la figure paternelle ») ainsi que d’ingrédients plus secrets jalousement gardés. Bingewatching Le« bingewatching »estlapratique quiconsisteàregarderlatélévision outoutautreécranpendantde longuespériodesdetemps,leplus souventenregardantàlasuiteles épisodesd’unemêmesérie.Dans uneenquêtemenéeparNetflixen décembre2013,73 %despersonnes définissentcettefrénésiepar « regarderentre2et6épisodesdela mêmeémissiondetélévisionenune seuleséance ». Originals Ils’agitdescontenusoriginaux directementproduitsparNetflix,par oppositionauxcontenusproduits enassociationavecdesfournisseurs decontenu.C’estlecasparexemple d’« OrangeIsTheNewBlack », « BoJackHorseman », « Marco Polo »… ShowRunners Probablement les personnes les plus importantes dans la création d’une série. Que ce soit en tant que scénariste, producteur, relation avec les acteurs ou la chaîne... Sans eux la série ne tournerait pas, ils sont l’élément clé de la réussite d’une série. Spin-off Série dérivée d’une autre. Elle peut soit reprendre entièrement le concept avec de nouveaux personnages dans une nouvelle ville comme « Les Experts » ou alors simplement reprendre un même thème mais dans un format différent comme avec « Jag » et « NCIS » qui traitent toutes les deux des Marines. Streaming Le streaming (de l’anglais stream, le flux) est une technique permettant de regarder une vidéo sans support physique (DVD) ou numérique (un fichier téléchargé). La vidéo est reçue par Internet, mais elle n’est pas stockée. Elle est mise en mémoire provisoire et s’efface au fur et à mesure de sa lecture. Le streaming s’oppose ainsi à la diffusion par téléchargement qui nécessite par exemple de récupérer l’ensemble des données d’un extrait vidéo avant de pouvoir le regarder. Spoiler Il provient du verbe anglais « to spoil » signifiant « gâcher » et qui consiste à dévoiler une information sur un épisode ou une série pas encore diffusé ou regardé, ce qui peut ruiner l’effet de surprise. vousvoulez LEXIQUE
  9. 9. H CAHIER SPÉCIAL Juin 2015 Charisme,forceetféminité.Deséléments clés qui faisaient de Taylor Schilling la candidate parfaite pour jouer le rôle principal dans une série prenant place dansuneprisonpourfemmes.L’actrice de 30 ans, originaire de Boston, s’était faitnotammentremarquerpoursonrôle defemmebriséeauxcôtésdeZacEfron dans le film The Lucky One, en 2012. ElleincarnedésormaisPiperChapman, personnage central dans Orange Is The New Black, quitoucheàlafoispar sa force de caractère et sa vulnérabilité. Un rôle complexe à jouer pour la jeune femme. Elle a dû puiser dans ses plus profondes ressources pour révéler la complexité des émotions vécues par les détenues qui se retrouvent derrière lesbarreauxpourlapremièrefois. Que saviez-vous de la vie en pri- son avant de devenir l’héroïne de la série ? « Mon père travaillait en prison, il est procureur. Donc ce sont des choses dontj’aientenduparlerengrandissant. Mais je n’avais pas réalisé tous les problèmes qui se déroulent chaque jour dans les prisons américaines, je n’en avais aucune idée. Travailler sur cette série m’a donc vraiment ouvert lesyeux. L’un des sujets les plus abordés dans la série est la sexualité, ce qui a choqué une partie de l’Amérique. Est-ce votre cas ? J’ai toujours été plutôt ouverte sur ce thème. Ce qui est montré dans la série est assez similaire à la culture danslaquellej’aigrandiàNewYork. Je n’ai pas eu besoin de m’adapter. Dans mon monde, c’est normal. Est-ce davantage une série sur la prison ou une série sur les femmes ? C’est une série à propos des gens. La prison est juste un contexte pour partagerleurshistoiresetjepenseque beaucoupdetéléspectateurspeuvent se retrouver dans les personnages, c’estcequifaitlaforcedelasérie. Pensez-vous que Orange Is The New Black va ouvrir la voie à d’autres projets de femmes à la télévision ? J’espère que oui ! Il faut qu’il y ait davantage de femmes qui fassent entendre leur voix, car elles ont des choses intéressantes à dire et ne sont pastoujourstrèsécoutées. Comment votre personnage, Piper Chapman, a-t-il évolué au cours de la série ? Dans les deux premières saisons, Piper a vraiment découvert qui elle était et quelles étaient ses forces. Elle est désormais plus posée, elle a déployé ses ailes. Elle sait ce que c’est qued’avoirlecontrôlesursavieetsur ses actions, alors que ce n’était pas évidentpourelleaudébut. Vous retrouvez-vous dans certains traits de caractère de Piper ? J’apprécie beaucoup son courage et sa vulnérabilité et je pense qu’elle est toujours à la recherche de nouvelles facettes d’elle-même. Elle cherche des réponses. Elle est cependant un peu plus naïve que moi. Je pensequel’onagrandi defaçontrèsdifférente maisnousavonstoutes les deux vécu des transformations majeures dans notre vie. Comme elle, j’ai dû abandonner certainstraitsdecaractèreencoursde route,etendévelopperd’autres. Quel est l’aspect le plus difficile à jouer dans ce rôle ? Je pense que la nudité m’a rendue très nerveuse, tout du moins au début, ça va mieux aujourd’hui. Je mesentaistrèsvulnérable.C’estune décision très importante qui ne doit pas être prise à la légère. Ce que je comprendsmaintenant,c’estqueça semble normal quand c’est justifié par la psychologie du personnage dans une scène bien précise, et que ce n’est pas gratuit. Si le personnage estvulnérable,çaadusensqu’ilsoit aussi vulnérable physiquement. Pensez-vous que la décision de dénoncersonex-petiteamieAlex pour qu’elle retourne en prison avec elle à la fin de la saison 2 était un acte de revanche ou d’amourpourPiper? Je pense que c’est un peu des deux car leur relation est très complexe. C’est un acte de frustration et d’hostilité, car elle a été trahie, mais aussi un acte d’amour désespéré. En quoi la présence d’Alex change-t-elle l’expérience dePiperderrièrelesbarreaux? Alex est une vraie composante de la personnalité de Piper et de son évolution. Elle est impliquée dans tous les aspects de la vie en prison pour elle. Ces deux femmes font ressortir le meilleur et le pire l’une de l’autre. Quand Alex n’est pas dans les parages, Piper explore des domaines différents, mais quand Alex est là, toutel’énergiedePiperestconcentrée surelleetleuramour. Une nouvelle actrice, Ruby Rose, arrive sur la saison 3. C’est une topmodèleaustralienne.Risque- t-elle de vous faire de l’ombre côtéglamour? Non, pas du tout, je n’y ai jamais pensé de cette façon. Je ne pense pas que Piper soit vraiment sexy dans la série. Elle est au centre de l’histoire, lenarrateur,lafondationd’Orange Is The New Black. Mais d’autres filles sont très sexy, il y a de la place pour toutlemonde! Comment restez-vous en contact avecvosfans? J’adore les rencontrer. Beaucoup d’entre eux m’arrêtent dans la rue. Quand je me rends à Paris, c’est très valorisant car les français sont très fans de la série. Ils me disent qu’ils peuvent s’identifier aux différents personnages et qu’ils sont accros à Orange Is The New Black. J’utilise unpeulesmédiassociauxaussi. Vous aviez fait des jalouses en jouant aux côtés de Zac Efron dansTheLuckyOneen2012.Pou- vez-vous nous dire maintenant qui embrasse le mieux, Laura Prepon(Alex)ouZac? Ilsembrassent touslesdeuxtrès bien! (rires)Non,vraiment,ilssontdoués! » Propos recueillis par MAGALI GRUET ©BarbaraNetke/Netflix ENTRETIEN. Netflix avait fait un pari audacieux en offrant le premier rôle de « Orange Is The New Black » à une actrice qui n’avait que peu d’expérience. Mais Taylor Schilling remplit le contrat au-delà des espérances et porte la série avec talent. SupplémentréalisépourLeParisienetAujourd’huienFranceparleservicedessuppléments.n Éditeur :ChristineGoguet.n Rédactionenchef:Jean-LouisPicotn Fabrication :FrançoiseMalou. Photodeune :JillGreenberg/Netflix.n PhotospagesF - G:MelissaMoseley / Netflix.—KenWoroner / Netflix—SaeedAdyani / Netflix DreamWorksAnimationTelevision,Inc.—CourtesyNetflix / ChrisTuckerEntertainment Taylor Schilling : « Davantage de femmes doivent faire entendre leur voix » BIO EXPRESS nn 27 juillet 1984. Naissance à Boston, Massachusetts (États- Unis), d’un père procureur et d’une mère qui travaille dans l’administration du Massachusetts Institute of Technology (MIT). nn 2006. Obtention d’une licence en arts à l’université privée de Fordham, à New York. nn 2007. Alors qu’elle étudie pour obtenir son master à la New York University (NYU) dans le domaine du cinéma, elle quitte l’école pour commencer à auditionner. Elle travaille en tant que nounou auprès d’une famille de Manhattan pour payer ses factures. C’est également cette année qu’elle décroche son premier rôle dans le film indépendant « Dark Matter ». nn 2009. Débuts à la télévision avec la série dramatique « Mercy », l’histoire d’une vétéran de la guerre en Irak et ancienne infirmière militaire qui pratique désormais dans le civil. Elle auditionne par cassette vidéo depuis New York. Les producteurs, impressionnés, la font venir à Los Angeles. La série dure deux saisons. nn 2011. Elle joue Dagny Taggart, premier rôle dans le film « Atlas Shrugged : Part I », l’histoire d’une industrielle des chemins de fer qui se bat pour maintenir son entreprise dans une Amérique corrompue. nn 2012. Elle décroche un rôle secondaire dans le film « Argo », réalisé par Ben Affleck, l’histoire d’un agent de la CIA qui tente une opération de sauvetage d’otages en Iran sous couvert du tournage d’un film fictif. nn 2012. Elle joue aux côtés de Zac Efron dans « The Lucky One », un film romantico-dramatique sur un vétéran de guerre parti à la recherche d’une jeune femme dont il a trouvé la photo par hasard lors des combats. nn 2013. Elle tient le rôle de Piper Chapman dans la série dramatique de Netflix « Orange Is The New Black ». Succès instantané et quatrième saison attendue en 2016. nn 2014. Nomination dans la catégorie meilleure actrice dans une série de télévision dramatique aux Golden Globes et nomination pour le meilleur rôle principal féminin dans une comédie aux Emmy Awards, pour son rôle dans «Orange Is The New Black ». PiperChapman fait son entrée au pénitencierde Litchfield Beaucoup de téléspectateurs peuvent se retrouver dans les personnages

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